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Mercredi 18 février 2026BANDE DESSINÉEBéton, enquête en sables mouvants | Alia Bengana et Claude BaechtoldLes Presses de la Cité"La paille, la terre... c'est pour les pauvres. Le béton, ça c'est moderne !" Voilà ce qu'on a répondu à Alia Bengana, architecte franco-algérienne missionnée dans une oasis du Sahara pour y construire une maison d'hôtes. En d'autres lieux, la phrase aurait fait sourire cette grande adepte du béton armé. Mais en voyant les cohortes de camions acheminer sur plus de 1200 kilomètres le sable nécessaire à la fabrication du béton, elle se demande si les architectes et l'industrie du bâtiment ne sont pas tombés sur la tête... Quelques années plus tard, près de leur chalet suisse où ils sont confinés avec leurs deux enfants, Alia et Claude découvrent une curieuse machine. Une foreuse ! Ainsi, on cherche du sable dans la région ? Un détail qui remet le sujet sur le tapis : il est temps pour notre architecte de questionner son matériau fétiche. Avec Claude, son baroudeur de mari, et l'appui de leur ami rédacteur en chef d'un magazine suisse, Alia s'enfonce dans la nébuleuse du béton et son univers impitoyable...--Alia Bengana étudie l'architecture à Paris après y a voir déménagé à l'adolescence. Sa carrière l'a conduite à beaucoup voyager, en Italie, en Espagne, aux Etats-Unis et en Chine mais c'est finalement à Paris qu'elle a fondé son bureau en 2009. Biberonnée au béton, elle a exploré la terre crue après une rencontre décisive dans le désert algérien, et s'est formée ensuite aux matériaux biosourcés.Claude Baechtold est graphiste et photographe. Avec son collectif Riverboom, fondé en Afghanistan avec les reporters Serge Michel et Paolo Woods, il lance une collection de guides de voyage aux destinations improbables. Après avoir été journaliste, il est désormais réalisateur. Son premier film, Riverboom, est sorti au cinéma en 2024.
Le nouveau podcast football du FC Copains
Pour cet épisode 195 de Bike Cagé Blabla j'appelle Ludovic Valentin fondateur de LVO Organisation.Ludovic a découvert le monde de l'organisation sportive auprès de Jacques Vermeulen et en 2002 il se lance dans sa propre entreprise. Voilà donc 24 ans que LVO Organisation se développe dans le monde de l'organisation d'événements outdoor. Pendant cette longue période, il y a eu beaucoup d'évolutions. Au début, c'est le VTT qui était au cœur des événements proposés par LVO, puis les courses cyclos. En 2007, LVO crée le Cyclo Tour qui regroupe plusieurs épreuves. Viennent ensuite les triathlons et les épreuves spectaculaires multisports avec RedBull . En 2016, LVO participe à la mise en place de l'Alpsman, un triathlon extrême à Annecy. Le covid a touché de plein fouet tous ces événements en 2020-2021. À la reprise, le gravel et le trail ont explosé et LVO a développé ces segments outdoor symbolisant la délivrance après les différentes périodes de confinement. Le Gravel Tour a été créé en 2021 mais l'agence touche à tous les sports outdoor : ski de fond, running, trail, cyclo, gravel, VTT… Bike Café a été séduit par la structuration du challenge Gravel Tour et l'arrivée de la marque WishOne comme partenaire de ce calendrier d'épreuves. En 2026, nous serons partenaires presse de ces épreuves car nous croyons au développement du gravel race, que nous souhaitons soutenir en communiquant sur ces épreuves toute l'année. Nous serons donc amenés à suivre LVO et les organisateurs de ces épreuves pour vous raconter tout ça…Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sur cet épisode de Le Sick Podcast, Anthony Martineau, François Gagnon et Simon 'Snake' Boisvert se joignent à Tony Marinaro! Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Aujourd'hui, je vais parler d'écriture de chanson, de danse contemporaine, de secrets de famille et de ce qu'on en fait avec la chanteuse, compositrice et interprète, Buridane. Faire entendre sa voix. Voilà qu'elle que chose qui nous réunit Buridane et moi. Nous nous sommes rencontrées dans le cadre de doublage voix. Je suis donc tombée fan de la personne avant l'artiste que j'ai découverte ensuite sur scène et qu'elle découverte ! Buridane met de la poésie en musique, ses textes sont doux et puissants, ses mots parfois volontairement moches mais dans ses cordes ce n'est que du miel. Bonne écoute !--Venez écouter, apprendre et éveiller votre conscience aussi sur notre compte Instagram : @parlonsbpodcastInterview, prise de son et montage réalisés par Nolyne Cerda.Le jingle est une création originale de Julien R.Les extraits audio sont dans l'ordre : l'artiste Agnes Martin lors d'une interview, un bout de poème de Marguerite Yourcenar énoncé par Jean d'Ormesson, Simone Veil défaisant son chignon sur le plateau "Toutes Folles de Lui" de Christophe Dechavanne et le poète Christophe Bobin dans l'émission "La Grande Librairie". Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une info mode et conso
Peut-on surmonter des tragédies grâce à la foi? Que ce soit l'incendie du premier de l'an à Crans-Montana, en Suisse, ou la tuerie à Tumbler Ridge, au Canada, notre monde connaît constamment des tragédies qui nous laissent sans mot. Comment trouver un sens dans tout cela? Est-ce que la foi peut nous aider à nous relever? Dans cet épisode, Joan et Stéphane reçoivent la pasteure suffragante Sophie Maillefer de l'Église Évangélique Réformée du canton de Vaud, de la paroisse de Belmont-Lutry. Ensemble, ils et elles explorent le rôle que les Églises peuvent jouer et réfléchissent à l‘importance de se rassembler lors que les tragédies frappent nos communautés. Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui aborde la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine : est-ce que la foi peut vraiment nous aider à surmonter des tragédies? Bonjour Stéphane. Bonjour Joan. Bonjour à toutes les personnes à l'écoute. Notre invitée spéciale : Sophie Maillefer [Joan] Aujourd'hui, j'aimerais vous présenter ma collègue qui est dans la même équipe de jeunes ministres. Oui, je fais partie des jeunes ministres dans l'Église Réformée vaudoise et ça me donne ce privilège de connaître Sophie Maillefer qui est là avec nous aujourd'hui. Sophie, bienvenue! [Sophie] Bonjour, merci pour l'invitation. [Joan] Sophie, tu veux peut-être te présenter toi-même, dire quelques mots sur qui tu es, où est-ce que tu exerces le ministère. [Sophie] Je suis pasteure suffragante, c'est-à-dire encore non consacrée, au sein de l'Église Évangélique Réformée du canton de Vaud. Donc, comme tu l'as très bien dit, Joan, on travaille pour la même Église actuellement. Et je suis à Lutry, dans la paroisse de Belmont-Lutry. [Joan] La paroisse de Belmont-Lutry qui se trouve, est-ce qu'on appelle ça La Riviera? [Sophie] Non, c'est dans le Lavaux. [Joan] Dans le Lavaux, ah oui, c'est là où il y a les belles vignes. Et ce n'est pas si loin, si loin du Valais, c'est la raison pour laquelle on t'a invitée aujourd'hui, Sophie; parce que, d'une façon ou d'une autre, votre paroisse est complètement partie prenante de tout ce qui se vit autour du drame du 1er janvier qui s'est passé à Crans-Montana. La tragédie de l'incendie de Crans-Montana [Sophie] Oui, alors on a eu effectivement un incendie en Suisse à Crans-Montana et puis dans notre paroisse il y a, enfin dans la commune disons, il y a huit jeunes qui sont décédés et encore un certain nombre sont à l'hôpital, des suites de cet incendie. C'est un peu dans ce cadre-là et vis-à-vis de tout ce que j'ai pu vivre aussi en tant que ministre, tout ce que j'ai pu entendre, tout ce que j'ai pu partager sur les réseaux sociaux que j'ai trouvé important. [Joan] On a avec nous une ministre qui est au cœur de cet accompagnement, de cette tragédie qui a touché la Suisse. Et cette tragédie qui a aussi activé, réactivé plein, plein, plein de choses que je trouve intéressantes qu'on parle aujourd'hui. Chez vous Stéphane, actuellement, il n'y a pas eu un grand drame qui a mobilisé les Églises. Les tragédies font-elles partie du plan de Dieu? [Stéphane] Un peu comme partout, il y a des drames, il y a des choses qui frappent l'imagination. Je pense, cette année, c'est le 9e anniversaire, si je peux utiliser le terme anniversaire, d'une fusillade à la grande mosquée de la ville de Québec, où quelqu'un, malheureusement, est rentré dans la mosquée à une heure de prière et a commencé à tirer. Il y a des gens qui sont décédés. Et ça amène toujours la question, mais pourquoi? Oui, il y a des gens qui sont radicalisés. Oui, il y a des gens qui sont un peu dérangés. Mais ces personnes-là qui ont été blessées, ces personnes-là qui ont été tuées, on se demande, qu'est-ce qu'ils ont fait? Ils n'ont pas mérité ça. Ce sont des personnes totalement innocentes qui, malheureusement, sont au mauvais endroit au mauvais moment. Mais ça ramène toujours la question du plan de Dieu. Et c'est avec ça que j'ai de la difficulté lorsque les gens disent « Ah, ça fait partie de la volonté de Dieu, ça fait partie du grand plan de Dieu, il y a une raison derrière ça ». Je peux comprendre qu'en temps de crise, on essaye de trouver un sens à la douleur, mais moi, j'ai toujours l'impression que Dieu ne fonctionne pas selon la logique humaine. Le plan de Dieu appartient à Dieu et je ne pense pas qu'on peut le comprendre. J'ai de la difficulté lorsqu'il y a des personnes qui essayent de trouver ou qui essayent de proposer des explications logiques. Accompagner les familles durant les tragédies [Sophie] Justement, c'est ce qu'on a essayé d'éviter à Lutry, dans la manière dont on a accompagné les familles et puis aussi la communauté qui se posait beaucoup de questions et qui était très touchée par ce qui a été vécu. Ça a vraiment été vécu à Lutry comme une rupture sociale, vraiment, parce qu'il y a un vide, il y a vraiment cette disparition de jeunes, ça a vraiment impacté le tissu social. On était en phase avec la douleur des familles. Du côté de la paroisse, ce qu'on a essayé de mettre en place, c'est justement une présence qui se tient auprès de ce vide, qui ne propose pas des réponses, mais qui est dans l'ouverture d'un espace, dans l'ouverture d'une présence, dans la solidarité commune, pour se tenir ensemble dans ces questionnements, dans cette douleur. C'est pour ça qu'on a organisé un temps de recueillement, d'abord le 3 janvier, assez rapidement en fait, quand on ne savait pas encore exactement tout ce qui s'était passé. Et puis on a proposé des temps de silence, des temps de prière, mais il n'y avait pas de message, il n'y avait pas de parole nécessairement qui cherchait à expliquer ou à donner une raison comme ça. Les liens qui se forment après les tragédies [Joan] Oui, parce que ce qu'on a vécu, c'est vraiment un élan de la population vers les Églises, n'est-ce pas? À Lutry tout particulièrement, j'ai vu sur Instagram ces centaines de bougies, ces centaines de fleurs qui ont été déposées devant le temple, mais aussi un peu partout sur le territoire. La Suisse est un tout petit pays, il y a 9 millions d'habitants, 26 cantons, les gens sont souvent assez interconnectés. J'ai découvert que l'une des copines de classe de gymnase de ma fille