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Pour écouter 5.000 ans d'Histoire en une fois, sans pub et avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Aujourd'hui, rendons-nous le 21 juillet 1861, quand les Etats-Unis découvrent la guerre civile. Ce jour-là, à Manassas, en Virginie, à environ 60 kilomètres de Washington, sur les rives d'un petit ruisseau qu'on appelle Bull Run, la "Guerre de Sécession" entre dans sa première vraie bataille. Quelques semaines plus tôt, vous savez, le Sud a fait "Sécession", Abraham Lincoln a appelé à la mobilisation, et dans le Nord, on pense que cette guerre va être courte, une simple opération punitive contre des Etats égarés. L'idée, marcher sur Richmond, la capitale confédérée, nettoyer, rentrer, et fin de l'histoire. Ce jour-là, l'armée de l'Union, c'est-à-dire le Nord, aligne environ 35 000 hommes, pour la plupart jeunes, mal entraînés, mais pleins d'enthousiasme. En face, les confédérés, le Sud donc, sont environ 32 000, mais mieux préparés, plus disciplinés, et ils attendent. Dès l'aube, les nordistes attaquent. Ils tentent un mouvement de contournement sur le flanc gauche. Au début, ça fonctionne, les sudistes plient, certains reculent vers une colline. Mais là, un général inconnu jusque-là fait tenir ses troupes, droite, immobile. Un officier du Sud s'exclame « Regardez Jackson, il tient comme un mur de pierre ! ». Ce jour-là, Thomas Jackson devient Stonewall Jackson, le roc de la Confédération. A partir de là, les confédérés contre-attaquent, la cavalerie sudiste frappe le flanc de l'Union, les lignes nordistes s'effondrent, les soldats fuient, les routes sont encombrées, même les spectateurs, venus en calèche depuis Washington pour, je cite, « voir la guerre et pique-niquer, croyez-le ou non », doivent battre en retraite. Le bilan est lourd, près de 5000 morts, blessés ou disparus, et un choc psychologique immense. Bull Run ou Malasas pour les sudistes révèle la vraie nature du conflit, ce ne sera pas une marche militaire, ce sera une guerre totale, longue, douloureuse, fratricide. Le 21 juillet 1861, les illusions tombent et les Etats-Unis, en tout cas les Etats plus si unis d'Amérique, découvrent qu'ils vont devoir se battre contre eux-mêmes. A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter 5.000 ans d'Histoire en une fois, sans pub et avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Aujourd'hui, coup de projecteur sur le 20 juillet 1969, quand l'humanité pose le pied sur la Lune. Dimanche, 20 juillet 1969. Il est 20h17 GMT, quand une phrase résonne dans les casques du centre spatial de Houston, au Texas. « The eagle has landed », l'aigle s'est posé, l'homme est sur la Lune. Quelques heures plus tard, à 2h56 du matin, heure de Paris, Neil Armstrong descend l'échelle du module lunaire. Une dizaine de marches, un sol de poussière grise et puis, ce pas, cette phrase, devenue mythique. « That's one small step for man, one giant leap for mankind ». "C'est un petit pas pour un homme, un bond de géant pour l'humanité". L'image est floue, le son grésille, mais la Terre entière regarde. Pour la première fois, un être humain marche sur un sol non terrestre. Au côté d'Armstrong, Buzz Aldrin le rejoint. Michael Collins, lui, reste en orbite, seul, à bord du module de commande. L'expédition Apollo 11 est l'aboutissement de douze années de course à l'espace, de milliards de dollars d'échecs, de rêves et surtout d'audaces. La Lune, aujourd'hui, n'est plus un mystère. Elle est devenue un lieu visité, touché, foulé, un symbole de ce que l'esprit humain, quand il le veut, peut accomplir. Mais ce 20 juillet 1969, ce n'est pas qu'un exploit technologique, c'est un moment presque philosophique. Pour la première fois, les humains vont regarder la Terre depuis l'extérieur, petite, bleue, fragile, sans frontières visibles. Ce soir-là, pour un instant, toute l'humanité a levé la tête, a l'unisson, et elle s'est vue autrement. A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
aujourd'hui, je ressens le besoin de te lire quelques pages de mon journal, des pensées que j'ai écrites sans trop réfléchir, juste pour poser des émotions et des choses que j'avais au fond de moi,rien de ça n'était destiné à être lu sur le podcast, mais j'ai eu envie de t'ouvrir ces quelques pages. Si tu veux la version vidéo du podcast c'est iciMon café disponible ici : www.simplecafeine.comMon compte perso @leajplf ?J'ai hate de te lire!Bienveillance,S&S,Léa ✨
Le test de lactate est de plus en plus populaire chez les coureurs. On entend souvent dire qu’il permet de mieux cibler ses zones d’entraînement, d’optimiser ses performances ou même de prédire un temps de course. Mais concrètement, est-ce que ces informations sont vraiment utiles lorsqu’on se prépare pour une compétition? Dans cet épisode, je te propose un retour complet sur mon dernier demi-marathon. Quelques semaines avant la course, j’ai réalisé un test de lactate afin de mieux comprendre ma physiologie et de déterminer un objectif de temps réaliste. Je te partage ce que ce test m’a appris, comment il a influencé ma stratégie de course… et surtout, si les résultats se sont confirmés le jour de l’événement. Je t’amène également dans les coulisses de ma préparation : mon plan de pacing, mes sensations pendant la course et mon analyse après avoir franchi la ligne d’arrivée. Voici le lien pour t’inscrire gratuitement à ma formation Les 4 stratégies nutritionnelles les plus efficaces à tester avant ta prochaine course : CLIQUE ICI ! Bonne écoute !
