Podcasts about iraniens

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C dans l'air
Dominique Moïsi - Affaire Epstein: Bill Clinton témoigne

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 10:46


C dans l'air l'invité du 27 février 2026 avec Dominique Moïsi, géopolitologue, conseiller spécial de l'institut MontaigneAu lendemain de l'audition par des élus du Congrès américain d'Hilary Clinton dans le cadre de l'affaire Epstein, c'est au tour de son mari, l'ex-Président Bill Clinton, d'être entendu ce vendredi devant la commission d'enquête parlementaire. L'ancienne secrétaire d'Etat américaine a dénoncé un "théâtre politique partisan". L'affaire ne cesse de créer des remous sur la scène politique intérieure, comme à l'international. Dominique Moïsi analysera également la situation en Iran, où Donald Trump menace d'intervenir. Les négociations patinent et la démonstration de force des Etats-Unis dans le golfe Persique se poursuit, appuyée par Israël. Une pression supplémentaire sur un régime déjà fortement affaibli. La mobilisation des Iraniens se poursuit malgré la répression brutale et meurtrière des autorités.

Autant en emporte l'histoire
1979. Khomeiny a-t-il volé la révolution iranienne 5/5 : La prise d'otages à l'ambassade américaine de Téhéran

Autant en emporte l'histoire

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 10:52


durée : 00:10:52 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Octobre 1979. Cela fait 6 mois que la République islamique a été proclamée. Mais la colère des Iraniens contre le shah n'est pas retombée, elle monte même encore d'un cran lorsque la radio officielle annonce que, malade d'un cancer, il a été hospitalisé aux Etats-Unis. - invités : Bernard HOURCADE - Bernard Hourcade : Géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et membre du comité de rédaction de la revue "Orient XXI" - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Géopolitique
Iran : la deuxième lame de la répression est judiciaire

Géopolitique

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 3:37


durée : 00:03:37 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Alors que débute un nouveau round de négociations indirectes, faisons le point sur ce que vivent les Iraniens. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Iran : la deuxième lame de la répression est judiciaire

InterNational

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 3:37


durée : 00:03:37 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Alors que débute un nouveau round de négociations indirectes, faisons le point sur ce que vivent les Iraniens. La répression judiciaire s'intensifie avec de nombreuses condamnations à mort et des aveux forcés. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Revue de presse internationale
À la Une : les États-Unis vont-ils attaquer l'Iran?

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 3:56


Les prochaines heures seront « décisives », s'exclame le Süddeutsche Zeitung à Munich : « Les États-Unis parviendront-ils à un accord avec l'Iran dans le différend concernant son programme nucléaire ? Ou bien Donald Trump ordonnera-t-il une attaque ? (…) Demain jeudi, précise le quotidien allemand, Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, et Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain, se rencontreront pour la troisième fois à Genève. Les discussions porteront sur la possibilité d'éviter une guerre. La question est de savoir si la partie iranienne présentera une proposition suffisamment conciliante pour que le président Trump s'abstienne de toute frappe militaire, du moins provisoirement. Parmi les questions en suspens, il y a le programme nucléaire iranien, mais aussi les missiles balistiques du régime et son soutien à des milices comme le Hezbollah libanais. » Signes avant-coureurs En effet, tout pourrait se jouer demain jeudi, relève L'Orient-Le Jour à Beyrouth. « Dans l'éventualité où ses émissaires reviendraient bredouilles des dernières négociations avec les Iraniens, Donald Trump pourrait lancer une opération limitée pour tenter d'obtenir plus de concessions, sur le nucléaire ou au-delà. Pression ou préparation, les rumeurs se multiplient en tout cas sur la possibilité d'une frappe imminente, affirme le quotidien libanais. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réuni lundi un Conseil de sécurité, indiquant que son pays traversait des temps “complexes et très difficiles“, tandis que les médias locaux faisaient état des préparatifs du système de santé national pour faire face à une guerre prolongée. Washington évacuait le même jour le personnel non essentiel de son ambassade à Beyrouth. » L'armada américaine Ce qui est sûr, c'est que les États-Unis ont considérablement renforcé leur présence militaire dans la région. Le Washington Post a fait les comptes : « Plus de 150 avions, avions de combat, avavionsargos et avions ravitailleurs, ont été déployés vers des bases en Europe et au Moyen-Orient depuis la semaine dernière, depuis la fin du deuxième cycle de négociations nucléaires entre les États-Unis et l'Iran, sans avancée significative. (…) Des dizaines d'autres appareils, note encore le Washington Post, sont stationnés sur le porte-avions Abraham Lincoln, positionné au large des côtes omanaises depuis début février, et sur le porte-avions Gerald Ford, qui croise actuellement au large de la Crète. Les deux navires sont accompagnés de destroyers lance-missiles qui transportent des dizaines de Tomahawks, les missiles que les forces américaines ont utilisé en juin dernier pour frapper des cibles nucléaires iraniennes. » Menaces et interrogations Alors, « l'ombre de la guerre pèse de nouveau sur le Moyen-Orient et, une nouvelle fois, les États-Unis en sont la cause », pointe Le Monde à Paris. « Donald Trump, qui avait fait irruption en politique il y a plus de dix ans, en partie en dénonçant l'aventurisme guerrier des administrations précédentes dans cette région, menace ouvertement l'Iran de frappes d'une ampleur bien supérieure à celle de la guerre de juin dernier, déclenchée par Israël et à laquelle Washington s'était joint. Le précédent vénézuélien a montré que la concentration actuelle de forces militaires américaines à la périphérie du Golfe, même sans moyens terrestres, doit être prise au sérieux. Elle vise un régime définitivement discrédité par son choix de noyer dans le sang, en janvier, la vague de colère qui a saisi les Iraniens face à l'effondrement de leur économie. » Toutefois, relève Le Monde, « les menaces américaines soulèvent de graves questions. Donald Trump évoque une guerre dont les objectifs restent pour l'instant indéfinis. S'agit-il de renforcer sa position en vue de nouvelles négociations, de détruire un programme nucléaire dont il assurait pourtant en juin qu'il avait été anéanti ? La cible est-elle le programme balistique développé par Téhéran, qui constitue une menace réelle pour l'ensemble des voisins de la République islamique ? Envisage-t-il un changement de régime (…) ? » Et il y a d'autres interrogations, souligne encore Le Monde : « Trump envisage une opération militaire d'une importance considérable, sans le moindre vote du Congrès, qui dispose seul du pouvoir de déclarer la guerre. De même, une telle attaque dépourvue d'un blanc-seing des Nations unies serait évidemment illégale du point de vue du droit international, aucune légitime défense ne pouvant être avancée par Washington pour la justifier. »

Invité de la mi-journée
Chowra Makaremi: «Les Iraniens ont cultivé une résilience comme forme de résistance»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 7:11


L'Iran se dit prêt à répondre à toute attaque américaine, y compris une « frappe limitée ». La possibilité est de nouveau évoquée par Donald Trump en cas d'échec des pourparlers. Cette perspective commence de plus en plus à ressembler à une solution pour certains Iraniens, mais la colère n'est pas retombée. Des manifestations ont été organisées dans plusieurs endroits de Téhéran et de nouveaux slogans contre le régime ont de nouveau retenti dans plusieurs campus de la capitale. Entretien avec Chowra Makaremi, anthropologue et réalisatrice de cinéma française d'origine iranienne. Auteure de Résistances affectives, éditions La Découverte. À lire aussiIran: reprise des manifestations dans plusieurs universités de la capitale À lire aussiAprès l'ultimatum de Trump à l'Iran, le Moyen-Orient suspendu aux lèvres des États-Unis

Kan en Français
IRAN : LE RÉGIME VACILLE-T-IL DE L'INTÉRIEUR ?

Kan en Français

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 12:40


Pendant que les menaces militaires s’intensifient, que vivent réellement les Iraniens ?

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Niger-Algérie : un rapprochement au détriment du Mali ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la Chine qui supprime les droits de douane aux pays africains et les négociations entre Américains et Iraniens. Niger-Algérie : un rapprochement au détriment du Mali ?   Après dix mois de brouille diplomatique entre Niamey et Alger, le chef du régime militaire nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a effectué une visite officielle de deux jours en Algérie à l'invitation du président Abdelmadjid Tebboune. Comment expliquer ce réchauffement ? Alors que Bamako est toujours en froid avec Alger, cette visite ne risque-t-elle pas d'avoir des conséquences sur les relations entre le Mali et le Niger ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.    Chine-Afrique : à qui profitera les nouvelles relations commerciales ?   Annoncée l'année dernière (2025), confirmée ce lundi 16 février 2026, la mesure entrera en vigueur à partir du 1er mai. Pékin va supprimer les droits de douane sur les importations en provenance d'Afrique. Tous les pays du continent sont concernés à l'exception de l'Eswatini. Comment expliquer cette exception ? Pourquoi la Chine décide-t-elle maintenant de supprimer ses barrières douanières sur les produits africains ? Qui de la Chine ou du continent en sortira gagnant ?    Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.     États-Unis-Iran : jusqu'où ira Téhéran dans ses concessions ?    Alors que des négociations directes entre Américains et Iraniens se sont tenues ce mardi (17 février 2026) à Genève, Téhéran multiplie les gestes pour faciliter un accord et éviter une nouvelle confrontation militaire. Parmi les propositions iraniennes, une baisse du niveau d'enrichissement de son uranium mais aussi des contrats avec des compagnies américaines dans les secteurs pétroliers, gazier et minier. Ces concessions peuvent-elles satisfaire Donald Trump ? Jusqu'où Téhéran est prêt à aller pour mettre fin au bras de fer avec l'administration américaine ?   Avec Firouzeh Nahavandi, professeure émérite à l'Université libre de Bruxelles, autrice de « Femmes iraniennes, évolution ou révolution, comment survivre sous un régime islamique » (éditions Code 9).

