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durée : 00:12:34 - par : Hippolyte Pérès, Charlotte Landru-Chandès - Dans son deuxième roman, la journaliste et autrice Sonia Devillers suit la trace d'un mystérieux piano Érard spolié pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce périple historique la mène dans le passé d'une famille juive d'éditeurs de musique qui a collaboré avec Ravel, Prévert et Kosma. - équipe : Mathilde Carissan, Clémence Luczak, Valentin Lévy-Chaudet, Yassine Bouzar - invités : Sonia Devillers Productrice française de radio Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ce mercredi, sort en salle un film attendu, primé à Cannes : "Notre Salut". Il porte à l'écran les fonctionnaires du régime collaborationniste de Vichy. "Notre Salut" est le sixième film traitant de la Seconde Guerre mondiale à sortir cette année en France. Après "La Bataille de Gaulle", "Des rayons et des ombres", comment expliquer que cette période de l'Histoire occupe à ce point les salles obscures ? Faut-il y voir une Histoire qui n'a pas encore tout dit ou le signe d'une inquiétude face à la marche du monde ?
durée : 00:12:34 - par : Hippolyte Pérès, Charlotte Landru-Chandès - Dans son deuxième roman, la journaliste et autrice Sonia Devillers suit la trace d'un mystérieux piano Érard spolié pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce périple historique la mène dans le passé d'une famille juive d'éditeurs de musique qui a collaboré avec Ravel, Prévert et Kosma. - équipe : Mathilde Carissan, Clémence Luczak, Valentin Lévy-Chaudet, Yassine Bouzar - invités : Sonia Devillers Productrice française de radio Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le 30 avril 1945, jour du suicide d'Hitler, une femme prend un bain dans sa baignoire personnelle à Munich, quelques heures après avoir photographié l'horreur du camp de Dachau tout juste libéré. Cette femme, c'est Lee Miller : ancienne mannequin vedette de Vogue, muse et collaboratrice de Man Ray à Paris, puis l'une des très rares femmes correspondantes de guerre accréditées par l'armée américaine.Dans cet épisode d'Art au Féminin, on retrace le parcours de Lee Miller : son enfance marquée par un traumatisme dont elle ne parlera jamais, sa rencontre avec Man Ray et leur découverte conjointe de la solarisation photographique (une technique que l'Histoire a longtemps attribuée à lui seul), sa couverture du Blitz à Londres pour Vogue UK, puis son entrée à Dachau et cette photographie devenue l'une des images les plus commentées de la Seconde Guerre mondiale.Pendant trente ans après la guerre, elle n'en parlera à personne. Ses milliers de négatifs dormiront dans un grenier du Sussex, découverts par son fils Antony Penrose après sa mort.Troisième épisode de la série septembre 2026 : Celles qui tenaient l'appareil.Abonnez-vous pour ne rien manquer, et si ce projet vous touche, une note cinq étoiles aide énormément à le faire connaître.Instagram et FacebookART au féminin le siteSoutenir ART au féminin
Si les premières autoroutes voient le jour en Italie, aux États-Unis et en Allemagne dans les années 1920, la France met plus de temps à adopter ce modèle. Sous l'effet de l'essor de l'automobile, les premiers grands axes apparaissent autour de Paris avant de se développer après la Seconde Guerre mondiale. L'historien Mathieu Flonneau revient sur cette évolution et sur l'origine de leur numérotation.
Alors que les Saoudiens découvrent leur premier musée consacré à l'histoire de l'or noir, nous nous demandons comment l'industrie du pétrole a façonné la monarchie et comment la monarchie a transformé le quotidien des femmes et des hommes de son royaume. Une autre histoire du pétrole racontée par nos deux invités, l'historien Philippe Pétriat, maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l'Arabie saoudite, et Christian Janicot, directeur artistique de l'exposition permanente du Black Gold Museum à Ryad, pour l'agence française La Méduse. Inauguré au printemps 2026 à Ryad, le Black Gold Museum propose une exposition permanente et immersive sur quatre étages, un parcours muséographique pour découvrir une histoire du pétrole articulée en quatre temps : sa préhistoire, son ère industrielle, ses années de crise et son avenir. Un musée où les artistes ont toute leur place aux côtés des scientifiques puisque 350 œuvres inspirées par la question du pétrole viennent interroger à leur façon les rencontres, les rêves, les doutes et les visions générés par cette histoire universelle. À lire : Les livres de Philippe Pétriat Histoire de l'Arabie saoudite, aux éditions Flammarion (parution octobre 2026) Moyen-Orient, un siècle de révolutions aux éditions Les Aurores Aux pays de l'or noir, aux éditions Folio. L'article du magazine spécialisé ARTnews en anglais avec de nombreuses photographies des salles du Musée Les sites saoudiens : Le Black Gold Museum sur Instagram Le Black Gold Museum sur le site Visit Saudi À écouter : La série consacrée par Orient Hebdo sur le pétrole, en quatre épisodes Épisode 1 : La prise de conscience Épisode 2 : Les conséquences de la Seconde Guerre mondiale Épisode 3 : Quelle politique arabe entre 1950 et 1960 Épisode 4 : Le pétrole arabe aux Arabes
À l'heure de la montée des périls de toutes sortes, et notamment la progression des idées et des partis d'extrême droite partout dans le monde, et notamment en France, un film qui sort en salles la semaine prochaine pose ces questions cruciales : comment devient-on un rouage d'une machine dictatoriale ? Comment s'incarne la « banalité du mal ». Notre salut dresse le portrait d'un petit fonctionnaire zélé du régime collaborationniste de Vichy, pendant la Seconde Guerre mondiale en France. Auréolé du prix du scénario au Festival de Cannes 2026, Notre salut retrace le parcours de l'arrière-grand-père du réalisateur Emmanuel Marre, arrivé à Vichy en septembre 1940 avec des exemplaires d'un essai sur l'organisation du travail, édité à compte d'auteur. C'est surtout la découverte de la correspondance intime d'Henri Marre avec sa femme Paulette pendant la Seconde Guerre mondiale qui a poussé le réalisateur, dont c'est le deuxième long métrage, à concevoir ce film qui n'est pas un biopic de son aïeul, mais une plongée sensorielle dans la France de Vichy et dans le milieu des fonctionnaires chargés de mettre en œuvre la politique du maréchal Pétain. Musiques : « Agolo » d'Angélique Kidjo (playlist RFI), « Popcorn » de Gershon Kingsley
La marinière est aujourd'hui l'un des vêtements les plus immédiatement associés à la France. Pourtant, à l'origine, elle n'a rien d'un accessoire de mode : c'est avant tout un vêtement de travail de marin.Les vêtements rayés sont utilisés depuis longtemps par les populations maritimes européennes. Mais en France, la marinière telle qu'on la connaît est officiellement intégrée à l'uniforme de la Marine nationale au XIXe siècle.Un décret du 27 mars 1858 réglemente précisément le « tricot rayé » porté par les matelots. Il doit être composé de bandes horizontales blanches et bleu indigo. Sur le torse, le règlement prévoit notamment 21 bandes blanches, plus larges, séparées par des bandes bleues plus fines.Une légende très répandue affirme que ces 21 bandes représenteraient les 21 victoires navales ou militaires de Napoléon. Cette explication est séduisante, mais elle ne repose sur aucune preuve historique sérieuse. Le nombre de rayures semble surtout découler des dimensions et des proportions imposées par le règlement militaire.Pourquoi avoir choisi des rayures ?Une explication souvent avancée est qu'elles permettaient de repérer plus facilement un marin tombé à la mer. C'est possible, mais là encore, les sources historiques ne permettent pas d'affirmer que ce fut la raison principale. Les rayures avaient surtout l'avantage de produire un uniforme reconnaissable et relativement simple à fabriquer.À l'époque, la marinière est donc un sous-vêtement ou un vêtement de travail, associé aux matelots plutôt qu'aux officiers. Rien ne la prédestine encore à devenir un symbole d'élégance.Le changement se produit au début du XXe siècle. Vers 1913, Coco Chanel s'inspire des vêtements des marins qu'elle observe notamment sur les côtes normandes. Elle introduit les rayures dans ses collections et contribue à transformer ce vêtement populaire en pièce de mode.La marinière quitte alors progressivement les ponts des navires pour entrer dans les garde-robes civiles.Après la Seconde Guerre mondiale, elle est adoptée par de nombreuses personnalités, notamment Pablo Picasso, qui contribue fortement à son image artistique et bohème. Plus tard, des créateurs comme Jean Paul Gaultier en feront l'un des symboles les plus reconnaissables de la mode française.Ainsi, la marinière raconte une étonnante ascension sociale : née comme uniforme réglementaire de marin au XIXe siècle, elle est devenue en un siècle et demi une véritable icône de la culture française, reconnaissable presque partout dans le monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous sommes le 18 février 1949, à Bruxelles. Auditionné lors du procès de la Geheime Feldpolizei, la GFP, c'est-à-dire la police secrète de la Wehrmacht, l'armée allemande, un homme témoigne de son interpellation en mai 1942 : « J'ai été brûlé sous l'ongle du pouce gauche et au poignet à l'aide d'une sorte d'allumette enflammée que j'ai prise pour une sorte de petit bambou, séance au cours de laquelle j'ai été également brûlé à l'aide d'une sorte de tige en fer chauffé qui avait la forme d'un tisonnier (…) » L'homme poursuit : « Après avoir eu les mains menottées derrière le dos, j'ai été suspendu à l'aide de ces chaînes-menottes à un clou ou un crampon planté dans le mur à environ 2 mètres, 2,10 mètres de hauteur. J'étais ainsi soulevé, le haut de mes pieds touchant encore légèrement le plancher ; pendant ce temps, j'étais matraqué sur les épaules nues ». La Geheime Feldpolizei est, aujourd'hui encore, largement méconnue, l'imaginaire collectif assimilant la répression allemande, lors de la Seconde Guerre mondiale, à la sinistre Gestapo. Et pourtant, en quatre années d'activités sur le sol belge, la GFP a saccagé une bonne partie des rangs de la Résistance, terrorisé, arrêté et torturé des milliers d'hommes et de femmes. Une violence ravageuse demeurée largement impunie. Pourquoi connaît-on si mal cette police secrète ? Comment et avec qui a-t-elle fonctionné ? Revenons sur l'histoire méconnue de la Geheime Feldpolizei… Avec nous : Louis Fortemps, doctorant à l'Université de Lille et à la Kul Leuven et Vincent Gabriel, assistant à l'UCLouvain, producteur du podcast « 20 minutes pour comprendre ». « La police secrète de la Werhmacht en Belgique » ; Weyrich. sujets traités : police, secrète, Wermacht, armée, allemande, Geheime Feldpolizei , Résistance Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bassirou Diomaye Faye est l'invité de RFI et France 24 en marge de l'Assemblée générale de l'ONU 2026, ce 24 septembre à New York. Au micro de Mounia Daoudi et de Marc Perelman, le président du Sénégal revient sur la crise que traverse cette institution et la succession du Portugais Antonio Guterres au poste de Secrétaire général des Nations unies. « Qui de mieux pour défendre la réforme de l'architecture financière internationale que le président Macky Sall », insiste-t-il au sujet de son prédécesseur à la tête de l'État sénégalais et ancien adversaire politique. Bassirou Diomaye Faye défend également le programme d'aide de 2,2 milliards de dollars signé avec le FMI le 1er septembre. Il enjoint les opposants à ce plan, incarnés notamment par son ex-Premier ministre