Podcasts about seconde guerre

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Choses à Savoir SCIENCES
Une crise économique peut-elle laisser une trace dans nos gènes ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Jan 18, 2023 2:26


Certains facteurs traumatisants, comme la faim ou le stress, pourraient laisser des traces sur les gènes d'une personne, des années après sa mort. D'ailleurs, une nouvelle science, l'épigénétique, s'occupe de la manière dont certains événements peuvent modifier l'expression des gènes, sans, toutefois, en bouleverser la structure. Les scientifiques sont nombreux à s'intéresser désormais à cette nouvelle discipline. C'est le cas de deux chercheuses américaines, qui viennent de publier une nouvelle étude. Elle a porté sur 800 personnes, toutes nées pendant les années 1930. Le but de cette étude était de mesurer, chez ces volontaires, un éventuel impact, sur leurs gènes, de la grande crise économique qui, on le sait, a débuté aux États-Unis en octobre 1929. Elle s'est traduite, on s'en souvient, par un chômage considérable et la paupérisation d'une partie notable de la population. D'après les chercheuses, l'examen des cellules des participants à cette étude aurait montré des signes de vieillissement accéléré. Ce qui veut dire que ces personnes seraient plus vulnérables face à certaines maladies et qu'elles seraient plus susceptibles de mourir prématurément. Des études du même ordre avaient d'ailleurs été menées. Ainsi, des chercheurs néerlandais avaient essayé de mesurer l'impact possible, sur la santé d'un groupe de participants, d'une famine s'étant déclarée peu de temps après la Seconde Guerre mondiale. On peut penser, cependant, que le temps qui s'écoule entre la grossesse et l'arrivée à l'âge adulte de l'enfant à naître est un temps bien court pour apprécier l'éventuelle répercussion d'un événement sur les gènes de celui qui le subit. Pourtant, certaines recherches, et notamment celles que nous avons citées, semblent déjà concluantes à cet égard. Et elles ont le mérite d'attirer l'attention sur la nécessité de prévenir, par des mesures appropriées, les effets négatifs que pourraient avoir, sur la santé des enfants, puis des adultes, l'impact éventuel de certains événements sur leurs gènes. Si cet impact était avéré, il pourrait créer, dès le début de la vie, une inégalité entre ces enfants moins bien armés pour la vie et les autres. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Debout les copains !
Ils ont été radiés !

Debout les copains !

Play Episode Listen Later Jan 17, 2023 71:54


Historiquement Vôtre réunit 3 personnages qui ont été radiés : "l'avocat du diable" Roy Cohn qui a fait passer ses intérêts en premier, un homme sans foi ni loi, aussi brillant que véreux qui a fini radié du barreau aux Etats-Unis. Puis, lui c'est de l'Académie Française qu'il a été radié après la Seconde Guerre mondiale : Abel Bonnard ou la sombre histoire d'un poète et écrivain devenu fervent soutien d'Hitler et membre du gouvernement de Vichy. Et un rappeur radié, lui, de Twitter - et de l'industrie musicale, pour avoir notamment affiché aussi, sur un média complotiste, son admiration pour les nazis : Kanye West.

Mythes Mythos
Les grandes manipulations de l'histoire - 1939 : Une mise en scène macabre - 1/6

Mythes Mythos

Play Episode Listen Later Jan 9, 2023 12:30


Fin août 1939, les nazis déclenchent l'opération Himmler, une sinistre mise scène conçue pour justifier l'invasion de la Pologne. Ce premier épisode raconte en détail cet événement peu connu de l'histoire qui, pourtant, est à l'origine de la Seconde Guerre mondiale.

Le podcast du château de Versailles
"La bataille des mémoires" (épisode 1) : Versailles dans la Seconde Guerre mondiale

Le podcast du château de Versailles

Play Episode Listen Later Jan 9, 2023 35:40


Après la web-série vidéo "Versailles occupé. Le Château dans la Seconde Guerre mondiale", le château de Versailles présente une série de podcasts inédite. Le premier épisode, "La bataille des mémoires" revient sur l'histoire de la galerie des Glaces comme symbole de la rivalité franco-allemande. Avec la participation de Claire Bonnotte Khelil, Christina Kott et Bénédicte Vergez-Chaignon. "La bataille des mémoires", premier épisode d'une série de podcasts proposée le château de Versailles, sur une idée de Nejma Zegaoula, chef de projets audiovisuels au château de Versailles et Claire Bonnotte Khelil, collaboratrice scientifique au château de Versailles. Une série de podcasts produite par Narrative et Nova Pista Ecriture et réalisation : Jean Dubrel Production : Thierry Bertomeu et Laurence Bagot Récit interprété par Guillaume Marquet Lecture des archives : Daniel Kenigsberg Montage, musique et design sonore : Thierry Bertomeu

Le podcast du château de Versailles
"On erre aux lanternes" (épisode 2) : Versailles dans la Seconde Guerre mondiale

Le podcast du château de Versailles

Play Episode Listen Later Jan 9, 2023 37:48


Après la web-série vidéo "Versailles occupé. Le Château dans la Seconde Guerre mondiale", le château de Versailles présente une série de podcasts inédite. Le deuxième épisode, "On erre aux lanternes" revient sur le déroulé des opérations de mise à l'abri des collections nationales. L'occasion de s'intéresser aux moyens techniques, logistiques et humains mis en œuvre, et d'y poser un regard contemporain ... Avec la participation de Claire Bonnotte Khelil et Florence Cailliéret. "On erre aux lanternes", deuxième épisode d'une série de podcasts proposée le château de Versailles, sur une idée de Nejma Zegaoula, chef de projets audiovisuels au château de Versailles et Claire Bonnotte Khelil, collaboratrice scientifique au château de Versailles. Une série de podcasts produite par Narrative et Nova Pista Ecriture et réalisation : Jean Dubrel Production : Thierry Bertomeu et Laurence Bagot Récit interprété par Guillaume Marquet Lecture des archives : Daniel Kenigsberg Montage, musique et design sonore : Thierry Bertomeu

Maintenant, vous savez
Pourquoi le boulanger du coin de la rue risque-t-il de fermer ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Jan 6, 2023 4:27


Les cris de détresse dans le secteur de la boulangerie et de la pâtisserie se multiplient depuis décembre 2022. La faute à des factures d'électricité de plus en plus élevées. En effet, la hausse des prix de l'énergie, due à la guerre en Ukraine et à la reprise post-covid, n'épargne pas les boulangers. L'inflation fait exploser le prix des matières premières comme la farine, le sucre, les œufs, la levure et le beurre. Du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale selon Paul Boivin, délégué de la Fédération des entreprises de boulangerie pâtisserie en France. Certains boulangers sont même prêts à faire payer la baguette 4 euros pour éviter la faillite. C'est le cas de Julien Bernard, boulanger en Moselle. Va-t-on assister à une vague de fermeture des boulangeries ? Le prix de la baguette va-t-il drastiquement augmenter ? Quelles sont les mesures envisagées pour éviter tout ça ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Samuel Lumbroso. À écouter aussi : Qu'est-ce que la shrinkflation, qui nous fait acheter des produits rétrécis ? Qu'est-ce que la précarité énergétique ? Les pompes à chaleur permettent-elles vraiment de faire des économies d'énergie ? Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Revue de presse internationale
À la Une: l'Ukraine rejette le cessez-le-feu proposé par Poutine pour marquer le Noël orthodoxe

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Jan 6, 2023 5:14


Une trêve de 36 heures devrait entrer en vigueur ce vendredi 6 janvier. Elle suscite le plus grand scepticisme et les critiques de Kiev et de Washington et de la presse internationale qui, à l'instar de l'éditorialiste du Temps, fustige « la trêve très stratégique de Poutine et du patriarche Kirill. [...] Lequel des deux a d'ailleurs poussé l'autre à annoncer cette trêve ? », se demande le quotidien suisse qui raille tout à la fois « le cynisme » du président russe et le côté « va-t-en-guerre » du patriarche orthodoxe, tous deux prêts à jouer les pacifistes de Noël « afin de calmer la population russe sous le choc des bombardements meurtriers du Nouvel an, et de donner également à l'armée russe quelques heures de répit ». Analyse partagée par le New York Times qui voit dans l'annonce de ce cessez-le-feu, « un stratagème de relations publiques pour permettre à Poutine de se présenter comme un pacificateur, et d'utiliser la poursuite des hostilités pour vilipender l'Ukraine aux yeux de l'opinion russe et de l'opinion mondiale. [...] Poutine cherche seulement à se donner de l'air », comme le dit le président Biden, note de son côté Le Soir qui lui aussi raille « la proposition cynique du Kremlin », qui intervient, souligne-t-il, au moment où les alliés viennent de décider de renforcer encore « leur soutien militaire à l'Ukraine ». Paris, Berlin et Washington vont fournir des blindés légers à Kiev « Preuve que cette trêve de Noël russe ne modifie absolument pas la donne stratégique », commente encore Le Soir. « Après les AMX français, les Américains promettent ainsi l'envoi de blindés Bradley et les Allemands de leurs véhicules de combat d'infanterie Marder », et ce « dans l'espoir de créer une percée dans la guerre qui dure depuis dix mois », commente le Guardian. De quoi donner « un sérieux avantage aux troupes ukrainiennes sur le terrain », assure également le Wall Street Journal qui salue « un déploiement important du soutien occidental à un moment critique du conflit ». Ajoutée à ces blindés, la fourniture par l'Allemagne d'une deuxième batterie de missiles Patriot, est le « signe que Berlin entend jouer un rôle de premier plan dans la gestion de la plus grande crise sécuritaire du continent européen depuis la Seconde Guerre mondiale », analyse le New York Times. À l'instar du Frankfurter Allgemeine Zeitung pour qui « ces livraisons d'armes prouvent que l'Occident prend au sérieux l'endiguement de la politique d'expansion russe ». Les caricatures de Charlie Hebdo suscitent la colère de l'Iran Après avoir menacé Paris de représailles, Téhéran est passé à l'action le 5 janvier en fermant l'Institut français de recherche en Iran. « Un institut vieux de plusieurs décennies », souligne le Washington Post et ce « en réponse aux caricatures publiées par le magazine satirique français se moquant du guide suprême iranien ». « Les mollahs iraniens ont véritablement pris ombrage de ces caricatures de l'Ayatollah Ali Khamenei qu'ils jugent dégoutantes et sacrilèges », commente de son côté El Pais pour qui « ces publications viennent exacerber les tensions diplomatiques qui agitent depuis longtemps déjà la France et l'Iran », en raison de « son programme nucléaire et des violations des droits de l'Homme ». Le quotidien espagnol précise également « que huit citoyens français que Paris considère comme des otages sont actuellement détenus en Iran ». Alors que le régime iranien est confronté depuis quatre mois à un soulèvement inédit de sa population, « les caricatures de Charlie Hebdo qui dépeignent également la répression sanglante des manifestations », ont provoqué « une véritable crise diplomatique », estime également de son côté le Times qui rappelle que « les attaques meurtrières ont fait douze morts il y a huit ans, parmi les dessinateurs de Charlie Hebdo ». Les mémoires du prince Harry font à nouveau trembler la couronne britannique Un livre de mémoires au vitriol va paraître le 10 janvier prochain, mais dont les bonnes pages ont déjà fuité dans toute la presse et font scandale au Royaume-Uni. « Avec ses révélations explosives », dit Le Soir, « dévastatrices », se désole le Times avec notamment cet épisode où « Harry accuse son frère William de l'avoir attaqué physiquement et jeté à terre », en 2019 lors d'une « furieuse dispute au sujet de sa femme Meghan ». Des accusations « gravissimes », voilà qui prouve « qu'après la série Netflix, Harry a encore des munitions pour s'en prendre à la famille royale », commente le Guardian. « C'est la plus grande crise à laquelle est confrontée la monarchie depuis 30 ans », s'affole même le tabloïd britannique The i. « Harry a vendu son âme pour des gros sous », accuse le Daily Express qui, comme l'ensemble de la presse, parle « de réconciliation désormais impossible entre les deux frères ». Un avis partagé du Suddeutsche Zeitung allemand au Washington Post qui, de son côté souligne « que le grand déballage » n'est pas encore terminé, « alors que Harry doit participer à deux interviews diffusés ce dimanche sur CBS aux États-Unis et ITV au Royaume-Uni ».