Le retour de Mario Dumont
«On se tape violemment sur la gueule!»: le débat politique dérape en France…

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 11:21


Négociations entre les Américains et les Iraniens à Genève. Meurtre d’un jeune militant de 23 ans à Lyon. La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Journal d'Haïti et des Amériques
Cuba à bout de souffle

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 30:00


Des coupures de courant quotidiennes et massives, un manque criant de carburant et des prix qui s'envolent… À Cuba, le système est à bout de souffle et la population condamnée à vivre au jour le jour. Les témoignages sont éloquents. Ils prouvent à quel point la situation est compliquée depuis que les États-Unis ont renforcé leur embargo en interdisant à tout pays de livrer du pétrole sous peine de sanction. Car la pénurie de pétrole entraîne celle du carburant, dont les prix sont désormais exorbitants. « Il n'y a plus de combustible, témoigne Ryder Muñoz, chauffeur de taxi à La Havane, joint par Carlos Pizarro, de la rédaction en espagnol de RFI. On travaille avec ce qu'on a été en mesure de mettre de côté. Les autorités ont quelques réserves, mais elles le vendent à un prix prohibitif, 2 000, 2 500 pesos. » Soit environ 5 euros, un montant qui correspond à la moitié du salaire moyen. Un prix inabordable pour la plupart des Cubains, tout comme les produits alimentaires ou d'hygiène. Les habitants de La Havane en sont donc réduits à trouver des sources d'énergie alternatives. « Les options dont disposent actuellement les Cubains sont soit acheter du charbon, soit du bois de chauffage ou alors en faire soi-même en récupérant du bois de vieux cadre de fenêtres cassées ou de portes abandonnées, ou alors en coupant des arbres. Beaucoup de gens n'ont pas d'autres choix parce qu'ils n'ont pas les moyens d'acheter du bois », explique Manuel Cuesta Morua, un historien et opposant au régime qui habite dans la capitale, à Romain Lemaresquier, du service International de RFI.   Un ressentiment croissant Si, pour l'instant, les Cubains ne manifestent pas leur désarroi et leur mécontentement dans les rues contre une gestion par les autorités jugée calamiteuse, le ressentiment à l'égard du régime et des dirigeants ne fait que s'amplifier. Le régime, de son côté, se contente de rejeter la faute sur les États-Unis et l'embargo américain. Et pour éviter que la grogne ne se transforme en mobilisation dans les rues, il a déployé l'armée et la police. Mais pas seulement. « La répression s'est accentuée, rapporte Manuel Cuesta Morua. Vous avez dû entendre parler de ces deux jeunes du projet audiovisuel El Cuartico d'Holguín que le gouvernement a mis en prison le 6 février et qu'il veut condamner de manière exemplaire. Selon moi, on assiste à Cuba à quelque chose de similaire à ce qu'il s'est passé en Iran lors des attaques d'Israël et des États-Unis. La société iranienne est restée calme. Mais quand les Iraniens ont senti qu'il n'y avait plus de pression de l'extérieur sur leur pays, ils sont sortis dans les rues. Je pense qu'à Cuba, c'est un peu la même chose. » Pour Manuel, comme pour Mercy ou Ryder, ce n'est qu'une question de mois avant que le régime ne s'effondre. Un régime qui, même s'il ne le reconnait qu'à demi-mot, négocie ces derniers jours au Mexique avec Washington pour tenter de survivre.   L'or noir à Tauramena Dans la région Orénoque, à l'est de Colombie, la population de Tauramena a rejeté par référendum un projet d'exploitation pétrolière menaçant les ressources en eau de la municipalité en 2013. Une victoire citoyenne, devenue symbole de démocratie environnementale. Mais dix ans plus tard, la pression de l'industrie est toujours là. Un reportage de notre correspondante à Bogota, Camille Bouju.   Mort de Jesse Jackson Figure du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis dans les années 1960 aux côtés de Martin Luther King, le révérend Jesse Jackson est décédé à l'âge de 84 ans. Son histoire est celle d'un enfant délaissé, né d'un adultère dans l'Amérique ségrégationniste, et qui a été deux fois candidat à l'élection présidentielle. Pour le New York Times, Jesse Jackson a été la personnalité noire la plus influente des États-Unis entre 1968, date de l'assassinat de Martin Luther King, et 2008, celle de l'élection de Barack Obama. « La puissance de son discours, son énergie et son ambition, écrit le quotidien, ont fait de lui une force morale et politique à une époque où le souvenir de la ségrégation était encore vif et le pouvoir politique noir plus une aspiration qu'une réalité. » Mais Jesse Jackson ne s'adressait pas seulement à la communauté noire. Son combat concernait plus largement les pauvres et les oubliés, toutes ces personnes à la marge, qu'il avait imaginées rassembler au sein d'une Coalition arc-en-ciel. Pour les faire passer au premier plan de la société et la transformer. Avec cette vision, écrit le New York Times, « Jesse Jackson a défini l'âme du Parti démocrate dans les dernières décennies du XXè siècle ».  « Au moment où il s'est présenté pour la première fois à l'élection présidentielle, à 42 ans, conclut le Washington Post, Jesse Jackson avait atteint un niveau de notoriété qui échappe à la plupart des personnalités publiques : il était connu simplement par son prénom. Il était Jesse. Il était quelqu'un. »   Le président péruvien par intérim sur la sellette Au Pérou, le Parlement se réunit ce mardi (17 février 2026) en session ordinaire pour débattre d'une possible destitution du président par intérim José Jeri. Il est le septième chef d'État du pays en dix ans et il est visé par deux enquêtes pour « trafic d'influence » présumé. S'il tombe, il sera alors le deuxième à subir ce sort en quatre mois, après Dina Boluarte en octobre. Cela fait seulement 130 jours que José Jeri est à la tête du pays et il fait face, écrit La Republica « au moment le plus critique de sa courte présidence ». En seulement cinq ans, la durée d'un mandat présidentiel, « nous sommes sur le point de destituer un troisième chef d'État et d'en désigner un nouveau », constate de son côté El Comercio qui s'interroge : qui est responsable de ce désordre ? Il y a bien sûr José Jeri, mais il n'est pas le seul. Il y a aussi le Parlement. « En particulier, dénonce le quotidien, cette majorité qui s'est empressée de destituer Dina Boluarte, à juste titre mais sans mesurer les conséquences de nommer à sa place une personne dépourvue de la modération, de la dignité et de l'expérience requises pour diriger le pays ». « Le pire, se désole El Comercio, c'est que tout porte à croire qu'ils vont maintenant agir avec la même légèreté. » Le Canada a livré dix blindés à Haïti pour renforcer sa police nationale. Quinze autres devraient suivre dans deux ou trois semaines, indique Le Nouvelliste. Du matériel indispensable pour lutter contre les gangs. Mais « l'impact réel de cette livraison se mesurera sur le terrain, dans les rues de Port-au-Prince et dans les quartiers longtemps abandonnés sous la pression des malfrats », écrit La Gazette Haïti. « Pour les citoyens, remarque le journal, l'espoir est simple : voir les forces de l'ordre reprendre le contrôle, réduire la peur quotidienne et permettre un retour progressif à une vie normale. »

MorningBull
La Panique IA vs Le Retour des Creuseurs de Trous | Morningbull : le réveil marchés

MorningBull

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 10:32


Pendant que les Européens jouaient au solitaire sur leurs terminaux Bloomberg, une ombre plane sur les marchés : l'Intelligence Artificielle. Hier thème de génie, aujourd'hui croque-mitaine universel. En 14 jours, c'est 1 000 milliards de dollars qui sont partis en fumée sur le secteur du Software. Psychose ou réalité ? On fait le point sur ce "grand remplacement" technologique qui fait trembler les traders. Au menu ce matin :

Le journal de 7h30
Ballet mythique d'Angelin Preljocaj, manque de moyens des soins palliatifs et sanctions du Royaume-Uni envers la Russie

