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« L'amitié, ça prend beaucoup de temps, ça prend beaucoup de place. »Comment naissent, évoluent, et parfois, se fragilisent, les amitiés dans la vie des enfants et des adolescents ? Pourquoi certains liens comptent toute une vie, et comment accompagner les plus jeunes dans la construction de ces relations si fondatrices ?En cette rentrée scolaire, j'aborde un pilier phare du développement des enfants avec Aurélie Callet, psychologue clinicienne, chroniqueuse et cofondatrice du cabinet Kidz et Family. Aurélie accompagne au quotidien familles, enfants et adolescents sur les problématiques relationnelles et émotionnelles, et partage dans ses prises de parole et ouvrages des conseils concrets inspirés de sa pratique.Dans cet épisode, Aurélie nous aide à mieux comprendre à partir de quand et comment naissent les premières amitiés, ce qui explique les difficultés relationnelles de certains enfants, mais aussi comment développer l'intelligence émotionnelle et sociale dès le plus jeune âge.Au fil de notre échange, nous abordons :➜ La place centrale de l'amitié à l'école et à la maison,➜ Les critères qui favorisent la création (ou la difficulté à tisser) des liens,➜ Le vrai rôle des parents : accompagner sans faire à la place➜ La prévention de l'exclusion et du harcèlement,➜ mais aussi des conseils très pratiques pour développer l'intelligence sociale de nos enfants : apprendre à écouter, partager, négocier, poser ses limites, savoir exprimer ses émotions et faire le tri dans ses relations.Au programme :(03:08) Pourquoi l'amitié est essentielle dans le développement des enfants et des ados(03:23) À quel âge naît la « vraie » amitié et d'où vient l'obsession parentale pour la socialisation(05:10) Comment se créent les liens d'amitié et l'importance de la ressemblance, valeur de la différence(06:44) Pourquoi certains enfants éprouvent des difficultés relationnelles et quelles solutions à l'école ?(09:42) Le critère de « souffrance » : savoir s'il faut intervenir quand son enfant se dit seul(11:19) Peut-on apprendre l'amitié et comment développer les habiletés sociales à la maison(17:21) Le rôle des parents dans la gestion des conflits, des cadeaux, des rivalités(20:07) Jusqu'où intervenir dans les disputes ? Harcèlement, résolution et posture parentale(33:33) L'impact du numérique sur les liens d'amitié : équilibre entre réel et virtuel(36:45) Chagrins d'amitié, harcèlement scolaire, acceptation des différences : prévenir, accueillir, accompagnerEn tant qu'adultes, notre rôle n'est pas d'imposer ou d'intervenir à tout prix, mais surtout d'aider nos enfants à poser leurs propres jalons sur le chemin d'un vivre ensemble plus tolérant, plus authentique.Cet épisode est réalisé en partenariat avec Diddl. La souris iconique a fait son grand retour en France en 2025 et revient en force pour cette rentrée scolaire, accompagnée de tous ses compagnons, avec une collection de cartables, trousses, stylos, carnets et bien d'autres accessoires pour accompagner les enfants sur les bancs de l'école. Je les remercie chaleureusement pour leur soutien.
Peut-on sortir du mythe du parent parfait sans s'enfermer dans une nouvelle injonction à la déconstruction ? Dans cet épisode, Cédric Rostein reçoit l'humoriste et comédien Jérémy Charbonnel, papa célibataire en garde alternée (à ne pas confondre avec les mamans solos qui assument seules l'immense majorité du temps parental). En toute vulnérabilité et avec beaucoup d'autodérision, il revient sur le syndrome de l'enfant parfait hérité de son éducation, la charge mentale qu'il a découverte après sa séparation, et sa réconciliation progressive avec ses propres émotions. Au programme de cet épisode(02:24) Le syndrome du "fils parfait" : sortir du moule d'une éducation privilégiée et trouver sa propre voie.(11:45) Le piège du papa déconstruit : quand l'envie de bien faire devient une autre forme de pression.(17:25) La réalité de la garde alternée : solitude du lundi matin, confrontation au vide et gestion du quotidien.(18:38) La règle des 90 secondes : comment accueillir une émotion sans la fuir ni la reporter sur son enfant.(33:17) Charge mentale et répartition : prise de conscience des automatismes et du travail invisible au sein du couple.(42:34) Limites, bisous forcés et famille : affronter les injonctions de l'entourage et sortir du chantage affectif.(59:07) Transmission : remplacer la recherche de perfection par l'amour inconditionnel et la tendresse.Ce que tu en retiresIdentifier et éviter la transmission de ses propres névroses parentales.Accueillir et verbaliser ses émotions sans culpabilité.Comprendre pourquoi l'amour sans condition reste le socle du lien parent-enfant, même en garde alternée. Ressources et liens mentionnésLe spectacle de Jérémy Charbonnel, Seul tout (dates de tournée et vidéos sur son compte Instagram).Épisode 223 avec Brigitte Oriol et Daniela Martins, autrice de Une claque n'a jamais tué personne.Épisodes 13 et 202 avec André Stern, sur le mimétisme et la construction de l'enfant.
durée : 00:58:03 - Avec philosophie - par : Géraldine Mosna-Savoye - Si l'on sait quand aller voir un médecin, si l'on sait quand la guérison advient, qu'en est-il de nos souffrances psychiques ? Que se passe-t-il lorsqu'on commence une analyse, et à quel moment peut-elle se terminer ? (Si elle peut se terminer...) - équipe : Manon de La Selle, Anaïs Ysebaert, Anna Pheulpin, Carla Michel, Nicolas Berger, Frédéric Worms - invités : Clotilde Leguil philosophe et psychanalyste de l'Ecole de la Cause freudienne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Après un mois de relative accalmie, les États-Unis ont repris leurs frappes contre l'Iran. Invoquant son droit à la légitime défense, Téhéran a rapidement riposté en ciblant plusieurs bases militaires américaines dans le Golfe. Parmi les sites attaqués par les Américains figure l'île de Larak. Pourquoi ont-ils visé en particulier cette île ? En quoi est-elle stratégique ? Les deux pays peuvent-ils reprendre une guerre intense ? Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage Demain l'Iran : l'avenir d'une nation (Éditions du Cerf).
C'est une idée qui continue de faire vivement réagir. Ce mercredi 2 septembre, le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, a rejeté catégoriquement la proposition de Jean-Luc Mélenchon – candidat à l'élection présidentielle française – d'effacer la partie de la dette publique possédée par la Banque centrale européenne. Un sujet brûlant alors que la dette française s'envole à 116% du PIB. Comment un tel projet peut-il être mis en œuvre ? Quels obstacles ? Quelles conséquences ? Quelles alternatives face à la crise de la dette ? Avec nos invités : Anthony Morlet Lavidalie, économiste chez Rexecode, institut d'études économiques Jézabel Couppey-Soubeyran, maîtresse de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et conseillère scientifique à l'institut Veblen Mathieu Plane, économiste à l'Institut français d'économie (IFE), ex-OFCE
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Y'a t-il des gens cons qui sont allés dans l'espace ? Peut-on bander dans l'ISS ? Le kyste au cul de Thomas Pesquet a-t-il failli lui coûter sa carrière ?
