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La queue du chien, c'est un peu son baromètre, elle donne beaucoup d'indications sur son humeur et ses émotions. Par exemple, si elle se trouve entre ses jambes, c'est qu'il a peur ou qu'il est stressé, voire angoissé. À l'opposé, si sa queue est haute, là c'est qu'il veut montrer sa volonté à dominer. Et lorsqu'il la remue, on pense tous que c'est pour montrer qu'il est heureux. Sauf qu'en fait, on se trompe en partie parce que déjà c'est un réflexe pour le chien d'agiter la queue pour montrer ce qu'il ressent. Il ne le fait pas sciemment. S'il a des impulsions nerveuses, qu'il est anxieux ou triste, il peut aussi l'agiter. En revanche, ce qui a été démontré, c'est que le sens dans lequel, il la remue est un vrai indicateur. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez Ça va beaucoup mieux avec Jimmy Mohamed du 24 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
J'ai le plaisir de recevoir Maï-Linh Camus. Ancienne officier de renseignement à la DGSE, aujourd'hui entrepreneure et spécialiste de l'intelligence économique, elle a passé plusieurs années dans l'ombre des décisions stratégiques avant de partager son expérience du renseignement, du leadership et de l'anticipation.Pourquoi sommes-nous souvent pris de court par les crises alors que certains semblent les voir venir ? Comment prendre de meilleures décisions dans un monde de plus en plus incertain ? Qu'est-ce que le renseignement peut nous apprendre sur notre manière d'agir, de diriger ou même de construire notre vie ? Et si l'anticipation était moins une question de contrôle qu'une façon de mieux naviguer dans l'inconnu ?Dans cet épisode, nous parlons de stratégie, de leadership, de gestion du risque, mais aussi de confiance en soi, de résilience et de rapport à l'échec. Maï-Linh partage les réflexes qu'elle a développés au cours de sa carrière pour analyser une situation, prendre du recul et avancer malgré l'incertitude. Une conversation qui invite à regarder le monde avec davantage de lucidité, sans céder à la peur, et à comprendre que l'on ne contrôle pas tout, mais que l'on peut toujours agir sur sa manière de répondre aux événements.Je vous souhaite une très bonne écoute !Recommandations :À lire : Dans l'ombre de la décision, de Maï-Linh CamusLe livre Bête noir, de Éric Dupond-Moretti —-Pour découvrir les coulisses du podcast : https://www.instagram.com/inpowerpodcast/Pour en savoir plus sur Maï-Linh Camus : https://fr.linkedin.com/in/mailinhcamusPour suivre mes aventures au quotidien : https://www.instagram.com/louiseaubery/Si cet épisode vous a plu, vous aimerez sûrement celui-ci :https://shows.acast.com/inpower/episodes/olivia-ronen—Chapitrage : 00:00:00 - Maï-Linh Camus00:00:47 - Son unpopular opinion00:03:56 - Comprendre une rupture de vie00:05:25 - Écouter son basculement intérieur00:08:30 - Observer ce que le terrain transforme00:09:25 - Relier engagement et transmission collective00:12:10 - Clarifier ses choix de vie00:15:10 - Accepter des vérités ambiguës00:16:44 - Choisir son axe d'engagement00:18:55 - Protéger sa réputation00:22:00 - Décider dans l'incertitude00:26:12 - La peur est un indice00:28:00 - Travailler sa “légende”00:29:00 - Mesurer ses prises de risque00:31:00 - Désapprendre : toutes les certitudes sont à déconstruire00:32:50 - La responsabilité, mais pas le pouvoir00:34:20 - S'autoriser à…00:37:00 - Être espionne : le vrai du faux00:39:10 - Les femmes dirigeantes qui l'inspirent00:42:00 - La clé pour mieux décider00:43:50 - Gérer l'échec et cultiver la patience00:48:00 - Construire une logique de plan00:52:00 - Être mère, transmettre une force00:54:10 - Recommandation littéraire00:56:08 - La (très) bonne question d'une abonnée Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Bérénice est la maman de trois enfants, deux auprès d'elle et un ange parti trop tôt. Quand elle décide de devenir mère, elle est d'abord confrontée à l'attente pendant quelques années à cause d'un sopk mais aussi de son poids jugé trop élevé par les médecins pour accéder à un parcours de PMA. C'est la double peine pour elle qui a toujours eu un rapport compliqué à son corps. Alors sa maternité va parfois la réconcilier avec lui et d'autres fois la faire plonger au plus bas.Bérénice a connu les troubles alimentaires, le deuil périnatal, une sleeve, tout en devenant maman trois fois. Elle a du cheminé pour retrouver du bonheur sur terre quand une partie de son coeur a suivi son étoile. Dans cet épisode elle nous raconte l'histoire de son corps et ce qu'il a enduré, de son mental qui a été mis à rude épreuve et de son coeur qui a été plus fort que tout.Bonne écoute !----------------------------------------------Vous aimez le podcast HelloMammas ? Mettez ⭐⭐⭐⭐⭐ — sur Apple Podcast, Spotify ou Deezer ça nous aide énormément et abonnez-vous gratuitement sur votre plateforme d'écoute préférée pour ne manquer aucun épisode !On se retrouve chaque mardi pour un nouvel épisode
Alors qu'une grande partie de la France connaît actuellement un épisode de fortes chaleurs avec 54 départements en vigilance canicule, j'ai décidé de re-diffuser cet épisode plus utile que jamais. Psssttt ! Dans cette édition de ma newsletter, vous trouverez le guide des 10 recettes hydratantes et faciles à faire !-Que faut-il manger quand le thermomètre dépasse 35 °C ? -Quels aliments favorisent l'hydratation ? -Faut-il éviter le café, l'alcool ou les repas copieux ? -Et pourquoi certains aliments chauds peuvent paradoxalement aider à mieux supporter la chaleur ?Dans cet épisode, je vous partage les principaux réflexes alimentaires pour mieux vivre les fortes chaleurs, limiter la fatigue et éviter certaines erreurs fréquentes.Vous découvrirez notamment :
Hello les besties, nouvel épisode sur le sujet de la blessure. Une blessure peut tout remettre en question, surtout quand on se définit à travers son sport. Dans cet épisode, on parle de ce moment de down que beaucoup de sportifs amateurs connaissent lorsqu'un arrêt forcé s'impose. Comment accepter la situation ? Où mettre son énergie quand on ne peut plus pratiquer comme avant ? Parce qu'une blessure n'est pas forcément un arrêt de progression, mais parfois l'occasion de devenir un athlète – et une personne – plus complet(e). Bonne écoute les besties.
En 1936, les Français enfourchaient leur vélo pour découvrir les alentours : ils découvraient les congés payés. Une mesure qui a fait éclore le secteur du tourisme et des loisirs. Dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Pierrick Fay et le géographe Rémy Knafou racontent l'essor de la culture des vacances.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en juin 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invité : Rémy Knafou (géographe spécialiste du tourisme). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Marcel Delius/Saif Images. Sons : INA, extrait de « Quand on s'promène au bord de l'eau » de Jean Gabin, extrait de « Les Bronzés », bande-annonce de « Les Vacances de monsieur Hulot », extrait de « Est ce que tu viens pour les vacances », de David et Jonathan.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Avec Windy Rondof, conseillère de l'association M Fertilité, et Pauline de Germay www.mfertilite.fr Pour poser des questions hors antenne ou suggérer des thèmes d'émission : https://radiomaria.fr/fertilite/
Dans la « tanière du loup », le quartier général du Führer en Prusse-Orientale, un groupe d'officiers allemands passe à l'action le 20 juillet 1944. Au cœur du complot, le colonel Claus von Stauffenberg dépose une bombe destinée à éliminer Hitler. Le plan est minutieux et pourtant, ce jour-là, le cours de l'histoire n'a pas été changé. Revivez l'opération Walkyrie, ce complot de l'intérieur destiné à mettre un terme à la guerre. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Calvès.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Jean-Philippe Cartier, chef d'entreprise et investisseur, et Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, Abel Boyi, éducateur, Jean-Philippe Cartier, chef d'entreprise et investisseur, et Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Quand on n'a pas la climatisation, comment faire baisser la température chez soi ? On passe en revue les grands principes à connaître (et la seule technique vraiment efficace) pour rafraîchir un logement pendant une canicule... Ou éviter que le mercure ne grimpe trop haut ! Bonne écoute. ☀️Un podcast présenté par Gabriel Macé
Comme chaque année, " La foi prise au mot " propose une émission spéciale à l'occasion de la fête de la musique, célébrée le 21 juin. Cette année est l'occasion de découvrir l'instrument qu'est l'orgue et de se plonger sur la question de la liturgie. Quand et pourquoi a-t-on mis de l'orgue dans la liturgie? Quand doit-il intervenir et pour faire quoi ? Quand est-ce que les pièces liturgiques ont pris leur indépendance, à l'exemple de certaines de Bach? Dans la liturgie conciliaire, comment doit-il intervenir pour faire chanter, pour soutenir la prière, etc. ? L'orgue peut-il devenir un instrument profane? Pour répondre à toutes ces questions Régis Burnet s'entoure de deux spécialistes, le Père Olivier de Cagny et François Polgar. Emission du 19 juin 2016.
