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Tous les matins dans Europe 1 Bonjour, Laurent Tessier revient sur le meilleur de l'émission de Pascal Praud et vous de la veille et vous livre en avant-première les sujets sur lesquels vous pourrez réagir en direct entre 11h et 13h.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
.Le 1er juin 2026, la France annonçait 93 milliards d'euros d'investissements étrangers. Un record. Et pourtant, aucun dirigeant de la diaspora africaine n'était dans la salle.Dans cet épisode, je ne viens pas me plaindre. Je viens expliquer. Pourquoi nos entreprises restent invisibles aux yeux des investisseurs — et surtout, les 3 fondations concrètes pour changer ça.Posture. Structure financière. Réseau stratégique. C'est tout ce qui sépare une bonne boîte d'une entreprise qui attire.L'invisibilité n'est pas une fatalité. C'est une étape.
C'est quoi la terre du Saharien ? Celui qui a vécu son enfance sous une tente dans le désert, répond : l'exil. Intagrist El Ansari aura été une jeune victime du conflit entre des groupes touaregs et l'État malien dès les années 90. Cet héritier des mythes antiques qui chevauche le monde en tamacheq, mais aussi en français choisit de raconter l'histoire des Touaregs et de sa tribu (les Kel Ansar), avant qu'elle ne disparaisse, effacée par les vents contraires et les 4/4 de la mondialisation. Conversation ESM avec cet Ansari qui ne se fera pas assis, allongés ou accoudés sur un grand tapis traditionnel, pourtant on y déposera mentalement son film, Ressacs, une histoire touareg, ses livres Écho Saharien, l'inconsolable nostalgie & Touaregs, l'exil pour patrie (le petit dernier) ou encore Voix In, voix off qui éprouve pour le mot jadis… une réelle tendresse. Ressacs, une histoire touareg, PROJECTIONS. ➣ Du 18 au 22 juin 2026, Ciné 32 à Auch (32000) ➣24 juin 2026 : Cinéma l'Utopie de Sainte Livrade en Lot-et-Garonne (en présence de Intagrist el Ansari, de Fadimata dit Disco du groupe Tartit et Philippe Baqué - Journaliste au Monde Diplomatique) ➣ 31 juillet 2026, cinéma de Luteva Lodève (en présence d'Intagrist el Ansari et des musiciens touaregs) ➣ D'autres dates à partir de la rentrée de septembre dans toute la France. Facebook Intagrist El Ansari. Programmation de l'invité : • Tartit - Alhawanin • Frédéric Chopin - Andante spianato et grande polonaise.
En Côte d'Ivoire, le premier laboratoire d'analyse ADN a ouvert ses portes en novembre 2025. Il est situé au Vitib, une zone industrielle dédiée aux entreprises des TIC. Cela permet de rendre plus accessibles les tests de paternité. Avec une perspective plus large : celle de développer la médecine génomique sur le continent. Pour en parler, le professeur David Tea Okou, le directeur de ce laboratoire. RFI : Pourquoi est-ce important d'avoir des laboratoires de test ADN, ici, en Côte d'Ivoire ? Professeur David Tea Okou : Le patrimoine génétique des Africains est le plus riche au monde entier. Tous les scénarios, tous les changements qui existent ne sont pas encore connus. Les informations que nous avons proviennent beaucoup plus des populations d'ascendance européenne, et c'est par rapport à leurs informations que nous recevons les traitements, les diagnostics et tout ça. Et donc, avoir un laboratoire d'ADN sur place peut servir à recenser tous ces scénarios qui vont être exploités pour une meilleure prise en charge des populations africaines. Comment expliquez-vous ce retard ? Est-ce lié à un manque d'intérêt ou bien à un manque de moyens ? Je dirais plus un manque de moyens qui comprend un manque d'infrastructures mais aussi une rareté de l'expertise. Il faut que nous mettions l'accent sur le transfert de compétences, le transfert de technologie pour que l'exploitation soit faite en Afrique par les Africains pour le bénéfice des Africains. Vous-même avez passé 34 ans aux États-Unis, vous avez pratiqué là-bas en revenant comme ça fraîchement en Côte d'Ivoire, quel est votre objectif pour ce domaine-là ? L'objectif est de pouvoir développer la médecine de précision, qui demande que chaque individu soit pris en charge sur la base de sa singularité génétique. Pour ce faire, il faut déjà recenser tout ce qui existe sur le continent africain en termes de changements qu'on ne sait pas, qu'on ne connaît pas, qu'on n'a pas encore recensés. Une fois que cela est fait, on pourra l'exploiter pour dire par exemple : « Voilà pourquoi tel médicament, pour la même maladie au monde, est moins efficace sur les Africains que sur les populations d'ascendance européenne ». À lire aussiCôte d'Ivoire: le pays s'équipe d'un premier laboratoire d'analyse d'ADN Alors, vous avez une clinique dans laquelle les patients ont l'opportunité aussi de faire des tests génétiques. Quelle est la visée de ces tests-là ? L'objectif, c'est de pouvoir offrir un diagnostic assez précoce pour dire que, pendant que vous êtes bien portant, nous avons identifié telle maladie naissante de façon que vous puissiez être suivi, qu'il y ait un protocole de suivi pour éviter ou retarder la maladie. Et l'objectif, c'est de pouvoir faire en sorte que chaque individu puisse avoir un traitement optimisé. Parce que l'individu peut avoir un changement d'ADN qui peut dire que ce traitement qui est proposé pour telle maladie n'est pas optimisé pour vous. Peut-être que pour vous on doit réduire la dose. Financièrement parlant, est-ce que c'est accessible pour les Ivoiriens lambda ? Les examens sont assez comparables en termes de coût à certains examens qui existent sur la place comme la chimiothérapie, les histoires d'IRM et tout ça. Donc les coûts se situent un peu dans la même tranche. Est-ce que vous avez noté une demande de patients qui viennent également, ou d'autres acteurs qui viennent aussi de la sous-région ? Oui, il y a des patients qu'on reçoit de la sous-région. J'ai même reçu un patient qui est venu de la Guinée hier. C'est malheureux qu'il fasse ce déplacement-là pour arriver en Côte d'Ivoire juste pour les tests génétiques. Ça souligne l'importance de la nécessité de vulgariser cette expertise dans les différentes régions. Vous parliez tout à l'heure dans votre labo aussi des tests liés aux enquêtes policières. Est-ce qu'aujourd'hui vous sentez également une demande à ce niveau-là ? Oui. Pour les tests d'identification, nous avons reçu d'un pays voisin des échantillons par rapport à une scène de crime sur demande de la police de la région, et nous avons fait le rapport que nous avons donné. Et récemment, j'ai été convié aux réseaux de la police scientifique de l'Afrique de l'Ouest pour parler de l'utilisation de l'ADN dans les enquêtes criminelles. Alors, on est tous unanimes sur le fait que l'ADN est un outil qui a fait ses preuves, qu'on a besoin d'utiliser. Mais il y a un manque d'expertise. Maintenant, il faut aller à la phase supérieure. Qu'est-ce qu'on fait pour acquérir ces capacités, ces ressources pour utiliser l'ADN dans les enquêtes policières ? À lire aussiCes scientifiques qui tentent de faire progresser la recherche génomique en Afrique
Premières images de la nouvelle BMW M3 Mitsubishi annonce l’Eclipse Sportback, jumelle de la Nissan LEAF Nissan rafraîchit l’Ariya pour 2027 en s’inspirant de la LEAF Québec recule encore sur sa cible pour 2035 BYD veut amener au Canada des bornes qui rechargent en 5 minutes Ces deux Fiat présagent les futurs Chrysler Arrow et Arrow Cross Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Quand une boîte est en forte croissance, tout le monde est sous pression. L'équipe grossit, et ce qui faisait la croissance d'hier ne fait plus celle de demain.Voilà le défi de tout CMO dans une boîte en hypercroissance : passer à l'échelle sans perdre en agilité ni en rapidité d'exécution.Dans cet épisode, je reçois Aurélie Mezbourian Fliedel, ex-CMO d'Alan et Fondatrice de Tech Marketing Leaders. Elle nous partage son playbook pour passer à l'échelle sans perdre en agilité.Au programme :Les enjeux d'un CMO dans une boîte qui scaleArbitrer entre court terme et long termeStructurer ses premiers profils marketingScaler son équipe sur 3 dimensionsL'erreur de recrutement à ne pas faireComment évolue le rôle d'un leader marketing
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géographie, Sandrine Pégand, avocate, et Emmanuel de Villiers, entrepreneur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
À Mayotte, alors que l'eau coule un jour sur deux au robinet à cause des manques d'infrastructures, les habitants vont connaître de nouvelles restrictions à partir de juillet. En cause, le manque de précipitations lors de la saison des pluies qui vient de s'achever. Ce nouveau durcissement fait craindre le même scénario qu'en 2023 où, au pire de la crise, la population n'avait accès à l'eau que 18 heures tous les trois jours. Comme chez tous les Mahorais, dans la salle de bain de Chadhouli Youssouf, on trouve une grosse cuve d'eau en plastique. Ici, celle-ci peut contenir jusqu'à 300 litres. Cet habitant du nord de Mayotte l'a remplie dès qu'il y a de l'eau au robinet, pour pouvoir avoir des stocks lors des coupures qui ont lieu un jour sur deux : « 300 litres, c'est pour se doucher, aller aux toilettes. On n'en fait pas le linge, on le laisse de côté jusqu'aux jours où l'on aura de l'eau. » Un planning des « tours d'eau », comme on les appelle ici, est mis en place par la Société mahoraise des eaux (SMAE), une filiale de Vinci délégataire du marché public de l'eau. Mais régulièrement, il n'est pas respecté. Le 1er avril, Chadhouli Youssouf, excédé par ces coupures, a décidé de se doucher au siège de la SMAE tout en se filmant sur sa page Facebook. « Quand je suis allé me doucher chez eux, c'était à cause de ce ras-le-bol, pour leur dire : "Voilà ce que nous vivons, on ne peut pas se doucher chez nous." Cela faisait déjà plus de quatre jours qu'on n'avait pas d'eau. On n'avait pas d'informations, on ne savait même pas ce qui se passait. C'est ce mépris aussi. Maintenant moi, je le dis, je n'accepte plus cela en 2026 », clame-t-il. À lire aussiMayotte: l'eau coupée quatre jours sur cinq, les Mahorais contraints de s'adapter Cette année, le manque de pluie « n'a pas permis la recharge complète des ressources ». C'est ce qu'a souligné début mai le comité de suivi de la ressource en eau, qui réunit l'État et les acteurs de la gouvernance de l'eau. Pour tenir jusqu'à la fin de l'année, les restrictions doivent donc être durcies. « Si on regarde l'état actuel, on est en pleine crise qui va s'amplifier avec les aléas climatiques. Mais à la base, c'est une crise structurelle de manque d'infrastructures qui ne permet pas de produire l'eau nécessaire aux besoins de la population », explique Mohamed Issouf, le directeur général de l'Office de l'eau, qui fait partie de ce comité. Alors que la saison des pluies vient de s'achever, la retenue collinaire de Dzoumogné, la plus importante de l'archipel, n'est pleine qu'à 70%. Pour y mettre fin, l'État investit 730 millions d'euros, ce qui prévoit la livraison d'une usine de dessalement d'ici fin 2027. L'objectif est de produire 10 000 mètres cubes d'eau supplémentaires par jour. Ces investissements permettent aussi la réalisation de nouveaux forages. « Nous sommes un collectif de 90 personnes morales et physiques. Nous portons plainte contre les dysfonctionnements sur la distribution de l'eau, contre la rupture de la continuité du service public de distribution de l'eau. J'ai vu une personne qui a une facture de 11 000€ », déclare Saïd Kambi, le porte-parole. Les impayés des abonnés refusant de payer leur facture ont atteint 37 millions d'euros, selon une information du Monde. Le collectif pointe aussi du doigt le fait que l'eau est souvent impropre à la consommation. Pour boire, les habitants doivent donc acheter des bouteilles ou investir dans des filtres : « Aujourd'hui, l'eau n'est pas consommable, il faut la chauffer. Et parfois, il ne faut pas seulement chauffer, il faut encore la filtrer. En effet, pendant les coupures d'eau, des bactéries peuvent s'infiltrer dans les canalisations. L'Agence régionale de santé déconseille de la boire dans les 12 heures qui suivent son retour au robinet. Ce manque d'eau potable a par ailleurs contribué à l'épidémie de choléra en 2024. À lire aussiFrance: l'archipel de Mayotte frappé par une recrudescence des cas de paludisme
COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOUR1 R 18, 41-46En ces jours-là, le prophète Élie dit au roi Acab : « Monte, tu peux maintenant manger et boire, car j'entends le grondement de la pluie. » Acab monta pour aller manger et boire. Élie, de son côté, monta sur le sommet du Carmel, il se courba vers la terre et mit son visage entre ses genoux. Il dit à son serviteur : « Monte, et regarde du côté de la mer. » Le serviteur monta, regarda et dit : « Il n'y a rien. » Sept fois de suite, Élie lui dit : « Retourne. » La septième fois, le serviteur annonça : « Voilà un nuage qui monte de la mer, gros comme le poing. » Alors Élie dit au serviteur : « Va dire au roi Acab : “Attelle ton char et descends de la montagne, avant d'être arrêté par la pluie.” » Peu à peu, le ciel s'obscurcit de nuages, poussés par le vent, et il tomba une grosse pluie. Acab monta sur son char et partit pour la ville de Yizréel. La main du Seigneur s'empara du prophète ; Élie retroussa son vêtement et courut en avant d'Acab jusqu'à l'entrée de la ville de Yizréel.