Je ne sais pas dans quel état vous êtes en cette semaine de rentrée…Peut-être que, comme moi, vous êtes en joie qu'enfin septembre redémarre. Peut-être que tout le stress de la séparation avec votre enfant remonte…Mais peut-être aussi que vous sentez déjà monter cette pression très particulière de septembre : les fournitures, les inscriptions, l'adaptation, les activités, les rendez-vous, le boulot qui repart, le sport qu'on aimerait reprendre, la maison qu'on voudrait ranger…Et cette sensation qu'après deux mois d'été, il faudrait soudainement remettre TOUTE sa vie en ordre.Mais cette année, j'ai envie de vous proposer exactement l'inverse.Allez on respire…Et pour vous accompagner en cette rentrée, on a créé un guide gratuit qui reprend les grandes idées de cet épisode que vous pouvez utiliser pour repartir du bon pied.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aziz Abu Sarah, entrepreneur palestinien et médiateur de conflits. Maoz Inon, entrepreneur israélien, fondateur d'auberges de jeunesse en Israël et en Palestine. Ils viennent d'écrire ensemble La paix, notre avenir, un livre né de deux deuils qui auraient dû les rendre ennemis.Maoz a grandi dans un kibboutz à un kilomètre et demi de Gaza. Le 7 octobre 2023, ses parents ont été parmi les premières victimes de l'attaque du Hamas. Deux jours plus tard, avec ses frères et sœurs, il publiait un message pour dire qu'il refusait la vengeance. Aziz, lui, a grandi à Jérusalem-Est sous occupation, et il avait dix ans quand son frère est mort des suites de tortures infligées par des soldats israéliens. Il a refusé d'apprendre l'hébreu, il a grandi en colère, contre toute idée de réconciliation.Trois jours après le 7 octobre, Aziz a tendu la main à Maoz sur Facebook. Depuis, ils ne se quittent plus. Le pape Léon XIV les a appelés « frères dans la paix » et ils ont gardé le nom.Ce qui m'a frappé en les écoutant, c'est à quel point leur discours est simple. Pas simpliste, simple. Ils ne débattent pas de qui a commencé, ils refusent même de rentrer sur ce terrain. Ils disent : il y a sept millions de Palestiniens et sept millions de Juifs israéliens entre le Jourdain et la Méditerranée, ils sont condamnés à vivre ensemble, alors autant y travailler maintenant.Dans cet épisode, nous parlons de la colonisation britannique et de la fabrication du conflit, du mythe des « 3000 ans de guerre », de ce que le sionisme veut encore dire aujourd'hui, de l'antisémitisme et de l'islamophobie qui montent ensemble, et de la façon dont la France importe un conflit qui n'est pas le sien dans ses universités et ses quartiers.J'ai questionné Aziz et Maoz sur ce qu'ils répondent aux gens qui pensent qu'il faut choisir un camp, sur ce que peut concrètement faire quelqu'un depuis Paris, et sur la forme que pourrait prendre la paix : un État, deux États, une confédération.Cette conversation est en anglais, traduite en simultané. C'est la première fois que je fais ça sur Vlan!.C'est un des épisodes les plus bouleversants que j'ai enregistrés.Citations marquantes« La guerre, c'est une maladie qu'on a créée nous-mêmes. Ce n'est pas un tsunami, ce n'est pas un volcan en éruption. Nous faisons les guerres, et nous devons aussi faire la paix. » — Maoz Inon« Les Juifs ne sont pas plus en sécurité en Israël qu'ils ne le sont en France. Le plus grand jour de tuerie de Juifs depuis la Shoah, c'était le 7 octobre 2023. » — Aziz Abu Sarah« Quand vous choisissez le silence, quelqu'un d'autre utilise votre voix. Vous devenez un soutien de la guerre. » — Aziz Abu Sarah« Ne divisons plus le monde entre pro-israéliens et pro-palestiniens. Divisons-le entre ceux qui croient à l'égalité, à la justice et à la paix, et ceux qui n'y croient pas encore. » — Aziz Abu Sarah« Ce n'est pas du courage, c'est normal. Les êtres humains ont besoin de paix par défaut. Je n'ai pas à vous convaincre que la paix est une bonne chose. » — Maoz InonIdées centrales discutées1. La vengeance est un choix, pas une réaction — 03:15 → 05:31Deux jours après avoir perdu ses parents, Maoz publie un message pour refuser de les venger. Son raisonnement est froid : venger, c'est alimenter un cycle vieux de cent ans. C'est la démonstration que le deuil ne dicte pas mécaniquement la haine.2. Le conflit n'est ni religieux ni millénaire — 18:41 → 21:56Juifs, chrétiens et musulmans ont cohabité des siècles à Jérusalem et à Jaffa. Aziz raconte les femmes chrétiennes et musulmanes manifestant ensemble en 1920, et les tirs britanniques attribués à l'autre camp pour que les deux communautés cessent de viser le colonisateur. Le nationalisme a un siècle, pas trois mille ans.3. Le clivage pro-israélien / pro-palestinien est un piège — 12:35 → 14:46Aziz condamne le meurtre de civils israéliens en tant que Palestinien, Maoz condamne la famine à Gaza en tant que Juif israélien. Leur ligne de partage n'est pas ethnique, elle est morale. Ça déplace toute la conversation française.4. L'indifférence est une position — 16:29 → 18:41Ce que je retiens le plus. Le silence n'est pas neutre, il transfère votre voix à ceux qui font la guerre en votre nom. Ils proposent des gestes précis : parler à ses élus, refuser les ventes d'armes, financer les mouvements de paix, offrir le livre à un journaliste ou un sénateur.5. L'antisémitisme et l'islamophobie se combattent ensemble — 34:07 → 40:16Chaque communauté qui se défend seule contre les autres augmente la haine contre les deux. Aziz, issu d'une famille très musulmane, considère la lutte contre la haine des Juifs comme son devoir. L'anecdote du chauffeur de taxi complotiste vaut tous les ateliers de sensibilisation.6. Pas de paix sans vision partagée — 43:32 → 46:53Un État, deux États, une confédération : ils refusent de trancher. Ce qui compte pour eux, ce sont les valeurs qu'on met dans l'accord. Deux États peuvent très bien se faire la guerre, la France et l'Allemagne en savent quelque chose. Ils veulent des éducateurs, des philosophes, des artistes et des jeunes dans la salle de négociation, pas seulement des politiques et des avocats.7. La société civile change la politique, concrètement — 21:56 → 26:20La séquence Vérone est extraordinaire : une demande à une journaliste italienne, quatre semaines plus tard 12 000 personnes debout, le pape François qui sort du protocole pour les enlacer, et un mois après leurs mots repris quasi textuellement dans le communiqué du G7.Questions posées dans l'interviewC'est quoi votre histoire, à chacun, intime et professionnelle ?Où est-ce que vous trouvez ce courage, l'un et l'autre ?Qu'est-ce que vous diriez à quelqu'un qui est très pro-palestinien et qui devient anti-israélien ? Et l'inverse pour les Juifs de France ?Vous dédiez le livre à ceux que vous avez perdus. De qui sont-ils victimes ?Qu'est-ce qu'un Français peut faire concrètement, depuis ici ?Quelle est la part de la colonisation britannique dans ce conflit, alors que vos peuples vivaient ensemble avant ?Est-ce qu'on peut être pour la paix et sioniste en même temps ?Est-ce que je me trompe si je dis que Israéliens et Palestiniens viennent des mêmes familles ?On peut comprendre qu'après des siècles d'antisémitisme en Europe, un peuple veuille se protéger, quitte à attaquer en prévention. Que répondez-vous à ça ?À qui profite ce conflit ?Comment vous envisagez cette paix : un État, deux États ?À quoi voulez-vous ouvrir la porte, et à quoi voulez-vous la claquer ?Références citées dans l'épisodeLivreLa paix, notre avenir, Aziz Abu Sarah & Maoz Inon (07:40) — leur livre commun, sept chapitres, dont un consacré à Nazareth. Ouvert par les mots du pape François.OrganisationInteract International (04:26) — leur ONG, objectif affiché : un accord de paix israélo-palestinien d'ici 2030.Abraham Hostel, Jérusalem (04:26) — auberge co-fondée par Maoz, lieu de leur première rencontre de dix minutes en 2014.Première auberge de jeunesse de Nazareth, ouverte par Maoz en 2005 (22:31).PersonnalitésPape François (21:56) — rencontré à l'Arena di Verona en mai 2024, devient leur ambassadeur auprès du G7.Pape Léon XIV (00:33) — les appelle « frères dans la paix ».Jon Stewart (38:37) — sur son plateau un mois avant l'enregistrement, sa réponse sur l'antisémitisme.Samih al-Qasim (48:40, transcrit « Samir Kacem ») — poète palestinien druze, auteur du poème Billets de voyage, lu en fin d'épisode.Lucia (24:07) — journaliste italienne accréditée auprès de la presse du Vatican, à l'origine de la rencontre avec le pape.Lieux et événementsKibboutz Netiv HaAsara (03:15, transcrit « Naira Sara ») — communauté juive la plus proche de Gaza, où Maoz a grandi à partir de ses 14 ans.Sommet de la paix israélo-palestinien, trois semaines avant l'enregistrement (08:45) — des milliers de participants.Restaurant Saba, Paris (08:12) — co-fondé par un Israélien de Jérusalem et un Palestinien de Gaza.Manifestation de femmes chrétiennes et musulmanes à Jérusalem, 1920 (19:44).Sommet du G7 en Italie, juin 2024 (25:47).Faits et repères historiques7 octobre 2023 (03:15) — plus grand nombre de Juifs tués en une journée depuis la Shoah.14 millions d'habitants entre le Jourdain et la Méditerranée, 7 millions de Palestiniens, 7 millions de Juifs israéliens (30:18).La France, seul pays d'Europe à avoir fait la guerre à tous les autres sauf le Danemark, et pourtant membre fondateur de l'Union européenne (12:01).Le conte des deux frères de Jérusalem (26:57) — récit palestinien longtemps cru juif.Rwanda, Russie-Ukraine (46:20) — cités comme contre-exemples d'États voisins en guerre.Timestamps clés (YouTube)00:00 Deux hommes que tout oppose, un même livre 02:11 Le kibboutz à 1,5 km de Gaza et le 7 octobre 05:31 Aziz : mon frère est mort quand j'avais dix ans 07:40 D'où vient le courage ? "Ce n'est pas du courage" 10:24 Comment la France importe un conflit qui n'est pas le sien 12:35 Arrêter de choisir entre pro-Israël et pro-Palestine 14:46 "La guerre est une maladie que nous avons créée" 16:29 Le silence n'est pas neutre : ce que vous pouvez faire 18:41 Les Britanniques, ou l'art de diviser deux peuples 21:20 Le mythe des 3000 ans de guerre 21:56 Vérone, 12 000 personnes et le pape qui sort du protocole 26:57 Le conte des deux frères et le lieu le plus sacré de Jérusalem 29:11 Peut-on être sioniste et vouloir la paix ? 