C dans l'air
UN CESSEZ-LE-FEU... LA SURPRISE DE POUTINE ! - 05/01/23

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 5, 2023 63:06


EXPERTS ANTHONY BELLANGER Éditorialiste, spécialiste des questions internationales - « France Inter » ÉLISE VINCENT Journaliste spécialiste des questions de défense - « Le Monde » ANNIE DAUBENTON Journaliste-essayiste Auteure de « Ukraine, les métamorphoses de l'indépendance » PIERRE HAROCHE Maître de conférences en sécurité internationale Université Queen Mary de Londres Des chars français bientôt livrés à l'Ukraine. C'est la promesse faite par Emmanuel Macron à Volodymyr Zelensky pour affronter l'armée russe. Leger, monté sur des roues et doté de canons, l'AMX-10 RC, le nom de ce char fabriqué dans l'Hexagone depuis les années 1980, est une arme offensive. « Le président a souhaité amplifier l'aide » militaire apportée à Kiev « en acceptant de livrer des chars de combat légers », a expliqué l'Elysée à l'issue d'un coup de téléphone d'une heure entre les deux dirigeants, précisant que « c'est la première fois que des chars de conception occidentale sont fournis aux forces armées ukrainiennes ». Les alliés européens de l'Ukraine ont déjà livré des chars de conception soviétique, mais jamais encore de chars de facture occidentale, malgré les demandes répétées de Kiev. L'envoie de ces engins de combat par la France, plus de dix mois après le début de la guerre en Ukraine, marque une nouvelle étape et pourrait ouvrir la voie à d'autres livraisons. Parallèlement, le New York Times rapporte, en Une, que 4 000 soldats de la prestigieuse 101e division aéroportée américaine, qui s'était illustrée durant la Seconde Guerre mondiale, s'entraînent actuellement en Roumanie, dans le cadre de la stratégie de « dissuasion » menée à l'égard de la Russie. L'objectif étant de « mettre en garde » Moscou contre toute action dans un pays de l'OTAN, tout en se gardant de provoquer une « escalade ». Côté russe, alors que les critiques se font entendre après le bombardement contre une base militaire russe à Makiïvka, dans l'est de l'Ukraine, le 31 décembre, Vladimir Poutine a assisté mercredi en visioconférence au départ en mission d'un navire de guerre équipé de nouveaux missiles de croisière hypersoniques Zircon, un des fleurons de l'arsenal militaire russe. Une manière de répondre au déploiement en Ukraine du système de défense antiaérien américain Patriot et de reprendre la main sur la communication en détournant les regards du fiasco de Makiïvka, dont le bilan a été réévalué à 89 morts par Moscou. La Russie a également confirmé que l'utilisation des téléphones par les soldats russes aurait permis leur géolocalisation et l'attaque menée à l'aide des systèmes lance-missiles Himars, une arme fournie par les États-Unis. A Washington, le porte-parole de la Maison-Blanche a fait savoir qu'il n'y a « aucune lamentation de la part de l'administration (américaine). C'est la guerre. Les Ukrainiens ont été envahis. Ils ripostent et se défendent », a-t-il dit lors d'un entretien avec la presse alors que les spéculations sur l'état de santé de Vladimir Poutine sont relancées. Dans une interview accordée à la chaîne américaine ABC mercredi, le directeur du renseignement militaire ukrainien a assuré que Vladimir Poutine était « mourant », indiquant tenir ses informations de « sources humaines ». « Il va mourir très vite, je pense, j'espère », a ajouté ce haut gradé. Et d'ajouter néanmoins : « Cette guerre devrait se finir avant qu'il ne meure ». L'état de santé de Vladimir Poutine fait l'objet de nombreuses rumeurs depuis le début de la guerre en Ukraine. Interrogée sur ce point ce jeudi, la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna a préféré couper court sur l'antenne de LCI : « C'est une évaluation qui n'est ni confirmée, ni partagée par les différents alliés avec lesquels nous travaillons. » Alors à quoi vont servir les chars français en Ukraine ? Au début de la guerre, la France ne donnait pas le détail de l'armement qu'elle fournissait à l'Ukraine, pourquoi est-ce qu'elle le dit aujourd'hui ? Pourquoi le bombardement de Makïivka par les Ukrainiens est un événement inédit ? Quelles sont ses répercussions en Russie ? Enfin que sait-on de l'état de santé de Vladimir Poutine ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Ah ouais ?
386. Quelle est l'origine étonnante de l'expression "Se faire appeler Arthur" ?

Ah ouais ?

Play Episode Listen Later Jan 5, 2023 1:53


Ce qui arrive à quelqu'un quand il a fait une grosse bêtise, qu'il se fait vertement réprimander, on dit qu'il se fait appeler Arthur. Mais quel Arthur ? Arthur, l'animateur télé ? Arthur Rimbaud ? Ni l'un ni l'autre, ni aucun Arthur en fait, car ça n'a absolument rien à voir avec quelqu'un. Ça a plus à voir avec quelque chose. En fait ça nous renvoie à la Seconde Guerre mondiale et plus précisément à l'Occupation Allemande. Les Nazis avaient instauré un couvre-feu très strict. À partir de ce moment-là, les Français n'avaient plus le droit de sortir dehors. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête.

Invité culture
Omar Sy à l'affiche de «Tirailleurs»: l'importance de «rappeler leur rôle pendant la Première Guerre mondiale»

Invité culture

Play Episode Listen Later Jan 3, 2023 3:26


Mercredi 4 janvier est sorti en salles en France le film Tirailleurs de Mathieu Vadepied et il sortira vendredi 6 janvier au Sénégal. Projeté au dernier Festival de Cannes dans la section Un certain regard, ce long métrage met en scène la star Omar Sy dans l'uniforme français d'un poilu de la Première Guerre mondiale. Une façon pour l'acteur français d'origine sénégalaise, également producteur du film, de raconter une histoire méconnue. RFI : Dans Tirailleurs, vous incarnez Bakary Diallo, un éleveur peul qui va s'engager dans l'armée française pendant la Première Guerre mondiale pour aller sauver son fils de la boucherie des tranchées. En quoi ce film était-il si important que non seulement vous jouez l'un des personnages principaux, mais vous en êtes aussi le producteur ? Omar Sy : En fait, c'était important pour moi juste pour rappeler qu'on a eu ces soldats-là, quelle a été leur implication dans cette guerre. Et les conditions aussi, pour eux, comment ils sont arrivés ici, et comment ça a été pour eux de vivre cette guerre-là. Ils ont été, j'ai l'impression, un peu oubliés dans le récit de notre histoire. Pour cause, moi, j'ai appris ça un peu tardivement, le détail. Par exemple, moi, j'avais une notion des tirailleurs seulement sur la Seconde Guerre mondiale, alors qu'ils étaient là pour la Première Guerre mondiale. Et quand on nous raconte les histoires des poilus, ils ont eu aussi des tirailleurs à leur côté. Et producteur, c'était m'impliquer parce que, en fait, avec Mathieu Vadepied, on parle depuis une dizaine d'années. J'ai lu toutes les versions possibles de ce film. Je l'accompagne depuis un moment. C'était un mouvement naturel, on va dire. Vous dites que cela fait dix ans que vous en parlez avec Mathieu Vadepied, c'est parce qu'en fait, cette histoire n'aurait pas existé s'il n'y avait pas eu Intouchables d'Olivier Nakache et Éric Toledano. C'est ça ? Exactement. Cette histoire est née à la cantine. On était en train de tourner Intouchables. Mathieu Vadepied était le directeur de la photo. Et un jour, on parle de cette histoire, il me pose cette question justement : « Et si le soldat inconnu était un tirailleur ? ». Alors, moi, je me pose la question, est-ce que c'est possible ? Pourquoi je ne me suis jamais posé cette question ? Et là, je me rends compte que j'ai un manque d'informations qui m'empêche ce questionnement. Donc, le film vient justement pour essayer de pallier et de corriger ce manque d'informations finalement. ►À lire aussi : À Dakar, le film «Tirailleurs» avec Omar Sy projeté en avant-première Au départ, vous deviez jouer le fils… Il y a dix ans, oui. Quand on parlait de l'histoire, c'était pour jouer un soldat qui va entrer dans cette guerre-là. Puis, le temps passe. Je ne suis plus suffisamment jeune pour jouer le fils. Je dis ça en rigolant, mais c'est finalement la meilleure des choses possibles, parce qu'en fait, le meilleur rôle dans cette histoire, en tout cas celui qui me touche le plus et qui est une suite logique dans mon trajet d'acteur, qui est quelque chose de nouveau, Bakary est parfait pour ça. Tirailleurs, c'est un film de guerre. Mais c'est aussi un film intimiste sur une relation père-fils avec à un moment une inversion des valeurs, puis le fils [Thierno, joué par Alassane Diong] qui se rebelle… Oui, mais c'est juste ça. Pour moi, ce n'est pas un film de guerre. En fait, c'est un film qui se passe pendant la guerre, mais c'est essentiellement cette histoire de ce père et de ce fils, et de cette bascule. Il y a toujours un moment où l'enfant rejette toutes les valeurs de ses parents pour devenir l'homme qu'il a envie de devenir. C'est comme ça qu'on se construit. Mais, il se trouve que là, ça arrive un peu prématurément et ça arrive dans un endroit avec beaucoup de tensions, parce qu'on est en pleine guerre et qu'on a un fils qui comprend deux, trois trucs et un père qui ne comprend rien du tout. Donc, ça rajoute à la violence. La violence de cette guerre vient rajouter à ce moment qui, de toute façon, est violent dans la vie des hommes, c'est-à-dire le moment où notre fils devient un homme et qui dit : je ne prends plus tout ça, tout ton marché, tous tes machins-là, ça ne m'intéresse plus. Oui, c'est surprenant. ►À lire aussi : Webdocumentaire - Grande Guerre : les batailles oubliées de l'Afrique

Invité Culture
Omar Sy à l'affiche de «Tirailleurs»: l'importance de «rappeler leur rôle pendant la Première Guerre mondiale»

Invité Culture

Play Episode Listen Later Jan 3, 2023 3:26


Mercredi 4 janvier est sorti en salles en France le film Tirailleurs de Mathieu Vadepied et il sortira vendredi 6 janvier au Sénégal. Projeté au dernier Festival de Cannes dans la section Un certain regard, ce long métrage met en scène la star Omar Sy dans l'uniforme français d'un poilu de la Première Guerre mondiale. Une façon pour l'acteur français d'origine sénégalaise, également producteur du film, de raconter une histoire méconnue. RFI : Dans Tirailleurs, vous incarnez Bakary Diallo, un éleveur peul qui va s'engager dans l'armée française pendant la Première Guerre mondiale pour aller sauver son fils de la boucherie des tranchées. En quoi ce film était-il si important que non seulement vous jouez l'un des personnages principaux, mais vous en êtes aussi le producteur ? Omar Sy : En fait, c'était important pour moi juste pour rappeler qu'on a eu ces soldats-là, quelle a été leur implication dans cette guerre. Et les conditions aussi, pour eux, comment ils sont arrivés ici, et comment ça a été pour eux de vivre cette guerre-là. Ils ont été, j'ai l'impression, un peu oubliés dans le récit de notre histoire. Pour cause, moi, j'ai appris ça un peu tardivement, le détail. Par exemple, moi, j'avais une notion des tirailleurs seulement sur la Seconde Guerre mondiale, alors qu'ils étaient là pour la Première Guerre mondiale. Et quand on nous raconte les histoires des poilus, ils ont eu aussi des tirailleurs à leur côté. Et producteur, c'était m'impliquer parce que, en fait, avec Mathieu Vadepied, on parle depuis une dizaine d'années. J'ai lu toutes les versions possibles de ce film. Je l'accompagne depuis un moment. C'était un mouvement naturel, on va dire. Vous dites que cela fait dix ans que vous en parlez avec Mathieu Vadepied, c'est parce qu'en fait, cette histoire n'aurait pas existé s'il n'y avait pas eu Intouchables d'Olivier Nakache et Éric Toledano. C'est ça ? Exactement. Cette histoire est née à la cantine. On était en train de tourner Intouchables. Mathieu Vadepied était le directeur de la photo. Et un jour, on parle de cette histoire, il me pose cette question justement : « Et si le soldat inconnu était un tirailleur ? ». Alors, moi, je me pose la question, est-ce que c'est possible ? Pourquoi je ne me suis jamais posé cette question ? Et là, je me rends compte que j'ai un manque d'informations qui m'empêche ce questionnement. Donc, le film vient justement pour essayer de pallier et de corriger ce manque d'informations finalement. ►À lire aussi : À Dakar, le film «Tirailleurs» avec Omar Sy projeté en avant-première Au départ, vous deviez jouer le fils… Il y a dix ans, oui. Quand on parlait de l'histoire, c'était pour jouer un soldat qui va entrer dans cette guerre-là. Puis, le temps passe. Je ne suis plus suffisamment jeune pour jouer le fils. Je dis ça en rigolant, mais c'est finalement la meilleure des choses possibles, parce qu'en fait, le meilleur rôle dans cette histoire, en tout cas celui qui me touche le plus et qui est une suite logique dans mon trajet d'acteur, qui est quelque chose de nouveau, Bakary est parfait pour ça. Tirailleurs, c'est un film de guerre. Mais c'est aussi un film intimiste sur une relation père-fils avec à un moment une inversion des valeurs, puis le fils [Thierno, joué par Alassane Diong] qui se rebelle… Oui, mais c'est juste ça. Pour moi, ce n'est pas un film de guerre. En fait, c'est un film qui se passe pendant la guerre, mais c'est essentiellement cette histoire de ce père et de ce fils, et de cette bascule. Il y a toujours un moment où l'enfant rejette toutes les valeurs de ses parents pour devenir l'homme qu'il a envie de devenir. C'est comme ça qu'on se construit. Mais, il se trouve que là, ça arrive un peu prématurément et ça arrive dans un endroit avec beaucoup de tensions, parce qu'on est en pleine guerre et qu'on a un fils qui comprend deux, trois trucs et un père qui ne comprend rien du tout. Donc, ça rajoute à la violence. La violence de cette guerre vient rajouter à ce moment qui, de toute façon, est violent dans la vie des hommes, c'est-à-dire le moment où notre fils devient un homme et qui dit : je ne prends plus tout ça, tout ton marché, tous tes machins-là, ça ne m'intéresse plus. Oui, c'est surprenant. ►À lire aussi : Webdocumentaire - Grande Guerre : les batailles oubliées de l'Afrique

Choses à Savoir
Un prêtre peut-il être député ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jan 2, 2023 2:32


Aux yeux de la loi, un ecclésiastique est un citoyen comme les autres. Si, en raison du respect de la laïcité et de la neutralité du service public, il serait difficile à un prêtre d'enseigner dans une école laïque, le Conseil d'État a jugé qu'il pouvait présider une université. Par conséquent, rien n'interdit à un prêtre de briguer une fonction élective. Pour le Conseil d'État, notamment, l'accès aux fonctions publiques ne saurait se faire en fonction des croyances. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, d'ailleurs, trois ecclésiastiques sont devenus députés. À commencer par le célèbre abbé Pierre, de son vrai nom Henri Grouès, élu député de la Meurthe-et-Moselle de 1946 à 1951. On se souvient aussi du truculent chanoine Kir, député-maire de Dijon de 1945 à 1967, et doyen d'âge de l'Assemblée nationale. Enfin, on peut citer le cas de l'abbé Hervé Laudrin, député du Morbihan de 1958 à 1977. Mais si la société civile ne voit pas d'inconvénients à ce qu'un prêtre devienne député, ou sénateur, il n'en va pas de même pour l'Église elle-même. En effet, elle a finalement jugé que la mission du prêtre et le statut d'élu étaient incompatibles. Dans le Code de droit canonique, qui régit l'Église catholique, il est bien précisé qu'un prêtre ne peut pas remplir des fonctions qui supposent "une participation à l'exercice du pouvoir civil". La mission même du prêtre doit le maintenir au-dessus de la mêlée politique. Représentant de l'ensemble des fidèles, il a une mission "catholique", autrement dit universelle. Ce qui, aux dires des autorités religieuses, lui interdit de s'affilier à un parti ou à un syndicat et de participer à la compétition électorale. Sauf en des cas bien précis, repris par le Code de droit canonique et un document spécifique, édité, en 1994, par la Congrégation pour le clergé. Pour qu'un prêtre se présente à une fonction élective, la députation par exemple, il faut que les droits de l'Église soient menacés, ou que le "bien commun" l'exige, et qu'il soit autorisé à le faire par son évêque. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Buddha-Blog - Le bouddhisme au quotidien - Le podcast bouddhiste - des bouddhistes Chan (Zen)

