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Aujourd'hui dans Émotions, on vous propose de découvrir Mermoz, un podcast du Cercle des Économistes
Une édition spéciale consacrée à l'actuelle République démocratique du Congo au temps de la colonisation belge. Nous sommes avec Florence Morice qui va nous accompagner pendant toute cette émission. Production exceptionnelle sur les mères oubliées de la colonisation belge avant l'indépendance de 1960. Ce qui allait devenir Zaïre et République démocratique du Congo, c'était le Congo belge et tout un pan de la vie sociétale du pays est resté dans l'ombre... Les mères oubliées de la colonisation belge : «Je l'appelais Papa» (1/2) Au Congo Belge, avant l'indépendance de 1960, ces femmes ont porté, élevé, parfois perdu des enfants dont l'existence dérangeait l'ordre colonial. Ces femmes congolaises sont devenues mères à 13, 14 ou 15 ans d'un enfant métis avec un colon belge. Alors que la parole des enfants métis commence peu à peu à émerger, celle de leurs mères est encore largement dans l'ombre. Les témoignages de ces mères aujourd'hui âgées de 80, parfois 90 ans, racontent une époque où le pouvoir colonial s'exerçait aussi dans l'intimité, sur les corps des femmes. Les mères oubliées de la colonisation belge : maternités confisquées (2/2) Ces femmes ont porté et mis au monde des enfants qui dérangeaient l'ordre colonial d'avant 1960. Certaines ont dû les cacher, fuir avec eux ou vivre dans la peur qu'on vienne les leur prendre. D'autres les ont vus partir sans savoir où ils grandiraient ni même si elles les reverraient un jour. Ils sont des milliers, enfants métis, à avoir été séparés de leur mère au Congo, au Rwanda et au Burundi. Pour cette politique de ségrégation et de séparation, la Belgique a été condamnée en 2024 pour crime contre l'humanité. Depuis plusieurs années, cette histoire émerge grâce au combat des personnes métisses qui réclament vérité et reconnaissance. Mais qu'en est-il des mamans ? Avec African futures lab, RFI a enquêté pour retrouver celles qui sont encore en vie. Des Grands Reportages de Florence Morice qui s'entretient avec Jacques Allix.
Il vous est sûrement déjà arrivé d'écouter de la musique et de l'apprécier à un tel point que vous vous sentez étrangement bien et avez la chair de poule le temps d'un instant. Et c'est normal, et surtout, scientifiquement prouvé. Peu importe le style que vous préférez, la musique n'adoucit pas seulement les mœurs, elle a un véritable impact sur notre corps, qui est même capable de donner physiquement son appréciation d'une chanson. Que disent ces études ? Qu'est-ce qui provoque les frissons ? Pourquoi parfois, on a aussi la chair de poule lorsqu'un son nous déplaît ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. Première diffusion : octobre 2024 À écouter aussi : La musique nous rend-t-elle vraiment plus productifs ? Est-il vraiment dangereux de s'endormir avec de la musique ? Comment savoir si on écoute la musique trop fort ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Deux tiers des femmes incarcérées à la Tuilière sont mamans. Certaines ont droit à des visites, d'autres doivent se contenter de contacts téléphoniques ou de visioconférences, car leurs enfants sont à l'étranger. Toutes racontent la difficulté de rester en lien, le manque de contacts et la distance physique. Une femme, incarcérée depuis cinq ans, s'apprête à recevoir la visite de son fils de 12 ans. Reportages de Cécile Dürring Réalisation: Didier Rossat Production: Raphaële Bouchet
Les guerres sèment la destruction, des vies humaines sont brisées, effacées, mais aussi des lieux de culte, des cités anciennes qui sont la mémoire historique des populations, leurs liens culturels et cultuels ancestraux : des églises, des mosquées, des temples, des musées, des sites archéologiques, des cimetières sont même parfois délibérément ciblés pour effacer cette mémoire, comme ce fut le cas lors de la destruction des mausolées à Tombouctou, au Mali, en 2012 par le groupe Ansar Dine, des sites antiques en Syrie et en Irak par l'organisation de l'État islamique en 2014 et 2015, ou les bouddhas géants de Bamiyan en Afghanistan par les Talibans en 2001. Certaines de ces guerres se déroulent en ce moment même, à Gaza, au Liban, en Ukraine, … parfois depuis de très nombreuses années. Tout récemment, des frappes russes à Kiev en Ukraine ont provoqué des morts dans la capitale et dans d'autres villes ciblées, un incendie a gravement endommagé le toit de la fameuse cathédrale de la Dormition, qui date du XIè siècle, dans le complexe orthodoxe de la Laure des Grottes, un site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Au sud du Liban, c'est la ville de Tyr qui a été ciblée récemment par des frappes israéliennes. Inscrits eux aussi au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1984, ces sites archéologiques antiques qui remontent au IIè ou IIIè siècle, ont subi des dommages dus aux bombardements. L'Unesco a d'ailleurs placé une quarantaine de biens culturels au Liban sous protection renforcée, un plan d'urgence a été présenté le 8 juin 2026, un signal envoyé à la communauté internationale sur la nécessité de protéger ces sites. En revanche, certains patrimoines sont ainsi définitivement perdus. C'est le patrimoine au sens large qui est en péril dans les guerres : des bâtiments mais aussi des objets, des terres, contaminées par des produits chimiques, ou encore des ressources naturelles pillées qui continuent de nourrir les conflits. Comment protéger, comment résister ? Les deux commissaires Elisabeth Essaïan et Mathilde Leloup ainsi que le commissaire associé Yves Ubelmann d'ICONEM ont proposé un parcours en trois thématiques dans cette exposition à la Cité de l'architecture et du patrimoine à Paris: effacer, résister, réparer (et transmettre). Dans cette émission, nous parcourons ces trois espaces, avec des illustrations de lieux détruits parfois reconstitués en films grâce à Iconem, fondée en 2013, spécialisée en numérisation 3D de sites patrimoniaux, qui a travaillé avec l'Unesco. Reportage avec les commissaires Elisabeth Essaïan et Mathilde Leloup, et le commissaire associé Yves Ubelmann, à l'exposition « Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa », à la Cité de l'architecture et du patrimoine, au Trocadéro à Paris (jusqu'au 3/01/2027). Avec : - Elisabeth Essaïan, architecte, maîtresse de conférences en Théorie et pratique de la conception architecturale urbaine (TPCAU) à l'École nationale supérieure de Paris-Belleville, commissaire de l'exposition « Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa » - Mathilde Leloup, politiste, maîtresse de conférences en Science politique à l'Institut d'Études Européennes (IEE) de l'université Paris 8 et directrice adjointe du laboratoire CRESPPA, commissaire de l'exposition « Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa » - Yves Ubelmann, président et fondateur d'ICONEM (Imaging and Computation for Environmental and Monumental Heritage), commissaire associé de l'exposition « Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa » - Julien Bargeton, président de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine. Extraits de reportages / RFI. En images
Ecoutez Qui l'eût cru ? avec Coralie Lutinier du 21 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les guerres sèment la destruction, des vies humaines sont brisées, effacées, mais aussi des lieux de culte, des cités anciennes qui sont la mémoire historique des populations, leurs liens culturels et cultuels ancestraux : des églises, des mosquées, des temples, des musées, des sites archéologiques, des cimetières sont même parfois délibérément ciblés pour effacer cette mémoire, comme ce fut le cas lors de la destruction des mausolées à Tombouctou, au Mali, en 2012 par le groupe Ansar Dine, des sites antiques en Syrie et en Irak par l'organisation de l'État islamique en 2014 et 2015, ou les bouddhas géants de Bamiyan en Afghanistan par les Talibans en 2001. Certaines de ces guerres se déroulent en ce moment même, à Gaza, au Liban, en Ukraine, … parfois depuis de très nombreuses années. Tout récemment, des frappes russes à Kiev en Ukraine ont provoqué des morts dans la capitale et dans d'autres villes ciblées, un incendie a gravement endommagé le toit de la fameuse cathédrale de la Dormition, qui date du XIè siècle, dans le complexe orthodoxe de la Laure des Grottes, un site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Au sud du Liban, c'est la ville de Tyr qui a été ciblée récemment par des frappes israéliennes. Inscrits eux aussi au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1984, ces sites archéologiques antiques qui remontent au IIè ou IIIè siècle, ont subi des dommages dus aux bombardements. L'Unesco a d'ailleurs placé une quarantaine de biens culturels au Liban sous protection renforcée, un plan d'urgence a été présenté le 8 juin 2026, un signal envoyé à la communauté internationale sur la nécessité de protéger ces sites. En revanche, certains patrimoines sont ainsi définitivement perdus. C'est le patrimoine au sens large qui est en péril dans les guerres : des bâtiments mais aussi des objets, des terres, contaminées par des produits chimiques, ou encore des ressources naturelles pillées qui continuent de nourrir les conflits. Comment protéger, comment résister ? Les deux commissaires Elisabeth Essaïan et Mathilde Leloup ainsi que le commissaire associé Yves Ubelmann d'ICONEM ont proposé un parcours en trois thématiques dans cette exposition à la Cité de l'architecture et du patrimoine à Paris: effacer, résister, réparer (et transmettre). Dans cette émission, nous parcourons ces trois espaces, avec des illustrations de lieux détruits parfois reconstitués en films grâce à Iconem, fondée en 2013, spécialisée en numérisation 3D de sites patrimoniaux, qui a travaillé avec l'Unesco. Reportage avec les commissaires Elisabeth Essaïan et Mathilde Leloup, et le commissaire associé Yves Ubelmann, à l'exposition « Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa », à la Cité de l'architecture et du patrimoine, au Trocadéro à Paris (jusqu'au 3/01/2027). Avec : - Elisabeth Essaïan, architecte, maîtresse de conférences en Théorie et pratique de la conception architecturale urbaine (TPCAU) à l'École nationale supérieure de Paris-Belleville, commissaire de l'exposition « Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa » - Mathilde Leloup, politiste, maîtresse de conférences en Science politique à l'Institut d'Études Européennes (IEE) de l'université Paris 8 et directrice adjointe du laboratoire CRESPPA, commissaire de l'exposition « Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa » - Yves Ubelmann, président et fondateur d'ICONEM (Imaging and Computation for Environmental and Monumental Heritage), commissaire associé de l'exposition « Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa » - Julien Bargeton, président de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine. Extraits de reportages / RFI. En images
Certaines plantes pourraient-elles restaurer les sols pollués par les armes et les munitions ? C'est ce qu'est en train de démontrer une équipe du CNRS qui travaille dans le désert de La Crau (Bouches-du-Rhône). Allain Bougrain-Dubourg a rencontré Thierry Dutoit, directeur de recherche au CNRS à l'université d'Avignon, qui conduit ce programme. Ecoutez On refait la planète avec Allain Bougrain-Dubourg du 21 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II. Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.
