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On parle beaucoup du pétrole, des métaux ou de l'eau. Mais une autre ressource est aujourd'hui exploitée à une échelle gigantesque : le sable. Il s'agit même de l'une des matières les plus utilisées au monde, juste derrière l'eau. Béton, verre, routes, bâtiments, composants électroniques : il est partout. Et son extraction dépasse désormais largement la capacité des rivières à le renouveler naturellement.Une vaste étude publiée dans Reviews of Geophysics a analysé 411 travaux scientifiques menés depuis 1974. Elle montre que, dans de nombreuses régions, le prélèvement de sable provoque de profonds déséquilibres. Le Vietnam en offre un exemple spectaculaire. Dans le Mékong, les extractions seraient environ 11,8 fois supérieures au renouvellement naturel des sédiments, estimé à 6,18 mégatonnes par an. Entre 2015 et 2022, environ 366 millions de mètres cubes de sable ont été retirés. Résultat : le fond du fleuve s'est abaissé en moyenne de près d'un demi-mètre. Cela peut sembler faible, mais les conséquences sont considérables. L'érosion fragilise les berges, modifie les écoulements et favorise la remontée de l'eau salée vers l'intérieur des terres. Dans la partie vietnamienne du delta du Mékong, plus de 1 800 maisons se sont effondrées entre 2018 et 2020 à cause de l'érosion. Au rythme actuel, les chercheurs estiment que le sable exploitable pourrait même disparaître localement d'ici 2035.Le problème dépasse largement le Vietnam. Le lac Poyang, en Chine, ainsi que plusieurs rivières indiennes ont connu des transformations comparables, parfois visibles depuis l'espace. Pourquoi le sable des rivières est-il si recherché ? Parce que ses grains s'emboîtent bien, offrent une friction adaptée à la construction et ne sont généralement pas salés. Le sable du désert, trop lisse et instable, convient moins bien, tandis que le sable marin contient du sel. Pour les chercheurs, la solution passe donc par un meilleur contrôle des volumes extraits. Ils recommandent de définir des quotas selon la capacité naturelle de renouvellement des cours d'eau, de renforcer la lutte contre l'exploitation illégale et d'imposer des périodes ou des zones d'extraction limitées. Car derrière chaque tonne de béton se cache aussi une ressource naturelle qui, contrairement aux apparences, n'est pas inépuisable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
POUR SUIVRE LA PREMIERE FORMATION DE LA MATRESCENCE : CLIQUEZ ICI "LE TEMPS, VOTRE MEILLEUR POTE"Je suis devenue mère en 2017 et si j'ai vécu un choc identitaire qui s'appelle La Matrescence, je n'avais pas anticipé que mon rapport au temps changerait du tout au tout. J'avais la naïveté incroyable de croire que ma vie n'allait pas évoluer et surtout que ma liberté de choisir mon emploi du temps m'appartiendrait.AHAHAHA Je réalise à quel point je n'ai pas réfléchi aux conséquences d'avoir un enfant. Surement comme vous, j'ai dû apprendre à envisager mon rapport au temps différemment.Après l'arrivée de ma 3e fille, en 2022, j'ai vraiment plongé la tête la première dans ma relation au temps.Parce que je me suis prise un mur!3 enfants aussi rapprochés, pour moi c'était un très (trop) gros défi.J'étais arrivée un peu à bout de ce que je pouvais donner.Et pourtant j'avais pris 6 mois de congé maternité pour ma dernière. Mais à la reprise j'étais complètement désorganisée.Et puis, je me suis très rapidement retrouvée mère célibataire de 3 enfants à quasi temps complet et c'était devenu invivable, parce que je n'avais rien mis en place en amont pour me sécuriser, j'étais paniquée et dépassée.
Rediffusion - Mon “infin” alias Yves Junior, est depuis quelques mois dans son fameux “terrible two”. Même si je sais que ce passage aux 2 ans est une étape nécessaire pour son autonomie et son indépendance, franchement, je me sens parfois totalement démunie. Vivre ce rejet c'est usant, fatiguant. Cela a ravivé en moi, des blessures du passé et remis en perspective ma vision de l'éducation. Dans cet épisode solo que j'ai enregistré en live sur Twitch, je me livre comme toujours sans filtre, ni censure.Si vous souhaitez prendre la parole dans Le PodKatz, n'hésitez pas à m'écrire à juliette@lepodkatz.com en me racontant votre histoire, sans oublier votre numéro de téléphone ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Parler fait partie de notre quotidien, souvent sans même que l'on s'en rende compte. Que ce soit avec nos proches, nos amis, nos collègues ou même des inconnus, les échanges font naturellement partie de notre vie. Mais aujourd'hui, nos habitudes évoluent. Avec les réseaux sociaux, les messages et les écrans, il nous arrive parfois de passer plusieurs heures, voire plusieurs jours, sans parler. Cela peut sembler anodin, mais cette diminution des échanges pourrait avoir des conséquences sur notre cerveau. Parlons-nous vraiment moins qu'avant ? Le fait de moins parler a-t-il un impact sur le fonctionnement de notre cerveau ? Parler est-il réellement bénéfique pour notre santé mentale ? Pour en savoir plus, écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : Comment prendre la parole en public sans stresser ? Les plantes communiquent-elles vraiment entre elles ? Qu'est-ce qu'un transfert entre un patient et son psy ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans cet épisode rediffusé de la série INNOVATEURS, consacrée à celles et ceux qui font l'innovation, nous vous proposons de réécouter notre rencontre avec Jean-Louis Constanza, cofondateur de Wandercraft, l'une des startups françaises les plus avancées dans le domaine de la robotique humanoïde.Parti d'un projet profondément personnel — aider son fils à remarcher — Jean‑Louis Constanza raconte comment Wandercraft est devenu un acteur majeur des exosquelettes médicaux avant de se lancer dans les robots humanoïdes industriels. Il revient sur la naissance de Calvin, le robot développé avec Renault, capable de porter des charges lourdes dans les usines, et explique pourquoi la robotique représente selon lui un enjeu stratégique majeur pour l'Europe. Il partage également sa vision de l'innovation, son regard sur l'intelligence artificielle, les bouleversements à venir sur l'emploi et les raisons pour lesquelles il estime que les robots humanoïdes vont transformer profondément notre économie et notre société.
Aussi craint qu'idéalisé à leur époque, le couple Bonnie & Clyde continue de fasciner la pop culture aujourd'hui, jusqu'à être érigé au rang de mythe. Mais que cache vraiment cette histoire d'amour sans foi ni loi ? Comment Bonnie est-elle tombée amoureuse d'un jeune homme si dangereux ? Nous allons vous raconter l'envers du décor du couple de meurtriers le plus célèbre. "Je suis Bonnie Parker. Enchantée." Janvier 1930, autour de 18h, dans une petite maison du fin fond du Texas, appartenant à une certaine Clarence Clay. Dehors, il pleut. À l'intérieur, Bonnie Parker prend le thé avec son amie Clarence. Cela fait longtemps qu'elles ne se sont pas vues. Et puis, bientôt, un ami de Clarence va débarquer. Un podcast Bababam Originals Écriture : Anaïs Koopman Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
"C'est très étrange à dire mais, dans ce drame, des choses très belles sont arrivées. Cela m'a permis de me rendre compte de la chance que j'avais d'être en vie, d'avoir eu un fils avec Jocelyn, d'avoir la foi…" Visage mythique du cinéma français, Alice Taglioni n'est pourtant pas venue au micro des Lueurs parler de ses rôles-phares au cinéma mais de ceux, plus cachés, qu'elle a endossés malgré elle au cours de sa vie. Celui de la jeune pianiste passionnée qui, après 15 ans de travail acharné, voit sa carrière se briser à cause de la phrase assassine du jury, à la fin d'une audition. Puis plus tard lorsqu'elle voit son compagnon mourir devant ses yeux dans un accident de voiture, alors qu'elle porte leur enfant de 8 mois dans ses bras. Avec elle, on parle des grandes épreuves de notre vie, celles qui tracent un peu malgré nous un chemin escarpé au lieu d'une ligne droite et confortable. Et puis on parle de foi, la sienne, chevillée au corps, qui lui a permis de tout traverser sans jamais perdre la confiance. ✨ Belle écoute !
Au Vietnam, près de 70 000 tonnes de déchets ménagers sont produites chaque jour, un volume appelé à augmenter dans un pays en pleine croissance. Alors que le tri à la source reste peu développé, une grande partie de ces déchets est enfouie ou incinérée. Dans cet écosystème, les « đồng nát », les récupérateurs de matériaux autonomes, jouent un rôle essentiel. Le secteur informel collecte plus de 30% des plastiques recyclables du pays. Indispensables au système, ces travailleurs exercent pourtant le plus souvent sans contrat ni véritable protection sociale. De notre correspondant à Hanoï À moto, à vélo ou à pied, les collecteurs s'activent pour racheter aux habitants ou récupérer dans les poubelles le plastique, le carton et la ferraille. Masque intégral sur le visage, gants remontés sur les manches de sa chemise à motifs fleuris, Phuong, 40 ans, tire une benne montée sur deux roues. Originaire d'une zone rurale, elle travaille à son compte depuis 20 ans. « Je travaille entre huit et dix heures par jour. Je collecte des objets et des matériaux usagés afin qu'ils soient recyclés, puis je les revends à des dépôts qui les achètent au poids. Je gagne environ sept à huit millions de dôngs par mois [250 euros] », déclare-t-elle. Faute de pension ou de revenus suffisants, de nombreuses personnes âgées participent aussi à ce système de collecte informel. Huyên, 78 ans, arpente les rues du centre-ville, le dos scié par deux sacs débordant de plastique et de métaux en tout genre. « Cela me permet de gagner quelques sous, même si ce n'est vraiment pas grand-chose. Et cela rend l'environnement plus propre. En me voyant ramasser ainsi, les gens peuvent penser que je suis pauvre ou que je souffre de la faim, mais en réalité, ce n'est pas le cas », affirme Huyên. La grand-mère rejoint un hangar d'où elle revend son plastique entre 3 000 et 4 000 dôngs le kilo, une dizaine de centimes. De ces dépôts, tenus par des particuliers, les matériaux repartent en camion vers des villages spécialisés. À Xà Cầu, à une heure de Hanoï, le plastique est trié, lavé et broyé avant d'être vendu à des entreprises de recyclage. Des montagnes de déchets s'élèvent jusqu'aux toits. Chi supervise l'un des hangars. Des travailleurs précaires sans protection sociale « Nous trions les différentes catégories de plastique. Nous effectuons seulement un pré-traitement, pas le recyclage. Nous les lavons, les broyons pour qu'ils prennent moins de place, puis nous les classons. Après cela, nous les vendons au poids à des entreprises », raconte Chi. La sexagénaire travaille sans masque alors qu'une odeur de produits ménagers se mêle à celle du crottin. Ces travailleurs exercent souvent sans contrat et avec une protection sociale limitée. En face, une mère de famille travaille avec son jeune fils, en vacances scolaires. « Ici, on trie les différentes sortes de plastiques. Par exemple, ces bouteilles de Coca-Cola sont mises à part. Ensuite, on les sépare : le plastique souple, le plastique rigide, le plastique cassant. Il y a toutes sortes de catégories », explique-t-elle. Ces dernières années, les autorités ont affiché leur volonté d'intégrer progressivement ces travailleurs à un système mieux encadré. D'ici au début de 2027, 5 500 travailleurs informels du nord du pays devraient recevoir des formations et des équipements de protection. Le projet doit permettre de collecter et de traiter plus proprement 20 000 tonnes de déchets plastiques. À lire aussiVietnam: Hanoï se rêve en capitale mondiale avec sa «nouvelle ère» d'urbanisation
durée : 00:15:06 - Les journaux de France Culture - Il y a cinq ans, le 15 août 2021, les talibans reprenaient le pouvoir en Afghanistan. Cela fait cinq ans que les Afghans, et notamment les femmes, voient leurs droits se restreindre de plus en plus. - équipe : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le PSG serait-il encore plus fort avec Maghnes Akliouche, Ferran Torres, Mika Godts et Lucas Digne, ou la perte de Bradley Barcola et Gonçalo Ramos provoquerait-elle au contraire un véritable glow down de l'effectif parisien ? C'est toute la question de ce nouveau mercato du PSG : accumuler de nouveaux profils ne signifie pas automatiquement améliorer une équipe déjà très forte. Dans cette vidéo, on analyse le scénario d'un PSG profondément remodelé avec Akliouche, Ferran Torres, Mika Godts et Digne parmi les nouveaux visages évoqués, mais aussi avec deux départs potentiellement très importants : Bradley Barcola et Gonçalo Ramos. L'objectif n'est donc pas simplement de compter les arrivées et les départs, mais de comprendre ce que Paris gagnerait et ce qu'il pourrait perdre sur le terrain. Maghnes Akliouche représente notamment un profil extrêmement intéressant pour une équipe qui veut créer entre les lignes, combiner dans les petits espaces et disposer d'un joueur capable d'évoluer dans plusieurs zones offensives. Dans un collectif basé sur la mobilité, la technique et les permutations, son intégration pourrait offrir énormément de possibilités. Mais recruter un joueur talentueux ne répond pas forcément à la même problématique que conserver un ailier capable de faire constamment la différence dans la profondeur. C'est précisément là que le cas Bradley Barcola devient central. Si Paris perd Barcola, la question n'est pas seulement de savoir qui récupère sa place dans le onze. Il faut se demander qui remplace sa vitesse, ses appels, son explosivité et sa capacité à étirer une défense. Akliouche, Ferran Torres et Mika Godts peuvent apporter d'autres qualités, mais sont-ils réellement des remplaçants poste pour poste ? Ou le PSG changerait-il complètement de manière d'attaquer ? Ferran Torres serait également un profil particulièrement intéressant dans cette réflexion. Sa polyvalence permettrait théoriquement de l'utiliser sur un côté, près de l'attaquant ou directement dans l'axe selon l'organisation choisie. Cela pourrait donner davantage de solutions offensives et permettre plus de rotations. Mais là encore, tout dépendrait du prix, du rôle prévu et surtout de la complémentarité avec les autres attaquants. Mika Godts représente une logique différente : celle d'un joueur offensif capable d'apporter percussion, jeunesse et potentiel. Son arrivée renforcerait la profondeur de l'effectif, mais la question serait de savoir s'il peut immédiatement compenser la perte d'un titulaire majeur ou s'il faut voir ce type de recrutement comme un investissement pour plusieurs saisons. Le dossier Gonçalo Ramos est tout aussi important. Un départ du Portugais réduirait potentiellement les options de véritable numéro 9. Paris pourrait alors privilégier un système beaucoup plus mobile, avec plusieurs joueurs capables d'occuper la surface sans avant-centre fixe. Cela peut rendre une équipe imprévisible, mais également créer un manque contre les blocs bas lorsque le PSG doit attaquer une surface très dense. Lucas Digne apporterait, lui, une autre dimension à la réflexion : expérience, qualité technique sur le côté gauche et possibilités supplémentaires dans la rotation défensive. Mais son éventuelle arrivée doit être jugée dans l'équilibre global de l'effectif, pas simplement sur son nom. Alors, PSG encore plus fort ou PSG moins impressionnant ? Akliouche + Ferran Torres + Mika Godts + Digne peuvent-ils réellement faire oublier Barcola et Ramos ? Paris gagnerait-il en technique et en variété tout en perdant en explosivité et en présence dans la surface ? Et surtout, à quoi ressemblerait le meilleur onze du PSG après un tel mercato ? On construit l'effectif, le onze potentiel et les différentes associations offensives pour déterminer si ce nouveau PSG serait réellement supérieur… ou si le mercato pourrait finalement ressembler à un spectaculaire glow down. Et vous, vous signez ce nouveau PSG ou vous gardez Barcola et Gonçalo Ramos ? Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