"Dessine-moi un mouton ..." Qui connaît cette phrase ? C'est exact, elle est tirée du "Petit Prince" d'Antoine de Saint-Exupéry, publié à l'époque de la Seconde Guerre mondiale. Je recommande vivement ce livre, qui traite de manière critique de l'évaluation des apparences plutôt que des valeurs humaines, une critique claire de la dégradation des mœurs de l'époque (problèmes similaires à ceux d'aujourd'hui). On y parle d'un petit garçon qui vient d'un astéroïde. Comme il est le seul à habiter le corps céleste (avec une rose qu'il aime tant), il voyage sur les planètes environnantes, où il rencontre d'autres personnes (également solitaires) qui vivent repliées sur elles-mêmes dans leur égoïsme et portent leurs problèmes avec elles, ayant perdu des valeurs importantes depuis très longtemps. Lorsqu'il arrive sur Terre, le garçon rencontre d'abord un serpent qui veut le mordre, puis un renard qui lui explique le monde. Il prononce alors des phrases d'une véritable grandeur, comme celle-ci : "tu es responsable toute ta vie de ce que tu as appris à connaître". Oui, en tant que bouddhiste, on doit également réfléchir avant de se familiariser avec quelqu'un ou quelque chose, car la décision d'appeler ceci ou cela "ma propriété" entraîne une responsabilité évidente (indépendamment du karma personnel). Que nous prenions un chien ou un chat, que nous continuions à sortir avec un 'rencard', que nous ouvrions un magasin ou que nous acceptions un emploi, que nous engendrions un enfant, peu importe, ce à quoi nous nous familiarisons est désormais de notre responsabilité, nous appartient. Malheureusement, peu de gens voient les choses de cette manière, et beaucoup de personnes prennent un partenaire après l'autre (partenaire de vie, partenaire d'affaires, partenaire dans tous les sens du terme) sans y avoir réfléchi auparavant, sans avoir un minimum de sens des responsabilités ou sans vouloir les assumer, et créent ainsi de la souffrance chez leur interlocuteur. Ils consomment des personnes ou des choses sans décence ni valeurs, simplement sans réfléchir, sans même penser aux conséquences possibles. Lorsque je m'engage dans une relation quelconque, c'est-à-dire lorsque je m'engage dans ma parole, j'y ai bien réfléchi, je ne me suis pas contenté de 'prendre ça en plus' par ennui, j'ai la décence de dire NON lorsque je sais que cette situation n'est pas pour moi, qu'elle ne servirait qu'à me distraire, qu'elle n'a aucune substance ni valeur dans ma vie. Il faut une certaine grandeur pour dire NON, une fermeté intérieure. Mais si je ne veux pas de quelque chose (ou de quelqu'un) dans ma vie, si je ne peux pas ou ne veux pas prendre de responsabilité, alors je dois dire NON, car un faux OUI aboutira souvent à un désastre (petit ou grand, c'est le temps qui le dira). La phrase de Saint-Exupéry m'a beaucoup marqué, inconsciemment j'ai longtemps agi en conséquence, ce n'est que bien plus tard que j'ai pris conscience de la portée de ses mots : "responsable toute ma vie de ce que j'ai confié" ! Toutefois, mon comportement n'est pas à sens unique. En tant que juriste de formation, je considère que "faire confiance" est une sorte de contrat mutuel. Si mon "partenaire contractuel" rompt l'accord de confiance, je peux aussi résilier le contrat, je suis alors délié de ma parole. Mais sinon, le contrat est maintenu. Copyright : https://shaolin-rainer.de (Veuillez également télécharger mon application „Shaolin-Rainer" depuis les magasins Apple et Android) Veuillez nous noter sur Apple, Google ou Spotify podcast pour nous aider à promouvoir l'émission. --- Send in a voice message: https://anchor.fm/buddha-blog-francais/message

LSD, La série documentaire
La guerre froide dans nos têtes 1/8 : La séparation 

LSD, La série documentaire

Play Episode Listen Later Dec 30, 2022 30:00


durée : 00:30:00 - LSD, la série documentaire - par : Perrine Kervran - En 1947, le monde se sépare progressivement. Un nouveau conflit nommé “guerre froide” naît dans l'après Seconde Guerre mondiale, partage le monde des humains et bien sûr souvent les familles.

Vous m'en direz des nouvelles !
Jean-Pierre Gibrat et Mattéo, la confection d'un enfant du siècle

Vous m'en direz des nouvelles !

Play Episode Listen Later Dec 26, 2022 48:30


Après 15 ans de travail et six albums publiés, Jean-Pierre Gibrat s'apprête à clore son incontournable série historique Mattéo. Une saga romanesque et romantique singulière. Une histoire intime et humaniste sur fond de grande Histoire entre le tumulte de l'entre-deux guerres, de la Première à la Seconde Guerre mondiale, en passant par la révolution russe, le Front populaire et la guerre d'Espagne.  Sur la couverture de l'album est collée une pastille rouge : «La grande saga historique s'achève». Historique, certes, mais également splendidement romanesque que le destin de Mattéo. Ce héros dont la vie intime et sentimentale épouse les soubresauts de l'histoire européenne du début du XXème siècle, de 1914 à 1940. Avec ses personnages expressifs sculptés par ses couleurs directes, ses lumières en clair-obscur et ses cadrages efficaces, Jean-Pierre Gibrat raconte l'amour, l'amitié, la paternité, la ferveur de l'engagement, les dérives de la passion et les illusions perdues, les silences éloquents et les regards complices, bref les émotions et les sentiments qui sont enfouis ou qui débordent de chacun de nous, le pire et le meilleur de ce qui fait notre humanité. Le dernier volume de Mattéo, la sixième époque - qui s'étale du 2 septembre 1939 jusqu'au 3 juin 1940 – est disponible aux éditions Futuropolis. Rediffusion de l'émission du vendredi 9 novembre

Invité Afrique
M23 en RDC: le fait que la France «condamne» publiquement le Rwanda «doit entraîner des conséquences»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 21, 2022 11:42


Dans un communiqué diffusé lundi, la France « condamne » le soutien que le Rwanda apporte aux rebelles du M23 dans l'est de la République démocratique du Congo. Pour la RDC, c'est un succès diplomatique. Mais le président Félix Tshisekedi veut encore pousser son avantage. Patrick Muyaya, ministre congolais de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement de Kinshasa, est l'invité de RFI.   RFI : Patrick Muyaya, quelle est votre réaction à la décision de la France de condamner formellement le soutien du Rwanda aux rebelles du M23 ? Patrick Muyaya: Nous saluons évidemment cette décision de la France. Nous aurions voulu que cela arrive plus tôt. Cela aurait peut-être permis d'éviter certaines situations malheureuses sur le terrain, mais maintenant nous espérons que la France ira plus loin, pour que finalement le Rwanda respecte sa part de responsabilité pour le retour de la paix dans cette partie de la République démocratique du Congo. Vous auriez aimé que cela arrive plus tôt. Depuis l'accord entre Emmanuel Macron et Paul Kagame en 2018 pour la désignation de la ministre rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de la francophonie, il y avait, c'est vrai, une vraie complicité franco-rwandaise. Est-ce que le communiqué français de ce 19 décembre est un tournant pour vous ? Peut-être que la France, qui était aussi dans une forme de médiation entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, ne pouvait pas, diplomatiquement, prendre une décision aussi ouverte. Mais je crois que le fait que la France le dise publiquement aujourd'hui doit entraîner forcément des conséquences, à commencer par le retrait du M23 de tous les territoires occupés en République démocratique du Congo. Il est établi que le Rwanda est un pays qui agresse la République démocratique du Congo. Cela devrait être aussi pris en compte dans les relations franco-rwandaises. Alors par ailleurs, c'était hier à l'ONU, le Conseil de sécurité vient de lever tous les obstacles administratifs à la vente d'armes à votre pays, notamment cette obligation pour les vendeurs d'armes de s'identifier auprès des Nations unies. Quelle est votre réaction ? Pour nous, c'est une injustice réparée, c'est une bataille gagnée, parce que ces régimes de notification paraissaient, à nos yeux, aux yeux des Congolais, comme un mécanisme qui ne pouvait pas nous permettre d'avoir tous les moyens pour assurer la défense de notre territoire. Et donc nous considérons que c'est un pas significatif, qui nous permettra de défendre notre territoire, principalement dans sa partie est. Est-ce que vous sentez, depuis quelques jours, un déclic international en votre faveur ? Évidemment, ce déclic aurait pu arriver plus tôt, parce que, comme vous le savez, nous avons sorti, publié un livre blanc qui répertorie tous les crimes commis en République démocratique du Congo, et tous les services de sécurité étrangers étaient au courant, notamment, vous avez suivi les rapports du groupe d'experts qui a fuité il y a quelques mois. Ça veut dire que tout le monde savait que le mal se produisait à l'est, mais que personne n'en parlait. Donc aujourd'hui, que tout le monde en parle publiquement, ça nous réjouit. La prochaine étape pour nous en tout cas : condamnation, sanction, justice, réparation. Parce que nous pensons, cette fois-ci, que la composante judiciaire est une garantie qui pourra nous permettre de ne plus voir se répéter ces cycles de violences dans l'est de la République démocratique du Congo. Voilà six mois, Monsieur le ministre, que le M23 opère sur votre territoire. Ce n'est que maintenant, en effet, que la communauté internationale commence à se mobiliser. Mais pourquoi tant de passivité, est-ce qu'il y a des causes externes à la sous-région ? Écoutez, comme on dit, mieux vaut tard que jamais. Nous espérons que, cette fois-ci, au-delà des mots, il y a des actes qui seront posés pour mettre plus de pression sur le Rwanda pour que la paix puisse revenir dans cette partie du pays. C'est cela le plus important. Est-ce que la guerre en Ukraine n'a pas occulté la guerre au Congo ? Sans doute, mais la situation en République démocratique du Congo, elle est même comme un conflit oublié. Au-delà du nombre de morts, qui rivalise aujourd'hui avec le nombre de morts de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, notre plaidoyer consiste simplement à ce que les populations congolaises qui sont victimes, vous avez suivi le massacre de Kishishe, de ces horreurs, méritent aussi la solidarité de la communauté internationale. Toutes, que ce soient les Ukrainiens ou les Congolais, toutes sont des vies humaines, qui méritent une compassion, qui méritent une action plus grande pour être sûr que les populations déplacées rejoignent leurs familles, et pour éviter tout risque d'épidémie et autres conséquences désastreuses. À Luanda au mois de juillet, à New York au mois de septembre, le président Tshisekedi a accepté de serrer la main du président Kagame devant les photographes, et ce n'est que le mois dernier, au sommet de la francophonie, à Djerba, que les autorités congolaises ont dit stop, fini les photos avec le président rwandais. Est-ce que vous-même, gouvernement congolais, vous n'avez pas manqué d'un peu de fermeté ces derniers mois ? Écoutez, il faut regarder le président Tshisekedi depuis son arrivée à la tête de la République démocratique du Congo, il avait fait le choix clair de construire la paix. Nous n'avons pas oublié le passé, qui est pourtant difficile avec les pays limitrophes, mais on a pensé qu'on pouvait ouvrir un chapitre nouveau. Vous avez vu l'éruption du Nyiragongo en mai 2021 nous rappeler que nous sommes voisins et que nous devons continuer à collaborer. Mais l'attitude du président Kagame aujourd'hui ne nous permet plus d'entretenir le même rapport, parce qu'on ne peut pas s'imaginer une telle insensibilité face à un tel torrent de pleurs, de violences commises sur des populations innocentes. Je reviens encore sur le massacre de Kishishe qui a été commis dans des conditions horribles. Je ne pense pas que nous pourrons continuer à nous serrer la main lorsque nous avons en face de nous quelqu'un qui ne veut pas que vous puissiez vivre en paix finalement, y compris avec les voisins rwandais. Vous parlez du massacre de Kishishe. Fin novembre à Kishishe, dans cette localité du Nord-Kivu, les rebelles du M23 sont accusés d'avoir massacré au moins 131 civils. Est-ce que c'est cela, le déclic, sur la scène internationale ? Ça serait dommage que le déclic vienne après un tel massacre horrible, et pourtant, il y a des signaux d'alerte qui ont déjà été donnés. Mais comme dit tout à l'heure : à quelque chose, malheur est bon. Nous, aujourd'hui ce que nous voulons, c'est la justice pour les âmes qui ont été perdues. Nous voulons que les enquêteurs puissent avoir accès à Kishishe, pour savoir véritablement ce qu'il s'est passé. Nous voulons travailler pour donner des sépultures à ces compatriotes qui ont perdu la vie injustement dans l'est de la République démocratique du Congo. Alors, le M23 commet des crimes, dans votre pays, mais les FDLR également. Le président Kagame n'a-t-il pas raison de souligner que la présence de ces Hutus rwandais FDLR sur votre territoire reste une vraie menace pour le Rwanda ? Écoutez, il est évident que les FDLR constituent d'abord un problème de sécurité pour nos compatriotes. Les FDLR tuent des Congolais, rançonnent des Congolais. Deuxièmement, les forces négatives, toutes, doivent être éradiquées. Les FDLR, ce sont des forces étrangères, qui doivent être éradiquées. Je dois rappeler que, dans le livre blanc que nous avons publié, nous sommes revenus sur toutes les fois où nous les avons combattus. Aujourd'hui, il existe des résidus des forces FDLR que nous devons tous combattre, mais cela ne devrait justifier en rien l'attitude naturellement belliciste du Rwanda qui va aujourd'hui commettre des massacres sous prétexte de combattre les FDLR. Les motivations sont économiques, nous le savons. Il n'y a aucune raison qui justifie l'attitude belliqueuse du président Kagame dès lors qu'à Nairobi, nous avions convenu d'un schéma qui devait permettre de combattre nos groupes armés à la fois locaux et étrangers, y compris les FDLR. Alors, on l'a dit : depuis ce lundi, la France condamne le soutien rwandais au M23, mais elle affirme en même temps vouloir parler à tout le monde, y compris avec le Rwanda, pour trouver une solution. « On ne bâtira pas une paix durable sans le Rwanda », précise à Kinshasa la secrétaire d'État française Chrysoula Zacharopoulou, qui est en visite dans votre pays. Est-ce que vous êtes d'accord avec elle ? Évidemment, nous sommes d'accord. Parce que, quoiqu'il arrive, le Rwanda restera toujours voisin de la République démocratique du Congo. Aujourd'hui, nous avons répondu à tous les rendez-vous pour la paix : à New York, à Luanda, à Nairobi, à Washington, à Charm el-Cheikh. Partout, nous y allons, il faut que le Rwanda commence par respecter ses engagements, parce que c'est le Rwanda qui est responsable du M23. Nous espérons que, cette fois-ci, ils pourront agir, et agir vite pour éviter d'autres drames. Donc, vous attendez beaucoup peut-être d'une prochaine réunion du processus de Luanda. On parle d'un sommet à Bujumbura avant la fin de l'année ? Aujourd'hui, ce que nous attendons, c'est le retrait du M23. Les rencontres, il y en aura sûrement en janvier au niveau des chefs d'État. Aujourd'hui, nous attendons de voir le processus de retrait commencer, parce qu'il ne sert à rien de se rencontrer s'il n'y a pas d'évolution concrète sur le terrain. Donc, d'abord le retrait, et ensuite la rencontre ? Nous ne conditionnons pas la rencontre des chefs d'État par le retrait, sinon nous n'en aurions pas eu. Depuis juillet, nous sommes engagés dans différentes discussions avec le Rwanda, mais il n'y a pas eu de respect de ce qui avait été convenu. Donc aujourd'hui, nous voulons être sûrs que tous les acteurs qui soient impliqués dans la paix, nous voulons qu'ils jouent le rôle qui est le leur dans le cadre des mécanismes qui ont été clairement définis. Et pas de rencontre entre chefs d'État avant le 31 décembre ? Pas à ma connaissance, non. Depuis près de deux mois, Monsieur le ministre, un contingent kényan est arrivé à Goma dans le cadre d'une force est-africaine. Qu'est-ce que vous répondez à vos opposants congolais, comme Martin Fayulu, qui dit que cette force n'a rien à faire à Goma, car le Congo n'est pas un pays de l'Afrique de l'Est, et à l'opposant Moïse Katumbi, qui dit que les Congolais n'ont pas confiance dans des forces étrangères ? Bon écoutez, il y a ceux qui font de la politique-politicienne. Il y a nous qui avons la boussole, la gestion quotidienne du pays. Aujourd'hui, les questions sécuritaires sont des questions qui se gèrent avec les autres, s'il faut parler, par exemple, du cas des ADF. Aujourd'hui, si la République démocratique du Congo a adhéré à la Communauté de l'Afrique de l'Est, c'est parce que la RDC a un rôle central qu'elle doit jouer dans la région, il ne faut pas oublier que notre adhésion à la Communauté de l'Afrique de l'Est a relancé le processus politique. Aujourd'hui, au moment où nous faisons cette interview, les groupes armés de la République démocratique du Congo, qui étaient à Nairobi sous les auspices du président Kenyatta, se sont engagés pour la paix, et j'ai entendu que vous aviez parlé des candidats – de toute façon, des candidats, on en aura beaucoup – aujourd'hui, la principale question, c'est d'être en mesure de pointer le Rwanda, et je n'ai pas entendu cela de Moïse Katumbi. Alors, en effet, nous sommes déjà en pré-campagne électorale - la présidentielle est dans un an – et que répondez-vous à l'opposition qui dit qu'on n'arrivera pas à tenir les délais du 20 décembre 2023, car on ne pourra jamais enrôler toute la population congolaise en 3 mois ? D'abord, la commission électorale nationale indépendante a publié un calendrier en même temps qu'elle a fait part de certaines contraintes. Il y a, évidemment, des contraintes financières pour lesquelles le gouvernement va faire sa part, et nous faisons notre part. Il y a, d'autre part, des contraintes sécuritaires, nous travaillons, y compris diplomatiquement et nous pensons pouvoir y arriver. Et pour ce qui concerne en tout cas le gouvernement, nous tiendrons nos engagements pour que ces élections se tiennent dans les délais, parce que nous avons eu déjà des exemples de glissement. Nous ne pensons pas que le glissement serait une bonne chose, alors que nous, nous voulons consolider notre processus électoral. Et c'est cela, aujourd'hui, l'interpellation qui doit être faite à toute la classe politique : d'accompagner le processus d'enrôlement, qui commence déjà ce 24 décembre. Je pense que le président de la République procédera au lancement à partir de la province de l'Équateur. Et cela va aller dans toutes les aires opérationnelles. On dit que ça ne sera pas possible d'enrôler, mais aujourd'hui, Monsieur Boisbouvier, vous savez qu'il y a des moyens technologiques qui permettent de faire un peu plus vite certaines choses. Nous, nous sommes optimistes, nous ferons notre part pour que ces élections se tiennent dans les délais. C'est ici aussi le lieu de rappeler encore au Rwanda de cesser le soutien aux M23, pour nous permettre, contrairement à eux, de faire des élections libres et transparentes avec des compatriotes de ce pays, qui pourront aussi voter. Des élections « libres et transparentes », contrairement au Rwanda, dites-vous ? Évidemment.