31:22 Sanctions, droit international, la même règle pour tous 33:02 Le même ADN, la même culture, la même terre 34:07 Antisémitisme et islamophobie montent ensemble 36:52 À qui profite vraiment ce conflit ? 40:16 "Les Juifs ne sont pas plus en sécurité en Israël" 43:32 Un État, deux États : ils refusent de trancher 46:53 Ce qu'ils veulent claquer, ce qu'ils veulent ouvrir 48:40 Le poème de Samih al-Qasim : "Billets de voyage" Suggestion d'autres épisodes à écouter : #321 (partie 1) Israël-Palestine : Comprendre et décrypter le conflit avec Vincent Lemire (https://audmns.com/FvEjGWR) #392 Comment la paix pourrait encore émerger au Moyen-Orient? avec Yasmina Asrarguis (partie 1) (https://audmns.com/xslflwo) #345 L'occident ne comprends plus le monde avec Pierre Haski (partie 1) (https://audmns.com/yGmnzUq)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:56 - Avec philosophie - par : Frédéric Worms - À force de vouloir maîtriser le temps, ne risquons-nous pas de perdre l'expérience du temps vivant ? Pourquoi la conscience du temps provoque-t-elle nécessairement une souffrance ? Comment transformer le temps des horloges en temps vivant au quotidien ? - équipe : Sam Baquiast, Virginie Le Duault Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 1er septembre 2026 - Le Pen/ Bardella : deux lignes... une patronne ? En cette rentrée politique, la candidate du Rassemblement national pour l'élection présidentielle multiplie les offensives, sur tous les terrains. Lundi, c'est l'interdiction du port du voile dans l'espace public qui a été remise sur la table par la candidate d'extrême droite, qui promet, si elle est élue en 2027, un référendum qui déboucherait sur une sanction pénale. La promesse, dont la faisabilité pose question sans changement constitutionnel, avait été relancée dimanche par Jean-Philippe Tanguy, député du parti d'extrême droite et lieutenant de Marine Le Pen. « S'il y a des femmes qui portent le voile alors qu'il est interdit, elles auront une amende », au même titre que « les gens qui ne mettent pas de ceinture de sécurité » en voiture, avait-il affirmé sur BFMTV.La proposition est loin d'être nouvelle pour Marine Le Pen, qui s'y était montrée favorable dès sa première campagne présidentielle en 2012. Elle a immédiatement suscité les critiques du bloc central et de la gauche. Le candidat insoumis à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a réagi sur son compte X, estimant que la proposition du RN était « ignoble ». Le gouvernement a, de son côté, émis des doutes sur la « constitutionnalité » et « l'applicabilité » de cette promesse du Rassemblement national. « Par ailleurs, si la question devait être reposée, elle devrait se poser pour l'ensemble des signes religieux visibles dans l'espace public, pas uniquement pour le voile », a estimé Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement.Même dans son propre camp, le président du RN, Jordan Bardella, s'est montré prudent sur sa mise en place, renvoyant ce débat à un référendum sur « l'idéologie islamiste » si Marine Le Pen devenait présidente. « Il ne s'agit pas de mettre en place une police du vêtement. D'abord, ce sont les Français qui décideront ou pas d'une telle mesure par l'intermédiaire d'un référendum », a expliqué le patron du RN, qui s'adressait à des journalistes devant le siège de son parti.Alors, cette proposition est-elle applicable ? Le RN utilise-t-il le débat sur le voile pour reprendre l'initiative politique ? Pour imposer ses thèmes et ressouder son camp ? Derrière cette séquence, une autre question se pose : quelle est aujourd'hui la relation entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ? Au cours de l'été, deux proches de Jordan Bardella ont été écartés par Marine Le Pen : François Durvye, l'artisan du rapprochement avec le patronat, et Pierre-Romain Thionnet, le patron du RN jeunes. Une reprise en main de Marine Le Pen sur la campagne présidentielle du RN, qui développe également ces derniers jours plusieurs marqueurs du lepénisme, tels qu'un retour de la retraite à 62 ans, voire à 60 ans pour certains salariés, tandis que Jordan Bardella avait porté une autre vision du système.Et puis il y a l'économie. Longtemps considéré comme le point faible du Rassemblement national, le sujet est désormais au cœur de sa stratégie de conquête. Marine Le Pen cherche à rassurer les chefs d'entreprise et à démontrer que son parti peut être crédible au pouvoir. Quelles sont les propositions économiques de Marine Le Pen ? Peut-elle convaincre les patrons ?Enfin, il y a la préoccupation numéro un de nombreux Français : le pouvoir d'achat. Avec une question particulière pour les retraités. comment les retraités vivent-ils cette période ? Qu'attendent-ils de la prochaine présidentielle ? Nous sommes allés à leur rencontre.Nos experts :- JÉRÔME JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF- CHRISTOPHE BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur- SOAZIG QUÉMÉNER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche- MARYLOU MAGAL - Journaliste au service politique – L'Express, co-auteure de Enquête sur la génération Bardella
Supporting your child's connection with the world's oldest continuing living culture is one of the greatest gifts you can offer them while raising them in Australia. But if you're new to the country, you may be unsure where to begin. Here are some starting points and ideas to help you and your child learn about Aboriginal and Torres Strait Islander peoples, cultures and history. - Le processus de réconciliation concerne toutes les personnes qui vivent en Australie, qu'elles soient nées ici ou à l'étranger. Si vous êtes parent et que vous venez d'arriver dans le pays, voici quelques pistes et idées pour vous aider, vous et votre enfant, à découvrir les peuples aborigènes et insulaires du détroit de Torres, leurs cultures et leur histoire.
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Laura Warton Martinez, sophrologue, et Antoine Diers, consultant, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:10:35 - La grande matinale - par : Sonia Devillers - Avec Constance Villanova et Louise Aubery. - équipe : Diane de Vanssay Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Retrouve la vidéo et la transcription sur : https://www.francaisauthentique.com/peut-on-comprendre-la-france-sans-connaitre-son-histoire-cafe-avec-johan-20
Dans nos amitiés, parler des absent·es est un jeu d'équilibriste permanent, entre petites amertumes évacuées à voix haute et vraies trahisons. Peut-on critiquer ses amis sans que ça soit grave ? Et si dire du mal de ceux qu'on aime en secret était ce qui empêche nos relations d'exploser ? Dans cet épisode d'Émotions, la journaliste Marie Misset tend son micro à Paul* et à Sam qui ont tous deux été confrontés aux dégâts des commérages. Pour décrypter ce que ces petites trahisons révèlent de nos peurs du conflit et de notre besoin de connexion, elle interroge Blandine Rinkel, autrice de l'article “Amitiés et Scrupules” dans le 1 hebdo, la psychologue clinicienne Jeanne Coiffard et la chercheuse en psychologie sociale Raquel Peel, autrice d'un article sur les conflits dans les relations amicales. *le prénom a été modifiéSi vous aussi vous voulez nous raconter votre histoire dans Émotions, écrivez-nous en remplissant ce formulaire ou à l'adresse hello@louiemedia.comÉmotions est un podcast de Louie Media. Marie Misset a tourné et écrit cet épisode. La réalisation sonore est de Jérôme Petit. Elsa Berthault est en charge de la production. Mélissa Bounoua est à la direction de production, Charlotte Pudlowski à la direction éditoriale. Publicités et Partenariats : creative@louiemedia.comPour avoir des news de Louie, des recos podcasts et culturelles, abonnez-vous à notre newsletter en cliquant ici. Vous souhaitez soutenir la création et la diffusion des projets de Louie Media ? Vous pouvez le faire via le Club Louie. Vous pouvez aussi vous abonner à Louie+ sur Apple Podcasts pour écouter les épisodes sans publicités et nos séries en avant-première. Chaque participation est précieuse. Nous vous proposons un soutien sans engagement, annulable à tout moment, soit en une seule fois, soit de manière régulière. Au nom de toute l'équipe de Louie : MERCI !Suivez Émotions sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer.Suivez Louie Media sur Instagram, Facebook, et YouTube.Mots-clés : critiquer - bitcher - commérage - amitié - relations - témoignages - histoires vraies - émotions Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:20:57 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En juillet 1990, au micro de Pascale Werner, l'historienne Hélène Carrère d'Encausse dressait le portrait de Mikhaïl Gorbatchev . Elle revenait sur le rôle central du dirigeant soviétique dans la transformation de l'Europe et analysait la situation politique de l'Union soviétique. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:31:47 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Depuis l'exil, le poète René Depestre recompose Haïti comme un puzzle intime, entremêlant mémoire de l'enfance, création et lucidité politique. Dans ce dernier volet de "L'homme et son lieu", il évoque la richesse syncrétique méconnue de la culture haïtienne, née de son histoire coloniale. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Un épisode sans saveur qu'on a fait pour vous, les fans, qui nous attendez chaque mois avec patience. On vous prévient, on avait la flemme, mais vraiment, donc pas de jugement ! Ah et pour ceux qui n'aiment pas Drag Race, désolé on a fait un tunnel dessus. Désolé, ça sera le mot pour cet épisode.
