POPULARITY
Categories
durée : 00:58:41 - LSD, la série documentaire - par : Marceau Vassy - Comment est-ce que les enfants et petits enfants de pieds-noirs s'approprient-ils leur histoire familiale ? Comment faire face, pour la génération de l'après, à cette tension entre Histoire et mémoires ? Pied-noir, est-ce d'ailleurs une identité ? Une culture ? Quelque chose dont on hérite ? - réalisation : Cécile Laffon
durée : 00:58:38 - LSD, la série documentaire - par : Marceau Vassy - Pour comprendre les tensions et l'aspect sensible de la mémoire pied-noir, retour sur l'année 1962 qui mit fin à la guerre d'Algérie, entraînant le départ de près d'un million de Français vers la Métropole. Un exil qui marquera profondément cette communauté et qui résonne encore dans les mémoires. - réalisation : Cécile Laffon
durée : 00:58:29 - LSD, la série documentaire - par : Marceau Vassy - Comment les pieds-noirs se sont-ils mobilisés depuis le début des années 1970 pour transmettre leur histoire à travers différentes associations ? Comment est-ce que ce paysage associatif s'articule-t-il aujourd'hui autour de positions politiques et idéologiques très différentes ? - réalisation : Cécile Laffon
durée : 00:58:22 - LSD, la série documentaire - par : Marceau Vassy - Qu'est-ce que les pieds-noirs, les Algériens, et leurs descendants, peuvent-ils faire de cette histoire coloniale ? Comment déjouer la fatalité et les traumatismes du passé pour apaiser les mémoires ? Comment transformer le souvenir en quelque chose de fécond pour l'avenir ? - réalisation : Cécile Laffon
« Dans mon Chinatown », c'est une série d'été de RFI qui vous emmène dans les quartiers chinois des grandes villes du monde sur tous les continents. On s'arrête aujourd'hui en Afrique du Sud, pays qui compte la plus importante communauté chinoise du continent. Les premiers migrants sont arrivés dès le XVIIᵉ siècle, envoyés au Cap par les autorités coloniales en tant que prisonniers ou esclaves. Après plusieurs vagues de migration, on estime aujourd'hui que cette communauté compte entre 250 000 et 350 000 personnes. À Johannesburg, deux Chinatown distincts retracent leur histoire. De notre correspondante à Johannesburg, Sur la rue Commissioner, le magasin Sui Hing Hong est une institution. Malgré le déclin et la dégradation du vieux centre-ville, il continue vaillamment à rappeler à tous que se trouvait ici, le premier Chinatown de Johannesburg. C'est la mère de Gloria Pon qui a ouvert cette boutique dans les années 1940. « Elle disait qu'elle voulait établir un endroit où il y aurait tous les produits chinois dont on avait besoin : nos médicaments, notre nourriture, des bols et des baguettes », se souvient sa fille. La communauté chinoise sud-africaine est le fruit de vagues successives de migration. À Johannesburg, des travailleurs sous contrats ont été envoyés dès la création de la ville, suite à la découverte d'or à la fin du XIXᵉ siècle. Mais la majorité de ces mineurs sont ensuite rentrés au pays. Ceux arrivés plus tard, pour faire fortune, de la région de Canton par exemple – comme la famille de Gloria Pon –, ont été interdits de licence minière en raison de leur couleur de peau et se sont tournés vers le commerce. Ils ont alors développé tout un petit écosystème au niveau de cette rue. Le frère de Gloria, Walter, est surnommé le « maire » de Chinatown, en raison de sa passion pour l'histoire de la communauté. « Voici un autre bâtiment très ancien, des années 1900. C'est la propriété du club chinois. En ces temps-là, lorsque les Chinois arrivaient en Afrique du Sud, ils n'avaient pas de famille. Donc ils étaient accueillis ici, jusqu'à ce qu'ils trouvent un travail. Et lorsqu'ils mourraient, qui les enterraient ? Le club », explique-t-il. L'octogénaire se souvient notamment de la vie sous apartheid et des discriminations subies : « Quand on voulait s'asseoir dans un train, il fallait aller dans la zone réservée aux Noirs, une zone qui était sale, détériorée. La zone des Blancs était toute propre, mais on ne pouvait pas y accéder. » À lire aussiAfrique du Sud: l'August House, la grande colocation d'artistes en plein centre de Johannesburg Aujourd'hui, ne reste que quelques restaurants, témoins de cette histoire, ainsi que la boutique de feux d'artifices tenue par un autre frère de la famille Pon. Il faut se rendre à une poignée de kilomètres de là, dans l'ancienne banlieue juive de Cyrildene, pour découvrir le deuxième Chinatown de Johannesburg. Ce sont d'autres flux de migration qui lui ont donné naissance : d'abord des Taïwanais, encouragés à venir dans les années 1980 par le gouvernement de l'apartheid qui entretenait des liens avec Taipei. Puis, il y a eu de nouvelles arrivées du centre de la Chine, lorsque la démocratie sud-africaine s'est rapprochée de Pékin. Evonne Chen, 22 ans, est serveuse dans un petit café situé au pied de l'immense arche colorée qui marque l'entrée du quartier. Dans sa famille, elle est la première génération née sur place : « Je travaille à mi-temps ici, car j'étudie également les ressources humaines. Ce sont mes grands-parents qui sont venus ici, vers 1992-1993. Nous n'avons pas l'intention de rentrer, puisque ici, c'est un très beau pays. Moi, je parle taïwanais et mandarin, car mes grands-parents ne parlent pas anglais. » Nous retrouvons à l'extérieur Ufrieda Ho, qui a beaucoup écrit sur le sujet, et notamment sur sa propre famille. Ces lieux sont finalement, pour elle, à l'image de la communauté : divers et composites. « Ce n'est pas un groupe homogène, il y a beaucoup de nuances et de différents contextes. Je pense que c'est pour ça que ces deux Chinatown sont distincts : cela raconte les différentes formes de migrations et leur interaction avec la politique sud-africaine de l'époque », explique-t-elle. Malgré de forts liens entre Pékin et Pretoria, deux membres des Brics, les conditions économiques ont rendu l'Afrique du Sud moins attractive, ces dernières années, pour les nouveaux migrants chinois.
