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Maintenir une vie équilibrée et authentique est difficile en raison des multiples demandes reliées au monde du travail et des obligations d'ordre personnel. Nous connaissons l'importance de fixer des limites, mais nous éprouvons des difficultés à y parvenir. Dans cet épisode, Joan et Stéphane abordent la question cruciale des limites dans la vie professionnelle et personnelle, notamment pour les pasteurs et les responsables religieux et explorent comment définir, respecter et communiquer ses limites pour éviter l'épuisement, tout en maintenant une vie équilibrée et authentique. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, comment fixer des limites? Bonjour, Stéphane, bonjour à chaque personne qui nous écoute. Bonjour Joan. Les visites matinales au presbytère [Joan] En parlant de cette thématique, « comment fixer des limites », moi, je me rends compte qu'on a vécu en presbytère depuis plus de 20 ans, que ce soit en France, dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, ou que ce soit à Graffenstaden, banlieue sud de Strasbourg. Et à chaque fois, il y a eu des petits événements rigolos, souvent le matin d'ailleurs. Il n'y a pas longtemps, je me suis souvenu du monsieur qui avait sonné un jour où il neigeait encore un tout petit peu au mois d'avril au fond des Vosges. Le monsieur me dit qu'il avait reçu un message de Jésus. Ce qui était marrant, c'est qu'il était très tôt le matin et il neigeait un peu et le gars était en sandales et en short. À Graffenstaden, il y a une paroissienne qu'on aimait bien, avec qui on avait plaisir de temps en temps à passer du temps, qui était très triste parce que sa maman est morte. Elle est venue sonner aussi très tôt le matin. Et là, j'avoue que j'en avais un petit peu marre de ces histoires. Je ne lui ai pas ouvert la deuxième porte, je n'ai ouvert que le portail. Il était 7h30 et elle me dit : « Ma maman est morte, il faut que je voie Amaury pour préparer l'enterrement. » Et je lui ai dit : « Mais écoute, Amaury, il est encore en pyjama, tout comme moi, tout comme nos filles. Donc là je crois que le plus sage, c'est que tu rentres chez toi. Et puis une fois que tout le monde sera douché, habillé, nourri, et puis que les filles seront à l'école, Amaury, il te rappellera. » Elle était choquée. Et en même temps, qui sur cette terre n'a pas besoin, le matin, de se doucher, de s'habiller, de manger, de faire ses petits rituels du matin, sa prière, sa gym… ce que chacun veut, pour être opérationnel professionnellement? Pourquoi nous, en tant que ministre, faudrait-il qu'on reçoive les gens sales, l'haleine fétide, en pyjama, dans le bordel de nos maisons parce que les gens ont un truc un peu urgent et émotionnel? Quel est le sens à tout ça, en fait? S'attendre à ce qu'on soit toujours disponible [Stéphane] Oui, c'est vrai! Essayer de faire ça avec un avocat ou quelqu'un d'une profession comme ça, débarquer à sept heure et demie, puis de dire : « Ah, il faut que je te parle immédiatement. » Non! Mais on s'attend à une espèce de dévouement presque total de la part des pasteurs. C'est quelque chose qu'on met en valeur. Souvent dans les descriptions de tâches, on va voir ça. Être toujours disponible. Mais c'est une invitation à se faire envahir par les paroissiens, les paroissiennes et la communauté en général. Ça me fait penser à cette histoire qu'on m'avait contée lorsque j'étais au collège théologique, au séminaire. Cette belle histoire du pasteur qui arrivait. C'était sa première journée. Il l'emménageait dans le presbytère, dans la cure. Là, il y a quelqu'un qui arrive de la paroisse et qui dit : « Ma mère est à l'hôpital. Pourrais-tu venir? » Et il a tout laissé et est allé faire cette visite. Et on nous présentait ça comme quelle belle histoire! Quel beau dévouement! Mais moi, dans ma tête, c'est : « Oui, mais son épouse et ses enfants qui ont dû se farcir le déménagement seul? » Déjà, déménager, ce n'est pas facile. On enlève un adulte dans tout ça. L'histoire ne disait pas: va visiter ma mère, puis tel et tel paroissien vont venir pour t'aider, pour essayer de faciliter le déménagement. Non, non, non. C'était: tu donnes, puis on tient pour acquis que la famille encaisse. C'est ça, cette idée d'être là tout le temps. Moi, je dis, il y a urgence et urgence. Il faut savoir mettre ses limites professionnelles, comme tout autre professionnel. Je pense qu'il faut mettre des choses non négociables, et ça vaut pour les pasteurs, mais ça vaut pour tout le monde. Il faut mettre des limites. Je sais que c'est facile à dire, ce n'est pas toujours facile à mettre en place, mais je pense qu'on a besoin dans notre tête de dire qu'il y a des choses non négociables. Je reviens souvent à l'un de mes mentors qui m'a toujours dit : « Ta famille, c'est ton premier ministère. » Les paroisses, ça vient, ça va. On change beaucoup de boulot dans la vie. Normalement, sa famille, c'est supposé de rester pour toujours. Je sais que ce n'est pas toujours le cas, mais idéalement, ça devrait être ça. Et de se dire quel impact ça a sur ma famille, sur mes proches, sur les gens qui comptent vraiment beaucoup sur moi. Et toujours donner, mais négliger en même temps quel genre de message ça envoie. Souvent j'entends des pasteurs prêcher, « Prenez du temps avec votre famille. La famille c'est important. C'est au centre de l'Église. C'est au centre de la société. » Mais si on travaille 6-7 jours par semaine, on n'a pas de crédibilité. Les gens regardent et disent : « Oui, tu parles, mais fort probablement tu ne seras pas capable de reconnaître ton fils s'il était devant toi parce que tu travailles trop. » Quel genre de crédibilité est-ce ? Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat [Joan] Et c'est vrai que les limites, elles sont valables aussi pour les ministres et les laïcs. En fait, il n'y a pas longtemps, pour préparer cette émission, je suis tombée sur une étude qui prouve que dans certaines méga-churches, mais ça doit être valable aussi dans les plus petites Églises, certaines Églises, certaines structures tiennent grâce au travail gratuit, donc le bénévolat épuisant des jeunes femmes qui ne sont pas encore mariées. Je comprends un petit peu la dynamique. Elles ont été enfants et jeunes dans ces Églises. On leur a dit qu'elles allaient rencontrer un mari chrétien. Donc, tant qu'elles n'ont pas de mari chrétien, elles n'ont pas leur propre foyer. Finalement, ce sont des Églises qui ont tellement d'activités, tellement de possibilités de rencontrer, d'aider les autres qu'elles se donnent à fond là-dedans et qu'elles espèrent par le biais de je ne sais quelle convention de prière, quelle retraite de jeunes adultes, quel réseau, y rencontrer leur futur mari. Et jusque-là, elles s'épuisent vraiment. Il y a des femmes qui disaient dans cette enquête qu'heureusement qu'elles se sont mariées parce que sinon elles allaient mourir d'épuisement. Et puis finalement, moi je me rends compte, beaucoup… (C'est mon analyse, elle n'engage que moi, et peut-être qu'elle peut un peu froisser des personnes; si c'est le cas, je suis un peu désolée, mais c'est mon analyse.) Moi je pense que la grosse erreur des Églises luthériennes et réformées que moi j'ai connues dans mon itinéraire de ministre, que ce soit en Alsace ou bien en Suisse, c'est que pendant si longtemps on s'est reposé sur le travail gratuit des mères au foyer. À partir du moment où ces femmes ont commencé à prendre des pourcentages, à faire autre chose, à avoir des carrières, ou à vouloir tout simplement faire du yoga ou de la marche, enfin d'autres choses que de s'occuper de l'Église, eh bien en fait l'Église est incapable de fonctionner sans ces présences-là. Parce qu'on a toujours pensé l'Église comme ça: des hommes qui étaient les chefs, et un grand contingent de femmes au foyer, qui effectivement avaient là des lieux d'expression, d'émancipation; elles pouvaient devenir chefs de projet, moi je comprends très bien. Simplement, pour moi, le futur, c'est toujours l'économie mixte. Ce n'est jamais de rester sur un seul fonctionnement. J'en parlais aussi dans notre épisode sur tout ce qui est addiction, emprise, etc. Si tu ne fais que de la formation alpha, quand tu arrêtes ton programme alpha, tu ne sais pas faire autre chose, en fait. C'est un petit peu la même chose. Si tu ne comptes que sur les mères au foyer, quand elles ne seront plus là, ton Église, elle ne va plus fonctionner. Donc, toujours de l'économie mixte, de mon point de vue. C'est pour éviter, justement, la limite d'un système. Apprendre à respecter les limites des bénévoles [Stéphane] J'ai remarqué ça dans certaines paroisses dans lesquelles j'ai été assigné par le passé. Les femmes dans la cuisine qui font la popote, qui font un peu le ménage. Et j'ai vu aussi certaines personnes se demander pourquoi il y a de moins en moins de femmes dans les groupes de femmes. « On a de la difficulté à recruter ces jeunes femmes-là, à les intéresser à l'Église. » Un peu comme toi, ma réflexion c'est: qu'est-ce qu'on leur offre? Une femme dans la trentaine qui a un travail à temps plein, qui a des enfants, n'a peut-être pas le goût d'aller à l'église pour continuer à faire la popote et à faire le ménage, ce qu'elle fait déjà à la maison, en plus d'avoir un travail à temps plein. On prend justement pour acquis ce mode de fonctionnement et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'Églises, moi aussi j'ai remarqué, ont de la difficulté à faire cette transition-là, de dire que ces femmes ont peut-être besoin d'autre chose. Elles ont peut-être le goût de s'impliquer dans des causes de justice sociale, de revendication, d'organisation, pas nécessairement dans le domestique. Effectivement, le modèle est construit autour de ces heures données gratuitement. C'est bien le bénévolat. C'est bien donner des heures. C'est un don à l'Église. Mais c'est prendre pour acquis qu'elles vont le faire et, mettre un peu de pression, de ne pas respecter justement ces réalités-là, ces limites-là, il y a un problème. Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? [Joan] En fait, on voit qu'il y a des ministres qui dépassent souvent leurs limites, on en a parlé, on a donné des exemples et des fois nous-mêmes on le fait aussi, ou finalement des ministres aussi qui acceptent qu'on ne respecte pas leurs limites. Ça arrive tout le temps, tu es en réunion, tu as vraiment du mal à trouver une date. Il y a quand même un moment donné où il faut régler un dossier ou un truc. Tu as une échéance, des fois pour des subventions, des fois pour autre chose. Et puis, il y a toujours l'un ou l'une d'entre nous, d'ailleurs, j'ai remarqué que ce n'est pas nécessairement que des femmes, mais heureusement, qui disent : « Bon! Alors, je laisse tomber mon jour de congé exceptionnellement, je … » Et donc, on le fait; des fois, c'est bien. C'est une preuve de flexibilité, et puis c'est toujours un peu les mêmes personnes qui le font. Et alors, finalement, on reproduit ce schéma. Enfin, c'est un schéma qu'on enseigne et qui va être reproduit. Moi, je me rappelle, on avait fait un camp très formateur, sur plein de niveaux, avec l'Armée du Salut, un camp dans le sud de la France. Et le pasteur, vraiment, tous les soirs en réunion d'équipe, il nous encourageait à faire plus pour le Seigneur. Et c'est clair que ce mec, j'ai l'impression, il ne comptait pas tellement ses heures. En fait, il incarnait un peu ce qu'il disait. Et je pense que j'ai un peu internalisé ça, intériorisé ça, tu vois. Donc un camp, c'est un moment où tu en fais toujours plus. Puis le dernier camp qu'on a fait, un camp quand même de 13 jours avec Amaury, nos filles, etc. Au bout du dixième jour, j'ai vu que tout le monde était crevé. En fait, les jeunes, ils n'ont plus tellement l'habitude d'être beaucoup en extérieur, de faire beaucoup de jeux de ballon, de s'occuper des enfants. On ne vient plus de grandes familles. On n'a plus la capacité d'absorber cette tension, cette pression, le bruit, l'agitation. Mais au bout du dixième jour, ils étaient crevés et je leur ai fait remarquer que moi tous les jours je faisais une sieste et c'est marrant parce que ma grande fille Marysol a dit : « Bah! Nous aussi on ferait bien une sieste. » Je me suis dit : « Mais c'est vrai ça, pourquoi est-ce qu'on ne prévoit pas une sieste pour les animateurs et animatrices? » À partir de ce jour-là, j'ai essayé jusqu'à la fin du camp de les envoyer à tour de rôle un peu à la sieste ou à la douche ou à ce qu'ils voulaient qui les ressource quoi. Et là, je me suis dit, bon, en fait, j'ai quand même vachement internalisé cette notion de « il faut faire plus », quoi. * Photo de Aleš Čerin, unsplash.com. Utilisée avec permission. Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux [Stéphane] Il y a une culture du burn-out. Il faut travailler, travailler, travailler. Combien de fois j'ai entendu des pasteurs dire : « Oui, bon… On est engagé pour 40 heures par semaine, mais on le sait tous, on fait 55-60 heures semaine, puis c'est normal. » Non, ce n'est pas normal. On ne peut pas être en état d'urgence 24 heures sur 24. Oui, il y a des semaines, il y a des catastrophes. On a quatre funérailles. On ne peut pas dire : « S'il vous plaît, pouvez-vous mourir la semaine prochaine? » Non, il y a des choses comme ça. Mais lorsque c'est toutes les semaines, lorsque c'est tous les jours, il y a un problème. Puis ça, ce n'est pas juste les pasteurs, c'est dans plein de milieux de travail. Je suis sûr que les gens à l'écoutent pourraient se reconnaître. C'est toujours l'urgence, c'est toujours faire plus. Ça me fait penser qu'on a eu une petite réunion d'équipe. Et la réflexion qu'on a eue, c'est qu'on ne veut pas travailler plus, on veut travailler mieux. Parce que si on travaille 12 heures par jour, je ne peux pas croire qu'on est pleinement productif et tout là pendant 12 heures consécutives. Plus, ce n'est pas mieux. Différent peut être mieux. C'est d'apprendre à se connaître, à connaître ses limites, à ne pas culpabiliser parce que souvent, nous sommes nos pires ennemis. Il faut se prouver. Il faut que nos patrons nous aiment. Il faut que le Seigneur nous aime. Plutôt, c'est de dire, j'ai un montant X d'énergie, j'ai un montant X de créativité, j'ai un montant X de travail à offrir, comment je peux bien le faire? Et s'il faut que mon heure du midi dure 90 minutes, peut-être que les heures suivantes vont être meilleures. C'est d'apprendre à justement être sa première ligne de défense, je pourrais dire, contre cette invasion et de se mettre des limites. Mettre des limites pour se préparer aux moments importants [Joan] C'est vrai qu'il y a des limites, elles sont planétaires aussi. Et il y a cette journée de la limite, là, quand on l'atteint des fois, c'est très tôt dans l'année, quand on a utilisé vraiment toutes les ressources de la planète et qu'on commence à aller dans des réserves. Nous aussi, on a nos limites et c'est intéressant de réfléchir à ça. Un jour, ma tante américaine m'avait fait la remarque qu'on n'arrêtait pas à l'Avent. Elle avait vu le programme de la paroisse et elle a dit : « En fait, est-ce que votre conception de l'Avent, c'est qu'il faut en faire toujours plus pour se préparer à accueillir Jésus? » C'était sa question. C'est une bonne question, ça. Est-ce qu'il faut en faire toujours plus pour faire de la place à Jésus dans notre vie? Pas sûr. [Stéphane] Des fois, on sent la pression de faire des choses pour que ça soit visible, pour que ça paraisse. Rarement on va dire dans une paroisse, on a prié pendant trois heures cette semaine-ci. Non! On a fait tel comité. On a écrit tel texte. On est allés donner trois heures à la mission communautaire au centre-ville pour aider les plus démunis. Oui, c'est bien, c'est bien. Mais est-ce que c'est une question de performance? Est-ce que c'est une question de se justifier? Ça me fait penser, durant