durée : 00:03:05 - On n'arrête pas l'éco - par : Sandrine Foulon - Lisa a laissé un message vocal à Sandrine Foulon. Elle voudrait savoir combien de temps son employeur peut conserver ses entretiens d'évaluation après son départ de l'entreprise et s'il peut les réutiliser à l'avenir. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team
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Ecoutez Ça va beaucoup mieux avec Jimmy Mohamed du 28 août 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cette semaine, j'ai l'immense privilège d'échanger avec Claudie Haigneré.Médecin, chercheuse, première femme française et européenne à avoir voyagé dans l'espace (à deux reprises !), Ministre de la Recherche puis Ministre des Affaires Européennes, Claudie avance guidée par le désir de mettre sa connaissance, sa curiosité et son engagement au service du collectif.A épisode exceptionnel, durée exceptionnelle. Cet épisode est coupé en deux parties, tant il y avait à dire. Après une première partie très personnelle où Claudie est revenu sur son parcours et son expérience exceptionnelle dans l'espace, nous nous attardons dans cette deuxième partie sur les bouleversements et les enjeux majeurs du spatial aujourd'hui. Avant de préparer cet épisode, je n'avais pas conscience de la transformation brutale et profonde qui se jouait depuis quelques années dans l'Espace. Et a quel point cela impactait notre avenir.Hier domaine institutionnel et coopératif, l'espace est devenu depuis quelques années le nouveau terrain de jeu de quelques puissances et géants privés.- Aujourd'hui, des milliers de satellites sont envoyés par Starlink, avec la possibilité donnée à un acteur privé de choisir qui reçoit Internet.- Les projets de data centers spatiaux promettent de repousser nos propres limites énergétiques et écologiques, faisant miroiter une humanité qu'aucune limite planétaire ne vient entraver.- Le Traité de l'Espace de 1967 qui définissait l'espace comme un bien commun de l'humanité semble dater d'un autre monde. Cette nouvelle ère de la conquête spatiale est menée tambour battant. Reste une question fondammentale : à quel prix et au service de qui ?Le regard de Claudie Haigneré sur ces sujets est exceptionnel d'intelligence. Claudie nous rappelle qu'il est essentiel de :- Préserver l'espace comme bien commun : derrière les milliers de satellites privés qui saturent l'orbite basse, Claudie rappelle la nécessité d'une régulation internationale ambitieuse, permettant de défendre le principe de zéro déchet en orbite, de garantir la neutralité et l'accès pour tous, d'imposer une responsabilité aux industriels et aux États.- Refuser la fuite en avant technologique : l'envoi de data centers dans l'espace ou la multiplication des méga-constellations ne peut pas être un prétexte pour contourner les limites de la Terre. Tout commence par le fait d'accepter et nommer la finitude de notre planète comme une donnée inamovible, non comme une prison mais comme une boussole. Il faut assumer ces limites et intégrer la lucidité et l'éthique à chacun de nos choix.- Redonner du sens au projet européen : l'Europe porte une autre idée de l'espace : coopération scientifique, données ouvertes, priorité à la connaissance et à la compréhension, défense du multilatéralisme. Les missions spatiales européennes sont à la pointe sur le climat, la compréhension de l'univers, la modélisation des systèmes vivants. A nous de nous battre pour faire entendre la vision de l'Europe et faire de l'aventure spatiale européenne un élément fédérateur du projet Européen.Cette discussion m'a passionnée. On aborde toutes ces questions avec une simplicité déconcertante et une conviction ancrée qu'on peut marier rigueur scientifique et éthique, progrès scientifiques et humanisme. Extraordinaire !Vous avez aimé l'épisode ? Partagez le largement autour de vous.
Le Premier ministre malien était en visite à Alger le lundi 24 août pour renforcer la coopération entre les deux pays, après plusieurs mois de brouille diplomatique. Pourquoi Alger et Bamako reprennent-ils le dialogue ? Cette visite permettra-t-elle de dénouer la crise sécuritaire au nord du Mali, plus de deux ans après la fin de l'Accord d'Alger pour la paix ? Peut-il y avoir un impact concret sur la situation sécuritaire au Mali ? Avec Serge Daniel, correspondant de RFI au Sahel.
durée : 00:43:51 - Questions du soir : le débat - par : Antoine Dhulster - Fin juillet, des dizaines de milliers de migrants ont tenté de franchir la frontière de l'enclave espagnole de Ceuta : faut-il y voir une nouvelle crise migratoire européenne, ou plutôt une crise des politiques migratoires et de l'asile ? Quelle est la place des migrations dans le débat public ? - équipe : Vivien Demeyère, Louise Cognard, Tom Umbdenstock, Inès Bouffartigue Sebastia, Adèle Triol, Coline Guillot - invités : Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky Anthropologue et psychologue clinicienne, François Gemenne Spécialiste de la gouvernance du climat et des migrations, directeur de l'Observatoire Hugo à l'université de Liège, enseignant à HEC Paris , Sébastien Thiéry Politologue, activiste, artiste, coordinateur du collectif PEROU - Pôle d'Exploration des Ressources Urbaines Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les vacances ne riment pas toujours avec détente immédiate. Pour certains, le passage brutal du travail au repos peut créer du stress, de l'anxiété ou une forme de blues. Caroline Dublanche explique pourquoi ce moment de bascule peut être difficile, et rappelle qu'il faut souvent quelques jours pour que le corps et l'esprit se posent vraiment. Du lundi au jeudi, retrouvez "Le Conseil Psy", votre nouveau podcast présenté par Caroline Dublanche ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.
Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Abel Boyi, éducateur, et Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
En RDC, la proposition de loi sur l'organisation du référendum reste au cœur de la bataille politique autour de l'avenir de la Constitution. Adopté par le Parlement, le texte a été déclaré conforme par la Cour constitutionnelle, mais avec des réserves portant sur treize articles. Félix Tshisekedi a depuis demandé une nouvelle délibération. L'opposition y voit toujours une voie vers un changement de Constitution et redoute une remise en cause de la limitation des mandats présidentiels. Son auteur, le député de la majorité, Paul-Gaspard Ngondankoy, défend au contraire un texte destiné, dit-il, « à encadrer l'exercice de la souveraineté populaire ». Il est interrogé par Patient Ligodi. Pourquoi la RDC avait-elle besoin aujourd'hui d'une loi sur l'organisation du référendum ? Quel problème vouliez-vous régler avec ce texte ? Tout simplement parce que ça fait 20 ans maintenant, depuis la promulgation de la Constitution en 2006, que le pays ne s'est pas encore doté de cette loi, alors que l'alinéa 3 de l'article 5 prévoit que le Parlement adopte une loi fixant les conditions d'organisation du référendum. Et, comme je suis devenu député national seulement en 2023, c'était pour moi le moment qui était le plus indiqué pour régler cette question qui m'intéresse depuis des années : qu'on puisse avoir une loi qui organise ce mécanisme démocratique. Vous avez cité l'article 5, alinéa 3 de la Constitution de votre pays, et votre texte ne se limite pourtant pas à organiser les consultations sur le transfert de la capitale, les questions territoriales ou la révision de la Constitution, comme prévu dans la loi fondamentale. Vous avez aussi prévu un mécanisme permettant d'aller jusqu'à l'adoption d'une nouvelle Constitution. Pourquoi avoir introduit cette possibilité ? D'abord, c'est une fausse interprétation de la Constitution de considérer que les matières du référendum sont limitativement énumérées dans la Constitution. La Constitution cite à titre indicatif les matières sur lesquelles il faut absolument consulter le peuple. Mais il n'existe aucune disposition dans la Constitution qui dit qu'il s'agit d'une énumération limitative. D'ailleurs, l'article 5 de la Constitution affirme le pouvoir souverain du peuple. Cet article permet que le peuple puisse exercer son pouvoir sur toutes les matières, parce que le pouvoir lui appartient. Il y a quand même lieu de vous rappeler que cet article, à son alinéa premier, dit que tout pouvoir émane du peuple, en commençant donc par les pouvoirs constituants, c'est-à-dire le pouvoir d'établir une constitution pour le pays. Et c'est lui qui a le pouvoir d'établir mais aussi le pouvoir de modifier, de réviser, sans aucune limite. Et on sait qu'en droit constitutionnel, le pouvoir constituant est initial, autonome, insubordonné, inconditionné. Et donc, il n'y a aucune limite à la souveraineté du peuple en cette matière-là. Mais s'il n'y a aucune limite, pourquoi le constituant a prévu des matières bien précises, comme justement les consultations sur le transfert de la capitale, les questions territoriales ou la révision de la Constitution ? Ça, c'est à l'occasion de l'examen de ces questions-là dans les articles définis dans la Constitution. Ce n'est pas une liste. À l'article 2 de la Constitution, en parlant de la capitale, le constituant a dit que, oui, la capitale, c'est Kinshasa. Mais si vous voulez la transférer à un autre lieu de la République, il faut le consulter. De même, à l'article 214, lorsque le constituant réglemente la question des traités et accords internationaux, il a dit que, lorsqu'il s'agit des traités qui portent cession, qui portent adjonction, qui portent échange et territoire, il faut absolument que le peuple soit consulté. De même, à l'article 218 concernant la révision de la Constitution, c'est-à-dire la modification des matières qui sont autorisées au pouvoir constituant dérivé, le constituant a dit que, lorsqu'il s'agit de réviser ces articles-là, il faut le consulter. Il s'agit là des dispositions qui sont tout à fait éparses dans la Constitution. Vous ne trouverez aucune disposition de la Constitution qui vous dit que ces matières-là sont limitativement énumérées. Certains opposants vous disent de garder une loi sur l'organisation du référendum comme les textes que vous avez proposés, mais de retirer tout ce qui permettrait de changer la Constitution et notamment de remettre en cause la limitation du nombre et la durée du mandat présidentiel. Quand ils demandent cela, il faut qu'ils aillent au bout de leur logique. Ça veut dire qu'ils doivent accepter à ce moment-là, qu'on dise que le peuple n'est plus souverain. La Constitution de 2006 a été soumise à référendum. Donc, la souveraineté du peuple a été déjà manifestée par le vote de ces textes de la Constitution. Oui, pour le vote de la Constitution. Mais la loi ici, c'est de la compétence du Parlement. Et ce que nous faisons justement, ce n'est pas organiser un référendum constituant. Et c'est là où se trouve le problème. Nous, nous adoptons un cadre général qui prévoit les règles pour pouvoir consulter le peuple. Et le jour où il s'agira de consulter le peuple en matière de changement de Constitution, c'est ce même peuple souverain qui s'est prononcé en 2005, qui se prononcera également à ce moment-là. Donc, on ne peut pas être démocrate et refuser de prévoir une loi qui accorde la parole au peuple. C'est paradoxal. Je ne pose pas la question au professeur de droit. Je demande votre position politique comme député de la majorité : souhaitez-vous que Félix Tshisekedi puisse être candidat à la présidence après 2028 ? En tout cas, le président de la République lui-même s'est déjà prononcé. Il a dit qu'il n'est pas demandeur d'un troisième mandat. Mais si le peuple lui demande, il ne dira pas non. Si le peuple lui demande, nous poserons la question au chef de l'État, s'il accepte. Mais vous, Paul-Gaspar, êtes-vous favorable ou opposé à cette possibilité ? Moi, je suis député de la majorité. Le jour où le chef de l'État se prononcera clairement sur le sujet à la demande de la population, je me rallierai.
