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En 1870, en Dordogne, en plein conflit franco-prussien, une rumeur fait basculer le village de Hautefaye dans la violence. Alain de Monéys, soupçonné à tort de soutenir la Prusse, devient la cible d'une foule enragée. Victime d'une folie collective, il est insulté, battu, torturé, puis brulé vif. Revivez cette journée tragique où des hommes et des femmes ont perdu toute humanité pour se transformer en bourreaux. Crédits : Lorànt Deutsch, Éric Lange.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 1870, en Dordogne, en plein conflit franco-prussien, une rumeur fait basculer le village de Hautefaye dans la violence. Alain de Monéys, soupçonné à tort de soutenir la Prusse, devient la cible d'une foule enragée. Victime d'une folie collective, il est insulté, battu, torturé, puis brulé vif. Revivez cette journée tragique où des hommes et des femmes ont perdu toute humanité pour se transformer en bourreaux. Crédits : Lorànt Deutsch, Éric Lange.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le destin de "l'Aiglon", le drame survenu dans un petit village du Périgord en pleine guerre contre la Prusse, l'impératrice la plus puissante de l'empire byzantin... Découvrez le programme de la semaine du 2 au 6 décembre 2025. Chaque dimanche dans un podcast inédit, au micro de Chloé Lacrampe, Lorànt Deutsch présente le programme à venir dans "Entrez dans l'Histoire". Retrouvez l'émission du lundi au vendredi, de 15h à 15h30 sur RTL. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:15:33 - par : Lionel Esparza - Si Nikolaus Harnoncourt avait fondé son Concentus Musicus de Vienne en 1953, ce n'est que plusieurs années plus tard que la maîtrise des instruments anciens, choix audacieux à cette époque, permet l'enregistrement de cette Offrande musicale, cadeau du compositeur au prince Frédéric II de Prusse. - réalisation : Flora Sternadel Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:33 - par : Lionel Esparza - Si Nikolaus Harnoncourt avait fondé son Concentus Musicus de Vienne en 1953, ce n'est que plusieurs années plus tard que la maîtrise des instruments anciens, choix audacieux à cette époque, permet l'enregistrement de cette Offrande musicale, cadeau du compositeur au prince Frédéric II de Prusse. - réalisation : Flora Sternadel Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au cœur de ce château, cette salle résume à elle seule l'ambition politique de Louis XIV. Longue de plus de 70 mètres, bordée de miroirs étincelants et ouverte sur les jardins royaux, elle n'était pas seulement destinée à impressionner les visiteurs. Elle était surtout un gigantesque outil de propagande monarchique.Pour comprendre son importance, il faut revenir au XVIIe siècle. À cette époque, les miroirs sont des objets extrêmement rares et coûteux. La grande spécialiste européenne de leur fabrication est alors Venise, qui garde jalousement ses secrets techniques. Posséder quelques miroirs est déjà un luxe immense. Alors imaginez une galerie qui en contient plus de 350.Aussi, lorsque Louis XIV fait construire la Galerie des Glaces entre 1678 et 1684, il envoie un message clair au monde entier : la France est devenue la puissance dominante de l'Europe. Même le luxe le plus inaccessible peut désormais être produit au service du roi.Mais ce n'est pas tout. La galerie est aussi pensée comme une machine à mettre en scène le pouvoir.D'un côté, dix-sept immenses fenêtres donnent sur les jardins de Versailles. De l'autre, dix-sept arcades couvertes de miroirs reflètent la lumière du soleil dans toute la pièce. Résultat : lorsque le roi traverse la galerie, tout semble briller autour de lui. Ce n'est pas un hasard si Louis XIV se fait appeler le “Roi Soleil”. L'architecture entière participe à cette image presque divine du monarque.Et puis le plafond joue lui aussi un rôle politique. Il est recouvert de gigantesques peintures glorifiant les victoires militaires et les succès du règne de Louis XIV. Chaque détail rappelle que le roi est présenté comme un chef victorieux, puissant et choisi par Dieu.Enfin la Galerie des Glaces sert également de théâtre diplomatique. Les ambassadeurs étrangers y sont reçus avec un cérémonial minutieusement organisé. Le but est simple : éblouir les visiteurs pour affirmer la supériorité française.D'ailleurs cette salle restera un symbole du pouvoir bien après Louis XIV. En 1871, c'est dans cette galerie par exemple, que l'Empire allemand est proclamé après la défaite française face à la Prusse. Puis en 1919, le traité mettant officiellement fin à la Première Guerre mondiale y est signé.Finalement, la Galerie des Glaces n'est pas seulement une merveille artistique. C'est un décor conçu pour transformer le pouvoir en spectacle. À Versailles, même les miroirs avaient une mission politique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cette semaine, Pierre-Edouard Deldique consacre un numéro d'Idées à « La Commune. La guerre civile des Français (18 mars 1871) pour reprendre le titre du dernier livre en date de Michel Winock, son invité. Pourquoi ce choix ? Parce que cet épisode de l'histoire de France revient très souvent dans le débat d'idées car symbole de la division (certains diraient chronique) de ce peuple. L'historien, spécialiste de la vie politique française, choisit de raconter la Commune à travers une journée fondatrice : le 18 mars 1871, au cours de laquelle les Parisiens se sont soulevés et où la fracture entre la capitale d'une part et le gouvernement réfugié à Versailles, d'autre part, est devenue béante. Au micro, avec un don de conteur, Michel Winock raconte une France traumatisée ; défaite contre la Prusse, chute du Second Empire et siège éprouvant de Paris ont laissé un pays exsangue. Dans la capitale, la population, affamée et politisée, refusa la politique de conciliation menée par Adolphe Thiers. L'auteur montre comment cette situation explosive rendait inévitable l'affrontement entre un gouvernement soucieux de restaurer l'ordre et une ville qui se vivait comme le dernier bastion de la République. Le cœur du livre – publié logiquement dans la fort ancienne collection « Les journées qui ont fait la France » - repose sur la description minutieuse de cette journée décisive, lorsque Thiers ordonna la récupération des canons de la Garde nationale installés à Montmartre, quand l'opération tourna au fiasco. Les soldats fraternisèrent alors avec la foule, deux généraux furent exécutés, et le gouvernement s'enfuit à Versailles. Dans sa conversation avec Pierre-Edouard Deldique, l'historien restitue l'atmosphère électrique de ces heures où tout semblait possible. C'est dans le chaos que naquît la Commune de Paris, un pouvoir insurrectionnel partisan d'une démocratie directe, sociale et populaire, un pouvoir divisé, jacobins contre les fédéralistes, socialistes versus anarchistes par exemple. Ces tensions ont affaibli la capacité de la Commune à résister à l'État représenté à Versailles et ces divisions résonnent encore aujourd'hui. Michel Winock souligne en effet que cet éclatement préfigurait les fractures durables de la gauche française, encore perceptibles aujourd'hui. Les derniers chapitres du livre sont consacrés à la « Semaine sanglante » de mai 1871, lorsque les troupes versaillaises reprirent Paris, quartier par quartier, des jours de répression décrits avec sobriété, la violence extrême de la répression : exécutions sommaires, combats de rue, incendies, milliers de morts. Il rappelle que cette répression constitue l'un des épisodes les plus meurtriers de l'histoire contemporaine française. Elle laisse une cicatrice durable dans ce que l'on a coutume d'appeler la mémoire collective. Au micro de l'émission, et dans son livre, l'historien s'intéresse de près au rôle des femmes durant ces jours de fièvre, et pas seulement la plus célèbre aujourd'hui, Louise Michel (font une biographie engagée, écrite par Edith Thomas est publiée chez Gallimard). Livre d'histoire, l'ouvrage de Michel Winock s'avère aussi un ouvrage de réflexion politique. L'auteur interroge en effet ce que la Commune dit de la France, ses divisions, sa culture politique marquée par la radicalité et la méfiance envers le pouvoir central. Il montre aussi comment la Commune est devenue un mythe en quelque sorte, célébré par certains, honni par d'autres, et toujours présent dans les débats contemporains. Comme le recommande Franz-Olivier Giesbert, dans son éditorial du « Point » (9 avril) : « Lisez et faites lire la Commune de Michel Winock pour y apprendre tout ce dont nous sommes capables et pour tout faire afin que ne soit pas rajouté un jour, par notre faute collective, un nouvel affrontement au grand fleuve sanglant qui traverse nos siècles d'une tuerie de masse l'autre ». Programmation musicale : - Le Temps Des Cerises (auteur Jean-Baptiste Clément ; compositeur : Antoine Renard) - Giovanni Mirabassi - Le Temps Des Cerises - Pascal Comelade - Le Temps Des Cerises - Yves Montand.
