Podcasts about Cela

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    TheBBoost : Le podcast qui booste les entrepreneurs
    379. Appel découverte : ma trame exacte en 7 étapes (testée sur 150+ appels)

    TheBBoost : Le podcast qui booste les entrepreneurs

    Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 24:30


    Et si je vous disais qu'on peut closer sans jamais avoir l'impression de vendre ?L'appel découverte est devenu un passage obligé dans mes nouvelles offres mais je déteste le closing. Du coup, plutôt que de subir, j'ai créé ma propre méthode : l'anti-vente.Dans cet épisode, je vous partage ma trame d'appel découverte en 7 étapes (testée, itérée et approuvée sur plus de 150 appels commerciaux avec mon équipe) ainsi que mes meilleures astuces pour vendre. De quoi donner vraiment envie à vos prospects de bosser avec vous.✨ Au programme :00:42 - Introduction03:06 - Le concept de l'anti-vente07:47 - La trame de mes appels de vente18:03 - 4 astuces pour convertir plus

    Maintenant, vous savez
    Pourquoi certains pompiers sont-ils pyromanes ?

    Maintenant, vous savez

    Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 5:21


    Le 13 juillet dernier, la forêt de Fontainebleau prenait feu. Près de 2000 hectares ont brûlé, malgré la mobilisation massive des pompiers.  Et l'enquête a pris une tournure inattendue quand c'est un pompier de 18 ans qui a avoué avoir lui-même mis le feu avec briquet et de l'essence. Remettant alors en lumière un phénomène particulier, celui des “pompiers pyromanes”. Pourquoi certains pompiers deviennent-ils pyromanes ? Cela veut-il dire que tous les pompiers sont donc pyromanes ? Que se passe-t-il dans la tête d'un pyromane au moment de passer à l'acte ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Ludivine Morales. À écouter ensuite : Qu'est-ce qu'un feu tactique, utilisé par les pompiers pour combattre les incendies ? Quels sont les indices pour repérer un psychopathe ? Qu'est-ce que la présomption de légitime défense pour les policiers ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

    Maintenant, vous savez
    Faut-il ouvrir un compte joint quand on est en couple

    Maintenant, vous savez

    Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 4:30


    Selon une enquête Harris Interactive publiée en 2020, 76% des couples français possèdent un compte bancaire en commun avec leur conjoint. Cette méthode de partage des dépenses séduit particulièrement les couples avec enfants, mais elle peut aussi être utile dès que l'on emménage ensemble, ne serait-ce que pour payer le loyer ou les factures. Dans beaucoup d'articles et de fascicules de banque, “compte joint” et “compte commun” sont utilisés de manière interchangeable. La réelle dénomination est “compte joint”, qui désigne un compte bancaire à au moins deux titulaires. Cela veut dire que toutes les personnes titulaires du compte peuvent y déposer de l'argent et faire des opérations sans l'accord des autres. L'argent peut créer de la discorde au sein du foyer, et si le compte joint est la solution pour beaucoup de couples, il ne convient pas à tout le monde.  Quel compte faut-il ouvrir quand on est en couple alors ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Maële Diallo.  Première diffusion : novembre 2023 À écouter aussi : ⁠Qu'est-ce que le Labello Challenge ?⁠ ⁠Pourquoi cuisiner améliore-t-il notre santé mentale ?⁠ ⁠Qu'est-ce que le kidulting ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de ⁠"Maintenant vous savez".⁠ Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

    On marche sur la tête
    Concert de Barbara Butch : «Quand on s'attaque au milieu culturel, cela précède des événements beaucoup plus graves», s'inquiète Georges Fenech

    On marche sur la tête

    Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 9:20


    Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    On marche sur la tête
    République des copains : «Pour changer cela, la seule solution serait le référendum», exprime Georges Fenech

    On marche sur la tête

    Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 9:49


    Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Journal de l'Afrique
    Niger : attaque jihadiste dans la zone des "trois frontières", 16 soldats tués

    Journal de l'Afrique

    Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 12:11


    Le Niger a été visé par une attaque terroriste, dans la région de Téra, dans l'ouest. Cela s'est passé dans la région de Téra... Une unité de l'armée nigérienne a été prise pour cible. Plusieurs terroristes ont également été tués dans les combats.

    El Banquete Del Dr. Zagal
    España contra Argentina, alioli y al chimichurri, Camilo José Cela contra Julio Cortázar, en los entremeses del Banquete del Dr. Zagal 18 jul 2026.

    El Banquete Del Dr. Zagal

    Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 50:20


    Hoy hablaremos de España contra Argentina pero llevada a la mesa, al campo, al baile y a la literatura. Pondremos frente a frente al alioli y al chimichurri, a los vaqueros andaluces y a los gauchos rioplatenses, al flamenco y al tango, y a Camilo José Cela contra Julio Cortázar, en un duelo cultural donde cada país saldrá a defender sus sabores, sus mitos, sus ritmos y sus palabras.See omnystudio.com/listener for privacy information.

    argentina espa cela julio cort banquete pondremos chimichurri camilo jos cela zagal
    Le zoom de la rédaction
    Le Feuilleton de la France 79/80 : "Cela apporte de l'humanité et de la poésie" : quand le piano adoucit les mœurs dans les gares

    Le zoom de la rédaction

    Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 4:06


    durée : 00:04:06 - Le Grand reportage de France Inter - Vous avez sûrement déjà entendu quelques notes de piano dans les gares, ou en avez peut-être même joué : Depuis 2012, la SNCF a installé ces instruments dans plus de 70 gares. Un dispositif qui apaise les voyageurs et réjouit les musiciens de passage. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

    Le sept neuf
    Le Feuilleton de la France 79/80 : "Cela apporte de l'humanité et de la poésie" : quand le piano adoucit les mœurs dans les gares

    Le sept neuf

    Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 4:06


    durée : 00:04:06 - Le 6/9 de l'été - Vous avez sûrement déjà entendu quelques notes de piano dans les gares, ou en avez peut-être même joué : Depuis 2012, la SNCF a installé ces instruments dans plus de 70 gares. Un dispositif qui apaise les voyageurs et réjouit les musiciens de passage. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

    Reportage Afrique
    Femmes de la terre: à Soweto, une ferme s'inspire de Nelson Mandela [1/5]

    Reportage Afrique

    Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 2:16


    À Soweto, au sud-ouest de Johannesburg, la Ubuntu Farm veut développer l'économie de ce township hérité des politiques ségrégationnistes de l'apartheid à travers l'agriculture. Francis Marsh s'est lancée seule dans cette aventure, sur le terrain de son ancien lycée. Rapidement, elle engage deux de ses voisines, et le trio de la Ferme Ubuntu est créé. Ensemble, elles créent de l'emploi, apprennent l'agriculture aux plus jeunes, avec comme seule boussole la philosophie Ubuntu chère à Nelson Mandela. De notre envoyé spécial à Soweto, En Afrique du Sud, la petite ferme Ubuntu accueille une vingtaine de volontaires, dans la bonne humeur, pour planter de nouveaux arbres : des citronniers ou encore des abricotiers. Cette ferme communautaire ne cesse de s'agrandir : en à peine deux ans, Francis Marsh et sa petite équipe ont déjà planté environ un hectare sur les quatre disponibles. « Nous avons commencé avec de la coriandre, un peu de chou et aussi des épinards. Dans cette serre, il y a aussi des betteraves ou des carottes. Notre rêve, c'est de voir ce champ entièrement planté », explique Francis. Avant les fruits et les légumes, c'est d'abord une idée qui germe dans la tête de Francis. Tous les jours, elle voit ce terrain vague que son ancien lycée n'entretient plus et décide de prendre les choses en main. Elle étudie les sciences de la terre, contacte le principal du lycée et lui propose ce projet agricole. « Nous travaillons au développement économique de nos townships. Nous voulons que les gens travaillent ici et gagnent leur vie ici. Car si nous parvenons à créer davantage d'emplois dans nos quartiers, je suis convaincue que la violence des gangs et tout ce qui va avec, la criminalité, diminueront à coup sûr », souligne-t-elle. Dans ces communautés marginalisées, frappées par le chômage de masse et en proie aux gangs, les habitants font face à un manque cruel d'opportunités. Pour Shaen Smith, aujourd'hui fière secrétaire d'Ubuntu Farm, l'agriculture lui a presque sauvé la vie. « Je traversais des épreuves personnelles et cette expérience, vous savez, mettre les mains dans la terre et manger les légumes que l'on a plantés, de ses propres mains, m'a vraiment transformée. Cela m'a redonné espoir », confie-t-elle. Ce n'est donc pas un hasard si, au moment de lancer le projet, Francis choisit sans aucune hésitation le nom Ubuntu : une philosophie qui prône des valeurs d'humanité, de respect et d'entraide, chères à Nelson Mandela. « Il était passionné par cet Ubuntu. C'est pourquoi je me suis dit : ''Utilisons cela'', parce qu'il y croyait vraiment, et cela faisait aussi partie de son héritage. Nous ne devons pas laisser cet héritage disparaître », rappelle Francis. Avec ses grandes bottes blanches tachées de terre, Francis marche alors dans les pas de l'ancien président, pour changer profondément le quotidien de sa communauté. À lire aussiCameroun: des avancées sur la sécurité alimentaire dans le nord du pays

    Invité culture
    «Les femmes de ma génération ont moins de droits au Sénégal que celles des générations précédentes», confie la romancière Sokhna Ndao

    Invité culture

    Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 15:34


    L'Invitée culture est la romancière sénégalaise Sokhna Ndao. Son quatrième roman Catharsis est paru aux éditions Obangame. À travers le destin d'une couturière de génie, Sokhna Ndao revient sur les violences subies par les femmes dans un pays foncièrement patriarcal. RFI : Vous signez, aux éditions Obangame, un quatrième roman dans lequel vous poursuivez votre exploration des maux et des combats de la société moderne sénégalaise. Catharsis raconte la vie d'une épouse qui va se retrouver confrontée à la violence de sa belle-famille. Les violences faites aux femmes sont une problématique qui vous tient à cœur. Est-ce que vous diriez que votre héroïne, Tabara, est représentative de la condition féminine au Sénégal ?  Sokhna Ndao : Elle est représentative de la condition féminine au Sénégal parce que ce roman a été écrit durant la pandémie de Covid-19, et je me suis rendu compte que six ans plus tard, la situation n'avait pas changé. On a de plus en plus des femmes qui sont victimes de violences au quotidien. Violences psychologiques et physiques. Et ça me tenait à cœur de leur donner un espace pour s'exprimer.  Les violences faites aux femmes dans les familles, c'est quelque chose de très commun donc, mais dont on parle peu.  On en parle de plus en plus. C'est le retentissement qui n'a pas la force que j'aimerais qu'il ait. Mais si vous allez sur les réseaux sociaux, il y a énormément de mots-dièse qui se sont multipliés pour dénoncer le code de la famille, qui n'a pas été révisé. On parle encore de « puissance paternelle » au Sénégal. Votre mari peut vous battre et vous n'avez pas le droit de rentrer chez vous parce que vos parents vous disent que « c'est un déshonneur, que vous devez rester dans votre couple, dans votre mariage ». Et ces femmes enfermées meurent de plus en plus.  On s'aperçoit effectivement que votre héroïne, Tabara, est dépossédée de tout par son époux ; de sa liberté d'abord, de sa marge de manœuvre, de son identité même, et de son enfant. Et elle n'a aucun recours... C'est-à-dire que personne ne l'écoute parce qu'elle méconnaît la loi. Ce roman, il a mis du temps à sortir parce que je devais d'abord me renseigner au niveau de la loi, la loi islamique et le code de la famille au Sénégal. En fait, Tabara ne sait absolument pas qu'elle a des droits. Son mari l'enferme dans ce tunnel de doutes, ce qui lui permet de l'exploiter davantage. Et si elle avait été au courant que son mari n'a pas le droit de faire tout cela, elle se serait révoltée plus tôt. Donc dans le texte, je glisse quelques petits indices par-ci par-là pour dire « renseignez-vous ». Parce que vous êtes peut-être dans des situations qui ne sont absolument pas tolérables, ni aux yeux des hommes, ni aux yeux de Dieu.  Tabara est quand même une situation particulière parce qu'elle n'a pas une grande famille. Son père a disparu après sa naissance et sa mère est assez défaillante. Cela renforce l'emprise que la belle-famille exerce sur elle. Est-ce qu'une femme ayant une famille normale au Sénégal peut davantage compter sur une forme de protection ?  Oui et non, dans le sens où effectivement, si on prend l'exemple de la famille de Tabara, il y a une problématique, un traumatisme d'abandon dès le départ. Sa mère ne la défend pas. Elle est même absolument complice de ses bourreaux. Et ça, c'est une réalité, une mère qui projette sur son enfant ses propres traumatismes. D'ailleurs, elle le dit dans le roman à un moment donné. « Peut-être que si j'avais eu un fils, ton père serait resté avec moi », ce qui est extrêmement violent. Donc, quand Tabara part dans la belle-famille, sa mère se débarrasse d'elle – c'est le deuxième choc d'abandon – et sa belle-mère trouve en Tabara une victime parfaite. Cette femme, issue elle-même d'un milieu polygame qui a traversé énormément de traumatismes grâce à la situation financière de ses enfants, peut imposer une dictature dans cette maisonnée. Et imposer des violences psychologiques envers ces belles-filles qu'elle maltraite aux yeux de tous. Et personne ne dit rien. Personne ne fait rien.  Comment vous l'expliquez, cette apathie ?  Souvent, quand vous êtes harcelée, quand vous êtes victime d'une perversion narcissique, il y a tout un écosystème qui se fait complice. Puisqu'elle est là, elle est devenue riche, elle impose sa loi et les autres se disent : « Ah, si je prends parti, si je défends, elle va devenir violente envers moi, donc je vais devenir complice pour ne pas aussi subir les foudres de l'harceleur. »  Il y a aussi une question que vous abordez, c'est justement la transmission de l'éducation. Vous écrivez à un moment une très jolie phrase : « Mes rêves n'étaient que des inepties implantées depuis l'enfance, formatées pour me faire écraser par le monde ». C'est ce que pense Tabara dans ce roman. L'éducation est très importante, on n'apprend pas aux jeunes filles à résister, on leur apprend à se soumettre... Il y a une asymétrie. En fait, les hommes ont le droit d'être respectés, d'être obéis, de n'être jamais contredits. Et la femme, c'est « l'agneau sacrificiel », en fait. Elle doit avoir des valeurs confucéennes, faire preuve de probité, faire preuve d'humilité. En fait, on n'apprend pas aux hommes à aimer. La femme se retrouve muselée. Et si je reviens sur la mère de Tabara, elle ne l'a jamais défendue. Elle lui demande d'être humble, soumise, patiente. Pour Tabara et pour ces femmes, oui, les hommes ont plus de droits au Sénégal. Et actuellement, les femmes perdent du terrain. En tant que femme, chaque année, je rentre et je vois que la génération de ma mère a eu plus de droits que moi, et d'une certaine manière, cela m'exaspère. Dans Catharsis, vous abordez d'autres problèmes sociaux. Vous déconstruisez un certain nombre de mythes, comme celui de la justice, celui de l'expatriation, puisque Farah, l'époux de Tabara, se retrouve en France dans une situation difficile. À chaque fois, on a le sentiment que le rapport de force sociale dans ce roman est très cruel. Le monde est impitoyable...  C'est un monde impitoyable et j'aime beaucoup explorer les dynamiques, les déséquilibres qui « créent des distorsions ». Sinon, ce serait plat, ennuyeux. C'est parce qu'il y a des rapports de force, des problématiques d'argent, de liberté, que forcément, on en vient à certains comportements. Je ne suis pas en train de dire que Farah est victime, mais pour produire un monstre, il me fallait un schéma, un chaînon. On ne naît pas monstre, on le devient. La belle-mère de Tabara, pour moi, c'est ce que la société sénégalaise fabrique de pire comme monstre. Ces monstres du quotidien qui normalisent les violences psychologiques. Je voulais un peu apporter un regard différent par rapport au lecteur.  Tabara va quand même connaître un destin incroyable puisqu'elle va réussir finalement à s'émanciper. Comment y parvient-elle ? Sans divulguer pour autant la fin du roman.  Le talent. C'est son talent. Dépossédée de tout, elle se dit : « Je vais travailler, je vais devenir indépendante financièrement. » Dès le début du roman, sa mère lui dit : « Tu n'es même pas – excusez-moi le terme – foutue d'être avocate, ou médecin, tu es qu'une saltimbanque, je n'ai pas élevé une saltimbanque. » Et ce sont sa créativité, son imagination, son talent qui vont lui ouvrir les portes. Et au Sénégal, vous avez énormément de femmes couturières, artistes, chanteuses qui s'émancipent grâce à leur talent.  C'est une littérature sociale et engagée qui « porte le couteau dans la plaie », pour reprendre les mots d'un journaliste célèbre, mais c'est aussi un roman habité par une écriture très particulière et très belle. Je veux vous citer vous. À un moment, Tabara dit à son amant : « Tôt ou tard, toi aussi tu vas graver tes initiales dans l'une de mes cicatrices. » Le style est quelque chose que vous avez beaucoup travaillé ?   J'aime beaucoup la poésie. Petite, mes premiers chocs esthétiques ont été poétiques. C'était Baudelaire. Je m'en rappelle encore. Le mort joyeux m'a interloquée. Et les mots ont pour moi un poids pour parler des maux. « Un roi cruel m'a rendu cynique », dit encore Tabara. Rassurez-nous ; finalement, elle n'est pas si cynique que ça, votre héroïne ?  Son cœur continue de battre, même si pour faire cette catharsis, elle y croit encore. Même si, jusqu'à la fin, elle se pose la question du « est-ce que j'y vais, est-ce que je n'y vais pas ? » Mais pour elle, elle pensait que l'amour arrive trop tard. C'est un roman, mais il y a de la musique dedans. Tous les chapitres commencent par une citation, souvent en anglais, d'un chanteur de pop ou de rock. On a du David Bowie, on a du Coldplay, on a du Phil Collins, on en a plein d'autres comme ça. Pour quelles raisons ? C'est mon père qui m'a fait découvrir les Beatles, donc pour moi, la musique n'a pas de frontières. Je sais que ça peut choquer, mais si je cite Ismaël Lo, il dit s'être inspiré d'Ottis Redding, de Jimi Hendrix. Youssou N'Dour a chanté du Bob Dylan, donc la présence de la musique dans ce livre est un choix personnel. C'est un peu aussi pour rendre hommage à cet héritage culturel que j'ai reçu. C'est comme la bande son du roman en fait. C'est d'ailleurs ce que j'écoutais quand je l'écrivais.