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durée : 00:13:25 - Les Matins de France Culture - par : Julie Gacon - Mardi 18 août, l'ancien ministre de la Défense ukrainien, Mykhaïlo Fedorov, appelait à organiser des élections dans le pays, qui ne connaît plus de cycle électoral depuis l'application de la loi martiale. - équipe : Sam Baquiast, Tina Iung - invités : Alexandra Goujon Maîtresse de conférences à l'Université de Bourgogne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Jérôme Rothen se chauffe contre un autre consultant, un éditorialiste ou un acteur du foot.
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Charles Consigny, avocat, et Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall.
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Charles Consigny, avocat, et Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall.
Aujourd'hui, Fatima Aït Bounoua, professeur de français, Laura Warton Martinez, sophrologue, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, Fatima Aït Bounoua, professeur de français, Laura Warton Martinez, sophrologue, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:02:31 - La députée LFI Mathilde Panot affirme que la BCE peut mettre au frigo la dette publique de l'État français. Elle se réfère à "un achat massif de titres de dettes publiques lors du Covid". - équipe : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:13:25 - Les Enjeux internationaux - par : Julie Gacon - Mardi 18 août, l'ancien ministre de la Défense ukrainien, Mykhaïlo Fedorov, appelait à organiser des élections dans le pays, qui ne connaît plus de cycle électoral depuis l'application de la loi martiale. - équipe : Sam Baquiast, Tina Iung - invités : Alexandra Goujon Maîtresse de conférences à l'Université de Bourgogne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la technologie, c'est le modèle économique qu'on lui a collé dessus.5. On ne cherche pas quelqu'un de sain, on cherche quelqu'un de lucide (≈ 19:59) La bonne définition d'une attente réaliste, selon lui : quelqu'un capable d'annoncer sa folie avant de la vivre, et de s'en excuser après. Pourquoi ça compte : ça remplace la quête épuisante de la personne parfaite par un critère observable dès les premiers mois.6. Le dialogue a une limite, et il faut l'accepter (≈ 49:05) C'est le moment le plus vulnérable de la conversation. Alain vit de l'idée que les mots transforment les gens, et il admet que ce n'est pas toujours vrai : le traumatisme ferme des portes qu'aucun argument n'ouvre. Pourquoi ça compte : certaines des ruptures les plus douloureuses viennent de là, quitter quelqu'un qu'on aime et qui ne peut pas comprendre.7. La folie de l'autre peut devenir le lieu de l'intimité (≈ 21:28 en germe, développé à 1:20:59) Ce n'est pas la nature du problème qui décide, c'est la manière dont il est porté. Dire « j'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut être plus intime que le sexe lui-même. Pourquoi ça compte : ça retourne complètement la logique des drapeaux rouges. Le défaut avoué relie, le défaut caché détruit.5. Questions posées dans l'interviewComment l'idéal romantique de l'âme sœur a-t-il façonné ce que nous attendons de l'amour, et quels sont les pièges de ces attentes ?Comment prend-on du recul par rapport à un idéal romantique dans lequel nous baignons depuis toujours ?Que valent les papillons dans le ventre, et que sommes-nous censés ressentir quand nous tombons amoureux ?Faut-il suivre son intuition en amour, ou s'en méfier ?Que pensez-vous de l'idée que l'amour dure trois ans ?Quelles sont les attentes réalistes qu'on peut avoir d'une relation ?Existe-t-il des drapeaux rouges fiables, et quelles questions faut-il poser dès les premiers dîners ?Nous vivons dans une société sans friction, Uber, Airbnb, tout doit être fluide. Cherche-t-on aussi un partenaire sans friction ?Est-ce que les hommes hétérosexuels sont plus démunis que les femmes face à leurs propres émotions ?Comment accueillir la folie de son partenaire sans se perdre soi-même ?Peut-on faire changer quelqu'un, et à quelle vitesse ?Comment garder le désir sexuel vivant dans un couple qui s'aime depuis longtemps ?Pourquoi tant d'hommes réclament-ils aujourd'hui des relations ouvertes ?Pourquoi deux personnes qui se sont profondément aimées deviennent-elles des étrangères ?Peut-on pardonner une infidélité, et comment ?Comment savoir qu'on a vraiment tout essayé et qu'il faut partir ?Comment la société devrait-elle évoluer pour améliorer la qualité de nos relations ?Peut-on faire trop de thérapie ?6. Références citées dans l'épisodeAuteurs et philosophesLa Rochefoucauld (≈ 02:48) : « Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. » La citation matrice de tout l'épisode, reprise plus tard à propos du polyamour (≈ 56:47).Sénèque (≈ 17:34) : « Pourquoi pleurer sur des parties de la vie ? Elle appelle tout entière les larmes. » Cité comme exemple de pessimisme réconfortant.Nietzsche (≈ 19:44) : pour vivre, nous avons besoin de certaines illusions.Freud (≈ 33:26) : le complexe d'Œdipe, relu comme modèle des compétences nécessaires à l'âge adulte. Alain note au passage que Freud écrivait mal et qu'il a besoin d'être commenté.Spinoza (≈ 33:50 et ≈ 42:55) : cité comme exemple de penseur qui ne dit pas le meilleur de sa pensée, puis L'Éthique comme exemple de complexité que nous aimons pour de mauvaises raisons.Racine, Shakespeare, Tolstoï (≈ 49:05) : convoqués pour dire que même la plus belle éloquence ne fait pas bouger quelqu'un qui est fermé émotionnellement.Flaubert, Madame Bovary (≈ 59:09) : Emma lit les mauvais livres, ceux qui lui disent que sa vie est ennuyeuse.Livres et créations d'Alain de BottonLe cours de l'amour (The Course of Love) (≈ 00:33) : cité par moi en intro comme le livre qui m'a marqué.The School of Life (≈ 00:33 et ≈ 1:27:43) : l'institution qu'il a fondée, sa chaîne YouTube, et le terrain de ses explorations à venir.Livre français discuté sans être nomméL'amour dure trois ans (≈ 17:34) : je lui soumets la thèse, il répond qu'il ne connaît pas le livre, se félicite qu'il ne soit pas traduit en anglais et refuse d'y croire un vendredi matin à 11h20. [Auteur non nommé dans l'épisode : Frédéric Beigbeder]Cinéma et cultureÉric Rohmer (≈ 59:09) : le cinéaste qui nous apprend la patience des conversations ordinaires.Gladiator (≈ 59:09) : l'exemple inverse, le récit à l'échelle héroïque qui rend la vie quotidienne décevante.Personnes citéesEsther Perel (≈ 18:20) : mentionnée comme la voix à convoquer sur la durée du désir.Invitée d'un précédent épisode de Vlan! (≈ 1:27:26) : je mentionne une conversation qui m'a fait comprendre que le bruit est surtout intérieur. [Nom mal transcrit dans le fichier, à vérifier avant publication]Lieux et imagesLe Bois de Boulogne (≈ 25:39) : l'exemple de l'exhibitionniste.Sainte-Lucie, Saint-Barthélemy (≈ 1:09:21) : les îles de son histoire de plage, la démonstration la plus drôle de notre amnésie sentimentale.Timestamps clés00:00 — Pourquoi cet épisode est en anglais J'explique en français le contexte de l'épisode et pourquoi je tenais à le proposer malgré la barrière de la langue.00:33 — Alain de Botton, School of Life et Le cours de l'amour Mon introduction : pourquoi ce livre m'a marqué, et pourquoi les 20 ou 30 questions les plus difficiles sur l'amour sont réunies ici.02:35 — « Certains ne seraient jamais tombés amoureux s'ils n'en avaient jamais entendu parler » La maxime de La Rochefoucauld comme point de départ : nos émotions ne poussent pas dans le vide, elles sont encouragées par la société. L'idéal romantique nous dit que l'autre doit tout deviner sans qu'on ait à parler.04:59 — La question simple qui fait tomber l'idéal Comment saurai-je que je suis aimé ? À quoi le reconnaîtrai-je ? Vingt personnes dans une pièce donneront vingt réponses différentes selon leur âge, leur pays et leur musique. Nous sommes des créatures hautement suggestibles, et c'est ce qui nous rend libres de changer.06:27 — Les papillons dans le ventre, deux heures suffisent-elles ? Je raconte cette femme rencontrée récemment qui, après deux heures, savait déjà qu'elle ne ressentait rien.07:07 — La solitude originelle et la quête de la maison De l'intérieur d'un corps à l'extérieur du monde, du doudou serré dans les bras à l'adolescence qui cherche un autre corps. Les papillons, c'est la reconnaissance d'une maison perdue, dans une couleur de cheveux, une