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durée : 00:04:03 - Le Grand reportage de France Inter - À Taez, sur la ligne de front au Yémen, entre les troupes gouvernementales et les Houthis soutenus par les Iraniens, les deux camps se livrent une guerre de position. Dans laquelle les civils sont les premières victimes. - réalisation : Etienne Monin, Alexandre Abergel Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:58 - Les journaux de France Culture - Alors que les négociations entre Américains et Iraniens achoppent toujours sur plusieurs points, une délégation qatarie est arrivée à Téhéran pour trouver un compromis sur le fond comme sur le calendrier. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Julie Pacaud, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:58 - Journal de 12h30 - Alors que les négociations entre Américains et Iraniens achoppent toujours sur plusieurs points, une délégation qatarie est arrivée à Téhéran pour trouver un compromis sur le fond comme sur le calendrier. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Julie Pacaud, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
« Les Iraniens sont partagés entre peur et soulagement », nous dit le New York Times. Il faut dire que les nombreuses volte-face de Donald Trump mettent leur moral à rude épreuve. « Jeudi, rappelle le quotidien américain, la situation a de nouveau brutalement basculé en l'espace de quelques heures. D'abord, le président américain a menacé de frapper l'Iran « très fort » (…) Puis il a brusquement annulé ces attaques, affirmant que des progrès avaient été réalisés dans les négociations de paix ». « Pour les Iraniens ordinaires, explique le New York Times, cette oscillation constante entre peur et soulagement, angoisse et espoir, est éprouvante ». Le journal a interrogé des Iraniens par téléphone ou sms. « Ils disent vouloir simplement que la guerre prenne fin », explique le quotidien américain. Mais ce n'est pas leur seule préoccupation. La situation économique les inquiète également : « Les entreprises sont paralysées par la fluctuation des prix, on a l'impression que notre vie est en suspens », explique ainsi Reza, un cadre de 48 ans. Alors que Mahasti, une habitante de Téhéran âgée de 65 ans, « estime que les perturbations commerciales et la réduction des revenus pétroliers iraniens détériorent lentement la qualité de vie de nombreux iraniens. Nos vies, dit-elle, deviennent de plus en plus difficiles de jour en jour ». Liste d'adresses Les violences racistes en Irlande du Nord préoccupent la presse britannique. Le Guardian s'est rendu sur place à Belfast où, nous dit-il, « les membres des communautés ethniques minoritaires expriment leur inquiétude face aux violences qui mettent en lumière le racisme en Irlande du Nord ». Inquiétude amplifiée par « une liste d'adresses qui commence à circuler sur les réseaux sociaux, explique le quotidien britannique. Réparties sur un vaste territoire, dans des dizaines de rues de la ville, ces adresses correspondent à des logements collectifs où vivent des immigrés ». Le Guardian a rencontré « Joseph et Solomon, deux réfugiés érythréens qui ont un permis de séjour et travaillent à temps plein. Jusqu'à présent, Joseph se sentait en sécurité à Belfast. "La plupart des gens ici sont bienveillants", dit-il. Mais il envisage désormais de partir, explique le quotidien britannique ». Le quotidien français Libération s'est lui aussi rendu sur place, à Belfast, et rappelle que « l'appel à la violence s'est répandu comme une traînée de poudre en début de semaine. La vidéo d'une attaque au couteau perpétrée lundi soir à Belfast Nord par un réfugié soudanais, a largement été relayée en ligne, appuyée par les interventions d'Elon Musk et de Tommy Robinson, le premier influenceur de l'extrême droite britannique ». Une travailleuse communautaire s'inquiète : « Je ne pensais pas vraiment que ça prendrait cette ampleur. Que des maisons brûlent, ce n'est pas nouveau en Irlande du Nord, ça arrive en raison des divisions communautaires. Mais ce qui est différent, c'est que ce soit si organisé et que ça concerne autant de logements ». Bonjour tristesse L'actualité du sport est dominée par le coup d'envoi de la Coupe du monde de football, mais en France une disparition suscite l'émotion. La mort de Charlie Dalin, vainqueur de la dernière course à la voile autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, en 2025. Le journal L'Équipe fait sa Une avec une photo du marin et ce titre « Un océan de larmes ». « Charlie Dalin a succombé hier au cancer gastro-intestinal qui le rongeait mais qui n'a pas empêché sa consécration sur le Vendée Globe en 2025 (...) C'était un marin profond et taiseux », ajoute L'Équipe, qui retrace son parcours, depuis son enfance lorsqu'il monte sur un « bateau de plage », jusqu'à sa maladie. Pour Le Figaro, Charlie Dalin était « un homme de combats et un marin de talent (...) Âgé de 42 ans, poursuit le quotidien français, il largue donc définitivement les amarres et laisse à terre, une femme, un petit garçon, Oscar, une famille et une équipe ravagés par la tristesse ». Même émotion pour Le Monde, qui se désole : « Charlie Dalin a pris le large à tout jamais ».
La Coupe du monde 2026 promet d'être la plus technologique de l'histoire. Intelligence artificielle, arbitrage assisté par des avatars numériques, jumeaux virtuels des stades ou cybersécurité de pointe: les entreprises technologiques seront au cœur du Mondial. L'escalade reprend dans la guerre au Moyen-Orient. L'armée américaine a lancé une nouvelle série de frappes sur l’Iran cette nuit. En réaction, les Iraniens annoncent totalement bloquer le détroit d'Ormuz. Enfin, alors que le gouvernement wallon réfléchit à l'avenir des aéroports régionaux, Liège Airport rappelle son poids dans l'économie wallonne: près de 12.000 emplois dépendent de ses activités. Présentation: Ondine Werres Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.
Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères était interrogé par Olivier Bost (RTL), Steve Jourdin (Public Sénat) et Claire Conruyt (Le Figaro).Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Elle dessinait la résistance avec un trait de crayon et un éclat de rire. Marjane Satrapi, autrice du mythique Persepolis et voix incontournable de la dissidence iranienne en exil, nous a quittés. À travers son œuvre, elle aura su transformer la tragédie de tout un peuple en une bande dessinée universelle, récompensée à Cannes et traduite dans le monde entier.Mais Marjane Satrapi n'était pas seule. Derrière elle, une génération d'artistes iraniens, du réalisateur Jafar Panahi, emprisonné pour ses films, à la légendaire chanteuse Googoosh, réduite au silence, qui ont tous choisi la création comme acte de résistance.Aujourd'hui, cette flamme continue de brûler, portée par une jeunesse qui chante, filme et dessine au péril de sa liberté, sous le slogan de "Femme, Vie, Liberté".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invité du 27 mai 2026 avec Jacques Audibert, diplomate, ancien directeur politique du Quai d'Orsay, ancien négociateur français sur le nucléaire iranien. Après des semaines de blocages et de menaces, Washington et Téhéran avaient fait état d'avancées ces derniers jours dans les négociations pour régler la guerre au Moyen-Orient. Donald Trump a même, au cours du week-end, laissé entrevoir un compromis imminent. Des espoirs de paix qui se sont éloignés ce lundi 26 mai, d'une part par l'annonce du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou d'une intensification de l'offensive de son armée au Liban, puis par l'attaque américaine contre l'Iran. Les Etats-Unis ont annoncé avoir frappé des sites de missiles dans le sud du pays, portant un coup au cessez-le-feu. Pour autant, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a fait savoir qu'un accord avec l'Iran restait possible. Les discussions tournent essentiellement « autour de la formulation précise du texte initial, cela prendra donc quelques jours », a-t-il déclaré lors d'une visite officielle en Inde. Jacques Audibert, diplomate, ancien négociateur français sur le nucléaire iranien, nous expliquera comment se passent des discussions avec les Iraniens, alors que la guerre dure désormais depuis trois mois et que le dossier de l'uranium enrichi iranien est au coeur des négociations.
