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Le projet de loi de finances 2027 prévoit 43 milliards d'euros de nouvel effort budgétaire, un montant important qui pourrait peser sur une croissance déjà fragile. Selon le niveau du multiplicateur budgétaire, la contraction de la dépense publique pourrait réduire significativement le PIB, alors que la Banque de France n'attend que 0,9 % de croissance l'an prochain. Le tout suppose d'avoir un budget voté, ce qui reste très incertain entre 49.3, ordonnances ou loi spéciale. L'analyse de Franck Dedieu, rédacteur en chef Économie à Marianne. Ecorama du 1er octobre 2026, présenté par David Jacquot sur Boursorama.com.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce matin, Radio Classique reçoit François Ecalle, président de Fipeco, pour décortiquer le projet de budget 2027 présenté par le gouvernement. Le gouvernement annonce ce matin son plan budgétaire pour 2027 avec un objectif ambitieux : économiser 54 milliards d'euros sans augmenter la pression fiscale. Une promesse qui fait sourire François Ecalle. Selon lui, il ne faut pas se laisser impressionner par les chiffres affichés. Le taux des prélèvements obligatoires augmente déjà en 2027, et plusieurs « ballons d'essai » envoyés par le gouvernement la semaine précédente laissent entrevoir des augmentations d'impôts ciblés sur les petits prélèvements qui, cumulés, représenteront des sommes considérables.Mais au-delà de cette première désillusion, François Ecalle livre un diagnostic bien plus préoccupant : sur le long terme, il est illusoire de penser que les gouvernements pourront maintenir les impôts à leur niveau actuel. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:57 - La sécheresse est toujours d'actualité en Mayenne en ce début du mois d'octobre 2026. Le département a enregistré un déficit de pluie de plus de 70% en septembre, selon le bilan de Météo-France. Il ne s'agit, en revanche, pas d'un record. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:20:50 - Le journal de 18h00 - Questions autour d'un vol Dubaï-Tel Aviv de la compagnie "flydubai" qui a atterri en urgence en Arabie Saoudite ce matin. Le ministre israélien de la Défense Israël Katz évoque une "tentative d'attaque jihadiste" avec l'agression d'un pilote. Tous les passagers sont sains et saufs. - équipe : Alix Forgeot, La Rédaction de France Culture, Stanislas Vasak Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
durée : 00:02:11 - L'organisation Newsguard note une explosion des faux reportages qui détournent l'identité de médias de confiance en un an, passant d'une quarantaine au premier semestre 2025 à plus de 420 au premier semestre 2026. - équipe : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:20:50 - Les journaux de France Culture - Questions autour d'un vol Dubaï-Tel Aviv de la compagnie "flydubai" qui a atterri en urgence en Arabie Saoudite ce matin. Le ministre israélien de la Défense Israël Katz évoque une "tentative d'attaque jihadiste" avec l'agression d'un pilote. Tous les passagers sont sains et saufs. - équipe : Alix Forgeot, La Rédaction de France Culture, Stanislas Vasak Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:06:52 - Le 5/7 - par : Mathilde Munos - Joshua Adel, politiste et président de Spin & Strategy s'appuie sur une étude menée par son cabinet de conseil sur les blocs politiques actuels et les potentiels électoraux en vue de la présidentielle 2027. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:06:52 - Les interviews d'Inter - par : Mathilde Munos - Joshua Adel, politiste et président de Spin & Strategy s'appuie sur une étude menée par son cabinet de conseil sur les blocs politiques actuels et les potentiels électoraux en vue de la présidentielle 2027. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cet épisode d'Esprits Libres, David Abiker reçoit Ruth Elkrief, éditorialiste à LCI, et Nicolas Beytout, président fondateur de L'Opinion, pour décrypter les chiffres alarmants de la dette française et leurs implications politiques majeures.La France atteint un seuil critique avec une dette publique désormais établie à 119% du PIB, voire 121% pour l'année à venir. Un record qui n'avait pas été atteint depuis 1946, à l'époque de la reconstruction du pays après l'occupation. Mais au-delà de ces pourcentages, ce sont les chiffres bruts qui interpellent : 75 milliards d'euros d'augmentation de la dette au premier trimestre, 60 milliards au deuxième trimestre. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cet épisode spécial est présenté en partenariat avec Box, le leader de la gestion intelligente de contenu. Et aujourd'hui, nous recevons à nouveau Guillaume Braux, ingénieur avant vente senior chez Box. Guillaume, une étude toute récente de Box mentionne que 83% des organisations expérimentent déjà les agents d'intelligence artificielle. Pourtant, vous alertez les décideurs sur une nouvelle faille critique qui paralyse ses déploiements.Guillaume Braux : Effectivement, il y a un changement de paradigme depuis 18 à 24 mois. L'exploitation des agents en entreprise a beaucoup évolué. Aujourd'hui ces agents sont autonomes. Ils lisent, il modifient, il déplacent les données, des fichiers dans votre système d'information. Et tout ça à la vitesse de l'éclair.ZDNET : Vous affirmez donc que le danger ne vient plus seulement des accès réseaux, mais du comportement même de ces nouveaux assistants virtuels.Guillaume Braux : C'est tout à fait ça. On a changé la surface d'attaque. Historiquement, l'attaque se situait plutôt au niveau de l'infrastructure. Mais maintenant que j'ai des nouveaux individus dans l'entreprise qui sont ces agents qui ont accès de façon légitime au contenu, et bien c'est là que le risque devient extrêmement grand."Le plus insidieux, c'est l'injection de prompt"On donne accès de façon même potentiellement légitime à de gros volumes de données sans forcément avoir une visibilité complète sur l'intégralité des actions qui sont réalisées.ZDNET : Alors concrètement Guillaume, quels sont les risques opérationnels si on laisse ces agents opérer sans des gardes fous spécifiques.Guillaume Braux : Le plus insidieux et peut-être le plus intéressant à explorer, c'est l'injection de prompt. C'est une technique redoutable qui consiste lorsqu'un agent va interagir avec une donnée de l'entreprise, de pouvoir y introduire des ordres illégitimes. Et un des risques de cela, c'est le sur-partage entre collaborateurs."Il n'y a quasiment aucun moyen d'auditer l'activité de ces agents"L'agent aura alors accès à beaucoup d'information, et le risque de fuite de données et de propriétaire intellectuelle deviennent extrêmement important. Cela peut créer des vrais risques en terme de réputation pour l'entreprise.ZDNET : C'est un véritable cauchemar pour la conformité, d'autant qu'on imagine mal comment tracer les actions d'une intelligence artificielle.Guillaume Braux : Aujourd'hui, il n'y a quasiment aucun moyen d'auditer l'activité de ces agents. Donc si une fuite de données survient par l'intermédiaire d'un agent IA, ça va être extrêmement complexe de reconstituer ce qui s'est passé, de reconstituer l'incident, d'aller identifier les contenus qui ont été lus par cet agent IA.Ce qu'il a fait avec ses données, ce qu'il a fait avec ce qu'il a lu, on ne le saura pas non plus. Et donc ça devient extrêmement compliqué d'auditer, de gouverner l'accessibilité aux données, il faut trouver des méthodologies différentes.