French poet, Dadaist and boxer
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Anne Ghesquière reçoit Ludovic Leroux, Coach certifié en Neurosciences Appliquée et expert Théorie Polyvagale. Et si notre manque de confiance ne venait pas de notre mental, mais de notre système nerveux ? Pourquoi nous sentons-nous parfois en insécurité sans raison apparente ? Peut-on réellement rééduquer notre nerf vague pour sortir de la timidité, apaiser l'anxiété et retrouver une sérénité naturelle ? Comment passer d'états de survie à des états de confiance durables ? Ludovic Leroux explore les mécanismes profonds de l'insécurité intérieure à travers la neurobiologie et la Théorie Polyvagale et transmet des outils concrets pour apprendre à réguler son système nerveux, développer une confiance incarnée et vivre en pleine présence. [SÉLECTION WEEK-END – METAMORPHOSE] L'épisode #209 a été diffusé, la première fois, le 8 juillet 2021.Quelques citations du podcast avec Ludovic Leroux :"Aujourd'hui, on n'a plus peur de mourir, on a peur de souffrir""Si j'ai des tensions au niveau des cervicales, ça veut dire que je ne peux pas voir le danger et ça me met en insécurité""Maintenant, dès que j'ai une pensée ou une émotion je l'observe plutôt que d'y réagir tout de suite"Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook & TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcast / Spotify / Deezer / CastBox / YoutubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Ludovic Leroux :00:00Introduction01:30 L'invité02:54 La peur de monter sur scène04:50 Le mécanisme de la timidité06:15 Le parcours de Ludovic Leroux07:02 L'origine corporelle de la crainte08:38 Qu'est-ce qu'un coach certifié en neurosciences ?09:28 Le fonctionnement du système nerveux autonome10:43 La théorie polyvagale13:15 Le nerf vague dans le corps14:01 Quel usage de cette théorie ?17:04 Fascias et mémoire18:41 Nerf vague et les 3 consciences20:23 L'impact de l'enfance21:55 Lien nerf vague et types d'attachement 25:06 L'état ventral : le plus équilibré ? 28:04 Les niveaux de confiance 32:53 Comment switcher d'un état à un autre ?38:55 En cas de peur de l'avion 41:42 Quels outils ?43:10 La digestion des émotions 45:07 Les exercices recommandés 47:18 Quels bienfaits ? 48:15 Théorie polyvagale et hypersensibilité Avant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Tout le monde panique.La bulle LinkedIn
La Côte d'Ivoire sort d'une séquence électorale au bénéfice du parti présidentiel RHDP. Non seulement le sortant Alassane Ouattara a pu se maintenir pour un quatrième mandat contesté, mais sa formation politique a arraché plus des trois quarts des sièges à l'Assemblée nationale. Au détriment du PDCI qui a perdu la moitié de ses députés et du PPA-CI qui a boudé le scrutin. Alors que les divisions persistent au sein des partis d'opposition et que le parti au pouvoir peine à faire émerger un successeur consensuel au chef de l'État, la Côte d'Ivoire entre-t-elle à la fin d'un chapitre politique de trois décennies dominées par les trois icônes Henri Konan Bédié, Laurent Gbgabo et Alassane Ouattara ? Éléments de réponses avec le Dr Séverin Kouamé, sociologue et enseignant-chercheur à l'université de Bouaké. Il répond à Sidy Yansané. RFI : Dr Séverin Yao Kouamé ce week-end, le PPA-CI a annoncé la tenue de son premier congrès en mai prochain. Mais surtout, ses cadres ont maintenu Laurent Gbagbo à la tête du parti. Malgré son âge et son état de santé fragile, et malgré l'éviction de plusieurs figures comme Stéphane Kipré, Armand Ouégnin ou même Ahoua Don Mello. Est-ce qu'on peut déjà dire que l'ère de l'opposant historique Gbagbo est en train de s'achever ? Dr. Séverin Yao Kouamé : Je pense qu'il y a toute la question de son état physique. Maintenant, dire que c'est une ère qui est en train de s'achever, il faut peut-être approfondir un peu mieux la réflexion. Dans tous les cas, Gbagbo lui-même est en demande de repos. Il a été l'opposant historique sous Houphouët Boigny, il a été de ceux qui ont concouru à l'instauration du multipartisme, etc. Il a été de tous les grands combats. Mais il est clair que physiquement, il est arrivé à un moment où il lui faut passer la main. Et toute la problématique, c'est de déterminer qui est en capacité de continuer la lutte que Gbagbo a engagé depuis plus d'une trentaine d'années. Toujours au sein de la gauche ivoirienne, Simone Ehivet et son Mouvement des Générations capables n'ont remporté aucun siège à l'Assemblée nationale. Et ça malgré la coalition formée avec le Cojep de Charles Blé Goudé et le PDCI. Selon vous, pourquoi ces grands noms de l'opposition peinent à se faire entendre aujourd'hui ? Des formations comme le MGC ou d'autres sont encore dans une phase juvénile. C'est sur le temps long que se construit l'adhésion de l'électorat. D'autant qu'aujourd'hui, on a une population électorale qui a complètement changé. On a des jeunes gens de 18-35 ans qui sont dans une forme de désenchantement pour toute la chose électorale et politique. Ce n'est pas exclusivement une problématique de gauche, c'est une problématique de la classe politique. Comment construire cette forme de ré-enchantement pour la chose électorale ? Pendant de longues années, on a démarché les gens sur leur identité, sur leurs peurs. On est convaincu que tant qu'on n'a pas quelqu'un dans le cercle du pouvoir, on ne bénéficie de rien, on n'est pas sûr d'avoir une route, on n'est pas sûr d'avoir une école, et c'est même le marketing qui est fait de ces choses-là. Vous l'avez bien dit, le constat est similaire du côté libéral de la scène politique, puisque les divisions au sein du PDCI et surtout l'absence prolongée de son nouveau président, Tidjane Thiam, ont fait perdre à l'ancien parti unique la moitié de ses députés en seulement cinq ans. La preuve, selon vous, que le parti peine à se remettre de la mort de son ancien chef charismatique, Henri Konan Bédié ? Est-ce que le parti est en capacité de se réinventer ? Qu'est-ce que le PDCI propose aujourd'hui ? Est-ce que l'on maintient cette forme de division ethnique de l'électorat, où on part du principe qu'il y a un électorat « akan » captif ? Je crois qu'aujourd'hui les gens sont en demande d'autre chose. Vous voyez, on a toute cette jeunesse qui se situe dans une sorte d'angle mort. On est sur l'idée d'un héritage historique, on est sur l'idée qu'il suffit d'un nom important pour que les gens sortent voter. Cela ne suffit plus. On peut aussi parler du parti au pouvoir RHDP qui n'a jamais été aussi puissant. Mais là aussi, et malgré l'âge avancé du président Alassane Ouattara, aucune figure ne semble faire, pour l'instant, l'unanimité pour incarner un nouveau leadership. Dr. Sévérin Kouamé, n'est-ce pas là une page qui se tourne dans l'histoire politique ivoirienne, qui depuis 30 ans tourne essentiellement autour de Ouattara, Gbagbo et Bédié ? On voit toute la difficulté de la classe politique à trouver de nouvelles figures. Donc pour moi, c'est la crise d'un système, de ce modèle de gouvernance, de ce modèle de fonctionnement politique qui appelle à une autre démarche. Car la sanction, elle est déjà là : des taux de participation électorale complètement faibles, même dans les zones bastions. On n'a jamais vu autant de candidats indépendants se présenter à des législatives. Même s'il n'y a pas eu vraiment de miracle vu le peu de sièges qu'ils ont obtenu à l'Assemblée. Mais est-ce que finalement la nouvelle donne politique ne viendrait pas de cette jeunesse qui veut s'affirmer par ses propres idées, à la marge des partis, et aussi peut être par une société civile qui peine toujours à s'imposer en Côte d'Ivoire ? Je crois que ces jeunes gens ont le mérite d'avoir essayé. C'est des gens qui, en dehors du sérail politique, ont fait leurs preuves. On a des jeunes entrepreneurs qui ont fait leurs preuves auprès de la population. Lorsqu'on est en capacité de se construire à la marge et qu'on laisse des traces sur dix ou quinze ans, il y a de bonnes chances qu'on soit la personne que les populations adoubent à la fin à travers leur vote. Traditionnellement, le discours tenu aux populations est le suivant : "C'est le chef de l'État qui m'envoie ! C'est le chef du parti qui m'envoie!" Mais ces indépendants ont démontré que sans être des envoyés, pour parler comme les Ivoiriens, ils sont en capacité de s'envoyer par eux mêmes. À lire aussiCôte d'Ivoire: le nouveau gouvernement mobilisé autour du Programme national de développement 2026-2030 À lire aussiCôte d'Ivoire: le PPA-CI acte son congrès et appelle Laurent Gbagbo à rester à la tête du parti
Bilan du main-event de l'UFC 324 !
Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, Mourad Boudjellal, éditeur de bande dessinée, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Trois ans jour pour jour que la dépouille mortelle du Camerounais Martinez Zogo a été découverte, nue, marquée par la torture et abandonnée dans un terrain vague de la banlieue de Yaoundé. Le célèbre animateur de l'émission Embouteillages avait été enlevé cinq jours auparavant. Martinez Zogo était connu dans la capitale camerounaise pour ses dénonciations des turpitudes des puissants. Le procès de son assassinat est actuellement en cours au tribunal militaire de Yaoundé. Dix-sept personnes sont poursuivies, dont plusieurs « poids lourds » de la DGRE, le contre-espionnage camerounais. Notre Grand invité Afrique ce matin est l'avocat de la famille Zogo. Maître Calvin Job répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : Dans le procès de l'assassinat de Martinez Zogo, les débats sur le fond ont débuté il y a en septembre 2025 seulement. Quels sont les premiers enseignements de ces audiences et surtout, ont-ils permis de faire plus de lumière dans cette sombre affaire ? Maître Calvin Job : Les enseignements de ces audiences ont permis de comprendre un peu la chaîne de commandement, notamment dans le fonctionnement de cet organe de renseignement qu'est la DGRE. Ils ont permis en quelque sorte aussi de clarifier certaines responsabilités, si vous voulez. Comme l'un des enquêteurs, enfin, l'une des personnes auditionnées, un haut cadre de cette structure, a fait comprendre que tout ce mécanisme s'est mis hors chaîne de commandement, ce qui a amené à une sorte de privatisation de cet organisme de sécurité. À lire aussiCameroun: au procès de l'affaire Martinez Zogo, le témoignage d'un ex-membre du renseignement extérieur Vous disiez que les audiences ont pu apporter certains éclairages sur la chaîne de commandement. Quels sont ces éclairages pour l'instant ? D'après ce qui a été dit, on apprend que Leopold Maxime Eko Eko, ex-directeur de la DGRE, n'avait pas participé aux réunions, ne savait pas que cette mission était en cours dans son service. Ce qui est quand même un peu étonnant, mais bon, soit. Et que finalement on a utilisé comme ça des individus qui gravitent autour de ce service de renseignements pour appâter Martinez Zogo et le localiser pour procéder à son enlèvement. Parmi les témoins, il y a Madame Moudié, ancienne patronne de la Division de surveillance électronique, qui affirme que Martinez Zogo était sur écoute. Et parmi les accusés, le lieutenant-colonel Justin Danwe, ex-directeur des opérations de la DGRE, qui reconnaît avoir participé à l'enlèvement de notre confrère, mais qui nie l'assassinat. Sait-on dans les grandes lignes qui a mobilisé de tels moyens contre le journaliste ? Et puis surtout, quel était le mobile de son assassinat ? Tous les témoignages, les auditions, et les récentes auditions tendent à aller dans le sens de « c'est monsieur Danwe qui a organisé tout ça de A à Z ». Maintenant, le tribunal s'est rendu avec l'ensemble des parties dans la radio où officiait Martinez Zogo pour écouter les voices. Il y a des noms qui revenaient, des dénonciations qui revenaient et qui ont permis de comprendre qui a approché le lieutenant-colonel Danwe pour organiser cet enlèvement. Donc à ce stade, il y a une sorte de clarification. Le puzzle en train de se reconstituer au fil des auditions. On sait à peu près ce qu'on peut qualifier de mobile, parce que Martinez Zogo, à longueur d'émissions, a dénoncé certains détournements et certaines personnes qui gravitaient autour de ces détournements, parmi lesquels des individus qui sont mis en cause dans cette affaire. Le mobile en soi est clairement politique et cette affaire baigne vraiment dans cette atmosphère de détournements, de prévarication de la fortune publique. L'homme d'affaires Jean-Pierre Amougou Belinga et Stéphane Martin Savom, maire de Bibey, sont aussi poursuivis. Est-ce qu'on en sait plus sur leurs rôles présumés ? Je vais commencer par Martin Savom. L'une des personnes auditionnées a indiqué qu'il était clairement impliqué dans l'enlèvement et l'assassinat de Martinez Zogo. Pour nous, s'il a été mis en examen, s'il a été placé sous mandat de dépôt, s'il a son nom indiqué dans l'ordonnance de renvoi, c'est qu'il y a une participation à un quelconque niveau dans cette affaire. Concernant Amougou Belinga, comme je disais tout à l'heure, nous nous sommes rendus à la radio de Martinez Zogo et nous avons écouté ses émissions. J'ai personnellement noté que Zogo avait cité le nom d'Amougou Belinga plus de 52 fois dans une seule émission. Une fois de plus, je ne dis pas qu'il avait une volonté forcément d'assassiner votre confrère, mais il y a clairement des indices qui nous conduisent à dire qu'il avait un intérêt à ce que Martinez Zogo arrête de le citer de la sorte. Vous représentez la famille de Martinez Zogo. Trois ans après la découverte de sa dépouille, dans quel état d'esprit la famille aborde les audiences aujourd'hui ? Au départ, il y avait une véritable volonté et une sorte d'optimisme assez poussé quant à la manifestation de la vérité. Quand on a vu que finalement, de janvier à septembre 2025, il ne s'est rien passé parce qu'il y a eu des exceptions de procédure qui ont été soulevées et qui ont ralenti le processus (les audiences se tiennent pendant deux jours toutes les trois semaines, NDLR). La famille a commencé à perdre espoir. Aujourd'hui, clairement, la famille est dans une optique de l'advienne que pourra, il arrivera ce qui arrivera. S'ils veulent un jour, ils nous donneront le corps et quand on sera prêts, on enterrera Martinez Zogo parce qu'il est toujours à la morgue trois ans après. Au final, la famille se dit que si au moins le nom du principal responsable est révélé un jour, c'est bien. Sinon, c'est la justice, elle fera avec. De toute façon, ça ne ramènera pas leur fils, leur père, leur époux. C'est l'état d'esprit qui prédomine aujourd'hui chez les proches de Martinez Zogo. À lire aussiAffaire Martinez Zogo au Cameroun: trois ans après, où en est la procédure judiciaire?
Alors qu'au Sénégal, les Lions de la Teranga ont célébré hier et avant-hier leur victoire à la Coupe d'Afrique des nations 2025, notre Grand invité Afrique s'intéresse ce matin à l'avenir des stades et des autres grandes infrastructures construites pour l'organisation de l'événement. Par le passé, plusieurs pays hôtes ont engagé des chantiers d'envergure colossale pour une CAN réussie, mais que deviennent toutes ces installations sportives, une fois la compétition terminée ? Le Béninois Gerard Akindes est chercheur en économie du sport, basé au Qatar. Il répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : Tout d'abord, quel bilan faites-vous de la CAN qui vient de s'achever au Maroc sur les plans économique, commercial, mais aussi en termes de soft power ? Gerard Akindes : Pour le Maroc, il n'y a rien à dire. Ils ont mis leur empreinte diplomatique, une belle visibilité avec les stades et tout ce qu'ils ont organisé. Ils ont marqué aussi leur soft power en Afrique. C'est un pays qui compte aujourd'hui par sa présence et par son offre de stades pour toutes les équipes qui n'ont pas de stade homologué dans leur pays d'origine. Donc à ce niveau-là, ils ont réussi leur pari avec des stades superbes, de grande classe et de grande qualité. La CAN s'est déroulée au Maroc, certes, mais il y a aussi des retombées à l'échelle de l'ensemble du continent ... Je ne suis pas toujours convaincu par les retombées économiques. D'abord, les retombées économiques sont extrêmement difficiles à évaluer. Dans son ensemble, je ne pense pas qu'il y ait de réelles retombées pour l'Afrique. Qui bénéficie vraiment d'un événement qui se déroule au Maroc ? À lire aussi«C'est la CAN la plus rentable de l'histoire pour le pays hôte», affirme le ministre de l'Industrie du Maroc Mais au-delà du pays hôte, il y a aussi les pays participant à la compétition. On vend plus de maillots des équipes nationales, les restaurants, les bars sont remplis dans chacun des pays par les supporters. Il y a toute une économie indirecte qui se joue durant cette compétition, non ? Oui, ça, on ne peut pas mettre en doute. Mais à l'échelle d'une économie nationale, qu'est-ce que ça représente ? Vous l'avez dit, le premier enjeu pour les pays hôtes, ce sont les infrastructures sportives, mais aussi les hôtels, les routes, les centres de santé et autres pour accueillir tous les supporters. Peut-on considérer qu'une CAN est facteur de développement en Afrique ? Grande question ! Je ne pense pas. La CAN, comme tous les grands événements ont un impact pour accélérer certains projets d'infrastructures ou de services dans une société. Est-ce que ces projets étaient faisables sans la CAN ? Certainement que oui. Maintenant si on parle de développement, est-ce que tout ce qui est fait pour la CAN a des implications sur le long terme ? C'est le cas pour certaines infrastructures, comme les routes, les trains, les transports. Vous anticipez ma question, à savoir l'avenir des infrastructures sportives dont l'entretien à terme est plus coûteux que leur construction. Que sont devenus les stades dans les anciens pays hôtes ? Le problème est qu'on abrite une CAN avec des infrastructures complètement en déphasage avec la réalité du football local. Elles sont trop chères pour les clubs, elles sont trop chères pour les fédérations, elles ne sont pas pratiques parce qu'elles sont surdimensionnées pour des clubs qui ont des audiences de maximum 1 000 spectateurs dans un stade de 20 000 à 30 000 places. Et c'est un des gros problèmes de la CAN : elle monte en visibilité, mais elle est de plus en plus en déphasage avec la réalité du football de tous les week-ends, surtout en Afrique subsaharienne. Alors posons la question qui fâche : une CAN est-elle une bonne opération pour un pays hôte ? (Rires) Il y a une réponse diplomatique. La CAN est une opération de vanité pour la plupart du temps. Mais au-delà de ça, sur le plan de l'infrastructure sportive elle-même, jusqu'à présent, elle n'a pas pu être conçue pour être recyclée autrement. On n'est pas encore arrivé à trouver une formule architecturale qui permet au stade de prendre une autre dimension après l'événement. C'est peut-être la réflexion que l'Afrique doit mener. Regarder la CAN comme un événement qui va s'intégrer dans le tissu social et économique d'une société une fois que la compétition est finie, et ça, on en est encore loin. Il y a un autre événement sportif qui a lieu tous les quatre ans et qui est aussi très populaire, ce sont les Jeux olympiques auxquels les athlètes africains et africaines participent massivement malgré tout, et dont l'équipement est moins coûteux dans certaines disciplines comme le tennis, le cyclisme, les arts martiaux... N'est-ce pas là une opportunité pour les pays les plus pauvres, et notamment la région qui nous intéresse, l'Afrique, qui permettrait de faire émerger des athlètes internationaux ? Bon, on doit mettre le football dans une catégorie à part. On est tous contaminés par le football. Mais des sports moins coûteux, ça dépend de la vision que le pays projette vis-à-vis de son sport. Si notre vision est de tout faire pour être performant pour être vu à la CAN, éventuellement la Coupe du Monde, on maintient ce qu'on est en train de faire. Si notre vision c'est de faire participer un maximum de nos enfants à des activités sportives auxquelles ils vont prendre goût, qui va les maintenir en bonne santé, qui va leur donner peut-être des perspectives pour le 0,01 % qui entreront dans l'élite sportive, il faut adopter une autre approche. Encore une fois, ça dépend de ce que la société veut faire de son sport. Les pays scandinaves ne gagnent pas de médailles en masse, ils ont une philosophie politique sportive différente : c'est la participation qui prime. En Afrique, on veut une élite très vite, quel que soit le sport, mais on n'investit pas assez pour une participation à grande échelle.
C dans l'air l'invitée du 19 janvier 2026 avec Dominique Carlac'h, cheffe d'entreprise, membre du conseil exécutif du Medef, vice présidente d'ABGi France.La surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, l'un des points-clés du débat budgétaire, rapportera "environ huit milliards" d'euros dans la version finale du budget 2026 que le gouvernement s'apprête à proposer, a annoncé dimanche la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur France Info. Ce dispositif, qui devait avoir un rendement de 4 milliards d'euros dans la version initiale du budget gouvernemental, rapportera finalement autant qu'en 2025 et aura "le même barème", a confirmé la porte-parole, assurant néanmoins que les entreprises de taille intermédiaire (ETI) en seront exemptées. Le gouvernement satisfait ainsi l'une des principales demandes du Parti socialiste, qui envisage de ne pas censurer le gouvernement dans les prochains jours.La facture incombera donc, en bonne partie, aux grandes entreprises. Cette décision rompt provisoirement la politique de l'offre, « pro-entreprises », menée depuis le premier quinquennat d'Emmanuel Macron. Elle a été néanmoins jugée nécessaire pour maintenir le déficit dans des limites raisonnables et pour obtenir le soutien des socialistes, indispensable pour faire passer le budget 2026. Le représentant de la Confédération des PME, Amir Reza-Tofighi, a réagi à ces annonces. "Les entreprises sont en train de décaler leurs investissements et de bloquer leurs recrutements. Il faut redonner de la visibilité aux entreprises car sinon les conséquences seront assez graves", a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la Tribune. "Un budget qui va mettre tout l'effort sur les entreprises sera un budget qui mettra la France en danger", a-t-il ajouté, évoquant même une possible "révolte des entrepreneurs".Dominique Carlac'h reviendra avec nous sur les inquiétudes des milieux économiques face à l'incertitude budgétaire. Elle analysera également les conséquences de l'instabilité géopolitique sur les entreprises, alors que s'ouvre aujourd'hui le forum annuel de Davos.
Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l'international. En Afrique, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d'une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « Hands Off Venezuela », ‘Ne touchez pas au Venezuela.' » « Il s'agit d'une manifestation d'urgence, explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, organisée par diverses organisations de la société civile sud-africaine, des partis politiques ainsi que des syndicats. Aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est attaqué, demain, nous craignons que ce soit l'Afrique du Sud ! » Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. « À l'heure actuelle, tonne-t-il, les États-Unis font ce qui leur plait ! Il est regrettable qu'ils soient autorisés à le faire et que certains pays dans le monde n'aient pas réagi de manière appropriée... Nous refusons de vivre dans un monde monolithique dans lequel les États-Unis nous imposent une forme extrême de capitalisme de droite et de conservatisme, sans quoi ils ne nous considèrent ! » Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s'installent. La présidence somalienne prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l'intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l'ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s'exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « De tels développements représentent des défis sérieux, non seulement par rapport à la stabilité interne du Venezuela, mais aussi parce qu'ils soulignent l'impératif de sauvegarder, plus largement, la paix et la sécurité de la région. Le A3 demeure ferme dans son engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international, y compris le respect total de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États, tels qu'inscrits dans la charte des Nations unies, dans l'intérêt de la stabilité régionale et de la paix internationale. » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le Ghana, la Namibie, l'Union africaine ou l'Alliance des États du Sahel. Interventionnisme décomplexé Le cas vénézuélien est devenu emblématique d'un interventionnisme décomplexé. Et l'Afrique est d'autant plus concernée par cette politique de puissance qu'elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l'organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l'année, c'est le Nigeria qui fait l'objet d'une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l'existence d'un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser l'État islamique sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d'année 2026, certains sur place s'interrogent encore sur les motivations réelles de l'intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l'histoire sociale à l'Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « Avec ce qu'il s'est passé au Venezuela, explique-t-il, les gens ont l'impression que les Américains peuvent prendre n'importe quel prétexte, comme par exemple cette histoire de persécutions religieuses, que n'importe quoi peut servir de justification pour que les Américains s'emparent des ressources d'un endroit. Donc, les gens ont peur, ils craignent que ce soit juste une étape, ils perdent confiance dans l'idée d'une démocratie américaine qui respecterait les droits humains, ou qui les défendrait ». Le Grand invité AfriqueOusmane Ndiaye: «L'Afrique subit déjà la brutalité de Trump» L'inquiétude est d'autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s'émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L'exemple nigérian n'est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est érigé en défenseur des fermiers blancs qu'il considère victimes d'un « génocide » en Afrique du Sud. Cette affirmation ne s'appuie pourtant sur aucun fait. « Il nous ramène dans notre passé ! » Se rendre dans une ferme au nord de Pretoria aide à s'en rendre compte. Ici on élève des poulets et l'on produit des choux ou des poivrons. Le Dr. Ethel Zulu est nutritionniste de formation. Il y a une dizaine d'années, elle a choisi de devenir agricultrice, elle est aujourd'hui à la tête d'une propriété d'une vingtaine d'hectares. Le crime en milieu rural, raconte-t-elle, touche aussi (et surtout) la communauté noire. Elle en a elle-même été victime. « Avant, explique-t-elle, nous occupions notre maison entièrement, mais nous avons décidé d'y installer aussi certains de nos employés, pour ne pas être seules ma fille et moi. Comme ça on se sent un peu plus en sécurité. Vous savez, cette question de la sécurité dans les fermes est un problème qui touche toute la communauté agricole, ce n'est pas du tout un problème racial mais bien un problème national. » Sa réaction aux propos du président américain, à ses affirmations sur une communauté blanche prise pour cible et l'existence d'un « génocide » ? « Cet homme est raciste, c'est tout ! Parce que les incidents que subissent les agriculteurs noirs dans leurs exploitations, comme moi, personne n'en a parlé. Nous venons par exemple de perdre un cadre de notre coopérative - AFASA. Le 26 décembre 2025, ils sont entrés armés chez lui, lui ont dérobé tout son argent, puis l'ont tué ! Et on nous dit que les agriculteurs blancs sont plus vulnérables que les agriculteurs noirs ? Ce sont des mensonges, des absurdités, nous sommes tous des cibles ! D'une certaine manière, ces propos divisent le pays en raison de notre histoire. Nous essayons d'aller de l'avant, et lui, il nous ramène dans notre passé ! » Ethel Zulu sort son téléphone et ouvre WhatsApp. Apparaissent alors de nombreux groupes communautaires, symbole de l'entraide entre voisins. « Tous les membres sont des agriculteurs du coin… Là, c'est notre équipe d'urgence… » Dans ces groupes, les noms Afrikaners, de la minorité blanche, se mêlent aux noms africains. Illustration d'une communauté d'agriculteurs soudée, victime de la même criminalité, parce qu'isolée en milieu rural, loin des postes de police. « Not in our name » De l'autre côté de l'Atlantique, malgré le rappel des faits et de la réalité de terrain, Donald Trump persiste. Le documentaliste Louis Gaigher et plusieurs dizaines d'Afrikaners ont co-signé une lettre ouverte dans la presse sud-africaine, « Not in our name », 'Pas en notre nom'. Une réponse aux propos américains. « Je pense que ce qu'il fait ici, ou plutôt le genre de rhétorique qu'il utilise, relève complètement de la suprématie blanche. Je trouve cela extrêmement opportuniste. Je ne peux parler qu'en mon nom, je refuse qu'on me présente comme un réfugié ou quelqu'un qui souffre à cause du gouvernement postapartheid et de la démocratie. » En Afrique du Sud, 35 ans après la fin de l'Apartheid, la minorité blanche est encore très puissante économiquement et politiquement. Elle détient une grande majorité des terres du pays. Si la Nation arc-en-ciel est confrontée à bien des défis, Louis Gaigher et les autres signataires de cette tribune, refusent d'être « des pions dans les guerres culturelles américaines ». « L'administration américaine attaque notre politique de redistribution des terres. Mais ici nous avons l'État de droit qui doit toujours être protégé. Et c'est complètement ridicule que les Américains se plaignent de notre loi sur l'expropriation sans compensation alors qu'ils font précisément la même chose, et de manière très violente, avec le Venezuela, ou encore avec leurs projets pour le Groenland ! » Les cas nigérian et sud-africain viennent en tout cas confirmer que la manipulation décomplexée de la réalité est l'un des piliers de la gouvernance trumpienne. « Ce que Donald Trump a fait, c'est qu'il a reconfiguré ce que nous considérions comme ‘la vérité', analyse Trust Matsilele, maître de conférences à l'Université de Birmingham. La vérité ou les faits sont maintenant des concepts fragiles. À partir du moment où ils ne servent plus ses intérêts, ils peuvent être contestés ou rejetés. C'est ce qu'on pourrait appeler une ‘politisation de la vérité'. Certaines des choses qui avaient été vues comme des vérités établies sont remises en cause : le changement climatique, les concepts de démocratie et d'État de droit. Tout cela a été bousculé par la vision du monde de Donald Trump ». Le chercheur s'arrête sur les risques que fait courir un tel comportement : « La vérité doit être la vérité, quelle que soit votre position. À partir du moment où vous commencez à politiser tout cela, on bascule de la vérité objective à la propagande, la mésinformation, la désinformation et les fake news… » Des opinions publiques africaines partagées À Kinshasa, dans le quartier commerçant de la Gombe, la circulation est encore timide et les embouteillages n'ont pas encore fait leur apparition, ce matin-là. Les Kinois sont déjà sur le chemin du travail. Certains, comme Jacquemain, disent la crainte que leur inspire désormais Trump, en dépit de son engagement en faveur du processus de paix en République démocratique du Congo. « Auparavant, quand il était arrivé au pouvoir, on pensait qu'il allait faire de bonnes choses, surtout pour notre pays la RDC. On pensait que c'était dans notre intérêt, la population congolaise. Mais maintenant, quand on constate la politique qu'il est en train d'amener dans le monde, on se demande : est-ce que ce n'est pas par intérêt pour nos minerais ? On a ensuite vu ce qu'il s'est passé au Venezuela, et puis ça n'est pas encore fini, on attend encore maintenant bientôt le Groenland et tout ça. On se demande : qu'est-ce qu'il se passe dans la tête de ce président-là ? » Patrick, lui aussi, déplore les coups portés à l'ordre international. « Quand il est venu, regrette-t-il, il a montré l'image de quelqu'un qui voulait la paix. Maintenant, on est en train de remarquer qu'il crée des problèmes. Apparemment, il ne respecte pas les lois internationales. Il y a eu la Deuxième Guerre mondiale. Après, les gens se sont réunis pour établir des lois qu'ils devraient respecter. Apparemment, ces lois, lui, ne lui disent rien. Il fait ce qu'il veut. Alors, ça fait craindre. » Cela provoque des débats également à Abidjan, en Côte d'Ivoire, comme entre ces étudiants en anglais rassemblés dans une salle d'université. Beaucoup admirent le président américain. « Il faut dire que c'est un gars bien, estime Daniel, il exerce un pouvoir très exécutif. Ses partisans valorisent son leadership et aussi sa manière de prendre des décisions… Quand il veut faire, il fait ». « Le monsieur il est simple, avance de son côté Emmanuella. Il te dit “fais ça”, tu ne fais pas ça, il te voit directement comme un ennemi… Pour diriger, il faut avoir de la poigne, on ne peut pas diriger avec les sentiments ». L'interventionnisme américain au Venezuela ou au Nigeria n'émeut pas Ange, qui n'a pas 20 ans. Il voit Trump comme un modèle à suivre et approuve sa posture envers les États africains : « C'est un monsieur qui agit par intérêt et ses relations avec l'Afrique sont plutôt par intérêt. ‘Je vous apporte quelque chose si vous m'apportez quelque chose. Si vous ne m'apportez rien, je ne vous apporte rien !' Je pense que Donald Trump a eu cette intelligence-là et il fait bien. Un pays n'a pas d'amis, il n'a que des intérêts. Et je pense que Donald Trump applique cela et ça me fait plaisir de voir cela ». Ange rêve d'étudier aux États-Unis. Son espoir paraît compromis depuis le 1er janvier et la suspension de la délivrance de visas accordés aux ressortissants ivoiriens, une mesure jugée discriminatoire par beaucoup. « Une nouvelle approche mercantiliste » La diplomatie trumpienne navigue-t-elle à vue, comme l'assurent certains observateurs, ou a-t-elle une cohérence et une logique profonde ? Pour le professeur Adekeye Adebajo de l'Université de Pretoria, la politique internationale de Donald Trump s'inscrit dans le temps long de l'interventionnisme américain. « Je pense, explique cet universitaire, que ce que fait Trump s'inscrit dans la continuité de ce que les États‑Unis ont fait par le passé, car je ne crois pas qu'il soit forcément exact de le présenter comme une aberration totale. Il y a trente‑cinq ans, George Bush Père a envoyé des troupes américaines au Panama et ils y ont arrêté le dictateur Manuel Noriega, l'ont littéralement enlevé et emmené aux États‑Unis pour y être jugé et emprisonné… Donc, si nous connaissons notre histoire, nous savons que de nombreuses administrations américaines ont fait exactement ce que Trump a fait, ou des choses similaires ». Le chercheur voit également dans le regard trumpien sur le monde une doctrine qui associe une nouvelle fois la puissance, le commerce et l'accès aux ressources minières. « Je pense que, fondamentalement, il y a un principe : il s'agit d'une nouvelle approche mercantiliste qui consiste essentiellement à freiner la mainmise de la Chine sur les minerais rares et à s'assurer que les États‑Unis aient effectivement accès à ces