2009 studio album by Gérald De Palmas
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Trois fois par jour, nous faisons des choix actifs, parfois même activistes. Sans toujours nous en rendre compte, nous soutenons un type d'agriculture, la souveraineté alimentaire française, le niveau de vie de nos producteurs et notre santé d'aujourd'hui et de demain… en choisissant ce que nous mettons dans nos assiettes !Sacrée responsabilité qui tombe d'un coup sur nos frêles épaules…Pourtant, si nos intentions sont claires, ce n'est pas toujours facile d'être cohérent au quotidien. Plein de choses entre en jeu : le prix d'abord bien sûr, la praticité pour faire nos courses, nos goûts évidemment… Et aussi, en rayon, notre capacité à comprendre la qualité des produits que nous achetons.Et c'est là où le bât blesse, car en rayon, les labels et les scores ont fleuri. Chaque grande surface a développé les siens, nous avons vu venir Nutri-Score, Planet-Score, Eco-Score, Haute Valeur Environnementale, Bio, AOP, AOC, IGP, Label Rouge… et j'en passe… et en quelques années, on est passé de pas d'info à trop d'info…Alors aujourd'hui, je vous invite à une discussion avec Sabine Bonnot, la cofondatrice et présidente de Planet-score, l'étiquetage environnemental indépendant devenu leader en Europe.Vous voulez quelques chiffres sur Planet-score ? En quelques années seulement, Planet-score s'est déployé dans 12 pays, a embarqué 330 marques,et se retrouve sur 135 000 produits et 330 000 000 d'emballages en rayon… et sur l'appli mobile d'UFC Que choisir, la plus grande asso de consommateurs en France.Au-delà des chiffres, ce qui m'a intéressé dans Planet-score, c'est qu'il s'agit d'un organisme complétement indépendant (indispensable dans cette industrie !), dont la marque est détenu par un fonds de dotation (qui garantit le cap de Planet-score dans la durée), qui a défini ses mécanismes avec des scientifiques reconnus et des experts de terrain (indipensable pour juger de la pertinence des évaluations).Aujourd'hui, c'est un outil dont se saisissent les marques pour améliorer leur recette en faisant de l'éco-conception. Dans cet échange, Sabine raconteson parcours atypique de l'industrie agro-alimentaire à la reprise d'une exploitation agricole en passant par le développement de Planet-score,les enjeux du monde agricole, sans dogmatisme, avec nuance et subtilité. Elle nous explique les disfonctionnements actuels et décrypte notamment comment les modes de calcul officiels de l'impact d'un produit ont été complétement faussés par le travail de lobbying exercé à Bruxelles par les grands groupes agro-alimentaires. Ces calculs conduisent à des aberrations -faisant notamment apparaître les filières les plus intensives comme les plus vertueuses …no comment.comment on peut aider les consommateurs à y voir clair et embarquer les marques dans des démarches de progrès ! Il y a de la lumière au bout du tunnel !Un épisode très éducatif et qui, dans cette période de reculs législatifs majeurs, m'a finalement laissée optimiste sur les changements possibles quand on travaille en coalition entre scientifiques, entreprises et monde agricole... sous la saine pression des consommateurs !
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à Sciences Po Paris le 16 janvier 2026.Avec cette semaine :Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Et si le jeu était bien plus qu'un simple divertissement ? Dans ce teaser de Papatriarcat, découvrez un aperçu de mon échange avec Célina Buttin, créatrice de jeux de société (Yakafocon, Doudou Dodo).Elle nous invite à changer de regard : le jeu n'est pas là pour "gérer" une crise ou occuper l'enfant à tout prix, mais pour créer un langage commun quand les mots manquent.Au programme de cet extrait :Pourquoi il faut arrêter de vouloir "gérer" les émotions (et plutôt les accueillir).Comment le jeu met parents et enfants à égalité pour se reconnecter.Sortir de la pression du jeu "pédagogique" ou "bien fait".
Dans cet épisode du podcast La Pause Fitness nous allons parler du sucre parfait, sport contre depression, l'avenir des séries longues. NOUVEAU : Musculation et physiques parfaits : comprendre ce qui n'est pas montré ( FAQ 34 ) Sortir du surpoids est une étape, ne plus jamais replonger est la vraie victoire. Dans mon Club […] The post Nouveau sucre parfait, l'avenir des séries longues et sport contre dépression appeared first on Fitnessmith.
Pour débuter l'émission de ce lundi 19 janvier 2026, les GG : Didier Giraud, éleveur de bovins, Barbara Lefebvre, prof d'histo-géo, et Charles Consigny, avocat, débattent du sujet du jour : Groenland, faut-il sortir le "bazooka" contre Trump ?
Aujourd'hui, Didier Giraud, éleveur de bovins, Barbara Lefebvre, prof d'histo-géo, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Ce lundi 19 janvier, la manière dont l'Europe doit réagir face aux menaces de droits de douane de Donald Trump a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Erwan Morice sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à Sciences Po Paris le 16 janvier 2026.Avec cette semaine :Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.DE QUOI LE MERCOSUR EST-IL DEVENU LE SYMBOLE ?Après plus de vingt-six ans de négociations, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) a été approuvé à Bruxelles par les États membres de l'UE à la majorité qualifiée, le 9 janvier. La France s'y est opposée, avec la Pologne, la Hongrie, l'Autriche et l'Irlande. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a paraphé samedi le traité au Paraguay. L'accord Mercosur, n'est pas un accord agricole mais un accord global où l'UE a beaucoup à gagner dans le secteur des biens industriels et des services actuellement très protégé, tandis que certains pays craignent la concurrence dans les domaines agricoles les plus sensibles de l'UE : le bœuf, la volaille et le sucre.Le débat franco-français sur le Mercosur reflète des intérêts divergents et s'inscrit dans une crise plus large de l'agriculture française. Parmi les pro-Mercosur la filière des vins et des spiritueux, l'un des piliers de la puissance française agricole à l'export avec 15,6 milliards d'euros expédiés en 2024. Avec eux, les producteurs et industriels du lait, qui trouvent des avantages à l'accord. En tête des adversaires, les éleveurs de bovins, de volaille et les betteraviers. Première puissance agricole de l'UE, la France est enlisée dans une « colère des agriculteurs » qui revient par vagues incessantes. Pourtant, l'International Trade Center indique qu'« en 2024, la France a exporté 7 milliards d'euros de marchandises vers les pays du Mercosur, soit environ 1,2% des exportations totales, et a importé un peu plus de 3 milliards d'euros de marchandises, soit environ 0,5% des importations totales. » Toutefois, si l'impact macroéconomique de ce traité avec le Mercosur ne devrait pas peser très fort, il est éminemment symbolique.Pour Jean-Luc Demarty, ancien Directeur général du Commerce extérieur de la Commission européenne, « en réalité le Mercosur est devenu le bouc émissaire des problèmes de compétitivité de l'agriculture française, qui se jouent essentiellement à l'intérieur de l'UE. Entre 2010 et 2024 », constate-t-il, « le revenu agricole ne progresse que de 15% en France contre 77% en moyenne européenne, 170% en Italie, 86% en Pologne et 79% en Espagne. » Selon lui, les chiffres montrent sans ambigüité que « cette situation est imputable à la politique agricole et économique nationale, du Grenelle de l'environnement de Nicolas Sarkozy à l'agroécologie de François Hollande poursuivie souvent en pire par Emmanuel Macron ». Excès de normes, surtransposition de normes européennes souvent déjà excessives, bureaucratie, impossibilité de construire ou d'agrandir des bâtiments d'élevage, fiscalité plus élevée, priorité aux exploitations trop petites et limitation de leur taille, coût du travail en particulier pour les fruits et l'abattage, sont en cause.Dans un monde où Donald Trump se retire de 66 organisations internationales et déclenche une guerre commerciale avec le reste du globe, l'alliance euro-sud-américaine prend une importance géopolitique cruciale.QUI AUX CÔTÉS DE L'IRAN ? La contestation, déclenchée le 28 décembre par les commerçants du grand bazar de Téhéran en raison de la chute vertigineuse du rial, qui a perdu en un an plus de la moitié de sa valeur face au dollar, s'est rapidement étendue à tout le pays et a pris une tournure politique, avec des appels à la chute de la République islamique. L'économie iranienne est minée par les sanctions internationales, ainsi que par des années de mauvaise gouvernance et de corruption endémique. Le dossier nucléaire est dans l'impasse : les négociations sont à l'arrêt depuis plusieurs mois, privant Téhéran de toute perspective de levée des sanctions. Après des menaces répétées de Donald Trump d'intervenir militairement si la répression du mouvement de contestation en Iran se poursuivait – une répression qui aurait fait des centaines voire des milliers de morts selon les ONG -, le régime iranien a riposté lundi en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans dans la capitale. Selon l'analyste iranien Hamzeh Safavi, une partie des élites du pays réfléchit aux moyens de réorienter le pouvoir vers une ligne plus modérée.Le président américain a promis son aide aux manifestants, mais Washington hésite sur les moyens et l'objectif même d'une intervention. Lundi, la Maison Blanche