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durée : 00:03:14 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Dans un tweet, Donald Trump a appelé la France, la Chine ou encore le Royaume-Uni à envoyer des navires sécuriser le détroit d'Ormuz bloqué : mais ces pays ne veulent pas rejoindre les États-Unis dans une guerre mal conçue et sans cadre légal, même s'ils veulent voir le détroit débloqué. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:14 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Dans un tweet, Donald Trump a appelé la France, la Chine ou encore le Royaume-Uni à envoyer des navires sécuriser le détroit d'Ormuz bloqué : mais ces pays ne veulent pas rejoindre les États-Unis dans une guerre mal conçue et sans cadre légal, même s'ils veulent voir le détroit débloqué. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Épisode 1447 : Meta ne vient pas d'annoncer une « petite mise à jour de facturation », mais un changement de paradigme pour tous ceux qui investissent sérieusement sur ses plateformes.finance.Une annonce qui prend tout le monde de courtPour la plupart des annonceurs et des agences, la nouvelle tombe littéralement dans l'onglet « petites lignes » de la facturation : à partir du 1er juillet 2026, Meta ajoute des « frais de localisation » de 2 à 5 % sur les campagnes diffusées dans six pays, pour répercuter les taxes sur les services numériques. En clair : même stratégie, mêmes campagnes, mêmes enchères… mais la facture grimpe mécaniquement, sans que le budget média déclaré dans Business Manager ne bouge d'un centime.Ce qui surprend, ce n'est pas tant le principe (Google et Amazon refacturent déjà ce type de taxe) que la manière : décision unilatérale, préavis très court, et une pédagogie minimale pour expliquer aux directions marketing pourquoi leur CPM explose soudainement sur certains marchés.DST / Taxe GAFA : de quoi parle‑t‑on vraiment ?Les Digital Services Taxes (DST), qu'on appelle aussi « taxes GAFA », sont des taxes que certains pays ont mis en place pour prélever un pourcentage sur le chiffre d'affaires généré localement par les grandes plateformes numériques. Objectif politique : faire contribuer les géants de la tech là où ils créent de la valeur, même si leur siège fiscal est bien au chaud ailleurs.Dans le cas qui nous occupe, six pays sont concernés :• France, Italie, Espagne : 3 %• Royaume‑Uni : 2 %• Autriche, Turquie : 5 %finance.Jusqu'ici, Meta absorbait ces coûts dans ses marges et ses prix d'enchère. À partir du 1er juillet 2026, la plateforme change de philosophie : la taxe n'est plus vraiment leur problème, mais bien celui des annonceurs locaux. En gros ce sont les marques qui vont payer la taxe.Un sacré pied de nez aux institutions européennes.La bombe cachée dans les budgetsTechniquement, Meta est très claire :• Les frais de localisation sont calculés après la diffusion, sur la base des impressions livrées dans les pays concernés.• Ils ne sont pas pris sur le budget de campagne, mais ajoutés par‑dessus, en ligne séparée sur la facture.Traduction pour un plan média :• Tu peux annoncer à ton client un budget Meta de 100 000 € sur la France.• Meta dépensera bien 100 000 € en enchères.• Puis rajoutera ensuite 3 % de « location fees » sur la facture, soit 3 000 € supplémentaires (hors TVA).Conséquences opérationnelles :• Les « budgets » tels qu'on les présente dans les recommandations ne reflètent plus le coût réel déboursé une fois les frais ajoutés.• Les directions financières vont voir la facture Meta augmenter sans comprendre pourquoi, puisqu'elles comparent rarement le détail de chaque ligne avec les plans média.• Les agences media qui facturent déjà un fee sur le net media se retrouvent avec un sujet délicat : expliquer que non, leurs honoraires n'augmentent pas, c'est juste Meta qui s'ajoute un petit pourboire fiscal en fin de chaîne.Et comme ces frais ne sont pas pris en compte par l'algorithme dans les optimisations de campagne (ROAS, CPA, etc.), ils viennent dégrader silencieusement la rentabilité réelle côté annonceur, sans aucun signal dans l'interface.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'échange de prisonniers ukrainiens et russes, la fin des visas étudiants pour certains pays au Royaume-Uni et la nomination d'un nouveau Guide suprême en Iran. RDC : quels défis attendent James Swan, le nouveau chef de la Monusco ? L'ONU a nommé l'Américain James Swan à la tête de la mission de maintien de la paix en RDC. Il succède à la Guinéenne Bintou Keita dans un contexte sécuritaire très tendu dans l'est du pays, marqué par la reprise des combats avec l'AFC/M23. Pourquoi avoir choisi un Américain pour diriger la Monusco ? Cette décision a-t-elle été influencée par Washington ? Au regard de son expérience et de son parcours de diplomate, James Swan peut-il vraiment faire respecter le cessez-le-feu dans l'est du pays et relancer l'action de la Monusco ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. Ukraine-Russie : comment expliquer la vague de libération des prisonniers de guerre ? Au total, 1 000 prisonniers ont été libérés. L'Ukraine et la Russie ont échangé, chacune, 500 prisonniers de guerre grâce à la médiation des États-Unis et des Émirats Arabes Unis. Cet accord constitue l'un des rares gestes concrets entre Moscou et Kiev. Pourquoi cet accord intervient-il maintenant ? Que sait-on du profil des prisonniers libérés ? Comment les États-Unis et les Émirats Arabes Unis ont-ils permis ces échanges ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI. Royaume-Uni : pourquoi Londres ferme ses portes aux étudiants de certains pays ? La décision a été annoncée par la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood. À partir du 26 mars, les ressortissants afghans, camerounais, birmans et soudanais ne pourront plus obtenir de visa étudiant pour étudier en Grande-Bretagne. Le gouvernement travailliste de Keir Starmer durcit donc encore un peu plus sa politique migratoire. Pourquoi cette mesure est-elle adoptée maintenant ? Pourquoi les étudiants de ces quatre pays sont-ils visés en particulier ? Avec Sidonie Gaucher, correspondante à Londres de RFI. Iran : le fils succède à son père, comment expliquer ce choix ? Son nom circulait de longue date pour prendre le relais d'Ali Khamenei, mort sous les bombes américano-israéliennes au premier jour de la guerre. Mojtaba Khamenei a été choisi dimanche par l'Assemblée des experts, collège de 88 membres appartenant au clergé chiite, pour succéder à son père comme guide suprême. Comment expliquer ce choix ? Le fils bénéfice-t-il du soutien de tout le régime iranien ? Avec Clément Therme, chercheur, professeur à l'Université Paul-Valery de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Téhéran/Washington, 1979 – 2025 : Le grand satan à l'épreuve de la révolution islamique » (éditions Hémisphères).
Avec Axelle Jah Njiké & Nina Leger Lecture par Marie-Sohna Condé Entretien mené par Eva Sauphie Imaginé par Axelle Jah Njiké, autrice afropéenne et militante féministe païenne, (OUiiii) propose de découvrir des textes de la littérature érotique écrits par des femmes autrices d'hier et d'aujourd'hui. Invitant le temps d'une soirée une autrice à une discussion sur le désir et le plaisir féminin, la sexualité et l'intimité, ce cycle littéraire féministe et érotique convie le public à découvrir des œuvres pornographiques et érotiques que toute lectrice (jeune ou moins jeune, féministe ou pas) devrait avoir lu. À chaque édition, une sélection renouvelée subjective et non-exhaustive de textes cultivant la multiplicité des voix et des expériences sera proposée, afin de mettre en lumière l'agentivité des femmes dans ce domaine et en quoi les récits qu'elles ont produits peuvent contribuer à forger l'imaginaire érotique de toute une chacune. Pour cette quatrième édition du cycle, Axelle Jah Njiké sera en conversation avec l'historienne de l'art et écrivaine Nina Leger, autrice de l'ouvrage Mise en pièces, récit intriguant d'une héroïne qui collectionne des images de sexes d'hommes dans un « palais de mémoire ». Publié en 2017 aux Éditions Gallimard, Mise en pièces a été récompensé par le prix Anaïs Nin et par le prix de la Vocation, et traduit au Royaume-Uni en 2019 et aux Pays-Bas en 2025. À lire – Axelle Jah Njiké, Journal intime d'une féministe (noire), Au Diable Vauvert, 2022 – Collectif, sous la dir. de Léonora Miano, Volcaniques : une anthologie du plaisir, Mémoire d'Encrier, 2015 – Nina Leger, Mise en pièces, éd. Gallimard, 2017 – Antipolis, éd. Gallimard, 2022 – Mémoires sauvées de l'eau, éd. Gallimard, 2024
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Le Journal en français facile du mercredi 4 mars 2026, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CUqw.A
Épisode 1442 : On est tombés sur un très beau vivier de contenues communautaires autour de la marque GUINESS qui malgré toutes les réglementations autour de l'alcool sur les réseaux arrive à rester extrêmement visible grâce à l'UGC.Peut‑on vraiment réguler l'imaginaire d'une love brand, alors que la conversation se déroule désormais entre les gens, sur leurs propres comptes ?Guinness : le cheval de Troie de la culture irlandaiseImplantation historique : Arthur Guinness signe le bail de sa première brasserie à St James's Gate à Dublin en 1759, Guinness devient progressivement la bière brune de référence en Irlande puis au Royaume‑Uni au XIXe siècle.Une marque avec une Culture historique du brandingGuiness adopte comme symbole la harpe. C'est leur premier logo adoptée au début du XIXe. Aujourd'hui la harpe est devenu un emblème officiel de l'Irlande, ce qui ancre Guinness dans l'imaginaire national.La marque construit sa légende via des campagnes ultra créatives depuis 1929 (« Guinness is good for you » puis « My Goodness, My Guinness ».) qui font école en print. Guinness, construit son branding autour de 3 piliersLa marque construit sa plateforme de marque sur 3 piliers qui structurent toute la communication : power, goodness, communion (caractère, bienveillance, lien social). Cette vision elle a été drafté en 1930 et elle continue d'être d'actualité 100 an plus tard.C'est aussi ça qui donnent une cohérence narrative dans le temps.—Et ces 3 piliers ont les retrouve tout à fait dans la prise de parole de la marque sur Instagram.Compte officiel de la marque sur Instagram compte 462k followers—Le pilier power / caractère il est porté par une série de posts très simple et efficace.Des carrousels avec 2 Slides. Une pinte avant et une pinte après.On retrouve tout l'ADN bold et direct de la marque.