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durée : 00:16:22 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Avec son parti Yashar, Gadi Eisenkot veut incarner une alternative à Benjamin Netanyahou. Il travaille son image de rassembleur et mise sur une liste qu'il veut représentative de la diversité de la société israélienne. Mais pour élargir son électorat, il reste prudent sur la question palestinienne. - équipe : Jean Brossier, Victoria Géraut-Velmont, Félicie Faugère, Marianne Dubar, Angelico Gaymard, Bahia Bricaud - invités : Myriam Shermer Journaliste spécialiste de la politique israélienne, David Khalfa Codirecteur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste du Proche-Orient à la fondation Jean Jaurès Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:11:34 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Après 40 années de service dans l'armée israélienne, Gadi Eisenkot s'engage en politique en 2022, aux côtés de Benny Gantz. Le 7 octobre 2023 le propulse au cœur des décisions liées à la guerre à Gaza. La mort de son fils, soldat réserviste, accentue ses désaccords quant à la conduite du conflit. - équipe : Jean Brossier, Victoria Géraut-Velmont, Félicie Faugère, Marianne Dubar, Angelico Gaymard, Bahia Bricaud - invités : Myriam Shermer Journaliste spécialiste de la politique israélienne, David Khalfa Codirecteur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste du Proche-Orient à la fondation Jean Jaurès Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:07 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Gadi Heisenkot gravit la hiérarchie militaire par le biais des guerres menées au Liban et à Gaza. La deuxième guerre du Liban, en 2006, est pour lui un tournant. Il en tire une doctrine défendant l'usage disproportionné de la force, qu'emploie encore l'armée israélienne. - équipe : Jean Brossier, Victoria Géraut-Velmont, Félicie Faugère, Marianne Dubar, Angelico Gaymard, Bahia Bricaud - invités : Myriam Shermer Journaliste spécialiste de la politique israélienne, David Khalfa Codirecteur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste du Proche-Orient à la fondation Jean Jaurès Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:45 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Élevé à Eilat, loin de Tel Aviv et Jérusalem, Gadi Eisenkot appartient à cet Israël séfarade longtemps regardé de haut par les élites ashkénazes et par l'armée. Homme encore discret, il débute sa carrière dans l'armée israélienne et gravit petit à petit les échelons. - équipe : Jean Brossier, Victoria Géraut-Velmont, Félicie Faugère, Marianne Dubar, Angelico Gaymard, Bahia Bricaud - invités : Myriam Shermer Journaliste spécialiste de la politique israélienne, David Khalfa Codirecteur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste du Proche-Orient à la fondation Jean Jaurès Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:22:56 - Chrétiens d'Orient - par : Ulysse Manhes - L'ancien diplomate, grand voyageur, Jean-Luc Soulé, fondateur d'un festival de musique classique devenu une institution, évoque ses parcours géographiques en Europe orientale et au Proche-Orient, et son engagement pour le patrimoine. - équipe : Corinne Amar, François Caunac - invités : Jean-Luc Soulé Président fondateur du Festival du Périgord Noir Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cet épisode d'Esprits Libres, David Abiker et Franz-Olivier Giesbert reviennent sur la déclaration du président de la République devant l'Assemblée Générale de l'ONU qui suscite de nombreuses interrogations. Emmanuel Macron a affirmé que le Hamas n'avait jamais sévi en Cisjordanie, une affirmation qui pose question sur la maîtrise du dossier du Proche-Orient par l'exécutif français.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 17 septembre 2026 avec Robert Malley, diplomate, ancien conseiller de Bill Clinton, de Barak Obama, puis envoyé spécial de Joe Biden en Iran.Il publie "Demain c'est hier", aux éditions Max Milo. Dans cet ouvrage, il passe en revue les occasions manquées et les échecs dans le processus de paix au Proche-Orient. Depuis 1993, et cette fameuse poignée de mains sur la pelouse de la Maison Blanche entre Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, et Yasser Arafat, chef de l'organisation de la libération de la Palestine, jusqu'à aujourd'hui, que s'est-il passé en coulisses ? Quelles ont été les erreurs stratégiques pour arriver à la situation actuelle ? Y a-t-il encore un espoir de paix dans la région ? La diplomatie a-t-elle failli ? Quelle est la responsabilité de Washington dans tout ça ? Robert Malley, diplomate, grand connaisseur des coulisses des négociations, répondra à nos questions.
Conversation animée par Fabrice Rousselot & dialogue avec le public Soirée présentée en partenariat avec Marcel, dans le cadre du festival Les Traversées du Marais Hiver 2023. La narratrice, reporter de guerre, part travailler plusieurs mois en Ukraine. La contre-offensive s'est brisée, la guerre s'inscrit dans la durée. Au milieu de gens ordinaires pris dans le chaos, elle raconte la guerre : le courage obstiné des gestes quotidiens, la peur, l'épuisement, mais aussi la joie fragile et l'espoir têtu. En immersion totale, le récit avance à hauteur d'homme. Par fragments – carnets de reportages en Centrafrique, Proche-Orient, Bosnie, Congo, d'autres fronts s'invitent. Ces allers-retours interrogent la répétition de la violence et ce qui se rejoue d'un front à l'autre. Le livre explore enfin l'après : le retour, l'impossible normalité, l'intenable position du journaliste, pris entre observation et engagement. Soirée présentée en partenariat avec Marcel, l'application de rencontres littéraires. Dans le cadre du festival Les Traversées du Marais du réseau Marais Culture +. À lire – Claude Guibal, Ce que la guerre fait aux hommes, Albin Michel / Radio france, 2026
Dans cet épisode d'Esprits Libres, David Abiker et ses éditorialistes Jean-Marie Colombani et Géraldine Woessner se plongent dans les révélations explosives du journal israélien Haretz concernant les connaissances préalables du Premier ministre Benjamin Netanyahou sur l'attaque du 7 octobre. Un sujet qui pourrait redessiner entièrement la carte politique du Moyen-Orient et les équilibres géopolitiques mondiaux.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La bière est aujourd'hui volontiers associée à un univers masculin. Pourtant, si l'on remonte à ses origines, les femmes occupent une place centrale dans son histoire.Tout commence il y a plusieurs milliers d'années, lorsque les humains commencent à cultiver des céréales au Proche-Orient.Selon un récit souvent raconté sur l'origine de la bière, des femmes chargées de préparer le pain auraient un jour laissé des grains d'orge à l'extérieur. Exposés à l'humidité, ceux-ci auraient commencé à germer. Plutôt que de les jeter, elles les auraient utilisés. Mélangées à de l'eau puis abandonnées quelque temps, les céréales auraient fermenté naturellement grâce aux levures présentes dans l'environnement.Le résultat ? Une boisson trouble, légèrement alcoolisée : une forme primitive de bière.Cette histoire est séduisante, mais il faut être prudent : nous ne savons pas qui a réellement « inventé » la bière, ni si sa découverte s'est produite exactement de cette manière.Ce que l'archéologie montre en revanche, c'est que des boissons fermentées à base de céréales existaient déjà il y a plus de 10 000 ans au Proche-Orient. Et quelques millénaires plus tard, en Mésopotamie, la bière occupe une place considérable dans la vie quotidienne.C'est là que les femmes entrent véritablement en scène.Chez les Sumériens, vers le troisième millénaire avant notre ère, la fabrication et la vente de bière sont notamment associées aux femmes. Certaines tiennent même des tavernes. Plus révélateur encore : la divinité sumérienne de la bière est une déesse, Ninkasi.Un célèbre texte, l'« Hymne à Ninkasi », datant du deuxième millénaire avant notre ère mais probablement issu d'une tradition plus ancienne, décrit d'ailleurs différentes étapes du brassage. On y retrouve un lien étroit entre bière et pain : on préparait notamment un pain à base de céréales maltées qui pouvait ensuite servir à produire la boisson.Pendant des siècles, le brassage restera largement une activité domestique et, dans de nombreuses sociétés, les tâches domestiques liées à la préparation des aliments étaient principalement assurées par les femmes.Ce n'est que progressivement, avec la professionnalisation puis l'industrialisation de la production, que le brassage deviendra un métier de plus en plus masculin.Dire que « sans les femmes, les hommes ne boiraient pas de bière » est donc évidemment une formule provocatrice.Mais elle rappelle une réalité souvent oubliée : pendant une grande partie de l'histoire de cette boisson, celles qui fabriquaient la bière étaient très souvent… des femmes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:39:00 - Questions du soir : le débat - par : Thomas Snégaroff - 12 pays, dont la France et le Royaume-Uni, ont rejoint un mouvement initié l'an dernier par l'Espagne, qui consiste au boycott des produits des colonies israéliennes en Cisjordanie en réponse à l'escalade des violences. Mais, le boycott est-il la bonne réponse pour faire plier Israël ? - équipe : Phane Montet, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathias Mégy, Antoine Ayral, Marianne Chassort - invités : Sylvaine Bulle Sociologue française spécialiste