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Selon l'OCDE, seuls 4 % des professeurs français estiment que leur métier est valorisé dans la société. Rémunération, conditions de travail, charge professionnelle, manque de reconnaissance : comment redonner de l'attractivité au métier d'enseignant ? Avec Corinne Heckmann, analyste à l'OCDE, et Manon Bordes, professeure de français en collège à Saint-Denis.Retrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus d'économie et société ci-dessous :Silence, on crie : https://audmns.com/jqOozgUOù va la vie ? La bioéthique en podcast : https://audmns.com/UuYCdISContre courant : https://audmns.com/swImDAMAu bonheur des herbes : https://audmns.com/XPVizmQSacré patrimoine : https://audmns.com/TNJhOETEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 1346, lors de la célèbre bataille de Crécy, un roi presque totalement aveugle décida malgré tout de se jeter au cœur des combats. Cet homme était Jean Ier de Luxembourg, plus connu sous le nom de Jean de Bohême.Né en 1296, Jean devient roi de Bohême en 1310 grâce à son mariage avec Élisabeth de Bohême. Mais contrairement à l'image d'un souverain restant prudemment dans son palais, Jean est avant tout un chevalier. Il participe à de nombreuses campagnes militaires à travers l'Europe et acquiert une réputation de combattant courageux.Avec l'âge, pourtant, sa santé se dégrade. Une maladie des yeux le rend progressivement aveugle, probablement au début des années 1340. Cela ne l'empêche pas de continuer à prendre part aux affaires militaires.Le 26 août 1346, pendant la guerre de Cent Ans, les armées du roi de France Philippe VI affrontent celles du roi anglais Édouard III près de Crécy, dans le nord de la France. Jean de Bohême combat alors aux côtés des Français.Le souverain a environ 50 ans et ne peut plus voir le champ de bataille. Lorsqu'il comprend que les combats font rage, il demande pourtant à ses hommes de le conduire jusqu'à l'ennemi.Selon le récit traditionnel, notamment rapporté par les chroniqueurs médiévaux, plusieurs de ses chevaliers auraient alors attaché leurs chevaux à celui du roi, à l'aide de rênes ou de liens. L'objectif était simple : rester groupés afin que Jean, incapable de voir où il allait, puisse charger avec eux.Le petit groupe s'élance alors vers les lignes anglaises.Aucun n'en revient vivant.Après la bataille, Jean de Bohême est retrouvé mort sur le terrain avec ses compagnons. Son décès devient rapidement l'un des épisodes les plus célèbres de Crécy et un symbole de l'idéal chevaleresque médiéval : celui d'un roi préférant mourir au combat plutôt que rester à l'écart en raison de son handicap.Un autre épisode célèbre est associé à sa mort. Selon une tradition dont l'exactitude historique reste discutée, le fils d'Édouard III, le futur « Prince Noir », aurait ensuite adopté l'emblème de Jean de Bohême, les plumes d'autruche, ainsi que sa devise allemande « Ich Dien », qui signifie « Je sers ». Les trois plumes sont encore aujourd'hui associées au prince de Galles.Ainsi, à Crécy, l'un des épisodes les plus étonnants de la guerre de Cent Ans fut la dernière charge d'un roi qui ne pouvait même plus voir son ennemi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous les avez forcément remarqués : dans presque tous les QR codes, trois gros carrés noirs apparaissent dans trois des quatre coins. Mais à quoi servent-ils exactement ?Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ces carrés ne contiennent pas directement les informations du QR code. Leur fonction est beaucoup plus fondamentale : ils permettent à l'appareil photo de votre téléphone de repérer immédiatement le code dans l'image.Ces motifs sont appelés « finder patterns », ou motifs de détection. Ils sont placés en haut à gauche, en haut à droite et en bas à gauche. En détectant leur position respective, le logiciel peut déterminer instantanément la taille du QR code, son inclinaison et surtout son orientation.C'est grâce à eux que vous pouvez scanner un QR code à l'endroit, à l'envers ou même en tenant votre téléphone de côté. L'appareil comprend tout seul comment remettre le code dans le bon sens.Mais pourquoi seulement trois carrés, et pas quatre ? Justement parce que l'absence d'un quatrième motif permet au système de savoir immédiatement quel coin est lequel. Si quatre motifs identiques étaient disposés symétriquement, déterminer l'orientation serait plus compliqué.Autre détail ingénieux : chacun de ces grands carrés possède une structure très particulière composée de zones noires et blanches. Lorsqu'une caméra les analyse dans une direction donnée, elle retrouve approximativement une succession de proportions 1-1-3-1-1. Cette signature visuelle est suffisamment inhabituelle pour que le logiciel identifie très rapidement la présence d'un QR code.Et les QR codes cachent d'autres astuces. On trouve parfois à l'intérieur de petits carrés supplémentaires : ce sont des motifs d'alignement. Ils servent notamment à corriger la perspective lorsqu'un QR code est photographié de biais ou imprimé sur une surface légèrement courbe.Le QR code possède également un système de correction d'erreurs extrêmement efficace. Une partie du code peut être abîmée, rayée ou même cachée sans empêcher sa lecture. Selon le niveau de correction choisi, jusqu'à environ 30 % du code peut être reconstitué. C'est d'ailleurs ce qui permet d'insérer un logo au milieu de certains QR codes.Le QR code a été inventé en 1994 par l'entreprise japonaise Denso Wave, notamment pour suivre les pièces détachées dans les usines automobiles. Son nom signifie « Quick Response », réponse rapide.Et sa capacité est étonnante : dans sa version maximale, un QR code peut contenir plus de 7 000 chiffres.Ainsi, les trois gros carrés que nous considérons comme décoratifs sont en réalité la clé de tout le système : avant même de lire les données, ils indiquent au téléphone où regarder… et comment regarder. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
Le Royaume-Uni veut bénéficier des nouvelles règles européennes destinées à favoriser les produits fabriqués en Europe. Mais Londres se heurte aux réticences de plusieurs États membres, notamment la France, qui lui reprochent de vouloir profiter des protections européennes tout en conservant sa liberté commerciale depuis le Brexit. La Manche est calme mais ses côtes s'agitent. Nouvelle source de tensions entre Londres et l'Union européenne : Bruxelles prépare un texte destiné à renforcer l'industrie européenne face à la concurrence étrangère, avec des règles de préférence au « Made in Europe », autrement dit aux produits fabriqués en Europe. Le problème, c'est que le Royaume-Uni, qui a pourtant quitté l'Union européenne, aimerait pouvoir bénéficier de ces dispositifs. L'argument britannique est simple. Son industrie est tellement imbriquée avec celle du continent qu'il serait absurde de l'exclure. C'est particulièrement vrai dans l'automobile. Les pièces, les batteries et les voitures circulent entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Selon la fédération britannique des constructeurs automobiles, les échanges de marchandises entre les deux marchés représentent environ 80 milliards d'euros. Pour le secteur automobile, l'enjeu est donc important. Si les produits britanniques sont exclus des dispositifs liés au « Made in Europe » ou de certains marchés européens, cela pourrait fragiliser les chaînes de production, des deux côtés de la Manche. À lire aussiRoyaume-Uni: le choc démographique qui menace l'économie britannique La France défend une conception restrictive du « Made in Europe » Mais au sein de l'Union européenne, le débat est loin d'être tranché. La France défend une définition relativement restrictive du « Made in Europe ». Pour Paris, l'argent des contribuables européens doit d'abord soutenir les usines et les travailleurs européens. L'Allemagne et plusieurs autres pays défendent au contraire une conception plus large, qui pourrait davantage relever du « Made with Europe », ou « fabriqué avec l'Europe ». Dans cette logique, certains pays partenaires, comme le Canada ou le Royaume-Uni, pourraient bénéficier de ces dispositifs. Derrière ce débat se trouve une autre question essentielle : celle de la concurrence chinoise. L'Union européenne cherche à protéger son industrie face aux produits chinois, notamment dans le secteur des voitures électriques. Bruxelles reproche justement à Londres de vouloir bénéficier de la protection européenne tout en conservant une politique commerciale différente. L'Union européenne a instauré des droits de douane supplémentaires sur les voitures électriques chinoises afin de protéger ses constructeurs. Le Royaume-Uni, lui, n'a pas suivi la même stratégie. Les Européens craignent donc que le Royaume-Uni ne devienne une porte d'entrée pour les produits chinois. Pour reprendre l'exemple des voitures électriques, des produits arrivant sur le marché britannique pourraient ensuite, selon Bruxelles, bénéficier de l'intégration des chaînes de valeur européennes et concurrencer les constructeurs du continent. Le « Made in Europe », révélateur des limites du Brexit La Commission pousse donc Londres à se rapprocher de la politique commerciale européenne et à s'aligner davantage sur ses règles pour pouvoir bénéficier des protections européennes. C'est un véritable bras de fer. Le gouvernement britannique veut conserver sa liberté commerciale, l'un des arguments mis en avant lors du Brexit. Mais, dans le même temps, Londres souhaite que ses industriels soient considérés comme européens lorsqu'il s'agit d'accéder aux dispositifs destinés à protéger l'industrie du continent. Autrement dit, le Royaume-Uni veut rester en dehors de l'Union européenne tout en profitant de certains de ses avantages. Le « Made in Europe » devient donc, en quelque sorte, le révélateur des limites du Brexit. On peut quitter l'Union européenne, mais il est beaucoup plus difficile de s'affranchir de ses règles quand son industrie reste aussi étroitement liée au marché européen.
