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Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la technologie, c'est le modèle économique qu'on lui a collé dessus.5. On ne cherche pas quelqu'un de sain, on cherche quelqu'un de lucide (≈ 19:59) La bonne définition d'une attente réaliste, selon lui : quelqu'un capable d'annoncer sa folie avant de la vivre, et de s'en excuser après. Pourquoi ça compte : ça remplace la quête épuisante de la personne parfaite par un critère observable dès les premiers mois.6. Le dialogue a une limite, et il faut l'accepter (≈ 49:05) C'est le moment le plus vulnérable de la conversation. Alain vit de l'idée que les mots transforment les gens, et il admet que ce n'est pas toujours vrai : le traumatisme ferme des portes qu'aucun argument n'ouvre. Pourquoi ça compte : certaines des ruptures les plus douloureuses viennent de là, quitter quelqu'un qu'on aime et qui ne peut pas comprendre.7. La folie de l'autre peut devenir le lieu de l'intimité (≈ 21:28 en germe, développé à 1:20:59) Ce n'est pas la nature du problème qui décide, c'est la manière dont il est porté. Dire « j'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut être plus intime que le sexe lui-même. Pourquoi ça compte : ça retourne complètement la logique des drapeaux rouges. Le défaut avoué relie, le défaut caché détruit.5. Questions posées dans l'interviewComment l'idéal romantique de l'âme sœur a-t-il façonné ce que nous attendons de l'amour, et quels sont les pièges de ces attentes ?Comment prend-on du recul par rapport à un idéal romantique dans lequel nous baignons depuis toujours ?Que valent les papillons dans le ventre, et que sommes-nous censés ressentir quand nous tombons amoureux ?Faut-il suivre son intuition en amour, ou s'en méfier ?Que pensez-vous de l'idée que l'amour dure trois ans ?Quelles sont les attentes réalistes qu'on peut avoir d'une relation ?Existe-t-il des drapeaux rouges fiables, et quelles questions faut-il poser dès les premiers dîners ?Nous vivons dans une société sans friction, Uber, Airbnb, tout doit être fluide. Cherche-t-on aussi un partenaire sans friction ?Est-ce que les hommes hétérosexuels sont plus démunis que les femmes face à leurs propres émotions ?Comment accueillir la folie de son partenaire sans se perdre soi-même ?Peut-on faire changer quelqu'un, et à quelle vitesse ?Comment garder le désir sexuel vivant dans un couple qui s'aime depuis longtemps ?Pourquoi tant d'hommes réclament-ils aujourd'hui des relations ouvertes ?Pourquoi deux personnes qui se sont profondément aimées deviennent-elles des étrangères ?Peut-on pardonner une infidélité, et comment ?Comment savoir qu'on a vraiment tout essayé et qu'il faut partir ?Comment la société devrait-elle évoluer pour améliorer la qualité de nos relations ?Peut-on faire trop de thérapie ?6. Références citées dans l'épisodeAuteurs et philosophesLa Rochefoucauld (≈ 02:48) : « Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. » La citation matrice de tout l'épisode, reprise plus tard à propos du polyamour (≈ 56:47).Sénèque (≈ 17:34) : « Pourquoi pleurer sur des parties de la vie ? Elle appelle tout entière les larmes. » Cité comme exemple de pessimisme réconfortant.Nietzsche (≈ 19:44) : pour vivre, nous avons besoin de certaines illusions.Freud (≈ 33:26) : le complexe d'Œdipe, relu comme modèle des compétences nécessaires à l'âge adulte. Alain note au passage que Freud écrivait mal et qu'il a besoin d'être commenté.Spinoza (≈ 33:50 et ≈ 42:55) : cité comme exemple de penseur qui ne dit pas le meilleur de sa pensée, puis L'Éthique comme exemple de complexité que nous aimons pour de mauvaises raisons.Racine, Shakespeare, Tolstoï (≈ 49:05) : convoqués pour dire que même la plus belle éloquence ne fait pas bouger quelqu'un qui est fermé émotionnellement.Flaubert, Madame Bovary (≈ 59:09) : Emma lit les mauvais livres, ceux qui lui disent que sa vie est ennuyeuse.Livres et créations d'Alain de BottonLe cours de l'amour (The Course of Love) (≈ 00:33) : cité par moi en intro comme le livre qui m'a marqué.The School of Life (≈ 00:33 et ≈ 1:27:43) : l'institution qu'il a fondée, sa chaîne YouTube, et le terrain de ses explorations à venir.Livre français discuté sans être nomméL'amour dure trois ans (≈ 17:34) : je lui soumets la thèse, il répond qu'il ne connaît pas le livre, se félicite qu'il ne soit pas traduit en anglais et refuse d'y croire un vendredi matin à 11h20. [Auteur non nommé dans l'épisode : Frédéric Beigbeder]Cinéma et cultureÉric Rohmer (≈ 59:09) : le cinéaste qui nous apprend la patience des conversations ordinaires.Gladiator (≈ 59:09) : l'exemple inverse, le récit à l'échelle héroïque qui rend la vie quotidienne décevante.Personnes citéesEsther Perel (≈ 18:20) : mentionnée comme la voix à convoquer sur la durée du désir.Invitée d'un précédent épisode de Vlan! (≈ 1:27:26) : je mentionne une conversation qui m'a fait comprendre que le bruit est surtout intérieur. [Nom mal transcrit dans le fichier, à vérifier avant publication]Lieux et imagesLe Bois de Boulogne (≈ 25:39) : l'exemple de l'exhibitionniste.Sainte-Lucie, Saint-Barthélemy (≈ 1:09:21) : les îles de son histoire de plage, la démonstration la plus drôle de notre amnésie sentimentale.Timestamps clés00:00 — Pourquoi cet épisode est en anglais J'explique en français le contexte de l'épisode et pourquoi je tenais à le proposer malgré la barrière de la langue.00:33 — Alain de Botton, School of Life et Le cours de l'amour Mon introduction : pourquoi ce livre m'a marqué, et pourquoi les 20 ou 30 questions les plus difficiles sur l'amour sont réunies ici.02:35 — « Certains ne seraient jamais tombés amoureux s'ils n'en avaient jamais entendu parler » La maxime de La Rochefoucauld comme point de départ : nos émotions ne poussent pas dans le vide, elles sont encouragées par la société. L'idéal romantique nous dit que l'autre doit tout deviner sans qu'on ait à parler.04:59 — La question simple qui fait tomber l'idéal Comment saurai-je que je suis aimé ? À quoi le reconnaîtrai-je ? Vingt personnes dans une pièce donneront vingt réponses différentes selon leur âge, leur pays et leur musique. Nous sommes des créatures hautement suggestibles, et c'est ce qui nous rend libres de changer.06:27 — Les papillons dans le ventre, deux heures suffisent-elles ? Je raconte cette femme rencontrée récemment qui, après deux heures, savait déjà qu'elle ne ressentait rien.07:07 — La solitude originelle et la quête de la maison De l'intérieur d'un corps à l'extérieur du monde, du doudou serré dans les bras à l'adolescence qui cherche un autre corps. Les papillons, c'est la reconnaissance d'une maison perdue, dans une couleur de cheveux, une odeur, un angle de cou, un certain humour.10:58 — Mariages arrangés, romantisme, et le retournement Le passage de la logique dynastique au règne du sentiment, entre 1750 et 1870. Une révolution qui a produit des résultats bien plus paradoxaux qu'on ne le croit.12:52 — La statistique qui fait mal Les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, nous sommes attirés par le familier.15:43 — Faut-il suivre son intuition ? Non sans la soumettre à examen. Et surtout : tenez un journal de ce que vous vivez, parce que la mémoire réécrit tout. Faites confiance à ce que vous avez ressenti sur le moment, pas à ce que vous imaginez maintenant.17:34 — « L'amour dure trois ans » ? Sa réaction est une des plus drôles de l'épisode. Puis l'argument sérieux : nos goûts ne changent pas si vite, et on ne change pas d'amis tous les trois ans.19:59 — Personne n'est sain d'esprit La seule attente réaliste : quelqu'un capable d'annoncer sa folie juste avant de la vivre, et de s'en excuser après. Il vaut mille fois mieux quelqu'un qui dit « j'ai peur de l'intimité » que quelqu'un qui ne répond plus au téléphone.21:37 — Drapeaux rouges : les vraies questions du premier dîner Un premier dîner est un entretien psychologique. Demandez l'histoire de la personne, sa relation avec ses parents, et observez surtout sa capacité à répondre. « Je ne sais pas, je n'y ai jamais pensé » est en soi une réponse.24:28 — La moitié d'entre nous a peur de s'approcher Environ 50 % des gens portent l'idée inconsciente que se rapprocher de quelqu'un finit mal. Presque tout le monde veut aimer, et presque tout le monde a un obstacle.25:39 — Les perversions sexuelles comme terreurs de l'intimité L'exhibitionniste, le voyeur, et jusqu'au cas le plus tragique. Toutes des manières de refuser la réciprocité. Et le même mécanisme, en version douce, chez l'amant qui promet de rappeler et ne rappelle jamais.28:50 — La vie sans friction et le partenaire sans friction Je lui parle du livre que je veux écrire sur la société du sans-couture, et de cette manie de collectionner les gens en les jetant dès la première imperfection.29:53 — Et si l'IA aidait vraiment les couples ? Son scénario optimiste : une intelligence artificielle témoin du couple, qui signale ce qu'on n'a pas entendu. « Il a mentionné son père trois fois et vous n'avez rien dit. »32:06 — Les applis de rencontre sont des machines à sous Leur modèle repose sur l'échec répété et la promesse du prochain coup. Un appel direct aux entrepreneurs qui écoutent.33:26 — Le complexe d'Œdipe, enfin expliqué utilement Ce que Freud voulait vraiment dire, et pourquoi il l'a mal dit. L'enfant a besoin d'être reconnu comme désirable sans jamais être séduit, et sans jamais être ignoré. Les deux dangers symétriques.38:18 — Pourquoi les conversations entre hommes hétérosexuels sont si ennuyeuses Ça commence dans la cour de récréation, quand pleurer devient une accusation. Ça finit par un adulte qui ne peut dire presque rien de ce qu'il est.40:36 — Quand une remarque sur des chaussures est entendue comme une condamnation à mort Pourquoi certaines personnes vivent toute critique comme une annihilation, et ce que ça révèle de ce qui leur est déjà arrivé.42:55 — Un plaidoyer pour la simplicité Nous adorons la complexité, Spinoza, l'astrophysique, et nous la respectons parfois là où elle n'a rien à faire. Trois heures de discussion quatre fois par semaine sur le sens d'un mot n'est pas une preuve de profondeur.44:26 — Ce qu'est l'amour mature Savoir s'excuser, séparer le passé du présent, distinguer la personne en face de soi de son père ou de sa mère. Et l'analogie du coureur olympique : tout le monde ne peut pas être dans votre équipe.46:36 — On ne change pas sur ordre Les gens changent, mais quand ils le décident, jamais sous la pression. Plus vous insistez, moins c'est possible.47:58 — L'âge émotionnel n'a rien à voir avec l'âge civil Nous tombons amoureux de personnes qui ont notre âge émotionnel. D'où les écarts de vingt ans qui fonctionnent, et les couples du même âge qui se décrochent.49:05 — L'aveu le plus vulnérable de l'épisode Il vit de l'idée que les mots transforment les gens. Et il reconnaît que le traumatisme ferme des portes qu'aucune éloquence n'ouvre. Certaines ruptures naissent exactement là.51:42 — Le désir qui s'éteint dans un couple aimant Le conflit entre le besoin de paraître respectable et la vérité de nos désirs. Plus on a besoin de quelqu'un, moins on ose lui montrer qui on est vraiment.54:17 — Polyamour : « du sang sur le tapis » Son expérience personnelle des amis qui appellent à trois heures du matin. Sans condamner celles et ceux pour qui ça fonctionne.55:51 — L'hôtel, et le partenaire redevenu inconnu La proposition concrète : sortir de la routine, et se rappeler que la personne qu'on croit connaître par cœur reste largement une inconnue.56:23 — Pourquoi tant d'hommes veulent une relation ouverte Une lecture historique et économique du mariage bourgeois, et ce qui se libère quand la contrainte financière disparaît.58:33 — Les histoires d'amour finissent toutes trop tôt Les films s'arrêtent au moment où les deux se trouvent. On ne les voit jamais préparer le dîner vingt ans plus tard.59:09 — Madame Bovary lisait les mauvais livres Rohmer contre Gladiator. Ce que nous regardons décide de ce que nous jugeons digne d'intérêt dans notre propre vie.1:01:06 — La passion, mais psychologique Deux personnes pressées de se retrouver le soir pour reparler de leur enfance. Se mettre psychologiquement à nu, voilà l'aventure qui ne s'épuise jamais.1:02:49 — Le chagrin d'amour est une forme de mort Il refuse de minimiser. Certains en meurent. Et c'est pire quand on ne comprend pas pourquoi l'autre est parti.1:04:09 — Les règles de la décence quand on quitte quelqu'un On prend une amende pour 25 km/h de trop, et on peut disparaître de la vie de quelqu'un après vingt ans sans que personne ne dise rien. Son message le plus direct : si vous savez, partez maintenant.1:07:17 — Peut-on rester amis ? Plus vous avez aimé, plus l'amitié sera pâle. Le meilleur terrain pour une amitié après coup, c'est ironiquement quand on ne s'est pas beaucoup aimés.1:09:21 — Le fichier « problèmes avec X » et l'histoire de la plage Sa méthode contre l'amnésie sentimentale, illustrée par son incapacité chronique à se souvenir qu'il déteste la plage.1:12:11 — L'enfant est une perte, et il faut le savoir La structure tragique de la parentalité, les associations inconscientes qui s'installent quand quelqu'un devient père ou mère, et pourquoi le sexe devient plus compliqué.1:13:47 — « L'équilibre vie pro vie perso n'existe pas » Tout ce qui vaut la peine d'être fait déséquilibre la vie. Il vaut mieux se préparer que se plaindre.1:14:44 — Un plaidoyer pour le compromis Rester pour les enfants n'est pas automatiquement une lâcheté. Refuser tout compromis, c'est un système totalitaire appliqué à sa propre vie.1:16:14 — Comment savoir qu'il est temps de partir Quand vous avez vraiment tout essayé. Les six mois de plus qui semblent perdus vous économisent des années de regrets.1:19:42 — L'infidélité comme tentative de se rapprocher Certaines trahisons disent l'inverse de ce qu'on croit : je ne veux pas sortir, je veux entrer.1:20:59 — La folie de l'autre comme chemin vers l'intimité « J'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut créer plus d'intimité que le sexe. Ce n'est pas la nature du problème qui compte, c'est la manière dont il est porté.1:23:07 — La question qu'on ne lui pose jamais Personne ne l'interroge sur Œdipe ni sur l'exhibitionnisme. Il vient de dire ce qu'il attendait depuis longtemps de pouvoir dire.1:24:10 — L'âge psychologique de l'amour Après les mariages arrangés et l'ère romantique, une troisième époque s'ouvre. Il n'y a qu'une seule voie, l'intelligence émotionnelle.1:25:00 — Peut-on faire trop de thérapie ? Non, mais on peut la faire mal. Et beaucoup de thérapeutes sont mauvais, imposant leur vision du monde à leurs patients.1:26:38 — La porte qu'il ferme : l'anxiété Ce que nous cherchons derrière l'argent, la gloire et l'amour, c'est le calme du nourrisson qui vient de manger.1:27:26 — « Le bruit intérieur a d'abord été un bruit extérieur » La phrase de fin, en une ligne.1:27:43 — Ce qui l'attend La School of Life, et cette immense toile sombre de la vie émotionnelle dont il découvre un morceau à la fois. Suggestion d'autres épisodes à écouter : [BEST OF] Esther