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durée : 00:34:55 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - Entretien avec Jean Bertrand Pontalis, psychanalyste, auteur du livre "En marge des jours" édité en 2002 par Gallimard. Cet entretien de l'émission "Du jour au lendemain" a été diffusé la 1ère fois le 01/05/2002. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Jean-Bertrand Pontalis Philosophe et psychanalyste
durée : 00:44:48 - La 20e heure - par : Eva Bester - L'académicien Antoine Compagnon consacre un nouveau livre à la figure de Roland Barthes, dont il fut l'ami. "Déshonorer le contrat", qui vient de paraître chez Gallimard, offre un éclairage nouveau sur celui qui affirmait qu'« écrire est une perversion ». - invités : Antoine Compagnon - Antoine Compagnon : Membre de l'Académie française, Professeur honoraire au Collège de France, Professeur à l'Université de Columbia à New York - réalisé par : Lola COSTANTINI Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ce dimanche, dans IDEES, Pierre-Edouard Deldique reçoit Christian Sommer, l'éditeur de l'œuvre maîtresse du philosophe allemand intitulée : « Le Monde comme volonté et représentation » dans la prestigieuse collection « La Pléiade » chez Gallimard. Ce livre publié en 1819 est un livre à la fois métaphysique, esthétique, éthique et littéraire, qui propose une vision du monde d'une rare puissance. Notre invité, spécialiste de philosophie, lui rend justice en soulignant à la fois la rigueur conceptuelle et la puissance stylistique d'un texte souvent réduit à tort à son pessimisme. Schopenhauer y développe la thèse suivante : le monde est double. Il est représentation, c'est‑à‑dire phénomène structuré par notre esprit, et il est aussi volonté, une force métaphysique irrationnelle qui anime toute chose. Nous sommes dépendants d'elle. Le philosophe reprend Kant : nous ne connaissons jamais les choses en soi, seulement les phénomènes tels qu'ils apparaissent dans les formes de notre esprit. Cette thèse permet à Schopenhauer d'affirmer que le sujet est la condition de possibilité du monde. Le réel n'est pas un donné brut : il est une construction. Alors que se cache-t-il derrière la représentation ? La seconde partie de ce livre majeur introduit la notion centrale de volonté. Il ne s'agit pas ici de la volonté consciente ou rationnelle, mais d'une force aveugle, irrésistible, universelle, qui traverse la nature entière. Conséquence: vivre, c'est vouloir ; vouloir, c'est manquer ; manquer, c'est souffrir. La vie oscille entre désir (souffrance) et satisfaction (ennui). D'où la réputation de pessimisme attachée à Schopenhauer. Dans la troisième partie de l'ouvrage, le penseur développe une théorie de l'art. L'art, dit‑il, suspend la volonté. Il nous permet de contempler les choses sans désir, sans intérêt, sans finalité. L'esthétique devient ainsi une voie de salut : l'art nous arrache momentanément à la souffrance du vouloir‑vivre. Enfin, le quatrième livre propose une morale fondée sur la compassion. Si la volonté est universelle, la souffrance l'est aussi. Reconnaître en autrui la même volonté qui nous traverse fonde une éthique de la pitié, proche du bouddhisme, de l'hindouisme. Mais la véritable délivrance, pour Schopenhauer, est plus radicale, elle passe par l'ascèse, la négation progressive du vouloir‑vivre. C'est une voie exigeante, presque mystique, qui vise à éteindre le désir lui‑même. Schopenhauer apparaît alors comme un penseur de la sobriété heureuse et de l'altruisme. Pas mal pour un homme surnommé « le pessimiste de Francfort » ! Les références musicales : - Amar Nath Mishra Raga Sindhu Bhairavi - Wolfgang Amadeus Mozart Ouverture de l'opéra Don Giovanni interprétée par l'orchestre royal du Concertgebouw d'Amsterdam (dirigé par Nikolaus Harnoncourt) - Richard Wagner Prélude de l'opéra Siegfried interprété par l'orchestre philharmonique de Vienne (dirigé par Georg Solti)
Ce dimanche, dans IDEES, Pierre-Edouard Deldique reçoit Christian Sommer, l'éditeur de l'œuvre maîtresse du philosophe allemand intitulée : « Le Monde comme volonté et représentation » dans la prestigieuse collection « La Pléiade » chez Gallimard. Ce livre publié en 1819 est un livre à la fois métaphysique, esthétique, éthique et littéraire, qui propose une vision du monde d'une rare puissance. Notre invité, spécialiste de philosophie, lui rend justice en soulignant à la fois la rigueur conceptuelle et la puissance stylistique d'un texte souvent réduit à tort à son pessimisme. Schopenhauer y développe la thèse suivante : le monde est double. Il est représentation, c'est‑à‑dire phénomène structuré par notre esprit, et il est aussi volonté, une force métaphysique irrationnelle qui anime toute chose. Nous sommes dépendants d'elle. Le philosophe reprend Kant : nous ne connaissons jamais les choses en soi, seulement les phénomènes tels qu'ils apparaissent dans les formes de notre esprit. Cette thèse permet à Schopenhauer d'affirmer que le sujet est la condition de possibilité du monde. Le réel n'est pas un donné brut : il est une construction. Alors que se cache-t-il derrière la représentation ? La seconde partie de ce livre majeur introduit la notion centrale de volonté. Il ne s'agit pas ici de la volonté consciente ou rationnelle, mais d'une force aveugle, irrésistible, universelle, qui traverse la nature entière. Conséquence: vivre, c'est vouloir ; vouloir, c'est manquer ; manquer, c'est souffrir. La vie oscille entre désir (souffrance) et satisfaction (ennui). D'où la réputation de pessimisme attachée à Schopenhauer. Dans la troisième partie de l'ouvrage, le penseur développe une théorie de l'art. L'art, dit‑il, suspend la volonté. Il nous permet de contempler les choses sans désir, sans intérêt, sans finalité. L'esthétique devient ainsi une voie de salut : l'art nous arrache momentanément à la souffrance du vouloir‑vivre. Enfin, le quatrième livre propose une morale fondée sur la compassion. Si la volonté est universelle, la souffrance l'est aussi. Reconnaître en autrui la même volonté qui nous traverse fonde une éthique de la pitié, proche du bouddhisme, de l'hindouisme. Mais la véritable délivrance, pour Schopenhauer, est plus radicale, elle passe par l'ascèse, la négation progressive du vouloir‑vivre. C'est une voie exigeante, presque mystique, qui vise à éteindre le désir lui‑même. Schopenhauer apparaît alors comme un penseur de la sobriété heureuse et de l'altruisme. Pas mal pour un homme surnommé « le pessimiste de Francfort » ! Les références musicales : - Amar Nath Mishra Raga Sindhu Bhairavi - Wolfgang Amadeus Mozart Ouverture de l'opéra Don Giovanni interprétée par l'orchestre royal du Concertgebouw d'Amsterdam (dirigé par Nikolaus Harnoncourt) - Richard Wagner Prélude de l'opéra Siegfried interprété par l'orchestre philharmonique de Vienne (dirigé par Georg Solti)
Gianmaria Finardi"Dalla montagna perduta"Pierre JourdeTraduzione di Silvia TuratoPrehistorica Editorewww.prehistoricaeditore.it«Lei è là, dappertutto, tanto ci sovrasta, pervade e disorienta. Vertigine della vertigine, mondo sopra il mondo. Al limitar del bosco, sul ciglio di un burrone, dove le cose sono e smettono di essere. La roccia diventa così terreno fertile per il grande pensatore di montagna, che si perde nella natura per poi ritrovarsi, ora in armonia ora come corpo estraneo»Ben lungi dalle ricette dell'esotismo fine a sé stesso, dall'ingenuità a ispirazione realista o folcloristica, Jourde racconta la vita di montagna, in tutte le sue sfaccettature, con quanto ha di profondamente rassicurante e di altamente sconvolgente.Un libro inedito, in anteprima mondiale disponibile al pubblico prima nella sua versione italiana che in quella originale. Si incastona nel cosiddetto “Ciclo della Montagna” di Pierre Jourde, forgiato a partire da Paese perduto, cesellato con Il Tibet in tre semplici passi, La Prima pietra e con il fortunatissimo Il Viaggio del divano letto.Un testo che ci porta a vivere una montagna potente, che ci conduce passo passo fra alpeggi, vette e vacche, trascinandoci fra le pagine al ritmo delle stagioni scandite da rituali atavici, facendo riverberare i personaggi nella loro brutale bellezza.Questa è la sesta opera di Pierre Jourde edita in Italia; sono tutte pubblicate da Prehistorica Editore.Pierre Jourde è nato a Créteil nel 1955, ma la sua famiglia è originaria della remota regione dell'Alvernia, tra le montagne evocate in Paese perduto, La Prima pietra e Il Viaggio del divano letto. Ha un debole per la boxe e la metafisica. Nel panorama letterario francese è una delle voci più autorevoli, probabilmente la più schietta e coraggiosa in assoluto.Si è sempre distinto per una sorprendente varietà di ispirazione, che gli ha permesso di spaziare dal romanzo al racconto, per arrivare al memoir, alla poesia e al saggio filosofico. Ha ottenuto numerosi premi, tra cui spiccano il Prix Renaudot Des Lycéens, il Prix Jean Giono e il prestigiosissimo Grand Prix De L'Académie Française.