de 16 ans, c'est cette classe d'âge qui a été massivement touchée, était copine avec l'un des jeunes qui est mort cette nuit-là. Elle a manqué l'école et elle a expliqué que: moi je suis allée justement à Lutry. Et donc j'ai pensé à toi, je me suis dit oh mais c'est incroyable ce lien qui se noue dans ce petit territoire où tout le monde est interconnecté avec tout le monde et où, du coup, il a été nécessaire dans tout plein d'endroits d'ouvrir des églises, d'ouvrir des espaces, d'ouvrir des permanences aussi. Et je crois que vous avez pas mal œuvré en ce sens aussi. [Sophie] Oui, c'est ça qui était vraiment intéressant et fort et profond en fait, c'est que tout le monde a œuvré dans ce sens-là, dans le sens où ce n'était pas la partie des pasteurs seulement, c'était toute la commune, c'était aussi des paroissiennes qui se sont mobilisées, qui se sont rendues compte les premières que Lutry avait été très touchée, que la paroisse devait faire quelque chose. Donc il y a vraiment cet enjeu-là de quelque chose de commun qui a été porté collectivement. Je pense que ça dit déjà beaucoup de ce qu'on peut vivre en tant qu'humain et de ce qui aide aussi au cœur d'une tragédie comme ça. Le besoin de se regrouper autour de l'Église après les tragédies [Stéphane] On a souvent parlé dans notre podcast comment l'Église est capable de créer la communauté. Souvent, moi je l'ai vu, comme vous, comme plein de gens à l'écoute, je suis sûr. Lorsqu'il y a une tragédie, on a tendance à aller à l'église, à se réunir autour de l'église. Peut-être dans les grandes mégapoles, c'est plus difficile, mais lorsqu'on a des communautés à l'échelle humaine, je pourrais dire que c'est le réflexe, on veut être ensemble. Je pense que c'est un bon enseignement pour l'Église, parce que oui, il y a la théologie, oui, il y a le sacré, oui, il y a les rites. Mais je crois qu'il y a ce besoin d'être ensemble. Peut-être qu'on a sous-estimé ça, ou peut-être qu'on a tendance à mettre ça en bas de la liste des priorités, mais créer communauté, faire communauté dans les moments de joie, dans les moments de tristesse, dans les tragédies, dans les célébrations, il y a quelque chose de profondément humain là-dedans. * Photo de Diego Céspedes Cabrera, unsplash.com. Utilisée avec permission. Le témoignage de foi des personnes après les tragédies [Sophie] Pour moi, pour aller dans cette direction-là, j'ai eu l'impression que... Alors oui, il y a le lieu de l'église, le lieu symbolique du temple qui a fait que les gens se sont réunis, où il y a une dimension aussi un peu transcendante d'un témoignage qui nous dépasse, un lieu aussi où des personnes vont se recueillir déjà depuis des siècles en fait. En même temps, il y a la communauté. Ce sont les gens qui se réunissent qui deviennent l'Église finalement et qui deviennent une communauté qui va espérer ensemble, qui va prier dans des événements aussi tragiques, du cri de désespoir, de l'espérance que les gens s'en sortent, de l'incompréhension, n'est facilement une prière finalement. On est confronté tellement à l'impuissance, à des questionnements humains sur le sens de ce qu'on est en train de vivre, de ce qu'on n'arrive pas à intégrer, que finalement on n'est plus tellement en train de se poser la question est-ce que c'est croyant ou non croyant. D'ailleurs à Lutry c'était frappant, il y a des centaines de messages qui ont été déposés. Certains adressaient aux familles, certains adressaient aux personnes qui sont décédées. Il y avait énormément de prières, des mots qui disent quelque chose d'une espérance. Ce n'est pas des gens qui vont nécessairement à l'église. Mais il y avait cet élan de dire, je crois, que les personnes qui sont parties sont en paix. Je crois qu'ils veillent sur nous. Il y avait des témoignages dans pratiquement, en tout cas dans la majorité des messages qui ont été déposés à Lutry. Moi je les ai tous lus, parce qu'on les a triés ensuite pour pouvoir rendre aux familles une partie dans tous ces messages. Et puis les autres ont été déposés dans un lieu où ils peuvent être consultés. Donc, on a eu à cœur de faire cette démarche-là et c'était frappant de voir qu'en fait l'Église ne détient pas la foi. L'Église est composée de personnes qui témoignent de cette foi au quotidien et parfois c'est avec des gens qui ne fréquentent pas les paroisses qu'on est le plus fort en communion pour ce témoignage. Trouver des temps pour se rassembler [Joan] C'est quelque chose qu'on a vécu aussi de très fort lorsqu'il y a eu la journée du deuil national. Si je me souviens bien, c'était le 9 janvier, un vendredi, et moi je me trouvais à Yverdon-Temple, deuxième plus grande ville du canton. Et c'est marrant parce qu'on a ouvert l'église à partir de 9h30, mais officiellement le culte était à 10h. Il y avait déjà une foule à 9h30. Et les personnes qui sont arrivées ont commencé par demander le pasteur. Donc ce qui était prévu, c'est que les cloches sonnent à 14h. Ça, c'était tout à fait prévu. Puis je comprends que la population doutait qu'il y ait quelque chose au temple protestant réformé. Mais par contre, ce n'était pas tout à fait clair si on allait faire la retransmission ou pas en direct des moments qui avaient lieu en Valais, du recueillement officiel. Et donc le pasteur a reçu plein, plein de demandes, alors il m'a dit bon ben je crois qu'on va vraiment le mettre en place. Heureusement que j'ai tout ce qu'il faut. J'ai dit oui, je crois vraiment là qu'on est attendu. Et puis un petit peu avant 14h, c'était fou, ce temple était rempli, rempli, rempli. Les policiers sont venus. Les pompiers sont venus. Tout le monde était là en bleu de travail avec le caddie de course, avec la poussette, avec le chien même. Tout le monde est venu là, s'est recueilli, et puis c'était tellement émouvant, puisque cet hommage national, il y avait une partie aussi avec un petit reportage, et on voyait les drones sur les différents clochers réformés romands qui partout sonnaient en même temps. Alors, c'était incroyable parce qu'il y avait un sentiment du peuple qui était uni autour des clochers. Alors c'est un sentiment bien sûr un peu subjectif, un peu relatif, peut-être même un peu romantique, mais qui finalement était tellement réconfortant. Peu importe le côté cliché, c'était tellement réconfortant. Et c'est une sensation qu'on ressent peu au quotidien, qui ne nous arrive finalement pas aussi fortement au quotidien. Donc c'est là que je vous rejoins aussi tous les deux, finalement c'est important de trouver des temps pour se rassembler, et si c'est au moment des deuils, c'est au moment des deuils, mais je crois qu'on va aussi réfléchir dans l'ERV, proposer des temps de rassemblement un peu alternatifs, qui permettent de rester dans cet élan de ce besoin d'être ensemble. L'injustice des situations [Stéphane] Je suis d'accord qu'il faut être réconfortant et en même temps, il faut être capable de dire les choses telles qu'elles sont. J'ai lu un excellent article qui disait que le prêtre, le pasteur, le leader religieux avaient un peu la mission de mettre le doigt là où ça fait mal, parfois entre l'arbre et l'écorce, ne pas nécessairement toujours mettre ça merveilleux. Être capable d'affirmer que oui, il y a des choses qui se passent comme ça. Je pense au livre du rabbin Harold Kushner, «When bad things happen to good people», qui a réfléchi sur la mort de son fils qui était enfant. Lui, il est rabbin, il est supposé être la bonne personne croyante, mais ça ne l'a pas empêché de vivre une épreuve horrible. Je pense qu'il y a aussi ce besoin parfois de mettre des mots sur l'émotion. Un peu peut-être crever l'abcès. J'ai été à des funérailles pour un pasteur de l'Église Unie qui s'était suicidé. Toute la liturgie était belle, positive, mais les gens avaient des questions. Si un pasteur se suicide, quel genre d'espoir peut-il y avoir pour nous, simples croyants? Je peux comprendre qu'on n'a pas nécessairement toutes les réponses, mais il faut être conscient de ça. Il faut être conscient qu'il y a des gens qui sont décontenancés, qui ont peut-être une théologie ou une vision du monde telle que si on prie suffisamment, si on fait les bons rites religieux, on a une meilleure vie. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. C'est peut-être pour ça que j'adore tant le livre de Job. Job, dans le Premier testament, au début, il est riche, il prospère, il fait toutes, toutes, toutes, toutes, toutes les bonnes choses. Et bon, là, on parle dans le récit, là, d'un pari entre Dieu et Satan, tout s'écroule. Personne ne comprend pourquoi cela arrive. On dit à Job « Non, mais tu as dû faire quelque chose de mal, peut-être que tu ne t'en es pas rendu compte, mais ton malheur s'explique. » Non, son malheur ne s'explique pas, c'est la vie, c'est ça qui arrive. Donc, il faut être capable, je pense, en tant que leader religieux, pas nécessairement de mettre du sel sur la plaie, mais d'être capable de dire « Oui, je suis conscient de ce que vous vivez. Oui, je suis conscient de l'émotion. Puis oui, c'est injuste. Et oui, ça ne devrait pas se passer comme ça. » Reconnaître notre impuissance devant les tragédies [Sophie] C'est vraiment cette démarche-là qui a été vécue à Lutry. Moi, je me souviens du moment de recueillement où, dans l'introduction, on a commencé par « nous sommes sous le choc ». Et c'était la même chose du côté de la prière qui a été écrite, parce qu'il y a une prière qui a circulé dans toutes les paroisses du canton de Vaud, qui a été écrite de façon commune avec la communauté israélite, l'Église catholique et l'Église réformée. Ça commence par ces mots. « Oh Dieu, face à l'ampleur de la tragédie survenue à Crans, les souffrances des uns et des autres et notre sentiment d'impuissance, nous commençons par faire silence devant toi. » Donc il y avait vraiment cette notion de dire, on commence par se taire, on commence par être là dans ce sentiment d'impuissance et on n'est pas en train de chercher à justifier ou à finalement dire que tout ça avait du sens. Finalement, c'est aussi ce qu'on fait quand on accompagne les familles en tant que pasteur dans les cérémonies d'adieu, les services funèbres, les cérémonies d'hommage, etc. On dit que Dieu se tient avec nous dans ce qu'on vit, mais on n'est pas en train d'expliquer plus que ça, finalement. On n'est pas en train de dire que Dieu avait tout planifié, que ça se passe comme ça, si les gens étaient gravement malades ou autre. Les étapes du déni et de la colère [Joan] Moi j'ai un petit peu observé, puisque c'était un tout petit peu plus facile pour moi d'observer, n'étant que suis Suissesse d'adoption depuis à peine cinq ans, les mouvements de la population. Vous pouvez accueillir aussi ce que les gens me disaient sur leur inquiétude en fait pour les jeunes maintenant, sur les traumas que ça peut aussi faire remonter. Une dame, comme ça, à Yverdon-Temple, m'a dit « ah moi, mon fils c'est un grand brûlé, il est rescapé ». Voilà, donc il y a toutes sortes de choses. C'était très intéressant de remarquer combien les personnes étaient dans une forme de déni immédiat, c'est-à-dire de dire « mais comment ça peut arriver en Suisse? » C'est