durée : 01:14:43 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Loin de la revanche et de la haine, des pieds-noirs racontent leur exode, leur départ forcé pour la France et leurs souvenirs de ce pays perdu. Dernier volet d'une série de Maurice Lemoine réalisée en 1987, un quart de siècle après la fin de la guerre d'Algérie. - réalisation : Massimo Bellini
durée : 01:14:03 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - La guerre d'Algérie commence en novembre 1954 avec une vague d'attentats du FLN, puis un soulèvement armé proprement dit. Les Français d'Algérie sont alors loin d'imaginer qu'ils seront bientôt contraints au départ. Ils racontent ces années de guerre qui sont pour eux des années noires. - réalisation : Massimo Bellini
durée : 01:14:33 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Un mot a été créé se rapportant aux pieds-noirs, "la nostalgérie", qui désigne cette mémoire d'une Algérie à jamais perdue. En 1987 le second volet de la série "Paroles de pieds-noirs" était consacré à la vie quotidienne dans l'Algérie française à la veille de la guerre d'indépendance. - réalisation : Massimo Bellini
durée : 01:14:22 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Loin de l'histoire officielle de l'Algérie française, des pieds-noirs se souviennent de leur Algérie. Le premier volet de la série "Paroles de pieds-noirs", intitulé "Une terre nommée Algérie", donne à entendre une mémoire intime, passionnée et forcément subjective. - réalisation : Massimo Bellini
Au Brésil, le candomblé est l'une des religions afro-brésiliennes vivantes dans le pays, en particulier, à Salvador de Bahia où elle s'est développée pendant la colonisation portugaise et qui est devenue un instrument d'émancipation des Noirs. (Rediffusion) Les orixás (ou orishas), les dieux originaires d'Afrique en particulier les Yorubas du Nigeria et du Bénin, incarnent les forces de la nature et des esprits des ancêtres et dans un syncrétisme particulier, les saints catholiques ont été intégrés et associés eux-mêmes à des divinités. Les adeptes du candomblé ont régulièrement subi des persécutions, encore aujourd'hui, dans un pays où les églises évangéliques se sont largement développées. Et ces religions afro-brésiliennes ont aussi retraversé l'Atlantique, pour circuler sur le continent européen où elles trouvent un succès étonnant. Invités en studio : - Sara Clamor, docteur en Anthropologie sociale et ethnologie de l'EHESS, l'École des Hautes Pratiques en Sciences Sociales, auteure de « Les orixás dansent en Europe » (Éd. Karthala, 2024) - Stéphane Herbert, photographe, arpente depuis plus de 30 ans le Brésil et notamment Salvador de Bahia et les communautés spirituelles du candomblé, auteur de « Rituels du Brésil », un ouvrage de photos pour illustrer la capoeira, le candomblé et le carnaval (Éd. Hémisphères). Reportage dans un terreiro (maison du candomblé) près de Rio de Janeiro, de notre correspondante au Brésil, Sarah Cozzolino. - Fondation Pierre Verger. Émission initialement diffusée le 2/2/2025.
Au Brésil, le candomblé est l'une des religions afro-brésiliennes vivantes dans le pays, en particulier, à Salvador de Bahia où elle s'est développée pendant la colonisation portugaise et qui est devenue un instrument d'émancipation des Noirs. (Rediffusion) Les orixás (ou orishas), les dieux originaires d'Afrique en particulier les Yorubas du Nigeria et du Bénin, incarnent les forces de la nature et des esprits des ancêtres et dans un syncrétisme particulier, les saints catholiques ont été intégrés et associés eux-mêmes à des divinités. Les adeptes du candomblé ont régulièrement subi des persécutions, encore aujourd'hui, dans un pays où les églises évangéliques se sont largement développées. Et ces religions afro-brésiliennes ont aussi retraversé l'Atlantique, pour circuler sur le continent européen où elles trouvent un succès étonnant. Invités en studio : - Sara Clamor, docteur en Anthropologie sociale et ethnologie de l'EHESS, l'École des Hautes Pratiques en Sciences Sociales, auteure de « Les orixás dansent en Europe » (Éd. Karthala, 2024) - Stéphane Herbert, photographe, arpente depuis plus de 30 ans le Brésil et notamment Salvador de Bahia et les communautés spirituelles du candomblé, auteur de « Rituels du Brésil », un ouvrage de photos pour illustrer la capoeira, le candomblé et le carnaval (Éd. Hémisphères). Reportage dans un terreiro (maison du candomblé) près de Rio de Janeiro, de notre correspondante au Brésil, Sarah Cozzolino. - Fondation Pierre Verger. Émission initialement diffusée le 2/2/2025.
durée : 00:03:12 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - Aujourd'hui, Lili, six ans et demi, voudrait savoir si c'est vrai que les points noirs sur les coccinelles définissent leur âge. L'entomologiste François Lasserre lui répond. - invités : François LASSERRE - François Lasserre : Entomologiste et vice-président de l'Office Pour les Insectes et leur Environnement (OPIE). - réalisé par : Stéphanie TEXIER Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
« Mon pied, ton pied », « L'œil de ma rivale », « Alphabet », « Fleurs de mariage », autant de dénominations qui correspondent à des motifs de wax, tissu emblématique du continent africain. Le wax est un coton imprimé sur les deux faces grâce à l'usage de la cire qui se dit justement « wax » en anglais ! Mais connaissez-vous l'histoire longue de ce tissu inspiré par le batik indonésien de l'île de Java dont les motifs et les couleurs ont traversé les frontières et les siècles ? (Rediffusion) Émerveillés par sa finesse et sa qualité, les marchands néerlandais qui découvrent le batik à la fin du XIXè siècle veulent industrialiser son processus de fabrication pour inonder le marché indonésien… sans succès. Ce seront dans les cours royales du Royaumes de Bénin, l'actuel Nigeria ou du Dahomey, l'actuel Bénin, que les élites africaines se montreront sensibles à ces nouveaux tissus venus d'Indonésie. Africanisés par les marchands européens, puis commercialisés et popularisés par les revendeuses africaines, le wax va devenir un tissu très prisé par les femmes et les hommes du continent au tournant des indépendances. Incarné par l'épopée économique et politique des nana benz (nana signifie maman en langue fongbé), le succès du wax hollandais en Afrique va exploser dans les années 60. Marqueur colonial pour les uns, marqueur de l'identité africaine pour les autres, l'histoire de ce tissu fabriqué par les Blancs et porté par les Noirs est paradoxale ! Avec Manuel Martin, Historien des arts africains et anthropologue, Soloba Diakité, historienne de l'art, Dalé Hélène Labitey, docteure en droit et Soalinane Thérèse Tchintchan, historienne. À voir si vous êtes de passage à Paris : l'exposition Wax. Playlist du jour : - Ozane avec David Tayorault : Ton pied mon pied 2022 - Beyoncé et ses invités : Brown skin Girl 2019. Pour aller plus loin : La marche du monde sur RFI : Portrait de Lomé des nana benz aux yéyés. À lire : - «Wax Stories, histoires de pagnes», publié par la Fondation Zinsou - «Wax paradoxe», de Justine Sow.
En 2015, l'humanité a entendu pour la première fois les vibrations de l'univers grâce à la détection historique des ondes gravitationnelles. Une avancée qui a ouvert une nouvelle ère pour l'astronomie, offrant un moyen inédit de sonder les phénomènes les plus violents du cosmos, comme les fusions de trous noirs ou les collisions d'étoiles à neutrons. Mais depuis, des signaux intrigants, bien plus faibles, ont été observés juste après certaines fusions : des “échos gravitationnels”.Ces échos, s'ils sont réels, pourraient remettre en question notre compréhension classique des trous noirs et de la relativité générale. Ils suggéreraient l'existence de structures exotiques, ou même des effets liés à la gravité quantique, là où l'espace-temps devient si extrême que nos théories actuelles s'effondrent. De nouvelles hypothèses émergent alors : gravastars, fuzzballs, étoiles de bosons… autant de concepts qui défient notre vision traditionnelle de l'univers.Entre débats scientifiques, analyses de données ultra-fines et projets de détecteurs toujours plus sensibles, la quête des échos gravitationnels mobilise la communauté mondiale. Si leur existence était confirmée, ils pourraient constituer le premier indice tangible de la gravitation quantique et transformer radicalement notre compréhension de l'espace-temps, des trous noirs et même des origines de l'univers.