    Invité Culture
    «Les femmes de ma génération ont moins de droits au Sénégal que celles des générations précédentes», confie la romancière Sokhna Ndao

    Invité Culture

    Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 15:34


    L'Invitée culture est la romancière sénégalaise Sokhna Ndao. Son quatrième roman Catharsis est paru aux éditions Obangame. À travers le destin d'une couturière de génie, Sokhna Ndao revient sur les violences subies par les femmes dans un pays foncièrement patriarcal. RFI : Vous signez, aux éditions Obangame, un quatrième roman dans lequel vous poursuivez votre exploration des maux et des combats de la société moderne sénégalaise. Catharsis raconte la vie d'une épouse qui va se retrouver confrontée à la violence de sa belle-famille. Les violences faites aux femmes sont une problématique qui vous tient à cœur. Est-ce que vous diriez que votre héroïne, Tabara, est représentative de la condition féminine au Sénégal ?  Sokhna Ndao : Elle est représentative de la condition féminine au Sénégal parce que ce roman a été écrit durant la pandémie de Covid-19, et je me suis rendu compte que six ans plus tard, la situation n'avait pas changé. On a de plus en plus des femmes qui sont victimes de violences au quotidien. Violences psychologiques et physiques. Et ça me tenait à cœur de leur donner un espace pour s'exprimer.  Les violences faites aux femmes dans les familles, c'est quelque chose de très commun donc, mais dont on parle peu.  On en parle de plus en plus. C'est le retentissement qui n'a pas la force que j'aimerais qu'il ait. Mais si vous allez sur les réseaux sociaux, il y a énormément de mots-dièse qui se sont multipliés pour dénoncer le code de la famille, qui n'a pas été révisé. On parle encore de « puissance paternelle » au Sénégal. Votre mari peut vous battre et vous n'avez pas le droit de rentrer chez vous parce que vos parents vous disent que « c'est un déshonneur, que vous devez rester dans votre couple, dans votre mariage ». Et ces femmes enfermées meurent de plus en plus.  On s'aperçoit effectivement que votre héroïne, Tabara, est dépossédée de tout par son époux ; de sa liberté d'abord, de sa marge de manœuvre, de son identité même, et de son enfant. Et elle n'a aucun recours... C'est-à-dire que personne ne l'écoute parce qu'elle méconnaît la loi. Ce roman, il a mis du temps à sortir parce que je devais d'abord me renseigner au niveau de la loi, la loi islamique et le code de la famille au Sénégal. En fait, Tabara ne sait absolument pas qu'elle a des droits. Son mari l'enferme dans ce tunnel de doutes, ce qui lui permet de l'exploiter davantage. Et si elle avait été au courant que son mari n'a pas le droit de faire tout cela, elle se serait révoltée plus tôt. Donc dans le texte, je glisse quelques petits indices par-ci par-là pour dire « renseignez-vous ». Parce que vous êtes peut-être dans des situations qui ne sont absolument pas tolérables, ni aux yeux des hommes, ni aux yeux de Dieu.  Tabara est quand même une situation particulière parce qu'elle n'a pas une grande famille. Son père a disparu après sa naissance et sa mère est assez défaillante. Cela renforce l'emprise que la belle-famille exerce sur elle. Est-ce qu'une femme ayant une famille normale au Sénégal peut davantage compter sur une forme de protection ?  Oui et non, dans le sens où effectivement, si on prend l'exemple de la famille de Tabara, il y a une problématique, un traumatisme d'abandon dès le départ. Sa mère ne la défend pas. Elle est même absolument complice de ses bourreaux. Et ça, c'est une réalité, une mère qui projette sur son enfant ses propres traumatismes. D'ailleurs, elle le dit dans le roman à un moment donné. « Peut-être que si j'avais eu un fils, ton père serait resté avec moi », ce qui est extrêmement violent. Donc, quand Tabara part dans la belle-famille, sa mère se débarrasse d'elle – c'est le deuxième choc d'abandon – et sa belle-mère trouve en Tabara une victime parfaite. Cette femme, issue elle-même d'un milieu polygame qui a traversé énormément de traumatismes grâce à la situation financière de ses enfants, peut imposer une dictature dans cette maisonnée. Et imposer des violences psychologiques envers ces belles-filles qu'elle maltraite aux yeux de tous. Et personne ne dit rien. Personne ne fait rien.  Comment vous l'expliquez, cette apathie ?  Souvent, quand vous êtes harcelée, quand vous êtes victime d'une perversion narcissique, il y a tout un écosystème qui se fait complice. Puisqu'elle est là, elle est devenue riche, elle impose sa loi et les autres se disent : « Ah, si je prends parti, si je défends, elle va devenir violente envers moi, donc je vais devenir complice pour ne pas aussi subir les foudres de l'harceleur. »  Il y a aussi une question que vous abordez, c'est justement la transmission de l'éducation. Vous écrivez à un moment une très jolie phrase : « Mes rêves n'étaient que des inepties implantées depuis l'enfance, formatées pour me faire écraser par le monde ». C'est ce que pense Tabara dans ce roman. L'éducation est très importante, on n'apprend pas aux jeunes filles à résister, on leur apprend à se soumettre... Il y a une asymétrie. En fait, les hommes ont le droit d'être respectés, d'être obéis, de n'être jamais contredits. Et la femme, c'est « l'agneau sacrificiel », en fait. Elle doit avoir des valeurs confucéennes, faire preuve de probité, faire preuve d'humilité. En fait, on n'apprend pas aux hommes à aimer. La femme se retrouve muselée. Et si je reviens sur la mère de Tabara, elle ne l'a jamais défendue. Elle lui demande d'être humble, soumise, patiente. Pour Tabara et pour ces femmes, oui, les hommes ont plus de droits au Sénégal. Et actuellement, les femmes perdent du terrain. En tant que femme, chaque année, je rentre et je vois que la génération de ma mère a eu plus de droits que moi, et d'une certaine manière, cela m'exaspère. Dans Catharsis, vous abordez d'autres problèmes sociaux. Vous déconstruisez un certain nombre de mythes, comme celui de la justice, celui de l'expatriation, puisque Farah, l'époux de Tabara, se retrouve en France dans une situation difficile. À chaque fois, on a le sentiment que le rapport de force sociale dans ce roman est très cruel. Le monde est impitoyable...  C'est un monde impitoyable et j'aime beaucoup explorer les dynamiques, les déséquilibres qui « créent des distorsions ». Sinon, ce serait plat, ennuyeux. C'est parce qu'il y a des rapports de force, des problématiques d'argent, de liberté, que forcément, on en vient à certains comportements. Je ne suis pas en train de dire que Farah est victime, mais pour produire un monstre, il me fallait un schéma, un chaînon. On ne naît pas monstre, on le devient. La belle-mère de Tabara, pour moi, c'est ce que la société sénégalaise fabrique de pire comme monstre. Ces monstres du quotidien qui normalisent les violences psychologiques. Je voulais un peu apporter un regard différent par rapport au lecteur.  Tabara va quand même connaître un destin incroyable puisqu'elle va réussir finalement à s'émanciper. Comment y parvient-elle ? Sans divulguer pour autant la fin du roman.  Le talent. C'est son talent. Dépossédée de tout, elle se dit : « Je vais travailler, je vais devenir indépendante financièrement. » Dès le début du roman, sa mère lui dit : « Tu n'es même pas – excusez-moi le terme – foutue d'être avocate, ou médecin, tu es qu'une saltimbanque, je n'ai pas élevé une saltimbanque. » Et ce sont sa créativité, son imagination, son talent qui vont lui ouvrir les portes. Et au Sénégal, vous avez énormément de femmes couturières, artistes, chanteuses qui s'émancipent grâce à leur talent.  C'est une littérature sociale et engagée qui « porte le couteau dans la plaie », pour reprendre les mots d'un journaliste célèbre, mais c'est aussi un roman habité par une écriture très particulière et très belle. Je veux vous citer vous. À un moment, Tabara dit à son amant : « Tôt ou tard, toi aussi tu vas graver tes initiales dans l'une de mes cicatrices. » Le style est quelque chose que vous avez beaucoup travaillé ?   J'aime beaucoup la poésie. Petite, mes premiers chocs esthétiques ont été poétiques. C'était Baudelaire. Je m'en rappelle encore. Le mort joyeux m'a interloquée. Et les mots ont pour moi un poids pour parler des maux. « Un roi cruel m'a rendu cynique », dit encore Tabara. Rassurez-nous ; finalement, elle n'est pas si cynique que ça, votre héroïne ?  Son cœur continue de battre, même si pour faire cette catharsis, elle y croit encore. Même si, jusqu'à la fin, elle se pose la question du « est-ce que j'y vais, est-ce que je n'y vais pas ? » Mais pour elle, elle pensait que l'amour arrive trop tard. C'est un roman, mais il y a de la musique dedans. Tous les chapitres commencent par une citation, souvent en anglais, d'un chanteur de pop ou de rock. On a du David Bowie, on a du Coldplay, on a du Phil Collins, on en a plein d'autres comme ça. Pour quelles raisons ? C'est mon père qui m'a fait découvrir les Beatles, donc pour moi, la musique n'a pas de frontières. Je sais que ça peut choquer, mais si je cite Ismaël Lo, il dit s'être inspiré d'Ottis Redding, de Jimi Hendrix. Youssou N'Dour a chanté du Bob Dylan, donc la présence de la musique dans ce livre est un choix personnel. C'est un peu aussi pour rendre hommage à cet héritage culturel que j'ai reçu. C'est comme la bande son du roman en fait. C'est d'ailleurs ce que j'écoutais quand je l'écrivais.

    Reportage France
    Nouveaux rapports à la nature: le jardin partagé Stalingrad à Paris

    Reportage France

    Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 3:29


    Premier épisode de notre série sur les nouveaux rapports de l'humain à la nature. En France, depuis le mois de mai 2026, plusieurs épisodes caniculaires ont été enregistrés sur l'ensemble du territoire. Les températures ont grimpé jusqu'à plus de 40°C dans certains départements, rendant le quotidien très difficile aux populations qui ont du mal à s'adapter à ces fortes chaleurs, avec parfois des conséquences sur la santé. À Paris, pour fuir la chaleur étouffante des appartements peu ou pas du tout adaptés à la chaleur, bon nombre de citadins trouvent refuge dans les parcs ou jardins. Dans le nord de la capitale, une association a transformé une ancienne friche en un jardin partagé, ouvert à tous. Un lieu où riverains, passants ou touristes en manque de contact avec la nature peuvent faire une pause bienfaisante et rafraîchissante.  Coincé entre deux immeubles en face du métro, le jardin partagé Stalingrad est un îlot de verdure et de fraîcheur situé dans le XIXe arrondissement de Paris. Depuis sa création il y a huit ans, le jardin est géré en partenariat avec les habitants du quartier. « On a été voir la mairie du XIXe et on leur a demandé de nous prêter cette parcelle, pour qu'on s'en occupe et qu'on en fasse un jardin partagé. C'est vraiment un jardin qui vit autour des gens du quartier. La preuve, on a une voisine qui est là avec ses enfants. C'est un jardin qui est ouvert vers les autres, pour les autres », raconte Leïla Benouissaaden, co-présidente de l'association en charge de cet espace. Un jardin ouvert à tous et particulièrement aux enfants, avec des ateliers qui leur sont dédiés. « Soit on invite les enfants à venir planter, soit à venir découvrir. Par exemple, il y a des mésanges qui viennent de pondre, donc ils viennent découvrir la nichée des mésanges. Soit ils viennent ramasser des fruits rouges. Aujourd'hui, on a quatre ou cinq enfants qui sont là. On fait beaucoup d'ateliers pour découvrir la faune et la flore, notamment les vers de terre, les escargots et les limaces qui sont utiles pour les jardins », détaille-t-elle. Des fruits et légumes, des herbes aromatiques et des fleurs sont cultivés dans une douzaine de bacs. Les récoltes sont partagées entre les visiteurs, les riverains et les commerçants du quartier. Comme l'indique Thierry, un des jardiniers de l'association, le but est surtout de créer du lien et de faire découvrir la nature en ville : « Ce ne sont pas des bacs individuels, donc tout le monde cultive pour tout le monde. L'idée, c'est vraiment le partage. C'est surtout le côté socialisation. C'est la mixité sociale aussi du quartier qui se révèle un petit peu au travers de ce jardin partagé. C'est très intéressant pour donner aux enfants et aux parents aussi le goût de découvrir un peu la nature. Au printemps, on a des mésanges, on a énormément de fruits et de légumes. » Accompagnés de leur mère, Bouchera, 9 ans, et son petit frère sont venus cueillir des fruits, « des fraises », précisent-ils. Le jardin plaît aussi à Dalida, une riveraine à la retraite : « Cela a un côté apaisant. C'est une thérapie aussi. Moi, je sais que ça m'a fait du bien. J'en ai parlé à d'autres qui venaient dans le jardin. Ils m'ont dit : "C'est ma thérapie." C'est bien agréable de pouvoir ne serait-ce que toucher les plantes, la terre et converser avec les gens qui viennent partager ces moments. » Ce petit jardin de quartier fait partie d'un réseau d'une trentaine d'espaces verts partagés du XIXe arrondissement de Paris. Ce petit jardin de quartier fait partie d'un réseau d'une trentaine d'espaces verts partagés du XIXe arrondissement de Paris. « C'est pour apporter de la nature. La nature fait du bien aux gens. Être en contact avec la nature, surtout dans un milieu urbain, c'est toujours très positif. Toucher des arbres, se promener dans la nature, voir des oiseaux fait vraiment du bien à la santé des habitants et à la santé publique. C'est très important. Quand on amène de la nature, on amène du bien-être aux habitants », estime Andrés Pilartz, maire adjoint en charge de la végétalisation de l'espace public. Le jardin partagé Stalingrad ouvre ses portes au public les samedis et dimanches après-midi ou en semaine, quand il y a un jardinier sur place. À lire aussiMicropousses et fleurs comestibles: quand la nature a bon goût

