POPULARITY
Categories
Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Odile Renaud-Basso, présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Alors que l'économie européenne est fragilisée par la guerre en Ukraine et les conflits au Proche-Orient, elle revient sur des investissements risqués en Afrique et sur les importants financements américains dans la BERD.
Le défilé militaire du 14-Juillet est bien plus qu'une cérémonie républicaine. Derrière les avions, les blindés et les uniformes qui remontent les Champs-Élysées, se joue aussi une bataille économique. Véritable vitrine du savoir-faire français, l'événement est devenu un rendez-vous incontournable pour l'industrie de la défense, à l'heure où le réarmement mondial accélère. Comme chaque 14-Juillet, près de 7 000 femmes et hommes défilent sur les Champs-Élysées, accompagnés de centaines d'avions, d'hélicoptères et de véhicules militaires. Mais derrière la symbolique républicaine et la démonstration de force, le défilé est aussi un immense rendez-vous d'affaires. Dans la tribune présidentielle et autour de la place de la Concorde, il n'y a pas seulement des responsables politiques et des diplomates. Des délégations militaires étrangères sont également présentes pour observer les matériels français et poursuivre des discussions engagées parfois depuis plusieurs mois. Chaque appareil qui survole Paris, chaque blindé qui descend les Champs-Élysées, chaque équipement présenté est scruté avec attention. Pour les industriels français, le défilé constitue une vitrine unique de leur savoir-faire, dans un décor qu'aucun salon professionnel ne peut reproduire. À lire aussiL'Europe se réarme, le secteur de la défense se frotte les mains Un marché de la défense en pleine accélération Cette année, le contexte géopolitique donne une dimension encore plus stratégique au défilé. Avec la guerre en Ukraine, les tensions au Proche-Orient et le réarmement engagé dans de nombreuses régions du monde, le marché mondial de la défense connaît une forte accélération. Les budgets militaires augmentent, les États cherchent à reconstituer leurs stocks, à moderniser leurs armées et à se doter rapidement de nouveaux équipements. Dans ce contexte, les industriels français bénéficient de nombreuses opportunités, même si la concurrence s'intensifie face aux groupes américains, sud-coréens ou encore turcs. La France s'est d'ailleurs imposée comme le deuxième exportateur mondial d'armement, derrière les États-Unis. Le Rafale illustre parfaitement cette dynamique. L'avion de combat de Dassault est devenu la locomotive des exportations françaises, avec des commandes qui se comptent désormais par centaines d'appareils. Et lorsqu'un pays achète un Rafale, il n'achète pas seulement un avion : il signe aussi pour des décennies de maintenance, de formation, de pièces détachées et de fournitures de missiles. Mais le succès français ne repose pas uniquement sur les avions de chasse. Les canons Caesar, dont les performances ont été remarquées en Ukraine, les frégates, les sous-marins, les hélicoptères, les missiles ou encore les radars de Thales séduisent eux aussi de nombreux pays. À lire aussiLa guerre au Moyen-Orient relance le marché mondial de la défense aérienne Le défi des industriels : produire plus vite Ces exportations donnent un bol d'air à la balance commerciale française, mais elles créent aussi un paradoxe pour les industriels du secteur. La filière de défense emploie plus de 200 000 personnes, directement ou indirectement. Pourtant, les carnets de commandes sont aujourd'hui si remplis que certaines usines peinent à suivre le rythme. Les industriels investissent massivement pour augmenter leurs capacités de production. Ils recrutent, agrandissent leurs sites, automatisent certaines chaînes et cherchent à sécuriser leurs sous-traitants. Malgré cela, plusieurs sites sont confrontés à des goulots d'étranglement qui ralentissent les livraisons. Or, dans un contexte où les besoins militaires sont immédiats, attendre plusieurs années avant d'être livré peut pousser certains clients à se tourner vers d'autres fournisseurs. Le défi de l'industrie française de la défense n'est donc plus seulement de vendre ses équipements. Il est désormais de les produire en quantité suffisante et surtout suffisamment vite.
C dans l'air du 11 juillet 2026 - Air Force One de Trump : panique sur le tarmac L'avion Air Force One offert par le Qatar au président américain est-il sûr ? En renonçant cette semaine à l'utiliser pour quitter le sommet de l'Otan en Turquie, Donald Trump a ravivé les peurs sur la sécurité de cet avion. Le chef d'État américain a finalement privilégié l'appareil présidentiel actuellement en service, sur fond de préoccupations croissantes concernant d'éventuelles menaces iraniennes contre des responsables américains. Selon certains médias, Israël aurait transmis aux États-Unis des renseignements informant d'un projet iranien visant à assassiner Trump.Pendant ce temps, malgré leur proximité affichée, la relation entre Trump et Netanyahu continue d'être marquée par une méfiance réciproque. Le président américain soutient Israël mais reproche régulièrement au Premier ministre israélien de l'entraîner dans une confrontation avec l'Iran. De son côté, Netanyahu tente d'influencer les décisions de Washington, sans pour autant exercer un contrôle sur Trump, qui agit avant tout selon ses propres intérêts.Depuis son retour au pouvoir, le locataire de la Maison Blanche a en tout cas vu sa fortune tripler. Celle-ci est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026 selon Forbes. C'est principalement la cryptomonnaie qui fait exploser ses revenus. Selon sa déclaration financière, ses activités dans ce secteur pourraient lui avoir rapporté plus de 1,2 milliard de dollars.Alors, pourquoi Washington a renoncé à utiliser l'avion offert par le Qatar ? Quelle est la relation exacte entre Trump et Netanyahu ? Comment expliquer le fort enrichissement de Trump depuis 2024 ?Nos experts :- David KHALFA - Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Fondation Jean Jaurès, consultant spécialiste du Proche-Orient- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter et auteure de Géopolitique du Sahel- Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin- David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques. Auteur de La république islamiste en crise systémique- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde librePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
C dans l'air du 11 juillet 2026 - Air Force One de Trump : panique sur le tarmacNos experts :- David KHALFA - Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Fondation Jean Jaurès, consultant spécialiste du Proche-Orient- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter et auteure de Géopolitique du Sahel- Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin- David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques. Auteur de La république islamiste en crise systémique- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre
Après des semaines d'inquiétude autour du détroit d'Ormuz, le marché pétrolier connaît un spectaculaire retournement. Les exportations repartent, les producteurs augmentent leurs volumes et certains analystes évoquent désormais une possible surabondance de pétrole... Une situation qui pourrait faire baisser les prix du baril, soutenir le pouvoir d'achat, mais aussi fragiliser les pays producteurs. Il y a encore quelques semaines, tout le monde redoutait un choc pétrolier majeur avec un raisonnement simple : si le détroit d'Ormuz était durablement bloqué, près de 20% du pétrole mondial ne pourrait alors plus circuler, les prix s'envoleraient et l'économie mondiale subirait une nouvelle crise énergétique. Or, c'est finalement l'inverse qui est en train de se produire : les exportations repartent progressivement à la hausse, les pays du Golfe remettent leurs puits en service et l'Opep augmente à nouveau sa production. Dans le même temps, plusieurs grands producteurs cherchent à vendre davantage de pétrole. Résultat : le marché est aujourd'hui largement approvisionné. À cela s'ajoute une véritable guerre des prix entre certains producteurs. L'Arabie saoudite, deuxième producteur mondial, a récemment abaissé ses prix de vente afin de rester compétitive. Une stratégie qui pousse les autres pays exportateurs à s'aligner pour conserver leurs parts de marché. Mais cette dynamique s'inscrit également dans un contexte particulier, avec une demande mondiale qui progresse moins vite que la production. Les producteurs continuent pourtant d'extraire du pétrole afin de préserver leurs recettes et de rentabiliser leurs installations. C'est précisément cette rencontre entre une offre en hausse et une demande qui ralentit qui explique la baisse actuelle des cours. Certains analystes estiment même que le prix du baril pourrait revenir autour de 60 dollars dans les prochains mois. À lire aussiAccord Iran-États-Unis: pourquoi le pétrole baisse mais l'inflation pourrait durer Pourquoi cette baisse des prix du pétrole est une bonne nouvelle pour les consommateurs Pour les ménages, cette situation est plutôt favorable. Le premier effet est bien sûr visible à la pompe. Si les cours du pétrole poursuivent leur baisse, les carburants pourraient devenir moins chers. Mais les conséquences vont bien au-delà. Le pétrole est utilisé dans de très nombreux secteurs: les transports, l'agriculture, la pétrochimie, l'industrie ou encore l'aviation. Lorsque son prix diminue, les coûts de production de nombreuses entreprises baissent également. À terme, cela peut soutenir le pouvoir d'achat, limiter les tensions inflationnistes et faciliter la baisse des taux d'intérêt par les banques centrales. En d'autres termes, un pétrole moins cher peut constituer un véritable soutien pour l'économie mondiale. À lire aussiBP, TotalEnergies: la guerre au Proche-Orient dope les bénéfices des majors pétrolières Les pays producteurs confrontés à un véritable piège économique Cette baisse des prix est en revanche beaucoup plus problématique pour les grands pays exportateurs. L'Arabie saoudite, l'Irak, la Russie ou encore l'Algérie financent une part importante de leurs budgets grâce aux revenus du pétrole. Si le prix du baril recule durablement, leurs recettes diminuent mécaniquement. Le piège est alors bien connu : pour compenser ces pertes, chaque pays est tenté d'augmenter sa production afin de vendre davantage de pétrole. Mais cette stratégie accentue encore la surabondance du marché et entretient la baisse des prix. C'est tout le défi auquel sont aujourd'hui confrontés les membres de l'Opep. Depuis plusieurs décennies, leur objectif consiste à limiter la production afin de soutenir les cours du pétrole. Mais lorsque chaque État cherche avant tout à préserver ses recettes, cette discipline devient beaucoup plus difficile à maintenir. Pour autant, rien n'est définitivement joué. Le marché pétrolier reste extrêmement sensible au contexte géopolitique. Toute cette nouvelle dynamique repose aujourd'hui sur une hypothèse : que l'accalmie au Moyen-Orient se poursuive. Si les tensions devaient reprendre ou si le détroit d'Ormuz était de nouveau perturbé, les prix du pétrole pourraient repartir rapidement à la hausse. Autrement dit, le marché est peut-être entré dans une nouvelle phase de surabondance, mais il reste suspendu à l'évolution d'une région qui demeure l'un des principaux centres névralgiques de l'énergie mondiale. À lire aussiPétrole: pourquoi un baril à 250 dollars devient crédible
La fermeture du détroit d'Ormuz avait provoqué une hausse brutale du cours de l'aluminium alors que la région représente 10 % de l'approvisionnement mondial. La résilience des fonderies asiatiques et du Proche-Orient avait permis d'atténuer le choc, l'accalmie géopolitique a entraîné un retour aux prix de février. Dans la mesure où plus de 10 % de l'aluminium consommé dans le monde proviennent des régions du Golfe, les cours s'étaient logiquement envolés au printemps. D'autant que l'Iran ne s'était pas contenté de frapper les infrastructures énergétiques des pays de la région, plusieurs fonderies d'aluminium ont également été la cible d'attaques fin mars. Se posait aussi la question des approvisionnements des pays du Golfe en alumine et de la capacité des producteurs asiatiques, Chine et Indonésie, à produire sans avoir accès au pétrole venu du Moyen-Orient, alors qu'on le sait la production d'aluminium est extrêmement énergivore. À lire aussiRisques de perturbation du marché de l'aluminium en 2026 et 2027 Une chute des cours de 16 % en juin Résultat : début juin la tonne d'aluminium se négociait à plus de 3 700 dollars sur les marchés et nombre d'investisseurs pariaient que les cours allaient rapidement dépasser 4 000 dollars. Et pourtant au mois de juin, le cours de l'aluminium a chuté de 16 %, du jamais vu depuis la crise de 2008. Une chute qui s'est encore accélérée ces derniers jours : au 1er juillet, le cours de la tonne est même repassé sous la barre des 3 100 dollars, retrouvant ses niveaux d'avant-guerre. L'accalmie dans le conflit entre l'Iran, Israël et les États-Unis et la réouverture du détroit d'Ormuz explique en partie cette baisse. Mais avant cela les producteurs ont fait preuve d'une résilience qui a surpris les marchés. D'abord la Chine qui dispose d'importantes capacités de production, à tel point que le gouvernement avait imposé un quota à ses industriels pour éviter de tirer les prix vers le bas, quota vraisemblablement allégé alors que Pékin a puisé dans ses réserves pour exporter dans des proportions record. À lire aussiRisques de perturbation du marché de l'aluminium en 2026 et 2027 L'alumine livrée dans les ports d'Oman et acheminée en camions Les pays du Golfe ont également fait preuve d'ingéniosité pour continuer à produire et s'approvisionner en matières premières : les livraisons d'alumine se sont faites via les ports d'Oman avant d'être acheminées en camion vers les différentes fonderies de la région. Certains navires ont pris des risques importants au pic du conflit pour traverser le détroit d'Ormuz en coupant leurs émetteurs et faire passer l'alumine. Plus récemment, la politique monétaire des États-Unis a aussi contribué à la baisse des cours : la Banque centrale américaine (Fed) entend visiblement faire son travail pour contenir l'inflation en maintenant voire en augmentant les taux. Le dollar est en hausse et les métaux, dont l'aluminium fait partie, apparaissent donc en comparaison comme un moins bon investissement.
