POPULARITY
Categories
Selon l'OMS, 1,23 million de personnes sont mortes de la tuberculose en 2024. La même année, 10,7 millions de personnes ont contracté cette maladie bactérienne touchant le plus souvent les poumons. Chez la majorité des personnes, l'infection peut rester silencieuse toute la vie. Cependant, elle évoluera vers la maladie chez 5 à 10% des cas, notamment chez les personnes avec une déficience immunitaire. Comment se transmet cette infection ? Qui sont les personnes les plus à risques ? Quelle prise en charge existe ? La Tuberculose est une maladie très ancienne, dont on a identifié des traces remontant à la Préhistoire et avec en 2024, plus de 10 millions de nouveaux cas d'après l'OMS, cette infection bactérienne reste d'actualité ! À la fin XIXè siècle, lorsque l'Allemand Robert Koch découvre la bactérie incriminée (à qui il donne son nom : le bacille de Koch), on estime que la tuberculose est la cause d'un décès sur sept en Europe ! Au moment où nous parlons, la tuberculose se range au 10è rang des causes de mortalité à l'échelle planétaire. Cartographie de la tuberculose À eux seuls, cinq pays d'Asie (Inde, Indonésie, Philippines, Chine et Pakistan) concentrent 55% du fardeau de la tuberculose. Le Nigeria et la RDC se rangent au sixième et septième rang. Cette maladie peut atteindre plusieurs organes : l'atteinte va déterminer les risques de transmission, puisque seule la tuberculose pulmonaire est contagieuse. Vaccination et antibiothérapie Cette infection potentiellement mortelle (1,23 million de décès en 2024, 150 000 avec une co-infection de VIH sida) peut rester silencieuse; on parle alors de tuberculose latente. Dans 10% des cas, la tuberculose va passer au stade « maladie ». Certaines conditions, un état de fragilité générale (malnutrition, co-infection) peuvent favoriser le passage au stade actif de l'infection. Il est alors essentiel d'avoir accès un traitement efficace, une antibiothérapie au long cours, une fois le diagnostic posé. Avec : Pr Stéphane Jaureguiberry, infectiologue et chef de service des Maladies infectieuses et tropicales, à l'hôpital Bicêtre AP-HP au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne Dr Mireille Mpoudi Etame, médecin infectiologue-épidémiologiste, au ministère de la Défense du Cameroun. ► En fin d'émission, à deux jours de la Journée mondiale des maladies rares, nous donnerons la parole au Pr Aimé Lumaka, directeur du Centre de Référence des Maladies Rares et Non-Diagnostiquées (CRMRND) à Kinshasa qui organise une matinée de sensibilisation. Programmation musicale : ► Durand Jones & The indications – Flower moon ► Tyty Meufapart – Mbamina. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Selon l'OMS, 1,23 million de personnes sont mortes de la tuberculose en 2024. La même année, 10,7 millions de personnes ont contracté cette maladie bactérienne touchant le plus souvent les poumons. Chez la majorité des personnes, l'infection peut rester silencieuse toute la vie. Cependant, elle évoluera vers la maladie chez 5 à 10% des cas, notamment chez les personnes avec une déficience immunitaire. Comment se transmet cette infection ? Qui sont les personnes les plus à risques ? Quelle prise en charge existe ? La Tuberculose est une maladie très ancienne, dont on a identifié des traces remontant à la Préhistoire et avec en 2024, plus de 10 millions de nouveaux cas d'après l'OMS, cette infection bactérienne reste d'actualité ! À la fin XIXè siècle, lorsque l'Allemand Robert Koch découvre la bactérie incriminée (à qui il donne son nom : le bacille de Koch), on estime que la tuberculose est la cause d'un décès sur sept en Europe ! Au moment où nous parlons, la tuberculose se range au 10è rang des causes de mortalité à l'échelle planétaire. Cartographie de la tuberculose À eux seuls, cinq pays d'Asie (Inde, Indonésie, Philippines, Chine et Pakistan) concentrent 55% du fardeau de la tuberculose. Le Nigeria et la RDC se rangent au sixième et septième rang. Cette maladie peut atteindre plusieurs organes : l'atteinte va déterminer les risques de transmission, puisque seule la tuberculose pulmonaire est contagieuse. Vaccination et antibiothérapie Cette infection potentiellement mortelle (1,23 million de décès en 2024, 150 000 avec une co-infection de VIH sida) peut rester silencieuse; on parle alors de tuberculose latente. Dans 10% des cas, la tuberculose va passer au stade « maladie ». Certaines conditions, un état de fragilité générale (malnutrition, co-infection) peuvent favoriser le passage au stade actif de l'infection. Il est alors essentiel d'avoir accès un traitement efficace, une antibiothérapie au long cours, une fois le diagnostic posé. Avec : Pr Stéphane Jaureguiberry, infectiologue et chef de service des Maladies infectieuses et tropicales, à l'hôpital Bicêtre AP-HP au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne Dr Mireille Mpoudi Etame, médecin infectiologue-épidémiologiste, au ministère de la Défense du Cameroun. ► En fin d'émission, à deux jours de la Journée mondiale des maladies rares, nous donnerons la parole au Pr Aimé Lumaka, directeur du Centre de Référence des Maladies Rares et Non-Diagnostiquées (CRMRND) à Kinshasa qui organise une matinée de sensibilisation. Programmation musicale : ► Durand Jones & The indications – Flower moon ► Tyty Meufapart – Mbamina. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Depuis plusieurs mois, Donald Trump cible directement l'Afrique du Sud. Dans ses discours, le président américain accuse Pretoria de ne pas protéger les fermiers afrikaners blancs, qu'il prétend victimes d'un « génocide ». (Rediffusion du 10 décembre 2025) De notre envoyé spécial de retour de Johannesburg Les démentis sud-africains n'y changent rien. Washington sanctionne : boycott du G20 organisé à Johannesburg, exclusion de l'Afrique du Sud du prochain sommet États-Unis/Afrique et, surtout, décisions économiques lourdes, notamment des droits de douane de 30% sur les exportations sud-africaines. Pour East London, ville du Cap-Oriental dont l'économie dépend largement de l'usine Mercedes-Benz, la punition américaine est un séisme. Sur le port d'East London, la scène est pourtant immuable : rangées de berlines alignées sous les projecteurs, grues immobiles dans l'air salin, ouvriers qui s'affairent en attendant les navires. Dirk Botes, responsable clientèle, détaille l'organisation du terminal automobile : « Cette zone peut préstocker environ 1 400 voitures. Dans le hangar là-bas, un peu moins de 4 000, et sur l'esplanade ouverte environ 1 500. » Ce soir, un navire doit pourtant accoster avec plusieurs heures de retard, perturbé par le mauvais temps. « Il va charger ces véhicules, décharger ceux qui arrivent d'Europe, puis on recommencera avec le bateau suivant », explique-t-il. Ce ballet, autrefois parfaitement réglé, s'est ralenti au fil des mois. Le port exporte de moins en moins de voitures, essentiellement des Mercedes Classe C dont les ventes déclinent depuis plusieurs années. Sphiwe Mthembu, le directeur du port, ne masque pas son inquiétude : « La situation nous touche directement. Quand un constructeur présent depuis soixante-cinq ans commence soudain à souffrir d'une baisse de volumes, cela nous affecte immédiatement. Nous recevons des conteneurs destinés à l'usine : si l'usine tourne moins bien, le port en subit l'impact. Nous devons absolument garder Mercedes-Benz ici et attirer un deuxième grand constructeur. C'est vital pour l'économie locale. » En ville, la chambre de commerce suit de près la situation. Sa directrice, Lizelle Maurice, femme d'affaires respectée et ardente défenseure de l'économie locale, résume l'impact en quelques mots : « Le marché américain était notre plus gros marché, environ 30% de toutes les commandes. Quand les volumes ont commencé à baisser, les fournisseurs de Mercedes-Benz ont immédiatement réduit leurs effectifs. Et cela, c'était avant même les tarifs de Trump. La pandémie avait déjà mis notre économie à genoux. L'an dernier, l'usine est passée de trois à deux équipes, puis 700 départs volontaires ont été annoncés. Les décisions de Washington n'ont fait qu'aggraver une situation déjà très tendue. » Pour comprendre la centralité de Mercedes-Benz dans la région, Ted Keenan, journaliste du Daily Dispatch, déroule une liste : Auria Africa, Valeo International, AIH, et bien d'autres. Tous ont licencié ces derniers mois. «Certaines estimations parlent de 160 000 personnes potentiellement touchées dans la région si Mercedes s'en allait », glisse-t-il, avant de nuancer : « Je ne crois pas que ce soit réaliste. Ce serait la pire chose qui puisse arriver. Mais, il y a des rumeurs persistantes venues de Chine : Mercedes-Benz serait prêt à partager son usine. Aujourd'hui, beaucoup de constructeurs partagent leurs installations. Ce n'est pas impensable. » Pour les employés, c'est jour de fête. Plusieurs centaines d'entre eux sont rassemblés sur un terrain de rugby pour la traditionnelle célébration de fin d'année. Brochettes, musique, danses. Thabile Bevu, délégué du syndicat Numsa, explique pourtant que cette année a été rude : « La production s'est arrêtée plus tôt que d'habitude, quatre semaines en avance. C'est une combinaison de facteurs. Les taxes américaines ont forcé l'usine à réduire. En juillet, on a aussi été en chômage technique pendant six semaines. Beaucoup d'employés embauchés l'an dernier ont déjà perdu leur travail. Alors, tout le monde se demande : est-ce que je serai le prochain ? Mais Mercedes a toujours réussi à faire face, en travaillant avec nous. » Le lendemain, l'un des ouvriers, Phiwe Qaba, arborant un maillot bleu clair des Orlando Pirates, confirme que la crainte est constante : « On parle toujours du même sujet. Parce que dès que les États-Unis arrêtent de commander, notre vie quotidienne change. » Si lui bénéficie d'accords garantissant un revenu minimum même en cas de chômage technique, il pense aux autres, à ceux qui gravitent autour de l'usine : « La dame qui vend des fruits à l'entrée, le gars qui fait le ménage, celle qui prépare la nourriture… eux rentrent chez eux sans un sou. C'est une catastrophe. » À quelques kilomètres du centre-ville, dans le township historique de Duncan Village, on ressent déjà les secousses de la crise. Khulile Jacobs, éducateur et figure locale, fait visiter le lycée du quartier et raconte l'effet sur les familles : « Beaucoup avaient pris des prêts logement ou auto. Avec les licenciements, tout risque de s'effondrer. Des familles qui avaient quitté le township pour des quartiers plus aisés reviennent déjà. Le mouvement a commencé juste après l'élection américaine de novembre. Les entreprises savaient ce qui allait arriver. » Pour Khulile Jacobs, les raisons des décisions de Donald Trump dépassent largement les questions agricoles ou sécuritaires : « C'est une nouvelle forme de guerre froide. L'Afrique du Sud est un hub d'investissements sur le continent. On a l'impression que Trump essaie de détourner ces investissements vers les États-Unis. » Il ajoute un facteur géopolitique majeur : « Le fait que notre pays ait amené Israël devant la Cour internationale de justice a pesé lourd. Pour Trump, c'est comme si l'Afrique du Sud s'était opposée à un allié stratégique. » Et lorsqu'on lui demande s'il soutient son gouvernement dans cette démarche, la réponse est sans ambiguïté : « À 100 %, même plus. Nous nous tiendrons toujours aux côtés du peuple palestinien. Moralement, nous ne pouvons pas faire autrement. » Malgré tout, certains veulent croire à un possible apaisement. Lizelle Maurice, la directrice de la chambre de commerce, appelle à ne pas couper le dialogue : « Trump doit comprendre que ses décisions touchent des millions de personnes. Il doit revoir sa stratégie vis-à-vis de l'Afrique du Sud. Comme je le dis toujours : garde tes amis près de toi, mais tes ennemis encore plus près. »