durée : 00:15:06 - Journal de 12h30 - Il y a cinq ans, le 15 août 2021, les talibans reprenaient le pouvoir en Afghanistan. Cela fait cinq ans que les Afghans, et notamment les femmes, voient leurs droits se restreindre de plus en plus. - équipe : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au Québec, province francophone du Canada, ils sont plus de 160 000 aujourd'hui à pouvoir retracer leurs origines jusqu'aux Caraïbes et à la République d'Haïti. L'immigration haïtienne au Québec est ancienne. Entretien avec Samuel Pierre, professeur titulaire à Polytechnique Montréal, auteur du livre Ces Québécois venus d'Haïti. RFI : À quand remontent les premiers mouvements d'Haïtiens en direction du Québec ? Samuel Pierre :Tout a commencé vers les années 1930, quelques Haïtiens venaient au Québec pour faire des études avec dans l'esprit de se former et ensuite de retourner au pays, mettre leurs compétences au service du pays. Et puis à partir de 1957, avec l'arrivée au pouvoir de François Duvalier, le président dictateur, de plus en plus d'intellectuels, se sentant menacés, ont choisi de se rendre au Québec et ailleurs. Ils espéraient revenir une fois la tempête passée mais ce ne fut pas le cas puisque la dictature a duré jusqu'en 1985. Entre-temps, il s'est constitué une diaspora haïtienne qui a été alimentée par vagues successives au fur et à mesure que la répression a sévi au pays. Ces Haïtiens ont investi et se sont investis au Québec. Est-ce que ces différentes vagues d'immigration correspondent à différents profils sociologiques professionnels ? Cette deuxième vague d'immigration qui a fui les Duvalier était essentiellement constituée d'intellectuels : des médecins, des ingénieurs, des infirmières, des avocats et beaucoup d'éducateurs. On a vu des promotions entières de personnes venant de l'École normale supérieure qui prenaient l'avion d'Haïti pour venir s'installer au Québec. C'était la période des indépendances et beaucoup ont aussi pris la direction de l'Afrique : dans ce qu'on appelait alors le Zaïre, au Sénégal, au Bénin, il y avait un peu partout des Haïtiens qui étaient partis pour prêter main-forte. Ensuite, à partir du début des années 1970, une nouvelle vague d'immigrés haïtiens est arrivée au Québec. Cette fois elle n'était pas seulement constituée d'intellectuels et de professionnels de haut niveau, mais d'un peu tout le monde. Les Haïtiens fuyaient la dictature mais ils partaient surtout pour des raisons économiques. Ensuite il y a eu une troisième vague au moment du tremblement de terre de 2010 et aujourd'hui, on voit arriver des personnes qui ne peuvent pas vivre en Haïti pour des raisons de sécurité, et ils sont de toutes les couches sociales. Qu'est-ce qui explique ces liens aussi forts entre Haïti et le Québec ? D'abord, nous sommes liés par la langue, le Québec étant une province francophone comme Haïti. Ensuite, la religion a joué un rôle en arrière-plan. Quand l'Église catholique a commencé à perdre pied au Québec dans les années 1960, de nombreux religieux, des prêtres, des sœurs et des frères se sont tournés vers Haïti pour renforcer le système éducatif. Cela a permis d'établir des liens entre Haïti et le Québec. Et puis avec le temps des liens d'amitié se sont établis entre les deux peuples. Vous expliquez aussi que les Haïtiens ont largement contribué à ce qu'on a appelé « la révolution tranquille », la transformation et la modernisation du Québec dans les années 1960. Oui, la Révolution tranquille a énormément bénéficié de la présence d'enseignants haïtiens à un moment où ils n'avaient pas les capacités humaines de former la population. En formant les personnes, en permettant qu'il y ait plus d'écoles qui se créent dans toutes les régions, les Haïtiens se sont retrouvés en première ligne de cette révolution. Cela a créé une force économique parce que les personnes devenaient plus formées, donc plus aptes à transformer l'économie québécoise. Nous avons fait exactement la même chose dans le domaine de la santé. Le Québec avait besoin de médecins, et ça prend du temps et de l'argent pour les former, or il y en avait tout formé qui sont venus d'Haïti et qui ont aidé à démarrer la machine. Cette intégration n'a pas été sans heurts. En 1982, il y a eu ce qu'on a appelé « l'affaire des taxis haïtiens » : sous prétexte d'améliorer la qualité du service, l'aéroport de Dorval à Montréal impose aux chauffeurs de taxis qui y exercent de s'acquitter d'un permis de 1 200 dollars canadiens par an. Résultat, alors que 90 % des chauffeurs de taxis étaient noirs (et pour beaucoup Haïtiens), ils ne sont plus que 3 % après cette mesure… D'abord, c'est une industrie où les Haïtiens étaient très présents. Nous sommes dans une société multiethnique, donc ça ne s'est pas fait sans tensions. Souvent avec les structures étatiques et d'autres fois avec la société en elle-même. Mais ils ont profité de cette situation malheureuse pour s'organiser en syndicats et en regroupements d'associations de chauffeurs de taxis pour faire face. Et dans la plupart des cas, ils ont eu gain de cause. Il y a eu des transformations positives dans ce secteur grâce à leur intervention. Et ça aussi, c'est une contribution à la société. Plus près de nous, la diaspora haïtienne a aussi joué un rôle clé pendant la pandémie de Covid-19… Oui, beaucoup d'Haïtiens qui étaient venus, quelquefois même illégalement au Canada et au Québec étaient en première ligne pour protéger, voire participer au traitement des personnes victimes de Covid au Québec. À un moment où des personnes mourraient dans la société, où tout le monde avait peur d'abord d'être en contact avec des personnes atteintes de Covid ces Haïtiens ont risqué leur vie pour leur communauté d'accueil. D'une certaine manière, ils ont été récompensés par le gouvernement du Québec en légalisant leur situation. Comment qualifieriez-vous la place de la communauté haïtienne dans la société et l'économie du Québec contemporain ? On les retrouve dans toutes les sphères d'activités économiques. Certains ont monté des petits commerces, d'autres des cabinets de médecins. Pour faire face aux difficultés d'accès au marché du travail, beaucoup ont créé leur propre entreprise. Mais ce n'est pas à sens unique. Il y a des personnes qui sont au Québec mais qui investissent aussi en Haïti dans l'éducation, la santé et le développement économique.
Le PSG accélère brutalement son mercato : Ferran Torres et Mika Godts se rapprochent désormais de Paris, avec deux opérations annoncées comme bouclées ou quasiment finalisées. Pour Ferran Torres, le FC Barcelone et Paris ont trouvé un accord autour de 50 millions d'euros et l'attaquant espagnol est attendu à Paris pour compléter les dernières étapes du transfert, notamment la visite médicale avant la signature. Cadena SER rapportait même ce vendredi qu'il était déjà en route vers la capitale française. Et Paris ne s'arrête pas là. Mika Godts est lui aussi tout proche de devenir un joueur du PSG. Un accord verbal entre le PSG et l'Ajax est rapporté autour de 55 millions d'euros pour l'ailier belge de 21 ans. Les documents devaient encore être échangés au moment des dernières informations, mais Fabrizio Romano a indiqué que Godts devait être le prochain à arriver après Ferran Torres. Autrement dit : en quelques heures, le mercato offensif du Paris Saint-Germain vient potentiellement de changer de dimension. Dans cette vidéo, on analyse ce que les arrivées de Ferran Torres et Mika Godts au PSG peuvent réellement apporter à Luis Enrique. Parce que les deux joueurs ne répondent pas exactement au même besoin et leur recrutement donne surtout énormément d'indices sur le nouveau visage de l'attaque parisienne. Ferran Torres apporte d'abord une polyvalence précieuse. L'Espagnol peut évoluer sur les deux côtés mais également dans l'axe, un profil qui correspond parfaitement à un système dans lequel les attaquants permutent énormément. Luis Enrique connaît particulièrement bien Ferran pour l'avoir entraîné avec l'Espagne, et le PSG cherchait justement à renforcer son attaque après le départ de Gonçalo Ramos. Le dossier Mika Godts est différent. Paris mise ici sur un ailier belge de 21 ans venant de l'Ajax et capable d'apporter percussion et création sur le côté gauche. Ajax l'a d'ailleurs nommé Talent of the Year après sa saison 2025-2026, ce qui illustre la progression rapide du joueur avant ce changement de dimension potentiel. Mais maintenant arrive LA grande question : que signifie ce double recrutement pour Bradley Barcola ? Ferran Torres peut occuper plusieurs positions offensives. Mika Godts évolue naturellement dans des zones très proches de celles de Barcola. Et avec les autres options déjà présentes dans l'effectif parisien, Luis Enrique va disposer d'une concurrence offensive considérable. Cela ne signifie pas automatiquement que Barcola va quitter le PSG. Mais les arrivées simultanées de Ferran et Godts rendent forcément la construction du secteur offensif beaucoup plus intéressante à analyser, alors que Liverpool est associé au Français dans les informations mercato du moment. Les négociations autour de Barcola restent toutefois un dossier distinct : il ne faut pas transformer un intérêt ou des discussions en transfert acté. Et sportivement, la question devient passionnante. Comment Luis Enrique va-t-il utiliser Ferran Torres ? Comme numéro 9 mobile ? Comme ailier ? Comme joueur capable de changer de position pendant le match ? Mika Godts peut-il immédiatement se battre pour une place de titulaire au PSG ou arrive-t-il d'abord comme un joueur de rotation à très fort potentiel ? Et surtout : le PSG est-il en train de construire une attaque encore plus forte que celle de la saison dernière ? Avec Ferran Torres, Mika Godts et les autres renforts de l'été, Paris ajoute encore davantage de technique, de mobilité et de profondeur à son effectif. Mais plus il y a de talent, plus Luis Enrique devra également gérer la concurrence, les temps de jeu et la complémentarité entre tous ces profils. Le mercato PSG vient donc de connaître une accélération spectaculaire. Ferran Torres est attendu à Paris après l'accord conclu avec Barcelone. Godts devrait suivre après l'accord verbal trouvé avec l'Ajax. L'officialisation complète par le PSG reste l'ultime étape à surveiller au moment où cette vidéo est préparée. Ferran Torres + Mika Godts : le PSG vient-il de réaliser un double coup énorme… ou ces deux arrivées annoncent-elles surtout un autre départ majeur dans l'attaque parisienne ? Et vous : avec ce nouveau PSG, qui doit être titulaire devant ? Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
L'épidémie d'Ebola continue de progresser rapidement en République démocratique du Congo, dépassant les capacités actuelles de riposte, alerte l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).Dans un entretien accordé à Eleuterio Guevane d'ONU Info, la Dre Anne Ancia, représentante par intérim de l'OMS en RDC, appelle à « augmenter très rapidement » les moyens de réponse, au moins « de deux à trois fois ».Cela passe notamment par davantage de surveillance, de transport des malades, de lits dans les centres de traitement et de capacités d'enterrement digne et sécurisé. L'OMS souhaite également rapprocher les soins des communautés, en installant des structures dans les villages les plus touchés.Mais sur le terrain, les habitants demandent une réponse qui dépasse Ebola. « Ebola n'est parfois pas leur première préoccupation », explique la Dre Ancia. Manque d'eau potable, insécurité alimentaire, paludisme, maladies diarrhéiques, faible couverture vaccinale et mortalité maternelle restent des causes majeures de décès.En Ituri, épicentre de l'épidémie, les populations réclament donc une approche « beaucoup plus holistique » de leurs besoins.Pour l'OMS, un renforcement rapide de la mobilisation internationale est essentiel pour contenir l'épidémie et éviter sa propagation vers les pays voisins, notamment le Soudan du Sud et la République centrafricaine.