Le 28 février 2026 marque incontestablement une nouvelle rupture dans les tensions qui embrasent le Moyen-Orient depuis les attentats du 7 octobre. Estimant que l'heure du changement de régime à Téhéran avait sonné, Israël et les Etats-Unis ont lancé les opérations Epic Fury et Roaring Lion, précipitant la région entière dans la guerre. Pourtant, malgré leur incontestable supériorité militaire, la république islamique tient toujours et semble même plus forte qu'au début du conflit.Pour comprendre les raisons de cette impasse, Vincent Gabriel et Simon Desplanque vous proposent d'aborder cette séquence du point de vue du leadership iranien. Pour ce faire, ils retrouvent Wendy Ramadan-Alban, chercheuse postdoctorante à l'EHESS et spécialiste de l'Iran. Dans le premier épisode de cette saga, ils reviennent sur les singularités politiques du régime avant de se focaliser plus avant sur les évolutions que celui-ci a connues ces 10 dernières années, entre émeutes populaires, va-et-vient sur le dossier nucléaire et montée en puissance des Gardiens de la Révolution.Invitée : Wendy Ramadan-AlbanAvec Simon Desplanque & Vincent GabrielLe lien vers le blog IranLab. : https://iranlab.hypotheses.org/2915Le dernier passage de Wendy Ramadan-Alban sur 20MPC : https://open.spotify.com/episode/0Zm3fvHYbHbb3aTT5O8NQO?si=PzxDSLDDSe2Gcl_txIG1bg&nd=1&dlsi=dc5c1e038f914b98Suivez le podcast ! Il est désormais sur X/Twitter : @20MPC_podcast & LinkedIn ! Générique : Léopold Corbion (15 Years of Reflection)Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les relations diplomatiques entre la France et l'Italie connaissent un réchauffement, avec un premier sommet bilatéral réunissant à Antibes Emmanuel Macron et Giorgia Meloni le 25 juin. Un rapprochement doit autant aux circonstances au Proche-Orient, où les deux pays poursuivent des intérêts communs, qu'à l'évolution personnelle de la cheffe du gouvernement italien, qui s'éloigne de Trump pour revenir vers l'Europe.
Le Proche-Orient est peut-être la région du monde où les passions obscurcissent le plus la compréhension. Il est donc utile de prendre le temps de poser les faits, et de cartographier le terrain, pour mieux en comprendre les dynamiques. Israël – Palestine : que disent les cartes ? Pour répondre à cette question, Planisphère a le privilège de recevoir Delphine Papin, docteure de l'Institut français de géopolitique, rédactrice en chef au journal Le Monde. Delphine Papin co-signe avec Gilles Paris : « Israël – Palestine. Histoire, société, économie : un atlas pour tout comprendre », une co-édition Tallandier – Le Monde. Podcast et synthèse rédigée complète sur le Diploweb.com, le 1er site géopolitique francophone. Cette émission a été enregistrée le 05/05/2026 et diffusée le 23/06/2026 sur RCF Notre Dame. Extrait de la synthèse rédigée"Delphine Papin revient sur les dynamiques historiques, territoriales et géopolitiques du conflit israélo-palestinien à travers l'analyse cartographique. À partir de l'atlas Israël-Palestine, histoire, société, économie : un atlas pour comprendre, coécrit avec Gilles Paris, elle montre comment les cartes permettent de mieux comprendre les héritages historiques, les transformations territoriales et les recompositions contemporaines du conflit. L'entretien insiste également sur le rôle des outils cartographiques modernes, notamment les images satellites, dans l'analyse des conflits actuels.Delphine Papin explique que l'objectif de l'atlas « Israël – Palestine. Histoire, société, économie : un atlas pour tout comprendre » (co-édition Tallandier – Le Monde) est d'articuler les événements européens et moyen-orientaux afin de mieux comprendre la naissance du conflit israélo-palestinien. La première carte de l'ouvrage, couvrant la période 1881-1920, met ainsi en parallèle la montée de l'antisémitisme en Europe, notamment dans l'Empire russe, et l'émergence du sionisme, mouvement politique visant à créer un foyer national juif.L'originalité de cette approche réside dans la mise en relation des dynamiques européennes et de la situation géopolitique du Proche-Orient au sein de l'Empire ottoman. L'atlas montre également le rôle des puissances coloniales, notamment la France et le Royaume-Uni, dans le redécoupage territorial du Moyen-Orient après la chute de l'Empire ottoman, notamment à travers les accords Sykes-Picot. Cette spatialisation des événements permet de mieux saisir les interactions entre les évolutions politiques européennes et les transformations géopolitiques du Proche-Orient. (...) L'entretien aborde ensuite les méthodes utilisées par les journalistes et cartographes du journal Le Monde pour documenter le conflit après les attaques du 7 octobre 2023. En raison de l'impossibilité d'accéder librement au territoire de Gaza, les équipes ont eu recours à l'imagerie satellite, déjà utilisée pour suivre la guerre en Ukraine.Ces images permettent d'analyser l'étendue des destructions, les déplacements de population et les transformations territoriales opérées par Israël, notamment la construction de routes militaires et de checkpoints dans la bande de Gaza.Delphine Papin insiste sur la révolution que représente aujourd'hui l'accès à des images satellites de haute qualité, provenant parfois de satellites chinois, indiens ou du secteur privé, et qui permettent aux journalistes d'observer des territoires autrefois difficilement accessibles. (...) En conclusion, Delphine Papin rappelle l'importance de la cartographie pour comprendre un conflit aussi complexe que celui entre Israël et la Palestine. Les cartes permettent non seulement de visualiser les transformations territoriales, mais aussi de mettre en évidence les logiques démographiques, historiques et géopolitiques qui structurent le conflit depuis plus d'un siècle. (...)Podcast et synthèse rédigée complète sur le Diploweb.com
L'émission 28 minutes du 22/06/2026 Le Liban est-il à un point de bascule de son histoire ? Au Liban, plus de 4 000 personnes ont perdu la vie et plus d'un million ont été forcées de fuir leurs habitations, depuis le début des frappes israéliennes, le 2 mars dernier. Les civils subissent un conflit marqué par des bombardements intenses et des routes régulièrement coupées. La mise en place d'une “zone tampon” couvrant environ 6% du territoire, située au sud Liban, est qualifiée par Israël de “zone de défense” contre le Hezbollah, et par Beyrouth de “zone d'occupation”. Dans le cadre d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, un cessez-le-feu a été conclu, le 19 juin, entre Israël et le Hezbollah, mais les frappes israéliennes continuent sur le sud Liban. La question libanaise sera au cœur des négociations, qui commencent ce lundi 22 juin en Suisse entre les émissaires iraniens et américains. On en débat avec Danielle Arbid, cinéaste franco-libanaise, Benjamin Petrover, journaliste spécialiste des questions internationales et Karim Emile Bitar, professeur associé à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, spécialiste du Proche-Orient28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 22 juin 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
durée : 00:10:39 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Avec Alain Frachon, éditorialiste international au Monde, qui signe la préface de « Menaces actuelles et futures vues par la CIA » aux éditions de l'Equateur. - invités : Alain Frachon Journaliste, spécialiste des questions internationales Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
« Emmanuel Macron et les Européens saluent le changement d'attitude de Donald Trump, écrit Le Figaro à Paris. (…) Pas de doute pour le président français, ce sommet du G7 est objectivement une réussite alors qu'il démarrait dans un contexte extrêmement difficile de fragmentation du monde, de crises et de conflit ». Du sommet du G7 à Évian au dîner sous les ors du château de Versailles, « Emmanuel Macron savoure son succès : "L'UE et les États-Unis de nouveau unis" », titre la Repubblica. Pourtant, ce n'était pas gagné raconte le New York Times, mercredi, « le président américain a indiqué que s'il n'était pas satisfait de l'accord sur le nucléaire iranien, il pourrait le dénoncer et reprendre les bombardements sur le pays ». Ce revirement à quelques heures de la fin du sommet du G7 rappelle que tout peut arriver avec Donald Trump. « Le véritable mystère est notre persistance à être surpris par son inconstance », analyse la chercheuse Elizabeth Sheppard Sellam dans les colonnes de la Croix. Mais au final, sur la guerre en Iran comme sur celle en Ukraine, les dirigeant du G7 ont signé une déclaration commune. « Le document cite nommément Trump pour le féliciter le son action », précise le Washington Post (…). « Si c'est le prix à payer pour obtenir une baisse des prix du pétrole, pas de problème », réagit un diplomate dans les colonnes du Figaro. Signature à Versailles Le protocole d'accord avec l'Iran que Donald Trump a signé hier soir au Château de Versailles aux côtés d'Emmanuel Macron. Les 14 points de ce protocole d'accord ont été révélés hier, ce qui a alimenté les critiques concernant les concessions faites à l'Iran. « L'accord de Donald Trump avec l'Iran est le fruit d'ambitions irréalistes pour une guerre intenable », titre le Guardian à Londres. « Les États-Unis sont entrés en guerre avec des objectifs maximalistes et en sortent avec une décision pragmatique de mettre fin au conflit, malgré le coût politique que cela implique », poursuit le quotidien britannique. Donald Trump en sort « la parole de l'Iran de ne pas construire de bombe nucléaires, sans aucune mention du programme de missiles balistiques et avec le Hezbollah célébrant une "victoire" car le protocole d'accord a instauré un cessez-le-feu au Liban »? Bien que les Iraniens aient subi des pertes considérables durant cette guerre, « ils sont sortis de cette confrontation avec la puissance militaire la plus puissante du monde en prouvant qu'ils pouvaient utiliser le chaos économique comme une arme », estime Le New York Times. Renforcer le Hezbollah Un « deal » qui figure aussi à la une de la presse au Proche-Orient. « L'accord avec l'Iran doit affaiblir et non renforcer le Hezbollah, affirme le Jerusalem Post dans son éditorial. Ce cadre international « semble privilégier le calme régional au démantèlement de la menace (…) Israël ne peut pas accepter cela ». « Qui a conduit Israël vers un suicide diplomatique : Donald Trump ou Benyamin Netanyahu ? », s'interroge Haaretz. Selon le quotidien israélien, la rupture est consommée avec l'alliée américain. « La marge de manœuvre d'Israël pour riposter militairement a été restreinte de manière sans précédent. (…) La capacité d'Israël à attaquer les installations iraniennes dépend d'une coordination logistique, de renseignement fournis par les États-Unis et d'un consentement, au moins tacite, de Washington ». Ce qui semble désormais plus compliqué à obtenir. De son côté, l'Agence de presse iranienne Mehr indique que « l'appareil diplomatique iranien, bénéficiant du plein soutien du peuple, avait obtenu un texte qui sert les intérêts du pays ». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères rappelle également que « l'Iran n'avait jamais abandonné ses alliés et qu'un cessez-le-feu au Liban était aussi important pour Téhéran ». Le Liban dans l'attente Au Liban, la population espèrent que les armes se taisent enfin dans le sud du pays, où malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur, Israël mène toujours des opérations contre le Hezbollah, le mouvement armé pro-iranien. Pour L'Orient-Le Jour à Beyrouth « à regarder l'accord conclu entre Washington et Téhéran, une réalité saute aux yeux : chacun semble y avoir trouvé son compte ». Le Liban, lui, « hérite d'un Sud dévasté, d'une occupation qui perdure et d'un avenir qui continue à être discuté ailleurs. En somme : le Liban paie la facture », résume le quotidien libanais.
Franck Ferrand nous emmène dans les fastes de la Belle Époque à la découverte de l'hôtel Jacquemart-André, un véritable écrin d'art et de luxe ayant abrité la vie de deux collectionneurs passionnés.Dès l'inauguration de ce somptueux hôtel particulier en 1876, la presse de l'époque ne tarit pas d'éloges sur la splendeur de la fête donnée par son propriétaire, Édouard André, l'un des hommes les plus riches de la Troisième République. Mais ce n'est que le début d'une histoire captivante, celle de la constitution d'une collection d'art d'une richesse exceptionnelle.Après une carrière militaire et politique, Édouard André se tourne vers sa véritable passion : l'art. Épaulé par son épouse Nelly Jacquemart, une artiste peintre de renom, le couple se lance dans des voyages à travers l'Europe et le Proche-Orient pour dénicher les plus belles œuvres. De Venise à Florence, de Paris à Istanbul, leur quête effrénée les mène aux quatre coins du continent, rapportant dans leur sillage une collection d'une diversité et d'une qualité époustouflantes.De la peinture vénitienne aux bronzes florentins, en passant par les tapisseries flamandes, l'hôtel Jacquemart-André devient peu à peu un véritable musée privé, abritant l'une des plus belles collections d'art de la Belle Époque. Après la disparition prématurée d'Édouard, sa veuve Nelly poursuit cette aventure, complétant et enrichissant sans relâche ce trésor qu'elle lègue finalement à l'Institut de France.Aujourd'hui, cet hôtel particulier fait la fierté de Paris, offrant aux visiteurs un voyage dans le temps au cœur de la splendeur d'une époque révolue.
Il semble le grand perdant de l'accord conclu entre les Etats-Unis et l'Iran. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne voulait pas d'une fin de la guerre, elle lui a pourtant été imposée sans concertation par Donald Trump. Les deux hommes ont toujours été très proches mais ces derniers temps le Président américain a montré à plusieurs reprises son agacement à l'égard du chef du gouvernement israélien. Sur quoi repose l'alliance entre les Etats-Unis et Israël ? Comment peut-elle évoluer ? Quelles conséquences sur le visage du Moyen-Orient de demain ? Pour en débattre : Didier Billion, chercheur en Relations internationales, directeur adjoint de l'Iris Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'Institut de relations internationales et stratégiques. Avec le dessinateur Bastien Bertine, il publie un roman graphique qui retrace l'histoire des États-Unis, America 250 : Une histoire graphique des États-Unis, publié aux éditions Point Nemo David Elkaïm, spécialiste du Proche-Orient, auteur du livre Histoire des guerres d'Israël de 1948 à nos jours, éditions Tallandier
Il semble le grand perdant de l'accord conclu entre les États-Unis et l'Iran. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne voulait pas d'une fin de la guerre, elle lui a pourtant été imposée sans concertation par Donald Trump. Les deux hommes ont toujours été très proches, mais ces derniers temps le président américain a montré à plusieurs reprises son agacement à l'égard du chef du gouvernement israélien. Sur quoi repose l'alliance entre les États-Unis et Israël ? Comment peut-elle évoluer ? Quelles conséquences sur le visage du Moyen-Orient de demain ? Pour en débattre : - Didier Billion, chercheur en Relations internationales, directeur adjoint de l'Iris - Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'Institut de relations internationales et stratégiques. Avec le dessinateur Bastien Bertine, il publie un roman graphique qui retrace l'histoire des États-Unis, America 250 : Une histoire graphique des États-Unis, publié aux éditions Point Nemo - David Elkaïm, spécialiste du Proche-Orient, auteur du livre Histoire des guerres d'Israël de 1948 à nos jours, éditions Tallandier.
L'accord annoncé entre Washington et Téhéran a immédiatement rassuré les marchés financiers. Les cours du pétrole ont reculé et les Bourses ont rebondi. Pourtant, cette détente géopolitique pourrait ne pas suffire à faire disparaître les tensions inflationnistes. Difficile de passer à côté de l'accord trouvé entre les États-Unis et l'Iran. Au-delà de sa dimension géopolitique, cette entente entre Washington et Téhéran comporte également des conséquences économiques majeures. La réaction des marchés ne s'est d'ailleurs pas fait attendre. Les investisseurs ont accueilli avec enthousiasme cette perspective de désescalade, faisant reculer les cours du pétrole et progresser les places boursières. Le raisonnement est simple. Moins de tensions au Moyen-Orient signifie moins de risques sur l'approvisionnement mondial en pétrole, donc un baril moins cher et, à terme, une inflation qui ralentit. Mais cet optimisme reste mesuré. Car l'accord demeure partiel, fragile et soumis à de nombreuses conditions politiques et techniques. En d'autres termes, les marchés ont intégré l'idée d'une accalmie alors que le retour à une situation totalement normale est encore loin d'être acquis. À lire aussiBP, TotalEnergies: la guerre au Proche-Orient dope les bénéfices des majors pétrolières Pourquoi le pétrole reste au cœur des tensions inflationnistes Tout se joue autour du pétrole. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite près d'un cinquième de la production mondiale, reste une artère essentielle pour l'approvisionnement énergétique de nombreux pays, notamment en Asie. Lorsque les tensions augmentent dans cette région stratégique, les cours du brut montent rapidement. Et cette hausse finit progressivement par se diffuser dans toute l'économie : transports, industrie, logistique ou encore alimentation voient leurs coûts augmenter. L'effet est souvent différé dans le temps. Même lorsque les cours du pétrole commencent à reculer, l'inflation met plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à ralentir réellement. C'est pourquoi la baisse actuelle du brut ne garantit pas un reflux immédiat de la hausse des prix. À lire aussiPétrole: l'Inde se tourne vers le Venezuela pour sécuriser ses approvisionnements La Chine pourrait relancer les tensions sur les prix Selon plusieurs analystes, l'inflation pourrait même rester plus élevée que prévu en raison du rôle joué par la Chine. Pendant la crise, le ralentissement des importations chinoises de pétrole iranien a contribué à limiter la pression sur le marché mondial de l'énergie. Cette moindre demande a joué un rôle d'amortisseur sur les prix. Mais si l'accord entre Washington et Téhéran se confirme et que Pékin recommence à acheter davantage de brut, la mécanique pourrait rapidement s'inverser. La demande repartirait, le marché pétrolier se retendrait et les pressions inflationnistes pourraient réapparaître. Le paradoxe est donc réel. Une trêve diplomatique pourrait, à moyen terme, soutenir les prix de l'énergie. Sur le plan financier, la nouvelle est rassurante. Sur le plan macroéconomique, elle apparaît beaucoup plus nuancée. À lire aussiLa Chine est-elle la grande gagnante de la guerre au Moyen-Orient? Si les flux énergétiques reprennent dans un marché toujours tendu, la baisse du pétrole pourrait rester limitée et l'inflation se montrer plus persistante qu'espéré. Car les prix n'obéissent jamais aussi rapidement aux annonces diplomatiques. Même lorsqu'un conflit s'apaise, il laisse derrière lui des traces durables : une énergie plus chère, des anticipations inflationnistes plus élevées, des chaînes d'approvisionnement fragilisées et des banques centrales contraintes de maintenir une politique monétaire prudente. Le pire scénario semble aujourd'hui s'éloigner. Mais le retour à une économie pleinement apaisée n'est pas encore garanti. C'est sans doute tout le sens de cette séquence : le conflit s'atténue, mais l'inflation, elle, pourrait bien lui survivre encore plusieurs mois.