Le journal de 7h30

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 8:45


Au sommaire : Le ballet mythique à l'Opéra de Paris de Angelin Preljocaj avec un baiser passionné entre deux danseurs étoiles est à l'affiche.Le débat sur la fin de vie reprend à l'Assemblée, mais les soignants en soins palliatifs dénoncent le manque de moyens de leurs services.En Iran, le fils du Shah appelle les Iraniens à continuer de s'opposer au régime, malgré la répression féroce.Un rapport conclut à l'empoisonnement d'Alexeï Navalny, poussant le Royaume-Uni à envisager de nouvelles sanctions contre la Russie.La Gironde reste en vigilance rouge face aux crues de la Garonne, avec de nombreux foyers privés d'électricité et de téléphonie mobile.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L’Heure du Monde
Iran : une vie en suspens après les massacres

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 24:16


Un mois après les massacres perpétrés à l'instigation des autorités de la République islamique, le bilan des victimes ne cesse de s'alourdir. Il pourrait s'établir à plusieurs dizaines de milliers de morts.Alors que le régime, mis en place par la révolution de 1979, lançait les célébrations pour son 47e anniversaire, mardi 10 février, en tirant des feux d'artifice dans le ciel de Téhéran, certains Iraniens, eux, se filmaient à leurs fenêtres en train de crier des slogans hostiles au pouvoir en place.Pourtant, le mouvement de contestation est aujourd'hui anéanti. Les citoyens vivent dans un climat de terreur, tandis que les arrestations et les intimidations se multiplient à l'égard des médecins et du personnel soignant.Comment le peuple iranien vit-il cette situation ? Jusqu'où le régime peut-il aller ? Les Etats-Unis pourraient-ils intervenir militairement dans le pays ? Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Ghazal Golshiri, journaliste au service International du Monde, revient sur la répression instaurée par le régime et dresse le bilan des discussions ouvertes avec les Etats-Unis.Un épisode de Garance Muñoz et Esther Michon. Réalisation : Florentin Baume. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits de vidéos d'Iraniens diffusées sur les réseaux sociaux, le 10 février ; des discours de Donald Trump, le 9 janvier et le 2 février ; et du morceau Iranam, du chanteur iranien Shervin Hajipour.Cet épisode de podcast a été mis en ligne le 13 février 2026.---Abonnez-vous au Monde : https://abo.lemonde.fr/podcastEt réservez vos places pour les lives des 5 ans de "L'Heure du Monde" : https://ateliers.lemonde.fr/lheure-du-monde/174 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Chronique Transports
Caucase, le flou des nouvelles routes

Chronique Transports

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 2:30


À chaque puissance, son projet de nouvelles routes. Après la Chine et ses nouvelles routes de la soie, les États-Unis arrivent au Caucase avec leur projet de routes Trump, un nouveau corridor qui reliera l'Europe plus directement à l'Asie centrale ! Sauf que lundi 9 février, en Arménie, le secrétaire d'État américain J.D. Vance, qui devait détailler cette nouvelle connexion née de la paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, s'est contenté de généralités.  Le plus sûr, c'est encore le nom : la « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales ». Les deux pays concernés l'ont vite compris puisque l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont signé une lettre pour le comité du prix Nobel en faveur du président Trump.  Le tronçon Zanguezour, 50 km vers la Turquie  Pour le reste, rien n'est encore très précis, si ce n'est que cette voie de transit économique, le corridor de Zanguezour, débouchera sur la frontière turque. Personne ne l'affirme directement, mais ce passage, une fois construit, sera facilement relié vers le nord de la Turquie. De là, les destinations vers l'Europe et même l'Afrique seront facilitées.   À lire aussiLe Nakhitchevan, la nouvelle poudrière du Caucase? Le transit de la paix  Présenté comme l'illustration du processus de paix signé l'an passé (le 8 août 2025) à la Maison Blanche entre les présidents états-unien Donald Trump, azerbaïdjanais Ilham Aliyev et arménien Nikol Pashinyan, il permettra à l'Azerbaïdjan de traverser une partie de l'Arménie pour accéder à son enclave, la République autonome du Nakhitchevan située dans le sud de l'Arménie. Pour cette nouvelle route, l'Arménie a dû accepter de lever un blocus sur le transport.  À lire aussiÉtats-Unis-Arménie: J.D. Vance annonce un accord sur le nucléaire et un soutien sécuritaire à Erevan Minerais, gaz, pétrole... Une liste incertaine  Depuis 20 ans, les marchandises de l'Azerbaïdjan doivent transiter soit par la Géorgie, soit par l'Iran. Taline Ter Minassian, spécialiste du Caucase à l'Institut des langues orientales de Paris, s'interroge : « Face aux journalistes, le secrétaire d'État américain s'est contenté de généralités. Cette TRIPP, cette nouvelle route Trump de la paix et de la prospérité dans le monde, je ne sais toujours pas si elle sera faite de bitume pour les camions ou de voies ferrées pour les trains ! On ne peut faire que des suppositions. Cette vallée du sud de l'Arménie était l'ancienne route des voies ferrées transcaucasiennes (construites en 1865, ndlr) sous l'empire soviétique. Il en reste des rails vétustes et des tunnels hors d'usage pour des trains modernes construits aux normes et aux dimensions occidentales. »    100 ans de présence des États-Unis  Avec cette nouvelle route, les États-Unis ont signé pour 100 ans de présence dans la région. Il est prévu que les États-Unis détiennent 74 % d'un groupe d'entreprises, là encore... restant à créer. Les Arméniens auront les 26 % restants. Puis, au fil des années, ils auront jusqu'à 49 % du consortium, afin de laisser la majorité aux États-Unis.  40 % du commerce arménien d'origine russe  Pour Tigrane Yégavian, directeur de recherches à la revue Conflits, voilà de quoi inquiéter les Russes (grands partenaires économiques de l'Arménie) qui commercent à hauteur de 40 % d'investissements directs en Arménie. Les Iraniens ont aussi de quoi être inquiets : avec l'annonce de ce nouveau corridor, les Iraniens et les Russes se sentent contournés. La plus grande incertitude aujourd'hui, c'est qui va superviser et sécuriser ces transits de marchandises ? La région est stratégique et elle fait partie des grands bouleversements géopolitiques du moment. Les États-Unis promettent de garantir la souveraineté de l'Arménie. Dès qu'un axe de transport s'avère stratégique, il peut servir d'instrument d'affirmation de puissance.        À lire aussiRencontre Arménie-Azerbaïdjan: la Russie salue prudemment l'accord de Washington, l'Iran rechigne Mars 2026, des avions entre la Turquie et l'Arménie Pour incarner cette ouverture du Caucase vers l'Europe, la Turquie annonce que sa compagnie Turkish Airlines devrait effectuer son premier vol le 11 mars prochain entre la Turquie et la capitale arménienne, Erevan.  À lire aussiUn trait d'union entre Occident et Asie: une ligne ferroviaire entre l'Iran et la Turquie pour 2029

Reportage International
«Nous recevons des menaces»: Iran International, une chaîne en persan face au défi d'informer depuis Londres

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 2:27


Comment continuer d'informer les Iraniens en pleine répression et au milieu d'un blackout informationnel ? Informer et soutenir les Iraniens, c'est la mission que s'est fixée la chaîne de télévision Iran International, en langue persane et considérée comme une entité terroriste par le régime des Gardiens de la Révolution. Iran International revendique des millions de téléspectateurs à travers le monde. Sa particularité : elle émet depuis Londres. Visite de la rédaction ultra-sécurisée. De notre correspondante à Londres, Nichés au cœur d'une zone industrielle, les studios d'Iran International sont cachés derrière des barrières opaques. Sharareh Azizi vient de présenter son dernier JT de la journée. La journaliste a les traits tirés, après un mois à couvrir la répression en Iran : « C'est un poison, jour après jour, de voir les images, d'écrire des articles, de monter des vidéos en floutant le sang, puis de prendre l'antenne. Parfois, je me mets à pleurer face caméra. Ça me rend triste, parce que c'est mon pays, que j'aime. Nous traversons un traumatisme collectif. » Établie en 2017 et financée par un investisseur saoudien, la chaîne emploie des journalistes iraniens, qui assistent de loin à ce qui se passe dans leur pays. Depuis le début des manifestations, le rédacteur en chef Aliasghar Ramezanpoor a dû réorganiser ses équipes : « Nous avons dû demander du renfort pour notre couverture, par exemple au service des sports. Mais le problème, c'est qu'on doit forcer les journalistes à prendre leur repos hebdomadaire ! Ils se sentent coupables de prendre un jour de repos à la maison et de ne pas pouvoir couvrir ce qui se passe en Iran. » La rédaction a mis en place un soutien psychologique. Surtout que la chaîne fait partie des ennemis du régime : « Nous recevons des menaces, nos familles en Iran sont convoquées et le régime sait où nous vivons. C'est devenu une habitude : ne pas quitter nos domiciles toujours à la même heure, limiter nos sorties en public. » À écouter  aussi«Iran, la révolte massacrée»: une enquête exclusive de France 24 sur la répression massive Une carte qui recense les victimes En bas de l'écran, des messages défilent pour donner des nouvelles à la diaspora. Ainsi que les photos des victimes identifiées. Au rez-de-chaussée de la rédaction, Roland West, le directeur créatif, a créé une carte pour recenser les milliers d'Iraniens tués. « Cette base de données contient toutes les victimes vérifiées, à travers tout l'Iran. C'est assez simple pour l'instant : on a une photo pour la majorité des gens, un nom, un endroit, parfois leur âge. J'aimerais qu'on traduise cette carte en anglais, parce que c'est un outil puissant. » Une sorte de monument aux morts virtuel, au-delà de la dimension informative. Le projet pourrait avoir un intérêt futur, explique Adam Baillie, porte-parole d'Iran International. « Certes, nous ne sommes pas un tribunal, ni une ONG, mais toutes ces informations vérifiées que nous avons, nous les tenons à disposition si le conseil des droits humains des Nations unies veut poursuivre des membres du régime. » Avec ses 50 millions de téléspectateurs hebdomadaires, Iran International se revendique comme la voix du peuple iranien, de l'extérieur. À lire aussiIran: le 47e anniversaire de la révolution islamique célébré sur fond de crises politiques