    Le condensé des Amateurs de sports
    «C'est un grand moment dans ma vie et dans ma profession d'avoir fait Lance et Compte » -Frédérick d'Amours, réalisateur de Lance et Compte

    Le condensé des Amateurs de sports

    Play Episode Listen Later Jul 18, 2026 38:57


    Écoutez Frédérick d’Amours, réalisateur de certains Lance et Compte, s’entretenir avec Éric Hoziel aux Amateurs de Sports «C’est une grande série. Cela a révolutionné la façon de tourner [...] Je signerais n’importe quand pour en refaire un autre [...] Il faut avoir un peu d'humilité. Je suis qui pour dire à Yvan Ponton et à Marc Messier qu’ils ne devraient pas dire ça!» Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

    Invité Afrique
    Rencontre Diomaye Faye-Macky Sall: «Le président est dans une posture politique où il cherche des alliés»

    Invité Afrique

    Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 4:43


    L'actuel chef de l'État sénégalais Bassirou Diomaye Faye reçoit vendredi 17 juillet son prédécesseur Macky Sall, candidat déclaré au poste de secrétaire général des Nations unies. En quête de parrainages, Macky Sall cherche des soutiens, dans un contexte politique marqué par l'accentuation de la rivalité entre Bassirou Diomaye Faye et le président de l'Assemblée nationale Ousmane Sonko. La rencontre pourrait aussi masquer des enjeux de politique interne à Dakar. Moussa Diaw, professeur émérite de sciences politiques à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis, analyse les enjeux de cette visite. Il est l'invité de Polycarpe Essomba.   RFI : Est-ce que l'annonce de cette rencontre entre Bassirou Diomaye Faye, l'actuel président sénégalais, et son prédécesseur, Macky Sall, vous a surpris ?   Moussa Diaw : Oui, cela m'a surpris. Comme cela a surpris aussi beaucoup de Sénégalais. Le président Diomaye Faye avait exprimé son avis sur la candidature de l'ex-président Macky Sall, sur le fait qu'il n'avait pas été informé, qu'il n'a pas été sollicité pour un éventuel soutien. Donc, il avait une position sur cette candidature qu'il considérait comme ne le concernant pas.   Quels bénéfices politiques le président Diomaye Faye peut-il tirer du fait de recevoir Macky Sall ?   Le bénéfice politique, il est dans le fait que le président Diomaye cherche à créer un parti, un appareil politique. Et d'ailleurs, la date est annoncée : le 8 août, pour la campagne de lancement de ce parti. Il est donc dans une posture politique où il cherche des alliés, où il cherche à associer un certain nombre de leaders politiques qui pourraient lui permettre de renouveler son mandat, parce qu'il y pense et c'est ça, justement, l'objectif de ce point de vue-là. L'audience avec le président Macky Sall serait une occasion d'aborder cette question d'alliance entre le président Diomaye et le parti APR que dirige Macky Sall pour pouvoir mener une campagne électorale pour les élections locales, législatives, présidentielles en 2029.   Dans l'autre sens, quelle peut être la motivation de Macky Sall, au-delà de la question d'un possible soutien à sa candidature à l'ONU ?  Macky Sall a quitté le pouvoir. Il avait soutenu Amadou Ba [ex-Premier ministre du Sénégal, NDLR] pendant la campagne présidentielle de 2024. Ce dernier n'a pas réussi. Son parti était devenu pratiquement orphelin parce qu'il n'y avait pas de numéro deux. L'APR souffre de l'absence de son chef qui est à l'extérieur, qui vit au Maroc. Ce qui fait que le parti était livré à lui-même. Et maintenant, ce retour pourrait permettre à ce parti-là de nouer des relations de coalition avec Diomaye qui va fonder sa formation. Cela lui permettrait d'abord d'accéder à des ressources. Vous savez, un parti qui perd le pouvoir, c'est aussi une perte de ressources, parce que la politique ici fonctionne par le clientélisme. Il faut avoir suffisamment de ressources pour pouvoir entretenir une clientèle politique.   Cette rencontre se tient dans un moment où le bras-de-fer entre Bassirou Diomaye Faye et l'ex-Premier ministre Ousmane Sonko, actuel président de l'Assemblée nationale et président du parti Pastef, bat son plein à Dakar. Est-ce que, du coup, Ousmane Sonko fait les frais de toutes ces manœuvres dont vous parlez, du rapprochement entre Diomaye Faye et Macky Sall ?   Ousmane Sonko est dans sa logique. Il a réussi à organiser son congrès et il est en train de mener un combat sur le terrain, dans la vente des cartes à ses militants, et il les exhorte à une remobilisation des forces pour pouvoir tenir les engagements qu'il avait pris devant les Sénégalais. Donc, oui, il y a cette rivalité de pouvoir, cette concurrence entre les deux leaders. Chacun cherche à se consolider dans l'espace politique sénégalais. Au niveau de l'opposition, elle s'est fragmentée... C'est pour cela que chacun d'eux se bat, c'est la raison pour laquelle ils cherchent à les rassembler, à créer une dynamique politique pour pouvoir constituer une sorte de rampe de lancement politique.   Pour vous, Ousmane Sonko n'a pas à s'inquiéter outre mesure de manœuvres qui sont orchestrées en ce moment autour du président Diomaye Faye ?   Je ne crois pas, pour la simple raison que sa popularité n'est pas affectée. Son dernier voyage, pour inaugurer la permanence de son parti à Touba, montre bien cette capacité de mobilisation, l'adhésion massive des jeunes à son parti, à sa personne. Tout cela montre qu'il a encore une popularité auprès des jeunes et des militants, et qu'ils sont attachés à sa personne.   Le venue de Macky Sall à Dakar fait aussi son lot de mécontents, notamment auprès des familles des victimes de la répression de l'ancien régime. Elles appellent à ne pas sacrifier « la mémoire à l'autel de la diplomatie ». Comment entendez-vous ces cris ?   C'est un cri de tristesse, un cri de désarroi. Ces familles ont perdu leurs enfants. D'autres ont eu des effets collatéraux sur leurs propres personnes, handicapées à vie. D'autres ont perdu leur emploi. Donc il y a eu beaucoup de victimes. Or, jusqu'à présent, la justice ne s'est pas prononcée sur ce dossier-là. Et Macky Sall, est considéré comme un responsable :  c'était lui le président de la République. Ces citoyens-là ne souhaitent pas la venue de Macky Sall. C'est ce qui fait que ce climat est lourd. Cette visite est contestée par ces organisations-là et par ces personnes qui sont des victimes des répressions qui ont eu lieu entre 2021 et 2024.

    PARIS CENTRAL - PSG PODCAST
    Le Vrai Mercato Du PSG Se Joue Sur Le Banc

    PARIS CENTRAL - PSG PODCAST

    Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 131:27


    Le mercato du Paris Saint-Germain ne se résume pas aux grands noms offensifs. Après avoir gagné deux Ligues des champions consécutives, le PSG n'a pas forcément besoin de reconstruire son onze type. Le vrai chantier de Luis Enrique et Luis Campos se situe peut-être ailleurs : construire un banc assez fort pour ne jamais faire baisser le niveau. Selon CulturePSG, Paris cherche encore plusieurs profils sur ce mercato : un défenseur central capable de dépanner à droite, un ailier droit, un attaquant et un latéral gauche pour doubler Nuno Mendes. Le club a déjà recruté le jeune gardien italien Alessandro Longoni, mais le chantier de la profondeur reste ouvert. Le poste de latéral gauche est l'un des meilleurs exemples. Nuno Mendes est devenu l'un des meilleurs joueurs du monde à son poste, mais Paris n'a pas de doublure naturelle capable de garantir le même niveau de sécurité. CulturePSG indique que le PSG reste attentif au marché des latéraux gauches, avec notamment un intérêt cité pour Jorge Salinas, jeune joueur du Racing Santander, et une piste plus surprenante autour de Lucas Digne, ancien du PSG aujourd'hui à Aston Villa. Le tableau mercato de CulturePSG montre aussi que Paris ne regarde pas seulement des stars, mais une série de profils très différents : Yan Diomandé, Maghnes Akliouche, Ayyoub Bouaddi, Eli Junior Kroupi, Diogo Costa, Khéphren Thuram, Crysencio Summerville, Aleksey Batrakov, Matvey Kislyak, Jorge Salinas ou Joan Martinez. Cela raconte une chose : le PSG cherche des profils, pas seulement des noms. Canal Supporters avait déjà évoqué cette logique avec plusieurs postes ciblés : une doublure à Nuno Mendes, un ailier gaucher évoluant à droite, ainsi que des pistes comme Aleksey Batrakov et Éli Junior Kroupi. Le média rappelait aussi que les dossiers de prolongation de Senny Mayulu, Ousmane Dembélé et Bradley Barcola font partie du chantier global. Dans ce podcast Paris Central, on va donc analyser le vrai mercato du PSG : pas seulement les stars, pas seulement les gros noms, mais la construction d'un groupe complet. Le PSG a déjà un onze de très haut niveau. Mais pour dominer toute une saison, Paris doit avoir un banc capable de répondre à toutes les absences, toutes les blessures, toutes les suspensions et tous les calendriers impossibles. Au programme : pourquoi le mercato du PSG se joue aussi sur les remplaçants ; le chantier de la doublure de Nuno Mendes ; les profils Jorge Salinas et Lucas Digne ; l'idée d'un ailier droit compatible Luis Enrique ; les pistes Batrakov, Diomandé, Akliouche ou Summerville ; le besoin d'un attaquant après les mouvements offensifs ; la question du défenseur central polyvalent ; et pourquoi Paris doit construire un banc de titulaires. Le PSG ne cherche plus seulement à empiler des stars. Le PSG cherche à construire une équipe capable de rester injouable même quand les titulaires ne sont pas là. 00:00 - Intro 4:44 - Debrief France - Espagne 26:38 - France - Espagne: les perfs de nos parisiens 01:15:12 - Lucas Digne proche du PSG 01:34:25 - le PSG toujours en contact pour Diomandé 01:41:45 - Barcola n'a pas demandé à partir… pour le moment 01:50:09 - Ruiz prolonge et pas de recrue au milieu 02:01:31 - Outro psg, paris saint germain, actu psg, actualité psg, actualite psg, psg news, news psg, psg aujourd'hui, psg actualité du jour, paris central, paris central psg, psg podcast, podcast psg, live psg, psg live, débat psg, debat psg, analyse psg, psg analyse, psg youtube, mercato psg, psg mercato, mercato paris saint germain, mercato psg 2026, mercato été psg, mercato ete psg, mercato estival psg, transfert psg, transferts psg, rumeur psg, rumeurs psg, le psg va acheter des remplaçants de luxe, remplaçants de luxe psg, remplacants de luxe psg, banc xxl psg, psg banc xxl, banc de titulaires psg, psg banc de titulaires, équipe b psg, equipe b psg, équipe b xxl psg, equipe b xxl psg, rotation psg, rotation xxl psg, psg rotation xxl, banc psg, psg groupe complet, groupe complet psg, psg doublures, doublures psg, doublure nuno mendes, nuno mendes doublure, psg doublure nuno mendes, latéral gauche psg, lateral gauche psg, mercato latéral gauche psg, mercato lateral gauche psg, lucas digne psg, digne psg, lucas digne retour psg, lucas digne aston villa, lucas digne nuno mendes, jorge salinas psg, salinas psg, jorge salinas racing santander, jorge salinas latéral gauche, jorge salinas lateral gauche, psg jorge salinas, nuno mendes psg, psg nuno mendes, psg cherche doublure nuno mendes, psg cherche latéral gauche, psg cherche lateral gauche, psg défense centrale, defense centrale psg, défenseur central psg, defenseur central psg, défenseur central droit psg, defenseur central droit psg, joan martinez psg, jaydee canvot psg, psg ailier droit, ailier droit psg, psg gaucher à droite, psg gaucher a droite, aleksey batrakov psg, batrakov psg, batrakov lokomotiv moscou, psg batrakov, yan diomande psg, yan diomandé psg Learn more about your ad choices. 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    Reportage culture
    Aux origines de Nuits d'Afrique: le Club Balattou, lieu culturel mythique à Montréal

    Reportage culture

    Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 5:00


    À Montréal, le festival international Nuits d'Afrique fête sa 40e édition avec des concerts prévus jusqu'au dimanche 19 juillet au soir. Si ce rendez-vous culturel accueille aujourd'hui un public de plus de 250 000 personnes, il a débuté dans la pénombre d'un petit bar, grâce à la volonté d'un ancien danseur et chorégraphe guinéen nommé Lamine Touré. En 1985, il fonde le désormais mythique Club Balattou, pour « bal à tous, à tout le monde », berceau des musiques du monde à Montréal. De notre envoyée spéciale à Montréal, On le surnomme « le baobab de Montréal ». Après une enfance entre Boké en Guinée et Bouaké en Côte d'Ivoire, Lamine Touré passe une décennie en Europe, puis s'installe dans la plus grande ville du Québec. À son arrivée en 1974, il constate que les Africains ne sont qu'une cinquantaine ici, et qu'ils ne font pas communauté. « Quand je suis arrivé à Montréal, j'ai trouvé que chacun faisait sa culture, mais chacun dans son coin. Alors moi, j'ai dit : "Mais non, ça c'est pas normal." C'est mieux qu'on trouve une façon de rassembler tout le monde, pour que par exemple nous, les immigrants, on puisse profiter. Mais les Québécois de souche aussi vont profiter. Parce qu'à travers la culture, on peut se connaître », explique-t-il. Le premier lieu du genre au Canada Ni une ni deux, Lamine Touré fonde le Club Balattou, boulevard Saint-Laurent. Le lieu rassemble les cultures africaines, antillaises et latino-américaines et devient rapidement une institution. La première discothèque africaine du Canada est tout en longueur, avec une scène très proche du public, des canapés en cuir, des miroirs aux murs et au plafond. La chanteuse sud-africaine Lorraine Klaasen évoque avec émotion ce lieu mythique : « Des fois, je passe là-bas au Balattou, je vois les petites photos là où j'étais jeune avec beaucoup d'autres artistes, je me dis "Oh mon Dieu". Cela existe toujours comme un lieu où tu vas aller vraiment écouter les musiques africaines, si tu veux danser. Et il y a le miroir. Donc quand j'y chante, je me regarde moi-même dans le miroir (rires), il y a mon reflet, je me dis "Oh Lorraine, you are cute'' (''Oh Lorraine, tu es mignonne"). Alors, si tu veux vraiment aller dans une place où tu veux écouter la musique africaine, va au Balattou. » Un refuge où rencontrer sa communauté Papa Wemba, Youssou N'Dour, Boubacar Diabaté, Oumou Sangaré… Tous les désormais grands noms de la sono mondiale sont passés par le Balattou. Au-delà de la musique, le lieu devient un repaire, un refuge où se sentir chez soi, peu importe d'où l'on vient. « L'accueil qu'il y a au Balattou, tu ne trouves ça nulle part ailleurs. Parce que moi, je fais l'accueil à l'africaine. Supposons si je viens chez toi, dans ta maison, dès que je rentre, qu'est-ce que tu fais ? Tu me serres la main, non ? C'est ce que je fais au Balattou jusqu'à maintenant. Depuis que j'ai ouvert, je suis toujours là. » Du Club Balattou au festival Nuits d'Afrique Lamine Touré voulait faire du Balattou un lieu familial, mais il se heurte à une limite légale : l'interdiction du club aux moins de 21 ans à cause de la vente d'alcool. « Il faut faire quelque chose. Parce que si ça reste comme cela, il n'y a pas de relève. C'est à ce moment-là que j'ai pensé à faire Nuits d'Afrique en plein air. C'est pour la famille », se souvient-il. Deux ans plus tard, Lamine Touré sort les cultures afrodescendantes du Balattou et les déploie dans les rues de la ville pour toucher les plus jeunes. Quarante ans plus tard, le festival Nuits d'Afrique prend place dans le quartier des spectacles, en plein cœur de Montréal. Et Lamine Touré, l'homme qui a installé l'Afrique à Montréal, rêve désormais de créer des festivals similaires en Guinée, en Côte d'Ivoire, au Mali ou au Sénégal. À lire aussiLe jeune collectif Zalam Kao au festival Nuits d'Afrique de Montréal   À lire aussiTrente ans de Nuits d'Afrique à Montréal

    Le Média
    Pourquoi les footballeurs sont devenus des icônes | Manuel Schotté

    Le Média

    Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 36:48


    Le football est partout. On le voit encore plus avec cette coupe du monde. Dans les conversations, les médias, les réseaux sociaux, la publicité, la politique aussi. Les plus grands joueurs sont devenus des célébrités mondiales, des modèles pour certains, des marques à eux seuls. A l'heure où nous enregistrons cette émission, la France vient de perdre en demi-finale de coupe du monde, à Dallas, face à une Espagne impitoyable. Cela a plongé une grande partie des Français dans une tristesse profonde. Comment expliquer cette place si particulière qu'occupent les footballeurs dans nos sociétés ? Pourquoi sont-ils devenus bien plus que de simples sportifs ? C'est à ces questions que s'intéresse notre invité aujourd'hui. Dans La valeur du footballeur, le sociologue Manuel Schotté montre que la valeur d'un joueur ne se résume ni à son talent ni à ses performances. Elle est le produit d'une histoire, d'un système économique, d'institutions, de médias et de représentations sociales.

