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C dans l'air
CDLA L'INVITÉ – RICHARD MALKA – 16/01/23

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 16, 2023 11:01


CONTRE LE FONDAMENTALISME : L'AVOCAT COURAGE RICHARD MALKA Avocat au barreau de Paris Auteur de « Traité sur l'intolérance » Alors que le journal satirique Charlie Hebdo, tristement devenu mondialement célèbre depuis l'attentat dont il a été la cible en 2015, est de nouveau au coeur d'une vague d'hostilité à son encontre, Richard Malka rappelle l'importance de la liberté d'expression… Pour son numéro spécial “7 janvier”, date anniversaire de l'attentat de Charlie Hebdo en 2015, l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a choisi de soutenir les Iraniennes et les Iraniens et d'infliger une “raclée aux mollahs“, selon les termes de la “une”. L'Iran a réagi jeudi 5 janvier à ces caricatures en annonçant la fermeture de l'Institut français de recherche en Iran (Ifri), le plus ancien centre d'études français dans le pays. Aussi, des dizaines d'Iraniens se sont rassemblés le dimanche 8 janvier devant l'ambassade de France à Téhéran, où ils ont brûlé des drapeaux français, pour protester contre ces caricatures. C'est dans ce contexte que Richard Malka publie "Traité sur l'intolérance" chez Grasset. Ce texte reprend sa plaidoirie prononcée en appel du procès des attentats de janvier 2015 et rappelle son combat "pour les libertés, contre l'oppression, pour l'émancipation et contre ce régime qui tue ses propres enfants". Richard Malka met en parallèle l'islam des lumières et celui des ténèbres, afin d'expliquer pour mieux rejeter les actes de ceux qui tuent au nom du prophète. L'avocat en appelle à la liberté d'expression et sera l'invité de Caroline Roux.

Vivre FM - L'info différente
Révolution en Iran, faits et chiffres : Jour 116

Vivre FM - L'info différente

Play Episode Listen Later Jan 16, 2023 1:33


Le 16 septembre une révolution a débutée en Iran NO COMMENT vous livre chaque jour une actualité factuelle de la situation dans le pays Au 116ème jour de cette révolution, les dernières données chiffrées vérifiées sont (*): 70 enfants tués 68 membres des forces du régime tués 19 400 individus arrêtés 4969 détenus identifiés 713 étudiants arrêtés 522 protestataires exécutés (*)Sources : Human Right Activists in Iran Selon le conseil syndical des étudiants, contrairement à la thèse officielle de la mort par noyade, Donya Farhadi, étudiante contestataire a certainement été tuée par balles le 7 décembre dernier avant d'être jetée à la rivière. La famille a constaté des impacts de balles sur son corps repêché. La Maire de Paris, Anne Hidalgo se rendra sur l'esplanade basse des jardins du Trocadéro, avenue Hussein 1er de Jordanie ce lundi à 18h30 pour réaffirmer le soutien indéfectible de la Ville de Paris aux Iraniennes et Iraniens en lutte pour leurs droits et appeler à la mobilisation internationale. A cette occasion, la Tour Eiffel affichera le slogan de la révolution Iranienne "Femme, vie, liberté ainsi que le hashtag #stopExecutionsInIran

C dans l'air
IRAN : SILENCE, ON TUE – 14/01/23

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 14, 2023 64:36


EXPERTS Pascal BONIFACE Directeur de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques) Agnès LEVALLOIS Consultante spécialiste du Moyen-Orient - Maître de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS) Delphine MINOUI Grand reporter spécialiste du monde iranien - « Le Figaro » - Auteure de « Je vous écris de Téhéran » David RIGOULET-ROZE Politologue - Rédacteur en chef de la revue « Orients stratégiques » - Auteur de « La république islamique d'Iran en crise systémique » Mohsen Shekari, Majid Reza Rahnavard, Mohammad Mehdi Karami, Sayed Mohammad Hosseini. Ce sont les noms des quatre Iraniens exécutés dans le cadre de leur participation au vaste mouvement de contestation provoqué par la mort de Mahsa Amini, le 16 septembre dernier. La jeune femme était décédée après son arrestation par la police des mœurs. Au moins 80 personnes risquent de subir le même sort. Condamnés à la peine capitale après des "simulacres de procès", qui s'appuient bien souvent sur "des aveux obtenus sous torture et des preuves frauduleuses", ils sont donc menacés d'être prochainement exécutés d'après Amnesty International. "Un nombre par ailleurs vraisemblablement sous-estimé alors que des milliers de personnes ont été emprisonnées depuis le début des manifestations", déplorait mi-décembre la responsable du programme Libertés à Amnesty France. Cette campagne de terreur pourrait pourtant être contre-productive pour le pouvoir iranien en galvanisant la colère des manifestants. Cette politique sanglante suscite la douleur au sein des familles des condamnés et l'indignation de la communauté internationale. Mais elle ne se limite pas au mouvement de révolte en cours. Téhéran a en effet annoncé ce matin l'exécution d'un binational Irano-Britannique pour espionnage. Alireza Akbari avait été condamné pour « atteinte à la sécurité intérieure et extérieure du pays ». Londres, par la voix de son ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly, a dénoncé un « acte barbare » qui « ne restera pas sans réponse ». Téhéran détient actuellement plusieurs prisonniers français également accusés d'espionnage. Leur situation est préoccupante. Au-delà de la répression en interne, le régime iranien représente de nombreuses menaces à l'échelle internationale. Et ce, en raison de son positionnement stratégique et du choix de ses alliés. Son lien avec la Russie s'est renforcé ces derniers mois. Téhéran fournit actuellement à Moscou des drones kamikazes Shahed-136 qui font des ravages dans la guerre en Ukraine. Le pays poursuit également son enrichissement d'uranium depuis le retrait unilatéral américain de l'accord sur le nucléaire. En Asie, un autre régime s'enfonce lui aussi dans l'obscurantisme. Il s'agit de celui des talibans, en Afghanistan. Dans le pays les droits des citoyens, et tout premier lieu ceux des femmes, sont réduits à portion congrue, au nom des principes de la loi islamique. Pourtant, le régime est confronté à l'opposition d'un groupe islamiste concurrent : l'organisation Etat islamique. Cette dernière a revendiqué une attaque perpétrée mercredi contre le ministère des affaires étrangères afghan. Le pays, privé de nombreuses aides internationales depuis le retour au pouvoir des talibans à l'été 2021, s'enfonce dans la violence et le chaos. De nouvelles exécutions vont-elles avoir lieu en Iran ? Jusqu'où peut aller l'hostilité du régime aux Occidentaux ? En Afghanistan, le régime des talibans pourra-t-il tenir ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Les histoires de 28 Minutes
Energie et boulangeries, Charlie Hebdo, réforme des retraites... : le Club 28' !

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jan 6, 2023 46:07


L'émission 28 minutes du 6 janvier 2023 Au programme de l'émission du 6 janvier 2023 ⬇ Ce vendredi, le correspondant de “Libération” à Bruxelles Jean Quatremer, la directrice de la rédaction de “Marianne” Natacha Polony, la journaliste Rokhaya Diallo et la dessinatrice Louison reviennent sur l'actualité de la semaine. L'historien Éric Anceau les rejoindra en cours d'émission. Saviez-vous que les tenues excentriques des membres d'ABBA leur permettaient de bénéficier d'une réduction d'impôts ? Et qu'il a existé, en Russie, un “impôt sur la pilosité” ? Son ouvrage “Histoire mondiale des impôts” (éditions Passés Composés) nous livre les anecdotes les plus grandioses en matière de fiscalité.  Retour sur deux actualités de la semaine : Énergie et boulangeries. En 1789, contre le coût de la vie chère, les femmes scandaient : “nous ne manquerons plus de pain, nous ramenons le boulanger, la boulangère et le petit mitron”. Aujourd'hui, après la hausse des prix des matières premières, ces artisans subissent la flambée spectaculaire de leur facture énergétique. Si le gouvernement leur propose en réponse de résilier sans frais leur contrat avec leur fournisseur ou de reporter le paiement de leurs impôts, que dit cette actualité de notre rapport au pain ? Le prix de ce dernier reste-t-il un indicateur du pouvoir d'achat ressenti par les Français ?   Iran. Jeudi, Téhéran a annoncé la fermeture de l'Institut Français de Recherche en Iran. Cette mesure de rétorsion répond à la publication, la veille, d'une série de dessins dans “Charlie Hebdo” visant Ali Khamenei, le Guide suprême de la République islamique. Cette décision rappelle la publication des caricatures de Mahomet en 2006 par le même journal satirique et ses suites tragiques, même si la “cible” est de nature différente. Les caricatures sont-elles une bonne façon de défendre le combat pour la liberté des Iraniennes et des Iraniens ? En répercussion, le régime peut-il s'en prendre aux ressortissants français détenus dans le pays ? Dans son duel, Frédéric Says oppose deux figures de la réforme des retraites : le ministre du Travail Olivier Dussopt et Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, dont le report de l'âge de départ à 65 ans est pour lui “inacceptable”.  “Pantin s'appellera désormais Pantine” a affirmé son maire Bertrand Kern, dans le cadre de l'engagement de sa ville à promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes. Si certains pensent qu'une mouche l'a piqué, cette idée a aussi beaucoup fait réagir… C'est le Point Com de Sonia Chironi.  C'est désormais aux Charmilles, un établissement pour personnes âgées dépendantes, que les élèves de la classe maternelle Maryse Bastié de Barlin, dans le Pas-de-Calais, iront en classe. Claude Askolovitch nous raconte cette première en France, destinée à aider les plus petits à bien grandir, et les plus âgés à bien vieillir. Notre Une internationale est celle du quotidien brésilien “Extra”, titrée “Lula 3, le retour”. Le 1er janvier, le président Lula a signé un retour au pouvoir spectaculaire,  entouré de dizaines de milliers de partisans du Parti des Travailleurs. Ce tournant politique est-il avant tout un tournant démocratique ?Retrouvez enfin les photos de la semaine sélectionnées avec soin par nos clubbistes. 28 Minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement : 6 janvier 2023 - Présentation : Renaud Dély - Production : KM, ARTE Radio

