Podcasts about moyen orient

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C dans l'air
Mariam Pirzadeh - Manifestations en Iran: Trump s'en mêle

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 3, 2026 12:17


C dans l'air l'invitée du 2 janvier 2026 avec Mariam Pirzadeh, journaliste à France 24, ancienne correspondante à Téhéran.Présentation de Salhia BrakhliaDes affrontements localisés entre manifestants et forces de l'ordre ont fait six morts jeudi dans l'ouest de l'Iran, selon des médias locaux, les premiers depuis le début dimanche d'une mobilisation initialement liée à la vie chère, qui s'est depuis élargie à des revendications politiques. Le mouvement de contestation est parti de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l'hyperinflation et le marasme économique, avant de gagner des universités et de s'étendre à une partie du pays. Le taux d'inflation était en décembre de 52% sur un an, selon des statistiques officielles.Le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que les Etats-Unis étaient "prêts" à intervenir si des manifestants étaient tués en Iran, provoquant une mise en garde de Téhéran contre un risque de "déstabilisation" de la région. "Si l'Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les Etats-Unis d'Amérique viendront à leur secours", a déclaré vendredi Donald Trump sur son réseau Truth Social. "Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir", a-t-il ajouté. Un conseiller du guide suprême iranien, Ali Larijani, a mis en garde Donald Trump contre un risque de "déstabilisation" du Moyen-Orient. "Trump devrait savoir que toute ingérence américaine dans cette affaire interne équivaudrait à déstabiliser toute la région et à nuire aux intérêts américains", a-t-il réagi aujourd'hui sur le réseau social X.Le procureur du district central de la province du Lorestan, dans l'ouest, Ali Hassanvand, a prévenu vendredi que "toute participation à des rassemblements illégaux et toute action visant à troubler l'ordre public" constituaient "des crimes" qui seraient traités "avec la plus grande fermeté par la justice". Il a insisté sur la nécessité de distinguer les manifestants défendant les moyens de subsistance et des émeutiers. "Nul ne peut commettre d'actes illégaux ni menacer la sécurité des personnes sous prétexte de problèmes économiques ou sociaux", a-t-il dit. Trente personnes accusées de "troubles à l'ordre public" ont été arrêtées à Téhéran, a indiqué jeudi soir l'agence Tasnim.Ces protestations sont-elles le signe d'un pouvoir affaibli, sous pression internationale en raison de son programme nucléaire ? Comment va réagir le régime en cas d'intensification des protestations ?

Radio Diploweb
Comment la désinformation influence-t-elle les conflits modernes ? Avec C. Dugoin-Clément

Radio Diploweb

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 26:33


La désinformation est ancienne mais quelles sont ses nouvelles formes ? Planisphère vous offre un tableau actualisé de l'état de la menace, des nouveaux compétiteurs et des nouvelles opportunités. Ukraine, Moyen-Orient, Afrique autant de terrains où la désinformation influence le conflit. Oui, mais comment ? Pour le savoir, nous recevons Christine Dugoin-Clément, Chercheuse à l'Observatoire de l'intelligence artificielle - Université Panthéon-Sorbonne. Auteure de « Géopolitique de l'ingérence russe. La stratégie du chaos », édition PUF. Cette émission a été enregistrée dans le cadre des RSMED à Toulon le 10/10/2025 avec les moyens de RCF Méditerranée et diffusée le 2/12/2025. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Comment-la-desinformation-influence-t-elle-les-conflits-modernes-Avec-C-Dugoin-Clement.htmlExtrait de la synthèse rédigée : "La désinformation n'est pas un phénomène nouveau : elle accompagne les conflits humains depuis toujours. Cependant, les mutations technologiques, la globalisation de l'information et la montée des tensions géopolitiques ont profondément transformé sa nature et son ampleur. Comme l'explique Christine Dugoin-Clément, la désinformation contemporaine est devenue multiforme, rapide et industrialisée. L'Ukraine, le Moyen-Orient et l'Afrique sont aujourd'hui des théâtres privilégiés où se jouent ces batailles cognitives, où l'objectif n'est plus seulement de manipuler l'adversaire, mais d'affaiblir la confiance dans la vérité elle-même.Depuis 2014, la guerre russe en Ukraine a servi de laboratoire à ciel ouvert pour les stratégies de manipulation informationnelle. La Russie, la Chine et d'autres puissances ont développé des actions dites d'ingérence informationnelle, visant les perceptions, les émotions et la cohésion sociale des sociétés adverses. Ces opérations reposent sur une désinhibition croissante : les États n'hésitent plus à mobiliser ouvertement leurs canaux diplomatiques, médiatiques et numériques pour influencer l'opinion mondiale. À côté d'eux, on trouve des prestataires privés de désinformation, parfois liés à des structures étatiques (comme Wagner ou l'Internet Research Agency), qui brouillent les responsabilités et renforcent le déni plausible des commanditaires.La désinformation est désormais alimentée par un véritable marché de services. Des individus ou groupes autonomes vendent leurs compétences d'influence ou mènent des actions ponctuelles pour gagner en visibilité. L'écosystème s'étend à des entreprises commerciales, des idéologues ou même des particuliers cherchant à prouver leur valeur dans le domaine de l'influence numérique. Ce système s'auto-alimente grâce à la baisse des coûts technologiques : Internet, les réseaux sociaux et l'intelligence artificielle permettent à de nouveaux acteurs d'entrer dans la compétition informationnelle, créant un environnement où la frontière entre vérité et manipulation devient de plus en plus floue.Les outils numériques ont révolutionné la désinformation. Les deepfakes, les sites générés par IA, ou les campagnes de désinformation massives sur les réseaux sociaux permettent de diffuser rapidement des récits fabriqués. Ces méthodes favorisent la vitesse, la viralité et le brouillard informationnel, rendant la vérification de plus en plus complexe. L'objectif n'est plus seulement de faire croire à une fausse information, mais de provoquer une saturation cognitive : submerger les citoyens de récits contradictoires jusqu'à ce qu'ils ne croient plus en rien. Cette stratégie s'avère redoutable, car elle mine les fondements mêmes de la démocratie et du débat rationnel.(...)"Lire la suite de cette synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Comment-la-desinformation-influence-t-elle-les-conflits-modernes-Avec-C-Dugoin-Clement.html

L’invité du 12/13
David Rigoulet-Roze : « Ali Khamenei s'accroche de manière obsessionnelle au pouvoir »

L’invité du 12/13

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025


David Rigoulet-Roze, docteur en Sciences politiques, enseignant , chercheur, consultant en relations internationales spécialisé sur la région du Moyen-Orient

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Madagascar: pourquoi certaines nominations font polémique?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les frappes américaines au Nigeria, une nouvelle version du plan de paix américain pour l'Ukraine et l'investissement israélien pour produire ses propres armes. Madagascar : pourquoi certaines nominations font polémique ?  À Madagascar, la nomination de plusieurs juges et chefs de région par les autorités a été remise en question. Pourquoi ces nominations font-elles polémique ? Ces nominations risquent-elles de raviver les tensions sociales et les manifestations sur l'île ? Avec Guilhem Fabry, correspondant de RFI à Antananarivo.  Nigeria : que sait-on des frappes américaines contre l'État islamique ?  Washington a mené des frappes au Nigeria contre le groupe État islamique. Que sait-on du bilan de ces frappes ? Donald Trump affirme que les autorités nigérianes ne sont pas assez efficaces pour lutter contre le terrorisme. Qu'est-il mis en place actuellement au Nigeria pour lutter contre la menace jihadiste ? Avec Seidik Abba, journaliste, écrivain, président du Centre international d'études et de réflexion sur le Sahel (CIRES). Auteur de « Mali/Sahel: notre Afghanistan à nous ? » (Impact éditions).  Guerre en Ukraine : jusqu'où Kiev peut-elle aller pour parvenir à un accord de paix ?  Une nouvelle version du plan de paix américain a été présenté à l'Ukraine et la Russie. Volodymyr Zelensky semble plus réceptif à cette version, contrairement à VladirmirPoutine. Quelles concessions l'Ukraine fait-elle dans ce nouveau plan ? Quels leviers de pression disposent les États-Unis pour convaincre le Kremlin ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé à Euro Créative. Israël : une indépendance militaire à 110 milliards de dollars ?  Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a annoncé investir 110 milliards de dollars pour produire ses propres armes. À l'heure actuelle et après deux ans de guerre à Gaza, est-ce que Israël a vraiment les moyens d'investir autant dans l'armement ? Cette décision signifie-t-elle que le pays reçoit de moins en moins de matériels militaires venant d'autres pays ? Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (Eismena).

Questions d'islam
Pour une laïcité apaisée

Questions d'islam

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 53:45


durée : 00:53:45 - Questions d'islam - par : Ghaleb Bencheikh - Pourquoi les discours identitaires détournent-ils la laïcité de son sens, pour en faire un outil d'exclusion plutôt qu'un principe d'union ? Pourquoi ne peut-on enfermer la laïcité dans un dogme ? Et pourquoi est-elle d'abord et surtout une exigence : celle de faire société malgré nos différences ? - réalisation : François Caunac - invités : Ardavan Amir-Aslani Avocat et essayiste, spécialiste du Moyen-Orient

Revue de presse française
À la Une des hebdomadaires français: une rétrospective en images pour raconter l'année 2025