    TCA etc
    Injections minceur : ce que ce reportage ne vous dit pas avec Nina @lesnouvellesheroines E.243

    TCA etc

    Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 92:40 Transcription Available


    Pour participer au podcast, merci d'écrire à podcasttcaetc@gmail.comMon podcast t'apporte de l'aide ?-> Tu peux m'aider à ton tour en faisant un don juste ici-> Laisse moi 5 belles étoiles sur Spotify et Apple Podcast afin de me soutenir et me donner le boost pour continuer! Cela permettra aussi à de nouvelles personnes de me découvrir et de profiter de mes outils! 

    Maintenant Vous Savez - Culture
    Quelles sont les 3 œuvres d'art vandalisées les plus célèbres ?

    Maintenant Vous Savez - Culture

    Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 4:45


    Vous avez sans doute entendu parler des militants écologistes du mouvement "Just Stop Oil" qui jettent de la soupe sur des œuvres d'art. Cela a fait grand bruit, notamment quand le tableau des Tournesols de Van Gogh s'est fait attaquer au National Gallery à Londres le 14 octobre 2022. Le 24 octobre 2022, c'est le tableau des Meules de Claude Monet qui reçoit des jets de purées. Les tableaux étant protégés par des vitres, ils n'ont subi aucun dommage. Ces actes de vandalisme ne servent que de prétexte médiatique. Une manière de se faire entendre pour forcer les autorités à prendre des mesures adéquates contre le dérèglement climatique. Cependant, ça n'a pas empêché de provoquer la polémique. Y a-t-il d'autres œuvres célèbres qui ont été vandalisées par des militants ? Certaines vandalisations ont-elles conduit à la détérioration d'une œuvre ? Écoutez la suite dans cet épisode de "Maintenant vous savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Jonathan Aupart. Date de première diffusion : 4 novembre 2022 À écouter aussi : ⁠Enola Holmes va-t-elle remplacer Sherlock ?⁠ ⁠Le cinéma est-il l'ennemi ultime de l'environnement ?⁠ ⁠Quelles sont les affiches de film les plus scandaleuses ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de ⁠"Maintenant vous savez - Culture"⁠. Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

    Reportage Culture
    Aux origines de Nuits d'Afrique: le Club Balattou, lieu culturel mythique à Montréal

    Reportage Culture

    Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 5:00


    À Montréal, le festival international Nuits d'Afrique fête sa 40e édition avec des concerts prévus jusqu'au dimanche 19 juillet au soir. Si ce rendez-vous culturel accueille aujourd'hui un public de plus de 250 000 personnes, il a débuté dans la pénombre d'un petit bar, grâce à la volonté d'un ancien danseur et chorégraphe guinéen nommé Lamine Touré. En 1985, il fonde le désormais mythique Club Balattou, pour « bal à tous, à tout le monde », berceau des musiques du monde à Montréal. De notre envoyée spéciale à Montréal, On le surnomme « le baobab de Montréal ». Après une enfance entre Boké en Guinée et Bouaké en Côte d'Ivoire, Lamine Touré passe une décennie en Europe, puis s'installe dans la plus grande ville du Québec. À son arrivée en 1974, il constate que les Africains ne sont qu'une cinquantaine ici, et qu'ils ne font pas communauté. « Quand je suis arrivé à Montréal, j'ai trouvé que chacun faisait sa culture, mais chacun dans son coin. Alors moi, j'ai dit : "Mais non, ça c'est pas normal." C'est mieux qu'on trouve une façon de rassembler tout le monde, pour que par exemple nous, les immigrants, on puisse profiter. Mais les Québécois de souche aussi vont profiter. Parce qu'à travers la culture, on peut se connaître », explique-t-il. Le premier lieu du genre au Canada Ni une ni deux, Lamine Touré fonde le Club Balattou, boulevard Saint-Laurent. Le lieu rassemble les cultures africaines, antillaises et latino-américaines et devient rapidement une institution. La première discothèque africaine du Canada est tout en longueur, avec une scène très proche du public, des canapés en cuir, des miroirs aux murs et au plafond. La chanteuse sud-africaine Lorraine Klaasen évoque avec émotion ce lieu mythique : « Des fois, je passe là-bas au Balattou, je vois les petites photos là où j'étais jeune avec beaucoup d'autres artistes, je me dis "Oh mon Dieu". Cela existe toujours comme un lieu où tu vas aller vraiment écouter les musiques africaines, si tu veux danser. Et il y a le miroir. Donc quand j'y chante, je me regarde moi-même dans le miroir (rires), il y a mon reflet, je me dis "Oh Lorraine, you are cute'' (''Oh Lorraine, tu es mignonne"). Alors, si tu veux vraiment aller dans une place où tu veux écouter la musique africaine, va au Balattou. » Un refuge où rencontrer sa communauté Papa Wemba, Youssou N'Dour, Boubacar Diabaté, Oumou Sangaré… Tous les désormais grands noms de la sono mondiale sont passés par le Balattou. Au-delà de la musique, le lieu devient un repaire, un refuge où se sentir chez soi, peu importe d'où l'on vient. « L'accueil qu'il y a au Balattou, tu ne trouves ça nulle part ailleurs. Parce que moi, je fais l'accueil à l'africaine. Supposons si je viens chez toi, dans ta maison, dès que je rentre, qu'est-ce que tu fais ? Tu me serres la main, non ? C'est ce que je fais au Balattou jusqu'à maintenant. Depuis que j'ai ouvert, je suis toujours là. » Du Club Balattou au festival Nuits d'Afrique Lamine Touré voulait faire du Balattou un lieu familial, mais il se heurte à une limite légale : l'interdiction du club aux moins de 21 ans à cause de la vente d'alcool. « Il faut faire quelque chose. Parce que si ça reste comme cela, il n'y a pas de relève. C'est à ce moment-là que j'ai pensé à faire Nuits d'Afrique en plein air. C'est pour la famille », se souvient-il. Deux ans plus tard, Lamine Touré sort les cultures afrodescendantes du Balattou et les déploie dans les rues de la ville pour toucher les plus jeunes. Quarante ans plus tard, le festival Nuits d'Afrique prend place dans le quartier des spectacles, en plein cœur de Montréal. Et Lamine Touré, l'homme qui a installé l'Afrique à Montréal, rêve désormais de créer des festivals similaires en Guinée, en Côte d'Ivoire, au Mali ou au Sénégal. À lire aussiLe jeune collectif Zalam Kao au festival Nuits d'Afrique de Montréal   À lire aussiTrente ans de Nuits d'Afrique à Montréal

    Maintenant Vous Savez - Culture
    Que va changer le rachat de Warner Bros par Netflix pour le cinéma ?

    Maintenant Vous Savez - Culture

    Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 6:08


    Le vendredi 5 décembre 2025, Netflix a annoncé vouloir racheter le mythique studio de cinéma, Warner Bros. Discovery, pour 83 milliards de dollars. Mais, la partie n'est pas gagnée. Pour trancher la légalité du deal avec Netflix, la balle est dans le camp du ministère de la Justice et par extension, de l'administration Trump. D'autant plus que le studio Paramount a fait une contre-offre de 108 milliards de dollars.  Quel est l'enjeu de ce rachat ? Cela risque-t-il de créer une situation de monopole ? Quel est l'avenir du cinéma dans ce nouveau paysage médiatique ?  Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Ludivine Morales. Première diffusion : décembre 2025 À écouter ensuite : ⁠Pourquoi les séries Netflix se ressemblent-elles toutes ?⁠ ⁠L'IA va-t-elle tuer le cinéma ?⁠ ⁠Quel est le film le plus rentable de tous les temps ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de ⁠"Maintenant vous savez".⁠ Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

    Reportage International
    En Corée du Sud, des poupées dotées d'intelligence artificielle pour les seniors isolés

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 2:47


    En Corée du Sud, les services sociaux de quartier offrent aux personnes âgées des poupées douées d'intelligence artificielle (IA), dans le but de les faire se sentir moins seules et de lutter contre les troubles psychiques qui peuvent être liés à la solitude, comme la dépression, et même de ralentir l'apparition de la maladie d'Alzheimer. De poupées qui parlent aux seniors, les encouragent à sortir et marcher, jouent avec elles et les accompagnent dans leur quotidien. De notre correspondant à Séoul, Dans la banlieue sud de Séoul, dans son petit appartement d'un complexe résidentiel, Ahn Sangik, 93 ans, nous reçoit, charentaises aux pieds. Assis sur son vieux canapé en cuir, il nous présente celle qui partage sa vie : la poupée Chorongi. Une petite poupée à l'apparence d'une jeune fille aux grands yeux sortie d'un dessin animé, couettes brunes et salopette rouge.  « Avant, je m'ennuyais, je n'avais personne à qui parler. Mais depuis qu'elle est là, je la pose sur une chaise et quand nous parlons, j'ai l'impression qu'elle prend soin de moi, qu'elle pense à moi. Alors, je me dis que moi aussi je dois prendre soin d'elle. Nous partageons notre quotidien ensemble, comme des compagnons de route. » Au-delà d'une compagnie au quotidien, ces poupées dotées d'intelligence artificielle aident également les personnes âgées à prendre soin d'elles. Lee Haseon, 72 ans, dont la famille est partie vivre à l'étranger, est elle aussi propriétaire d'un compagnon similaire qui l'aide à mieux gérer son quotidien : « Cela m'aide à me rappeler d'aller dormir, notamment. Aussi, je ne respecte pas toujours très bien mes horaires de repas, donc elle me le rappelle ; pour les médicaments aussi, les rappels m'aident énormément. Il m'est même arrivé d'oublier une sortie prévue. Mais le robot me l'a rappelée. Cela m'a beaucoup aidée à organiser ma vie. » Derrière ces innovations technologiques, il y a Kim Jihee, entrepreneuse sud-coréenne. Elle est l'une des pionnières en la matière avec la création de la poupée Hyodol en 2009. Elle nous explique ce qui l'a motivée à créer cette poupée : « Il y a 50 ans, trois générations vivaient ensemble dans une même maison. Aujourd'hui, plus du tout. Les Coréens sont également très occupés, et il n'est pas facile de rendre visite à ses parents une ou deux fois par an. Les contacts se font surtout par téléphone. Tous les jeunes sont connectés au monde grâce à internet, alors que les personnes âgées, pourtant parmi les plus vulnérables, ont du mal à s'en servir. Quant aux travailleurs sociaux, même lorsqu'ils passent régulièrement, cela représente au mieux 10 ou 20 minutes par semaine. Le reste du temps, ces personnes restent seules. » Aujourd'hui, près de 22 000 poupées de ce genre sont utilisées en Corée du Sud. Principalement achetées et distribuées par les services sociaux coréens, il s'agit d'une manière pour le gouvernement de lutter contre la solitude des seniors, de plus en plus nombreux dans une société vieillissante. À lire aussiGéant des puces pour l'IA, SK hynix lève 26,5 milliards de dollars avant sa cotation à Wall Street

    Afrique Économie
    Les prix des minéraux critiques bondissent, l'Afrique veut en tirer le meilleur profit

    Afrique Économie

    Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 2:33


    Indispensables à des pans entiers de l'économie mondiale, les cours des minéraux critiques ont bondi en 2025 et en cette première moitié de l'année, met en avant dans son rapport publié ce jeudi l'Agence internationale de l'énergie. Les prix du lithium ont doublé, les prix ont augmenté de +130 % pour le cobalt. Pourtant, le continent africain, qui possède près d'un tiers des réserves mondiales, profite peu de cette manne financière. Pour plus de revenus, les autorités africaines souhaitent plus de transformation locale. De notre correspondant à Abidjan, Le lithium, le cobalt, le cuivre ou encore le graphite sont devenus les matières premières les plus convoitées de la transition énergétique. Le continent africain concentre près de 30% des réserves mondiales de minéraux critiques, pour une valeur estimée à environ 29 500 milliards de dollars. Pourtant, la majeure partie de ces minerais quitte encore l'Afrique sans être transformée. Ce qui représente un manque à gagner pour le continent, explique le docteur Albert Kouadio, spécialiste des mines extractives : « Lorsqu'un pays donne des permis de recherche à des entreprises étrangères à l'extraction, au mieux, il a un retour de 10%. Le cœur des industries, ce sont les minéraux. Si l'Afrique veut être développée, on doit chercher des stratégies pour préserver notre sous-sol. » L'enjeu dépasse le simple raffinage. L'ambition est de fabriquer sur le continent des composants, voire des produits finis. Une manière de créer davantage d'emplois, de développer une industrie locale et de capter une plus grande part de la richesse générée par ces ressources. « Il ne faut pas s'arrêter aux premières transformations. Ce n'est pas qu'une question de raffinage et de process. Il faut aussi aller en aval des chaînes de valeur. Ça veut dire transformer soi-même, capter les primes d'aval. Cela veut dire les primes de marque, les primes de distribution », estime Othman El Ferdaous, l'ambassadeur du Maroc en Côte d'Ivoire. Énergie et coopération Mais cette ambition ne pourra se concrétiser sans une énergie abondante, fiable et à un coût compétitif. Car raffiner les minerais, fabriquer des composants ou assembler des batteries sont des activités très gourmandes en électricité. Pour le diplomate marocain, l'un des préalables à cette industrialisation passe par le renforcement des infrastructures énergétiques à l'échelle du continent. « Il y a un projet continental, le gazoduc africain atlantique qui réunira le Nigeria au Maroc puis vers l'Europe. C'est très important parce qu'il va desservir plus d'une dizaine de pays, souligne encore le diplomate. Et tous ces pays côtiers vont pouvoir avoir du gaz africain pour transformer avec des centrales de cycle combiné et produire de l'électricité industrielle compétitive. » La Côte d'Ivoire, qui a récemment accueilli un forum sur le sujet, entend se positionner sur cette nouvelle chaîne de valeur. Moins en vue sur la question, le pays dispose cependant lui aussi des minéraux critiques dans son sous-sol, principalement dans sa moitié ouest. Mais pour transformer ces ressources et bâtir une véritable industrie africaine, aucun pays ne pourra agir seul, estime le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l'Énergie. « Pour un minerai critique donné, il y a tel nombre de pays qui pourraient se mettre ensemble pour l'exploitation et il y a d'autres pays qui pourraient venir pour la transformation du semi-fini avant qu'on aborde le marché international », argumente Mamadou Sangafowa Coulibaly. Pour y parvenir, encore faut-il mobiliser les financements. Le président de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, assure que l'institution accompagnera le développement de chaînes de valeur régionales. À lire aussiEn Zambie, à qui profite la richesse minière?