Reportage international
«Nous recevons des menaces»: Iran International, une chaîne en persan face au défi d'informer depuis Londres

Reportage international

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 2:27


Comment continuer d'informer les Iraniens en pleine répression et au milieu d'un blackout informationnel ? Informer et soutenir les Iraniens, c'est la mission que s'est fixée la chaîne de télévision Iran International, en langue persane et considérée comme une entité terroriste par le régime des Gardiens de la Révolution. Iran International revendique des millions de téléspectateurs à travers le monde. Sa particularité : elle émet depuis Londres. Visite de la rédaction ultra-sécurisée. De notre correspondante à Londres, Nichés au cœur d'une zone industrielle, les studios d'Iran International sont cachés derrière des barrières opaques. Sharareh Azizi vient de présenter son dernier JT de la journée. La journaliste a les traits tirés, après un mois à couvrir la répression en Iran : « C'est un poison, jour après jour, de voir les images, d'écrire des articles, de monter des vidéos en floutant le sang, puis de prendre l'antenne. Parfois, je me mets à pleurer face caméra. Ça me rend triste, parce que c'est mon pays, que j'aime. Nous traversons un traumatisme collectif. » Établie en 2017 et financée par un investisseur saoudien, la chaîne emploie des journalistes iraniens, qui assistent de loin à ce qui se passe dans leur pays. Depuis le début des manifestations, le rédacteur en chef Aliasghar Ramezanpoor a dû réorganiser ses équipes : « Nous avons dû demander du renfort pour notre couverture, par exemple au service des sports. Mais le problème, c'est qu'on doit forcer les journalistes à prendre leur repos hebdomadaire ! Ils se sentent coupables de prendre un jour de repos à la maison et de ne pas pouvoir couvrir ce qui se passe en Iran. » La rédaction a mis en place un soutien psychologique. Surtout que la chaîne fait partie des ennemis du régime : « Nous recevons des menaces, nos familles en Iran sont convoquées et le régime sait où nous vivons. C'est devenu une habitude : ne pas quitter nos domiciles toujours à la même heure, limiter nos sorties en public. » À écouter  aussi«Iran, la révolte massacrée»: une enquête exclusive de France 24 sur la répression massive Une carte qui recense les victimes En bas de l'écran, des messages défilent pour donner des nouvelles à la diaspora. Ainsi que les photos des victimes identifiées. Au rez-de-chaussée de la rédaction, Roland West, le directeur créatif, a créé une carte pour recenser les milliers d'Iraniens tués. « Cette base de données contient toutes les victimes vérifiées, à travers tout l'Iran. C'est assez simple pour l'instant : on a une photo pour la majorité des gens, un nom, un endroit, parfois leur âge. J'aimerais qu'on traduise cette carte en anglais, parce que c'est un outil puissant. » Une sorte de monument aux morts virtuel, au-delà de la dimension informative. Le projet pourrait avoir un intérêt futur, explique Adam Baillie, porte-parole d'Iran International. « Certes, nous ne sommes pas un tribunal, ni une ONG, mais toutes ces informations vérifiées que nous avons, nous les tenons à disposition si le conseil des droits humains des Nations unies veut poursuivre des membres du régime. » Avec ses 50 millions de téléspectateurs hebdomadaires, Iran International se revendique comme la voix du peuple iranien, de l'extérieur. À lire aussiIran: le 47e anniversaire de la révolution islamique célébré sur fond de crises politiques

Invité de la mi-journée
«Iran, la révolte massacrée»: une enquête exclusive de France 24 sur la répression massive

