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Bouillonnes, un rendez-vous « bonus » du Goût du monde : une fois tous les deux mois, nous inviterons des personnes ayant toutes un rapport avec la nourriture et le fait de manger : des écrivains, des pêcheurs, des meuniers, cinéastes, ingénieurs, cuisinières, philosophes, juristes, architectes, cuisinistes ; de ceux qui mettent les mains dans la terre à ceux qui pensent le fait de manger. Ce rendez-vous est né de l'idée que sur le terrain, dans nos rencontres, dans les histoires qui s'échangent, des thèmes et des sujets se recoupent, des fils se tendent sur les réseaux, des faisceaux convergents se dessinent. Une histoire « de rien », vraiment ? Cette histoire de rien en apparence, on le pressent, pourrait devenir un sujet qui nous concerne tous plus ou moins, au Nord comme au Sud, un fait de société. Au menu du premier épisode, Il est question avec la journaliste Estérelle Payany de bouillons, de cuisson à petits bouillons, de frémissements, et autres états qui nous conduisent à nous interroger sur les mots du bouillon, et surtout sur l'énergie requise et les économies que permettent les marmites, norvégienne ou japonaise, les donabe dont ceux que façonne le potier Ben Lignel, qui ne nécessitent pas d'être toujours sur un feu. Grâce à ces marmites et cocottes -iconiques ! - des économies en temps et en labeur sont faites, d'autant plus quand la source de chaleur n'est ni du gaz ni de l'électricité, mais du bois qu'il faut aller chercher ou du charbon : les combustibles pour assurer le feu sous la marmite, les fumées qui s'en dégagent, la pollution de l'air dans les cuisines et le temps passé par les femmes dans les émanations polluantes de la cuisson. Louons ces marmites qui permettent à la cuisson de se terminer dans les chaleurs résiduelles des premiers feux. En images (@ Ben Lignel) Question aussi de ces bouillons et autres liquides essentiels dans les cultures d'Asie de l'Est et du Sud-Est. Le donabe rappelle à la romancière Grace Ly les casseroles en argile très utilisées en Chine. Elle nous parle de cette tendance sur les réseaux : le China Maxxing : des internautes découvrent des pratiques chinoises liées au bien-être et à la santé des révélations révolutionnaires : par exemple boire de l'eau chaude le matin ou boire du bouillon. Les « Tang » bouillons, indispensable institution et de la « Chinese way of life » tendance sur les réseaux sociaux. L'eau source de vie, la première à donner pour répondre à l'urgence, pour restaurer, remettre sur pieds en apportant soin et nourriture, en proposant une écoute et l'hospitalité avant même de penser à donner à manger. Une réflexion rencontrée à 3 reprises par la journaliste Emilie Laystary : avec la publication d'un livre hommage à la restauration scolaire collective : « on veut du rab » de Martin Planchaud parce que restaurer les enfants, nourrir les enfants les plus jeunes, c'est aussi éduquer les citoyens de demain. Dans le livre des Soulèvements de la terre qui parle de cantines de lutte avec cette question très pragmatique : comment nourrir des milliers de manifestants et enfin, dans le projet marseillais « navire avenir », avec un volet autour de la nourriture cuisinée pour les migrants rescapés en Méditerranée à bord de l'Ocean Viking, le navire de l'association européenne SOS Méditerranée. Le temps des repas représente un moment précieux pour les migrants, une brochette de citoyens marseillais se sont réunis autour de Marie-José Ordener des grandes tables, d'une diététicienne des hôpitaux de Marseille pour trouver le moyen de préparer les repas en avance pour les rescapés en prenant en compte leurs besoins nutritionnels et leurs préférences alimentaires