Revue de presse française
À la Une: le Marocgate

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Jan 6, 2023 4:21


Scandale de corruption présumé au Parlement européen. Le Maroc et le Qatar seraient impliqués. L'enquête se poursuit. Le rôle du Maroc a été pointé du doigt dans plusieurs articles de presse et par des eurodéputés dans cette affaire qui vaut déjà à quatre personnes leur placement en détention préventive en Belgique, dont l'eurodéputée socialiste grecque Eva Kaili. En France, L'Humanité publie ce matin le deuxième volet de son enquête sur ce que ce journal appelle le « Marocgate » impliquant des eurodéputés « sous influence du royaume chérifien ». Le quotidien communiste évoque cette fois-ci la personne d'Abderrahim Atmoun, actuel ambassadeur du Maroc en Pologne, qui fut décoré, en 2011, dans l'ordre national de la Légion d'honneur par le président de la République française d'alors, Nicolas Sarkozy, sur proposition du Quai d'Orsay. Selon L'Huma, l'ex-eurodéputé italien Pier Antonio Panzeri aurait été « relié de longue date » aux services secrets marocains « par l'entremise d'Atmoun, présenté dans les auditions des enquêteurs belges comme un pourvoyeur de « cadeaux » aux allures de contreparties de l'alignement de certains élus sur les positions défendues par le Maroc, en particulier sur le dossier du Sahara occidental ». Dans son enquête, L'Humanité épingle aussi, et notamment, l'ex-eurodéputé socialiste français Gilles Pargneaux, « passé en 2017 dans les rangs macronistes » et qui fut président du groupe d'amitié UE-Maroc, « visiteur assidu du royaume, couvert de décorations par le palais » et qui s'est reconverti dans le lobbying.  Tout sauf Kevin McCarthy Aux États-Unis, le Congrès demeure paralysé par la fronde de vingt élus de la droite radicale américaine qui s'opposent à l'élection de Kevin McCarthy comme président de la Chambre des représentants. Des élus républicains désormais appelés les « Never Kevin ». Kevin McCarthy ? Jamais ! « Leurs collègues républicains les appellent aussi les "Vingt talibans", signale Le Figaro […] Même l'appel à l'unité lancé par Trump mercredi matin ne les a pas fait bouger […] Ils s'attaquent évidemment aux démocrates, mais aussi à la direction traditionnelle de leur propre parti ». Ces vingt « Never Kevin » sont plus « trumpistes » que Trump, constate Les Échos. Mais loin de leur donner tort, le quotidien économique rappelle malicieusement que Kevin McCarthy a « servi de modèle au personnage de Kevin Spacey dans House of Cards », série télé américaine mettant en scène un dirigeant politique dénué de tout scrupule. Et comme le père de Kevin McCarthy était pompier, « il aurait dû lui apprendre à éteindre les feux », remarque encore Les Échos ! Les mollahs ne sont pas Charlie Portes désormais closes à l'Institut français de recherche en Iran, plus ancien centre d'études français dans ce pays. Pour rappel, le mois dernier, l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo avait lancé un « concours international » de caricatures intitulé « les mollahs, dégagez », afin de soutenir les Iraniens « qui se battent pour leur liberté », et dont certaines, à caractère sexuel, moquent la plus la haute autorité politique et religieuse d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei. Paris n'a encore reçu « aucune information officielle », signale Le Figaro. Toutefois, le ministère iranien des Affaires étrangères précisait dans un communiqué mettre fin aux activités de l'Institut français de recherches en Iran comme première étape. Téhéran accuse la France « d'inaction continue face aux expressions d'anti-islamisme et à la propagation de la haine raciste dans les publications françaises » et réclame des comptes aux « auteurs (de la propagation) d'une telle haine ». Avant même l'annonce de la fermeture de cet institut, la ministre française de l'Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna, avait souligné que « la liberté de la presse existe (en France) contrairement à ce qu'il se passe en Iran ». Elle rappelait que le délit de blasphème n'existe pas dans l'Hexagone, souligne Le Figaro. Dans Libération, une source confirme qu'une « attaque » du site Internet commercial de Charlie Hebdo a lieu hier et que « des données seraient en vente », tandis que la radio Europe 1 évoque des informations personnelles concernant « plusieurs milliers d'abonnés », rapporte Libé.

Le débat
Les temps forts de 2022 : guerre en Ukraine, révolte en Iran, réélection d'Emmanuel Macron...

Le débat

Play Episode Listen Later Jan 2, 2023 50:02


Chroniqueurs et journalistes de France 24 reviennent sur les événements les plus marquants de l'année 2022 : l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la révolte des Iraniennes et des Iraniens face à la répression du régime, la réélection du président Emmanuel Macron, la fin de l'opération Barkhane au Mali et la rivalité entre les États-Unis et la Chine.

Reportage international
Iran: face à la répression du régime, le choix de l'exil

Reportage international

Play Episode Listen Later Dec 29, 2022 2:34


En Iran, dix manifestants attendent dans le couloir de la mort, alors que deux ont déjà été exécutés ces dernières semaines. Des morts qui s'ajoutent aux centaines des manifestations, victimes de la répression du régime de Téhéran. Une bonne moitié d'entre elles seraient kurdes. Certains choisissent de s'exiler face à cette violence, notamment en Irak où la frontière n'a jamais été fermée. Rencontre avec l'un de ces manifestants iraniens, devenu réfugié au Kurdistan d'Irak. Avec notre correspondant de retour de Souleymane,  Souleymane, ville de 800 000 habitants, est située aux pieds des montagnes qui séparent l'Irak de l'Iran. Nous sommes à 40 kilomètres de la frontière iranienne. D'anciens manifestants ont trouvé refuge ici, dont Salah. Ce Kurde iranien vient juste de trouver un poste de mécanicien au sud de la ville.  « J'étais dans une manifestation, il y a onze jours encore… Les forces gouvernementales sont venues me chercher la nuit suivante, chez moi, à deux heures du matin pour me mettre en prison. Là-bas, les gardes ont commencé à me frapper. J'ai un énorme bleu encore aujourd'hui sur l'épaule droite. Ils me demandaient pourquoi j'étais dans les manifestations. Je leur disais que je n'avais rien fait d'illégal ! Que j'étais simplement présent. Au bout de quelques jours, ils m'ont présenté à un juge. Mais j'avais les yeux bandés : je ne suis même pas sûr que c'était un vrai juge… À cet instant, je tremblais, j'avais vraiment très peur. Le juge m'a dit que qu'il allait me libérer, mais que si jamais j'étais repris à manifester, il donnerait personnellement l'ordre de mon exécution », retrace-t-il.  Une fois sorti de prison, Salah prend la décision de quitter l'Iran.   « Je suis allé dans une ville, proche de la frontière. Arrivé sur place, je me suis rendu compte que j'avais été suivi par les services secrets. J'ai passé une nuit là-bas avant de mettre le cap sur l'Irak. Arrivé à Souleymane, j'ai pris une chambre dans un motel et j'ai commencé à chercher du travail pour pouvoir survivre. Ce garage avait besoin d'un mécano, j'ai fait un essai et ils m'ont gardé », poursuit-il.  « Les manifestations en cours ne sont conséquentes que dans les villes kurdes » S'il retourne en Iran, Salah craint de se faire arrêter de nouveau pour des raisons arbitraires. « Si un policier ne croit pas le papier qui prouve que j'ai purgé ma peine de prison, je risque d'être à nouveau enfermé. Ici, je suis plus en sécurité qu'en Iran, mais je me méfie. Les services secrets de Téhéran sont partout. Ils peuvent me surveiller et penser que je prépare quelque chose. Alors, je dois prendre garde », explique-t-il.  Trois mois après la mort de Mahsa Amini, Jina de son nom kurde, Salah espère bien voir la République islamique tomber. Mais il doute d'une telle issue.  Évidement que j'espère que ce régime meurtrier va s'effondrer… Mais les manifestations en cours ne sont conséquentes que dans les villes kurdes. Il faudrait que les grandes villes perses comme Téhéran ou Ispahan se soulèvent bien plus ! C'est seulement comme ça que le régime pourrait tomber. En Irak, il n'existe pas de statut de réfugié pour les Iraniens. En théorie, Salah doit faire un aller-retour à la frontière dans 30 jours pour renouveler son visa.  ► À lire aussi : Contestation en Iran : la peine de mort reste l'ultime outil de répression

Reportage International
Iran: face à la répression du régime, le choix de l'exil

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 29, 2022 2:34


En Iran, dix manifestants attendent dans le couloir de la mort, alors que deux ont déjà été exécutés ces dernières semaines. Des morts qui s'ajoutent aux centaines des manifestations, victimes de la répression du régime de Téhéran. Une bonne moitié d'entre elles seraient kurdes. Certains choisissent de s'exiler face à cette violence, notamment en Irak où la frontière n'a jamais été fermée. Rencontre avec l'un de ces manifestants iraniens, devenu réfugié au Kurdistan d'Irak. Avec notre correspondant de retour de Souleymane,  Souleymane, ville de 800 000 habitants, est située aux pieds des montagnes qui séparent l'Irak de l'Iran. Nous sommes à 40 kilomètres de la frontière iranienne. D'anciens manifestants ont trouvé refuge ici, dont Salah. Ce Kurde iranien vient juste de trouver un poste de mécanicien au sud de la ville.  « J'étais dans une manifestation, il y a onze jours encore… Les forces gouvernementales sont venues me chercher la nuit suivante, chez moi, à deux heures du matin pour me mettre en prison. Là-bas, les gardes ont commencé à me frapper. J'ai un énorme bleu encore aujourd'hui sur l'épaule droite. Ils me demandaient pourquoi j'étais dans les manifestations. Je leur disais que je n'avais rien fait d'illégal ! Que j'étais simplement présent. Au bout de quelques jours, ils m'ont présenté à un juge. Mais j'avais les yeux bandés : je ne suis même pas sûr que c'était un vrai juge… À cet instant, je tremblais, j'avais vraiment très peur. Le juge m'a dit que qu'il allait me libérer, mais que si jamais j'étais repris à manifester, il donnerait personnellement l'ordre de mon exécution », retrace-t-il.  Une fois sorti de prison, Salah prend la décision de quitter l'Iran.   « Je suis allé dans une ville, proche de la frontière. Arrivé sur place, je me suis rendu compte que j'avais été suivi par les services secrets. J'ai passé une nuit là-bas avant de mettre le cap sur l'Irak. Arrivé à Souleymane, j'ai pris une chambre dans un motel et j'ai commencé à chercher du travail pour pouvoir survivre. Ce garage avait besoin d'un mécano, j'ai fait un essai et ils m'ont gardé », poursuit-il.  « Les manifestations en cours ne sont conséquentes que dans les villes kurdes » S'il retourne en Iran, Salah craint de se faire arrêter de nouveau pour des raisons arbitraires. « Si un policier ne croit pas le papier qui prouve que j'ai purgé ma peine de prison, je risque d'être à nouveau enfermé. Ici, je suis plus en sécurité qu'en Iran, mais je me méfie. Les services secrets de Téhéran sont partout. Ils peuvent me surveiller et penser que je prépare quelque chose. Alors, je dois prendre garde », explique-t-il.  Trois mois après la mort de Mahsa Amini, Jina de son nom kurde, Salah espère bien voir la République islamique tomber. Mais il doute d'une telle issue.  Évidement que j'espère que ce régime meurtrier va s'effondrer… Mais les manifestations en cours ne sont conséquentes que dans les villes kurdes. Il faudrait que les grandes villes perses comme Téhéran ou Ispahan se soulèvent bien plus ! C'est seulement comme ça que le régime pourrait tomber. En Irak, il n'existe pas de statut de réfugié pour les Iraniens. En théorie, Salah doit faire un aller-retour à la frontière dans 30 jours pour renouveler son visa.  ► À lire aussi : Contestation en Iran : la peine de mort reste l'ultime outil de répression

