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A seleção brasileira feminina tenta voltar para o mundial que vai acontecer no segundo semestre deste ano. Depois de amistosos contra a dona da casa China, o Brasil começou sua caminhada no Pré Mundial e soma uma derrota e uma vitória até aqui. Falamos primeiro, claro, da NBB. Como foram os jogos da semana com ótimas apresentações, jogos pegados e placares apertados. Chamando atenção para a vitória importante, fora de casa, do Cruzeiro em cima do Paulistano por um ponto. Paulistano que vinha de um jogão incrível contra o Unifacisa. Enquanto isso, Flamengo, Franca e Minas jogavam o BCLA. Flamengo ganhou o primeiro jogo no limite, enquanto Franca bateu o Minas em 3 jogos. No feminino, a LBF começou com alguns poucos jogos, até porque a seleção feminina está na China jogando ao mesmo tempo. Atenção para as estreias na competição do time do Sport e do Salvador. Contra tudo e contra todos, mesmo com times saindo ano após ano, a liga continua crescendo e expandindo o cenário nacional. Enquanto a seleção teve um jogo para esquecer contra as Belgas, atuais vice europeias na abertura do pré mundial. Já o segundo jogo conseguiu controlar bem a equipe do Sudão do Sul e ganhou com alguma tranquilidade. O próximo jogo rolando no mesmo horário em que o pod está indo para o ar vai ser um dos mais importantes. A Tchequia perdeu para Mali e ganhou o segundo jogo está empatada com o Brasil e é um confronto direto. A vaga pode ser decidida neste jogo (espero que não, mas pode). Na Euro, os jogos continuam sofrendo risco de serem adiados, mas esta rodada deve ocorrer inteira. O que a Euro já se adiantou, pelo menos foi em dizer que o final 4 desta temporada vai ser em Atenas e não mais em Dubai. Aproveitou e cancelou também a primeira fase da Euro Nextgen. Também começa a preparar um sistema de franquias para arrecadar mais dinheiro para a liga. O novo CEO está agindo bastante. Se é bom ou ruim, fica aberto para debate. E na NBA tivemos de falar dos 83 pontos do Bam Adebayo, passando o Kobe (só para irritar alguns). Discutimos as 4 derrotas consecutivas do Pistons, que ainda assim tem uma liderança razoável no leste e da aposentadoria do Dwight Howard (que a gente não tem muita certeza se já não tinha rolado). Teve isso , teve mais da CBA da W, inteiração com o chat e muito mais, então não perde tempo, aperta o play e vem com a gente.
Learn French by Watching TV with Lingopie: https://learn.lingopie.com/dailyfrenchpodAllez, on fait le point sur le coût environnemental des roses qu'on offre pour la Saint-Valentin.Let's take a look at the environmental cost of the roses we give for Valentine's Day.Chaque 14 février, c'est la même histoire, la rose est la star des bouquets.Every February 14th, it's the same story: the rose is the star of the bouquets.Le truc, c'est que ce n'est pas du tout sa saison en France.The thing is, it's not its season at all in France.Du coup, elles doivent faire un très long voyage pour arriver jusqu'à nous, avec un impact écologique assez lourd.As a result, they have to make a very long journey to reach us, with a fairly heavy ecological impact.D'où viennent-elles au juste ?Where exactly do they come from?Eh bien, pour la Saint-Valentin, la quasi-totalité des roses vendues en France sont importées.Well, for Valentine's Day, almost all roses sold in France are imported.84 % nous arrivent des Pays-Bas et 11 % du Kenya.84% come to us from the Netherlands and 11% from Kenya.Celles des Pays-Bas poussent en hiver dans des serres surchauffées et éclairées.Those from the Netherlands grow in winter in overheated and lit greenhouses.Imaginez la consommation d'énergie.Imagine the energy consumption.Celles qui viennent d'Afrique ou d'Amérique du Sud, elles, sont transportées par avion, arrivant chez nous avec un petit parfum de kérosène.Those that come from Africa or South America are transported by plane, arriving here with a little scent of kerosene.Et le comble, c'est qu'une grande partie des fleurs venues des Pays-Bas sont elles-mêmes d'abord importées d'Afrique.And the height of it is that a large part of the flowers coming from the Netherlands are themselves first imported from Africa. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
CADENA 100 comenta las películas favoritas para los Oscar, como 'Una batalla tras otra' y 'Los Pecadores', cuya gala es este domingo. Se celebran elecciones en Castilla y León, con el Partido Popular como favorito sin mayoría absoluta. El ministro de Economía anuncia medidas "quirúrgicas" en lugar de rebajas de IVA o gasolina. La Junta de Andalucía financia el tratamiento de 100.000 euros mensuales para Leo, un niño con Piel de Mariposa. Mar asiste a la obra 'Constelaciones' de Sergio Peris-Mencheta, mientras Javi organiza un torneo de pádel para el cumpleaños de su hija. Jimeno y los niños critican la cocina de sus padres, y los oyentes comparten su hartazgo con juguetes ruidosos. Además, se narra la historia de Jeremiah, un padre que convierte a su hija Emily en "princesa de Sudán del Norte" al reclamar un territorio desértico. En lo musical, suenan Marc Anthony y Gente de Zona, Kygo y Ava Max, The Pretenders, Fergie y Manuel Carrasco.
Esta madrugada hemos conocido un ataque en Sudán con drones que ha matado a una decena de personas, varios de ellos niños. El ataque se ha llevado a cabo contra una escuela y un centro de salud en el estado de Nilo Blanco y otro cerca de Chad que ha alcanzado las reservas de combustible del mercado fronterizo de Adikong provocando explosiones masivas, múltiples heridos civiles y la muerte de cuatro personas. Hablamos con Muriel Boursier, coordinadora de emergencia de MSF en Darfur, Sudán.Escuchar audio
El número de muertos por los ataques israelíes en Líbano siguen aumentando y se acerca ya a los 800, según las autoridades libanesas. Además alrededor de 800.000 personas se han visto obligadas a abandonar sus hogares. También en la frontera de Irán donde está Laura Alonso y donde la tensión sigue siendo muy evidente y en Omán con nuestra enviada especial Sara Alonso para saber cómo afecta un día más el conflicto a toda la región.El presidente ucraniano Volodimir Zelenski se encuentra en París donde se ha mostrado muy crítico con la decisión de la administración Trump de levantar el embargo al petróleo ruso para equilibrar los precios. Hablamos de ello y también de las palabras del presidente francés Emmanuel Macron sobre al ataque a una base francesa que ha provocado la muerte de una persona. Vamos a estar también en Cuba porque el presidente Miguel Díaz-Canel, ha explicado que su país ha empezado conversaciones con el gobierno de Estados Unidos para intentar buscar una solución al bloqueo que sufre la isla. Además tenemos dos entrevistas: con el secretario general de CGT en Argentina, Jorge Sola, ahora que la reforma laboral en el país es una realidad; y Muriel Boursié, coordinadora de Médicos sin fronteras en Sudán.Escuchar audio
Une terre de conteurs et de chansons, partagées dans l'atmosphère feutrée d'un pub… La musique traditionnelle fait partie de cet imaginaire que l'on associe tous à l'Irlande ! Des airs transmis de génération en génération, portés par des instruments traditionnels… le tin whistle, le bodhrán, le violon, qui racontent l'âme d'un peuple. Et aujourd'hui, la folk irlandaise connaît un véritable renouveau. En ces temps incertains, les histoires difficiles d'autrefois trouvent un nouvel écho. De notre correspondante à Dublin, Eux, ce sont Madra Salach, les nouveaux chouchous du pays ! C'est dans un pub bien sûr que Paul, le chanteur du groupe, nous a donné rendez-vous : « Madra, ça veut dire “chien” et Salach veut dire “sale” ». Donc, on s'appelle « sale clébard » ! « Je voulais choisir un nom en langue irlandaise ! » À part le nom, toutes leurs chansons sont pour l'instant en anglais. Comme leur dernier titre, « Blue and Gold », qui parle de jeux à gratter ! Un geste peut-être anodin, mais plein d'espoir, et qui peint en réalité un portrait très actuel de la société irlandaise : « Tu achètes ce genre de tickets et tu te mets à rêver : si je gagnais beaucoup d'argent, qu'est-ce que j'en ferais ? En fait à Dublin c'est quasi impossible de faire quoi que ce soit sans argent, et puis la crise du logement est hors de contrôle ! », explique-t-il. « L'histoire irlandaise a été profondément marquée par l'exil. Or, encore aujourd'hui, à cause du coût de la vie, même s'il y a du travail ici, les jeunes quittent le pays en masse à cause du coût de la vie ! Même si ce n'est pas aussi traumatisant qu'à l'époque de la Grande Famine, des personnes sont contraintes de partir aujourd'hui, alors qu'elles préféreraient peut-être rester. » Et c'est pour ça, d'après Paul, que les vieilles chansons traditionnelles résonnent avec toujours autant de force aujourd'hui. Trad Fest à Dublin en est un exemple. Avec 150 concerts en cinq jours, le festival montre que la musique irlandaise est tout sauf un héritage figé. Martin Harte est l'un de ses organisateurs : « La musique folk, la musique traditionnelle, repose avant tout sur l'art du récit. Beaucoup de chansons du répertoire folk parlent de guerre, de famine, de discrimination et de répression. Ce sont des thèmes qui trouvent un écho aujourd'hui, dans un monde traversé par tant d'angoisses… Des groupes comme Madra Salach ou Lankum se sont ré-appropriés ce style, à leur manière, le tout accompagné d'instruments traditionnels. Et c'est devenu très populaire auprès d'une nouvelle génération, qui n'a pas forcément grandi en écoutant ces sonorités. » À la Waltons School of Music de Dublin, John, enseignant, a d'ailleurs observé un engouement croissant chez les jeunes pour l'apprentissage du bodhrán, ce tambour traditionnel irlandais : « La musique trad, c'est un peu comme le blues au Sud des États-Unis. Ça vient de la pauvreté. En Irlande, il suffisait de deux ou trois personnes réunies dans une pièce pour faire la fête ! Tant qu'il y avait un feu, une flûte, un violon ou bien un bodhrán ! » Pas de bodhran chez Madra Salach, mais un harmonium, une sorte d'accordéon. Preuve que les instruments traditionnels reviennent aussi en force.
This is my annual poison prevention episode. The topic this year is The risks and benefits of using medications for opioid use disorder (MOUD) from a Poison Prevention Educator's Point of View. My guests are Angel Bivens, RPh and Dr. Wendy Stephan. This podcast is for educational purposes only and is not medical advice. Please consult a qualified healthcare professional for medical guidance specific to your situation. Angel Bivens, RPh is the Managing Director at the Maryland Poison Center in Baltimore, Maryland. Wendy Stephan, PhD is the Educator and Epidemiologist at the Poison Control Center in Miami, Florida. She is also on the Board of Directors of America's Poison Centers, which is the organization that supports all 53 Poison Centers in the United States. To read the FULL show notes, visit https://www.thepharmacistsvoice.com. Click the Podcast tab, and select episode 368. Follow the podcast to get each new episode! Popular links are below. 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Use the partner toolkit on https://piper.filecamp.com/s/i/OOt8k1JlBFCc08KH Florida Poison Control www.floridapoisoncontrol.org LinkedIn for Wendy: https://www.linkedin.com/in/wendy-s-315b70178/ Email Wendy wstephan@med.miami.edu X (Twitter): @floridapoison https://x.com/FloridaPoison Instagram @floridapoisoncontrol https://www.instagram.com/floridapoisoncontrol/ Facebook: https://www.facebook.com/FloridasPCC/ Angel Bivens, RPh on LinkedIn https://www.linkedin.com/in/angelbivens/ Maryland Poison Center: https://www.mdpoison.com/ To find your local poison center: https://poisoncenters.org/ Poison Prevention Press: https://www.mdpoison.com/families/pppress.html (One-page, plain language e-newsletter published every other month on varying topics; all current and previous issues available Poison Prevention Press sign up: http://bit.ly/MPCSignUp) eAntidote Blog: blog.mdpoison.com Facebook: MarylandPoisonCenter https://www.facebook.com/MarylandPoisonCenter X (Twitter): @MDPoisonCtr https://x.com/MDPoisonCtr X (Twitter): @MPCToxtidbits https://x.com/MPCToxtidbits Instagram: @MDPoisonCenter https://www.instagram.com/mdpoisoncenter/ YouTube: Maryland Poison Center https://www.youtube.com/@marylandpoisoncenter/videos Resources with clinical information for pharmacists: ToxTidbits: http://bit.ly/ToxTidbits (One-page clinical e-newsletter published monthly on various toxicologic topics; all current and previous issues available ToxTidbits sign up: http://bit.ly/TTBSignUp) Other Poison Prevention Episodes The Pharmacist's Voice Podcast Episode 27 featuring Dr. Wendy Stephan (July 2020) The Pharmacist's Voice Podcast Episode 87 featuring Angel Bivens (March 2021) The Pharmacist's Voice Podcast Episode 141 featuring Angel Bivens (March 2022) The Pharmacist's Voice Podcast Episodes 203, 204, 205, 206, and 207 (March 2023) The Pharmacist's Voice Podcast Episode 268 featuring Wendy and Angel (March 2024) The Pharmacist's Voice Podcast Episode 321 featuring Wendy and Angel (March 2025) Take-away messages from Episode 368 in March 2026: Overdose deaths declined between 2023 and 2024. More than 23 million people are in recovery or have recovered from SUD. Stigma associated with recovery needs to decline as the number of people in recovery increases. Recovery is possible, and it's probable. Poison Prevention Educators talk to students and communities about substance abuse prevention. Opioid use disorder has many possible entry points, including using pain killers from surgery or dental work, experimentation, and accidental use. Pharmacists have the opportunity to counsel on proper use and storage of MOUD. Counsel to take oral doses in private, so vulnerable individuals cannot see. Vulnerable individuals, like children or DD adults want to imitate the behavior of others. Avoid medication errors. Remove distractions while taking or giving medications, and read the label every time. Keep a personal MAR, if needed, to remember if a dose has been taken. If a medication error happens, get help (Poison Help or 9-1-1), forgive yourself, and continue your road to recovery. Narcan is import for anyone in recovery from opioid addiction to have. But, a person experiencing an OD will be unable to give themselves Narcan. Make sure your patients educate the people around them about what Narcan is, when to use it, and how to administer it. As a general rule, counsel on calling 9-1-1 after giving a dose of Narcan. It can wear off. Pharmacists should counsel on risks of keeping MOUD in the home: accidental use by a curious, opioid-naive child, confusion with other meds, accidental second dose, etc. Call Poison Help right away with exposure concerns, but skip right to 9-1-1 if the person is not breathing, unconscious, or having a seizure. Poison Center Staff are experts in poison information. They help healthcare professionals and the general public with questions. If you call, you're in good hands. Adults of all ages may be in recovery. It's not just a health condition for young people. Get Poison Help Line magnets for your pharmacy, and