POPULARITY
Categories
durée : 00:07:26 - Le Masque et la Plume - Besson revient avec "Une pension en Italie", un roman qui explore les secrets familiaux et l'héritage d'une histoire d'amour refoulée. Carte postale ensoleillée ou récit trop sage ? Entre admiration pour le sujet et impatience face à l'écriture, le Masque tranche. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:07:12 - Le Masque et la Plume - Marie-Hélène Lafon signe une fresque rurale sur cinquante ans, opposant le destin de Gilles, paysan rivé à sa terre du Cantal, à celui de sa sœur Claire, émancipée par l'écriture. Un récit que nos critiques saluent pour sa sobriété littéraire. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 27 février 2026.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.MUNICIPALES : ANTICHAMBRE DE 2027 OU ÉLECTIONS LOCALES ?Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochains. Il s'y mêlera enjeux locaux et nationaux, peut-être d'autant plus que, cette année, le vote se tient tout juste un an avant l'élection présidentielle, un cas de figure qui ne s'est présenté qu'en 1965 et en 2001.Selon Émeric Bréhier, directeur de l'Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean Jaurès, si LFI et le RN ont beaucoup à gagner de ces élections et chercheront à en faire un enjeu national, à l'inverse, le PS et LR essaieront avant tout de conserver les villes qu'ils détiennent, pour montrer qu'ils restent des partis qui comptent, qui ont une base locale solide et surtout qu'ils peuvent avoir une carte à jouer lors de la présidentielle. Alors que les regards se concentrent beaucoup sur les grandes villes, l'un des enjeux de ces élections devrait être le sort de nombre de moyennes et de petites municipalités qui pourraient basculer à l'extrême droite, mais, le Rassemblement national aborde les municipales avec l'onction des sondages nationaux, mais un ancrage local toujours fragile. Le parti de Jordan Bardella détient moins de 15 villes, dont une seule de plus de 100.000 habitants. Officiellement : pas d'objectif chiffré avancé, ni de villes visées.Au Havre, l'ancien Premier ministre, Édouard Philippe candidat à la présidentielle 2027, a lui-même lié son destin national à cette échéance locale. Un pari risqué. « Si j'échouais à convaincre les Havrais (...), je ne serais pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français », a-t-il déjà prévenu. Dans le camp présidentiel, en revanche, on semble déjà vouloir oublier ce scrutin avant même qu'il n'ait lieu, tant il s'annonce comme un révélateur de la faiblesse du macronisme à l'échelle locale.Selon un sondage Odoxa-Mascaret publié mardi pour Public Sénat et la presse régionale, 55 % des Français souhaitent l'élection d'un autre maire plutôt que la réélection de leur maire actuel au scrutin des 15 et 22 mars. Cette aspiration au changement est motivée par des enjeux locaux, en premier lieu : 76 % des sondés affirment qu'ils se prononceront en fonction d'enjeux « spécifiques à leur commune », tandis que 24 % auront des enjeux nationaux en tête. Ce dernier score est en progression de 5 points par rapport au mois de novembre, preuve, pour l'institut de sondage que ces municipales, premières élections convoquées après les législatives anticipées de juin 2024, dessineront la ligne de départ de la campagne pour l'élection présidentielle. C'est parmi les sympathisants de LFI (28 %) et du RN (27 %) que se trouvent le plus d'électeurs qui choisiront leur maire avec l'Élysée en point de mire.QUATRE ANNÉES DE GUERRE : EFFETS SUR LA RUSSIEAprès quatre ans de guerre en Ukraine, selon les évaluations concordantes des chercheurs et des services de renseignement occidentaux, on compte plus d'un million et demi de soldats russes hors de combat morts, blessés, prisonniers et disparus. Sur le terrain, d'après DeepState, collectif ukrainien de cartographie en sources ouvertes, la Russie a occupé en 2025 moins de 1 % du pays ukrainien. Analyses corroborées par l'Institut pour l'étude de la guerre. Mi-février, le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, évoquait environ 65.000 soldats russes tués ou blessés en l'espace de deux mois, qualifiant ces pertes de « folles ». Pour les alliés de l'Ukraine, ces chiffres interrogent la capacité de Moscou à maintenir durablement son effort de guerre sans décision politiquement risquée, comme une nouvelle vague de mobilisation.D'autant que l'économie russe se dégrade. Si au cours des premières années de guerre, dopée par le complexe militaro-industriel, l'économie russe a enregistré des croissances supérieures à la moyenne européenne, aujourd'hui, les signaux virent au rouge. Pour résorber la hausse du déficit budgétaire, qui devrait dépasser les 3,5 % à 4,4 % du PIB en 2026, le gouvernement doit financer un budget de la défense qui, en hausse de 30 % sur 2025-2027, engloutit 40 % des dépenses. Les revenus des hydrocarbures, qui composent l'habituel poumon économique du pays, s'effondrent à cause de la baisse des cours mondiaux et des effets des sanctions obligeant à vendre avec une décote. Le gouvernement cherche donc d'autres sources de revenus. Les consommateurs russes sont confrontés à l'inflation (5,6 % officiellement, bien au-delà de 10 % en réalité), la hausse des défauts de crédits bancaires, et la réduction des heures travaillées dans les usines.La guerre menée contre l'Ukraine s'accompagne d'une mise au pas de plus en plus violente de la société russe. Le taux de popularité de Vladimir Poutine ne semble pas fléchir : plus de 80 % des Russes disent approuver son action, selon Levada, le centre d'études d'opinion indépendant de l'Etat. Un chiffre à prendre cependant avec précaution comme dans tout pays où, sans liberté d'expression, les sondages sont menés dans un climat de peur et de délation. Sans opposition politique ni critiques dans la presse, sans société civile ni débats publics parmi les élites, cette popularité apparente cache une réalité : en quatre ans, la chape de plomb imposée par le Kremlin s'est alourdie. La répression ciblant une prétendue « cinquième colonne » s'est intensifiée : les défenseurs des droits humains recensent entre 3.000 et plus de 4.600 prisonniers politiques. Sur les écrans de télévision et sous les préaux des écoles, la propagande déroule son message : comme Staline, Poutine combat le nazisme ; comme durant la Grande Guerre patriotique, les opposants sont des traîtres.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cette semaine dans Crimes · Histoires vraies, vous avez découvert l'affaire Johnny Stompanato. Le 4 avril 1958, dans une villa de Beverly Hills, l'amant de l'actrice hollywoodienne Lana Turner est retrouvé mort, poignardé. L'homme, Johnny Stompanato, fréquentait les milieux du crime organisé et sa relation avec la star était devenue violente. Ce soir-là, une dispute éclate. Les cris réveillent la fille de l'actrice, âgée de 14 ans, Cheryl Crane. Selon son récit, elle saisit un couteau pour protéger sa mère… et frappe. Les secours sont appelés immédiatement mais Johnny Stompanato décède dans la maison. La police aussi est appelée. Il n'y a ni fuite, ni dissimulation. L'adolescente reconnaît les faits. L'homicide est prouvé et reconnu. Et pourtant, il n'y aura jamais de procès. Mais comment est-ce possible ?