Budget 2026-2027 : Neena Ramdenee salue certaines mesures mais reste critique by TOPFM MAURITIUS
Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II. Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.
Il vous est sûrement déjà arrivé d'écouter de la musique et de l'apprécier à un tel point que vous vous sentez étrangement bien et avez la chair de poule le temps d'un instant. Et c'est normal, et surtout, scientifiquement prouvé. Peu importe le style que vous préférez, la musique n'adoucit pas seulement les mœurs, elle a un véritable impact sur notre corps, qui est même capable de donner physiquement son appréciation d'une chanson. Que disent ces études ? Qu'est-ce qui provoque les frissons ? Pourquoi parfois, on a aussi la chair de poule lorsqu'un son nous déplaît ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. Première diffusion : octobre 2024 À écouter aussi : La musique nous rend-t-elle vraiment plus productifs ? Est-il vraiment dangereux de s'endormir avec de la musique ? Comment savoir si on écoute la musique trop fort ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Ces femmes ont porté et mis au monde des enfants qui dérangeaient l'ordre colonial d'avant 1960. Certaines ont dû les cacher, fuir avec eux ou vivre dans la peur qu'on vienne les leur prendre. D'autres les ont vus partir sans savoir où ils grandiraient ni même si elles les reverraient un jour. Ils sont des milliers, enfants métis, à avoir été séparés de leur mère au Congo, au Rwanda et au Burundi. Pour cette politique de ségrégation et de séparation, la Belgique a été condamnée en 2024 pour crime contre l'humanité. Depuis plusieurs années, cette histoire émerge grâce au combat des personnes métisses qui réclament vérité et reconnaissance. Mais qu'en est-il des mamans ? Avec African futures lab, RFI a enquêté pour retrouver celles qui sont encore en vie. « Les mères oubliées de la colonisation belge ». Une série de 2 Grands reportages de Florence Morice, réalisée avec l'African Futures Lab. Réalisation : Pauline Leduc. À écouter aussiLes mères oubliées de la colonisation belge : «Je l'appelais Papa» (1/2)
En France, près d'une femme sur deux est atteinte de symptômes au moment de ses règles, selon des chiffres de l'Ifop en mai 2021. Pourtant, le Sénat s'oppose à la mise en place d'un congé menstruel. L'objectif était de permettre aux personnes ayant des douleurs liées aux règles de prendre des congés rémunérés lorsqu'elles ont leurs menstruations. La chambre haute, majoritairement composée de membres de droite et d'alliés centristes, a rejeté le texte par 206 voix contre 117. Ces membres expriment des inquiétudes sur les potentielles conséquences indésirables du projet de loi sur le "congé menstruel". Selon Franceinfo, les arguments mis en avant pour justifier ce refus sont les risques de discriminations à l'embauche, la mise en danger du secret médical ou encore son coût pour la Sécurité sociale. Pourquoi le congé menstruel a-t-il été refusé ? Certaines entreprises l'ont-elles déjà mis en place ? La situation est-elle similaire à l'étranger ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. Première diffusion : février 2024 À écouter aussi : Qu'est-ce que le congé menstruel ? Qu'est-ce que le syndrome prémenstruel ? Qu'est-ce que la précarité menstruelle ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans la sphère familiale, professionnelle ou amicale, les conflits peuvent faire peur. Si certains les fuient, au risque de ne pas exprimer leurs désaccords, d'autres n'hésitent pas à les chercher. Faut-il systématiquement éviter les conflits ? Quels peuvent être les bienfaits de certains conflits ? Comment expliquer que certaines personnalités se retrouvent mêlées à de multiples conflits ? Conflit au travail, en famille, brouille entre amis ou querelles de voisinage… Les disputes peuvent survenir dans des cadres variés, conflits fréquents ou gros clash qui se solde par une rupture… Certaines personnes sont familières avec les confrontations, quand d'autres les évitent, esquivent, quitte à taire leurs opinions et à renoncer à leurs positions. Parler de la gestion et du rôle des conflits, c'est l'occasion de nous interroger sur ces situations dans lesquelles les accrochages naissent et deviennent parfois récurrents, pour comprendre le rôle que peuvent jouer ces prises de bec dans les relations : escalade toxique ou, à l'inverse, facteur de résolution ? Parler des conflits, c'est aussi s'arrêter sur certaines personnalités qui en usent et en abusent, et parfois même, qui semblent avoir intégré la dispute comme mode de communication. On peut aussi se demander si certains troubles psychiques (associés à une désinhibition des émotions et à une forte impulsivité) peuvent expliquer chez certains une tendance à multiplier les conflits, quelles que soient les circonstances. On peut alors également envisager le conflit comme un symptôme. Avec : Dr Marie-Claude Gavard, médecin psychiatre, psychothérapeute, psychanalyste à Paris. Auteur de Mais qu'est-ce qui se passe dans ma tête ?, chez Marabout. Programmation musicale : ► Master Peace, Thomas Anderson – Love hate ► Voyou, Tuerie – Hula hoop.
Dans la sphère familiale, professionnelle ou amicale, les conflits peuvent faire peur. Si certains les fuient, au risque de ne pas exprimer leurs désaccords, d'autres n'hésitent pas à les chercher. Faut-il systématiquement éviter les conflits ? Quels peuvent être les bienfaits de certains conflits ? Comment expliquer que certaines personnalités se retrouvent mêlées à de multiples conflits ? Conflit au travail, en famille, brouille entre amis ou querelles de voisinage… Les disputes peuvent survenir dans des cadres variés, conflits fréquents ou gros clash qui se solde par une rupture… Certaines personnes sont familières avec les confrontations, quand d'autres les évitent, esquivent, quitte à taire leurs opinions et à renoncer à leurs positions. Parler de la gestion et du rôle des conflits, c'est l'occasion de nous interroger sur ces situations dans lesquelles les accrochages naissent et deviennent parfois récurrents, pour comprendre le rôle que peuvent jouer ces prises de bec dans les relations : escalade toxique ou, à l'inverse, facteur de résolution ? Parler des conflits, c'est aussi s'arrêter sur certaines personnalités qui en usent et en abusent, et parfois même, qui semblent avoir intégré la dispute comme mode de communication. On peut aussi se demander si certains troubles psychiques (associés à une désinhibition des émotions et à une forte impulsivité) peuvent expliquer chez certains une tendance à multiplier les conflits, quelles que soient les circonstances. On peut alors également envisager le conflit comme un symptôme. Avec : Dr Marie-Claude Gavard, médecin psychiatre, psychothérapeute, psychanalyste à Paris. Auteur de Mais qu'est-ce qui se passe dans ma tête ?, chez Marabout. Programmation musicale : ► Master Peace, Thomas Anderson – Love hate ► Voyou, Tuerie – Hula hoop.