Frédéric II s'adonna aux arts, tout particulièrement à la musique. Modèle du despote éclairé, il reçoit, en 1747, l'éminent Jean-Sébastien Bach en son Château de Sans-Souci, à Potsdam.Embarquez pour une plongée fascinante dans l'histoire de la musique baroque, alors que le célèbre compositeur Jean-Sébastien Bach est convié à la cour du roi de Prusse Frédéric II, lui-même musicien accompli. Découvrez les coulisses de cette rencontre inédite entre deux géants de leur époque, et suivez le récit captivant de leur échange musical. En 1747, le vieux maître Bach, alors âgé de 62 ans, est convié au château de Potsdam par le roi Frédéric II, surnommé le "roi-flûtiste". Après un long périple depuis Leipzig, le compositeur arrive dans une tenue négligée, sous les regards en coin de la cour. Mais Frédéric, grand admirateur de son talent, l'accueille avec les plus grands honneurs. Ensemble, ils entreprennent une véritable visite musicale du château, Frédéric faisant essayer à Bach ses pianofortes dernier cri. Puis le roi soumet au maître un thème musical complexe, l'invitant à en improviser une fugue sur-le-champ. Bach relève le défi avec une aisance époustouflante, préfigurant l'une des plus célèbres œuvres de sa carrière : l'Offrande Musicale.Deux mois plus tard, Bach achève cette partition magistrale, qu'il dédie humblement au souverain. Une offrande musicale d'une richesse et d'une profondeur inouïes, qui témoigne de l'admiration mutuelle entre ces deux génies de la musique. Plongez dans les coulisses de cette rencontre légendaire, qui a marqué l'histoire de la création musicale
En 1603, Henri IV veut bâtir une manufacture de soie sur un terrain en friche. Le projet industriel se mue en opération immobilière, la place Royale.Plongez au cœur du Marais parisien du début du XVIIe siècle ! À l'époque, ce quartier n'était qu'un vaste terrain vague appartenant à la couronne. Mais le roi Henri IV a de grands projets pour cette friche : il souhaite y bâtir une manufacture royale de soie afin de réduire la dépendance de la France vis-à-vis des importations italiennes.
En 1603, Henri IV veut bâtir une manufacture de soie sur un terrain en friche. Le projet industriel se mue en opération immobilière, la place Royale.Plongez au cœur du Marais parisien du début du XVIIe siècle ! À l'époque, ce quartier n'était qu'un vaste terrain vague appartenant à la couronne. Mais le roi Henri IV a de grands projets pour cette friche : il souhaite y bâtir une manufacture royale de soie afin de réduire la dépendance de la France vis-à-vis des importations italiennes.
Louise : Pfff, je n'ai vraiment pas envie d'aller bosser aujourd'hui…Julien : C'est clair qu'on aimerait bien prolonger le week-end plus longtemps !Louise : Je te jure que je suis à deux doigts de faire l'école buissonnière, mais j'ai une réunion importante !Julien : Allez courage, le plus dur c'est de s'y mettre ! Quand tu y seras, tu ne verras même pas le temps passer ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ecoutez L'oeil de Philippe Caverivière du 22 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez Le Cave' réveil avec Philippe Caverivière du 22 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
REDIFF - Paul Delair et Caroline Dublanche explorent un sujet délicat mais crucial : l'ennui dans la sexualité au sein du couple. Ils abordent les témoignages de couples confrontés à la routine et à l'absence de gestes tendres. Comment raviver la flamme sans tout bouleverser ? Quels petits changements peuvent redonner du piquant à la relation ? Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le surnom des Capverdiens, les Requins bleus, inspire Wakat Sera au Burkina Faso. « Pour être des requins, ils en ont la voracité, mais sont loin de jouer le football comme des bleus ! » écrit Wakat Sera, qui souligne surtout « un excellent élan collectif de détermination et surtout de performance, qui a fait de ces représentants africains de véritables combattants, sans complexe dans l'arène du Mondial 2026 ». Mais au sein de cette équipe de Requins bleus, un homme attire l'attention : le gardien Vozinha, 40 ans. Le Monde lui consacre un portrait. Celui qui est né en 1986 à Mindelo se nomme en fait Josimar José Évora Dias, Josimar, du nom d'une gloire du foot brésilien qui s'était particulièrement illustré l'année de sa naissance en marquant des buts restés dans les mémoires. Le Monde raconte que Vozinha n'a signé son premier contrat professionnel qu'à l'âge de 25 ans. Un parcours tardif et atypique pour celui dont la mère n'avait pas pu assister au premier match contre l'Espagne la semaine dernière : elle n'avait pas de visa. Mais cette nuit, elle était présente pour le voir briller contre l'Uruguay. Vozinha, une belle histoire de plus en plus suivie sur les réseaux sociaux. Le Monde rapporte qu'avant le match, son compte Instagram comptait 50 000 abonnés, il en compte désormais plus de 15 millions. Rapprochement entre le Bénin et le Niger Toute autre chose, dans La Nouvelle Tribune : le rapprochement entre le Bénin et le Niger. Depuis plusieurs semaines, les deux pays multiplient les gestes amicaux. « Les nuages sombres qui stagnaient depuis plusieurs mois au-dessus du fleuve Niger commencent enfin à se dissiper », écrit La Nouvelle Tribune. Entre Cotonou et Niamey, le dégel diplomatique n'est plus une simple intention pieuse, mais une réalité qui se matérialise jour après jour. Le journaliste note que « tout processus de réconciliation solide repose sur l'empathie ». Pourquoi ce commentaire ? Parce que la semaine dernière, après la nouvelle attaque jihadiste contre l'aéroport de Niamey, « les autorités béninoises ont immédiatement réagi en exprimant leur profonde compassion et leur solidarité indéfectible envers le peuple nigérien ». Bien plus que du protocole, estime le journal, pour qui « la paix des braves n'est pas une capitulation d'un camp face à l'autre, mais le triomphe de la diplomatie, de la raison et des intérêts des peuples. Le chemin est encore jalonné de défis, mais la volonté politique, elle, semble désormais inébranlable ». En Éthiopie, un nouveau succès électoral pour le Premier ministre Les instances électorales ont publié hier soir les résultats des élections législatives d'il y a trois semaines, et c'est une nette victoire pour le Parti de la prospérité du Premier ministre sortant Abiy Ahmed : il remporte 438 des 486 sièges attribués dans la nouvelle Assemblée, soit 90 % des sièges. Le Monde lui consacre un portrait. Ce n'est pas le premier portrait d'Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, l'homme est déjà bien connu, mais le journal rappelle comment il est passé « de réformateur adulé par la communauté internationale à chef de guerre ». C'est le titre de ce portrait signé par la correspondante du quotidien français à Addis-Abeba, Maëlle Duhamel. Elle y cite cet habitant de la capitale qui se souvient de l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018 : « Un Oromo à la tête du pays, c'était énorme. Et j'étais vraiment séduit par cet homme qui nous promettait une Éthiopie unie et du changement. L'étau se desserrait. Pour la première fois, on se sentait libre ». La journaliste rappelle aussi l'Abiymania qui s'était alors emparée d'une communauté internationale ravie de se débarrasser d'un régime dominé par le Front de libération du peuple du Tigré et ses valeurs marxistes. S'ensuivra, en 2022 au Tigré, ce qui sera qualifié de nettoyage ethnique par Human Rights Watch, et des soutiens internationaux qui s'effritent. Mais ces derniers mois, ces soutiens reviennent, une réhabilitation à mettre sur le compte, estime Le Monde, des bons résultats économiques de l'Éthiopie d'Abiy Ahmed. « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales » Afrik.com enfin met l'accent sur une douloureuse question de société au Bénin : « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales », titre le site. Un sujet qui concerne toutes les confessions. À chaque Tabaski, à chaque Noël, à chaque Ramadan, à chaque célébration du Vodun, deux réalités coexistent souvent dans le même espace national. Afrik.com décrit « ces pères de famille qui parcourent les marchés dans un silence lourd, calculant mentalement ce qu'ils ne pourront finalement pas acheter, alors que des mères dissimulent leur inquiétude derrière des sourires de circonstance pour empêcher leurs enfants de comprendre que cette année encore, la fête sera modeste ». Car il y a ceux qui peuvent célébrer dans l'abondance et ceux qui doivent se serrer la ceinture. « Dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, l'inflation alimentaire continue d'aggraver ces déséquilibres », pointe le journal. « Les grandes fêtes religieuses rappellent chaque année une vérité essentielle : une société ne se mesure pas uniquement à la richesse qu'elle produit, mais aussi à sa capacité à empêcher que certains vivent la joie collective comme une douleur personnelle ». Afrik.com estime que les différences religieuses doivent devenir des occasions de fraternité et être ainsi des actes silencieux de construction nationale.