Christine Kelly revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode d'Esprits Libres, David Abiker reçoit Cécile Cornudet, éditorialiste aux Échos, et Jean-François Colosimo, théologien, philosophe et éditeur, pour décortiquer l'affaire qui secoue la vie politique française depuis la veille. Au cœur du débat : les révélations de Mediapart concernant des messages à caractère antisémite et complotiste attribués à Jordan Bardella lorsqu'il avait 17 ans, et le démenti catégorique du président du Rassemblement National.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ils sont essentiels au développement de l'intelligence artificielle (IA) : les data centers, ou centres de données, s'implantent désormais hors des grandes agglomérations, aux États-Unis mais aussi en France. Objectif : du foncier peu cher et un accès facilité aux infrastructures électriques. Google est actuellement en discussion pour installer son premier méga data center sur une commune rurale près de Châteauroux. Un projet piloté par la métropole, qui promet d'importantes retombées en termes d'emploi. Mais des élus de la petite ville d'Étrechet et un collectif citoyen s'inquiètent des conséquences environnementales. Ils dénoncent un projet qui se décide dans l'opacité. De notre envoyée spéciale à Étrechet, « On est exactement sur la zone qui devrait être vendue effectivement à Google », explique-t-il. Francis Martinet est l'un des membres du collectif Ozans dire non. Face à lui, à perte de vue, des terres agricoles, rachetées il y a plusieurs années par la métropole : l'équivalent de 300 terrains de football, où Google projette de construire huit à dix bâtiments alimentés par des pylônes électriques. « C'est vrai que nous sommes dans un territoire agricole. Nous, les grands bâtiments, les grandes surfaces, c'est quelque chose que l'on ne connaît pas bien. Bien sûr, il y a des usines sur Châteauroux, mais cela n'a rien à voir avec ces dimensions », souligne Marie-Pierre Chabenat-Canals, adjointe à la mairie d'Étrechet depuis le mois de mars. « Vous allez avoir les pylônes qui vont passer ici, avec 80 décibels... 80 décibels, je rappelle que c'est une tondeuse à gazon en permanence », prévient-elle. À lire aussiLa course folle aux «data centers» Avec trois autres élus (dont la maire), elle a récemment claqué la porte du conseil municipal. Des élus qui n'ont aucun pouvoir décisionnel depuis le transfert de la compétence d'urbanisme à la métropole il y a plusieurs années, et qui affirment avoir découvert le projet après les élections municipales. « Il nous a fallu comprendre de quoi on parlait. On s'est mis en lien avec le Shift Project, et dans le quart d'heure suivant, ils nous ont répondu immédiatement. Monsieur Gieste, qui est chercheur, nous a dit immédiatement : ''Je mets mes chercheurs à votre disposition'' », raconte-t-elle. Selon les projections du groupe de réflexion français, le site représentera à terme « 63% de la puissance électrique des centre de données raccordée actuellement au réseau français ». Une puissance électrique pouvant aller, selon les projections, jusqu'à la consommation d'un réacteur nucléaire standard. Le projet prévoit également la création d'au moins une nouvelle ligne à haute tension. Mais pour Gil Avérous, maire de Châteauroux et président de la métropole, ce gigantisme se justifie par des promesses d'emplois. « C'est a minima 1 500 emplois pérennes directs sur le site, qui s'ajoutent à ceux qui vont être liés à la construction pendant toute la phase chantier. Il y aura des emplois moins pérennes, mais qui seront en plus de ces 1 500 à terme, détaille-t-il. La référence, elle est assez simple : Google exploite déjà des centres de données en Belgique, à Charleroi, donc il suffit de voir quels sont les nombres d'employés là-bas, de ramener en proportion de ce qui va se faire ici pour avoir ce chiffre-là. On ne part pas de rien. Ce n'est pas une estimation au doigt mouillé. » Contactée par RFI, la filiale française de Google se refuse à confirmer ces chiffres. Pour Marie-Pierre Chabenat-Canals, l'argument économique ne peut pas faire oublier les préoccupations environnementales. « On nous dit : ''Vous devriez vous estimer heureux.'' C'est la réponse qui nous a été faite en conseil, séance enregistrée. Eh bien non, j'ai beaucoup de mal à entendre cela et à me contenter de ce discours. On veut des études chiffrées et indépendantes », insiste-t-elle. À lire aussiData centers: la pollution de l'eau, nouvelle menace environnementale? Des études chiffrées et indépendantes concernant notamment la consommation en eau du site ou le risque de rejet de PFAS, des polluants éternels. Des questions qui seront posées lors de la réunion publique de la Commission nationale du débat public, prévue le 9 novembre. Reste la question de la soutenabilité de ces centre de données géants face aux objectifs de sobriété énergétique. Jérémie Godet est vice-président écologiste de la région Centre-Val de Loire, en charge du climat : « La consommation énergétique totale, comprenant y compris les énergies fossiles, de la région en 2025, c'était 63 térawattheures. Juste le data center, ce serait 10 térawattheures, donc on est sur 1/6e. Moi, quand j'ai pris conscience de cette proportion-là, je me suis dit : en fait, on ne peut pas rester sans rien faire et sans rien dire, comme si ça allait créer quelques centaines d'emplois », s'alarme-t-il. À lire aussiBig data, big cata : enquête sur l'empreinte écologique des data centers
C'est une application du quotidien, dans laquelle la réalité de la guerre a surgi ces dernières heures : Google Maps a mis ses cartes de Gaza à jour. Des tas de décombres en lieu et place de ce que cette même application montrait il y a trois ans : des quartiers, des écoles, des boutiques, des lieux d'habitation. Selon l'ONU, Gaza a été détruite ou endommagée à 80 % par les bombardements israéliens qui ont suivi les attaques terroristes du 7 octobre. Comment vivre à Gaza ?
Thomas Perrin, directeur général adjoint du groupe APICIL en charge des services, revient sur les chiffres alarmants de l'absentéisme en France. Invité de Stéphane Pedrazzi dans les Voix de l'Économie, il présente l'observatoire annuel des arrêts de travail du groupe, un document clé pour comprendre les enjeux actuels du monde professionnel français.Les chiffres parlent d'eux-mêmes : le taux d'absentéisme a atteint 4,7% l'année dernière, dépassant ainsi le record précédent enregistré en 2022. Alors que le gouvernement s'apprête à présenter son projet de loi de finances 2027, avec l'ambition d'économiser 2 milliards d'euros sur les arrêts maladie, la question devient cruciale : comment expliquer cette progression continue ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En psychologie analytique, le concept d'Ombre théorisé par Carl Jung désigne les aspects de la personnalité refoulés au cours de la construction individuelle. L'irritation ressentie face au comportement d'autrui provient souvent d'un mécanisme de projection, révélateur de traits que l'on s'interdit d'exprimer.
durée : 00:02:44 - par : Emmanuel Cugny - À la veille de la présentation du projet de budget 2027 jeudi en conseil des ministre, un bilan des impôts prélevés en France montre que, loin des promesses d'Emmanuel Macron de les baisser, ils ne cessent d'augmenter. Un élan qu'il va être difficile de casser en si bon chemin. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C'est ce que propose une nouvelle étude réalisée par des scientifiques ukrainiens. Selon ces chercheurs, l'observation de la lune par des caméras équipées de lentilles spéciales aurait permis d'identifier des anomalies qui suggèrent une occupation de notre satellite naturel par une intelligence extraterrestre. Phénomènes de l’étrange avec Christian Page, spécialiste du paranormal. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
Invitée: Eva Blanck. En Suisse, les arrêts de travail ont augmenté dʹenviron un tiers en quinze ans, selon lʹOffice fédéral de la statistique. Cette hausse sʹexplique en partie par les cas de troubles de santé mentale, qui ont augmenté dʹenviron 60% en dix ans. Selon une autre étude de Travail Suisse, plus de 42 % des personnes interrogées se disent souvent ou très souvent stressées au travail et 17% affirment avoir déjà subi un burn-out. Est-ce que le monde du travail est devenu plus difficile quʹavant? Est-ce que les employé.es sont plus fragiles? Est-ce que les médecins sont trop complaisants? Tribu accueille Eva Blanck, qui signe ce livre, "Arrêt de travail", aux éditions Les Léonides.