Les 4 Vérités
Hadrien Ghomi - 19 décembre 2022

Les 4 Vérités

Play Episode Listen Later Dec 21, 2022 10:10


Après une finale au bout du suspense, l'Équipe de France s'est finalement inclinée, au tir aux buts, face à l'Argentine en finale de la Coupe du monde au Qatar, dimanche 18 décembre. Et ce malgré avoir remonté au score grâce à un triplé de Kylian Mbappé. « On éprouve une immense fierté. Le parcours des Bleus est assez incroyable. (…) Le sport malheureusement est cruel. On peut dire un grand merci aux Bleus et à Kylian Mbappé, un joueur de classe mondiale assez incroyable », commente Hadrien Ghomi, député Renaissance de Seine-et-Marne, invité des 4 Vérités, lundi 19 décembre, sur France 2. Présent dans les tribunes, le président Emmanuel Macron n'a pas hésité à descendre sur la pelouse pour réconforter les joueurs. Déjà présent lors des demi-finales face au Maroc, le chef de l'Etat a ensuite tenu un discours dans le vestiaire, à la suite de la rencontre perdue.« Le rôle d'un chef d'Etat c'est de le montrer et de ne pas le cacher. C'était de belles images. Les Français peuvent être fiers d'avoir un président qui aime le foot, qui aime le sport et qui ne s'en cache pas », souligne le député. Du côté de l'opposition, les déplacements d'Emmanuel Macron à Doha ont été très critiqués, dans un contexte marqué les polémiques autour du respect des droits de l'homme et de l'impact écologique au Qatar. « C'était très important d'être présent. En France, il faut cesser dans l'hypocrisie permanente. La coupe du monde a été attribuée il y a plus de dix ans par les instances de la Fifa », estime l'élu. A son retour de la demi-finale, Emmanuel Macron a notamment souligné la « bonne organisation » de la compétition. L'opposition dénonce, de son côté, le silence du locataire de l'Elysée sur ces thèmes. « En termes d'organisation c‘était une opération réussie. (…) Le président de la République a eu un échange avec Gianni Infantino hier sur cette question-là », explique Hadrien Ghomi. Il l'assure : le boycott n'aurait pas amélioré la situation des droits humains au Qatar. « C'est justement ce coup de projecteur qui a fait que l'on a pu voir l'instauration d'un salaire minimum et de la suppression de la kafala. Emmanuel Macron ne s'est pas retenu pour dire un certain nombre de choses à l'émir dans des entretiens bilatéraux », explique-t-il prônant le dialogue et l'écoute et la pression. « Le sport est politiqque », admet-il. A la Fédération française de football, se pose également la question du maintien de son président Noël Le Graët, 81 ans, actuellement visé par des accusations de harcèlement sexuel. Un audit est actuellement en cours au sein de la fédération afin de déterminer les potentiels dysfonctionnements en interne. « Je ne vais pas commenter une affaire en cours. (…) Dans tous les cas Noël Le Graët a rempli sa mission jusqu'ici », a simplement éludé Hadrien Ghomi. Iran : le mouvement se poursuit Cela fait maintenant plus de trois mois que la révolte se poursuit en Iran. Une révolte déclenchée par la mort d'une jeune femme, Mahsa Amini, après son arrestation par la police des mœurs pour le port jugé inapproprié du voile. Portés par la voix des femmes, des jeunes mais aussi des artistes, les Iraniens continuent de demander la chute du régime des mollahs. « Je suis particulièrement mobilisé sur le sujet, avec les collègues de la majorité présidentielle. Nous avons présenté une proposition de résolution visant à soutenir le mouvement à l'œuvre en Iran, qui a été voté à l'unanimité », explique l'élu, assurant que des « choses étaient faites » et des « sanctions européennes » étaient prises. « On voudrait que ça aille plus loin. Mais on avance pas à pas », conclut-il.

Les actus du jour - Hugo Décrypte
Des jeunes Iraniens bientôt ex*cutés, Donald Trump jugé coupable, Messi bat un record… Actus du jour

Les actus du jour - Hugo Décrypte

Play Episode Listen Later Dec 20, 2022 9:57


Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.

Les histoires de 28 Minutes
Vincent Lacoste / Que peuvent encore espérer les Iraniens ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Dec 20, 2022 44:17


L'émission 28 Minutes du 20/12/2022 Au programme de l'émission du 20 décembre 2022 ⬇ De l'ado boutonneux à l'apprenti détective, le parcours sans faute de Vincent Lacoste Révélé dans le film “Les Beaux Gosses” de Riad Sattouf, Vincent Lacoste entre dans le monde du cinéma dès l'âge de quatorze ans : “Je me sentais déjà si épanoui dans ce monde d'adultes, alors que je ne me sentais pas très à ma place à l'école, dans mon âge ». Pour ce premier rôle, il obtient le prix Lumières 2010 du meilleur espoir masculin et est nommé dans la même catégorie pour la 35e cérémonie des César. Si l'acteur enchaîne les long-métrages et les nominations aux César, derrière le succès se cache un jeune homme anxieux et névrosé : “C'était une époque avec beaucoup d'angoisses, beaucoup de questionnements, beaucoup de boisson, beaucoup de sorties”. Aujourd'hui, Vincent Lacoste va mieux et est à l'affiche du nouveau film de Nicolas Pariser, "Le Parfum vert", une comédie d'espionnage burlesque, en salles le 21 décembre. Il est notre invité.  Face à la terreur du régime, que peuvent encore espérer les Iraniens ? En Iran, les interpellations arbitraires et les exécutions se multiplient. D'après un dernier bilan de l'ONG “Iran Human Rights”, près de 500 civils ont été tués depuis le soulèvement de la population, il y a déjà quatre mois. Parmi eux, Mohsen Shekari, 23 ans, pendu dans la prison de Gohardacht près de Téhéran, Majidreza Rahnavard, exécuté en public dans l'est du pays et onze autres personnes seraient encore dans le couloir de la mort. Si la répression du régime iranien n'épargne pas les hommes, les célébrités n'y échappent pas non plus comme le prouve l'incarcération de la comédienne Taraneh Alidoosti, après avoir soutenu les manifestants sur les réseaux sociaux. Alors que la suppression de la police des mœurs, annoncée samedi 3 décembre, semblait marquer une victoire importante de la jeunesse iranienne, la répression des mollahs est-elle en train d'avoir raison du mouvement ? Face à ces arrestations arbitraires, la communauté internationale doit-elle durcir le ton ? On en débat avec nos invités.  Enfin, retrouvez également les chroniques de Xavier Mauduit et de Paola Puerari ! 28 Minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.  Enregistrement : 19 décembre 2022 - Présentation : Jean-Mathieu Pernin - Production : KM, ARTE Radio

Invité du jour
Reza Deghati, photographe : "Le régime islamique vit ses dernières heures"

Invité du jour

Play Episode Listen Later Dec 16, 2022 13:19


Notre invité est Reza Deghati, photographe franco-iranien, en exil en France depuis 40 ans. Il est membre du collectif Barayê qui s'est créé début octobre, quand la révolte contre le régime des mollahs a commencé en Iran. Son objectif : relayer la voix des Iraniens et des Iraniennes dans leur combat, et sensibiliser à leur cause.  

L'édito du Figaro
Iran : "Lutte à mort" par Philippe Gélie

L'édito du Figaro

Play Episode Listen Later Dec 8, 2022 1:37


Philippe Gélie, directeur adjoint de la rédaction du FIgaro évoque dans son éditorial la révolution des Iraniens et la "lutte à mort " du régime pour sa survie.  Prise de position et réflexion sur l'actualité, l'éditorial du Figaro est le rendez-vous incontournable de votre journal quotidien. Retrouvez-le tous les matins en podcast.

Les journaux de France Culture
En Iran, la mobilisation contre le pouvoir se poursuit avec un appel à la grève générale

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Dec 5, 2022 14:49


durée : 00:14:49 - Journal de 22h - En Iran, la mobilisation contre le pouvoir ne faiblit pas. L'appel à trois jours de grève et de manifestation est suivi dans le pays. Nous écouterons les témoignages de jeunes Iraniens. - invités : André Fazi Maître de conférences en science politique à l'Université de Corse

Le journal de 22h00
En Iran, la mobilisation contre le pouvoir se poursuit avec un appel à la grève générale

Le journal de 22h00

Play Episode Listen Later Dec 5, 2022 14:49


durée : 00:14:49 - Journal de 22h - En Iran, la mobilisation contre le pouvoir ne faiblit pas. L'appel à trois jours de grève et de manifestation est suivi dans le pays. Nous écouterons les témoignages de jeunes Iraniens. - invités : André Fazi Maître de conférences en science politique à l'Université de Corse

InterNational
Fin de la police des mœurs en Iran : l'assouplissement en trompe l'œil

InterNational

Play Episode Listen Later Dec 5, 2022 41:12


durée : 00:41:12 - Un jour dans le monde - Samedi 3 décembre, le procureur général iranien, Mohammad Jafar Montazeri, a annoncé l'abolition de la police des mœurs. Loin d'être dupes, de nombreux Iraniens craignent que cette « patrouille de la guidance islamique » renaisse sous une autre forme.

Invité de la mi-journée
Iran: le régime «s'inquiète de la confusion qui règne en son sein»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Dec 5, 2022 6:07


Annonce surprise dimanche 4 décembre d'une abolition de la police des mœurs en Iran après trois mois de manifestations. Malgré la mort de plus de 400 manifestants et une répression sanglante, le régime n'arrive pas à étouffer la colère populaire et le ras-le-bol des Iraniens. Des appels ont été lancés pour trois journées de manifestations et de grève à partir de ce lundi 5 décembre. Entretien avec Stéphane Dudoignon, directeur de recherche au CNRS, auteur de Les gardiens de la révolution en République islamique d'Iran, éditions CNRS.

Un jour dans le monde
Fin de la police des mœurs en Iran : l'assouplissement en trompe l'œil

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Dec 5, 2022 41:12


durée : 00:41:12 - Un jour dans le monde - Samedi 3 décembre, le procureur général iranien, Mohammad Jafar Montazeri, a annoncé l'abolition de la police des mœurs. Loin d'être dupes, de nombreux Iraniens craignent que cette « patrouille de la guidance islamique » renaisse sous une autre forme.

En direct du monde
Face à la répression policière, des jeunes Iraniens rejoignent la résistance armée kurde en Irak

En direct du monde

Play Episode Listen Later Dec 5, 2022 2:49


durée : 00:02:49 - En direct du monde - Le mouvement de contestation se poursuit en Iran malgré la suppression de la très décriée police des mœurs. Un appel à la grève générale a été lancé pour trois jours et ce, malgré l'intensification de la répression policière. Et certains Iraniens kurdes partent rejoindre un parti d'opposition armé retranché en Irak.