In dieser Folge von Bei Anruf Wein sprechen Tobias und Michael über einen Weinstil, der auf dem Etikett oft für Verwirrung sorgt – den Blanc de Noirs. Wörtlich übersetzt heißt das „Weißer aus Schwarzen“, also weiß gekelterter Wein aus dunklen Trauben. Wie das funktioniert, was es geschmacklich bringt, warum gerade Spätburgunder für diese Vinifikation prädestiniert ist und weshalb Blanc de Noirs in der Champagne eine lange Tradition besitzt – das alles klären die beiden in gewohnter Plauderlaune. +++ WEINFREUNDE.DE +++>> BLANC DE NOIRS>> ÜBER WEINFREUNDE++++ WEINFREUNDE MAGAZIN +++>> BLANC DE NOIRS>> BLANC DE BLANCS>> WEIßHERBST>> ROSÉ>> FÄRBERTRAUBEN>> CHAMPAGNE+++ UMFRAGE +++Bitte nehmt hier an unserer kurzen Umfrage zum Bei Anruf Wein Podcast teil:https://de.surveymonkey.com/r/M7PK2ZL+++ Bitte abonniert den Podcast und gebt eine Bewertung ab. Danke! +++Produktion und Schnitt: Andreas Hagelüken
Le saviez-vous ? En 1968, Miriam Makeba, la chanteuse africaine la plus célèbre au monde fait le choix de quitter les États-Unis pour s'installer à Conakry avec son révolutionnaire de mari Stokely Carmichael, le leader du mouvement Black Power. Le couple panafricain va servir la révolution socialiste de Sékou Touré ! Cette histoire aussi fascinante que méconnue est documentée par Elara Bertho, chargée de recherche au CNRS au sein du Laboratoire Les Afriques dans le monde (LAM). Historienne de la littérature, elle revisite les années 70 marquées par une extrême violence envers les noirs, que ce soit aux États-Unis ou en Afrique du Sud, mais depuis Conakry, capitale de la Guinée indépendante dirigée par Ahmed Sékou Touré depuis 1958 et son célèbre « Non » à la communauté française proposée par le Général de Gaulle. Une indépendance immédiate, en rupture avec la France, et un choix politique clair : celui du socialisme. Anticolonialiste, panafricaniste, Sékou Touré soutient les luttes de libération et accueille combattants clandestins et réfugiés politiques. Pour Stokely Carmichael, théoricien du Black Power et de la colonialité, des millions de Noirs sont justement devenus des réfugiés politiques à l'époque. « Dans le monde entier, il y a des centaines de milliers, je dirais même des millions de réfugiés politiques noirs, et nous devenons des réfugiés politiques dans le monde. Et nous n'avons absolument rien à voir avec les luttes politiques qui se déroulent, les luttes politiques des Blancs. Mais ce sont des luttes politiques blanches pour le contrôle des Noirs, et nous sommes pris au milieu. Chaque fois qu'il y a un coup d'État dans un pays africain, qui est provoqué par les forces impérialistes occidentales blanches, des milliers de Noirs doivent alors fuir. Prenons l'exemple du Congo. Au Congo, il y avait (Moïse) Tshombe, Mobutu et Lumumba. Lorsque les forces impérialistes blanches ont tué Lumumba, des dizaines de milliers de Noirs vivant au Congo ont dû fuir le pays à la recherche d'un refuge politique dans les pays environnants, affirme-t-il au micro de Hayward Henry aux USA en 1968 (Archive Afro-Marxist). Et des milliers de personnes ont dû fuir lorsque Nkrumah a été renversé, ce sont les forces blanches qui contrôlent les richesses. Ma femme (Miriam Makeba) est une réfugiée politique de son propre pays, née et élevée en Afrique du Sud. Certains envahisseurs blancs viennent expulser les Noirs de leur propre terre et leur disent qu'ils ne peuvent pas y retourner. Nous avons des milliers de réfugiés politiques d'Afrique du Sud, du Mozambique, d'Angola, de Guinée-Bissau, toute l'Afrique est inondée de réfugiés politiques noirs, et maintenant les États-Unis complotent pour déplacer ce phénomène dans les Caraïbes. Et enfin, bien sûr, vers les États-Unis.» Lors de ses différentes visites à Conakry, Miriam Makeba, infatigable militante contre l'apartheid en Afrique du Sud, s'est vue plusieurs fois proposer l'accueil de la Guinée. C'est ainsi qu'en 1968, après leur mariage le 29 Avril à New-York, Miriam Makeba et Stokely Carmichael s'envolent pour Conakry et s'engagent au service de la révolution culturelle lancée par Sékou Touré… un récit aux sons de nos archives sonores et musicales ! À lire : Un couple panafricain par Elara Bertho, aux éditions ROT-BO-KRIK. À voir : Le diaporama des photos du livre. Programmation musicale : - Miriam Makeba / Kilimanjaro Live 1971 Guinée - Harry Belafonte / Give Us Our Land (Mabayeke) - Miriam Makeba / Pata Pata (Strut Records) - Miriam Makeba / Sékou Famaké (SYLLART RECORDS) - Miriam Makeba / Kadeya Deya (SYLLART RECORDS).
Depuis les premières intuitions de John Michell et Pierre‑Simon Laplace jusqu'aux premières images de M87* et Sagittarius A*, nous avons construit autour des trous noirs une architecture scientifique solide. Mais tout cela ne concerne que l'extérieur : jets, disques d'accrétion, ombres. L'intérieur, lui, reste une énigme. Et si, depuis toujours, nous observions quelque chose de radicalement différent ?Le gravastar, contraction de gravitational vacuum star, est une hypothèse audacieuse née en 2001 des travaux de Pawel Mazur et Emil Mottola. À la place d'un cœur singulier et d'un horizon des événements, cet objet suppose une coquille ultra‑dense autour d'un vide quantique à énergie négative. Un équilibre fragile mais stable, qui mime le trou noir à l'extérieur tout en évitant ses paradoxes.Nous verrons comment ce modèle théorique pourrait laisser des traces détectables : échos gravitationnels dans le signal post‑fusion, absence de singularité, conservation de l'information. Peut‑être qu'un jour, grâce à LIGO, Virgo ou à une image encore plus précise, nous découvrirons non pas un monstre astral, mais une sphère silencieuse, une bulle d'espace‑temps porteuse d'une autre vision de l'univers.
Dans le Coup de tête à Simon Delisle, on salive avec les meilleurs et les pires collations, Kim Williams nous amène en classe d'été pour traiter les essentiels de la plage et Ben Gagnon parle d'un sujet assez tabou au Québec.. la richesse ! Pour s'assurer d'un max de plaisir, on joue à Vrai ou fake news et à Ça se fait tu !
Crédits : Réalisation et composition musicale : Julien Tharaud Rédaction et production : Estelle Lafont Patrimoine sonore : Sylvaine Denis, Laetitia Casanova, Antoine Reclus Promotion et distribution : Marie Corpet Création du visuel : Sidonie Mangin Remerciements à Roselyne Bellemare et Mariapia Bracchi-Bellemare Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:48 - Les Grandes Traversées - Maquereau, toxico, braqueur… Avant de prendre le X, Malcolm a pris le temps de glisser dans les bas-fonds, au rythme de ceux qui, parmi les Noirs, prenaient la lumière : les jazzmen. Ça se passe dans ce qui était considéré comme la plus grande ville noire du monde : Harlem. - invités : Pap Ndiaye Homme politique et historien français; Sylvie Laurent Historienne et américaniste, enseignante à Sciences Po ; Gilles Kepel Politologue français
durée : 00:52:16 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Au VIIIe siècle avant notre ère, les rois de Napata, originaires de Nubie, conquièrent l'Égypte et fondent la 25e dynastie pharaonique. Certains de ces illustres pharaons étaient noirs : comment expliquer que notre imaginaire, saturé de références à l'Égypte ancienne, les a (relativement) oubliés ? - réalisation : Alexandre Manzanares - invités : Dominique Valbelle Égyptologue, membre de la Société Française d'Égyptologie, professeure émérite de l'Université Paris IV-Sorbonne; Vincent Rondot Directeur de recherche au CNRS et directeur du département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre.