et culturelles. Des recettes de plats rassasiants, bons pour la santé, et bons au goût : la cuisine de l'urgence doit être aussi celle de l'hospitalité : bien accueillir chez soi, la bienveillance et la cordialité, accueillir les personnes en parcours de migrations et bien les accueillir. C'est parce que la table est un lieu d'hospitalité, de convivialité et de refuge, mais aussi de pouvoir et de hiérarchie qu'on voit émerger un phénomène de résistance : la nourriture Queer raconte la journaliste Lauren Malka. Le fait pour les minorités de genre et de sexualité de se réapproprier l'alimentation pour en faire un outil de résistance et de soins communautaires. Sortir la cuisine du milieu familial hétéronormé et de créer des refuges, c'est l'idée sur laquelle s'est penchée la chercheuse Felix Kazi Tani en partant des fanzines américains et en cherchant les points communs avec les recettes dites Queer. L'idée pour renverser les schémas : transmettre une recette en la nommant d'une personne réelle. La nourriture queer interroge aussi notre façon de produire de la nourriture. « Cultiver notre propre nourriture n'est pas seulement une question de survie, affirme la militante sud-africaine Melissa Britz : c'est un acte politique de libération noire, queer et africaine ». Bouillonnes avec 4 journalistes, une romancière autour de la table : - Estérelle Payany, journaliste et critique culinaire, autrice de Cuisine végétarienne aux éditions Flammarion - Emilie Laystary, journaliste indépendante, spécialisée dans l'alimentation, autrice de l'essai Passer à table, ce que l'acte de manger dit de nous, aux éditions Divergences, vous vivez à Marseille. - Grace Ly, romancière, son dernier livre Les nouveaux territoires est paru chez Harper Collins. Elle est aussi la co-hôte et productrice du podcast « Kiffe ta race » - Lauren Malka, journaliste indépendante, notamment pour Livres hebdo et Libération, autrice du livre Mangeuses, histoire de celles qui dévorent, savourent ou se privent à l'excès, aux éditions Pérégrines. ► Pour aller plus loin, lire et retrouver les sujets abordés pendant l'émission : - Les donabe de Ben Lignel - Autour de la Chinese way of life et du China Maxxing - Bouillons bienfaisants, de Jennifer Hart Smith, Hachette Cuisine - Les congee - Le projet navire avenir à Marseille - Ocean Viking - SOS Méditerranée - Donner à manger, de Joëlle Zask, aux éditions Premier Parallèle - Dans le goût du monde - Le conte : la soupe aux cailloux - Les grandes tables à Marseille, Cuisine du quotidien et de l'extraordinaire - Queer Food Festival à Montréal - Le Queer Food Growing Collective Market dans les Cape Flats près du Cap - « L'anthologie Queers at the Table », un guide illustré de nourriture queer (qui contient de vraies recettes) vient tout juste d'être présélectionné pour le prestigieux Prix littéraire Lambda 2026. - Riva Donabe (Pot-au-feu) bas à anses creusées pour 4 personnes. Contenance : 2.25l . Grès chamotté, engobe et émail Travail à la plaque (estampage) et modelage Compatible : gaz, plaques, halogène, vitro céramique, braises, four, poêle (induction : uniquement avec plaque-relais) - Madame Takei - Donabe (Pot-au-feu) à anse en terre pour 4 personnes. Contenance : 2.5l. Grès chamotté, engobe et émail. Travail à la plaque (estampage) et modelage. Compatible : gaz, plaques, halogène, vitro céramique, braises, four, poêle (induction : uniquement avec plaque-relais) - Mini Do' - Petit donabe (pot-au-feu) emboité pour 2 personnes contenances: 1,25l Travail à la plaque et modelage. Compatible : gaz, plaques, halogène, vitro céramique, braises, four, poêle (induction : uniquement avec plaque-relais). Programmation musicale : Rien à fêter, de Camille Yembe.