Cette semaine, Pierre-Edouard Deldique consacre un numéro d'Idées à « La Commune. La guerre civile des Français (18 mars 1871) pour reprendre le titre du dernier livre en date de Michel Winock, son invité. Pourquoi ce choix ? Parce que cet épisode de l'histoire de France revient très souvent dans le débat d'idées car symbole de la division (certains diraient chronique) de ce peuple. L'historien, spécialiste de la vie politique française, choisit de raconter la Commune à travers une journée fondatrice : le 18 mars 1871, au cours de laquelle les Parisiens se sont soulevés et où la fracture entre la capitale d'une part et le gouvernement réfugié à Versailles, d'autre part, est devenue béante. Au micro, avec un don de conteur, Michel Winock raconte une France traumatisée ; défaite contre la Prusse, chute du Second Empire et siège éprouvant de Paris ont laissé un pays exsangue. Dans la capitale, la population, affamée et politisée, refusa la politique de conciliation menée par Adolphe Thiers. L'auteur montre comment cette situation explosive rendait inévitable l'affrontement entre un gouvernement soucieux de restaurer l'ordre et une ville qui se vivait comme le dernier bastion de la République. Le cœur du livre – publié logiquement dans la fort ancienne collection « Les journées qui ont fait la France » - repose sur la description minutieuse de cette journée décisive, lorsque Thiers ordonna la récupération des canons de la Garde nationale installés à Montmartre, quand l'opération tourna au fiasco. Les soldats fraternisèrent alors avec la foule, deux généraux furent exécutés, et le gouvernement s'enfuit à Versailles. Dans sa conversation avec Pierre-Edouard Deldique, l'historien restitue l'atmosphère électrique de ces heures où tout semblait possible. C'est dans le chaos que naquît la Commune de Paris, un pouvoir insurrectionnel partisan d'une démocratie directe, sociale et populaire, un pouvoir divisé, jacobins contre les fédéralistes, socialistes versus anarchistes par exemple. Ces tensions ont affaibli la capacité de la Commune à résister à l'État représenté à Versailles et ces divisions résonnent encore aujourd'hui. Michel Winock souligne en effet que cet éclatement préfigurait les fractures durables de la gauche française, encore perceptibles aujourd'hui. Les derniers chapitres du livre sont consacrés à la « Semaine sanglante » de mai 1871, lorsque les troupes versaillaises reprirent Paris, quartier par quartier, des jours de répression décrits avec sobriété, la violence extrême de la répression : exécutions sommaires, combats de rue, incendies, milliers de morts. Il rappelle que cette répression constitue l'un des épisodes les plus meurtriers de l'histoire contemporaine française. Elle laisse une cicatrice durable dans ce que l'on a coutume d'appeler la mémoire collective. Au micro de l'émission, et dans son livre, l'historien s'intéresse de près au rôle des femmes durant ces jours de fièvre, et pas seulement la plus célèbre aujourd'hui, Louise Michel (font une biographie engagée, écrite par Edith Thomas est publiée chez Gallimard). Livre d'histoire, l'ouvrage de Michel Winock s'avère aussi un ouvrage de réflexion politique. L'auteur interroge en effet ce que la Commune dit de la France, ses divisions, sa culture politique marquée par la radicalité et la méfiance envers le pouvoir central. Il montre aussi comment la Commune est devenue un mythe en quelque sorte, célébré par certains, honni par d'autres, et toujours présent dans les débats contemporains. Comme le recommande Franz-Olivier Giesbert, dans son éditorial du « Point » (9 avril) : « Lisez et faites lire la Commune de Michel Winock pour y apprendre tout ce dont nous sommes capables et pour tout faire afin que ne soit pas rajouté un jour, par notre faute collective, un nouvel affrontement au grand fleuve sanglant qui traverse nos siècles d'une tuerie de masse l'autre ». Programmation musicale : - Le Temps Des Cerises (auteur Jean-Baptiste Clément ; compositeur : Antoine Renard) - Giovanni Mirabassi - Le Temps Des Cerises - Pascal Comelade - Le Temps Des Cerises - Yves Montand.
Offerte par le roi de Prusse au tsar de Russie Pierre le Grand en 1716, cette chambre recouverte d'ambre, d'or et de pierres précieuses fut l'un des trésors de la Russie impériale. En 1945, les nazis démonteront les panneaux sculptés qui ornaient les murs du palais Catherine près de Saint Pétersbourg. Depuis, on recherche les morceaux disparus de la chambre d'ambre. Plongez dans les mystères d'une des plus grandes énigmes du XXe siècle. Crédits : Lorànt Deutsch, Éric Lange.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une fois installé dans les pays conquis comme l'Italie, l'Espagne ou la Prusse, une partie de l'Allemagne, Napoléon leur imposait de circuler à droite. Seuls les Anglais, ennemis de l'Empereur et qui l'ont vaincu à Waterloo - on va pas remuer le sabre dans la plaie - ont conservé leur tradition de rouler à gauche. Ceci dit en France, on ne roule pas toujours à droite... Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 1748, la France a gagné la guerre. Alors pourquoi a-t-elle perdu la paix ?Rejoignez Franck Ferrand pour découvrir l'histoire fascinante de la Guerre de Succession d'Autriche et de la paix d'Aix-la-Chapelle qui a suivi. Alors que la France sort victorieuse sur le champ de bataille, notamment avec la célèbre bataille de Fontenoy, Louis XV fait le choix surprenant de rendre tous les territoires conquis, laissant l'Europe perplexe. Remontez le temps jusqu'en 1740, lorsque la mort de l'empereur Charles VI déclenche un conflit qui embrase l'Europe. Frédéric II de Prusse profite de la situation pour s'emparer de la Silésie, tandis que la France hésite à s'engager dans le conflit. Mais lorsqu'elle le fait, c'est pour connaître des débuts désastreux sous la direction du cardinal de Fleury.Tout bascule lorsque Louis XV confie le commandement de ses armées au génie militaire qu'est le maréchal de Saxe. Ses victoires à Fontenoy, Roucoux et Lauffeld permettent à la France de s'emparer des Pays-Bas autrichiens, la plaçant dans une position de force inédite depuis le règne de Louis XIV. Mais au moment des négociations de paix à Aix-la-Chapelle en 1748, le roi de France fait le choix surprenant de tout restituer, sans la moindre contrepartie. Pourquoi Louis XV a-t-il pris cette décision qui laisse l'Europe médusée ? Était-ce par idéalisme ou par calcul dynastique ? Franck Ferrand vous plonge dans les coulisses de cette paix qui marque un tournant majeur dans l'histoire de la France. Un épisode passionnant à ne pas manquer !
En 1748, la France a gagné la guerre. Alors pourquoi a-t-elle perdu la paix ?Rejoignez Franck Ferrand pour découvrir l'histoire fascinante de la Guerre de Succession d'Autriche et de la paix d'Aix-la-Chapelle qui a suivi. Alors que la France sort victorieuse sur le champ de bataille, notamment avec la célèbre bataille de Fontenoy, Louis XV fait le choix surprenant de rendre tous les territoires conquis, laissant l'Europe perplexe. Remontez le temps jusqu'en 1740, lorsque la mort de l'empereur Charles VI déclenche un conflit qui embrase l'Europe. Frédéric II de Prusse profite de la situation pour s'emparer de la Silésie, tandis que la France hésite à s'engager dans le conflit. Mais lorsqu'elle le fait, c'est pour connaître des débuts désastreux sous la direction du cardinal de Fleury.Tout bascule lorsque Louis XV confie le commandement de ses armées au génie militaire qu'est le maréchal de Saxe. Ses victoires à Fontenoy, Roucoux et Lauffeld permettent à la France de s'emparer des Pays-Bas autrichiens, la plaçant dans une position de force inédite depuis le règne de Louis XIV. Mais au moment des négociations de paix à Aix-la-Chapelle en 1748, le roi de France fait le choix surprenant de tout restituer, sans la moindre contrepartie. Pourquoi Louis XV a-t-il pris cette décision qui laisse l'Europe médusée ? Était-ce par idéalisme ou par calcul dynastique ? Franck Ferrand vous plonge dans les coulisses de cette paix qui marque un tournant majeur dans l'histoire de la France. Un épisode passionnant à ne pas manquer !
Franck Ferrand vous plonge au cœur des événements qui ont mené à la déclaration de guerre entre la France et la Prusse en 1870. Suivez le fil diplomatique tendu qui s'est noué au Quai d'Orsay, siège du ministre des Affaires étrangères, et les manœuvres du chancelier prussien Otto von Bismarck pour provoquer l'entrée en guerre de la France.