Aujourd'hui, Abel Boyi, Barbara Lefebvre et Flora Ghebali débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Parlons des trous noirs les plus mystérieux de l'univers, les trous noirs primordiaux. Ils tirent leur origine des débuts de l'univers et aurait influencé son évolution. Mais qu'en est-il vraiment ? De quoi s'agit-il réellement ?
C'était un 24 juin, il y a 30 ans tout pile. C'était jour de finale à Johannesburg, où l'Afrique du Sud gagnait sa première Coupe du monde de rugby. Un tournant dans l'histoire du pays, avec l'implication directe du nouveau président élu, Nelson Mandela, et son projet de nation arc-en-ciel, après l'apartheid. Ce 24 juin 1995 voit les Springboks soulever la coupe Webb Ellis et le pays entier vibrer. C'est l'éclosion de cette fierté d'une nation unie par le sport, prête à se réconcilier. RFI est retourné sur les lieux de cette finale historique, au stade Ellis Park, accompagné d'un de ceux qui ont foulé la pelouse le 24 juin 1995. De notre correspondant à Johannesburg, Nous avançons dans un long couloir chargé d'histoire. Il relie les vestiaires à la pelouse. Trente ans plus tôt, le 24 juin 1995, le jour de la finale du Mondial de rugby, Rudolf Streauli l'empruntait en tant que joueur : « J'étais impatient d'arriver au bout de ce couloir. » À l'époque, il entre sur le terrain avec le numéro 19 dans le dos. « Le président était assis là. Nous, on sentait le stade vibrer », se souvient-il. Devenu un temps entraîneur des Springboks, l'ancien joueur de près de 2 mètres dirige aujourd'hui le club de Johannesburg, les Lions, basé à Ellis Park. Le stade de la finale de 1995 est donc devenu son bureau : « Après avoir soulevé la coupe, je voulais jouer un plus grand rôle. Je suis fier de m'occuper du stade et de vous montrer notre musée aujourd'hui. » Un musée qui retrace l'histoire du rugby sud-africain. Avec, évidemment, des photos de Nelson Mandela, l'ancien président qui a fait de cette première victoire en Coupe du monde un tournant pour l'Afrique du Sud. « Quand il est arrivé avec le maillot numéro 6, c'était une surprise. On était tous nerveux, mais positivement », se remémore-t-il. Sam Nyaniso est salarié du club et nous accompagne le temps de la visite. Et même si ce fan de rugby travaille avec le champion du monde depuis des années, il n'est jamais à court de questions. « Rudolf, sans Mandela, tu penses que vous auriez gagné ? », interroge-t-il. Et le joueur de lui répondre que Madiba avait « joué un rôle central. Son projet pour le pays nous a évidemment motivé ». « Moi, j'avais 11 ans, j'ai regardé la finale sur une petite télévision. Les gens sont sortis dans la rue, ils klaxonnaient. Blancs et Noirs se prenaient dans les bras, témoigne Sam Nyaniso. Et quelques années plus tard, quand Rudolf est devenu coach, mon père a été recruté pour travailler avec lui. C'est lui sur cette photo. » « Le rugby, c'est un sport qui peut changer une société », estime Rudolf Streauli. Quant à Sam Nyaniso, il mesure la force et l'impact du rugby sur sa propre trajectoire : « Pour un gars comme moi, cela a ouvert tellement de portes. Je n'oublierai jamais cette finale ! » Trente plus tard, l'Afrique du Sud reste un pays fracturé et particulièrement inégal. Rudolf Streauli, fidèle à la mentalité de 1995, continue donc d'utiliser le rugby comme un vecteur d'unité et d'espoir pour les Sud-Africains. À lire aussiAfrique du Sud: avant l'apartheid, l'histoire étroite entre le rugby et la communauté noire [1/3]
durée : 00:20:52 - Le monde d'Elodie - par : Elodie SUIGO - Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Lundi 23 juin 2025, la chanteuse et animatrice China Moses. Elle sera sur la scène du Nice Jazz Fest, le 23 juillet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:55:26 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En mars 1987, James Baldwin écrivain engagé dans la défense de la communauté afro-américaine, raconte à Jean Daive son parcours, ses luttes et ses expériences en Europe où il se sent à la fois libéré et aliéné. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : James Baldwin Écrivain
Aujourd'hui, Didier Giraud, Barbara Lefebvre et Jérôme Marty débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:29:38 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 1987, Jean Daive rencontre James Baldwin pour une série de cinq entretiens, enregistrés pour "Les chemins de la connaissance" sous le titre "Je m'appelle James Baldwin". Diffusion du premier volet dans lequel il évoque son recueil de nouvelles "Face à l'homme blanc". - réalisation : Virginie Mourthé - invités : James Baldwin Écrivain
C'est l'histoire d'une maladie affreuse, doublée d'expérience sur les afro-américains et d'une dose de racisme. En gros, on fait croire à toute une catégorie de population qu'on va les traiter, mais, en fait, on veut juste les voir mourir et constater les effets de la maladie. À noter , un film a été fait sur le sujet, Miss Ever's boys sorti en 1997. Script: Françoise Dulong et Laurent Turcot Adhérez à cette chaîne pour obtenir des avantages : https://www.youtube.com/channel/UCN4TCCaX-gqBNkrUqXdgGRA/join Pour soutenir la chaîne, au choix: 1. Cliquez sur le bouton « Adhérer » sous la vidéo. 2. Patreon: https://www.patreon.com/hndl Musique issue du site : epidemicsound.com Images provenant de https://www.storyblocks.com Abonnez-vous à la chaine: https://www.youtube.com/c/LHistoirenousledira Les vidéos sont utilisées à des fins éducatives selon l'article 107 du Copyright Act de 1976 sur le Fair-Use. Sources et pour aller plus loin: Bad Blood, The Tuskegee syphilis experiment, James H. Jones, The Free Press, 1981 Code de Nuremberg https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_de_Nuremberg#cite_note-vialla-25 Syphilis : Symptômes et traitement, Gouvernement du Canada https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/syphilis.html HISTOIRE – Syphilis : le scandale des afro-américains privés de traitements, www.egora.fr Auteur : A.B. https://lesgeneralistes-csmf.fr/2014/11/14/histoire-syphilis-le-scandale-des-afro-americains-prives-de-traitements/ L'enquête Tuskegee sur la syphilis - 02/12/10. Doi : 10.1016/j.lpm.2010.03.030 , Patrick Berche, Jean-Jacques Lefrère https://www.em-consulte.com/article/274589/lenquete-tuskegee-sur-la-syphilis XVIe siècle, La syphilis, cadeau empoisonné du Nouveau Monde, Alban Dignat, 2019-12-29 https://www.herodote.net/La_syphilis_cadeau_empoisonne_du_Nouveau_Monde-synthese-310.php#:~:text=La%20terrible%20maladie%20importée%20du,vérole%2C%20surnom%20de%20la%20variole. Le diagnostic et la prise en charge de la syphilis congénitale : ne laisser passer aucune occasion, Mars 2024, Sergio Fanella MD, Ari Bitnun MD, Michelle Barton MD, Laura Sauvé MD, Société canadienne de pédiatrie https://cps.ca/fr/documents/position/syphilis-congenitale#:~:text=La%20transmission%20des%20sous%2Despèces,la%20peau%20de%20la%20mère. L'enquête Tuskegee sur la syphilis - Patrick Berche, Jean-Jacques Lefrère Vol 39 - N° 12 P. 1324-1329 - décembre 2010 La régulation éthique de la recherche aux États-Unis : histoire, état des lieux et enjeux, Par François Bonnet et Bénédicte Robert, P.87 à 108 https://shs.cairn.info/revue-geneses-2009-2-page-87?lang=fr Deux cents Noirs américains atteints de la syphilis ont été volontairement privés de tout traitement, Le Monde, Publié le 27 juillet 1972 https://www.lemonde.fr/archives/article/1972/07/27/deux-cents-noirs-americains-atteints-de-la-syphilis-ont-ete-volontairement-prives-de-tout-traitement_2375586_1819218.html 40 Years of Human Experimentation in America: The Tuskegee Study, Ada McVean, 25 Jan 2019, History https://www.mcgill.ca/oss/article/history/40-years-human-experimentation-america-tuskegee-study Éthique et syphilis : l'affaire de Tuskegee. Margaux Illy, Presses universitaires de Provence, p. 407-416 Tuskegee –un nom et toute une histoire. Ariel Fenster Vendredi 18 février 2011, Cet article provient du blogue Ariel Fenster Brandt, Allen M. No Magic Bullet: A Social History of Venereal Disease in the United States Since 1880. New York: Oxford University Press, 1987. Parascandola, John. Sex, Sin, and Science: A History of Syphilis in America. Westport, CT: Praeger Publishers, 2008. Roberts, Samuel. Infectious Fear: Politics, Disease, and the Health Effects of Segregation. Chapel Hill: University of North Carolina Press, 2009. Autres références disponibles sur demande. #histoire #documentaire #tuskegee #syphilistreatment #blacklifematters