Merci de soutenir notre travail père-fille 100% indépendant et bénévole en vous abonnant, en laissant des commentaires et étoiles. Vous pouvez aussi nous offrir le café et nous suivre sur instagram : @ici.venise.#68 Venise a un nouveau maire : l'élu des « sagre » du printempsL'ex adjoint au Tourisme est le nouveau maire de Venise. Voilà une nouvelle surprenante pour qui croit la majorité des Vénitiens rebelle au surtourisme. C'est aussi l'histoire d'un revers pour l'opposition de gauche qui croyait tenir à Venise la promesse d'une défaite qui minerait les chances du gouvernement Meloni en vue des élections parlementaires de 2027. Dans cet épisode vous connaîtrez le nom de ce nouveau maire de la Sérénissime qui n'a guère dévoilé ses intentions tout en menant sur le terrain sa campagne gagnante. Il n'a manqué aucune manifestation locale, il a été de toutes les « Sagre », ces fêtes populaires locales où il a pu montrer qu'il était « un des nôtres » aux électeurs. Ces fêtes sont aussi hélas celles d'une consommation massive de viandes, d'alcool, d'accessoires et d'emballages à usage unique, dont les touristes ne sont pas les seuls pourvoyeurs dans la lagune. Au passage, « ici Venise » suggère au nouveau maire de s'essayer à un peu de Greenwashing, alors que le centre historique et les canaux sont envahis de toutes sortes de déchets. Et aux visiteurs notre slogan : ne soyez pas gourdes, prenez votre gourde !
durée : 00:04:13 - InterNational - par : Jose Manuel Lamarque - Tout est dit dans le titre de ce livre. Cette passion océan est celle de Bruno David, ce scientifique qui fut président du Muséum national d'histoire naturelle de 2015 à 2023. Voilà un ouvrage qui nous emmène pour un long voyage en mer, nous initiant à savoir regarder le rivage. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Julie Glikman a fait des messages vocaux son objet de recherche ! Les notes vocales ! On les adore... ou on les abhorre ! Elles se suffisent tantôt à un laconique « Ok, ça marche » de trois secondes, elles peuvent aussi devenir de véritables « podcasts » de trois, dix ou quinze minutes ! Pourtant, ces notes ne sont-elles pas aussi un moyen de saisir la langue telle qu'elle se parle aujourd'hui ? Et d'archiver nos manières de parler ? Pourquoi s'écrire quand on peut se parler et, inversement, pourquoi se lancer dans une conversation quand on peut s'envoyer un message rapide et efficace… ? Tel était le dilemme entre le SMS et l'appel téléphonique. Mais depuis, les notes vocales ont pris le relais : « un véritable sujet d'étude pour les linguistes ! » Il y aurait « sept milliards de messages vocaux échangés par jour ». Tout le monde ou presque s'y est mis. Une langue parlée, naturelle, sans chevauchement de parole « Ce qui nous intéresse, c'est que c'est de la langue parlée, naturelle. On peut ainsi comprendre comment les gens parlent au quotidien ! », explique Julie Glikman. Et, particularité des vocaux, il n'y a « pas de chevauchement de parole comme dans une conversation normale ». Les linguistes ont recueilli des données sur la base du volontariat, en proposant aux gens (beaucoup d'étudiants !) de participer en partageant leurs messages : 1 950 fichiers audio, vingt heures d'écoute et des vocaux qui parlent de tout. « Jusqu'à maintenant, l'étude de la langue se faisait grâce aux œuvres écrites ». « Le français, comme toutes les langues, change au fil du temps, les vocaux peuvent être un moyen de percevoir ces changements plus rapidement ! » « Voilà », disfluences et gros mots : ce que révèlent les vocaux Ce qui a été remarqué, ce sont des usages de la langue parfois peu documentés . Le mot « voilà », par exemple, n'est pas toujours un mot de discours terminatif. Les vocaux permettent aussi de documenter et d'archiver les gros mots qui sont dits, mais aussi ce qu'on appelle les disfluences : « les blancs » ou les « euh », les répétitions. Mais est-ce que ça reste de la communication ? Oui, selon la linguiste car « on envoie à un destinataire choisi mais il y a parfois une séparation spatio-temporelle. » Avec les vocaux, on peut s'arrêter plus facilement qu'une communication par téléphone classique. Invitée : Julie Glikman, professeure en linguistique française diachronique à l'Université de Lorraine et membre du Laboratoire de recherche UL ATILF soit Analyse et Traitement Automatique de la Langue Française. Pour retrouver le corpus des vocaux, RDV ici. Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l'expression « Tirer les vers du nez » avec Sarah Decottignies, lexicographe aux éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris ! Programmation musicale : L'artiste franco-guinéenne Annie Lalalove avec le titre Let it be blue.
Julie Glikman a fait des messages vocaux son objet de recherche ! Les notes vocales ! On les adore... ou on les abhorre ! Elles se suffisent tantôt à un laconique « Ok, ça marche » de trois secondes, elles peuvent aussi devenir de véritables « podcasts » de trois, dix ou quinze minutes ! Pourtant, ces notes ne sont-elles pas aussi un moyen de saisir la langue telle qu'elle se parle aujourd'hui ? Et d'archiver nos manières de parler ? Pourquoi s'écrire quand on peut se parler et, inversement, pourquoi se lancer dans une conversation quand on peut s'envoyer un message rapide et efficace… ? Tel était le dilemme entre le SMS et l'appel téléphonique. Mais depuis, les notes vocales ont pris le relais : « un véritable sujet d'étude pour les linguistes ! » Il y aurait « sept milliards de messages vocaux échangés par jour ». Tout le monde ou presque s'y est mis. Une langue parlée, naturelle, sans chevauchement de parole « Ce qui nous intéresse, c'est que c'est de la langue parlée, naturelle. On peut ainsi comprendre comment les gens parlent au quotidien ! », explique Julie Glikman. Et, particularité des vocaux, il n'y a « pas de chevauchement de parole comme dans une conversation normale ». Les linguistes ont recueilli des données sur la base du volontariat, en proposant aux gens (beaucoup d'étudiants !) de participer en partageant leurs messages : 1 950 fichiers audio, vingt heures d'écoute et des vocaux qui parlent de tout. « Jusqu'à maintenant, l'étude de la langue se faisait grâce aux œuvres écrites ». « Le français, comme toutes les langues, change au fil du temps, les vocaux peuvent être un moyen de percevoir ces changements plus rapidement ! » « Voilà », disfluences et gros mots : ce que révèlent les vocaux Ce qui a été remarqué, ce sont des usages de la langue parfois peu documentés . Le mot « voilà », par exemple, n'est pas toujours un mot de discours terminatif. Les vocaux permettent aussi de documenter et d'archiver les gros mots qui sont dits, mais aussi ce qu'on appelle les disfluences : « les blancs » ou les « euh », les répétitions. Mais est-ce que ça reste de la communication ? Oui, selon la linguiste car « on envoie à un destinataire choisi mais il y a parfois une séparation spatio-temporelle. » Avec les vocaux, on peut s'arrêter plus facilement qu'une communication par téléphone classique. Invitée : Julie Glikman, professeure en linguistique française diachronique à l'Université de Lorraine et membre du Laboratoire de recherche UL ATILF soit Analyse et Traitement Automatique de la Langue Française. Pour retrouver le corpus des vocaux, RDV ici. Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l'expression « Tirer les vers du nez » avec Sarah Decottignies, lexicographe aux éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris ! Programmation musicale : L'artiste franco-guinéenne Annie Lalalove avec le titre Let it be blue.
Je vous parle de ma nouvelle vie en Suisse en tant que saisonnière dans un hôtel. Je vous raconte comment se passe mon travail, comment est mon logement, je fais beaucoup de digression évidemment. Je vous parle de mes collègues, des randos, du fait que je sois déjà inscrite à des courses/trails. Je vous parler évidemment encore de mon collègue/crush avec qui tout se passe super bien, il est vraiment mignon et je me sens hyper bien avec lui. Les. choses sont un peu plus claires avec Flo donc ça me fait du bien aussi. Voilà donc je suis heureuse, la montagne est magnifique, venez me rendre visite ça me ferait plaisir de vous accueillir ! Bisouuus Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Salut les p'tits loups. Valou étant encore une fois en vacances dans un paradis fiscal, je dois me taper tout le boulot cette semaine. Retour d'un épisode classique de La Buvette de 45 minutes, avec 2 magnifiques invités. On commence à battre des records de durée d'enregistrement et de montage, pendant que l'un de nous ne fous plus rien et part placer son argent dans différents pays aux normes financières avantageuses. Tout va bien !L'épisode 18, l'épisode le plus long (TOUM TOUM TOUM TOUM) !Pour couronner le tout, ca n'est même plus Valou qui choisit les invités. Je fais vraiment tout ici. Voilà nos 2 acolytes du jour :Arnaud groundhopper d'expérience et arbitre Fédéral 3 qui officie en National 1 (futur Ligue 3). Enfin une vraie star invitée dans ce podcast !Notre 43ème Romain, compagnon de voyage de groundhopping, ancien coéquipier en club et amateur de bières et de randonnées (parfois en même temps)Retour d'un programme classique pour La Buvette :Plus gros flop/pire expérienceMeilleure expérience/match/ambianceSympa/10"Mais qu'est ce que j'fous là ?"Pépites de stadesQuelle est la suite ?La Buvette c'est fait par qui ?La Buvette est une idée originale d'Oliv animée et montée par lui-même et coanimée par ValouMetz.UN TOUT GRAND MERCIVous avez été plus de 4 auditeurs uniques et aussi plus de 4 à être venu au bout des derniers épisodes et pour cela, un tout grand merci !Aucune idée du nombre d'abonnés de plus depuis le dernier podcast. Je ne fais pas ça pour la gloire et pour me payer des vacances, MOI ! (Faites quand même des dons, on a plusn rien à raconter)Abonnez-vous et mettez 5 étoiles la mif !Prochain épisode, à la rentrée sûrement. On va voir selon l'ambiance qui règne entre les 2 personnes qui gèrent ce podcast. Et peut-être des lives Twitch durant l'étéRetrouvez tous nos liens sur https://linktr.ee/LaBuvettePodcast ! Dont notre compte Twitch https://www.twitch.tv/labuvettelepodcast & notre chaîne YouTube: https://www.youtube.com/@LaBuvetteLePodcast
Le charbon est l'énergie qui contribue le plus au réchauffement de la planète. Pour respecter l'accord de Paris de 2015 sur le climat, les pays de l'Union européenne devraient l'abandonner avant 2030. Beaucoup s'y sont engagés. Mais après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022, et la hausse des prix de l'énergie, certains ont repoussé l'échéance ou revu leur calendrier. La Roumanie en fait partie. Le pays touche des aides de Bruxelles pour sortir du charbon, mais a obtenu en octobre 2025 un délai supplémentaire de la part de la Commission européenne, pour reporter la fermeture de plusieurs de ses mines et centrales, malgré les conséquences pour l'environnement. Un Grand reportage de Justine Fontaine, avec Arturo Cimini. Réalisation : Jérémie Boucher. La plus grande mine de lignite à ciel ouvert de Roumanie, la mine Rosia, ressemble à un immense cratère. Située en Olténie, dans le sud-ouest du pays, on y descend en 4x4, jusqu'au pied d'une falaise noire et grise, creusée par une gigantesque excavatrice. Aussi haute qu'un immeuble de huit étages, elle avale ce type de charbon très polluant grâce à une grande roue avant de le recracher, en petits morceaux brun foncé, sur un tapis roulant qui file jusqu'en haut de la mine, en plein vent. « Et là c'est un dépôt de charbon, explique Felix Tirca, coordinateur du site, où travaillent près de 1 000 personnes. Le lignite est entreposé ici avant d'être envoyé vers la centrale thermique » voisine, précise-t-il, casque de chantier sur la tête, chaussures de sécurité et bleu de travail. On aperçoit la fumée blanche de sa cheminée depuis le site d'extraction du lignite. Cette centrale, comme la mine, appartient à une entreprise publique, le Complexe énergétique d'Olténie (CE Oltenia). On retrouve dans son bureau, à l'abri de la poussière de charbon soulevée par le vent, le directeur de la mine, Nicolae Mirea. Habillé, comme ses collègues, d'un bleu de travail siglé du logo de l'entreprise, son casque est posé à côté de lui. Il reste en contact avec ses équipes via un talkie walkie. «D'après les dernières informations qu'on a, la fermeture est prévue pour 2029. Mais on espère rester ouverts plus longtemps», dit-il. « L'avenir n'est pas très prometteur pour nous, nous sommes