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L'info du matin- Pour mieux dormir, faisons comme il y a 100 000 ans !Le winner du jour- Ils utilisent un gyrophare pour éviter les bouchons devant une vraie policière.- Une Espagnole change tous ses euros pour des dollars avant de s'envoler pour Ibiza : elle croyait changer de pays en se rendant sur l'île.Tu te souviens ?- Retour sur un grand moment : la première fois qu'on a touché un salaire.Les savoirs inutiles- Pourquoi suffit-il de voir quelqu'un bâiller pour avoir immédiatement envie de bâiller à notre tour ?La chanson du jour- Led Zeppelin "Ramble On"Tendances- Pendant des années, certains parents ont utilisé la géolocalisation de leur téléphone pour savoir où étaient leurs enfants. Eh bien maintenant, les enfants font exactement la même chose avec leurs parents ! Cela s'appelle le "Fambushing", contraction de "family" (famille) et "ambushing" (tendre une embuscade).Le jeu surprise (blindtest)- Sandra de Serazereux vers Dreux repart avec une brosse à dents et un hydropulseur My Variations.La Banque RTL2- Lisa de Gisors repart avec une brosse à dents et un hydropulseur My Variations.- Flavien de Mortagne-sur-Sèvre vers Cholet gagne 800€.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Et si vous pouviez mettre des moules au menu (c'est la pleine saison) ? Cela arrangerait bien les mytiliculteurs, parce qu'ils ne sont pas à la fête cette année. Notamment les producteurs de moules de bouchot de la baie du Mont Saint-Michel...Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 30 septembre 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Tous les matins à 7h15, le parti pris argumenté d'un invité sur un sujet d'actualité, avec les témoignages et les réactions des auditeurs de RMC en direct au 3216.
Cet épisode spécial est présenté en partenariat avec Box, le leader de la gestion intelligente de contenu. Et aujourd'hui, nous recevons à nouveau Guillaume Braux, ingénieur avant vente senior chez Box. Guillaume, une étude toute récente de Box mentionne que 83% des organisations expérimentent déjà les agents d'intelligence artificielle. Pourtant, vous alertez les décideurs sur une nouvelle faille critique qui paralyse ses déploiements.Guillaume Braux : Effectivement, il y a un changement de paradigme depuis 18 à 24 mois. L'exploitation des agents en entreprise a beaucoup évolué. Aujourd'hui ces agents sont autonomes. Ils lisent, il modifient, il déplacent les données, des fichiers dans votre système d'information. Et tout ça à la vitesse de l'éclair.ZDNET : Vous affirmez donc que le danger ne vient plus seulement des accès réseaux, mais du comportement même de ces nouveaux assistants virtuels.Guillaume Braux : C'est tout à fait ça. On a changé la surface d'attaque. Historiquement, l'attaque se situait plutôt au niveau de l'infrastructure. Mais maintenant que j'ai des nouveaux individus dans l'entreprise qui sont ces agents qui ont accès de façon légitime au contenu, et bien c'est là que le risque devient extrêmement grand."Le plus insidieux, c'est l'injection de prompt"On donne accès de façon même potentiellement légitime à de gros volumes de données sans forcément avoir une visibilité complète sur l'intégralité des actions qui sont réalisées.ZDNET : Alors concrètement Guillaume, quels sont les risques opérationnels si on laisse ces agents opérer sans des gardes fous spécifiques.Guillaume Braux : Le plus insidieux et peut-être le plus intéressant à explorer, c'est l'injection de prompt. C'est une technique redoutable qui consiste lorsqu'un agent va interagir avec une donnée de l'entreprise, de pouvoir y introduire des ordres illégitimes. Et un des risques de cela, c'est le sur-partage entre collaborateurs."Il n'y a quasiment aucun moyen d'auditer l'activité de ces agents"L'agent aura alors accès à beaucoup d'information, et le risque de fuite de données et de propriétaire intellectuelle deviennent extrêmement important. Cela peut créer des vrais risques en terme de réputation pour l'entreprise.ZDNET : C'est un véritable cauchemar pour la conformité, d'autant qu'on imagine mal comment tracer les actions d'une intelligence artificielle.Guillaume Braux : Aujourd'hui, il n'y a quasiment aucun moyen d'auditer l'activité de ces agents. Donc si une fuite de données survient par l'intermédiaire d'un agent IA, ça va être extrêmement complexe de reconstituer ce qui s'est passé, de reconstituer l'incident, d'aller identifier les contenus qui ont été lus par cet agent IA.Ce qu'il a fait avec ses données, ce qu'il a fait avec ce qu'il a lu, on ne le saura pas non plus. Et donc ça devient extrêmement compliqué d'auditer, de gouverner l'accessibilité aux données, il faut trouver des méthodologies différentes.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce mercredi 30 septembre 2026, les dernières troupes occidentales de la coalition antidjihadiste menée par les États-Unis ont quitté l'Irak. Cela faisait 12 ans que ces forces étaient présentes dans le pays. Ce départ a-t-il un effet concret ou est-il seulement symbolique ? Qu'en est-il réellement de la souveraineté de l'Irak ? Éléments de réponse avec Hardy Mède, docteur en science politique, spécialiste de l'Irak et enseignant à l'Institut catholique de Paris. À lire aussiAprès plus de 20 ans de présence dans le pays, les derniers soldats américains quittent l'Irak
En 1346, lors de la célèbre bataille de Crécy, un roi presque totalement aveugle décida malgré tout de se jeter au cœur des combats. Cet homme était Jean Ier de Luxembourg, plus connu sous le nom de Jean de Bohême.Né en 1296, Jean devient roi de Bohême en 1310 grâce à son mariage avec Élisabeth de Bohême. Mais contrairement à l'image d'un souverain restant prudemment dans son palais, Jean est avant tout un chevalier. Il participe à de nombreuses campagnes militaires à travers l'Europe et acquiert une réputation de combattant courageux.Avec l'âge, pourtant, sa santé se dégrade. Une maladie des yeux le rend progressivement aveugle, probablement au début des années 1340. Cela ne l'empêche pas de continuer à prendre part aux affaires militaires.Le 26 août 1346, pendant la guerre de Cent Ans, les armées du roi de France Philippe VI affrontent celles du roi anglais Édouard III près de Crécy, dans le nord de la France. Jean de Bohême combat alors aux côtés des Français.Le souverain a environ 50 ans et ne peut plus voir le champ de bataille. Lorsqu'il comprend que les combats font rage, il demande pourtant à ses hommes de le conduire jusqu'à l'ennemi.Selon le récit traditionnel, notamment rapporté par les chroniqueurs médiévaux, plusieurs de ses chevaliers auraient alors attaché leurs chevaux à celui du roi, à l'aide de rênes ou de liens. L'objectif était simple : rester groupés afin que Jean, incapable de voir où il allait, puisse charger avec eux.Le petit groupe s'élance alors vers les lignes anglaises.Aucun n'en revient vivant.Après la bataille, Jean de Bohême est retrouvé mort sur le terrain avec ses compagnons. Son décès devient rapidement l'un des épisodes les plus célèbres de Crécy et un symbole de l'idéal chevaleresque médiéval : celui d'un roi préférant mourir au combat plutôt que rester à l'écart en raison de son handicap.Un autre épisode célèbre est associé à sa mort. Selon une tradition dont l'exactitude historique reste discutée, le fils d'Édouard III, le futur « Prince Noir », aurait ensuite adopté l'emblème de Jean de Bohême, les plumes d'autruche, ainsi que sa devise allemande « Ich Dien », qui signifie « Je sers ». Les trois plumes sont encore aujourd'hui associées au prince de Galles.Ainsi, à Crécy, l'un des épisodes les plus étonnants de la guerre de Cent Ans fut la dernière charge d'un roi qui ne pouvait même plus voir son ennemi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce jeudi, le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth prononcera un discours sur l'état des forces armées. Cela intervient alors que la première puissance militaire du monde montre d'inquiétants signes de faiblesse. Comme en témoigne le récent rapport du Pentagone qui alerte pour la première fois sur une « pénurie de munitions ». Raison invoquée : la guerre en Iran. À quel point la situation est-elle grave ? Quelles conséquences ? Quelles évolutions possibles ? Pour en débattre : - Général Olivier Kempf, directeur du cabinet stratégique La Vigie et chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique - Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l'Institut de Relations internationales et stratégiques (IRIS), responsable des études liées aux questions de défense - Jean-Marc Tanguy, journaliste spécialisé des questions militaires pour le magazine Air et Cosmos, auteur du livre Rafale au combat.
Ce jeudi, le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth prononcera un discours sur l'état des forces armées. Cela intervient alors que la première puissance militaire du monde montre d'inquiétants signes de faiblesse. Comme en témoigne le récent rapport du Pentagone qui alerte pour la première fois sur une « pénurie de munitions ». Raison invoquée : la guerre en Iran. À quel point la situation est-elle grave ? Quelles conséquences ? Quelles évolutions possibles ? Pour en débattre : - Général Olivier Kempf, directeur du cabinet stratégique La Vigie et chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique - Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l'Institut de Relations internationales et stratégiques (IRIS), responsable des études liées aux questions de défense - Jean-Marc Tanguy, journaliste spécialisé des questions militaires pour le magazine Air et Cosmos, auteur du livre Rafale au combat.
Vous avez sûrement entendu parler de l'annonce d'Amazon : tout le monde de retour en présentiel à 100 %. Cela peut faire penser à un recul massif du télétravail, mais est-ce vraiment le cas ?