Avez-vous déjà entendu parler de l'agrivoltaïsme ? Cette pratique consiste à combiner, sur le même terrain, la production d'énergies renouvelables et de produits agricoles. En Australie, on compte ainsi de plus en plus d'élevages de moutons paissant sous des panneaux solaires. Et le plus étonnant, c'est que dans ces conditions, la production de laine ou de viande est plus importante et de meilleure qualité que sur une prairie vierge. Reportage à Dubbo, à environ 400 kilomètres à l'ouest de Sydney. De notre correspondant à Sidney, De loin, cela ressemble à n'importe quelle centrale photovoltaïque. Sur une cinquantaine d'hectares, plus de 30 000 panneaux solaires suivent du matin au soir la course du soleil. Mais en y regardant de plus près, une centaine de moutons broutent et se reposent à l'ombre de ces panneaux. Pour leur éleveur, Tom Warren, le mariage de ces deux activités, c'est d'abord une nouvelle source de revenus : les loyers versés par l'entreprise qui exploite la centrale solaire, qui ne dépend ni de la météo ni des prix du marché. Mais très vite, il y a vu d'autres bénéfices : « Quand il pleut, l'eau tombe sur les panneaux solaires puis coule depuis leurs extrémités, ce qui crée de longues bandes de très bonne herbe verte grâce à la concentration de l'eau le long de chacune des rangées de panneaux solaires. » Qui plus est, l'ombre apportée permet à cette herbe de rester verte plus longtemps et à la terre de conserver un certain niveau d'humidité, même en plein été. Résultat : pour Tom Warren, les affaires n'ont jamais été aussi bonnes. « La laine est plus propre et de meilleure qualité. Et dans l'ensemble, notre chiffre d'affaires issu des moutons qui paissent sur la ferme solaire a augmenté de 15% », apprécie-t-il. L'agrivoltaïsme, une pratique en plein essor Une association gagnante également pour l'entreprise française qui exploite la centrale solaire, Neoen, car les moutons, en broutant, réduisent considérablement ses frais d'entretien. À tel point d'ailleurs que des élevages de moutons sont désormais présents sur toutes les centrales solaires qu'exploite Neoen en Australie, tout comme la plupart de leurs concurrents. C'est ce qu'affirme Emily Walker, directrice de Neoen pour la Nouvelle-Galles du Sud : « Tout le secteur bouge très vite sur ce sujet, car nous vivons dans un monde où il n'est plus possible de découpler la terre de son usage agricole historique et de la production d'énergie solaire. » D'ailleurs, l'agrivoltaïsme en Australie ne se limite plus à l'élevage. Des panneaux solaires ont ainsi été déployés sur des vignes dans différentes parties du pays, pour l'instant à titre expérimental. Mais les agriculteurs ont beaucoup à y gagner. Selon un rapport du Clean Energy Council, entre les loyers perçus et les gains de productivité, ces derniers pourraient générer, grâce aux énergies renouvelables, 600 millions d'euros de revenus supplémentaires d'ici à 2030, et plus de 6 milliards à l'horizon 2050. À lire aussiSix États à surveiller pour l'équilibre agricole et alimentaire mondial
Procurez-vous le livre de Fabien OlicardToutes les infos sur son site fabienolicard.fr--COACHING RELATION À L'ARGENT
durée : 00:11:00 - L'invité de 7h50 - par : Léa Salamé - L'Iran s'est montré, confiant, jeudi soir après des discussions indirectes à Genève avec les États-Unis, évoquant de "très bons progrès", et a annoncé une probable nouvelle session dans moins d'une semaine. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Selon l'OMS, 1,23 million de personnes sont mortes de la tuberculose en 2024. La même année, 10,7 millions de personnes ont contracté cette maladie bactérienne touchant le plus souvent les poumons. Chez la majorité des personnes, l'infection peut rester silencieuse toute la vie. Cependant, elle évoluera vers la maladie chez 5 à 10% des cas, notamment chez les personnes avec une déficience immunitaire. Comment se transmet cette infection ? Qui sont les personnes les plus à risques ? Quelle prise en charge existe ? La Tuberculose est une maladie très ancienne, dont on a identifié des traces remontant à la Préhistoire et avec en 2024, plus de 10 millions de nouveaux cas d'après l'OMS, cette infection bactérienne reste d'actualité ! À la fin XIXè siècle, lorsque l'Allemand Robert Koch découvre la bactérie incriminée (à qui il donne son nom : le bacille de Koch), on estime que la tuberculose est la cause d'un décès sur sept en Europe ! Au moment où nous parlons, la tuberculose se range au 10è rang des causes de mortalité à l'échelle planétaire. Cartographie de la tuberculose À eux seuls, cinq pays d'Asie (Inde, Indonésie, Philippines, Chine et Pakistan) concentrent 55% du fardeau de la tuberculose. Le Nigeria et la RDC se rangent au sixième et septième rang. Cette maladie peut atteindre plusieurs organes : l'atteinte va déterminer les risques de transmission, puisque seule la tuberculose pulmonaire est contagieuse. Vaccination et antibiothérapie Cette infection potentiellement mortelle (1,23 million de décès en 2024, 150 000 avec une co-infection de VIH sida) peut rester silencieuse; on parle alors de tuberculose latente. Dans 10% des cas, la tuberculose va passer au stade « maladie ». Certaines conditions, un état de fragilité générale (malnutrition, co-infection) peuvent favoriser le passage au stade actif de l'infection. Il est alors essentiel d'avoir accès un traitement efficace, une antibiothérapie au long cours, une fois le diagnostic posé. Avec : Pr Stéphane Jaureguiberry, infectiologue et chef de service des Maladies infectieuses et tropicales, à l'hôpital Bicêtre AP-HP au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne Dr Mireille Mpoudi Etame, médecin infectiologue-épidémiologiste, au ministère de la Défense du Cameroun. ► En fin d'émission, à deux jours de la Journée mondiale des maladies rares, nous donnerons la parole au Pr Aimé Lumaka, directeur du Centre de Référence des Maladies Rares et Non-Diagnostiquées (CRMRND) à Kinshasa qui organise une matinée de sensibilisation. Programmation musicale : ► Durand Jones & The indications – Flower moon ► Tyty Meufapart – Mbamina. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
durée : 00:38:12 - Le 18/20 · Le téléphone sonne - Au travail, sur les réseaux sociaux, le "vous" semble céder la place au "tu". Selon les circonstances, les personnes, les relations, le choix peut être difficile à faire, voire source de malaise. Marqueur social, signe de respect ou de familiarité, il marque notre rapport à l'autre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Selon l'OMS, 1,23 million de personnes sont mortes de la tuberculose en 2024. La même année, 10,7 millions de personnes ont contracté cette maladie bactérienne touchant le plus souvent les poumons. Chez la majorité des personnes, l'infection peut rester silencieuse toute la vie. Cependant, elle évoluera vers la maladie chez 5 à 10% des cas, notamment chez les personnes avec une déficience immunitaire. Comment se transmet cette infection ? Qui sont les personnes les plus à risques ? Quelle prise en charge existe ? La Tuberculose est une maladie très ancienne, dont on a identifié des traces remontant à la Préhistoire et avec en 2024, plus de 10 millions de nouveaux cas d'après l'OMS, cette infection bactérienne reste d'actualité ! À la fin XIXè siècle, lorsque l'Allemand Robert Koch découvre la bactérie incriminée (à qui il donne son nom : le bacille de Koch), on estime que la tuberculose est la cause d'un décès sur sept en Europe ! Au moment où nous parlons, la tuberculose se range au 10è rang des causes de mortalité à l'échelle planétaire. Cartographie de la tuberculose À eux seuls, cinq pays d'Asie (Inde, Indonésie, Philippines, Chine et Pakistan) concentrent 55% du fardeau de la tuberculose. Le Nigeria et la RDC se rangent au sixième et septième rang. Cette maladie peut atteindre plusieurs organes : l'atteinte va déterminer les risques de transmission, puisque seule la tuberculose pulmonaire est contagieuse. Vaccination et antibiothérapie Cette infection potentiellement mortelle (1,23 million de décès en 2024, 150 000 avec une co-infection de VIH sida) peut rester silencieuse; on parle alors de tuberculose latente. Dans 10% des cas, la tuberculose va passer au stade « maladie ». Certaines conditions, un état de fragilité générale (malnutrition, co-infection) peuvent favoriser le passage au stade actif de l'infection. Il est alors essentiel d'avoir accès un traitement efficace, une antibiothérapie au long cours, une fois le diagnostic posé. Avec : Pr Stéphane Jaureguiberry, infectiologue et chef de service des Maladies infectieuses et tropicales, à l'hôpital Bicêtre AP-HP au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne Dr Mireille Mpoudi Etame, médecin infectiologue-épidémiologiste, au ministère de la Défense du Cameroun. ► En fin d'émission, à deux jours de la Journée mondiale des maladies rares, nous donnerons la parole au Pr Aimé Lumaka, directeur du Centre de Référence des Maladies Rares et Non-Diagnostiquées (CRMRND) à Kinshasa qui organise une matinée de sensibilisation. Programmation musicale : ► Durand Jones & The indications – Flower moon ► Tyty Meufapart – Mbamina. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Pour débuter l'émission de ce mercredi 25 février 2026, les GG : Élina Dumont, intervenante sociale, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, et Charles Consigny, avocat, débattent du sujet du jour : "Journalistes : des "nazis à petits pieds" selon Chikirou".