le Carême, c'est très rare qu'on dise: on va prendre une sabbatique de réunion. Dieu sait qu'on en a des réunions et des comités. On pourrait prendre deux mois, on n'aura pas de réunion, ou seulement les trucs vraiment nécessaires, mais dix minutes, pas plus. Il y a quelque chose de quasiment contre-culturel, d'établir ce genre de limite, de dire : « Non, on n'embarquera pas dans un « time is money, » comme on dit, dans une espèce de mentalité capitaliste, mais aussi une mentalité qu'il faut en faire plus, plus, plus, toujours plus. Respecter le concept de shabbat [Joan] Tu as parlé un peu de la notion de shabbat, de sabbatique, de se poser, de ne pas faire. C'est vrai qu'il y a un principe biblique du repos. Moi j'ai souvent entendu dans mon Église d'origine, c'est important de faire Shabbat, c'est important de respecter shabbat, et je me demande: qu'est-ce qu'on en fait de cette notion de Shabbat en fait? Ces 24 heures, on pourrait faire descendre la pression. Qu'est-ce qu'on en fait? Là par exemple, j'étais toute surprise hier, pour, je crois, la première fois de ma vie ou de mon investissement ou de mon ministère en Église, on m'a mis une réunion un dimanche après-midi à 13h30 en visio. Je n'avais jamais fait ça de ma vie. Et ça m'a semblé vraiment hyper étrange en fait. Pas du tout le genre de chose où j'ai l'impression que c'est la bonne chose à faire. En même temps, ça a arrangé vraiment beaucoup de gens cette réunion où j'ai entendu le besoin des autres. Et puis finalement, je me dis aussi ce shabbat ou cette année sabbatique ou ce temps sabbatique c'est une façon de rééquilibrer, lorsqu'on dépasse les limites. Il ne faudrait pas non plus se dire, mais ce n'est pas grave je vais dépasser mes limites puis après je me reposerai. L'importance de recharger ses piles [Stéphane] Il y a un principe qui est tellement simple, mais qu'on a difficulté à l'appliquer dans notre vie de tous les jours. On ne peut pas donner ce que l'on n'a pas. Lorsqu'on a une voiture, s'il n'y a plus d'essence dans le réservoir, la voiture n'avance plus. De la même façon pour un être humain, si on n'a plus de force physique ou de force émotionnelle ou de force spirituelle, on ne peut pas en donner. On n'est pas invincible. On a besoin de se recharger, un peu comme on recharge des piles. Par exemple, dans Matthieu 14, Jésus nourrit une très grande foule, la multiplication des pains. On dit qu'il y a 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants. Aussitôt fini, Jésus envoie ses disciples dans la barque pour qu'ils traversent à l'autre rive, et lui s'en va dans la montagne pour prier à l'écart. Probablement, oui, Jésus aime prier, mais peut-être aussi que Jésus s'est dit : « Là j'en ai fait beaucoup. J'ai donné, j'ai donné, j'ai donné du pain, mais aussi de l'énergie, de l'amour. J'ai besoin de me recharger. » Des fois, on essaie de le faire et des gens vont dire : « Tu n'es pas très sociable. Tu n'es pas très cool. » Oui, mais lorsqu'on n'a plus rien à l'intérieur de soi, il faut être capable de se le dire et peut-être de le dire aux autres : « Je n'ai plus rien à donner. J'ai besoin de recharger. J'ai besoin de me recentrer. J'ai besoin de me ressourcer. Puis après, ça va être bien. » Mais si je continue toujours à donner, c'est là qu'arrivent les problèmes de maladie, de burn-out, de dépression. Il faut prendre soin de soi. Prendre le temps d'enseigner les limites [Joan] L'année dernière, je me suis rendue compte, dans mes fonctions précédentes dans l'Église, que souvent, on ne parlait pas avec les jeunes des limites. Alors bien sûr, il y a les limites un peu classiques, voilà, pas d'alcool, pas de drogue, pas de sexualité pendant les camps, pendant les activités jeunesse. Et puis ça, ils le savent. Et puis après, effectivement, comme on est dans des sous-cultures et des endroits où peut-être on n'a pas toujours su identifier un certain nombre de limites. C'est important de leur faire suivre une formation à tous ces jeunes en responsabilité sur le respect de l'espace de l'autre, la sphère corporelle et notamment en camp : le lit, le dortoir, la douche, les salles d'eau, le corps des enfants et des jeunes pendant les jeux. Et puis, il y a beaucoup de questions qui ont émergé. Et de temps en autre, une chose qu'on a souvent entendue, toi et moi, « On ne peut plus rien faire. » Mais ce jeu est là tellement rigolo, on fait ceci, on fait cela, on se touche comme si, on s'attrape comme ça, on se mouille par-ci, on se... « Ben non, je dis, écoute, ce serait mieux de ne pas le faire. L'Église ne peut pas assumer un jeu comme ça, il n'est pas assez pédagogique, il met en danger le corps, il stigmatise. Potentiellement, s'il fait chaud ou s'il fait froid, il peut y avoir tel ou tel effet, donc non. » Il faut réfléchir à tout ça. Et oui, c'est vrai, on ne peut plus faire les choses comme avant. On a intégré des limites dans nos pratiques et finalement c'est un très bel exercice de discipline spirituelle parce que partout où on met des contraintes, finalement ça permet d'éveiller tout simplement la créativité. Il y a des jeux qu'on ne peut plus du tout faire. Il y a des pratiques qu'on ne peut plus accepter. Il y a des limites qu'on a posées et à partir de là on va pouvoir faire plein de nouvelles choses en fait. [Stéphane] Ces limites-là, ce