[REDIFFUSION] C'est l'histoire d'une femme hors du commun : immigrée d'Europe de l'Est aux Etats-Unis, prolétaire, athée, féministe, libertaire et surtout anarchiste, elle a dédié sa vie à la lutte révolutionnaire, en parcourant le monde de combats en combats. Son nom : Emma Goldman. De son histoire personnelle à l'histoire du XXème siècle, découvrez son Fabuleux destin. En opposition à toute forme d'autorité En 1876, dans une petite classe de Koenigsberg, en Prusse orientale, un maître perd patience et punit ses élèves en leur donnant un à un des coups de règles sur les mains. Le tour de la petite Emma arrive. Le coup qu'elle reçoit et la douleur qu'il provoque sur ses mains d'enfants resteront gravées dans sa mémoire... Ce n'est pas la première fois qu'elle reçoit une réprimande physique. Habituellement, c'est à la maison que les scènes de violence ont lieu, avec son père qui tente de faire taire sa rébellion au fouet. Mais aussi dans la rue, où elle assiste quelques mois plus tôt au châtiment d'un paysan en pleine rue. Ces images et ces souvenirs de violence sont sans doute à l'origine de l'opposition à toute forme d'autorité violente que Emma Goldman poursuivra toute sa vie. Mais alors, quels sont ses combats ? Comment s'est-elle fait entendre ? Une production Bababam Originals Ecriture : Hélène Vézier Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Les batteries sont devenues indispensables à notre quotidien. Smartphones, voitures électriques, stockage d'énergie… Mais elles posent aussi un problème majeur : la plupart reposent sur des produits chimiques potentiellement toxiques et parfois inflammables, comme ceux utilisés dans les batteries lithium-ion actuelles. Des chercheurs de l'université municipale de Hong Kong et de l'université des sciences et technologies du Sud, en Chine, proposent une piste radicalement différente. Dans une étude publiée dans la revue Nature Communications, ils présentent une batterie aqueuse, c'est-à-dire fonctionnant avec un électrolyte à base d'eau, conçue pour être plus sûre et potentiellement plus respectueuse de l'environnement.L'élément central d'une batterie est l'électrolyte, le liquide qui permet aux ions — des particules chargées électriquement — de circuler entre les électrodes et de produire de l'électricité. Dans les batteries classiques, cet électrolyte est souvent acide ou alcalin. Ici, les chercheurs ont choisi une approche inattendue : utiliser des minéraux présents dans la saumure de tofu. Cet électrolyte contient notamment des sels de magnésium et de calcium, avec un pH neutre de 7, comparable à celui de l'eau pure. Les électrodes, elles aussi, s'éloignent des matériaux traditionnels. L'anode — l'une des deux bornes de la batterie — est fabriquée à partir d'un polymère organique particulier, appelé COP. La cathode utilise un matériau dérivé du « bleu de Prusse », un pigment bien connu en peinture.Selon les chercheurs, cette batterie pourrait supporter plus de 120 000 cycles de charge, c'est-à-dire des recharges complètes. À titre de comparaison, les batteries lithium-ion actuelles atteignent généralement entre 500 et 2 000 cycles. À raison d'une recharge par jour, la durée de vie théorique dépasserait donc… trois siècles.Autre avantage : cette technologie ne présenterait pas de risque d'incendie, contrairement aux batteries lithium-ion qui peuvent parfois surchauffer. Les chercheurs affirment également que les composants seraient non toxiques et potentiellement moins polluants. Mais cette innovation a aussi ses limites. Sa densité énergétique — la quantité d'énergie stockée pour un poids donné — reste encore faible. Avec environ 48 watt-heures par kilogramme, elle représente seulement un quart de celle des batteries actuelles. Autrement dit, pour stocker la même énergie, il faudrait une batterie quatre fois plus volumineuse.Pour cette raison, cette technologie n'est pas destinée aux smartphones ou aux ordinateurs portables. En revanche, elle pourrait trouver sa place dans le stockage stationnaire, par exemple pour conserver l'électricité produite par les panneaux solaires ou les éoliennes sur les réseaux électriques.La prochaine étape sera donc industrielle : vérifier si ces batteries peuvent être produites à grande échelle, et à un coût compétitif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Un père brutal et tyrannique ; un fils sensible et étouffé ; et, entre les deux, un jeune officier coupable d'avoir aimé le prince. Au bout : le billot, et dans le sang versé, la naissance d'un grand roi.
Cet épisode retrace la correspondance entre le roi de Prusse Frédéric le Grand et le philosophe Voltaire, deux figures emblématiques du siècle des Lumières. Leur relation complexe, oscillant entre amitié et conflit, illustre la collision entre la liberté de l'esprit et la logique du pouvoir.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quand la IIIe république est proclamée en 1870, elle accumule les obstacles et les difficultés. La France est en guerre contre la Prusse et les républicains qui viennent d'arriver au pouvoir sont en fait très minoritaires. Et pourtant, trente ans plus tard, au tournant du siècle, ce sont désormais les monarchistes qui sont totalement marginalisés : la République s'est installée et a survécu à sa naissance difficile. Comment la IIIe République (1870-1940) parvient-elle à enraciner le modèle républicain ? #4ème #1ère✉️ Contact: tasquienhistoire@gmail.com*** Suivez le podcast sur les réseaux sociaux ***Instagram : @tasquienhistoire Twitter : @AsHistoire Facebook : https://www.facebook.com/TasQuiEnHistoire*** Credits Son ***YoutubeLe temps des cerises (J.B. Clément/A. Renard) - Guitar TAB@Odomi1973https://www.youtube.com/watch?v=Brb8oAcYh4A MusopenRimsky-Korsakov - PolonaiseUS Air Force Bandhttps://musopen.org/music/1258-christmas-eve/ Wikimedia CommonsLa Marseillaisechantée par Jean Noté, directed by Georges Mendel.https://commons.wikimedia.org/wiki/File:La_Marseillaise_(1907).oga AudiojungleSchubert Serenade Soundsethttps://audiojungle.net/item/schubert-serenade/23124941 Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour commémorer les 110 ans de la Grande Guerre cette année, 20 minutes pour comprendre lance une nouvelle série : "14/18, D'un monde à l'autre". Plusieurs fois par mois, nous y couvrirons en temps réel les grands évènements de la Première Guerre mondiale.Dans cet épisode, nous couvrons les grands évènements qui ont agité le front de l'est durant le mois de janvier 1915. Et nous avons du pain sur la planche, puisque une triple offensive est décidée contre les positions russes, en Prusse orientale, dans les Carpathes, ainsi qu'en Bukovine. Bonne écoute !Avec Vincent GabrielSuivez le podcast ! Il est désormais sur X/Twitter : @20MPC_podcast & LinkedIn ! Générique : Léopold Corbion (15 Years of Reflection)Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En marge de la diplomatie officielle orchestrée par ses ministres, le roi Louis XV, homme de dossiers, a développé sa propre diplomatie ultra-confidentielle : le Secret du Roi.Franck Ferrand lève le voile sur cette diplomatie parallèle que Louis XV a mise en place pour contrecarrer la politique officielle du royaume France. Alors que ses ministres suivent une ligne diplomatique pro-autrichienne, le roi mène en secret des négociations avec la Prusse, la Turquie et la Suède, dans le but d'affaiblir la puissance des Habsbourg. Sous la houlette du comte de Breuil, un fin diplomate, et avec l'aide de personnages hauts en couleur comme Beaumarchais ou le chevalier d'Éon, le secret du roi tisse sa toile à travers l'Europe. Mais les revers s'accumulent, et l'échec cuisant en Pologne montre les limites de cette diplomatie secrète.Écoutez ce récit passionnant et découvrez les coulisses de la politique étrangère de la France sous le règne de Louis XV
En marge de la diplomatie officielle orchestrée par ses ministres, le roi Louis XV, homme de dossiers, a développé sa propre diplomatie ultra-confidentielle : le Secret du Roi.Franck Ferrand lève le voile sur cette diplomatie parallèle que Louis XV a mise en place pour contrecarrer la politique officielle du royaume France. Alors que ses ministres suivent une ligne diplomatique pro-autrichienne, le roi mène en secret des négociations avec la Prusse, la Turquie et la Suède, dans le but d'affaiblir la puissance des Habsbourg. Sous la houlette du comte de Breuil, un fin diplomate, et avec l'aide de personnages hauts en couleur comme Beaumarchais ou le chevalier d'Éon, le secret du roi tisse sa toile à travers l'Europe. Mais les revers s'accumulent, et l'échec cuisant en Pologne montre les limites de cette diplomatie secrète.Écoutez ce récit passionnant et découvrez les coulisses de la politique étrangère de la France sous le règne de Louis XV
On peut être un malfrat et offrir à Napoléon Bonaparte l'une de ses plus belles victoires. L'histoire de Karl Ludwig Schulmeister le prouve. Sans aucune formation militaire, ce simple marchand a participé aux guerres napoléoniennes, et s'en est toujours tiré avec les honneurs. Du moins, pendant un temps. Son arme ? Sa ruse, sa connaissance du terrain et un certain bagout propre à son activité de contrebandier.Secrets d'agents • Histoires Vraies est une production Minuit.