    Reportage Afrique
    Créer en langues africaines: la littérature en kiswahili [4/4]

    Reportage Afrique

    Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 2:20


    Au Kenya, le kiswahili est désigné par la Constitution comme langue nationale. Il unifie les plus de 40 communautés du pays et il est enseigné à l'école. C'est donc naturellement qu'une littérature en kiswahili s'est constituée et enrichie dans le pays ces dernières décennies, même si les difficultés du secteur de l'édition limitent encore son développement.  De notre correspondante à Nairobi,  Chez Nuria, librairie du centre-ville de Nairobi, une section est dédiée à la littérature en kiswahili. Viviane Taura, libraire, présente quelques auteurs kényans : « Le premier est Kithaka wa Mberia. Il a écrit plusieurs ouvrages qui sont vraiment très captivants, comme Kifo Kisimani ou encore Doa… On trouve aussi Ken Walibora et son roman Kufa Kuzikana. Nous avons plein de livres ici ! » Malgré la compétition très forte avec les ouvrages en anglais, cette littérature trouve preneur. « Nous voyons principalement des parents qui viennent en acheter pour leurs enfants, poursuit la libraire, parce qu'ils veulent qu'ils se familiarisent avec des nouvelles en kiswahili. » Le genre connaît un essor marqué au Kenya depuis plusieurs décennies. « Il fut un temps, au début des années 1990, où les écrivains tanzaniens dominaient la scène, y compris au Kenya, explique Mwenda Mbatiah, professeur de littérature en kiswahili à l'université de Nairobi. Mais cela a changé. Les Kényans s'imposent désormais sur la scène littéraire kiswahili au Kenya. Cela s'explique en partie par la demande croissante de littérature en kiswahili dans notre système éducatif. » À lire aussiCréer en langues africaines: Nigeria, littérature en yoruba et roman fondateur de D.O. Fagunwa [1/5]   Des publications qui ciblent le marché scolaire Mais ce succès a son revers. « Nous avons des maisons d'édition prêtes à publier des ouvrages en kiswahili. Le seul problème, c'est qu'elles ciblent principalement le marché scolaire, regrette Mwenda Mbatiah. Mon inquiétude est que la lecture en swahili reste confinée au système éducatif. Il serait plus utile que le kiswahili puisse attirer des lecteurs au-delà. C'est ainsi que nous pourrons encourager les écrivains à être créatifs et innovants. » Selon lui, cette dépendance tend à orienter les thèmes abordés afin de répondre aux exigences des programmes scolaires. Pour autant, le professeur, lui-même auteur, ne s'inquiète pas pour l'avenir. « Il n'y a pas de pénurie d'écrivains en kiswahili, rassure-t-il. Des livres en kiswahili continueront à être écrits. D'ailleurs, la tradition orale de la littérature kiswahili est toujours vivante : des récits sont racontés, des poèmes sont déclamés à la radio et à la télévision. Et cela est très important pour le développement de la littérature. » La production en kiswahili se retrouve aussi parfois au théâtre : Kifo Kisimani de Kithaka wa Mberia a ainsi été rejouée en août 2025. Publiée en 2001, à la fin du régime autoritaire de Daniel arap Moi, la pièce met en scène, dans un royaume fictif, un jeune homme arrêté et torturé pour avoir défié un pouvoir oppressif. À lire aussiKenya: la pièce de théâtre «Kifo Kisimani», sur l'autoritarisme, résonne avec l'actualité

    Choses à Savoir TECH
    Apple teste des puces DRAM chinoises ?

    Choses à Savoir TECH

    Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 2:37


    Face à la flambée des prix de la mémoire, Apple cherche de nouvelles marges de manœuvre. Selon le Financial Times, le groupe a commencé à tester les puces DRAM du fabricant chinois ChangXin Memory Technologies, plus connu sous le nom de CXMT. La DRAM est une mémoire vive utilisée dans les smartphones, les ordinateurs et de nombreux appareils électroniques. Apple ne se contente donc plus de discuter avec le fournisseur chinois : l'entreprise aurait engagé une véritable phase de qualification technique. Ces essais doivent déterminer si les composants de CXMT répondent à ses exigences de performance, de fiabilité et de production à grande échelle.Cette évaluation ne signifie pas qu'un contrat a déjà été signé. Elle permet néanmoins à Apple de préparer une solution de remplacement. En cas de pénurie ou de nouvelle hausse des prix, le groupe pourrait mobiliser plus rapidement ce fournisseur, sans devoir reprendre l'ensemble des tests depuis le début. CXMT occupe désormais une place importante sur le marché mondial. L'année dernière, l'entreprise représentait environ 11 % des capacités de production de wafers DRAM, ces grandes plaques de silicium sur lesquelles sont fabriquées les puces. Elle se classait derrière Samsung, SK Hynix et Micron. Sa part pourrait atteindre 15 % d'ici 2028 grâce à de nouvelles usines à Hefei, Shanghai et Pékin.Pour Apple, diversifier ses sources devient d'autant plus stratégique que les prix contractuels de la DRAM standard auraient progressé de 55 à 60 % au début de 2026. Les serveurs dédiés à l'intelligence artificielle absorbent une part croissante des capacités autrefois réservées à l'électronique grand public. Mais le dossier est aussi géopolitique. CXMT figure sur une liste du Pentagone recensant des entreprises soupçonnées de liens avec l'armée chinoise. Cette inscription n'interdit pas aux groupes américains d'acheter ses puces, contrairement au régime plus contraignant appliqué à YMTC, autre fabricant chinois placé sur l'Entity List du département du Commerce.Apple chercherait donc à éviter que CXMT subisse le même sort. Tim Cook aurait défendu auprès de l'administration américaine l'idée d'utiliser ces mémoires uniquement dans les appareils vendus en Chine. Cela permettrait de réserver davantage de composants Samsung, SK Hynix et Micron aux autres marchés. La stratégie rappelle une tentative menée en 2022 avec YMTC, finalement abandonnée sous la pression politique. Cette fois encore, aucun accord n'est garanti. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Invité Afrique
    Vague de disparitions à Madagascar: «Certaines institutions ont cessé de fonctionner dans l'intérêt général»

    Invité Afrique

    Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 5:07


    Que se passe-t-il à Madagascar ? Depuis plusieurs semaines le pays connaît une flambée de violences et de faits criminels qui traumatisent les populations et inquiètent les autorités. Des disparitions et des assassinats - en particulier d'enfants - sont régulièrement rapportés sur les réseaux sociaux : 90 signalements pour disparitions ces dernières semaines à Antananarivo. Sur ce total, 43 personnes ont été retrouvées. Les autorités malgaches ont depuis pris un certain nombre de mesures pour combattre le phénomène. Le 7 juillet dernier, la présidence a annoncé le déploiement immédiat de la garde présidentielle et de 400 éléments des forces de défense et de sécurité. Ces mesures sont-elles à la hauteur du climat de psychose ambiant à Madagascar et notamment à Antananarivo, la capitale ? Ketakandriana Rafitoson, la numéro deux de Transparency International Initiative Madagascar, est au micro de Polycarpe Essomba. RFI : Récemment, Madagascar a fait face à une vague inédite de disparitions, d'homicides violents, notamment d'enfants. Que se passe-t-il exactement dans le pays ? Ketakandriana Rafitoson : Nous assistons à une montée très préoccupante de l'insécurité. On vit dans une sorte de psychose, surtout à Antananarivo, la capitale. Mais je pense qu'il serait réducteur, en même temps, de considérer ces événements uniquement comme une succession de faits divers. Ils révèlent, selon moi, une crise de conscience profonde entre les citoyens et les institutions chargées de leur protection. Lorsque les citoyens ont le sentiment que les enquêtes n'aboutissent pas suffisamment vite, que des auteurs ne sont pas identifiés, ou que certaines formes de criminalité deviennent plus audacieuses, cela nourrit un climat de peur qui dépasse largement chaque affaire prise isolément, et c'est le cas ici à Antananarivo. Mais qui sont les auteurs de ces actes de violence ? Est-ce qu'on a pu identifier les origines de ce phénomène ? Ce serait irresponsable de désigner des coupables sans preuve, c'est précisément le rôle des enquêteurs de la justice. Et malgré certaines arrestations sporadiques ici et là, l'opinion publique n'est pas convaincue que les auteurs ou les commanditaires réels de ces événements aient été appréhendés. En revanche, ce que l'on peut dire, c'est que lorsqu'une criminalité devient organisée ainsi, cela suppose souvent l'existence de réseaux de complicité, de capacités logistiques, qu'il appartient justement, aux autorités, d'identifier. Vous parlez de réseaux dans la rue. À Antananarivo, on parle souvent de complicité à haut niveau lors des kidnappings ou des trafics de ressources, comme les élus dans le sud du pays. Est-ce qu'on peut envisager que le manque de transparence institutionnelle empêche de démanteler ces réseaux-là ? La transparence est une condition essentielle de l'efficacité de l'État. Cela va sans dire. Quand les institutions fonctionnent de manière opaque, lorsque les responsabilités sont mal établies et lorsque les mécanismes de contrôle sont affaiblis, il devient plus difficile de lutter efficacement contre les réseaux criminels ou les réseaux de corruption. D'ailleurs, et cela est en lien avec la capture de l'État, certaines institutions cessent progressivement de fonctionner exclusivement dans l'intérêt général et peuvent être influencées par des intérêts privés ou particuliers. « Nous sommes en guerre », a indiqué la semaine précédente le Premier ministre sur un ton qui se voulait très offensif. Il a par ailleurs annoncé qu'aucune tolérance ne sera accordée aux auteurs de ces crimes. Une telle sortie vous semble-t-elle justifiée au regard de la situation ? Je comprends parfaitement que les autorités souhaitent envoyer un message de fermeté, devant la gravité de cette situation, puisque les citoyens attendent de l'État qu'il réagisse avec détermination face à des crimes aussi graves. Les mots du Premier ministre ont été justes. Les mots aussi ont un poids. L'important n'est pas seulement de parler de guerre, mais surtout de gagner durablement la bataille contre l'insécurité. Transparency International Madagascar a récemment alerté sur le concept de capture de l'État. Vous l'avez évoqué dans l'entretien, pouvez-vous nous expliquer comment la confiscation des institutions privées ou publiques aggrave l'insécurité des citoyens au quotidien ? La capture de l'État, c'est simplement le fait qu'une petite portion de l'élite, ou bien un groupe d'intérêt, utilise les institutions, mais aussi les finances publiques et l'administration en général, à des fins privées, au lieu de les utiliser à des fins d'intérêt général. L'utilisation des deniers publics, des moyens de l'État, sont tous faits à des fins de prédation, si vous voulez.  Qu'attendez-vous des autorités de la transition aujourd'hui ? À court terme, il faut évidemment mobiliser tous les moyens nécessaires aujourd'hui pour retrouver les auteurs des crimes qui ont été perpétrés et protéger la population, accompagner les familles des victimes et communiquer de manière transparente aussi. Mais il faut également profiter de cette période de refondation pour reconstruire des institutions plus fortes, plus transparentes, plus indépendantes et davantage tournées vers le bien commun. Sur le plus long terme, redonner un sens moral à l'État, rééquilibrer le pouvoir, refonder la démocratie par la base. Et puis il faut investir dans le capital humain, construire une culture de responsabilité à l'échelle nationale. C'est peut-être sur une bonne voie, je dirais sur les déclarations de principe, mais on s'attend à davantage d'actions de la part des pouvoirs publics. À lire aussiMadagascar: forte inquiétude à Antananarivo après une vague de disparitions

    Invité Afrique
    Procès de Kizza Besigye: «Il existe une instrumentalisation du système judiciaire en Ouganda»

    Invité Afrique

    Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 4:49


    C'est ce lundi 13 juillet que doit s'ouvrir en Ouganda le procès du docteur Kizza Besigye, 70 ans, qui est l'opposant historique au président Museveni. Pour sa défense, ses avocats ne vont pas manquer de rappeler qu'en novembre 2024, Kizza Besigye a été kidnappé au Kenya puis livré à l'Ouganda. Peut-on parler, comme notre invitée de ce matin, d'une « est-africanisation » de la répression ? Florence Brisset-Foucault est maîtresse de conférence en sciences politiques à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheure à l'Institut des mondes africains. Elle répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Kizza Besigye encourt-il la peine de mort à l'issue de son procès ? Florence Brisset-Foucault : C'est ce qui est prévu dans le code pénal ougandais. En effet, la punition pour les crimes de trahison, c'est la peine de mort. Cependant, la peine de mort n'a pas été appliquée en Ouganda depuis une trentaine d'années, mais c'est ce qu'il risque officiellement. La seule chose rassurante pour lui, est-ce le fait qu'il ne passe pas devant un tribunal militaire ? Son cas avait été d'abord traité par un tribunal militaire, au moment de son arrestation en novembre 2024. Mais la situation a changé à partir de février 2025 et son cas est maintenant traité, de nouveau, devant des tribunaux civils. Il passe ainsi ce 13 juillet devant des juges civils. Exactement.  Il est accusé de sédition et de volonté de soulèvement contre l'État. Ces accusations sont-elles sérieuses ? Ce que l'on constate en Ouganda, c'est qu'il y a depuis des années une instrumentalisation du système judiciaire. Ce que disent ses avocats, c'est que c'est un exemple criant, encore une fois, d'instrumentalisation du système judiciaire, et que ce sont des accusations qui sont montées de toutes pièces. À voir… Mais, en tout cas, ce n'est pas la première fois qu'il est accusé de crimes de ce type devant les tribunaux et les autres procédures qui ont été lancées contre lui n'ont jamais abouti à quoi que ce soit de concret. Où Kizza Besigye trouve-t-il cette énergie, ce courage pour tenir tête à Yoweri Museveni, depuis 25 ans ? Ce qui est en effet très étonnant, intéressant, avec la figure de Kizza Besigye, c'est cette continuité de l'engagement, malgré ces coups de massue, à la fois judiciaires mais aussi coercitifs ; malgré ces attaques sur sa personne à plusieurs reprises lors d'épisodes de manifestations ; malgré cette période où il a été sous résidence surveillée, de manière extrêmement resserrée, dans la banlieue de Kampala. On se souvient notamment d'un épisode très spectaculaire où il avait été attaqué à bout portant par un membre des services secrets qui lui avait envoyé une dose de gaz lacrymogène, à bout portant, directement dans les yeux, ce qui fait qu'il a été hospitalisé pendant un certain temps au Kenya. C'est quelqu'un qui, à chaque fois, revenait. Il bénéficie d'une vraie assise et popularité dans les rues, du fait de cette position un peu sacrificielle qui le caractérise depuis 25 ans. À l'origine de ce procès, il y a l'arrestation de Kizza Besigye au Kenya, puis sa livraison à l'Ouganda, il y a presque deux ans. Pourquoi le président kényan William Ruto, qui a lui-même été longtemps un leader d'opposition, a-t-il trahi les combattants de la démocratie en Ouganda ? Effectivement, cela ne touche pas d'ailleurs que Kizza Besigye. Son épouse, Winnie Byanyima, qui s'exprimait dans la presse il y a quelques mois, avait qualifié Nairobi de « paradis des kidnappeurs ». Une formule extrêmement puissante, puisqu'elle désigne une sorte d'ensemble. Cela touche toute l'Afrique de l'Est, et évidemment aussi la Tanzanie, avec depuis l'année dernière les événements absolument tragiques qui se sont déroulés dans le contexte de la dernière élection présidentielle [plusieurs centaines de Tanzaniens avaient été tués durant la répression de manifestations post-électorales, NDLR]. Cette « est-africanisation » de la répression en Tanzanie rappelle des années très sombres, celle ses années 1970, années de dictature militaire en Ouganda pendant lesquelles des militants et exilés ougandais pouvaient aussi se faire kidnapper au Kenya et être ramenés de force en Ouganda.  Pensez-vous que ce procès à Kampala va être suivi par la communauté internationale et que cela pourra peut-être protéger, un peu, Kizza Besigye ? Je pense qu'il sera suivi. Après, est-ce que la communauté internationale et ses différentes incarnations vont se manifester ? Et, si oui, comment ? C'est une autre question. L'Ouganda est une clé de voûte du système sécuritaire international dans la région de l'Afrique des Grands Lacs et de l'Afrique de l'Est. Évidemment, la communauté internationale et la communauté diplomatique sont extrêmement prudentes dans la manière dont elles s'adressent au régime. Elles suivent sans aucun doute. À voir comment elles se manifestent. On a vu, il y a quelques jours, le chef de la commission des Affaires étrangères du Sénat aux États-Unis remettre en cause le partenariat militaire avec l'Ouganda. Cela a fait couler un petit peu d'encre. On sait que la communauté internationale regarde, mais comment va-t-elle réagir ? Est-ce que les autorités ougandaises vont être perméables à ces pressions internationales ? C'est autre chose. Est-ce que c'est cette intervention de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain fait suite au lobbying anti-Museveni que pratique aux États-Unis, depuis quelques mois, l'autre grand opposant Ougandais, Bobi Wine, qui a officiellement perdu la présidentielle de janvier dernier ? On sait que Bobby Wine essaie d'activer des leviers pour faire connaître la situation dans son pays. En tout cas, c'est sur cette scène internationale qu'il a choisi de poursuivre le combat depuis sa fuite, suite à la répression violente dont il a été l'objet après l'élection de janvier 2026. Faut-il donc s'attendre à des années très difficiles pour la démocratie ougandaise ? Je ne suis pas du tout optimiste. Je suis même très inquiète sur ce qu'il va se passer. Je pense que tous les observateurs et personnes qui sont attachés au respect des libertés fondamentales le sont.

