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durée : 00:04:32 - Le Billet politique - par : Jean Leymarie - Elle aura duré soixante-dix ans, traversé de nombreuses crises et connu une instabilité gouvernementale chronique. Mais la IIIe République nous laisse un héritage conséquent, structurant encore une partie du présent et utile pour envisager l'avenir, selon l'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon. - invités : Bénédicte Vergez-Chaignon Historienne, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et de l'Occupation
Qui n'a pas été pris ces derniers temps par un certain vertige devant le désordre croissant d'un monde semble-t-il devenu fou ? Qui n'a pas été tenté de faire un pas de côté, pour se préserver ? Alors il est temps de se poser la question : Qu'avons-nous fait pour en arriver là ? Et comment rebondir ? Pour y réfléchir ensemble, nous avons le plaisir de recevoir Bruno Dupré, diplomate européen, il s'exprime ici à titre personnel. Bruno Dupré est détaché par la France au service diplomatique de l'UE, le SEAE. Il y occupe la fonction de conseiller politique. Cette émission a été enregistrée le 20 mai 2025, diffusée le 2 juillet 2025. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Qu-avons-nous-fait-pour-en-arriver-la-Avec-B-Dupre.html Extrait de la synthèse rédigée: La question "Qu'avons-nous fait pour en arriver là ?" résonne aujourd'hui avec une acuité particulière. Dans un monde marqué par le chaos, les fractures géopolitiques et la perte des repères moraux, nombreux sont ceux qui ressentent un certain vertige, voire un besoin instinctif de retrait pour se préserver. À l'heure des bascules systémiques, il devient essentiel de faire une pause réflexive. À cette fin, Bruno Dupré, diplomate européen détaché au Service européen pour l'action extérieure (SEAE), propose une lecture personnelle mais profondément informée des désordres contemporains, au micro de l'émission Planisphère. Il identifie trois causes majeures à cette situation : la crise du multilatéralisme, le retour des logiques impériales et une crise culturelle de l'Occident.Le premier grand dérèglement évoqué par Bruno Dupré est l'effondrement du multilatéralisme, ce système fondé après la Seconde Guerre mondiale sur le dialogue et le consensus entre États souverains. Les Nations unies, jadis garantes d'un ordre basé sur l'égalité des États et le respect de la souveraineté territoriale, sont devenues aujourd'hui largement inopérantes. Les résolutions perdent de leur sens et les grandes puissances ne s'accordent plus sur les principes fondamentaux. Cette perte de confiance est particulièrement grave pour l'Union européenne, qui s'est construite sur ces valeurs. En effet, l'ADN de l'Union repose sur le multilatéralisme. L'impossibilité d'agir collectivement sur les grands enjeux internationaux (climat, paix, sécurité) affaiblit considérablement la gouvernance mondiale, creusant le fossé entre le Nord et le Sud.La crise du multilatéralisme : la fin du consensus global. Le retour des empires : entre conquête et prédationEn parallèle de cette crise institutionnelle, B. Dupré observe un retour inquiétant des logiques impériales. Chine, Russie, États-Unis : ces grandes puissances agissent à nouveau comme des empires cherchant à étendre leurs sphères d'influence, souvent au détriment du droit international. Ce comportement s'appuie sur une vision du monde où les frontières restent à conquérir : que ce soit à Taïwan, au Canada, en Ukraine ou dans l'Arctique, le territoire redevient un enjeu de puissance. Cette logique s'oppose radicalement à celle de l'Union européenne, qui considère les frontières comme figées et inviolables. Elle marque aussi une rupture avec le modèle westphalien de coexistence pacifique entre nations.Une fracture Nord-Sud devenue abyssaleL'Europe et l'Occident en général paient aujourd'hui leur arrogance passée, notamment dans leur rapport aux pays du « Sud global ». Les tentatives d'imposer des modèles politiques ou culturels occidentaux sont perçues comme du néocolonialisme. Le rejet de cette domination se manifeste clairement dans les votes à l'ONU, où de nombreux pays africains s'abstiennent ou votent contre des résolutions proposées par l'Europe. Même les pays historiquement soutenus par l'aide occidentale expriment désormais une volonté d'émancipation." La suite sur Diploweb.com
Que savons-nous de l'alliance des Five Eyes ? C. Renault présente le dispositif de renseignement le plus intégré du monde, fondé sur le partage massif d'informations entre 5 pays anglo-saxons : Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande. Dans un contexte de bouleversements stratégiques majeurs, cette alliance est-elle toujours tenable ? Autrement dit, les orientations stratégiques de D. Trump remettent-elle en question cette coopération ? Pour dialoguer à ce propos, nous avons la chance de recevoir au micro de Planisphère Clément Renault, Docteur, historien, chercheur « renseignement, guerre et stratégie » à l'IRSEM et enseignant à Sciences Po. Clément Renault a cosigné avec Paul Charon, « Le monde à venir vu par la CIA », Éditions des Équateurs, 2025. Cette émission a été enregistrée le 08/09/2025 et diffusée le 30/09/25. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Renseignement-comment-fonctionne-l-alliance-des-Five-Eyes-Avec-C-Renault.htmlExtrait de la synthèse rédigée: "L'alliance des Five Eyes est souvent qualifiée de dispositif de renseignement le plus intégré au monde. Fondée sur la confiance, la complémentarité des ressources et un partage massif d'informations, cette alliance historique entre cinq puissances anglo-saxonnes s'est structurée autour de l'interception de télécommunications, principalement à des fins militaires, diplomatiques et stratégiques. Dans un contexte d'instabilité mondiale et de remise en question des alliances traditionnelles, l'émission s'interroge : l'alliance des Five Eyes est-elle toujours tenable ? Et surtout, les orientations de Donald Trump remettent-elles en cause cette coopération ?L'alliance des Fives Eyes prend racine en 1943 avec le pacte BRUSA entre le Royaume-Uni et les États-Unis, durant la Seconde Guerre mondiale. Elle vise alors à coordonner les efforts d'interception des communications ennemies. L'accord est formalisé en 1946 (accord UKUSA), puis étendu à trois autres pays : le Canada (1948), la Nouvelle-Zélande et l'Australie (1956), dans le contexte de la Guerre froide (1947-1990). Cette extension transforme l'accord bilatéral en réseau global de renseignement, spécialisé dans le renseignement électromagnétique (SIGINT), c'est-à-dire l'interception de signaux et de communications.Le renseignement, selon Clément Renault, se compose de données brutes (communications interceptées, imagerie, informations humaines) qui sont ensuite analysées, croisées et interprétées pour produire des informations dites « finies », utiles à la prise de décision politique et militaire. Dans le cas des Five Eyes, l'accent est mis sur l'interception technique, notamment des télécommunications.Le caractère unique de l'alliance des Fives Eyes repose sur un niveau d'intégration inédit : présence mutuelle d'officiers de liaison, partage d'infrastructures techniques, outils communs et instances collégiales de coordination. Cette coopération s'appuie sur une confiance réciproque mais aussi sur une hiérarchie implicite : la NSA américaine domine largement les échanges, suivie par le GCHQ britannique. Les autres membres, notamment la Nouvelle-Zélande, sont considérés comme plus modestes en termes de capacités, mais stratégiques géographiquement, notamment dans la zone indo-pacifique."Lire la suite de la synthèse rédigée disponible sur Diploweb https://www.diploweb.com/Planisphere-Renseignement-comment-fonctionne-l-alliance-des-Five-Eyes-Avec-C-Renault.html
Dorénavant plus grand que Trump, le trumpisme entend détruire l'ordre international hérité de la Seconde Guerre mondiale. Un ordre fondé sur le droit… auquel l'Union européenne reste très attachée. Comprendre les ressorts de ce nouvel ordre porté par D. Trump est essentiel pour saisir ce qui nous arrive, et ce qui nous attend. Pour le comprendre, Planisphère reçoit avec joie, Maya Kandel, Chercheuse indépendante et consultante. Associée à l'Université Sorbonne Nouvelle, auteure d' « Une première histoire du trumpisme », éd. Gallimard. Elle est également consultante en analyse et prospective sur les Etats-Unis pour différents ministères ainsi que pour le secteur privé.Cette émission a été enregistrée le 10/10/2025 à Toulon dans le cadre des RSMED et diffusée le 11/10/2025. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Comment-decrypter-les-Etats-Unis-Avec-M-Kandel.htmlExtrait de la synthèse rédigée : "Plus qu'un homme, le trumpisme entend détruire l'ordre international né de 1945, un ordre fondé sur le droit, cher à l'Union européenne. Pour comprendre ce tournant, Maya Kandel analyse la refonte du rôle américain dans le monde opérée par « Trump 2 », qu'elle distingue nettement de « Trump 1 ». Au cœur du projet : abandon du soutien au système multilatéral au profit d'une logique strictement nationale et de rapports de force bilatéraux.Qualifier Trump d'isolationniste est trompeur. Le débat républicain de l'après-Bush n'oppose pas isolationnisme et interventionnisme, mais interroge l'utilité de soutenir l'ordre international. Le trumpisme tranche : cet ordre n'est plus bénéfique (voire nuisible) aux États-Unis. Il faut donc redéfinir la politique étrangère sur des intérêts nationaux plus étroits, indépendamment des institutions et règles existantes.Trump 1 avait acté la compétition des grandes puissances (Chine d'abord, puis Russie). Trump 2 invoque un retour au réalisme façon XIXe siècle : chaque grande puissance disposerait légitimement d'une sphère d'influence. Par exemple : re-tarifer le Mexique et le Canada après l'ALENA renégocié, réaffirmer l'hémisphère occidental (doctrine Monroe revisitée) et inclure le Groenland dans la responsabilité du NORTHCOM. Cette vision glisse d'une compétition à une connivence entre puissances… où l'Union européenne n'a pas de place évidente.Rien n'est clair : l'Europe est-elle sphère d'autrui, ou bien puissance capable de gérer son « étranger proche » ? L'ambiguïté vaut côté américain, russe, chinois… et européen. Pour Maya Kandel, la question touche au statut stratégique du continent et à sa capacité à exister sans garantie américaine automatique.Parler d'impérialisme est connoté, mais l'idée garde de la pertinence : impérialisme territorial (Russie en Ukraine), impérialisme commercial (Chine et Nouvelles Routes de la soie), et exigences de vassalisation culturelles/politiques perçues dans certains discours américains. Le terme, mis à jour pour le XXIe siècle, éclaire des pratiques actuelles.Le vice-président J. D. Vance incarne une ascension sociale typiquement américaine (Appalaches, armée, grandes études), adossée à un parrainage de la tech (Peter Thiel / Palantir). Cette trajectoire noue droite populiste, complexe militaro-industriel et écosystème technologique, et aide à comprendre l'ADN idéologique du trumpisme au pouvoir. (...)"Lire la suite de la synthèse rédigée synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Comment-decrypter-les-Etats-Unis-Avec-M-Kandel.html