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VivaTech rivalise désormais avec le CES • La souveraineté numérique révèle ses contradictions • L'affaire Anthropic réveille l'Europe • L'IA s'affiche optimiste malgré les craintes sur l'emploi • Les robots restent encore largement en apprentissage • La deep tech française montre ses forcesAvec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)VivaTech change de dimensionNous dressons le bilan de la dixième édition de VivaTech, devenue un rendez-vous international capable de rivaliser avec le CES par son ampleur, ses intervenants et la diversité des innovations présentées. Bruno souligne toutefois l'écart entre les chiffres annoncés, la visibilité offerte aux délégations étrangères et les retombées commerciales réellement obtenues.Une souveraineté numérique à double tranchantNous revenons sur l'omniprésence de la souveraineté technologique dans les allées du salon. La priorité donnée aux solutions françaises et européennes répond à une dépendance devenue préoccupante envers les États-Unis, mais elle risque aussi de fermer la porte à des partenaires comme le Canada, pourtant proches de l'Europe sur les plans économique et politique.L'Europe ne pourra pas avancer seuleNous défendons une souveraineté fondée sur la coopération plutôt que sur l'autarcie. Aucun pays ne dispose seul de toutes les infrastructures, des capacités industrielles et de la puissance de calcul nécessaires : la France, l'Allemagne, le Canada et d'autres partenaires doivent donc combiner leurs forces.Quand les géants américains se disent souverainsNous observons comment Microsoft et d'autres groupes américains adaptent leur discours en proposant des centres de données locaux, des services opérés en France et des dispositifs de contrôle renforcés. Leur argument est simple : la souveraineté doit rester compatible avec la compétitivité et l'accès aux technologies les plus performantes.Des IA adaptées aux cultures localesNous insistons sur un enjeu souvent négligé : l'entraînement des modèles dans les langues, les références et les réalités culturelles de chaque pays. Des modèles majoritairement façonnés par la culture américaine risquent de diffuser des biais et des représentations qui ne correspondent ni à l'Europe, ni au Canada, ni au Brésil.L'affaire Anthropic provoque un électrochocNous analysons la décision américaine ayant conduit Anthropic à suspendre ses modèles Fable 5 et Mythos 5 après des inquiétudes liées à leurs capacités en cybersécurité. Même si l'Europe n'était pas directement visée, l'épisode a démontré qu'une décision prise à Washington pouvait interrompre brutalement l'accès mondial à une technologie stratégique.L'optimisme de Jeff Bezos et Yann LeCunNous évoquons les interventions de Jeff Bezos, Amazon, Blue Origin et Prometheus, et de Yann LeCun, AMI Labs et New York University, qui ont défendu une vision moins alarmiste de l'intelligence artificielle. Face aux scénarios de suppressions massives d'emplois, ils mettent davantage l'accent sur la création d'activités, la productivité et le manque futur de main-d'œuvre.Des robots encore peu autonomesNous faisons le tour des humanoïdes présentés par Unitree, Agibot, Wandercraft ou Enchanted Tools. Derrière les démonstrations spectaculaires, beaucoup de machines restent téléopérées : le véritable défi consiste désormais à leur apprendre à comprendre leur environnement et à agir seules de manière fiable.Les robots vont-ils prendre nos emplois ?Nous estimons que la robotisation touchera d'abord les tâches pénibles, répétitives ou dangereuses. Comme lors des précédentes révolutions industrielles, certains métiers disparaîtront ou évolueront, ce qui rend indispensables la formation, la reconversion et l'accompagnement des travailleurs.Le luxe accélère dans l'IANous observons la place centrale de LVMH et de L'Oréal dans l'écosystème VivaTech. Au-delà de la vitrine, les groupes de luxe utilisent désormais l'intelligence artificielle pour le conseil, la relation client et la visibilité de leurs produits dans les assistants conversationnels, appelés à devenir de nouveaux prescripteurs.La deep tech française en première ligneNous mettons en avant la recherche menée par le CEA, Inria, le CNRS et Orange autour des agents d'intelligence artificielle et de leur interopérabilité. Ce travail de fond, moins spectaculaire que les démonstrations commerciales, constitue pourtant l'un des atouts les plus solides de l'écosystème français.Des innovations venues de plusieurs continentsNous soulignons la forte représentation du Canada, de l'Afrique et de l'Asie dans le salon. Bruno présente notamment Alexandre Triquet, Reveal Life Science, dont le dispositif d'analyse de tissus aide à détecter des cellules cancéreuses et a remporté l'OVHcloud Startup Challenge de VivaTech 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tu souffres de fatigue chronique, de maladies auto-immunes, de douleurs diffuses, de troubles digestifs ou d'anxiété que personne n'arrive vraiment à expliquer ? Il est possible que la réponse soit dans ton histoire et dans la façon dont ton corps s'y est adapté.Dans cet épisode, on explore le lien — documenté, biologique, cellulaire — entre les traumatismes vécus dans l'enfance, la réponse de figement du système nerveux, et les maladies chroniques qui peuvent apparaître des années, voire des décennies plus tard.Ce n'est pas une théorie. C'est de la physiologie. Et comprendre ce mécanisme peut changer profondément la façon dont tu te regardes — et dont tu prends soin de toi.
Avec le réchauffement climatique, les épisodes de canicule deviennent de plus en plus fréquents et intenses. Lors de ces périodes de chaleur extrême, il est souvent nécessaire d'adapter nos habitudes quotidiennes afin de limiter les effets de la chaleur sur notre organisme. Le sport est, lui aussi, concerné. Quand il fait très chaud, il est important d'adapter son activité physique et de prendre quelques précautions. Faire du sport pendant une canicule est-il réellement dangereux ? Si l'on souhaite malgré tout maintenir une activité physique, quelles habitudes faut-il adopter ? Quels sont les signes qui doivent conduire à interrompre immédiatement une séance ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : Comment la canicule pèse-t-elle sur notre santé mentale ? Qu'est-ce qu'une canicule ? La renaturation des villes peut-elle nous protéger des canicules ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Laurent Allard, directeur People & Culture du Sofitel Marseille Vieux-Port, partage sa vision profondément humaine de l'hôtellerie.À travers des initiatives d'insertion, de réinsertion et d'inclusion, il explique comment un hôtel peut devenir bien plus qu'un lieu d'accueil : un acteur engagé de son territoire. Nous évoquons notamment l'accompagnement de personnes en situation de handicap, la réinsertion de détenus, l'accès à l'emploi pour des publics éloignés du monde professionnel, ainsi que les impacts de ces démarches sur les équipes, la cohésion et la culture d'entreprise.Une conversation inspirante sur le rôle social des entreprises, la force des rencontres et la capacité de l'hospitalité à créer des ponts entre les individus.Et si l'une des plus belles missions de l'hôtellerie n'était pas seulement d'accueillir des voyageurs, mais aussi de permettre à chacun de trouver sa place dans la société ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quand l'histoire éclaire notre actualité. Chaque matin à 7h20, l'historien d'Apolline Matin, Arthur Chevallier, rebondit sur un thème d'actualité pour nous raconter les histoires qui ont marqué l'histoire.
Si vous aimez mon univers, sachez que je propose des réflexions personnelles sur les sujets abordés ici (à savoir l'amour, la nourriture, la sexualité…) dans une newsletter qui s'intitule La vie gourmande. Le livre que je vous propose de ressentir aujourd'hui est Coquilles de Julia Kerninon, qui a été publié cette année, en 2026, au Castor Astral.Julia Kerninon est romancière, poétesse, traductrice et elle écrit aussi de la non-fiction.Tout ce que Julia Kerninon écrit, je lis. J'aime tout ce qui s'échappe de sa plume, au point de l'avoir reçue à ce micro. C'était en septembre 2024 et vous retrouverez son interview plus bas sur la chaîne de ce podcast.Quand j'ai appris que dans son dernier livre, elle écrivait sur l'écriture, j'ai sautillé. Imaginer les écrivains au travail, grâce à ce qu'ils veulent bien dévoiler d'habitudes, de doutes et d'astuces, est un de mes petits laits.Coquilles est un recueil de poésie dans lequel Julia Kerninon fait le cadeau d'ouvrir la porte de son bureau et de faire faire le tour du propriétaire. On a envie de tout photographier, j'ai tout souligné, pour ne rien oublier des conseils, des fulgurances, de la bataille quotidienne pour faire chanter l'alphabet, du travail de fourmis, de la vie qui résiste à la solitude de l'écriture, de la réalité qui doit coexister avec la littérature.J'ai choisi de vous en lire quatre fragments.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Que seraient nos vies sans les couleurs ? Leurs rôles dans le Vivant sont souvent mé- ou inconnus du grand public. Pourtant, elles sont un des langages, une des conditions sine qua non du Vivant… Il était tant que BSG consacre aux couleurs une grande saga inédite.Après les couleurs "classiques" (rouge, jaune, vert, bleu, noir et blanc), nous essayons aujourd'hui de "faire -scence";)Dans cette dernière série de la saison, Frédéric et Marc se penchent sur l'importance des couleurs pour la sexualité, donc pour l'Évolution.Invité : Frédéric Archaux, biologiste et chercheur, auteur de Toutes les couleurs de la nature (Quae, 2025).___
durée : 00:29:14 - Les Bonnes choses - par : Caroline Broué - Les pâtes, aliment du quotidien par définition, occupent en Italie une place qui dépasse largement la cuisine. Leur histoire croise parfois celle de la politique et des luttes sociales, jusqu'à devenir un support de mémoire et de contestation. - réalisation : Léa Warrin, Jean-Christophe Francis - invités : Chloé Tournier Directrice de La Garance, scène nationale de Cavaillon, Floriane Facchini Metteuse en scène, autrice et artiste culinaire, Italia Palladino Cheffe du restaurant Italie Là-Bas [Ré], installé au sein de la Collection Lambert à Avignon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:29:43 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - Ils faisaient la fête, allaient conclure, célébraient leur anniversaire quand la soirée a soudainement dérapé. Une nuit passée au commissariat, un date qui tourne en cauchemar, une roulette russe qui manque de dégénérer : Ramzy, Nicolas, Hugo et Moussa racontent. Par Alice Babin. - réalisation : Zoé Couppé Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:52 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - C'est la question posée par Nina. Pour comprendre ce mystère, Caroline Gorin, dentiste exerçant notamment dans un grand hôpital du nord de Paris, nous explique ce qui se cache derrière cette sensation désagréable. - réalisation : Stéphanie Texier, Marjorie Devoucoux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'absorption d'alcool entraîne la suppression temporaire d'une hormone anti-diurétique appelée l'ADH. Elle fait en sorte que votre corps retienne plus longtemps les liquides qu'on absorbe afin d'en extraire le plus possible de substances utiles pour notre organisme. Quand cette ADH disparaît, c'est un peu comme un barrage qui cède, les fluides sont moins bien recyclés et la quantité d'urine dans votre vessie grossit. Et comme l'acide carbonique des boissons gazeuses, genre la bière, augmente la pression sur la vessie, là très vite vous allez avoir envie de la vider ! Sauf que si vous y allez direct, là c'est parti pour des aller-retours non stop. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À Sigiriya, Caroline et sa famille sont accueillis chez Chandu, un jeune de 17 ans qui gère les annonces pour sa famille. La maman prend le petit dernier sous son aile. Pendant deux jours, il sera "my baby love". Au départ, elle lui lancera : "Tu reviendras quand tu seras plus grand, je te reconnaîtrai." L'accueil sri lankais, version famille.Pour écouter l'épisode en entier5 500 marches de nuit pour un lever de soleil au Sri Lanka – Le voyage en famille de Caroline-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