Perel : repenser le couple à l'âge du choix infini (https://audmns.com/fHyNTYA) [Hors-Serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 1) (https://audmns.com/jiDhQhD) [Hors serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 2) (https://audmns.com/vUBKEkK)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la technologie, c'est le modèle économique qu'on lui a collé dessus.5. On ne cherche pas quelqu'un de sain, on cherche quelqu'un de lucide (≈ 19:59) La bonne définition d'une attente réaliste, selon lui : quelqu'un capable d'annoncer sa folie avant de la vivre, et de s'en excuser après. Pourquoi ça compte : ça remplace la quête épuisante de la personne parfaite par un critère observable dès les premiers mois.6. Le dialogue a une limite, et il faut l'accepter (≈ 49:05) C'est le moment le plus vulnérable de la conversation. Alain vit de l'idée que les mots transforment les gens, et il admet que ce n'est pas toujours vrai : le traumatisme ferme des portes qu'aucun argument n'ouvre. Pourquoi ça compte : certaines des ruptures les plus douloureuses viennent de là, quitter quelqu'un qu'on aime et qui ne peut pas comprendre.7. La folie de l'autre peut devenir le lieu de l'intimité (≈ 21:28 en germe, développé à 1:20:59) Ce n'est pas la nature du problème qui décide, c'est la manière dont il est porté. Dire « j'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut être plus intime que le sexe lui-même. Pourquoi ça compte : ça retourne complètement la logique des drapeaux rouges. Le défaut avoué relie, le défaut caché détruit.5. Questions posées dans l'interviewComment l'idéal romantique de l'âme sœur a-t-il façonné ce que nous attendons de l'amour, et quels sont les pièges de ces attentes ?Comment prend-on du recul par rapport à un idéal romantique dans lequel nous baignons depuis toujours ?Que valent les papillons dans le ventre, et que sommes-nous censés ressentir quand nous tombons amoureux ?Faut-il suivre son intuition en amour, ou s'en méfier ?Que pensez-vous de l'idée que l'amour dure trois ans ?Quelles sont les attentes réalistes qu'on peut avoir d'une relation ?Existe-t-il des drapeaux rouges fiables, et quelles questions faut-il poser dès les premiers dîners ?Nous vivons dans une société sans friction, Uber, Airbnb, tout doit être fluide. Cherche-t-on aussi un partenaire sans friction ?Est-ce que les hommes hétérosexuels sont plus démunis que les femmes face à leurs propres émotions ?Comment accueillir la folie de son partenaire sans se perdre soi-même ?Peut-on faire changer quelqu'un, et à quelle vitesse ?Comment garder le désir sexuel vivant dans un couple qui s'aime depuis longtemps ?Pourquoi tant d'hommes réclament-ils aujourd'hui des relations ouvertes ?Pourquoi deux personnes qui se sont profondément aimées deviennent-elles des étrangères ?Peut-on pardonner une infidélité, et comment ?Comment savoir qu'on a vraiment tout essayé et qu'il faut partir ?Comment la société devrait-elle évoluer pour améliorer la qualité de nos relations ?Peut-on faire trop de thérapie ?6. Références citées dans l'épisodeAuteurs et philosophesLa Rochefoucauld (≈ 02:48) : « Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. » La citation matrice de tout l'épisode, reprise plus tard à propos du polyamour (≈ 56:47).Sénèque (≈ 17:34) : « Pourquoi pleurer sur des parties de la vie ? Elle appelle tout entière les larmes. » Cité comme exemple de pessimisme réconfortant.Nietzsche (≈ 19:44) : pour vivre, nous avons besoin de certaines illusions.Freud (≈ 33:26) : le complexe d'Œdipe, relu comme modèle des compétences nécessaires à l'âge adulte. Alain note au passage que Freud écrivait mal et qu'il a besoin d'être commenté.Spinoza (≈ 33:50 et ≈ 42:55) : cité comme exemple de penseur qui ne dit pas le meilleur de sa pensée, puis L'Éthique comme exemple de complexité que nous aimons pour de mauvaises raisons.Racine, Shakespeare, Tolstoï (≈ 49:05) : convoqués pour dire que même la plus belle éloquence ne fait pas bouger quelqu'un qui est fermé émotionnellement.Flaubert, Madame Bovary (≈ 59:09) : Emma lit les mauvais livres, ceux qui lui disent que sa vie est ennuyeuse.Livres et créations d'Alain de BottonLe cours de l'amour (The Course of Love) (≈ 00:33) : cité par moi en intro comme le livre qui m'a marqué.The School of Life (≈ 00:33 et ≈ 1:27:43) : l'institution qu'il a fondée, sa chaîne YouTube, et le terrain de ses explorations à venir.Livre français discuté sans être nomméL'amour dure trois ans (≈ 17:34) : je lui soumets la thèse, il répond qu'il ne connaît pas le livre, se félicite qu'il ne soit pas traduit en anglais et refuse d'y croire un vendredi matin à 11h20. [Auteur non nommé dans l'épisode : Frédéric Beigbeder]Cinéma et cultureÉric Rohmer (≈ 59:09) : le cinéaste qui nous apprend la patience des conversations ordinaires.Gladiator (≈ 59:09) : l'exemple inverse, le récit à l'échelle héroïque qui rend la vie quotidienne décevante.Personnes citéesEsther Perel (≈ 18:20) : mentionnée comme la voix à convoquer sur la durée du désir.Invitée d'un précédent épisode de Vlan! (≈ 1:27:26) : je mentionne une conversation qui m'a fait comprendre que le bruit est surtout intérieur. [Nom mal transcrit dans le fichier, à vérifier avant publication]Lieux et imagesLe Bois de Boulogne (≈ 25:39) : l'exemple de l'exhibitionniste.Sainte-Lucie, Saint-Barthélemy (≈ 1:09:21) : les îles de son histoire de plage, la démonstration la plus drôle de notre amnésie sentimentale.Timestamps clés00:00 — Pourquoi cet épisode est en anglais J'explique en français le contexte de l'épisode et pourquoi je tenais à le proposer malgré la barrière de la langue.00:33 — Alain de Botton, School of Life et Le cours de l'amour Mon introduction : pourquoi ce livre m'a marqué, et pourquoi les 20 ou 30 questions les plus difficiles sur l'amour sont réunies ici.02:35 — « Certains ne seraient jamais tombés amoureux s'ils n'en avaient jamais entendu parler » La maxime de La Rochefoucauld comme point de départ : nos émotions ne poussent pas dans le vide, elles sont encouragées par la société. L'idéal romantique nous dit que l'autre doit tout deviner sans qu'on ait à parler.04:59 — La question simple qui fait tomber l'idéal Comment saurai-je que je suis aimé ? À quoi le reconnaîtrai-je ? Vingt personnes dans une pièce donneront vingt réponses différentes selon leur âge, leur pays et leur musique. Nous sommes des créatures hautement suggestibles, et c'est ce qui nous rend libres de changer.06:27 — Les papillons dans le ventre, deux heures suffisent-elles ? Je raconte cette femme rencontrée récemment qui, après deux heures, savait déjà qu'elle ne ressentait rien.07:07 — La solitude originelle et la quête de la maison De l'intérieur d'un corps à l'extérieur du monde, du doudou serré dans les bras à l'adolescence qui cherche un autre corps. Les papillons, c'est la reconnaissance d'une maison perdue, dans une couleur de cheveux, une odeur, un angle de cou, un certain humour.10:58 — Mariages arrangés, romantisme, et le retournement Le passage de la logique dynastique au règne du sentiment, entre 1750 et 1870. Une révolution qui a produit des résultats bien plus paradoxaux qu'on ne le croit.12:52 — La statistique qui fait mal Les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, nous sommes attirés par le familier.15:43 — Faut-il suivre son intuition ? Non sans la soumettre à examen. Et surtout : tenez un journal de ce que vous vivez, parce que la mémoire réécrit tout. Faites confiance à ce que vous avez ressenti sur le moment, pas à ce que vous imaginez maintenant.17:34 — « L'amour dure trois ans » ? Sa réaction est une des plus drôles de l'épisode. Puis l'argument sérieux : nos goûts ne changent pas si vite, et on ne change pas d'amis tous les trois ans.19:59 — Personne n'est sain d'esprit La seule attente réaliste : quelqu'un capable d'annoncer sa folie juste avant de la vivre, et de s'en excuser après. Il vaut mille fois mieux quelqu'un qui dit « j'ai peur de l'intimité » que quelqu'un qui ne répond plus au téléphone.21:37 — Drapeaux rouges : les vraies questions du premier dîner Un premier dîner est un entretien psychologique. Demandez l'histoire de la personne, sa relation avec ses parents, et observez surtout sa capacité à répondre. « Je ne sais pas, je n'y ai jamais pensé » est en soi une réponse.24:28 — La moitié d'entre nous a peur de s'approcher Environ 50 % des gens portent l'idée inconsciente que se rapprocher de quelqu'un finit mal. Presque tout le monde veut aimer, et presque tout le monde a un obstacle.25:39 — Les perversions sexuelles comme terreurs de l'intimité L'exhibitionniste, le voyeur, et jusqu'au cas le plus tragique. Toutes des manières de refuser la réciprocité. Et le même mécanisme, en version douce, chez l'amant qui promet de rappeler et ne rappelle jamais.28:50 — La vie sans friction et le partenaire sans friction Je lui parle du livre que je veux écrire sur la société du sans-couture, et de cette manie de collectionner les gens en les jetant dès la première imperfection.29:53 — Et si l'IA aidait vraiment les couples ? Son scénario optimiste : une intelligence artificielle témoin du couple, qui signale ce qu'on n'a pas entendu. « Il a mentionné son père trois fois et vous n'avez rien dit. »32:06 — Les applis de rencontre sont des machines à sous Leur modèle repose sur l'échec répété et la promesse du prochain coup. Un appel direct aux entrepreneurs qui écoutent.33:26 — Le complexe d'Œdipe, enfin expliqué utilement Ce que Freud voulait vraiment dire, et pourquoi il l'a mal dit. L'enfant a besoin d'être reconnu comme désirable sans jamais être séduit, et sans jamais être ignoré. Les deux dangers symétriques.38:18 — Pourquoi les conversations entre hommes hétérosexuels sont si ennuyeuses Ça commence dans la cour de récréation, quand pleurer devient une accusation. Ça finit par un adulte qui ne peut dire presque rien de ce qu'il est.40:36 — Quand une remarque sur des chaussures est entendue comme une condamnation à mort Pourquoi certaines personnes vivent toute critique comme une annihilation, et ce que ça révèle de ce qui leur est déjà arrivé.42:55 — Un plaidoyer pour la simplicité Nous adorons la complexité, Spinoza, l'astrophysique, et nous la respectons parfois là où elle n'a rien à faire. Trois heures de discussion quatre fois par semaine sur le sens d'un mot n'est pas une preuve de profondeur.44:26 — Ce qu'est l'amour mature Savoir s'excuser, séparer le passé du présent, distinguer la personne en face de soi de son père ou de sa mère. Et l'analogie du coureur olympique : tout le monde ne peut pas être dans votre équipe.46:36 — On ne change pas sur ordre Les gens changent, mais quand ils le décident, jamais sous la pression. Plus vous insistez, moins c'est possible.47:58 — L'âge émotionnel n'a rien à voir avec l'âge civil Nous tombons amoureux de personnes qui ont notre âge émotionnel. D'où les écarts de vingt ans qui fonctionnent, et les couples du même âge qui se décrochent.49:05 — L'aveu le plus vulnérable de l'épisode Il vit de l'idée que les mots transforment les gens. Et il reconnaît que le traumatisme ferme des portes qu'aucune éloquence n'ouvre. Certaines ruptures naissent exactement là.51:42 — Le désir qui s'éteint dans un couple aimant Le conflit entre le besoin de paraître respectable et la vérité de nos désirs. Plus on a besoin de quelqu'un, moins on ose lui montrer qui on est vraiment.54:17 — Polyamour : « du sang sur le tapis » Son expérience personnelle des amis qui appellent à trois heures du matin. Sans condamner celles et ceux pour qui ça fonctionne.55:51 — L'hôtel, et le partenaire redevenu inconnu La proposition concrète : sortir de la routine, et se rappeler que la personne qu'on croit connaître par cœur reste largement une inconnue.56:23 — Pourquoi tant d'hommes veulent une relation ouverte Une lecture historique et économique du mariage bourgeois, et ce qui se libère quand la contrainte financière disparaît.58:33 — Les histoires d'amour finissent toutes trop tôt Les films s'arrêtent au moment où les deux se trouvent. On ne les voit jamais préparer le dîner vingt ans plus tard.59:09 — Madame Bovary lisait les mauvais livres Rohmer contre Gladiator. Ce que nous regardons décide de ce que nous jugeons digne d'intérêt dans notre propre vie.1:01:06 — La passion, mais psychologique Deux personnes pressées de se retrouver le soir pour reparler de leur enfance. Se mettre psychologiquement à nu, voilà l'aventure qui ne s'épuise jamais.1:02:49 — Le chagrin d'amour est une forme de mort Il refuse de minimiser. Certains en meurent. Et c'est pire quand on ne comprend pas pourquoi l'autre est parti.1:04:09 — Les règles de la décence quand on quitte quelqu'un On prend une amende pour 25 km/h de trop, et on peut disparaître de la vie de quelqu'un après vingt ans sans que personne ne dise rien. Son message le plus direct : si vous savez, partez maintenant.1:07:17 — Peut-on rester amis ? Plus vous avez aimé, plus l'amitié sera pâle. Le meilleur terrain pour une amitié après coup, c'est ironiquement quand on ne s'est pas beaucoup aimés.1:09:21 — Le fichier « problèmes avec X » et l'histoire de la plage Sa méthode contre l'amnésie sentimentale, illustrée par son incapacité chronique à se souvenir qu'il déteste la plage.1:12:11 — L'enfant est une perte, et il faut le savoir La structure tragique de la parentalité, les associations inconscientes qui s'installent quand quelqu'un devient père ou mère, et pourquoi le sexe devient plus compliqué.1:13:47 — « L'équilibre vie pro vie perso n'existe pas » Tout ce qui vaut la peine d'être fait déséquilibre la vie. Il vaut mieux se préparer que se plaindre.1:14:44 — Un plaidoyer pour le compromis Rester pour les enfants n'est pas automatiquement une lâcheté. Refuser tout compromis, c'est un système totalitaire appliqué à sa propre vie.1:16:14 — Comment savoir qu'il est temps de partir Quand vous avez vraiment tout essayé. Les six mois de plus qui semblent perdus vous économisent des années de regrets.1:19:42 — L'infidélité comme tentative de se rapprocher Certaines trahisons disent l'inverse de ce qu'on croit : je ne veux pas sortir, je veux entrer.1:20:59 — La folie de l'autre comme chemin vers l'intimité « J'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut créer plus d'intimité que le sexe. Ce n'est pas la nature du problème qui compte, c'est la manière dont il est porté.1:23:07 — La question qu'on ne lui pose jamais Personne ne l'interroge sur Œdipe ni sur l'exhibitionnisme. Il vient de dire ce qu'il attendait depuis longtemps de pouvoir dire.1:24:10 — L'âge psychologique de l'amour Après les mariages arrangés et l'ère romantique, une troisième époque s'ouvre. Il n'y a qu'une seule voie, l'intelligence émotionnelle.1:25:00 — Peut-on faire trop de thérapie ? Non, mais on peut la faire mal. Et beaucoup de thérapeutes sont mauvais, imposant leur vision du monde à leurs patients.1:26:38 — La porte qu'il ferme : l'anxiété Ce que nous cherchons derrière l'argent, la gloire et l'amour, c'est le calme du nourrisson qui vient de manger.1:27:26 — « Le bruit intérieur a d'abord été un bruit extérieur » La phrase de fin, en une ligne.1:27:43 — Ce qui l'attend La School of Life, et cette immense toile sombre de la vie émotionnelle dont il découvre un morceau à la fois.