L'Europe tient enfin son projet de constellation satellitaire souveraine. La Commission européenne vient de signer avec le consortium SpaceRISE un accord qui ouvre la voie au déploiement d'IRIS², présenté comme l'alternative européenne à Starlink. Mais le calendrier reste l'un de ses principaux handicaps : les premiers satellites ne devraient être lancés qu'en 2029, soit dix ans après les débuts de la constellation de SpaceX.Le programme a aussi pris de l'ampleur… et du poids financier. Selon Reuters, son coût atteint désormais 15,6 milliards d'euros, soit cinq milliards de plus que l'enveloppe annoncée en 2024. IRIS² comptera finalement 348 satellites : 330 en orbite basse, à quelques centaines ou milliers de kilomètres de la Terre, et 18 en orbite moyenne, plus éloignée. Cela représente 66 appareils supplémentaires par rapport au projet initial. Selon l'Agence spatiale européenne, cette augmentation doit accroître de 60 % les capacités de communication sécurisée destinées aux gouvernements européens, et de 54 % la couverture disponible à l'échelle mondiale.Les premiers services devraient commencer à être déployés progressivement à partir de 2029. L'accord règle également deux sujets qui bloquaient les négociations depuis plusieurs mois : la tarification visée et la part de financement apportée par le secteur privé. La Norvège et l'Islande participeront elles aussi au programme. La comparaison avec Starlink reste impressionnante. SpaceX exploite aujourd'hui environ 11 000 satellites actifs, revendique 12 millions d'abonnés et fournit déjà une connexion à plus de 1 400 avions commerciaux. Sa future génération Starlink V3 promettrait dix fois plus de capacité descendante que les satellites V2 Mini. SpaceX prépare aussi Starlink Mobile pour 2027, après avoir investi 19,6 milliards de dollars dans l'achat de fréquences radio à EchoStar.Mais IRIS² ne cherche pas réellement à copier Starlink. Sa priorité est stratégique : communications militaires, gestion des crises, aide humanitaire, surveillance des frontières et protection des infrastructures critiques. Les entreprises et particuliers vivant dans des zones mal couvertes pourront également en profiter, mais dans un second temps. L'enjeu européen n'est donc pas forcément de battre SpaceX en nombre de satellites ou d'abonnés. Il est surtout de disposer d'un réseau que l'Europe contrôle elle-même, pour ne plus dépendre d'un acteur privé américain lorsqu'une communication devient essentielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cela vous est peut-être déjà arrivé : vous ouvrez les yeux au milieu de la nuit, sans réussir à retrouver le sommeil, et un problème qui vous semblait pourtant sans importance se met soudain à prendre des proportions énormes. Vous vous retrouvez alors à tourner la situation dans tous les sens, à ruminer, parfois pendant des heures. Puis, quelques heures plus tard, une fois la journée commencée, vous réalisez que la situation était finalement bien moins grave que ce que vous imaginiez. C'est un phénomène assez fréquent : la nuit, les inquiétudes ont tendance à prendre plus de place et à sembler beaucoup plus difficiles à relativiser. Pourquoi notre esprit fonctionne-t-il ainsi une fois la nuit tombée ? Comment expliquer ces pensées qui prennent une ampleur démesurée ? Existe-t-il des solutions pour mieux les gérer ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : Quels sont les 5 remèdes naturels contre l'insomnie ? Comment régler sa dette de sommeil ? Pourquoi dormir moins de 6 heures par nuit équivaut à être ivre ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Au moment des grands départs en vacances, il nous est paru essentiel d'aborder la question des transports.À l'échelle individuelle mais aussi systémique, il s'agit de la première cause d'émission de gaz à effet de serre avec environ 28% des émissions. Un résident français parcourt en moyenne 7600 km par an, que ce soit pour le travail ou pour les loisirs et vacances. Dans ce contexte, le transport routier est largement dominant. Cela n'en fait toutefois pas le transport le plus émetteur, car si l'on rapporte les émissions au nombre de kilomètres parcourus, l'avion est bien en tête. En ce qui concerne l'alimentation, le transport a en revanche plutôt un impact limité : il ne représente que 17 à 19% des émissions de GES quand le mode de production représente 70% des émissions. Ces chiffres sont bien souvent en décalage avec l'imaginaire de beaucoup de personnes qui affirment que manger local serait plus important que manger bio. Pour comprendre au mieux la question de l'impact des transports et faire des choix en connaissance de cause, Fanny Giansetto a rencontré Alexis Chailloux, Responsable aérien et ferroviaire chez Réseau Action Climat, sur l'impact des transports sur l'environnement et les leviers pour le réduire. Ses recommandations de l'été : Le livre Les femmes aussi sont du voyage de Lucie Azéma, publié aux éditions Flammarion (2021) ;Le guide “41 Idées de voyages écologiques à travers l'Europe" de Greenpeace France.*** Pour nous soutenir : - Abonnez-vous à notre podcast ; - Donnez votre avis en mettant des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée ; - Parlez d'Écotable et de son podcast autour de vous ; - Allez manger dans nos restaurants vertueux et délicieux ! *** Écotable est une entreprise dont la mission est d'accompagner les acteurs du secteur de la restauration dans leur transition écologique. Elle propose aux restaurateurs une palette d'outils sur la plateforme www.ecotable.fr/proÉcotable possède également un label qui identifie les restaurants écoresponsables dans toute la France sur le site www.ecotable.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:14:28 - Les Matins de France Culture - Comment réparer, replanter nos forêts , dévastées par les incendies ? La question est plus que jamais d'actualité après les feux de cet été. Cela prendra du temps, et passera par des choix sur les essences, mais pas seulement. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Caroline Nogueras va vous raconter une affaire encore non élucidée à ce jour. En octobre 2005, quand Eric Boisseranc rentre chez lui à Chazay d'Azergue tout près de Lyon, il découvre sa fille Marine allongée derrière le canapé, morte de plusieurs coups de couteau… Dans le dernier épisode de cette saison, Caroline Nogueras reçoit Eric, le père de la victime, qui se bat toujours pour retrouver le meurtrier et faire justice à sa fille. Le sans-abri ou l'amoureux éconduit ? Octobre 2006. Cela fait un an que Marine a été tuée. Des agents de police lyonnais viennent de contrôler un sans-abri qui a un mandat de recherche sur le dos… ça peut les intéresser... Les gendarmes de la cellule d'enquête se précipitent au 3 rue du Père Chevrier, un centre pour SDF. Dans le casier du gars, ils trouvent : des vêtements de femme, un pantalon tâché de sang… et une sacoche du laboratoire Sanofi — le laboratoire pour lequel travaille Éric Boisseranc. Il n'y a pas l'ombre d'un doute : cette fois, nous tenons notre coupable ! Un podcast Bababam Originals Voix : Caroline Nogueras Ecriture : Tiphaine Pioger Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:14:28 - Journal de 8 h - Comment réparer, replanter nos forêts , dévastées par les incendies ? La question est plus que jamais d'actualité après les feux de cet été. Cela prendra du temps, et passera par des choix sur les essences, mais pas seulement. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:28 - Les journaux de France Culture - Comment réparer, replanter nos forêts , dévastées par les incendies ? La question est plus que jamais d'actualité après les feux de cet été. Cela prendra du temps, et passera par des choix sur les essences, mais pas seulement. - équipe : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En RDC, le gouvernement assure que les responsables politiques et militaires des FDLR ont donné leur accord au protocole de désarmement et de démobilisation annoncé fin juillet. Mais plusieurs questions restent ouvertes : le calendrier opérationnel n'est toujours pas validé, le nombre de combattants concernés reste inconnu et le sort de ceux qui refuseraient de rentrer au Rwanda doit encore être réglé. Kinshasa affirme avoir obtenu l'accord d'un pays africain pour accueillir certains d'entre eux, sans révéler lequel. Le ministre congolais de l'Intégration régionale, Floribert Anzuluni, est l'invité de RFI. RFI : Vous pilotez depuis plusieurs mois ce dossier sensible des FDLR. On va parler de votre protocole, celui que le gouvernement congolais a signé avec justement ces mouvements. Quelle est la principale nouveauté de ce protocole par rapport aux nombreuses autres initiatives précédentes sur FDLR ? Floribert Anzuluni : Ce protocole est un véritable tournant parce que dans ce protocole, à travers ce protocole, les FDLR s'engagent très clairement à participer à ce processus de désarmement, de démobilisation et de cantonnement par la sensibilisation. Cela implique donc un processus qui se fait de manière volontaire. Aujourd'hui, les leaders politiques et militaires des FDLR sont pleinement impliqués dans ce processus de démobilisation eux-mêmes. Donc, au-delà des combattants, c'est un premier élément. Deuxième élément important, c'est que ce protocole est signé dans un contexte complètement nouveau. Il est signé dans un contexte où la RDC a signé un accord de paix, le 4 décembre dernier (2025), sous la facilitation américaine du président américain avec le Rwanda. Mais sur le plan opérationnel, monsieur le ministre, ce protocole signé fin juillet porte la signature de Victor Byiringiro, qui est responsable politique de la branche FOKA. Le général Omega, commandant militaire de cette même branche, est présenté par les Nations Unies comme le chef suprême de l'ensemble des FDLR. A-t-il lui aussi signé ou adossé cette initiative ? Je peux vous assurer que dans tout ce processus de sensibilisation, que ce soit la branche politique ou militaire, les deux branches ont clairement donné leur accord pour pouvoir valider les principes qui se trouvent dans cet accord. Celui qui a signé est simplement celui qui est en tout cas officiellement habilité à représenter l'ensemble du mouvement dans ce genre de processus. À quelle échéance les opérations de démobilisation pourront-elles effectivement commencer ? Nous avons une proposition de plan d'opérationnalisation qui existe. Nous avons une proposition de chronogramme qui existe et nous avons une proposition de budget qui existe. C'est pour ça que je ne peux pas rentrer dans ces détails. Vous pouvez le comprendre. Aujourd'hui, la validation de tous ces éléments est en cours et je peux vous assurer que très prochainement, nous reviendrons avec les détails. Ce sera dans un mois, dans deux mois ... Nous arriverons beaucoup plus rapidement que ça. Il y a une urgence. Nous voulons, comme je vous l'ai dit, nous sommes déterminés à mettre un terme à cette question des FDLR qui, pour nous, nous l'avons toujours dit, est une instrumentalisation. Vous avez indiqué qu'un pays africain était prêt à accueillir les combattants qui refuseraient de rentrer au Rwanda. Quel est ce pays ? Là également, des discussions sont en cours. Un pays a effectivement donné son accord. Nous sommes en discussion continue et très prochainement – un peu de patience – nous allons prochainement officialiser le nom de ce pays. Mais le pays existe bel et bien. Et là aussi vous devriez noter l'alternative que nous avons trouvée au cas où le retour ne serait pas possible. Nous avons trouvé comme alternativ la relocalisation pour ne pas que cette question continue à être instrumentalisée. Donc ces FDLR qui vont être démobilisés. Ceux qui seront confortables pour un retour rentreront au Rwanda. Ceux qui ne le seront pas auront alors l'opportunité de pouvoir être relocalisés dans un ou plusieurs pays. Pour l'instant, je n'en dis pas plus. Mais comment avancer dans ce processus quand même les estimations du nombre de combattants FDLR varient fortement selon les sources, entre environ 3 000 et plus de 20 000 ? Quel chiffre votre gouvernement retient-il aujourd'hui pour planifier le cantonnement et la démobilisation ? Ce cadre que nous mettons en place va permettre à tous les combattants de pouvoir y participer. Maintenant qu'il y en ait... Aujourd'hui, nous, nous pourrons dire qu'il y en a 500. Les Rwandais pourront dire 10 000, d'autres 5 000. Le plus important aujourd'hui, c'est que ce processus puisse permettre à tous ces combattants qui vont, vous l'avez dit, être identifiés. Ça aussi, ça fait partie des étapes. Nous avons des idées de localisation. Il va falloir maintenant déterminer le nombre exact au-delà, on va dire, des éléments que chaque partie prenante détient. Et à partir de ce moment-là, ils seront démobilisés. À lire aussiRDC: après l'accord avec une branche des FDLR, des questions en suspens
« Le bilan officiel de l'épidémie, constate Afrik.com, s'établit désormais à un peu plus de 4 000 cas confirmés et 1 850 morts, répartis sur cinq provinces : l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uele et la Tshopo. L'OMS classe déjà cette flambée comme la deuxième plus grave de l'histoire, derrière la crise d'Afrique de l'Ouest de 2014-2016 (plus de 28 000 cas). Principale difficulté sur le terrain, le responsable de cette résurgence est le virus Bundibugyo. Plus rare que la souche Zaïre, il ne bénéficie d'aucun vaccin ni traitement antiviral homologué, même si des essais cliniques restent en cours. » Qui plus est, relève encore le site panafricain, « la situation sécuritaire dans l'est de la RDC complique la réponse. Les équipes sanitaires doivent travailler dans des régions touchées par les conflits armés, les déplacements de population et la méfiance envers les autorités. L'OMS estime également qu'une partie importante des nouvelles contaminations apparaît en dehors des chaînes de contacts déjà identifiées, signe que le virus continue de circuler discrètement dans certaines communautés. » À lire aussiEbola en RDC: avec 3200 cas déjà confirmés, la 17e épidémie proche du total de celle de 2018-2020 Faible riposte La semaine dernière, note le site de Radio Okapi à Kinshasa, « les Nations unies ont tiré la sonnette d'alarme. (…) L'organisation indique que cette flambée est devenue la plus importante jamais enregistrée dans le pays, malgré le renforcement des moyens de riposte déployés sur le terrain. » En effet, précise Radio Okapi, « face à cette accélération de l'épidémie, les autorités sanitaires et leurs partenaires internationaux ont intensifié leurs efforts. Un centre de traitement de 100 lits, présenté comme le plus grand jamais construit en RDC pour la prise en charge d'Ebola, devait ouvrir ses portes ces derniers jours en Ituri. Parallèlement, l'OMS a renforcé les capacités d'un autre centre de traitement situé à Nizi, afin d'améliorer la prise en charge des malades et de limiter la propagation du virus. » À lire aussiRDC: un nouveau centre de traitement d'Ebola à Rwampara pour accentuer la riposte dans le Nord-Est Kinshasa épargnée… Pour l'instant, l'épidémie d'Ebola est contenue à l'est du pays. À Kinshasa, note le site MediaCongo, « les autorités assurent qu'aucun cas n'a été enregistré. (…) Le bateau qui avait été immobilisé ces derniers jours à environ 65 kilomètres de la capitale à la suite d'une alerte liée à une possible contamination à Ebola, ce bateau a finalement été autorisé à poursuivre sa route. Après le décès suspect d'un passager victime de fortes fièvres, sept personnes présentant des symptômes à bord ont été soumises à des tests de dépistage. Tous les résultats se sont révélés négatifs, selon le ministre de la Santé. » À lire aussiEbola/RDC : le bateau libéré, un contrôle permanent installé en amont de Kinshasa Du « jamais-vu » ! « Une épidémie de cette ampleur, c'est du jamais-vu », affirme dans les colonnes de Libération à Paris John Johnson, spécialiste des épidémies à Médecins sans frontières (MSF). « Une épidémie de cette ampleur, à la trajectoire si rapide, à la croissance exponentielle : elle bat tous les records, affirme-t-il. Voilà à peine trois mois qu'elle a été officiellement déclarée et on a déjà dépassé 4 000 cas, bientôt 2 000 décès. C'est d'ores et déjà la deuxième plus grande épidémie de virus Ebola de l'histoire depuis son apparition en 1976, et avec une rapidité inédite. » Alors, pour l'instant, aucun vaccin sur le marché contre la variante Bundibugyo : mais, pointe John Jonhson, « il en existe deux en phase I des études cliniques, le vaccin Oxford et le vaccin Moderna. Leur disponibilité comme leur fabrication semblent rapides (des doses sont en train d'être acheminées), mais leur efficacité, faute d'études poussées, vu l'urgence, reste à prouver. » Enfin, facteur aggravant, note encore ce spécialiste des épidémies à MSF : le désengagement américain, avec le démantèlement de l'USAID. Conséquence, précise-t-il : « Une baisse des acteurs sur place, des ONG internationales notamment, qui, faute de financement, ont dû interrompre leur présence sur le terrain. Cela a évidemment joué dans la capacité de détection et de réaction par rapport à l'épidémie d'Ebola. Le manque de communication entre le plus grand centre de contrôle des maladies au monde, le CDC, basé à Atlanta, et l'OMS n'a sûrement pas aidé dans la surveillance et l'identification de l'épidémie au début. L'administration Trump est allée jusqu'à interdire toute communication avec l'agence onusienne basée à Genève, dont elle a par ailleurs suspendu tous les financements. »
À l'occasion de cette rediffusion, nous vous proposons de revenir sur notre échange avec Jean-Baptiste Kempf, co-créateur du logiciel VLC, figure incontournable de l'open source, et aujourd'hui à l'origine du projet Kyber.