share them with your patients. If you need some magnets, call 1-800-222-1222. March is Poison Prevention Month in the United States. National Poison Prevention Week in the US is March 15-21, 2026, and the theme is, "When the unexpected happens, Poison Help is here for you." There is a partner toolkit with images and talking points on https://piper.filecamp.com/s/i/OOt8k1JlBFCc08KH A complete health history is important. Ask about recovery. Include "in recovery from opioid addiction" as a health condition at the pharmacy and with medical providers. Advise patients to inscribe, "Do not give opioids" on medic alert jewelry. Similar advice, advise patient to include "do not give opioids" in the "health app" on their smartphone in case of emergency. Pharmacists (this is a tough one). If you see something, say something. Protect your patient's recovery. If something on your prescription monitoring program suggests that your patient is in recovery, but they are trying to fill prescriptions for opioids, protect their recovery. Maybe a well-meaning dentist, doctor, or surgeon wrote a prescription and didn't know the whole story. Or, maybe your patient wants to relapse. If you see something, say something, even if it feels awkward. Prevent relapses and maybe overdoses with patients who have a lower tolerance for opioids. Be skeptical of natural products and supplements that have been promised to help with opioid withdrawal. Terminology matters. Know your audience, and reflect their preferred language back to them. Avoid terms that are stigmatizing, like "junkie." When in doubt, ask the person you're speaking with how they prefer to call themselves. Kim's websites and social media links: ✅ Guest Application Form (The Pharmacist's Voice Podcast) https://bit.ly/41iGogX ✅ Monthly email newsletter sign-up link https://bit.ly/3AHJIaF ✅ LinkedIn Newsletter https://bit.ly/40VmV5B ✅ Business website https://www.thepharmacistsvoice.com ✅ The Pharmacist's Voice ® Podcast https://www.thepharmacistsvoice.com/podcast ✅ Pronounce Drug Names Like a Pro © Online Course https://www.kimnewlove.com ✅ Pharmacist Podcaster Book https://amzn.to/4iAKNBs ✅ Podcasting Online Course https://www.kimnewlove.com/podcasting ✅ Private Podcasting Coaching or Consulting https://www.kimnewlove.com/private-coaching ✅ LinkedIn https://www.linkedin.com/in/kimnewlove ✅ Facebook https://www.facebook.com/kim.newlove.96 ✅ Twitter https://twitter.com/KimNewloveVO ✅ Instagram https://www.instagram.com/kimnewlovevo/ ✅ YouTube https://www.youtube.com/channel/UCA3UyhNBi9CCqIMP8t1wRZQ ✅ ACX (Audiobook Narrator Profile) https://www.acx.com/narrator?p=A10FSORRTANJ4Z ✅ Start a podcast with my coach, Dave Jackson from The School of Podcasting! 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"Un enfant, c'est une lueur avant d'être un pollueur. C'est un ambassadeur de l'avenir, c'est une force de rappel pour qu'on sorte de notre nombril et qu'on se dise il faut préparer la planète pour les prochains".La dénatalité s'accélère : en France, on a perdu un demi-million d'écoliers et fermé 6 000 écoles en seulement 15 ans. Pour la première fois de notre histoire, les moins de 20 ans sont désormais moins nombreux que les plus de 60 ans. Face à ces bouleversements inédits, comment comprendre et agir sur ce phénomène aux conséquences majeures pour l'avenir de toute notre société ?Mon invité est Maxime Sbaihi, spécialiste des questions économiques liées à la démographie, régulièrement sollicité dans les médias pour décrypter la baisse des naissances en France et dans le monde. Il est l'auteur du livre « Les balançoires vides », où il analyse avec finesse l'accélération du vieillissement démographique, la baisse du taux de fécondité et la précarisation de la jeunesse. À travers ses recherches, il décrypte les mécanismes profonds qui expliquent la fracture entre le désir d'enfant et la réalité, tout en proposant des pistes de réflexion et d'action pour réinventer le lien intergénérationnel et repenser notre responsabilité collective.Dans cet épisode, vous allez découvrir :✅ Pourquoi la fécondité mondiale a été divisée par 2 en 50 ans✅ Les conséquences concrètes de la baisse des naissances✅ Comment le coût du logement, le manque de modes de garde et l'appauvrissement de la jeunesse expliquent que 85% des jeunes continuent de désirer des enfants sans pouvoir réaliser ce choix✅ Pourquoi déconstruire les idées reçues sur le lien entre écologie et décroissance démographique✅ Le risque d'une société qui se déshabitue des enfants, à l'exemple de la Corée du Sud aujourd'hui à 0,7 enfant par femme✅ Les limites et dérives des politiques natalistes dans le monde et la nécessité de défendre les libertés individuelles✅ Pourquoi la pauvreté frappe désormais d'abord les jeunes, et comment l'État pourrait réorienter son actionAu programme :(02:26) La relation unique de la France à la natalité(04:16) Vieillissement et inversion de la pyramide des âges(06:41) Effets psychologiques et symboliques(08:30) Conséquences de la dénatalité(09:52) Croissance mondiale : la bascule statistique et les errements de l'ONU(15:19) Vers une déconnexion entre désir et réalité d'enfant(18:00) Les trois grands freins : logement, mode de gardes, salaires(23:24) Isolement parental et transmission intergénérationnelle(31:00) Nos options : politiques publiques, robots, immigration ?(33:50) Espaces No Kids & montée d'une culture d'intolérance envers la jeunesse(39:26) Comment garantir un avenir à la jeunesse ?Un épisode indispensable. Parce que le vrai défi de notre époque est de retisser un pacte générationnel, et de défendre ceux qu'on voit désormais disparaître : les enfants et leur avenir.Ressources :Livre « Les balançoires vides » (2023, Éditions Les Arènes), Maxime Sbaihi
Depuis ces dernières semaines, les bruits de bottes s'intensifient dans la région du Tigré dans le nord de l'Éthiopie. Région frontalière avec l'Érythrée. « Trois ans après un conflit qui a fait près de 600 000 victimes, constate Le Monde Afrique, la région rebelle, le gouvernement d'Addis-Abeba et l'Érythrée sont à nouveau au bord de la guerre. En janvier, des drones de l'armée fédérale éthiopienne ont visé des positions des forces tigréennes. Depuis, Addis-Abeba a mobilisé troupes et artillerie aux abords de la province. Les liaisons aériennes vers le Tigré ont été temporairement suspendues en début d'année et plusieurs journalistes de médias internationaux ont été arrêtés et empêchés de se rendre sur place. Début février, pointe encore Le Monde Afrique, Addis-Abeba a également sommé l'Érythrée de "retirer immédiatement ses troupes du territoire éthiopien et de cesser toute forme de collaboration avec les groupes rebelles". Asmara, qui avait combattu aux côtés de l'armée fédérale éthiopienne pendant la guerre au Tigré, de 2020 à 2022, s'est en effet rapproché récemment des insurgés tigréens, au prix d'un spectaculaire revirement d'alliance ». Anéantir le FLPT ? Alors, « le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a beau avoir appelé au dialogue, jeudi dernier, des négociations pour éviter un nouvel embrasement paraissent "très improbables" : c'est ce qu'affirme dans Le Point Afrique, le chercheur Medhane Tadesse, spécialiste des questions de paix et de sécurité à l'Institut des mondes africains. « Et ce, explique-t-il, notamment car le gouvernement fédéral a retiré sa licence au premier parti de la région, le FLPT, le Front de libération du peuple du Tigré, alors que les élections législatives sont prévues le 1er juin ». Toujours d'après ce chercheur, « Abiy Ahmed souhaite anéantir le FLPT, qui a passé une alliance tacite avec l'Érythrée ». L'Érythrée dont les troupes « continuent à occuper le nord-est du Tigré, précise Le Point Afrique, empêchant les déplacés de regagner leur foyer. Outre son objectif d'écraser le FLPT, le Premier ministre éthiopien entend également reprendre à tout prix le contrôle du port d'Assab, perdu au moment de l'indépendance de l'Érythrée en 1993 ». En effet, depuis cette date, l'Éthiopie n'a plus d'accès direct à la mer et est obligé de faire transiter ses échanges de marchandises avec le port de Djibouti. « Avec ses 130 millions d'habitants, relève Le Point Afrique, l'Éthiopie est la nation enclavée la plus peuplée du globe ». Provocation ? Avant-hier, le ton est encore monté… C'est ce que rapporte notamment Jeune Afrique : « le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timotheos a sommé Asmara de "retirer immédiatement ses troupe" de son territoire, tout en affirmant que le gouvernement érythréen avait choisi "la voie d'une escalade". Toutefois, le chef de la diplomatie éthiopienne s'est dit "disposé à s'engager de bonne foi dans des négociations en vue d'un règlement global de toutes les questions d'intérêt commun, y compris les affaires maritimes et la question de l'accès à la mer par le port d'Assab". Une phrase qui paraît éminemment provocatrice, commente Jeune Afrique, car Asmara accuse son voisin de lorgner sur son port d'Assab ; le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed martelant depuis plusieurs mois que son pays enclavé doit avoir un accès à la mer ». Un embrasement de toute la Corne de l'Afrique ? On revient au Point Afrique qui constate que « ces dernières semaines, des milliers de Tigréens affluent vers la capitale, Addis-Abeba, ou tentent de partir à l'étranger. Les pénuries d'essence et de liquidités attisent les inquiétudes, face à une situation qui ressemble de plus en plus au siège imposé lors de la dernière guerre. Et à mesure que le gouvernement fédéral resserre les flux et consolide le siège, le FLPT pourrait être tenté de tirer le premier coup de feu, car le quotidien des Tigréens devient intenable. » Enfin, ce commentaire de La Vigie, lettre bimensuelle d'analyse stratégique : « si un conflit généralisé éclate, il ne s'agira plus seulement d'une guerre interne. C'est plus d'un tiers du continent africain qui pourrait être déstabilisé, provoquant des déplacements de population massifs et une reconfiguration nouvelle des frontières de la Corne de l'Afrique ». Et La Vigie de conclure : « l'affrontement qui se prépare s'annonce plus dévastateur encore que les précédents, dans un contexte de guerre au Soudan, au Soudan du Sud et en Somalie… »
Au onzième jour de la guerre au Moyen-Orient, les prix du pétrole ont flambé hier, lundi 9 mars, au-dessus des 100 dollars le baril. Quelles peuvent être les conséquences du conflit dans les pays africains ? Quels secteurs sont en première ligne ? Faut-il craindre un choc économique ? L'économiste bissau-guinéen Carlos Lopes a été le secrétaire exécutif de la Commission économique de l'ONU pour l'Afrique. Aujourd'hui, il enseigne à l'université du Cap, en Afrique du Sud. Il répond aux questions de Charlotte Idrac. RFI : Quel est l'impact de la hausse du prix du pétrole sur les économies africaines à ce stade ? Concrètement, est-ce que les prix à la pompe ont augmenté ? Est-ce qu'il y a des conséquences pour les industries, les transports ou les centrales électriques ? Carlos Lopes : D'abord, il y a la conséquence des prix pour les importations qu'on va faire dans l'avenir immédiat. On peut s'imaginer que les prix vont continuer à grimper. Un certain nombre de pays n'ont pas de réserves suffisantes pour pouvoir faire face aux difficultés logistiques qu'on va avoir, avec toute la demande qui est désorganisée, soit elle passait du point de vue de raffinage par les pays du Golfe, soit elle émanait des pays du Golfe. Donc, nous avons tout un tas de difficultés avec les assurances. Les transports maritimes sont dans une réorganisation complète. Toutes ces conséquences qui auront bien sûr un reflet dans le prix, dans les pompes. Mais nous avons aussi deux autres difficultés logistiques énormes, c'est-à-dire les exportations africaines qui passaient par le Golfe, notamment de l'or qui était en train d'aider pas mal de pays africains et se fait normalement en voie aérienne. Donc, il y a beaucoup de perturbations dans le trafic aérien. Il y a aussi un certain nombre de minerais qui passaient pour raffinage dans les pays du Golfe. Donc on aura des problèmes de trésorerie dans ces pays. Et nous avons aussi les fertilisants : Un certain nombre de fertilisants qui sont utilisés en Afrique viennent du Golfe. Et maintenant que le détroit d'Ormuz est pratiquement fermé, (donc) on aura des perturbations aussi dans les campagnes agricoles. Tout cela va augmenter l'inflation, va faire dégringoler la valeur des monnaies africaines, va nous amener à une situation, à mon avis, bien plus difficile que celle que nous avons connue pendant le début de la guerre en Ukraine. Nous sommes là dans un mécanisme qui peut être très coûteux pour l'Afrique, parce que dans les cinq dernières années, la plupart des investissements de grande importance étaient en provenance des pays du Golfe, notamment des Emirats arabes unis en particulier. Et donc tout cela va être extrêmement perturbé. Mais pour les pays qui disposent de réserves importantes comme le Nigeria ou l'Angola, pour les pays producteurs de pétrole, est-ce que la situation peut être à l'inverse perçue comme une opportunité ? Bien sûr que la montée des prix du pétrole va aider un certain nombre de pays producteurs. Mais à mon avis, ces pays vont souffrir beaucoup plus de l'importation d'inflation et d'autres difficultés, notamment logistiques, et donc les gains éventuels ne seront pas suffisants pour compenser les pertes. Sur la logistique, justement, la réorganisation du trafic maritime passe notamment par un contournement de l'Afrique par le Cap de Bonne-Espérance en Afrique du Sud. Est-ce que ça pourrait être favorable aux ports africains selon vous ? Théoriquement oui, mais disons, le grand avantage, c'est qu'ils puissent se ravitailler et notamment se ravitailler en combustible. Bien sûr, il y aura un apport en termes de demande, mais cette demande, elle sera quand même assez conditionnée sur des facteurs logistiques qui ne sont pas complètement maîtrisés par les ports africains. Par exemple, en Afrique du Sud, on avait déjà des problèmes de ravitaillement en combustible avec le trafic tel qu'il était. Il y a des pays comme la Namibie qui sont, disons, mieux organisés pour pouvoir bénéficier, par exemple, du contournement du cap de Bonne-Espérance. Nous avons des pays comme le Kenya qui peuvent éventuellement aussi bénéficier, avec le port de Mombasa. Djibouti certainement est bien préparé pour pouvoir absorber une partie du trafic. Mais il y a beaucoup de pays qui n'ont pas, disons, l'élasticité logistique pour pouvoir profiter de ces ravitaillements. À plus long terme, cette crise peut-elle être aussi un signal pour certains États, pour accélérer des décisions et des investissements, pour mieux faire face aux chocs énergétiques mondiaux ? Tout à fait. Et politiquement, il y a déjà une volonté de changer un peu la donne. Et donc maintenant, il va falloir accélérer parce que, avec tout ce qui est en train de se passer dans le monde de l'aide au développement, il y a une réalisation que l'Afrique doit s'occuper elle-même de ses problèmes, beaucoup plus que compter sur d'autres qui effectivement ont des priorités qui deviennent de plus en plus complexes vu l'état du monde.
