Le 12/13 est une session quotidienne d’information diffusée à la mi-journée sur RCJ de 12 h 00 à 13 h 00. Il est préparé et présenté en alternance par Paule-Henriette Levy, Jonathan Siksou et Laurence Goldmann. De 12h30 à 13h00 ils reçoivent un invité.

À propos du livre : « Un innocent en prison » paru aux éditions Gallimard " La certitude morale est la pire adversaire des droits de l'Homme. Elle se vit comme un absolu et ne voit jamais sa propre violence. " Que reste-t-il aujourd'hui de la présomption d'innocence et des grands principes énoncés par les droits de l'Homme, arrachés au prix de tant de luttes admirables depuis le cri du premier innocent condamné ? Serions-nous en train d'interrompre cette longue chaîne de protestations contre l'arbitraire ? Car il n'y a plus d'évidence à ce que l'affirmation de ces droits, comme principe intangible et universel, accompagne le progrès humain, garanti par des textes et des institutions. Qu'avons-nous fait de cet héritage ? La brutalisation du débat public, le mépris des faits établis, le moralisme de l'opinion brouillent ce qui distingue la justice de la vengeance, mettant la société à portée de main de nouvelles tyrannies. Enraciné dans l'expérience diplomatique et juridique de son auteur, ce plaidoyer fait entendre une voix lucide mais qui ne renonce à rien. À rien de ce qui constitue la plus haute aspiration de l'homme, " l'avènement d'un monde où chacun sera libre de parler et de croire, libéré de la terreur et de la misère ".

Invité de la rédaction : Damien Fabre pour sa chaine Religare sur la vulgarisation en histoire des religions.

Invité de la rédaction : Laurence Goldmann reçoit Ariel Goldmann, Président du FSJU et la FJF.


À propos du livre : « Le discrédit écologique » paru aux éditions Gallimard " L'abandon de la préservation du vivant aux écologistes et à l'extrême gauche est d'autant plus grave que le sujet devient pour eux marginal. " Backlash : c'est le terme qui désigne la réaction de rejet qui met aujourd'hui au ralenti, sinon à l'arrêt, le mouvement de transformation de la société engagé ces dernières décennies par l'écologie. Ce discrédit écologique, empreint de haine et de mensonge, est catastrophique. Il trouve sa source dans la détérioration populiste de la vie politique, dans la manipulation idéologique des consciences morales et dans le dérèglement des intérêts économiques. Face à la dégradation climatique et à l'effondrement de la biodiversité, la social-démocratie environnementale se délite lamentablement. Exposée à la réaction libertarienne, identitaire ou nationaliste, abandonnée à une extrême gauche qui la dévoie dans le wokisme, elle se trouve considérablement affaiblie et comme sortie du jeu. Dès lors, un seul sujet s'impose : comment resensibiliser l'opinion publique et la jeunesse non pas en faveur d'un écologisme, mais bien de la construction d'un avenir désirable et crédible ? Comment reconquérir le terrain politique, social et affectif délaissé par l'indifférence des forces politiques et économiques à l'égard du vivant ?


À propos du livre : « Aimer Jérusalem » paru aux éditions Gallimard "“Eh bien moi, j'accepterais la proposition de ton diable. Je resterais seul et j'écrirais un livre. Pas vraiment un roman, ni un bouquin d'histoire. Plutôt une nécrologie collective. Un tombeau de papier, dans le genre ‘Vie et mort de mon peuple' : une fresque littéraire qui tenterait de dépeindre la grandeur et les failles de mes compatriotes. Ou bien une sorte de fable où je retracerais la généalogie d'un pays magique pouvant disparaître à tout moment, car son âme est guettée depuis les origines par la menace de l'anéantissement.” C'est alors qu'au pied levé Orly prononce une phrase simplissime, mais qui me bouleverse. “C'est bien gentil, ton affaire. Mais dans le cas d'Israël, ce livre a déjà été écrit. Avant même que nous n'existions. Il s'appelle la Bible.”" Avec Aimer Jérusalem, Nathan Devers livre un récit tendu et une méditation habitée sur ces textes sacrés qui ne cessent de travailler en profondeur l'histoire des hommes - et de poser une question capitale : comment répondre au mal ? Nathan Devers a 22 ans. Normalien, il termine des études de philosophie et a notamment publié, en 2019, Généalogie de la religion aux Éditions du Cerf. Ciel et terre (Flammarion, 2020) est son premier roman.