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 9:53


Entretien avec Julie Dungelhoeff, journaliste à France 24, co-réalisatrice d'Iran, la révolte massacrée, un long reportage qui revient sur la révolte, débutée fin décembre en Iran, et qui a été réprimée très violemment par le régime. N'ayant pas pu se rendre sur place, le documentaire a été conçu à Paris avec plusieurs journalistes et des images venues d'Iran. Anne Cantener: On ne va pas parler avec vous d'un événement du jour, mais de toute une période de la révolte qui a débuté fin décembre en Iran, qui a été réprimée très violemment. Parce que vous y consacrez un long reportage dont je vous propose d'aborder d'abord les contours, parce que vous n'avez pas pu vous rendre sur place, il a été conçu ici avec plusieurs journalistes et des images venues d'Iran. Comment est-ce que vous avez travaillé?  Julie Dungelhoeff: Dès le début des manifestations en Iran, qu'on date au 28 décembre 2025, France 24 a décidé de mettre en place une cellule Iran qui était composée de Bahar Makooi, de Mariam Pirzadeh, qui est notre ancienne correspondante en Iran, et également de Ershad Aljani, qui est journaliste iranien. Et donc, on a mis toutes les compétences de chacun, la connaissance du terrain de chacun, et les contacts de chacun pour tenter de documenter cette répression qui a très vite en fait eu lieu en Iran. Début janvier, les premiers tirs sur les manifestants ont lieu et petit à petit, donc, on a pu engranger des images, engranger des témoignages. Et on a décidé qu'il fallait raconter toute l'histoire du 28 décembre jusqu'au 18 janvier.  Alors l'histoire, les premiers jours, ce sont des manifestations qui prennent de l'ampleur malgré la répression, à un point qu'on mesure dans votre reportage. Parce que vous l'avez dit, les équipes qui ont travaillé comprennent des Iraniens, des personnes qui ont vécu en Iran et qui vous disent qu'il y a eu des mobilisations dans des villes ou des villages dont ils n'avaient jamais entendu parler avant.  Oui. C'est Ershad qui raconte ça, parce que le documentaire est raconté par la voix de ces journalistes franco-iraniens ou iraniens. C'est Ershad Aljani qui raconte ça. Que lui qui a grandi jusqu'à 26 ans en Iran voit des manifestations dans des petits villages, des petites villes qui étaient plutôt pro-régime à la base. Et on voit petit à petit, au fur et à mesure de la chronologie, que 18 provinces sur 31 basculent, puis 23. Et finalement le 8, à l'apogée de ces manifestations, mais aussi à l'apogée de la répression, eh bien c'est 31 provinces sur 31 qui manifestent en Iran.  Et donc vous recevez des vidéos de la part de contacts qui risquent extrêmement gros à communiquer avec vous...  Tout à fait. On a reçu des vidéos de personnes qui nous disaient: « On sait ce qu'on risque à vous envoyer ces vidéos, mais il faut que le monde sache ». C'est pour ça évidemment qu'on a pris soin de les contextualiser, évidemment de les vérifier également. Ça c'est un gros travail qui a notamment été fait par l'équipe des observateurs de France 24 et d'Ershad Aljani qui est spécialisé là-dedans. Et donc oui, les gens risquaient très gros, puisque le régime surveillait et surveille encore les portables des manifestants.  Donc vous échangez pendant plusieurs jours et puis tout d'un coup, black-out, plus d'Internet, plus de réseaux. Qu'est-ce que vous comprenez, vous, à ce moment-là?  Ce que comprennent surtout Mariam, qui a vécu en Iran, Ershad, qui a vécu en Iran, c'est que le modus operandi du régime se met en place, à savoir couper Internet pour massacrer à huis clos. Ça avait déjà eu lieu dans des proportions moindres lors du mouvement « Femme Vie Liberté », en 2022. Cette fois-ci, c'est l'ensemble du trafic Internet d'un pays de 90 millions d'habitants qui est coupé pour 240 heures. Ça veut dire dix jours, dix jours sans information, sans Internet.  Donc là, il n'y a plus rien eu du tout. Vous avez mentionné la date du 8 janvier. À ce moment-là, la répression a pris un tour encore plus brutal, c'est ce que vous a raconté Ali, un jeune homme dans un message vocal:   « En un clin d'œil, la seule chose qu'on entendait, c'était le son des kalachnikovs. La seule chose qu'on voyait, c'était des gens qui tombaient un par un et le sang qui coulait au sol. Un de mes amis a d'abord été touché à la jambe et il est tombé. Je l'ai giflé et je lui ai dit : "Lève-toi, lève-toi, ressaisis-toi, mec !" J'ai défait ma ceinture, je lui ai fait un garrot. J'ai dit: "Lève-toi !" Ensuite, j'ai vu que sous sa veste, du sang jaillissait. Il était touché à la cage thoracique. Sur le chemin, vers l'hôpital, des tas de gens gisaient par terre, comme si ce n'était pas des êtres humains. On voyait simplement des groupes de cadavres entassés. On a réussi à le tirer jusqu'à l'hôpital. Mais une infirmière nous a dit : "Il est mort." On ne peut plus rien faire. Le sol des urgences était tellement couvert de sang que quand on courait, ça faisait un bruit de clapotis. Le sang éclaboussait partout. Les médecins et les infirmiers ne savaient absolument pas quoi faire. »  Alors voilà le type de témoignages que vous avez pu recevoir, qu'on peut entendre dans votre reportage. Vous avez aussi obtenu le récit de médecins. Je vous propose d'en écouter un:   « À partir du 8, j'ai vu des gens arriver touchés par des armes de guerre. La violence qu'ils ont déployée cette fois est incomparable. Ces blessures que j'ai vues, cela prouve que des gens ont été criblés de balles, alors qu'ils étaient en train de fuir ou alors qu'ils avaient été visés sans distinction dans une foule par des tirs en rafale. En tant que médecin, j'ai vu beaucoup de choses horribles, beaucoup. Mais cette nuit de jeudi, je me suis dit pourquoi? Qui sont-ils pour qu'ils les massacrent comme ça? »  Et puis, il y a un cran supplémentaire dans l'horreur, les familles des victimes, n'ont pas pu souvent récupérer les corps de leurs proches, Julie Dungelhoeff, ou alors elles ont vraiment dû se battre pour...  C'est la déshumanisation la plus absolue. On tire sur des manifestants avec des armes de guerre. Et ensuite on les prive de dignité au moment où ils sont en dépouille. On prive les familles de récupérer leurs corps. On a eu le témoignage de la tante d'une victime qui nous explique qu'elle a dû voler littéralement le corps, que sa mère a dû voler le corps de sa fille à la morgue et que jusqu'à son enterrement, elle l'a tenu dans ses bras de peur qu'on le lui vole. Donc c'est des témoignages extrêmement puissants.  Et puis il y en a un autre qui témoigne de ce qui s'est passé. Un des très rares messages que vous avez pu recevoir pendant le black-out, c'est quelqu'un qui tenait absolument à raconter ce qui se passait dans la plus grande morgue de Téhéran:   « Le volume de cadavres était tel au sol, dans la rue, sur le trottoir, des housses noires, des housses noires, plein de corps comme ça, des corps, des corps, des corps. Il y avait des camions frigorifiques et dans ces camions, il y avait plein de cadavres. Ils les amenaient et ils les déchargeaient. Ensuite, ne pensez pas qu'ils vous disaient : "D'accord, que Dieu le bénisse, le cadavre est à vous." Il fallait encore compter le nombre de balles qui avaient touché la personne et il disait : “Bon, maintenant vous allez devoir payer. Une balle vaut entre 400 et 500 euros et le coût de la housse mortuaire s'étend. Vous n'avez pas d'argent, alors signez ce papier et dites que votre enfant était un bassidji et qu'il a été tué par les terroristes”. »  On voit bien là le cynisme et la manipulation des faits par le régime. La manipulation de l'ampleur de la répression qui est documentée, vous le racontez à la fin du reportage en vous appuyant sur des images satellites...  Oui, tout à fait. Lorsque la coupure Internet survient, on se dit: qu'est-ce qu'il nous reste pour documenter cette répression ? Et donc, on se dit qu'on va essayer de se tourner vers le ciel et donc vers les satellites et on demande à avoir accès notamment aux images de cimetières. Et là, on se rend compte, notamment Ershad Aljani, qu'il y a une activité inhabituelle. qu'il y a des fosses qui ont été creusées, qui correspondent à la taille d'un terrain de football. Donc, on a vraiment essayé d'utiliser tous les moyens en notre possession pour documenter cette répression à travers ces témoignages, à travers ces images satellites, à travers les vidéos qu'on a pu recevoir.  Dans ces vidéos, les images sont vraiment extrêmement dures. D'ailleurs, vous le précisez au début du reportage, il y a un avertissement pour les téléspectateurs, c'est assez rare. Pourquoi est-ce que vous avez choisi de les montrer quand-même? Ça a été vraiment l'objet d'une réflexion éditoriale avec la direction de France 24 également. Et pour moi, c'était vraiment très important de ne pas flouter ces images. D'une part, parce qu'il y a eu ce black-out de 240 heures pour que ces images ne sortent pas. Et puis d'autre part, c'était une manière à la fois, une nouvelle fois, de déshumaniser les victimes de cette répression. Ces victimes qui ont choisi de nous envoyer ces vidéos, qui nous y ont dit : « S'il vous plaît, montrez ces vidéos, il faut que le monde sache », raison pour laquelle on a vraiment choisi de les montrer, mais pas par voyeurisme, pas par sensationnalisme. On a choisi chaque vidéo parce qu'il y avait un caractère informatif dans chacune d'elles. Et puis, à d'autres moments, on a utilisé des dessins, des dessins d'Adel Gastel, pour réhumaniser justement nos témoins.   

Les matins
Donald Trump va-t-il frapper l'Iran ? L'attente et l'inquiétude des Iraniens qui arrivent en Turquie

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 4:34


durée : 00:04:34 - Le Reportage de la rédaction - Alors que Donald Trump laisse planer la menace d'une intervention en Iran, les Iraniens qui arrivent en Turquie, l'un des seuls pays de la région qui leur est ouvert sans visa, disent leurs craintes, leur haine du régime, leurs espoirs aussi.

Le zoom de la rédaction
À la frontière entre l'Iran et la Turquie, la peur, l'attente, l'espoir de changement des Iraniens

Le zoom de la rédaction

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 4:22


durée : 00:04:22 - Le Grand reportage de France Inter - Alors que Donald Trump laisse planer la menace d'une intervention contre la République islamique d'Iran, les Iraniens qui arrivent en Turquie restent terrorisés par la brutale vague de répression du mois dernier. Ils confient leurs peurs, leur haine du régime, leur volonté de changement aussi. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le Reportage de la rédaction
Donald Trump va-t-il frapper l'Iran ? L'attente et l'inquiétude des Iraniens qui arrivent en Turquie

Le Reportage de la rédaction

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 4:34


durée : 00:04:34 - Le Reportage de la rédaction - Alors que Donald Trump laisse planer la menace d'une intervention en Iran, les Iraniens qui arrivent en Turquie, l'un des seuls pays de la région qui leur est ouvert sans visa, disent leurs craintes, leur haine du régime, leurs espoirs aussi.

Le journal de 18h00
Iran : les funérailles deviennent des actes de résistance

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 19:50


durée : 00:19:50 - Journal de 18h - Accusé d'avoir réprimé la contestation, causant la mort de milliers de personnes selon des ONG, le régime iranien fait toujours face à l'opposition. Malgré la répression, des Iraniens poursuivent la mobilisation en transformant les funérailles des victimes en actes symboliques de résistance.

Les journaux de France Culture
Iran : les funérailles deviennent des actes de résistance

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 19:50


durée : 00:19:50 - Journal de 18h - Accusé d'avoir réprimé la contestation, causant la mort de milliers de personnes selon des ONG, le régime iranien fait toujours face à l'opposition. Malgré la répression, des Iraniens poursuivent la mobilisation en transformant les funérailles des victimes en actes symboliques de résistance.