durée : 00:07:01 - L'invité de 6h20 - par : Mathilde MUNOS - Démarrées le 1er décembre et prévues jusqu'à dimanche les négociations annuelles entre la grande distribution et l'industrie agroalimentaire déterminent les prix en rayon. Jean-François Loiseau, président de l'ANIA, dénonce une "pression infernale" de la grande distribution. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans cet épisode d'Esprits Libres, David Abiker reçoit Maître Sophie Obadia et Nicolas Beytout, pour décrypter l'actualité. Tout d'abord, ils reviennent sur le psychodrame qui secoue la direction du Louvre. La présidente du plus grand musée du monde, Laurence des Cars, a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a finalement acceptée. Derrière ce départ mouvementé, les invités analysent les tensions sociales, le manque de modernisation et les enjeux politiques qui se cachent dans les coulisses du Louvre. Les intervenants s'attaquent ensuite aux sorties polémiques de la députée Mathilde Panot, qui a déclaré que la France Insoumise ne reconnaîtrait pas une victoire du Rassemblement National aux élections, même si celle-ci était validée par les urnes. Selon les éditorialistes, ces propos remettent gravement en cause le respect de la démocratie et ouvrent la voie à une dérive antifasciste inquiétante. Ils dénoncent également la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, qui s'attaque violemment aux médias qu'il juge trop éloignés de son mouvement.Au-delà des personnalités, cela soulève des questions fondamentales sur les dérives potentielles de l'extrême-gauche française, qui semble prête à remettre en cause les principes démocratiques pour imposer sa vision. Les invités apportent un éclairage glaçant sur les dangers d'un tel positionnement politique.Enfin, l'émission aborde la question de la rupture conventionnelle, un sujet économique qui soulève de nombreux débats. Les experts analysent les avantages et les dérives de ce dispositif, qui a été introduit pour faciliter les séparations entre employeurs et salariés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Chine veut prendre position sur l'un des terrains technologiques les plus sensibles du XXIe siècle : les interfaces cerveau-ordinateur. Pékin a officiellement classé ce domaine comme secteur stratégique national. Une feuille de route prévoit même l'émergence de deux à trois entreprises « de classe mondiale » d'ici 2030. Parmi les candidats potentiels figure NeuroXess, une start-up fondée en 2021 à Shanghai.Son approche diffère de celle de son concurrent le plus médiatisé, Neuralink, la société d'Elon Musk. Pour comprendre l'enjeu, il faut rappeler ce qu'est une interface cerveau-ordinateur, ou BCI pour Brain-Computer Interface : il s'agit d'un dispositif capable de capter l'activité électrique du cerveau et de la traduire en commandes numériques, par exemple pour déplacer un curseur ou contrôler un appareil. NeuroXess développe un système composé d'un maillage métallique placé à la surface du cerveau, relié à un processeur implanté dans la poitrine. Ce processeur transmet ensuite les signaux à un ordinateur externe. L'implantation en surface est considérée comme moins invasive que l'insertion d'électrodes directement dans le tissu cérébral, comme le fait Neuralink. En revanche, cette méthode capte pour l'instant des signaux moins détaillés, donc des débits de données plus limités.L'objectif premier reste médical. Ces technologies visent à aider des patients atteints de paralysie sévère ou de maladies neurodégénératives comme la sclérose latérale amyotrophique. Selon son fondateur, Tiger Tao, NeuroXess a déjà réalisé un premier test humain : un patient paralysé aurait réussi à déplacer un curseur à l'écran cinq jours seulement après l'implantation. Pendant ce temps, Neuralink mène un essai clinique international avec une vingtaine de patients pour démontrer la capacité de ses implants à transformer rapidement l'activité neuronale en actions numériques complexes.En Chine, l'écosystème s'accélère. Les levées de fonds se multiplient et une dizaine d'essais cliniques ont été lancés récemment. Le pays dispose d'un atout majeur : un vaste réservoir de patients potentiels, ce qui facilite le recrutement pour les études médicales. À plus long terme, NeuroXess ambitionne de miniaturiser davantage ses implants afin de réduire encore l'invasivité et, peut-être un jour, d'élargir les usages au-delà du cadre strictement médical. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Selon l'OMS, la schizophrénie touche environ 23 millions de personnes dans le monde. Psychose caractérisée par la perte du contact avec la réalité et par des altérations du comportement, la schizophrénie est la maladie mentale chronique la plus fréquente. Les personnes atteintes sont souvent victimes d'une forte stigmatisation qui les pousse à s'isoler. Comment déconstruire les préjugés liés à cette maladie ? Quels sont les traitements existants ? Dans le diagnostic de la schizophrénie, quels sont les symptômes les plus caractéristiques ? Dans quelle mesure la prise en charge précoce de la schizophrénie permet au patient d'en limiter l'impact, sur sa vie quotidienne et ses relations ? Avec : Dr Méja Andriana-Risoa, Psychiatre en libéral à Paris Retrouvez l'émission en intégralité ici : La schizophrénie : déconstruire les préjugés
Selon l'OMS, la schizophrénie touche environ 23 millions de personnes dans le monde. Psychose caractérisée par la perte du contact avec la réalité et par des altérations du comportement, la schizophrénie est la maladie mentale chronique la plus fréquente. Les personnes atteintes sont souvent victimes d'une forte stigmatisation qui les pousse à s'isoler. Comment déconstruire les préjugés liés à cette maladie ? Quels sont les traitements existants ? Si les réseaux sociaux et les médias traitent de plus en plus souvent des thématiques liées à la santé mentale, les préjugés et fausses croyances associées à certaines maladies psychiatriques, comme aux personnes atteintes, sont toujours bel et bien réels. Et parmi les maladies les plus stigmatisées, on retrouve la schizophrénie. Lutter contre les idées fausses Schizophrène : adjectif utilisé dans le vocabulaire – notamment par la classe politique – pour dévaloriser, insulter… La schizophrénie est une atteinte encore souvent associée à des comportements agressifs, alors que si une tendance à la violence peut s'exprimer, non seulement elle n'est pas systématique, mais elle est dans la plupart des cas dirigée contre les patients eux-mêmes. Dans certains contextes culturels, la schizophrénie est également assimilée à une malédiction, à un sort potentiellement transmissible... Autant d'idées fausses qui vont isoler, ostraciser et accentuer les souffrances des personnes concernées comme de leur entourage. Autant de préjugés qui peuvent potentiellement retarder et entraver les prises en charge. Diagnostic et prise en charge précoce La schizophrénie est une maladie grave, qui peut se manifester par des symptômes multiples : une déconnexion du réel, des émotions inappropriées à la situation. Les personnes concernées ne sont pas forcément conscientes de leur maladie et cette psychose est susceptible d'avoir, faute de prise en charge précoce et adaptée, d'importantes conséquences sur l'organisation du quotidien, le lien avec les autres, la poursuite des activités. Les schizophrénies, dont on peut d'ailleurs parler au pluriel, en raison de la variété des symptômes d'une personne à l'autre, vont donc nécessiter une prise en charge personnalisée, et qui va évoluer dans le temps. Avec : Dr Méja Andrianarisoa, psychiatre en libéral sur Paris centre, au cabinet CPPND (Cabinet de Psychiatrie et Psychothérapie Notre-Dame) Dr Cheikh Mohamed Fadel Gohi, psychiatre /addictologue, directeur central au Cabinet du ministre de la Santé en Mauritanie, chargé de la coordination du Programme National de Santé Mentale et de Lutte contre les Addictions. Un reportage de Charlie Dupiot. ► En fin d'émission, nous parlerons de la baisse annoncée de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la promesse de don de l'État français s'élevant à 660 millions d'euros, soit un milliard d'euros en moins que lors de la période précédente. 9 associations de lutte contre ces maladies se sont réunies pour protester contre cette baisse. Interview de Marc Dixneuf, directeur général de AIDES. Programmation musicale : ► Kokoroko – Da du dah ► Fabio Brazza, Vitao – Partido alto. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 24 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Selon l'OMS, la schizophrénie touche environ 23 millions de personnes dans le monde. Psychose caractérisée par la perte du contact avec la réalité et par des altérations du comportement, la schizophrénie est la maladie mentale chronique la plus fréquente. Les personnes atteintes sont souvent victimes d'une forte stigmatisation qui les pousse à s'isoler. Comment déconstruire les préjugés liés à cette maladie ? Quels sont les traitements existants ? Si les réseaux sociaux et les médias traitent de plus en plus souvent des thématiques liées à la santé mentale, les préjugés et fausses croyances associées à certaines maladies psychiatriques, comme aux personnes atteintes, sont toujours bel et bien réels. Et parmi les maladies les plus stigmatisées, on retrouve la schizophrénie. Lutter contre les idées fausses Schizophrène : adjectif utilisé dans le vocabulaire – notamment par la classe politique – pour dévaloriser, insulter… La schizophrénie est une atteinte encore souvent associée à des comportements agressifs, alors que si une tendance à la violence peut s'exprimer, non seulement elle n'est pas systématique, mais elle est dans la plupart des cas dirigée contre les patients eux-mêmes. Dans certains contextes culturels, la schizophrénie est également assimilée à une malédiction, à un sort potentiellement transmissible... Autant d'idées fausses qui vont isoler, ostraciser et accentuer les souffrances des personnes concernées comme de leur entourage. Autant de préjugés qui peuvent potentiellement retarder et entraver les prises en charge. Diagnostic et prise en charge précoce La schizophrénie est une maladie grave, qui peut se manifester par des symptômes multiples : une déconnexion du réel, des émotions inappropriées à la situation. Les personnes concernées ne sont pas forcément conscientes de leur maladie et cette psychose est susceptible d'avoir, faute de prise en charge précoce et adaptée, d'importantes conséquences sur l'organisation du quotidien, le lien avec les autres, la poursuite des activités. Les schizophrénies, dont on peut d'ailleurs parler au pluriel, en raison de la variété des symptômes d'une personne à l'autre, vont donc nécessiter une prise en charge personnalisée, et qui va évoluer dans le temps. Avec : Dr Méja Andrianarisoa, psychiatre en libéral sur Paris centre, au cabinet CPPND (Cabinet de Psychiatrie et Psychothérapie Notre-Dame) Dr Cheikh Mohamed Fadel Gohi, psychiatre /addictologue, directeur central au Cabinet du ministre de la Santé en Mauritanie, chargé de la coordination du Programme National de Santé Mentale et de Lutte contre les Addictions. Un reportage de Charlie Dupiot. ► En fin d'émission, nous parlerons de la baisse annoncée de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la promesse de don de l'État français s'élevant à 660 millions d'euros, soit un milliard d'euros en moins que lors de la période précédente. 9 associations de lutte contre ces maladies se sont réunies pour protester contre cette baisse. Interview de Marc Dixneuf, directeur général de AIDES. Programmation musicale : ► Kokoroko – Da du dah ► Fabio Brazza, Vitao – Partido alto. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Nouveauté podcast. Jérôme Rothen donne ses notes et ses appréciations sur les consultants du soir. Aujourd'hui, Jean-Michel Larqué et Pascal Olmeta.