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi Félix Eboué est-il entré au Panthéon ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Dec 18, 2022 2:30


En 1949, Félix Éboué (1884-1944) entre au Panthéon. C'est un honneur insigne car, on le sait, ce temple accueille les restes des hommes et des femmes dont la République entend célébrer la mémoire. Singulier destin d'un homme né, en Guyane, dans un milieu très modeste. À une époque où la couleur de peau pouvait représenter un sérieux obstacle à toute promotion sociale, Félix Éboué connaît une carrière brillante. Élève très doué, aussi bien en Guyane que dans la métropole, il devient administrateur colonial. Dans ses différents postes, tant à Madagascar que dans divers pays d'Afrique, il s'attache à améliorer la vie quotidienne des populations. Très soucieux du respect des traditions locales, il lutte aussi contre la discrimination. C'est ainsi qu'aux Antilles, où il est nommé en 1932, Félix Éboué organise un bal unique dans sa résidence officielle, où sont conviés aussi bien les blancs, les noirs et les métis. En 1936, il est élevé au rang de gouverneur. C'est le premier noir à accéder à une telle dignité. En 1938, il devient le gouverneur en titre du Tchad. Mais ce n'est pas ce brillant parcours de fonctionnaire colonial qui a permis à Éboué d'entrer au Panthéon. C'est bien plutôt le choix politique qu'il fait au début de la Seconde Guerre mondiale. En effet, Félix Éboué est l'un des rares gouverneurs coloniaux à rallier le général de Gaulle. Il est même le premier à le faire, puisqu'il proclame son allégeance au général dès le 18 juin 1940, le jour du célèbre appel. De Gaulle le considère donc comme le premier résistant de l'Empire colonial. En août 1940, Éboué prononce le ralliement officiel du Tchad à la France libre. C'est la première parcelle de l'Empire à la rejoindre, lui donnant ainsi une assise territoriale. En novembre 1940, Éboué devient gouverneur général de l'Afrique équatoriale française (AEF). Pour le récompenser de ses éminents services, de Gaulle, en janvier 1941, en fait l'un des premiers compagnons de l'Ordre de la Libération. On comprend dès lors que l'action de Félix Éboué lui ait permis de franchir les portes du Panthéon. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Conflits
La DST : renseignement et contre-espionnage - Michel Guérin

Conflits

Play Episode Listen Later Dec 17, 2022 45:43


Fondée dans les ruines de la Seconde Guerre mondiale, la DST mène opérations de renseignement et contre-espionnage. Lutte contre l'infiltration soviétique puis contre les réseaux terroristes dans les années 1970-1980, elle a évolué pour s'adapter aux nouvelles menaces. Entretien avec Michel Guérin, inspecteur général honoraire de la Police et co-auteur de La DST sur le front de la guerre froide. Émission présentée par Jean-Baptiste Noé et Daniel Dory. Retrouvez les ouvrages de Michel Guérin (https://amzn.to/3HBXfl1). 

Accents d'Europe
L'Europe vieillit et peine à trouver des solutions

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Dec 15, 2022 19:30


Le Vieux continent n'a jamais aussi bien porté son nom, l'Europe grisonne. 1 personne sur 5 parmi les 27 a déjà plus de 65 ans et cette proportion ne fait qu'augmenter. En cause, le manque de naissances insuffisantes pour renouveler la population. L'Espagne, en particulier, est touchée par le phénomène. Dans la péninsule ibérique, le taux de fécondité de 1, 2 enfants est le 2è plus bas d'Europe juste après Malte. Le reportage d'Elise Gazengel. Au Portugal, le dernier recensement en 2021 est sans appel. La population vieillit à toute allure et le nombre de naissances est historiquement bas. Au point que se pose la question d'un déficit de gens en âge de travailler. Le Portugal est le 3è pays d'Europe à l'âge moyen le plus élevé : 45,8 ans, derrière l'Italie et l'Allemagne. Marie-Line Darcy. Dépenaillé, tordu, moche, l'immense sapin de Noël qui trône sur la grande place de Trafalguar Square à Londres, fait l'objet --cette année encore-- de nombreuses railleries sur les réseaux sociaux. Des moqueries qui feraient presque oublier que le fameux sapin vient de Norvège ; un cadeau d'Oslo fait à Londres tous les ans depuis 1947, et ce pour remercier la ville de son soutien pendant la Seconde Guerre mondiale. Carlotta Morteo nous en dit plus depuis Stockholm. S'il y a une personne qui incarne Noël pour les Britanniques – outre le Père Noël lui-même – c'est bien Charles Dickens. L'écrivain, qui a vécu de 1812 à 1870, a contribué à populariser en Angleterre, le réveillon de Noël tel que nous le connaissons aujourd'hui. Le Musée Dickens, installé dans une des anciennes demeures de l'écrivain dans le centre de Londres, le raconte chaque année. Mais cette fois-ci avec son exposition «To be read at dusk» «À lire à la tombée de la nuit», révèle une facette plus fantomatique des fêtes de fin d'année anglaises. Reportage de Marie Billon. C'est un véritable séisme que traverse le Parlement européen : le Qatargate, ce scandale de corruption avec le Qatar qui vise le Parlement européen fait parler de lui sur les réseaux sociaux. C'est l'Europe du Net de Clémence Pénard.

Sur le grill d'Ecotable
#69 - Quels rôles jouent les sols?

Sur le grill d'Ecotable

Play Episode Listen Later Dec 14, 2022 56:46


Si nous savons toutes et tous que nos fruits et légumes sortent de terre et que notre alimentation en dépend, nous avons rarement conscience de l'importance des sols dans le système alimentaire et de la vie qui se cache sous nos pieds. Le sol abrite 50 à 75 % de la masse vivante terrestre et les champignons, vers de terres, racines et bactéries souterraines nous rendent chaque jour des services indispensables au développement d'une agriculture pérenne. Longtemps malmenés par le modèle d'agriculture conventionnelle développé après la Seconde Guerre mondiale, et avant ça par le labour, nos sols sont aujourd'hui dégradés. Cette “mort des sols” menace notre alimentation et aurait aussi des conséquences plus larges en termes de biodiversité et de climat. Pour discuter de ce sujet, Fanny Giansetto reçoit Marc-André Selosse, biologiste spécialisé en botanique et mycologie. Marc-André est Professeur du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris en plus d'être l'auteur de plusieurs ouvrages. Dans son dernier ouvrage, il s'intéresse à la vie des sols dans une publication intitulée L'origine du monde. Une histoire naturelle du sol à l'intention de ceux qui le piétinent (éd. Actes Sud). *** Pour nous soutenir: - Abonnez-vous à notre podcast; - Donner votre avis via des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée; - Parler d'Ecotable et de son podcast autour de vous; - Aller manger dans nos restaurants vertueux et délicieux ! *** Ecotable est une entreprise dont la mission est d'accompagner les acteurs du secteur de la restauration dans leur transition écologique. Elle propose aux restaurateurs une palette d'outils sur la plateforme https://impact.ecotable.fr/. Écotable possède également un label qui identifie les restaurants écoresponsables dans toute la France sur le site https://ecotable.fr/fr.