Culture en direct
La révolution à voix haute : poésie et soulèvements iraniens

Culture en direct

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 58:39


durée : 00:58:39 - Le Book Club - par : Marie Richeux - Souvent à la source des slogans clamés par la foule dans les rues iraniennes, à l'origine des messages devenus viraux sur la toile pour celles et ceux qui se soulèvent contre le régime, nous trouvons un poème en référence à la culture littéraire personophone. - réalisation : Vivien Demeyère - invités : Chahla Chafiq Écrivaine et sociologue; Leili Anvar Chercheuse, traductrice; Farzaneh Milani Chercheuse spécialiste de la poésie persane

soul voix haute iraniens le book club vivien demey
Les informés de France Info
Les Gardiens de la Révolution iraniens, soutiens à Christophe Gleizes, chômage... Les informés de franceinfo du jeudi 29 janvier 2026

Les informés de France Info

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 53:14


durée : 00:53:14 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

8.30 franceinfo:
"Enfin, ce blocage prend fin" : Raphaël Glucksmann applaudit le virage de la France concernant les gardiens de la révolution iraniens

8.30 franceinfo:

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 24:12


durée : 00:24:12 - 8h30 franceinfo - L'eurodéputé Place publique invité du "8h30 franceinfo", salue la fin du blocage français concernant l'inscription des gardiens de la révolution sur la liste européenne des organisations terroristes. Ce sont "les piliers de la répression terrible qui s'abat sur le peuple iranien en ce moment", souligne Raphaël Glucksmann. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les histoires de 28 Minutes
[Débat] Répression en Iran : “l'armada américaine” prête à intervenir ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 22:39


L'émission 28 minutes du 29/01/2026 Répression en Iran : “l'armada américaine” prête à intervenir ? Plus de 30 000 manifestants auraient été tués par le gouvernement iranien lors des contestations du 8 et 9 janvier, à Téhéran, en Iran, selon les estimations des ministères de l'Intérieur et de la Santé iraniens qui ont fuitées puis été relayées dans le magazine “Time”. Le régime iranien avait annoncé un premier bilan d'un peu plus de 3 000. Depuis la fin du mois de décembre, les Iraniens descendent dans la rue pour protester contre la République islamique. Le régime des mollahs a répondu avec violence et en coupant l'accès à Internet dans tout le pays. 20 jours après, le blackout numérique, Internet a presque été rétabli dans son intégralité. Depuis le début de cette répression meurtrière, les tensions entre les États-Unis et l'Iran n'ont fait qu'augmenter. Le président américain Donald Trump a pressé l'Iran, mercredi 28 janvier, sur sa plateforme Truth Social indiquant que "le temps est compté" avant une attaque américaine contre Téhéran si le régime ne voulait pas entamer des négociations, notamment au sujet du nucléaire. L'Iran "répondra comme jamais" en cas d'agression américaine, a réagi la mission iranienne à l'ONU sur X mercredi. On en débat avec Chowra Makaremi, anthropologue au CNRS, David Rigolet-Roze, chercheur associé à l'Iris, spécialiste du Moyen-Orient et Héloïse Fayet, chercheuse à l'Ifri, spécialiste du nucléaire iranien. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 29 janvier 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
Crise démocratique / Iran : “l'armada américaine” prête à intervenir ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 46:17


L'émission 28 minutes du 29/01/2026 Le philosophe Marcel Gauchet au chevet de la crise démocratique "Du désenchantement du monde" au "Nœud démocratique", Marcel Gauchet nous invite dans ses essais à nous questionner sur la santé de la démocratie. Dans son dernier ouvrage “Comment pensent les démocraties” paru aux éditions Albin Michel, l'historien et philosophe, s'interroge sur les ressorts cachés des idéologies en lien avec le développement des démocraties, et sur la manière dont le conservatisme, le socialisme, le nazisme, le fascisme ou encore le néolibéralisme se sont formés. Il est notre invité ce soir. Répression en Iran : “l'armada américaine” prête à intervenir ? Plus de 30 000 manifestants auraient été tués par le gouvernement iranien lors des contestations du 8 et 9 janvier, à Téhéran, en Iran, selon les estimations des ministères de l'Intérieur et de la Santé iraniens qui ont fuitées puis été relayées dans le magazine “Time”. Le régime iranien avait annoncé un premier bilan d'un peu plus de 3 000. Depuis la fin du mois de décembre, les Iraniens descendent dans la rue pour protester contre la République islamique. Le régime des mollahs a répondu avec violence et en coupant l'accès à Internet dans tout le pays. 20 jours après, le blackout numérique, Internet a presque été rétabli dans son intégralité. Depuis le début de cette répression meurtrière, les tensions entre les États-Unis et l'Iran n'ont fait qu'augmenter. Le président américain Donald Trump a pressé l'Iran, mercredi 28 janvier, sur sa plateforme Truth Social indiquant que "le temps est compté" avant une attaque américaine contre Téhéran si le régime ne voulait pas entamer des négociations, notamment au sujet du nucléaire. L'Iran "répondra comme jamais" en cas d'agression américaine, a réagi la mission iranienne à l'ONU sur X mercredi. On en débat avec Chowra Makaremi, anthropologue au CNRS, David Rigolet-Roze, chercheur associé à l'Iris, spécialiste du Moyen-Orient et Héloïse Fayet, chercheuse à l'Ifri, spécialiste du nucléaire iranien. La tour Eiffel va honorer, pour la postérité, 72 femmes de science et Xavier Mauduit nous raconte le combat contre l'invisibilisation des femmes scientifiques. Marie Bonnisseau revient sur la proposition de loi visant à mettre fin au "devoir conjugal" adoptée à l'Assemblée nationale. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 29 janvier 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

C dans l'air
Iran : Si Trump attaque... - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 63:22


C dans l'air du 27 janvier 2026 - Iran : le carnage et l'« armada » de Trump« Il pourrait y avoir des dizaines de milliers de victimes ». La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l'homme dans la République islamique d'Iran estime, dans un entretien au Monde, que la coupure d'Internet dans le pays a dissimulé l'ampleur réelle des tueries lors de la répression des manifestations au début du mois de janvier. Des images de la morgue de Kahrizak, à Téhéran, remplie de corps de manifestants, ont circulé sur les réseaux sociaux, avant que le pouvoir ne coupe les communications. Depuis, les nouvelles venues d'Iran sont rares, mais des Iraniens témoignent. Ils confirment des tirs à l'arme lourde sur les manifestants, des raids jusque dans les hôpitaux et « des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes arrêtées. Il y a des signalements de faits de négligence médicale, de torture dans les centres de détention et d'agressions sexuelles », explique Mai Sato. En charge de ce mandat depuis le mois d'août 2024, elle estime également que le nombre d'exécutions ne cesse de gonfler au fil des ans dans le pays.Dans ce contexte, l'arrivée dans la zone d'une « armada » navale interroge. Pourquoi de nombreux navires de guerre américains ont-ils pris la route vers l'Iran ? Alors qu'une intervention militaire semblait s'être éloignée, Donald Trump maintient la pression sur le régime des mollahs. « On a une sacrée armada, elle est massive, et peut-être que l'on devra utiliser la force, on verra », avait affirmé le président des États-Unis le 22 janvier dernier. Elle est « plus grande qu'au Venezuela », a-t-il ajouté ces dernières heures, dans une allusion à la capture du chef d'État vénézuélien Nicolás Maduro début janvier. Mais à quoi serviraient des frappes maintenant ? Trump peut-il viser le Guide Ali Khamenei ?L'Iran « ne permettra pas qu'une menace à la sécurité nationale (…), même à ses prémices, atteigne le stade de l'action », a affirmé de son côté le ministère des Affaires étrangères iranien, alors que le porte-avions américain Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés lundi dans le golfe Persique. De leur côté, les Émirats arabes unis, qui accueillent une base aérienne américaine, ont déclaré qu'ils n'autoriseraient pas l'usage de leur territoire pour des attaques contre Téhéran.Nos journalistes ont rencontré Jacques Attali. Selon l'ancien conseiller de François Mitterrand, la stratégie de la menace et du chantage mise en œuvre par la présidence Trump ne marque pas une rupture par rapport aux administrations précédentes. Il revient notamment sur un épisode qui s'est produit « en mai 1983, au sommet du G7 de Williamsburg ». Au cours d'une « réunion très violente entre les seuls chefs d'État et leurs sherpas» explique-t-il, « le conseiller à la sécurité du président Reagan est venu me dire en secret que, si le président français ne cédait pas immédiatement à l'ordre américain d'inclure les armes nucléaires françaises dans le décompte de l'armement occidental face aux Soviétiques, le président américain interromprait les livraisons à la France des éléments techniques américains dont dépendaient alors encore le fonctionnement de son armement nucléaire ».Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales

Le journal de 18h00
Iran : face à la férocité du régime, l'espoir d'une intervention américaine

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 20:07


durée : 00:20:07 - Journal de 18h - La population iranienne découvre l'ampleur de la sanglante répression orchestrée par le régime des mollahs. Au moins 6000 morts, sans doute 30 000 manifestants tués. Dans ce journal, témoignages de deux Iraniens, dont l'un est prêt à s'en remettre à Donald Trump pour abattre le régime.

Les journaux de France Culture
Les Iraniens, déjà traumatisés par la répression du régime, s'inquiètent à présent des menaces de frappes américaines

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 12:23


durée : 00:12:23 - Journal de 7 h - Les États-Unis ont amassé hier des bâtiments militaires au Moyen-Orient pour faire pression sur Téhéran.