« Une paix mal ficelée » : un constat dressé par Le Figaro à Paris. « Une guerre déclenchée dans le but proclamé de "régler une fois pour toutes" l'épineuse question du programme nucléaire iranien – et pourquoi pas, au passage, en finir avec cette République islamique qui menace Israël et ses voisins arabes. Quarante jours de frappes aériennes massives qui échouent à atteindre aucun de ces buts. Et, trois mois plus tard, constate le journal, un protocole d'accord de quelques paragraphes "en voie de finalisation" entre les belligérants, qui doit rouvrir au trafic maritime le détroit d'Ormuz, lequel n'était pas fermé avant l'attaque lancée le 28 février. Accord repoussant à plus tard d'incertaines négociations sur le volet nucléaire. Il va falloir à Donald Trump, conclut Le Figaro, tout son talent de communicant pour faire passer ce résultat pour une victoire. » Jeux de dupes… En effet, complète Le Devoir à Montréal, « la priorité absolue est désormais le règlement d'un problème qui n'existait pas avant le 28 février : la réouverture du détroit d'Ormuz, le plus vite possible. Il y a panique en la demeure. Pour obtenir ce résultat, Trump est prêt à en laisser beaucoup aux Iraniens, avec des clauses pour sauver les apparences. » En fait, poursuit Le Devoir, « à chaque étape, l'Iran a dupé l'incompétent, impulsif et ignorant président des États-Unis. Il n'y a pas d'accord "complet" en vue. On reste loin en deçà de ce qu'avait obtenu, en 2015, patiemment, le fameux traité sur le nucléaire iranien, vitupéré et saboté par Trump. Il s'agit aujourd'hui d'un accord pointu et limité, assorti de manœuvres de relations publiques pour calmer les marchés et éviter que les prix de l'essence ne s'envolent à nouveau. Même des sénateurs comme Roger Wicker, républicain du Mississippi, disent aujourd'hui que le président s'est écrasé. Mais non, non : Trump gagne ! Demandez-lui, il vous dira à quel point sa victoire est formidable. » « Nullité diplomatique et guerrière… » « Trump et l'Iran : tout ça pour ça », s'indigne Libération. « Les dirigeants pakistanais qui sont à la manœuvre pour trouver une solution ont imposé un schéma très simple aux négociations, pointe le journal : les frappes américaines s'arrêtent si l'Iran ouvre le détroit d'Ormuz au monde entier, en échange de quoi l'Iran pourra accéder aux actifs bancaires gelés par les sanctions internationales… et on laisse de côté les missiles, et l'enrichissement de l'uranium. Pour l'instant on oublie tout le reste, on en parlera plus tard… peut-être. Évidemment, poursuit Libération, on est très loin des objectifs affichés par Trump, lorsqu'il annonçait sur son réseau à la population iranienne "on arrive". » Et le quotidien français d'enfoncer le clou avec cette remarque : « Le chef de la plus grande puissance militaire du monde vient de prouver tout au long de ces épisodes sa nullité diplomatique et guerrière. Il joue à la guerre comme les enfants jouent avec des soldats de plomb, des maquettes d'avions et de navires de guerre. » Aux conditions de l'Iran En des termes plus mesurés, le Wall Street Journal arrive à la même conclusion : « Donald Trump a réfuté les critiques sur l'accord, affirmant : "Je ne conclus pas de mauvais accords". Mais il est légitime de se demander s'il ne subit pas la pression croissante, aux États-Unis, de la hausse des prix de l'essence et des rendements obligataires, à l'approche des élections de mi-mandat. Cela explique sans doute en partie sa volonté de rouvrir le détroit, même aux conditions de l'Iran. (…) Le régime iranien est entré dans cette guerre en proie à des crises politiques et économiques internes. La guerre n'a fait qu'aggraver ces crises. Sauver un tel régime aujourd'hui par un plan de sauvetage économique constituerait une véritable trahison, s'exclame le Wall Street Journal, non seulement des intérêts américains, mais aussi de ceux du peuple iranien. » Enfin, conclut L'Orient-Le Jour à Beyrouth, « dans ces conditions, malgré les immenses pertes matérielles et humaines, l'Iran va bomber le torse et se sentir renforcé dans sa conviction de ne jamais rien céder, voire de poursuivre sa politique avec une agressivité accrue sur tous les fronts. Le régime entrevoit déjà probablement tout ce qu'il pourrait accomplir, soupire le quotidien libanais, – à commencer par reconstruire son programme de missiles balistiques et ses milices – avec les dizaines de milliards de dollars qui rempliraient ses caisses grâce à une éventuelle levée des sanctions dans le cadre d'un accord final. »
Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM) et chargé de cours à l'université de Genève, est l'invité de la mi-journée de RFI. RFI : Le contexte régional est explosif et pourtant la participation des pèlerins est massive. Comment l'expliquez-vous ? Hasni Abidi : Il s'agit d'un des piliers de l'islam. Le pèlerinage est obligatoire pour tout musulman ayant les moyens physiques mais aussi financiers pour l'accomplir. Ce qui explique que l'intérêt n'a pas changé. Ce pèlerinage montre-t-il que, dans le monde musulman, la dimension spirituelle reste plus forte que les crises politiques ? Oui, la dimension spirituelle et religieuse qui va au-delà, puisque, pour chaque musulman, le pèlerinage est un projet de vie. Malgré les tensions régionales, malgré les crises et les crises économiques, les musulmans tiennent à l'accomplir. Ils sont, on peut dire, rassurés d'accomplir cet acte important dans les lieux saints. Il y a un million et demi de pèlerins actuellement à La Mecque. Il devrait y avoir encore plus de monde ces prochains jours. La hausse du coût des voyages et des assurances a fortement augmenté cette année. Le hadj risque-t-il de devenir inaccessible pour une partie des musulmans étrangers ? Oui. Vous avez raison. Le coût du pèlerinage est de plus en plus élevé. On peut l'expliquer par l'inflation, par le prix élevé aussi du transport aérien puisque les compagnies du Golfe elles-mêmes fixent le prix, mais aussi le prix de l'hébergement à l'intérieur de l'Arabie saoudite, entre la Mecque et Médine. Le coût devient inaccessible ou disons très élevé pour certaines personnes. C'est pourquoi je pense que cette tendance va continuer à la hausse. Une bonne partie des musulmans s'endettent, certains contractent même des crédits. Alors qu'en fait, en islam, il faut avoir les moyens financiers pour l'accomplir. Si vous n'en avez pas les moyens, ce n'est pas grave. C'est vrai que cette partie de la population – une grande partie, ceux qui n'ont pas les moyens – sera privée d'accomplir le hadj. Il y a évidemment la crainte d'un embrasement régional, même si on est proche, selon les deux parties, d'un accord. Si le conflit repartait, quels seraient les risques immédiats pour le pèlerinage, d'un point de vue sécuritaire ou dans les transports ? Les fidèles observent depuis le début de la guerre un autre pèlerinage, ce qu'on appelle le petit pèlerinage. La fièvre pour le pèlerinage n'a pas baissé, hormis bien sûr les contraintes financières. En voyant que l'Arabie saoudite est, plus ou moins, le pays le plus épargné des missiles et des drones envoyés par l'Iran à d'autres pays, notamment les pays du Golfe. C'est-à-dire que par rapport aux Émirats arabes unis, au Qatar et à Bahreïn, l'Arabie saoudite a été épargnée. Autre élément pour l'Arabie saoudite, c'est qu'elle a un accès sur la mer Rouge. On n'est pas obligé de venir en avion. Tous les autres aéroports ont fermé : Abou Dabi, Dubaï, Doha, Bahreïn, etc. Les aéroports d'Arabie saoudite, curieusement, n'ont pas fermé. Cet élément rassure les fidèles en voyant que le petit pèlerinage a continué et que l'Arabie saoudite n'a pas été, n'a pas été touchée. Les Iraniens savent bien qu'envoyer des missiles en Arabie saoudite, c'est risqué. Une situation très dommageable. Ils risquent une détérioration de leur image auprès des musulmans dans le monde. Les relations entre l'Arabie saoudite et l'Iran se sont récemment améliorées. Ce