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Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 12 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis sa résidence de Neauphle-le-Château, l'Ayatollah Khomeini prépare l'un des plus grands bouleversements du XXᵉ siècle. À son retour en Iran, en 1979, il met un terme au régime du Shah et fonde la République islamique. Visionnaire pour les uns, despote pour les autres, il érige le chiisme en doctrine d'État. Revivez les coulisses de cette révolution spirituelle et politique, née dans le silence de l'exil. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Calvès.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tous les matins dans Europe 1 Bonjour, Laurent Tessier revient sur le meilleur de l'émission de Pascal Praud et vous de la veille et vous livre en avant-première les sujets sur lesquels vous pourrez réagir en direct entre 11h et 13h.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Depuis sa résidence de Neauphle-le-Château, l'Ayatollah Khomeini prépare l'un des plus grands bouleversements du XXᵉ siècle. À son retour en Iran, en 1979, il met un terme au régime du Shah et fonde la République islamique. Visionnaire pour les uns, despote pour les autres, il érige le chiisme en doctrine d'État. Revivez les coulisses de cette révolution spirituelle et politique, née dans le silence de l'exil. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Calvès.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est une belle nuit d'été pour Luc Dion. Il est un peu plus d'une heure du matin, ce samedi 6 juillet 2013, lorsqu'il décide de sortir sur la terrasse du Musi-café, un lieu où l'on célèbre l'esprit de communauté pour les quelque 6 000 habitants de Lac-Mégantic, petite commune du Québec. Depuis la terrasse paisible où il vient s'allumer une cigarette, Luc, comme quelques autres clients, observe distraitement la voie ferrée qui passe à proximité. Ils sont venus profiter du silence. Pourtant, très vite, le fracas de la ferraille fait trembler le sol. Soudain apparaît un train lancé à pleine vitesse en direction du centre-ville de Lac-Mégantic. L'estomac de Luc se soulève. Il le sait, cette bête d'acier va beaucoup trop vite pour négocier le virage quelques mètres plus loin. « Il arrive bien trop vite! Il va dérailler! Il va dérailler ! » Ce n'est qu'une question de secondes avant que les roues des 72 wagons-citernes, chargés de pétrole brut, ne se décrochent des rails.
Depuis des décennies, l'humanité scrute le ciel à la recherche d'un signe de vie ailleurs dans l'univers. Nous analysons les atmosphères d'exoplanètes, nous explorons Mars, nous sondons les océans cachés des lunes glacées. Partout, nous cherchons les ingrédients qui pourraient permettre à la vie d'exister : de l'eau liquide, une source d'énergie, une chimie favorable. Pourtant, malgré les milliards d'étoiles et les milliers de planètes découvertes, le cosmos semble étrangement silencieux.Alors une question s'impose : et si nous oubliions quelque chose d'essentiel ? Car trouver une planète habitable ne suffit pas forcément pour y trouver de la vie. Derrière l'idée simple d'un monde “habitable” se cache en réalité une série de conditions incroyablement précises et fragiles, qui doivent non seulement apparaître… mais surtout durer pendant des millions, voire des milliards d'années.Dans cette vidéo, nous allons comprendre pourquoi la vie pourrait être bien plus rare qu'on ne l'imagine. Nous allons explorer les critères qui définissent le vivant, les conditions nécessaires à son apparition, les mondes où les scientifiques espèrent la découvrir, et le paradoxe fascinant qui nous pousse à chercher toujours plus loin. Et surtout, nous allons découvrir ce détail que l'on oublie souvent quand on se demande si nous sommes seuls dans l'univers.➡️ TELECHARGER SIRIUS : onelink.to/sirius
La Banque Centrale Européenne a-t-elle échoué dans sa mission ? On discute avec Yves Choueifaty, Président de TOBAM, du modèle des Bitcoin Treasury Companies et de Strategy, qui se positionne aujourd'hui comme un institut de réserve.// PARTENARIAT BYBIT EU
Comment manager à l'ère de l'intelligence artificielle ?Depuis plusieurs mois, j'explore dans le podcast L'Entreprise de demain l'impact de l'IA sur le travail, sur le management et sur la posture du leader.Parce que l'IA n'est pas seulement une technologie.L'adoption de l'IA générative et agentique est à la fois :un enjeu de compétitivité économique,un enjeu de souveraineté intellectuelle,un enjeu profondément humain,et très concrètement un enjeu managérial.Dans cet épisode, je partage pourquoi ces transformations rendent le rôle du manager à la fois plus mouvant et plus exigeant que jamais.Les organisations ont besoin de managers pour conduire les transformations.Mais dans le même temps, on observe une désaffection du rôle managérial : de moins en moins de personnes ont envie de manager.Alors que paradoxalement, nous avons plus que jamais besoin de managers.Dans ce contexte, le rôle du manager devient central : développer l'esprit critique, maintenir la capacité à penser par soi-même et travailler activement à l'employabilité des équipes.Cette réflexion nourrit également ma conférence Manager à l'ère de l'IA, lancée en 2026.Au fond, le fil rouge reste le même que depuis le début de ce podcast : redonner envie de manager.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis le début du conflit en Iran, le prix du gaz en Europe a bondi, le pétrole aussi. L'impact économique dépendra avant tout de la durée du conflit. Il est encore beaucoup trop tôt pour parler de crise économique, mais l'engrenage d'un choc énergétique se profile, avec le risque de provoquer des effets dits « stagflationnistes », combinaison d'inflation et de stagnation économique. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France est l'invite de RTL Matin. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 11 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
GUIHOME / JEAN FI / ORLINSKI / THOEN / TCHAKALOFF / BOCCOLINIHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invité du 9 mars 2026 avec Thomas Porcher, économiste, professeur d'économie à la Paris School of Business, auteur de Les débats de l'éco, publié aux éditions Plon, coécrit avec Dominique Seux. Le prix du brut s'est envolé. Il a même flambé temporairement de plus de 28%, avant de redescendre après l'annonce d'un recours envisagé aux réserves stratégiques de pétrole par les pays du G7. Depuis le début de la guerre, le gazole a augmenté le plus rapidement, grimpant de plus de 15%. Le carburant routier le plus utilisé en France se vendait vendredi à 2 euros le litre en moyenne, contre autour de 1,72 euro le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, selon les chiffres du gouvernement vendredi. Devant cette situation qui touche les automobilistes directement au portefeuille, le gouvernement a pour l'instant écarté l'idée de nouvelles aides à l'achat de carburant.
Depuis le XVIIe siècle, ces femmes-soldats ont constitué l'armée d'élite du Dahomey, aujourd'hui le Bénin. En 1890, elles seront en première ligne face à l'expansion coloniale. Les Agojiés, courageuses et déterminées, seront décimées lors de combats impitoyables et déséquilibrés. Revivez la saga oubliée des amazones du Dahomey, des guerrières qui avaient conquis leur place sur les champs de bataille. Crédits : Lorànt Deutsch, Emma Locatelli.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Donald Trump l'a assuré : la guerre en Iran est "bientôt finie". Ces propos tenus par le président américain lundi 9 mars ont fait chuter le prix du baril de pétrole et rassuré au moins un temps les investisseurs et les décideurs économiques. La réponse iranienne ne s'est pas faite attendre. "C'est nous qui déciderons de la fin de la guerre", ont répliqué les Gardiens de la révolution iraniens. Depuis, les frappes continuent un peu partout au Moyen-Orient. Dans cet épisode du Choix info RTL, Brieuc Boschet se penche sur la question complexe de l'issue du conflit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Incapable de redresser la barre d'un FC Nantes sérieusement menacé de relégation en Ligue 2 (17e à 9 journées de la fin de al saison), Ahmed Kantari a été limogé mardi par des Canaris qui espèrent boucler rapidement l'arrivée d'un grand ancien, Vahid Halilhodzic, pour le remplacer. Si le sort de Kantari semblait presque réglé après la défaite (1-0) contre Angers samedi, la huitième en dix journées de L1 sous ses ordres, l'identité de son successeur très probable a surpris. Âgé de 73 ans, ancien buteur du club dans les années 1980, Halilhodzic avait déjà fait un passage sur le banc Jaune et Vert lors de la saison 2018-2019, succédant alors au Portugais Miguel Cardoso début octobre après huit journées pour finir la saison. Depuis la fin de ses trois années à la tête du Maroc en 2022, Halilhodzic semblait couler une retraite paisible et méritée, rejetant plusieurs propositions, selon une source proche du technicien. Mais sollicité avec insistance par son club de cœur depuis dimanche, il a fini par céder et devrait arriver en soirée sur les bords de l'Erdre pour finaliser son contrat, selon la même source. Comme lors de la saison 2023-2024, où Jocelyn Gourvennec avait succédé à Pierre Aristouy avant d'être lui-même remplacé par Antoine Kombouaré à 8 journées de la fin, le FCN s'offre donc une nouvelle saison à trois entraîneurs...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après la grande peur de 1910, la comète de Halley repasse par chez nous en 1986 et entre temps on a fait de sacrés progrès pour calculer sa trajectoire. Cette fois on sait qu'elle s'est approchée au plus près de la Terre à une distance 63 millions de kilomètres, à la vitesse de 54,55 kilomètres par seconde. Depuis 1910 aussi on a marché sur la Lune et on a fait voler des satellites à commencer par le petit Spoutnik soviétique en 1957. Le saut technologique est énorme depuis 1910 alors dans quel état cette visite de la comète en 1986 nous trouve- t-elle ? La comète de Halley on l'a beaucoup attendu, observée, représentée, redoutée, on l'a confondue avec d'autres comètes. Et après tout ce temps-là, on sait la reconnaitre mais on a encore pas mal de choses à en apprendre. Avec Sylvain Chaty, astrophysicien, auteur de l'article La folle histoire des remèdes anti-comètes, paru dans la revue en ligne The Conversation en 2020. Arnaud Saint Martin, sociologue des sciences, spécialiste de l'aérospatial, auteur de Les astrocapitalistes: toujours plus loin, conquérir, coloniser, exploiter, Payot, 2025.