conscients qu'on va devoir fermer... mais on souhaite qu'au moins les jeunes puissent en vivre le plus longtemps possible », avance-t-il. Craintes pour l'emploi À côté de lui, son collègue, Ionel Marius Gruescu, tient à nous montrer une image sur son téléphone : « Voilà ma femme et mes enfants. Moi et mes collègues sommes de la même génération. Nos enfants sont encore petits, donc nous espérons tous que cette mine et les centrales ne fermeront pas », glisse-t-il. À bientôt 50 ans, il ne s'imagine pas se reconvertir et commencer un autre travail, dans une région où l'économie repose en grande partie sur le lignite. Ici, chaque famille compte un ou plusieurs mineurs. « Mon père et ma mère travaillaient dans une centrale à charbon », témoigne Boby Monteanu, qui dirige le syndicat des mineurs Cartel Alfa dans le comté de Gorj, en Olténie. Lui a commencé comme électricien dans une mine de la région, à l'âge de 18. « Ma sœur, mes oncles... Nous avons tous travaillé dans les mines. Mais je suis le seul à être devenu dirigeant syndical. » « À l'heure actuelle, moins de 15 000 personnes travaillent encore dans l'industrie minière en Roumanie, contre 300 000 en 1997, quand a commencé la restructuration de l'industrie minière, pointe un autre syndicaliste, Dumitru Pirvulescu, président de la fédération roumaine des mines et de l'énergie. Depuis, on assiste à un exode des jeunes vers d'autres régions ou d'autres pays. Et c'est un gros problème dans ce comté. » « La Roumanie ne peut se passer du charbon » En 2021, la Roumanie s'est engagée auprès de l'Union européenne à sortir du charbon d'ici à 2032. Mais en octobre 2025, le gouvernement roumain a demandé et obtenu un délai supplémentaire de la part de Bruxelles, pour retarder la fermeture de plusieurs mines et centrales de l'Olténie, la région où on se trouve. « Le gouvernement roumain a eu raison de reporter la fermeture des centrales à charbon. Car le plan de sortie de charbon était basé sur une autre Europe : quand il a été approuvé, la guerre en Ukraine a commencé immédiatement après, ce qui a bouleversé l'Europe », salue le syndicaliste. Pour les partisans du charbon, la guerre au Moyen-Orient est un argument supplémentaire pour prolonger la durée de vie des centrales et, avec ça, maintenir les emplois existants. Ils estiment que le charbon est utile pour la stabilité du réseau électrique et qu'il n'est pas justifié que la Roumanie s'en passe avant d'autres pays européens, comme l'Allemagne ou la Bulgarie. « Nous assurons la sécurité énergétique nationale. La Roumanie ne peut se passer du charbon », insiste Mircea Gherendi. Mineur depuis 31 ans, il travaille sur une excavatrice. « L'Union européenne a-t-elle compris que la Roumanie avait besoin du charbon ? Non. Que la Roumanie se convertisse au gaz n'augure rien de bon. Car le gaz est très cher », s'inquiète-t-il, face aux projets de transformer certaines centrales à charbon en centrales à gaz, dont l'énergie devrait alors être importée. Malgré le délai supplémentaire négocié avec l'Union européenne, il y a quelques semaines à peine, les contrats de près de 1 800 personnes n'ont pas été renouvelés par l'entreprise publique dans l'une des centrales à charbon de la région. Une vallée ponctuée de centrales Juste à côté de la mine, la centrale de Rovinari est l'une de celles qui ponctue le paysage de la vallée. Le long de la route, on dirait de gigantesques paquebots gris et rouillés, flanqués d'imposantes tours de refroidissement. On suit Marius Bizga vers la salle des machines. Il dirige cette centrale vieille de plus d'un demi-siècle. « La centrale avait six unités au départ, mais il n'y en a plus que trois aujourd'hui, de 330 mégawatts chacune. Et une seule est en marche en ce moment », en cette période de printemps, où les besoins en chauffage et en climatisation sont faibles, expose-t-il. « Là, c'est la chaudière, vous pouvez voir la combustion à travers ces fenêtres. Le charbon arrive de chaque côté, ici, puis est broyé très fin avant d'être brûlé », explique le directeur, depuis le cœur de l'usine, une cathédrale de métal traversée par de gigantesques tuyaux d'où s'échappent quelques gouttes d'eau des circuits de refroidissement. Marius Bizga nous emmène ensuite dans la salle de contrôle. On peut y observer en temps réel la production d'électricité de la centrale. Aujourd'hui, le charbon représente encore un peu moins de 15% de l'électricité produite dans le pays. L'entreprise met en avant les investissements réalisés ces dernières années, à hauteurs de plusieurs centaines de millions d'euros pour réduire les émissions de gaz toxiques de ses centrales. « La première unité a été mise en service en 1972. À partir de 2004, toutes les unités ont été modernisées, assure le directeur. Nous avons ainsi investi pour réduire les émissions de dioxyde de soufre et d'oxyde d'azote. Nous respectons toutes les exigences en matière de protection de l'environnement », insiste-t-il. Deux fois plus de CO2 que le gaz Au-dessus de l'usine, la fumée blanche a remplacé la fumée noire ou grise du passé. Mais, même si les émissions de gaz toxiques ont été réduites, le charbon reste la source d'électricité la plus polluante : près de deux fois plus de CO2 que le gaz naturel, une autre énergie fossile. La police de l'environnement dans le comté de Gorj a aussi infligé plusieurs amendes ces dernières années à des centrales de l'entreprise publique CE Oltenia, notammment pour avoir dépassé les seuils de pollution de l'air. Malgré les conséquences pour l'environnement et pour la santé, de nombreux habitants continuent de soutenir l'industrie du charbon, au nom de l'emploi local ou encore de l'indépendance énergétique du pays. « S'ils veulent fermer les mines et les centrales, ce n'est pas parce que ça pollue, c'est pour nous ruiner économiquement », croit savoir Daniel, 52 ans, cheminot rencontré sur une place de Targu Jiu, chef lieu du comté. « Ils ne veulent plus qu'on soit indépendants de l'Union européenne sur le plan énergétique. [...] Si les centrales à charbon et les mines ferment, ça augmentera automatiquement le chômage alors qu'on est déjà en train de s'appauvrir. Si on ne produit plus rien, cette région, ce sera une zone morte. Voilà les conséquences de la fermeture des mines et des centrales », s'alarme-t-il. Cet habitant assure qu'il n'a jamais été préoccupé par les conséquences sanitaires de l'exploitation du charbon. Retards Si les habitants ne voient pas d'alternatives au charbon, c'est aussi parce que les projets qui devaient remplacer le lignite n'ont pas été lancés à temps, voire pas du tout. À Bucarest, la capitale roumanie, nous avons rendez-vous avec l'ONG environnementale Bankwatch. « Le gouvernement de Roumanie s'est engagé en 2021, à sortir du charbon en 2032, rappelle Eliza Barnea, qui gère la campagne pour une transition juste chez Bankwatch Roumanie. Pour ça, le pays a reçu presque 2 milliards d'euros » de la part de l'Union européenne, pour convertir en centrales à gaz certaines centrales à charbon et construire des parcs photovoltaïques. Or, les projets de centrales à gaz n'ont pas encore dépassé le stade de l'appel d'offres et la construction des parcs photovoltaïques n'a pas encore commencé. Selon elle, la responsabilité de ces retards revient surtout à l'État roumain. La Commission européenne a néanmoins été trop « permissive » avec Bucarest, estime-t-elle. Des émissions de CO2 non déclarées ? Il y a quelques mois, le complexe énergétique Oltenia a aussi été épinglé dans une enquête journalistique publiée par Follow The Money. L'entreprise est soupçonnée d'avoir sous-estimé ses émissions de CO2. Grâce à cela, elle aurait économisé près de 250 millions d'euros sur ses quotas européens d'émissions de dioxyde de carbone. Jointe par téléphone, Anna-Kaisa Itkonen, porte-parole de la Commission européenne sur les questions d'énergie, confirme qu'une enquête a été ouverte à Bruxelles, notamment sur ce point, mais n'est « pas en mesure d'en dire plus tant que l'enquête est en cours ». Elle défend aussi la décision d'accepter de reporter la fermeture de certaines centrales à charbon, un secteur qui est pourtant le principal émetteur de CO2 du pays. « Je ne dirais pas que nous payons la Roumanie pour qu'elle conserve ses centrales électriques à charbon », se défend-elle. « Nous continuons à encourager l'élimination du charbon et à accélérer le déploiement des énergies renouvelables. La Roumanie a des prix de l'électricité parmi les plus élevés d'Europe à l'heure actuelle, tout en étant fortement dépendante des combustibles fossiles. Or, on constate que les États membres qui ont la plus grande part d'énergies renouvelables ont également tendance à avoir les prix de l'électricité les plus bas. C'est pourquoi nous encourageons la Roumanie à prendre des mesures en faveur de la décarbonation et de l'électrification, car cela se traduit en fin de compte par des prix plus bas pour les consommateurs », avance la porte-parole. Panneaux solaires Anna-Kaisa Itkonen estime que la Roumanie a enregistré des avancées importantes pour réduire ses émissions de CO2 et développer les énergies renouvelables. Le pays est, en effet, l'un des États membres qui a le plus diminué ses émissions de dioxyde de carbone depuis les années 90. Eliza Barnea, de l'ONG bankwatch, voit elle aussi des raisons d'espérer, comme le développement des panneaux solaires chez les particuliers, avec le soutien de l'État. Ainsi, « ces dernières années, le nombre d'autoconsommateurs d'électricité a beaucoup augmenté. Face à la hausse des prix causée par les conflits internationaux, les gens sont attirés par la perspective d'être plus indépendants du point de vue énergétique, de ne pas être exposés à la volatilité des prix », analyse-t-elle. L'ONG se réjouit aussi du développement de projets d'énergies renouvelables par de petites municipalités d'Olténie, comme Turceni, dont la municipalité « vient de déposer des demandes de géothermie, l'une des sources de chaleur les moins chères et plus propres. On espère que, petit à petit, ces initiatives locales vont contribuer à faire avancer la transition », conclut-elle. Ce reportage a bénéficié d'un financement de l'Union européenne.
Christophe Ono-Dit-Biot "L'Odyssée de l'Odyssée : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les aventures d'Ulysse sans avoir jamais lu Homère" (Grasset)Les sirènes tentatrices, l'infâme cyclope, Circé et ses pourceaux, et bien sûr Ulysse, mari aimant et roi éclairé, qui parvient après mille détours à rentrer chez lui auprès de sa fidèle épouse pour récupérer sa terre et n'en plus bouger…Voilà ce qu'on nous a toujours raconté des aventures d'Ulysse dans L'Odyssée.Mais lit-on encore vraiment les 12 000 vers d'Homère, ou de celui qu'on appelle Homère ?Or, les lire en compagnie d'un passeur passionné comme Christophe Ono-dit-Biot, c'est découvrir, au-delà des images d'Épinal moralisatrices et simplistes, un univers beaucoup plus riche, sensuel, brutal, complexe et captivant.L'entreprise de l'auteur est directe, généreuse et efficace : raconter L'Odyssée aux adultes, en suivant l'ordre des chants, dans une succession de brefs chapitres qui nous content au plus près du texte les aventures des héros et des héroïnes, des déesses et des dieux, mais creusent aussi le sens profond que les contemporains leur donnaient et les leçons que nous pouvons en tirer aujourd'hui.Un livre romanesque en diable, à la pédagogie charmeuse et à l'érudition toujours ludique : le « gai savoir » à la portée de toutes et de tous.Musique : "Should I stay or should I go ? " Les ClashHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tu veux changer ta vie, atteindre tes objectifs, te sentir plus confiante, plus alignée… mais tu attends encore le déclic, la motivation parfaite ou la grande transformation?Dans cet épisode, je t'explique pourquoi le véritable changement ne se produit pas dans les grands moments spectaculaires, mais dans les micro-actions répétées au quotidien.On parle d'identité, de système nerveux, de familiarité et de la façon dont ton cerveau apprend à considérer de nouveaux comportements comme étant sécuritaires et normaux. Parce que chaque petite action que tu poses en cohérence avec la femme que tu veux devenir envoie un message puissant à ton système : « Voilà qui je suis maintenant. »Le changement durable ne se construit pas dans la magie. Il se construit dans la répétition.Si tu as l'impression de stagner malgré toute ta bonne volonté, cet épisode risque de changer ta façon de voir l'évolution personnelle.