-La marque articule son ADN de goodness (bienveillance) autour d'une idée simple : Guinness doit être “une force positive” dans la vie des gens, pas juste “une bière en plus”.Guinness, c'est une marque de gentils. Une marque qui propose une vision non cynique du monde. ET sur les réseaux sociaux, faire du vrai gentil non clivant c'est un vrai statement. Cet ADN de bienveillance on le retrouve dans la tonalité de la marque. Pas de vanne, pas de clivage, pas de nous vs les autres.Pour la marque Guinness, la bienveillance elle passe aussi par la patience.3ème élément de la plateforme de marque « communion » ou lien social.La bière est présentée comme catalyseur de moments où les gens se rassemblent pour le meilleur. Ca se passe dans un pub, mais aussi dans un stade par exemple.Sur Instagram, la marque propose une série vidéo intitulée « A Lovely Day ». Elle part à la rencontre de supporters de foot anglais. Des copains, des papa et leurs fistons, des anciens.. Il est question de passion, de transmission et de lien social.Zoom “Split the G” : quand un jeu de bar devient un média mondial•Le principe est simple : prendre une seule gorgée de Guinness pour que le niveau du liquide s'arrête pile au milieu du “G” du logo gravé sur le verre : “split the G”.•Défi filmé en pubs, comparaison entre potes (“qui a mieux split le G ?”), puis explosion sur TikTok, Instagram Reels, YouTube Shorts.•Des créateurs et célébrités (ex. Ed Sheeran,) s'en emparent, ce qui donne au challenge une portée internationale et en fait une sorte de badge culturel.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'affaire Epstein n'a pas fini de secouer la monarchie britannique. L'ex-prince Andrew, déjà accusé d'agression sexuelle, a été arrêté le 19 février dernier. Soupçonné de faute professionnelle dans l'exercice de ses fonctions lorsqu'il était représentant spécial du commerce entre 2001 et 2011, il a passé 11 h dans un poste de police. Andrew Mountbatten Windsor n'a pas été inculpé mais s'il l'est et qu'il est reconnu coupable, il risque la prison à vie. Le roi Charles III a beau lui avoir retiré son titre de prince en fin d'année, les liens de son frère avec Jeffrey Epstein éclaboussent Buckingham Palace et la popularité de la royauté britannique est au plus bas. Un reportage de notre correspondante à Londres à retrouver en intégralité sur le podcast d'Accents d'Europe. À lire aussiAffaire Epstein: Andrew, l'interminable chute d'un prince déchu
Contraints de se positionner face à la guerre au Moyen-Orient, les pays européens jouent pour l'instant la prudence, de peur d'être entrainés dans le conflit. C'est plus particulièrement vrai au Royaume qui a proposé ses bases aux États-Unis pour des opérations défensives. Le Premier ministre britannique est doublement sur la sellette. Washington lui reproche de ne pas s'impliquer davantage. Mais sur le front de la politique intérieure, il doit se défendre de répéter l'erreur de l'invasion de l'Irak en 2003. À Londres, Marie Billon. En Moldavie, la peur des drones Vladimir Poutine appelle à un cessez le feu au Moyen-Orient, tandis que les frappes russes se poursuivent en Ukraine. En Moldavie voisine, la guerre impacte la politique mais aussi la vie quotidienne des habitants. Les villages proches de la frontière ukrainienne sont aussi les victimes collatérales du conflit. Des drones violent régulièrement l'espace aérien et s'écrasent parfois avec ou sans explosif. Ces incursions n'ont pas fait de victimes pour l'instant, mais elles installent un climat de peur. Reportage, Maria Gerth Niculescu. Chronique histoire : le discours de Fulton L'idée d'une Europe divisée en deux blocs a été dans notre carte mentale jusqu'au début des années 90 et l'effondrement de l'URSS. C'est l'occasion de revenir sur le fameux discours de Fulton que Winston Churchill a prononcé, il y a tout juste 80 ans, et qui a posé le constat de cette division avec des mots forts. Olivier Favier. → À lire également sur RFI Connaissances, la série Histoire de la guerre froide. Environnement La vague d'inondations qui a touché l'Europe n'a pas épargné l'Albanie. Un pays très impacté par tous les maux environnementaux que sont l'érosion côtière, les canicules et les incendies. Des maux qui sont liés aussi au développement accéléré des infrastructures touristiques. Des projets mal planifiés et mal gérés. C'est particulièrement vrai dans le port de Durrës. Reportage, Louis Seiller.
Contraints de se positionner face à la guerre au Moyen-Orient, les pays européens jouent pour l'instant la prudence, de peur d'être entrainés dans le conflit. C'est plus particulièrement vrai au Royaume qui a proposé ses bases aux États-Unis pour des opérations défensives. Le Premier ministre britannique est doublement sur la sellette. Washington lui reproche de ne pas s'impliquer davantage. Mais sur le front de la politique intérieure, il doit se défendre de répéter l'erreur de l'invasion de l'Irak en 2003. À Londres, Marie Billon. En Moldavie, la peur des drones Vladimir Poutine appelle à un cessez le feu au Moyen-Orient, tandis que les frappes russes se poursuivent en Ukraine. En Moldavie voisine, la guerre impacte la politique mais aussi la vie quotidienne des habitants. Les villages proches de la frontière ukrainienne sont aussi les victimes collatérales du conflit. Des drones violent régulièrement l'espace aérien et s'écrasent parfois avec ou sans explosif. Ces incursions n'ont pas fait de victimes pour l'instant, mais elles installent un climat de peur. Reportage, Maria Gerth Niculescu. Chronique histoire : le discours de Fulton L'idée d'une Europe divisée en deux blocs a été dans notre carte mentale jusqu'au début des années 90 et l'effondrement de l'URSS. C'est l'occasion de revenir sur le fameux discours de Fulton que Winston Churchill a prononcé, il y a tout juste 80 ans, et qui a posé le constat de cette division avec des mots forts. Olivier Favier. → À lire également sur RFI Connaissances, la série Histoire de la guerre froide. Environnement La vague d'inondations qui a touché l'Europe n'a pas épargné l'Albanie. Un pays très impacté par tous les maux environnementaux que sont l'érosion côtière, les canicules et les incendies. Des maux qui sont liés aussi au développement accéléré des infrastructures touristiques. Des projets mal planifiés et mal gérés. C'est particulièrement vrai dans le port de Durrës. Reportage, Louis Seiller.
Au sommaire : Le conflit entre Israël, les États-Unis et l'Iran se régionalise avec la riposte du Hezbollah qui entraîne le Liban dans la guerre, obligeant l'Europe à se positionner face à cette crise.Les réactions européennes face à ce conflit évoluent, passant d'une tentative de mise à distance à un ton plus combatif avec une déclaration commune de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni.La Chine se positionne en grand défenseur du multilatéralisme, tout en restant pragmatique sur le plan économique, estimant que même un gouvernement iranien plus favorable aux Occidentaux ne renoncerait pas à commercer avec elle.La Russie, désarmée face à la chute d'un précieux allié, se voit confrontée à l'hypothèse de sa propre chute, réduite à la posture de spectatrice dans ce conflit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Né en 2009, le langage FALC est une méthode d'écriture permettant à des personnes ayant des troubles de l'apprentissage de comprendre, comme tout un chacun, langages administratifs et programmes politiques pour être intégrés au mieux dans la société. « Facile à lire et à comprendre » ... ce n'est pas un slogan ! Mais une méthode ou une manière d'écrire pour permettre à chacun d'avoir accès à la lecture. Une façon simplifiée d'écrire Aujourd'hui, ce langage s'est ouvert aux personnes malvoyantes ou maîtrisant mal le français. Certains journaux, comme Le Monde, se mettent au FALC. Et on voit aussi apparaître des classiques de la littérature : Sartre, Molière ou Camus en FALC. Comment fonctionne ce langage ? On pourrait dire que le FALC est la variété du français la plus accessible, du point de vue de la lisibilité, de la perception du code mais aussi sur la compréhension sur le contenu, nous explique Sarah Neelsen. C'est une variété du français comme peut l'être le langage des jeunes ou le langage médical, une variété qui a ses propres règles, ajoute-t-elle. L'histoire du FALC remonterait à 2006 lorsque les Nations unies ont voté pour la Convention des droits des personnes handicapées, convention à laquelle la France a adhéré en 2010 « de même qu'on a réfléchi à l'accessibilité du bâti, on a pensé à l'accessibilité de la langue car celle-ci peut-être un obstacle pour l'intégration ». Avant cela, dans les années 80, le Royaume-Uni et l'Allemagne utilisaient le langage « clair » pour faciliter la compréhension des messages administratifs ou juridiques. Aujourd'hui, ce langage s'ouvre aussi aux projets cultuels et à la littérature. Il y a quatre ans, Cécile Arnoult a fondé la maison d'édition Kilema (qui veut dire « handicap ») qui adapte des livres en FALC. Maman d'une fille porteuse de trisomie 21, elle avait à cœur de faire lire des classiques de la littératures à son enfant. Le catalogue compte une trentaine de titres. Il existe un certain nombre de règles pour écrire en FALC, mais elles ne sont pas figées : espacement des caractères, mots et syntaxes simplifiés, présence de pictogrammes ou d'illustrations, favorisation de la forme passive. Cécile Arnoult parle de « traduction » et non d'adaptation ou de transposition « c'est un véritable exercice de traduction, pas une simplification ». Le texte est travaillé par des traducteurs puis relu par une personne porteuse de trisomie 21 pour s'assurer que c'est bien compréhensible. » Ces initiatives commencent à être soutenus par le CNL, notamment pour les créations. Invitées : Cécile Arnoult, éditrice, créatrice de Kilema, maison d'édition qui édite des livres en FALC. Sarah Neelsen, maitresse de conférences à la Sorbonne-Nouvelle en études germaniques mais aussi spécialisée sur les questions de handicap. Et la chronique « Ailleurs » nous emmène en Belgique avec Elisabeth Ayden de la Maison de la Francité qui nous présente le concours Belgique-Tunisie « Derrière le masque ». Un concours d'écriture ouvert aux Belges et aux Tunisiens, jusqu'au 20 mars 2026. Programmation musicale : L'artiste Gyslain.N avec le titre «Pays idéal».