Cinq ans après le putsch au Mali, suivi ensuite de ceux du Burkina Faso et du Niger, Jeune Afrique s'interroge : « Les juntes ont-elles tenu leurs promesses ? » Dans les trois pays, les militaires arrivent au pouvoir au nom de l'impératif sécuritaire : « le discours est rodé, note le site panafricain : seuls les militaires peuvent gagner la guerre que les civils ont perdue. Finis, les atermoiements diplomatiques, les contraintes des accords de défense avec Paris, les états d'âme sur les droits humains ou la nécessité d'ouvrir un dialogue. Place à une guerre “totale“, menée par des soldats qui connaissent le terrain, épaulés par de nouveaux partenaires, Russie en tête, débarrassés des scrupules voire des arrière-pensées occidentales. Résultat ? Pas de quoi pavoiser… », s'exclame Jeune Afrique. Aussi bien au Mali qu'au Burkina et au Niger, « la situation sécuritaire s'est détériorée. (…) Partout, la même logique à l'œuvre : une militarisation à outrance de la réponse, une répression sans discrimination des populations accusées de complicité avec les jihadistes, un recours massif à des supplétifs étrangers, Africa Corps au Mali et au Burkina, des milices locales partout. Et le même résultat : une insécurité aggravée, une violence débridée, des populations prises entre le marteau jihadiste et l'enclume militaire. » Un changement de tuteur Jeune Afrique dresse un bilan tout aussi catastrophique sur le plan économique : les juntes avaient promis « souveraineté, rupture avec la dépendance néocoloniale, reprise en main des ressources nationales. Exit le franc CFA, symbole de la servitude monétaire. Exit aussi les “prédateurs“ occidentaux qui pillent les richesses africaines. Place à une économie enfin au service des peuples, débarrassée des tutelles étrangères. » Résultat : « La Russie, la Chine ou la Turquie se sont engouffrées dans le vide laissé par l'Occident, négociant des contrats qui ne sont pas nécessairement plus avantageux pour les populations. La souveraineté économique proclamée se révèle n'être qu'un changement de tuteur. » Comptables devant personne Enfin, « c'est peut-être sur le plan politique que le bilan est le plus édifiant, soupire encore Jeune Afrique. Car, au-delà des promesses sécuritaires et économiques, ces putschistes avaient tous juré, la main sur le cœur, de rendre le pouvoir aux civils après une brève “transition“. » Il n'en a rien été… Et on est arrivé à « une prise en otage du débat politique, une interdiction de penser autrement, une impossibilité de sanctionner démocratiquement des dirigeants qui, précisément, ne doivent rien aux urnes. Car c'est là le nœud du problème, constate le site panafricain : ces juntes ne sont comptables devant personne. Elles ne craignent ni l'alternance ni la sanction populaire. Leur seule légitimité repose sur la force des armes et sur la propagande. » Et Jeune Afrique de conclure : « Ces lignes nous attireront certainement la vindicte des thuriféraires de ces apprentis sorciers en treillis. “Dire la vérité en des temps de mensonge universel est un acte révolutionnaire“, écrivait Orwell dans 1984. (…) L'Histoire jugera sévèrement ces régimes qui auront trahi les espoirs qu'ils avaient suscités. » Walid, le trafiquant d'êtres humains : « sa cruauté était inconcevable » À lire également dans Le Monde Afrique cette enquête glaçante sur ce trafiquant d'êtres humains qui vient d'être condamné à 20 ans de prison aux Pays-Bas pour trafic de migrants. Il se faisait appeler Walid, mais personne ne connait sa véritable identité : « Depuis Bani Walid, dans le nord-ouest de la Libye, cet Érythréen organisait la détention de migrants dans des conditions épouvantables, relate le journal, jusqu'à recevoir d'importantes sommes d'argent de leurs proches. (…) 196 témoins, majoritairement érythréens, ont été entendus pendant l'enquête. » L'un d'entre eux raconte : « Nous n'avions droit qu'à un repas par jour. Des gardes armés nous menaçaient. Nous pouvions sortir une fois par jour, en demandant à aller aux toilettes, détaille-t-il. Sa cruauté était inconcevable. Dans le camp, il y avait des migrants somaliens qui ne pouvaient pas payer. Walid les forçait à travailler pour lui. » Le Monde Afrique poursuit : « Selon d'autres témoignages, les migrants étaient “constamment fouettés avec un tuyau d'arrosage“, menacés par le maître des lieux, armé. Une femme raconte avoir été battue et violée par des hommes sous les ordres de Walid. Le seul moyen de partir était de payer la traversée vers l'Europe : 2 200 dollars. » Une traversée qui bien souvent tournait au naufrage et à la noyade… Walid a certes été condamné. Mais c'est un trafiquant d'êtres humains parmi d'autres. Et, soupire le journal, il a été remplacé…
durée : 00:24:03 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Gilbert Cette, professeur d'économie, président du Conseil d'orientation des retraites, et co-auteur de "Sauver la démocratie sociale. Du conflit au contrat", estime sur France Inter que les syndicats en France sont trop nombreux et ne représentent pas assez les travailleurs au sein des entreprises. - invités : Gilbert CETTE - Gilbert Cette : Professeur d'économie associé à l'université d'Aix-Marseille. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 24 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Mexique secoué par une vague de violences après la mort du baron de la drogue Nemesio Oseguera Cervantes, alias El Mencho. Le cartel Jalisco Nueva Generación a réagi brutalement en bloquant des routes, attaquant des commerces et en affrontant les forces de l'ordre dans une vingtaine d'États. Le journal Milenio raconte comment s'est déroulée la journée d'hier (23 février 2026) dans la zone métropolitaine de Guadalajara, au lendemain de la « chute » d'El Mencho : très peu de magasins ouverts, de longues files pour acheter l'essentiel et des groupes WhatsApp devenus essentiels pour s'informer de la situation. Milenio décrit dans son reportage une métropole à l'arrêt, des rues désertes et des voyageurs bloqués dans les gares routières. On apprend aussi que plus de mille personnes, dont des enfants, contraintes de passer la nuit au zoo faute de pouvoir rentrer chez elles. On commence aussi à en savoir plus sur l'opération militaire D'après le New York Times, les services de renseignement ont localisé le chef du cartel en surveillant l'une de ses compagnes, jusqu'à une cabane dans l'État de Jalisco. L'assaut des forces spéciales s'est terminé par une fusillade au cours de laquelle il a été mortellement blessé. Le journal pose aussi la question : après soixante ans de « guerre contre la drogue », qu'est-ce qui fonctionne vraiment ? Selon son analyse, l'élimination de barons de la drogue et la fragmentation des organisations n'ont pas stoppé le trafic, mais ont