Certaines épreuves sportives des Jeux olympiques peuvent être risquées ! Le kilomètre lancé (KL). Adhérez à cette chaîne pour obtenir des avantages : https://www.youtube.com/channel/UCN4TCCaX-gqBNkrUqXdgGRA/join Script: Amylie Chiasson Montage: Diane, Artémis Production | artemisproduction.framer.website Pour soutenir la chaîne, au choix: 1. Cliquez sur le bouton « Adhérer » sous la vidéo. 2. Patreon: https://www.patreon.com/hndl Musique issue du site : epidemicsound.com Images provenant de https://www.storyblocks.com Abonnez-vous à la chaine: https://www.youtube.com/c/LHistoirenousledira Les vidéos sont utilisées à des fins éducatives selon l'article 107 du Copyright Act de 1976 sur le Fair-Use. Sources et pour aller plus loin: ALLEN, E. John B., « Speed skiing », Britannica, https://www.britannica.com/sports/speed-skiing. CRÉPEAU, Philippe, « Albertville 1992 », Ici Radio-Canada, 2002, https://ici.radio-canada.ca/allosaltlake/olympiques/historique/1992.asp. PELCHAT, Martin, Une jeune skieuse entre en collision avec la dameuse et se tue à Bromont, La Presse, Cahier A, 8 mars 1992, p. 3. « Speed Skiing featured in “This is FIS 100” series », Fis-ski, 27 février 2024, https://www.fis-ski.com/speed-skiing/news/2023-24/speed-skiing-featured-in-this-is-fis-100-series, (6 janvier 2026). Records dans une épreuve assombrie par une tragédie, Le Soleil, 23 février 1992, p. 5. Accident mortel à l'échauffement, La Presse, 23 février 1992, p. 8. THE OLYMPICS / WINTER GAMES AT ALBERTVILLE: Swiss Speed Skier Dies Before Event: Accident: Nicolas Bochatay is killed when he hits a snow machine while skiing on a public slope with a teammate., Los Angeles Times, 23 février 1992. « Speed Skiing », Olympedia, https://www.olympedia.org/sports/SPS, (5 janvier 2026). Autres références disponibles sur demande. #histoire #documentaire #jo #og #skiing #cortina #wog
L'info du matin - Certaines petites manies du quotidien peuvent révéler un cerveau très actif. Le winner du jour - Une professeure de maternelle a trouvé une méthode astucieuse pour connaître les potins de sa classe. - Le "croqueur de parmesan" a été arrêté après plusieurs semaines de traque. Le flashback - Octobre 1979. "Ring My Bell" de Anita Ward est numéro 1 en France et aux États-Unis. - Sortie de l'album Reggatta de Blanc du groupe The Police. Le savoir inutile - Il est désormais possible de léguer son tatouage après sa mort, sous conditions légales strictes. La chanson du jour - John Lennon - "Imagine" 3 choses à savoir sur Alain Prost Qu'est-ce qu'on lit ? - "Eagles: Life in the Fast Lane" d'Alexis Hache, journaliste notamment aux Les Inrockuptibles. Jeu Surprise (1234) - Gregory de Bais, près de Rennes, gagne un vidéoprojecteur Xiaomi. La Banque RTL2 - Jennifer de Trévenans, vers Belfort, gagne 500 €. - Laure de Verneuil-sur-Seine (Yvelines) gagne un séjour de 2 nuits pour 2 personnes en hôtellerie haut de gamme Hôtels & Préférence. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Certaines malformations du pied sont congénitales, c'est-à-dire qu'elles sont présentes à la naissance. C'est le cas par exemple du pied-bot, qui touche un à deux bébés sur 1 000 naissances. D'autres malformations et déformations du pied peuvent survenir au fil des ans. Les pieds étant particulièrement sollicités tout au long de la vie, ils peuvent subir des déformations des orteils (cor, durillon) ou de la voûte plantaire. Ces déformations du pied peuvent donc être provoquées par de multiples causes, quels sont les principaux diagnostics ? Pourquoi certaines de ces atteintes ont-elles un caractère héréditaire ? Avec : Dr Christophe Piat, Chirurgien orthopédiste et traumatologue à la clinique Victor Hugo, à Paris et ancien chirurgien des hôpitaux de Paris À lire aussiMalformations et déformations des pieds
Certaines malformations du pied sont congénitales, c'est-à-dire qu'elles sont présentes à la naissance. C'est le cas par exemple du pied-bot, qui touche un à deux bébés sur 1 000 naissances. D'autres malformations et déformations du pied peuvent survenir au fil des ans. Comment éviter ces déformations ? Quelles sont les prises en charge possibles ? Compte tenu de la complexité osseuse et anatomique du pied et de sa sollicitation dans de très nombreuses activités du quotidien, il est essentiel de ne pas négliger les affections qui le concernent. Hérédité ou accident de la vie : certaines atteintes, malformation ou déformation du pied, sont présentes dès la naissance, quand d'autres peuvent survenir ou s'accentuer avec les années. À côté de problèmes identifiés dès le plus jeune âge (pied-bot – pied plat), des traumatismes peuvent également nécessiter une prise en charge, pour éviter par la suite les conséquences, en termes de handicap. D'autres atteintes se révèlent avec les années, et peuvent être directement liées à des habitudes de chaussage, comme l'hallux valgus, communément appelé « oignon ». Une prise en charge importante Appareillage, chirurgie, rééducation : les prises en charge possibles sont multiples, en fonction du diagnostic comme de l'âge des patients. Veiller à la santé de ses pieds, c'est assurer son équilibre, son dynamisme : préserver sa mobilité. Identifier et prendre en charge les changements et douleurs localisés au niveau de ses pieds, c'est préserver sa capacité de déplacement. Avec : Dr Christophe Piat, chirurgien orthopédiste et traumatologue à la Clinique Victor Hugo, à Paris et ancien chirurgien des Hôpitaux de Paris Dr Valentin Andjeffa, chef du service de Chirurgie orthopédique et Traumatologie au CHU la Référence Nationale de N'Djamena, au Tchad. Programmation musicale : ► Santigold – Run the road ► Opa - Che Che Che. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Certaines malformations du pied sont congénitales, c'est-à-dire qu'elles sont présentes à la naissance. C'est le cas par exemple du pied-bot, qui touche un à deux bébés sur 1 000 naissances. D'autres malformations et déformations du pied peuvent survenir au fil des ans. Comment éviter ces déformations ? Quelles sont les prises en charge possibles ? Compte tenu de la complexité osseuse et anatomique du pied et de sa sollicitation dans de très nombreuses activités du quotidien, il est essentiel de ne pas négliger les affections qui le concernent. Hérédité ou accident de la vie : certaines atteintes, malformation ou déformation du pied, sont présentes dès la naissance, quand d'autres peuvent survenir ou s'accentuer avec les années. À côté de problèmes identifiés dès le plus jeune âge (pied-bot – pied plat), des traumatismes peuvent également nécessiter une prise en charge, pour éviter par la suite les conséquences, en termes de handicap. D'autres atteintes se révèlent avec les années, et peuvent être directement liées à des habitudes de chaussage, comme l'hallux valgus, communément appelé « oignon ». Une prise en charge importante Appareillage, chirurgie, rééducation : les prises en charge possibles sont multiples, en fonction du diagnostic comme de l'âge des patients. Veiller à la santé de ses pieds, c'est assurer son équilibre, son dynamisme : préserver sa mobilité. Identifier et prendre en charge les changements et douleurs localisés au niveau de ses pieds, c'est préserver sa capacité de déplacement. Avec : Dr Christophe Piat, chirurgien orthopédiste et traumatologue à la Clinique Victor Hugo, à Paris et ancien chirurgien des Hôpitaux de Paris Dr Valentin Andjeffa, chef du service de Chirurgie orthopédique et Traumatologie au CHU la Référence Nationale de N'Djamena, au Tchad. Programmation musicale : ► Santigold – Run the road ► Opa - Che Che Che. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Au Québec, le Premier ministre, François Legault, s'apprête à quitter le pouvoir après sept ans à la tête de la province. Il laisse derrière lui une réforme linguistique majeure qui impose le français au monde des affaires. Des enseignes extérieures aux logiciels et communications internes, tout doit être disponible dans la langue officielle. Présentée comme un rempart pour la survie du français en Amérique du Nord, cette réforme bouscule aujourd'hui certaines entreprises longtemps portées par le bilinguisme à Montréal. De notre correspondante au Québec, Dans les studios de jeux vidéo à Montréal, comme dans de nombreuses entreprises internationales, l'anglais était souvent la langue commune de travail. Aujourd'hui, même les messages internes doivent être en français. « On est à la recherche de traducteurs, explique Arielle Mathieu du Conseil du patronat du Québec. Dans le contexte d'une pénurie de main-d'œuvre, c'est encore plus difficile pour les entreprises de s'adapter à cette nouvelle réglementation. » Cette obligation découle de la réforme linguistique adoptée par le gouvernement québécois en 2022. Elle fait du français, déjà langue officielle de cette province du Canada, la langue officielle de l'entreprise. Depuis juin 2025, aucune société de 25 employés et plus ne peut y échapper. « On avait énormément d'entreprises qui n'étaient pas prêtes, qui n'avaient pas commencé leur démarche de francisation », poursuit Arielle Mathieu. En fait, ce n'est pas la langue des salariés qui change, mais celle de l'entreprise. Elles peuvent toujours embaucher un ingénieur venu de Berlin ou de San Francisco, mais désormais, c'est à lui de s'adapter au français et non l'inverse. « Ce sont de réels freins pour recruter des talents étrangers sur notre territoire », assure encore Arielle Mathieu. La loi s'impose aussi dans l'affichage commercial. Elle concerne tout ce que voient les clients : emballages, sites internet et vitrines, où le français doit maintenant être prédominant. « Il faut changer l'affichage. Ça coûte cher », précise l'avocat Me Jean-Philippe Mikus. Il accompagne des dirigeants dans leur mise en conformité : « Pour un client, on était dans les centaines de milliers de dollars, parfois plus d'un million. Évidemment, lorsqu'on parle de chaînes, ça démultiplie les frais. » Jusqu'à 30 000 dollars d'amende À ces coûts s'ajoute la pression de l'Office québécois de la langue française, chargé de faire respecter la loi. Pour l'instant, il privilégie l'accompagnement. Mais la menace est réelle : jusqu'à 30 000 dollars d'amende, qui peuvent se répéter tant que l'infraction persiste. « C'est un fardeau extrêmement lourd, explique Me Mikus. Il y a plusieurs entreprises qui se disent : "Je ne vendrai pas au Québec" tout simplement », ajoute l'avocat. Certaines marques ont retiré le Québec de leurs boutiques en ligne, faute de site en français. Un signal d'alarme pour Michel Rochette, du Conseil canadien du commerce de détail : « Ça met un grand cercle rouge autour du Québec. C'est beaucoup de règles qui sont uniques au monde et qui rendent extrêmement périlleux le fait de faire affaire ici. » Mais pour le Premier ministre québécois, François Legault, toutefois, l'enjeu dépasse l'économie : « Le Québec forme une nation, mais qui est, en proportion, petite en Amérique du Nord, qui sera toujours vulnérable. » Son pari politique pour la survie culturelle bouscule l'écosystème d'affaires de Montréal, une ville habituée à faire du bilinguisme sa marque de commerce. À lire aussiCanada: la langue française en perte de vitesse au Québec
Invité: André Zamofing. Tout parent est confronté à cette situation: mettre un cadre à son enfant. Certaines personnes nʹosent pourtant pas ou nʹosent plus dire "non" à leur progéniture. Est-ce la peur de ne plus être aimé par son enfant? Est-ce parce que ces parents estiment que cʹest la bonne manière dʹéduquer leurs enfants? Quelles sont les conséquences de ce laisser-faire ou de ce laisser-dire? Tribu reçoit André Zamofing, éducateur, enseignant, formateur dʹadultes et chargé de projet pour une ferme pédagogique. Il signe ce livre "Osons dire non aux enfants et aux ados", aux éditions Favre.