Revue de presse internationale
À la Une: la baguette, symbole de la France, classée au patrimoine de l'Unesco

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Dec 1, 2022 4:58


Baguette. Forcément baguette. Cette « tranche de France » classée au patrimoine mondial de l'Unesco, lance le New York Times dans un long papier relatant les gloires et les misères de ce bout de pain, fierté nationale, « plus français [..] Peut-être que la Tour Eiffel ou la Seine », ajoute le journal américain.  Le président français, souligne le Washington Post, a même « fait une brève pause dans les mises à jour de sa visite d'État aux États-Unis pour rendre hommage à "250 grammes de magie et de perfection" qui résument un mode de vie », mais la baguette n'est plus forcément le gagne-pain des boulangers, comme le relève le New York Times. « Les boulangeries dans les zones rurales disparaissent, martelées par des forces économiques comme le lent évidement des villages français, et alors que la crise économique qui frappe l'Europe a poussé le prix de la baguette plus haut que jamais », raconte l'un des plus grands journaux des États-Unis. Certes, la baguette est « le pain le plus populaire », martèle encore le quotidien new-yorkais, « il s'en vend en France six milliards chaque année », mais « la baguette est menacée (...). La France perdant 400 boulangeries artisanales chaque année depuis les années 70 ». Alors si pour le Washington Post, cette« nouvelle a été accueillie avec enthousiasme dans les boulangeries », qui s'est probablement enflammé, le New York Times conclut lui avec un boulanger grognon et pessimiste. « Cette reconnaissance de l'Unesco n'est pas ce qui nous aidera à passer l'hiver », témoigne Pascale Giuseppi, derrière le comptoir de sa boulangerie près des Champs-Élysées. Période de deuil en Chine après le décès de Jiang Zemin « Même dans la mort, son timing était impeccable », attaque Politico. « Jiang Zemin, l'ancien président chinois propulsé au sommet du Parti communiste après le massacre de Tiananmen en 1989, est décédé mercredi à l'âge de 96 ans – juste au moment où une vague de protestations politiques balaie à nouveau le pays », souligne le site américain. Et comme en 1989, rappelle Politico, « le deuil de masse suscité par la mort soudaine de l'ancien chef du Parti Hu Yaobang a déclenché des manifestations, écrasées ensuite place Tiananmen (…). Aujourd'hui, comme alors, il est impossible pour le Parti communiste chinois d'interdire le deuil ou les activités commémoratives d'un ancien chef suprême », offrant là, abonde Politico, « des occasions incalculables d'exprimer leur désaccord et leur mécontentement face à l'état actuel de la politique chinoise ». « La mort de Jiang aurait difficilement pu arriver à un pire moment pour l'actuel dirigeant chinois », insiste de son côté le Guardian. Avec le recul, se dit le journal britannique, on ne peut pas faire plus diamétralement opposés que les règnes de ces deux hommes. « Jiang a sorti la Chine de son isolement, la Chine a connu la croissance. Grâce à lui, renseigne le South China Moring Post, Pékin a intégré l'OMC, l'Organisation mondiale du commerce, et obtenu les Jeux olympiques d'été ». Alors que sous le président Xi Jinping,« la Chine s'est isolée avec les réglementations Covid et une politique étrangère agressive », note encore le Guardian. Richarlison, la nouvelle idole des Brésiliens Richarlison, salué comme« l'idole des Brésiliens » après l'ère Bolsonaro, clame le Guardian. Richarlison, c'est celui que l'on surnomme le pigeon, après son but fou, cette reprise de volée au Mondial face à la Serbie. Mais c'est « bien plus qu'un simple héros sportif », commente le journal britannique. « Les fans, les experts et les politiciens brésiliens se sont alignés pour saluer Richarlison comme un parangon de décence humaine, de compassion et de bon sens après quatre années exténuantes au cours desquelles le gouvernement d'extrême droite de Jair Bolsonaro a divisé la société ». Le journal britannique, énumérant les prises de positions passées inaperçues par chez nous d'un Richarlison sur le « racisme la pauvreté, la violence policière et sexiste, la destruction de l'environnement, de la forêt amazonienne, ou encore les droits LGBTQ », explique le Guardian. Iran/États-Unis au Mondial 2022, une rencontre sans conséquence À L'Orient le Jour, on est allé voir du côté des supporters du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. Forcément avant-hier soir, dans ce bastion du mouvement politico-militaire libanais parrainé par Téhéran, tout le quartier était derrière la Team Melli « Les joueurs perses ont pu compter sur le soutien indéfectible d'une bonne partie de la banlieue sud », prévient d'emblée le reporter parti suivre la rencontre footballistique, mais à la teneur très politique dans le café Abou Assaf. Score final 1-0 pour la Team America. La banlieue sud de Beyrouth a-t-elle basculé dans le chaos, la violence comme Bruxelles au moment du Maroc Belgique ? Non, rien de tout cela : « Les Américains étaient plus solides, les Iraniens ne méritaient pas de gagner », dit Abbas. « Honnête », ajoute le journal de référence des Libanais francophones. Le foot sait parfois aussi calmer les esprits. Mais seulement pour 90 minutes.

Le Nouvel Esprit Public
Iran : la rue contre les mollahs / Francophonie : qu'en reste-t-il ? / n°273 / 27 novembre 2022

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Nov 27, 2022 63:24


Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 25 novembre 2022.Avec cette semaine :Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.IRAN : LA RUE CONTRE LES MOLLAHSNées de l'arrestation par la police des mœurs, puis de la mort en cellule de Mahsa Amini, une jeune femme kurde de vingt-deux ans, accusée de porter une coiffure inappropriée, les manifestations s'amplifient continument depuis le 16 septembre Le président Ebrahim Raissï, tient une ligne de confrontation avec une société iranienne de plus en plus en colère, tandis qu'un certain nombre de ressortissants occidentaux ont été arrêtés comme otages. La répression a fait au moins 326 morts, dont 43 enfants. D'après la justice iranienne, plus de 2.000 personnes ont été inculpées pour leur participation au mouvement. Les ONG étrangères estiment que jusqu'à 15.000 Iraniens ont été arrêtés. Les slogans des manifestants vont du rôle de la police des mœurs aux restrictions sociales en vigueur en passant par des revendications économiques et le manque de représentativité politique. On constate une forme de convergence des doléances des contestataires. Contrairement aux manifestations antérieures en Iran, celles-ci ne comportent aucun slogan religieux. Personne ne demande de réforme du système islamique. La devise des manifestants, « Femme, vie, liberté », dénonce la dictature en place dans le pays et demande un changement de régime. Dans un sondage de juin 2020 conduit par l'institut Gamaanet, cité en août 2020 par Iran International, une chaîne de télévision par satellite persanophone installée à Londres, 73 % des personnes interrogées se disaient opposées à l'obligation du port du hidjab, et 26 % seulement indiquaient croire en l'imam Mahdi, dont le retour à la fin des temps est pourtant un élément central du chiisme contemporain. Parmi les 61 % de sondés issus d'une famille religieuse, 60 % déclaraient ne pas faire la prière. Alors que l'Iran est l'un des pays les mieux dotés du monde en richesses naturelles, plus de la moitié de sa population vit sous le seuil de pauvreté.Après avoir longtemps mis en avant le principe « ni Est ni Ouest » pour affirmer son indépendance vis-à-vis tant de l'URSS que des Etats-Unis, l'Iran a clairement basculé du côté de la Russie. La coopération entre les deux pays s'est scellée en 2015, quand ils ont joint leurs efforts pour sauver de l'effondrement le régime de Bachar al-Assad en Syrie. La guerre d'Ukraine est en train de devenir un nouveau théâtre de collaboration entre les deux pays. En plus de fournir « des centaines », de drones à l'armée russe, selon le département de la défense américaine, Téhéran serait aussi prêt à livrer des missiles sol-sol après un accord conclu le 8 octobre avec Moscou, selon le Washington Post et l'agence Reuters. Pendant ce temps, l'Iran est en train d'atteindre le seuil nucléaire. Le 22 novembre, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a confirmé, que l'Iran avait commencé à produire de l'uranium enrichi à 60 % dans son usine de Fordo. Cette nouvelle entorse à ses engagements, décidée après une résolution critique adoptée le jeudi 17 novembre à l'AIEA, intervient alors que les négociations initiées en avril 2021 à Vienne pour ranimer l'accord international de 2015 sur le programme nucléaire iranien sont au point mort.***FRANCOPHONIE : QU'EN RESTE-T-IL ?Le 18ème sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s'est tenu le week-end dernier à Djerba, en Tunisie. Chaque année, le 20 mars est célébré comme la Journée internationale de la Francophonie et le sommet de la Francophonie réunit ses membres tous les deux ans. Après deux reports, le premier en 2020 du fait de la pandémie de Covid-19, le second en 2021 en raison de la crise politique que le président tunisien Kaïs Saïed a provoquée en s'octroyant l'essentiel des pouvoirs exécutifs, la tenue à Djerba du sommet de la Francophonie est une victoire diplomatique pour le chef de l'Etat tunisien. Ce sommet a célébré - avec donc deux ans de retard - les 50 ans d'une organisation de 88 membres dont la Tunisie fut l'un des pays fondateurs sous son président Habib Bourguiba, aux côtés du Sénégalais Léopold Sedar Senghor, du Nigérien Hamani Diori et du Cambodgien Norodom Sihanouk.Le français est la cinquième langue la plus parlée au monde avec 321 millions de locuteurs, appelés à devenir 750 millions en 2050, grâce à la croissance démographique de l'Afrique. Quelque 36% de francophones vivent en Europe et plus de 54% en Afrique. Avec 21 membres à sa création en 1970, l'OIF compte aujourd'hui 54 pays membres de plein droit, sept membres associés et 27 observateurs. À l'origine, la Francophonie était tournée vers la culture et la diffusion de la langue française. Mais depuis quelques années, elle se voit aussi comme un espace économique. Depuis le dernier sommet en 2018 à Erevan, en Arménie, le monde francophone n'a pas été épargné : le Liban est en plein naufrage économique, Haïti a vu son président Jovenel Moïse assassiné à son domicile en 2021, le Tchad a lui aussi perdu son chef de l'Etat, Idriss Déby, tué au combat la même année avant que son fils lui succède. Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso sont désormais dirigés par des militaires arrivés au pouvoir après un coup d'Etat. Ils n'ont en conséquence pas été invités au sommet. Du fait du différend entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, le président de la RDC, Felix Tshisekedi, a préféré rester dans son pays et son Premier ministre a refusé de poser sur la photo de famille à côté du président rwandais Paul Kagame. Autre sujet de préoccupation : l'Ukraine.La secrétaire générale de l'Organisation Internationale de la Francophonie, de nationalité rwandaise Louise Mushikiwabo a été élue pour un deuxième mandat. Le prochain grand rendez-vous de la famille francophone en France aura lieu en 2024 dans la toute nouvelle Cité internationale de la langue française, à Villers-Cotterêts, lieu symbolique où François Ier signa en 1539 la célèbre ordonnance qui imposait pour la première fois le français dans les actes officiels plutôt que le latin.Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

Une semaine dans le monde
UNE SEMAINE DANS LE MONDE - Foxconn désertée, Kiev dans le noir, kurdes iraniens bombardés...

Une semaine dans le monde

Play Episode Listen Later Nov 25, 2022 42:13


Cette semaine dans l'actualité internationale : l'Ukraine dans le noir, après des bombardements russes contre des infrastructures électriques. En Iran, le gouvernement réprime les contestations, y compris dans la région kurde du pays en la bombardant. En France, la loi en faveur de l'IVG pourrait faire son entrée dans la Constitution. Et en Chine, Foxconn, plus grande usine d'assemblage d'Iphone, a présenté ses excuses à ses salariés, après des affrontements inédits avec les forces de l'ordre.  

Débat du jour
Le sport est-il une vitrine politique?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Nov 24, 2022 29:30


Allemands mimant un bâillon, Iraniens refusant de chanter l'hymne national, Anglais un genou à terre, les messages envoyés par les joueurs de la Coupe du monde de football se multiplient depuis le début de la compétition au Qatar. Quel impact peut avoir cette mobilisation ? Les sportifs de haut niveau doivent-ils être engagés ? Avec :  - Fabien Archambault, maître de conférences en Histoire contemporaine, auteur de Coups de sifflet, une histoire du monde en 11 matchs, éditions Flammarion - Lukas Aubin, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), spécialiste de la géopolitique de la Russie et du sport - Carole Gomez , assistante diplômée au sein de l'Institut des sciences du sport à l'Université de Lausanne.