Les tensions en mer Noire et les perturbations du détroit d'Ormuz font remonter les inquiétudes sur l'approvisionnement mondial en blé. Pour les pays africains, fortement dépendants des importations, la hausse des cours et surtout leur volatilité compliquent déjà les approvisionnements et ravivent le spectre d'une nouvelle crise alimentaire. Le prix du blé a augmenté de plus de 20% depuis le début de l'année. À cette hausse des cours s'ajoutent l'augmentation des coûts du fret et des assurances, dans un contexte de tensions sur plusieurs routes commerciales stratégiques. Cette hausse se répercute déjà sur les consommateurs africains. Pour Rémi Depoix, président de la société de négoce internationale Céréalis, spécialisée dans l'exportation de blé vers l'Afrique, le risque serait plus important encore en cas de rupture d'approvisionnement : « Il y a un impact, bien sûr, pour les opérateurs économiques, mais aussi pour le consommateur. Parce que même si le prix du pain a parfois été bloqué/fixé dans les pays, le consommateur va le payer plus cher. Mais cela pourrait être plus grave s'il y avait vraiment des ruptures d'approvisionnement dans certains pays. Cela voudrait dire qu'il pourrait y avoir un manque de pain pour l'Égypte, pour l'Algérie ou pour d'autres pays qui en sont de grands consommateurs. Cela pourrait avoir des conséquences sociales extrêmement graves. » Les minoteries africaines exposées à la volatilité Céréalis a exporté quelque 900 000 tonnes de céréales vers le continent l'an dernier. Selon Rémi Depoix, les minoteries africaines sont particulièrement exposées aux fluctuations des prix, car elles achètent principalement au plus près du marché, plutôt que dans le cadre de contrats à long terme. À cette dépendance aux importations s'ajoutent les difficultés des productions locales. La sécheresse a notamment affecté certaines récoltes africaines. Au Tchad, le gouvernement a interdit l'exportation de plusieurs céréales, dont le blé, afin de préserver les stocks disponibles. Le ministre tchadien de l'Économie, Tahir Hamid Nguilin, se veut toutefois rassurant sur la situation du pays : « Nous avons énormément de terre. Le Tchad a fait autour de trois millions de tonnes de céréales par an. C'est le premier pays d'Afrique centrale en termes de production alimentaire vivrière en céréales. C'est pour dire le niveau. Nous pensons qu'on a un gap de 100 000 tonnes sur la production de cette année, en sachant que les deux années précédentes, nous avons eu quelque part une certaine surproduction. Nous n'avons pas de crainte à ce niveau. » Des récoltes qui ne suffisent pas à réduire la dépendance Certains pays d'Afrique du Nord ont enregistré de bonnes récoltes, à commencer par le Maroc, qui devrait produire environ neuf millions de tonnes de blé cette année. Mais cette récolte ne devrait pas modifier en profondeur les besoins du royaume en importations, estime l'économiste Abdelmalek Alaoui, président de l'Institut marocain d'intelligence stratégique : « Bien qu'il y ait eu une campagne agricole importante l'an dernier, elle profite majoritairement aux industries exportatrices qui, elles, apportent des devises. Quant à la souveraineté alimentaire en matière de blé, le Maroc est structurellement déficitaire du fait des habitudes alimentaires des Marocains. Le Maroc est un importateur de blé tendre. Si les Marocains consommaient plus de blé dur, nous ne serions pas dans cette situation systémique de déficit. » Le souvenir du choc de 2022 reste présent. Au début de la guerre en Ukraine, le prix du blé était passé d'environ 170 à 400 euros la tonne sur les marchés à terme. Les cours restent aujourd'hui très éloignés de ces niveaux. Mais le contexte logistique s'est de nouveau tendu, notamment autour des ports russes. Les exportations de blé de la Russie, premier fournisseur mondial, ont chuté à 347 000 tonnes en septembre, contre plus d'un million de tonnes de plus un an auparavant. À lire aussiLes tensions avec l'Algérie redessinent les performances du blé français à l'export
Se réveiller une fois pendant la nuit pour aller aux toilettes peut arriver à tout le monde. Mais lorsque ces réveils deviennent réguliers et répétés, on parle de nycturie : le besoin de se lever pendant sa période de sommeil pour uriner.La nycturie devient surtout gênante lorsqu'elle fragmente le sommeil, provoquant fatigue, somnolence et difficultés de concentration pendant la journée. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce n'est pas forcément un problème de vessie.Il existe en effet plusieurs causes possibles.La première est très simple : produire trop d'urine pendant la nuit. Cela peut arriver lorsqu'on boit beaucoup en soirée, notamment de l'alcool ou des boissons contenant de la caféine. Avec l'âge, l'organisme peut également produire moins efficacement certaines hormones, notamment la vasopressine, qui contribuent normalement à réduire la fabrication d'urine durant le sommeil.Deuxième possibilité : la vessie peut avoir du mal à stocker suffisamment d'urine. Une vessie hyperactive, une infection urinaire ou, chez l'homme, une augmentation du volume de la prostate peuvent alors multiplier les envies.Plus étonnant : la nycturie peut parfois être liée au sommeil lui-même. Une personne souffrant d'insomnie peut se réveiller pour une autre raison, puis profiter de ce réveil pour aller uriner. L'apnée obstructive du sommeil peut également favoriser les mictions nocturnes.Alors comment éviter de se lever ?Quelques mesures simples peuvent aider : limiter les boissons dans les deux à quatre heures précédant le coucher, réduire l'alcool et la caféine en soirée et aller uriner juste avant de dormir. Chez les personnes dont les jambes gonflent pendant la journée, surélever les jambes quelques heures avant le coucher peut également permettre d'éliminer plus tôt une partie de l'eau accumulée.Attention cependant à ne pas simplement arrêter de boire : une restriction excessive peut entraîner une déshydratation.Lorsque la nycturie persiste, le traitement dépend surtout de sa cause. Un médecin peut demander de tenir pendant quelques jours un calendrier mictionnel, en notant les horaires, les quantités bues et les volumes urinés. Cela permet de déterminer si le problème vient de la production d'urine, de la vessie ou du sommeil.Enfin, se lever plusieurs fois toutes les nuits n'est pas forcément une conséquence inévitable de l'âge. Une nycturie importante ou apparue récemment mérite d'être explorée, car elle peut parfois révéler un diabète, une maladie cardiovasculaire, un trouble de la prostate ou une apnée du sommeil.La bonne stratégie n'est donc pas simplement de « boire moins », mais surtout de comprendre pourquoi on urine la nuit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, il semblerait que l'esthétique s'inspire de la coexistence harmonieuse de l'ordre et du désordre de la Nature. Cela s'applique à de nombreux domaines dont l'architecture, la physique quantique et la géométrie fractale. Selon la conception platonicienne, la Nature est l'expression corporelle et vivante du monde archétypal et idéal. Cette ligne de pensée a exercé une influence considérable sur toute l'histoire de la philosophie de l'esthétique jusqu'à nos jours.Article de la revue Acropolis de septembre 2026 par Jorge Alvarado Planas, philosophe, ancien directeur de Nouvelle Acropole en Grèce. Lecture par Noëlle Vannini.Abonnez-vous gratuitement à notre newsletter philosophique :www.revue-acropolis.comSaviez-vous que Nouvelle Acropole est réalisée à 100% par des bénévoles ? Nous dépendons donc beaucoup de nos étudiants et amis pour la divulgation ! N'oubliez pas de vous abonner à la chaîne et si possible de la partager sur vos réseaux sociaux. Ce sera d'une grande aide !
Le grand casse-tête du Cloud Souverain et de la conformité Par Régis BAUDOUIN Pendant près d'une décennie, la souveraineté numérique semblait rassurante dans le cloud. Cependant, pour protéger ses données stratégiques, il suffisait qu’elles résidaient physiquement dans un datacentre sur le territoire français ou européen. Cette approche géographique est complètement obsolète. Analysons ce qui a changé et comment intégrer ce changement. Sous la pression des réglementations européennes renforcées, les entreprises font face à un changement de paradigme. De plus, pour le cloud, la directive NIS 2, le règlement DORA et la loi SREN imposent des exigences supplémentaires. Ainsi, le durcissement des qualifications imposées par l'ANSSI (SecNumCloud 3.2) est visible. Aussi, la localisation du serveur n’est plus qu’une condition nécessaire. Elle est largement insuffisante. Désormais, la véritable question est devenue. Votre fournisseur cloud est-il immunisé contre le droit extraterritorial et techniquement réversible ? Seconde question : les logiciels que vous hébergez sont-ils eux-mêmes souverains ? D’autre part, pouvez-vous sortir avec vos données cloud sans dommages ? Le piège de la juridiction : L’illusion de l’« hébergement local » L’erreur la plus fréquente commise par les comités de direction réside dans la confusion entre localisation physique et soumission juridique. Un contrat souscrit auprès d’une filiale européenne d’un hyperscaler américain (AWS, Microsoft Azure, Google Cloud) garantit que les données restent stockées dans des centres de données basés à Paris ou Francfort. Néanmoins, sur le plan du droit, la société mère américaine reste soumise aux lois d’interception de son pays d’origine, notamment le CLOUD Act (Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act). Cela a été affirmé par le directeur juridique de Microsoft Anton Carniaux lors de son audition au parlement. Si les USA me demandent d'accéder aux données on le donnera “,si nous y sommes contraints“. En vertu de cette législation extraterritoriale, les autorités fédérales américaines peuvent exiger la communication de données gérées par une entreprise américaine, peu importe le pays où ces données sont physiquement hébergées. Pour répondre aux exigences de souveraineté opérationnelle, le droit européen exige désormais une immunité juridique stricte. C’est le cœur de la qualification SecNumCloud portée par l’ANSSI : non seulement les serveurs et les équipes d’exploitation doivent être basés dans l’Union européenne, mais le capital du prestataire doit être préservé de tout contrôle par des entités non-européennes. Pour être clair, tous les services délivrés par une entreprise américaine sont contaminés par le droit américain. Le Secnumcloud ne protège pas, il isole totalement vos données de ces textes. Le choc réglementaire : Pourquoi NIS 2 et DORA changent la donne La question du cloud de confiance n’est plus réservée aux ministères ou aux seuls Opérateurs d’Importance Vitale (OIV). L’entrée en vigueur prochaine de la directive NIS 2 en France va élargir le périmètre de régulation à des milliers d’ETI et de PME (sous la catégorie des Entités Essentielles et Entités Importantes) mais aussi d’administrations. Avec les cyberattaques attaques de la DGFIP cet été c’est plus que nécessaire d’avoir une norme de sécurité formalisée. NIS 2 logo De leur côté, les acteurs de la banque et de l’assurance doivent se conformer au règlement DORA (Digital Operational Résilience Act), qui impose un contrôle strict des risques liés aux tiers technologiques. Au quotidien pour nous, on peut constater que les mesures de sécurité sont de plus ne plus fortes. Maintenant les banques vérifient les RIB avec le propriétaire. c’est un peu la base mais ce n’était pas fait avant. Ce que la réglementation exige désormais : La maîtrise de la chaîne de sous-traitance : Il ne suffit plus de vérifier le niveau de sécurité de votre fournisseur principal ; vous devez cartographier l’ensemble des sous-traitants et briques logicielles tierces qu’il utilise. A cette étape c’est très dur d’être souverain à 100% entre ce qui dépend des USA et ce qui dépend de la Chine. L’auditabilité continue : Les entreprises doivent être en mesure de prouver aux régulateurs qu’elles conservent le contrôle de leurs clés de chiffrement (idéalement via des architectures Hold Your Own Key – HYOK). Encore faut-il mettre en place le chiffrement de ses données ce qui n’est pas toujours fait, loin de là. Le plan de continuité d’activité (PCA) multi-fournisseurs : En cas d’interruption majeure ou de litige géopolitique, l’entreprise doit démontrer sa capacité à faire fonctionner ses services critiques sur une infrastructure alternative sans délai excessif. Exemple récent et grave. Les data center de Amazon au moyen orient qui ont été bombardés par l’Iran ont perdu toutes les données car ils se dupliquaient les uns les autres et sont tous détruits. De quoi faire perdre la foi en l’infaillibilité du Cloud. Amazon a tout perdu La réversibilité technique : Rompre avec l’enfermement propriétaire La souveraineté ne concerne pas uniquement la protection contre les attaques ou le piratage ; elle concerne la liberté de choix stratégique. Pendant des années, les fournisseurs d’infrastructures ont incité les entreprises à utiliser des services Cloud publics et privés propriétaires à très forte valeur ajoutée (bases de données managées spécifiques, orchestrateurs propriétaires, services serverless sur-mesure). Si ces outils accélèrent le développement initial, ils créent un enfermement technique profond (vendor lock-in). Lorsqu’une entreprise décide de quitter un fournisseur cloud dont les coûts augmentent ou dont la conformité devient bancale, la migration se transforme trop souvent en un projet coûteux étalé sur deux ans. Pourquoi ? Si lors de l’intégration, l’upload des données est offert, lors de la sortie il est facturé au prix fort. De plus certains outils propriétaires doivent être reconstruits avec les coûts associés. La réversibilité n’est plus une simple clause contractuelle inscrite en bas d’une page : c’est un livrable technique d’infrastructure exigeant des tests de migration réels et périodiques. La réponse technique : Le socle agnostique Pour conserver une réelle indépendance, les DSI privilégient désormais les architectures basées sur des standards ouverts (Open Source) et conteneurisés (Kubernetes, Terraform, formats de données standards). Ces choix permettent de déployer les mêmes applications indifféremment sur du cloud privé, du cloud souverain local ou un hyperscaler mondial. Ce point est majeur. Mettre en place des applications et services qui ne sont pas adhérents à un tiers qui détient ce pouvoir de lock-in. La grille d’auto évaluation de XY Magazine : 5 questions à poser à votre hébergeur Avant de renouveler vos engagements pluriannuels d’infrastructure, soumettez votre prestataire cloud à cette grille de contrôle opérationnelle, ou posez posez-vous les questions : Quel est le schéma d’actionnariat et la nationalité ultime de votre maison-mère ?(Pour évaluer l’exposition à la législation extraterritoriale). Disposez-vous d’une qualification SecNumCloud ou équivalente européenne (EUCS) sur le périmètre exact des services souscrits ?(Attention aux effets d’annonce où seul le datacentre est certifié, mais pas les services applicatifs managés). Secnumcloud est une qualification délivrée par l’ANSSI uniquement. Où et par qui sont gérées les clés de chiffrement de nos données ?(L’entreprise doit conserver la maîtrise exclusive des clés KMS). Quel est le coût financier et temporel simulé pour exécuter une réversibilité complète vers un autre hébergeur ?(Exiger des indicateurs précis sur les frais de sortie de données ou “egress frais“). Liste des composant utilisés pour l’infrastructure et sont-ils ouverts est disponibles chez d’autres hébergeurs aux mêmes conditions. (machine virtuelles, bases de données, sauvegardes..) Conclusion Ainsi, le mythe du cloud unique et universel qui devait rendre le monde meilleur a vécu. L’avenir appartient aux architectures hybrides et souveraines par design. Ainsi, les entreprises conciliant calcul mondial et cadre européen sécurisent leur conformité et valeur face aux blocs USA et Chine. FAQ : Infrastructure Cloud et Conformité Quelle est la différence entre SecNumCloud et la certification ISO 27001 ? La norme ISO 27001 est un standard international qui atteste de la mise en place d’un système de gestion de la sécurité de l’information (processus, gouvernance). SecNumCloud, délivré par l’ANSSI en France, va beaucoup plus loin : il impose des exigences techniques de sécurité maximales et garantit l’immunité contre le droit extraterritorial non-européen. Est-il obligatoire de migrer l’ensemble de son SI sur un cloud souverain ? Non. La démarche recommandée repose sur une classification des données. Les données publiques ou peu sensibles peuvent rester sur un cloud public standard, tandis que les données stratégiques, financières, industrielles ou de santé doivent impérativement basculer sur une infrastructure souveraine de confiance. La loi SREN en France impacte-t-elle les coûts d’infrastructures ? Oui, dans le sens où elle vise notamment à encadrer et réduire les frais de transfert de données (egress frais) et à faciliter l’interopérabilité entre fournisseurs cloud pour dynamiser la concurrence et limiter le verrouillage des clients.The post Héberger en France ne suffit plus first appeared on XY Magazine.