Le plus souvent, nos cartes placent les trois pays Baltes à la marge de l'Europe, au Nord-Est. Estonie, Lettonie et Lituanie sont à la périphérie de l'UE. Et nous en ignorons l'histoire, mais encore la géographie, la population et la situation stratégique. Après avoir été soviétisés à la faveur de la Seconde Guerre mondiale, les Baltes sont redevenus indépendants en 1990-91. Ils deviennent membres de l'OTAN puis de l'UE en 2004. La dégradation des relations avec la Russie les place maintenant au cœur des préoccupations. Pour comprendre comment les Baltes sont passés de la périphérie au centre du débat stratégique européen, nous avons la chance de recevoir le Docteur Philippe Perchoc, Chef de l'antenne IRSEM Europe, auteur de Etude n°125, « Estonie, Lettonie, Lituanie. De la périphérie au centre du débat stratégique européen » sur le site de l'IRSEM, rubrique publication / catégorie Etudes. Il enseigne les questions européennes dans plusieurs universités en France et en Belgique. Cette émission a été enregistrée le 6/10/2025 et diffusé le 9/12/2025. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Les-Baltes-de-la-peripherie-au-centre-du-debat-strategique-europeen-Avec-P-Perchoc.htmlExtrait de la synthèse rédigée : "Longtemps considérés comme des marges géographiques et politiques de l'Europe, les pays baltes, Estonie, Lettonie et Lituanie, occupent aujourd'hui une position centrale dans le débat stratégique européen. Après des décennies d'occupation soviétique, leur indépendance retrouvée en 1991 puis leur intégration à l'OTAN et à l'Union européenne en 2004 ont marqué un tournant historique. Dans le contexte actuel de dégradation des relations avec la Russie, ils apparaissent désormais comme un maillon essentiel de la sécurité européenne. Philippe Perchoc retrace ce basculement historique et géopolitique, tout en soulignant la résilience démocratique et stratégique de ces petits États.Philippe Perchoc rappelle que les pays baltes ont perdu leur indépendance en 1940 à la suite du pacte Molotov-Ribbentrop, qui partageait l'Europe entre l'Allemagne nazie et l'URSS. Occupés par les Soviétiques, puis brièvement par les nazis, ils ont subi une seconde domination soviétique de 1945 à 1991. La soviétisation s'est opérée par plusieurs leviers :. Élimination des élites locales (déportations, purges, répressions) ;. Ingénierie sociale, avec l'installation de travailleurs russophones pour modifier la composition ethnique ;. Grands projets d'infrastructures imposés, qui ont fini par susciter des contestations écologiques et identitaires dans les années 1980. Ces politiques ont nourri, paradoxalement, un réveil national et culturel qui a préparé le retour à l'indépendance.Après 1991, les Baltes ont vu dans l'adhésion à l'OTAN et à l'Union européenne une garantie de sécurité et de prospérité. En 2004, ils rejoignent d'abord l'OTAN, puis l'UE un mois plus tard. Selon Philippe Perchoc, cette adhésion simultanée répondait à une stratégie de réintégration dans la communauté euro-atlantique :. L'OTAN assurait la sécurité militaire face à la Russie.. L'Union européenne impliquait une transformation structurelle profonde : démocratisation, économie de marché et reconstruction d'une société civile. (...)Entre 2004 et 2014, les pays baltes ont alerté l'Union euriopéenne sur la menace persistante de la Russie, souvent sans être entendus. L'invasion russe de la Géorgie (2008), puis surtout celle de la Crimée (2014), ont confirmé leurs craintes. Depuis 2014, la région est devenue un espace clé du dispositif militaire de l'OTAN (...)"Lire la suite de cette synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Les-Baltes-de-la-peripherie-au-centre-du-debat-strategique-europeen-Avec-P-Perchoc.html
durée : 00:39:35 - L'Invité(e) des Matins - par : Astrid de Villaines, Yoann Duval - Dimanche 28 décembre 2025, Donald Trump s'est dit une nouvelle fois proche d'un accord de paix en Ukraine après sa rencontre avec Volodymyr Zelensky. Cette nouvelle annonce soulève une question fondamentale : sur quelles bases juridiques le président américain compte-t-il bâtir cette paix ? - réalisation : Phane Montet - invités : Samantha Besson Professeure de droit au Collège de France et spécialiste du droit international public; Guillaume Piketty Professeur d'histoire à Sciences Po, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance
Comprendre l'histoire du nazisme à travers le supplément de sens qu'offre l'infographie, telle est l'ambition de ce livre d'une richesse incomparable. S'intéressant tant aux incontournables de l'histoire du nazisme, comme son action pendant la Seconde Guerre mondiale, qu'à des questions moins traitées, Maire Moutier-Bitan et Nicolas Guillerat offrent une réflexion globale, portée par une approche graphique puissante, sur un système d'une violence inouïe. Encadrement de la société allemande, réseaux et personnalité d'Hitler, mise en place de la dictature, organisation et fonctionnement du NSDAP, désastre économique, pillages et collaborations, épuration de la société, construction du système concentrationnaire ou encore dénazification, tels sont quelques-uns des thèmes de cette infographie exceptionnelle. Appuyée sur une bibliographie et des sources internationales, construite sur des modélisations contextualisées par des textes limpides, les auteurs proposent une synthèse sans équivalent des connaissances les plus actuelles sur le nazisme, accessible à tous.Marie Moutier-Bitan est notre invitée en studio pour les Interviews HistoireHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce signe V de la Victoire fait avec deux doigts de la main, l'index et le majeur, nous rappelle le regretté Jacques Chirac. "Crac crac mangez des pommes", disait-il. Celui-ci est fait aujourd'hui partie de votre téléphone d'un émoticône plus précisément. Mais il est le fruit d'un mythe : tout le monde pense qu'il a été créé et immortalisé par le Premier ministre Britannique Winston Churchill pendant la Seconde Guerre mondiale. Sauf que pas du tout ! Il est bien né pendant le conflit en Angleterre, mais ce n'est pas Churchill qui en a eu l'idée. C'est l'ancien ministre Belge Victor de Laveleye, exilé à Londres, comme Charles de Gaulle, qui en parle sur les ondes de la BBC où il est speaker... Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:45 - Les Grandes Traversées - par : Romain de Becdelièvre - Après avoir anticipé les prémices de la Seconde Guerre mondiale, Jef entre en résistance dans la France occupée. Il traverse l'Europe pour rejoindre le Général de Gaulle, tout en n'arrêtant pas d'écrire : des reportages, des romans, et un fameux chant qui commence par "Ami, entends-tu..." - réalisation : Julie Beressi - invités : Alfred de Montesquiou Réalisateur de documentaires; Gilles Heuré Journaliste et écrivain; Michel Lefebvre Journaliste; Dominique Missika Historienne, éditrice, productrice; Dominique Bona Membre de l'Académie française; Olivier Weber Ecrivain-voyageur, grand reporter; François Heilbronn Professeur à Sciences Po et vice-président du Mémorial de la Shoah; Anne de Chefdebien Conservatrice du Musée national de la Légion d'honneur; Serge Linkès Maître de conférences à l'université de La Rochelle, chercheur à l'Institut des textes et manuscrits modernes, il a dirigé l'édition des deux tomes de Romans et récits, de Joseph Kessel, dans « La Pléiade »; Frédérique Leichter-Flack Chercheuse, universitaire.
Quand on pense aux conflits armés, on imagine souvent des guerres entre États. Pourtant, les guerres les plus fréquentes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale sont des guerres civiles. Elles traversent l'histoire contemporaine, de l'Afghanistan au Mali, de la Syrie au Rwanda, de la République démocratique du Congo aux Balkans, sans oublier la question kurde. (Rediffusion) Et pourtant, nous en savons finalement assez peu de choses. Elles sont souvent perçues comme des violences chaotiques, irrationnelles, ou comme des effondrements d'État, alors qu'elles obéissent à des logiques politiques, sociales et économiques précises. Qu'elles sont pratiquement un phénomène universel sur le temps long. Et que la quasi-totalité des sociétés a connu un épisode de guerre civile, provoquant la mort de dizaines de millions de personnes ainsi que l'exil ou le déplacement de centaines de millions d'autres. Enfin, loin d'être une affaire uniquement interne à un pays, les guerres civiles ne peuvent se comprendre sans prendre en compte les acteurs internationaux. Gilles Dorronsoro, professeur de Science politique et enseignant en Relations internationales à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Gilles Dorronsoro a travaillé sur les guerres civiles contemporaines en Afghanistan, au Kurdistan, en Syrie et au Mali. « Le plus grand des maux. Sociologie des guerres civiles », CNRS ÉDITIONS.