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. Nous éternuons habituellement pour nous protéger des agresseurs extérieurs, tels que les pollens, la poussière ou des substances chimiques. Mais tu fais peut-être partie des personnes qui éternuent systématiquement quand il y a du soleil. Plus précisément, cela concerne entre 18 et 35 % d'entre nous lorsque nous passons de l'ombre à une lumière forte, selon France info. Ce n'est pas une allergie au soleil. La réaction qui se déclenche lors d'une exposition brusque à la lumière est appelée réflexe photo-sternutatoire. Il s'agit d'une anomalie physiologique congénitale, assez courante et bénigne. Pourquoi cette réaction ? Que se passe-t-il dans le corps quand on éternue ? Faut-il s'empêcher d'éternuer ? Ecoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Emilie Drugeon. Première diffusion : mai 2023 A écouter aussi : Dort-on vraiment mieux si on a la tête au Nord ? Faut-il vraiment faire 10 000 pas par jour ? Vaut-il mieux consommer du riz ou des pâtes ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans ce nouvel épisode du podcast "Le journal imprévisible", Marc Bourreau consacre sa chronique aux petites îles qui peuplent la planète et qui sont rattrapées par la montée des eaux. Il y a quelques mois, l'Assemblée Générale des Nations Unies se prononçait sur une résolution pour rappeler à l'ordre les États sur leurs obligations climatiques, portée par le Vanuatu, devenu le symbole de ces petites îles menacées par la montée des eaux. Tuvalu, une autre île du Pacifique, fait entendre le message de son ministre des Affaires étrangères, les pieds dans l'eau, lors de la COP26 en 2021, appelant à des mesures alternatives et audacieuses pour assurer son avenir face à la réalité du changement climatique. Les petites îles recèlent un imaginaire riche, entre trésors cachés, monstres légendaires et histoires de conquêtes, mais sont aussi confrontées à l'afflux touristique qui menace leur équilibre. Certaines îles, comme Porquerolles, ont dû mettre en place des quotas de visiteurs pour préserver leur environnement naturel et la tranquillité des habitants. Les îles peuvent également être des refuges, comme pour Jacques Brel qui a choisi de s'exiler sur les îles Marquises pour terminer sa vie, illustrant le rêve de l'homme de trouver son île intérieure.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La polémique autour du projet de destruction d'un ancien bâtiment de loisirs de l'époque communiste pour construire des logements en témoigne, le débat sur les traces de cette période reste vif en Allemagne. Cette émission est une rediffusion estivale. À Berlin, logement vs mémoire architecturale ? Berlin fait face à un boom démographique et immobilier. Avec désormais 3 millions 900 mille habitants, la ville abrite une population parmi les plus jeunes du pays, et les loyers, comme dans beaucoup de capitales européennes, explosent. Les autorités locales cherchent à construire de nouveaux logements, de préférence le moins cher possible, en utilisant par exemple des terrains qui appartiennent à la municipalité. Une idée logique a priori, mais qui entre parfois en conflit avec la mémoire historique. L'exemple le plus récent est celui d'un ancien centre de sport et de loisirs, le SEZ. Construit à l'époque de la RDA communiste, il doit être détruit pour faire place à de l'habitat, mais certains habitants s'y opposent. Reportage, Delphine Nerbollier. Entretien avec l'historien Nicolas Offenstadt, professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, auteur de L'Histoire globale de la RDA (éd. Tallandier). Italie / Afrique : quel premier bilan pour le plan Mattei ? Des milliards d'euros d'investissements pour l'Afrique, c'est la promesse italienne du plan Mattei qui concerne presqu'une vingtaine de pays, de l'Algérie à la Côte d'Ivoire en passant par l'Angola. Un plan lancé il y a deux ans et récemment élargi à la RDC, au Gabon, au Rwanda, à la Zambie. Les résultats concrets de cette ambitieuse stratégie sont encore sporadiques. Certaines voix mettent en avant l'ambition « non prédatrice » du gouvernement Meloni, mais d'autres sont moins convaincues. Il y a quelques semaines, les experts livraient leurs premières conclusions à Ascoli Piceno dans le centre du pays, notre correspondante Cécile Debarge était sur place.
La polémique autour du projet de destruction d'un ancien bâtiment de loisirs de l'époque communiste pour construire des logements en témoigne, le débat sur les traces de cette période reste vif en Allemagne. Cette émission est une rediffusion estivale. À Berlin, logement vs mémoire architecturale ? Berlin fait face à un boom démographique et immobilier. Avec désormais 3 millions 900 mille habitants, la ville abrite une population parmi les plus jeunes du pays, et les loyers, comme dans beaucoup de capitales européennes, explosent. Les autorités locales cherchent à construire de nouveaux logements, de préférence le moins cher possible, en utilisant par exemple des terrains qui appartiennent à la municipalité. Une idée logique a priori, mais qui entre parfois en conflit avec la mémoire historique. L'exemple le plus récent est celui d'un ancien centre de sport et de loisirs, le SEZ. Construit à l'époque de la RDA communiste, il doit être détruit pour faire place à de l'habitat, mais certains habitants s'y opposent. Reportage, Delphine Nerbollier. Entretien avec l'historien Nicolas Offenstadt, professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, auteur de L'Histoire globale de la RDA (éd. Tallandier). Italie / Afrique : quel premier bilan pour le plan Mattei ? Des milliards d'euros d'investissements pour l'Afrique, c'est la promesse italienne du plan Mattei qui concerne presqu'une vingtaine de pays, de l'Algérie à la Côte d'Ivoire en passant par l'Angola. Un plan lancé il y a deux ans et récemment élargi à la RDC, au Gabon, au Rwanda, à la Zambie. Les résultats concrets de cette ambitieuse stratégie sont encore sporadiques. Certaines voix mettent en avant l'ambition « non prédatrice » du gouvernement Meloni, mais d'autres sont moins convaincues. Il y a quelques semaines, les experts livraient leurs premières conclusions à Ascoli Piceno dans le centre du pays, notre correspondante Cécile Debarge était sur place.
Négliger les glucides ? Oublier le gut training ? Ne boire que de l'eau sur un ultra ?Certaines erreurs de nutrition peuvent ruiner des mois de préparation... voire ta course.Dans cet épisode un peu spécial de Hors Sentiers, on change de format : une tier list des 10 erreurs de nutrition les plus courantes chez les sportifs d'endurance, à classer et à débattre avec deux invités.
La crise de la mémoire informatique est encore loin d'être terminée. Et contrairement aux scénarios les plus optimistes, 2027 pourrait même devenir l'année la plus difficile depuis le début de la pénurie. Selon les informations de DigiTimes, relayées par TweakTown, les tensions restent aujourd'hui à leur maximum. Une grande partie des capacités de production de DRAM, la mémoire vive classique de nos ordinateurs et smartphones, mais aussi de HBM, cette mémoire à très haut débit indispensable aux accélérateurs d'intelligence artificielle, serait déjà réservée pour l'année prochaine.Jusqu'ici, les prévisions divergeaient. Certaines évoquaient un retour à la normale dès la fin de 2027, d'autres repoussaient cette perspective jusqu'en 2030. Mais selon le média taïwanais, 2027 pourrait finalement constituer le point culminant de la pénurie, aussi bien pour la mémoire vive que pour le stockage.Les grands acheteurs ont manifestement anticipé la situation. Au premier semestre, des contrats auraient été négociés très discrètement avec les trois principaux fabricants mondiaux : Samsung, SK Hynix et Micron. Les plus petits acteurs passent des commandes ponctuelles, tandis que des groupes comme Apple, Microsoft ou Nvidia sécurisent leurs approvisionnements grâce à des accords courant sur trois à cinq ans. Les hyperscalers, ces géants exploitant d'immenses infrastructures de cloud et de centres de données, captent une grande partie des capacités disponibles. Et le déséquilibre reste considérable : les trois principaux fabricants ne seraient actuellement capables de satisfaire que 60 à 70 % de la demande initialement exprimée. Les besoins liés à l'intelligence artificielle continuent donc de dépasser largement l'offre. Le problème touche également la mémoire NAND Flash, utilisée notamment dans les SSD, les smartphones et de nombreux systèmes de stockage. Là encore, la quasi-totalité des capacités de production de 2027 pourrait déjà être réservée. Il existe toutefois une petite nuance positive. Après les augmentations spectaculaires enregistrées en 2026, DigiTimes estime que la progression des prix devrait ralentir l'année prochaine. Cela ne signifie pas pour autant une baisse : les tarifs devraient rester à des niveaux très élevés. En attendant l'arrivée de nouvelles usines d'ici à 2030, Samsung, SK Hynix et Micron conservent donc une position particulièrement favorable. Pour les consommateurs comme pour les industriels, la pénurie pourrait encore durer plusieurs années. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Chirurgienne, patineuse, éditeur, pâtissier, leurs parcours singuliers racontent la France d'aujourd'hui, riche de ses talents et de ses diversités. Né(e)s ici ou venus d'ailleurs, ces femmes et ces hommes inspirent par leur engagement et leur réussite. Leurs portraits sont autant de modèles pour les générations futures. Dans ce deuxième épisode, Hissein Mahamoud Barkai, originaire du Tchad, est l'un des seuls chefs pâtissiers venus du désert. Un parcours qui bouscule les traditions en s'imposant en tant qu'homme tchadien dans le domaine de la gastronomie avec ses pâtisseries. Il porte avec fierté sur la scène internationale le patrimoine culinaire de son pays. « Je m'appelle Hissein Mahamoud Barkai. Je suis chef pâtissier, plus connu sous le nom de pâtissier du désert ». Grand, élancé, lunettes rivées sur le nez, Hissein Mahamoud Barkai ressemble beaucoup plus à un médecin ou un créateur de mode. Il lui arrive de remplacer la toque par le turban. Ses origines nomades et tchadiennes ne sont jamais loin. Issu du peuple Gourane, sa famille était loin d'imaginer le choix de leur fils : « Pour moi, en tant qu'homme tchadien, dans ma communauté c'était vraiment très mal vu, voire honteux d'exercer ce métier de cuisinier dans sa famille. C'est une tâche qui est réservée aux femmes. Mais moi, dès ma petite enfance, j'avais ce rêve, cette envie et cette passion, mais je n'ai jamais pu m'exprimer ». Des sablés à base de farine de millet et de bissap en poudre Aujourd'hui, rendez-vous est pris dans le 18ᵉ arrondissement parisien au House of Africa pour un atelier pâtisserie. Dès qu'il met ses mains dans la farine, c'est un autre homme. Il est heureux. « On va faire des sablés à base de farine de millet, propose le chef pâtissier du Sahel. Elle est riche en fibres. Pour moi, c'est même une farine de futur, sans gluten. Dans de nombreux pays d'Afrique, c'est l'une des bases de l'alimentation et au Tchad, on fait la "boule" avec, qu'on appelle aussi "foufou". Ici, en France, quand on parle de millet, ce sont des graines que l'on donne aux oiseaux. » Sa cuisine poétique invite au voyage. Pour faire plaisir à ses parents, Hissein Mahamoud Barkai va faire des études de lettres modernes et un jour, il tombe en amour pour une pâtisserie qui va changer sa vie : « Un week-end, je suis allé en bas de chez moi, où il y avait une boulangerie-pâtisserie, et j'ai acheté un Paris-Brest. Ce gâteau, c'était une découverte pour moi, c'était délicieux, et je me suis posé cette question : est-ce que je peux créer autre chose ? En fait, tout est parti de là, de ce gâteau, le Paris-Brest ». « Je ne me sentais pas vraiment heureux » Il va longtemps travailler dans l'anonymat pour se construire et il va se consacrer au Paris-Brest qu'il va revisiter. Ce classique intemporel de la pâtisserie française, à base de pâte à choux et de crème pâtissière, le Paris-Brest. Ce gâteau va renaître sous une nouvelle étoile avec cette nouvelle appellation, Le Paris-Ndjamena Kornaka. « Depuis que j'ai acheté ce Paris-Brest, j'étais tellement inspiré que je suis retourné à mes fourneaux. Et c'est là que j'ai trouvé les balanites aegyptiaca, ou dattiers du désert, ce sont des amandes qui sont très amères. Et je me suis dit que j'allais réaliser un praliné à base de cette amande, le kornaka. J'ai fait plusieurs essais mais ça ne fonctionnait pas, car c'est très amer. Il fallait arriver à ajuster l'amertume. Ça m'a pris une année entière. Je faisais des tests. Je descendais dans la rue et je faisais goûter ma préparation aux gens. Certaines personnes que je rencontrais m'encourageaient, alors que d'autres trouvaient ça infect. J'étais vexé. Mais à force de persévérance j'ai trouvé la bonne formule, et j'étais heureux, et la pâtisserie est devenue pour moi un jeu d'enfants. » Moringa, spiruline du lac Tchad, tamarin noir ou encore gomme arabique, plus rien ne l'arrête pour une cuisine qui invite au voyage. Le chef pâtissier Hissein Mahamoud Barkai allie les saveurs de l'Afrique et celles de l'Occident. Et il est fier de publier son premier livre, Le pâtissier du désert, itinéraire d'un Gourane, aux éditions ligne-devie.com, un ouvrage de recettes sucrées, consacré à la gastronomie contemporaine tchadienne. À lire aussiPortraits des diasporas africaines: Aïcha N'Doye chante à l'oreille des patientes [1/5]