[REIFFUSION] Bienvenue dans les Fabuleux Destins. Cette semaine, en quatre épisodes, nous allons vous raconter l'histoire de l'assassinat du 35ème président des Etats-Unis, John Fitzgerald Kennedy. C'est l'un des plus grands mystères du 20ème siècle, et un scandale politique d'une ampleur inégalée. De l'enquête qui, en 1967, bouleversa l'opinion publique et fit trembler jusqu'au sommet de la CIA au décès d'un autre membre du clan Kennedy, découvrez son incroyable destin. L'enquête qui secoua l'Amérique Jim Garrison se réveille en sursaut, pris d'un frisson, et constate qu'il s'est profondément endormi dans le fauteuil de son bureau. Ses mains sont moites, il grelotte malgré la chaleur environnante et ses yeux ne s'habituent à l'obscurité qu'après plusieurs secondes. L'horloge affiche 3h00 du matin, la pièce est sens dessus-dessous, le sol couvert de dossiers tandis que les étagères débordent de notes entassées au fil des nuits blanches. Cela lui a pris 9 semaines, mais il en est venu à bout : Jim Garisson, le procureur de la Nouvelle Orléans, a lu les 28 volumes du rapport de la Commission Warren… et ce qu'il y a trouvé lui glace le sang. Pour lui, il est évident que les conclusions de cette enquête ne répondent qu'à une seule part du mystère, à savoir comment, et par qui le président Kennedy a été assassiné. Mais les 16 000 pages du rapport esquivent continuellement la question essentielle : pourquoi ? Garrison se met au travail sans attendre : il décide de ranger un à un ses dossiers, trier ses notes, réétudier la chronologie des témoignages… et commence à lister toutes les questions qu'il se pose désormais : pourquoi est-ce qu'aucun policier ni aucun membre des services secrets n'a été placé sur les toits de Dallas le jour de l'assassinat ? Pourquoi n'existe-t-il aucun enregistrement, aucun procès-verbal de l'interrogatoire d'Oswald en garde à vue ? Pourquoi la première autopsie du président fait état de blessures par balles venues de l'avant et de l'arrière, tandis que la seconde mentionne uniquement des balles tirées dans le dos ? Et pourquoi la Commission a-t-elle choisi de ne tenir compte que de la seconde autopsie ? Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Combien d'êtres humains la Terre peut-elle réellement nourrir ? 8 milliards ? 10 milliards ? 15 milliards ? En réalité, il n'existe pas de chiffre unique, car tout dépend de ce que nous mangeons et surtout de la manière dont nous produisons notre nourriture.L'une des études les plus précises sur le sujet a été publiée en 2020 dans Nature Sustainability par une équipe internationale dirigée par Dieter Gerten, du Potsdam Institute for Climate Impact Research. Les chercheurs ont étudié simultanément quatre grandes limites écologiques : l'utilisation des terres, l'eau douce, l'azote et la préservation des écosystèmes.Leur résultat est spectaculaire. Avec notre système agricole actuel, si l'on respectait strictement ces limites environnementales, la planète ne pourrait fournir une alimentation équilibrée, estimée à environ 2 355 calories par personne et par jour, qu'à 3,4 milliards d'humains. Cela signifie qu'une grande partie de notre production actuelle dépend déjà d'une utilisation des ressources jugée non durable.Mais les mêmes chercheurs arrivent à un résultat très différent lorsque l'agriculture est réorganisée : meilleure utilisation de l'eau et des engrais, cultures installées aux endroits les plus adaptés, réduction du gaspillage et modification de notre alimentation. Dans ce scénario, la Terre pourrait nourrir environ 10,2 milliards de personnes tout en restant dans les quatre limites écologiques étudiées.Pourquoi une telle différence ? Notamment parce qu'une partie considérable des cultures ne nourrit pas directement les humains. Une étude publiée en 2013 dans Environmental Research Letters calculait que 36 % des calories issues des cultures mondiales étaient destinées à l'alimentation animale. Or seule une petite partie revient ensuite dans notre alimentation sous forme de viande, de lait ou d'œufs. Les auteurs estimaient qu'en consacrant toutes les cultures directement consommables à l'alimentation humaine, on pourrait théoriquement augmenter de 70 % les calories disponibles et nourrir jusqu'à 4 milliards de personnes supplémentaires.Une autre étude majeure publiée dans Nature en 2018 aboutissait à une conclusion similaire : nourrir une population mondiale proche de 10 milliards sans dépasser plusieurs limites environnementales exige de combiner trois leviers : une agriculture plus efficace, beaucoup moins de gaspillage et une alimentation contenant globalement davantage de végétaux et moins de produits animaux. Aucune de ces mesures ne suffit seule.Ainsi, demander combien d'humains la Terre peut nourrir revient presque à poser une autre question : comment voulons-nous manger ?Avec un système optimisé et relativement durable, la recherche scientifique suggère qu'environ 10 milliards d'êtres humains constituent un objectif techniquement envisageable. Mais nourrir beaucoup plus nécessiterait soit des progrès agricoles considérables, soit une pression croissante sur les ressources de la planète. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:24:37 - La Série fiction - " Cela faisait maintenant huit semaines que Mr. Rochester était là. Il me semblait parfois trouver en lui un parent plutôt qu'un maître. Mais une nuit. " - équipe : Stéphane Spada, Emmanuelle Chevrière, Juliette Heymann Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:24:37 - Théâtre - " Cela faisait maintenant huit semaines que Mr. Rochester était là. Il me semblait parfois trouver en lui un parent plutôt qu'un maître. Mais une nuit. " - équipe : Stéphane Spada, Emmanuelle Chevrière, Juliette Heymann Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Si vous avez déjà vu un lapin atteint de myxomatose, vous vous êtes peut-être demandé si cette maladie spectaculaire pouvait se transmettre à l'être humain. La réponse est rassurante : non, l'être humain ne peut pas attraper la myxomatose.La myxomatose est provoquée par le virus myxomateux, ou Myxoma virus, qui appartient à la famille des Poxviridae, celle des poxvirus. Chez le lapin européen, ce virus peut provoquer une maladie extrêmement grave, caractérisée notamment par des gonflements autour des yeux, des lésions cutanées, de la fièvre et un affaiblissement important de l'animal.Mais ce virus possède une particularité essentielle : il est extrêmement spécialisé dans le choix de ses hôtes. Dans la nature, il infecte essentiellement certains lagomorphes, en particulier les lapins. L'Organisation mondiale de la santé animale précise ainsi que la myxomatose ne présente aucun risque pour la santé humaine.Cela signifie qu'une personne peut toucher un lapin atteint de myxomatose sans développer elle-même la maladie. Même les moustiques ou les puces qui transmettent le virus entre lapins ne peuvent pas provoquer de myxomatose chez un humain. Ces insectes jouent simplement le rôle de transporteurs mécaniques du virus d'un animal sensible à un autre.Cette impossibilité d'infecter l'être humain s'explique par ce que les biologistes appellent le tropisme viral. Pour qu'un virus provoque une infection, il ne suffit pas qu'il entre en contact avec notre organisme. Il doit être capable de pénétrer dans certaines cellules, d'y détourner la machinerie cellulaire et surtout de contourner leurs défenses antivirales. Or les cellules humaines normales constituent un environnement dans lequel le virus de la myxomatose ne parvient pas à provoquer une infection productive normale.Il existe cependant une curiosité scientifique étonnante. En laboratoire, les chercheurs ont découvert que le virus myxomateux pouvait infecter certaines cellules cancéreuses humaines. Celles-ci possèdent parfois des défenses antivirales dérégulées, ce qui les rend vulnérables au virus.Cette propriété intéresse beaucoup les chercheurs, qui étudient le virus de la myxomatose comme possible virus oncolytique, c'est-à-dire un virus capable de cibler et de détruire certaines cellules tumorales tout en épargnant les cellules normales.Paradoxalement, donc, un virus redoutable pour les lapins est totalement inoffensif pour nous dans la nature, mais pourrait un jour devenir un outil contre certaines formes de cancer.Un bel exemple de la remarquable spécialisation des virus envers leurs hôtes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour les écoliers français, le mois d'avril est synonyme de vacances de Pâques. Et d'ailleurs, de manière générale, concernant les vacances, la France se situe dans la moyenne haute européenne avec environ 120 jours de congés par année scolaire. Cela est dû au rythme 7-2 mis en place par Lionel Jospin en 1989 : les élèves sont à l'école 7 semaines, puis en vacances 2 semaines, une régularité qui fait office d'exception en Europe. Une autre spécificité française, ce sont les zones de vacances. Depuis quand ces zones existent ? Y a-t-il une logique derrière ce découpage ? À quoi servent ces zones ? Qui décide des dates de vacances ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Maële Diallo. Première diffusion : septembre 2023 À écouter ensuite : A-t-on vraiment trop de vacances scolaires en France ? Comment lutter contre le blues du retour de vacances ? Comment bien sécuriser votre logement avant de partir en vacances ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Bienvenue dans la saison 5 « La voix en héritage » ! Rejoins-moi sur Sweet Elles : https://go.sweetpapipodcast.com/sweetellesEt si notre corps avait beaucoup plus à nous raconter qu'on ne l'imagine ?Dans cet épisode de Sweet Papi Podcast, je reçois Annick Chaudouët, Créatrice de la méthode de danse BEM©, ancienne danseuse-soliste de cabaret et de French Cancan, créatrice d'une méthode de danse et porteuse de projets autour du mouvement, du bien-être et de la médiation corporelle.Annick est tombée très jeune dans la danse, suivant les traces de sa mère. Mais son parcours bascule lorsqu'un accident à la colonne vertébrale et un spondylolisthésis viennent bouleverser son rapport au corps. Une épreuve particulièrement forte pour celle qui était également contorsionniste.Cette rupture l'amène à explorer autrement les possibilités du corps, qu'elle considère comme notre maison, chargée de tout ce que nous traversons au fil de notre vie. Depuis, Annick transmet son approche auprès de publics très variés : enfants, étudiants, professionnels du soin et de l'animation, personnes âgées ou en situation de handicap. Son travail touche notamment à la médiation corporelle, au sport-santé, à la santé mentale, au bien-être et à l'inclusion.Que se passe-t-il quand notre corps nous oblige à changer de direction ? Peut-on retrouver du mouvement quand la vie nous impose de nous arrêter ? Une conversation sur le corps, la danse, la transmission et cette conviction chère à Annick : le mouvement du corps est aussi le mouvement de la vie.
Depuis plusieurs années, les médecins et chercheurs alertent sur un phénomène silencieux : l'antibiorésistance. Il s'agit de la capacité que développent les bactéries à résister aux antibiotiques. Cela s'observe quand il y a une exposition trop fréquente aux antibiotiques. La bactérie se transforme alors et acquiert des mécanismes de résistance diminuant ou annulant l'action des antibiotiques censés la combattre. Selon Santé publique France, la résistance aux antibiotiques a coûté la vie à 100 personnes par jour en Europe en 2020. Comment lutter contre l'antibiorésistance ? Doit-on réduire l'utilisation d'antibiotiques ? Avec : Dr Anne-Lise Beaumont, médecin chercheur spécialisé en maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Saint-Antoine à Paris Retrouvez l'émission ici :Lutter contre l'antibiorésistance : par quels moyens ?