l'étape du déni. Alors, il n'y a pas une étape linéaire. Ce n'est pas 1, 2, 3, 4, 5, mais ça en fait partie. Même dans notre groupe de prière de parents, ici dans la paroisse, à Courcelle-près-Payernes, il y a une maman qui a dit très spontanément « Moi, je n'aurais jamais cru que ça pouvait arriver en Suisse. Les autres pays, on a l'habitude, mais chez nous, il ne se passe jamais ça. » Donc il y a ce côté un peu déni. Et puis après, j'ai vu beaucoup de colère. C'était la faute des propriétaires, des Corses en plus, des Français, ça, c'est vraiment embêtant. C'était la faute du Valais, parce que ce n'était pas organisé comme il faut. C'était la faute des pompiers qui auraient dû intervenir plus tôt ou autrement. C'était la faute des parents qui n'auraient pas dû laisser les enfants ressortir. C'est là que l'on comprend qu'en fait, on est en train de vivre un deuil collectif. Et comme nous on a les outils pour l'appréhender, comme vous disiez tous les deux, qu'est-ce qu'on peut proposer dans cette tragédie, qu'il soit de l'ordre de la foi? En même temps, pourquoi forcer les étapes? Si les personnes ont besoin de passer par le déni, par la colère. Après, il y a un peu une notion de marchandage, dans le sens où on espère pouvoir sauver un maximum de jeunes. Là, on voit que ce n'est pas si simple. Il y a déjà un jeune qui, malheureusement, est décédé. On les dispatche dans les meilleurs hôpitaux. Et forcément, il y a un moment donné où toute cette pression va sortir, ce moment de dépression. Peut-être que tu l'as déjà observé un peu sur le terrain, Sophie. Peut-être que ça va se répercuter d'autres façons dans cette génération-là. Peut-être qu'on va avoir des épisodes, des difficultés. Puis à un moment donné, collectivement, on arrivera à une sorte d'acceptation, mais une acceptation pour du mieux, pour plus de sécurité, pour plus de liens, pour plus de communautés. C'est là aussi qu'on a quelque chose à vivre et à apporter ensemble, en tant que communauté. Éviter le désir de revanche pour pouvoir pardonner [Stéphane] Je trouve que le défi là-dedans, en fait, c'est d'observer toutes ces étapes, de les vivre avec les gens, parce qu'on fait partie de la population, c'est normal. En même temps, il faut arriver à faire le pas de côté pour proposer quelque chose d'alternatif, quelque chose qui leur permette, individuellement, d'éviter la volonté de vengeance. On veut que quelqu'un paie pour cet acte incompréhensible, mais on oublie souvent dans la colère que ça ne ramène pas la personne disparue, ça ne ramène pas la situation d'avant. Par exemple, si quelqu'un assassine mon fils, que la personne ait 5 ans de prison ou 4 000 ans de prison, mon fils n'est plus là, il n'est plus là. Il n'y a rien qui change là-dedans. C'est peut-être ça qui est si radical dans le message de Jésus qu'on oublie cette radicalité. On est un peu parfois dans la loi du talion du Premier testament. Tu m'as fait mal, je vais te faire mal, c'est égal. Bon, parfait. Jésus parle de pardonner à ses ennemis, de pardonner aux personnes qui ont fait du mal, qui ont peut-être été négligentes. Ce n'est pas évident. C'est facile en théorie. C'est facile, les mots. Mais lorsque ça vient nous chercher dans notre chair, lorsque ça vient nous chercher dans notre émotivité, là on parle de quelque chose d'autre. Là on parle de quelque chose de profondément difficile, pénible. Et c'est quand même à ça que Jésus invite, c'est-à-dire d'aller au-delà de cette émotion. Il ne dit pas de la nier, mais d'aller au-delà, d'avancer là-dedans. Accueillir ses émotions durant et après les tragédies [Sophie] En même temps, il y a cette notion d'accueillir les émotions. Et c'est vrai qu'on sent qu'à Lutry, en tout cas, il y a quelque chose de collectif qui se vit autour de ça. On a vécu le choc avec le recueillement qu'on a vécu le 3 janvier. On a vécu la tristesse avec la journée de deuil national où on sentait que les gens vivaient vraiment cette tristesse. C'était bouleversant pour moi d'animer ce moment de silence où on est resté debout et moi je me suis mise debout le dos à l'assemblée pour être avec l'assemblée vraiment, physiquement, et on était tous ensemble. Tout le monde était derrière moi, mais c'est comme si je pouvais sentir la tristesse et l'émotion des gens qui étaient portées dans le temple pendant que les cloches sonnaient. On était tous debout en silence pendant que les cloches sonnaient. Et samedi dernier, il y a eu une manifestation où là on était plutôt dans la colère de la part des familles, de la part des jeunes camarades de classe, des jeunes qui sont décédés, et il y avait vraiment ce mouvement de dire on veut des réponses, on veut des explications, etc. Ça ne veut pas dire que ce cheminement-là est linéaire, on est bien d'accord, dans ces différentes étapes. Mais pour moi la colère a aussi quelque chose de fondamental dans la notion de la justice, de dire on aimerait des explications, aussi pour que ça ne se reproduise plus, qu'est-ce qu'on peut apprendre de cette situation-là. C'est aussi un sentiment qui donne de l'énergie. La tristesse, ça dévaste. C'est vraiment physique, on le voit chez les gens, ils sont anéantis comme ça, abattus. Et la colère, c'est aussi ce qui redonne l'élan de dire: je veux continuer, comment est-ce que je peux continuer? On a vu aussi des parents d'enfants décédés qui s'engageaient pour soutenir d'autres parents qui ont des enfants blessés, qui ont des enfants qui sont à l'hôpital, etc. En fait, il y a ce début d'élan de reconstruction qui passe par la colère finalement, qui passe par cet élan-là. En tant que pasteur, ce que je me dis aussi, c'est qu'on nous a beaucoup posé la question. Il y a plusieurs personnes qui sont venues vers moi, vers mes collègues, des journalistes qui cherchaient justement cette parole pour dire: qu'est-ce qu'on dit dans cette situation-là, qu'est-ce qu'on fait? Alors, on a esquissé des réponses avec la présence, comme tu disais aussi Joan, au fond faire le prochain pas. Est-ce qu'on peut aider à faire le prochain pas? Ce n'est pas guérir les gens, mais quel est le petit élément que je peux apporter en plus qui va rencontrer les gens là où ils en sont, mais qui va essayer de les emmener un petit peu ailleurs en fait. Ce qui m'a frappée c'était, en fait que ce n'est pas la foi qui aide pour la tragédie; c'est la foi qui émerge de la tragédie. Pour moi, le témoignage le plus fort, c'est quand il y a les parents qui disent « mais je veux continuer. Pour l'instant, je ne sais pas comment c'est possible d'aller plus loin dans ma vie parce que c'était tellement tragique, mais j'ai envie de faire le pas, de croire qu'une vie est possible après avoir perdu mon enfant. » Même chose pour les camarades de classe, on a vu des témoignages de jeunes qui étaient d'une force incroyable de dire que je vais vivre pour toi que j'ai perdu, pour mon copain qui est décédé dans l'incendie, pour mon ami qui n'est plus là et d'avoir cet élan de vie finalement qui émerge de la tragédie et qui ne cherche pas à l'expliquer mais pour moi c'est ça à la fois au fond. Donc j'avais toujours envie de renvoyer la question, de retourner la question, de pouvoir voir l'élan de vie qui se manifeste au cœur du chaos et du bouleversement. Savoir que Dieu demeure avec nous tout au long des tragédies [Stéphane] Je t'écoute, Sophie, et l'image qui me vient, c'est un peu un combat de boxe. Je sais, ce n'est pas très « pasteur ». La vie est difficile. Des fois, on a l'impression que la vie nous frappe tellement fort qu'on n'est plus capable de respirer, on est plié en deux, on est immobilisé. J'avais mis dans les notes, peut-être que je vais parler de Daniel, puis je vais en parler. J'ai eu mon fils via le processus d'adoption, et pour faire une histoire courte, à un moment on reçoit une photographie, et pour moi c'était instantané, c'était mon fils, il était encore l'orphelinat, mais c'était fait dans ma tête. Et là, on a reçu quelques semaines plus tard un avis qu'il y avait peut-être un problème au côté médical. Et si le problème se manifestait, l'adoption était pour être annulée. C'était quelque chose de totalement dévastateur dans ma vie, parce que pour moi c'était fait, c'était mon fils. Et c'était, « est-ce que je vais pouvoir ramener mon fils à la maison? Sinon, qu'est-ce qui va arriver à mon fils s'il n'est pas adopté? » Ça a été des semaines de torture, de se demander, mais pourquoi tout ça? C'était très, très dur. Et c'est dans la réponse que la foi est venue. J'ai vraiment aimé comment tu as dit ça, Sophie. Un peu pour revenir au combat de boxe, c'est la vie est difficile. On revient dans son coin et un peu comme Dieu est là pour « Ok, prends ton respire, tu es capable, reprends ton énergie, continue sur le bon chemin. » Et Dieu nous renvoie dans le chaos, nous renvoie dans les endroits qui font mal, nous renvoie affronter ce qui est difficile à affronter. Ce n'est pas Dieu qui protège, ce n'est pas avoir la foi qui fait que c'est nécessairement facile. C'est comment on réagit à l'épreuve, comment on réagit à l'inexplicable, comment on réagit à des trucs qui nous font tellement mal qu'on n'est pas capable même de le verbaliser. C'est là, je pense, que la foi peut aider dans ce qu'on fait avec tout ça. Conclusion [Joan] Chers auditrices et chers auditeurs, cet épisode est un peu spécial. C'est un peu un hommage aux victimes de Crans-Montana, à leurs familles, aux survivants, aux survivantes, à celles et ceux qui se battent encore dans les hôpitaux. C'est un hommage qui est porté par deux ministres de l'Église réformée vaudoise, mais aussi par un collègue qui s'associe à tout ça, de l'Église Unie du Canada. Et bien entendu, nous n'oublions pas tous les autres collègues, toutes les autres communautés, toutes les autres familles qui se battent et qui luttent et nous espérons avec cet épisode-là avoir apporté un petit peu de dialogue, un petit peu de notre compassion et de notre profond, profond intérêt pour les personnes qui nous entourent et les situations qui se passent auprès et au loin. [Stéphane] Merci beaucoup pour cet épisode, Joan et Sophie, et surtout Sophie pour le temps que tu as pris pour être avec nous. On veut prendre quelques secondes pour remercier l'Église Unie du Canada, notre commanditaire et son site internet Mon Credo qui relaie notre podcast, qui présente aussi des vidéos, des blogues sur des sujets de foi et de spiritualité. Merci à Réforme qui relaie aussi notre podcast. Si vous avez des questions, des suggestions, si vous voulez réagir à cet épisode, vous êtes d'accord, vous êtes en désaccord, vous trouvez que peut-être qu'on a manqué quelque chose d'essentiel, dites-le-nous. Ah oui, on vous invitera d'ailleurs dans un épisode. questiondecroise@gmail.com. On a un groupe WhatsApp aussi pour continuer les discussions. Tous les liens, toutes les informations sont dans les descriptions de nos épisodes. Alors, bonne journée!
Le 1 mars 2026 Par Michael Ardoin ___ Se dire la vérité dans l'amour! Voilà ce que Paul nous encourage à faire! Encore faut-il savoir ce qu'est la vérité et ce qu'est l'amour! Et si ce n'était pas tout à fait ce qu'on pourrait croire...?