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 4:54


À la une aujourd'hui : douze photographies marquantes, choisies avec soin par la rédaction de Courrier International. Des images signées des photographes des agences AFP et Reuters, mais aussi du New York Times. La première, celle d'une « jeunesse en colère » prise dans les rues de la capitale du Népal, Katmandou, c'était le 8 septembre dernier. Une jeune femme, cheveux bruns, manifeste les yeux dans l'objectif, un regard en colère et un drapeau népalais derrière le dos. Selon Courrier International, cette photo « symbolise à elle seule la révolte de la génération Z, qui aura marqué les esprits dans de très nombreux pays en 2025 (...) »  Donald Trump aura également marqué l'année 2025. Courrier International a choisi de publier une photo prise la veille de son investiture, le 19 janvier. On y voit le milliardaire républicain rejoindre sur scène le groupe Village People pour une danse pour le moins surprenante. « Depuis, le très disco “YMCA”, longtemps hymne de la communauté gay (même si le groupe s'en défend aujourd'hui), est devenu la bande-son officielle de toutes les sorties de Donald Trump. » explique la légende de la photo. Beaucoup de conflits représentés La guerre en Ukraine a aussi marqué l'année avec une photographie prise à Soumy, ville du nord-est du pays, le 13 avril 2025. « L'Ukraine sous pression » peut-on lire en titre. On y voit un soldat ukrainien épuisé, assis sur des débris, la main tenant sa tête changée à jamais par la guerre. « Le dimanche des Rameaux, deux missiles balistiques ont frappé le centre de Soumy, faisant 34 morts et 80 blessé » explique la légende. C'est l'une des attaques russes les plus meurtrières de l'année. « Gaza, un champ de ruines » est le titre donné à un autre cliché. Sur la photographie on voit un ciel bleu qui contraste avec des bâtiments gris et abîmés. L'un d'eux est en train de tomber, disparaître… avalé par une fumée noire et une poussière opaque. La scène se passe en septembre dernier, dans « le quartier de Tel Al-Hawa, dans le sud-est de la ville de Gaza, (...) après un nouveau bombardement israélien. » explique la légende. « Depuis, les armes se sont tues dans l'enclave palestinienne, mais la trêve reste fragile en attendant le lancement de la phase 2 du plan de Trump, qui prévoit notamment le désarmement du Hamas et le retrait de [l'armée israélienne]. » Le Soudan aussi est représenté par une photo marquante : celle d'un Khartoum défiguré. Sur ce cliché pris le 28 mars 2025, on y voit un soldat soudanais faisant sa prière devant un véhicule blindé incendié. « Cette guerre qui échappe aux radars de l'actualité et qui oppose, depuis avril 2023, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo, dit « Hemeti », aux forces armées soudanaises (FAS), dirigées par le général Abdel Fattah Al-Burhan ». La légende de la photo rappelle que c'est « une guerre qui « provoque “la pire crise humanitaire et de déplacement au monde”, selon l'ONU. Près de 13 millions de personnes ont été déplacées, les maladies se propagent et la famine, confirmée dans dix régions, s'étend. »  Une autre photo, sélectionnée par Courrier international : deux femmes au regard épuisé, les mains autour de leurs enfants dans un bus pour fuir Goma – capitale du Nord Kivu dans l'Est de la RDC. Le cliché est pris « À la frontière, entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le 19 mai 2025. » Ce bus est « affrété par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés [et] rapatrie des civils rwandais qui fuient les combats autour de Goma, où les rebelles du M23, soutenus par Kigali, font régner la terreur. » Courrier International recontextualise dans la légende : le 4 décembre, le président congolais, Félix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, ont signé à Washington un accord de paix très fragile. Et de fait, moins d'une semaine après, Uvira, deuxième grande ville du Sud-Kivu, tombe face à la pression du M23.  « Au moins 10 000 réfugiés affluent vers le Burundi pour fuir les combats, selon le site burundais “Iwacu”. » Haïti, les manifestations de l'opposition en Turquie sont aussi représentées dans la sélection de photos 2025 de Courrier international. Sur une note un peu plus légère et sportive, on retrouvera aussi du bleu, du blanc, du rouge sur les Champs-Élysées… C'était le 1er juin 2025 avec « le sacre européen des joueurs du Paris Saint-Germain, qui défilent en bus pour présenter leur trophée à leurs supporteurs. La veille, les joueurs de Luis Enrique ont écrasé l'Inter de Milan en finale de la Ligue des champions (5-0), à Munich. Un titre après lequel le club de la capitale courait depuis des années. »  Paris, capitale des espions ? Cette semaine dans l'Express on nous explique pourquoi Paris est surnommée la « capitale des espions ». Il faut dire que le folklore et la culture parisiennes ont été parfaitement intégrés par les services de renseignements du monde entier. On parle par exemple « de la diplomatie des grands hôtels ». Ces palaces parisiens où se déroulent souvent des discussions secrètes, notamment sur la guerre à Gaza. « Les services de renseignements ont intégré les charmes de Paris dans leur programme : tant à la DGSE qu'à la DGSI. (…) Le bateau-mouche, un « grand classique » sourit un ex-agent secret. » La cuisine française plaît aussi beaucoup aux agents des renseignements. Interrogé par l'Express, un ex-patron de la DST confie : « Les espions sont comme tout le monde, ils aiment la gastronomie. Ils ont souvent une préférence pour la cuisine française à l'ancienne. Après ça ils coopèrent tous. » Sur le plan pratique, certaines stations de métro comme La Motte-Picquet Grenell, dans le 15e arrondissement, sont particulièrement appréciées, car elles possèdent beaucoup d'entrées et de sorties, c'est qui est plus simple pour disparaître quand on est suivi, raconte un ancien agent de la CIA. Rivalisation avec d'autres capitales Comment expliquer cet attrait pour Paris chez les espions ? Parmi les raisons exposées, il y a la position géographique de la capitale. Paris est un lieu de choix pour les rendez-vous clandestins : « Si vos sources sont au Moyen-Orient ou en Afrique, leur connexion naturelle vers le reste du monde passe toujours par la France », peut-on lire. Paris rivaliserait à la fois « avec Vienne pour le fortement entre l'Ouest et l'Est, avec Genève pour les tractations dans les palaces, avec Bruxelles pour le renseignement politique et même avec New York L'Unesco est « une couverture de rêve », raconte L'Express. Le magazine explique que l'organisation internationale culturelle basée à Paris abrite de nombreux agents secrets opérant au nez et à la barbe du contre-espionnage français. Toutes les institutions internationales connaissent ce phénomène d'espionnage car « elles facilitent des procédures d'accréditation spécifique. » Par ailleurs, la culture « ça permet d'aller partout, personne ne vérifie ce que vous faites, vous avez du temps libre » raconte un ancien coordonnateur adjoint du renseignement de l'Élysée.  Tout ça est digne d'un roman d'espionnage.

Eco d'ici Eco d'ailleurs
L'économie mondiale retient son souffle : rétrospective de l'année 2025

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 52:35


L'année 2025 restera comme une année charnière pour l'économie mondiale, marquée par le retour tonitruant de Donald Trump à la Maison-Blanche et ses décisions commerciales radicales. Cette émission spéciale d'Éco d'ici, éco d'ailleurs revisite, avec les experts qui sont intervenus à notre micro, les moments clés d'une année économique tumultueuse, entre guerres commerciales, crises géopolitiques, révolution de l'intelligence artificielle et urgence climatique.  

Éco d'ici éco d'ailleurs
L'économie mondiale retient son souffle : rétrospective de l'année 2025

Éco d'ici éco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 52:35


L'année 2025 restera comme une année charnière pour l'économie mondiale, marquée par le retour tonitruant de Donald Trump à la Maison-Blanche et ses décisions commerciales radicales. Cette émission spéciale d'Éco d'ici, éco d'ailleurs revisite, avec les experts qui sont intervenus à notre micro, les moments clés d'une année économique tumultueuse, entre guerres commerciales, crises géopolitiques, révolution de l'intelligence artificielle et urgence climatique.  

Track Limit by Endurance-Info
Track Limit - Le Moyen-Orient, nouvelle plaque tournante du sport auto ?

Track Limit by Endurance-Info

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 29:23


Comme dans bon nombre de disciplines sportives ou non, le Moyen-Orient a pris une place de plus en plus importante ces dernières années en compétition automobile. F1, WEC ... nombreux sont les championnats à se rendre dans cette partie du monde avec une croissance ininterrompue depuis une vingtaine d'années.Avantages, moyens, infrastructures ... quelles sont les composantes de cette émergence du « Middle-East » en compétition ? Tel est le sujet du nouveau numéro de notre podcast Track Limit.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Le monde qui bouge - L'Interview : Riyad, allié clé des USA au Moyen-Orient - 24/12

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 8:06


Ce mercredi 24 décembre, Djilali Benchabane, consultant expert en stratégie et géopolitique, était l'invité dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Il s'est focalisé sur les nouvelles relations entre les USA et l'Arabie saoudite. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Les enjeux internationaux
Que reste-t-il de l'État Islamique ?

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 11:41


durée : 00:11:41 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Dix ans après les attentats de Paris de 2015, et un an après la chute du régime de Bachar Al-Assad, l'État islamique semblait en déclin. Pourtant, ces dernières semaines, l'EI est revenu au centre de l'actualité. Que reste-t-il vraiment de l'État islamique aujourd'hui ? - réalisation : Phane Montet - invités : Myriam Benraad Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, professeure associée en relations internationales.

Kan en Français
7 OCTOBRE : UNE COMMISSION… OU UN DÉNI ?

Kan en Français

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 12:39


Commission d’enquête sur le 7 octobre : Israël se fracture.D’un côté, Benjamin Netanyahu plaide pour une commission politique.De l’autre, les familles endeuillées et l’opposition exigent une véritable commission d’État, indépendante. Derrière ce débat institutionnel se cache une question brûlante :

Du grain à moudre
La France est-elle encore audible au Moyen-Orient ?

Du grain à moudre

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 38:52


durée : 00:38:52 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster, Louise Cognard - À l'occasion des fêtes de Noël, Emmanuel Macron se rend aux Émirats arabes unis pour visiter les troupes françaises déployées au Moyen-Orient, un déplacement qui dépasse le simple geste symbolique. La parole française peut-elle encore peser dans la région ? - réalisation : Margot Page - invités : Myriam Benraad Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, professeure associée en relations internationales.; Bertrand Besancenot Ancien ambassadeur de France au Qatar et en Arabie saoudite

L'heure bleue
Alexandra Schwartzbrod : "Il faut saisir les perches du hasard"

L'heure bleue

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 48:47


durée : 00:48:47 - La 20e heure - par : Eva Bester - Journaliste spécialiste du Moyen-Orient et directrice adjointe à la rédaction de Libération, Alexandra Schwartzbrod est aussi romancière, mère, femme, amante et aventurière. Dans son récit autobiographique Eclats paru aux éd. Mercure de France, sa plume réunit les différentes facettes de sa vie. - invités : Alexandra Schwartzbrod - Alexandra Schwartzbrod : Journaliste, essayiste, romancière. - réalisé par : Lola COSTANTINI Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Minute Islam
Cette Erreur va leur coûter Très Cher ( 5 shirk au Moyen Orient)

Minute Islam

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 9:12


Cette Erreur va leur coûter Très Cher ( 5 shirk au Moyen Orient)

France Culture physique
La France est-elle encore audible au Moyen-Orient ?

France Culture physique

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 38:52


durée : 00:38:52 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster, Louise Cognard - À l'occasion des fêtes de Noël, Emmanuel Macron se rend aux Émirats arabes unis pour visiter les troupes françaises déployées au Moyen-Orient, un déplacement qui dépasse le simple geste symbolique. La parole française peut-elle encore peser dans la région ? - réalisation : Margot Page - invités : Myriam Benraad Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, professeure associée en relations internationales.; Bertrand Besancenot Ancien ambassadeur de France au Qatar et en Arabie saoudite

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Le "made in China" va-t-il remplacer la K-beauty coréenne ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 1:56


La question peut sembler légère, mais elle est en réalité très sérieuse économiquement : la beauté « made in China » est-elle en train de détrôner la célèbre K-beauty coréenne ? Depuis une quinzaine d'années, la Corée du Sud s'est imposée comme une puissance mondiale des cosmétiques, portée par l'innovation, le soft power culturel et des marques devenues incontournables. Mais depuis peu, un nouvel acteur accélère très vite : la Chine.La K-beauty a longtemps dominé le segment des cosmétiques innovants et accessibles. En 2023, l'industrie cosmétique sud-coréenne représentait environ 14 milliards de dollars d'exportations, contre moins de 2 milliards au début des années 2010. Des marques comme Innisfree, Laneige ou COSRX ont popularisé les routines en dix étapes, les masques en tissu et les soins ultra-techniques, tout en profitant de la vague K-pop et des dramas coréens. La Corée du Sud exporte aujourd'hui ses produits vers plus de 150 pays.Mais la Chine rattrape son retard à une vitesse impressionnante. Le marché chinois de la beauté est devenu le deuxième plus grand au monde, derrière les États-Unis, avec un chiffre d'affaires estimé à plus de 80 milliards de dollars en 2024. Surtout, les marques locales chinoises connaissent une croissance à deux chiffres, là où les marques étrangères stagnent. Selon plusieurs cabinets d'études, les marques chinoises représentaient moins de 30 % du marché en 2015 ; elles dépassent désormais 50 % des ventes de cosmétiques en Chine.La force de la beauté chinoise repose sur trois leviers économiques. D'abord, le prix : des produits souvent 20 à 40 % moins chers que leurs équivalents coréens ou occidentaux. Ensuite, la vitesse d'innovation : certaines marques chinoises lancent de nouveaux produits en quelques semaines, en s'appuyant sur les données issues du e-commerce et des réseaux sociaux. Enfin, la maîtrise du marketing digital : sur Douyin, Xiaohongshu ou Tmall, les marques chinoises exploitent à grande échelle le live-shopping et les influenceurs locaux.Autre élément clé : la Chine n'est plus seulement un marché intérieur. Les exportations de cosmétiques chinois ont progressé de plus de 20 % par an depuis 2020, notamment vers l'Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient et l'Afrique. Là où la K-beauty s'est mondialisée par la culture, la C-beauty s'impose par la puissance industrielle et logistique.Faut-il pour autant enterrer la K-beauty ? Pas encore. La Corée conserve une image premium en matière de formulation et de dermatologie. Mais une chose est sûre : la beauté made in China n'est plus un outsider. Elle est devenue un concurrent crédible, capable de redessiner l'équilibre économique mondial du secteur cosmétique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Kan en Français
GAZ, ÉGYPTE, EUROPE : LE DEAL QUI CHANGE LA DONNE ?