avait affirmé que la possibilité de frappes aériennes pour mettre fin à la répression était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait « la première option ». Mardi, le président américain a annoncé le gel de tout contact bilatéral et décrété la mise en place de taxes douanières punitives de 25% contre tout pays commerçant avec l'Iran. Une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de Téhéran. La Chine défendra « résolument » ses intérêts, a répondu Pékin.En Israël, le 5 janvier, la presse a annoncé la validation, par le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son cabinet de sécurité, d'une opération contre l'Iran baptisée « Iron Strike ». Toutefois, l'État hébreu cherche à éviter toute déclaration qui pourrait offrir au régime des mollahs l'ennemi extérieur dont il a besoin pour se ressouder.L'Union européenne est pour l'instant restée dans le registre de la condamnation évoquant cependant de possibles « nouvelles sanctions » contre Téhéran. Emmanuel Macron, l'Allemand Friedrich Merz et le Britannique Keir Starmer ont appelé les dirigeants iraniens à la « retenue ». Le chancelier est allé un peu plus loin lundi en « condamnant fermement la violence » du régime.Allié de Téhéran, Moscou poursuit sa coopération, notamment militaire, avec Téhéran, mais veille à ne pas sacrifier son rapprochement avec l'Amérique de Donald Trump sur l'autel d'un soutien plus poussé à la République islamique aux abois. En juin dernier déjà, pendant la « guerre des Douze-Jours » entre Israël et l'Iran, Téhéran avait appelé à la rescousse Moscou, qui s'était contenté de bonnes paroles. Cette retenue semble toujours à l'œuvre, côté russe.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
Hello mes chers amis, ici Pauline.Je suis ravie de vous retrouver pour une nouvelle leçon du mercredi, ces formats dans lesquels j'essaie d'aider concrètement l'un ou l'une d'entre vous à faire avancer son projet grâce à quelques clés très terrain.Aujourd'hui je reçois Iris, qui a créé avec sa mère une très belle plateforme sur Instagram pour sensibiliser à la maladie de Parkinson et accompagner les personnes concernées ainsi que leurs proches.Au fil du temps, Iris a réussi à fédérer une communauté engagée, bienveillante… mais elle se heurte aujourd'hui à une difficulté que beaucoup rencontrent :
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 11 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Comment ne pas s'oublier quand tout repose sur nous ?Dans cet épisode, Marine Leonardi nous parle sans détour de ce que beaucoup vivent sans toujours réussir à le nommer : la fatigue de devoir tout concilier, la pression de tenir, et le sentiment diffus mais profond de ne jamais en faire assez.On parle de post-partum, de charge mentale, de désir qui s'éloigne, de couple qui se fragilise, mais aussi de ces modèles de vie qu'on hérite sans les avoir vraiment choisis. De l'injonction à être reconnaissante, à ne pas se plaindre, à continuer même quand le corps et la tête disent stop.Ce n'est ni un épisode contre la maternité, ni contre le couple mais une conversation sur les limites, sur ce qu'on sacrifie sans s'en rendre compte, et sur la nécessité, parfois, de se demander si le problème vient de nous ou du cadre qu'on nous impose.Je vous souhaite une très bonne écoute !_____Pour découvrir les coulisses du podcast : https://www.instagram.com/inpowerpodcast/Pour retrouver Marine Leonardi sur les réseaux : https://www.instagram.com/marineLeonardi/?hl=frPour suivre mes aventures au quotidien : https://www.instagram.com/louiseaubery/Si cet épisode vous a plu, vous aimerez sûrement celui-ci : https://shows.acast.com/inpower/episodes/nordine-ganso Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:37:45 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Le procès en appel de Marine Le Pen : coup fatal ou aubaine ? A un an des présidentielles, et à l'approche des municipales, le Rassemblement national joue son avenir politique : face à la justice, peut-il sortir gagnant ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Bernard Pudal Professeur émérite de science politique à l'Université Paris-Nanterre; Michaël Fœssel Philosophe, spécialiste de la philosophie allemande et de la philosophie contemporaine, et professeur à l'école Polytechnique
Aujourd'hui, Laura Warton Martinez, sophrologue, Yves Camdeborde, chef cuisinier, et Mourad Boudjellal, éditeur de bande dessinée, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 11 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LE GRAND VIDE DES PARTIS POLITIQUESLe système institutionnel français, organisé pour structurer une alternance entre deux blocs, fonctionne désormais avec trois forces irréconciliables. Résultat : aucune majorité stable, aucun mandat clair et la porte ouverte à la démagogie puisque personne n'est responsable. Tandis que le Parlement s'enlise, l'exécutif temporise, l'opinion se lasse. Cette résignation est liée à une fatigue démocratique, sur fond de décomposition politique, dont l'Assemblée nationale fragmentée est le reflet. Fin décembre, le Cevipof et l'Obsoco (Observatoire société et consommation) ont publié les résultats d'une enquête réalisée par l'Ifop : « Priorités françaises ». Les Français ne placent plus en tête de leurs priorités le pouvoir d'achat ou l'inflation mais le fonctionnement du système politique. L'enquête montre une délégitimation personnelle du chef de l'État, une remise en cause institutionnelle et un rejet de la classe politique. Les Français ont des mots très durs et parlent des responsables politiques comme d'une « caste » dénoncée notamment pour sa « surdité ». La mobilisation agricole fait écho à ce désarroi de l'opinion face à un pouvoir qu'il juge « autoritaire ». Selon un sondage Ipsos/Cevipof, 34% des Français pensent que « d'autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que la démocratie ».Au très fort degré de défiance dont souffrent aujourd'hui l'exécutif et le Parlement s'ajoute la difficulté qu'éprouvent les partis de gouvernement à apporter une réponse crédible aux bouleversements en cours : déclin démographique, réchauffement climatique, extrême vulnérabilité du continent européen face au retour des tensions militaires et commerciales, révolution de l'intelligence artificielle. La politique se limite de plus en plus à la gestion, la France paraît privée de récits fédérateurs, observe le politologue Brice Soccol qui rappelle que pendant des décennies, la vie politique française s'est structurée autour de visions du monde fortes : le progrès, la révolution, la nation, l'État-providence, la lutte des classes, la justice sociale … Aujourd'hui, ni la gauche de gouvernement ni la droite classique ne racontent plus d'histoire. Elles administrent, ajustent, corrigent. Leur horizon s'est rétréci au calendrier budgétaire et parlementaire amplifié par la dissolution ratée de 2024. Engluées dans leurs divisions internes et leurs obsessions du casting présidentiel, les forces politiques ne parviennent pas à structurer le débat public avec de nouvelles idées, à dessiner des raisons d'espérer. Si mercredi, le président des Républicains, Bruno Retailleau a présenté des mesures économiques pour encourager le travail, elles ont un air de déjà-vu. Dans la perspective desPrésidentielles de 2027, alors que les partis protestataires – le Rassemblement national et La France Insoumise sont quasiment en ordre de marche, le grand flou règne du côté des partis de gouvernement, tant sur le candidat, les programmes que sur le mode de désignation. Un grand flou sur un grand vide.OÙ VA LA « DOCTRINE DONROE » ?Avec l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, à l'aube du 3 janvier, Donald Trump entend désormais régir l'ensemble du continent américain et avoir la main sur l'« hémisphère occidental », mis au service de la prospérité et la sécurité des États-Unis. Des élections au Vénézuéla ne semblent à ce stade pas à l'ordre du jour : « nous attachons de l'importance à la démocratie. Mais ce qui nous importe avant tout, c'est la sécurité, le bien-être et la prospérité des États-Unis », a précisé le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Les États-Unis réactivent ainsi la doctrine Monroe de 1823 selon laquelle l'hémisphère occidental devait être la chasse gardée exclusive de Washington.La Stratégie nationale de sécurité des États-Unis publiée en novembre dernier se réfère explicitement à ce précédent, tandis que la presse américaine l'a déjà baptisée « doctrine Donroe », condensé de Donald et Monroe. Les autres pays de la région, qu'ils soient amis comme le Mexique ou ennemis comme Cuba, ont été mis en garde : ils devront coopérer avec les Etats-Unis ou en subir les conséquences. Les gouvernements latino-américains de gauche, comme celui du Brésil, se sont déclarés particulièrement alarmés par la violation de la Charte des Nations unies. Ceux de droite, comme celui d'Argentine se sont montrés plus favorables. Ceux d'autres régions du monde, notamment en Europe, ont plaidé en faveur de la stabilité.Sur la « liste des envies » de Trump figurent également le Canada, le canal de Panama, et le Groenland. Dès le lendemain de l'enlèvement du président vénézuélien, Donald Trump est revenu sur l'idée d'annexer le Groenland, jugeant qu'il « nous le faut absolument, pour des raisons de sécurité nationale ». Cette sortie a déclenché de nombreuses protestations des Européens. La Première ministre danoise en a été réduite à invoquer l'article 5 de l'Otan pour protéger le royaume contre … le leader de l'Otan. Les Européens semblent pris au dépourvu par l'accélération des événements. La doctrine Donroe marque le retour explicite d'un monde où l'appartenance à une sphère d'influence l'emporte sur la souveraineté. Une sphère d'influence américaine extensible bien au-delà du continent américain : en mars 2025 Donald Trump avait ordonné une campagne de frappes contre les rebelles Houthi au Yémen, en juin contre les installations nucléaires iraniennes et en décembre au Nigéria contre des militants du groupe Etat islamique. Le président américain menace de nouveau d'intervenir en Iran si la répression des manifestations se poursuit. Il confiait vendredi au New York Times, « je n'ai pas besoin du droit international » assurant que sa « moralité » est son unique limite pour agir dans le monde.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
