Aborder la musique classique sous des formes radiophoniques variées, avec des musiciens, mais aussi des chercheurs, des étudiants, des poètes, des anonymes...

Comme s'il voulait protéger son opéra Porgy and Bess de quelque sorte de blanchiment, George Gershwin a tenu à ce que son opéra soit toujours joué par des interprètes afro-descendants. Mais dans la mesure où le livret écrit par Ira Gershwin et DuBose Heyward, laisse passer quelques préjugés raciaux dans la construction de ses personnages, il pourrait … Continuer la lecture de « Metaclassique #369 – Stéréotyper »

« L'image et celui dont elle est l'image son un, en tant que tels. » écrit Maître Eckhart, pour qui : « La raison de l'image est qu'elle soit expressive de tout son être pleinement, dont elle est l'image, non pas expressive de quelque chose détermine en son modèle ». Quand il chante Guillaume de Machaut, le chanteur Michael-le Grebil … Continuer la lecture de « Metaclassique #368 – Doucir »

Depuis une quinzaine d'années, les publications se multiplient pour faire connaître le matrimoine musical. C'est comme ça que des noms tels que Elisabeth Jacquet de la Guerre, Armande de Polignac, Emilie Mayer, Lise Christiani ont fait l'objet d'enregistrements, de livres : autant de manières de faire circuler leur travail et de faire connaître leur nom. Mais … Continuer la lecture de « Metaclassique #367 – Visibiliser »

Depuis une quinzaine d'années, des pianos sont installés dans les gares. On peut y entendre des pianistes confirmés faire des concerts impromptus en attendant leur train. On peut aussi entendre des pianistes débutants jouer en boucle la musique que Yann Tiersen a composé pour Amélie Poulain. Et puis, il y a des pianistes qui ne … Continuer la lecture de « Metaclassique #366 – Embraquer »

En août 2025, dans The New Yorker, la journaliste Kelefa Sanneh se demandait pourquoi la critique musicale n'est plus aussi mordante. Plusieurs hypothèses sont possibles. Une hypothèse certainement pessimiste voudrait que les journalistes sont achetés ou attendent de lettres et ne soient donc plus devenus que des agents publicitaires. Une hypothèse peut-être plus optimiste voudrait … Continuer la lecture de « Metaclassique #365 – Critiquer »

#grand siècle Jouer les pièces de viole de gambe de Marin Marais pose aussitôt la question : faut-il y ajouter des ornements ? La violiste Florence Bolton dit que « c'est sur la musique de Marais que j'ai envie de rajouter le moins d'ornements » pour des raisons essentiellement historiques. Mathilde Vialle ne rajoute que très rarement des ornements pour … Continuer la lecture de « Metaclassique #364 – Agrémenter »

Quand la musique évoque l'eau, on y entend l'évocation de la nature et voilà qu'on en oublierait presque de répondre à l'invitation à s'y refléter. Faudrait-il être rappelé à l'ordre par les réflexions de Bachelard sur le poète qui regarde dans l'eau pour y trouver une forme littéralement fondamentale d'initiation musicale. Comme dit la musicologue … Continuer la lecture de « Metaclassique #363 – Refléter »

#potentiel musicologique de la littérature Il y a bien des raisons qui rendent si compliqué de parler de musique. Comme il y a des gens qui clament que la musique exprime l'inexprimable, tout ce qu'on pourrait chercher à en dire serait d'une pertinence d'avance très limitée ou d'une futilité sans nom. Mais comme il y … Continuer la lecture de « Metaclassique #362 – Interférer »

Dans le n° 4 du magazine Harmonie en février 1965, on pouvait lire un petit dialogue entre trois critiques musicaux à propos de la première production de Pelléas et Mélisande de Debussy en stéréo. Édith Walter disait que « La stéréophonie est l'un des attraits majeurs de cette nouveauté. » Gilles Cantagrel répliquait : « Et pourtant, elle n'est … Continuer la lecture de « Metaclassique #361 – Dispatcher »

Alexis Malbert aime faire la cuisine et aime produire du son par tous les moyens, sauf peut-être les moyens conventionnels que peuvent être, par exemple, le piano, la guitare, le trombone. Bref, il préfère produire des sons avec des courges, des tortillas, des emballages alimentaires ou des instruments de cuisine plutôt qu'avec des instruments de … Continuer la lecture de « Metaclassique #360 – Manger »