Kan en Français

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 10:04


Pendant ce temps, Israël avance sur un nouvel accord gazier stratégique avec l’Égypte, destiné à alimenter le marché européen.Derrière ce partenariat :

Dig Dig Diggers
Dig dig diggers avec No Jazz Quartet, Forever Pavot, DJ Radio Barjo

Dig Dig Diggers

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 58:11


Vous écoutez Dig Dig Diggers, l'émission hebdomadaire et collaborative des radios Ferarock !Pour cette dernière émission de 2025, on commence avec la scène rock de Marseille, ville souvent victime de nombreux clichés. Pourtant, comme le souligne le groupe No Jazz Quartet, il s'agit d'une scène dynamique et solidaire, qu'ils décrivent avec justesse au micro de Denis, de Radio Active à Toulon.Dans Melchior vol. 1, Forever Pavot s'amuse, et quoi de plus logique que de partager cette aventure avec un robot portant le même nom que l'album. Pensé comme un véritable membre du groupe, il a apporté sa touche singulière à ce disque et accompagnera également le groupe sur scène lors de la tournée. Il en parle au micro de Yann de Canal B.En carte blanche, Loïc de Radio Dio accueille DJ Radio Barjo pour présenter ses trouvailles musicales : groove, électro et funk, en provenance du Maghreb et du Moyen-Orient.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Tunisie: quinze ans après, «la révolution a complètement échoué», selon Moncef Marzouki

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 4:42


Ce 17 décembre marque le 15e anniversaire de la « révolution du jasmin » en Tunisie. En 2010, dans la ville de Sidi Bouzid, le jeune vendeur ambulant Mohamed Bouazizi s'immole par le feu devant le gouvernorat, après la saisie de ses marchandises par la police. Un geste de désespoir, qui illustre la détresse socio-économique dans le pays et la répression généralisée du régime de Ben Ali, qui sera renversé par une révolte populaire inédite un mois plus tard. L'événement inspire les populations du Maghreb et d'une partie du Moyen-Orient, et donne naissance à un vaste mouvement de contestation : le « Printemps arabe ». Quinze ans après, la Tunisie est désormais dirigée d'une main de fer par Kaïs Saïed. Quel bilan tirer de cette révolte populaire ? Notre grand invité Afrique est l'ancien dirigeant tunisien Moncef Marzouki, premier président élu démocratiquement après la chute du clan Ben Ali, et actuellement en exil. Il répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : Quinze ans après l'immolation par le feu du jeune vendeur Mohamed Bouazizi, quel est l'héritage de la « révolution du jasmin » que son sacrifice a provoqué ? Moncef Marzouki : Quand on voit la situation actuelle, on se dit que la révolution a complètement échoué parce qu'on est revenu au point de départ, c'est-à-dire à l'ère Ben Ali. Nous avons un président, Kaïs Saïed, qui s'est fait élire à 90% après avoir éliminé tous ses concurrents. Le retour de la peur, le retour des prisonniers politiques, tous les chefs de partis politiques sont soit en exil, soit en prison, etc. Donc on est revenu vraiment à la case départ. Sauf que quelque chose de profond a été instauré ou instillé dans l'esprit du peuple tunisien : le goût de la liberté. À un moment donné, ils ont vu que la liberté de critiquer le président n'était pas dangereuse. Donc quelque chose est resté dans l'esprit des gens et je pense que ça va repartir. Maintenant, ceux qui disent que le printemps arabe c'est la fin ne comprennent rien à rien. Parce qu'en fait, le printemps arabe, il vient juste de commencer. Sidi Bouzid, à l'époque déjà, faisait partie de ces villes, de ces régions tunisiennes qui disent subir la marginalisation et l'abandon de l'État, « la hogra ». Quinze ans plus tard, est-ce que vous pensez qu'un acte aussi désespéré que celui de Mohamed Bouazizi puisse se reproduire en Tunisie ? En fait, ça a continué. La Tunisie est devenue malheureusement un pays où cette horreur absolue se répète tout le temps. Vous parlez de cette région déshéritée, mais toutes les régions de Tunisie sont restées déshéritées. Donc, au contraire, la Tunisie est en train de s'appauvrir chaque jour de plus en plus. Les classes moyennes sont en train de s'appauvrir. Le pouvoir actuel se retrouve exactement dans la même situation où se trouvait Ben Ali, à savoir qu'il a contre lui les classes les plus aisées parce qu'il leur a retiré toutes les libertés fondamentales sans apporter quoi que ce soit à la population et contre la pauvreté. Donc toute cette énergie contenue aussi bien chez le petit peuple, comme on dit, que chez la bourgeoisie, tout cela va exploser. Voilà encore une fois pourquoi le volcan va de nouveau exploser. Un volcan, dites-vous, d'abord provoqué par le sacrifice de ce jeune vendeur, qui dénonçait non seulement l'extrême précarité socio-économique de la jeunesse tunisienne, mais aussi l'asphyxie des libertés à tous les niveaux. Sur ces deux points, quelle évolution notez-vous entre la présidence de Ben Ali et celle de Kaïs Saïed, contre qui vous concentrez les critiques ? Les trois années où j'étais à la tête de l'État, nous avons vraiment mis en place un État de droit. La justice était indépendante, les libertés étaient respectées, il n'y avait personne dans les prisons pour des motifs politiques. Nous avons même commencé à lutter contre la corruption. Sauf que comme il y avait ce que j'appellerais un « veto régional » sur la démocratie en Tunisie et que nous manquions d'appui dans les démocraties occidentales, malheureusement, la révolution a échoué. Elle a échoué à cause des erreurs que nous avons commises, nous Tunisiens. Mais aussi, encore une fois, à cause de ce veto régional, essentiellement algérien. Le voisin algérien était une dictature corrompue et violente. Il était hors de question pour elle d'accepter un État, une démocratie tunisienne qui aurait pu donner le mauvais exemple si je puis dire. Et les généraux algériens avaient raison de se méfier de la révolution tunisienne, parce que le Hirak en 2019, c'était tout simplement la queue de la comète, c'était la continuation de ces révolutions. Tout le système politique arabe, aussi bien en Égypte que dans les Émirats arabes unis, en Arabie saoudite qu'en Algérie… Tout ce système-là se sentait menacé par cette vague de révolutions. Ils ont mis le paquet pour faire avorter ces révolutions. Ils l'ont fait avorter par la guerre civile en Syrie, par le coup d'État militaire en Égypte, par la guerre civile en Libye, par l'utilisation de l'argent sale, de l'information, de la désinformation et du terrorisme en Tunisie. Donc, il y a eu encore une fois un veto régional contre les révolutions démocratiques arabes. Le président Kaïs Saïed a su s'attirer les faveurs de l'Union européenne, notamment sur le volet migratoire. L'Europe est quand même un grand partenaire de la Tunisie. Comment voyez-vous l'évolution de la Tunisie sur les droits humains, la démocratie dans ce monde qui est en pleine redéfinition ? L'attitude des Européens, je ne peux pas dire que ça leur fait grand honneur. Ils appuient des dictatures, notamment le gouvernement italien, ils sont prêts à aider Kaïs Saïed à se maintenir au pouvoir. Ce sont des politiques de courte vue. On n'a pas arrêté de répéter à nos amis européens : « Vous pariez sur des régimes autoritaires, uniquement pour vous en servir comme gardes-frontières ». Mais ce n'est pas ça la solution. La solution, c'est qu'il y ait du développement social et économique. C'est comme ça qu'on règle le problème de fond. C'est pour ça que je dis et je répète, la démocratisation du monde arabe, c'est une affaire à l'intérieur du monde arabe et qu'il ne faut pas du tout compter sur les pays européens pour nous aider à cela. À part quelques déclarations hypocrites, je pense qu'il n'y a rien à espérer.

Choses à Savoir SANTE
Quel est le meilleur anti-inflammatoire naturel du monde ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 2:13


Lorsqu'on évoque les anti-inflammatoires naturels, deux noms reviennent toujours : le curcuma et le gingembre. Pourtant, une molécule encore méconnue du grand public pourrait bien surpasser ces stars des remèdes naturels : la thymoquinone, principal composé actif de la graine de nigelle (Nigella sativa). Depuis quelques années, cette substance attire l'attention des scientifiques pour ses effets anti-inflammatoires puissants, parfois comparables à ceux de médicaments classiques, mais sans leurs effets secondaires les plus lourds.La graine de nigelle est utilisée depuis plus de 2 000 ans dans les médecines traditionnelles du Moyen-Orient. Mais ce n'est qu'au cours des deux dernières décennies que la recherche moderne a décortiqué ses propriétés. L'une des études les plus citées, publiée dans le Journal of Ethnopharmacology, montre que la thymoquinone réduit significativement l'inflammation chez l'animal en modulant les cytokines pro-inflammatoires, notamment TNF-α et IL-6. Ces cytokines jouent un rôle central dans les maladies inflammatoires chroniques, comme l'arthrite, les maladies auto-immunes ou certaines pathologies métaboliques.Mais ce qui rend la thymoquinone unique, c'est son spectre d'action très large. Elle ne se contente pas d'atténuer l'inflammation : elle agit aussi comme antioxydant, analgésique, hépatoprotecteur et même anti-tumoral dans certaines expériences de laboratoire. Une revue scientifique publiée en 2021 dans Frontiers in Pharmacology compile plus de 300 études précliniques démontrant son effet modulateur sur le stress oxydatif et l'inflammation, deux mécanismes physiologiques étroitement liés au vieillissement et à de nombreuses maladies chroniques.La thymoquinone agit principalement en inhibant la voie NF-κB, une sorte d'interrupteur moléculaire qui active l'inflammation dans l'organisme. En bloquant ce mécanisme à la source, elle empêche la cascade inflammatoire de se déployer. Ce mode d'action est d'ailleurs similaire à celui de certains anti-inflammatoires utilisés en rhumatologie, mais sans les effets secondaires digestifs et cardiovasculaires que l'on retrouve parfois avec les AINS.Cependant, il faut rester prudent : la majorité des études sont précliniques, réalisées sur des cellules ou sur l'animal. Les essais cliniques sur l'homme commencent seulement à émerger, avec des résultats prometteurs. Une étude pilote menée sur des patients souffrant d'asthme léger a montré une amélioration de la fonction respiratoire après supplémentation en huile de nigelle riche en thymoquinone.En résumé, même si le curcuma et le gingembre restent des valeurs sûres, la thymoquinone pourrait bien représenter la nouvelle superstar des anti-inflammatoires naturels. Puissante, polyvalente et soutenue par une littérature scientifique croissante, elle mérite sans doute une place dans les remèdes naturels les plus efficaces. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Bande à D+
Récap D+ #29 - Caleb Olson : Focus UTMB !