Choses à Savoir HISTOIRE
Comment un noix de coco a-t-elle sauvé JFK ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Dec 14, 2022 2:26


Le destin tient parfois à peu de chose. C'est ce que se disait peut-être le Président Kennedy en regardant, sur son bureau, la noix de coco qui lui servait de presse-papier. En effet, elle était liée à un événement tragique de sa vie, qui aurait pu avoir les plus funestes conséquences pour lui. Il avait eu lieu durant la Seconde Guerre mondiale, plus précisément le 2 août 1943. Ce jour-là, le lieutenant Kennedy est à bord d'un petit bateau torpilleur, qui croise au large des îles Salomon, un archipel d'Océanie. Tout à coup, le navire est bombardé par les Japonais et, touché à plusieurs reprises, coule à pic. Deux marins périssent dans le naufrage, tandis que la majorité de l'équipage, une dizaine d'hommes, parvient à nager jusqu'à une petite île déserte. Échoués sur le rivage de cet îlot inhabité, les naufragés sont en fâcheuse posture. Heureusement, les cocotiers ne manquant pas sur l'île, ils peuvent se nourrir de leurs fruits. Pendant que ses camarades restent inactifs, le lieutenant Kennedy décide d'aller chercher du secours. Et il ne peut le faire qu'en nageant vers les nombreux îlots de l'archipel. Ce qui n'est pas sans danger, car ces eaux sont très fréquentées par les requins. Après des recherches infructueuses, le jeune militaire finit par rencontrer un certain Eroni Kumana. Ce jeune Mélanésien a été embauché par les Alliés pour diverses missions, qui comprennent notamment la surveillance des côtes. Même s'il ne parle pas l'anglais, le jeune homme finit par saisir ce qui s'est passé. Kennedy grave alors un message sur une noix de coco, qu'il confie à Eroni Kumana. Celui-ci part alors sur son canoë et, après avoir parcouru environ 60 kilomètres, remet la noix de coco à des militaires américains. Une mission de sauvetage est aussitôt lancée, qui récupère les naufragés. Le futur Président des États-Unis, et les hommes d'équipage du bateau coulé, doivent donc la vie à une noix de coco remise à temps à des militaires américains par un jeune Mélanésien courageux. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Histoire Vivante - La 1ere
La péninsule coréenne face aux traumatismes de l'Histoire (2/5)

Histoire Vivante - La 1ere

Play Episode Listen Later Dec 13, 2022 32:34


Victime de l'appétit des empires au XIXe siècle, dominé par le Japon au début du XXe siècle, la Corée a connu souffrances et blessures avant même sa partition. Quatre jours après Hiroshima, les troupes soviétiques pénètrent dans la péninsule et contribuent à la libération de la Corée. Les Etats-Unis bousculés fixent alors en toute hâte une ligne de démarcation opérationnelle au niveau du 38ème parallèle. Le 25 juin 1950, la guerre de Corée éclate. Aujourd'hui sur le plan juridique, la guerre de Corée n'est techniquement toujours pas terminée, les deux Corées n'ayant signé aucun traité de paix. Laurent Huguenin-Elie s'entretient avec Alain Delissen, historien, directeur d'études à l'EHESS et membre du Centre de recherches sur la Corée (CRC). Photo: un soldat de l'armée US (à gauche) accompagné de soldats de l'armée russe. Au dos de cette photo on peut lire: "38e parallèle, nord de Séoul, novembre 1945. Soldats russes gardant la frontière." Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la 25e armée soviétique était basée à Pyongyang (nord). Comme les forces américaines au sud, les troupes soviétiques sont restées en Corée pour reconstruire le pays. (© Don O'Brien/flickr)

Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience
{REDIFF} Best-Of #116 Marguerite Kardos : Vivre avec l'Ange

Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience

Play Episode Listen Later Dec 10, 2022 63:08


{REDIFFUSION} de l'épisode #116 du 6 juillet 2020***Série Best-Of***Anne Ghesquière reçoit dans Métamorphose Marguerite Kardos, linguiste-orientaliste d'origine Hongroise, spécialiste du Proche-Orient, de Sumer et des médecines sacrées, experte en énergétique chinoise traditionnelle. Marguerite Kardos a participé à la diffusion des célèbres "Dialogues avec l'Ange", transcription d'une expérience spirituelle vécue pendant la Seconde Guerre mondiale par quatre amis hongrois. Nous allons parler du rôle de l'Ange dans nos vies et comment il nous vitalise et nous inspire le pur Amour - Épisode #116Dans cet épisode, Marguerite Kardos aborde les thèmes suivants :L'ange nous aide à trouver ce lieu du cœur ?Qu'est-ce que l'inconnu de nous-même et comment l'ange nous y donne accès ?Comment dialoguer avec son ange ?Comment l'autre, cet autre qui nous révèle à nous-même ?Notre travail est de spiritualiser la matière et de matérialiser l'esprit ?Qu'est-ce que la spiritualité sumérienne vous a transmis ?​Qui est mon invité de la semaine, Marguerite Kardos ? Marguerite Kardos linguiste-orientaliste, spécialiste du Proche-Orient, de Sumer et des médecines sacrées, ancienne professeure d'université mais aussi thérapeute, experte en énergétique chinoise traditionnelle, en naturopathie et en Qi Gong.Amie proche de Gitta Mallasz, elle est présidente de l'association ADDA qui s'occupe de la diffusion des Dialogues avec l'Ange y trouvant une convergence quant à leur conception unitaire de l'univers, le service dû à la vie, et donc à l'amour. Elle consacre sa vie à l'éveil de ses contemporains.Je rappelle que vous êtes toujours très active pour la diffusion des Dialogues avec l'Ange, à travers des conférences et le livre au Ed. Aubier. Quelques citations de Marguerite Kardos : "Au-delà de la blessure, il y a l'Ange""La délivrance est proche, soyons des vases d'or transparent""Le mur entre mon intérieur et mon extérieur s'est effondré""J'ai confiance en l'Amour dans chaque présence humaine""Il nous faut dans chaque forme, voir la possibilité de lumière"Rejoignez-nous sur notre nouveau site Internet et abonnez-vous à notre Newsletter www.metamorphosepodcast.comSoutenez notre podcast en rejoignant dès maintenant la Tribu Métamorphose : www.patreon.com/metamorphoseRetrouvez Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience sur Apple Podcast / Spotify / Google Podcasts / Deezer / YouTube / SoundCloud / CastBox/ TuneIn.Suivez l'actualité des épisodes Métamorphose Podcast sur Instagram, découvrez l'invité de la semaine et gagnez des surprises ;-)InstagramFacebookBonne écoutePhoto DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Accents d'Europe
Angleterre: y aura-t-il de la dinde à Noël?

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Dec 7, 2022 19:30


La dinde, c'est l'un des plats traditionnels des repas de fêtes au Royaume-Uni. Mais, l'épidémie de grippe aviaire qui sévit actuellement pourrait contraindre de nombreux britanniques à revoir le menu. Et c'est une catastrophe pour les éleveurs. Reportage dans la région du Norfolk, dans l'est de l'Angleterre, signé Marie Billon. Un village de transition pour permettre une meilleure intégration des Roms, dans le sud de la France Les Roms appartiennent à la minorité, et sans doute la plus vulnérable parmi les populations qui vivent sur le territoire français : victime de racisme, touchée par la pauvreté, le mal logement. Dans le cadre de sa politique de résorption des bidonvilles, Montpellier a démantelé un camp de 200 Roms, il y a quelques mois, et les habitants ont été relogés dans un village de «transition». C'est spartiate, mais il y a toutes les commodités qu'il n'y avait pas dans le bidonville et surtout un suivi 24h/24 de ces populations. C'est un reportage de Frédéric Faux. L'hébergement citoyen pour intégrer les réfugiés en Europe ? Depuis l'invasion russe en Ukraine, l'Europe connaît des déplacements de population considérables, les plus importants depuis la Seconde Guerre mondiale. Et ces hommes, ces femmes qui viennent chercher refuge en Europe, sont accueillis de plus en plus souvent par de simples citoyens. Le phénomène a pris son essor, lors de la crise de l'accueil des migrants de 2015, lorsque des Syriens et des Afghans ont pris la route de l'exil et l'accueil citoyen occupe désormais toute sa place dans les politiques d'accueil et d'intégration, aux côtés des pouvoir publics et des ONG. Mais, la mobilisation citoyenne est-elle une solution pour l'intégration des réfugiés en Europe ? C'était l'objet d'une conférence ce mardi (6 décembre) à Paris, en partenariat avec l'Ifri (Institut français des Relations internationales) et la fondation BNP Paribas. Nadine Camp est experte sur les questions d'asile et de migrations, elle explique à Accents d'Europe pourquoi cet hébergement citoyen existe aujourd'hui. En un mot : schnapszahl Schnapszahl, c'est le chiffre du schnaps, et le schnaps c'est cet alcool que l'on boit cul sec et qui fait tout voir en double quand on en boit trop. Les schnapszahlen, ce sont justement des nombres composés de chiffres identiques : le 11, le 22, le 33, censés porter bonheur en Allemagne. Delphine Nerbollier.

4ème de couverture
121. Carole Bloch "Emmuré"

4ème de couverture

Play Episode Listen Later Dec 5, 2022 30:05


Carole Bloch : "Emmuré" (Librinova 2022) À la fin des années 2000, un obstacle invisible empêche Carole Bloch de s'accomplir. La psychanalyse qu'elle entame la met sur les traces de son père, enfant caché pendant la guerre. Par-delà les générations, l'injonction à se cacher, à s'effacer et à s'isoler, s'est transmise. Carole engage une bataille contre le secret et remonte le cours de l'histoire de sa famille. Carole Bloch cherche à tracer l'itinéraire du silence et de l'enfermement psychique, hérité de la Seconde Guerre mondiale . Choix musical : Jean-Jacques Goldman "J'irai au bout de mes rêves" et  David Broza "Yihiyeh Tov"

Accents d'Europe
L'Histoire pour lutter contre l'antisémitisme

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Dec 5, 2022 19:30


La lutte contre l'antisémitisme, un combat sans fin. En Allemagne, le nombre de plaintes pour des actes antisémites a doublé en quatre ans, passant de 1 500 à 3 000 l'an dernier (2021). Le gouvernement a lancé un nouvelle stratégie pour que la mémoire de la Shoah ne s'éteigne pas, malgré la disparition des derniers survivants. À Berlin, le musée de la Topographie de la terreur, a organisé une exposition dédiée à Beate et Serge Klarsfeld, le plus célèbre des couples chasseurs de nazis (jusqu'au 19 février 2023). Ils ont contribué, entre autres, à l'arrestation du boucher de Lyon, Klaus Barbie. Aujourd'hui âgés de 83 et 87 ans, ils s'inquiètent de la montée de l'extrême droite en Europe. Delphine Nerbollier a pu les rencontrer. En Suède, le combat d'une victime de l'holocauste Elle aussi s'inquiétait de la montée de l'extrême droite dans son pays d'adoption, la Suède. Hedi Fried, psychologue, écrivain, survivante de l'Holocauste, d'origine roumaine, est décédée le 19 novembre 2022, à l'âge de 98 ans. Elle était une figure de la vie publique en Suède, une voix qui n'a cessé d'alerter contre les idées néo-nazies et la résurgence du racisme. À Stockholm, Carlotta Morteo. Un musée à Thessalonique Et Thessalonique veut se souvenir. C'est dans cette ville portuaire du nord de la Grèce, que vivait la plus grande communauté juive du pays, 50 000 personnes. À tel point qu'on la surnommait la Jérusalem des Balkans. Mais, lors de la Seconde Guerre mondiale et l'occupation mondiale, la majorité ont été déportés et ont péri dans les camps. Aujourd'hui, un musée doit être construit en leur mémoire. En Grèce, les explications de Joël Bronner. La mémoire de l'Inquisition en Espagne L'antisémitisme au travers de l'histoire européenne, c'est aussi l'Inquisition en Espagne qu'il y a 600 ans a permis aux autorités catholiques d'expulser les citoyens juifs et musulmans de la Péninsule. Beaucoup d'entre eux ont trouvé refuge à Thessalonique justement. Une mémoire longue sur laquelle revient Martine Audusseau Pouchard, notre ancienne correspondante à Barcelone. Ce passé de persécution est encore très présent en Espagne, où on estime que 20% des habitants seraient des juifs convertis.  Une mémoire longue qui a conduit l'auteure à interroger sa propre histoire familiale. Dans son livre intitulé «L'épingle de Berlin» (aux éditions Sentiers du livre) part à la recherche d'un passé juif caché, ou ignoré, mais terriblement présent, c'est ce qu'on appelle la mémoire mnésique. L'œil européen de Franceline Beretti, sur le poids des «Histoires» dans notre patrimoine européen.

Choses à Savoir HISTOIRE
Comment les Partisans Bielski ont-ils sauvé des juifs ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Dec 1, 2022 2:32


Les juifs ne sont pas toujours restés passifs face aux effroyables menées des nazis. Le soulèvement du ghetto de Varsovie est là pour le rappeler. Mais on connaît d'autres exemples de cette résistance juive. C'est notamment le cas de l'action des partisans Bielski. Il s'agit d'un groupe de juifs biélorussiens, dont le noyau est formé par les quatre frères d'une famille juive en partie assassinée par les Allemands. Ce groupement se fixe un double objectif : le sauvetage du plus grand nombre possible de juifs, réfugiés dans la forêt, sous leur protection, et la lutte contre l'occupant nazi. C'est cette action qui permit aux juifs dirigés par les frères Bielski d'être considérés par les Soviétiques comme des "partisans", c'est-à-dire comme des résistants à l'occupant allemand. Ils furent d'ailleurs intégrés, de manière officielle, aux brigades de résistants russes. Durant l'été 1941, les frères Bielski forment un détachement clandestin. Les débuts sont très modestes : le groupe ne compte même pas vingt membres et l'armement est quasi inexistant. Un an plus tard, cette petite armée s'est beaucoup étoffée, puisqu'elle comprend environ 250 combattants. Le frère aîné, Tuvia Bielski, dont les dispositions pour le commandement sont reconnues, parvient à recruter de nouveaux membres, qui viennent surtout du ghetto voisin. La communauté juive créée dans les bois s'organise et comprend une école et un dispensaire. Au printemps 1943, le groupement peut aligner environ 750 hommes bien armés. Sous le commandement de Tuvia Bielski, ils se heurtent plusieurs fois aux Allemands, qui ne parviennent pas à les défaire. Bien entendu, le ravitaillement, en vivres et en armes, de ces partisans Bielski, était une véritable gageure. Peu à peu, cependant, les paysans acceptent d'approvisionner ces juifs réfugiés dans la forêt. En effet, ils savent que s'ils refusent ou même les dénoncent aux Allemands, ils s'exposent à de dures représailles, contre leurs familles et leurs biens. Au total, environ 1.200 juifs furent ainsi sauvés du massacre. Ce qui fait de l'action des partisans Bielski l'une des opérations de sauvetage les plus efficaces de la Seconde Guerre mondiale. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Le zoom de la rédaction
De Stalingrad à l'Ukraine, la référence permanente du pouvoir russe à la Seconde Guerre mondiale.