Le Refugee Food Festival tient sa 11ème édition avec toujours la même ferveur et le même objectif : faire changer le regard porté sur les réfugiés, et la recette est bonne : le temps du festival, aux fourneaux, des cuisiniers réfugiés conçoivent un menu à 4 mains avec des chefs de restaurants locaux qui partagent leurs fourneaux. Les histoires et les récits se mêlent, la langue est celle de la cuisine, celle des gestes et des goûts, elle se passe de vocabulaire. De ces rencontres, naissent des plats uniques pour le festival. Au-delà du festival, l'association créée en 2016 se mobilise toute l'année pour accueillir, former et aider à l'insertion des réfugiés par la cuisine. « C'est vraiment né de ces voyages et de la conviction que la cuisine est en pouvoir et un outil très fort de découverte et de compréhension, quelque chose qui permet de valoriser aussi qui on est, son identité, d'où on vient, de perpétuer aussi des traditions qui font notre identité. Et quand on parle de personnes qui sont en exil, ça a d'autant plus de sens de préserver son patrimoine et son identité. » Mandrila, co-fondatrice du Refugee Food. Irène Zhao et Doha Al Jammal travaillent toutes les deux dans la cuisine du Refugee Food à la cité du Refuge à Paris. L'association a 3 lieux : 1 restaurant – la résidence à Ground Control – 1 cantine « les arbustes », un réfectoire et une cuisine centrale où sont préparés les milliers de repas d'aide alimentaire distribués chaque année à Paris, et les plats du service traiteur. C'est dans cette cuisine que travaille Doha, réfugiée en France depuis 2015, Irène elle est la seconde de Harouna Sow, le chef des cuisines de l'association, lui-même réfugié mauritanien. « La cuisine Refugee Food, c'est comme plusieurs restaurants en un, c'est une énorme richesse » Tibétain, libanais, haïtien, malien, l'expression « cuisines du monde » ne répond pas à une tendance, elle l'incarne. Chaque cuisinier partage sa culture et ses savoir-faire dans l'élaboration des menus. Irène Zhao orchestre le travail avec rigueur, douceur et pédagogie. Le français est la langue partagée dans les cuisines, mais elle manque parfois encore un peu de maîtrise - apprendre une langue à l'âge adulte est un défi que nous ne serons pas toujours prêts à relever ! - Femmes en cuisine : se faire sa place, trouver sa voix Dans toutes les cuisines, travailler en étant femme est un défi, il est physique et soulève des questions évidentes de positionnement et de genre. « Les cuisines du Refugee food sont très bienveillantes, explique Irène Zhao, la difficulté vient de la multiplicité des cultures et des origines des personnes avec lesquelles on travaille. L'égalité homme/femme en général, au travail plus particulièrement n'est pas le même partout. Pour nous, il est important de recontextualiser et de montrer la voie que l'on veut prendre dans nos cuisines. Nous demandons à tout le monde juste de suivre ces règles de base, en cuisine, plus encore : quand on est un petit gabarit, avec une voix un peu plus douce, il faut savoir diriger une équipe en douceur et avec fermenté. Cela nécessite cadre et organisation. Quand l'équipe voit que l'avancée est sereine que l'on cuisine bien et que de belles choses sont réalisées : il n'y a plus de question ». Avec Doha Al Jammal, réfugié syro-libanaise et Irène Zhao, cheffe de partie et seconde de Harouna Sow, le chef des cuisines du Refugee Food. - Pour goûter la cuisine de Doha, elle a ouvert son entreprise traiteur Tayeb - Refugee Food, l'association a 3 lieux à Paris et des antennes dans plusieurs villes de France, dont Marseille ou Tours. Pour être bénévole, il suffit de vous inscrire, pour soutenir : les détails sont sur le site. La programmation du festival 2026 est disponible ici. - Sur instagram - le Refugee food festival se poursuit jusqu'au 28 juin 2026. Si vous êtes à Paris le 23 juin, ne ratez pas le diner méditerranéo-haïtien imaginé au Delano Café par le chef Paolo Minelli et Chantal Cherry, ou encore le régal ivoirien qui s'annonce au Vintage bar à Rouen ce week-end. - Chaud devant une BD, de Géraldine Meignan et Huber Van Rie, éditions Bayard. Programmation musicale : FALA, de Dienaba Traoré. Recette de poche : le podcast de RFI et du Goût du monde avec le chef Harouna Sow (saison 1) et la cheffe Georgiana Viou (saison 2).
Troisième et dernier épisode de notre série autour du parc de la Comoé, dans le nord de la Côte d'Ivoire. Avec cette question : les activités économiques des communautés locales sont-elles assez conséquentes pour leur éviter de basculer dans des activités illicites ? De notre correspondante de retour de Doropo, Ama Ouattara est pêcheur. Depuis la reprise en main du parc de la Comoé, ce vieil homme mène ses activités dans un barrage. Problème : sur ce nouveau site, les frais pour pêcher sont élevés. Et surtout, les ressources halieutiques sont moins abondantes : « Ici, il n'y a pas de poisson. Si ce n'est pas de la carpe, il n'y a aucun autre poisson ici. Alors que dans la zone du parc, il y a beaucoup de poissons dedans. » Selon les données de la Banque mondiale, le Bounkani est l'une des régions les plus vulnérables de la Côte d'Ivoire, avec un taux de chômage qui dépasse les 40% chez les jeunes. Ces derniers délaissent l'agriculture, jugée trop pénible et peu rentable, au profit d'activités plus lucratives à l'image de l'orpaillage. Car dans leur esprit, la réussite sociale suit des critères bien visibles. Comme l'explique Mamadi Sidibé, le président du Conseil national des jeunes de Doropo : « Quand on dit que quelqu'un a réussi, c'est à travers une maison pour lui-même, et ensuite, on voit prospérer ses activités à travers un magasin et à travers le fait d'avoir une moto ou une voiture. » À lire aussiCôte d'Ivoire: le parc national de la Comoé préservé grâce à des méthodes modernes de surveillance [1/3] Les jeunes se tournent vers l'orpaillage Un gisement aurifère de plus de 100 tonnes a récemment été découvert : il sera exploité par une société étrangère. Dans cette zone, l'or suscite à la fois espoir et frustration de la part des jeunes. Pour la plupart, ils se replient sur des entreprises locales, récemment reconnues par l'État. La question de l'orpaillage est un sujet tabou : peu de jeunes osent l'évoquer ouvertement. Mamadi Sidibé, se présente comme un menuisier : « Actuellement dans la région, il y a 15 personnes qui sont légalement constituées en ce qui concerne l'orpaillage. Je suis menuisier de fonction. Quand quelqu'un va sur le site, qu'il gagne de l'argent, c'est moi qui fait la charpenterie, donc de façon indirecte, je participe aussi. » Ces activités suffisent-elles à satisfaire les besoins de ces habitants ? Pour détecter assez tôt de potentiels risques, plusieurs organisations planchent sur un indice pour mesurer le degré de fragilité économique et sociale de ces populations. Le docteur Nourredine Oréyolé, coordinateur technique de la Commission nationale des frontières, explique : « L'indice, c'est surtout la fragilité économique, sociale – les problèmes de cohésion sociales – mais aussi la fragilité sécuritaire. Avec les collectes de données que nous avons, on peut savoir, à un instant T, si cette communauté locale est vraiment résiliente ou pas. C'est un outil de décision, qui permet de lutter contre l'extrémisme. » Parmi les questions les plus sensibles, figurent la gestion des conflits entre éleveurs et agriculteurs, ou encore la criminalité transfrontalière. À lire aussiCôte d'Ivoire: les habitants s'impliquent autour du parc national de la Comoé pour le protéger [2/3]
Le mercato du PSG est officiellement lancé, mais la vraie question n'est peut-être pas : qui Paris doit recruter ? La vraie question est plutôt : et si le mercato devenait le plus grand piège du PSG ? Après avoir remporté une deuxième Ligue des champions consécutive, le Paris Saint-Germain arrive dans une situation très particulière. Le club est au sommet de l'Europe, l'équipe tourne, le collectif est fort, et Luis Enrique a installé une identité claire : un football ambitieux, exigeant, spectaculaire et résolument collectif. Mais justement, c'est là que le danger commence. Quand une équipe gagne tout, chaque décision de mercato devient ultra sensible. Faut-il vraiment ajouter une grosse recrue ? Faut-il toucher à l'équilibre offensif ? Faut-il recruter un numéro 9, un ailier, un milieu, ou simplement garder le noyau actuel ? Et surtout : comment améliorer le PSG sans casser ce qui a permis au club de dominer l'Europe ? Dans ce live Paris Central, on va analyser le mercato du PSG sous un angle différent. Pas seulement les rumeurs, pas seulement les noms, pas seulement les “gros coups”. On va se demander si Paris doit faire un mercato XXL… ou au contraire un mercato chirurgical, intelligent, presque minimaliste. Parce que le PSG a déjà beaucoup d'armes : Ousmane Dembélé, Khvicha Kvaratskhelia, Désiré Doué, Bradley Barcola, Gonçalo Ramos, Vitinha, João Neves, Nuno Mendes, Achraf Hakimi, Marquinhos, Pacho… et plusieurs jeunes qui peuvent encore prendre de la place. Alors est-ce que recruter plus, c'est forcément devenir plus fort ? Ou est-ce que le vrai risque, c'est de bloquer des joueurs déjà là ? On parlera aussi des dossiers qui peuvent animer le mercato parisien : Michael Olise, Julian Alvarez, Maghnes Akliouche, Ayyoub Bouaddi, Ferran Torres, mais aussi des profils plus jeunes ou plus opportunistes. Le PSG doit-il viser une star ? Un joueur de rotation ? Un jeune à développer ? Ou simplement attendre la vraie opportunité ? Le débat est simple : le meilleur mercato du PSG, est-ce celui qui fait rêver… ou celui qui ne casse rien ? Au programme : le PSG a-t-il vraiment besoin de recruter ? quel poste doit être renforcé en priorité ? faut-il un numéro 9 ou un profil plus polyvalent ? une grosse recrue peut-elle menacer l'équilibre offensif ? Doué, Barcola, Ramos ou Mayulu peuvent-ils être freinés par le mercato ? Luis Enrique doit-il demander des profils très précis ? le PSG doit-il faire un mercato XXL ou un mercato chirurgical ? et si le plus grand piège du PSG, c'était de vouloir trop bouger ? Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
Episode 326Merci à la Matmut de soutenir La Leçon avec ce hors-série spécial entrepreneuriat ! La Matmut propose la téléconsultation 7 jrs/7, 24h/24 sans prise de rendez-vous et sans sortir de chez soi. C'est l'idéal, surtout quand on n'est pas au top… La Matmut permet de bénéficier de 3 séances remboursées de psychologue par an à hauteur de 50 euros chacune. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site matmut.fr rubrique mutuelle.Bienvenue dans La Leçon, le podcast sur l'art d'échouer. Cette semaine, je suis ravie de recevoir Julie Granger, entrepreneuse, experte bien-être, autrice et fondatrice de The Studio by Julie Granger, la plateforme en ligne qui cartonne.Depuis, Julie a développé ses propres méthodes, enseigné à des milliers d'élèves à travers le monde et construit une communauté présente dans plus de 65 pays. Mais derrière cette réussite se cache une réalité dont on parle beaucoup moins : la solitude de l'entrepreneuriat . Celui d'être entourée mais de se sentir seule face à ses décisions. Celui de porter ses projets, ses responsabilités, ses doutes et parfois même ses succès sans toujours savoir avec qui les partager. Avec Julie, nous allons échanger avec sincérité -et uniquement sincérité, votre honneur - sur nos expériences personnelles, nos moments de découragement, mais aussi sur les ressources qui nous ont aidées à traverser ces périodes.Et vous, comment vous gérez la solitude dans l'entreprenariat ?