Certaines pathologies dermatologiques sont directement influencées par le stress, l'anxiété ou la dépression. À l'inverse, certaines souffrances psychiques peuvent s'exprimer par des symptômes cutanés. En effet, la peau interagit en permanence avec le système nerveux. Est-ce au dermatologue d'explorer la piste de troubles psychiques si le patient est non conscient de ses problèmes ? Avec: Pr Laurent MISERY, chef du service de Dermatologie au CHRU de Brest et directeur du Laboratoire de Neurosciences de Brest. Président du Groupe français de Psychodermatologie et de la task force européenne de Psychodermatologie, auteur de Votre peau a des choses à vous dire, aux éditions Larousse Retrouvez l'émission en intégralité iciPeau et santé mentale : des liens trop souvent sous-estimés
C'est une idée qui peut sembler complètement folle : supprimer les feux rouges, retirer les panneaux, effacer les marquages au sol… Bref, laisser la route “nue”.Et pourtant, aux Pays-Bas, cette approche porte un nom : les “naked roads”, les routes dénudées.Dans le petit village d'Oosterwolde, dans le centre du pays, cette mesure a été adoptée avec un objectif clair : responsabiliser les conducteurs. Plus de signalisation verticale, très peu de marquages au sol, pas de feux tricolores. Résultat ? Moins d'accidents.Pourquoi ça fonctionne ? Parce que lorsque les repères habituels disparaissent, les conducteurs redoublent d'attention. Ils ne peuvent plus se reposer sur un feu vert ou un panneau pour décider. Ils doivent observer, anticiper, établir un contact visuel avec les autres usagers : piétons, cyclistes, automobilistes.On recrée en réalité un espace partagé où chacun devient acteur de la sécurité collective. La règle reste simple : limitation à 30 km/h, priorité de droite et priorité aux piétons. Mais l'absence de balisage impose une vigilance constante.Et ce n'est pas un cas isolé. Il y a déjà 25 ans, la ville de Drachten avait supprimé une grande partie de ses feux et panneaux. Certaines zones n'ont même plus de trottoirs clairement délimités. On parle d'une diminution des accidents pouvant aller jusqu'à 85 %. Aujourd'hui, entre 150 et 200 communes néerlandaises ont adopté ce principe de circulation partagée.Visuellement, cela peut sembler chaotique. Mais c'est précisément ce léger inconfort qui oblige chacun à ralentir et à faire preuve de prudence.Autre pays, autre stratégie : direction la Chine. Dans la ville de Chongqing, un centre d'essai unique au monde teste les véhicules dans des conditions extrêmes. L'objectif ? Mettre à l'épreuve les systèmes avancés d'aide à la conduite.On y simule des pluies diluviennes, un brouillard dense, des chaussées glissantes. Mais ce n'est pas tout : on recrée aussi des scénarios imprévisibles. Un piéton surgit d'un angle mort. Une voiture recule brusquement. Un obstacle apparaît soudainement.Ces tests permettent d'analyser la réaction des capteurs, des radars, des systèmes de freinage automatique ou d'assistance au maintien de voie. L'idée est d'anticiper les situations les plus critiques pour améliorer la fiabilité des technologies embarquées.Si l'Europe est plutôt en avance sur certaines réglementations liées aux aides à la conduite – plusieurs dispositifs deviendront d'ailleurs obligatoires prochainement – la Chine se distingue ici par l'ampleur et la sophistication de ses infrastructures d'essai.Deux visions donc, très différentes mais complémentaires. Aux Pays-Bas, on mise sur le comportement humain, sur la responsabilité individuelle et l'attention mutuelle. En Chine, on investit massivement dans la technologie et l'anticipation des scénarios extrêmes. Dans les deux cas, le même objectif : réduire les accidents et sauver des vies.Finalement, que ce soit par la sobriété des aménagements ou par la haute technologie, la sécurité routière repose toujours sur un équilibre fragile entre vigilance humaine et innovation. Et peut-être que la vraie solution se trouve quelque part entre les deux.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
Le Salon de l'Agriculture ouvre demain, mais il n'y aura pas de vaches cette année pour éviter la transmission de la dermatose nodulaire, une maladie qui touche le bétail.Augustin Lefebvre revient sur la représentation de cet animal dans notre société. Les hommes politiques, comme Jacques Chirac, ont l'habitude de venir au salon pour serrer les mains des agriculteurs et caresser les animaux, mais cette année, ce rituel ne pourra pas avoir lieu avec la vache. Certaines émissions de télévision et chansons la célèbrent.La vache est aussi présente dans l'art, comme sur la pochette de l'album "Atom Heart Mother" des Pink Floyd, ou dans des expressions négatives telles que "une jolie fleur dans une peau de vache".Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pourquoi les amitiés à l'âge adulte deviennent-elles si compliquées ? Pourquoi, il semble qu'avec le temps, on en a de moins en moins, les amies nous laissent tomber et on se sent de plus en plus seul ? Et parfois, c'est nous qui ne nous reconnaissons plus et qui souhaitons mettre de la distance. Comment avoir des amitiés qui correspondent à notre vie d'aujourd'hui ? Je te partage dans cet épisode comment assainir tes amitiés et quelques-unes de mes histoires amicales. Certaines qui se sont bien terminées et d'autres moins bien. Bonne écoute, Fanny. Épisode mentionné : 291 - Les 5 schémas émotionnels qui t'empêchent de faire la rencontre NOUVEAU TEST : Es-tu dépendante émotionnelle ? Ressources : Conférence offerte Test offert Découvre la méthode : Cours Change ton schéma amoureux Livre Retrouve-moi sur mes réseaux : Instagram Facebook
Au Québec, le Premier ministre, François Legault, s'apprête à quitter le pouvoir après sept ans à la tête de la province. Il laisse derrière lui une réforme linguistique majeure qui impose le français au monde des affaires. Des enseignes extérieures aux logiciels et communications internes, tout doit être disponible dans la langue officielle. Présentée comme un rempart pour la survie du français en Amérique du Nord, cette réforme bouscule aujourd'hui certaines entreprises longtemps portées par le bilinguisme à Montréal. De notre correspondante au Québec, Dans les studios de jeux vidéo à Montréal, comme dans de nombreuses entreprises internationales, l'anglais était souvent la langue commune de travail. Aujourd'hui, même les messages internes doivent être en français. « On est à la recherche de traducteurs, explique Arielle Mathieu du Conseil du patronat du Québec. Dans le contexte d'une pénurie de main-d'œuvre, c'est encore plus difficile pour les entreprises de s'adapter à cette nouvelle réglementation. » Cette obligation découle de la réforme linguistique adoptée par le gouvernement québécois en 2022. Elle fait du français, déjà langue officielle de cette province du Canada, la langue officielle de l'entreprise. Depuis juin 2025, aucune société de 25 employés et plus ne peut y échapper. « On avait énormément d'entreprises qui n'étaient pas prêtes, qui n'avaient pas commencé leur démarche de francisation », poursuit Arielle Mathieu. En fait, ce n'est pas la langue des salariés qui change, mais celle de l'entreprise. Elles peuvent toujours embaucher un ingénieur venu de Berlin ou de San Francisco, mais désormais, c'est à lui de s'adapter au français et non l'inverse. « Ce sont de réels freins pour recruter des talents étrangers sur notre territoire », assure encore Arielle Mathieu. La loi s'impose aussi dans l'affichage commercial. Elle concerne tout ce que voient les clients : emballages, sites internet et vitrines, où le français doit maintenant être prédominant. « Il faut changer l'affichage. Ça coûte cher », précise l'avocat Me Jean-Philippe Mikus. Il accompagne des dirigeants dans leur mise en conformité : « Pour un client, on était dans les centaines de milliers de dollars, parfois plus d'un million. Évidemment, lorsqu'on parle de chaînes, ça démultiplie les frais. » Jusqu'à 30 000 dollars d'amende À ces coûts s'ajoute la pression de l'Office québécois de la langue française, chargé de faire respecter la loi. Pour l'instant, il privilégie l'accompagnement. Mais la menace est réelle : jusqu'à 30 000 dollars d'amende, qui peuvent se répéter tant que l'infraction persiste. « C'est un fardeau extrêmement lourd, explique Me Mikus. Il y a plusieurs entreprises qui se disent : "Je ne vendrai pas au Québec" tout simplement », ajoute l'avocat. Certaines marques ont retiré le Québec de leurs boutiques en ligne, faute de site en français. Un signal d'alarme pour Michel Rochette, du Conseil canadien du commerce de détail : « Ça met un grand cercle rouge autour du Québec. C'est beaucoup de règles qui sont uniques au monde et qui rendent extrêmement périlleux le fait de faire affaire ici. » Mais pour le Premier ministre québécois, François Legault, toutefois, l'enjeu dépasse l'économie : « Le Québec forme une nation, mais qui est, en proportion, petite en Amérique du Nord, qui sera toujours vulnérable. » Son pari politique pour la survie culturelle bouscule l'écosystème d'affaires de Montréal, une ville habituée à faire du bilinguisme sa marque de commerce. À lire aussiCanada: la langue française en perte de vitesse au Québec
Psoriasis, dermatite atopique, acné, herpès... Certaines pathologies dermatologiques sont directement influencées par le stress, l'anxiété ou la dépression. À l'inverse, certaines souffrances psychiques peuvent s'exprimer par des symptômes cutanés. En effet, la peau interagit en permanence avec le système nerveux. À cela, il faut ajouter le poids que certaines maladies cutanées peuvent représenter socialement. « La peau, c'est ce que les autres voient de nous. Lorsqu'elle est atteinte, l'image corporelle est altérée, avec un impact direct sur l'estime de soi et la qualité de vie », explique ainsi le Pr Laurent Misery. Comment prendre en charge ces maladies de manière plus globale, sans écarter la santé mentale ? Comment mieux comprendre les interactions entre la peau et la santé mentale ? En matière de santé mentale et de santé de la peau, on peut parler de relations à double sens : comment certaines maladies de peau, (eczéma ou psoriasis) peuvent évoluer sous l'influence du stress ou de l'anxiété et, à l'inverse, de quelle manière certains troubles psychiques peuvent avoir une incidence directe sur la santé dermatologique et provoquer des éruptions cutanées ou des démangeaisons ? Psycho dermatologie L'approche conjointe de ces différents symptômes, et des liens qu'ils entretiennent mutuellement, s'appelle la psycho-dermatologie. Il est alors question d'estime de soi, du regard des autres, car ces maladies dermatologiques font encore l'objet de multiples stigmatisations. D'où l'importance de ne pas négliger les symptômes, ni de retarder les prises en charge, au prétexte que certaines de ces atteintes puissent revêtir un caractère bénin, avec une incidence « limitée » à une dimension esthétique. Bien au contraire, avec le temps, l'incidence de ces affections cutanées sur la santé mentale peut s'aggraver. Mal dans sa peau Ainsi, une étude internationale relayée par la Société Française de Dermatologie (l'étude « Scars of Life », réalisée en 2024 auprès de plus d'un millier d'adultes atteints d'eczéma atopique), montre que 12,3% de ces patients déclarent avoir eu des idées suicidaires au cours des deux dernières années : en cause, la sévérité clinique de la maladie et l'inconfort, les sensations de brûlures cutanées. Pour certains patients, le soutien et l'accompagnement psychologique pourront être particulièrement pertinents, pour faire face à cette incidence psychique des maladies de peau. Avec : Pr Laurent Misery, chef du service de Dermatologie au CHRU de Brest et directeur du Laboratoire de Neurosciences de Brest. Président du Groupe français de Psychodermatologie et de la task force européenne de Psychodermatologie, auteur de Votre peau a des choses à vous dire, aux éditions Larousse Dr Christian Muteba Baseke, médecin dermatologue à Kinshasa, secrétaire Général de la Société Congolaise de Dermatologie et membre du groupe de la psychodermatologie canadien Marjolaine Hering, membre de l'Association française de l'eczéma. Un reportage de Thalie Mpouho. Programmation musicale : ► Franc Moody – Skin on skin ► Malha – Bacari. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Psoriasis, dermatite atopique, acné, herpès... Certaines pathologies dermatologiques sont directement influencées par le stress, l'anxiété ou la dépression. À l'inverse, certaines souffrances psychiques peuvent s'exprimer par des symptômes cutanés. En effet, la peau interagit en permanence avec le système nerveux. À cela, il faut ajouter le poids que certaines maladies cutanées peuvent représenter socialement. « La peau, c'est ce que les autres voient de nous. Lorsqu'elle est atteinte, l'image corporelle est altérée, avec un impact direct sur l'estime de soi et la qualité de vie », explique ainsi le Pr Laurent Misery. Comment prendre en charge ces maladies de manière plus globale, sans écarter la santé mentale ? Comment mieux comprendre les interactions entre la peau et la santé mentale ? En matière de santé mentale et de santé de la peau, on peut parler de relations à double sens : comment certaines maladies de peau, (eczéma ou psoriasis) peuvent évoluer sous l'influence du stress ou de l'anxiété et, à l'inverse, de quelle manière certains troubles psychiques peuvent avoir une incidence directe sur la santé dermatologique et provoquer des éruptions cutanées ou des démangeaisons ? Psycho dermatologie L'approche conjointe de ces différents symptômes, et des liens qu'ils entretiennent mutuellement, s'appelle la psycho-dermatologie. Il est alors question d'estime de soi, du regard des autres, car ces maladies dermatologiques font encore l'objet de multiples stigmatisations. D'où l'importance de ne pas négliger les symptômes, ni de retarder les prises en charge, au prétexte que certaines de ces atteintes puissent revêtir un caractère bénin, avec une incidence « limitée » à une dimension esthétique. Bien au contraire, avec le temps, l'incidence de ces affections cutanées sur la santé mentale peut s'aggraver. Mal dans sa peau Ainsi, une étude internationale relayée par la Société Française de Dermatologie (l'étude « Scars of Life », réalisée en 2024 auprès de plus d'un millier d'adultes atteints d'eczéma atopique), montre que 12,3% de ces patients déclarent avoir eu des idées suicidaires au cours des deux dernières années : en cause, la sévérité clinique de la maladie et l'inconfort, les sensations de brûlures cutanées. Pour certains patients, le soutien et l'accompagnement psychologique pourront être particulièrement pertinents, pour faire face à cette incidence psychique des maladies de peau. Avec : Pr Laurent Misery, chef du service de Dermatologie au CHRU de Brest et directeur du Laboratoire de Neurosciences de Brest. Président du Groupe français de Psychodermatologie et de la task force européenne de Psychodermatologie, auteur de Votre peau a des choses à vous dire, aux éditions Larousse Dr Christian Muteba Baseke, médecin dermatologue à Kinshasa, secrétaire Général de la Société Congolaise de Dermatologie et membre du groupe de la psychodermatologie canadien Marjolaine Hering, membre de l'Association française de l'eczéma. Un reportage de Thalie Mpouho. Programmation musicale : ► Franc Moody – Skin on skin ► Malha – Bacari. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Invitée: Lena Matasci. On a parfois lʹimpression de courir comme des hamsters dans une roue. Une vie qui défile sans que lʹon se rendent compte, entre travail et obligations familiales et sociales. Certaines personnes décident de descendre du manège. Elles tentent une vie plus simple, plus lente, plus écologique aussi. Cʹest ce quʹon appelle la simplicité volontaire. Quelles sont leurs motivations? Comment vivent-elles cette vie de sobriété? Tribu reçoit Lena Matasci, assistante-doctorante à lʹInstitut dʹethnologie de Neuchâtel, qui fait sa thèse sur la simplicité volontaire.