Tous les matins, à 7H10 et 9H45, on vous donne les bonnes nouvelles du jour.
Ce lundi 9 mars, le choc pétrolier et le prix du baril, qui a pris 25% dans la nuit, ont été abordés par Céline Antonin, économiste à l'OFCE, Hervé Novelli, initiateur du Cercle des Entrepreneurs Engagés, et Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation & Arguments, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Camille Vever a relancé une maison de joaillerie fondée en 1821 par son arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père…
Découvrez ma formation aux fondamentaux de l'accueil, un parcours d'excellence, accessible à toutes & tous !1️⃣ Présentation de l'invité : Avez-vous déjà imaginé ce qui se passe en coulisses dans les palaces les plus prestigieux de Paris ? Cette semaine, j'ai eu l'honneur d'être accueilli par Jean-Pierre Trevisan, un hôtelier chevronné qui a fait ses armes dans des établissements emblématiques comme le Georges V, le Ritz et le Crillon. Aujourd'hui, il est à la tête du seul palace de la rive gauche de Paris, le Lutetia. Diplômé de l'école hôtelière de Strasbourg, il a gravi les échelons en passant par des postes clés dans des hôtels de renom à Paris. Son expérience au sein de groupes prestigieux comme Accor et Four Seasons lui a permis de développer une expertise unique en matière de gestion hôtelière. Depuis 2021, il dirige le Lutetia, où il a relevé le défi de repositionner l'hôtel en véritable palace après sa réouverture post-pandémie. Comment transformer le Lutetia, de la gestion des équipes à la mise en place d'un service d'excellence ? Quelles sont ses réflexions sur l'évolution du secteur hôtelier post-Covid ? Quels sont leurs défis en termes de recrutement et de formation continue ? Comment ses passions pour la musique, l'art et l'architecture, enrichissent-elles son approche de l'hôtellerie ? Un épisode riche en enseignements pour tous ceux qui aspirent à une carrière dans l'hôtellerie de luxe. 2️⃣ Notes et références : Lutetia Paris - The Set Collection - Bar Aristide École hôtelière de Strasbourg Ferrandi Paris - Céline Nasution Passion avec Jean-Luc Naret, CEO de The Set Collection Le livre "Chronique Des Jours A Venir" de Ronald Wright 3️⃣ Pour contacter l'invité : Via LinkedIn 4️⃣Chapitrage : 00:00:00 - Introduction 00:01:00 - La suite Coppola 00:01:54 - Jean-Pierre Trevisan 00:07:30 - Paris, capitale de l'hospitality 00:10:05 - L'hôtellerie de luxe vs lifestyle 00:15:58 - Relance post-Covid du Lutetia 00:18:00 - Transition de 4 étoiles à 5 étoiles 00:22:20 - Défis de recrutement 00:28:00 - Stratégies de recrutement 00:32:00 - Importance du coaching 00:40:40 - Un bon directeur de palace 00:48:00 - Questions signatures Si cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 18 février 2026, le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) a célébré son 51e anniversaire dans un contexte très tendu au Tigré. Le parti tigréen, architecte de la modernisation du pays, a dirigé le pays au sein d'une coalition durant près de 30 ans. Mais l'organisation historique peine aujourd'hui à passer outre les multiples crises qui la traversent. De notre correspondante de retour de Mekele Shire, Biruk arrange quelques bouteilles sur le comptoir de son échoppe située à deux pas de la gare routière de Shire. Le jeune commerçant est anxieux : « En ce moment, la situation au Tigré est très tendue. On entend beaucoup de choses. Alors que nous, tout ce que nous voulons, c'est la paix. » Depuis un mois, cette région d'Éthiopie connaît un regain de tensions, après des affrontements entre l'armée fédérale et les Forces de défense du Tigré, bras armé du TPLF. Ces combats font craindre une nouvelle guerre, alors même que le parti régional peine déjà à se remettre des multiples crises qui le traversent depuis une dizaine d'années. À lire aussiÉthiopie: au Tigré, le ton monte entre Addis Abeba et le TPLF, l'ONU appelle à la «désescalade» Le camp de Getachaw Reda s'oppose à celui de Debretsion Gebremichael La scission du TPLF en deux camps, en mars 2023, est l'une des crise les plus importantes, explique Yohannes Woldemariam, professeur de relations internationales à l'université du Colorado : « D'un côté, il y a Getachaw Reda et quelques généraux, qui sont maintenant du côté du Parti de la prospérité du Premier ministre. Et de l'autre côté, il y a Debretsion. » Debretsion Gebremichael est le leader du TPLF qui, officiellement, ne fait plus partie du paysage électoral. En mai 2025, il a été radié par la Commission électorale, pour avoir manqué aux obligations prévues par l'instance. Un coup de massue pour ce parti emblématique, sur lequel s'appuie désormais la concurrence pour se faire une place. Kinfe Hadush, président du parti d'opposition Sawet, décrypte : « Depuis qu'Abiy est arrivé au pouvoir, les Tigréens se sentent plus vulnérables. Aujourd'hui, non seulement, le TPLF ne représente plus les intérêts du Tigré, mais il n'a en plus aucun agenda spécifique. Le TPLF veut juste mobiliser la population pour la guerre. Mais le peuple résiste, il ne veut pas participer à cette guerre. » Le TPLF rencontre des problèmes internes et sa popularité est en berne De son côté, le vice-président du TPLF, Amanuel Assefa l'assure : le TPLF a encore un avenir. « Je reconnais que le TPLF doit résoudre de nombreux problèmes. Je ne peux pas dire que le parti bénéficie du même soutien qu'auparavant. Et d'ailleurs, si le TPLF n'est pas accepté par le peuple, il sera destitué, et un autre parti prendra le pouvoir. Mais ce n'est pas le cas. Le gouvernement fédéral conspire pour démanteler le parti par tous les moyens », martèle-t-il. En octobre 2025, le gouvernement éthiopien a dénoncé « une collusion évidente entre le gouvernement érythréen et le TPLF », dans l'optique d'une nouvelle guerre à venir. À lire aussiÉthiopie: un haut-responsable du Tigré accuse le gouvernement de se préparer à «lancer une guerre»
Découvrez l'ascension de deux légendes du rap français, Joey Starr et Kool Shen, membres du sulfureux groupe NTM. Depuis les cités du 93 jusqu'à leur consécration au début des années 2000, on vous raconte l'histoire d'un duo qui s'est formé autour d'une alchimie artistique détonante, portée par deux personnalités aux tempéraments complémentaires… mais surtout complètement opposés. Coup de foudre… pour le hip hop 1990, Boulogne, studio de tournage Canal+. L'émission télé "Mon Zénith à moi" cartonne depuis 3 ans grâce à un concept fort et novateur : inviter un artiste et lui laisser carte blanche pour se présenter, lui et son travail. Ce jour-là, devant leur poste de télévision, les téléspectateurs découvrent 2 gamins de banlieue, tout juste sortis de l'adolescence, qui ouvrent l'émission en rappant. Du jamais vu à la télé puisqu'à cette époque, le rap émerge tout juste en France. Leurs noms d'artistes : Joey Starr et Kool Shen. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Claire Loup Voix : François Marion, Lucrèce Sassella Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Il n'a jamais été aussi difficile d'exploser et de tenir dans la restauration que ces dernières années.Pourtant, Céline Chung a décidé de s'y lancer corps et âme. Et elle nous livre l'une des meilleures masterclass que j'aie eues dans GDIY pour réussir dans ce secteur impitoyable.En 2016, Céline démissionne de son cabinet de conseil après un burn-out et se donne une mission : populariser la culture chinoise par l'assiette.Elle apprend le métier en express aux côtés des fondateurs de PNY Burger puis ouvre son premier restaurant au cœur de Paris. Depuis le premier jour, son mantra est simple : “Good Food, Good People, Cool Place”.Trois fondamentaux que Céline et son associé Billy appliquent avec une extrême rigueur aux 14 établissements qui composent leur groupe aujourd'hui.Après 10 ans, le modèle de Bao Family a prouvé sa capacité à performer, à durer et à s'exporter hors de Paris. Elle partage tous leurs secrets :Les piliers non négociables pour qu'un restaurant cartonne dans la duréeComment servir jusqu'à 500 couverts par jour avec 55 places assisesL'aventure Street Bangkok : racheter 7 établissements et doubler la taille de son groupe du jour au lendemainComment structurer son "food cost" au centime prèsComment ils font pour réaliser 30 % de leur chiffre en dehors des restaurantsCéline raconte tout : les doutes, les ouvertures ratées, les quatre années de sacrifice pour lancer l'aventure, la découverte de sa propre créativité à 28 ans…Un échange précieux avec une femme qui n'a jamais pris de raccourci. Et qui est en train de construire un empire de la cuisine asiatique.Vous pouvez contacter Céline sur LinkedIn, et suivre la Bao Family sur Instagram.Si vous n'êtes jamais allé dans un restaurant de la Bao Family et que vous indiquez venir de ma part, votre premier panier Bao vous sera offert. La réduction est valable jusqu'au 15 mars !TIMELINE:00:00:00 : Pourquoi les Chinois accordent autant d'importance au travail ?00:14:09 : La culture de l'excellence et ses dérives00:26:19 : « La révolte que j'avais en moi m'a aidée à faire décoller Bao »00:33:35 : Écrire chaque matin pour libérer son esprit00:48:14 : Un an pour apprendre le métier de la restauration avec les fondateurs de PNY Burgers00:56:22 : Lâcher les rênes et laisser 100 % des décisions à son associé01:02:16 : Les 4 piliers pour qu'un restaurant cartonne01:12:06 : Comment maintenir le niveau de qualité dans le temps (même quand on se développe vite)01:22:17 : Faire 500 couverts par jour avec 55 places assises01:32:46 : Recréer l'ambiance des restaurants chinois à Paris01:40:16 : Échouer sur son plus gros projet, puis rebondir01:49:50 : Comment enchaîner les ouvertures sans perdre son ADN ?01:59:02 : Racheter Street Bangkok et passer de 7 à 14 restaurants02:07:26 : Maîtriser ses coûts en imposant des recettes au gramme près02:18:05 : Les secrets d'un bon rebranding02:25:53 : Les prochaines grandes tendances de la restauration02:33:03 : Ouvrir un studio de design pour explorer sa créativité02:41:24 : « Tu n'imagines même pas la vie que tu vas vivre »Les anciens épisodes de GDIY mentionnés : #211 - Maxime Buhler - Pokawa - Construire une marque de food unique#326 - Ning Li - Typology - Fonder Made.Com, péter tous les scores et devenir le leader de la cosmétique made in France#514 - VO - Ivan Zhao - Notion - The software toolkit that beats them all#374 - Laurent de Gourcuff - Paris Society - Confessions et secrets du roi de la nuit#510 - Carole Benaroya - Kujten - La reine du cachemire#237 - Victor Lugger - SundayApp - Succès fulgurant et obsession du service client#46 - Tigrane Seydoux - Big Mamma - Comment importer l'Italie à Paris ?