La Bande à D+

Play Episode Listen Later Dec 15, 2025 7:41


Voici le RÉCAP D+ du 15 décembre 2025, le flash info du trail signé Distances+ présenté par Franck Berteau et Chloé Rebaudo, à écouter en quelques minutes chaque lundi.Au sommaire : le vainqueur de la Western States 2025, Caleb Olson, a refusé l'invitation de la Hardrock pour se concentrer sur l'UTMB 2026, Theo Detienne et Clément Defrenne alias @clemquicourt sont allés courir et s'amuser une dernière fois cette année à Oman au Moyen-Orient, début de saison des trails blancs — avec ou sans neige —, ou encore le résultat des contrôles antidopage au Festival des Templiers et un nouveau titre pour la championne française de ski-alpinisme Axelle Gachet-Mollaret.Le Récap D+ original est réalisé par Clément Lainé.Le design sonore de ce Récap D+ audio est signé Alexandre Ferreira.

Les matins
Trafic d'animaux exotiques // Guerre en Ukraine // L'art moderne au Moyen-Orient

Les matins

Play Episode Listen Later Dec 13, 2025 119:04


durée : 01:59:04 - Les Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Margaux Leridon - Cette semaine, dans les Matins du samedi, on s'intéresse au trafic d'animaux exotiques, un phénomène en expansion ; aux négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine ; et à l'art moderne d'Istanbul au Caire. - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Elsa Vidal Journaliste française, spécialiste de l'espace post-soviétique et de la Russie ; David Cadier Chercheur « Sécurité Européenne » à l'IRSEM et enseignant au collège d'Europe et à Sciences po Paris.; Ilana Navaro; Karim Miské Ecrivain et Documentariste

Les matins du samedi
Art moderne au Moyen-Orient : un continent à découvrir 

Les matins du samedi

Play Episode Listen Later Dec 13, 2025 18:44


durée : 00:18:44 - L'Invité(e) des Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Margaux Leridon - A l'occasion de la sortie du documentaire "D'Istanbul au Caire, mille manières d'être moderne", disponible sur Arte.tv, on vous fait découvrir ces artistes, en tentant de comprendre leur lien avec la peinture occidentale mais aussi comment ces peintres ont imaginé leur propre vision du modernisme… - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Ilana Navaro Réalisatrice; Karim Miské Ecrivain et Documentariste

Priorité santé
La fièvre de la vallée du Rift : comment éviter et enrayer les épidémies ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 48:30


Zoonose virale, la fièvre de la vallée du Rift touche principalement les animaux, mais peut aussi toucher l'être humain. L'épidémie qui sévit actuellement au Sénégal semble marquer le pas, même si la circulation du virus reste intense pour le bétail. Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique, le pays sahélien a enregistré 463 cas confirmés, dont 31 décès et 416 guéris. Début 2025, c'est la République centrafricaine qui avait signalé des cas de fièvre de la vallée du Rift, dans le nord-ouest du pays. Comment la maladie se transmet-elle ? Peut-on la prévenir ? Quels sont les symptômes ? Comment endiguer une épidémie ?  La fièvre de la vallée du Rift est une maladie animale, une zoonose virale, qui peut dans certains cas toucher l'humain. Mais, jusqu'à présent, aucune transmission interhumaine de cette arbovirose n'a été répertoriée. Cette zoonose vectorielle est transmise par plusieurs espèces de moustiques (Aedes, Culex), qui prolifèrent notamment à la saison des pluies. Les femelles moustiques peuvent transmettre le virus à leurs larves, dont les nymphes seront contaminées à l'éclosion.  Vaccinations du bétail  La fièvre de la vallée du Rift touche essentiellement les animaux, le bétail (vaches, moutons, chèvres…) et plus rarement les êtres humains, notamment les personnes qui travaillent auprès des animaux dans le secteur de l'élevage. Elle a été identifiée pour la première fois au Kenya, dans la vallée du Rift, en 1931.   Les signes chez l'animal sont la hausse des naissances d'animaux morts-nés et la vulnérabilité des jeunes ruminants. L'animal contaminé est faible. Il présente des symptômes fébriles comme des vomissements et parfois des diarrhées sanglantes. Chez l'humain, il existe plusieurs formes : certaines sont sévères, associées à des douleurs musculaires, une fièvre et des saignements qui conduisent au décès.  Une stratégie de riposte combinée  Des flambées de fièvre de la vallée du Rift ont été recensées, ces dernières années, en Afrique subsaharienne : Égypte, Afrique de l'Est, République Centrafricaine, Somalie et même Madagascar et le virus est aussi présent au Moyen-Orient. Ces derniers mois, c'est le Sénégal et la Mauritanie qui sont touchés. Le Sénégal, où les autorités sanitaires sont engagées dans une riposte contre la fièvre de la vallée du Rift, depuis le mois de septembre, pour contenir les foyers épidémiques et limiter la propagation du virus. Cette réponse sanitaire impose une approche plurielle : tests diagnostics, évaluation et cartographie, vaccination du bétail, surveillance et élimination des vecteurs.     Avec : Pr Christophe Rapp, infectiologue à l'Hôpital américain de Paris à Neuilly, en région parisienne. Président de la Société Française de médecine des voyages  Dr Boly Diop, responsable national de la riposte contre la Fièvre de la Vallée du Rift au Sénégal Pr Emmanuel Nakouné Yandoko, directeur général de l'Institut Pasteur de Bangui, en République Centrafricaine et lauréat du Prix Merieux 2024  Reportage de Léa-Lisa Westerhoff, envoyée spéciale permanente de RFI au Sénégal.  Programmation musicale : ► Wizkid – Fever ► Mah Damba ; Clément Janinet ; Elodie Pasquier ; Bruno Ducret - Jelibaba.

Priorité santé
La fièvre de la vallée du Rift : comment éviter et enrayer les épidémies ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 48:30


Zoonose virale, la fièvre de la vallée du Rift touche principalement les animaux, mais peut aussi toucher l'être humain. L'épidémie qui sévit actuellement au Sénégal semble marquer le pas, même si la circulation du virus reste intense pour le bétail. Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique, le pays sahélien a enregistré 463 cas confirmés, dont 31 décès et 416 guéris. Début 2025, c'est la République centrafricaine qui avait signalé des cas de fièvre de la vallée du Rift, dans le nord-ouest du pays. Comment la maladie se transmet-elle ? Peut-on la prévenir ? Quels sont les symptômes ? Comment endiguer une épidémie ?  La fièvre de la vallée du Rift est une maladie animale, une zoonose virale, qui peut dans certains cas toucher l'humain. Mais, jusqu'à présent, aucune transmission interhumaine de cette arbovirose n'a été répertoriée. Cette zoonose vectorielle est transmise par plusieurs espèces de moustiques (Aedes, Culex), qui prolifèrent notamment à la saison des pluies. Les femelles moustiques peuvent transmettre le virus à leurs larves, dont les nymphes seront contaminées à l'éclosion.  Vaccinations du bétail  La fièvre de la vallée du Rift touche essentiellement les animaux, le bétail (vaches, moutons, chèvres…) et plus rarement les êtres humains, notamment les personnes qui travaillent auprès des animaux dans le secteur de l'élevage. Elle a été identifiée pour la première fois au Kenya, dans la vallée du Rift, en 1931.   Les signes chez l'animal sont la hausse des naissances d'animaux morts-nés et la vulnérabilité des jeunes ruminants. L'animal contaminé est faible. Il présente des symptômes fébriles comme des vomissements et parfois des diarrhées sanglantes. Chez l'humain, il existe plusieurs formes : certaines sont sévères, associées à des douleurs musculaires, une fièvre et des saignements qui conduisent au décès.  Une stratégie de riposte combinée  Des flambées de fièvre de la vallée du Rift ont été recensées, ces dernières années, en Afrique subsaharienne : Égypte, Afrique de l'Est, République Centrafricaine, Somalie et même Madagascar et le virus est aussi présent au Moyen-Orient. Ces derniers mois, c'est le Sénégal et la Mauritanie qui sont touchés. Le Sénégal, où les autorités sanitaires sont engagées dans une riposte contre la fièvre de la vallée du Rift, depuis le mois de septembre, pour contenir les foyers épidémiques et limiter la propagation du virus. Cette réponse sanitaire impose une approche plurielle : tests diagnostics, évaluation et cartographie, vaccination du bétail, surveillance et élimination des vecteurs.     Avec : Pr Christophe Rapp, infectiologue à l'Hôpital américain de Paris à Neuilly, en région parisienne. Président de la Société Française de médecine des voyages  Dr Boly Diop, responsable national de la riposte contre la Fièvre de la Vallée du Rift au Sénégal Pr Emmanuel Nakouné Yandoko, directeur général de l'Institut Pasteur de Bangui, en République Centrafricaine et lauréat du Prix Merieux 2024  Reportage de Léa-Lisa Westerhoff, envoyée spéciale permanente de RFI au Sénégal.  Programmation musicale : ► Wizkid – Fever ► Mah Damba ; Clément Janinet ; Elodie Pasquier ; Bruno Ducret - Jelibaba.

Libélysée
Comment la chute de Bachar al-Assad a bouleversé la Syrie

Libélysée

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 26:15


Torture et crimes de guerre : pendant vingt-quatre ans, Bachar al-Assad fut un dictateur sanguinaire. Plus de 100 000 personnes sont mortes dans les prisons syriennes.A la chute du régime le 8 décembre 2024, des milliers de documents retrouvés dans les administrations témoignaient des exactions commises par l'ancien régime.Depuis un an, le nouvel Etat syrien se reconstruit avec à sa tête Ahmed al-Charaa. Ce 8 décembre, Libération reçoit Luc Mathieu, journaliste spécialiste du Moyen-Orient. Comment la Syrie s'inscrit dans le concert des Nations, que reste-t-il de la violence d'Assad ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Automobile: la stratégie chinoise qui bouleverse le marché mondial du thermique