Débat du jour
Le sport est-il une vitrine politique?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Nov 24, 2022 29:30


Allemands mimant un bâillon, Iraniens refusant de chanter l'hymne national, Anglais un genou à terre, les messages envoyés par les joueurs de la Coupe du monde de football se multiplient depuis le début de la compétition au Qatar. Quel impact peut avoir cette mobilisation ? Les sportifs de haut niveau doivent-ils être engagés ? Avec :  - Fabien Archambault, maître de conférences en Histoire contemporaine, auteur de Coups de sifflet, une histoire du monde en 11 matchs, éditions Flammarion - Lukas Aubin, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), spécialiste de la géopolitique de la Russie et du sport - Carole Gomez , assistante diplômée au sein de l'Institut des sciences du sport à l'Université de Lausanne.

Décryptage
Iran: quelle issue pour le mouvement de protestation?

Décryptage

Play Episode Listen Later Nov 23, 2022 19:30


Les manifestations se poursuivent en Iran, malgré une violente répression. Cela fait maintenant plus de deux mois que les Iraniens descendent dans la rue et scandent «Femme, vie, liberté», le slogan de ce mouvement que certains appellent déjà «révolution». Ni le régime, ni les manifestants ne semblent pour l'instant en mesure de l'emporter, mais les tensions s'accroissent et chaque camp semble se radicaliser. Plusieurs condamnations à mort ont été prononcées contre des manifestants sans pour autant intimider les protestataires qui semblent élargir leurs rangs. Ils se sont attaqués à des symboles intouchables, comme la maison où est né l'Ayatollah Khomeiny, fondateur du régime islamique iranien. Ce soir, dans Décryptage, nous tentons de comprendre ce qui se passe en Iran. Avec notre invité :  - Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et au Centre de recherche sur le monde iranien (Cermi). Auteur de «L'Iran paradoxal», éditions CNRS. 

Un jour dans le monde
L'Histoire se répète pour les Kurdes, pris en étau

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Nov 22, 2022 4:45


durée : 00:04:45 - Le monde d'après - par : Jean Marc FOUR - Alors que les regards restent braqués sur l'Ukraine, la situation se tend à nouveau dans le Nord de la Syrie et de l'Irak. Dans les deux cas, les Kurdes sont pris pour cible. Par les Turcs. Par les Iraniens. L'Histoire bégaie pour cette population souvent sacrifiée par les lois de la géopolitique.

Dans la presse
Silence des joueurs iraniens durant l'hymne national : "Un geste puissant et courageux"

Dans la presse

Play Episode Listen Later Nov 22, 2022 6:00


À la une de la presse, ce mardi 22 novembre, une image qui fait le tour du monde : la photo des joueurs de l'équipe de football iranienne, qui ont refusé de chanter l'hymne national avant leur premier match de Coupe du monde face à l'Angleterre. L'indignation provoquée par la décision de la Fifa, d'empêcher les joueurs participant au Mondial de porter un brassard en faveur des droits des homosexuels. Et une décision judiciaire inédite en France.

InterNational
L'Histoire se répète pour les Kurdes, pris en étau

InterNational

Play Episode Listen Later Nov 22, 2022 4:45


durée : 00:04:45 - Le monde d'après - par : Jean Marc FOUR - Alors que les regards restent braqués sur l'Ukraine, la situation se tend à nouveau dans le Nord de la Syrie et de l'Irak. Dans les deux cas, les Kurdes sont pris pour cible. Par les Turcs. Par les Iraniens. L'Histoire bégaie pour cette population souvent sacrifiée par les lois de la géopolitique.

Le Short - RTS
Pas de brassard au Qatar, supporters iraniens fâchés, fans de la Nati en route pour l'apéro et Mettraux en route du Rhum

Le Short - RTS

Play Episode Listen Later Nov 22, 2022 4:04


Décidément, la terre tremble, en ce moment. Après le séisme d'hier matin sur l'île de Java qui a fait au 162 morts (selon le dernier bilan que j'ai pu voir au moment d'écrire ces lignes), une secousse de magnitude 7 a frappé les îles Salomon tôt ce matin. Une alerte au tsunami a été émise. Sinon, la planète football tremble depuis le coup d'envoi du Mondial au Qatar, mais pas pour les résultats sportifs. Il est question de brassards, de genoux à terre, d'hymnes silencieux… ce qui n'empêche pas les supporters de la Nati d'être partis ce matin pour Doha. Bonne chance à eux, un fan des Bleus témoignait dimanche soir sur RMC Sport des tarifs pour son hébergement : 2'800 €uros pour 4 nuits dans une minuscule chambre dans un paquebot à quai (car tous les hôtels étaient complets) et une énorme galère pour rejoindre les stades depuis le port… Heureusement, il reste de la bravoure, du courage et de l'honneur dans le sport… mais surtout en voile avec Justine Mettraux, première arrivée des femmes engagées sur la Route du Rhum.

C dans l'air
IRAN : LA RÉVOLTE S'ÉTEND, LES MOLLAHS S'INQUIÈTENT – 21/11/22

C dans l'air

Play Episode Listen Later Nov 21, 2022 62:40


EXPERTS FRÉDÉRIC ENCEL Docteur en géopolitique Auteur de « Les voies de la puissance » MARIAM PIRZADEH Rédactrice en chef, ancienne correspondante à Téhéran « France 24 » AZADEH KIAN Professeure de sociologie – Spécialiste de l'Iran Auteure de « Femmes et pouvoir en Islam » AGNÈS LEVALLOIS Vice-présidente de l'IREMMO Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient Plus de deux mois après la mort de Mahsa Amani, le mouvement iranien ne cesse de prendre de l'ampleur, malgré la répression féroce du régime et les balles. Un vent de contestation qui loin de s'éteindre commence à provoquer des dissensions au sein du régime alors que les quelques vidéos tournées par des Iraniens qui nous parviennent ces derniers jours sont stupéfiantes. Ainsi samedi une foule immense a participé aux funérailles d'un enfant de neuf ans, Kian Pirfalak, dont la mort indigne le peuple iranien. Le régime a tenté d'accréditer l'idée qu'il avait été tué par des « terroristes armés » et que l'attaque avait été revendiquée par l'organisation Etat islamique – ce que le groupe djihadiste n'a jamais fait. Mais cette version est réfutée par la mère de la victime. Cette dernière a expliqué que Kian revenait de l'école en voiture avec son père, qui tentait de se frayer un chemin à travers une manifestation, quand des membres des forces de sécurité en civil circulant à moto ont tiré. L'enfant est décédé, son père est grièvement blessé. Cette tragédie est devenue l'un des nouveaux symboles de la répression contre le soulèvement en cours en Iran. Une mobilisation notamment dirigée par les femmes, qui refusent l'obligation du port du voile, qu'elles brandissent en l'air ou qu'elles brûlent, mais aussi par les hommes, tous contestant à l'unisson le régime oppressif de la République islamique des mollahs. En octobre dernier, le journal d'information de la chaîne de télévision d'Etat iranienne avait été piraté et des images du guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei, entouré de flammes, la tête dans un viseur, avaient été diffusées. Lors des funérailles du petit Kian, on a pu entendre la foule scander : « Mort à Khamenei ». Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont également montré ces derniers jours l'ancienne maison de l'ayatollah Ruhollah Khomeini, fondateur de la République islamique d'Iran, en train de brûler, des rues envahies par les contestataires à Khomein, la ville où il est né. Mais trente-trois ans après sa mort, le régime qu'il a mis en place continue de réprimer celles et ceux qui le contestent. Au moins 326 personnes ont été tuées, dont une cinquantaine d'enfants, selon les défenseurs des droits de l'homme, plus de 14.000 autres ont été arrêtées… Mais ces chiffres seraient bien en deçà de la réalité alors que le régime fait tout pour contenir la révolte, sans pour le moment y parvenir. Dans ce contexte, la famille de Cécile Kohler, enseignante française et syndicaliste, détenue en Iran depuis mai dernier, est sortie de son silence pour faire part de son inquiétude. Depuis son arrestation, elle n'a aucun contact avec elle et aucun représentant consulaire français n'a pu la voir. « Est-on sûr qu'elle est en vie alors qu'on ne sait même pas où elle est retenue ? Leur intérêt n'est pas de la tuer et elle est sûrement mieux traitée que les détenus iraniens sur le plan matériel, mais ce traitement est inhumain », a déclaré son père, Pascal Kohler, au quotidien régional DNA. Ses proches ont décidé de s'exprimer publiquement après la diffusion, début octobre, par Téhéran, d'une vidéo présentée comme des « aveux », selon laquelle Cécile Kohler travaillait pour les services secrets français. Paris avait dénoncé une « mise en scène indigne » et évoqué pour la première fois des « otages d'État ». Le Quai d'Orsay avait aussi appelé les Français de passage en Iran à « quitter le pays dans les plus brefs délais compte tenu des risques de détention arbitraire auxquels ils s'exposent ». Plus récemment, Emmanuel Macron a pris la parole lors du sommet du G20 en Indonésie, et a dénoncé les « prises d'otages inadmissibles » de Français par l'Iran. Sept Français sont actuellement détenus en Iran. Parmi eux figurent la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, arrêtée en juin 2019 puis condamnée à cinq ans de prison pour atteinte à la sécurité nationale. Benjamin Brière y est aussi détenu, arrêté en mai 2020 et condamné à huit ans et huit mois d'emprisonnement pour espionnage, ainsi que Cécile Kohler et Jacques Paris, arrêtés en mai dernier. Alors quelle est la situation en Iran ? Quel avenir pour le mouvement de contestation et le régime ? Que sait-on de la situation des Français détenus dans le pays ? Enfin, selon le Washington Post, une nouvelle étape aurait été franchie dans le rapprochement militaire entre Téhéran et Moscou. La Russie va-t-elle bientôt fabriquer elle-même des drones iraniens ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Le journal de 18h00
Mondial de football : les joueurs iraniens refusent de chanter leur hymne national

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Nov 21, 2022 20:04


durée : 00:20:04 - Journal de 18h - Le silence contre la répression en Iran. Les footballeurs iraniens sont restés muets pendant que l'hymne de la République islamique retentissait dans le stade de Doha au Qatar, avant leur match contre l'Angleterre.

Les journaux de France Culture
Mondial de football : les joueurs iraniens refusent de chanter leur hymne national

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Nov 21, 2022 20:04


durée : 00:20:04 - Journal de 18h - Le silence contre la répression en Iran. Les footballeurs iraniens sont restés muets pendant que l'hymne de la République islamique retentissait dans le stade de Doha au Qatar, avant leur match contre l'Angleterre.

Les interviews d'Inter
"Ils nous ont tout pris, sauf l'espoir" : quatre femmes iraniennes témoignent de leur combat pour la liberté

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Nov 14, 2022 23:22


durée : 00:23:22 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Nicolas Demorand, Léa Salamé - Quatre femmes ont accepté de témoigner au micro de Léa Salamé et Nicolas Demorand pour faire entendre leur engagement contre le régime en place et pour la liberté des Iraniennes et des Iraniens. Elles appellent tous les dirigeants à soutenir le mouvement. Un entretien exclusif diffusé ce lundi.