durée : 00:58:24 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Entre 1794 et 1814, la France révolutionnaire puis impériale s'approprie de nombreux artefacts, œuvres d'art et objets précieux de ses ennemis vaincus – les États italiens, l'Autriche et la Prusse. En 1815, la chute de Napoléon inaugure la première grande restitution contemporaine. - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Solène Roy, Luce Mourand, Maël Vincent--Randonnier - invités : Bénédicte Savoy Professeure d'histoire de l'art à l'Université Technique de Berlin, titulaire d'une chaire consacrée à l'« Histoire de l'art comme histoire culturelle » Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:24 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Entre 1794 et 1814, la France révolutionnaire puis impériale s'approprie de nombreux artefacts, œuvres d'art et objets précieux de ses ennemis vaincus – les États italiens, l'Autriche et la Prusse. En 1815, la chute de Napoléon inaugure la première grande restitution contemporaine. - réalisation : Thomas Beau - invités : Bénédicte Savoy Professeure d'histoire de l'art à l'Université Technique de Berlin, titulaire d'une chaire consacrée à l'« Histoire de l'art comme histoire culturelle »
Au nom de la musique et de la liberté : un couple face à Goebbels" Ma grand-mère, Ruth Schönenberger, était la fille d'un célèbre médecin. Mon grand-père, Walter Betcke, lui, était le fils d'un riche industriel. Il a fait la Première Guerre, puis des études de droit, est devenu avocat puis a été engagé comme directeur juridique en 1928 par Deutsche Grammophon, dont il est devenu le président en 1932. Mes grands-parents se sont mariés en février 1933. À cette époque, le communisme et le nazisme leur étaient complètement étrangers et ils en condamnaient fermement la brutalité et la folie. Les nazis sont arrivés au pouvoir trois semaines après la prise de fonction de mon grand-père et ont aussitôt commencé à vouloir mettre l'entreprise au pas. C'est dans ce contexte que mon grand-père est entré en résistance contre Goebbels et le ministère de la Propagande, au point de lui faire un procès en 1935, qu'il a perdu en première instance et en appel, mais gagné en 1936 devant la cour suprême. Pendant ce temps, mes grands-parents ont subi intimidations, descentes de la Gestapo et menaces de déportation. Arrive la guerre et mon grand-père est enrôlé mais il continue de s'occuper de la société et à employer des juifs dans l'entreprise sous de faux noms. Libéré au bout d'un an, il poursuit sa résistance active pour conserver l'indépendance du répertoire musical et maintenir les salariés (dont des juifs) dans l'entreprise. Mais l'entreprise est bombardée. Il est envoyé au front dans les derniers jours de la guerre et se constitue prisonnier dans la zone américaine. Suit l'enquête en dénazification qui l'empêche de reprendre la direction de l'entreprise pendant un an. Il est totalement blanchi et redevient président de Deutsche Grammophon en 1946, jusqu'à sa retraite en 1965, pour faire de cette entreprise ce qu'elle est devenue : l'un des plus anciens éditeurs de musique enregistrée encore en activité. " C'est cette histoire qui est narrée ici à travers le récit d'un petit-fils ayant grandi à l'ombre d'une Prusse disparue et fantasmée : une traversée historique et intime du XXe siècle.Christian Curtil est notre invité en partenariat avec le Salon du Livre d'Histoire de Versailles, pour les Interviews HistoireHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Mayonnaise de la cuisine de luxe à la junkfood Nous sommes à la fin de l'été 1756, à Port-Mahon, sur l'île de Minorque, en mer Méditerranée, au nord-est de Majorque. Conflit majeur de l'histoire européenne, le premier que l'on qualifie de «mondial », la guerre de Sept ans vient de commencer. Elle oppose les grandes puissances européennes : la France alliée à l'Autriche et la Grande-Bretagne avec la Prusse. De nombreux autres pays sont également engagés, notamment l'Empire russe aux côtés de l'Autriche et le royaume d'Espagne qui soutient la France. Les théâtres d'opérations se déroulent sur plusieurs continents, l'Europe, bien sûr, mais aussi l'Amérique du Nord et l'Asie où l'affrontement entre Britanniques et Français s'effectue à travers leurs deux monopoles d'État en Indes orientales. Sur l'île de Minorque donc , les Français, dont les troupes sont menées par le maréchal Richelieu, infligent la défaite aux Britanniques. On raconte qu'au soir de la victoire, le cuisinier du duc se retrouve en manque d'ingrédients pour préparer le repas du vainqueur. Le voilà réduit à se débrouiller avec un jaune d'œuf, de l'huile et du vinaigre. Et c'est ainsi que serait née … la sauce d'entre les sauces, la reine du topping, l'irremplaçable mayonnaise. Celle sans qui la frite ne serait qu'un vulgaire bâtonnet de patate graisseuse. Alors, que faut-il penser de cette anecdote ? La mayonnaise serait-elle le fruit du hasard ? Une réponse à un manque ? Au-delà de la légende, promenons-nous dans les cuisine de l'Histoire… Invité : Pierre Leclercq, membre du Centre de Gastronomie Historique, collaborateur scientifique de l'université de Liège et animateur de la chaîne Youtube « L'histoire à pleine dents ». sujets traités : Mayonnaise, cuisine, junkfood, Port-Mahon, jaune d'œuf, huile, vinaigre, sauce Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Venue de Prusse, Catherine a été mariée au futur tsar de Russie, Pierre III. Il monte sur le trône en 1762 et devient très vite impopulaire. Catherine préfère agir : elle tisse des amitiés avec les aristocrates mécontents de la politique du tsar ainsi que dans l'armée. Acclamée par les soldats, la tsarine putschiste se rend à Saint-Pétersbourg où elle se fait reconnaître par le clergé. Elle est ensuite confirmée dans sa nouvelle fonction par l'aristocratie au palais d'été puis prête serment au palais d'hiver. Catherine II a renversé son propre mari ! Pierre III est placé en résidence surveillée où il meurt quelques jours après sa destitution.Seule à la tête de la Russie, l'impératrice s'attelle à moderniser et étendre le pays. Si la réforme pour mettre fin au servage échoue, ses conquêtes à l'ouest sont couronnées de succès. Sur le plan culturel, elle amène les Lumières en Russie. Elle entretient une correspondance avec Voltaire et noue des liens privilégiés avec Diderot boudé à Paris par Louis XV. Elle le reçoit même pendant une année dans sa cour.Écoutez la suite de l'histoire de Catherine II, la plus grande tsarine du XVIIIe siècle, racontée par Virginie Girod. (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Auteure et Présentatrice : Virginie Girod - Production : Caroline Garnier- Réalisation : Nicolas Gaspard- Direction artistique : Julien Tharaud- Composition de la musique originale : Julien Tharaud et Sébastien Guidis- Edition et Diffusion : Nathan Laporte et Clara Ménard- Visuel : Sidonie Mangin Bibliographie :- Victor Battaggion, Thierry Sarmant, Histoire mondiale des cours de l'Antiquité à nos jours, Perrin, 2019. - Francine-Dominique Liechtenhan, Catherine II, le courage triomphant, Perrin, 2021. - Virginie Girod, Les ambitieuses, 40 femmes qui ont marqué l'histoire par leur volonté d'exister, M6 éditions, 2021. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes en novembre 1812, lors de la campagne de Russie, menée par Napoléon. Commencée en juin, elle va s'achever mi-décembre par la défaite de la Grande Armée, l'armée impériale. Le comte de Langeron, un noble français émigré à Moscou, devenu général d'infanterie dans l'armée russe, condamne fortement ce qu'il considère comme étant des « fléaux des armées ». Il parle de celles que l'on nomme les suiveuses de guerres. Selon lui, elles « encombrent » les troupes ennemies. Il rapporte : « Ce qui chez eux, entraîne surtout une multitude d'embarras et d'abus, ce sont des femmes, blanchisseuses et vendeuses d'eau de vie… dont chaque compagnie doit entraîner au moins six ou huit avec elles ; les malheureux maris ou les plus malheureux amants de ces dames leur tiennent ordinairement compagnie dans leurs chariots (car chacune a sa voiture). » L'année suivante, pendant la campagne en Prusse, près de Reichenbach, alors qu'il combat avec les Prussiens toujours contre les Français, le général insiste sur ces charriots remplis de femmes. Il note encore : « (…) chacun s'arrêtait dans la grande place, au milieu de la ville, au moins un quart d'heure, devant la maison d'un fabricant d'eau de vie, chez lequel toutes ces misérables créatures faisaient leurs provisions pour la marche ; et pour leur en donner le temps, on risquait de perdre 800 à 900 canons … ». Qui sont ces suiveuses de guerres ou auxiliaires de services, dirait-on aujourd'hui ? Ce sont des oubliées de l'histoire. On les a réduites au rang de « catins » de l'armée, accusées de désordres, d'entraîner les soldats et leurs supérieurs dans la débauche. Les cantinières, les blanchisseuses, mais aussi les épouses. Elles ont été essentielles pour le ravitaillement, le moral et le soin des troupes. Elles ont partagé les peines, la violence, les blessures et la captivité aux côtés des hommes. Elles montrent à quel point l'armée, dans l'Ancien Régime et sous