Né en 2009, le langage FALC est une méthode d'écriture permettant à des personnes ayant des troubles de l'apprentissage de comprendre, comme tout un chacun, langages administratifs et programmes politiques pour être intégrés au mieux dans la société. « Facile à lire et à comprendre » ... ce n'est pas un slogan ! Mais une méthode ou une manière d'écrire pour permettre à chacun d'avoir accès à la lecture. Une façon simplifiée d'écrire Aujourd'hui, ce langage s'est ouvert aux personnes malvoyantes ou maîtrisant mal le français. Certains journaux, comme Le Monde, se mettent au FALC. Et on voit aussi apparaître des classiques de la littérature : Sartre, Molière ou Camus en FALC. Comment fonctionne ce langage ? On pourrait dire que le FALC est la variété du français la plus accessible, du point de vue de la lisibilité, de la perception du code mais aussi sur la compréhension sur le contenu, nous explique Sarah Neelsen. C'est une variété du français comme peut l'être le langage des jeunes ou le langage médical, une variété qui a ses propres règles, ajoute-t-elle. L'histoire du FALC remonterait à 2006 lorsque les Nations unies ont voté pour la Convention des droits des personnes handicapées, convention à laquelle la France a adhéré en 2010 « de même qu'on a réfléchi à l'accessibilité du bâti, on a pensé à l'accessibilité de la langue car celle-ci peut-être un obstacle pour l'intégration ». Avant cela, dans les années 80, le Royaume-Uni et l'Allemagne utilisaient le langage « clair » pour faciliter la compréhension des messages administratifs ou juridiques. Aujourd'hui, ce langage s'ouvre aussi aux projets cultuels et à la littérature. Il y a quatre ans, Cécile Arnoult a fondé la maison d'édition Kilema (qui veut dire « handicap ») qui adapte des livres en FALC. Maman d'une fille porteuse de trisomie 21, elle avait à cœur de faire lire des classiques de la littératures à son enfant. Le catalogue compte une trentaine de titres. Il existe un certain nombre de règles pour écrire en FALC, mais elles ne sont pas figées : espacement des caractères, mots et syntaxes simplifiés, présence de pictogrammes ou d'illustrations, favorisation de la forme passive. Cécile Arnoult parle de « traduction » et non d'adaptation ou de transposition « c'est un véritable exercice de traduction, pas une simplification ». Le texte est travaillé par des traducteurs puis relu par une personne porteuse de trisomie 21 pour s'assurer que c'est bien compréhensible. » Ces initiatives commencent à être soutenus par le CNL, notamment pour les créations. Invitées : Cécile Arnoult, éditrice, créatrice de Kilema, maison d'édition qui édite des livres en FALC. Sarah Neelsen, maitresse de conférences à la Sorbonne-Nouvelle en études germaniques mais aussi spécialisée sur les questions de handicap. Et la chronique « Ailleurs » nous emmène en Belgique avec Elisabeth Ayden de la Maison de la Francité qui nous présente le concours Belgique-Tunisie « Derrière le masque ». Un concours d'écriture ouvert aux Belges et aux Tunisiens, jusqu'au 20 mars 2026. Programmation musicale : L'artiste Gyslain.N avec le titre «Pays idéal».
En Corée du Sud, un concours d'éloquence en anglais est dédié aux réfugiés nord-coréens. L'association Freedom Speakers International permet aux réfugiés du régime d'apprendre l'anglais et de parler devant un public, dans le but de partager leur histoire au monde entier. Une langue à laquelle ils ont été très peu exposés en Corée du Nord et avec laquelle ils tentent de se familiariser. De notre correspondant à Séoul, Prendre le micro et parler devant un public, c'est un exercice qui n'est pas donné à tout le monde, d'autant plus dans une langue que l'on apprend encore. Mais c'est le défi qu'a tenté de relever Ahn Sumin. Arrivée en Corée du Sud en 2011, la jeune femme de 32 ans est aujourd'hui devenue artiste-peintre. Elle raconte ce qui l'a motivée à participer à ce concours : « Quand j'étais à l'université, je voulais apprendre l'anglais. Puis, on m'a recommandé de m'entraîner à faire des discours. Au début, je n'aimais pas ça. Puis, j'ai compris que je voulais partager mon histoire en anglais, car c'est la langue internationale. Alors, cela m'a motivé à partager mon histoire. C'est quelque chose d'important et puissant pour moi. » Casey Lartigue est le co-fondateur de Freedom Speaker International et accompagne Ahn Sumin dans l'apprentissage de l'anglais. Il nous explique en quoi consiste son association : « On a réalisé que des Nord-Coréens avaient besoin d'aide avec l'anglais, donc on a commencé un projet de mentorat en anglais en mars 2013. Et on a eu beaucoup de réfugiés nord-coréens qui sont venus nous voir en disant qu'ils voulaient vraiment apprendre l'anglais. En février 2015, on a organisé notre premier concours d'éloquence en anglais, et on en fait deux par an depuis. L'objectif, c'est qu'ils puissent nous rejoindre sans pression et qu'ils puissent améliorer leurs compétences à l'oral. » Un défi qui transforme Sept semaines d'écriture et d'entraînement pour présenter son discours devant un jury : pour Casey Lartigue, la maîtrise de l'anglais d'Ahn Sumin a complètement transformé la jeune artiste. « Elle nous a rejoints en 2018 et elle avait un niveau très faible à ce moment-là. Mais elle a décidé qu'elle voulait apprendre de façon intensive et elle est partie au Royaume-Uni. Maintenant, mon dieu, c'est une personne différente. Avant, elle était timide, réservée, discrète ; aujourd'hui, elle est plus forte, active, elle dit qu'elle veut devenir une artiste célèbre. Cette expérience l'a vraiment changé », assure-t-elle. Un regain de confiance en elle qui a permis à Ahn Sumin d'atteindre la troisième place du concours. Et elle est bien décidée à poursuivre son apprentissage pour partager son histoire.
À Zanzibar, le 27 août 1896, entre 9h et 9h45 environ, se déroule une unique bataille entre l'éphémère sultan zanzibarite Khalid ibn Bargach et le Royaume-Uni de la reine Victoria ! Dans cet épisode, découvrez ce conflit considéré comme la "guerre la plus courte de l'Histoire" ! Bonne écoute !Un podcast du Studio Biloba, écrit par Emma Hollen et Gabriel Macé, présenté par Gabriel Macé.