Le zoom de la rédaction

Play Episode Listen Later Nov 30, 2022 4:32


durée : 00:04:32 - Le zoom de la rédaction - Le souvenir de la Seconde Guerre mondiale est omniprésent dans la société russe. A la télévision, à l'école, dans la rue, la "grande guerre patriotique" est invoquée pour justifier la politique du pouvoir. Et notamment, la guerre en Ukraine. Reportage à Volgograd, l'ancienne Stalingrad.

Le Reportage de la rédaction
De Stalingrad à l'Ukraine, la référence permanente du pouvoir russe à la Seconde Guerre mondiale

Le Reportage de la rédaction

Play Episode Listen Later Nov 30, 2022 4:51


durée : 00:04:51 - Le Reportage de la Rédaction - Le souvenir de la Seconde Guerre mondiale est omniprésent dans la société russe. À la télévision, à l'école, dans la rue, la "grande guerre patriotique" est invoquée pour justifier la politique du pouvoir... Et notamment, la guerre en Ukraine. Reportage à Volgograd.

Histoire Vivante - La 1ere
Energies: une histoire d'addition 1/5

Histoire Vivante - La 1ere

Play Episode Listen Later Nov 28, 2022 29:13


Sujets d'actualité et objets de crises majeures, les énergies ont été de tous temps indissociables de l'évolution des sociétés. Histoire Vivante vous propose d'explorer quelques chapitres de leur histoire, en questionnant la notion de "transition énergétique". Une expression communément admise et pourtant créée de toutes pièces, alors même que ces transitions n'ont jamais existé, les énergies n'ayant fait que croître au fil de l'Histoire. En Suisse, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le choix de l'énergie nucléaire a été fait dans un contexte où le nucléaire civil et militaire étaient intimement liés, et dans un climat profondément anticommuniste. Bruno J. Strasser, historien des sciences et des techniques à l'Université de Genève, est au micro de Laurent Huguenin-Elie. Il a notamment travaillé sur le rôle de la neutralité helvétique dans la coopération scientifique internationale pendant la guerre froide et sur la Suisse à l'âge atomique. Dimanche 4 décembre à 23h00 sur RTS Deux, vous pourrez voir le documentaire "Nucléaire: une solution pour la planète?". Disponible en ligne dès maintenant en cliquant sur le lien ci-contre. Photo: construction du bloc 2 de la centrale nucléaire de Beznau en 1967. (© Hans Baumann, Comet Photo/wikimedia)

Si loin si proche
Titaÿna, la femme aux semelles de vent

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Nov 27, 2022 48:30


Nouvel épisode de « Compagnons de route », notre série de portraits d'écrivain.e.s voyageurs et voyageuses. À la découverte d'une femme pressée, mais oubliée : Titaÿna, icône des années folles et seule femme grand reporter de son époque.  Née en 1897 dans les Pyrénées-Orientales, Élisabeth Sauvy a choisi pour nom de plume Titaÿna, « par indépendance et individualisme », espérant que ce nom d'origine catalane qui évoque « l'héroïne d'un mystère inconnu (...) soit un gage de réussite ». Et à sa manière il l'a été, puisque la journaliste et écrivaine française, férue d'aventures et de sensations fortes, s'est hissée un temps, au rang de grand reporter, aux côtés de Joseph Kessel ou Albert Londres. Jusqu'à ce qu'elle perde pied, se confonde dans la collaboration et tombe en disgrâce puis dans l'oubli.  Retour aux années 1920, le public est avide de récits au long cours et d'horizons lointains. Le monde s'est élargi au sortir de la Grande Guerre et dans la presse, toute puissante, un genre nouveau : le reportage littéraire, triomphe. C'est durant cette parenthèse effervescente et particulièrement créative des années folles que Titaÿna va enchaîner les voyages, les publications dans la presse et les livres comme Loin, La caravane des morts, Une femme chez les chasseurs de têtes ou Les ratés de l'aventure. Pionnière de l'aviation, voyageuse risque-tout et féministe d'avant-garde, Titÿana multiplie les heures de vol, les accidents et les tours du monde. Sans cesse en quête de scoop et de reconnaissance, elle est avide à la fois de rencontres sincères avec des peuples méconnus d'Indonésie ou d'Océanie, mais aussi d'interviews exclusives des puissants de son époque (Mussolini, Atatürk, Liautey ou encore Hitler), des interviews qu'elle obtient sans souci de l'étiquette et parfois de la contradiction strictement journalistique. Un temps, elle va aussi s'essayer au cinéma documentaire, consciente déjà qu'elle tient là un nouveau langage pour raconter le monde et les autres.  Un jour au Maroc, le lendemain sur un cargo pour l'Amérique, Titaÿna est un personnage fascinant, trouble et insaisissable. Mais au-delà de son destin brisé - elle finira en exil aux États-Unis, oubliée de tous, et décèdera seule en 1966 -, ses écrits restent et frappent encore aujourd'hui par leur modernité. Pionnière du journalisme d'immersion et d'impressions, à hauteur d'homme ou plutôt de femme, elle va critiquer de sa plume acérée et poétique, les ravages de la colonisation et les mirages de l'exotisme, encore si puissants en son temps. Une lucidité, un humanisme qu'elle ne mettra, hélas, pas à profit, pendant la Seconde Guerre mondiale.  Aujourd'hui, en France, ses écrits sont redécouverts. Ses livres sont notamment réédités aux Éditions Marchialy. Et la biographie qu'a consacrée le journaliste et écrivain Benoît Heimermann à Titaÿna est ressortie en 2020. Ce livre hyperdocumenté, sensible et passionnant, se lit comme un roman d'aventures et demeure à ce jour une référence pour qui voudrait suivre cette femme de lettres dans un milieu d'hommes, que l'on a surnommé en son temps « la femme aux semelles de vent ».  Avec Benoît Heimermann, auteur de Titaÿna. L'aventurière des années folles disponible aux Éditions Points Aventure / Seuil. Un portrait radiophonique initialement diffusé en février 2022.   Quelques ouvrages de Titaÿna : Une femme chez les chasseurs de tête, Titaÿna. 1934. Réédition 2016 aux Éditions Marchialy.  Les ratés de l'aventure, Titaÿna. 1938. Réédition 2020 aux Éditions Marchialy. La bête cabrée, Titaÿna. Aux Éditeurs associés - Les Éditions du Monde moderne, 1925. Loin, Titaÿna. Éditions Flammarion. 1929.    Quelques ouvrages de Benoît Heimermann :   Titaÿna. L'aventurière des années folles, une biographie de Benoît Heimermann. 1994. Réédition 2020 aux Éditions Point Aventures / Seuil. La Ligne Latécoère-Aéropostale, Benoît Heimermann. 2011. Villalobos-Latécoère Éditions. Femmes des pôles, Benoît Heimermann. Éditions Paulsen. 2016. Albert Londres. La plume et la plaie, Benoît Heimermann. Éditions Paulsen. 2020. 

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

« La France n'est pas seule, […] elle a un vaste empire derrière elle. » C'est l'un des messages portés par le général de Gaulle lors de l'Appel du 18 juin 1940 passé sur les ondes de la BBC. Cette affirmation nuance la lecture de la défaite militaire française. Répondant au maréchal Pétain qui, la veille, soit le 17 juin, avait appelé, « le cœur serré, à cesser le combat, » le général choisissait l'espoir en rappelant le statut d'Empire de la France : une bataille a été perdue, mais pas la guerre. Tout l'empire n'a pas rendu les armes, au contraire, ses forces vives n'ont pas encore été utilisées au maximum de leurs capacités. Cette phrase est porteuse d'espoir : les Outre-mer peuvent et vont continuer le combat, au nom de la France. Les colonies sont ainsi pleinement intégrées au destin national, et elles vont se montrer à la hauteur de l'enjeu. Dans cet épisode nous allons vous présenter le rôle des soldats coloniaux pendant la Seconde Guerre mondiale, la place qu'ils ont occupé dans le dispositif militaire français et allié, ainsi que l'ampleur de leur engagement. BIBLIOGRAPHIE C-R. AGERON, C. COQUERY-VIDROVITCH, G. MEYNIER, J.THOBIE, Histoire de la France coloniale 1914-1990, Armand Colin, 2016, 654 pages ▪ dossier décolonisation française, « La fin de l'empire ». Ça m'intéresse Histoire, n°63, novembre/décembre 2020, ▪ L-R. ABENON, Petite histoire de la Guadeloupe, L'Harmattan, 1992, 238 p. ▪ Jean-Paul DELANCE, article « Retour sur le massacre des tirailleurs sénégalais en juin 40 dans l'Oise », 09/06/20, France 3 région ▪ A. NUGIER, P. NIEDENTHAL, M. BRAUER, « Influence de l'appartenance groupale sur les réactions émotionnelles au contrôle social informel », dans l'Année psychologique, 2009, p.61 à 81 ▪ Alexis LACROIX, « Des tirailleurs sénégalais face au nazisme » article dans Marianne du 11 au 17 septembre 2015, pages 70 à 72 ▪ Didier DAENINCKX, Galadio, édition Gallimard ▪ Dominique MAISON, dans la revue bimestrielle de l'Institut d'études démographique paru en novembre/décembre 1973 ▪ Morris J. MACGREGOR, Integration of the Armed forces, 1940-1965, Center of military history, US Army, 1981 ▪ Julien TOUREILLE, article « La Dissidence aux Antilles française : une mémoire à préserver (1945-2011) » ▪ Olivier WIEVIORKA, « Fallait-il débarquer en Afrique du Nord ? », article du magazine L'Histoire, mensuel 379, septembre 2012, ▪ Stéphane WEISS, « L'engagement de troupes nord-africaines et coloniales dans le Sud-ouest de la France en 1944-1945 », dans Guerres mondiales et conflits contemporains, 2013/3 (n° 251), pages 143 à 161 ▪ « Immigration : paroles de trop », la revue du GISTI, Plein droit, n°69, juillet 2006 ▪ Emmanuel BLANCHARD, doctorant en histoire « Quand les soldats coloniaux se révoltaient », dans Plein droit, 02/2006, n° 69, pages 36 à 40 ▪ Discours de Charles de Gaulle, www.gouvernement.fr ▪ Ministère des armées, service historique de la Défense, portail culturel https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/les-combattants-des-ex-colonies-dans-la-seconde-guerre-mondiale ▪ Ministère des Armée, sur le « Droit des conflits armés », https://www.defense.gouv.fr/sga/le-sga-en-action/droit-et-defense/droit-des-conflits-armes/droit-des-conflits-armes ▪ Musée de l'histoire de l'immigration, « les étrangers dans les guerres en France » https://www.histoire-immigration.fr/dossiers/les-etrangers-dans-les-guerres-en-france ▪ Fondation maréchal Leclerc de Hauteclocque 2ème Division Blindée – 2e DB – Division LECLERC | 2e DB - Général LECLERC - 2ème Division Blindée (2edb-leclerc.fr) ▪ Fondation Charles de Gaulle https://www.charles-de-gaulle.org/ ▪ Fondation de la France Libre https://www.france-libre.net/fl-empire-afrique/ ▪ Luc BRIAND, Aude DERAEDT, « Libération de Paris : pourquoi il n'y a (presque) pas de Noirs sur les photos ? », article de Libération du 20 août 2014, https://www.liberation.fr/photographie/2014/08/20/paris-libere-uniquement-par-des-soldats-blancs_1083150/ ▪ Encyclopédie du débarquement et de la Bataille de Normandie, « D day Overlord, » https://www.dday-overlord.com/bataille-normandie/forces ▪ le film Le blanchiment des troupes coloniales de Jean-Baptiste Dusséaux

Parlons-Nous
Violences familiales : Arnaud a décidé de pardonner à son père qui le battait

Parlons-Nous

Play Episode Listen Later Nov 23, 2022 12:20


Les parents d'Arnaud, nés en 1940 et en 1944, ont connu la Seconde Guerre mondiale. Traumatisé par le conflit, son père a transmis sa peur à sa famille par des violences physiques et des violences verbales. Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.fr

Parlons-Nous
Réaction : Guy réagit au témoignage d'Arnaud sur la Seconde Guerre mondiale

Parlons-Nous

Play Episode Listen Later Nov 23, 2022 19:23


Guy réagit au témoignage d'Arnaud qui a confié dans l'émission qu'il pardonnait son père violent parce que ce dernier avait connu la guerre. Ce témoignage a réveillé en Guy de vieux souvenirs. Il était enfant pendant la Seconde Guerre mondiale. Son père Juif polonais a dû se cacher pour éviter la Gestapo. Guy confie que sa mère et sa sœur "fricotaient" avec les Allemands et il était alors méchant avec elles quand il était enfant. Chaque soir, en direct, Caroline Dublanche accueille les auditeurs pour 2h30 d'échanges et de confidences. Pour participer, contactez l'émission au 09 69 39 10 11 (prix d'un appel local) ou sur parlonsnous@rtl.fr

Choses à Savoir SANTE
Les hommes deviennent-ils de plus en plus bêtes ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Nov 17, 2022 3:18