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 3:15


Alors que la Chine s'impose comme championne mondial de la voiture électrique, un paradoxe bouscule le marché automobile : les véhicules thermiques délaissés par les consommateurs chinois sont massivement exportés vers le reste du monde. Une stratégie agressive qui séduit les pays émergents et inquiète les constructeurs occidentaux. Pékin est aujourd'hui le premier exportateur mondial d'automobiles. Portée par des marques comme BYD ou MG, la Chine inonde le marché international de véhicules électriques. Pourtant, cette ascension fulgurante ne s'accompagne pas d'un recul de la production thermique. Bien au contraire. Comme le révèle une enquête de Reuters, les voitures à essence dont les Chinois ne veulent plus sont envoyées massivement à l'étranger, où elles rencontrent un succès inattendu. Depuis cinq ans, la Chine a vu la voiture électrique exploser grâce à des subventions publiques importantes, une stratégie industrielle volontariste et l'arrivée de jeunes marques très agressives. Résultat : ces modèles représentent désormais la moitié des ventes nationales. Pendant ce temps, les constructeurs traditionnels — chinois comme étrangers — voient leurs voitures thermiques s'accumuler. Leurs usines tournent au ralenti, et les entrepôts débordent de dizaines de milliers de modèles invendus. La parade ? Exporter, et vite. Les marchés émergents, nouveaux terrains de jeu des constructeurs chinois Si l'Occident achète désormais surtout des véhicules électriques chinois, les pays du Sud, eux, restent largement dépendants du thermique. Une aubaine pour Pékin, qui vise clairement les marchés émergents : Amérique latine, Afrique, Moyen-Orient, Asie du Sud-Est, Europe de l'Est. Ces régions disposent de peu de bornes de recharge, de routes parfois difficiles et d'un pouvoir d'achat limité. Autant de raisons qui poussent les consommateurs vers des modèles robustes, en particulier les SUV. Et la stratégie porte ses fruits. En Afrique du Sud, les marques chinoises représentent déjà 16 % du marché. Au Chili, elles comptent pour un tiers des ventes. Les constructeurs chinois ne se contentent pas d'exporter. Ils ouvrent rapidement des réseaux de distribution, s'allient à des partenaires locaux et proposent une gamme complète de véhicules adaptés aux attentes locales. Des prix imbattables et une montée en gamme qui bousculent les Occidentaux Pourquoi ces voitures rencontrent-elles un tel succès ? Le prix, surtout : les modèles chinois sont souvent 20 à 40 % moins chers, parfois deux fois moins, que leurs équivalents occidentaux. Ajoutez à cela une nette montée en gamme : meilleurs systèmes de sécurité, écrans plus modernes, connectivité renforcée, intérieurs soignés. Les véhicules chinois offrent désormais un rapport qualité-prix difficilement égalable. Le tout accompagné d'une stratégie commerciale offensive : implantation rapide, distribution agile, gammes sur mesure pour chaque marché. Résultat : la Chine gagne du terrain partout, ce qui représente une menace frontale pour les constructeurs européens, japonais et américains. Car derrière ces succès se cache une double stratégie : inonder aujourd'hui le monde de véhicules thermiques, et imposer demain les modèles électriques. Les projections confirment cette dynamique. D'ici cinq ans, une voiture sur trois dans le monde pourrait être chinoise. Aujourd'hui l'économiePourquoi les constructeurs automobiles retombent amoureux de l'essence?

Géopolitique, le débat
Un an de pouvoir d'Ahmad Al-Charaa. Syrie, un pays en réanimation?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Dec 7, 2025 48:27


Le 8 décembre 2024, il y a un an, Bachar al-Assad le dictateur syrien quittait Damas pour Moscou, après la prise de la capitale syrienne par les rebelles de Hayat Tahrir al Cham. Surnommé le «boucher de Damas», Bachar al-Assad dirigeait le pays depuis juillet 2000, succédant à son père Hafez al-Assad, dictateur non moins sanguinaire à la tête du pays depuis 1971. Un chapitre de plus d'un demi-siècle d'horreur, de massacres et d'oppressions se refermait pour le peuple syrien. Non sans séquelles.   À la surprise générale, l'opération des rebelles se déroula en un éclair. Il ne leur fallut pas plus de dix jours pour faire tomber le régime que l'on pensait inébranlable, après 12 années de guerre, plus de deux millions de morts, environ 500.000 disparus et 12 millions de Syriens déplacés à cause de la violence liée au conflit, soit la moitié de la population. Regard sur la Syrie du président Ahmad al-Charaa. Difficultés économiques et sociales, séparation des communautés, insécurité, les défis sont nombreux. Luttes internes, ingérences régionales, pression d'Israël. La Syrie reste un espace stratégique central pour les grandes puissances : sa position géographique, ses accès aux routes régionales, son rôle dans l'équilibre du Levant et les multiples présences militaires en font un territoire où intérêts géopolitiques et enjeux de sécurité internationale s'entrecroisent. Quelles perspectives démocratiques en Syrie, pays au centre des rivalités régionales ?  Invités : Fabrice Balanche, maître de conférences à l'Université Lyon 2, spécialiste du Moyen-Orient. «Les leçons de la crise syrienne», éd. Odile Jacob, ouvrage récompensé par le prix du livre Géopolitique. Hakim Khaldi du Département des Opérations de Médecins sans Frontières à Paris. Spécialiste du Moyen-Orient à MSF où il a effectué de nombreuses missions. «Carnets de bord. Dans la Syrie post-Assad», éd. L'Harmattan. 

Culture en direct
Istanbul, Le Caire, Beyrouth : une autre histoire de la modernité en peinture

Culture en direct

Play Episode Listen Later Dec 7, 2025 61:06


durée : 01:01:06 - Allons-y voir ! - par : Patrick Boucheron - De quoi la modernité est-elle le nom dans la peinture turque, beyroutine et cairote, depuis la chute de l'empire ottoman ? De Osman Hamdi Bey à Abdel Hadi El Gazzar, en passant par Omar Onsi, Mahmoud Saïd et Mariam Shahinian, faisons voyage dans une histoire décentrée de la peinture moderne. - réalisation : Anna Holveck, Laurence Millet - invités : Ilana Navaro Réalisatrice; Olivier Bouquet historien, professeur à l'université Paris-Cité, membre de l'Institut universitaire de France; Nadia Radwan Historienne de l'art, spécialiste de l'art moderne et contemporain au Moyen Orient. ; Elvan Zabunyan Historienne de l'art contemporain, professeure à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne; Mathieu Potte-Bonneville Philosophe et directeur du département Culture et création du Centre Pompidou

Les interviews d'Inter
Syrie, un an après la chute de Bachar el-Assad

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 22:07


durée : 00:22:07 - L'invité de 8h20 - par : Ali Baddou, Marion L'hour - Delphine Minoui, grand reporter au Figaro ; Jean-Pierre Perrin, écrivain, journaliste spécialiste du Moyen Orient et Arthur Sarradin, journaliste, correspondant de Radio France et Libération au Proche-Orient analysent la situation en Syrie, un an après la chute du régime Assad. - invités : Delphine MINOUI, Jean Pierre PERRIN, Arthur Sarradin - Delphine Minoui : Journaliste et romancière franco-iranienne, Jean-Pierre Perrin : Journaliste et écrivain, Arthur Sarradin : correspondant pour Radio France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Aujourd'hui l'économie
États-Unis: comment la politique antidrogue de Donald Trump transforme le marché de la défense

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 3:13


En redéployant navires, avions et drones vers les Caraïbes, l'Amérique centrale et la frontière sud, l'administration Trump affirme vouloir intensifier la lutte contre les cartels. Mais derrière cet objectif sécuritaire, une autre réalité s'impose : la stratégie antidrogue ouvre un marché colossal pour l'industrie américaine de défense, les start-up technologiques et les spécialistes de l'intelligence artificielle. Les États-Unis ont récemment renforcé leurs opérations contre les organisations criminelles transnationales. Si l'objectif affiché est de frapper plus fort les cartels, cette stratégie possède aussi une dimension économique considérable. Le Wall Street Journal rappelle que Washington a débloqué 165 milliards de dollars supplémentaires pour la sécurité intérieure sur dix ans, six milliards pour les technologies de surveillance de la frontière, quatre milliards pour moderniser la flotte des garde-côtes ou encore un milliard pour les opérations antidrogues du Pentagone. De telles sommes irriguent une nouvelle génération d'acteurs : start-up d'armement, entreprises spécialisées en intelligence artificielle, mais aussi groupes historiques de la défense. Cet afflux financier arrive au moment idéal pour un secteur qui sort de vingt ans de conflits au Moyen-Orient. Après les retraits d'Irak et d'Afghanistan, les contrats militaires se faisaient plus rares. La lutte antidrogue offre ainsi un nouveau terrain de jeu à ces industriels. Drones, IA et systèmes autonomes : les outils au cœur de la nouvelle stratégie Parmi les technologies qui bénéficient le plus de ce recentrage, les drones et les systèmes autonomes occupent une place centrale. Le drone V-BAT de Shield AI, désormais embarqué sur plusieurs patrouilleurs américains, est crédité de plus d'un milliard de dollars de saisies de stupéfiants depuis le début de l'année grâce à sa capacité à suivre des embarcations sur des milliers de kilomètres carrés. À cela s'ajoutent des plateformes d'intelligence artificielle capables de cartographier les réseaux criminels, de recouper des données maritimes et téléphoniques ou encore d'exploiter le dark web et les réseaux sociaux pour identifier des cargos suspects. Autant de technologies initialement conçues pour des théâtres de haute intensité et qui trouvent dans cette lutte un environnement opérationnel plus stable, plus prévisible, et surtout idéal pour faire leurs preuves. À lire aussiÉtats-Unis: Trump déploie 4000 Marines dans les Caraïbes pour lutter contre les cartels de drogue Conséquence directe : chaque saisie spectaculaire réalisée grâce à un drone ou un logiciel d'IA devient une vitrine commerciale. Une démonstration en conditions réelles qui permet aux industriels de justifier la signature de nouveaux contrats publics. Les budgets augmentent, les opérations se multiplient et les performances s'améliorent — un cercle vertueux pour toute l'industrie. Une guerre technologique qui transforme l'économie de la défense Cette dynamique crée une nouvelle convergence entre intérêts politiques, impératifs sécuritaires et ambitions industrielles. La Maison Blanche affiche sa fermeté face aux cartels. Les entreprises, elles, proposent des solutions automatisées capables de compenser le manque d'effectifs humains et de surveiller d'immenses zones maritimes. L'intensification des patrouilles et des frappes offre en outre un avantage majeur : la possibilité de tester, ajuster et perfectionner les systèmes autonomes directement sur le terrain. Chaque opération nourrit ainsi une chaîne économique plus large, dans laquelle la lutte antidrogue devient un moteur d'innovation. En réalité, la guerre contre les cartels que mène Donald Trump est aussi — et peut-être surtout — une guerre technologique. Une guerre qui redistribue les cartes de l'industrie américaine de défense au profit d'acteurs privés très innovants comme on a pu l'observer dans d'autres secteurs stratégiques, notamment le spatial, avec des entreprises telles que SpaceX ou Boeing. À lire aussiÀ la Une: le Venezuela dans le viseur de Donald Trump

Focus
"Rejeter la mentalité de vengeance" : au Liban, l'appel à la paix du pape Léon XIV

Focus

Play Episode Listen Later Dec 2, 2025 8:38


Le pape Léon XIV a appelé ce mardi 2 décembre à faire prévaloir la paix au Moyen-Orient lors d'une messe devant plus de 150.000 fidèles à Beyrouth, point d'orgue de sa visite au Liban. Avant de s'envoler pour le Vatican, le chef de l'église catholique a également demandé "l'arrêt des attaques" contre le pays, soumis à des frappes israéliennes régulières et qui craint une escalade de la violence. Dans cet épisode du Choix info RTL, nous revenons sur ce voyage du souverain pontife.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Podcast Méditer l'Évangile, le Psaume ou la Lecture du jour en audio ¦ Prie en chemin
« Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. » Mt 8, 5-11

Podcast Méditer l'Évangile, le Psaume ou la Lecture du jour en audio ¦ Prie en chemin

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025


Aujourd'hui, nous sommes le lundi 1 décembre de la première semaine de l'Avent. Prie en Chemin propose de rejoindre son parcours d'Avent intitulé : “La paix, mission prioritaire” pour nous préparer à accueillir la paix qui vient de l'enfant Jésus de Noël, et pour prendre les moyens de vivre intérieurement de cette paix pour qu'elle se répande autour de nous. En ce premier jour du mois, nous vous confions particulièrement l'intention du Réseau mondial de prière du Pape Léon: « Pour que les chrétiens qui vivent dans des contextes de guerre ou de conflit, en particulier au Moyen-Orient, soient des semences de paix, de réconciliation et d'espoir. » Le passage de ce jour m'invite à grandir dans la foi. Je me rends tout entier confiante, attentive à la voix... Chaque jour, retrouvez 12 minutes une méditation guidée pour prier avec un texte de la messe ! A retrouver sur l'application et le site www.prieenchemin.org. Musiques : Quel jour de joie de Glorious interprété par Glorious - Royaume - Vol 1 © Glorious ; Oesope ridicule - Allemande de Jacques Gallot interprété par Mauricio Buraglia - Les Plaintes de Psyche © Creative Commons by-nc-sa license from Magnatunes.