ressources. On a vu que ses efforts de “paix” dans la région des Grands Lacs, en RDC, au Rwanda, en Ukraine et ailleurs, ont aussi comporté des accords miniers. L'intervention et l'enlèvement du président vénézuélien portent évidemment aussi sur le pétrole, et je pense donc qu'une grande partie de tout cela tourne autour de la Chine, de l'équilibrage de la puissance chinoise et des garanties qu'elle ne puisse pas rivaliser avec les États‑Unis ». Adekeye Adebajo insiste sur un troisième aspect : la diplomatie trumpienne est marquée par sa volonté de défaire le multilatéralisme. C'est ainsi que les États-Unis sont récemment sortis de 66 organisations internationales. Et c'est ainsi qu'ils ont fermé l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international. Usaid : les lourdes conséquences d'une fermeture Le Soudan du Sud est l'un des pays qui en sort le plus affecté. L'assistance américaine a été divisée par plus de quatorze entre 2024 et 2025. Il n'aura fallu que quelques semaines après l'annonce de la fin d'Usaid pour en mesurer les conséquences dans la localité de Gurei, à l'ouest de la capitale du Soudan du Sud, Juba. Le centre de nutrition de Gurei prend en charge des enfants en malnutrition sévère. D'habitude très fréquenté, il est quasiment vide en ce mois de mars 2025. Les aliments thérapeutiques utilisés pour traiter la malnutrition infantile, les fameux sachets de pâte d'arachide enrichie fournis par l'Usaid, ne sont déjà plus disponibles depuis environ un mois. Quand Helen Furu vient faire examiner son fils Joseph, 1 an, elle doit faire ce constat douloureux : depuis la dernière visite, sa situation ne s'améliore pas, faute d'aliments thérapeutiques. « Mon mari est fonctionnaire et ça arrive souvent qu'il ne soit pas payé, confie Helen Furu. Quant à moi, quand j'étais enceinte de Joseph, je travaillais sur le marché et je me suis épuisée. Quand il est né, il était très faible et chétif. Quand il a été pris en charge ici, avec les traitements, son état s'est un peu amélioré. Chaque lundi, je viens ici pour le suivi mais ça fait un moment que les traitements à base de pâte d'arachide ne sont plus distribués, je ne sais pas trop quel est le problème. Cela m'inquiète car, quand il prend ce complément, il va mieux. J'ai envie de dire aux Américains de ne pas arrêter de soutenir les enfants du Soudan du Sud. Dans notre pays, très peu de gens vivent bien. La grande majorité souffre car il n'y a pas de travail ». Le directeur du centre de Gurei, Sarafino Doggal, porte une blouse blanche brodée du logo de l'Usaid, vestige de temps révolus. Debout dans son bureau face à un mur de tableaux statistiques, il appelle au soutien pour faire face aux besoins énormes de la population : « Hier, par exemple, nous avons reçu 325 patients venus de différents quartiers. Nous les recevons, mais le problème c'est que nous n'avons pas de médicaments. Il y a de nombreux enfants en situation de malnutrition. Vous voyez tous ces patients ? Ils viennent à la clinique le matin sans avoir pris de petit-déjeuner, pas même un thé. Ils vont passer toute leur journée ici, et puis rentrer chez eux où il n'y aura rien à manger. Les chefs communautaires m'ont dit que la situation empire, surtout en ce qui concerne la malnutrition infantile, à cause de l'arrêt des aliments thérapeutiques. Les enfants et leurs mères souffrent énormément. » Plusieurs mois ont passé et les conséquences de la fin de l'Usaid continuent à se faire sentir sur le continent, ailleurs. Comme à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Aster pousse le lourd portail gris et entre dans la petite cour ombragée qui jouxte une école. Du linge encore mouillé pend sur deux longues cordes attachées à une maison blanche. Cet après-midi, une dizaine de jeunes travailleuses du sexe ont trouvé refuge, comme elle, dans ce centre d'accueil et de prévention du Sida de l'ONG éthiopienne Ishdo : « Je viens ici pour prendre une douche, me soigner, et on ne me demande pas de payer en échange. Je suis ici tous les jours depuis cinq mois, et cet endroit est très important pour moi. Je me sens heureuse et en sécurité ici. » Depuis son ouverture en décembre 2024, ce centre d'accueil est ouvert 7 jours sur 7. Hiwot Mekonnen est l'infirmière en cheffe de la structure : « Nos patientes passent le test de dépistage du VIH. Nous leur proposons également des services de planification familiale, un dépistage des problèmes de santé mentale, des violences sexistes et un test du cancer du col de l'utérus. » Plusieurs fois par semaine, l'équipe médicale organise aussi des séances de prévention, dans une petite salle aux murs tapissés d'informations sur la contraception féminine. Des préservatifs sont également à leur disposition. L'arrêt des financements de l'Usaid, bailleur principal d'Onusida qui finance la structure, a frappé de plein fouet les activités du centre. « Ces deux derniers mois, nous n'avons pu organiser ni les séances de prévention, ni les tests, explique Hiwot Mekonnen. Et si les femmes continuent leur activité sans préservatifs, cela augmentera la transmission du VIH. La situation est instable, et j'ai beaucoup de doutes ». Ces dernières années pourtant, les efforts d'Onusida avaient porté leurs fruits : 94% des personnes diagnostiquées séropositives recevaient ici un traitement antirétroviral, dit ARV. Désormais, l'agence de l'ONU doit compter sur le mémorandum signé en décembre dernier entre les gouvernements éthiopien et américain, d'un montant d'1 milliard et demi de dollars. Objectif affiché : « Renforcer les systèmes de santé publique et la prévention des maladies… »
20 janvier, un an après son retour au pouvoir avec les droits de douane et l'immigration, Donald Trump a fait de la politique étrangère un marqueur de son deuxième mandat. Négociations agressives sur Gaza et l'Ukraine, frappes en Iran, intervention musclée au Venezuela… Douze mois plus tard, comment la diplomatie Trump résonne-t-elle auprès des électeurs républicains ? Tour de table avec Vincent Souriau à Charleston, la capitale de l'État de Virginie-Occidentale. De notre envoyé spécial à Charleston, Son coup d'éclat, c'est le Venezuela avec l'enlèvement de Nicolas Maduro. Ces électeurs qui ont voté Donald Trump à la présidentielle soutiennent sa décision et reprennent l'argument avancé par la Maison Blanche, celui de la lutte contre le trafic de drogue. « J'aime bien ce qu'il a fait au Venezuela. Je pense que c'est ce qu'on doit faire parfois : montrer les muscles. Ce type faisait entrer de la drogue chez nous et dans d'autres pays. Et quand vous portez atteinte aux intérêts des États-Unis, il faut y aller. On y va », lâche un électeur. « Le Venezuela faisait circuler plein de drogues qui tuaient des Américains. Je pense qu'il a bien fait. On a toujours eu l'audace d'être forts et on a toujours eu cette puissance. Mais ces quatre dernières années, on s'est affaibli à cause d'un dirigeant faible. Aujourd'hui, on a un président fort qui utilise tout le savoir-faire américain, qui valorise notre armée, nos militaires et c'est très bien comme ça », détaille un autre citoyen favorable à la politique de Donald Trump. À lire aussiIntervention américaine au Venezuela: «Une rupture totale avec la promesse de Trump de son premier mandat» « On devrait s'occuper de nos affaires » Beaucoup plus circonspecte, cette électrice républicaine a voté Trump, elle aussi. Mais ce n'était pas son premier choix. Elle a adoré, dit-elle, les deux présidents Bush. En 2024, elle aurait préféré élire Nikki Haley, l'ancienne ambassadrice américaine à l'ONU. Et elle ne comprend pas du tout le positionnement de la Maison Blanche. « Je suis une républicaine convaincue, mais sur le fond, essayer d'acheter d'autres pays ou ce genre de choses, je ne vois pas pourquoi on aurait besoin de ça. Il ne nous appartient pas d'acheter le Groenland. Et le Venezuela, je ne pense pas que ça soit notre place. Les États-Unis devraient rester dans leur couloir. On devrait s'occuper de nos affaires. J'imagine que c'est pour avoir de meilleurs prix sur le pétrole. Mais pourquoi on irait le prendre chez les autres ? Pourquoi on pense qu'on pourrait s'emparer d'un autre pays ? » Attention, prévient quant à lui cet électeur indépendant qui a voté Trump en 2016, mais pas en 2024. À force de provocations, le président américain, dit-il, est en train de provoquer l'isolement des États-Unis. « Au début, je pensais que ce serait un président focalisé sur l'économie qui mettrait sa connaissance du commerce au service des intérêts des États-Unis. Maintenant, je trouve qu'il essaie de contrôler des choses au-delà de ce qui devrait être sa sphère d'influence. Ma plus grande inquiétude, c'est qu'il nous fasse sortir de l'Otan. Un grand pays comme le nôtre doit conserver de bonnes relations avec les membres de l'Otan. » Le seul dénominateur commun chez l'ensemble de nos interlocuteurs : des doutes à propos des manières de Donald Trump à qui ils reprochent de manquer de tact et d'empathie. À lire aussiUn an après la deuxième élection de Donald Trump, la politique étrangère américaine redéfinie
Aujourd'hui, Didier Giraud, éleveur de bovins, Barbara Lefebvre, prof d'histo-géo, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Après 7 ans et plus de 120 épisodes, je referme le chapitre des Équilibristes pour ouvrir un nouveau laboratoire : RELIER.Ce podcast m'a transformée, m'a permis de créer la vie professionnelle que je vis aujourd'hui. Un immense merci à vous, auditeurs et auditrices, invitées et invités. J'ai synthétisé ce que j'ai appris dans mon livre "En équilibre". Désormais, c'est un nouveau terrain de jeu que je crée avec RELIER, plus en phase avec les besoins qu'expriment les personnes que j'accompagne quotidiennement.Plusieurs convictions ont nourri cette décision :Dans un contexte anxiogène, volatile et imprévisible, les organisations humaines ont besoin de personnes qui tiennent la barre et le cap, qui continuent d'avancer, dans le respect de l'écologie humaine : la leur et celle de leurs équipes. Ces personnes-là ont besoin d'être nourries intellectuellement, émotionnellement, et dans leurs connexions humaines."Less content, more connection" : je ne crois plus au modèle de la création de contenu. Ce qui manque aujourd'hui, ce ne sont pas les contenus de qualité, mais des espaces pour transformer l'inspiration en action, et des pairs pour nous accompagner sur cette voie.Vous m'avez souvent dit vouloir poursuivre la conversation ensemble. Moi aussi.RELIER, c'est un laboratoire vivant du leadership durable : un rendez-vous mensuel pour relier les personnes, les univers et les idées. Une fois par mois, nous accueillons ensemble un invité expert (chercheur, artiste, dirigeant.e…) dont l'univers éclaire différemment nos défis de managers. Puis nous transformons l'inspiration en action concrète lors d'un atelier quelques semaines après.RELIER a été pensé pour les résistants silencieux qui tiennent la barre dans les organisations, celles et ceux qui donnent beaucoup et cherchent des alliés pour travailler mieux et vivre bien. On démarre en février avec Chiara Kirschner sur l'art de marcher pour décider.Merci pour ces 7 années. Les épisodes des Équilibristes restent disponibles, et j'espère vous retrouver dans RELIER.Sandra***************Pour en savoir plus sur Relier : https://tinyurl.com/2kpdu76b ***************Numéros d'Équilibristes est la lettre que j'envoie 2 fois par mois (et elle va bientôt changer de nom) - c'est là que je partage ressources, observations et analyses, dont le point de départ est souvent le quotidien ou mon travail avec mes clients. C'est là aussi que j'annonce en avant-première tous les événements et opportunités de travailler ensemble. Vous pouvez vous abonner ici.Découvrez mon livre, En Équilibre, qui déconstruit le mythe de l'équilibre vie pro vie perso et explore 4 grands besoins derrière celui de préserver son équilibre de vie.Pour découvrir comment travailler ensemble, rendez-vous sur www.conscious-cultures.comPour écouter tous les épisodes des Équilibristes, rendez-vous sur www.lesequilibristes.comConnectons-nous sur les réseaux : LinkedinHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 15 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Bruno Poncet, cheminot, et Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
