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Au Cameroun, le gouvernement brise le silence sur l'absence prolongée du président Paul Biya, depuis 56 jours hors du pays. Le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, également porte-parole du gouvernement, dans une interview exclusive à RFI, annonce pour imminent le retour de Paul Biya au Cameroun. Aux informations qui disent ce dernier malade et hospitalisé dans une clinique genevoise, il n'en est rien, répond le membre du gouvernement, qui rejette les spéculations sur l'idée de la vacance du pouvoir, entretenue par l'opposition. René Emmanuel Sadi est au micro de Polycarpe Essomba. RFI : Le président de la République, Paul Biya, est absent depuis le 7 juin. Que répondez-vous à l'opposition qui demande que soit constatée par le Conseil constitutionnel une vacance du pouvoir ? René Emmanuel Sadi : La question de la vacance du pouvoir à la tête de l'État ne devrait pas se poser. D'abord pour la simple raison que cette question est bel et bien encadrée par notre Constitution, qui précise clairement les conditions à partir desquelles on peut parler de vacance du pouvoir. Par ce propos, en effet, la Constitution parle de décès, de démission, d'empêchement définitif, et tout ceci doit être préalablement et formellement constaté par le Conseil constitutionnel. Je tiens à vous faire remarquer que nulle part, on ne parle de séjour prolongé. Alors, les figures de l'opposition qui réclament à corps et à cris une constatation de la vacance des pouvoirs à la tête de l'État, et qui sont du reste, vous le savez, pour la plupart de brillants juristes, devraient, me semble-t-il, avoir une lecture de la loi fondamentale qui soit plus rigoureuse et plus objective. Une lecture qui colle à la lettre et non pas qui procède d'une interprétation manifestement biaisée. Autrement dit, le Conseil constitutionnel ne s'est pas prononcé pour déclarer une vacance du pouvoir à la tête de l'État. Le président Paul Biya est en vie et n'a pas démissionné. Je dois le dire : le président Paul Biya va bientôt rentrer au Cameroun et donc on ne peut pas parler à ce stade de vacances à la tête de l'État. « Le président va bientôt rentrer au Cameroun », pouvez-vous préciser ? Est-ce qu'il y a une échéance ? Une date ? Je ne peux pas vous dire avec exactitude quand est-ce que le président Paul Biya reviendra. Et même si je le savais, il ne m'appartient pas de l'annoncer ici. Je peux au moins me permettre de vous dire qu'il revient très bientôt. Quand le président a quitté le Cameroun le 7 juin dernier, la présidence avait déclaré à l'époque qu'il partait pour un court séjour privé en Europe. Plus de 50 jours plus tard, est-ce qu'on peut encore soutenir la thèse d'un court séjour privé en Europe ? Je vais vous faire remarquer que même en l'absence du président de la République, les institutions de notre pays fonctionnent normalement. Les principaux responsables de l'administration vaquent à leurs occupations et c'est la preuve que notre pays est stable. Et il me semble qu'il est tout à fait normal que les Camerounais, notamment celles et ceux qui sont de bonne foi, de mon point de vue, et qui l'ont massivement élu, réélu en octobre dernier, il est tout à fait normal que toutes celles et tous ceux-là se soucient du président de la République. Comme je dis, c'est bien, les gens sont contents quand leur président est là, c'est le père de la nation. Et quand le père est absent, ça peut préoccuper les membres de la famille. C'est tout à fait normal. Mais il peut s'absenter pour des raisons qui parfois sont indépendantes de sa volonté. Il peut prolonger son séjour pour des cas de force majeure, mais en s'assurant que la famille continue de fonctionner dans de bonnes conditions. Selon plusieurs sources, le président aurait été opéré du genou. Pouvez-vous nous dire si cette opération est effective ? A-t-elle eu lieu et comment voir le président aujourd'hui ? Il a fait une intervention, il y a quelque temps. J'ai bien précisé que le président était bien à Genève, mais qu'il n'était pas hospitalisé. Et ceci, je ne vois pas en quoi cela pourrait être un problème. J'ai dit que le président peut très bien juger l'opportunité de saisir sa présence, son séjour à Genève, pour envisager quelques consultations simples. Alors, si le président est à Genève, comme vous l'admettez, il est plutôt à l'hôpital ou à l'hôtel ? Je ne suis pas à Genève avec le président. Ceux qui sont à Genève pourraient vous donner des éclairages là-dessus de façon plus précise. Parmi les chantiers à venir, il y a la formation d'un nouveau gouvernement, comme cela avait été promis et annoncé par le chef de l'État lui-même le 31 décembre dernier, après sa réélection en octobre. Huit mois plus tard, pourquoi cela traîne ? Celui qui apprécie l'opportunité de former un nouveau gouvernement, c'est le président de la République. S'il ne l'a pas fait jusqu'à présent, c'est sans doute qu'il a des raisons pour ne pas l'avoir fait. Je ne peux pas me mettre à sa place pour vous donner une réponse péremptoire là-dessus. Depuis 8 mois, tous les ministres sont sur un siège éjectable, y compris vous-même, en tant que porte-parole du gouvernement. Est-ce que, par conséquent, cette situation ne paralyse pas un peu l'action du gouvernement ? Les ministres qui ne seraient plus tout à fait sereins se livreraient, comme beaucoup disent, à des batailles ? Le président a fait une annonce. Il n'a pas décidé que dorénavant les ministres devraient se contenter de gérer les affaires courantes. C'est ainsi que ça se passe quand on vous dit que vous n'êtes plus en poste. Il a fait une annonce, mais tous les ministres sont en poste. Le Premier ministre est en poste. Je pense qu'au lieu de faire une fixation sur ce nouveau gouvernement, les uns et les autres devraient s'atteler à conduire les tâches qui sont les leurs dans leurs différentes administrations ministérielles. Et tant qu'ils sont là, ils sont ministres. Au mois d'avril dernier a été adoptée une révision constitutionnelle instituant un poste de vice-président. Pour l'instant, le poste n'est pas pourvu. J'ai encore envie de vous demander : qu'est-ce qui bloque ? Le président de la République prend son temps pour apprécier l'opportunité de désigner tel ou tel à tel ou tel poste, a fortiori s'agissant d'un vice-président de la République. On peut convenir qu'il est tout à fait normal qu'il prenne son temps pour confier une charge aussi élevée à un de ses concitoyens. Quel pourrait être le profil de ce vice-président ? Un homme ou une femme d'expérience, ou plutôt un jeune homme ? Je n'ai rien contre les jeunes gens. Moi-même, j'ai été jeune et on peut être jeune et compétent. On peut être jeune, mais en toute sincérité, je pense qu'il y a un terme qu'on utilise ces derniers temps qui n'est pas un slogan, mais c'est un terme qui véritablement est lourd de sens, c'est l'expérience. C'est quelque chose qui se conquiert avec le temps. Celui qui a décidé de créer ce poste, je peux vous dire, et je le dis sans détour, est mieux placé que quiconque pour savoir qui il devra désigner à ce poste de très grande importance. Vous êtes candidat à la vice-présidence, Monsieur Sadi ? Moi, je ne m'agite pas. Justement, je ne me considère pas parmi ceux qui s'agitent parce que je sais, comme je vous le dis, que ce sont des choses qui ne dépendent pas de nous. À lire aussiCameroun: l'absence prolongée de Paul Biya continue de susciter interrogations et inquiétudes
Le cent cinquante deuxième épisode du Podcast : LA FLOUZERIETES PROCHES FREINENT TES AMBITIONSTu veux savoir si tu es finançable ?Test notre simulateur ici :https://www.laflouzerie.com/1to1-part1-Il y a un moment que presque tous les investisseurs ont vécu. Tu annonces un projet à quelqu'un que tu aimes, tu attends un retour encourageant et ce que tu entends à la place, c'est "t'es sûr de toi ?", "fais attention", ou pire, le silence gêné de quelqu'un qui change de sujet.Dans cet épisode, on parle d'un truc dont personne ne parle vraiment dans l'immobilier : la gestion de l'entourage. Pas les banquiers, pas les locataires : les proches. La famille, les amis, le conjoint, les collègues. Ceux qui t'aiment sincèrement et qui pourtant freinent sans le savoir.On décortique pourquoi les proches réagissent comme ils réagissent, pas par mauvaise volonté, mais parce que tes ambitions mettent en miroir leurs propres peurs. On parle de l'impact que ces réactions ont vraiment sur tes décisions, sur ton rythme, sur ta confiance. Et on te donne les réflexes concrets qu'on a mis en place pour continuer à avancer sans chercher une validation qui n'arrivera peut-être jamais.On raconte aussi notre propre vécu, les moments où des réactions de notre entourage ont failli nous faire reculer, et ce qui nous a permis de passer outre.Parce que le plus dur dans l'investissement, c'est souvent pas la banque. C'est le repas de famille.Un épisode pour ceux qui ont les idées claires mais qui doutent dès que quelqu'un autour d'eux émet une réserve. Et pour ceux qui ont appris à avancer même sans permission.Grace au podcast, vous bénéficiez de 10% à vie sur votre contrat d'assurance par notre code : QBD10N'hésitez pas à aller faire vos devis en quelques clics ici :https://keyni.eu/index.php/keyni-demande-de-souscription/Si l'épisode t'a plu, n'hésites pas à t'abonner pour rester informé de la sortie des prochains épisodes et à laisser une note de 5 étoiles.TU PEUX NOUS RETROUVER SUR INSTAGRAM @QUITTELEBOOMERDREAM OU SUR @LAFLOUZERIEhttps://linktr.ee/quitteleboomerdream
COMMENTAIRE DE L'ÉVANGILE DU JOURMt 14, 13-21En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l'écart. Les foules l'apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s'approchèrent et lui dirent : « L'endroit est désert et l'heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu'ils aillent dans les villages s'acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n'avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s'asseoir sur l'herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.
Ecoutez RTL Midi avec Albane Leprince du 02 août 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
(Sixième épisode) Au printemps 2022, l'enquête sur Jeffrey Epstein et ses ramifications françaises semble terminée. Son principal complice en France, Jean-Luc Brunel, incarcéré à la prison de la Santé, s'est suicidé. Sans personne à poursuivre, le code pénal prévoit que l'action judiciaire s'éteigne. Mais début 2026, la publication des Epstein files change tout. Dans les documents d'enquête déclassifiés, de nouveaux noms apparaissent. Ceux d'autres personnalités françaises qui ont alimenté le gigantesque réseau de Jeffrey Epstein.Cette affaire exceptionnelle est racontée en six épisodes dans Crime story par la journaliste Clawdia Prolongeau et le chef du service police-justice du Parisien, Damien Delseny.Merci à Jena-Lisa Jones, Marina Lacerda, Thysia Huisman, Mathias Darmon, Lucile Descamps, Timothée Boutry et Nicolas Jacquard.Écoutez Crime story sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Google Podcast (Android), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, SpotifyCrédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau, Clara Garnier Amouroux, Clémentine Spiler et Damien Delseny - Production : Victor Beaunoir, Barbara Gouy, Marin Guillon Verne, Thibault Lambert et Judith Perret - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network - Archives : “60 minutes : American Girls in Paris” CBS, TF1, NBC News, ABC News, BBC, Miami Herald, WPTV News - Photo : Martin BUREAU / AFP.Documentation. Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant entre autres dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes. Nous avons aussi exploité les ressources suivantes :Hors-série du Parisien “L'affaire Epstein, au cœur du scandale”, en kiosque depuis le 01/07/2026Libération - Un ballet incessant de jeunes femmes : la vie française de Jeffrey Epstein racontée par son majordome à la police - 13/02/2026Marianne - "Jean-Luc, balance tout" : Brunel, le rabatteur disparu avec ses secrets sur les Français proches d'Epstein -11/02/2026Mediapart - Affaire Epstein: de nouveaux témoignages accusent Jean-Luc Brunel - 01/10/2019Mediapart - Enquête sur Jean-Luc Brunel, l'ami français de Jeffrey Epstein - 13/08/2019Le Monde - Au 22 avenue Foch, les vies parisiennes du prédateur sexuel Jeffrey Epstein - 11/03/2026Netflix - Jeffrey Epstein : pouvoir, argent et perversion (Jeffrey Epstein: Filthy Rich) - 2020France 2 - Complément d'enquête, Jeffrey Epstein : Une affaire française ? - 2026 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Voici l'Évangile du dimanche 2 août 2026 :« Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés » (Mt 14, 13-21)En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l'écart. Les foules l'apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s'approchèrent et lui dirent : « L'endroit est désert et l'heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu'ils aillent dans les villages s'acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n'avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s'asseoir sur l'herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants. Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu
Salut c'est Ibby,Dans cet épisode, je te partage les 4 principes de vie qui guident chacune de mes décisions. Ceux que je refuse de négocier, peu importe les circonstances, parce qu'ils m'aident à rester alignée avec la personne que je veux devenir.On passe souvent beaucoup de temps à construire nos objectifs, mais très peu à définir les valeurs qui nous empêchent de nous perdre en chemin. Pourtant, ce sont elles qui nous permettent de prendre les bonnes décisions, même lorsque tout devient flou.Je partage avec toi ces quatre principes, les leçons qui les ont fait naître et pourquoi ils ont profondément changé ma façon de vivre, d'aimer et d'avancer. J'espère qu'ils t'aideront, toi aussi, à réfléchir aux règles que tu souhaites suivre pour construire une vie qui te ressemble.Alors prends un moment pour toi et rejoins-moi dans cette réflexion bienveillante.Rappelle-toi : le plus bel amour, c'est celui que tu te portes à toi-même.N'hésite pas à lâcher un 5 ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ et un petit commentaire
Parler dʹun film de Martin Scorcese, cʹest toujours un plaisir. Car il est un cinéaste rare à lʹunivers multiple, aux personnages ciselés, aux rites qui leurs sont propres. Ici, cʹest à la mythologie de la Mafia quʹil règle ses comptes en suivant le parcours dʹHenry Hill, un Affranchis. En 1990, Martin Scorcese présente, sur les écrans, The Goodfellas, Les Affranchis. Trente années de crimes, dans une des cinq familles mafieuses de New-York, trafics, règlements de comptes, vu à travers les mots dʹun truand repenti. Se basant sur le best-seller de Nicholas Pileggi, écrit à partir dʹune reconstitution minutieuse des confessions du vrai Henry Mills, alors encore sous protection policière pour avoir dénoncé tous ses petits camarades, le film décrit le parcours dʹun gamin devenu mafieux, un irlando-italien, fasciné par les gangsters, devenant lʹun dʹeux à douze ans jusquʹà sa chute. Petit à petit, ce monde cosmopolite à lʹunivers codé se dévoile. Une société en marge, violente, cynique, spectaculaire. Scorcese scrute les rapports complexes qui le régisse au plus près des personnages. Ceux-ci sont incarnés par ses acteurs fétiches : Robert de Niro, Joe Pesci. Un nouveau fait également son apparition dans le sérail Scorcese : Ray Liotta, extraordinaire en Henry Hill. Lorraine Bracco et Paul Sorvino complètent un casting. Véritable comédie de mœurs, dramatique, à lʹhumour noir et corrosif, à la barbarie fracassante, les Affranchis est un succès public et critique, même si les premières projections vident une partie de la salle. La violence est sans phare et choque. Mais les critiques sont bonnes dans lʹensemble et le film reçoit une pluie de récompenses. Il est nommé 6 fois aux Oscars, obtenant celui du meilleur acteur de second rôle pour Joe Pesci. REFERENCES Ray Liotta sur ses rôles, GQ France https://www.youtube.com/watch?v=VBxV7ZbSrCw Martin Scorcese parles des Affranchis Jim Whaley sits down with Martin Scorsese to discuss his latest film, "Goodfellas" on WPBA-Atlanta's "Cinema Showcase." https://www.youtube.com/watch?v=T2NxJFK3XQ0 Le Making Of du film https://www.youtube.com/watch?v=Ubs0iXviehc SCHICKEL, Richard, Conversations avec Martin Scorcese, Editions Sonatine, NIOGRET, Hubert, Entretien avec Martin Scorcese, Positif
Ceux qui ne croient pas en ce que la Bible dit de Dieu et du monde invisible vivent dans la mort spirituelle et les ténèbres.