En 1789, les États-Unis sont un pays neuf, fragile, presque expérimental. La Constitution vient à peine d'entrer en vigueur, et une question obsède les esprits : qui va incarner ce pouvoir inédit sans le détruire ? Le souvenir de la monarchie britannique est encore brûlant, et personne ne veut remplacer un roi par un autre, fût-il élu.Le poste de président inquiète. Trop de pouvoir, et la République peut basculer. Trop peu, et l'État s'effondre. Les treize États se méfient les uns des autres, les rivalités régionales sont fortes, et l'autorité fédérale reste contestée. Il faut donc un homme capable de rassurer… sans dominer.Dans ce climat de méfiance, un nom s'impose peu à peu, presque malgré lui. Pendant la guerre d'Indépendance, cet homme a dirigé l'armée américaine face à l'une des plus grandes puissances du monde. Il a connu les défaites, les hivers terribles, les désertions, le manque d'argent. Il n'a pas été un stratège flamboyant, mais un chef endurant, capable de tenir quand tout semblait perdu. Et surtout, il a gagné.Mais le moment décisif survient après la guerre. Alors que l'histoire est remplie de chefs militaires qui profitent de leur victoire pour s'emparer du pouvoir, lui fait exactement l'inverse. Il démissionne de son commandement, rend son autorité au Congrès et retourne à la vie civile. Ce geste marque profondément les esprits. Pour beaucoup, il prouve une chose essentielle : cet homme sait renoncer au pouvoir.Autre élément clé : son image dépasse les clivages. Il n'est pas identifié à un parti — ils n'existent pas encore vraiment — ni à une faction idéologique trop marquée. Originaire de Virginie, il rassure le Sud, mais son prestige est national. Dans un pays qui cherche désespérément un point d'équilibre, cette neutralité est précieuse.Il a aussi participé à la naissance du nouveau régime. En 1787, il préside la Convention constitutionnelle. Sa présence donne du poids au texte, rassure les sceptiques et crédibilise l'idée même d'un exécutif fort mais limité. Sans parler, il légitime.Quand vient l'élection présidentielle, le choix semble presque évident. Le collège électoral vote à l'unanimité. Non par enthousiasme aveugle, mais par prudence collective.Ainsi, George Washington est choisi non parce qu'il promettait beaucoup, mais parce qu'il faisait peur à personne. Les Américains ne cherchaient pas un homme providentiel. Ils cherchaient un garde-fou. Et pour un pays qui inventait la République en marchant, c'était sans doute le choix le plus rationnel de tous. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il governo valuta un intervento rapido sui carburanti attraverso il meccanismo delle accise mobili, che potrebbe essere approvato con un decreto del Mef e del Mase senza passare da nuove norme legislative. L'obiettivo è contenere l'aumento di benzina e gasolio, ma secondo gli esperti l'effetto finale sarebbe limitato a pochi centesimi al litro, con un impatto leggermente maggiore sul diesel. Carlo Stagnaro sottolinea che il margine di intervento resta molto ridotto perché vincolato all'extragettito IVA: circa 2,2 centesimi ogni 10 centesimi di aumento del prezzo. Per questo definisce la misura un sollievo minimo, poco efficace in una fase di scarsità energetica globale. Secondo Stagnaro, in un contesto di tensione come quello legato allo stretto di Hormuz, la priorità dovrebbe essere ridurre i consumi e concentrare gli aiuti su famiglie e imprese realmente più esposte, evitando interventi generalizzati che in passato hanno avuto un costo elevato per la finanza pubblica senza una selezione mirata dei beneficiari. Interviene Carlo Stagnaro, Direttore Ricerche e studi, Istituto Bruno Leoni.Ad Hormuz, i cargo cinesi sono gli unici a non avere limitazioni. Qualcuno cerca di approfittarneIl blocco dello stretto di Hormuz sta rallentando uno dei principali snodi energetici mondiali: normalmente transitano circa 100 navi al giorno, ma ora centinaia di cargo risultano bloccati o in attesa, con merci per un valore stimato in 25 miliardi di dollari. Dallo stretto passa circa un quarto del petrolio mondiale e gran parte del gas naturale liquefatto del Qatar. Le alternative, come l'oleodotto saudita verso il Mar Rosso, coprono solo una parte limitata dei flussi e non compensano il blocco, tanto che Iraq, Arabia Saudita e Qatar stanno già riducendo produzione e capacità di raffinazione. In questo scenario solo le navi cinesi sembrano poter transitare senza restrizioni, perché Teheran continua a distinguere tra paesi ostili e partner strategici. Proprio per questo alcune navi stanno falsificando i dati dei transponder dichiarandosi cinesi per attraversare l'area: almeno dieci casi sono già stati segnalati, compresi cargo e petroliere che modificano temporaneamente identità e bandiera per superare i controlli. Andiamo dietro la notizia con Alessandro Plateroti, Direttore editoriale UCapital.com.Turismo, il conflitto pesa sul settore: Fiavet stima perdite fino a 6 miliardi nel 2026La crisi in Medio Oriente sta producendo un forte impatto sul turismo organizzato italiano. Secondo Fiavet sono già oltre 3.000 i pacchetti turistici cancellati verso l'area del Golfo e più di 20 mila le cancellazioni complessive legate agli hub mediorientali. La perdita diretta di fatturato potrebbe raggiungere 1,5 miliardi di euro, mentre considerando l'indotto e il rallentamento dei collegamenti verso Asia ed Estremo Oriente il danno complessivo rischia di arrivare fino a 6 miliardi nel 2026. A pesare sono soprattutto le sospensioni dei voli da parte di compagnie come Emirates e Qatar Airways e il ruolo strategico di Dubai e Abu Dhabi come snodi per Thailandia, Maldive e Sud-est asiatico. Fiavet segnala anche il rischio di un aumento generalizzato dei costi dovuto al rincaro del petrolio, con perdite fino a 50 mila euro per singola agenzia specializzata sulle rotte più colpite. Intanto tour operator e associazioni di categoria stanno organizzando riprotezioni e voli di rientro, in alcuni casi via Muscat, mentre viene ribadita l'importanza della registrazione dei viaggiatori sul portale "Dove siamo nel mondo" per facilitare eventuali interventi dell'Unità di crisi. Il commento è affidato a Luana De Angelis Vice Presidente FIAVET Confcommercio (Federazione Italiana Associazioni Imprese Viaggi e Turismo)
Hier 8 mars, c'était la Journée internationale des droits des femmes. À cette occasion, nombre de publications du continent, ou traitant de l'actualité du continent, se penchent sur la condition féminine en Afrique. Premier constat, dressé par le site Afrik.com, « le 8-Mars résonne différemment selon les latitudes. En Afrique, la Journée internationale des droits des femmes est l'occasion d'un bilan lucide : celui d'un continent où les violences faites aux femmes demeurent massives et où les réponses institutionnelles peinent à suivre. Selon le dernier rapport de l'OMS publié en novembre 2025, environ 840 millions de femmes dans le monde, soit près d'une sur trois, ont été victimes de violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie. L'Afrique subsaharienne affiche l'une des prévalences les plus élevées, avec plus d'une femme sur trois concernées par des violences de la part d'un partenaire intime ». Afrik.com prend notamment l'exemple de l'Afrique du Sud : un pays qui « concentre les paradoxes du continent. Dotée de l'une des constitutions les plus progressistes au monde en matière de droits des femmes, elle affiche pourtant des taux de féminicides cinq à six fois supérieurs à la moyenne mondiale, selon l'ONU. Une quinzaine de femmes sont tuées chaque jour en Afrique du Sud. Et plus d'un tiers des femmes de 18 ans et plus ont subi des violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie ». Féminicides : des chiffres largement sous-estimés Au Sénégal, rapporte Le Point Afrique, « déjà au moins sept féminicides ont été recensés depuis le début de l'année. L'année dernière, c'est au moins 18 femmes qui ont perdu la vie, tuées par un homme de leur famille. La partie visible de l'iceberg qui cache mal des chiffres largement sous-estimés puisque basés uniquement sur les cas les plus médiatiques rapportés par la presse locale. Chaque mois, relève encore Le Point Afrique, les journaux sénégalais se font l'écho de ces violences de genre, les traitant toujours comme des faits divers et non comme les résultats d'un continuum de violences ». Au Sénégal toujours, comme dans de nombreux autres pays, que ce soit en Afrique ou ailleurs, les femmes sont victimes de discrimination dans le monde du travail. Dans ce domaine, « il reste du chemin à faire », s'exclame Walf Quotidien. « Malgré les efforts consentis, la question de l'accès des femmes à des postes de responsabilité demeure un défi majeur au Sénégal, constate le quotidien dakarois. Ce, en dépit des textes et des réglementations auxquels le pays a souscrit ». Quelques embellies ? Même constat au Burkina Faso, constat dressé par Aujourd'hui : « sur le plan de l'égalité dans la vie nationale, la lutte reste longue. Administrativement, à travail égal salaire égal n'est pas toujours une réalité ». Pour autant, pointe encore le quotidien ouagalais, « quelques embellies sont observables du fait de politiques publiques hardies et pérennes. Ainsi, au Burkina Faso, soit en associations, soit en groupements, les femmes sont actives dans le tissage de cotonnade, les cultures maraîchères, la production de savon liquide ou de beurre de karité. Des activités qui leur apportent de la trésorerie et qui leur permettent d'envoyer leurs enfants à l'école et faire bouillir la marmite ». Au Mali, le quotidien L'Essor rapporte également le discours officiel… « Les femmes maliennes sont des actrices incontournables dans la refondation. Leur rôle est primordial dans la consolidation de la paix, le vivre-ensemble, la tolérance et la cohésion sociale. Et leur résilience face à de nombreux défis est reconnue et saluée par les autorités du pays ». Dans le foot aussi… Reste que le chemin est encore long pour les femmes du continent. Et ce dans tous les domaines… Dernier exemple : le football : « à quelques jours de son coup d'envoi au Maroc, la CAN féminine a été reportée », pointe Le Monde Afrique. Pour quelle raison ? « Le Maroc a besoin de ses stades pour terminer la saison du championnat (masculin) national. La compétition féminine se tiendra donc du 25 juillet au 16 août », mais on ne sait pas encore dans quel pays… En tout cas, l'Afrique du Sud est prête à l'accueillir. Gayton McKenzie, le ministre des Sports sud-africain, l'a confirmé, dans les colonnes du Monde Afrique : « Nous ne laisserons pas le football féminin être traité de cette manière, a-t-il déclaré. Si le Maroc est prêt à accueillir la CAN féminine, qu'il le fasse. S'il ne l'est pas, l'Afrique du Sud a des stades et des infrastructures ».
La Residència del Sud estarà acabada aquest 2026
durée : 00:55:01 - On va déguster - par : François-Régis Gaudry - C'est à un savoureux et lointain voyage qu'on vous convie aujourd'hui. Un voyage qui a le goût des épices, de la noix de coco, de la menthe et de la coriandre. Un voyage en Inde et plus particulièrement dans une région du Sud de l'Inde, sur la côte tropicale de Malabar, le Kerala. - réalisé par : Lauranne THOMAS Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Un supplément du Grand reportage aujourd'hui tout à fait spécial, exceptionnel même sur la Russie en Afrique, sa montée en puissance, son influence, ses recrutements de combattants pour l'Ukraine qui ne disent pas leurs noms. Deux Grands reportages sur ce sujet signés François Mazet. Avec la collaboration de nos correspondants en Côte d'Ivoire, au Cameroun, au Kenya, en Afrique du Sud, etc. Des sirènes russes au mouroir ukrainien: les combattants africains de Vladimir Poutine Ils seraient aujourd'hui entre 3 000 et 4 000. Au fil des mois et d'une guerre qui s'enlise, la Russie a accéléré le recrutement de combattants africains pour son invasion de l'Ukraine. Certains se retrouvent au front en connaissance de cause, d'autres par tromperie persuadés de quitter leur pays pour une place à l'université ou un emploi. Aujourd'hui, le voile se lève sur ce système de recrutement basé sur des agences de voyage et des opérateurs d'influence entre Moscou et le continent africain. Un Grand reportage de François Mazet qui s'entretient avec Jacques Allix. La Russie en Afrique: une stratégie d'influence en mutation Soucieuse de continuer à apparaître comme une grande puissance, la Russie a réinvesti le continent africain depuis plusieurs années. Elle s'appuie sur un narratif reprenant celui de l'ancienne Union soviétique. Mais derrière les promesses de fraternité sans frontières, de partage de connaissances et de richesses, se trouvent d'autres objectifs moins avouables, comme le recrutement de combattants pour sa stratégie de chair à canon en Ukraine. Ces dernières années, le soft power, ou l'influence russe, s'est développé et transformé. Un Grand reportage de François Mazet qui s'entretient avec Jacques Allix.