souvent favorisé l'émergence de groupes encore plus violents. Enfin justice pour Marielle Franco ? C'est un procès très attendu qui s'ouvre aujourd'hui (24 février 2026) au Brésil, celui des commanditaires présumés du meurtre de l'élue Marielle Franco, icône de la cause noire et LGBT+, assassinée avec son chauffeur Anderson Gomes, il y a huit ans, à Rio de Janeiro. Le tireur et son complice ont déjà été condamnés ; il s'agit désormais de juger les cerveaux présumés, l'ancien député fédéral Chiquinho Brazão et son frère Domingos Brazão, accusés d'avoir planifié le crime parce que l'élue s'opposait à des projets liés à des milices cherchant à s'approprier des terres. Dans une tribune publiée par Folha de Sao Paulo, les familles évoquent une douleur toujours vive mais voient dans cette étape judiciaire la possibilité de bâtir un pays où les violences politiques et les attaques contre les défenseurs des droits humains ne resteraient plus impunies. Le texte souligne que la mobilisation nationale et internationale a été, selon eux, déterminante pour maintenir la pression et parvenir à ce jugement. Mais au-delà du symbole international qu'est devenue Marielle Franco, ils rappellent qu'elle et Anderson Gomes restent avant tout des proches arrachés à leurs familles, et que la quête de vérité — qui a ordonné le crime et pourquoi — demeure centrale. À lire aussiAssassinat de Marielle Franco au Brésil: six ans après, trois commanditaires présumés arrêtés Haïti : débat autour du Pacte national sur la stabilité Avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse, nous évoquons les critiques à l'égard du « Pacte national pour la stabilité et l'organisation des élections », signé entre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, une partie de la classe politique et la société civile. Cette signature « intervient dans un contexte marqué par de profondes divisions politiques, des actes de terreur et d'autres violences persistantes des gangs armés, une crise humanitaire et l'absence d'élections depuis plus de dix ans », peut-on lire dans Alterpresse. « Heated Rivalry », une série à succès C'est devenu un véritable phénomène mondial, bien au-delà des écrans. La série canadienne s'attaque à un tabou en racontant l'histoire d'amour entre deux hommes, deux rivaux sur la glace, membres d'équipes de hockey. Une passion inattendue dans un milieu réputé viril, très conservateur — voire réactionnaire — et d'autant plus surprenante qu'elle unit un joueur américain et un joueur russe. Au Canada, les fans sont de plus en plus nombreux. Reportage de notre correspondante Nafi Alibert. Journal de la 1ère En Martinique, les produits importés, notamment frais, se font de plus en plus rares.
durée : 00:24:03 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Gilbert Cette, professeur d'économie, président du Conseil d'orientation des retraites, et co-auteur de "Sauver la démocratie sociale. Du conflit au contrat", estime sur France Inter que les syndicats en France sont trop nombreux et ne représentent pas assez les travailleurs au sein des entreprises. - invités : Gilbert CETTE - Gilbert Cette : Professeur d'économie associé à l'université d'Aix-Marseille. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:06:13 - L'invité de 6h20 - par : Mathilde MUNOS - Annoncés dans la foulée du camouflet infligé vendredi par la Cour suprême, les nouveaux droits de douane mondiaux de 10% voulus par le président américain Donald Trump, sont entrés en vigueur mardi. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Selon des informations rapportées par Reuters, le Département d'État américain travaillerait sur une plateforme baptisée Freedom.gov. Son objectif : permettre à des internautes étrangers d'accéder à des contenus bloqués ou supprimés par leurs propres gouvernements.Le principe serait relativement simple sur le plan technique. Le site fonctionnerait comme un VPN — un réseau privé virtuel. Pour rappel, un VPN fait transiter la connexion d'un utilisateur par un serveur situé dans un autre pays. Résultat : l'internaute apparaît comme naviguant depuis ce pays, ce qui permet de contourner certaines restrictions géographiques ou légales. Freedom.gov s'appuierait ainsi sur des serveurs basés aux États-Unis, sans enregistrer l'identité ni l'activité des visiteurs. En clair, l'État américain deviendrait lui-même fournisseur d'anonymat en ligne, un rôle jusqu'ici occupé par des acteurs privés comme NordVPN ou ExpressVPN.Le projet serait supervisé par Sarah Rogers, responsable de l'image des États-Unis à l'étranger. Présentée comme une initiative en faveur de la liberté d'expression, la plateforme permettrait d'accéder à des contenus jugés illégaux localement — qu'il s'agisse de discours controversés ou de propagande. Une approche qui s'inscrit dans la ligne de l'administration Trump, souvent critique à l'égard des régulations européennes du numérique. Mais en interne, le projet susciterait de fortes réserves. Des juristes du Département d'État auraient alerté sur les risques diplomatiques : encourager des citoyens étrangers à contourner les lois nationales pourrait exposer Washington à des tensions juridiques sérieuses. Officiellement, le porte-parole du Département d'État affirme que « la liberté numérique est une priorité », sans confirmer les détails du dispositif.Côté européen, l'inquiétude est palpable. Kenneth Propp, ancien diplomate américain aujourd'hui chercheur à l'Atlantic Council, évoque auprès de Reuters « un tir direct » contre les lois européennes, notamment le Digital Services Act. Cette réglementation impose aux plateformes de retirer contenus haineux ou désinformation. Pour l'administration Trump, cette loi serait perçue comme hostile aux entreprises américaines. Dans un contexte déjà tendu — différends commerciaux, guerre en Ukraine, débats sur le Groenland — Freedom.gov pourrait devenir un nouveau point de friction. D'autant que des figures proches d'Elon Musk, farouche opposant aux règles numériques européennes, seraient impliquées dans le projet. Difficile, dès lors, d'y voir une simple initiative technique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous recevons l'athlète de haut niveau Mialitiana Clerc depuis Milano-Cortina, où elle a disputé ses troisièmes Jeux olympiques d'hiver sous les couleurs de Madagascar. Représenter une petite nation africaine dans une discipline dominée par l'Europe et l'Amérique du Nord, relever les défis financiers, porter l'espoir d'un continent... Que dit sa présence de l'avenir des Africains aux JO d'hiver ?
Selon la BBC, L'IFAB et la FIFA travaillent sur une règle selon laquelle chaque joueur ayant reçu un traitement sur le terrain devra rester sur le côté pendant au moins une minute. Jérôme Rothen voulait réagir à cette information.