de la conflictualité, chercheuse au Laboratoire d'anthropologie du politique (CNRS-EHESS), Patrice Paoli ancien ambassadeur au Proche-Orient, Ziad Majed Politologue, professeur et directeur du programme des études du Moyen-Orient à l'Université américaine de Paris Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire : Enedis modernise son réseau électrique en remplaçant les anciens câbles par de nouveaux modèles plus résistants à la chaleur pour éviter les coupures de courant lors des canicules.En Allemagne, le parti d'extrême droite AFD pourrait diriger le land de Saxe-Anhalt pour la première fois depuis 1945, avec un programme radical détaillé en 258 pages.Le Danemark dénonce les activités de préparation de la Russie sur son territoire, notamment contre son industrie de défense, dans un contexte de défense civile scandinave.Nvidia confirme officiellement le rachat de Hugging Face, la plateforme française d'intelligence artificielle, pour près de 13 milliards d'euros, la plus grosse vente d'une société technologique fondée par des Français.Xi Jinping se rend en Égypte pour étendre l'influence chinoise au Proche-Orient et renforcer les intérêts géopolitiques de la Chine dans la région.La dentelle de Calais obtient un label, mettant en lumière les manufactures françaises et leur patrimoine artisanal.La Chine emprunte la route de l'Arctique pour acheminer ses exportations vers l'Europe, ouvrant une nouvelle voie logistique avec des enjeux économiques majeurs.Le procès des anciens dirigeants d'Orpea, dont Yves Le Masne, poursuivi pour délit d'initié, se rapproche avec une première audience prévue en octobre pour fixer la date du procès.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
IA insolites dans le monde En France, quand on parle d'intelligence artificielle en entreprise, on parle productivité, automatisation, gain de temps. C'est légitime et c'est aussi ce que je transmets en formation. Mais à force de ne regarder que cet angle, on rate quelque chose : ailleurs dans le monde, l'IA sert à tenir compagnie, à préserver des langues qui disparaissent, à recréer la voix d'un défunt. Ces usages ne sont pas des anecdotes exotiques. Ils racontent comment chaque société projette ses propres peurs et ses propres manques sur une technologie identique.IA insolite, définition : Application d'intelligence artificielle conçue pour répondre à un besoin humain, social ou culturel plutôt qu'à un objectif de productivité ou de rentabilité. Ces usages relèvent de la robotique affective, de la préservation patrimoniale ou de l'accompagnement émotionnel, et sont fortement déterminés par le contexte culturel du pays où ils émergent.Des robots conçus pour être aimés, pas pour être utilesAu CES 2026, la startup japonaise Ludens AI a présenté deux robots qui assument de ne servir à rien : Cocomo et Inu. Cocomo se déplace, mémorise, s'adapte lentement à son foyer, comme un animal qui apprend à connaître les siens. Inu, décrit comme un « chiot extraterrestre de bureau », ne bouge pas : il réagit à la voix, au toucher, aux sons, par des clignements et des micro-réactions. Aucune promesse d'efficacité. Juste une présence.Aux États-Unis, ElliQ, développé par Intuition Robotics, va plus loin dans le renversement. Là où un ChatGPT attend qu'on le sollicite, ElliQ sollicite l'humain : il demande comment s'est passée la nuit, rappelle une prise de médicaments, encourage à sortir. Le robot est déjà déployé auprès de personnes âgées isolées, avec le soutien de programmes publics.L'argument du fondateur mérite qu'on s'y arrête : après trente ou quarante ans de vie commune, ce qui fait décliner la santé d'une personne veuve n'est pas seulement physiologique. C'est la disparition du lien conversationnel quotidien. Ce robot n'occupe pas la place d'un soignant. Il occupe celle d'une présence.Quand l'IA touche au deuil : la ligne rouge sud-coréenneEn Corée du Sud, des dispositifs permettent depuis plusieurs années de recréer numériquement un proche disparu : voix, apparence, parfois une forme de conversation simulée. L'usage suscite autant de fascination que de rejet, et pour une raison simple : la frontière entre réconfort et illusion y est extrêmement ténue.C'est probablement l'exemple le moins transposable de cette liste. Il touche à des questions éthiques qui dépassent largement le cadre technologique, et qui mériteraient un vrai débat de société avant tout déploiement large.L'IA comme outil de préservation linguistiqueC'est l'usage qui m'intéresse le plus, parce que c'est le plus transposable.Le problème est documenté : la plupart des grands modèles de langage ne reconnaissent couramment que l'arabe standard moderne. Les trente et quelques dialectes : levantin, darija marocain, hassaniya mauritanien, saïdi de Haute-Égypte, parlés par des dizaines de millions de locuteurs, restent quasi invisibles pour l'IA. Chacun porte pourtant ses propres structures syntaxiques, ses formules de politesse, ses non-dits.Un premier programme mondial de subventions dédié à la préservation culturelle dans l'IA aurait été officialisé à Paris en juin 2026, doté de 6,5 millions d'euros pour quatre organisations travaillant en Afrique, au Proche-Orient et en Amazonie.Le programme LINGUA Africa (Microsoft AI for Good Lab, Gates Foundation, Masakhane, Google.org) a sélectionné en 2026 vingt-six projets couvrant plus de cinquante langues, dialectes et langues des signes africaines. Sur plus de 2 000 langues africaines, 42 bénéficient aujourd'hui d'un support significatif dans les grands modèles.Culture et IA générative : le débat qui a traversé le HeivaEn Polynésie, l'IA générative s'est invitée dans un terrain particulièrement sensible. Début juin 2026, au Heiva des écoles, des groupes ont utilisé des musiques et des voix générées par IA pour accompagner leurs prestations. Résultat : des mots en tahitien écorchés, des voix méconnaissables, et une réaction immédiate des figures de la culture polynésienne.Plusieurs responsables de troupes ont tranché sans ambiguïté. Tiare Trompette-Dezerville, vice-présidente du jury du Heiva i Tahiti 2026, résume la position : l'outil pour la gestion, oui ; la création artistique, non.En parallèle, le contexte juridique français bouge lentement. Le 8 avril 2026, le Sénat a voté à l'unanimité une proposition de loi portée par Laure Darcos instaurant une présomption d'exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d'IA. Concrètement : ce serait aux plateformes de prouver qu'elles n'ont pas utilisé une œuvre, et non plus aux créateurs de prouver qu'elles l'ont fait. Le texte n'est pas adopté : il est bloqué à l'Assemblée nationale depuis, et la Sacem a lancé une tribune signée par des dizaines de milliers de créateurs pour tenter de le débloquer.Ce que j'en retireL'IA n'a pas d'usage universel figé. Elle se façonne selon les besoins, les peurs et les priorités de la société qui l'adopte. Au Japon, les robots sont perçus comme des partenaires ; en Occident, des décennies de science-fiction anxiogène ont construit l'inverse. Même technologie, réception opposée. C'est un point que je répète en formation : quand une entreprise dit « nos équipes résistent à l'IA », la résistance est rarement technique.Le modèle de préservation culturelle est directement transposable au monde professionnel français. Valoriser des savoir-faire régionaux, documenter des patrimoines locaux menacés, préserver des dialectes : c'est un sujet concret pour les collectivités, les associations culturelles et les entreprises ancrées dans un territoire. Personne ne s'en est encore vraiment emparé.L'accompagnement des personnes âgées mérite qu'on s'y intéresse avec prudence. L'enjeu n'est pas de substituer la technologie au lien humain, mais de l'utiliser là où l'isolement est déjà installé. En France, le robot Miroki (Enchanted Tools, entreprise française) a été testé à l'Ehpad Annie Girardot à Paris et dans plusieurs hôpitaux de l'AP-HP, sur des missions concrètes : rappels d'hydratation, accompagnement d'enfants en radiothérapie. Les limites sont réelles : mobilité en milieu contraint, sécurité, acceptabilité, mais le terrain avance.FAQQu'est-ce qu'une IA insolite ? Une application d'IA conçue pour répondre à un besoin humain, social ou culturel plutôt qu'à un objectif de productivité. Robots compagnons, préservation de langues en danger, accompagnement émotionnel des personnes isolées.Pourquoi le Japon accepte-t-il mieux les robots compagnons que la France ? Le rapport culturel japonais à la robotique est historiquement plus positif : les robots y sont perçus comme des partenaires. En Occident, l'imaginaire collectif a été façonné par des décennies de science-fiction construisant la machine comme menace.L'IA peut-elle vraiment sauver les langues en danger ? Elle peut y contribuer, à condition que les données soient collectées avec le consentement des communautés concernées. Le principal obstacle n'est pas technique mais économique : les langues à faible marché sont absentes des corpus d'entraînement.La France a-t-elle légiféré sur l'IA et le droit d'auteur ? Pas encore. Le Sénat a voté à l'unanimité le 8 avril 2026 une proposition de loi instaurant une présomption d'exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d'IA, mais le texte n'a pas été examiné par l'Assemblée nationale.Des robots d'accompagnement sont-ils déjà utilisés en France ? Oui, en phase de test. Le robot Miroki, conçu par la société française Enchanted Tools, a été expérimenté en Ehpad et dans des hôpitaux parisiens.