30/30, 400 mètres, 1000m, seuil, fartlek...Quand on parle de vitesse, les coureurs cherchent souvent LA séance miracle. Celle qui ferait progresser plus vite que toutes les autres.Mais si la vraie question était ailleurs ?Dans ce deuxième épisode consacré à la VMA et à la vitesse, nous allons voir pourquoi les meilleurs entraîneurs ne raisonnent plus en termes de "meilleure séance", mais en termes d'adaptations physiologiques.Pourquoi certaines séances développent la VO₂max, d'autres le seuil, et d'autres encore l'économie de course ?Le 30/30 mérite-t-il vraiment sa réputation de séance reine du running français ?Et pourquoi les meilleurs athlètes passent-ils aujourd'hui autant de temps à travailler leur capacité à changer de rythme plutôt qu'à courir toujours à la même allure ?Bonne écoute !Lien épisode Méthode Norvégienne : https://www.youtube.com/watch?v=os44USwgfts&t=2635s Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
EXCLU PODCAST – Aujourd'hui, autour de la table : Sandrine Pégand, Abel Boyi et Jean-Loup Bonnamy.
Edgar Morin, philosophe, sociologue, épistémologue, résistant, cinéphile, centenaire. Il est mort le 29 mai 2026 à 104 ans. Son dernier livre s'appelait Leçons d'un siècle de vie.J'avais son contact depuis le début de VLAN. On a des gens en commun. Et je n'ai jamais osé décrocher le téléphone, par peur de déranger. Chaque année, je me disais : non, cette fois c'est trop. Jusqu'à ce qu'il soit trop tard. C'est la leçon la plus bête et la plus douloureuse que je retienne de sa disparition.Cet épisode solo est un hommage. Je me suis plongé dans ses dernières conférences et dans Leçons d'un siècle de vie pour en tirer trois idées fondamentales et trois leçons de vie. Pas des recettes, pas des listes à appliquer. Edgar Morin lui-même aurait détesté ça. Plutôt ce que sa pensée a changé dans ma façon de regarder le monde, l'IA, la complexité, l'amour, et ce qu'on appelle l'avenir.Dans cet épisode, je parle de la pensée complexe, de l'homo demens, de la transfiguration, de la poly-identité, de la navigation dans l'incertitude, et de ce qu'il appelait l'état poétique. J'aborde aussi ce que ça dit de l'intelligence artificielle, de la mondialisation ratée, et du mouvement des Gilets Jaunes.CITATIONS MARQUANTES"Toute vie est une navigation dans un océan d'incertitude à travers quelques îles ou archipels de certitude où on peut se ravitailler." — Edgar Morin"Je sens que j'approche des limites de la vie, mais je crois que le sentiment d'essayer d'être utile et de continuer à vivre dans les ferveurs de la poésie, de la vie, tout ceci m'entretient bien." — Edgar Morin"Ceux qui croient comprendre tous les problèmes humains uniquement à partir de l'économie oublient la religion, la foi, l'amour, qui ne relèvent absolument pas du calcul économique." — Edgar Morin"La poésie de la vie, suprêmement, c'est l'amour." — Edgar Morin"En sachant que vous êtes un moment dans cette aventure et que vous y participez. Alors essayez d'y participer de la meilleure façon." — Edgar Morin (à ses ~100 ans, sur comment garder confiance)IDÉES CENTRALES 1. L'erreur n'est pas un bug, c'est le moteur de la pensée (~07:19)Morin défend que toute connaissance est une traduction suivie d'une reconstruction. Il n'y a pas de différence fondamentale entre une perception et une hallucination. L'erreur a trois sources : le malentendu, la partialité et l'idéalisme. Ce troisième type est le plus redoutable : les idées qui finissent par nous gouverner non pas parce qu'on nous les impose, mais parce qu'on y croit sincèrement. Le solutionnisme technologique, la croissance comme valeur absolue, l'économie elle-même sont des exemples de cette servitude volontaire. Ce qui est frappant chez Morin, c'est qu'il distingue les erreurs fructueuses des erreurs stériles, et qu'il les analyse au lieu de les nier.2. L'humain est un oxymore sur pattes (~11:28)Morin refuse la flatterie envers l'espèce humaine. Il ne parle pas seulement d'homo sapiens mais d'homo demens, homo faber, homo mythologicus, homo economicus, homo ludens. Nous sommes tout ça en même temps, et c'est précisément cette contradiction qui nous permet d'aimer, de créer et d'espérer. Vouloir "optimiser" l'humain pour en retirer la part irrationnelle, comme le promettent certains projets d'IA ou de transhumanisme, c'est aussi retirer ce qui donne envie du futur.3. La dialogique : deux vérités opposées peuvent être simultanément vraies (~13:15)La mondialisation est la meilleure et la pire chose arrivée à l'humanité. Pour la première fois, tous les êtres humains partagent une communauté de destin. Et ce même processus conduit à des catastrophes écologiques, économiques et démographiques. Tenir cette tension sans la résoudre artificiellement, c'est ce que Morin appelle la dialogique. Dans un monde où les réseaux sociaux récompensent les positions tranchées, refuser de simplifier ce qui ne peut pas l'être est un acte de résistance.4. La transfiguration : le changement vient de l'intérieur des systèmes (~15:03)Juan Carlos élevé dans le franquisme qui devient garant de la démocratie espagnole. Gorbatchev apparatchik qui se transforme en humaniste planétaire. Le pape François, évêque conformiste qui renoue avec le message évangélique. Morin appelle ça la transfiguration : un travail souterrain de la conscience qui peut surgir brusquement. Dans une époque où l'on a l'impression de ne rien pouvoir faire face à Trump ou Musk, cette idée donne de l'espoir concret.5. L'état poétique comme hygiène de vie (~24:35)Survivre, c'est respirer et se nourrir. Vivre, c'est conduire sa vie avec ses risques et ses possibilités de jouissance. L'état poétique, c'est cet état second que l'on obtient dans un échange de sourire, devant un paysage, à l'écoute d'une symphonie ou lors d'une conversation qui dure trop longtemps sur une terrasse. Morin disait qu'à 99 ans, il entrait encore en trance dès les premières mesures du premier mouvement de la 9e de Beethoven. La question que ça me pose : est-ce que je me laisse toucher comme ça, dans un monde dopé à la dopamine ?QUESTIONS STRUCTURANTES DE L'ÉPISODEQu'est-ce que la pensée complexe et pourquoi les réponses simples à des questions complexes sont-elles des mensonges bienveillants ?Comment un esprit intelligent peut-il se laisser posséder par une idée fausse ?Quelle est la différence entre une erreur fructueuse et une erreur stérile ?Pourquoi l'homo demens, la part de folie humaine, n'est pas un défaut à corriger mais une ressource ?Qu'est-ce que la dialogique et pourquoi deux vérités opposées peuvent-elles être simultanément vraies ?Qu'est-ce que la transfiguration et quand est-ce qu'elle se produit dans l'histoire ?Qu'est-ce qu'une poly-identité et en quoi l'accepter améliore les relations humaines ?Comment naviguer dans l'incertitude sans verser dans le fatalisme ou le naïf optimisme ?Quelle est la différence entre survivre et vivre, selon Morin ?Qu'est-ce que l'état poétique et comment le retrouver dans un monde saturé d'informations ?RÉFÉRENCES CITÉESLivresLeçons d'un siècle de vie — Edgar Morin (source principale de l'épisode) [~02:52]L'autocritique — Edgar Morin (sur comment un esprit intelligent se laisse posséder par une idée) [~09:08]Penseurs et citationsLa Boétie — concept de "servitude volontaire" [~08:23]Oscar Wilde — "La vérité pure est simple... elle est très rarement pure et jamais simple." [~29:54]Karl Marx — "La vieille taupe qui sait si bien travailler sous terre pour apparaître brusquement." [~16:38]Figures historiques citées comme exemples de transfigurationJuan Carlos d'Espagne [~15:03]Mikhaïl Gorbatchev [~15:03]Pape François [~15:03]Références culturelles et artistiquesLa Petite Danseuse de Degas (Louvre) — expérience poétique de Morin [~25:56]9e Symphonie de Beethoven, premier mouvement (Salle Gaveau) [~25:56]Marguerite Duras — Morin a habité chez elle à la Libération [~27:16]Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde — là où Morin a rencontré Sabah, sa dernière femme, à 88 ans [~22:10]Épisode connexe VlanMarouane Méry — épisode sur la manipulation et la manière dont on peut être manipulé par ses propres croyances [~09:08]Podcast connexeVLAN Leadership — le deuxième podcast de Gregory, sur les CEOs qui font les choses différemment [~17:15]TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 — Introduction et regret fondateurJ'aurais dû l'appeler. Depuis dix ans que j'avais son contact, j'ai toujours eu peur de déranger. Il est mort à 104 ans. Cet épisode est l'hommage que j'aurais voulu lui rendre en direct.02:52 — Qui était vraiment Edgar Morin ?Né Edgar Nahum en 1921, "Morin" est un pseudonyme de résistant. Sociologue, philosophe, cinéphile, amoureux à répétition, il a traversé le krach de 29, le nazisme, le stalinisme, mai 68, le Covid et l'IA. Une vie impossible à résumer mais fascinante à suivre.04:39 — La pensée complexe expliquée simplementMorin casse l'approche analytique héritée des Lumières. La réalité humaine, une relation, une économie : ça ne se démêle pas fil par fil. Quand on tire sur un fil, les autres bougent. C'est précisément ce que j'essaie de faire sur Vlan depuis le début.07:19 — L'erreur est inséparable de la connaissanceTrois sources : le malentendu, la partialité, et l'idéalisme. Ce troisième type est le plus dangereux : ce sont les idées qui nous gouvernent parce qu'on y croit sincèrement. Morin lui-même en a été victime à 21 ans avec le communisme.11:28 — Homo sapiens + homo demensL'humain n'est pas rationnel. Il est aussi fou, créateur de mythes, joueur, voué au profit. Vouloir effacer cette part irrationnelle, c'est le projet de toutes les utopies qui ont dégénéré en dystopie. Et c'est ce que certains projets autour de l'IA rejouent aujourd'hui.15:03 — La transfiguration : l'espoir vient de l'intérieurJuan Carlos, Gorbatchev, le pape François. Des figures formées dans des systèmes fermés qui, une fois au pouvoir, ont retourné la situation pour l'humanité. Ce travail souterrain de la conscience peut surgir brusquement. C'est peut-être la chose la plus rassurante que j'ai lue depuis longtemps.17:43 — L'identité est toujours plurielleÀ la question "qui es-tu ?", Morin répondait "un être humain." Il vivait sa poly-identité non comme une anomalie mais comme une richesse. Dans un monde où l'appartenance à un groupe exige l'exclusion des autres, c'est un exemple à suivre.20:07 — Toute vie est une navigation dans l'incertitudeNé quasi mort-né, orphelin à 10 ans, résistant, exilé... Et à 88 ans, il rencontre sa dernière femme au Festival de Fès par hasard total. Chaque malchance peut devenir une chance. Et chaque chance porte en elle une malchance future.24:35 — Survivre vs vivre : l'état poétiqueLa survie est nécessaire à la vie. Mais une vie réduite à la survie, ce n'est plus la vie. L'état poétique, c'est l'émotion devant ce qui nous touche : un sourire, un paysage, une symphonie, une conversation sur une terrasse. À 99 ans, Morin entrait encore en trance dès les premières mesures de la 9e de Beethoven.29:07 — Ce que les Gilets Jaunes demandaient vraimentCe n'était pas seulement une revendication économique. C'était une demande d'existence, de reconnaissance, de dignité. Et le fait que ce mouvement ait été tué dans l'œuf sans qu'on écoute ce qu'il voulait dire, on va le payer longtemps.31:19 — Ce que Morin change dans ma façon de voir le mondeLa complexité, l'homo demens face à l'IA, et la poésie de la vie. Et une dernière citation à ne pas oublier : "Essayez d'y participer de la meilleure façon." Prononcée à une centaine d'années. Difficile de trouver mieux.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:28:24 - Les pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - Partir sans laisser d'explication, jouer aux abonnés absents pour ne pas se prêter à une conversation de rupture : trois histoires de fantômes qui laissent des traces dans les vies de ceux qui restent et se posent beaucoup de questions. - réalisation : Valentin Rémy, Luce Mourand Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans ce nouvel épisode de Bulle de bonheur, j'accueille Angélique Gimenez, psychothérapeute spécialisée en psychotraumatologie et coautrice de « Réparer la relation pour sortir des troubles alimentaires » (De Boeck, préface de Boris Cyrulnik et Michel Delage).Nous abordons pour la première fois dans Bulle de bonheur un sujet que beaucoup connaissent de loin — ou de bien trop près : les troubles de la conduite alimentaire. Non pas comme une liste de symptômes, mais comme une invitation à vraiment comprendre ce qui se joue à l'intérieur.Au programme :La différence entre trouble du comportement alimentaire et trouble de la conduite alimentaireLes différentes formes : anorexie, boulimie, hyperphagie, orthorexie, compulsionsLa « pensée anorexique » comme racine communeLes risques physiques, psychiques et relationnelsCe que ressent la personne de l'intérieur (honte, culpabilité, dissociation)Pourquoi ces troubles sont une tentative de protection, pas un capriceLes facteurs de vulnérabilité : hérédité, attachement, traumas, regard de l'autreComment fonctionne le parcours de soins***********Retrouvez le texte de l'épisode sur notre blog.En vous abonnant sur Itunes pour recevoir les notifications et en nous laissant un avis, vous nous envoyez des bulles de bonheur !En suivant notre actu sur FB @2minutesdebonheur et sur insta @2minutesdebonheur, vous profiterez gratuitement de pleins de trucs, d'astuces et de mises en pratique liés au podcast de la semaine.Inscrivez-vous à la newsletter, vous serez ainsi notifié de nos nouveaux épisodes et vous recevrez un cadeau !Et surtout, partagez nos épisodes à tous ceux qui veulent prendre le temps d'être heureux !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans chaque épisode "3 points", l'invité·e revient sur les idées essentielles de notre conversation. Je retrouve Vincent Pacton, kinésithérapeute, ostéopathe, préparateur physique et instructeur de la méthode Wim Hof. Pendant notre interview, on a parlé de respiration, de gestion du stress et de ce que ça change vraiment pour notre longévité. Voici l'essentiel à retenir.Les 3 points clés :La respiration, c'est le hack longévité qu'on néglige. On surveille ce qu'on mange, comment on bouge, comment on s'hydrate — mais on n'arrive jamais au sommet de la pyramide : la respiration. Pourtant, c'est la seule ressource disponible, gratuite et bénéfique à n'importe quel moment de la journée. La règle des trois le rappelle : sans respiration, on tient trois minutes. Tout commence là.Observer avant de modifier. Se reconnecter à sa respiration, ça commence par l'observation : je respire par le nez ou par la bouche ? Mon souffle est court ou ample ? Il vient du thorax ou du ventre ? Pas besoin de tout changer d'un coup — juste poser son attention, c'est déjà réguler.En cas de stress, la respiration est la porte de sortie. Quand on est à bout, la respiration permet de reprendre le contrôle. Fermer les yeux, observer son souffle : c'est suffisant pour inviter le système nerveux à se calmer et retrouver un état de présence. C'est simple, c'est immédiat, et ça marche.Merci à WOJO, notre partenaire qui nous soutient en nous accueillant dans ses magnifiques locaux parisiens de Saint-Lazare !