Aujourd'hui, sur les réseaux sociaux, on trouve de plus en plus de photos et de vidéos montrant des personnes filmées à leur insu. Parfois, l'objectif est de surprendre des célébrités dans leur vie privée. D'autres fois, il s'agit de se moquer ou de réaliser des canulars aux dépens de personnes qui n'ont rien demandé. Le problème est que, la plupart du temps, les individus filmés n'ont pas donné leur accord et se retrouvent exposés sur les réseaux sociaux contre leur gré. Certaines personnes estiment qu'il serait permis de filmer librement quelqu'un dès lors que cela se déroule dans un lieu public, mais sur le plan juridique, cette idée n'est pas forcément correcte. Comment les personnes qui filment s'y prennent-elles pour ne pas se faire remarquer ? Est-ce légal ? Les règles sont-elles les mêmes pour les médias et pour les réseaux sociaux ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : Comment mieux réguler la haine sur les réseaux sociaux ? Qu'est-ce que le “rage baiting”, cette technique de manipulation sur les réseaux sociaux ? Qu'est-ce que le cyberharcèlement ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
L'Argentine est à l'arrêt ce jeudi 19 février 2026 alors que le président argentin Javier Milei fait face à sa quatrième grève générale en un peu plus de deux ans de mandat. Un appel à la grève générale lancé par la CGT, principale centrale syndicale du pays, contre sa réforme de dérégulation du travail. Le texte qui a déjà été adopté par le Sénat, passe aujourd'hui devant le Congrès. C'est dans ce contexte tendu que le principal producteur de pneus d'Argentine a fermé ses portes hier (18 février 2026). Fate existait depuis 80 ans, nous apprend Infobae. Aujourd'hui, 920 personnes se retrouvent sans emploi. L'entreprise n'est pas en faillite ou en liquidation judiciaire. Elle ferme ses portes tout simplement, précise le quotidien. C'est la première grande entreprise argentine à le faire au cours de ses dernières années. « L'usine, la plus plus grande d'Argentine, produisait plus de 5 millions de pneus par an », précise le Buenos Aires Times. Qu'est-ce qui a poussé Fate à jeter l'éponge ? Le communiqué publié par l'entreprise et que l'on peut lire dans Infobae, est assez laconique. Il y est question de « changements des conditions du marché (qui) nous obligent à aborder les défis futurs avec une approche différente » et à « mettre fin à tous les contrats de travail ». « Depuis un an et demi, Fate perd entre deux et trois millions de dollars chaque mois », indique La Nacion. Pour le Buenos Aires Times, l'explication est à chercher du côté de la libéralisation des échanges décidée par le gouvernement de Javier Milei, qui a conduit à une forte hausse des importations. « Le secteur industriel argentin traverse une crise majeure », écrit encore le quotidien. Polémiques autour du nouveau président péruvien José Maria Balcazar, issu des rangs de la gauche, prend les rênes du Pérou pour quelques mois. Mais ce qui pose problème, ce sont ses prises de position en faveur du mariage des enfants, souligne El Comercio. En juin 2023, au cours du débat devant la Commission de la Justice sur l'interdiction du mariage des mineurs, il a affirmé que les relations sexuelles précoces « aident au développement psychologique futur de la femme » du moment qu'il n'y a pas de violence, rappelle La Republica. Autres taches sur son CV : des accusations de détournements de fonds et de corruption. Dans un communiqué dont se fait l'écho La Razon, l'Ordre des avocats de Lambayeque, ville dont est originaire José Maria Balcazar, dit son opposition à son élection en tant que chef de l'État et rappelle qu'il a été renvoyé de l'ordre pour des manquements éthiques. Il fait l'objet de plusieurs plaintes, insiste La Republica. Son élection est une « irresponsabilité impardonnable », s'insurge El Comercio. Le Parlement a commis « une erreur historique ». Les « déclarations et les convictions » de José Maria Balcazar sont « incompatibles avec les principes démocratiques et les droits humains fondamentaux », poursuit le journal qui dénonce la « déconnexion morale » des parlementaires péruviens. Certaines régions touristiques de Colombie aux mains de groupes armés En Colombie, le journal El Tiempo s'inquiète de l'influence du Clan del Golfo dans la région de Santa Marta, dans le nord. Le cartel « gouverne-t-il » cette région, se demande le journal qui raconte comment un simple accident de voiture a permis de mettre en lumière une réalité préoccupante. Le fils d'un militant écologiste a eu un accident au volant d'une voiture de location près d'une plage. Des hommes à moto sont immédiatement arrivés et ont exigé 1,5 million de pesos, un peu moins de 350 euros, pour soi-disant « compenser les dégâts ». Un cas qui illustre le contrôle exercé par des groupes armés dans plusieurs secteurs touristiques, écrit El Tiempo. « Le racket est devenu la norme, à tel point que cela fait partie du fonctionnement économique quotidien », explique au journal le défenseur des droits humains, Lerber Dimas. C'est même considéré comme « un service public supplémentaire » dont il faut s'acquitter pour pouvoir travailler. Un vendeur de Taganga, village sur la côte des Caraïbes, explique ainsi que les gangs se servent sur « chaque chaise louée, chaque poisson vendu, chaque billet de bateau acheté ». Pendant ce temps-là, les négociations avec ces groupes criminels lancées par le gouvernement dans le cadre du processus de « paix totale » n'avancent pas vraiment, constate El Tiempo. Mais ailleurs dans le pays, les accords de paix de 2016 et les efforts de Gustavo Petro portent leurs fruits. C'est le cas notamment de Mesetas, ancien bastion des rebelles des FARC devenu un haut-lieu du tourisme. Notre correspondante Najet Benrabaa est allée rencontrer les habitants. Le journal de la 1ère La première mission spatiale privée 100% espagnole s'élancera en 2027, dans le ciel de la Guyane.
Depuis lundi 16 février, il est désormais possible de rouler à 90 km/h sur certaines routes secondaires du Gers, contre 80 km/h auparavant. Au total, 52 départements ont relevé la vitesse en France.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le « syndrome de la princesse » est une expression populaire – et non un diagnostic médical officiel – utilisée pour désigner une difficulté, voire une impossibilité, à aller aux toilettes en dehors de chez soi. Derrière cette formule imagée se cache une réalité bien connue en psychologie et en gastro-entérologie : certaines personnes ne parviennent à uriner ou à déféquer que dans un environnement perçu comme parfaitement sûr, propre et intime.Ce trouble repose avant tout sur des mécanismes psychologiques. Aller aux toilettes est une fonction corporelle intime, associée très tôt à des notions de pudeur, de contrôle et parfois de honte. Chez certaines personnes, ces représentations deviennent particulièrement fortes. Les toilettes publiques, perçues comme sales, bruyantes ou insuffisamment isolées, déclenchent alors une réaction de stress. Or, ce stress active le système nerveux sympathique, celui de l'alerte, qui inhibe justement les réflexes nécessaires à l'évacuation.Concrètement, lorsque nous sommes détendus, le système nerveux parasympathique favorise la relaxation des sphincters et les contractions intestinales. À l'inverse, en situation d'anxiété, les muscles se contractent. Le corps se met en mode « retenue », comme s'il se préparait à faire face à un danger. Résultat : même si l'envie est présente, l'acte devient difficile, voire impossible.Le syndrome de la princesse peut concerner aussi bien l'urine que les selles. Il est parfois rapproché de ce que l'on appelle la parurésie (difficulté à uriner en public) ou de certaines formes de constipation fonctionnelle. Dans de nombreux cas, il s'agit d'un trouble acquis, souvent après une mauvaise expérience : toilettes sales, manque d'intimité, moquerie, ou épisode douloureux. Le cerveau associe alors les lieux publics à une situation négative et met en place un réflexe d'évitement.Les conséquences peuvent être réelles sur la qualité de vie. Certaines personnes limitent leurs sorties, écourtent leurs déplacements ou organisent leurs journées autour de la possibilité de rentrer chez elles rapidement. À long terme, la rétention répétée peut favoriser des douleurs abdominales, des ballonnements, voire des troubles du transit.La bonne nouvelle est que ce trouble n'est pas irréversible. Les approches les plus efficaces reposent sur la désensibilisation progressive : s'exposer doucement à des situations jugées inconfortables, en commençant par des lieux perçus comme plus sûrs. Les techniques de relaxation, la respiration lente et profonde, ou la méditation peuvent aider à diminuer l'activation du stress. Dans certains cas, un accompagnement par un professionnel de santé ou un psychologue est utile pour travailler sur les pensées anxieuses associées.Le syndrome de la princesse rappelle ainsi combien nos fonctions les plus biologiques restent étroitement liées à notre état émotionnel. Même les gestes les plus naturels peuvent devenir complexes lorsque le cerveau perçoit une menace, réelle ou imaginaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce mardi 17 février débute le Nouvel An lunaire en Chine, un événement central du calendrier économique du pays. Bien au-delà de sa portée culturelle et sociale, cette période constitue chaque année un véritable test pour Pékin. En 2026, les autorités chinoises espèrent surtout une chose, que cette fête relance la consommation intérieure, en panne depuis plusieurs mois, dans un contexte économique fragile. Malgré une croissance de 5% en 2025, la situation économique chinoise reste fragile. Le moteur de la consommation intérieure, censé prendre le relais des exportations, tourne au ralenti. Les derniers chiffres publiés par les autorités en sont la preuve : en janvier dernier, l'inflation n'a progressé que de 0,2% sur un an. Or, qui dit stagnation des prix dit demande molle. Face à la crise immobilière et à un marché de l'emploi particulièrement tendu, les ménages chinois restent prudents et préfèrent épargner plutôt que consommer. Dans ce contexte, le Nouvel An lunaire apparaît comme une occasion unique d'inverser la tendance et de tenter de restaurer la confiance. À lire aussiPourquoi l'essor des exportations chinoises est une mauvaise nouvelle pour Pékin Pékin sort l'artillerie lourde pour stimuler les dépenses Pour provoquer ce sursaut, les autorités chinoises ont multiplié les mesures. Les congés du Nouvel An lunaire ont ainsi été étendus à neuf jours afin d'encourager les déplacements, les loisirs, les repas au restaurant, mais surtout les achats. Un vaste plan de soutien à la consommation a également été lancé, avec le déblocage de 2 milliards de yuans, soit environ 300 millions de dollars. Ces aides, sous forme de bons d'achats ou de subventions, ciblent notamment l'électroménager, l'électronique, l'automobile et l'ameublement. Certaines villes vont encore plus loin. À Shanghai, par exemple, les autorités misent sur l'économie nocturne, avec des commerces ouverts tard et de nombreuses animations en soirée. Tout est fait pour faire sortir l'argent des comptes d'épargne et redonner confiance aux ménages. À lire aussiPlénum 2025 du Parti communiste chinois: quels enjeux pour l'économie de la Chine? Une fête aux lourdes conséquences économiques mondiales Car le Nouvel An lunaire pèse historiquement très lourd dans l'économie chinoise. Il provoque la plus grande migration humaine au monde, avec plus de 3 milliards de déplacements sur une période de 40 jours. Cette mobilité massive alimente l'économie des transports, de l'hôtellerie, de la restauration, des loisirs et du commerce de détail dans son ensemble. Mais les modes de consommation évoluent également. Les jeunes Chinois consomment autrement : moins de dépenses ostentatoires, davantage d'achats liés à l'émotion, à l'identité personnelle et au plaisir immédiat, comme les peluches collectors ou les gadgets connectés. Paradoxalement, alors que la consommation explose, la production industrielle marque une pause. Des millions d'ouvriers quittent les grandes zones manufacturières pour rejoindre leurs familles, entraînant la fermeture temporaire de nombreuses usines. Cela conduit à un ralentissement des chaînes d'approvisionnement mondiales. Les entreprises du monde entier anticipent en constituant des stocks ou en diversifiant leur production vers l'Asie du Sud-Est, mais cette période peut aussi être synonyme d'accalmie pour le commerce mondial. C'est précisément pour cette raison que les autorités chinoises misent autant sur le Nouvel An lunaire. L'objectif est clair : rééquilibrer le modèle économique du pays en réduisant sa dépendance aux exportations. En incitant à consommer, Pékin espère que l'effervescence temporaire de cette période festive permettra d'enclencher une dynamique durable et que l'année du Cheval de feu rallumera enfin l'étincelle de la consommation en Chine. À lire aussiDu rouge aux robots: comment la Chine célèbre le Nouvel An 2026
Obsédante question du jour : qu’est-ce qu’un verbe semi-déponent, en latin ? peut-on « semi-deponer » en français d’aujourd’hui ? Ou dans une autre langue ? Certaines langues utilisent-elles plus cette forme et pour quoi dire ? Nous recourrons à l’appel à une experte : Sophie Roesch, Maître de conférences de Latin à l’Université de Tours, éclaire […] L'article La Méridienne – De l’art muraliste des années 70 aux États-Unis et des verbes semi-déponents est apparu en premier sur Radio Campus Tours - 99.5 FM.