È docente di letteratura francese presso l'Università di Grenoble III. In Francia, viene pubblicato da Gallimard.Tutte le opere di Pierre Jourde in Italia sono pubblicate da Prehistorica Editore.Gianmaria Finardi, editore di Prehistorica, è dottore della ricerca in letteratura francese ed editore. I suoi lavori si concentrano principalmente sulla semiotica e l'ermeneutica, per estendersi alla critica letteraria, sino agli aspetti teorici della traduzione. È autore del blog di Prehistorica Editore, Incisioni del traduttore. È il traduttore, in Italia, di tutte le opere di Éric Chevillard.Diventa un supporter di questo podcast: https://www.spreaker.com/podcast/il-posto-delle-parole--1487855/support.IL POSTO DELLE PAROLEascoltare fa pensarehttps://ilpostodelleparole.it/
durée : 00:26:32 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - En 1959, Gaston Gallimard s'entretenait avec Robert Mallet à l'occasion du 50ème anniversaire de la création de la NRF. Dans l'émission "Vocations" il parlait de son métier et de son parcours d'éditeur qui devaient beaucoup au hasard. - réalisation : Mydia Portis-Guérin - invités : Gaston Gallimard Editeur, fondateur des éditions Gallimard (1881-1975)
La société à l'épreuve du vol ( XIXe-XXe) Nous sommes le 10 novembre 1911, penchons-nous sur un article publié dans « Le Correspondant », revue catholique française. Sous le titre « Les vols dans les musées », l'auteur de l'article regrette que l'administration des Beaux-Arts refuse d'acquérir un mécanisme susceptible de broyer le bras des voleurs. Il argumente : « On sait cependant, qu'aujourd'hui, le premier commerçant venu, voulant protéger ses fonds, les place dans un coffre dont le battant, lorsqu'il est crocheté, fait partir un pistolet qui tue un voleur. A la campagne, les bonnes gens, pour défendre leurs poulets contre les maraudeurs, se servent d'un système pareil mais plus simple. Ces années-ci, une bonne femme dont les lapins étaient volés installa, dans son clapier, un vieux fusil chargé à gros plomb dont la gâchette était tirée par une ficelle attachée à la porte . Une nuit, le voleur vint, ouvrit la porte et reçut toute la décharge en plein corps . Au jour, on le trouva mourant à cent pas de la maison. Personne n'a plaint les voleurs pris au piège, aucun magistrat n'a, je crois, pensé à poursuivre ceux qui avaient employé ces mesures énergiques. » Comment, au XIXe et au XXe siècles, s'est-on organisé pour faire face au vol ? Des petits délinquants aux bandes organisées, de l'appropriation du bien d'autrui pour cause de pauvreté au hold-up spectaculaire, de quelle manière la pratique a-t-elle évolué ? Le respect de la propriété privée a-t-il toujours été inscrit dans nos sociétés ? Avec nous : Arnaud-Dominique Houte, professeur d'histoire contemporaine à Sorbonne-Université, spécialiste des questions de sécurité. Auteur de « Propriété défendue – La société française à l'épreuve du vol » ; Gallimard. Sujets traités : société, épreuve, vol, musées, Beaux-Arts, voleur, délinquants, hold-up Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Que nous enseignent les contes aujourd'hui ? Comment les contes nous apprennent à apprendre ? Nous permettent-ils de rester éveillés aux autres ? Invitée : Muriel Bloch, conteuse. L'Enfant au poisson rouge et autres contes d'apprentissage est paru chez Gallimard.
Que nous enseignent les contes aujourd'hui ? Comment les contes nous apprennent à apprendre ? Nous permettent-ils de rester éveillés aux autres ? Invitée : Muriel Bloch, conteuse. L'Enfant au poisson rouge et autres contes d'apprentissage est paru chez Gallimard.
Bienvenue dans cet épisode consacré à un thème cardinal de la Justice, une question fondamentale et ce qui apparait à l'évidence comme un dilemme voire une utopie : juger vite, juger bien. C'est également l'un des sujets de grand oral du concours de l'ENM 25. « Le temps est père de vérité », disait François Rabelais. Ainsi, pendant longtemps, l'on a considéré que la lenteur de la justice était une vertu, car elle permettait d'assurer la qualité de la justice. A l'opposé, Montesquieu affirmait qu'« il faut que la Justice soit prompte. Souvent l'injustice n'est pas dans le jugement, elle est dans les délais » (Discours prononcé à la rentrée du Parlement de Bordeaux, in Œuvres complètes, t. 1, Gallimard, Biblio. Pléiade, 1949, p. 47.) Le temps est un élément inséparable du procès civil comme du procès pénal, une donnée objective qui marque le temps de gestation du jugement. La prise en compte du temps par la justice donne lieu aujourd'hui à un véritable droit processuel. Par application de l'article 6§1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits et libertés fondamentaux, le justiciable a un droit au déroulement du procès dans un délai raisonnable. Le 15 décembre 2025, la France a été mise en cause devant la Cour européenne des droits de l'Homme pour une procédure de redressement et liquidation judiciaires qui a duré… plus de 28 ans… en 1ère instance. Si une telle situation demeure extraordinaire, on comprend que de manière générale, les exigences processuelles modernes de célérité imposent à l'État de prendre les mesures normatives et matérielles nécessaires à la réalisation de cet objectif, sous peine de sanctions, à la fois internes et européennes. Une bonne administration de la justice suppose que le juge puisse prendre son temps, pour examiner en profondeur le dossier et en apprécier sérieusement toutes les subtilités. Néanmoins, face à une société de l'instantané, de l'immédiat, la justice ne serait ni crédible, ni efficace, sur un plan humain comme sur un plan économique, si la décision mettant fin à la contestation était rendue à l'issue d'une procédure trop longue. Aussi, est-il possible aujourd'hui de « Juger vite et juger bien » ? explorons comment concilier célérité et qualité dans le fonctionnement de la Justice. Pour cela, nous recevons Franck TOURET, enseignant de procédure civile au sein de la prépa ISP.
Gabriel Mwénè Okoundji est considéré comme l'une des grandes voix de la poésie africaine francophone contemporaine. Le nom est l'autre visage des êtres, écrit Gabriel Mwéné Okoundji. «Okoundji» en langue bantoue, cela veut dire chef et «Mwéné» porteur de la spiritualité du peuple. Son deuxième nom, «Mwéné», il l'a hérité à la mort de son père, à ses neuf ans. Un nom qui a marqué sa vie, son enfance et probablement une destinée de poète ! La poésie permet à l'homme de faire confiance en sa fragilité Gabriel Mwéné Okoundji est né en 1962 dans le petit village de Okondo en République du Congo, village qui a fait naître en lui «toute la sensibilité qu'il porte». Adolescent, il rejoint Brazzaville pour aller au lycée. Puis, il part à Bordeaux, en France, pour suivre des études de médecine. Il y vit désormais depuis près de 40 ans. Parallèlement, il écrit beaucoup de poésie pour porter la parole de l'écriture. Il se décrit comme un «enfant de la négritude» mais se sent aussi comme un descendant de troubadour. L'écriture pour moi vient parfois par effraction, d'une rencontre, d'un mot, d'une lecture, d'un chant. Mais cette rencontre peut aussi venir en langue tékée comme elle peut venir en langue française. Ce sont ces deux langues qui me nourrissent. Quand l'une donne, l'autre reçoit, quand l'une reçoit, l'autre invoque, l'autre évoque. Ce sont mes deux langues maternelles. Parfois, je ne trouve pas de mot équivalent en français alors, je le laisse en langue tékée. Gabriel Okoundji Invité : Gabriel Mwéné Okoundji, psychologue de métier et poète franco-congolais. Son recueil L'âme blessée d'un éléphant noir, suivi de Stèles du point du jour, est à retrouver dans la collection Poésie aux éditions Gallimard. Programmation musicale : L'artiste Ours avec le titre Le spleen d'une vie sublime.