« Il n'est pas question que le Sénégal accepte une restructuration de sa dette par le FMI, le Fonds monétaire international », affirme le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko. C'est pourtant ce que les experts du FMI lui proposent pour alléger la lourde dette de son pays - 132% du PIB -, notamment grâce à une pause dans les échéances de remboursement. Pourquoi le chef du gouvernement sénégalais dit non ? Et a-t-il les moyens de tenir tête aux grands financiers de Washington ? L'économiste sénégalais, Serigne Moussa Dia, enseigne à l'université Alioune Diop de Bambey. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Avec 50 % des revenus de l'État sénégalais qui servent à rembourser la dette, est-ce que le pays ne risque pas de se retrouver en défaut de paiement dès ce premier trimestre 2026 ? Serigne Moussa Dia : Je répondrai que non, vu la capacité du Sénégal à mobiliser des fonds durant l'année 2025. Maintenant peut-être que sur le pic 2027, c'est-à-dire là où le Sénégal doit faire face au remboursement du nominal des eurobonds, le Sénégal pourrait être en défaut. Mais aujourd'hui, le Sénégal est en train de mobiliser d'autres fonds alternatifs qui lui permettent de pouvoir faire face à ses engagements. Alors vous parlez de fonds alternatifs. Est-ce que le franc CFA, via le mécanisme UMOA-Titres, offre justement au Sénégal une source de financement alternative au moment où il ne peut plus se refinancer sur les marchés internationaux, notamment sur les marchés des eurobonds ? Oui, il faut reconnaître aujourd'hui que l'UMOA-Titres est une plateforme régionale qui permet aux huit pays de la zone CFA, donc de la zone UEMOA, d'émettre des titres publics. Donc, c'est aujourd'hui un endettement régional qui pourrait permettre au Sénégal d'avoir une alternative de financement. Alors pourquoi le Premier ministre, Ousmane Sonko, refuse-t-il une restructuration de cette dette, comme le lui propose le Fonds monétaire international ? Oui, la restructuration, selon le point de vue du Premier ministre Ousmane Sonko, montre que le FMI, peut être, ne voit pas les efforts qu'il est en train de consentir, à travers son plan de redressement, pour faire face aujourd'hui à cette dette qu'il n'a pas lui-même générée. Aujourd'hui, le Sénégal a élargi ses recettes fiscales, le Sénégal a compressé ses dépenses et aussi le Sénégal est aujourd'hui dans une discipline budgétaire. Au regard de tout cela, le FMI devrait au moins reconnaître ces efforts. Donc restructurer aujourd'hui la dette, pour ce régime-là, ce serait décrédibiliser les efforts fournis par le régime qui est en place. Mais, aussi, aller dans une restructuration va amener le Sénégal vers l'exclusion du marché. À lire aussiSénégal: le Premier ministre Sonko rejette l'idée d'une «restructuration» de la dette L'avantage d'une restructuration, disent certains économistes du FMI, c'est que cela pourrait permettre au Sénégal de tout rembourser, mais plus lentement et moins cher… Oui, dans la théorie, ce serait bien. Mais quelle est la contrepartie ? La contrepartie est que le FMI sera à la commande et que le gouvernement, qui se dit de plus en plus souverain, va perdre la mainmise sur son économie et va accepter des conditionnalités que le FMI va lui proposer. Voulez-vous dire que le FMI pourrait imposer la suppression d'un certain nombre de subventions ou la hausse de certains impôts ? Exactement. Le FMI pourrait lui imposer de diminuer ses subventions, notamment du point de vue énergétique. Sur le carburant ? Oui, sur le carburant. Et même sur la Senelec, qui est une société sénégalaise qui est tellement dépendante des subventions. La société d'électricité. L'électricité nationale. Donc tout cela va impacter la vie des Sénégalais. Et qu'est-ce que le FMI pourrait imposer encore éventuellement ? Une contraction des dépenses, surtout des dépenses courantes, notamment les salaires, et une diminution des dépenses opérationnelles, notamment les dépenses de fonctionnement. Donc ça peut amener des tensions sociales au sein du Sénégal. Alors justement, pour redresser la barre sans passer par la potion du FMI, le Premier ministre Ousmane Sonko, qui est un ancien haut fonctionnaire des impôts, compte beaucoup sur une augmentation de quatre points des recettes fiscales, grâce notamment à de nouvelles taxes sur les jeux de hasard et sur les transferts mobiles. Mais certains économistes disent que l'objectif est irréaliste… Moi, je ne dirais pas que c'est un objectif irréaliste. N'oubliez pas que le Sénégal est un système où l'économie est basée sur l'informel et qu'il y a énormément de niches où le Sénégal n'a pas encore pu aller tirer des recettes. Et aujourd'hui, ces jeux de hasard, tous les Sénégalais y jouent et ça se passe sur des plateformes numériques. Il y a une traçabilité des opérations. Donc, moi, je dirais que oui, c'est possible. Et de nouvelles taxes sur les transferts mobiles, est-ce que ça ne risque pas d'être impopulaire ? On est dans un pays où les gens ne payent pas assez d'impôts. Et le seul domaine où on peut les contraindre à payer des impôts, pour moi, c'est à partir de ces transferts-là. Donc pour moi, c'est viable. Et le gouvernement a aussi le soutien du peuple et ça aussi, c'est un facteur important. Les transferts par téléphone mobile… Oui, parce que n'oubliez pas, le taux de bancarisation est faible. Donc toutes nos transactions, ça passe principalement par ce qu'on appelle les opérations de transfert mobile. Et là je pense que l'État peut en tirer des gains sans pour autant diminuer considérablement le pouvoir d'achat des Sénégalais. À écouter aussi[Vos questions] Sénégal : comment faire face au poids colossal de la dette ?
durée : 00:15:08 - Journal de 8 h - Donald Trump doit réunir ce mardi son équipe de sécurité nationale. Que va-t-il décider concernant l'Iran où la répression des manifestants se poursuit ? Et le régime iranien peut-il tomber ? Une ONG basée en Norvège (Iran Human Rights) fait état d'au moins 648 morts.
durée : 00:15:08 - Journal de 8 h - Donald Trump doit réunir ce mardi son équipe de sécurité nationale. Que va-t-il décider concernant l'Iran où la répression des manifestants se poursuit ? Et le régime iranien peut-il tomber ? Une ONG basée en Norvège (Iran Human Rights) fait état d'au moins 648 morts.
Dans cet épisode nous vous proposons de revenir à ce lieu essentiel où tout se joue : le maintenant.Pourquoi notre mental nous entraîne-t-il sans cesse dans le passé ou le futur ?En quoi cette agitation intérieure alimente-t-elle le stress et les ruminations ?Et surtout, comment revenir concrètement à l'instant présent dans une vie bien remplie ?En s'appuyant notamment sur la pensée de Eckhart Tolle, nous allons explorer ce qui nous empêche d'habiter le présent et je partage des pistes simples, accessibles et profondément humaines pour retrouver plus de calme, de clarté et de qualité de présence, à soi comme aux autres.Un épisode pour ralentir, respirer… et se rappeler que le bonheur ne se vit ni hier ni demain, mais ici, maintenant.***********Retrouvez le texte de l'épisode sur notre blog.En vous abonnant sur Itunes pour recevoir les notifications et en nous laissant un avis, vous nous envoyez des bulles de bonheur !En suivant notre actu sur FB @2minutesdebonheur et sur insta @2minutesdebonheur, vous profiterez gratuitement de pleins de trucs, d'astuces et de mises en pratique liés au podcast de la semaine.Inscrivez-vous à la newsletter, vous serez ainsi notifié de nos nouveaux épisodes et vous recevrez un cadeau !Et surtout, partagez nos épisodes à tous ceux qui veulent prendre le temps d'être heureux !***********Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Si je vous dis “musique médiévale”, vous allez peut-être penser à des troubadours, ou peut-être au chant grégorien ! Aujourd'hui, il y a même des groupes qui reprennent des musiques actuelles en mode “chant grégorien”. Pour autant, je serai bien incapable d'en donner une définition ! Alors pour en savoir un peu plus, j'ai été voir une spécialiste, Gisèle Clément. Ça a été l'occasion aussi pour qu'elle me touche un mot de la notation musicale de l'époque : aujourd'hui on a les partitions, mais au Moyen Âge ? Et quelle place avait l'écrit à ce moment ? Bref, je lui cède la parole pour qu'elle nous fasse un point là-dessus ! Mais n'allons pas plus vite que la musique, je dois d'abord vous dire que l'épisode d'aujourd'hui est un extrait de l'entretien que j'ai fait avec elle sur la musique médiévale et la manière dont on connaît cette musique aujourd'hui ! Ça sera disponible sur le podcast d'ici quelques jours. Maintenant que c'est fait, bonne écoute !
Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Abel Boyi, éducateur, et Barbara Lefebvre, professeure d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:08:58 - Ces chansons qui font l'actu - par : Bertrand DICALE - Le 1er janvier est passé. Maintenant, préparons-nous au Nouvel an chinois, à Nowrouz et aux autres nouvelles années qui approchent sur d'autres continents. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C'est le moment des résolutions naissantes et des feux d'artifice, nous célébrons le Nouvel An ! Aujourd'hui, la Terre a commencé un nouveau tour complet du soleil. Il durera 365 jours, donc, jusqu'à l'année prochaine. C'est pour cette raison que le 1ᵉʳ janvier est appelé jour de l'an, même si ça n'a pas toujours été le cas. À quel moment le 1ᵉʳ janvier a-t-il été désigné comme le premier jour de l'année ? Et à l'échelle mondiale ? Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. Première diffusion : janvier 2024 À écouter aussi : Quelles sont les 3 traditions de Noël les plus bizarres du monde ? Qu'est-ce que le Fika, cette tradition suédoise pour traverser l'hiver ? Qu'est-ce que la théorie du pot de yaourt dans un couple ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Cela vous est peut-être déjà arrivé d'angoisser rien qu'à l'idée d'un examen médical ou d'une prise de sang ? Eh bien, vous n'êtes pas seuls. Le monde médical peut parfois faire peur : seringues, dents arrachées, ambiance parfois anxiogène… Mais pour certains, la crainte des rendez-vous médicaux va bien au-delà de ça. Et ce phénomène porte un nom : le FOFO ! Que signifie le FOFO ? Pourquoi certaines personnes redoutent-elles les visites médicales ? Ce phénomène touche-t-il tout le monde ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : Qu'est ce que le FOMO ? Qu'est-ce que la JOMO, le contraire de la FOMO ? Qu'est-ce que le "FOPO", cette peur de l'opinion des autres qui vous empêche d'être vous-même ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Vous avez sûrement déjà remarqué que les dessins animés de votre enfance ne ressemblent plus tout à fait à ceux d'aujourd'hui : personnages modifiés, univers modernisés, voix changées… Mais ces changements ne seraient pas anodins. Certains dessins animés actuels pourraient en effet être néfastes pour le cerveau des enfants. Comment est-ce possible ? Les nouveaux dessins animés peuvent-ils réellement avoir des conséquences concrètes sur le cerveau des enfants ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : Qui sont ces acteurs qui ont inspiré des personnages de dessins animés ? Pourquoi les films de Noël se ressemblent-ils tous ? Pourquoi aimons-nous tant les films d'horreur ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Être tendance, ce n'est plus seulement être bien habillé(e) ou avoir une jolie décoration d'intérieur. Désormais, même nos réfrigérateurs doivent être à la mode ! Comme la plupart des tendances, c'est sur TikTok que le "fridgescaping" a vu le jour. Le but est de transformer son réfrigérateur en une véritable œuvre d'art. Pour cela, et même si cela peut paraître aberrant, certain(e)s éprouvent un réel plaisir à trier, ranger et empaqueter leurs aliments frais de manière harmonieuse et esthétique. En quoi cela consiste ? Quel est l'intérêt ? N'est-ce pas moins hygiénique ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Boudin. Première diffusion : octobre 2024 À écouter aussi : Qu'est-ce que la décohabitation ? Qu'est-ce que le maximalisme, cette nouvelle tendance déco ? Pourquoi décore-t-on notre sapin à Noël ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pour conclure 2025, "Maintenant vous savez" vous propose une rétrospective des tendances et temps forts qui ont marqué l'année. À travers une sélection de nos meilleurs épisodes, revivez les faits marquants qui ont façonné l'actualité. Une manière de mieux comprendre cette année avant d'accueillir 2026 ! En février dernier, Le Grand Palais à Paris a vu défiler du beau monde. À l'occasion du Sommet pour l'action sur l'IA, des chefs d'État et des PDG des leaders du secteur se sont déplacés. L'entreprise française Mistral AI a profité de ce sommet pour publier son application mobile intégrant son modèle de conversation : le Chat. Lancé en mai 2023, Mystral a su attirer des investisseurs, dont Microsoft et est désormais valorisée à 6 milliards de dollars. La France est-elle crédible en matière d'IA ? Peut-elle rivaliser avec les États-Unis ? Possède-t-elle les infrastructures pour le faire ? Écoutez la suite de cet épisode de Maintenant vous savez ! Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Hugo de l'Estrac. Première diffusion : février 2025 À écouter ensuite : Combien de CO2 émet une recherche sur Chat GPT ? Quels métiers ne sont pas menacés par l'intelligence artificielle ? Qu'est-ce que le nouveau secrétariat d'Etat à l'Intelligence Artificielle ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