l'Empire, a pu être un monde mixte. Avec nous : Marion Trévisi, professeure d'histoire moderne à l'université de Picardie Jules-Verne. « Suiveuses de guerre – De l'Ancien Régime à l'Empire » ; PUF. Sujets traités : Guerre, Russie, femmes, blanchisseuses , vendeuses, cantinières, catins, Ancien Régime , Empire Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Épisode 2 : Refaire l'histoire. Une conférence historique pour sortir de l'impasse coloniale soutenue par le griot de la jeunesse africaine Tiken Jah Fakoly, où intellectuels et artistes se sont retrouvés pour revisiter la Conférence berlinoise de 1885… quand ils ont partagé le monde. Mais comment refaire l'histoire ? Berlin 1885. Le chancelier allemand Otto von Bismarck convoque une conférence à Berlin afin d'organiser le partage du continent africain entre les puissances industrielles et militaires émergentes. Cette réunion, à laquelle participèrent quatorze pays européens, les États-Unis et l'Empire ottoman, visait principalement à préserver leurs intérêts extractivistes et commerciaux. Ce processus a conduit à une profonde fragmentation des structures politiques endogènes du continent africain, marquant durablement son histoire politique, économique et sociale. Pour les Africains, ce processus inaugura une ère de résistance et de lutte pour l'autodétermination. Berlin 2001. Mansour Ciss Kanakassy, plasticien berlinois d'origine africaine, imagine le Laboratoire de Deberlinization. L'artiste développe des outils symboliques afin de tracer un chemin vers l'émancipation. Ce kit d'urgence comprend un Global Pass pour faciliter la liberté de circulation le monde, ainsi que l'AFRO, une monnaie imaginaire panafricaniste, libérée des contraintes du CFA (indexation sur les garanties de change et de la tutelle des banques centrales exogènes). À la croisée de la création artistique et de la critique sociale, le laboratoire de Deberlinization invite à la réflexion sur la possibilité (individuelle ou collective) d'une refonte du lien civil au sein et en dehors de l'État postcolonial. Berlin 2025. À l'initiative du Professeur Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, directeur de HKW, la Conférence Deberlinization s'inscrit dans la continuité de l'utopie performative imaginée par Mansour Ciss Kanakassy pour considérer les conditions possibles d'un récit alternatif sur l'ordre du monde et son avenir, une poétique transformatrice de la relation entre l'action créatrice et les formes de résistance, l'histoire, la mémoire, la prospective – bref, un champ d'expérience et un horizon d'attente. Dans ce second épisode, vous écoutez les voix de Bonaventure Soh Bejeng Ndikung (directeur et directeur artistique de Haus der Kulturen der Welt), Tiken Jah Fakoly, (chanteur et activiste) soutien de la manifestation, Célestin Monga, (professeur d'économie à Harvard), Simon Njami, (écrivain et commissaire d'exposition) et Yousra Abourabi, (professeure de sciences politiques à l'Université de Rabat). Pour écouter l'épisode 1 c'est ici. Un grand merci à toute l'équipe de HKW à Berlin et particulièrement à son directeur Bonaventure Soh Bejeng Ndikun pour nous avoir accordé ce grand entretien : Valérie Nivelon : En introduction de cet évènement DEBERLINIZATION, vous avez demandé une minute de silence à la mémoire de Lawrence, un jeune Noir tué par des policiers au printemps 2025. Quel lien établissez-vous entre la mort de ce jeune homme et la conférence de Berlin de 1885 ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : La mort de Lawrence est en fait un assassinat. Il a été tué par un policier et ce n'était pas par hasard, en fait, on lui a tiré dessus par derrière. Et la police a essayé de mentir en accusant Lawrence d'avoir attaqué un policier, ce qui s'est avéré faux. Il s'agit en fait de la longue histoire du racisme et de la déshumanisation, dont la Conférence de Berlin est un moment essentiel. Cette rencontre qui a eu lieu ici à Berlin en 1884-85 pour partager le continent africain sans les Africains, sans tenir aucunement compte de leur intérêt, sans aucun respect pour les cultures africaines et encore moins les êtres humains réduits au même niveau de statut que les machines pour travailler dans les plantations afin de créer des ressources pour l'Europe. C'est un acte de déshumanisation qui a été institutionnalisé dans cette conférence et qui a perduré dans les institutions, pas seulement en Europe, mais aussi en Afrique et un peu partout dans le monde. Donc la mort de Lawrence a un lien direct avec cette conférence. Valérie Nivelon : Votre intérêt pour l'impact de la conférence de Berlin sur la déshumanisation des Africains ici en Allemagne, en Europe, mais aussi sur la brutalisation des sociétés africaines remonte-t-il à la création de Savvy Contemporary dont vous fêtez les 15 ans de création ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : Oui, c'est une très bonne question d'autant que Savvy a été fondé en 2009 pour une raison très simple, celle de notre invisibilité dans les institutions culturelles allemandes alors que la relation entre le continent africain et l'Europe est très forte. C'était très, très rare de voir les artistes, les penseurs des autres continents ici représentés à Berlin. Donc on a voulu tout simplement créer un espace où on peut présenter les philosophies plurielles du monde, les pensées du monde, les littératures, les poésies du monde. Et donc on a créé un espace qui n'est pas limité à une géographie, mais ouvert à tout le monde depuis Berlin, dont on ne peut pas négliger l'histoire. Des histoires multiples qui coexistent depuis bien avant la colonisation puisque le Royaume de Prusse a déjà des implantations coloniales au XVIIè siècle. Et donc en 2014, pour les 130 ans de la conférence de Berlin, on a invité le curateur camerounais Simon Njami pour imaginer une exposition sur cette histoire et il a fait une proposition qui était géniale «Nous sommes tous les Berlinois». C'était une belle provocation, mais c'était surtout dire : «Si le président américain J.F Kennedy pouvait dire «Je suis un Berlinois» en étant à Berlin pendant quelques heures en 1963 en pleine guerre froide, alors nous autres qui venions d'une Afrique violemment transformée par le Conférence de Berlin, sommes également des Berlinois !» Et on a fait cette exposition et une grande conférence où il y avait des sujets sur les projets, sur la restitution, sur les droits humains etc. Et il était clair que, en 2024-25, il fallait continuer à refaire l'Histoire ! Et ce n'est pas que l'histoire des Africains, c'est l'histoire du monde. Valérie Nivelon : Lorsque vous créez l'espace, Savvy pour inscrire une géographie africaine ici à Berlin. Est-ce que vous vous sentez en communion avec Présence africaine, telle que Alioune Diop l'a conçu, c'est-à-dire pour inscrire un espace géographique africain à Paris à la sortie de la Deuxième Guerre mondiale ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung Tout à fait. Ça procède du même état d'esprit. Alioune Diop a fondé la revue Présence africaine en 1947 à Paris, mais très vite des publications ont vu le jour sur le continent. Je pense à la revue Abbia, qui a été fondée au Cameroun en 1962, l'une des toutes premières revues de la culture postcoloniale fondée par le professeur Bernard Fonlon, Marcien Towa et Eldridge Mohammadou. Je pense également à Souffles, lancé en 1966 au Maroc, par des jeunes poètes et artistes peintres, mais aussi la Revue Noire, qui est plus récente mais qui était tellement importante pour pouvoir imaginer un lieu de fédération de nos savoirs. C'est dans cette généalogie intellectuelle que nous avons démarré Savvy, pas seulement avec un lieu, des expositions, mais aussi avec une publication Savvy journal. Donc ça, c'est un peu la généalogie intellectuelle de Savvy, sachant que nos références sont beaucoup plus nombreuses. Valérie Nivelon : Ce que je trouve très intéressant, c'est l'affirmation d'une présence africaine par les Africains eux-mêmes. Et vous avez d'ailleurs tenu à rendre hommage à l'un des tout premiers Africains universitaires diplômés ici à Berlin. Est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi vous tenez à ce que l'on se souvienne de lui ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : Et bien, nous sommes dans mon bureau ici à Berlin, à la Maison des Cultures du Monde et en face de nous, une peinture d'un jeune Camerounais qui s'appelle Adjani Okpu-Egbe. Et sur cette peinture, on peut lire le nom Anton Wilhelm Amo, personnage tellement important dans notre histoire. Il a été kidnappé au début du XVIIIè siècle, dans son village situé dans l'actuel Ghana, et offert comme cadeau au duc de Brunswick-Lunebourg. Et il a été prénommé Anton comme le duc. Pouvez-vous imaginer qu'un être humain puisse être offert comme un cadeau ? Il a néanmoins reçu une éducation sérieuse et il a étudié au Collège de philosophie à l'Université de Halle. Anton Wilhem Amo est donc un ancien esclave devenu le premier Africain à avoir obtenu un doctorat dans une Université européenne ! Je considère qu'il fait partie de l'histoire de l'Allemagne et de l'Histoire de la philosophie en Allemagne alors qu'il a été effacé de l'histoire de la philosophie de l'Europe pour les raisons que nous connaissons tous. Mais c'est notre devoir de rendre visible son travail. Donc, en 2020, j'ai fait une exposition qui s'appelait The Faculty of Sensing, pour rendre hommage à l'une de ses thèses, et pour moi, c'était important. Pas seulement de faire connaitre sa biographie, mais aussi sa pensée. Et on a invité une vingtaine d'artistes de partout, du monde, et 90% n'avaient jamais entendu parler d'Anton Wilhem Amo.. ce n'est plus le cas ! Valérie Nivelon : Savvy Contemporary a été une expérience intellectuelle et artistique prémonitoire et quinze ans après sa création, vous dirigez La maison des cultures du monde et vous êtes également le premier Africain à diriger une institution culturelle européenne de cette envergure. 