Pour écouter 5.000 ans d'Histoire en une fois, sans pub et avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Aujourd'hui, coup de projecteur sur le 20 juillet 1969, quand l'humanité pose le pied sur la Lune. Dimanche, 20 juillet 1969. Il est 20h17 GMT, quand une phrase résonne dans les casques du centre spatial de Houston, au Texas. « The eagle has landed », l'aigle s'est posé, l'homme est sur la Lune. Quelques heures plus tard, à 2h56 du matin, heure de Paris, Neil Armstrong descend l'échelle du module lunaire. Une dizaine de marches, un sol de poussière grise et puis, ce pas, cette phrase, devenue mythique. « That's one small step for man, one giant leap for mankind ». "C'est un petit pas pour un homme, un bond de géant pour l'humanité". L'image est floue, le son grésille, mais la Terre entière regarde. Pour la première fois, un être humain marche sur un sol non terrestre. Au côté d'Armstrong, Buzz Aldrin le rejoint. Michael Collins, lui, reste en orbite, seul, à bord du module de commande. L'expédition Apollo 11 est l'aboutissement de douze années de course à l'espace, de milliards de dollars d'échecs, de rêves et surtout d'audaces. La Lune, aujourd'hui, n'est plus un mystère. Elle est devenue un lieu visité, touché, foulé, un symbole de ce que l'esprit humain, quand il le veut, peut accomplir. Mais ce 20 juillet 1969, ce n'est pas qu'un exploit technologique, c'est un moment presque philosophique. Pour la première fois, les humains vont regarder la Terre depuis l'extérieur, petite, bleue, fragile, sans frontières visibles. Ce soir-là, pour un instant, toute l'humanité a levé la tête, a l'unisson, et elle s'est vue autrement. A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode Signa 037, on passe en revue les news Battlestar Galactica du 2e trimestre 2026, avec notamment le retour de la série en France, la sortie du jeu vidéo Scattered Hopes, une actrice qui se lance sur OnlyFans, et des souvenirs liés à Bonnie Tyler... Quelques liens en rapport avec l'épisode : Le morceau de metalcore Lords Of Kobol par Leviathan Wakes : https://www.youtube.com/watch?v=LnUhFt52c5o Le top 10 des pires fins de séries selon SlashFilm : https://www.slashfilm.com/2149880/worst-tv-show-finales-ranked/ Le Viper en décoration de Noël par Hallmark : https://www.hallmark.com/ornaments/keepsake-ornaments/battlestar-galactica-colonial-viper-ornament-5QXI1426.html Le casque de centurion Cylon par Factory Entertainment : https://factoryent.com/products/battlestar-galactica-cylon-centurion-helmet-limited-edition-prop-replica Le casque de pilote de Viper par Factory Entertainment : https://factoryent.com/products/battlestar-galactica-colonial-viper-pilot-helmet-limited-edition-prop-replica Le casque de pilote de Viper blanc par Factory Entertainment : https://factoryent.com/products/battlestar-galactica-colonial-viper-pilot-helmet-dirk-benedict-signature-edition-prop-replica La fausse publicité vintage par Factory Entertainment : https://factoryent.com/products/battlestar-galactica-3-75-inch-vintage-print La critique du jeu video Battlestar Galactica Scattered Hopes par IGN : https://www.ign.com/articles/battlestar-galactica-scattered-hopes-review La moyenne des notes du jeu sur Meta Critic : https://www.metacritic.com/game/battlestar-galactica-scattered-hopes/ La critique du jeu video Battlestar Galactica Scattered Hopes par Gamekult : https://www.gamekult.com/jeux/battlestar-galactica-shattered-hope-3050888701/test.html Achetez le jeu vidéo Battlestar Galactica Scattered Hopes sur Steam : https://store.steampowered.com/app/2535950/Battlestar_Galactica_Scattered_Hopes/ Les dates de la tournée 2026 de Bear McCreary : https://x.com/bearmccreary/status/2050213652280553627 L'annonce de l'arrivée de Tricia Helfer sur OnlyFans : https://ew.com/battlestar-galactica-alum-tricia-helfer-joins-onlyfans-11982454 Le compte OnlyFans de Tricia Helfer : https://onlyfans.com/triciahelfer La vidéo de Yvan West Laurence sur le livre Battlestar Galactica Designing Spaceships : https://www.youtube.com/watch?v=PRkeD8hKIoQ La vidéo d'Yvan West Laurence sur le livre précédent : https://www.youtube.com/watch?v=44wSJY9cvA0 L'intro inédite de Razor façon Apocalypse Now : https://www.facebook.com/share/v/1DNHm1sErJ/ SYFY France est devenue SciFi : https://lemagtv.orange.fr/news/syfy-se-relooke-et-devient-scifi.html L'annonce du retour de Battlestar Galactica sur Universal+ en France : https://www.facebook.com/share/v/1DkKjcWnRS/ Le classement Telerama des 50 meilleures séries de tous les temps : https://www.telerama.fr/series-tv/quelles-sont-les-meilleures-series-de-tous-les-temps-le-top-50-des-lecteurs-de-telerama-7031549.php La vidéo hommage à Bonnie Tyler de Aaron Douglas avec une anecdote de tournage inédite GalactiFrak est disponible sur podCloud, ainsi que sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Google, ou Amazon ainsi que YouTube. Retrouvez les notes de l'émission sur galactifrak.lepodcast.frRetrouvez GalactiFrak sur Facebook, Twitter, Instagram et Discord. Suivez Draven et Karine sur Twitter et Bluesky
Yves CARRA, Porte-parole de Mobilité Club France répond à toutes les questions de mobilité sur LYON 1ère. RDV chaque mardi à 7h50 et samedi à 10h50. Devenez un véritable expert de la mobilité avec LYON 1ère!Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Et si le vendredi était le moment le plus important de votre semaine de travail ?Dans cet épisode, je vous propose un exercice simple pour préparer un lundi plus serein, plus efficace et plus aligné avec ce que vous voulez vraiment vivre au travail.Trois questions. Quelques minutes de réflexion. Et peut-être une semaine totalement différente.Retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : www.gchatelain.comlundi matin productivité organisation gestion du temps bien-être au travail efficacité motivation développement professionnel happy work gaël chatelain-berrySoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Plus de la moitié de l'humanité vit aujourd'hui en ville. Et cette proportion augmente chaque année. Béton, gaz à effet de serre, terres englouties sous le bitume, air saturé, promiscuité, fractures sociales : les villes sont au cœur des enjeux climatiques, environnementaux et humains. Mais si elles portaient aussi une bonne partie des solutions ? Quelques villes ont pris ce pari comme Copenhague où nous vous emmenons aujourd'hui. La capitale danoise qui abrite 660 000 habitants vient d'être à nouveau désignée la ville la plus vivable au monde par l'Economist Intelligence Unit. C'est un classement qui passe 173 métropoles au crible. Chaque année, des délégations venues de plus de 400 villes viennent la visiter pour s'en inspirer. Il n'en fallait pas plus pour nous donner envie de vous faire découvrir ce modèle et de le questionner. Avec - Jean-Louis Rocheron : il vit à Copenhague depuis plus de 5 ans où il a suivi sa femme danoise. Il aide les acteurs publics venus de l'étranger à découvrir les politiques innovantes développées en Scandinavie - Mickaël Colville-Andersen, expert en mobilité urbaine - Nicholas Woollhead, activiste - Søren Løgge, chef d'équipe d'une ressourcerie. Réalisation de François Porcheron. Merci à Séverine Martin Musique diffusée dans l'émission Tina Dickow - København.