#380 - Paul Lê - La Belle Vie - Le Son Gokû de la FoodTech qui rachète Frichti[Hors-Série REDBULL] - Christophe Coutal - Moorea Plage - « C'est moi le roi, pas le client » la légende de St-TropezNous avons parlé de :Bao FamilyLa reprise de Street BangkokBilly Pham, l'associé de CélineNotre documentaire “Comment la chine est devenue imbattable ?”Wavestone, cabinet de conseil FrançaisSant Roch : nouvel espace de saunas et bains glacés ouvert par Jules BouscatelRudy et Graffi les fondateurs de PNYPetit Bao Etienne Marcel, le premier restaurant de Céline et BillyRestaurant le panoramic à TignesLes maillots Puma x Bao FamilyNorman Kolton, le fondateur de street bangkokStudio Imagina Paris (studio de design de Céline)La réouverture de Street Bangkok Étienne MarcelLa reprise de MatsuriLe taoïsmeLes recommandations de lecture :Comment devenir artiste ? - Jerry SaltzThe artist's way: A Spiritual Path to Higher Creativity - Julia CameronTao Te Ching - Lao TzuUn grand MERCI à nos sponsors : Squarespace : https://squarespace.com/doitQonto: https://qonto.com/r/2i7tk9 Brevo: brevo.com/doit eToro: https://bit.ly/3GTSh0k Payfit: payfit.com Club Med : clubmed.frCuure : https://cuure.com/product-onely (code DOIT)Vous souhaitez sponsoriser Génération Do It Yourself ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire.Hébergé par Audiomeans. 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En première partie de ce supplément du dimanche, Justine Fontaine et Achim Lippold rentrent tout juste d'Haïti où le gouvernement vient de lancer une inscription des partis politiques en vue des premières élections générales. Elles se tiendront à partir du mois d'août 2026. Mais des bandes armées contrôlent de larges pans du centre du pays... En 2è partie, Houda Ibrahim nous dira quel film peut être considéré comme le premier film africain de l'Afrique subsaharienne francophone. Haïti : à Solino, le retour des habitants dans un quartier meurtri Fin 2024, le quartier de Solino, à Port-au-Prince, est tombé aux mains des gangs. Pillages, incendies, affrontements : des centaines d'habitants ont fui pour échapper aux violences. En août 2025, les groupes armés ont annoncé leur retraite. Depuis, timidement, des familles reviennent. Elles retrouvent des maisons détruites et un climat sécuritaire toujours fragile. Malgré les promesses gouvernementales, l'aide tarde à arriver. Les habitants n'ont d'autres choix que de reconstruire seuls. Un Grand reportage de Justine Fontaine et d'Achim Lippold. Entretien avec Jacques Allix. À la recherche du premier film africain de l'Afrique francophone Mais où est-il né ? Qui l'a réalisé ? En Afrique, il est évident que l'Égypte fut le pays précurseur dans la production cinématographique. Les Égyptiens ont commencé à produire des films dès les années 20. Sont venus ensuite les Tunisiens… Quant à l'Afrique subsaharienne, le cinéma a commencé à émerger avec les prémices des indépendances dans les années 50 et surtout 60. Cependant, aujourd'hui encore, il existe un débat sur la naissance du premier film en Afrique noire francophone. Les spécialistes et cinéastes ne s'accordent pas entre eux. Nous avons fouillé les pellicules et enquêté sur les raisons de la controverse. Un Grand reportage d'Houda Ibrahim qui s'entretient avec Jacques Allix.
À Natitingou, dans l'extrême nord du Bénin, le Lycée militaire des jeunes filles est l'un des établissements les plus sélectifs du pays. Chaque année, seules les meilleures élèves y sont admises après un concours exigeant. Elles y reçoivent une formation d'excellence qui les prépare à des carrières civiles de haut niveau. Depuis septembre, l'école est dirigée pour la première fois par une femme : Silifatou Amanké Bouari, devenue un modèle pour ces jeunes élites.
DEMAIN je reçois Camille Vever : elle a relancé une maison de joaillerie fondée en 1821 par son arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père…
Le Brésil est l'un des dix pays les plus riches de la planète en matière de langues : 150 à 180 dialectes indigènes sont parlés dans le pays. Cependant, ceux-ci disparaissent aussi rapidement que certains pans de la forêt tropicale : entre un tiers et la moitié d'entre eux sont menacés d'extinction, à mesure que meurent leurs derniers locuteurs.Cette disparition est à l'œuvre depuis l'arrivée des Portugais, et organisée délibérément par le gouvernement brésilien, qui impose la langue portugaise aux peuples colonisés. Depuis quelques années, toutefois, la préservation des langues – en particulier de leur richesse culturelle et spirituelle – occupe une place centrale dans la lutte indigène.Que représente ce « glotocide » ? Comment s'organise le combat pour empêcher cette extinction ? Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Bruno Meyerfeld, correspondant du Monde à Rio de Janeiro, expose les tenants et aboutissants d'une âpre bataille linguistique.Un épisode de Garance Muñoz. Réalisation : Amandine Robillard. Présentation : Thomas Baumgartner. Suivi éditorial : Claire Leys et Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits d'une interview menée par Bruno Meyerfeld ; d'une chanson du groupe de rap Brô MC's.Cet épisode a été publié le 8 mars 2026. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
DIMANCHE 08 MARS 2026Philippe Bouzereau - Domaine Philippe Bouzereau (Bourgogne)Au cœur de Meursault, le domaine Philippe Bouzereau cultive un ancien clos cistercien, perpétuant un savoir-faire familial transmis depuis plusieurs générations. Philippe et Charles Bouzereau font évoluer les pratiques pour permettre à chaque terroir de révéler la typicité de son millésime.Julie Landreau - Maison Camus (Cognac)Au cœur de Cognac, la Maison Camus, fondée en 1863, perpétue l'excellence d'une maison familiale indépendante, reconnue pour ses cognacs aromatiques et raffinés.Depuis 2020, Julie Landreau, Maître de Chai, signe plus de 30 assemblages inédits, alliant rigueur scientifique et créativité, à partir des grands crus de l'appellation.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous célébrons ce 8 mars la journée internationale pour les droits des femmes. Religions du Monde reçoit Victoria Kamondji, Sierra-Léonaise, naturalisée française, femme pasteure évangélique, présidente de la Communauté des Églises d'expression africaines et professeure d'anglais à l'Université de Bourgogne, un parcours riche et passionnant. Née en Sierra Leone d'un père anglican et d'une mère catholique (qu'elle a perdue à l'âge de 5 ans), Victoria Kamondji – née Johnston - a baigné dans l'œcuménisme (unité des chrétiens) et a fini par choisir l'église méthodiste (protestante) pour sa confirmation. Elle a grandi dans l'est de la Sierra Leone près de la Guinée, dans une zone diamantifère où travaillait son père, cadre dans une entreprise minière, et vivait dans une zone ultrasécurisée entourée d'expatriés anglais, éloignée de la culture africaine. Après le lycée, Victoria Kamondji se lance dans des études de littérature africaine francophone à Freetown, la capitale, une façon pour elle de partir à la découverte de sa propre identité en tant qu'Africaine. Puis à la faveur d'une bourse d'études proposée par la France, elle s'installe à Lille en 1987 dans le nord du pays pour faire sa thèse en littérature. La terrible guerre qui éclate en Sierra Leone entre 1991 jusqu'en 2002 qui a fait entre 50 000 et 200 000 morts et des milliers de blessés, d'amputés, notamment dans la zone diamantifère qui attire toutes les convoitises, où elle a grandi, l'empêche de retourner dans son pays et éparpille sa famille. C'est en France où elle s'établit dorénavant qu'elle est séduite par l'église évangélique, et qu'elle entreprend des études de théologie à la Faculté évangélique de Vaux-sur-Seine. Elle devient pasteure, comme son mari, Emmanuel Kamondji, originaire de la République Démocratique du Congo, dans l'église Assemblée évangélique nouvelle alliance à Villeneuve d'Ascq (près de Lille). Son travail est remarqué par la Fédération Protestante de France qui la nomme vice-présidente de 2007 à 2013, devenant ainsi la première femme africaine évangélique à ce poste. Une de ses missions a consisté à s'impliquer au sein de la commission des églises auprès des migrants en Europe dont elle sera la présidente pendant deux mandats. Depuis 2022, Victoria Kamondji est présidente de la CEAF - Communauté des églises d'expression africaine et francophone - , un réseau d'églises chrétiennes qui essaime en Europe et, en particulier, en France à la faveur des migrations et des diasporas. En mai 2025, Victoria Kamondji qui est naturalisée française, a été élevée au rang de chevalier de l'Ordre national du mérite pour son travail en tant que pasteure évangélique, et présidente de la CEAF, elle qui construit des ponts entre les communautés et pour qui le plus important est la formation et la transmission. Le portrait de Victoria Kamondji à écouter ici, dans Religions du Monde.