L'essai Le Monde après Gaza de l'écrivain indo-britannique Pankaj Mishra s'ouvre sur les derniers jours de l'insurrection dans le ghetto de Varsovie en 1943, réprimée dans le sang par les nazis. Comparant l'extermination des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale à l'anéantissement de Gaza par Israël sous le regard complice des puissances démocratiques occidentales, Mishra pointe du doigt la radicalisation de la société israélienne et s'inquiète de l'effondrement moral généralisé. Puisant sa réflexion aussi bien chez Primo Levi, Hannah Arendt, Edward Said que James Baldwin, ce livre relit l'histoire contemporaine à travers une grille morale et invite ses lecteurs à construire le monde d'après en s'appuyant sur une nouvelle conscience politique et éthique. RFI : C'est le sentiment de découragement face à l'effondrement moral généralisé qui vous a conduit à vous lancer dans l'écriture du Monde après Gaza. J'aimerais que vous nous expliquiez les raisons de votre découragement ? Pankaj Mishra : Je me suis retrouvé dans la situation de nombreuses personnes complètement déconcertées par la réaction d'Israël au 7-Octobre. Nous avons vécu des mois d'extermination de masse diffusés en direct, quelque chose de sans précédent dans l'histoire de l'humanité. En même temps, ce qui a été également inédit ces derniers mois, c'est de voir les démocraties occidentales qui prétendent défendre un ordre international fondé sur des règles, qui prétendent se battre pour la démocratie et les droits humains, appuyer Israël en lui apportant leur soutien tant diplomatique, militaire que moral. En conséquence, tout un système de normes, tout un système de lois, toute une manière de comprendre le monde, notre place en son sein, notre perception de nous-mêmes, de nos possibilités, et de ce que nos sociétés pourraient être à l'avenir, désormais tout cela est remis en cause. C'est de cela que je parle quand je vous dis que nous assistons à un effondrement moral généralisé. Je suis étonné de votre réaction. Vous semblez avoir oublié les violences des guerres coloniales, les atrocités commises en Corée et au Vietnam, la mauvaise foi qui a conduit à la guerre en Irak… Je pense que les gens de ma génération n'ont pas oublié les longues guerres et les atrocités de l'impérialisme. Je n'avais pas vraiment beaucoup d'illusions sur la nature de la démocratie occidentale ni sur cette rhétorique des droits de l'homme. Mais je dois admettre que, même pour des personnes comme moi, formées à l'histoire mondiale, les événements de Gaza - au cours desquels on a vu les gens abandonner leurs principes pour se ranger du côté des auteurs d'un génocide - ont été un choc immense. À quand situez-vous la corrosion morale dans la société israélienne que vous pointez et que vous n'êtes d'ailleurs pas le seul à évoquer ? Pour la plupart des observateurs, cette corrosion morale commence avec l'endoctrinement de la population israélienne et la construction d'une identité nationale fondée sur la Shoah et l'expérience juive en Europe. Pendant les premières années de l'existence d'Israël, la Shoah ne faisait pas partie de l'image que ce pays se faisait de lui-même. Les premiers dirigeants israéliens méprisaient les survivants de l'Holocauste : ils les voyaient comme des êtres faibles qui déshonoraient le pays parce qu'ils étaient allés à la mort sans résistance. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1960, que le récit de la Shoah a été redécouvert et élaboré afin d'imposer une identité nationale cohérente. Ainsi, plusieurs générations d'Israéliens ont été endoctrinées avec ce message très dangereux selon lequel le monde qui les entoure serait rempli de gens cherchant à les tuer et à les éradiquer. Dans votre ouvrage, vous revenez longuement sur les mises en garde lancées en leur temps par d'éminents philosophes tels que Hannah Arendt et Primo Lévi contre cet endoctrinement. Pourquoi n'ont-ils pas été écoutés? C'est parce que le récit de l'Holocauste a d'abord été confisqué par l'État d'Israël, puis perverti pour servir les intérêts d'un État violent et expansionniste. Des penseurs comme Hannah Arendt, qui avaient vu en Europe les pires excès du nationalisme, étaient très conscients du risque de voir ressurgir ces dangers dans un nouvel État-nation tenté par le fascisme, le suprémacisme ethnique et racial. C'est pourquoi elle s'est farouchement opposée à l'idée du sionisme comme doctrine constitutive de l'Etat d'Israël. Primo Levi, lui, qui croyait en l'idée d'un Israël socialiste, fut totalement horrifié en découvrant les preuves des atrocités israéliennes commises contre les Libanais et les Palestiniens. Ces penseurs ne pouvaient concevoir que la Shoah serve de fondement à la légitimité d'Israël. Pour eux, cette légitimité ne pouvait reposer que sur le comportement éthique d'Israël dans l'ici et maintenant. C'est pourquoi je crois qu'il est de notre devoir, d'une certaine manière, de sauver la mémoire de la Shoah des mains de ceux qui l'ont tant instrumentalisée en Israël. Ne me méprenez pas : il n'est nullement question d'oublier la Shoah, mais il est seulement question de la délivrer de l'emprise de l'État d'Israël. Comment voyez-vous le monde après Gaza, qui est le titre de votre essai ? Vous savez, lorsque je songe à l'avenir, ce qui m'inspire véritablement de l'espoir, c'est la façon dont la jeunesse a su incarner à travers le monde une forme rare d'empathie et de compassion envers les victimes de la violence à Gaza. Ils l'ont fait en se levant, en se mobilisant, en donnant voix à leur indignation, et, ce faisant, ils nous ont renvoyé à nos propres manquements — nous, les aînés, ceux qui détenons le pouvoir, dans la politique, les affaires ou les médias. Ils nous ont rappelé, parfois avec sévérité, combien nous nous étions compromis, soit en tolérant ce génocide, soit en gardant le silence face à lui. Ces jeunes manifestants, ces étudiants sont descendus dans la rue, ils ont dénoncé les atrocités, nous poussant à écouter davantage la voix de notre conscience. J'espère qu'à mesure qu'ils vieilliront, accédant à leur tour à des positions d'influence et de responsabilité, ils se souviendront des positions profondément morales qu'ils ont su adopter dans ces temps sombres que nous venons de vivre. Et j'espère qu'ils trouveront le moyen de perpétuer ces valeurs de compassion et de solidarité qu'ils ont su si magnifiquement incarner au cours de ces 15 derniers mois marqués par la brutalité et la souffrance. Oui, on peut dire qu'il y a de l'espoir. Le Monde après Gaza, par Pankaj Mishra. Essai traduit de l'anglais par David Fauquemberg. Editions Zulma, 304 pages, 22,50€
Comment attirer dans les musées un public plus jeune ? Guimet, le musée des arts asiatiques à Paris, a trouvé une bonne idée : faire dialoguer ses collections avec un objet de pop culture par excellence. En l'occurrence, les mangas, les bandes dessinées japonaises. L'exposition, qui s'y tient actuellement jusqu'au 9 mars 2026, s'intitule « Manga, tout un art ! ». Le manga « c'est une pop culture qui n'a pas d'équivalent », précise Didier Pasamonik, l'un des commissaires de l'exposition. « Si on prend, en termes de vente, One Piece c'est 550 millions d'exemplaires, Tintin c'est 250 millions et Astérix doit être à 325 millions. On est vraiment sur des chiffres énormes. Et surtout, il s'agit de 1 118 épisodes de One Piece, en face il y a combien d'Astérix ? », ajoute-t-il. Des rouleaux anciens des monastères bouddhiques, préhistoire du geste du dessin japonais, jusqu'au triomphe des séries modernes, le musée Guimet fait dialoguer ses collections avec des centaines de planches d'auteurs majeurs. Le manga, proprement dit, naît à la fin du XIXᵉ siècle, avec l'ouverture du Japon à l'influence occidentale. « Rakuten Kitazawa, qui est en fait le premier mangaka professionnel, est directement influencé par la bande dessinée occidentale. Les mangas n'existent que quand une tradition du dessin et de la narration japonaise rencontre l'Occident. Rakuten Kitazawa va publier notamment une revue qui s'appelle Jiji Manga et qui va faire rentrer le mot manga pour la première fois dans un sens bande dessinée. Manga veut dire dessin libre, croquis », raconte le commissaire d'exposition. À lire aussiLe Japon veut quadrupler les exportations de ses mangas, dessins animés et jeux vidéo Les non-initiés et les amateurs du genre pourront admirer de nombreuses planches originales, dont celles du maître Osamu Tezuka, qui a révolutionné le manga au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. « Tezuka n'est pas nommé le dieu des mangas pour rien. Il est à la fois un dessinateur extrêmement productif, puisqu'il va dessiner 150 000 planches, mais en même temps c'est le premier à faire des dessins animés qui ont une portée internationale, puisque Astro Boy en 1963 va être diffusé aux États-Unis. Et là ça devient le modèle d'une production qui se pense comme un film, un objet de marchandising, d'adaptation au théâtre », explique Didier Pasamonik. Pour l'occasion, le musée expose à titre exceptionnel sa « Joconde »: La grande vague de Kanagawa, une des deux estampes d'Hokusai en sa possession, un chef-d'œuvre présenté en vis-à-vis de planches de bandes dessinées franco-belges qui lui rendent hommage. À lire aussiLe manga sous toutes ses coutures: au Japon comme en France, en livre comme en animé