2,99 €, 6,99 €, 49,99 €... Dans nos supermarchés, la quasi-totalité des étiquettes se termine par un 9 et ce n'est pas un hasard. On manque de chiffres précis pour la France mais au Royaume-Uni, les études montrent que 64 % des prix sont concernés, soit plus d'un produit sur deux. Cette technique marketing est-elle souvent utilisée ? Est-ce que c'est une invention récente ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. À écouter aussi : Les produits “premier prix” valent-ils le coup ? Pourquoi les prix ne baissent-ils pas quand l'inflation ralentit ? La hausse du prix du tabac diminue-t-elle vraiment le nombre de consommateurs ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Au Mexique, l'État de Sinaloa est depuis plus d'un an le théâtre d'une guerre qui oppose deux clans rivaux du cartel du Sinaloa. Depuis l'arrestation aux États-Unis du chef de cartel El Mayo, son groupe affronte celui des fils d'El Chapo accusés de trahison. Résultat : la région a plongé dans une violence extrême. Officiellement, le conflit a fait plus de 2 000 morts, et au moins autant de disparus. La ville de Culiacan est l'épicentre de cette guerre intestine et son million d'habitants est pris entre les feux croisés. Les conséquences sont aussi sociales et économiques. Culiacan, qui était une ville réputée pour son opulence et pour la fête, vit désormais dans la terreur. Avant le coucher du soleil, il y a encore de la vie dans le centre de Culiacan. Quelques commerces ouverts et du monde dans la rue. Plongé dans ses pensées, Jesus prend un verre sur une terrasse de café. Le jeune homme sort de son service dans un hôtel chic pratiquement vide depuis des mois. « J'ai commencé mon tour à 6 h du matin alors je voulais me détendre un peu, jusqu'à la tombée de la nuit. Là, ça devient dangereux », affirme-t-il. Il raconte que l'établissement est pratiquement vide depuis des mois. « On a tous peur qu'il y ait des coupes dans le personnel parce que ça a déjà eu lieu. Moi, j'ai un peu d'ancienneté, je suis parmi les plus vieux, mais pourtant je ne suis pas à l'abri. Des collègues ont été renvoyés à cause de la vague de violence », explique-t-il. Là où vit Jesus, dans le sud de la ville, les fusillades sont quotidiennes. Récemment, un de ses amis a perdu la vie dans un restaurant à cause d'une balle perdue. Pour sa famille, la vie est au jour le jour et la peur omniprésente. Il raconte : « On se réveille chaque matin dans l'incertitude. D'ailleurs, aujourd'hui, l'école de ma fille a lancé un message pour nous demander si on allait ou non l'envoyer à l'école. Parce qu'il y a eu une fusillade à 5 h du matin juste à un pâté de maisons de l'école. Clairement, je ne l'ai pas emmené. J'ai dû aller chez ma belle-mère pour qu'elle nous aide à s'en occuper. » « Fini le luxe, les voitures, les excès, la drogue » L'économie de Culiacan, qui reposait essentiellement sur les services et le commerce, s'est effondrée. Les autorités du Sinaloa comptent les pertes en milliards d'euros, estiment que plus de 25 000 emplois formels et informels ont disparu. Les habitants du Sinaloa limitent leurs déplacements, réduisent leurs activités. Alfredo a fermé deux restaurants sur les trois qu'il possédait. « C'est horrible, c'est encore pire que pendant la pandémie. On avait deux restaurants qui étaient faits pour travailler la nuit, mais on n'a pas pu tenir car personne ne sort plus la nuit », regrette-t-il. Il espère ne pas avoir à quitter la ville comme l'ont fait tant d'autres. Mais, pour cela, il sait qu'il doit faire preuve de résilience. Selon lui, une bulle vient d'éclater dans la ville qui ne reviendra pas en arrière. « Ceux qui maintenaient l'économie faisaient partie du crime organisé. Ils ne sont plus là ou du moins leur argent ne circule plus comme avant. C'était une économie fictive. Elle existait grâce au crime organisé. Elle était informelle. Elle a augmenté les prix de tout parce que nous sommes dans une ville très chère. Les restaurants étaient chers, mais les salaires étaient bons. Et donc tous ceux qui avaient offert un service, moi y compris : nous vivions de tout cela. Maintenant on se rend compte qu'il n'y a rien d'autre qui puisse soutenir suffisamment l'économie à Culiacan pour revenir comme avant. On pourrait devenir une ville moins développée peut-être… On va revenir à la réalité parce que les personnes qui sortent maintenant, ce sont des gens qui travaillent normalement. Fini le luxe, les voitures, les excès, la drogue… Je veux dire que la paix sera le véritable luxe maintenant », conclut-il. À lire aussiAu Mexique : le violent déchirement du Cartel de Sinaloa
Pour conclure 2025, "Maintenant vous savez" vous propose une rétrospective des tendances et temps forts qui ont marqué l'année. À travers une sélection de nos meilleurs épisodes, revivez les faits marquants qui ont façonné l'actualité. Une manière de mieux comprendre cette année avant d'accueillir 2026 ! Un milliardaire français a pour projet d'investir 150 millions d'euros pour influencer l'opinion publique vers ses propres idées libérales-conservatrices, et ainsi favoriser une union des droites. On dirait un scénario de film et pourtant ce projet existe bel et bien, il a été nommé “Périclès” et il est porté par l'homme d'affaires Pierre-Edouard Stérin. Qui est Pierre-Edouard Stérin ? Que contient le plan Périclès ? Comment souhaite-t-il faire basculer la France dans l'extrême droite ? Écoutez la suite de cet épisode de Maintenant vous savez ! Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Hugo de l'Estrac. Première diffusion : mai 2025 À écouter ensuite : Qu'est-ce que la fachosphère, l'empire de l'extrême droite sur internet ? Pourquoi parle-t-on de gauche et de droite en politique ? Qu'est-ce que le comité du 9 mai, ce collectif néofasciste ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Ça vous est déjà arrivé, de parler d'un sujet avec quelqu'un, puis d'ouvrir votre téléphone… Et de voir apparaître une publicité ou un article, précisément sur ce dont vous veniez de discuter ? Ce phénomène peut donner l'impression que nos smartphones nous écoutent et nous espionnent. Et d'ailleurs, ils ne sont peut-être pas les seuls objets connectés à le faire ! Comment cela est-il possible ? Quels sont les objets connectés dont nous devons nous méfier ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : TikTok nous espionne-t-il vraiment ? Qu'est-ce qu'un logiciel espion ? Quels sont les gadgets d'espions les plus fous de l'histoire ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Que ce soit pour s'informer, se plonger dans un récit criminel ou simplement trouver le sommeil, le podcast a trouvé sa place dans la vie des Français. En 2025, près d'une personne sur deux en écoute régulièrement, et plus de 6 auditeurs sur 10 s'y plongent au moins une fois par semaine, d'après une étude menée par l'ACPM et le CSA. Mais cette habitude, devenue presque quotidienne, pourrait avoir des effets insoupçonnés sur notre cerveau… Quels sont les effets des podcasts sur notre cerveau ? Sont-ils bénéfiques ou néfastes ? Et comment peut-on les expliquer ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : Quels sont les bienfaits de la musique sur notre cerveau ? ”Speed watching” : quels sont les risques sur le cerveau ? Comment “muscler” son cerveau ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Coup de théâtre dans la Corne de l'Afrique. Pour la première fois, l'État sécessionniste du Somaliland est reconnu officiellement par un autre État, en l'occurrence, Israël. Pour le président de la République fédérale de Somalie Hassan Sheikh Mohamud, c'est un coup dur, car la nouvelle tombe juste après les élections locales qu'il a réussi à organiser, malgré la pression croissante des islamistes shebab. L'initiative d'Israël suscite beaucoup de réactions négatives. Mais va-t-elle rester isolée ? Matt Bryden est conseiller stratégique au centre de recherches Sahan Research. En ligne de Nairobi, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : pourquoi les shebabs ont-ils réussi à regagner le terrain perdu depuis trois ans ? Matt Bryden : Il y a trois ans, l'offensive contre les Shebabs était menée par les milices de clans qui voulaient se libérer d'Al-Shabab, et ils ont reçu un appui du gouvernement fédéral ainsi que des Américains. Mais les milices de clans sont capables de se battre seulement dans le territoire de leur clan. Donc, dès qu'ils avaient libéré leur propre territoire, ils ne pouvaient pas avancer plus loin. Et donc l'offensive, c'était vraiment une collection de petites offensives, des milices de clans, mais ce n'était pas une opération coordonnée cohérente. Et aujourd'hui, est-ce que ces milices claniques se sont alliées avec les Shebabs contre le gouvernement ? Non, la plupart sont toujours contre les shebabs, surtout dans la région, là où ils se sont battus. Mais ils ne sont pas forcément alliés avec le gouvernement non plus. Et ça, c'est un autre grand problème pour le gouvernement fédéral, c'est que le gouvernement se bat pas simplement contre les Shebabs, mais aussi contre certaines des provinces, les régions de la Somalie qui eux-mêmes se battent contre Al-Shabab. Donc le gouvernement Mogadiscio ne contrôle à la limite que 15 % du territoire de la Somalie. Et ça, c'est généreux. Mais tout de même, ces premières élections sans attentats, est-ce que ce n'est pas un succès pour le président Hassan Mahamoud ? Tout à fait. Il y avait du monde dans certains centres ou des lieux de vote, ça c'est sûr. Mais la Somalie est un pays de clans et donc les clans qui soutiennent le gouvernement, leurs membres votent. Mais d'autres clans, et donc les clans qui soutiennent l'opposition, ne se sont pas présentés pour voter. Donc, l'élection risque d'approfondir les divisions entre les clans et les régions de la Somalie. Ceux qui soutiennent le gouvernement, qui sont minoritaires actuellement, et les autres, les clans et les régions qui s'y opposent. Le président somalien Hassan Sheikh Mohammed était rayonnant jeudi lors de ces élections. Mais le lendemain, il a appris une très mauvaise nouvelle. Pour la première fois, l'État sécessionniste du Somaliland a été reconnu officiellement par un autre État, en l'occurrence Israël. Est-ce que c'est une surprise pour vous ? Pour la Somalie, sûrement. C'est une surprise qui n'est pas du tout bienvenue. D'abord parce que le Somaliland, maintenant, risque de recevoir non seulement la reconnaissance d'Israël, mais d'autres pays derrière. Parce que c'est sûr que ce qu'Israël a fait n'est pas une initiative isolée, mais ça a été coordonné avec d'autres États en Afrique et aussi quelques pays arabes, et probablement les États-Unis aussi. Vous dites que d'autres pays pourraient suivre, mais il y a deux ans, l'Éthiopie avait failli reconnaître l'indépendance du Somaliland. Finalement, elle y avait renoncé sous la pression de la Somalie et de la Turquie. Oui, tout à fait. Mais l'initiative de l'Éthiopie n'était pas coordonnée avec d'autres États et ça a été une déclaration sans la reconnaissance. Maintenant, l'Israël a officiellement reconnu le Somaliland. Et d'après ce que j'entends des diplomates dans la région, ça fait des mois, peut-être plus qu'un an, qu'Israël et d'autres pays ont coordonné cette décision pour qu'Israël ne soit pas seul et qu'il y ait d'autres pays derrière, dans les semaines et les mois à venir pour reconnaître le Somaliland. Les Israéliens laissent entendre que cette reconnaissance du Somaliland est dans l'esprit des accords d'Abraham, par lesquels Israël a normalisé ses relations avec notamment les Émirats arabes unis et le Maroc. Voulez-vous dire que les Américains sont peut-être derrière ? Oui tout à fait. Les Américains, surtout depuis l'élection du président Trump. Ils ont signalé qu'ils sont très frustrés avec la situation en Somalie, qu'ils ont dépensé des milliards de dollars pour la sécurité de ce pays et qu'en fait la situation est pire qu'avant. Donc, les Américains commencent à travailler directement avec les régions de Dublin et de Puntland pour se battre contre Al-Shabab et aussi l'État islamique, qui était très actif dans la région nord-est du Puntland. Et les relations avec le Somaliland sont en croissance. Le général Anderson d'Africom était là il y a quelques mois. Donc, je crois que c'est assez clair que les Américains voient le Somaliland comme un partenaire potentiel pour sécuriser les routes maritimes dans le golfe d'Aden et la mer Rouge, aussi bien que se battre contre les mouvements extrémistes dans la Corne de l'Afrique.