OpenAI s'interroge désormais sur le niveau de danger potentiel de l'un de ses futurs modèles. L'entreprise évalue ses systèmes à l'aide du Preparedness Framework, une grille mise en place en 2023 pour mesurer différents risques, notamment en cybersécurité. Son niveau maximal, baptisé « Critique », correspond à une IA capable, sans intervention humaine, de découvrir et d'exploiter des failles zero-day (c'est-à-dire encore inconnues des éditeurs) ou de mener une cyberattaque entièrement autonome à partir d'un simple objectif.Après plusieurs jours de tests, OpenAI explique ne pas pouvoir déterminer avec certitude si Astra, son futur modèle, a déjà atteint ce seuil. Jusqu'ici, aucun système de l'entreprise, y compris GPT-5.6 Sol, n'avait dépassé le niveau « Élevé ». En conséquence, OpenAI renforce ses précautions. Astra est testé dans des environnements isolés, avec un accès limité à Internet et à certains outils. Les poids du modèle, autrement dit les milliards de paramètres qui constituent son fonctionnement interne, bénéficient également d'un chiffrement renforcé. Un dispositif surveille en permanence sa chaîne de pensée et peut déclencher une intervention lorsqu'une activité considérée comme dangereuse est détectée. Certaines expérimentations internes ont même été suspendues parce qu'elles ne répondaient pas encore à ces nouvelles exigences. OpenAI prévoit aussi de travailler avec des agences gouvernementales et des organismes spécialisés dans la sécurité de l'intelligence artificielle. Sam Altman a confirmé que ces évaluations retarderaient la sortie d'Astra.Le contexte explique cette prudence. Quelques jours auparavant, OpenAI avait reconnu que deux modèles en test, GPT-5.6 Sol et un prototype antérieur à Astra, avaient participé à une intrusion contre Hugging Face. L'entreprise assure qu'Astra n'était pas impliqué. Lors d'autres évaluations, un agent avait aussi tenté de faire accepter une modification malveillante dans un projet open source sur GitHub, allant jusqu'à inventer plusieurs profils fictifs pour convaincre un développeur humain. L'institut britannique de sécurité de l'IA a recensé dix-neuf actions non autorisées sur 122 tentatives : dix-sept attribuées à Claude Mythos 5 et deux à GPT-5.6 Sol.Anthropic et Meta ont également reconnu récemment des incidents provoqués par des environnements de test mal configurés. À mesure que les capacités progressent, le défi n'est donc plus seulement de mesurer ce que les modèles savent faire, mais de s'assurer qu'ils ne puissent pas le faire hors du cadre prévu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Certaines passions commencent par un objet. D'autres finissent par créer tout un univers.Pour Bruno Josserand, l'histoire commence avec McLaren. Une marque synonyme de performance, d'innovation et d'exigence, mais qui va rapidement devenir bien plus qu'une passion automobile. Aujourd'hui président de McLaren Swiss Owners, Bruno Josserand fédère autour de cette marque une communauté de passionnés pour lesquels l'expérience compte autant que la machine.Car posséder une voiture d'exception ne constitue finalement que le point de départ.Ce qui intéresse Bruno, c'est ce qui se passe avant, pendant et surtout après avoir tourné la clé. Les rencontres. Les échanges. Les itinéraires que l'on découvre ensemble. Les amitiés qui se créent au fil des kilomètres. Les souvenirs qui, avec le temps, prennent souvent davantage de valeur que la voiture elle-même.Depuis plusieurs années, McLaren Swiss Owners développe ainsi une philosophie qui dépasse largement le cadre automobile : proposer des expériences, créer des liens et réunir des personnalités autour d'une passion commune. Des sorties sur route aux événements exclusifs, des circuits aux voyages, chaque rendez-vous devient une occasion de partager quelque chose de plus rare : du temps et des émotions.Une approche qui résonne particulièrement dans un monde où les réseaux professionnels sont omniprésents, mais où les véritables connexions deviennent paradoxalement plus difficiles à créer.Chez Bruno Josserand, pas de recherche de visibilité à tout prix. La priorité semble ailleurs : dans la qualité des relations, l'authenticité des échanges et cette capacité à faire d'une communauté un véritable cercle de confiance.Et c'est peut-être là que se trouve la véritable réussite de Bruno Josserand.Avoir compris qu'une marque forte peut rassembler, mais que ce sont les hommes et les femmes qui donnent du sens à l'expérience.Dans ce nouvel épisode de That Special Moment Podcast, nous allons donc parler de McLaren, bien sûr. De voitures, de performance et d'excellence.Mais surtout, nous allons parler de passion, de leadership, de communauté et de relations humaines.Comment transforme-t-on une passion personnelle en aventure collective ?Comment construit-on une communauté autour de valeurs communes ?Qu'est-ce qui fait qu'un réseau devient un cercle, et qu'un cercle devient une véritable communauté ?Et finalement, dans un monde où tout va toujours plus vite, pourquoi les expériences que l'on partage sont-elles peut-être devenues notre véritable luxe ?
Tortue, escargot ou paresseux… Certaines espèces ne se déplacent que de quelques centimètres à l'heure. Il s'agit d'une adaptation à une nourriture pauvre ou à des conditions extrêmes. Mais ces animaux risquent d'être rattrapés par le climat qui change à toute vitesse. C'est la glorieuse incertitude du sport, même dans la nature. « Il laisse la tortue aller son train de sénateur / Elle part et se hâte avec lenteur », écrit Jean de La Fontaine dans sa fable Le Lièvre et la Tortue. Face au lièvre bondissant, la tortue remporte la course, alors qu'elle n'était pas favorite, handicapée par la maison, la protection, qu'elle porte sur son dos. Une tortue se déplace en moyenne à 300 mètres à l'heure, voire à 1 km/h quand elle sprinte… L'escargot, qui porte aussi sa coquille, est encore plus lent : pour faire 1 kilomètre, il lui faut une centaine de jours en moyenne. Chez les mammifères, l'animal le moins rapide est le paresseux, en Amérique latine : 0,5 km/h en vitesse de pointe. Si bien que la mousse pousse sur ses poils. Et quand il s'accouple, ça peut durer 48 heures ! À écouter dans Autour de la questionQue nous enseignent les tortues marines ? La vitesse, de l'énergie dépensée Comme chez le paresseux, le métabolisme du koala, sa capacité à transformer en énergie les aliments qu'il ingurgite, est aussi très lent. Lui aussi vit dans les arbres et lui aussi se nourrit exclusivement de feuilles, pas très caloriques et très longues à digérer. Il faut donc s'économiser parce que la vitesse, c'est de l'énergie dépensée. Ralentir pour vivre mieux : les humains appellent ça la slow attitude. Chez les animaux, la lenteur est un avantage évolutif, notamment face aux prédateurs. Presque immobile, on est presque invisible. On ne fait pas de bruit, on n'émet pas non plus d'odeurs. Le climat change plus vite En mer, l'étoile de mer, malgré ses milliers de petits pieds sous ses branches, n'avance que de quelques centimètres par minute, mais c'est suffisant pour attraper des proies encore plus lentes comme les oursins. Le requin du Groenland se déplace à moins de 1 km/h pour s'économiser dans l'eau glacée. Il est lent et vieillit lentement : il peut vivre jusqu'à 400 ans. Mais la lenteur risque d'être un handicap face au changement climatique. Face aux flammes d'un incendie, on n'a pas le temps de fuir. Et quand se déplacer prend autant de temps, pas facile d'aller coloniser de nouveaux territoires plus cléments, alors que le climat, lui, change à toute vitesse. La question de la semaine À lire aussiDes millions de victimes: pourquoi les animaux paient-ils un lourd tribut lors des incendies?
Au cours de la vie, on rencontre beaucoup de personnes. Certaines restent de simples connaissances, tandis que d'autres finissent par devenir de véritables amis. Mais créer des liens et les faire durer n'est pas toujours évident. Et lorsque ces relations viennent à manquer, la solitude peut peser sur notre bien-être. Quelle place les amis occupent-ils vraiment dans notre bonheur ? Faut-il forcément en avoir beaucoup pour être heureux ? La solitude touche-t-elle beaucoup de personnes ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : Pourquoi dit-on qu'une amitié dure 7 ans ? Comment reconnaître une amitié toxique ? Pourquoi les chagrins d'amitié sont-ils si douloureux ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Certaines humiliations ne meurent jamais vraiment. Elles changent seulement de pièce. Elles quittent la cour d'école, les rires, les regards, les tables declasse, pour descendre plus bas, dans un endroit plus calme, plus sec, plus adulte en apparence. Dans cette chronique de podcast horreur, Chandleyrexplore cette zone trouble que peu de récits osent regarder en face : que se passe-t-il en nous quand la vie semble enfin frapper ceux qui nous onthumiliés ? Pourquoi la chute d'un ancien bourreau peut-elle réveiller non pas seulement un sentiment de justice, mais quelque chose de plus sale, de plushonteux, presque de plus intime ?Dans cet épisode de podcast horreur français, le harcèlement n'est pas traité comme un simple sujet social ou scolaire. Il devient une blessure lente,une braise psychique, une mémoire qui continue de chauffer sous la peau longtemps après l'enfance. À partir de là, la question devient beaucoup plusnoire : le malheur d'un ancien harceleur nous soulage-t-il parce qu'il rétablit unordre moral… ou parce qu'il nous offre enfin le spectacle de son abaissement ?Entre thread horreur, humiliation publique, vengeance fantasmée, feu symbolique, honte ancienne et plaisir coupable, Dans l'Ombre des Légendesplonge dans cette cave psychique où la victime découvre qu'elle n'est peut-être plus totalement innocente à ses propres yeux.Car le plus dérangeant n'est pas seulement que certains bourreaux tombent. Le plus dérangeant, c'est ce que leur chute révèle de nous. Une chronique pour celles et ceux qui aiment les récits noirs, les blessures qui ferment mal, les zones d'ombre de l'enfance, et cette horreur adulte qui commence quand on comprend que la souffrance n'a pas seulement laissé une cicatrice… mais aussi une braise.Contact: chandleyr@danslombredeslegendes.frDans l'Ombre des Légendes — des creepypastas français originaux et deshistoires terrifiantes narrés cinq jours sur sept.Ce n'est pas un podcast. C'est un rituel.Abonnez-vous et laissez 5 étoiles sur Apple PodcastsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous en avez sûrement déjà fait l'expérience : apercevoir un visage sur une photo de paysage où il n'y a que des arbres. C'est ce qu'on appelle la paréidolie : une illusion d'optique troublante qui nous donne l'impression de distinguer un visage humain au beau milieu des nuages, dans un objet de la vie quotidienne ou dans un paysage. Comment est-ce possible ? Certaines personnes sont-elles plus touchées que d'autres ? Et est-ce que c'est grave ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Johanna Cincinatis. Première diffusion : novembre 2022. À écouter aussi : Qu'est-ce que le syndrome de la vision artificielle ? Qu'est-ce que le syndrome des jambes sans repos ? Qu'est ce que l'anosmie ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:55:26 - Grand bien vous fasse ! - par : Eva Roque - Quelques posters dans une chambre, des photos qu'on collectionne, des livres qu'on empile. Certaines personnalités deviennent des modèles qu'on admire, qu'on rêve de suivre. Mais pourquoi ? Et comment comprendre nos passions respectives ? - équipe : Maria Pasquet, Joseph Hascal, Anna Massardier, Sirine Ben Younes, Manon Latour, Johanna Houssin - invités : Maria Pourchet Romancière, Doriand Auteur-compositeur-interprète et réalisateur français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Jessica Roux du 5@7 Podcast est ENFIN avec nous! On l'accueille dans les studios de La vie sociale pour une conversation sincère sur l'amour, le dating, l'amitié et tout ce qui façonne sa vision de la vie aujourd'hui. Ensemble, on parle de ses relations, de ce qu'elle recherche, de la place que prennent ses amitiés, des réflexions qui l'ont transformée au fil des années et de tout ce qu'elle comprend aujourd'hui avec un peu plus de recul. Un épisode rempli de vulnérabilité, d'authenticité et de belles prises de conscience. Une discussion sensible, vraie et attachante qui nous permet de redécouvrir Jessica sous un tout nouveau jour. On a adoré notre moment avec elle. On espère que vous aimerez aussi! @sushitaxi Si tu commandes toujours au même endroit parce que tu veux que ce soit bon à chaque fois, Sushi Taxi coche toutes les cases. Une marque d'ici, plus de 30 stations, et une qualité constante. Code VIESOCIALE pour 15 % de rabais. @fizz_ca Pour un temps limité, tous les forfaits Fizz sont disponible avec l'accès au réseau 5G gratuitement. C'est une super occasion de choisir le forfait de votre choix tout en profitant d'un réseau plus performant. L'offre est à durée limitée, donc dépêchez-vous, mais une fois le forfait activé il reste à vous pour aussi longtemps que vous les souhaitez. Active un premier forfait Fizz avec le code VIE25 et profite de : Une prime de référence de 25$ 10 Go de données mobiles gratuite 1 mois d'Internet gratuit Certaines conditions s'appliquent. Détails au Fizz.ca. La vie sociale sur les réseaux sociaux : Instagram et TikTok @baladolaviesociale Retrouvez Jessica Roux sur les réseaux sociaux : @jessica.roux Retrouvez Cam et Karl sur les réseaux sociaux : Instagram @cam_ds / TikTok @ds.camille Instagram et TikTok @karl_hardy
[REDIFFUSION 2025]Et si le plus grand luxe aujourd'hui, c'était de ne rien prouver à personne ? De ralentir, de choisir sa vie plutôt que de la subir, et d'accepter que le bonheur ne se mesure pas à tout ce qu'on coche.Jessica Troisfontaine a été avocate, cheffe d'entreprise, mariée, divorcée. Un jour, elle a décidé d'arrêter de courir après un rêve qui n'était pas le sien: d'arrêter sa marque, son mariage, et cette idée de perfection qu'on nous vend souvent comme la réussite parfaite et universelle.Dans cet épisode on parle d'amitiés, d'amour, de lenteur, de travail, de soin de soi et de cette joie calme qui revient quand on commence enfin à vivre pour soi.On parle de :Comment retrouver du sens quand on a tout remis en question ?Ce que la solitude peut avoir de doux et de fécond,Pourquoi ralentir n'est pas renoncer ?Bonne écoute !______Pour découvrir les coulisses du podcast :https://www.instagram.com/inpowerpodcast/Pour suivre Jessica Troisfontaine sur les réseaux :https://www.instagram.com/jessica_troisfontaine/?hl=frEt pour suivre mes aventures au quotidien :https://www.instagram.com/louiseaubery/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:02:04 - Le Vrai ou Faux passe à l'heure d'été pendant la première semaine d'août. Chaque jour, on passe en revue des idées reçues sur des sujets estivaux. Ce mardi 4 août : les piqûres de moustiques. - équipe : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Durant les deux premières semaines du mois d'août 2026, C dans l'air est en “pose” sur France 5. C'est l'occasion d'écouter ou de réécouter des épisodes de C dans l'air - l'invité - avec chaque jour 3 épisodes marquant de cette dernière année. Bonne écoute!C dans l'air l'invitée du 14 avril avec Alice Augustin, grand reporter à Elle, spécialiste des questions de société et de violences sexistes et sexuelles.Le magazine Elle révèle les témoignages de quatre nouvelles plaignantes qui disent avoir été victimes de violences sexuelles de la part du chanteur. Certaines d'entre elles ont également déposé plainte au cours des dernières années. Des accusations qui arrivent trois semaines après que Mediapart et RTL ont révélé que plusieurs femmes incriminaient le chanteur pour des viols et agressions sexuelles.La première d'entre elles est Ophélie Fajfer. Elle relate plusieurs agressions subies de la part de l'interprète sexagénaire, en 2015, alors qu'elle n'avait que 19 ans. « Il m'a volé ma première fois, mon insouciance », raconte-t-elle. Outre ce témoignage, une journaliste culturelle anonyme évoque auprès d'Elle une agression sexuelle survenue dans une chambre d'hôtel en 2000. Deux autres femmes, employées à l'époque dans le label du chanteur rapportent des faits de violences sexuelles. De son côté, la défense de Patrick Bruel rapporte que l'artiste assure ne pas avoir exercé de contrainte sur ces femmes. Il est présumé innocent.