En Corée du Sud, le 16 janvier 2026, un gigantesque incendie ravageait la majeure partie du dernier bidonville de Séoul. En contraste avec l'image moderne de la capitale coréenne et ses luxueux immeubles du quartier de Gangnam, les maisons de tôle du village de Guryong abritent encore entre 1 500 et 2 000 personnes vivant dans la misère. Des Sud-Coréens oubliés du gouvernement qui attendent depuis plus de trois décennies d'être relogés. De notre correspondant à Séoul, Il ne reste que des cendres des 160 foyers détruits par le plus grand incendie de ces 40 dernières années à Guryong. Il n'a fait aucune victime, mais près de 200 habitants ont été déplacés après le sinistre. « Cela faisait plus de 30 ans que je vivais là », témoigne l'une d'entre elles, Park Chansoo, 76 ans. Elle prend le thé dans un abri de fortune, installé à l'entrée du village : « Je ne vis pas sur les aides, je travaille tous les jours à frotter les gens dans les bains publics. C'est toute ma vie qui vient de brûler, les photos de ma fille quand elle a eu son diplôme. Il ne reste plus rien », déplore-t-elle. Comme la plupart des habitants de Guryong, à mesure que la ville de Séoul se développait à la fin des années 1980, les plus précaires, ne pouvant s'offrir un logement, furent repoussés à la marge jusqu'à construire ce bidonville adossé à la colline. Pour la première fois depuis l'incendie, Park Chansoo visite ce qui était autrefois sa maison et son quartier, et peine à contenir son émotion. « Là, il y avait l'épicerie, se souvient-elle. Ici, c'était le salon de coiffure. Ça, c'était ma vaisselle la plus précieuse, je ne voulais m'en servir que le jour où j'aurais enfin un appartement, mais il n'en reste que des morceaux. » « On nous demande de quitter notre maison sans rien nous donner en retour » Depuis plus de dix ans, la mairie de Séoul annonce des plans pour détruire le bidonville. Pourtant, aucun n'a réellement porté ses fruits, notamment à cause de disputes entre les habitants et la mairie. « Nous voulons que nos habitations soient reconnues comme des logements, certes illégaux, et nous partirons, explique Park Chansoo. Mais la ville considère notre village comme un terrain d'élevage d'animaux, ce qui nous empêche de vendre le terrain ou d'avoir droit à une compensation ou un logement social si l'on part d'ici. C'est absurde, on nous demande de quitter notre maison sans rien nous donner en retour. » En trente ans, trente incendies ont été recensés à Guryong. L'insalubrité des logements, le réseau électrique improvisé ou les poêles à charbon sont souvent à l'origine de ces drames. Si Park Chansoo et ses voisins ont perdu leur maison, ils souhaitent garder leur dignité et enfin obtenir de la mairie de Séoul la reconnaissance de leur situation et une compensation pour vivre en sécurité. À lire aussiCorée du Sud: à Séoul, un projet immobilier menace un monument classé par l'Unesco
Ça s'est passé en Caroline du Sud le 25 septembre 1999. Ce jour-là Joan Murray part sauter en parachute. Avec une trentaine de sauts déjà à son actif, cette femme de 47 ans a déjà une solide expérience. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Mon espoir est que les portes de l'éducation soient ouvertes aux filles, que chaque fille puisse étudier et choisir un bon et juste chemin pour sa vie. » Aïcha Sana s'adresse à nous depuis la ville de Laghman, à 150 km à l'est de Kaboul. Elle nous dit son espoir de reprendre le chemin de l'école. Depuis le retour des Talibans au pouvoir en 2021, l'éducation des filles au-delà du primaire est de nouveau interdite, et les écoles secondaires pour filles restent fermées. Selon l'Unicef, plus de 2.2 millions d'Afghanes sont exclues des salles de classe. Mais comment la génération de Sana vit-elle cette privation d'accès à l'éducation ? Et quelle mémoire gardent de l'école les femmes de la génération de sa mère et de sa grand-mère ? À quand remonte la première scolarisation des filles en Afghanistan et comment s'est développée l'éducation pour toutes et tous sous la période communiste ? Autant de questions posées par ma jeune consœur Najeba Arian à celles et ceux qui ont accepté de nous livrer leur témoignage en langues farsi et pachto, pour nous raconter un siècle d'éducation dans leur pays. À l'école des femmes afghanes, c'est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde. À découvrir également, le podcast « Africaines Queens », l'histoire des femmes africaines racontée par elles-mêmes. À l'école des femmes afghanes Un siècle après l'ouverture des premières classes en Afghanistan, les filles rêvent toujours de pouvoir étudier. Et pourtant, la question de l'éducation des filles a été posée dès les années 20 par Sa majesté le roi Amir Amanullah Khan Gazi. Lorsqu'il accède au pouvoir, l'une de ses premières mesures est de créer les conditions nécessaires pour permettre aux filles d'étudier et de travailler. Trois femmes pionnières — Son Altesse Sarwar Sultan (mère d'Amanullah), son épouse la reine Soraya Tarzi, et Asma Rasmia (mère de la reine Soraya épouse de Mahmoud Tarzi, Premier ministre à l'époque d'Amanullah) — vont ouvrir pour la première fois en 1921 une école primaire pour filles, appelée « Maktab-e Mastourat » (École des jeunes filles). Par la suite, cette école primaire a été transformée en lycée, et une école d'infirmières a été ajoutée. Des membres de la famille royale y ont étudié. Cette école a ensuite été renommée « Lycée Malalai ». Cependant, cette initiative a suscité l'opposition de certains milieux conservateurs religieux. Des soulèvements, notamment dans les régions du Sud et de l'Est, ont éclaté sous la direction de God Mullah, le mollah boiteux. Des révoltes ont également eu lieu à Kaboul, qui finirent par aboutir à l'insurrection dite « saqawie ». L'un des principaux arguments avancés contre les réformes d'Amanullah était que le roi serait devenu « mécréant » et qu'il envoyait des jeunes filles afghanes à l'étranger. Pourtant, les familles des jeunes filles envoyées à l'étranger avaient elles-mêmes insisté et donné leur consentement pour partir étudier. Durant la période saqawie, le règne d'Habibullah Kalakani, non seulement les écoles de filles ont été fermées et les départs vers l'étranger interdits, mais des changements ont été également imposés à l'éducation des garçons. Dans une déclaration d'Habibullah Kalakani, la physique, la chimie, les mathématiques et même la géométrie sont qualifiées de matières « impies », et le programme scolaire des garçons a lui été aussi restreint. Si la période saqawie a été une période de réaction conservatrice, le règne d'Habibullah Kalakani a été très court, de janvier à octobre 1929. Et lorsque Sa Majesté Nader Shah lui a succédé, l'espace éducatif a été réouvert… Le début des années 30 est considéré comme le temps du renouveau en Afghanistan. Non seulement des écoles sont créées à Kaboul, mais au-delà dans les provinces… une période dorée pour l'éducation ! Dans la famille de Tahera Shams, née en 1937 à Kaboul et ancienne élève du Lycée historique Malalaï fondée en 1921 à l'initiative de la reine Soraya, l'éducation des filles était une priorité. « Ma mère disait toujours : Lisez, apprenez quelque chose. Moi je suis restée sans instruction, mais vous devez devenir instruites. » Pour Tahera Shams, grande figure de l'activisme communiste afghan, l'époque du roi Mohammad Zaher Shah, entre 1933 et 1973, n'est absolument pas comparable avec la période des Talibans. À cette époque, la plupart des familles faisaient des efforts pour que leurs enfants aillent à l'école et réussissent dans la vie. « Pendant le règne du roi, j'allais normalement à l'école et les femmes étaient libres. Bien sûr, dans les zones rurales il y avait des problèmes, mais à Kaboul la vie était normale, malgré des difficultés économiques. » Ayant démarré sa scolarité à l'âge de 15 ans, Tahera entre à l'Université de Kaboul en 1965. Elle a tout juste 28 ans. Elle veut étudier la médecine, mais sa famille ne le lui permet pas, sachant qu'une femme médecin peut être amenée à travailler la nuit. Finalement, Tahera étudie la littérature persane. « Nous manifestions depuis l'Université de Kaboul. À cette époque, les autorités n'emprisonnaient pas les filles comme aujourd'hui. Les Talibans emprisonnent, torturent et violent les femmes, mais cela n'existait pas à notre époque. » Depuis le retour des talibans en 2021, il est impossible pour les jeunes filles de poursuivre leurs études au-delà de l'école primaire. Une décision justifiée par une interprétation passéiste du Coran, afin de contrôler la vie des femmes et de les séquestrer au sein de leur maison. Mais l'histoire de l'Afghanistan est longue et dans la mémoire collective des Afghanes, dans les récits transmis de grand-mère en petite fille, et de mère en fille, la figure de la femme éduquée existe. Depuis la reine Soraya à l'initiative de la première école pour fille jusqu'aux femmes médecins, ingénieures, professeures ou artistes sous les communistes. « L'esprit général était qu'il n'y avait aucune différence entre les hommes et les femmes, et que les droits des femmes et des hommes étaient presque égaux. Les possibilités d'études étaient très étendues. Les élèves qui obtenaient de bonnes notes étaient envoyés à l'étranger dans le cadre du mouvement des pionniers, en particulier vers les pays de l'Union soviétique. À leur retour, ils étaient ensuite employés en Afghanistan. » Homira Sabawoon est née en 1971. Lorsque l'Union Soviétique envahit l'Afghanistan en Décembre 1979, elle est une petite fille de huit ans. Mais l'occupation n'est pas la guerre et elle garde un souvenir heureux de sa scolarité sous influence soviétique. 10 années pendant lesquelles la résistance intérieure et extérieure des moudjahidines s'organise. Homira Sabawoon a 19 ans lors de la prise de Kaboul le 1er Janvier 1990. Alors qu'elle se prépare à suivre des études dans le domaine des beaux-arts, de la littérature et de la musique, sa vie bascule. « Beaucoup d'histoires de moudjahidines hantent notre mémoire, la plus emblématique est celle de Nahid, la martyre. Lorsque les milices de Abdul Rashid Dostom, célèbre chef de guerre du nord de l'Afghanistan, sont arrivées dans le quartier de Makrorayan pour piller les maisons, ils ont tenté d'agresser sexuellement Nahid. Elle s'est alors jetée du cinquième étage de sa maison. » Loin de Kaboul, les femmes subissaient moins frontalement la violence des exactions menées par les moudjahidines et leurs milices dirigées par des chefs de guerre jusque-là unis contre les communistes au pouvoir et leur soutien soviétique. Des femmes qui ont été massivement scolarisées et émancipées depuis les années 50 comme le rappelle notre spécialiste de l'histoire culturelle afghane, l'écrivain Abdul Ghafoor Liwal. « En 1971, les progrès ont été tels que, dans une province conservatrice comme Kandahar, des jeunes filles ont participé à des compétitions internationales de basketball et remportèrent même une coupe de victoire. En l'espace de trois décennies, il s'agissait d'un progrès considérable. » Ghafoor Liwal est devenu un très grand poète de langue pachto. Dans ses textes, il n'oublie pas d'évoquer la condition terrible de ses sœurs afghanes privées d'éducation par ce qu'elles sont des femmes. « Lorsque les talibans arrivent au pouvoir en 1996, la guerre sous sa forme précédente a cessé, mais pour notre plus grand malheur, les talibans se sont immédiatement attaqué à l'éducation moderne. Les écoles existaient, mais pour les filles, toutes les possibilités ont disparu. Même l'éducation primaire a été interdite aux filles ; Seuls les garçons allaient à l'école, portant le turban, dans un contexte très difficile après une longue guerre civile. » Pendant cette première période talibane, la liste des interdictions faîtes aux femmes est infinie. Interdiction d'aller à l'école, interdiction de sortir sans être entièrement recouverte par le hijab et sans être accompagnée d'un homme de la famille, interdiction de travailler et de voter, sans compter les lapidations à mort en place publique pour celles qui selon les Talibans ne respecteraient pas la loi islamique de la Charia. Homira Sabawoon est alors une jeune citadine de Kaboul âgée de 25 ans, grandie dans une famille à l'état d'esprit ouvert et progressiste. Elevée dans l'idée qu'une femme ne peut être véritablement indépendante que si elle possède une autonomie économique, et qu'une femme économiquement autonome ne peut être victime de personne. Homira a toujours cru en la liberté des femmes, convaincue que si elles étudiaient, elles pourraient travailler à l'avenir. C'est ainsi qu'elle crée l'école secrète, d'abord chez elle à Kaboul puis doit s'éloigner de la capitale trop dangereuse pour Laghman où la solidarité des voisons lui a permis d'éviter d'être arrêtée par les talibans. « Je me suis heurtée au problème du manque de livres. Même si je faisais beaucoup d'efforts pour enseigner au tableau. J'avais aussi des élèves qui avaient déjà terminé l'école mais ne voulaient pas perdre la possibilité d'apprendre. Je donnais les cours deux fois par jour : le matin de 10 h à 12 h et le soir après le dîner. Comme toutes les étudiantes étaient soit de jeunes enfants soit des femmes, venir le soir ne leur posait pas de problème. » L'arrivée de la République a été comme « ouvrir la porte de la cage pour un oiseau » se souvient Homira : soudain, la liberté s'est offerte et les femmes ont beaucoup progressé. Un avantage de son enseignement clandestin pour sa propre famille a été que, lors de l'arrivée de la République, sa fille a passé l'examen et a été directement admise en quatrième année, car elle avait reçu un enseignement rigoureux et régulier avec sa mère. Pendant 20 ans, des efforts intenses ont été faits par la République afghane. Tout d'abord, des établissements scolaires ont été construits dans tout le pays, ce qui constitue un grand acquis. Des milliers d'écoles ont été ouvertes afin que des millions de filles et de garçons puissent aller à l'école et à l'université, afin de recevoir un enseignement de haut niveau. Un énorme capital humain pour l'Afghanistan, construit sur plusieurs décennies. Lorsque les Talibans prennent à nouveau le pouvoir, ils trouvent un pays avec un système éducatif fonctionnel et un capital humain. « Malheureusement, cette fois encore, ils ont privé les filles de l'éducation. Cependant, les filles peuvent recevoir l'enseignement primaire jusqu'à la sixième classe, mais au-delà, elles sont exclues. C'est sans aucun doute un recul très dangereux et une injustice majeure contre les filles afghanes. » Une injustice majeure contre les filles afghanes et contre l'Afghanistan tout entière. Quel est l'avenir d'une nation qui détruit ses propres femmes, ses propres mères ? L'écrivain, poète, chercheur et ancien ambassadeur d'Afghanistan en Iran, Abdul Ghafoor Liwal nous rappelle combien les arguments des talibans n'ont aucune validité religieuse ou culturelle. « Le premier argument prétend que l'éducation des filles est interdite par la religion. Cet argument est invalide, car des milliers de savants religieux l'ont rejeté et de grandes institutions religieuses n'ont pas accepté ce récit. L'Islam n'interdit pas l'éducation des filles. Le second argument est culturel : ils disent que la culture afghane ne permet pas l'éducation des filles. C'est faux. Dans la culture afghane, l'éducation des filles a toujours existée, avec des conditions de sécurité et de protection. » Les femmes afghanes sont tributaires des lois féminicides talibanes. Mais comment notre témoin artiste et chanteuse Homira Sabawoon réussit elle à faire face à tant de violence et de négation de sa propre personne ? Pendant combien d'années ses études ont-elles été interrompu et comment a-t-elle trouvé la force de les reprendre en 2015, après la première période talibane, pendant la République ? « Au début, la musique me paraissait un simple passe-temps, mais ces 26 années de pause ont changé mon point de vue. J'en suis venue à penser que la musique est une nécessité pour une société, elle est la nourriture de l'âme, un besoin social et le meilleur moyen de transmettre un message. » Le retour des talibans au pouvoir est très décourageant pour les femmes afghanes. Cependant, Homira n'a pas baissé la tête, en s'appuyant sur ses expériences de résistances passées, à l'époque des moudjahidines, des premiers talibans et maintenant de leur retour. « Les talibans ont fermé les portes des écoles aux femmes en Afghanistan, ils leur ont interdit de travailler… et bien si l'oxygène était sous le contrôle des talibans, les femmes n'auraient même plus le droit de respirer. Mais comme le dit le poète Ghani Khan « Même si je vais au paradis, la vérité est que mon chemin est différent de celui du mollah. » En Afghanistan, l'exclusion des femmes de l'espace publique prive d'éducation plus de deux millions de filles. Le régime taliban met ainsi en péril le destin de toute une nation mais les femmes afghanes résistent et s'organisent à l'intérieur et à l'extérieur, avec notamment l'école secrète. Comme nous l'a delà dit la jeune Sana, il s'agit d'envisager l'avenir et de garder espoir. « Mes chères sœurs, ne soyez jamais découragées. Dieu a apporté cette situation et Dieu l'améliorera. Nous ne devons pas perdre notre espoir, car perdre notre espoir, c'est perdre l'espoir de la société, puisque la société se construit grâce aux femmes ».
Anthropic claque la porte du Pentagone, OpenAI récupère le contrat : l'IA s'invite au cœur des tensions géopolitiques. Pendant ce temps, Apple dégaine de nouveaux produits et le Mobile World Congress dévoile les innovations qui façonneront la tech de demain.