L'émission 28 minutes du 27/08/2026 Six mois après le début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé vouloir “couper toutes les ressources économiques” qui “maintiennent [le] régime tyrannique”. Le 24 août, il a présenté de nouvelles sanctions concernant les partenaires commerciaux de Téhéran. Les cinq secteurs visés par ces mesures sont les actifs numériques, la technologie, l'or, l'aviation et le transport maritime. Ils concernent soixante entités, navires et personnes physiques, à travers le monde, qui permettent au régime iranien de se procurer des armes et de générer des recettes pétrolières. Par exemple, certaines entreprises chinoises sont visées. On en débat avec Guillaume Lagane, enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste des questions de défense, Agnès Levallois, présidente de l'IReMMO, spécialiste du Proche-Orient et Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro, spécialiste du Moyen-Orient.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 27 juin 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 27/08/2026 Cancer du cerveau : tu vis, tumeur Un an après la mort de son mari Jean-Charles, emporté à 39 ans par une tumeur cérébrale foudroyante, Pauline Crucis est aujourd'hui ambassadrice de l'Institut du Cerveau. Selon elle, la lutte contre le cancer du cerveau souffre d'un manque de moyens et de chercheurs en France. Avec d'autres proches de malades, elle mène un travail de sensibilisation auprès des pouvoirs publics et des investisseurs privés, pour obtenir des mesures concrètes dans le prochain budget de la Sécurité sociale et financer de nouveaux projets de recherche. USA-Iran : les sanctions économiques plus efficaces que la guerre ? Six mois après le début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé vouloir “couper toutes les ressources économiques” qui “maintiennent [le] régime tyrannique”. Le 24 août, il a présenté de nouvelles sanctions concernant les partenaires commerciaux de Téhéran. Les cinq secteurs visés par ces mesures sont les actifs numériques, la technologie, l'or, l'aviation et le transport maritime. Ils concernent soixante entités, navires et personnes physiques, à travers le monde, qui permettent au régime iranien de se procurer des armes et de générer des recettes pétrolières. Par exemple, certaines entreprises chinoises sont visées. On en débat avec Guillaume Lagane, enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste des questions de défense, Agnès Levallois, présidente de l'IReMMO, spécialiste du Proche-Orient et Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro, spécialiste du Moyen-Orient. La légende de la country, Dolly Parton, s'est éteinte à 80 ans après soixante ans de carrière. Xavier Mauduit revient sur l'histoire de ce genre musical traditionnel américain. Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle serait-il devenu le sentier de l'amour ? Théophile Cossa s'intéresse à ce phénomène qui mêle spiritualité et rencontres.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 27 août 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Alors que le Proche-Orient vit au rythme des guerres et que la paix n'a probablement jamais paru aussi lointaine, pourquoi apprendre la langue de l'autre ? À Tel Aviv, des Israéliens se sont inscrits à des cours de langue arabe, une pratique controversée dans la société israélienne alors que l'occupation en Cisjordanie se poursuit et que les massacres à Gaza continuent. De notre correspondante de retour de Tel-Aviv, Plus de 300 étudiants suivent des cours d'arabe dans cette école de langues établie à Tel Aviv, Haïfa et Jérusalem. « À mes yeux, chaque personne qui vit ici doit savoir parler l'arabe, juge Kim Ibrahim, l'une des professeurs et Palestinienne d'Israël. L'arabe n'est pas la langue d'une minorité. C'est la langue de cette terre. Si tu ne la maitrises pas, tu ne peux pas te rapprocher de son peuple. » La plupart des étudiants ici sont des militants de gauche qui se rendent fréquemment en Cisjordanie pour y dénoncer l'occupation. Un activisme pas toujours facile à assumer dans la société israélienne, comme l'explique Akiva, qui travaille pour une ONG de défense des droits humains. « Ce qu'on me dit quand j'annonce que j'ai fait des études d'arabe et d'architecture à l'université, c'est souvent des choses du genre : “Wow, tu vas pouvoir travailler pour le Mossad !” Ou alors “Tu vas construire des hôtels à Gaza !”, raconte-t-il. On est vraiment dans l'optique qui consiste à mieux connaître son ennemi, à utiliser l'arabe dans le cadre de missions dans l'armée ou pour le Mossad. » Sur les murs, des posters appelant à l'égalité des droits pour tous « from the river to the sea » ou encore des appels à libérer les détenus palestiniens des prisons israéliennes. Ces Israéliens savent être une minorité. À lire aussi«Nous vivons dans la peur»: en Israël, l'abandon sécuritaire de la minorité arabe dénoncé « La langue arabe est désormais perçue comme une provocation » La langue arabe est de plus en plus perçue comme une menace en Israël. Jadis langue officielle de l'État hébreu, l'arabe a été rétrogradé langue à statut spécial en 2017. Certains commerçants arborant des inscriptions en arabe dans leurs boutiques sont désormais sommés de les retirer. C'est pour dénoncer cette situation que l'élue municipale de Haïfa, Sally Abed, décide de prendre la parole en hébreu et en arabe lors d'une réunion à la mairie le mois dernier. « Haïfa a parlé arabe pendant des décennies, pendant des siècles. Haïfa parle arabe ! », a-t-elle souligné. La situation va vite dégénérer. « Va à Gaza ! Haïfa est juive ! Haïfa n'est pas arabe ! Va à Gaza ! », hurle un homme. Contactée, Sally Abed assume son coup d'éclat. « Depuis le 7 octobre, la langue arabe est désormais perçue comme une provocation. Le problème pour eux, c'est que je politise la langue arabe et que je sois une politicienne arabe, insiste-t-elle. Sincèrement, j'ai voulu marquer le coup. C'était une sorte de déclaration d'amour à ma langue, aux Palestiniens de Haïfa qui se sentent effacés, transparents et persécutés. » Un rejet de l'arabe que Sally Abed dénonce. D'autant que cette langue est parlée au quotidien par sa communauté – les Palestiniens d'Israël qui forment 20% de la population du pays. Mais aussi par certains Séfarades, les juifs originaires de pays arabes qui représentent, eux, 50% de la population juive d'Israël. À lire aussiApprendre l'hébreu à Ramallah: ces Palestiniens qui suivent des études israéliennes pour mieux «combattre» l'occupation
Le 26 juillet 1966, Bruno Coquatrix, directeur du plus grand music-hall du monde, l'Olympia, débarque au Caire. La foule, en liesse, célèbre les 10 ans de la nationalisation du canal de Suez. Coquatrix, lui, est inquiet. Inquiet car les finances de l'Olympia vont mal, très mal. Il lui faut trouver une perle rare, précieuse, quelqu'un capable de remplir sa salle, renflouer les caisses et marquer l'histoire du music-hall. Dans l'effervescence de la capitale égyptienne, Bruno Coquatrix entend parler d'une mystérieuse chanteuse qui rendrait fou tout le monde arabe, une digne descendant du prohète, proche de Nasser et qu'on surnommerait le perle du Nil ! Ainsi commence l'improbable histoire des deux récitals livrés par Oum Kalsoum à l'Olympia en 1967 sur fond de guerre au Proche-Orient et de diplomatie de haute volée. Une histoire contée par Martine lagardette, co-autrice avec Farid Boudjellal du roman graphique Oum Kalsoum, l'arme secrète de Nasser paru aux éditions Oxymore. Une séquence réalisée par Jonathan Remy Sujets traités : Oum Kalsoum , Egyptienne, Olympia, Bruno Coquatrix Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 15 décembre 2023.Avec cette semaine :Francis Wolff, philosophe.David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.L'HUMANISME EN CRISEFrancis Wolff, vous êtes philosophe et professeur émérite à l'École normale supérieure. Qu'est-ce que philosopher ? « Chanter comme un castrat du 18e siècle, dites-vous, avec une voix d'enfant et une technique d'adulte. » Ainsi votre œuvre s'est-elle construite autour des interrogations de l'enfance – « qu'est-ce que ? » ; « pourquoi ? » – et des réponses rigoureuses de la raison philosophique. En reprenant la métaphore de Descartes, vous comparez votre philosophie à un arbre dont les racines seraient votre ontologie, le tronc votre anthropologie et les branches votre éthique, votre politique et votre esthétique.Filons cette métaphore : nous vous invitons afin d'interroger la branche politique de votre arbre, le Plaidoyer pour l'universel que vous avez publié en 2019 et dans lequel vous cherchiez à refonder une idée en crise aujourd'hui : l'humanisme. Cette branche repose sur votre tronc anthropologique – Qu'est-ce que l'homme ? Ou plutôt qu'est-ce qui est propre à l'homme ? Pour vous, ce n'est ni la raison, ni le langage, mais leur union indissociable, ce que vous appelez la « raison dialogique ». Cette définition vous permet de fonder, en raison, une éthique humaniste, universelle, qui repose sur le principe de réciprocité, et dont la traduction politique est l'idéal démocratique avec son accomplissement à l'échelle de l'humanité, l'idéal cosmopolitique.Si ces considérations peuvent sembler abstraites, elles sont en réalité très concrètes, en particulier lorsque vous les utilisez comme critère d'évaluation des valeurs. Vous montrez que sont antihumanistes toutes valeurs fondées sur l'inégalité a priori des humains, comme le racisme ou le nationalisme, ainsi que toute application du principe d'égalité qui trahit le principe de réciprocité, comme l'antispécisme.Pour ce qui est de la guerre au Proche-Orient, fidèle à ce principe de réciprocité, vous espérez que « chaque peuple surmonte un instant sa propre souffrance pour percevoir le peuple ennemi (usurpateur ou assassin) comme susceptible de souffrir lui aussi », et vous défendez la « la seule solution raisonnable et universelle » : deux États dans des frontières sûres et reconnues par la communauté internationale. Ceci n'est pas contradictoire avec votre utopie cosmopolitique. D'abord parce qu'il s'agit moins d'un but – ce que vous appelez une utopie en acte – que d'un idéal régulateur. Ensuite parce que cet idéal cosmopolitique ressemble davantage à une confédération mondiale de fédérations régionales démocratiques.En 2018, dans une recension de votre ouvrage Trois utopies contemporaines qu'il avait faite pour la fondation Jean Jaurès, David Djaïz avait pointé les risques de dépolitisation que comporte un tel projet et défendait plutôt des États-Nations ouverts sur le monde. Comme lui Nicole Gnesotto et Lionel Zinsou ont beaucoup de questions à vous poser.Mais avant de laisser mes camarades vous interroger et user de leur « raison dialogique », pourriez-vous revenir sur ce concept fondamental, puisque c'est à partir de cette définition de l'homme que s'articule toute votre réflexion sur l'humanisme ?Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:15:04 - Le journal de 18h00 - Les négociations entre Israël et le Liban sont dans l'impasse. En revanche, les menaces entre le Hezbollah libanais et Israël sont relancées après une frappe meurtrière ce samedi matin, menée par Israël sur le Liban. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:04 - Les journaux de France Culture - Les négociations entre Israël et le Liban sont dans l'impasse. En revanche, les menaces entre le Hezbollah libanais et Israël sont relancées après une frappe meurtrière ce samedi matin, menée par Israël sur le Liban. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:54:31 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Malgré les violences au Proche-Orient et la montée de l'antisémitisme et de l'islamophobie en Europe, juifs et musulmans coexistent sans tensions majeures à Sarajevo, ville multiculturelle qui a toujours entretenu le "komsiluk", le bon voisinage. - équipe : La Rédaction de France Culture, Annie Brault, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:59 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Malgré les violences au Proche-Orient et la montée de l'antisémitisme et de l'islamophobie en Europe, juifs et musulmans coexistent sans tensions majeures à Sarajevo, ville multiculturelle qui a toujours entretenu le "komsiluk", le bon voisinage. - équipe : La Rédaction de France Culture, Annie Brault, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Plusieurs personnes ont été tuées ces derniers jours, tandis qu'une Palestinienne enceinte a perdu son bébé, faute de pouvoir passer un checkpoint et d'être hospitalisée. La France rappelle à l'armée israélienne sa « responsabilité de protéger les populations civiles ». Un article de Nejma Brahim, publié le 28 juillet 2026 sur Mediapart, lu par Jeremy Zylberberg. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le défilé militaire du 14-Juillet est bien plus qu'une cérémonie républicaine. Derrière les avions, les blindés et les uniformes qui remontent les Champs-Élysées, se joue aussi une bataille économique. Véritable vitrine du savoir-faire français, l'événement est devenu un rendez-vous incontournable pour l'industrie de la défense, à l'heure où le réarmement mondial accélère. Comme chaque 14-Juillet, près de 7 000 femmes et hommes défilent sur les Champs-Élysées, accompagnés de centaines d'avions, d'hélicoptères et de véhicules militaires. Mais derrière la symbolique républicaine et la démonstration de force, le défilé est aussi un immense rendez-vous d'affaires. Dans la tribune présidentielle et autour de la place de la Concorde, il n'y a pas seulement des responsables politiques et des diplomates. Des délégations militaires étrangères sont également présentes pour observer les matériels français et poursuivre des discussions engagées parfois depuis plusieurs mois. Chaque appareil qui survole Paris, chaque blindé qui descend les Champs-Élysées, chaque équipement présenté est scruté avec attention. Pour les industriels français, le défilé constitue une vitrine unique de leur savoir-faire, dans un décor qu'aucun salon professionnel ne peut reproduire. À lire aussiL'Europe se réarme, le secteur de la défense se frotte les mains Un marché de la défense en pleine accélération Cette année, le contexte géopolitique donne une dimension encore plus stratégique au défilé. Avec la guerre en Ukraine, les tensions au Proche-Orient et le réarmement engagé dans de nombreuses régions du monde, le marché mondial de la défense connaît une forte accélération. Les budgets militaires augmentent, les États cherchent à reconstituer leurs stocks, à moderniser leurs armées et à se doter rapidement de nouveaux équipements. Dans ce contexte, les industriels français bénéficient de nombreuses opportunités, même si la concurrence s'intensifie face aux groupes américains, sud-coréens ou encore turcs. La France s'est d'ailleurs imposée comme le deuxième exportateur mondial d'armement, derrière les États-Unis. Le Rafale illustre parfaitement cette dynamique. L'avion de combat de Dassault est devenu la locomotive des exportations françaises, avec des commandes qui se comptent désormais par centaines d'appareils. Et lorsqu'un pays achète un Rafale, il n'achète pas seulement un avion : il signe aussi pour des décennies de maintenance, de formation, de pièces détachées et de fournitures de missiles. Mais le succès français ne repose pas uniquement sur les avions de chasse. Les canons Caesar, dont les performances ont été remarquées en Ukraine, les frégates, les sous-marins, les hélicoptères, les missiles ou encore les radars de Thales séduisent eux aussi de nombreux pays. À lire aussiLa guerre au Moyen-Orient relance le marché mondial de la défense aérienne Le défi des industriels : produire plus vite Ces exportations donnent un bol d'air à la balance commerciale française, mais elles créent aussi un paradoxe pour les industriels du secteur. La filière de défense emploie plus de 200 000 personnes, directement ou indirectement. Pourtant, les carnets de commandes sont aujourd'hui si remplis que certaines usines peinent à suivre le rythme. Les industriels investissent massivement pour augmenter leurs capacités de production. Ils recrutent, agrandissent leurs sites, automatisent certaines chaînes et cherchent à sécuriser leurs sous-traitants. Malgré cela, plusieurs sites sont confrontés à des goulots d'étranglement qui ralentissent les livraisons. Or, dans un contexte où les besoins militaires sont immédiats, attendre plusieurs années avant d'être livré peut pousser certains clients à se tourner vers d'autres fournisseurs. Le défi de l'industrie française de la défense n'est donc plus seulement de vendre ses équipements. Il est désormais de les produire en quantité suffisante et surtout suffisamment vite.
C dans l'air du 11 juillet 2026 - Air Force One de Trump : panique sur le tarmac L'avion Air Force One offert par le Qatar au président américain est-il sûr ? En renonçant cette semaine à l'utiliser pour quitter le sommet de l'Otan en Turquie, Donald Trump a ravivé les peurs sur la sécurité de cet avion. Le chef d'État américain a finalement privilégié l'appareil présidentiel actuellement en service, sur fond de préoccupations croissantes concernant d'éventuelles menaces iraniennes contre des responsables américains. Selon certains médias, Israël aurait transmis aux États-Unis des renseignements informant d'un projet iranien visant à assassiner Trump.Pendant ce temps, malgré leur proximité affichée, la relation entre Trump et Netanyahu continue d'être marquée par une méfiance réciproque. Le président américain soutient Israël mais reproche régulièrement au Premier ministre israélien de l'entraîner dans une confrontation avec l'Iran. De son côté, Netanyahu tente d'influencer les décisions de Washington, sans pour autant exercer un contrôle sur Trump, qui agit avant tout selon ses propres intérêts.Depuis son retour au pouvoir, le locataire de la Maison Blanche a en tout cas vu sa fortune tripler. Celle-ci est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026 selon Forbes. C'est principalement la cryptomonnaie qui fait exploser ses revenus. Selon sa déclaration financière, ses activités dans ce secteur pourraient lui avoir rapporté plus de 1,2 milliard de dollars.Alors, pourquoi Washington a renoncé à utiliser l'avion offert par le Qatar ? Quelle est la relation exacte entre Trump et Netanyahu ? Comment expliquer le fort enrichissement de Trump depuis 2024 ?Nos experts :- David KHALFA - Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Fondation Jean Jaurès, consultant spécialiste du Proche-Orient- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter et auteure de Géopolitique du Sahel- Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin- David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques. Auteur de La république islamiste en crise systémique- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde librePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
C dans l'air du 11 juillet 2026 - Air Force One de Trump : panique sur le tarmacNos experts :- David KHALFA - Co-directeur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Fondation Jean Jaurès, consultant spécialiste du Proche-Orient- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter et auteure de Géopolitique du Sahel- Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin- David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques. Auteur de La république islamiste en crise systémique- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre
Après des semaines d'inquiétude autour du détroit d'Ormuz, le marché pétrolier connaît un spectaculaire retournement. Les exportations repartent, les producteurs augmentent leurs volumes et certains analystes évoquent désormais une possible surabondance de pétrole... Une situation qui pourrait faire baisser les prix du baril, soutenir le pouvoir d'achat, mais aussi fragiliser les pays producteurs. Il y a encore quelques semaines, tout le monde redoutait un choc pétrolier majeur avec un raisonnement simple : si le détroit d'Ormuz était durablement bloqué, près de 20% du pétrole mondial ne pourrait alors plus circuler, les prix s'envoleraient et l'économie mondiale subirait une nouvelle crise énergétique. Or, c'est finalement l'inverse qui est en train de se produire : les exportations repartent progressivement à la hausse, les pays du Golfe remettent leurs puits en service et l'Opep augmente à nouveau sa production. Dans le même temps, plusieurs grands producteurs cherchent à vendre davantage de pétrole. Résultat : le marché est aujourd'hui largement approvisionné. À cela s'ajoute une véritable guerre des prix entre certains producteurs. L'Arabie saoudite, deuxième producteur mondial, a récemment abaissé ses prix de vente afin de rester compétitive. Une stratégie qui pousse les autres pays exportateurs à s'aligner pour conserver leurs parts de marché. Mais cette dynamique s'inscrit également dans un contexte particulier, avec une demande mondiale qui progresse moins vite que la production. Les producteurs continuent pourtant d'extraire du pétrole afin de préserver leurs recettes et de rentabiliser leurs installations. C'est précisément cette rencontre entre une offre en hausse et une demande qui ralentit qui explique la baisse actuelle des cours. Certains analystes estiment même que le prix du baril pourrait revenir autour de 60 dollars dans les prochains mois. À lire aussiAccord Iran-États-Unis: pourquoi le pétrole baisse mais l'inflation pourrait durer Pourquoi cette baisse des prix du pétrole est une bonne nouvelle pour les consommateurs Pour les ménages, cette situation est plutôt favorable. Le premier effet est bien sûr visible à la pompe. Si les cours du pétrole poursuivent leur baisse, les carburants pourraient devenir moins chers. Mais les conséquences vont bien au-delà. Le pétrole est utilisé dans de très nombreux secteurs: les transports, l'agriculture, la pétrochimie, l'industrie ou encore l'aviation. Lorsque son prix diminue, les coûts de production de nombreuses entreprises baissent également. À terme, cela peut soutenir le pouvoir d'achat, limiter les tensions inflationnistes et faciliter la baisse des taux d'intérêt par les banques centrales. En d'autres termes, un pétrole moins cher peut constituer un véritable soutien pour l'économie