Aux États-Unis, les armes à feu ont longtemps été associées à une population blanche, rurale et conservatrice. Mais à en croire les experts, elles séduisent désormais de plus en plus l'électorat progressiste, ainsi que les personnes de couleur et LGBTQ+, surtout depuis la réélection de Donald Trump en novembre 2024. Illustration à Lancaster, dans le sud-est de la Pennsylvanie. De notre envoyé spécial à Lancaster, Ils sont une dizaine à s'être donné rendez-vous dans ce stand de tir de Lancaster, en Pennsylvanie, État du nord-est des États-Unis. Tous sont membres du Liberal Gun Club, un club de tir classé à gauche. Parmi eux, il y a Molly. Elle teste des pistolets de différents calibres avec son père. À 22 ans, elle est sur le point de quitter le domicile parental. Il lui faut donc une arme. Reste à trouver la bonne. « La première fois que j'ai tiré, j'avais 11 ans. Maintenant que je m'apprête à déménager et à vivre seule, j'ai besoin d'une arme. Parce que je fais 1,50 m et je ne me sens pas capable de me défendre toute seule sans une arme », explique-t-elle. Un sentiment de vulnérabilité renforcé, selon elle, par les discours masculinistes de la droite Maga. « Je vis dans un bon quartier, là-bas, je m'y sens bien. Mais la façon dont Trump et son entourage ont encouragé les hommes à considérer les femmes comme inférieures à eux et comme des objets sexuels. C'est préoccupant et particulièrement dégoûtant », ajoute Molly. À lire aussiC'est quoi le masculinisme? Le Liberal Gun Club compte aujourd'hui quelque 5 000 adhérents à l'échelle nationale. En novembre 2024, juste avant la seconde élection de Donald Trump, ils étaient moins de 3 000. Les demandes de formation aux armes à feu auraient, quant à elles, été multipliées par cinq en un an. Pour Ed Patches, le président de la section locale du club, le tournant a été en réalité l'épidémie de Covid-19, lorsqu'une partie de l'électorat conservateur a refusé de se faire vacciner pour des motifs qu'il qualifie d'irrationnels. « Si vous faisiez partie de ceux qui disaient que ça n'avait aucune valeur scientifique, que c'était idiot, vous étiez considéré comme un libéral qui doit être surveillé, voire pire. Je pense que cette radicalisation de la droite est la raison pour laquelle certains à gauche ont jugé qu'ils devaient se protéger, eux et leur famille », analyse-t-il. Ceux qui sont présents ce jour-là sont pour la plupart des adhérents de plus longue date. Mais tous font part de leur inquiétude au sujet de ce président que certains qualifient de « fasciste ». C'est le cas de Sam. « Je me suis intéressé aux armes à feu assez tard. Au départ, je n'étais pas du tout fan. Mais avec l'élection de Donald Trump et le rassemblement de Charlottesville en 2017, j'ai totalement changé d'avis. Je suis juif, ma femme est d'origine portoricaine. J'ai acheté des armes par précaution lors du premier mandat, mais quand il a été réélu, avec ma famille, on a songé à quitter le pays », confie-t-il. Aujourd'hui, Sam s'efforce de maintenir le contact avec un maximum d'amis à l'étranger au cas où il lui faudrait s'enfuir. À lire aussiÉtats-Unis: comment les Haïtiens se préparent à la fin du statut de protection temporaire
Aux États-Unis, les armes à feu ont longtemps été associées à une population blanche, rurale et conservatrice. Mais à en croire les experts, elles séduisent désormais de plus en plus l'électorat progressiste, ainsi que les personnes de couleur et LGBTQ+, surtout depuis la réélection de Donald Trump en novembre 2024. Illustration à Lancaster, dans le sud-est de la Pennsylvanie. De notre envoyé spécial à Lancaster, Ils sont une dizaine à s'être donné rendez-vous dans ce stand de tir de Lancaster, en Pennsylvanie, État du nord-est des États-Unis. Tous sont membres du Liberal Gun Club, un club de tir classé à gauche. Parmi eux, il y a Molly. Elle teste des pistolets de différents calibres avec son père. À 22 ans, elle est sur le point de quitter le domicile parental. Il lui faut donc une arme. Reste à trouver la bonne. « La première fois que j'ai tiré, j'avais 11 ans. Maintenant que je m'apprête à déménager et à vivre seule, j'ai besoin d'une arme. Parce que je fais 1,50 m et je ne me sens pas capable de me défendre toute seule sans une arme », explique-t-elle. Un sentiment de vulnérabilité renforcé, selon elle, par les discours masculinistes de la droite Maga. « Je vis dans un bon quartier, là-bas, je m'y sens bien. Mais la façon dont Trump et son entourage ont encouragé les hommes à considérer les femmes comme inférieures à eux et comme des objets sexuels. C'est préoccupant et particulièrement dégoûtant », ajoute Molly. À lire aussiC'est quoi le masculinisme? Le Liberal Gun Club compte aujourd'hui quelque 5 000 adhérents à l'échelle nationale. En novembre 2024, juste avant la seconde élection de Donald Trump, ils étaient moins de 3 000. Les demandes de formation aux armes à feu auraient, quant à elles, été multipliées par cinq en un an. Pour Ed Patches, le président de la section locale du club, le tournant a été en réalité l'épidémie de Covid-19, lorsqu'une partie de l'électorat conservateur a refusé de se faire vacciner pour des motifs qu'il qualifie d'irrationnels. « Si vous faisiez partie de ceux qui disaient que ça n'avait aucune valeur scientifique, que c'était idiot, vous étiez considéré comme un libéral qui doit être surveillé, voire pire. Je pense que cette radicalisation de la droite est la raison pour laquelle certains à gauche ont jugé qu'ils devaient se protéger, eux et leur famille », analyse-t-il. Ceux qui sont présents ce jour-là sont pour la plupart des adhérents de plus longue date. Mais tous font part de leur inquiétude au sujet de ce président que certains qualifient de « fasciste ». C'est le cas de Sam. « Je me suis intéressé aux armes à feu assez tard. Au départ, je n'étais pas du tout fan. Mais avec l'élection de Donald Trump et le rassemblement de Charlottesville en 2017, j'ai totalement changé d'avis. Je suis juif, ma femme est d'origine portoricaine. J'ai acheté des armes par précaution lors du premier mandat, mais quand il a été réélu, avec ma famille, on a songé à quitter le pays », confie-t-il. Aujourd'hui, Sam s'efforce de maintenir le contact avec un maximum d'amis à l'étranger au cas où il lui faudrait s'enfuir. À lire aussiÉtats-Unis: comment les Haïtiens se préparent à la fin du statut de protection temporaire
Bilan été 2026 en location courte durée : Sammy et Anaïs font le point à mi-parcours et tirent quatre constats de la saison. Le premier est clair : cette année, la clim a décidé des réservations.Les vagues de canicule ont trié les logements. Ceux qui sont équipés se sont loués normalement, les autres ont subi. Le problème ne s'arrête pas à la canicule : une fois les murs chauffés, un logement reste chaud plusieurs jours. Sammy et Anaïs partagent leurs devis : 300 à 400 € pour une climatisation mobile qu'Anaïs déconseille, environ 2 000 € pour un studio avec un seul split, 2 500 € pour une maison posée entre amis, 3 200 € pour un autre studio, 7 500 € pour trois splits réversibles, 12 000 € pour une maison de 150 m² avec quatre chambres. Ils expliquent aussi comment faire passer une clim en copropriété et comparer le devis à la perte de revenus.Deuxième constat : la précision du paramétrage tarifaire fait la différence. Anaïs détaille la segmentation qu'elle applique en conciergerie avec PriceLabs : studios et love rooms ouverts à la nuitée, T2 sur les paramètres recommandés, grandes maisons avec un coefficient multiplicateur sur la nuit isolée en dernière minute. Sammy explique pourquoi un groupe unique pour des typologies différentes désaligne les prix et comment il a repris ses réglages début juillet. Ils montrent aussi la connexion de PriceLabs à une IA pour analyser son marché et appliquer les ajustements. Code TRIPLEX15 pour tester l'outil.Troisième constat : les voyageurs d'été sont plus exigeants. Sammy raconte comment il a fait remonter un avis Booking de 3/10 à 8/10 en écrivant directement au voyageur, sans l'incriminer. Quatrième constat : les équipes de ménage saturent en haute saison, et on oublie de leur transmettre les retours positifs autant que les reproches.Premier épisode d'une série de trois pour les propriétaires en location meublée de tourisme, les sous-locataires professionnels et les conciergeries.
Combien d'années vas-tu encore passer à préparer une vie que tu ne commenceras jamais à vivre ?Tu réfléchis. Tu analyses. Tu prépares. Tu attends le bon moment, les plans parfaits, l'idée idéale. Mais pendant que tu te poses mille questions sur le regard des autres ou sur ta capacité à réussir, le temps passe et tu ne poses jamais la première pierre.Dans cet épisode du Mindset Show, on remet les pendules à l'heure : la différence fondamentale entre ceux qui bâtissent la vie qu'ils veulent et ceux qui restent bloqués, c'est la vitesse d'exécution.Il ne s'agit pas de talent ou d'intelligence, mais de la capacité à transformer instantanément une décision en action. À travers mon propre parcours face au système et mes années d'accompagnement, je te livre une prise de conscience brute sur la responsabilité, le confort toxique de l'inaction et la nécessité d'avancer malgré tes fêlures et tes peurs.Au programme de cet épisode sans filtre :L'illusion de la préparation : Pourquoi la majorité des gens préfèrent le confort d'une vie qui ne leur plaît pas plutôt que le défi de passer à l'action.La vitesse d'exécution comme seul standard : Comment casser la sur-analyse et la peur de ne pas être à la hauteur.La métaphore de l'architecte : Comprendre pourquoi un bâtiment ne se construit pas sur du papier, mais avec du béton, des ajustements et des erreurs.Bâtir sur des fondations solides : Arrêter de laisser tes fêlures et tes blessures décider de ton avenir à ta place.Tu possèdes le terrain. Tu possèdes les plans. Il est temps d'arrêter d'analyser et de commencer à poser du béton.⚡ PASSE À L'ACTION :ACCÉLÈRE TA TRANSFORMATION (MENTORAT PRIVÉ) : Tu veux un accompagnement individuel d'homme à homme, sur-mesure, avec un cadre strict pour restructurer tes piliers de vie et exécuter à ton plus haut niveau ?