odeur, un angle de cou, un certain humour.10:58 — Mariages arrangés, romantisme, et le retournement Le passage de la logique dynastique au règne du sentiment, entre 1750 et 1870. Une révolution qui a produit des résultats bien plus paradoxaux qu'on ne le croit.12:52 — La statistique qui fait mal Les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, nous sommes attirés par le familier.15:43 — Faut-il suivre son intuition ? Non sans la soumettre à examen. Et surtout : tenez un journal de ce que vous vivez, parce que la mémoire réécrit tout. Faites confiance à ce que vous avez ressenti sur le moment, pas à ce que vous imaginez maintenant.17:34 — « L'amour dure trois ans » ? Sa réaction est une des plus drôles de l'épisode. Puis l'argument sérieux : nos goûts ne changent pas si vite, et on ne change pas d'amis tous les trois ans.19:59 — Personne n'est sain d'esprit La seule attente réaliste : quelqu'un capable d'annoncer sa folie juste avant de la vivre, et de s'en excuser après. Il vaut mille fois mieux quelqu'un qui dit « j'ai peur de l'intimité » que quelqu'un qui ne répond plus au téléphone.21:37 — Drapeaux rouges : les vraies questions du premier dîner Un premier dîner est un entretien psychologique. Demandez l'histoire de la personne, sa relation avec ses parents, et observez surtout sa capacité à répondre. « Je ne sais pas, je n'y ai jamais pensé » est en soi une réponse.24:28 — La moitié d'entre nous a peur de s'approcher Environ 50 % des gens portent l'idée inconsciente que se rapprocher de quelqu'un finit mal. Presque tout le monde veut aimer, et presque tout le monde a un obstacle.25:39 — Les perversions sexuelles comme terreurs de l'intimité L'exhibitionniste, le voyeur, et jusqu'au cas le plus tragique. Toutes des manières de refuser la réciprocité. Et le même mécanisme, en version douce, chez l'amant qui promet de rappeler et ne rappelle jamais.28:50 — La vie sans friction et le partenaire sans friction Je lui parle du livre que je veux écrire sur la société du sans-couture, et de cette manie de collectionner les gens en les jetant dès la première imperfection.29:53 — Et si l'IA aidait vraiment les couples ? Son scénario optimiste : une intelligence artificielle témoin du couple, qui signale ce qu'on n'a pas entendu. « Il a mentionné son père trois fois et vous n'avez rien dit. »32:06 — Les applis de rencontre sont des machines à sous Leur modèle repose sur l'échec répété et la promesse du prochain coup. Un appel direct aux entrepreneurs qui écoutent.33:26 — Le complexe d'Œdipe, enfin expliqué utilement Ce que Freud voulait vraiment dire, et pourquoi il l'a mal dit. L'enfant a besoin d'être reconnu comme désirable sans jamais être séduit, et sans jamais être ignoré. Les deux dangers symétriques.38:18 — Pourquoi les conversations entre hommes hétérosexuels sont si ennuyeuses Ça commence dans la cour de récréation, quand pleurer devient une accusation. Ça finit par un adulte qui ne peut dire presque rien de ce qu'il est.40:36 — Quand une remarque sur des chaussures est entendue comme une condamnation à mort Pourquoi certaines personnes vivent toute critique comme une annihilation, et ce que ça révèle de ce qui leur est déjà arrivé.42:55 — Un plaidoyer pour la simplicité Nous adorons la complexité, Spinoza, l'astrophysique, et nous la respectons parfois là où elle n'a rien à faire. Trois heures de discussion quatre fois par semaine sur le sens d'un mot n'est pas une preuve de profondeur.44:26 — Ce qu'est l'amour mature Savoir s'excuser, séparer le passé du présent, distinguer la personne en face de soi de son père ou de sa mère. Et l'analogie du coureur olympique : tout le monde ne peut pas être dans votre équipe.46:36 — On ne change pas sur ordre Les gens changent, mais quand ils le décident, jamais sous la pression. Plus vous insistez, moins c'est possible.47:58 — L'âge émotionnel n'a rien à voir avec l'âge civil Nous tombons amoureux de personnes qui ont notre âge émotionnel. D'où les écarts de vingt ans qui fonctionnent, et les couples du même âge qui se décrochent.49:05 — L'aveu le plus vulnérable de l'épisode Il vit de l'idée que les mots transforment les gens. Et il reconnaît que le traumatisme ferme des portes qu'aucune éloquence n'ouvre. Certaines ruptures naissent exactement là.51:42 — Le désir qui s'éteint dans un couple aimant Le conflit entre le besoin de paraître respectable et la vérité de nos désirs. Plus on a besoin de quelqu'un, moins on ose lui montrer qui on est vraiment.54:17 — Polyamour : « du sang sur le tapis » Son expérience personnelle des amis qui appellent à trois heures du matin. Sans condamner celles et ceux pour qui ça fonctionne.55:51 — L'hôtel, et le partenaire redevenu inconnu La proposition concrète : sortir de la routine, et se rappeler que la personne qu'on croit connaître par cœur reste largement une inconnue.56:23 — Pourquoi tant d'hommes veulent une relation ouverte Une lecture historique et économique du mariage bourgeois, et ce qui se libère quand la contrainte financière disparaît.58:33 — Les histoires d'amour finissent toutes trop tôt Les films s'arrêtent au moment où les deux se trouvent. On ne les voit jamais préparer le dîner vingt ans plus tard.59:09 — Madame Bovary lisait les mauvais livres Rohmer contre Gladiator. Ce que nous regardons décide de ce que nous jugeons digne d'intérêt dans notre propre vie.1:01:06 — La passion, mais psychologique Deux personnes pressées de se retrouver le soir pour reparler de leur enfance. Se mettre psychologiquement à nu, voilà l'aventure qui ne s'épuise jamais.1:02:49 — Le chagrin d'amour est une forme de mort Il refuse de minimiser. Certains en meurent. Et c'est pire quand on ne comprend pas pourquoi l'autre est parti.1:04:09 — Les règles de la décence quand on quitte quelqu'un On prend une amende pour 25 km/h de trop, et on peut disparaître de la vie de quelqu'un après vingt ans sans que personne ne dise rien. Son message le plus direct : si vous savez, partez maintenant.1:07:17 — Peut-on rester amis ? Plus vous avez aimé, plus l'amitié sera pâle. Le meilleur terrain pour une amitié après coup, c'est ironiquement quand on ne s'est pas beaucoup aimés.1:09:21 — Le fichier « problèmes avec X » et l'histoire de la plage Sa méthode contre l'amnésie sentimentale, illustrée par son incapacité chronique à se souvenir qu'il déteste la plage.1:12:11 — L'enfant est une perte, et il faut le savoir La structure tragique de la parentalité, les associations inconscientes qui s'installent quand quelqu'un devient père ou mère, et pourquoi le sexe devient plus compliqué.1:13:47 — « L'équilibre vie pro vie perso n'existe pas » Tout ce qui vaut la peine d'être fait déséquilibre la vie. Il vaut mieux se préparer que se plaindre.1:14:44 — Un plaidoyer pour le compromis Rester pour les enfants n'est pas automatiquement une lâcheté. Refuser tout compromis, c'est un système totalitaire appliqué à sa propre vie.1:16:14 — Comment savoir qu'il est temps de partir Quand vous avez vraiment tout essayé. Les six mois de plus qui semblent perdus vous économisent des années de regrets.1:19:42 — L'infidélité comme tentative de se rapprocher Certaines trahisons disent l'inverse de ce qu'on croit : je ne veux pas sortir, je veux entrer.1:20:59 — La folie de l'autre comme chemin vers l'intimité « J'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut créer plus d'intimité que le sexe. Ce n'est pas la nature du problème qui compte, c'est la manière dont il est porté.1:23:07 — La question qu'on ne lui pose jamais Personne ne l'interroge sur Œdipe ni sur l'exhibitionnisme. Il vient de dire ce qu'il attendait depuis longtemps de pouvoir dire.1:24:10 — L'âge psychologique de l'amour Après les mariages arrangés et l'ère romantique, une troisième époque s'ouvre. Il n'y a qu'une seule voie, l'intelligence émotionnelle.1:25:00 — Peut-on faire trop de thérapie ? Non, mais on peut la faire mal. Et beaucoup de thérapeutes sont mauvais, imposant leur vision du monde à leurs patients.1:26:38 — La porte qu'il ferme : l'anxiété Ce que nous cherchons derrière l'argent, la gloire et l'amour, c'est le calme du nourrisson qui vient de manger.1:27:26 — « Le bruit intérieur a d'abord été un bruit extérieur » La phrase de fin, en une ligne.1:27:43 — Ce qui l'attend La School of Life, et cette immense toile sombre de la vie émotionnelle dont il découvre un morceau à la fois. Suggestion d'autres épisodes à écouter : [BEST OF] Esther Perel : repenser le couple à l'âge du choix infini (https://audmns.com/fHyNTYA) [Hors-Serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 1) (https://audmns.com/jiDhQhD) [Hors serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 2) (https://audmns.com/vUBKEkK)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la technologie, c'est le modèle économique qu'on lui a collé dessus.5. On ne cherche pas quelqu'un de sain, on cherche quelqu'un de lucide (≈ 19:59) La bonne définition d'une attente réaliste, selon lui : quelqu'un capable d'annoncer sa folie avant de la vivre, et de s'en excuser après. Pourquoi ça compte : ça remplace la quête épuisante de la personne parfaite par un critère observable dès les premiers mois.6. Le dialogue a une limite, et il faut l'accepter (≈ 49:05) C'est le moment le plus vulnérable de la conversation. Alain vit de l'idée que les mots transforment les gens, et il admet que ce n'est pas toujours vrai : le traumatisme ferme des portes qu'aucun argument n'ouvre. Pourquoi ça compte : certaines des ruptures les plus douloureuses viennent de là, quitter quelqu'un qu'on aime et qui ne peut pas comprendre.7. La folie de l'autre peut devenir le lieu de l'intimité (≈ 21:28 en germe, développé à 1:20:59) Ce n'est pas la nature du problème qui décide, c'est la manière dont il est porté. Dire « j'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut être plus intime que le sexe lui-même. Pourquoi ça compte : ça retourne complètement la logique des drapeaux rouges. Le défaut avoué relie, le défaut caché détruit.5. Questions posées dans l'interviewComment l'idéal romantique de l'âme sœur a-t-il façonné ce que nous attendons de l'amour, et quels sont les pièges de ces attentes ?Comment prend-on du recul par rapport à un idéal romantique dans lequel nous baignons depuis toujours ?Que valent les papillons dans le ventre, et que sommes-nous censés ressentir quand nous tombons amoureux ?Faut-il suivre son intuition en amour, ou s'en méfier ?Que pensez-vous de l'idée que l'amour dure trois ans ?Quelles sont les attentes réalistes qu'on peut avoir d'une relation ?Existe-t-il des drapeaux rouges fiables, et quelles questions faut-il poser dès les premiers dîners ?Nous vivons dans une société sans friction, Uber, Airbnb, tout doit être fluide. Cherche-t-on aussi un partenaire sans friction ?Est-ce que les hommes hétérosexuels sont plus démunis que les femmes face à leurs propres émotions ?Comment accueillir la folie de son partenaire sans se perdre soi-même ?Peut-on faire changer quelqu'un, et à quelle vitesse ?Comment garder le désir sexuel vivant dans un couple qui s'aime depuis longtemps ?Pourquoi tant d'hommes réclament-ils aujourd'hui des relations ouvertes ?Pourquoi deux personnes qui se sont profondément aimées deviennent-elles des étrangères ?Peut-on pardonner une infidélité, et comment ?Comment savoir qu'on a vraiment tout essayé et qu'il faut partir ?Comment la société devrait-elle évoluer pour améliorer la qualité de nos relations ?Peut-on faire trop de thérapie ?6. Références citées dans l'épisodeAuteurs et philosophesLa Rochefoucauld (≈ 02:48) : « Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. » La citation matrice de tout l'épisode, reprise plus tard à propos du polyamour (≈ 56:47).Sénèque (≈ 17:34) : « Pourquoi pleurer sur des parties de la vie ? Elle appelle tout entière les larmes. » Cité comme exemple de pessimisme réconfortant.Nietzsche (≈ 19:44) : pour vivre, nous avons besoin de certaines illusions.Freud (≈ 33:26) : le complexe d'Œdipe, relu comme modèle des compétences nécessaires à l'âge adulte. Alain note au passage que Freud écrivait mal et qu'il a besoin d'être commenté.Spinoza (≈ 33:50 et ≈ 42:55) : cité comme exemple de penseur qui ne dit pas le meilleur de sa pensée, puis L'Éthique comme exemple de complexité que nous aimons pour de mauvaises raisons.Racine, Shakespeare, Tolstoï (≈ 49:05) : convoqués pour dire que même la plus belle éloquence ne fait pas bouger quelqu'un qui est fermé émotionnellement.Flaubert, Madame Bovary (≈ 59:09) : Emma lit les mauvais livres, ceux qui lui disent que sa vie est ennuyeuse.Livres et créations d'Alain de BottonLe cours de l'amour (The Course of Love) (≈ 00:33) : cité par moi en intro comme le livre qui m'a marqué.The School of Life (≈ 00:33 et ≈ 1:27:43) : l'institution qu'il a fondée, sa chaîne YouTube, et le terrain de ses explorations à venir.Livre français discuté sans être nomméL'amour dure trois ans (≈ 17:34) : je lui soumets la thèse, il répond qu'il ne connaît pas le livre, se félicite qu'il ne soit pas traduit en anglais et refuse d'y croire un vendredi matin à 11h20. [Auteur non nommé dans l'épisode : Frédéric Beigbeder]Cinéma et cultureÉric Rohmer (≈ 59:09) : le cinéaste qui nous apprend la patience des conversations ordinaires.Gladiator (≈ 59:09) : l'exemple inverse, le récit à l'échelle héroïque qui rend la vie quotidienne décevante.Personnes citéesEsther Perel (≈ 18:20) : mentionnée comme la voix à convoquer sur la durée du désir.Invitée d'un précédent épisode de Vlan! (≈ 1:27:26) : je mentionne une conversation qui m'a fait comprendre que le bruit est surtout intérieur. [Nom mal transcrit dans le fichier, à vérifier avant publication]Lieux et imagesLe Bois de Boulogne (≈ 25:39) : l'exemple de l'exhibitionniste.Sainte-Lucie, Saint-Barthélemy (≈ 1:09:21) : les îles de son histoire de plage, la démonstration la plus drôle de notre amnésie sentimentale.Timestamps clés00:00 — Pourquoi cet épisode est en anglais J'explique en français le contexte de l'épisode et pourquoi je tenais à le proposer malgré la barrière de la langue.00:33 — Alain de Botton, School of Life et Le cours de l'amour Mon introduction : pourquoi ce livre m'a marqué, et pourquoi les 20 ou 30 questions les plus difficiles sur l'amour sont réunies ici.02:35 — « Certains ne seraient jamais tombés amoureux s'ils n'en avaient jamais entendu parler » La maxime de La Rochefoucauld comme point de départ : nos émotions ne poussent pas dans le vide, elles sont encouragées par la société. L'idéal romantique nous dit que l'autre doit tout deviner sans qu'on ait à parler.04:59 — La question simple qui fait tomber l'idéal Comment saurai-je que je suis aimé ? À quoi le reconnaîtrai-je ? Vingt personnes dans une pièce donneront vingt réponses différentes selon leur âge, leur pays et leur musique. Nous sommes des créatures hautement suggestibles, et c'est ce qui nous rend libres de changer.06:27 — Les papillons dans le ventre, deux heures suffisent-elles ? Je raconte cette femme rencontrée récemment qui, après deux heures, savait déjà qu'elle ne ressentait rien.07:07 — La solitude originelle et la quête de la maison De l'intérieur d'un corps à l'extérieur du monde, du doudou serré dans les bras à l'adolescence qui cherche un autre corps. Les papillons, c'est la reconnaissance d'une maison perdue, dans une couleur de cheveux, une odeur, un angle de cou, un certain humour.10:58 — Mariages arrangés, romantisme, et le retournement Le passage de la logique dynastique au règne du sentiment, entre 1750 et 1870. Une révolution qui a produit des résultats bien plus paradoxaux qu'on ne le croit.12:52 — La statistique qui fait mal Les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, nous sommes attirés par le familier.15:43 — Faut-il suivre son intuition ? Non sans la soumettre à examen. Et surtout : tenez un journal de ce que vous vivez, parce que la mémoire réécrit tout. Faites confiance à ce que vous avez ressenti sur le moment, pas à ce que vous imaginez maintenant.17:34 — « L'amour dure trois ans » ? Sa réaction est une des plus drôles de l'épisode. Puis l'argument sérieux : nos goûts ne changent pas si vite, et on ne change pas d'amis tous les trois ans.19:59 — Personne n'est sain d'esprit La seule attente réaliste : quelqu'un capable d'annoncer sa folie juste avant de la vivre, et de s'en excuser après. Il vaut mille fois mieux quelqu'un qui dit « j'ai peur de l'intimité » que quelqu'un qui ne répond plus au téléphone.21:37 — Drapeaux rouges : les vraies questions du premier dîner Un premier dîner est un entretien psychologique. Demandez l'histoire de la personne, sa relation avec ses parents, et observez surtout sa capacité à répondre. « Je ne sais pas, je n'y ai jamais pensé » est en soi une réponse.24:28 — La moitié d'entre nous a peur de s'approcher Environ 50 % des gens portent l'idée