Errance raynaldienne propose aux auditeurs et auditrices une vision décalée, déstructurée et anarchistes de la réalité radiophonique. À travers des personnages (des voix) atypiques et des discours très souvent télescopés par des idées qui se croisent dans le grand carrefour des mots, l'errance n'en finit plus de défricher dans les champs narratifs et les inter zones de la folie langagière. Par cette orientation auditive inusitée, le deuxième degré s'impose. Mais . . . Dans ce décalage délirant, quelques récepteurs et réceptrices n'observent là que le premier niveau, la première strate qui, sans doute, les rebutent, les choquent et les conduisent à réagir vivement devant autant de verves chaotiques et d'excentricités verbales. Pour mieux apprécier l'errance raynaldienne il faut l'écouter avec toute la légèreté, la frivolité et l'énergie qu'elle dégage pour simplement, au bout du compte, oublier pendant deux heures les désagréments qui meublent notre quotidien. Voilà ! Le but originel de cette émission qui poursuit un seul résultat : DIVERTIR ! Page officielle de l'émission: http://erranceraynaldienne.blogspot.com
Comment se rendre réellement compte de ce qu'ont vécu pendant la traite négrière les personnes transformées en esclaves et transportées à travers l'Atlantique pour être vendues à des planteurs ? Un livre d'histoire qui vient d'être traduit en français nous plonge dans la brutalité du quotidien des esclaves. Cet ouvrage est intitulé Le Zorg, du nom d'un navire négrier à bord duquel s'est déroulé un épisode d'une rare cruauté à la fin du 18e siècle. Une tragédie qui, une fois connue, a joué un rôle déterminant dans le combat des abolitionnistes. Pour en parler, nous recevons l'auteur du livre Siddharth Kara, universitaire à Harvard et à Nottingham. RFI : Que s'est-il passé à bord du Zorg à la fin de l'année 1781 ? Siddharth Kara : Le navire s'est égaré. Il a été détourné par des tempêtes et, au cours de son voyage vers la Jamaïque, il a semblé manquer d'eau. L'équipage a dû prendre une décision… et pour réduire la consommation d'eau, cette décision a été de jeter par-dessus bord plus de 130 esclaves africains. Ils ont commencé, par les femmes et les enfants qu'ils ont jetés directement à la mer, il y avait un bébé. Ensuite, ils ont sélectionné les hommes les plus malades, un par un, deux par deux, enchaînés, entravés. Après de longs mois passés dans l'enfer de la cale de ce navire négrier, ils ont été jetés à la mer. L'équipage a agi ainsi parce qu'il craignait de manquer d'eau et de ne pas atteindre la Jamaïque à temps. Cette histoire a été révélée au public parce que les armateurs ont demandé une indemnisation pour ce qu'ils ont décrit, dans un déni total d'humanité, comme une « cargaison perdue ». Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé ensuite ? Le marchand d'esclaves, le propriétaire du navire, était cupide, il était attaché à son argent. Plus de la moitié des esclaves du Zorg étaient morts, alors que le taux de mortalité habituel sur un navire négrier britannique était d'environ 15%... Il n'a pas pu accepter cette perte. Or, à l'époque, les navires et leur cargaison étaient assurés pour la traversée de l'Atlantique. Il a donc déposé une demande d'indemnisation, en réclamant une compensation pour la perte de plus de 130 esclaves. L'assureur a refusé, parce qu'il était surpris par ce taux de mortalité aussi élevé. Le marchand aurait pu en rester là, mais la cupidité l'a poussé à engager un procès. Il a gagné : il a été décidé que l'assurance devait indemniser la perte des esclaves assassinés. Mais quelqu'un assistait à l'audience ce jour-là et s'est demandé pourquoi on parlait d'assurance plutôt que de meurtre. Il a écrit une lettre anonyme posant cette question, publiée le lendemain dans les journaux londoniens. Cette lettre a été remarquée par un groupe naissant d'abolitionnistes en Angleterre, qui y ont vu la preuve des horreurs de la traite. Ils se sont réunis, sous la direction de Granville Sharp, une figure fondatrice de l'abolitionnisme anglais, et ont convaincu les assureurs de demander un nouveau procès. Lors de ce second procès, une question fondamentale a été débattue : ces Africains étaient-ils des biens ou des personnes ? Des animaux ou des êtres humains ? Ce débat, porté devant le Lord Chief Justice de l'Empire britannique, a contribué à lancer le premier mouvement abolitionniste. L'une des forces de votre travail réside dans la précision avec laquelle vous décrivez l'expérience vécue par les personnes capturées et vendues comme esclaves. L'horreur de l'esclavage est démultipliée par des violences constantes : les coups de fouet, les viols, la vie dans la puanteur des excréments, l'enfermement dans les cales. Pouvez-vous donner quelques exemples tirés de votre livre ? Nous savons ce qu'est l'esclavage, nous en connaissons l'existence, mais nous ne plongeons jamais dans l'horreur brute de la traversée forcée des Africains à travers l'Atlantique. À bord des navires, de nombreux instruments de torture étaient utilisés pour maintenir le contrôle. Les violences sexuelles contre les femmes et les enfants étaient constantes. Un ancien capitaine négrier devenu abolitionniste, John Newton, racontait qu'il voyait ses marins assouvir leurs pulsions sur des fillettes de neuf ou dix ans. Dans les cales, les captifs étaient enchaînés, contraints de vivre dans leurs excréments et leur urine, avec à peine quelques seaux inaccessibles. Tous contractaient la dysenterie. Imaginez le mal de mer, les vomissements continus, sans même pouvoir s'asseoir. Ils étaient entassés comme des livres sur une étagère, dans la chaleur, la putréfaction et les immondices. Voilà pourquoi les taux de mortalité étaient si élevés. La puissance des intérêts financiers liés à la traite apparaît clairement dans votre livre. On a l'impression que la traite occupait une place majeure dans l'économie britannique à la fin du 18e siècle. Absolument. Prenons un indicateur : en 1775, juste avant la guerre d'indépendance américaine, les exportations de sucre de la Jamaïque vers l'Angleterre étaient cinq fois supérieures à l'ensemble des exportations des treize colonies américaines réunies. Le sucre était la ressource stratégique de l'époque, produite grâce au travail forcé des esclaves. Comment évaluez-vous la manière dont le monde traite aujourd'hui la mémoire de l'esclavage ? Existe-t-il une conscience globale de ce que cela a représenté, ou observe-t-on encore des formes de déni ? Nous restons encore à la surface de notre reconnaissance de ce qui s'est passé durant ces 350 années, cette tâche sur la conscience humaine. Il existe encore un certain déni quant à l'ampleur et à la gravité des faits. J'espère que l'histoire du Zorg contribuera à une compréhension plus complète, car on ne peut envisager de réparer cette période sans en mesurer pleinement la violence et l'ampleur. Et nous n'y sommes pas encore. Le 25 mars dernier, le Ghana a conduit l'Assemblée générale de l'ONU à qualifier la traite négrière de crime le plus grave contre l'humanité. Cette qualification vous paraît-elle justifiée et utile ? Absolument. Elle est justifiée. Césaire a déclaré que l'Europe se tient devant la communauté mondiale, responsable du plus grand amas de cadavres de l'histoire humaine. Et il parlait de la traite négrière. Des millions de personnes ont été torturées, violentées et tuées, et des millions d'autres condamnées à une vie de travail forcé. La culture du sucre était l'une des formes de travail les plus dures et violentes. C'est l'un des crimes les plus graves en raison de son ampleur, de sa durée — plus de trois siècles et demi — et de ses conséquences encore visibles aujourd'hui en Afrique. Il doit y avoir une forme de réparation entre les pays du Nord et les pays africains. Le Zorg, de Siddharth Kara, un ouvrage publié aux éditions Paulsen, 304 pages, 2026. À écouter aussiDes rives de la Méditerranée au Sahara : vérités et tabous des esclavages dans le monde musulman À lire aussiL'odyssée des Tinchant, de l'esclavage à la résistance: une histoire-monde
Dans cet épisode passionnant de "Comment j'ai réussi ?", Xavier Guichard, président du groupe Manutan, nous ouvre les portes de cette entreprise familiale qui s'est imposée comme un acteur majeur de la distribution d'équipements et de fournitures pour les entreprises et les collectivités en Europe.Fondée il y a plus de 60 ans, Manutan a su traverser les époques et s'adapter aux évolutions du marché grâce à une constance stratégique et managériale remarquable. Sous la houlette de Xavier Guichard, qui a pris les rênes de l'entreprise il y a une quinzaine d'années, le groupe a su moderniser ses pratiques tout en restant fidèle à ses racines.L'invité revient sur les défis auxquels fait face le secteur de la distribution B2B, confronté à la concurrence des géants du e-commerce. Il a su relever ce défi en misant sur la qualité de son service et de son accompagnement des clients, tout en développant une offre digitale performante. Mais ce n'est pas tout : Xavier Guichard explique également comment Manutan a su s'adapter aux nouvelles attentes des entreprises et des collectivités, notamment en termes de délais de livraison, d'empreinte carbone des produits et de conformité aux normes. Un véritable défi que le groupe a su relever avec brio.Au-delà des aspects stratégiques, cet épisode nous plonge dans les coulisses de la transmission d'une entreprise familiale. Xavier Guichard revient sur la manière dont il a pris progressivement les rênes de l'entreprise, tout en préservant l'esprit et les valeurs qui ont fait le succès de Manutan.Un épisode passionnant qui dévoile les secrets de la réussite d'un acteur majeur de la distribution B2B en Europe, et qui illustre la capacité d'une entreprise familiale à se réinventer tout en restant fidèle à ses origines.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Où jouera le PSG dans les prochaines années ? Voilà une question que se posent beaucoup de supporters parisiens depuis le deuxième trophée de la Ligue des Champions remporté samedi soir contre Arsenal au Puskás Arena à Budapest. L'avenir du Parc des Princes (48 583 places) signée en 1972 par l'architecte Roger Taillibert et club hôte du PSG depuis 1974 est une affaire politique, économique et géopolitique. Le PSG s'est dit « prêt » à rouvrir les discussions avec la municipalité parisienne sur le rachat du Parc des Princes au lendemain de la décision du Conseil de Paris, le 14 avril 2026, de mandater le nouvel édile socialiste Emmanuel Grégoire à reprendre le dialogue. Le club a pris enfin acte de la position par le Conseil de Paris en faveur d'une reprise du « dialogue » sur des bases renouvelées qui conserve les options de Massy (Essonne) et Poissy (Yvelines) en cas d'un éventuel départ du stade la capitale. Une autre piste concerne Ris-Orangis (Essonne) sur le terrain de son ancien hippodrome. Si le club de la capitale affirme continuer à étudier les candidatures de Massy, Poissy, Ris-Orangis, le Parc des Princes est ajouté dans la boucle de la phase d'études. Une décision est attendue à l'automne 2026. Ecoutons Laurent Mazaury, député LIOT de la 11ème circonscription des Yvelines, fin connaisseur du dossier du rachat du Parc des Princes et président du groupe d'amitié France-Qatar.
La vengeance n'est pas la haine. Et le pardon ne doit pas être une obligation. Voilà le message que nous envoie la philosophe Laurence Devillairs au travers de son nouveau livre (« Vengeance. Le droit de ne pas pardonner », Stock). Selon elle, la vengeance rend actif et intelligent. En quoi est-elle une émotion éthique ? Que fait-elle de l'injustice subie ? Laurence Devillairs est notre invitée, cette semaine. Dans son « A quoi tu penses ? », l'écrivaine et philosophe Camille Moreau rend hommage à Edgar Morin. Le sociologue et philosophe est mort à 104 ans. Quel fut le secret de sa longévité ? Et si c'était son goût pour l'inquiétude ? Dans « En toutes lettres ! », l'écrivain et poète Karim Kattan écrit à un couple de personnages d'un jeu vidéo et leur donne des nouvelles de notre monde. Les prescriptions culturelles : Laurence Devillairs : Toute l'œuvre de Pascal Camille Moreau : L'œuvre de la penseuse Maria Zambrano Karim Kattan : L'album The West de Bifuu ZONE Pascal Claude : L'album W.O.W.A de Ghinzu Merci pour votre écoute Dans quel Monde on vit, c'est également en direct tous les samedi de 10h à 11h sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes de Dans quel Monde on vit sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/8524 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le monde croule sous les excédents d'acier. Cette surproduction contribue à la volatilité des prix et menace l'industrie sidérurgique dans son ensemble. Voilà pourquoi l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) tire la sonnette d'alarme dans son dernier rapport publié le 4 juin 2026. Le secteur de l'acier se rapproche de ses niveaux historiques de production atteints lors de la dernière crise de l'acier, il y a dix ans. Les excédents devraient ainsi atteindre près de 750 millions de tonnes en 2028, selon le rapport de l'OCDE, alors que la demande reste atone. Et ce sur fond de restrictions croissantes sur les exportations de minerais stratégiques et des coûts de l'énergie qui, eux, ne cessent de grimper. La plupart de ces excédents d'acier se concentrent en dehors de la zone OCDE, notamment en Chine où les industriels bénéficient de larges subventions publiques. Des pratiques qui faussent le marché mondial Les sidérurgistes chinois reçoivent quinze fois plus de subventions que ceux des autres pays. Ailleurs dans le monde, des subventions énergétiques sont essentiellement octroyées en Algérie, en Égypte, en Libye et dans certains pays du Golfe. Lorsque la production ne peut plus être absorbée localement, l'acier est exporté à bas prix. Ainsi, les exportations de certains produits tels que les tôles et les larges bandes laminées à chaud en provenance de la Chine vers les pays d'Asie du Sud-Est ont fortement augmenté. Ces mêmes produits sont souvent réexpédiés vers les pays occidentaux. Des pratiques qui « faussent » le marché, selon l'OCDE. Alors les États haussent le ton. Le Brésil, le Canada, l'Inde, le Mexique et les États-Unis ont relevé leurs droits de douane sur de nombreux produits sidérurgiques de base. De leur côté, l'Union européenne et le Royaume-Uni ont annoncé des dispositifs d'ampleur pour soutenir leurs filières. C'est un cercle vicieux qui s'est créé avec des conséquences économiques et environnementales potentiellement graves. À lire aussi2025, une année record pour les exportations chinoises d'acier Une coopération internationale est essentielle Pour endiguer cette crise qui se profile, l'OCDE travaille activement sur des outils destinés à améliorer la surveillance des importations et la détection des pratiques de contournement. Une coopération internationale sera essentielle pour parvenir à un redressement durable de l'industrie sidérurgique. À écouter dans C'est pas du ventLa Suède mise sur l'acier vert
COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOUR2 Tm 2, 8-15Bien-aimé, souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d'entre les morts, le descendant de David : voilà mon Évangile. C'est pour lui que j'endure la souffrance, jusqu'à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n'enchaîne pas la parole de Dieu ! C'est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu'ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle. Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous supportons l'épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même. Voilà ce que tu dois rappeler, en déclarant solennellement devant Dieu qu'il faut bannir les querelles de mots : elles ne servent à rien, sinon à perturber ceux qui les écoutent. Toi-même, efforce-toi de te présenter devant Dieu comme quelqu'un qui a fait ses preuves, un ouvrier qui n'a pas à rougir de ce qu'il a fait et qui trace tout droit le chemin de la parole de vérité.
Ce disciple de Yann LeCun est en passe de faire économiser plusieurs milliards à l'industrie de l'IA. En résolvant un problème qui plombe tous les modèles. Tout a commencé chez Twitter. À l'époque, Bertrand fait de la recherche sur les modèles d'IA du réseau social américain. Tout se passe bien, jusqu'à l'arrivée d'un certain… Elon Musk. Car quand il débarque, Musk regarde ce que vous “produisez”. Il compte vos lignes de codes. (oui oui
Federal Tech Podcast: Listen and learn how successful companies get federal contracts
John Gilroy hosts Dennis Woo, Director of Federal Sales at Kong, to discuss the rise of API management in federal security. API management has been a slowly growing concern for the past decade. Cloud adoption has driven API adoption; now we see cheap storage and AI systems making many API connections. Voilà, API security is now a topic for federal security leaders. During the interview, Dennis Woo discusses the origin of Kong and brings up topics of major concern for cybersecurity: The perimeter is disappearing. Before the cloud, a perimeter might have been the walls of a data center. APIs caused that to increase dramatically. Today, we see agents talking to APIs, APIs talking to models, and models consuming MCP tools. Woo remarks that the last thing a federal agency wants is token consumption at enterprise scale. Kong offers an API and AI management tool to ensure compliance, avoid vendor lock-in, and reduce cost. If we fast-forward five years, Woo predicts systems that are semantically aware, systems that can understand intent and detail, and systems that can manage risk. This can extend to semantic guardrails, semantic compression, and even token management. Listen to the podcast to understand how to manage an AI environment that can get out of control
Voilà quatre jours maintenant que la petite Lyhanna a disparu. Cette collégienne de 11 ans a été vue pour la dernière fois ce vendredi 29 à la sortie des cours.Des recherches continuent de mobiliser plus de 170 gendarmes et des dizaines d'habitants de sa ville de Fleurance dans le Gers. Ce soir la piste privilégiée par les enquêteurs, c'est celle d'un enlèvement. Un suspect est mis en examen et placé en détention provisoire depuis hier soir. Un homme qui habite le village à côté et qui a été vu par untémoin a vu la jeune fille monter vendredi après-midi dans la voiture du suspect, ce que ce dernier confirme. Il explique aux enquêteurs l'avoir déposé à la piscine sans prévenir ses parents, mais il nie l'avoir enlevé. Cet homme est connu de la famille, puisqu'il est le père d'une amie de Lyhanna...Et parce qu'il a déjà eu avec elle un comportement étrange à l'occasion d'une soirée pyjama organisée chez lui...Tous les soirs du lundi au vendredi à partir de 18h57 sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent celles et ceux qui font l'actualité du jour.