Toutes les réponses à tes questions ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:02:53 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Guillaume Erner - Des moutons violets, ou rouges, ou bleus — et généralement pas 100 % laine, mais plutôt 20 % laine et 80 % acrylique. - réalisation : Félicie Faugère
durée : 00:58:48 - Les Grandes Traversées - Maquereau, toxico, braqueur… Avant de prendre le X, Malcolm a pris le temps de glisser dans les bas-fonds, au rythme de ceux qui, parmi les Noirs, prenaient la lumière : les jazzmen. Ça se passe dans ce qui était considéré comme la plus grande ville noire du monde : Harlem.
Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, Étienne Liebig et Zohra Bitan débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Dans un article qui vient d'être publié dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, deux astrophysiciens japonais montrent, grâce à des simulations, que des étoiles supermassives de plus de 10 000 masses solaires peuvent se former dans des nuages de gaz déjà enrichis en métaux. Ces étoiles supermassives deviennent ensuite autant de graines de trous noirs supermassifs au bout d'un million d'année. Si trop de métaux sont présents, une fragmentation du gaz apparaît et donne lieu à la naissance d'amas globulaires... Source Formation of supermassive stars and dense star clusters in metal-poor clouds exposed to strong FUV radiationSunmyon Chon , Kazuyuki OmukaiMonthly Notices of the Royal Astronomical Society, Volume 539 (3 May 2025)https://doi.org/10.1093/mnras/staf598 Illustrations Simulations de l'accrétion d'étoiles supermassives en fonction de leur métallicité (Chon & Omukai) Evolution de la masse des étoiles en fonction du temps et de la métallicité (Chon & Omukai) Kazuyuki Omukai et Sunmyon Chon
LanguaTalk Slow French: Learn French With Gaëlle | French podcast for A2 & above
In this episode, Gaelle goes back in time, during the French colonisation of Algeria.The history between the old colonial power and its colony is a rocky one, with a terrible independence war that scared both countries. And in the middle of it, stood a small but powerful white European community, later called “Pieds-noirs”. But why such a name? Listen to this episode to find out!Check out Langua, a cutting-edge AI platform to help you become fluent in French: https://languatalk.com/french-AI-chat?via=gaelleYou can find an interactive transcript for this episode on Langua, and you can see the vocab list here: https://languatalk.com/blog/podcast/french?via=frenchpodLooking to learn French fast with a tutor like Gaëlle? Meet a tutor for a free trial session here: https://languatalk.com/french-tutors-online?via=frenchpod
Au début du XIXe siècle, avant que l'Argentine ne commence à se construire et se représenter comme une nation issue de l'immigration européenne, un tiers de la population de Buenos Aires était de descendance africaine. En Argentine, les centaines de milliers d'esclaves africains emmenés de force sur les bords du Rio de la Plata dans les années 1800 ont façonné l'histoire du pays. Une histoire trop souvent oubliée ou méconnue. Notre correspondant Théo Conscience a suivi une visite guidée qui se propose de réhabiliter une histoire longtemps invisibilisée. « Jusqu'ici, dans un pays qui affirme qu'il n'a pas de population noire, je vous ai parlé de la mère de la nation et du premier président, qui étaient tous les deux noirs. Donc, il y a quelque chose de récurrent, et on peut se demander s'il n'y a vraiment pas eu de Noirs dans l'histoire du pays, ou s'il y a eu un effort pour "blanchir" cette histoire », explique Karl Almeida, l'un des guides de l'Afrotour de Buenos Aires.USA : les trois policiers accusés de la mort du jeune Afro-Américain Tyre Nichols, acquittés par un jury du TennesseeIl y a deux ans, Tyre Nichols, 29 ans, avait été battu par des officiers de police alors qu'il rentrait de son travail et était décédé trois jours plus tard de ses blessures. Les trois anciens policiers de Memphis, accusés, ont été acquittés par un jury du Tennessee de toutes les charges contre eux, y compris celle pour meurtre au second degré.Durant le procès, les avocats ont joué et rejoué les vidéos du drame, raconte le New York Times. vidéos qui avaient ravivé les appels à réformer la police aux États-Unis. « Le verdict du jour constitue une dévastatrice erreur judiciaire », se sont indignés les avocats de la famille de Tyre Nichols auprès du journal new-yorkais. La famille et les militants pour les droits civiques saluent tout de même la reconnaissance de quelques infractions fédérales même si les peines ne sont pas encore connues. Deux autres policiers ont plaidé coupable et n'ont pas encore reçu leur sentence, qui devrait être connue plus tard dans l'année.La République Dominicaine continue d'expulser massivement les Haïtiens« Il y a une chasse à l'homme sans pitié en République Dominicaine contre tous ceux qui sont ou qui semblent haïtiens », explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, interrogé au micro d'Anne Cantener. Le journaliste haïtien revient aussi sur la présence du cardinal Chibly Langlois, actuellement au conclave à Rome. Une participation qui compte beaucoup aux yeux du président de la conférence des évêques haïtiens, interrogé par Le Nouvelliste. Cette présence au Vatican sera peut-être l'occasion de sensibiliser au sort d'Haïti – au cœur d'une rencontre entre représentants des US et de Colombie, écrit Le Nouvelliste, d'une étape de plus dans la recherche de solutions à la crise sécuritaire.Pérou : les journalistes sous le choc après l'assassinat d'un présentateur radio en AmazonieRaul Celis animait le programme matinal de la radio Karibeña à Iquitos, la plus grande ville d'Amazonie péruvienne. La Republica nous donne des détails sur le drame : hier matin, à 5h30. Raul Celis Lopez, 71 ans, a pris, comme d'habitude, son mototaxi, il est passé acheter le journal et était sur le point d'arriver à la radio quand deux tueurs à gages l'ont arrêté avant de l'exécuter de trois balles dans la tête. C'est un choc pour l'ensemble de la profession : « Nous sommes tous choqués par l'assassinat d'un journaliste péruvien. Le deuxième cette année en province. Raul Celis critiquait le gouvernement régional du Loreto. Un pays qui permet qu'on tue ses journalistes est un pays où il n'y a plus de liberté d'expression. À la différence d'autres pays de la région, le Pérou détenait le record de sept ou huit ans sans journaliste tué. Cette vague de violence fait de nouveau du journalisme une cible des tueurs à gage. Et que va pouvoir faire le gouvernement face à cela ? Il ne fait rien. », a déclaré Rosa Maria Palacios, l'une des journalistes les plus connues du Pérou, dans son programme quotidien Sin Guion.Une enquête a été ouverte, indique le média RPP pour interroger les témoins et demander l'accès aux images de vidéosurveillance. Toujours sur le site internet de RPP, on apprend que les dirigeants locaux demandent aujourd'hui au conseil des ministres de déclarer l'état d'urgence à Iquitos, face à cette vague de violence. Au Québec, le tutoiement des enseignants en questionDans son éditorial du jour, intitulé « Sauf votre respect », Le Devoir revient sur les annonces du ministre de l'Éducation québécois. Objectif : « Renforcer le respect et le civisme ». D'ici janvier prochain donc, les élèves seront obligés de vouvoyer les enseignants, dès le primaire. « Mais le vouvoiement est-il intrinsèquement lié au respect ? », interroge Salomé Corbo, autrice de l'article. Pas du tout, répond-elle. La mesure n'est que « cosmétique » et pourrait bien nuire « au lien de confiance si nécessaire » entre professeurs et élèves : « Si le ministre était réellement sérieux dans sa lutte contre l'incivilité, il mettrait sur pied un programme pédagogique (...) qui contiendrait les notions d'empathie, de solidarité, d'inclusion et d'écoute. » Et l'éditorialiste de rappeler que « l'irrespect et la politesse se conjuguent à tous les temps et à toutes les personnes ». La preuve par l'exemple. Salomé Corbo conclut ainsi son édito : « Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments les plus mitigés face à vos manières toujours un peu paternalistes, superficielles et sans envergure. » À la Une du journal d'Outre-mer, présenté par Benoit Ferrand de la 1èreEn Martinique, les rotations des « navettes maritimes » doivent reprendre, ainsi en a décidé ce mercredi le Tribunal administratif de Fort-de-France.
À Port-au-Prince, l'enrôlement des enfants dans les gangs inquiète. Selon plusieurs rapports d'organisations locales et internationales, entre 40 et 50 % des membres des groupes armés sont des mineurs vulnérables. Une triste réalité qui pourtant prend de l'ampleur face à la passivité des autorités en place. C'est un reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. À Port-au-Prince, et dans plusieurs quartiers populaires, les enfants sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs des gangs armés. Une situation inquiétante que dénonce Shelve Bély, coordinateur du bureau national de défense des droits des enfants et des femmes. « Les gangs armés, dans leur volonté de grossir leurs rangs, recrutent des enfants en bas âge. Ils leur font croire que le gang représente leur avenir, alors que ce n'est pas vrai. Ce sont des enfants qui devraient être à l'école. Les bandits leur font croire que, lorsqu'ils ont une arme en main, ils sont des chefs. Pourtant, ils ne font que détruire leur avenir en les poussant à tuer des innocents. »Les enfants considèrent les chefs de gang comme des modèlesSelon Lucmane Sainril, président de l'Initiative citoyenne pour la défense des droits des enfants, dans certains ghettos, les chefs de gangs sont devenus les principaux modèles pour les enfants. « Ces enfants des ghettos ne voient rien d'autre que les armes. Chaque jour, ils côtoient les gangs, qu'ils considèrent parfois comme leurs propres parents. Ils n'ont pas d'autres modèles que ces chefs de gangs qui manipulent des millions chaque jour et circulent à bord de voitures luxueuses. Déjà fortement influencés, il est très difficile pour ces enfants de penser à l'école, alors même qu'on dit souvent que l'école, c'est l'avenir. » Si certains enfants et adolescents sont attirés par les gangs, d'autres y sont pourtant contraints. Dans certains cas, des parents épuisés et démunis n'ont ni les moyens ni l'autorité nécessaires pour empêcher leurs enfants d'y entrer.Selon les chiffres de l'Unicef ou d'ONG comme Save the Children, le nombre d'enfants qui sont membres de gangs en Haïti avoisine les 50 %. Comment protéger les mineurs du recrutement dans les gangs alors que ceux-ci contrôlent 85 % de la capitale ? Comment libérer et réintégrer les enfants enrôlés alors que 700 000 personnes sont déplacées à cause de l'insécurité ? Autant de questions qui restent toujours sans réponse de la part du gouvernement haïtien, selon notre correspondant Peterson Luxama.La Chine renforce sa présence économique en Amazonie avec ses « nouvelles routes de la soie »Depuis plusieurs années, la Chine étend ses « nouvelles routes de la soie » jusqu'en Amérique du Sud, avec en vitrine le port de Chancay au Pérou, inauguré en 2023. Mais c'est en Amazonie brésilienne que se joue un projet d'une toute autre envergure : Pékin cofinance un vaste réseau de routes terrestres et fluviales pour acheminer plus rapidement soja, minerais et métaux rares vers le Pacifique. Pour l'économiste Rubia Wagner, de l'Université fédérale de Rio de Janeiro, « la stratégie d'approvisionnement de la Chine ne sera complète que si les Chinois contrôlent aussi la logistique ».Cinq grands axes sont en projet, dont la « route Amazone », censée relier Manaus à plusieurs ports du littoral pacifique. Le projet Arco Norte, lui, vise à connecter les fermes du nord du Brésil – qui produisent près de 70 % du soja du pays – à ce réseau. Routes bitumées, chemins de fer, ports fluviaux : les travaux nécessitent une déforestation massive. « Il n'y a pas d'études sur les impacts pour les communautés autochtones ni d'évaluations environnementales claires », alerte Rubia Wagner, qui s'inquiète aussi de la prolifération des activités illégales le long de ces nouvelles voies.Malgré les alertes, le gouvernement de Lula soutient pleinement ce projet, qu'il considère comme un levier de développement. Selon Rubia Wagner, « Lula est surtout préoccupé par la croissance économique. Ces plans de routes datent de la dictature. La Chine ne fait que s'y insérer, car tout était déjà prêt. » Pékin a investi plus de 66 milliards de dollars au Brésil en dix ans, en grande partie dans l'énergie, l'extraction et les infrastructures. Pour l'Amazonie, le coût environnemental de ce partenariat est encore difficile à mesurer — mais il pourrait être irréversible, estime la spécialiste.À lire aussiLa Chine développe aussi ses «nouvelles routes de la soie» dans l'Amazonie brésilienneCinq opposants vénézuéliens exfiltrés vers les États-UnisIls étaient réfugiés à l'ambassade d'Argentine à Caracas. Ils sont désormais en sécurité aux États-Unis. C'est le secrétaire d'État Marco Rubio qui a annoncé la nouvelle, saluant ce qu'il appelle « une opération réussie » et qualifiant les exfiltrés de « héros de la démocratie ». Mais les circonstances de leur départ restent floues. Le Miami Herald s'interroge sur la possibilité d'un accord tacite avec le régime Maduro ? Côté chaviste, la chaîne Telesur affirme qu'un sauf-conduit a bien été négocié avec les autorités. Pour le site indépendant Tal Cual, cela pourrait être de la propagande. Il évoque une toute autre version : selon ses sources, le départ des opposants aurait été préparé en toute discrétion, en plusieurs étapes, grâce à des complicités à l'intérieur de l'administration. L'annonce officielle n'aurait été faite que lorsque tout le monde était déjà sain et sauf aux États-Unis. Selon Tal Cual, le gouvernement de Nicolás Maduro aurait été pris de court par cette exfiltration.L'administration Trump veut effacer certains récits liés à l'histoire raciale des États-Unis. C'est à lire dans le New York Times. Le gouvernement s'en prend notamment aux musées consacrés à l'histoire des Noirs. Un exemple symbolique : la Whitney Plantation, en Louisiane. Elle a vu une subvention fédérale lui être retirée, avant d'être rétablie. Un décret signé en mars par Donald Trump demande de « purger » les institutions culturelles des « idéologies inappropriées ». Une formule qui inquiète la communauté afro-américaine. Certains y voient un langage orwellien. Le Musée national de l'histoire et de la culture afro-américaines, lui, dément toute pression politique, même si des rumeurs circulent. Et dans le projet de budget 2026, plusieurs aides financières essentielles aux musées sont appelées à disparaître. Face à cela, des historiens, des conservateurs rappellent que l'histoire noire est une part fondamentale du récit américain. Mais certains intellectuels afro-américains soutiennent la démarche de Donald Trump : selon eux, revenir sans cesse sur les blessures du passé ne fait qu'alimenter les divisions.Journal de la 1ère2024, une année « à oublier » pour l'économie martiniquaise.