Qu'il s'agisse de discours de plusieurs heures, de livres entiers d'Histoire ou de tirades à rallonge et de poèmes sans fin, l'Homme a su faire preuve par le passé d'une mémoire conséquente. C'est ainsi que nous sont parvenus les récits d'Homère et d'autres grands auteurs, lorsque l'écriture était réservée aux plus riches des citoyens. Aujourd'hui, les élèves se contentent d'apprendre une ou deux strophes d'un poème connu, alors que les petits écoliers de l'Antiquité devaient réciter des pages entières sans faillir. Est-ce la preuve que l'intelligence de l'Homme s'amoindrit ? Les technologies sont-elles responsables de ce phénomène ? Les générations futures vont-elles être de plus en plus bêtes ? La science pense que l'Homme a atteint son QI maximal Alors que le quotient intellectuel avait subi une augmentation flagrante après la Seconde Guerre mondiale, ce marqueur utilisé pour comparer l'intelligence semble indiquer un rebond inverse les 20 dernières années. Le QI moyen des Français a ainsi baissé de presque 4 points entre 1999 et 2008. Les scientifiques avancent l'hypothèse que cette fluctuation indique seulement que l'Homme a atteint son QI maximal. Les quelques points de variation ne seraient alors pas significatifs, ou bien s'expliqueraient par la dysgénie. La dysgénie, une possible responsable de la baisse du QI moyen Si l'on se penche sur l'hypothèse avancée par certains chercheurs, dont Lynn et Harley, la baisse du quotient intellectuel peut être imputable à la dysgénie. Ce terme évoque le fait que les personnes ayant un QI élevé tendent à avoir moins d'enfants que les personnes avec un QI plus faible. In fine, la population compterait donc de plus en plus de profils avec un QI moyen ou faible. Cette thèse n'est toutefois pas admise par tous les chercheurs, et d'autres facteurs peuvent expliquer la diminution de l'intelligence globale des populations des pays développés. Les différentes causes qui expliquent que l'Homme devient moins intelligent Parmi les nombreux facteurs qui jouent sur le développement de l'intelligence, il faut mettre en avant l'importance d'une structure familiale équilibrée, celle d'un environnement stimulant pour la créativité, mais aussi l'importance de l'alimentation saine et de la lecture régulière. Or, l'abondance de nourriture dans les pays développés va à l'encontre du suivi d'un régime équilibré, puisque les aliments gras et sucrés attirent davantage les populations jeunes que les aliments sains. Chez les familles moins aisées, c'est aussi la malbouffe qui est la plus accessible financièrement. En outre, la prévalence de la télévision et des écrans incite à des loisirs passifs qui ne stimulent pas l'intelligence au même titre que la lecture de romans, le bricolage manuel ou les sorties à l'extérieur. Qu'en est-il de l'intelligence de nos descendants ? Si l'Homme a effectivement atteint son potentiel maximal d'intelligence, les futures générations resteront à ce même stade ou régresseront, en fonction de la qualité des stimulations proposées par l'environnement et de l'alimentation. Cette hypothèse irait dans le même sens que le plafonnement de la longévité, affecté par les conditions de vie et le sédentarisme fréquent dans les pays développés. Il ne faut cependant pas oublier que l'intelligence se manifeste de multiples façons autres que par le QI. L'Homme a donc encore de la marge de progression pour continuer à évoluer. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Le Nouvel Esprit Public
Thématique : Jamais frères ? Ukraine et Russie : une tragédie postsoviétique / n°271 / 13 novembre 2022

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Nov 13, 2022 59:30


Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 7 octobre 2022.Avec cette semaine :Anna Colin Lebedev, chercheuse spécialiste des questions post-soviétiques, maîtresse de conférences à l'université Paris-Naterre.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Six mois après l'invasion russe en Ukraine, Anna Colin Lebedev, chercheuse française « d'origine soviétique », comme vous aimez à vous présenter, maîtresse de conférences à l'université Paris-Nanterre et spécialiste des sociétés post-soviétiques, dans votre ouvrage « Jamais frères ? (Le d'interrogation est important) Ukraine et Russie : une tragédie postsoviétique », vous vous attachez à déconstruire le mythe des « frères » slaves. Vous décryptez les similarités entre les sociétés russe et ukrainienne, le poids des traumatismes du XXe siècle et les trajectoires de plus en plus divergentes que les deux pays ont suivies depuis 1991.A l'époque de l'Union soviétique, vous rappelez-vous, la Russie était le centre, et l'Ukraine une périphérie. L'homogénéisation s'est faite en écrasant un certain nombre de différences, l'histoire commune avait été écrite en gommant certains aspects gênants qui ne rentraient pas dans le récit officiel. Les trajectoires contraires suivies par les sociétés russe et ukrainienne ne sont pas un argument suffisant pour expliquer la guerre entre les deux pays, observez-vous. Mais un certain nombre de sujets aident à comprendre ce qui se joue aujourd'hui. Sujets que vous passez au crible : rapport à l'histoire soviétique, construction d'une mémoire de la grande famine et de la Seconde Guerre mondiale, place des communautés juives et de la mémoire de la Shoah, rapport au pouvoir politique, rapport à la violence, place des langues. Votre livre décrit également la fracture entre les deux sociétés, lorsque Russes et Ukrainiens ont cessé, en 2014, de partager la même vision de ce qui se joue entre les deux pays, en Crimée et dans le Donbass. En 2022, la fracture s'est transformée en rupture.Ce qu'on présentait comme une fraternité, disent les Ukrainiens, s'est révélé un rapt. Côté russe, l'Ukraine serait une Russie transformée en anti-Russie par l'Occident hostile. La ligne de fracture que dessinent les deux discours montre bien, soulignez-vous, la nature existentielle d'une guerre qu'on ne peut réduire à une volonté de conquête territoriale ou d'accès à des ressources naturelles ou économiques. Existentielle, car pour l'Ukraine : soit elle parvient à vaincre la Russie - ce qui veut dire que Moscou renonce à toute prétention territoriale et d'influence sur l'Etat ukrainien - soit elle cesse d'exister. Contrairement à la société ukrainienne, la société russe, en grande partie aveugle à cette guerre conduite en son nom, n'a pas l'expérience de protestations qui auraient réussi. Vous dressez le portrait d'une société russe convaincue de son impuissance et soutenant sans enthousiasme une guerre qu'elle ne peut pas ou peu critiquer et qui ne réalise pas encore la profondeur de la déchirure, qui est pourtant entérinée du côté de l'agressé, l'Ukraine. Pour les Ukrainiens, désormais, tout ce qu'il pourrait y avoir de commun avec les Russes – la langue, les références culturelles partagées, la mixité, les souvenirs de l'époque soviétique - n'est plus vu que comme l'effet d'une domination ou d'une oppression. On avait pensé, à tort, les comptes de l'Union soviétique soldés lorsqu'elle s'était dissoute sans conflictualité majeure en 1991 écrivez-vous, le vrai prix à payer nous est donné aujourd'hui.Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel
Henri Lafont, celui qui régissait la Carlingue

L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel

Play Episode Listen Later Nov 11, 2022 45:16


Il était le chef de la Gestapo française sous l'occupation allemande. Matriculé 6474 R, il devient un pilleur de richesses, entiché dans la persécution, la dépouille des juifs, la traque et torture de résistants français, au sein d'une bande criminelle dénommée "La Carlingue". Il sera jugé puis mort fusillé en 1944, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

True Story
Eddie Chapman, l'ex-gangster au destin héroïque

True Story

Play Episode Listen Later Nov 8, 2022 16:25


Dans cet épisode, Andréa Brusque vous plonge dans la vie d'un personnage à la destinée extraordinaire. Ancien gangster activement recherché par les autorités britanniques, il est devenu espion pour les services secrets nazis avant de servir la couronne d'Angleterre en tant qu'agent-double. Son imprévisibilité, son opportunisme mais aussi son héroïsme ont marqué à jamais l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Son nom : Eddie Chapman. Entre loyauté et duplicité, découvrez sa True Story. Une mission d'infiltration 16 décembre 1942, 2h13 du matin, quelque part au nord de Londres… Alors que la Seconde Guerre mondiale bat son plein, le moteur d'un avion allemand vrombit dans les airs. Il survole discrètement la campagne britannique en se fondant à travers les nuages. À l'intérieur, un jeune homme de 28 ans attend le signal pour sauter. Pour découvrir d'autres récits passionnants, cliquez ci-dessous : La Grande Puanteur de Londres, une des pires crises sanitaires Ed Gein, le tueur en série qui a inspiré le film “Massacre à la tronçonneuse” Le docteur Holmes, le premier tueur en série des États-Unis Un podcast Bababam Originals Ecriture : Elie Olivennes Voix : Andréa Brusque Production : Bababam (montage Célia Brondeau, Antoine Berry Roger) Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

True Story
Cette semaine dans True Story... découvrez l'histoire d'un espion !

True Story

Play Episode Listen Later Nov 7, 2022 1:55


Dans True Story, tout au long de la semaine, nous allons vous raconter des histoires étonnantes. Dès demain, Andréa Brusque reviendra sur un personnage particulier de la Seconde Guerre mondiale. Celui qu'on surnommait Zigzag porte bien son nom ! Rendez-vous demain pour le savoir. Mercredi, à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, revivez l'histoire du clown Rafael Padilla, qui se faisait appeler Chocolat. Et comme chaque vendredi, le jour de Vénus, on vous parle d'amour dans notre programme Love Story. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Choses à Savoir HISTOIRE
Comment l'astrologie fut-elle utilisée contre Hitler ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Nov 6, 2022 2:23


Né à berlin en 1903, Lajos Wohl vante les bienfaits de l'astrologie et c'est à ce titre qu'il se fait embaucher, durant la Seconde Guerre mondiale, par les services secrets britanniques. Avant cela, il entame une carrière d'écrivain, commencée très tôt. En effet, il écrit de nombreux romans, dont beaucoup seront adaptés au cinéma. On lui doit aussi une quinzaine de scénarios. Mais celui qui va se faire appeler Louis de Wohl rédige aussi des essais religieux. Il écrit ainsi une histoire assez réputée de l'Église catholique et des biographies de saint François d'Assise, Jeanne d'Arc ou encore Pie XII. Louis de Wohl fuit le nazisme et, en 1935, se réfugie en Angleterre. Il ne se fait pas seulement connaître comme un écrivain de renom, mais aussi comme un astrologue émérite. À tel point que ses talents vont être utilisés par le SOE, la branche des services secrets britanniques chargée des opérations de sabotage en Europe. Wohl est d'abord envoyé aux États-Unis, où il fait, en tant qu'astrologue, des conférences très suivies. Il y prétend qu'en examinant les conjonctions de planètes, il semble certain qu'une entrée en guerre des États-Unis avant le printemps 1942 entraînerait la défaite d'Hitler. Ce faisant, Louis de Wohl met ses talents au service de la propagande britannique visant à persuader les Américains d'entrer dans le conflit. Par ailleurs, il est convaincu qu'Hitler ne prend ses décisions qu'après avoir consulté un astrologue. D'après lui, en effet, il est facile de voir qu'il ne se décide que si certaines conjonctions de planètes sont réalisées. Il suffirait donc, à l'en croire, de faire les mêmes calculs que ses astrologues pour prévoir les réactions d'Hitler. Pourtant tout le monde n'est pas convaincu par les arguments de Wohl, à commencer par le M15, le service d'espionnage britannique. Pour lui, en effet, ce n'est ni plus ni moins qu'un charlatan. Il garde pourtant la confiance du SOE, qui l'emploie jusqu'à la fin de la guerre. Il a même droit à un appartement de fonction. Reprenant sa carrière d'écrivain, il meurt en 1961. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

L'Histoire nous le dira
La campagne italienne de 1943 à 1945 | L'Histoire nous le dira # 229

L'Histoire nous le dira

Play Episode Listen Later Oct 28, 2022 21:33


Le rôle de l'Italie dans l'histoire de la Seconde Guerre mondiale reste assez méconnu. Bien sûr, Benito Mussolini reste un personnage emblématique de la période. Peu savent cependant que les soldats alliés et les troupes de l'Axe ont mené sur les terres italiennes une lutte épique et sanglante pendant près de deux ans. On se bat alors dans un musée à ciel ouvert. Des soldats provenant d'Angleterre, des États-Unis, du Canada, d'Australie, de Pologne, d'Allemagne, du Brésil, d'Inde, de France et d'Afrique du Sud y connaissent le succès et l'échec. Les Italiens divisés se livrent quant à eux à une terrible guerre civile. ERRATUM: le monastère de Montecassino est bénédictin et non dominicain. Le roi d'Italie en 1943 est bien Victor-Emmanuel III. Adhérez à cette chaîne pour obtenir des avantages : https://www.youtube.com/channel/UCN4TCCaX-gqBNkrUqXdgGRA/join Pour soutenir la chaîne, trois choix: 1. Cliquez sur le bouton « Adhérer » sous la vidéo. 2. Patreon: https://www.patreon.com/hndl 3. UTip: https://utip.io/lhistoirenousledira Avec: Laurent Turcot, professeur en histoire à l'Université du Québec à Trois-Rivières, Canada et Jean-Moïse Martin Script: Laurent Bigaouette Musique issue du site : epidemicsound.com Abonnez-vous à ma chaine: https://www.youtube.com/c/LHistoirenousledira Facebook: https://www.facebook.com/histoirenousledira Instagram: https://www.instagram.com/laurentturcot Les vidéos sont utilisées à des fins éducatives selon l'article 107 du Copyright Act de 1976 sur le Fair-Use. Pour aller plus loin: Rick Atkinson, The Day of Battle. The War in Sicily and Italy, 1943-1944, New York, Henry Holt and Company, 2007. Robert Katz, The Battle for Rome, New York, Simon and Schuster, 2003. https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/la-campagne-ditalie https://www.museedelaguerre.ca/cwm/exhibitions/newspapers/operations/sicilianitalian_f.html #histoire #documentaire #worldwar2