"Ce n'est pas parce que l'école est sérieuse, qu'elle ne peut pas être faite dans la joie et la légèreté."Dans cet épisode, je pars à la rencontre d'Anna Gourdikian, enseignante passionnée et directrice d'école, pour explorer les enjeux, défis et joies du monde de l'école primaire aujourd'hui. Entre crise du modèle traditionnel et aspirations à plus de liberté pédagogique, elle partage sa vision optimiste, engagée et profondément humaine du métier.Anna est connue sur Instagram sous le compte "La vie d'enseignante", suivie par une vaste communauté séduite par son énergie et sa pédagogie créative. Professeure des écoles auprès de CE1-CE2, directrice d'école et désormais autrice jeunesse ("Les mondes d'Ely" chez Eyrolles Jeunesse), elle incarne le renouveau d'une Éducation nationale en quête de sens. Anna intervient régulièrement dans les médias et souhaite plus que tout transmettre la joie et la confiance dans la classe.Au fil de l'interview, vous découvrirez :✅Comment garder la joie de vivre au cœur d'un métier aussi exigeant✅Son approche des pédagogies actives et l'équilibre entre liberté et cadre✅Sa gestion quotidienne sans système de récompense ou punitions arbitraires✅L'importance du lien avec les parents et les luttes communes pour un système plus juste✅Les défis du rythme scolaire et la chronobiologie des enfantsCet épisode est une plongée au cœur de l'école d'aujourd'hui, rythmée par des exemples concrets, des outils pour renforcer le climat de classe, cultiver l'enthousiasme, et faire évoluer la relation famille/école.Au programme :(03:19) Ce qui donne du sens et de la joie au métier d'enseignant(04:10) Parcours atypique : de la communication à l'enseignement, trouver sa vocation(07:12) L'importance de se former, de déconstruire et de réfléchir à sa posture face aux enfants(08:20) Sortir des visions binaires sur l'enfance(10:01) Comment les pédagogies actives telles que Montessori sont l'opposées du laxisme(14:42) Gérer la discipline et la réparation plutôt que la punition(17:02) Une journée type dans la classe d'Anna(25:27) Retrouver la confiance et la relation parents-enseignants pour le bien-être des élèves(29:05) Le débat sur les rythmes scolaires, et les vrais enjeux pour l'école(31:30) Devenir directrice, autrice jeunesse, et porter un nouveau regard sur l'écoleRessources citées :Compte instagram d'Anna : @laviedenseignanteLivre "Les mondes d'Ely", Eyrolles JeunesseUn épisode profondément ressourçant qui redonne foi en l'école, à travers les yeux et la voix d'une professeure engagée qui, chaque jour, façonne avec ses élèves les adultes de demain.
Cadre dans le BTP, l'alcool s'est progressivement installé dans la vie de Laurence au fil des années et des événements professionnels jusqu'à devenir une véritable addiction. À 48 ans, elle fait un coma éthylique lors d'une soirée d'entreprise... Un choc qui marque le début de sa reconstruction. Diagnostiquée alcoolique, elle entame alors un parcours de soins et change radicalement de vie. Sobre depuis plus de 15 ans et à l'initiative du Dry January (Mois sans alcool) en France, elle est aujourd'hui patiente experte en addictologie et a fondé l'association 'Janvier Sobre' pour accompagner et informer. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tu veux créer une offre freelance rentable en 2026 et arrêter de dépendre de ton TJM ?Dès le 9 janvier, on démarre le sprint ByeByeTJM dans l'Incubateur Solopreneur : 5 semaines pour créer ton offre signature, la packager, écrire ta page de vente et bâtir un plan de lancement pour la vendre.
durée : 00:58:08 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Dans "La Joie ennemie", Kaouther Adimi entremêle le récit de son enfance en Algérie pendant la décennie noire et le parcours de la peintre algérienne Baya, dont l'œuvre lumineuse et colorée a permis à l'écrivaine de sortir de sa “grande nuit”. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Kaouther Adimi écrivaine franco-algérienne
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Dans ce 50ème épisode des Tontons Golfeurs, on se retrouve pour parler d'une période que tous les golfeurs connaissent et redoutent parfois : l'hiver.Le froid, l'humidité, les parcours gras, les zones d'entraînement moins qualitatives, les balles qui ne roulent pas, etc… autant de conditions qui mettent la patience et la technique à l'épreuve. Mais plutôt que de voir cette periode de l'année comme un frein, on vous propose de transformer ça en une vraie opportunité de progresser et sortir plus fort de l'hiverMerci à nos fidèles partenaires:
Série Routines & Rituels : “Une santé mentale au top !” avec le Pr Pierre Philip, psychiatre et expert international du sommeil. Comment faire la différence entre brouillard mental, somnolence, surmenage ou début de dépression ? Pourquoi notre cerveau sature-t-il parfois, même quand le corps semble tenir le coup ? Et surtout, comment retrouver de la netteté mentale dans un quotidien surchargé ? Le psychiatre Pierre Philip partage avec nous des clés concrètes, des gestes simples et des rituels efficaces pour redonner de la clarté à notre esprit et préserver notre énergie cognitive.Bienvenue dans la série de [ROUTINES & RITUELS] avec le Pr Pierre Philip. Pendant 4 semaines, le Pr Pierre Philip et Anne Ghesquière explorent, chaque vendredi, des conseils concrets et des routines simples pour nourrir et protéger sa santé mentale. Ils abordent le sommeil, l'alimentation, le stress, les écrans, les thérapies, le brouillard mental… autant de thèmes essentiels pour retrouver clarté, énergie et équilibre au quotidien. Il est l'auteur des best-sellers : Antidéprime et Réapprendre à dormir (Albin Michel).ATTENTION : ces informations ne remplacent en aucun cas une consultation chez le médecin.Une citation avec le Pr Pierre Philip : "Un des déterminants majeurs de la clarté mentale, c'est la distance par rapport à la gestion des événements."À réécouter :Sommeil & santé mentale : insomnie, heures de sommeil, se coucher avant minuit ?La guérison mentale passe par le corpsComment bien muscler sa santé mentale ?Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook & TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcast / Spotify / Deezer / CastBox / YoutubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec le Pr Pierre Philip : 00:00Introduction03:10Définition du brouillard mental09:20Quand s'inquiéter ?11:38Brouillard mental et covid long12:41Que faire en cas de brouillard mental ?15:54Le handicap : un curseur16:50L'importance de s'écouter19:04Déterminants de la clarté mentale21:40Le multitasking : un danger ?26:22L'impact des bouleversements hormonaux29:20Les bienfaits de la psychonutrition30:56Qui consulter ?Avant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:05:01 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - Utilisée comme une catégorie fourre-tout, l'hystérie s'est imposée dans un cadre médical marqué par des représentations sexistes. Si le diagnostic a disparu des classifications médicales, cet héritage continue de peser sur la reconnaissance des troubles neurologiques fonctionnels. - invités : Béatrice Garcin Neurologue à l'hôpital Avicenne à Bobigny, chercheuse à l'ICM et professeur de neurologie à l'Université Sorbonne Paris Nord
Denis Castin est l'invité de ce nouvel épisode de Mon Podcast Immo. Au micro de Baptiste Julien Blandet, le délégué général de Toit à Moi alerte : le sans-abrisme reste une urgence sociale majeure en France.Aujourd'hui, plus de 300 000 personnes vivent sans domicile. Face à cette réalité, Toit à Moi défend une méthode éprouvée depuis plus de 15 ans : le « logement d'abord tremplin ». Le principe est clair : offrir un logement stable en priorité, puis un accompagnement social de long terme pour permettre une reconstruction durable.« Loger une personne sans accompagnement, ça ne suffit pas », martèle Denis Castin. Présente dans 20 villes, l'association a déjà acquis plus d'une centaine de logements via une foncière solidaire, soutenue par des citoyens, des entreprises et des collectivités.À l'occasion du RENT et du gala de la PropTech, Toit à Moi a été mise en lumière par les acteurs de l'immobilier. Pour Denis Castin, le message est sans détour : « Les professionnels ont une partie de la solution entre les mains ». Promoteurs, agences et investisseurs peuvent agir, en intégrant des logements solidaires au cœur même de leurs projets.Un échange sans langue de bois sur l'immobilier, la responsabilité collective et la nécessité de changer d'échelle.