Ousmane Sonko, à adopter un « comportement patriotique » lors du futur vote sur la loi de finances rectificative de son pays. Entretien exclusif. RFI / France 24 : Nous sommes ici aux Nations unies, des Nations unies impuissantes souvent, presque ruinées, certains disent inutiles, avec une Afrique qui est historiquement sous-représentée. À quoi bon finalement ces Nations unies ? Est-ce qu'il ne faut pas revoir totalement l'architecture internationale ? Bassirou Diomaye Faye : Je crois que le constat est partagé sur l'état de l'ONU aujourd'hui. Et c'est justement parce qu'il est dans cet état qu'il faut se rappeler ce qui a été à l'origine de la création de cette organisation. Nous venions juste de sortir d'un contexte d'après Seconde Guerre mondiale, avec les ravages que l'on a connus. Le monde ne pouvait pas rester impuissant ou attendre encore de plonger dans un tel chaos pour éviter une guerre de cette ampleur. Nous devons donc toujours nous rappeler l'idée originelle. Et c'est justement parce que les Nations unies ne sont plus aujourd'hui, de l'avis de beaucoup d'observateurs, à la hauteur de la mission originelle qui a été la leur, qu'il faut s'y intéresser, les réformer et leur faire jouer le rôle qui devait être le leur, leur faire assumer la mission pour laquelle elles ont été créées. Cette organisation demeure importante. Aujourd'hui, nous devons travailler à ce que le multilatéralisme reprenne le dessus sur les initiatives bilatérales. C'est tout le sens du combat que nous sommes en train de mener aux Nations unies et dans toutes les tribunes où il est question de parler de notre organisation commune. L'Afrique y est sous-représentée. Je suis tout à fait en phase avec vous. Tous les discours, depuis des années, convergent sur la nécessité pour l'Afrique d'avoir un siège permanent au Conseil de sécurité. C'est un combat qui est en train d'être mené, et nous espérons que les voix qui portent réellement la décision au sein de l'ONU comprendront la nécessité qu'un continent qui doit faire 2,5 milliards de personnes à l'horizon 2050 ne puisse être exclu des instances de décision de l'organisation mondiale. Ce combat, c'était celui d'Antonio Guterres, dont le mandat s'achève le 31 décembre. Pourquoi avez-vous choisi de soutenir la candidature de Macky Sall, alors que tout le monde s'accorde à dire qu'elle n'a que très peu de chances d'aboutir ? Je ne partage pas ce pessimisme sur la candidature de l'ancien président du Sénégal, Monsieur Macky Sall. Tout au contraire, je pense qu'elle garde encore toutes ses chances de succès. En réalité, ceux qui sont, ou celles qui sont considérés comme ayant des chances, ne le seront que lorsque les cinq auront décidé que leur candidature passe. On ne sait pas encore ce que seront les votes des membres permanents du Conseil de sécurité. Les jeux restent ouverts. Nous sommes en train de faire le travail. De notre point de vue, nous sommes en train de discuter avec ceux qui votent, ceux qui tiennent la décision et j'estime, contrairement à ces prédictions, que les chances sont réelles. Mais ce sur quoi je voudrais insister, c'est le profil du candidat. Je pense que vous venez de le dire tout à l'heure, l'Afrique est sous-représentée. Qui de mieux aujourd'hui pour défendre une meilleure place de l'Afrique que le président Macky Sall ? Qui de mieux pour défendre la réforme de l'architecture financière internationale que le président Macky Sall, qui a subi les affres de la dette qui l'ont plombé par rapport aux ambitions qu'il a eues et qu'il partage avec beaucoup de pays du tiers-monde ou du Sud ? Je pense que sur ce rapport-là, il est de notre devoir de le soutenir en tant que Sénégalais, de le soutenir parce que nous pensons aujourd'hui que la place qui doit être celle de l'Afrique au sein de l'ONU ne peut être mieux défendue que par un Africain. Alors vous, vous avez mentionné la dette, cette fameuse dette cachée, le gouvernement, votre gouvernement, vient de conclure un accord très attendu avec le Fonds monétaire international, qui doit permettre un prêt de 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Pour ça, il faut que votre dette, qui est donc bien plus importante qu'il y a quelques années, devienne soutenable. Il y a des négociations qui sont en train de s'ouvrir avec les créanciers multilatéraux et bilatéraux. Est-ce que vous espérez que ces négociations vont se conclure rapidement, plus rapidement que d'autres pays, par exemple comme le Ghana ou la Zambie ? Je pense que c'est une préoccupation partagée tant par le Sénégal, qui a choisi le cadre commun du G20, que par le cadre lui-même, qui doit faire preuve d'efficacité et d'efficience, particulièrement sur la réduction des délais dans le cadre des négociations. En réalité, c'est ça qui fait les hésitations des États qui sont dans une telle situation, à recourir à ce cadre. J'ai été récemment à Washington et j'ai vu que c'est une préoccupation que je partage avec la directrice générale du fonds, mais aussi avec le directeur général de la Banque mondiale. J'estime que ce que nous avons demandé avant de choisir le cadre, c'est que le cadre soit amélioré. Et la préoccupation fondamentale a été la préoccupation sur le délai de traitement ou des discussions qui doivent se tenir dans ce cadre. Sur ce rapport, nous avons des engagements fermes qui nous ont été donnés sur la réduction des délais avant d'avoir choisi le cadre. Nous espérons que chaque partie fera preuve de toutes les diligences possibles pour que nous allions plus vite et qu'au-delà du Sénégal, d'autres pays qui fatalement vont se retrouver dans cette situation-là auront plus confiance en ce cadre qui a été institué aussi pour être choisi par les pays qui sont dans une situation comme la nôtre. Donc d'ici quelques mois ? Nous l'espérons, nous travaillons à cela aussi. FMI rime souvent avec austérité. Il se dit que vous avez déjà accepté de baisser les subventions à l'énergie. D'autres mesures d'austérité risquent d'arriver également. Est-ce que finalement, ce ne sont pas les plus démunis qui vont encore devoir payer le prix de ces politiques du FMI ? Au contraire, je pense que dans le cadre du Sénégal, ce que nous avons réussi, c'est de préserver le pouvoir d'achat des plus démunis, comme vous l'avez dit. En 2026, nous avions, face aux difficultés, programmé de payer 35 milliards [de FCFA, NDLR] de bourses de sécurité familiale, nous avons décidé de doubler cette enveloppe pour la porter en 2026 à 70 milliards. Cette même enveloppe de 70 milliards sera doublée en 2027 pour être portée à 140 milliards. Et le registre national des bénéficiaires de ces bourses passe d'environ 500 000 à 1 million de bénéficiaires. Pas plus tard qu'avant-hier, dans le cadre du Programme national de solidarité, nous avons fait beaucoup de soutien à beaucoup de ménages vulnérables. Donc, notre préoccupation fondamentale dans le cadre de ces discussions avec le Fonds a été de préserver le pouvoir d'achat et d'assister les plus faibles pour que, justement, ils n'aient pas à payer le prix fort des efforts que nous sommes fatalement amenés à faire pour restaurer les équilibres financiers. C'est sur cela que nous travaillons. Et dans un registre d'austérité, comme on veut le faire croire, on ne recrute pas 2000 enseignants, on ne recrute pas plus de 2000 personnels de santé. On ne fait pas autant d'investissements que ce que nous sommes en train de faire dans le domaine de la santé et dans d'autres domaines. Je pense que le Sénégal a réussi aujourd'hui à restaurer la confiance avec le peuple, de l'État avec le peuple. Le Sénégal a réussi à restaurer sa confiance avec les partenaires et les investisseurs. Et nous sommes en train d'enclencher une phase que nous espérons va très rapidement porter ses fruits par rapport à la qualité de vie des Sénégalais. C'est cela notre préoccupation quotidienne. Pour que cela soit en effet enclenché, il faut que les mesures que vous êtes en train de mettre en place soient adoptées. C'est l'objet de la loi de finances qui va bientôt arriver devant l'Assemblée nationale. Or, à l'Assemblée nationale, votre ancien parti, le Pastef, a une très large majorité. Est-ce qu'il n'y a pas un risque de censure, justement, de cette loi de finances ? Rappelons quand même que certains membres du Pastef vous ont accusé de trahison et de vous soumettre au FMI. Je vois que vous souriez. Est-ce que ce n'est pas une véritable crainte, cette censure ? En fait de trahison, la seule chose que je suis susceptible de trahir, c'est mon serment que j'ai prêté le 2 avril 2024 face au peuple sénégalais et devant Dieu. Au-delà de ces référents, il n'y a pas d'autres choses qui m'engagent. Par rapport à la loi de finances rectificative comme par rapport à d'autres lois, quand il s'agit d'aller à l'Assemblée nationale, le gouvernement y va. Ce qu'il ne faut pas oublier aussi, c'est que le gouvernement est une institution à côté de l'institution que représente l'Assemblée nationale et celle que je représente moi-même et d'autres institutions, notamment sur le plan judiciaire. Et là-bas, chacun assume ses responsabilités et le peuple arbitre saura juger chacun par rapport à la posture qui est la sienne. Mais j'estime que dans le contexte où nous sommes, par rapport aux efforts que nous sommes amenés à faire pour le bénéfice du peuple sénégalais, ces représentants ne sauraient avoir un autre comportement patriotique que d'accompagner cette dynamique qu'ils ont trouvée, qu'ils ont eu à manager avec nous et qui est restée en l'état, mais que nous sommes en train de travailler à juguler. On se souvient, monsieur le Président, que le limogeage de votre Premier ministre, Ousmane Sonko, est intervenu peu après une visite du Fonds monétaire international. Est-ce que finalement, c'est votre volonté d'avancer avec le Fonds monétaire international qui a été l'objet de la rupture avec votre ancien compagnon de route ? Non, même pas. Nous avons eu des divergences persistantes sur certains sujets. Le président de la République que je suis l'avait choisi comme Premier ministre en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Constitution. Quand cette rupture de confiance a persisté, je me suis choisi un autre Premier ministre et le Sénégal avance et la République est à l'œuvre. Et c'est la seule chose qui soit immuable. Monsieur le Président, étant donné le contexte qu'on vient de décrire à l'Assemblée nationale, il y a une question qui se pose, c'est la possibilité éventuellement de dissoudre cette Assemblée nationale. Vous y êtes autorisé par la Constitution à partir du 2 décembre. Est-ce que cette option est bien sur la table ? Nous ne sommes pas encore au 2 décembre et il n'y a pas de fixation sur une dissolution de l'assemblée ou sur l'organisation d'élections à telle date ou telle autre date. Toujours est-il que ceux qui ont hâte d'aller aux élections et qui, de ce fait, ont saisi la Cour suprême pour obtenir cette date-là, ils ont vu la Cour leur dire par deux fois, par un référé-liberté dont elle a été saisie et par un référé mesures utiles, rien ne me contraint à parler ou à fixer la date des élections en ce moment, et si cela devait se faire, ce sera dans le cadre d'un consensus - vous savez mon attachement au dialogue et mon sens de la concertation par rapport à ce qui concerne les affaires publiques. Mais vous n'excluez pas quand même l'option de la dissolution de l'Assemblée nationale ? Pourquoi exclure une prérogative dont on est investi par la Constitution ? Tout est question de nécessité ou de contexte. Le moment venu, selon ce qu'on aura en face, on décidera. Mais la seule boussole que