L'essai Le Monde après Gaza de l'écrivain indo-britannique Pankaj Mishra s'ouvre sur les derniers jours de l'insurrection dans le ghetto de Varsovie en 1943, réprimée dans le sang par les nazis. Comparant l'extermination des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale à l'anéantissement de Gaza par Israël sous le regard complice des puissances démocratiques occidentales, Mishra pointe du doigt la radicalisation de la société israélienne et s'inquiète de l'effondrement moral généralisé. Puisant sa réflexion aussi bien chez Primo Levi, Hannah Arendt, Edward Said que James Baldwin, ce livre relit l'histoire contemporaine à travers une grille morale et invite ses lecteurs à construire le monde d'après en s'appuyant sur une nouvelle conscience politique et éthique. RFI : C'est le sentiment de découragement face à l'effondrement moral généralisé qui vous a conduit à vous lancer dans l'écriture du Monde après Gaza. J'aimerais que vous nous expliquiez les raisons de votre découragement ? Pankaj Mishra : Je me suis retrouvé dans la situation de nombreuses personnes complètement déconcertées par la réaction d'Israël au 7-Octobre. Nous avons vécu des mois d'extermination de masse diffusés en direct, quelque chose de sans précédent dans l'histoire de l'humanité. En même temps, ce qui a été également inédit ces derniers mois, c'est de voir les démocraties occidentales qui prétendent défendre un ordre international fondé sur des règles, qui prétendent se battre pour la démocratie et les droits humains, appuyer Israël en lui apportant leur soutien tant diplomatique, militaire que moral. En conséquence, tout un système de normes, tout un système de lois, toute une manière de comprendre le monde, notre place en son sein, notre perception de nous-mêmes, de nos possibilités, et de ce que nos sociétés pourraient être à l'avenir, désormais tout cela est remis en cause. C'est de cela que je parle quand je vous dis que nous assistons à un effondrement moral généralisé. Je suis étonné de votre réaction. Vous semblez avoir oublié les violences des guerres coloniales, les atrocités commises en Corée et au Vietnam, la mauvaise foi qui a conduit à la guerre en Irak… Je pense que les gens de ma génération n'ont pas oublié les longues guerres et les atrocités de l'impérialisme. Je n'avais pas vraiment beaucoup d'illusions sur la nature de la démocratie occidentale ni sur cette rhétorique des droits de l'homme. Mais je dois admettre que, même pour des personnes comme moi, formées à l'histoire mondiale, les événements de Gaza - au cours desquels on a vu les gens abandonner leurs principes pour se ranger du côté des auteurs d'un génocide - ont été un choc immense. À quand situez-vous la corrosion morale dans la société israélienne que vous pointez et que vous n'êtes d'ailleurs pas le seul à évoquer ? Pour la plupart des observateurs, cette corrosion morale commence avec l'endoctrinement de la population israélienne et la construction d'une identité nationale fondée sur la Shoah et l'expérience juive en Europe. Pendant les premières années de l'existence d'Israël, la Shoah ne faisait pas partie de l'image que ce pays se faisait de lui-même. Les premiers dirigeants israéliens méprisaient les survivants de l'Holocauste : ils les voyaient comme des êtres faibles qui déshonoraient le pays parce qu'ils étaient allés à la mort sans résistance. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1960, que le récit de la Shoah a été redécouvert et élaboré afin d'imposer une identité nationale cohérente. Ainsi, plusieurs générations d'Israéliens ont été endoctrinées avec ce message très dangereux selon lequel le monde qui les entoure serait rempli de gens cherchant à les tuer et à les éradiquer. Dans votre ouvrage, vous revenez longuement sur les mises en garde lancées en leur temps par d'éminents philosophes tels que Hannah Arendt et Primo Lévi contre cet endoctrinement. Pourquoi n'ont-ils pas été écoutés? C'est parce que le récit de l'Holocauste a d'abord été confisqué par l'État d'Israël, puis perverti pour servir les intérêts d'un État violent et expansionniste. Des penseurs comme Hannah Arendt, qui avaient vu en Europe les pires excès du nationalisme, étaient très conscients du risque de voir ressurgir ces dangers dans un nouvel État-nation tenté par le fascisme, le suprémacisme ethnique et racial. C'est pourquoi elle s'est farouchement opposée à l'idée du sionisme comme doctrine constitutive de l'Etat d'Israël. Primo Levi, lui, qui croyait en l'idée d'un Israël socialiste, fut totalement horrifié en découvrant les preuves des atrocités israéliennes commises contre les Libanais et les Palestiniens. Ces penseurs ne pouvaient concevoir que la Shoah serve de fondement à la légitimité d'Israël. Pour eux, cette légitimité ne pouvait reposer que sur le comportement éthique d'Israël dans l'ici et maintenant. C'est pourquoi je crois qu'il est de notre devoir, d'une certaine manière, de sauver la mémoire de la Shoah des mains de ceux qui l'ont tant instrumentalisée en Israël. Ne me méprenez pas : il n'est nullement question d'oublier la Shoah, mais il est seulement question de la délivrer de l'emprise de l'État d'Israël. Comment voyez-vous le monde après Gaza, qui est le titre de votre essai ? Vous savez, lorsque je songe à l'avenir, ce qui m'inspire véritablement de l'espoir, c'est la façon dont la jeunesse a su incarner à travers le monde une forme rare d'empathie et de compassion envers les victimes de la violence à Gaza. Ils l'ont fait en se levant, en se mobilisant, en donnant voix à leur indignation, et, ce faisant, ils nous ont renvoyé à nos propres manquements — nous, les aînés, ceux qui détenons le pouvoir, dans la politique, les affaires ou les médias. Ils nous ont rappelé, parfois avec sévérité, combien nous nous étions compromis, soit en tolérant ce génocide, soit en gardant le silence face à lui. Ces jeunes manifestants, ces étudiants sont descendus dans la rue, ils ont dénoncé les atrocités, nous poussant à écouter davantage la voix de notre conscience. J'espère qu'à mesure qu'ils vieilliront, accédant à leur tour à des positions d'influence et de responsabilité, ils se souviendront des positions profondément morales qu'ils ont su adopter dans ces temps sombres que nous venons de vivre. Et j'espère qu'ils trouveront le moyen de perpétuer ces valeurs de compassion et de solidarité qu'ils ont su si magnifiquement incarner au cours de ces 15 derniers mois marqués par la brutalité et la souffrance. Oui, on peut dire qu'il y a de l'espoir. Le Monde après Gaza, par Pankaj Mishra. Essai traduit de l'anglais par David Fauquemberg. Editions Zulma, 304 pages, 22,50€
Comment attirer dans les musées un public plus jeune ? Guimet, le musée des arts asiatiques à Paris, a trouvé une bonne idée : faire dialoguer ses collections avec un objet de pop culture par excellence. En l'occurrence, les mangas, les bandes dessinées japonaises. L'exposition, qui s'y tient actuellement jusqu'au 9 mars 2026, s'intitule « Manga, tout un art ! ». Le manga « c'est une pop culture qui n'a pas d'équivalent », précise Didier Pasamonik, l'un des commissaires de l'exposition. « Si on prend, en termes de vente, One Piece c'est 550 millions d'exemplaires, Tintin c'est 250 millions et Astérix doit être à 325 millions. On est vraiment sur des chiffres énormes. Et surtout, il s'agit de 1 118 épisodes de One Piece, en face il y a combien d'Astérix ? », ajoute-t-il. Des rouleaux anciens des monastères bouddhiques, préhistoire du geste du dessin japonais, jusqu'au triomphe des séries modernes, le musée Guimet fait dialoguer ses collections avec des centaines de planches d'auteurs majeurs. Le manga, proprement dit, naît à la fin du XIXᵉ siècle, avec l'ouverture du Japon à l'influence occidentale. « Rakuten Kitazawa, qui est en fait le premier mangaka professionnel, est directement influencé par la bande dessinée occidentale. Les mangas n'existent que quand une tradition du dessin et de la narration japonaise rencontre l'Occident. Rakuten Kitazawa va publier notamment une revue qui s'appelle Jiji Manga et qui va faire rentrer le mot manga pour la première fois dans un sens bande dessinée. Manga veut dire dessin libre, croquis », raconte le commissaire d'exposition. À lire aussiLe Japon veut quadrupler les exportations de ses mangas, dessins animés et jeux vidéo Les non-initiés et les amateurs du genre pourront admirer de nombreuses planches originales, dont celles du maître Osamu Tezuka, qui a révolutionné le manga au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. « Tezuka n'est pas nommé le dieu des mangas pour rien. Il est à la fois un dessinateur extrêmement productif, puisqu'il va dessiner 150 000 planches, mais en même temps c'est le premier à faire des dessins animés qui ont une portée internationale, puisque Astro Boy en 1963 va être diffusé aux États-Unis. Et là ça devient le modèle d'une production qui se pense comme un film, un objet de marchandising, d'adaptation au théâtre », explique Didier Pasamonik. Pour l'occasion, le musée expose à titre exceptionnel sa « Joconde »: La grande vague de Kanagawa, une des deux estampes d'Hokusai en sa possession, un chef-d'œuvre présenté en vis-à-vis de planches de bandes dessinées franco-belges qui lui rendent hommage. À lire aussiLe manga sous toutes ses coutures: au Japon comme en France, en livre comme en animé
durée : 00:58:01 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Autrice et metteuse en scène, Éva Doumbia livre un oratorio pour les soldats méconnus qui ont marqué l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la Libération : les tirailleurs sénégalais et les GI's afro-américains. - réalisation : Thomas Beau, Laurence Millet - invités : Éva Doumbia Metteuse en scène, autrice
L'année 2025 restera comme une année charnière pour l'économie mondiale, marquée par le retour tonitruant de Donald Trump à la Maison-Blanche et ses décisions commerciales radicales. Cette émission spéciale d'Éco d'ici, éco d'ailleurs revisite, avec les experts qui sont intervenus à notre micro, les moments clés d'une année économique tumultueuse, entre guerres commerciales, crises géopolitiques, révolution de l'intelligence artificielle et urgence climatique.
L'année 2025 restera comme une année charnière pour l'économie mondiale, marquée par le retour tonitruant de Donald Trump à la Maison-Blanche et ses décisions commerciales radicales. Cette émission spéciale d'Éco d'ici, éco d'ailleurs revisite, avec les experts qui sont intervenus à notre micro, les moments clés d'une année économique tumultueuse, entre guerres commerciales, crises géopolitiques, révolution de l'intelligence artificielle et urgence climatique.