Anissa Ali (la_freudzone sur Instagram), thérapeute conjugale et familiale, a écrit le livre "Dating, la grande illusion. Sortir de la spirale des rencontres superficielles et créer de vraies relations" (éditions Le Courrier du Livre / Tredaniel). Je lui ai proposé un cadre inédit pour l'enregistrement car elle vit dans la région : la plage Saint-Clair. Vous aurez donc la joie d'entendre les vagues tout au long de nos échanges. C'est mon cadeau pour les fêtes ! Dans cet épisode, Anissa propose des solutions pour sortir de la dating fatigue, en se posant les bonnes questions, avec des exercices pratiques à retrouver dans son livre. Pour les personnes non concernées par le sujet des rencontres (définitivement ou temporairement), on fait le point aussi sur la qualité de nos relations amicales. Retenez bien cette phrase (p.229), à 20'36 dans l'épisode "la durée d'une relation ne détermine pas sa qualité, aussi faites des check-in (vérifications) fréquents sur vos amitiés." "Si vous êtes entouré.e de gens qui incarnent des valeurs fortes et authentiques (...), vous aspirerez à des relations plus sincères, équilibrées et profondes (...) cela influencera aussi vos postures dans le couple." Pour avoir appliqué ces conseils, je vous confirme que ça marche, c'est un soulagement.Votre temps est précieux ! Bonne écoute ! Retrouvez Anissa Ali sur les réseaux sociauxhttps://www.instagram.com/la_freudzone En librairies : https://www.editions-tredaniel.com/dating-la-grande-illusion-p-12258.html https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782702929759-dating-la-grande-illusion-anissa-ali/ Références citées dans l'épisode ou en bonus (à suivre) AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service clients n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez une dépense inutile. Episode enregistré en octobre 2025, sur la plage Saint-Clair (au Lavandou, Var, Provence-Alpes-Côte d'Azur), photos disponibles sur leur compte Instagram https://www.instagram.com/lelavandoutourismePrise de son, montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Nouveau générique ! Vous l'avez reconnu ? C'est le générique de la série mythique des années 90 "Code Quantum" avec Scott Bakula. J'adore cette série, féministe, inclusive. Dédicace à Richard Gaitet (Arte Radio), auteur, fan inconditionnel aussi de cette série.Virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud
Sur la commune de Laroque, à 40km au nord de Montpellier, l'Hérault est déjà sorti de son lit ce week-end, avant d'atteindre les 8,34 mètres dans la nuit de dimanche à lundi, inondant des routes, des vignobles, mais aussi les commerces de Blanche et Matthieu.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invitée :-Sonya Zadig, psychanalyste et auteure de Les enfants perdus de la République aux éditions Fayard Débatteurs du soir :-Charlotte d'Ornellas, journaliste au JDD-Antoine Fenech, journaliste et chroniqueurHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque jour, en quelques minutes, un résumé de l'actualité culturelle. Rapide, facile, accessible.Notre compte InstagramDES LIENS POUR EN SAVOIR PLUSNETFLIX WARNER : IGN France, Franceinfo, France 24, Notre podcastMUSÉE DU LOUVRE : Le Monde, LibérationLA FRANCE A UN INCROYABLE TALENT : Le HuffPost, Télé-LoisirsROB REINER : RTL, BFM TVLILY ALLEN : Franceinfo, Rolling StoneINSTAGRAM : Numérama, Instagram (communiqué)Écriture : Enzo BruillotIncarnation : Blanche Vathonne Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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durée : 00:38:26 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - La liquidation de Brandt marque un tournant symbolique et illustre une tendance alarmante : depuis septembre 2024, 165 sites industriels sont menacés de fermeture en France, soit plus de 10 000 emplois directs en danger. Comment l'industrie française fait-elle face à la concurrence internationale ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Arnaud Montebourg Entrepreneur, ancien Ministre de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique; Antoine Foucher président du cabinet Quintet, spécialiste des questions sociales, ancien directeur de cabinet de la ministre du Travail de 2017 à 2020, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus, (L'Aube, 2024) ; Anne-Sophie Alsif Économiste française
Dans cet épisode du format Le Déclic, Jenny Chammas, mastercoach certifiée et fondatrice de Coachappy, explore un enjeu central pour de nombreuses femmes leaders : la charge et surcharge mentale. Cette charge mentale, qui se glisse partout – dans la vie pro, la vie perso, la parentalité, l'organisation – finit par créer un état de surcharge mentale permanent où l'on fonctionne en mode pilote automatique, sans pause, sans respiration, sans espace pour soi. À travers le parcours de Sophie, 44 ans, cheffe de projets et mère d'une adolescente, Jenny montre comment la charge et surcharge mentale peut s'installer sans bruit mais avec une intensité qui épuise, fragilise et déconnecte.Sophie gère tout, tout le temps. Au travail, elle anticipe, porte, organise, absorbe. À la maison, elle continue sur le même mode : repas, devoirs, rendez-vous, logistique, préoccupations… Son corps est là, mais son esprit reste en vigilance permanente. Elle ne sait plus lâcher prise, et c'est exactement ça le cœur du problème : la surcharge mentale devient un mode de fonctionnement automatique dont on ne sait plus sortir.Ce que vous saurez faire après écoute :– Identifier les premiers signes de la surcharge mentale avant qu'elle ne devienne une surcharge.– Comprendre comment le mode pilote automatique s'installe et pourquoi il devient si difficile à interrompre.– Repérer les pensées typiques du control freak qui alimentent la surresponsabilisation.– Apprendre à lacher prise sans perdre en crédibilité ni en performance.– Recréer de l'espace mental et émotionnel pour vous reconnecter à vous-même et retrouver de l'élan.À travers cette séance de coaching immersive, Jenny montre comment un fonctionnement basé sur la performance, le devoir et la maîtrise peut finir par masquer un épuisement intérieur. Le plus dangereux n'est pas d'en faire trop : c'est de ne plus avoir accès à soi. De rester en action sans jamais repasser en présence. De ne plus savoir quand on est fatiguée, ni ce dont on a besoin.Le déclic pour Sophie a été de comprendre que la charge mentale n'est pas une fatalité, mais un système que l'on peut réapprendre à réguler. En ajoutant des transitions entre les rôles, en desserrant les attentes perfectionnistes, en redonnant de la souplesse au quotidien et en s'autorisant des espaces pour soi – même petits – elle a retrouvé du souffle, plus de disponibilité émotionnelle, et une capacité à répondre plutôt qu'à réagir.Cet épisode vous montre que sortir du mode “gestion permanente” ne demande pas de tout changer, mais de changer la manière dont vous vous relatez à vos responsabilités. Le vrai pouvoir ne réside pas dans le contrôle, mais dans la capacité à vous écouter, vous réguler et choisir ce qui compte vraiment.Pour être accompagnée, découvrez le programme Sensées, pensé pour soutenir les femmes leaders dans toutes les dimensions de leur vie : Cliquez ici pour en savoir plus.****Rejoignez la newsletter Sensées : elle vous donne accès à un concentré de coaching, d'inspiration et à un workshop offert chaque mois. Inscrivez-vous gratuitement en cliquant ici. Tout comme sur le podcast Sensées, on y parle de leadership, d'ambition, de confiance en soi, de motivation, de carrière, d'outils de développement personnel, de management, de prise de poste, de prise de parole, et. : bref, de tout ce qui concerne le quotidien des femmes ambitieuses.***Sensées, c'est aussi un programme de coaching pour les femmes dirigeantes, top managers et entrepreneures. Au sein du programme Sensées, vous êtes accompagnée en petit groupe ET en individuel dans votre croissance professionnelle. Vous êtes aussi formée et mentorée pour incarner pleinement votre leadership, avec les maîtres mots sérénité, plaisir, hauteur et impact. Intéressée ? Cliquez ici pour en savoir plus.**Notre guide "10 leviers essentiels pour les décideuses" est un véritable concentré d'outils de coaching et de mentoring, les mêmes que nous utilisons dans le programme Sensées. Il est conçu pour toutes les directrices, dirigeantes et entrepreneures qui sont fatiguées de porter seules les responsabilités. Si vous avez l'impression que votre quotidien vous échappe petit à petit, ce guide est fait pour vous. Cliquez ici pour obtenir votre exemplaire offert !*Vous représentez une entreprise et souhaitez développer le leadership de vos talents féminins ? : cliquez ici.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce lundi 15 décembre, les solutions possibles face à la crise agricole que traverse la France et le vote sur l'accord UE-Mercosur ont été abordés par Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation et Arguments, Christian Poyau, co-fondateur et PDG de Micropole, et Patrick Artus, économiste et conseiller économique de la société de gestion Ossiam, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 12 décembre 2025.