Gabriel Mwénè Okoundji est considéré comme l'une des grandes voix de la poésie africaine francophone contemporaine. Le nom est l'autre visage des êtres, écrit Gabriel Mwéné Okoundji. «Okoundji» en langue bantoue, cela veut dire chef et «Mwéné» porteur de la spiritualité du peuple. Son deuxième nom, «Mwéné», il l'a hérité à la mort de son père, à ses neuf ans. Un nom qui a marqué sa vie, son enfance et probablement une destinée de poète ! La poésie permet à l'homme de faire confiance en sa fragilité Gabriel Mwéné Okoundji est né en 1962 dans le petit village de Okondo en République du Congo, village qui a fait naître en lui «toute la sensibilité qu'il porte». Adolescent, il rejoint Brazzaville pour aller au lycée. Puis, il part à Bordeaux, en France, pour suivre des études de médecine. Il y vit désormais depuis près de 40 ans. Parallèlement, il écrit beaucoup de poésie pour porter la parole de l'écriture. Il se décrit comme un «enfant de la négritude» mais se sent aussi comme un descendant de troubadour. L'écriture pour moi vient parfois par effraction, d'une rencontre, d'un mot, d'une lecture, d'un chant. Mais cette rencontre peut aussi venir en langue tékée comme elle peut venir en langue française. Ce sont ces deux langues qui me nourrissent. Quand l'une donne, l'autre reçoit, quand l'une reçoit, l'autre invoque, l'autre évoque. Ce sont mes deux langues maternelles. Parfois, je ne trouve pas de mot équivalent en français alors, je le laisse en langue tékée. Gabriel Okoundji Invité : Gabriel Mwéné Okoundji, psychologue de métier et poète franco-congolais. Son recueil L'âme blessée d'un éléphant noir, suivi de Stèles du point du jour, est à retrouver dans la collection Poésie aux éditions Gallimard. Programmation musicale : L'artiste Ours avec le titre Le spleen d'une vie sublime.
Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Auteur et présentation : Jean des Cars- Production : Timothée Magot- Réalisation : Jean-François Bussière- Diffusion et édition : Clémence Olivier et Clara Ménard Bibliographie : - Chronique de l'Amérique (Editions Chronique, Paris 1989)- André Kaspi, Les Américains (Le Seuil, 2002)- Frédéric Martel, De la culture en Amérique (Gallimard, 2006) Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 12 avril 1861, une attaque des forces Confédérées contre une installation militaire de l'Union à Fort Sumter déclenche la guerre de Sécession. Cette guerre va durer quatre ans. Quatre ans d'un conflit armé, au bilan humain et matériel dramatique, entre le nord et le sud des Etats-Unis.Jean des Cars vous raconte comment cette opposition pernicieuse a fait son nid dans le terreau fertile de l'esclavage. (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Auteur et présentation : Jean des Cars- Production : Timothée Magot- Réalisation : Jean-François Bussière- Diffusion et édition : Clémence Olivier et Clara Ménard Bibliographie : - Chronique de l'Amérique (Editions Chronique, Paris 1989)- André Kaspi, Les Américains (Le Seuil, 2002)- Frédéric Martel, De la culture en Amérique (Gallimard, 2006)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Merci Paul Gasnier d'avoir participé au podcast !Son livre "La collision" aux éditions Gallimard a remporté le prix Goncourt des détenus 2025. Abonnez-vous à la chaine ❤️L'épisode en vidéo : https://linktw.in/FPcQYrinstagram : @julialayaniProd vidéo, audio, miniature et plein d'autres trucs : Illustre ! Studios https://agenceillustre.frComment me contacter ? julialayani@gmail.com ❤️ Merci ❤️Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Des barricades de 68 aux premiers feux fictionnels Dans cette nouvelle affaire confiée à notre agence de détectives littéraires, la principale suspecte se nomme Dominique Manotti, 83 ans, alias « la mamie rouge du roman noir ». Une multirécidiviste en activité depuis 1995, avec à son actif treize romans violents, rapides comme une balle et froids comme un flingue, salués par la critique, traduits en allemand, en anglais, en grec ou – plus louche – en russe. L'une des (trop) rares femmes du polar français des trente dernières années, qui publia son premier bouquin aux éditions du Seuil… à 52 piges ! Quels sont les secrets de cette fille de la bourgeoisie parisienne, de cette agrégée d'histoire économique aux fortes convictions marxistes anticoloniales, militante pour l'indépendance de l'Algérie ou le droit à l'avortement, cette lanceuse de pavés en mai 68 qui apprit à écrire dans « Les cahiers de mai » avant de devenir syndicaliste CFDT ? Faut-il retourner tous les tiroirs de son bureau pour comprendre comment elle s'engagea en littérature après avoir lu LA Confidential de James Ellroy ? De quelle manière a-t-elle taillé son premier diamant noir : Sombre Sentier, centré sur sa plus grande victoire syndicale dans les coulisses des ateliers textiles clandestins du centre de Paname, vendu à dix mille exemplaires et marqué par le coquin Théo Daquin, son célèbre commissaire gay à « belle gueule carrée », un poulet « chaud lapin » qui fait l'amour à ses indics et dont les bureaux se situent… passage du Désir ? C'est l'objet du premier volet de cette garde-à-vue sans menottes qui entend faire toute la lumière sur le dossier Manotti. L'autrice du mois : Dominique Manotti Née en 1942 à Paris sous le nom de Marie-Noëlle Thibault, Dominique Manotti a enseigné l'histoire au lycée puis à l'université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis. Au milieu des années 90, cette spécialiste de l'histoire économique du XIXe siècle entame avec Sombre Sentier un cycle de treize romans noirs aux éditions Rivages ou dans la Série Noire de Gallimard, marqués par ses combats syndicaux. Elle a reçu en 2002 le grand prix du festival de Cognac pour Nos fantastiques années fric (adapté au cinéma par Éric Valette, avec André Dussollier et Rachida Brakni, sous le titre Une affaire d'État) ou, en 2011, le grand prix de littérature policière pour L'honorable société (co-écrit avec DOA). Elle vit et travaille au-dessus d'un cinéma, au bord du bassin de la Villette. Remerciements : Studio Gong, Christophe Siébert Enregistrements octobre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son Karen Beun, Mathilde Guermonprez Montage Mathilde Guermonprez, Étienne Bottini Lectures Chloé Assous-Plunian, Richard Gaitet Réalisation, mixage Charlie Marcelet Musiques originales Samuel Hirsch Saxophone, piano, mellotron, violon, violoncelle et trombone Xavier Thiry Illustration Sylvain Cabot Remerciements Studio Gong, Christophe Siébert
Documentation solide, tempo haletant, zéro poésie : la méthode Manotti Dans ce deuxième volet de cet interrogatoire en règle chez le R. G., nous verrons comment Dominique Manotti s'est employée à signer « la chronique noire d'un échec : celle de la génération 68 », Roman après roman, rien n'échappe à son regard laser d'historienne « enragée », prête à remonter jusqu'au sommet de l'Etat : spéculation immobilière et trafic de coke dans le monde hippique (À nos chevaux, 1997), élus corrompus dans les vestiaires de Levallois (Kop, 1998), portrait armé de la diplomatie sous Mitterrand (Nos fantastiques années fric, 2001), délocalisation sans merci d'une usine des Vosges (Lorraine Connection, 2006, vendu à treize mille exemplaires) ou flics ripoux brisés par la « politique du résultat » (Bien connu des services de police, 2010, écoulé à vingt-cinq mille copies). Avec, de nouveau, le flegme savoureux du commissaire Daquin, qui passe parfois le relais à une nouvelle héroïne, Noria Ghozali, tendue comme un schlass planté dans la cuisse des prédateurs. Son œuvre s'apparente à une version papier de la série Engrenages (Canal+, 2005-2020), souvent campée comme chez Manotti dans le nord blafard de Paris. De quelle manière alors s'articulent ses engrenages fictionnels, brefs et méchants, extrêmement documentés, dénués de poésie et de figures de style, mais riches en scènes de cul comme en règlements de compte, livrés dans un style sec, « direct », toujours écrit au présent ? Pour le savoir, poursuivons la déposition. L'autrice du mois : Dominique Manotti Née en 1942 à Paris sous le nom de Marie-Noëlle Thibault, Dominique Manotti a enseigné l'histoire au lycée puis à l'université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis. Au milieu des années 90, cette spécialiste de l'histoire économique du XIXe siècle entame avec Sombre Sentier un cycle de treize romans noirs aux éditions Rivages ou dans la Série Noire de Gallimard, marqués par ses combats syndicaux. Elle a reçu en 2002 le grand prix du festival de Cognac pour Nos fantastiques années fric (adapté au cinéma par Éric Valette, avec André Dussollier et Rachida Brakni, sous le titre Une affaire d'État) ou, en 2011, le grand prix de littérature policière pour L'honorable société (co-écrit avec DOA). Elle vit et travaille au-dessus d'un cinéma, au bord du bassin de la Villette. Remerciements : Studio Gong, Christophe Siébert Enregistrements octobre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son Karen Beun, Mathilde Guermonprez Montage Mathilde Guermonprez, Étienne Bottini Lectures Chloé Assous-Plunian, Richard Gaitet Réalisation, mixage Charlie Marcelet Musiques originales Samuel Hirsch Saxophone, piano, mellotron, violon, violoncelle et trombone Xavier Thiry Illustration Sylvain Cabot Remerciements Studio Gong, Christophe Siébert