rapprochement, selon vous, reste-t-il fragile ? C'est un rapprochement qui est fragile. Tout dépendra de la position de l'Arabie saoudite. On a bien vu que le prince héritier Mohammed ben Salman (MBS) essaie. Ses proches ont essayé de rassurer les Iraniens pour dire que l'Arabie saoudite – contrairement à certains récits médiatiques américains qui parlent plutôt d'un MBS pressé de finir le travail et donc d'anéantir le régime iranien – tient à avoir de bonnes relations. L'Arabie saoudite, officiellement, soutient les efforts de négociation, à la fois ceux qui ont été exercés par le sultanat d'Oman et maintenant par le Pakistan. L'Arabie saoudite a des projets qui sont importants : l'exposition universelle, la prochaine Coupe du monde 2035 et ses projets faramineux. Tous ces projets passent par la sécurité en Arabie saoudite et dans la région du Golfe. C'est dans l'intérêt de l'Arabie saoudite – et de l'intronisation de prince héritier, puisqu'il est toujours prince héritier –, d'assurer une certaine sécurité dans la région et de ne pas pousser la région vers l'embrasement général. À lire aussiÀ travers le monde, les différentes communautés musulmanes se préparent pour le hadj à La Mecque
Hier on a quand même réussi à prendre des profits tout en se souvenant qu'on était toujours en guerre et que cessez-le-feu ne veut pas dire que la paix est parmi nous. Il y a eu des échanges de missiles dans le détroit d'Ormuz entre Américains et Iraniens. Et les marchés ont moyennement apprécié. Le … Continued
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la suspension de l'opération américaine d'escorte dans le détroit d'Ormuz, la situation à Gaza et des trêves unilatérales annoncées par Moscou et Kiev. Sénégal : vers une « dépastefisation » au sommet de l'État ? Alors que les tensions sont au plus haut entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, le chef de l'État a limogé le porte-parole de la présidence, Ousseynou Ly, militant de la première heure du Pastef, le parti dirigé par Ousmane Sonko. Le poste est désormais occupé par Abdoulaye Tine, coordonnateur de la coalition « Diomaye président ». Comment le président sénégalais justifie-t-il cette décision ? En nommant une personnalité extérieure au Pastef, Bassirou Diomaye Faye acte-t-il le divorce institutionnel ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Détroit d'Ormuz : pourquoi Donald Trump a-t-il suspendu son opération d'escorte ? C'est un nouveau rétropédalage de Donald Trump. Après avoir lancé l'opération « Projet liberté », censée permettre aux centaines de navires bloqués dans le Golfe Persique de franchir le détroit d'Ormuz, le président américain a finalement suspendu cette initiative moins de 48 heures après sa mise en place. Comment expliquer cette nouvelle volte-face ? Est-ce un aveu de faiblesse de Donald Trump face à la défense iranienne ? Avec Guillaume Naudin, présente la chronique « La fabrique du monde » sur RFI. Gaza : la trêve conclue en octobre a-t-elle changé la donne ? Alors que les négociations piétinent entre Américains et Iraniens et que l'armée israélienne continue de bombarder le Sud-Liban malgré le cessez-le-feu, que se passe-t-il dans la bande de Gaza ? Comment évolue la situation depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025 ? L'aide humanitaire arrive-t-elle dans le territoire palestinien ? Où en est le processus de paix de Donald Trump ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Guerre en Ukraine : pourquoi Kiev et Moscou ont annoncé des trêves à des dates différentes ? Les présidents russes et ukrainiens ont annoncé, chacun de leur côté, des cessez-le-feu à des dates différentes. Alors que Vladimir Poutine a décrété une trêve unilatérale à compter de ce vendredi 8 mai, à l'occasion de la commémoration de la victoire de la Seconde Guerre mondiale, Volodymyr Zelensky a décidé de lui couper l'herbe sous le pied en annonçant un cessez-le-feu dès mercredi (6 mai) minuit. Quelle est la stratégie de Kiev ? Faut-il s'attendre à des frappes ukrainiennes lors des commémorations russes du 8 mai 1945 ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI.
durée : 00:12:31 - Journal de 7 h - La situation diplomatique autour du détroit d'Ormuz est encore fragile mais semble s'éclaircir : a priori, les Iraniens sont toujours ouverts à la discussion, tandis que Paris prépositionne son porte-avions Charles-de-Gaulle près du golfe Persique.
durée : 00:12:31 - Journal de 7 h - La situation diplomatique autour du détroit d'Ormuz est encore fragile mais semble s'éclaircir : a priori, les Iraniens sont toujours ouverts à la discussion, tandis que Paris prépositionne son porte-avions Charles-de-Gaulle près du golfe Persique. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin, Alix Forgeot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:20:09 - Le journal de 18h00 - Les diplomates à la manœuvre pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. Les négociations s'accélèrent entre les Américains et les Iraniens alors que Donald Trump a suspendu l'opération navale américaine dans le golfe Persique. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Stanislas Vasak, Brice Garcia Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:20:09 - Journal de 18h - Les diplomates à la manœuvre pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. Les négociations s'accélèrent entre les Américains et les Iraniens alors que Donald Trump a suspendu l'opération navale américaine dans le golfe Persique.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le soutien de l'Eswatini à Taïwan, l'avenir de l'Opep+ après le retrait des Émirats arabes unis et les tensions dans le détroit d'Ormuz. Ouganda : vers la criminalisation des transferts d'argent de la diaspora ? En Ouganda, transférer de l'argent depuis l'étranger pourrait bientôt devenir un crime. Intitulé « protection de la souveraineté », ce projet de loi est en discussion au Parlement. Concrètement, toute personne souhaitant recevoir de l'argent de la diaspora devra obtenir une autorisation du ministère de l'Intérieur, sous peine de sanctions. Pourquoi ces envois d'argent dérangent-ils autant le gouvernement ? Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI. Taïwan : pourquoi l'Eswatini est le seul pays africain à défier la Chine ? Dix jours après avoir annulé sa visite en Eswatini à cause de pressions des Chinois sur plusieurs pays africains pour qu'ils révoquent les autorisations de survol, le président taiwanais Lai Ching-te est finalement parvenu à se rendre sur place. Quelles étaient exactement les pressions de Pékin ? Pourquoi l'Eswatini, petit pays au sud de l'Afrique, est-il le seul du continent à soutenir Taïwan ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Opep+ : quel avenir pour l'organisation après le retrait d'Abou Dhabi ? Frustrés de ne pas pouvoir produire autant qu'ils le souhaitent, les Émirats arabes unis ont annoncé leur retrait de l'Opep+, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. À quel point cette décision peut-elle impacter le prix du baril de pétrole à l'échelle mondiale ? D'autres pays pourraient-ils imiter les Émirats en se retirant également de cette organisation ? Avec Pierre Olivier, journaliste au service international de RFI. Détroit d'Ormuz : une opération américaine pour débloquer les navires, mais à quel prix ? Alors que les négociations entre Iraniens et Américains sont toujours à l'arrêt, Donald Trump a annoncé le lancement de l'opération « Project Freedom » pour débloquer des navires coincés depuis deux mois dans le détroit d'Ormuz. En réponse, Téhéran a menacé d'attaquer l'armée américaine si elle s'approchait du détroit. En quoi consiste exactement cette opération américaine ? Se dirige-t-on vers une reprise des hostilités après les menaces iraniennes ? Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Iran-Israël : la guerre idéologique, de 1979 à nos jours » (éditions Tallandier).