Tout est parti d'un message que j'ai reçu sur Instagram, qui m'a fait voir que j'avais une demande de message, demande qui datait du 1er février. C'était une fille qui me demandait si j'étais bien en couple avec une certaine personne, si oui il fallait qu'on parle. Je suis tombée de haut, j'ai été tellement en colère, déçue, stressée, triste, dégoutée. Je n'aurais jamais pensé ça de lui, je n'aurais jamais pensé qu'il puise oser venir me voir après avoir fait ça et surtout que le mec garde ça pour lui. Il n'avait vraiment pas prévu de me le dire et ce manque d'honnêteté me dégoute. J'aurais peut-être pu m'en douter vu comme notre histoire avait commencée mais vraiment je le pensais mieux que ça, je pensais qu'entre nous c'était différent. Je sentais que quelque chose n'allait pas et clairement j'avais raison. Il est gémeau et il a confirmé les clichés de son signes astrologique (ça y est je deviens une astro girl). Définition du gaslighting de Wikipédia : Le gaslighting ou gas-lighting, également connu sous les noms de détournement cognitif au Québec et de déboussolage en France, est une forme de manipulation mentale dans laquelle l'information est déformée ou présentée sous un autre jour, omise sélectivement pour favoriser un abuseur, ou faussée dans le but de faire douter une victime de sa mémoire, de sa perception de la réalité et de sa santé mentale. Les exemples vont du simple déni par l'abuseur de moments pénibles qu'il a pu faire subir à sa victime, jusqu'à la mise en scène d'événements étranges afin de la désorienter.Bon clairement je suis fixée sur notre avenir. Je traverse beaucoup d'émotions (#tempèteémotionnelle) mais je sais que par la suite je ne veux pas dépenser 1% de mon énergie en pensant à lui. Voilà je déverse beaucoup et je critique beaucoup mais je trouve clairement que c'est mérité. Vive la sororité et vive mes amis que j'aime
Quand Paul McCartney a acheté ce tas de pierre en 1966 pour une croûte de pain, il ne se doutait pas qu'il s'y réfugierait trois ans plus tard. Là-bas, au bout de la presqu'île de Kintyre en Ecosse, dans l'inconfort le plus total, il a entrepris de tout installer ou réparer lui-même, avec Linda, sa femme, leurs deux enfants et bien sûr, Martha, son chien, qu'il a rendu célèbre grâce à une chanson des Beatles.Paul est comme ça depuis l'adolescence. Il gamberge sans cesse, il a besoin d'être occupé sur un projet. Le duo Lennon-McCartney, le premier cahier de chansons composées à l'adolescence, les albums Sgt Pepper, Abbey Road, Let It Be, c'est lui. Faut toujours qu'il ait une idée pour aller plus loin. Mais aujourd'hui, il n'y a plus rien, John Lennon a jeté l'éponge, alors Paul apprend à bricoler dans sa maison, vivant avec la nature, il est sans cesse occupé, ce qui l'empêche de réfléchir et lui permet de sortir de la dépression.Les journalistes qui arrivent à le retrouver malgré son éloignement de tout, l'énervent, surtout quand il les aperçoit au sommet d'une colline avec des jumelles. Alors, à contrecœur, il reçoit la BBC et le magazine Life pour couper l'herbe sous le pied des candidats au scoop.Pour la première fois depuis l'adolescence, Paul affronte le vide vertigineux de ne plus penser à la musique, et cela, durant des semaines, vous pensez ! John et lui écrivaient puis enregistraient avec George et Ringo tout un album, tout en donnant une vingtaine de concerts, en l'espace de cinq-six semaines. Heureusement, il y a la joie des enfants. C'est aussi une première pour lui. Deux filles en plus ! Lui qui, orphelin à l'adolescence, a vécu avec un père et un frère, trois gars à la maison ! Et donc, un soir Heather, la fille de Linda qu'il adoptera bientôt, lui demande de jouer une nouvelle chanson. Paul essaie de refuser gentiment, tente un “pas ce soir”, mais la petite lui tend déjà une guitare en disant : “allez, une chanson qui parle de maman”. Paul saisit l'instrument et se lance dans une improvisation … Est-ce un hasard ? Un besoin de soleil, de mer et de plage se fait alors sentir. Voilà la famille envolée quelques jours plus tard vers une île des Antilles puisretour à Londres où Paul se fait livrer à domicile un enregistreur à quatre pistes. Il pourrait se faire aider par la terre entière, et ben non ! Puisqu'il est désormais seul, il va faire un truc incroyable pour l'époque, fin 1969, il va enregistrer un album tout seul, en jouant de tous les instruments. L'album s'intitulera tout simplement Paul McCartney, il ne lui vaudra aucun hit, c'est vrai, même s'il est N°1 à sa sortie.Mais Paul n'attendra pas longtemps, l'année suivante déjà, ce sera le premier hit, le début d'une domination sur la décennie suivante après avoir été le maître des sixties. Non, qui aurait dit que ce gamin de Liverpool connaîtrait un tel destin.
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Sanremo 2026, come non lo avete mai assaggiato. Ai Ai, che fastidio! Era Naturale arrivasse anche la Magica Favola di Sac à Pop a raccontare con Ossessione il Male Necessario e i Romantici della kermesse di quest'anno. Abbiamo fatto gli Animali Notturni e Voilà! Un'Opera lunghissima che ci fa dire Per Sempre sì al Festival della Canzone Italiana.
Errance raynaldienne propose aux auditeurs et auditrices une vision décalée, déstructurée et anarchistes de la réalité radiophonique. À travers des personnages (des voix) atypiques et des discours très souvent télescopés par des idées qui se croisent dans le grand carrefour des mots, l'errance n'en finit plus de défricher dans les champs narratifs et les inter zones de la folie langagière. Par cette orientation auditive inusitée, le deuxième degré s'impose. Mais . . . Dans ce décalage délirant, quelques récepteurs et réceptrices n'observent là que le premier niveau, la première strate qui, sans doute, les rebutent, les choquent et les conduisent à réagir vivement devant autant de verves chaotiques et d'excentricités verbales. Pour mieux apprécier l'errance raynaldienne il faut l'écouter avec toute la légèreté, la frivolité et l'énergie qu'elle dégage pour simplement, au bout du compte, oublier pendant deux heures les désagréments qui meublent notre quotidien. Voilà ! Le but originel de cette émission qui poursuit un seul résultat : DIVERTIR ! Page officielle de l'émission: http://erranceraynaldienne.blogspot.com
Voilà un extrait du prochain épisode… Rendez-vous mardi pour le découvrir dans son intégralité !Si vous aimez La petite voix, je compte sur vous pour laisser des commentaires, des étoiles ✨ et des bonnes notes sur votre plateforme de podcast préférée. Merci
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"L'affaire Epstein ? Ah, je voulais dire 'Epstine', pardon ! Cela fait plus russe, alors maintenant vous direz 'Einstine' au lieu d'Einstein, 'Frankenstine' au lieu de Frankenstein. Voilà, tout le monde comprend comment il faut faire", a-t-il ironisé lors d'un meeting à Lyon, jeudi 26 février.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il y a des vies qui ont plusieurs vies.C'est le cas de Laura Poizot. Coach sportive, spécialisée dans le Pilates et le yoga, avec une réputation d'être dure, challengeante. À croire qu'elle est tombée dans la marmite du sport quand elle était petite.Et pourtant, il y a 5 ans, Laura travaillait dans un cabinet médical. Calme, à l'abri, une vie bien rangée, un salaire confortable. Mais il y a un truc au fond d'elle qui lui dit de bouger.Quelques années plus tard, Laura sort de l'ombre pour se mettre sur le devant de la scène. De spectatrice de sa vie à actrice, il lui a fallu le Covid et quelques années pour tout changer, tant d'un point de vue pro que perso. Voilà comment Laura va se réapproprier sa trentaine, et ce toujours soutenue par son entourage.Laura ouvre son club - InPulse Club - dans le 17e à Paris, fin mars. Et vous allez voir que plus rien ne l'arrête.Laura est une personnalité réfléchie, posée mais déterminée. Se challenger, sortir de sa zone de confort, favoriser l'impulsion, c'est ça son mot d'ordre, et vous allez voir que c'est communicatif.Bref, je ne vous en dis pas plus et vous souhaite une merveilleuse écoute.
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Duet-Audio (duet-audio.com) est une toute nouvelle marque de matos guitare Made in France cofondée par Sylvestre Etienne. Voilà une visite vidéo de la Sonora, une réverb captivante pleine de sons intéressants. Ne manquez pas l'interview de Sylvestre dans cet article pour avoir toute l'histoire derrière cette nouvelle aventure. Test Duet-Audio Sonora Séquences de jeu uniquement L'article Duet-Audio Sonora, une Réverb Made in France est apparu en premier sur La Chaîne Guitare.
On commence à s'intéresser aux municipales. Les stars sont là et elles font parler d'elles. Selon David Revault d'Allonnes, ce scrutin, c'est le dernier avant la présidentielle de 2027. "Voilà pourquoi, pour certains, les résultats seront décisifs", explique-t-il. Stellantis annonce des pertes exceptionnelles, plus de 22 milliards en 2025. Pour Pascal Perri, c'est un gadin lié au contexte, en raison notamment de l'arrivée d'un nouveau dirigeant et que le constructeur aura d'excellents résultats en 2026 et en 2027. L'affaire Epstein continue d'éclabousser tant et tant de personnalités, tellement le réseau et infini. D'après Abnousse Shalmani, il est possible qu'une certaine opacité existe autour des documents liés à Trump. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On today's episode, Chris Barker and Josiah discuss Claude Chabrol's 1993 documentary, The Eye of Vichy, co-written by historian Robert O. Paxton. They talk about France under Nazi occupation, the regime of Philippe Pétain, and how the French national identity made sense of defeat and collaboration. Become a Fruitless Patron here: https://www.patreon.com/user?u=11922141Check out Fruitless on YouTubeFind more of Josiah's work: https://linktr.ee/josiahwsuttonFollow Josiah on Twitter @josiahwsuttonReferencesEye of Vichy (1993, dir. Claude Chabrol)Tu appelles Renée by Ruth Kapp HartzAudio creditsAudio from The Eye of Vichy (1993)Maréchal, nous voilà!, https://www.youtube.com/watch?v=LmsdHnQ7RD8Yesterday – bloom.The Partisan - Leonard Cohen ★ Support this podcast on Patreon ★
Découvrez l'histoire incroyable de bébés commandés par des milliardaires chinois aux États-Unis. On vous présente le Tiger King du Québec dans un dossier qui va fesser fort. L'équipe perd complètement le nord avec le retour du coach de vie, tandis que Danick avoue sa terreur matinale de s'habiller en noir. Martin rend un hommage touchant à Michel Bergeronz. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
17 juillet 2012. Séance de questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale. Cécile Duflot, ministre du Logement, s'avance pour répondre à une question sur le Grand Paris. Elle porte une robe à fleurs bleue et blanche. Quolibets, rires, chahut de la part des députés masculins de droite. Patrick Balkany lance : "vas-y enlève les boutons !". Il aura ensuite le culot de déclarer : "Nous n'avons pas hué Cécile Duflot, nous l'avons admirée." La robe devient le sujet politique numéro un. Voilà comment les femmes en politique sont traitées en France. Dans cet épisode, Marine-Pétroline reçoit Hélène Goutany, journaliste en presse écrite, TV, radio et podcast, co-réalisatrice de l'excellente série "Y'a pas mort d'homme" sur les violences sexistes et sexuelles en politique chez Binge Audio. Selon une enquête de l'Union Interparlementaire, 65% des femmes parlementaires déclarent avoir déjà fait l'objet de remarques sexistes, proférées dans l'enceinte du parlement par des collègues masculins. "À poil", "vous seriez mieux dans un film porno", "folle", "hystérique" : les insultes pleuvent.Mai 1991. Edith Cresson devient la première femme Premier ministre de France. On lui reproche sa voix aiguë, on la surnomme La Pompadour. Les caméras filment ses jambes pour voir si ses bas filent. Dans le Bébête Show, elle est représentée en panthère lascive au pied du Prince Mitterrand qui dit : "Je m'ennuie, alors la greluche, je la viole." Au bout de 11 mois, Mitterrand la lâche. Son passage éclair rappellera à toutes les femmes que l'accès aux plus hautes responsabilités ne va pas sans un harcèlement en règle.En 2000, une loi impose la parité aux élections. Aujourd'hui, on atteint 38,8% de femmes à l'Assemblée Nationale. Mais elles se retrouvent souvent cantonnées sur des sujets jugés secondaires : la parité en chiffres ne se transpose pas en parité de responsabilités.Qu'est-ce qui freine encore l'ascension des femmes en politique ? La démocratie française nage en plein fantasme de l'universalisme. Quand on y regarde de plus près, l'universel français correspond surtout à l'homme blanc, hétéro, bourgeois et valide. Les boys clubs persistent : des déjeuners, des cercles fermés masculins où se créent des alliances, où se prennent des décisions, et où les femmes ne sont pas invitées. L'entourage rapproché d'Emmanuel Macron est d'ailleurs 100% masculin. Et puis il y a les violences sexistes et sexuelles : harcèlement, agressions, viols. C'est dans ce contexte qu'a été créé MeToo politique avec la signature de plus de 100 femmes appelant à la non-représentation des hommes mis en cause.Dans cet épisode, Marine-Pétroline et Hélène Goutany décryptent le sexisme structurel qui empêche les femmes d'accéder au pouvoir politique et d'y rester.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :
durée : 00:02:35 - L'Humeur du matin par Guillaume Erner - par : Astrid de Villaines - Il y a quatre ans, la Russie envahissait l'Ukraine et la guerre de haute intensité revenait sur le continent européen. “Comment faire, à votre avis, pour empêcher la guerre ?” Voilà la question que pose un homme imaginaire dans un livre fondamental de Virginia Woolf : "Les Trois Guinées". - réalisation : Félicie Faugère
Minni Arko Minnawi, le gouverneur du Darfour au Soudan et chef du mouvement de libération du Soudan, faction Minnawi, est le grand invité Afrique de RFI. De passage à Paris, il revient dans cet entretien sur les derniers développements de la crise au Soudan, des interventions étrangères, des possibilités de retrouver la paix. Minni Arcou Minnawi invite les Émirats arabes unis à entrer en dialogue direct avec les autorités soudanaises. RFI : Quand la guerre prendra-t-elle fin ? Minni Arko Minnawi : J'aimerais qu'elle se termine aujourd'hui, mais cela ne peut pas se faire sans certaines mesures. Quelles sont ces mesures ? En réalité, de nombreux facteurs ont contribué à cette guerre, notamment le facteur extérieur, à savoir, les Émirats arabes unis, qui doivent se retirer du conflit, qu'ils cessent de gérer la guerre. Quant au facteur interne, il nous serait alors beaucoup plus facile de nous asseoir ensemble et de mettre fin à la guerre. Les autorités soudanaises ont, à plusieurs reprises, exprimé des réserves quant à la présence des Émirats arabes unis parmi les membres du Quartet composé également des États-Unis, de l'Égypte et de l'Arabie saoudite. Rejetez-vous leur présence au sein du Quartet ? Oui, nous rejetons leur présence au sein du Quartet, car les Émirats arabes unis sont censés jouer un rôle de médiation, de facilitateur. Or, ils sont eux-mêmes partie prenante au conflit ; comment peuvent-ils donc être à la fois juge et partie ? L'armée soudanaise a fréquemment accusé des pays voisins de collaborer avec les Émirats arabes unis pour acheminer du matériel militaire au Soudan destiné aux Forces de soutien rapide. Pouvez-vous identifier ces pays ? C'est assez clair, surtout en ce qui concerne des responsables en Libye, à l'est du pays, à Benghazi, plus précisément qui est sous contrôle émirien. Il y a le Tchad. Ce sont des pays que les Émirats instrumentalisent pour faire avancer leur projet de démantèlement du Soudan. Et malheureusement, ce projet de fractionnement s'étendra à l'Afrique. À lire aussiAntonio Guterres, secrétaire général de l'ONU: «Il faut cesser les ingérences extérieures» au Soudan Vous avez mentionné le Tchad parmi les pays impliqués dans l'envoi d'aide militaire aux FSR, mais il existe des divisions au Tchad à ce sujet, même au sein du palais présidentiel... La majorité du peuple tchadien, et pas seulement les proches du président Déby, s'oppose au financement de la guerre pour servir les intérêts des Émirats arabes unis et des Forces de soutien rapide, pour déstabiliser et démanteler le Soudan. Le Darfour est en quelque sorte, une extension du Tchad, socialement parlant, et le Tchad est l'extension du Darfour... Par conséquent, la majorité de la population tchadienne, notamment les proches du président, se considère comme faisant partie d'une même communauté élargie, s'étendant jusqu'à Khartoum. De ce fait, ils rejettent tous la politique de Mahamat Idriss Déby, politique qui a conduit à la destruction de villes entières, ainsi qu'à des massacres, des combats urbains, un génocide et un nettoyage ethnique. Je crois vraiment que la majorité du peuple tchadien rejette cette politique. Quel intérêt a le président tchadien à s'impliquer dans cette guerre ? Nous ignorons quel serait son intérêt, mais peut-être qu'il s'y est impliqué par manque d'expérience. Vous avez récemment accusé l'Éthiopie de s'ingérer également dans la guerre au Soudan ? Bien entendu, ces faits sont corroborés par d'autres sources, par d'autres pays, y compris des pays dotés de technologies et de capacités avancées ; il ne s'agit pas d'une accusation soudanaise. Toutefois, il est clair que de multiples attaques ont été perpétrées depuis l'Éthiopie par les milices des Forces de soutien rapide, ainsi que par le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, de Abdelaziz el Hilu, allié aux Forces de soutien rapide. À lire aussiAu Soudan, la guerre oubliée du reste du monde et dont personne ne voit la fin La prolongation de la durée de la guerre, bientôt trois ans, ne vous fait-elle pas craindre la division réelle du pays, qu'un État séparé ne soit annoncé au Darfour ? Bien sûr, les forces étrangères qui ont déclenché cette guerre et qui continuent à l'alimenter cherchaient à s'emparer de tout le Soudan. N'ayant pas atteint leurs objectifs, elles ont eu recours à la partition du pays, ou du moins, elles cherchent à conserver le Darfour et certaines régions du Kordofan. Mais cela est inacceptable pour le peuple soudanais. L'ensemble de la population soudanaise est aujourd'hui mobilisé, aux côtés des forces armées, des forces conjointes et d'autres encore. Tous sont sur le terrain pour rejeter ce projet, et c'est pourquoi il ne réussira pas. Appelez-vous les Émirats à un dialogue direct avec les autorités soudanaises ? Voilà ce qui est nécessaire : nous exigeons depuis longtemps que le rôle des Émirats arabes unis se limite à un dialogue bilatéral entre le Soudan et les Émirats, afin de discuter de réconciliation et d'un retour à des relations normales entre les deux pays. Notamment en matière d'échange de bénéfices et de partage de ressources. Nous refusons son ingérence, son soutien aux milices et aux crimes majeurs commis par les milices des Forces de soutien rapide, tels que le génocide et les crimes de guerre. Tout cela avec le soutien des Émirats arabes unis. À lire aussiSoudan: «El-Fasher est détruite, et bien que la ville ait été nettoyée, il reste des munitions au sol» Mais que cherchent les Émirats en entrant avec force dans cette guerre ? Les richesses du pays ? Je ne sais pas. Si la richesse est ce qu'ils cherchent, ils ne l'auront que par le dialogue bilatéral. Il est parfaitement naturel que nous échangions des ressources. La richesse devrait être partagée par les voies officielles : le commerce, les avantages mutuels, les investissements bilatéraux, etc. Il n'y a aucune raison pour qu'ils s'impliquent, pour que de tels crimes soient commis, et pour qu'ils se salissent les mains de sang. Nous ignorons les raisons de tout cela. Masaad Boulos, le conseiller américain pour l'Afrique mène des efforts pour mettre fin à la guerre, comment voyez-vous le rôle américain dans cette crise ? Le rôle américain est primordial. Il doit être officiel. Masaad Boulos a rencontré des responsables soudanais à plusieurs reprises, mais hors du Soudan. Nous espérons que tout plan proposé sera acceptable pour le gouvernement et le peuple soudanais, qui souffre actuellement des Forces de soutien rapide et de l'ingérence internationale. Le pouvoir soudanais acceptera-t-il un plan de paix comme celui proposé pour l'est de la RDC, en partageant les richesses du Soudan avec les États-Unis ? J'ignore quelle proposition sera présentée. Je préfère donc ne pas traverser la rivière avant d'avoir atteint le pont. Quel point important souhaitiez-vous ajouter à cet entretien ? Les Forces de soutien rapide (FSR) sont un véritable fléau. Chaque ville qu'elles ont occupée est devenue désormais une ville fantôme, désertée par ses habitants. Les FSR sont une catastrophe humaine et doivent être identifiées pour ce qu'elles sont réellement : une milice, une organisation terroriste. Les FSR continuent de tuer des civils, se procurant les armes et les drones les plus sophistiqués fournis par les Émirats arabes unis, qu'elles utilisent pour tuer des civils et détruire des villes. Par conséquent, il est de la responsabilité du gouvernement et de l'armée de mettre fin à la guerre en reprenant et en sécurisant les zones encore sous leur contrôle, afin de protéger les citoyens soudanais. À lire aussiÉmirats arabes unis: l'or du Soudan «assure la prospérité des FSR et en même temps celle de Dubaï»
Une discussion entre prisonniers au sujet d'un mystérieux magot. Voilà le point de départ de l'affaire Farida Hammiche. En 1984, Michel Fourniret passe ses journées derrière les barreaux du centre de détention de Fleury-Mérogis. Il se rapproche de l'un de ses codétenus, un certain Jean-Pierre Hellegouarch, ancien braqueur, qui finit par lui donner l'emplacement d'un stock d'or caché. Une expédition est prévue avec sa fille, Farida Hammiche, et Monique Olivier, la compagne du célèbre tueur en série. Hélas, l'aubaine va virer au cauchemar. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La forêt amazonienne est encore perçue comme une jungle luxuriante, sauvage, peuplée de tribus autochtones. Mais la réalité est loin de cette image fantasmée. Elle souffre des activités humaines : près d'un quart de l'ancien poumon de la planète a déjà été déforesté. Elle est désormais proche d'un point de bascule, selon certains chercheurs. Un point de non-retour où la forêt serait définitivement perdue. Un risque pour le climat mondial, pour les ressources en eau de la région et pour la sécurité des populations, selon une note que vient de publier l'Observatoire défense et climat français. Jeanne Richard a survolé dans un petit avion à basse altitude l'État du Pará, en pleine Amazonie brésilienne. À 400 mètres d'altitude, ce qui frappe d'abord, c'est l'immensité de l'Amazonie qui s'étend à perte de vue. Mais de la forêt, ici, il ne reste que des bribes : « Cette zone-là, c'est ce qu'on appelle l'arc de déforestation où la plupart de la forêt a disparu. Il ne reste que très peu de forêt primaire, voire aucune. » Andrew Murchie travaille chez Greenpeace au Brésil. À bord du petit avion de l'ONG, ordinateur sur les genoux et l'œil rivé à son hublot, il est chargé de cartographier l'avancée de la déforestation. Au loin, il repère un panache de fumée : « Voilà un feu. Ils coupent la forêt et mettent ensuite le feu aux souches pour nettoyer et faire du pâturage pour le bétail. S'ils ne le font pas, la végétation repousse. Ils brûlent pour empêcher la forêt de se régénérer. » En-dessous de nous, sur la terre en friche, on voit d'innombrables petits points blancs. Ce sont des bovins vus du ciel. Le pays est le premier exportateur de viande de bœuf au monde. Un steak sur cinq consommé dans le monde est brésilien : « L'élevage est le premier facteur de déforestation en Amazonie. Ça a toujours été ainsi et ça va continuer. » En trois heures de vol, nous aurons vu la terre éventrée par les mines d'or, des parcelles de soja de centaines d'hectares, et encore et toujours des pâturages. Seul le survol de terres appartenant aux peuples autochtones nous a donné un aperçu de la grande forêt et de ses arbres majestueux. L'Amazonie pourrait se transformer en savane Une fois à terre, Christiane Mazzetti, spécialiste des forêts chez Greenpeace Brésil, nous attend sur le tarmac. Elle explique qu'en trois ans, depuis le retour du président Lula à la tête du pays, la déforestation a chuté de moitié. Mais 6 000 km² de forêt amazonienne ont quand même été détruits en 2025. Aux activités humaines s'ajoute la pression du réchauffement climatique : « Quand le bassin amazonien atteindra 20 à 25% de dégradation, alors des régions entières vont se transformer en un autre écosystème, beaucoup plus sec. On perdrait donc la biodiversité et plusieurs services environnementaux que nous rend la forêt, comme la captation du CO2 et les pluies… Et on se rapproche de ce point de non-retour. On en est très proche. » Passé ce cap, près de la moitié de la forêt amazonienne pourrait se transformer en savane. Selon l'Observatoire défense et climat, le bouleversement de l'environnement de l'économie et les conflits qui en découleraient représentent un risque majeur pour la sécurité de quelque 43 à 47 millions de personnes.