durée : 00:03:28 - Le Cours de l'histoire - Il y a plus de 3 000 ans, bien avant les débuts de l'archéologie moderne, des rois et princes du Proche-Orient et de l'Égypte antique creusent déjà pour trouver les traces de leurs prédécesseurs. Ils fouillent pour des motivations religieuses et politiques. - réalisation : Camille Renard, Élodie Piel, Noé Mignard - invités : Hélène Bouillon historienne, conservatrice du patrimoine, adjointe à la directrice du département des Antiquités égyptiennes au musée du Louvre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Existe-t-il une opposition à l'intelligence artificielle ? La réponse est oui, si l'on en croit l'Express, qui s'exclame : « Des étudiants au pape, de l'Occident à l'Asie, l'opposition contre l'intelligence artificielle monte, alimentée par les déclarations tapageuses de la Silicon Valley. » « Étonnamment, remarque l'Express, les jeunes sont en première ligne. » L'hebdomadaire cite une enquête Gallup/Walton/GSV, selon laquelle « seuls 22 % des membres de la génération Z américaine (les 14-29 ans) se disent encore enthousiasmés par l'IA, soit une chute de 14 points en un an ». Comment expliquer ce relatif désamour ? Si l'on en croit l'Express, « les jeunes sont aux premières loges des changements brutaux provoqués par l'IA ». En matière de travail, notamment. Aujourd'hui, nous dit l'hebdomadaire, « la "gen Z" craint d'être remplacée, avant même d'avoir mis un pied dans un open space ». En Allemagne, par exemple, une analyse réalisée par la plateforme de recrutement Stepstone « révèle que la part des offres d'emploi destinées aux débutants a fortement chuté depuis 2023 ». Autre exemple, aux États-Unis : une étude de l'université de Stanford révèle que « les travailleurs âgés de 22 à 25 ans occupant les postes les plus exposés à l'IA (service client, comptabilité ou développement de logiciels) ont connu une baisse de 13 % de l'emploi depuis 2022. » À lire aussiIA : faut-il en avoir peur? Que retiendra l'histoire ? En France, Emmanuel Macron s'apprête à passer la main, après l'élection présidentielle de l'année prochaine, mais il n'a pas dit son dernier mot. En effet, « il veut entrer dans l'histoire », nous dit le Nouvel Obs. « À un an de quitter le pouvoir, explique l'hebdomadaire, le chef de l'État reçoit discrètement biographes, historiens et chroniqueurs de la Vᵉ République. Signe de l'attention quasi obsessionnelle qu'il porte à la manière dont seront racontées ses dix années à l'Élysée. » « Tous, ou presque, projettent d'écrire un livre », poursuit le Nouvel Obs. Emmanuel Macron les reçoit avec attention : dans son bureau du premier étage ou autour de déjeuners qui peuvent parfois s'étirer durant des heures. » L'hebdomadaire s'interroge : « Emmanuel Macron craint-il que l'Histoire ne retienne de lui qu'il n'a été "qu'un président des crises", balloté de l'une à l'autre – "gilets jaunes", pandémie, guerre en Ukraine, embrasement du Proche-Orient ? Ou, plus simplement, qu'elle ne l'oublie ? » « Entre les murs du palais de l'Élysée, assure le Nouvel Obs, Macron estime qu'il peut encore remporter cette bataille-là, celle du récit ». Magistrats sur le banc des accusés En France encore, un fait divers suscite indignation et émotion. Ce fait divers, c'est le meurtre d'une petite fille de 11 ans, Lyhanna, dans le Gers, dans le sud-ouest de la France. Le meurtrier présumé Jérôme Barella, un père de famille de 41 ans, a été arrêté, et dans la foulée, on a appris qu'il avait déjà été accusé de viol, sans que la justice se saisisse de son cas. « Suspect connu, signalements ignorés, lenteurs coupables : le procès de la justice est ouvert après ce naufrage », titre Le Point, selon lequel « le manque de moyens ne justifie pas tout ». Pour l'hebdomadaire, les coupables sont à chercher du côté des magistrats. « Tout le monde manque de moyens (…), dans les hôpitaux, à l'école, dans les universités (…). Est-ce une raison pour ne pas faire son travail ? » À lire aussiAffaire Lyhanna: «S'il y a eu des défaillances, il faut les sanctionner», estime le président de la Conférence nationale des procureurs généraux Responsabilité de l'État La presse du dimanche, elle, donne à voir un autre point de vue. « Affaire Lyhanna : 86 % des Français estiment qu'il y a un problème récurrent dans le fonctionnement des institutions » titre La Tribune Dimanche, selon laquelle « une majorité de Français considère que l'assassinat de la fillette ne relève pas de dysfonctionnements exceptionnels, contrairement à la position de l'exécutif ». « On est arrivé aujourd'hui au bout d'un système », estime de son côté Le Parisien Dimanche : « Les Français assistent au délabrement de leur justice. Il ne s'agit pas d'un problème de désorganisation, ni de faute individuelle, mais de l'incapacité de l'État à protéger même les plus fragiles. » À lire aussiAffaire Lyhanna: face à l'émotion en France, le gouvernement prend des premières mesures Adieu aux livres Enfin, Afrique XXI nous invite à découvrir les librairies du Mali. Disons-le d'entrée de jeu, la situation n'est pas florissante. « Autrefois vibrionnante à Bamako, la vente de livres semble au plus bas », explique Afrique XXI. « Les habitudes ont bien changé, entre l'achat de copies bon marché dans la rue, l'avènement d'Internet et un désintérêt pour le livre chez les plus jeunes ». Le journal en ligne a rencontré Magatte N'Diaye, qui vient de fermer les portes de sa librairie, à Bamako, faute de clients et malgré ses efforts pour intéresser les enfants, notamment lors d'ateliers de lecture. Elle exprime ses regrets. « Chaque librairie qui ferme est un espace de pensée qui disparaît. »
durée : 00:03:18 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Des militants de la paix israéliens et palestiniens se retrouvent aujourd'hui à Paris autour de la solution des deux États au Proche-Orient. Mais leur impact est limité dans leurs sociétés, tout comme l'influence française, rejetée par Israël et tenue à distance par les États-Unis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:18 - InterNational - par : Pierre Haski - Des militants de la paix israéliens et palestiniens se retrouvent aujourd'hui à Paris autour de la solution des deux États au Proche-Orient. Mais leur impact est limité dans leurs sociétés, tout comme l'influence française, rejetée par Israël et tenue à distance par les États-Unis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:18 - Le 6/9 de l'été - par : Pierre Haski - Des militants de la paix israéliens et palestiniens se retrouvent aujourd'hui à Paris autour de la solution des deux États au Proche-Orient. Mais leur impact est limité dans leurs sociétés, tout comme l'influence française, rejetée par Israël et tenue à distance par les États-Unis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire de ce supplément, nous ouvrons avec la situation au Proche-Orient. Chaque jour, Israël poursuit son offensive meurtrière au Liban. Le chaos règne, les négociations ne donnent pas grand-chose, et côté israélien, les plus ultras entretiennent la mécanique guerrière... 2è partie : les agriculteurs ne sont pas contents globalement en France, cours trop bas, polémique sur l'utilisation d'engrais et de pesticides et la sécheresse qui s'aggrave. Comment maintenir l'irrigation malgré tout? Dans le nord d'Israël : une trêve qui n'en est pas une Quelques jours après le début de l'offensive israélo-américaine en Iran, le Hezbollah libanais se jette, le 2 mars 2026, dans le conflit et attaque Israël. La riposte sera très meurtrière : plus de 3 000 morts au Liban, un million de déplacés. Sur le papier, depuis le 17 avril, il y a un cessez-le-feu, mais sur le terrain, il n'en est rien... Les frappes israéliennes massives sur le Liban se poursuivent et le Hezbollah continue d'attaquer. RFI vous conduit aujourd'hui dans le nord d'Israël. Ils s'appellent Ori, Yuval ou Ella... Après 3 mois de bombardements, ils sont à bout de nerfs. RFI a consacré, le 3 juin 2026, une journée spéciale au Liban présentée de Beyrouth, le Liban qui a recensé plus de 3 000 morts et plus d'un million de déplacés depuis le 2 mars dernier. Un Grand reportage de Frédérique Misslin qui s'entretient avec Jacques Allix. Agriculture : dans le sud de la France, le grand défi du partage de l'eau À l'heure du Salon international de l'agriculture à Paris, la colère paysanne gronde toujours en France. Normes contraignantes, concurrence exacerbée par l'accord UE / Mercosur, gestion de l'épidémie bovine… et il faut ajouter à cela la sécheresse. À cause du réchauffement climatique, de plus en plus d'agriculteurs manquent d'eau et la question du partage de la ressource est devenue épineuse. Illustration dans le sud de la France, dans la région de Perpignan. L'été dernier (2025) : fleuves à sec, cultures desséchées… squelettes d'abricotiers et de vignes arrachés. En perspective pour résoudre le problème : un tuyau de 10 km pour dériver une partie d'un cours d'eau afin de sécuriser l'irrigation. Mais ce projet ne fait pas l'unanimité, y compris chez les agriculteurs… Un Grand reportage de Laura Salabert qui s'entretient avec Jacques Allix.