nous avons, c'est l'intérêt supérieur du peuple sénégalais et la fluidité dans la communication des institutions. Comme je l'ai dit, chaque institution est appelée à être à la hauteur. Nous ne pensons pas qu'il puisse y avoir un blocage qui soit absolument insurmontable. Et c'est justement quand de telles situations arrivent que la Constitution a aménagé les pouvoirs de chaque institution pour qu'elle puisse agir en conséquence. Monsieur le Président, vous venez de lancer il y a quelques semaines votre parti, Kiiraay – Les Patriotes républicains. Or, un sujet préoccupe aujourd'hui les Sénégalais, allez-vous annoncer le report des élections locales qui sont prévues pour se tenir le 17 janvier ? J'ai rappelé tout à l'heure qu'il y a une organisation de la société civile qui a saisi la Cour des comptes, la Cour suprême plutôt, pour lui demander de m'enjoindre à fixer la date de l'élection. Un référé-liberté. La Cour a considéré que, au regard des dispositions légales, l'élection peut s'organiser jusqu'à la fin de l'année, les élections locales jusqu'à la fin de l'année 2027. Une autre organisation, cette fois-ci constituée d'acteurs politiques, le Front pour la défense de la République, a saisi la même cour en référé mesures utiles, et la Cour a aussi décidé de la même chose. Donc, il n'y a rien qui urge en réalité, et je ne voudrais pas que nous soyons dans l'obsession électorale permanente, alors que nous avons quelque chose qui doit aujourd'hui nous préoccuper fondamentalement, c'est comment discuter avec le fonds, obtenir un accord, un programme qui passe en conseil d'administration, qui soit approuvé et qui restaure définitivement la confiance des partenaires vis-à-vis du Sénégal et des investisseurs vis-à-vis du Sénégal. C'est cela ma préoccupation. Il y a un sujet qui préoccupe la communauté internationale, c'est la loi que vous avez promulguée le 31 mars sur la criminalisation de l'homosexualité. Est-ce que vous comprenez ces critiques et est-ce que vous êtes d'accord avec l'option qui avait été mise sur la table par Ousmane Sonko, d'éventuellement durcir cette loi si nécessaire ? De quelle communauté internationale parlez-vous ? La France, les Nations Unies... Est-ce que dans ces pays-là, quand ils ont légalisé le mariage homosexuel, nous étions très choqués, mais est-ce que nous avons réagi ? Non. Nous avons considéré que ce sont des pays souverains qui ont fait leurs options législatives et nous l'avons respecté. Nous demandons la même chose. Monsieur le Président, l'Union européenne finance la construction au Sénégal de deux centres d'accueil de migrants secourus en mer. Est-ce que les pays africains ne sont pas en train de devenir les sous-traitants d'une politique migratoire répressive menée par plusieurs pays européens ? Non, pas du tout. En réalité, même quand il a été question pour le Sénégal d'accueillir certains migrants refoulés de certains pays, nous avons refusé. Les migrants, par contre, qui prennent la mer pour l'essentiel sont aussi des Africains, il est question d'abord de leur protection, de leur intégrité physique au regard des conditions dans lesquelles ces migrants voyagent, et on sait à quel point c'est périlleux et combien de vies ça a coûté. D'un autre côté, c'est de ne pas les laisser entre les mains de passeurs ou de trafiquants d'êtres humains. Il est de notre responsabilité d'empêcher ces départs. Nous sommes en train de réaliser depuis 2024 des résultats extrêmement importants au Sénégal, ce que nous faisons en collaboration avec les autres pays de destination de ces flux migratoires irréguliers. Sur ce rapport, quand nous ramenons des migrants en terre ferme, il est de notre responsabilité aussi de les prendre en charge. Il ne s'agit en réalité que de cela, pas plus. Alors le Sénégal doit accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse. C'est la première fois que des Jeux olympiques vont se tenir sur le continent africain. J'imagine que c'est un immense motif de fierté, mais c'est aussi un défi logistique et sécuritaire. Est-ce que le Sénégal sera prêt à tous ces points de vue ? On dira enfin 150 ans après, enfin la flamme vient en Afrique. Nous avons eu l'honneur et le privilège de l'accueillir au nom de l'Afrique qui accueille ces Jeux, qui sont célébrés à Dakar. Nous avons de notre côté travaillé à être à la hauteur des défis qui sont certes organisationnels, sécuritaires. À ce stade, les infrastructures qui doivent accueillir les Jeux sont prêtes et nous travaillons aussi à continuer à parfaire le concept de sécurité des Jeux. Sur ce rapport, nous sommes confiants, à quelques semaines des Jeux, que le Sénégal sera prêt, que nous organiserons des Jeux à notre image, sobres mais festifs, mais que nous montrerons aussi une jeunesse qui n'a pas que la migration en ligne de mire, mais qui est débordante d'énergie, qui est fière et qui est prête à accueillir le monde dans notre hospitalité légendaire. Sur le plan régional, Monsieur le Président, la situation sécuritaire au Mali, avec qui vous partagez une frontière, et plus largement dans les pays de l'AES, est préoccupante. Est-ce que vous ne craignez pas, je sais que vous en avez discuté avec plusieurs de vos homologues ici à New York, est-ce que vous ne craignez pas une contagion au Sénégal ? Vous parliez des JOJ justement, est-ce que vous avez eu à déjouer des tentatives d'attaques terroristes ces dernières semaines ? Le Mali est un pays voisin qui le restera parce que ni le Sénégal, ni le Mali ne déménageront. Sur ce rapport, quand il y a des problèmes de sécurité de cette nature au Mali, ils concernent forcément le Sénégal. Le terrorisme n'a pas de frontières. Ces conflits asymétriques ne sont pas à l'image des conflits conventionnels que nous connaissons. Donc, tout pays peut être frappé parce que justement, les facteurs qui font décider de frapper tel pays ou tel autre pays ne sont maîtrisés par aucun État. Le pays où nous sommes l'a vécu, votre pays l'a vécu, d'autres encore l'ont vécu. Donc le Sénégal ne peut pas dire qu'il est à l'abri. Mais nous prenons toutes les mesures qu'il faut, qui sont nécessaires, en concertation avec les pays avec lesquels nous partageons cette menace réelle par l'échange de renseignements et par tout autre mécanisme. Nous sommes même allés à un moment donné jusqu'à des patrouilles communes pour anticiper cette menace et enrayer toute tentative de frappe sur le Sénégal. Nous continuons à être vigilants, notamment dans le contexte des Jeux, mais nous sommes tout à fait conscients du niveau de la menace dans toute la sous-région, et cela nous concerne au plus haut point. Alors justement, vous êtes depuis quelques semaines président en exercice de la Cédéao, une institution régionale en crise, notamment à cause du départ de ces trois pays de l'Alliance des États du Sahel. Votre première visite a été justement pour le Mali. Alors est-ce que ça veut dire que vous allez aussi vous rendre au Burkina Faso et au Niger ? Et est-ce que, on sait qu'il y a beaucoup de médiations pour essayer de faire revenir ces trois pays dans le giron de la Cédéao et de l'Union africaine, c'est votre objectif à vous ? Je n'ai pas de frontières en tant qu'Africain, pour aller dans un pays ou dans un autre où je serai certainement bien accueilli en tant que frère africain. Évidemment, je me suis rendu au Mali, je pourrai me rendre dans n'importe quel autre pays dans le futur, selon les besoins et les disponibilités. La Cédéao fait face à des défis. Nous avons vu trois membres qui sont importants quitter l'organisation et créer une autre organisation, la Confédération des États du Sahel. C'est leur souveraineté de décider d'être dans une organisation ou d'en sortir. Ce n'est pas une première ni dans le monde, ni en Afrique. Nous respectons cette décision et nous travaillons à garantir les conditions d'une coexistence des deux organisations qui garantissent la libre circulation des personnes et des biens et qui garantissent une cohabitation qui permette d'avoir un commerce réel entre les pays, qu'ils soient membres de la Cédéao ou qu'ils soient membres de la Confédération des États du Sahel. Sur ce rapport, le dialogue est enclenché. Nous avons nommé un négociateur spécial en la personne du président Lansana Kouyaté. Le Sénégal jouera sa partition. Nous n'avons pas de sens interdit. Nous tendons la main à tout le monde et nous parlons à tout le monde, quelle que soit l'organisation dont il ressort. Parce qu'il nous faut bien discuter des problèmes que nous avons en commun, à savoir comment piloter cette sortie de la façon la plus intelligente possible. Et s'il était demain de la décision de ces autorités de prendre une autre voie, nous pourrons toujours en discuter parce que nous partageons le même espace commun et nous devons y travailler et cohabiter dans les meilleures formes possibles.
D'un côté, des agriculteurs en colère peinent à tirer un revenu décent de leur travail ; de l'autre, des consommateurs ont du mal à boucler leurs fins de mois et se nourrissent de plus en plus mal. Depuis plusieurs décennies, les systèmes alimentaires occidentaux montrent leurs limites. Conçu pour produire plus et plus vite afin de nourrir la population au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le modèle agricole français est aujourd'hui traversé par des crises, des mobilisations d'agriculteurs et des tensions autour des prix. Selon l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), près de 18% des exploitants agricoles vivent sous le seuil de pauvreté. La loi d'urgence agricole, promulguée en août 2026, est censée mieux les protéger, mais elle s'attire également de nombreuses critiques, notamment sur la réintroduction de deux pesticides. Cette nouvelle loi s'ajoute aux nombreuses mesures déjà prises par les pouvoirs publics pour tenter de résoudre les crises. Ainsi, en 2021, 48,5 milliards d'euros de dépenses publiques ont été alloués pour soutenir le secteur agroalimentaire, sans véritablement combler les défaillances du système. De l'autre côté de la chaîne, plus de 8 millions de Français vivent dans l'insécurité alimentaire et, selon une étude Ipsos, 55% considèrent qu'il est trop cher de manger équilibré. En proposant près de 60% de produits ultra-transformés dans leurs rayons, les supermarchés ne les aident pas forcément. Face à ces constats, des collectifs de citoyens et d'agriculteurs tentent de chercher et de proposer d'autres alternatives pour produire et manger mieux. Comment produire autant tout en rémunérant mieux les exploitants ? Quelle révolution alimentaire est possible ? Avec : • Paul Montjotin, délégué général du Mouves (Mouvement des entrepreneurs sociaux) qui réunit des entreprises de l'économie sociale et solidaire, ancien conseiller du groupe parlementaire écologiste. Co-auteur de Mal-bouffe – on arrête tout et on réfléchit ! (Rue de l'échiquier, 2026) • Mathieu Dalmais, agronome, porte-parole d'Inside Track France, un collectif de cadres dirigeants de la distribution, de l'agroalimentaire et de l'agriculture qui a publié, en juin 2026, le rapport La course au prix bas de l'alimentation ne fait pas disparaître les coûts. Elle les déplace, un rapport sur les pratiques des enseignes de la grande distribution. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans cet épisode : Yohan, gestionnaire de scolarité à Malakoff, Franco-Mauricien, Malek Kaci, consultant en interculturel expert du Liban, ainsi que Caroline Pensier, experte des territoires d'outremer au sens large parlent formules de politesse, respect et agressivité. Programmation musicale : ► 100 Ans - Wau Wau Collectif ► MATADORA - KAROL G.