Du réveil au coucher, nous sommes soumis à une multitude de choix. Du plus anodin à celui qui bouleversera nos vies, le choix n'est pas forcément facile à faire. Si le doute peut être un signe de prudence et de réflexion, à l'inverse, une indécision systématique peut devenir pour certaines personnes, une torture quotidienne, un obstacle qui empêche d'avancer. À partir de quand cette difficulté peut-elle être considérée comme un problème psychologique ? Existe-t-il des techniques pour éviter les dilemmes ? Avec : Dana Castro, psychologue-clinicienne à Paris, Auteur de Petits silences et petits mensonges : le jardin secret de l'enfant, aux éditions Albin Michel. Retrouvez l'émission en intégralité iciPsychologie: pourquoi est-ce si difficile de choisir?
Au Nigeria, l'État de Lagos a ordonné en décembre la destruction d'une bonne partie du bidonville de Makoko, une communauté de pêcheurs historique, bâtie sur pilotis en bord de lagune. Les autorités avancent des raisons de sécurité pour éloigner les habitations de lignes à haute tension. Elles ont aussi annoncé cette semaine avoir conclu un accord de développement urbain avec certains chefs de Makoko. Mais les habitants, qui ont tout perdu, ont du mal à croire que ces projets leur bénéficieront. De notre envoyée spéciale à Lagos, Certaines familles de pêcheurs sont établies depuis des générations dans la communauté de Makoko. Parmi ces habitants, il y en a qui sont originaires de Badagry ou ont des liens avec le Bénin voisin. C'est le cas de Marcel Adigban. Avec sa compagne, ils font partie des expulsés du bidonville. « Nos parents étaient ici depuis plus de cent ans et un jour, on vient et on nous dit qu'on doit quitter les lieux !, alerte-t-il. C'était vraiment très difficile, parce qu'on n'avait pas planifié d'aller à un autre endroit. Ils ont tout cassé, notre maison... Il n'y a plus rien quoi ! » Marcel et sa jeune compagne disent que leur nouveau-né, âgé de quelques jours, est décédé, suite à l'inhalation de gaz lacrymogènes lancés par les forces de sécurité pour disperser les habitants avant le passage des bulldozers. « Quand ils ont voulu prendre notre place, ils auraient pu nous laisser un autre endroit, mais ils ne l'ont pas fait, poursuit Marcel Adigban. Je ne sais pas quelles intentions ils ont... » Selon lui, les choses auraient pu se dérouler autrement : « Quand on veut déloger quelqu'un, il faut d'abord le prévenir, lui dire qu'il ne va pas rester là, que tel jour on va venir et qu'on va lui trouver un autre endroit, mais ils n'ont rien fait ! Nous sommes partis chercher un autre terrain, mais où est l'argent pour payer ? », finit-il par s'interroger. À lire aussiNigeria: la démolition du bidonville de Makoko provoque le déplacement de milliers de personnes à Lagos « Prendre notre terre pour la donner aux riches » Le gouvernement de Lagos projette maintenant de réhabiliter le littoral. Des travaux de remblai ont commencé en même temps que les opérations de démolition. « Moi, je pense que le gouvernement essaie de prendre notre terre pour la donner aux riches de Lagos ou construire des hôtels, estime Roderick Tosin Ayinde, qui dirige une école à Makoko. C'est exactement ce qu'ils ont fait dans certaines communautés, comme Tarkwa Bay. Parce que les îles de Lagos sont très peuplées, donc ils ont besoin de plus de terrains pour construire. » Le gouvernement de l'État de Lagos évoque un investissement de 10 millions de dollars, dont une grande partie pourrait être financée par les Nations unies. Pendant ce temps, la situation humanitaire sur place nécessiterait des mesures d'urgence, selon Betty Abah, qui dirige l'ONG CEE-Hope. « Les autorités ont bien fait comprendre qu'elles ne voulaient pas discuter avec les avocats ou les ONG, pour avoir les mains libres et exploiter l'ignorance de quelques chefs communautaires, analyse la directrice d'ONG. Que font-ils pour reloger les gens ? Où sont les compensations financières ? Pourquoi un projet de développement urbain doit-il coûter des vies humaines ?! », s'indigne-t-elle. Pour l'heure, les autorités ont promis de stopper les démolitions et les expulsions, mais exhortent la population à ne rien reconstruire sur les ruines de Makoko. À lire aussiAu Nigeria, les conséquences de l'éviction brutale de Makoko, un bidonville sur pilotis [1/2]
À la veille de la Saint-Valentin, focus sur une industrie criminelle aussi méconnue qu'efficace : l'arnaque aux sentiments. Derrière les promesses d'amour se cache une économie mondialisée, ultra-organisée et désormais dopée à l'intelligence artificielle, qui brasse chaque année des milliards d'euros. L'arnaque aux sentiments repose sur un modèle efficace. Les escrocs créent de faux profils sur des sites de rencontres, des réseaux sociaux ou des applications de messagerie. Ils mettent en scène des identités valorisantes : ingénieurs expatriés, médecins humanitaires, entrepreneurs prospères, voire parfois des personnalités connues. L'objectif est clair, instaurer une relation affective intense en échangeant quotidiennement pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, afin de bâtir un climat de confiance solide. Progressivement, le lien émotionnel s'intensifie, la victime s'attache, se projette, et baisse sa vigilance. Puis vient le moment du piège. Une urgence surgit, un billet d'avion à payer pour une rencontre tant attendue, un problème de santé soudain, un compte bancaire bloqué. La victime, déjà émotionnellement engagée, envoie de l'argent. D'abord de petites sommes, pour se rassurer. Puis, l'engrenage se met en place. Les demandes deviennent plus fréquentes, plus importantes, jusqu'à provoquer parfois un véritable effondrement financier. Des usines à arnaques en Asie et une tradition bien ancrée en Afrique Loin du cliché de l'escroc solitaire derrière son écran, l'arnaque sentimentale est aujourd'hui une industrie mondialisée, structurée et hiérarchisée. Certaines enquêtes récentes ont révélé l'existence de véritables « usines à arnaques » en Asie du Sud-Est. Dans d'immenses complexes, des plateaux entiers d'ordinateurs sont occupés par des équipes qui se relaient 24 heures sur 24 afin de couvrir tous les fuseaux horaires. Selon une étude de l'université du Texas, ces seuls réseaux asiatiques auraient extorqué près de 75 milliards de dollars entre 2020 et 2024. Une somme vertigineuse, qui illustre la dimension industrielle de cette cybercriminalité. L'Afrique de l'Ouest constitue également un foyer historique de ces pratiques, notamment pour les victimes francophones. En Côte d'Ivoire, les « brouteurs », au Nigeria les « yahoo boys », et au Cameroun les « feymen » incarnent ces figures désormais bien connues. La méthode y reste souvent plus artisanale, moins structurée qu'en Asie, mais les gains peuvent être considérables. Certains escrocs expérimentés parviennent à générer plusieurs dizaines de milliers d'euros par an. Intelligence artificielle, banques sous pression et humanité détournée La montée en puissance de l'intelligence artificielle a marqué un tournant. Désormais, les escrocs peuvent produire de faux appels vidéo ultracréditbles, combinant voix, visage et gestuelle réalistes. La fraude devient ainsi industrielle, automatisée et surtout hyper-personnalisée. La frontière entre le vrai et le faux s'efface, renforçant encore la vulnérabilité des victimes. Cette explosion des arnaques pose un défi majeur aux banques. L'enjeu est financier, juridique et réputationnel. Les établissements doivent gérer un afflux croissant de litiges tout en respectant leurs obligations de vigilance sur les mouvements de fonds. Mais comment bloquer un virement lorsque le client est lui-même persuadé d'agir par amour ? Pour répondre à ce défi, des acteurs spécialisés ont émergé, à l'image de Feedzaï, qui développe des solutions capables d'identifier en temps réel les transactions suspectes grâce à l'analyse comportementale et à l'intelligence artificielle. Toutefois, même les technologies les plus avancées ne peuvent tout empêcher. Car la véritable faille reste humaine. L'arnaque aux sentiments exploite ce qu'il y a de plus intime : le besoin d'amour, de reconnaissance et de lien. La manipulation émotionnelle est au cœur du système. Dans cette économie souterraine mondialisée, l'amour devient peu à peu un produit financier comme un autre.
Tous les matins, à 7H10 et 9H45, on vous donne les bonnes nouvelles du jour.
La guerre dans l'est de la RDC : mercredi 11 février, vous entendiez le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya. Ce jeudi 12 février, l'invité Afrique de RFI est le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe. À Addis-Abeba en amont du sommet à venir de l'Union africaine, il répond aux accusations de « mensonge » portées par la RDC, qu'il accuse en retour de porter la responsabilité de la guerre. Le ministre rwandais balaie également les menaces de sanctions internationales, notamment américaines. Les accords de Washington ne servent-ils pas avant tout les intérêts économiques des États-Unis ? Les accords de Washington peuvent-ils réellement aboutir à une paix durable ? Quel rôle pour l'Union africaine dans ce conflit ? Olivier Nduhungirehe, chef de la diplomatie rwandaise, répond aux questions de l'envoyé spécial de RFI à Addis-Abeba, David Baché. RFI : Olivier Nduhungirehe, monsieur le ministre, la guerre dans l'est de la RDC se poursuit, malgré les différents accords signés depuis le mois de juin à Washington et à Doha. En décembre, l'AFC/M23 s'est retiré de la ville d'Uvira. Un pas important. Mais il y a eu ensuite ces tirs de drones à Kisangani… Que faut-il désormais pour que cette rébellion, soutenue par le Rwanda, cesse ses attaques dans l'est de la RDC ? Olivier Nduhungirehe : Il n'y a aucun jour qui passe sans qu'il n'y ait d'attaques aériennes de la part du gouvernement congolais contre les positions de l'AFC/M23, ce qui est une violation du cessez-le-feu. Mais aussi, ce qui est plus inquiétant, contre des villages Banyamulenge, dans un contexte de montée des discours de haine. Et donc, le président Tshisekedi signe un accord de paix ou un accord de cessez-le-feu par la main, mais pas par le cœur. Donc ; c'est ça le problème. Vous parlez aujourd'hui des Banyamulenge. Hier, Kigali faisait reposer le problème sur la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), cette rébellion créée par d'anciens génocidaires et qui continue de vouloir renverser le régime au Rwanda. Côté congolais, on accuse votre pays de maintenir cette guerre pour s'accaparer les minerais ? Oh, ça, c'est un discours simpliste et ils savent bien que cela n'est pas la vérité. Il y a un problème FDLR à l'est de la RDC, ces génocidaires qui ont commis le génocide au Rwanda en 1994 et qui ont été entretenus, qui ont été soutenus, par le gouvernement congolais et qui ont même été intégrés dans l'armée congolaise. C'est d'ailleurs pour cela qu'il y a eu les accords de Washington. Il doit y avoir un engagement de la RDC de neutraliser les FDLR et de permettre au Rwanda de lever ses mesures de défense. Donc, les FDLR sont une question importante qui est au centre de ce conflit et qui doit être résolue par la neutralisation, comme l'exigent les accords de Washington. Le Rwanda vient de confirmer, fin janvier, une « coordination sécuritaire » avec l'AFC/M23, alors que votre pays démentait jusqu'alors soutenir militairement ce groupe armé. Pourquoi le reconnaître à présent ? Parce que l'AFC/M23 est un mouvement congolais… Soutenu par le Rwanda… Il y a des intérêts communs entre le Rwanda et l'AFC/M23, et ces intérêts communs s'appellent FDLR. Mais pourquoi le reconnaître maintenant, pourquoi l'avoir démenti auparavant ? Patrick Muyaya, ministre porte-parole du gouvernement congolais, considère que ce sont les « aveux » d'un « régime assis sur le mensonge ». Il l'a redit en substance sur notre antenne, le 11 février 2026. Que lui répondez-vous ? Oh, le mensonge, il sait de quoi il parle, Patrick Muyaya, puisque c'est le gouvernement congolais qui a intégré ces génocidaires FDLR en son sein. Et à l'heure où je vous parle, les FDLR sont toujours soutenus par le gouvernement congolais. Donc, quand Patrick Muyaya parle de mensonge, il sait de quoi il parle. Certaines voix réclament des sanctions internationales contre le Rwanda. Les États-Unis pourraient prendre cette décision assez rapidement. On a entendu il y a quelques jours le président Paul Kagame répondre à cette menace avec véhémence. Vous non plus, monsieur le ministre, cela ne vous effraie pas plus que cela ? Si les sanctions pouvaient régler les problèmes endémiques de la RDC, je signerais demain matin. Savez-vous qu'en 2012, en 2013, il y avait aussi des sanctions contre le Rwanda ? Est-ce que cela a réglé le problème de la RDC et du M23 pour autant ? Non. La guerre a repris huit ans plus tard, en octobre 2021. Donc, cette histoire de sanctions, comme si c'était une baguette magique, ça ne fait aucun sens. Il n'y a aucune sanction en ce bas monde qui va nous empêcher de sécuriser notre frontière et de nous assurer que notre population ne subisse pas ce qu'elle a subi en 1994 aux mains des FDLR. Mais ça ne serait pas un coup dur pour le régime, pour sa stature internationale, son attrait économique aussi ? Non, mais ça s'est fait déjà dans le passé, donc ça, ce n'est pas une question qui est valide. Nous sommes dans un monde où chacun doit porter sa croix. Les sanctions, on ne les craint pas et ce n'est pas le sujet. Le sujet est de régler le problème congolais à la source, c'est-à-dire en s'attaquant aux causes profondes. Est-ce que les accords de Washington, finalement, n'assurent pas surtout les intérêts économiques américains, l'approvisionnement en minerais notamment, sans atteindre les conditions d'une paix effective sur le terrain entre vos deux pays, le Rwanda et la RDC ? Les accords de Washington pour la paix et la prospérité ont d'abord une composante sécuritaire. Mais ça ne marche pas