Sur le fil
Le plan Trump pour Gaza peut-il ramener la paix?

Sur le fil

Play Episode Listen Later Nov 29, 2025 22:07


La guerre à Gaza a été déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.Une attaque qui a entraîné la mort de 1.221 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.69.799 Palestiniens ont été tués par la campagne militaire israélienne de représailles, selon le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas.Ces données, jugées fiables par l'ONU, ne précisent pas le nombre de combattants tués mais indiquent que plus de la moitié des morts sont des mineurs et des femmes.Après deux ans de guerre, Donald Trump a mis au point un plan de paix.Un cessez-le-feu, encore fragile, a été mis en place dans la bande de Gaza.Mais que contient ce plan ? A-t-il une chance de mener à une paix durable ?Invités: Léon Bruneau, correspondant de l'AFP au Département d'Etat américain ; Pascal Boniface, directeur de l'Iris, l'Institut de relations internationales et stratégiques ; David Khalfa, codirecteur de l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, Fondation Jean-Jaurès.Réalisation : Maxime Mamet et Emmanuelle BaillonLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Vous pouvez aussi nous laisser une note vocale par Whatsapp au + 33 6 79 77 38 45. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

That Special Moment
Pourquoi quand on prend Delage on rajeuni ?

That Special Moment

Play Episode Listen Later Nov 29, 2025 25:35


Entre passion automobile et ambition entrepreneuriale, Laurent Tapie a redonné vie à une légende. Diplômé de l'ESCP et passé par McKinsey, il a multiplié les projets avant d'entreprendre un défi audacieux : ressusciter Delage, marque mythique disparue depuis 1953.Depuis 2019, il porte ce renouveau avec une vision claire. Sous sa direction, Delage dévoile la D12, hypercar hybride mêlant V12 atmosphérique, technologie électrique et performances de sport automobile — un symbole de luxe et d'ingénierie française.Laurent ne s'arrête pas à la prouesse technique : il construit une manufacture à Magny-Cours, développe la présence internationale de la marque et scelle des alliances stratégiques, notamment au Moyen-Orient avec Menas Global.Cet épisode retrace le parcours d'un entrepreneur qui a transformé un héritage centenaire en moteur d'innovation et de renaissance.

Du grain à moudre
Frappes au Liban : un tournant dans la doctrine sécuritaire d'Israël ?

Du grain à moudre

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 33:18


durée : 00:33:18 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Le lundi 24 novembre 2025 malgré la trêve, l'armée israélienne a tué un haut responsable du Hezbollah en banlieue de Beyrouth. En violant une énième fois le cessez-le-feu, Israël torpille de nouveau les accords et le droit international. - invités : Agnès Levallois Présidente de l'iReMMO (Institut de Recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient), chargée de cours à Science-Po Paris; David Rigoulet-Roze Chercheur à l'Institut Français d'Analyse Stratégique (IFAS)  Chercheur associé à l'Institut Européen pour les Études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (EISMENA) 

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Quand l'innovation tourne au fiasco, leçons des échecs industriels

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 65:25


L'histoire de l'industrie dans le monde est semée de grandes réussites... et d'échecs parfois retentissants. L'exposition "Flops ?!" au Musée des arts et métiers à Paris met en lumière quelques ratages de l'innovation ou du marketing dans le monde. Du jeu de société Trump aux lasagnes Colgate, de la Renault 14 comparée à une poire au navire de guerre suédois Vasa coulé dès sa mise à l'eau, ces ratés nous enseignent autant, sinon plus, que les succès éclatants. NOS INVITÉS

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Pourquoi l'épargne des Français suscite-t-elle la convoitise ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 2:29


Au printemps 2025, les Français ont mis de côté une part de leur revenu jamais atteinte depuis un demi-siècle. Leur taux d'épargne a grimpé à 18,9 % au deuxième trimestre, un niveau comparable aux sommets observés dans les années 1970, hors période exceptionnelle du Covid. Pour la Banque de France, cette prudence renforcée se traduit par un patrimoine financier total de 6.430 milliards d'euros, un volume colossal qui s'invite désormais au cœur des discussions budgétaires.Selon de nombreux économistes, cette accumulation est largement le reflet d'un climat d'incertitude généralisé. La succession de crises — pandémie, inflation persistante, conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, tensions politiques internes — pousse les ménages à renforcer leur matelas de sécurité. Le Cercle de l'épargne souligne que cette anxiété collective alimente directement la hausse du taux d'épargne.Où va tout cet argent ? L'assurance vie reste le placement préféré, avec plus de 2.000 milliards d'euros d'encours. Vient ensuite l'épargne réglementée : Livret A, LDDS et Livret d'épargne populaire, qui totalisent près de 700 milliards d'euros. À côté de cela, les Français laissent aussi de vastes sommes dormir sur leurs comptes courants : près de 750 milliards d'euros au premier trimestre 2025, argent non rémunéré et donc improductif.Cette épargne ne reste pas inactive. Les contrats d'assurance vie financent majoritairement les entreprises (63 % des encours) et, dans une moindre mesure, les dettes publiques. De leur côté, les livrets réglementés, dont une grande partie est centralisée à la Caisse des dépôts, servent notamment à financer le logement social et des investissements publics de long terme. Le reste est géré par les banques, qui y voient un levier essentiel pour le financement de l'économie.Face à cette masse d'argent, le monde politique se divise. Certains imaginent de nouveaux outils dédiés, notamment pour soutenir les dépenses de défense. D'autres optent pour des mesures fiscales. Les députés ont ainsi validé une hausse de CSG ciblée sur les revenus du capital, censée rapporter près de 3 milliards d'euros dès 2026. Ils ont également voté un nouvel « impôt sur la fortune improductive » touchant les patrimoines supérieurs à 2 millions d'euros, incluant les contrats d'assurance vie en fonds euros.Ces décisions provoquent une levée de boucliers du secteur financier. Les représentants des banques et experts dénoncent un risque de déstabilisation : selon eux, taxer les fonds euros reviendrait à pénaliser un placement qui finance directement entreprises et dettes publiques. Pire encore, cela pourrait pousser les épargnants vers des produits plus risqués, avec à la clé un danger systémique.L'épargne française, longtemps perçue comme une force, devient ainsi un terrain d'affrontements politiques, économiques et idéologiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Débat du jour
Le soutien aux Palestiniens est-il stigmatisé ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 29:30


Alors que l'Union européenne s'apprête à accueillir, ce jeudi (20 novembre 2025), à Bruxelles une conférence des donateurs pour les Palestiniens, il semble que le débat public sur la situation au Proche-Orient a atteint un niveau de tension inédit. En témoigne la déprogrammation récente d'un colloque prévu au Collège de France sur le thème «la Palestine et l'Europe». Une décision motivée par le ministre de l'Enseignement supérieur et qui fait beaucoup de bruit. Y a-t-il un amalgame sur la défense de la cause palestinienne ? Pourquoi le soutien aux Palestiniens fait craindre le risque d'échauffourées ? Comment retrouver un apaisement du débat ?   Pour en débattre - Béligh Nabli, professeur des Universités en Droit public et spécialistes des Relations internationales, auteur du livre L'État de droit, aux éditions PUF (2025) - Thomas Maineult, agrégé et docteur en Histoire au Centre d'histoire de Sciences Po, spécialiste de l'histoire du Moyen-Orient. Auteur d'une thèse : La cause palestinienne en France.

Débat du jour
Le soutien aux Palestiniens est-il stigmatisé ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 29:30


Alors que l'Union européenne s'apprête à accueillir, ce jeudi (20 novembre 2025), à Bruxelles une conférence des donateurs pour les Palestiniens, il semble que le débat public sur la situation au Proche-Orient a atteint un niveau de tension inédit. En témoigne la déprogrammation récente d'un colloque prévu au Collège de France sur le thème «la Palestine et l'Europe». Une décision motivée par le ministre de l'Enseignement supérieur et qui fait beaucoup de bruit. Y a-t-il un amalgame sur la défense de la cause palestinienne ? Pourquoi le soutien aux Palestiniens fait craindre le risque d'échauffourées ? Comment retrouver un apaisement du débat ?   Pour en débattre - Béligh Nabli, professeur des Universités en Droit public et spécialistes des Relations internationales, auteur du livre L'État de droit, aux éditions PUF (2025) - Thomas Maineult, agrégé et docteur en Histoire au Centre d'histoire de Sciences Po, spécialiste de l'histoire du Moyen-Orient. Auteur d'une thèse : La cause palestinienne en France.

Le débat
Mohammed ben Salmane à la Maison Blanche : quels accords entre l'Arabie saoudite et les États-Unis ?

Le débat

Play Episode Listen Later Nov 18, 2025 41:39


Donald Trump a reçu le prince héritier d'Arabie Saoudite Mohammed ben Salmane à la Maison Blanche. Les Saoudiens souhaitent acheter des F-35 et signer un accord sur des transferts de technologie dans le nucléaire et l'intelligence artificielle, tandis que le président américain place Riyad au cœur de sa stratégie au Moyen-Orient et veut convaincre MBS de normaliser ses relations avec Israël. Le prince héritier a promis d'investir 1 000 milliards de dollars dans le pays.

Les matins
Le moustique du métro londonien n'a pas évolué dans les souterrains

Les matins

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 5:19


durée : 00:05:19 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - Le moustique du métro londonien est-il "né" dans le métro ? Une nouvelle étude parue dans Science révèle que cet insecte nommé Culex pipiens molestus s'est adapté à l'humain et aux espaces confinés au Moyen Orient il y a plusieurs millénaires avant de coloniser les souterrains européens. - invités : Fabien Aubry Chargé de recherche CNRS et responsable de l'équipe Génétique de la résistance des moustiques aux arbovirus de l'Institut de Biologie Moléculaire et cellulaire à Strasbourg

GATEMERI
#105 Accepter ses parts d'ombre - Avec Miloud Benaouda, Président Région Western de Barilla (Partie 2)

GATEMERI

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 41:26


De son parcours d'expatrié à son rôle de dirigeant, Miloud Benaouda partage avec sincérité les leçons d'une vie faite de risques, de doutes et de reconstructions.Entre solitude, intuition et responsabilité, il raconte comment chaque étape (du Moyen-Orient à la direction de Barilla France) a renforcé son humilité et sa foi dans l'humain.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Sénégal : Diomaye/Sonko au bord de la rupture ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'éviction du vice-président sud-soudanais, une demande de Donald Trump pour gracier Benyamin Netanyahu et les pourparlers de paix pour la guerre au Soudan. Sénégal : Diomaye/Sonko au bord de la rupture ?   Dernière crise en date entre le président de la République et son Premier ministre, la personnalité chargée de diriger la coalition présidentielle. Perçu comme un désaveu pour Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye a limogé Aïda Mbodj pour la remplacer par Aminita Touré. Pourquoi le chef de l'Etat a-t-il décidé de ce changement, maintenant ? Ousmane Sonko peut-il réellement contester l'autorité du président ?  Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar.      Soudan du Sud : pourquoi le président a-t-il évincé son « prince héritier » ?   Nommé vice-président il y a seulement 9 mois, Benjamin Bol Mel a été limogé de ses fonctions alors qu'il était pressenti pour succéder un jour au président Salva Kiir. Comment expliquer cette décision ? Cette situation ne risque-t-elle pas de créer des tensions au sein du parti au pouvoir ?    Avec Florence Miettaux, correspondante de RFI à Juba.     Israël : Trump s'immisce dans les dossiers judiciaires de Netanyahu   Dans une lettre adressée à son homologue israélien, Donald Trump demande d'accorder une grâce à Benjamin Netanyahu, poursuivi dans plusieurs affaires pour corruption, fraude et abus de confiance. Pourquoi le président américain s'intéresse-t-il aux déboires judiciaires du Premier ministre ? Quelle sera la réponse d'Isaac Herzog ?   Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (Eismena).     Soudan : des négociations avec Abu Dhabi sont-elles possibles ?  Le gouvernement soudanais refuse de participer aux réunions du Quartet censées parvenir à la paix. En cause, la présence des Émirats arabes unis accusés de soutenir les paramilitaires des Forces de soutien rapide. Dans ce contexte, qu'est-il envisagé pour obtenir un cessez-le-feu ? Comment les paramilitaires des FSR se positionnent-ils sur ces pourparlers ?   Avec Marc Lavergne, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste de la Corne de l'Afrique et du Moyen-Orient.