Alors que 2025 a été une mauvaise année pour le whisky, 2026 pourrait s'annoncer semblable, voire pire. Depuis trois ans, la boisson écossaise perd chaque année une part de son chiffre d'affaires. En cause : la diminution de la consommation d'alcool dans le monde, et en particulier celle des jeunes générations, mais il y a aussi les taxes douanières états-uniennes, premier pays d'exportation du whisky écossais. De 10 % en 2025, elles sont passées à 15 % la semaine dernière. Ces atermoiements économiques de Donald Trump mettent à mal une industrie vitale pour l'Écosse et lucrative pour Londres. Dans un des entrepôts de la distillerie Fettercairn, dans les Highlands, des milliers de barils vieillissent 16, 22, voire 46 ans avant d'être mis en bouteille. Ce whisky, qui vient de fêter son 200e anniversaire est parti à l'assaut des États-Unis l'an dernier avec ses productions les plus rares, et ce malgré les taxes douanières imposées par Donald Trump « On s'est lancé aux États-Unis avec des whisky de plus de 24 ans. Donc nos bouteilles de 24, 28, 40, 46 ans. Et honnêtement ça a vraiment bien marché et nos whiskies ont reçu de bonnes critiques », dit Stewart Walker, responsable de la distillerie. Avec des prix allant de 675 livres, qui peuvent rapidement monter à 3 450, 9 000, et 20 000 livres, la marque a ciblé les États les plus riches avec des clients qui pouvaient se permettre 10 % de plus sur ces prix déjà élevés : New York, la Californie, et la Floride. Cette année, Fettercairn tente le reste du catalogue, dont le premier prix est à 60 dollars. Mais d'autres exportateurs de whisky ont beaucoup plus de difficultés. Le géant Diageo - qui possède les marques Johnny Walker ou Talisker - a réduit sa production à cause du recul de la demande. Au sein du groupe Suntory, deux distilleries (Laphroaig et Bowmore) ont même ouvert des plans de départ volontaire. En cause : une baisse de la consommation d'alcool dans le monde et la baisse significative des ventes de whisky écossais aux États-Unis. « Nous avons évidemment subi l'imposition des nouvelles taxes de 10 % en avril dernier, explique Emily Weaver Roads qui fait partie de l'association écossaise du whisky. Depuis cette date, nos exportations de whisky ont chuté de 15 % en volume. Les grandes distilleries ont des investissements et des connexions importantes aux États-Unis, mais nos petits producteurs ont aussi des employés et des investissements aux États-Unis. Alors, ces taxes ont un impact en particulier sur les plus petits producteurs pour qui les États-Unis sont vraiment un marché essentiel », explique-t-elle. À lire aussiEn Écosse, les droits de douane états-uniens inquiètent le marché du whisky « Parler de crise dans l'industrie du whisky est un peu fort » Reste que, selon Carolyn Watt, qui travaille pour le groupe Whyte and Mackay, derrière la distillerie de Fettercairn, la crise n'est peut-être que conjoncturelle : « Parler de crise dans l'industrie du whisky est un peu fort. Je pense que cela a ralenti, mais avec le Covid-19, les ventes étaient au plus haut, et peut-être que des gens pensaient que cela allait toujours durer, et du coup ils ressentent une crise. Mais je pense que l'on retourne à un niveau plus stable. Vous savez, c'est une industrie du long terme. Même si on a des fluctuations, il faut toujours penser sur 20 ans. » Mais pour les distilleries qui n'exportent pas outre-Atlantique, là aussi les temps sont durs. La distillerie de Angus, à Dundee, a annoncé une perte de 25 % de son chiffre d'affaires, par exemple. Les ventes ont beau augmenter, mais les taxes britanniques ont, elles, triplé. Ces taxes représentent aujourd'hui 70 % du prix d'une bouteille de whisky. À lire aussi«Dry January»: le marché mondial de l'alcool face à un tournant économique historique
Au sommaire : Netflix refuse de relever son offre pour le rachat du groupe Warner Bros Discovery, ouvrant la voie à Paramount Skydance qui propose une valorisation de 110 milliards de dollars pour le groupe.L'Ukraine ouvre une usine de production de drones au Royaume-Uni, un investissement de 230 millions d'euros pour sécuriser la production et répondre aux besoins de ses troupes.Stellantis enregistre une perte record de 22,3 milliards d'euros en 2025, liée à des charges de repositionnement stratégique du groupe.Malgré une baisse des ventes de 2%, l'équipementier automobile Valeo affiche un bénéfice de 200 000 euros et prévoit une hausse de 23% de son bénéfice en 2025.La SNCF dégage un bénéfice de 1,8 milliard d'euros en 2025 grâce à un retour du trafic passager à des niveaux d'avant-Covid.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 14 février 2026, le Royaume-Uni, la Suède, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas ont estimé qu'Alexeï Navalny avait été empoisonné avec une toxine mortelle. Une reconnaissance majeure pour la mémoire et la justice, deux ans après sa mort en prison. À cette occasion, nous revenons sur l'histoire en 8 épisodes de l'homme qui a osé défié Poutine, au péril de sa vie. Avocat devenu activiste, il dénonce la corruption au sommet de l'État russe et mobilise des milliers de citoyens autour de l'idée que la transparence et la justice peuvent triompher de l'autoritarisme. Mais son engagement attire l'attention de tout un système. Entre campagnes de diffamation, arrestations répétées et tentatives d'assassinat, Navalny devient la cible d'une machine de répression qui ne tolère aucune contestation. De sa lutte pour les élections locales à son empoisonnement en 2020, son parcours révèle les risques extrêmes de s'opposer à un pouvoir tout-puissant. L'attaque au Zelyonka Après l'assassinat de Boris Nemtsov et l'attaque au Zelyonka dont il est victime, Alexeï Navalny continue pourtant son combat. Grâce à Internet, sa fondation anti-corruption et ses enquêtes, il devient la figure centrale de l'opposition, soutenu par une large frange de la population. Entre procès, mobilisations et campagnes médiatiques, il consolide son influence et structure son action nationale. En 2017, il incarne une alternative crédible au pouvoir et annonce sa candidature présidentielle, défiant ouvertement le Kremlin. Crédits : Production : Bababam Textes : Clément Prévaux Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
C dans l'air du 26 février 2026 - Affaire Epstein : la parole est aux ClintonUne audition très attendue outre-Atlantique. Hillary et Bill Clinton, président des Etats-Unis de 1993 à 2001, vont être entendus aujourd'hui et demain par la commission d'enquête parlementaire américaine sur l'affaire Epstein. Le nom de l'ancien président démocrate est cité à plus de 2 000 reprises dans le dossier, même si ce dernier assure n'avoir jamais eu connaissance des agissements du pédocriminel, dont le scandale éclabousse bien au-delà des États-Unis. Les époux Clinton seront interrogés séparément et à huis clos, d'abord Hillary ce jeudi après-midi, puis son époux, vendredi. Les Clinton ont tout essayé pour se soustraire à cette audition, accusant le président républicain de la commission d'enquête de vouloir créer une diversion pour faire gagner du temps à Donald Trump, qui rechigne à faire toute la lumière sur ce scandale. Mais la publication par la Maison Blanche de nombreuses photos montrant Bill Clinton et l'homme d'affaires, ou sa compagne Ghislaine Maxwell, qui purge une peine de 20 ans de prison pour trafic sexuel, soulèvent de nombreuses questions sur la crédibilité de l'ancien président. Bien au-delà de Washington, le scandale Epstein résonne en Europe, et notamment au Royaume-Uni où il a déjà fait deux victimes. Huitième membre dans l'ordre de succession de la famille royale, Andrew Mountbatten-Windsor a été déchu de ses titres royaux, depuis la révélation de sa proximité avec le pédocriminel américain. Le fils préféré d'Elizabeth II aurait partagé des documents confidentiels avec Jeffrey Epstein, lorsqu'il était envoyé spécial du gouvernement pour le commerce entre 2001 et 2011, ce qui a mené à l'ouverture d'une enquête par la police de Thames Valley. "Le roi a fait clairement savoir (…) sa profonde préoccupation par rapport aux allégations [récemment] révélées sur la conduite de M. Mountbatten-Windsor", a déclaré un porte-parole de Buckingham Palace le 9 février. Mais que savait-il vraiment ? Andrew a-t-il été protégé par la famille royale ? Les révélations en cascades concernant l'homme d'affaires américain touchent aussi Peter Mandelson, ambassadeur à Washington jusqu'en 2024. Cette ex-figure du parti travailliste a d'ailleurs été auditionnée en garde à vue mais laissée libre à l'issue de celle-ci, tandis que le scandale menace désormais d'éclabousser aussi le Premier ministre Keir Starmer. En France, c'est la famille Lang qui fait les frais de l'affaire Epstein. Dans une enquête publiée la semaine dernière dans Le Monde, Raphaëlle Bacqué et Ivanne Trippenbach racontent les liens qu'a tissés l'ancien ministre de la Culture et figure du parti socialiste avec Jeffrey Epstein. Au-delà de la correspondance et des dîners dans l'appartement familial des Lang, Caroline, leur fille aînée, avait fondé en 2016 avec Jeffrey Epstein une société offshore domiciliée aux îles Vierges américaines. Cette société fait désormais l'objet d'une enquête par le Parquet national financier (PNF) pour Blanchiment de fraude fiscale. Jack Lang, qui a démissionné de son poste de directeur de l'Institut du monde arabe, dit n'avoir "rien à cacher". L'audition des Clinton peut-elle faire basculer l'affaire Epstein ? Pourquoi le Premier ministre britannique est-il menacé par les révélations sur le prince Andrew et son ancien ambassadeur Peter Mandelson ? Et quelle relation la famille Lang a-t-elle entretenue avec l'homme d'affaires américain ?Experts :- Romuald SCIORA - Politologue, essayiste, spécialiste des relations internationales et de la politique américaine - Valérie CANTIÉ - Journaliste à l'agence de vérification - Radio France - Anne-Elisabeth MOUTET - Éditorialiste - The Daily Telegraph - Philip TURLE - Journaliste britannique, chroniqueur international - France 24
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la réouverture de la frontière Uvira-Bujumbura, les sanctions chinoises contre des entreprises japonaises et l'affaire Epstein. RDC : que sait-on de la mort du porte-parole militaire de l'AFC/M23 ? Le porte-parole militaire du groupe armé de l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda, Willy Ngoma, ainsi que plusieurs autres membres de la rébellion, ont été tués dans une frappe de drones près de Rubaya, dans le territoire de Masisi, une province du Nord-Kivu. Que sait-on des circonstances de sa mort ? Cette attaque peut-elle fragiliser le cessez-le-feu ? Peut-on craindre des représailles de la part des rebelles soutenus par Kigali ? Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI. RDC : comment expliquer la réouverture de la frontière Uvira-Bujumbura ? Dans l'est de la République démocratique du Congo, la frontière entre Uvira et Bujumbura a rouvert après plusieurs semaines de fermeture à la suite de la prise de la ville congolaise par l'AFC/M23 soutenu par le Rwanda qui s'est retiré depuis. Comment expliquer cette réouverture alors que la menace du groupe rebelle tient toujours ? Cette réouverture va-t-elle s'accompagner d'un retour des réfugiés congolais se trouvant au Burundi ? Avec Adolphe Agenonga Chober, professeur à l'Université de Kisangani, spécialiste des mouvements armés dans l'est de la RDC. Chine : pourquoi Pékin impose des sanctions au Japon ? La Chine a sanctionné 40 entreprises et organismes japonais, accusés de contribuer à la remilitarisation du pays. Une décision qui s'inscrit dans un climat déjà très tendu entre les deux pays autour de Taïwan. Quel est le véritable objectif de Pékin en imposant ces sanctions ? En est-on arrivé à un point de non-retour dans les relations sino-japonaises ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Affaire Epstein : bientôt classée comme « crime contre l'humanité » ? La publication des « Epstein files » a révélé l'ampleur du réseau criminel sexuel de Jeffrey Epstein. Au point où des experts mandatés par les Nations unies estiment que cette affaire doit être requalifiée en « crime contre l'humanité ». Qu'est-ce qui justifie, selon ces experts, une telle qualification ? La CPI peut-elle se saisir de cette affaire ? Avec William Schabas, professeur de droit international à Middlesex University London au Royaume-Uni.