Pour cet épisode de Noël, nous parlons de la sanglante bataille des Ardennes de décembre 1944 à janvier 1945. Hitler est au pied du mur. Il lance une offensive désespérée afin de briser les lignes alliées qui se dirigent vers Berlin. Cette bataille aura été l'une des pires boucheries de la Seconde Guerre mondiale. Bonne écoute et Joyeux Noël! Un sujet léger pour bien entâmer la période des fêtes... Merci à nos partenaires! Constructions Rivard - https://www.constructionsrivard.com/ Miel Abitémis - https://www.mielabitemis.com/ Animalerie Croc Bête - https://crocbete.com/ Devenez membre Patreon en vous rendant au / sltdh et profitez de dizaines d'heures de contenu exclusif! Procurez-vous votre marchandise aux couleurs de SLTDH en vous rendant au https://www.teepublic.com/user/sltdh?... Rejoignez-nous sur Twitch : / sltdh Abonnez-vous à notre chaîne YouTube: / @sltdhpod Une présentation des Éditions Dernier Mot: https://editionsderniermot.com/
L'appétit immobilier de la famille Trump se tourne désormais vers les Balkans et l'Albanie. La fille aînée du président, Ivanka et son mari Jared Kushner ont le projet d'investir plus d'un milliard d'euros pour transformer l'île militarisée de Sazan en lieu branché pour les ultrariches. Dans ce pays où l'industrie touristique connait une croissance exponentielle, les autorités déroulent le tapis rouge. (Rediffusion) Mais c'est sans compter les écologistes et la population locale qui voient d'un mauvais œil cette mainmise sur leur territoire, sans concertation. Reportage dans la région de Vlora, dans le sud du pays signé Louis Seiller. La main de Moscou à l'Université L'Histoire, avec un grand H c'est bien sûr aussi le lieu de l'influence politique. Dans les anciennes républiques soviétiques, qu'il s'agisse de l'Estonie ou de l'Ukraine, on ne s'y trompe pas, la main de Moscou et des services de renseignement cherchent encore à peser sur la recherche. À tel point que nombre d'universitaires répliquent en dénonçant un comportement post-colonial. Les explications de notre correspondante à Kiev, Emmanuelle Chaze. Le journal des prisonniers géorgiens En Géorgie, l'année 2025 a été marquée par des manifestations impressionnantes pour l'Europe et contre le pouvoir autocratique du parti Rêve géorgien qui a multiplié les arrestations dans l'opposition. Mais, la contestation prend aussi d'autres formes comme en témoigne cette initiative portée par une femme citoyenne et des mères de prisonniers. Elles éditent les lettres de leur fils en prison pour alerter sur la répression en cours. Notre correspondant Théo Bourgery-Gonse a suivi ces femmes lors d'une journée de distribution dans le grand marché d'Akhaltsikhé, dans le sud-ouest du pays, à trois heures de la capitale Tbilissi. Roman biographique d'Ukraine De la grande famine en Ukraine sous Staline, de la Seconde Guerre mondiale, du pacte entre la Russie et l'Allemagne, du massacre des juifs en Ukraine à Babi Yar, des déportations en Sibérie... on parle de tout cela dans le roman Yaroslav Trofimov «Ce pays qui n'aimait pas l'amour», publié aux éditions Istya et Compagnie.
Si vous questionnez vos parents, ils vous diront peut-être qu'ils avaient le droit de jouer dehors avant le dîner avec les autres enfants du quartier, même dans les grandes villes, ou d'aller faire des courses seuls. Si cela vous parait irréaliste aujourd'hui, c'est parce que la situation a bien changé depuis leur époque. Car les enfants nés dans les années 60 ont bénéficié d'une grande liberté à la suite des drames vécus pendant la Seconde Guerre mondiale. Comment expliquer que nos parents avaient plus de liberté ? Pourquoi une telle évolution ? Est-ce que ces nouvelles normes ont un impact sur l'évolution de l'enfant ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Laura Taouchanov. À écouter aussi : Qui sont les enfants volés ? Qu'est-ce que le syndrome de l'enfant pressé ? Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
L'appétit immobilier de la famille Trump se tourne désormais vers les Balkans et l'Albanie. La fille aînée du président, Ivanka et son mari Jared Kushner ont le projet d'investir plus d'un milliard d'euros pour transformer l'île militarisée de Sazan en lieu branché pour les ultrariches. Dans ce pays où l'industrie touristique connait une croissance exponentielle, les autorités déroulent le tapis rouge. (Rediffusion) Mais c'est sans compter les écologistes et la population locale qui voient d'un mauvais œil cette mainmise sur leur territoire, sans concertation. Reportage dans la région de Vlora, dans le sud du pays signé Louis Seiller. La main de Moscou à l'Université L'Histoire, avec un grand H c'est bien sûr aussi le lieu de l'influence politique. Dans les anciennes républiques soviétiques, qu'il s'agisse de l'Estonie ou de l'Ukraine, on ne s'y trompe pas, la main de Moscou et des services de renseignement cherchent encore à peser sur la recherche. À tel point que nombre d'universitaires répliquent en dénonçant un comportement post-colonial. Les explications de notre correspondante à Kiev, Emmanuelle Chaze. Le journal des prisonniers géorgiens En Géorgie, l'année 2025 a été marquée par des manifestations impressionnantes pour l'Europe et contre le pouvoir autocratique du parti Rêve géorgien qui a multiplié les arrestations dans l'opposition. Mais, la contestation prend aussi d'autres formes comme en témoigne cette initiative portée par une femme citoyenne et des mères de prisonniers. Elles éditent les lettres de leur fils en prison pour alerter sur la répression en cours. Notre correspondant Théo Bourgery-Gonse a suivi ces femmes lors d'une journée de distribution dans le grand marché d'Akhaltsikhé, dans le sud-ouest du pays, à trois heures de la capitale Tbilissi. Roman biographique d'Ukraine De la grande famine en Ukraine sous Staline, de la Seconde Guerre mondiale, du pacte entre la Russie et l'Allemagne, du massacre des juifs en Ukraine à Babi Yar, des déportations en Sibérie... on parle de tout cela dans le roman Yaroslav Trofimov «Ce pays qui n'aimait pas l'amour», publié aux éditions Istya et Compagnie.
Première diffusion : mai 2025. Plongez dans la traque de l'un des plus grands collaborateurs nazis français : l'effroyable Paul Touvier. De la Seconde Guerre mondiale à sa cavale interminable, en passant par les silences d'État et les réseaux de protection, suivez les traces d'un homme devenu symbole d'une mémoire troublée et d'une justice trop longtemps différée. Un récit haletant entre ombre et lumière, culpabilité et impunité. Condamné en fin de vie 24 mai 1989, Paul Touvier est arrêté à Nice après des décennies de cavale. Son instruction débute, marquée par ses manœuvres d'évitement, l'influence de son avocat Trémolet, et les révélations de Klaus Barbie. Malgré un non-lieu retentissant en 1992, la justice relance l'affaire. Requalifiés en crimes contre l'humanité, les faits le mènent devant la cour d'assises en 1994. Son procès, historique, révèle la sélection ethnique opérée à Rillieux, scellant son implication. Pour découvrir d'autres traques, cliquez ci-dessous : [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : Identité Corse (1/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : 3 balles dans le dos (2/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : La solidarité des maquisards (3/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : Perpétuité pour la résistance (4/4) Crédits : Production : Bababam Textes : Pierre Serisier Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Écoutez l'histoire de Jean Moulin, figure de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale, racontée par l'historienne Virginie Girod dans deux épisodes inédits. Alors qu'en juin 1940, les Nazis gagnent du terrain, la Résistance s'organise. L'appel du général de Gaulle, lancé le 18 juin depuis Londres, marque le début du mouvement de résistance de La France libre. L'armistice est signé le 22 juin 1940, mais Jean Moulin ne prête pas allégeance au régime de Vichy du Maréchal Pétain. La même année, il est révoqué de ses fonctions et entre en résistance. Le 25 octobre 1941, il rencontre le Général de Gaulle en Angleterre. Jean Moulin est alors chargé d'unifier les résistants en France et de les organiser en armée secrète. Une mission qui s'annonce difficile… (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1. - Ecriture et présentation : Virginie Girod - Production : Camille Bichler (avec Florine Silvant)- Direction artistique : Adèle Humbert et Julien Tharaud - Réalisation : Clément Ibrahim - Musique originale : Julien Tharaud - Musiques additionnelles : Julien Tharaud et Sébastien Guidis - Visuel : Sidonie ManginHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Première diffusion : mai 2025. Plongez dans la traque de l'un des plus grands collaborateurs nazis français : l'effroyable Paul Touvier. De la Seconde Guerre mondiale à sa cavale interminable, en passant par les silences d'État et les réseaux de protection, suivez les traces d'un homme devenu symbole d'une mémoire troublée et d'une justice trop longtemps différée. Un récit haletant entre ombre et lumière, culpabilité et impunité. Plutôt mourir que de se rendre Décembre 1971, Paul Touvier vit discrètement au Vatican, gracié par Pompidou. Mais en 1972, un journaliste révèle sa cachette : la presse s'emballe, les résistants manifestent, l'Église se désolidarise. Traqué, Touvier fuit de monastère en monastère, soutenu par des réseaux d'extrême droite. Malgré une grâce partielle, il reste inculpé pour crimes contre l'humanité. Après 17 ans de cavale, il est finalement arrêté en 1989 à Nice. Pour découvrir d'autres traques, cliquez ci-dessous : [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : Identité Corse (1/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : 3 balles dans le dos (2/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : La solidarité des maquisards (3/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : Perpétuité pour la résistance (4/4) Crédits : Production : Bababam Textes : Pierre Serisier Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