Salut c'est Ibby,Dans cet épisode, on parle de ces mots qui font mal. Ceux qu'on entend une fois… mais qu'on continue parfois à se répéter pendant des années.Une remarque, une critique, une humiliation ou une phrase lancée sous le coup de la colère peuvent laisser des traces profondes. Pourtant, les mots des autres ne définissent pas ta valeur. Ils parlent souvent davantage de celui qui les prononce que de celui qui les reçoit.Je partage avec toi des réflexions, des idées et des petits conseils pour apprendre à ne plus laisser les paroles blessantes construire ton identité, retrouver confiance en toi et faire enfin la paix avec cette petite voix intérieure qui s'est nourrie des jugements des autres.Alors prends un moment pour toi et rejoins-moi dans cette réflexion bienveillante.Rappelle-toi : le plus bel amour, c'est celui que tu te portes à toi-même.N'hésite pas à lâcher un 5 ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ et un petit commentaire
Aujourd'hui, Sandrine Pégand, avocate, Zoran Spasojevic, restaurateur, et Jean-Loup Bonnamy, prof de philo, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
Conseils Marketing - Des conseils concrets pour prospecter et fidéliser !
Le marketing digital à l'ère de l'IA... Qu'est-ce qui change ? Stefan LendiPlus d'infos sur le livre sur https://link.amazon/B0eqxf9cC L'IA transforme le marketing digital. Ceux qui savent l'utiliser atteignent plus de clients, plus souvent et à moindre coût. Ce livre vous dévoile comment y parvenir.Cette édition intègre les dernières avancées de l'intelligence artificielle dont les agents autonomes, le référencement et la publicité dans les IA génératives. Que vous soyez marketeur, entrepreneur ou dirigeant, vous aurez les clés pour garder une longueur d'avance avec : la création de contenus percutants (textes, images, vidéos) avec les IA génératives ; l'utilisation d'agents IA qui travaillent pour vous ; les techniques avancées de référencement sur les moteurs de recherche (SEO) et les IA génératives (GEO) ; les campagnes d'acquisition de trafic (SEA, GEA) ; la création de valeur tout au long du parcours client ; l'engagement grâce aux e-mails, aux réseaux sociaux et aux messageries instantanées. Vous saurez créer votre propre communauté, optimiser une boutique e-commerce et mesurer vos performances. Grâce aux astuces, conseils et prompts, vous obtiendrez des résultats concrets et rapides.Pour enrichir votre expérience et compléter les notions évoquées dans cet ouvrage, vous accéderez à 28 tutoriels vidéo en scannant les QR codes dispersés au fil des pages. Ce livre contient aussi des compléments gratuits : des modèles téléchargeables, une bibliothèque d'outils IA et une liste de prompts.
Sur le front, un système mafieux s'est mis en place. Ceux qui refusent de payer sont « annulés », exécutés par leurs commandants ou envoyés à la boucherie face aux drones ukrainiens.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les personnes ayant été évacuées de campings en Gironde ou dans les Landes peuvent demander un remboursement au prorata de leur séjour. Ceux devant s'y rendre et ne pouvant donc pas y aller, peuvent avoir un remboursement intégral.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le sujet :Si vous pensez que l'immobilier va mal, c'est peut-être que vous ne regardez pas au bon endroit. Aujourd'hui on va découvrir comment certains se créent des fortunes avec l'immobilier commercial. Le Covid nous avait dit que les bureaux étaient morts, mais on n'a jamais vu autant d'espaces de coworking. Les fonds de commerce ont toujours le vent en poupe au niveau des bons emplacements. Et les entrepôts sont devenus de véritables mines d'or. Alors voici le guide qu'il vous faut pour vous lancer dans l'immobilier commercial, où les rendements peuvent dépasser les +10% par an, un chiffre inconcevable dans le résidentiel.L'invité du jour :Matthieu Degli Innocenti est cofondateur de Klocka et Tokimo. Au micro de Matthieu Stefani, il détaille les stratégies gagnantes pour investir dans les murs de commerces, les entrepôts ou les hôtels, là où le résidentiel patine.Découvrez :- Pourquoi l'immobilier commercial est devenu le meilleur investissement immo- Quels sont les bons critères pour investir dans un emplacement- Self-stockage : l'actif qui peut atteindre 20% de rendement locatif par an- Le montage financier qui permet d'échapper à la règle des 35% de taux d'endettement- Bureaux : comment le coworking permet de passer d'un rendement de 6% à 12%Chapitres :00:00:00 : La fin de l'âge d'or de l'immobilier résidentiel00:07:29 : Ce qu'il faut absolument comprendre avant d'investir dans les commerces00:13:29 : Qu'est-ce qui impacte vraiment les prix des murs00:18:23 : Où acheter et à quel prix00:21:43 : Comment trouver les pépites dans l'immo commercial00:27:07 : La loi n'a rien à voir avec le résidentiel00:34:31 : Comment fonctionnent les baux commerciaux00:36:36 : La liquidité des capitaux dans l'immo commercial00:39:38 : Les hôtels : bonne ou mauvaise idée00:43:16 : L'énorme martingale que personne ne voit venir00:46:32 : Les bureaux : où en est-onRéférences :- Retrouvez l'opportunité chez Wevest à Annecy dont parle Matt ici : www.wevest.fr- Pour découvrir le projet de bureaux/lieu de vie à Bordeaux : VillaMariaBordeaux.frAvantages :Bonne nouvelle ! Nous avons négocié pour vous un avantage exclusif. Avec le code LAMARTINGALE, obtenez jusqu'à 1500€ de réduction sur les honoraires de Klocka. Rendez-vous sur le site de Klocka pour en profiter.Merci à notre partenaire Fundora de soutenir la Martingale.Allez sur fundora.fr et prenez le contrôle de vos investissements.Fundora est une plateforme d'investissement. La valeur de vos placements peut augmenter ou diminuer. Votre capital est assujetti à un risque.La libre antenne de votre podcast préféré, Allo La Martingale, a désormais son propre flux ! Abonnez-vous sur Spotify, Apple Podcasts ou votre plafeforme audio favorite pour ne manquer aucun nouvel épisode. Pour s'abonner à la newsletter, c'est ici : https://lamartingale.io/ La Martingale, c'est aussi un assistant IA qui vous apporte des réponses éclairées issues des interventions des experts passés au micro du podcast. Pour tester, direction https://beta.lamartingale.ioLa Martingale est un média d'Orso Media. Vous souhaitez entrer en contact avec a rédaction ? Ou nous soumettre une collaboration ? Ecrivez-nous ici : https://orsomedia.io/contactHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une VHS maudite sans jaquette. Un vieux Blockbuster en train de mourir. Une petite ville de Caroline du Nord où tout le monde se connaît assez pour savoir quand quelque chose cloche… et assez pour se taire quand l'horreur devient trop réelle. Dans cet épisode de podcast horreur, Chandleyr vous entraîne à McGrady, en 2001, au cœur d'un vieux magasin de location de films où une cassette sans origine apparaît dans les retours. Dessus, un seul mot griffonné au marqueur : WATCH. Personne ne sait d'où elle vient. Personne ne l'a enregistrée. Personne ne devrait même pouvoir l'emprunter. Pourtant, les clients repartent avec elle. Et chaque fois, la même chose se produit : au matin, la bande revient seule dans la boîte de dépôt, comme si elle n'avait jamais quitté le magasin.Mais la vraie horreur ne réside pas seulement dans cette VHS maudite qui refuse d'être possédée. Elle commence dans les rêves. Ceux qui la regardent racontent tous les mêmes cauchemars : une forêt en décomposition, des télévisions allumées au milieu des arbres, des visages coincés derrière le verre, une maison blanche au fond de la nuit. Puis viennent les disparitions. Dans cette fiction entre récits creepypasta, thread horreur, cauchemar analogique et horreur psychologique, le réel commence à se fissurer. Ce n'est plus un film. Ce n'est plus une légende de vidéoclub. C'est une porte. Une bande vidéo qui n'enregistre pas seulement des images, mais des passages. Et à McGrady, certains comprennent trop tard que chaque personne disparue avait vu la cassette avant de s'effacer du monde comme on coupe une image.Dans l'Ombre des Légendes poursuit ici son travail sur une horreur plus cinématographique, plus organique, plus poisseuse, nourrie du réel pour mieux l'entraîner dans l'ombre. Entre podcast légendes, creepypasta français, récits creepypasta, cinéma analogique, petites villes américaines qui pourrissent en silence et imaginaire maudit des supports vidéo, cet épisode transforme un simple objet abandonné en machine à contamination. Que regarde-t-on vraiment quand on glisse une cassette inconnue dans un magnétoscope ? Et si le pire n'était pas ce qu'elle montre… mais la manière dont elle se souvient de ceux qui l'ont regardée ? Une fiction noire, sale et rampante, pour celles et ceux qui aiment les légendes urbaines audio, les objets maudits, les histoires de disparitions et les cauchemars qui continuent de vivre derrière l'écran même une fois l'image éteinte.
Voici l'Évangile du jeudi 23 juillet 2026 :« À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n'est pas donné à ceux-là » (Mt 13, 10-17)En ce temps-là, les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n'est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l'abondance ; à celui qui n'a pas, on enlèvera même ce qu'il a. Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent sans regarder, et qu'ils écoutent sans écouter ni comprendre. Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s'est alourdi : ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur cœur ne comprenne, qu'ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu'ils voient, et vos oreilles puisqu'elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. » Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu
Récompenser l'innovation, c'est armer ceux qui la tueront.Philippe Aghion a passé sa carrière à modéliser cette contradiction qui lui a valu le prix Nobel d'économie 2025, partagé avec Joel Mokyr et Peter Howitt.Fils d'un couple juif arrivé en France en 1945, il grandit dans l'idéologie communiste de son père qu'il partage pendant toute sa jeunesse.Après un doctorat en économie à l'université de Harvard, il s'attaque à une question jamais vraiment résolue : d'où vient la croissance ?Le modèle dominant, de Robert Solow, l'expliquait par l'accumulation de capital et le progrès technique. Mais sans pouvoir définir l'origine du progrès technique, ce modèle restait incomplet aux yeux de tous.C'est ce trou qu'Aghion et Howitt tentent de combler à partir de la fin des années 80.Ils repartent du concept de destruction créatrice de Schumpeter pour prouver que la croissance vient de l'innovation cumulative. On innove pour faire des profits. Et chaque innovation rend la précédente obsolète.Mais ce modèle cache une contradiction.Pour pousser à l'innovation, il faut récompenser par des rentes. Sauf qu'une fois installés, les innovateurs d'hier utilisent ces rentes pour bloquer ceux de demain.Réguler une économie, c'est arbitrer ce conflit en permanence.Et c'est précisément à cette tâche que l'Europe a failli, selon lui.Il la décrit comme un géant réglementaire qui a tué sa propre politique industrielle et déplore la fuite de l'épargne des Européens vers les marchés américains.Dans cet échange, Philippe Aghion donne sa grille de lecture du monde :Son plan pour redresser les comptes de la France sans taxer davantage les richesPourquoi l'Europe a tant de mal à produire des licornes ? Et comment y remédier ?Le contrat d'évolution, son alternative au revenu universelComment l'IA accélère déjà la recherche, même au plus haut niveauPhilippe Aghion ne se décrit pas comme un optimiste, il considère que redresser la France et l'Europe est un « objectif de combat ». Et il livre dans cet épisode sa feuille de route pour y parvenir.Vous pouvez contacter Philippe sur LinkedIn.TIMELINE:00:00:00 - Les innovateurs d'hier bloquent ceux de demain00:10:59 - Vers un capitalisme social ?00:18:16 - Comment l'épargne européenne finance les licornes américaines00:25:33 - Son plan pour sauver les finances de la France00:31:16 - L'alternative de Philippe au revenu universel00:40:01 - L'Europe a réussi la paix mais raté la croissance00:45:51 - Le gaullisme 2.0 pour relever la France00:54:57 - "Ceux qui n'adoptent pas l'IA vont souffrir"Les anciens épisodes de GDIY mentionnés : #546 - Présidentielles 2027 - Édouard Philippe - Le courage politique et l'addiction française à la dépense publiqueNous avons parlé de :Inside Google's The GroveMichel DevoretFlexisécurité: le Danemark est-il un modèle?L'ENS Cachan devient l'ENS Paris-SaclayComment la Chine est devenue imbattable ?C'est quoi exactement la "taxe Zucman" ?Voici ce que devra faire en priorité le futur président de la République : les conseils de Philippe Aghion, Alexandra Roulet et Xavier JaravelLa Commission AttaliQuels sont les critères de Maastricht pour participer à l'UEM ?La mission French TechLes recommandations de lecture : Sapiens : Une brève histoire de l'humanité, de Yuval Noah HarariUn grand MERCI à nos sponsors : Squarespace : https://squarespace.com/doitQonto: https://qonto.com/r/2i7tk9 Brevo: brevo.com/doit eToro: https://bit.ly/3GTSh0k Payfit: payfit.com Club Med : clubmed.frCuure : https://cuure.com/product-onely (code DOIT)Vous pouvez retrouver la liste de tout le matériel utilisé pour enregistrer nos épisodes sur cette page.Vous souhaitez sponsoriser Génération Do It Yourself ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez Le journal RTL du 19 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On passe des heures à parler des red flags, des green flags, de communication, de pardon, de guérison. Comme si un conflit réussi était forcément un conflit résolu. Mais est-ce que toutes les histoires sont vraiment faites pour être réparées ?Cette semaine, j'avais envie de faire le bilan de nos conflits. Ceux que l'on continue à rejouer sous la douche. Ceux qui nous réveillent encore à 2 heures du matin. Ceux où l'on pense toujours avoir trouvé la bonne réponse… trois ans trop tard. Et puis il y a les autres : ceux qui n'auront jamais de conclusion. Parce que certaines personnes ne reviendront jamais. Parce que certaines excuses n'arriveront jamais. Parce que le plus difficile n'est parfois pas d'accepter que quelqu'un ne nous aime pas, mais qu'il ne nous aime plus.Dans ce troisième épisode de Garce In The City, on parle de notre obsession de tout réparer. De cette nouvelle injonction à “bien” communiquer, à “bien” se disputer, à toujours terminer les histoires proprement. Et si le mythe de la dispute parfaite nous empêchait simplement d'accepter que certaines relations appartiennent déjà au passé ?On parle de conflits, d'amour, de pardon, d'ego, de vulnérabilité, de développement personnel… et de cette drôle d'idée que tout mérite forcément une fin heureuse.IG : @amaltahirMes chroniques : In Her ShoesMon dernier livre : Rencard avec la trentaineXXAmal TahirHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Faire une vente ne suffit pas : encore faut-il savoir ce qu'elle rapporte vraiment. Michael Benchabat est l'invité de ce nouvel épisode de Mon Podcast Immo. Au micro d'Ariane Artinian, le président fondateur de MeilleursBiens présente le modèle de son réseau, réservé aux professionnels expérimentés, et explique pourquoi il préfère facturer un abonnement plutôt que prélever une part importante des commissions.MeilleursBiens réunit plus de 400 agents en France et dans les Outre-mer. Son modèle : un abonnement mensuel de 199 euros, des annonces à la carte et presque 100 % des honoraires reversés. Michael Benchabat fait les comptes : un mandataire réalisant 60 000 euros de chiffre d'affaires et reversant 30 % à son réseau laisse 18 000 euros par an. Chez MeilleursBiens, le coût annoncé se situe entre 4 000 et 5 000 euros.