Épisode 1501 : On est lundi, et on vous a préparé une veille d'actus Social media toutes fraîchesMeta annonces de nouvelles lunettes AIMeta vient de présenter une nouvelle génération de lunettes connectées à Meta Connect. Meta veut faire des lunettes la porte d'entrée la plus naturelle vers son IA personnelle, Muse.Pour situer ce qui se joue : Selon le cabinet IDC, l'entreprise détenait 69,2 % du marché mondial des lunettes connectées au premier trimestre 2026—Pendant des années, les lunettes connectées ont été vues comme un gadget. Meta tente aujourd'hui de les rendre normales, utiles et désirables.L'idée est simple : au lieu de sortir son téléphone, on parle à son assistant. Il peut répondre, reconnaître ce que l'on regarde, aider à traduire, résumer une information ou donner un conseil à partir du contexte.Une gamme plus large——YouTube Ask Studio : l'IA devient le copilote des créateursYouTube vient d'annoncer Ask Studio un copilote IA our les créateurs. Fini le tableau de bord illisible ?Un créateur YouTube dispose déjà de beaucoup de données : vues, durée de visionnage, taux de clic, sources de trafic, abonnés gagnés, commentaires, rétention. Le problème, c'est que ces indicateurs ne racontent pas spontanément une histoire.Ask Studio veut résoudre ce problème. Plutôt que de naviguer dans des graphiques et d'interpréter seul les chiffres, un créateur peut poser des questions directement à Ask Studio.LinkedIn remplace son outil de réécriture IA par un « Post Proofreader »Il y a un petit changement de philosophie assez intéressant chez LinkedIn autour de l'intelligence artificielle.LinkedIn vient de lancer Post Proofreader, un nouvel outil réservé aux abonnés Premium. Son rôle : relire votre publication avant qu'elle parte dans le feed. Et la nuance est importante : l'IA n'est plus censée écrire à votre place, mais améliorer ce que vous avez déjà écrit.Le Post Proofreader propose trois actions : corriger les fautes avec Review, raccourcir avec Shorten, ou améliorer la compréhension avec Clarify. Les modifications apparaissent directement dans le texte et l'utilisateur décide ensuite de les accepter ou non. Pour l'instant, ça ne fonctionne que sur les posts rédigés en anglais. Parce que LinkedIn essaie clairement de tracer une frontière entre IA d'assistance et contenus entièrement générés par IA.La plateforme explique justement vouloir poursuivre sa lutte contre l'« AI slop » : ces contenus bien écrits en apparence mais qui n'apportent pas vraiment de point de vue personnel. LinkedIn indique d'ailleurs que ses systèmes de détection identifient correctement ce type de contenu dans 94 % des cas lors de ses tests initiaux. Le fun fact: jusqu'à récemment, LinkedIn proposait justement un outil beaucoup plus génératif, Enhance your post, qui permettait à l'IA d'e rire à votre place et on comprend la contradiction . YouTube va permettre d'A/B tester… les vidéos elles-mêmesLe 23 Septembre s'est tenue la grande messe de YouTube : la Made on YouTube 2026. YouTube y a présenté toute une série de nouveautés autour de l'IA, de YouTube Studio, du Live et de la création, dont un assistant de montage conversationnel basé sur Gemini et de nouveaux outils de doublage. Et puis une petite brique passée presque inaperçue.On connaissait l'A/B testing des miniatures et des titres sur YouTube. Maintenant, ils veut passer au niveau supérieur : tester directement plusieurs montages d'une même vidéo.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:02:17 - Selon les informations de franceinfo, cette fausse vidéo visant le candidat Horizons à la présidentielle est l'œuvre de Storm-1516, une campagne d'ingérence numérique prorusse. - équipe : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:16 - La grande matinale - Selon une vaste étude de la fondation Jean Jaurès, nous sommes engagés "dans la première campagne IA" mais les réponses politiques de ces IA sont-elles neutres ? - équipe : Stéphane Jourdain Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Cette année, c'est la Camerounaise Hermine Yollo qui remporte le prix RFI Théâtre pour la pièce Ima Maryam : le jugement de Marie. Le prix lui a été remis dimanche soir (27 septembre 2026) à Limoges. Depuis le 23 septembre, le festival les Zébrures met à l'honneur des jeunes auteurs dans la capitale limousine et propose spectacles, lectures et concerts pour faire vivre la francophonie sous toutes ses formes. Hassane Kassi Kouyaté, auteur, metteur en scène et directeur du festival les Zébrures vient de signer un éditorial pour résister à « l'asphyxie du théâtre ». "Le Théâtre est un lieu de résistance, il faut oser" Selon lui, l'art et la culture sont les seuls moyens de sauver nos âmes et notre libre arbitre. « “Refuser l'isolement”, c'est d'ailleurs l'un des slogans de cette édition, face au repli identitaire. Le directeur du festival évoque des problèmes financiers, mais aussi des problèmes de visas non accordés à certains artistes venus d'ailleurs. “C'est très surprenant que ces visas leur soient refusés alors que ce sont ces artistes qui font le pont entre la France et le reste du monde. Certains visas ont été refusés pour des raisons fallacieuses.” » « Pour cette édition 2026, Hassane Kassi Kouyaté va mettre en lecture les textes de nombreux jeunes auteurs dans le spectacle Un infime bruit du monde. Les auteurs ont dû écrire entre une et trois pages à partir de ce texte. Parmi ces artistes, Patherson, slameur et poète sénégalais est en résidence d'écriture à Limoges. Il tente de créer des ponts entre slam et écritures dramaturgiques. Il souhaite rendre la poésie plus accessible et la manière de la déclamer « moins élitiste. » Il travaille sur un texte où il part des traditions orales africaines pour les enrichir d'éléments issus de l'écriture théâtrale. Au Cameroun, le slam est également très important tout comme les écritures dramaturgiques, « beaucoup de gens écrivent, il y a une grande dynamique mais il manque des vitrines pour l'autrice », nous raconte Hermine Yollo qui, elle, vient de remporter le Prix RFI Théâtre pour sa pièce Ima Maryam : le jugement de Marie., une histoire percutante autour du personnage de la Vierge Marie. Hermine Yollo, née à Douala, au Cameroun dans une famille de comédiens est autrice, metteuse en scène... ou plutôt « metteuse en mots » comme elle aime se décrire: « Je mets en scène les mots, comme je mets en scène une pièce de théâtre », précise-t-elle. Elle est également traductrice de formation, directrice de la compagnie NGOTI, une compagnie camerounaise de théâtre professionnel. Beaucoup de femmes écrivent mais elles écrivent dans leur chambre... nous travaillons à encourager les femmes à sortir de leur chambre. Avec Ima Maryam : le jugement de Marie, elle entend questionner des sujets tabous et déboulonner certains dogmes religieux. En effet, elle donne la parole voix à Marie, la Sainte Vierge, mère de Jésus-Christ. « Pour moi c'était important d'entendre cette voix là ! C'est aussi ça le théâtre : mettre de la fiction, mais en allant plus loin que la fiction ». Celle qui a inspiré, c'est Maryam qui lui est venue par le rêve, celle qui a inspiré la Vierge Marie et qui n'a pas du tout la même histoire qu'on raconte sur la Vierge Marie. Elle dit « non, je ne suis pas celle que vous croyez.. .» En lisant plusieurs passages de la Bible et en cherchant dans d'autres documents, l'autrice est persuadée que ce personnage a été victime d'un viol. Le texte a été mis en lecture à Limoges par Aurélie Van Den Daele, directrice du Théâtre de l'Union qui qualifie ce texte d' « atypique et de féministe qui nous ramène à des choses qu'on oublie. C'est très courageux car c'est un pavé dans la mare. » Programmation musicale : L'artiste Jacques Surette avec le titre « Hallo ma belle ». On peut également entendre le texte « Guérison » de Patherson.