Nouvel épisode de cette série qui propose un grand entretien avec un.e auteur.e dans son pays natal. Et c'est à Kinshasa que je retrouve Pascal Boroto, le lauréat du cinquième prix littéraire « Voix d'Afriques » de RFI et des éditions J.-C. Lattès. Découverte d'un jeune écrivain de 25 ans qui raconte son pays, la République démocratique du Congo, à travers le portrait de sa mère. Une rencontre tout en émotion. Économiste et journaliste, Pascal Boroto est originaire du Kivu, en RDC. Il a travaillé comme enquêteur dans plusieurs camps de déplacés, au sein d'équipes de collecte de données du Fonarev. Pour faire entendre les histoires qu'on lui a confiées, il a fondé Les Voix des Oubliés. Le nom de ma mère, primé par le prix « Voix d'Afriques » est son premier roman. « Mon écriture est un pont, une main tendue, qui prend sa source dans cette tension-là, celle qui existe entre la vie et la disparition, entre l'absolution et la dénonciation, entre la présence et le manque. Au fond, elle naît de l'espace qui me sépare et me relie à ma mère et à ma terre. » Solange Lusiku est une femme respectée et menacée. Elle a fondé un journal indépendant à Bukavu, en République démocratique du Congo. Pour son fils Pascal, elle est une héroïne, la pierre angulaire de leur famille et de sa vie. Alors qu'il est encore lycéen, Solange meurt, laissant Pascal sans repère ni modèle. Débute ainsi la trajectoire d'un jeune homme habité par le manque. Quelques années plus tard, il intègre l'équipe du journal de sa mère. Mais quel homme, quel journaliste souhaite-t-il devenir ? Il décide de partir pour Goma, la ville martyre marquée par les guerres et la douleur. Et sa vie bascule. (Présentation des éditions J.-C. Lattès) ILLUSTRATION MUSICALE : Jean-Claude Gianadda Sel de la terre.
Dans cet épisode de CHEFS D'ENTREPRISE-S, on reçoit Benoît Haran, cofondateur du traiteur Collé Braisé et partenaire de Central Chapelle, le nouveau lieu hybride food, culture et sport ouvert au sein de l'Adidas Arena à Paris.Benoît grandit près du Mans dans une famille qui reçoit beaucoup. Pourtant, enfant, il n'a rien d'un foodista. Sa vraie passion, c'est la musique. Il part à Lille, devient barman, se plonge dans l'électro, puis rejoint Paris où il passe dix ans agent et promoteur de musique.Le confinement change tout. Il redécouvre la cuisine à travers des tutoriels YouTube, jusqu'à passer des semaines à chercher le gnocchi parfait. À la sortie du Covid, il se lance en auto-entrepreneur, cuisine pour son réseau musical, puis fonde Collé Braisé avec son associé Yann N'songan.Quelques années plus tard, ses anciens employeurs le rappellent pour imaginer Central Chapelle, un lieu de 3 500 mètres carrés mêlant restaurants, club et programmation culturelle. Il en devient naturellement la référence food.Un épisode sur la reconversion, la confiance qu'on accorde à son enthousiasme, et cette conviction qu'on ne grandit jamais seul.Cet épisode existe grâce au soutien de notre partenaire LightSpeed, une solution ultra efficace pour les professionnels qu'on vous invite à découvrir ici !
durée : 00:03:06 - À cinq jours de l'ouverture des Fêtes de la Madeleine, Mont-de-Marsan se transforme pour accueillir près de 600.000 festayres. Installation des toilettes publiques, montage des chapiteaux, les agents de la ville sont mobilisés pour les préparatifs. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Plus de la moitié de l'humanité vit aujourd'hui en ville. Et cette proportion augmente chaque année. Béton, gaz à effet de serre, terres englouties sous le bitume, air saturé, promiscuité, fractures sociales : les villes sont au cœur des enjeux climatiques, environnementaux et humains. Mais si elles portaient aussi une bonne partie des solutions ? Quelques villes ont pris ce pari comme Copenhague où nous vous emmenons aujourd'hui. La capitale danoise qui abrite 660 000 habitants vient d'être à nouveau désignée la ville la plus vivable au monde par l'Economist Intelligence Unit. C'est un classement qui passe 173 métropoles au crible. Chaque année, des délégations venues de plus de 400 villes viennent la visiter pour s'en inspirer. Il n'en fallait pas plus pour nous donner envie de vous faire découvrir ce modèle et de le questionner. Avec - Jean-Louis Rocheron : il vit à Copenhague depuis plus de 5 ans où il a suivi sa femme danoise. Il aide les acteurs publics venus de l'étranger à découvrir les politiques innovantes développées en Scandinavie - Mickaël Colville-Andersen, expert en mobilité urbaine - Nicholas Woollhead, activiste - Søren Løgge, chef d'équipe d'une ressourcerie. Réalisation de François Porcheron. Merci à Séverine Martin Musique diffusée dans l'émission Tina Dickow - København.