Cela fait des années que je veux la rencontrer et depuis que ce podcast existe je souhaite l'interviewer! Pourtant je ne sais rien de sa personnalité.J'ai juste en tête des faits et notamment en mémoire son passage au Plaza Athénée, époque Alain Ducasse/ Romain Meder, là où dans les cuisines on invente la naturalité. Tandis que les chefs enlèvent la viande, travaillent les céréales, dessinent une petite révolution dans la cuisine de palace, elle désucre et bouscule aussi le client dans le choix de ses produits, sa manière de les travailler et explore une forme de pâtisserie calquée sur un savoir faire de cuisinier. Imaginez alors que cette équipe-là, en travaillant ainsi va décrocher trois étoiles… Imaginez aussi que Jessica deviendra dans ces années-là meilleure pâtissière du monde, élue par le 50 best. Vous allez entendre une jeune femme élevée autour de la valeur travail, dans l'idée de l'indépendance. Vous allez écouter le propos d'une personne déterminée et qui, un peu par hasard, alors que la pâtisserie ça ne la faisait pas vibrer, va réaliser l'inédit et se découvrir une autre famille. Dans le rôle du père en cuisine Alain Ducasse, dans le rôle du grand frère dans l'aventure Romain Meder et voici donc la fille, obstinée, celle qui par principe, ne veut jamais lâcher, celle qui veut faire... différemment!Pour découvrir le travail de Jessica Préalpato ça se passe à l'Hôtel San Regis : 12 Rue Jean Goujon, 75008 Paris Production : NOLA Journaliste : David OrdonoRéalisation : David OrdonoAssistant montage : Thomas LadonneCréation musicale : Nathan CohenContact : podcast@nolamedias.comCrédit photo : Stéphane de BourgiesHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La crise de la mémoire informatique est encore loin d'être terminée. Et contrairement aux scénarios les plus optimistes, 2027 pourrait même devenir l'année la plus difficile depuis le début de la pénurie. Selon les informations de DigiTimes, relayées par TweakTown, les tensions restent aujourd'hui à leur maximum. Une grande partie des capacités de production de DRAM, la mémoire vive classique de nos ordinateurs et smartphones, mais aussi de HBM, cette mémoire à très haut débit indispensable aux accélérateurs d'intelligence artificielle, serait déjà réservée pour l'année prochaine.Jusqu'ici, les prévisions divergeaient. Certaines évoquaient un retour à la normale dès la fin de 2027, d'autres repoussaient cette perspective jusqu'en 2030. Mais selon le média taïwanais, 2027 pourrait finalement constituer le point culminant de la pénurie, aussi bien pour la mémoire vive que pour le stockage.Les grands acheteurs ont manifestement anticipé la situation. Au premier semestre, des contrats auraient été négociés très discrètement avec les trois principaux fabricants mondiaux : Samsung, SK Hynix et Micron. Les plus petits acteurs passent des commandes ponctuelles, tandis que des groupes comme Apple, Microsoft ou Nvidia sécurisent leurs approvisionnements grâce à des accords courant sur trois à cinq ans. Les hyperscalers, ces géants exploitant d'immenses infrastructures de cloud et de centres de données, captent une grande partie des capacités disponibles. Et le déséquilibre reste considérable : les trois principaux fabricants ne seraient actuellement capables de satisfaire que 60 à 70 % de la demande initialement exprimée. Les besoins liés à l'intelligence artificielle continuent donc de dépasser largement l'offre. Le problème touche également la mémoire NAND Flash, utilisée notamment dans les SSD, les smartphones et de nombreux systèmes de stockage. Là encore, la quasi-totalité des capacités de production de 2027 pourrait déjà être réservée. Il existe toutefois une petite nuance positive. Après les augmentations spectaculaires enregistrées en 2026, DigiTimes estime que la progression des prix devrait ralentir l'année prochaine. Cela ne signifie pas pour autant une baisse : les tarifs devraient rester à des niveaux très élevés. En attendant l'arrivée de nouvelles usines d'ici à 2030, Samsung, SK Hynix et Micron conservent donc une position particulièrement favorable. Pour les consommateurs comme pour les industriels, la pénurie pourrait encore durer plusieurs années. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Deux versions s'opposent dans la presse dominicale. Pour la Tribune Dimanche, tout d'abord, pas de doute : « L'Ukraine reprend la main sur la guerre face à la Russie ». « Il y a un an, explique le journal, l'Ukraine semblait condamnée à subir les choix de Washington et les exigences de Moscou. Ses succès sur le front, ses frappes en Russie et son avance dans la guerre des drones lui ont redonné l'avantage. » La Tribune Dimanche salue notamment ce qu'elle appelle « l'une des grandes réussites de [Volodymyr] Zelensky, une armée certes moins nombreuse mais plus agile et innovante, capable de frapper loin et de rendre extrêmement coûteuse l'offensive russe ». Courrier International est moins optimiste pour l'Ukraine et parle « d'un tournant tragique ». « À l'approche du 5e hiver de guerre (nous dit-on), Moscou va certainement chercher à plonger l'Ukraine dans le noir. » Courrier International s'inspire notamment du Kiev Independent. Le journal ukrainien rappelle « qu'une grave pénurie en matière de défense aérienne expose Kiev aux missiles balistiques russes », ce qui aboutit « à des frappes plus meurtrières et plus dévastatrices ». La question des missiles intercepteurs Patriot est cruciale. « L'arsenal de Kiev est épuisé, remarque Courrier International. Or l'Ukraine n'en recevra pas de nouveaux, les réserves américaines ayant elles-mêmes fondu, en raison notamment de la guerre contre l'Iran ». À lire aussiGuerre en Ukraine: la course aux drones s'accélère entre Moscou et Kiev Menaces sur les exilés palestiniens Le Nouvel Obs a rencontré des artistes palestiniens exilés et menacés en France. Parmi eux, Raed Issa, un plasticien, qui a réussi « à réunir les 5 000 dollars par personne exigés par une agence égyptienne qui monnaie à prix d'or les passages vers le Caire ». « En France, raconte le Nouvel Obs, Raed Issa pense "enfin respirer" ». Mais « le réveil est brutal. Un matin à la fin de l'été 2025, des appels le tirent de son sommeil. Au bout du fil, la directrice de l'École supérieure d'art d'Aix-en-Provence (où il est en résidence). Elle et des proches sont paniqués. Une violente campagne de diffamation le cible sur les réseaux sociaux. Lancée par le compte anonyme pro-israélien Sword of Solomon, et relayée par des groupuscules identitaires, cette campagne l'accuse d'être un terroriste infiltré ». « Une autre fois, poursuit le Nouvel Obs, son visage est placardé comme une affiche de criminel recherché. » « Sortir mes enfants de Gaza pour les protéger de la mort et finir par trembler pour leur sécurité en France, c'est d'une terrible cruauté », soupire Raed Issa. À lire aussiUne commission estime que le militant palestinien Ramy Shaath ne doit pas être expulsé de France « Je dis que je suis libanais » Autre témoignage, celui du cinéaste Amer Nasser, qui « refuse d'être photographié par crainte de montage malveillant ou d'être pris à partie dans la rue ». Il s'explique : « Je reçois sur mes réseaux sociaux des commentaires qui me disent : "Qu'est-ce que tu viens faire en France ? Va-t'en en Arabie saoudite." J'en suis arrivé à un stade où je dis que je suis libanais. Cela m'évite des problèmes. » Quant à la poétesse palestinienne Nour Elassy, elle aussi réfugiée dans l'Hexagone, elle se demande : « La France ne voit-elle pas que les tueries et le blocus continuent à Gaza ? » Ceci étant, la France a cessé d'accueillir des artistes et des scientifiques palestiniens, après l'expulsion, l'été dernier, d'une étudiante palestinienne accusée d'avoir fait l'apologie du terrorisme. « Une punition collective », accuse le Nouvel Obs, alors que la chercheuse Marion Slitine dénonce « un climat de suspicion généralisée qui pèse sur tout Palestinien ou soutien à la Palestine ». Le rêve d'une jeunesse éternelle « Peut-on vraiment rajeunir ? » C'est l'hebdomadaire Le Point qui pose la question à sa Une, cette semaine, et qui nous parle des tendances du moment en matière de chirurgie esthétique. « Finis les traits figés et les injections à outrance. Chirurgie et médecine esthétique misent désormais sur des méthodes plus discrètes », explique Le Point, qui met notamment en avant le « deep plane facelift », qu'on pourrait traduire par « lifting en profondeur ». Une technique à laquelle a « probablement » recours Brad Pitt, ce qui expliquerait pourquoi l'acteur sexagénaire affiche un visage de jeune homme, ou presque. Plus sérieusement, « une autre révolution se trame, loin des miroirs et des salles d'opération », raconte Le Point. « En juin 2026, un patient a pour la première fois suivi une thérapie génique destinée à reprogrammer partiellement les cellules de son nerf optique », explique l'hebdomadaire. « Un premier pas, encore fragile, vers une hypothèse vertigineuse : restaurer, un jour, la vitalité d'organes que l'âge a abîmés ». Alors, chirurgie esthétique ou thérapie génique ? Pour Le Point, « l'une veut adoucir ce que le temps inscrit sur les visages ; l'autre rêve de mener un combat à la source, dans l'intimité des cellules. Mais l'obsession est la même : ne pas se résigner tout à fait à l'inéluctable ». À lire aussiBoom de la médecine esthétique : l'âge d'or de l'anti-âge
Avec Oumou Sangaré, Chris Combette et Tabou Combo. Oumou Sangaré Diva des musiques africaines contemporaines, Oumou Sangaré a ouvert la 40ème édition des Nuits d'Afrique. Forte d'une longue carrière et récipiendaire de nombreux prix prestigieux, cette immense chanteuse, engagée et authentique transporte au cœur de la tradition musicale du Wassoulou. Par ailleurs, Oumou Sangaré est rentrée dans le Larousse, une astéroïde porte son nom, une fontaine d'eau potable porte son nom à Madagascar. Très remarquée au Stade de France invitée par Aya Nakamura (qui lui rendait hommage en 2017 sur le titre « Oumou Sangaré »). Pour fêter ses 40 ans, le label anglais World Circuit ressort le 1er album d'Oumou Sangré Moussolou. Enregistré en 1989, il est sorti en 1991. Son titre signifie « Femmes » en bambara, annonçant d'emblée le thème central de l'album. De nombreuses chansons s'inspirent de l'expérience personnelle d'Oumou Sangaré en tant que femme dans une société dominée par les hommes, où la polygamie reste largement pratiquée. Ses textes abordent avec une franchise à la fois courageuse et novatrice des thèmes tels que l'amour, le mariage, l'indépendance et les droits des femmes. YouTube - Instagram. Chris Combette, l'élégance groovy du troubadour guyanais Fort de près de cinquante ans de carrière musicale, le chanteur et compositeur Chris Combette était de passage au Festival international Nuits d'Afrique 2026. Il était sur la scène du Balattou le 15 juillet 2026, avec ses « Angels », Patrick Plénet à la basse, Aymeric Létard aux claviers et Éric Valérius à la batterie. Son dernier album Ainsi soit-il est sorti en 2024, avec 2 titres signés Christiane Taubira. Instagram - Bandcamp. Tabou Combo, le kompa fait roi depuis 58 ans Cela fait près de 60 ans qu'ils font se déhancher la planète entière, et leur énergie est intacte. En 2014, ils ont clos la 28è édition du Festival international Nuits d'Afrique dans une ambiance de folie. De retour en 2016, puis en 2019, ils ont chaque fois comblé le public. Monument s'il en est de la scène haïtienne, Tabou Combo est LA légende du kompa — ce genre musical fraîchement inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO et qui incarne la Perle des Antilles dès les premières mesures. Leur kompa élaboré, infusé de rara, de merengue, de funk, de rock et de soukous, fait la part belle aux guitares affûtées et aux cuivres éclatants, au service d'un groove syncopé qui fait danser et se rapprocher toutes les générations. Rencontre avec Jean-Yves « Fanfan » Joseph, chanteur de Tabou Combo. Site - Instagram. Wesli et Stanley Toussaint, la diaspora haïtienne, kompa love et musique rasin 2.0. Ses débuts, Wesli les a faits il y a plus de 20 ans sur la scène du Balattou, à Nuits d'Afrique. Depuis, sa carrière s'est envolée, ici comme ailleurs, faisant la fierté de tous. Sa présence pour ce 40è anniversaire est une inspiration pour tous les artistes de la relève. Au sujet de son récent album, Makaya (2025), classé parmi les meilleurs albums musiques du monde, La Presse a dit : « Wesli voyage beaucoup sur le plan des sonorités, passant des pulsations électroniques à des styles plus dépouillés, empruntant ici des inflexions de reggae, dansant là sur des rythmes konpa, c'est une entraînante mosaïque musicale qu'il construit morceau par morceau pour former un ensemble convaincant et évocateur ». Lauréat d'un Juno, d'un Félix et du Prix Charles-Cros, figure de proue de la musique haïtienne, ce chanteur et multi-instrumentiste hisse bien haut les couleurs des traditions rasin et twoubadou, orchestrant ses rythmiques banda, rara, petro, nago tantôt de manière acoustique, tantôt de manière électrique, avec des intonations afrobeat et reggae. Pour cette série, il s'invite sur scène avec des artistes emblématiques de la Perle des Antilles. La voix signature de Stanley « Tantann », Toussaint fait les beaux jours des radios haïtiennes depuis les années 80. Ex-membre du groupe Lakòl, ce multi-instrumentiste hyperactif fusionne allègrement acoustique, pop et rythmes du terroir. Site Wesli - Instagram Wesli - Instagram Stanley Toussaint - YouTube Stanley Toussaint. À écouter aussiPatrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco: le compas haïtien sacralisé
Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. En 2023, David Guetta déclarait : "Je suis sûr que l'avenir de la musique est dans l'Intelligence Artificielle. C'est certain. Il n'y a aucun doute. Mais en tant qu'outil." Depuis, on entend passer de plus en plus de chansons clonant les voix de nos artistes favoris sur les titres d'autres et parfois, on ne saurait distinguer l'IA de l'artiste. En 2024 David Guettait comparait l'intelligence artificielle, ou IA, aux instruments qui ont permis de nombreuses révolutions musicales dans le passé. La guitare électrique a selon lui permis le rock'n'roll, et l'échantillonneur - qui enregistre des échantillons sonores - a ouvert la voie au hip-hop. L'auteur de Titanium, entre autres, ouvre ici un débat très intéressant. David Guetta utilise-t-il l'intelligence artificielle dans sa musique ? Cela pose-t-il un problème ? L'intelligence artificielle met-elle en péril l'avenir des chanteurs et chanteuses ? Écoutez la suite dans cet épisode de "Maintenant vous savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Carole Beaudouin. Première diffusion : mars 2023 A écouter aussi : Quelles sont les vraies règles du Uno ? Quels sont les films français ayant reçu un Oscar ? Quelles sont les affiches de film les plus vendues au grand public ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Avec Oumou Sangaré, Chris Combette et Tabou Combo. Oumou Sangaré Diva des musiques africaines contemporaines, Oumou Sangaré a ouvert la 40ème édition des Nuits d'Afrique. Forte d'une longue carrière et récipiendaire de nombreux prix prestigieux, cette immense chanteuse, engagée et authentique transporte au cœur de la tradition musicale du Wassoulou. Par ailleurs, Oumou Sangaré est rentrée dans le Larousse, une astéroïde porte son nom, une fontaine d'eau potable porte son nom à Madagascar. Très remarquée au Stade de France invitée par Aya Nakamura (qui lui rendait hommage en 2017 sur le titre « Oumou Sangaré »). Pour fêter ses 40 ans, le label anglais World Circuit ressort le 1er album d'Oumou Sangré Moussolou. Enregistré en 1989, il est sorti en 1991. Son titre signifie « Femmes » en bambara, annonçant d'emblée le thème central de l'album. De nombreuses chansons s'inspirent de l'expérience personnelle d'Oumou Sangaré en tant que femme dans une société dominée par les hommes, où la polygamie reste largement pratiquée. Ses textes abordent avec une franchise à la fois courageuse et novatrice des thèmes tels que l'amour, le mariage, l'indépendance et les droits des femmes. YouTube - Instagram. Chris Combette, l'élégance groovy du troubadour guyanais Fort de près de cinquante ans de carrière musicale, le chanteur et compositeur Chris Combette était de passage au Festival international Nuits d'Afrique 2026. Il était sur la scène du Balattou le 15 juillet 2026, avec ses « Angels », Patrick Plénet à la basse, Aymeric Létard aux claviers et Éric Valérius à la batterie. Son dernier album Ainsi soit-il est sorti en 2024, avec 2 titres signés Christiane Taubira. Instagram - Bandcamp. Tabou Combo, le kompa fait roi depuis 58 ans Cela fait près de 60 ans qu'ils font se déhancher la planète entière, et leur énergie est intacte. En 2014, ils ont clos la 28è édition du Festival international Nuits d'Afrique dans une ambiance de folie. De retour en 2016, puis en 2019, ils ont chaque fois comblé le public. Monument s'il en est de la scène haïtienne, Tabou Combo est LA légende du kompa — ce genre musical fraîchement inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO et qui incarne la Perle des Antilles dès les premières mesures. Leur kompa élaboré, infusé de rara, de merengue, de funk, de rock et de soukous, fait la part belle aux guitares affûtées et aux cuivres éclatants, au service d'un groove syncopé qui fait danser et se rapprocher toutes les générations. Rencontre avec Jean-Yves « Fanfan » Joseph, chanteur de Tabou Combo. Site - Instagram. Wesli et Stanley Toussaint, la diaspora haïtienne, kompa love et musique rasin 2.0. Ses débuts, Wesli les a faits il y a plus de 20 ans sur la scène du Balattou, à Nuits d'Afrique. Depuis, sa carrière s'est envolée, ici comme ailleurs, faisant la fierté de tous. Sa présence pour ce 40è anniversaire est une inspiration pour tous les artistes de la relève. Au sujet de son récent album, Makaya (2025), classé parmi les meilleurs albums musiques du monde, La Presse a dit : « Wesli voyage beaucoup sur le plan des sonorités, passant des pulsations électroniques à des styles plus dépouillés, empruntant ici des inflexions de reggae, dansant là sur des rythmes konpa, c'est une entraînante mosaïque musicale qu'il construit morceau par morceau pour former un ensemble convaincant et évocateur ». Lauréat d'un Juno, d'un Félix et du Prix Charles-Cros, figure de proue de la musique haïtienne, ce chanteur et multi-instrumentiste hisse bien haut les couleurs des traditions rasin et twoubadou, orchestrant ses rythmiques banda, rara, petro, nago tantôt de manière acoustique, tantôt de manière électrique, avec des intonations afrobeat et reggae. Pour cette série, il s'invite sur scène avec des artistes emblématiques de la Perle des Antilles. La voix signature de Stanley « Tantann », Toussaint fait les beaux jours des radios haïtiennes depuis les années 80. Ex-membre du groupe Lakòl, ce multi-instrumentiste hyperactif fusionne allègrement acoustique, pop et rythmes du terroir. Site Wesli - Instagram Wesli - Instagram Stanley Toussaint - YouTube Stanley Toussaint. À écouter aussiPatrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco: le compas haïtien sacralisé
Son nom n'est désormais connu que des plus anciens, mais à Soweto, le Club Pelican était, dans les années 1970, un endroit incontournable pour ceux qui aimaient la musique et la fête. En plein apartheid, ce night-club, l'un des premiers du genre dans le township, offrait un espace afin de décompresser, faisant fi des lois de ségrégation, et permettait à des populations quotidiennement séparées de se croiser, le temps d'une soirée. De notre correspondante à Johannesburg, Il ne reste plus que l'enseigne couverte de rouille sur la façade délabrée pour deviner que c'est ici, derrière les rails de chemin de fer, non loin du stade d'Orlando, que se trouvait l'un des lieux mythiques de Soweto pour faire la fête. Le Club Pelican, premier night-club du township, était une scène incontournable pour tous les musiciens, et c'est là que le saxophoniste Khaya Mahlangu a fait ses premières armes. « Le club était tout petit, se rappelle-t-il, seule la section rythmique pouvait tenir sur scène. Les cuivres étaient dans un coin, mais si on était quatre ou cinq, on se retrouvait à jouer collés aux tables du premier rang. » Lieu de choix, à l'époque, pour écouter de la musique live, du jazz au funk en passant par la soul, le Club Pelican a attiré beaucoup de grands noms mais a aussi permis de former nombre de musiciens en devenir. « C'était une institution, poursuit Khaya Mahlangu. Les plus jeunes venaient jouer lorsque l'orchestre résident faisait une pause. On a appris à la dure là-bas, si on n'arrivait pas à suivre les changements d'accords, on nous criait dessus : "Mec, tu n'entends pas la mélodie ou quoi ?". Et c'est aussi là que tous les musiciens de passage venaient, après avoir joué leur concert, car il y avait une grande culture de faire des bœufs. » À lire aussiLes archives étonnantes sur les «années cachées» de la musique sud-africaine [2/3] Un endroit unique La boîte de nuit a été ouverte par les frères Michaels : Lucky, et sa personnalité très charismatique, aujourd'hui décédé ; et Leo, qui gérait l'établissement avec lui. « C'était l'un des premiers clubs multiraciaux d'Afrique du Sud, se rappelle Leo. Vous savez que le pays était très ségrégué à l'époque, et nous, nous avions des personnes blanches qui venaient même si c'était interdit pour elles de se rendre à Soweto. Cet endroit était vraiment unique. » C'est après avoir découvert des boîtes du Mozambique, avec des noms comme Flamingo, que les frères Michaels ont opté pour Pelican. L'établissement vendait illégalement de l'alcool et offrait aux habitants un rare espace de liberté. « On pouvait y aller pour échapper un peu à la pression de l'apartheid, pointe l'ancien propriétaire du club. Cela attirait des gens de tous horizons, des docteurs, des avocats, mais aussi de simples passants. La police faisait souvent des descentes, et on se retrouvait derrière les barreaux. Mais on payait une amende, et ensuite on recommençait comme avant. » Le Club Pelican a finalement fermé ses portes dans les années 1980, avec la montée des violences dans le township. Mais sa bande-son peut toujours s'écouter grâce à une compilation éditée par le label Matsuli Music. À lire aussiHistoire de la nuit africaine: l'African Jazz Village, lieu mythique de l'éthio-jazz
Le directeur d'Africa CDC, le Centre africain de prévention des maladies, termine un déplacement en République démocratique du Congo. Jean Kaseya s'est rendu en Ituri, province qui est l'épicentre de l'épidémie d'Ebola, souche Bundibugyo, déclarée il y a presque 3 mois et qui a déjà enregistré plus de 3970 cas et 1800 décès. Aux côtés du directeur de l'Organisation mondiale de la santé, il a ensuite rencontré ce mercredi le président Félix Tshisekedi. Les trois hommes ont fait le point sur la riposte et les difficultés à maîtriser la propagation de la maladie. « Il faut changer de méthode », explique désormais Jean Kaseya. Il répond au micro de Paulina Zidi. RFI : Vous rentrez de Bunia, épicentre de l'épidémie d'Ebola ici en RDC. Quelle est la situation que vous avez trouvée sur le terrain ? Jean Kaseya : Je suis parti à Bunia pour écouter. Nous faisons souvent l'erreur de penser que, nous qui nous asseyons dans nos bureaux à Addis-Abeba, à Genève, à New York ou à Brazzaville, nous connaissons les solutions. C'est l'erreur que nous avions faite depuis le début de cette épidémie. Nous n'avons pas écouté les communautés. J'ai écouté, j'ai compris ce que la communauté demande et c'est ce qui a fait la base de nos discussions avec le président Tshisekedi. Aujourd'hui, la réponse n'est plus une réponse médicalisée, mais c'est devenu une réponse communautaire. Et cette réponse n'est plus au niveau des zones de santé, au niveau des provinces, mais ce sera maintenant au niveau des villages. Aujourd'hui, quasiment trois mois après le début de la déclaration de l'épidémie, les acteurs de terrain sont tous unanimes : on court encore après l'épidémie. C'est l'engagement communautaire qui a manqué pour arriver à rattraper cette épidémie ? Ce sont les moyens sur place ? Mais évidemment, c'est l'engagement communautaire qui a manqué. Même si vous amenez des tonnes de médicaments, même si vous amenez l'armée. Mais quand la communauté ne s'engage pas, vous n'allez pas réussir. Cette partie du pays a subi beaucoup de situations catastrophiques. Il y a des gens qui vivent dans des camps, qui sont des déplacés internes, qui n'ont pas accès à l'eau, à la nourriture et à des soins basiques. Donc, quand vous venez pour parler d'Ebola, ils vous disent qu'ils meurent d'abord d'autres choses. Donc, c'est ce qui rend tout cela complexe. Mais je crois que maintenant, en alliant la réponse sanitaire à la réponse humanitaire, en donnant la possibilité à la population de gérer elle-même cette épidémie et en faisant en sorte qu'il n'y aura plus de grèves, puisque le gouvernement va payer et même va donner des primes à tous les personnels de santé, que ce soit du public ou du privé, je pense que ces mesures vont totalement changer la donne. Sur le terrain, les acteurs disent manquer de moyens. Pourtant, d'énormes promesses de fonds ont été faites au début de l'épidémie. Comment vous expliquez ce décalage entre ce qui arrive sur le terrain et ce qui a été promis ? J'ai dit au président Tshisekedi que depuis que j'ai commencé ma carrière de santé publique – et ma première épidémie d'Ebola remonte en 1995, ça signifie 31 ans déjà – c'est la première fois que je vois les partenaires qui promettent des ressources et qui donnent les ressources. On est déjà au-delà de 60 % de décaissement des ressources promis et c'est beaucoup d'argent. Et cet argent, effectivement, nous avions décidé une traçabilité, on voudrait savoir, du donateur jusqu'à la périphérie, aux villageois, chaque dollar, comment il va. Les mécanismes que nous mettons en place, c'est de s'assurer la traçabilité de tous les fonds, que ce soit les fonds du gouvernement ou les fonds des partenaires. On a vu au début de l'épidémie, je vous le disais, ces promesses de fonds qui sont arrivées assez rapidement. C'est une épidémie qui va durer encore plusieurs mois au vu de son expansion. On n'est pas encore au niveau du plateau haut. Comment on garantit que les fonds suivront pendant toute cette période, ceux qui ne sont pas encore promis ? Et comment garde-t-on un intérêt pour la lutte contre cette épidémie et qu'elle ne passe pas au second plan de l'actualité ? Vous avez raison, cette épidémie pourrait durer, mais nous faisons un effort pour la raccourcir. Premièrement, les actions communautaires vont aider, mais deuxièmement, nous avons la recherche qui avance. Nous avons décidé d'utiliser de façon préventive les vaccins contre la souche Zaïre à toutes les personnes. Nous avons décidé d'accélérer la recherche pour les médicaments et de les mettre à la disposition de tout le monde, les médicaments qu'on appelle le Remdésivir. Avec ces mesures, nous pouvons considérer qu'on peut réduire le temps. Mais je dois être aussi dire la vérité : on ne va peut-être pas arrêter cette épidémie avant décembre 2026. Cela signifie qu'en faisant la meilleure chose, en utilisant rationnellement les ressources que nous avons, ça peut permettre à d'autres ressources de venir s'ils voient qu'il y a des résultats. On a vu que l'Ouganda avait annoncé la fin de l'épidémie d'Ebola. Pourtant, on n'est pas tout à fait 42 jours après la sortie du dernier patient. Alors, ils ont décidé de compter à partir de la contamination locale et non pas d'un cas importé. Est-ce que vous, Africa CDC, vous trouvez que ce genre de décision va dans le bon sens quand on parle de transparence sur une épidémie ? Je veux vous dire d'abord ce qui me choque, c'est qu'il y a des gens qui donnent des leçons à d'autres qui ne les appliquent pas. Nous savons que la France a eu un cas importé, testé en France. Il y a eu des cas contacts isolés en France et même dans un autre pays européen. Mais la France n'a jamais déclaré l'épidémie et la France ne fait pas de décompte. Alors je crois que l'Ouganda a fait un très bon travail. Personne ne peut jeter la pierre sur l'Ouganda quand eux-mêmes, surtout au niveau occidental, ils ne font pas le bon travail. À lire aussiEbola: contre le variant Bundibugyo, plusieurs essais lancés mais aucun traitement encore validé
Depuis la fin du mois de juillet, les États-Unis multiplient les signes de rapprochement – tant économiques que diplomatiques – avec le Maroc. En 2020, les Américains avaient déjà apporté leur soutien au plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental, en échange d'une normalisation des relations du pays avec Israël. Aujourd'hui, Washington semble prêt à appuyer aussi les revendications marocaines sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. La pression sur l'Espagne est immense, alors que des dizaines de milliers de personnes (Marocains et migrants subsahariens) ont investi le territoire de Ceuta la semaine dernière. Riccardo Fabiani, directeur pour l'Afrique du Nord à l'International Crisis Group, revient sur le contexte géopolitique et l'influence des États-Unis dans la région. Il répond aux questions de Liza Fabbian. RFI : Il y a quelques jours, le roi du Maroc, Mohammed VI a annoncé que la voie express reliant Tiznit et Dakhla au sud du pays sera baptisée l'autoroute Donald J. Trump. Pourquoi un tel honneur ? Riccardo Fabiani : Cela fait partie de la stratégie du Maroc pour essayer de courtiser l'administration Trump et surtout de faire que cette administration continue de soutenir la position marocaine pendant les pourparlers pour la résolution du conflit au Sahara occidental. Cela constitue en fait l'objectif primaire du Royaume. Pour le Maroc, il s'agit de continuer de donner aux États-Unis des signaux, des petites concessions pour que les États-Unis et surtout le président Trump continuent de soutenir la position marocaine jusqu'au bout pendant ces pourparlers extrêmement délicats. Fin juillet, l'ambassadeur des États-Unis au Maroc s'est rendu à Laâyoune, au cœur du Sahara occidental, pour signer l'attribution d'une subvention américaine en vue de la création d'une unité de production d'hydrogène et d'ammoniac. Que sait-on des ambitions américaines, notamment économiques, au Sahara occidental ? Quand on parle de l'administration Trump, on parle aussi de l'administration qui est très intéressée par des accords économiques, qui puissent être dans l'intérêt des États-Unis et surtout des entreprises américaines. Cela fait vraiment partie du logiciel de cette administration. Je dirais que la construction de cette usine fait partie de cette approche et de cette stratégie américaine dans la région, mais aussi dans le reste du monde. Deux élus américains ont présenté un projet de loi. Ils viennent de le