Bouillonnes, un rendez-vous « bonus » du Goût du monde : une fois tous les deux mois, nous inviterons des personnes ayant toutes un rapport avec la nourriture et le fait de manger : des écrivains, des pêcheurs, des meuniers, cinéastes, ingénieurs, cuisinières, philosophes, juristes, architectes, cuisinistes ; de ceux qui mettent les mains dans la terre à ceux qui pensent le fait de manger. Ce rendez-vous est né de l'idée que sur le terrain, dans nos rencontres, dans les histoires qui s'échangent, des thèmes et des sujets se recoupent, des fils se tendent sur les réseaux, des faisceaux convergents se dessinent. Une histoire « de rien », vraiment ? Cette histoire de rien en apparence, on le pressent, pourrait devenir un sujet qui nous concerne tous plus ou moins, au Nord comme au Sud, un fait de société. Au menu du premier épisode, Il est question avec la journaliste Estérelle Payany de bouillons, de cuisson à petits bouillons, de frémissements, et autres états qui nous conduisent à nous interroger sur les mots du bouillon, et surtout sur l'énergie requise et les économies que permettent les marmites, norvégienne ou japonaise, les donabe dont ceux que façonne le potier Ben Lignel, qui ne nécessitent pas d'être toujours sur un feu. Grâce à ces marmites et cocottes -iconiques ! - des économies en temps et en labeur sont faites, d'autant plus quand la source de chaleur n'est ni du gaz ni de l'électricité, mais du bois qu'il faut aller chercher ou du charbon : les combustibles pour assurer le feu sous la marmite, les fumées qui s'en dégagent, la pollution de l'air dans les cuisines et le temps passé par les femmes dans les émanations polluantes de la cuisson. Louons ces marmites qui permettent à la cuisson de se terminer dans les chaleurs résiduelles des premiers feux. En images (@ Ben Lignel) Question aussi de ces bouillons et autres liquides essentiels dans les cultures d'Asie de l'Est et du Sud-Est. Le donabe rappelle à la romancière Grace Ly les casseroles en argile très utilisées en Chine. Elle nous parle de cette tendance sur les réseaux : le China Maxxing : des internautes découvrent des pratiques chinoises liées au bien-être et à la santé des révélations révolutionnaires : par exemple boire de l'eau chaude le matin ou boire du bouillon. Les « Tang » bouillons, indispensable institution et de la « Chinese way of life » tendance sur les réseaux sociaux. L'eau source de vie, la première à donner pour répondre à l'urgence, pour restaurer, remettre sur pieds en apportant soin et nourriture, en proposant une écoute et l'hospitalité avant même de penser à donner à manger. Une réflexion rencontrée à 3 reprises par la journaliste Emilie Laystary : avec la publication d'un livre hommage à la restauration scolaire collective : « on veut du rab » de Martin Planchaud parce que restaurer les enfants, nourrir les enfants les plus jeunes, c'est aussi éduquer les citoyens de demain. Dans le livre des Soulèvements de la terre qui parle de cantines de lutte avec cette question très pragmatique : comment nourrir des milliers de manifestants et enfin, dans le projet marseillais « navire avenir », avec un volet autour de la nourriture cuisinée pour les migrants rescapés en Méditerranée à bord de l'Ocean Viking, le navire de l'association européenne SOS Méditerranée. Le temps des repas représente un moment précieux pour les migrants, une brochette de citoyens marseillais se sont réunis autour de Marie-José Ordener des grandes tables, d'une diététicienne des hôpitaux de Marseille pour trouver le moyen de préparer les repas en avance pour les rescapés en prenant en compte leurs besoins nutritionnels et leurs préférences alimentaires et culturelles. Des recettes de plats rassasiants, bons pour la santé, et bons au goût : la cuisine de l'urgence doit être aussi celle de l'hospitalité : bien accueillir chez soi, la bienveillance et la cordialité, accueillir les personnes en parcours de migrations et bien les accueillir. C'est parce que la table est un lieu d'hospitalité, de convivialité et de refuge, mais aussi de pouvoir et de hiérarchie qu'on voit émerger un phénomène de résistance : la nourriture Queer raconte la journaliste Lauren Malka. Le fait pour les minorités de genre et de sexualité de se réapproprier l'alimentation pour en faire un outil de résistance et de soins communautaires. Sortir la cuisine du milieu familial hétéronormé et de créer des refuges, c'est l'idée sur laquelle s'est penchée la chercheuse Felix Kazi Tani en partant des fanzines américains et en cherchant les points communs avec les recettes dites Queer. L'idée pour renverser les schémas : transmettre une recette en la nommant d'une personne réelle. La nourriture queer interroge aussi notre façon de produire de la nourriture. « Cultiver notre propre nourriture n'est pas seulement une question de survie, affirme la militante sud-africaine Melissa Britz : c'est un acte politique de libération noire, queer et africaine ». Bouillonnes avec 4 journalistes, une romancière autour de la table : - Estérelle Payany, journaliste et critique culinaire, autrice de Cuisine végétarienne aux éditions Flammarion - Emilie Laystary, journaliste indépendante, spécialisée dans l'alimentation, autrice de l'essai Passer à table, ce que l'acte de manger dit de nous, aux éditions Divergences, vous vivez à Marseille. - Grace Ly, romancière, son dernier livre Les nouveaux territoires est paru chez Harper Collins. Elle est aussi la co-hôte et productrice du podcast « Kiffe ta race » - Lauren Malka, journaliste indépendante, notamment pour Livres hebdo et Libération, autrice du livre Mangeuses, histoire de celles qui dévorent, savourent ou se privent à l'excès, aux éditions Pérégrines. ► Pour aller plus loin, lire et retrouver les sujets abordés pendant l'émission : - Les donabe de Ben Lignel - Autour de la Chinese way of life et du China Maxxing - Bouillons bienfaisants, de Jennifer Hart Smith, Hachette Cuisine - Les congee - Le projet navire avenir à Marseille - Ocean Viking - SOS Méditerranée - Donner à manger, de Joëlle Zask, aux éditions Premier Parallèle - Dans le goût du monde - Le conte : la soupe aux cailloux - Les grandes tables à Marseille, Cuisine du quotidien et de l'extraordinaire - Queer Food Festival à Montréal - Le Queer Food Growing Collective Market dans les Cape Flats près du Cap - « L'anthologie Queers at the Table », un guide illustré de nourriture queer (qui contient de vraies recettes) vient tout juste d'être présélectionné pour le prestigieux Prix littéraire Lambda 2026. - Riva Donabe (Pot-au-feu) bas à anses creusées pour 4 personnes. Contenance : 2.25l . Grès chamotté, engobe et émail Travail à la plaque (estampage) et modelage Compatible : gaz, plaques, halogène, vitro céramique, braises, four, poêle (induction : uniquement avec plaque-relais) - Madame Takei - Donabe (Pot-au-feu) à anse en terre pour 4 personnes. Contenance : 2.5l. Grès chamotté, engobe et émail. Travail à la plaque (estampage) et modelage. Compatible : gaz, plaques, halogène, vitro céramique, braises, four, poêle (induction : uniquement avec plaque-relais) - Mini Do' - Petit donabe (pot-au-feu) emboité pour 2 personnes contenances: 1,25l Travail à la plaque et modelage. Compatible : gaz, plaques, halogène, vitro céramique, braises, four, poêle (induction : uniquement avec plaque-relais). Programmation musicale : Rien à fêter, de Camille Yembe.
Dans « Coyote », Prix Nicolas Bouvier au dernier Festival Étonnants Voyageurs, l'écrivain français nous embarque en road trip le long de la frontière entre le Mexique et les États-Unis, le pouce levé mais surtout à l'écoute des autres. Longtemps après son retour, Sylvain Prudhomme a continué d'être hanté par le voyage en autostop sur près de 2 500 km, qu'il avait réalisé le long de la frontière américano-mexicaine, en 2018 pour la revue française « America ». Quelques années plus tard, il a alors décidé de rouvrir ses carnets et de nous livrer un récit de non-fiction hybride, mêlant notes personnelles, polaroïds et paroles recueillies sur la route auprès d'automobilistes, mexicains surtout, qui ont bien voulu le prendre en stop. En route, chacun.e se livre à sa guise, dans d'épatants monologues reconstitués par l'auteur, où l'on devine en creux la présence et l'écoute pudique de l'écrivain qui sait s'effacer devant son sujet : la frontière et ceux qui la vivent, la côtoient, l'éprouvent. Même si, de Tijuana côté Pacifique jusqu'au poste-frontière de Matamoros, non loin du Golfe du Mexique, le mouvement et la route sont partout présents, « Coyote » se tient loin du récit de voyage, du genre autocentré. Il se lit, s'écoute comme un collage, choral et sensible, au sujet d'un territoire désertique hanté par le mur de Trump, son absurdité et sa violence ; hanté aussi par les représentations héritées du cinéma, américain notamment. À ces représentations, l'écrivain oppose la force du témoignage, la complexité du réel, où la frontière se révèle un monde en soi, un entre-deux qui sépare autant qu'il relie. Alors, dans l'habitacle des voitures et des intimités qui s'y racontent, le lecteur devient passager et l'écrivain passeur. Avec Sylvain Prudhomme, écrivain français et auteur d'une dizaine de romans. À lire : - « Coyote ». Sylvain Prudhomme. Éditions de Minuit. 2024 - « Par les routes ». Sylvain Prudhomme. Éditions Gallimard. 2019 - « Les Grands » Sylvain Prudhomme. Éditions Gallimard. 2014. En savoir plus : - Sur le Festival Étonnants Voyageurs qui s'est tenu du 7 au 9 juin 2025 à Saint-Malo en France - Sur le Super Mama Djombo, orchestre mythique de Guinée-Bissau auquel a rendu hommage Sylvain Prudhomme dans son livre « Les Grands ». Quelques articles dans le site Pan African Music - Sur James Agee, auteur de « Louons maintenant les grands hommes », récit méticuleux, total et à hauteur d'homme(s) sur la vie des métayers du vieux Sud américain en 1936. Une référence pour Sylvain Prudhomme.