En lisant Ma vie, l'autobiographiede Wagner, le musicologue John Deathridge se demandait s'il ne faudrait pas faire un livre qui mettrait en parallèle le récit affabulé que le compositeur a fait de sa vie et un récit plus factuel et historiquement exact de ce qui est vraiment arrivé. Avec Carl Dahlhaus, John Deathridge pense que … Continuer la lecture de « Metaclassique #359 – Supputer »

Depuis l'invention du phonographe, le disque a souvent été vanté pour ses vertus démocratisantes. L'adaptation des interprètes et des répertoires aux contraintes et opportunités apportées par l'enregistrement sonore a été amplement commenté. Mais l'effet sur l'imaginaire d'écoute des mélomanes garde encore des zones inexplorées. Dans le numéro 88 de la revue Histoires littéraires, à l'occasion … Continuer la lecture de « Metaclassique #358 – Fossiliser »

Alors qu'il s'est toujours défendu de citer la musique folklorique de son pays dans ses œuvres, alors qu'il a attendu d'avoir intégré le conservatoire de Paris pour, en 1898, assumer une œuvre symphonique comme opus 1 qu'il intitulait tout de même « Poème roumain », Georges Enescu est devenu à distance le compositeur roumain de référence pour … Continuer la lecture de « Metaclassique #357 – Roumaniser »

Un soir, au conservatoire d'Amsterdam, un pianiste qui venait d'être acclamé, a répondu à l'appel au bis par les Vexations d'Erik Satie, œuvre qui consiste en la répétition 840 fois d'un même bref motif et qui, en fonction du tempo choisi, peut durer entre 14 et 35 heures. Au bout de 20 minutes, le public a commencé … Continuer la lecture de « Metaclassique #356 – Véxer »

À la fois reine et compositrice, Hortense de Beauharnais a légué la romance En partant pour la Syrie que son fils Napoléon III a hissé au rang d'hymne officiel du Second Empire. Du point de vue de l'ensemble des dizaines et dizaines de romances composées par la compositrice-reine, le peu que l'on connaît de sa … Continuer la lecture de « Metaclassique #355 – Eplorer »

Quand on veut prendre une décision importante, on peut toujours faire un tableau à deux colonnes et lister les « pour » et les « contre ». Et comme il y a certains « pour » plus gros que d'autres, ceux-ci pourraient contrebalancer plusieurs « contre ». Pour arriver à contenir ces déséquilibres dans les calculs, on pourrait aller jusqu'à mettre des coefficients à … Continuer la lecture de « Metaclassique #354 – Miraculer »

Audionaturalisme, field recording, acoustémologie, écologie sonore… l'ouïe s'entend comme un sens privilégié pour aborder le paysage. Mais toutes les démarches qui entendent justement privilégier l'écoute de la nature sont-elles aussi écologiques les unes que les autres ? Les chasseurs de son ne seraient-ils, comme tout chasseur, protecteurs que de certaines espèces de vivants ? Sans doute y … Continuer la lecture de « Metaclassique #353 – Extraire »

Ecouter une œuvre, c'est en suivre les points de nervure, les balises, les manières d'avancer ou de reculer dans le discours, tout ce qui peut permettre de reconnaître l'écriture de tel compositeur ou telle compositrice. Mais dire les choses comme ça relègue l'engagement des interprètes, la perspective prise par qui écoute et tout ce tient … Continuer la lecture de « Metaclassique #352 – Faire »

Au lieu de penser la musique phrase par phrase ou seulement motif par motif ou juste par cellules mélo-rythmiques, on peut encore raccourcir le niveau de discrétisation et procéder par « point ». Mais alors qu'il se revendique pointilliste, le compositeur Steven Takasugi revendique aussi de faire passer dans sa musique hyperfragmentée un texte du poète romantique … Continuer la lecture de « Metaclassique #351 – Fragmenter »

Choisir le nombre de violons que l'on va engager dans les longs accords qui tissent un tapis harmonique au-dessus duquel il reste à savoir si le thème serait plus éclatant ou mieux suave en le confiant aux bassons plutôt qu'aux trombones et s'il ne serait pas encore plus délicieux de les doubler avec des clarinettes … Continuer la lecture de « Metaclassique #350 sud – Orchestrer »