présenter pour étudier la désignation du Front Polisario comme une organisation terroriste étrangère. Que pensez-vous de cette initiative ? Il y a vraiment une stratégie à 360 degrés du Maroc pour essayer d'avancer ses pions au sein de l'administration Trump, mais aussi dans les autres institutions démocratiques américaines. Parce que le Maroc sent que c'est le moment ou jamais. Il y a vraiment une possibilité avec cette majorité républicaine d'arriver à exclure le Front Polisario des futurs pourparlers, des futurs efforts pour résoudre ce conflit. Justement, ces deux députés veulent que le Congrès examine les liens que le Polisario entretiendrait avec l'Iran. En quoi le conflit entre les États-Unis et l'Iran joue-t-il un rôle dans ce contexte ? Je dirais qu'il y a un effort de la part du Maroc et donc des lobbies marocains aux États-Unis d'essayer d'utiliser ce discours très anti-iranien – bien évidemment alimenté par le conflit actuel entre l'Iran et les États-Unis – pour donner encore plus de force au discours marocain sur le Sahara occidental. Dans la réalité et dans les faits, il n'y a vraiment rien qui lie le Polisario à la question de l'Iran ou à la question du Hezbollah au Liban. Il y a donc aussi ce lien avec Israël. Comme on le sait, en 2020, l'administration Trump a reconnu la souveraineté marocaine au Sahara occidental en échange de la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël. Il y a toujours une tentative de la part du Maroc de lier le conflit mené par Israël dans la région avec ses efforts contre le Front Polisario et vis-à-vis de l'Algérie et cette tentative de faire une liaison entre des conflits qui sont en fait complètement séparés et différents. Vous avez évoqué l'Algérie. Le 20 juillet, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, s'est rendu à Alger, soutien des indépendantistes du Front Polisario. Lors de cette visite, le Premier ministre espagnol a dit vouloir approfondir les liens avec un « partenaire stratégique ». Comment cette visite a-t-elle été perçue au Maroc ? Il s'agit d'une visite qui avait été communiquée en avance de la part des Espagnols à leur partenaire marocain. Je doute donc qu'elle ait représenté une surprise pour le Maroc. En fait, la normalisation des relations diplomatiques entre l'Espagne et l'Algérie ne pose pas de problèmes aux intérêts marocains parce que la position espagnole en faveur du plan d'autonomie marocain au Sahara occidental n'a pas changé et ne changerait pas, simplement parce que Pedro Sanchez a visité Alger et a rencontré le président Tebboune. Donc vous, vous ne voyez pas un lien entre cette visite et la récente crise migratoire à Ceuta comme certains ? Selon moi, il ne s'agit pas en fait de l'hypothèse la plus crédible. Ceuta est considérée par le Maroc comme un territoire occupé. Et en même temps, Israël et les États-Unis considèrent l'Espagne comme un État qui continue de s'impliquer aux côtés des Palestiniens à Gaza et qui est resté neutre pendant le conflit avec l'Iran. Ce ne serait donc pas impossible d'imaginer que le Maroc ait essayé un peu d'envoyer des messages en même temps sur Ceuta et à Israël et aux États-Unis, en facilitant un mouvement migratoire vers Ceuta. Je ne crois pas que le Maroc ait fabriqué entièrement cette crise. Il s'agit probablement d'une crise plutôt spontanée qui a été facilitée par le Maroc et utilisée comme un message vers l'Espagne. À lire aussiAu Maroc, les États-Unis réaffirment soutenir la solution marocaine sur le Sahara occidental
Vous connaissez ce moment gênant où notre enfant vient nous voir en nous demandant “maman, papa, comment on fait les bébés?”Beaucoup de parents redoutent cet instant où il va falloir sortir des explications qui leur paraissent soit trop intimes, soit trop risquées.Cette question est peut-être la première d'une longue série entre l'enfance et l'adolescence qui nous met dans un malaise parfois assez profond. Si vous êtes dans ce cas là alors pas de panique, Charline Vermont, alias orgasme et moi sur les réseaux sociaux est là pour vous aiguiller face à toutes les questions que peuvent avoir vos enfants.Dans cet épisode hyper riche et pratique, vous ressortirez équipé pour affronter les conversations les plus intimes au plus pragmatiques.Charline est passionnante, à travers son best seller Corps, amours, sexualité, les 120 questions que vont vous poser vos enfants, elle vous permet de créer une connexion profonde avec vos enfants et vos adolescents.Vous êtes prê•tes ? Allez c'est parti.Je vous souhaite une très bonne écouteLES LIENS UTILES :Corps, amour, sexualité : Les 120 questions que vos enfants vont vous poser, Sophie Nanteuil, Charline VermontCorps, amour, sexualité : Le cahier d'activités (+ 150 quiz, tests & jeux) Charline VermontCorps, amour, sexualité : Y'a pas d'âge pour se poser des questions ! L'éducation à la sexualité enfin à la portée de tout le monde ! Charline Vermont
La conjugaison, c'est un peu la bête noire de toutes les personnes qui apprennent le français mais aussi des langues étrangères en général. Depuis 20 ans, je vois toutes sortes d'étudiants essayer d'esquiver l'étape “conjugaison” en espérant pouvoir continuer à progresser sans. C'est une fausse bonne idée. Survoler la conjugaison signifie passer à côté de l'essentiel de la communication en français car un verbe mal conjugué en français, ça s'entend et ça s'entend très fort. Personne n'aime devoir deviner le sens des phrases. C'est notamment avec la grammaire mais surtout avec la conjugaison que se différencient les élèves qui atteignent le niveau avancé et les autres.Je suis professeure de Français Langue Étrangère et mon métier est d'entendre des personnes faire des milliers d'erreurs en français et de les aider à se corriger. Pour les francophones natifs, il n'y a rien de plus désagréable qu'une personne qui ne tient pas un discours cohérent et compréhensible. Cela passe inévitablement par la conjugaison. Ceci dit, la conjugaison est pénible, rébarbative, truffée d'exceptions et souvent de listes indigestes. Mon invitée de cette semaine, Léa Ricci, est la reine ou la Marie Kondo de la conjugaison. Elle a créé une méthode qui aide les apprenants à apprendre la conjugaison sans souffrir.Bonne écoute !Notes :Site Internet : https://www.ouimerci.es/ Instagram : https://www.instagram.com/lea_ricci_ouimerci/ LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/lea-ricciIl y a 3 manières de soutenir ce podcast pour qu'il continue à être libre, indépendant et rebelle : 1️⃣ Le Club de Yasmine Le Club privé du podcast qui donne accès à toutes les transcriptions des épisodes, aux épisodes secrets, la newsletter privée en français et l'accès à la communauté des élèves et membres sur Discord. https://lefrancaisavecyasmine.com/club 2️⃣ Les livres du podcast Les transcriptions du podcast sont disponibles dans les livres “Le français avec Yasmine” sur Amazon : http://amazon.com/author/yasminelesire 3️⃣ Les cours de français avec YasmineRendez-vous sur le site de mon école pour découvrir le catalogue des cours disponibles : www.ilearnfrench.eu ➡️ Les réseaux sociaux Instagram : https://www.instagram.com/ilearnfrench/LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/yasmine-lesire-ilearnfrench/ ➡️ Crédit musique La musique de cet épisode est créée par le groupe Beam. Merci à Maayan Smith et son groupe pour la musique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À l'ONU, la course est encore longue, mais les choses se précisent. Le successeur d'António Guterres pour le poste de secrétaire général sera connu en octobre. D'ici là, des votes indicatifs vont s'enchaîner, ils permettent d'affiner les pronostics. Et pour le moment, les deux candidats du continent africain (le Sénégalais Macky Sall et l'Ougandais Olara Otunnu) n'ont pas convaincu. Professeur de droit en Afrique du Sud, Carlos Lopes a été secrétaire exécutif de la Commission économique de l'ONU pour l'Afrique. Il analyse les chances du continent pour obtenir ce poste prestigieux. Il répond aux questions de Guillaume Thibault. RFI : Le premier vote indicatif du Conseil de sécurité a vu la candidate du Costa Rica, Rebeca Grynspan, plébiscitée. Un vote décevant pour les deux candidats de l'Afrique, le Sénégalais Macky Sall et l'Ougandais Olara Otunnu ? Carlos Lopes : Le premier vote indicatif, à mon avis, ne bouleverse pas l'analyse politique des candidatures africaines qui étaient déjà un peu présentes. Il la confirme plutôt. Dans le cas de Macky Sall, le soutien officiel finalement apporté par le président Bassirou Diomaye Faye est venu un peu tard et n'a pas pu rétablir une cohérence institutionnelle, si je peux dire comme ça, parce que le Sénégal reste profondément divisé sur son héritage, sur sa candidature. Le Sénégal a également profondément divisé la sous-région et je pense que la candidature est mal partie. Pour Olara Otunnu, c'est très différent. Il reste une personnalité respectée dans l'histoire des Nations unies. Mais en tant que représentant permanent de l'Ouganda, il avait été un des principaux artisans de l'introduction de ce qu'on appelle maintenant le vote indicatif « straw poll » (un vote informel, ndlr). Mais cette contribution historique ne suffit pas à compenser son entrée tardive. Il a un parcours politique assez difficile à déceler, avec des zigzags, avec des difficultés dans ses relations avec le président actuel. Son prestige diplomatique appartient davantage à l'histoire qu'à son présent politique. Est-ce que cette candidature ougandaise vient affaiblir l'Afrique et donc affaiblir Macky Sall ? Je pense qu'il y a un autre élément qui mérite d'être souligné et qui affaiblit n'importe quelle candidature africaine. En maintenant ces candidatures dans une élection, le principe de rotation régionale favorise clairement l'Amérique latine et les Caraïbes. Je pense que l'Afrique prend le risque d'apparaître comme remettant en cause le principe dont elle a elle-même largement bénéficié par le passé. Les deux secrétaires généraux africains, Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan, avaient pu compter sur un soutien très large des autres régions du Sud, précisément parce qu'elles respectaient cette logique de rotation. Affaiblir aujourd'hui ce principe pourrait créer un précédent dont l'Afrique elle-même pourrait pâtir. Et je pense que c'est ça qui affaiblit au départ déjà ces deux candidatures. Est-ce que Macky Sall doit aller chercher le soutien officiel de l'Union africaine pour peut-être justement changer la donne ? D'abord, il n'y a pas vraiment de possibilité de le faire. Du point de vue des procédures, ce serait extrêmement compliqué. Cela exigerait presque une réunion exceptionnelle du Conseil exécutif de l'Union africaine, qui n'est pas prévue pour le mois prochain jusqu'à la fin de l'élection. Mais du point de vue politique aussi, ce serait très difficile de mobiliser les pays qui ont démontré de la résistance. Il y avait tous les grands pays qui étaient du côté de la Résistance, justement parce qu'ils ont invoqué le principe de la rotation régionale. Je pense donc que c'est vraiment difficile de pouvoir convaincre l'Union africaine après que le pays qui est responsable de la présidence rotative, le Burundi, ait dépassé un peu son rôle et proclamé cette candidature sans passer par les procédures habituelles. Il y a donc beaucoup de malentendus et de difficultés politiques qui ont été créés et qui rendent cet appui de l'Union africaine pratiquement impossible. Macky Sall, qui a rencontré depuis le mois de mars les quinze membres du Conseil de sécurité, a obtenu six bulletins favorables, sept bulletins défavorables et deux sans opinion. La candidature de Macky Sall est-elle encore légitime ? Doit-il la retirer ? Il a fait un communiqué en disant qu'il continue avec sa candidature et je pense que c'est une décision qui est logique pour lui. Les premières consultations servent davantage à mesurer les équilibres qu'à désigner un vainqueur. Mais bien sûr, si on regarde tous les candidats qui se sont présentés à ce premier vote indicatif, il est celui qui est en plus grande difficulté, de loin. Le turnover au poste de secrétaire général des Nations unies n'est pas obligatoire, mais il est souvent cité. Cette année, c'est au tour de l'Amérique latine. Peut-on espérer voir une femme obtenir pour la première fois le poste de secrétaire général ? Je pense que les deux mieux placées après ce premier vote sont Rebeca Grynspan et Carolyn Rodrigues-Birkett. Je pense qu'elles ont vraiment fait un parcours remarquable toutes les deux. Je pense donc qu'on a une vraie chance qu'une de ces deux puisse éventuellement obtenir le poste. C'est une dimension qui est devenue politique par ailleurs. Après près de 80 ans d'existence sans aucune femme au poste de secrétaire général, de nombreux États considèrent que le moment est venu de corriger cette anomalie historique. À lire aussiSecrétariat général de l'ONU: le Sénégalais Macky Sall en difficulté après un premier vote indicatif
Dans les Églises de réveil de la région parisienne, les femmes montent de plus en plus en chaire et prennent la parole. Face à des assemblées composées en grande partie de fidèles issus des diasporas africaines, elles prêchent et prophétisent. C'est une évolution qui bouscule les codes d'un monde religieux longtemps dominé par les hommes. Tom Schneider est allé dans ces églises évangéliques animées, où la foi se décline de plus en plus au féminin. Dans un petit local préfabriqué d'une zone industrielle de Bussy-Saint-Georges, commune de Seine-et-Marne en région parisienne, Grace Babela officie le culte au Centre évangélique de Paris. Elle est pasteure et prophétesse depuis 2021 et donne de sa voix pendant plus d'une heure et demie. Robe blanche argentée et micro en main, elle prêche au milieu des chaises dorées et des quelques dizaines de fidèles réunis ce jour-là. Son église est fortement fréquentée par les diasporas africaines. Bien que les églises de réveil permettent aux femmes de devenir pasteures, Grace a tout de même fait face à certains préjugés sexistes. « Je suis un blasphème pour certains chrétiens. Il y a des personnes, même au sein des églises évangéliques, qui estiment que la femme ne devrait pas "prendre autorité sur des hommes". Parce qu'ils estiment qu'une femme qui prêche sur le pupitre et qui enseigne la parole dans une assemblée où il y a des hommes et des femmes, c'est comme si elle prend autorité sur les hommes. Beaucoup ne l'acceptent pas encore, en 2026 », regrette-t-elle. La chercheuse en sociologie Sarah Demart écrivait, dans un article publié en 2017, que les femmes sont de véritables piliers de ces économies religieuses, notamment par leur insistance à convertir les hommes. Fanny fréquente les églises de réveil depuis quatre ans, et depuis quelques mois, elle vient avec son mari : « J'ai réussi à l'emmener. Au début, il ne voulait pas du tout venir justement parce que c'était animé par des femmes. Une fois que je l'ai traîné, ça lui a beaucoup parlé. Maintenant, on y va ensemble et il aime beaucoup. » Ce que Fanny apprécie, c'est la proximité qu'elle ressent avec les femmes qui officient le culte. « Cela me touche plus. Elle parle avec le cœur de ce que tu vis. Elle me parle de mon quotidien. J'ai l'impression qu'elle m'aide aussi à comprendre mes problèmes et comment les résoudre. Pour moi, c'est une autre approche, moins dogmatique », explique-t-elle. Suivies par plusieurs dizaines de milliers de personnes sur les réseaux sociaux, leur influence dépasse la sphère religieuse. Elles prodiguent conseils patrimonial, professionnel et financier. Naviguant entre les continents, certaines sont ainsi devenues de véritables célébrités. À lire aussiCongolais de Paris: les Terroirs du Congo, un magasin de produits congolais bio en plein Paris [3/5]