Géopolitique, le débat
Quelle recomposition pour le Proche-Orient ?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Nov 16, 2025 48:29


Quelle recomposition pour le Proche-Orient ? Le 7 octobre 2023, le massacre de 1 200 Israéliens par des commandos du Hamas venus de Gaza plongeait l'État hébreu dans la stupeur et la colère... Les représailles furent immédiates. Un déluge de feu s'est abattu sur la bande de Gaza, prélude à une effroyable guerre qui a fait jusqu'à présent plus de 68 000 morts palestiniens, dont au moins 18 000 enfants, et transformé les trois-quarts du territoire en champ de ruines. Depuis deux ans, cette guerre cristallise les passions et bouscule un Proche-Orient forgé, il y a un siècle, par les diplomaties européennes, après la disparition de l'Empire ottoman… C'est dans cette histoire tourmentée que nous plonge Ziad Majed dans son dernier livre «Le Proche-Orient, miroir du monde. Comprendre le basculement en cours» qui vient de paraître aux éditions La Découverte. Invité : Ziad Majed, professeur à l'Université américaine de Paris, directeur du programme des études du Moyen-Orient.

Invité Afrique
«Le Sahel est l'épicentre de l'expansion jihadiste en Afrique», explique le chercheur Luis Martinez

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 6:49


« L'Afrique est-elle le prochain califat ? », demandait il y a deux ans l'universitaire français Luis Martinez, dans un ouvrage au titre provocateur, paru aux éditions Tallandier. Aujourd'hui, la question se pose au Mali, où les jihadistes du Jnim essayent d'imposer le blocus de Bamako et où les États-Unis et la France conseillent à leurs ressortissants de quitter le pays au plus vite. Mais y a-t-il vraiment une menace sécuritaire de la part des jihadistes sur la ville de Bamako ? Luis Martinez, qui est directeur de recherches au Centre de recherches internationales (CERI), répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Deux ans après la sortie de votre livre, continuez-vous de penser que l'Afrique peut devenir le prochain califat ? Luis Martinez : Je pense qu'en Afrique, et en particulier dans le Sahel, il y a des conditions pour voir émerger des territoires qui seraient gouvernés par des jihadistes, qui chercheraient à mettre en œuvre ce qu'ils cherchent depuis quelques années, à savoir un califat. Quand vous dites que le jihadisme est en expansion, pensez-vous en priorité à l'Afrique de l'Ouest ou à l'Afrique de l'Est ? Disons que le vivier, le cœur ou l'épicentre, c'est clairement le Sahel. Tout simplement parce que les conditions de ces dix dernières années nous montrent qu'il y a eu une constellation qui a favorisé leur expansion. Je ne reviens pas sur les déterminants intérieurs et régionaux, mais les conditions ont été vraiment propices à leur développement. Et leur projet ne s'arrête pas là. Il est clair qu'on voit bien qu'il y a des tentatives vers l'Afrique de l'Ouest, sur le Bénin, le Togo, le Nigeria, bien évidemment, et depuis longtemps dans certaines régions. Mais le Sahel reste quand même l'épicentre en raison d'un certain nombre de conditions qui sont quand même très favorables. Certains observateurs disent qu'après ses échecs en Irak et en Syrie, le groupe État islamique essaie de faire de l'Afrique de l'Est une base de repli, notamment en Somalie ? En Somalie, c'est clair qu'il y a dans l'État semi-autonome du Puntland ou d'autres régions, là aussi, des conditions qui pourraient amener à une installation. Mais en même temps, on est en Somalie, c'est un environnement qui, peut-être, n'est pas celui du Sahel, avec un engagement des États-Unis qui, sans doute, limite ou limiterait, dans la durée, la possibilité de vraiment s'y installer. Pour revenir à l'Afrique de l'Ouest, quel est, à votre avis, le pays le plus exposé à l'instauration d'un éventuel califat jihadiste ? Clairement, c'est le Mali qui apparaît dans l'agenda jihadiste comme celui qui pourrait le plus facilement, dans les semaines, les mois, voire les années à venir, constituer un terrain nouveau d'instauration d'un califat. Alors pourquoi ? Tout simplement parce qu'il y a quand même un isolement de Bamako, à la fois vis-à-vis de la France et vis-à-vis du voisin algérien. Mais également, ses partenaires et alliés, que ce soit le Burkina ou le Niger, ont eux-mêmes de graves difficultés sur place pour pouvoir lui venir en aide. Quant à la Russie, je pense que les quelque 2 000 ou 3 000 mercenaires de l'Africa Corps ne peuvent strictement rien faire face à une insurrection jihadiste. On l'a vu avec la France avec ses 6 000 hommes, ce ne sont pas les 2 000 ou 3 000 hommes de la Russie qui vont modifier la donne. Je pense que l'approche militaire, de toute manière, est vouée à l'échec. Parce qu'il faudrait vraiment passer par les armes et faire des massacres dans toutes les régions du Mali pour restaurer l'ordre et la sécurité, ce que quasiment aucun État occidental n'assumerait de faire. Et évidemment, la Russie a d'autres soucis en Europe et en Ukraine pour pouvoir considérer que le Mali est stratégique dans sa politique. Aujourd'hui, l'armée malienne est quand même assez isolée pour pouvoir bénéficier d'une capacité, non seulement de résistance, mais de reconquête de son territoire. Cela me semble, comme beaucoup d'observateurs, voué à l'échec. Quand vous voyez que les États-Unis et les grands pays européens appellent leurs ressortissants à quitter Bamako, y voyez-vous le signe d'une prise possible de cette capitale africaine, notamment par le Jnim d'Iyad Ag Ghaly ? Je ne sais pas dans les détails. Aujourd'hui, Bamako peut tomber ou pas. Ce qui est sûr, c'est que depuis quelques années, le Jnim a construit une vraie stratégie pour, entre guillemets, isoler Bamako sur le plan territorial, isoler le pouvoir politique sur le plan sociétal, dont l'influence est limitée. Et maintenant, sans doute, chercher à l'isoler économiquement, financièrement. Toutes ces conditions vont-elles faire que les militaires à Bamako vont considérer qu'il n'y a plus d'échappatoire ? Ou bien vont-ils estimer qu'ils peuvent s'en accommoder ? Un peu comme à Kaboul où, pendant des années, on s'est accommodé de ne pas pouvoir sortir au-delà de 30 km de Kaboul, parce qu'il y avait les talibans à côté. Voilà, cela va dépendre. Le Jnim n'a aucune capacité, aujourd'hui, de conquête, au sens militaire du terme, d'entrer dans Bamako. Le Jnim a toujours recherché ce qu'on pourrait appeler des partenaires politiques, militaires et religieux pour lui ouvrir les portes de Bamako. C'est-à-dire faire en sorte que, de l'intérieur, on se débarrasse de la junte et on négocie des alliances avec le Jnim dans ce qu'on pourrait appeler une co-gouvernance de la capitale et de l'État malien. À une époque passée, pas très lointaine, il y avait l'imam Mahmoud Dicko qui aurait pu remplir ce rôle. Lui-même avait fondé le Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l'imam Dicko (CMAS), ce qui est donc une sorte de coordination de mouvements civils et religieux qui avait encouragé un dialogue jusqu'en 2019 et 2020. À partir de 2022, les militaires au pouvoir à Bamako l'ont quasiment pourchassé. Il est exilé en Algérie en ce moment. Mais c'est ce type de personnage que les groupes jihadistes recherchent. C'est-à-dire des figures religieuses, politiques, voire demain militaires, qui puissent être des passerelles pour ouvrir les portes de Bamako. Parce que les djihadistes du Sahel sont pour beaucoup des Arabes et des Touaregs qui seraient minoritaires dans la ville de Bamako ? Il y a à la fois cette dimension ethnique, communautaire qui jouerait, mais en même temps, il y a l'expérience passée, c'est-à-dire la conquête militaire d'une ville, voire sa prise complète du pouvoir. Le Jnim a bien regardé ce qui s'est passé avec le groupe État islamique du côté de Syrte, en Libye. Cela a généré immédiatement une coalition internationale pour déloger le groupe État islamique de la ville de Syrte en 2014 et 2015. Donc il y a cette idée que le Jnim ne veut pas apparaître comme un projet politique radical qui s'imposerait à la société, mais comme une alternative politique et religieuse que la société serait prête à accompagner. Cela fait quelques années que le Jnim, entre guillemets, gouverne un certain nombre de régions, et Bamako serait un peu la vitrine. Entrer par la force à Bamako pourrait susciter des réactions tout à fait contraires à son projet. Il y a dix ans, les attentats de Paris et de Saint-Denis ont été prémédités et préparés au Moyen-Orient, et donc pas en Afrique de l'Ouest. Est-ce à dire que les jihadistes qui opèrent en Afrique et au Sahel ne représentent pas une menace terroriste pour l'Europe ? Il me semble que le contexte du Moyen-Orient, qui était quand même un contexte d'ingérence de forces étrangères extrêmement importantes – la guerre d'Irak, la guerre contre Al-Qaïda, et toute une série de variables – avait construit une vraie haine de l'Occident et des pays alliés à l'Occident. Il me semble que l'on n'a pas cette configuration aujourd'hui dans le Sahel. À la rigueur, je dirais presque que c'est une chance pour la France aujourd'hui de ne pas être associée à cette avancée spectaculaire des jihadistes et de ne pas chercher à les combattre militairement sur place. Tout simplement parce qu'ainsi cela ne va pas générer un certain nombre de griefs, de colère contre la France. Il y a déjà le passé colonial. Il y a déjà le passé post-colonial de la Françafrique. Je pense qu'aujourd'hui, la France est, entre guillemets, mieux lotie en étant loin de ce type de transformation de la société du Sahel plutôt qu'en y étant présente. Cela ne veut pas dire demain que cette région ne pourrait pas, bien évidemment, devenir une base pour certains groupes qui, entre guillemets, échapperaient à la gouvernance du Jnim et chercheraient à exploiter les failles d'une gouvernance califale pour frapper l'Occident. Cela, en toute sincérité, je n'en sais rien aujourd'hui.   À lire aussiMali: record d'enlèvements d'étrangers par les jihadistes