durée : 00:04:05 - Les secours en montagne ont été appelés pour 12 personnes au total ces derniers jours, tombées malades après avoir bu de l'eau de ruisseau avec des gourdes filtrantes. Bien que pratiques, ces produits ne sont pas toujours bien utilisés. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
'De là, nous sommes allés jusqu'à la colonie romaine de Philippes, ville du premier district de Macédoine . Nous avons passé plusieurs jours dans cette ville. Le jour du sabbat, nous nous sommes rendus hors de l'enceinte de la cité, au bord d'une rivière où nous supposions que les Juifs se réunissaient d'habitude pour la prière. Quelques femmes étaient rassemblées là. Nous nous sommes assis avec elles et nous leur avons parlé. Il y avait parmi elles une marchande d'étoffes de pourpre, nommée Lydie, originaire de la ville de Thyatire, une non-Juive qui adorait Dieu. Elle écoutait, et le Seigneur ouvrit son cœur, de sorte qu'elle fut attentive à ce que disait Paul. Elle fut baptisée avec sa famille et ceux qui en dépendaient, puis elle nous invita en disant : Puisque vous avez jugé que j'ai foi au Seigneur, venez loger chez moi. Et, avec insistance, elle nous pressa d'accepter. ' Actes 16:12-15
Steffy Alexandrian nous parle de ces enfances volées, de ces silences imposés et de ces blessures que tant d'enfants portent encore derrière les portes closes des maisons. Derrière son parcours hors du commun, il y a l'histoire d'une petite fille qui a dû grandir trop vite, confrontée à l'inceste, aux violences sexuelles et à l'impossible poids d'une parole qu'il faut trouver le courage de libérer.Pourquoi la parole de l'enfant est-elle encore si peu considérée ? Comment se reconstruire lorsque ceux qui auraient dû protéger sont défaillants ? Comment transformer un traumatisme intime en force ? et comment faire évoluer la justice pour qu'elle place enfin la protection de l'enfant au cœur de ses décisions ? Entre résilience, justice, reconstruction, parentalité et transmission, Steffy Alexandrian livre le récit bouleversant d'une femme qui a choisi de faire de son histoire un engagement pour que la sécurité de l'enfant devienne une priorité collective. Après avoir fondé l'association Carl, elle poursuit aujourd'hui son combat pour faire évoluer la protection de l'enfance et donner une place centrale à la parole des victimes. Dans son livre Les violences qui tuent l'enfance, paru aux éditions de l'Observatoire, elle interroge notre regard sur les violences faites aux enfants, les failles de notre système et notre responsabilité collective face à ceux qui n'ont pas encore les mots pour se défendre. À découvrir dans [VOS MÉTAMORPHOSES] par Marion Duchêne.Quelques citations du podcast avec Steffy Alexandrian :"La justice, ce n'est pas que ce qui se passe dans les tribunaux, c'est aussi la vie qu'on s'accorde après.""L'enfance a des conséquences. Je crois que la première prise de conscience, c'est celle-ci.""Quand on a été victime, on n'est pas condamné à reproduire. On n'est pas condamné à être victime toute notre vie. "⚠️ Avant de commencer, une précision : l'écoute de cet épisode peut être difficile si vous-même, ou un enfant de votre entourage, avez subi ou pensez avoir subi ce type de violences. En France, vous pouvez contacter le 119, Allô Enfance en Danger, ou le 3114, le numéro national de prévention du suicide. En Belgique, le 103, Écoute-Enfants, ou le 1712 pour signaler une maltraitance. En Suisse, le 147, la ligne Conseils + aide pour les enfants et les jeunes, ou le 143, La Main Tendue.Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook et TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcasts / Spotify / Deezer / Castbox / YouTubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Steffy Alexandrian :00:00Introduction02:30Inceste : pourquoi les enfants ne parlent pas08:25Comment survivre sans laisser la haine gagner17:03Devenir mère : peut-on briser un héritage de violence ?23:31 Quand la justice ne protège pas les enfants29:49Changer la justice de l'intérieur36:50Violences sexuelles : le basculement d'une société est-il possible ?41:50Les objets symboliques de Steffy AlexandrianAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Radio Foot ce mercredi, 2 émissions en direct à 18h10 T.U. et 21h10 T.U. À suivre sur RFI, YouTube et Facebook en Live. Au sommaire : - Mondial 2026 : pas de 3e finale consécutive pour les Bleus. ; - Mondial 2026, place à l'autre ½ finale, Angleterre/Argentine à Atlanta. - Mondial 2026 : pas de 3e finale consécutive pour les Bleus. Anesthésiés par la Roja, qui a imposé son rythme. Les joueurs de Didier Deschamps ne reverront pas New York, mais prendront la direction de Miami pour disputer samedi la petite finale de cette 23e édition. Excès de confiance ? Les Français n'ont pu développer leur jeu et chutent brutalement de leur nuage. - L'Espagne a imposé son rythme, contrôlé le milieu et le jeu, coupant les lignes de passe de son adversaire. Un adversaire frustré ? Les Rouges (qui jouaient en blanc), ont dégagé sérénité et confiance collective. - Didier Deschamps imaginait une meilleure sortie. Composition, coaching, l'entraineur tricolore est-il passé à côté ? - Le 11 de Luis De la Fuente en finale, 16 ans après celui de Vicente del Bosque. - Mondial 2026, place à l'autre ½ finale, Angleterre/Argentine à Atlanta. Une rivalité ancienne. Un 6e affrontement dans la compétition, le 1er remonte à l'épreuve chilienne de 1962. Quelques chapitres mémorables, comme le 8e de finale de Saint-Etienne et l'expulsion de David Beckham. Un Beckham revanchard lors du tournoi asiatique 4 ans plus tard. Une rivalité qui avait pris une autre dimension en 1986 au Mexique, 4 ans après la guerre des Malouines, lorsque Diego Maradona avait signé 2 des actions les plus célèbres de l'histoire du football. - Au plan sportif : Duel équilibré ? La puissance physique des « Three Lions » peut-elle faire la différence ? 2 équipes capables de renverser des situations compliquées. - Kane, Bellingham, Messi, stars au rendez-vous, vont-elles faire la différence ? Match à suivre en intégralité pour les auditeurs africains à 18h50 T.U. Éric Mamruth sur place, Baptiste Leduc et Xavier Barret en studio. Pour débattre avec Annie Gasnier : le « Jefe », Alejandro Valente, l'écrivain et sociologue Seguir Lazri, et Bruno Constant. Technique/réalisation : Laurent Salerno. Chef d'édition : David Fintzel, coordination : Pierre Guérin. ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.