L'histoire d'Alistair Urquhart est l'une des plus extraordinaires de la Seconde Guerre mondiale. Né en Écosse en 1919, il n'a que 20 ans lorsqu'il rejoint l'armée britannique et part défendre Singapour, alors bastion stratégique de l'Empire. Mais en février 1942, la forteresse tombe aux mains des Japonais. Pour Alistair, commence alors un calvaire qui va le poursuivre pendant des décennies.Comme des milliers de soldats alliés, il est envoyé comme prisonnier de guerre pour participer à la construction de la tristement célèbre voie ferrée de la mort, entre la Thaïlande et la Birmanie. Sous une chaleur écrasante, affaibli par la faim, la dysenterie, le paludisme et la brutalité quotidienne des gardes, il passe plus d'un an à poser des rails dans la jungle. Il survit à tout… simplement parce qu'il refuse d'abandonner.Puis, alors qu'il pense avoir connu le pire, il est transféré sur un cargo japonais surchargé de prisonniers : les “navires de l'enfer”. Les conditions y sont inhumaines : presque pas d'eau, pas de lumière, la température étouffante. Mais le pire survient lorsque le bateau, non identifié comme transportant des prisonniers alliés, est torpillé par un sous-marin américain. Le navire sombre. Des centaines d'hommes meurent. Alistair, lui, parvient à se hisser à la surface et dérive pendant plusieurs jours en pleine mer, brûlé par le soleil, déshydraté, entouré de débris et de cadavres.Miraculeusement secouru, il est emmené au Japon… où son malheur continue. Il est interné dans un camp près de Nagasaki, contraint de travailler dans une usine. Et c'est là qu'il vit l'un des événements les plus terribles de l'histoire : en août 1945, les États-Unis larguent la bombe atomique sur la ville. Alistair n'est pas au cœur de l'explosion, mais suffisamment proche pour être projeté au sol par le souffle, blessé, brûlé et exposé aux radiations. Il survit — encore.Après la capitulation du Japon, il rentre enfin en Écosse. Pendant des décennies, il garde le silence. Ce n'est qu'à plus de 90 ans qu'il publie son récit, The Forgotten Highlander, devenu un témoignage majeur sur les atrocités de la guerre et la résilience humaine.L'histoire d'Alistair Urquhart n'est pas seulement celle d'un survivant : c'est celle d'un homme qui a affronté trois des pires horreurs du XXᵉ siècle — jungle, océan, bombe atomique — et qui a pourtant continué à croire en la vie, avec une dignité et une force d'âme absolument exceptionnelles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cette édition :Le gouvernement met en place un plan de vaccination massive des troupeaux pour enrayer la propagation de la dermatose nodulaire, maladie touchant le bétail, et renforce les contrôles pour lutter contre le transport illégal d'animaux.Le ministère de l'Intérieur a été victime d'une attaque informatique, les pirates affirmant avoir mis la main sur des millions de données issues de fichiers de la police.La France connaît pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale plus de décès que de naissances, les jeunes couples hésitant à avoir des enfants en raison de contraintes financières et professionnelles.Les salariés du Louvre se réunissent en assemblée générale pour décider de la poursuite ou non de la grève ayant entraîné la fermeture du musée.Le chef Nicolas Sale partage ses conseils pour réaliser un chapon parfait pour le réveillon de Noël.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Première diffusion : mai 2025. Plongez dans la traque de l'un des plus grands collaborateurs nazis français : l'effroyable Paul Touvier. De la Seconde Guerre mondiale à sa cavale interminable, en passant par les silences d'État et les réseaux de protection, suivez les traces d'un homme devenu symbole d'une mémoire troublée et d'une justice trop longtemps différée. Un récit haletant entre ombre et lumière, culpabilité et impunité. Fuite après la libération Paul Touvier fuit la justice après la Libération, changeant d'identités et bénéficiant de soutiens catholiques pour se cacher. Condamné à mort par contumace, il échappe à une arrestation en 1947 dans des circonstances douteuses. Il vit reclus sous un faux nom, tout en militant pour son amnistie avec l'aide d'ecclésiastiques influents. Malgré plusieurs échecs, ses soutiens politiques et religieux poursuivent leurs démarches. En 1967, la prescription de ses peines le libère juridiquement, mais Touvier exige désormais d'être déclaré innocent. Pour découvrir d'autres traques, cliquez ci-dessous : [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : Identité Corse (1/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : 3 balles dans le dos (2/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : La solidarité des maquisards (3/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : Perpétuité pour la résistance (4/4) Crédits : Production : Bababam Textes : Pierre Serisier Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans cette édition :Le gouvernement met en place un plan de vaccination massive des troupeaux pour enrayer la propagation de la dermatose nodulaire, maladie touchant le bétail, et renforce les contrôles pour lutter contre le transport illégal d'animaux.Le ministère de l'Intérieur a été victime d'une attaque informatique, les pirates affirmant avoir mis la main sur des millions de données issues de fichiers de la police.La France connaît pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale plus de décès que de naissances, les jeunes couples hésitant à avoir des enfants en raison de contraintes financières et professionnelles.Les salariés du Louvre se réunissent en assemblée générale pour décider de la poursuite ou non de la grève ayant entraîné la fermeture du musée.Le chef Nicolas Sale partage ses conseils pour réaliser un chapon parfait pour le réveillon de Noël.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sein même des 27 États de l'UE, il reste beaucoup à faire pour lutter contre la prévarication et les pratiques mafieuses. Exemple en Bulgarie, et en Grèce voisine. Corruption :En pleine crise politique, la Bulgarie s'apprête à rejoindre la monnaie européenne le 1er janvier 2026... Le pays a connu 7 élections en 4 ans, et le mécontentement populaire face au projet de budget a de nouveau fait tomber le gouvernement la semaine dernière. Dans les manifestations, la population dit aussi son ras-le-bol de la corruption qui ronge la société du pays le plus pauvre de l'Union européenne. Parmi les pratiques mafieuses qui deviennent monnaie courante, l'accaparement d'entreprises. Témoignage dans la station balnéaire de Sunny Beach, Damian Vodenitcharov.En Grèce, plus de huit citoyens sur dix considèrent que la corruption fait «assez largement» ou «très largement» partie du paysage politique selon une enquête publiée ce mois-ci. L'ONG Transparency International place d'ailleurs le pays derrière l'ensemble de ses voisins européens du Nord et de l'Ouest, même si Malte et la Hongrie ferment la marche. Les précisions à Athènes, de Joël Bronner. Guerre en Ukraine :Comment la Russie continue-t-elle à financer la guerre ? Moscou a dépensé en 2024, 11 trillions de roubles en budget défense, selon Reuters, soit à peu près à une centaine de milliards d'euros. À comparer avec 343 milliards pour les dépenses européennes. D'où vient encore cet argent, comment se porte l'économie ? Les explications de Denis Strelkov, journaliste à la rédaction russe de RFI. Exposition : «Shoah de Claude Lanzmann, les enregistrements inédits» À l'occasion du centenaire de la naissance de Claude Lanzmann et des 40 ans du film Shoah, le musée Juif de Berlin, et le Mémorial de la Shoah à Paris, proposent une exposition qui permet d'entendre les enregistrements sonores qui ont servi de base à son film Shoah. Le journaliste a réalisé plus de 200 heures d'enregistrements pendant ses années de travail préparatoire au film. Ces expositions, en présentant une courte sélection d'entretiens, laissent entrevoir l'immensité des recherches conduites par un réalisateur français. À Berlin, les explications de Delphine Nerbollier. Il y a 70 ans, le Staatsoper de Vienne rouvrait ses portes. Aujourd'hui, le regard sur l'époque a évoluéAu lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'Autriche annexée par le régime nazi, et bombardée, doit se reconstruire et se réinventer. Pour cela, elle met la culture à contribution. Symbole de raffinement, l'opéra de Vienne rouvre ses portes en 1955. Et s'il reste aujourd'hui une gloire nationale, le Staatsoper est cependant considéré avec un regard plus nuancé. Céline Béal a assisté aux préparatifs de ce 70è anniversaire.
Au sein même des 27 États de l'UE, il reste beaucoup à faire pour lutter contre la prévarication et les pratiques mafieuses. Exemple en Bulgarie, et en Grèce voisine. Corruption :En pleine crise politique, la Bulgarie s'apprête à rejoindre la monnaie européenne le 1er janvier 2026... Le pays a connu 7 élections en 4 ans, et le mécontentement populaire face au projet de budget a de nouveau fait tomber le gouvernement la semaine dernière. Dans les manifestations, la population dit aussi son ras-le-bol de la corruption qui ronge la société du pays le plus pauvre de l'Union européenne. Parmi les pratiques mafieuses qui deviennent monnaie courante, l'accaparement d'entreprises. Témoignage dans la station balnéaire de Sunny Beach, Damian Vodenitcharov.En Grèce, plus de huit citoyens sur dix considèrent que la corruption fait «assez largement» ou «très largement» partie du paysage politique selon une enquête publiée ce mois-ci. L'ONG Transparency International place d'ailleurs le pays derrière l'ensemble de ses voisins européens du Nord et de l'Ouest, même si Malte et la Hongrie ferment la marche. Les précisions à Athènes, de Joël Bronner. Guerre en Ukraine :Comment la Russie continue-t-elle à financer la guerre ? Moscou a dépensé en 2024, 11 trillions de roubles en budget défense, selon Reuters, soit à peu près à une centaine de milliards d'euros. À comparer avec 343 milliards pour les dépenses européennes. D'où vient encore cet argent, comment se porte l'économie ? Les explications de Denis Strelkov, journaliste à la rédaction russe de RFI. Exposition : «Shoah de Claude Lanzmann, les enregistrements inédits» À l'occasion du centenaire de la naissance de Claude Lanzmann et des 40 ans du film Shoah, le musée Juif de Berlin, et le Mémorial de la Shoah à Paris, proposent une exposition qui permet d'entendre les enregistrements sonores qui ont servi de base à son film Shoah. Le journaliste a réalisé plus de 200 heures d'enregistrements pendant ses années de travail préparatoire au film. Ces expositions, en présentant une courte sélection d'entretiens, laissent entrevoir l'immensité des recherches conduites par un réalisateur français. À Berlin, les explications de Delphine Nerbollier. Il y a 70 ans, le Staatsoper de Vienne rouvrait ses portes. Aujourd'hui, le regard sur l'époque a évoluéAu lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'Autriche annexée par le régime nazi, et bombardée, doit se reconstruire et se réinventer. Pour cela, elle met la culture à contribution. Symbole de raffinement, l'opéra de Vienne rouvre ses portes en 1955. Et s'il reste aujourd'hui une gloire nationale, le Staatsoper est cependant considéré avec un regard plus nuancé. Céline Béal a assisté aux préparatifs de ce 70è anniversaire.