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur l'émotion, la bienveillance et la joie qui ont habité le cœur des Français lors de la visite du Pape.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cette année, c'est la Camerounaise Hermine Yollo qui remporte le prix RFI Théâtre pour la pièce Ima Maryam : le jugement de Marie. Le prix lui a été remis dimanche soir (27 septembre 2026) à Limoges. Depuis le 23 septembre, le festival les Zébrures met à l'honneur des jeunes auteurs dans la capitale limousine et propose spectacles, lectures et concerts pour faire vivre la francophonie sous toutes ses formes. Hassane Kassi Kouyaté, auteur, metteur en scène et directeur du festival les Zébrures vient de signer un éditorial pour résister à « l'asphyxie du théâtre ». "Le Théâtre est un lieu de résistance, il faut oser" Selon lui, l'art et la culture sont les seuls moyens de sauver nos âmes et notre libre arbitre. « “Refuser l'isolement”, c'est d'ailleurs l'un des slogans de cette édition, face au repli identitaire. Le directeur du festival évoque des problèmes financiers, mais aussi des problèmes de visas non accordés à certains artistes venus d'ailleurs. “C'est très surprenant que ces visas leur soient refusés alors que ce sont ces artistes qui font le pont entre la France et le reste du monde. Certains visas ont été refusés pour des raisons fallacieuses.” » « Pour cette édition 2026, Hassane Kassi Kouyaté va mettre en lecture les textes de nombreux jeunes auteurs dans le spectacle Un infime bruit du monde. Les auteurs ont dû écrire entre une et trois pages à partir de ce texte. Parmi ces artistes, Patherson, slameur et poète sénégalais est en résidence d'écriture à Limoges. Il tente de créer des ponts entre slam et écritures dramaturgiques. Il souhaite rendre la poésie plus accessible et la manière de la déclamer « moins élitiste. » Il travaille sur un texte où il part des traditions orales africaines pour les enrichir d'éléments issus de l'écriture théâtrale. Au Cameroun, le slam est également très important tout comme les écritures dramaturgiques, « beaucoup de gens écrivent, il y a une grande dynamique mais il manque des vitrines pour l'autrice », nous raconte Hermine Yollo qui, elle, vient de remporter le Prix RFI Théâtre pour sa pièce Ima Maryam : le jugement de Marie., une histoire percutante autour du personnage de la Vierge Marie. Hermine Yollo, née à Douala, au Cameroun dans une famille de comédiens est autrice, metteuse en scène... ou plutôt « metteuse en mots » comme elle aime se décrire: « Je mets en scène les mots, comme je mets en scène une pièce de théâtre », précise-t-elle. Elle est également traductrice de formation, directrice de la compagnie NGOTI, une compagnie camerounaise de théâtre professionnel. Beaucoup de femmes écrivent mais elles écrivent dans leur chambre... nous travaillons à encourager les femmes à sortir de leur chambre. Avec Ima Maryam : le jugement de Marie, elle entend questionner des sujets tabous et déboulonner certains dogmes religieux. En effet, elle donne la parole voix à Marie, la Sainte Vierge, mère de Jésus-Christ. « Pour moi c'était important d'entendre cette voix là ! C'est aussi ça le théâtre : mettre de la fiction, mais en allant plus loin que la fiction ». Celle qui a inspiré, c'est Maryam qui lui est venue par le rêve, celle qui a inspiré la Vierge Marie et qui n'a pas du tout la même histoire qu'on raconte sur la Vierge Marie. Elle dit « non, je ne suis pas celle que vous croyez.. .» En lisant plusieurs passages de la Bible et en cherchant dans d'autres documents, l'autrice est persuadée que ce personnage a été victime d'un viol. Le texte a été mis en lecture à Limoges par Aurélie Van Den Daele, directrice du Théâtre de l'Union qui qualifie ce texte d' « atypique et de féministe qui nous ramène à des choses qu'on oublie. C'est très courageux car c'est un pavé dans la mare. » Programmation musicale : L'artiste Jacques Surette avec le titre « Hallo ma belle ». On peut également entendre le texte « Guérison » de Patherson.
Cet épisode s'inscrit dans une série de rencontres avec des patrons de sociétés du CAC 40.Sur GDIY, nous recevons habituellement uniquement des personnes qui se sont lancées par elles-mêmes : des entrepreneurs, artistes, sportifs…Avec cette série, j'ai pour ambition de découvrir et comprendre comment s'opèrent de tels mastodontes depuis l'intérieur, sur du temps long. Au-delà des éléments de langage, au-delà de la politique, au-delà des clichés.Petite, on disait à Estelle Brachlianoff que si elle n'était pas bonne à l'école, elle finirait éboueur. Elle répond maintenant : « J'y vois des étoiles dans les ordures, parce qu'en fait, on fait du déchet une ressource. »Diplômée de Polytechnique et des Ponts et Chaussées, c'est par la branche… des déchets qu'elle entre chez Veolia, il y a 21 ans. Elle en dirige aujourd'hui l'ensemble et fait partie des 4 femmes à la tête d'une entreprise du CAC 40.Veolia, fleuron français, c'est un verre d'eau sur 3 bu en France, une tonne de déchets sur 5 et le chauffage ou l'électricité de 3 millions d'habitants. Et pourtant, les 4/5e de l'activité se jouent hors de France. Leader mondial du dessalement et de la transformation écologique, Veolia a trois terrains de jeu : déchets, eau, énergie.L'ambition d'Estelle : accélérer à l'international et sur la tech, avec un chiffre à l'appui : « 25 % du groupe aura changé en 4 ans ». Les changements ont commencé : elle est à l'origine du traitement des PFAS, ces polluants éternels, un métier qui n'existait pas il y a trois ans et qui pèse déjà 250 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025.Le dérèglement climatique n'est plus une hypothèse. Selon elle, la moitié des solutions techniques existe déjà ; reste à les déployer plus vite, sans attendre les prochaines crises.Estelle Brachlianoff raconte comment elle combine un management humain et sincère, la course à l'innovation et l'urgence climatique, à une époque où l'eau devient une ressource aussi disputée que le pétrole.En prime, les conseils d'Estelle si vous souhaitez travailler à ses côtés : l'envie d'y aller, la force intérieure et le sens de la mission comptent bien plus que le CV.Vous pouvez contacter Estelle Brachlianoff sur LinkedIn.TIMELINE:00:00:00 = Enfant, tu voulais être astronaute, tu finis dans les ordures 00:20:36 = Des usines Veolia entourées de missiles Patriot 00:24:14 = Thames Water : le scandale anglais qui menace d'arriver en France 00:29:50 = "À la sortie de mes toilettes, tu es capable de me faire de l'eau potable ?” 00:38:39 = Refroidir un data center ou irriguer un champ : qui choisit ? 00:45:13 = Sécheresses, méga-bassines, dessalement : s'adapter au dérèglement climatique 00:54:16 = Ta poubelle jaune, une mine de ressources 01:06:32 = L'énergie chez Veolia : Saclay, les critiques des écologistes et pourquoi pas d'éolien 01:17:40 = Les PFAS, ces polluants "éternels” 01:32:35 = Actionnaires, salariés, État : à qui doit servir une entreprise ? 01:50:50 = Une grosse douzaine de personnes lui rapportent directement 01:57:48 = L'IA chez Veolia : data centers, SecureGPT et "Talk to my plant" 02:07:36 = Décider à l'instinct plutôt qu'aux chiffres 02:13:00 = Seulement 4 femmes à la tête d'une entreprise du CAC 40Les anciens épisodes de GDIY mentionnés : #563 - Benoit Bazin - Saint-Gobain - Tripler la valorisation de la plus vieille entreprise du CAC 40#471 - Philippe Brassac - Crédit Agricole - Diriger la première banque de France#467 - Christel Heydemann - Orange - Diriger un des fleurons du CAC 40#461 - Sébastien Bazin - PDG du groupe Accor - Diriger un groupe coté en bourse sans ordinateur#321 - Georges-Olivier Reymond - Pasqal - Et si le leader mondial du Quantum Computing était Français ?Nous avons parlé de :Usines de dessalement détroit d'OrmuzCarburant, eau potable… La situation au Moyen OrientThames Water ?Dessalement de l'eau de mer : les solutions VeoliaData centerPFASCanicule 2026Record mondialFleurons - VivendiLes recommandations de lecture :La Lumière vacillante, de Nino HaratischwiliAda or Ardor: A Family Chronicle, by Vladimir Nabokov