Les journaux de France Culture
Iran : face à la férocité du régime, l'espoir d'une intervention américaine

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 20:07


durée : 00:20:07 - Journal de 18h - La population iranienne découvre l'ampleur de la sanglante répression orchestrée par le régime des mollahs. Au moins 6000 morts, sans doute 30 000 manifestants tués. Dans ce journal, témoignages de deux Iraniens, dont l'un est prêt à s'en remettre à Donald Trump pour abattre le régime.

L'édito du Figaro
«SOS Iran»

L'édito du Figaro

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 2:13


La théocratie corrompue des mollahs ne se réformera pas, ni ne lâchera prise. La question est de savoir comment aider les Iraniens à recouvrer leur liberté, mais en faisant preuve de réalisme.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal de 7h00
Les Iraniens, déjà traumatisés par la répression du régime, s'inquiètent à présent des menaces de frappes américaines

Le journal de 7h00

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 12:23


durée : 00:12:23 - Journal de 7 h - Les États-Unis ont amassé hier des bâtiments militaires au Moyen-Orient pour faire pression sur Téhéran.

Sur le fil
La République islamique d'Iran peut-elle s'effondrer ?

Sur le fil

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 25:55


En Iran, le vaste mouvement de protestation contre la vie chère parti des bazars de Téhéran le 28 décembre semble avoir vécu.L'organisation de défense des droits humains Amnesty international estime que la répression des manifestations a viré au massacre, et évoque des tirs à balles réelles indiscriminés contre les manifestants. Selon l'ONG Iran Human Rights, plus de 3.400 manifestants ont été tués. Un bilan très préliminaire puisqu'au final il pourrait atteindre 25.000 morts selon son directeur. Certains manifestants aussi se sont radicalisés. De source officielle ont fait état de plus de 2.400 membres des forces de sécurité tués et de centaines de mosquées et bâtiments publics vandalisés. La riposte des autorités, est-elle le signe que l'Etat acculé ne tient plus que par la force ? Depuis plus de quinze ans, les cycles de manifestations et de répression s'enchaînent. Alors, une alternative à la République islamique est-elle possible ? Où en est l'opposition?Intervenants Farid Vahid, chercheur à la Fondation Jean Jaurès et professeur à Sciences Po Paris, spécialiste de l'IranStuart Williams, journaliste au service international de l'AFPRéalisation: Emmanuelle Baillon et Michaëla Cancela-KiefferDoublages : Sébastien Castéran, Philippe Zygel, Antoine BoyerMusique: Nicolas VairArchives Sonores :AFPTV, défilé militaire à Téhéran pour la journée de l'armée le 18 avril 2025;sons tirés de vidéos amateurs vérifiées par l'AFP tounées en Iran le 8 janvier et le 10 janvier 2026, allocution diffusée sur le compte Instagram de Reza Pahlavi.Pour aller plus loin :La République islamique d'Iran entre dans sa phase finale, par Farid Vahid (Le Monde, 12 janvier 2026)Quel avenir pour les gardiens de la révolution iranienne ? (Cairn Info, 2016)« Le régime de Khamenei est le pire ennemi qu'aient jamais connu les Iraniens », par Amir Ahmadi Arian (Le Monde, 18 janvier 2026)Iran and the Limits of American Power | Foreign AffairsIran : théorie de l'effondrement du régime | Le Grand Continent“How to Support Iran's Democracy Movement”, par Michael Abramowitz et Goli Ameri (RealClearWorld, 7 février 2023)Iran: Authorities unleash heavily militarized clampdown to hide protest massacres - Amnesty International Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Story
Répression en Iran : pourquoi Donald Trump n'a pas frappé

La Story

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 22:12


Depuis fin décembre, les Iraniens sont dans la rue pour protester contre le régime, qui réprime violemment la contestation. Donald Trump a menacé le régime des mollahs de frapper si la répression continuait. Dans «La Story», le podcast d'actualité des «Echos», Pierrick Fay et Yves Bourdillon reviennent sur les évènements des derniers jours.La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en janvier 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invité : Yves Bourdillon (journaliste au service international des «Echos»). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Morteza Nikoubazl/ Nurphoto via AFP. Sons : France24, extraits de «Le Flambeau - Canal+, BFM.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr/lastory Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Revue de presse française
À la Une: l'impitoyable répression de la révolte en Iran

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Jan 18, 2026 5:14


L'Iran fait la Une de la plupart des hebdomadaires. « Iran, le soulèvement d'un peuple », titre le Nouvel Obs, qui ajoute : « La dictature des mollahs est dans l'impasse (…) La République islamique a lancé des représailles d'autant plus sanguinaires que, très affaiblie par la crise économique et les conséquences du 7 octobre, elle est au bord du précipice ». « La liberté ou la mort », clame de son côté le Point, qui salue « l'héroïsme des Iraniens contre les mollahs ». Quant à l'Express, il titre : « Le peuple contre les islamistes », avec en filigrane un turban blanc qui s'enflamme. « L'avenir du guide suprême ne tient qu'à un fil », précise l'hebdomadaire. « Même si la brutale répression réduit les chances d'une chute immédiate du pouvoir, l'hypothèse d'un basculement prochain de la République islamique demeure entière. » Marianne, de son côté, s'interroge : « Iran, la fin des mollahs ? »  Et juge « qu'en tuant des milliers de manifestants, la théocratie islamique a fait le choix de la terreur comme ultime mode de survie ». Ce que ne dément pas la Tribune Dimanche selon laquelle, « dans leur répression sanglante, les forces de l'ordre visent les yeux des manifestants ». « Des centaines d'Iraniens ont perdu un œil depuis le début des protestations ». « Cibler les yeux, c'est cibler les témoins, la conscience et la mémoire collective », explique une activiste iranienne. Témoignages d'Iraniens Le Parisien Dimanche a interrogé Kian Habibian, co-fondateur de l'association We are Iranian Students, selon lequel, « face à l'ampleur du mouvement, le gouvernement a payé des forces étrangères, notamment des milices irakiennes ». « Beaucoup de témoins disent qu'ils avaient face à eux des hommes qui ne parlaient pas persan mais arabe et qu'ils tiraient dans le tas. Cette absence de lien avec la population expliquerait en partie la sévérité de la répression », commente le Parisien Dimanche. Courrier international, de son côté, publie la lettre qu'un habitant de Téhéran (qui a préféré rester anonyme) a adressée au média d'opposition Iran International. Dans cette lettre, il explique « que les massacres sont sans précédent. Je sais que l'expression est galvaudée, alors je vais m'expliquer. Parmi les personnes que l'on croise, à qui l'on parle, toutes ou presque connaissent une victime. J'en connais personnellement cinq. L'une est morte, deux sont blessées, et on est sans nouvelles des deux autres depuis trois jours. » Cet habitant de Téhéran fait aussi part de sa rancœur vis-à-vis des exilés : « À qui est le sang qui coule ? » demande-t-il. « Comment pouvez-vous appeler les gens à risquer leur vie sans avoir ne serait-ce qu'une ébauche de plan pour réagir une fois l'appareil de répression enclenché ? Je suis en colère (ajoute-t-il) contre les combattants par procuration, bien à l'abri hors d'Iran et devant leur clavier ». Le régime des mollahs en danger Dans la perspective d'une chute du régime, un nom revient très souvent. « Reza Pahlavi, le recours », titre Le Point, selon lequel « l'appel du fils du dernier chah d'Iran a été entendu par une partie de la population qui voit en lui l'incarnation d'une transition démocratique ». Dans l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, la spécialiste de l'Iran, Amélie Chelly, met toutefois un bémol à cet enthousiasme. « Ce n'est pas parce que l'on crie des slogans pro-Pahlavi que l'on appelle à ce qu'il arrive au pouvoir. Les Iraniens fonctionnent plus par symboles que les Occidentaux. Pour eux, le dernier Pahlavi est le défroqueur de mollahs. 'Vive Pahlavi' signifie d'abord  'mort aux aux religieux' ». Le Nouvel Obs, lui non plus, ne cache pas ses réserves et parle d'un « encombrant héritier » : « Néoconservateur et premier soutien de Donald Trump et de Benyamin Netanyahou, il surfe en réalité sur la vague montante de la droite ultra dans le monde ». Interrogée, l'opposante iranienne Mahtab Ghorbani, réfugiée politique en France, explique que « soixante-dix pour cent des Iraniens sont nés après la révolution islamique et n'ont rien connu d'autre (…) Beaucoup ignorent que les Pahlavi ne soutiennent pas la démocratie. »  L'inconnue Donald Trump  « Avec l'imprévisible président des Etats-Unis, une intervention militaire américaine, un temps attendue en milieu de semaine, n'est toujours pas exclue », estime le Parisien Dimanche. Le Journal du Dimanche est également dans l'expectative : « Entre démonstration de force et retenue calculée, Donald Trump n'a pas encore choisi de frapper le régime des mollahs », constate le journal, qui ajoute toutefois : « C'est une constante chez les Américains de vouloir provoquer la chute des tyrans, sans se demander de quoi demain sera fait (…) La liberté n'est pas gratuite», disait Georges Bush en Irak. Encore faut-il justement qu'elle trouve un cadre pour s'établir. « Or, on l'a encore vu avec le Venezuela, au grand dam de l'opposition, seul le pétrole trouve grâce aux yeux de Trump», conclut le Journal du Dimanche. 