C dans l'air du 4 mai 2026 - Ormuz : Trump peut-il libérer le détroit par la force ?Tension maximale dans le détroit d'Ormuz. Une agence de presse iranienne a rapporté lundi que les Gardiens de la révolution avaient tiré deux missiles en direction d'une frégate américaine au large de l'Iran et du Pakistan, ce que le Pentagone a démenti. Cet incident intervient malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, et alors que Donald Trump a annoncé le lancement d'une opération pour débloquer des navires « qui n'ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient ». Au total, 15 000 soldats américains, des destroyers et une centaine d'aéronefs, ont été déployés dans le cadre de cette opération baptisée « Projet Liberté ». De leur côté, les Iraniens avaient prévenu les Américains : « S'ils ont l'intention de s'approcher du détroit d'Ormuz ou d'y pénétrer, ils seront ciblés et attaqués ». Alors que la tension monte dans le détroit d'Ormuz, Téhéran et Washington continuent de négocier à distance pour trouver un plan de paix. L'Iran étudie actuellement une proposition de Washington mais appelle les Américains à « abandonner les demandes excessives concernant l'Iran ». La question du nucléaire, notamment, semble toujours inextricable. Pendant ce temps, les dirigeants européens sont sur la corde raide avec Washington. Dernier visé en date, le chancelier allemand Friedrich Merz, qui a longtemps dénoncé l'opération américaine en Iran. Le 27 avril, il avait estimé que l'Iran « humiliait » Washington à la table des négociations, tandis que le président américain a répondu que Merz devrait « passer moins de temps à interférer dans les efforts déployés pour éliminer la menace nucléaire iranienne ». Le ton monte, et Donald Trump sanctionne. Vendredi, le président américain a annoncé le retrait de 5 000 soldats mobilisés de façon permanent en Allemagne. Un coup de tonnerre Outre-Rhin, où la présence militaire américaine revêt un caractère stratégique depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Le président américain a par ailleurs annoncé rehausser à 25 % les droits de douane sur les importations de véhicules européens. Un nouveau coup dur pour l'Allemagne pour qui les Etats-Unis représentent 9,5 % des exportations, devant la France. Les hostilités s'apprêtent-elles à reprendre entre l'Iran et les Etats-Unis ? Le projet d'opération navale européenne dans le détroit d'Ormuz est-il crédible ? Et pourquoi la relation entre l'Allemagne et les Etats-Unis s'est-elle brusquement dégradée ?Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN - Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste - Ouest France, auteur de « Requiem pour le monde libre » - Sylvain DOMERGUE (duplex) - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de « Géopolitique des espaces maritimes »
Entre Washington et Téhéran, les négociations pour sortir du conflit sont au point mort. Donald Trump a laissé entendre qu'il pourrait prolonger encore longtemps le blocus des ports iraniens dans le détroit d'Hormuz pendant encore plusieurs mois. La réaction des marchés financiers ne s'est pas faite attendre. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 30 avril 2026 - TRUMP VEUT « DES MOIS » DE BLOCUS… L'IRAN VA-T-IL PLIER ? Le bras de fer se durcit entre les États-Unis et l'Iran. Donald Trump s'est dit prêt, hier, à prolonger le blocus dans le détroit d'Ormuz et à jouer la montre. Selon la presse américaine, il aurait demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus qui « pourrait durer pendant des mois ».Sur son réseau social, le président américain a durci le ton. « Les Iraniens sont étranglés comme un cochon farci. Monsieur gentil, c'est fini ! », a-t-il écrit, au-dessus d'un photomontage le montrant en costume sombre, lunettes noires et fusil d'assaut à la main. Avant d'ajouter : les Iraniens « ont intérêt à devenir intelligents, et vite ».Dans une interview accordée au média Axios, le locataire de la Maison-Blanche se veut plus mesuré. Il assure que « le blocus est un peu plus efficace que les bombardements ». Une stratégie assumée : asphyxier le régime iranien, au risque d'entraîner le monde avec… et les marchés mondiaux où les prix du pétrole flambe.Reste une question : Donald Trump peut-il tenir dans la durée ? Aux États-Unis, la pression monte. L'opinion publique s'inquiète de la hausse des prix à la pompe, et le camp républicain redoute l'impact à l'approche des élections de mi-mandat.Hier, auditionné par la commission des forces armées de la Chambre des représentants, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a été vivement interpellé par les élus démocrates. Certains l'accusent de « mentir aux Américains depuis le premier jour » sur les motivations et l'évolution de cette guerre. Le coût du conflit est déjà estimé à 25 milliards de dollars.Sur la scène internationale, les mises en garde se multiplient. Lors d'un échange téléphonique, Vladimir Poutine a évoqué des « conséquences dommageables » en cas d'escalade. De son côté, le président iranien, Masoud Pezeshkian, juge le blocus « voué à l'échec » et dénonce une source de déstabilisation durable dans le Golfe.Téhéran agite aussi une autre menace : celle des câbles sous-marins. Ces infrastructures, essentielles à l'économie numérique mondiale, traversent le détroit d'Ormuz. Une zone stratégique, non seulement pour le pétrole et le gaz, mais aussi pour les flux de données entre l'Asie et l'Europe.Alors, jusqu'où peut aller l'Iran ? Peut-il réellement s'attaquer à ces câbles vitaux ? Et les États-Unis sont-ils réellement prêts à s'engager dans un conflit long ?L'Agence internationale de l'énergie alerte déjà : le monde pourrait être confronté à « un défi majeur sur le plan énergétique et économique ».Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN - Institut des hautes études de défense nationale- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France, auteure de Requiem pour le monde libre- David RIGOULET-ROZE - Chercheur associé à l'IRIS, rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques - Leila ABBOUD (en duplex) - Cheffe du bureau parisien – Financial Times
Au 56e jour de conflit, les négociations se poursuivent entre Américains et Iraniens autour du détroit d'Ormuz. Des discussions sous haute tension, alors que les deux pays assurent avoir repris le contrôle de la zone après plusieurs arraisonnements de navires ces derniers jours. On fait le point avec Antoine Basbous, politologue, associé chez Forward Global et directeur de l'Observatoire des pays arabes. Ecoutez L'invité de RTL Soir avec Vincent Parizot du 24 avril 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:20 - Géopolitique - par : Anne Soetemondt - Loin des enjeux diplomatiques, la population iranienne subit le durcissement du régime qui impose un véritable blocus numérique depuis le début de la guerre. Plus isolés que jamais, les Iraniens s'enfoncent dans un désespoir aggravé par la crise économique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:20 - InterNational - par : Anne Soetemondt - Loin des enjeux diplomatiques, la population iranienne subit le durcissement du régime qui impose un véritable blocus numérique depuis le début de la guerre. Plus isolés que jamais, les Iraniens s'enfoncent dans un désespoir aggravé par la crise économique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Donald Trump a décidé unilatéralement de prolonger la trêve avec Téhéran pour une durée indéterminée. Il a affirmé vouloir permettre la poursuite des négociations tout en maintenant le blocus maritime américain, que les Iraniens considèrent comme une violation du cessez-le-feu. Ce mercredi, l'Iran a tiré sur trois navires dans le détroit d'Ormuz.
La guerre au Proche-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz ont bouleversé le marché mondial du pétrole. Les États-Unis en profitent pleinement à court terme, portés par une explosion de la demande et des prix. Mais derrière cette opportunité, un plafond de verre apparaît déjà : les limites de leurs capacités de transport. Habituellement, près d'un baril de pétrole sur cinq transite par le détroit d'Ormuz. Mais aujourd'hui, les flux dans ce passage maritime très stratégique sont fortement réduits, dans un contexte où le baril évolue autour des 100 dollars. Voilà l'une des conséquences directes de la guerre au Proche-Orient et du blocage de la région, d'abord par les Iraniens, puis par les Américains. Résultat : les producteurs américains n'ont jamais été aussi sollicités. Grâce à leur production massive de pétrole de schiste, ils se retrouvent en position de fournisseurs de secours pour de nombreux pays, notamment en Asie. Dans un contexte de fortes tensions, de nombreux États cherchent désormais à sécuriser leurs approvisionnements en dehors du Moyen-Orient. Une situation dont tente de profiter Donald Trump. Le président américain cherche à capitaliser sur les effets du blocus du détroit d'Ormuz en incitant les pays touchés à se tourner vers le pétrole américain. Et la stratégie semble porter ses fruits. Les exportations américaines s'envolent, avec des volumes qui atteignent des niveaux record ces derniers jours. Les États-Unis, nouvelle « station-service du monde » Avec plusieurs millions de barils exportés chaque jour, les États-Unis s'imposent progressivement comme un acteur incontournable du marché mondial. Pour le dire simplement, ils sont en train de devenir, en quelque sorte, la « station-service du monde ». Pour les producteurs américains, c'est une véritable aubaine. Les prix élevés, déterminés à l'échelle mondiale, leur garantissent des marges confortables. Conséquence directe : les compagnies pétrolières relancent leurs investissements, augmentent leurs budgets et lancent de nouveaux projets de forage. Mais cette dynamique cache une première limite structurelle : la nature du pétrole américain. Majoritairement léger, il nécessite parfois davantage de traitement pour être raffiné, ce qui entraîne une légère décote par rapport à d'autres types de brut. En temps normal, cette décote reste gérable. Mais dans le contexte actuel, elle devient plus problématique. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: un jackpot fragile pour les compagnies pétrolières occidentales Un plafond logistique qui freine les ambitions américaines Car un autre facteur vient compliquer la donne : l'explosion des coûts de transport. Le problème est simple. Il faut désormais additionner deux éléments. D'un côté, un pétrole parfois vendu un peu moins cher. De l'autre, des frais logistiques qui s'envolent. Résultat : la rentabilité de certaines exportations commence à être sous pression. Et c'est là qu'apparaît un véritable plafond de verre. Produire plus de pétrole, les États-Unis savent faire. Mais l'acheminer à l'échelle mondiale est beaucoup plus complexe. Le principal obstacle se situe en mer. Pour exporter massivement, il faut des superpétroliers. Or, ils ne sont pas assez nombreux pour absorber le choc actuel de la demande. Les prix du fret explosent, ce qui peut ralentir, voire annuler certaines transactions faute de rentabilité. À cela s'ajoute un autre problème très concret : les infrastructures portuaires. Tous les ports américains ne sont pas capables d'accueillir ces navires de très grande taille. Autrement dit, même si le pétrole est disponible, il peut rester bloqué faute de solution logistique efficace. À plus long terme, d'autres limites apparaissent également sur le territoire américain. Les pipelines n'ont pas une capacité infinie, pas plus que les terminaux portuaires. Dans ce contexte, les États-Unis, malgré leur rôle central sur le marché mondial, ne pourront pas remplacer totalement le pétrole du Moyen-Orient – contrairement à l'objectif affiché par Donald Trump.