durée : 00:07:37 - Le masque et la plume - par : Rebecca Manzoni - Adèle Exarchopoulos, bouleversante en comédienne qui sombre dans l'alcool : dans "Garance", Jeanne Herry signe un film de combattante porté par des acteurs lumineux. Au Masque, les critiques saluent l'interprétation, mais divergent sur l'écriture et le sevrage, jugé un peu expéditif. - équipe : Ilinca Negulesco, Stéphane Le Guennec, Maëlle Couillard - invités : Ava Cahen Journaliste à frenchmania.fr, Christophe Bourseiller Journaliste France Inter et Transfuge , Murielle Joudet Critique de cinéma au Monde, Nicolas Schaller Journaliste pour L'Obs Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le magazine IDÉES s'intéresse à la venue du pape en France avec sa revue partenaire « Esprit » qui consacre un dossier à la figure du pape Léon XIV et à la manière dont son pontificat reconfigure la place de l'Église dans un monde traversé par des crises politiques, technologiques, et culturelles. Coordonné par Jean‑Louis Schlegel, ce dossier s'interroge : l'Église serait-elle redevenue un lieu où se rencontrent des questions politiques fondamentales ? Il est l'invité de Pierre-Édouard Deldique ainsi que la directrice de la revue, Anne-Lorraine Bujon. Ce numéro propose une lecture du catholicisme contemporain fragilisé par les scandales mais renforcé en quelque sorte par les débats mondiaux. Léon XIV, né Robert Francis Prevost, est le premier pape originaire des États-Unis, mais aussi un pape profondément marqué par ses vingt années de mission au Pérou. Cette expérience andine, dans des régions frappées par le racisme anti‑indigène et les inégalités structurelles, constitue le cœur de sa formation spirituelle et politique. C'est un augustinien, héritier d'une tradition intellectuelle exigeante. Un missionnaire, immergé dans les réalités sociales du Sud global. Un administrateur devenu préfet du dicastère pour les évêques en 2023. Cette trajectoire singulière explique son style : discrétion, lenteur, retenue, à rebours du pontificat de François, dont les formules percutantes ont souvent enflammé les médias et les débats. Cependant, Léon XIV s'inscrit dans l'héritage de François : engagement social, attention aux migrants, critique des nationalismes, sensibilité écologique mais il le fait avec une forme de sobriété assumée. Cette retenue, loin d'être un défaut, est interprétée par « Esprit » comme une autre manière d'habiter la fonction pontificale : moins médiatique, plus structurelle, plus lente — mais peut-être plus durable. Au sujet de l'Église, le dossier s'ouvre sur un constat frappant, presque un paradoxe : déclin sociologique en Occident, crise des abus sexuels, concurrence religieuse, marginalisation culturelle. Pourtant, jamais les débats internes à l'institution n'ont été autant en résonance avec les crises contemporaines. Ce paradoxe s'explique par un phénomène majeur : le déplacement du centre de gravité du catholicisme vers les pays du Sud, l'Afrique notamment. Léon XIV, pape américain façonné par le Pérou, incarne cette dé‑européanisation. Sous François, l'Église avait déjà retrouvé une visibilité politique. Léon XIV poursuit cette dynamique, mais en l'orientant vers deux préoccupations nouvelles : Une critique frontale de la politique de Donald Trump, notamment sur les migrants et une inquiétude profonde face à la domination technologique, qui menace l'autonomie de l'esprit humain. Son encyclique sur l'IA (« Magnifique humanité ») le montre. Ces prises de position montrent une Église qui refuse d'être instrumentalisée par les extrêmes droites identitaires, et par les politiques en général, et se réinscrit dans les débats fondamentaux de notre siècle. Le numéro propose ainsi une série d'articles qui élargissent la réflexion et dessinent une géopolitique du catholicisme contemporain : François Mabille : la recomposition du religieux dans l'espace public globalisé, Olivier Roy : le christianisme est-il européen ? Massimo Faggioli : les États-Unis et leur crise théologico-politique, Stéphane Joulain : l'Afrique, nouveau centre de gravité du catholicisme. Et comme de coutume un entretien, avec cette fois Mgr Étienne Guillet : la Seine-Saint-Denis comme laboratoire religieux.
Le Paris Saint-Germain veut-il transformer Mika Godts en véritable phénomène ? Recruté à l'Ajax Amsterdam lors du dernier mercato estival, l'ailier belge de 21 ans est arrivé à Paris avec une réputation de grand talent et des ambitions particulièrement élevées. Selon les dernières informations, Mika Godts se serait fixé un objectif impressionnant pour sa première saison au PSG : atteindre 17 buts et 15 passes décisives, soit 32 actions décisives toutes compétitions confondues. Un objectif énorme pour un joueur qui doit encore débloquer son compteur sous le maillot parisien et gagner une véritable place dans la rotation de Luis Enrique. Jusqu'à présent, Mika Godts a principalement été utilisé en sortie de banc. Il a montré quelques qualités de percussion, de vitesse et de créativité, mais il doit maintenant franchir un cap pour devenir réellement décisif au Paris Saint-Germain. Le PSG a investi environ 50 millions d'euros pour recruter l'ancien joueur de l'Ajax. Le club parisien ne l'a donc pas fait venir uniquement pour compléter son effectif. Luis Campos et Luis Enrique semblent voir en lui un joueur capable de progresser, de s'imposer dans la durée et, pourquoi pas, de devenir l'une des nouvelles attractions du projet parisien. Mais la concurrence est particulièrement forte dans le secteur offensif. Ousmane Dembélé, Khvicha Kvaratskhelia, Désiré Doué, Maghnes Akliouche et Ferran Torres sont autant de joueurs capables d'occuper les différentes positions de l'attaque. Ferran Torres a notamment réalisé un début de saison exceptionnel avec sept buts en six rencontres, ce qui place immédiatement la barre très haut pour les autres recrues offensives. Mika Godts peut-il obtenir suffisamment de temps de jeu pour progresser ? Son profil correspond-il réellement au football exigeant de Luis Enrique ? Doit-il être utilisé sur le côté gauche, dans un rôle plus axial ou comme dynamiteur en sortie de banc ? Paris doit-il lui laisser du temps ou attendre des résultats immédiats après un investissement aussi important ? À l'Ajax Amsterdam, Mika Godts avait montré sa capacité à provoquer, à éliminer et à créer du danger dans les derniers mètres. Mais passer de l'Ajax au double champion d'Europe représente un changement considérable. Au PSG, chaque prestation est analysée, chaque occasion doit être saisie et la concurrence ne laisse pratiquement aucun droit à l'erreur. L'international belge possède pourtant plusieurs qualités recherchées par Luis Enrique : il peut évoluer dans différentes zones offensives, attaquer les espaces, provoquer en un contre un et participer au jeu collectif. Son adaptation ne dépendra donc pas uniquement de ses statistiques. Il devra également progresser dans le pressing, les déplacements sans ballon, la compréhension tactique et la régularité. Le PSG a-t-il réalisé un nouveau coup avec Mika Godts ? Peut-il devenir le prochain phénomène du Parc des Princes ? Son objectif de 17 buts et 15 passes décisives est-il réaliste ou beaucoup trop ambitieux pour sa première saison à Paris ? Doit-il déjà être considéré comme un concurrent direct de Kvaratskhelia, Doué et Akliouche ? Dans ce live de Paris Central, nous allons analyser son début de saison, son profil, ses qualités, ses difficultés et la place que Luis Enrique peut lui offrir. Nous reviendrons également sur la stratégie de recrutement du PSG, qui continue de miser sur de jeunes joueurs à fort potentiel plutôt que sur des stars déjà installées. Le projet parisien a changé de dimension. Le club ne cherche plus seulement à recruter les meilleurs joueurs disponibles : il veut identifier les futurs grands talents avant leur explosion et les faire progresser dans un collectif déjà capable de gagner la Ligue des champions. Mika Godts représente parfaitement cette nouvelle philosophie. Alors, simple pari à 50 millions d'euros ou futur phénomène du PSG ? Peut-il réellement atteindre ses objectifs dès cette saison ? Luis Enrique doit-il lui offrir davantage de minutes ou conserver une hiérarchie offensive dominée par Dembélé, Kvaratskhelia, Doué et Ferran Torres ? Donnez votre avis dans les commentaires et participez au débat pendant le live. Pensez à vous abonner à Paris Central, à activer la cloche et à partager l'émission pour ne rien manquer de toute l'actualité du Paris Saint-Germain. #PSG #MikaGodts #ParisSaintGermain #MercatoPSG #LuisEnrique #LuisCampos #ParisCentral #ActuPSG Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