    Oser la Reconversion
    Avril - De l'audit en finance (BIG 4) à Sage-femme [REDIFFUSION]

    Oser la Reconversion

    Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 73:07


    ** Réserve ton coaching gratuit de 30 minutes ici pour faire le point sur ta vie pro : https://www.oserlareconversion.fr/appel **Cet épisode est une rediffusion (diffusé initialement en 2025) mais restez connecté, on vous prévoit pleins de surprises cet été et pas que des rediffusions :) Aujourd'hui, j'accueille dans Oser la Reconversion, Avril. Après 5 ans en audit financier en BIG 4, Avril a tout plaqué pour devenir sage-femme.Avril a suivi la voie des bonnes élèves, école de commerce, étude de finance, stage en cabinet d'audit Big 4 et premier CDI dans un de ses cabinets qui fait rêver. Cela semblait être la bonne voie pour elle car ses parents étaient tous les deux dans la finance.Son premier déclic ? Quand sa N+1 l'appelle pour lui annoncer qu'elle n'arrive plus à sortir de son lit, qu'elle fait un burn-out et qu'elle est arrêtée 4 mois du jour en lendemain. Très proche d'elle, Avril voit son futur et plaque tout du jour au lendemain pour voyager et faire le bilan.Aujourd'hui, Avril vient de terminer ses 4 années d'études de sage-femme en Suisse et s'apprête à exercer. Une vocation pas si farfelue que ça car sa grand-mère était elle-même sage-femme !Retrouvez Oser la Reconversion sur Instagram : https://www.instagram.com/oserlareconversion/Télécharger le cahier d'exercices d'Oser la Reconversion pour se reconvertir : https://www.oserlareconversion.fr/newsletterNotes & Références :- Linkedin d'Avril : https://www.linkedin.com/in/avril-cibois-a81190107/Contactez-moi ! Si le Podcast vous plait, le meilleur moyen de me le dire, ou de me faire vos feedbacks (et ce qui m'aide le plus à le faire connaître), c'est simplement de laisser un avis sur Apple Podcast, un commentaire sur Youtube et d'en parler autour de vous. ça m'aide vraiment alors n'hésitez pas.Pour me poser des questions, participer au podcast ou suivre mes aventures, c'est par ici :- Sur Instagram @clervierose : https://www.instagram.com/oserlareconversion et @clervierose : https://www.instagram.com/clervierose- Sur Linkedin : https://www.linkedin.com/in/clervie-rose-boennec-a09065102/- Sur Youtube https://www.youtube.com/channel/UC7Qzm4HrS5OdmdXoY344vqA- Par mail : partenariats@oserlareconversion.fr

    Afrique Économie
    Or: la redistribution des investissements rebat les cartes en Afrique de l'Ouest

    Afrique Économie

    Play Episode Listen Later Jul 12, 2026 2:25


    Alors que le Mali, le Burkina Faso et le Ghana renforcent leur contrôle sur leur secteur aurifère, les compagnies minières internationales réorientent leurs investissements vers des pays jugés plus prévisibles. La Côte d'Ivoire, la Guinée, mais aussi la Mauritanie et le Sénégal espèrent profiter de cette redistribution. La ruée vers l'or se poursuit en Afrique de l'Ouest. Les États multiplient les efforts pour attirer les investissements dans l'exploration et l'exploitation aurifères. Dans ce contexte, la Côte d'Ivoire et la Guinée apparaissent aujourd'hui comme les destinations les plus attractives pour les groupes miniers, profitant notamment des hésitations des investisseurs à développer de nouveaux projets au Mali, au Burkina Faso ou au Ghana. En Côte d'Ivoire, le gigantesque projet Koné entrera en production avant la fin de l'année, avec plusieurs mois d'avance sur le calendrier initial. Située près de la frontière malienne, cette future mine continue de gagner en importance : ses ressources sont désormais estimées à plus de 6,3 millions d'onces d'or. À lire aussiMontage Gold: la success story minière du moment en Côte d'Ivoire La société canadienne Montage Gold poursuit parallèlement ses investissements dans le pays, avec l'acquisition du projet Didievi auprès d'African Gold. « Un projet comme celui de Koné n'est possible aujourd'hui que grâce aux investissements que le pays a réalisés dans les infrastructures et l'énergie. Nous avons acheté un deuxième projet, celui d'African Gold à Didievi. C'est un projet très prometteur. Cela montre notre volonté de continuer à accroître notre présence en Côte d'Ivoire grâce au potentiel géologique et à la stabilité économique du pays », explique Martino De Ciccio, PDG de Montage Gold. Des investisseurs en quête de stabilité La Côte d'Ivoire et la Guinée profitent d'un contexte régional marqué par la prudence des grands groupes miniers. Au Mali, au Burkina Faso et au Ghana, les gouvernements ont engagé une reprise en main de leur secteur aurifère, en renforçant le contrôle public et en augmentant la part des revenus captée par l'État. À lire aussiLe Burkina Faso suspend l'exportation de la production artisanale d'or La Mauritanie entend également tirer parti de cette redistribution des investissements. Le pays met en avant un important potentiel géologique et un cadre réglementaire jugé rassurant. « La Mauritanie dispose d'un bon potentiel parce qu'elle possède encore de vastes zones qui n'ont pas été explorées. Beaucoup de sociétés vont aujourd'hui en Côte d'Ivoire, mais aussi en Mauritanie. Nous avons de nombreux permis qui viennent d'être libérés. Notre force, c'est bien sûr la géologie, mais aussi le cadre légal et réglementaire. Les conditions sont très claires, les accords sont respectés et les investisseurs bénéficient d'une véritable visibilité sur leurs projets miniers », souligne Ahmed Taleb Mohamed, conseiller au ministère mauritanien des Mines. Le Sénégal souhaite lui aussi développer davantage son industrie aurifère. Trois mines industrielles sont déjà en activité dans la région de Kédougou, exploitées notamment par Endeavour Mining et Resolute Mining. Mais les audits lancés par le nouveau gouvernement sur plusieurs contrats miniers suscitent des interrogations chez certains investisseurs. « Les investisseurs aiment la stabilité. Si à chaque changement de gouvernement certaines conventions ou certains contrats sont remis en question, cela peut poser un problème pour les futurs investisseurs. Un projet minier repose sur un modèle économique construit sur plusieurs années. Les investisseurs ont besoin de stabilité. Je pense que les autorités l'ont compris et que c'est ce qui permettra d'attirer d'autres investisseurs. Car le potentiel est là, il est énorme », estime Ousmane Mbaye, président de la Chambre des mines du Sénégal. En 2025, le secteur minier représentait environ 4 % du PIB sénégalais et 31 % des exportations du pays. Avec une production de 10,4 tonnes d'or, le métal jaune constitue désormais la première ressource minière du Sénégal. À lire aussiGhana: l'État accentue sa mainmise sur l'exploitation de l'or dans le pays À lire aussiEn Afrique, la ruée vers l'or motivée par son cours historiquement haut

    Reportage International
    «Ce succès mondial du matcha nous enchante»: au Japon, les producteurs peinent à suivre la demande

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 2:30


    Au Japon, le matcha est victime de son succès. Et ce thé vert en poudre séduit aujourd'hui le monde entier. Apprécié pour son goût, mais aussi pour ses vertus, notamment sa richesse en polyphénols, de puissants antioxydants, il connaît un succès sans précédent. Sur tous les continents, la demande explose. Une popularité qui commence pourtant à avoir des conséquences inattendues dans l'archipel, où producteurs comme consommateurs font face à des difficultés. De notre correspondant à Tokyo, Hanako, 24 ans, vient de faire une heure de queue pour bénéficier d'une dégustation gratuite de thé matcha : « Le matcha latté, il n'y a rien de mieux. L'amertume du matcha qui se marie à la douceur du lait, c'est le bonheur. Je suis complètement accro. » Cette exploitante d'une maison de thé constate chaque jour l'incroyable popularité du matcha : « On n'avait jamais vu cela. Des touristes du monde entier se pressent ici. Tous les jours, on a des clients américains, français, allemands, singapouriens, coréens ou taïwanais. Cela me fait plaisir qu'ils apprécient autant notre thé. » L'an dernier, le Japon a exporté près de 13 000 tonnes de thé vert, soit trois fois plus qu'il y a cinq ans. Mais la demande mondiale est telle que les producteurs peinent à faire face. Car, dans l'archipel, l'agriculture est en crise. Elle n'emploie plus qu'un million de personnes – contre deux millions il y a vingt-cinq ans – et ces professionnels vieillissent : leur moyenne d'âge est désormais de 69 ans. C'est pareil pour la théiculture. Il y a quinze ans, le pays comptait 46 000 plantations de thé, mais on n'en dénombre plus que 20 000 aujourd'hui. L'an dernier, le Japon n'a donc récolté que 74 000 tonnes de feuilles de thé, soit 10% de moins qu'en 2015. Ce petit producteur envisage l'avenir avec une certaine inquiétude : « Ce succès mondial du matcha nous enchante, bien sûr, d'autant qu'il ne semble pas éphémère mais être une tendance lourde. Après, nos agriculteurs sont si peu nombreux et si âgés que cela devient vraiment compliqué à gérer. Notre profession ne s'en sortira qu'en innovant. Par exemple, il faudrait développer des variétés de thé vert qui peuvent être récoltées sur une plus longue période, ce qui permettrait des rythmes de travail soutenables. » Une production en baisse et des prix en hausse Le matcha est issu d'une variété particulière de thé vert, le tencha, qui, en raison de son succès, se vend six fois plus cher que les autres types de thé. Dès lors, attirés par la perspective de revenus plus élevés, de nombreux agriculteurs, qui avaient toujours cultivé des variétés comme le sencha, se sont reconvertis dans le tencha. Et la production de sencha s'est effondrée. Ce dont témoigne ce négociant : « Les producteurs de sencha ou de variétés qu'on utilise pour les thés vendus en bouteille n'étant plus assez nombreux, ils n'arrivent pas à honorer la demande. Donc, ces thés coûtent de plus en plus cher. » En effet, depuis l'automne dernier, le prix des thés verts en bouteille a augmenté de 20%. « Ce sont les consommateurs japonais qui font les frais de l'engouement mondial pour le matcha », dénoncent en boucle les réseaux sociaux. Alors qu'un autre effet pervers de cette mode prend de l'ampleur : la contrefaçon.

    Rothen s'enflamme
    C'ÉTAIT PAS DANS ROTHEN S'ENFLAMME : Un mondial marqué par une maladresse des tireurs de pénaltys

    Rothen s'enflamme

    Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 2:38


    Le pénalty manqué de Kylian Mbappé face au Maroc ce jeudi était forcément signe que quelque chose clochait dans ce Mondial. Pourtant largement l'édition la plus prolifique de son histoire, cette Coupe du monde n'a pas battu son record de buts grâce aux pénaltys. Seulement 39 des 60 pénaltys tirés, en comptant les tirs au but, ont été convertis selon Opta. Cela représente un très faible taux de réussite de 65%, n'ayant pas été aussi bas depuis 60 ans. Une statistique qui fait réagir Jérôme Rothen. 

    Maintenant, vous savez
    Pourquoi le contact physique est-il essentiel à notre santé ?

    Maintenant, vous savez

    Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 4:36


    Maintenant Vous Savez, c'est aussi ⁠Maintenant Vous Savez - Santé⁠ et ⁠Maintenant Vous Savez - Culture⁠. Être à fleur de peau, avoir la peau dure ou quelqu'un dans la peau… La langue française est riche d'expressions en lien avec la peau ou le toucher. Cela marque les liens très profonds qui unissent la peau et le cerveau. Ces liens sont parfaitement visibles lorsque nous rougissons sous l'effet de la honte ou de la colère, lorsque nous blêmissons en raison de la peur, ou encore lorsque nous avons la chair de poule à l'écoute d'une musique qui nous touche.  La peau envoie-t-elle des informations au cerveau ? Quels sont les effets directs du contact physique sur notre santé ? C'est pour toutes ces raisons que le peau à peau est essentiel aux nouveaux-nés ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Emilie Drugeon Première diffusion : décembre 2022 A écouter aussi : ⁠⁠⁠Faut-il vraiment éviter de manger des féculents le soir ?⁠⁠⁠ ⁠⁠⁠Vin blanc, rouge, rosé : quel est le pire pour la santé ?⁠⁠⁠ ⁠⁠⁠Est-il vraiment dangereux de s'endormir avec de la musique ?⁠⁠⁠ Retrouvez tous les épisodes de⁠⁠⁠ "Maintenant vous savez - Santé"⁠⁠⁠. Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre ⁠newsletter⁠. Suivez Bababam sur ⁠⁠⁠Instagram⁠⁠⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

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    Revue de presse Afrique
    À la Une: le duel France-Maroc