Trecentosettantesima puntata della trasmissione "Generazioni Mobili" di Radio 24, il primo "passaporto radiofonico valido per l'espatrio".ON AIR: su Radio 24 tutti i sabati dalle 14 alle 14.15, in versione "Express"IN PODCAST: sulle piattaforme di Radio 24 / Spotify / Apple Music / Amazon Music... e tante altre, in versione "Extralarge"In questa puntata:- Federico Fabiani, fondatore di "Scambi Europei", ci elenca le ultimissime e concrete opportunità di studio, stage e lavoro in Europa e nell'UE;- Alberto Colautti, manager 34enne al lavoro in Olanda, ci spiega come approdare professionalmente nei Paesi Bassi, meta sempre più ricercata e con un ambiente di lavoro estremamente internazionale - ospite in onda Alberto Vaccari, co-founder dell'associazione Italian Professional Network;- Alessio Romeo, Digital Innovator e HR Startup Inventor, ci porta a scoprire i trend lavorativi e le migliori offerte di impiego in Europa e nel mondo;- nella rubrica "Expats Social Club" nuovo appuntamento con i consigli pratici dell'Associazione delle Camere di Commercio Italiane all'Estero, con la quale andiamo ad esplorare le opportunità di fare impresa a livello globale. Oggi facciamo tappa in Corea del Sud, insieme a Jacopo Giuman, segretario generale della Italian Chamber of Commerce in Korea.CONNETTITI CON "GENERAZIONI MOBILI""Studiate/lavorate/siete imprenditori all'estero? Siete junior o senior? Avete una storia da raccontare e consigli preziosi da dare per cogliere opportunità oltreconfine, sfruttando le occasioni di mobilità internazionale? Scrivete a: generazionimobili@radio24.itOppure, avete domande da porre su come studiare/fare stage/lavorare/avviare start-up all'estero? Inviatele a: generazionimobili@radio24.itInfine, avete un sito/blog all'estero, nel quale fornite consigli pratici su come trasferirsi nel vostro attuale Paese di residenza? O avete scritto un libro su questo tema? Segnalateci tutto, sempre a: generazionimobili@radio24.it
En février, le Bangladesh a désigné un nouveau Premier ministre, un an et demi après la chute du régime précédent. Dans «La Story», le podcast d'actualité des «Echos», Pierrick Fay et Clément Perruche reviennent sur la situation du pays.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en mars 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invité : Clément Perruche (correspondant des «Echos» en Asie du Sud). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Habibur Rahman/ZUMA/SIPA. Sons : Samaa TV, RTS, Radio Canada, France 24, FranceTv.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:19:56 - Journal de 12h30 - Nos envoyés spéciaux au Liban Martin Troadec et Etienne Monin ont cheminé des quartiers du sud de Beyrouth vers la frontière israélienne et la localité de Marjayoun. Une route jalonnée de destructions dues aux bombardements israéliens. - invités : Delphine Dutard Maitre de conférences en science politique à l'université Grenoble Alpes, chercheuse au laboratoire CESICE (Centre d'Etudes sur la Sécurité Internationale et les Coopérations Européennes)
Chaque année, environ 12 millions de filles sont mariées avant l'âge de 18 ans dans le monde. Longtemps analysé uniquement sous l'angle des droits humains, ce fléau est désormais étudié sous un angle économique. Et les chiffres sont frappants: selon une étude de l'université américaine Columbia, le mariage d'enfants coûterait jusqu'à 175 milliards de dollars par an à l'économie mondiale. Le mariage précoce concerne encore une part importante de la population mondiale. Des millions de jeunes filles sont mariées chaque année avant leur majorité, souvent dans des contextes de pauvreté ou sous la pression de normes sociales. Si le sujet est généralement abordé sous l'angle des droits des femmes et de la protection de l'enfance, les chercheurs s'intéressent désormais à ses conséquences économiques globales. Selon une étude menée par des chercheurs de l'université Columbia, l'impact financier du phénomène est considérable. Chaque année, le mariage d'enfants représenterait jusqu'à 175 milliards de dollars de pertes pour l'économie mondiale, soit un montant comparable au budget annuel consacré à l'éducation nationale en France. À lire aussiLes inégalités bancaires toujours plus fortes pour les femmes Des conséquences importantes Pour comprendre ce coût économique, il faut d'abord regarder les conséquences très concrètes du mariage précoce dans la vie des jeunes filles. Dans la majorité des cas, ces unions entraînent également une maternité précoce. Or les grossesses adolescentes sont nettement plus risquées. Le corps n'est pas toujours prêt, l'accès aux soins est parfois limité et les complications médicales sont plus fréquentes. Selon les estimations citées dans l'étude, les mariages précoces sont associés chaque année à des dizaines de milliers de décès supplémentaires de jeunes mères, mais aussi à une mortalité infantile plus élevée. Au-delà de la tragédie humaine, ces situations ont aussi un impact économique : systèmes de santé davantage sollicités, familles fragilisées et communautés privées de femmes en âge d'étudier, de travailler et de participer à la vie économique. L'autre conséquence majeure concerne l'éducation. Dans l'immense majorité des cas, les filles mariées très jeunes quittent l'école. Selon les données du rapport, près de neuf adolescentes mariées sur dix ne sont plus scolarisées. Cette interruption de la scolarité limite fortement les perspectives professionnelles. À long terme, cela se traduit par des revenus plus faibles, moins d'opportunités sur le marché du travail et un potentiel d'innovation réduit. À l'échelle mondiale, cette perte de capital humain pèse sur les économies. Dans certaines régions, notamment en Afrique subsaharienne ou en Asie du Sud, le mariage précoce peut même freiner la croissance économique sur le long terme. Un phénomène souvent lié à la pauvreté Si la pratique persiste dans certaines régions, c'est aussi parce qu'elle est étroitement liée à la pauvreté. Dans certaines communautés, marier sa fille tôt est encore perçu comme une forme de protection ou une nécessité économique pour les familles les plus modestes. Les normes sociales, les traditions ou encore l'insécurité économique peuvent contribuer à maintenir ces pratiques. Pour autant, la situation évolue progressivement dans plusieurs pays. De nombreuses législations ont relevé l'âge légal du mariage à 18 ans, tandis que l'accès à l'éducation des filles continue de progresser. Par ailleurs, de nombreuses organisations travaillent avec les communautés locales afin de faire évoluer les pratiques et les mentalités. Les recherches montrent d'ailleurs que plus les filles restent longtemps à l'école, plus l'âge du mariage recule naturellement. L'éducation apparaît ainsi comme l'un des leviers les plus efficaces pour réduire les mariages précoces. Les solutions existent et peuvent produire des effets rapides. Des programmes de bourses scolaires, de soutien aux familles ou encore l'amélioration de l'accès à la santé reproductive contribuent déjà à réduire le phénomène dans plusieurs régions du monde. Selon les chercheurs, les investissements nécessaires pour réduire significativement les mariages d'enfants restent relativement modestes à l'échelle mondiale, surtout lorsqu'on les compare aux pertes économiques générées chaque année. Au-delà de la question des droits humains, le mariage d'enfants représente donc aussi un enjeu économique majeur. Permettre aux filles de poursuivre leur éducation, d'accéder à la santé et de choisir leur avenir ne constitue pas seulement un progrès social. C'est également un investissement dans la croissance, la santé et le développement des sociétés.
durée : 00:19:56 - Journal de 12h30 - Nos envoyés spéciaux au Liban Martin Troadec et Etienne Monin ont cheminé des quartiers du sud de Beyrouth vers la frontière israélienne et la localité de Marjayoun. Une route jalonnée de destructions dues aux bombardements israéliens. - invités : Delphine Dutard Maitre de conférences en science politique à l'université Grenoble Alpes, chercheuse au laboratoire CESICE (Centre d'Etudes sur la Sécurité Internationale et les Coopérations Européennes)
durée : 00:58:50 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Présentée par l'Alliance démocratique, le parti à la tête de la métropole, comme un contre-modèle de gouvernance à l'ANC, Le Cap jouit d'une image de réussite et de bonne gestion municipale. Sous ses dehors de carte postale, les inégalités continuent toutefois de progresser. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Julien Migozzi Géographe et maître de conférences à l'Université de Cambridge; Chloé Buire Chargée de recherche au CNRS au laboratoire LAM-Les Afriques dans le Monde et chercheuse associée à l'Institut Français d'Afrique du Sud (IFAS).; Marianne Séverin Experte de l'Afrique du Sud au Centre d'études africaines de Sciences Po Bordeaux, Les Afriques dans le Monde (LAM)
Qui était Constance Couronne, cette petite esclave mauricienne déportée à 9 ans en Australie ? Dans ce deuxième épisode, Nicolas Couronne, auteur du livre ‘Le regard de l'ancêtre esclave' raconte la vie de Constance à Maurice avant sa condamnation à perpétuité, a l'âge de 8 ans, puis sa déportation en Australie. Mr Couronne parle également des débuts difficiles de de Constance en Nouvelle-Galles du Sud en détention à la Parramatta Female Factory.
Au sommaire : La Commission européenne présente une loi d'accélération industrielle visant à favoriser l'achat de produits européens, notamment dans les secteurs de l'automobile, de la métallurgie et des technologies propres, avec des quotas de production locale et des restrictions sur les investissements étrangers.L'Europe se dote également d'un bouclier contre les investissements étrangers, en particulier chinois, dans des secteurs stratégiques comme les batteries, les voitures électriques et les panneaux solaires.Le Conseil d'analyse économique souligne la dépendance de l'industrie de défense européenne aux États-Unis et la nécessité de renforcer la coopération intra-européenne pour une production plus efficace.Après une flambée, les cours du pétrole et du gaz se stabilisent, mais les distributeurs de carburant sont convoqués par le ministre de l'Économie pour discuter des récentes augmentations de prix.La Corée du Sud active un plan de stabilisation de ses marchés financiers après les turbulences des derniers jours, entraînant un rebond des places boursières en Asie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au Bénin, l'ancien président Thomas Boni Yayi, figure majeure du paysage politique, a démissionné mardi 3 mars 2026 de la tête du parti d'opposition Les Démocrates. « Cette décision, note La Nouvelle Tribune à Cotonou, intervient après plusieurs mois de tensions internes, marqués notamment par l'exclusion du parti de la course à l'élection présidentielle d'avril prochain pour défaut de parrainages. » Officiellement, Thomas Boni Yayi se retire de la vie politique pour raisons de santé. « L'ancien président du Bénin avait repris la tête des Démocrates en octobre 2023, rappelle La Nouvelle Tribune, renforçant la visibilité de cette formation politique. Cependant, le parti a récemment perdu sa représentation parlementaire à l'issue des législatives du 11 janvier dernier, et n'a donc pas réussi à valider un duo de candidats pour la présidentielle d'avril. » L'opposition laminée… Alors, « le choc est brutal pour l'opposition béninoise », s'exclame Afrik.com. Thomas Boni Yayi qui se retire, de même que son fils, Chabi Yayi, qui occupait le poste stratégique de secrétaire aux relations extérieures. « Cette double démission intervient dans un contexte de crise profonde et pose une question désormais ouverte, pointe le site panafricain : le principal parti d'opposition béninois est-il en train de vivre sa mort clinique ? (…) Plusieurs indicateurs sont au rouge, constate Afrik.com : perte de leadership fondateur ; divisions internes non résolues ; échecs électoraux récents ; départ de figures parlementaires ; affaiblissement de la base militante. Un parti politique peut survivre à une défaite. Il peut même renaître d'une crise. Mais survivre à la perte simultanée de son chef historique et de sa colonne vertébrale organisationnelle exige une capacité de refondation rapide et crédible. Surtout, relève encore le site panafricain, quand le parti se sait exclu du jeu électoral au sommet pour longtemps, au moins quatorze années. En effet, absents du Parlement et des collectivités locales, Les Démocrates ne pourront, par conséquent, parrainer aucun candidat à la présidentielle de 2033. Comment le parti peut-il survivre à une telle traversée du désert ? » « L'opposition béninoise est réduite à sa plus simple expression », constate WakatSéra à Ouagadougou. « Le président Patrice Talon, à qui l'on peut décerner la palme de la transformation du Bénin, tant sur le plan économique que celui des infrastructures, n'est pas moins celui qui a mis sous l'éteignoir les politiciens dont la voix portait encore et qui pouvaient lui faire ombrage. » « De toute évidence, avec le retrait de Boni Yayi de la vie politique, c'est l'opposition béninoise, dans son ensemble, qui se trouve fragilisée, renchérit Le Pays. Toute chose qui, on l'imagine, est pain bénit pour le pouvoir dont le candidat, sauf tremblement de terre, remportera sans coup férir la présidentielle du 12 avril prochain. » Guerre civile larvée au Soudan du Sud Enfin à lire dans Le Monde Afrique ce reportage au Soudan du Sud en proie à des tensions et à des massacres… « Le Soudan du Sud s'enfonce dans une guerre civile qui ne dit pas son nom », constate le journal. Ces derniers jours, « deux tueries ont fait près de 200 morts dans le pays. Des meurtres visant les ethnies nuer, puis dinka. » Et Le Monde Afrique de s'interroger : « les deux communautés les plus importantes du Soudan du Sud – qui en compte 64 – vont-elles être à nouveau entraînées dans la guerre civile ? On peut le craindre, tant l'année 2025 a été émaillée d'affrontements entre les forces du président, Salva Kiir, un Dinka, et celles fidèles à son principal rival et ancien vice-président, Riek Machar, un Nuer, aujourd'hui incarcéré. Le Soudan du Sud traverse sa plus grave crise sécuritaire et humanitaire, constate encore Le Monde Afrique, depuis la signature, en 2018, d'un accord de paix et la formation, en 2020, d'un gouvernement d'unité nationale de transition. Riek Machar avait alors rejoint Salva Kiir à Juba afin de piloter la transition et conduire le pays vers des élections. Prévues pour 2022, elles ont été repoussées à deux reprises et doivent désormais se tenir à la fin de cette année, mais la prolifération des violences rend la tenue de ce scrutin on ne peut plus incertaine. »
Le succès de la CAN, la transition énergétique, la haute technologie, le Sahara occidental, le chômage des jeunes et le Conseil de la Paix lancé par Donald Trump. Ce matin, nous nous penchons sur les ambitions du Maroc en Afrique et dans le monde. La ministre marocaine de l'Économie et des Finances Nadia Fettah est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané. RFI : Madame la ministre, depuis presque une semaine, le monde a les yeux rivés sur l'Iran et la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël, deux grands alliés du Royaume du Maroc. Tout d'abord, quel est votre sentiment sur les événements en cours ? Nadia Fettah : Le Maroc entier est en consternation face à cette escalade, en pensant tout particulièrement aux civils qui payent toujours un lourd tribut en temps de crise. Cela dit, en qualité de ministre de l'Économie et des finances, je reste extrêmement attentive à ce qui est en train de se passer. Notre responsabilité est de gérer les impacts éventuels de cette crise sur notre pays, sur les populations et sur notre économie. Restons un peu au Moyen-Orient. Le Maroc fait partie des membres fondateurs du nouveau Conseil de la paix tel que voulu par le président américain Donald Trump. Les États-Unis qui exigent que le Royaume contribue à hauteur d'un milliard de dollars en faveur de ce Conseil de la paix. Ce milliard a-t-il été effectivement versé ? Et y a-t-il des perspectives économiques éventuelles à Gaza pour tout ce qui est chantier de reconstruction au bénéfice de l'économie marocaine ? Le Maroc n'a jamais cessé de participer à toutes les initiatives en faveur de la paix. C'est comme ça que nous abordons aujourd'hui le sujet, avec notre attachement au dialogue, à l'idée de communauté de destin et à trouver véritablement un avenir à des enfants, à des familles, à des populations qui ont trop longtemps souffert. Et c'est pour ça qu'on est là et qu'on participe en apportant nos solutions et notre pierre à l'édifice. Concernant le Sahara occidental, les produits issus du Sahara font désormais partie de l'accord commercial privilégié entre le Maroc et l'Europe. Y a-t-il déjà eu des discussions ou un accord signé avec le Front Polisario pour déterminer les détails de cet accord commercial ? Ce qui est très important à comprendre pour ces provinces du sud du Sahara, c'est qu'elles sont intégrées économiquement, socialement, politiquement, avec toutes les autres populations marocaines. La trajectoire globale de l'économie marocaine envers l'émergence s'appliquera partout, afin d'assurer des conditions de vie et de prospérité pour l'ensemble des citoyens marocains du Nord au Sud. Vous parlez beaucoup de nouvelles technologies. On peut notamment citer Safran, groupe d'entreprises françaises et spécialiste en aéronautique, qui, sur les quatre derniers mois, a annoncé deux gros investissements dans le Royaume, notamment un de 350 millions d'euros pour une usine d'assemblage de moteurs d'avions. Le Maroc devient également pour la Chine un point d'ancrage en Afrique du Nord et installe notamment des usines de fabrication de produits bas carbone comme les batteries électriques, les électrolytes, etc. Quels sont les plans du Royaume concernant les technologies du futur ? Le Maroc décline depuis 25 ans la vision de Sa Majesté le Roi : devenir une véritable plateforme industrielle et technologique. Quand on installe ces usines, ça veut dire qu'on nous fait confiance pour les dix, quinze prochaines années. C'est ce que le Maroc est en train de faire avec ses partenaires. Et derrières les usines, il y a des emplois, il y a un impact sur les populations, il y a de la véritable création de valeur. Si on reprend le cas de Safran, seuls 2 500 emplois seront créés pour les deux projets. RFI a parlé à des économistes marocains qui déplorent que les grands projets infrastructurels et industriels n'apportent que très peu d'emplois, justement car ils sont très techniques. Y a-t-il des plans pour répondre aux besoins des 36 % des 15-24 ans qui sont chômeurs au Maroc ? En 2025, notre économie a créé 250 000 emplois, essentiellement destinés à la jeunesse. Est-ce que cela résorbe le taux de chômage ? Oui, puisqu'il baisse. On était à 13,5 %, il est actuellement à 13 %. Est-ce que c'est suffisant ? Sûrement pas. Et c'est pour ça que toutes les politiques publiques que nous faisons, toutes nos stratégies sectorielles, ont pour premier objectif l'emploi. Et particulièrement celui des jeunes et celui des femmes. On veut leur laisser un Maroc encore plus fort pour qu'ils aillent un palier plus loin sur les prochaines décennies. À lire aussiSahara occidental: nouveau round de négociations à Washington sous l'égide des États-Unis
Dall'India alla Corea del Sud, così la crisi energetica colpisce le economie del continente Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
In this episode, Corey Winfield and Cory Smoker discuss the similarities between gambling addiction and substance use disorders. They share personal experiences and insights on how both stem from underlying issues like trauma, and can have devastating consequences if left untreated. The two explore the need for more accessible treatment options and support for those struggling with gambling addiction. Corey also touches on his recent ADHD diagnosis and reflects on how it impacted his past alcohol abuse. An honest and thought-provoking conversation about the realities of addiction and the importance of seeking help.Free recovery meetings (in person & online): 217recovery.com/meetings For more recovery resources, visit 217recovery.com Follow us on social media @217recovery If this episode helped you, please share it with someone who might need to hear it.Recovery is possible. You're not alone.