durée : 00:03:23 - Géopolitique - par : Pierre Haski - À Islamabad entre Américains et Iraniens, et à Washington aujourd'hui entre Israéliens et Libanais, la diplomatie tente avec difficulté de trouver sa place dans le fracas des guerres. Mais les conditions ne sont pas encore réunies pour de vraies avancées, les épreuves de force ne sont pas terminées. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'échec des négociations entre les États-Unis et l'Iran, le futur du détroit d'Ormuz et l'accord migratoire entre Washington et Kinshasa. Hongrie : après sa victoire triomphale, que va faire Péter Magyar ? Après les 16 années au pouvoir de Viktor Orbán, les Hongrois ont décidé de tourner la page en donnant une « super majorité » au conservateur pro-européen Péter Magyar. Le futur Premier ministre a qualifié son écrasante victoire de « libération de la Hongrie » et promis « un changement complet de régime ». Quelles seront ses priorités pour le pays et pour l'Europe ? Doit-on s'attendre à un changement radical, notamment sur le front ukrainien ? Avec Guillaume Naudin, présente la chronique « La fabrique du monde ». Guerre en Iran : après l'échec des négociations, que va-t-il se passer ? Jamais Américains et Iraniens n'avaient négocié à un tel niveau depuis le début de la Révolution islamique en 1979. Dimanche, après 21 heures de négociations à Islamabad, le vice-président américain J.D. Vance est reparti sans parvenir à un accord avec la délégation iranienne, menée par le président du Parlement iranien, Mohammad Ghalibaf. Une deuxième phase de pourparlers est-elle prévue ? Que va-t-il se passer après l'échec des négociations ? Détroit d'Ormuz : que sait-on du blocus voulu par Trump ? Après l'échec des négociations entre Washington et Téhéran, Donald Trump a mis en place un blocus naval visant les ports iraniens. Pourquoi le président américain instaure-t-il un blocus au blocus déjà imposé par l'Iran depuis six semaines ? Que sait-on du dispositif déployé par les États-Unis ? Avec Kevan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris et président-fondateur de l'Institut des relations internationales et de géopolitique. RDC : pourquoi l'accord migratoire signé avec Washington est-il flou ? En République Démocratique de Congo, alors que les autorités ont annoncé un accord avec l'administration Trump pour accueillir des migrants de pays tiers expulsés des États-Unis, de nombreuses questions persistent sur les contours de ce dispositif. Le député national Christian Mwando Nsimba Kabulo, président du groupe Ensemble pour la République, a adressé une question orale avec débat à la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner. Comment expliquer le manque de clarification concernant les termes de l'accord ? Le Parlement peut-il faire annuler ce partenariat entre Kinshasa et Washington ? Avec Christian Moleka, coordinateur de la Dynamique des politologues du Congo, la DYPOL.
durée : 00:03:20 - InterNational - par : Pierre Haski - À Islamabad entre Américains et Iraniens, et à Washington aujourd'hui entre Israéliens et Libanais, la diplomatie tente avec difficulté de trouver sa place dans le fracas des guerres. Mais les conditions ne sont pas encore réunies pour de vraies avancées, les épreuves de force ne sont pas terminées. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ce mardi 14 avril, Maxime Lefebvre, ancien ambassadeur et directeur de l'Institut géopolitique à l'ESCP, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Il donne son avis sur le blocus naval engagé par les Américains au détroit d'Ormuz et évoque l'impact de ce blocage sur l'Iran. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Le Journal en français facile du lundi 13 avril 2026, 18 h 00 à Paris. Comprendre un extrait du journal avec : un exercice niveau A2 | Japon : record d'attaques d'ours Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/Cbx4.A
C dans l'air du 13 avril 2026 - Ormuz : et maintenant, Trump bloque le détroit « À 16 heures, le blocus entrera en vigueur ». C'est par ces mots que le président américain Donald Trump a annoncé lundi le blocage complet du détroit d'Ormuz, par lequel transitent en temps normal 20 % du pétrole mondial, au lendemain de l'échec des négociations de paix entre l'Iran et les Etats-Unis à Islamabad. Les Américains espèrent bloquer l'accès aux 22 ports iraniens répartis sur 2 000 kilomètres pour empêcher Téhéran de vendre son pétrole et de financer la guerre. En face, les gardiens de la Révolution ont menacé toute incursion militaire d'une riposte « dure et sévère ». Le 20 mars, face au blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran et à la flambée des cours du pétrole, les Etats-Unis avaient temporairement levé les sanctions visant les exportations de pétrole iranien, pour permettre la vente de 140 millions de barils déjà en haute mer. Aux Etats-Unis, plusieurs responsables politiques, à l'image du sénateur démocrate Mark Warner, s'insurgent face aux contradictions de l'administration Trump : « Nous avons littéralement financé le gouvernement iranien, 14 milliards de dollars qu'ils utilisent pour acheter des armes auprès de la Chine et ailleurs pour attaquer nos troupes ». Quant aux pourparlers pour la paix, la délégation américaine a déjà quitté Islamabad après 21 heures de discussions sans accord. Et personne ne sait ce qu'il adviendra après la fin du cessez-le-feu, prévue le 21 avril.Pendant que JD Vance négociait avec les Iraniens au Pakistan, Donald Trump assistait samedi soir à un gala de MMA à Miami (Floride). Malgré sa décontraction apparente, la situation pour le président américain relève du casse-tête. Les prix du baril ont augmenté lundi matin de 8 %, dépassant les 100 dollars, tandis que le taux d'inflation aux Etats-Unis a bondi en mars à 3,3 %, à cause de la guerre en Iran. Si l'armée américaine a fait preuve de sa domination dans les airs en Iran, celle-ci a un coût : près de 500 millions de dollars par jour selon les estimations du Financial Times. Face à ce gouffre financier, Donald Trump demande toujours plus d'efforts. Après une première rallonge de 200 milliards demandée au Congrès américain dans le cadre de la guerre en Iran, le président souhaite désormais 1 500 milliards de dollars supplémentaires pour moderniser l'armée et reconstituer les stocks de munitions. Pour financer ce projet, le président veut couper dans les dépenses non militaires, notamment les assurances santé, comme il l'a expliqué le 1er avril : « Medicaid, Medicare… Ces choses individuelles doivent se faire au niveau des États, pas au niveau fédéral ». À quoi pourrait ressembler le blocus américain du détroit d'Ormuz ? À quel point la guerre en Iran perturbe l'économie américaine ? Et quelles conséquences pour l'Europe après la défaite de Viktor Orban aux élections législatives en Hongrie ?Nos experts :- Jean-Paul PERRUCHE, Général de corps d'Armée, ancien directeur général de l'État-major de l'U.E. - Alain PIROT - Journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défense, ancien correspondant à Jérusalem - Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef - France 24, ancienne correspondante à Téhéran - Philippe DESSERTINE - Économiste, directeur de l'Institut de Haute Finance, auteur de « L'horizon des possibles »
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les négociations entre Israël et le Liban à Washington et l'Éthiopie qui apporterait son soutien aux Forces de soutien rapide (FSR). Moyen-Orient : la Chine, « grande gagnante » de la guerre ? La guerre au Moyen-Orient impacte le monde entier : hausse du prix de l'énergie, tensions géopolitiques, croissance mondiale menacée... Aucun État n'est épargné. Pourtant, six semaines après le début du conflit, la Chine est considérée comme la « grande gagnante ». Comment Pékin peut-il tirer profit du ralentissement de l'économie mondiale ? Alors que la Chine est le premier importateur mondial de pétrole, le pays n'est-il pas affecté par des problèmes d'approvisionnement ? Avec Stéphane Geneste, journaliste au service économie de RFI, présente la chronique « Aujourd'hui l'économie ». Liban : qu'attendre des négociations avec Israël à Washington ? Alors qu'Israël refuse de stopper ses « opérations militaires » au Liban malgré la trêve conclue entre Américains et Iraniens, Benyamin Netanyahu a ordonné à son cabinet d'engager des « négociations directes » avec le Liban. C'est donc à Washington que doivent commencer, ce mardi (14 avril 2026), des pourparlers pour aboutir à un accord de cessez-le-feu. Quelle est la place du Hezbollah dans ces négociations ? Comment se positionne la population libanaise ? Soutient-elle le mouvement chiite ? Avec Paul Khalifeh, correspondant de RFI à Beyrouth. Soudan : l'Éthiopie est-elle impliquée aux côtés des FSR ? Selon un rapport du Laboratoire de recherche humanitaire de l'université de Yale aux États-Unis, l'Éthiopie apporterait son soutien aux Forces de soutien rapide (FSR) du général Hemedti qui se battent contre l'armée soudanaise depuis trois ans. Sur quels éléments factuels les chercheurs s'appuient-ils pour accuser Addis Abeba? Quel intérêt aurait-elle à soutenir les paramilitaires ? Avec Roland Marchal, chercheur au CERI de Sciences Po Paris.