D'un côté, des agriculteurs en colère peinent à tirer un revenu décent de leur travail ; de l'autre, des consommateurs ont du mal à boucler leurs fins de mois et se nourrissent de plus en plus mal. Depuis plusieurs décennies, les systèmes alimentaires occidentaux montrent leurs limites. Conçu pour produire plus et plus vite afin de nourrir la population au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le modèle agricole français est aujourd'hui traversé par des crises, des mobilisations d'agriculteurs et des tensions autour des prix. Selon l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), près de 18% des exploitants agricoles vivent sous le seuil de pauvreté. La loi d'urgence agricole, promulguée en août 2026, est censée mieux les protéger, mais elle s'attire également de nombreuses critiques, notamment sur la réintroduction de deux pesticides. Cette nouvelle loi s'ajoute aux nombreuses mesures déjà prises par les pouvoirs publics pour tenter de résoudre les crises. Ainsi, en 2021, 48,5 milliards d'euros de dépenses publiques ont été alloués pour soutenir le secteur agroalimentaire, sans véritablement combler les défaillances du système. De l'autre côté de la chaîne, plus de 8 millions de Français vivent dans l'insécurité alimentaire et, selon une étude Ipsos, 55% considèrent qu'il est trop cher de manger équilibré. En proposant près de 60% de produits ultra-transformés dans leurs rayons, les supermarchés ne les aident pas forcément. Face à ces constats, des collectifs de citoyens et d'agriculteurs tentent de chercher et de proposer d'autres alternatives pour produire et manger mieux. Comment produire autant tout en rémunérant mieux les exploitants ? Quelle révolution alimentaire est possible ? Avec : • Paul Montjotin, délégué général du Mouves (Mouvement des entrepreneurs sociaux) qui réunit des entreprises de l'économie sociale et solidaire, ancien conseiller du groupe parlementaire écologiste. Co-auteur de Mal-bouffe – on arrête tout et on réfléchit ! (Rue de l'échiquier, 2026) • Mathieu Dalmais, agronome, porte-parole d'Inside Track France, un collectif de cadres dirigeants de la distribution, de l'agroalimentaire et de l'agriculture qui a publié, en juin 2026, le rapport La course au prix bas de l'alimentation ne fait pas disparaître les coûts. Elle les déplace, un rapport sur les pratiques des enseignes de la grande distribution. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans cet épisode : Yohan, gestionnaire de scolarité à Malakoff, Franco-Mauricien, Malek Kaci, consultant en interculturel expert du Liban, ainsi que Caroline Pensier, experte des territoires d'outremer au sens large parlent formules de politesse, respect et agressivité. Programmation musicale : ► 100 Ans - Wau Wau Collectif ► MATADORA - KAROL G.
Hervé Gattegno vous propose un tour d'horizon des principaux événements de l'actualité internationale et française.En Russie, les élections législatives se sont déroulées ce week-end dans un contexte de tensions militaires. Plus de 1600 drones ukrainiens ont été lancés sur l'ensemble des fronts, dont 450 sur Moscou. Malgré ces frappes et une cyberattaque massive, le scrutin s'est tenu selon les plans du Kremlin. Les journaux rapportent de nombreuses irrégularités : vote électronique massif à Moscou, pressions sur les fonctionnaires, exclusion des observateurs indépendants et du seul parti anti-guerre.En Allemagne, le chancelier Friedrich Merz subit un revers électoral majeur. Après sa débâcle en Saxe-Anhalt, les élections régionales à Berlin et en Mecklenburg-Poméranie occidentale confirment la tendance. La CDU enregistre son plus mauvais score depuis la Seconde Guerre mondiale. L'extrême droite poursuit sa progression tandis que l'extrême gauche progresse à Berlin. Merz lui-même a parlé de désastre. Pourtant, son maintien au pouvoir semble assuré faute de candidats désireux de lui succéder.En France, un phénomène criminel ancien refait surface : les kidnappings. Depuis l'été 2023, on dénombre en moyenne trois enlèvements par semaine. Ces séquestrations visent principalement à extorquer de l'argent, particulièrement auprès des nouveaux riches des cryptomonnaies. Les victimes sont enlevées en rue, torturées et filmées pour forcer leurs proches à payer une rançon. La police estime le taux d'élucidation à 45%, mais identifier les commanditaires reste difficile, certains opérant depuis l'étranger ou depuis la prison.L'émission se termine sur une note plus légère avec une anecdote touchante. Hugues Aufray, 97 ans, a assisté au concert de Céline Dion à Paris. Il raconte comment sa chanson « Céline », entendue à la radio en 1967, a convaincu la mère de la chanteuse de garder son quatorzième enfant. Frey se souvient de la voix exceptionnelle de l'enfant et de leur rencontre ultérieure en duo. Il exprime son admiration pour la prestation et la scénographie du concert de la star canadienne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Luc Ferry, philosophe et éditorialiste, décrypte les résultats électoraux allemands et la montée des partis radicaux en Europe. Après la défaite de la CDU aux élections locales à Berlin et en Mecklenburg-Poméranie-Occidentale, où la gauche radicale et l'extrême-droite progressent, il propose une analyse profonde des raisons de ce phénomène politique.Selon Luc Ferry, l'Europe traverse une période de bouleversements majeurs sans équivalent depuis la Seconde Guerre mondiale. Les guerres aux portes du continent, les crises économiques et l'émergence de l'intelligence artificielle créent un climat d'incertitude. Face à ces défis, les partis traditionnels de gouvernement apparaissent dépassés et incapables de proposer des réponses crédibles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Comment le cinéma hollywoodien a-t-il sauvé l'un des plus mythiques temples du jazz parisien d'une crise sans précédent ? Dans cet épisode de « La minute Crooner Attitude » diffusé sur Crooner Radio, Jean-Baptiste Tuzet nous emmène au Caveau de la Huchette à l'occasion de la sortie du roman de Dany Brillant, Paris ne meurt jamais, paru aux éditions du Rocher. Haut lieu historique fréquenté autrefois par les Templiers puis devenu le berceau du swing populaire après la Seconde Guerre mondiale, ce cabaret a frôlé la fermeture suite aux conséquences de la pandémie de Covid-19. La véritable renaissance est venue de l'impact inattendu du film La La Land, dont la mise en lumière sur les réseaux sociaux et les plateformes de streaming a séduit une toute nouvelle génération de jeunes danseurs. Un récit captivant qui permet aux auditeurs de replonger dans l'histoire vivante du quartier de Saint-Germain-des-Prés et de célébrer l'éternelle jeunesse de la grande musique.La Minute Crooner Attitude, le billet d'humeur de Jean-Baptiste Tuzet, tous les jours de la semaine, 9 h 15 et 19 h 15 sur Crooner Radio. Plus d'informations et podcasts www.croonerradio.frHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Partagez votre opinion avec la rédactionDans ce nouvel épisode du podcast « Initiatives Expats », Lesfrancais.press part à la rencontre de l'Association « Devoir de mémoire », basée à Monaco. Depuis 2011, ses membres multiplient les expositions, les voyages mémoriels, les publications et les projets culturels pour transmettre l'histoire de la Résistance, de la déportation et de la Seconde Guerre mondiale. Parmi leurs prochaines initiatives : une pièce de théâtre consacrée au parcours d'un résistant déporté, « Chronique d'une barbarie dénoncée. » Ce podcast, c'est une rencontre inspirante avec cinq personnes passionnées et passionnantes.Support the show
Premier chancelier fédéral d'une nouvelle Allemagne de 1949 à 1963, Konrad Adenauer est l'artisan de la paix après la Seconde Guerre mondiale. Il rencontre Khrouchtchev, Churchill, Kennedy et effectue sa première visite officielle en France à l'invitation du général de Gaulle. Il signe en 1963 le Traité de l'Elysée qui scelle l'amitié franco-allemande. Découvrez le parcours étonnant d'un homme dont le refus de collaborer avec le régime nazi aura été le guide. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Calvès.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au Gabon, ancienne colonie française, s'est joué un épisode méconnu de l'histoire de France. Au début de la Seconde Guerre mondiale, le territoire gabonais était sous le contrôle des hommes du maréchal Pétain. Après l'appel du général de Gaulle, le 18 juin 1940, plusieurs colonies françaises d'Afrique se rallient à la France libre, mais pas le Gabon. Une bataille sera lancée à Mayumba qui deviendra, selon un historien gabonais, la première victoire du général de Gaulle sur le maréchal Pétain. De notre envoyé spécial à Mayumba, au sud du Gabon, Septembre 1940. Il y a 86 ans, le territoire du Gabon est encore sous le contrôle du maréchal Pétain. « Après l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, les colonies de l'Afrique équatoriale française ont rapidement rejoint le mouvement gaulliste de libération. Mais il n'y a que le Gabon qui a fait de la résistance », explique l'historien Chérubin Délicat. L'assaut sur Mayumba, comptoir colonial très prospère grâce à l'exploitation forestière, est en préparation depuis Brazzaville, capitale de la France libre. De son côté, l'administration de Pétain amasse au large de Mayumba des dizaines de soldats venus de Dakar. Le 15 septembre 1940, le colonel Parant, à la tête d'un commando de 10 personnes venues de Pointe-Noire, se pose nuitamment à Mayumba. Le 16 septembre au petit matin, Parant et ses hommes attaquent par surprise. « Ils passent par l'arrière de la maison. Poeydomenge se trouvait en train de prendre le petit déjeuner, décrit l'historien. Le commandant Parant arrive à l'improviste, sort son revolver, le braque à la tempe de Poeydomenge et lui demande de capituler. Il lui dit : "Moi, j'ai plusieurs bataillons et détachements à l'aéroport qui sont déjà rentrés dans la ville et vous n'avez aucune chance de vous en sortir". Donc, c'est sur la base d'un canular que Poeydomenge a dû capituler. » À lire aussiSeconde Guerre mondiale: le rôle de l'Afrique dans la victoire de 1945 Une croix de Lorraine à Mayumba Sur le site de la capitulation, les vainqueurs érigent une croix de Lorraine. « Les partisans du général de Gaulle ont érigé cette stèle, montre Éric André Zue, préfet de Mayumba. À partir de là, il était indéniable que les partisans du général de Gaulle s'étaient installés à Mayumba, en lieu et place des Pétainistes. » Mayumba est selon l'historien Délicat la première victoire militaire de de Gaulle sur le maréchal Pétain. « Mayumba symbolise la montée de la deuxième division Leclerc jusqu'en Tunisie, au Maroc, où en 1944, les troupes coloniales vont rejoindre la Bretagne et la Provence pour libérer la France », précise-t-il. En reconnaissance de cette belle épopée, les amis de la Fondation de Gaulle ont érigé en 2010 sur les hauteurs de Mayumba une réplique de la croix de Lorraine, semblable à celle de Colombey-les-Deux-Églises où repose le général de Gaulle. À lire aussiGabon: de nombreux Sénégalais se rendent à Mayumba, lieu de captivité de Cheikh Amadou Bamba
L'Europe, et l'Union Européenne en particulier, doit affronter les plus grands défis qu'elle ait rencontrés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale . Nous, Européens, devons faire face à une guerre sur notre sol avec un ennemi déclaré, la Russie ; notre meilleur allié, les Etats-Unis, souhaite le déclin de l'Union, nous méprise et convoite certains de nos territoires tandis que la Chine sape inexorablement les bases de notre puissance industrielle. Cette trilogie est enfin unie pour dénoncer les valeurs que nous portons et pour réduire au maximum notre influence dans le monde.Est-ce trop tard ? L'Europe est-elle en train de sombrer ? Devons-nous accepter d'entrer dans le siècle de l'humiliation européenne ? Peut-on encore résister et où chercher le salut ?
durée : 00:58:46 - Toute une vie - par : Olivier Tosseri - Héros de la Résistance italienne pendant la Seconde Guerre mondiale, Enrico Mattei devient après le conflit un grand patron et un fin tacticien politique. Un personnage visionnaire, fascinant et ambigu dont la mort suspecte lors d'un crash aérien a marqué l'histoire italienne contemporaine. - équipe : Julie Beressi, Emmanuel Laurentin, Sandrine Chapron, Laura Dutech-Perez Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:46 - Toute une vie - par : Olivier Tosseri - Héros de la Résistance italienne pendant la Seconde Guerre mondiale, Enrico Mattei devient après le conflit un grand patron et un fin tacticien politique. Un personnage visionnaire, fascinant et ambigu dont la mort suspecte lors d'un crash aérien a marqué l'histoire italienne contemporaine. - réalisation : Julie Beressi
À quelques heures du D-Day, le général Eisenhower doit trancher entre deux météorologues aux prévisions diamétralement opposées. Emmené par Brendan Fraser, ce thriller historique haletant retrace les coulisses décisives de la Seconde Guerre mondiale, à découvrir actuellement en salle.