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA SÉCURITÉ SOCIALE A 80 ANSNé en 1945 dans l'élan du Conseil national de la Résistance, l'État-providence français avait une ambition fondatrice : protéger chacun contre les grands risques de la vie. Il commence par la création de la Sécurité sociale et du régime de retraite par répartition, à une époque où 5 actifs soutenaient un retraité (contre 1,7 aujourd'hui). Les décennies suivantes ont vu un élargissement progressif du socle, au-delà de la seule logique assurantielle. Quatre-vingts ans plus tard, la Sécurité sociale n'a pas perdu l'amour des Français, ni, à leurs yeux, son attribut le plus précieux : l'universalité. Près de 80 % la considèrent comme la meilleure au monde et 85 % jugent impératif de maintenir une couverture universelle, sans distinction de revenus, selon un sondage Ifop de mars 2025. Mais elle traverse aujourd'hui une nouvelle crise grave. Le déficit record de l'assurance-maladie prévu cette année - 23 milliards en 2025 (contre 17,2 milliards en 2024) - interroge sur la capacité du système à perdurer. Et la pression démographique menace de le faire dériver encore plus, tandis que le vieillissement démographique déséquilibre autant le système de santé que celui des retraites en déficit elles de 6,6 milliards d'euros pour cette année. Un vieillissement à prendre d'autant plus en compte que les dépenses de santé augmentent exponentiellement avec l'âge. D'après la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, en 2021, la dépense annuelle moyenne a été de 1.114 euros pour les moins de 20 ans, 1.632 euros pour les 21-40 ans, 2.717 euros pour les 41-60 ans, 4.498 euros pour les 61-70 ans, 6.291 euros pour les 71-80 ans et 8.529 euros pour les plus de 80 ans. De fait, les plus de 60 ans concentrent plus de 50 % de la dépense totale, alors qu'ils représentent 28 % de la population.Dans un rapport publié le 3 novembre, la Cour des comptes a mis en garde contre les effets budgétaires du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité. « Premier poste de dépenses de la protection sociale, les pensions de vieillesse et de survie représentaient en effet 353 milliards d'euros en 2023, soit 13,4 % du PIB »,signale le rapport. La Cour souligne que le poids de la démographie sur les finances publiques va aller croissant, et invite à repenser « la vision collective » du vieillissement et de l'âge du départ à la retraite. Pour mémoire, au début des années 1980, la dette ne finançait qu'1 % de la dépense sociale ; elle en finance désormais 10 %.Mardi, à une courte majorité - 247 voix contre 234 (et 93 abstentions) - les députés ont validé le Projet de loi de financement de la sécurité sociale. Il prévoit notamment la suspension de la réforme des retraites, la hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine et la hausse de 3 % des dépenses de santé. Résultat : malgré les concessions accordées aux oppositions, le déficit de la Sécurité sociale devrait rester sous les 20Mds€ en 2026. Après un passage par le Sénat, le texte devrait revenir au Palais-Bourbon mardi prochain pour un ultime vote.L'AFRIQUE : DE JUNTE EN JUNTEEn cinq ans, le Sahel a complètement changé. Les coups d'État militaires d'abord présentés comme des réponses temporaires à la crise sécuritaire, semblent installer durablement des régimes autoritaires. Au-delà du rejet commun de la présence française, ces nouveaux pouvoirs militaires peinent à formuler un véritable projet et surtout à endiguer une vague djihadiste de plus en plus meurtrière. La région est désormais secouée par des crises répétées qui ignorent les frontières nationales. Cette vague de coups d'État et de prises de pouvoir militaires a créé un paysage politique instable dans plusieurs régions. En novembre 2025, sept pays étaient dirigés par des juntes militaires, chacuneavec sa propre trajectoire, sa justification et ses tensions politiques propres.Au Mali, le retour à un régime militaire a commencé par deux coups d'État en moins d'un an, le premier en août 2020, suivi d'un autre en mai 2021. Le Burkina Faso a connu deux coups d'État militaires en 2022. L'ordre politique du Niger s'est effondré en juillet 2023. En mars 2025, la junte a adopté une charte de transition fixant un délai de cinq ans pour le retour à un régime constitutionnel. La Guinée a basculé dans un régime militaire en septembre 2021. La junte s'était initialement engagée à une transition structurée, mais le calendrier a été sans cesse repoussé. Au Soudan l'armée a pris le contrôle en octobre 2021, faisant dérailler un fragile accord de partage du pouvoir entre civils et militaires. En avril 2023, le pays a sombré dans une guerre civile brutale entre les forces armées soudanaises et les forces paramilitaires de soutien rapide. En octobre 2025, Madagascar a rejoint la liste des pays africains sous régime militaire. En Guinée-Bissau, le coup d'État qui a renversé le 26 novembre le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu les élections en cours est le dixième putsch en Afrique depuis 2020. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La junte promet une transition d'un an. Les Bissau-Guinéens n'y croient plus vraiment. Dans un pays où chaque cycle électoral finit dans les casernes, la démocratie semble condamnée à ne jamais dépasser le stade de l'intention. Le Bénin, longtemps considéré comme une exception démocratique et qui n'avait plus connu de tels soubresauts depuis 1972, vient de rejoindre le club des pays touché par l'épidémie de putschs. Dimanche dernier, il s'en est fallu de peu que le pays ne rejoigne la longue liste des pays africains ayant connu un coup d'État militaire ces cinq dernières années. Le coup d'État a été mis en échec.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Briser les schémas amoureux qui nous font souffrir, c'est possible. Et on t'explique comment avec 3 cas très concrets : personnes indisponibles, dépendance affective, poser ses limites.Avec Sandy Kaufmann, thérapeute spsycho-corporelle, on plonge dans les mécanismes inconscients qui nous poussent à revivre, encore et encore, les mêmes histoires amoureuses dysfonctionnelles.Pourquoi est-on attiré par des personnes indisponibles ?Pourquoi donne-t-on tout trop vite, au point de s'oublier ?Pourquoi est-ce si difficile de poser ses limites ou d'exprimer ses besoins ?On explore les blessures affectives héritées de l'enfance, les dynamiques d'attachement, les réflexes de fuite ou de suradaptation.Mais surtout, on t'aide à en sortir avec des outils concrets et des pistes d'actions claires.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la dépendance affective, ce besoin permanent de recevoir l'approbation d'une ou plusieurs personnes, d'attendre ce jugement pour prendre des décisions, demander une forte présence de l'autre et se sentir fragilisé en cas contraire. Comment reconnaitre la dépendance affective ? Comment et pourquoi s'immisce-t-elle dans nos relations ? Comment en sortir et retrouver une relation saine ? Créer des liens, de l'attachement, est un processus naturel chez l'être humain, qui se produit dès la naissance, et même pour le bébé à naître, au cours de la grossesse. Pour certaines personnes, au lieu de sécuriser et d'épanouir, le lien qui se tisse avec l'autre est douloureux, ultrasensible. On peut alors penser à la dépendance affective : la peur d'être abandonné, d'être critiqué, un besoin d'affection quasi-insatiable ; cette demande peut se révéler étouffante pour soi, comme pour les autres… Trouble de l'attachement Cette dépendance affective est un trouble de l'attachement qui fait mal, génère parfois un sentiment d'angoisse, fragilise et peut déboucher sur certaines réactions inappropriées. Vouloir s'en défaire, peut-être le fait de la personne dépendante, qui cherche à se retrouver, comme de l'entourage. Identifier ses besoins pour se retrouver Cette quête de la réappropriation de soi passe par un questionnement : sur l'origine de cette dépendance, une réflexion sur l'enfance ou certaines relations sensibles et ce que pourrait révéler ce besoin forcené de l'autre et de son approbation : un sentiment d'abandon, de négligence, des ruptures douloureuses, une faible estime de soi ? Sortir de la dépendance affective, c'est apprendre à redéfinir le lien et à se poser des limites, surtout si le sujet de la dépendance cultive cette interaction toxique, qui peut dans certains cas se transformer en emprise. Et cela peut passer par le recours à un professionnel en santé mentale Avec : Nawal Uariachi, psychologue clinicienne et psychothérapeute pour enfants, adolescents et adultes à Dakar. Membre de l'association des psychologues du Sénégal La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Floby – Viima Looda ► Soraia Ramos, Zara Williams – GBB.