Pierre Bordaberry, plus connu sous le pseudonyme Psykocouack, est psychologue et l'un des vulgarisateurs les plus influents sur YouTube dans le domaine de la psychologie.Sa chaîne, la plus suivie en France sur le sujet, est un espace d'information, de réflexion et de remise en question permanente des idées reçues.Cela fait longtemps que je m'intéresse à la psychologie, que je consulte moi-même ou que je reçois des psys sur ce podcast.Mais parfois, une voix se distingue nettement des autres. Celle de Pierre m'a bousculé, en bien. Il ne cherche pas à plaire, il ne cherche pas à soigner l'image du psy.Il veut rendre la psychologie accessible, humaine, concrète, débarrassée de son vernis universitaire ou mystifiant. Il parle simplement, avec ses mots, avec une sincérité désarmante. Et ça, ça fait du bien.Dans cet épisode, nous avons parlé de tout ce qui nous traverse profondément mais que l'on a parfois du mal à formuler : la solitude, la pression du développement personnel, la masculinité toxique, la violence et ses justifications, la fatigue informationnelle, l'individualisme, les ados, les écrans… et surtout de ce que cela dit de nous, de notre société, et des chemins qu'on peut emprunter pour aller mieux.J'ai voulu comprendre ce qui l'a poussé à sortir de son cabinet pour créer une chaîne YouTube, ce qu'il observe chez les jeunes, chez les hommes, chez ceux qui ne consultent pas.Pourquoi certains refusent la psychologie ou s'en méfient. Et puis on a parlé du rôle des psys aujourd'hui : doivent-ils rester dans leur coin à attendre que les gens viennent à eux ? Ou faut-il aller chercher ceux qui n'osent pas, ceux qu'on ne voit jamais en consultation ?Pierre propose des pistes, souvent à contre-courant, mais toujours solidement ancrées dans les réalités humaines. Il parle aussi de ses limites, de ce qu'il ne sait pas, de la complexité d'apporter un conseil sans connaître les gens. C'est rare et précieux.Si vous vous intéressez à la psychologie, ou si vous pensez que ce n'est « pas pour vous », alors cet épisode l'est probablement. C'est dense, cash, sans fioritures, et profondément utile pour comprendre notre époque et notre fonctionnement intérieur.Les questions que l'on traitePourquoi t'es-tu lancé sur YouTube pour parler de psychologie ?Comment expliques-tu le succès de ta chaîne ?Est-ce qu'aller voir un psy signifie forcément qu'on va mal ?Que penses-tu de l'impact de l'isolement sur la santé mentale ?Quelle est ta critique du développement personnel ?Quelles sont les différences hommes/femmes dans la consultation psy ?Penses-tu qu'on vit une crise de santé mentale ?Comment agir face à un monde anxiogène ?Que peuvent faire les psys pour toucher davantage de publics ?Quel est ton regard sur les réseaux sociaux et les adolescents ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Feuilles de manioc, arachides et patates douces : tous ces produits frais du Congo-Brazzaville manquent aux Congolais de la diaspora. Dans le quartier de Château Rouge, la boutique Les Terroirs du Congo fait le pari d'importer des produits bio tout droit du pays, du champ à l'étal parisien, sans intermédiaire ou presque. Lydie, la patronne, a créé une filière qui soutient des dizaines de familles au Congo. Reportage de Tom Schneider dans une boutique bio pas comme les autres. Les cartons de produits frais s'empilent à l'entrée des Terroirs du Congo, une petite boutique nichée aux abords de Château Rouge à Paris. « Dans la semaine, on a trois arrivages : deux de Brazzaville et un de Pointe-Noire », explique Lydie, la patronne. Lunettes de soleil et pagne coloré, elle organise la livraison et oriente les clients fidèles, comme Shelly. « Aujourd'hui, je vais acheter le manioc et l'huile de palme. Mon produit préféré, c'est le saka saka », explique cette dernière. Le saka saka, préparé à base de feuilles de manioc pilé, est l'un des plats les plus populaires du Congo-Brazzaville. Il est aussi apprécié par une autre habituée, qui se fait appeler Joy Manioc : « Je fais acheter la nourriture du pays. Il y a tout ici pour le Congo. Raison pour laquelle je viens le jour même de la livraison. » Le succès de sa boutique, Lydie le doit à sa renommée. Sa sœur était l'une des premières Congolaises à vendre des produits africains dans le quartier, au début des années 1990. Bien qu'il n'existe que très peu de labels certifiant de la qualité au Congo, Lydie s'assure elle-même de la fraîcheur de ses produits : « C'est naturel, c'est frais, juste cueilli, emballé dans des cartons la veille et le lendemain matin, c'est arrivé à Roissy. Ce sont des produits bio. L'huile de palme, par exemple, c'est de l'huile bio sans rien d'ajouté, faite artisanalement par des paysans. » Lydie a pu construire un modèle d'approvisionnement durable et circulaire qui profite aux productrices du Congo-Brazzaville. « J'ai recensé quelques mamans qui vendaient au marché et qui font du très bon manioc. Cela leur évite d'aller rester au marché, de ne pas terminer leur quantité de marchandises à vendre. Elles ont des commandes toutes les semaines, cela leur fait un complément de revenus », confie-t-elle. Un kilo de feuilles de manioc acheté environ deux euros à Brazzaville est souvent revendu près de dix fois plus cher à Paris. Le fret aérien constitue souvent plus de la moitié du prix final. Lydie avoue donc se fournir auprès d'autres pays africains, même si c'est une situation qu'elle aimerait voir évoluer ces prochaines années. À lire aussiCongolais de Paris: les jeunes de la diaspora font vivre la rumba congolaise [2/5]
Ha iniciado el centenario de la gesta cristera. Conoce la historia que por un siglo se ha tratado de ocultar.Ayuda a sostener este apostolado. Envía mensaje de WhatsApp al +52 33 2813 6085 diciendo: "Quiero apoyar", y te diremos cómo puedes hacernos llegar tu ayuda. Página personal: padrejuanrazo.com Visita nuestro canal de oración y espiritualidad: @canalsagradoscorazones Sigue nuestra página web: https://conservandolafe.com/Para recibir aviso de nuevos videos, envía "ALTA" por WhatsApp al +52 33 2813 6085
Alors que l'Europe et la France en particulier traversent une période de canicule sans précédent, dans des pays déjà habitués aux fortes chaleurs, on tente également de s'adapter au réchauffement climatique. C'est notamment le cas de la ville de Sydney, en Australie, où l'un des moyens envisagés pour faire baisser la température, c'est d'aménager des voies vertes, autrement dit, des pistes cyclables couvertes par des arbres, pour relier entre eux les différents quartiers d'une ville qui reste essentiellement pensée pour l'automobile. Loin de seulement apporter du confort et de la fraîcheur aux habitants, ces voies vertes pourraient également réduire les dépenses de santé de plusieurs centaines de millions d'euros par an. De notre correspondant à Sydney, Et si le secret, pour survivre dans une jungle de béton, c'était de planter des arbres ? Ce ne sont en tout cas pas les utilisateurs de la Inner West Greenway, une voie verte de 6 km ouverte en décembre dernier, presque entièrement abritée sous des arbres, qui longe d'anciennes canalisations, qui diront le contraire. À l'image de Lili, qui y passe une bonne partie de son temps libre. « Je viens marcher ici quasiment tous les jours, c'est super ! Depuis l'ouverture, il y a tellement de gens qui l'utilisent, ça fait prendre conscience à quel point nous avions besoin de ce genre d'espace. En particulier, ici, proche du centre-ville, pour les gens qui vivent en appartement. » C'est également le constat du comité pour Sydney, un laboratoire d'idées qui a récemment appelé les autorités à construire beaucoup plus de voies vertes, à la fois pour rendre la ville plus cyclable, mais aussi, et surtout, pour la rendre plus fraîche. En particulier dans les banlieues ouest, à la fois très bétonnées et éloignées du littoral, où les coûts engendrés par les journées de forte chaleur sont énormes. C'est ce que rappelle Sam Kernaghan, directeur de la politique de résilience au comité pour Sydney. « Les coûts économiques, seulement pour l'ouest de Sydney, des journées de chaleur extrême, sont de 900 millions d'euros par an. Cela inclut les dépenses de santé pour les familles, les dépenses supplémentaires pour se rafraichir, comme la climatisation, mais aussi les coûts en termes de baisse de productivité. » À lire aussiLe changement climatique s'accélère en Australie, où le réchauffement dépasse le seuil de 1,5°C Des îlots et des corridors de fraîcheur face à l'urbanisation galopante Des journées de chaleur extrême, c'est-à-dire où le thermomètre affiche plus de 35 degrés, il pourrait y en avoir deux fois plus qu'aujourd'hui d'ici à 2050 dans l'ouest de Sydney, où, en période de canicule, la température est déjà 5 à 10 degrés plus élevée qu'à l'est de la ville, situé en bord de mer. Et alors que la population augmente et que la ville se densifie, il est essentiel pour Sam Kernaghan d'accompagner ce développement avec des îlots et des corridors de fraîcheur. « Il nous faut donner à cette population qui grandit accès à des endroits où ils peuvent nager, marcher, faire de l'exercice, qui sont au frais, accessibles à tous. » Les villes, et leurs habitants, ont tout à y gagner. Avoir accès à des espaces verts a de fait un impact positif scientifiquement prouvé sur la santé mentale. Et leur démultiplication à Sydney pourrait également y faire considérablement réduire les dépenses de santé. De l'ordre de 600 millions d'euros par an selon le Comité pour Sydney, dont l'estimation ne prend en compte que les maladies cardiovasculaires, aggravées par la chaleur.
Les rebelles indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA) ont rendu public des vidéos montrant vivants les militaires maliens prisonniers qu'ils détiennent… Cela intervient dans un contexte précis: plusieurs associations de défense des droits de l'homme ont accusé l'alliance « jihadistes et rebelles indépendantistes » d'avoir exécuté dans le nord du Mali des militaires de l'armée régulière avant d'appeler à une enquête impartiale.
Il y a un an disparaissait une grande figure malienne, Tiébilé Dramé, qui fut deux fois ministre des Affaires étrangères et qui négocia plusieurs accords de paix avec les rebelles touaregs du nord du Mali. Aujourd'hui paraissent ses mémoires aux éditions Cauris Livres, sous le titre Tiébilé Dramé, Une vie de lutte. L'économiste et polytechnicien sénégalais Mamadou Lamine Diallo, qui a été vice-président de l'Assemblée nationale du Sénégal et qui a publié notamment Les Africains sauveront-ils l'Afrique ?, chez Karthala, a été un ami très proche du défunt. Il témoigne au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Pourquoi ce titre, Une vie de lutte, à propos du défunt Tiébilé Dramé ? Mamadou Lamine Diallo : C'est un titre qui a été validé par Tiébilé Dramé, lui-même, avec son épouse Kadiatou Konaré. Il correspond, je pense, objectivement, à ce qu'il a vécu depuis sa tendre enfance à Nioro et par la suite à Bamako, à travers donc les mouvements estudiantins et le mouvement démocratique. Cela correspond vraiment à la vie de Tiébilé. Sous la dictature du général Moussa Traoré, Tiébilé Dramé s'est engagé très jeune dans la lutte syndicale et il l'a payé de plusieurs années de bagne dans l'extrême nord du Mali. Puis, il a dû s'exiler. Pourquoi a-t-il été un acteur clé de la « Révolution » démocratique de 1991 ? Le mouvement étudiant, qu'il a dirigé en étant secrétaire général de l'Union nationale des étudiants et élèves du Mali, a été un peu le fer de lance de la lutte contre le régime militaire dictatorial du général Moussa Traoré. Il faut le dire. C'étaient des luttes violentes parce que les manifestations étaient réprimées. Et puis, ils ont arrêté beaucoup de dirigeants étudiants, des enseignants également. C'est ainsi que lui-même a été à Kidal, à Ménaka, dans les prisons au nord du pays. Et ensuite à son retour d'exil, évidemment, il a été l'un des principaux acteurs de la « Révolution » de 1991 ? Oui, c'est-à-dire qu'en exil à Paris au tournant des années 1980 et 1982, il était organisé avec d'autres Maliens au sein des étudiants maliens en France et des travailleurs immigrés. C'est tous ces mouvements qui ont conduit petit à petit au renversement du régime du général Moussa Traoré. Les manifestations ont été organisées à Bamako sous le couvert de la lutte anti-apartheid ou de la nécessité de la démocratie et du pluralisme politique. Et c'est tout cela qui a conduit à la chute du régime en 1991. Il a été un acteur décisif. Et on peut dire que ces années de bagne à Taoudeni, à Kidal, à Ménaka mais aussi que ces années de ministre des Zones arides, que tout ce parcours l'a conduit à devenir un homme de dialogue avec les groupes rebelles du nord du Mali ? Certainement, mais aussi son passage à Amnesty International. Il a eu à travailler avec Amnesty International à Londres pendant quelque temps, et je crois que c'est là où il a pris la fibre diplomatique. Cette fibre est également très sensible aux droits de l'homme, notamment avec ce qu'il a vu avec la répression en Mauritanie, avec les Négro-africains de Mauritanie. Là, il a été convaincu qu'il était important effectivement de dialoguer. C'est ça qui l'a conduit à être très actif dans les accords de Ouagadougou et d'Alger. Les accords de Ouagadougou de 2013, qui ont mis fin pendant quelque temps au conflit dans le nord du Mali. À la fin de sa vie, Tiébilé Dramé a vécu le retour des militaires au pouvoir et il a pris des risques. C'est lui par exemple en mars 2022 qui a prononcé l'oraison funèbre de Soumeylou Boubèye Maïga, après la mort de ce grand homme d'État malien dans une prison de la junte. Est-ce que son parcours et son combat pour la démocratie contre les militaires peuvent résonner encore pour la jeunesse malienne d'aujourd'hui ? Sa vie, son parcours, les principes autour desquels il a organisé son action politique devraient aider les jeunes Maliens à aider le Mali, qui est quand même au bord de l'effondrement, c'est le moins qu'on puisse dire. Ces principes-là sont fondés sur le respect de l'autre, la lutte contre les injustices, sur le pluralisme démocratique qui est une nécessité, mais aussi sur l'unité du territoire. Je crois que pour les accords de Ouagadougou, ils étaient au centre de ces négociations : chercher à obtenir la paix pour pouvoir organiser des élections basées sur l'unité du territoire, mais également sur le fait que les populations, les communautés du nord devraient être mieux traitées dans un Mali uni. Je crois que les jeunes Maliens devraient s'intéresser beaucoup plus à ce qu'il a écrit et à ce qu'il a fait. Cet ouvrage devrait être lu. À partir de ce moment-là, c'est à eux de trouver les solutions aujourd'hui pour sortir de la situation actuelle. Peut-on dire que Tiébilé Dramé était à la fois un grand démocrate et un homme intraitable sur l'intégrité territoriale du Mali ? Grand démocrate, oui, assurément. Personne ne peut en douter. Maintenant, en ce qui concerne le principe d'un Mali uni, unitaire, pour lui, ce n'était pas négociable. Avec ce principe-là, on doit pouvoir dialoguer, y compris avec des jihadistes, pour éviter le chaos.