12 septembre 1943. L'opération Eiche s'apprête à devenir l'une des plus rocambolesques de la Seconde Guerre mondiale. Un commando allemand, mené par le capitaine Otto Skorzeny, débarque de ses planeurs à 2 100 mètres d'altitude pour libérer Mussolini, écarté du pouvoir, isolé à l'hôtel du Gran Sasso. En un éclair et sans un seul coup de feu, le Duce disparaît. Un coup d'éclat qui fera le tour du monde et entrera dans la légende de la propagande nazie.
Un parti d'extrême droite est arrivé en tête lors des élections régionales en Saxe-Anhalt, en Allemagne. Une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.L'AfD, Alternative für Deutschland, a recueilli près de 44 % des suffrages dimanche 6 septembre dans ce Land de deux millions d'habitants.La tête de liste, Ulrich Siegmund, est un jeune nationaliste de 35 ans. Il pourrait devenir le prochain ministre-président de cet État-région. Son programme, pro-russe et anti-immigration, veut notamment inciter les familles allemandes à avoir davantage d'enfants et à revoir la place accordée aux crimes du nazisme dans les programmes scolaires.Comment cette victoire a-t-elle été rendue possible ? Cet épisode est raconté par Nathalie Versieux, correspondante du Parisien en Allemagne, depuis Berlin.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Production : Thibault Lambert et Barbara Gouy - Réalisation et mixage : Théo Albaric - Photo : JENS SCHLUTER/AFP - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : France 24, TikTok Ulrich Siegmund. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Imaginez que vous viviez en Union soviétique pendant la guerre froide.Vous ouvrez un magazine et découvrez des photographies en couleurs de supermarchés remplis de nourriture, de familles possédant une voiture, de cuisines équipées, de maisons individuelles ou encore d'étudiants sur des campus américains.Aujourd'hui, ces images sembleraient parfaitement banales.À l'époque, elles pouvaient être explosives.Ce magazine s'appelle Amerika. Il est lancé par les États-Unis à la fin de la Seconde Guerre mondiale avec une mission très particulière : être diffusé directement en Union soviétique.Il est rédigé en russe, imprimé avec soin et abondamment illustré.Mais sa grande originalité tient à sa méthode.Amerika ne répète pas à longueur de pages : « Le capitalisme est supérieur au communisme. »Il fait quelque chose de beaucoup plus subtil.Il montre.Des voitures. Des vêtements. Des appareils électroménagers. Des logements confortables. Mais aussi des artistes, des scientifiques, des universités, des paysages et la vie quotidienne des Américains.Autrement dit, le message politique se cache derrière des scènes ordinaires.Et cela fonctionne remarquablement bien.Car l'objet lui-même tranche avec la presse soviétique. Papier glacé, photographies spectaculaires, mise en page moderne : Amerika ressemble presque à un produit de luxe.Les exemplaires deviennent si recherchés qu'ils circulent de main en main. Un seul numéro peut être consulté par de nombreux lecteurs.Et c'est là que le magazine devient embarrassant pour le pouvoir soviétique.Depuis des années, la propagande officielle présente volontiers les États-Unis comme une société capitaliste profondément inégalitaire, rongée par la pauvreté et les contradictions sociales.Or Amerika introduit un doute très simple dans l'esprit du lecteur : si le capitalisme est aussi désastreux, pourquoi ces Américains semblent-ils disposer de tant de choses ?Bien sûr, l'image est soigneusement sélectionnée. Le magazine montre une Amérique avantageuse et laisse largement de côté la pauvreté, les inégalités ou les tensions raciales. C'est bien une forme de propagande.Mais justement, sa force vient de ce qu'elle n'en a pas toujours l'apparence.Les autorités soviétiques comprennent le danger. Sa distribution est régulièrement entravée et, en 1952, sa publication est interrompue. Elle reprend quelques années plus tard dans le cadre d'un accord permettant en échange à l'URSS de diffuser son propre magazine aux États-Unis.Amerika continuera finalement jusqu'en 1994, après la disparition de l'Union soviétique elle-même.Son histoire illustre parfaitement ce qu'on appelle aujourd'hui le « soft power » : influencer non par la contrainte, mais par l'attraction.Pendant la guerre froide, les États-Unis disposaient de bombes nucléaires.Mais pour ébranler certaines certitudes soviétiques, quelques photographies de supermarchés bien remplis pouvaient parfois se révéler tout aussi troublantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Bouche à oreille Le son est bien une arme invisible, d'accord. Mais ce sont des armes qui laissent des traces dans les corps. Ces traces peuvent ressortir longtemps après la guerre, parfois pour raconter au mieux son histoire. Le grand-père de Servane, qui se souvient des sons de la Seconde Guerre mondiale, et le journaliste américain David Carde, qui imite les sons, témoignent. La guerre sonore "Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d'harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d'attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio. Mentions : - Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ; - Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ; - Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010. Bibliographie : - Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ; - À l'écoute de l'environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ; - Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006. Pour aller plus loin : - Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010. Remerciements : À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m'avoir accordé leur confiance en acceptant d'être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L'Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n'apparaissent pas à l'audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l'équipe d'ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux. Enregistrements décembre 2025-février 2026 Entretien et montage Servane d'Alverny Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Jana Traboulsi Production ARTE Radio
durée : 02:29:42 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner, Margot Delpierre, Marguerite Catton - "Nous voulions vivre mais pas à n'importe quel prix. De Belleville à Auschwitz", tel est le titre du récit de jeunesse et de déportation de Henri Krasucki. Sophie Binet et Denis Peschanski nous parleront de ce témoignage inédit d'un militant communiste et syndicaliste de la première heure. - équipe : Félicie Faugère, Jean Brossier, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Victoria Géraut-Velmont, Angelico Gaymard, Jean Leymarie, François Saltiel, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Alexandre Morales, Marie Labory, Marianne Dubar, Bahia Bricaud - invités : Sophie Binet Secrétaire générale de la CGT, Denis Peschanski Historien, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, Pierre Levy ancien ambassadeur de France à Moscou (2020-2024), Serge Hercberg Professeur de nutrition à la faculté de médecine de Paris 13, directeur du PNNS, le Programme national nutrition santé Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:39:45 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - "Nous voulions vivre mais pas à n'importe quel prix. De Belleville à Auschwitz", tel est le titre du récit de jeunesse et de déportation d'Henri Krasucki. Plus qu'un simple document d'archive, ce livre est le témoignage inédit de ce militant communiste et syndicaliste de la première heure. - équipe : Félicie Faugère, Jean Brossier, Victoria Géraut-Velmont, Angelico Gaymard, Marianne Dubar, Bahia Bricaud - invités : Sophie Binet Secrétaire générale de la CGT, Denis Peschanski Historien, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
En Allemagne, la victoire de l'AfD en Saxe-Anhalt représente un choc électoral. L'extrême-droite pourrait être en mesure de gouverner une région pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale. Retour sur les raisons économiques qui poussent les électeurs allemands dans les bras de l'extrême droite. L'AfD se nourrit d'un double déclin : le déclin industriel et le déclin démographique allemand. D'abord, l'industrie. C'est depuis toujours le pilier de l'économie allemande. Dans l'automobile, la chimie, la sidérurgie, ses champions vendaient l'excellence allemande dans le monde entier. Et c'est ce pilier industriel qui, depuis cinq ou six ans, ne cesse de se fissurer. À commencer par l'automobile : d'après une étude exhaustive du cabinet EY parue en février, l'industrie automobile a perdu plus de 140 000 emplois depuis 2019. Depuis, les géants allemands Volkswagen et Mercedes ont annoncé des plans d'économies drastiques et la probable fermeture de plusieurs usines sur le sol allemand. Un séisme. Les raisons sont multiples : le virage raté vers l'électrique, la concurrence chinoise, le coût de l'énergie accentué par les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, les guerres commerciales à répétition déclenchées par Donald Trump sont venues saper un deuxième pilier de l'économie allemande : le commerce international. L'industrie automobile est la plus durement touchée, c'est la plus symbolique, mais ce n'est pas l'exception, c'est la règle : c'est l'ensemble du modèle allemand qui aujourd'hui est en question. Ce déclin est en lien direct avec le vote de l'extrême droite : 10 % des électeurs de l'AfD sont sans emploi. C'est plus que chez n'importe quelle autre formation politique, mais c'est même 5 à 10 fois plus que dans les partis dits de gouvernement. Autrement dit, il y a une corrélation directe entre le chômage, qui est la conséquence de tout ce qu'on vient de décrire, et le score de l'extrême-droite. Mais ça ne suffit pas à expliquer le résultat de dimanche. Pour cela, il faut parler du déclin démographique qui frappe l'Allemagne. La population allemande baisse d'année en année. Le phénomène n'est pas nouveau, mais il s'accentue : en 2025, le nombre de naissances a atteint son niveau le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Désormais, l'immigration ne parvient plus à compenser la baisse des naissances, à tel point que l'an dernier, le pays a perdu 100 000 habitants. Et ce phénomène touche particulièrement les régions de l'ex-Allemagne de l'Est, comme la Saxe-Anhalt. Des régions qui, au moment de la réunification il y a 35 ans, avaient déjà subi un exode massif et des fermetures d'usines. Aujourd'hui, ces régions sinistrées sont aussi celles qui attirent le moins les populations immigrées. Les Turcs, les Syriens, les Ukrainiens, les immigrés européens s'installent davantage dans les grandes villes de l'ouest pour y trouver du travail. Les projections des démographes anticipent qu'à l'exception du grand Berlin, les régions de l'ex-RDA pourraient perdre entre 6 et jusqu'à 25 % de leur population d'ici 2045. « Je ne sais pas si vous imaginez le déclassement que cela représente : un habitant sur quatre en moins d'ici 20 ans. » Et c'est peut-être là tout le paradoxe de ce vote AfD : les électeurs de Saxe-Anhalt plébiscitent un parti qui a fait de la lutte contre l'immigration sa priorité, alors que l'urgence serait de redynamiser ces régions en attirant une nouvelle population. Mais ce serait éluder la dimension xénophobe du vote pour l'extrême-droite. Là, on sort de l'économie, et on passe dans le domaine de la sociologie.