Radio Foot ce mercredi, 2 émissions en direct à 18h10 T.U. et 21h10 T.U. À suivre sur RFI, YouTube et Facebook en Live. Au sommaire : - Mondial 2026 : pas de 3e finale consécutive pour les Bleus. ; - Mondial 2026, place à l'autre ½ finale, Angleterre/Argentine à Atlanta. - Mondial 2026 : pas de 3e finale consécutive pour les Bleus. Anesthésiés par la Roja, qui a imposé son rythme. Les joueurs de Didier Deschamps ne reverront pas New York, mais prendront la direction de Miami pour disputer samedi la petite finale de cette 23e édition. Excès de confiance ? Les Français n'ont pu développer leur jeu et chutent brutalement de leur nuage. - L'Espagne a imposé son rythme, contrôlé le milieu et le jeu, coupant les lignes de passe de son adversaire. Un adversaire frustré ? Les Rouges (qui jouaient en blanc), ont dégagé sérénité et confiance collective. - Didier Deschamps imaginait une meilleure sortie. Composition, coaching, l'entraineur tricolore est-il passé à côté ? - Le 11 de Luis De la Fuente en finale, 16 ans après celui de Vicente del Bosque. - Mondial 2026, place à l'autre ½ finale, Angleterre/Argentine à Atlanta. Une rivalité ancienne. Un 6e affrontement dans la compétition, le 1er remonte à l'épreuve chilienne de 1962. Quelques chapitres mémorables, comme le 8e de finale de Saint-Etienne et l'expulsion de David Beckham. Un Beckham revanchard lors du tournoi asiatique 4 ans plus tard. Une rivalité qui avait pris une autre dimension en 1986 au Mexique, 4 ans après la guerre des Malouines, lorsque Diego Maradona avait signé 2 des actions les plus célèbres de l'histoire du football. - Au plan sportif : Duel équilibré ? La puissance physique des « Three Lions » peut-elle faire la différence ? 2 équipes capables de renverser des situations compliquées. - Kane, Bellingham, Messi, stars au rendez-vous, vont-elles faire la différence ? Match à suivre en intégralité pour les auditeurs africains à 18h50 T.U. Éric Mamruth sur place, Baptiste Leduc et Xavier Barret en studio. Pour débattre avec Annie Gasnier : le « Jefe », Alejandro Valente, l'écrivain et sociologue Seguir Lazri, et Bruno Constant. Technique/réalisation : Laurent Salerno. Chef d'édition : David Fintzel, coordination : Pierre Guérin. ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial.
Scénario adapté du jeu vidéo Resident Evil 2De la chaîne REalm DriftersHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quelques 800 pompiers étaient encore à pied d'œuvre mercredi matin en forêt de Fontainebleau pour contenir les reprises de feux, qui ont été fixés la veille après 48 heures de lutte intense. "Trois reprises modérées de feu" ont été identifiées dans le secteur du Grand Parquet, à proximité de la ville de Fontainebleau, a déclaré Paul-Edouard Laurain, porte-parole du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de Seine-et-Marne. ╔coutez l'analyse de Coralie Coste, psychologue à la fédération des sapeurs-pompiers.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 02:21:08 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 1980, l'écrivain Jean-Louis Schefer proposait une exploration du tableau "Le mariage mystique de Sainte Catherine" peint par le Corrège en 1526. Il analysait les rapports entre le visible et l'invisible et la manière dont les tableaux résonnent dans notre mémoire. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Antoine Diers, consultant, et Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
Invité de RTL ce mardi 14 juillet, à quelques heures du choc contre l'Espagne pour la Coupe du monde, Philippe Diallo a évoqué la "serennité" des Bleus.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez L'invité de RTL Matin avec Olivier Boy du 14 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wendy découvre le théâtre en quatrième année d'école d'ingénieur.Quelques mois plus tard, elle décroche son premier CDI.Mais six mois après, elle démissionne.Le décès de sa mère lui fait comprendre qu'elle n'a plus envie d'attendre pour vivre la vie qui la rend heureuse.Elle décide alors de tout quitter pour devenir comédienne.Et comme bien souvent, peu de personnes valident ce choix.Dans cet épisode, Wendy nous parle de passion, de doutes, de cette sensation de ne pas être comprise… et de ce moment où l'on comprend qu'il vaut parfois mieux construire une vie qui nous rend heureux qu'une vie qui rassure les autres.Dans cet épisode, tu découvriras :Pourquoi elle a quitté une carrière d'ingénieur après seulement 6 moisLe rôle qu'ont joué le théâtre et le décès de sa mèreLes coulisses de ses débuts comme comédienneComment elle a vécu les refus et les remises en questionLa place des réseaux sociaux dans son parcoursEt pourquoi elle continue aujourd'hui de choisir ce qui la fait vibrer////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
"Je me dis que si je n'avais pas autant pleuré la mort de François, je n'aurais pas eu autant de place pour cet amour avec Alban !" Camille avait 23 ans quand elle a épousé François. C'était une histoire d'amour comme on en connaît tant : évidente et joyeuse. Mais deux ans et demi plus tard, lors d'une séance de kitesurf en Normandie, François est projeté contre une digue par une violente bourrasque de vent. Il meurt après trois semaines de coma, laissant Camille veuve à 26 ans. S'ensuit une traversée du désert : le retour dans un appartement figé dans l'état où le couple l'avait quitté, le Covid qui envoie l'infirmière sur le front alors que son monde vient de s'effondrer puis la lente et douloureuse reconstruction, loin de Paris. Quelques années plus tard, Camille sent son coeur palpiter de nouveau. Elle tombe amoureuse d'Alban, un des meilleurs amis de François, qui ouvre en elle une nouvelle capacité d'aimer. Chez Lueurs, Camille a accepté de nous raconter comment on rouvre un cœur qu'on croyait condamné. ✨ Belle écoute !