Un avant-goût du prochain épisode de la Leçon qui sort vendredi à 23h30 ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est la 2ème fois que je reçois un “Lemire” et chaque fois ce sont des épisodes fondamentaux pour Vlan!Le 1er frère que j'ai reçu c'était Vincent pour parler du conflit Israélo-Palestinien, 1 an après le 7 octobre. Un double épisode qui a beaucoup marqué. Cette fois, je reçois Romain, un de ses frères pour parler d'inceste.Romain a gagné le prix Goncourt du 1er roman pour “Clément”, une autobiographie romancée et ce livre m'a boulversé. J'ai moi même été en contact proche avec un pédophile lorsque j'étais enfant mais vu les chiffres ca n'a rien d'étonnant. Ce qui est tabou ce n'est pas l'inceste, c'est d'en parler….Avec ce livre, on rentre dans le Paris des années 80, dans la vie d'une famille bourgeoise intellectuelle, avec un père adoré, super prof de français, poétique, drôle, plein d'amis et qui violait ses fils depuis leurs 7 ans.Dans cet épisode, j'ai questionné Romain sur la mécanique du silence, sur ce que ça fait dans la tête d'un enfant qui ne sait même pas ce qu'est un pénis, sur la dissociation qui peut durer des décennies, sur les sabotages amoureux, sur la reconstruction. Nous parlons aussi des chiffres qui donnent le vertige, 160 000 enfants par an, 9 milliards d'euros de coût annuel en France. Et du courage de parler. Parce que, spoiler alerte, ça finit bien.Citations marquantes1. "Il faut un village pour violer un enfant. Il faut un violeur, et puis il faut tous les gens autour qui perçoivent des choses et qui se taisent."2. "Le silence ne protège pas. Il détruit."3. "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas."4. "Quand on parle de l'inceste comme d'un tabou, effectivement le dire est tabou. Et donc ça, il faut en sortir. Parce que le faire n'est pas tabou. 160 000 enfants par an — on ne voit pas très bien où est le tabou."5. "Moi, pendant des décennies, je me disais: je suis condamné. Il n'y a aucune raison que j'en sorte. Et en fait, on n'est pas condamné à ça."Idées centrales discutéesL'inceste raconté à hauteur d'enfantRomain a fait un choix littéraire qui change tout: raconter l'inceste depuis la perspective de l'enfant, en temps réel. À 7 ans, Clément ne sait pas ce qu'est un pénis en érection. Il appelle ça "de l'huile." Il ne sait rien. C'est précisément pour ça qu'il ne peut ni nommer ni dénoncer. Ça retourne complètement la question "pourquoi il n'a rien dit?" — parce qu'un enfant n'a tout simplement pas les mots ni les cadres pour le faire.Timestamp: P1 ~00:10:30Le prédateur n'est pas le monstre qu'on imagineOn a tous en tête l'image du violeur dans le parking. La réalité statistique est autre: les incesteurs et violeurs sont représentatifs de l'ensemble de la société. Sympas, drôles, avec une vie épanouie et plein d'amis. Le père de Romain était adulé de ses élèves, un grand prof de littérature. Et on connaît tous, sans le savoir, au moins un violeur. Et on l'aime. C'est vertigineux.Timestamp: P1 ~00:06:48Le silence est une condition, pas un accidentLe silence ne vient pas que des victimes. Il vient de l'entourage entier — du frère qui voit et part se coucher, des amis du père qui savaient dans les années 60-70, des mutations silencieuses d'établissement. Le silence ne protège pas, il détruit. Et c'est la condition absolument nécessaire, voire suffisante, pour que les prédateurs agissent pendant des années.Timestamp: P1 ~00:25:00La dissociation: vivre en se regardant vivreLes victimes de traumatismes infantiles développent souvent un état de dissociation: on se regarde vivre depuis les gradins, on n'est pas vraiment là où on est. Romain l'a vécu pendant des décennies. Cet état sabote les relations amoureuses, génère une fatigue constante, empêche de se projeter. "Vivre en existant" — trouver cette phrase dans un livre d'une amie a été pour lui une révélation: c'est exactement ce qu'il cherchait à atteindre.Timestamp: P1 ~00:42:15La reconstruction est une errance, pas un programmeRomain ne s'est pas reconstruit par une thérapie structurée. Il s'est reconstruit par les autres, par les amours, par les limites trouvées à tâtons. À 45 ans, il s'est rendu compte qu'il était résilient sans savoir par où il était passé. Comme quelqu'un qui arrive à l'étape suivante après une journée de brouillard complet. C'est de là que vient le livre: essayer de comprendre rétrospectivement son propre chemin.Timestamp: P2 ~00:05:53L'onde de choc va bien au-delà de la victime directe9 milliards d'euros par an en France. C'est le coût chiffré des agressions sexuelles sur mineurs: soins, justice, addictions, arrêts maladie, dépressions, suicides. Et humainement: la mère qui réalise en lisant le livre qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies, la sœur bipolaire qui meurt à 47 ans, les partenaires amoureux qui subissent les ruptures sans comprendre. Il y a le village qui agresse, le village qui souffre, et un troisième village de gens qui n'avaient rien à voir avec l'histoire et qui en subissent quand même les éclats.Timestamp: P1 ~00:49:22La justice punit encore la victimeQuand un enfant dénonce, dans de nombreux cas c'est lui qui quitte le foyer, pas le père. Des mères qui refusent de présenter l'enfant à un père violent risquent la prison. Le père garde son canapé et sa télé. Romain est clair: on est à la préhistoire sur ces questions. MeToo a ouvert une fenêtre depuis dix ans, mais il reste un long chemin à faire.Timestamp: P2 ~00:19:49Questions posées dans l'interviewPourquoi c'est toi qui as écrit ce livre et pas un de tes frères?Comment ça résonne dans la tête d'un enfant de 7 ans — est-ce qu'il comprend ce qui lui arrive?Comment repère-t-on les signes qu'un enfant ne va pas bien à cause d'un inceste?Il y avait des gens autour de ton père qui savaient — et qui ont choisi de se taire?Pourquoi vous avez décidé de faire une interview à trois avec vos frères chez Léa Salamé?Comment ta mère a-t-elle vécu la lecture du roman?Comment tu te es reconstruit concrètement — au-delà de la psychothérapie?Il y a une scène où Clément va de lui-même vers son père à 13 ans. Comment tu expliques ça aujourd'hui?Qu'est-ce que tu voudrais dire aux victimes qui n'ont encore jamais parlé à personne?Est-ce que MeToo te redonne espoir sur l'évolution de ces questions?Références citées dans l'épisodeLivresFrançoise Dolto, Le complexe du homard (P1 ~00:15:32) — lu par Romain enfant; le livre dit que les relations sexuelles entre parents et enfants ne sont pas normales, mais l'enfant ne s'y retrouve pas parce que ce qu'il vit ne ressemble pas à de la violence physiqueVanessa Springora, Le consentement (P1 ~00:18:08) — cité parmi les livres majeurs sur ces sujetsCamille Kouchner, La familia grande (P1 ~00:18:08) — cité dans le même groupe de témoignages littérairesNeige Sinno, Triste Tigre (P1 ~00:18:08) — cité ("Triste tique" dans le transcript, clairement Triste Tigre)Frédéric Pommier, Derrière les arbres (P1 ~00:18:22 et ~00:45:19) — livre sur l'amnésie traumatique, cité deux fois; contraste avec l'expérience de Romain qui n'a jamais eu d'amnésie traumatiquePersonnesGabriel Matzneff (P1 ~00:29:47) — cité dans le contexte post-68, auteurs qui racontaient leurs relations avec des enfantsClaude François (P1 ~00:29:47) — cité pour ses déclarations sur les jeunes filles entre 14 et 18 ansLola Lafon (P2 ~00:31:56) — citée pour sa phrase "MeToo est la seule joie politique de mon existence"Patrick Bruel (P2 ~00:16:55) — mentionné dans l'actualité (accusations en cours)Flavie Flament (P2 ~00:17:21) — mentionnée comme exemple de victime droguéeAbbé Pierre (P2 ~00:33:49) — dans le contexte d'un panneau de manifestation: "Not all men but même l'Abbé Pierre"AssociationsFace à l'inceste, présidente Solène Favre (P1 ~00:49:56) — source du chiffre de 9 milliards d'euros par anÉmissionsLéa Salamé, interview des trois frères Lemire (P1 ~00:17:34)Timestamps clés00:00 Introduction — L'inceste touche 1 enfant sur 10, 160 000 par an en France 01:53 Présentation de Romain Lemire et du roman Clément (Prix Goncourt du premier roman) 03:40 Le père: un homme adulé, grand prof de français, et pédocriminel 07:08 La vérité statistique: on connaît tous au moins un violeur. Et on l'aime. 10:30 À hauteur d'enfant: pourquoi un gamin de 7 ans ne peut pas comprendre ce qui lui arrive 12:42 Titouan dort à côté. Victor voit et part se coucher. Le silence des proches. 15:32 Françoise Dolto et le complexe du homard: quand l'enfant lit un livre qui parle de lui sans le reconnaître 17:20 L'interview à trois chez Léa Salamé et la cohésion familiale, exception remarquable 19:40 La mère lit le livre et réalise qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies 25:00 "Il faut un village pour violer un enfant" — le silence est une condition suffisante 28:43 Arrêter de boire: pourquoi dire "je réduis" ne marche pas 31:00 Les mutations du père, le contexte post-68, Matzneff 40:30 Titouan dit non. Et Clément, à 13 ans, va de lui-même vers son père. 41:52 "Vivre en existant" — comprendre la dissociation et ses effets sur 40 ans de vie 45:00 Les histoires d'amour qui finissent toujours. L'auto-sabotage sans le savoir. 49:22 9 milliards d'euros par an: le coût chiffré de l'inceste en France 51:30 "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas." [PARTIE 2] 02:00 Masculinité toxique: 75% des victimes sont des filles, 97% des agresseurs sont des hommes 06:10 Comment Romain s'est reconstruit: par les autres, par l'errance, par l'écriture 11:35 Prix Goncourt: "Pour une fois, je n'avais plus les mots." 13:25 "J'ai été violé." Pas "je me suis fait violer." L'enjeu de la langue. 19:49 Ce qui scandalise Romain: c'est l'enfant qui quitte son foyer, pas le père 29:10 Intervenir dans les écoles dès le CP pour nommer les choses 31:36 MeToo comme joie politique. La phrase de Lola Lafon. 