Dans « Coyote », Prix Nicolas Bouvier au dernier Festival Étonnants Voyageurs, l'écrivain français nous embarque en road trip le long de la frontière entre le Mexique et les États-Unis, le pouce levé mais surtout à l'écoute des autres. Longtemps après son retour, Sylvain Prudhomme a continué d'être hanté par le voyage en autostop sur près de 2 500 km, qu'il avait réalisé le long de la frontière américano-mexicaine, en 2018 pour la revue française « America ». Quelques années plus tard, il a alors décidé de rouvrir ses carnets et de nous livrer un récit de non-fiction hybride, mêlant notes personnelles, polaroïds et paroles recueillies sur la route auprès d'automobilistes, mexicains surtout, qui ont bien voulu le prendre en stop. En route, chacun.e se livre à sa guise, dans d'épatants monologues reconstitués par l'auteur, où l'on devine en creux la présence et l'écoute pudique de l'écrivain qui sait s'effacer devant son sujet : la frontière et ceux qui la vivent, la côtoient, l'éprouvent. Même si, de Tijuana côté Pacifique jusqu'au poste-frontière de Matamoros, non loin du Golfe du Mexique, le mouvement et la route sont partout présents, « Coyote » se tient loin du récit de voyage, du genre autocentré. Il se lit, s'écoute comme un collage, choral et sensible, au sujet d'un territoire désertique hanté par le mur de Trump, son absurdité et sa violence ; hanté aussi par les représentations héritées du cinéma, américain notamment. À ces représentations, l'écrivain oppose la force du témoignage, la complexité du réel, où la frontière se révèle un monde en soi, un entre-deux qui sépare autant qu'il relie. Alors, dans l'habitacle des voitures et des intimités qui s'y racontent, le lecteur devient passager et l'écrivain passeur. Avec Sylvain Prudhomme, écrivain français et auteur d'une dizaine de romans. À lire : - « Coyote ». Sylvain Prudhomme. Éditions de Minuit. 2024 - « Par les routes ». Sylvain Prudhomme. Éditions Gallimard. 2019 - « Les Grands » Sylvain Prudhomme. Éditions Gallimard. 2014. En savoir plus : - Sur le Festival Étonnants Voyageurs qui s'est tenu du 7 au 9 juin 2025 à Saint-Malo en France - Sur le Super Mama Djombo, orchestre mythique de Guinée-Bissau auquel a rendu hommage Sylvain Prudhomme dans son livre « Les Grands ». Quelques articles dans le site Pan African Music - Sur James Agee, auteur de « Louons maintenant les grands hommes », récit méticuleux, total et à hauteur d'homme(s) sur la vie des métayers du vieux Sud américain en 1936. Une référence pour Sylvain Prudhomme.
durée : 01:30:02 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - "Les Nuits magnétiques" tracent le parcours de la vie trop brève de James Agee, reporter, critique de cinéma, scénariste, écrivain. Auteur du livre "Louons maintenant les grands hommes" à la suite d'un reportage avec le photographe Walker Evans chez des métayers pauvres d'Alabama en 1936. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Jean Malaurie Géographe spécialisé en géomorphologie, fondateur de la collection "Terre humaine"; Pierre Lepape Écrivain, biographe, essayiste