durée : 00:03:16 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Volodymyr Zelensky a prévenu hier que l'Ukraine n'avait « pas d'autre choix » que de rendre l'hiver douloureux pour la Russie également, si elle ne stoppait pas ses attaques contre des cibles civiles en Ukraine. L'escalade est donc inévitable, après plus de quatre ans de guerre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Remittances have become a talking point in Australia's migration debate, with some saying they're draining our economy. But what's the real impact — both for the economy, and for migrants and their families? - Les transferts de fonds sont devenus un sujet de discussion central dans le débat sur l'immigration en Australie, certains affirmant qu'ils pèsent sur notre économie. Mais quel est leur impact réel, tant sur l'économie que sur les migrants et leurs familles ?#sbsaudiopodcast - #sbsaudiopodcast
Depuis plusieurs années, les médecins et chercheurs alertent sur un phénomène silencieux : l'antibiorésistance. Il s'agit de la capacité que développent les bactéries à résister aux antibiotiques. Cela s'observe quand il y a une exposition trop fréquente aux antibiotiques. La bactérie se transforme alors et acquiert des mécanismes de résistance diminuant ou annulant l'action des antibiotiques censés la combattre. Selon Santé publique France, la résistance aux antibiotiques a coûté la vie à 100 personnes par jour en Europe en 2020. Face à l'urgence, les chercheurs cherchent des alternatives aux antibiotiques, telles que la phagothérapie, un traitement centenaire connaissant une véritable renaissance portant la promesse d'une alternative ciblée aux antibiotiques. Quels sont les causes et les enjeux de l'antibiorésistance? Comment lutter contre ce phénomène ? Qu'est-ce que la phagothérapie ? La résistance aux antibiotiques constitue un problème majeur de santé publique. L'OMS évoque même une grave menace qui peut concerner n'importe qui n'importe où dans le monde. Les médicaments antibactériens finissent par ne plus être efficaces contre les agents pathogènes et l'infection persiste en dépit de l'administration, même prolongée d'un ou plusieurs traitements ; plusieurs explications derrière ce constat qui se traduit déjà en chiffres : pour 2024, 5.500 décès annuels dans un pays comme la France, 130 000 cas d'infection à bactéries multirésistantes. La lutte contre l'antibiorésistance passe d'abord par une prescription éclairée des antibiotiques, éviter l'automédication, cibler la bactérie pathogène. En utilisant un antibiogramme qui va évaluer la sensibilité du pathogène à l'antimicrobien. En amont, cette lutte passe aussi par l'amélioration de l'hygiène domestique mais aussi médicale, pour éviter la prolifération des agents infectieux et la multiplication des infections nosocomiales. Ce défi de la réduction de l'antibiorésistance passe aussi par l'intensification de la lutte contre les médicaments falsifiés, vendus en dehors du cadre pharmaceutique ou médical, mais également dans certains contextes, dispensés y compris dans des structures de santé. Cette lutte concerne également l'élevage animal (dans le cadre de l'approche One Health, Une seule santé). Cette agriculture qui assure la production animale a usé et abusé des antibiotiques, même si contrôles et réglementations se sont renforcés dans ce domaine de la santé vétérinaire. Aujourd'hui, le corps médical et scientifique travaille non seulement sur la sensibilisation et la prévention, mais la recherche s'emploie aussi à diversifier la réponse thérapeutique, en développant des alternatives aussi bien pour valider de nouveaux antibiotiques, qu'encourager d'autres pistes comme avec la phagothérapie, l'utilisation de virus inoffensifs pour l'humain, capables de détruire des bactéries pathogènes. Avec : Dr Anne-Lise Beaumont, médecin chercheur spécialisé en maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Saint-Antoine à Paris Pr Tristan Ferry, professeur en infectiologie aux hospices civils de Lyon et porteur du programme « PHAGEinLYON Clinic » Prosper Hiag, président émérite du Conseil de l'ordre des pharmaciens du Cameroun, vice-président émérite de la Fédération internationale de la pharmacie. Programmation musicale : ► Davido, Aya Nakamura - Yaya ► Vanessa De Mata, Ben Harper - Boa sorte.
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Depuis plusieurs années, les médecins et chercheurs alertent sur un phénomène silencieux : l'antibiorésistance. Il s'agit de la capacité que développent les bactéries à résister aux antibiotiques. Cela s'observe quand il y a une exposition trop fréquente aux antibiotiques. La bactérie se transforme alors et acquiert des mécanismes de résistance diminuant ou annulant l'action des antibiotiques censés la combattre. Selon Santé publique France, la résistance aux antibiotiques a coûté la vie à 100 personnes par jour en Europe en 2020. Face à l'urgence, les chercheurs cherchent des alternatives aux antibiotiques, telles que la phagothérapie, un traitement centenaire connaissant une véritable renaissance portant la promesse d'une alternative ciblée aux antibiotiques. Quels sont les causes et les enjeux de l'antibiorésistance? Comment lutter contre ce phénomène ? Qu'est-ce que la phagothérapie ? La résistance aux antibiotiques constitue un problème majeur de santé publique. L'OMS évoque même une grave menace qui peut concerner n'importe qui n'importe où dans le monde. Les médicaments antibactériens finissent par ne plus être efficaces contre les agents pathogènes et l'infection persiste en dépit de l'administration, même prolongée d'un ou plusieurs traitements ; plusieurs explications derrière ce constat qui se traduit déjà en chiffres : pour 2024, 5.500 décès annuels dans un pays comme la France, 130 000 cas d'infection à bactéries multirésistantes. La lutte contre l'antibiorésistance passe d'abord par une prescription éclairée des antibiotiques, éviter l'automédication, cibler la bactérie pathogène. En utilisant un antibiogramme qui va évaluer la sensibilité du pathogène à l'antimicrobien. En amont, cette lutte passe aussi par l'amélioration de l'hygiène domestique mais aussi médicale, pour éviter la prolifération des agents infectieux et la multiplication des infections nosocomiales. Ce défi de la réduction de l'antibiorésistance passe aussi par l'intensification de la lutte contre les médicaments falsifiés, vendus en dehors du cadre pharmaceutique ou médical, mais également dans certains contextes, dispensés y compris dans des structures de santé. Cette lutte concerne également l'élevage animal (dans le cadre de l'approche One Health, Une seule santé). Cette agriculture qui assure la production animale a usé et abusé des antibiotiques, même si contrôles et réglementations se sont renforcés dans ce domaine de la santé vétérinaire. Aujourd'hui, le corps médical et scientifique travaille non seulement sur la sensibilisation et la prévention, mais la recherche s'emploie aussi à diversifier la réponse thérapeutique, en développant des alternatives aussi bien pour valider de nouveaux antibiotiques, qu'encourager d'autres pistes comme avec la phagothérapie, l'utilisation de virus inoffensifs pour l'humain, capables de détruire des bactéries pathogènes. Avec : Dr Anne-Lise Beaumont, médecin chercheur spécialisé en maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Saint-Antoine à Paris Pr Tristan Ferry, professeur en infectiologie aux hospices civils de Lyon et porteur du programme « PHAGEinLYON Clinic » Prosper Hiag, président émérite du Conseil de l'ordre des pharmaciens du Cameroun, vice-président émérite de la Fédération internationale de la pharmacie. Programmation musicale : ► Davido, Aya Nakamura - Yaya ► Vanessa De Mata, Ben Harper - Boa sorte.
durée : 00:03:16 - InterNational - par : Pierre Haski - Volodymyr Zelensky a prévenu hier que l'Ukraine n'avait « pas d'autre choix » que de rendre l'hiver douloureux pour la Russie également, si elle ne stoppait pas ses attaques contre des cibles civiles en Ukraine. L'escalade est donc inévitable, après plus de quatre ans de guerre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
À l'occasion de ses 20 ans, l'association Cartooning for Peace célèbre à Paris son anniversaire. Cette organisation née au lendemain de la polémique sur les caricatures du Prophète en 2005 vise à défendre les droits et la liberté des caricaturistes à travers le monde. Sur le continent : en Ouganda avec Jimmy Spire condamné pour avoir dénoncé des faits de corruption, au Kenya avec l'arrestation arbitraire de Kibet Bull, au Rwanda avec le meurtre du caricaturiste congolais Kayene assassiné en 2024… Les exemples de dessinateurs censurés ou persécutés ne manquent pas. Pour en parler, le dessinateur et directeur de l'un des plus anciens journaux satiriques en Afrique : Lassane Zohoré de l'hebdomadaire ivoirien Gbich. Il est l'invité de Frédéric Garat. RFI : Bon anniversaire. Puisque vous fêtez avec Cartooning for Peace, cette année, vos 20 ans d'existence. Vous serez présent ce jeudi 24 septembre à Paris, au Théâtre de la Concorde, pour une grande soirée placée sous le thème de la « Démocratie sous pression : dessiner pour résister ». Est-ce que les dessinateurs africains sont sous pression sur le continent ? Lassane Zohoré : Je crois que tous les dessinateurs dans le monde sont sous pression. Aujourd'hui, bon, on ne peut pas rire de tout, on ne peut pas forcément parler de tout, mais bon, on se bat comme on peut à côté des journalistes pour pouvoir gagner davantage notre droit à la parole, pour faire progresser la démocratie dans le monde. Voilà, donc, je pense qu'on n'échappe pas à ça. Heureusement que Cartooning for Peace existe pour que nous puissions aussi continuer à mener cette bataille-là. Justement depuis que Cartooning for Peace a été créé, donc en 2006, sous l'égide de Kofi Annan et du dessinateur français Plantu. Est-ce que vous diriez que l'association a contribué à améliorer la situation des caricaturistes sur le continent ? Oui, bien sûr, parce que, bon, il faut dire que pendant longtemps, le dessin a été considéré comme un divertissement. Et après, quand on a commencé à parler des problèmes politiques, les gens ont ouvert un peu plus les yeux pour voir ce que racontent les dessins. Il faut dire qu'un texte peut passer inaperçu, mais un dessin, c'est difficile que ça passe inaperçu. Voilà, donc, je pense que Cartooning for Peace a vraiment contribué à donner un statut aux dessinateurs sur le continent et aussi à se battre à leurs côtés. Parce que déjà, quand je prends le cas de Gado au Kenya, Zapiro en Afrique du Sud ou encore Willy Zekid au Congo, je pense que Cartooning s'est vraiment battu aux côtés de ces personnes-là pour la liberté d'expression. La caricature, ça reste malgré tout un outil de résistance et de mobilisation citoyenne en Afrique ? Oui, tout à fait. Tout à fait, parce que nous sommes sur un continent qui est en majorité analphabète. Donc, le dessin aide aussi à comprendre certaines situations. Un dessin qui critique une situation, ça parle beaucoup plus qu'un long texte. Donc, je pense que ça contribue largement à se battre contre des fléaux ou encore sur des situations qui n'arrangent pas vraiment la population. Justement en Afrique, là où l'info ne passe plus parce que les médias sont censurés, les radios coupées, les journaux interdits, un dessin, ça peut éveiller les consciences ? Déjà même, je prends la situation de Gbich que je connais le mieux, on a eu quand même à traiter pas mal de sujets qui ont contribué à faire prendre conscience à la population. Et je pense qu'on ne dira pas que les dessinateurs sont ceux qui portent le lourd fardeau de la liberté d'expression, mais on fait partie du combat et on apporte notre pierre à l'édifice. Les dessins peuvent vraiment contribuer à faire avancer des causes. En l'occurrence, Gbich, dont vous êtes le directeur, au cours de l'histoire récente ivoirienne, est-ce qu'il y a des dessins qui sont restés particulièrement emblématiques au cours des différentes crises qu'a connu le pays ? Bon, moi, ça va être difficile que je cite un dessin, mais il y a une période qui m'a particulièrement marqué quand il y a eu l'élection en 2010 entre Laurent Gbagbo et Ouattara. À ce moment, le peuple était vraiment stressé et nous, on a fait vraiment des dessins qui ont réussi à décrisper la situation parce qu'on a eu des témoignages en fait. Il y en a qui étaient complètement déprimés, mais grâce à Gbich, ils arrivaient à supporter cette période-là, parce qu'on arrivait à dédramatiser les situations, à dépassionner les débats. Et je pense que ça, c'est tout le travail des dessinateurs. C'est ce que vous dites d'ailleurs, je crois que c'est une de vos maximes : « Le dessin, c'est un poil à gratter en temps de paix et un apaisant en temps de guerre. » Exactement. Donc c'est un slogan qui a longtemps été utilisé par Gbich. Donc à chacun son rôle. Vous savez, les hommes politiques eux-mêmes acceptent bien la situation, mais ce sont les militants qui jouent souvent les gens zélés. Et moi, j'ai reçu parfois des coups de fil de menaces. Une fois, j'ai reçu un coup de fil où on me disait qu'on connaissait mes déplacements, les personnes que je fréquentais… les militants effectivement peuvent se montrer très zélés. Mais pour avoir échangé avec le président Ouattara et Gbagbo, eux, à leur niveau, il n'y a jamais eu de problème. En la matière, est-ce qu'il ne faudrait pas, Lassane Zohoré, un statut peut-être plus solide, professionnel, du dessinateur, un statut de dessinateur de presse par exemple ? Est-ce que vous y travaillez avec Cartooning for Peace dans les différents pays où vous êtes actif ? Oui, bon, déjà le dessinateur de presse est accepté comme un professionnel de l'information, donc je pense que ça aussi, c'est aussi le fait de s'être battu pendant longtemps. On avait un statut assez hybride, mais aujourd'hui, il y a même des pays où le dessinateur est carrément journaliste. Voilà. C'est un combat de tous les jours, il faut se battre pour pouvoir être reconnu et je pense qu'en Côte d'Ivoire, en tout cas pour nous, il n'y a pas de souci, nous sommes reconnus par le monde des médias. C'est un combat de tous les jours qu'il faut mener afin que le destinateur soit reconnu.