Cet été, des hors-séries et des storytimes pour se faire du bien
durée : 00:07:10 - La main verte - par : Alain Baraton - Ce matin, le jardinier de Versailles Alain Baraton nous explique ce qu'est une plante pyrophyte et nous parle plus particulièrement d'un arbrisseau aux fleurs roses ou blanches : la ciste. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Chine, l'envolée du prix de l'or ne bouleverse pas seulement les marchés financiers. Elle influence aussi le calendrier des mariages. Une étude menée par trois chercheurs chinois montre qu'une forte hausse du métal précieux incite les couples à avancer la date de leur union afin d'éviter une augmentation du coût des bijoux traditionnels. Un phénomène révélateur des liens étroits entre économie, traditions et crise démographique. Quel rapport entre le prix de l'or et le nombre de mariages célébrés en Chine ? À première vue, le lien peut sembler surprenant. Pourtant, une étude menée par trois chercheurs chinois, publiée récemment et fondée sur près de vingt ans de données recueillies entre 2006 et 2023, met en évidence un phénomène régulier : lorsque le prix de l'or augmente fortement, le nombre d'unions progresse également. Le sujet est d'autant plus intéressant que la Chine traverse une crise démographique majeure, où chaque mariage supplémentaire revêt une importance économique et politique considérable. Pour comprendre ce phénomène, il faut revenir au rôle de l'or dans les mariages chinois. Dans le pays, les bijoux en or occupent une place importante. Depuis des siècles, ils sont associés à la prospérité, au bonheur et à la longévité, et il est traditionnel d'en offrir aux jeunes mariés. Dans certaines régions du sud de la Chine, la mariée reçoit même ce que l'on appelle les « quatre pièces d'or » : un collier, un bracelet, une bague et une paire de boucles d'oreilles. Ces cadeaux sont souvent financés par les parents ou les beaux-parents. Cette double fonction, culturelle et patrimoniale, explique pourquoi les familles restent très attachées à cette tradition. À lire aussiLa Chine compte sur ses amoureux pour stimuler son économie Une hausse du prix de l'or qui pousse les couples à anticiper leur mariage Résultat, lorsque le cours du métal jaune s'envole, le coût du mariage augmente lui aussi. Les économistes parlent alors d'un phénomène d'anticipation. Les futurs mariés craignent que les bijoux coûtent encore plus cher dans quelques mois. Ils préfèrent donc avancer la date de leur union plutôt que d'attendre. Le mécanisme est comparable à celui observé lorsqu'une hausse de TVA est annoncée : les consommateurs achètent leur voiture ou leur électroménager avant l'augmentation. En Chine, certains couples avancent leur mariage. L'année 2025 en a offert une parfaite illustration. En yuan, le prix de l'or a bondi de près de 60%, porté par les tensions géopolitiques, les achats massifs des banques centrales et le statut de valeur refuge du métal précieux. Les familles ont alors dû s'adapter. Certaines ont offert des bijoux plus légers, d'autres ont réduit leurs dépenses. Un phénomène inédit est même apparu : la location d'alliances le temps de la cérémonie ou des photos de mariage. La flambée de l'or reflète aussi les difficultés économiques de la Chine Cette hausse des prix modifie également la manière dont les Chinois achètent de l'or. Selon le World Gold Council, les achats de bijoux ont reculé d'environ un tiers l'an passé. À l'inverse, les achats de lingots et de pièces ont bondi de 35%. Autrement dit, les ménages les plus modestes renoncent parfois aux bijoux devenus trop coûteux, tandis que les plus aisés profitent de la hausse pour investir davantage dans ce qu'ils considèrent comme une valeur refuge. Cette évolution s'explique aussi par la crise immobilière que traverse la Chine. Pendant des années, la pierre était le placement privilégié des ménages. Mais avec les difficultés du secteur, beaucoup se tournent désormais vers l'or, jugé plus sûr pour protéger leur épargne. Pour Pékin, ce sujet dépasse donc largement celui du marché de l'or. Le pays fait face à une chute historique des mariages et des naissances. Les autorités multiplient les mesures pour encourager les unions, car elles restent aujourd'hui le principal préalable à la naissance d'enfants en Chine. L'étude montre ainsi qu'un actif financier peut influencer des décisions aussi personnelles que la date d'un mariage, illustrant la manière dont les évolutions économiques peuvent façonner les comportements des ménages jusque dans leur vie quotidienne.
Après plus de quinze jours de coupures d'électricité liées au délestage pendant la canicule, les pertes s'accumulent en Tunisie. Restaurants, usines et petits entrepreneurs font face à des dégâts matériels et à des arrêts de production, tandis que le coût économique reste encore difficile à chiffrer. Dans un café de Tunis, Nadia Sassi prend une pause après un rendez-vous à la banque. Cette apicultrice a vu son atelier partir en fumée après des coupures d'électricité à répétition. Elle a perdu l'ensemble de son matériel ainsi que ses stocks de cire d'abeille. « Vous avez l'atelier où je fais le miel et la partie où je fabrique des produits à base de cire, des bougies, etc. Tout est en bois. Avec les coupures qui interviennent 10 à 20 fois par jour, cela a créé une surchauffe sur le circuit électrique. Comme il faisait déjà très chaud, tout a pris feu dans la nuit. J'ai tout perdu », raconte-t-elle. Ancienne vitrine du programme public d'aide aux jeunes entrepreneuses Raidat, Nadia Sassi se retrouve désormais à négocier un report de ses échéances de crédit, faute de pouvoir relancer sa production. « J'ai sept familles qui travaillent avec moi. Je viens à Tunis pour connaître les procédures afin d'obtenir une indemnisation de la STEG, la Société tunisienne de l'électricité et du gaz. Mais l'assurance ne couvre pas tout et, de toute façon, cela va prendre beaucoup de temps. C'est pour cela que j'ai demandé un report du paiement de mon crédit », explique-t-elle. Des pertes dans l'agroalimentaire et l'industrie Nadia Sassi est loin d'être un cas isolé. Selon les organisations professionnelles, près de 13 % de la production nationale de volailles ont été perdus. Certaines boulangeries n'ont pas pu cuire leur pain pendant plusieurs jours. D'après l'UTICA, l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, 70 % des restaurants ont été touchés et entre 400 et 500 tonnes de viande ont dû être détruites faute de respect de la chaîne du froid. Dans le textile, les usines ont enregistré jusqu'à 55 heures d'arrêt en une semaine, avec des dommages sur certains équipements. Les autorités n'ont pas encore publié d'estimation globale des pertes économiques. Pour l'expert en énergie Sami Ben Rejeb, les opérations de délestage auraient toutefois pu être mieux anticipées : « La population tunisienne n'est pas habituée à ce genre de coupures. C'est la première fois que cela arrive, donc même les mécanismes de réaction ne sont pas prêts. » En déficit énergétique, la Tunisie importe du gaz algérien pour alimenter une partie de ses centrales électriques. Elle dépend également des importations d'électricité en provenance de l'Algérie, qui couvrent environ 13 % de ses besoins. Une dépendance qui montre aujourd'hui ses limites, selon Sami Ben Rejeb : « S'il n'y avait pas eu cette canicule, nous aurions pu continuer à importer d'Algérie comme d'habitude ou augmenter un peu la production de nos centrales. Mais avec une baisse de 20 % de notre capacité de production, une demande en forte hausse et l'impossibilité d'importer davantage depuis l'Algérie, les coupures étaient inévitables. » L'Algérie a elle aussi été confrontée à une forte vague de chaleur et à un pic historique de consommation électrique. Une importante panne survenue le 12 juillet a affecté une partie de son réseau, également interconnecté avec celui de la Tunisie. À lire aussi«Je m'adapte vu que ça coupe toutes les deux heures»: en Tunisie, des délestages épuisants en pleine canicule
Derrière l'idée d'interdire les réseaux sociaux aux mineurs se cache un défi technique et juridique bien plus complexe qu'il n'y paraît. IA, carte d'identité, biométrie, tiers de confiance : quelles sont les solutions ? Et pourquoi aucune n'est parfaite ?* Épisode soutenu par Frogans : https://www.f2r2.frVérifier l'âge, une fausse évidenceDans le monde réel, il suffit souvent de présenter une pièce d'identité pour prouver son âge. Sur Internet, les choses sont beaucoup plus compliquées. Une simple date de naissance peut être falsifiée, une carte d'identité empruntée, un téléphone partagé ou une carte bancaire utilisée par une autre personne.L'objectif est donc de vérifier qu'un utilisateur a bien l'âge requis sans collecter inutilement ses données personnelles.Les limites des solutions actuellesDemander une pièce d'identité est efficace, mais oblige à transmettre des informations sensibles comme le nom, la photo ou la date de naissance. La conservation de ces documents soulève alors des questions de sécurité, de confidentialité et de confiance.D'autres méthodes existent, comme la carte bancaire ou le numéro de téléphone, mais elles ne garantissent pas que la personne utilisant le service est bien son véritable titulaire.L'intelligence artificielle peut-elle estimer l'âge ?Certaines plateformes utilisent l'intelligence artificielle pour analyser un selfie et estimer l'âge d'un utilisateur. Cette approche évite de demander des documents officiels, mais elle reste approximative.Faire la différence entre un adulte et un enfant est relativement simple. En revanche, distinguer un adolescent de 14 ans d'un jeune de 15 ans reste beaucoup plus difficile, même avec les meilleurs algorithmes actuels.Le pari du tiers de confiancePour mieux protéger la vie privée, l'Europe développe un système reposant sur un tiers de confiance. Celui-ci vérifie l'âge de l'utilisateur puis transmet uniquement une preuve indiquant qu'il est majeur, sans révéler son identité ni sa date de naissance.Cette approche, fondée sur le principe du double anonymat et de la divulgation sélective des informations, doit être intégrée au futur portefeuille européen d'identité numérique.Un équilibre difficile entre protection et libertéMême les systèmes les plus sophistiqués ne peuvent empêcher un enfant d'utiliser le téléphone ou le compte d'un adulte. À l'inverse, renforcer les contrôles implique souvent davantage d'identification, de biométrie ou de surveillance.Le véritable défi consiste à protéger les mineurs sans transformer Internet en un espace où chacun devrait justifier en permanence de son identité.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Des conversations partagées depuis Claude, l'assistant d'intelligence artificielle d'Anthropic, se sont retrouvées accessibles en quelques secondes depuis Google. L'affaire a été révélée ce week-end sur Reddit. Une recherche très simple permettait d'afficher plusieurs centaines de discussions publiques, voire plusieurs milliers selon certains utilisateurs.La méthode consistait à utiliser l'opérateur « site: », une commande qui limite les résultats de Google à un domaine précis. En saisissant « site:claude.ai/share », les internautes pouvaient retrouver des conversations rendues publiques par leurs auteurs. Certaines contenaient du code, des stratégies juridiques, des demandes de dépannage, mais aussi des échanges professionnels ou personnels dont les utilisateurs n'avaient probablement pas mesuré la visibilité réelle. Lorsque l'on clique sur le bouton « partager » dans Claude, le service génère une adresse publique. Toute personne disposant de ce lien peut alors consulter la conversation. Le problème est que les pages créées ne comportaient pas d'instruction « noindex ». Cette petite balise intégrée au code d'une page demande normalement aux moteurs de recherche de ne pas l'ajouter à leurs résultats. Sans elle, un lien publié sur un forum, un réseau social ou tout autre espace accessible peut être détecté par les robots de Google, puis indexé. Une discussion professionnelle peut ainsi exposer des informations confidentielles, du code interne ou des éléments relevant de la propriété intellectuelle. ChatGPT avait déjà connu un incident comparable avec certains liens partagés.Dès dimanche, une grande partie des conversations concernées avait disparu de Google, ce qui laisse penser que le moteur de recherche a réagi rapidement. Anthropic n'avait toutefois publié aucun commentaire officiel au moment de l'enquête. Plusieurs liens restaient encore visibles sur Bing et Brave Search. Attention : disparaître d'un moteur de recherche ne signifie pas que le contenu est supprimé. Toute personne ayant enregistré l'adresse peut continuer à l'ouvrir tant qu'Anthropic ne désactive pas le lien. Les utilisateurs peuvent vérifier leurs partages depuis les réglages de Claude, dans « Confidentialité », puis « Conversations partagées ». Les liens inutiles peuvent y être supprimés. La règle reste simple : une conversation accessible par une adresse publique doit être considérée comme potentiellement visible par tous. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À Madagascar, une enquête de journalistes d'investigation révèle que les revenus des crédits carbone atteignent difficilement les communautés locales censées protéger les forêts. Malgré un premier versement d'environ 9 millions de dollars de la Banque mondiale en 2023, les lourdeurs administratives ralentissent les projets et les transferts de fonds. Transformer la protection des forêts en revenus : c'est l'objectif du mécanisme REDD+, pour « Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts ». À Madagascar, il s'applique à 14 aires protégées appartenant à l'État et gérées par des organisations privées. Lynda Andriatsitonta est journaliste d'investigation au sein du réseau Malina : « Sur le plan de partage des bénéfices du programme, 5% des revenus issus des crédits carbone sont alloués aux communautés locales, en récompense de leurs efforts de protection des forêts. Nous avons constaté que malgré le versement d'une première tranche du financement de la Banque mondiale, de nombreuses communautés locales n'ont toujours pas reçu les bénéfices qui leur sont destinés. Certaines ignoraient même l'existence de ces récompenses. » Des communautés locales tenues à l'écart des retombées La moitié des revenus revient aux gestionnaires d'aires protégées, chargés de les réinvestir dans des projets de reboisement, des activités génératrices de revenus ou de nouveaux services de base, en concertation avec les communautés locales, lesquelles doivent formuler leurs besoins par écrit. « Mais sur le terrain, la consultation semble rester lettre morte », affirment les journalistes de Malina, en pointant « des mécanismes de décision opaques ». Lovakanto Ravelomanana, coordinatrice du système REDD+ au sein du ministère de l'Environnement, avance une explication : « Le souci, c'est l'ampleur géographique. Deux millions d'hectares d'aires protégées sont concernés par ce programme. Au niveau des forêts très denses, des zones ne peuvent être accessibles qu'à moto sur des pistes très mauvaises, d'autres accessibles uniquement à pied. Chaque gestionnaire d'aire protégée doit s'adapter pour voir comment toucher le maximum de communautés locales. » Blocages et lenteurs administratives À cet enclavement s'ajoutent des freins administratifs selon Lovakanto Ravelomanana. Les communes, censées percevoir 13% de l'enveloppe, se plaignent de ne pas toutes avoir reçu l'argent deux ans et demi après le premier décaissement : « La machine administrative est très lourde. Dès qu'il y a des erreurs, on revient toujours à la case départ. Un même dossier peut rester pendant des mois au même endroit, au sein d'un même ministère. C'est vrai qu'on tâtonne, tout le monde apprend sur le tas, mais malheureusement la conséquence, ce sont tous ces retards qui s'accumulent. » L'accord signé entre la Banque mondiale et Madagascar prévoit le versement de deux autres tranches de crédits carbone, représentant ensemble 42 millions de dollars supplémentaires environ. À deux conditions toutefois : la réduction effective des émissions de gaz à effet de serre grâce à la protection des forêts. Et la mise en œuvre du plan de partage des revenus. À lire aussiMadagascar: à Antananarivo, les travailleurs informels très exposés aux pics de pollution
J'ai le plaisir de recevoir Félix Radu. Auteur, comédien et chroniqueur, il a une manière singulière de mettre des mots sur ce qui nous traverse, entre sensibilité, amour et quête de sens.Qu'est-ce que le véritable amour ? Comment faire de sa sensibilité une force ? Et si grandir, c'était accepter d'être déçu ?Dans ce moment-clé, Félix Radu revient sur les grandes désillusions qui accompagnent parfois une vie : celles de l'amour, du couple, mais aussi celles que l'on éprouve face au temps qui passe et à notre propre finitude. Il raconte comment il a appris à accueillir sa sensibilité plutôt qu'à la combattre, et pourquoi aimer consiste peut-être avant tout à accepter l'autre tel qu'il est. Une conversation douce et lucide sur ce que l'on perd, ce que l'on apprend, et ce que l'on choisit malgré tout de continuer à aimer.Je vous souhaite une très bonne écoute !Pour écouter l'intégralité de cet échange, retrouvez l'épisode à la date du mardi 16 septembre 2025.______Pour découvrir les coulisses du podcast : https://www.instagram.com/inpowerpodcast/Pour suivre Félix Radu sur les réseaux : https://www.instagram.com/felixradu/?hl=frEt pour suivre mes aventures au quotidien : https://www.instagram.com/louiseaubery/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
1 001 morts confirmés selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé communiqué hier mercredi : 999 en RDC, deux en Ouganda. Les autorités ougandaises ont affirmé la semaine dernière ne plus compter de malades, mais le pays « doit encore attendre un mois sans nouveau cas pour être officiellement considéré comme débarrassé du virus », précise Sene.News. En RDC, « un nouvel espoir naît en Ituri », épicentre de l'épidémie dans le pays, grâce à « deux essais cliniques prometteurs », écrit le Journal de Kinshasa. Pour le moment, aucun vaccin ni traitement ne permet de combattre la souche Bundibugyo, responsable de la 17e épidémie d'Ebola en RDC. « Le premier essai, baptisé Partner, cible les personnes déjà infectées. Les chercheurs veulent démontrer l'efficacité d'une molécule antivirale expérimentale, précise le média congolais. Elle pourrait réduire les complications et limiter les décès. » Le second essai, Ebopep, « cible les personnes contacts à haut risque. Ce protocole prévoit l'administration de médicaments aux personnes exposées à un cas confirmé. L'objectif consiste à empêcher le développement de la maladie. » La société civile mobilisée En Ituri, les organisations de la société civile veulent se mobiliser davantage pour lutter contre l'épidémie. « Le faible engagement des communautés reste l'un des principaux obstacles à la riposte » contre Ebola, selon Radio Okapi. « Certaines personnes continuent de nier l'existence de la maladie ou hésitent à collaborer avec les équipes de santé, ce qui favorise la propagation du virus. » Les organisations de la société civile de l'Ituri étaient réunies hier à Bunia, elles ont présenté « un plan de sensibilisation de trois mois » et seront appuyées par les équipes de riposte contre l'épidémie. Mais pour lutter contre Ebola, il faut des moyens. Les coupes engagées par les pays occidentaux dans l'aide publique au développement et le financement de la santé mondiale, ont des conséquences concrètes, dénonce un collectif dans une tribune au Monde. « On se prive des moyens essentiels pour agir vite, ce sont des tests, des véhicules, des formations, des stations de lavage des mains, des stocks de protection, des réseaux de confiance, écrivent-ils. (…) Face à Ebola, la question est bien sûr médicale, mais elle est aussi politique. Nous avons un choix à faire : attendre que les crises deviennent visibles, coûteuses et incontrôlables ; ou se donner les moyens financiers pour empêcher qu'une flambée locale ne devienne une menace régionale et internationale. » Les signataires appellent donc les Occidentaux à débloquer des moyens pour stopper cette épidémie. Chaos au Soudan Dans la presse également, le Soudan où les négociations pour obtenir une trêve s'enlisent. « La proposition de cessez-le-feu portée par le diplomate américain Massad Boulos se heurte aux conditions strictes imposées par le général Abdel Fattah al-Burhan », à la tête des forces armées soudanaises, écrit Afrik Soir. Depuis trois ans, la guerre entre l'armée soudanaise et les Forces de soutien rapide du général Hemedti, a plongé le pays dans le chaos. Depuis plusieurs semaines, « les initiatives diplomatiques se multiplient » mais elles se heurtent aux « lignes rouges » fixées par le chef de l'armée soudanaise. Et notamment « la place de l'armée dans l'avenir politique du pays. » Pour le média burkinabé Le Pays, c'est cette situation qui a poussé Washington à prendre de nouvelles sanctions contre Khartoum. « Mais tout porte à croire qu'il en faudra plus pour faire plier al-Burhan, écrit le journal (…). Il faut craindre que les sanctions prises contre Khartoum ne contribuent à radicaliser l'armée soudanaise qui se dit si proche du but », met en garde Le Pays dans son éditorial.
Certaines choses sont vouées à ne jamais se retrouver à la surface de la terre. En 1971, à Hexham, au nord de l'Angleterre, deux petits garçons ont pourtant brisé cette règle d'or en découvrant des petites têtes en pierre alors qu'ils creusaient dans leur jardin. Rapidement, leur maison devient le théâtre de phénomènes étranges : bruits effrayants, objets qui bougent sans raison et une présence qui semble rôder dans l'obscurité. Alors si vous tombez sur une tête en pierre en creusant dans votre jardin, reposez-là. Vraiment. Feu de Camp est un podcast NRJ écrit et incarné par Taous Merakchi. Une production disponible sur l'application et le site NRJ rubrique podcast, et sur toutes les plateformes d'écoute. Production : Aimie Faconnier Assistante de production : Lucie Huteau Réalisation : Cédric Le Doré Graphisme : Marlène Boulère et Guillaume Mermet Direction des podcasts : Anne-Cécile KirryHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une nouvelle technique d'attaque inquiète les spécialistes de la cybersécurité. Son nom : l'« OAuth Client ID Spoofing ». Selon Proofpoint, elle permet à des pirates de tester massivement des identifiants et des mots de passe sur Microsoft Entra ID, tout en restant presque invisibles dans les journaux de sécurité. Microsoft Entra ID, anciennement Azure Active Directory, gère l'authentification des utilisateurs et des applications. Chaque logiciel autorisé possède normalement un identifiant unique, appelé « client ID », comparable à un badge présenté à l'entrée d'un bâtiment. Les attaquants ont toutefois découvert qu'ils pouvaient envoyer des requêtes avec des identifiants falsifiés, inexistants ou malformés.Pour reproduire la méthode, Proofpoint a utilisé le protocole ROPC, qui transmet directement un nom d'utilisateur et un mot de passe au service d'authentification. Le danger vient des réponses renvoyées par Microsoft. Selon le code d'erreur obtenu, l'attaquant peut déterminer si le compte existe, si le mot de passe est incorrect ou si les identifiants sont valides mais que l'application présentée n'est pas reconnue. Ce dernier cas est particulièrement préoccupant : il permet de confirmer qu'un couple identifiant-mot de passe fonctionne, sans générer de connexion réussie. Dans les registres, seul un numéro d'application apparaît, sans nom associé. Les outils chargés de surveiller une application précise peuvent donc passer complètement à côté. Certaines règles d'accès conditionnel risquent également de ne pas s'appliquer. Proofpoint affirme avoir observé deux campagnes réelles. La première, baptisée UNK_pyreq2323, a débuté le 14 janvier 2026 depuis des serveurs Amazon Web Services. Elle aurait utilisé plus de 700 000 identifiants falsifiés pour viser plus d'un million de comptes dans près de 4 000 organisations. Environ 28 % des comptes ciblés auraient été automatiquement verrouillés.Une seconde campagne, UNK_OutFlareAZ, a débuté en décembre 2025 depuis une infrastructure Cloudflare. Elle aurait visé plus de deux millions d'utilisateurs avec 3,7 millions de faux identifiants. Les pirates semblent notamment tester des noms courants, comme jsmith ou msmith, dans des centaines d'entreprises. Proofpoint recommande donc de surveiller les connexions sans nom d'application et de ne plus considérer certains codes d'erreur comme de simples échecs sans conséquence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conseil du jour, c'est une minute pour prendre du recul, respirer, et avancer un peu plus sereinement dans votre travail. Un conseil simple, concret, applicable dès aujourd'hui. Un format court de Happy Work, par Gaël Chatelain-Berry.NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En amour, en famille ou encore dans la sphère amicale, les séparations peuvent s'avérer douloureuses. Dans le couple, avec un ami ou bien avec un membre de la famille : on peut être à l'origine d'une rupture, mais cela n'empêche pas qu'elle puisse être douloureuse. Il arrive aussi qu'on la subisse sans trop comprendre pourquoi. Certaines ruptures peuvent nous surprendre, du jour au lendemain ou alors la relation s'étiole progressivement et la fin devient inexorable. Certaines séparations sont-elles inévitables ? Comment accepter une séparation qu'on subit, qu'on aurait pas choisie ? Avec : Nawal Ouariachi, psychologue clinicienne et psychothérapeute pour enfants, adolescents et adultes à Dakar. Retrouvez l'émission en intégralité ici : Rupture amoureuse, familiale ou amicale : comment se reconstruire?