Pour prendre vos billets pour le LEGEND TOUR c'est par ici ➡️ https://www.legend-tour.fr/Retrouvez la boutique LEGEND ➡️ https://shop.legend-group.fr/ Merci à Laurent Nuñez pour sa venue sur Legend !De son rôle de préfet de police à la direction de la DGSI, jusqu'à ses responsabilités de ministre de l'Intérieur, il est venu nous raconter son parcours, ses plus belles réussites et des confidences inédites.Retrouvez toutes les informations concernant notre invité par ici ⬇️ Son compte Instagram ➡️ https://www.instagram.com/laurentnunezmi/ Retrouvez l'interview complète sur YouTube ➡️ https://youtu.be/6k12Q8Suz84Pour toutes demandes de partenariats : legend@influxcrew.com Retrouvez-nous sur tous les réseaux LEGEND !Facebook : https://www.facebook.com/legendmediafr Instagram : https://www.instagram.com/legendmedia/ TikTok : https://www.tiktok.com/@legend Twitter : https://twitter.com/legendmediafr Snapchat : https://www.snapchat.com/@legendcm75017 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À Port-au-Prince, la violence des gangs a des conséquences extrêmement lourdes sur l'accès aux soins. Près des 3/4 des structures médicales ne fonctionnent plus et ce sont essentiellement les organisations humanitaires qui font tourner les quelques centres de santé et hôpitaux toujours ouverts. Nos envoyés spéciaux Justine Fontaine et Achim Lippold ont pu se rendre à l'Hôpital de Drouillard géré par Médecins sans frontières, situé à Cité Soleil, quartier sous la coupe d'un groupe criminel. À l'entrée, une lourde porte métallique et l'obligation de déposer ses armes. La violence n'a pas sa place dans l'hôpital. « Les différentes unités de soin sont protégées contre les tirs. Si l'établissement n'est pas directement visé par les gangs, il peut toujours être touché par des balles perdues » des gangs ou des policiers, raconte notre journaliste Achim Lippold. Ici, bourreaux et victimes sont soignés sans distinction. « La vie coincée entre les gangs et la police qui commet, elle aussi des exactions a profondément traumatisé les habitants », explique encore Achim Lippold. En plus du stress quotidien, le chômage, le manque de moyens et la malnutrition pèsent sur l'état de santé des Haïtiens. « Les gens se sentent vulnérables quand ils ne peuvent pas aider ou prendre soin de leur famille », explique le docteur Darena Diomeri. Anne Cantener prolonge la discussion avec Mumuza Muhindo, chef de mission sortant de Médecins sans frontières pour Haïti, en ligne depuis Port-au-Prince. « Travailler en Haïti, c'est accepter de prendre beaucoup de risques », explique d'emblée l'humanitaire. « Notre priorité, c'est la sécurité des malades et de notre personnel ». À plusieurs reprises, MSF a dû fermer certaines de ses structures. « Nous adaptons nos activités en fonction du contexte sécuritaire », précise Mumuza Muhindo qui prend la température chaque matin, auprès de ses contacts. « Il faut dialoguer avec tous les acteurs de la zone : chefs de gangs mais aussi chefs traditionnels, prêtres, pasteurs... C'est un travail quotidien. » Les besoins sont énormes car seules 25% environ des structures médicales fonctionnent à Port-au-Prince « et encore, pas de façon optimale », précise le responsable. Elles manquent notamment de personnels car les gens ont peur de venir travailler. « Pour eux, c'est s'exposer aux risques de kidnappings, de viols ou de balles perdues ». Un 8è président pour le Pérou en 10 ans Le Pérou connaîtra aujourd'hui le nom de son nouveau président. Les Parlementaires devront choisir entre quatre candidats, nous apprend La Republica. Trois hommes et une femme. Un vote en présentiel mais à bulletins secrets, explique le journal. Il faudra sans doute deux tours tant le Parlement est fragmenté. À deux mois de la présidentielle, El Comercio espère que les élus privilégieront l'interêt national, et non pas « les calculs électoraux de court terme ». Le journal les appelle à choisir « un profil consensuel, une autorité morale en ce moment de profonde méfiance institutionnelle. » Le nouveau président succèdera à José Jeri qui a été destitué hier (17 février 2026). Il avait pris le pouvoir en octobre 2025, après le destitution - déjà - de Dina Boluarte. Selon La Republica, ce que l'histoire retiendra, c'est que José Jeri n'est pas resté longtemps à la tête de l'État et qu'il a déçu. Il a commis des erreurs, confirme El Comercio. Plaintes pour trafic d'influences, réunions secrètes avec des hommes d'affaires chinois, embauches illégales de personnes qui lui avaient rendu visite au siège du gouvernement et toute une série d'interrogations sur son éthique. Voilà ce qui a conduit José Jeri vers la sortie. « Quand un président perd la confiance des gens aussi vite, la chute politique est inévitable », écrit El Comercio. « José Jeri le savait mais il a continué à justifier l'injustifiable, changeant de version au fur et à mesure qu'apparaissaient des preuves compromettantes », déplore le journal. Le président a fini par être lâché, y compris par la droite péruvienne. Cette nouvelle crise politique au Pérou pourrait éloigner encore un plus les électeurs des urnes. « Les responsables politiques péruviens, qu'ils soient de droite ou de gauche, trouvent toujours le moyen de te décevoir », commente avec amertume l'écrivain et célèbre animateur de télévision Jaime Baily interrogé par La Republica. « Ils s'arrangent toujours pour que tu finisses par avoir honte d'avoir voté pour eux ». Alors Jaime Baily a trouvé la solution : il ne vote plus. Le gouvernement argentin veut-il protéger ou museler la presse ? En Argentine, les journalistes ne pourront pas couvrir les prochaines manifestations contre la réforme du travail comme ils l'entendent. Hier, (17 février 2026), le gouvernement a publié des recommandations à l'intention de la presse, explique Clarin. Les journalistes devront rester sur un trottoir, d'un côté de la place du Congrès, et ne pas se mettre entre les forces de sécurité et les manifestants en cas de débordements. Ce serait vous mettre vous-même en danger car « face à des faits violents, les forces de l'ordre interviendront », menace le ministère de la Sécurité dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. Le gouvernement dit s'inquiéter pour la sécurité des journalistes alors que la semaine dernière, lors du vote du texte par le Sénat, une manifestation avait dégénéré. Mais l'Association des correspondants étrangers en Argentine dénonce une entrave à la liberté de la presse, rapporte Pagina 12. L'Acera estime que le gouvernement cherche à intimider les journalistes et méconnaît sa propre responsabilité : l'État doit protéger les journalistes quand ils travaillent sur la voie publique. C'est un devoir reconnu internationalement, précise encore l'association. Le journal de la 1ère On a assisté à une « déferlante rouge » dans les centres-villes de Martinique hier (17 février 2026), à l'occasion de Mardi-Gras.
« Je suis une miraculée du protoxyde d'azote ». Voilà comment Lohane, jeune orléanaise de 21 ans, se définit. Elle prend son premier « ballon » à l'âge de seize ans. C'est à dire qu'elle inhale du protoxyde d'azote, un gaz utilisé au départ par les médecins, et fréquemment détourné aujourd'hui, pour être pris comme un produit récréatif.Depuis plusieurs années, des vidéos dans lesquelles des influenceurs mais aussi des jeunes et des ados se montrent en train d'inhaler du « proto », fleurissent sur les réseaux sociaux. Le but : s'étourdir et se sentir euphorique, en soirée, au volant d'une voiture ou devant une boîte de nuit. Mais la consommation du protoxyde d'azote n'est pas sans risque : l'année dernière, un jeune de 19 ans a été mortellement percuté par un chauffard sous protoxyde d'azote. Lohane, elle, a failli perdre l'usage de ses jambes après une période de consommation intensive de gaz hilarant. Après plusieurs aller-retours à l'hôpital et le soutien de ses proches, elle décide d'arrêter. Lohane témoigne aujourd'hui dans Code source, au micro d'Anaïs Godard. Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Anaïs Godard - Production : Clara Garnier-Amouroux et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Crédit photo : Anaïs Godard - Archive : Sam Zirah. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Parce qu'Internet adore les histoires où un mystère en épouse un autre, et qu'il n'y a rien de plus séduisant qu'un grand absent pour expliquer ce qu'on ne comprend pas. Voilà la version courte. La version longue, la voici.La rumeur selon laquelle Jeffrey Epstein serait à l'origine du bitcoin repose sur un empilement de coïncidences, de fantasmes et de méfiance envers les élites financières. Bitcoin naît en 2008 sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, une identité jamais révélée. Cette absence crée un vide narratif. Et les humains détestent le vide, ils y mettent donc ce qu'ils craignent le plus.Premier carburant de la rumeur : Epstein fréquentait des mathématiciens, des informaticiens, des cryptographes. C'est documenté. Il finançait des chercheurs, organisait des dîners où se croisaient scientifiques de haut niveau et milliardaires. Or, bitcoin repose sur de la cryptographie avancée. Certains se disent donc que « quelqu'un comme lui » aurait pu financer ou coordonner un tel projet. Raisonnement bancal, mais séduisant : il connaissait des gens intelligents, donc il était forcément derrière le truc.Deuxième ingrédient : le timing. Bitcoin apparaît juste après la crise financière de 2008, au moment où la confiance dans les banques s'effondre. Epstein, symbole ultime de la collusion entre argent, pouvoir et impunité, incarne rétrospectivement ce monde opaque que bitcoin prétend contourner. Pour certains esprits, il devient alors logique, presque ironique, que l'outil censé libérer des banques ait été créé par quelqu'un issu du cœur du système. C'est une narration paradoxale, mais les paradoxes plaisent.Troisième élément : l'obsession contemporaine du complot. Epstein est devenu une figure totémique du « tout est lié ». Dès qu'un sujet implique secret, argent, technologie et anonymat, son nom surgit mécaniquement. Bitcoin coche toutes les cases. Ajoutez à cela le fait que Satoshi Nakamoto n'a jamais touché ses bitcoins, ce qui nourrit l'idée d'un homme extrêmement riche n'ayant pas besoin d'argent. Là encore, Epstein sert de silhouette commode.Quatrième facteur, plus technique : certains ont tenté de relier des textes, des tournures de phrases, voire des centres d'intérêt supposés entre Satoshi et des cercles intellectuels fréquentés par Epstein. Ces analyses relèvent davantage de la graphologie numérique que de la preuve scientifique. Rien de sérieux n'en est sorti.Au final, aucune preuve, aucun document, aucun témoignage crédible ne relie Epstein à la création du bitcoin. La rumeur persiste parce qu'elle rassure presque : si un objet aussi déstabilisant que bitcoin a une origine sombre et humaine, alors le chaos est plus facile à accepter. C'est moins angoissant qu'admettre qu'un inconnu brillant ait pu, seul, fissurer l'ordre monétaire mondial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Christine Kelly revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Invités :Edouard Bina, directeur de la Cocarde étudiante.Kevin Loisy, violemment agressé par des antifas à Lyon à Lyon.Eric Delbecque, expert en sécurité intérieure.Olivier Vial, directeur du CERUGabrielle Cluzel, journaliste.Erik Tegner, journaliste.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Voici le récit de l'affaire June Hopkins, du nom de cette Américaine de 60 ans accusée, avec son fils Brendan Walsh, d'avoir tenté d'assassiner le père français de ce dernier : June Hopkins et Grégoire Lautissier se rencontrent en 1990 dans un endroit on ne peut plus mythique et glamour : l'Orient-Express. C'est une romance qui commence bien. À 35 ans, Grégoire est steward à bord de ce train hyper luxueux ; June a 27 ans et semble tout droit sortie d'une série télé. Originaire du Massachusetts, elle vient pour la première fois de quitter les États-Unis pour accomplir le rêve de nombreux Américains : voyager en Europe à bord de ce train de rêve. C'est le coup de foudre. Voilà donc June Hopkins qui s'installe dans la capitale, émerveillée et amoureuse...Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
Voilà un extrait du prochain épisode… Rendez-vous mardi pour le découvrir dans son intégralité !Si vous aimez La petite voix, je compte sur vous pour laisser des commentaires, des étoiles ✨ et des bonnes notes sur votre plateforme de podcast préférée. Merci
ESM n'en fait qu'à sa tête cette semaine. Mais est-ce une tête complètement rasée ou couronnée d'une crête aplatie ? Ça, c'est la question. Est-ce pour déclarer la guerre ou pour faire une déclaration publique ? Encore une question. Du Nigeria au Sénégal en passant par la Namibie ou le Cameroun, la chevelure reste une signature, une page d'écriture sociale et culturelle. Voilà pourquoi en recevant Yann Turchi, ESM n'en fait qu'à sa tête. Double casquette pour ce coiffeur-photographe, bientôt photographe-coiffeur, lui qui a la main et l'oeil publie un livre intitulé Bonda Ndzié, du nom d'une ancêtre camerounaise, un beau livre fait de portraits de têtes africaines savamment tressées et finement analysées par l'historienne Dududza Mchunu. Pour une fois, on sera à un cheveu de nos racines. Programmation de l'invité : • Erykah Badu Out my mind just in time • Mos Def Life time.