140 ans après le Conférence de Berlin, vous avez choisi de créer l'événement DEBERLINIZATION. Pourquoi avez-vous sollicité la présence de Mansour Ciss Kanakassy, à l'origine de ce concept ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : Je connais le travail de Mansour Ciss Kanakassy depuis longtemps et Mansour, qui est Sénégalais, a proposé un laboratoire de DEBERLINIZATION et sur l'affiche qu'il a créée pour l'annoncer, on peut voir la porte de Brandenburg à Berlin et la carte de l'Afrique. Et dans les différentes manifestations dans lesquelles il se produit, il propose ses billets AFRO, monnaie commune africaine qu'il a inventée en réponse au CFA. Son projet artistique est à la fois très provocateur et très concret, d'avant-garde. Comme James Baldwin le disait. «Quel est le rôle de l'artiste, c'est de poser des questions à des réponses qui sont déjà là». Et la question la plus importante du XXè siècle et XXIè siècle, c'est une question d'économie en fait et des moyens d'échange. Donc la monnaie. Mais comme vous le savez, la plupart des pays en Afrique francophone utilisent cette monnaie coloniale qui s'appelle le CFA. Pourtant, depuis l'indépendance, les grands politiciens panafricanistes comme Nkrumah, comme Olympio, comme Sankara ont toujours dit que l'Afrique ne peut sortir de la domination coloniale sans créer sa propre monnaie. Et ces nationalistes ont été soit renversés, soit assassinés. Donc on en est là. Les politiciens parlent, mais les artistes font. Mais la monnaie est aussi un vecteur de savoir, une archive. Donc si vous regardez les billets AFRO de Mansour, vous voyez l'image de Cheikh Anta Diop. Vous voyez l'image de Kwame Nkrumah. Vous voyez l'image de Sankara, de Bathily, d'Aminata Traoré, de celles et ceux qui ont œuvré pour le monde africain. Valérie Nivelon : Est-ce que vous pouvez nous parler de votre conception de la culture ici à la Maison des cultures du monde, vous incarnez une présence africaine ici à Berlin, vous avez une responsabilité en tant que directeur d'une institution culturelle, que revendiquez-vous dans votre façon de penser cette DEBERLINIZATION ? Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : La DEBERLINIZATION ne peut avoir un sens uniquement si c'est une expression pluridisciplinaire. Bien sûr, on a invité un économiste comme Célestin Monga, mais également des personnalités du monde de la culture.. Ça a toujours été important dans ma pratique de faire savoir que l'Université n'a pas le monopole de la fabrique des savoirs. Des artistes comme Tiken Jah Fakoly ou Didier Awadi sont des grands intellectuels aussi. Et ils arrivent à dire des choses que beaucoup d'autres personnes ne peuvent pas dire. J'ajoute qu'il a toujours été important pour moi de travailler dans l'univers de la poésie car les poètes nous donnent des clés de lecture pour pénétrer l'opacité du monde. Mais on invite aussi les scientifiques, les philosophes… je cherche à orchestrer un discours choral, polyphonique et pluridisciplinaire !!! C'est ma conception de la culture. Ce que nous avons souhaité avec Franck Hermann Ekra et Ibou Coulibaly Diallo (co-commissaires de DEBERLINIZATION ), c'est penser les archives du futur, je veux dire créer de nouvelles archives. Le projet DEBERLINIZATION a l'ambition d'impulser le remembrement de l'Afrique qui a été démembrée à Berlin en 1885, découpée, déchiquetée. Le Professeur Mamadou Diouf a parlé de la berlinization comme d'un déracinement profond. Donc ce qu'on a essayé de faire, c'est d'amener cette complexité ici à HKW, un lieu où on peut réfléchir. En ce qui me concerne, je veux passer le reste de ma vie à réfléchir à ce que veut dire être humain. Bon anniversaire à Savvy contemporary. Découvrir La maison des cultures du monde et le programme Deberlinization. À paraître : - Deberlinization – Refabulating the World, A Theory of Praxis - Deberlinization - Les presses du réel (livre). À lire : Le pari acoustique de Tiken Jah Fakoly. À écouter : Le concert acoustique de Tiken Jah Fakoly enregistré par RFI Labo salle Pleyel à Paris.
On peut être un malfrat et offrir à Napoléon Bonaparte l'une de ses plus belles victoires. L'histoire de Karl Ludwig Schulmeister le prouve. Sans aucune formation militaire, ce simple marchand a participé aux guerres napoléoniennes, et s'en est toujours tiré avec les honneurs. Du moins, pendant un temps. Son arme ? Sa ruse, sa connaissance du terrain et un certain bagout propre à son activité de contrebandier.
C'est l'heure des Journées Européennes du patrimoine ce samedi matin, l'occasion de pousser les portes d'hôtels pas comme les autres Des hôtels "historiques" dans des cadres d'exceptions ou insolites. C'est l'ADN de la collection MGallery : plus de 100 hôtels en France et à travers le monde, qui vous ouvrent leurs portes ce week-end, sans être obligé d'y dormir. Ce sont leur Héritage Days : vous allez découvrir l'histoire, les coulisses des lieux grâce à des visites exceptionnelles et aussi des expériences, autour de l'art, de la mixologie et de la gastronomie. Je vous donne mes deux coups de cœur : est-ce que vous avez une idée d'un hôtel historique pas très loin d'Europe 1, où l'on peut d'ailleurs déguster - avec modération - un cocktail, installé confortablement dans un fauteuil club sous des voutes d'ogive, une demi-douzaine de vitraux et sous le regard de 76 statues de disciples ? Est-ce que c'est dans une église ? Presque ! Une chapelle désacralisée. Elle fait partie d'un ensemble d'édifices du 17ème siècle que Jean-Michel Wilmotte a restauré. Vous êtes au domaine Reine Margot à Issy-les-Moulineaux. C'était le refuge de Marguerite de Valois en 1606 quand elle a fui la peste. Des histoires, vous allez en avoir ! Et pour mon second coup de cœur, on file à Strasbourg dans une institution : la Cour du Corbeau, situé à deux pas de la Cathédrale. C'est un bijou d'architecture Renaissance avec des coursives, des balustrades en bois et une façade typiquement alsacienne, qui a vu défiler un grand nombre de personnalités notamment Alexandre Dumas, Mozart et même le Comte Dufour. Je ne connais pas ! Vous êtes sûre que c'est une personnalité ? Normal, c'était le pseudonyme de Frédéric II. Il y était venu incognito dans l'espoir de rencontrer Voltaire. Mais à cause de son éternuement, tout est tombé à l'eau. En effet, ses 2 gardes pas très malins se sont précipités instinctivement pour lui tendre un mouchoir, alors qu'on ne le fait pas à n'importe qui. L'aubergiste le démasque et s'empresse de prévenir la ville. Le roi de Prusse s'enfuit. Cette ancienne auberge est devenue aujourd'hui la chambre 207. Une histoire parmi d'autres qui vous attendent ce week-end. Fiche Pratique Collection Hotels MGallery : www.mgallery.com Domaine Reine Margot : https://www.domainereinemargot.com/ La Cour du Corbeau à Strasbourg : https://www.cour-corbeau.com/ Les raisins de table Ce sont les vendanges, mais pas que dans le vignoble. Les raisins de table représentent 10 à 15% de la production. De nombreuses variétés dont le chasselas de Moissac qui bénéficie d'une AOP. Avec ou sans pépins : variétés obtenues par croisement comme le Muscat de Hambourg (avec ou sans). Quelques idées recette : Une tarte vigneronne : pâte sablée des raisins noirs avec un appareil : 4 œufs, 150 gr de sucre, 30 cl de crème, 50 gr de poudre d'amandes / cuisson 45 min à 180° Raisins et plats salés : salades, volaille, viandes blanches Filet mignon de porc au raisins : faire dorer / échalotes, ail et raisins / déglacer au vin blanc / cuire au four / réduire la sauce et lier avec une peu de crème. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On peut être un malfrat et offrir à Napoléon Bonaparte l'une de ses plus belles victoires. L'histoire de Karl Ludwig Schulmeister le prouve. Sans aucune formation militaire, ce simple marchand a participé aux guerres napoléoniennes, et s'en est toujours tiré avec les honneurs. Du moins, pendant un temps. Son arme ? Sa ruse, sa connaissance du terrain et un certain bagout propre à son activité de contrebandier.Lorsque l'armée de Napoléon arrive aux portes de Ulm, férocement armée, les 40 000 soldats autrichiens ne peuvent rien faire. Et ce, malgré les 50 canons et les 3 000 chevaux dont ils disposent. L'assaut des artilleurs français fait plus de 25 000 prisonniers. Avec la reddition de huit généraux, c'est la fin de la présence autrichienne en Allemagne. Fort de cette réussite, Schulmeister ne compte pas s'arrêter là.