33:49 Not all men but même l'Abbé Pierre 34:31 Conclusion VLAN: ouvrir la porte sur un monde où les questions de genre sont réglées Suggestion d'autres épisodes à écouter : #359 Génocide, inceste, troubles psychatriques : peut-on vraiment rire de tout? avec Mamari (https://audmns.com/iBOcBio) [Solo] Incel, masculinisme, Mazan : peut on résoudre cette violence ? (https://audmns.com/GzuqHJg) #378 Briser l'omerta familiale autour de l'abus avec Marie Christiane Baudoux (https://audmns.com/GxdDcfR) #191 Eduquer les plus jeunes sur les violences sexuelles avec Diariata N'Diaye (https://audmns.com/jkKcZCE)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est la 2ème fois que je reçois un “Lemire” et chaque fois ce sont des épisodes fondamentaux pour Vlan!Le 1er frère que j'ai reçu c'était Vincent pour parler du conflit Israélo-Palestinien, 1 an après le 7 octobre. Un double épisode qui a beaucoup marqué. Cette fois, je reçois Romain, un de ses frères pour parler d'inceste.Romain a gagné le prix Goncourt du 1er roman pour “Clément”, une autobiographie romancée et ce livre m'a boulversé. J'ai moi même été en contact proche avec un pédophile lorsque j'étais enfant mais vu les chiffres ca n'a rien d'étonnant. Ce qui est tabou ce n'est pas l'inceste, c'est d'en parler….Avec ce livre, on rentre dans le Paris des années 80, dans la vie d'une famille bourgeoise intellectuelle, avec un père adoré, super prof de français, poétique, drôle, plein d'amis et qui violait ses fils depuis leurs 7 ans.Dans cet épisode, j'ai questionné Romain sur la mécanique du silence, sur ce que ça fait dans la tête d'un enfant qui ne sait même pas ce qu'est un pénis, sur la dissociation qui peut durer des décennies, sur les sabotages amoureux, sur la reconstruction. Nous parlons aussi des chiffres qui donnent le vertige, 160 000 enfants par an, 9 milliards d'euros de coût annuel en France. Et du courage de parler. Parce que, spoiler alerte, ça finit bien.Citations marquantes1. "Il faut un village pour violer un enfant. Il faut un violeur, et puis il faut tous les gens autour qui perçoivent des choses et qui se taisent."2. "Le silence ne protège pas. Il détruit."3. "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas."4. "Quand on parle de l'inceste comme d'un tabou, effectivement le dire est tabou. Et donc ça, il faut en sortir. Parce que le faire n'est pas tabou. 160 000 enfants par an — on ne voit pas très bien où est le tabou."5. "Moi, pendant des décennies, je me disais: je suis condamné. Il n'y a aucune raison que j'en sorte. Et en fait, on n'est pas condamné à ça."Idées centrales discutéesL'inceste raconté à hauteur d'enfantRomain a fait un choix littéraire qui change tout: raconter l'inceste depuis la perspective de l'enfant, en temps réel. À 7 ans, Clément ne sait pas ce qu'est un pénis en érection. Il appelle ça "de l'huile." Il ne sait rien. C'est précisément pour ça qu'il ne peut ni nommer ni dénoncer. Ça retourne complètement la question "pourquoi il n'a rien dit?" — parce qu'un enfant n'a tout simplement pas les mots ni les cadres pour le faire.Timestamp: P1 ~00:10:30Le prédateur n'est pas le monstre qu'on imagineOn a tous en tête l'image du violeur dans le parking. La réalité statistique est autre: les incesteurs et violeurs sont représentatifs de l'ensemble de la société. Sympas, drôles, avec une vie épanouie et plein d'amis. Le père de Romain était adulé de ses élèves, un grand prof de littérature. Et on connaît tous, sans le savoir, au moins un violeur. Et on l'aime. C'est vertigineux.Timestamp: P1 ~00:06:48Le silence est une condition, pas un accidentLe silence ne vient pas que des victimes. Il vient de l'entourage entier — du frère qui voit et part se coucher, des amis du père qui savaient dans les années 60-70, des mutations silencieuses d'établissement. Le silence ne protège pas, il détruit. Et c'est la condition absolument nécessaire, voire suffisante, pour que les prédateurs agissent pendant des années.Timestamp: P1 ~00:25:00La dissociation: vivre en se regardant vivreLes victimes de traumatismes infantiles développent souvent un état de dissociation: on se regarde vivre depuis les gradins, on n'est pas vraiment là où on est. Romain l'a vécu pendant des décennies. Cet état sabote les relations amoureuses, génère une fatigue constante, empêche de se projeter. "Vivre en existant" — trouver cette phrase dans un livre d'une amie a été pour lui une révélation: c'est exactement ce qu'il cherchait à atteindre.Timestamp: P1 ~00:42:15La reconstruction est une errance, pas un programmeRomain ne s'est pas reconstruit par une thérapie structurée. Il s'est reconstruit par les autres, par les amours, par les limites trouvées à tâtons. À 45 ans, il s'est rendu compte qu'il était résilient sans savoir par où il était passé. Comme quelqu'un qui arrive à l'étape suivante après une journée de brouillard complet. C'est de là que vient le livre: essayer de comprendre rétrospectivement son propre chemin.Timestamp: P2 ~00:05:53L'onde de choc va bien au-delà de la victime directe9 milliards d'euros par an en France. C'est le coût chiffré des agressions sexuelles sur mineurs: soins, justice, addictions, arrêts maladie, dépressions, suicides. Et humainement: la mère qui réalise en lisant le livre qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies, la sœur bipolaire qui meurt à 47 ans, les partenaires amoureux qui subissent les ruptures sans comprendre. Il y a le village qui agresse, le village qui souffre, et un troisième village de gens qui n'avaient rien à voir avec l'histoire et qui en subissent quand même les éclats.Timestamp: P1 ~00:49:22La justice punit encore la victimeQuand un enfant dénonce, dans de nombreux cas c'est lui qui quitte le foyer, pas le père. Des mères qui refusent de présenter l'enfant à un père violent risquent la prison. Le père garde son canapé et sa télé. Romain est clair: on est à la préhistoire sur ces questions. MeToo a ouvert une fenêtre depuis dix ans, mais il reste un long chemin à faire.Timestamp: P2 ~00:19:49Questions posées dans l'interviewPourquoi c'est toi qui as écrit ce livre et pas un de tes frères?Comment ça résonne dans la tête d'un enfant de 7 ans — est-ce qu'il comprend ce qui lui arrive?Comment repère-t-on les signes qu'un enfant ne va pas bien à cause d'un inceste?Il y avait des gens autour de ton père qui savaient — et qui ont choisi de se taire?Pourquoi vous avez décidé de faire une interview à trois avec vos frères chez Léa Salamé?Comment ta mère a-t-elle vécu la lecture du roman?Comment tu te es reconstruit concrètement — au-delà de la psychothérapie?Il y a une scène où Clément va de lui-même vers son père à 13 ans. Comment tu expliques ça aujourd'hui?Qu'est-ce que tu voudrais dire aux victimes qui n'ont encore jamais parlé à personne?Est-ce que MeToo te redonne espoir sur l'évolution de ces questions?Références citées dans l'épisodeLivresFrançoise Dolto, Le complexe du homard (P1 ~00:15:32) — lu par Romain enfant; le livre dit que les relations sexuelles entre parents et enfants ne sont pas normales, mais l'enfant ne s'y retrouve pas parce que ce qu'il vit ne ressemble pas à de la violence physiqueVanessa Springora, Le consentement (P1 ~00:18:08) — cité parmi les livres majeurs sur ces sujetsCamille Kouchner, La familia grande (P1 ~00:18:08) — cité dans le même groupe de témoignages littérairesNeige Sinno, Triste Tigre (P1 ~00:18:08) — cité ("Triste tique" dans le transcript, clairement Triste Tigre)Frédéric Pommier, Derrière les arbres (P1 ~00:18:22 et ~00:45:19) — livre sur l'amnésie traumatique, cité deux fois; contraste avec l'expérience de Romain qui n'a jamais eu d'amnésie traumatiquePersonnesGabriel Matzneff (P1 ~00:29:47) — cité dans le contexte post-68, auteurs qui racontaient leurs relations avec des enfantsClaude François (P1 ~00:29:47) — cité pour ses déclarations sur les jeunes filles entre 14 et 18 ansLola Lafon (P2 ~00:31:56) — citée pour sa phrase "MeToo est la seule joie politique de mon existence"Patrick Bruel (P2 ~00:16:55) — mentionné dans l'actualité (accusations en cours)Flavie Flament (P2 ~00:17:21) — mentionnée comme exemple de victime droguéeAbbé Pierre (P2 ~00:33:49) — dans le contexte d'un panneau de manifestation: "Not all men but même l'Abbé Pierre"AssociationsFace à l'inceste, présidente Solène Favre (P1 ~00:49:56) — source du chiffre de 9 milliards d'euros par anÉmissionsLéa Salamé, interview des trois frères Lemire (P1 ~00:17:34)Timestamps clés00:00 Introduction — L'inceste touche 1 enfant sur 10, 160 000 par an en France 01:53 Présentation de Romain Lemire et du roman Clément (Prix Goncourt du premier roman) 03:40 Le père: un homme adulé, grand prof de français, et pédocriminel 07:08 La vérité statistique: on connaît tous au moins un violeur. Et on l'aime. 10:30 À hauteur d'enfant: pourquoi un gamin de 7 ans ne peut pas comprendre ce qui lui arrive 12:42 Titouan dort à côté. Victor voit et part se coucher. Le silence des proches. 15:32 Françoise Dolto et le complexe du homard: quand l'enfant lit un livre qui parle de lui sans le reconnaître 17:20 L'interview à trois chez Léa Salamé et la cohésion familiale, exception remarquable 19:40 La mère lit le livre et réalise qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies 25:00 "Il faut un village pour violer un enfant" — le silence est une condition suffisante 28:43 Arrêter de boire: pourquoi dire "je réduis" ne marche pas 31:00 Les mutations du père, le contexte post-68, Matzneff 40:30 Titouan dit non. Et Clément, à 13 ans, va de lui-même vers son père. 41:52 "Vivre en existant" — comprendre la dissociation et ses effets sur 40 ans de vie 45:00 Les histoires d'amour qui finissent toujours. L'auto-sabotage sans le savoir. 49:22 9 milliards d'euros par an: le coût chiffré de l'inceste en France 51:30 "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas." [PARTIE 2] 02:00 Masculinité toxique: 75% des victimes sont des filles, 97% des agresseurs sont des hommes 06:10 Comment Romain s'est reconstruit: par les autres, par l'errance, par l'écriture 11:35 Prix Goncourt: "Pour une fois, je n'avais plus les mots." 13:25 "J'ai été violé." Pas "je me suis fait violer." L'enjeu de la langue. 19:49 Ce qui scandalise Romain: c'est l'enfant qui quitte son foyer, pas le père 29:10 Intervenir dans les écoles dès le CP pour nommer les choses 31:36 MeToo comme joie politique. La phrase de Lola Lafon. 33:49 Not all men but même l'Abbé Pierre 34:31 Conclusion VLAN: ouvrir la porte sur un monde où les questions de genre sont régléesHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.