Le 14 février 2026, le Royaume-Uni, la Suède, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas ont estimé qu'Alexeï Navalny avait été empoisonné avec une toxine mortelle. Une reconnaissance majeure pour la mémoire et la justice, deux ans après sa mort en prison. À cette occasion, nous revenons sur l'histoire en 8 épisodes de l'homme qui a osé défié Poutine, au péril de sa vie. Avocat devenu activiste, il dénonce la corruption au sommet de l'État russe et mobilise des milliers de citoyens autour de l'idée que la transparence et la justice peuvent triompher de l'autoritarisme. Mais son engagement attire l'attention de tout un système. Entre campagnes de diffamation, arrestations répétées et tentatives d'assassinat, Navalny devient la cible d'une machine de répression qui ne tolère aucune contestation. De sa lutte pour les élections locales à son empoisonnement en 2020, son parcours révèle les risques extrêmes de s'opposer à un pouvoir tout-puissant. David contre Goliath En 2010, Alexeï Navalny se lance en politique et se retrouve rapidement censuré par les médias traditionnels. Il se tourne alors vers Internet, où son blog et sa chaîne YouTube font de lui une figure d'opposition jeune et charismatique. En 2011, il dénonce ouvertement la corruption et fonde la Fondation anti-corruption, galvanisant les manifestations pacifiques contre le régime de Poutine. Malgré arrestations et intimidations, il persiste, tandis que la mort de son mentor Boris Nemtsov en 2015 le laisse seul face à un pouvoir russe toujours plus répressif. Crédits : Production : Bababam Textes : Clément Prévaux Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 02:30:43 - Les Matins - par : Astrid de Villaines, Yoann Duval - Ce matin, sur France Culture, à 7h40 et à 8h20, Astrid de Villaines reçoit la philosophe Mazarine Pingeot et l'écrivaine Delphine de Vigan pour parler de la façon dont l'IA modifie nos modes de vie. A 7h17, Catherine Marshall analyse les répercussions de l'affaire Epstein au Royaume-Uni. - réalisation : Félicie Faugère
Au Salon international de l'Agriculture, à Paris, les professionnels du secteur n'ont pas seulement exposé leurs animaux, et leurs griefs, ils ont parlé solutions du futur, robotisation, permaculture, OGM, adaptation au changement climatique... Dans ce dernier domaine, l'Espagne a des projets bien avancés. Climat et alimentation En Espagne, pays qui se veut le potager de l'Europe, les agriculteurs subissent sécheresse, record de températures et incendies au point que les cultures s'en trouvent durablement altérées. En Catalogne, la production de pommes a baissé de 8% l'an dernier (2025). Pour enrayer la crise, les producteurs ont demandé l'aide des scientifiques. La première variété de pommiers qui résiste à de longs épisodes de grande chaleur sera bientôt commercialisée. Et ce n'est pas un organisme génétiquement modifié. Reportage d'Elise Gazengel. Élections On reste en Espagne, pour parler politique : à chaque rendez-vous dans les urnes, l'extrême droite accumule les percées électorales et elle est devenue un allié incontournable pour le Parti populaire. Sans les voix du parti Vox, les conservateurs espagnols n'ont plus la majorité absolue et ne peuvent plus prétendre gouverner. Alors que plusieurs régions élisent leurs Parlement entre février et juin, le Parti populaire vient de présenter ses conditions à Vox avec l'idée de ne pas se faire dépasser sur sa droite. Les précisions de Diane Cambon. Élections également au Royaume-Uni, où le parti Vert espère envoyer un cinquième député au Parlement de Westminster, lors d'un scrutin partiel qui se tient demain 26 février 2026 près de Manchester. Face à une majorité travailliste en perte de vitesse, très fragilisé par de nombreux scandales, notamment - mais pas uniquement - liés au dossier Epstein, les écologistes se présentent comme la seule alternative à l'extrême-droite qui, là aussi, progresse. Reportage de Marie Billon. La chronique musique de Vincent Théval Gorillaz The Manifesto Pt.1 (UK) Des bunkers privés ? Au début d'une 5è année de guerre en Ukraine et en l'absence de perspective de paix, l'Europe centrale s'inquiète toujours plus pour sa sécurité. Dans la région, les bunkers et abris souterrains longtemps laissés à l'abandon suscitent un regain d'intérêt. En Slovaquie, ces structures héritées de la guerre froide sont aujourd'hui rénovées. Mais des abris privés font leur apparition, et ils sont de plus en plus prisés. Les détails avec Alexis Rosenzweig.
Au Salon international de l'Agriculture, à Paris, les professionnels du secteur n'ont pas seulement exposé leurs animaux, et leurs griefs, ils ont parlé solutions du futur, robotisation, permaculture, OGM, adaptation au changement climatique... Dans ce dernier domaine, l'Espagne a des projets bien avancés. Climat et alimentation En Espagne, pays qui se veut le potager de l'Europe, les agriculteurs subissent sécheresse, record de températures et incendies au point que les cultures s'en trouvent durablement altérées. En Catalogne, la production de pommes a baissé de 8% l'an dernier (2025). Pour enrayer la crise, les producteurs ont demandé l'aide des scientifiques. La première variété de pommiers qui résiste à de longs épisodes de grande chaleur sera bientôt commercialisée. Et ce n'est pas un organisme génétiquement modifié. Reportage d'Elise Gazengel. Élections On reste en Espagne, pour parler politique : à chaque rendez-vous dans les urnes, l'extrême droite accumule les percées électorales et elle est devenue un allié incontournable pour le Parti populaire. Sans les voix du parti Vox, les conservateurs espagnols n'ont plus la majorité absolue et ne peuvent plus prétendre gouverner. Alors que plusieurs régions élisent leurs Parlement entre février et juin, le Parti populaire vient de présenter ses conditions à Vox avec l'idée de ne pas se faire dépasser sur sa droite. Les précisions de Diane Cambon. Élections également au Royaume-Uni, où le parti Vert espère envoyer un cinquième député au Parlement de Westminster, lors d'un scrutin partiel qui se tient demain 26 février 2026 près de Manchester. Face à une majorité travailliste en perte de vitesse, très fragilisé par de nombreux scandales, notamment - mais pas uniquement - liés au dossier Epstein, les écologistes se présentent comme la seule alternative à l'extrême-droite qui, là aussi, progresse. Reportage de Marie Billon. La chronique musique de Vincent Théval Gorillaz The Manifesto Pt.1 (UK) Des bunkers privés ? Au début d'une 5è année de guerre en Ukraine et en l'absence de perspective de paix, l'Europe centrale s'inquiète toujours plus pour sa sécurité. Dans la région, les bunkers et abris souterrains longtemps laissés à l'abandon suscitent un regain d'intérêt. En Slovaquie, ces structures héritées de la guerre froide sont aujourd'hui rénovées. Mais des abris privés font leur apparition, et ils sont de plus en plus prisés. Les détails avec Alexis Rosenzweig.
Le 14 février 2026, le Royaume-Uni, la Suède, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas ont estimé qu'Alexeï Navalny avait été empoisonné avec une toxine mortelle. Une reconnaissance majeure pour la mémoire et la justice, deux ans après sa mort en prison. À cette occasion, nous revenons sur l'histoire en 8 épisodes de l'homme qui a osé défié Poutine, au péril de sa vie. Avocat devenu activiste, il dénonce la corruption au sommet de l'État russe et mobilise des milliers de citoyens autour de l'idée que la transparence et la justice peuvent triompher de l'autoritarisme. Mais son engagement attire l'attention de tout un système. Entre campagnes de diffamation, arrestations répétées et tentatives d'assassinat, Navalny devient la cible d'une machine de répression qui ne tolère aucune contestation. De sa lutte pour les élections locales à son empoisonnement en 2020, son parcours révèle les risques extrêmes de s'opposer à un pouvoir tout-puissant. Vers une censure totale La chute de l'URSS fait naître un immense espoir, vite brisé par la présidence chaotique et corrompue de Boris Eltsine. L'arrivée de Vladimir Poutine au pouvoir en 1999 signe le retour assumé de l'autoritarisme, de la censure et du contrôle des médias. Face à ce durcissement progressif, Navalny, devenu avocat et père de famille, tente d'éveiller le débat démocratique malgré la répression. Au début des années 2010, convaincu que le pays se referme définitivement, il décide d'entrer en politique, en sachant qu'en Russie, s'opposer au pouvoir a un prix. Crédits : Production : Bababam Textes : Pierre Serisier Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:03:37 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Face à l'essor des atteintes à l'environnement, les autorités britanniques misent sur la technologie. Des drones équipés de caméras et de capteurs sont désormais déployés pour repérer et poursuivre les crimes environnementaux, souvent difficiles à détecter depuis le sol Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:37 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Face à l'essor des atteintes à l'environnement, les autorités britanniques misent sur la technologie. Des drones équipés de caméras et de capteurs sont désormais déployés pour repérer et poursuivre les crimes environnementaux, souvent difficiles à détecter depuis le sol Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les échanges entre la nièce d'Alassane Ouattara et Jeffrey Epstein, l'arrestation du prince Andrew et la condamnation des supporters sénégalais au Maroc. RDC : pourquoi des soldats français sont présents dans l'est du pays ? Publiée sur les réseaux sociaux par un journaliste, la photo montrant un militaire avec le drapeau français a suscité de nombreuses questions. Du coup, l'ambassade de France en République Démocratique du Congo a confirmé la présence de soldats français à Kisangani, dans le nord-est du pays. Que sait-on de leur présence ? Pourquoi cette mission n'avait-elle pas été rendue publique, jusqu'à la publication de cette photo ? Avec Patient Ligodi journaliste au service Afrique de RFI. Affaire Epstein : que nous apprennent les échanges entre la nièce de Ouattara et l'homme d'affaires ? Les récents documents publiés par le ministère de la Justice américain concernant l'affaire Jeffrey Epstein ont révélé des liens directs entre Nina Keita et le financier américain. La nièce du président ivoirien Alassane Ouattara et directrice générale adjointe de l'entreprise publique chargée de la gestion des stocks pétroliers, a échangé plusieurs centaines de messages avec lui. Que révèlent ces fichiers ? La justice pourrait-elle se saisir du dossier ? Cette affaire peut-elle fragiliser la présidence ivoirienne ? Avec Bineta Diagne, correspondante permanente de RFI à Abidjan. Affaire Epstein : nouveau scandale pour Andrew, quelles conséquences pour la famille royale ? Au Royaume-Uni, le frère cadet du roi Charles III, Andrew Mountbatten-Windsor été libéré après neuf heures de garde à vue dans le cadre de l'affaire Jeffrey Epstein. Déjà sous le feu des critiques pour ses relations avec l'homme d'affaires, il est maintenant accusé de lui avoir transmis « un rapport confidentiel » sur les possibilités d'investissements internationaux dans la province du Helmand, en Afghanistan. Comment se positionne la famille royale face à ce nouveau scandale ? Que risque le prince déchu Andrew dans cette affaire ? Avec Philip Turle, journaliste britannique, chroniqueur international pour France 24. CAN 2025 : pourquoi des peines si sévères contre les supporters sénégalais ? Un mois après la finale houleuse Sénégal-Maroc de la CAN 2025, dix-huit supporters sénégalais, poursuivis pour « hooliganisme », ont été condamnés à de lourdes peines. Ils ont écopé entre trois mois et un an de prison ferme. Comment la justice marocaine justifie-t-elle ce verdict ? Avec Matthias Raynal, correspondant de RFI à Casablanca.