Salut les sportifs intelligents ! Cette semaine on va parler de pourquoi ton corps change après 40 ans — même quand tu ne changes rien à tes habitudes.Tu manges pareil, tu t'entraînes pareil, et pourtant le ventre évolue, l'énergie baisse, le sommeil se dégrade… et personne autour de toi ne semble vivre exactement la même chose. Dans cet épisode, je t'explique le mécanisme précis derrière ces changements — la transition hormonale qui s'installe progressivement à partir de la quarantaine, comment les œstrogènes et le cortisol s'influencent l'un l'autre, pourquoi ça enclenche une vraie boucle qui s'auto-alimente, et surtout ce que tu peux ajuster dès cette semaine, sans tout révolutionner du jour au lendemain.Tu vas comprendre pourquoi une seule habitude poussée à fond ne suffit plus après 40 ans, et pourquoi agir un peu sur plusieurs leviers en même temps fait une vraie différence sur la durée.Dans cet épisode :Pourquoi ton corps ne répond plus comme avant, même sans rien changerLe lien entre transition hormonale, cortisol et stockage du gras au niveau du ventreComment cette mécanique s'auto-entretient jour après jourLes petits ajustements à faire dès cette semaine, un par levier
Dans les années 1970, l'université de Dakar vit un paradoxe : l'un des plus grands intellectuels africains travaille dans ses murs, mais n'a pas le droit d'y enseigner. Son nom : Cheikh Anta Diop. Face au président Léopold Sédar Senghor et à sa négritude, il défend une vision radicalement différente de ce que pourrait être une renaissance africaine. Notre série sur les campus africains de légende se rend aujourd'hui à Dakar, au cœur d'un des grands duels intellectuels du XXᵉ siècle. De notre correspondante à Dakar, Dans les années 1970 du Sénégal post-indépendance, la pensée senghorienne domine, mais le campus de l'université de Dakar est déjà un lieu de contestation naissante. « Senghor et les étudiants, ce n'était pas facile, se rappelle Buuba Diop, historien, qui y était étudiant. Ceux qui contestaient Senghor en tant qu'étudiants étaient majoritaires. Les étudiants du Parti socialiste étaient minoritaires. C'est ainsi qu'on a dissous des organisations étudiantes. » Face à Senghor et sa négritude, un homme incarne une autre vision. Cheikh Anta Diop. C'est un intellectuel accompli. Son premier grand livre, Nations nègres et culture, est paru en 1955. Sa thèse : la civilisation égyptienne antique était une civilisation noire africaine, et c'est de cette vérité scientifique que doit partir toute renaissance du continent. « Pour Senghor, "l'émotion est nègre comme la raison est hellène". Alors là, Cheikh Anta Diop ne pouvait pas être d'accord », souligne l'historien. « La question essentielle a également été l'Égypte, l'origine de la civilisation africaine à partir de l'Égypte, etc. Ça, Senghor était tout à fait contre, explique Fatou Sow, sociologue, elle était elle aussi à l'université. Je pense que Senghor avait à la fois un respect pour cet homme intelligent et brillant quand même, et puis en même temps, une aversion pour ce qu'il écrivait. Et ils n'ont pas arrêté de se répondre l'un à l'autre. » À lire aussiCampus de légende: au Ghana, l'Institute of African Studies de Legon, lieu de rayonnement du panafricanisme [1/6] Un défenseur du wolof peu entendu Les deux hommes s'opposent aussi sur les langues : Senghor défend le français, Cheikh Anta Diop milite pour les langues africaines. Jusqu'en 1981, Diop n'aura pas le droit d'enseigner l'histoire à l'université. Relégué à l'Institut fondamental d'Afrique noire, il y crée un laboratoire de datation au carbone 14, mariant physique nucléaire et recherche sur les origines africaines. Sur le campus, dans ces années-là, les occasions de l'entendre sont rarissimes. « L'Association des historiens africains a organisé une conférence sur la haute antiquité et la Méditerranée, Cheikh Anta Diop n'était pas prévu au programme. Quelques amis sont allés voir l'association en leur disant : "Mais vous ne pouvez pas faire ce type de réflexion sans inviter Cheikh Anta Diop." Donc, ils sont allés l'inviter, raconte Fatou Sow. J'étais à cette conférence-là. Personne n'a bougé dans la salle. Il a parlé tout seul. Et ça, je pense que ça a été un moment très important parce que c'est la première fois qu'il parlait sur le campus. » Cheikh Anta meurt en 1986, à 62 ans. Un an plus tard, l'université prend son nom. L'Ifan, l'Institut fondamental d'Afrique noire, aussi. Une reconnaissance trop tardive pour Fatou Sow. Et aujourd'hui, le wolof qu'il défendait comme langue d'enseignement n'a toujours pas intégré l'université qui porte son nom. À écouter dans La marche du mondeÀ l'école de Cheikh Anta Diop
Pendant les trois week-ends à venir, RFI visite des campus de légende en Afrique, qu'ils aient autrefois été témoins de débats intellectuels majeurs ou qu'ils soient les lieux où s'invente aujourd'hui l'Afrique de demain. Au Ghana, le campus de Legon abrite l'Institute of African Studies, créé par le père de l'indépendance, Kwame Nkrumah, pour développer une pensée africaine affranchie des modèles coloniaux. Plus de soixante ans après sa fondation, l'établissement reste très actif et s'implique dans les débats sur la décolonisation des savoirs ou les réparations. De notre envoyée spéciale à Accra, La nuit tombe, au sommet du campus de Legon, l'historien Samuel Ntewusu, professeur à l'Institute of African Studies, montre la colline qui domine la capitale ghanéenne : « D'ici, c'est toute Accra qui s'étend à nos pieds. » Depuis ce promontoire, le regard porte jusqu'à l'aéroport et l'océan Atlantique. Pour Samuel Ntewusu, cette position dominante raconte aussi quelque chose de l'histoire de Legon. Une histoire intimement liée aux aspirations d'émancipation qui traversent alors la Gold Coast britannique. « À cette époque déjà, les habitants de la Gold Coast s'engageaient sur le chemin de l'indépendance, avec l'éducation comme moteur. » Fondée en 1948, l'université accompagne cette marche vers l'indépendance. Quelques années plus tard, Kwame Nkrumah fonde l'Institute of African Studies. Lors de son inauguration en 1962, il prononce un discours fondateur, The African Genius. Samuel Ntewusu : « Dans son discours The African Genius, Kwame Nkrumah explique comment l'institut doit fonctionner : il est créé pour étudier, enseigner et défendre l'Afrique à partir de méthodes de recherche centrées sur les réalités africaines. » Un « carrefour d'échanges intellectuels » Penser l'Afrique à partir de l'Afrique : l'ambition est révolutionnaire. Il a fallu pour cela faire de l'institut un lieu carrefour, comme l'explique Philip Owusu, conservateur du musée de l'Institute of African Studies : « L'Institute of African Studies est rapidement devenu un véritable carrefour d'échanges intellectuels. Grâce à ses publications, ses ateliers d'écriture et ses clubs littéraires, des chercheurs qui ne se seraient jamais rencontrés ont pu échanger leurs idées. L'institut est ainsi devenu un point de rencontre majeur pour les intellectuels du continent et de la diaspora. » Cette circulation des idées continue aujourd'hui d'alimenter les grands débats africains et de former une nouvelle génération de chercheurs. Comme Emmanuel Amoah Darkwah, doctorant en relations internationales : « À l'Institute of African Studies, les chercheurs travaillent sur les réparations, la colonisation ou encore l'esclavage. C'est un véritable centre de production des savoirs sur l'Afrique. » Parmi ces débats, celui des réparations. Emmanuel Amoah Darkwah rêve désormais de porter cette réflexion au sein des grandes institutions internationales : « Le développement de l'Afrique ne doit pas être pensé ailleurs pour les Africains. Les idées et les solutions aux problèmes du continent doivent être imaginées et mises en œuvre par les Africains eux-mêmes. » Plus de soixante ans après The African Genius, Legon continue de penser l'avenir du continent depuis l'Afrique.