n'est pas juste parce qu'on n'a rien à faire et qu'on veut trouver des trucs pour emmerder les gens. Ce n'est pas ça. C'est qu'est-ce que ça a comme impact sur personnes qui reçoivent ça. Ces mots-là, ces attouchements-là, ces blagounettes. Oui, c'est drôle pour ceux qui le font, mais pour ceux qui le reçoivent, ce n'est pas drôle. Donc, c'est d'essayer d'éveiller les consciences, Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent [Stéphane] Un exemple qu'on voit malheureusement, c'est le problème des pasteurs qui sont à la retraite, mais qui continuent à s'ingérer dans la vie de la paroisse, qui continuent à faire des visites, qui continuent à avoir de l'influence sur les décisions. C'est au détriment du ou de la nouvelle pasteure qui essaie d'établir son style, qui essaie d'établir sa place. On tolère ça trop souvent, même si on sait que ce n'est pas correct. Je vais te donner un autre exemple. Dans une ancienne paroisse, il y a une agente de pastorale qui avait pris sa retraite et on avait engagé une nouvelle agente de pastorale. Un jour, j'arrive et l'ancienne était dans la cuisine avec dix paroissiens, puis ils faisaient des tartes. C'était pour une activité de levée de fond. J'ai soulevé la question. Et ce qu'on m'a répondu, c'est que la nouvelle personne n'était pas dans l'édifice, donc c'est OK. Où est le problème m'a-t-on dit? Il faut savoir couper le cordon. Oui, on se fait des amis. Ça, je comprends. On n'est pas des robots. Mais est-ce que cette activité-là devait avoir lieu dans la cuisine de l'église? Comment l'autre personne peut-elle développer sa crédibilité, développer des liens, si elle a toujours le spectre de l'ancienne personne au-dessus de son épaule? Des fois, oui, il faut mettre des limites. Il faut mettre des règlements parce qu'il y a des gens qui ont de la difficulté à penser à l'impact que ça a sur les autres. Parler de limites en Église [Joan] Je me demande si on a souvent des conversations comme ça dans nos lieux d'Église sur nos limites. Je me demande aussi si les pasteurs, les ministres prêchent sur cette question des limites. Et je me demande aussi si les laïcs osent nous dire : « oh là là, j'ai atteint ma limite. » Parce que j'ai l'impression que parfois on a des débuts de conversation là-dessus, on commence à être un peu honnête. Et puis chacun rentre dans une sorte de pudeur et se dit: après tout, le pasteur en fait beaucoup, moi aussi je peux en faire beaucoup, puis je veux bien reprendre un mandat, ça a l'air de le soulager. J'aimerais bien avoir des échos, des retours, savoir s'il y a des endroits où on a trouvé de bons moyens de mener cette conversation. Parce qu'en fait on est un peu pris en tenaille entre notre culpabilité, notre responsabilité, et notre besoin aussi de dire stop. Conclusion [Stéphane] Très bon point. J'espère que vous êtes capables d'avoir ces conversations-là aussi avec vos proches et j'espère que vous nous donnerez des nouvelles de ça en nous écrivant à : questiondecroire@gmail.com. Merci, Joan pour cette conversation. Je veux remercier l'Église unie du Canada, notre commanditaire qui relaie notre podcast, qui offre aussi des blogues et des vidéos sur des sujets de spiritualité et de foi. Merci à Réforme qui relaie aussi notre podcast. Et on a aussi un groupe WhatsApp où on a des conversations sur tout plein de sujets aussi, des gens très allumés. Puis on n'a pas besoin de savoir la théologie ou être un expert en Église. C'est vraiment pour tout le monde, pour tous et toutes. Alors, je te souhaite une bonne semaine, Joan. Merci à vous aussi. Prenez bien soin de vous. Au revoir. Au revoir. Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Nadine E, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés: limites, épuisement, santé mentale, spiritualité, vie professionnelle, église, burnout, repos, frontières, bien-être Sujets clés: L'importance de fixer des limites claires dans la vie professionnelle et personnelle Les dangers du dépassement de ses limites, notamment dans le contexte religieux Stratégies pour préserver sa santé mentale et spirituelle en fixant des frontières Le rôle du repos et du sabbat dans la prévention du burnout Citations: "Il faut mettre des limites non négociables." "Jésus se ressourçait pour mieux servir." "Prendre soin de soi, c'est essentiel." Chaptres: 00:00 - Introduction 00:45 - Les visites matinales au presbytère 02:42 - S'attendre qu'un pasteur soit toujours disponible 05:54 - Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat 08:29 - Apprendre à respecter les limites des bénévoles 10:17 - Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? 12:34 - Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux 14:45 - Mettre des limites pour se préparer aux moments importants 16:47 - Respecter le concept de shabbat 17:57 - L'importance de recharger ses piles 19:52 - Prendre le temps d'enseigner les limites 22:18 - Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent 24:05 - Parler de limites en Église 24:55 - Conclusion
Verse by verse study through the book of Acts Chapter Ten and Verse Thirty Four
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Tous les matins à 7h15, le parti pris argumenté d'un invité sur un sujet d'actualité, avec les témoignages et les réactions des auditeurs de RMC en direct au 3216.