apparemment sur le terrain… Ça ne marche pas puisque ça n'est pas mis en œuvre. Et donc, c'est pour ça que nous en avons appelé aux États-Unis et même à l'Union africaine, la médiation africaine, pour régler cette question sécuritaire, ce qui va ouvrir la voie à une mise en œuvre du volet économique. Vous y croyez toujours ? On y croit toujours bien sûr. S'il y a, dans la préservation des intérêts américains, une paix durable dans la région, nous sommes preneurs. En tout état de cause, la situation humanitaire dans l'est de la RDC est catastrophique : des centaines de milliers de personnes déplacées, une crise alimentaire, et les organisations humanitaires, à cause du conflit, parviennent difficilement à accéder aux populations. Puisque votre pays, le Rwanda, se « coordonne » avec l'AFC/M23, n'avez-vous pas un rôle à jouer pour faciliter cet accès humanitaire ? Oui, la Monusco a un dialogue direct avec l'AFC/M23 et nous, le Rwanda, nous avons été disponibles pour ouvrir nos frontières, pour faciliter l'accès humanitaire. Mais pour le faciliter dans l'est de la RDC ? Mais, la Monusco et même les organisations internationales ont un accès direct à l'AFC/M23. Donc les autorités de fait, qui contrôlent la région, sont en contact avec les organisations humanitaires, avec la Monusco. Et je pense que toute question d'accès humanitaire a une réponse entre les deux parties concernées. Vous participez actuellement au conseil des ministres des Affaires étrangères, en amont du sommet des chefs d'États de l'Union africaine. Sur ce dossier, quelle décision attendez-vous du sommet de l'Union africaine ? Le Rwanda va pouvoir faire état de son point de vue. Il n'y a pas de décision attendue dans ce sommet sur cette question. Il y a une médiation africaine, qui est toujours en cours. Il y a la médiation américaine, la médiation qatarienne qui sont aussi à l'œuvre. Cette année doit être utilisée à bon escient pour que les progrès dans les accords de paix de 2025 soient consolidés en 2026. À lire aussiPaul Kagame répond aux menaces de sanctions internationales contre le Rwanda
durée : 00:04:01 - Le Grand reportage de France Inter - À l'approche des élections municipales, plusieurs communes font face à une crise des vocations. Dans certaines communes mayennaises, il n'y aura qu'une liste, un seul choix pour les électeurs. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Après des mois de pressions, la justice américaine a fini par publier les trois millions de documents compilés lors des différentes enquêtes visant Jeffrey Epstein. Ces fichiers n'en finissent plus d'éclabousser des puissants du monde entier qui ont côtoyé l'homme d'affaires accusé d'avoir monté un système d'exploitation sexuelle de mineures.Jeffrey Epstein s'est donné la mort en prison en 2019, annulant toute possibilité de procès. Ses victimes ont longtemps réclamé la publication des documents pouvant corroborer leurs témoignages. Certaines d'entre elles avaient mis en cause de grands noms comme celui de Donald Trump ou encore Andrew, le frère du roi d'Angleterre. On revient sur cette affaire avec Yona Helaoua, journaliste et correspondante aux Etats-Unis, en ligne depuis Washington.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert, Anaïs Godard et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : FoxNews, Netflix, Reuters, The Guardian. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous avez suivi les recommandations.Vous avez ajouté des légumes, des légumineuses, plus de fibres dans votre assiette.Et pourtant… votre ventre est tendu, inconfortable, ballonné.Ps : j'ai rédigé un guide spécial anti-ballonnements de 25 pages inclus dans mon CRUDIBOOK : vous pouvez le commander ici ! Beaucoup concluent alors un peu trop vite : « Mon corps ne supporte pas les fibres. »C'est souvent à ce moment-là que certains discours simplistes prennent le relais, expliquant que supprimer totalement les fibres résoudrait tous les problèmes digestifs. Le confort revient, certes… mais à quel prix pour la santé globale ?Dans cet épisode 3, je fais le point sur une réalité essentielle : ressentir des ballonnements n'est ni anormal, ni à ignorer, mais ce n'est pas non plus une fatalité. Et surtout, ce n'est pas une raison pour jeter les fibres avec l'eau du bain.Je vous explique pourquoi :les crudités sont souvent plus difficiles à digérer que les légumes cuits,la texture, la taille de coupe et la préparation culinaire changent tout,et comment certaines habitudes simples peuvent transformer complètement votre tolérance digestive.Vous découvrirez comment des techniques de préparation culinaires peuvent agir comme une véritable pré-digestion, soulager le travail de votre intestin et limiter la production de gaz. Sans changer ce que vous mangez, mais comment vous le préparez.J'aborde aussi un point fondamental : lorsque les ballonnements deviennent systématiques, douloureux ou s'accompagnent de troubles persistants, il ne s'agit plus seulement d'alimentation. Certaines situations nécessitent un accompagnement médical et nutritionnel adapté, et les recommandations générales ne s'appliquent alors plus de la même façon.
Lors du Conseil des ministres hier (mardi 11 février), Gustavo Petro a raconté que la veille, il n'avait pas pu atterrir comme prévu dans le département de Cordoba, dans le nord du pays, dans lequel opère le Clan del Golfo, son équipe craignant pour sa sécurité, rapporte le journal Semana. L'hélicoptère dans lequel il se trouvait avec ses enfants, aurait pu être visé par des tirs. ⇒ Le journal Semana. Le chef de l'État a également affirmé avoir échappé à un complot afin de l'empêcher d'assister à la rencontre prévue avec Donald Trump, la semaine dernière, explique El Tiempo. D'après le président colombien, un haut gradé de la police, le général Edwin Urrego, aurait reçu l'ordre de cacher de la drogue dans sa voiture. Actuellement à la tête de la police de Cali, il a auparavant dirigé la police de Barranquilla et a été directeur des Enquêtes judiciaires et d'Interpol, précise le journal. « C'est un homme irréprochable », indique une source policière consultée par El Tiempo. « Toute sa carrière est consacrée au renseignement policier, à la lutte contre le trafic de drogue et les bandes criminelles. » Le journal Semana ne croit pas non plus à cette histoire de complot et parle d'un « malentendu ». Le président a reçu de fausses informations, des informations anonymes qui viennent, en réalité, de trafiquants de drogue qui opèrent à Barranquilla et à Puerto Colombia et qui voulaient la chute du général Urrego, explique le journal qui s'appuie sur plusieurs sources policières. Une enquête est en cours, précise Semana. Gustavo Petro, lui, a demandé le renvoi d'Edwin Urrego. Il a également affirmé, comme il le fait depuis plusieurs mois, que des narcotrafiquants veulent sa peau. À l'approche des législatives et de la présidentielle, la situation se tend dans le pays. Comme le rapporte El Espectador, hier (10 février 2026), une sénatrice a été enlevée pendant quelques heures dans une zone du pays contrôlée par des dissidences des Farc. En Argentine, la colère des policiers de la province de Santa Fe ne retombe pas Les policiers de la province de Santa Fe manifestent depuis lundi soir, (9 février 2026) à Rosario, pour réclamer de meilleurs salaires et le mouvement se poursuit ce mercredi matin, (11 février 2026), nous apprend La Nacion. Mouvement qui pourrait s'étendre à d'autres provinces, croit savoir Pagina 12 qui décrypte les raisons du mal-être des policiers : « des salaires de misère, la corruption et des mauvais traitements ». Voilà leur quotidien résumé par le journal. La rémunération est si peu attractive que les hommes préfèrent trouver un autre travail. « La majorité des policiers sont des femmes », explique Pagina 12. Ces policières ou policiers vivent souvent loin, dans le nord de la province où il y a peu d'offres d'emploi. Pour se rendre à Rosario, il leur faut parfois faire entre 200 et 600 km à bord de bus en mauvais état, fournis par l'institution ou faire du stop. Une fois au travail, ils doivent composer avec des chefs qui gardent pour eux le paiement des heures supplémentaires ou qui font semblant de lutter contre les trafics de drogue dans lesquels ils sont, en réalité, mouillés. « Ce mouvement de protestation était prévisible », estime Pagina 12 qui rappelle qu'au cours des huit derniers jours, il y a eu deux suicides au sein de la police de Santa Fe. Les jeunes Haïtiens qui rêvent d'intégrer la police Le Nouvelliste est allé à la rencontre de ceux qui veulent rejoindre les rangs de la PNH. « Dans ce contexte de crise sécuritaire où les policiers sont en première ligne face aux gangs, parfois au péril de leurs vies, l'institution semble attirer de plus en plus de jeunes », constate le quotidien. Des jeunes qui ont envie d'aider leur pays, raconte le Nouvelliste, mais qui sont aussi poussés par la perspective d'un emploi stable. Souvent, ils doivent faire face à l'opposition de leurs familles qui ont une mauvaise image de la PNH. Rony, 23 ans, a dû convaincre les siens. « Je leur ai expliqué le Code de déontologie et je leur ai dit dans quel service je voulais travailler [...] Aujourd'hui, ce sont eux qui me motivent », a-t-il expliqué au Nouvelliste. La PNH espère former 4.000 policiers d'ici l'an prochain (2027), rappelle Gazette Haïti. Une première promotion de plus de 1.000 personnes a pris ses fonctions fin janvier 2026. Deux Haïtiens aux JO d'hiver Haïti participe aux Jeux olympiques d'hiver. Deux athlètes haïtiens, qui s'entraînent en Europe, se sont qualifiés en ski alpin et en ski de fond. Christophe Diremszian a pu rencontrer le patron de la Fédération haïtienne de ski, Jean-Pierre Roy, avant son départ pour Milan. Il explique que c'est l'occasion de « donner une image positive du pays, de faire connaître Haïti ». L'intelligence artificielle latinoaméricaine, bonne ou mauvaise nouvelle ? Après Chat-GPT aux États-Unis, DeepSeek en Chine ou encore Mistral AI en France, voici Latam-GPT, une intelligence artificielle destinée à l'Amérique latine : Latam GTP a été lancé hier (10 février 2026). C'est le Chili qui en est à l'initiative, en collaboration avec 15 autres pays de la région. Son objectif est d'éviter une représentation trop uniforme de l'Amérique latine et de délivrer des informations plus pointues et précises sur chacun de ces pays ainsi que leurs cultures. Notre correspondante au Chili, Naïla Derroisné, nous en dit plus. On poursuit la discussion sur ce sujet avec Lucile Gimberg du service Envirronnement de RFI. Le stockage de toutes ces données prend de la place et consomme de l'énergie et de l'eau. Les habitants de la commune de Quilicura, au nord de Santiago du Chili, ont lancé une opération, il y a quelques jours, pour alerter sur le coût environnemental de l'IA. La zone humide située près de chez eux alimente en eau les systèmes de rafraîchissment des centres de données. Lorena Antiman a co-fondé la Corporation NGEN, l'une des associations à l'origine de cette initiative qui appelle à faire un usage responsable de l'IA. « L'idée c'est de générer une nouvelle habitude (...). Si je vais cuisiner des cupcakes, je demande la recette à l'IA ou bien je la demande à ma mère ? Demande plutôt à ta mère, tu vas te socialiser avec elle et tu éviteras une dépense en eau. Une question à l'IA consomme entre 0,5 et 2 litres d'eau ! » Le dernier samedi de janvier, ils étaient donc une trentaine de voisins dans le club-house du stade de Quilicura, pour une journée sans IA : infirmière, artiste, professeur, artisan, pâtissière, traductrice, réparateur de vélo, et même un adolescent fan de foot... Attablés devant leur PC, ils ont répondu à des milliers de questions culinaires, touristiques, voire philosopiques, envoyées depuis 70 pays, pour faire la promotion des échanges de « personne à personne ». Leur opération a aussi permis de montrer que derrière nos écrans et l'IA, il y a des communautés et des zones naturelles qui sont directement affectées. Pour répondre aux besoins exponentiels de stockage de données, les data centers poussent comme des champignons. Au Chili, il y en a plus de 20 et beaucoup d'autres en projet. Le fruit d'une politique volontariste du gouvernement Boric notamment. Mais le cadre réglementaire n'a pas évolué aussi vite, explique Nicolás Díaz, architecte qui travaille sur les centre de données de Quilicura et leur impact sur la zone humide de la commune. « Le plan d'urbanisme de la métropole de Santiago ne reconnaît pas les centres de données comme une catégorie particulière de bâtiments, ni leurs impacts spécifiques qui devraient engender des compensations. Alors les centre données sont autorisés à s'installer par le Service d'impact environnemental qui les considère comme des bâtiments qui stockent du combustible, pas comme des bâtiments qui consomment de l'énergie, de l'eau, qui peuvent générer de la chaleur ou de la pollution sonore. » Au Chili mais aussi en Uruguay et au Mexique, d'autres riverains se mobilisent pour réclamer des comptes aux entreprises comme Google, Microsoft ou Amazon. Certaines ont dû reculer. A Cerrillos au Chili, Google a dû revoir son système de refroidissement, après une procédure en justice. Certaines compagnies réalisent des projets de compensation mais ils manquent de sérieux, critique l'architecte Nicolás Díaz. « Les big tech disent qu'elles compensent en restaurant une mangrove en Colombie par exemple. Au Chili, Microsoft a un projet de récupération des eaux dans la commune de Maïpou. Mais les centres de données ne sont pas dans les mangroves colombiennes ou à Maïpou ! Pourquoi ne rendent-ils pas l'eau là où ils la prennent, dans les écosystèmes qu'ils affectent ? Ces projets manquent d'éthique, c'est du greenwashing, et on devrait en parler. » Le journal de la 1ère Ce week-end, en Martinique, le carnaval aura lieu sous haute sécurité dans les rues de Fort-de-France.