Et pendant ce temps-là, où en est le Liban ? Même si le front libanais venait à se calmer davantage, le retrait israélien du Sud reste hors de question, pouvait-on lire cette semaine dans L'Orient le jour ? De son côté, RFI rappelle que selon Beyrouth, les bombardements israéliens ont fait plus de 3 000 morts depuis le 2 mars 2026. En présence d'un journaliste diplômé de l'Institut Pratique du Journalisme de Dauphine à Paris, la question c'est : est-ce qu'on peut rire de la guerre au Proche-Orient ? La réponse est dans le fauteuil ESM, derrière le petit sourire de Raphaël Abdelnour, Franco-Libanais, qui a fait du journalisme chez les Gaulois et au pays du Cèdre & qui se présente aujourd'hui sur son Instagram comme Grande Remplaçante en mal de taf, avec un éventail follement séduisant. Et quand on clique, ça donne ça up. Programmation de l'invité : • Samira Saïd Al'lbal • Mohamed Abd Al Wahab El nahr El Khaled. Raphaël Abdelnour se produit les vendredis à 22h30 au Comedy club Le Slay, 31 rue Pierre Fontaine, 75009 Paris.
durée : 00:19:55 - Le journal de 18h00 - Encore un cran de plus dans l'escalade de la riposte israélienne au Liban. Benjamin Netanyahou a affirmé cet après-midi que ses troupes opéraient désormais au-delà du fleuve Litani. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:19:55 - Les journaux de France Culture - Encore un cran de plus dans l'escalade de la riposte israélienne au Liban. Benjamin Netanyahou a affirmé cet après-midi que ses troupes opéraient désormais au-delà du fleuve Litani. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La venue imminente de Delcy Rodriguez en Inde illustre les bouleversements énergétiques provoqués par la crise au Proche-Orient. Fragilisée par les perturbations dans le détroit d'Ormuz, New Delhi cherche à sécuriser ses approvisionnements en pétrole en diversifiant ses partenaires. Et dans cette nouvelle stratégie, le Venezuela prend une place grandissante. La présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, est attendue en Inde dans la semaine. Une visite loin d'être uniquement diplomatique. Derrière ce déplacement se jouent des enjeux économiques et énergétiques majeurs pour New Delhi. Car depuis les perturbations dans le détroit d'Ormuz, l'Inde repense en profondeur son approvisionnement en pétrole. Et pour comprendre cette inquiétude, il faut rappeler un chiffre : l'Inde importe environ 85% du pétrole qu'elle consomme. Autrement dit, son économie dépend massivement de l'extérieur pour fonctionner. Historiquement, près de la moitié de ce pétrole provient du Golfe, qu'il s'agisse de l'Arabie saoudite, de l'Irak, des Émirats arabes unis ou encore du Koweït. Or, ces flux transitent en grande partie par le détroit d'Ormuz, véritable point névralgique du commerce pétrolier mondial. Mais avec les tensions actuelles au Moyen-Orient, cette route maritime est devenue beaucoup plus incertaine. Les perturbations logistiques compliquent l'approvisionnement indien et font peser un risque direct sur l'activité économique du pays. Pour New Delhi, la question est désormais stratégique. Il ne s'agit plus seulement de trouver du pétrole moins cher, mais surtout d'être certain qu'il arrivera. À lire aussiLes vagues de chaleur en Asie aggravent la crise économique et la flambée des prix Pourquoi le Venezuela devient un partenaire clé pour New Delhi Face à cette situation, la stratégie de l'Inde est claire : diversifier au maximum ses fournisseurs. Acheter à plusieurs pays afin de réduire sa dépendance à une seule région du monde. Cette logique n'est pas nouvelle. Après l'invasion de l'Ukraine, New Delhi avait déjà massivement augmenté ses achats de pétrole russe, alors même que l'Europe réduisait fortement ses importations depuis Moscou. Le pétrole russe, vendu à prix réduit, permettait alors à l'Inde de limiter sa facture énergétique tout en soutenant sa croissance. Mais aujourd'hui, cette stratégie montre ses limites. Le pétrole russe reste essentiel, mais il ne suffit plus à lui seul. L'Inde cherche désormais un second pilier énergétique. Et c'est là que le Venezuela entre en jeu. En mai, Caracas est ainsi devenu le troisième fournisseur de pétrole brut de l'Inde, derrière la Russie et les Émirats arabes unis. Une progression spectaculaire pour un pays longtemps marginalisé par les sanctions américaines. L'atout principal du Venezuela réside dans le prix compétitif de son pétrole. Son brut est lourd et plus soufré, donc moins valorisé sur le marché international. Mais cela représente justement une opportunité pour l'Inde. Certaines raffineries indiennes, notamment celles de Reliance Industries, sont capables de traiter efficacement ce type d'hydrocarbure. Le pétrole vénézuélien correspond donc parfaitement aux besoins industriels du pays. Les États-Unis suivent de très près le rapprochement entre l'Inde et le Venezuela Pour Caracas, l'objectif est désormais simple : vendre davantage de pétrole à l'Inde, dont les besoins énergétiques continuent d'exploser. La population augmente, la classe moyenne consomme davantage et l'industrialisation s'accélère. Le partenariat apparaît donc pragmatique et potentiellement gagnant-gagnant pour les deux pays. Mais cela ne signifie pas pour autant que l'Inde tourne le dos au Golfe ou à la Russie. New Delhi cherche surtout à réduire ses risques en multipliant les fournisseurs et les routes d'approvisionnement. Autre élément important : c'est le secrétaire d'État américain qui a lui-même révélé la prochaine visite de Delcy Rodriguez en Inde. Un signal qui montre à quel point Washington suit ce dossier de près. Car les États-Unis cherchent eux aussi à redessiner les flux énergétiques mondiaux. Leur stratégie consiste à réduire la dépendance de leurs partenaires au pétrole russe et iranien, tout en favorisant davantage de pétrole américain mais aussi vénézuélien. Dans ce contexte, si l'Inde augmente ses achats de brut vénézuélien, cela pourrait aussi être perçu comme une victoire stratégique pour Washington.
L'émission 28 minutes du 25/05/2026 Trois mois de conflit au Moyen-Orient : qui sort vraiment renforcé ? Depuis le 8 avril, un cessez-le-feu est en vigueur entre les États-Unis et l'Iran, et les deux pays seraient, à ce jour, proches d'un accord pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient. L'enjeu majeur est la réouverture du détroit d'Ormuz à la navigation. Washington pourrait lever certaines sanctions et dégeler des avoirs iraniens. Mais la question du nucléaire apparaît comme un point de crispation : Marco Rubio a évoqué un délai de “60 jours” pour des négociations, et l'agence de presse iranienne Tasnim a déclaré que “toutes les questions concernant le nucléaire ont été reportées à plus tard". Le régime iranien multiplie les exécutions des opposants, comme celle de Mojtaba Kian, pendu dimanche pour espionnage. On en débat avec Aïda Tavakoli, présidente de l'association "We are Iranian students", Karim Emile Bitar, professeur associé à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, spécialiste du Proche-Orient et Florian Louis, historien des relations internationales. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 25 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
durée : 00:54:53 - Les interviews d'Inter - par : Alexandra Bensaid - La députée écologiste Sandrine Rousseau est l'invitée de Questions politiques ce dimanche sur France Inter. Au programme cette semaine : la guerre au Proche et au Moyen-Orient, l'affaire Patrick Bruel, la crise du carburant en France et l'élection présidentielle de 2027 qui approche. - réalisation : Amaury Bocher, Fabienne Le Moal - invités : Sandrine Rousseau Économiste et femme politique française Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:54:53 - Questions politiques - par : Alexandra Bensaid - La députée écologiste Sandrine Rousseau est l'invitée de Questions politiques ce dimanche sur France Inter. Au programme cette semaine : la guerre au Proche et au Moyen-Orient, l'affaire Patrick Bruel, la crise du carburant en France et l'élection présidentielle de 2027 qui approche. - réalisation : Amaury Bocher, Fabienne Le Moal - invités : Sandrine Rousseau Économiste et femme politique française Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
(00:00:26) Liban: soigner sous les bombes, le témoignage de Tania Hachem (MSF) (00:08:16) Les journalistes libanais victimes de la guerre et des divisions (00:12:08) La Palestine racontée par les mots et la poésie
C dans l'air du 9 mai 2026 - Ormuz : quand l'Iran fait trembler l'économie mondialePlus de deux mois après son déclenchement, la guerre en Iran a provoqué un choc économique mondial majeur. Son principal symbole : le blocus du détroit d'Ormuz, point clé du commerce international, par lequel 20 % du pétrole mondial et une partie importante du gaz y transitent. Les perturbations maritimes ont fait exploser les coûts du transport, des assurances et des matières premières. Le FMI alerte désormais sur un risque de ralentissement mondial durable avec une inflation en forte hausse. Les pays asiatiques sont les plus fragilisés. La Chine, l'Inde, le Japon ou la Corée du Sud dépendent fortement du pétrole et du gaz venant du Golfe. La hausse des prix menace leurs industries, leurs transports et même la production de semi-conducteurs, essentielle pour l'électronique et l'intelligence artificielle. Plusieurs analystes craignent aussi des pénuries et des retards dans les chaînes d'approvisionnement mondiales. L'Europe subit également de fortes conséquences économiques. Les prix du gaz et des carburants ont fortement augmenté, ce qui relance l'inflation et ralentit la croissance. Des secteurs comme la chimie, la sidérurgie, l'agroalimentaire ou les transports voient leurs coûts exploser. Selon des économistes, une guerre longue pourrait provoquer un choc économique avec des risques de récession. En France, les conséquences économiques de la guerre au Proche-Orient se font sentir jusque dans le quotidien des habitants, notamment à travers la hausse des prix de l'énergie et des carburants. À Dunkerque, les bus gratuits sont devenus une solution concrète pour de nombreux habitants qui cherchent à réduire leurs dépenses, faute de pouvoir suivre l'augmentation du prix de l'essence. En France, la colère gronde pour de nombreux ménages faisant face à des dépenses qui s'accumulent et au sentiment de subir des effets d'une crise internationale sur laquelle ils n'ont aucune prise. Conscient de ces difficultés, Sébastien Lecornu a promis des mesures supplémentaires : « changer d'ampleur et d'échelle », sans pour autant retomber dans le « quoi qu'il en coûte », car la France n'en a plus les moyens. Au RN, qui réclame la baisse des taxes sur le carburant ou LFI qui souhaiterait le blocage des prix, le Premier ministre répond qu'il n'y toujours pas « d'argent magique ». Mais la crise a aussi ses gagnants… Le blocage du détroit d'Ormuz est une aubaine pour les producteurs de pétrole américains, qui voient s'ouvrir de nouveaux champs d'extraction avec la montée des prix du baril, et récupèrent de nouveaux clients. Dans le Midland, au Texas, une de nos équipes est allée auprès de ces trumpistes invétérés, convaincus que la transition écologique est une « erreur ». Comment la hausse du pétrole et du gaz se répercute-t-elle sur l'économie mondiale ? Pourquoi les pays asiatiques sont-ils les plus dépendants et les plus exposés ? Comment la hausse des prix de l'énergie impacte-t-elle concrètement les ménages français ?Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de « L'horizon des possibles » chez Robert Laffont - Erwan BENEZET - Journaliste au service économique et politique du Parisien-Aujourd'hui en France, auteur de « Le grand bazar de l'énergie » aux éditions Arthaud - Fanny GUINOCHET, éditorialiste économique sur France Info - Anne-Sophie ALSIF - Cheffe économiste au Cabinet d'analyse économique BDO France
Focus sur le Proche-Orient et les conséquences de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l'Iran. Au Liban, Israël a lancé une vaste opération d'occupation-destruction. L'armée israélienne a envahi toute une frange frontalière dans le sud. Et en Cisjordanie occupée, Israël joue avec l'attention internationale portée sur l'Iran pour accélérer la colonisation. À l'ombre de la trêve, l'anéantissement du sud du Liban Une trêve au Liban est entrée en vigueur mi-avril 2026. Trêve relative. Après cette date, la pluie de missiles israéliens s'est calmée, mais les bombardements se sont poursuivis dans le sud et l'est du pays, et le Hezbollah a continué ses attaques. L'État hébreu occupe toujours des dizaines de municipalités dans le sud du Liban et publie quasi-quotidiennement des vidéos de dynamitage et de destructions au bulldozer. Politique de la terre rase diffusée en direct sur les réseaux sociaux destinée à empêcher le retour chez eux de 1 200 000 déplacés. Notre correspondante a suivi le retour, là où c'est possible, de certains d'entre eux. Un retour sur des ruines. Un retour tant rêvé depuis 2023, lorsque le Hezbollah a ouvert contre Israël un « front de soutien » à Gaza, suite aux attaques terroristes du 7 octobre en Israël. Un Grand reportage de Sophie Guignon qui s'entretient avec Jacques Allix. Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation En Cisjordanie occupée, les Palestiniens ont vécu, comme ailleurs, la guerre contre l'Iran. Passe d'armes à coups de missiles iraniens et de contre-missiles israéliens. Un conflit que les Palestiniens n'ont pas souhaité… Et pour lequel ils n'étaient pas protégés. Dans le même temps, ce duel fusées contre fusées et l'état d'urgence n'ont certainement pas freiné la colonisation israélienne de la Palestine, bien au contraire. Un Grand reportage d'Alice Moreno qui s'entretient avec Jacques Allix.