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la dépendance affective, ce besoin permanent de recevoir l'approbation d'une ou plusieurs personnes, d'attendre ce jugement pour prendre des décisions, demander une forte présence de l'autre et se sentir fragilisé en cas contraire. Comment reconnaitre la dépendance affective ? Comment et pourquoi s'immisce-t-elle dans nos relations ? Comment en sortir et retrouver une relation saine ? Créer des liens, de l'attachement, est un processus naturel chez l'être humain, qui se produit dès la naissance, et même pour le bébé à naître, au cours de la grossesse. Pour certaines personnes, au lieu de sécuriser et d'épanouir, le lien qui se tisse avec l'autre est douloureux, ultrasensible. On peut alors penser à la dépendance affective : la peur d'être abandonné, d'être critiqué, un besoin d'affection quasi-insatiable ; cette demande peut se révéler étouffante pour soi, comme pour les autres… Trouble de l'attachement Cette dépendance affective est un trouble de l'attachement qui fait mal, génère parfois un sentiment d'angoisse, fragilise et peut déboucher sur certaines réactions inappropriées. Vouloir s'en défaire, peut-être le fait de la personne dépendante, qui cherche à se retrouver, comme de l'entourage. Identifier ses besoins pour se retrouver Cette quête de la réappropriation de soi passe par un questionnement : sur l'origine de cette dépendance, une réflexion sur l'enfance ou certaines relations sensibles et ce que pourrait révéler ce besoin forcené de l'autre et de son approbation : un sentiment d'abandon, de négligence, des ruptures douloureuses, une faible estime de soi ? Sortir de la dépendance affective, c'est apprendre à redéfinir le lien et à se poser des limites, surtout si le sujet de la dépendance cultive cette interaction toxique, qui peut dans certains cas se transformer en emprise. Et cela peut passer par le recours à un professionnel en santé mentale Avec : Nawal Uariachi, psychologue clinicienne et psychothérapeute pour enfants, adolescents et adultes à Dakar. Membre de l'association des psychologues du Sénégal La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Floby – Viima Looda ► Soraia Ramos, Zara Williams – GBB.
Auditeur : Self made man, la passion et la détermination ont permis à Jean-Marc de s'en sortirHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 7 décembre 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Et tout porte à croire qu'avec les droits de douane de Trump, qui ferment en grande partie la porte du marché américain aux exportations de l'empire du Milieu, ce phénomène est appelé à s'amplifier et à durer. Cela traduit l'impressionnante montée en puissance de la Chine dans un grand nombre de technologies, notamment dans les industries vertes, sur lesquelles l'Europe se retrouve désormais, dans un renversement du rapport de force, en position de demandeur. Face à la Chine, sur le plan économique et commercial, l'Europe n'est plus naïve : elle filtre les investissements ; applique des droits de douane sur les biens bénéficiant de subventions à la production, comme les voitures électriques ; travaille à desserrer l'étau de sa dépendance en ressources de base, comme les terres rares et les aimants permanents ; elle prend des mesures commerciales fortes, comme les quotas qui s'appliqueront pour l'acier et l'inox au 1er janvier prochain. Elle se convertit à l'idée, très française, de préférence européenne notamment pour les achats publics. Début décembre, le commissaire Stéphane Séjourné a porté à Bruxelles un texte pour conditionner les investissements en Europe à des transferts de technologie. Ces mesures révèlent un changement de logiciel de la Commission européenne, dans un rapport de force de plus en plus tendu avec Pékin. La prise de conscience des vulnérabilités stratégiques européennes gagne des pays pour qui le libre-échange était auparavant l'alpha et l'oméga, comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou les Scandinaves.Pour sa quatrième visite d'État en Chine depuis 2017, du 3 au 5 décembre, Emmanuel Macron, qui était accompagné en 2023 par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a été bien seul face à Xi Jinping. Les Chinois sont aujourd'hui en position de force dans presque tous les domaines. Les contentieux entre la France et la Chine s'accumulent. L'Ukraine en est l'exemple le plus patent, à l'heure où Donald Trump cherche à précipiter un accord de paix, au risque de s'aligner sur les positions de Vladimir Poutine : bientôt quatre ans après l'invasion russe, Pékin n'a jamais faibli dans son soutien diplomatique et industriel à l'effort de guerre russe. Le numéro un chinois a opposé une fin de non-recevoir à la demande du chef de l'État français de faire pression sur la Russie. Le président français a également pressé son hôte sur le front économique, en quête d'un grand « rééquilibrage » avec là aussi une réponse fuyante de l'« usine du monde », qui déverse ses surcapacités industrielles aux quatre coins de la planète.LE BLOC CENTRAL S'EFFONDRE-T-IL ?Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale est revenu mardi en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Vendredi, les députés ont adopté son volet recettes pour 2026, par 166 voix pour et 140 contre. Paradoxalement, le gouvernement s'inquiète davantage des votes du bloc central (Renaissance, Modem, Horizons, et LR) que de ceux des oppositions. Or les députés du parti Horizons, présidé par Édouard Philippe, n'entendent pas voter pour ce texte qui « ne propose pas de réduction du déficit, repose sur de nouvelles mesures de fiscalité et ne propose pas de nouvelles mesures de réduction de dépenses », selon le patron du groupe à l'Assemblée Paul Christophe. Des gestes ont été faits, sur la Défense, ou le prix de l'électricité, mais ce coup de pression venant d'un parti qui compte trois ministres au sein du gouvernement Lecornu, est mal compris par ses partenaires. Une adoption du texte, le 9 décembre, serait un succès pour le Premier ministre, qui espère provoquer ensuite une dynamique favorable sur le projet de budget de l'État. Les incertitudes demeurent d'autant plus que l'amertume monte au sein du bloc central, après avoir dû concéder des mesures aux socialistes, dont la suspension de la réforme des retraites de 2023.À un an et demi du scrutin présidentiel, dans un bloc central affaibli par les divisions et avec l'impopularité du président sortant, aucun candidat « naturel » n'a pour l'heure émergé. Seul prétendant déclaré, l'ancien Premier ministre Edouard Philippe s'efforce de s'imposer comme le candidat de la droite et du centre et exclut de passer par une primaire. Après son appel à la démission du président de la République, un sondage est venu, depuis, ébranler son camp. Selon le dernier baromètre Odoxa publié le 25 novembre, pour la première fois au second tour, face à Édouard Philippe, Jordan Bardella recueillerait 53% des voix. Quoi qu'il en soit de la fiabilité d'un sondage de deuxième tour dont les sondeurs eux-mêmes soulignent la fragilité, en avril dernier, Édouard Philippe était donné vainqueur de Jordan Bardella au second tour, avec 54% contre 46%. Cette baisse dans les sondages affecte tout le bloc central, soulignent les philippistes, alors que les discussions budgétaires au Parlement s'enlisent. L'affaiblissement de l'ancienne majorité présidentielle dans les sondages serait selon eux le résultat d'une « succession de mauvais choix » d'Emmanuel Macron, lequel aurait « contaminé » les prétendants issus de son camp. « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés », résume l'eurodéputée Nathalie Loiseau, membre d'Horizons. Le patron du parti macroniste Gabriel Attal se réjouit en privé, de talonner le Havrais dans les sondages et croit de plus en plus pouvoir incarner l'espace central, dans l'esprit du « en même temps » de 2017, que réfute Édouard Philippe.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En fin de formation, Louis, Camille et Clarissa, des jeunes apprenti.e.s de Seedorf, s'apprêtent à quitter le centre pour entrer dans la vie active. Sortir du cocon de l'institution, un défi? À son arrivée, Clarissa se souvient d'avoir été une jeune fille maladivement timide, rongée par le doute. Trois ans plus tard, elle parle, s'exprime, s'épanouit. Pour réellement prendre son envol, il lui reste à s'affirmer, notamment vis-à-vis de ses parents. Reportage d'Alexandre Lachavanne Réalisation: Rodolphe Bauchau Production: Laurence Difélix