Implanté en France depuis plus de 80 ans, l'entreprise de nettoyage ATALIAN s'est largement développée dans l'Hexagone et à travers l'Europe. La boîte française se retrouve dans la tourmente : son management et sa gestion des employés sont remis en cause à Dijon.Ce mercredi 13 mai, la CGT, des salariés et d'anciens employés ont manifesté devant les locaux, rue de la Brot.Deux femmes ayant travaillé plusieurs années pour ATALIAN expliquent leurs histoires à notre micro et dénoncent le nouveau directeur.Également interrogée, une membre de la CGT et employée de l'entreprise de nettoyage tempère et tient un tout autre discours sur le management.Les interviews sont à écouter ci-dessous :
Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. Et Pierre Rondeau, économiste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
durée : 00:03:43 - Avec philosophie - par : Frédéric Worms - Respecter les corps, c'est reconnaître la personne qu'ils incarnent, même après la mort. Les violences du XXe siècle ont montré que nier cette dignité mène à l'inhumain. Corps et personne sont inséparables : les respecter, c'est refuser la destruction et la barbarie. - réalisation : Virginie Le Duault, Luc-Jean Reynaud Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cet épisode, je reçois Malika Azzouz, éducatrice libérale, fondatrice de LILIE ET VOUS, qui nous invite à questionner en profondeur le rythme que notre société impose aux enfants sous le prisme de la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant.Aujourd'hui, tout va vite...Les journées sont longues, les agendas sont remplis, les exigences sont élevées... pour les parents, pour les professionnels de l'Education Nationale...Mais avant tout pour nos enfants ...Fatigue précoceIrritabilitéSurcharge émotionnelleDifficulté à s'adapter à un rythme qui n'est pas le leurMalika met en lumière un constat essentiel : ce rythme, déjà lourd pour les adultes, est encore plus intense pour les enfants.Nous abordons également dans cet échange profond :– du manque de disponibilité des parents pris dans un quotidien accéléré– de l'impact du système scolaire et des structures d'accueil– des travaux de Maria Montessori et des neurosciences (Céline Alvarez)– de l'importance d'adapter l'environnement à l'enfant plutôt que l'inverse...Et surtout, d'une question centrale : Et si le problème venait de notre système ?Un épisode nécessaire pour toutes celles et ceux qui souhaitent remettre l'enfant au cœur de notre société !
Source: Likouté Si'hot volume 17 – Pirké Avot ch. 3Thèmes abordés :- Comment « la paix du royaume » améliore-t-elle « l'étude en binôme » ?- Tout vient d'En-haut : Le lien entre la Royauté terrestre et la Royauté céleste- Comment effacer le sentiment d'égo et de supériorité envers son prochain ?- « Deux personnes qui étudient » : la qualité d'une étude pétrie de crainte divine.Support de cours : https://app.box.com/s/rnlsldedlbtv1t14tndj9qug9icl1yv6Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Devenir manager, c'est se lancer dans une aventure pleine de découvertes... mais aussi de défis.
Pauline Marois a-t-elle eu raison? | Les fonctionnaires peuvent-ils ouvrir les yeux, s’agace PRB?? | La Côte-Nord attend son pont… et désespère | La violence pas possible de ce père de famille | Bernard Drainville ok, mais LES AUTRES? | Mark Carney populaire, ça ne veut pas tout dire | Le Québec a des valeurs, et ont doit les respecter Dans cet épisode intégral du 16 avril, en entrevue : Alain Clavet, rédacteur en chef de lametropole.com. Frenchy Jones, propriétaire du cabaret burlesque Wiggle Room à Montréal. Guillaume Tremblay, porte-parole de la Coalition Union 138 et préfet de la Municipalité régionale de comté de Manicouagan. Dre Claire Gamache, présidente de l’Association des psychiatres du Québec Une production QUB Avril 2026Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Daniel Riolo, journaliste RMC. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
3 conditions à respecter avant d'acheter ta résidence principale !Dans cet épisode, nous analysons l'achat de la résidence principale (RP) sous un prisme rationnel et financier. Si l'accession à la propriété est un objectif pour beaucoup, elle peut s'avérer être un piège pour votre enrichissement si elle est réalisée au mauvais moment. En 2026, la hausse des coûts d'acquisition et l'évolution du marché immobilier imposent de respecter des critères de stabilité stricts avant de s'engager.L'objectif est de vous aider à déterminer si votre situation actuelle justifie l'achat de votre résidence principale ou s'il est préférable d'utiliser votre capacité d'emprunt pour d'autres leviers.Au programme de cet épisode :L'allongement de la durée de détention pour la rentabilité : Avec les frais de notaire, d'agence et les intérêts bancaires, le "point mort" financier recule. Pourquoi acheter pour une courte durée est souvent moins avantageux que de rester locataire.Le piège de la résidence principale pour les jeunes actifs : Instabilité géographique et évolution de carrière : pourquoi le début de vie professionnelle est souvent incompatible avec l'inertie d'un achat immobilier.Les 3 piliers de la stabilité avant d'acheter : Stabilité géographique, familiale et professionnelle. Nous détaillons ces trois conditions indispensables pour éviter que votre achat ne devienne un boulet financier.L'alternative de l'investissement locatif : Comment l'investissement locatif peut servir de "tremplin" patrimonial tout en vous conservant la flexibilité de la location pour votre propre logement.Maximiser sa capacité d'emprunt : Pourquoi il est crucial d'utiliser son levier bancaire le plus tôt possible, même sans acquérir sa résidence principale, pour commencer à bâtir un patrimoine.Apprenez à évaluer votre propre maturité immobilière et à choisir la stratégie de détention la plus cohérente avec votre projet de vie.
« Seating arrangement » à l'Assemblée nationale : « Il faut respecter l'alignement des partis », martèle Adrien Duval by TOPFM MAURITIUS
Retrouvez Rothen s'enflamme de 18h à 20h sur RMC.