Épisode 1490 : Il est 9 h 04, température ressentie : four à pizza, humidité : 98%, temps de scroll prévu : illimité. Au programme de cette vague de chaleur numérique :averses de mèmes, pics d'alertes canicule en story, et fortes rafales de “je dors pas, qui est encore réveillé ?” sur TikTok.Si les températures devraient redescendre dans la nuit, nous vous recommandons d'ouvrir vos fenêtres à partir de 21:45 et garder les volets fermés à partir de 7h du matin.Bienvenue dans “La France sous canicule le bulletin météo des réseaux »Ce que la canicule change dans nos comportementsLes vagues de chaleur augmentent fortement la fatigue, réduisent les capacités cognitives et favorisent les troubles du sommeil. C'est pas moi qui le dis, c'est la santé publique.Moins de sommeil, plus de fatigue, plus d'irritabilité… ça fait un combo parfait pour scroller, mais pas forcément pour se concentrer.Les autorités sanitaires recommandent de limiter les efforts, de rester au frais et d'adapter le rythme de la journée.Effets de la canicule sur les audiences social mediaJe vous propose ce matin la toute première étude non officielle sur les effets de la canicule sur les audiences digitales. En croisant ces données de comportements avec ce qu'on sait des usages mobiles, on peut déduire les conséquences probables côté audiences social media : Déplacement des « prime time »Si vous êtes CM, créateur ou social media manager est-ce que votre calendrier de posts change quand il fait 38° ? Ou est-ce que vous postez comme s'il faisait 22° toute l'année ?Sans doute qu'il nous faut prendre en compte l'impact des facteurs climatique dans nos usages digitaux.Montée en puissance du matin (avant la chaleur) et du soir (après 21h) pour la consommation social et vidéo.Creux plus marqué en milieu d'après-midi, moment où la chaleur affecte le plus les capacités cognitives et la vigilance.Attention plus courte et recherche de contenus peu coûteux cognitivementOn l'a bien compris en situation de canicule notre attention plus fragmentée et la fatigue mentale plus forte en journée.On peut imaginer que la chaleur altère la concentration et la prise de décision, ce qui rend plus difficile l'engagement dans des contenus longs ou complexes.Cela favorise les formats très courts (Reels, TikTok, Shorts, memes, carrousels ultra-synthétiques) et les contenus « feel good » / divertissement léger.Impact sur l'engagementQuand one chaud on its pas bien. La canicule a un effet immédiat sur notre humeur. Ramené au réseaux sociaux on peut imaginer des commentaires plus agressifs, un moindre tolérance, ou encore plus de passivité.Certaines thématiques surperforment en situation de caniculeOn peut imaginer que tout ce qui touche à la santé, à la sécurité des personnes fragiles et plus globalement au changement climatique suscite beaucoup d'intérêt et de repartages.-La canicule de l'événement exceptionnel au sujet récurrentEn vingt ans, on est passé de « la canicule de 2003 » – événement historique, traumatisme national – à une « saison canicule » qui revient quasiment chaque été.Aujourd'hui, on ne demande plus « est-ce qu'il y aura une canicule ? », on demande « c'est pour quand cette année ? ».…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous avez peut-être déjà vécu cette situation : vous êtes en train de manger tranquillement, et la personne à côté de vous vous demande si elle peut prendre une bouchée dans votre assiette. Pour certains, aucun souci ; partager son plat fait même partie du plaisir. Pour d'autres, c'est beaucoup plus compliqué ! D'ailleurs, une étude OpinionWay réalisée pour Hello Fresh en 2024 révèle que 40 % des Français refusent catégoriquement que leur partenaire vienne piquer dans leur assiette. Pourquoi certaines personnes acceptent-elles volontiers de partager quand d'autres ne le supportent pas ? Est-ce simplement une question d'égoïsme ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : Est-ce vraiment équitable de partager les dépenses en couple ? Pourquoi les Français sont-ils tant passionnés par ce qu'ils mangent ? Dans quel ordre faut-il manger ses aliments ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Toutes les missions des espions n'impliquent pas des secrets d'Etat, des documents qui peuvent faire tomber un dirigeant ou des opérations militaires spectaculaires. Certaines actions clandestines semblent même quasi inoffensives... Par exemple, faire passer un magazine de mode ou envoyer un roman d'Agatha Christie dans un autre pays. Pourtant, de telles actions peuvent en réalité déstabiliser un régime et faire basculer une guerre. Ce fut l'objectif de la CIA qui a, pendant des décennies de guerre froide, introduit en URSS des ouvrages interdits par le régime communiste. De quoi mener une bataille des esprits, qui a certainement pesé sur l'issue du conflit. Cette semaine, dans "Nid d'espions”, Charlotte Baris et Thomas Mahler, directeur adjoint de la rédaction de L'Express, nous racontent cette opération longtemps restée secrète. “Nid d'espions” est un podcast de L'Express, consacré au renseignement, et au rôle majeur des espions dans les moments clés de l'Histoire. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express Podcasts Cet épisode a été écrit par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot. Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Crédits : 20th Century Fox, INA Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Visuel : Alice Lagarde Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il existe plus de 3 500 espèces de moustiques sur terre. Ils seraient évalués à 110 000 milliards sur terre. Certaines espèces sont donc plus inquiétantes que d'autres car vecteurs de maladie. Entre épandage massif et répulsifs toxiques, quelles solutions plus saines s'offrent à nous ?Écoutez cette interview faite avec Quentin Lacrôme de la matinale Ici Azur, anciennement France Bleu Azur.Si vous souhaitez en savoir plus, vous pourrez découvrir l'épisode dédié, “Tu ne piqueras point”, épisode 30 du podcast L'autruche et le colibri.
Hello les besties,Aujourd'hui, nouvel épisode, et on va parler de vous. Vous, les besties qui ne ressentez pas le besoin d'être en couple. Vous qui ne cherchez pas absolument à rencontrer un homme ou une femme, et qui choisissez plutôt de vous concentrer sur vous-mêmes, votre bien-être, vos projets et votre carrière.Pendant très longtemps, on nous a appris qu'une vie réussie passait forcément par le couple. On a souvent eu tendance à se définir à travers notre relation amoureuse, comme si être célibataire signifiait être incomplète. Cette vision est largement héritée d'une société patriarcale dans laquelle les femmes étaient économiquement dépendantes de leur mari. Elles étaient principalement assignées au foyer : élever les enfants, préparer les repas, prendre soin de la maison et de la famille.Puis les choses ont évolué. Des générations de femmes se sont battues pour plus de liberté et d'indépendance. Une véritable prise de conscience s'est opérée : les femmes peuvent travailler, avoir leurs propres revenus, construire leur carrière et faire leurs propres choix de vie.Aujourd'hui, l'amour n'est plus une obligation ni une nécessité de survie. On peut choisir d'être en couple, mais on peut aussi choisir de ne pas l'être. On peut partir d'une relation qui ne nous épanouit plus, parce qu'on est capable de subvenir à ses besoins, et parfois aussi à ceux de ses enfants.Alors dans cet épisode, on va célébrer cette liberté de choisir. Parce qu'il n'existe pas une seule façon de réussir sa vie, et qu'il est tout aussi légitime de construire son bonheur en solo que de le partager à deux.
Au Web Summit Rio 2026, j'ai rencontré des représentants de la French Tech brésilienne. Gabriela Alcantara de Barros décrit un écosystème tech en pleine accélération, porté par les fintechs, WhatsApp Business et le succès du système de paiement Pix.
Le 28 mai 2026, le « Code noir » a été officiellement abrogé par l'Assemblée nationale, 178 ans après l'abolition de l'esclavage. Si ce texte qui réglementait l'esclavage dans les colonies françaises nous paraît aujourd'hui totalement obsolète et insensé, il n'est pas le seul exemple de règle étonnante dans l'histoire du droit français. Certaines ont même disparu très récemment ! Quelles autres lois peuvent paraître aussi improbables ? Il en existe encore aujourd'hui ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : Que change l'inscription du non-consentement dans la loi sur le viol ? Qu'est-ce que la loi martiale ? Qu'est-ce que le doxing, cette pratique punie par la loi ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Eliot Deval revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Émission Questions de femmes - Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des séparations difficiles. En amour, en famille ou encore dans la sphère amicale, les séparations peuvent s'avérer douloureuses. Quelles sont les séparations qui sont nécessaires ? Comment y faire face ? Dans le couple, avec un ami ou bien avec un membre de la famille : on peut être à l'origine d'une rupture, mais cela n'empêche pas qu'elle puisse être douloureuse. Il arrive aussi qu'on la subisse sans trop comprendre pourquoi. Certaines ruptures peuvent nous surprendre, du jour au lendemain ou alors la relation s'étiole progressivement et la fin devient inexorable. Quel que soit le cas de figure, comment éviter que la souffrance de l'éloignement soit trop importante ? Comment bien vivre ces séparations ? Et que viennent-elles finalement remettre en question chez nous, dans notre identité, notre rapport aux autres ? Avec : Nawal Uariachi, psychologue clinicienne et psychothérapeute pour enfants, adolescents et adultes à Dakar. Membre de l'association des psychologues du Sénégal. La palabre au féminin de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Salif Keita – Baraye ► Fatoumata Diawara – Fala.