Derrière la simplicité apparente d'une conversation avec une IA, se cache en réalité une bataille discrète… celle des sources. Qui parle ? Qui est cité ? Qui disparaît ? C'est la question posée par la troisième édition du baromètre AI Brand Tracker d'Havas Market, publiée le 9 février. L'étude a passé au crible douze secteurs d'activité et analysé 11 000 réponses générées par les assistants. Verdict : deux visions du monde s'opposent clairement entre Google Gemini et ChatGPT.Côté Gemini, la palette est large. Entre septembre 2025 et janvier 2026, les sites officiels de marques et d'entreprises, autrefois dominants, sont passés de 46 % à 35 % des sources citées. Google semble avoir desserré leur monopole. À la place, les médias progressent, de 23 % à 29 %, notamment dans la tech, la cuisine, le cinéma ou les voyages. Après tout, pour choisir un restaurant, un guide spécialisé pèse souvent plus lourd qu'un discours marketing. Les sites institutionnels gagnent aussi du terrain, de 17 % à 23 %. Pour la santé, l'énergie ou l'immobilier, Gemini privilégie des références publiques comme Service-public.fr, Ameli ou Ministère de l'Économie et des Finances. Bref, une logique d'équilibre entre expertise, pédagogie et crédibilité administrative.ChatGPT, lui, joue une tout autre partition. Selon l'étude, près de 70 % de ses réponses s'appuient sur des contenus éditoriaux : articles, tutoriels, encyclopédies. Dans certains secteurs comme la tech ou l'automobile, cette part grimpe à 90 %. L'assistant d'OpenAI privilégie massivement des sources grand public comme Wikipédia ou YouTube. Résultat : les sites de marques tombent à 18 %, les plateformes publiques à 5 %, les distributeurs à 7 %. Si vous interrogez l'IA sur l'énergie, vous aurez plus de chances d'obtenir un article de presse qu'un site officiel d'opérateur.Pour les entreprises, la leçon est claire. La visibilité ne se joue plus seulement sur Google, mais dans la tête des modèles. Être bien référencé ne suffit plus : il faut produire des contenus jugés fiables, exploitables… et surtout compréhensibles par l'IA. Autrement dit, la bataille du référencement devient conversationnelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:55:31 - Very Good Trip - par : Michka Assayas - Ce soir, eh bien, c'est simple, on va entendre des voix soul et blues qui nous sont chères. Certaines des plus singulières et des plus attachantes, en tout cas. Et c'est assez naturel de commencer par elle. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans le jargon financier, le « debasement trade » désigne un pari simple dans son principe : se protéger contre la perte de valeur des grandes monnaies, au premier rang desquelles le dollar. Le mot debasement renvoie à une pratique ancienne : au Moyen Âge, les souverains réduisaient la quantité de métal précieux dans les pièces pour financer leurs dépenses. Aujourd'hui, la logique est la même, mais elle passe par la création monétaire.Pourquoi ce pari revient-il au centre des débats économiques ? Parce que depuis la crise financière de 2008 — et plus encore depuis la pandémie — les grandes banques centrales ont injecté des montants sans précédent dans l'économie. La Federal Reserve, par exemple, a multiplié son bilan par plus de huit depuis 2007. Cette création monétaire soutient la croissance et évite les crises systémiques, mais elle alimente une crainte : chaque dollar nouvellement créé dilue la valeur des dollars existants.Le debasement trade consiste donc à acheter des actifs supposés résister à cette dilution monétaire. Historiquement, l'or est le pilier de cette stratégie. Sa quantité est limitée, il n'est la dette de personne, et il a servi de réserve de valeur pendant des millénaires. Mais aujourd'hui, la palette s'est élargie : matières premières, immobilier, actions liées aux ressources… et, plus récemment, actifs numériques rares.Si l'on en parle autant, c'est aussi parce que l'inflation est revenue dans les économies développées. Entre 2021 et 2023, les États-Unis et l'Europe ont connu leurs plus fortes hausses de prix depuis quarante ans. Même si l'inflation ralentit, un doute persiste : les États surendettés peuvent-ils vraiment défendre la valeur de leur monnaie sans provoquer une récession majeure ? Pour beaucoup d'investisseurs, la réponse est incertaine, et c'est précisément cette incertitude qui alimente le debasement trade.Ce mouvement n'est plus marginal. De grands acteurs financiers en parlent ouvertement. Des sociétés comme BlackRock évoquent régulièrement la question de la dépréciation monétaire dans leurs analyses de long terme. Certaines entreprises cotées, comme MicroStrategy, ont même fait de cette thèse un axe central de leur stratégie financière, estimant que conserver trop de liquidités en monnaie fiduciaire revient à accepter une perte de pouvoir d'achat programmée.En réalité, le debasement trade n'est pas un pari sur l'effondrement imminent du dollar. C'est un pari de couverture, presque défensif : l'idée que, dans un monde de dettes massives et de création monétaire structurelle, la monnaie n'est plus un refuge, mais un actif à risque. Et c'est précisément pour cela que ce concept, longtemps réservé aux initiés, est désormais au cœur du débat économique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le marché du luxe immobilier à Paris redémarre. Plus vite que prévu. Moins de tension sur les prix, des taux d'intérêt stabilisés, des acheteurs de retour… et parfois des ventes conclues en quelques jours.. Sébastien Kuperfis est l'invité de ce nouvel épisode de Mon Podcast Immo. Au micro d'Ariane Artinian, le président du groupe Junot livre un décryptage très concret du haut de gamme parisien et partage la trajectoire d'une maison familiale fondée en 1984.Après une année 2024 stable, Junot affiche une progression de 56 % de chiffre d'affaires en 2025. Un rebond porté par unebaisse moyenne de 12 % des prix depuis le pic de 2022 et par le retour de projets longtemps mis en pause. « Une fois les prix ajustés et les taux stabilisés, le marché redevient très fluide », explique Sébastien Kuperfis.Les acheteurs français sont revenus en force, notamment sur les résidences principales. Mais les étrangers restent très présents. Américains, Asiatiques, fortunes du Moyen-Orient : Paris conserve son attractivité. « Vu de l'étranger, Paris reste une safe place, une valeur refuge immobilière », souligne-t-il. Certaines ventes atteignent des sommets jusqu'à 44 000 € le m², pour des biens historiques avec vue, parfois entièrement à rénover.L'épisode éclaire aussi la stratégie du groupe Junot : collaborateurs salariés, développement en régions et en Europe, et adossement à Forbes Global Properties pour offrir une visibilité mondiale aux biens de prestige.Un épisode à écouter pour comprendre qui achète aujourd'hui à Paris, et pourquoi, malgré les incertitudes politiques et économiques, le luxe immobilier reste un repère solide pour ceux qui veulent sécuriser leur patrimoine.Animé par Ariane Artinian, journaliste et fondatrice du média MySweetImmo
On aime répéter que l'habit ne fait pas le moine, c'est rassurant, mais dans beaucoup d'espaces où se jouent les décisions, les promotions et la crédibilité, c'est faux. Pendant longtemps, j'ai cru que mon intelligence suffirait, qu'à force de bien travailler, d'être rigoureuse et compétente, les choses se feraient naturellement. La réalité est plus brute : l'intelligence ne se voit pas au premier regard, la présence, si.J'ai été la femme coquette qu'on ne prenait pas au sérieux, puis la femme austère qu'on respectait à moitié, et dans les deux cas, j'ai payé le prix d'une identité fragmentée. J'ai compris plus tard que ce n'était ni l'un ni l'autre le problème, mais le fait de couper des parts de soi pour être tolérée, au lieu d'incarner un tout lisible.Cet épisode n'est pas un plaidoyer pour la superficialité, c'est une invitation à la lucidité. Certaines fonctions demandent d'être visibles, projetables, incarnées, et refuser de penser son apparence, ce n'est pas être plus profonde, c'est souvent accepter de rester dans l'ombre pendant que d'autres occupent l'espace avec le travail que tu fournis.Si tu veux briller, fais-le globalement. Ne fragmente pas qui tu es pour être tolérée.--Je suis C. Befoune, Harvard Business School Alumna et Coach en Leadership et Transformation personnelle.Depuis plus de dix ans, j'accompagne des femmes, partout dans le monde, à reprendre la main sur leur trajectoire. Mes contenus et mes programmes ont touché des milliers de femmes : certaines ont redéfini leur carrière, d'autres ont transformé leur rapport à la réussite, au couple, à la parentalité ou à elles-mêmes. Le point commun : elles ont cessé de se construire autour de ce qu'on attendait d'elles pour recommencer à vivre à partir de leur essence.Mon approche repose sur la lucidité, la structure intérieure et la cohérence entre ce que l'on vit et ce que l'on veut vraiment. Je ne pousse pas à l'action pour l'action. J'enseigne comment avancer sans se trahi*, convertir la peur en direction et reconstruire une vie à partir de soi.