durée : 00:06:45 - La Terre au carré - par : Mathieu Vidard - Dans les dix dernières minutes de l'émission, la Une des sciences avec Hervé Poirier, co-rédacteur en chef du magazine Epsiloon qui parle du comportement étrange de galaxies, qui donne du crédit l'idée selon laquelle nous vivons dans un trou noir, ainsi que vos messages laissés sur le répondeur. - réalisé par : Jérôme BOULET
Retour sur le texte de Sophie Durocher: Rire “entre Noirs” Entrevue avec Murielle Chatelier, présidente de l’Association des Québécois unis contre le racialisme. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Vi plukker opp der vi slapp i forrige uke: Dere spør om vin, vi svarer.Ukens omtalte vinerArmand de Brignac Gold brutLouis Roederer Cristal 2015Saint Clair Vicar's Choice Sauvignon Blanc Bubbles 2020Hexamer Sauvignon Blanc Trocken 2023Ferrari Trento BrutGusbourne Blanc de Blancs 2019André Clouet Dream Vintage 2014Champagne Henriot RoséRose Brut 2015Pauillac de Latour 2019Gonet-Médeville Blanc de Noirs 1er Cru Brut Tarlant Rosé Zero Brut Nature Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
En Tunisie, après le démantèlement de camps de migrants à Sfax, à l'est du pays, début avril, par les autorités, de nombreux Subsahariens ont fui dans les champs d'oliviers avoisinants où ils se sont réinstallés. Passant de campement en campement, beaucoup disent avoir tout perdu, mais ne pas vouloir partir tant qu'ils n'ont pas tenté une traversée vers l'Europe. Les autorités misent sur les démantèlements pour les dissuader de rester et pour éviter les problèmes avec la population locale, mais cette stratégie semble trouver ses limites. Dans le campement du kilomètre 22, dans l'est de la Tunisie, à El Hamra, plusieurs centaines de migrants sont installés dans des tentes de fortune. Quelques-unes sont un peu plus solides avec des structures en bois ou des bâches. Mais Nadine, 32 ans, Camerounaise, doit dormir à la belle étoile à même le sol. Début avril, elle a dû fuir le campement dans lequel elle vivait, démantelé par les autorités.« Parce que là où j'étais d'abord, le camp a été détruit. Je n'ai pas d'abri. Je dors sous les zitouns, ce n'est pas facile pour nous. J'ai vu qu'il y avait des Noirs comme ici et je suis venue, je sais qu'ils ne peuvent pas me jeter. Je me suis déjà déplacée comme ça plus de quatre fois. Plus de quatre fois. On vient, on casse, on nous renvoie, on nous jette, on nous tabasse. Ce n'est pas facile, dernièrement, je suis tombée, j'ai vraiment eu mal », confie-t-elle.Pendant que certains jouent au foot, d'autres construisent leurs tentes, quelques-uns prient dans un espace qui sert de mosquée. Un petit terrain à ciel ouvert dont les bases ont été délimitées avec des bouteilles plastiques remplies de sable. Doukouré Souleymane a 23 ans et vient de Côte d'Ivoire. Il prépare un thé avec ses amis en écoutant le chanteur français Maître Gims. Il a fui le campement du kilomètre 24, détruit par les autorités.« Un matin, on était là, ils sont venus, ils ont donné des avertissements. Ils ont dit que nous devons quitter les lieux, mais on ne savait pas où aller, donc on a demandé, ils disent que si on ne part pas dans les soixante-douze heures, ils vont venir. Après, ils sont venus, ils ont commencé à nous chasser et à brûler nos trucs. Nous étions dehors pendant trois jours. Après, nous sommes venus nous réfugier ici. Comme cela ne va pas, nos familles essayent de nous envoyer de quoi construire un abri », explique-t-il.Souleymane dort avec quinze autres personnes sous une structure faite de bric et de broc. Mais toutes ces épreuves, ne le font pas renoncer pour autant. « Moi, je suis venu pour l'Italie. Personne n'a payé mon transport pour arriver ici et ma famille a souffert pour que j'arrive ici. Donc, ce n'est pas ça qui va faire que je vais retourner, non », clame-t-il. Plus loin dans les oliveraies, d'autres campements sont visibles à l'œil nu. Selon les estimations du gouvernement tunisien, ils seraient près de 20 000 migrants en situation irrégulière à vivre de la sorte.À lire aussiTunisie: les autorités procèdent à une vaste opération de démantèlement de camps de migrants
Dans le Paris de l'après-guerre, artistes et intellectuels venus d'Afrique, des Caraïbes et des Amériques se sont retrouvés dans la ville lumière, afin d'explorer l'identité noire. C'est l'époque du "Paris noir", du nom d'une exposition éponyme, qui se tient actuellement au Centre Pompidou, à Paris. Elle retrace la présence de 150 artistes africains, afro-américains et caribéens dans la ville-lumière durant la seconde moitié du XXᵉ siècle. Dans cette émission, nous vous emmenons sur les traces du "Paris noir" et à la rencontre d'artistes contemporains, dignes héritiers de cette époque.