Émission Questions de femmes - Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des séparations difficiles. En amour, en famille ou encore dans la sphère amicale, les séparations peuvent s'avérer douloureuses. Quelles sont les séparations qui sont nécessaires ? Comment y faire face ? Dans le couple, avec un ami ou bien avec un membre de la famille : on peut être à l'origine d'une rupture, mais cela n'empêche pas qu'elles puisse être douloureuse. Il arrive aussi qu'on la subisse sans trop comprendre pourquoi. Certaines ruptures peuvent nous surprendre, du jour au lendemain ou alors la relation s'étiole progressivement et la fin devient inexorable. Quel que soit le cas de figure, comment éviter que la souffrance de l'éloignement soit trop importante ? Comment bien vivre ces séparations ? Et que viennent-elles finalement remettre en question chez nous, dans notre identité, notre rapport aux autres ? Avec : Nawal Uariachi, psychologue clinicienne et Psychothérapeute pour enfants, adolescents et adultes à Dakar. Membre de l'association des psychologues du Sénégal La palabre au féminin de Raphaëlle Constant Programmation musicale : ► Salif Keita – Baraye ► Fatoumata Diawara – Fala
En orientation de carrière, pour déterminer un choix, certains critères sont beaucoup plus récurrents que d'autres. Par exemple, l'utilisation du RIASEC (typologie de Holland) s'avère très populaire. Ça revient à déterminer quel est le prochain rôle qui sera joué. Gérer? Aider? Créer? Analyser? Dans d'anciens épisodes, j'ai abordé les ancres de carrière de Schein (épisode 154) ou le modèle de Driver (épisode 196). Certains seront influencés par le secteur lui-même (j'aime le sport, donc je veux travailler dans le domaine du sport). Cependant, le choix de la structure organisationnelle est souvent un critère négligé et pourtant, ce critère pourrait être déterminant. En m'intéressant au développement organisationnel, je me suis mis à lire Mintzberg. Son ouvrage Understanding Organizations… Finally! propose une cartographie de 7 structures. Bien que ce livre soit destiné au rôle-conseil en management, il s'avère génial dans un contexte d'orientation de carrière. 4 structures de base L'entreprise personnelle La machine programmée L'assemblée professionnelle Le projet pionnier 3 forces organisationnelles qui en découlent La forme divisionnaire Le navire communautaire L'arène politique Chacune de ces structures comporte des avantages et des inconvénients pour elle-même, mais aussi pour l'individu qui décide de l'habiter professionnellement. Par exemple, si je cherche l'autonomie et la créativité, le projet pionnier est préférable à la machine programmée. Si je veux me diriger vers l'entreprise personnelle, ma transition devra se faire davantage via un écosystème que par une recherche d'emploi traditionnelle. Il est à noter que certains profils disposent de plus d'options que d'autres. Le marché est asymétrique. À titre d'exemple, le profil conventionnel ou entreprenant a plus de possibilités dans ces structures que le profil artistique. Certaines structures sont moins accessibles pour une réorientation sans acquis au départ. C'est ce qui se dégage de l'assemblée professionnelle. Ces structures peuvent être considérées pour la grande orientation (vision long terme) ou la petite orientation (vision court terme). Une structure moins accessible dans l'immédiat pourrait le devenir avec une stratégie à travers le temps. Cet épisode se veut donc un outil pratique et complémentaire à ce qui existe déjà pour tous ceux qui souhaitent se réorienter ou aider leurs clients à y parvenir. Ordre du jour 0m23: Introduction 15m14: Présentation du livre et sa critique 21m35: Introduction aux structures organisationnelles 33m41: Résumé des 7 structures organisationnelles 1h09m55: Application des structures organisationnelles dans un contexte d'orientation de carrière 1h38m09: Réflexions personnelles Pour encore plus de détails, consulte la page web de l'épisode.
Les perles ont toujours été perçues comme précieuses, voire miraculeuses. Bien des légendes prétendent qu'elles ont un jour ruisselé… de la Lune. D'autres racontent qu'elles sont le fruit du tonnerre… Certaines y voient la semence ou même les larmes des dieux ! C'est bien pourquoi la recherche de la toute première perle est une quête fascinante, pleine de mystère !La Voix des Bijoux est un podcast de L'École des Arts Joailliers avec le soutien de Van Cleef & Arpels, qui vous dévoile les fascinantes histoires et les savoirs secrets que renferment les plus beaux bijoux.Avec la participation d'Inezita Gay-Eckel, Historienne du bijou et professeure à L'École des Arts Joailliers et de Léonard Pouy, Docteur en histoire de l'art et Responsable contenus et transmission à L'École des Arts Joailliers.Écrit par Martin Quenehen et Aram Kebabdjian, interprété par Pierre-François Garel et produit par Bababam. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On ne peut pas parler de culture française sans parler de politique. Dans mes cours, j'ai pourtant une règle d'or : on ne parle pas de politique et encore moins de conflit géopolitique. Dans les cours en groupe, c'est une règle d'or que je m'impose et que j'impose aussi aux professeurs qui travaillent avec moi. Mais je ne peux pas avoir un podcast sur la langue française et la culture française et francophone sans te parler des scandales politiques qui ont façonné aussi la culture française. Dans ce nouvel épisode privé, je te propose quelque chose de spécial. Je vais partager avec toi les plus grands scandales politiques de France et comme la France en a fait de très bons, je vais le faire en plusieurs épisodes. Je te parle des affaires qui ont détruit des carrières, voire des vies.Celles qui ont changé ou imposé des lois.Celles qui ont profondément modifié la manière dont les Français voient leurs dirigeants.Cette méfiance s'est construite à travers des décennies de scandales, de mensonges, d'affaires financières, de corruption, d'écoutes illégales, de financements occultes, de trahisons, parfois même de morts mystérieuses et beaucoup d'impunité. Certaines affaires sont devenues presque des traumatismes nationaux.D'autres ont créé une immense désillusion. Et certaines continuent encore aujourd'hui à influencer la politique française.Pour cette première partie des plus gros scandales politiques français, j'invite tous les membres du Club à me rejoindre dans leur espace-membre.En plus d'un résumé, j'ai ajouté des ressources complémentaires comme des épisodes de podcast ou des films pour aller plus loin. Nous allons découvrir : 1️⃣L'affaire Dreyfus 2️⃣Le scandale de Panama 3️⃣Le régime de Vichy À tout de suite !Il y a 3 manières de soutenir ce podcast pour qu'il continue à être libre, indépendant et rebelle. 1️⃣ Le Club de Yasmine Le Club privé du podcast qui donne accès à toutes les transcriptions des épisodes, aux épisodes secrets, la newsletter privée et l'accès à la communauté des élèves et membres sur Discord. https://lefrancaisavecyasmine.com/club 2️⃣ Les livres du podcast Les transcriptions sont disponibles dans les livres “Le français avec Yasmine” sur Amazon : http://amazon.com/author/yasminelesire 3️⃣ Les cours de français avec YasmineRendez-vous sur le site de mon école pour découvrir le catalogue des cours : www.ilearnfrench.eu ➡️ Les réseaux sociaux Instagram : https://www.instagram.com/ilearnfrench/LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/yasmine-lesire-ilearnfrench/ ➡️ Crédit musique La musique de cet épisode est créée par le groupe Beam. Merci à Maayan Smith et son groupe pour la musique. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'extrême-droite ne se contente pas de lorgner sur les médias. Elle s'intéresse aussi beaucoup aux associations. Il y a trois ans, M Bernard Arnault avait ainsi offert 3 millions d'euros aux restos de cœur. Généreux, hein ? Surtout de la part d'un milliardaire qui a l'habitude des plans de suppression d'emploi dans les entreprises qu'il rachète. Mais si vous connaissez Bolloré, vous connaissez peut-être moins son homologue, Pierre-Édouard Stérin. Les largesses financières dont il fait bénéficier des associations, à travers le Fond du bien commun, est un projet politique. Une France blanche, où les femmes sont des ventres fertiles qui restent bien sagement à la maison, et rêvent à la rigueur d'aller s'encanailler au Puy-du-Fou. Bref, son projet est une France catholique et d'extrême-droite. Pourquoi Pierre-Édouard Stérin finance-t-il des associations pour servir son ambition politique ? Aujourd'hui, les associations s'occupent de bien des choses que le service public a délaissé : elles agissent dans le domaine de la santé, de l'éducation, de la famille, du soutien aux victimes de violence, du sport... bref, tout ce qui touche à nos vies quotidiennes, à nos intimités, à nos loisirs, à nos activités culturelles. C'est donc un puissant levier d'influence directement au contact de publics que le milliardaire veut toucher.Pierre-Édouard Stérin profite aussi d'une situation : le financement public aux associations se réduit comme peau de chagrin. Certaines structures ont donc cessé de se boucher le nez pour aller chercher l'argent du milliardaire d'extrême-droite, pensant que cela ne se saurait pas. Sauf que les enquêtes se multiplient, et soulèvent une question : doit-on s'inquiéter aujourd'hui d'une emprise de l'extrême-droite sur le secteur associatif ? Invitées :Elsa Sabado, journaliste d'investigation indépendante, en 2023 déjà une enquête pour Alter Eco sur ces assos qui ne veulent pas devenir des entreprises comme les autresAnnabelle Martela, journaliste d'investigation indépendante, membre du collectif Hors cadre.Marianne Langlet, collectif des associations citoyennes, Coordinatrice de l'Observatoire citoyen de la marchandisation des associations, et anciennement journaliste.