C dans l'air du 7 septembre 2026 - Allemagne : la Russie menace d'une "guerre"... et l'extrême droite l'emporte. C'est un séisme politique qui secoue toute la classe politique allemande, et bien au-delà. Le parti d'extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) est arrivé en tête lors des élections régionales en Saxe-Anhalt et est à un cheveu d'une majorité pour gouverner un Land. La région est petite, avec 2 millions d'habitants, dans l'ancienne Allemagne de l'Est, mais ce serait une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Avec 43,8 % des voix, la formation distance très largement la CDU du chancelier Friedrich Merz (17,2 %). Suivent les sociaux-démocrates du SPD (9,3 %), les Verts (8,9 %) et le parti de gauche radicale Die Linke (8,6 %). Avec 5,3 %, l'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW) dépasse de peu les 5 % nécessaires pour entrer au Parlement du Land.« Nous avons écrit l'histoire », a exulté sa tête de liste, Ulrich Siegmund, qui a fait campagne sur la promesse d'expulser les immigrés en situation irrégulière, de créer des milices citoyennes et sur la nostalgie de l'ex-RDA. Russophile et pro-Trump, il a également promis de modifier les programmes scolaires d'histoire, trop centrés, à son goût, sur la culpabilité de l'Allemagne du IIIe Reich. Une position qui fait écho aux propos de Maximilian Krah, alors tête de liste de l'AfD pour les élections européennes de 2024. Ce dernier avait affirmé, dans un entretien au quotidien italien La Repubblica, qu'un membre de la SS (Schutzstaffel) « n'est pas automatiquement criminel ». Si elle parvenait à constituer une majorité pour accéder au pouvoir, l'AfD aurait une grande marge de manœuvre sur l'éducation et la culture, gérées par les régions allemandes.Alors, quelles sont les positions de l'AfD ? Qui est Ulrich Siegmund, le candidat de l'extrême droite allemande qui a remporté l'élection régionale en Saxe-Anhalt ? Quelles conséquences en Allemagne et en Europe ?Le score de ce parti d'extrême droite pro-russe, qui milite pour couper les aides à l'Ukraine, est un revers cinglant pour le chancelier allemand, qui avait promis de juguler son essor. Lors d'une conférence de presse à la mi-journée, Friedrich Merz a reconnu « la pire défaite depuis des décennies ». Il a dit s'attendre à « des conséquences », mais a affirmé « sa détermination » à mener lui-même les « réformes profondes » dont l'Allemagne a besoin.Ces annonces surviennent au moment où l'Allemagne est la cible de sabotages mystérieux et d'attaques multiples. Ces derniers jours, le ton est monté, Berlin accusant Moscou d'une tentative d'attentat aux drones chargés d'explosifs sur son sol, en août dernier. Le Kremlin comme la Maison-Blanche peuvent se satisfaire de ce résultat, qui fragilise l'Allemagne et donc l'Europe. La Saxe-Anhalt est un petit Land, mais la secousse, elle, est grande.Nos experts :- MARION VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L'Express.- DOMINIQUE MOïSI - Géopolitologue - conseiller spécial del'Institut Montaigne.- GUILLAUME LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po.- PIERRE HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université catholique de Lille.- AUDE BARIÉTY DE LAGARDE ( Duplex en attente d'Allemagne)- Journaliste correspondante en Allemagne - Le Figaro.
C dans l'air du 7 septembre 2026 - Allemagne : la Russie menace d'une "guerre"... et l'extrême droite l'emporte. C'est un séisme politique qui secoue toute la classe politique allemande, et bien au-delà. Le parti d'extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) est arrivé en tête lors des élections régionales en Saxe-Anhalt et est à un cheveu d'une majorité pour gouverner un Land. La région est petite, avec 2 millions d'habitants, dans l'ancienne Allemagne de l'Est, mais ce serait une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Avec 43,8 % des voix, la formation distance très largement la CDU du chancelier Friedrich Merz (17,2 %). Suivent les sociaux-démocrates du SPD (9,3 %), les Verts (8,9 %) et le parti de gauche radicale Die Linke (8,6 %). Avec 5,3 %, l'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW) dépasse de peu les 5 % nécessaires pour entrer au Parlement du Land.« Nous avons écrit l'histoire », a exulté sa tête de liste, Ulrich Siegmund, qui a fait campagne sur la promesse d'expulser les immigrés en situation irrégulière, de créer des milices citoyennes et sur la nostalgie de l'ex-RDA. Russophile et pro-Trump, il a également promis de modifier les programmes scolaires d'histoire, trop centrés, à son goût, sur la culpabilité de l'Allemagne du IIIe Reich. Une position qui fait écho aux propos de Maximilian Krah, alors tête de liste de l'AfD pour les élections européennes de 2024. Ce dernier avait affirmé, dans un entretien au quotidien italien La Repubblica, qu'un membre de la SS (Schutzstaffel) « n'est pas automatiquement criminel ». Si elle parvenait à constituer une majorité pour accéder au pouvoir, l'AfD aurait une grande marge de manœuvre sur l'éducation et la culture, gérées par les régions allemandes.Alors, quelles sont les positions de l'AfD ? Qui est Ulrich Siegmund, le candidat de l'extrême droite allemande qui a remporté l'élection régionale en Saxe-Anhalt ? Quelles conséquences en Allemagne et en Europe ?Le score de ce parti d'extrême droite pro-russe, qui milite pour couper les aides à l'Ukraine, est un revers cinglant pour le chancelier allemand, qui avait promis de juguler son essor. Lors d'une conférence de presse à la mi-journée, Friedrich Merz a reconnu « la pire défaite depuis des décennies ». Il a dit s'attendre à « des conséquences », mais a affirmé « sa détermination » à mener lui-même les « réformes profondes » dont l'Allemagne a besoin.Ces annonces surviennent au moment où l'Allemagne est la cible de sabotages mystérieux et d'attaques multiples. Ces derniers jours, le ton est monté, Berlin accusant Moscou d'une tentative d'attentat aux drones chargés d'explosifs sur son sol, en août dernier. Le Kremlin comme la Maison-Blanche peuvent se satisfaire de ce résultat, qui fragilise l'Allemagne et donc l'Europe. La Saxe-Anhalt est un petit Land, mais la secousse, elle, est grande.Nos experts :- MARION VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L'Express.- DOMINIQUE MOïSI - Géopolitologue - conseiller spécial del'Institut Montaigne.- GUILLAUME LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po.- PIERRE HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université catholique de Lille.- AUDE BARIÉTY DE LAGARDE ( Duplex en attente d'Allemagne)- Journaliste correspondante en Allemagne - Le Figaro.
durée : 00:03:52 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - C'est la question posée par Kahina, dix ans. Pour lui répondre, Géraud Létang un historien spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, également enseignant à l'école de guerre. Il retrace un long chemin, marqué par des avancées lentes mais réelles. - équipe : Stéphanie Texier, Marjorie Devoucoux - invités : Géraud Létang Historien, chercheur au Service Historique de la Défense. Spécialiste des empires coloniaux et de la Seconde guerre mondiale Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:08 - Les journaux de France Culture - Le parti d'extrême droite "Alternative pour l'Allemagne" (AfD) remporte les élections dans la région de Saxe-Anhalt mais échouerait à obtenir la majorité absolue. Une victoire inédite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. - équipe : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin, Nicolas Pommé Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:14:08 - Journal de 7 h - Le parti d'extrême droite "Alternative pour l'Allemagne" (AfD) remporte les élections dans la région de Saxe-Anhalt mais échouerait à obtenir la majorité absolue. Une victoire inédite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. - équipe : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin, Nicolas Pommé Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Pierre-Édouard Deldique reçoit Jérôme Heurtaux, l'auteur d'un essai marquant intitulé Le droit international est-il mort à Gaza ? (Riveneuve). Politiste, l'invité d'Idées cette semaine propose une réflexion à la fois méthodique, accessible et inquiète sur l'état du droit international face à un conflit où les violations massives semblent se dérouler sous les yeux du monde entier. L'auteur, – qui, comme il le souligne dans l'émission, a travaillé sur le silence ou le négationnisme des Polonais, après la Seconde Guerre mondiale –, explique que son livre est né en somme d'un désarroi et d'une colère face aux crimes commis à Gaza après les massacres de Juifs, en Israël, le 7 octobre 2023. Son essai est celui d'un politiste qui se saisit du droit pour comprendre ce que les normes internationales permettent réellement de dire, de qualifier et sanctionner. Jérôme Heurtaux montre comment le droit international fonctionne concrètement dans un contexte de violence extrême. Le premier chapitre est consacré à un travail de synthèse d'enquêtes disponibles sur Gaza, réalisées par les ONG (palestiniennes et israéliennes), l'ONU, et les instances pénales internationales. D'évidence, on ne pourra dire que l'on ne savait pas. Comme l'auteur le dit au micro d'Idées, les preuves étaient (et demeurent) accessibles, en sources ouvertes. Il montre comment les journalistes palestiniens – souvent tués dans l'exercice de leur travail – ont documenté la guerre malgré l'interdiction d'accès imposée à la presse internationale par le gouvernement israélien. Le deuxième chapitre explore la manière dont les acteurs – ONG, experts, juridictions internationales et nationales – mobilisent les catégories du droit pénal international : crimes de guerre, crimes contre l'humanité, crimes de génocide. Jérôme Heurtaux met en lumière une convergence exceptionnelle des analyses qui qualifient la situation à Gaza de génocide, en s'appuyant sur la mortalité massive des civils, l'affamement de la population, la destruction systématique des infrastructures vitales, la déshumanisation des Palestiniens. Il restitue les raisonnements juridiques de manière claire, montre comment les experts appliquent les textes fondateurs : la Convention de 1948 et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Le troisième chapitre élargit la réflexion : le droit international est-il encore capable de protéger, qualifier, sanctionner ? Selon l'auteur, le droit international reste un langage universel, partagé par les acteurs qui documentent les crimes. Il permet de nommer l'horreur, de la rendre intelligible. Reste que son efficacité dépend entièrement de sa mise en œuvre : sans mobilisation devant les juridictions internationales ou nationales, le droit se désarme. Bien que centré sur Gaza, l'essai pose une question plus large : que reste‑t‑il du droit international lorsque les États les plus puissants refusent de l'appliquer ? Programmation musicale : « Intro » – Hussam Aliwat « Ta5 » – Shamaly « Conte d'un luth désespéré » – Abderraouf Ouertani.
Pierre-Édouard Deldique reçoit Jérôme Heurtaux, l'auteur d'un essai marquant intitulé Le droit international est-il mort à Gaza ? (Riveneuve). Politiste, l'invité d'Idées cette semaine propose une réflexion à la fois méthodique, accessible et inquiète sur l'état du droit international face à un conflit où les violations massives semblent se dérouler sous les yeux du monde entier. L'auteur, – qui, comme il le souligne dans l'émission, a travaillé sur le silence ou le négationnisme des Polonais, après la Seconde Guerre mondiale –, explique que son livre est né en somme d'un désarroi et d'une colère face aux crimes commis à Gaza après les massacres de Juifs, en Israël, le 7 octobre 2023. Son essai est celui d'un politiste qui se saisit du droit pour comprendre ce que les normes internationales permettent réellement de dire, de qualifier et sanctionner. Jérôme Heurtaux montre comment le droit international fonctionne concrètement dans un contexte de violence extrême. Le premier chapitre est consacré à un travail de synthèse d'enquêtes disponibles sur Gaza, réalisées par les ONG (palestiniennes et israéliennes), l'ONU, et les instances pénales internationales. D'évidence, on ne pourra dire que l'on ne savait pas. Comme l'auteur le dit au micro d'Idées, les preuves étaient (et demeurent) accessibles, en sources ouvertes. Il montre comment les journalistes palestiniens – souvent tués dans l'exercice de leur travail – ont documenté la guerre malgré l'interdiction d'accès imposée à la presse internationale par le gouvernement israélien. Le deuxième chapitre explore la manière dont les acteurs – ONG, experts, juridictions internationales et nationales – mobilisent les catégories du droit pénal international : crimes de guerre, crimes contre l'humanité, crimes de génocide. Jérôme Heurtaux met en lumière une convergence exceptionnelle des analyses qui qualifient la situation à Gaza de génocide, en s'appuyant sur la mortalité massive des civils, l'affamement de la population, la destruction systématique des infrastructures vitales, la déshumanisation des Palestiniens. Il restitue les raisonnements juridiques de manière claire, montre comment les experts appliquent les textes fondateurs : la Convention de 1948 et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Le troisième chapitre élargit la réflexion : le droit international est-il encore capable de protéger, qualifier, sanctionner ? Selon l'auteur, le droit international reste un langage universel, partagé par les acteurs qui documentent les crimes. Il permet de nommer l'horreur, de la rendre intelligible. Reste que son efficacité dépend entièrement de sa mise en œuvre : sans mobilisation devant les juridictions internationales ou nationales, le droit se désarme. Bien que centré sur Gaza, l'essai pose une question plus large : que reste‑t‑il du droit international lorsque les États les plus puissants refusent de l'appliquer ? Programmation musicale : « Intro » – Hussam Aliwat « Ta5 » – Shamaly « Conte d'un luth désespéré » – Abderraouf Ouertani.