durée : 00:03:16 - La grande matinale - par : Pierre Haski - Volodymyr Zelensky a prévenu hier que l'Ukraine n'avait « pas d'autre choix » que de rendre l'hiver douloureux pour la Russie également, si elle ne stoppait pas ses attaques contre des cibles civiles en Ukraine. L'escalade est donc inévitable, après plus de quatre ans de guerre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Cela paraît incroyable, mais c'est vrai : le corps humain émet en permanence de la lumière. Nous « brillons » littéralement, même dans l'obscurité totale. Seulement, cette lumière est tellement faible que nos yeux sont incapables de la percevoir.Les scientifiques parlent d'émission ultra-faible de photons, ou UPE, parfois surnommée émission de « biophotons ». Il faut cependant éviter une confusion : ce phénomène n'est pas exactement comparable à la bioluminescence d'une luciole ou de certains animaux marins. Ces organismes possèdent des réactions chimiques spécialisées dont la fonction est précisément de produire de la lumière. Chez l'être humain, celle-ci est plutôt un sous-produit de l'activité de nos cellules.Tout commence avec notre métabolisme.Pour produire de l'énergie, nos cellules utilisent notamment de l'oxygène. Ces réactions génèrent de petites quantités de molécules très réactives appelées espèces réactives de l'oxygène, ou ROS. Elles peuvent réagir avec les lipides, les protéines ou d'autres constituants cellulaires.Au cours de certaines de ces réactions d'oxydation, des molécules passent temporairement dans un état dit « excité » : elles contiennent davantage d'énergie que dans leur état normal. Lorsqu'elles reviennent à un niveau d'énergie inférieur, une petite partie de cette énergie peut être libérée sous la forme d'un photon, c'est-à-dire une particule de lumière.En 2009, des chercheurs japonais ont réussi à photographier ce phénomène grâce à une caméra CCD extrêmement sensible. Ils ont montré que l'intensité lumineuse du corps humain était environ 1 000 fois trop faible pour être détectée par l'œil nu. Ils ont aussi découvert qu'elle variait au cours de la journée, probablement en relation avec les fluctuations de notre métabolisme.Fait étonnant, toutes les parties du corps ne brillent pas avec la même intensité. Dans cette expérience, le visage était notamment une zone où l'émission était relativement importante.L'intensité peut également augmenter lorsque les cellules subissent davantage de stress oxydatif. Les ultraviolets, par exemple, augmentent l'émission de photons par la peau, tandis que certains antioxydants peuvent la réduire.Les chercheurs étudient donc aujourd'hui ces photons comme un possible moyen non invasif d'observer certains phénomènes métaboliques ou le stress oxydatif, même si leurs applications médicales restent encore expérimentales.Nous ne sommes donc pas des lucioles humaines. Mais à chaque instant, les réactions chimiques qui nous maintiennent en vie produisent aussi quelque chose d'inattendu : une minuscule lumière invisible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les dirigeants des grands laboratoires d'IA multiplient les alertes sur les risques de leurs propres technologies tout en poursuivant la course aux modèles toujours plus puissants. Derrière ce paradoxe se mêlent inquiétudes réelles, compétition économique, intérêts commerciaux et rivalité géopolitique.Une course impossible à ralentirPourquoi Dario Amodei, Sam Altman ou Elon Musk alertent-ils régulièrement sur les dangers de l'intelligence artificielle tout en continuant à développer des modèles toujours plus puissants ? Le paradoxe peut s'expliquer par plusieurs mécanismes qui se superposent.Chez Anthropic, Dario Amodei défend notamment l'idée que des IA très puissantes pourraient accélérer les découvertes scientifiques et médicales, tout en présentant des risques considérables. Dans cette logique, arrêter seul le développement serait contre-productif : chaque acteur craindrait de se faire dépasser par ses concurrents.C'est le classique « dilemme du prisonnier » : une coopération permettant de ralentir collectivement pourrait être bénéfique, mais chaque entreprise a intérêt, individuellement, à poursuivre la course.La sécurité peut aussi devenir un enjeu commercialLes alertes sur les risques peuvent également renforcer la perception de la puissance technologique de ces entreprises auprès des investisseurs et du marché. Dans le même temps, les acteurs qui disposent déjà des moyens techniques et financiers nécessaires pour développer des modèles avancés sont aussi particulièrement bien placés pour participer à la définition des règles de sécurité.Cela pose une question de gouvernance : des normes très complexes pourraient-elles favoriser les entreprises déjà installées au détriment de nouveaux concurrents ? C'est notamment l'un des sujets de tension autour de la régulation de l'IA en Europe.L'ombre de la rivalité entre les États-Unis et la ChineÀ cette compétition entre entreprises s'ajoute une dimension géopolitique. La course à l'IA est également présentée comme un enjeu stratégique entre les États-Unis et la Chine : ralentir son propre développement sans garantie que l'autre camp fasse de même paraît particulièrement difficile.Le résultat est un paradoxe supplémentaire : les mêmes acteurs peuvent considérer que l'IA représente un risque majeur tout en estimant qu'il est nécessaire de rester à la pointe pour ne pas laisser cette technologie stratégique à un concurrent.Qui doit contrôler ceux qui développent l'IA ?Les alertes sur les risques ne sont pas nécessairement incompatibles avec la poursuite du développement. OpenAI décrit par exemple différentes méthodes d'évaluation et de protection de ses modèles, tandis que l'entreprise publie régulièrement ses travaux sur la sécurité.Mais une question demeure : peut-on laisser aux entreprises qui construisent, commercialisent et évaluent ces systèmes le soin de définir seules les limites à ne pas franchir ? Leur expertise est indispensable, mais la question de l'IA dépasse désormais largement le cadre des seuls laboratoires qui la développent.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, écrire le nombre 10, calculer avec zéro ou parler d'infini nous paraît parfaitement naturel. Pourtant, pendant des siècles, ces notions ont posé d'immenses difficultés aux mathématiciens. Et sur ce terrain, les savants indiens ont pris une avance remarquable sur l'Europe.Commençons par le zéro. Plusieurs civilisations anciennes avaient déjà utilisé un symbole pour signaler une absence. Les Babyloniens, par exemple, disposaient d'un signe servant à marquer une position vide dans leurs nombres. Mais en Inde, cette idée va beaucoup plus loin.Le célèbre manuscrit de Bakhshali, découvert dans l'actuel Pakistan, contient de nombreux petits points utilisés comme des zéros de position. Certaines feuilles ont été datées de plusieurs siècles avant notre ère chrétienne tardive, même si la datation exacte du manuscrit reste discutée.La véritable révolution intervient surtout au VIIe siècle avec le mathématicien indien Brahmagupta.En 628, dans son traité Brahmasphutasiddhanta, il traite explicitement le zéro comme un nombre à part entière. Il établit des règles de calcul : lorsqu'on ajoute zéro à un nombre, celui-ci ne change pas ; lorsqu'on multiplie un nombre par zéro, on obtient zéro.Cela peut sembler évident aujourd'hui. Mais à l'époque, conceptualiser le « rien » comme un nombre avec lequel on pouvait effectuer des opérations constituait un immense saut intellectuel.Brahmagupta travaille également avec les nombres négatifs, qu'il décrit notamment à l'aide des notions de dettes et de fortunes. Là encore, les mathématiques européennes mettront longtemps à accepter pleinement les nombres inférieurs à zéro.Et l'infini ?C'est ici que les mathématiciens indiens rencontrent une difficulté qui continue d'occuper les mathématiques modernes : que se passe-t-il lorsqu'on divise par zéro ?Brahmagupta propose certaines règles, mais se trompe encore sur plusieurs points. Quelques siècles plus tard, au XIIe siècle, Bhaskara II développe l'idée qu'une quantité divisée par zéro conduit vers une grandeur infinie. Ce n'est pas notre définition moderne de l'infini, mais le raisonnement montre jusqu'où les savants indiens avaient poussé leur réflexion.Ces connaissances vont ensuite circuler vers le monde arabo-musulman, puis vers l'Europe. Le système de numération dit aujourd'hui « arabe » est d'ailleurs essentiellement un système indo-arabe, transmis à l'Occident notamment à partir du Moyen Âge.Le paradoxe est donc saisissant : plusieurs siècles avant que le zéro ne s'impose réellement en Europe, les mathématiciens indiens avaient déjà compris qu'il ne représentait pas seulement « rien ».Ils en avaient fait un outil mathématique — et, sans lui, ni algèbre moderne, ni informatique, ni monde numérique tel que nous le connaissons aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Rétablir la confiance et gérer la transformation » : c'est le thème officiel de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies qui s'est ouverte hier mardi à New York. « Et l'Afrique dans tout ça ? », s'interroge L'Observateur Paalga au Burkina Faso. « L'ONU joue un rôle central mais complexe en Afrique, où se concentrent une grande partie de ses opérations de paix, de ses défis humanitaires et de ses programmes de développement. Certes, des pays comme le Lesotho, le Botswana et autres, sont censés avoir la même voix que les États-Unis ou encore la France… Mais en réalité, pointe le quotidien burkinabé, la tribune des Nations unies, bien que prestigieuse, permet à nos chefs d'État de s'écouter parler, souvent dans des salles vides. Ce ne sont pourtant pas les difficultés, les problèmes endémiques qui manquent sur le continent. Une guerre succédant à une autre, et aujourd'hui du Sahel à l'est du Congo, en passant par le Soudan, le Soudan du Sud… de nombreux pays sont désorganisés, en raison de conflits qui perdurent, sans que la fameuse Communauté dite internationale ne puisse y faire grand-chose ». Faut pas rêver… Le quotidien Aujourd'hui, toujours à Ouaga, renchérit : « Les questions de sécurité et de guerre en RDC, au Soudan, ou encore au Sahel, le problème de la dette et de la justice financière internationale seront aussi dans les discours de nos princes. Pour quels résultats ? Faut pas rêver ! », s'exclame le quotidien ouagalais. « Si l'Afrique est courtisée et est devenue le lieu d'une intense guerre géopolitique, c'est que les puissants de ce monde savent que c'est le continent de l'avenir pour sa jeunesse face à des pays anémiés démographiquement, mais aussi pour ses richesses en sous-sol. Ce sera donc le lieu de tenir des postures de fermeté, estime Aujourd'hui, face aux grands de ce monde dont les règles de coopération suivent le curseur de leurs intérêts : "dis-moi quelles richesses sont enfouies dans ton sous-sol et je te dirai quel genre de partenariat nous ferons". Les discours des Africains devront être de cette tonalité : "Respectez-nous et traitons d'égal à égal" ». Le beau discours de Guterres… C'était le sens d'ailleurs de l'intervention du secrétaire général de l'ONU lors du récent forum Unstoppable Africa 2026 à New York : « Antonio Guterres en effet a appelé à un changement de modèle dans les relations économiques avec l'Afrique, relève Afrik.com. (…) "Nous devons passer de faire des affaires en Afrique à faire des affaires avec l'Afrique", a-t-il déclaré devant des responsables politiques, investisseurs et dirigeants d'entreprises. Le secrétaire général de l'ONU a plaidé pour davantage de transformation locale des ressources, d'investissements et de partenariats. Objectif : permettre au continent de conserver une plus grande part de la valeur créée. Antonio Guterres a ainsi souligné l'importance croissante de l'Afrique dans l'économie mondiale, relève encore Afrik.com. Il a notamment cité un marché évalué à environ 3 000 milliards de dollars, ainsi que la présence de l'Afrique sur près de 30 % des ressources minérales mondiales et environ 60 % du potentiel solaire de la planète. Le secrétaire général de l'ONU a également mis en avant la progression de la population active africaine, qui constitue l'un des principaux moteurs démographiques de la prochaine période ». Mieux se faire entendre… Voilà pour les paroles, reste à passer aux actes… C'était le sens, remarque le site Africa News, du discours du président kenyan William Ruto, qui a appelé, en marge du sommet onusien, à « repenser les partenariats internationaux avec l'Afrique et à mieux mobiliser les ressources dont dispose le continent : "la question, a-t-il dit, n'est plus seulement de savoir combien d'argent nos partenaires peuvent apporter à l'Afrique. La vraie question, c'est : comment pouvons-nous mobiliser les ressources que l'Afrique possède déjà ? Cela suppose de repenser notre conception du partenariat international" ». Déjà, un premier pas serait que l'Afrique puisse mieux se faire entendre… En effet, rappelle le site marocain Atalayar : « Paradoxe du multilatéralisme contemporain : l'Afrique concentre plus de 60 % des débats et des mandats opérationnels du Conseil de sécurité de l'ONU, mais ne dispose d'aucun siège permanent au sein de son instance décisionnelle ». Et depuis des années, l'Union africaine réclame « au moins deux sièges permanents dotés de toutes les prérogatives — y compris le droit de veto — ainsi que de cinq sièges non permanents ». Et pour l'instant, rien n'a bougé.
Les effets du changement climatique touchent désormais directement les entreprises et leurs chaînes d'approvisionnement. Patrice Duboé explique comment capteurs, IA, satellites et réseaux intelligents peuvent contribuer à renforcer leur résilience.