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quand j'étais adolescente, j'entendais les filles autour de moi parler du mariage comme d'une date limite. Certaines voulaient être mariées à 23 ans, d'autres à 27, mais jamais après 30. Comme si une femme célibataire de 31 ans avait raté quelque chose. Je me souviens avoir demandé à ma mère si c'était vrai. Si une femme perdait vraiment de sa valeur avec l'âge. À sa manière, elle me répondait que oui. Puis il y avait ma grand-mère. Un après-midi, autour d'un thé marocain, elle m'a regardée en souriant et m'a dit : « Ne te marie jamais, chérie. » Pendant longtemps, je n'ai pas compris cette phrase. Aujourd'hui, je me demande si elle n'était pas la femme la plus libre que je connaissais. Pourquoi avons-nous grandi avec l'idée qu'il fallait absolument trouver quelqu'un avant 30 ans ? Et si les femmes ne devenaient pas plus difficiles avec le temps, mais simplement plus lucides ? Dans cet épisode, on parle du mariage, de la peur de vieillir seule, des attentes que la société place sur les femmes et de ce qui se passe lorsqu'on commence enfin à choisir sa vie plutôt que de suivre le scénario qu'on avait écrit pour nous.IG : @amaltahirMes chroniques : In Her ShoesMon dernier livre : Rencard avec la trentaineXXAmal TahirHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Chine regorge de légendes, venues de siècles lointains. Certaines nous sont parvenues grâce à un recueil publié au IVe siècle, appelé le Shoushen Ji, c'est-à-dire, en chinois, À la recherche du surnaturel. On raconte que Gan Bao, historien à la cour de l'Empereur, y transcrivit des récits venus de tout le pays. Comme celui de Li-Chi et du serpent géant…Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Épisode 1484 : Les micro-dramas (ou mini-dramas / duanju) sont des séries ultra-courtes, tournées en vertical pour smartphone, composées d'épisodes de 1 à 5 minutes pensés pour le scroll et le binge-watching sur mobile. Nés en Chine, ils sont en train de se structurer comme un véritable écosystème audiovisuel, et déboulent aux États-Unis et en Europe (dont la France).-Définition et ADN du formatUn micro-drama est une mini-série découpée en dizaines d'épisodes très courts (quelques secondes à 1–5 minutes), conçus nativement en format vertical pour un visionnage sur smartphone.Les intrigues sont simples, très feuilletonnantes (souvent proches des télénovelas) avec un rebondissement toutes les 30–60 secondes et un cliffhanger à la fin de chaque épisode.Une saison entière peut se consommer en un trajet de métro, ce qui en fait une fiction “snackable” parfaitement alignée avec les usages TikTok / Reels.-Origines en Chine et explosion du marchéLe marché chinois des micro-dramas est énorme. Certaines séries dépassant le milliard de vues.ces micro dralmas on les retrouve sur les plateformes sociales comme Douyin et Tencent Vidéo. Mais aussi via des apps dédiées : DramaBox, ReelShort.Et c'est un sacré business basé sur un modèle simple. Premiers épisodes gratuits, puis pay-per-drama (paiement pour débloquer la suite) ou visionnage publicitaire pour continuer la série.En chine on parle d'un marché qui génère chaque année plus 8 milliards de dollars.-Aux US et en Europe, le marché du micro drama s'organiseTikTok veut prendre le lead. L'application a lancé une section Minis l'année dernière et une application dédiée aux mini-séries, appelée PineDrama, aux États-Unis et au Brésil début 2026.-En France, FranceTVSlash s'essaye au format avec « Putain de soirée »« P*tain de soirée » est une série verticale créée par et avec Roman Doduik, pensée dès le départ pour les réseaux sociaux de FranceTV Slash (Instagram, Snapchat, TikTok, YouTube, Facebook).La série raconte une seule nuit d'anniversaire surprise. Diffusion : un épisode par jour pendant 20 jours.Un cas d'école de “série verticale premium”Slash assume le format comme une « vraie série tournée comme une vraie série », mais pensée en 9:16 : casting solide, mise en scène, qualité d'image, tout en gardant les codes du vertical (plans serrés, rythme rapide, durée courte).-Des codes narratifs et esthétiques pensés pour le mobileCes séries verticales sont le produit d'une économie où l'attention est fragmentée.Les épisodes ne dépassent pas 1–3 minutes, parfois moins d'une minuteNarrativement, ça change beaucoup de choses :la place du cliffhanger (toutes les 30–60 secondes) ;la façon de poser un enjeu en quelques plans ;la relation au temps long (une saison entière consommée sur un trajet).Côté mise en scène aussi : qui dit format vertical sit plans serrés sur les visages, rythme très rapide pensés pour être consommés même dans un flux de scroll.Les micro-dramas sont un laboratoire de storytelling. C'est passionnant de décortiquer comment ils posent enjeu, personnage et twist en moins de 30 secondes. Il y a vraiment des recettes à intégrer dans nos propres formats courts organiques ou sponsorisés.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans Et si on arrêtait de penser au masculin ?, publié aux éditions Le Robert, le psycholinguiste Pascal Gygax démonte les mécanismes de la masculinisation de la langue et montre en quoi ils influencent en profondeur notre vision de la société. Un père et son fils partent en voiture à la campagne. Sur le chemin, ils ont un accident. Le père meurt, mais le fils survit et est amené aux urgences. Arrivé à l'hôpital, le chirurgien de garde dit : « Je ne peux pas opérer car c'est mon fils ! » Comment cette situation est possible ? C'est par cette devinette, qui s'avère être une question assez structurante, que commence l'essai co-écrit par Pascal Gygax ! La réponse est la « mère » mais beaucoup de gens testés ont eu beaucoup de peine à trouver la solution, comme si notre cerveau ne pouvait le capter immédiatement ! « Il y a un stéréotype ! On n'est pas habitué à l'association « chirurgien/femme ». En langue française, on a un autre problème : on utilise le masculin pour parler de personnes qui ne sont pas homme (médecin, professeur....) ». C'est ce qu'on appelle le masculin générique... Pour le chercheur, le cerveau a du mal à envisager spontanément le féminin lorsqu'il doit souvent lever une ambiguïté entre un féminin et un masculin. « Mais notre cerveau n'aime pas laisser des cases vides : lorsqu'il doit trancher, il va plutôt se tourner vers le masculin. C'est une forme d'androcentrisme. Nous voyons le monde à travers un prisme plutôt masculin, parce que nous y avons été exposés depuis tout petits. » Mais, comment on est ont arrivé là ? Tout d'abord, il y a eu des vagues de « masculinisation de la langue » notamment à partir du XVIIè siècle : des mots comme « autrice » ont disparu. « Une manière de dire aux femmes que les métiers tels que docteur, philosophe, sont réservés aux hommes ! C'est très assumé. » Comment faire un langage plus inclusif ? Pascal Gygax nous apprend que les premières théories sur l'écriture inclusives apparaissent dans le livre de Nancy Hardesty Inclusive Language in the Church. Dans cet ouvrage, l'autrice proposait d'utiliser des termes épicènes « enfant de Dieu » plutôt que « fils de Dieu ». « Il ne faut pas confondre écriture inclusive et point médian qui est juste une des formes possibles de l'écriture inclusive », précise Pascal Gygax. D'autres stratégies existent : changer la fonction grammaticale, utiliser le pluriel ou encore recourir à la forme passive. On peut aussi employer des doublets : « Françaises, Français », « les femmes et les hommes ». Mais est-ce que cela peut fonctionner ? « C'est surtout une question d'habitude. Certaines formes, comme les néologismes, mettront sans doute plus de temps à entrer dans les mœurs ». Et la chronique Ailleurs nous emmène à Kinshasa en République démocratique du Congo où Israël Tshipamba, directeur du festival Ça se passe à Kin. Invité : Pascal Gygax, psycholinguiste, directeur de recherches à l'université de Fribourg en Suisse. Co-auteur avec de Et si on arrêtait de penser au masculin ? publié aux éditions Le Robert. Programmation musicale : Les artistes Sébastien Tellier & Juliette Armanet avec le titre « Attraction ».