C dans l'air du 11 avril 2026 - Négociations avec l'Iran : Trump peut-il tout perdre ? Négociations à haut risque à Islamabad. Les délégations américaines et iraniennes sont arrivées dans la capitale pakistanaise vendredi soir, pour l'Iran, et samedi matin, pour les Etats-Unis, en vue de négocier un accord de paix 42 jours après le début de la guerre. D'un côté, l'influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, accompagné du chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi. De l'autre, pas de Donald Trump, mais JD Vance, le vice-président des Etats-Unis, accompagné de Steve Witkoff et de Jared Kushner – gendre de Donald Trump. Ces pourparlers seront une étape « encore plus difficile » que de s'accorder sur une trêve temporaire, a prévenu le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif. Au programme : un cessez-le-feu, la réouverture du détroit d'Ormuz, dont le président américain a fait sa priorité, les frappes israéliennes au Liban, ou encore la question des stocks d'uranium enrichis détenus par le régime iranien. Autant de sujets de hautement inflammables. Dans un entretien au New-York Post, Donald Trump a pris les devants et prévenu que l'armée américaine se préparait à mener de nouvelles frappes sur l'Iran en cas d'échec des négociations. Concernant le Liban, où le Hezbollah et Israël continuent d'échanger des tirs, des discussions auront lieu mardi à Washington. Si Donald Trump n'est pas au Pakistan ce week-end, c'est parce que les Iraniens ont spécifiquement demandé à parler à JD Vance. Le vice-président américain, ancien marine déployé en Irak, a toujours défendu le non-interventionnisme dans les conflits extérieurs. Parmi les proches du président, il fait partie des rares à avoir montré son scepticisme quant aux frappes sur l'Iran. Celui à qui on prête des ambitions présidentielles joue donc gros à Islamabad, d'autant plus que l'inflation a bondit à 3,3 % en un an et pourrait coûter cher au camp républicain lors des élections de mi-mandat en novembre. Si la présence de Steve Witkoff, envoyé spécial du président pour le Moyen-Orient semble justifiée, celle de son gendre Jared Kushner est plus énigmatique. L'homme d'affaires de 45 ans n'avait aucune expérience politique ni diplomatique avant de s'engager au côté de Trump en 2017. « Au lieu de déployer des représentants expérimentés, il a envoyé deux promoteurs immobiliers proches de lui », a raillé l'ex ministre des affaires étrangères de l'Iran, Javad Zarif, dans une tribune publiée par la revue Foreign Affairs. Terres rares en Ukraine, riviera à Gaza… beaucoup suspectent le clan Trump de profiter des opérations extérieures américaines pour faire des investissements privés. Selon Bloomberg, le fonds d'investissement de Jared Kushner, Affinity Partners, qui travaille principalement avec les pays du Golfe a ainsi vu ses actifs augmenter de près de 30 % en 2025, à 6,2 milliards de dollars (5,3 milliards d'euros). Que peut-on attendre des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis à Islamabad ? L'opération israélienne au Liban peut-elle compromettre ces efforts diplomatiques ? Pourquoi JD Vance joue-t-il son avenir politique à travers ces pourparlers ? Et l'empire Trump s'est-il enrichi grâce aux opérations extérieures américaines ?Nos experts :- Isabelle LASSERRE - Journaliste, correspondante diplomatique - Le Figaro - Alexandra SCHWARTZBROD - Directrice adjointe de la rédaction et spécialiste du Moyen-Orient - Libération - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orient stratégique - Corentin SELLIN - Professeur d'histoire et chroniqueur de politique américaine au site Les Jours
Après le cessez-le-feu annoncé au Moyen-Orient, des négociations s'ouvrent à Islamabad entre Américains et Iraniens. Israël de son côté poursuit ses frappes sur le Liban, mais se montre ouvert à des discussions directes sous l'égide de Washington. La Hongrie, elle, se prépare à des législatives cruciales qui pourraient acter la fin de l'ère Orban.
C dans l'air l'invité du 9 avril avec Louis Arnaud, ancien otage en Iran. Il a passé 623 jours dans la prison d'Evin, en Iran, et publie La Révolution intérieure, aux éditions Equateurs.Cécile Kohler et Jacques Paris, otages en Iran, ont tous deux ont été libérés. Ils ont retrouvé la France hier matin. Comme eux, Louis Arnaud a été enfermé pendant de longs mois dans les geôles des mollahs. En 2022, cet ancien consultant fait un tour du monde, et tombe amoureux de l'Iran. Mais le rêve tourne au cauchemar, car le pays est plongé en plein chaos après la mort de Mahsa Amini. Les Gardiens de la Révolution enchaînent les arrestations arbitraires. Il en fera partie, et raconte l'enfer de la prison d'Evin, mais aussi le combat des Iraniens pour leur liberté, qu'il a fait sien. Il sera libéré en 2024.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les négociations attendues au Pakistan entre les Iraniens et Américains et la position d'Israël dans la trêve annoncée par Donald Trump. Trêve en Iran : à quand la réouverture du détroit d'Ormuz ? En échange de l'arrêt des bombardements américains, l'Iran s'est engagé à rouvrir le détroit d'Ormuz, où une grande partie du pétrole et du gaz mondial est bloqué. Comment va se dérouler la réouverture de cette voie maritime ? Comment la sécurité des navires sera-t-elle garantie ? Quid du droit de péage que le régime iranien souhaite imposer ? Trêve en Iran : la médiation pakistanaise sera-t-elle concluante ? Alors qu'un cessez-le-feu de 15 jours a été annoncé entre les États-Unis et l'Iran, des délégations américaines et iraniennes sont attendues à Islamabad, au Pakistan, pour des négociations directes. Téhéran a présenté un plan en dix points censé servir de base aux discussions. Que contient exactement ce texte ? Ces nouvelles discussions ont-elles vraiment une chance d'aboutir alors que les deux pays n'ont jamais réussi à s'entendre ? Comment le Pakistan peut-il influencer les négociations ? Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Trêve en Iran : comment se positionne Israël ? Le Premier ministre Benyamin Netanyahu a affirmé qu'Israël soutenait « la décision du président Trump de suspendre les frappes contre l'Iran pendant deux semaines », mais que cette trêve n'incluait pas le Liban. Pourtant, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans le conflit, avait annoncé que le cessez-le-feu s'appliquait « partout, y compris au Liban ». Benyamin Netanyahu soutient-il réellement la trêve ? Pourquoi Israël continue de bombarder le Liban ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem.