durée : 00:05:23 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le nombre de suicides chez les victimes de violences conjugales dépasse le nombre de féminicides au Royaume-Uni : phénomène minoré, dénoncent des médias, des spécialistes, des associations féministes et des proches de victimes. Qu'en est-il en France ? - invités : Roxana Maracineanu secrétaire générale de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains, ancienne ministre des sports et ancienne championne de natation
durée : 00:03:21 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Donald Trump ne décolère pas contre le Royaume Uni qui a décidé de restituer à l'île Maurice la souveraineté sur les îles Chagos, dans l'Océan Indien, qui abritent une importante base anglo-américaine. Cette affaire cause des frictions sévères entre Washington et Londres. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 20 février 2026 - Epstein/ Andrew : panique à Buckingham C'est la photo à la Une des médias britanniques ce vendredi. L'ex-prince Andrew, à l'arrière d'une voiture, hagard et le regard fixe, quittant le poste de police hier soir. Libéré sous caution après 12 heures d'interrogatoire avant les suites de l'enquête, le frère de Charles III avait été arrêté et placé en garde à vue jeudi matin, le jour de son 66e anniversaire. Des perquisitions ont été menées dans les résidences de la Couronne. Le prince déchu est soupçonné d'avoir transmis des documents sensibles à Jeffrey Epstein, après la publication de millions de nouveaux documents par la justice américaine. Dans ces derniers, il est cité plus de 4 700 fois. Les enquêteurs s'intéressent particulièrement à des mails datant de 2010, suggérant qu'il aurait transmis au financier américain des rapports potentiellement confidentiels du temps où il était émissaire du Royaume-Uni pour le commerce international. Ces courriels sont venus s'ajouter aux soupçons qui planaient déjà sur Andrew à la suite des accusations de viol proférées par Virginia Giuffre, principale témoin à charge du dossier Epstein, qui s'est suicidée en 2025.Dans la tourmente depuis plusieurs mois, le fils préféré de la reine a été déchu de ses titres royaux en octobre dernier pour ses liens avec le pédocriminel américain. Son interpellation est un coup de tonnerre pour la famille royale britannique et une véritable déflagration dans tout le Royaume-Uni. C'est la première fois, dans l'histoire récente de la monarchie, que l'un de ses membres est formellement arrêté. Nos journalistes ont recueilli le témoignage d'une ancienne mannequin qui a rencontré Jeffrey Epstein en 2004. À l'époque âgée de 21 ans, elle est abordée dans la rue à Paris par Daniel Siad, qui lui propose d'aller travailler pour des agences à New York. Quelques semaines plus tard, après s'être renseignée auprès de son agence sur l'individu et avoir été rassurée, elle s'envole pour les États-Unis. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu. Au lieu de rencontrer des agences, elle va avoir un entretien « étrange » avec Jeffrey Epstein à son domicile. Elle a été entendue en 2019 par la PJ de Nanterre. Elle revient sur cet épisode ce soir dans #cdanslair.Aux États-Unis, où le scandale a débuté, l'affaire Epstein continue également de provoquer des remous, et une résidence alimente les interrogations : le ranch « Zorro », une vaste propriété détenue par le criminel sexuel américain au Nouveau-Mexique. Il s'agit de la seule propriété d'Epstein à ne pas avoir été perquisitionnée ; pourtant, elle apparaît à de multiples reprises dans les fichiers et les témoignages de victimes. Elle a été rachetée en 2023 par un élu texan républicain, trumpiste. Lundi, la Chambre des représentants du Nouveau-Mexique a décidé la création d'une commission spéciale bipartite chargée d'enquêter sur le domaine et les crimes qui ont pu s'y dérouler.Nos experts :- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales- François DE LABARRE - grand reporter à Paris Match- Valérie CANTIÉ - journaliste à l'agence de vérification de Radio-France- Thomas PERNETTE - Chef du service royautés à Point de vue - Cécile DUCOURTIEUX (en duplex) - correspondante à Londres du journal Le Monde
Trois grandes actualités au sommaire cette semaine : l'arrestation d'Andrew Mountbatten Windsor au Royaume-Uni, en lien avec l'affaire Epstein ; la première réunion à Washington du "Conseil de la Paix" de Donald Trump pour Gaza ; et la visite d'Emmanuel Macron en Inde, qui marque un rapprochement stratégique entre les deux pays, sur l'IA et la Défense notamment.
durée : 00:03:21 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Donald Trump ne décolère pas contre le Royaume Uni qui a décidé de restituer à l'île Maurice la souveraineté sur les îles Chagos, dans l'Océan Indien, qui abritent une importante base anglo-américaine. Cette affaire cause des frictions sévères entre Washington et Londres. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 19 février 2026 - Epstein : Andrew arrêté, le Royaume-Uni sidéréNos experts :- Adélaïde DE CLERMONT-TONNERRE - Journaliste et romancière- Anne-Elisabeth MOUTET - Éditorialiste - The Daily Telegraph - Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis
C dans l'air du 19 février 2026 - Epstein : Andrew arrêté, le Royaume-Uni sidéréC'est un choc au Royaume-Uni. L'ex-prince Andrew a été arrêté, ce jeudi 19 février, et placé en garde à vue. Des policiers ont indiqué mener des perquisitions dans des résidences de la Couronne. Il est soupçonné d'avoir transmis des documents sensibles à Jeffrey Epstein, après de nouvelles publications de la justice américaine. Dans ces documents, les enquêteurs s'intéressent à des mails datant de 2010 dans lesquels il aurait transmis au financier américain des rapports confidentiels concernant l'Afghanistan, le Vietnam, la Chine et Singapour, qu'il avait visités lors de voyages officiels, du temps où il était émissaire du Royaume-Uni pour le commerce international.Ces soupçons s'ajoutent aux accusations de viol de Virginia Giuffre, morte en avril 2025, et dont le livre posthume Nobody's Girl: Memoir of Surviving Abuse and Fighting for Justice a été publié aux États-Unis le 21 octobre dernier. Dans ses mémoires, elle maintient son récit, accusant Andrew Windsor de viols à la demande de Jeffrey Epstein, alors qu'elle avait 17 ans. Des faits qu'il a toujours niés.Dans la tourmente depuis plusieurs mois, le frère de Charles III a été déchu de ses titres royaux en octobre pour ses liens avec le criminel américain. Son interpellation, le jour de ses 66 ans, est un coup de tonnerre pour la famille royale britannique. C'est la première fois, dans l'histoire récente de la monarchie, que l'un de ses membres est formellement arrêté. Dans un rare communiqué signé de son nom, le roi Charles III a affirmé ce jeudi que « la justice doit suivre son cours ».Aux États-Unis, point de départ de l'enquête, l'affaire Epstein continue également de provoquer des remous, et une nouvelle résidence alimente les soupçons : le ranch « Zorro », une vaste propriété détenue par le criminel sexuel américain au Nouveau-Mexique. Il s'agit de la seule propriété d'Epstein à ne pas avoir été perquisitionnée ; pourtant, elle apparaît à de multiples reprises dans les fichiers et les témoignages de victimes. Elle a été rachetée en 2023 par un élu texan républicain trumpiste. Lundi, la Chambre des représentants du Nouveau-Mexique a décidé la création d'une commission spéciale bipartite chargée d'enquêter sur le domaine et les crimes qui ont pu s'y dérouler.Parallèlement, au moment où Hillary Clinton accuse Donald Trump de chercher à « dissimuler » des éléments du dossier judiciaire de Jeffrey Epstein, le Daily Beast a publié de nouveaux éléments mettant en cause le président américain.Nos experts :- Adélaïde DE CLERMONT-TONNERRE - Journaliste et romancière- Anne-Elisabeth MOUTET - Éditorialiste - The Daily Telegraph - Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur le durcissement de la politique migratoire européenne, l'empoisonnement d'Alexeï Navalny et la proposition angolaise d'un cessez-le-feu en RDC. Israël : pourquoi Trump s'immisce dans les affaires judiciaires de Netanyahu ? Jeudi dernier (12 février 2026), alors que Benyamin Netanyahu était reçu à la Maison Blanche à Washington, Donald Trump a déclaré que son homologue israélien devrait avoir « honte » de na pas avoir gracié son Premier ministre Benyamin Netanyahu, poursuivi pour corruption. Des propos qui n'ont pas manqué de faire réagir le président Isaac Herzog. Pourquoi Trump veut-il absolument que Netanyahu soit gracié ? Cette affaire peut-elle créer des tensions au sein de l'exécutif israélien ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Union européenne : qui va encore pouvoir demander l'asile ? Le Parlement européen a adopté deux textes durcissant la politique migratoire de l'Union. L'une de ces mesures permet la création d'une liste de pays considérés comme « sûrs », limitant de facto les possibilités d'asile pour leurs ressortissants. Sur cette liste, figurent notamment les États candidats à l'adhésion mais aussi le Bangladesh et la Colombie ou encore trois pays africains : l'Égypte, le Maroc et la Tunisie. Sur quels critères les eurodéputés se sont-ils appuyés pour déterminer les pays dits « sûrs » ? Désormais, les demandes d'asile des ressortissants de ces trois pays africains seront-elles automatiquement rejetées ? Avec Leslie Carretero, journaliste à Infomigrants. Russie : que sait-on de « l'empoisonnement » d'Alexeï Navalny ? Deux ans après la mort du principal opposant russe dans des circonstances floues en prison, le Royaume-Uni, la Suède, la France, l‘Allemagne et les Pays-Bas, accusent Moscou d'avoir « empoisonné » Alexeï Navalny avec une « toxine rare » provenant de grenouilles venimeuses d'Équateur. Comment ces cinq pays européens en sont-ils arrivés à cette conclusion ? Comment réagit le Kremlin à ces accusations ? Avec Galia Ackerman, journaliste, historienne, spécialiste du monde russe. RDC : pourquoi l'Angola propose un cessez-le-feu ? Le président angolais, Joao Lourenço, propose à la République Démocratique du Congo et aux rebelles de l'AFC/M23 soutenus par le Rwanda un cessez-le-feu à partir de ce mercredi 18 février 2026. Cette initiative intervient alors que deux autres processus sont en cours, l'un signé à Washington et l'autre à Doha. La proposition angolaise ne risque-t-elle pas de créer une confusion ? Comment l'Angola se positionne par rapport aux deux autres initiatives ? Avec Bob Kabamba, professeur de Science politique à l'Université de Liège.