Dans Et si on arrêtait de penser au masculin ?, publié aux éditions Le Robert, le psycholinguiste Pascal Gygax démonte les mécanismes de la masculinisation de la langue et montre en quoi ils influencent en profondeur notre vision de la société. Un père et son fils partent en voiture à la campagne. Sur le chemin, ils ont un accident. Le père meurt, mais le fils survit et est amené aux urgences. Arrivé à l'hôpital, le chirurgien de garde dit : « Je ne peux pas opérer car c'est mon fils ! » Comment cette situation est possible ? C'est par cette devinette, qui s'avère être une question assez structurante, que commence l'essai co-écrit par Pascal Gygax ! La réponse est la « mère » mais beaucoup de gens testés ont eu beaucoup de peine à trouver la solution, comme si notre cerveau ne pouvait le capter immédiatement ! « Il y a un stéréotype ! On n'est pas habitué à l'association « chirurgien/femme ». En langue française, on a un autre problème : on utilise le masculin pour parler de personnes qui ne sont pas homme (médecin, professeur....) ». C'est ce qu'on appelle le masculin générique... Pour le chercheur, le cerveau a du mal à envisager spontanément le féminin lorsqu'il doit souvent lever une ambiguïté entre un féminin et un masculin. « Mais notre cerveau n'aime pas laisser des cases vides : lorsqu'il doit trancher, il va plutôt se tourner vers le masculin. C'est une forme d'androcentrisme. Nous voyons le monde à travers un prisme plutôt masculin, parce que nous y avons été exposés depuis tout petits. » Mais, comment on est ont arrivé là ? Tout d'abord, il y a eu des vagues de « masculinisation de la langue » notamment à partir du XVIIè siècle : des mots comme « autrice » ont disparu. « Une manière de dire aux femmes que les métiers tels que docteur, philosophe, sont réservés aux hommes ! C'est très assumé. » Comment faire un langage plus inclusif ? Pascal Gygax nous apprend que les premières théories sur l'écriture inclusives apparaissent dans le livre de Nancy Hardesty Inclusive Language in the Church. Dans cet ouvrage, l'autrice proposait d'utiliser des termes épicènes « enfant de Dieu » plutôt que « fils de Dieu ». « Il ne faut pas confondre écriture inclusive et point médian qui est juste une des formes possibles de l'écriture inclusive », précise Pascal Gygax. D'autres stratégies existent : changer la fonction grammaticale, utiliser le pluriel ou encore recourir à la forme passive. On peut aussi employer des doublets : « Françaises, Français », « les femmes et les hommes ». Mais est-ce que cela peut fonctionner ? « C'est surtout une question d'habitude. Certaines formes, comme les néologismes, mettront sans doute plus de temps à entrer dans les mœurs ». Et la chronique Ailleurs nous emmène à Kinshasa en République démocratique du Congo où Israël Tshipamba, directeur du festival Ça se passe à Kin. Invité : Pascal Gygax, psycholinguiste, directeur de recherches à l'université de Fribourg en Suisse. Co-auteur avec de Et si on arrêtait de penser au masculin ? publié aux éditions Le Robert. Programmation musicale : Les artistes Sébastien Tellier & Juliette Armanet avec le titre « Attraction ».
Eliot Deval revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. Peut-être avez-vous déjà vu l'un de ces petits objets appelé gratte-langue. En forme de U, il est utilisé pour se racler la langue, comme son nom l'indique. D'autres personnes choisissent de frotter directement avec leur brosse à dents, avec ou sans dentifrice. Dans tous les cas, l'objectif est de contribuer à l'hygiène bucco-dentaire et souvent, de lutter contre la mauvaise haleine. Pas moins de 700 espèces de bactéries sont présentes dans notre bouche et sur la langue. Certaines produisent des vitamines, d'autres aident à digérer, et dans l'ensemble, ces bactéries interviennent pour réduire le risque de colonisation par des pathogènes étrangers. La salive joue-t-elle également un rôle dans l'hygiène bucco-dentaire ? Que faire lorsque l'on a mauvaise haleine ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Emilie Drugeon Première diffusion : mars 2023 À écouter aussi : À quel moment de la journée brûle-t-on le plus de calories ? Poils incarnés sur le pubis : que faire ? A quel moment de la journée faut-il prendre sa douche ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Santé". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs « Mediapart » a recueilli une dizaine de témoignages émanant de journalistes, qui montrent que le comportement du chanteur avec les femmes était connu dans plusieurs rédactions. Certaines avaient pris des dispositions pour les interviews prévues avec la star. TF1 reconnaît avoir agi « par principe de précaution ». Un article de Samia Déchir et Marine Turchi paru le 3 juin 2026 et lu par Christine Pâris. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Et si face aux difficultés de lecture, la société se montrait plus inclusive? Aujourd'hui, ne pas maîtriser les compétences de base marginalise. Certaines institutions se mettent donc au FALC, un langage facile à lire et à comprendre et enseigné à l'Université de Fribourg dans le but de rendre l'information accessible à toutes et tous. C'est ce qu'a fait le Château de Prangins - Musée national Suisse. Reportages de Manon Germond Réalisation : David Golan Production : Laurence Difélix
Une assiette de pâte fumante nous attend à l'amariciana, vous préférez des polpette ? Les deux ? C'est possible aussi ! Bouchées de cuisine italienne, la fameuse et tant aimée, tant partagée de par le monde ! Une cuisine italienne, patrimoine de l'humanité... reprenons : matrimoine si l'on prête attention aux sources de cette cuisine : à celles qui la font, la préparent, la transmettent : qui trouvons-nous ? Des femmes, des donne, des mamma, leur mère, les nonnas, les tantes, les sœurs, ... Historiquement peut-être parce que la cuisine est domestique. Une cuisine du quotidien, de la maison, et donc une cuisine majoritairement féminine, notamment dans l'Italie préindustrielle et largement rurale. Santa mamma Les femmes – et toutes ses déclinaisons dans un foyer et une famille - gèrent tout ce qui fait tourner un foyer : l'approvisionnement, la transformation des produits, la cuisine quotidienne, elles maîtrisent les savoirs liés à la conservation (fromages, salaisons, bocaux, séchage, fermentation) et à la transformation, et maîtrisent les budgets, déploient des trésors de créativité et d'imagination pour nourrir leur famille y compris quand les temps sont durs. La transmission s'est longtemps faite oralement. Elle est familiale, non codifiée, transmise entre générations, ce qui explique aussi l'attachement des Italiens et de leur cuisine aux saisons et aux productions locales, voire micro locales, d'ingrédients simples, végétaux, Avec en prime, le goût d'être ensemble, de faire ensemble, de se retrouver, et de transmettre. Quelle place pour le répertoire culinaire féminin ? Chaque région italienne repose sur ces savoir-faire et ces recettes. Des pâtes fraîches réalisées à la main en Émilie-Romagne aux sauces mitonnées des heures, aux fritures de Campanie, les soupes, les fromages, les pains, les pâtisseries, la maitrise de fruits et des légumes, dont cette tomate arrivée relativement tard en Italie. Les femmes sont souvent considérées comme « les dépositaires du goût juste » : qui est aussi le goût de la maison, des tablées et de la famille, du tempo de la vie. Elles savent quand la pâte est bonne, quand l'huile est à son point, quand le fromage est prêt. Ce savoir est sensoriel, pas écrit. D'où le paradoxe fondamental : les femmes cuisinent, les hommes écrivent (ou signent) les grands ouvrages culinaires italiens des XVIIIè–XIXè siècles (Artusi notamment) : ils compilent des recettes issues du monde domestique, mais les attribuent rarement aux femmes qui les pratiquent et cuisinent sans signer. La mamma : icône figée ou vivante et respectée ? Le revers de la médaille, c'est le coût symbolique de la figure de la mamma : elle fige la femme dans un rôle domestique, elle freine la reconnaissance professionnelle. On célèbre la « mamma », mais on célèbre le chef (souvent masculin) au restaurant. Depuis la fin du XXème siècle, les femmes sont de plus en plus visibles. Certaines cheffes italiennes revendiquent explicitement un héritage domestique féminin, longtemps dévalorisé. La cuisine féminine italienne est aussi une forme de résistance : résistance à l'uniformisation industrielle, résistance à l'américanisation du goût, résistance à la perte des savoirs locaux. Dans beaucoup de villages : ce sont encore les femmes âgées qui savent faire les plats « correctement » pour les fêtes, les rites, les saisons. Les mamas et les nonnas ont la cote et gagnent encore en visibilité avec les réseaux sociaux. Les comptes dans lesquels un « petit » enfant filme sa grand-mère en train de faire sa recette de polpette, les pâtes maison se sont multipliées comme des petits pains depuis la Covid notamment, remportant un succès détonnant ! Avec - Madalena Fossati, journaliste, rédactrice en chef du magazine « La Cucina Italiana ». Maddalena a porté avec Silvia Sassone l'inscription de la cuisine italienne sur la liste du patrimoine immatériel de l'Unesco, chose faite le 10 décembre 2025. Elle est aussi présentatrice à la télévision de l'émission « Celibrity chef » sur TV8. - Alba Pezone, autrice, cuisinière, l'une des voix de la gastronomie italienne, et de la Campagnie en France. Alba a notamment publié Dimore d'Italia, recettes secrètes, In cucina chez Hachette Cuisine, Pizza mania, aux éditions Lamartinière. À écouter aussiEn Italie, tout le monde cuisine, tout le temps, et pour tout le monde: nous sommes la cuisine! ► Pour aller plus loin - Erri de Luca Récits de saveurs familières, Éditions Gallimard - Autour de Scapi : le cuisinier des papes évoqué par Maddalena - Grazia Deledda, Prix nobel de littérature italienne, dont le prix a été décerné le 10 décembre 1926, 100 ans avant l'inscription de la cuisine italienne au patrimoine immatériel de l'humanité - Pellegrino Artusi : la science en cuisine et l'art de manger, Éditions de l'Epure - Fondation Artusi - Marieta Sabatini, la gouvernante d'Artusi - Italie, dictionnaire des saveurs, d'Emmanuelle Mourareau – Cosmopole. Musique : That thing de Mungo's Hifi et Aziza Jay.