On this episode of Health Talks, IPHCA's Behavioral Health/SUD Consultant, Stacy Agosto is joined by Maria Rahmandar, MD, Attending Physician Adolescent and Young Adult Medicine at Lurie Children's Hospital of Chicago. Stacy and Maria discuss the strategies for working with Adolescents with SUD.Maria Rahmandar will be presenting "Pills, Powders and Other Problems: Addressing Substance Use in Adolescents" on April 24, 2026. Details for this live webinar can be found on member.iphca.org
Mercredi 4 mars, François Sorel a reçu Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, Didier Sanz, journaliste tech, Gonzague Dambricourt, fondateur de BoucheCousue. Ils se sont penchés sur l'annonce par Elon Musk de la future génération de Starlink et de la 5G depuis l'espace, ainsi que le contrat entre OpenAI et le Pentagone qui vire au cadeau empoisonné, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Ce mercredi 4 mars, François Sorel a reçu Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, Didier Sanz, journaliste tech, Gonzague Dambricourt, fondateur de BoucheCousue, et Melinda Davan-Soulas, journaliste BFM Tech depuis Londres. Ils se sont penchés sur les annonces d'Apple sur l'iPhone 17e, le MacBook et l'iPad, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, spéciale Apple, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Mercredi 4 mars, François Sorel a reçu Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, Didier Sanz, journaliste tech, et Gonzague Dambricourt, fondateur de BoucheCousue. Ils se sont penchés sur la présentation par Apple du MacBook Neo à 699?euros, et sa stratégie pour muscler son entrée de gamme avec l'iPhone 17e, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, spéciale Apple, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Mercredi 4 mars, François Sorel a reçu Melinda Davan-Soulas, journaliste BFM Tech depuis Londres, Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, Didier Sanz, journaliste tech, et Gonzague Dambricourt, fondateur de BoucheCousue, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Piscine à débordement, laptop sur la plage, liberté géographique totale... Les entrepreneurs en ligne nous vendent-ils du rêve ou c'est leur vraie vie ?Et surtout : est-ce que l'île Maurice est vraiment LE paradis des solopreneurs ou juste un mirage ?Dans cette nouvelle émission Solo Nation enregistrée sous le soleil de l'île Maurice, je reçois :
Ils seraient aujourd'hui entre 3 000 et 4 000. Au fil des mois et d'une guerre qui s'enlise, la Russie a accéléré le recrutement de combattants africains pour son invasion de l'Ukraine. Certains se retrouvent au front en connaissance de cause, d'autres par tromperie persuadés de quitter leur pays pour une place à l'université ou un emploi. Aujourd'hui, le voile se lève sur ce système de recrutement basé sur des agences de voyage et des opérateurs d'influence entre Moscou et le continent africain. En ce matin de début février, 200 personnes environ se retrouvent dans le jardin familial de Bibiana Wangari, à Mukurwe-Ini, dans le centre du Kenya, à un peu plus de 2h de route au nord de Nairobi. Ce sont des funérailles, mais la cérémonie se déroule sans corps et sans cercueil, constate Albane Thirouard, la correspondante de RFI. Des bougies ont été déposées sur une tombe symbolique en contrebas. Charles Waithaka, dit « Charlo », le fils de Bibiana, avait 30 ans. Parti en octobre en Russie, sa famille a perdu le contact vers Noël, et c'est sur Facebook que sa mère a appris son décès en Ukraine : « Je me suis réveillée un jour et la nouvelle était partout sur les réseaux sociaux. J'ai appris qu'il avait marché sur une mine. Avant de partir, il m'avait appelée pour me dire qu'il avait obtenu un emploi pour travailler en tant que mécanicien pour la construction d'un camp militaire. Une fois sur place, il m'a appelée pour me dire qu'il était en Russie. On a continué à parler, jusqu'au jour où il m'a dit qu'il allait être déployé sur le front. Il a pleuré, beaucoup pleuré. En tant que mère, ce n'était pas facile. Chaque jour il m'appelait en pleurant "maman, je veux rentrer au Kenya, ce n'est pas bien ici.". » À lire aussiCombattants africains tués sur le front ukrainien: le deuil impossible de familles désemparées Le corps de Charles Waithaka n'a pas pu être rapatrié. Les présents lui rendent hommage. Un homme prend le micro, il vient de rentrer du front. « J'ai eu la chance de rentrer à la maison, témoigne Dancan. J'aurais pu finir comme ça. J'ai vu la mort de mes propres yeux. Je sais que ce n'est pas facile, vu comment la guerre se déroule là-bas : les gens meurent, et quand une personne meurt, le corps est juste laissé là, personne ne s'en occupe ». Dancan détaille son expérience : « J'ai l'impression d'avoir été trompé. Je suis allé là-bas, je pensais travailler comme chauffeur. Une fois arrivé, on m'a donné une formation militaire. Et même quand tu dis que tu ne veux pas faire ce travail et que tu veux rentrer chez toi, on te force à aller au front. Les Russes n'ont aucune humanité. Alors j'ai fait semblant d'être fou, on m'a envoyé à l'hôpital, et c'est comme ça que j'ai pu m'échapper. Mais je sais que beaucoup de Kényans sont encore là-bas. Ils cherchent des moyens d'en sortir et de rentrer chez eux mais ce n'est pas facile, c'est même très difficile. » Dancan affirme par ailleurs ne jamais avoir touché l'argent promis. « Il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine » À plusieurs milliers de kilomètres de là, Mike – un nom d'emprunt – laisse un message vocal à RFI : « On est venu ici pour travailler, on nous avait dit que ce serait un travail dans la sécurité. Une fois arrivés en Russie, on s'est rendu compte que c'était un emploi militaire. Nous n'avions rien signé au Kenya, les recruteurs ont juste pris nos passeports pour arranger le visa et les billets d'avion. Ce n'est qu'une fois en Russie que nous avons signé des papiers mais tout était en russe donc nous ne comprenions pas. Nous les avons scannés avec nos téléphones et c'est là que nous avons compris que les documents que nous nous apprêtions à signer étaient des contrats dans l'armée. On attend. Ils vont nous emmener combattre. Mon ami et moi refusons d'y aller, nous cherchons à nous échapper. » Quelques jours plus tard, Mike prévient : il est parvenu à fuir et à quitter la Russie. À lire aussiDes proches de Kényans envoyés par la Russie sur le front critiquent la diplomatie de leur pays À Nairobi, l'association VOCAL Africa tente de venir en aide aux familles sans nouvelles de leurs proches. Julius Kimani Kamanu est venu accompagné de son père pour évoquer le cas de son frère, âgé de 26 ans, parti en Russie il y a plusieurs mois. Sur le téléphone de Julius, il y a une photo : trois hommes armés posant en tenue de combat. « C'est la dernière photo qu'il nous a envoyée, le dernier jour où nous avons pu communiquer avec lui, souligne Julius Kimani Kamanu. Il y a mon frère, Peter Kimemia, un homme que je ne connais pas qui est sûrement russe, et l'ami avec qui mon frère est parti. Il nous a dit qu'il partait pour un emploi de chauffeur donc quand nous l'avons vu comme ça en tenue militaire, ça nous a choqués ». Peter Kimemia Kamanu est parti en Russie avec un visa de visiteur, avec un billet d'avion aller-retour, pour un séjour de quelques jours à peine. Lui aussi a été trompé, affirme Julius : « L'agent lui avait dit qu'il allait travailler comme chauffeur en Russie. Avant de partir, mon frère vendait des téléphones et des ordinateurs. On lui avait promis un meilleur emploi en Russie avec un bon salaire. Il est arrivé en Russie le 22 octobre 2025 et il nous a informés qu'il était dans un hôtel en attendant plus d'informations. Quelques jours plus tard, il nous a informés qu'il avait été emmené dans un camp militaire et qu'il allait y recevoir une formation, puisque le travail de chauffeur se ferait dans un camp militaire. Donc, il a commencé sa formation militaire qui a duré moins d'une semaine. Puis, un jour, il nous a appelés à minuit, il était terrorisé. Il nous a dit qu'il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine. C'était notre dernière communication, le 18 novembre. » Julius affirme que le numéro de l'agent avec lequel son frère communiquait n'est plus joignable. La famille a écrit aux autorités kényanes pour obtenir des nouvelles mais la demande n'a pas abouti. Les estimations du nombre de Kényans partis en Russie ne cessent de gonfler ces dernières semaines. Mi-février, le gouvernement a haussé le ton. Le ministre des Affaires étrangères a promis de se rendre à Moscou pour « enrayer » ce phénomène, alors que son bras droit dénonçait auprès des médias « un schéma inacceptable consistant à attirer des gens et à les faire mourir ». À lire aussiLe Kenya inculpe un homme accusé d'avoir envoyé des citoyens combattre contre leur gré pour Moscou « Parfois ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir » En Afrique du Sud, la politique de recrutement russe a pris une tournure politique. La fille de l'ex-président Jacob Zuma est visée par une enquête judiciaire pour son rôle dans l'envoi de 17 combattants sud-africains. Elle a dû démissionner de son poste de députée. À lire aussiUkraine: la fille de Jacob Zuma a-t-elle orchestré le départ de Sud-Africains sur le front? Elle est directement mise en cause par l'un d'entre eux, qui a répondu par écrit à notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues, joignant photos et vidéo où on le voit en treillis dans la neige : « J'ai quitté l'Afrique du Sud, le 9 juillet 2025. Je suis venu en Russie parce que je n'avais pas de travail et que Duduzile Zuma [la fille de Jacob Zuma, NDLR], nous avait promis des emplois. Tout n'était que mensonges. Nous nous sommes retrouvés à nous entraîner à l'attaque, à utiliser des bombes et à creuser des abris, des toilettes, à manger de la nourriture avariée et périmée. Parfois, ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir et ils se moquaient que nous tombions malades. Il n'y avait pas de jours de repos. Ensuite, nous sommes partis vers le front et notre groupe a été séparé. Je ne sais pas où sont les autres. Nos familles et nos enfants nous manquent vraiment. C'est très douloureux : aidez-nous à rentrer chez nous, s'il vous plaît. » L'affaire fait grand bruit dans un pays membre des Brics où les partis russophiles MK ou EFF sont bien implantés au parlement. Au point que l'actuel chef de l'État, Cyril Ramaphosa, a téléphoné à Vladimir Poutine pour obtenir leurs rapatriements il y a quelques jours. À lire aussiAfrique du Sud: Ramaphosa remercie Poutine pour le retour de Sud-Africains enrôlés en Ukraine Impossible de savoir exactement combien de ressortissants africains portent aujourd'hui l'uniforme russe. Selon un rapport de l'Institut français des relations internationales, ils seraient de 3.000 à 4.000 sur 18.000 à 20.000 combattants étrangers. Le groupe d'investigation All Eyes on Wagner a obtenu une liste de 1 417 contractuels ayant servi entre 2023 et mi-2025. Ils sont originaires de 35 pays africains ; 316 sont décédés. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner Les récits de combattants mettent en avant le rôle d'intermédiaires qui diffusent des promesses trompeuses. Des militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage À Yaoundé, Richard Onanena a échangé avec l'un d'entre eux, un Camerounais qui s'est rendu à plusieurs reprises en Russie dans un cadre universitaire. Saluant les « convergences de valeurs » russo-africaines, il explique accompagner certains vers un recrutement dans l'armée : « Cette rémunération, elle est alléchante. Il y a une batterie de documents qui vous sont présentés. Vous avez la possibilité de lire ces documents, de les faire traduire, on ne peut pas vous enrôler de force dans l'armée. C'est un contrat où on vous dit combien vous serez payés, combien de temps vous devez servir, et quels sont les avantages que vous aurez et ainsi de suite. Si vous êtes d'accord vous signez, si vous n'êtes pas d'accord vous ne signez pas. Mais avant d'arriver à ce niveau, il y a déjà une présélection. On vérifie votre état et l'agent de recrutement décide si oui ou non vous êtes recruté, ce n'est pas automatique. Néanmoins, il est important de préciser qu'il y a des personnes, qui ne sont pas des Russes pour la plupart, qui vont se servir de la détresse de leurs frères africains, pour leur faire miroiter des choses qui parfois n'ont absolument rien à voir avec la vérité, et peut-être d'une manière ou d'une autre les convaincre, ou les contraindre. » Certaines recrues, en revanche, sont tout à fait conscientes de leur choix. Les militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage. Les salaires promis sont par exemple dix fois supérieurs à ceux de l'armée camerounaise. Un militaire du BIR, bataillon d'intervention rapide, unité d'élite, explique comment il a vu certains de ses frères d'armes céder aux sirènes russes, à commencer par son cousin... Il évoque même des complicités au sein de la hiérarchie : « Il m'a dit que c'est un colonel qui a géré, c'est par le réseau de ce colonel qu'il a voyagé. Après deux semaines, je n'avais plus de ses nouvelles, son numéro ne passait plus, et jusqu'à maintenant, rien. Quand je suis entré en contact avec un autre collègue qui était là-bas, il m'a fait comprendre que les Camerounais qui étaient arrivés à cette époque, en mars-avril-mai 2024, étaient tous morts, parce que les attaques étaient très intenses. J'ai essayé d'en parler avec la famille, mais ils ne voulaient rien entendre, alors j'ai lancé un appel sur les réseaux sociaux, voir si je pouvais le retrouver. Un gars m'a répondu qu'il n'était plus en vie. Sa famille a honte de dire qu'il est mort, alors ils le cachent aux gens. » « Plein d'Africaines vantent le programme » Mais le front n'est pas la seule voie de recrutement pour de jeunes Africains. Via des influenceurs très suivis, la Russie promeut le programme « Alabuga start », qui s'adresse à des jeunes femmes étrangères de 18 à 22 ans. Selon ses promoteurs, ce sont des formations de qualité, tout inclus, il n'y a que des avantages. Mais dans cette zone économique spéciale du Tatarstan, on monte des drones pour bombarder l'Ukraine, comme l'ont documenté plusieurs enquêtes. Certaines pratiques peuvent être assimilées à de la traite d'êtres humains, ont mis en garde les Nations unies. Ce type de contenus attire l'attention, par exemple de Rebecca : « J'ai vu ça sur TikTok, je me suis inscrite. J'ai donné mon identité, copie de mon passeport. » Aide-soignante ivoirienne, elle a expliqué à Benoit Almeras, notre correspondant à Abidjan, avoir candidaté après avoir vu sur les réseaux « plein d'Africaines vanter le programme, le logement inclus, les avantages, la possibilité de rester en Russie ou de rentrer avec le certificat. Elles disent qu'elles sont bien à l'aise ». Des jeunes femmes comme Rebecca, il y en a des dizaines à Abidjan, attirées par la promesse d'une formation gratuite à l'étranger. La Russie prend le contre-pied de l'Europe où les démarches d'expatriation sont de plus en plus difficiles, et où le discours xénophobe s'impose. Et peu importe les risques encourus pour une jeunesse africaine urbaine prête à tenter sa chance au péril de sa vie. « Des sirènes russes au mouroir ukrainien : les combattants africains de Vladimir Poutine », un récit de François Mazet, à la réalisation de Pauline Leduc.