Le magazine IDÉES s'intéresse à la venue du pape en France avec sa revue partenaire « Esprit » qui consacre un dossier à la figure du pape Léon XIV et à la manière dont son pontificat reconfigure la place de l'Église dans un monde traversé par des crises politiques, technologiques, et culturelles. Coordonné par Jean‑Louis Schlegel, ce dossier s'interroge : l'Église serait-elle redevenue un lieu où se rencontrent des questions politiques fondamentales ? Il est l'invité de Pierre-Édouard Deldique ainsi que la directrice de la revue, Anne-Lorraine Bujon. Ce numéro propose une lecture du catholicisme contemporain fragilisé par les scandales mais renforcé en quelque sorte par les débats mondiaux. Léon XIV, né Robert Francis Prevost, est le premier pape originaire des États-Unis, mais aussi un pape profondément marqué par ses vingt années de mission au Pérou. Cette expérience andine, dans des régions frappées par le racisme anti‑indigène et les inégalités structurelles, constitue le cœur de sa formation spirituelle et politique. C'est un augustinien, héritier d'une tradition intellectuelle exigeante. Un missionnaire, immergé dans les réalités sociales du Sud global. Un administrateur devenu préfet du dicastère pour les évêques en 2023. Cette trajectoire singulière explique son style : discrétion, lenteur, retenue, à rebours du pontificat de François, dont les formules percutantes ont souvent enflammé les médias et les débats. Cependant, Léon XIV s'inscrit dans l'héritage de François : engagement social, attention aux migrants, critique des nationalismes, sensibilité écologique mais il le fait avec une forme de sobriété assumée. Cette retenue, loin d'être un défaut, est interprétée par « Esprit » comme une autre manière d'habiter la fonction pontificale : moins médiatique, plus structurelle, plus lente — mais peut-être plus durable. Au sujet de l'Église, le dossier s'ouvre sur un constat frappant, presque un paradoxe : déclin sociologique en Occident, crise des abus sexuels, concurrence religieuse, marginalisation culturelle. Pourtant, jamais les débats internes à l'institution n'ont été autant en résonance avec les crises contemporaines. Ce paradoxe s'explique par un phénomène majeur : le déplacement du centre de gravité du catholicisme vers les pays du Sud, l'Afrique notamment. Léon XIV, pape américain façonné par le Pérou, incarne cette dé‑européanisation. Sous François, l'Église avait déjà retrouvé une visibilité politique. Léon XIV poursuit cette dynamique, mais en l'orientant vers deux préoccupations nouvelles : Une critique frontale de la politique de Donald Trump, notamment sur les migrants et une inquiétude profonde face à la domination technologique, qui menace l'autonomie de l'esprit humain. Son encyclique sur l'IA (« Magnifique humanité ») le montre. Ces prises de position montrent une Église qui refuse d'être instrumentalisée par les extrêmes droites identitaires, et par les politiques en général, et se réinscrit dans les débats fondamentaux de notre siècle. Le numéro propose ainsi une série d'articles qui élargissent la réflexion et dessinent une géopolitique du catholicisme contemporain : François Mabille : la recomposition du religieux dans l'espace public globalisé, Olivier Roy : le christianisme est-il européen ? Massimo Faggioli : les États-Unis et leur crise théologico-politique, Stéphane Joulain : l'Afrique, nouveau centre de gravité du catholicisme. Et comme de coutume un entretien, avec cette fois Mgr Étienne Guillet : la Seine-Saint-Denis comme laboratoire religieux.
Depuis le 28 février 2026, et la guerre déclenchée par Donald Trump contre l'Iran, le détroit d'Ormuz est devenu un point central de la crise au Moyen-Orient. Aujourd'hui le détroit d'Ormuz est contrôlé par l'Iran qui en a fait un levier de négociation avec Washington. Résultat : les prix des carburants s'envolent, les échanges se raréfient et l'économie mondiale se fragilise. Selon le FMI, le choc énergétique pourrait se traduire par davantage d'inflation et moins de croissance. Émission enregistrée aux Ecopol de Tours. Alors comment sortir de cette impasse ? Quels sont les objectifs de guerre des États-Unis ? Comment expliquer l'étonnante résilience de l'Iran ? À quel point les monarchies du Golfe, victimes des représailles iraniennes aux frappes américaines, ont-elles perdu confiance dans la protection américaine ? Leur quête de nouveaux partenariats sonne-t-elle la fin de l'ordre américain au Moyen-Orient ? Combien de guerres Israël est-il prêt à mener pour assurer sa sécurité, au risque d'un isolement toujours plus grand au sein de la communauté internationale ? Quelle recomposition pour un Moyen-Orient déchiré par les guerres ? Trois invités : Fatiha Dazi Heni, politiste, spécialiste de la péninsule arabique à l'Irsem (Institut de recherche stratégique de l'École militaire) et à Science po Lille. Autrice de L'Arabie saoudite en 100 questions chez Taillandier, a dirigé L'Arabie saoudite dans le monde, ouvrage collectif à paraître en novembre aux éditions du CNRS. Chahir Zaki, professeur d'économie à l'Université d'Orléans, chercheur au LEO (laboratoire d'économie d'Orléans), travaille sur les économies du monde arabe. A publié Breaking or Building Bridges ? The Trade Story of the Mena Region chez Cambridge University Press. Myriam Benraad, politiste, spécialiste de l'Irak et du Moyen-Orient contemporain, professeur en relations internationales à l'Université d'Exeter au Royaume Uni. A publié L'Irak par-delà toutes les guerres aux éditions Le Cavalier Bleu.
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durée : 00:04:49 - Les Matins de France Culture - Les inondations catastrophiques qui ont frappé le Népal "étaient un avertissement au monde" sur les dangers du changement climatique, a déclaré le Premier ministre Balendra Shah à l'ONU, appelant les pays à intensifier leurs efforts pour aider son pays à s'adapter. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Suisse, les électeurs sont appelés aux urnes dimanche pour décider jusqu'où doit aller la neutralité du pays. Une initiative populaire veut inscrire dans la Constitution suisse une neutralité « perpétuelle et armée ». Un débat qui résonne jusqu'en Irlande. À Dublin, le gouvernement muscle ses dépenses militaires et voudrait également permettre l'envoi de militaires à l'étranger sans devoir dépendre systématiquement d'un mandat de l'ONU. Pour ses détracteurs, c'est une ligne rouge, qui menace la neutralité. Un principe très cher au peuple irlandais. De notre correspondante à Dublin, Il y a deux semaines, alors que Donald Trump était en Irlande, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues. Et les slogans contre le président américain se mêlaient à ceux pour défendre la neutralité du pays, car même combat pour Valerie et sa pancarte « No to Nato », l'Irlande ne doit pas s'aligner sur les grandes puissances militaires. « Nous ne soutenons pas l'impérialisme américain en Irlande. Nous voulons que l'armée américaine quitte l'aéroport de Shannon. L'Irlande est un pays neutre. Les Irlandais ne veulent pas de l'Otan et ce n'est pas au gouvernement, qui est à la botte des Américains, d'en décider. Cette question devrait être soumise à un référendum », explique Valerie. L'aéroport de Shannon, dans l'ouest du pays, est régulièrement pointé du doigt, car des avions militaires américains y font escale pour se ravitailler. Or, l'Irlande et ses 5 millions d'habitants restent très attachés à un non-alignement. Selon un récent sondage de l'institut Ireland Thinks, ce sont même 75 % des Irlandais qui soutiennent le maintien de cette neutralité. À lire aussi«Il ne sait absolument pas de quoi il parle»: les propos de Trump sur une Irlande «unifiée» surprennent En 1949, l'Irlande refuse de rejoindre l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, notamment parce que le Royaume-Uni, dont elle s'est libérée il y a peu, en est membre. Mais aujourd'hui, alors que l'Union européenne se réarme à tout va, cette neutralité est mise à rude épreuve. L'île est également traversée par des câbles sous-marins, notamment Internet et énergétiques. Des infrastructures stratégiques que Dublin ne peut pas protéger seul. Un enjeu d'autant plus sensible que des navires russes ont été observés à proximité ces derniers mois. Christian Kaunert est chercheur en sécurité internationale à Dublin City University : « On peut parfaitement être un pays neutre tout en disposant de capacités suffisantes pour se défendre ! Et même, disposer de capacités militaires peut justement réduire la probabilité d'avoir à se défendre : une forme de dissuasion. Mais les capacités militaires de l'Irlande ne sont pas à la hauteur de ce qui pourrait être nécessaire… » L'eurodéputée Maria Walsh est, par exemple, très favorable à un renforcement des capacités de défense de l'Irlande : « Renforcer notre défense ne remet absolument pas en cause notre neutralité. Avec seulement 0,2 % de notre PIB consacré à la défense - moins que des pays comme Malte ou l'Autriche -, l'Irlande est qualifiée de “maillon faible” par certains de nos voisins européens… » Une étiquette dont l'Irlande se passerait bien, d'autant qu'elle préside depuis juillet le Conseil de l'Union européenne et accueille de nombreux dirigeants européens, dont la sécurité doit être garantie. À lire aussiQuand la Russie menace la neutralité irlandaise