A 25 ans, l'officier de marine Bellot s'embarque dans le périlleux sauvetage de l'expédition Franklin perdue en Arctique et découvre de nouveaux détroits maritimes.Remontez le temps dans cet épisode captivant des « Grands dossiers de l'Histoire » avec Franck Ferrand. Plongez dans l'épopée tragique de Joseph-René Bellot, jeune officier de la marine française qui a participé à une expédition risquée pour retrouver les traces de l'explorateur britannique John Franklin, disparu dans l'Arctique avec son équipage.En 1851, la goélette Prince Albert, commandée par le capitaine britannique William Kennedy, part à la recherche des navires d'exploration l'Erebus et le Terror, disparus depuis quatre ans. À bord, le lieutenant de vaisseau Joseph-René Bellot, un jeune officier français de 25 ans, avide d'aventure. Leur mission : explorer les terres glacées du Grand Nord à la recherche de survivants de l'expédition de Franklin.Après de longues semaines de navigation périlleuse, la goélette se retrouve prise dans les glaces de l'île de Somerset. Bellot et ses compagnons se lancent alors dans une série d'expéditions à traîneau pour tenter de retrouver les traces de Franklin, affrontant les tempêtes de neige, les blizzards et les dangers mortels de cet environnement hostile.
A 25 ans, l'officier de marine Bellot s'embarque dans le périlleux sauvetage de l'expédition Franklin perdue en Arctique et découvre de nouveaux détroits maritimes.Remontez le temps dans cet épisode captivant des « Grands dossiers de l'Histoire » avec Franck Ferrand. Plongez dans l'épopée tragique de Joseph-René Bellot, jeune officier de la marine française qui a participé à une expédition risquée pour retrouver les traces de l'explorateur britannique John Franklin, disparu dans l'Arctique avec son équipage.En 1851, la goélette Prince Albert, commandée par le capitaine britannique William Kennedy, part à la recherche des navires d'exploration l'Erebus et le Terror, disparus depuis quatre ans. À bord, le lieutenant de vaisseau Joseph-René Bellot, un jeune officier français de 25 ans, avide d'aventure. Leur mission : explorer les terres glacées du Grand Nord à la recherche de survivants de l'expédition de Franklin.Après de longues semaines de navigation périlleuse, la goélette se retrouve prise dans les glaces de l'île de Somerset. Bellot et ses compagnons se lancent alors dans une série d'expéditions à traîneau pour tenter de retrouver les traces de Franklin, affrontant les tempêtes de neige, les blizzards et les dangers mortels de cet environnement hostile.
durée : 00:05:15 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le nombre de suicides chez les victimes de violences conjugales dépasse le nombre de féminicides au Royaume-Uni : phénomène minoré, dénoncent des médias, des spécialistes, des associations féministes et des proches de victimes. Pour eux, la police et de la justice laissent les agresseurs impunis.
Dans ce débrief transatlantique, Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti reviennent sur une série de signaux d'alerte autour de l'intelligence artificielle, marqués par des départs retentissants chez Anthropic et OpenAI, sur fond de débats éthiques et de publicité. Ils discutent aussi des craintes liées à l'emploi, aux usages malveillants de l'IA et à la concentration de puissance technologique. La conversation mène au Royaume-Uni, où l'idée d'un revenu universel financé par les géants technologiques refait surface. Enfin, cap sur l'Europe et sa dépendance aux GAFAM, avec une prise de conscience croissante autour de la souveraineté numérique et des infrastructures critiques.
On évoque les démissions fracassantes dans le secteur de l'IA et les déclarations alarmistes qui ravivent des inquiétudes par rapport à l'IA : risques de manipulation, automatisation accélérée, impact sur l'emploi, usages dangereux, etc. Mais des parades existent.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Alerte IA : un climat d'inquiétudeVous ne vous rendez pas compte mais quelque chose d'énorme est en train d'arriver... Des collaborateurs d'entreprises d'IA claquent la porte et alertent sur les risques de dérives. Que faut-il en déduire ? Au-delà des scénarios façon science-fiction, quels sont les scénarios les plus tangibles ? Des modèles trop puissants, mis trop vite à disposition, pourraient faciliter des attaques massives (cyber) ou la création d'outils de nuisance à grande échelle. A quel moment l'IA deviendra-t-elle un sujet de sécurité globale ?Royaume-Uni : un revenu universel financé par la tech ?Au Royaume-Uni, l'idée d'un revenu universel revient dans le débat, en lien direct avec les destructions d'emplois liées à l'IA. Le principe : aider les secteurs “victimes” de la numérisation. Particularité : celui-ci pourrait être financé par les entreprises technologiques. Une proposition choc. Souveraineté : l'Europe cherche des alternatives aux GAFAMRetour en Europe : la dépendance aux géants américains redevient un sujet brûlant. Nous évoquons le scénario d'une coupure de services — ou plus insidieux, d'une dégradation volontaire (latence, qualité) — tant la chaîne est dominée par les GAFAM : logiciels, cloud, hardware, câbles, infrastructures. La prise de conscience progresse, mais les réponses restent difficiles à industrialiser à l'échelle du continent. Quelles alternatives ?-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
durée : 00:09:44 - Journal de 18h - L'opposant russe Alexeï Navalny, mort en 2024 dans des circonstances troubles en prison, a été "empoisonné" avec une "toxine rare", l'épibatidine, par Moscou, accusent ce samedi cinq pays européens, dont le Royaume-Uni, après une enquête conjointe.
durée : 00:09:44 - Journal de 18h - L'opposant russe Alexeï Navalny, mort en 2024 dans des circonstances troubles en prison, a été "empoisonné" avec une "toxine rare", l'épibatidine, par Moscou, accusent ce samedi cinq pays européens, dont le Royaume-Uni, après une enquête conjointe.
durée : 00:11:49 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - En juillet 2025, Paris et Londres signent un accord migratoire : le Royaume-Uni renvoie des migrants arrivés par mer et accueille en échange des personnes ayant des attaches familiales. Face aux records de traversées, quelles conséquences locales et quel tournant de l'État face aux migrations ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Thomas Lacroix directeur de recherche au CNRS, affilié au CERI à Sciences Po Paris. Auteur de “L'Etat sans frontières. Comment les migrations transforment l'Etat.” (ENS éditions, 2024)
Une femme au Royaume-Uni donne naissance à une fille après avoir reçu une greffe d'utérus de sa sœur, une première médicale dans le pays. Traduction:A woman in the UK gives birth to a girl after receiving a uterus transplant from her sister, a medical first in the country. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre autorités syriennes et Kurdes, la pénurie de pétrole à Cuba et des poursuites judiciaires rwandaises contre le Royaume-Uni. Olympique de Marseille : qui pour relancer la saison après le départ de De Zerbi ? À l'Olympique de Marseille, l'aventure de Roberto De Zerbi a pris fin. Le club phocéen a officialisé la séparation avec l'entraîneur italien, après sa défaite historique contre le PSG (5-0) au Parc des Princes. Ce départ est présenté comme concerté, d'un « commun accord », mais De Zerbi n'a-t-il pas plutôt été poussé vers la sortie ? Qui pour le remplacer à ce stade crucial de la saison ? Comment expliquer cette crise malgré les dernières recrues importantes ? Avec Antoine Grognet, journaliste au service des sports de RFI. Syrie : pourquoi malgré le cessez-le-feu Kobané reste coupée du monde ? En Syrie, malgré l'annonce d'un cessez-le-feu entre les autorités de Damas et les forces kurdes, la ville de Kobané, située dans l'extrême nord du pays, demeure encerclée. Comment expliquer cette situation ? Une reprise des combats peut-elle encore être évitée dans cette ville ? Avec Marie-Charlotte Roupie, correspondante de RFI à Bagdad, de retour de Syrie. Cuba : quelles alternatives au blocus pétrolier imposé par les États-Unis ? Sous la pression de Donald Trump, Cuba se retrouve coupée d'un de ses principaux fournisseurs de carburant. Depuis l'enlèvement du président Nicolás Maduro par les États-Unis, l'île ne reçoit plus de pétrole du Venezuela. Washington a même menacé d'imposer des droits de douane à tout pays qui viendrait en aide à La Havane. Pourquoi Donald Trump impose-t-il un tel blocus ? Malgré les intimidations américaines, Cuba peut-elle compter sur des alliés pour surmonter cette pénurie ? Avec Laurine Chapon, doctorante en géographie au Centre de recherche et de documentation des Amériques, le CREDA, et à la Sorbonne Nouvelle. Rwanda-Royaume-Uni : pourquoi Kigali réclame 100 millions de livres sterling ? Le gouvernement rwandais a annoncé avoir engagé une procédure judiciaire contre le Royaume-Uni devant la Cour permanente d'arbitrage à La Haye. Kigali accuse Londres de ne pas avoir respecté certains engagements financiers prévus dans l'accord migratoire signé en 2022. Selon Kigali, les montants dus s'élèvent à 100 millions de livres sterling, soit 115 millions d'euros. De quels paiements parle-t-on ? À quel moment et pour quelles raisons le Premier ministre britannique Keir Starmer a-t-il décidé de suspendre les versements ? Avec Amélie Cracco, docteure en droit, autrice de la thèse « Les conséquences du Brexit sur la liberté de circulation des personnes ».