L'histoire paraît inventée. Pourtant, à plus de trente ans d'intervalle, deux hommes sont réellement parvenus à voyager entre les îles Anglo-Normandes en utilisant les services de la Poste. Ils s'appelaient Harry Turner et le major « Peabod » Palmer. Et ils ont profité d'une étonnante faille dans le règlement postal britannique.Commençons en 1905, sur l'île de Guernesey.Harry Turner découvre dans un journal qu'un homme a réussi quelques années auparavant à se faire transporter par la Poste à Londres. Intrigué, il décide de vérifier si l'expérience est également possible à Guernesey.Il étudie alors le règlement postal et découvre une disposition étonnante. Un service spécial permet d'expédier certains objets sous la surveillance d'un employé de la Poste. Mais apparemment, rien n'indique explicitement que « l'objet » en question ne peut pas être… un être humain.Turner décide donc de se faire envoyer de Guernesey jusqu'à l'île voisine de Sercq.Et cela fonctionne.Le 6 juillet 1905, il effectue la traversée accompagné d'un messager des Postes chargé de veiller sur cet étrange « colis ». Turner ne voyage donc pas enfermé dans une caisse : c'est sa personne elle-même qui est prise en charge par le service postal.L'expérience est surtout une plaisanterie destinée à tester les limites du règlement. Turner revient même à Guernesey le même jour, accueilli par une foule amusée.Mais en 1940, un autre homme va utiliser cette faille pour une raison beaucoup plus sérieuse.Le major « Peabod » Palmer se trouve à Guernesey et cherche désespérément à rejoindre sa famille sur l'île d'Aurigny. Nous sommes en février 1940 : la Seconde Guerre mondiale a commencé et les déplacements deviennent difficiles.Problème : toutes les places disponibles sur le bateau sont réservées.Palmer consulte alors le règlement de la Poste et arrive à la même conclusion que Turner : aucun texte n'interdit formellement d'expédier une personne.Il demande donc à voyager… par la Poste.Le capitaine du bateau refuse d'abord de l'embarquer. Finalement, Palmer obtient son passage et voyage dans la cale, sous supervision postale.À son arrivée à Aurigny, l'histoire devient encore plus savoureuse : il est conduit au bureau de tri postal, puis un facteur le remet officiellement à sa destinataire.Qui est cette destinataire ?Sa propre épouse.Palmer venait littéralement d'être « livré » chez lui.Après cet épisode, les règles furent modifiées afin d'empêcher qu'une personne puisse de nouveau utiliser la Poste comme moyen de transport.Harry Turner et le major Palmer restent ainsi les héros d'une curieuse époque où, avec suffisamment d'imagination, on pouvait voyager non pas avec un billet… mais comme un colis postal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Voilà qui peut sembler étonnant. Pablo Picasso a vécu l'essentiel de sa vie en France. Il s'installe définitivement à Paris au début du XXe siècle, y réalise une grande partie de son œuvre et meurt dans le sud de la France en 1973. Pourtant, il n'a jamais obtenu la nationalité française.Et le plus surprenant, c'est qu'il l'a bel et bien demandée.Picasso naît en Espagne, à Malaga, en 1881. Il arrive pour la première fois à Paris en 1900. Mais très rapidement, la police française commence à s'intéresser à lui.Pourquoi ? Parce que le jeune peintre fréquente des Espagnols proches des milieux anarchistes. À cette époque, l'anarchisme inquiète énormément les autorités françaises, notamment après plusieurs attentats commis en Europe.Dès 1901, Picasso fait donc l'objet d'un rapport de police. On le soupçonne lui-même d'être anarchiste, alors qu'aucune preuve sérieuse ne permet de l'établir.Et ce vieux dossier va avoir des conséquences près de quarante ans plus tard.En 1936 éclate la guerre civile espagnole. Picasso prend clairement position contre le général Franco et soutient les républicains. L'année suivante, il peint d'ailleurs l'une de ses œuvres les plus célèbres : Guernica, en réaction au bombardement de cette ville espagnole.Puis, en 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale vient de commencer, Picasso décide de demander officiellement la nationalité française.À ce moment-là, il est pourtant déjà mondialement connu. Mais cela ne suffit pas.Les autorités ressortent son ancien dossier de police. Elles rappellent ses supposées sympathies anarchistes et son soutien aux républicains espagnols. Un rapport des Renseignements généraux le présente comme politiquement suspect.Résultat : sa demande de naturalisation n'aboutit pas.Après la guerre, la situation change complètement. Picasso devient l'un des artistes les plus célèbres au monde. Il adhère au Parti communiste français et continue à vivre en France.Il aurait alors probablement pu tenter une nouvelle demande de naturalisation.Mais il ne le fera jamais.Le refus de 1940 semble avoir laissé des traces. Et Picasso, désormais installé et reconnu internationalement, n'avait plus vraiment besoin de devenir français.Il restera donc espagnol jusqu'à sa mort en 1973.Une situation assez paradoxale : l'un des artistes les plus célèbres de l'histoire culturelle française a passé plus de soixante-dix ans en France… sans jamais en avoir la nationalité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:16:33 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Le 6 septembre prochain, l'extrême droite pourrait accéder au pouvoir dans le Land de Saxe-Anhalt, en ex-Allemagne de l'Est, une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. - invités : Hélène Miard-Delacroix Professeure émérite à Sorbonne Université, spécialiste de l'histoire et de civilisation de l'Allemagne contemporaine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
On va scruter de près les prochaines élections ce week-end en Allemagne, les sondages annoncent une victoire du parti d'extrême droite AfD. Il pourrait prendre la présidence d'un Land, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. On pourrait croire qu'il s'agit d'une élection régionale, celle d'un Land dans l'est de l'Allemagne, 9 % d'électeurs mobilisés et pourtant le vote qui aura lieu dimanche 6 septembre fera date. Le parti d'extrême droite Alternative für Deutschland, AfD, caracole en tête avec 35 à 40 % d'intentions de vote. Et pour la première fois depuis 1945, il pourrait prendre la présidence de ce Land de Saxe-Anhalt. Ce qui n'est pas rien ! Car dans un système fédéral comme l'Allemagne, les Länder ont beaucoup de pouvoir. L'AfD a déjà annoncé vouloir reprendre la main sur la police, la justice, l'immigration… Et c'est surtout sur la question de la culture, de l'éducation et des médias que le gouvernement régional a une compétence exclusive. Le candidat de l'AfD ne s'en cache pas, il veut tout simplement cesser tout financement pour les médias publics… C'est le reportage de notre correspondante Delphine Nerbollier. L'ingérence russe en Allemagne et ailleurs dans les médias européens avec Franceline Beretti Une victoire de l'AfD n'établirait pas seulement un nouveau modèle régional d'extrême droite, elle aurait des conséquences sur la chambre haute du Parlement, et bien sûr sur le contexte international. Car ce scrutin intervient dans un climat de forte turbulence russe. Le parti d'extrême droite ne cache pas sa proximité avec Moscou, qui le lui rend bien. La déstabilisation démocratique est un objectif affiché de la Russie. C'est dans ce contexte que, pour la première fois, le chancelier allemand a haussé le ton cette semaine. Un mois après l'attentat déjoué contre l'aéroport de Leipzig, le gouvernement a nommément désigné la Russie comme responsable. À lire aussiAprès l'attaque au drone explosif à Leipzig, l'UE promet de nouvelles sanctions contre la Russie George Sand revisitée par les artistes britanniques Et on terminera cette émission avec un reportage qui serait exactement à même de s'attirer les foudres de l'extrême droite et de la Russie… Pour les 150 ans de la mort de l'écrivaine française George Sand, l'Angleterre revisite son œuvre au prisme de la question du genre et de l'égalité entre les sexes. George Sand en France, c'est plutôt une œuvre consensuelle, avec des livres, La Petite Fadette, La mare au diable, qu'on donne à lire aux collégiens et collégiennes. Mais à Londres, en 2026, on dépoussière complètement cette figure mythique. Marie Billon est allée rencontrer toutes ces artistes britanniques et françaises qui rejouent le texte sur un autre air.
On va scruter de près les prochaines élections ce week-end en Allemagne, les sondages annoncent une victoire du parti d'extrême droite AfD. Il pourrait prendre la présidence d'un Land, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. On pourrait croire qu'il s'agit d'une élection régionale, celle d'un Land dans l'est de l'Allemagne, 9 % d'électeurs mobilisés et pourtant le vote qui aura lieu dimanche 6 septembre fera date. Le parti d'extrême droite Alternative für Deutschland, AfD, caracole en tête avec 35 à 40 % d'intentions de vote. Et pour la première fois depuis 1945, il pourrait prendre la présidence de ce Land de Saxe-Anhalt. Ce qui n'est pas rien ! Car dans un système fédéral comme l'Allemagne, les Länder ont beaucoup de pouvoir. L'AfD a déjà annoncé vouloir reprendre la main sur la police, la justice, l'immigration… Et c'est surtout sur la question de la culture, de l'éducation et des médias que le gouvernement régional a une compétence exclusive. Le candidat de l'AfD ne s'en cache pas, il veut tout simplement cesser tout financement pour les médias publics… C'est le reportage de notre correspondante Delphine Nerbollier. L'ingérence russe en Allemagne et ailleurs dans les médias européens avec Franceline Beretti Une victoire de l'AfD n'établirait pas seulement un nouveau modèle régional d'extrême droite, elle aurait des conséquences sur la chambre haute du Parlement, et bien sûr sur le contexte international. Car ce scrutin intervient dans un climat de forte turbulence russe. Le parti d'extrême droite ne cache pas sa proximité avec Moscou, qui le lui rend bien. La déstabilisation démocratique est un objectif affiché de la Russie. C'est dans ce contexte que, pour la première fois, le chancelier allemand a haussé le ton cette semaine. Un mois après l'attentat déjoué contre l'aéroport de Leipzig, le gouvernement a nommément désigné la Russie comme responsable. À lire aussiAprès l'attaque au drone explosif à Leipzig, l'UE promet de nouvelles sanctions contre la Russie George Sand revisitée par les artistes britanniques Et on terminera cette émission avec un reportage qui serait exactement à même de s'attirer les foudres de l'extrême droite et de la Russie… Pour les 150 ans de la mort de l'écrivaine française George Sand, l'Angleterre revisite son œuvre au prisme de la question du genre et de l'égalité entre les sexes. George Sand en France, c'est plutôt une œuvre consensuelle, avec des livres, La Petite Fadette, La mare au diable, qu'on donne à lire aux collégiens et collégiennes. Mais à Londres, en 2026, on dépoussière complètement cette figure mythique. Marie Billon est allée rencontrer toutes ces artistes britanniques et françaises qui rejouent le texte sur un autre air.
