Des textes originaux et des adaptations de grandes ouvres littéraires du patrimoine mondial. Du lundi au vendredi de 20h30 à 21h.

durée : 00:25:02 - La Série fiction - Emma reconnut les lumières des maisons, qui rayonnaient de loin dans le brouillard. Alors sa situation, telle qu'un abîme, se représenta.

durée : 00:25:03 - La Série fiction - A partir de ce moment, l'existence d'Emma ne fut plus qu'un assemblage de mensonges, où elle enveloppait son amour comme dans des voiles, pour le cacher.

durée : 00:24:55 - La Série fiction - Emma enveloppait tout maintenant d'une telle indifférence, elle avait des paroles si affectueuses et des regards si hautains, des façons si diverses, que l'on ne distinguait plus l'égoïsme de la charité, ni la corruption de la vertu.

durée : 00:25:00 - La Série fiction - Jamais madame Bovary ne fut aussi belle qu'à cette époque ; elle avait cette indéfinissable beauté qui résulte de la joie, de l'enthousiasme et du succès.

durée : 00:24:58 - La Série fiction - Pendant tout l'hiver, trois ou quatre fois la semaine, à la nuit noire, Rodolphe arrivait dans le jardin. Emma s'échappait en retenant son haleine, souriante, palpitante, déshabillée.

durée : 00:24:40 - La Série fiction - Les fameux Comices arrivèrent ! Dès le matin de la solennité, tous les habitants s'entretenaient des préparatifs. Jamais il n'y avait eu pareil déploiement de pompe

durée : 00:24:32 - La Série fiction - Emma entendit sonner l'Angélus ; et ce fut sans en avoir conscience qu'elle s'achemina vers l'église, disposée à n'importe quelle dévotion, pourvu qu'elle y absorbât son âme et que l'existence entière y disparût.

durée : 00:24:59 - La Série fiction - C'était la quatrième fois qu'Emma couchait dans un endroit inconnu. Elle ne croyait pas que les choses pussent se représenter les mêmes à des places différentes, et, puisque la portion vécue avait été mauvaise, sans doute ce qui restait à consommer serait meilleur.

durée : 00:24:28 - La Série fiction - Deux jours après la noce, M. et Madame Charles arrivèrent à Tostes. Les voisins se mirent aux fenêtres pour voir la nouvelle femme de leur médecin.

durée : 00:24:47 - La Série fiction - Nous étions à l'Etude, quand le Proviseur entra, suivi d'un nouveau habillé en bourgeois. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans son travail

durée : 00:28:53 - La Série fiction - "À la sortie du palais de justice, je t'aperçois. Toi, ma mère, tu es là. Si frêle et menue, accoudée à l'une des barrières de sécurité qui encadrent la porte principale, tu plaisantes avec un vigile en fumant une cigarette. Comme si tu sortais de réunion ou d'un banal rendez-vous."

durée : 00:28:56 - La Série fiction - "Lorsque je reviens à Paris, je suis une femme célibataire attendant deux enfants d'un homme qui, en moins d'un mois, s'est littéralement volatilisé. Aujourd'hui, c'est l'échographie du sixième mois."

durée : 00:28:49 - La Série fiction - "Au début des années 1970, ma mère et ses camarades fondent leur propre mouvement, le MLF, Mouvement de libération des femmes. Elles en interdisent l'accès aux hommes et apprennent à contester en leur nom propre"

durée : 00:28:58 - La Série fiction - Le 13 mai 1968 débute la grève générale en France. Mon père n'y assistera pas. Il vient d'être hospitalisé d'urgence dans un état d'épuisement alarmant. J'ai toujours un serrement de cœur pour cet homme qui voit son destin basculer au moment même où le rêve de sa vie se réalise.

durée : 00:28:49 - La Série fiction - "L'avocate de ma mère et de E. réclame la suppression de 68 pages - pas 37 ni 43, ni 52, non : 68 ! Ce n'est qu'une fois devant le tribunal que je prends la mesure de l'aberration du nombre invoqué, ce chiffre aura décidément eu des conséquences incroyables dans ma vie."

durée : 00:25:01 - La Série fiction - Le dernier soupir du père Goriot devait être un soupir de joie. Ce soupir fut l'expression de toute sa vie, il se trompait encore.

durée : 00:25:01 - La Série fiction - Rastignac avait vu les trois grandes expressions de la société : l'Obéissance, la Lutte et la Révolte. Et il n'osait prendre parti. L'Obéissance était ennuyeuse, la Révolte impossible, et la Lutte incertaine.

durée : 00:24:59 - La Série fiction - Tout allait pâlir devant les péripéties de cette grande journée, de laquelle il serait éternellement question dans les conversations de madame Vauquer.

durée : 00:25:02 - La Série fiction - Les ministères ont leur obéissance passive, comme l'armée a la sienne : système qui étouffe la conscience, annihile un homme et finit, avec le temps, par l'adapter comme une vis ou un écrou à la machine gouvernementale.

durée : 00:25:01 - La Série fiction - Quand on connaît Paris, on ne croit à rien de ce qui s'y dit, et l'on ne dit rien de ce qui s'y fait.

durée : 00:25:01 - La Série fiction - Une chose digne de remarque est la puissance d'infusion que possèdent les sentiments. Quelque grossière que soit une créature, dès qu'elle exprime une affection forte et vraie, elle exhale un fluide particulier qui modifie la physionomie, anime le geste, colore la voix.

durée : 00:25:00 - La Série fiction - La jeunesse n'ose pas se regarder au miroir de la conscience quand elle verse du côté de l'injustice, tandis que l'âge mûr s'y est vu : là gît toute la différence entre ces deux phases de la vie.

durée : 00:25:02 - La Série fiction - Sachez-le bien, une femme aimante est encore plus ingénieuse à se créer des doutes qu'elle n'est habile à varier le plaisir.