durée : 00:12:43 - Les Enjeux internationaux - par : Astrid de Villaines - Le Parlement algérien a adopté mercredi 24 décembre à l'unanimité une loi criminalisant la colonisation française. Cette loi réclame aussi des "excuses officielles" à la France. Pourquoi cette loi intervient-elle maintenant et que révèle-t-elle des relations franco-algériennes ? - réalisation : Phane Montet - invités : Paul Max Morin Docteur en science politique, chercheur à l'université de Stirling et à Sciences Po Paris
Critiques constantes, absence émotionnelle, violences… Certains enfants grandissent dans des environnements où le lien d'attachement envers leurs parents se construit difficilement. Ils finissent par croire qu'ils n'ont pas droit à l'affection, rendant l'amour en retour parfois impossible. L'amour envers ses parents n'est ni évident, ni garanti, ni obligatoire. On peut donc choisir d'aimer moins pour prendre ses distances ? Peut-il y avoir des phases dans l'amour qu'on leur porte ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Laura Taouchanov. À écouter aussi : Qui sont les enfants volés ? Qu'est-ce que le syndrome de l'enfant pressé ? Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
D'après le 14ème baromètre de la consommation responsable, publié par l'ADEME en 2021, 64% des Français font plus confiance aux marques qui leur proposent des produits durables. A l'heure de la consommation responsable et mesurée, on a tendance à se tourner de plus en plus vers des produits avec une grande durée de vie et… une bonne garantie. Qu'est-ce que cela veut dire légalement parlant ? Est-ce du marketing ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Maële Diallo. Première diffusion : décembre 2023 À écouter aussi : Qu'est-ce que Longtime, le label pour consommer durable ? Qui sont les désinfluenceurs, qui combattent la surconsommation ? Qu'est-ce que l'effet IKEA qui influence le consommateur ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pour conclure 2025, "Maintenant vous savez" vous propose une rétrospective des tendances et temps forts qui ont marqué l'année. À travers une sélection de nos meilleurs épisodes, revivez les faits marquants qui ont façonné l'actualité. Une manière de mieux comprendre cette année avant d'accueillir 2026 ! Depuis le 28 février 2025, la chaîne C8 n'a plus le droit d'émettre sur la TNT. En cause : l'Arcom n'a pas renouvelé son autorisation de diffusion. Les concernés, mais aussi la droite et l'extrême droite fustigent depuis que cette décision est tombée que c'est une atteinte à la liberté d'expression. Pourtant cette interdiction est une première en France, et C8 a été sommée de cesser ses dérapages à plusieurs reprises. Mais, l'Arcom a-t-elle le droit de ne pas renouveler cette chaîne ? Quelles sont les missions de l'Arcom ? D'où vient l'Arcom ? Écoutez la suite de cet épisode de Maintenant vous savez ! Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Hugo de l'Estrac. Première diffuion : février 2025 À écouter ensuite : Peut-on vraiment trouver l'amour à la télé ? Comment l'émission Loft Story a-t-elle révolutionné la télé ? Comment les Unes de Libération ont-elles marqué les combats de ces 50 dernières années ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pour conclure 2025, "Maintenant vous savez" vous propose une rétrospective des tendances et temps forts qui ont marqué l'année. À travers une sélection de nos meilleurs épisodes, revivez les faits marquants qui ont façonné l'actualité. Une manière de mieux comprendre cette année avant d'accueillir 2026 ! Le 25 septembre 2025, Nicolas Sarkozy a été jugé coupable « d'association de malfaiteurs », dans l'affaire des soupçons de financement lybien de sa campagne présidentielle en 2007. Verdict, cinq ans de prison avec mandat de dépôt différé. C'est le premier ancien président, de toute l'histoire de la République, qui va se retrouver derrière les barreaux. Mais Nicolas Sarkozy n'est pas un cas isolé. A travers le monde, de nombreux anciens chefs d'État ont été rattrapés par la justice. Peu avant Nicolas Sarkozy, en septembre 2025, Jair Bolsonaro, ancien président du Brésil, a lui été condamné à 27 ans et 3 mois de prison pour tentative de coup d'État. Que ce soit dans des affaires de corruption, de blanchiment d'argent, de crime contre l'humanité, ou encore de viols, la liste des accusations est longue ! Est-il le premier ancien président français condamné par la justice ? Et le reste du monde, alors ? La France et le Brésil sont-ils les seuls concernés ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. Première diffusion : septembre 2025 À écouter ensuite : Y a-t-il vraiment plus de prisonniers en France ? Comment le président des États-Unis est-il élu ? Justice restaurative : comment le face à face aide-t-il à surmonter les traumastimes ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Imaginez, vous sentez votre téléphone vibrer, vous le sortez pour regarder qui vous a envoyé un message et, surprise ! C'est cet ami à qui vous n'avez pas parlé depuis un moment... Mais au lieu de sourire, vous soupirez, et vous vous demandez de quoi cette personne a besoin cette fois-ci et combien de temps il lui faudra pour disparaître à nouveau une fois que vous lui aurez rendu cet énième service. Cette situation exaspérante a un nom : le textotunisme, et peut-être que vous n'aviez même pas remarqué que vous en étiez victime. Et c'est si grave que ça ? Mais comment faire pour régler le problème ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Maële Diallo. Première diffusion : juillet 2024 À écouter aussi : Quels sont les 3 bienfaits de l'amitié sur notre santé? Comment reconnaître une amitié toxique ? Comment les applis de rencontre ont-elles investi le marché de l'amitié ? Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Marqueur unique de notre identité, et surtout de notre histoire familiale, notre nom de famille nous suit tout au long de notre vie. En France, il en existe plus de 1,4 million. Mais saviez-vous que nos noms de famille n'ont pas été choisis par hasard ? Ils ont presque tous une signification. C'est un héritage bien particulier, une véritable fenêtre sur la vie de nos ancêtres. Mais quels sont les noms de famille les plus courants ? Comment interpréter la composition des noms de famille actuels ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. À écouter aussi : Pourquoi autant de Français décident-ils de changer de nom de famille ? Sommes-nous condamnés à reproduire les schémas amoureux de nos parents ? Congé de naissance : enfin une égalité entre les parents ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pour conclure 2025, "Maintenant vous savez" vous propose une rétrospective des tendances et temps forts qui ont marqué l'année. À travers une sélection de nos meilleurs épisodes, revivez les faits marquants qui ont façonné l'actualité. Une manière de mieux comprendre cette année avant d'accueillir 2026 ! Un vaste appel à la mobilisation a été lancé sur les réseaux sociaux pour le 10 septembre 2025. Ce mouvement nommé “Bloquons tout” souhaite une grève massive et appelle à complètement bloquer le pays. En cause : la politique budgétaire du Premier ministre François Bayrou pour 2026. Elle comporte une coupe budgétaire de 44 milliards d'euros et la suppression de 2 jours fériés. Dans l'histoire de France les droits sociaux ont souvent été acquis à coup de grève et de blocage. Dans cet épisode, explorons 3 mouvements du 20ᵉ siècle qui ont complètement bloqué le pays. Qu'est-ce que la grève de 1936 ? Et celle de mai 68 ? Et l'Hiver de la colère ? Écoutez la suite de cet épisode de Maintenant vous savez ! Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Hugo de l'Estrac. Première diffusion : septembre 2025 À écouter ensuite : Quel est ce lien si particulier entre la France et la grève ? Grèves : pourquoi les syndicats sont-ils si puissants en France ? “Femme”, “équité”, ”climat” : quels sont ces mots interdits par Donald Trump ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez".Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. Après un repas trop copieux, une soirée arrosée ou un effort intense, des secousses irrépressibles peuvent s'emparer de nous. Il s'agit du hoquet, une contraction incontrôlable provoquée par un spasme du diaphragme, un muscle situé juste en dessous des poumons et qui contrôle l'inspiration et l'expiration. Comment faire pour l'éviter ? Ça peut durer combien de temps ? Si ce n'est pas pathologique mais simplement embêtant, que faire pour l'arrêter ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Olivia Villamy. Première diffusion : novembre 2022 A écouter aussi : Est-il vraiment dangereux de s'endormir avec de la musique ? Quels aliments privilégier avant d'aller dormir ? Comment mieux gérer sa colère ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Santé". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. Le Pont d'Avignon, on y danse tous en rond, mais on ne sait pas vraiment pourquoi ? On ne connaît ni l'auteur, ni l'origine de la chansonnette. Plusieurs chansons du quinzième siècle traitent de ce fameux pont, comme celle de Pierre Cercon déjà intitulé "Sur le pont d'Avignon". Mais leurs textes n'ont rien à voir avec celui chanté dans nos maternelles. D'où vient cette chanson ? Et cette danse alors, est-ce dû à une coutume ou une tradition de la région ? Ce pont existe donc toujours ? Écoutez la suite dans cet épisode de "Maintenant vous savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Jonathan Aupart. Première diffusion : décembre 2022 À écouter aussi : Qui a été la première Drag Queen de l'histoire ? Quelles sont les émeutes urbaines qui ont marqué l'histoire de la France ? Quelle est l'histoire tragique du vrai Anakin Skywalker ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Tu t'installes dans ton lit, prêt à plonger dans les bras de Morphée… Quand soudain, non, ce n'est pas un avion qui décolle, c'est juste ton partenaire qui s'est endormi avant toi et a enclenché son mode tronçonneuse. En France, entre 40 et 60 % des hommes ronflent, et 25 % des femmes sont aussi concernées. Si on a tendance à minimiser le phénomène, ce n'est pourtant pas qu'un simple désagrément sonore. Il peut être le signe d'un trouble bien plus sérieux : l'apnée du sommeil. Comment peut-on arrêter de ronfler ? Existe-t-il des solutions miracles ? Ecoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam orginals écrit et réalisé par Joanne Bourdin Première diffusion : avril 2025 A écouter ensuite : Comment mieux dormir à deux ? Qu'est-ce que la respiration lunaire, pour mieux dormir naturellement ? Comment s'endormir rapidement avec la méthode Alpha Bridge de l'armée américaine ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pour conclure 2025, "Maintenant vous savez" vous propose une rétrospective des tendances et temps forts qui ont marqué l'année. À travers une sélection de nos meilleurs épisodes, revivez les faits marquants qui ont façonné l'actualité. Une manière de mieux comprendre cette année avant d'accueillir 2026 ! Le mouvement #HelloquitteX invite à quitter X-Twitter le 20 janvier 2025. Pourquoi cette date ? Car c'est le jour de l'investiture de Donald Trump. Depuis son rachat en 2022 par le milliardaire Elon Musk, Twitter, devenu X, est régulièrement au centre du débat public. Selon Ouest-France, dans un article du 11 janvier 2025, Elon Musk a soutenu la campagne présidentielle de l'élu à hauteur de 130 millions de dollars. Qui a quitté X ? Qui a annoncé le faire ? Qu'est-ce qui est reproché à X ? Écoutez la suite de cet épisode de Maintenant vous savez ! Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Hugo de l'Estrac. Première diffusion : janvier 2025 À écouter ensuite : Qu'est-ce que Bluesky, qui concurrence X ? Qu'est-ce que Mastodon, qui pourrait remplacer Twitter ? Telegram : pourquoi ce réseau social inquiète-t-il autant les autorités ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