À Djibouti, le président sortant Omar Guelleh est en lice pour un 6e mandat, après la suppression par le parlement de la limite d'âge pour se présenter. Le pays organise le 10 avril la présidentielle. Face à lui, un seul concurrent : Mohamad Farah Samatar. Ce petit pays de la Corne de l'Afrique, dans une région instable, a fait de sa position stratégique un atout économique et diplomatique. Il est aussi un carrefour militaire. L'enjeu pour le pays est aujourd'hui de maintenir un équilibre délicat entre intérêts nationaux, régionaux et internationaux concurrents, souligne Sonia Le Gouriellec, maîtresse de conférences à l'Université catholique de Lille, spécialiste de la Corne de l'Afrique. RFI : Sonia Le Gouriellec, Ismaïl Omar Guelleh est au pouvoir depuis 1999, quel bilan faites-vous de ses 27 ans à la tête de l'État ? Sonia Le Gouriellec : Un bilan qu'à la fois Ismaïl Omar Guelleh et son gouvernement vont afficher, qui est une forte stabilité, c'est ce qui est vendu à l'extérieur. Mais cette stabilité implique aussi une forte surveillance sur le territoire national. Vous avez un modèle économique également qui est peu inclusif : Il n'y a pas d'industrie et c'est toute une élite qui va bénéficier de la rente qui arrive sur le territoire, mais il y a très peu d'intégration des marges sociales, une opposition quasi absente, qui pour une partie boycotte le scrutin et une grande partie surtout qui est en exil. En face de lui, pour cette élection, il y a Mohamed Farah Samatar, un ancien du parti au pouvoir. Comment est-ce que vous percevez cette candidature ? Un peu surprenante. D'une part parce que c'est une candidature d'un personnage qui n'est pas si connu que ça. Il est à la tête du Centre démocrate unifié, donc la CDU. Ce parti est quand même un parti d'opposition plutôt marginal et à la marge du système politique djiboutien. Donc, on a un peu l'impression que c'est une opposition pour la forme, pour que le président ne se présente pas seul, mais ça n'en fait pas pour autant un scrutin ouvert. Djibouti occupe une position géographique stratégique et contrôle avec le Yémen le détroit de Bab-el-Mandeb, qui donne accès à la mer Rouge, un point de transit important pour le commerce mondial. Est-ce que c'est sa principale ressource ? C'est sa principale ressource, effectivement. Le pays n'a pas beaucoup de ressources sur son sol. Par contre, c'est un cordon ombilical entre l'Éthiopie de 126 millions d'habitants et ce détroit stratégique : l'Éthiopie peut recevoir ses ressources par Djibouti et ce cordon ombilical. C'est tellement stratégique que Djibouti est entrée au cœur des routes de la soie maritime de la Chine. Et Djibouti accueille la première base militaire chinoise sur le continent depuis 2017. Donc effectivement, être sur ce détroit offre une place stratégique pour ce pays et ça permet à de nombreuses bases militaires également de venir s'installer pour pouvoir à la fois être en recul des pays du Golfe, ou à une époque être en recul de l'Afghanistan, du Pakistan d'où pouvaient fuir des terroristes, ce qui en avait fait pour les États-Unis une base importante et stratégique. Donc, Djibouti a su monnayer cet emplacement stratégique. Alors, je ne sais pas si je dois dire que Djibouti a su monnayer, le gouvernement djiboutien a su monnayer ou Ismaïl Omar Guelleh, puisque la politique étrangère est très personnalisée autour de la personnalité d'Ismaïl Omar Guelleh. Comment Djibouti est-il impacté dans l'actuel conflit au Moyen-Orient ? Alors c'est vrai qu'on en parle peu. L'Iran a dit qu'ils allaient potentiellement attaquer le Bab-el-Mandeb. Donc après avoir bloqué le détroit d'Ormuz, on voit que c'est un autre axe stratégique et à partir de là, il y a eu des attaques Houthis, mais sur Israël. Les Houthis qui sont alliés de l'Iran… Tout à fait. Alors ce que je trouve assez intéressant, c'est que très rapidement, comme il y a 30 kilomètres qui séparent le Yémen de Djibouti, il y a une base américaine, française, c'est une autoroute maritime majeure, donc je me suis dit : ils vont tenter aussi de bloquer cela. Et j'ai l'impression qu'on peut presque dire que finalement les Chinois nous protègent puisque la présence chinoise, j'imagine, dissuade un petit peu quand même les Iraniens et les Houthis de déstabiliser Djibouti. D'autres États du Golfe affichent leur ambition d'étendre leur influence en Afrique de l'Est, notamment les Émirats arabes unis. Comment est-ce que Djibouti compose avec cette concurrence ? Les pays du Golfe font un retour en quelque sorte, mais ont toujours été présents dans la Corne de l'Afrique, que ce soit à Djibouti dès l'indépendance, en 77, avec un gros soutien des Saoudiens. Mais c'est vrai que les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite s'affrontent indirectement au Soudan. Les Émirats arabes unis sont très proches du président Abiy Ahmed en Éthiopie… Djibouti essaye de composer avec tout cela. Avec parfois un peu de maladresse puisqu'en 2018, le gouvernement djiboutien a nationalisé le port qu'avait modernisé DP World, la société émiratie, et est en procès depuis avec les Émirats arabes unis, et les Émirats et DP World se sont installés à Berbera au Somaliland. On voit que ces derniers mois, ces dernières années, toutes les manœuvres autour de la reconnaissance du Somaliland sont aussi clairement soutenues par une manœuvre des Émirats arabes unis. Donc on voit que Djibouti est un petit peu étranglé finalement, dans une région particulièrement instable, avec de nombreuses influences étrangères des pays du Golfe, mais aussi de la Chine, des États-Unis, on parle de la Russie, on parle également de l'Iran… Donc c'est un enjeu aussi pour le président qui va se représenter de parvenir à garder Djibouti stable. Et dans une période où va se jouer la succession du président Ismaïl Omar Guelleh, dans les années qui viennent, ça va être tout l'enjeu, finalement, de la situation actuelle. À lire aussiPrésidentielle à Djibouti: la voie est ouverte à une nouvelle candidature d'Ismaïl Omar Guelleh
« Ouf ! Tout en restant circonspect » : c'est ainsi qu'Aujourd'hui au Burkina Faso résume le sentiment général dans la presse du continent. En effet, développe Le Pays, « cet accord de cessez-le-feu, même s'il reste encore très fragile dans cette atmosphère lourde de tensions, représente une étape importante vers la désescalade, la protection des civils et le rétablissement d'un dialogue constructif. (…) En Afrique, la nouvelle a été accueillie avec joie et espoir, pointe le quotidien ouagalais. Car, ce cessez-le-feu, s'il est respecté de bonne foi par les différentes parties en conflit, va constituer une bouffée d'oxygène pour bien des pays du continent qui ont commencé à subir de plein fouet les répercussions de cette guerre. L'onde de choc planétaire a été ressentie au Kenya, en Egypte, en Afrique du Sud, au Nigeria, au Sénégal, au Bénin, au Mali, pour ne citer que ceux-là. Dans la plupart de ces pays, le prix du carburant, matière indispensable et vitale pour l'activité économique, a immédiatement connu une hausse. En fait, constate Le Pays, l'Afrique s'est trouvée piégée dans ce conflit qui se déroule pourtant loin de ses frontières. » Couvre-feux et états d'urgence… Exemple en Égypte, où un couvre-feu a été décrété par le gouvernement pour réduire les coûts énergétiques dans le centre-ville du Caire. « Privé depuis un mois de pétrole koweïtien et de gaz israélien, le pays a été contraint de mettre en place des mesures d'économie d'énergie, relève Le Monde Afrique, en ordonnant notamment la fermeture des restaurants, cafés et centres commerciaux à partir de 21 heures en semaine. » Il faut dire que « le coût des importations de gaz naturel a triplé depuis janvier et la facture pétrolière a plus que doublé. Ce qui a provoqué une flambée immédiate des prix des fruits et légumes, en raison de la hausse du coût des transports. » Et les effets positifs du cessez-le-feu, s'il tient, prendront du temps… Autre exemple à Madagascar, où le gouvernement a déclaré hier, mercredi 8 avril, l'état d'urgence énergétique. « Du jamais vu… » Il faut s'attendre, affirme L'Express, « à des rationnements de carburant, d'eau et d'électricité. (…) On va souffrir. Le pays va être plus ou moins paralysé. » Les récoltes compromises ? Pour ce qui est des engrais, essentiels pour l'agriculture du continent, « c'est déjà trop tard », soupire Afrik.com. « Cinq semaines de blocage ont désorganisé l'approvisionnement