Comment continuer d'informer les Iraniens en pleine répression et au milieu d'un blackout informationnel ? Informer et soutenir les Iraniens, c'est la mission que s'est fixée la chaîne de télévision Iran International, en langue persane et considérée comme une entité terroriste par le régime des Gardiens de la Révolution. Iran International revendique des millions de téléspectateurs à travers le monde. Sa particularité : elle émet depuis Londres. Visite de la rédaction ultra-sécurisée. De notre correspondante à Londres, Nichés au cœur d'une zone industrielle, les studios d'Iran International sont cachés derrière des barrières opaques. Sharareh Azizi vient de présenter son dernier JT de la journée. La journaliste a les traits tirés, après un mois à couvrir la répression en Iran : « C'est un poison, jour après jour, de voir les images, d'écrire des articles, de monter des vidéos en floutant le sang, puis de prendre l'antenne. Parfois, je me mets à pleurer face caméra. Ça me rend triste, parce que c'est mon pays, que j'aime. Nous traversons un traumatisme collectif. » Établie en 2017 et financée par un investisseur saoudien, la chaîne emploie des journalistes iraniens, qui assistent de loin à ce qui se passe dans leur pays. Depuis le début des manifestations, le rédacteur en chef Aliasghar Ramezanpoor a dû réorganiser ses équipes : « Nous avons dû demander du renfort pour notre couverture, par exemple au service des sports. Mais le problème, c'est qu'on doit forcer les journalistes à prendre leur repos hebdomadaire ! Ils se sentent coupables de prendre un jour de repos à la maison et de ne pas pouvoir couvrir ce qui se passe en Iran. » La rédaction a mis en place un soutien psychologique. Surtout que la chaîne fait partie des ennemis du régime : « Nous recevons des menaces, nos familles en Iran sont convoquées et le régime sait où nous vivons. C'est devenu une habitude : ne pas quitter nos domiciles toujours à la même heure, limiter nos sorties en public. » À écouter aussi«Iran, la révolte massacrée»: une enquête exclusive de France 24 sur la répression massive Une carte qui recense les victimes En bas de l'écran, des messages défilent pour donner des nouvelles à la diaspora. Ainsi que les photos des victimes identifiées. Au rez-de-chaussée de la rédaction, Roland West, le directeur créatif, a créé une carte pour recenser les milliers d'Iraniens tués. « Cette base de données contient toutes les victimes vérifiées, à travers tout l'Iran. C'est assez simple pour l'instant : on a une photo pour la majorité des gens, un nom, un endroit, parfois leur âge. J'aimerais qu'on traduise cette carte en anglais, parce que c'est un outil puissant. » Une sorte de monument aux morts virtuel, au-delà de la dimension informative. Le projet pourrait avoir un intérêt futur, explique Adam Baillie, porte-parole d'Iran International. « Certes, nous ne sommes pas un tribunal, ni une ONG, mais toutes ces informations vérifiées que nous avons, nous les tenons à disposition si le conseil des droits humains des Nations unies veut poursuivre des membres du régime. » Avec ses 50 millions de téléspectateurs hebdomadaires, Iran International se revendique comme la voix du peuple iranien, de l'extérieur. À lire aussiIran: le 47e anniversaire de la révolution islamique célébré sur fond de crises politiques
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la réactivation de l'Agoa, la condamnation de Jimmy Lai à Hong Kong et les nouvelles sanctions européennes contre la Russie. Royaume-Uni : l'affaire Epstein va-t-elle faire tomber le Premier ministre ? Au Royaume-Uni, l'affaire Epstein fragilise le chef du gouvernement, Keir Starmer. Les documents publiés récemment par le ministère américain de la justice ont contraint le chef de cabinet du Premier ministre, Morgan McSweeney, à démissionner. Pourquoi cette affaire a-t-elle autant de répercussions ? Cette situation peut-elle pousser Keir Starmer à démissionner, comme l'exige l'opposition ? Avec Guillaume Naudin, présente la chronique « La fabrique du monde » sur RFI. Agoa : comment expliquer le rétropédalage des États-Unis ? L'Administration américaine a réactivé pour un an l'Agoa, l'accord qui permet à une trentaine de pays d'Afrique subsaharienne d'exporter vers le marché américain sans droits de douane. Alors que ce traitement commercial préférentiel n'avait pas été renouvelé avant son expiration le 30 septembre 2025, comment expliquer cette décision ? L'Agoa bénéficie-t-il autant aux Américains qu'aux Africains ? La réactivation de l'Agoa étant provisoire, comment les pays africains se préparent-ills à son arrêt total ? Avec Arthur Ponchelet, journaliste au service économie de RFI. Hong Kong : que reproche-t-on à l'ancien magnat de la presse Jimmy Lai ? Fondateur du journal Apple Daily et figure centrale de camp prodémocratie à Hong Kong, Jimmy Lai a été condamné à 20 ans de prison ferme notamment pour collusion avec l'étranger. Sur quels faits s'est appuyée la justice hongkongaise ? Pourquoi ce procès a-t-il eu un tel retentissement en Chine ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. Russie : les nouvelles sanctions européennes seront-elles efficaces ? La présidente de la Commission européenne propose aux États membres d'adopter un vingtième train de sanctions contre la Russie. Cette fois, Bruxelles vise plus directement les secteurs de l'énergie et du système bancaire, piliers de l'économie russe. Alors que les sanctions n'ont jamais découragé le Kremlin, ces nouvelles mesures seront-elles plus efficaces que les précédentes ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé chez Euro Créative.
L'opération AJAX désigne un coup d'État clandestin organisé en 1953 contre le gouvernement iranien de Mohammad Mossadegh, avec l'appui conjoint de la Central Intelligence Agency américaine et du MI6 britannique. Elle est aujourd'hui considérée comme l'une des premières grandes interventions secrètes de la Guerre froide visant directement à protéger des intérêts énergétiques occidentaux.Au début des années 1950, l'Iran traverse une période de profonde effervescence politique. Mossadegh, élu démocratiquement Premier ministre, incarne un nationalisme modernisateur. En 1951, il fait adopter une décision historique : la nationalisation de l'industrie pétrolière iranienne, jusque-là dominée par une compagnie britannique. Pour une grande partie de la population iranienne, cette mesure représente un acte de souveraineté et de justice économique. Pour Londres, en revanche, c'est un choc majeur, synonyme de pertes financières colossales et de remise en cause d'un pilier de son influence au Moyen-Orient.Incapable d'obtenir l'annulation de la nationalisation par la voie diplomatique, le Royaume-Uni se tourne vers Washington. Dans le contexte de la Guerre froide, les États-Unis redoutent que l'instabilité iranienne ne favorise une montée en puissance des communistes et, à terme, un basculement du pays dans l'orbite soviétique. Cette crainte, mêlée aux enjeux pétroliers, ouvre la voie à une action secrète.L'opération AJAX repose sur une stratégie de déstabilisation. Les services secrets financent des campagnes de propagande contre Mossadegh, encouragent des manifestations, soudoyent des responsables politiques, des journalistes et des officiers, et alimentent un climat de chaos. L'objectif est de donner l'impression d'un pays au bord de l'effondrement, afin de justifier l'éviction du Premier ministre.Après plusieurs tentatives hésitantes, le coup d'État finit par aboutir en août 1953. Mossadegh est arrêté, puis condamné à une peine de prison avant d'être placé en résidence surveillée jusqu'à sa mort. Le pouvoir est consolidé entre les mains du Chah Mohammad Reza Pahlavi, qui devient un allié central des États-Unis dans la région.Dans la foulée, un nouveau consortium pétrolier est mis en place, garantissant aux compagnies occidentales un large accès au pétrole iranien. Officiellement, l'Iran conserve une part de contrôle, mais l'équilibre des forces reste largement favorable aux puissances étrangères.À court terme, l'opération AJAX est perçue à Washington et Londres comme un succès stratégique. À long terme, elle laisse une trace profonde dans la mémoire collective iranienne. Beaucoup y voient l'exemple fondateur d'une ingérence occidentale ayant brisé une expérience démocratique. Ce ressentiment nourrira, des décennies plus tard, l'hostilité envers les États-Unis et jouera un rôle dans la Révolution iranienne de 1979.L'opération AJAX illustre ainsi comment, derrière le discours de sécurité et de stabilité, des considérations économiques, notamment liées au pétrole, ont pesé lourdement sur la politique internationale du XXe siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.