Le sept neuf
"Ils nous ont tout pris, sauf l'espoir" : quatre femmes iraniennes témoignent de leur combat pour la liberté

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Nov 14, 2022 23:22


durée : 00:23:22 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Nicolas Demorand, Léa Salamé - Quatre femmes ont accepté de témoigner au micro de Léa Salamé et Nicolas Demorand pour faire entendre leur engagement contre le régime en place et pour la liberté des Iraniennes et des Iraniens. Elles appellent tous les dirigeants à soutenir le mouvement. Un entretien exclusif diffusé ce lundi.

Revue de presse française
À la Une: la politique d'otages des mollahs iraniens

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Nov 13, 2022 4:31


Catherine Colonna le confirme au journal Le Parisien Dimanche : « deux autres compatriotes (…) sont également détenus » en Iran, ce qui porte à sept le nombre de ressortissants français détenus dans ce pays. Dans ce journal, la ministre des Affaires étrangères demande la « libération immédiate » de ces sept Français ou Franco-Iraniens ainsi que l'accès pour eux à « la protection consulaire ». La chef de la diplomatie française confirme également ce vrai coup de froid diplomatique sur les versants franco-italiens des Alpes résultant de l'accostage en France du navire humanitaire Ocean Viking, l'Italie lui ayant refusé l'accès à ses ports. « Si l'Italie persiste, il y aura des conséquences », prévient Catherine Colonna dans Le Parisien Dimanche. Moi, présidente (Marine Le Pen) À la Une également : Marine Le Pen. Loin de craindre une éventuelle dissolution de l'Assemblée nationale, l'ancienne présidente du Rassemblement national assure ne pas souhaiter être Première ministre. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, Marine Le Pen rappelle qu'elle vise la présidence de la République et qu'elle ne souhaite donc pas « être Première ministre ». Elle, présidente, « n'accepterai(t) pas que ces bateaux de passeurs débarquent des migrants chez nous », déclare encore Marine Le Pen dans Le JDD. Terrorisme, la menace constante Aujourd'hui, 13 novembre, sept ans jour pour jour après les attentats de Paris. Des cérémonies d'hommages à leurs victimes sont prévues ce dimanche. Et pour trois Français sur quatre, la menace terroriste demeure élevée. Selon un sondage Ifop publié par le site du Journal du dimanche, 76 % des Français le pensent, contre 24 % qui pensent le contraire. Des craintes chiffrées « en baisse » depuis novembre 2020 et l'assassinat de Samuel Paty, souligne Le JDD. Les dégâts de la marine Avant-hier, 11 novembre, c'était plutôt l'armistice de la Première Guerre mondiale que la France commémorait… Sondage Odoxa pour Le Figaro à l'appui, nous indiquions alors que l'immense majorité des Français aimaient leur armée. Ceux-là seront probablement consternés de découvrir à quel point les équipements de vie de cette armée tant aimée sont souvent délabrés. Une enquête de L'Express le souligne, « malgré l'augmentation du budget de la Défense, les militaires évoluent dans des conditions de vie et de combat parfois indignes ». Entre autres exemples signalés par le magazine, ce réserviste qui assure que « les chasses d'eau des toilettes du Charles-de-Gaulle sont hors service (…) Un porte-avions nucléaire qui coûte 800 milliards d'euros sans chasse d'eau qui fonctionne, forcément, ça fait bizarre, confie-t-il à L'Express. De quoi faire descendre Mars, dieu de la Guerre, de son paradisiaque Olympe. Nous n'irons pas tous aux paradis Les paradis, justement. Tout va très bien pour eux. « Eux », ce sont, bien entendu, les paradis fiscaux. C'est ce que dénonce Renaud Van Ruymbeke dans l'hebdomadaire L'Obs. Auteur d'un livre « coup de poing », intitulé Offshore, cet ancien juge, spécialiste des dossiers financiers, et qui a notamment instruit les affaires Boulin, Urba, Elf, Kerviel, Karachi, Clearstream ou Cahuzac, y rappelle qu'en septembre 2009, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, annonçait : « Les paradis fiscaux, c'est terminé. » Treize ans plus tard, « les paradis fiscaux n'ont jamais été aussi florissants, se navre Renaud Van Ruymbeke dans ce magazine. Les circuits de blanchiment drainent de plus en plus d'argent. Ils assèchent littéralement les comptes publics de tous les pays. » Dans L'Obs, Renaud Van Ruymbeke signale que l'économiste Gabriel Zucman « évalue à 8 700 milliards de dollars les avoirs cachés via les sociétés offshore. Rendez-vous compte, s'effare l'ancien juge, cette somme correspond à un siècle d'impôts sur le revenu payés par les Français ! C'est tout aussi délirant que scandaleux… » Les « histrions » du climat Eux se scandalisent de la dégradation de l'environnement. « Eux », ce sont les activistes du climat. Le Point, L'Express, Marianne, Valeurs actuelles, Paris Match... C'est à se demander si tous ces hebdomadaires se sont donné le mot pour la hisser en Une, cette nouvelle génération d'activistes climatiques, adeptes de la désobéissance civile, qui multiplient les coups d'éclat ; qui en s'en prenant à des œuvres d'art dans les musées ; qui en bloquant la circulation aux heures de pointe ; qui en dégradant les greens de golfs ou en perturbant les représentations théâtrales... Pour Paris Match, c'est la « génération coup de poing » ; pour Valeurs actuelles, ce sont les « bouffons du climat » ; quant aux « écolos radicaux » de la Une de Marianne ; ils deviennent les « ultra-radicaux » sur celle de l'hebdomadaire Le Point ; tandis que celle de L'Express estime qu'avec de telles actions, l'écologie « se saborde ». Mille sabords !

Géopolitique, le débat
Iran: un régime en sursis?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Oct 22, 2022 50:00


Des femmes qui ôtent leur voile, le font virevolter, le brûlent en public, des jeunes filles cheveux au vent et poings levés dans les rues pour hurler leur haine d'un régime qui les opprime et les oblige à porter le hidjab ; des lycéennes, tête nue, qui osent faire un doigt d'honneur devant le portrait du Guide suprême l'ayatollah Khamenei.... d'autres qui se coupent des mèches de cheveux et postent la vidéo sur les réseaux sociaux... Depuis 5 semaines, une vague de contestation inédite, avec les femmes en première ligne, secoue l'Iran... C'est la mort, le 16 septembre 2022, d'une jeune Kurde de 22 ans qui a tout déclenché... Mahsa Amini avait été arrêtée, 3 jours plus tôt, par la police des mœurs pour avoir mal ajusté son voile. Elle est devenue une icône... Le pouvoir a choisi de répondre à la fronde par une féroce répression : les ONGs évoquent quelque 200 morts et des centaines d'arrestations... À quoi aspirent les Iraniens et les Iraniennes ? Jusqu'où sont-ils prêts à aller pour obtenir un changement de régime ? Le Guide suprême Ali Khamenei est-il capable de lâcher du lest ? Existe-t-il des dissensions au sein des forces armées sur la politique répressive  en cours ?  Le régime théocratique , en place à Téhéran depuis 1979, est-il est sursis ?   3 invités :  - Clément Therme, chercheur associé à l'EHESS, l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, et chargé de cours à l'Université Paul Valéry de Montpellier, a dirigé « L'Iran et ses rivaux. Entre nation et révolution », ouvrage collectif paru en 2020 aux Éditions Passés composés   - Azadeh Kian, professeur de Sociologie et directrice du CEDREF, le Centre d'enseignement, de documentation et de recherches pour les études féministes à l'Université Paris Cité, a publié « Femmes et pouvoir en Islam »,  aux éditions Michalon en 2019  - Delphine Minoui, journaliste franco-iranienne, correspondante du Figaro à Istanbul, a publié  « Je vous écris de Téhéran », au Seuil en 2015.  

Appels sur l'actualité
Vos questions d'actualité: Trump, FC Barcelone, Laurent Gbagbo, Drones iraniens en Ukraine

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Oct 19, 2022 19:30


Tous les jours, les journalistes et correspondants de RFI ainsi que des spécialistes répondent à vos questions sur l'actualité. Ce matin :  Côte d'Ivoire : quel avenir politique pour Laurent Gbagbo ? Par Sidy Yansané, correspondant RFI à Abidjan FC Barcelone : comment expliquer les résultats mitigés ? Par Hugo Moissonnier, journaliste au service des Sports de RFI Assaut du Capitole : Donald Trump appelé à comparaître devant une commission parlementaire. Par Jean-Eric Branaa, maître de conférences en Politique et Société américaines à l'Université Paris 2 Panthéon-Assas, auteur de Géopolitique des États-Unis, aux éditions PUF, août 2022 Guerre en Ukraine : apparition de drones kamikazes iraniens. Par Clément Therme, spécialiste des relations entre la Russie et l'Iran, chargé de recherche à l'Institut international d'études iraniennes.   * Par téléphone : de France : 09 693 693 70 de l'étranger : 33 9 693 693 70 * Par WhatsApp : +33 6 89 28 53 64 N'OUBLIEZ PAS DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE NUMÉRO DE TÉLÉPHONE (avec l'indicatif pays). Pour nous suivre : * Facebook : Rfi appels sur l'actualité * Twitter : @AppelsActu

Les histoires de 28 Minutes
Dans la tête d'un Asperger / Révolution iranienne

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Oct 13, 2022 45:41


L'émission 28 Minutes du 13/10/2022 Au programme de l'émission du 13 octobre  ⬇ La tête bien pleine de Paul El Kharrat, autiste Asperger“Qui peut se mettre à ma place, dans mon cerveau à la fois extra-large et incroyablement étriqué ?”. Paul El Kharrat a 23 ans et est autiste Asperger. Aujourd'hui membre des “Grosses Têtes” de Laurent Ruquier sur RTL, c'est en 2019 qu'il se fait connaître en devenant le plus jeune champion à être resté aussi longtemps en lice dans l'émission “Les douze coups de midi”. S'il considère son handicap comme une véritable force, sa capacité à tout retenir le pousse également à l'épuisement. Dans “Bienvenue dans mon monde”, publié aux éditions HarperCollins, il raconte son handicap, ses périodes de grandes dépressions et son séjour en hôpital psychiatrique.  1 mois après la mort de Mahsa Amini : Iran, une révolution en marche ?C'est un triste anniversaire pour la jeunesse iranienne. Il y a tout juste un mois, la kurde Mahsa Amini était arrêtée par la police des mœurs pour avoir laissé dépasser de son voile quelques mèches de cheveux. Suite à l'annonce de sa mort, un grand sentiment de révolte est né en Iran. D'abord portées par les jeunes femmes, les manifestations s'étendent à présent dans l'ensemble du pays. La violente répression du régime fait rage. Selon l'ONG Iran Human Rights, au moins 108 personnes ont été tuées dans le pays depuis le début du mouvement. Instagram et WhatsApp ont été bloqués, rendant moins audibles les voix de la jeunesse iranienne à l'international, où les manifestations de soutien restent nombreuses. De son côté, le régime des mollahs pointe la responsabilité des États-Unis et d'Israël. Le Canada, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont choisi de sanctionner les responsables politiques de l'Iran et seront suivis par l'Union européenne. Ces sanctions pourraient-elles avoir un impact ? Les manifestations de soutien aux Iraniens jouent-elles toujours un rôle ? On en débat avec nos invités.  Enfin, retrouvez également les chroniques de Xavier Mauduit et d'Alix Van Pée.   28 Minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.