durée : 00:24:16 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Des propos homophobes et des saluts nazis ont été détectés samedi, lors de la marche en hommage au militant identitaire Quentin Deranque, à Lyon. "La préfecture a eu 100 fois raison de saisir la justice", a réagi Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France (LR). Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Écoles fermées, vols annulés : le Mexique est sur le qui-vive ce lundi (23 février 2026), en proie à une vague de violences après la mort du chef d'un des plus gros cartels de la drogue du pays, tué dans une opération militaire réalisée avec le soutien des États-Unis. Nous en parlons avec Romain Le Cour Grandmaison, directeur de l'Observatoire d'Haïti et des Caraïbes au Think Tank Global Initiative. Selon Romain Le Cour Grandmaison, la réaction violente du Jalisco Nueva Generacion était prévisible, elle suit un schéma établi depuis plusieurs années. La puissance de feu de ce groupe s'explique aussi du fait qu'il s'est déployé dans l'ensemble du pays à travers d'un système de franchise, de cellules locales. D'où sa capacité de lancer une réaction à grande échelle. Selon le chercheur, ce cartel est de loin le groupe criminel le plus puissant au Mexique. Nemesio Oseguera, alias « El Mencho » présentait une figure appartenant à l'ancienne génération de leaders de cartels. Il va donc y avoir une lutte interne pour le contrôle de la « marque » une guerre de succession qui peut durer des mois, comme on le voit avec le cartel de Sinaloa. Il faut souligner aussi que ce cartel sous l'impulsion d' « El Mencho » s'est transformé, est devenu un « groupe mafieux » qui a diversifié ses activités au-delà du trafic de drogue, en pratiquant aussi des extorsions et du blanchiment d'argent. José Barco, un vétéran de guerre décoré et expulsé des États-Unis Son histoire est incroyable : il s'appelle José Barca, il a 40 ans, fils de réfugiés cubains, né au Venezuela et a grandi aux États-Unis. Et maintenant il se trouve dans l'État de Tabasco, dans le sud du Mexique, un pays qu'il ne connait pas. Comment il en est arrivé là ? Après avoir purgé une peine de 16 ans de prison pour tentative de meurtre, il a été arrêté pour l'ICE, a passé dix mois en détention migratoire, et a été ensuite expulsé au Mexique. Et cela malgré son statut de vétéran de guerre décoré. Le journal El Pais l'a interviewé et le décrit, je cite, comme un homme de « petite taille, le dos large, et la tête rasée et avec un calme taciturne qui cache les détours absurdes de sa vie ». José Barca a été traumatisé par la guerre en Irak, mais n'a pas été pris en charge par le système de santé américain. Son expulsion l'année dernière (2025) a fait des gros titres des médias. Depuis, il tente de reconstruire une nouvelle vie au Mexique, où il vit reclus. Ce qui lui manque le plus, ce sont des médicaments, il a besoin d'un cocktail pharmaceutique pour traiter son stress post-traumatique et de fortes migraines provoquées par des lésions cérébrales subies au combat. Son rêve : devenir résident légal au Mexique. Et, en mesurant l'absurdité de la situation, il explique (je cite) « J'ai saigné pour les États-Unis, j'ai fait la guerre pour ce pays deux fois. Je n'ai pas le droit de vivre dans ce pays mais en tant que vétéran, j'ai le droit d'être enterré dans un cimetière national, c'est quoi cette logique ?» Déambuler dans les rues désertes de La Havane Dans une chronique publiée par 14ymedio, la journaliste Yoani Sanchez décrit le quartier d'El Vedado à La Havane comme le symbole d'un pays en ruines. « Il y a quelques années encore, cet endroit signifiait divertissement, retrouvailles entre amis et fin de soirée devant un spectacle. Mais cette ville n'existe plus », souligne la journaliste qui décrit des avenues désertes, des clubs fermés et une jeunesse partie en exil. Sur la rue Paseo « déserte à dix heures du matin », un simple panneau artisanal proposant de l'essence illustre l'économie parallèle qui prospère sur la pénurie, alors que « ce liquide (…) monopolise les rêves et les insomnies de tout le pays ». En Haïti, les gangs renforcent leurs contrôles des routes maritimes Selon une enquête publiée par le journal en ligne AyiboPost, les groupes armés ne se limitent plus aux attaques ponctuelles ou aux détournements de bateaux dans la baie de Port-au-Prince. Ils auraient désormais mis en place un système de « péages » ciblant les embarcations qui relient Port-au-Prince, l'île de la Gonâve et l'Arcahaie. Selon des témoignages recueillis par AyiboPost, les marins versent jusqu'à 75 000 gourdes, soit presque 600 dollars à des groupes armés. Il se peut que certains soient contraints de payer jusqu'à cinq milices différentes pour une seule traversée. Ce phénomène s'inscrit dans un contexte où les liaisons maritimes sont devenues vitales pour l'approvisionnement du pays, car les groupes contrôlent largement les routes terrestres. La garde côtière haïtienne affirme renforcer sa présence en mer, mais elle reconnaît qu'elle manque de moyens pour assurer une surveillance permanente. Journal de la 1ère En 2025, les douanes françaises ont saisi 109 tonnes de stupéfiants, dont 31 tonnes de cocaïne. Les Antilles et la Guyane sont concernés car ces territoires sont des « voies de passages », selon le gouvernement français.
Rencontre avec l'auteur de "L'humanité artificielle", publié aux Éditions XYZ. Ollivier Dyens, professeur à McGill, explique que l'IA a franchi un seuil quand elle a commencé à dialoguer avec nous avec une finesse qui ressemble à une autre “entité” conversationnelle. Il propose l'image de la chrysalide, une technologie née de nous, qui nous englobe et nous oblige à nous réinventer, au point de “liquéfier” des repères comme l'identité et l'unicité. Selon lui, ce qui distingue encore l'humain, pour l'instant, c'est l'incarnation, une intelligence façonnée par l'évolution, la survie et l'expérience du monde physique. Il s'inquiète surtout de l'intimité artificielle, des relations émotionnelles avec l'IA et de la possibilité de créer des avatars de personnes décédées, ce qui bouleverserait le deuil et la finitude. Dyens insiste sur la séduction des grandes plateformes, pensées pour capter l'attention, et sur la nécessité de décider collectivement ce qu'on délègue à la machine et ce qu'on veut garder humain. Il évoque une fusion “humain-machine” comparable à des siamois, et voit l'enjeu central dans l'espace à négocier entre les deux, gouvernance, autonomie, éthique. Au quotidien, il dit utiliser l'IA comme amplificateur d'idées, tout en mettant en garde contre le piège des raccourcis qui appauvrissent la pensée.
durée : 00:06:41 - L'invité de 6h20 - par : Mathilde MUNOS - Avec déjà trois démissions au sein du comité d'organisation des JO d'hiver 2030, qui se passent dans les Alpes, Ali Ramdane, doctorant au CéROU (Centre d'études et de recherche olympiques universitaire), reconnaît qu'il y a des "tensions" et "une gouvernance à réfléchir". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:24:16 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Des propos homophobes et des saluts nazis ont été détectés samedi, lors de la marche en hommage au militant identitaire Quentin Deranque, à Lyon. "La préfecture a eu 100 fois raison de saisir la justice", a réagi Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France (LR). Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans cet épisode d'Esprits Libres, le philosophe Luc Ferry revient sur la proposition de loi visant à considérer comme une apologie du terrorisme l'appel à la destruction d'un État et sur l'engagement politique des artistes.Luc Ferry commence par analyser en détail cette proposition de loi, soulignant qu'elle semble viser principalement la critique de la politique israélienne. Il met en garde contre les dérives potentielles d'une telle loi, qui pourrait remettre en cause des pans entiers de la pensée philosophique et littéraire de gauche, de Marx à Bakounine en passant par les anarchistes. Le débat s'oriente ensuite vers la question de l'engagement politique des artistes. Wim Wenders, président du jury du festival de Berlin, a récemment suscité la polémique en déclarant que le cinéma devrait rester en dehors de la politique. Luc Ferry revient sur cette controverse, estimant que les artistes qui dénoncent un prétendu "génocide" à Gaza font fausse route. Selon lui, il faut parler de crimes de guerre, mais en aucun cas de génocide.L'invité explore alors l'histoire de l'engagement politique des artistes, remontant jusqu'à la Renaissance et la théorie du génie artistique qui émerge au XVIIIe siècle. Il souligne que cette dimension révolutionnaire de l'art peut s'exprimer aussi bien à gauche qu'à droite, à travers des innovations libérales ou socialistes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque jour, en quelques minutes, un résumé de l'actualité culturelle. Rapide, facile, accessible.Notre compte InstagramDES LIENS POUR EN SAVOIR PLUSAlgorithme X : BFMTV, RTS, Le Monde, Le Grand Continent, Le JDD, Franceinfo, Arago, XToy Story 5 : Ecran Large, BFMTV, Journal du GeekBooba / Magali Berdah : Le Figaro, Le Parisien, LibérationRapport Louvre : Le Monde, Radio France, LCPPokémon Switch : Numerama, Journal du Geek, PokemonCNews - Frontières : Le Monde, Le Figaro, LibérationÉcriture : Eden AyachIncarnation : Blanche Vathonne Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En Équateur, seules trois entreprises sont habilitées à recycler les déchets électroniques. C'est ainsi qu'ils s'accumulent, du continent jusqu'aux Galapagos. L'une d'entre elles, Vertmonde, a recyclé 680 tonnes de déchets électroniques l'an dernier à Quito. De notre correspondant à Quito, En Équateur comme ailleurs, les appareils électroniques, tels que les ordinateurs ou les portables, passent souvent des parents aux enfants. Mais tous finissent par arriver à la fin de leur vie. « Les études montrent que l'Équatorien moyen achète quatre appareils technologiques et produit six kilos de déchets électroniques à l'année, explique Belén Rosales, gérante des opérations de l'entreprise Vertmonde. Cela va de la montre intelligente à la télécommande qui ne marchent plus, les nouveaux écouteurs, le téléphone portable ou un nouvel ordinateur. » Résultat, des dizaines de milliers de tonnes de déchets électroniques dont le pays ne sait trop que faire. Et ce d'autant qu'il ne compte que sur trois compagnies spécialisées dans ce domaine et une culture tout juste naissante du recyclage, selon l'ingénieure environnementale Melyna Terán. « Je crois que notre éducation ne nous a pas habitués au recyclage, analyse-t-elle. Récemment, les gens ont commencé à récupérer les cartons, les résidus organiques et les plastiques, mais pas les déchets électroniques alors que c'est définitivement plus nécessaire que jamais. » À écouter dans 8 milliards de voisinsDéchets: comment passer du «tout jetable» au «tout réparé» ? Une loi qui encadre les activités de recyclage Rendre notre monde plus vert, c'est l'objectif des trois fondatrices de Vertmonde, Belén, Jhoanna et leur mère. En Équateur, la loi dite REP, pour Responsabilité étendue du producteur, encadre les activités de recyclage de déchets électroniques. « Selon la loi REP, les entreprises ont l'obligation de payer pour le recyclage de 0,5 % des déchets électroniques qu'elles produisent, ajoute Belén Rosales. C'est très peu. Pour le reste, elles souhaitent être payées. Elles savent qu'il y a des éléments précieux à l'intérieur des appareils électroniques et elles veulent en tirer parti. » Un chiffre de 0,5% qui peut être révisé à la hausse tous les 4 ans. Eduardo Vera, technicien de l'entreprise, reconditionne également les ordinateurs qui arrivent en bon état. « Je révise composant par composant les ordinateurs, les processeurs et les écrans. J'évalue l'état du ventilateur, de la mémoire RAM, je vois s'il est possible de reconditionner la machine, décrit le technicien. Si c'est possible, je vais récolter les pièces manquantes des autres ordinateurs qui arrivent au laboratoire. » Vertmonde s'est également mobilisée pour aider les collectivités isolées des Galapagos. « Aux Galapagos, nous avons un projet avec des entreprises privées, la Chambre de commerce et d'industrie et des mairies, liste Belén Rosales. Toutes ont des déchets électroniques mais elles les accumulent car elles ne savent pas quoi en faire. Donc chaque fois que Latam a de la place dans ses avions, elle amène des déchets sur le continent où nous les traitons. » Aujourd'hui, l'Équateur ne recycle que de 3 à 5 % de ses déchets électroniques contre 8 % pour le Costa Rica ou 25 % pour la Colombie. À lire aussiEnvironnement: les déchets électroniques et dangereux au centre d'une conférence internationale à Genève
Le premier grand sommet mondial de l'IA organisé par le “Sud global”, à New Dehli en Inde, s'est conclu par un appel mondial à la régulation de l'intelligence artificielle. Pendant ce temps : Google et Anthropic accélèrent sur les modèles nouvelle génération, cyberattaque majeure en France, découverte de la robotique humanoïde et Meta qui ressuscite les morts.