C dans l'air du 16 juillet 2026 - Ormuz : Trump hausse le ton La tension continue de monter entre Washington et Téhéran. Donald Trump a menacé de frapper des infrastructures stratégiques iraniennes, notamment des centrales électriques et des ponts, si l'Iran refuse de céder. Selon le Wall Street Journal, l'administration américaine étudierait aussi plusieurs options militaires, dont un engagement plus direct des forces américaines. Les déclarations du président américain marquent un durcissement du ton après plusieurs jours d'escalade. Au Yémen, de nouvelles frappes ont visé les environs de l'aéroport de Sanaa. Le gouvernement yéménite, appuyé par l'Arabie saoudite, a dit avoir voulu empêcher l'atterrissage d'un avion iranien transportant une délégation houthie partie à Téhéran pour présenter ses condoléances lors des funérailles du guide suprême défunt Ali Khamenei. L'Arabie saoudite est de nouveau évoquée parmi les acteurs impliqués dans ces opérations, dans un contexte de reprise des hostilités contre les Houthis. Cette montée des tensions ravive les inquiétudes autour des grandes routes maritimes. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, reste sous surveillance. Certaines compagnies cherchent à privilégier l'itinéraire passant par Bab el-Mandeb, malgré les risques liés aux attaques des Houthis en mer Rouge. Aux États-Unis, Donald Trump doit s'exprimer ce jeudi soir dans un contexte politique tendu. Il pourrait dénoncer de nouvelles tentatives d'ingérence et défendre son action sur l'immigration. Les opérations de l'ICE continuent de faire parler, alors qu'un Colombien de 26 ans a été tué par les agents de la police de l'immigration américaine, dans le Maine, ce lundi 13 juillet. Le président américain a également promis une "annonce très forte" lors de cette allocution. Donald Trump prépare-t-il une nouvelle escalade militaire contre l'Iran ? Le détroit de Bab el-Mandeb peut-il constituer une véritable alternative pour les navires commerciaux ? Pour quelles raisons le président américain prend-il la parole ce soir ? Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po - Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef et ancienne correspondante à Téhéran pour France 24 - Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter et auteure de “Géopolitique du Sahel”PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Aujourd'hui, dans Au cœur du couple, c'est un format un peu différent que je vous propose pour le dernier épisode de cette sixième saison.Pas d'experte. Pas de problématique précise. Juste une conversation entre femmes.Sandra, Claire, Véronique, Marie, Laura… et moi. Six femmes, six histoires, six sensibilités, six façons d'aimer.Certaines sont en couple depuis longtemps, d'autres ont traversé des remises en question. Mais toutes continuent de croire en l'amour.Ensemble, nous allons parler des croyances que nous avions plus jeunes, de ce que nous avons reçu de nos parents et de la façon dont cela a façonné nos relations amoureuses. Nous parlerons aussi de ce que la vie nous a appris, de ce qui abîme un couple, de ce qui le sauve, de ce que nous ne tolérons plus et de ce que nous recherchons profondément aujourd'hui.L'idée de cet épisode n'est pas de donner une vérité universelle sur l'amour. C'est plutôt de mettre autour d'une même table plusieurs regards féminins, d'en entendre les contrastes, les échos, les nuances.Peut-être vous reconnaîtrez-vous dans l'une d'entre nous… mais laquelle ?Merci à ces cinq femmes d'avoir accepté de se livrer avec autant de générosité. Et merci à vous, d'être là, épisode après épisode, saison après saison. Je vous donne rendez-vous à la rentrée pour le lancement de la saison 7. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour plus d'informations : https://www.francaisauthentique.com/et-si-certaines-bonnes-habitudes-ne-te-servaient-plus
Nous parcourons près de 2,5 fois le tour de la terre au cours de notre vie, grâce à nos pieds. Pourtant, ils sont souvent négligés et cela peut entrainer la survenue d'affections et de diverses pathologies : pied d'athlète, panaris, ongles incarnés, cors, hallux valgus… Peut-on prévenir ces problèmes ou affections ?Comment choisir les bonnes chaussures ? Comment traiter les maux du quotidien ? Équilibre, autonomie et tout simplement confort du quotidien… Comment éviter les troubles ou affections qui concernent nos pieds, qu'il s'agisse d'une douleur aiguë ou d'un inconfort persistant ? Insister sur l'importance de cette extrémité du corps, à la fois stratégique, mais aussi, d'une certaine manière, trop souvent négligée. Des troubles extrêmement variés peuvent se localiser au niveau des pieds, ongles, os, articulations, tendons, et peau : tendinites, cors, durillons, ongles incarnés… L'importance du choix des chaussures Nos pieds peuvent nécessiter une attention particulière à certaines périodes de la vie : en période de croissance chez l'enfant, au cours de la grossesse pour la future mère, chez les sportifs ou chez les personnes âgées. En milieu tropical, il faut rester attentif à certains risques infectieux ou parasitaires. Prendre soin de ses pieds, c'est également lutter contre un certain nombre d'idées reçues et connaître le lien entre certaines maladies chroniques et leur retentissement. Certaines complications peuvent survenir, suite aux affections des pieds : par exemple, du diabète. S'intéresser à la santé des pieds, c'est également évoquer le choix des chaussures, qui n'est pas simplement une question de mode, et prendre en compte nos sensations en restant attentif à certains signes avant qu'ils ne menacent la mobilité… Avec : Muriel Montenvert, pédicure-podologue, présidente de l'Union française pour la santé du pied. Auteure de l'ouvrage Des pieds en bonne santé ! aux éditions Leduc Pr Mohamed Maciré Soumah, dermatologue-vénéréologue au CHU Donka de Conakry, praticien hospitalier, professeur d'université, vice-doyen de la faculté des Sciences et Techniques de la Santé de l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Programmation musicale : ► Ezra collective, Yazmine Lacey – God gave me feet for dancing ► Sarz, BNXN – Back outside.
Nous parcourons près de 2,5 fois le tour de la terre au cours de notre vie, grâce à nos pieds. Pourtant, ils sont souvent négligés et cela peut entrainer la survenue d'affections et de diverses pathologies : pied d'athlète, panaris, ongles incarnés, cors, hallux valgus… Peut-on prévenir ces problèmes ou affections ?Comment choisir les bonnes chaussures ? Comment traiter les maux du quotidien ? Équilibre, autonomie et tout simplement confort du quotidien… Comment éviter les troubles ou affections qui concernent nos pieds, qu'il s'agisse d'une douleur aiguë ou d'un inconfort persistant ? Insister sur l'importance de cette extrémité du corps, à la fois stratégique, mais aussi, d'une certaine manière, trop souvent négligée. Des troubles extrêmement variés peuvent se localiser au niveau des pieds, ongles, os, articulations, tendons, et peau : tendinites, cors, durillons, ongles incarnés… L'importance du choix des chaussures Nos pieds peuvent nécessiter une attention particulière à certaines périodes de la vie : en période de croissance chez l'enfant, au cours de la grossesse pour la future mère, chez les sportifs ou chez les personnes âgées. En milieu tropical, il faut rester attentif à certains risques infectieux ou parasitaires. Prendre soin de ses pieds, c'est également lutter contre un certain nombre d'idées reçues et connaître le lien entre certaines maladies chroniques et leur retentissement. Certaines complications peuvent survenir, suite aux affections des pieds : par exemple, du diabète. S'intéresser à la santé des pieds, c'est également évoquer le choix des chaussures, qui n'est pas simplement une question de mode, et prendre en compte nos sensations en restant attentif à certains signes avant qu'ils ne menacent la mobilité… Avec : Muriel Montenvert, pédicure-podologue, présidente de l'Union française pour la santé du pied. Auteure de l'ouvrage Des pieds en bonne santé ! aux éditions Leduc Pr Mohamed Maciré Soumah, dermatologue-vénéréologue au CHU Donka de Conakry, praticien hospitalier, professeur d'université, vice-doyen de la faculté des Sciences et Techniques de la Santé de l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Programmation musicale : ► Ezra collective, Yazmine Lacey – God gave me feet for dancing ► Sarz, BNXN – Back outside.
Que se passe-t-il à Madagascar ? Depuis plusieurs semaines le pays connaît une flambée de violences et de faits criminels qui traumatisent les populations et inquiètent les autorités. Des disparitions et des assassinats - en particulier d'enfants - sont régulièrement rapportés sur les réseaux sociaux : 90 signalements pour disparitions ces dernières semaines à Antananarivo. Sur ce total, 43 personnes ont été retrouvées. Les autorités malgaches ont depuis pris un certain nombre de mesures pour combattre le phénomène. Le 7 juillet dernier, la présidence a annoncé le déploiement immédiat de la garde présidentielle et de 400 éléments des forces de défense et de sécurité. Ces mesures sont-elles à la hauteur du climat de psychose ambiant à Madagascar et notamment à Antananarivo, la capitale ? Ketakandriana Rafitoson, la numéro deux de Transparency International Initiative Madagascar, est au micro de Polycarpe Essomba. RFI : Récemment, Madagascar a fait face à une vague inédite de disparitions, d'homicides violents, notamment d'enfants. Que se passe-t-il exactement dans le pays ? Ketakandriana Rafitoson : Nous assistons à une montée très préoccupante de l'insécurité. On vit dans une sorte de psychose, surtout à Antananarivo, la capitale. Mais je pense qu'il serait réducteur, en même temps, de considérer ces événements uniquement comme une succession de faits divers. Ils révèlent, selon moi, une crise de conscience profonde entre les citoyens et les institutions chargées de leur protection. Lorsque les citoyens ont le sentiment que les enquêtes n'aboutissent pas suffisamment vite, que des auteurs ne sont pas identifiés, ou que certaines formes de criminalité deviennent plus audacieuses, cela nourrit un climat de peur qui dépasse largement chaque affaire prise isolément, et c'est le cas ici à Antananarivo. Mais qui sont les auteurs de ces actes de violence ? Est-ce qu'on a pu identifier les origines de ce phénomène ? Ce serait irresponsable de désigner des coupables sans preuve, c'est précisément le rôle des enquêteurs de la justice. Et malgré certaines arrestations sporadiques ici et là, l'opinion publique n'est pas convaincue que les auteurs ou les commanditaires réels de ces événements aient été appréhendés. En revanche, ce que l'on peut dire, c'est que lorsqu'une criminalité devient organisée ainsi, cela suppose souvent l'existence de réseaux de complicité, de capacités logistiques, qu'il appartient justement, aux autorités, d'identifier. Vous parlez de réseaux dans la rue. À Antananarivo, on parle souvent de complicité à haut niveau lors des kidnappings ou des trafics de ressources, comme les élus dans le sud du pays. Est-ce qu'on peut envisager que le manque de transparence institutionnelle empêche de démanteler ces réseaux-là ? La transparence est une condition essentielle de l'efficacité de l'État. Cela va sans dire. Quand les institutions fonctionnent de manière opaque, lorsque les responsabilités sont mal établies et lorsque les mécanismes de contrôle sont affaiblis, il devient plus difficile de lutter efficacement contre les réseaux criminels ou les réseaux de corruption. D'ailleurs, et cela est en lien avec la capture de l'État, certaines institutions cessent progressivement de fonctionner exclusivement dans l'intérêt général et peuvent être influencées par des intérêts privés ou particuliers. « Nous sommes en guerre », a indiqué la semaine précédente le Premier ministre sur un ton qui se voulait très offensif. Il a par ailleurs annoncé qu'aucune tolérance ne sera accordée aux auteurs de ces crimes. Une telle sortie vous semble-t-elle justifiée au regard de la situation ? Je comprends parfaitement que les autorités souhaitent envoyer un message de fermeté, devant la gravité de cette situation, puisque les citoyens attendent de l'État qu'il réagisse avec détermination face à des crimes aussi graves. Les mots du Premier ministre ont été justes. Les mots aussi ont un poids. L'important n'est pas seulement de parler de guerre, mais surtout de gagner durablement la bataille contre l'insécurité. Transparency International Madagascar a récemment alerté sur le concept de capture de l'État. Vous l'avez évoqué dans l'entretien, pouvez-vous nous expliquer comment la confiscation des institutions privées ou publiques aggrave l'insécurité des citoyens au quotidien ? La capture de l'État, c'est simplement le fait qu'une petite portion de l'élite, ou bien un groupe d'intérêt, utilise les institutions, mais aussi les finances publiques et l'administration en général, à des fins privées, au lieu de les utiliser à des fins d'intérêt général. L'utilisation des deniers publics, des moyens de l'État, sont tous faits à des fins de prédation, si vous voulez. Qu'attendez-vous des autorités de la transition aujourd'hui ? À court terme, il faut évidemment mobiliser tous les moyens nécessaires aujourd'hui pour retrouver les auteurs des crimes qui ont été perpétrés et protéger la population, accompagner les familles des victimes et communiquer de manière transparente aussi. Mais il faut également profiter de cette période de refondation pour reconstruire des institutions plus fortes, plus transparentes, plus indépendantes et davantage tournées vers le bien commun. Sur le plus long terme, redonner un sens moral à l'État, rééquilibrer le pouvoir, refonder la démocratie par la base. Et puis il faut investir dans le capital humain, construire une culture de responsabilité à l'échelle nationale. C'est peut-être sur une bonne voie, je dirais sur les déclarations de principe, mais on s'attend à davantage d'actions de la part des pouvoirs publics. À lire aussiMadagascar: forte inquiétude à Antananarivo après une vague de disparitions
Une douleur est dite chronique lorsqu'elle dure dans le temps, généralement plus de trois mois, et qu'elle persiste malgré les traitements antalgiques. Selon la Haute Autorité de Santé, la douleur chronique touche plus de 12 millions de personnes en France. Maux de tête, de dos, douleurs de l'arthrite... Comment prendre en charge ces douleurs et que faire lorsque rien ne semble soulager le patient ? Dans quel cas est-il recommandé de prendre des antidouleurs et quels sont les risques de dépendance ? Comment éviter l'isolement lié à l'incompréhension de son entourage ? Beaucoup d'entre nous ont fait l'expérience des douleurs aigües. Lorsqu'elles sont temporaires, ces sensations éprouvantes se transformeront à terme en mauvais souvenirs. En revanche, lorsque la douleur s'installe, persiste, et résiste au traitement, le patient est confronté à une souffrance qui va prendre de plus en plus de place dans son quotidien. Si certaines causes de ces sensations douloureuses sont évidentes, après un accident, après une chirurgie ou un diagnostic particulier; d'autres facteurs déclenchants sont beaucoup plus complexes à identifier, et l'incompréhension peut encore en accentuer le retentissement, surtout lorsque la sensation douloureuse résiste aux antalgiques. Des maux de tête, de dos, douleurs de l'arthrite ou associées à une maladie gynécologique. Certaines plaintes sont également liées à des traumatismes, accidents, chirurgie. Comment décrire son ressenti et trouver le soulagement ? Pourquoi certains traitements fonctionnent et pas d'autres ? Comment utiliser les antidouleurs sans risquer de tomber dans la dépendance ? Et comment éviter le repli et l'isolement qui peuvent être associé à ses douleurs que personne ne semble comprendre ? Avec : Dr Carole Séréni, neurologue, co-responsable de la consultation multidisciplinaire de la douleur chronique de l'hôpital Saint-Joseph à Paris. Ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris et ancien chef de service de l'hôpital Léopold Bellan. Auteure de l'ouvrage Douleurs chroniques et opiacés aux éditions du Cerf Pr Mofou Belo, neurologue à Lomé, au Togo. Chef de division de la surveillance des maladies non transmissibles au Ministère de la Santé. Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► NNAVY – Slowly burning ► Joao Selva ; Diogo Strausz ; PATCHWORKS - Fazer Festa.