Cela faisait près de vingt ans qu'un pape n'était pas venu en France. C'est donc peu dire que la visite de Léon XIV dans le pays du 25 au 28 septembre prochains, est très attendue, au-delà même de la population catholique. Car, si son prédécesseur, le pape François s'est rendu à trois reprises sur le territoire français, il n'est pas venu « en France ». Comprendre : en visite d'Etat, avec tout ce que cela comporte de protocole diplomatique. La dernière fois qu'une telle visite s'est produite dans les règles de l'art, c'était en 2008 avec Benoît XVI, un pape largement moins populaire.D'où l'attente et l'engouement du public français. La jauge de la messe prévue place de la Concorde, à Paris, le 26 septembre a dû être poussée à 600 000 personnes pour répondre aux demandes.Faut-il voir dans cet engouement populaire un renouveau catholique en France ? Que dit le programme de cette visite du discret pape Léon XIV ? Réponse dans cet épisode de « L'Heure du Monde » avec Sarah Belouezzane, journaliste chargée des questions de religion au Monde, qui va suivre le souverain pontife pendant toute sa visite.Un épisode d'Adélaïde Tenaglia. Réalisation : Thomas Zeng. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sound. Présentation et suivi éditorial : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits d'interviews de Léon XIV le 18 novembre 2025 et le 13 avril 2026, extrait d'une allocution du pape Léon XIV, lors d'une veillée de prière pour la paix à la basilique Saint-Pierre de Rome le 11 avril 2026.Cet épisode a été diffusé le 23 septembre 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À Shanghai, Huawei dévoile sa vision des réseaux de demain, capables d'analyser les incidents en temps réel et, dans certains cas, de se reconfigurer automatiquement.
Une aide à domicile qui permet à des personnes âgées de continuer à vivre chez elles. Un cadre qui enchaîne les réunions et les PowerPoints et qui se demande parfois lui-même à quoi ça sert. Ces deux métiers ont deux utilités sociales radicalement différentes, et pourtant ce n'est pas le premier qui sera le mieux payé. Ce paradoxe, beaucoup le vivent au quotidien, sans vraiment savoir comment l'expliquer. Comment expliquer ce paradoxe ? Pourquoi y a-t-il autant d'écart ? Cela veut-il dire que ces métiers demandent moins de compétences ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez ". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin À écouter aussi : Pourquoi le métier d'enseignant n'attire-t-il plus ? Quels sont les métiers les plus menacés par l'Intelligence Artificielle ? Qu'est-ce qu'un métier en tension ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
OpenAI vient de transformer GPT-6 Astra en assistant spécialisé pour les avocats. Et le chiffre le plus intéressant n'est pas sa progression, mais ce qu'il rate encore.Le nouveau service s'appelle Astra for Law. Il ne s'agit pas d'un nouveau modèle, mais d'une version de GPT-6 Astra reliée à un moteur de recherche juridique spécialisé et à des instructions conçues pour analyser des dossiers, rechercher des précédents ou rédiger des arguments. La différence avec ChatGPT classique vient surtout des sources accessibles au modèle. OpenAI a constitué un index de plus de 230 millions d'adresses couvrant la jurisprudence américaine, les lois, les règlements et les décisions administratives, avec des mises à jour quotidiennes.Pour mesurer l'intérêt de cette spécialisation, l'entreprise a soumis Astra for Law à 200 questions de recherche juridique américaines provenant d'un jeu de validation privé de Vals AI. Résultat : 54 % des réponses ont passé l'ensemble des critères de correction, contre 38,7 % pour GPT-6 Astra utilisant simplement la recherche web.Le gain est réel. Mais il signifie aussi que, dans ce test précis, le système échoue encore à satisfaire tous les critères sur presque une question sur deux. Et l'évaluation a été réalisée par OpenAI sur un jeu de données qui n'est pas public, donc elle n'a pas encore été reproduite indépendamment.Cela explique pourquoi Astra for Law n'est pas vendu comme un avocat automatique destiné au grand public. Il est d'abord proposé à certains cabinets américains via un programme d'accès contrôlé, dans ChatGPT et Codex. Une version destinée aux développeurs doit suivre. Le modèle peut retrouver des décisions, confronter des arguments ou examiner des contrats, mais OpenAI demande explicitement aux professionnels de vérifier les réponses et les sources avant de s'y fier. Et pour l'instant, l'index juridique est centré sur le droit américain : il ne peut donc pas simplement être transposé au droit français.La nouveauté n'est donc pas que ChatGPT remplace l'avocat. Elle est plus concrète : l'IA généraliste commence à recevoir les bases documentaires, les outils et les règles métier qui lui permettent d'entrer directement dans le travail quotidien des professions spécialisées.Source : OpenAI Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, l'étoile de Scholz se trouve à environ 22 années-lumière de nous. À l'échelle astronomique, c'est relativement proche, mais rien d'extraordinaire. Pourtant, il y a environ 70 000 ans, lorsque des Homo sapiens vivaient déjà sur Terre, ce petit système stellaire est passé incroyablement près de notre Système solaire.L'étoile de Scholz, officiellement appelée WISE J072003.20−084651.2, est en réalité un système binaire : une petite étoile naine rouge accompagnée d'une naine brune, un objet intermédiaire entre une étoile et une planète géante.Son histoire étonnante a été révélée dans les années 2010. Les astronomes avaient remarqué quelque chose d'étrange : malgré sa proximité, l'étoile semblait se déplacer très peu latéralement dans le ciel. Mais l'analyse de son spectre montrait qu'elle s'éloignait de nous à environ 80 kilomètres par seconde.Cela signifiait qu'elle avait dû passer beaucoup plus près du Soleil dans le passé. En reconstituant sa trajectoire, les chercheurs ont découvert qu'il y a environ 70 000 ans, elle serait passée à seulement 0,8 année-lumière du Soleil, soit environ 52 000 à 55 000 unités astronomiques. C'est environ cinq fois plus près que Proxima du Centaure, notre voisine stellaire actuelle.À cette distance, l'étoile de Scholz a probablement traversé, ou au moins frôlé, la région extérieure du nuage d'Oort, cette immense réserve de corps glacés qui entoure le Système solaire très au-delà de Pluton.Aurait-elle pu envoyer des comètes vers les planètes internes ? Son influence semble avoir été relativement faible, notamment parce que le système est peu massif et qu'il passait très rapidement.Mais une étude publiée en 2018 a identifié une concentration inhabituelle dans les trajectoires de certains petits corps hyperboliques. Les chercheurs ont estimé que cette signature était compatible avec les perturbations provoquées par le passage de l'étoile de Scholz, sans pouvoir démontrer définitivement le lien.Et nos ancêtres auraient-ils pu voir cette étoile passer ?Probablement pas. Même à son point le plus proche, cette naine rouge aurait été environ 100 fois trop faible pour être visible à l'œil nu. Elle aurait toutefois pu produire de puissantes éruptions stellaires momentanément visibles depuis la Terre.L'étoile de Scholz est donc célèbre parce qu'elle nous rappelle une chose étonnante : le Système solaire n'est pas isolé. Les étoiles se déplacent constamment dans la Galaxie et, de temps en temps, certaines viennent littéralement frôler notre voisinage cosmique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Que sont devenus les Salvadoriens renvoyés dans leur pays d'origine par les États-Unis, il y a un an et demi ? RFI a travaillé avec 25 autres médias dans le cadre d'une enquête coordonnée par Forbidden Stories, intitulée : « The Deportation Project - Révélations sur les expulsions de masse de l'administration Trump ». En mars et en avril 2025, trois avions militaires atterrissent à San Salvador en provenance des États-Unis. À leur bord, 52 Vénézuéliens et un groupe de Salvadoriens dont on ignore tout. ll faudra un minutieux travail réalisé par des ONG pour établir qu'ils étaient 36. L'identité de seulement 11 d'entre eux a pu être établie et on n'a pu en localiser que 6, dont Elmer Concepcion Romero qui vivait en situation irrégulière aux États-Unis. Angelica Perez, de la rédaction en espagnol de RFI, a rencontré sa sœur, Glenda. Si les autorités ont fini par lui dire dans quelle prison se trouve son frère, elle n'a eu aucun contact avec lui. « Je n'ai reçu ni un coup de fil, ni même une photo me prouvant qu'il reçoit bien les paquets qu'on lui dépose. Je n'ai rien, juste l'espoir qu'on ne m'ait pas menti. Nous voudrions une preuve qu'il va bien car nous ne pouvons pas continuer à vivre dans cette incertitude. C'est comme si mon frère avait disparu. Cela fait plus d'un an qu'il est en prison et il n'y a aucune procédure légale ouverte contre lui », explique Glenda. Pas de poursuites judiciaires au Salvador où ces détenus sont privés de tout contact avec l'extérieur. Pas de présentation à un juge aux États-Unis avant leur expulsion. Aucun moyen de se défendre, donc, pour ces hommes qui, dans leur écrasante majorité, n'ont rien à se reprocher. D'après plusieurs organisations de défense des droits humains, seuls 10% d'entre eux ont un casier judiciaire. Mais aucun n'a de lien avec le crime organisé. Plusieurs ONG dénoncent des enlèvements et des disparitions forcées rendues possibles par le régime d'exception imposé en 2022 par Nayib Bukele pour mettre un terme à la violence des gangs et qui permet les arrestations sans décision de justice préalable, et par l'accord signé entre le Salvador et les États-Unis, le 4 février 2025. Un accord dont peu de détails ont filtré. Tout ce que l'on sait, c'est qu'en échange de 4,76 millions de dollars et à condition de ne pas venir en aide aux demandeurs d'asile, Nayib Bukele a accepté d'accueillir environ 300 criminels supposés pendant un an. Selon les autorités qui ne fournissent aucune preuve, il s'agit de membres du groupe criminel Tren de Aragua ou du gang la Mara Salvatrucha. Direction au moins dans un premier temps : le Cecot, la prison de haute sécurité dont le président salvadorien est si fier et où ces nouveaux venus ont été torturés et agressés sexuellement. Les rares familles qui osent défier le pouvoir de Nayib Bukele ont dû aller jusqu'à la Commission interaméricaine des droits de l'homme pour que le gouvernement du Salvador lâche que cinq de ces 36 migrants se trouvent dans la prison de Santa Ana et un au Cecot. Mais rien sur ce qui leur est reproché. À lire aussiEntre Trump et Bukele, l'accord secret qui fait disparaître les migrants Regarder la vidéo#DeportationProject : ces personnes expulsées par les États-Unis vers l'Afrique Haïti : les enlèvements se multiplient En Haïti, pas une semaine ne passe sans qu'un ou des enlèvements ne se produisent. Ils sont particulièrement fréquents dans la commune de Delmas 31. Des personnes de tous âges, de toutes catégories sociales sont visées. Des victimes qui restent parfois aux mains des gangs pendant plusieurs mois, comme l'explique notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. À lire aussiHaïti: écoliers, fonctionnaires… plus personne n'est épargné par le kidnapping à Port-au-Prince La capitale du Mexique, entre manque d'eau et inondations Au Mexique, comme dans de nombreux pays du monde, l'année est marquée par des phénomènes climatiques extrêmes. Sécheresse, puis inondations à répétition, le tout dans un pays au système de drainage trop vieux, victime de sous-investissements chroniques et rongé par l'affaissement des sols. Par conséquent, même lorsqu'il pleut beaucoup, le pays n'en retire pas de bienfaits et toute une partie de la population reste privée d'eau courante, même en périphérie de Mexico. Un reportage de Gwendolina Duval. Le journal de la 1ère En cette journée mondiale d'Alzheimer, on parle de cette maladie neurodégénérative qui touche beaucoup de Guadeloupéens. À écouter aussiMaladie d'Alzheimer : les avancées de la recherche pour prédire la maladie