C dans l'air
FRANCE/ ALLEMAGNE : LA CRISE DE TROP ? - 26/10/22

C dans l'air

Play Episode Listen Later Oct 26, 2022 64:08


EXPERTS JEAN-DOMINIQUE GIULIANI Président de la Fondation Robert Schuman Auteur de « Européen sans complexe » HÉLÈNE MIARD-DELACROIX Professeure d'histoire et de civilisation de l'Allemagne contemporaine Sorbonne Université SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l'IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques BIRGIT HOLZER Journaliste correspondante de la presse régionale allemande à Paris Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz se retrouvent ce mercredi à l'Elysée. Une rencontre pour tenter d'apaiser les tensions et relancer le couple franco-allemand qui traverse une mauvaise passe. La guerre en Ukraine a entrainé de nombreuses divergences entre Paris et Berlin ces derniers mois, au point que le conseil des ministres franco-allemand qui devait se tenir ce même jour a été repoussé à janvier 2023. Officiellement un problème de calendrier, mais cette décision est sans précédent depuis l'institution de ces rendez-vous annuels en 2003 et elle coïncide avec une série de désaccords profonds entre Paris et Berlin, notamment en matière de défense et d'énergie. Signe du malaise entre les deux premières puissances européennes : aucune déclaration des deux dirigeants n'est prévue à l'issue de cette visite. Il faut dire que sur la stratégie à adopter face à la flambée des prix énergétiques, le nucléaire, la défense européenne ou l'avenir de l'Europe, rien ne semble plus aller entre la France et l'Allemagne. De quoi susciter inquiétude et interrogation dans l'Union européenne. « Le couple franco-allemand diverge, il est donc paralysé », s'est alarmé ce matin l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin. « Nous ne pouvons pas nous permettre dans ce moment de l'Histoire de ne pas avoir une Europe unie et forte. Ça commence par un dialogue franco-allemand fructueux », a-t-il averti sur France Inter. Mais les différends se sont aggravés depuis le début de l'offensive russe en Ukraine et les points de vue semblent sur certains sujets irréconciliables. Ainsi en matière de défense l'Allemagne a opéré avec Olaf Scholz un virage à 180 afin de faire de son armée « la force la mieux équipée d'Europe ». Pour cela Berlin a mis en place un fond exceptionnel de 100 milliards d'euros visant à moderniser son armée et a dévoilé récemment un projet de bouclier aérien européen qui s'appuie sur les F-35 américains ainsi que sur un « dôme » antimissiles israélien. Quatorze pays européens veulent s'y associer, dont la Grande-Bretagne, les pays baltes, les Pays-Bas ou encore la Finlande. La France qui prône une autonomie stratégique européenne a refusé et développe son propre bouclier avec l'Italie. Parallèlement le chancelier Scholz a annoncé un plan d'aide de 200 milliards pour face à l'envolée des prix des énergies. Mais la mise en œuvre de ce plan, sans concertation avec ses partenaires européens, a provoqué une incompréhension et des craintes de distorsion de concurrence en Europe. L'Allemagne, parmi les plus touchés en raison de sa dépendance au gaz russe, a entrepris « un changement de modèle dont il ne faut pas sous-estimer le caractère déstabilisateur », analysait dernièrement Emmanuel Macron. Le président de la République a également jugé vendredi dernier lors du sommet des 27 à Bruxelles que ce n'est pas bon que l'Allemagne s'isole. Peu après le chef de l'Etat s'est rendu à Rome en Italie à l'invitation des organisateurs d'un sommet international pour la paix. Lors de ce déplacement dimanche, il s'est entretenu avec la nouvelle présidente du Conseil Giorgia Meloni quelques heures après l'entrée en fonctions du gouvernement le plus à droite qu'ait connu la péninsule depuis la Seconde Guerre mondiale. Se voulant rassurante depuis sa prise de fonction, la Première ministre d'extrême droite a assuré dans son discours de politique générale qu'elle ne voulait pas « saboter » l'Union européenne. Alors que se passe-t-il entre Paris et Berlin ? Pour le couple franco-allemand est-ce le temps du rabibochage ou du divorce ? Quelle vision Olaf Scholz a-t-il de l'Europe ? Enfin que faut-il retenir des premiers pas de Giorgia Meloni à la tête du Conseil italien ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Le Cours de l'histoire
Une histoire de la consommation 3/3 : Supermarchés, une histoire sous cellophane. Fini le cabas, bonjour le caddie !

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Oct 26, 2022 58:42


durée : 00:58:42 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - La grande distribution apparaît dans les années 1920 aux États-Unis et est importée en France après la Seconde Guerre mondiale. En 1963, l'entreprise française Carrefour invente l'hypermarché. Libre-service, produits préemballés, caddies, des innovations qui révolutionnent la manière de consommer ! - invités : Florence Hachez-Leroy Historienne des entreprises, des sciences et des techniques, maîtresse de conférences à l'Université d'Artois, chercheuse au Centre de recherches historiques (EHESS); Jean-Claude Daumas Professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Franche-Comté, auteur du « Dictionnaire historique des patrons français » (ed. Flammarion).

Choses à Savoir
Pourquoi John Howard Griffin a t-il fait un “blackface” ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Oct 26, 2022 3:00


Pour écouter le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc": Apple Podcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835 Spotify: https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIf Deezer: https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9 Google Podcast: https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14 ----------------------------------------- John Howard Griffin naît en 1920 aux États-Unis. Il étudie le français et la médecine, et s'intéresse à la psychiatrie. Durant la Seconde Guerre mondiale, il se trouve en France, où il travaille un temps dans un hôpital psychiatrique. Blessé par un éclat d'obus, qui le rend alors aveugle, il rentre en Amérique, où son goût de l'étude le reprend. Il se passionne alors pour la philosophie et la théologie. Il travaille d'autant mieux qu'il recouvre la vue en 1957. C'est alors que John Howard Griffin conçoit un projet original. Il veut se faire passer pour un Noir, afin de mieux se rendre compte des conditions de vie des gens de couleur. Durant la guerre, où il a aidé des Juifs à fuir le nazisme, il a déjà fait l'expérience du racisme et de l'oppression. Une immersion dans la communauté noire Déjà préoccupé par le sort des Noirs, Griffin s'était alarmé des nombreux suicides qui décimaient leur communauté. Mais pour vraiment mesurer la condition des Noirs, il fallait voir par leurs propres yeux. Il fallait "devenir" un Noir. C'est pourquoi Griffin suit un traitement à base de rayons ultraviolets, qui brunit sa peau. En 1959, il se rend alors dans des États du sud, comme la Louisiane ou le Mississipi, où la ségrégation raciale est une réalité quotidienne. Devenant cireur de chaussures, durant un temps, il est traité avec mépris. Des gens qu'il connaissait, et qui ne le reconnaissent pas, le regardent avec dédain et animosité. Griffin observe ce qui se passe autour de lui et décrit les conditions de vie lamentables des Noirs, mal nourris, privés de droits et souvent de travail. Il est aussi frappé par la solidarité qui les unit. John Howard Griffin revient chez lui en décembre 1959. Sa peau retrouve peu à peu sa teinte naturelle. En 1961, il publie un livre, "Dans la peau d'un Noir", où il relate son expérience. Il reçoit alors des menaces de la part de certains milieux, tandis que des activistes noirs lui reprochent sa prétention de parler au nom de leur communauté. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Grand reportage
En Autriche, une randonnée pour se souvenir de l'exode des Juifs après la Seconde Guerre mondiale

Grand reportage

Play Episode Listen Later Oct 13, 2022 19:30


Grand Reportage nous emmène aujourd'hui en Autriche, où une randonnée retrace l'exode des Juifs vers la Palestine après la Seconde Guerre mondiale. À l'été 1947, entre 5000 et 8000 survivants de la Shoah, en majorité originaires d'Europe de l'Est, quittent clandestinement l'Autriche pour rallier l'Italie et gagner ensuite la Palestine. Ils durent, pour cela, marcher plus de 8 heures et traverser le col du Krimmler Tauern, haut de 2600 mètres.  Un trajet éprouvant que des centaines de volontaires refont chaque été, sous la houlette de l'association « Alpine Peace Crossing », afin de rendre hommage à ces rescapés. Isaure Hiace était aux côtés des marcheurs, en juillet dernier. « En Autriche, une randonnée pour se souvenir de l'exode des Juifs après la Seconde Guerre mondiale », un grand Reportage d'Isaure Hiace.

Le Cours de l'histoire
Vivre en temps de guerre, une histoire 4/4 : La guerre à hauteur d'enfant

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Oct 13, 2022 59:07


durée : 00:59:07 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - À partir des années 1980, la question de l'enfance s'impose comme un objet d'étude dans l'histoire de la Shoah. Cet intérêt s'étend bientôt à tous les enfants et pas seulement aux premières victimes des persécutions : qu'est ce qu'un quotidien d'enfant dans la Seconde Guerre mondiale ? - invités : Isabelle von Bueltzingsloewen Historienne, professeure à l'Université Lumière Lyon 2; Laura Hobson Faure Historienne, professeure à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Le Nouvel Esprit Public
Guerre en Ukraine, après l'annexion de quatre régions / Peut-on dépenser sur tous les fronts ? / n°265 / 2 octobre 2022

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Oct 2, 2022 66:09


Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 2 octobre 2022.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit. GUERRE EN UKRAINE, APRÈS L'ANNEXION DE 4 RÉGIONS Face aux succès de la contre-offensive ukrainienne, notamment entre Kharkiv et Izioum, ces dernières semaines, Vladimir Poutine a choisi l'escalade. Après avoir annoncé la tenue de référendums dans quatre régions ukrainiennes contrôlées par Moscou en Ukraine, après avoir décrété le 21 septembre la « mobilisation partielle » des réservistes de son armée, entre 300.000 et 1 million d'hommes selon les sources - une initiative sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale – le président russe a de nouveau procédé à un chantage nucléaire.L'appel à la mobilisation a provoqué un vent de panique en Russie : des manifestations contre l'appel sous les drapeaux se sont déroulées dans une quarantaine de villes du pays, notamment au Daguestan, dans le Caucase, l'une des régions ayant payé le plus fort tribut à la guerre en Ukraine en hommes tombés au front. Plusieurs centres d'appel sous les drapeaux à Nijni-Novgorod, Orenbourg et Saint-Pétersbourg, ont été incendié. Plus de 2.400 personnes ont été arrêtées depuis l'annonce de la mobilisation. Des milliers de jeunes Russes se sont rués dans les aéroports et aux frontières pour tenter d'échapper à l'enrôlement. Cette nouvelle vague d'exode a déferlé sur les pays voisins, telle la Géorgie, avant que certains ne ferment leurs frontières, à l'exemple de la Finlande et des pays Baltes. Le Kazakhstan a indiqué mardi que 98.000 Russes avaient déjà trouvé refuge sur son territoire.Les scrutins ont été organisés en urgence du 23 au 27 septembre, dans les régions de Zaporijjia, Kherson, Louhansk et Donetsk. Mardi, les autorités prorusses revendiquaient la victoire avec 93%, 87%, 98% et 99% de « oui » à l'annexion à la Russie. Les fraudes et les pressions ont été patentes : les agents électoraux se sont déplacés au domicile des électeurs, accompagnés de soldats ; les bureaux de vote, également placés sous haute surveillance, ne disposaient souvent pas d'isoloirs. Qualifiés de « mascarades » par Paris et de « simulacres » par l'Ukraine, ils ont suscité de la réprobation jusqu'à Pékin et Ankara.Vendredi Poutine a officialisé l'annexion des quatre régions ukrainiennes et promis de les défendre « par tous les moyens possibles » tout en se disant prêt à retourner à la table des négociations. Il s'est ensuite livré à une diatribe non plus contre Kiev mais contre l'Occident tout entier, accusant les Etats-Unis et l'Union européenne d'être des puissances « russophobes », « haïssant la vérité » et « colonisatrices », qui imposent un « diktat sur le monde » en usant de « racisme », de « barbarie » et même de « satanisme ».Peu après, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé que son pays était candidat à rejoindre au plus vite l'Otan. Pour Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie-Nouveaux Etats indépendants, à l'Institut français des relations internationales, « le risque d'une confrontation potentielle directe entre la Russie et l'OTAN n'a jamais été si élevé ».***PEUT-ON DÉPENSER SUR TOUS LES FRONTS : DÉFENSE, ÉCOLOGIE, ÉDUCATION, SANTÉ ? Le 26 septembre, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a présenté un budget 2023 de « protection » et de « plein emploi », calculé « à l'euro près ». Le projet de loi de finances entérine une hausse de 24 milliards des crédits ministériels et une augmentation des effectifs de l'État de plus de 10.000 postes l'an prochain. Le bouclier tarifaire sera reconduit en 2023, mais les particuliers devront encaisser une augmentation de 15 % des factures de gaz et d'électricité.Le ministère du Travail et de l'Emploi en passant de 14,5 à 20,7 milliards d'euros, bénéficie de la hausse de crédits la plus importante. Ses effectifs devraient aussi gonfler d'un millier de personnes. L'éducation voit son budget renforcé et passe de 56,5 milliards d'euros à 60,2 milliards. Avec la dégradation spectaculaire de l'équilibre international, le budget des armées a été augmenté de 3 milliards et atteindra 43,9 milliards d'euros. Le ministère de l'Agriculture sera doté d'un budget de 5,987 milliards d'euros, en hausse de plus de 20%. Dans ce budget qui fait la part belle aux ministères régaliens, celui de la Justice voit sa dotation passer de 8,9 à 9,6 milliards d'euros. Cette augmentation s'explique principalement par le recrutement de 2.300 personnels supplémentaires. Le budget 2023 du ministère des Outre-mer est en hausse de 11%, atteignant les 2,4 milliards d'euros de crédits budgétaires, avec notamment une augmentation des crédits du service militaire adapté. Avec la création de 3.100 postes supplémentaires, le ministère de l'Intérieur est celui qui enregistrera la plus grande hausse d'effectifs en 2023. Le budget alloué aux « Sécurités » passe ainsi de 14,7 à 15,8 milliards d'euros. Les quelques rares ministères perdants sont celui de l'Économie qui voit ses crédits passer de 4,1 à 3,7 milliards d'euros et la suppression de 508 postes ; le budget du ministère des Anciens combattants passe, lui, de 2,1 à 1,9 milliard d'euros. Enfin, certains plans d'investissements vont réduire la voilure en 2023.Au total, l'exécutif prévoit un bond des dépenses de près de 40 milliards d'euros entre la loi de finances initiale en 2022 et le projet de loi de finances 2023 passant de 461,5 milliards d'euros à 500,2 milliards d'euros l'année prochaine. Cette enveloppe pourrait être amenée à gonfler en fonction de l'évolution du contexte géopolitique et des prix de l'énergie. Le Haut Conseil des finances publiques, un organisme indépendant rattaché à la Cour des comptes a jugé « peu ambitieuse » la trajectoire de maîtrise des finances publiques sur les cinq prochaines années. Il estime que « l'effort de la maîtrise de la dépense n'est que partiellement documenté ». En 2022, le taux d'endettement public est de 116 % du PIB, le déficit public de l'ordre de 5,5 % du PIB.Plusieurs partis d'opposition (Nupes, Rassemblement national) ont déjà fait savoir qu'ils n'allaient pas voter ce budget.Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.