Autour de 1700, les interprètes jouaient couramment beaucoup plus de notes qui n'en étaient écrites. Mais au-delà des seuls ornements qui complétaient à vue les lignes mélodiques, il pouvait y avoir des ajouts de parties. Si bien qu'une partition écrite pour deux instruments pouvaient tout à fait être jouée par cinq instrumentistes. C'est comme ça … Continuer la lecture de « Metaclassique #350 nord – Farcir »

L'archet du violon tire son nom de l'arc, tiré du mot latin arcus qui, de l'arc en ciel à l'arche, peut désigner tout ce qui prend la forme du bois d'un arc tendu, avant de servir à désigner les portiques voûtés, des arcades ou autre arc de triomphe. Mais comme il est parfaitement homophone avec le verbe « Archer », l'archet … Continuer la lecture de « Metaclassique #350 est – Archer »

Dans les entreprises, quand les temps difficiles de réductions de personnel, le plus évident pourrait consister à sauver d'abord les agents les plus efficaces pour sacrifier d'abord les éléments les moins productifs. Reste qu'entre les deux, il y a des demi-performants qui occupent des postes clés sans lesquels les équilibres généraux ne tiennent plus. Mais … Continuer la lecture de « Metaclassique #350 ouest – Réduire »

Dans le spectacle Nexus de l'adoration, Joris Lacoste invente une religion qui consiste à adorer toutes les choses, qu'il s'agisse d'un Pokemon, d'une pâquerette ou d'une pensée de Cyril Hanouna. Dans Eternal Dawn (L'Aube éternelle), Alexander Schubert met en scène un transhumanisme dans lequel la technologie a phagocyté tout ce qui peut relier les êtres vivants au monde. … Continuer la lecture de « Metaclassique – Adorer »

Composer de la musique électronique instrumentale au cœur même d'une composition musicale pour instrument acoustique, portent les créateurs de sonorités synthétiques dans une recherche conjointe de formes et d'alliages de timbre. Depuis cette conjonction, on peut toujours se demander comment la forme musicale répond à la recherche des alliages de couleurs et, de manière complètement simultanée, … Continuer la lecture de « Metaclassique #349 – Allier »

Les luthiers se transmettent les savoir-faires de génération en génération. Il n'empêche que leurs savoirs se formalisent par des écrits et des traités. Mais plus on remonte dans le temps, moins les sources ont de prétention théorique. Si bien qu'à vouloir faire une flûte ou un psaltérion de l'époque médiévale, ne reste plus pour modèle … Continuer la lecture de « Metaclassique #348 – Façonner »

Parmi les révolutions musicales que les ondes radio ont pu permettre, on pourrait compter les œuvres musicales créées à partir des sons captés par les ondes radio, des résonances de phénomènes astronomiques qui se sont produits il y a très longtemps très très loin dans l'espace et qui ont contribué à des découvertes astrophysiques majeures … Continuer la lecture de « Metaclassique #347 – Pulser »

Depuis que s'est développé le paradigme de l'autonomie de l'œuvre musicale, les compositeurs et compositrices s'emploient à mettre le maximum d'informations sur leurs partitions pour laisser un minimum d'ambiguïtés quant à la manière dont les interprètes doivent les exécuter. Les partitions ont beau être chargées d'indications de mesure très claires, de mentions de dynamiques des … Continuer la lecture de « Metaclassique #346 – Caractériser »

« L'être sincère serait alors celui qui obéit à la matière de sa forme. En même temps, il faut bien que chacun donne forme à la matière de son bouillonnement, de sorte que la sincérité est à la fois supposée et visée, comme on sait. Ce qui reste de la sincérité n'est que l'impossibilité de son … Continuer la lecture de « Metaclassique #345 – Déséparer »

Les cordes pincées sont d'abord identifiées comme une famille d'instruments, parmi lesquels on compte les cithares, les luths, les guitares, les mandolines, ou encore les lyres, les harpes, les clavecins. Et quand on les met ensemble, il peut en ressortir un style assez sec à même de donner envie à qui écrit pour ces instruments … Continuer la lecture de « Metaclassique #344 – Pincer »