Ces dernières années, l'actualité a été particulièrement violente et inquiétante. Entre la guerre en Ukraine, puis en Palestine et au Proche-Orient, et avant ça les attentats, la crise climatique, l'inflation… Il est difficile de trouver le bon équilibre entre se laisser aspirer par une boucle d'informations, d'images, de contenu, très facilement accessibles sur nos téléphones… Et se couper complètement de tout. Maintenant Vous Savez vous donne quelques conseils pour suivre l'actualité tout en protégeant sa santé mentale. Par où commencer ? Comment se protéger tout en s'informant ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Antonella Francini. Première diffusion : mars 2024 À écouter aussi : Comment nos opinions politiques influencent-elles notre santé mentale ? Pourquoi la santé mentale des étudiants se dégrade-t-elle ? La “positive attitude” est-elle vraiment bonne pour votre santé mentale ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Le prix du pétrole a fortement augmenté depuis le blocage du détroit d'Ormuz. Et selon certains analystes, la hausse pourrait se poursuivre jusqu'à 250 dollars le baril. Un scénario qui peut sembler extrême, mais qui s'explique par une réalité simple : l'arithmétique du marché pétrolier. Le blocage du détroit d'Ormuz, zone essentielle du commerce maritime des hydrocarbures, a profondément perturbé le marché. Avant le conflit, environ 20% du pétrole mondial y transitait, soit près de 20 millions de barils par jour. Résultat : les prix ont fortement augmenté. Le baril, qui évoluait encore autour de 60 dollars en début d'année, atteint désormais des niveaux bien plus élevés. Mais pour certains experts, ce n'est qu'un début. Chaque jour, le monde consomme environ 100 millions de barils. Si 20 millions de barils sont affectés, c'est une part considérable de l'approvisionnement mondial qui est en jeu. À lire aussiBP, TotalEnergies: la guerre au Proche-Orient dope les bénéfices des majors pétrolières Un baril sur dix qui disparaît Des solutions ont été mises en place pour compenser cette perte. Selon les estimations, environ 5 millions de barils sont redirigés via des routes alternatives, et 2 millions supplémentaires proviennent d'une hausse de la production ailleurs. Au total, cela représente 7 millions de barils. Mais cela reste insuffisant face aux 20 millions initialement concernés. Il manque donc une grosse dizaine de millions de barils par jour. Autrement dit : près d'un baril sur dix disparaît du marché. Et c'est ce déséquilibre qui pourrait provoquer une nouvelle flambée des prix dans les prochaines semaines. Peut-on réduire la consommation pour compenser ? En théorie, oui. Mais dans les faits, c'est très difficile. Le pétrole reste une ressource essentielle, difficile à remplacer rapidement dans les transports, l'industrie ou l'agriculture. En conséquence, l'offre diminue, mais la demande reste élevée. L'ajustement se fait donc par les prix. Les prix montent jusqu'à ce que certains acteurs ne puissent plus acheter. Le prix devient alors un mécanisme de tri. Quand le prix du pétrole fait le tri C'est comme un jeu de chaises musicales, il y a moins de places que de joueurs. Certains continuent, d'autres sortent. Et dans ce cas précis, le prix du pétrole agit comme une musique qui accélère. D'autant que les stocks stratégiques des États s'épuisent progressivement et que les routes alternatives ne suffisent pas à combler le manque. L'Agence internationale de l'énergie évoque déjà un choc « plus grave que ceux de 1973, 1979 et 2022 réunis ». Dans ce contexte, un baril à 250 dollars n'apparaît plus comme une simple hypothèse, mais comme une conséquence possible d'un déséquilibre durable. Invitée politiqueFlambée du carburant: Olga Givernet, ex-ministre de l'Énergie, veut des moyens pour «redistribuer les superprofits»
Imaginer à quoi pouvait bien ressembler la vie quotidienne des gens il y a 4 000 ans, c'est clairement pas évident ! Sauf quand on a les bonnes sources à disposition ! Par exemple, sur le site de Kültepe, en Turquie actuelle, des milliers de lettres en écriture cunéiforme ont été retrouvées, qui permettent de découvrir la vie de ces personnes, en particulier de femmes qui en ont écrites, et d'aborder plein de thèmes pouvant aller du commerce international à la vie familiale, en passant par le divorce, eh oui déjà à cette époque ! C'est vraiment passionnant, et pour en savoir plus, j'ai eu le plaisir de recevoir Cécile Michel dans un nouvel entretien historique en partenariat avec les Éditions du Seuil ! Cécile est une historienne et assyriologue, actuellement Directrice de Recherche au CNRS et professeure à l'Université de Hambourg. Elle est également membre de la mission archéologique de Kültepe. Dans ce cadre, elle travaille au déchiffrement et à l'analyse des milliers de tablettes découvertes sur place. Elle a ainsi pu retracer le parcours d'une vingtaine de femmes dans son livre Quand les femmes écrivaient l'Histoire. Entre la Mésopotamie et l'Anatolie il y a 4 000 ans paru fin mars 2026 chez les Éditions du Seuil. Bref, vous avez compris de quoi on va parler aujourd'hui !Bonne écoute !➤ Découvrez le livre de Cécile, “Quand les femmes écrivaient l'Histoire. Entre la Mésopotamie et l'Anatolie il y a 4 000 ans“, paru chez les Éditions du Seuil : https://bit.ly/quandlesfemmesecrivaientlhistoire_seuil_NB !➤ Pour aller plus loin, découvrez :➜ Les Brèves mésopotamiennes : https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/breves-mesopotamiennes/➜ Le film documentaire “Ainsi parle Tarām-Kūbi" : https://images.cnrs.fr/video/7315➜ La page professionnelle de Cécile : https://arscan.parisnanterre.fr/membre/cecile-michel/
La guerre au Proche-Orient provoque une envolée des prix du kérosène, mettant en difficulté les compagnies aériennes low cost. La faillite de Spirit Airlines illustre les limites d'un modèle économique basé sur des coûts réduits et des marges très faibles. Le principe du low cost repose sur une promesse simple : proposer des billets à prix très bas en réduisant au maximum les coûts. Pour y parvenir, tout est optimisé. La flotte d'avions est standardisée, les rotations sont rapides, les services additionnels sont payants et surtout, les marges engrangées restent très faibles. Lorsque les conditions économiques sont favorables, ce modèle fonctionne efficacement. Mais cette organisation rend les compagnies particulièrement sensibles aux variations de coûts. Elles disposent de très peu de capacité pour absorber les chocs. Dès qu'un poste de dépense augmente fortement, comme c'est le cas aujourd'hui avec le kérosène, c'est tout l'équilibre économique qui vacille. Or, la hausse actuelle est exceptionnelle. Le prix du carburant n'augmente pas simplement : il explose. Les compagnies à bas coût sont en outre structurellement dépendantes de cette ressource. Contrairement à d'autres secteurs, il est quasiment impossible de réduire ou de remplacer cette dépense, qui reste une charge incompressible. Des compagnies prises au piège de leur propre modèle Face à cette situation, les compagnies low cost se retrouvent confrontées à un dilemme. Leur principal avantage compétitif repose sur des prix bas. Mais leur clientèle est particulièrement sensible aux tarifs. Augmenter les prix pour compenser la hausse des coûts, c'est risquer de perdre des passagers. À l'inverse, maintenir des prix bas revient à absorber les pertes. C'est précisément ce qui s'est produit pour Spirit Airlines, déjà fragilisée par des difficultés financières et un manque de liquidités. D'autres compagnies tentent de s'adapter. Certaines réduisent leurs capacités, comme Transavia, qui a supprimé des vols pour les prochaines semaines. D'autres, comme Volotea, introduisent des suppléments tarifaires pour compenser la hausse du carburant. Mais ces ajustements restent limités. L'objectif est avant tout de contenir les pertes. Un modèle remis en question par l'instabilité économique La situation actuelle pose une question de fond. Le modèle à bas coût atteint-il ses limites ? Depuis plusieurs années déjà, il est sous pression. Les attentes des passagers évoluent, avec une demande accrue de confort et de qualité de service. Dans le même temps, les compagnies traditionnelles se rapprochent du low cost avec des offres plus compétitives. Surtout, le modèle repose sur un équilibre fragile : un carburant relativement bon marché et une demande soutenue. En période d'instabilité économique, cet équilibre est remis en cause. Les compagnies low cost, qui ont déjà optimisé l'ensemble de leurs coûts, disposent désormais de peu de leviers pour s'adapter. Dans un contexte de crise énergétique, leur capacité de résistance apparaît limitée. La faillite de Spirit Airlines pourrait ainsi marquer un tournant. Elle révèle les fragilités d'un modèle performant en période stable, mais particulièrement vulnérable face aux chocs économiques majeurs. À lire aussiInde: les compagnies aériennes au bord de la cessation d'activité
durée : 00:18:14 - L'Invité(e) des Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Margaux Leridon - Qui était Danielle Cravenne ? Le 18 octobre 1973, cette femme a détourné un avion avant d'être abattue par les forces de l'ordre. L'auteur David Naïm retrace le parcours de cette figure oubliée dans son ouvrage "Danielle veut la paix" publié aux éditions La Tribu. - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : David Naïm Consultant en stratégie, “Associé” dans l'un des plus gros cabinets de conseil du monde
Les grandes compagnies pétrolières publient des résultats spectaculaires au premier trimestre 2026. Portés par la guerre au Moyen-Orient, la flambée des prix du pétrole et la volatilité des marchés, des groupes comme TotalEnergies ou BP profitent pleinement de la situation. Les grandes compagnies pétrolières sont sous les projecteurs en ce début de semaine. Et pour cause, leurs résultats trimestriels sont excellents, bien au-delà des attentes. Le français TotalEnergies a publié des chiffres spectaculaires. Son bénéfice net est en forte hausse de près de 50% à 5,8 milliards de dollars par rapport à la même période en 2025. Les résultats du groupe, eux, ont bondi de 30%. La veille, le britannique BP avait déjà donné le ton avec des performances du même ordre. Une situation qui peut sembler paradoxale dans un contexte de guerre au Moyen-Orient. Pourtant, tout s'explique par le fonctionnement même du marché pétrolier. Depuis le début du conflit, les marchés s'inquiètent pour l'approvisionnement mondial. Le Golfe est une région stratégique, où une part essentielle du pétrole mondial est produite ou transite, notamment via le détroit d'Ormuz. Dès que cette zone est sous tension, les prix s'envolent. Et c'est précisément ce que l'on observe depuis deux mois. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: un jackpot fragile pour les compagnies pétrolières occidentales Des marges qui explosent grâce à un prix mondial Cette hausse des cours du brut a un effet immédiat sur les revenus des majors pétrolières. Le pétrole est une matière première dont le prix est fixé à l'échelle mondiale. Autrement dit, une entreprise qui produit en mer du Nord, en Afrique ou aux États-Unis vend son pétrole au même prix que celui extrait au Moyen-Orient, d'où viennent pourtant les perturbations. Résultat : des groupes comme BP ou TotalEnergies, peu exposés directement au conflit, bénéficient pleinement de la hausse des prix. Dans le même temps, leurs coûts de production restent globalement stables. Les infrastructures sont déjà en place et extraire un baril ne coûte pas significativement plus cher. La conséquence est directe, les marges explosent. Et vu les volumes en jeu, l'impact est colossal. BP l'a d'ailleurs rappelé : une variation d'un dollar du prix du baril peut représenter des centaines de millions de dollars de bénéfices supplémentaires sur un an. Avec des hausses de 10, 20 voire 30 dollars en quelques jours, les profits s'envolent. À lire aussiPétrole: comment Donald Trump transforme la crise en avantage pour les producteurs américains Volatilité et trading : un levier de profits supplémentaire Mais un autre facteur clé explique ces résultats : la volatilité des marchés pétroliers. Dans un contexte de guerre, les prix réagissent en permanence aux annonces militaires ou diplomatiques. Et cette instabilité devient une opportunité. Car les grandes compagnies ne se contentent pas de produire du pétrole. Ce sont aussi des acteurs des marchés financiers. Elles disposent de salles de marché où elles achètent, vendent et stockent du pétrole en temps réel. Dans un environnement très fluctuant, ces activités deviennent particulièrement rentables. Concrètement, il s'agit, par exemple, d'acheter du pétrole lorsque les prix chutent après une annonce diplomatique, puis de le revendre quelques heures plus tard, plus cher, lorsque la tension remonte. Un véritable effet d'aubaine. Pendant que ces groupes engrangent des milliards, les consommateurs, eux, subissent la hausse des prix à la pompe.