À l'occasion de la sortie au cinéma le 6 novembre de Voyage à Gaza, nous découvrons le travail documentaire d'un jeune réalisateur franco-italien, Piero Usberti. ➡️ https://revue.negatif.co/grand-entretien/piero-usberti-voyage-a-gaza/ Le titre du film invite à la découverte de la bande de Gaza, ce territoire où il s'est rendu en 2018, à 25 ans, dans le but d'aller à la rencontre de la jeunesse gazaouie. Cinq ans plus tard, le 29 septembre 2023 – la date est importante puisqu'antérieure d'une semaine aux attaques du Hamas du 7 octobre — Piero Usberti achève son montage réalisé en solitaire. Le contexte de la guerre a transformé la destinée du film et son importance historique. La destruction du territoire gazaoui, les milliers de morts civils et la mécanique génocidaire de l'État d'Israël ont suscité une grande curiosité pour le peuple palestinien et les habitant·e·s de Gaza. Les images de Piero Usberti sont devenues de précieuses archives de son voyage et de la vie d'un peuple avant son exil forcé — les protagonistes ayant tous·te·s fui la bande de Gaza depuis un an. Avec Piero Usberti, nous sommes revenus en détail sur le long processus de fabrication de ce documentaire autoproduit. Entre journal de voyage et reportage, Voyage à Gaza se distingue par son style, tendant vers l'essai voire le pamphlet, force d'une pensée du cinéma nourrie de références littéraires et cinématographiques (de Louons maintenant les grands hommes de James Agee à Il était une fois un merle chanteur de Otar Iosseliani), comme de lectures philosophiques et historiques sur l'histoire de la Palestine. Voyant son rôle de cinéaste un devoir de prendre au corps de plus en plus les problématiques politiques et de justice de son temps, Piero Usberti a également pensé son film à mi-chemin entre une dimension participative (intrinsèque à ce tournage immersif) et une expression subjective (renforcée par le montage fragmentaire et sa voix off) . En suivant le quotidien d'un été et la révolte qui gronde, il a non seulement recueilli la parole des gazaouis, mais aussi restitué la puissance des amitiés, à la hauteur des enjeux de leur lutte, et de la vie. Cet entretien s'inscrit dans une série au long sur les voyageurs-créateurs, qui pratiquent l'art du reportage avec la création visuelle, littéraire et artistique au sens large : avec le reporter Quentin Müller, spécialiste de la péninsule arabique ; Florent Marcie, cinéaste-reporter qui parcourt les terrains de conflit au long cours depuis 35 ans, ou Loup Bureau, qui avait réalisé un geste similaire à Piero Ubserti en allant filmer une tranchée en Ukraine, cinq ans avant que le conflit prenne une tout autre ampleur. LES CHAPITRES 00:00:00 – Introduction 00:02:56 – Être cinéaste : recherche personnelle 00:05:49 – Transcender le reportage 00:11:30 – Découvrir Gaza : voyage+film 00:17:45 – Rentrer et séjourner dans la Bande 00:27:57 – À la rencontre de la jeunesse gazaouie 00:36:07 – Un tournage chaotique, débordant et surprenant 00:39:13 – Filmer la Marche du retour et la créativité de la lutte 00:46:43 – Tourner seul, en autoproduction et en DV 00:57:00 – Le son : perception et abandon de soi 01:00:54 – Un montage solitaire de cinq ans 01:12:58 – L'écriture de la voix off du narrateur 01:21:40 – Du côté des victimes d'injustice et de la révolte 01:26:51 – De l'entrelacement d'un montage son magnétique 01:30:01 – Présence subjective et humble illégitimité 01:34:54 – Une expérience collective, joyeuse et estivale 01:41:29 – Une sortie nationale… et une grande curiosité 01:52:42 – Chantiers futurs entre fiction et documentaire
Paroissienne à Notre-Dame de l'Arche d'Alliance et engagée dans l'écologie intégrale, elle expose ses gravures dans « Création et Alliance. Louons Dieu à travers la nature » à voir jusqu'au 15 décembre.