Si, par fatigue ou envie de mêler leurs talents aux partitions qu'ils manipulent, les copistes du Moyen Âge peuvent couramment commettre des erreurs, il ne suffit pas toujours de recouper les versions pour les repérer et restituer l'original. C'est là que les outils développés dans le domaine des humanités numériques peuvent permettre d'avancer. En encodant les … Continuer la lecture de « Metaclassique #343 – Encoder »

Les chorégraphes peuvent se reconnaître à leurs outils. Mais elles et ils doivent aussi composer avec des cadres, des besoins, des héritages et les tenir pour des dettes. Au lieu de quoi, on les entend quelquefois préférer parler d'inspirations qui est aussi un mot qui revient quand on leur demande de commenter leur parcours du … Continuer la lecture de « Metaclassique #342 – Chorégraphier »

Dans son Traité de la peinture, Léonard de Vinci disait que « la beauté découle […] de l'absence de toute disproportion ». Et l'historienne de l'art Marguerite Neveux qui cherche à démystifier le Nombre d'or, en profite alors pour souligner que : « Les termes employés, divine harmonie, divine beauté, divine proportion ou, ailleurs, divine peinture, divine nature, ne … Continuer la lecture de « Metaclassique #341 – Dorer »

Si, aujourd'hui, je parle en faisant bien attention de ne pas mettre un mot plus haut que l'autre, de maintenir ma parole dans des bornes qui la condamne à ne trouver aucun souffle expressif, c'est comme une manière en creux de venir faire la preuve que l'espace de parole qui est ici mis à ma disposition … Continuer la lecture de « Metaclassique #340b – Surjouer »

En même temps qu'elle peut donner envie d'y projeter des images et d'en faire des poèmes ou des romans, la musique de Chopin semble demander de ne justement pas trop la romancer. Dans Le mythe de Chopin paru aux éditions Classiques Garnier, Irène Calamai fait l'histoire des appropriations littéraires de Chopin : de Félicien Mallefille à … Continuer la lecture de « Metaclassique #340a – Romancer »

Frotter, friser, fracasser, frouer, frire,… si tous les verbes qui commencent par le son « fr-« , ne disent pas la même chose, leur son d'attaque leur donne en commun une ambiance de fr- fr-… A se demander si au moment où il a choisi de prendre pour nom d'artiste Fred Frith, le guitariste, improvisateur compositeur a … Continuer la lecture de « Metaclassique #339 – Frayer »

En 2011, alors que l'American Musicological Society fêtait ses 75 ans, elle invitait la musicologue féministe Suzanne Cusick qui constatait que la société savante était beaucoup plus inclusive des femmes qu'elle ne l'était à sa naissance, tout en restant toujours exclusive d'autres groupes minorisés. Mais en 2011, aucune recherche systématique n'avait été mené sur les … Continuer la lecture de « Metaclassique #338 – Fouiller »

Du duel de 1709 entre Haendel et Scarlatti au duel de 1799 entre Wolfl et Beethoven en passant par la joute Mozart/Clementi organisé par l'Empereur Joseph II pour le soir de Noël 1781, le 18è siècle est parsemé de ces duels musicaux qui laissent à penser que les nobles n'avaient rien de mieux à offrir … Continuer la lecture de « Metaclassique #337 – Batailler »

En 1674, Boileau prévient, dans l'Art poétique que « Le théâtre, fertile en censeurs pointilleux, / Chez nous pour se produire est un champ périlleux. / Un auteur n'y fait pas de faciles conquêtes ; / Il trouve à le siffler des bouches toujours prêtes. » Trois-cents cinquante ans après ces vers de Boileau, leur actualité n'est que … Continuer la lecture de « Metaclassique #336 – Huer »

À se laisser prendre dans une cascade de notes resserrées et régulières, la musique peut épouser le rythme d'un moulin à eau et le pianiste peut alors s'identifier au meunier ou à la rivière dont il tire force de la nature. Et comme la métaphore du moulin est la mieux placer pour donner du grain … Continuer la lecture de « Metaclassique #335 – Mouliner »

C'est l'histoire d'un troupeau de vaches qui va écouter un concert du Quatuor Lontano. Ou alors c'est l'histoire d'un compositeur qui a fait une partition pour cloches de vaches qui n'a encore jamais été donné en plein air. À moins que ce ne soit l'histoire d'une expérimentation scientifique dont les contours et le bienfondé restent … Continuer la lecture de « Metaclassique #334 – Pâturer »