Aziz Abu Sarah et Maoz Inon pour leur livre « La paix est notre avenir » publié aux éditions de l'arbre qui marche. À propos du livre : « La paix est notre avenir » paru aux éditions l'arbre qui marche " Notre peuple ne se divise pas entre Israéliens et Palestiniens, mais entre ceux qui croient à la paix, et ceux qui n'y croient pas, ou pas encore " Aziz et Maoz ne devraient pas être amis. Le frère d'Aziz a été tué par des militaires israéliens. Les parents de Maoz ont été tués par le Hamas le 7 octobre 2023. Aujourd'hui, ils nous invitent à un voyage de huit jours à travers la Terre sainte, à la découverte de l'histoire mythique, politique et intime qui relie Palestiniens et Israéliens autant qu'elle les divise. A Jérusalem, à Nazareth, en Cisjordanie, sur les hauteurs de Gaza, nous découvrons deux peuples en train de perdre espoir, mais aussi une nouvelle réalité occultée par l'actualité : des milliers de Palestiniens et d'Israéliens veulent vivre ensemble, comme leurs ancêtres l'ont fait pendant des siècles avant eux. Au fur et à mesure de notre voyage, nous découvrons non seulement qu'une réconciliation est possible, mais qu'elle est inévitable. " Un livre qui nous brise le cœur, et qui nous répare. " Colum McCann, prix du meilleur livre étranger pour Apeirogon " Le livre dont nous avions besoin "Michael Morpurgo, auteur de Cheval de Guerre


David Benaym était l'invité de la rédaction pour son livre "Captif" aux éditions écrin. À propos du livre : « Captif » paru aux éditions écrin En juillet 2021, une équipe de tournage disparaît au Nigéria. Leur crime ? Filmer un documentaire qui dérange. Leurs geôliers? Les redoutables services secrets nigérians, tristement célèbres pour leurs méthodes expéditives. Dans ce récit coup de poing, David Benaym nous plonge dans l'enfer de sa détention, l'expérience intime et éprouvante de la captivité, la brutalité, l'engrenage judiciaire, sa santé fragile, la perte de repères, l'angoisse de ne jamais plus retrouver sa liberté. Pour la première fois, David Benaym lève le voile sur cette affaire étouffée. Dans un pays où l'homosexualité est passible de lapidation, ses identités multiples - journaliste, Juif, Français, Israélien, gay, malade... - deviennent autant de menaces. Une affaire qui a mobilisé plusieurs ambassades, française, israélienne, jusqu'à se retrouver en haut de la pile des dossiers de la vice-présidente des Etats-Unis. Raconté comme un thriller géopolitique, CAPTIF est un récit de résilience, le témoignage extraordinaire d'un Guerrier de la lumière qui lutte jour après jour pour conserver son humanité et ne renoncer à aucune facette de son identité. POUR ALLER PLUS LOIN, DE QUOI PARLE CAPTIF? Captif est un récit documentaire à la première personne, né d'une ironie tragique : un journaliste part filmer l'histoire des tribus juives perdues en Afrique, et devient lui-même le sujet d'une histoire bien plus sombre. En juillet 2021, David Benaym et son équipe sont arrêtés par les services secrets nigérians (DSS) alors qu'ils tournent un documentaire sur les Igbos, une des tribu perdue d'Israël. Le format journal de bord, jour par jour, ancre le récit dans l'immédiat et le viscéral. Ce n'est pas une reconstruction a posteriori, c'est la captivité vécue en temps réel, avec tout ce qu'elle implique de perte de repères, de résilience forcée et de combat pour préserver son identité. L'affaire a eu un retentissement international (New York Post, Variety, BBC) mais a été largement étouffée, ce livre est la première prise de parole complète de Benaym en français.