durée : 00:25:01 - La Série fiction - Etre jeune, avoir soif du monde, avoir faim d'une femme, et voir s'ouvrir pour soi deux maisons !

durée : 00:24:54 - La Série fiction - La maison où s'exploite la pension bourgeoise appartient à madame Vauquer. Elle est située dans le bas de la rue Neuve Sainte-Geneviève. Les maisons y sont mornes, les murailles y sentent la prison. Nul quartier de Paris n'est plus horrible, ni, disons-le, plus inconnu.

durée : 00:28:44 - La Série fiction - "Vous obéissez au Grand Frère, je vous en félicite, mais cela ne suffit pas. Il faut l'aimer, à présent. Winston, je vous annonce une bonne nouvelle : vous êtes prêt à franchir la toute dernière étape. Elle consiste à trahir Julia et aimer le Grand Frère" - réalisation : Volodia Serre

durée : 00:28:48 - La Série fiction - "Nous n'éliminons pas l'hérétique parce qu'il nous résiste ; tant qu'il nous résiste, nous ne l'éliminons pas. Nous le convertissons : nous prenons dans nos filets son être intime, nous le remodelons. Avant de le tuer, si nous décidons de le tuer, nous faisons de lui l'un des nôtres." - réalisation : Volodia Serre

durée : 00:28:43 - La Série fiction - "Où veux-tu qu'on soit ? Tu reconnais les poutres, les dorures, le mobilier de style George Premier. On est au palais, dans la salle de bal… En vérité, je vais te dire, c'est beaucoup plus simple, on appelle ça un cachot. Enfin, peu importe le nom." - réalisation : Volodia Serre

durée : 00:28:42 - La Série fiction - "Nous vous voyons. Winston Smith, matricule 60 79. Julia Burton, matricule 55 13, levez-vous. Placez-vous au milieu de la pièce, en face du télécran. Mains croisées derrière la tête. Vous n'avez pas le droit de vous toucher. Vous êtes en état d'arrestation." - réalisation : Volodia Serre

durée : 00:28:47 - La Série fiction - "Il vous faudra aussi prendre connaissance du livre de Goldstein. Sa lecture fera de vous deux des membres à part entière de la Fraternité. Chacun de nous en apprend des chapitres par cœur. S'il venait à être détruit, nous pourrions le reconstituer mot à mot." - réalisation : Volodia Serre

durée : 00:28:43 - La Série fiction - "La Fraternité… Elle est comme Emmanuel Goldstein, dans un lieu imprécis. Son centre est partout et sa circonférence nulle part. On ne l'assigne en aucun lieu et on ne saurait désigner pour de bon aucun de ses membres." - réalisation : Volodia Serre

durée : 00:28:35 - La Série fiction - "La conversation avec O'Brien n'a pas duré plus de deux minutes. Je voudrais pouvoir la relever de mémoire afin d'étudier chacune de ses paroles. Quelle était sa véritable intention ? Me mettre en garde ?" - réalisation : Volodia Serre

durée : 00:28:46 - La Série fiction - "Nom : Burton. Prénom : Julia. Née le 21 juillet 1959. Taille : 168 centimètres. Poids : 55 kilos. Cheveux : bruns. Lieu de travail : ministère de la Vérité. Poste de travail : département des Romans. Membre de la Ligue de défense de la pureté de la jeunesse." - réalisation : Volodia Serre

durée : 00:28:40 - La Série fiction - "Qu'est-ce qui justifie l'existence d'un mot qui n'est rien de plus que le contraire d'un autre ? Prenez le mot bon, par exemple. Si vous avez bon, quel besoin d'avoir un mot comme mauvais ? Pasbon fait aussi bien l'affaire." - réalisation : Volodia Serre

durée : 00:28:47 - La Série fiction - "La haine stimule, les médecins le disent. Sans quoi, le cortex se relâche, et quelque chose dans les muscles aussi s'atrophie. Pas bon. Il est nécessaire de se rappeler chaque jour contre quoi et contre qui… " - réalisation : Volodia Serre

durée : 00:10:05 - Le Point culture - par : Sophie-Catherine Gallet - En 1949 paraissait un ouvrage visionnaire, le roman "1984" de George Orwell. Pourtant, si cette œuvre est devenue rapidement l'une des plus célèbres au monde, les conditions dans lesquelles Orwell l'écrivit sont restées mal connues. Jean-Pierre Perrin revient dans un livre sur cette genèse. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Jean-Pierre Perrin Journaliste et écrivain

durée : 00:28:47 - La Série fiction - Après les avoir désunis, la mort rend enfin justice à l'amour de Cathy et Heathcliff. - réalisation : Juliette Heymann

durée : 00:28:13 - La Série fiction - Heathcliff séquestre Catherine et la force à épouser son fils mourant afin d'hériter du manoir de la Grive. - réalisation : Juliette Heymann

durée : 00:28:34 - La Série fiction - La jeune Catherine a été tenue éloignée de Heathciff et de son fils Linton jusqu'au jour fatal de ses seize ans. - réalisation : Juliette Heymann

durée : 00:28:02 - La Série fiction - A bout de force et de chagrin, Cathy meurt en donnant naissance à une petite fille à laquelle on donne le prénom de sa mère. - réalisation : Juliette Heymann

durée : 00:28:15 - La Série fiction - Heathcliff, défiant la surveillance du mari de Cathy, réussit à se faufiler jusqu'à la chambre de la malade. - réalisation : Juliette Heymann

durée : 00:28:35 - La Série fiction - Cathy, déchirée entre son mariage avec le fils Linton et son amour pour Heathcliff tombe gravement malade, terrassée par un mal inconnu. - réalisation : Juliette Heymann