On a tous déjà vécu ce moment où l'on raconte un souvenir avec certitude, avant qu'un proche nous corrige avec un "Non, ça ne s'est pas passé comme ça". Ces distorsions sont appelées "faux souvenirs", et rassurez-vous, ça ne fait pas de vous un menteur. Concrètement, ce sont des souvenirs qui présentent des incohérences et des interprétations par rapport à l'événement vraiment vécu. Il touche la mémoire épisodique, celle qui enregistre nos véritables expériences passées. Mais pourquoi notre mémoire nous trompe-t-elle ? Peut-on vraiment se fier à nos souvenirs ? Ecoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez" Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. Première diffusion : mai 2025 À écouter ensuite : Pourquoi les jeunes ont-ils de plus en plus de cancers ? Qu'est-ce que la méthode SMART, pour combattre le stress ? Comment utiliser le brassage cognitif pour s'endormir plus vite ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Au Cameroun, l'archevêque de Douala saisit l'occasion de la fête de Noël pour appeler le pouvoir à libérer les centaines de personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre. Et, pour joindre le geste à la parole, Monseigneur Samuel Kleda est allé, mercredi 24 décembre, célébrer une première messe de Noël à la prison de New Bell, à Douala. La mort en détention de l'opposant Anicet Ekane, la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat… L'archevêque catholique de Douala s'exprime sans détours sur tous les récents événements au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est votre message en ce jour de Noël ? Monseigneur Samuel Kleda : Le message est très simple parce que nous célébrons la fête de Noël, la naissance du Fils de Dieu parmi les hommes. Dieu nous aime et il a choisi de nous envoyer son Fils qui s'est fait l'un d'entre nous. Ça veut dire que Dieu nous rencontre par son Fils, et le Fils de Dieu vient nous donner la paix et surtout dans ce monde. En ce moment, beaucoup de pays, beaucoup de peuples sont en crise. Et alors maintenant, nous avons à redécouvrir que tous, nous pouvons nous accepter les uns les autres et vivre ensemble en paix. Alors vous appelez à la paix, mais le sang a coulé au Cameroun lors des violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants après la présidentielle du 12 octobre. Quelle est votre réaction ? Ma réaction, c'est d'abord de condamner cela. Lorsque nous organisons des élections, c'est pour mieux construire notre pays. Lorsque cela se transforme en une crise, je condamne totalement cela. Et aussi, on a l'impression que chaque fois qu'il y a une élection présidentielle au Cameroun, il y a toujours la violence. Maintenant, j'invite tous les Camerounais à profiter de la fête de Noël pour créer vraiment un monde de paix, une société où nous pouvons vivre en paix les uns avec les autres. À l'issue de la répression des manifestations, il y a eu de nombreux morts, mais aussi beaucoup d'arrestations. Selon les autorités, 963 personnes sont toujours en prison. Que souhaitez-vous à leur sujet ? Tout simplement que ces gens-là soient libérés pour amener les gens à une sorte de paix. Parce que les gens sont inquiets. Mais tant de personnes arrêtées, ce n'est pas normal. Étant donné que le Christ est né pour tous les hommes, pour chaque homme. Voilà pourquoi hier, je suis allé célébrer la messe avec les prisonniers, leur dire que le Christ est né pour eux aussi, que le Christ vient les rencontrer dans leurs conditions de vie. Dans quelle prison de Douala êtes-vous allé hier ? La plus grande prison, New Bell, à Douala. Où vous avez célébré la messe avec les prisonniers ? Oui, j'ai vraiment prié avec eux pour leur apporter ce message d'espérance. Parce que c'est à Douala qu'il y a eu le plus d'arrestations, qu'il y a eu aussi beaucoup plus de morts. À Douala, et j'avais même fait une déclaration à ce sujet, invitant déjà les gens au calme, et ce calme demande que tous ceux qui sont arrêtés, qu'ils soient libérés. Alors parmi les personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre, il y avait l'opposant Anicet Ekane. Le 1er décembre, il est mort dans sa cellule de Yaoundé. Comment avez-vous réagi quand vous avez appris la nouvelle ? Moi, j'ai prié. Vraiment, j'ai beaucoup prié pour lui. Mais il n'est pas le seul, ses compagnons sont même encore en prison. Mais quelqu'un comme Ekane, mais il est malade. On le sait, mais on devrait mettre en place un système de traitement pour ne pas qu'il meure en prison. Mais je crois que lui, il était en danger de mort, puisqu'il vivait avec un appareil pour la respiration. On devait faire attention en l'interpellant, mais malheureusement ça n'a pas été fait. Voilà le résultat. Monseigneur Samuel Kléda, dans votre message de Noël de l'an dernier, vous aviez dit qu'une nouvelle candidature de Paul Biya n'était pas réaliste et que vous souhaitiez pour votre pays une transition pacifique. Alors, au lendemain de la réélection officielle de Paul Biya pour un huitième mandat, quel est votre sentiment ? Vraiment, je dirais, je suis triste. Je suis triste parce que, selon moi, quand on est une autorité, ça veut dire qu'on doit être capable de gouverner. Mais nous le savons, sur le plan humain, une personne âgée de 92 ans ne peut plus travailler nuit et jour pour gouverner. Mais ça, ça ne dépend pas de nous, c'est notre condition humaine. Justement, voilà pourquoi je dis qu'on devait être réaliste, dire que non, ce n'est pas ça. Essayons de choisir une autre personne qui puisse gouverner le pays. Mais malheureusement, nous sommes là à ce niveau. À lire aussiUne nouvelle candidature du président Biya en 2025 «n'est pas réaliste» selon l'archevêque de Douala
« La politique russe de recrutement de combattants et d'ouvrières en Afrique subsaharienne », c'est le sujet de la note publiée jeudi dernier par Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales. Le premier Africain tué sur le front russo-ukrainien, en 2022, était un étudiant zambien intégré au groupe Wagner. Depuis, plusieurs milliers d'Africains, des hommes mais aussi des femmes, ont été recrutés par Moscou. Au moment de partir, la plupart pensent aller travailler dans le domaine civil et ignorent complètement ce qui les attend. Comment ces recrutements se déroulent-ils ? Quel sort est réservé à ces recrues africaines ? Et, comment réagissent les gouvernements africains concernés ? Thierry Vircoulon est le grand invité Afrique de ce jour. RFI : Pour commencer, disposez-vous d'un chiffre sur le nombre de ces hommes et femmes d'Afrique subsaharienne recrutés par la Russie pour soutenir la guerre contre l'Ukraine ? Thierry Vircoulon : Les autorités ukrainiennes estiment qu'il y a probablement entre 18 000 et 20 000 combattants étrangers dans les rangs de l'armée russe. Sur ce nombre, il y aurait 3 000 ou 4 000 Africains. On a trouvé beaucoup de nationalités différentes, de Sierra-Léonais, de Centrafricains, de Camerounais, d'Africains du Sud, de Kényans, de Sénégalais, donc un peu tous les pays africains. Ce recrutement s'adresse, écrivez-vous, à une jeunesse urbaine pauvre avec des motivations strictement économiques, qui envisagerait la guerre en Ukraine comme une solution plus accessible que l'émigration clandestine en Europe… Ce n'est pas qu'elle envisage la guerre en Ukraine comme une immigration plus facile, c'est qu'elle émigre pour ses motifs habituels, c'est-à-dire chercher de nouvelles opportunités de travail mieux rémunérées. Et, elle se retrouve prise au piège de ce conflit. Beaucoup sont recrutés de manière trompeuse. Ils sont abusés et se retrouvent enrôlés à leur arrivée en Russie, piégés dans cette armée russe. Est-ce qu'il y a aussi une motivation idéologique chez ces jeunes recrues africaines ? La Russie a le vent en poupe dans certains pays. Pour une petite minorité, oui, il y a une adhésion au discours géopolitique russe, mais c'est vraiment pour une toute petite minorité. La majorité sont des gens qui ne pensaient pas combattre dans cette guerre. Vous parlez d'offres d'emploi ou de formation « mensongères ». De quel type ? Très souvent, ils répondent à des propositions d'emploi dans le secteur civil ou parfois dans le secteur militaire, mais dans des domaines logistiques, ou [pour être, ndlr] cuisiniers, etc. Or une fois qu'ils arrivent en Russie, ils sont rapidement enrôlés de force, formés de manière tout à fait expéditive et ils sont ensuite envoyés en première ligne, dans des unités qui sont les plus exposées sur le front. Bref, ils sont à la fois dans les zones les plus risquées et ce ne sont pas de vrais combattants. À lire aussi«Les maisons russes en Afrique servent de centres de recrutement industriel et militaire» Est-ce qu'on a une idée du nombre d'Africains tués sur le front russe ou ukrainien ? Non, c'est très difficile d'avoir le nombre des morts. Il est extrêmement rare que les autorités russes informent les familles de ceux qui sont morts au combat. C'est donc très compliqué d'avoir des chiffres. On apprend dans votre étude que le recrutement russe cible aussi les femmes africaines, qui deviennent des ouvrières pour l'industrie d'armement. Cette fois de manière officielle, mais tout aussi trompeuse… Tout à fait. Et, là, c'est pour la zone économique spéciale d'Alabouga, au Tatarstan. Là-bas, il y a une usine de montage de drones pour laquelle les autorités [russes, ndlr] recrutent un peu partout dans le monde et recrutent uniquement des jeunes femmes. On a décompté à peu près une trentaine de nationalités africaines dans cette usine. Là, c'est en effet un recrutement tout à fait ouvert qu'on trouve sur les réseaux sociaux en Afrique, qu'on a même trouvé sur des sites de ministères de l'Éducation en Afrique, qu'on retrouve aussi sur les sites des ambassades russes en Afrique et qui est présenté comme une coopération pour la formation professionnelle de ces jeunes femmes. Sans préciser que, évidemment, il s'agit de monter des drones. Est-ce que les gouvernements africains des pays concernés, qui sont au courant, qui ont reçu des témoignages, des plaintes, réagissent ? Jusqu'à cet automne, ils n'avaient pas réagi. Mais là, il y a eu un certain nombre de scandales qui les ont forcés à réagir, notamment au Kenya, en Afrique du Sud et plus récemment au Botswana. Les autorités de ces trois pays ont dû reconnaître qu'ils avaient des citoyens qui combattaient dans cette guerre parce qu'ils ont maintenant un certain nombre de ces citoyens qui ont appelé à l'aide leurs familles parce qu'ils veulent s'enfuir et rentrer chez eux. Ils ont donc appelé leur famille qui a contacté les médias de ces pays et ça s'est transformé en scandale. Maintenant, ces trois gouvernements enquêtent sur ces filières de recrutement et ont demandé à Moscou le rapatriement de leurs concitoyens. À lire aussiAu Kenya, des diplomates s'inquiètent de recrutements forcés pour l'armée russe On a longuement parlé du recrutement russe en Afrique, objet de votre étude. Du côté ukrainien, est-ce qu'il y a des pratiques similaires ? Non, il y a des recrutements d'étrangers, mais qui viennent pour combattre effectivement. Il n'y a donc pas de recrutement avec de fausses propositions d'emploi. Les étrangers qui viennent combattre dans ce qu'on appelle la Légion internationale pour la défense de l'Ukraine le font volontairement et en toute connaissance de cause. ►Pour en savoir plus
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