On peut être un malfrat et offrir à Napoléon Bonaparte l'une de ses plus belles victoires. L'histoire de Karl Ludwig Schulmeister le prouve. Sans aucune formation militaire, ce simple marchand a participé aux guerres napoléoniennes, et s'en est toujours tiré avec les honneurs. Du moins, pendant un temps. Son arme ? Sa ruse, sa connaissance du terrain et un certain bagout propre à son activité de contrebandier.Derrière chaque campagne napoléonienne, et ce depuis celle d'Italie, se trouve un réseau particulièrement bien organisé. Napoléon accorde parfois plus d'importance à ses espions qu'à la puissance brute de ses armées. Pour cela, il met en place des services, à l'instar du Grand Quartier Général, dirigé par le maréchal Berthier qui centralise toutes les données collectées. Il est épaulé par un cabinet topographique chargé des cartes et des études du terrain, et par un cabinet noir spécialisé dans l'interception et le déchiffrement des courriers ennemis.
durée : 00:19:49 - Lectures du soir - " Août 1870 : Es-tu à Paris ? Au milieu de cette tourmente ? Quelle leçon reçoivent les peuples qui veulent des maîtres absolus. France et Prusse s'égorgeant pour des questions qu'elles ne comprennent pas. Nous voilà dans de grands désastres. "
durée : 01:58:41 - Le Bach du dimanche du dimanche 06 juillet 2025 - par : Corinne Schneider - Des transcriptions pour accordéon, pour 2 pianos et pour contrebasse, avec Marie-Andrée Joerger, Félicien Brut, les sœurs Pekinel, Florentin Ginot, Misha Mullov-Abbado… ; une nouvelle rubrique « Les introuvables de Bach » ; et « Anna Amalia de Prusse, princesse musicienne » (émission n° 305) - réalisé par : Anne-Lise Assada Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans ce premier volet des aventures de Thomas More, l'écrivain et académicien François Sureau nous plonge dans la période de la bataille de Sedan pour suivre le commissaire Thomas More qui se voit confier plusieurs enquêtes sur des meurtres et des incendies… «Le paysage était noir de pluie, de défaite, de corps entassés, vivants ou morts, et de chevaux devenus fous». Voici la première phrase du nouveau roman de François Sureau. Nous sommes en 1870, à la fin de la guerre franco-prussienne, juste après la défaite de Sedan, dans l'est de la France. C'est la fin de l'Empire, «un temps entre deux mondes». Le héros, Thomas More, un personnage «mystérieux et attirant» est fait prisonnier. Le Roi de Prusse va le chercher pour lui demander de mener des enquêtes... Il y a plusieurs sortes de romans policiers. Le détective est quelqu'un qui met d'aplomb ce qui n'est pas d'aplomb, qui révèle ce qui est caché, qui empêche qu'un innocent soit reconnu comme un coupable, il met de l'ordre dans notre univers et qui veulent rendre le monde habitable en en déchiffrant les mystères. C'est ce type de roman que j'ai voulu écrire. François SUREAU Le nom de son héros, François Sureau l'a choisi, car il a une admiration pour l'humaniste anglais du XVIè siècle, Thomas More, condamné à mort par le roi Henri VIII pour s'être opposé à lui. Invité : François Sureau, colonel, avocat, écrivain, ancien haut-fonctionnaire et académicien français, né en 1957. Son roman : « Les enfants perdus - Les aventures de Thomas More » est publié chez Gallimard dans la collection Blanche. Programmation musicale : L'artiste Kerenn Ann avec le titre Paris Amour.
Dans ce premier volet des aventures de Thomas More, l'écrivain et académicien François Sureau nous plonge dans la période de la bataille de Sedan pour suivre le commissaire Thomas More qui se voit confier plusieurs enquêtes sur des meurtres et des incendies… «Le paysage était noir de pluie, de défaite, de corps entassés, vivants ou morts, et de chevaux devenus fous». Voici la première phrase du nouveau roman de François Sureau. Nous sommes en 1870, à la fin de la guerre franco-prussienne, juste après la défaite de Sedan, dans l'est de la France. C'est la fin de l'Empire, «un temps entre deux mondes». Le héros, Thomas More, un personnage «mystérieux et attirant» est fait prisonnier. Le Roi de Prusse va le chercher pour lui demander de mener des enquêtes... Il y a plusieurs sortes de romans policiers. Le détective est quelqu'un qui met d'aplomb ce qui n'est pas d'aplomb, qui révèle ce qui est caché, qui empêche qu'un innocent soit reconnu comme un coupable, il met de l'ordre dans notre univers et qui veulent rendre le monde habitable en en déchiffrant les mystères. C'est ce type de roman que j'ai voulu écrire. François SUREAU Le nom de son héros, François Sureau l'a choisi, car il a une admiration pour l'humaniste anglais du XVIè siècle, Thomas More, condamné à mort par le roi Henri VIII pour s'être opposé à lui. Invité : François Sureau, colonel, avocat, écrivain, ancien haut-fonctionnaire et académicien français, né en 1957. Son roman : « Les enfants perdus - Les aventures de Thomas More » est publié chez Gallimard dans la collection Blanche. Programmation musicale : L'artiste Kerenn Ann avec le titre Paris Amour.
Fils de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie, Louis-Napoléon Bonaparte commence sa vie sous d'heureux auspices. Mais le destin de sa famille s'assombrit avec la guerre et l'effondrement de l'empire. Adolescent, il est alors forcé de fuir la France pour l'Angleterre. L'ancien prince impérial n'aura dès lors qu'un rêve : prouver sa valeur. "Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Olivier Trives.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy Lebourg assistées de Cyprille-Anne LigerMontage : Camille Legras Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Dans un pays où le règne impérial de Napoléon III est contesté par une partie de la population, l'image de la famille Bonaparte est utilisée à des fins de propagande politique. Mais alors que Louis-Napoléon n'a que 14 ans, le pays est fragilisé par un conflit armé contre la Prusse. L'amère défaite de la France marque à jamais le jeune prince impérial. "Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Olivier Trives.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy Lebourg assistées de Cyprille-Anne LigerMontage : Camille Legras Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
A la mort de Napoléon III, Louis-Napoléon Bonaparte doit, à seulement 17 ans, prouver sa valeur et ses capacités à présider le trône impérial. Convaincu que prendre les armes est indispensable, il s'enrôle dans l'armée britannique pour combattre les Zoulous."Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Olivier Trives.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy Lebourg assistées de Cyprille-Anne LigerMontage : Camille Legras Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Photo by Dan McMahon Born 1989 Atlanta, Georgia. She lives in Brooklyn, New York, and works in the Bronx, New York. Emma McMillan searches for the pulsing vitality of life through non-human figurative paintings. Drawing, collage, macroscopic photography, and archival research are avenues for abstraction of the animal form. For several years a local Spotted Lanternfly infestation has been a commentary on the current state of human and animal affairs. The series, now expanded across species, takes on lusty and religious overtones of reincarnation. Sampling psychology, the natural world, and pop culture, her gem-hued oil paintings are complex reflections on living and its mutations across time. Emma McMillan has had institutional exhibitions at Atlanta Contemporary ArtsCenter, Atlanta Georgia, “Project X” (2019) She has had solo exhibitions at Sebastian Gladstone, New York, 2025, Sebastian Gladstone, Los Angeles, 2024, PhilippZollinger, Zurich, 2024, and a solo booth with PhilippZollinger at Liste Art Fair Basel, in June 2024. Other solo exhibitions include “Bleu de Prusse” at Edouard Montassut, Paris, France (2019), “Ornament and Crime” at Lomex, New York City, New York (2018), and “Live Burial” at Bad Reputation Fine Arts, Los Angeles, California (2017). As well as select group and two-person exhibitions “Discard Phase” at Triest, Brooklyn, New York (2021), “Downtown Painting” at Peter Freeman, New York City, New York (2019), “Responsibility Fest” at Kunstverien Braunschweig Wolfe Island, Canada (2019). Emma McMillan, Imago, 2025 Oil, oil pastel on linen 55" H x 42" W. Image courtesy, Sebastian Gladstone, and the artist. Emma McMillan Crush, 2024 Oil on linen 36" H x 24" W. Image courtesy, Sebastian Gladstone, and the artist. Emma McMillan, Cocoon, 2025 Oil, oil pastel on linen 55" H x 42" W. Image courtesy, Sebastian Gladstone, and the artist.