« Ceux qui ne veulent rien investir ne peuvent pas espérer gagner plus de sous. » Un discours cash sur les commissions, les coûts et l'esprit d'entrepreneur. Il décrypte aussi l'arrivée de l'intelligence artificielle dans l'immobilier : tâches automatisées, vidéos créées à partir des photos d'un bien et clients toujours mieux informés. « On n'en est même plus à l'IA générative, on en est à l'IA agentique. »À écouter pour comparer les modèles, faire vos propres calculs et comprendre ce que ces transformations changent concrètement pour votre activité immobilière.Animé par Ariane Artinian, journaliste et fondatrice du média MySweetImmo
Avec : Daniel Riolo, journaliste RMC. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
durée : 00:07:06 - par : Bertrand Dicale - Pendant tout l'été, nous écoutons dans cette chronique la révolution de la nouvelle chanson au féminin, avec tout ce que disent enfin les artistes, ces dernières années – aujourd'hui, "Ceux qu'on n'a pas" de Liz Van Deuq. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. Et Emmanuelle Dancourt, journaliste indépendante. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
durée : 00:34:55 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Entretien avec Jean Bertrand Pontalis, psychanalyste, auteur du livre "En marge des jours" édité en 2002 par Gallimard. Cet entretien de l'émission "Du jour au lendemain" a été diffusé la 1ère fois le 01/05/2002. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La montagne est-elle la meilleure école pour devenir un meilleur coureur et peut-être une meilleure version de soi ?Dans cet épisode enregistré en public à Chamonix lors de l'Arc'teryx Alpine Academy, nous explorons tout ce que la montagne nous apprend : l'humilité, la gestion de la peur, la prise de décision, le goût du processus et l'importance de l'expérience.Aux côtés d'Élise Poncet, Martin Kern et Louis Derrien, nous parlons de performance, de transmission, de santé mentale et de cette relation si particulière que les coureurs entretiennent avec la montagne.Cet épisode est réalisé en collaboration commerciale avec Arc'teryx, à l'occasion de l'Arc'teryx Alpine Academy.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec : Jérôme Lavrilleux, propriétaire de gîtes. Élise Goldfarb, entrepreneure. Et Pierre Rondeau, économiste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Dans les années 1970, l'université de Dakar vit un paradoxe : l'un des plus grands intellectuels africains travaille dans ses murs, mais n'a pas le droit d'y enseigner. Son nom : Cheikh Anta Diop. Face au président Léopold Sédar Senghor et à sa négritude, il défend une vision radicalement différente de ce que pourrait être une renaissance africaine. Notre série sur les campus africains de légende se rend aujourd'hui à Dakar, au cœur d'un des grands duels intellectuels du XXᵉ siècle. De notre correspondante à Dakar, Dans les années 1970 du Sénégal post-indépendance, la pensée senghorienne domine, mais le campus de l'université de Dakar est déjà un lieu de contestation naissante. « Senghor et les étudiants, ce n'était pas facile, se rappelle Buuba Diop, historien, qui y était étudiant. Ceux qui contestaient Senghor en tant qu'étudiants étaient majoritaires. Les étudiants du Parti socialiste étaient minoritaires. C'est ainsi qu'on a dissous des organisations étudiantes. » Face à Senghor et sa négritude, un homme incarne une autre vision. Cheikh Anta Diop. C'est un intellectuel accompli. Son premier grand livre, Nations nègres et culture, est paru en 1955. Sa thèse : la civilisation égyptienne antique était une civilisation noire africaine, et c'est de cette vérité scientifique que doit partir toute renaissance du continent. « Pour Senghor, "l'émotion est nègre comme la raison est hellène". Alors là, Cheikh Anta Diop ne pouvait pas être d'accord », souligne l'historien. « La question essentielle a également été l'Égypte, l'origine de la civilisation africaine à partir de l'Égypte, etc. Ça, Senghor était tout à fait contre, explique Fatou Sow, sociologue, elle était elle aussi à l'université. Je pense que Senghor avait à la fois un respect pour cet homme intelligent et brillant quand même, et puis en même temps, une aversion pour ce qu'il écrivait. Et ils n'ont pas arrêté de se répondre l'un à l'autre. » À lire aussiCampus de légende: au Ghana, l'Institute of African Studies de Legon, lieu de rayonnement du panafricanisme [1/6] Un défenseur du wolof peu entendu Les deux hommes s'opposent aussi sur les langues : Senghor défend le français, Cheikh Anta Diop milite pour les langues africaines. Jusqu'en 1981, Diop n'aura pas le droit d'enseigner l'histoire à l'université. Relégué à l'Institut fondamental d'Afrique noire, il y crée un laboratoire de datation au carbone 14, mariant physique nucléaire et recherche sur les origines africaines. Sur le campus, dans ces années-là, les occasions de l'entendre sont rarissimes. « L'Association des historiens africains a organisé une conférence sur la haute antiquité et la Méditerranée, Cheikh Anta Diop n'était pas prévu au programme. Quelques amis sont allés voir l'association en leur disant : "Mais vous ne pouvez pas faire ce type de réflexion sans inviter Cheikh Anta Diop." Donc, ils sont allés l'inviter, raconte Fatou Sow. J'étais à cette conférence-là. Personne n'a bougé dans la salle. Il a parlé tout seul. Et ça, je pense que ça a été un moment très important parce que c'est la première fois qu'il parlait sur le campus. » Cheikh Anta meurt en 1986, à 62 ans. Un an plus tard, l'université prend son nom. L'Ifan, l'Institut fondamental d'Afrique noire, aussi. Une reconnaissance trop tardive pour Fatou Sow. Et aujourd'hui, le wolof qu'il défendait comme langue d'enseignement n'a toujours pas intégré l'université qui porte son nom. À écouter dans La marche du mondeÀ l'école de Cheikh Anta Diop
Dixième et dernier épisode de notre série consacrée aux 20 ans de la Coupe du monde de la FIFA 2006. Après avoir revécu chaque étape de ce Mondial devenu culte, il ne pouvait y avoir d'autre conclusion que la finale entre la France et l'Italie. Un match qui dépasse le simple cadre du football et qui, vingt ans plus tard, continue de susciter les débats, les émotions et les souvenirs.Pour ce dernier rendez-vous, Redha est entouré de Karim, Yoann, Gilchrist, Samuel, Raphaël, Damase et Nam's pour une émission exceptionnelle de plus de deux heures. Ensemble, les Libéros replongent dans cette soirée du 9 juillet 2006, de l'arrivée des deux équipes à Berlin jusqu'à la séance de tirs au but, en passant par les choix tactiques de Marcello Lippi et Raymond Domenech, le Panenka de Zinédine Zidane, l'égalisation de Marco Materazzi, les grands duels, les changements qui font basculer la rencontre, l'incroyable arrêt de Gianluigi Buffon devant Zidane en prolongation et, bien sûr, le geste qui marquera à jamais l'histoire de la Coupe du monde. Mais cet épisode est aussi l'occasion de prendre du recul. Pourquoi cette finale fascine-t-elle encore autant ? Pourquoi l'image de Zinédine Zidane quittant la pelouse après son expulsion est-elle devenue presque plus célèbre que le quatrième sacre mondial de l'Italie ? Que reste-t-il, vingt ans plus tard, de cette génération française, de cette Squadra Azzurra et de cette Coupe du monde si particulière ?Au-delà du match, cet épisode est aussi celui des souvenirs. Ceux des supporters, de toute une génération qui a vibré pendant un mois, et des Libéros eux-mêmes, qui referment avec émotion cette grande rétrospective consacrée au Mondial 2006.Merci d'avoir suivi cette série anniversaire. Pendant 20 épisodes, nous avons revécu les qualifications, les buts, les exploits, les surprises, les drames et les grandes histoires qui ont fait de cette Coupe du monde la plus marquante de notre histoire. Et comme toujours avec Les Libéros, derrière les résultats se cachent avant tout des hommes, des émotions et des récits qui continuent de traverser les générations.Podcast produit par Sports Content, proposé par l'OdioO ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Comme le Sénégal avant elle, s'exclame Afrik-foot, l'Égypte de Mohamed Salah a mené de deux buts face à l'Argentine mais a finalement cédé en toute fin de match face à Lionel Messi et sa bande hier en 8es de finale de la Coupe du monde, sur le score de 3 buts à 2. Les Pharaons rentrent au pays. Le Maroc est désormais le seul représentant africain encore en lice ». Et les Égyptiens peuvent avoir des regrets… En effet, soupire Ahram info au Caire, « les Pharaons semblaient sur le point de créer l'une des plus grosses surprises du Mondial en menant 2-0 grâce aux buts de Yasser Ibrahim et Mostafa Zico, avant d'être renversés par les buts de Cristian Romero, Lionel Messi et Enzo Fernandez. Une fin cruelle pour un parcours historique des Pharaons qui s'étaient qualifiés pour la première fois à une phase à élimination directe dans un Mondial ». « Les Pharaons retournent à leurs pyramides », souffle Le Pays à Ouagadougou. « Malgré la défaite, Mohamed Salah et ses camarades peuvent être fiers de ce qu'ils ont réalisé en terre américaine […]. Les Pharaons n'ont pas à rougir de cette défaite qui n'enlève rien à la qualité de leur équipe. Une sélection qui a su faire preuve de discipline et de rigueur tactique, là où beaucoup d'équipes africaines ont présenté des lacunes et des limites qui leur ont valu un retour prématuré à la maison ». Comme on se retrouve Sur le continent, tous les yeux sont donc désormais tournés vers le Maroc, dernier représentant africain… « Les quarts de finale de la Coupe du monde débuteront après-demain jeudi avec un choc très attendu entre le Maroc et la France, s'exclame le site marocain Le 360. Des retrouvailles qui ravivent forcément le souvenir de la demi-finale du Mondial 2022 au Qatar [demi-finale perdue par les Marocains 2 à 0, NDLR] ». « France-Maroc : comme on se retrouve ! », s'exclame le Desk, autre site marocain. « Mais cette fois-ci, les Lions de l'Atlas pourraient enfin briser la malédiction tricolore. […] Gagner les duels en milieu de terrain, percer les côtés, étouffer par un pressing organisé l'arrière-garde française, ou encore exploiter judicieusement les coups de pied arrêtés sont parmi les recettes d'un possible succès face à la France. Mais au-delà de l'aspect tactique, poursuit le Desk, ce duel au sommet est aussi une épreuve mentale. Là encore, les Lions de l'Atlas ont du répondant, et se présenteront sans complexes face à l'ogre de la compétition. "Le moral est excellent. Tout le monde est super motivé et, surtout, le coach inspire confiance à tout le monde", confirme une source à l'intérieur du groupe. Un tel état d'esprit participe à croire davantage en une victoire, encore plus qu'en 2022, et ce, malgré les prédictions des spécialistes et des superordinateurs. Le Maroc de 2026 paraît en effet plus armé que celui du dernier Mondial ». Deux matches vont se jouer Enfin à lire sur le site Yabiladi, cette tribune signée du chroniqueur Fouad Mazouni qui s'adresse aux quelque deux millions de Marocains de France et de Français du Maroc : « Le Marocain de France a deux cœurs et n'a pas à en amputer un. Aimer le Maroc contre la France, ou la France contre le Maroc, c'est se haïr à moitié. Ceux d'entre vous dont les enfants sont nés à Rennes comme moi ou à Créteil le savent d'instinct : jeudi soir, quelque chose de vous gagnera quoi qu'il arrive. Peu d'hommes ont ce privilège ; ne le gâchez pas en choisissant un camp dans votre propre poitrine. […] Onze hommes courent sur une pelouse lointaine ; nulle prière de canapé, nul maillot enfilé rituellement, nulle télévision insultée n'a jamais dévié un ballon. En revanche, la main qui ne brûle rien, la bouche qui n'insulte pas, le klaxon qui fête sans effrayer relèvent de nous seuls. […] Jeudi soir, deux matches se joueront, conclut le chroniqueur de Yabiladi. L'un sur la pelouse, entre vingt-deux joueurs, et nous n'y pouvons rien. L'autre sur les Champs-Élysées, à Barbès, à la Guillotière, place du Capitole, et nous y pouvons tout ».