Au programme de l'émission du 3 juin : avec Charlie Belin, réalisatrice, et Loïc Buckhardt, sound designer (rediffusion) ; et avec Marjolaine Leray, autrice et illustratrice (rediffusion)NOUVEAUTÉ AUDIO - chronique de Véronique Soulé - c'est au début
Dario MantovaniDroit, culture et société de la Rome antiqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine (2)10 - Naître, croître, diminuer, mourir : la vie métaphorique du pécule des esclaves romains, suspendue entre droit et natureRésuméEn droit romain, l'esclave – et, dans une large mesure, le fils de famille également – n'existe pas juridiquement vis-à-vis des tiers : la puissance du père de famille qui s'exerce sur lui tend à l'invisibiliser. Voilà pour le droit.Mais la nature fait de lui un être capable d'agir, d'échanger, de contracter des engagements dont on attend qu'ils soient respectés. Le peculium, petit patrimoine susceptible de lui être affecté par son maître, constitue le dispositif qui met en relation ces deux réalités incompatibles. Juridiquement propriété du maître (ou du père de famille), il est néanmoins laissé à la disposition de l'esclave (ou du fils) afin de lui permettre l'exercice d'une activité économique relativement autonome.Petit patrimoine attribué à ceux qui, en droit, n'existent pas par eux-mêmes, le peculium ouvre ainsi un espace intermédiaire entre dépendance et autonomie. Et c'est précisément au moment où ils cherchent à en définir le statut que les juristes romains recourent à la métaphore : le peculium naît, croît, diminue, meurt. Comme un homme.C'est précisément parce qu'il s'agit de définir une entité ambiguë que la métaphore permet de construire un pont entre des univers conceptuels apparemment inconciliables. Cette séance, qui conclut le cours ainsi que deux années de réflexion consacrées aux métaphores du langage juridique dans la Rome antique, prendra appui sur l'image des âges de l'homme pour interroger le rôle de la métaphore dans la pensée des juristes romains – et peut-être dans toute discipline.
COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOUR2 Tm 1, 1-3.6-12Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, selon la promesse de la vie que nous avons dans le Christ Jésus, à Timothée, mon enfant bien-aimé. À toi, la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur. Je suis plein de gratitude envers Dieu, à qui je rends un culte avec une conscience pure, à la suite de mes ancêtres, je lui rends grâce en me souvenant continuellement de toi dans mes prières, nuit et jour. Voilà pourquoi, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t'ai imposé les mains. Car ce n'est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d'amour et de pondération. N'aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n'aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l'annonce de l'Évangile. Car Dieu nous a sauvés, il nous a appelés à une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s'est manifesté : il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l'immortalité par l'annonce de l'Évangile, pour lequel j'ai reçu la charge de messager, d'apôtre et d'enseignant. Et c'est pour cette raison que je souffre ainsi ; mais je n'en ai pas honte, car je sais en qui j'ai cru, et j'ai la conviction qu'il est assez puissant pour sauvegarder, jusqu'au jour de sa venue, le dépôt de la foi qu'il m'a confié.
On change de téléphone tous les deux ans en moyenne, on rachète une machine à laver dès que la panne survient et on accumule les ordinateurs dans nos tiroirs...On a accepté sans (trop) broncher l'obsolescence programmé de nos produits électriques...Regardons les chiffres en face :En France, on a plus de 100 produits électroniques en moyenne par foyer ! Nos déchets électroniques ont doublé depuis 2010 au niveau mondial.Seulement 20% d'entre eux sont collectés. Le reste finit incinéré ou dans des décharges à ciel ouvert.On extrait, on utilise, on jette. Voilà la réalité de nos économies.Ce ne serait pas grave, si 80% de l'empreinte carbone d'un appareil électrique n'était générée AVANT sa première mise en marche. Essentiellement lors de l'extraction des produits miniers inclus dans leur fabrication.Donc plus on renouvelle, plus on creuse notre dette écologique.Le modèle économique de nos entreprises s'appuie sur une accessibilité prix et un réachat rapide. La bonne nouvelle, c'est que ça bouge sur le terrain législatif et sur la prise de conscience des citoyens. C'est ce dont nous parlons aujourd'hui avec mon invité, LAETITIA VASSEUR, fondatrice de l'association HOP, Halte à l'Obsolescence Programmée.Dans cet épisode, Laetitia nous raconte comment elle a bataillé pour faire passer une loi qui sanctionne le “délit d'obsolescence programmée”.Comprenant qu'une loi seule ne changera pas la donne, Laetitia crée l'association HOP pour :attaquer en justice les industriels qui ne respectent pas la loi : elle gagne contre Apple ou contre Microsoft !obtienir l'obligation d'indiquer sur l'étiquette des produits des indices de réparation.obtenir des bonus réparation pour les consommateurs.Je retiens de cet épisode des idées importantes :Allonger la vie des objets, ce n'est pas qu'une affaire de convictions mais de robustesse et de réparabilité pensée à la conception du produit. Réparer doit devenir un réflexe et non un parcours du combattant.Les mouvements collectifs fonctionnent, parfois même face aux géants. Laetitia nous engage à agir chacun à notre niveau pour changer la donne. Nous pouvons notamment : soutenir HOP entrer dans la logique de réparation au quotidienLaetitia est lucide sur notre système économique, mais garde foi dans la possibilité de bouger les lignes !Toutes les 2 semaines, j'échange avec des personnalités inspirantes pour questionner les récits qui façonnent notre monde, et ouvrir des pistes concrètes de futurs plus désirables.
Entretien avec Nawal Mlanao et #SessionLive de Tine Poppy. Notre 1ère invitée est Nawal Mlanao pour la sortie de Afro Jazz Taarab Project Nawal, artiste franco-comorienne, est aujourd'hui une figure marquante de son archipel natal. Elle a trouvé sa « voie », une étoile des Comores au zénith ! Ses cordes vocales et instrumentales, sa gestuelle même, ont su envoûter le public aux quatre coins du monde. Nawal est une femme de la terre et du ciel, signe textes et musiques, chante et joue du gambusi (cordophone traditionnel comorien), de la guitare, du daf (membranophone persan), des flûtes, et du piano à pouce, la mbira zimbabwéenne. Sa musique est résolument acoustique, et forte d'une spiritualité métisse. Sa voix et son univers font vibrer les publics de toutes cultures d'ici et d'ailleurs. L'album Afro Jazz Taarab Project est l'histoire d'un rêve longtemps porté par l'artiste : celui de faire résonner la musique de son enfance bien au-delà des frontières, vers un public universel. L'album questionne l'illusion matérielle et prône le respect, l'éveil, l'unité et le partage, pour un avenir lumineux. Entre les Comores, Zanzibar et la sono mondiale, cette musique devient voix intérieure et souffle de dialogue. Album enregistré en partie à Zanzibar, lors d'une résidence, où vit encore le taarab instrumental. ► Album Afro Jazz Taarab Project (Nawal Prod 2026) Site - Instagram. Puis #SessionLive de Tine Poppy pour la sortie de l'EP Pop Kabar. Puis rendez-vous avec la pop sega moderne de Tine Poppy. Caroline « Tine » est son surnom d'enfance, son « ti nom gaté », en créole de La Réunion, a connu au moins deux vies avant la chanson. D'abord gymnaste de haut niveau puis journaliste. De chacun de ces univers, elle a tiré de puissants traits de caractère : du sport une appétence pour les défis, une énergie particulière et un sens aigu de la gestion du stress ; du journalisme une haute idée des mots, un sens de l'écoute et la conviction d'être ancrée dans une époque, dont la chanson se fait forcément l'écho. Root : Même si la racine originelle musicale de Tine se trouve dans le sega et le maloya de La Réunion, l'auteure-compositrice-interprète emprunte tous les chemins de la pop. Mais en plus, elle vient du Port, une commune pas tout à fait comme les autres, à La Réunion. Une ville où le mot « populaire » n'est pas neutre. Le Port, sas d'entrée des marchandises dans cette île française de l'océan Indien, c'est à la fois des dockers et des cadres, du syndicalisme, de la politique, et donc du collectif avec toutes les ambiances qui en découlent. C'était précisément cette ambiance de « Bal Bazar » que Tine Poppy racontait dans son précédent album, cette atmosphère de musique dans un marché forain. Aujourd'hui, avec Pop Kabar l'ambiance est un brin plus feutrée - à peine - encore plus diverse, avec des propos plus intimes mais le même sens du partage. Depuis ses débuts, il y a dix ans, Tine Poppy s'appuie sur ses fidèles musiciens : Gérald Loricourt aux claviers Teddy Doris au trombone, Mathéo Técher ayant rejoint l'équipe lors d'une transcription du répertoire pour orchestre symphonique. Tine, c'est une histoire d'envies chevillées au corps : défendre une féminité déterminée, une créolité fière et diverse, une liberté d'action et de propos, une joie d'être, de faire et de partager. Titres interprétés au grand studio - Rèn Live RFI - Ankor, extrait de l'EP - In Kabar Live RFI. Line Up : Tine Poppy (chant), Dimitri Domagala (percus), Nicolas Beaulieu (guitare), Teddy Doris (trombone), Giovanni Hector (trombone). Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► EP Pop Kabar (Sakifo Talents). Instagram - Iomma - Sakifo.
Entretien avec Nawal Mlanao et #SessionLive de Tine Poppy. Notre 1ère invitée est Nawal Mlanao pour la sortie de Afro Jazz Taarab Project Nawal, artiste franco-comorienne, est aujourd'hui une figure marquante de son archipel natal. Elle a trouvé sa « voie », une étoile des Comores au zénith ! Ses cordes vocales et instrumentales, sa gestuelle même, ont su envoûter le public aux quatre coins du monde. Nawal est une femme de la terre et du ciel, signe textes et musiques, chante et joue du gambusi (cordophone traditionnel comorien), de la guitare, du daf (membranophone persan), des flûtes, et du piano à pouce, la mbira zimbabwéenne. Sa musique est résolument acoustique, et forte d'une spiritualité métisse. Sa voix et son univers font vibrer les publics de toutes cultures d'ici et d'ailleurs. L'album Afro Jazz Taarab Project est l'histoire d'un rêve longtemps porté par l'artiste : celui de faire résonner la musique de son enfance bien au-delà des frontières, vers un public universel. L'album questionne l'illusion matérielle et prône le respect, l'éveil, l'unité et le partage, pour un avenir lumineux. Entre les Comores, Zanzibar et la sono mondiale, cette musique devient voix intérieure et souffle de dialogue. Album enregistré en partie à Zanzibar, lors d'une résidence, où vit encore le taarab instrumental. ► Album Afro Jazz Taarab Project (Nawal Prod 2026) Site - Instagram. Puis #SessionLive de Tine Poppy pour la sortie de l'EP Pop Kabar. Puis rendez-vous avec la pop sega moderne de Tine Poppy. Caroline « Tine » est son surnom d'enfance, son « ti nom gaté », en créole de La Réunion, a connu au moins deux vies avant la chanson. D'abord gymnaste de haut niveau puis journaliste. De chacun de ces univers, elle a tiré de puissants traits de caractère : du sport une appétence pour les défis, une énergie particulière et un sens aigu de la gestion du stress ; du journalisme une haute idée des mots, un sens de l'écoute et la conviction d'être ancrée dans une époque, dont la chanson se fait forcément l'écho. Root : Même si la racine originelle musicale de Tine se trouve dans le sega et le maloya de La Réunion, l'auteure-compositrice-interprète emprunte tous les chemins de la pop. Mais en plus, elle vient du Port, une commune pas tout à fait comme les autres, à La Réunion. Une ville où le mot « populaire » n'est pas neutre. Le Port, sas d'entrée des marchandises dans cette île française de l'océan Indien, c'est à la fois des dockers et des cadres, du syndicalisme, de la politique, et donc du collectif avec toutes les ambiances qui en découlent. C'était précisément cette ambiance de « Bal Bazar » que Tine Poppy racontait dans son précédent album, cette atmosphère de musique dans un marché forain. Aujourd'hui, avec Pop Kabar l'ambiance est un brin plus feutrée - à peine - encore plus diverse, avec des propos plus intimes mais le même sens du partage. Depuis ses débuts, il y a dix ans, Tine Poppy s'appuie sur ses fidèles musiciens : Gérald Loricourt aux claviers Teddy Doris au trombone, Mathéo Técher ayant rejoint l'équipe lors d'une transcription du répertoire pour orchestre symphonique. Tine, c'est une histoire d'envies chevillées au corps : défendre une féminité déterminée, une créolité fière et diverse, une liberté d'action et de propos, une joie d'être, de faire et de partager. Titres interprétés au grand studio - Rèn Live RFI - Ankor, extrait de l'EP - In Kabar Live RFI. Line Up : Tine Poppy (chant), Dimitri Domagala (percus), Nicolas Beaulieu (guitare), Teddy Doris (trombone), Giovanni Hector (trombone). Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant. ► EP Pop Kabar (Sakifo Talents). Instagram - Iomma - Sakifo.