Le journal de 18h00
En France, des milliers de personnes se mobilisent pour soutenir les contestataires iraniens

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 10:02


durée : 00:10:02 - Journal de 18h - Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes en France cette après-midi, à l'appel des syndicats et des associations. Selon une ONG américaine, plus de 3 000 personnes sont mortes lors des manifestations qui ont agité le pays ces dernières semaines.

Les journaux de France Culture
En France, des milliers de personnes se mobilisent pour soutenir les contestataires iraniens

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 10:02


durée : 00:10:02 - Journal de 18h - Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes en France cette après-midi, à l'appel des syndicats et des associations. Selon une ONG américaine, plus de 3 000 personnes sont mortes lors des manifestations qui ont agité le pays ces dernières semaines.

Grand angle
"Beaucoup de gens ont été tués, au hasard" : à la frontière turque où des Iraniens fuient leur pays

Grand angle

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 2:41


durée : 00:02:41 - France Inter sur le terrain - Au poste frontière qui permet aux Iraniens de rejoindre l'Est de la Turquie, des Iraniens arrivent ces derniers jours pour retrouver une connexion au monde, alors qu'internet reste coupé en Iran. Certains ont accepté de témoigner de l'horreur des derniers jours sous couvert de l'anonymat. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Géopolitique
Washington et Téhéran parlent de négociation, mais qu'y a-t-il à négocier quand les Iraniens se font tirer dessus ?

Géopolitique

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 3:11


durée : 00:03:11 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Donald Trump se dit prêt à négocier, mais aussi à frapper l'Iran ; Téhéran se dit prêt à la guerre et à la négociation… Mais négocier sur quoi ? Alors que le peuple iranien se fait tirer dessus, une négociation irano-américaine dépend entièrement de l'agenda de Donald Trump. Pas rassurant. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le Billet de Sophia Aram
L'Iran à huis-clos

Le Billet de Sophia Aram

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 3:22


durée : 00:03:22 - Dans la bouche de Sophia Aram - par : Sophia Aram - 15 jours que les Iraniens manifestent contre le naufrage et la barbarie de la République islamique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Washington et Téhéran parlent de négociation, mais qu'y a-t-il à négocier quand les Iraniens se font tirer dessus ?

InterNational

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 3:11


durée : 00:03:11 - Géopolitique - par : Pierre  Haski  - Donald Trump se dit prêt à négocier, mais aussi à frapper l'Iran ; Téhéran se dit prêt à la guerre et à la négociation… Mais négocier sur quoi ? Alors que le peuple iranien se fait tirer dessus, une négociation irano-américaine dépend entièrement de l'agenda de Donald Trump. Pas rassurant. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

L'édito du Figaro
«Iran, le courage d'être libre»

L'édito du Figaro

Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 2:14


Avant la liberté vient le courage, ce courage impressionnant qu'il faut aux Iraniens pour affronter un massacre.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les pieds sur terre
Iraniennes et Iraniens de la diaspora, comment le temps s'est arrêté

Les pieds sur terre

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 29:50


durée : 00:29:50 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Pauline Chanu - Depuis la mort de Mahsa Amini, Chirinne, Enghareh et Alireza ont tout arrêté pour soutenir ici, en France, le mouvement de révolte iranien "Zan, Zedegi, Azadi" ("Femme, vie, liberté"). Elles et ils racontent cette année de révolte, d'espoirs et de déceptions au micro de Pauline Chanu. - réalisation : Emmanuel Geoffroy

France Culture physique
Iran 2009 - 2026 : de l'espoir à l'effroi : Iraniennes et Iraniens de la diaspora, comment le temps s'est arrêté

France Culture physique

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 29:50


durée : 00:29:50 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Pauline Chanu - Depuis la mort de Mahsa Amini, Chirinne, Enghareh et Alireza ont tout arrêté pour soutenir ici, en France, le mouvement de révolte iranien "Zan, Zedegi, Azadi" ("Femme, vie, liberté"). Elles et ils racontent cette année de révolte, d'espoirs et de déceptions au micro de Pauline Chanu. - réalisation : Emmanuel Geoffroy

Journal en français facile
Suisse: journée de deuil national / L'Ukraine bombardée par la Russie / Des Iraniens se révoltent / Foot: CAN, avant Maroc-Cameroun...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 10:00


Le Journal en français facile du vendredi 9 janvier 2026, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CKuG.A

Un jour dans le monde
Iran, ces manifestants qui défient le pouvoir

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 37:11


durée : 00:37:11 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Une fois de plus, les Iraniens sont dans la rue, mais cette fois, c'est depuis les commerçants du Grand Bazar de Téhéran que part la contestation pour protester contre la hausse des prix et les difficultés d'approvisionnement. Des revendications qui ont fait tâche d'huile dans tout le pays. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Iran, ces manifestants qui défient le pouvoir

InterNational

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 37:11


durée : 00:37:11 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Une fois de plus, les Iraniens sont dans la rue, mais cette fois, c'est depuis les commerçants du Grand Bazar de Téhéran que part la contestation pour protester contre la hausse des prix et les difficultés d'approvisionnement. Des revendications qui ont fait tâche d'huile dans tout le pays. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Annalisa Cappellini : L'Iran dans le viseur de Donald Trump - 06/01

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 2:46


Ce mardi 6 janvier, la crainte des Iraniens vis à vis de Donald Trump notamment après ses menaces d'intervention militaire en cas de répression sur les manifestants pacifiques, a été abordé par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Reportage International
En Iran, une nouvelle contestation sur fond de chute vertigineuse du pouvoir d'achat

Reportage International

Play Episode Listen Later Jan 5, 2026 2:32


Le mouvement de protestation qui se déroule en Iran témoigne de la forte dégradation de la situation économique causée par les sanctions américaines, mais aussi par la corruption et la mauvaise gestion du pays. Alors que l'inflation y dépasse les 50%, la hausse des prix des produits de consommation courante atteint même 80%, touchant de plein fouet les Iraniens dans leur quotidien. De notre correspondant à Téhéran, Les marchés municipaux sont chaque jour bondés à Téhéran. Il en existe dans tous les quartiers de la capitale de l'Iran. Créés par la mairie, ils proposent des produits alimentaires et des fruits et légumes moins chers que dans les magasins privés. Mehdi et Farideh, un couple de cinquantenaires, ont l'habitude de venir faire leurs courses ici même s'ils ne font pas partie des catégories les moins aisées. « Voilà plusieurs années que nous faisons nos courses dans ce marché. Nous y venions même lorsque les prix n'étaient pas aussi élevés. Ici, les prix sont moins chers qu'ailleurs car les produits sont de moins bonne qualité. On doit regarder notre porte-monnaie quand nous faisons nos courses. Si on voulait acheter ces mêmes fruits et légumes ailleurs, nous devrions payer 50% plus cher. Lorsqu'il est venu nous rendre visite récemment, mon fils qui vit à l'étranger n'arrivait pas à croire que les prix avaient autant augmenté. Par exemple, le prix du poulet est sans commune mesure avec son niveau d'il y a deux ou trois ans », expliquent-ils. De nombreux Iraniens des classes les plus pauvres n'ont pas les moyens d'acheter de la viande ou du poulet et beaucoup doivent faire des choix lorsqu'ils font leurs courses. « Les gens achètent ce dont ils ont vraiment besoin » C'est également le cas de Mehdi et Farideh : « Pour certains produits, on en achète moins. Pour d'autres, on les a supprimés. On achète d'abord ce dont nous avons réellement besoin. Pour pouvoir continuer de vivre et manger comme avant, nous avons dû vendre des biens, un terrain par exemple ». Abbas, le gérant de l'épicerie d'à côté, se plaint aussi de la situation économique et de la baisse du pouvoir d'achat de ses clients qui ont fait baisser ses ventes : « Nos ventes ont baissé de 30% à 50%, en particulier les produits laitiers comme le fromage qui a fortement baissé. Les gens achètent ce dont ils ont vraiment besoin. Même constat pour le riz devenu très cher lui aussi : les gens n'en achètent plus. Ou si, auparavant, un client en prenait un sac de plusieurs kilos, désormais il en achète une quantité bien moindre : 500 grammes ou un kilo. » Le riz fait partie des principaux aliments des Iraniens mais son prix a augmenté de près de 300% depuis un an. Nombreux sont ceux qui ont donc été contraints d'en réduire leur consommation. À lire aussiEn Iran, la monnaie au plus bas entraîne une hausse spectaculaire de l'inflation