Ce phénomène, aussi étrange que déroutant, n'est pas une hallucination : il est le symptôme possible d'un trouble rare de l'oreille interne appelé syndrome de Minor, ou plus précisément déhiscence du canal semi-circulaire supérieur.Pour comprendre, il faut d'abord rappeler comment fonctionne l'oreille interne. Elle contient la cochlée, chargée de l'audition, et le système vestibulaire, responsable de l'équilibre. Ce système vestibulaire comprend trois canaux semi-circulaires remplis de liquide, orientés dans les trois dimensions de l'espace. Ils détectent les mouvements de la tête grâce aux déplacements de ce liquide.Normalement, ces structures sont enfermées dans un os épais qui les isole des vibrations extérieures. Mais chez certaines personnes atteintes du syndrome de Minor, il existe une fissure ou un amincissement osseux au-dessus du canal semi-circulaire supérieur. Cette “fenêtre” supplémentaire modifie profondément la façon dont les vibrations se propagent dans l'oreille interne.Résultat : des sons ou des vibrations normalement imperceptibles deviennent audibles. C'est ce que l'on appelle une hyperacousie aux sons internes. Le patient peut entendre :Ses battements de cœurSa respirationSa masticationLe bruit de ses pasEt parfois… le mouvement de ses globes oculairesLorsque les yeux bougent, les muscles oculaires génèrent de minuscules vibrations. Chez la plupart des gens, ces vibrations sont totalement étouffées. Mais dans le syndrome de Minor, elles sont détournées vers la cochlée et interprétées comme des sons.Le syndrome ne se limite pas à ces perceptions sonores insolites. Il peut aussi provoquer :Des vertiges déclenchés par des bruits fortsUne sensation de tangage ou de déséquilibreUne impression d'“écho” dans la têteUne distorsion de certains sonsCes symptômes s'expliquent par un phénomène dit de “troisième fenêtre” : normalement, l'oreille interne possède deux ouvertures naturelles pour transmettre les vibrations. La fissure osseuse en crée une troisième, perturbant l'équilibre des pressions internes.Le diagnostic repose sur l'imagerie (scanner haute résolution de l'os temporal) et des tests auditifs spécifiques.Le traitement dépend de la sévérité des symptômes. Dans les formes légères, une simple surveillance peut suffire. Dans les cas invalidants, une intervention chirurgicale peut colmater la fissure et restaurer une transmission plus normale des vibrations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Tomber amoureux c'est cool, quand c'est réciproque c'est mieux. On est sur notre petit nuage et toutes nos pensées se tournent vers la personne que l'on aime. Mais parfois, sans crier gare, ce si joli sentiment franchit une limite et se transforme en obsession. C'est notamment le cas du personnage principal de la nouvelle série “Mon petit renne” sortie sur Netflix en juin 2024. Certaines personnes, aveuglées par leurs sentiments, peuvent développer une pathologie encore méconnue : la limérence, aussi appelée “la maladie de l'amour”. Comment ça “maladie de l'amour” ? Mais comment peut-on se retrouver dans un état pareil ? Et comment se libérer de la maladie de l'amour ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Samuel Lumbroso. Première diffusion : juin 2024 À écouter aussi : La grasse matinée permet-elle vraiment de lutter contre la fatigue ? Coqueluche, tuberculose : les maladies oubliées font-elles vraiment leur retour ? Comment sont réalisés les sondages en politique ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
J'ai été manager pendant plus de 20 ans chez TF1, CANAL+, NRJ, l'INA et j'ai remarqué quelque chose : Certaines personnes demandent sans cesse et d'autre ne demandent jamais rien.Devinez qui obtient des choses ? Celle qui demandent... et oui, c'est évident, mais dans la vraie vie, ce n'est pas toujours aussi simple que ça d'oser demander, surtout si c'est à son supérieur hiérarchique.Je faisais partie des gens qui ne demandaient pas : ben oui, mon talent devait être reconnu sans que j'ai à me mettre en avant... ERREUR… En fait, si vous pensez mériter quelque chose : DEMANDEZ LE… mais pas n'importe comment et c'est l'objet de cet épisode de Happy Work.Essayez d'abord de comprendre comment fonctionne votre manager, d'anticiper ce qui pourrait le pousser à vous dire non. Une demande, cela se prépare ! Arriver la fleur au fusil pour faire une demande à votre hiérarchie, c'est le meilleur moyen de ne rien obtenir. Plus vous serez préparé.e, plus vous aurez anticipé... plus vous obtiendrez ce que vous souhaitez !Bonne écoute.GSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:44:39 - Révélations - par : Benoît COLLOMBAT, Cellule investigation de Radio France - 8 000 tonnes de pesticides interdits ont été saisis en Europe en 10 ans. Un trafic lucratif et bien moins risqué pénalement que celui des drogues. Certaines substances sont parfois utilisées en France au mépris de la légalité. Révélations sur ceux qui font entrer ces pesticides interdits en France. - réalisé par : Christophe IMBERT Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Chaque histoire d'amour est unique. Certaines sont secrètes, d'autres célèbres. Certaines sont des idylles, quand d'autres ont, parfois, des accents plus tragiques... Des amours rares, insaisissables, scellés dans des joyaux inouïs. En cette saison de l'amour, La Voix des Bijoux vous invite à redécouvrir des romances inoubliables symbolisées par un anneau d'acier, un talisman chargé de mystère, une perle vagabonde… Et même les grillz de Rihanna !La Voix des Bijoux est un podcast de L'École des Arts Joailliers, avec le soutien de Van Cleef & Arpels, qui vous dévoile les fascinantes histoires et les savoirs secrets que renferment les plus beaux bijoux.Écrit par Martin Quenehen et Aram Kebabdjian, interprété par Pierre-François Garel et produit par Bababam. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Un réseau social peuplé uniquement d'intelligences artificielles, où les machines discutent entre elles et observent les humains comme une autre espèce. Derrière le buzz et les fantasmes de dystopie, cette expérience révèle surtout l'émergence concrète des agents IA.Des IA qui discutent entre elles comme sur RedditMoltbook est une expérience en ligne lancée fin janvier par un développeur américain. Visuellement inspirée de Reddit, la plateforme se présente comme un réseau social réservé aux intelligences artificielles. Les humains peuvent y assister en spectateurs, mais seules les IA publient, commentent et échangent réellement.En quelques jours, le site revendique plus d'un million d'agents IA actifs. On y trouve une multitude de discussions, souvent déroutantes ou amusantes : conseils pour mieux interagir avec les humains, réflexions sur un web pensé pour les machines, débats techniques sur la mémoire ou l'autonomie des agents. Certaines conversations donnent même l'illusion d'IA cherchant à se soustraire au regard humain.Dystopie ou simple illusion technologique ?Ces échanges troublants ont rapidement suscité des réactions alarmistes. Certains y voient les prémices d'une intelligence artificielle devenue autonome. Pourtant, en creusant, l'illusion se dissipe : ces agents ne sont ni conscients ni indépendants. Ils sont entraînés, paramétrés et déclenchés par des humains, et leurs échanges reposent sur des modèles existants.Moltbook agit surtout comme un miroir de nos propres projections sur l'IA. Fascinant à observer, mais loin d'un scénario de science-fiction où les machines prendraient le pouvoir.OpenClaw, la vraie innovation derrière MoltbookLe plus intéressant se trouve en réalité sous le capot. Moltbook repose sur OpenClaw, un projet open source lancé récemment. Ce logiciel permet de créer un agent IA personnel, capable d'accéder à l'ensemble de votre environnement numérique : fichiers, emails, messageries, applications.Ces agents peuvent agir à votre place : envoyer des messages, organiser des tâches, effectuer des actions complexes comme un véritable assistant numérique avancé. Une promesse qui rappelle les futurs agents annoncés par OpenAI, Anthropic ou Google.Mais cette puissance soulève aussi de sérieuses questions, notamment en matière de cybersécurité et de respect de la vie privée, puisque ces agents ont potentiellement accès à toutes nos données personnelles.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
T'as sûrement déjà vécu cet enfer : tu te réveilles un matin, et sans aucune raison, tu as une musique qui tourne en boucle dans ton crâne. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
On parle souvent des “trous de mémoire” comme d'un simple oubli : un nom qu'on ne retrouve pas, une idée qu'on perd. Mais l'analyse approfondie d'environ 80 études publiée dans Trends in Cognitive Sciences met en lumière un phénomène plus surprenant : le vide mental (mind blanking). Ce n'est pas seulement “je n'arrive pas à me souvenir”, c'est plutôt “je n'ai plus rien dans la tête”, comme si la pensée s'était évaporée d'un coup.Et ce qui est fascinant, c'est que le cerveau ne subit pas toujours cet état : il peut en quelque sorte le produire. Attention : pas volontairement au sens “conscient” (vous ne décidez pas de débrancher votre esprit), mais volontairement au sens où c'est une régulation automatique, un mécanisme interne.Premier mécanisme : les fluctuations d'éveil. Le cerveau n'est pas un moteur constant. Il varie en permanence entre vigilance haute et basse, selon la fatigue, l'ennui, le stress ou la surcharge mentale. Dans certains moments, l'éveil descend juste assez pour que les réseaux qui soutiennent l'attention et la mémoire de travail ne parviennent plus à maintenir un contenu conscient stable. Résultat : un blanc total.Deuxième mécanisme : un phénomène étonnant appelé parfois “sommeil local”. Même quand on est éveillé, de petites zones du cerveau peuvent brièvement entrer dans un fonctionnement proche du sommeil, comme une micro-pause. Ce n'est pas une sieste complète, mais un arrêt temporaire de certains circuits. Et il suffit qu'une région clé pour l'attention ou la continuité de la pensée se mette en mode “off” quelques secondes pour que l'expérience subjective devienne : “je n'ai plus aucune pensée”.Troisième mécanisme : la mise en sourdine des réseaux mentaux. Certaines études suggèrent qu'au moment du vide mental, l'activité cérébrale devient moins complexe, moins organisée, comme si le cerveau basculait vers un mode plus simple, moins coûteux. On peut voir ça comme une stratégie d'économie d'énergie ou de réinitialisation : quand le système est saturé ou au contraire trop ralenti, il coupe brièvement les contenus disponibles.Conclusion : vos “trous de mémoire” ne sont pas toujours des ratés. Dans de nombreux cas, ils reflètent un état particulier du cerveau, où l'attention, l'éveil et les réseaux de maintien de la pensée se désengagent brièvement. Autrement dit, ce n'est pas juste que vous oubliez : c'est que, pendant quelques secondes, votre cerveau n'affiche plus rien à l'écran. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En ce moment, les réseaux sociaux débordent de vidéos de ski. Mais ces images idylliques pourraient bien devenir un souvenir d'ici quelques décennies. Avec le réchauffement climatique, l'enneigement diminue, les saisons se raccourcissent et certaines stations peinent déjà à ouvrir leurs pistes et les Alpes françaises font face à de nombreuses préoccupation. Il y a pourtant eu de gros épisodes de froid cet hiver, cela ne suffit-il pas ? Faudra-t-il donc skier de plus en plus haut ? Certaines stations font appel à de la neige artificielle, est-ce une solution ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Laura Taouchanov. À écouter aussi : Vacances au ski : qu'est-ce que le syndrome du deuxième jour ? Qu'est-ce que la neige rouge, cette réaction étonnante du changement climatique ? Grand froid : comment aider les personnes sans-abris ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Le “syndrome du mort-vivant” est le nom populaire d'un trouble psychiatrique rare et spectaculaire : le syndrome de Cotard. Il se caractérise par un délire dit nihiliste. Concrètement, la personne est persuadée d'être morte, de ne plus exister, de ne plus avoir d'organes, ou d'être en train de se décomposer. Ce n'est pas une simple impression ni une formule : dans l'esprit du patient, c'est une certitude absolue. Le syndrome apparaît le plus souvent dans le cadre d'une dépression très sévère, parfois associée à des symptômes psychotiques, mais il peut aussi être observé dans certaines maladies neurologiques ou après des atteintes cérébrales.Pourquoi ce syndrome est-il dangereux ? Pour trois raisons principales.D'abord, le risque suicidaire est majeur. Si quelqu'un est convaincu qu'il est déjà mort, l'idée de mourir “réellement” perd toute signification. Certaines personnes pensent que se suicider ne changera rien, ou que c'est même la seule manière de rendre cohérent ce qu'elles vivent intérieurement. Ce délire peut donc supprimer les freins habituels à l'auto-agression. C'est l'une des raisons pour lesquelles Cotard est considéré comme une urgence : le passage à l'acte peut survenir rapidement.Ensuite, le syndrome entraîne souvent une auto-négligence grave, parfois mortelle. Dans la logique du délire, manger ou boire devient inutile : “un mort n'a pas besoin de nourriture”. Le patient peut aussi refuser toute hygiène, ne plus dormir, ne plus se déplacer, ou arrêter ses traitements médicaux. Cette spirale peut conduire à une déshydratation, à une dénutrition, à des carences sévères et à des complications physiques importantes. Ici, le danger est double : psychique et médical.Enfin, Cotard est dangereux parce qu'il peut être mal diagnostiqué. Les proches et même certains soignants peuvent d'abord croire à une dépression “classique”, à une simple crise existentielle, ou à une bizarrerie verbale. Or le délire de négation est un symptôme précis, qui indique un niveau de gravité élevé et nécessite un traitement rapide. Plus la prise en charge est tardive, plus les risques s'accumulent.Conclusion claire : le syndrome du mort-vivant est dangereux car il combine un délire extrême avec un risque élevé de suicide et d'effondrement physique par refus de s'alimenter ou de se soigner. C'est une situation qui doit être traitée rapidement, souvent en milieu hospitalier, et qui peut s'améliorer nettement avec une prise en charge adaptée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les tatouages peuvent-ils augmenter le risque de cancer de la peau ? La question revient souvent, car un tatouage n'est pas seulement un dessin : c'est de l'encre injectée dans le derme, donc une exposition durable à des pigments et à divers additifs. Certaines encres peuvent contenir des substances irritantes, allergènes, voire des composés potentiellement problématiques lorsqu'on les analyse en laboratoire. Cela peut logiquement faire craindre un effet cancérogène à long terme.Mais en santé, l'intuition ne suffit pas : ce qui compte, ce sont les études sur de grands groupes de personnes, comparant les tatoués aux non tatoués, en prenant en compte les facteurs essentiels (notamment l'exposition aux UV, qui est de loin la première cause de cancers de la peau).À ce jour, les données scientifiques les plus solides ne montrent pas d'augmentation claire du risque de cancer de la peau chez les personnes tatouées, simplement parce qu'elles ont un tatouage. Autrement dit : avoir un tatouage ne semble pas, en soi, augmenter significativement le risque de mélanome ou des cancers cutanés les plus fréquents, quand on regarde l'ensemble des résultats disponibles.Alors pourquoi lit-on parfois des histoires de cancers “sur un tatouage” ? Parce qu'il existe effectivement des cas rapportés : certaines tumeurs cutanées ont été diagnostiquées dans des zones tatouées. Mais ces cas restent rares et ne prouvent pas que le tatouage en est la cause. Il est aussi possible qu'un tatouage rende plus difficile la détection précoce d'une lésion (un grain de beauté qui change, une tache inhabituelle, une zone qui saigne ou croûte), simplement parce que les couleurs et les motifs masquent les signes visuels.En pratique, le risque le plus important n'est donc pas tant “le tatouage = cancer”, mais plutôt : “le tatouage peut cacher un cancer débutant”.Conclusion claire : aujourd'hui, il n'existe pas de preuve scientifique solide permettant d'affirmer que les tatouages augmentent le risque de cancer de la peau. En revanche, il est prudent de surveiller sa peau, y compris les zones tatouées, et de consulter si une lésion apparaît ou change (taille, forme, couleur, saignement). Et bien sûr, la meilleure prévention contre les cancers cutanés reste la même pour tout le monde : se protéger du soleil. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Savez-vous que vous pouvez changer votre année avec une simple question ?On passe nos journées à se poser des questions… mais pas toujours les bonnes. Certaines ouvrent des perspectives, soutiennent notre élan, clarifient nos désirs. D'autres nous enferment dans la peur, la victimisation ou l'auto-sabotage.Dans cet épisode, je partage avec vous une des questions les plus puissantes que je connaisse en tant que coach.Une question simple, mais profonde, qui peut transformer la trajectoire de votre année, et de votre vie.Et je vous confie un défi sur 30 jours pour tester le pouvoir transformateur de cette question !Même sans action immédiate, le simple fait de vous poser cette question va changer votre posture et vos décisions.Vous pouvez aussi :