C dans l'air
Menace terroriste : l'ex de Salah Abdeslam incarcérée... - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 64:08


C dans l'air du 11 novembre 2025 : Menace terroriste : l'ex de Salah Abdeslam incarcérée...À deux jours des commémorations des dix ans des attentats du 13 novembre 2015, l'ex-compagne du terroriste islamiste Salah Abdeslam, Maëva B., est de retour dans la chronique judiciaire. Elle a été doublement mise en examen et incarcérée.Le parquet national antiterroriste a en effet ouvert deux instructions distinctes. La première porte sur une clé USB contenant de la propagande djihadiste. Cette clé aurait été illégalement remise via un parloir à Salah Abdeslam, unique survivant du commando du 13 novembre 2015 et incarcéré à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil.La seconde enquête porte sur un projet d'attentat. Dans ce dossier, trois protagonistes dont Maëva B. ont été mis en examen et incarcérés lundi en début de soirée pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.Cette actualité judiciaire rappelle que la menace terroriste plane encore sur la France. L'état de cette menace a d'ailleurs évolué de manière inquiétante ces trois dernières années. On observe en effet un spectaculaire rajeunissement des auteurs de projets d'attentat. Le processus de radicalisation est toujours plus rapide et touche des individus toujours plus jeunes, parfois même mineurs. L'année dernière, 20 % des mis en examen pour terrorisme avaient ainsi moins de 18 ans. Ce rajeunissement, constaté depuis 2023, est observé dans les mêmes proportions dans plusieurs pays européens. Cette année, pas moins de 17 mineurs sont déjà mis en examen pour des faits de terrorisme, contre seulement deux ou trois par an il y a encore cinq ans.Cette génération nouvelle, endogène, n'a jamais quitté le territoire français et n'est pas directement en contact avec des organisations terroristes internationales. Elle se nourrit d'une propagande numérique qui transforme parfois un sentiment de mal-être en pulsion de violence. Dans ce phénomène, le rôle des réseaux sociaux, notamment TikTok, Snapchat ou encore Telegram, est pointé du doigt. Ces plateformes agissent en effet comme des accélérateurs. Leurs algorithmes ont tendance à renforcer la visibilité des contenus problématiques ultraviolents et jihadistes.Les Etats-Unis invitent à la Maison-Blanche un ancien djihadiste. Ahmad al-Chareh, l'ancien dirigeant de la branche syrienne du groupe djihadiste Al-Qaïda a ainsi été reçu lundi par Donald Trump. Si cet ancien terroriste a aujourd'hui les bonnes grâces de Washington, c'est qu'il est devenu cette année le président syrien et que son pays s'apprête à rejoindre la coalition internationale contre le groupe État islamique. Un évènement sans précédent aux enjeux stratégiques pour le Moyen-Orient. C dans l'air retrace le parcours d'Ahmad al-Chareh, dont la tête fut un temps mise à prix par les Américains mais que le renversement du pouvoir en Syrie a rendu fréquentable.Que préparait l'ancienne compagne du djihadiste Salah Abdeslam ?Comment endiguer la recrudescence de la menace terroriste en France ?Pourquoi Donald Trump fait confiance au président syrien malgré son passé djihadiste ?Nos experts : - Gilles KEPEL - Professeur émérite des universités et spécialiste du Moyen-Orient - Auteur de "Antiterrorisme, la traque des jihadistes"- Mathieu DELAHOUSSE - Grand reporter - « Le Nouvel Obs »- Soren SEELOW - Journaliste spécialiste des questions de terrorisme - « Le Monde »- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions - Spécialiste des faits de société

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Mali : l'exécution d'une TikTokeuse bouleverse le pays

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'absence des États-Unis à la COP30, l'enrôlement de soldats africains dans l'armée russe et des mandats d'arrêt turcs contre des responsables israéliens.   Mali : l'exécution d'une TikTokeuse bouleverse le pays   L'assassinat de Mariam Cissé suscite un vif émoi sur les réseaux sociaux. La jeune influenceuse a été fusillée en public sur une place de la ville de Tonka, dans la région de Tombouctou, par des jihadistes présumés. Dans quelles circonstances a-t-elle été tuée ? Pourquoi s'en sont-ils pris à elle ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.     COP30 : l'absence des États-Unis, une bonne ou mauvaise nouvelle ?  Considérant la crise climatique comme « une grande escroquerie », Donald Trump a annoncé que les États-Unis, 2e plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre, n'enverraient aucun représentant de haut niveau à la COP30 qui se tient à Belèm au Brésil. Cette absence peut-elle avoir un impact sur les négociations ?   Avec Stefanie Schüler, journaliste au service environnement-climat de RFI.       Guerre en Ukraine : Kiev dit stop aux recrutements de combattants africains par Moscou   Selon le ministère des Affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha, 1 436 soldats africains de 36 nationalités différentes combattent sur le front en Ukraine pour le compte de la Russie. Quelle est la véracité de ce chiffre ? Comment ces recrutements s'organisent-ils ?   Avec Lou Osborn, membre du collectif All Eyes on Wagner. Co-autrice de l'ouvrage « Wagner, enquête au cœur du système Prigojine » (éditions du Faubourg).       Turquie : 37 mandats d'arrêt pour « génocide » contre des responsables israéliens   Le parquet d'Istanbul a émis des mandats d'arrêt visant le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et 36 autres responsables israéliens, les accusant de « génocide » et de « crimes contre l'humanité » dans le cadre des opérations militaires à Gaza. Quel est le poids de ces mandats d'arrêt alors que depuis un an la CPI demande l'arrestation de Benyamin Netanyahu ?  Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (Eismena). 

Le Nouvel Esprit Public
Comment le terrorisme a transformé la société française depuis dix ans / La guerre au Soudan

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Nov 9, 2025 62:59


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 7 novembre 2025.Avec cette semaine :Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.COMMENT LE TERRORISME A TRANSFORMÉ LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DEPUIS DIX ANS ? Voilà bientôt dix ans qu'un commando terroriste a semé la terreur dans les rues de Paris, le 13 novembre 2015, assassinant 130 personnes et en blessant plusieurs centaines d'autres. Trois rescapés se sont depuis donné la mort, succombant à leurs blessures psychiques. Ces attentats ont profondément impacté la société française. Les médias jouent un rôle central lors de tels événements. Difficile d'informer avec précision dans un climat de peur et d'incertitude après un attentat. Le 9 janvier 2015 notamment, des chaînes d'information en continu ont divulgué la présence d'otages cachés dans la chambre froide de l'Hypercacher de Vincennes, mettant leur vie en danger. Les médias servent de caisse de résonance aux terroristes, qui, pour la plupart sont avides de spectacle. Face à la sidération après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hypercacher, la société française s'est immédiatement massivement mobilisée comme en témoigne la grande manifestation du 11 janvier 2015. La vie quotidienne a été transformée, bouleversée par les dispositifs de surveillance, de prévention et de lutte antiterroriste. Le terrorisme provoque également des effets perturbateurs comme la montée de sentiments xénophobes, antimusulmans ou antisémites et leurs réponses politiques. Il a induit des progrès considérables de la recherche, en particulier, depuis 2015, sur la question des traumatismes. Il impacte les procédures judiciaires. En France, depuis 2019, le nombre de procès criminels pour terrorisme a été multiplié par sept : la raison principale en est non seulement la création d'un parquet national antiterroriste, mais aussi la volonté de donner réparation à toutes les victimes et leur offrir la possibilité de s'exprimer dans le lieu symbolique d'une cour de justice.Procureur de la République de Paris en charge de la lutte contre le terrorisme entre 2011 et 2018, François Molins a vécu les événements les plus dramatiques qui se sont succédé pendant cette période, des attentats de Mohamed Merah en 2012, au 13 novembre 2015, en passant par le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo. Insistant sur le fait qu'il a fallu trouver une juste mesure entre le durcissement de la réponse et le respect des libertés et droits fondamentaux, François Molins considère que « dans l'ensemble, la France y est parvenue » : L'état d'urgence décrété au lendemain du 13 Novembre a duré un peu moins de deux ans, jusqu'au 1er novembre 2017. Il a rassuré les gens et permis une amplification de la lutte - assignations à résidence, perquisitions, interdictions de séjour, fermeture de mosquées radicalisées -, toujours sous le contrôle de la justice administrative et du Parlement. Mais le risque de dérive est réel, met en garde François Mollins. En octobre 2025, cinq actes terroristes d'inspiration djihadiste ont été réalisés ou projetés, dans quatre pays européens, rappelle l'ancien procureur antiterroriste Jean-François Ricard. Ces faits, insiste-t-il, doivent nous alerter sur la persistance d'une menace qui prend des formes nouvelles.LA GUERRE AU SOUDAN Au Soudan, le 26 octobre la ville d'El-Facher, capitale de la province du Darfour du Nord est tombée aux mains des Forces de soutien rapide (FSR) qui assiégeaient la ville depuis plus de dix-huit mois. C'était le dernier bastion, au Darfour, des Forces armées soudanaises (FAS). La guerre au Soudan a commencé en avril 2023 lorsque les tensions autour du projet d'intégration des FSR à l'armée régulière ont éclaté en un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé de 12 à 13 millions de personnes. Deux acteurs qui s'étaient partagé le pouvoir après la chute du dictateur Omar el-Béchir, renversé en 2019 s'affrontent : l'armée soudanaise, héritière de l'ancien régime, avec à sa tête le général Abdel Fattah al-Burhane ; et les FSR, une unité paramilitaire dissidente dirigée par le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemetti. En début d'année, l'armée soudanaise et ses supplétifs miliciens ont reconquis la capitale, Khartoum, ainsi que la région agricole de la Jézira, le long du Nil. Depuis, ils contrôlent toute la moitié orientale du Soudan. A l'ouest, en revanche, les RSF dominent. Le noyau dur des hommes de Hemetti est composé d'anciens combattants arabes jenjawids employés, à l'époque d'El-Béchir, pour effectuer les sales besognes du régime et écraser les mouvements rebelles du Darfour. Ils sont eux-mêmes originaires de cette région, grande comme la France métropolitaine.Situé à la lisière de la partie subsaharienne de l'Afrique et du Moyen-Orient, le Soudan concentre une multitude de richesses et d'avantages géostratégiques suscitant toutes sortes de convoitises et d'ingérences : d'immenses terres arables, les eaux du Nil, des mines d'or, du pétrole, l'accès à la mer Rouge face à l'Arabie saoudite, des frontières avec huit pays africains. Soutenues par une partie des Émirats arabes unis, les FSR contrôlent les mines d'or du Darfour, les circuits de contrebande vers la Libye et la Centrafrique, et finance une armée privée plus riche que l'État soudanais, tandis que les FAS ont bénéficié de l'appui de l'Égypte, de l'Arabie saoudite, de l'Iran et de la Turquie, selon des observateurs. Tous nient toute implication.Les réactions internationales demeurent d'une discrétion gênée. Lundi, toutefois, le bureau du procureur de la Cour pénale internationale a averti que les atrocités commises par les FRS à El-Fasher « pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ». Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme mentionne des « massacres massifs de civils et de combattants désarmés ». La région, déjà extrêmement affaiblie depuis les massacres de Geneina en 2023, s'enfonce dans un nouveau cycle de violences entre communautés, où vengeance et désordre remplacent toute stratégie politique. Le pays s'est disloqué en zones d'influence : le Darfour aux mains des FSR, le Nord et l'Est sous commandement militaire, le Sud livré au chaos. L'État soudanais, déjà amputé du Soudan du Sud en 2011, se délite à nouveau.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.