durée : 00:15:11 - Journal de 12h30 - Des négociateurs iraniens et américains sont attendus au Pakistan, deux semaines après l'échec d'un tentative de pourparlers visant à mettre fin à la guerre. Pourtant, Téhéran affirme à ce stade qu'il n'y aura aucune rencontre. - invités : Marie-Rose Guarniéri Libraire
Alors que l'Europe accélère son électrification pour réduire sa dépendance au pétrole et au gaz dans un contexte de tensions au Proche-Orient, la Chine a déjà franchi un cap. Dans le secteur stratégique des poids lourds électriques, Pékin s'impose comme leader mondial, avec une avance considérable sur les marchés occidentaux. On parle beaucoup d'électrification en Europe, dans le but de réduire la dépendance énergétique et de verdir les transports. Mais pendant que Bruxelles débat et planifie, d'autres ont déjà changé d'échelle. C'est le cas de la Chine. Si le pays est déjà bien connu pour sa production de voitures électriques, un autre secteur connaît une progression fulgurante : celui des camions électriques. Aujourd'hui, près de 20 % des poids lourds vendus en Chine sont électriques, contre à peine 1 % à 2 % en Europe. L'écart est considérable et il continue de se creuser. Si Pékin affiche une telle avance, ce n'est pas un hasard. Depuis plus de 15 ans, les véhicules électriques (voitures comme camions) sont considérés comme un secteur stratégique. Résultat : une véritable filière industrielle a été bâtie. Batteries, bornes de recharge, réseaux de maintenance, tout un écosystème a été structuré pour faciliter l'adoption des poids lourds électriques. L'objectif est clair : faire en sorte qu'opter pour un camion électrique ne soit pas plus contraignant que choisir un modèle thermique. Dans ce domaine, la Chine bénéficie d'un avantage majeur. Elle domine la production de batteries, notamment grâce à des technologies moins coûteuses et plus durables. Un atout clé, car la batterie représente la part la plus importante du coût d'un véhicule électrique. À lire aussiLes alliances entre constructeurs automobiles occidentaux et chinois s'accélèrent Des camions plus chers à l'achat… mais rentables sur la durée Reste une question essentielle : les camions électriques sont-ils plus chers ? À l'achat, oui. Comme pour les voitures électriques, le prix est plus élevé que celui d'un modèle diesel. Mais cette différence s'atténue sur le long terme. Selon plusieurs estimations, les exploitants peuvent réaliser entre 10 % et 25 % d'économies sur la durée de vie du véhicule. En cause, une énergie moins coûteuse que le diesel, des frais d'entretien réduits et une meilleure efficacité énergétique. Dans un contexte de hausse des prix du pétrole, cet argument économique devient de plus en plus déterminant. Malgré ses atouts, le poids lourd électrique doit encore surmonter plusieurs obstacles. L'autonomie reste un sujet sensible. Les batteries sont lourdes, occupent de l'espace et réduisent la capacité de chargement. Sans compter le temps de recharge, qui peut immobiliser les véhicules pendant plusieurs heures. Une offensive mondiale des constructeurs chinois Pour répondre à ces contraintes, la Chine mise notamment sur une solution innovante : l'échange de batteries. Le principe est enfantin : remplacer une batterie vide par une pleine en quelques minutes, sans attendre la recharge. Une technologie déjà largement déployée sur le territoire. Forte de son avance, la Chine passe désormais à l'offensive à l'international. Des groupes comme BYD ou Sany exportent déjà leurs camions électriques vers l'Europe ou l'Amérique latine, en reprenant une stratégie éprouvée : proposer des véhicules compétitifs et produire localement lorsque nécessaire. Comme pour les voitures électriques, les industriels chinois pourraient bien bouleverser le transport routier mondial. Leur avance technologique, leur maîtrise des coûts et leur puissance industrielle en font désormais des acteurs incontournables. Et demain, ce ne seront peut-être pas seulement nos voitures qui seront électriques mais aussi les camions qui livrent nos marchandises, venus tout droit de Chine.
Dans les systèmes médiatiques les plus perfectionnés et les plus invulnérables, se glisse parfois un grain de sable, qui en dévoile les ficelles et les truquages.Après un passage malheureux par France Télévisions, où elle a expérimenté les exigences du formatage et la dictature des "codes" non écrits des grandes rédactions, Khadija Toufik est partie en free lance au Proche-Orient. Elle se trouvait à Tel Aviv le 7 octobre 2023. S'en sont suivis trois ans d'allers et retours, dans to ...
La guerre au Proche-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz ont bouleversé le marché mondial du pétrole. Les États-Unis en profitent pleinement à court terme, portés par une explosion de la demande et des prix. Mais derrière cette opportunité, un plafond de verre apparaît déjà : les limites de leurs capacités de transport. Habituellement, près d'un baril de pétrole sur cinq transite par le détroit d'Ormuz. Mais aujourd'hui, les flux dans ce passage maritime très stratégique sont fortement réduits, dans un contexte où le baril évolue autour des 100 dollars. Voilà l'une des conséquences directes de la guerre au Proche-Orient et du blocage de la région, d'abord par les Iraniens, puis par les Américains. Résultat : les producteurs américains n'ont jamais été aussi sollicités. Grâce à leur production massive de pétrole de schiste, ils se retrouvent en position de fournisseurs de secours pour de nombreux pays, notamment en Asie. Dans un contexte de fortes tensions, de nombreux États cherchent désormais à sécuriser leurs approvisionnements en dehors du Moyen-Orient. Une situation dont tente de profiter Donald Trump. Le président américain cherche à capitaliser sur les effets du blocus du détroit d'Ormuz en incitant les pays touchés à se tourner vers le pétrole américain. Et la stratégie semble porter ses fruits. Les exportations américaines s'envolent, avec des volumes qui atteignent des niveaux record ces derniers jours. Les États-Unis, nouvelle « station-service du monde » Avec plusieurs millions de barils exportés chaque jour, les États-Unis s'imposent progressivement comme un acteur incontournable du marché mondial. Pour le dire simplement, ils sont en train de devenir, en quelque sorte, la « station-service du monde ». Pour les producteurs américains, c'est une véritable aubaine. Les prix élevés, déterminés à l'échelle mondiale, leur garantissent des marges confortables. Conséquence directe : les compagnies pétrolières relancent leurs investissements, augmentent leurs budgets et lancent de nouveaux projets de forage. Mais cette dynamique cache une première limite structurelle : la nature du pétrole américain. Majoritairement léger, il nécessite parfois davantage de traitement pour être raffiné, ce qui entraîne une légère décote par rapport à d'autres types de brut. En temps normal, cette décote reste gérable. Mais dans le contexte actuel, elle devient plus problématique. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: un jackpot fragile pour les compagnies pétrolières occidentales Un plafond logistique qui freine les ambitions américaines Car un autre facteur vient compliquer la donne : l'explosion des coûts de transport. Le problème est simple. Il faut désormais additionner deux éléments. D'un côté, un pétrole parfois vendu un peu moins cher. De l'autre, des frais logistiques qui s'envolent. Résultat : la rentabilité de certaines exportations commence à être sous pression. Et c'est là qu'apparaît un véritable plafond de verre. Produire plus de pétrole, les États-Unis savent faire. Mais l'acheminer à l'échelle mondiale est beaucoup plus complexe. Le principal obstacle se situe en mer. Pour exporter massivement, il faut des superpétroliers. Or, ils ne sont pas assez nombreux pour absorber le choc actuel de la demande. Les prix du fret explosent, ce qui peut ralentir, voire annuler certaines transactions faute de rentabilité. À cela s'ajoute un autre problème très concret : les infrastructures portuaires. Tous les ports américains ne sont pas capables d'accueillir ces navires de très grande taille. Autrement dit, même si le pétrole est disponible, il peut rester bloqué faute de solution logistique efficace. À plus long terme, d'autres limites apparaissent également sur le territoire américain. Les pipelines n'ont pas une capacité infinie, pas plus que les terminaux portuaires. Dans ce contexte, les États-Unis, malgré leur rôle central sur le marché mondial, ne pourront pas remplacer totalement le pétrole du Moyen-Orient – contrairement à l'objectif affiché par Donald Trump.