durée : 00:18:02 - L'invité de 8h20 - Marc Crépon, philosophe, directeur de recherches au CNRS et professeur à l'École normale supérieure (Paris), auteur de “Le spectre du nationalisme” (Odile Jacob, 2025) revient sur la mort d'un militant identitaire, Quentin Deranque, à Lyon le week-end dernier. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Selon les données de la FAO (2025), les femmes représentent 41% de la main-d'œuvre agricole mondiale, un pourcentage qui peut atteindre plus de 50% en Afrique. Cependant, malgré leur rôle crucial, les femmes agricultrices sont souvent désavantagées. Elles possèdent peu de terres, ont un accès limité aux crédits et à la formation. Et bien qu'elles assurent la majorité de la production alimentaire, elles restent souvent invisibles et exclues des prises de décision. Des injustices auxquelles s'ajoutent de lourdes charges de travail et des responsabilités familiales. Des initiatives comme les coopératives féminines montrent qu'il est possible de changer les choses. Elles accompagnent les agricultrices pour plus d'autonomie et de reconnaissance. Quelle place les femmes occupent-elles aujourd'hui dans le monde agricole ? Avec : • Clotilde Bato, déléguée générale de l'association SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires qui soutient les mouvements paysans indiens, français et sénégalais, autrice du livre Agricultrices – semer, nourrir, résister (Éditions Les Pérégrines) • Mathilde Roger-Louet, agricultrice, référente nationale sur les questions de genre du réseau CIVAM (Centres d'Initiatives pour Valoriser l'agriculture et le Milieu rural) et partie prenante du plaidoyer Dégenrons l'agriculture. Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI en Colombie : les agricultrices jouent un rôle-clé dans la ruralité, mais leur contribution reste largement invisibilisée bien qu'elles représentent En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Mais - Tshegue ► Bomoyi - Yotsi.
A 10h, ce vendredi 20 février 2026, les GG : Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Bruno Poncet, cheminot, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de : "Trop d'impôts en France", selon la Cour des comptes.
Elon Musk promet une “ère d'abondance” où tout deviendra presque gratuit, au point de rendre le travail optionnel. Derrière ce paradis technologique, quatre piliers très cohérents… et de grandes questions existentielles. Chaque fois qu'il en a l'occasion, Elon Musk martèle l'idée d'un futur où la rareté disparaîtrait presque totalement, les biens, services et énergie deviendraient extrêmement bon marché, la pauvreté reculerait, et le niveau de vie moyen grimperait en flèche. Bref, une ère de formidable abondance.Sur quoi repose cette théorie ? Sur quatre principaux moteurs.Les quatre piliers de l'abondance selon MuskElon Musk mise d'abord sur la baisse radicale du coût du travail grâce à des robots humanoïdes par milliards, qui produiront sans relâche et pourront même fabriquer d'autres robots. Ensuite, sur une super-IA chargée d'optimiser l'ensemble de la chaîne de valeur (logistique, production, planification), avec une productivité annoncée comme démultipliée. Troisième levier : une énergie abondante et peu coûteuse, avec le solaire comme socle. Enfin, l'automatisation de masse (robots + IA + énergie bon marché), qui ouvrirait la voie à des économies d'échelle inédites.MacroHard, agents IA et entreprises “autonomes”Dans ce récit, tout converge vers l'écosystème Musk : les robots avec Tesla (et son projet Optimus), l'IA avec xAI (et Grok), et l'infrastructure/énergie avec SpaceX.Musk prévoit aussi des entreprises pilotées par des agents IA, capables de prendre des décisions, d'exécuter des tâches et, au besoin, de commander des robots dans le monde physique (projet “MacroHard”).2026, année de la singularitéSelon Musk, cette prédiction devrait se réaliser très vite, dans à peine cinq à dix ans. Nous serions même déjà entré, en 2026, dans une forme de “singularité” où les machines dépassent les humains, ce qui va déclencher une accélération technologique exponentielle. Cette accélération, toujours selon Musk, nécessiterait d'aligner les IA pour qu'elles ne se rebellent pas contre nous, pauvres humains. Pour cela, il faudrait leur “inculquer les bonnes valeurs”. C'est ce qu'il tente de faire avec Grok (
Fanny Nusbaum est psychologue clinicienne et neuroscientifique. Elle consacre depuis plus de 20 ans ses travaux à la compréhension des profils à haut potentiel intellectuel et aux mécanismes cognitifs complexes. Au fil de sa pratique en cabinet et de ses recherches, elle observe un décalage entre la littérature scientifique dominante et la réalité clinique. Les profils décrits comme surdoués sont souvent présentés comme atypiques ou en difficulté scolaire ou sociale. Pourtant, une part importante de ses patients ne correspond pas à ces descriptions. Elle développe alors une nouvelle lecture des profils à haut potentiel et introduit le terme de philo-cognitif. Il désigne une appétence forte et durable pour la pensée, la connaissance et la compréhension du monde. Selon elle, le haut potentiel ne se résume pas à un QI supérieur à 130. Dans la courbe de Gauss, un QI dont le score est supérieur à 130 correspond à environ 2,2 % de la population. Pourtant, l'expérience clinique de Fanny Nusbaum montre une réalité plus nuancée. De nombreux profils présentent une appétence cognitive marquée sans forcément atteindre ce seuil, ce qui les rend parfois invisibles aux outils classiques d'évaluation. Le QI reste un instrument pertinent, mais il ne peut constituer l'unique critère d'identification. Au-delà des classifications traditionnelles, elle estime qu'une part bien plus large de la population présente une forte appétence pour la pensée et la connaissance, possiblement proche d'un tiers selon ses observations cliniques. Cette hypothèse interroge les modèles établis et invite à repenser la manière dont le haut potentiel est défini. Dans cet épisode, elle explique pourquoi la recherche de sens constitue le moteur central des philo-cognitifs, comment fonctionne leur pensée en arborescence et pourquoi l'optimisation du système devient souvent un réflexe intellectuel structurant. Bonne écoute !===========================
La forêt amazonienne est encore perçue comme une jungle luxuriante, sauvage, peuplée de tribus autochtones. Mais la réalité est loin de cette image fantasmée. Elle souffre des activités humaines : près d'un quart de l'ancien poumon de la planète a déjà été déforesté. Elle est désormais proche d'un point de bascule, selon certains chercheurs. Un point de non-retour où la forêt serait définitivement perdue. Un risque pour le climat mondial, pour les ressources en eau de la région et pour la sécurité des populations, selon une note que vient de publier l'Observatoire défense et climat français. Jeanne Richard a survolé dans un petit avion à basse altitude l'État du Pará, en pleine Amazonie brésilienne. À 400 mètres d'altitude, ce qui frappe d'abord, c'est l'immensité de l'Amazonie qui s'étend à perte de vue. Mais de la forêt, ici, il ne reste que des bribes : « Cette zone-là, c'est ce qu'on appelle l'arc de déforestation où la plupart de la forêt a disparu. Il ne reste que très peu de forêt primaire, voire aucune. » Andrew Murchie travaille chez Greenpeace au Brésil. À bord du petit avion de l'ONG, ordinateur sur les genoux et l'œil rivé à son hublot, il est chargé de cartographier l'avancée de la déforestation. Au loin, il repère un panache de fumée : « Voilà un feu. Ils coupent la forêt et mettent ensuite le feu aux souches pour nettoyer et faire du pâturage pour