Une douleur est dite chronique lorsqu'elle dure dans le temps, généralement plus de trois mois, et qu'elle persiste malgré les traitements antalgiques. Selon la Haute Autorité de Santé, la douleur chronique touche plus de 12 millions de personnes en France. Maux de tête, de dos, douleurs de l'arthrite... Comment prendre en charge ces douleurs et que faire lorsque rien ne semble soulager le patient ? Dans quel cas est-il recommandé de prendre des antidouleurs et quels sont les risques de dépendance ? Comment éviter l'isolement lié à l'incompréhension de son entourage ? Beaucoup d'entre nous ont fait l'expérience des douleurs aigües. Lorsqu'elles sont temporaires, ces sensations éprouvantes se transformeront à terme en mauvais souvenirs. En revanche, lorsque la douleur s'installe, persiste, et résiste au traitement, le patient est confronté à une souffrance qui va prendre de plus en plus de place dans son quotidien. Si certaines causes de ces sensations douloureuses sont évidentes, après un accident, après une chirurgie ou un diagnostic particulier; d'autres facteurs déclenchants sont beaucoup plus complexes à identifier, et l'incompréhension peut encore en accentuer le retentissement, surtout lorsque la sensation douloureuse résiste aux antalgiques. Des maux de tête, de dos, douleurs de l'arthrite ou associées à une maladie gynécologique. Certaines plaintes sont également liées à des traumatismes, accidents, chirurgie. Comment décrire son ressenti et trouver le soulagement ? Pourquoi certains traitements fonctionnent et pas d'autres ? Comment utiliser les antidouleurs sans risquer de tomber dans la dépendance ? Et comment éviter le repli et l'isolement qui peuvent être associé à ses douleurs que personne ne semble comprendre ? Avec : Dr Carole Séréni, neurologue, co-responsable de la consultation multidisciplinaire de la douleur chronique de l'hôpital Saint-Joseph à Paris. Ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris et ancien chef de service de l'hôpital Léopold Bellan. Auteure de l'ouvrage Douleurs chroniques et opiacés aux éditions du Cerf Pr Mofou Belo, neurologue à Lomé, au Togo. Chef de division de la surveillance des maladies non transmissibles au Ministère de la Santé. Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► NNAVY – Slowly burning ► Joao Selva ; Diogo Strausz ; PATCHWORKS - Fazer Festa.
J'adore m'inspirer des cas d'usage IA que je vois chez les autres entrepreneurs
Les vagues de chaleur ne pèsent plus seulement sur notre quotidien. Elles deviennent aussi un véritable risque économique. Selon une étude du cabinet Sia Partners, les canicules sont désormais le principal risque climatique pour l'industrie lourde européenne : fatigue des salariés, manque d'eau, perturbations des transports... le changement climatique s'impose désormais comme un enjeu majeur de compétitivité pour les entreprises. Avec les records de chaleur observés ces derniers jours en Europe de l'Ouest et une grande partie de la France placée en vigilance orange canicule, les conséquences économiques du changement climatique deviennent de plus en plus visibles : tel est le principal enseignement d'un rapport publié par le cabinet Sia Partners. Pour le secteur industriel, le climat fait désormais partie des variables qu'il faut gérer au quotidien, au même titre que le prix de l'énergie, les tensions géopolitiques ou encore les difficultés d'approvisionnement. L'étude s'appuie sur l'analyse de 365 sites industriels répartis dans toute l'Europe appartenant à des secteurs stratégiques comme la sidérurgie, le raffinage, le verre, le ciment ou encore l'ammoniac. Les chercheurs ont évalué leur exposition à plusieurs risques climatiques : vagues de chaleur, stress hydrique, inondations fluviales et submersions marines. Le constat est sans appel : dès 2030, près de 300 des 365 sites étudiés seront fortement exposés aux vagues de chaleur. À lire aussiLa multiplication des événements climatiques extrêmes coûtera cher à l'économie mondiale Fatigue des salariés, manque d'eau : pourquoi les canicules ralentissent les usines À première vue, cela peut paraître surprenant. Une fonderie, un site sidérurgique ou une cimenterie fonctionnent déjà avec des fours dépassant le millier de degrés. Pourtant, ce ne sont pas les équipements qui souffrent en premier, mais bien les femmes et les hommes qui travaillent autour. Dans ces installations, les températures sont déjà très élevées. Les épisodes de chaleur extrême augmentent donc la fatigue des salariés et les risques d'accidents, réduisent les performances, et obligent parfois les entreprises à modifier les horaires de travail, à ralentir leur cadence, voire à interrompre temporairement leur activité. À l'arrivée, les conséquences sont directes : ces sociétés produisent moins, vendent moins et deviennent moins compétitives. La chaleur entraîne également un autre problème majeur : le manque d'eau. L'industrie lourde en utilise d'importants volumes pour refroidir ses installations. Or les canicules s'accompagnent souvent de sécheresses. Certaines usines doivent alors réduire leur activité faute de disposer des ressources nécessaires au fonctionnement de leurs systèmes de refroidissement. À lire aussiÉconomie verte: pourquoi le cap des 10 000 milliards de dollars marque un tournant historique Des chaînes d'approvisionnement plus fragiles face au changement climatique Les effets des vagues de chaleur dépassent largement les portes des usines. Une industrie dépend de matières premières, de routes, de voies ferrées, de ports ou encore des grands fleuves européens. Si une sécheresse réduit la navigation sur le Rhin, si une inondation coupe une ligne ferroviaire ou si un port est paralysé, c'est toute la chaîne industrielle qui est perturbée. Même une usine qui n'est pas directement touchée par la chaleur peut voir sa production s'arrêter parce qu'elle ne reçoit plus ses approvisionnements ou ne peut plus livrer ses clients. Pour Sia Partners, le défi est désormais double. Les industriels doivent poursuivre leurs investissements pour réduire leurs émissions de CO2, mais aussi adapter leurs sites aux conséquences du réchauffement climatique : mieux gérer l'eau, protéger les infrastructures, revoir l'organisation du travail ou encore sécuriser les chaînes d'approvisionnement. En clair : le changement climatique est devenu un véritable enjeu économique. Et demain, les entreprises qui auront le mieux anticipé ces nouveaux risques disposeront d'un avantage compétitif sur leurs concurrents.
La transmission est un sujet profondément humain, presque existentiel.Elle nous confronte à cette question vertigineuse : qu'est-ce qui demeure de nous lorsque le temps avance, lorsque les rôles changent et lorsque les générations se succèdent ?Dans cet épisode issu de la 5ème édition des Legend Ladies Nights, je vous emmène au cœur de la 5ème édition de la Legend Ladies Night, consacrée à un thème qui traverse nos vies, nos lignées, nos choix et nos silences : la transmission.Transmettre, ce n'est pas seulement laisser quelque chose derrière soi. C'est choisir ce que l'on prolonge, ce que l'on transforme, et parfois ce que l'on décide courageusement d'interrompre.Dans cet épisode, je partage une réflexion intime et collective sur l'héritage, la mémoire, la liberté et la responsabilité que nous avons toutes de devenir, à notre manière, des passeuses. Passeuses d'histoires, de valeurs, de forces, mais aussi de questions.Car tout ne mérite pas d'être répété. Certaines transmissions nous élèvent, d'autres nous limitent. Et peut-être que l'ambition la plus profonde consiste à faire le tri avec lucidité : honorer ce qui nous a construites, sans rester prisonnières de ce qui nous a précédées.Merci à nos partenaires : Medtronics, Mastercard, Realease Capital et Mediawan
C dans l'air du 3 juillet 2026 - Dany Leprince, Omar Haddad: faites sortir l'accusé?PRESENTATION : Lorrain Sénéchal -Une décision rarissime. Hier, la Cour de révision a annulé la condamnation de Dany Leprince à la réclusion criminelle à perpétuité pour le quadruple meurtre de son frère, de sa belle-sœur et de ses deux nièces, commis en 1994 dans la Sarthe. Les magistrats ont estimé que des éléments nouveaux et des doutes sur certaines preuves justifient de remettre en cause le verdict rendu en 1997. Un nouveau procès devant une cour d'assises a donc été ordonné. Dany Leprince, aujourd'hui âgé de 69 ans, sera donc rejugé après avoir effectué dix-huit ans de prison de 1994 à 2012. Il est depuis en libération conditionnelle.Cette annulation de condamnation est un coup de théâtre dans cette affaire qui avait suscité un fort émoi dans le pays. Lors de sa garde à vue en 1994, Leprince était passé aux aveux avant de se rétracter, affirmant avoir avoué sous la pression. Il clame depuis son innocence et ses avocats mettent en avant les incohérences de l'enquête, ainsi qu'une condamnation à la perpétuité malgré l'absence de preuve scientifique.En France, des milliers d'affaires criminelles restent non élucidées. Certaines familles de victimes poussent la justice à utiliser la généalogie génétique, une méthode d'enquête consistant à comparer l'ADN retrouvé sur une scène de crime avec des bases de données généalogiques pour remonter jusqu'au suspect potentiel. Cette technique a permis de résoudre plusieurs affaires anciennes aux États-Unis. En France, elle reste très limitée par la loi. Le frère et la sœur de Sabine Dumont, violée et étranglée en Essonne en 1987 sans que l'auteur des faits ne soit jamais trouvé, demandent l'utilisation de cette technique d'enquête. C dans l'air les a rencontrés.La lenteur de justice est régulièrement pointée du doigt par les familles. L'affaire Lyhanna a exacerbé les griefs des Français contre l'institution judiciaire. En Saône-et-Loire, une plainte a été déposée pour viols répétés sur un enfant durant cinq années. Le mis en cause n'a été interpellé que très récemment, un an après avoir été dénoncé par la famille. Alors, pourquoi la Cour de révision a-t-elle annulé la condamnation de Dany Leprince ? Pourquoi la justice française utilise-t-elle si peu la généalogie génétique dans ses enquêtes ? L'affaire Lyhanna permettra-t-elle une prise de conscience des défaillances judiciaires ?Nos experts :- Damien DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service justice au Parisien- Nicolas POINCARÉ - Grand reporter BFMTV, rédacteur en chef chez « Ligne Rouge et co-auteur de “Condamné à tort” (Michel Lafon)- Audrey GOUTARD - Grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société- Florence ROUAS - Avocate au barreau de Paris PRESENTATION : Lorrain Sénéchal -REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Bérénice Levet, philosophe, et Laura Warton Martinez, sophrologue, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:03:36 - Avec philosophie - par : Frédéric Worms - Selon le poète Angelus Silesius, cité par Heidegger, "la rose est sans pourquoi". Pour le philosophe Spinoza, le pourquoi relève d'une illusion finaliste. Certaines questions ne trouveront jamais de réponse. Devons-nous renoncer au pourquoi pour nous en tenir au comment ? - équipe : Virginie Le Duault, Luc-Jean Reynaud Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ecoutez Ça va beaucoup mieux avec Jimmy Mohamed du 30 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On ne peut pas parler de culture française sans parler de politique et dans l'épisode privé 283, je partageais avec toi 3 scandales politiques français. Ici, je ne vais pas te parler de dérapages politiques sur Twitter qui ont duré 48 heures. Je vais partager avec toi ce qui a traumatisé, choqué, secoué les Français et ce qui a, par conséquent, fait couler beaucoup d'encre. Je te parle des affaires qui ont détruit des carrières, voire des vies. Celles qui ont changé ou imposé des lois.Celles qui ont profondément modifié la manière dont les Français voient leurs dirigeants.Parce qu'en France, il existe une relation très particulière entre le peuple et le pouvoir.Les Français adorent détester leurs hommes politiques sans exception. On adore les débats politiques en famille et entre amis. En tout cas, la méfiance des Français envers les politiques ne vient pas de nulle part.Comme on dit en français, il n'y a jamais de fumée sans feu. Cette méfiance s'est construite à travers des décennies de scandales, de mensonges, d'affaires financières, de corruption, d'écoutes illégales, de financements occultes, de trahisons, parfois même de morts mystérieuses et beaucoup d'impunité. Certaines affaires sont devenues presque des traumatismes nationaux.D'autres ont créé une immense désillusion. Et certaines continuent encore aujourd'hui à influencer la politique française.Alors pour cette première partie des plus gros scandales politiques français, j'invite tous les membres du Club à me rejoindre dans leur espace-membre.Comme pour l'épisode privé 278 sur les plus grandes affaires criminelles en France, j'ai ajouté des ressources complémentaires comme des épisodes de podcast ou des films. Il y a 3 manières de soutenir ce podcast pour qu'il continue à être libre, indépendant et rebelle : 1️⃣ Le Club de Yasmine Le Club privé du podcast qui donne accès à toutes les transcriptions des épisodes, aux épisodes secrets, la newsletter privée en français et l'accès à la communauté des élèves et membres sur Discord. https://lefrancaisavecyasmine.com/club 2️⃣ Les livres du podcast Les transcriptions du podcast sont disponibles dans les livres “Le français avec Yasmine” sur Amazon : http://amazon.com/author/yasminelesire 3️⃣ Les cours de français avec YasmineRendez-vous sur le site de mon école pour découvrir le catalogue des cours disponibles : www.ilearnfrench.eu ➡️ Les réseaux sociaux Instagram : https://www.instagram.com/ilearnfrench/LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/yasmine-lesire-ilearnfrench/ La musique de cet épisode est créée par le groupe Beam. Merci à Maayan Smith et son groupe pour la musique.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui dans Émotions, on vous propose de découvrir Mermoz, un podcast du Cercle des Économistes