durée : 00:02:19 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Guillaume Erner - Le conflit au Proche-Orient est devenu un objet de paris financiers sur des plateformes spécialisées. Cette tendance interroge sur la pratique du délit d'initié et sur les nouvelles manières de spéculer autour des zones de guerre. - réalisation : Félicie Faugère
Des guerriers de deux mètres et demi, aux visages féroces, cachés dans les cols de montagne du Canaan. Cette description ne vient pas d'un roman fantastique. Elle est gravée sur un papyrus vieux de 3 300 ans, conservé aujourd'hui au British Museum de Londres. Alors — vérité historique ou fantasme antique ? Démêlons tout ça.Le Papyrus Anastasi ILe document s'appelle le Papyrus Anastasi I. Il date du XIIIe siècle avant notre ère, sous le règne de Ramsès II, en pleine XIXe dynastie égyptienne. Il a été acquis par le British Museum en 1839 auprès du collectionneur Giovanni Anastasi. Ce n'est donc pas une découverte récente — les égyptologues le connaissent depuis près de deux siècles.Dans ce texte, un scribe militaire nommé Hori écrit à son confrère Amenemope pour le ridiculiser sur sa méconnaissance de la géographie militaire du Levant. Il décrit les dangers d'un col de montagne en Canaan, et mentionne un peuple appelé les Shosu, des nomades semi-guerriers du sud du Levant. La phrase qui a mis le feu aux poudres est celle-ci : ces guerriers mesurent "de quatre à cinq coudées, du pied à la tête, avec des visages féroces et un cœur sans pitié." Une coudée royale égyptienne valant environ 50 centimètres, cela donne des hommes de 2 à 2,5 mètres. Pour les Égyptiens de l'époque, dont la taille moyenne oscillait autour d'1,55 mètre — c'était effectivement colossal.Le lien avec la BibleL'Association for Biblical Research, basée en Pennsylvanie, a relancé l'affaire en voyant dans ce texte une confirmation externe des géants de l'Ancien Testament — les Nephilim, les Réfaïm, les Anakim. Le rapprochement est tentant : même époque, même région géographique, même démesure physique.Ce que disent vraiment les chercheursMais les égyptologues sont formels : le Papyrus Anastasi I est avant tout une lettre satirique et pédagogique. Hori ne rédige pas un rapport militaire objectif — il exagère, dramatise, théâtralise pour impressionner son lecteur et démontrer la dangerosité du terrain. C'est de la rhétorique, pas du journalisme. Et surtout — aucun squelette de taille démesurée, aucune structure architecturale adaptée à de tels corps n'a jamais été mis au jour dans toute la région du Levant.Des hommes de grande stature ont bien existé — certaines populations du Proche-Orient ancien pouvaient atteindre 1,90 mètre, ce qui suffisait à impressionner des contemporains plus petits. Mais une race de géants ? Non. Ce que ce papyrus documente, c'est quelque chose de plus précieux encore : la façon dont les anciens transformaient la peur en légende — et dont nous faisons exactement la même chose, 3 300 ans plus tard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:58:45 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Le 15 mai 1948, les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël dès sa proclamation. Les décennies suivantes, leurs relations se resserrent et des aides militaires se mettent en place. En pleine guerre froide, Israël devient un allié de premier plan pour les États-Unis au Moyen-Orient. - réalisation : Thomas Beau - invités : David Elkaïm Chercheur spécialiste du Proche-Orient ; Maya Kandel Historienne spécialiste des États-Unis
durée : 00:58:45 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Le 15 mai 1948, les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël dès sa proclamation. Les décennies suivantes, leurs relations se resserrent et des aides militaires se mettent en place. En pleine guerre froide, Israël devient un allié de premier plan pour les États-Unis au Moyen-Orient. - réalisation : Thomas Beau - invités : David Elkaïm Chercheur spécialiste du Proche-Orient ; Maya Kandel Historienne spécialiste des États-Unis
Heurtée de plein fouet par la guerre qui fait rage au Proche-Orient, l'économie égyptienne est aux abois. Monnaie dévaluée, inflation galopante et prix de l'énergie qui s'envolent. Pour faire face, le gouvernement a décrété samedi 28 mars un couvre-feu commercial d'un mois. Tous les magasins non essentiels sont tenus de fermer leurs portes en soirée pour économiser de l'énergie. De notre correspondant au Caire, Dans une rue commerciale du centre historique du Caire, l'ambiance rappelle celle d'un jour férié, une heure avant l'extinction des feux imposée par les autorités. Couteau et pierre à aiguiser en main, un boucher exprime sa frustration face à une mesure qu'il juge injuste. « Si seulement c'était que le week-end, mais non, cette loi va s'appliquer tous les jours », confie-t-il, résigné. Durant un mois, renouvelable au bon vouloir du gouvernement, une nouvelle réglementation impose aux commerces non essentiels de baisser leur rideau à 21 heures précises, et à 22 heures les week-ends. De l'autre côté du trottoir, un vendeur de grillades, lui, continue de travailler derrière son barbecue, sous certaines conditions. « On nous a dit qu'on pouvait continuer, mais à condition de baisser la lumière », explique-t-il. Pour beaucoup, cette mesure suscite avant tout de l'incompréhension. « Cela ressemble à un couvre-feu, mais les personnes peuvent quand même circuler. C'est une décision pourrie qui rappelle l'époque du coronavirus. On dit que c'est à cause de la guerre. Mais ceux qui sont bombardés, comme à Dubaï, ils n'ont pas de couvre-feu. C'est toujours les Égyptiens qui payent la facture », s'indigne ce chauffeur de taxi, qui préfère garder l'anonymat. Si l'Égypte échappe aux bombardements qui frappent d'autres pays de la région, elle n'en subit pas moins les conséquences économiques du conflit, en particulier dans le secteur de l'énergie. « L'Égypte est passée du statut d'exportateur net de gaz à celui d'importateur net, souligne Timothy Kaldas, directeur adjoint du think tank Tahrir Institute for Middle East Policy. La majeure partie du gaz qu'elle importe provenait d'Israël. Or, en raison de la guerre, Israël a interrompu sa production. L'alternative consiste donc à essayer de réduire la consommation autant que possible. Les conséquences économiques de la guerre n'en sont qu'au tout début pour les pays fragiles comme l'Égypte. Une autre possibilité que nous avons déjà observée par le passé serait des coupures de courant tournantes. » En attendant, le gouvernement égyptien multiplie les mesures contraignantes pour faire face à la crise. Parmi elles figurent l'extinction partielle de l'éclairage public, le recours au télétravail obligatoire un jour par semaine pour les fonctionnaires, ou encore l'augmentation des prix des transports en commun. Autant de décisions qui pèsent un peu plus sur le quotidien des Égyptiens. À lire aussiÉgypte: au Caire, le marché des panneaux publicitaires en pleine progression
Des guerriers de deux mètres et demi, aux visages féroces, cachés dans les cols de montagne du Canaan. Cette description ne vient pas d'un roman fantastique. Elle est gravée sur un papyrus vieux de 3 300 ans, conservé aujourd'hui au British Museum de Londres. Et depuis quelques mois, elle enflamme Internet. Alors — vérité historique ou fantasme antique ? Démêlons tout ça.Le Papyrus Anastasi ILe document s'appelle le Papyrus Anastasi I. Il date du XIIIe siècle avant notre ère, sous le règne de Ramsès II, en pleine XIXe dynastie égyptienne. Il a été acquis par le British Museum en 1839 auprès du collectionneur Giovanni Anastasi. Ce n'est donc pas une découverte récente — les égyptologues le connaissent depuis près de deux siècles.Dans ce texte, un scribe militaire nommé Hori écrit à son confrère Amenemope pour le ridiculiser sur sa méconnaissance de la géographie militaire du Levant. Il décrit les dangers d'un col de montagne en Canaan, et mentionne un peuple appelé les Shosu, des nomades semi-guerriers du sud du Levant. La phrase qui a mis le feu aux poudres est celle-ci : ces guerriers mesurent "de quatre à cinq coudées, du pied à la tête, avec des visages féroces et un cœur sans pitié." Une coudée royale égyptienne valant environ 50 centimètres, cela donne des hommes de 2 à 2,5 mètres. Pour les Égyptiens de l'époque, dont la taille moyenne oscillait autour d'1,55 mètre — c'était effectivement colossal.Le lien avec la BibleL'Association for Biblical Research, basée en Pennsylvanie, a relancé l'affaire en voyant dans ce texte une confirmation externe des géants de l'Ancien Testament — les Nephilim, les Réfaïm, les Anakim. Le rapprochement est tentant : même époque, même région géographique, même démesure physique.Ce que disent vraiment les chercheursMais les égyptologues sont formels : le Papyrus Anastasi I est avant tout une lettre satirique et pédagogique. Hori ne rédige pas un rapport militaire objectif — il exagère, dramatise, théâtralise pour impressionner son lecteur et démontrer la dangerosité du terrain. C'est de la rhétorique, pas du journalisme. Et surtout — aucun squelette de taille démesurée, aucune structure architecturale adaptée à de tels corps n'a jamais été mis au jour dans toute la région du Levant.Des hommes de grande stature ont bien existé — certaines populations du Proche-Orient ancien pouvaient atteindre 1,90 mètre, ce qui suffisait à impressionner des contemporains plus petits. Mais une race de géants ? Non. Ce que ce papyrus documente, c'est quelque chose de plus précieux encore : la façon dont les anciens transformaient la peur en légende — et dont nous faisons exactement la même chose, 3 300 ans plus tard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 02:29:49 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, sur France Culture, à 7h40, Guillaume Erner reçoit Nassira El Moaddem et Rokhaya Diallo pour une discussion autour de la violence qui a traversé les dernières élections municipales. A 7h17, Kako Nubukpo expose les conséquences de la guerre au Proche-Orient sur les économies africaines. - réalisation : Félicie Faugère
durée : 00:58:31 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Le 15 mai 1948, les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël dès sa proclamation. Les décennies suivantes, leurs relations se resserrent et des aides militaires se mettent en place. En pleine guerre froide, Israël devient un allié de premier plan pour les États-Unis au Moyen-Orient. - réalisation : Thomas Beau - invités : David Elkaïm Chercheur spécialiste du Proche-Orient ; Maya Kandel Historienne spécialiste des États-Unis