La technique le flow de malade, artistiquement elle se balade Dans son roman L'évasion (Gallimard, 2013), Dominique Manotti libère le seul personnage d'écrivain de son œuvre : Filippo Zuliani, un petit voyou rital de vingt-trois ans qui s'échappe d'une prison romaine mais qui regrettera bientôt d'avoir « marqué un point contre le désespoir » en publiant l'histoire de son compagnon de cellule, ancien membre des Brigades rouges. Le destin punira Filippo d'avoir trahi, en étant à la fois trop précis dans son roman et… trop bavard en interview. « J'ai la conviction que le roman noir sera la grande littérature du XXIe siècle, ce siècle des paradis fiscaux et de la perte de contrôle des Etats sur les masses monétaires à l'échelle mondiale. Le pouvoir change de mains. Il faut le raconter », dit celle qui fréquenta trente ans durant « un certain nombre d'amis flics, démissionnaires ou retraités ». Les ténébreuses silhouettes qui peuplent ses livres-enquêtes commencent à lui parler dans les embouteillages, ou lors de ses moments de repos. « Je respecte les faits, leur ordre de succession, je m'oblige à construire mon histoire sans les déformer. Mais les personnages, je les invente, c'est ma jubilation. Je raconte des hommes qui ne sont ni des monstres ni des anges. Pour moi, il s'agit d'humaniser mes salauds. » Pour Or noir (2015), son imagination « frémit » en situant la nouvelle enquête du commissaire Daquin à Marseille – qui lui fournit ensuite la matière terrible de son dernier roman en date : Marseille 73. Publié par Les Arènes en 2020, vendu à trente mille exemplaires, l'ouvrage restitue jour par jour le récit glacial d'une vague d'authentiques assassinats racistes perpétrés en toute impunité dans la cité phocéenne, en bande organisée. « La technique le flow de malade, artistiquement elle se balade, personne ne peut la canaliser » : si l'on se fie à cette description de Jul, Dominique Manotti, c'est Marseille mémé ! L'autrice du mois : Dominique Manotti Née en 1942 à Paris sous le nom de Marie-Noëlle Thibault, Dominique Manotti a enseigné l'histoire au lycée puis à l'université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis. Au milieu des années 90, cette spécialiste de l'histoire économique du XIXe siècle entame avec Sombre Sentier un cycle de treize romans noirs aux éditions Rivages ou dans la Série Noire de Gallimard, marqués par ses combats syndicaux. Elle a reçu en 2002 le grand prix du festival de Cognac pour Nos fantastiques années fric (adapté au cinéma par Éric Valette, avec André Dussollier et Rachida Brakni, sous le titre Une affaire d'État) ou, en 2011, le grand prix de littérature policière pour L'honorable société (co-écrit avec DOA). Elle vit et travaille au-dessus d'un cinéma, au bord du bassin de la Villette. Remerciements : Studio Gong, Christophe Siébert Enregistrements octobre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son Karen Beun, Mathilde Guermonprez Montage Mathilde Guermonprez, Étienne Bottini Lectures Chloé Assous-Plunian, Richard Gaitet Réalisation, mixage Charlie Marcelet Musiques originales Samuel Hirsch Saxophone, piano, mellotron, violon, violoncelle et trombone Xavier Thiry Illustration Sylvain Cabot Remerciements Studio Gong, Christophe Siébert
Cette semaine, notre émission « Au bonheur des livres » célèbre également le bonheur des images, puisqu'il y est question du rapport fécond entre l'art et la littérature. Claire Chazal reçoit ainsi l'artiste Eva Jospin, qui, en plus de l'actualité de son importante exposition parisienne au Grand Palais avec Claire Tabouret, publie un très beau livre, où elle illustre une nouvelle de Jean Giono, L'homme qui plantait les arbres (Ed. Gallimard). Elle est accompagnée sur le plateau par Dan Franck, qui fait paraître quant à lui le deuxième volet de sa série intitulée Le roman des artistes (Ed. Grasset), libre chronique historique retraçant la passionnante et très romanesque saga des écrivains et des artistes au XIXe siècle, en particulier, pour ce volume, autour de la révolution de 1848. Ainsi se trouvent réunis deux sensibilités et deux regards, d'écrivain et d'artiste, pour nous faire approcher un peu des mystères de la création, à la fois dans le foisonnement des œuvres du passé et dans la réalité toute contemporaine d'une pratique d'aujourd'hui... une belle rencontre en perspective. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Franz-Olivier Giesbert vous présente son ouvrage "Voyage dans la France d'avant" aux éditions Gallimard. Entretien avec Christophe Lucet.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Comment traduire cette année 2025 en un poème ? Quatre auteur·e·s de poésie relèvent le défi : Marc Alexandre Oho Bambe, Rachel Cholz, Soline de Laveleye et Kiyémis. Alors, qu'est-ce qui reste de 2025 ? Comment l'énoncer, le formuler, le singulariser ? Et si, comme l'affirme le poète Jean-Pierre Siméon, la poésie allait sauver le monde ? « 2025 en poésie ! », c'est notre cadeau de Noël ! Ce numéro spécial est réalisé en collaboration avec Les Midis de la Poésie (et avec la participation de la directrice Mélanie Godin) et avec le soutien de la Scam. Quelques éléments à propos de nos invité·e·s : Marc Alexandre Oho Bambe est écrivain, poète et slameur camerounais. Il est connu aussi sous le nom de Capitaine Alexandre. Il est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes. Récemment est sorti « Carnet de vertiges. Anthologie à fleur d'encre » (Points). Rachel Cholz est née en 1991 en France. Elle vit aujourd'hui à Bruxelles. Son premier roman, « Pipeline », est paru en 2024 aux Éditions du Seuil. Et elle vient de signer un texte poétique intitulé « Trois pour cent sauvages » et publié à La Lettre volée. Soline de Laveleye est née à Bruxelles. Diplômée en lettres et en anthropologie, elle tisse des liens entre la poésie, le vivant et l'imagination. « Par les baleines », c'est le titre de son livre de poésie publié cette année chez Gallimard. Kiyémis est autrice, poétesse et afroféministe franco-camerounaise. Dans son travail, elle explore la joie comme acte politique, la mémoire comme matière poétique et la parole comme espace de réparation. Elle a coordonné l'anthologie « Pour la joie » aux éditions Les Liens qui Libèrent. Merci pour votre écoute Dans quel Monde on vit, c'est également en direct tous les samedi de 10h à 11h sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes de Dans quel Monde on vit sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/8524 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:13 - Le Polar sonne toujours 2 fois - par : Ilana Moryoussef - À l'occasion des 80 ans de la Série noire, les éditions Gallimard publient un essai intitulé "Les femmes de la Série Noire", un clin d'œil de l'actuelle directrice de la Série noire, première femme à occuper cette fonction, Stéfanie Delestré. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 02:00:11 - Le 5/7 - À 5h45 : Crystèle Gourjade, éleveuse de chèvres angora, élue miss agricole 2026. À 6H20 : Paul Gasnier, journaliste et auteur de “La collision” (Gallimard). Prix Goncourt des détenus 2025. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Pourquoi a-t-on tant de mal à réformer notre orthographe ? Qui sont les détracteurs des réformes avortées de l'orthographe ? Le linguiste Bernard Cerquiglini a mené l'enquête dans son dernier ouvrage ! La première réforme de l'orthographe date de 1542 ! Bernard Cerquiglini est un partisan des réformes de l'orthographe : il estime que la langue française est incohérente, trop étymologiste, peu fidèle à l'oral et implique une pédagogie lourde. Mais, pourtant, les élèves s'en accommodent ! Pourquoi les Français sont-ils si attachés à cette orthographe ? La tentative de réforme de 1990, sous Michel Rocard, a en effet échoué, de nombreux détracteurs l'ayant dénoncée. Cependant, depuis plusieurs années, le niveau baisse : que faire ? Consacrer plus d'heures à enseigner l'orthographe… Ou bien la simplifier ? L'orthographe est un marqueur social. Nous surveillons celle des autres ! On porte un jugement défavorable lorsqu'on voit une faute. La crainte de certains détracteurs de la réforme est que soit créée une « orthographe à deux vitesses » : l'une distinguée, et l'autre plus populaire. Certains linguistes demandent une orthographe phonétique, ce à quoi est opposé Bernard Cerquiglini qui considère que cela pourrait « défigurer la langue ». À écouter aussiBernard Cerquiglini ou l'histoire de la féminisation des mots « L'orthographe doit analyser la langue » Bernard Cerquiglini préconise alors de simplifier quelques aspects de la langue tous les deux-trois ans et propose de « rénover » la langue plutôt que de « réformer ». Et « rénover en gardant les fondamentaux ». Invité : Bernard Cerquiglini, linguiste. Auteur de nombreux livres, il fut aussi l'un des maîtres d'œuvre de la réforme de l'orthographe de 1990. Son dernier ouvrage À qui la faute ? – L'impossible (mais nécessaire) réforme de l'orthographe est publié chez Gallimard en version poche. Et comme chaque mercredi, retrouvez la chronique La puce à l'oreille de Lucie Bouteloup. Aujourd'hui, elle décortique avec la lexicographe Géraldine Moinard l'expression « C'est reparti comme en 40 ». Une chronique en collaboration avec Le Robert. ► Programmation musicale : l'artiste ivoirien Serge Beynaud avec le titre « Créatair »"
Pourquoi a-t-on tant de mal à réformer notre orthographe ? Qui sont les détracteurs des réformes avortées de l'orthographe ? Le linguiste Bernard Cerquiglini a mené l'enquête dans son dernier ouvrage ! La première réforme de l'orthographe date de 1542 ! Bernard Cerquiglini est un partisan des réformes de l'orthographe : il estime que la langue française est incohérente, trop étymologiste, peu fidèle à l'oral et implique une pédagogie lourde. Mais, pourtant, les élèves s'en accommodent ! Pourquoi les Français sont-ils si attachés à cette orthographe ? La tentative de réforme de 1990, sous Michel Rocard, a en effet échoué, de nombreux détracteurs l'ayant dénoncée. Cependant, depuis plusieurs années, le niveau baisse : que faire ? Consacrer plus d'heures à enseigner l'orthographe… Ou bien la simplifier ? L'orthographe est un marqueur social. Nous surveillons celle des autres ! On porte un jugement défavorable lorsqu'on voit une faute. La crainte de certains détracteurs de la réforme est que soit créée une « orthographe à deux vitesses » : l'une distinguée, et l'autre plus populaire. Certains linguistes demandent une orthographe phonétique, ce à quoi est opposé Bernard Cerquiglini qui considère que cela pourrait « défigurer la langue ». À écouter aussiBernard Cerquiglini ou l'histoire de la féminisation des mots « L'orthographe doit analyser la langue » Bernard Cerquiglini préconise alors de simplifier quelques aspects de la langue tous les deux-trois ans et propose de « rénover » la langue plutôt que de « réformer ». Et « rénover en gardant les fondamentaux ». Invité : Bernard Cerquiglini, linguiste. Auteur de nombreux livres, il fut aussi l'un des maîtres d'œuvre de la réforme de l'orthographe de 1990. Son dernier ouvrage À qui la faute ? – L'impossible (mais nécessaire) réforme de l'orthographe est publié chez Gallimard en version poche. Et comme chaque mercredi, retrouvez la chronique La puce à l'oreille de Lucie Bouteloup. Aujourd'hui, elle décortique avec la lexicographe Géraldine Moinard l'expression « C'est reparti comme en 40 ». Une chronique en collaboration avec Le Robert. ► Programmation musicale : l'artiste ivoirien Serge Beynaud avec le titre « Créatair »"
Transmission, c'est des conversations entre les générations, avec les intellectuels d'aujourd'hui et de demain.⚠️ Un lundi sur deux, à 18hL'ouvrage d'Adrien Pabst que Transmission vous recommande : ➡️ Penser l'ère post-libérale, Desclée De Brouwer, 2025https://amzn.eu/d/iEXSx72
« La nuit ravagée » (Gallimard) est le nouveau roman de Jean-Baptiste Del Amo, un récit poignant qui explore l'adolescence, l'amitié, le désir et les peurs qui nous traversent. À travers une plongée sensible dans les années 90, l'auteur mêle avec finesse récit d'horreur et chronique sociale. Il est l'invité de « Dans quel Monde on vit ». Dans « A quoi tu penses ? », le journaliste et rédacteur en chef du Philosophie magazine Martin Legros nous parle de la signification d' « être prêt » en relisant Shakespeare. Dans « En toutes lettres ! », l'écrivain Karim Kattan écrit aux Chrétiens d'Europe pour les enjoindre à penser, en ces temps de fêtes, aux Chrétiens de Palestine. Merci pour votre écoute Dans quel Monde on vit, c'est également en direct tous les samedi de 10h à 11h sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes de Dans quel Monde on vit sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/8524 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rencontre avec l'écrivaine Camille Laurens qui évoquera son rapport à la fabrique de la fiction – notamment dans son dernier roman, Ta promesse (Gallimard, 2025). Date : 25 septembre 2025 Avec : Camille Laurens – rencontre modérée par Nathalie Piégay et Agnès Vannouvong
En direct de Florence, on se pose la question: qu'est-ce que c'est que la Renaissance italienne et comment ça s'est déployé ? Adhérez à cette chaîne pour obtenir des avantages : https://www.youtube.com/channel/UCN4TCCaX-gqBNkrUqXdgGRA/join Montage: Diane, Artémis Production | artemisproduction.framer.website 00:00 Introduction 02:14 Qu'est-ce que la Renaissance 06:03 Humanisme et philosophie 09:29 Néoplatonisme et culte de la beauté 13:19 Sciences et découvertes 17:27 Peinture et perspective 25:57 Corps et beauté 34:01 L'Italie Pour soutenir la chaîne, au choix: 1. Cliquez sur le bouton « Adhérer » sous la vidéo. 2. Patreon: https://www.patreon.com/hndl Musique issue du site : epidemicsound.com Images provenant de https://www.storyblocks.com Abonnez-vous à la chaine: https://www.youtube.com/c/LHistoirenousledira Les vidéos sont utilisées à des fins éducatives selon l'article 107 du Copyright Act de 1976 sur le Fair-Use. Sources et pour aller plus loin: ANTONETTI, Pierre. Les Médicis. Paris, PUF, 1997. ARASSE, Daniel, L'Homme en perspective - Les primitifs d'Italie, Paris, Hazan, 2008 ARASSE, Daniel et A. TONNESMANN. La Renaissance maniériste. Paris, Gallimard, 1997. BARBIER, Frédéric. L'Europe de Gutenberg, le livre et l'invention de la modernité occidentale (XIIIe-XVIe siècle). Paris, Belin, 2006. BAXANDALL, Michael. L'œil du Quattrocento. Paris, Gallimard, 1985. BAXANDALL. M. Les humanistes à la découverte de la composition en peinture, 1340-1450. Paris, Seuil, 1989. BENNASSAR, Bartolomé et Jean Jacquart, Le 16e siècle, Paris, Armand Colin, 2002 (1972). BONNEY, Richard. The European Dynastic States, 1494-1660. Oxford, Oxford University Press, 1991. BLOCH, Ernst. La philosophie de la Renaissance. Paris, Payot, 2007 (1972). BRIOIST, Pascal, La Renaissance, 1470-1570, Paris, Atlande, 2003. BURKE, Peter, La Renaissance européenne, Paris, Le Seuil, 2000. CHASTEL, André. Art et humanisme à Florence au temps de Laurent le Magnifique. Paris, PUF, 1959. CHASTEL, André. Le geste dans l'art. Paris, Liana Levi, 2001. CASSAN, Michel, L'Europe au XVIe siècle, Paris, Armand Colin, 2008. CONSTANT, Jean-Marie. Naissance des États modernes. Paris, Belin, 2000. CLOULAS, Ivan (dir.). et al. L'Italie de la Renaissance, un monde en mutation 1378-1494. Paris, Fayard, 1990. CROUZET-PAVAN, Élisabeth, Venise, une invention de la ville XIIIe-XVe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 1997. DAMISH, H. L'origine de la perspective. Paris, Flammarion, 1987. DAUMAS, Maurice, Images et sociétés dans l'Europe moderne, 15e-18e siècle, Paris, Armand Colin, 2000. DAUSSY Hugues, Patrick Gilli et Michel Nassiet, La Renaissance (vers 1470-vers 1560), Paris, Belin, 2003 DELUMEAU, Jean. La civilisation