Il a tissé des alliances comme on tend des pièges, dans le but de construire un grand empire. Otto von Bismarck a été l'artisan de l'unification de l'Allemagne sous l'égide de la Prusse. À Versailles, en 1871, il signe l'acte de naissance de l'Empire de Guillaume Ier. Découvrez la vie de celui qui sera Chancelier jusqu'en 1890, et qui dominera la politique européenne d'une main de fer et avec un redoutable sens du réalisme. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Calvès. Du lundi au vendredi de 15h à 15h30, Lorànt Deutsch vous révèle les secrets des personnages historiques les plus captivants !Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes le 20 février 1944, Léon Degrelle arrive, par avion, à Berlin. De là, il gagne le Wolfsschanze, la « Tanière du Loup », le quartier général de Adolphe Hitler, non loin de Rastenburg, en Prusse Orientale. Le Führer s'apprête à récompenser le combattant de la Légion Wallonie pour ses actes de bravoure, sur le front de l'Est. Quelques temps plus tard, Degrelle est, en effet, décoré de la Ritterkreuz, la croix de chevalier, troisième grade le plus élevé de la croix de fer. La remise de la distinction est filmée par les Actualités allemandes, mais on ne peut distinguer les paroles dans une scène saturée par la musique et la voix off du commentaire. À peine le Wallon a t il adressé ses premiers mots à Hitler qu'il se tourne rapidement vers le traducteur, hors champ. Il faut donc se fier au récit que le récipiendaire fera maintes fois de cet événement : « Les battants s'ouvrirent, rapportera-t-il, je n'eus le temps de rien voir, ni de penser à rien : le Führer s'était avancé vers moi, m'avait pris la main droite dans ses deux mains et l'étreignait avec affection. Moi, je ne voyais que les yeux d'Hitler ; je n'entendais que sa voix un peu rauque, qui m'accueillait et me répétait « Vous m'avez donné tant d'inquiétude ». Le fondateur du mouvement Rex n'hésite pas à user du registre de l'irrationnel : « Les fluides s'étaient réunis (…) J'étais pour lui, à ce moment là, l'Européen non allemand qui représentait une chose immense. » Le 29 décembre 1944, Léon Degrelle est condamné à mort par le Conseil de guerre de Bruxelles. Au printemps suivant, il arrive en Espagne pour un exil dont il ne reviendra jamais. Avec nous : Frédéric Saenen de l'Université de Liège, dirige la « Revue générale ». « Léon Degrelle » ; Perrin. Sujets traités : Léon Degrelle, Adolphe Hitler, Prusse, Wallonie, fasciste, Rex, Exil, Espagne Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'hymne national de la Pologne, la "Marche de Dąbrowski" (Mazurek Dąbrowskiego en polonais), est un chant patriotique adopté officiellement en 1927. Il se distingue par un fait unique : il contient un hommage explicite à Napoléon Bonaparte, ce qui est exceptionnel pour un hymne national. Le contexte de la création de l'hymneLa Marche de Dąbrowski est composée en 1797 par Józef Wybicki, un écrivain et patriote polonais, pour soutenir les légions polonaises dirigées par Jan Henryk Dąbrowski. Ces légions étaient formées en Italie pour combattre aux côtés de Napoléon contre les Autrichiens, dans l'espoir de restaurer un État polonais indépendant.À cette époque, la Pologne avait été démantelée et partagée entre la Russie, la Prusse et l'Autriche à la suite des partages de la Pologne (1772, 1793 et 1795). Il n'existait plus de nation polonaise souveraine, et l'armée polonaise était réduite à une force dispersée. Les patriotes polonais voyaient donc en Napoléon un libérateur potentiel qui pourrait restaurer leur pays.Le passage dédié à NapoléonL'un des couplets les plus marquants de l'hymne mentionne directement l'Empereur français :"Jak Czarniecki do Poznania""Po szwedzkim zaborze,""Dla ojczyzny ratowania""Wrócim się przez morze."Suivi d'une référence plus explicite :"Dał nam przykład Bonaparte,""Jak zwyciężać mamy."Ce qui se traduit en français par :"Bonaparte nous a donné l'exemple""De la manière dont nous devons vaincre."Cette phrase exprime la confiance des Polonais en Napoléon et leur espoir qu'il les aiderait à récupérer leur indépendance.L'espoir déçu, mais un héritage durableEn 1807, Napoléon crée le Duché de Varsovie, un État polonais semi-indépendant sous son influence, ce qui renforce encore son prestige parmi les patriotes polonais. Mais après la défaite de Napoléon en 1815, ce duché est absorbé par la Russie.Malgré cet échec, Napoléon reste une figure admirée en Pologne, et l'hymne national conserve cette référence, symbole d'un espoir inébranlable de liberté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:58:36 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - En 1795, la Prusse, l'Autriche et la Russie se partagent la Pologne, totalement rayée de la carte de l'Europe. La disparition des frontières polonaises n'empêche pas l'essor d'un sentiment national en exil. Il faut attendre l'année 1918 pour voir renaître la Pologne, devenue un État indépendant. - réalisation : Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Maël Vincent--Randonnier, Maïwenn Guiziou - invités : Pierre Buhler diplomate de carrière, enseignant en relations internationales à Sciences Po, ancien ambassadeur à Varsovie de 2012 à 2016, Isabelle Davion historienne, maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches à Sorbonne Université, Christine Lebeau historienne, professeure d'histoire moderne de l'Allemagne et de l'Europe centrale à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:36 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - En 1795, la Prusse, l'Autriche et la Russie se partagent la Pologne, totalement rayée de la carte de l'Europe. La disparition des frontières polonaises n'empêche pas l'essor d'un sentiment national en exil. Il faut attendre l'année 1918 pour voir renaître la Pologne, devenue un État indépendant. - réalisation : Thomas Beau - invités : Pierre Buhler diplomate de carrière, enseignant en relations internationales à Sciences Po, ancien ambassadeur à Varsovie de 2012 à 2016; Isabelle Davion historienne, maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches à Sorbonne Université; Christine Lebeau historienne, professeure d'histoire moderne de l'Allemagne et de l'Europe centrale à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Nous sommes le 26 juin 1816, à Aix-la-Chapelle. C'est là qu'est signé ce que l'on appelle le Traité des Limites dont l'article 17 crée un territoire neutre, de forme triangulaire. Il est minuscule, puisque sa superficie est d'un peu plus de 3 kilomètres carrés. c'est ainsi qu'on va le nommer ou territoire neutre de Moresnet, est situé à environ 7 km d'Aix, au sud du point où les frontières de la Prusse et des Pays-Bas (et de la Belgique à partie de 1830) se rencontrent. Pour quelles raisons ce petit bout de terre bénéficia-t-il d'un tel statut ? Quels sont les enjeux politiques, économiques et culturels qui attisèrent les convoitises ? Durant plus d'un siècle, en effet, ses ressources minières vont donné lieu à une expérience politique et sociale unique. Des ressources qui propulseront le territoire dans une dimension industrielle. Et le statut particulier du territoire attirera les anarchistes et les adeptes de l'esperanto : pourquoi ? Direction Moresnet Neutre, aujourd'hui La Calamine ou Kelmis, en allemand. Avec nous : Inge HELGE. Museum Vieille Montagne Rue de Liège 278 - La Calamine. Sujets traités : Moresnet , Neutre, Aix, Pays-Bas , Prusse, La Calamine , Kelmis, esperanto Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.
durée : 00:19:51 - Lectures du soir - " Août 1870 : Es-tu à Paris ? Au milieu de cette tourmente ? Quelle leçon reçoivent les peuples qui veulent des maîtres absolus. France et Prusse s'égorgeant pour des questions qu'elles ne comprennent pas. Nous voilà dans de grands désastres. "
Les conflits armés ont toujours existé, mais l'idée de réglementer la guerre pour limiter ses atrocités est relativement récente. Si les lois de la guerre telles qu'on les connaît aujourd'hui sont le fruit de plusieurs siècles d'évolution, elles trouvent leurs racines dans des traditions anciennes avant d'être codifiées dans des traités internationaux. Des règles anciennes de la guerre Dès l'Antiquité, certaines civilisations établissent des codes visant à limiter les abus en temps de guerre. - Les textes religieux : Le Code d'Hammurabi (vers 1750 av. J.-C.) en Mésopotamie, ou encore des passages de la Bible et du Coran, contiennent des règles sur le traitement des prisonniers et la protection des populations civiles. - La Grèce et Rome : Les Romains, influencés par les Grecs, développent le jus fetiale, un ensemble de règles destinées à déclarer et mener la guerre de manière « légale », notamment en respectant les trêves et en négociant avec les ennemis. - Le Moyen Âge : En Europe, l'Église impose certaines limites avec la « Trêve de Dieu » (XIe siècle), interdisant les combats certains jours et protégeant les civils et le clergé. L'essor du droit de la guerre à l'époque moderne Avec l'apparition des États modernes et des armées professionnelles, la guerre devient plus organisée, ce qui favorise l'émergence de règles formelles. - Hugo Grotius et le droit de la guerre (1625) : Le juriste néerlandais Hugo Grotius publie De Jure Belli ac Pacis (Le droit de la guerre et de la paix), qui pose les bases du droit international humanitaire. Il y défend l'idée que même en temps de guerre, certaines règles doivent être respectées, notamment pour limiter la souffrance des soldats et des civils. - Les premières conventions militaires : Au XVIIIe siècle, Frédéric II de Prusse et d'autres souverains européens imposent des codes de conduite à leurs armées, comme l'interdiction de piller sans autorisation. La codification moderne : la naissance du droit international humanitaire La véritable institutionnalisation des lois de la guerre commence au XIXe siècle avec la montée des mouvements humanitaires. - Les Conventions de Genève (1864-1949) : Initiées par Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, ces conventions fixent des règles sur le traitement des blessés, des prisonniers et des civils en temps de guerre. La première convention de 1864 établit l'obligation de soigner les soldats blessés, même ennemis. - Les Conventions de La Haye (1899-1907) : Elles établissent les bases du droit de la guerre moderne en interdisant certaines armes (comme les balles dum-dum), en protégeant les civils et en définissant des règles pour les occupations militaires. Un cadre toujours en évolution Depuis, les lois de la guerre continuent d'évoluer. Après les atrocités de la Seconde Guerre mondiale, les Conventions de Genève de 1949 sont renforcées. Plus récemment, les tribunaux internationaux, comme celui de La Haye, jugent les crimes de guerre, et des protocoles interdisent les armes chimiques ou les mines antipersonnel. Conclusion Les lois de la guerre sont donc le fruit d'une longue évolution, passant des codes moraux antiques aux conventions internationales modernes. Si elles ne peuvent empêcher les conflits, elles visent à en limiter les pires abus et à préserver un minimum d'humanité, même en temps de guerre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Virginie Girod raconte la Commune de Paris, dans un épisode inédit d'Au coeur de l'Histoire. En 1870, la France est envahie par la Prusse. Paris, assiégée, refuse de capituler. Dans ce contexte, la Commune rejette la nouvelle Assemblée nationale issue des élections de février 1871 et favorable à la paix. Une guerre sans merci débute alors, et voit s'opposer la Commune de Paris et les forces menées par le gouvernement d'Adolphe Thiers. Pendant deux mois, la ville est à feu et à sang. Alors que la répression fait rage, de nombreux monuments parisiens sont incendiés.