En Corée du Sud, le 16 janvier 2026, un gigantesque incendie ravageait la majeure partie du dernier bidonville de Séoul. En contraste avec l'image moderne de la capitale coréenne et ses luxueux immeubles du quartier de Gangnam, les maisons de tôle du village de Guryong abritent encore entre 1 500 et 2 000 personnes vivant dans la misère. Des Sud-Coréens oubliés du gouvernement qui attendent depuis plus de trois décennies d'être relogés. De notre correspondant à Séoul, Il ne reste que des cendres des 160 foyers détruits par le plus grand incendie de ces 40 dernières années à Guryong. Il n'a fait aucune victime, mais près de 200 habitants ont été déplacés après le sinistre. « Cela faisait plus de 30 ans que je vivais là », témoigne l'une d'entre elles, Park Chansoo, 76 ans. Elle prend le thé dans un abri de fortune, installé à l'entrée du village : « Je ne vis pas sur les aides, je travaille tous les jours à frotter les gens dans les bains publics. C'est toute ma vie qui vient de brûler, les photos de ma fille quand elle a eu son diplôme. Il ne reste plus rien », déplore-t-elle. Comme la plupart des habitants de Guryong, à mesure que la ville de Séoul se développait à la fin des années 1980, les plus précaires, ne pouvant s'offrir un logement, furent repoussés à la marge jusqu'à construire ce bidonville adossé à la colline. Pour la première fois depuis l'incendie, Park Chansoo visite ce qui était autrefois sa maison et son quartier, et peine à contenir son émotion. « Là, il y avait l'épicerie, se souvient-elle. Ici, c'était le salon de coiffure. Ça, c'était ma vaisselle la plus précieuse, je ne voulais m'en servir que le jour où j'aurais enfin un appartement, mais il n'en reste que des morceaux. » « On nous demande de quitter notre maison sans rien nous donner en retour » Depuis plus de dix ans, la mairie de Séoul annonce des plans pour détruire le bidonville. Pourtant, aucun n'a réellement porté ses fruits, notamment à cause de disputes entre les habitants et la mairie. « Nous voulons que nos habitations soient reconnues comme des logements, certes illégaux, et nous partirons, explique Park Chansoo. Mais la ville considère notre village comme un terrain d'élevage d'animaux, ce qui nous empêche de vendre le terrain ou d'avoir droit à une compensation ou un logement social si l'on part d'ici. C'est absurde, on nous demande de quitter notre maison sans rien nous donner en retour. » En trente ans, trente incendies ont été recensés à Guryong. L'insalubrité des logements, le réseau électrique improvisé ou les poêles à charbon sont souvent à l'origine de ces drames. Si Park Chansoo et ses voisins ont perdu leur maison, ils souhaitent garder leur dignité et enfin obtenir de la mairie de Séoul la reconnaissance de leur situation et une compensation pour vivre en sécurité. À lire aussiCorée du Sud: à Séoul, un projet immobilier menace un monument classé par l'Unesco
durée : 00:10:31 - Journal de 18h - Près de 300 personnes ont été tuées dans les attaques israéliennes depuis lundi, affirment les autorités libanaises. 41 personnes ont été tuées lors d'une opération commando menée vendredi soir dans la plaine de la Békaa, bastion du Hezbollah.
« Mon espoir est que les portes de l'éducation soient ouvertes aux filles, que chaque fille puisse étudier et choisir un bon et juste chemin pour sa vie. » Aïcha Sana s'adresse à nous depuis la ville de Laghman, à 150 km à l'est de Kaboul. Elle nous dit son espoir de reprendre le chemin de l'école. Depuis le retour des Talibans au pouvoir en 2021, l'éducation des filles au-delà du primaire est de nouveau interdite, et les écoles secondaires pour filles restent fermées. Selon l'Unicef, plus de 2.2 millions d'Afghanes sont exclues des salles de classe. Mais comment la génération de Sana vit-elle cette privation d'accès à l'éducation ? Et quelle mémoire gardent de l'école les femmes de la génération de sa mère et de sa grand-mère ? À quand remonte la première scolarisation des filles en Afghanistan et comment s'est développée l'éducation pour toutes et tous sous la période communiste ? Autant de questions posées par ma jeune consœur Najeba Arian à celles et ceux qui ont accepté de nous livrer leur témoignage en langues farsi et pachto, pour nous raconter un siècle d'éducation dans leur pays. À l'école des femmes afghanes, c'est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde. À découvrir également, le podcast « Africaines Queens », l'histoire des femmes africaines racontée par elles-mêmes. À l'école des femmes afghanes Un siècle après l'ouverture des premières classes en Afghanistan, les filles rêvent toujours de pouvoir étudier. Et pourtant, la question de l'éducation des filles a été posée dès les années 20 par Sa majesté le roi Amir Amanullah Khan Gazi. Lorsqu'il accède au pouvoir, l'une de ses premières mesures est de créer les conditions nécessaires pour permettre aux filles d'étudier et de travailler. Trois femmes pionnières — Son Altesse Sarwar Sultan (mère d'Amanullah), son épouse la reine Soraya Tarzi, et Asma Rasmia (mère de la reine Soraya épouse de Mahmoud Tarzi, Premier ministre à l'époque d'Amanullah) — vont ouvrir pour la première fois en 1921 une école primaire pour filles, appelée « Maktab-e Mastourat » (École des jeunes filles). Par la suite, cette école primaire a été transformée en lycée, et une école d'infirmières a été ajoutée. Des membres de la famille royale y ont étudié. Cette école a ensuite été renommée « Lycée Malalai ». Cependant, cette initiative a suscité l'opposition de certains milieux conservateurs religieux. Des soulèvements, notamment dans les régions du Sud et de l'Est, ont éclaté sous la direction de God Mullah, le mollah boiteux. Des révoltes ont également eu lieu à Kaboul, qui finirent par aboutir à l'insurrection dite « saqawie ». L'un des principaux arguments avancés contre les réformes d'Amanullah était que le roi serait devenu « mécréant » et qu'il envoyait des jeunes filles afghanes à l'étranger. Pourtant, les familles des jeunes filles envoyées à l'étranger avaient elles-mêmes insisté et donné leur consentement pour partir étudier. Durant la période saqawie, le règne d'Habibullah Kalakani, non seulement les écoles de filles ont été fermées et les départs vers l'étranger interdits, mais des changements ont été également imposés à l'éducation des garçons. Dans une déclaration d'Habibullah Kalakani, la physique, la chimie, les mathématiques et même la géométrie sont qualifiées de matières « impies », et le programme scolaire des garçons a lui été aussi restreint. Si la période saqawie a été une période de réaction conservatrice, le règne d'Habibullah Kalakani a été très court, de janvier à octobre 1929. Et lorsque Sa Majesté Nader Shah lui a succédé, l'espace éducatif a été réouvert… Le début des années 30 est considéré comme le temps du renouveau en Afghanistan. Non seulement des écoles sont créées à Kaboul, mais au-delà dans les provinces… une période dorée pour l'éducation ! Dans la famille de Tahera Shams, née en 1937 à Kaboul et ancienne élève du Lycée historique Malalaï fondée en 1921 à l'initiative de la reine Soraya, l'éducation des filles était une priorité. « Ma mère disait toujours : Lisez, apprenez quelque chose. Moi je suis restée sans instruction, mais vous devez devenir instruites. » Pour Tahera Shams, grande figure de l'activisme communiste afghan, l'époque du roi Mohammad Zaher Shah, entre 1933 et 1973, n'est absolument pas comparable avec la période des Talibans. À cette époque, la plupart des familles faisaient des efforts pour que leurs enfants aillent à l'école et réussissent dans la vie. « Pendant le règne du roi, j'allais normalement à l'école et les femmes étaient libres. Bien sûr, dans les zones rurales il y avait des problèmes, mais à Kaboul la vie était normale, malgré des difficultés économiques. » Ayant démarré sa scolarité à l'âge de 15 ans, Tahera entre à l'Université de Kaboul en 1965. Elle a tout juste 28 ans. Elle veut étudier la médecine, mais sa famille ne le lui permet pas, sachant qu'une femme médecin peut être amenée à travailler la nuit. Finalement, Tahera étudie la littérature persane. « Nous manifestions depuis l'Université de Kaboul. À cette époque, les autorités n'emprisonnaient pas les filles comme aujourd'hui. Les Talibans emprisonnent, torturent et violent les femmes, mais cela n'existait pas à notre époque. » Depuis le retour des talibans en 2021, il est impossible pour les jeunes filles de poursuivre leurs études au-delà de l'école primaire. Une décision justifiée par une interprétation passéiste du Coran, afin de contrôler la vie des femmes et de les séquestrer au sein de leur maison. Mais l'histoire de l'Afghanistan est longue et dans la mémoire collective des Afghanes, dans les récits transmis de grand-mère en petite fille, et de mère en fille, la figure de la femme éduquée existe. Depuis la reine Soraya à l'initiative de la première école pour fille jusqu'aux femmes médecins, ingénieures, professeures ou artistes sous les communistes. « L'esprit général était qu'il n'y avait aucune différence entre les hommes et les femmes, et que les droits des femmes et des hommes étaient presque égaux. Les possibilités d'études étaient très étendues. Les élèves qui obtenaient de bonnes notes étaient envoyés à l'étranger dans le cadre du mouvement des pionniers, en particulier vers les pays de l'Union soviétique. À leur retour, ils étaient ensuite employés en Afghanistan. » Homira Sabawoon est née en 1971. Lorsque l'Union Soviétique envahit l'Afghanistan en Décembre 1979, elle est une petite fille de huit ans. Mais l'occupation n'est pas la guerre et elle garde un souvenir heureux de sa scolarité sous influence soviétique. 