L'Océanie ancienne : de Maui à Kamehameha Ier : dernière glaciation-début du XIXe siècleDe Sumatra à l'île de Pâques, un ensemble d'îles, dont l'une a la dimension d'un continent, forme l'Océanie, qui occupe un tiers de la superficie de la terre. Son histoire commence voici 70000 ans, quand des populations venues d'Asie traversent des étendues marines pour poursuivre leur route vers l'est. Ceux qui migrent tôt dans ce qui deviendra l'Australie et la Nouvelle-Guinée restent terriens. Les autres deviennent définitivement des hommes et des femmes de la mer avec l'arrivée des Austronésiens. Au gré des variations climatiques et de leurs connaissances techniques, ils peuplent les îles, jusqu'à atteindre les rivages de l'Amérique avec leurs pirogues. L'Océanie est un espace ouvert et très vite mondialisé dans sa partie occidentale ; les échanges s'avèrent souvent vitaux pour les insulaires.Cette histoire est plurielle. Elle inclut le destin de thalassocraties comme Srivijaya, Majapahit ou Tonga, de principautés structurées, des Moluques aux Hawaï, ou encore de simples chefferies héréditaires ou gouvernées par des « big men », en Mélanésie et chez les Papous. Les organisations sociales qui en résultent évoluent au gré des contacts avec les Indiens, les Chinois et les Malais en Insulinde, ou des migrations, notamment des Polynésiens en Mélanésie. Les populations évoluant en vase clos sont rares : elles le deviennent à la suite d'un événement climatique, comme en Nouvelle-Zélande ou sur l'île de Pâques, isolées à partir du XVe siècle à la suite de modifications des vents et des courants. Les Aborigènes sont une exception : un monde à part, sans contact avec l'extérieur, si ce n'est à quelques rares occasions sur les côtes nord du continent. L'arrivée brutale des Européens, à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, terme de cet ouvrage, bouleverse ces sociétés : elle provoque des désastres démographiques, des transformations économiques, politiques et culturelles de grande ampleur, parfois jusqu'à l'effondrement.Pour écrire l'histoire de ces espaces en mouvement constant, dont les traces sont ténues et les sources écrites rares, Dominique Barbe mobilise d'abondantes recherches ethnologiques et anthropologiques. Il emprunte les pistes ouvertes par l'étude du génome humain, l'histoire du climat et de l'environnement. Les avancées récentes de l'archéologie, avec ses techniques novatrices, apportent des connaissances et des éclairages nouveaux. Enrichi d'une quarantaine de cartes originales, illustré de près de deux cents documents, ce livre, sans équivalent, retrace l'histoire de ces hommes et de ces femmes qui eurent la volonté de rester toujours et partout en relation avec la mer.L'auteur, Dominique Barbe, est notre invité en studioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, et Zohra Bitan, fonctionnaire, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
✨ Suis-moi sur Instagram : instagram.com/laurita.socaliente/ Sois un peu méchant(e)... Ceux qui ont compris ce qui suit dans cet épisode sont les plus heureux, et les plus successful ! - Tu seras toujours jugé(e) - Être un aimant à narcissique - Ils se fichent de ton inconfort - Dire (que) oui donne une image peu demandée - Arrête d'attendre toi-même des autres - C'est facile de t'aimer quand tout va bien - Ils pensent que tu penses que tu es mieux qu'eux... Et bien d'autres réflexions. A tout de suite ;)
Très prisée des touristes comme des habitants de la capitale vietnamienne, la vente sur les trottoirs fait partie du quotidien d'Hanoï. Mais les autorités entendent désormais mieux encadrer, voire restreindre, ces activités. En intensifiant les contrôles et les amendes contre les vendeurs informels, la ville bouscule aussi une part de la culture locale. De notre correspondant à Hanoï, Riz, thé, ventilateurs, oiseaux, coiffeurs ou vendeurs de poissons rouges : on trouve de tout sur les trottoirs d'Hanoï. Mais depuis de nombreuses années, la ville entend « rendre les trottoirs aux piétons ». Installée sur un tabouret en plastique, devant son magasin débordant d'objets et de condiments en tout genre, cette vendeuse a retiré les cartons et les étagères du trottoir qu'elle occupait jusque-là. Dans ce vieux quartier populaire d'Hanoï, de nombreuses activités commerciales s'exercent sur ces espaces, au détriment des passants. « Ceux qui n'ont pas de maison ou de local ne pourront plus vendre, déplore la commerçante. On pourra seulement louer, ou vendre, à l'intérieur des maisons. Parce que les gens ont le droit de louer ou d'exercer à l'intérieur, mais pas sur le trottoir. L'État n'autorise pas la vente sur les trottoirs, car ils doivent être réservés aux piétons. » Depuis son bia hoi, établissement où l'on sert la bière pression locale du même nom, cette commerçante a perdu presque la moitié de sa clientèle. Il y a quelques mois encore, elle vendait sa bière, son riz sauté et son alcool de riz à l'abricot depuis le trottoir, désormais transformé en parking pour scooters. « Ma clientèle a diminué de moitié. Vraiment de moitié, voire davantage, dénonce-t-elle. Et encore, moi, j'ai la chance de pouvoir louer un local. J'ai donc un espace à l'intérieur. Mais beaucoup de personnes ne vendent que sur le trottoir. Pour elles, cela signifie perdre totalement leur activité. » À lire aussiAu Vietnam, la progression rapide de l'obésité inquiète les autorités « Au Vietnam, s'installer sur le trottoir fait partie de la culture » Jusqu'ici occupés de manière informelle, à la limite de la légalité, certains trottoirs pourraient désormais être loués dans un cadre réglementé. La ville d'Hanoï envisage d'expérimenter la location d'une partie de ces espaces. Avec un tarif maximal d'un euro cinquante par mètre carré, des commerçants triés sur le volet pourraient ainsi bénéficier d'un droit d'usage encadré. « Quand on ne peut plus servir sur le trottoir, les clients doivent s'asseoir à l'intérieur, mais ils n'aiment pas ça. Il fait chaud, c'est étroit et bruyant, explique une commerçante. Si l'État nous autorise à louer une partie du trottoir, je le ferai pour pouvoir y servir mes clients. Dans mon établissement, les gens préfèrent s'asseoir dehors. Au Vietnam, s'installer sur le trottoir fait partie de la culture. Donc, si cela devient possible, je louerai cet espace. » Les demandeurs devront remplir plusieurs critères. Ils devront notamment obtenir l'accord d'au moins 50 % des propriétaires et des habitants concernés, maintenir un passage piéton continu d'au moins 1,5 mètre et installer des caméras de surveillance. Les bénéficiaires devront également disposer d'un local donnant sur la rue concernée. Les commerces occupant illégalement le trottoir s'exposeront, quant à eux, à des sanctions plus lourdes, pouvant atteindre 200 euros. À lire aussiTo Lam, le puissant et ambitieux leader vietnamien qui s'inspire de Xi Jinping
Beaucoup d'Indiens ont fui la misère de leur pays pour s'installer aux États-Unis. Mais, dans les années 90 à New York, un membre de la communauté indienne a transformé le rêve américain en cauchemar en tuant ses pairs. Ceux qui osent parler à la police sont menacés ou assassinés. Mais malgré tout, deux hommes refusent de plier l'échine. Leur témoignage permettra à des agents du FBI d'exposer au grand jour les opérations frauduleuses du coupable. “Les dossiers du FBI” est un podcast coproduit par Initial Studio et New Dominion Pictures, adapté de la série documentaire audiovisuelle "FBI Files" produit par New Dominion Pictures. Cet épisode a été écrit par Michael Martin et Mark Marabella. Il a été réalisé par Dave Haycox.Bonne écoute ! Pour découvrir nos autres podcasts, suivez Initial Studio sur Instagram et Facebook. Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic, Astrid Verdun et Mandy Lebourg Montage : Victor BenhamouIllustration : Initial StudioAvec la voix d'Olivier SitrukHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Beaucoup d'Indiens ont fui la misère de leur pays pour s'installer aux États-Unis. Mais, dans les années 90 à New York, un membre de la communauté indienne a transformé le rêve américain en cauchemar en tuant ses pairs. Ceux qui osent parler à la police sont menacés ou assassinés. Mais malgré tout, deux hommes refusent de plier l'échine. Leur témoignage permettra à des agents du FBI d'exposer au grand jour les opérations frauduleuses du coupable. “Les dossiers du FBI” est un podcast coproduit par Initial Studio et New Dominion Pictures, adapté de la série documentaire audiovisuelle "FBI Files" produit par New Dominion Pictures. Cet épisode a été écrit par Michael Martin et Mark Marabella. Il a été réalisé par Dave Haycox.Bonne écoute ! Pour découvrir nos autres podcasts, suivez Initial Studio sur Instagram et Facebook. Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic, Astrid Verdun et Mandy Lebourg Montage : Victor BenhamouIllustration : Initial StudioAvec la voix d'Olivier SitrukHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, Donald Trump, et plus généralement l'ensemble de la sphère Maga, s'emploient à imposer leur propre vision de l'Amérique. Illustration en Pennsylvanie, là où la Déclaration d'Indépendance des États-Unis fut signée le 4 juillet 1776. De notre envoyé spécial de retour de Pennsylvanie, Elles sont alignées comme à la parade, le nom de leur propriétaire collé sur le pare-brise, le capot relevé pour mieux apprécier ce qu'elles ont dans le ventre. Il y en a pour tous les goûts : un antique pick-up Chevrolet bleu turquoise, un coupé Buick de 1973, plusieurs Dodge Challenger, et même un corbillard. Des dizaines au total. Penchés au-dessus des moteurs, des visiteurs de tous âges. Beaucoup arborent des tee-shirts aux couleurs des États-Unis ou floqués du mot « liberté ». Le parti républicain du comté de Lackawanna a choisi ce cinéma en plein air pour célébrer les 250 ans de l'Indépendance du pays. Le 4-Juillet n'est que dans trois semaines, mais ici, sur les hauteurs de Dickson City, la fête bat déjà son plein. Tout a été prévu pour la rendre mémorable : un défilé de motos, de quoi se restaurer, des concerts, deux films sur écran géant… Mais le clou de la journée, c'est cette exposition de véhicules d'exception. Tout un symbole. « C'est une part d'histoire. Ce sont des voitures qui ont marqué notre jeunesse. Ce sont aussi des voitures qui ont été construites ici et exportées partout dans le monde. Cela permet de montrer aux jeunes ce qui a contribué à faire la richesse de notre pays », s'enthousiasme Dan Naylor, le président des Républicains du comté de Lackawanna, avant de s'adresser à la petite foule présente pour convoquer une nouvelle fois l'histoire, plus ancienne celle-là. « Le plus grand pays au monde » Il y est question de Paul Revere, un orfèvre de Boston devenu célèbre pour avoir averti les patriotes américains de l'arrivée imminente de l'armée britannique à Lexington en 1775. « Et qui répondit à ce cri ? Ce furent des gens ordinaires, qui se mobilisèrent, qui vainquirent les Anglais et qui fondèrent ce pays ! », lance Dan Naylor au micro. « Nous devons donc être reconnaissants envers ces personnes qui ont sacrifié leurs vies pour faire de ce pays ce qu'il est, et nous devons le préserver. Et souvenez-vous : nous sommes le plus grand pays au monde et c'est ce que nous pouvons célébrer aujourd'hui. » Un discours en écho à celui de la Maison Blanche, bien décidée à faire de ce 250è anniversaire celui d'une nation glorieuse, purgée de l'esclavage et du racisme. « Je ne vois pas les couleurs. Ok ? Pour moi, on a tous le sang rouge », balaie ainsi JoAnne Mayer, l'organisatrice de l'événement, lorsqu'on l'interroge sur cette Amérique blanche et chrétienne que cherchent à promouvoir Donald Trump, son administration et le mouvement Maga en général. « Cette administration met l'accent sur les valeurs de l'individu, indépendamment de sa race, de son âge, de son origine ethnique, de son sexe ou de toute autre caractéristique qui fait de lui ce qu'il