On retrouve aujourd'hui dans Milkshaker Véronique Darmangeat, consultante en lactation IBCLC.Voilà un moment que je voulais aborder pour vous les sujets alcool, tabac et drogue en cas d'allaitement.Parce-que les discours qu'on entend sont souvent culpabilisants sur le sujet et que cela peut même être un frein pour allaiter ; vous verrez que la réponse est nuancée.Je vous spoile : pour la drogue il n'y a pas de tolérance.Le tabac ? Véronique va vous expliquer pourquoi l'allaitement est même recommandé selon les études mais aussi comment faire pour malgré tout exposer le moins possible votre bébé.Et l'alcool alors ? et bien laissez-moi vous annoncer que la soirée entre copines n'est plus très loin, si vous avez la motivation pour sortir de votre canapé et de vous séparer de bébé le temps d'une soirée, c'est POSSIBLE. Combien de temps dois-je attendre en fonction du nombre de verre consommés ? comment je fais pour ne pas m'engorger en attendant que chouchou puisse retéter ? elle va tout vous expliquerJe vous souhaite une belle écoute et surtout de très belles fêtes de fin d'année,Notez que les épisode de milkshaker, eux, sont à consommer SANS modération.Belle écoute, Charlotte Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En République centrafricaine, le tapioca, appelé « Ngou Ti Gozo » en langue locale sango, fait partie du quotidien de nombreux élèves et étudiants. Fabriqué à base de fécule de manioc soigneusement lavée puis séchée, cet aliment populaire est vendu à bas prix dans les écoles, les lycées et les universités. Beaucoup le surnomment pain de guerre ou encore œuf de Boy-rabe. Simple, nourrissant et accessible, le « Ngou Ti Gozo » est devenu, au fil des années, un véritable aliment de résistance pour de nombreux jeunes confrontés aux difficultés de la vie estudiantine. Faute de moyens pour fréquenter les restaurants ou se procurer des repas plus coûteux, élèves et étudiants s'en contentent pour calmer la faim et poursuivre les cours dans de meilleures conditions. De notre correspondant à Bangui, Dès les premières heures de la journée, les vendeuses prennent place aux abords de l'université de Bangui. Certaines sont assises sous un arbre ou à l'ombre d'un mur, tandis que d'autres sillonnent la concession avec leurs plateaux posés sur la tête. Léa Wédane, vendeuse de tapioca et d'arachides grillées, a parcouru plusieurs kilomètres à pied avant d'arriver sur le campus. « Je me lève toujours très tôt pour préparer ces aliments. Tout doit être prêt avant l'ouverture des écoles. Mon tapioca a toujours la forme d'un œuf. Je grille aussi des arachides salées que je mets ensuite dans de petits sachets. Cette activité représente une importante source de revenus pour moi. » Pendant les pauses, les salles de cours se vident peu à peu. Les parfums du tapioca chaud et des arachides grillées attirent rapidement les étudiants. Fatigué après un cours de mathématiques, Peniel Mbeas sort quelques pièces soigneusement gardées dans sa poche et les tend à la vendeuse. « Le tapioca Ngou Ti Gozo, c'est vraiment bon. Ça a un goût doux et accompagné de l'arachide, c'est vraiment bon. On appelle ça souvent aussi boulangerie Ngaissona. À la fin de chaque course, il y a des temps creux de 10 à 15 minutes. On prend ça très rapidement. » À lire aussiEn Centrafrique, à l'occasion de la fête de Pâques, un repas hors du commun Le «Ngou Ti Gozo» aide les jeunes à tenir la journée Autour des plateaux de « Ngou Ti Gozo », l'ambiance est vivante et chaleureuse. Pour Marcelin Derick, étudiant à l'École normale supérieure, cet aliment représente une solution simple pour affronter de longues journées d'études. « Ça donne le soubassement pour tenir dans la journée. Ça plâtre le ventre comme du béton. Voilà, c'est comme le béton. Si tu prends ça et que tu es rassasié, c'est du béton. Et ça va t'aider dans la journée pour avancer. » Vendu à seulement 25 francs CFA, soit environ quelques centimes d'euros, le « Ngou Ti Gozo » permet à de nombreux jeunes de manger sans trop dépenser. Pour Narcisse Morio, étudiant en licence de sociologie, cet aliment fait partie du quotidien des étudiants. « Je confirme que c'est moins cher. Même le plat présenté au niveau de la restauration, le prix est élevé, plus même que le prix d'un Ngou Ti Gozo. Parce que même à 50 francs, un étudiant peut prendre un Ngou Ti Gozo à 25 francs CFA et puis ajouter des pistaches à 25, ça fait déjà 50 francs. Puis après ça, il prend aussi de l'eau, juste de l'eau glacée. » Aujourd'hui encore, de nombreux fonctionnaires et même certaines autorités du pays gardent un souvenir particulier du tapioca consommé durant leur parcours scolaire et universitaire. Certains continuent d'en acheter, comme pour conserver un lien avec cette période marquante de leur vie. À lire aussiLes délices du continent: en Centrafrique, les grillades de Bangui
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les frappes de drones sur l'aéroport de Kisangani en RDC, les possibles conséquences suite à la vidéo des activistes de la Flotille pour Gaza et les frappes américaines au sud de l'Iran. Internet : l'Iran va-t-il taxer les câbles sous-marins ? C'est la nouvelle menace de l'Iran. Après avoir bloqué le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, Téhéran envisage désormais de renforcer son contrôle sur les câbles internet sous-marins traversant cette zone stratégique, en imposant des frais de transit aux opérateurs étrangers. L'enjeu est colossal : près de 99% du trafic internet mondial transite aujourd'hui par ces câbles de fibre optique posés au fond des océans. Comment les géants du numérique pourraient-ils réagir face à cette pression ? Quels risques pour la stabilité des communications mondiales et le fonctionnement d'internet ? Avec Stéphane Geneste, présente la chronique « Aujourd'hui l'économie » sur RFI. RDC : qui est derrière les frappes sur l'aéroport de Kisangani ? Au cours du week-end du 23 et du 24 mai, des frappes de drones ont touché des zones contrôlées par l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda, mais aussi des positions gouvernementales à Kisangani, dans la province de Tshopo. Dans cette même ville, l'aéroport de Bangboka a été visé pour la quatrième fois. Alors que les deux camps s'accusent mutuellement, que sait-on de ces attaques ? Pourquoi l'aéroport de Kisangani est-il particulièrement ciblé ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Israël : pourquoi le ministre de la Sécurité a-t-il diffusé des images aussi controversées ? Publiée par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, la vidéo montre des militants de la « Flottille pour Gaza » agenouillés et les mains liées dans le dos. Accompagnées du message : « Voilà comment nous accueillons ceux qui soutiennent le terrorisme », ces images ont déclenché une vive polémique à l'international. La France a interdit l'accès à son territoire au ministre. Même au sein du gouvernement israélien, cette mise en scène a suscité des critiques. Benyamin Netanyahu a estimé que l'attitude de Ben Gvir ne correspondait pas « aux valeurs et aux normes de l'État d'Israël ». Pourquoi cette vidéo a-t-elle été diffusée malgré son caractère hautement polémique ? Comment Israël justifie-t-il l'interception de la flottille au large de Chypre, dans des eaux internationales ? Avec Guilhem Delteil, journaliste au service international de RFI. Iran : comment expliquer les frappes américaines malgré des négociations en cours ? Malgré des avancées affichées dans les discussions entre Washington et Téhéran, l'armée américaine a mené lundi soir (25 mai 2026) des « frappes de légitime défense » dans le sud de l'Iran, visant la ville portuaire de Bandar Abbas afin de « protéger les troupes américaines contre des menaces émanant des forces iraniennes ». Cette opération intervient alors même que Donald Trump assurait qu'un compromis entre les deux pays était sur le point d'être conclu. Comment expliquer ces bombardements ? Risquent-ils de fragiliser les négociations en cours ? Et où en sont réellement les discussions entre les deux camps ? Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Iran-Israël : la guerre idéologique, de 1979 à nos jours » (éditions Tallandier).
C dans l'air l'invité du 22 mai 2026 avec Patrice Duhamel, journaliste politique et essayiste, auteur de Le crépuscule des dieux aux éditions de l'Observatoire. Témoin privilégié de la scène politique française depuis les années 1970, notre invité a vu de nombreux présidents de la République. Il revient aujourd'hui dans son livre "Le crépuscule des dieux" sur les derniers mystères d'un véritable tabou : les maladies des présidents.En 1955, les médecins de Charles de Gaulle lui découvrent un risque d'anévrisme qui le tuera en 1970. Plutôt que de l'avertir ou de prévenir sa famille, ils préfèrent le lui cacher. Georges Pompidou qui lui est bien au courant de sa maladie, décide de ne pas la rendre publique avant de se présenter à l'élection présidentielle. Le secret d'Etat que représente le cancer métastasé de François Mitterrand. L'AVC de Jacques Chirac qui change la fin de sa présidence... Où s'arrête le secret médical quand il s'agit du plus haut personnage de l'Etat et donc de l'intérêt général ? Grâce à un document unique, le journal du médecin Jean Bernard, et de témoignages exclusifs, Patrice Duhamel retrace ces drames intimes devenus mensonges d'Etat.
Retour sur la condamnation de l'État belge pour crime contre l'humanité pour sa politique systématique d'enlèvement d'enfants métis pendant la colonisation. Une condamnation historique prononcée fin 2024 et définitive depuis vendredi 22 mai 2026 puisque la cour de cassation de Bruxelles a rejeté le pourvoi de l'État belge. Une victoire pour les cinq femmes qui avaient assigné la Belgique en justice. Toutes, nées au Congo d'une mère noire et d'un père blanc, ont été arrachées à leurs familles pendant la colonisation belge, alors qu'elles n'avaient que deux à cinq ans, au nom d'une politique de ségrégation raciale. Le documentaire Métisses, cinq femmes contre un crime d'État retrace leur combat, et revient sur leur parcours mêlant animation et prises de vues réelles. RFI reçoit Quentin Noirfalisse, co-réalisateur du film avec Jean-Charles Mbotti Malolo. RFI : Les cinq femmes que vous filmez ont attendu des décennies avant d'assigner l'État belge en justice pour des faits qui sont aujourd'hui qualifiés de crime contre l'humanité. Comment expliquez-vous un tel silence pendant si longtemps ? Quentin Noirfalisse : Je pense qu'il y a eu une chape de plomb dès l'indépendance du Congo en 1960, côté belge, sur ce qui s'était passé pendant la colonisation, l'ensemble des crimes en général. La « question métisse », comme on l'appelait à l'époque coloniale, était d'abord un rapport raciste aux enfants métis et en même temps une manière de gérer l'inévitable puisque les colons, dès le début, ont fait des enfants, très souvent de façon non consentie, avec de très jeunes femmes, puisque les mères de ces cinq dames ont quinze, seize ans parfois. C'est évidemment un épisode pas très glorieux dont les Belges n'ont pas beaucoup parlé. Mais comme le reste de l'histoire, puisque, aujourd'hui encore, on peine à enseigner l'histoire de la colonisation dans les écoles primaires et secondaires en Belgique. Connaissiez-vous déjà cette page de l'histoire coloniale belge avant ce film ? Non, pas du tout. C'est un film qu'on m'a proposé de reprendre. C'est un épisode que je ne connaissais pas, alors que je pensais quand même connaître un peu les basiques de l'histoire. J'ai appris énormément de choses. Beaucoup de choses qui m'ont révolté aussi. Je pense que la chose qui m'a le plus surpris, c'est à quel point l'État belge est allé loin dans la démarche de vouloir séparer et retirer les métis à leur milieu, à leur village, à leur mère. Cela a été un voyage assez fascinant, à la fois dans leur témoignage personnel, mais aussi dans la grande Histoire qu'elles incarnent. Elles ont en commun d'avoir été placées dans des institutions religieuses, notamment à Katende, dans l'actuelle province du Kasaï central où, après l'indépendance, ont eu lieu d'énormes troubles. C'est là qu'elles sont abandonnées ? Voilà. On dit souvent que l'indépendance au Congo s'est passée de façon relativement apaisée, peut-être par rapport à d'autres pays. Des pillages, beaucoup de Belges sont partis, etc. Mais la réalité, c'est qu'il y a eu cinq ans de guerre civile jusqu'à l'avènement de la dictature. Tout cela est une histoire que l'on ne raconte pas dans le film. Mais elles se retrouvent au milieu de cela, avec l'abandon par l'État belge qui est un tuteur. D'ailleurs elles le disent encore aujourd'hui : « On nous a dit que l'État belge était notre tuteur. » Elles se rappellent avoir eu des dons du couple royal, des lits offerts par la reine Fabiola, etc. Et après, le « tuteur », quand il s'agit de faire son rôle de tuteur et de protéger, n'est plus là. Il s'en va parce que finalement, ce n'était pas vraiment l'objectif, protéger ces enfants. C'était avant tout pour protéger une forme d'ordre établi – l'ordre établi catholique –, le fait de ne pas vouloir parler du fait que dans toute colonisation il y a cette « création » entre guillemets d'enfants métisses. Chaque État colonisateur peut offrir une réponse par rapport à cela, une réponse parfois très dure. On a des cas en Indochine, en Côte d'Ivoire aussi de placement d'enfants dans des orphelinats. Aux Pays-Bas, on fait la même chose. Mais au Congo belge, l'État est allé particulièrement loin dans l'aspect systématique de cette discrimination. On voit que cette question de l'eugénisme, du racisme et en même temps de la peur, entre guillemets, des rébellions… – puisqu'il y a des exemples de rébellions de métisses, qui terrorisent certaines personnes –, ce mélange de racisme et de crainte des métis de la société est très présent et l'État belge lui donne une réponse terrible. Dans quelles conditions vivaient ces femmes dans ces instituts religieux ? Quel impact cela a-t-il eu sur leur vie ? Les recherches des historiens et historiennes qui travaillent sur cette question montrent que, selon les orphelinats et les pensionnats, les lieux de placement, les conditions étaient parfois différentes. Pour les cinq femmes du film, elles sont à Katende dans un endroit relativement perdu au milieu du pays, même s'il y a beaucoup de plantations de coton, il y a du commerce, il y a quand même du monde. Mais à Katende, la situation n'est pas bonne. D'ailleurs, les sœurs elles-mêmes s'en plaignent dans des courriers qu'on a pu lire, où elles disent qu'elles ne reçoivent pas assez d'argent de la part de l'État belge. Elles racontent également les sévices qu'elles ont subi. Elles racontent deux types de sévices. Il y a d'abord des sévices par la faim, l'absence de nourriture correcte. Et il y a aussi des sévices plutôt, je dirais, moraux, mentaux. Il y a un abandon. Il y en a une qui a cette phrase très forte qui dit : « Les sœurs ont voulu remplacer nos mères, mais une mère, une maman, cela ne se remplace pas. Une maman, c'est une maman. » Il y en a une effectivement qui dit avoir subi un ou deux sévices physiques. Il y en a qui étaient mises de côté. C'était compliqué pour elle, comme on les appelait « les enfants du péché ». Un enfant du péché, quand on grandit dans un milieu catholique, c'est très dur parce qu'on leur parle de péché toute la journée. Moi, j'ai retenu l'abandon, la malnutrition qui ont fait du mal à certaines. Mais avant tout, c'est cette espèce de déracinement d'un milieu familial dont elles se rappellent par bribes. Mais elles en ont des souvenirs assez heureux. C'est cela qu'on leur a enlevé. Sur le plan juridique, pourquoi parle-t-on de crime contre l'humanité s'agissant de ce qu'elles ont vécu ? Sur le plan juridique, l'idée des avocats, c'était de dire que, à la même époque, la Belgique, une des parties prenantes du procès de Nuremberg, a poussé pour la condamnation de l'État allemand dans le cadre de crimes similaires qui étaient des enlèvements d'enfants germano-polonais à l'époque du Reich, pour les placer dans des maisons d'« éducation » entre guillemets, et donc dans une institution allemande. Des personnes membres de cette institution ont été condamnées pour crime contre l'humanité dans les procès de Nuremberg en 1948. Évidemment, la Belgique a reconnu ce jugement. Et donc les avocats s'appuient là-dessus pour dire : « Oui, mais au même moment, la Belgique faisait la même chose au Congo. » Puisque ces actes d'enlèvements ont continué quasiment jusqu'à l'indépendance. Parmi les femmes qui sont dans le film, certaines sont nées en 1950-1951. Il y avait une concomitance de temps. Les avocats disaient que l'État belge ne peut pas dire qu'il n'était pas au courant que ce qu'il faisait à ce moment-là n'était pas problématique. C'est pour cela qu'il y a cette recherche de la condamnation au titre de crime contre l'humanité. Après ce film, qu'aimeriez-vous que le public retienne en priorité ? Je pense que le premier but est de mettre au courant. C'est un premier prisme, sans doute parce qu'il est vu du point de vue des enfants. Pour les jeunes, pouvoir se rendre compte que tout cela a existé. Ce n'est pas si loin, 1950-1960. Et de rendre hommage à ces femmes. J'espère que, grâce à cela, leur témoignage se retrouvera dans les livres d'histoire. À lire aussiLes mères dépossédées de leurs enfants métis dans le Congo colonial
« Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali et la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois. » C'est du moins ce qu'affirme sur RFI le député français centriste Bruno Fuchs, qui préside à l'Assemblée nationale la commission des Affaires étrangères. La semaine dernière, Bruno Fuchs a accompagné le président français Emmanuel Macron au sommet Afrique-France de Nairobi, au Kenya. Aujourd'hui, il fait une analyse comparée des atouts de la France et de la Russie en Afrique. Et pronostique un prochain duel à Madagascar. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aides publiques. Et cela tombe bien, car on n'a plus totalement les moyens », a déclaré Emmanuel Macron la semaine dernière à Nairobi, au Kenya. Mais à l'heure de l'épidémie d'Ebola, comment empêche-t-on la baisse de 37 % des fonds de la chaîne de surveillance des épidémies en Afrique ? Bruno Fuchs : On fait avec 37 % de moins immédiatement, et on fait un plaidoyer auprès de tous les acteurs qui ont de l'influence – des parlementaires, des scientifiques, des ministres, des présidents de la République – pour réaugmenter cette dotation. On voit bien que l'intérêt du monde – pas uniquement d'une partie de l'Afrique, vous parlez d'Ebola, mais il existe d'autres situations – est de multiplier et de renforcer les coopérations, d'avoir une vision multilatérale de la résolution des grands sujets qui touchent l'humanité. La santé, mais également l'environnement, qui est un sujet crucial. Démontrer à ceux qui, délibérément, baissent leurs contributions que ce n'est pas à leur bénéfice. Ils pensent qu'en baissant leur contribution, ils s'avantagent. C'est une erreur, car nous verrons que, sur les épidémies ou sur le climat, les conséquences pour ceux qui baissent sont aussi importantes que pour les autres. On fait avec ce qu'on a, aujourd'hui. C'est vrai pour l'ONU, pour les réfugiés, pour tous les grands budgets d'entraide. Et vite, on fait le plaidoyer pour réaugmenter ces budgets en démontrant que c'est au détriment de tout le monde, notamment de ceux qui baissent leur budget. Le sommet Afrique-France de Nairobi de la semaine dernière, vous y étiez, a mis l'accent sur l'économie. Mais en désertant le terrain politique, la France ne risque-t-elle pas de se banaliser en Afrique et de laisser le champ libre à des concurrents stratégiques comme la Russie ? Non, on n'abandonne pas le champ politique. Je pense qu'on a deux grandes zones : la zone des pays anglophones comme le Kenya et Nairobi, où nous sommes l'un des partenaires en concurrence avec les autres. Et la partie francophone. Là, nos relations sont plus compliquées parce qu'on n'est pas encore sortis complètement – et je pense que le discours de Nairobi nous en fera sortir, j'espère, définitivement – d'une relation coloniale, puis postcoloniale, françafricaine, toutes les étapes que l'on connait. Ces deux situations sont différentes. Ce qu'on a pris comme engagement depuis un moment – et le président à Nairobi l'a clairement dit quand on parlait de relations politiques –, dans l'imaginaire des gens, c'était de l'ingérence : on place des présidents, etc. Il m'est arrivé à Dakar, dans la rue, de croiser des étudiants ou des gens dans la rue qui m'ont dit : « De toute façon, notre président, c'est Macron. » À l'époque de Macky Sall. Je leur ai dit : « Mais vous rigolez. » Mais c'est encore l'imaginaire. Il faut couper entièrement avec cela. Mais cela ne veut pas dire que l'on n'a pas de relations politiques avec les États. Mais des relations politiques en reconnaissant la souveraineté et l'identité des États africains, notamment francophones. Les relations politiques existent, mais l'ingérence est maintenant clairement et définitivement arrêtée. On a également supprimé nos emprises militaires. On supprime l'ingérence, on n'a plus d'emprise militaire et donc les relations deviennent forcément principalement économiques, et également – c'est l'une des grandes forces de la France – culturelles, sportives. Il y a d'autres sources d'influence et de diplomatie. Mais c'est principalement l'économie. C'est un raisonnement assez logique. Maintenant, la question qui se pose : avons-nous les entreprises, la volonté, les entrepreneurs pour aller investir plus fortement en Afrique que l'on ne le fait aujourd'hui ? Auquel cas, ce sont les autres pays concurrents qui rafleront la mise et qui auront des relations privilégiées avec l'Afrique. Donc, la balle est dans le camp des opérateurs économiques français ? Et des politiques qui doivent créer les conditions pour que les chefs d'entreprise aient envie d'y aller. Par exemple, j'ai envoyé une mission parlementaire en RDC à Kinshasa, qui est revenue il y a quelques jours et qui va finaliser la semaine prochaine un traité de coopération économique entre la France et la RDC. La Chine a un traité de coopération [avec la RDC] avec des avantages fiscaux, de stabilité, sociaux, etc. Nous, nous n'avons pas de traité de coopération économique. Voilà typiquement un rôle dans lequel nous, politiques, sommes capables de créer un cadre dans lequel on peut favoriser l'arrivée d'entreprises françaises en sécurisant leurs investissements. Vous parliez du Sénégal. Vous qui étiez à Nairobi la semaine dernière, comment expliquez-vous que des chefs d'États souverainistes comme le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, ou même ouvertement pro-russes comme le Centrafricain Faustin Archange Touadéra, aient fait le déplacement pour ce sommet Afrique-France ? Je pense – j'en suis même certain et je le constate tous les jours quand je me déplace en Afrique – que la France – l'Europe, on va dire, pour ne pas être immodestes non plus – propose le meilleur modèle de partenariat à ses partenaires, notamment africains. Qui fait plus que la France sur la biodiversité ? Qui fait plus que la France sur la santé, les vaccins ? Qui fait plus que la France sur l'enseignement, sur l'entrepreneuriat ? Ce modèle universaliste, ce ne sont pas les Russes qui le font, ce ne sont pas les Américains qui le font, ce ne sont pas les Chinois qui le font. Je pense que ce modèle trouve un écho en Afrique. Là où il y a des problèmes, c'est notre comportement qui date de la colonisation, toute l'histoire qu'on a pas soldée avec l'Afrique francophone, et je pense qu'on est en train de le faire. Mais si on élimine tous les irritants – le franc CFA, la question des visas, etc. – on redeviendra une puissance désirée. Autre facteur : quand vous voyez les crises actuelles dans le monde, qui est fiable dans ses engagements ? Ce ne sont pas les Américains, demandez aux pays du Golfe qui n'ont pas été protégés par les Américains ! Ce ne sont pas les Russes qui sont en train de quitter le Mali parce que cela ne se passe pas bien pour eux, ils ne résistent pas, ils partent. La France est là, la France est fiable et elle fait face à ses engagements, quelles que soient les circonstances. Ce modèle, je pense, les pays africains l'entendent. Concernant la Centrafrique, on a normalisé nos relations, on a retrouvé des relations normales avec le président Faustin Archange Touadéra. Les Russes sont là-bas. Nous aussi. Il faut qu'on apprenne à travailler avec tout le monde. La France – et aucun pays occidental – n'est à l'échelle des besoins des pays africains. La France seule ne peut pas répondre à l'ensemble des besoins d'un pays, et a fortiori de tous les pays africains. Donc, il faut travailler avec tout le monde, il faut apprendre cela. Il y avait une contradiction côté français : les Français sont les chantres du multilatéralisme, c'est vrai, on y croit. Sauf pour un espace dans le monde, l'Afrique francophone, où nous avons été, jusqu'à Nairobi, unilatéraux. On impose nos vérités, on impose nos vues et on ne supporte pas que l'on nous résiste. Je pense que cette contradiction est en train d'être résolue et je pense qu'elle l'a été définitivement à Nairobi. Le 25 avril dernier, le Mali a été frappé par une offensive conjointe des jihadistes du Jnim et des rebelles touaregs du FLA. La semaine dernière, à Nairobi, Emmanuel Macron a eu cette phrase : « Le départ des militaires français n'est sans doute pas la meilleure décision que les putschistes ont prise pour leur pays. » Est-ce à dire que la France se réjouit de l'échec militaire des Russes au nord du Mali ? Les Sahéliens en général – la situation au Burkina Faso et au Niger n'est pas non plus extraordinaire en termes sécuritaires – s'aperçoivent finalement que d'avoir sorti et chassé le partenaire français, c'est contre-productif. Parce que la junte malienne, je pense, a quelques jours à vivre ou quelques semaines à vivre. Aujourd'hui, elle est en position de faiblesse par rapport au FLA et au Jnim. Et donc le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois, c'est inéluctable. Pour les Maliens, ils ont le choix entre les jihadistes intégristes – pas pour tous, mais ils sont quand même aujourd'hui les plus forts – et les rebelles du FLA, d'un côté, et de l'autre la vie démocratique, les libertés publiques, la vie d'avant au Mali, qui sont en danger. La vie au Mali risque de changer. Bien sûr, le président n'a pas fait la conclusion que vous avez tirée, mais c'est un constat clair. Si les Français étaient restés… Certainement avec une meilleure gouvernance d'Ibrahim Boubacar Keïta, qui faisait défaut parce que son action politique était insuffisante. C'est peut-être l'une des erreurs de Barkhane que d'avoir fait reposer la réussite de l'opération militaire sur un pouvoir politique faible qui n'était pas capable d'assurer les accords d'Alger. C'est l'erreur principale. Mais aujourd'hui, le Mali, dans quelques mois, ne sera plus le Mali d'il y a cinq ou six ans. Quel est, à votre avis, le scénario le plus probable dans les mois qui viennent au Mali ? Il y a plusieurs scénarios, je vais en donner deux pour être rapide. Le premier : si la junte et le président Assimi Goïta sont raisonnables, ils ouvrent les négociations. Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l'un des militaires de la Transition – je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta –, qui va jusqu'aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois. C'est là que la question se pose : dans la gouvernance, dans le travail commun, comment intégrer le Jnim ? Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le Jnim. Je pense que le Jnim est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas de prendre le contrôle du Mali, mais de participer à la vie politique. La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? Supporte-t-on cette transition dans laquelle le Jnim a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique. Deuxième scénario : la junte veut résister absolument, ne discute pas et, à un moment ou un autre, se retrouve en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, contrairement à ce qu'ils disent, mais des éléments montrent qu'il y a là les conditions des leur départ. Là, à un moment, la junte tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait eu une négociation. Après, pour prendre des exemples, on peut être dans un schéma à la mauritanienne, c'est-à-dire un régime religieux, un schéma nigérian, c'est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia – c'est le cas au Nigeria – et d'autres non. Donc un État fédéral finalement, avec des régimes différents, qui garantit la représentativité et le rôle de chacune des communautés dans la vie du pays, la vie politique du pays, comme au Nigeria par exemple. C'est un schéma. Et après il y a le schéma ultime qui est celui de l'Afghanistan. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir un Afghanistan en plein cœur du Sahel, parce qu'après cela aura des conséquences sur toute la zone. Vous avez les pays du Sahel, mais vous avez la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo. Cela devient compliqué. Vous avez des éléments qui vous indiquent que les Russes sont sur le départ de Bamako ? Ils négocient. Ils ont replié leurs positions. Il y a des négociations actuellement – après, tout dépend du Jnim, tout dépend de la junte – à la faveur desquelles ils seraient prêts à rentrer, moyennant quand même un certain nombre de garanties sur les actifs qu'ils exploitent aujourd'hui au Mali. Les mines d'or, par exemple, pour lesquelles ils n'ont pas très envie de se sentir spoliés, même si leur légitimité à les exploiter, à mon avis, est assez discutable. À Madagascar, où vous vous êtes rendu il y a six mois, le nouveau régime dirigé par le colonel Michael Randrianirina se tourne de plus en plus vers la Russie, notamment vers les militaires de l'Africa Corps et vers les techniciens russes de la Commission électorale de Moscou en vue de la présidentielle de 2027. Qu'en pensez-vous ? J'en pense plusieurs choses. La première, c'est que, avec la perte d'influence, le départ ou en tout cas la minoration des Russes au Sahel, les Russes vont tout jouer sur Madagascar. Cela va être leur modèle, leur laboratoire, parce qu'ils ont des positions là-bas et que c'est une porte sur l'océan Indien. Il y a aussi une volonté et une vision stratégique. Nous, Français, avons intérêt à faire vraiment un gros focus avec beaucoup de moyens sur Madagascar pour contrer cela. Concernant leur influence réelle, les Russes ont très peu d'argent à donner, ils profitent beaucoup, notamment sur la question armée. Si on est très présents, nous, à Madagascar, pas sûr que les Russes réussissent à faire une grosse entrée et à établir une grosse emprise à Madagascar. Pour comprendre cela, il faut se mettre à la place des présidents : le président – Faustin Archange Touadéra, quand il a pris le pouvoir en 2016, ou Michael Randrianirina, ici – est désarmé. Il a besoin de développer son pays. Que fait-il ? Il va voir les uns et les autres. Il va voir le président Poutine qui lui dit : « Je te donne des instructeurs. » Le président Macron qui lui dit : « Je te propose un certain nombre d'actions économiques. » Donc le président Macron, la France en tout cas, n'est pas capable de donner ou de vendre au président Michael Randrianirina l'intégralité de ses besoins. On peut aussi le voir de façon moins conflictuelle, où un président africain, comme tout président, va chercher ses partenaires là où c'est le moins cher et là où il a des besoins. Madagascar, c'est un petit peu différent parce que les Russes, justement, vont vouloir jouer Madagascar comme une sorte de laboratoire de ce qu'ils peuvent faire en Afrique, compte tenu de leurs échecs au Sahel. Ne pensez-vous pas que les Russes vont tenter d'avoir une relation d'exclusivité avec Madagascar ? Les Malgaches ne le souhaitent pas parce que la culture malgache, la culture d'un certain nombre de dirigeants malgaches, n'est pas tournée vers la Russie. Certains le sont, mais majoritairement non. Et l'intérêt du président Michael Randrianirina n'est pas de tout mettre dans le panier russe. On le voit, les Russes sont en Guinée depuis 1960. Ils ont fait zéro route, zéro école, zéro hôpital. Ils ont fait des routes pour les mines, mais pas pour la population. Tout le monde voit l'apport quasi nul, souvent prédateur, des Russes dans les pays africains. Les Russes donnent des armes. Nous, on ne donne pas d'armes, on les vend. Et parfois on ne le fait pas parce que, quand les militaires locaux ne sont pas formés, on ne donne pas d'armes à des gens qui ne sont pas formés. Les Russes le font. On ne donne pas les mêmes services, j'allais dire. Mais si la France prend conscience qu'il y a un enjeu stratégique majeur à Madagascar, notre présence actuelle, économique, politique, culturelle, devrait suffire à limiter en tout cas l'impact des Russes. Mais il faut prendre conscience de cela. Il ne faut pas les laisser faire. À lire aussiMadagascar: l'ambassadeur de l'UE défend le rôle de l'Europe dans un pays qui se rapproche de la Russie
Cette semaine on parle de la Victoire de Montréal, les OVNIS des USA, Loto-Québec qui veut pas remettre 3M$ & plus encore!