mondiale. À lire aussiBP, TotalEnergies: la guerre au Proche-Orient dope les bénéfices des majors pétrolières Les pays producteurs confrontés à un véritable piège économique Cette baisse des prix est en revanche beaucoup plus problématique pour les grands pays exportateurs. L'Arabie saoudite, l'Irak, la Russie ou encore l'Algérie financent une part importante de leurs budgets grâce aux revenus du pétrole. Si le prix du baril recule durablement, leurs recettes diminuent mécaniquement. Le piège est alors bien connu : pour compenser ces pertes, chaque pays est tenté d'augmenter sa production afin de vendre davantage de pétrole. Mais cette stratégie accentue encore la surabondance du marché et entretient la baisse des prix. C'est tout le défi auquel sont aujourd'hui confrontés les membres de l'Opep. Depuis plusieurs décennies, leur objectif consiste à limiter la production afin de soutenir les cours du pétrole. Mais lorsque chaque État cherche avant tout à préserver ses recettes, cette discipline devient beaucoup plus difficile à maintenir. Pour autant, rien n'est définitivement joué. Le marché pétrolier reste extrêmement sensible au contexte géopolitique. Toute cette nouvelle dynamique repose aujourd'hui sur une hypothèse : que l'accalmie au Moyen-Orient se poursuive. Si les tensions devaient reprendre ou si le détroit d'Ormuz était de nouveau perturbé, les prix du pétrole pourraient repartir rapidement à la hausse. Autrement dit, le marché est peut-être entré dans une nouvelle phase de surabondance, mais il reste suspendu à l'évolution d'une région qui demeure l'un des principaux centres névralgiques de l'énergie mondiale. À lire aussiPétrole: pourquoi un baril à 250 dollars devient crédible
L'émission 28 minutes du 22/06/2026 Le Liban est-il à un point de bascule de son histoire ? Au Liban, plus de 4 000 personnes ont perdu la vie et plus d'un million ont été forcées de fuir leurs habitations, depuis le début des frappes israéliennes, le 2 mars dernier. Les civils subissent un conflit marqué par des bombardements intenses et des routes régulièrement coupées. La mise en place d'une “zone tampon” couvrant environ 6% du territoire, située au sud Liban, est qualifiée par Israël de “zone de défense” contre le Hezbollah, et par Beyrouth de “zone d'occupation”. Dans le cadre d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, un cessez-le-feu a été conclu, le 19 juin, entre Israël et le Hezbollah, mais les frappes israéliennes continuent sur le sud Liban. La question libanaise sera au cœur des négociations, qui commencent ce lundi 22 juin en Suisse entre les émissaires iraniens et américains. On en débat avec Danielle Arbid, cinéaste franco-libanaise, Benjamin Petrover, journaliste spécialiste des questions internationales et Karim Emile Bitar, professeur associé à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, spécialiste du Proche-Orient28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 22 juin 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
durée : 00:10:39 - Les interviews d'Inter - par : Ali Baddou, Marion L'Hour - Avec Alain Frachon, éditorialiste international au Monde, qui signe la préface de « Menaces actuelles et futures vues par la CIA » aux éditions de l'Equateur. - invités : Alain Frachon Journaliste, spécialiste des questions internationales Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Franck Ferrand nous emmène dans les fastes de la Belle Époque à la découverte de l'hôtel Jacquemart-André, un véritable écrin d'art et de luxe ayant abrité la vie de deux collectionneurs passionnés.Dès l'inauguration de ce somptueux hôtel particulier en 1876, la presse de l'époque ne tarit pas d'éloges sur la splendeur de la fête donnée par son propriétaire, Édouard André, l'un des hommes les plus riches de la Troisième République. Mais ce n'est que le début d'une histoire captivante, celle de la constitution d'une collection d'art d'une richesse exceptionnelle.Après une carrière militaire et politique, Édouard André se tourne vers sa véritable passion : l'art. Épaulé par son épouse Nelly Jacquemart, une artiste peintre de renom, le couple se lance dans des voyages à travers l'Europe et le Proche-Orient pour dénicher les plus belles œuvres. De Venise à Florence, de Paris à Istanbul, leur quête effrénée les mène aux quatre coins du continent, rapportant dans leur sillage une collection d'une diversité et d'une qualité époustouflantes.De la peinture vénitienne aux bronzes florentins, en passant par les tapisseries flamandes, l'hôtel Jacquemart-André devient peu à peu un véritable musée privé, abritant l'une des plus belles collections d'art de la Belle Époque. Après la disparition prématurée d'Édouard, sa veuve Nelly poursuit cette aventure, complétant et enrichissant sans relâche ce trésor qu'elle lègue finalement à l'Institut de France.Aujourd'hui, cet hôtel particulier fait la fierté de Paris, offrant aux visiteurs un voyage dans le temps au cœur de la splendeur d'une époque révolue.
Il semble le grand perdant de l'accord conclu entre les Etats-Unis et l'Iran. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne voulait pas d'une fin de la guerre, elle lui a pourtant été imposée sans concertation par Donald Trump. Les deux hommes ont toujours été très proches mais ces derniers temps le Président américain a montré à plusieurs reprises son agacement à l'égard du chef du gouvernement israélien. Sur quoi repose l'alliance entre les Etats-Unis et Israël ? Comment peut-elle évoluer ? Quelles conséquences sur le visage du Moyen-Orient de demain ? Pour en débattre : Didier Billion, chercheur en Relations internationales, directeur adjoint de l'Iris Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'Institut de relations internationales et stratégiques. Avec le dessinateur Bastien Bertine, il publie un roman graphique qui retrace l'histoire des États-Unis, America 250 : Une histoire graphique des États-Unis, publié aux éditions Point Nemo David Elkaïm, spécialiste du Proche-Orient, auteur du livre Histoire des guerres d'Israël de 1948 à nos jours, éditions Tallandier
Il semble le grand perdant de l'accord conclu entre les États-Unis et l'Iran. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne voulait pas d'une fin de la guerre, elle lui a pourtant été imposée sans concertation par Donald Trump. Les deux hommes ont toujours été très proches, mais ces derniers temps le président américain a montré à plusieurs reprises son agacement à l'égard du chef du gouvernement israélien. Sur quoi repose l'alliance entre les États-Unis et Israël ? Comment peut-elle évoluer ? Quelles conséquences sur le visage du Moyen-Orient de demain ? Pour en débattre : - Didier Billion, chercheur en Relations internationales, directeur adjoint de l'Iris - Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'Institut de relations internationales et stratégiques. Avec le dessinateur Bastien Bertine, il publie un roman graphique qui retrace l'histoire des États-Unis, America 250 : Une histoire graphique des États-Unis, publié aux éditions Point Nemo - David Elkaïm, spécialiste du Proche-Orient, auteur du livre Histoire des guerres d'Israël de 1948 à nos jours, éditions Tallandier.
L'accord annoncé entre Washington et Téhéran a immédiatement rassuré les marchés financiers. Les cours du pétrole ont reculé et les Bourses ont rebondi. Pourtant, cette détente géopolitique pourrait ne pas suffire à faire disparaître les tensions inflationnistes. Difficile de passer à côté de l'accord trouvé entre les États-Unis et l'Iran. Au-delà de sa dimension géopolitique, cette entente entre Washington et Téhéran comporte également des conséquences économiques majeures. La réaction des marchés ne s'est d'ailleurs pas fait attendre. Les investisseurs ont accueilli avec enthousiasme cette perspective de désescalade, faisant reculer les cours du pétrole et progresser les places boursières. Le raisonnement est simple. Moins de tensions au Moyen-Orient signifie moins de risques sur l'approvisionnement mondial en pétrole, donc un baril moins cher et, à terme, une inflation qui ralentit. Mais cet optimisme reste mesuré. Car l'accord demeure partiel, fragile et soumis à de nombreuses conditions politiques et techniques. En d'autres termes, les marchés ont intégré l'idée d'une accalmie alors que le retour à une situation totalement normale est encore loin d'être acquis. À lire aussiBP, TotalEnergies: la guerre au Proche-Orient dope les bénéfices des majors pétrolières Pourquoi le pétrole reste au cœur des tensions inflationnistes Tout se joue autour du pétrole. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite près d'un cinquième de la production mondiale, reste une artère essentielle pour l'approvisionnement énergétique de nombreux pays, notamment en Asie. Lorsque les tensions augmentent dans cette région stratégique, les cours du brut montent rapidement. Et cette hausse finit progressivement par se diffuser dans toute l'économie : transports, industrie, logistique ou encore alimentation voient leurs coûts augmenter. L'effet est souvent différé dans le temps. Même lorsque les cours du pétrole commencent à reculer, l'inflation met plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à ralentir réellement. C'est pourquoi la baisse actuelle du brut ne garantit pas un reflux immédiat de la hausse des prix. À lire aussiPétrole: l'Inde se tourne vers le Venezuela pour sécuriser ses approvisionnements La Chine pourrait relancer les tensions sur les prix Selon plusieurs analystes, l'inflation pourrait même rester plus élevée que prévu en raison du rôle joué par la Chine. Pendant la crise, le ralentissement des importations chinoises de pétrole iranien a contribué à limiter la pression sur le marché mondial de l'énergie. Cette moindre demande a joué un rôle d'amortisseur sur les prix. Mais si l'accord entre Washington et Téhéran se confirme et que Pékin recommence à acheter davantage de brut, la mécanique pourrait rapidement s'inverser. La demande repartirait, le marché pétrolier se retendrait et les pressions inflationnistes pourraient réapparaître. Le paradoxe est donc réel. Une trêve diplomatique pourrait, à moyen terme, soutenir les prix de l'énergie. Sur le plan financier, la nouvelle est rassurante. Sur le plan macroéconomique, elle apparaît beaucoup plus nuancée. À lire aussiLa Chine est-elle la grande gagnante de la guerre au Moyen-Orient? Si les flux énergétiques reprennent dans un marché toujours tendu, la baisse du pétrole pourrait rester limitée et l'inflation se montrer plus persistante qu'espéré. Car les prix n'obéissent jamais aussi rapidement aux annonces diplomatiques. Même lorsqu'un conflit s'apaise, il laisse derrière lui des traces durables : une énergie plus chère, des anticipations inflationnistes plus élevées, des chaînes d'approvisionnement fragilisées et des banques centrales contraintes de maintenir une politique monétaire prudente. Le pire scénario semble aujourd'hui s'éloigner. Mais le retour à une économie pleinement apaisée n'est pas encore garanti. C'est sans doute tout le sens de cette séquence : le conflit s'atténue, mais l'inflation, elle, pourrait bien lui survivre encore plusieurs mois.