Clémentine Piazza parle de la mort, un sujet que l'on évite tous.Malgré son caractère encore tabou, elle rappelle qu'il est universel, intime et profondément humain.Ancienne directrice marketing du groupe du CAC40 Unibail-Rodamco-Westfield, elle évoluait dans un univers où les carrières se dessinent sur le long terme.À seulement 27 ans, elle avait tout pour rester dans une trajectoire confortable et prometteuse.Mais pour elle, quelque chose manquait.L'envie d'entreprendre s'imposait comme une évidence, presque une nécessité.Plutôt que de suivre la voie toute tracée, elle décide de tout remettre en jeu.Elle revend 100% de ses stock-options, récupère 300 000 euros et lance InMemori.Au départ, un service en ligne pour aider les familles à rendre hommage à leurs proches.Très vite, elle comprend que l'accompagnement doit aller bien au-delà du digital.Elle entre alors dans un marché dominé par deux acteurs historiques, fortement financiarisé.Un cercueil acheté une centaine d'euros est vendu en moyenne 2 500 €, avec des marges pouvant atteindre 90%.Clémentine décide de casser ces codes et de remettre de la transparence.Chez InMemori, le cercueil est proposé autour de 1 000 €.Les familles sont accueillies dans des espaces lumineux et chaleureux, autour d'une boisson chaude.Chaque détail est pensé pour créer un climat propice à l'échange et à la parole.InMemori accompagne les proches dans toutes les démarches administratives.L'écoute est centrale, sans jamais hiérarchiser les deuils ni juger l'intensité d'une relation.Avec 70 collaborateurs répartis dans 4 villes et 30 millions d'euros levés, l'entreprise est structurée, solide et en croissance, mais portée avant tout par une mission.Respecter la volonté du défunt, accompagner les familles avec dignité et préserver la dimension collective et spirituelle des rites.Un épisode profond sur un business tabou mais essentiel, où l'accompagnement du deuil révèle que, face à la mort, ce sont toujours l'humanité et l'amour qui l'emportent.Bonne écoute !===========================
Dans cet extrait, Kenza Occansey, président du comité de gouvernance de la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant, revient sur l'urgence de repenser le quotidien des enfants - un sujet longtemps délaissé dans notre société.Kenza éclaire notamment la réflexion autour du temps libre et non encadré dont les enfants manquent tant aujourd'hui. Il explique pourquoi ces périodes d'ennui et de liberté sont indispensables à leur épanouissement, à leur créativité et à leur construction personnelle, mais aussi comment elles doivent être protégées des risques d'un usage excessif des écrans.Kenza aborde aussi un point central issu des travaux de la convention : il est impossible de repenser le temps des enfants sans réaménager aussi les temps des parents.Il détaille l'importance d'une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, ainsi que la nécessité de soutenir la parentalité pour permettre aux familles de mieux connaître le rythme et les besoins des enfants, et de dégager du temps de qualité avec eux, dans et hors de la sphère scolaire. Cette vision globale, portée par la Convention citoyenne, ouvre la voie à une société qui remet l'enfant mais aussi le parent au cœur des priorités.L'épisode intégral est à retrouver sur toutes les plateformes d'écoutes de podcast le 05/03/2026.
Les États-Unis agissent finalement contre l'armée rwandaise. En début de semaine, lundi 2 mars, Washington a annoncé prendre des sanctions contre les Forces de défense du Rwanda « pour leur soutien opérationnel direct au M23 ». Quatre officiers supérieurs sont aussi visés, dont le chef d'état-major général des armées. Le département d'État américain reproche au groupe rebelle d'avoir pris le contrôle de la ville d'Uvira, et cela malgré l'accord de paix signé à Washington quelques jours plus tôt. Pour parler de ces sanctions inédites, Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (IFRI), est notre Grand Invité Afrique. Il répond à Sidy Yansané. À lire aussiEst de la RDC: Washington annonce des sanctions contre l'armée rwandaise pour son soutien au M23
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Avec : Daniel Riolo, journaliste. Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Et Juliette Briens, journaliste à l'Incorrect. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Avec : Baptiste des Monstiers, grand reporter. Juliette Briens, journaliste à l'Incorrect. Et Yael Mellul, ancienne avocate. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
POUR COMMANDER VOTRE ALBUM ROSEMOOD C'EST PAR ICI Aujourd'hui, on va parler d'un sujet massivement invisibilisé : les violences faites aux enfants.En France, près de 400 000 enfants sont victimes de violences.Un enfant meurt tous les cinq jours, tué par ses parents ou ses grands-parents.18 enfants sont agressés sexuellement chaque heure.Et pourtant, le sujet reste tabou.Claire Bourdille, fondatrice du collectif Enfantiste, remet le mot adéquat sur ce silence : l'adultisme.Un système de domination des adultes sur les enfants, que 100 % des enfants traversent, sous des formes plus ou moins visibles.Claire, est activiste, autrice du livre “Enfantisme, il est temps de respecter les enfants”.Elle s'est engagée pour protéger les enfants — et pour comprendre pourquoi notre société continue de les exposer à la violence.Dans cet épisode, on parle de l'iceberg des violences faites aux enfants, de violences ordinaires, répétées, banalisées, de justice défaillante, mais aussi d'espoir, d'action collective et de responsabilité partagée.Parce qu'un enfant est un être humain.Et qu'il n'appartient à personne.Le Programme :
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
Rejoignez cette chaîne pour bénéficier d'avantages exclusifs :https://www.youtube.com/channel/UC8RbLmWbuLZLvu49vht8zFQ/joinBienvenue sur "Parlons-Nous", là où chaque épisode est une plongée dans la dynamique fascinante de la communication entre hommes et femmes. Si tu cherches des réponses, de l'inspiration, ou simplement une bonne conversation, tu es au bon endroit. ✨
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, et Jean-Loup Bonnamy, prof de philo, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:02:59 - Ma vie au boulot - Thomas est prof, il a avancé des sous pour une sortie scolaire et veut savoir s'il y a un délai pour être remboursé. Christine se demande si, après une retraite progressive, son tout dernier salaire à temps partiel servira pour calculer son indemnité de départ. Sandrine Foulon leur répond. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:37 - Le Pourquoi du comment : philo - par : Frédéric Worms - Respecter la dignité humaine, c'est honorer vie, soins et autonomie. Quand ces dimensions se confrontent, notamment en fin de vie, comment concilier liberté et protection pour garantir une dignité pleine et indivisible ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, professeure d'histoire-géo, Abel Boyi, éducateur, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:23:57 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - La France "a raison de ne pas signer ce traité" et il faut exiger des produits d'Amérique latine "le respect réciproque de nos normes", estime Michel-Édouard Leclerc. - invités : Michel-Edouard Leclerc - Michel-Edouard Leclerc : Président du comité stratégique des centres E. Leclerc Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Chirinne Ardakani, avocate, et Emmanuel de Villiers, entrepreneur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises et Fatima Ait Bounoua, professeure de Français, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:14:51 - Journal de 8 h - L'ONG Amnesty International appelle jeudi les entreprises mondiales du textile et les gouvernements de quatre pays d'Asie à mettre en place des actions pour respecter les droits des ouvriers du secteur et leur assurer des salaires décents.