Louons l'Ange et l'Agneau by Prophète Kacou Philippe
Années 1930, une Amérique en colère Seconde partie de cette rencontre avec l’écrivain et documentariste Rodolphe Barry, auteur de "Honorer la fureur", ouvrage consacré à James Agee et paru aux éditions Finitude. Un entretien illustré par des lectures de son livre et des extraits d’entretiens avec Robert Fitzgerald, poète et ami de James Agee, avec Dwight Macdonald, critique et ami de James Agee, et par une des rares interviews de Walker Evans, le photographe de "Louons maintenant les grands hommes". Dimanche 11 avril à 21h00 sur RTS Deux, vous pourrez découvrir "Le roman de la colère", un documentaire de Priscilla Pizzato (France, 2019), raconté par Denis Podalydès. Résumé: Roman de l'indignation et de la révolte, "Les raisins de la colère" a fait scandale aux Etats-Unis lors de sa parution. 80 ans plus tard, les thèmes traités par Steinbeck restent d'actualité : travail, injustice, ravages du capitalisme, accueil des migrants. Ce livre culte s’est avéré prophétique. Photo tirée du film (© Library of Congress)
Années 1930, une Amérique en colère Aujourd’hui rencontre avec Rodolphe Barry, écrivain et documentariste, auteur de "Honorer la fureur", ouvrage consacré à James Agee et paru aux éditions Finitude. Un entretien illustré par des lectures de son livre et des extraits d’entretiens avec Robert Fitzgerald, poète et ami de James Agee, avec Dwight Macdonald, critique et ami de James Agee, et par une des rares interviews de Walker Evans, le photographe de "Louons maintenant les grands hommes". Photo: portrait (détail) de Allie Mae Burroughs (1935-1936) par Walker Evans, pour "Louons maintenant les grands hommes". (© Walker Evans / Library of Congress)
Années 1930, une Amérique en colère Du seul fait de ce double regard qui le caractérise et que lui permettent à la fois sa familiarité avec les catégories littéraires et artistiques acquises à Harvard et sa connaissance de l’intérieur des vies de ces métayers sudistes, James Agee adopte d’emblée une défiance instinctive à l’égard des évidences inculquées par la tradition scolaire. Dans cette recherche inédite, il transgresse brutalement toutes les frontières de genre ou de discipline et bouscule les hiérarchies esthétiques et scientifiques. Méconnaissant, de toute évidence, la tradition ethnologique et anthropologique, il crée lui-même les conditions expérimentales de son enquête en choisissant, parmi ces "petits blancs" du sud-est américain, paysans métayers ruinés par la crise économique, de suivre et de décrire la vie de trois familles: les Ricketts, les Gudger et les Woods. Photo: Frank Tengle, Bud Fields et Floyd Burroughs, trois métayers du comté de Hale, photo de Walker Evans publiée dans "Louons maintenant les grands hommes", 1936. (© Walker Evans / Library of Congress)
Années 1930, une Amérique en colère Cette semaine dans Histoire Vivante il est question de la personnalité de James Agee qui a publié avec le photographe Walker Evans en 1936, au sortir de la grande dépression américaine, un reportage sur les métayers du sud-est des États-Unis. Un ouvrage intitulé: "Louons maintenant les grands hommes", un de ces grands textes qui marquent une génération. James Agee, âgé de 27 ans, et Walker Evans, jeune photographe de 32 ans partent en juin 1936 pour le magazine "Fortune" près de Tuscaloosa, en Alabama, pour faire un reportage sur les agriculteurs du sud-est des États-Unis. Ils publieront à partir de ces reportages un ouvrage singulier "Louons maintenant les grands hommes" ("Let Us Now Praise Famous Men") dans lequel l’auteur raconte la vie de trois familles de métayers en 1936. Le souffle de James Agee, son regard de cinéaste, l'intensité de sa vision surprennent et emportent le lecteur dans un flux. Jamais auparavant un pays, une condition de classe, une très banale vie quotidienne de paysans n'ont été décrits avec autant de force et de lucidité. Dimanche 11 avril à 21h00 sur RTS Deux, vous pourrez découvrir "Le roman de la colère", un documentaire de Priscilla Pizzato (France, 2019), raconté par Denis Podalydès. Photo non datée de James Rufus Agee (1909 - 1955) à Cambridge, dans le Massachusetts, lorsqu'il était étudiant à Harvard. Agee a été lauréat du Prix Pulitzer en 1958 pour son livre autobiographique "Une mort dans la famille", paru à titre posthume en 1957. (© AP Photo / Knoxville News Sentinel, Université de Harvard)
L'enregistrement du sermon prévu pour la fête de la Sainte Trinité 07 juin 2020