durée : 00:03:28 - Le Cours de l'histoire - Il y a plus de 3 000 ans, bien avant les débuts de l'archéologie moderne, des rois et princes du Proche-Orient et de l'Égypte antique creusent déjà pour trouver les traces de leurs prédécesseurs. Ils fouillent pour des motivations religieuses et politiques. - réalisation : Camille Renard, Élodie Piel, Noé Mignard - invités : Hélène Bouillon historienne, conservatrice du patrimoine, adjointe à la directrice du département des Antiquités égyptiennes au musée du Louvre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Existe-t-il une opposition à l'intelligence artificielle ? La réponse est oui, si l'on en croit l'Express, qui s'exclame : « Des étudiants au pape, de l'Occident à l'Asie, l'opposition contre l'intelligence artificielle monte, alimentée par les déclarations tapageuses de la Silicon Valley. » « Étonnamment, remarque l'Express, les jeunes sont en première ligne. » L'hebdomadaire cite une enquête Gallup/Walton/GSV, selon laquelle « seuls 22 % des membres de la génération Z américaine (les 14-29 ans) se disent encore enthousiasmés par l'IA, soit une chute de 14 points en un an ». Comment expliquer ce relatif désamour ? Si l'on en croit l'Express, « les jeunes sont aux premières loges des changements brutaux provoqués par l'IA ». En matière de travail, notamment. Aujourd'hui, nous dit l'hebdomadaire, « la "gen Z" craint d'être remplacée, avant même d'avoir mis un pied dans un open space ». En Allemagne, par exemple, une analyse réalisée par la plateforme de recrutement Stepstone « révèle que la part des offres d'emploi destinées aux débutants a fortement chuté depuis 2023 ». Autre exemple, aux États-Unis : une étude de l'université de Stanford révèle que « les travailleurs âgés de 22 à 25 ans occupant les postes les plus exposés à l'IA (service client, comptabilité ou développement de logiciels) ont connu une baisse de 13 % de l'emploi depuis 2022. » À lire aussiIA : faut-il en avoir peur? Que retiendra l'histoire ? En France, Emmanuel Macron s'apprête à passer la main, après l'élection présidentielle de l'année prochaine, mais il n'a pas dit son dernier mot. En effet, « il veut entrer dans l'histoire », nous dit le Nouvel Obs. « À un an de quitter le pouvoir, explique l'hebdomadaire, le chef de l'État reçoit discrètement biographes, historiens et chroniqueurs de la Vᵉ République. Signe de l'attention quasi obsessionnelle qu'il porte à la manière dont seront racontées ses dix années à l'Élysée. » « Tous, ou presque, projettent d'écrire un livre », poursuit le Nouvel Obs. Emmanuel Macron les reçoit avec attention : dans son bureau du premier étage ou autour de déjeuners qui peuvent parfois s'étirer durant des heures. » L'hebdomadaire s'interroge : « Emmanuel Macron craint-il que l'Histoire ne retienne de lui qu'il n'a été "qu'un président des crises", balloté de l'une à l'autre – "gilets jaunes", pandémie, guerre en Ukraine, embrasement du Proche-Orient ? Ou, plus simplement, qu'elle ne l'oublie ? » « Entre les murs du palais de l'Élysée, assure le Nouvel Obs, Macron estime qu'il peut encore remporter cette bataille-là, celle du récit ». Magistrats sur le banc des accusés En France encore, un fait divers suscite indignation et émotion. Ce fait divers, c'est le meurtre d'une petite fille de 11 ans, Lyhanna, dans le Gers, dans le sud-ouest de la France. Le meurtrier présumé Jérôme Barella, un père de famille de 41 ans, a été arrêté, et dans la foulée, on a appris qu'il avait déjà été accusé de viol, sans que la justice se saisisse de son cas. « Suspect connu, signalements ignorés, lenteurs coupables : le procès de la justice est ouvert après ce naufrage », titre Le Point, selon lequel « le manque de moyens ne justifie pas tout ». Pour l'hebdomadaire, les coupables sont à chercher du côté des magistrats. « Tout le monde manque de moyens (…), dans les hôpitaux, à l'école, dans les universités (…). Est-ce une raison pour ne pas faire son travail ? » À lire aussiAffaire Lyhanna: «S'il y a eu des défaillances, il faut les sanctionner», estime le président de la Conférence nationale des procureurs généraux Responsabilité de l'État La presse du dimanche, elle, donne à voir un autre point de vue. « Affaire Lyhanna : 86 % des Français estiment qu'il y a un problème récurrent dans le fonctionnement des institutions » titre La Tribune Dimanche, selon laquelle « une majorité de Français considère que l'assassinat de la fillette ne relève pas de dysfonctionnements exceptionnels, contrairement à la position de l'exécutif ». « On est arrivé aujourd'hui au bout d'un système », estime de son côté Le Parisien Dimanche : « Les Français assistent au délabrement de leur justice. Il ne s'agit pas d'un problème de désorganisation, ni de faute individuelle, mais de l'incapacité de l'État à protéger même les plus fragiles. » À lire aussiAffaire Lyhanna: face à l'émotion en France, le gouvernement prend des premières mesures Adieu aux livres Enfin, Afrique XXI nous invite à découvrir les librairies du Mali. Disons-le d'entrée de jeu, la situation n'est pas florissante. « Autrefois vibrionnante à Bamako, la vente de livres semble au plus bas », explique Afrique XXI. « Les habitudes ont bien changé, entre l'achat de copies bon marché dans la rue, l'avènement d'Internet et un désintérêt pour le livre chez les plus jeunes ». Le journal en ligne a rencontré Magatte N'Diaye, qui vient de fermer les portes de sa librairie, à Bamako, faute de clients et malgré ses efforts pour intéresser les enfants, notamment lors d'ateliers de lecture. Elle exprime ses regrets. « Chaque librairie qui ferme est un espace de pensée qui disparaît. »
durée : 00:03:18 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Des militants de la paix israéliens et palestiniens se retrouvent aujourd'hui à Paris autour de la solution des deux États au Proche-Orient. Mais leur impact est limité dans leurs sociétés, tout comme l'influence française, rejetée par Israël et tenue à distance par les États-Unis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:18 - InterNational - par : Pierre Haski - Des militants de la paix israéliens et palestiniens se retrouvent aujourd'hui à Paris autour de la solution des deux États au Proche-Orient. Mais leur impact est limité dans leurs sociétés, tout comme l'influence française, rejetée par Israël et tenue à distance par les États-Unis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:18 - Le 6/9 de l'été - par : Pierre Haski - Des militants de la paix israéliens et palestiniens se retrouvent aujourd'hui à Paris autour de la solution des deux États au Proche-Orient. Mais leur impact est limité dans leurs sociétés, tout comme l'influence française, rejetée par Israël et tenue à distance par les États-Unis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire de ce supplément, nous ouvrons avec la situation au Proche-Orient. Chaque jour, Israël poursuit son offensive meurtrière au Liban. Le chaos règne, les négociations ne donnent pas grand-chose, et côté israélien, les plus ultras entretiennent la mécanique guerrière... 2è partie : les agriculteurs ne sont pas contents globalement en France, cours trop bas, polémique sur l'utilisation d'engrais et de pesticides et la sécheresse qui s'aggrave. Comment maintenir l'irrigation malgré tout? Dans le nord d'Israël : une trêve qui n'en est pas une Quelques jours après le début de l'offensive israélo-américaine en Iran, le Hezbollah libanais se jette, le 2 mars 2026, dans le conflit et attaque Israël. La riposte sera très meurtrière : plus de 3 000 morts au Liban, un million de déplacés. Sur le papier, depuis le 17 avril, il y a un cessez-le-feu, mais sur le terrain, il n'en est rien... Les frappes israéliennes massives sur le Liban se poursuivent et le Hezbollah continue d'attaquer. RFI vous conduit aujourd'hui dans le nord d'Israël. Ils s'appellent Ori, Yuval ou Ella... Après 3 mois de bombardements, ils sont à bout de nerfs. RFI a consacré, le 3 juin 2026, une journée spéciale au Liban présentée de Beyrouth, le Liban qui a recensé plus de 3 000 morts et plus d'un million de déplacés depuis le 2 mars dernier. Un Grand reportage de Frédérique Misslin qui s'entretient avec Jacques Allix. Agriculture : dans le sud de la France, le grand défi du partage de l'eau À l'heure du Salon international de l'agriculture à Paris, la colère paysanne gronde toujours en France. Normes contraignantes, concurrence exacerbée par l'accord UE / Mercosur, gestion de l'épidémie bovine… et il faut ajouter à cela la sécheresse. À cause du réchauffement climatique, de plus en plus d'agriculteurs manquent d'eau et la question du partage de la ressource est devenue épineuse. Illustration dans le sud de la France, dans la région de Perpignan. L'été dernier (2025) : fleuves à sec, cultures desséchées… squelettes d'abricotiers et de vignes arrachés. En perspective pour résoudre le problème : un tuyau de 10 km pour dériver une partie d'un cours d'eau afin de sécuriser l'irrigation. Mais ce projet ne fait pas l'unanimité, y compris chez les agriculteurs… Un Grand reportage de Laura Salabert qui s'entretient avec Jacques Allix.