de la Renaissance. Paris, Arthaud, 1967. DELUMEAU, Jean. L'Italie de la Renaissance à la fin du XVIIIe siècle. Paris, Armand Colin, 1997 (1974). DUPRAT, Annie, Images et Histoire. Outils et méthodes d'analyse des documents iconographiques, Paris, Belin, 2007. LEBRUN, François, L'Europe et le monde, XVIe, XVIIe, XVIIIe siècle, Paris, Armand Colin, 1997. GARIN, Eugenio. L'humanisme italien. Paris, Albin Michel, 2005 (1947). GOLDWAITE. R.A. The building of Renaissance Florence. An Economic and Social History. Baltimore and London, The John Hopkins University Press, 1980. GUENÉE, B. L'Occident aux XIVe et XVe siècles. Paris, PUF, 1998. HAVELANGE, Carl. De l'œil et du monde. Une histoire du regard au seuil de la modernité. Paris, Fayard, 1998. HALE, John Rigby. La civilisation de l'Europe à la Renaissance. Paris, Perrin, 1998. HEERS, Jacques. Les temps dits « de transition » (1300 à 1520 environ). Paris, Mentha, 1992. HEERS, Jacques. La vie quotidienne à la cour pontificale au temps des Borgia et des Médicis (1420-1520). Paris, Hachette, 1986. HÉLIE, Jérôme. Petit Atlas historique des temps moderne, Paris, Armand Colin, 2016 (2000). JAHAN, Sébastien. Les renaissances du corps en occident : 1450-1650. Paris, Belin, 2004. JONES-DAVIS, Marie-Thérèse (dir.). L'oisiveté au temps de la Renaissance, Paris, PUPS, 2002 MANDROU, Robert. Introduction à la France moderne, 1500-1640, Essai de psychologie historique. Paris, Albin Michel, 1988 (1961). MUCHEMBLED, Robert (dir.), Les XVIe et XVIIe siècles, histoire moderne, Paris, Bréal, 1995. PERONNET, M. et L. Roy, Le XVIe siècle, 1492-1620, Paris, Hachette, 2005. POUSSOU, J.P. (dir.), Le Renaissance. Enjeux historiographiques, méthodologie, bibliographie commentée, Paris, Armand Colin, 2002. SALLMANN, Jean-Michel. Géopolitique du XVIe siècle, 1490-1618, Paris, Seuil, 2003. TENENTI, Alberto, Florence à l'époque des Médicis, de la cité à l'État, Paris, Flammarion, 1968. ZIMMERMAN, Susan and R.F.E. WEISSMANN. Urban Life in the Renaissance. Newark, University of Delaware Press, 1988. Autres références disponibles sur demande. #histoire #documentaire #renaissance #florence #italy #italie
Dans ce nouveau numéro du magazine IDÉES, Pierre-Édouard Deldique cherche à comprendre la nature du populisme, un des phénomènes de notre temps, avec son invité, le sociologue et historien Marc Lazar, auteur d'un nouvel essai qui s'intitule «Pour l'amour du peuple. Histoire du populisme en France, XIXᵉ-XXIᵉ siècle» (Gallimard), un essai qui retrace un siècle et demi de mouvements qualifiés d'«antisystème» et interroge la pertinence du terme «populisme» dans l'histoire politique française. Dès le début de l'émission, Marc Lazar, qui est aussi un expert reconnu de la vie politique italienne, nous propose une définition du populisme. Moins simple qu'il n'y paraît. L'ouvrage couvre la période qui va du boulangisme sous la IIIè République jusqu'aux mobilisations contemporaines des «Gilets jaunes». Marc Lazar met en parallèle des figures et mouvements très différents : Boulanger, Marine Le Pen, Mélenchon, Bernard Tapie, les maoïstes, etc., autant de personnages, autant de populismes, pourrait-on dire. Fil rouge de ces personnalités politiques ? La référence au peuple comme entité unifiée et la dénonciation des élites, deux traits constitutifs du discours populiste. L'auteur s'interroge : «Cette récurrence pose question» note-t-il. Avec sa clarté et sa précision habituelles, Marc Lazar analyse au micro, et dans son livre, le caractère multiple et controversé du terme «populisme». Ses acteurs poursuivent, en effet, des objectifs politiques souvent contradictoires : certains prônent une démocratie directe, d'autres un autoritarisme charismatique autour du «grand leader». Selon cet expert, les populismes ne sont pas des accidents, mais des forces profondes qui imposent des transformations durables à la vie politique française et européenne. Ils révèlent une crise de la représentation et une défiance croissante envers les institutions. En cela, ils représentent un danger. Clairement, le populisme n'est pas une nouveauté dans la politique française, mais une réponse récurrente aux crises de la démocratie représentative. Comme l'écrit Marc Lazar, le populisme en France constitue : «un phénomène à éclipses et un spectre qui hante la politique». Programmation musicale : Olivier Calmel (compositeur) - Suite Métamorphique - El Camino - Suite Métamorphique - El Diablo.
Dans ce nouveau numéro du magazine IDÉES, Pierre-Édouard Deldique cherche à comprendre la nature du populisme, un des phénomènes de notre temps, avec son invité, le sociologue et historien Marc Lazar, auteur d'un nouvel essai qui s'intitule «Pour l'amour du peuple. Histoire du populisme en France, XIXᵉ-XXIᵉ siècle» (Gallimard), un essai qui retrace un siècle et demi de mouvements qualifiés d'«antisystème» et interroge la pertinence du terme «populisme» dans l'histoire politique française. Dès le début de l'émission, Marc Lazar, qui est aussi un expert reconnu de la vie politique italienne, nous propose une définition du populisme. Moins simple qu'il n'y paraît. L'ouvrage couvre la période qui va du boulangisme sous la IIIè République jusqu'aux mobilisations contemporaines des «Gilets jaunes». Marc Lazar met en parallèle des figures et mouvements très différents : Boulanger, Marine Le Pen, Mélenchon, Bernard Tapie, les maoïstes, etc., autant de personnages, autant de populismes, pourrait-on dire. Fil rouge de ces personnalités politiques ? La référence au peuple comme entité unifiée et la dénonciation des élites, deux traits constitutifs du discours populiste. L'auteur s'interroge : «Cette récurrence pose question» note-t-il. Avec sa clarté et sa précision habituelles, Marc Lazar analyse au micro, et dans son livre, le caractère multiple et controversé du terme «populisme». Ses acteurs poursuivent, en effet, des objectifs politiques souvent contradictoires : certains prônent une démocratie directe, d'autres un autoritarisme charismatique autour du «grand leader». Selon cet expert, les populismes ne sont pas des accidents, mais des forces profondes qui imposent des transformations durables à la vie politique française et européenne. Ils révèlent une crise de la représentation et une défiance croissante envers les institutions. En cela, ils représentent un danger. Clairement, le populisme n'est pas une nouveauté dans la politique française, mais une réponse récurrente aux crises de la démocratie représentative. Comme l'écrit Marc Lazar, le populisme en France constitue : «un phénomène à éclipses et un spectre qui hante la politique». Programmation musicale : Olivier Calmel (compositeur) - Suite Métamorphique - El Camino - Suite Métamorphique - El Diablo.
durée : 00:26:48 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Aujourd'hui, dans le débat critique, nous parlerons de littérature étrangère avec deux romans : "Les Fleuves du ciel" de l'écrivaine turque Elif Shafak paru chez Flammarion le 20 août ; et "Le jardinier et la mort" de l'écrivain bulgare Guéorgui Gospodinov paru chez Gallimard le 28 août. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Virginie Bloch-Lainé Productrice à France Culture, critique littéraire, romancière. ; Marie Sorbier Productrice du "Point Culture" sur France Culture, et rédactrice en chef de I/O
Festival Paris en toutes lettres 2025 Et si le monstre n'était pas forcément là où l'on pense ? Un matin, « au sortir de rêves agités », Gregor Samsa se réveille transformé en « une énorme bestiole immonde ». Jamais nommée mais décrite précisément – carapace dure et bombée, multitude de pattes lamentablement fluettes et grouillantes – son corps dégoûte quiconque l'aperçoit, à commencer par Gregor. Rapidement incarcéré dans sa chambre dont il ne sortira plus, exclu du « cercle de l'espèce humaine ». Autour de Micha Lescot, qui prête sa voix à ce récit de Kafka où tout est perçu par le prisme d'un être que personne ne veut ni voir ni entendre, Syd Matters mélange les sonorités de la musique électronique aux instruments acoustiques pour délivrer, une interprétation très personnelle de La Métamorphose. Lecture : Micha Lescot – Musique : Syd Matters – Guitare et clavier : Jonathan Morali et Olivier Marguerit Création France Culture – Festival Avignon 2021 À lire – Franz Kafka, La Métamorphose, trad. de l'allemand par Jean-Pierre Lefebvre, Gallimard, 1991.