10 années pendant lesquelles la résistance intérieure et extérieure des moudjahidines s'organise. Homira Sabawoon a 19 ans lors de la prise de Kaboul le 1er Janvier 1990. Alors qu'elle se prépare à suivre des études dans le domaine des beaux-arts, de la littérature et de la musique, sa vie bascule. « Beaucoup d'histoires de moudjahidines hantent notre mémoire, la plus emblématique est celle de Nahid, la martyre. Lorsque les milices de Abdul Rashid Dostom, célèbre chef de guerre du nord de l'Afghanistan, sont arrivées dans le quartier de Makrorayan pour piller les maisons, ils ont tenté d'agresser sexuellement Nahid. Elle s'est alors jetée du cinquième étage de sa maison. » Loin de Kaboul, les femmes subissaient moins frontalement la violence des exactions menées par les moudjahidines et leurs milices dirigées par des chefs de guerre jusque-là unis contre les communistes au pouvoir et leur soutien soviétique. Des femmes qui ont été massivement scolarisées et émancipées depuis les années 50 comme le rappelle notre spécialiste de l'histoire culturelle afghane, l'écrivain Abdul Ghafoor Liwal. « En 1971, les progrès ont été tels que, dans une province conservatrice comme Kandahar, des jeunes filles ont participé à des compétitions internationales de basketball et remportèrent même une coupe de victoire. En l'espace de trois décennies, il s'agissait d'un progrès considérable. » Ghafoor Liwal est devenu un très grand poète de langue pachto. Dans ses textes, il n'oublie pas d'évoquer la condition terrible de ses sœurs afghanes privées d'éducation par ce qu'elles sont des femmes. « Lorsque les talibans arrivent au pouvoir en 1996, la guerre sous sa forme précédente a cessé, mais pour notre plus grand malheur, les talibans se sont immédiatement attaqué à l'éducation moderne. Les écoles existaient, mais pour les filles, toutes les possibilités ont disparu. Même l'éducation primaire a été interdite aux filles ; Seuls les garçons allaient à l'école, portant le turban, dans un contexte très difficile après une longue guerre civile. » Pendant cette première période talibane, la liste des interdictions faîtes aux femmes est infinie. Interdiction d'aller à l'école, interdiction de sortir sans être entièrement recouverte par le hijab et sans être accompagnée d'un homme de la famille, interdiction de travailler et de voter, sans compter les lapidations à mort en place publique pour celles qui selon les Talibans ne respecteraient pas la loi islamique de la Charia. Homira Sabawoon est alors une jeune citadine de Kaboul âgée de 25 ans, grandie dans une famille à l'état d'esprit ouvert et progressiste. Elevée dans l'idée qu'une femme ne peut être véritablement indépendante que si elle possède une autonomie économique, et qu'une femme économiquement autonome ne peut être victime de personne. Homira a toujours cru en la liberté des femmes, convaincue que si elles étudiaient, elles pourraient travailler à l'avenir. C'est ainsi qu'elle crée l'école secrète, d'abord chez elle à Kaboul puis doit s'éloigner de la capitale trop dangereuse pour Laghman où la solidarité des voisons lui a permis d'éviter d'être arrêtée par les talibans. « Je me suis heurtée au problème du manque de livres. Même si je faisais beaucoup d'efforts pour enseigner au tableau. J'avais aussi des élèves qui avaient déjà terminé l'école mais ne voulaient pas perdre la possibilité d'apprendre. Je donnais les cours deux fois par jour : le matin de 10 h à 12 h et le soir après le dîner. Comme toutes les étudiantes étaient soit de jeunes enfants soit des femmes, venir le soir ne leur posait pas de problème. » L'arrivée de la République a été comme « ouvrir la porte de la cage pour un oiseau » se souvient Homira : soudain, la liberté s'est offerte et les femmes ont beaucoup progressé. Un avantage de son enseignement clandestin pour sa propre famille a été que, lors de l'arrivée de la République, sa fille a passé l'examen et a été directement admise en quatrième année, car elle avait reçu un enseignement rigoureux et régulier avec sa mère. Pendant 20 ans, des efforts intenses ont été faits par la République afghane. Tout d'abord, des établissements scolaires ont été construits dans tout le pays, ce qui constitue un grand acquis. Des milliers d'écoles ont été ouvertes afin que des millions de filles et de garçons puissent aller à l'école et à l'université, afin de recevoir un enseignement de haut niveau. Un énorme capital humain pour l'Afghanistan, construit sur plusieurs décennies. Lorsque les Talibans prennent à nouveau le pouvoir, ils trouvent un pays avec un système éducatif fonctionnel et un capital humain. « Malheureusement, cette fois encore, ils ont privé les filles de l'éducation. Cependant, les filles peuvent recevoir l'enseignement primaire jusqu'à la sixième classe, mais au-delà, elles sont exclues. C'est sans aucun doute un recul très dangereux et une injustice majeure contre les filles afghanes. » Une injustice majeure contre les filles afghanes et contre l'Afghanistan tout entière. Quel est l'avenir d'une nation qui détruit ses propres femmes, ses propres mères ? L'écrivain, poète, chercheur et ancien ambassadeur d'Afghanistan en Iran, Abdul Ghafoor Liwal nous rappelle combien les arguments des talibans n'ont aucune validité religieuse ou culturelle. « Le premier argument prétend que l'éducation des filles est interdite par la religion. Cet argument est invalide, car des milliers de savants religieux l'ont rejeté et de grandes institutions religieuses n'ont pas accepté ce récit. L'Islam n'interdit pas l'éducation des filles. Le second argument est culturel : ils disent que la culture afghane ne permet pas l'éducation des filles. C'est faux. Dans la culture afghane, l'éducation des filles a toujours existée, avec des conditions de sécurité et de protection. » Les femmes afghanes sont tributaires des lois féminicides talibanes. Mais comment notre témoin artiste et chanteuse Homira Sabawoon réussit elle à faire face à tant de violence et de négation de sa propre personne ? Pendant combien d'années ses études ont-elles été interrompu et comment a-t-elle trouvé la force de les reprendre en 2015, après la première période talibane, pendant la République ? « Au début, la musique me paraissait un simple passe-temps, mais ces 26 années de pause ont changé mon point de vue. J'en suis venue à penser que la musique est une nécessité pour une société, elle est la nourriture de l'âme, un besoin social et le meilleur moyen de transmettre un message. » Le retour des talibans au pouvoir est très décourageant pour les femmes afghanes. Cependant, Homira n'a pas baissé la tête, en s'appuyant sur ses expériences de résistances passées, à l'époque des moudjahidines, des premiers talibans et maintenant de leur retour. « Les talibans ont fermé les portes des écoles aux femmes en Afghanistan, ils leur ont interdit de travailler… et bien si l'oxygène était sous le contrôle des talibans, les femmes n'auraient même plus le droit de respirer. Mais comme le dit le poète Ghani Khan « Même si je vais au paradis, la vérité est que mon chemin est différent de celui du mollah. » En Afghanistan, l'exclusion des femmes de l'espace publique prive d'éducation plus de deux millions de filles. Le régime taliban met ainsi en péril le destin de toute une nation mais les femmes afghanes résistent et s'organisent à l'intérieur et à l'extérieur, avec notamment l'école secrète. Comme nous l'a delà dit la jeune Sana, il s'agit d'envisager l'avenir et de garder espoir. « Mes chères sœurs, ne soyez jamais découragées. Dieu a apporté cette situation et Dieu l'améliorera. Nous ne devons pas perdre notre espoir, car perdre notre espoir, c'est perdre l'espoir de la société, puisque la société se construit grâce aux femmes ».