inconsciente que se rapprocher de quelqu'un finit mal. Presque tout le monde veut aimer, et presque tout le monde a un obstacle.25:39 — Les perversions sexuelles comme terreurs de l'intimité L'exhibitionniste, le voyeur, et jusqu'au cas le plus tragique. Toutes des manières de refuser la réciprocité. Et le même mécanisme, en version douce, chez l'amant qui promet de rappeler et ne rappelle jamais.28:50 — La vie sans friction et le partenaire sans friction Je lui parle du livre que je veux écrire sur la société du sans-couture, et de cette manie de collectionner les gens en les jetant dès la première imperfection.29:53 — Et si l'IA aidait vraiment les couples ? Son scénario optimiste : une intelligence artificielle témoin du couple, qui signale ce qu'on n'a pas entendu. « Il a mentionné son père trois fois et vous n'avez rien dit. »32:06 — Les applis de rencontre sont des machines à sous Leur modèle repose sur l'échec répété et la promesse du prochain coup. Un appel direct aux entrepreneurs qui écoutent.33:26 — Le complexe d'Œdipe, enfin expliqué utilement Ce que Freud voulait vraiment dire, et pourquoi il l'a mal dit. L'enfant a besoin d'être reconnu comme désirable sans jamais être séduit, et sans jamais être ignoré. Les deux dangers symétriques.38:18 — Pourquoi les conversations entre hommes hétérosexuels sont si ennuyeuses Ça commence dans la cour de récréation, quand pleurer devient une accusation. Ça finit par un adulte qui ne peut dire presque rien de ce qu'il est.40:36 — Quand une remarque sur des chaussures est entendue comme une condamnation à mort Pourquoi certaines personnes vivent toute critique comme une annihilation, et ce que ça révèle de ce qui leur est déjà arrivé.42:55 — Un plaidoyer pour la simplicité Nous adorons la complexité, Spinoza, l'astrophysique, et nous la respectons parfois là où elle n'a rien à faire. Trois heures de discussion quatre fois par semaine sur le sens d'un mot n'est pas une preuve de profondeur.44:26 — Ce qu'est l'amour mature Savoir s'excuser, séparer le passé du présent, distinguer la personne en face de soi de son père ou de sa mère. Et l'analogie du coureur olympique : tout le monde ne peut pas être dans votre équipe.46:36 — On ne change pas sur ordre Les gens changent, mais quand ils le décident, jamais sous la pression. Plus vous insistez, moins c'est possible.47:58 — L'âge émotionnel n'a rien à voir avec l'âge civil Nous tombons amoureux de personnes qui ont notre âge émotionnel. D'où les écarts de vingt ans qui fonctionnent, et les couples du même âge qui se décrochent.49:05 — L'aveu le plus vulnérable de l'épisode Il vit de l'idée que les mots transforment les gens. Et il reconnaît que le traumatisme ferme des portes qu'aucune éloquence n'ouvre. Certaines ruptures naissent exactement là.51:42 — Le désir qui s'éteint dans un couple aimant Le conflit entre le besoin de paraître respectable et la vérité de nos désirs. Plus on a besoin de quelqu'un, moins on ose lui montrer qui on est vraiment.54:17 — Polyamour : « du sang sur le tapis » Son expérience personnelle des amis qui appellent à trois heures du matin. Sans condamner celles et ceux pour qui ça fonctionne.55:51 — L'hôtel, et le partenaire redevenu inconnu La proposition concrète : sortir de la routine, et se rappeler que la personne qu'on croit connaître par cœur reste largement une inconnue.56:23 — Pourquoi tant d'hommes veulent une relation ouverte Une lecture historique et économique du mariage bourgeois, et ce qui se libère quand la contrainte financière disparaît.58:33 — Les histoires d'amour finissent toutes trop tôt Les films s'arrêtent au moment où les deux se trouvent. On ne les voit jamais préparer le dîner vingt ans plus tard.59:09 — Madame Bovary lisait les mauvais livres Rohmer contre Gladiator. Ce que nous regardons décide de ce que nous jugeons digne d'intérêt dans notre propre vie.1:01:06 — La passion, mais psychologique Deux personnes pressées de se retrouver le soir pour reparler de leur enfance. Se mettre psychologiquement à nu, voilà l'aventure qui ne s'épuise jamais.1:02:49 — Le chagrin d'amour est une forme de mort Il refuse de minimiser. Certains en meurent. Et c'est pire quand on ne comprend pas pourquoi l'autre est parti.1:04:09 — Les règles de la décence quand on quitte quelqu'un On prend une amende pour 25 km/h de trop, et on peut disparaître de la vie de quelqu'un après vingt ans sans que personne ne dise rien. Son message le plus direct : si vous savez, partez maintenant.1:07:17 — Peut-on rester amis ? Plus vous avez aimé, plus l'amitié sera pâle. Le meilleur terrain pour une amitié après coup, c'est ironiquement quand on ne s'est pas beaucoup aimés.1:09:21 — Le fichier « problèmes avec X » et l'histoire de la plage Sa méthode contre l'amnésie sentimentale, illustrée par son incapacité chronique à se souvenir qu'il déteste la plage.1:12:11 — L'enfant est une perte, et il faut le savoir La structure tragique de la parentalité, les associations inconscientes qui s'installent quand quelqu'un devient père ou mère, et pourquoi le sexe devient plus compliqué.1:13:47 — « L'équilibre vie pro vie perso n'existe pas » Tout ce qui vaut la peine d'être fait déséquilibre la vie. Il vaut mieux se préparer que se plaindre.1:14:44 — Un plaidoyer pour le compromis Rester pour les enfants n'est pas automatiquement une lâcheté. Refuser tout compromis, c'est un système totalitaire appliqué à sa propre vie.1:16:14 — Comment savoir qu'il est temps de partir Quand vous avez vraiment tout essayé. Les six mois de plus qui semblent perdus vous économisent des années de regrets.1:19:42 — L'infidélité comme tentative de se rapprocher Certaines trahisons disent l'inverse de ce qu'on croit : je ne veux pas sortir, je veux entrer.1:20:59 — La folie de l'autre comme chemin vers l'intimité « J'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut créer plus d'intimité que le sexe. Ce n'est pas la nature du problème qui compte, c'est la manière dont il est porté.1:23:07 — La question qu'on ne lui pose jamais Personne ne l'interroge sur Œdipe ni sur l'exhibitionnisme. Il vient de dire ce qu'il attendait depuis longtemps de pouvoir dire.1:24:10 — L'âge psychologique de l'amour Après les mariages arrangés et l'ère romantique, une troisième époque s'ouvre. Il n'y a qu'une seule voie, l'intelligence émotionnelle.1:25:00 — Peut-on faire trop de thérapie ? Non, mais on peut la faire mal. Et beaucoup de thérapeutes sont mauvais, imposant leur vision du monde à leurs patients.1:26:38 — La porte qu'il ferme : l'anxiété Ce que nous cherchons derrière l'argent, la gloire et l'amour, c'est le calme du nourrisson qui vient de manger.1:27:26 — « Le bruit intérieur a d'abord été un bruit extérieur » La phrase de fin, en une ligne.1:27:43 — Ce qui l'attend La School of Life, et cette immense toile sombre de la vie émotionnelle dont il découvre un morceau à la fois.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À Ceuta, dans cette enclave espagnole, se trouvent toujours des milliers de clandestins, plus de trois semaines après l'arrivée massive de migrants en provenance du Maroc. Parmi eux : des mineurs, des demandeurs d'asile et des personnes qui évitent à tout prix d'être identifiées pour ne pas être expulsées. La situation qui est complexe, dure et provoque l'inquiétude sur place. Écoutez RTL autour du monde du 25 août 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Charles Consigny, avocat, et Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall.
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Charles Consigny, avocat, et Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall.
Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, Abel Boyi, éducateur, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:02:52 - La grande matinale - Après l'invraisemblable fuite de données subie par la DGFIP, Bercy a un deuxième rendez-vous de crédibilité sur la facturation électronique. - équipe : Dominique Seux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:29 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Le jour où l'Ukraine célèbre l'anniversaire de son indépendance, l'appel d'une figure écartée du gouvernement à organiser un scrutin en pleine guerre relance le débat sur la légitimité démocratique de Volodymyr Zelensky. - invités : Élie Tenenbaum Directeur du Centre des Études de Sécurité de l'IFRI Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France