«Haute-Folie», le nouveau roman d'Antoine Wauters, raconte l'histoire de Josef un enfant devenu orphelin à trois ans et à qui on cache une bonne partie de son histoire. Dans cette fiction, l'auteur parle du silence, et de ses ambivalences et ses trous d'ombre. Le silence secret de famille, le silence pesant, le silence habité et souhaitable. Le silence qui nous fait du tort et celui qui peut libérer, explique Antoine Wauters. L'histoire commence comme une tragédie, le père de Josef, se tue, et sa mère assassine celui qu'elle considère comme responsable du suicide de son mari. Puis, elle se donne la mort, laissant le petit Josef, âgé de trois ans, orphelin. Toute la vie de Josef sera faite de fuites et de départs... avec une tentative de s'apaiser, de comprendre, de connaître son identité. Mais «Haute-Folie» est aussi un livre fait pour ne pas laisser gagner le silence, car les choses qui ne sont pas dites «finissent par nous tuer à petit feu». Invité : Antoine Wauters, écrivain belge de langue française né le 15 janvier 1981. Il écrit de la poésie et des romans. Il se définit comme auteur «hybride». En 2021, il publie «Mahmoud ou la montée des eaux» entièrement écrit en vers libres et qui met en scène un vieux poète syrien en proie à la folie des hommes. En 2023, paraît Le Plus Court Chemin, un texte très personnel où il revient sur son enfance dans la campagne wallonne. Son dernier roman «Haute-folie», publié chez Gallimard, a remporté le prix Jean-Giono 2025. Programmation musicale : L'artiste Arthur Ely avec le titre Tous les matins du monde.
«Haute-Folie», le nouveau roman d'Antoine Wauters, raconte l'histoire de Josef un enfant devenu orphelin à trois ans et à qui on cache une bonne partie de son histoire. Dans cette fiction, l'auteur parle du silence, et de ses ambivalences et ses trous d'ombre. Le silence secret de famille, le silence pesant, le silence habité et souhaitable. Le silence qui nous fait du tort et celui qui peut libérer, explique Antoine Wauters. L'histoire commence comme une tragédie, le père de Josef, se tue, et sa mère assassine celui qu'elle considère comme responsable du suicide de son mari. Puis, elle se donne la mort, laissant le petit Josef, âgé de trois ans, orphelin. Toute la vie de Josef sera faite de fuites et de départs... avec une tentative de s'apaiser, de comprendre, de connaître son identité. Mais «Haute-Folie» est aussi un livre fait pour ne pas laisser gagner le silence, car les choses qui ne sont pas dites «finissent par nous tuer à petit feu». Invité : Antoine Wauters, écrivain belge de langue française né le 15 janvier 1981. Il écrit de la poésie et des romans. Il se définit comme auteur «hybride». En 2021, il publie «Mahmoud ou la montée des eaux» entièrement écrit en vers libres et qui met en scène un vieux poète syrien en proie à la folie des hommes. En 2023, paraît Le Plus Court Chemin, un texte très personnel où il revient sur son enfance dans la campagne wallonne. Son dernier roman «Haute-folie», publié chez Gallimard, a remporté le prix Jean-Giono 2025. Programmation musicale : L'artiste Arthur Ely avec le titre Tous les matins du monde.
Stéphane Bern raconte comment un Empereur en exil après avoir abdiqué s'est évadé de l'île où il s'est installé contraint et forcé pour tenter de reprendre le pouvoir en France. Ou la véritable histoire de l'évasion de Napoléon de l'île d'Elbe… Comment l'empereur déchu a-t-il organisé sa fuite ? A-t-il reçu l'aide d'une mystérieuse comtesse italienne ? Que représente cet épisode dans le parcours de Napoléon ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Jean-Marie Rouart, écrivain, membre de l'Académie française et auteur de "La maîtresse italienne" (Gallimard). (rediffusion)- Présentation : Stéphane Bern - Réalisation : Loic Vimard- Rédaction en chef : Benjamin Delsol- Auteure du récit : Théodore Dehgan- Journaliste : Armelle ThibergeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invitée: Béatrice Fraenkel Signez ici, sʹil vous plait. Voilà… merci… La signature demeure aujourdʹhui la marque officielle qui permet de nous identifier. Mais pas seulement: elle agit sur le réel, authentifie et engage la responsabilité. Poser sa griffe en bas dʹun contrat de mariage vous marie… De quelle manière la signature sʹest-elle imposée dans nos sociétés? Comment expliquer la persistance de cet autographe manuscrit à lʹheure du tout numérique et de la reconnaissance faciale? Pour en parler, Tribu reçoit Béatrice Fraenkel, directrice d'études émérite à L'École des hautes études en sciences sociales, spécialiste en anthropologie de l'écriture. Elle publiée cet ouvrage de référence "La signature. Genèse dʹun signe" paru aux éditions Gallimard.
C dans l'air l'invité du 25 novembre 2025 avec Nathacha Appanah, écrivaine et journaliste, lauréate du prix Femina pour son dernier livre, La Nuit au Cœur, paru aux éditions Gallimard.Ce mardi 25 novembre est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. En France, plus de trois femmes sont victimes chaque jour de féminicide ou de tentative de féminicide conjugal selon un rapport, et 107 femmes ont été tuée par un conjoint ou ex conjoint en 2024, un chiffre en hausse. Dans le monde, selon les chiffres révélés aujourd'hui par l'Onu Femmes, 50.000 femmes et filles ont été tuées par un proche en 2024, soit une toutes les dix minutes.Dans La Nuit au cœur, l'autrice mauricienne Nathacha Appanah raconte trois histoires de violences conjugales. Celle de Chahinez Daoud, brûlée vive par son mari en 2021 à Merignac, celle d'Emma, la cousine de Nathacha Appanah tuée par son mari à Maurice et sa propre histoire, elle qui a été victime d'un conjoint violent qui a failli la tuer lorsqu'elle habitait à Maurice. Nathacha Appanah, écrivaine et journaliste, lauréate du prix Femina pour son dernier livre, « La Nuit au Cœur », paru aux éditions Gallimard, est notre invitée à l'occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes. Elle nous livrera son regard d'écrivaine et de journaliste, elle-même victime de violences dans le passé, sur la hausse du nombre de féminicides, et sur l'ampleur des violences dont les femmes sont victimes.
Ecoutez Laissez-vous tenter - Première avec Laurent Marsick du 25 novembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est un livre et un auteur jeunesse encore inconnu du grand public : "Le cercle de ronces" de Camille Anssel est le grand gagnant de l'édition 2025 du concours du Premier roman jeunesse organisé par Gallimard, Télérama et RTL". Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est un livre et un auteur jeunesse encore inconnu du grand public : "Le cercle de ronces" de Camille Anssel est le grand gagnant de l'édition 2025 du concours du Premier roman jeunesse organisé par Gallimard, Télérama et RTL". Ecoutez Laissez-vous tenter avec Laurent Marsick du 25 novembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'invitée : Laurence Badel, professeure à l'université Panthéon-SorbonneLe livre : Jean-Baptiste Duroselle, Cahiers de l'été 1944, Paris, Gallimard, « Témoins », 2025.La discussion :· Un texte de jeunesse inédit (1:00)· Comment Duroselle a vécu l'Occupation (9:20) et son rapport à De Gaulle (20:30)· Les liens entre Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle (27:30)· Une carrière d'historien des relations internationales (35:30) Le conseil de lecture : J. Osterhammel, La transformation du mondeÀ lire en ligne : Histoire et relations internationales (colloque de 2017 sur Renouvin et Duroselle)Un podcast créé, animé et produit par André Loez et distribué par Binge Audio. Contact pub : project@binge.audioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'invité: Jacques Dalarun, directeur de recherches au CNRSJacques Dalarun (photo (c) Ecole des Chartes)Le thème: l'activité de traduction en histoire (écouter le premier volet de l'entretien avec Jacques Dalarun, sur le livre de William Chester Jordan)La discussion:Le manque de traductions, et l'enfermement dans des écoles historiques nationales qui en résulte (1')Le manque de reconnaissance, pour la carrière, du travail sur les sources et des traductions, à l'inverse (3'45)Une expérience de traducteur qui vient du travail depuis le latin, sur les sources franciscaines (5')Qu'est-ce qu'un bon traducteur ? (7')Des traductions – collaborations avec les collègues ayant écrit les ouvrages (8'30) et les liens forts qui se créent à l'occasion (11'30)La technicité de l'opération de traduction, s'agissant des citations de sources dans les livres d'histoire (13')La méthode de travail et de lecture, « à blanc » (15') et l'écueil de l'ennui pour un travail chronophage (16')Les langues et surtout les auteurs plus difficiles à traduire que d'autres (19'45)Le caractère littéraire de la traduction (22')La traduction comme nécessité et vertu pour les historiens (25')Ouvrages traduits par Jacques Dalarun et cités durant l'émission:François d'Assise au miroir de la liturgie, textes édités et présentés par Marco Bartoli, Jacques Dalarun, Timothy J. Johnson, Paris, Les Éditions franciscaines, 2015.Saul Friedländer, Où mène le souvenir : ma vie, Paris, Éditions du Seuil, 2016.Roberto Bizzocchi, Les sigisbées : comment l'Italie inventa le mariage à trois, XVIIIe siècle, Pris, Alma, 2016.Peter Heather, Rome et les barbares : histoire nouvelle de la chute d'un empire, Paris, Alma, 2016.Sanjay Subrahmanyam, Leçons indiennes. Itinéraires d'un historien : Delhi-Lisbonne-Paris-Los Angeles, Paris, Alma, 2015.Francesco Berti, Voyage avec l'ami. Mort et vie de Giuliano Benassi, Paris, Gallimard, 2013.Robert Lerner, Ernst Kantorowicz, une vie d'historien, Paris, Gallimard, 2019.Un podcast créé, animé et produit par André Loez et distribué par Binge Audio. Contact pub : project@binge.audioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les éditions Gallimard préparent un second tome avec les échanges épistolaires de l'ancien président de la République avec sa maîtresse, Anne Pingeot. Voici, en exclusivité, quelques unes de ces lettres inédites... Tous les jours, retrouvez le meilleur de Laurent Gerra en podcast sur RTL.fr, l'application et toutes vos plateformes.