Dimanche, les électeurs de Saxe-Anhalt, dans l'est de l'Allemagne, sont appelés aux urnes pour une élection régionale scrutée de très près. Car pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l'extrême droite pourrait prendre le contrôle d'un land. L'AfD est créditée d'environ 40 % des voix dans les sondages et pourrait décrocher une majorité de sièges au Parlement régional. Pourquoi l'AfD séduit-elle autant dans cette région ? Quelles conséquences cette percée pourrait-elle avoir sur la politique allemande ? Avec Pascal Thibault, correspondant de RFI à Berlin.
L'université n'échappe pas au tourbillon du monde, aux pressions politiques et économiques. En Allemagne, les sondages le redisent au fil des semaines, le parti d'extrême droite l'AfD pourrait bien, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, prendre la tête d'un land de l'est du pays. En l'occurrence la Saxe-Anhalt. Une perspective qui crée l'affolement dans de nombreux secteurs, y compris à l'université. Le porte-parole régional de l'AfD ne mâche d'ailleurs pas ses mots, il va reprendre l'enseignement supérieur en main. Une de nos correspondantes, Salomé Henon Cohin, s'est rendue à Halle, la deuxième ville de la région, et l'inquiétude parmi les professeurs et les élèves est palpable. Au Royaume-Uni, près de la moitié des universités sont en déficit Les dotations budgétaires sont faibles, c'est donc les frais d'inscriptions très élevés (11 000 euros par an) qui viennent compenser les manques. Et comme cela ne suffit pas, on a augmenté aussi le nombre d'inscrits : 400 000 en première année. À Londres, Marie Billon. L'université biélorusse en exil menacée Voilà 20 ans que des universitaires biélorusses ont voulu fuir l'étau de la dictature d'Alexandre Loukachenko en s'installant de l'autre côté de la frontière en Lituanie, dans sa capitale Vilnius. Deux décennies que l'Université biélorusse en exil, l'EHU, survit sur ce compromis… Avec des étudiants qui suivent le cursus en présentiel, mais aussi en ligne depuis la Biélorussie. Un modus vivendi qui a volé en éclats depuis que le régime très prorusse de Minsk a inscrit l'université sur la liste des organisations extrémistes. Étudier est désormais devenu trop dangereux et l'EHU est aujourd'hui menacée de disparition. Reportage à Vilnius de notre correspondante Marielle Vitureau. La tapisserie de Bayeux exposée au Royaume-Uni C'est le feuilleton de l'été, le prêt de la tapisserie de Bayeux, une série franco-britannique avec rebondissement diplomatique, pétition et mobilisation. Une pièce qui raconte la victoire de Guillaume de Normandie à Hastings en 1066. Grande fresque historique, mais grande toile fragile, qui a finalement franchi cet été la Manche pour la première fois en 1 000 ans. Clap de fin demain : le président français inaugurera l'exposition au British Museum. Olivier Favier nous dit quelle histoire nous raconte cette tapisserie. À écouter aussiPrêt de la tapisserie de Bayeux au Royaume-Uni, un geste diplomatico-culturel en question
C'est aussi au nord de l'Europe que se joue la sécurité du continent et on va saisir toutes les implications de ce constat avec un reportage en Finlande qui a fermé sa frontière avec la Russie. C'est peu de dire que la guerre déclenchée par la Russie en Ukraine a réveillé de très mauvais souvenirs en Finlande. Celle de la Seconde Guerre mondiale, où, à l'issue d'un conflit sanglant, Staline s'est emparé de 10 % de son territoire, la Carélie orientale. 420 000 Finlandais ont été évacués. Depuis la frontière de 1 340 kilomètres avec la Russie est toujours scrutée de près pour dénoncer les violations répétées de l'espace aérien finlandais. En mai, en juin et en août, à chaque fois l'ambassadeur a été convoqué. Des incursions pour tester la défense d'un pays qui a mis fin à des décennies de non-alignement pour rejoindre l'organisation de défense de l'Otan il y a trois ans et qui a aussi fermé sa frontière avec son voisin. En Finlande, la fermeture de la frontière Dans la région de Carélie du Sud, cette partie de la Carélie qui est restée finlandaise, l'interdiction de passer la frontière a de nombreuses conséquences et pas seulement économiques… C'est le reportage de Juliette Gheerbrant. Et en Finlande, le long de la frontière russe, l'Otan a beaucoup renforcé ses forces terrestres avec l'aide des pays européens. La Finlande, qui est aussi amenée à coopérer sur un autre terrain stratégique, celui du stockage des denrées alimentaires essentielles en cas de conflit. Le pays est très en pointe sur la question de la défense civile. Un des responsables de la commission Agriculture du parlement s'est même rendu en juin dernier dans le pays pour écrire un rapport sur cet enjeu. En Suède, la constitution de stocks alimentaires En Suède, la préparation à la guerre passe aussi par l'assiette. Après des décennies de paix, le pays remet toute sa défense civile sur pied. Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, la préparation à un éventuel conflit est devenue une priorité. Une commune à 40 kilomètres au sud de Stockholm développe un modèle inédit de stocks alimentaires de guerre, une « réserve alimentaire locale et vivante ». Objectif : garantir une alimentation de qualité à la population en cas de crise majeure ou de guerre. Reportage d'Ottilia Ferey à Södertälje. Notre invitée Sandrine Doppler, analyste spécialiste des questions alimentaire qui signe toute une série sur la sécurité alimentaire dans le monde sur le site Sauvons l'Europe.
Nous sommes à Paris, en 1911. C'est durant l'automne, au Salon des expositions ou par l'intermédiaire du groupe de Puteaux, des artistes réunis dans la banlieue de la capitale, que Francis Picabia rencontre Marcel Duchamp. Une rencontre qui marque un tournant dans la vie de Picabia : lui, le peintre impressionniste à succès est propulsé vers l'avant-garde la plus radicale. L'artiste va dès lors s'employer à dynamiter l'art bourgeois. Sa soif absolue de liberté va le pousser à rejeter tous les dogmes, y compris ceux du surréalisme. Il invente, sans cesse, des nouvelles formes, ne reculant devant aucune contradiction, aucune inconstance, volontiers provocateur. Il sera pour beaucoup dans l'accueil des plus audacieux aux Etats-Unis. Picabia le flambeur, le passionné de voitures et de modernité a eu aussi ses parts d'ombres dont son attitude ambigüe lors de la Seconde Guerre mondiale, ses sympathies pour le régime de Vichy et des écrits aux relents antisémites ne sont pas les moindres. Avec Anne Hustache, historienne de l'art. sujets traités : Francis Picabia, artiste, Marcel Duchamps, avant-garde Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ne supportant plus sa vie hollywoodienne, Jean Gabin traverse l'Atlantique avec une idée en tête : libérer son pays.Suivez le parcours hors-norme de l'icône du cinéma français, Jean Gabin, qui, en pleine gloire à Hollywood, décide de tout quitter pour s'engager dans la Seconde Guerre mondiale. Forcé à l'exil aux États-Unis pour échapper à la pression des nazis, l'acteur ne peut se résoudre à rester passif face au conflit qui ravage son pays. Découvrez comment ce grand nom du 7e art a tout quitté pour rejoindre les Forces françaises libres et participer à la libération de la France, au péril de sa vie. Une histoire de courage, de patriotisme et de sacrifice qui vous plongera au cœur des combats de la Seconde Guerre mondiale.
Nous sommes en1945. Dans son édition du 17 mai, le journal « La Dernière Heure » écrit : « La Sûreté de l'État a appréhendé à Namur la famille de Horace Van Offel, qui fut directeur du Soir volé, et qui avait trouvé refuge en Allemagne. Sa famille a déclaré que Horace Van Offel était mort le 6 octobre dernier, à Fulda. […] “Argent, honte et rebuffades”, ainsi peuvent se résumer les dernières années de la biographie d'un romancier qui, s'il avait eu le moindre sentiment de l'honneur, aurait pu tenir une place, parmi les premières, au nombre de nos écrivains d'imagination. Il est mort… autant de fait pour le peloton d'exécution. » Écrivain et académicien belge, né à Anvers, Horace Van Offel a glissé du plaidoyer contre la misère, qui parcourt son œuvre, vers une collaboration active au sein du journal « Le Soir » passé aux mains des Allemands, lors de la Seconde Guerre mondiale, on a parlé du « Soir volé ». Obsédé par un prétendu déclin de l'Occident, rejetant viscéralement la modernité et le matérialisme, attiré par l'esthétique nazie, séduit par Hitler, Horace van Offel finira sa vie en fuyard sous l'uniforme SS, mort en traître à sa patrie. Comment un homme capable, au travers de son œuvre, d'une grande compassion pour les opprimés a-t-il pu finir par justifier les pires persécutions ? Le talent d'un écrivain peut-il jamais absoudre son aveuglement politique devant l'horreur ? Au-delà de la trahison que reste-t-il d'un homme qui a sacrifié son honneur pour un idéal de puissance et de domination ? Qu'en est-il de la transmission familiale d'une telle histoire ? Avec Olivier Smolders, professeur à l'INSAS ( Institut national supérieur des arts du spectacle), maître de conférence à l'université de Liège, écrivain et cinéaste. « Horace Van Offel – Histoire d'une trahison » aux éditions Les Impressions Nouvelles. sujets traités : Horace Van Offel, écrivain, traitre, patrie Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:40:07 - Les Matins de France Culture - par : Julie Gacon - Alors que le monde connaît un niveau élevé de violence avec, en 2025, le plus grand nombre de conflits étatiques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il devient de plus en plus difficile de faire entendre des discours de paix. Que reste-t-il du pacifisme ? - équipe : Sam Baquiast, Anouk Milliot, Sarah Masson, Rodi Eken, Léa Capuano, Romain Rincon Hernandez, Salomé Erbs - invités : Nicolas Offenstadt Professeur en histoire contemporaine à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
De tous les grands chefs américains sortis auréolés de la Seconde Guerre mondiale, Douglas MacArthur aura sans doute été le plus brillant – mais aussi le plus brutal. Jugé incontrôlable par le président Truman, il va même être « débarqué » !Dans ce nouvel épisode passionnant des Grands dossiers de l'Histoire, Franck Ferrand vous plonge dans les coulisses méconnues de la guerre de Corée. Écoutez le récit saisissant de cette confrontation entre les États-Unis et le bloc communiste, qui a marqué le début de la Guerre Froide et laissé des millions de victimes civiles.Le 25 juin 1950, le général américain Douglas MacArthur est réveillé en pleine nuit par un appel alarmant : les troupes nord-coréennes, soutenues par l'URSS et la Chine, ont franchi le 38e parallèle pour envahir la Corée du Sud. Sous l'égide de l'ONU, les États-Unis s'engagent alors dans un conflit qui va s'enliser pendant trois ans, malgré les offensives audacieuses du stratège MacArthur.Découvrez comment ce dernier a tenté d'emporter la victoire par tous les moyens, allant jusqu'à proposer l'utilisation de l'arme atomique, au grand dam du président Truman. Suivez les rebondissements de cette guerre oubliée, marquée par des bombardements massifs de villes et de villages, faisant des centaines de milliers de victimes civiles.