Noen påsketradisjoner er bedre enn andre. Dette er blant våre favoritter: Dere spør, vi svarer om vin.Ukens omtalte vinerArmand de Brignac Gold brutLouis Roederer Cristal 2015Saint Clair Vicar's Choice Sauvignon Blanc Bubbles 2020Hexamer Sauvignon Blanc Trocken 2023Ferrari Trento BrutGusbourne Blanc de Blancs 2019André Clouet Dream Vintage 2014Champagne Henriot RoséRose Brut 2015Pauillac de Latour 2019Gonet-Médeville Blanc de Noirs 1er Cru Brut Tarlant Rosé Zero Brut Nature Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Hello wine friends. In this Champagne episode we go behind the bubbles with a rare insider's look at the still base wines of Champagne—vin clairs. From tasting sessions at iconic houses like Perrier-Jouët and Maison Mumm to exploring the nuances of vineyard pruning and regenerative viticulture, this episode uncorks the raw beauty and complexity of Champagne before it sparkles. Expect wine history, expert insight, and travel tips for planning your own fizz-filled adventure. If you want to skip ahead: 1.00: Travelling to Champagne from London 1.30: Pronouncing Reims, and the differences between Reims and Épernay 2.30: The four official pruning methods of Champagne 5.45: The history of Champagne 8.50: Tasting Vins Clairs Wines - what are they? 11.45: Maison Perrier-Jouët 14.00: The most interesting Vins Clairs comparing vines planted with cover crops 15.30: Comparing the same Vins Clairs base wine aged in stainless steel and foudre 16.00: Eating at Maison Belle Epoque 17.00: Maison Mumm 19.30: Comparing Chardonnay Vins Clairs to the Pinot Noirs 20.15: Mumm Cordon Rouge Brut NV 21.15: Mumm RSRV Blanc de Noirs 2014 22.09: The Loisium Hotel in Mutigny Any thoughts or questions, do email me: janina@eatsleepwinerepeat.co.uk Or contact me on Instagram @eatsleep_winerepeat If you fancy watching some videos on my youtube channel: Eat Sleep Wine Repeat Or come say hi at www.eatsleepwinerepeat.co.uk Until next time, Cheers to you! ---------------------------------------------- ---------------------------------------------- THE EAT SLEEP WINE REPEAT PODCAST HAS BEEN FEATURED IN DECANTER MAGAZINE, RADIO TIMES AND FEED SPOT AS THE 6TH BEST UK WINE MAKING PODCAST.
durée : 00:12:51 - L'invité de 7h50 du week-end - L'astrophysicien, romancier et poète publient ce mois-ci deux livres fascinants : "Voyager dans un trou noir avec Interstellar", basé sur le film de Christopher Nolan, et "Corps céleste insolite, les dernières découvertes astronomiques".
durée : 00:16:36 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Les critiques discutent de "Paris Noir : Circulations artistiques et luttes anticoloniales, 1950 - 2000 au Centre Pompidou à Paris, une exposition ambitieuse qui retrace le parcours et les combats des artistes noirs en France dans la seconde moitié du XXᵉ siècle. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Stéphane Corréard Editorialiste au Journal des Arts; Corinne Rondeau Maître de conférences en esthétique et sciences de l'art à l'Université de Nîmes et critique d'art
Nous sommes en 1976. Dans « Pseudo », son troisième roman publié sous le pseudonyme d'Émile Ajar, Romain Gary écrit : « Je me sens le produit d'une consanguinité intolérable et fraternelle, charriée par mon sang d'un massacre à l'autre, mourant sous la torture, torturé et tortionnaire, terroriste et terrorisé, écrabouillé et écrabouilleur, je me scinde en deux, schizo, à la fois exterminé et exterminateur (…) et je suis alors saisi de tendances humanitaires morbides, « messianiques et réformatrices » aigües, avec psychiatres et camisoles chimiques, en proie à la conviction parano que tous les hommes sont mes frères et toutes les femmes me sœurs, ce qui me fait souvent débander. » Six ans plus tôt, dans « Chien Blanc », on pouvait lire : « La fraternité, ce n'est pas fait pour les chiens. Tous ceux qui ont tué, comme moi, pendant des années, savent que la fraternité, c'est dans les unités de combat qu'elle s'épanouit. Il n'y avait pas de Gaulois, d'Algériens, de Juifs, de Noirs ou de Grecs dans les commandos de la Légion étrangère … il n'y avait que des frères tueurs et tués. » Deux ans auparavant encore, en 1968, dans « Nous ne comprenons rien à l'Amérique », Gary note : « C'est parce que chacun de nous est inimitable à partir d'une donnée humaine commune que chacun a besoin de tous, tous de chacun. Voilà la véritable nature de la fraternité ; c'est le besoin des autres. » Qu'est-ce la fraternité ? La Révolution française en a-t-elle réellement assurer la promotion ? En quoi les revendications ouvrières de la moitié du 19e sonnent-elles, paradoxalement, comme une rupture ? Le vingtième siècle, celui de deux guerres mondiales, a-t-il été fatal pour la fraternité ? Avec nous : Alexandre de Vitry, maître de conférences en littérature française à la faculté des Lettres de Sorbonne Université. « Le droit de choisir ses frères ? – Une histoire de la fraternité » aux éditions Gallimard. Sujets traités : raternité, Romain Gary, Émile Ajar, torture, massacre, Révolution française, Gaulois, Légion étrangère Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Toutes les réponses à tes questions ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Toutes les réponses à tes questions ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'abolition de l'esclavage en France, proclamée en 1848, est le résultat d'un long combat mené par plusieurs figures majeures, dont Cyrille Bissette et Victor Schoelcher. Bien qu'ils aient partagé le même objectif—l'émancipation des esclaves—ces deux hommes ont incarné des approches radicalement différentes, qui les ont opposés jusqu'à la fin de leur vie. Cyrille Bissette : un abolitionniste issu des colonies Né en 1795 en Martinique, Cyrille Bissette est un métis libre qui s'engage très tôt dans la lutte contre l'esclavage et pour l'égalité des droits entre Noirs et Blancs. Son combat commence en 1823 lorsqu'il publie un pamphlet dénonçant les injustices coloniales. Arrêté et condamné au bannissement, il est exilé en France. Malgré ces persécutions, il continue son combat en fondant des journaux et en militant pour une abolition progressive, avec une transition permettant aux affranchis d'accéder progressivement aux droits civiques et économiques. Il défend aussi l'idée que l'abolition doit être portée par les hommes des colonies eux-mêmes, et non imposée par la métropole. Victor Schoelcher : l'abolitionnisme radical depuis la métropole Victor Schoelcher, lui, est né en 1804 en France, dans une famille bourgeoise. Lors de ses voyages aux Antilles, il est profondément choqué par les conditions de vie des esclaves et devient un abolitionniste convaincu. À la différence de Bissette, il milite pour une abolition immédiate et sans conditions, qu'il considère comme un impératif moral et républicain. Grâce à son influence politique, il joue un rôle clé dans l'adoption du décret du 27 avril 1848 qui met fin à l'esclavage dans les colonies françaises. Mais cette abolition est décidée sans consultation des leaders locaux comme Bissette, ce qui crée des tensions. Deux visions irréconciliables Leur opposition repose sur plusieurs points fondamentaux : 1. La méthode d'abolition : Bissette prône une abolition progressive, tandis que Schoelcher défend une rupture immédiate. 2. Le rôle des élites locales : Bissette veut que les hommes des colonies soient acteurs de leur propre libération, alors que Schoelcher impose l'abolition depuis Paris. 3. La gestion de l'après-esclavage : Bissette craint que la liberté accordée sans préparation ne laisse les anciens esclaves dans une précarité totale, tandis que Schoelcher mise sur des réformes à venir. Un conflit jusqu'à la mort Cette rivalité s'intensifie après 1848. Bissette, malgré son engagement de longue date, est marginalisé par Schoelcher et ses partisans, qui monopolisent le discours abolitionniste officiel. En réaction, Bissette critique ouvertement la politique post-abolition, notamment l'absence de mesures concrètes pour intégrer les affranchis dans la société. Jusqu'à la fin de leur vie, les deux hommes ne se réconcilieront jamais, malgré leur engagement pour une même cause. Leur opposition illustre un débat fondamental qui traverse encore aujourd'hui les luttes pour la justice sociale : faut-il privilégier une approche radicale et immédiate ou une transition progressive pour garantir un changement durable ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.