Le Bénin se dote d'un Sénat et c'est ce jeudi que cette deuxième chambre va être installée à Porto-Novo. Mais pourquoi ce Sénat ? Est-ce pour protéger l'ancien président Patrice Talon de toute poursuite judiciaire, grâce à son nouveau mandat de sénateur ? Ou est-ce pour lui permettre de continuer à peser sur le cours des événements politiques, surtout s'il est élu président de cette haute assemblée ? Le professeur Gilles Badet a été le secrétaire général de la Cour constitutionnelle. Aujourd'hui, il enseigne le droit public à l'université d'Abomey-Calavi. En ligne du Bénin, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : le Bénin est un pays où les institutions fonctionnent. Qu'est-ce que ce nouveau Sénat pourra apporter de plus ? Gilles Badet : Ce Sénat est la deuxième chambre du Parlement béninois. En tant que deuxième chambre, cela apporte un élément de contrôle de qualité du travail qui est fait par l'Assemblée nationale. Autrement dit, le Sénat va désormais veiller à ce que la loi, qui va être votée par le Parlement, soit d'une qualité meilleure, parce que le Sénat a la possibilité de demander une deuxième lecture lorsque la loi votée lui paraît comporter des points de difficulté pour sa mise en œuvre. Deuxièmement, ce Sénat va apporter un droit de regard sur tout ce qui concerne la paix, la démocratie et l'unité nationale. Le Sénat s'est vu reconnaître une possibilité d'émettre un droit de veto sur les lois de révision de la Constitution, les lois électorales ou les lois sur le fonctionnement des partis politiques qui pourraient remettre en cause les acquis démocratiques. Vous savez que le Bénin s'est fait remarquer par son respect de l'alternance démocratique, par la limitation stricte des mandats, par l'impossibilité de faire des révisions qui permettent à ceux qui dirigent de se maintenir au pouvoir. Et donc ce Sénat va veiller à ce que ce genre de dispositions ne soient pas remises en cause, parce que toute révision de la Constitution désormais doit avoir le « OK » du Sénat avant de devenir une réalité. Et je crois que ce Sénat aura aussi un pouvoir de sanction ? Oui, ce pouvoir de sanction vient d'abord de son pouvoir de contrôle, disons, de la discipline, de l'éthique des hommes politiques. Vous savez que les hommes politiques peuvent parfois être portés à prononcer des propos qui pourraient remettre en cause l'unité nationale. Ils pourraient être portés à faire des activités de soulèvement, d'insurrection, toute chose qui pourrait perturber le fonctionnement normal des institutions, la paix et l'unité nationale. Il est ainsi demandé que, chaque fois qu'un acteur politique se retrouve auteur de comportements susceptibles de rompre la paix ou l'unité nationale, que le Sénat puisse apprécier la situation et décider s'il y a lieu de suspendre les droits ou de supprimer les droits politiques, compte tenu de la gravité des faits qui auraient été identifiés par ce Sénat-là. Peut-on parler d'un conseil de discipline ? Oui, on peut dire que le Sénat joue désormais un rôle de conseil de discipline des acteurs politiques. C'était une fonction de régulation qui était entièrement confiée à la Cour constitutionnelle, qui était, dans l'ancien texte de la Constitution, l'organe régulateur du fonctionnement et de l'activité des pouvoirs publics. Mais aujourd'hui, la Cour constitutionnelle a gardé sa fonction d'arbitrage dans les conflits entre les institutions. Mais maintenant, l'appréciation du comportement des acteurs politiques est réservée désormais au Sénat, qui est un organe plus politique que juridictionnel. Les quelque 25 membres de ce nouveau Sénat sont tous désignés, aucun n'est élu. De ce fait, l'opposition les Démocrates affirme que c'est une chambre antidémocratique... Cela dépend de comment on regarde la démocratie. Vous savez que les personnes qui ont été élues par le passé ont toujours une légitimité électorale, même si elle est passée. Les anciens présidents de la République se sont tous présentés devant le suffrage universel. Les anciens présidents de l'Assemblée nationale ont tous bénéficié du suffrage universel pour pouvoir être à leur poste. Les anciens présidents de la Cour constitutionnelle l'ont été conformément à la Constitution. Et l'ensemble des membres du Sénat est désigné conformément à une Constitution qui a été validée par le peuple. Tout dépend de ce qu'on met dans l'anti-démocratique. Le Sénat du Canada a pratiquement le même mode de désignation. Il s'agit plutôt de regarder la légitimité par la sagesse, parce que toutes les personnalités qui sont au Sénat ont une longue expérience dans la gestion des affaires publiques. Et c'est ce côté qui est le plus important dans cette affaire, et non pas forcément une légitimité électorale fraîche. À lire aussiBénin: le gouvernement dévoile la composition du Sénat, Paul Hounkpè nommé «au titre de personnalité de haut rang» Alors concrètement, sur ces quelques 25 membres, il n'y aura qu'un opposant et demi, l'ancien président Boni Yayi, qui est un véritable opposant, et l'ancien candidat à la présidentielle Paul Hounkpè, que beaucoup qualifient de figurant. Ce Sénat ne risque-t-il pas de devenir une simple chambre d'enregistrement ? Non. Pour pouvoir dire que le Sénat est une simple chambre d'enregistrement, il faudrait réussir à positionner les anciens présidents d'institutions depuis le renouveau démocratique, donc depuis les 35 dernières années, dans le camp du pouvoir en place. Quand on parle du pouvoir Talon, il date d'il y a seulement dix ans. Ce n'est pas le président Talon qui avait désigné Madame Élisabeth Pognon comme présidente de la Cour constitutionnelle, qui avait désigné le président Robert Dossou, ni le président Théodore Holo, encore moins les anciens présidents de l'Assemblée nationale, Bruno Amoussou, Adrien Houngbédji, Mathurin Nago, etc. Vous avez un certain nombre de personnalités qui ne doivent pas leur désignation au président Talon. Si on prend le repère du président Talon pour analyser, on pourrait se tromper. Toutes ces personnalités-là, qui aujourd'hui n'ont plus rien à perdre, je ne pense pas que ces personnalités vont aller s'asseoir dans une institution pour perdre devant l'opinion toute la considération qu'on avait pour eux et tout le mérite qu'ils ont eu à gérer les pouvoirs. Je pense que c'est aller trop vite en besogne que de dire que tous les membres du Sénat sont forcément d'un camp donné. Je pense que, quand on a leur âge et leur expérience, on est plutôt porté à laisser de bonnes traces dans l'histoire politique de son pays. Il y a six mois, l'ancien président Boni Yayi annonçait qu'il boycotterait ce Sénat, mais il vient de changer d'avis en disant qu'il siègerait pour défendre notamment les libertés publiques. Est-ce que ce Sénat peut devenir l'enceinte où résonnent notamment les noms des opposants politiques Reckya Madougou et Joël Aivo, qui sont en prison depuis plus de cinq ans maintenant ? Oui, compte tenu de la qualité des personnalités qui sont dans ce Sénat, et du fait que ces personnalités ont envie de laisser une trace positive dans l'histoire parce qu'elles n'ont plus rien à perdre. Ce ne sont pas des personnes qui ont faim et qui ont besoin de positionnement politique. Ils ont déjà occupé les plus hautes fonctions de l'État, ayant des pensions suffisantes. Je pense que leur envie aujourd'hui, c'est d'apporter une contribution pour la paix. Et il n'est pas exclu, effectivement, que les débats sur les personnes qui sont en conflit avec la loi, ou qui sont en prison, que ces débats-là reviennent au sein du Sénat et que, par leur sagesse, les sénateurs contribuent à ce que tous les enfants du pays participent au développement de ce pays dans l'unité nationale. Ce qui frappe beaucoup d'observateurs, c'est que Patrice Talon va être membre de ce Sénat et qu'il l'a fait créer juste avant de quitter le pouvoir, il y a six mois. Est-ce que ce n'est pas une façon pour lui de se protéger contre d'éventuelles poursuites judiciaires ? Je ne peux pas le dire de manière radicale, parce que, de toutes les façons, en cette matière, c'est l'Assemblée nationale qui a la totalité de la maîtrise de la procédure pour mettre en jeu la responsabilité d'un ancien président de la République. C'est au niveau de l'Assemblée nationale qu'il y a la procédure de poursuite, c'est l'Assemblée nationale qui autorise la poursuite, c'est l'Assemblée nationale qui autorise la mise en accusation et donc je vois mal le Sénat bloquer une procédure de mise en accusation alors que l'Assemblée nationale l'aurait autorisée. À mon avis, la question de la responsabilité des anciens présidents de la République se joue plus au niveau de l'Assemblée nationale qu'au niveau du Sénat. Si Patrice Talon est élu aujourd'hui président de ce nouveau Sénat, est-ce qu'il ne va pas continuer d'exercer une influence politique importante sur le cours des événements ? L'influence politique peut-être, mais cette influence politique, il l'aurait eue de toutes les façons, comme tous les anciens présidents de la République. Mais il faut qu'on rappelle que le Sénat n'a pas un pouvoir direct sur le président de la République. Le Parlement a ses attributions à part, le président a ses pouvoirs propres. Le président a des pouvoirs exceptionnels qu'il peut lever lorsqu'il ne s'entend pas avec les chambres du Parlement. Et le président de la République ne peut pas être sanctionné par le Sénat. Donc dire qu'il sera sous l'influence décisive ou contraignante du Sénat, ce n'est pas possible. Il appartient au président de la République d'assumer, dans le cas du régime présidentiel que nous avons, la totalité de son pouvoir. Quant à l'influence, elle existe même lorsqu'on n'est pas dans une institution. Certes, cependant le poste de président du Sénat va devenir prestigieux au Bénin. Est-ce qu'à la longue, si c'est Patrice Talon qui l'occupe, cette influence politique de l'ancien chef de l'État ne risque pas de devenir encombrante pour le nouveau président Romuald Wadagni ? Je crois qu'il y a un véritable équilibre entre les pouvoirs. L'organe qui peut faire peur au président de la République le plus, c'est encore l'Assemblée nationale, qui a le pouvoir de faire une sorte d'impeachment au président de la République. Un impeachment à l'américaine, c'est-à-dire le pouvoir de l'envoyer devant la Haute Cour de justice. On ne peut pas laisser l'Assemblée nationale et la Haute Cour de justice, qui sont les organes de poursuite et de jugement du président de la République, et regarder vers le Sénat qui explicitement n'a pas le pouvoir de sanctionner le président de la République, qui ne peut pas intervenir dans le fonctionnement du pouvoir exécutif, qui n'a pas d'attribution en matière financière, en matière budgétaire et que le président de la République peut contourner s'il n'est pas d'accord en prenant ses pouvoirs de mesures exceptionnelles. Le Sénat n'est pas véritablement le Léviathan, ou l'animal sauvage qui viendrait dévorer le président de la République. Je pense qu'il y a plutôt un équilibre et que le Sénat est là pour l'accompagner. Quant à l'influence, qu'est-ce que vous voulez ? Je pense qu'il ne faut pas avoir peur d'une influence quelconque, alors qu'en matière juridique, cette influence n'est pas contraignante pour le président de la République. Il faut plutôt voir les choses de manière positive. Il faut voir le Sénat comme un organe d'accompagnement et de sagesse qui va donner des conseils, qui va accompagner le président dans la réussite de son mandat. À lire aussiBénin: le Sénat, nouvelle chambre du Parlement, a pris ses fonctions ce jeudi
[Rediff] Aujourd'hui on va se questionner sur la nature des faceless accounts, ces comptes sans visages qui malgré une identité secrète savent jongler habillement entre contenu attrayant et communauté engagée .Qu'est-ce qu'un faceless account ?Les faceless accounts sont des comptes sur les réseaux sociaux qui ne mettent jamais en avant le visage de leur créateur. L'objectif est de se concentrer uniquement sur le contenu, sans avoir besoin d'incarner la marque ou la personne derrière le compte.Finalement c'est l'Art de briller sans se montrer.—Quelques exemples : RapidsCrew : 391k abonnésUne chaine YouTube en mode Faceless account qui parle de mode et de street culture.TedZhar et son fameux « what do you do for a living »847k abonnés sur TikTokLa cuisinier Totocuistot sur Instagram : 856k abonnésBien souvent il s'agit de compte qui se sont spécialisés sur une niche et un format de contenu qu'ils martèlent avec abnégation .—Les différents types de contenu produits par les faceless accountsLes faceless accounts peuvent être très diversifiés en fonction de la plateforme et de la niche choisie. Voici une liste des formats de contenu les plus courants :Contenu texte et graphique Vidéo animée Vidéos tutoriels sans visageAvantages pour les créateurs : Anonymat et protection de la vie privéeAnonymat et protection de la vie privée : Certains créateurs ne souhaitent tout simplement pas se montrer en ligne. Le format faceless leur permet de créer du contenu de manière professionnelle sans exposer leur identité.Avantage pour les marques : pas besoin d'incarnantDe nombreuses marques rencontrent des difficultés à incarner leurs campagnes vidéo. Que ce soit par manque de charisme d'un porte-parole, ou par crainte de surexposition, les faceless accounts offrent une alternative idéale. —Avantage : Les Faceless accounts ça coute pas cherIl y a aussi un intérêt de scalabilité et répétitionLe faceless content est facilement réplicable. Cela permet aux marques de toucher un large public avec un coût moindre.—Fun facts : les marques adorent collaborer avec des faceless accounts ?Aucun risque de s'associer trop fortement avec une personnalité et espace parfaitement brand safe.—Les défis des faceless accounts :Manque de connexion personnelle : Un des inconvénients majeurs est la difficulté à créer un lien émotionnel fort avec l'audience. Les créateurs sans visage peuvent peiner à construire une relation de confiance à long terme.Le besoin de créativité constante : Sans visage pour incarner le contenu, l'originalité du message et des visuels devient cruciale pour éviter la monotonie.Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! . . . Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Meet us on August 1st at the Easy French x Easy German Cruise on the Seine !
durée : 00:10:52 - Le Fil de l'histoire - Octobre 1979. Cela fait 6 mois que la République islamique a été proclamée. Mais la colère des Iraniens contre le shah n'est pas retombée, elle monte même encore d'un cran lorsque la radio officielle annonce que, malade d'un cancer, il a été hospitalisé aux Etats-Unis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l'une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l'esprit, et du collectif.J'ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d'entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d'action.Mais un vide d'âme comme on peut le ressentir de temps à autres.Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d'essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L'invisible. La spiritualité. Ce mot qu'on n'ose plus prononcer sans passer pour un illuminé.Dans cet épisode, nous parlons de ça.De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l'intériorité. De ce qu'on appelle à tort “le progrès”, qui a laissé beaucoup d'individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J'ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente.Nous avons parlé de ce qu'est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d'une spiritualité non dogmatique, fondée sur l'éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l'islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l'intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un “nous” trop souvent oublié.Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi.Dans cet épisode, vous n'entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu'un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel.Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront.Idées centrales discutées1. La société moderne est spirituellement videExplication : Le recul des religions n'a pas été remplacé par une autre forme de sacré.Pourquoi c'est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.Timestamp : ~10:302. Le sacré n'a pas besoin de religionExplication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.Pourquoi c'est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.Timestamp : ~18:003. L'individualisme a fragilisé le “vivre ensemble”Explication : En se centrant sur l'ego, on a négligé la communauté.Pourquoi c'est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.Timestamp : ~25:454. L'hypermodernité a désenchanté le mondeExplication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.Pourquoi c'est important : L'humain a besoin d'émerveillement pour vivre.Timestamp : ~33:205. Le rôle de la philosophie est de retisser du lienExplication : Elle peut réconcilier l'intérieur, les autres et le monde.Pourquoi c'est important : C'est une voie vers la guérison collective.Timestamp : ~41:00Références citées dans l'épisodeLivresLes Tisserands – Abdennour Bidar (~09:00)Révolution spirituelle – Abdennour Bidar (~12:00)Les questions que l'on traitePourquoi parle-t-on si peu de spiritualité aujourd'hui ?Que nous a coûté le recul des religions ?Peut-on vivre sans sacré ?Comment redonner du sens dans une société individualiste ?Quelle est la différence entre religion et spiritualité ?Qu'est-ce que le sacré pour vous ?Pourquoi avons-nous du mal à nous dire “nous” ?L'hypermodernité nous a-t-elle déshumanisés ?Comment retisser les liens dans une société fracturée ?Quel rôle la philosophie peut-elle jouer dans cette reconstruction ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l'une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l'esprit, et du collectif.J'ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d'entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d'action.Mais un vide d'âme comme on peut le ressentir de temps à autres.Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d'essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L'invisible. La spiritualité. Ce mot qu'on n'ose plus prononcer sans passer pour un illuminé.Dans cet épisode, nous parlons de ça.De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l'intériorité. De ce qu'on appelle à tort “le progrès”, qui a laissé beaucoup d'individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J'ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente.Nous avons parlé de ce qu'est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d'une spiritualité non dogmatique, fondée sur l'éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l'islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l'intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un “nous” trop souvent oublié.Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi.Dans cet épisode, vous n'entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu'un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel.Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront.Idées centrales discutées1. La société moderne est spirituellement videExplication : Le recul des religions n'a pas été remplacé par une autre forme de sacré.Pourquoi c'est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.Timestamp : ~10:302. Le sacré n'a pas besoin de religionExplication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.Pourquoi c'est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.Timestamp : ~18:003. L'individualisme a fragilisé le “vivre ensemble”Explication : En se centrant sur l'ego, on a négligé la communauté.Pourquoi c'est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.Timestamp : ~25:454. L'hypermodernité a désenchanté le mondeExplication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.Pourquoi c'est important : L'humain a besoin d'émerveillement pour vivre.Timestamp : ~33:205. Le rôle de la philosophie est de retisser du lienExplication : Elle peut réconcilier l'intérieur, les autres et le monde.Pourquoi c'est important : C'est une voie vers la guérison collective.Timestamp : ~41:00Références citées dans l'épisodeLivresLes Tisserands – Abdennour Bidar (~09:00)Révolution spirituelle – Abdennour Bidar (~12:00)Les questions que l'on traitePourquoi parle-t-on si peu de spiritualité aujourd'hui ?Que nous a coûté le recul des religions ?Peut-on vivre sans sacré ?Comment redonner du sens dans une société individualiste ?Quelle est la différence entre religion et spiritualité ?Qu'est-ce que le sacré pour vous ?Pourquoi avons-nous du mal à nous dire “nous” ?L'hypermodernité nous a-t-elle déshumanisés ?Comment retisser les liens dans une société fracturée ?Quel rôle la philosophie peut-elle jouer dans cette reconstruction ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.