    Revue de presse Afrique

    Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 4:04


    « Dernière répétition avant le grand rendez-vous, s'exclame le site marocain Le 360. À la veille du quart de finale de la Coupe du monde de football face à la France, les Lions de l'Atlas ont effectué, hier à Boston, leur ultime séance d'entraînement avant de retrouver le Gillette Stadium, théâtre d'un duel qui pourrait les propulser une deuxième fois de suite dans le dernier carré mondial. […] Les automatismes ont été travaillés une dernière fois avant le coup d'envoi d'un match qui s'annonce d'une très grande intensité. En face, le défi sera immense, pointe en effet le site marocain. Considérée comme l'une des grandes favorites au sacre, la France impressionne par la richesse de son effectif et sa montée en puissance depuis le début de la compétition. Mais le Maroc a lui aussi confirmé qu'il appartenait désormais au cercle des meilleures nations du football mondial. Solides défensivement, disciplinés collectivement et dangereux en transition comme dans le jeu de possession, les Lions de l'Atlas abordent ce rendez-vous avec de solides arguments. »   La montée en puissance des Lions En effet, complète Afrik-foot, « le Maroc actuel est une équipe bien différente de celle qu'avaient éliminée les hommes de Didier Deschamps en 2022 : un effectif renouvelé, un système modifié et un niveau d'ambition offensive nettement supérieur. […] Le Maroc n'a encaissé que 4 buts en 5 matchs dans ce Mondial, précise Afrik-foot, et s'est montré bien plus menaçant dans le dernier tiers du terrain, inscrivant 10 réalisations – dont 3 contre le Canada en 8e – tout en se créant suffisamment d'occasions face à des équipes de premier plan comme le Brésil et les Pays-Bas. Les chiffres brossent le portrait d'une équipe désormais capable de contrôler les rencontres avec le ballon plutôt que d'attendre patiemment les opportunités de transition ». Une montée en puissance des Lions de l'Atlas confirmée par Le Monde Afrique : « Si le face-à-face [de ce soir] a des airs de finale avant l'heure pour les Marocains, le discours, lui, a sensiblement changé. L'épopée qatarie avait un goût d'imprévu, de délicieuse surprise. Celle en Amérique du Nord a la saveur d'une confirmation. Les chiffres confirment cette progression, pointe Le Monde Afrique : entrée pour la première fois dans le top 10 mondial en janvier, la sélection du royaume occupait la septième place du classement Fifa au début de la Coupe du monde devant les Pays-Bas, la Belgique et l'Allemagne. En 2026, les Lions de l'Atlas sont de nouveau les derniers représentants des nations africaines et arabes encore en lice dans la compétition, si bien que leurs performances se jaugent désormais à l'aune de celles des meilleures sélections d'Europe ou d'Amérique du Sud ». Alors, relève encore Le Monde Afrique, « si les Lions de l'Atlas ne partent pas favoris de ce quart de finale, les supporteurs ont tout de même des raisons d'y croire ». Les Bleus favoris mais… L'Observateur Paalga à Ouagadougou est sur la même ligne : « S'il est vrai que la majorité des bookmakers parieront certainement sur une victoire et une qualification du Coq gaulois, on aurait tort de vendre la peau du Lion avant de l'avoir tué. Cela d'autant plus qu'en dehors d'Upamecano, la défense française n'est pas un exemple de solidité et de rigueur. Les protégés du coach marocain Mohamed Ouahbi devraient donc pouvoir s'ouvrir des brèches sur les côtés et créer le danger à tout moment. Une chose est sûre, pointe encore L'Observateur Paalga, quand bien même l'historique des confrontations pencherait en faveur de la France, les Marocains n'iront pas à cette rencontre en victimes expiatoires ; bien au contraire. C'est tout de même une place dans le carré d'as qui est en jeu ! Et ils mettront sans doute tout en œuvre pour jouer une nouvelle demi-finale et, qui sait, aller jusqu'au bout ». Enfin, Afrik.com remarque que « derrière l'affiche sportive se reflète en miroir deux histoires nationales. Celle d'une France dont l'équipe est traversée depuis plusieurs générations par l'immigration africaine, maghrébine et ultramarine, et celle d'un Maroc qui a fait de sa diaspora européenne l'un des moteurs de son ascension internationale ». En effet, constate le site panafricain, « les Bleus s'appuient sur les enfants de l'immigration installée en France alors que les Lions de l'Atlas mobilisent massivement les enfants d'une diaspora née et grandie en Europe ». D'un côté « 16 Bleus d'origine africaine ». De l'autre, « 19 Lions nés à l'étranger ».

    Maintenant, vous savez
    Peut-on vraiment mourir de chaud ?

    Maintenant, vous savez

    Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 4:55


    Après la pluie vient le beau temps… On le sait, le réchauffement climatique ne va faire que renforcer les épisodes de canicule qui seront de plus en plus difficiles à supporter. Les chiffres de la Banque mondiale prévoient déjà 260 millions de déplacés climatiques en 2030, que ce soit à cause de l'accroissement des catastrophes naturelles, ou encore de l'augmentation générale des températures. Lors d'une vague de chaleur ou d'une canicule, notre corps cherche à s'adapter aux hautes températures. Ainsi, il se met à transpirer et la respiration s'accélère. Selon Amélie.fr, les vaisseaux sanguins situés à la surface de la peau augmentent de diamètre pour refroidir le sang. Cela permet d'éviter les problèmes de santé liés à la chaleur, comme les crampes, les malaises, ou encore une fatigue inhabituelle.  L'organisme doit donc être bien hydraté pour lui permettre de produire de la sueur par exemple. Comment notre corps réagit-il à la chaleur ? Est-ce qu'il est possible de mourir d'un coup de chaud ? À partir de quelle température peut-on mourir à cause de la chaleur ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. Première diffusion : juin 2024 À écouter aussi : ⁠Acétamipride : pourquoi ce pesticide est-il controversé ?⁠ ⁠Que faut-il manger quand il fait chaud ?⁠ ⁠Quels sont les effets du stress sur notre santé ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de ⁠⁠"Maintenant vous savez".⁠⁠ Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre ⁠newsletter⁠. Suivez Bababam sur ⁠⁠Instagram⁠⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

    Reportage Afrique
    Football, les autres terrains: dans les townships sud-africains, le foot est synonyme de liberté [5/5]

    Reportage Afrique

    Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 2:22


    Pour jouer au foot, il suffit d'avoir un ballon. Pour le reste, n'importe quelle rue peut se transformer en terrain. On connaît bien, par exemple, le foot des rues dans les favelas brésiliennes. Mais en Afrique du Sud aussi, dans les townships, on joue avec panache. Cela s'appelle le « Kasi Football », le foot des quartiers. De notre envoyé spécial à Soweto,  Le soleil s'apprête à se coucher sur Soweto, et dans les rues du quartier de Naledi, des jeunes jouent au football à chaque coin de rue. « Je veux devenir joueur professionnel. Pour rendre fière ma mère, et toute ma famille », confie l'un d'eux. Nous assistons à un entraînement de Kasi football, aux côtés du coach Elvis Radebe. « Le Kasi football, c'est une histoire de panache. Et ça ne veut pas forcément dire des dribbles ; plutôt un talent inné, que Dieu vous a donné. Ce qu'un entraîneur ne peut pas vous apprendre. Danser sur le ballon, embrasser le ballon… Parfois on se dit : “mais d'où il sort ça ?”. Et c'est justement ça, le Kasi football : se faire plaisir ! » Cette pratique est historique dans les townships sud-africains, transmise de génération en génération. Pour Thabang Mosia, 14 ans, sa figure signature consiste à se tenir debout sur le ballon pour provoquer son adversaire. « Ça me rend heureux parce que c'est quelque chose que j'aime faire. Je le fais surtout quand il y a du monde qui regarde, mais je ne joue pas pour les autres, je joue pour moi. » Sur les réseaux sociaux, des vidéos de joueurs qui dansent avec le ballon deviennent virales. Des internautes qualifient certains dribbles de séances d'hypnose pour endormir l'équipe adverse. Un phénomène qui donne des idées à Joseph Khoza, un enfant du quartier, qui a grandi avec un ballon dans le sac à dos. « On ne peut pas juste garder ça pour nous alors qu'il y a les réseaux sociaux maintenant. Il faut qu'on tire profit de tout ça. » Ce touche-à-tout, footballeur, entrepreneur, professionnel du marketing et plus encore, assiste aujourd'hui à l'entraînement pour créer du contenu. « Ici, tout le monde contribue à ce magnifique sport. C'est une plateforme qui nous permet de faire tout ce qu'on veut. Mon objectif ultime, c'est de développer cet écosystème tout entier. » La nuit tombe, les terrains se vident peu à peu. Au prochain match, quand ils entreront sur le terrain, Thabang et ses coéquipiers auront comme l'impression de monter sur scène, tout à fait libres le temps du match, prêts à défier l'équipe adverse en se tenant debout sur le ballon. À lire aussiAfrique du Sud: l'État gèle une dotation de 200 millions de dollars destinée Johannesburg, épinglée pour sa mauvaise gestion

    La Matrescence
    VINTAGE WEDNESDAY - Comment rater son couple à coup sûr - Emmanuelle Piquet

    La Matrescence

    Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 63:44


    Episode initialement diffusé en 2024Comment rater son couple à coup sûr. C'est ce qu'Emmanuelle Piquet explique dans son nouveau livre.Emmanuelle est thérapeute depuis plus de 15 ans et elle accompagne au quotidien des personnes en souffrance. Comme elle l'explique, régulièrement, les personnes qui viennent la voir en individuel sont en fait des personnes en difficulté dans leur couple.Dans ce livre, plein d'humour évidemment, Emmanuelle veut vous montrer que les problématiques que rencontrent les couples sont, au final, assez communes dans leurs origines.Dans cet épisode, on parle des cercles vicieux dans lesquels on peut toutes et tous se retrouver, on parle de l'envie de contrôler son partenaire et de ce que cela cache, on parle de notre incapacité à communiquer nos besoins correctement et de ses conséquences, et on aborde les disputes de couple sous un angle nouveau et rafraîchissant.Alors, embarquez avec nous dans ce monde sinueux des relations de couple et de leurs ruptures.Je vous souhaite une très bonne écoute.LIENS UTILES :Comment rater son couple à coup sûr, Emmanuelle Piquet

    Génération Do It Yourself
    #553 - Paul Frambot - Morpho - Briser le cartel bancaire avec 600 lignes de code

    Génération Do It Yourself

    Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 170:41


    Notre décennie marquera la fin du modèle bancaire tel qu'on le connaît.En 2020, Paul Frambot a 20 ans, il est en deuxième année à Télécom Paris et il déteste la finance.Il la trouve fondamentalement inutile et parasitaire.Puis il comprend que le problème est avant tout structurel : 50 000 banques, des milliers d'intermédiaires et des systèmes vieux de 40 ans que personne ne remet en cause parce que tout le monde en profite, sauf le client final.Pour y remédier, Paul commence à coder Morpho.Depuis sa chambre étudiante et en seulement 600 lignes, il crée un protocole de prêt et d'emprunt déployé sur la blockchain qui permet de contourner le système bancaire traditionnel.Un code que personne ne peut modifier ni arrêter. Pas même un État.Son pari : ne pas construire une banque de plus, mais devenir l'infrastructure invisible sur laquelle les géants de la finance viennent se brancher.Aujourd'hui, Morpho gère plus de 10 milliards de dollars de dépôts, héberge tous les produits de crédits numériques de la Société Générale et vient de lever 175 millions auprès de fonds américains parmi les plus prestigieux pour continuer son ascension.Cela faisait un moment qu'un entrepreneur ne m'avait pas autant impressionné. Et il a 25 ans. Dans cet épisode :Le fonctionnement de la finance décentralisée pour les nulsPourquoi les banques investissent dans celui qui veut détruire leur modèleLever 175 millions d'euros sans donner une seule part de sa sociétéComment fonctionne le cartel bancaire, et pourquoi un seul traître suffit à tout faire tomberPaul prouve qu'on n'a pas besoin d'être passionné par une industrie pour la révolutionner et qu'au contraire, la détester est parfois un bien meilleur moteur.Un épisode dense mais vulgarisé avec soin, pour comprendre comment 600 lignes de code sont en train de bousculer la finance mondiale.Vous pouvez contacter Paul sur LinkedIn et X (twitter)TIMELINE:00:00:00 : 600 lignes de code pour remplacer 50 000 banques00:17:33 : 6 ans d'échecs avant Morpho00:35:49 : "S'associer c'est comme se marier mais sans le sexe"00:48:34 : Se lancer dans une industrie tout en la détestant01:04:50 : Emprunter de l'argent sans banque01:12:38 : Devenir indispensable à l'ensemble des flux financiers mondiaux01:17:21 : Pourquoi BlackRock investit dans celui qui veut le détruire01:21:24 : Combien coûte un ingénieur blockchain ?01:25:58 : La stratégie de l'océan bleu01:28:51 : Comment fonctionne Morpho01:40:15 : Une association qui lève 175 millions01:43:04 : "Il y a des gens qui veulent nous tuer"01:52:01 : Développer une entreprise tech sans aucun codeur02:08:22 : L'AGI et la perte de contrôle inévitable vers laquelle nous fonçons02:12:37 : Ne jamais reculer, même face à la NSA ou la Corée du Nord02:26:40 : "J'ai très peu de vie privée, mais c'est un choix délibéré"02:29:54 : Pourquoi Morpho n'a pas de conseil d'administrationLes anciens épisodes de GDIY mentionnés : #543 - Yann Le Cun - AMI Labs - Rendre l'IA plus humaine#420 - Stanislas Niox-Château - Doctolib : derrière la plus grosse marque de la French tech#397 - Yann Le Cun - Chief AI Scientist chez Meta - L'Intelligence Artificielle Générale ne viendra pas de Chat GPT#229 - Frédéric Montagnon - Arianee - Le WEB3 pour se réapproprier Internet#32 - Fabrice Grinda - FJ Labs - Nerd, major de promo à Princeton, et entrepreneur bouillantNous avons parlé de :DeFi (Decentralized Finance) - définition et fonctionnement généralMorpho (protocole) - présentation générale du protocoleAndreessen Horowitz (a16z) - fonds d'investissementMarc Andreessen - fondateur a16zInstitut Polytechnique de Paris / Télécom Paris - écolesEthereum - blockchainTempo (blockchain de Stripe)Corée du Nord et hacks crypto - vague d'attaques DeFiApollo (asset manager, ~1 trilliard $ AUM)BlackRock / Fidelity (trilliards $ AUM)MICA (réglementation européenne crypto-actifs)"Software is eating the world" - essai AndreessenOpenClaw / Hermès - surcouches agents IAGranola - outil d'enregistrement de réunionsFabl 5 : le nouveau modèle d'AnthropicLes articles de Paul FrambotUn grand MERCI à nos sponsors : Squarespace : https://squarespace.com/doitQonto: https://qonto.com/r/2i7tk9 Brevo: brevo.com/doit eToro: https://bit.ly/3GTSh0k Payfit: payfit.com Club Med : clubmed.frCuure : https://cuure.com/product-onely (code DOIT)Vous pouvez retrouver la liste de tout le matériel utilisé pour enregistrer nos épisodes sur cette page.Vous souhaitez sponsoriser Génération Do It Yourself ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Rothen s'enflamme
    LE PROCES - LES AVOCATS : Selon Jérôme et Éric, les Argentins ne sont pas si friables que cela et peut tout à fait être champions – 08/07

    Rothen s'enflamme

    Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 5:34


    Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.

    Reportage International
    «Ils veulent voler nos terres»: une nouvelle barrière israélienne isole les agriculteurs palestiniens en Cisjordanie

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 2:16


    Baptisée « Crimson Thread », ou « Fil pourpre » en français, elle sera composée d'une route militaire longue de 22 kilomètres, bordée d'une tranchée profonde de quatre mètres et d'un haut remblai de terre. Cette barrière va couper plusieurs centaines de familles d'agriculteurs palestiniens de leurs terres. C'est déjà le cas pour certaines d'entre elles, dans ce secteur considéré comme le « grenier de la Cisjordanie ». De notre correspondante, de retour de la vallée du Jourdain, Des champs d'oliviers et des serres agricoles s'étirent jusqu'au fleuve Jourdain. Dans la vallée, des bulldozers israéliens retournent la terre fertile. « Ils construisent soi-disant une simple route, mais c'est faux. Ils veulent voler nos terres », se confie Thar, un berger de 35 ans. Il décrit les travaux en cours : « Sur place, il y a certes une route, mais tout le long, il y a une tranchée profonde de quatre mètres et un remblai haut de deux mètres. Je ne veux plus y retourner, au risque de me faire arrêter ou attaquer. » « Ce projet, ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle barrière de séparation », dénonce-t-il. Inquiet, il observe son troupeau de 90 moutons. « Avec les travaux, ils m'ont coupé l'eau. On doit aller chercher de l'eau à deux kilomètres, de nuit, comme des voleurs. » Dans le village voisin d'Atouf, un agriculteur a, quant à lui, déjà perdu tout accès à ses terres : « J'ai perdu toutes mes cultures. Je ne peux plus aller récolter mes légumes. J'ai déjà perdu beaucoup d'argent, comme beaucoup d'autres agriculteurs. Avec cette construction, je n'ai tout simplement plus accès à rien. » À lire aussiCisjordanie occupée: une barrière israélienne menace les terres agricoles de la vallée du Jourdain « Tous ont perdu leur emploi » Doorghan pose une main sur l'épaule de son fils, qui l'écoute attentivement : « Sur mon exploitation, j'emploie quotidiennement une trentaine de salariés pour travailler la terre. Tous ont perdu leur emploi, faute d'accès aux champs. Cela représente trente familles de sept ou huit personnes chacune. L'agriculture est ici la première source de revenus. » Sur le tracé de la route militaire, toutes les infrastructures – granges, silos et entrepôts – seront également détruites. Abdallah Basharat, gouverneur des localités d'Atouf et de Ras Al Ahmar, explique : « Environ 300 familles sont concernées par des ordres d'expulsion ou de démolition de leurs infrastructures. Je me suis rendu devant la Cour de justice pour réclamer l'arrêt du projet, mais l'armée poursuit sa construction. » L'armée israélienne assure, de son côté, agir dans le respect de la loi. Elle évoque des impératifs de sécurité pour justifier la construction de cette nouvelle barrière. À lire aussiCisjordanie occupée: Israël construit une base militaire en zone A, une première depuis les accords d'Oslo

    La Chaîne Guitare - Amplificateur de Passion
    Fretboard Summit, Chicago Me Voilà !