Revue de presse française
À la Une: le mur de la peur est tombé en Iran

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Oct 13, 2022 4:08


Constat en première page de Libération. « Plus d'un mois après la mort de Masha Amini, la révolte contre le régime de Téhéran ne faiblit pas. Malgré une répression de plus en plus féroce. » Libération applaudit la détermination des Iraniennes et des Iraniens : « on ne saluera jamais assez le courage de ces Iraniennes qui, au péril de leur vie, défient depuis bientôt un mois les armes braquées sur elles par les mollahs et leurs affidés. Car elles ont initié, bien plus qu'une révolte, une vraie révolution, aujourd'hui rejointe par les hommes. Preuve, assure Libération, que le foulard était un pur symbole et que l'objectif de ce mouvement est bel et bien la liberté. Après des années de privation de tout, dues à l'obscurantisme du régime, au Covid qui a laminé le pays et aux sanctions qui l'ont affamé, la population explose. Et elle explose d'autant plus que le pouvoir en place la prive de tout moyen de communication avec l'extérieur. Le net iranien a été coupé, ce qui permet au régime de tuer à huis clos. (…) Malgré tout, ce qui frappe dans le mouvement en cours, conclut Libération, c'est la détermination des manifestant·e·s. Femmes ou hommes, fillettes, adolescent·e·s ou adultes, elles et ils n'ont plus peur. » ► À lire aussi : Iran: un mois de contestation et de répression meurtrière Grévistes de TotalEnergies et de Esso : des « serials-bloqueurs » À la Une également, la pénurie de carburant. Le gouvernement active les réquisitions, mais les négociations sont au point mort et le conflit s'étend. Le Figaro s'emporte contre les grévistes de TotalEnergies et de Esso : « grévistes ? Le mot est sérieusement abîmé par ces serial-bloqueurs, s'exclame le journal. Ils assurent parler au nom du peuple, mais lui rendent la vie infernale dans les moindres détails de l'existence. Ils invoquent l'état de droit, mais piétinent le premier d'entre eux, celui de circuler librement. Ils proclament l'égalité, mais sont prêts à menacer tout l'équilibre d'une société pour maintenir leurs privilèges. Ils s'imaginent damnés de la terre sans voir qu'ils se comportent comme des enfants gâtés. (…) Pendant ce temps, la majorité silencieuse fait la queue pendant des heures devant la station-service. Elle paye au prix fort la passion tyrannique des minorités et la faiblesse des pouvoirs publics. » La faute des autres… La Charente Libre, pour sa part, pointe du doigt le pétrolier Total. « Si Total ne veut pas venir à la table des négociations avec ses salariés, c'est qu'il a ses raisons et estime qu'ils sont déjà bien assez payés. Quand bien même, il vient de réaliser un bénéfice record de 16 milliards d'euros, s'exclame le quotidien charentais. Quand bien même son PDG vient de s'augmenter de 52% pour émarger à 6 millions d'euros. Si les stations sont vides, c'est la faute des autres, des grévistes comme du gouvernement qui n'a rien fait pour réquisitionner plus vite. Le dialogue ? Pourquoi pas mais à condition que vous soyez d'entrée en accord Total, s'exclame encore La Charente Libre. Si le mouvement de grève continue voire s'étend, l'histoire retiendra que c'est de la faute soit de la CGT, soit du gouvernement. Total lui n'y est pour rien dans ce monde qui ne tourne plus bien. Il sort renforcé d'une guerre en Ukraine. Il investit dans l'énergie fossile sur une planète en train de cramer. Ce n'est pas un vulgaire conflit social qui va le traumatiser. Total a ses propres actions à faire flamber pour s'occuper d'éteindre celle des autres. » ► À lire aussi : France: dans les raffineries de pétrole, les réquisitions ne passent pas Macron : la foi en la négociation À la Une enfin, Emmanuel Macron face aux caméras de France 2 le 12 octobre au soir. Le chef de l'État était interrogé sur la situation internationale mais il n'a pas pu échapper à quelques questions sur la crise du carburant. « On s'installe dans la guerre », a déclaré Emmanuel Macron. Mais « le président veut laisser sa chance aux négociations », relève Sud Ouest. Pour lui, « négocier n'est pas renoncer. Et il s'est dit persuadé que Poutine et Zelensky devront discuter autour d'une table (…). Cette foi en la négociation s'applique aussi au conflit des raffineries, pointe encore Sud Ouest, qui intéressait sûrement plus les Français que la livraison de canons à l'Ukraine. (…) Un conflit qui, selon les dires d'Emmanuel Macron, devrait être réglé dans les prochains jours. » Mais pour ce faire, il faudrait déjà que la grève s'arrête et qu'ensuite l'approvisionnement des stations-services reprenne. À en croire Le Figaro, un retour à la normale n'interviendrait pas au minimum avant une dizaine de jours.

Euradio
GEOPOLIS - Iran, un régime en bout de course ?

Euradio

Play Episode Listen Later Oct 11, 2022 27:24


Iran : un régime en bout de course ? Cette émission est aujourd'hui dédiée à l'Iran, plongé depuis quelques semaines dans une profonde agitation après la mort de Mahsa Amini, tuée pour le seul crime d'avoir laissé quelques mèches de cheveux dépasser du voile dont le port est obligatoire en Iran depuis la révolution islamique de 1979. Cette mobilisation vient fragiliser un régime très décrié qui n'aurait plus que le soutien de 15% des Iraniens. Un régime auquel beaucoup d'Iraniens reprochent son incurie sur le front de l'économie mais aussi son agressivité sur la scène internationale qui a fait de l'Iran un état paria et enfin l'absence de libertés qui étouffe la société. Avec Clément Therme, spécialiste de l'Iran, chercheur au centre d'études iraniennes et chargé de cours à l'Université Paul Valéry de Montpellier. Image Ilee Wu

Le grand journal du soir - Matthieu Belliard
Frappes en Ukraine: des drones iraniens utilisés contre les principales villes du pays.

Le grand journal du soir - Matthieu Belliard

Play Episode Listen Later Oct 10, 2022 7:41


Aujourd'hui dans "Punchline", Laurence Ferrari et ses invités débattent des drones iraniens utilisés par la Russie contre les principales villes ukrainiennes, en réponse à l'attaque sur le pont de Crimée de ce week-end. 

C dans l'air
IRAN : LE RÉGIME PEUT-IL TOMBER ? – 08/10/22

C dans l'air

Play Episode Listen Later Oct 8, 2022 68:45


EXPERTS DAVID RIGOULET-ROZE Politologue - Chercheur associé à l'IRIS Rédacteur en chef de la revue « Orients stratégiques » FARIBA HACHTROUDI Journaliste et auteure iranienne AZADEH KIAN Sociologue franco-iranienne Auteure de « Femmes et pouvoir en Islam » HASNI ABIDI Politologue - Directeur du CERMAM Centre d'Études et de Recherche sur le Monde Arabe et Méditerranéen Il y a trois semaines, une jeune femme de 22 ans, Masha Amini, décédait à l'hôpital après avoir été arrêtée par la police des mœurs de Téhéran pour « port de vêtements inappropriés », des mèches de cheveux dépassaient de son voile. Depuis les Iraniens descendent chaque jour dans les rues de Téhéran et d'autres villes du pays aux cris de « Jin, Jiyan, Azadî » ( « Femme, vie, liberté » ). Dans les manifestations, beaucoup d'hommes mais aussi de femmes, jeunes très souvent, retirent et brûlent leur voile en signe de protestation malgré la répression et les balles. Un vent de contestation qui loin de s'éteindre gagne depuis le week-end dernier les universités du pays mais aussi les écoles. Dans une vidéo publiée lundi sur les réseaux sociaux, des jeunes filles, la tête non voilée, scandent « Mort au dictateur », en référence au guide suprême Ali Khamenei, dans une école de Karaj, à l'ouest de Téhéran. D'autres séquences montrent des écolières quittant les salles de classe pour défiler dans divers endroits de la ville lors de manifestations éclair, afin d'éviter d'être repérées. Car malgré la chape de plomb imposée par le régime, des vidéos et témoignages laissent également entrevoir la violence exercée par les forces de l'ordre contre les manifestants, notamment contre les étudiants qui se sont soulevés ces derniers jours. Au moins 82 personnes ont été tuées et des centaines d'autres blessées depuis vendredi dans la répression des manifestations qui ont éclaté à Zahédan, dans le sud-est de l'Iran, selon Amnesty International qui précise que les pannes d'Internet en cours dans le pays rendent de plus en plus difficile la confirmation des décès. Les autorités iraniennes avancent elles un bilan d'environ 60 morts depuis le 16 septembre parmi lesquels 12 membres des forces de sécurité. Plus d'un millier de personnes ont été arrêtées et plus de 620 relâchées dans la seule province de Téhéran, d'après un bilan officiel. Des chiffres qui seraient bien en deçà de la réalité alors que le régime, comme en 2019 et en 2009, fait tout pour contenir la révolte. Dans ce contexte, la France a appelé hier ses ressortissants à quitter le pays « dans les plus brefs délais ». Selon le ministère des Affaires étrangères, « tout visiteur français, y compris binational, s'expose à un risque élevé d'arrestation, de détention arbitraire et de jugement inéquitable ». Cette alerte survient au lendemain de la diffusion d'une vidéo d'« aveux » d'espionnage de deux enseignants français arrêtés en mai dernier en Iran. Dans cette séquence, une jeune femme s'exprimant en français indique s'appeler Cécile Kohler et être agent de renseignement opérationnel à la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, service de renseignement français). Elle affirme qu'elle et son conjoint étaient en Iran « pour préparer les conditions de la révolution et du renversement du régime iranien ». Le Quai d'Orsay a dénoncé une « vidéo révoltante » qui « met en scène de faux aveux, extorqués sous la contrainte » et a demandé la « libération immédiate » de ces « otages d'État ». Les familles du couple de Français ont alerté, vendredi, sur les « conditions inhumaines de détention (…) pour des motifs fallacieux », avec une « pression psychologique inimaginable ». Alors que se passe-t-il en Iran ? Quelles sont les raisons de la révolte des Iraniens et des Iraniennes ? Comment la diaspora iranienne participe-t-elle à ce combat ? Que sait-on des Français détenus en Iran ? Enfin pourquoi l'armée iranienne bombarde-t-elle depuis quelques jours quotidiennement des groupes kurdes établis dans le Kurdistan irakien voisin ?

Le zoom de la rédaction
L'espoir et la peur des Iraniens de Turquie

Le zoom de la rédaction

Play Episode Listen Later Oct 5, 2022 4:31


durée : 00:04:31 - Le zoom de la rédaction - Ils sont de l'autre côté de la frontière, les Iraniens réfugiés en Turquie, près de 100.000 officiellement enregistrés, mais beaucoup plus qui vivent dans la clandestinité. Ils ont fui le régime des mollahs sans trop s'éloigner de leur pays, dans l'espoir d'y revenir un jour.