durée : 00:19:55 - Le journal de 18h00 - Encore un cran de plus dans l'escalade de la riposte israélienne au Liban. Benjamin Netanyahou a affirmé cet après-midi que ses troupes opéraient désormais au-delà du fleuve Litani. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:19:55 - Les journaux de France Culture - Encore un cran de plus dans l'escalade de la riposte israélienne au Liban. Benjamin Netanyahou a affirmé cet après-midi que ses troupes opéraient désormais au-delà du fleuve Litani. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La venue imminente de Delcy Rodriguez en Inde illustre les bouleversements énergétiques provoqués par la crise au Proche-Orient. Fragilisée par les perturbations dans le détroit d'Ormuz, New Delhi cherche à sécuriser ses approvisionnements en pétrole en diversifiant ses partenaires. Et dans cette nouvelle stratégie, le Venezuela prend une place grandissante. La présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, est attendue en Inde dans la semaine. Une visite loin d'être uniquement diplomatique. Derrière ce déplacement se jouent des enjeux économiques et énergétiques majeurs pour New Delhi. Car depuis les perturbations dans le détroit d'Ormuz, l'Inde repense en profondeur son approvisionnement en pétrole. Et pour comprendre cette inquiétude, il faut rappeler un chiffre : l'Inde importe environ 85% du pétrole qu'elle consomme. Autrement dit, son économie dépend massivement de l'extérieur pour fonctionner. Historiquement, près de la moitié de ce pétrole provient du Golfe, qu'il s'agisse de l'Arabie saoudite, de l'Irak, des Émirats arabes unis ou encore du Koweït. Or, ces flux transitent en grande partie par le détroit d'Ormuz, véritable point névralgique du commerce pétrolier mondial. Mais avec les tensions actuelles au Moyen-Orient, cette route maritime est devenue beaucoup plus incertaine. Les perturbations logistiques compliquent l'approvisionnement indien et font peser un risque direct sur l'activité économique du pays. Pour New Delhi, la question est désormais stratégique. Il ne s'agit plus seulement de trouver du pétrole moins cher, mais surtout d'être certain qu'il arrivera. À lire aussiLes vagues de chaleur en Asie aggravent la crise économique et la flambée des prix Pourquoi le Venezuela devient un partenaire clé pour New Delhi Face à cette situation, la stratégie de l'Inde est claire : diversifier au maximum ses fournisseurs. Acheter à plusieurs pays afin de réduire sa dépendance à une seule région du monde. Cette logique n'est pas nouvelle. Après l'invasion de l'Ukraine, New Delhi avait déjà massivement augmenté ses achats de pétrole russe, alors même que l'Europe réduisait fortement ses importations depuis Moscou. Le pétrole russe, vendu à prix réduit, permettait alors à l'Inde de limiter sa facture énergétique tout en soutenant sa croissance. Mais aujourd'hui, cette stratégie montre ses limites. Le pétrole russe reste essentiel, mais il ne suffit plus à lui seul. L'Inde cherche désormais un second pilier énergétique. Et c'est là que le Venezuela entre en jeu. En mai, Caracas est ainsi devenu le troisième fournisseur de pétrole brut de l'Inde, derrière la Russie et les Émirats arabes unis. Une progression spectaculaire pour un pays longtemps marginalisé par les sanctions américaines. L'atout principal du Venezuela réside dans le prix compétitif de son pétrole. Son brut est lourd et plus soufré, donc moins valorisé sur le marché international. Mais cela représente justement une opportunité pour l'Inde. Certaines raffineries indiennes, notamment celles de Reliance Industries, sont capables de traiter efficacement ce type d'hydrocarbure. Le pétrole vénézuélien correspond donc parfaitement aux besoins industriels du pays. Les États-Unis suivent de très près le rapprochement entre l'Inde et le Venezuela Pour Caracas, l'objectif est désormais simple : vendre davantage de pétrole à l'Inde, dont les besoins énergétiques continuent d'exploser. La population augmente, la classe moyenne consomme davantage et l'industrialisation s'accélère. Le partenariat apparaît donc pragmatique et potentiellement gagnant-gagnant pour les deux pays. Mais cela ne signifie pas pour autant que l'Inde tourne le dos au Golfe ou à la Russie. New Delhi cherche surtout à réduire ses risques en multipliant les fournisseurs et les routes d'approvisionnement. Autre élément important : c'est le secrétaire d'État américain qui a lui-même révélé la prochaine visite de Delcy Rodriguez en Inde. Un signal qui montre à quel point Washington suit ce dossier de près. Car les États-Unis cherchent eux aussi à redessiner les flux énergétiques mondiaux. Leur stratégie consiste à réduire la dépendance de leurs partenaires au pétrole russe et iranien, tout en favorisant davantage de pétrole américain mais aussi vénézuélien. Dans ce contexte, si l'Inde augmente ses achats de brut vénézuélien, cela pourrait aussi être perçu comme une victoire stratégique pour Washington.
durée : 00:54:53 - Les interviews d'Inter - par : Alexandra Bensaid - La députée écologiste Sandrine Rousseau est l'invitée de Questions politiques ce dimanche sur France Inter. Au programme cette semaine : la guerre au Proche et au Moyen-Orient, l'affaire Patrick Bruel, la crise du carburant en France et l'élection présidentielle de 2027 qui approche. - réalisation : Amaury Bocher, Fabienne Le Moal - invités : Sandrine Rousseau Économiste et femme politique française Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
(00:00:26) Liban: soigner sous les bombes, le témoignage de Tania Hachem (MSF) (00:08:16) Les journalistes libanais victimes de la guerre et des divisions (00:12:08) La Palestine racontée par les mots et la poésie
C dans l'air du 9 mai 2026 - Ormuz : quand l'Iran fait trembler l'économie mondialePlus de deux mois après son déclenchement, la guerre en Iran a provoqué un choc économique mondial majeur. Son principal symbole : le blocus du détroit d'Ormuz, point clé du commerce international, par lequel 20 % du pétrole mondial et une partie importante du gaz y transitent. Les perturbations maritimes ont fait exploser les coûts du transport, des assurances et des matières premières. Le FMI alerte désormais sur un risque de ralentissement mondial durable avec une inflation en forte hausse. Les pays asiatiques sont les plus fragilisés. La Chine, l'Inde, le Japon ou la Corée du Sud dépendent fortement du pétrole et du gaz venant du Golfe. La hausse des prix menace leurs industries, leurs transports et même la production de semi-conducteurs, essentielle pour l'électronique et l'intelligence artificielle. Plusieurs analystes craignent aussi des pénuries et des retards dans les chaînes d'approvisionnement mondiales. L'Europe subit également de fortes conséquences économiques. Les prix du gaz et des carburants ont fortement augmenté, ce qui relance l'inflation et ralentit la croissance. Des secteurs comme la chimie, la sidérurgie, l'agroalimentaire ou les transports voient leurs coûts exploser. Selon des économistes, une guerre longue pourrait provoquer un choc économique avec des risques de récession. En France, les conséquences économiques de la guerre au Proche-Orient se font sentir jusque dans le quotidien des habitants, notamment à travers la hausse des prix de l'énergie et des carburants. À Dunkerque, les bus gratuits sont devenus une solution concrète pour de nombreux habitants qui cherchent à réduire leurs dépenses, faute de pouvoir suivre l'augmentation du prix de l'essence. En France, la colère gronde pour de nombreux ménages faisant face à des dépenses qui s'accumulent et au sentiment de subir des effets d'une crise internationale sur laquelle ils n'ont aucune prise. Conscient de ces difficultés, Sébastien Lecornu a promis des mesures supplémentaires : « changer d'ampleur et d'échelle », sans pour autant retomber dans le « quoi qu'il en coûte », car la France n'en a plus les moyens. Au RN, qui réclame la baisse des taxes sur le carburant ou LFI qui souhaiterait le blocage des prix, le Premier ministre répond qu'il n'y toujours pas « d'argent magique ». Mais la crise a aussi ses gagnants… Le blocage du détroit d'Ormuz est une aubaine pour les producteurs de pétrole américains, qui voient s'ouvrir de nouveaux champs d'extraction avec la montée des prix du baril, et récupèrent de nouveaux clients. Dans le Midland, au Texas, une de nos équipes est allée auprès de ces trumpistes invétérés, convaincus que la transition écologique est une « erreur ». Comment la hausse du pétrole et du gaz se répercute-t-elle sur l'économie mondiale ? Pourquoi les pays asiatiques sont-ils les plus dépendants et les plus exposés ? Comment la hausse des prix de l'énergie impacte-t-elle concrètement les ménages français ?Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de « L'horizon des possibles » chez Robert Laffont - Erwan BENEZET - Journaliste au service économique et politique du Parisien-Aujourd'hui en France, auteur de « Le grand bazar de l'énergie » aux éditions Arthaud - Fanny GUINOCHET, éditorialiste économique sur France Info - Anne-Sophie ALSIF - Cheffe économiste au Cabinet d'analyse économique BDO France
Focus sur le Proche-Orient et les conséquences de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l'Iran. Au Liban, Israël a lancé une vaste opération d'occupation-destruction. L'armée israélienne a envahi toute une frange frontalière dans le sud. Et en Cisjordanie occupée, Israël joue avec l'attention internationale portée sur l'Iran pour accélérer la colonisation. À l'ombre de la trêve, l'anéantissement du sud du Liban Une trêve au Liban est entrée en vigueur mi-avril 2026. Trêve relative. Après cette date, la pluie de missiles israéliens s'est calmée, mais les bombardements se sont poursuivis dans le sud et l'est du pays, et le Hezbollah a continué ses attaques. L'État hébreu occupe toujours des dizaines de municipalités dans le sud du Liban et publie quasi-quotidiennement des vidéos de dynamitage et de destructions au bulldozer. Politique de la terre rase diffusée en direct sur les réseaux sociaux destinée à empêcher le retour chez eux de 1 200 000 déplacés. Notre correspondante a suivi le retour, là où c'est possible, de certains d'entre eux. Un retour sur des ruines. Un retour tant rêvé depuis 2023, lorsque le Hezbollah a ouvert contre Israël un « front de soutien » à Gaza, suite aux attaques terroristes du 7 octobre en Israël. Un Grand reportage de Sophie Guignon qui s'entretient avec Jacques Allix. Cisjordanie, sous les missiles, l'occupation En Cisjordanie occupée, les Palestiniens ont vécu, comme ailleurs, la guerre contre l'Iran. Passe d'armes à coups de missiles iraniens et de contre-missiles israéliens. Un conflit que les Palestiniens n'ont pas souhaité… Et pour lequel ils n'étaient pas protégés. Dans le même temps, ce duel fusées contre fusées et l'état d'urgence n'ont certainement pas freiné la colonisation israélienne de la Palestine, bien au contraire. Un Grand reportage d'Alice Moreno qui s'entretient avec Jacques Allix.