est », défend Rob Coco, responsable de la branche locale de l'association ultra-conservatrice Turning Point USA. Enveloppé dans un drapeau américain, l'étudiant de 22 ans semble oublier les attaques contre les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, les opérations de la police de l'immigration apparemment guidées par le simple délit de faciès, ou encore le redécoupage électoral favorable aux Afro-Américains remis en cause en Louisiane. « Je pense qu'il ne faut pas catégoriser les gens. Nous sommes tous des habitants de cette Terre, s'enflamme le jeune homme dans un élan missionnaire. Nous venons tous du même Créateur, et nous avons tous la chance d'être ici aujourd'hui, car la vie est sacrée. Alors, au lieu de juger, au lieu de parler de ce qui nous différencie, nous devrions simplement apprécier le fait d'être ici aujourd'hui et d'avoir la possibilité de l'être. » Une ode à l'unité qui peine à masquer la réalité d'un pays fracturé. À lire aussiTrumpisme au Canada: comment les idées MAGA gagnent du terrain Progressisme et armes à feu À 200 kilomètres de là, une dizaine de personnes se sont donné rendez-vous dans une armurerie de Lancaster. Elles sont toutes membres du Liberal Gun Club (LGC), un club de tir classé à gauche. « C'est une association de possesseurs d'armes à feu qui partagent les mêmes convictions, qui croient aux droits civils et aux droits constitutionnels. C'est un groupe composé de personnes vraiment, vraiment formidables ! », vante Christopher Caruana, le secrétaire de la branche pennsylvanienne du LGC. Sa longue barbe blanche, son verre de lunette fumé et ses bras tatoués donnent à ce septuagénaire un air de pirate. L'endroit fait aussi stand de tir. Au bout de la rangée, Molly teste des pistolets de différents calibres avec son père. À 22 ans, elle vient de terminer le college, le premier cycle universitaire, et s'apprête à quitter le domicile familial. Il lui faut donc une arme. Reste à trouver la bonne. « Je fais 1 mètre 50 et je ne me sens pas capable de me défendre toute seule sans une arme », justifie la jeune femme. Un sentiment d'insécurité renforcé, dit-elle, par la façon dont « Trump et son entourage ont encouragé les hommes à considérer les femmes comme inférieures à eux et comme des objets sexuels ». Le Liberal Gun Club compte aujourd'hui quelque 5 000 adhérents à l'échelle nationale. En novembre 2024, juste avant la seconde élection de Donald Trump, ils étaient moins de 3 000. Ceux qui sont là aujourd'hui sont quant à eux des membres de plus longue date. Mais tous font part de leur inquiétude au sujet de ce président que certains qualifient de « fasciste ». C'est le cas de Sam, longtemps opposé aux armes à feu, jusqu'à ce que la première élection de Donald Trump et l'attaque à la voiture-bélier commise par un sympathisant néo-nazi à Charlottesville en 2017 le fassent changer d'avis. « Je suis juif, ma femme est d'origine portoricaine, témoigne-t-il. J'ai acheté des armes par précaution lors du premier mandat, mais quand il a été réélu, avec ma famille, on a songé à quitter le pays. Aujourd'hui, on essaie d'avoir des amis partout où l'on peut. » À écouter aussiÉtats-Unis: les républicains toujours pour le port d'armes malgré les tentatives d'assassinat contre Donald Trump Des livres interdits Tandis que certains songent à quitter le pays ou à se battre arme au poing, d'autres résistent déjà. Liz et Linda sont de ceux-là. Les deux vénérables retraitées font partie des Freedom Readers, un club de lecture fondé il y a quatre ans. « À la base, c'est juste un petit groupe de dames intéressées par la lecture de livres susceptibles d'être contestés ou qui l'ont déjà été par des personnes cherchant à promouvoir cette idée d'une Amérique blanche et chrétienne », explique Liz, chemisier imprimé léopard et brushing impeccable. Ce jour-là, c'est dans sa maison d'un quartier cossu d'Elizabethtown qu'elles tiennent salon. Deux livres sont posés sur la table basse : Le Château de verre, de Jeannette Walls, et La Petite Fille de la rue Mango, de Sandra Cisneros. En novembre 2025, les deux ouvrages ont été bannis du programme et des bibliothèques scolaires d'Elizabethtown, au même titre que le film Roméo et Juliette et La Haine qu'on donne, un roman d'Angie Thomas sur la question du racisme et des violences policières. Pourquoi ? Mystère. « Le conseil d'établissement ne donne jamais les raisons de ces interdictions. Mais l'un de ses membres a apporté une image déformée du personnage central de ce livre, relate Liz à propos de La Petite Fille de la rue Mango. Il a affirmé qu'elle cherchait à attirer l'attention des hommes pour les manipuler. C'était une description complètement faussée. » L'association Etown Common Sense s'est aussi emparée de la question, l'une des nombreuses sur lesquelles elle ferraille avec ceux qu'elle désigne comme des « nationalistes chrétiens ». « En tant que parents et citoyens, nous voulons que nos écoles publiques restent véritablement publiques, ouvertes, libres et impartiales pour l'ensemble de notre communauté », insiste Kelly Fuddy, présidente de l'association et mère de deux enfants scolarisés au collège du district. À lire aussiCensure de livres aux États-Unis: le rempart conservateur contre le wokisme Le tournant Covid L'interdiction des livres par les conseils d'établissement n'est pas un phénomène nouveau, que ce soit en Pennsylvanie ou ailleurs aux États-Unis. Mais le « Keystone State » est l'un des plus touchés. En 2022, il figurait même à la deuxième place du classement établi par PEN America des États recensant le plus grand nombre de livres interdits. Un comble pour ce territoire fondé par William Penn selon les principes de tolérance et de liberté. « Cela a vraiment pris de l'ampleur en 2020 et 2021 avec le Covid-19, observe Kelly Fuddy. Beaucoup de gens qui n'étaient peut-être pas impliqués politiquement se sont mobilisés et continuent de l'être. Il s'agit pour l'essentiel d'électeurs de Donald Trump. » La mère de famille pointe aussi la responsabilité d'organisations nationales, telles que Moms for Liberty ou la Heritage Foundation, qui ont trouvé dans ce comté de Lancaster « un terrain fertile » pour cultiver leur projet politique. Les ouvrages jugés contraires aux bonnes mœurs ou faisant l'apologie de « l'idéologie woke » sont les premiers ciblés. « Ils prétendent défendre les enfants, mais ils déforment en réalité la définition de ce qui est sexuellement explicite, de ce qu'est la pornographie, reproche Kelly Fuddy. Et ils nient l'expertise professionnelle de nos éducateurs à qui nous confions nos enfants. » Et gare aux enseignants qui tentent de faire barrage aux censeurs. Kristy Moore l'a appris à ses dépens. Cette professeure d'anglais raconte avoir été victime de menaces de mort et de violences. Elle a aussi été la cible de photomontages publiés sur les réseaux sociaux, l'accusant de vouloir permettre aux collégiens d'accéder à des contenus pornographiques. Mais pas question pour elle d'abdiquer : « Si je les laisse m'intimider, je ne pourrai plus continuer à faire mon travail. » Nous avons contacté l'organisation Moms for Liberty et la présidente du conseil d'établissement d'Elizabethtown. Toutes deux ont répondu qu'elles ne souhaitaient pas participer à ce reportage. Des esclaves invisibilisés Au-delà de ces interdictions menées à l'échelle locale, le pays est aussi le théâtre d'une vague de censure dirigée depuis le sommet de l'État. Ce sont des milliers de photos d'archives de l'armée rendues inaccessibles, des dizaines et des dizaines de mots bannis de la communication gouvernementale. Ou encore ce décret signé par Donald Trump en mars 2025 pour « rétablir la vérité et le bon sens dans l'histoire américaine ». L'ordre est donné de retirer des parcs nationaux et des sites historiques tous contenus qui « dénigre de manière inappropriée les Américains, qu'ils soient vivants ou décédés ». À Philadelphie, cela se traduit par le retrait de l'exposition consacrée aux neuf esclaves de George Washington à la President's House, l'ancienne demeure du premier président des États-Unis et de son successeur John Adams. « Une super exposition, estime Dan, qui en assure la visite. Elle raconte qui étaient ces neuf esclaves et quel était leur rôle. » La ville et différentes organisations contre-attaquent au tribunal. Ordre est donné de la réinstaller, avant qu'une nouvelle décision de justice ne stoppe tout. Dan ne s'en remet pas. « Il y a encore des murs vides, des vidéos qui ne fonctionnent pas… Je trouve ça plutôt horrible au moment où l'on célèbre nos 250 ans. » Namrta, elle, est parfaitement remontée. Les yeux braqués vers la caméra d'un téléphone portable, la responsable de Get Free Philly dit tout le mal qu'elle pense de cette censure à ses abonnés. « Ce que vous voyez, vitupère la jeune femme, c'est juste un nouvel exemple de la façon dont le mouvement Maga et le gouvernement révisent l'histoire. Aujourd'hui, nous sommes à l'heure du choix : continuer ainsi pendant 250 ans à faire l'autruche ou alors nous ranger du bon côté de l'histoire en assumant et en réparant nos erreurs. » Le décret de Donald Trump ordonne aussi au ministère de l'Intérieur, qui gère les parcs nationaux et les espaces publics, de remettre en place les statues et monuments démontés ou dégradés lors du mouvement Black Lives Matter. Il cible également les musées de la Smithsonian Institution, notamment le futur Musée national de l'histoire des femmes à Washington, pour l'empêcher de « reconnaître les hommes comme des femmes ». Référence aux femmes transgenres. À lire aussiÉtats-Unis: Charlottesville déboulonne ses statues confédérées après des années de polémique « L'Amérique n'a jamais été un grand pays » Dans la capitale fédérale, malgré les tentatives de l'administration de l'effacer, la mémoire de l'esclavage reste vive dans le quartier d'Anacostia. Et particulièrement en ce 19 juin. Les habitants célèbrent Juneteenth, le jour de l'Émancipation. Le 19 juin 1865, à Gavelston, au Texas, les esclaves afro-américains apprenaient qu'ils étaient libres. « Mais que signifiait être libre pour les personnes noires à cette époque ? », s'interroge Sir Harvey Fitz, l'animateur de la journée. C'est précisément la question à laquelle doivent répondre les quelques centaines de personnes qui font face à la scène. « La liberté, c'est l'amour », affirme quelqu'un. « La liberté, c'est avoir suffisamment d'espace pour être soi-même », estime un autre. À l'ombre d'un arbre, Maleka écoute en souriant. Lorsqu'on lui demande si elle se sent libre, elle, aujourd'hui, aux États-Unis, la quadra aux grandes boucles d'oreilles colorées pousse d'abord un long soupir. « Je suis libre de plein droit, mais je ne me sens pas toujours libre certains jours, à cause de la nature oppressive de notre régime politique. » Elle dénonce pêle-mêle les atteintes aux libertés civiles et individuelles, la remise en cause de l'héritage du mouvement pour les droits civiques, qu'elle pensait pourtant acquis. « Même si je suis libre, poursuit Maleka, je suis très consciente que c'est une chose fragile et que je dois continuer à me battre pour ça, à m'exprimer et à m'opposer aux injustices. » Elle juge aussi le mouvement Maga – Make America Great Again – totalement absurde. « À quel moment l'Amérique a été grande ? Ça a toujours été un pays en quête de grandeur, mais ça n'a jamais été un grand pays, considère-t-elle. C'est insupportable, en tant que femme noire, de vivre littéralement à moins de sept kilomètres de la Maison Blanche et de celui qui y réside. Alors que ce sont des esclaves qui l'ont construite, la Maison Blanche ne reconnaît pas que le pays a construit son économie sur le dos de l'esclavage. » De l'autre côté du fleuve, le National Mall se prépare à accueillir la grande foire imaginée par Donald Trump pour célébrer le 4-Juillet. Plusieurs États démocrates ont d'ores et déjà annoncé la boycotter. La Pennsylvanie, elle, a finalement choisi d'y participer.