Maintenant Vous Savez, c'est aussi Maintenant Vous Savez - Santé et Maintenant Vous Savez - Culture. Au cours d'une vie, nous produisons en moyenne 38 000 litres d'urine, selon un documentaire d'Arte diffusé en 2014 et intitulé « Les super-pouvoirs de l'urine ». L'urine évacue les déchets azotés produits par les organes et rejetés dans le sang, tels que l'urée et l'acide urique. Elle est également composée d'eau et de sels minéraux notamment. Jaune pâle ou jaune foncé en fonction de l'heure de la journée, sa couleur est généralement limpide. Néanmoins, elle peut aller jusqu'à une dizaine de teintes différentes, ce qui peut surprendre au moment d'aller aux toilettes. Certaines colorations sont dues à ce que nous mangeons et buvons, là où d'autres sont causées par des pathologies, telles que des infections urinaires, le diabète, ou encore des calculs rénaux. On fait le point à l'occasion de la semaine nationale du rein, du 4 au 11 mars 2023. Comment explique-t-on sa couleur jaune habituelle ? Quelles couleurs plus surprenantes peut prendre l'urine ? Et si la coloration est persistante ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Emilie Drugeon. Première diffusion : mars 2023 À écouter aussi : Comment bien organiser son frigo ? Quelles sont les réactions les plus étranges provoquées par l'orgasme ? Sexualité : quels sont les aliments qui nuisent à votre libido ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Santé". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
D'après l'association OXFAM France, en 2022, près de 32 millions de personnes dans le monde ont été contraintes de quitter leur lieu de vie à cause de phénomènes environnementaux extrêmes. Et selon l'organisation, ce nombre pourrait grimper jusqu'à 1,2 milliard d'ici 2050 si le réchauffement climatique continue de s'intensifier. Le réchauffement climatique affecte de plus en plus les populations à travers le monde. Sécheresses, inondations, incendies ou encore montée du niveau des mers poussent déjà des millions de personnes à quitter leur habitation ou leur territoire. La France est-elle concernée par ce phénomène ? Certaines personnes sont-elles déjà contraintes de déménager à cause du changement climatique ? Ce type de situation est-il fréquent ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite :Pourquoi le climat se réchauffe-t-il ? Quelles sont les villes françaises les mieux préparées au réchauffement climatique ? Comment notre corps peut-il s'adapter au réchauffement climatique ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Pour beaucoup de gens, le symbole “Peace & Love” évoque immédiatement les hippies, les années 1960, les festivals et les mouvements pacifistes. Pourtant, son origine est beaucoup plus surprenante : il vient… du monde militaire.Le célèbre cercle traversé de traits a été créé en 1958 au Royaume-Uni par un designer nommé Gerald Holtom. À cette époque, la peur d'une guerre nucléaire est immense. Les États-Unis et l'URSS multiplient les essais atomiques, et une grande marche antinucléaire est organisée entre Londres et le centre de recherche nucléaire d'Aldermaston.Holtom doit alors inventer un symbole simple, facilement reconnaissable, capable de représenter le désarmement nucléaire. Et pour cela, il puise dans… le code militaire maritime.Il utilise en réalité l'alphabet sémaphore, un système de communication employé notamment par les marines militaires. Dans ce langage, des marins transmettent des lettres à distance grâce à deux drapeaux tenus dans différentes positions.Le symbole combine deux lettres : Le “N” de “Nuclear”, obtenu avec deux bras pointés vers le bas en diagonale. Et le “D” de “Disarmament”, représenté par un bras levé et un bras baissé.Superposées, ces deux positions forment exactement le dessin du symbole Peace & Love. Holtom entoure ensuite le tout d'un cercle, censé représenter la Terre.Visuellement, cela donne ceci :Le “N” en sémaphore : bras ouverts vers le bas. Le “D” : un bras en haut, un en bas. Fusionnés : le fameux symbole.Autrement dit, ce symbole mondialement associé à la paix est littéralement construit à partir d'un code de signalisation militaire.Mais l'histoire devient encore plus fascinante ensuite. Le logo dépasse rapidement le cadre du mouvement antinucléaire britannique. Dans les années 1960, il est adopté par les mouvements contre la guerre du Vietnam, puis par la contre-culture hippie. Il devient alors un emblème universel de non-violence, d'amour et de contestation pacifique.Certaines rumeurs ont tenté plus tard de lui donner des significations occultes ou sataniques, mais elles sont totalement fausses. Son origine est parfaitement documentée : il s'agit simplement d'une combinaison graphique issue du sémaphore militaire.Il existe aussi une dimension personnelle dans sa création. Gerald Holtom expliqua plus tard que la silhouette lui rappelait un être humain désespéré, les bras tombants, comme dans le tableau “Le Paysan devant le peloton d'exécution” de Francisco de Goya. Le symbole mêlerait donc à la fois un code militaire… et une expression de détresse humaine face au risque nucléaire.C'est sans doute ce paradoxe qui explique sa puissance : un langage conçu pour la guerre transformé en icône mondiale de la paix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Invité: Étienne Ghys. Nous en lisons des centaines, voire des milliers par jour, sans vraiment prendre le temps de les observer. Les lettres qui forment nos phrases, qui peuple nos livres et nos médias ont pourtant toute une histoire. Une esthétique également. Certaines sont ventrues, dʹautres élancées. Comment se sont formées les lettres de notre alphabet? Quelle a été lʹinfluence de lʹimprimerie, puis du numérique, dans lʹévolution de la typographie? Tribu accueille Étienne Ghys, mathématicien et secrétaire perpétuelle de lʹAcadémie des Sciences. Il signe ce livre, "La petite histoire des lettres", aux éditions Odile Jacob.