Imaginer à quoi pouvait bien ressembler la vie quotidienne des gens il y a 4 000 ans, c'est clairement pas évident ! Sauf quand on a les bonnes sources à disposition ! Par exemple, sur le site de Kültepe, en Turquie actuelle, des milliers de lettres en écriture cunéiforme ont été retrouvées, qui permettent de découvrir la vie de ces personnes, en particulier de femmes qui en ont écrites, et d'aborder plein de thèmes pouvant aller du commerce international à la vie familiale, en passant par le divorce, eh oui déjà à cette époque ! C'est vraiment passionnant, et pour en savoir plus, j'ai eu le plaisir de recevoir Cécile Michel dans un nouvel entretien historique en partenariat avec les Éditions du Seuil ! Cécile est une historienne et assyriologue, actuellement Directrice de Recherche au CNRS et professeure à l'Université de Hambourg. Elle est également membre de la mission archéologique de Kültepe. Dans ce cadre, elle travaille au déchiffrement et à l'analyse des milliers de tablettes découvertes sur place. Elle a ainsi pu retracer le parcours d'une vingtaine de femmes dans son livre Quand les femmes écrivaient l'Histoire. Entre la Mésopotamie et l'Anatolie il y a 4 000 ans paru fin mars 2026 chez les Éditions du Seuil. Bref, vous avez compris de quoi on va parler aujourd'hui !Bonne écoute !➤ Découvrez le livre de Cécile, “Quand les femmes écrivaient l'Histoire. Entre la Mésopotamie et l'Anatolie il y a 4 000 ans“, paru chez les Éditions du Seuil : https://bit.ly/quandlesfemmesecrivaientlhistoire_seuil_NB !➤ Pour aller plus loin, découvrez :➜ Les Brèves mésopotamiennes : https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/breves-mesopotamiennes/➜ Le film documentaire “Ainsi parle Tarām-Kūbi" : https://images.cnrs.fr/video/7315➜ La page professionnelle de Cécile : https://arscan.parisnanterre.fr/membre/cecile-michel/
durée : 00:02:19 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Guillaume Erner - Le conflit au Proche-Orient est devenu un objet de paris financiers sur des plateformes spécialisées. Cette tendance interroge sur la pratique du délit d'initié et sur les nouvelles manières de spéculer autour des zones de guerre. - réalisation : Félicie Faugère
Des guerriers de deux mètres et demi, aux visages féroces, cachés dans les cols de montagne du Canaan. Cette description ne vient pas d'un roman fantastique. Elle est gravée sur un papyrus vieux de 3 300 ans, conservé aujourd'hui au British Museum de Londres. Alors — vérité historique ou fantasme antique ? Démêlons tout ça.Le Papyrus Anastasi ILe document s'appelle le Papyrus Anastasi I. Il date du XIIIe siècle avant notre ère, sous le règne de Ramsès II, en pleine XIXe dynastie égyptienne. Il a été acquis par le British Museum en 1839 auprès du collectionneur Giovanni Anastasi. Ce n'est donc pas une découverte récente — les égyptologues le connaissent depuis près de deux siècles.Dans ce texte, un scribe militaire nommé Hori écrit à son confrère Amenemope pour le ridiculiser sur sa méconnaissance de la géographie militaire du Levant. Il décrit les dangers d'un col de montagne en Canaan, et mentionne un peuple appelé les Shosu, des nomades semi-guerriers du sud du Levant. La phrase qui a mis le feu aux poudres est celle-ci : ces guerriers mesurent "de quatre à cinq coudées, du pied à la tête, avec des visages féroces et un cœur sans pitié." Une coudée royale égyptienne valant environ 50 centimètres, cela donne des hommes de 2 à 2,5 mètres. Pour les Égyptiens de l'époque, dont la taille moyenne oscillait autour d'1,55 mètre — c'était effectivement colossal.Le lien avec la BibleL'Association for Biblical Research, basée en Pennsylvanie, a relancé l'affaire en voyant dans ce texte une confirmation externe des géants de l'Ancien Testament — les Nephilim, les Réfaïm, les Anakim. Le rapprochement est tentant : même époque, même région géographique, même démesure physique.Ce que disent vraiment les chercheursMais les égyptologues sont formels : le Papyrus Anastasi I est avant tout une lettre satirique et pédagogique. Hori ne rédige pas un rapport militaire objectif — il exagère, dramatise, théâtralise pour impressionner son lecteur et démontrer la dangerosité du terrain. C'est de la rhétorique, pas du journalisme. Et surtout — aucun squelette de taille démesurée, aucune structure architecturale adaptée à de tels corps n'a jamais été mis au jour dans toute la région du Levant.Des hommes de grande stature ont bien existé — certaines populations du Proche-Orient ancien pouvaient atteindre 1,90 mètre, ce qui suffisait à impressionner des contemporains plus petits. Mais une race de géants ? Non. Ce que ce papyrus documente, c'est quelque chose de plus précieux encore : la façon dont les anciens transformaient la peur en légende — et dont nous faisons exactement la même chose, 3 300 ans plus tard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Des guerriers de deux mètres et demi, aux visages féroces, cachés dans les cols de montagne du Canaan. Cette description ne vient pas d'un roman fantastique. Elle est gravée sur un papyrus vieux de 3 300 ans, conservé aujourd'hui au British Museum de Londres. Et depuis quelques mois, elle enflamme Internet. Alors — vérité historique ou fantasme antique ? Démêlons tout ça.Le Papyrus Anastasi ILe document s'appelle le Papyrus Anastasi I. Il date du XIIIe siècle avant notre ère, sous le règne de Ramsès II, en pleine XIXe dynastie égyptienne. Il a été acquis par le British Museum en 1839 auprès du collectionneur Giovanni Anastasi. Ce n'est donc pas une découverte récente — les égyptologues le connaissent depuis près de deux siècles.Dans ce texte, un scribe militaire nommé Hori écrit à son confrère Amenemope pour le ridiculiser sur sa méconnaissance de la géographie militaire du Levant. Il décrit les dangers d'un col de montagne en Canaan, et mentionne un peuple appelé les Shosu, des nomades semi-guerriers du sud du Levant. La phrase qui a mis le feu aux poudres est celle-ci : ces guerriers mesurent "de quatre à cinq coudées, du pied à la tête, avec des visages féroces et un cœur sans pitié." Une coudée royale égyptienne valant environ 50 centimètres, cela donne des hommes de 2 à 2,5 mètres. Pour les Égyptiens de l'époque, dont la taille moyenne oscillait autour d'1,55 mètre — c'était effectivement colossal.Le lien avec la BibleL'Association for Biblical Research, basée en Pennsylvanie, a relancé l'affaire en voyant dans ce texte une confirmation externe des géants de l'Ancien Testament — les Nephilim, les Réfaïm, les Anakim. Le rapprochement est tentant : même époque, même région géographique, même démesure physique.Ce que disent vraiment les chercheursMais les égyptologues sont formels : le Papyrus Anastasi I est avant tout une lettre satirique et pédagogique. Hori ne rédige pas un rapport militaire objectif — il exagère, dramatise, théâtralise pour impressionner son lecteur et démontrer la dangerosité du terrain. C'est de la rhétorique, pas du journalisme. Et surtout — aucun squelette de taille démesurée, aucune structure architecturale adaptée à de tels corps n'a jamais été mis au jour dans toute la région du Levant.Des hommes de grande stature ont bien existé — certaines populations du Proche-Orient ancien pouvaient atteindre 1,90 mètre, ce qui suffisait à impressionner des contemporains plus petits. Mais une race de géants ? Non. Ce que ce papyrus documente, c'est quelque chose de plus précieux encore : la façon dont les anciens transformaient la peur en légende — et dont nous faisons exactement la même chose, 3 300 ans plus tard. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.