Aujourd'hui, on se retrouve pour une interview express avec une invitée qu'on ne présente plus : Alessandra Sublet. Libre, curieuse, en mouvement permanent… Alexandra a longtemps été l'un des visages les plus populaires de la télévision française. Mais chez elle, le voyage n'a jamais été une simple parenthèse entre deux tournages : c'est un moteur, une boussole.Avant la notoriété, elle a beaucoup baroudé, l'Afrique du Sud, la Namibie, New York, six années à se construire sur la route, loin des trajectoires toutes tracées. Et puis il y a eu la Patagonie, le cap Horn, un voyage vécu à un moment charnière, qui a donné naissance à un livre et à un vrai tournant intérieur.Pour Alexandra, l'aventure ne se mesure pas en kilomètres : elle peut se vivre au bout du monde… ou tout près, dans le Var, ou même là-haut, dans le silence d'un cockpit, aux commandes de son propre avion. L'essentiel, dit-elle, c'est de changer de perspective. Et de ne jamais cesser de se mettre en mouvement. Alors en quelques questions, on va parler de ses voyages fondateurs, de liberté, de rencontres, de peurs dépassées… et de ce que le voyage lui a vraiment appris.Un podcast produit et réalisé par Sakti Productions & Beau Voyage
Avec la guerre en Iran, les producteurs d'or noir du continent sont sur le devant de la scène… C'est du moins ce que constate Afrik.com. « Si l'escalade guerrière actuelle menace l'équilibre énergétique mondial, elle représente paradoxalement une opportunité majeure pour les pays africains producteurs de pétrole : Nigéria, Algérie, Libye, Angola, Congo, Gabon, Guinée équatoriale notamment. Le continent, qui produit collectivement plus de 8 millions de barils par jour, est en position de tirer un bénéfice considérable de cette redistribution forcée des flux énergétiques planétaires. » Et Afrik.com de rappeler que « le continent africain compte sept des treize membres de l'OPEP et dispose de réserves prouvées de 125 milliards de barils, soit 7,5 % du total mondial. Surtout, la qualité du brut africain correspond précisément aux besoins des acheteurs habituels de pétrole iranien. Par le passé, lors des précédents régimes de sanctions contre l'Iran, c'est vers le Nigéria, l'Angola et l'Irak que les importateurs se sont massivement tournés. (…) L'Union européenne, qui avait remplacé le brut iranien par des importations nigérianes lors de l'embargo de 2012, pourrait emprunter le même chemin. L'Afrique du Sud avait fait de même en se tournant vers le Nigéria, l'Angola et l'Arabie saoudite. » L'exemple de l'Algérie De plus, souligne encore Afrik.com, « l'avantage pour l'Afrique pétrolière est double. Premièrement, la hausse mécanique des cours augmente la valeur de chaque baril exporté. Deuxièmement, la récente décision de l'OPEP d'augmenter les quotas de production de 206 000 barils par jour dès avril ouvre explicitement la porte à une hausse des volumes africains. L'Algérie, membre du groupe des huit pays concernés par cet ajustement, en est directement bénéficiaire. » Le site Observ'Algérie confirme : « Le prix actuel du pétrole dépasse le seuil de 60 dollars par baril fixé dans la loi de finances algérienne pour 2026, ce qui représente un soutien direct aux recettes pétrolières. Avec un Brent à 80 dollars, la différence avec le prix de référence pourrait donc atteindre 20 dollars par baril, générant des revenus supplémentaires significatifs pour l'État algérien. » Soupe à la grimace pour le consommateur… Alors si les producteurs africains d'or noir pourraient tirer leur épingle du jeu, le consommateur de base, lui, risque de subir la hausse du prix du carburant. D'après Jeune Afrique, « si la situation persiste, la fermeture du détroit d'Ormuz sera une catastrophe pour l'économie mondiale et les répercussions sur la distribution de carburant en Afrique seront importantes. Massivement importateurs de produits pétroliers raffinés, les pays africains s'exposent comme ailleurs à la flambée des prix et la menace de pénurie. » Exemple au Sénégal : le Sénégal, relève Dakar Actu, qui « importe la quasi-totalité du pétrole raffiné qu'il consomme. La pêche artisanale, l'agriculture, le transport, l'électricité, tout dépend du carburant importé. Une hausse brutale des prix à la pompe se traduirait immédiatement par une hausse du coût de la vie, des délestages électriques intensifiés et un appauvrissement rapide de pans entiers de la population. » Certes, poursuit Dakar Actu, « le Sénégal est en train de basculer dans le camp des producteurs d'hydrocarbures. Le champ pétrolier de Sangomar a démarré sa production. Mais cette manne ne protégera pas le pays à court terme. Le Sénégal n'a pas encore la capacité de raffiner son propre brut ni de réorienter sa production de gaz vers sa consommation domestique. » Injustice… Interrogé par Walf Quotidien à Dakar, l'économiste Mor Gassama confirme : « Si le prix du pétrole flambe, cela va se répercuter sur ceux des denrées et de tous les produits dérivés aussi bien pour le Sénégal que le monde entier. Plus le conflit dure, poursuit-il, plus il y a la menace d'une inflation généralisée. » Alors que faire ? « Le Sénégal doit se préparer à toutes les éventualités, avoir un stock de sécurité », affirme encore Mor Gassama. Et surtout, « utiliser le pétrole que l'on produit sur nos côtes » et, pour ce faire, « permettre à la SAR, la Société africaine de raffinage, de le raffiner en masse. » Et on revient à Dakar Actu qui conclut ainsi : « l'Afrique, otage silencieuse d'une guerre qui n'est pas la sienne… Il y a quelque chose de profondément injuste dans ce qui se joue. L'Afrique n'est en rien responsable du conflit qui oppose les États-Unis et Israël à l'Iran. Et pourtant, ses populations pourraient en payer un prix exorbitant. »
Volker Türk manifestou extrema preocupação com a escalada de violência, o aumento de estupros e o risco de colapso do acordo de paz no Sudão do Sul; mais de 10 milhões de pessoas necessitam de assistência humanitária no país.
Jornal da ONU, com Felipe de Carvalho:*Crise no Irã causa mortes, deslocamentos e interrompe locomoção *Dia Mundial da Vida Selvagem destaca plantas medicinais e proteção dos ecossistemas*OMS marca Dia Mundial da Audição com foco em crianças em idade escolar*Türk alerta para risco grave de deterioração dos direitos humanos no Sudão do Sul
Cette semaine dans Swing, nous partirons à Dubaï pour prendre des nouvelles de Julien Brun. Expatrié depuis peu dans les Émirats le joueur de l'Hotel Planner Tour nous racontera comment se passe son quotidien depuis le début des tensions dans le Moyen Orient. Place au jeu ensuite, Pauline Roussin-Bouchard sera avec nous pour évoquer sa belle 3e place à Singapour sur le LPGA. Vincent Loustaud, coach d'Agathe Laisné viendra en studio pour parler de la victoire de son élève de toujours et décortiquera en direct son swing. Enfin, dans la deuxième partie de l'émission, nous parlerons de la 2e place de Frédéric Lacroix en Afrique du Sud qui lui permet de se qualifier pour le prochain British Open. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Jeune esclave du Maryland, Harriet Tubman s'enfuit pour rejoindre l'état abolitionniste de Pennsylvanie avant la guerre de Sécession. Elle emprunte un réseau d'évasion, l'Underground Railroad, dont elle deviendra une figure.Alors qu'elle n'est qu'une enfant, Harriett Tubman, surnommée Mint, subit les mauvais traitements de sa maîtresse dans une plantation du Maryland. Battue et maltraitée depuis son plus jeune âge, elle rêve de liberté et saisit sa chance lorsque la plantation est sur le point d'être vendue. À 22 ans, elle s'échappe et rejoint l'Underground Railroad, un réseau clandestin qui aide les esclaves à fuir vers le Nord abolitionniste et le Canada.Mais Harriet, comme elle se fait désormais appeler, ne s'arrête pas là. Courageuse et déterminée, elle retourne à de multiples reprises dans le Sud esclavagiste pour libérer sa famille et d'autres esclaves, bravant les dangers et la prime mise sur sa tête. Surnommée "Moïse" par les milieux abolitionnistes, elle mène avec succès jusqu'à 19 expéditions, libérant près de 70 personnes.Pendant la Guerre de Sécession, elle met ses compétences au service de l'armée de l'Union. Devenue espionne et guide, elle participe à des raids qui permettent de libérer des centaines d'esclaves.
Qui étaient nos ancêtres ? Où ont-ils vécu ? Quels évènements ont-ils traversés ? Jusqu'où peut-on remonter leurs traces ? Avons-nous des cousins inconnus quelque part ? C'est pour répondre à ses diverses questions, que certains s'intéressent à la généalogie. En France, la pratique attire même 10 millions de personnes. Pour explorer le passé familial, il suffit parfois de se plonger dans les albums photos, d'aller voir un oncle, une tante pour combler des zones d'ombre, de fouiner dans les archives quand elles sont disponibles. Aujourd'hui, avec les sites dédiés et les communautés en ligne, Internet nous offre d'autres possibilités pour compléter le récit familial. Croiser les dates, les lieux, pour constituer son arbre comme on ferait un puzzle... La généalogie est une véritable quête. Entre récits oraux, rumeurs, photos, documents officiels, comment reconstituer son récit familial quand les archives manquent ? Avec : Marie-Odile Mergnac, généalogiste, et co-organisatrice du Salon de la généalogie, dont la 12ème édition se déroulera les 2,3 et 4 juillet 2026 à la mairie du 15ème arrondissement de Paris Maxence Morio, vice-président du Centre de la Généalogie, association ayant pour objectif de structurer, accompagner, valoriser et réunir la communauté généalogique francophone. Président de l'association Portraits anciens, dédiée à la préservation et à la valorisation des photographies anciennes. À retrouver dans l'émission également : un entretien de Célio Fioretti, correspondant de RFI à Séoul, en Corée du Sud. Ce pays serait celui qui a conservé le plus d'archives généalogiques grâce à un système très bien organisé. Programmation musicale : ► Les disques de mon père - Youssoupha / Tabu Ley Rochereau ► Miss Yo - Danitsa / Béesau.