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
Après cinq ans passés en prison à Cuba, l'artiste et dissident Luis Manuel Otero Alcántara, 38 ans, a retrouvé la liberté. Il vit désormais en exil aux États-Unis. Luis Manuel Otero Alcántara a été arrêté en juillet 2021 alors qu'il tentait de rejoindre les manifestations historiques du 11 juillet. Au micro de Marine de la Moissonnière, il raconte les premiers mois de cette nouvelle vie : les difficultés physiques et psychologiques liées au fait de réapprendre à vivre en société après cinq années d'enfermement, mais aussi la sensation de devoir retrouver ses repères dans un monde libre. En prison, la peinture lui a permis de tenir et de continuer à résister. Depuis son arrivée aux États-Unis, il poursuit son engagement en faveur d'un changement politique à Cuba, dont il dénonce la situation économique et les restrictions aux libertés. Des propos qui lui valent des critiques, mais qui, dit-il, renforcent sa détermination à continuer de créer et à défendre les Cubains depuis l'exil. À lire aussiCuba: l'artiste et figure de la dissidence cubaine Luis Manuel Otero Alcántara arrive aux États-Unis pour son exil En Colombie, les groupes armés recrutent de plus en plus de mineurs C'est notamment le cas dans le département du Cauca en Colombie, l'un des territoires les plus touchés par le conflit. Pour attirer enfants et adolescents, les dissidents des Farc et d'autres groupes criminels utilisent désormais massivement les réseaux sociaux, notamment TikTok, Instagram et Facebook, avec des vidéos qui promettent argent, pouvoir et reconnaissance. Selon les chiffres du défenseur des droits colombien, 435 mineurs ont été recrutés en 2025, principalement dans le Cauca, tandis que l'ONU estime que les recrutements forcés ont augmenté de 300% en cinq ans. Dans les zones rurales et isolées, où les jeunes sont confrontés à la pauvreté et au manque d'opportunités, ces promesses peuvent être particulièrement efficaces. Paola Arissa, de la rédaction en espagnol de RFI, a recueilli le témoignage de Juan, recruté à 15 ans avant de parvenir à s'échapper, ainsi que celui d'un enseignant qui raconte comment les réseaux sociaux sont utilisés pour piéger et menacer les adolescents. Journal de la 1ère La dette d'un milliard d'euros de la Collectivité territoriale de Martinique. À éouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère
C'est probablement l'un des noms de parfum les plus célèbres de l'histoire. Pourtant, « Chanel N°5 » ne semble avoir rien de très poétique. Pourquoi un simple chiffre ? La réponse remonte à 1921 et à la rencontre entre Gabrielle « Coco » Chanel et un parfumeur franco-russe, Ernest Beaux.À cette époque, Coco Chanel est déjà une couturière célèbre. Mais elle veut désormais créer son propre parfum. Et surtout, elle ne souhaite pas une fragrance classique reproduisant simplement l'odeur d'une rose, d'un jasmin ou d'une violette. Elle cherche quelque chose de beaucoup plus moderne : un parfum complexe, abstrait, difficile à associer à une seule fleur.Elle confie cette mission à Ernest Beaux, qui lui prépare plusieurs essais. Le parfumeur lui présente différentes compositions numérotées. Parmi elles, Gabrielle Chanel a immédiatement une préférence : l'échantillon numéro 5.Pourquoi ne pas lui donner ensuite un nom plus sophistiqué ? Parce que Chanel décide justement de conserver ce numéro. Selon la maison Chanel, le chiffre 5 possède en outre une signification particulière pour la créatrice : elle avait l'habitude de présenter ses collections le cinquième jour du cinquième mois de l'année et considérait ce nombre comme porte-bonheur.Le parfum est donc lancé en 1921 sous un nom d'une simplicité radicale : N°5.Ce choix tranche fortement avec les habitudes de l'époque. Les parfums portent alors volontiers des noms romantiques, évocateurs ou exotiques. Coco Chanel fait exactement l'inverse : un numéro, une étiquette blanche très sobre et un flacon aux lignes géométriques. Cette simplicité contribue à donner au produit une identité immédiatement reconnaissable.La fragrance elle-même est également novatrice. Ernest Beaux utilise notamment des aldéhydes, des molécules odorantes qui donnent à la composition un caractère plus abstrait et amplifient certaines notes florales. Le parfum s'organise notamment autour de la rose et du jasmin.Le succès transformera progressivement ce simple numéro en symbole mondial du luxe. Marilyn Monroe contribuera encore davantage à sa légende lorsqu'elle expliquera, dans les années 1950, ne porter pour dormir que quelques gouttes de Chanel N°5.Ainsi, le nom du parfum le plus célèbre de Chanel ne vient ni d'une savante stratégie marketing ni d'une formule mystérieuse. À l'origine, N°5 était tout simplement le numéro de l'échantillon choisi par Coco Chanel.Un numéro d'essai devenu, un siècle plus tard, une marque à lui tout seul. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le gouvernement fédéral cherche à déterminer si OpenAI pourrait faire l'objet de sanctions, après la révélation qu'un agent d'intelligence artificielle (IA) a piraté un portail Medicare en Australie. L'autorité Australian Signals Directorate mène des investigations pour déterminer l'impact exact de cette intrusion.#sbsaudiopodcast
Le 6 avril 1984, la navette spatiale Challenger décolle pour la mission STS-41C. À son bord se trouvent cinq astronautes, plusieurs expériences scientifiques… et environ 3 300 abeilles. Leur présence n'a rien d'une fantaisie : les chercheurs veulent répondre à une question étonnante. Les abeilles sont-elles capables de construire leurs célèbres alvéoles en l'absence de pesanteur ?L'expérience est née dans le cadre d'un programme éducatif de la NASA. Elle avait été proposée par un étudiant américain, Dan Poskevich, et portait officiellement sur la comparaison des rayons construits par des abeilles sur Terre et dans l'espace.Pourquoi cette question intéressait-elle les scientifiques ?Sur Terre, les abeilles construisent des rayons composés de cellules hexagonales extrêmement régulières. Mais la gravité fournit en permanence une direction : le haut et le bas. On pouvait donc se demander si les abeilles utilisaient cette information pour s'orienter et donner à leur construction sa forme caractéristique.Les insectes furent enfermés dans un module spécialement conçu, installé dans la partie habitable de Challenger. Une reine se trouvait avec les ouvrières, tandis qu'une colonie comparable restait sur Terre afin de servir de groupe témoin.Les premiers instants furent quelque peu chaotiques. En apesanteur, les abeilles ne pouvaient évidemment plus voler de la même manière : sans poids, leur façon de contrôler leurs déplacements était profondément perturbée.Mais elles s'adaptèrent remarquablement vite.Au cours de la mission, qui dura près de sept jours, les abeilles commencèrent à construire un rayon. Et à la surprise des chercheurs, celui-ci ressemblait largement à un rayon normal. Selon le rapport de l'expérience, elles produisirent environ 30 pouces carrés de rayon, soit près de 200 cm², et la reine pondit 35 œufs.Les astronautes constatèrent également que les abeilles avaient progressivement appris à se déplacer dans l'environnement en apesanteur. Elles pouvaient marcher, flotter et même se déplacer en vol dans le module.Cette expérience révélait donc quelque chose de fascinant : la capacité des abeilles à construire des structures régulières ne dépend pas entièrement de la gravité. Une grande partie de leur comportement repose sur des mécanismes biologiques innés et sur d'autres repères sensoriels.L'expérience avait aussi un intérêt plus général. Si l'humanité devait un jour vivre durablement dans l'espace, il faudrait comprendre comment les animaux, les plantes et les écosystèmes réagissent à la microgravité.En 1984, 3 300 petites passagères de Challenger contribuaient déjà à répondre à cette immense question. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.