Grand angle
"Teherangeles" : Los Angeles, terre d'accueil des immigrés iraniens depuis les années 60

Grand angle

Play Episode Listen Later Oct 5, 2022 2:39


durée : 00:02:39 - Grand angle - Les événements en Iran font réagir partout dans le monde. Et forcément dans le sud de la Californie où se trouve la communauté iranienne la plus importante hors d'Iran : 700 000 Iraniens ou Irano-américains vivent dans la région. Los Angeles est parfois même surnommée "Tehrangeles".

Un jour dans le monde
Emission spéciale Iran : Une révolution est-elle en cours ?

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Oct 5, 2022 41:59


durée : 00:41:59 - Un jour dans le monde - En Iran, cela fait déjà plus de deux semaines que les manifestations contre le régime ont débuté. Par le rejet du voile, un symbole fort de la République islamique, c'est le régime tout entier que les Iraniens contestent. Assiste-t-on aux prémices d'une révolution ?

InterNational
Emission spéciale Iran : Une révolution est-elle en cours ?

InterNational

Play Episode Listen Later Oct 5, 2022 41:59


durée : 00:41:59 - Un jour dans le monde - En Iran, cela fait déjà plus de deux semaines que les manifestations contre le régime ont débuté. Par le rejet du voile, un symbole fort de la République islamique, c'est le régime tout entier que les Iraniens contestent. Assiste-t-on aux prémices d'une révolution ?

RMC Bonjour !
Story Sport : Les footballeurs iraniens se sont aussi dressés à leur régime - 30/09

RMC Bonjour !

Play Episode Listen Later Sep 30, 2022 3:04


Le choix RMC dans l'actualité sportive, sous la plume et à travers le regard de Thibaud Texeire. De l'info, de l'humour et de la bonne humeur… Cette année, Charles Magnien gagne une demi-heure. Avec Anaïs Castagna, ils accompagnent jusqu'à 6h30 les Français qui se lèvent tôt. Nouveautés cette saison : Arthur Asquin rejoint l'équipe de Charles Matin avec une nouvelle chronique : l'info marquante du jour à ne pas manquer ; et pour ne rien louper de l'actualité sportive, Thibaud Texeire incarnera tous les matins la Story Sport.

Le Top de L'After foot
Le Top de Génération After : Le geste courageux des footballeurs iraniens – 29/09

Le Top de L'After foot

Play Episode Listen Later Sep 29, 2022 15:38


Chaque jour, écoutez le Best-of de l'Afterfoot, sur RMC la radio du Sport ! L'After foot, c'est LE show d'après-match et surtout la référence des fans de football depuis 15 ans ! Les rencontres se prolongent tous les soirs avec Gilbert Brisbois et Nicolas Jamain avec les réactions des joueurs et entraîneurs, les conférences de presse d'après-match et les débats animés entre supporters, experts de l'After et auditeurs. RMC est une radio généraliste, essentiellement axée sur l'actualité et sur l'interactivité avec les auditeurs, dans un format 100% parlé, inédit en France. La grille des programmes de RMC s'articule autour de rendez-vous phares comme Apolline Matin (6h-9h), les Grandes Gueules (9h-12h), Estelle Midi (12h-15h), Super Moscato Show (15h-18h), Rothen s'enflamme (18h-20h), l'After Foot (20h-minuit).

Revue de presse française
À la Une: le dernier adieu à la reine

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Sep 19, 2022 4:13


« Les funérailles du siècle », s'exclament Le Télégramme ou encore L'Ardennais. « Funérailles planétaires », renchérit L'Union. « Adieu royal pour Elizabeth II », insiste Le Républicain Lorrain. « Dernier hommage », pointe L'Est Républicain. « L'adieu du monde à la reine Elizabeth », lance La Dépêche. « Le monde entier réuni en mémoire d'Elizabeth II », constate Le Figaro. « Du monde, il y en aura ce lundi à Londres », martèle le journal. Et du beau monde… « La planète entière se presse devant le cercueil de cette monarque hors norme, pointeLe Figaro. On attend quelque 500 invités de marque, dont plus de 200 chefs d'État et de gouvernement, dignitaires étrangers de haut rang ou autres têtes couronnées. » Et « on attend des centaines de milliers - peut-être plus d'un million - de personnes dans les rues de Londres. Sur le trajet de la procession, des admirateurs de la reine campent depuis déjà quarante-huit heures. » Thermomètre des relations internationales Alors, commente Le Figaro, « le monde va s'afficher ce lundi lors des funérailles de la souveraine tel qu'il est : concurrentiel, divisé, sporadiquement en guerre et tout juste bon à sauver les apparences le temps d'une cérémonie en mondovision. » Et « on cherchera les absents. Plus de mille invitations ont été postées, mais le Russe Vladimir Poutine n'en a pas reçu, se trouvant relégué en compagnie de parias de l'acabit des talibans afghans, du boucher syrien Assad et de la junte birmane. Alors que le Chinois Xi Jinping sera représenté "à haut niveau", même les Iraniens et les Nord-Coréens pourront envoyer un ambassadeur. (…) Ainsi, poursuit Le Figaro, même ceux qui jugent archaïque cet objet de curiosité qu'est la monarchie britannique peuvent s'y référer comme à un thermomètre des relations internationales. Une dernière fois ce lundi, Elizabeth II va tenir en respect les adversaires des valeurs de démocratie, de pluralisme et de paix. Ceux qui entoureront son cercueil s'y rallieront, au moins par la posture. Leurs "sujets" pourront les en tenir comptables. » Un pays figé… Ce matin, le royaume « se réveille à l'arrêt », remarqueLibération. Ce lundi a été décrété jour férié national. « Pas question de faire un saut au supermarché pour aller chercher de quoi petit-déjeuner : Tesco, Sainsbury's, Lidl et Aldi n'ouvrent pas, les enseignes McDonald's sont fermées, les postiers restent chez eux et même Amazon mettra ses livraisons en suspens le temps des funérailles de la reine, qui commencent à 11 heures (12 heures, heure de Paris). » Qui plus est, pointe encore Libération, « la célèbre grande roue de Londres est immobile, les musées fermés. Impossible d'aller voir la réplique de cire d'Elizabeth II au musée de Madame Tussaud à Londres ou de faire un tour au parc d'attractions de Blackpool. Le gouvernement a assuré que ce jour férié s'appliquerait "à la discrétion des employeurs", qui ont rivalisé d'empressement pour libérer leurs salariés. » Mais « qu'on se rassure, conclut le journal : les pubs seront ouverts pour ceux qui veulent communier autour d'un verre. » Des obsèques préparées depuis plus de… 60 ans ! Le Parisien pour sa part nous dévoile « les secrets » de cette cérémonie… Une cérémonie millimétrée, « préparée depuis plus de soixante ans, nous apprend le journal, dans le plus grand secret. » En effet, « quelques années à peine après le couronnement de la reine Elizabeth II, en 1953, les autorités ont commencé à planifier l'événement qui ne manquerait pas de se produire un jour. Une opération secrète appelée London Bridge. La reine est jeune, certes, mais personne ne peut deviner la longévité des Windsor. (…) Dans les années 2000, la reine a passé les 70 ans, les réunions à Buckingham Palace ont lieu deux à trois fois par an, et elle est régulièrement consultée sur le déroulé de ses futures obsèques. » Elizabeth II a donc été associée de près au déroulé de ce dernier hommage, pointeLe Parisien. « La reine a choisi les prières et les chants de cette cérémonie religieuse. (…) La reine a aussi exprimé le vœu d'être accompagnée tout au long de la journée par son joueur de cornemuse personnel. (…) Et elle a choisi elle-même son corbillard : un modèle Jaguar, doté de larges vitres afin que le public puisse apercevoir de loin son cercueil tout au long de l'ultime parcours, de l'arche de Wellington à Londres jusqu'au château de Windsor. »

Si loin si proche
L'incroyable odyssée des frères Omidvar

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Sep 9, 2022 48:30


Ces deux aventuriers iraniens ont entrepris dans les années 50-60, un improbable tour du monde, à moto d'abord à travers l'Asie, l'Océanie ou l'Amérique, puis en 2 CV sur le continent africain. Le récit de leurs dix ans de voyage, encore largement méconnu dans l'espace francophone, est enfin adapté et traduit en français. Téhéran, été 1954 Issa et Abdullah Omidvar enfourchent leur moto Matchless et tracent un chemin de liberté et de fraternité à nul autre pareil, qui les conduira sur les pistes africaines, les routes sablonneuses de l'Australie ou les voies sinueuses du Tibet. Depuis trois ans, les deux frères préparent ce grand voyage, avec en tête l'idée de rencontrer, filmer et « étudier » les peuples les plus isolés de la planète. Dix ans plus tard, ils auront traversé près de 100 pays, vécu des mois auprès des Aborigènes, des Inuits du Grand Nord, des Pygmées ou d'ethnies reculées d'Amazonie, récoltant au passage de précieux témoignages (écrits, objets, photos et films) d'un monde particulièrement riche, parfois sans frontières, mais déjà secoué par un ordre mondialisé qui a la ferme intention de s'imposer partout. À leur retour en Iran, ils seront accueillis en héros. Leur voyage inédit est un exploit.  Téhéran, années 2000  Jean-Louis Ozsvath, un français passionné de voyages, découvre comme beaucoup, l'existence de ces deux Iraniens pionniers de l'exploration, à travers le musée qui leur est consacré à Téhéran, dans le palais de Saadabad, présenté comme le « premier musée d'ethnologie d'Iran ». Il découvre aussi le récit publié en anglais de ce tour du monde, écrit par Abdullah et Issa. Mieux, Jean-Louis Ozsvath apprend que les deux frères sont encore en vie et continuent de partager leurs souvenirs depuis l'Iran où vit Issa, et le Chili où s'est installé pour sa part Abdullah (jusqu'à sa mort récente à l'été 2022). Il entreprend alors de les rencontrer de Santiago à Téhéran, et d'adapter en français leur récit de voyage, encore totalement méconnu dans le monde francophone.  Pendant leurs dix années passées sur les routes, les frères Omidvar n'ont pas fait que partager le quotidien des peuples qu'ils ont rencontré. Ils les ont filmés, suivi longuement, cherchant à les comprendre, les connaître sans les préjugés coloniaux qui guidaient alors encore beaucoup d'Européens. Ils étaient Iraniens, leur rapport était différent, le regard neuf souvent, naïf parfois. Mais ce qui frappe en lisant leur récit publié aux éditions Névicata/Elytis, c'est à quel point les deux ethnographes et documentaristes iraniens nous alertent, à leur manière, sur la direction que prend le cours de l'histoire et du monde, dénonçant la surpopulation, la surexploitation des ressources naturelles et la disparition en marche de la richesse et de la diversité culturelle qu'incarnent les peuples premiers. Deux aventuriers pas banals qu'il faut donc suivre et à qui il faut aussi, enfin, rendre hommage.  À lire, à voir et écouter  Le voyage des frères Omidvar : deux aventuriers iraniens à travers le monde d'Issa Omidvar, par Jean Louis Ozsvath. Éditions Nevicata Elytis Un article sur le musée des frères Omidvar et ce que cela dit de notre rapport au voyage, par l'autrice Lucie Azéma dans le Courrier International. Quelques extraits en ligne des films des frères Omidvar, sous-titrés en anglais. La musique enregistrée par frères Omidvar pendant leur tour du monde : Rahavard (2002). Disponible en ligne sur les plateformes audio.