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Porque la noticia va de eso, de seguridad. En primer lugar, imagino que querrás saber si España es un país seguro en términos de delincuencia, o sea, de robos, agresiones, asesinatos y ese tipo de cosas. Pues bien, según los datos más recientes, la criminalidad en España ha bajado casi un 1% respecto al año anterior. A nivel internacional, España aparece de forma habitual entre los países con niveles de criminalidad bajos. También en los rankings europeos, las ciudades españolas suelen ocupar posiciones favorables en comparación con otras de Francia, Italia o el Reino Unido, que suelen presentar índices más altos de delitos y sensación de inseguridad. ¿Significa eso que no existe delincuencia? No, por supuesto. Como ocurre en casi todos los países, los delitos se concentran sobre todo en las grandes ciudades y en los lugares con mucho turismo. Por ejemplo, en ciudades como Barcelona o Madrid, los pequeños robos siguen siendo frecuentes, especialmente en zonas muy visitadas. Además, hay un fenómeno creciente en los últimos años: la cibercriminalidad, los delitos en internet, que ya representan alrededor del 20 % de los delitos totales en España. Aun así, las cifras muestran que España conserva una estabilidad notable: desde 2010, la tasa de criminalidad apenas ha cambiado, y se sitúa alrededor de 50 delitos por cada 1.000 habitantes, un nivel relativamente bajo y comparable a los países europeos más seguros. En resumen, podemos decir que España es, en general, un país seguro, con niveles bajos de delincuencia violenta, mucha presencia policial y un sentimiento de seguridad elevado en la mayoría de las regiones. Los principales problemas siguen siendo los robos y ciertos delitos urbanos vinculados al turismo, pero las tendencias globales no muestran un aumento preocupante. Con este contexto ya explicado, vamos ahora a una historia que demuestra que, a veces, hasta los delitos más pequeños pueden acabar resolviéndose… gracias a la suerte. No quiero darte más detalles. Prefiero que escuches la noticia y luego la analizamos con calma. Pertenece a Radio Nacional de España. “Noticia curiosa, la mala suerte de un ladrón en Avilés. Le han detenido al intentar cobrar los décimos de lotería que había robado en una casa. Más datos desde Oviedo, Teresa Coto. El caso de la lotería premiada. Es el nombre que la Policía Nacional puso a la investigación para dar con el ladrón del robo perpetrado en Avilés el pasado 15 de diciembre, en el que se sustrajeron joyas, relojes y también varios décimos del sorteo de la lotería de Navidad. Uno resultó premiado con 120 euros. El sospechoso envió a otra persona a cobrar el décimo y así es como los agentes dieron con él. Ignacio Alonso de la Torre, portavoz de la Policía Nacional en Asturias. Lo que no esperaba es que el azar se pusiera de parte de los dueños de la casa. El día 22, uno de esos décimos ganó un premio y la policía, que ya estaba sobre la pista, empezó a vigilar de cerca las administraciones de lotería. Al final, el décimo premiado, que debía ser su gran botín, se convirtió en la prueba definitiva para que la Policía Nacional le pusiera las esposas. Por eso recuerdan los agentes la importancia de que las víctimas de robos denuncien detalladamente los objetos sustraídos.” ¿Qué te ha parecido? El ladrón no era muy inteligente, ¿verdad? O a lo mejor pensaba que la policía era tonta. Bueno, el caso es que le atraparon por querer cobrar el billete de lotería que había robado. Pero vamos con las palabras y expresiones más importantes. Décimo de lotería: Es la décima parte de un billete oficial de lotería, especialmente en el Sorteo de Navidad en España. Mi compañero de trabajo y yo compramos un décimo a medias todos los años. Encontré un décimo antiguo en un cajón, pero ya estaba caducado. Perpetrar: Cometer un delito o una acción ilegal, normalmente con cierta planificación. La policía detuvo a dos personas que habían perpetrado varios fraudes bancarios. El robo fue perpetrado de madrugada, cuando no había nadie en la tienda. Sustraer: Robar algo, especialmente de forma discreta o aprovechando un descuido. Es un verbo formal. Le sustrajeron la cartera en el metro sin que se diera cuenta. El vigilante descubrió que un cliente intentaba sustraer varios productos. Joyas: Objetos de valor hechos con metales preciosos o piedras preciosas, como collares, anillos o pulseras. Mi abuela me dejó algunas joyas antiguas como recuerdo. En el museo había una vitrina llena de joyas de distintas épocas. Azar: Fuerza o causa que hace que las cosas sucedan sin control o sin planificación; suerte. Ganamos el concurso por puro azar, no porque lo esperáramos. El orden de los participantes se decidió al azar. Estar sobre la pista: Tener indicios o información que ayudan a resolver un caso o descubrir algo. Los científicos están sobre la pista de una nueva especie de insecto. Creo que estoy sobre la pista del problema del ordenador: puede ser la batería. Administración de lotería: Establecimiento oficial donde se venden y se cobran billetes y décimos de lotería. Siempre compro mis números en la misma administración del barrio. La administración estaba llena porque acababan de repartir un premio. Botín: Conjunto de objetos robados durante un delito. Los ladrones huyeron con un botín de varios teléfonos móviles. El botín de la banda incluía dinero y aparatos electrónicos. Esposas: Instrumento metálico que se coloca en las muñecas para inmovilizar a una persona detenida. El sospechoso fue trasladado esposado a la comisaría. El policía sacó las esposas en cuanto el hombre se resistió a la detención. “Noticia curiosa, la mala suerte de un ladrón en Avilés. Le han detenido al intentar cobrar los décimos de lotería que había robado en una casa. Más datos desde Oviedo, Teresa Coto. El caso de la lotería premiada. Es el nombre que la Policía Nacional puso a la investigación para dar con el ladrón del robo perpetrado en Avilés el pasado 15 de diciembre, en el que se sustrajeron joyas, relojes y también varios décimos del sorteo de la lotería de Navidad. Uno resultó premiado con 120 euros. El sospechoso envió a otra persona a cobrar el décimo y así es como los agentes dieron con él. Ignacio Alonso de la Torre, portavoz de la Policía Nacional en Asturias. Lo que no esperaba es que el azar se pusiera de parte de los dueños de la casa. El día 22, uno de esos décimos ganó un premio y la policía, que ya estaba sobre la pista, empezó a vigilar de cerca las administraciones de lotería. Al final, el décimo premiado, que debía ser su gran botín, se convirtió en la prueba definitiva para que la Policía Nacional le pusiera las esposas. Por eso recuerdan los agentes la importancia de que las víctimas de robos denuncien detalladamente los objetos sustraídos.” Recuerda, un objeto sustraído es un objeto robado. Y ahora te cuento la noticia cambiando el mayor número de palabras posibles. Se trata de una historia sorprendente que ha ocurrido en Avilés, en el norte de España. Es un caso que mezcla mala fortuna, un robo doméstico y un ladrón que no estuvo muy fino a la hora de planear su huida. Según la información policial, a mediados de diciembre un individuo entró en una vivienda y se llevó diversos objetos de valor: alhajas, relojes y también varios billetes del sorteo de Navidad, lo que en España conocemos como décimos. Hasta aquí, nada fuera de lo habitual en un robo. Pero la cosa se complicó para él cuando uno de esos billetes resultó ser agraciado con un pequeño premio. El ladrón, intentando no levantar sospechas, decidió que otra persona fuera en su lugar a reclamar el dinero. Lo que no sabía es que los agentes ya seguían el rastro del caso y tenían controlados los puntos donde se pueden cobrar los premios, es decir, las administraciones de lotería. Así que en cuanto esa persona se presentó allí para canjear el décimo, la policía consiguió identificarla y, a partir de ahí, llegar sin dificultad hasta el presunto autor del robo. Al final, lo que él pensaba que sería su mayor ganancia, terminó siendo la prueba clave que permitió a los investigadores detenerlo y ponerle los grilletes. Por eso, la Policía recuerda siempre la importancia de denunciar con detalle todos los objetos robados, incluidos documentos, tickets o billetes que, como en este caso, pueden convertirse en la pieza fundamental para resolver la investigación. La verdad es que cada vez es más difícil cometer un delito y que la policía no encuentre al responsable. El ADN, los teléfonos móviles y otras muchas cosas facilitan el trabajo de los agentes por suerte para todas las personas decentes. Venga, escuchamos la noticia por última vez. “Noticia curiosa, la mala suerte de un ladrón en Avilés. Le han detenido al intentar cobrar los décimos de lotería que había robado en una casa. Más datos desde Oviedo, Teresa Coto. El caso de la lotería premiada. Es el nombre que la Policía Nacional puso a la investigación para dar con el ladrón del robo perpetrado en Avilés el pasado 15 de diciembre, en el que se sustrajeron joyas, relojes y también varios décimos del sorteo de la lotería de Navidad. Uno resultó premiado con 120 euros. El sospechoso envió a otra persona a cobrar el décimo y así es como los agentes dieron con él. Ignacio Alonso de la Torre, portavoz de la Policía Nacional en Asturias. Lo que no esperaba es que el azar se pusiera de parte de los dueños de la casa. El día 22, uno de esos décimos ganó un premio y la policía, que ya estaba sobre la pista, empezó a vigilar de cerca las administraciones de lotería. Al final, el décimo premiado, que debía ser su gran botín, se convirtió en la prueba definitiva para que la Policía Nacional le pusiera las esposas. Por eso recuerdan los agentes la importancia de que las víctimas de robos denuncien detalladamente los objetos sustraídos.” Antes de terminar, me gustaría contarte cuáles son, según los datos internacionales más recientes, los países que hoy se consideran los más inseguros del mundo. Encabezan la lista Venezuela, Papúa Nueva Guinea y Haití, todos con índices cercanos o superiores a 80 puntos, lo que se considera una criminalidad muy alta. Estas cifras reflejan problemas profundos como inestabilidad política, economías muy frágiles, presencia de bandas armadas y dificultad para mantener sistemas policiales eficaces. Otras fuentes internacionales confirman que países como Afganistán, Sudáfrica, Honduras, Trinidad y Tobago, Siria, Jamaica y Perú también aparecen entre los más peligrosos debido a los altos niveles de violencia, conflictos armados o crimen organizado. Y como tenemos a una suscriptora que vive en Trinidad y Tobago, a lo mejor puede dejarnos un comentario para saber si es verdad lo que dicen las estadísticas. En resumen, aunque cada país tiene su propia realidad, los más inseguros suelen compartir algunos elementos en común: conflicto armado, crisis políticas prolongadas, desigualdad extrema, redes criminales muy activas y poca capacidad del Estado para garantizar la seguridad. Y dicho esto, contrasta mucho con el caso de España, de la que hablábamos al principio: un país donde la criminalidad se mantiene en niveles bajos y relativamente estables, y donde la mayoría de delitos no son violentos. Ahora, para terminar, repasamos las palabras y expresiones que hemos aprendido hoy. Décimo de lotería: Es la décima parte de un billete oficial de lotería, especialmente en el Sorteo de Navidad en España. Perpetrar: Cometer un delito o una acción ilegal, normalmente con cierta planificación. Sustraer: Robar algo, especialmente de forma discreta o aprovechando un descuido. Joyas: Objetos de valor hechos con metales preciosos o piedras preciosas, como collares, anillos o pulseras. Azar: suerte. Estar sobre la pista: Tener indicios o información que ayudan a resolver un caso o descubrir algo. Administración de lotería: Establecimiento oficial donde se venden y se cobran billetes y décimos de lotería. Botín: Conjunto de objetos robados durante un delito. Esposas: Instrumento metálico que se coloca en las muñecas para inmovilizar a una persona detenida.Escucha este episodio completo y accede a todo el contenido exclusivo de Se Habla Español. Descubre antes que nadie los nuevos episodios, y participa en la comunidad exclusiva de oyentes en https://go.ivoox.com/sq/171214
Nous commençons cette émission par une page environnement, cela intéresse tous les pays maritimes. En question, la protection des poissons face aux envahissantes activités de pêche. Pêcheurs de plus en plus nombreux, parfois clandestins, s'ajoutent aux chalutiers industriels de pus en plus grand... En 2è partie, direction l'Afrique du Sud dans le monde automobile, frappé par les taxes imposées par l'administration américaine. Au Cambodge, parpaings contre chalutiers Comment protéger les poissons ? Surpêche, chalutage illégal : souvent bien difficile de repérer les fraudeurs. Le long des côtes cambodgiennes, une solution se dessine. 5 000 blocs de béton sont en train d'être disposés sous l'eau pour dissuader les pécheurs de venir traîner là leurs filets. Historiquement au Cambodge, on mange surtout du poisson d'eau douce issu du Mékong. Pour diversifier la ressource, on regarde maintenant vers la mer. Mais déjà, des menaces planent. Face aux techniques plus performantes de chalutage pirate, l'organisme MCC a donc développé un projet en béton. Un Grand reportage de Juliette Buchez (épaulée de Len Len) qui s'entretient avec Jacques Allix. East London: en Afrique du Sud, une ville face aux taxes Trump Depuis plusieurs mois, Donald Trump cible directement l'Afrique du Sud. Dans ses discours, le président américain accuse Pretoria de ne pas protéger les fermiers afrikaners blancs, qu'il prétend victimes d'un « génocide ». (Rediffusion du 10 décembre 2025) Les démentis sud-africains n'y changent rien. Washington sanctionne : boycott du G20 organisé à Johannesburg, exclusion de l'Afrique du Sud du prochain sommet États-Unis/Afrique et, surtout, décisions économiques lourdes, notamment des droits de douane de 30% sur les exportations sud-africaines. Pour East London, ville du Cap-Oriental dont l'économie dépend largement de l'usine Mercedes-Benz, la punition américaine est un séisme. Un Grand reportage d'Alexis Bédu qui s'entretient avec Jacques Allix.
En Corée du Sud, un concours d'éloquence en anglais est dédié aux réfugiés nord-coréens. L'association Freedom Speakers International permet aux réfugiés du régime d'apprendre l'anglais et de parler devant un public, dans le but de partager leur histoire au monde entier. Une langue à laquelle ils ont été très peu exposés en Corée du Nord et avec laquelle ils tentent de se familiariser. De notre correspondant à Séoul, Prendre le micro et parler devant un public, c'est un exercice qui n'est pas donné à tout le monde, d'autant plus dans une langue que l'on apprend encore. Mais c'est le défi qu'a tenté de relever Ahn Sumin. Arrivée en Corée du Sud en 2011, la jeune femme de 32 ans est aujourd'hui devenue artiste-peintre. Elle raconte ce qui l'a motivée à participer à ce concours : « Quand j'étais à l'université, je voulais apprendre l'anglais. Puis, on m'a recommandé de m'entraîner à faire des discours. Au début, je n'aimais pas ça. Puis, j'ai compris que je voulais partager mon histoire en anglais, car c'est la langue internationale. Alors, cela m'a motivé à partager mon histoire. C'est quelque chose d'important et puissant pour moi. » Casey Lartigue est le co-fondateur de Freedom Speaker International et accompagne Ahn Sumin dans l'apprentissage de l'anglais. Il nous explique en quoi consiste son association : « On a réalisé que des Nord-Coréens avaient besoin d'aide avec l'anglais, donc on a commencé un projet de mentorat en anglais en mars 2013. Et on a eu beaucoup de réfugiés nord-coréens qui sont venus nous voir en disant qu'ils voulaient vraiment apprendre l'anglais. En février 2015, on a organisé notre premier concours d'éloquence en anglais, et on en fait deux par an depuis. L'objectif, c'est qu'ils puissent nous rejoindre sans pression et qu'ils puissent améliorer leurs compétences à l'oral. » Un défi qui transforme Sept semaines d'écriture et d'entraînement pour présenter son discours devant un jury : pour Casey Lartigue, la maîtrise de l'anglais d'Ahn Sumin a complètement transformé la jeune artiste. « Elle nous a rejoints en 2018 et elle avait un niveau très faible à ce moment-là. Mais elle a décidé qu'elle voulait apprendre de façon intensive et elle est partie au Royaume-Uni. Maintenant, mon dieu, c'est une personne différente. Avant, elle était timide, réservée, discrète ; aujourd'hui, elle est plus forte, active, elle dit qu'elle veut devenir une artiste célèbre. Cette expérience l'a vraiment changé », assure-t-elle. Un regain de confiance en elle qui a permis à Ahn Sumin d'atteindre la troisième place du concours. Et elle est bien décidée à poursuivre son apprentissage pour partager son histoire.