durée : 00:03:56 - Chroniques de la haine ordinaire - Pour Pierre Desproge, le "Corbeau et le Renard" n'est pas crédible. Ignare Jean de la Fontaine ! Sous couvert de fabuler, Jean de la Fontaine était en réalité un ennemi de la France à la solde de la Hollande (déjà exportatrice de fromage). Louons plutôt Esope ! Dont voici une fable…
durée : 00:03:30 - Chroniques de la haine ordinaire - Pour Pierre Desproge, le "Corbeau et le Renard" n'est pas crédible. Ignare Jean de la Fontaine ! Sous couvert de fabuler, Jean de la Fontaine était en réalité un ennemi de la France à la solde de la Hollande (déjà exportatrice de fromage). Louons plutôt Esope ! Dont voici une fable…
L'œuvre de Dieu change si vite, difficile à saisir, convainquant pour l'homme. Regardez autour, ce n'est plus comme avant, tout est beau et nouveau. Toute chose est ranimée, tout est renouvelé, tout a changé. Le peuple de Dieu Le loue, pleins de joie, des chants de louanges s'élancent vers Lui. Louons-Le ! Chantons, crions avec joie ! Tous les peuples louent Dieu de tout leur cœur. Louons-Le ! Chantons, crions avec joie ! Tous les peules louent Dieu de tout leur cœur. Louons les actes merveilleux de Dieu, Sa sagesse, qui jamais ne déçoit, louons Son juste tempérament, louons Dieu, Il est un Dieu fidèle. Ses paroles m'ont purifié et changé mon tempérament corrompu. Je suis honoré de la tâche assignée par Dieu, de témoigner de ses actes saints. Louons-Le ! Chantons la gloire de Son nom ! Que nos cœurs joyeux Lui chantent des louanges. Louons-Le ! Chantons la gloire de Son nom ! Que nos cœurs joyeux Lui chantent des louanges. Ceux qui aiment Dieu, Lui obéissent toujours et vivent la réalité de Sa parole. Après avoir rejeté leurs péchés, tous sont purifiés. Témoignant du saint nom de Dieu, pour satisfaire le cœur de Dieu. Justice et sainteté ont rempli ce monde, tout partout est beau et nouveau. Louons-Le ! Chantons la gloire de Son nom ! Que nos cœurs joyeux Lui chantent des louanges. Louons-Le ! Chantons la gloire de Son nom ! Que nos cœurs joyeux Lui chantent des louanges. Louons l'accomplissement de l'œuvre de Dieu, Dieu a été glorifié, tous Ses peuples sont soumis devant Dieu ; chacun rempli sa fonction, garde sa place. Ils vivent dans la parole de Dieu, L'adorent, et en Sa présence Le louent. Ensemble avec Lui, ils sont baignés de bonheur. Ils sont baignés de bonheur. Louons-Le ! Ensemble, nous Le louons ! Nos chants de louanges ne finiront jamais. Louons-Le ! Ensemble, nous Le louons ! Nos chants de louanges ne finiront jamais, ne finiront jamais.
L'œuvre de Dieu change si vite, difficile à saisir, convainquant pour l'homme. Regardez autour, ce n'est plus comme avant, tout est beau et nouveau. Toute chose est ranimée, tout est renouvelé, tout a changé. Le peuple de Dieu Le loue, pleins de joie, des chants de louanges s'élancent vers Lui. Louons-Le ! Chantons, crions avec joie ! Tous les peuples louent Dieu de tout leur cœur. Louons-Le ! Chantons, crions avec joie ! Tous les peules louent Dieu de tout leur cœur. Louons les actes merveilleux de Dieu, Sa sagesse, qui jamais ne déçoit, louons Son juste tempérament, louons Dieu, Il est un Dieu fidèle. Ses paroles m'ont purifié et changé mon tempérament corrompu. Je suis honoré de la tâche assignée par Dieu, de témoigner de ses actes saints. Louons-Le ! Chantons la gloire de Son nom ! Que nos cœurs joyeux Lui chantent des louanges. Louons-Le ! Chantons la gloire de Son nom ! Que nos cœurs joyeux Lui chantent des louanges. Ceux qui aiment Dieu, Lui obéissent toujours et vivent la réalité de Sa parole. Après avoir rejeté leurs péchés, tous sont purifiés. Témoignant du saint nom de Dieu, pour satisfaire le cœur de Dieu. Justice et sainteté ont rempli ce monde, tout partout est beau et nouveau. Louons-Le ! Chantons la gloire de Son nom ! Que nos cœurs joyeux Lui chantent des louanges. Louons-Le ! Chantons la gloire de Son nom ! Que nos cœurs joyeux Lui chantent des louanges. Louons l'accomplissement de l'œuvre de Dieu, Dieu a été glorifié, tous Ses peuples sont soumis devant Dieu ; chacun rempli sa fonction, garde sa place. Ils vivent dans la parole de Dieu, L'adorent, et en Sa présence Le louent. Ensemble avec Lui, ils sont baignés de bonheur. Ils sont baignés de bonheur. Louons-Le ! Ensemble, nous Le louons ! Nos chants de louanges ne finiront jamais. Louons-Le ! Ensemble, nous Le louons ! Nos chants de louanges ne finiront jamais, ne finiront jamais.