Au programme de Radio Foot internationale ce jeudi 21 mai 2026 à 16h10 T.U, rediffusion 21h10 T.U : - On connaît la liste des 28 joueurs appelés par Pape Thiaw pour la préparation de la CDM 2026. ; - Le football anglais à l'honneur. On connaît la liste des 28 joueurs appelés par Pape Thiaw pour la préparation de la CDM 2026 Une liste dans la continuité de la CAN 2026. - Habib Diallo, Boulaye Dia. - Bara Sapoko Ndiaye (première apparition). En défense, le joueur du Paris FC Moustapha Mbow a été appelé. En revanche, le Lensois Malang Sarr n'ira pas aux États-Unis. Avec nous en studio, l'internationale sénégalaise Dieynaba Sow, fondatrice de l'association « Regard de Joueuse ». Le football anglais à l'honneur Aston Villa, vainqueur de la Ligue Europa 2026 face à SC Freiburg (3-0). L'entraîneur basque Unai Emery a remporté cette compétition pour la 5è fois. - Arsenal FC champion, la fête se poursuit. - Southampton FC : l'espionnage qui coûte cher ! Le journaliste Philippe Auclair, spécialiste du football anglais, sera avec nous par téléphone. Pour débattre avec Annie Gasnier : David Lortholary et Salim Baungally. Technique/réalisation : Diego Tenorio - Saliou Diouf.
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Une nouvelle épidémie d'Ebola déclarée en République démocratique du Congo, dans la province de l'Ituri, ainsi que dans deux pays voisins, l'Ouganda et le Soudan du Sud. L'information a été confirmée par l'OMS et l'agence sanitaire de l'Union africaine, Africa CDC. Plusieurs dizaines de cas ont déjà été recensés et de nombreux décès enregistrés. La RDC reste le foyer principal de cette épidémie, et une nouvelle souche de contamination y a été découverte. Cette dernière, explique le Dr Jean Kaseya, épidémiologiste et directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), ne dispose pour le moment ni de vaccin, ni de traitement. RFI : Le 5 mai 2026, l'Organisation mondiale de la santé a reçu un signal de cas suspects et a envoyé une équipe sur le terrain. Les premiers échantillons testés à Mungbwalu étaient négatifs. Ce n'est que le 15 mai que l'Institut national de recherche biomédicale a confirmé les cas positifs. Deux jours se sont écoulés. Ce délai a-t-il aggravé la situation ? Dr Jean Kaseya : On peut dire que tout délai dans une flambée d'Ebola est préoccupant, mais que les premiers échantillons négatifs ne suffisent pas à exclure une flambée. Cela peut dépendre du moment du prélèvement, de la qualité de l'échantillon, du choix des cas testés, du transport ou de la dynamique de transmission. Nous devons examiner la chronologie complète avant de conclure que ce délai a aggravé la situation. Ce que nous savons, c'est qu'Ebola exige une réponse immédiate dès le signal et cela signifie l'investigation, l'isolement, la recherche des contacts, le contrôle des infections et la communication communautaire. Voilà pourquoi Africa CDC travaille avec les gouvernements à accélérer la confirmation, à renforcer les laboratoires, à reconstituer les chaînes de transmission et à réduire tout nouveau délai opérationnel. Le patient zéro a-t-il été identifié ? Le patient zéro n'a pas été publiquement confirmé. À ce stade, les enquêtes épidémiologiques sont en cours pour établir la chronologie des premiers cas, les expositions possibles, les événements communautaires, les soins reçus. Vous savez, les funérailles et les déplacements sont aussi d'autres facteurs. Les informations venant de la communauté sont importantes et doivent être écoutées. Nos équipes travaillent avec le gouvernement et d'autres partenaires pour que nous puissions vérifier scientifiquement avant de parler du patient zéro. On parle de la RDC, mais d'autres pays seront également impactés, l'Ouganda et le Soudan du Sud notamment. Vous confirmez ? Effectivement, la situation est confirmée en Ouganda. On parle de la même souche qui vient d'être confirmée en RDC. Il s'agit de la souche « Bundibugyo » et on parle de cas importés en Ouganda venant de la RDC, dont une personne est déjà morte. Actuellement, nous sommes en train de travailler sur la détection rapide pour renforcer la surveillance. On est en train de rechercher les contacts, de faire de la prévention et le contrôle des infections. Nous avons aussi la communication avec les communautés, bien sûr, les enterrements sûrs et dignes au niveau du Soudan du Sud. Nous activons la pression maximale en termes de prévention et surtout de détection accélérée s'il y avait un cas. Pour revenir à la RDC, c'est la 17e épidémie que connaît le pays depuis 1976. Mais cette fois, ce n'est pas la souche Zaïre. Le séquençage est en cours. Vous avez évoqué tout à l'heure le nom de la nouvelle souche. Pouvez-vous nous rappeler de quelle souche il s'agit ? Généralement, nous parlons des trois souches. Il y en a une vingtaine, mais généralement on parle de trois souches pour Ebola : la souche « Zaïre », que l'on connaît, la souche « Soudan », et la souche « Bundibugyo ». C'est de celle-là dont on parle. Cette souche n'a pour le moment aucun vaccin disponible, aucun médicament disponible. Nous avons des vaccins candidats, des médicaments candidats sur lesquels nous sommes en train de travailler. Aujourd'hui (vendredi 15 mai, NDLR), mon équipe a eu une réunion avec tous les partenaires et les industriels pharmaceutiques qui ont des produits sur lesquels on fait des études, et donc nous saurons vous informer un peu plus dans les prochains jours. Dernière question, quelle est votre plus grande crainte dans les prochaines 72 heures ? La crainte des chaînes de transmission invisibles, des contacts qui ne sont pas listés, des personnes exposées qui se déplacent vers Bunia, vers l'Ouganda, vers le Soudan du Sud, des soignants qui sont exposés sans protection suffisante et surtout des décès communautaires sans enterrements. Les prochaines 72 heures doivent servir à passer d'un signal inquiétant à une réponse structurée, où nous allons lister les contacts. On va prendre des soins sécurisés, on va renforcer les laboratoires et on va avoir des communautés informées. À ce moment-là, je peux commencer à dire que nous pourrions contrôler cette épidémie dans les semaines qui viennent. À lire aussiRDC: nouvelle épidémie d'Ebola en cours en Ituri, la société civile appelle à éviter le pire
Au Soudan du Sud, la ville de Lankien a été complètement détruite lors du conflit qui sévit depuis janvier dans l'État du Jonglei, dans l'est du pays. Ce conflit oppose les Forces armées sud-soudanaises du président Salva Kiir et les forces de l'opposant Riek Machar. Les 20 000 habitants de Lankien ont fui et ont survécu tant bien que mal dans les forêts marécageuses avant de commencer à revenir, au mois d'avril, quand la situation s'est un peu stabilisée. Mais ils sont revenus dans une ville-fantôme, sans aucun service de base. De notre envoyée spéciale de retour de Lankien, Jacob Dak, la trentaine, se remémore ce à quoi ressemblait Lankien avant que la ville ne soit complètement détruite par une invasion de l'armée gouvernementale du Soudan du Sud début février. « Voilà, nous entrons dans le marché principal et à droite, vous pouvez voir le centre pour la jeunesse, où les jeunes font normalement des activités pendant la journée… », montre-t-il. Tout ce qu'il reste aujourd'hui du marché n'est que dévastation : amas de tôle ondulée carbonisée, murs en terre à moitié effondrés. « Lankien était une belle ville, mais maintenant, vous voyez bien, tout a disparu, poursuit le trentenaire. Il n'y a pas de magasins, pas de clinique, pas d'eau. Tout a été détruit. Il n'y a rien dans ce marché de Lankien qui puisse aider la communauté » Et pourtant, poussés par la faim et les conditions extrêmes de survie dans les forêts marécageuses, les habitants de Lankien reviennent, espérant que le conflit ne va pas reprendre. Au milieu des ruines du marché, on distingue deux ou trois groupes d'hommes en train d'ériger des structures en bois. « J'ai perdu tout ce que je possédais dans le conflit. Mon magasin a été détruit et pillé, témoigne parmi eux Hoth Majok, 28 ans, un commerçant de Lankien. Même ma maison a été pillée puis brûlée. En plus, j'ai perdu tout l'argent liquide que j'avais économisé, il m'a été volé lors de l'attaque. Maintenant, je reconstruis mon magasin avec mes frères. Nous allons reconstruire le marché. Car lorsque les denrées seront à nouveau acheminées et proposées à la vente, encore plus d'habitants vont revenir, j'en suis persuadé. » À lire aussiSoudan du Sud: les États-Unis imposent des restrictions de visa aux dirigeants qui ont «compromis la paix» Un risque de famine Hoth espère aussi le retour des ONG. Mais la fermeture définitive de l'hôpital MSF annoncée début mai – il avait été bombardé, pillé et complètement saccagé début février, lors de l'invasion de la ville par les forces gouvernementales – et le manque de nourriture, malgré la reprise des distributions du Programme alimentaire mondial, ne font que perpétuer la souffrance des habitants. Après avoir fui Lankien, Nyanchiow Mabil, une femme de 35 ans, s'est réfugiée à Nyatim, un camp de déplacés improvisé situé à une vingtaine de kilomètres de la ville, bloqué de tout accès humanitaire par les autorités de Juba. « À Nyatim, nous avons beaucoup souffert, dénonce-t-elle. Nous n'avions que des feuilles, des nénuphars et des fruits sauvages à manger. Beaucoup de gens sont morts de faim. Ceux qui ont détruit notre ville, notre hôpital, notre marché, qui ont même cassé notre puits, ne doivent jamais revenir. C'est à cause d'eux que nous sommes dans cette situation atroce. Voilà ce que nous voulons, nous les femmes et les mères de Lankien : qu'ils nous laissent tranquilles. » Fin avril, l'ONU a fait part d'un risque de famine dans les zones les plus touchées par le conflit. Le blocage de l'assistance humanitaire a été en partie levé par les autorités de Juba. À lire aussiSoudan du Sud: l'hôpital de MSF de Lankien, ouvert dans les années 1990, a été quasiment détruit [1/2]