durée : 00:10:31 - Journal de 18h - Près de 300 personnes ont été tuées dans les attaques israéliennes depuis lundi, affirment les autorités libanaises. 41 personnes ont été tuées lors d'une opération commando menée vendredi soir dans la plaine de la Békaa, bastion du Hezbollah.
durée : 00:10:27 - L'Avant-scène - par : Aurélie Charon - La metteuse en scène libanaise Chrystèle Khodr convoque la mémoire du massacre du camp palestinien de Tal Al Zaatar en 1976, en pleine guerre civile au Liban, seule sur scène dans "Silence, ça tourne" au Théâtre de la Bastille. - réalisation : Alexandre Fougeron - invités : Chrystèle Khodr metteuse en scène et comédienne libanaise
durée : 00:03:21 - Le Fil pop culture - Depuis l'avènement de l'intelligence artificielle, ses outils ont performé et augmenté nos capacités rédactionnelles. Mais ils ont aussi des conséquences majeures sur la survie de certaines langues, qui s'effacent au profit de langues dites à "hautes ressources" et d'une homogénéisation du langage. - réalisation : Daphné Leblond - invités : Arnaud Hoedt Comédien, ancien professeur de français, auteur de pièce de théâtre
En Côte d'Ivoire, les cliniques juridiques effectuent un travail de fourmi pour aiguiller et aider les femmes victimes de violences basées sur le genre. Dans le Tchologo, au nord du pays, trois cliniques juridiques ont été installées dans des centres sociaux. Dans ces établissements animés par des juristes, les cas les plus fréquents sont les violences conjugales et les mariages forcés. De notre envoyée spéciale à Ferkessédougou, Mariama [NDLR: le prénom a été modifié] a été scolarisée dans un établissement islamique. Depuis toute petite, son père et son grand-père évoquent un projet : son mariage avec un cousin. Après avoir célébré ses 15 ans, sa famille organise un mariage traditionnel, à son insu. « Ma grand-mère m'a toujours dit qu'un jour, on me donnerait en mariage à un cousin, témoigne-t-elle. J'ai protesté plusieurs fois. Mais un jour, les adultes ont célébré mon mariage avec un imam, en mon absence ». Du jour au lendemain, Mariama doit rejoindre le domicile d'un jeune homme de 20 ans, qu'elle connaît à peine. Elle sombre dans une déprime profonde. « Quand je suis arrivée dans sa maison, il voulait avoir des rapports sexuels avec moi, retrace Mariama. J'ai refusé. J'étais stressée, car je ne voulais pas me marier. Je ne mangeais plus et j'ai fini par tomber malade. On m'a emmenée à l'hôpital ». Pour sa grand-mère, ce mariage était une évidence. Une tradition perpétuée depuis des années. « C'est une tradition : j'ai moi-même été mariée de cette manière, argue-t-elle. Et les femmes de ma génération, aussi. C'est un mariage en famille. Pour nous, à 15 ans, on a atteint l'âge de se marier, donc, on l'a donnée en mariage. On a toutes été mariées comme ça à l'âge de 15 ans. C'est une pratique dans notre famille. Je ne pouvais pas faire autrement pour elle. » Tenter de maintenir les liens familiaux Il a fallu près de deux semaines de médiation pour convaincre les adultes que cette pratique est obsolète. Le mariage a pu être annulé. Bien que ce phénomène soit puni par la loi, dans ce type de dossier, les médiateurs sociaux optent souvent pour une résolution à l'amiable afin de maintenir des liens sociaux. « Lorsque l'affaire du mariage forcé arrive en justice, c'est que, par derrière, la petite fille qui a été récupérée, il faut l'insérer, explique Karelle Kouadio, la coordinatrice de l'Association des Femmes juristes, à Ferkéssedougou. Est-ce que les parents seront contents de la recevoir alors que des personnes risquent de se retourver derrière les barreaux ? Cela crée encore des histoires. Donc on préfère procéder étape par étape : de la récupération de la survivante, jusqu'à la réunification de la famille ». De son côté, Mariama s'épanouit à nouveau : intégrée dans sa famille, elle vend des bananes et de l'eau près du marché de Ferkessédougou. À lire aussiViolences faites aux femmes: la Côte d'Ivoire renforce sa lutte à Abidjan, mais pas seulement
Depuis la pandémie, le télétravail a chamboulé les organisations, et ce n'est que le début d'un mouvement qui va nous mener vers de plus en plus de flexibilité individualisée. Chaque personne est unique et nous passons petit à petit d'un monde où notre vie personnelle qui devait s'adapter à notre vie professionnelle à un monde où c'est exactement l'inverse. Mais je fais un constat assez étonnant. Rares sont les entreprises qui, confrontées à la mise en place d'accords de télétravail, repensent leur façon de travailler en présentiel. D'un côté, elles se projettent au 21ième siècle en écoutant les nouvelles attentes des salariés et, de l'autre, elles restent bloquées au 20ième siècle en ne changeant rien à leur façon de travailler en présentiel. Or, si l'on veut être efficace dans cette réflexion du rapport au travail et de son organisation, il faut avoir une réflexion globale qui inclue une refonte du travail en présentiel. Comment ? C'est ce que j'explique dans cet épisode, en posant 3 questions : celle du sens, celle du lien et celle du bien-être.Et pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:03:21 - Le Fil pop culture - Depuis l'avènement de l'intelligence artificielle, ses outils ont performé et augmenté nos capacités rédactionnelles. Mais ils ont aussi des conséquences majeures sur la survie de certaines langues, qui s'effacent au profit de langues dites à "hautes ressources" et d'une homogénéisation du langage. - réalisation : Daphné Leblond - invités : Arnaud Hoedt Comédien, ancien professeur de français, auteur de pièce de théâtre
La Constitution américaine n'est pas vraiment le texte de référence de Donald Trump. Il l'a dit à plusieurs reprises : il n'en tient pas forcément compte. Depuis son retour à la Maison Blanche, les exemples s'enchaînent, et plus récemment sur sa politique douanière et surtout le déclenchement de sa guerre contre l'Iran. Est-ce à dire que la Constitution est morte aux États-Unis ? C'est le titre volontairement à double sens de l'ouvrage de Sébastien Natroll, Une Constitution morte Aux origines de la réaction américaine. Journaliste indépendant spécialiste de la Constitution des États-Unis, il répond aux questions de Joris Zylberman. À lire aussiDonald Trump «se conduit comme un dictateur planétaire», estime l'écrivain Yasmina Khadra
En Colombie, la présidentielle est prévue en mai 2026, mais avant cela, ce dimanche 8 mars, un autre épisode électoral fera figure de galop d'essai pour les partis. Les législatives, mais aussi des primaires pour plusieurs formations politiques se tiennent. L'enjeu qui cristallise toutes les tensions, c'est la situation économique marquée par une violence qui progresse sans cesse. En ce début d'année 2026, une mesure enflamme les débats : la hausse historique du salaire minimum de 23,7%. Notre correspondante à Medellín, Najet Benrabaa, a suivi une manifestation dans les rues de la ville à laquelle participaient des manifestants venus de toute la Colombie. Une ONG alerte sur les persécutions politiques au Salvador L'ONG Cristosal qui a elle-même dû fuir le pays, en juillet 2025, à cause de menaces et d'intimidations de la part du gouvernement, a publié hier (jeudi 5 mars), une enquête dont se fait l'écho La Prensa grafica et qui démontre que « la criminalisation des voix critiques est utilisée comme outil de répression ». Des défenseurs des droits humains, des militants de la cause environnementale, des syndicalistes, des représentants des peuples autochtones, des personnalités politiques, des journalistes, des juges ou bien encore des fonctionnaires... Depuis l'arrivée au pouvoir de Nayib Bukele, en 2019, au moins 245 personnes ont été victimes de persécutions politiques, relève El Faro, autre journal salvadorien en exil. L'exil, mais aussi l'autocensure, et dans le pire des cas, la mort, voilà les conséquences de « l'usage systématique du pouvoir punitif de l'État pour réduire au silence l'opposition au Salvador », écrit Cristosal. Des prisonniers politiques au Salvador Dans les trois-quarts des cas recensés par l'ONG, les victimes ont dû faire face à des poursuites judiciaires. « 86 personnes sont actuellement détenues et seules 7 ont été condamnés lors de procès similiaires à ceux qui ont lieu au Nicaragua et au Venezuela », précise Cristosal dans son rapport. Il s'agit là de l'échelon ultime dans l'appareil répressif mis sur pied par Nayib Bukele, insiste El Faro. Le premier niveau de pression, c'est le harcèlement, les intimidations et les menaces. Puis on passe sur le terrain judiciaire, mais avec des poursuites pour des délits tel que l'enrichissement illicite ou pour des fautes éthiques. Enfin, les poursuites pour crimes devant un tribunal. Et parfois ces pressions s'exercent sur les proches de la personne ciblée par le gouvernement, explique