3 millions de pages, plus de 2 000 vidéos, 180 000 images et un système pédocriminel autour duquel gravite une nébuleuse d'élites du monde entier. Les révélations des Epstein Files ont tous les atours d'une théorie du complot. Et pourtant, les faits documentés sont là. Des mineures et jeunes adultes ont bien été brutalisées, agressées sexuellement dans les propriétés d'Epstein ou sur son île privée. Un réseau d'influence autour du pédocriminel et impliquant des figures célèbres – Bill Clinton, Donald Trump, Elon Musk, le prince Andrew… – existait bel et bien. Et aujourd'hui, certains subissent les conséquences de ces liens, à l'instar de Jack Lang ou Peter Mandelson. Sur les réseaux sociaux, les sphères complotistes s'en donnent à cœur joie. Voilà des années qu'elles décrivent une élite décomplexée commettant des crimes pédophiles à la gloire de Satan. Mais ces complotistes avaient-ils pour autant vu juste ? Dans cette affaire qui alimente encore des fantasmes au-delà des faits, comment faire la part des choses ? Pour le comprendre, Libération reçoit un expert des théories du complot, le journaliste d'investigation, Thomas Huchon. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
00:00 Prologue08:50 Jingle09:30 Nouveau Maillot CF Montréal à Ironik13:21 Candidature pour le Centre National d'entraînement de Canada Soccer38:07 Radio diffusion de matchs en français44:21 Le Mercato d'hiver...c'est fini?59:19 Analyse de Noah Streit
Lors du Conseil des ministres hier (mardi 11 février), Gustavo Petro a raconté que la veille, il n'avait pas pu atterrir comme prévu dans le département de Cordoba, dans le nord du pays, dans lequel opère le Clan del Golfo, son équipe craignant pour sa sécurité, rapporte le journal Semana. L'hélicoptère dans lequel il se trouvait avec ses enfants, aurait pu être visé par des tirs. ⇒ Le journal Semana. Le chef de l'État a également affirmé avoir échappé à un complot afin de l'empêcher d'assister à la rencontre prévue avec Donald Trump, la semaine dernière, explique El Tiempo. D'après le président colombien, un haut gradé de la police, le général Edwin Urrego, aurait reçu l'ordre de cacher de la drogue dans sa voiture. Actuellement à la tête de la police de Cali, il a auparavant dirigé la police de Barranquilla et a été directeur des Enquêtes judiciaires et d'Interpol, précise le journal. « C'est un homme irréprochable », indique une source policière consultée par El Tiempo. « Toute sa carrière est consacrée au renseignement policier, à la lutte contre le trafic de drogue et les bandes criminelles. » Le journal Semana ne croit pas non plus à cette histoire de complot et parle d'un « malentendu ». Le président a reçu de fausses informations, des informations anonymes qui viennent, en réalité, de trafiquants de drogue qui opèrent à Barranquilla et à Puerto Colombia et qui voulaient la chute du général Urrego, explique le journal qui s'appuie sur plusieurs sources policières. Une enquête est en cours, précise Semana. Gustavo Petro, lui, a demandé le renvoi d'Edwin Urrego. Il a également affirmé, comme il le fait depuis plusieurs mois, que des narcotrafiquants veulent sa peau. À l'approche des législatives et de la présidentielle, la situation se tend dans le pays. Comme le rapporte El Espectador, hier (10 février 2026), une sénatrice a été enlevée pendant quelques heures dans une zone du pays contrôlée par des dissidences des Farc. En Argentine, la colère des policiers de la province de Santa Fe ne retombe pas Les policiers de la province de Santa Fe manifestent depuis lundi soir, (9 février 2026) à Rosario, pour réclamer de meilleurs salaires et le mouvement se poursuit ce mercredi matin, (11 février 2026), nous apprend La Nacion. Mouvement qui pourrait s'étendre à d'autres provinces, croit savoir Pagina 12 qui décrypte les raisons du mal-être des policiers : « des salaires de misère, la corruption et des mauvais traitements ». Voilà leur quotidien résumé par le journal. La rémunération est si peu attractive que les hommes préfèrent trouver un autre travail. « La majorité des policiers sont des femmes », explique Pagina 12. Ces policières ou policiers vivent souvent loin, dans le nord de la province où il y a peu d'offres d'emploi. Pour se rendre à Rosario, il leur faut parfois faire entre 200 et 600 km à bord de bus en mauvais état, fournis par l'institution ou faire du stop. Une fois au travail, ils doivent composer avec des chefs qui gardent pour eux le paiement des heures supplémentaires ou qui font semblant de lutter contre les trafics de drogue dans lesquels ils sont, en réalité, mouillés. « Ce mouvement de protestation était prévisible », estime Pagina 12 qui rappelle qu'au cours des huit derniers jours, il y a eu deux suicides au sein de la police de Santa Fe. Les jeunes Haïtiens qui rêvent d'intégrer la police Le Nouvelliste est allé à la rencontre de ceux qui veulent rejoindre les rangs de la PNH. « Dans ce contexte de crise sécuritaire où les policiers sont en première ligne face aux gangs, parfois au péril de leurs vies, l'institution semble attirer de plus en plus de jeunes », constate le quotidien. Des jeunes qui ont envie d'aider leur pays, raconte le Nouvelliste, mais qui sont aussi poussés par la perspective d'un emploi stable. Souvent, ils doivent faire face à l'opposition de leurs familles qui ont une mauvaise image de la PNH. Rony, 23 ans, a dû convaincre les siens. « Je leur ai expliqué le Code de déontologie et je leur ai dit dans quel service je voulais travailler [...] Aujourd'hui, ce sont eux qui me motivent », a-t-il expliqué au Nouvelliste. La PNH espère former 4.000 policiers d'ici l'an prochain (2027), rappelle Gazette Haïti. Une première promotion de plus de 1.000 personnes a pris ses fonctions fin janvier 2026. Deux Haïtiens aux JO d'hiver Haïti participe aux Jeux olympiques d'hiver. Deux athlètes haïtiens, qui s'entraînent en Europe, se sont qualifiés en ski alpin et en ski de fond. Christophe Diremszian a pu rencontrer le patron de la Fédération haïtienne de ski, Jean-Pierre Roy, avant son départ pour Milan. Il explique que c'est l'occasion de « donner une image positive du pays, de faire connaître Haïti ». L'intelligence artificielle latinoaméricaine, bonne ou mauvaise nouvelle ? Après Chat-GPT aux États-Unis, DeepSeek en Chine ou encore Mistral AI en France, voici Latam-GPT, une intelligence artificielle destinée à l'Amérique latine : Latam GTP a été lancé hier (10 février 2026). C'est le Chili qui en est à l'initiative, en collaboration avec 15 autres pays de la région. Son objectif est d'éviter une représentation trop uniforme de l'Amérique latine et de délivrer des informations plus pointues et précises sur chacun de ces pays ainsi que leurs cultures. Notre correspondante au Chili, Naïla Derroisné, nous en dit plus. On poursuit la discussion sur ce sujet avec Lucile Gimberg du service Envirronnement de RFI. Le stockage de toutes ces données prend de la place et consomme de l'énergie et de l'eau. Les habitants de la commune de Quilicura, au nord de Santiago du Chili, ont lancé une opération, il y a quelques jours, pour alerter sur le coût environnemental de l'IA. La zone humide située près de chez eux alimente en eau les systèmes de rafraîchissment des centres de données. Lorena Antiman a co-fondé la Corporation NGEN, l'une des associations à l'origine de cette initiative qui appelle à faire un usage responsable de l'IA. « L'idée c'est de générer une nouvelle habitude (...). Si je vais cuisiner des cupcakes, je demande la recette à l'IA ou bien je la demande à ma mère ? Demande plutôt à ta mère, tu vas te socialiser avec elle et tu éviteras une dépense en eau. Une question à l'IA consomme entre 0,5 et 2 litres d'eau ! » Le dernier samedi de janvier, ils étaient donc une trentaine de voisins dans le club-house du stade de Quilicura, pour une journée sans IA : infirmière, artiste, professeur, artisan, pâtissière, traductrice, réparateur de vélo, et même un adolescent fan de foot... Attablés devant leur PC, ils ont répondu à des milliers de questions culinaires, touristiques, voire philosopiques, envoyées depuis 70 pays, pour faire la promotion des échanges de « personne à personne ». Leur opération a aussi permis de montrer que derrière nos écrans et l'IA, il y a des communautés et des zones naturelles qui sont directement affectées. Pour répondre aux besoins exponentiels de stockage de données, les data centers poussent comme des champignons. Au Chili, il y en a plus de 20 et beaucoup d'autres en projet. Le fruit d'une politique volontariste du gouvernement Boric notamment. Mais le cadre réglementaire n'a pas évolué aussi vite, explique Nicolás Díaz, architecte qui travaille sur les centre de données de Quilicura et leur impact sur la zone humide de la commune. « Le plan d'urbanisme de la métropole de Santiago ne reconnaît pas les centres de données comme une catégorie particulière de bâtiments, ni leurs impacts spécifiques qui devraient engender des compensations. Alors les centre données sont autorisés à s'installer par le Service d'impact environnemental qui les considère comme des bâtiments qui stockent du combustible, pas comme des bâtiments qui consomment de l'énergie, de l'eau, qui peuvent générer de la chaleur ou de la pollution sonore. » Au Chili mais aussi en Uruguay et au Mexique, d'autres riverains se mobilisent pour réclamer des comptes aux entreprises comme Google, Microsoft ou Amazon. Certaines ont dû reculer. A Cerrillos au Chili, Google a dû revoir son système de refroidissement, après une procédure en justice. Certaines compagnies réalisent des projets de compensation mais ils manquent de sérieux, critique l'architecte Nicolás Díaz. « Les big tech disent qu'elles compensent en restaurant une mangrove en Colombie par exemple. Au Chili, Microsoft a un projet de récupération des eaux dans la commune de Maïpou. Mais les centres de données ne sont pas dans les mangroves colombiennes ou à Maïpou ! Pourquoi ne rendent-ils pas l'eau là où ils la prennent, dans les écosystèmes qu'ils affectent ? Ces projets manquent d'éthique, c'est du greenwashing, et on devrait en parler. » Le journal de la 1ère Ce week-end, en Martinique, le carnaval aura lieu sous haute sécurité dans les rues de Fort-de-France.