Regardez une carte du monde classique. Le Groenland vous paraît immense, presque aussi grand que l'Afrique. Pourtant, dans la réalité, l'Afrique est environ quatorze fois plus vaste. Et c'est précisément ce genre de déformation que la France a décidé de corriger.Le 4 septembre 2026, le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères a annoncé qu'il abandonnait la célèbre projection de Mercator dans ses usages diplomatiques, au profit de représentations mieux adaptées et plus fidèles aux superficies réelles.Mais pourquoi nos cartes déforment-elles ainsi le monde ?Tout simplement parce qu'il est mathématiquement impossible de représenter parfaitement la surface d'une sphère sur une feuille plate. Imaginez que vous essayiez d'aplatir la peau d'une orange sans la déchirer ni l'étirer : c'est impossible. Les cartographes doivent donc choisir ce qu'ils préfèrent préserver : les formes, les angles, les distances ou les superficies.La projection de Mercator a été mise au point au XVIᵉ siècle par le géographe flamand Gerardus Mercator. Et elle répondait à un besoin très précis : la navigation. Elle permet notamment aux marins de tracer sur une carte des routes correspondant à un cap constant.Le problème est qu'elle agrandit progressivement les territoires à mesure qu'on se rapproche des pôles.Résultat : le Groenland semble gigantesque. La Russie et le Canada paraissent également beaucoup plus grands qu'ils ne le sont relativement aux régions proches de l'équateur. À l'inverse, l'Afrique apparaît visuellement beaucoup plus petite qu'elle ne l'est réellement.Le sujet est revenu sur le devant de la scène en 2026. L'Union africaine a officiellement soutenu l'initiative « Correct the Map » et adopté la projection dite « Equal Earth », conçue pour mieux respecter les superficies relatives.Puis, le 4 septembre 2026, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté par 164 voix contre une une résolution encourageant gouvernements, écoles et entreprises technologiques à privilégier des projections représentant plus fidèlement la taille des continents.Attention cependant : la France ne remplace pas toutes les cartes du pays par une carte unique. Le Quai d'Orsay explique vouloir utiliser différentes projections selon les besoins. Il propose notamment des cartes utilisant les projections de Robinson, Eckert IV ou Gall.Car aucune carte plane n'est parfaitement fidèle.Changer de projection ne rend donc pas la carte parfaite. Cela consiste simplement à choisir… quelle déformation on accepte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En Mauritanie, un fléau silencieux gagne du terrain et détruit un peu plus chaque jour : salinisation des terres. Dans certains quartiers périphériques de Nouakchott, comme à Dar Naim par exemple, des maisons se désagrègent, le sel qui remonte du sol ronge les murs et fait tomber les briques une à une, jusqu'à rendre les habitations inhabitables. Dans ce quartier, des rues entières se vident car de nombreuses familles ont fui. De notre correspondant à Nouakchott, Des centaines de maisons alignées à Dar Naim, mais la plupart abandonnées. À l'intérieur, des familles vivent encore dans la détresse. Le sel gagne du terrain et ronge les maisons, tout le monde en parle. Mais personne n'a de solution. Une situation qui se dégrade de jour en jour, comme nous l'explique Amadou Samba Ba, habitant du quartier : « Cela s'aggrave de jour en jour. Nous habitons sous des toits et le sel ronge les maisons sans que l'on s'en rende compte. Tout Dar Naim est attaqué par ce fléau ». Adama Ndiaye a presque 60 ans. Assise devant sa maison, le visage marqué par l'inquiétude. Faute d'argent, elle ne peut pas partir. Elle est condamnée à rester avec le sel qui monte : « Nous vivons une situation difficile, mais nous sommes obligés de faire avec. Parce que nous ne pouvons pas mettre toute notre famille à la rue. Et comme nous n'avons pas les moyens de partir, nous sommes obligés de rester. Nous sommes vraiment inquiets. » Ceux qui avaient les moyens de partir, sont partis. Hadja Tounkara, habitante de Dar Naim témoigne : « Toutes les maisons d'en face sont vides. Les habitants les ont quittées à cause du sel. Parfois, les maisons s'écroulent sur les gens et certaines personnes y perdent même la vie. Des murs se sont écroulés sur plusieurs jeunes ici, et certains ont fini par perdre la vie. Nous n'avons aucune solution pour faire face à cette situation. » À lire aussiLa salinisation des sols, un risque pour le maraichage au Bénin Nous nous sommes rendus dans la maison de Fatimetou Mint Cheikh, cicatrice à la main, elle affirme avoir vécu un douloureux souvenir : « Notre maison s'est écroulée. Une partie du mur m'est tombée sur l'épaule et j'ai été aussi blessé à la main. Tout le quartier est témoin de la situation que nous avons vécue. Jusqu'à présent le sel ronge les murs, comme vous pouvez le constater. » Les causes de la détérioration de l'eau salée relèvent de plusieurs facteurs. La principale est la remontée capillaire de la nappe phréatique peu profonde, surtout dans les zones littorales à faible pente comme Nouakchott, selon l'architecte Ahmed Mohamed Sidi. Il propose cependant des solutions pour faire face à ce fléau : « Cela suppose d'adapter les systèmes de drainage aux réalités des aménagements urbains et agricoles, de privilégier des matériaux de construction résistants à la salinité dans les zones touchées. Face à l'intensification des contraintes climatiques, l'architecture et la construction ne peuvent plus se contenter de réagir, elles doivent désormais anticiper les risques et les intégrer pleinement dès la phase de conception. » En attendant des solutions, à Dar Naim, le sel continue de remonter. D'autres quartiers périphériques de la capitale, sont également touchés par cette salinisation destructrice. À lire aussiQuand la terre devient salée...
C dans l'air du 18 septembre 2026 - France, Pologne, Allemagne : veillée d'armes face à Poutine La Russie va-t-elle frapper bientôt un pays de l'Otan ? La Pologne tire la sonnette d'alarme. Selon le Premier ministre Donald Tusk, des services de renseignement auraient identifié des préparatifs russes prévoyant des frappes « hybrides » de drones et de missiles contre les alliés de Kiev en Europe, y compris en Pologne. En France, une réunion a été organisée au pied levé à l'Élysée. Le président de la République y a convié les chefs de partis et les candidats à la présidentielle pour évoquer « la dégradation rapide de la situation internationale ». Au menu : la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, avec ses conséquences en France. Autour du président de la République et du Premier ministre, les autorités militaires et les services de renseignement étaient chargés de livrer aux candidats les derniers éléments importants et très sensibles. « La menace hybride russe, ces dernières semaines, s'est intensifiée », la « nature de l'agressivité russe et des menaces en Europe change », a prévenu Emmanuel Macron par la suite lors d'une conférence de presse, expliquant avoir demandé la préparation d'un « plan de protection de nos infrastructures critiques ». « Ce qui ne s'est pas passé à Leipzig aurait pu se passer dans n'importe quelle ville européenne. » Cela ne restera pas « sans réponse », a ajouté le chef de l'État.Embourbé depuis plus de quatre ans dans sa guerre contre l'Ukraine, Vladimir Poutine pourrait-il choisir d'attaquer un pays de l'Otan ? Quelle réponse face à la guerre hybride menée par la Russie ? Sabotages, cyberattaques, désinformation, survols de drones… La Russie multiplie ces derniers temps les opérations et attaques sur le Vieux continent. Mais l'ombre du kremlin plane aussi sur les États-Unis. Jusqu'où les réseaux russes peuvent-ils infiltrer le territoire américain et tenter d'y étendre leur influence ? La justice américaine vient d'inculper cinq agents russes présumés, soupçonnés d'avoir agi au sein d'un réseau mondial chargé de "recruter des citoyens américains et des ressortissants étrangers pour commettre des meurtres à la demande du Kremlin", et des projets d'attentats contre des infrastructures en Europe. Les cinq suspects sont en fuite.Autre affaire qui fait polémique : le mariage de Donald Trump Jr. aux Bahamas. Selon plusieurs médias américains, une partie des festivités aurait été financée par Umar Kremlev, un oligarque russe proche de Vladimir Poutine. Ces révélations ont déclenché des interrogations à Washington et une demande d'enquête au Congrès sur les éventuels risques de contre-ingérence étrangère.Et face à Moscou, le Congrès américain vient justement de franchir une étape importante. Après un vote du Sénat en août, la Chambre des représentants a adopté le 16 septembre, par 262 voix contre 159, un vaste projet de sanctions visant notamment les responsables russes, les banques, le secteur énergétique et les réseaux permettant de contourner les sanctions. Le texte prévoit également la possibilité d'imposer jusqu'à 100 % de droits de douane aux principaux acheteurs d'énergie russe. Il est désormais sur le bureau de Donald Trump. Reste une question : le président américain va-t-il promulguer ce texte et surtout, jusqu'où ira-t-il dans son application ?Nos experts :- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, spécialiste des questions internationales- Alexandra SAVIANA - rédactrice en chef adjointe secret-défense à l'Express- Vincent CROUZET - expert en renseignement, ancien espion de la DGSE, auteur de "La marque des esclaves" aux éditions de l'Animal
durée : 00:05:43 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Peut-on faire de la volcanologie prédictive ? En dépit d'un historique factuel, les scientifiques ne peuvent projeter un calendrier fiable des prochaines éruptions. Cela ne décourage pas pour autant la population de La Palma. - équipe : Caroline Bennetot, La Rédaction de France Culture, Annie Brault, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Quels mots incarneront 2025 ? Pour anticiper cette nouvelle année, nous avons sélectionné 10 termes qui, selon nous, seront au cœur de l'actualité. Tendances, enjeux globaux ou concepts émergents : découvrez les mots qui façonneront nos discussions en 2025. Selon un sondage Ipsos paru en février 2023, deux Français sur cinq pensent que l'intelligence artificielle finira par dépasser l'intelligence humaine. Et pour cause : l'inconnu fascine autant qu'il effraie. Et ce phénomène ne date pas d'hier. En effet, dès qu'une avancée technique voit le jour, la peur d'être remplacé refait surface. Cela a notamment été le cas aux débuts de l'automatisation, au XVIIIe siècle. Que signifie IA anxiété ? Comment gérer cette anxiété ? Faut-il vraiment s'inquiéter ? Écoutez la suite de cet épisode de Maintenant vous savez ! Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. Première diffusion : janvier 2025 À écouter ensuite : Qu'est-ce que l'éco-anxiété ? [RETOUR SUR 2024] Qu'est-ce que l'IA générative ? Pourquoi les Français sont-ils plus anxieux au travail ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
La brouille entre le Mali et l'Algérie semble être terminée, notamment avec la visite cette semaine à Bamako du Premier ministre algérien Sifi Ghrieb. À Paris, Luis Martinez est directeur de recherches au Centre de recherches internationales (Ceri). Il revient également sur l'arrivée spectaculaire le 30 août d'avions militaires algériens au Niger, l'autre grand pays du Sahel central. Quelles sont les ambitions d'Alger au Sahel ? Luis Martinez répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Les visites croisées des premiers ministres algérien et malien, est-ce que c'est le signe que la brouille est terminée entre Bamako et Alger ? Je pense que si, à ce niveau-là, il y a une visite mutuelle et puis des projets d'établissement d'un certain nombre de coopérations, je pense que oui. Il me semble que ce qui a d'abord été initié avec le Burkina Faso, puis après avec le Niger, et aujourd'hui avec le Mali, signifie très clairement qu'Alger a retrouvé, disons, un dialogue apaisé et sans doute plus constructif avec ses voisins de l'Alliance des États du Sahel. Côté malien, la rupture s'est faite en avril 2025, quand l'Algérie a abattu un drone malien à la frontière entre les deux pays. Le Premier ministre Maïga a alors accusé l'Algérie d'être un « État exportateur de terroristes ». Pourquoi cette volte-face aujourd'hui ? Je pense que ce n'est pas tant une volte-face qu'une exagération des propos tenus à l'époque par le président du Mali. Je pense qu'il y a un certain nombre de propos qui avaient été tenus aux Nations unies et ailleurs, qui, quand même, soulignaient un peu l'extravagance d'un certain nombre de propos. Ce qui n'était pas acceptable pour le Mali, c'était très clairement que l'Algérie cherche à avoir un droit de regard sécuritaire sur la frontière algéro-malienne, et en particulier cherche à dissuader toute forme de présence militaire extérieure. Parce que le drone, c'est essentiellement un drone turc. Il y avait une inquiétude que demain cette région-là devienne une zone d'observation pour l'armement turc, demain émirati, etc. Il y avait déjà le problème avec les Russes. Je pense que le message était plutôt, du côté d'Alger, que cela ne serait pas acceptable. Ce n'était, bien évidemment, pas acceptable aussi pour le Mali. Cela a entraîné la situation que vous avez décrite, de brouille, mais il me semble que ce à quoi on est arrivé assez rapidement, c'est que l'Algérie, comme le Mali, les deux pays ont besoin l'un de l'autre. Cela n'est pas possible d'avoir une relation conflictuelle, diplomatiquement problématique, dans la mesure où ces pays quand même partagent une zone extrêmement importante ensemble, plus de 1 000 kilomètres. Et surtout, l'Algérie doit sécuriser ses ressources énergétiques dans le Sahara et le Mali doit faire attention à ces groupes armés dans le Nord. Il me semble que le bon sens l'a emporté sur les propos et les attitudes de ces derniers mois. Est-ce que ce n'est pas la perte de la ville de Kidal au nord du Mali, le 25 avril, qui a conduit le numéro un malien, Assimi Goïta, à changer de stratégie vis-à-vis de l'Algérie ? C'est un autre élément qui vient s'ajouter, si vous voulez, dans la volonté malienne d'apaiser sa relation avec l'Algérie. C'est, plus globalement, la situation sécuritaire qui amène le Mali à se rendre compte aussi que, finalement, l'apport russe en matière de restauration de la sécurité n'est pas au rendez-vous et que les troupes maliennes ont énormément de mal, souffrent, ont beaucoup de pertes à chercher à restaurer une partie de leur souveraineté sur le territoire national, et encore plus proche autour de la capitale. Je crois que oui, cela participe très clairement du fait que l'apport