Ecoutez L'oeil de Greg Duth du 02 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Le nouveau congé de naissance va bel et bien voir le jour. C'est un nouveau droit, allant jusqu'à deux mois de congés supplémentaires, qui s'ouvre aux parents. Il y a un concert de ricanements pour les uns, de consternation pour les autres. On se plaint de la démographie qui plonge, des jeunes couples qui ne veulent plus de bébés, des difficultés de garde pour les nourrissons. Ruth Elkrief pense donc que c'est une bonne nouvelle. Elle est pour ce congé de naissance. Elle rappelle que toutes les études sur la démographie montrent que le partage des tâches et des responsabilités dans un couple est un encouragement aux naissances. Cette question d'égalité à l'intérieur du couple parental est essentielle, et ce congé l'illustre parfaitement. La Poste est-elle en danger de mort ? Selon un rapport parlementaire qui vient de paraître, il y a deux options pour l'avenir de cette société anonyme française qui n'est pas comme les autres et qui est un symbole républicain : soit mourir lentement, soit se réinventer. Et tous ces symboles autour de cette entreprise rendent les pistes de réforme particulièrement explosives. Mais Catherine André rappelle que le constat économique est là. Par exemple, on ne distribue plus que 5 milliards de lettres en France en 2025, contre 17 milliards en 2005. Malgré tout, La Poste dispose encore de leviers économiques importants, comme la distribution de colis, les activités assurantielles et la banque postale. Mais pour Catherine André, une réforme s'impose. Abnousse Shalmani s'est intéressée au coup de force des intégristes en Suisse. Le schisme dans l'Église catholique refait surface. Depuis le 1er juillet, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X a consacré quatre évêques, dont deux Français, un Américain et un Suisse, sans mandat pontifical. La réponse du Vatican ne s'est pas fait attendre, prenant, 24 heures plus tard, un décret d'excommunication à l'encontre de ces évêques, les quatre consacrés et les deux consacrants. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géographie, Fatima Aït Bounoua, prof de français, et Abel Boyi, éducateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
durée : 00:13:00 - Le 6/9 de l'été - par : Dominique Seux, Thomas Porcher - La semaine a été éprouvante pour les Français, avec des records de température battus tous les jours. Un angle a presque dominé tous les autres : la climatisation. Ceux qui étaient pour sont restés pour, ceux qui étaient contre ont parfois changé d'avis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, Zohra Bitan, fonctionnaire, Fatima Aït Bounoua, prof de français, et Didier Giraud, agriculteur en Saône-et-Loire, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall.
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
Merwan Mery a été négociateur au sein des forces spéciales françaises, fondateur de l'agence ADN et son dernier livre se nomme "L'élégance de la manipulation." Tout un programme :)Je me suis dit depuis longtemps que la négociation, c'était une compétence pour les autres, je me défini moi même comme "nul" dans le domaine, aussi parce que je n'aime pas le conflit. Et puis en lisant le livre puis en discutant avec Merwan je me suis rendu compte que j'avais tout faux. Il est né au Liban en 1975, son père a sauvé sa famille d'un peloton d'exécution par les seuls mots. Et depuis, Marwan a fait de ça une vie entière.Dans cet épisode, nous parlons de pourquoi éviter le conflit, c'est se condamner à perdre, des vrais leviers pour débloquer une négociation, de ce que Trump révèle d'un négociateur piégé par sa propre rhétorique, et de comment sortir quelqu'un d'une emprise sans jamais casser le lien.J'ai questionné Marwan sur les 6 mécanismes universels qui nous rendent tous perméables à la manipulation, sur la différence entre gain réel et gain perçu, sur la technique d'inoculation psychologique pour protéger quelqu'un qu'on aime et évidemment sur la manipulation.Citations marquantes"Je préfère gérer 100 psychopathes, 200 sociopathes, 400 pervers qu'un passif agressif. C'est pas une blague.""La clôture d'une négociation ne se fait que sur de la perception. Il n'y a rien de rationnel.""L'absence de résistance de ta part ne fera qu'augmenter le niveau d'exigence de l'autre.""On est tous manipulés, on est tous manipulateurs et on est tous manipulables.""Si vous ne décidez pas pour vous, les gens décideront pour vous. C'est le principe de l'indécision."Idées centrales Idée 1 — La manipulation n'est pas un défaut moral, c'est une nécessité humaine Marwan distingue l'influence de la manipulation par un seul critère : l'intention. Pas l'acte. On manipule tous dès l'enfance, avant même de savoir parler — dès qu'on oriente la réalité pour obtenir quelque chose. Ne pas exercer d'influence sur l'autre, c'est se soumettre à lui. Refuser cette réalité ne protège pas, ça fragilise. C'est pourquoi se réconcilier avec la manipulation, c'est le début de la liberté. Timestamp : 02:17 – 20:30Idée 2 — Distinguer position et enjeu : la clé de 100% des conflits Derrière chaque position affichée se cache un enjeu réel qui n'a, dans la quasi-totalité des cas, rien à voir avec elle. La prise d'otage de Munich en 1972 ? La position, c'est la libération de prisonniers. L'enjeu, c'est la cause palestinienne. Tant qu'on répond à la position, on ne résout rien. La seule voie, c'est de comprendre ce qu'il y a en dessous — et c'est toujours caché. Timestamp : 09:47 – 11:00Idée 3 — L'ICP, intérêt commun partagé : transcender le conflit plutôt que l'affronter Quand tout oppose deux parties, le seul levier est de trouver la chose sur laquelle les deux peuvent dire oui. En grande distribution, face à l'hyperinflation : le distributeur et le fournisseur s'opposent sur tout — sauf sur une chose, faire revenir le consommateur en magasin. Ça suffit à créer un espace de négociation là où il n'y en avait plus. Timestamp : 11:00 – 16:00Idée 4 — Les 6 mécanismes universels de perméabilité Marwan en a identifié six qui s'appliquent à tous, quelle que soit la culture : la mortalité (on agit pour ne pas mourir), l'émotion (qui prend souvent le pas sur la raison), le besoin de croire (donner du sens à ce qu'on ne comprend pas), la dissonance cognitive (les histoires qu'on se raconte pour éviter l'inconfort), le bénéfice supérieur (toutes nos actions sont guidées par lui), et l'économie des ressources (on choisit toujours le chemin le plus court). Ces six leviers font de chacun de nous une cible permanente. Timestamp : 23:39 – 27:08Idée 5 — Ce qui compte, c'est le gain perçu, pas le gain réel Une négociation ne se clôture jamais sur des faits — seulement sur un sentiment. Quelqu'un qui se bat quatre heures pour obtenir 1% sera plus satisfait que celui qui obtient 20% en claquant des doigts. Le travail du négociateur, c'est de provoquer chez l'autre le sentiment de satiété — lui donner l'impression qu'il a tout arraché, même s'il a tout perdu. Timestamp : 38:02 – 40:41Idée 6 — L'inoculation psychologique comme outil contre l'emprise Dire à quelqu'un "ton partenaire te manipule, regarde ce qu'il fait" ne sert à rien — le manipulateur l'a préparé à entendre exactement ça. En revanche, si on liste à l'avance les méthodes que le manipulateur va utiliser, sans cibler personne, la personne sous emprise fait elle-même le lien quand ces méthodes apparaissent. C'est l'électrochoc qui ouvre la fenêtre. Timestamp : 1:02:50 – 1:04:36Idée 7 — L'IA et la société sans friction : ce qu'on est en train de perdre Plus une technologie promet de réduire l'effort, plus on l'adopte silencieusement. GPS, ascenseurs, smartphones — et maintenant l'IA. Le problème : on perd les compétences que ces outils remplacent. Et les générations qui n'ont connu que l'après ne peuvent même plus se poser la question. La friction, c'est ce qui donne de l'expérience. L'enlever, c'est enlever le sens. Timestamp : 28:17 – 36:53Questions posées dans l'interviewLe titre L'élégance de la manipulation est volontairement transgressif — pourquoi choisir un mot que tout le monde fuit ?À quel âge commence-t-on à manipuler ?Qu'est-ce qui t'a amené à en faire une carrière — et quel rôle a joué ton histoire personnelle ?Comment passe-t-on de quelqu'un qui évite le conflit à quelqu'un qui sait le gérer ?Comment distinguer position et enjeu dans un conflit — et comment trouver l'ICP ?Que révèle Trump, lu à travers le prisme d'un négociateur professionnel ?Savoir qu'on est manipulables, est-ce libérateur ou anxiogène ?Comment repérer qu'on est dans une bulle de filtre algorithmique — et comment s'en extraire ?Quels sont les premiers signaux d'une emprise dans un couple, et comment sortir quelqu'un d'une emprise sans briser le lien ?Face à quelqu'un qui refuse de bouger, quelle est la pire erreur — et quelle question fonctionne vraiment ? Références citéesLivresL'élégance de la manipulation — Merwan Mehri (livre principal de l'épisode)The Art of the Deal — Donald Trump, cité pour illustrer la méthode du passage en force (16:11)Événements historiquesPrise d'otage de Munich, JO 1972 — exemple canonique de distinction entre position affichée et enjeu réel (10:30)Guerre du Liban, 6 décembre 1975 — le père de Marwan sauve la famille par la négociation face à un peloton d'exécution (03:35)Études et donnéesÉtude Universcience sur l'esprit critique : 76% des Français pensent avoir un bon esprit critique, 40% refusent de parler à des gens avec qui ils ne sont pas d'accord (52:28)Statistiques ONU sur la démographie mondiale : 8 milliards aujourd'hui, 10 milliards en chiffres médians d'ici 2050 (1:05:14)Références culturellesStranger Things (Netflix) — mentionné par Marwan pour évoquer la simplicité perçue des années 80 (1:05:14)Pyramide de Maslow — référencée sur le bonheur dans les sociétés riches (1:10:19)AutresFabrice Midal — cité en parallèle, discussion sur la société sans friction et l'expérience (27:08)Agence ADN — l'agence de Marwan, forme 3 000 à 4 000 personnes par an sur tous les continents (1:14:02)Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction : manipulation, un mot qui fait peur Gregory se dit mauvais négociateur, Marwan aussi. Et pourtant. L'épisode s'ouvre sur une tension : pourquoi appeler un livre L'élégance de la manipulation quand le mot lui-même fait fuir ?02:17 — Manipulation vs influence : tout est dans l'intention Ce qui différencie les deux, ce n'est pas l'acte — c'est l'intention derrière. On peut manipuler positivement et influencer négativement. Le médecin qui te dit que c'est "le seul médicament" te manipule. On l'accepte parce que l'intention est bonne.03:35 — L'histoire personnelle de Marwan Né au Liban en 1975. Son père a sauvé la famille d'un peloton d'exécution le 6 décembre de la même année, par la seule force de la négociation. C'est là que tout a commencé.05:48 — Comment se réconcilier avec le conflit Le conflit n'est pas une violence. C'est l'expression normale d'un désaccord. Savoir le gérer, c'est un hard skill comme les maths. Ceux qui savent se battre n'ont pas peur de se promener à deux heures du matin. Ceux qui savent négocier vivent différemment.09:47 — La distinction position/enjeu : la clé de tout Derrière chaque position affichée se cache un enjeu réel — et dans 100% des cas, les deux n'ont rien à voir. Le mari en retard et la dispute qui s'ensuit : ce n'est pas le retard le sujet. C'est un besoin de respect qui n'est pas comblé.11:00 — L'ICP : intérêt commun partagé Même quand tout oppose deux parties, il existe toujours quelque chose sur quoi les deux peuvent dire oui. C'est cet espace-là qu'il faut trouver. Distributeur vs fournisseur en pleine hyperinflation : l'ICP, c'est faire revenir le consommateur en magasin. Sans ça, tout le monde perd.16:01 — Trump analysé par un négociateur des forces spéciales Trump est prévisible dans son imprévisibilité. Il pousse les curseurs au maximum, ça fonctionne face aux faibles. Mais face à l'Iran — qui ne se perçoit pas comme faible et n'a rien à perdre — il se retrouve dans une situation impossible. C'est le syndrome du tigre blessé.23:39 — Les 6 mécanismes universels de perméabilité Mortalité, émotion, besoin de croire, dissonance cognitive, bénéfice supérieur, économie des ressources. Ces six leviers s'appliquent à tout le monde, partout, toujours. Connaître les 250 biais cognitifs du codex ne suffit pas à s'en protéger.37:46 — La clôture d'une négociation : rien de rationnel Le gain réel ne compte pas. Ce qui compte, c'est le gain perçu. Battu 4 heures pour 1% = satisfaction maximale. Obtenu 20% en claquant des doigts = sentiment d'avoir laissé de l'argent sur la table. Le travail du négociateur, c'est de provoquer le sentiment de satiété.42:27 — Les 4 pouvoirs pour asseoir sa crédibilité Institutionnel (ton statut), situationnel (ce que tu sais faire que les autres ne savent pas), relationnel (ta capacité à créer le lien), personnel (ce que tu es, ton genre, ton charisme, ta couleur de peau). On n'existe qu'au travers du pouvoir que l'autre nous confère.44:44 — Le passif agressif : le profil le plus dangereux Marwan préfère 100 psychopathes à un passif agressif. Ce sont des gens qui sabotent le système de l'intérieur, qui retournent les équipes contre le patron, qui ne quittent jamais l'entreprise parce qu'ils savent qu'ils ne sont pas bankable ailleurs.51:41 — Bulles de filtre : impossible de s'en protéger seul Les algos confirment toujours ta pensée originelle. Connaître les biais ne suffit pas à les éviter. La