Voilà ! Je suis ressorti du fond de mon lit ! Un foutu virus qui m'a complètement démoli en moins de 24 heures mais, qui a disparu aussi vite. Désolé pour ma brève absence sans prévenir, c'était pas prévu. Aujourd'hui on y retourne pour de vrai et j'ai l'impression que j'ai pas raté grand-chose, mis … Continued
Nous sommes le 4 juillet 1845, jour de l'Indépendance américaine, sur les rives du lac Walden, dans l'État du Massachusetts. C'est là qu'Henry David Thoreau, âgé de 28 ans, a décidé de s'installer dans une cabane isolée, bâtie de ses propres mains. Voilà le point de départ d'une quête visant à n'obéir qu'à sa propre conscience et aux lois de la nature. Pendant deux ans et deux mois, le jeune homme expérimente une vie dépouillée, réduisant ses besoins au strict nécessaire, observant minutieusement, scientifiquement, le monde du vivant, tout en prônant un véritable « corps à corps sensoriel » avec l'écosystème. Cette immersion au cœur des éléments se double d'un engagement en faveur de l'abolition de l'esclavage et aussi de la désobéissance civile. Aujourd'hui célébré comme un pionnier de l'écologie, Thoreau demeure une figure inclassable dont la voix résonne encore auprès de celles et ceux qui cherchent une relation originale, privilégiée, avec l'univers. Son héritage littéraire constitue un pilier de la pensée moderne sur l'émancipation, l'autonomie et la résistance individuelle. Comment l'expérience de Thoreau a-t-elle redéfini le concept de liberté personnelle face à la puissance de la société de consommation naissante à son époque ? Dans quelle mesure son opposition radicale à l'esclavage ou son refus de payer certaines taxes, ont-ils influencé les mouvements de défense des droits civiques ? Mais aussi, quel rôle son habilité manuelle, son intelligence créative et ses innovations techniques ont-elles joué dans la philosophie du travail ? Partons sur les traces de l'énigmatique, souvent ambivalent, Henry Thoreau … _______________________________________ Avec Henriette Levillain, professeure émérite à Paris-Sorbonne. « Henry D. Thoreau, l'insoumis de Walden » ; La Découverte. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
" Ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur "Méditation de l'évangile (Mc 7, 14-23) par le père Joseph LeleuChant final : "Grâce sur grâce" par Sarah et Matt MARVANERetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le journal "Le Monde" révèle des passages du livre "Et la joie de vivre" de Gisèle Pelicot, co-écrit avec la journaliste et romancière Judith Perrignon, revenant sur l'affaire des viols de Mazan, qui doit paraître le 17 février chez Flammarion.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Bruno Poncet, cheminot, et Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Voilà un bien joli nom pour désigner un métier aujourd'hui disparu... et difficile ! Jusqu'au début du siècle dernier, les marchands et les marchandes d'arlequins étaient les commerçants qui vendaient aux plus démunis les restes de nourriture issus des cuisines des restaurants ou des riches familles. D'où vient ce nom ? En quoi consistait exactement ce métier ? Je vous explique tout dans cet épisode. Bonne écoute !
À la veille de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, l'économie haïtienne reste plongée dans une crise profonde. Croissance négative depuis plusieurs années, inflation élevée, dépendance aux transferts de la diaspora, insécurité chronique et paralysie politique : tous les indicateurs économiques sont au rouge. Le signal le plus révélateur de la crise économique haïtienne reste la croissance. Voilà désormais sept années consécutives que celle-ci est négative. Concrètement, cela signifie qu'année après année, le pays produit de moins en moins de richesses. Cette récession s'accompagne d'un autre fléau majeur : l'inflation. En 2023, la hausse des prix a dépassé les 44%. Si elle a depuis légèrement reflué, elle demeure aujourd'hui à un niveau très élevé, compris entre 25 et 30%. Une situation qui a conduit le quotidien Le Nouvelliste à titrer récemment : « L'économie haïtienne, productrice de pauvreté ». Dans les faits, les prix augmentent en continu, sans que les revenus ne suivent pas la même dynamique. Le pouvoir d'achat des ménages s'effondre, la consommation recule, et les entreprises voient mécaniquement leurs chiffres d'affaires diminuer. Une économie dépendante des transferts et pénalisée par le taux de change À ces difficultés, s'ajoute un mécanisme plus technique mais déterminant : le taux de change. Haïti reçoit des transferts financiers colossaux de sa diaspora, dont dépend environ 80% de la population. Ces fonds, envoyés en dollars, doivent être convertis en gourdes, la monnaie nationale. Or, le taux de change est resté largement figé alors que l'inflation a fortement progressé. Résultat : pour chaque dollar envoyé, les familles reçoivent proportionnellement moins de gourdes, tandis que les prix continuent de grimper. Aujourd'hui, près de six Haïtiens sur dix vivent sous le seuil de pauvreté. Ces transferts servent principalement à la consommation et non à l'investissement. Un modèle économique qui, en l'absence de production suffisante, ne permet pas de préparer le développement futur du pays. Insécurité, crise politique et effondrement de l'investissement Si l'investissement ne repart pas, la cause principale tient en un mot : l'insécurité. Les gangs contrôlent des quartiers entiers et des axes stratégiques, imposent des péages illégaux, pratiquent enlèvements et rackets. Cette violence désorganise les chaînes d'approvisionnement, freine le recrutement et décourage l'investissement. En 2018, les investissements directs étrangers atteignaient encore environ 100 millions de dollars. Depuis, ils sont proches de zéro. Lorsqu'ils existent, il s'agit essentiellement de réinvestissements techniques, notamment pour l'entretien d'infrastructures comme les télécommunications. Investir en Haïti est désormais perçu comme un risque majeur. Cette insécurité s'ajoute à une crise politique et institutionnelle profonde. L'appareil d'État apparaît inefficace, mal organisé et miné par la corruption. La confiance s'est érodée, l'instabilité est devenue chronique, ce qui nuit directement à l'activité économique. La précarisation de l'État entraîne ainsi une précarisation plus large de la société. C'est dans ce contexte que s'achève le mandat du Conseil présidentiel de transition. Les économistes s'accordent sur un point : sans réformes structurelles, profondes et de long terme, l'économie haïtienne continuera de souffrir. Certains scénarios évoquent un possible rebond de la croissance, autour de +2%, mais celui-ci reste conditionné à une amélioration tangible de la sécurité et à une stabilisation politique durable. Un nouveau chapitre que le pays est appelé à ouvrir pour tenter de restaurer un minimum de confiance, auprès des investisseurs, des partenaires internationaux et des ménages.
"Celui que j'ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité !" (Mc 6, 14-29)Méditation par le Père Richard EscudierChant Final : "Les merveilles de ta grâce" de PraiseRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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En Syrie, après l'annonce du cessez-le-feu entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et les autorités de Damas, des centres de réconciliation ont été ouverts pour les anciens membres des FDS qui souhaitent se rendre. En creux, s'y raconte le système de conscription obligatoire des populations arabes et kurdes sur le territoire. La défection rapide d'une partie d'entre eux a précipité la chute des FDS. De notre correspondante à Raqqa, Sourire timide, Suleyman, 26 ans, s'avance au milieu d'une rangée d'hommes en armes. Il est kurde et est un ancien membre des Forces démocratiques syriennes. Il est venu aujourd'hui se rendre et participer au processus de réconciliation en Syrie : « Au début, quand l'armée gouvernementale est arrivée, nous avons eu peur. Nous ne savions pas ce qui allait arriver. Mais jusqu'à présent, nous n'avons pas eu de problème. Je voulais surtout participer au processus de réconciliation pour apaiser la situation avec mes voisins arabes. Ils m'accusent d'être toujours affilié aux FDS. » « J'étais soldat de garde » pour les Forces démocratiques syriennes Dans les rangs de ceux venus se rendre, figurent d'anciens membres de la sécurité intérieure, d'anciens combattants. « J'étais soldat de garde pour les FDS, dans la 17ème base, au nord de Raqqa », explique Yazan, 19 ans. Lui est arabe. Et il raconte, comme beaucoup d'autres, avoir été obligé de s'enrôler au sein des forces à dominante kurdes. « Il y avait le service obligatoire à partir de 18 ans. Si tu n'y allais pas, ils t'arrêtaient sur les points de contrôle. Ils avaient des listes de personnes recherchées », développe-t-il. Ses amis, qui avaient fait le choix de déserter, « restaient cachés à l'intérieur de chez eux, ils ne sortaient plus ». Au micro, Yazan raconte la différence de traitement, au sein des FDS. « Ils disaient ''moi je suis Kurde, donc je suis supérieur à toi, parce que tu es arabe''. Les valeurs de fraternité dont ils faisaient la promotion n'étaient pas appliquées. Le pouvoir était entre les mains des Kurdes. » Un chef l'obligeait chaque matin à faire des pompes pour obtenir un café. « Je n'étais vraiment pas à l'aise, je n'aime pas être humilié », poursuit-il. Puis, sa désertion, qui lui a valu deux mois de prison : « Il y avait beaucoup de corruption au sein des FDS. Cela marchait aussi quand tu étais en prison. Il suffisait de connaître un Kurde bien placé pour se faire libérer. Moi, j'ai payé un pot-de-vin, et j'ai été réintégré au centre de commandement militaire des FDS. » À lire aussiSyrie: «Nous étions 33 dans 20 mètres carrés», un jeune ex-détenu de la prison d'Al-Aqtan témoigne Un document en guise de « réconciliation » Escorté, Yazan déambule patiemment dans les différentes salles du bâtiment. Il passe un entretien, se fait prendre en photo, avant de récupérer un document. « Voilà, ça c'est une garantie quand tu passeras sur les points de contrôle, comme quoi tu as été "réconcilié". C'est un retour à la vie normale, une nouvelle page qui s'ouvre, où tous les liens avec les FDS ont été coupés », lui explique un soldat. La procédure est la même que celle qui avait été imposée aux anciens membres de l'armée de Bachar el-Assad, explique le responsable du centre de réconciliation à Raqqa, qui a souhaité rester anonyme. « Nous avons un fichier complet avec les informations de tous les combattants FDS. Le service de renseignement de l'État syrien a pu se les procurer et les rassembler dans une base de données. Ceux qui se rendent seront "réconciliés" avec l'État. Ils pourront encore être jugés s'il y a une plainte personnelle contre eux. » « Nous laisserons ces portes ouvertes le temps qu'il faut, ajoute-t-il. Nous attendons l'ensemble des FDS jusqu'au dernier. » À lire aussiSyrie: le gouvernement et les Kurdes parviennent à un accord, sur fond de tensions