À la sortie du Conservatoire et avant l'entrée dans la profession, il y a un sas dans lequel les chanteurs peuvent encore chercher leur voix, compléter leur formation, parfaire leurs aptitudes, explorer des répertoires encore mal maîtrisés et, au cours de toutes les dispersions nécessaires à la multiplication des opportunités, stabiliser une manière d'être, une … Continuer la lecture de « Metaclassique #333 – Stabiliser »

Dans le livre Donner lieu au son paru aux Presses du réel, Alexandre Chévremont parle de la « condition architecturale » de la musique. Il retrace l'histoire de la musique occidentale du point de vue de ses interactions avec les lieux où elle résonne. Et pour déployer le thème de la résonnance qui passe volontiers pour scientifique, … Continuer la lecture de « Metaclassique #332 – Résonner »

Pendant qu'il a longtemps été reproché à l'éducation nationale de ne proposer aux enfants pour seule pratique instrumentale que de faire de la flûte à bec, il a aussi été reproché aux conservatoires de ne former au seul répertoire de la musique savante occidentale. Et voilà que c'est dans la première classe de flûte à … Continuer la lecture de « Metaclassique #331 – Grommeler »

Le goût musical a rarement l'occasion de s'exprimer tout à fait naturellement. Chercherait-il à se dire de la plus simple des manières qu'on pourrait soupçonner qu'il se donne des airs plus ou moins spontanés. Bref, au moment de dire notre avis sur telle ou telle Sonate, on n'a pas encore fini sa phrase qu'on pourrait … Continuer la lecture de « Metaclassique #330 – Snober »

L'usage musical du verbe « frotter » est surtout consacré pour parler des sons émis par frottement par certains instruments à cordes, ceux-là même que l'on appelle les « cordes frottées ». L'acception (disons) technicienne du frottement réduit le « frotter » à un geste instrumental et pourrait rater tous les phénomènes musicaux que le verbe « frotter » peut désigner plus métaphoriquement, … Continuer la lecture de « Metaclassique #329 – Frotter »

En 1911, la revue Musica accueillait une enquête pour savoir « Sous la Musique que faut-il mettre ? De Beaux Vers, de Mauvais, Des Vers libres, de la Prose ? » Peut-être parce qu'elle était adressée à des compositeurs, la question supposait donc que la place de la littérature était bien sous la musique et devait donc orienter les … Continuer la lecture de « Metaclassique #328 – Illustrer »

Le 17 mars 1725, on assistait à l'inauguration du Concert spirituel, une organisation fondée par Anne Danican Philidor instaure une nouvelle manière de donner la musique à entendre qui, à y regarder trois cents ans plus tard, passe pour une matrice de ce que nous entendons par « concert ». De l'histoire du mot à la pensée … Continuer la lecture de « Metaclassique #327 – Concerter »

Pour trouver un compositeur qui ferait la synthèse entre tous les autres, qui représenterait même un « en-soi » de la musique et qui, dans l'idéal, n'aurait pas une réputation polluée par des détails biographiques plus ou moins enthousiasmants, le plus sûr est peut-être de l'inventer. D'Alphonse Karr à Alessandro Baricco, en passant par Guy de Maupassant … Continuer la lecture de « Metaclassique #326 – Fantasmer »

Dans les années 1980, le mathématicien roumain Dan Tudor Vuza s'est consacré à l'étude des canons rythmiques jusqu'à donner son nom aux canons de Vuza, des canons dans lesquels les voix s'alternent sans jamais se superposer, tout en apparaissantde manière parfaitement égalitaire en durée. Le principe est plutôt intuitif. Sa réalisation mathématique est bien plus … Continuer la lecture de « Metaclassique #325 – Alterner »

Dans les débats sur les productions d'opéra, la question de savoir s'il était vraiment indispensable que la soprano soit toute nue ressemble au point de Godwin, le point de bascule irréversible du débat dans le non-débat. Voilà comment, dans les dix commandements de la mise en scène moderniste dénoncée par Jean Goury dans le livre … Continuer la lecture de « Metaclassique #324 – Dénuder »