En Côte d'Ivoire, en 2023, le ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant a identifié plus de 16 300 enfants vivant dans la rue dans une dizaine de villes ivoiriennes, dont Abidjan. Ils dorment sur les trottoirs, survivent de petits boulots ou de mendicité… Des enfants livrés à eux-mêmes et exposés à la violence et aux abus. Mais depuis peu, les choses changent. Grâce au Programme pour la protection des enfants et adolescents vulnérables, des équipes sillonnent les quartiers pour leur tendre la main. Entre missions de rue, écoute et réinsertion, ces acteurs sociaux tentent de redonner une chance à ces enfants oubliés. De notre correspondant à Abidjan, Ce matin-là, des agents du Programme pour la protection des enfants et adolescents vulnérables arpentent les rues d'Abidjan. À bord de leurs véhicules, ils avancent prudemment, scrutent les trottoirs, les marchés, les dessous de ponts et les feux tricolores. Leur mission : repérer les enfants livrés à la rue. Parmi eux, Seaty Ebert, conseiller d'éducation. « Ce sont les mineurs qui sont recherchés. Celles qui vendent l'eau, qui ont l'âge d'aller à l'école et qui sont dans la rue. Et puis au niveau des jeunes garçons, ceux qui sont entre les véhicules en train d'essuyer les pare-brise. À vue d'œil, on les reconnaît », explique-t-il. Prise en charge des enfants au centre d'écoute et d'orientation du programme Quelques minutes plus tard, deux fillettes en train de mendier, un petit vendeur de chips, et un garçon fiévreux couché à même le sol sont identifiés. Embarqués dans le véhicule, les enfants se montrent d'abord méfiants. Ebert tente alors de les rassurer. « N'ayez pas peur, ne pleurez pas. On ne va pas vous faire du mal. C'est compris ! Votre place ce n'est pas dans les rues. » Direction Yopougon, au centre d'écoute et d'orientation du programme. Ici, les enfants mangent, reçoivent les premiers soins, puis sont suivis par des psychologues et des éducateurs. L'intérêt est de comprendre leur parcours, de recontacter les familles quand c'est possible, ou de préparer leur réinsertion. « Chaque enfant est un cas spécifique pour nous », précise Mamadou Touré, responsable dudit centre. « Si c'est un enfant qui a été déscolarisé, on a des écoles partenaires où on place l'enfant. Pour ceux dont l'âge excède 18 ans, on a des centres partenaires. On essaie de déceler le talent qui est le sien et on l'envoie vers cette formation. » Un réseau d'exploitation d'enfants découvert Le dispositif a permis de sortir plus de 4 000 enfants de la rue ces deux dernières années, assure le ministère ivoirien de la Femme, de la Famille et de l'Enfant. Mais les causes restent profondes : pauvreté familiale, violences domestiques, ruptures sociales. Pour certains enfants, revenir dans un cadre strict n'est pas une chose facile. Le sociologue Bini Koffi explique les résistances. « Un enfant qui s'est autonomisé dans la rue, qui a l'habitude d'agir seul et qui est libre de ses actions, si vous le remettez dans une situation familiale, que ce soit dans sa famille, ou dans un centre où il doit être orienté en terme de comportement, il est évident qu'il y aura un clash et il ne peut pas supporter. » Les maraudes ont aussi permis de mettre au jour un réseau d'exploitation d'enfants à des fins de mendicité, provenant de pays voisins. Fin 2023, 18 adultes ont été interpellés. Une enquête a été ouverte par le procureur de la République. Les enfants, eux, ont été confiés à leurs ambassades à Abidjan. À lire aussiCôte d'Ivoire: sortir de la rue
Sortir du fantasme pour aller voir ce qui se passe vraiment, c'est la promesse du gemba dans le lean.Et la réalité vraiment surprendre durement.Je l'ai appris douloureusement quand j'ai commencé en tant que manager de transition. Dans ce genre de contexte, il faut aller vite. Mais à faire confiance sans regarder ce qui se passait vraiment, j'ai parfois confondu vitesse et précipitation.Un poste qui met trop de temps à compiler, une dette titanesque pour un projet pas si compliqué, un client qui se retrouve perdu dans l'app.Pratiquer le gemba, c'est simplement d'aller voir ce qui se passe vraiment. Se mettre dans les chaussure de l'autre, le collaborateur, le client, pour comprendre ce qui se passe dans la vraie vie.C'est pas toujours agréable à vivre, mais tellement riche.Dans cet épisode, Marie Pia nous partage ses conseils pour bien s'y prendre.LK : https://www.linkedin.com/in/mariepiaignace/Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=YO5V3GAUxYsHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.
Les premières neiges de cet hiver en Ukraine ont un goût amer. L'armée ukrainienne a reculé de plus de 700 km2 au mois de novembre, selon un décompte de l'AFP, un record depuis un an. Alors que les perspectives d'une paix concrète semblent lointaines, de nombreux Ukrainiens veulent quitter le pays. Mais impossible de partir pour la plupart des hommes de plus de 25 ans mobilisables dans l'armée. Toutefois, partir est possible pour les adultes de 18 à 22 ans, grâce à une nouvelle loi signée fin août. Celle-ci crispe pourtant la population, plongée dans la guerre depuis bientôt quatre ans. De notre correspondant à Odessa, La société ukrainienne est très partagée sur la loi autorisant les 18-22 ans à quitter le territoire. Beaucoup comprennent ceux qui veulent partir, mais ils regrettent un certain manque de nationalisme en temps de guerre. Car les bras pourraient manquer plus tard à l'armée. « Moi, je trouve ça vraiment nul. Les hommes, c'est fait pour défendre leur pays, estime une habitante d'Odessa. Ils doivent protéger leurs femmes et leurs enfants. Ils doivent construire leur propre pays et pas un autre. Qu'ils restent seuls avec leur propre conscience ! En ce qui concerne cette loi, c'est du délire. Elle a été signée par nos dirigeants pour que leurs fils puissent partir. Pas pour ceux qui défendent l'Ukraine. » Misha fait partie de ceux qui veulent partir d'Ukraine. « Je n'ai absolument pas envie d'aller sur le front en ce moment, explique le jeune de 20 ans dans un café de la ville. Vous avez vu ce qui s'y passe ? Même ici, en ville, c'est très angoissant lors des bombardements et des alertes aériennes. Il n'y a pas longtemps, ma famille a même failli y passer lors d'un bombardement. Et c'est sans doute ça qui a renforcé mon désir absolu de partir. » « Commencer une nouvelle vie » « Quand j'ai vu que la loi [autorisant les jeunes de 18-22 ans à quitter le pays] allait entrer en vigueur, j'ai cru que c'était une blague, ou que le texte allait être immédiatement abrogé, poursuit Misha. Mais un mois plus tard, la loi était toujours là. Alors, j'ai compris que c'était ma chance de quitter ce pays. Et de commencer une nouvelle vie. » Dans la famille même de Micha, certains s'opposent à son départ, comme sa belle-mère. « Elle n'aime vraiment pas l'idée que je m'en aille, c'est une femme très patriotique, dit-il. Mais elle ne peut rien y faire, son avis et sa volonté n'ont aucune influence sur moi. Je lui dis que c'est ma vie, ma décision, que c'est moi seul qui décrète de ce que je veux faire. C'est mon choix à moi. » Misha, partira juste après les fêtes, les dernières qu'il passera en Ukraine, selon lui. À lire aussiUkraine: les 18-22 ans autorisés de nouveau à sortir du territoire relance le débat sur la mobilisation
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, professeure d'histoire-géographie, Laura Warton Martinez, sophrologue, et Yves Camdeborde, cuisinier, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:25:07 - Jean Guidoni, chanteur et parolier (1/5) - par : Laurent Valero - Jean Guidoni s'est éteint brutalement à 74 ans. En octobre dernier, il nous avait reçus chez lui, en Normandie, pour un portrait intime réalisé à l'occasion des Grands Entretiens. Au micro de Laurent Valéro, il revenait avec une grande sincérité sur son parcours, à la fois artistique et personnel. - réalisé par : Béatrice Trichet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
En France, les femmes représentent plus de la moitié des personnes migrantes. Pourtant, leurs parcours demeurent largement invisibles. Elles sont invisibles dans les statistiques et invisibles dans les récits. Cette invisibilité n'est pas anodine : elle influence les politiques d'accueil et occulte les réalités spécifiques de l'exil féminin – violences subies avant, pendant et parfois après le trajet, isolement, précarité, accès limité aux soins et au logement. Rendre visibles ces femmes, c'est reconnaître leurs droits et leurs besoins particuliers. C'est aussi interroger nos pratiques, nos représentations et les choix collectifs que nous faisons. Que signifie «sortir de l'ombre» pour celles qui vivent l'exil au féminin ? Et comment, concrètement, leur permettre de trouver leur place dans la société ? Avec : • Maëlle Lena, directrice du Plaidoyer International de France terre d'asile • Julia Dumont, journaliste spécialiste des questions de migration pour le média spécialisé infomigrants.net et FRANCE24. Le portrait d'une femme migrante par Raphaëlle Constant. Patricia Carolle Maneng's, 34 ans, est Camerounaise, doctorante en Relations internationales et militante féministe. En 2019, cette maman de 2 enfants a créé «Girls Empowerment for Leadership Association» pour lutter contre les violences sexuelles dans les conflits au Cameroun. Patricia est alors venue en France, en janvier 2024, dans le cadre du programme Initiative Marianne pour les défenseurs des droits de l'homme, un programme de 6 mois pour fédérer les acteurs engagés du monde entier. Mais cette visibilité et ses prises de position lui ont valu des menaces d'instances camerounaises. Alors d'un commun accord avec l'État français, il a été décidé pour sa sécurité qu'elle ne pouvait pas repartir au Cameroun. Grâce au programme Marianne, elle a été soutenue et accompagnée par les autorités françaises et les organisations de droits de l'homme pour obtenir le statut de réfugiée sous protection internationale. En deuxième partie d'émission et à l'occasion des 30 ans des clubs RFI, nous changerons de perspective pour parler de la place des femmes dans ces clubs à travers des témoignages et des initiatives qui favorisent leur expression et leur engagement. Avec : • Lovelie Stanley Numa, ancienne Présidente du Club RFI de Delmas en Haïti • Nicole Bahati, présidente du Club RFI de Bukavu en RDC. Programmation musicale : ► Chora – Pongo ► Shy Girl - Hollie Cook.