    La Chaîne Guitare - Amplificateur de Passion

    Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 9:26


    Cela faisait des années que je voulais aller couvrir le Fretboard Summit (fretboardsummit.org) à Chicago. C'est un événement guitare créé par Jason Verlinde, rédacteur en chef du Fretboard Journal (fretboardjournal.com). On y trouve des concerts, des conférences, des débats et bien sûr un salon des luthiers. Eh bien 2026 sera l'année où ce projet se L'article Fretboard Summit, Chicago Me Voilà ! est apparu en premier sur La Chaîne Guitare.

    Monde Numérique - Jérôme Colombain

    Chez Ramp, l'intelligence artificielle est pensée comme un co-équipier intégré aux processus métiers, capable de transformer en profondeur le travail des entreprises. Entre agents, automatisation et nouveaux systèmes d'exploitation du travail, l'IA devient une infrastructure centrale.

    Géopolitique
    Plaidoyer pour un journalisme de terrain

    Géopolitique

    Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 3:44


    durée : 00:03:44 - Géopolitique - par : Anne Soetemondt - Les auditeurs l'ont entendu, une équipe de Radio France a obtenu l'autorisation d'entrer sur le sol iranien. Enfin. Cela fait des mois que nous essayons. Et c'est une bonne nouvelle pour l'information. - invités : Anne Soetemondt Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

    TheBBoost : Le podcast qui booste les entrepreneurs
    377. Comment rester authentique à l'ère de l'IA, des haters et du marketing ?

    TheBBoost : Le podcast qui booste les entrepreneurs

    Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 39:23


    On entend partout qu'il faut rester authentique sur les réseaux sociaux. Mais vous croyez vraiment qu'on peut être authentique en ligne ? (j'ai un avis bien tranché sur le sujet).Pour moi, la question n'est pas "comment faire pour être plus authentique ?” mais plutôt “quelle version je veux incarner publiquement ?”. Dans cet épisode, je vous partage ma vision de l'authenticité et les 4 questions à vous poser pour définir comment quelle facette de votre authenticité peut servir votre business.✨ Au programme :02:41 - Confondre visibilité et danger10:41 - Faire la paix avec la critique15:09 - Le “nice girl syndrom”16:23 - Les 3 catégories de critiques23:33 - Pourquoi je n'aime pas le mot authenticité ?33:47 - Le plan d'action : comment définir qui vous voulez incarner publiquement ?✨ Épisodes recommandés :375. Le yapping : cette tendance qui fait décoller votre contenu

    InterNational
    Plaidoyer pour un journalisme de terrain

    InterNational

    Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 3:44


    durée : 00:03:44 - InterNational - par : Anne Soetemondt - Les auditeurs l'ont entendu, une équipe de Radio France a obtenu l'autorisation d'entrer sur le sol iranien. Enfin. Cela fait des mois que nous essayons. Et c'est une bonne nouvelle pour l'information. - invités : Anne Soetemondt Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

    Invité Afrique
    Corruption en RDC: «Faute de sanctions, ces pratiques sont encouragées», dénonce le collectif CNPAV

    Invité Afrique

    Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 5:11


    Un collectif d'organisations de la société civile congolaise et internationale, regroupées sous l'appellation « Le Congo n'est pas à vendre » (CNPAV) et engagées dans la lutte contre la corruption, a dénoncé dans un rapport publié le 29 juin « les disparités des rémunérations entre agents publics », sources, selon ce mouvement, des « inégalités et des injustices sociales en République démocratique du Congo ». RFI : Vous documentez dans votre rapport des dépassements allant jusqu'à 659% sur certaines lignes de dépenses sur l'année 2024 sur laquelle vous avez travaillé. Comment cela est-il possible ? Jean Keba : Cela est dû au manque de respect ou à la violation de la loi des finances, puisque dans la loi des finances, les dépenses sont plafonnées avec des crédits attribués à chaque institution, ministère ou service, et les dépenses sont engagées, avec l'autorisation d'abord du ministère du Budget qui doit vérifier la conformité de la dépense, et enfin par le ministère des Finances sur autorisation du ministère du Budget. Et ce qui se fait, c'est qu'apparemment, la dépense n'est pas respectée ou il y a une légèreté ou négligence dans l'exigence donnée par la loi des finances puisque les dépenses dans le budget des dépenses sont plafonnées à 100 %. Mais nous avons remarqué qu'il y a des rubriques comme les dépenses de fonctionnement, les fonds spéciaux d'intervention ou de recherche, même la masse de rémunération où il y a toujours le dépassement. Je crois que la responsabilité incombe premièrement, d'abord aux deux ministres du Budget et des Finances et aussi aux gestionnaires de crédits, parce qu'ils connaissent bien le plafond qui est autorisé. Et, si on va jusqu'à dépasser, c'est qu'il y a eu négligence ou la volonté de mal gérer. Pour un auditeur qui ne connaît pas le circuit budgétaire congolais, je me permets d'insister. Pouvez-vous décrire concrètement comment un dépassement de 200 ou 600% devient possible sans sanction ? Cela devient possible parce qu'il y a l'impunité. Sur presque toutes les années, les organisations qui travaillent sur la gouvernance budgétaire relèvent les frais de dépassement et interpellent les services de contrôle qui devaient le constater pour appliquer les sanctions. Mais malheureusement, faute de sanctions, ces pratiques sont encouragées et continuent à se faire. Vos enquêtes, Maître Jean Kéba, vous ont-elles permis de savoir ce que gagne par mois le président de la République, par exemple, le président de l'Assemblée nationale ou le Premier ministre ? Le rapport est parvenu, a constaté qu'il y a le manque de transparence non seulement dans la détermination, dans le calcul de répartition de la masse, de la rémunération, mais il y a aussi un manque de transparence dans la non-publication des salaires de certains personnages de l'État et principalement le personnel politique. Le salaire du président de la République n'est pas connu, de la Première ministre, et même des députés, des ministres. Il n'y a aucun document accessible au public qui renseigne sur la rémunération ou le salaire qui est accordé à chacun dans cette catégorie des agents publics. Quelles recommandations faites-vous pour essayer de stopper ce que vous qualifiez d'hémorragie financière ? Il faut que le pays se dote d'un cadre légal d'harmonisation des rémunérations de tous les agents publics de l'État, de manière à pouvoir assurer une redistribution équitable de la masse des rémunérations qui est donnée. Et on doit harmoniser l'ensemble des salaires et tous les éléments de rémunération pour plus d'équité. Nous recommandons aussi la réduction du temps de vie institutionnel qui consomme suffisamment d'argent. Et là, nous demandons à ce que les dépenses de fonctionnement, par exemple, soient plafonnées de 10 à 15% puisque ce sont des dépenses qui sont gonflées. Quand vous arrivez dans l'administration, il y a beaucoup de services qui manquent pratiquement de tout. Tu arrives à la police, c'est toi le justiciable ou le citoyen plaignant qui doit chercher les papiers pour les OPJ parce qu'ils manquent de fournitures alors que les frais de fonctionnement sont débloqués chaque année. On doit encadrer les fonds spéciaux et qu'on définisse quelle est leur destination de manière à ce qu'ils puissent être justifiés et tracés. Alors, ce sont des recommandations qui ne sont pas forcément nouvelles. On a souvent entendu diverses institutions congolaises aller dans le même sens, mais qu'est-ce qui, structurellement, bloque leur mise en application ou du moins leur mise en place ? Vous avez raison de dire que ce sont des recommandations qui ne sont pas formulées pour la première fois, car ces pratiques datent d'il y a plusieurs années. Elles sont ancrées dans la culture de certains gestionnaires. Vous avez des gens, des fonctionnaires qui peuvent se retrouver dans dix ou quinze commissions non permanentes et qui ont des primes qui peuvent atteindre jusqu'à 40 à 50 000 dollars le mois, alors qu'au même moment, il y a des fonctionnaires dans certains coins perdus du pays qui ne peuvent même pas atteindre 100 dollars. Je crois que tous ceux qui profitent de cette situation ne peuvent pas vouloir que ces recommandations soient appliquées. Il faut un engagement ferme et une volonté politique au sommet de l'État et au niveau des ministères clés qui gèrent, qui interviennent dans la gestion des ressources publiques pour que l'on puisse arriver à un changement.   À lire aussiRDC: un rapport dénonce le train de vie des élites politiques

    Le sept neuf
    Plaidoyer pour un journalisme de terrain

    Le sept neuf

    Play Episode Listen Later Jul 6, 2026 3:44


    durée : 00:03:44 - Le 6/9 de l'été - par : Anne Soetemondt - Les auditeurs l'ont entendu, une équipe de Radio France a obtenu l'autorisation d'entrer sur le sol iranien. Enfin. Cela fait des mois que nous essayons. Et c'est une bonne nouvelle pour l'information. - invités : Anne Soetemondt Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

    Le Nouvel Esprit Public
    Changement d'époque en Allemagne / Pourquoi la guerre ne paie plus ?

    Le Nouvel Esprit Public

    Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 61:53


    Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 2 juillet 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LA ZEITENWENDEEn février 2022, après l'attaque russe en Ukraine, le chancelier social- démocrate de l'époque, Olaf Scholz, déclarait devant le Bundestag que « février 2022 marquait un changement d'époque (Zeitenwende) dans l'histoire de notre continent ». Quelques mois plus tard, les députés adoptaient la création d'un fonds spécial de 100 milliards d'euros pour moderniser la Bundeswehr. Cette dynamique s'est poursuivie et même accentuée avec l'arrivée au pouvoir du chrétien démocrate Friedrich Merz. En mars 2025, il a fait voter par le Bundestag l'exemption des dépenses sécuritaires du sacro-saint frein à la dette, puis, en décembre, une loi sur la modernisation du service militaire. Trente-cinq ans après la réunification, le réarmement pourrait faire du pays une puissance d'équilibre dans un espace européen sous haute tension, affirme le géographe Boris Grésillon, dans une tribune au « Monde ».Si jusqu'à présent l'armée allemande s'en remettait aux recommandations de l'OTAN, le ministre de la Défense allemand, Boris Pistorius a présenté, le 22 avril dernier, un budget en hausse constante, qui s'élève à plus de 108 milliards en 2026, et, pour la Bundeswehr qui compte actuellement 185.000 soldats d'active, un plan en trois étapes, D'abord, un renforcement des effectifs « rapide et de grande envergure » jusqu'en 2029, notamment grâce à un nouveau service militaire « attractif et porteur de sens ». Puis une deuxième phase jusqu'en 2035, marquée par une augmentation « significative » des capacités dans tous les domaines (terrestre, aérien, maritime, cyber, espace), à l'issue de laquelle, assurent les autorités, « l'objectif de 460.000 soldats prêts au combat sera atteint, avec 260.000 militaires d'active et 200.000 réservistes ». Enfin, à l'horizon 2039 et au-delà, une projection vers une « Bundeswehr du futur », dans laquelle seront intégrées les « innovations militaires de demain ». Cette « conception générale de la défense militaire » traduit en actes la prise de conscience du changement d'époque née de l'attaque de l'Ukraine et concrétise la renonciation au pacifisme consubstantiel, depuis 1949, à la démocratie allemande. La Russie y est qualifiée de menace la plus importante et la plus immédiate pour la sécurité allemande, européenne et transatlantique ; elle prend acte du pivot américain vers l'Indopacifique et de la nécessaire montée en puissance des Européens au sein de l'Alliance atlantique ; elle tire les enseignements des transformations de la guerre constatées en Ukraine, au Proche et au Moyen-Orient.Zeitenwende, donc, d'abord militaire, puis budgétaire et maintenant social avec le soutien du gouvernement allemand aux travaux d'une commission prônant une hausse progressive de l'âge légal de départ en retraite au-delà des 67 ans, indexée sur l'espérance de vie, dans un pays confronté au vieillissement démographique.POURQUOI LA GUERRE NE PAIE PLUS ?La signature par le président américain le 17 juin au château de Versailles du protocole d'accord avec l'Iran soulage le commerce mondial, mais met à mal la puissance américaine. Pour la deuxième fois Donald Trump, de guerre lasse, décide d'arrêter les frais face à un adversaire déterminé. La première, c'était en février 2020, lorsque l'accord de Doha avec les Talibans acta le retrait des États-Unis d'Afghanistan. Un accord finalement mis en œuvre à l'été 2021 par l'administration Biden, dans un contexte de débâcle mémorable. Si on voit mal ce que l'Amérique gagne, en revanche les bénéfices de l'accord de Versailles pour Téhéran sont clairs : levée temporaire des sanctions sur l'exportation du pétrole, puis dégel de certains avoirs iraniens à hauteur de dizaines de milliards de dollars. À terme la perspective d'un « fonds de reconstruction et de développement »doté de 300 milliards, de l'argent dont on ne sait pas trop d'où il viendrait. À l'heure du mondial de football, le géopolitologue Dominique Moïsi résume l'épisode guerrier de près de 110 jours auquel les présidents américain et iranien ont mis fin (provisoirement ou non) en signant le mémorandum qui suspend les hostilités pour au moins soixante jours : « Téhéran 1, Washington 0 ».Dans un conflit asymétrique, le fort perd en ne gagnant pas tandis que le faible gagne en ne perdant pas. La République d'Iran sort donc vainqueur, les États-Unis et Israël perdants. De même, la Russie de Vladimir Poutine se trouve dans une impasse stratégique et éprouve les limites de la force militaire quand elle est mal employée. En Ukraine, les forces russes ont perdu du terrain en mai, pour le deuxième mois de suite, d'après les analyses de l'Institute for the Study of War, un groupe de réflexion américain. Même les zélateurs du régime reconnaissent qu'il est peu probable que Moscou parvienne à percer les lignes. Vladimir Poutine a dû admettre, le 28 juin, de réels problèmes, comme la pénurie de carburant. On estime que deux tiers des Russes sont désormais favorables à des négociations de paix.La guerre d'Iran et celle d'Ukraine témoignent des défis rencontrés par l'assaillant en ce XXIe siècle, à l'heure des drones et du combat asymétrique ultraconnecté. Malgré une supériorité aérienne et une puissance de feu sans rivale, États-Unis et Russie peinent à faire capituler l'adversaire. Ces enseignements sont scrutés à Taipei comme à Pékin. La Chine pourrait en déduire que décidément, l'aventurisme militaire ne paie pas face à un adversaire déterminé qui joue à domicile... Cela pourrait l'encourager à poursuivre sa patiente stratégie de « strangulation » de l'île démocratique plutôt que de lancer une invasion militaire risquée.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.