en engrais au pire moment du calendrier agricole. Les récoltes de cette année 2026 sont compromises dans toute l'Afrique. » Et la réouverture du détroit d'Ormuz, si elle se confirme, ne changera pas la donne… « Le choc a touché l'Afrique au pire moment, explique Afrik.com. En Afrique de l'Est, la saison des grandes pluies débute en mars : c'est la fenêtre où les agriculteurs kényans, tanzaniens et somaliens sèment leur maïs, culture de base du continent. Les engrais commandés au Golfe n'ont jamais été livrés. (…) Pour l'Afrique de l'Ouest, le risque est différé, mais tout aussi réel, relève encore le site panafricain. Les semis de la saison principale (juin‑juillet) au Nigeria et dans le Sahel ne sont pas encore engagés, mais les commandes d'intrants auraient dû être passées pendant la période de blocage. » Une trêve bien précaire… Alors, ce cessez-le-feu entre Américains et Iraniens va-t-il tenir ? Les discussions qui devraient débuter demain au Pakistan vont-elles aboutir ? Rien n'est moins sûr… C'est du moins l'avis du site marocain Le 360 : « la cessation des hostilités entre Américains, Israéliens et Iraniens n'est pas pour demain, estime-t-il, tant les divergences d'approche entre les protagonistes s'avèrent profondes et presque irréconciliables. Les premiers exigent une capitulation sans condition du régime iranien sur au moins trois objectifs de guerre : le nucléaire, le balistique et les proxys régionaux. Les seconds réclament le démantèlement des bases américaines, l'instauration d'un péage permanent et évolutif au niveau du détroit d'Ormuz, ainsi que des sommes colossales en réparation des destructions de guerre. Et, conclut Le 360, c'est parce que ces deux visions semblent irréconciliables que toute tentative de médiations entre les protagonistes semble pour le moment aussi vaine qu'inutile. »
Ce jeudi 9 avril, Djilali Benchabane, consultant expert en stratégie et géopolitique, était l'invité dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Il est revenu sur les discussions autour d'un cessez-le-feu dans le conflit au Moyen-Orient, prévues samedi au Pakistan en présence de J. D. Vance et des Iraniens. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
C dans l'air du 7 avril 2026 - Trump : "une civilisation entière va mourir ce soir" Tout détruire « en quatre heures ». Donald Trump a lancé un nouvel ultimatum à l'Iran. Le président des États-Unis menace de s'attaquer aux infrastructures essentielles iraniennes, notamment à tous les ponts et centrales électriques du pays, si le détroit d'Ormuz n'est pas débloqué, alors que la flambée des prix des carburants a des conséquences de plus en plus sérieuses à travers le monde.Allant toujours plus loin dans les menaces, Donald Trump a indiqué qu'il ne s'« inquiétait pas » de commettre des crimes de guerre en bombardant des centrales iraniennes civiles, et a affirmé cet après-midi : « Une civilisation entière va disparaître ce soir, pour ne plus jamais réapparaître. »Israël a mené ce mardi des frappes « d'ampleur » sur des infrastructures en Iran et a exhorté les Iraniens à ne pas prendre le train jusqu'à ce soir.Les autorités iraniennes ont fait état, de leur côté, d'attaques ayant visé au moins deux ponts dans le centre du pays. Des frappes ont également été menées contre l'île de Kharg dans le Golfe, point névralgique de l'industrie pétrole iranienne, selon les médias d'état iranien. L'ambassadeur iranien au Pakistan a déclaré que les discussions pour un cessez-le-feu approchaient « d'une étape critique », alors qu'Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du commandement des forces armées iraniennes, a mis en garde : la « rhétorique arrogante » de Donald Trump n'a « pas d'effet » sur les opérations de l'armée iranienne. Les Gardiens de la Révolution ont promis une « riposte majeure » après l'élimination, lundi, de leur chef du renseignement, Majid Khademi, tué dans une frappe israélienne. Ils ont également promis de « priver les États-Unis et leurs alliés du pétrole et du gaz de la région pendant des années » et d'étendre leur riposte au-delà de la région s'ils « franchissent les lignes rouges ». Dans le même temps, Emmanuel Macron a annoncé ce mardi sur X que Cécile Kohler et Jacques Paris sont libres et en chemin vers le territoire français, après trois ans et demi de détention en Iran.À quelques heures de l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump, et alors que les négociations achoppent, la communauté internationale retient son souffle face au risque d'une escalade militaire sans précédent dans la région. Selon le directeur de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol, la crise actuelle est déjà plus grave que celles de 1973, 1979 et 2022 réunies. Pessimiste quant au contexte actuel, il alerte sur des risques de pénuries et estime qu'un « rationnement de l'énergie pourrait bientôt être instauré » dans beaucoup de pays.Nos experts :- Jean Paul Palomeros -Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Delphine Minoui - Grand reporter pour le Figaro, spécialiste du Moyen-Orient- Patricia Allemonière- Grand reporter, ancienne correspondante permanente à Jérusalem
C dans l'air l'invitée du 4 avril avec Dorothée Olliéric, grand reporter à France Télévisions et autrice de "Maman s'en va-t-en guerre" publié aux éditions Litos.Un pilote américain est toujours recherché en Iran où son avion s'est écrasé. D'un côté les Iraniens qui le traquent, de l'autre les Américains qui tentent de mener une opération de sauvetage. Notre invitée a une grande expertise des terrains dangereux en temps de guerre. Grand reporter depuis trente ans, elle revient tout juste d'Irak où elle était à la frontière Iranienne avec les combattants Kurdes. Alors qu'une journaliste américaine a été enlevée en Irak il y a quelques jours, notre invitée nous expliquera comment continuer d'exercer le métier de journaliste sous la menace.
durée : 00:15:17 - Journal de 8 h - Iraniens et Américains sont toujours à la recherche d'un pilote américain dont l'avion s'est écrasé en Iran. Téhéran affirme l'avoir abattu ainsi qu'un deuxième appareil américain.
durée : 00:15:17 - Journal de 8 h - Iraniens et Américains sont toujours à la recherche d'un pilote américain dont l'avion s'est écrasé en Iran. Téhéran affirme l'avoir abattu ainsi qu'un deuxième appareil américain.
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durée : 00:22:42 - Le sept neuf - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Muriel Domenach, haute fonctionnaire et ancienne ambassadrice auprès de l'OTAN, et Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique au Figaro, commentent le discours de Donald Trump sur la situation en Iran et au Moyen-Orient. - invités : Muriel Domenach Haute fonctionnaire, ancienne ambassadrice de France auprès de l'OTAN, Isabelle Lasserre Journaliste française Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Journal en français facile du mardi 24 mars 2026, 17 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CYZw.A
Au Moyen-Orient, 24ème jour de guerre en ce lundi 23 mars 2026. Les combats se poursuivent sur le terrain. Ce week-end, deux missiles iraniens ont frappé Israël. Ils ont fait plus d'une centaine de blessés et de lourds dégâts. Deux villes du sud du pays ont également été touchées. Le dôme de fer commence à montrer quelques signes de faiblesse. Écoutez RTL autour du monde du 23 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:05:28 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - L'escalade des attaques contre les infrastructures pétrolières et gazières du golfe Persique plonge la guerre dans une nouvelle phase, avec des conséquences potentiellement durables et préjudiciables pour les civils. En Iran, des habitants en perdent le sommeil.
durée : 00:15:16 - Journal de 8 h - Malgré la guerre qui dure depuis bientôt trois semaines au Moyen-Orient et les premières frappes israélo-américaines contre l'Iran, des Iraniens décident de rentrer chez eux, notamment dans l'espoir de retrouver leurs proches.
durée : 00:03:20 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Qui a tiré le missile qui a tué 175 écoliers iraniens dans leur école dans le sud de l'Iran ? Trump a accusé les Iraniens puis d'« autres pays » qui possèderaient ces missiles de fabrication américaine. Fait rare, c'est la chaîne Fox News, favorable à Trump, qui a dénoncé son mensonge. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.