turc et l'apport russe ne sont pas décisifs dans le renversement du rapport de force avec les groupes jihadistes. Est-ce que les Russes ont joué un rôle dans la réconciliation entre Bamako et Alger ? Sans doute. Parce que déjà, l'Algérie était assez mécontente de l'attitude russe à sa frontière. Il me semble qu'on a quand même eu entre la Russie et l'Algérie un petit peu de différend. Et ce différend, sans doute, qui s'est traduit aujourd'hui par le fait que les Russes eux-mêmes sont conscients que l'Algérie est pour eux importante dans la région, et qu'ils ne peuvent pas avoir une politique totalement indépendante et autonome de l'Algérie, sans prendre en compte la vision de l'Algérie. La Russie est quand même extrêmement dépendante de pays dans lesquels elle essaie d'étendre son influence. La présence toujours à Alger de l'opposant malien Mahmoud Dicko, l'imam Dicko, est-ce que cela ne reste pas une pomme de discorde tout de même entre Bamako et Alger ? Cela peut l'être si l'Algérie réitère les mêmes maladresses. Je pense aux maladresses qui avaient été celles formulées dans le passé, de chercher à être une sorte de théâtre dans lequel les Maliens pourraient se réconcilier. Je pense que l'imam Dicko est une figure très importante au Mali. Cela peut être, demain, un élément dans un dispositif plus global de réconciliation, mais c'est à l'Algérie à mesurer le fait qu'elle ne peut pas faire l'économie du sentiment, un petit peu, d'ingérence, d'amertume de l'armée malienne, de difficulté à comprendre. Bien sûr que l'Algérie, de par son expérience, considère que toute forme de répression militaire au Mali sera vouée à l'échec. Parce que la problématique n'est pas seulement jihadiste, elle est régionaliste, elle est indépendantiste, elle est islamique. Il faut donc trouver des formes de négociation au Mali. Mais la manière de l'avoir proposé n'a sans doute pas été forcément la meilleure. Et je crois que l'imam Dicko, lui-même, a l'air quand même de se mettre assez en retrait de cela. Au début du mois d'avril, le Mali a renoncé à soutenir le Front Polisario. C'était pourtant sa politique depuis plus de 50 ans. Bamako a reconnu la marocanité du Sahara occidental. Est-ce qu'aujourd'hui, après ces visites croisées entre Alger et Bamako, le Mali pourrait à nouveau changer d'avis ? Alors tout peut arriver parce qu'il y a eu brouille, puis réconciliation. Mais il me semble que plus globalement, sur le Sahara, il y a quand même un succès diplomatique marocain qui amène une grande partie des pays de la région, finalement, à aller vers le plan marocain qui est proposé. Il y a quand même le soutien des États-Unis, il y a le soutien de l'Europe. C'est peut-être le moment de considérer de faire un choix, quitte à ce que, du point de vue de l'Algérie, ce soit un petit peu abandonné. Il me semble ainsi que ce n'est plus forcément l'enjeu central. L'Algérie a compris que, dès l'instant où l'Union européenne, la France, les États-Unis, l'Espagne reconnaissent la marocanité du Sahara, il est quasiment illusoire de chercher à retourner quelques pays de la région dans l'espoir de faire de la résistance. L'enjeu ne se situera pas là. Il se situera peut-être dans des négociations qui nous échappent aujourd'hui, entre le représentant pour le Moyen-Orient l'Afrique, de l'administration Trump et des autorités algériennes, sur quelles seront les compensations éventuelles, quelles seront les formes d'accords ? Tout cela, pour l'instant, cela reste quand même assez difficile à percer dans les échanges qu'il peut y avoir. Entre le Niger et l'Algérie, la réconciliation est encore plus spectaculaire puisqu'au lendemain du coup d'État manqué du 29 août à Niamey, plusieurs avions militaires algériens ont atterri au Niger. Est-ce qu'on peut parler d'un changement historique dans la stratégie d'Alger, en Afrique, voire dans le monde ? Alors ce qui est sûr, c'est que ce message vient dire une chose très importante. C'est que le Niger, plus que tous les autres États du Sahel, est extrêmement important pour l'Algérie parce qu'il ne relève pas seulement d'une question sécuritaire ou d'une problématique de revendication autonomiste, mais il s'inscrit dans un projet plus global pour l'Algérie, qui est celui de relier le Nigeria à l'Algérie, via le Niger. Le Niger, c'est vraiment le point sur lequel l'Algérie pourrait éventuellement être amenée à vraiment être engagée militairement, si ce pays était amené à connaître des difficultés majeures sur le plan sécuritaire. C'est cela, le message que je retiens. C'est que l'Algérie fait passer clairement ce message que le Niger, non seulement c'est la grande puissance démographique de demain, avec peut-être 50 ou 60 millions d'habitants, mais ensuite c'est surtout l'État envers lequel l'Algérie doit avoir le plus d'attention si elle veut pouvoir demain relier le Nigéria et établir entre ces deux grands pays pétroliers, le gazoduc. Mais pas seulement, parce qu'il y a des tas d'autres projets qui sont en perspective, notamment avec le Nigéria. Je pense que là, oui, il y a un message important. Est-ce que cela pourrait se reproduire au Burkina, au Mali ? J'en doute profondément. Je crois que là on a vraiment un message qui est très clair, qui consiste à dire, le Niger, c'est un voisinage envers lequel l'Algérie souhaite établir une relation stratégique, et à partir de là, à s'engager militairement, éventuellement, si les autorités nigériennes le souhaitent. Ce qui est frappant depuis le 30 août, c'est que l'Algérie, pour la première fois de son histoire, envoie des troupes à l'étranger de façon…ostentatoire. Or, longtemps, l'Algérie a fait confiance dans son soft power, la nation révolutionnaire victorieuse de la France, pour exercer une forte influence politique en Afrique sans avoir besoin d'y envoyer des troupes ou des avions. Est-ce qu'au fil des ans, cette politique de prestige n'a pas montré ses limites ? Absolument de façon ostentatoire. Cette politique avait déjà montré ses limites sous la Libye de Kadhafi. Le Sahel était quand même beaucoup plus relié à la Libye de Kadhafi qu'à l'Algérie. L'avantage pour l'Algérie, c'est que Kadhafi, entre guillemets, entretenait une gestion qui permettait d'établir une certaine sécurité régionale, qui profitait à l'Algérie. Le fait que l'Otan, la France, le Royaume-Uni aient renversé la Libye de Kadhafi - on a vu les conséquences dans le Sahel, en Libye, mais surtout dans le Sahel - et à partir de là, on voit bien qu'il y a quand même dix années d'hésitation pour l'Algérie. Qu'est-ce qu'on fait ? On y va, mais ça veut dire qu'on accompagne les troupes françaises au Sahel. Cela, c'est impensable. La France est partie, les Russes y sont, cela ne marche pas. Finalement, l'Algérie va à petits pas. Mais je crois qu'elle y va vraiment dans un sens très précis, qui est celui de considérer que le Niger - et peut-être pas forcément le Mali et le Burkina - le Niger en particulier, va littéralement relever d'une diplomatie de privilégié, en quelque sorte, par rapport à l'Algérie dans ses relations, dans la perspective de voir, je le redis, le Nigeria et l'Algérie se retrouver reliés éventuellement par cet État que serait le Niger. Je crois qu'on est plutôt là-dedans. Si on le remet en perspective, c'était compliqué pour l'Algérie d'agir ces quinze dernières années. D'abord parce qu'il y avait la France. Ensuite, quand la France est partie, il y avait la Russie. Quand la Russie est empêtrée, aujourd'hui, les États du Sahel se fâchent avec l'Algérie. Donc là, on arrive peut-être à un moment donné où on n'a plus d'alternative, en Algérie comme au Sahel, pour trouver des compromis et essayer d'agir ensemble. 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On entend régulièrement des phrases comme : « Nous allons clôturer cette réunion », « Je souhaite clôturer mon compte bancaire » ou encore « Le président a clôturé les débats ».Cela paraît parfaitement naturel. Et pourtant, si l'on respecte la distinction traditionnelle du français, on devrait plutôt employer un autre verbe : clore.À l'origine, « clore » signifie tout simplement fermer. Le mot vient du latin claudere, qui avait précisément ce sens. C'est d'ailleurs de la même famille que « clos », comme dans « un jardin clos » ou l'expression « à huis clos ».Mais « clore » a également acquis un sens figuré : mettre fin à quelque chose.On peut donc clore un débat, clore une séance, clore une négociation, clore un dossier ou clore un compte. L'Académie française reconnaît explicitement tous ces emplois.« Clôturer », lui, est apparu beaucoup plus tard, au XVIIIᵉ siècle. Il est directement dérivé du nom « clôture ».Et son sens traditionnel est beaucoup plus concret : entourer un terrain d'une clôture.On clôture donc un jardin, une prairie ou une propriété, c'est-à-dire qu'on installe autour une barrière, un mur, un grillage ou une haie.Selon l'Académie française, c'est là que devrait s'arrêter l'usage du verbe « clôturer ». Elle recommande donc de dire « clore une réunion » plutôt que « clôturer une réunion ».Mais voici ce qui rend l'affaire intéressante.Le nom « clôture », lui, peut parfaitement être employé au sens figuré. On parle sans problème de « la clôture des débats », de « la clôture d'une séance » ou de « la clôture d'un compte bancaire ».C'est probablement l'une des raisons pour lesquelles les Français ont progressivement créé, par analogie, des expressions comme « clôturer un compte » ou « clôturer un dossier ».Ces tournures sont aujourd'hui extrêmement répandues, notamment dans le langage administratif et bancaire. Certains dictionnaires les enregistrent d'ailleurs comme des usages figurés de « clôturer ».Retenez donc une règle très simple.Si vous installez une clôture, vous « clôturez » : on clôture un terrain.Si vous mettez fin à quelque chose, la forme traditionnellement recommandée est « clore » : on clôt le débat, on clôt la séance, on clôt le dossier.Une petite différence… qui permet de clore définitivement la question. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 14 septembre 2026 avec Frédéric Encel, docteur en géopolitique, et professeur à Sciences Po Paris. Il organise ce week-end les 11e rencontres géopolitiques de Trouville-sur-Mer.La prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthistes pose de nombreuses questions. Les combattants soutenus par l'Iran se sont emparés de ce passage stratégique vendredi. Un nouveau bouleversement dans la région et pour l'économie mondiale déjà fortement perturbée de l'autre côté de la péninsule arabique, au niveau du détroit d'Ormuz. Autre point de blocage, l'oléoduc saoudien Est-Ouest, qui permet de contourner le verrouillage du détroit d'Ormuz est désormais fermé car des drones l'ont attaqué. Quelles seront les conséquences géopolitiques, mais aussi économiques de la situation ? Cela signifie-t-il que les Américains ne sont plus capables s'assurer la sécurité de leurs alliés ? Et l'Europe dans tout cela, fait-elle preuve d'impuissance ?
Quand votre téléphone vous indique votre position à quelques mètres près, il utilise une technologie qui dépend directement… de la théorie de la relativité d'Einstein.Et sans correction, votre GPS accumulerait rapidement des erreurs de plusieurs kilomètres.Pour comprendre pourquoi, il faut monter à environ 20 000 kilomètres au-dessus de la Terre, là où orbitent les satellites GPS.Chacun transporte des horloges atomiques extrêmement précises. Le principe est simple : les satellites envoient en permanence des signaux indiquant l'heure exacte à laquelle ils ont été émis. Votre téléphone mesure le temps mis par ces signaux pour arriver jusqu'à lui et en déduit la distance qui le sépare de plusieurs satellites.Mais il existe un problème étonnant : le temps ne s'écoule pas exactement à la même vitesse dans les satellites et sur Terre.Et cela tient à deux effets prédits par Einstein.Le premier vient de la relativité restreinte.Les satellites GPS se déplacent à près de 14 000 kilomètres par heure. Or, selon Einstein, plus un objet se déplace rapidement, plus son temps ralentit par rapport à celui d'un observateur moins rapide.Résultat : à cause de leur vitesse, les horloges des satellites retardent d'environ 7 microsecondes par jour.Mais un deuxième phénomène produit exactement l'effet inverse.Selon la relativité générale, la gravité modifie elle aussi l'écoulement du temps. Plus la gravité est forte, plus le temps ralentit.Or les satellites se trouvent très loin de la surface terrestre, là où l'influence gravitationnelle de la Terre est plus faible.Leurs horloges avancent donc plus vite : environ 45 microsecondes par jour par rapport à celles situées au sol.Faisons maintenant le calcul.45 microsecondes d'avance, moins 7 microsecondes de retard : le bilan est d'environ 38 microsecondes d'avance chaque jour.Cela paraît insignifiant.Mais la lumière parcourt environ 300 mètres en une microseconde. Un décalage de 38 microsecondes représente donc plus de 11 kilomètres.Pour éviter cette dérive, les ingénieurs règlent les horloges des satellites de manière à anticiper l'effet relativiste. D'autres corrections sont ensuite appliquées depuis le sol.Ainsi, chaque fois que vous utilisez Google Maps, suivez un itinéraire en voiture ou qu'un avion détermine précisément sa position, une théorie formulée par Einstein au début du XXᵉ siècle travaille discrètement en arrière-plan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.