Première diffusion : mai 2025. Plongez dans la traque de l'un des plus grands collaborateurs nazis français : l'effroyable Paul Touvier. De la Seconde Guerre mondiale à sa cavale interminable, en passant par les silences d'État et les réseaux de protection, suivez les traces d'un homme devenu symbole d'une mémoire troublée et d'une justice trop longtemps différée. Un récit haletant entre ombre et lumière, culpabilité et impunité. Un pétainiste convaincu Le 13 avril 1992, Paul Touvier exulte : la justice française prononce un non-lieu en sa faveur. Ancien cadre de la Milice, il échappe à un procès pour crimes de guerre. Mais cette décision provoque un tollé : les exécutions de Rillieux pourraient relever du crime contre l'humanité, donc imprescriptible. Parcourez ce récit aux origines de Touvier, dévoilant son parcours idéologique, sa radicalisation, et son implication directe dans les crimes du régime de Vichy. Pour découvrir d'autres traques, cliquez ci-dessous : [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : Identité Corse (1/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : 3 balles dans le dos (2/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : La solidarité des maquisards (3/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : Perpétuité pour la résistance (4/4) Crédits : Production : Bababam Textes : Pierre Serisier Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Bienvenue dans la traque. Cette semaine, découvrez une histoire, prête à vous entraîner dans l'exploration d'un parcours criminel, saisissant. Plongez dans la traque de l'un des plus grands collaborateurs nazis français : l'effroyable Paul Touvier. De la Seconde Guerre mondiale à sa cavale interminable, en passant par les silences d'État et les réseaux de protection, suivez les traces d'un homme devenu symbole d'une mémoire troublée et d'une justice trop longtemps différée. Un récit haletant entre ombre et lumière, culpabilité et impunité. Joignez-vous alors à nous et découvrez cette nouvelle saison prochainement disponible sur toutes les plateformes d'écoute. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Bienvenue dans Les Fabuleux Destins. Dans cet épisode, nous allons vous parler d'un soldat japonais. Pour lui, la Seconde Guerre mondiale ne s'est pas terminée en 1945, mais a duré jusqu'en 1974. Son nom : Hiro Onoda. De ses débuts dans l'armée à sa mort, découvrez son incroyable destin. Le soldat nippon qui refusait de se rendre Un matin d'octobre 1945, sur l'île de Lubang aux Philippines. Un soldat japonais est réveillé par le rugissement d'un bombardier. Il se lève d'un bond, son cœur tambourinant dans sa poitrine. Il secoue ses camarades endormis. L'ennemi les attaque, c'est certain. Les quatre hommes regardent le ciel avec appréhension, prêts à affronter le pire. Mais au lieu de recevoir la pluie de bombes qu'ils redoutent, quelque chose d'inattendu se produit. Des milliers de tracts en papier commencent à tomber du ciel. Les soldats restent figés, stupéfaits, alors que les tracts volent tout autour d'eux. Un des soldats se précipite pour en ramasser un, les mains tremblantes, il le déplie avec précaution. "La guerre s'est terminée le 15 août ! Descendez des montagnes !" Hirō replie soigneusement le tract. Il annonce à ses camarades la vérité : ceci est une ruse de l'ennemi. Le Japon ne peut pas perdre face aux Américains. Tout ceci n'est qu'une manœuvre pour pouvoir les capturer, leur combat n'est pas terminé. Mais ce qu'Hiro ignore, c'est qu'il va passer près d'un tiers de sa vie à participer à une guerre déjà terminée... Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clémence Setti Production : Bababam Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Dans cet épisode de 'La Note Secrète', Fabrice Lafitte nous plonge dans l'histoire fascinante de 'Petit Papa Noël', l'un des plus célèbres chants de Noël français. Nous découvrons les origines de cette mélodie intemporelle, composée en pleine Seconde Guerre mondiale, et son parcours jusqu'à devenir un véritable hymne des fêtes de fin d'année. Avec des anecdotes sur l'interprète Tino Rossi et des détails sur la création de ce titre devenu culte, cet épisode offre un regard unique sur l'un des classiques de la musique de Noël.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:55:45 - Autant en emporte l'Histoire - par : Stéphanie Duncan - Colette avait connu la guerre de 14-18. Comme la plupart des femmes, elle l'avait vécue à l'arrière, et comme écrivaine, elle l'avait évoquée dans ses romans et ses chroniques. Quand en 1939, la Seconde guerre mondiale avait éclaté, cette ardente patriote l'avait affrontée avec la même abnégation. - invités : Bénédicte VERGEZ CHAIGNON - Bénédicte Vergez-Chaignon : Historienne, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et de l'Occupation - réalisé par : Anne WEINFELD Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 01:28:25 - Relax ! du vendredi 12 décembre 2025 - par : Lionel Esparza - Il fut l'une des grandes voix du violoncelle français du XXe siècle. Il était pourtant devenu violoncelliste presque par hasard, en raison d'une poliomyélite l'empêchant d'actionner les pédales du piano. Seule ombre au tableau, et pas des moindres : ses positions lors de la Seconde Guerre mondiale. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans un entretien accordé à ONU Info, Nadège Compaoré, professeure de relations internationales à l'Université de Toronto et spécialiste des industries extractives en Afrique, analyse les profondes mutations auxquelles l'État africain est confronté. Invitée au siège des Nations Unies, à New York, dans le cadre de discussions sur le thème Saisir le moment : les promesses de l'État africain, elle explique pourquoi le continent traverse aujourd'hui une période décisive.Pour elle, la redéfinition de l'État africain est devenue incontournable, dans un monde où les équilibres géopolitiques se recomposent rapidement.« Nous n'avons pas connu une période de redéfinition du système international à ce point depuis la Seconde Guerre mondiale », souligne-t-elle.Alors que les grandes puissances se disputent les minerais stratégiques africains, elle estime qu'« il est grand temps que l'Afrique soit au centre » des décisions qui façonnent l'avenir du système international.Nadège Compaoré revient également sur l'héritage d'un modèle extractif hérité de la colonisation, qui continue de marginaliser les communautés locales. Elle appelle à repenser la souveraineté, à réformer les contrats miniers, et à construire un État inclusif, panafricain, capable de placer l'environnement et la justice au cœur de ses choix politiques.(Interview : Nadège Compaoré, professeure de relations internationales à l'Université de Toronto et spécialiste des industries extractives en Afrique ; propos recueillis par Cristina Silveiro)
Il y a 70 ans, le 7 mai 1954 s'achevait la bataille de Diên Biên Phu. Au terme de 56 jours de combats intenses entre les forces françaises et les forces du Việt Minh, la France défaite perdait l'Indochine, après plusieurs décennies d'implantation et huit années de guerre. Dans la deuxième partie de ce double épisode inédit d'Au cœur de l'Histoire, Virginie Girod reçoit l'historien spécialiste de l'Indochine coloniale Alain Ruscio, pour revenir sur les principales étapes de la décolonisation de ce territoire… On croisera la figure d'Hô Chi Minh, on verra pourquoi la Seconde Guerre mondiale a marqué un tournant dans la lutte pour l'indépendance de la région avant de s'intéresser à la défaite de Diên Biên Phu et ses conséquences… (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Présentation : Virginie Girod- Production : Armelle Thiberge et Morgane Vianey- Réalisation : Clément Ibrahim- Composition des musiques originales : Julien Tharaud et Sébastien Guidis- Visuel : Sidonie ManginHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes à la fin du XXe siècle, dans la région du Touquet, aujourd'hui dans le département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France. C'est en peignant les paysages de la région qu'Édouard Lévêque, fabricant de chaussures et peintre amateur, fasciné par la lumière changeante et particulière du littoral, rêvant de donner à la côte une réputation comparable à celles d'Azur ou d'Émeraude ou d'Argent, va lui trouver un nom. Dans le journal « Paris-plage, le courrier des bains de mer », il écrit : Y a-t-il, dans la nature, quelque chose qui possède cette diversité de coloration sans cesse changeante ? Oui, il y a l'opale, cette pierre précieuse aux tons laiteux qui jette tour à tour la série des éclats de vert et de rouge, en passant par toute la série des couleurs intermédiaires. » Ainsi, cet amoureux de la désormais Côte d'Opale va-t-il multiplier les publications sur l'histoire et les atouts de sa villégiature, devenant le promoteur actif de son attractivité touristique. Promenons-nous le long de la Côte d'Opale à la Belle Epoque et prolongeons la balade vers la Côte Arrêtons-nous à Boulogne-sur-Mer qui a joui d'un quasi-monopole balnéaire grâce à l'afflux d'Anglais attirés par les liaisons maritimes. Observons l'essor du Touquet-Paris-Plage, lié à l'ambition d'un notaire parisien. Plus au sud, ce sont des villages picards comme Mers-les-Bains qui vaudront le détour, là où les pouvoirs publics ont investi dans le potentiel balnéaire. Nous allons nous attarder en Baie de Somme, un estuaire reconnu pour sa biodiversité et sa réserve naturelle protégeant les oiseaux migrateurs et la plus grande colonie française de phoques veaux-marins. Nous évoquerons aussi l'impact dévastateur de la Seconde Guerre mondiale et de la reconstruction, mais aussi la conservation de joyaux d'une architecture éclectique. Avec nous : Thierry Demey, conférencier et éditeur (BADEAUX asbl) « Stations thermales et balnéaires à la Belle Epoque ». Sujets traités : Balade, Belle-époque, Touquet, côte d'Opale, 'Édouard Lévêque, Paris-Plage, Picarde, Mers-les-Bains Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le président du Conseil européen, Antonio Costa, dénonce des tentatives d'ingérence des États-Unis dans la politique européenne. Déclaration faite en réaction à la publication par la Maison Blanche, vendredi dernier, de la nouvelle stratégie de sécurité américaine. Un document de 33 pages, où les États-Unis actent une rupture historique avec la politique américaine mise en œuvre depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Nous sommes en 1955. Dans la revue « The New Decade » que publie le Musée d'Art Moderne de New York, on retrouve, parmi les témoignages de vingt-deux peintres européens, celui de la portugaise Vieira da Silva. Elle dit : « Je crois qu'en ajoutant petite tache par petite tache, laborieusement, comme une abeille, le tableau se fait. Un tableau doit avoir son cœur, son système nerveux, ses os et sa circulation. Il doit ressembler à une personne en ses mouvements, il doit y avoir le temps de ses mouvements. Il faudrait que celui qui le regarde se trouve devant un être qui lui tiendra compagnie, qui lui racontera des histoires, qui lui donnera des certitudes. Parce que le tableau ce n'est pas l'évasion, il doit être un ami qui vous parle, qui découvre les richesses cachées en vous et autour de vous. » Maria Helena Vieira da Silva est née à Lisbonne, au début du vingtième siècle, mais son parcours artistique commence véritablement à Paris à la fin des années 1920. C'est dans la capitale française qu'elle rencontre celui qui deviendra son époux et son compagnon de longue date, le peintre hongrois Árpád Szenes. Ensemble, ils vont former un couple artistique de premier plan, mais jamais, elle ne deviendra « la femme de … ». Vieira da Silva a développé un style caractérisé par des compositions complexes, des lignes fuyantes et des perspectives déstabilisées, évoquant souvent des espaces urbains labyrinthiques, des bibliothèques foisonnantes ou des paysages intérieurs. Après un exil au Brésil, durant la Seconde Guerre mondiale, de retour en France, elle devient une figure majeure de ce que l'on appelle la Nouvelle École de Paris. Vieira da Silva laisse derrière elle une œuvre immense et une influence durable sur l'abstraction lyrique européenne. Tentons de percer les mystères de son univers … Avec nous : Anne Hustache, historienne de l'art. Sujets traités : Maria Helena Vieira da Silva, artiste, peintre, Lisbonne, Árpád Szenes, univers, abstraction Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Profitant de sa grande popularité, Joséphine Baker, pendant la Seconde Guerre mondiale, n'aura cessé de renseigner les uns, de remonter le moral des autres.Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Profitant de sa grande popularité, Joséphine Baker, pendant la Seconde Guerre mondiale, n'aura cessé de renseigner les uns, de remonter le moral des autres.Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:59:04 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Sur les ponts, sous les routes et dans les murs, le béton est incontournable, alors que sa fabrication dévaste l'environnement. Cet état de fait paradoxal prend forme seulement après la Seconde Guerre mondiale. Comment expliquer la persistance de l'engouement pour le béton ? - réalisation : Thomas Beau - invités : Nelo Magalhães Chargé de recherches au CNRS en histoire environnementale, docteur en mathématiques; Léa Hobson Architecte, scénographe, maçonne et militante écologiste
Au Danemark, au Royaume-Uni et, à présent, au sein des instances de l'UE, le principe d'une politique migratoire hyperrestrictive s'impose sous la pression des partis nationalistes. Immigrations : Au Royaume-Uni, depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024, le Labour de Keir Starmer déplace sa ligne politique vers la droite, dans un paysage plus morcelé que jamais avec la montée en puissance d'acteurs comme les LibDem au centre, les Verts et surtout l'extrême droite de Reform UK. Parmi les décisions de ce gouvernement Labour qui ont surpris à gauche - y compris au sein du parti - figure la récente réforme des politiques d'immigration. Elle durcit l'accès au droit d'asile et met fin au regroupement familial. Reportage à Londres, Marie Billon. Au Danemark, les sociaux démocrates ont doté le pays de l'une des politiques les plus restrictives d'Europe en matière d'immigration et de conditions d'accueil des réfugiés, soutenue par un consensus politique. Le pays se présente par ailleurs comme un modèle de défense des droits humains et du bien-être de l'individu. Les explications d'Ottilia Ferey À Bruxelles, sous l'impulsion de la présidence danoise du Conseil, les représentants des instances européennes ont décidé de lier les aides commerciales aux pays du Sud à la réadmission de migrants déboutés de l'asile. Ce tournant majeur vient rappeler que le visage politique de l'UE change. Est-il en train de basculer vers l'extrême droite ? Éléments de réponse avec la journaliste Sophie Dupuy. Une chronique en partenariat avec Contexte, média européen numérique indépendant sur les institutions et les politiques de l'Union européenne. Transition énergétique : En Slovaquie, le charbon a joué un rôle économique considérable après la Seconde Guerre mondiale, mais l'heure de la reconversion a sonné. Dans le nord du pays, la région de la Haute Nitra a décidé d'abandonner la production. La centrale électrique est en cours de fermeture, et la mine a cessé d'extraire le minerai, il y a deux ans. Grâce à un fonds de transition de l'UE, de 226 millions, la Haute Nitra doit devenir une région pilote de l'économie post-fossile. Mais les projets d'énergie verte ont du mal à avancer. Frédérique Lebel nous emmène sur le site de la mine désaffectée de Novaky. Reportage en Slovaquie réalisé avec le soutien de la Direction générale de la politique régionale et urbaine de la Commission Européenne.
durée : 00:58:45 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Tracteurs, batteuses, remembrement, intrants… Après la Seconde Guerre mondiale, comment la France entre-t-elle dans une ère de mécanisation et de modernisation agricole aux lourdes conséquences environnementales ? - réalisation : Thomas Beau, Laurence Millet - invités : Christophe Bonneuil Directeur de recherche en histoire des sciences et en histoire environnementale au CNRS et enseignant à l'EHESS. ; Véronique Lucas Sociologue rurale à l'INRAE Bretagne; Céline Pessis Maîtresse de conférence en histoire des sciences et de l'environnement à AgroParisTech
Dans Histoire d'une vie, Marc Menant recevait Michel Poniatowski (1922-2002), ancien Résistant durant la Seconde Guerre mondiale, devenu homme politique dès 1949. Il a notamment été Ministre de l'Intérieur.Il a par ailleurs écrit différents ouvrages sur la politique française et sur l'Histoire. Dans cet entretien, Michel Poniatowski raconte la figure de Talleyrand, que l'on a souvent tendance à considérer uniquement sous un prisme négatif. Pourtant, cette personnalité historique a toujours été bien ancrée dans son époque : il s'agit du seul homme d'Etat qui ait eu une vraie vision d'avenir et qui ait compris le passage du XVIIIe au XIXe siècle.Né avec un pied bot mais une ambition immense, Talleyrand a rapidement été orienté vers une carrière religieuse. Ordonné prêtre, il visait malgré tout les plus grandes fonctions politiques. Cet homme, qui a connu l'Ancien Régime, la Révolution française, le Directoire, l'Empire et la Restauration, a marqué l'Histoire par son sens diplomatique exceptionnel.Histoire d'une vie est un podcast issu des archives d'Europe 1.- Présentation : Marc Menant - Production : Clara Leger- Réalisation : Julien Tharaud - Diffusion : Clara MénardHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:30:11 - L'Entretien archéologique - par : Antoine Beauchamp - On fête les 80 ans de la Commission des fouilles archéologiques du Ministère de l'Europe et des affaires étrangères. Comment cette commission née à la fin de la Seconde Guerre mondiale a-t-elle évolué depuis sa création et quels sont les enjeux actuels de cette archéologie française à l'étranger ? - réalisation : Olivier Bétard - invités : Alexandre Farnoux Directeur de l'Ecole française d'Athènes; Nicolas Grimal Égyptologue, secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, professeur émérite du Collège de France
Le mot “tong” vient… d'un bruit. Littéralement. Il s'agit d'une onomatopée : le tong évoque le claquement caractéristique de la sandale contre le talon lorsque l'on marche avec ce type de chaussure. Ce son sec, répété à chaque pas, a donné son nom à l'objet.Mais c'est un peu plus compliqué en r'realité. A l'origine, avant d'arriver chez nous et de correspondre à ce bruit, le mot vient de l'anglais “thong”, qui signifie à l'origine “lanière”, “courroie”, et plus précisément la bande qui passe entre les orteils. Dans l'anglais moderne, “thong sandals” désigne les sandales à entre-doigts. En Australie, on parle même simplement de thongs pour désigner les tongs.Lorsque le mot traverse la Manche au début du XXe siècle, il est adapté phonétiquement par les francophones. La prononciation anglaise “thong” (/θɒŋ/) devient rapidement “tong”, plus simple à prononcer et plus cohérent avec le son produit par la sandale. Cette coïncidence phonétique — le bruit et le mot — favorise l'adoption du terme dans la langue française.L'objet, lui, est bien plus ancien que son nom. Les sandales à entre-doigt existent depuis l'Égypte ancienne, où on en fabriquait déjà en papyrus ou en cuir. On en trouve aussi en Inde, au Japon (les geta), ou encore en Grèce antique. Mais le mot “tong”, tel qu'on l'utilise aujourd'hui, apparaît réellement au moment où ce type de sandale devient populaire en Occident, après la Seconde Guerre mondiale.Le véritable essor vient dans les années 1950 et 1960, avec l'arrivée massive de modèles en caoutchouc importés du Japon. L'entreprise japonaise Shōroku Shōkai — ancêtre de MoonStar — commercialise alors des sandales bon marché, confortables, faciles à produire, qui deviennent vite incontournables sur les plages. Les Américains les appellent “flip-flops”, là encore pour leur bruit. Les Français retiennent plutôt la version anglo-australienne “tong”.Ce mélange entre origine linguistique anglaise (la “lanière”) et ressemblance avec le claquement sonore explique pourquoi ce mot s'est imposé si facilement. Le français adore les onomatopées, et “tong” sonnait à la fois simple, efficace et immédiatement reconnaissable.En résumé :Origine anglaise : thong = lanière entre les orteils.Adaptation française : “tong”, mot qui évoque le bruit de la sandale.Succès mondial : la sandale à entre-doigt devient un symbole estival, et son nom s'impose naturellement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En 1936, l'Espagne est profondément divisée par la victoire aux élections du Front Populaire. Le gouvernement de gauche est visé par un coup d'Etat de généraux conservateurs. Parmi eux se trouve Franco. Après avoir pris la tête des troupes basées au Maroc, il a besoin d'avions pour faire passer ses hommes en Espagne. Hitler et Mussolini se chargent de les lui fournir. Ce sont les débuts de la guerre civile. Les troupes de Franco, désormais leader des généraux rebelles, multiplient les exactions.En nouveau chef suprême, Franco commence à diffuser son image et à mettre en place le culte de sa personnalité. La victoire sur les Républicains est pourtant loin d'être acquise. La guerre civile s'achève en 1939. L'Espagne est franquiste, mais l'Europe bascule la même année dans la Seconde Guerre mondiale. Franco reste à l'écart, trop attaché à son rêve de restaurer la grandeur de l'Espagne. Au retour à la paix, Franco est certes toujours là, mais, muré dans le passé, le pays sombre dans la pauvreté.Dans la suite de ce récit, Virginie Girod vous raconte comment il s'est emparé du pouvoir et l'a conservé par la force. (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Auteure et Présentatrice : Virginie Girod - Production : Caroline Garnier- Réalisation : Nicolas Gaspard- Direction artistique : Julien Tharaud- Composition de la musique originale : Julien Tharaud et Sébastien Guidis- Edition et Diffusion : Nathan Laporte et Clara Ménard- Visuel : Sidonie Mangin- Patrimoine sonore : Sylvaine Denis, Laetitia Casanova et Antoine ReclusBibliographie :- Bartolomé Bennassar, Franco, Perrin coll. Tempus, 2002. Ressources en ligne :- https://www.eldiario.es/comunitat-valenciana/informacion-alemana-masones-franco-espanoles-gestapo_1_1271932.html - https://historia.nationalgeographic.com.es/a/entrevista-franco-y-hitler-estacion-hendaya_17306 - https://www.retronews.fr/conflits-et-relations-internationales/interview/2023/05/30/guerre-civile-espagnole-interview-franco - https://www.persee.fr/doc/casa_0076-230x_1994_num_30_3_2722Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.