encore Cristosal. Le fameux modèle Bukele que tant de dirigeants dans la région cite en exemple, a « pour règle fondamentale la concentration du pouvoir et l'élimination de tout contrepoids », juge El Faro. Un système pénitentiaire corrompu Le dernier numéro d'El Faro est sorti le 1er mars 2026. À lire, notamment, une interview de l'homme d'affaires salvadorien Catalino Miranda. Interview réalisée en mai 2023, dans un hôpital privé où l'homme séjournait alors qu'il allait parfaitement bien et alors qu'il était censé être en prison. Un traitement de faveur que Catalino Miranda a obtenu en payant 35.000 dollars à l'administration pénitentiaire, par l'intermédiaire d'un trafiquant de drogue. « Le système pénitentiaire de [Nayib Bukele] qui vend ses prisons comme un modèle à imiter est un système corrompu », dénonce une fois encore El Faro. En prison, on paye pour tout : recevoir du courrier, des visites... Et le prix dépend de ses ressources. Alors pourquoi le journal a-t-il attendu près de trois ans pour sortir cet entretien ? C'est parce que Catalino Miranda avait posé une condition à ses confessions. « S'ils me tuent, vous pourrez tout publier ». « Il ne dit pas "si je meurs", il dit "s'ils me tuent" et il fait référence à un système pour faire pression et torturer psychologiquement les prisonniers », écrit El Faro. Catalino Miranda est mort d'un cancer, le 29 septembre 2025. Affaire Epstein: publication de rapports du FBI concernant des allégations contre D. Trump Le ministère américain de la Justice a publié hier (jeudi 5 mars) de nouveaux documents dans l'affaire Epstein dans lesquels le nom de Donald Trump apparaît. Comme le raconte le New York Times, ce sont des documents du FBI, des notes dactylographiées qui relatent les quatre « entretiens menés par le FBI en 2019 avec une femme qui affirme avoir été agressée sexuellement par Donald Trump et Jeffrey Epstein ». Les faits se seraient produits dans les années 80, alors qu'elle était adolescente. Des accusations non corroborées comme beaucoup d'autres dans les documents de l'affaire Epstein, souligne le New York Times. Petite révolution au Venezuela Mercredi 4 mars 2026, à Caracas, les portes du palais présidentiel se sont ouvertes à la presse indépendante, rapporte Tal Cual qui était de la partie. Cela n'a pas été facile : « Il a fallu que l'ambassade des États-Unis insiste pour que la visite du ministre américain de l'Intérieur bénéficie de la plus grande couverture médiatique possible », raconte le journal en ligne. « La dernière fois qu'un journaliste de Tal Cual a pénétré dans le palais de Miraflores, aucun des membres actuels de la rédaction n'était en poste. Certains d'entre nous n'avaient même pas encore fini leurs études. C'était il y a 15 ans », ironise Tal Cual. Alors même si la presse n'a pas pu poser de questions après la déclaration conjointe de Delcy Rodriguez et du ministre étasunien, Tal Cual espère que cela se reproduira et que désormais les autorités vénézuéliennes accorderont des interviews à tous les médias. En Haïti, le secteur du sel à l'arrêt L'agriculture est un secteur en déperdition en Haïti à cause de l'instabilité politique persistante et des violences perpétrées par les gangs. Un chiffre qui l'illustre, c'est celui de l'insécurité alimentaire aiguë qui touche plus d'un habitant sur deux, selon l'ONU, soit près de 6 millions de personnes. Ceux qui pâtissent aussi de cette situation, ce sont les producteurs dans le secteur du sel, par exemple. Le département de l'Artibonite assure à lui seul plus de 70% de la production annuelle. Les trois principales zones de production sont Grande-Saline, Anse-Rouge et Gonaïves. Sauf qu'en raison de l'insécurité, de nombreuses familles se retrouvent totalement démunies, comme nous l'explique Ronel Paul. Les routes étant trop dangereuses ou bloqués par les gangs, les acheteurs se font rares. Les producteurs se retrouvent contraints d'écouler leur production sur les marchés locaux plus petits ou de constituer des stocks. Conséquence : ils ont du mal à payer leurs employés. Ce secteur au fort potentiel économique, se sent abandonné des autorités. Le journal de la 1ère En Martinique, la campagne sucrière 2026 a commencé.
Plaintes, compliments, interrogations... Cette saison encore, les Grosses Têtes répondent aux différentes questions et messages des auditeurs à l'antenne. Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invité du 4 mars 2026 avec Gilles Kepel, professeur émérite des universités, spécialiste du Moyen-Orient, et auteur de Antiterrorisme, la traque des jihadistes, paru chez Plon.Depuis cinq jours désormais, Israël et les États-Unis mènent conjointement l'opération "Fureur épique" en Iran. Le conflit est devenu régional avec des tirs de missiles iraniens sur les pays du Golfe. Emmanuel Macron a annoncé mardi des renforts militaires au Moyen-Orient, ainsi que le début de l'évacuation des Français les plus "vulnérables".L'attaque contre l'Iran a également des conséquences pour l'Occident en matière de politique de sécurité. Le ministre de l'Intérieur français a écrit aux préfets pour les appeler à une vigilance accrue.
22 octobre 2004, au boulodrome de Chassieu dans la banlieue de Lyon. Dans l'après-midi, le patron s'étonne : Christiane Commeau, qui travaille à la buvette, était attendue à 14 heures, mais toujours pas de signes d'elle. L'homme signale sa disparition. Pendant quatre mois, aucune nouvelle, aucun signe de vie. Jusqu'au mois de février : le corps de Christiane Commeau est retrouvé dans un bois de l'Ain. L'enquête ne donne rien et puis, en 2015, c'est le coup de tonnerre : la justice prononce un non-lieu, elle est clôturée faute d'éléments. Pour les proches de Christiane, c'est impensable. Ils se mobilisent pour qu'elle soit réouverte et savoir enfin qui a tué leur mère et leur grand-mère. En 2022, ils ont enfin gain de cause : le tout nouveau pôle cold case de Nanterre accepte de reprendre le dossier. Depuis, ils sont dans l'attente. La voix du crime de cet épisode, c'est Kathleen Letendre, la petite fille de Christiane Commeau. Elle avait 6 ans au moment des faits, et raconte au micro de Marie Zafimehy, comment elle porte ce combat pour la vérité depuis plus de dix ans. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Je suis un peu emmerdé pour faire rentrer ce petit mix dans une catégorie du blog car il pourrait être un peu partout... En fait vous vous souvenez, j'ai diffusé ce riddim mix dans la BC#233 en voyant bien que la release officielle était proche. Depuis la série s'est clôturée avec un dernier tune, celui […]
J'ai eu la joie de rencontrer Rachel Kiyakara il y a plusieurs années. Auditrice de longue date du podcast, elle a ensuite rejoint le groupe des managers miroirs qui m'ont accompagnée pendant l'écriture de 100 jours pour révéler votre leadership. Depuis, j'ai la chance de suivre son parcours et d'observer l'évolution de sa compréhension du métier de manager.Rachel dirige aujourd'hui Sauve Performance, un organisme de formation. Avant cela, elle a évolué dans l'intérim, le recrutement, puis la formation. Ce qui est intéressant dans son parcours, c'est que ses deux derniers postes, dont celui de dirigeante, ont été pris dans des environnements dont elle ne maîtrisait pas le métier.Ne plus être l'experte.Ne plus pouvoir prouver par le savoir-faire technique.Accepter de diriger sans tout connaître.Ces situations l'ont obligée à revoir sa manière d'exercer le métier de manager.Elle explique comment elle s'est d'abord appuyée sur l'exemplarité opérationnelle pour asseoir sa légitimité. Puis comment, confrontée à des équipes plus expertes qu'elle sur le terrain, elle a dû clarifier son rôle : donner un cadre, poser une vision, installer la confiance, accepter sa vulnérabilité.Dans cet épisode, autour du métier de manager, Rachel partage :le passage du faire au faire-faire,le travail sur la légitimité et le sentiment d'imposture,l'importance des groupes de pairs dans sa trajectoire,le droit à l'erreur comme levier d'engagement des collaborateurs,la manière dont chaque changement de poste réinterroge la pratique managériale.Ce qui est éclairant, c'est que cette remise en question intervient alors qu'elle avait déjà beaucoup travaillé son management. Prendre la tête de Sauve Performance a rouvert des questions. Être dirigeante n'a pas figé sa posture, bien au contraire.Se reconnaîtront aussi les managers qui changent de périmètre, qui prennent la tête de leur ancienne équipe ou qui évoluent dans un environnement qu'ils ne maîtrisent pas. Le défi du management ne disparaît pas avec l'expérience. Il se transforme.Rachel le dit simplement : elle est toujours en chemin. Cette posture d'apprentissage continu éclaire concrètement la transformation du management et les questions sensibles de la confiance et de l'engagement des collaborateurs.