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 01:00:20 - Toute une vie - par : Matthieu Garrigou-Lagrange - par Bruno Tessarech réalisation : Anne-Pascale Desvignes ©Folio, Gallimard Qu'y-a-t-il derrière la barbe blanche de François Nourissier, le pape des lettres ? Quelle est la part entre l'homme privé et l'homme public ? L'écrivain, le critique, le membre de nombreux jurys, comment lui-même a-t-il trouvé sa voie ? Une vie, une œuvre : chez lui tout se mêle, se conjugue, au risque parfois de se brouiller. En fait, derrière lunettes et barbe blanche, se cache l'un des plus grands stylistes des lettres récent, un homme torturé jusqu'au malaise. Avec : Pierre Assouline , écrivain, biographe, romancier Teresa Cremisi, éditrice Arnaud Guillon , écrivain, romancier **Bibliographie : ** L'eau grise , Plon, 1951. Un petit bourgeois , Grasset, 1963. Une histoire française , Grasset, 1966. En avant, calme et droit , Grasset, 1987. Mauvais genre , Quai Voltaire, 1994. Roman volé , Grasset, 1996. Un siècle NRF , Gallimard, "Albums de la Pléiade", 2000. Sélection de sites par les bibliothécaires de Radio France : François Nourissier sur le site de l'académie Goncourt Brève biographie et bibliographie. www.academie-goncourt.fr/m_nourissier.htm - Preview Entretien sur le site de Gallimard. A l'occasion de la parution de "Prince des berlingots". www.gallimard.fr/...01041819.htm - Preview Dailymotion et Ina.fr - Itw de François Nourissier par Olivier Barrot Au café Le Rostand, à Paris, pour la sortie de "Prince des berlingots". www.dailymotion.com/...ourissier-prince-des-berl_news - Preview
Cette semaine, Pierre-Édouard Deldique reçoit Franz-Olivier Giesbert, un grand nom du journalisme en France, aujourd'hui écrivain. FOG publie «Voyage dans la France d'avant» (Gallimard), un chant d'amour à la France, entre colère lucide et gratitude nostalgique. Il clôt ainsi son cycle sur la Vè République avec une méditation personnelle sur l'identité française. «Confonds-je la capilotade de ma carcasse et celle du monde moderne qui se dérobe sous mes pieds», s'interroge l'auteur. «Voyage dans la France d'avant» s'inscrit dans la continuité de son «Histoire intime de la Vè République» en trois volumes dont nous avons parlé dans «Idées». Ce nouveau tome n'est pas un livre de souvenirs, ni une autobiographie, mais plutôt une fresque personnelle où l'auteur se penche sur la France comme on contemple un édifice en demande de restauration. Il y mêle colère, amour et mélancolie. Fils d'un soldat américain du Débarquement, élevé en Normandie, Franz-Olivier Giesbert revendique une identité hybride qui nourrit son attachement viscéral à la France. Il célèbre la grâce de la langue, la civilité, la gauloiserie, les paysages ordonnés, les prodiges de la gastronomie et la chanson qui a accompagné sa vie. Loin d'un passéisme béat, notre écrivain au franc-parler assume néanmoins le «c'était mieux avant». Certaines choses l'étaient, tout en reconnaissant les zones d'ombre du passé. Cela lui permet de critiquer la France contemporaine sans sombrer dans le ressentiment. Il évoque une nation fatiguée mais attachante, où les gouvernants «laissent tout filer». Son regard est celui d'un homme libre, qui «n'en fait qu'à sa tête», conseil qui lui a été donné par l'Alberto Giacometti, qui cherche à comprendre d'où nous venons pour savoir surtout où nous allons. Il relie les passions idéologiques, les haines recuites et la tentation de l'abîme à la crise actuelle de la société française. «Voyage dans la France d'avant» est l'œuvre d'un homme libre qui reprend le célèbre mot de Groucho Marx : «Dans chaque vieux, il y a un jeune qui se demande ce qui s'est passé» … Programmation musicale : - Joe Dassin Dans Les Yeux D'Emilie - Sly Johnson / Erik Truffaz Nature boy - Irène Duval Sonate pour violon et piano - Troisième mouvement (compositeur :Francis Poulenc) - Pascal Comelade L'argot du bruit.
durée : 00:22:28 - Les Nuits de France Culture - par : Mathilde Wagman - En 1949 Simone de Beauvoir publiait "Le Deuxième sexe" chez Gallimard. La parution de cet essai philosophique, immense succès en librairie et qui demeure un livre culte du féminisme, avait provoqué des critiques violentes de la part d'écrivains et journalistes. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Simone de Beauvoir Philosophe et écrivaine
durée : 02:31:38 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - En novembre 2000, la superpuissance américaine est interrogée à l'aube d'une nouvelle ère. Experts français et américains débattent des défis politiques, économiques et militaires des États-Unis entre isolationnisme et expansionnisme. - réalisation : Emily Vallat - invités : Denis Lacorne Politiste, directeur de recherche au Centre de Recherches Internationales (CERI) de Sciences Po. Auteur notamment de Les Frontières de la tolérance, Gallimard, 2016.; Pierre Melandri Historien, professeur émérite des universités à Sciences Po; Hervé Coutau-Bégarie; Michel Aglietta Professeur émérite à l'université Paris-Ouest et conseiller scientifique au CEPII et à France Stratégie. Il a été membre de l'Institut universitaire de France et membre du Haut Conseil des finances publiques.; Antony Blinken Ancien secrétaire d'état adjoint des Etats-Unis pendant la présidence Obama; Stanley Hoffmann Professeur de sciences politiques à Harvard
Cette semaine, Au Coeur de l'Histoire se met à l'heure d'Halloween ! Pour cette semaine spéciale frissons, préparez-vous à avoir la chair de poule...Virginie Girod vous raconte les origines d'un monstre incontournable de la pop culture dans un récit inédit d'Au cœur de l'Histoire !Loin de l'image du revenant assoiffé de sang forgée et véhiculée par le cinéma hollywoodien, la figure du zombi puise ses origines dans la culture vaudou haïtienne. A partir du XVe siècle, alors que le commerce triangulaire se met en place, des millions d'Africains sont capturés et réduits en esclavage sur les territoires nouvellement conquis en Amérique et dans les Caraïbes. Le mélange des cultures locales et importées aboutit, sur l'île qui deviendra Haïti, à la construction d'un syncrétisme religieux : le vaudou, comprenant ses propres rites, croyances et divinités, à l'image d'Erzuli ou du Baron Samedi. Parmi les pratiquants, il existe des sorciers, les bokors, capables de ramener des êtres d'entre les morts en effectuant des rites de zombification... Mais qui sont ces zombis ? Ont-ils jamais perdu la vie ? (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Présentation et écriture : Virginie Girod- Production : Armelle Thiberge et Morgane Vianey- Réalisation : Nicolas Gaspard- Composition du générique : Julien Tharaud- Visuel : Sidonie Mangin Bibliographie :- Philippe Charlier, Zombis, enquête sur les morts-vivants, Tallandier, coll. "Texto", 2023- Philippe Charlier (dir.), Zombis. La mort n'est pas une fin ?, Gallimard/musée du Quai Branly-Jacques Chirac, 2024- Zora Neale Hurston, Tell My Horse: Voodoo and Life in Haiti and Jamaica, Amistad, 2008Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au Coeur de l'Histoire est un podcast Europe 1. - Présentation : Fabrice d'Almeida - Rédaction : Adèle Salmon - Réalisation : Christophe Daviaud - Mise en ligne et édition : Clémence Olivier, Guillaume Perrodeau et Clara Ménard - Voix : Julien Cottereau, Christophe Daviaud - Patrimoine sonore : Sylvaine Denis, Laetitia Casanova et Antoine Reclus Bibliographie : - Gutenberg, Guy Bechtel (Fayard, 1992) - La vie familière et anecdotique des artistes français du Moyen Age à nos jours, Alfred Leroy, (Gallimard 1920) Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.