durée : 00:58:22 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - En Corée du Sud, les femmes sont confrontées au harcèlement de rue, pouvant aller jusqu'à des assassinats, mais aussi au harcèlement numérique (deepfakes et photos volées). Dix ans après l'affaire du "métro de Gangnam", les politiques de luttes contre les VSS ont pourtant du plomb dans l'aile. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Marion Gilbert Docteure en sociologie et chargée de cours en études coréennes à l'université Paris-cité; Nicolas Rocca journaliste, ancien correspondant à Séoul, aujourd'hui journaliste au service international de RFI; Yukiko Itoh doctorante en sociologie et en études de genre à l'INALCO et à l'université Panthéon-Assas
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 21 novembre 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Y A-T-IL EN FRANCE UNE GAUCHE DE GOUVERNEMENT ?Le 16 octobre, le choix du Parti socialiste de ne pas censurer Sébastien Lecornu a réinterrogé les alliances au sein du bloc non mélenchoniste. Ce vote a profondément divisé la gauche. Une partie de ce camp, incarnée par les socialistes, a décidé de jouer le jeu du compromis avec l'exécutif, obtenant la promesse d'une suspension de la réforme des retraites et un abandon du 49.3. Une victoire sur les retraites accueillie favorablement par la direction de la CFDT perçue comme un jalon dans le rétablissement de liens, aujourd'hui ténus, avec le mouvement social-réformateur. Pour L'historien Mathieu Fulla, ce choix de la non-censure par le Parti socialiste s'inscrit dans « une mémoire partisane qui associe socialisme et défense de la République ». Les socialistes considèrent qu'il vaut mieux faire des concessions, contre quelques victoires. Une autre partie de la gauche, celle emmenée par La France Insoumise mais composée d'une écrasante majorité des députés écologistes et communistes, n'a pas souhaité épargner le gouvernement et entend voter la censure. Les Insoumis, avec leur héritage de la gauche radicale, estiment que tout compromis est un « piège ».Dimanche dernier, à Pontoise dans le Val-d'Oise, l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve organisait un rassemblement, présenté comme « inédit », des « différentes composantes de la gauche réformiste », avec un casting qui ne manquait pas de présidentiables, à dix-huit mois de l'échéance. Outre le président du mouvement la Convention, fondé en 2022 après sa rupture avec le Parti socialiste, on comptait l'ancien président de la République François Hollande, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, et le député européen et coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann. Une étude publiée par l'IFOP pour L'Opinion et Sud Radio, le 30 septembre, sur le premier tour de l'élection présidentielle de 2027 donne pour la première fois, une longueur d'avance à Raphaël Glucksmann par rapport à Jean-Luc Mélenchon et, dans certains scénarios, place l'eurodéputé au second tour du scrutin face à l'extrême droite. Les participants de ce rassemblement de la gauche réformiste partagent un même refus obstiné de l'alliance avec La France Insoumise. Ici, la culture du compromis continue de tenir lieu de boussole, en opposition à ce qu'ils nomment la « gauche de l'outrance ».Quoiqu'invité au rassemblement de Pontoise, le premier secrétaire du PS a privilégié, la veille, une autre rencontre. Celle qui réunissait à Trappes dans les Yvelines la gauche dite « unitaire », qui prépare l'organisation d'une primaire afin de désigner un candidat commun en 2027 : PS, Écologistes, Génération.s, L'Après, parti de Clémentine Autain, et Debout, de François Ruffin, autour de l'ex-première ministrable du Nouveau Front populaire, Lucie Castets. Mais, d'une primaire, tous les participants au raout social-démocrate de dimanche n'en veulent pas. À dix-huit mois de la présidentielle, la gauche avance toujours en ordre dispersé.L'ALGÉRIE ET LA FRANCE : ENTENTE IMPOSSIBLE, RUPTURE IMPROBABLEEntre embellies et tensions, la relation entre la France et l'Algérie oscille sans cesse. Après une série de différends entre les deux pays, le 31 juillet 2024 allait marquer un tournant majeur : à la surprise générale, le président français est sorti de sa traditionnelle neutralité sur le dossier ultrasensible du Sahara occidental en reconnaissant la souveraineté marocaine sur ce territoire disputé par Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger. Ce revirement spectaculaire provoqua la colère de l'Algérie, qui rappela son ambassadeur et suspendit la coopération entre les deux pays, notamment en matière de politique migratoire, de sécurité et d'accords économiques. Ce fut le début d'une des crises diplomatiques les plus graves depuis l'indépendance en 1962.Après plus d'un an de cette crise émaillée par l'arrestation à Alger en novembre 2024 de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, gracié le 12 novembre dernier et de retour en France, le nouveau ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, multiplie les déclarations exprimant sa volonté de renouer « le dialogue » avec l'Algérie. Il se démarque ainsi de son prédécesseur, Bruno Retailleau et assume d'engager une politique de détente avec l'Algérie pour reprendre la coopération sécuritaire sur les questions de terrorisme et de narcotrafic. Il compte aussi sur Alger pour faciliter les expulsions d'Algériens en situation irrégulière.Le Premier ministre français a regretté le vote par l'Assemblée nationale, le 30 octobre, pour la première fois de la Vème République, d'un texte du Rassemblement national, en faveur de la dénonciation de l'accord franco-algérien de 1968 – qui régit les règles du séjour des Algériens en France. Sébastien Lecornu s'est toutefois dit favorable à une renégociation de l'accord, que deux rapports parlementaires de 2025 ont jugé trop favorable aux Algériens et ne se justifiant plus, soixante-trois ans après l'indépendance. Les immigrés algériens en France représentent la plus importante communauté immigrée dans le pays, avec près de 900.000 personnes.Si l'heure semble à la décrispation, cependant, l'historien Benjamin Stora estime que « la crise entre l'Algérie et la France a été très dure et très profonde. D'un côté comme de l'autre, elle va laisser des traces. » Il pointe les écueils qui demeurent : à commencer par l'incarcération du journaliste français Christophe Gleizes, arrêté en mai 2024 alors qu'il réalisait des reportages sur le football en Kabylie, mais aussi la position de Paris sur le Sahara-Occidental, la question des obligations de quitter le territoire français (OQTF), les questions sécuritaires dans le Sahel et les questions migratoires.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.