durée : 00:14:51 - Journal de 8 h - L'ONG Amnesty International appelle jeudi les entreprises mondiales du textile et les gouvernements de quatre pays d'Asie à mettre en place des actions pour respecter les droits des ouvriers du secteur et leur assurer des salaires décents.
Le parcours de Mingpo Cai est un bug dans la matrice. Originaire de l'une des régions les plus pauvres de Chine, il côtoie aujourd'hui les sommets de la finance mondiale. Son fonds d'investissement Cathay Capital gère plus de 5 milliards d'euros d'actifs et compte la moitié des sociétés du CAC 40 parmi ses partenaires. Alors que le monde est plongé dans une instabilité inédite, Mingpo les aide à construire des ponts avec la Chine, les États-Unis et le reste du globe. Dans cet épisode rocambolesque et fascinant Mingpo dévoile : Pourquoi il vient de lever 1 milliard consacré à l'IAComment différencier le cerveau, le cœur et la main et les utiliser à bon escientLes forces de la Chine et de son modèle “speed and scale”Son plan pour industrialiser la France avec des technologies du monde entierComment il maintient la performance moyenne de Cathay au dessus de 10%/anDécouvrez un homme brillant qui considère que la seule vraie réussite est celle qui est utile au monde entier. Une parole rare, et extrêmement lucide pour mieux comprendre les enjeux qui flottent actuellement au-dessus de nos têtes. Vous pouvez contacter Cathay Capital directement sur leur site web.Un coucou particulier à Valentine qui nous a aidé à rendre cet épisode possible.TIMELINE:00:00:00 : Grandir dans la campagne chinoise, sans électricité00:13:05 : “Si je suis utile à ce pays, il me laissera ma chance”00:22:40 : Mettre ses études en pause pour saisir l'opportunité d'une vie00:29:59 : Respecter ses concurrents et ne jamais chercher à les détruire00:45:07 : Les intérêts composés de la vie00:53:29 : “Si tu réussis sans résoudre de problème, quelle est ton utilité ?”01:03:28 : La mission de Cathay Capital01:20:05 : Les paradoxes du peuple chinois01:28:11 : Industrialiser la France avec les technologies du monde entier01:39:39 : Comment changer le regard des Européens sur la Chine01:50:29 : Construire des ponts entre les pays pour accélérer l'innovation01:57:43 : L'attachement de Mingpo avec la France02:05:45 : 1 milliard pour investir massivement dans l'IA02:16:02 : Les 3 cultures qui ont forgé l'identité de Mingpo02:27:49 : Être heureux c'est un choixLes anciens épisodes de GDIY mentionnés : #502 - Thomas Sammut - Préparateur Mental - Faut-il forcément souffrir pour réussir ?#433 - Pascal Rigo - Boulanger - Vendre ses boulangeries 100 millions et devenir le patron de la food de StarbucksNous avons parlé de :Cathay CapitalGroupe SEBL'acquisition de Supor par SEB en 2006Thierry de La Tour d'ArtaiseLe principe des intérêts composésDenis Barrier, cofondateur de Cathay Capital aux côtés de MingpoLe partenariat AfricInvest x CathayArtefactNablaLes recommandations de lecture :L'homme qui plantait des arbres - Jean GionoL'Alchimiste - Paulo CoelhoUn grand MERCI à nos sponsors : SquareSpace : squarespace.com/doitQonto: https://qonto.com/r/2i7tk9 Brevo: brevo.com/doit eToro: https://bit.ly/3GTSh0k Payfit: payfit.com Club Med : clubmed.frCuure : https://cuure.com/product-onelyVous souhaitez sponsoriser Génération Do It Yourself ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:17 - Le Pourquoi du comment : philo - par : Frédéric Worms - Pourquoi certaines obligations s'imposent-elles sans raison ? L'obligation est-elle nécessaire pour éviter le chaos ? Respecter une obligation, est-ce aller contre son intérêt ? Le respect mutuel repose-t-il sur une inégalité ? L'obligation morale existe-t-elle sans répondre aux besoins vitaux ? - réalisation : Riyad Cairat