Bienvenue dans Choose Your Mentor, le podcast qui vous connecte aux parcours inspirants de celles et ceux qui construisent l'Afrique d'aujourd'hui et de demain.Ici, on ne parle pas seulement de réussite.On parle de chemins, de décisions, d'échecs, de discipline… et de vision.Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Stéphane Kouakou, un professionnel reconnu dans l'univers du marketing et de la communication, avec plus de quinze années d'expérience dans la publicité et les stratégies de marque. Depuis ses débuts, il est animé par une conviction simple : une idée créative peut transformer la perception d'un produit… mais aussi celle d'une entreprise, voire d'une génération de consommateurs. Dans cet épisode, nous allons explorer :comment naît une passion pour la communicationce que signifie réellement construire une marque forte en Afriqueles leçons tirées de plus de 15 ans dans l'industrie publicitaireet surtout, les principes de discipline et de leadership qui façonnent l'influence.Si vous êtes entrepreneur, marketeur, créateur ou simplement curieux de comprendre comment les idées deviennent des marques puissantes, cet épisode est pour vous.Je suis Malick Diabaté, et vous écoutez Choose Your Mentor.Installez-vous confortablement.La conversation commence maintenant.
Depuis 2013, le quartier populaire de Matareya, à l'est du Caire, organise le plus grand iftar de la capitale égyptienne. Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de personnes se retrouvent le temps d'une soirée au milieu du ramadan pour rompre le jeûne ensemble. Pour les jeunes organisateurs, c'est l'occasion de redorer l'image de ce quartier souvent méprisé. Pour les invités, c'est un moment pour oublier, le temps d'une soirée, les conflits qui déchirent la région. De notre correspondant au Caire, Derrière son petit stand de sandwichs, au milieu de la foule, Marwa n'arrête pas. « Je fais du foie sauté, je ne les compte plus, Dieu soit béni ! », s'exclame-t-elle. À une heure de la rupture du jeûne, l'ambiance est déjà surchauffée à Matareya : « Vous ne trouverez pas meilleure ambiance ! La vie est belle chez nous ! » Taha, en pull blanc floqué du logo de l'événement, s'affaire à distribuer les portions et à coordonner ses bénévoles. Il participe à l'organisation depuis le début, en 2013. « Au début on était juste un groupe de jeunes qui voulaient rompre le jeûne ensemble. Il n'y avait que trois ou quatre tables, se rappelle-t-il. Et maintenant, comme vous pouvez le voir, ça a grandi ! C'est devenu un jour saint pour Matareya. » À lire aussiL'iftar, le repas de rupture du jeûne musulman, inscrit au patrimoine immatériel de l'Unesco Un quartier populaire qui redore son image Ce quartier populaire des faubourgs du Caire traîne depuis longtemps une mauvaise réputation. Beaucoup le perçoivent encore comme une ashwā'iyya, ces zones d'habitat informel marquées par la pauvreté et l'insécurité. Son nom reste aussi associé, pour certains, aux affrontements sanglants qui ont éclaté pendant la révolution de 2011. « Nous voulons montrer une image différente. Les quartiers populaires ne sont pas comme les gens l'imaginent. Aujourd'hui, on montre qu'un quartier populaire peut accueillir des milliers de personnes, se réjouit Tahar. Ses habitants sont généreux. Venez nous rendre visite et vous verrez le respect, la politesse et les bonnes valeurs des gens, très loin de l'image que vous en avez peut-être. Et ça nous rend heureux ! » Mission réussie, à en juger par le sourire de cette dame et de ses voisines, venues de l'autre bout de la ville. « Les habitants de Matareya sont les plus aimables et les plus gentils ici, vraiment », affirme-t-elle. Cette année, alors que le fracas des armes vient perturber le mois sacré, elle adresse une pensée pour les guerres qui frappent la région : « Que Dieu protège l'Égypte et que Dieu protège toute la communauté musulmane. Qu'il protège tous les pays arabes de ce qu'ils traversent, demande-t-elle. Ce ramadan, c'est la communauté du peuple musulman : nous nous tenons les uns aux côtés des autres, unis, comme une seule main. » C'est d'ailleurs par un chant en soutien à la Palestine que se terminera la soirée. À lire aussiÀ Gaza, les difficiles célébrations du ramadan en temps de guerre
durée : 00:05:08 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Dans ce Journal de l'économie, nous revenons sur le budget et plus particulièrement sur le budget dédié aux jeunes actifs. Depuis plusieurs mois, alors que les chiffres du chômage des 16-25 ans sont en hausse, le gouvernement a souhaité diminuer le financement de la formation des plus jeunes.
Ce jeudi 5 mars, c'est jour de vote au Népal. Un scrutin décisif, près de six mois après le soulèvement historique de la jeunesse, mais une élection qui se heurte aussi à la guerre qui fait rage au Moyen-Orient. Dans un pays au chômage des jeunes très élevé, des millions de Népalais sont partis travailler dans les pays du Golfe. Mais depuis l'attaque américaine et israélienne sur l'Iran et la riposte iranienne, les proches de ces travailleurs népalais vivent dans la peur. De notre envoyé spécial à Katmandou, À Katmandou, les vidéos filmées par des Népalais inquiets montrant les interceptions de missiles dans le ciel de Doha, Dubaï ou Abou Dhabi défilent sur les portables. 1,7 million de Népalais travaillent légalement dans les pays du Golfe, bien plus dans la réalité. Dans certains villages, chaque famille a un proche expatrié au Moyen-Orient. Susma Baral revient tout juste des Émirats arabes unis, elle nous accueille dans sa maison. « Avec mon mari, nous sommes partis, car ici on ne pouvait pas s'offrir de vraie maison, notre situation financière était trop précaire, raconte-t-elle. Comme c'est l'aîné de la famille, il doit aussi assurer la charge financière pour ses frères et sœurs… » Enceinte de sept mois, elle est rentrée pour accoucher au Népal, aux Émirats arabes unis, les factures de santé étaient trop élevées. Son mari, Bibik Dhakal, est encore sur place. « Quand je vois tout ce qui se passe là-bas, sur les réseaux sociaux, dans les médias internationaux, ça m'inquiète énormément... J'ai peur que les missiles tombent sur son appartement, son quartier. À cause de cela, je ne dors plus depuis trois nuits », se désole-t-elle. Et elle l'appelle chaque jour : « J'ai entendu les explosions, je n'ai pas vu de missiles en train de descendre dans le ciel, mais j'ai vu la fumée après qu'ils soient tombés au sol », témoigne son mari au téléphone. À lire aussiÀ Dubaï, la peur de ressortissants africains: «On voit les missiles interceptés qui viennent d'Iran» « La peur les tient éveillés » Depuis la banlieue de Katmandou, son épouse reste connectée avec la communauté de travailleurs népalais. Pour l'association Shramik Sanjal, elle anime des émissions en direct sur les réseaux sociaux. Elle répond aux questions, et les informe de l'évolution du conflit. « Je parle avec beaucoup de travailleurs népalais au Moyen-Orient. Ces trois/quatre derniers jours ont été particulièrement durs. Ils sont réveillés par les bruits des missiles et des interceptions. Même lorsqu'ils essaient de s'endormir, ils n'y arrivent pas, la peur les tient éveillés. » Susma travaille dans l'enseignement et son mari est analyste alimentaire. Le couple se dit chanceux par rapport aux Népalais qu'ils connaissent sur place, car ils occupent des emplois extrêmement précaires dans l'hôtellerie, l'agriculture, la construction ou la restauration. « Ils ont peur, ils passent leur temps à regarder des vidéos en direct, ils ne mangent pas, décrit Bibik Dhakal. Ils n'ont aucun choix. Ils n'ont pas leur passeport, c'est leur employeur, ou quelqu'un d'autre, qui le détient… Ensuite, ils n'ont pas d'argent pour partir… » Ces travailleurs envoient chaque mois une grande partie de leur salaire à leurs proches, gardant le strict minimum. Ces transferts d'argent représentent un quart du PIB du Népal. C'est un sacrifice vital pour l'économie, mais qui ne leur offre pas de droits civiques. Tous ces travailleurs ne peuvent participer au scrutin de ce jeudi 5 mars : le vote dans les ambassades ou consulats à l'étranger n'est pas autorisé au Népal. À lire aussiFrappes contre l'Iran: le dilemme des alliés américains du Golfe entraînés dans le conflit