le bétail. S'ils ne le font pas, la végétation repousse. Ils brûlent pour empêcher la forêt de se régénérer. » En-dessous de nous, sur la terre en friche, on voit d'innombrables petits points blancs. Ce sont des bovins vus du ciel. Le pays est le premier exportateur de viande de bœuf au monde. Un steak sur cinq consommé dans le monde est brésilien : « L'élevage est le premier facteur de déforestation en Amazonie. Ça a toujours été ainsi et ça va continuer. » En trois heures de vol, nous aurons vu la terre éventrée par les mines d'or, des parcelles de soja de centaines d'hectares, et encore et toujours des pâturages. Seul le survol de terres appartenant aux peuples autochtones nous a donné un aperçu de la grande forêt et de ses arbres majestueux. L'Amazonie pourrait se transformer en savane Une fois à terre, Christiane Mazzetti, spécialiste des forêts chez Greenpeace Brésil, nous attend sur le tarmac. Elle explique qu'en trois ans, depuis le retour du président Lula à la tête du pays, la déforestation a chuté de moitié. Mais 6 000 km² de forêt amazonienne ont quand même été détruits en 2025. Aux activités humaines s'ajoute la pression du réchauffement climatique : « Quand le bassin amazonien atteindra 20 à 25% de dégradation, alors des régions entières vont se transformer en un autre écosystème, beaucoup plus sec. On perdrait donc la biodiversité et plusieurs services environnementaux que nous rend la forêt, comme la captation du CO2 et les pluies… Et on se rapproche de ce point de non-retour. On en est très proche. » Passé ce cap, près de la moitié de la forêt amazonienne pourrait se transformer en savane. Selon l'Observatoire défense et climat, le bouleversement de l'environnement de l'économie et les conflits qui en découleraient représentent un risque majeur pour la sécurité de quelque 43 à 47 millions de personnes.
durée : 00:36:29 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Élément clé du plan américain pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hamas, le "Conseil de paix" tient sa réunion inaugurale. Il est présenté par Donald Trump comme "le plus grand et le plus prestigieux conseil jamais réuni, en tout lieu et à toute époque". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:36:29 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Élément clé du plan américain pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hamas, le "Conseil de paix" tient sa réunion inaugurale. Il est présenté par Donald Trump comme "le plus grand et le plus prestigieux conseil jamais réuni, en tout lieu et à toute époque". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Les élections municipales à Marseille s'annoncent très serrées. Selon le dernier sondage de BFMTV- Le Figaro- La Provence, en partenariat avec Berger-Levrault, le maire sortant Benoît Payan compte, au premier tour, seulement deux points de plus que Franck Allisio, le candidat RN. Ce duel très serré transforme ce scrutin dans la cité phocéenne en véritable laboratoire pour l'élection présidentielle. Marie Chantrait, cheffe du service politique de BFMTV en parle avec Anthony Lebbos dans cet épisode du service politique.
En Allemagne, le temps partiel qui connait un succès retentissant, pourrait être restreint. Actuellement, 40% des Allemands bénéficient d'un allègement de leur temps de travail, dont une écrasante majorité de femmes. Depuis 2001, les entreprises de plus de quinze salariés doivent en effet accorder un temps partiel, sous certaines conditions, aux collaborateurs présents depuis plus de six mois. Cet avantage est plutôt vécu comme un problème dans certains secteurs qui subissent un manque de main-d'œuvre. L'aile économique du parti chrétien-démocrate, la CDU du chancelier Friedrich Merz, s'est emparée de ce qu'elle considère comme une dérive. En Allemagne, le sujet, et surtout la manière dont il est présenté, suscite une vive polémique. Le reportage à Berlin de Delphine Nerbollier. La Hongrie, la population s'effondre malgré la politique nataliste Dès son retour au pouvoir en 2010, le Premier ministre ultra-conservateur Viktor Orban a mis en place différentes mesures pour inciter ses concitoyens à avoir plus d'enfants : importantes réductions d'impôts pour les familles, aides au logement… Un slogan a même fait son apparition : « Un pays qui aime la famille ». Malgré ces efforts, la population diminue. Le pays compte aujourd'hui moins de 9 millions et demi d'habitants contre plus de 10 millions en 2010. À Budapest, les explications de Florence La Bruyère. En Turquie, l'obésité est devenue une priorité nationale Avec près de 32% d'adultes obèses, le pays affiche l'un des taux les plus élevés d'Europe. Selon le ministre de la Santé, seul un tiers de la population turque a un poids normal. Or, les moyens d'action restent insuffisants et, jusqu'ici, sans résultat. À Ankara, le reportage d'Anne Andlauer. La revue de presse européenne de Franceline Beretti.
La théorie du cygne noir, formulée par Nassim Nicholas Taleb en 2007 dans son livre The Black Swan, cherche à expliquer pourquoi les événements les plus marquants de l'histoire sont souvent ceux que personne n'a vus venir.L'expression vient d'une vieille croyance européenne : pendant des siècles, on pensait que tous les cygnes étaient blancs, car on n'en avait jamais observé d'autres. En 1697, des explorateurs découvrent des cygnes noirs en Australie. Une seule observation suffit alors à invalider une certitude considérée comme universelle. Taleb utilise cette métaphore pour parler d'événements rares, imprévisibles, mais aux conséquences immenses.Selon lui, un cygne noir répond à trois critères :1. Il est hautement improbable au regard des connaissances disponibles.2. Il a un impact massif sur le monde.3. Après coup, on construit une explication rationnelle qui donne l'illusion qu'il était prévisible.Des exemples souvent cités : les attentats du 11 septembre 2001, la crise financière de 2008, ou encore l'essor fulgurant d'Internet. Avant qu'ils ne surviennent, peu d'experts les anticipaient réellement. Après coup, en revanche, les analyses abondent pour montrer qu'« on aurait pu le voir venir ».Le cœur de la théorie critique notre obsession des prévisions statistiques classiques. Nous avons tendance à modéliser le monde comme s'il fonctionnait selon des courbes régulières, proches de la moyenne. Or, dans certains domaines — finance, géopolitique, innovation — ce sont les événements extrêmes qui façonnent l'histoire. Taleb parle de « monde de l'Extrêmistan », par opposition au « Médiocristan », où les variations sont limitées (comme la taille humaine).Son message est moins de prédire les cygnes noirs que d'apprendre à vivre avec l'incertitude. Plutôt que de faire confiance aveuglément aux modèles, il propose de bâtir des systèmes robustes — voire « antifragiles » — capables de résister aux chocs imprévus.La théorie a profondément marqué la finance, la gestion des risques et même la réflexion politique. Elle rappelle une chose essentielle : notre ignorance est plus grande que nous ne le pensons, et l'histoire est souvent écrite par des événements que personne n'attendait.En somme, le cygne noir n'est pas seulement une métaphore. C'est une invitation à l'humilité face à l'imprévisible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À Dakar, la controverse enfle après la mort d'Abdoulaye Ba, l'étudiant décédé lors d'une intervention policière à l'université Cheikh Anta Diop. Le procureur affirme qu'il n'a pas été brutalisé mais qu'il est mort après avoir sauté du quatrième étage pour échapper à un incendie. De leur côté, les étudiants accusent les forces de l'ordre de l'avoir torturé.