On pourrait croire qu'un arbre pousse mieux en pleine forêt, entouré de nature. Pourtant, plusieurs études scientifiques montrent l'inverse : dans de nombreuses régions du monde, les arbres des villes grandissent plus vite que ceux des campagnes ou des forêts voisines. Une vaste étude menée par l'Université technique de Munich et publiée dans Nature Scientific Reports a confirmé ce phénomène étonnant.Les chercheurs ont étudié environ 1 400 arbres dans plusieurs grandes villes du monde, comme Paris, Berlin, Munich, Hanoï ou encore Le Cap. Pour chaque ville, ils ont comparé des arbres urbains avec les mêmes espèces vivant dans les zones rurales voisines. Résultat : les arbres urbains étaient en moyenne beaucoup plus grands au même âge. Certains poussaient jusqu'à quatre fois plus vite.La principale explication est ce qu'on appelle “l'effet d'îlot de chaleur urbain”. Les villes emmagasinent énormément de chaleur à cause du béton, de l'asphalte et des bâtiments. Résultat : les températures y sont souvent de 3 à 10 degrés plus élevées que dans les campagnes voisines.Or, les arbres aiment la chaleur… jusqu'à une certaine limite. Une température plus élevée stimule la photosynthèse, le mécanisme par lequel les végétaux utilisent la lumière du Soleil pour produire leur énergie. En ville, la saison de croissance commence donc plus tôt au printemps et se termine plus tard à l'automne. Les arbres disposent de davantage de temps pour pousser chaque année.Le dioxyde de carbone joue aussi un rôle. Les villes contiennent davantage de CO₂ à cause de la circulation et des activités humaines. Or, le CO₂ est littéralement la nourriture des plantes. En quelque sorte, les arbres urbains vivent dans une atmosphère plus “fertilisée”.Autre facteur : dans les rues ou les parcs, les arbres ont souvent moins de concurrence directe qu'en forêt. En forêt, les arbres se battent pour la lumière, l'eau et les nutriments. En ville, un arbre isolé reçoit parfois davantage de soleil.Mais cette croissance rapide a un prix. Les chercheurs soulignent que les arbres urbains vieillissent souvent plus vite. Leur bois peut être moins dense et donc plus fragile. La pollution, le manque d'eau, les sols compactés ou les canicules créent aussi un stress important.Autrement dit, les arbres des villes grandissent plus rapidement… mais pas forcément dans de meilleures conditions. C'est un peu comme s'ils vivaient une vie accélérée.Cette découverte illustre aussi un phénomène plus large : le changement climatique modifie profondément la croissance des arbres partout sur Terre. Certaines forêts poussent plus vite qu'autrefois, mais elles deviennent parfois aussi plus vulnérables aux sécheresses, aux tempêtes ou aux maladies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Certaines sont spectaculaires, d'autres sont plus insidieuses mais font bifurquer la marche de nos sociétés. Hantavirus, Ebola, rougeole, les épidémies sont là et le Covid n'était qu'une flambée spectaculaire dans un paysage sanitaire mondial chahuté par les zoonoses et les aléas des politiques vaccinales. De la peste noire au VIH en passant par la tuberculose et la syphilis, comment les épidémies nous transforment. Au milieu du XIVe siècle, un tiers au moins de la population européenne est décimé par une maladie apparue aux confins de la Mongolie, entrée en Europe par les routes commerciales maritimes. On l'appellera la peste noire. Elle frappe à plusieurs reprises jusqu'au début du XVIIIe siècle et reste présente dans certaines régions du monde comme à Madagascar. Patrice Bourdelais, historien et démographe, auteur de Résister au souffle de l'épidémie, de la peste noire au Covid, paru aux Éditions du CNRS, explique comment la peste arrive en 1347. Une série Histoire Vivante d'Ariane Hasler, produite par Anaïs Kien et réalisée par David Golan.
Pour le comprendre, il faut remonter plusieurs siècles en arrière, bien avant l'invention de l'ordinateur, à une époque où les livres étaient rares, précieux… et annotés à la main.Au Moyen Âge, puis à la Renaissance, les lecteurs passionnés avaient une habitude particulière : ils dessinaient dans les marges de leurs manuscrits de petits symboles pour attirer l'attention sur certains passages. Parmi eux figurait une étrange petite main à l'index tendu. Ce dessin portait un nom : la manicule, du latin manus, qui signifie « main ».Son rôle était simple : signaler un passage important. En quelque sorte, la manicule disait déjà : « Regardez ici ! », « Ceci mérite d'être retenu ! » ou encore « Passage essentiel ! ». C'était l'équivalent médiéval du surligneur fluorescent ou du post-it moderne.Ces manicules étaient souvent très élaborées. Certaines étaient de simples esquisses rapides, tandis que d'autres devenaient de véritables œuvres d'art miniatures. Les lecteurs ajoutaient parfois des manchettes élégantes, des boutons de manchette, voire des bras entiers richement décorés. Chaque lecteur avait sa propre manière de dessiner cette main, un peu comme une signature graphique.Le plus fascinant est que ces manicules n'étaient pas réservées aux moines copistes. On en retrouve dans les livres de philosophes, de juristes, de scientifiques ou de riches marchands. Même des penseurs célèbres comme Érasme ou Isaac Newton utilisaient des annotations de ce genre dans leurs ouvrages.À l'époque, lire était une activité beaucoup plus active qu'aujourd'hui. Les lecteurs dialoguaient littéralement avec les textes : ils commentaient, corrigeaient, soulignaient et ajoutaient ces fameuses petites mains pour naviguer plus facilement dans leurs ouvrages.Puis l'imprimerie transforma progressivement la lecture. Les livres devinrent plus standardisés et les annotations manuscrites reculèrent. La manicule disparut peu à peu des marges des ouvrages.Mais elle ne mourut jamais vraiment.Car plusieurs siècles plus tard, avec l'apparition de l'informatique et d'Internet, cette vieille idée graphique ressurgit sous une nouvelle forme. Aujourd'hui encore, lorsque vous passez votre souris sur un lien cliquable, le curseur se transforme souvent en petite main à l'index tendu.Sans le savoir, nous utilisons donc quotidiennement un symbole inventé il y a des centaines d'années par des lecteurs médiévaux. La petite main numérique qui nous indique où cliquer est l'héritière directe de la manicule des manuscrits anciens.Une preuve étonnante que certaines idées traversent les siècles… simplement parce qu'elles sont efficaces. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dit comme cela, la question semble sortir d'un film de science-fiction. Pourtant, des physiciens viennent de publier des travaux fascinants qui donnent l'impression qu'une particule lumineuse peut, dans certaines conditions, “sortir” d'un matériau avant même d'y être entrée.Évidemment, cela ne signifie pas que l'on peut voyager dans le passé ou violer les lois fondamentales de la physique. Mais cette découverte illustre à quel point le monde quantique défie notre intuition.Tout commence avec des photons, les particules de lumière. Des chercheurs ont étudié la manière dont ces photons traversent un nuage d'atomes. En physique classique, on s'attend à une chronologie simple : le photon entre dans le matériau, interagit avec les atomes, puis ressort un peu plus tard.Mais dans certaines expériences quantiques, les calculs donnent un résultat étonnant : le “temps de traversée” semble négatif.Autrement dit, si l'on applique certaines méthodes de mesure, le photon paraît ressortir avant l'instant où il aurait dû entrer. C'est ce qu'on appelle parfois un “temps négatif” ou un “retard négatif”.Pour comprendre ce paradoxe, il faut oublier notre vision habituelle du temps. Dans le monde quantique, les particules ne se comportent pas comme de petites billes bien localisées. Elles sont décrites par des ondes de probabilité. Lorsqu'un photon traverse un milieu, son onde peut être modifiée, déformée ou redistribuée d'une manière extrêmement étrange.Le phénomène observé est lié à ce qu'on appelle la diffusion quantique et aux interférences d'ondes. Certaines parties de l'onde lumineuse sont amplifiées tandis que d'autres sont atténuées. Résultat : le pic principal du signal lumineux peut sembler émerger plus tôt que prévu.Cela donne l'illusion d'un temps négatif, mais aucune information ne voyage réellement plus vite que la lumière. La relativité d'Albert Einstein reste intacte.Ce qui rend cette nouvelle étude particulièrement importante, c'est que les chercheurs ont réussi à observer directement l'excitation des atomes pendant le passage de la lumière. Cela permet de mieux comprendre ce qui se produit réellement à l'intérieur du matériau, au cœur du processus quantique.Cette expérience montre surtout une chose : notre intuition quotidienne fonctionne mal à l'échelle microscopique. Dans notre monde, les causes précèdent toujours les conséquences. Mais dans l'univers quantique, les notions de trajectoire, de position ou même de chronologie deviennent beaucoup plus floues.Le “temps négatif” n'est donc pas une machine à remonter le temps. C'est plutôt une fenêtre ouverte sur un monde où les règles habituelles cessent d'être évidentes. Et plus les physiciens explorent cet univers quantique, plus ils découvrent que la réalité est étrange… bien au-delà de ce que notre cerveau est naturellement capable d'imaginer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dix-sept ans après la mort de l'abbé Pierre, admiré pour son engagement en faveur des plus démunis par le biais de sa fondation et des structures Emmaüs, l'image du saint se brise en 2024. En un an, quatre rapports font état de 68 victimes de viols et d'agressions sexuelles commis par l'abbé Pierre, dont 12 mineures. Emmaüs et l'Église catholique ont depuis engagé des processus d'indemnisation. Une enquête en cours menée par la Commission indépendante d'études sur les violences commises par l'abbé Pierre. Composée de chercheurs, elle a pour but de comprendre ce qui a conduit à "l'établissement" et au "maintien" du silence. Comment expliquer que l'abbé Pierre ait pu agir en toute impunité ? Avait-il des complices ? A-t-il été couvert ? Certaines personnes ont pourtant alerté. La voix du crime de cet épisode est l'une d'entre elles : elle a parlé puis a enfoui ces violences sexuelles dans sa mémoire durant cinq décennies. Rachel Le Nan a été victime de l'abbé Pierre lorsqu'elle avait huit ans. Au micro de Marie Zafimehy, elle raconte pourquoi elle a décidé d'enquêter sur sa propre histoire et sur le système d'omerta qui a régné autour de l'homme d'Église et de ceux qui l'entouraient.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Certaines régions du Royaume-Uni pourraient devenir le foyer de moustiques capables de propager la dengue.Traduction :Some parts of the UK could become home to mosquitoes capable of spreading dengue fever. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.