seule vraie protection : ne pas rester seul dans ses décisions. L'isolement décisionnel, c'est ce qui nous tue.58:01 — Emprise dans un couple : les deux signaux à surveiller Privation de liberté et contrôle coercitif. Les deux s'installent si progressivement qu'au bout de deux ans, les gens ne se rendent même plus compte que demander la permission pour sortir, ce n'est pas normal.1:02:50 — L'inoculation psychologique Ne pas dire "il te manipule, regarde". Mais lister à l'avance les méthodes qu'il va utiliser. Quand il les utilise, la personne fait le lien elle-même. C'est l'électrochoc qui ouvre la fenêtre — sans provoquer de réactance.1:05:14 — Comment redonner envie du futur Pas avec de l'optimisme naïf. En apprenant à gérer l'incertitude. En choisissant quelle fenêtre ouvrir. L'alphabétisation a chuté, la longévité a augmenté, la pauvreté a reculé — les données existent. C'est un choix de regard, pas une certitude.1:12:06 — Ce qu'il faut retenir du livre Détourner un enfant d'un écran, libérer un proche d'une emprise, briser un discours radical : ça nécessite de l'expertise. Ça ne s'improvise pas. Et comme on manipule tous de toute façon, autant bien le faire. Suggestion d'autres épisodes à écouter : [SOLO] Atrophie sociale : anatomie d'une manipulation de masse (https://audmns.com/UouEwvn) #342 Manipulation des idées : enquête sur un lobby libertarien mondial avec Anne-Sophie Simpère (https://audmns.com/NqsewHr) Vlan #64 Comment vos émotions sont-elles manipulées à travers les réseaux sociaux? avec Guy Philippe Goldstein (https://audmns.com/bZIlUdE)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Merwan Mery a été négociateur au sein des forces spéciales françaises, fondateur de l'agence ADN et son dernier livre se nomme "L'élégance de la manipulation." Tout un programme :)Je me suis dit depuis longtemps que la négociation, c'était une compétence pour les autres, je me défini moi même comme "nul" dans le domaine, aussi parce que je n'aime pas le conflit. Et puis en lisant le livre puis en discutant avec Merwan je me suis rendu compte que j'avais tout faux. Il est né au Liban en 1975, son père a sauvé sa famille d'un peloton d'exécution par les seuls mots. Et depuis, Marwan a fait de ça une vie entière.Dans cet épisode, nous parlons de pourquoi éviter le conflit, c'est se condamner à perdre, des vrais leviers pour débloquer une négociation, de ce que Trump révèle d'un négociateur piégé par sa propre rhétorique, et de comment sortir quelqu'un d'une emprise sans jamais casser le lien.J'ai questionné Marwan sur les 6 mécanismes universels qui nous rendent tous perméables à la manipulation, sur la différence entre gain réel et gain perçu, sur la technique d'inoculation psychologique pour protéger quelqu'un qu'on aime et évidemment sur la manipulation.Citations marquantes"Je préfère gérer 100 psychopathes, 200 sociopathes, 400 pervers qu'un passif agressif. C'est pas une blague.""La clôture d'une négociation ne se fait que sur de la perception. Il n'y a rien de rationnel.""L'absence de résistance de ta part ne fera qu'augmenter le niveau d'exigence de l'autre.""On est tous manipulés, on est tous manipulateurs et on est tous manipulables.""Si vous ne décidez pas pour vous, les gens décideront pour vous. C'est le principe de l'indécision."Idées centrales Idée 1 — La manipulation n'est pas un défaut moral, c'est une nécessité humaine Marwan distingue l'influence de la manipulation par un seul critère : l'intention. Pas l'acte. On manipule tous dès l'enfance, avant même de savoir parler — dès qu'on oriente la réalité pour obtenir quelque chose. Ne pas exercer d'influence sur l'autre, c'est se soumettre à lui. Refuser cette réalité ne protège pas, ça fragilise. C'est pourquoi se réconcilier avec la manipulation, c'est le début de la liberté. Timestamp : 02:17 – 20:30Idée 2 — Distinguer position et enjeu : la clé de 100% des conflits Derrière chaque position affichée se cache un enjeu réel qui n'a, dans la quasi-totalité des cas, rien à voir avec elle. La prise d'otage de Munich en 1972 ? La position, c'est la libération de prisonniers. L'enjeu, c'est la cause palestinienne. Tant qu'on répond à la position, on ne résout rien. La seule voie, c'est de comprendre ce qu'il y a en dessous — et c'est toujours caché. Timestamp : 09:47 – 11:00Idée 3 — L'ICP, intérêt commun partagé : transcender le conflit plutôt que l'affronter Quand tout oppose deux parties, le seul levier est de trouver la chose sur laquelle les deux peuvent dire oui. En grande distribution, face à l'hyperinflation : le distributeur et le fournisseur s'opposent sur tout — sauf sur une chose, faire revenir le consommateur en magasin. Ça suffit à créer un espace de négociation là où il n'y en avait plus. Timestamp : 11:00 – 16:00Idée 4 — Les 6 mécanismes universels de perméabilité Marwan en a identifié six qui s'appliquent à tous, quelle que soit la culture : la mortalité (on agit pour ne pas mourir), l'émotion (qui prend souvent le pas sur la raison), le besoin de croire (donner du sens à ce qu'on ne comprend pas), la dissonance cognitive (les histoires qu'on se raconte pour éviter l'inconfort), le bénéfice supérieur (toutes nos actions sont guidées par lui), et l'économie des ressources (on choisit toujours le chemin le plus court). Ces six leviers font de chacun de nous une cible permanente. Timestamp : 23:39 – 27:08Idée 5 — Ce qui compte, c'est le gain perçu, pas le gain réel Une négociation ne se clôture jamais sur des faits — seulement sur un sentiment. Quelqu'un qui se bat quatre heures pour obtenir 1% sera plus satisfait que celui qui obtient 20% en claquant des doigts. Le travail du négociateur, c'est de provoquer chez l'autre le sentiment de satiété — lui donner l'impression qu'il a tout arraché, même s'il a tout perdu. Timestamp : 38:02 – 40:41Idée 6 — L'inoculation psychologique comme outil contre l'emprise Dire à quelqu'un "ton partenaire te manipule, regarde ce qu'il fait" ne sert à rien — le manipulateur l'a préparé à entendre exactement ça. En revanche, si on liste à l'avance les méthodes que le manipulateur va utiliser, sans cibler personne, la personne sous emprise fait elle-même le lien quand ces méthodes apparaissent. C'est l'électrochoc qui ouvre la fenêtre. Timestamp : 1:02:50 – 1:04:36Idée 7 — L'IA et la société sans friction : ce qu'on est en train de perdre Plus une technologie promet de réduire l'effort, plus on l'adopte silencieusement. GPS, ascenseurs, smartphones — et maintenant l'IA. Le problème : on perd les compétences que ces outils remplacent. Et les générations qui n'ont connu que l'après ne peuvent même plus se poser la question. La friction, c'est ce qui donne de l'expérience. L'enlever, c'est enlever le sens. Timestamp : 28:17 – 36:53Questions posées dans l'interviewLe titre L'élégance de la manipulation est volontairement transgressif — pourquoi choisir un mot que tout le monde fuit ?À quel âge commence-t-on à manipuler ?Qu'est-ce qui t'a amené à en faire une carrière — et quel rôle a joué ton histoire personnelle ?Comment passe-t-on de quelqu'un qui évite le conflit à quelqu'un qui sait le gérer ?Comment distinguer position et enjeu dans un conflit — et comment trouver l'ICP ?Que révèle Trump, lu à travers le prisme d'un négociateur professionnel ?Savoir qu'on est manipulables, est-ce libérateur ou anxiogène ?Comment repérer qu'on est dans une bulle de filtre algorithmique — et comment s'en extraire ?Quels sont les premiers signaux d'une emprise dans un couple, et comment sortir quelqu'un d'une emprise sans briser le lien ?Face à quelqu'un qui refuse de bouger, quelle est la pire erreur — et quelle question fonctionne vraiment ? Références citéesLivresL'élégance de la manipulation — Merwan Mehri (livre principal de l'épisode)The Art of the Deal — Donald Trump, cité pour illustrer la méthode du passage en force (16:11)Événements historiquesPrise d'otage de Munich, JO 1972 — exemple canonique de distinction entre position affichée et enjeu réel (10:30)Guerre du Liban, 6 décembre 1975 — le père de Marwan sauve la famille par la négociation face à un peloton d'exécution (03:35)Études et donnéesÉtude Universcience sur l'esprit critique : 76% des Français pensent avoir un bon esprit critique, 40% refusent de parler à des gens avec qui ils ne sont pas d'accord (52:28)Statistiques ONU sur la démographie mondiale : 8 milliards aujourd'hui, 10 milliards en chiffres médians d'ici 2050 (1:05:14)Références culturellesStranger Things (Netflix) — mentionné par Marwan pour évoquer la simplicité perçue des années 80 (1:05:14)Pyramide de Maslow — référencée sur le bonheur dans les sociétés riches (1:10:19)AutresFabrice Midal — cité en parallèle, discussion sur la société sans friction et l'expérience (27:08)Agence ADN — l'agence de Marwan, forme 3 000 à 4 000 personnes par an sur tous les continents (1:14:02)Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction : manipulation, un mot qui fait peur Gregory se dit mauvais négociateur, Marwan aussi. Et pourtant. L'épisode s'ouvre sur une tension : pourquoi appeler un livre L'élégance de la manipulation quand le mot lui-même fait fuir ?02:17 — Manipulation vs influence : tout est dans l'intention Ce qui différencie les deux, ce n'est pas l'acte — c'est l'intention derrière. On peut manipuler positivement et influencer négativement. Le médecin qui te dit que c'est "le seul médicament" te manipule. On l'accepte parce que l'intention est bonne.03:35 — L'histoire personnelle de Marwan Né au Liban en 1975. Son père a sauvé la famille d'un peloton d'exécution le 6 décembre de la même année, par la seule force de la négociation. C'est là que tout a commencé.05:48 — Comment se réconcilier avec le conflit Le conflit n'est pas une violence. C'est l'expression normale d'un désaccord. Savoir le gérer, c'est un hard skill comme les maths. Ceux qui savent se battre n'ont pas peur de se promener à deux heures du matin. Ceux qui savent négocier vivent différemment.09:47 — La distinction position/enjeu : la clé de tout Derrière chaque position affichée se cache un enjeu réel — et dans 100% des cas, les deux n'ont rien à voir. Le mari en retard et la dispute qui s'ensuit : ce n'est pas le retard le sujet. C'est un besoin de respect qui n'est pas comblé.11:00 — L'ICP : intérêt commun partagé Même quand tout oppose deux parties, il existe toujours quelque chose sur quoi les deux peuvent dire oui. C'est cet espace-là qu'il faut trouver. Distributeur vs fournisseur en pleine hyperinflation : l'ICP, c'est faire revenir le consommateur en magasin. Sans ça, tout le monde perd.16:01 — Trump analysé par un négociateur des forces spéciales Trump est prévisible dans son imprévisibilité. Il pousse les curseurs au maximum, ça fonctionne face aux faibles. Mais face à l'Iran — qui ne se perçoit pas comme faible et n'a rien à perdre — il se retrouve dans une situation impossible. C'est le syndrome du tigre blessé.23:39 — Les 6 mécanismes universels de perméabilité Mortalité, émotion, besoin de croire, dissonance cognitive, bénéfice supérieur, économie des ressources. Ces six leviers s'appliquent à tout le monde, partout, toujours. Connaître les 250 biais cognitifs du codex ne suffit pas à s'en protéger.37:46 — La clôture d'une négociation : rien de rationnel Le gain réel ne compte pas. Ce qui compte, c'est le gain perçu. Battu 4 heures pour 1% = satisfaction maximale. Obtenu 20% en claquant des doigts = sentiment d'avoir laissé de l'argent sur la table. Le travail du négociateur, c'est de provoquer le sentiment de satiété.42:27 — Les 4 pouvoirs pour asseoir sa crédibilité Institutionnel (ton statut), situationnel (ce que tu sais faire que les autres ne savent pas), relationnel (ta capacité à créer le lien), personnel (ce que tu es, ton genre, ton charisme, ta couleur de peau). On n'existe qu'au travers du pouvoir que l'autre nous confère.44:44 — Le passif agressif : le profil le plus dangereux Marwan préfère 100 psychopathes à un passif agressif. Ce sont des gens qui sabotent le système de l'intérieur, qui retournent les équipes contre le patron, qui ne quittent jamais l'entreprise parce qu'ils savent qu'ils ne sont pas bankable ailleurs.51:41 — Bulles de filtre : impossible de s'en protéger seul Les algos confirment toujours ta pensée originelle. Connaître les biais ne suffit pas à les éviter. La seule vraie protection : ne pas rester seul dans ses décisions. L'isolement décisionnel, c'est ce qui nous tue.58:01 — Emprise dans un couple : les deux signaux à surveiller Privation de liberté et contrôle coercitif. Les deux s'installent si progressivement qu'au bout de deux ans, les gens ne se rendent même plus compte que demander la permission pour sortir, ce n'est pas normal.1:02:50 — L'inoculation psychologique Ne pas dire "il te manipule, regarde". Mais lister à l'avance les méthodes qu'il va utiliser. Quand il les utilise, la personne fait le lien elle-même. C'est l'électrochoc qui ouvre la fenêtre — sans provoquer de réactance.1:05:14 — Comment redonner envie du futur Pas avec de l'optimisme naïf. En apprenant à gérer l'incertitude. En choisissant quelle fenêtre ouvrir. L'alphabétisation a chuté, la longévité a augmenté, la pauvreté a reculé — les données existent. C'est un choix de regard, pas une certitude.1:12:06 — Ce qu'il faut retenir du livre Détourner un enfant d'un écran, libérer un proche d'une emprise, briser un discours radical : ça nécessite de l'expertise. Ça ne s'improvise pas. Et comme on manipule tous de toute façon, autant bien le faire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.