Avec : Benjamin Amar, professeur d'histoire-géographie. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Frédéric Hermel, journaliste et écrivain. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Et si l'Empire russe avait basculé sans un cri, sans une épée tirée ? L'histoire d'un coup d'État silencieux, porté par une femme patiente et redoutable : Catherine II.Hiver 1761, le palais d'hiver de Saint-Pétersbourg est plongé dans le silence. L'impératrice Élisabeth s'éteint, laissant son neveu, le duc Pierre, monter sur le trône de Russie sous le nom de Pierre III.
C dans l'air du 9 juillet 2026 - Trump champion du monde... des embrouilles ! L'heure est à la fête pour les Belges. À l'issue de leur victoire (4-1) contre les Etats-Unis, en huitième de finale de la Coupe du monde de football, les diables rouges ont singé, hilares, la danse de Donald Trump dans leur vestiaire. Non seulement les Belges ont éliminé le dernier pays hôte à domicile, mais ils ont aussi répondu à leur manière à Donald Trump. Quelques jours plus tôt, le président américain avait appelé son ami et président de la FIFA, Gianni Infantino, pour lui demander de faire réexaminer le carton rouge reçu par l'attaquant américain Folarin Balogun contre la Bosnie. « Je ne savais pas que dans les bureaux de la Fifa, le 5 juillet correspondait au 1er avril en Europe », avait dénoncé l'entraîneur de la Belgique Rudy Garcia, en conférence de presse. Depuis, les réactions s'enchaînent : l'UEFA (l'instance européenne du football) a fait part dans un communiqué de son « incrédulité face à une décision aussi inédite, incompréhensible et injustifiable ». Même le commissaire européen au Sport, Glenn Micallef s'en est mêlé, estimant que « cette décision était erronée ». L'affaire est d'autant plus grave que Gianni Infantino a déjà été critiqué pour avoir attribué le prix de la Paix de la FIFA à Donald Trump en décembre 2025. À ce sujet, une cinquantaine de députés européens ont demandé l'ouverture d'une enquête sur les conditions d'attribution de ce prix, tandis que deux plaintes ont été déposées auprès de la commission d'éthique de la FIFA. Quelques jours plus tôt, c'est l'équipe de France, et plus précisément son capitaine Kylian Mbappé qui a fait l'objet d'une attaque lorsqu'une sénatrice paraguayenne a notamment laissé entendre, qu'enfant, l'attaquant des Bleus « tétait des noix de coco ». La réponse de l'attaquant vedette des Bleus n'a pas tardé, dénonçant « une femme méprisable et indigne de sa fonction ». Emmanuel Macron a personnellement apporté son soutien à l'attaquant français, mais l'affaire s'ajoute à une longue liste d'attaques racistes subis par les joueurs ces dernières années. Dimanche, l'Algérie a fêté l'anniversaire de son indépendance et le président Abdelmadjid Tebboune a gracié plusieurs milliers de détenus, mais pas le journaliste français Christophe Gleizes, condamné et emprisonné depuis plus d'un an pour « apologie du terrorisme » après un reportage en Kabylie. En soutien au journaliste, la FIFA a accrédité Christophe Gleizes à la Coupe du monde. En France, mis à part Didier Deschamps, l'équipe de France et ses anciens joueurs n'ont jamais répondu aux demandes de soutien de la famille de Christophe Gleizes. « Mbappé, il a la Coupe du monde, qu'il s'occupe de la Coupe du monde et on ne va pas le harceler là-dessus. Idem pour Zinédine Zidane. On a compris qu'il ne pourrait pas intervenir, on ne lui en veut pas », a réagi le beau-père du journaliste, Francis Godard. Les proches de Christophe Gleizes comptent maintenant sur la visite du président Tebboune en Allemagne, le 16 juillet, pour solliciter l'aide des Allemands dans ce dossier. Pourquoi le président de la FIFA est-il pointé du doigt pour ses liens avec Donald Trump ? Pourquoi les instances du football mondial n'arrivent pas à éradiquer le racisme des stades ? Et comment les proches du journaliste français Christophe Gleizes comptent sur la Coupe du monde pour tenter d'obtenir sa libération ?Nos experts :- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de « Cette Amérique qui nous déteste » - Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune Dimanche - Jean-Philippe LECLAIRE - Réalisateur du documentaire « Mbappé, la diplomatie du ballon rond » disponible sur france.tv - Marjorie PAILLON - Journaliste- spécialiste de la politique américaine
-Les défis actuels et croyances-Les impacts sur la sexualité-Quelques chiffres clés-L'approche sexo à adopterTalk à destination des professionnels et du grand public.hello@camillebataillon.com@camilleparlesexeSponsor : 1er congrès C'est quoi l'amour pour vous ? Billeterie en ligne par ici : https://congres.cestquoilamour.fr/ Compte instagram : @camilleparlesexe -// Site internet : www.camillebataillon.comPréparation, Montage, Communication : Camille BataillonVisuel by Laforet Designer -/-
L'histoire de Philippa Motte bouleverse autant qu'elle questionne. Autrice, conférencière et experte du rétablissement en santé mentale elle revient sur son parcours du combattant. Diagnostiquée bipolaire à 20 ans, mère de deux jeunes enfants, elle est hospitalisée sous contrainte en psychiatrie à l'âge de 31 ans. Derrière le trouble bipolaire, Philippa Motte raconte une réalité bien plus complexe : une expérience où se mêlent souffrance, créativité, quête de sens, expériences mystiques et profond désir de vivre. Comment distinguer la maladie de ce que l'être humain cherche à exprimer ? Que révèle la folie de nos fragilités individuelles mais aussi de notre société ? Peut-on se reconstruire après avoir tout perdu, transformer une blessure en engagement et faire de son histoire une force pour changer le regard sur la psychiatrie ? Un témoignage d'une rare intensité sur la souffrance psychique, le rétablissement, la dignité, la résilience et le pouvoir du lien humain. Son livre Et c'est moi qu'on enferme est publié aux éditions Stock. Il est disponible en poche chez HarperCollins et a remporté le prix Harperpoche en partenariat avec le Parisien. À découvrir dans [VOS MÉTAMORPHOSES] par Marion Duchêne.⚠️ Cet épisode évoque les hospitalisations psychiatriques sous contrainte, la contention et des épisodes suicidaires. Si vous traversez une période difficile, contactez le 3114.Quelques citations du podcast avec Philippa Motte :"On est une personne, pas une maladie.""La folie est une grande éducatrice.""Ce n'est pas un diagnostic psychiatrique qu'il faut soigner."Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook et TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcasts / Spotify / Deezer / Castbox / YouTubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Philippa Motte :00:00Introduction01:30L'invitée, Philippa Motte04:05La maladie n'est pas une identité07:08Dans le cerveau pendant une crise maniaque11:18Service psychiatrique : pour un autre accompagnement19:10L'hospitalisation sous contrainte est-elle utile ?26:49Les blessures invisibles d'une famille35:53Les enseignements de la folie45:22L'objet symbolique de Philippa MotteAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo © Astrid di Crollalanza Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Demain sur Papatriarcat, Élodie et Caroline.Elles étaient amies depuis des années. Chacune mariée à un homme. Et puis un soir à la montagne, quelque chose a changé. Dans cet épisode inédit, leurs deux histoires de parents se rencontrent pour la première fois : la bascule, la PMA à Barcelone, deux grossesses, deux accouchements, et ce que ça veut dire d'être deux femmes qui deviennent mères ensemble. L'épisode complet sort demain. Abonnez-vous pour ne pas le rater. Salutations adelphes et solidaires ✊
« J'étais heureuse que l'on rende aux Français leur liberté de voter et que la cour me rende mon éligibilité. » C'est par ces mots que Marine Le Pen a réagi à la décision de la cour d'appel de Paris, le 7 juillet 2026 sur le plateau de TF1. Quelques heures plus tôt, la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale avait appris qu'elle était condamnée pour « détournements de fonds publics », dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national, mais que sa peine était réduite en appel.En particulier, la peine d'inéligibilité est réduite d'un tiers, ce qui lui permet de concourir pour la quatrième fois à l'élection présidentielle. Marine Le Pen a aussi été condamnée à une année de prison ferme, aménageable sous la forme d'une « détention à domicile sous surveillance électronique ». Pour éviter de mener la campagne entravée par un bracelet électronique, la cheffe de file des députés du RN a annoncé se pourvoir en cassation – un acte qui suspend la sentence mais l'expose à un risque : celui d'être définitivement condamnée à quelques semaines du premier tour de l'élection présidentielle.Alors pourquoi a-t-elle choisi de prendre ce risque ? Comment comprendre la décision de la cour d'appel ? Et comment cette quatrième candidature de Marine Le Pen rebat-elle les cartes pour les multiples candidats connus et attendus lors de la prochaine élection présidentielle ? Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », trois journalistes du journal Le Monde analysent cette séquence inédite dans la vie politique française : Laura Motet, du pôle Enquêtes, Clément Guillou, en charge de l'extrême droite au service Politique et Abel Mestre, éditorialiste politique.Un épisode de Marion Bothorel et d'Esther Michon. Réalisation : Thomas Zeng. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits d'entretiens accordés par Marine Le Pen au journal de 20 heures de TF1 le 7 juillet 2026, à BFMTV le 25 février 2026 et à LCI le 1er juillet 2026 ; extraits des directs des chaînes France 24, BFM-TV, franceinfo, LCI ; extraits des déclarations de candidature à l'élection présidentielle de Gabriel Attal, d'Antoine Mikolajczak, de Benjamin Lucas, de David Lisnard, d'Edouard Philippe, de Jérôme Guedj, de Jean-Luc Mélenchon, de Karim Bouamrane, de Lydie Massard, Marine Tondelier, de Florian Philippot, de Bruno Retailleau, de François Ruffin.Cet épisode a été publié le 8 juillet 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le 21 avril 1949, à l'aube, une femme monte sur l'échafaud dans la prison d'Angers. Quelques minutes plus tard, le couperet de la guillotine tombe. Son nom : Germaine Leloy-Godefroy. Elle restera dans l'Histoire comme la dernière femme guillotinée en France.❤️ Soutenez La Petite Histoire sur Patreon!
>> Téléchargez votre playlist d'épisodes personnalisée en fonction de la situation de votre businessMême pendant ses vacances on peut continuer à attirer des clients sur son site, et on peut le faire en mode détente au bord de la piscine son smartphone à la main.Mon invité Sacheen Sierro connaît Google my Business comme sa poche et elle nous donne sa stratégie pour préparer la rentrée en quelques minutes par jour. Attendez vous à avoir une nouvelle source de trafic.Vous pouvez suivre Sacheen sur LinkedIn ou sur son site.Vous pouvez aussi télécharger le résumé de l'épisode ici pour ne pas en perdre une miette !Autres épisodes qui pourraient vous plaire :Marketing local, comment faire ?Google my Business, un outil de communication---------------Vous pouvez aussiVous rendre visible en sponsorisant le Podcast du Marketing ou sa newsletterGagner en clarté avec mes accompagnements marketingMe faire intervenir sur une conférenceMe suivre sur Linkedin---------------
Alors que Paris accueille l'Esports World Cup 2026, la plus grande compétition internationale de sport électronique, un constat s'impose : malgré une jeunesse passionnée par le jeu vidéo, l'Afrique reste largement absente de la scène compétitive mondiale. Faute d'investissements, de compétitions structurées et de volonté politique, le continent peine à transformer son potentiel en véritable filière économique. À partir de ce 6 juillet, Paris devient la capitale mondiale du jeu vidéo en accueillant l'Esports World Cup 2026. Pendant plusieurs semaines, les meilleurs joueurs de la planète s'affronteront sur des titres incontournables comme League of Legends, Valorant ou Counter-Strike. Au-delà du spectacle, cet événement rappelle une réalité économique souvent méconnue. Le jeu vidéo est aujourd'hui l'une des industries culturelles les plus puissantes au monde. Son chiffre d'affaires dépasse désormais les 200 milliards de dollars, soit près de dix fois celui du cinéma mondial. En son sein, l'esport représente à lui seul près de 25 milliards de dollars par an. Une économie à part entière, portée par les compétitions, les sponsors, les droits de diffusion et les clubs professionnels. Pourtant, l'Afrique ne capte qu'une infime partie de cette valeur. Les équipes africaines sont quasiment absentes des grandes compétitions internationales, malgré une pratique du jeu vidéo très répandue chez les jeunes, notamment sur smartphone ou dans les gaming zones. Le talent existe, mais l'écosystème fait défaut Pour Désiré Koussawo, président de SAGES Africa et auteur d'un livre blanc consacré à l'esport africain, le problème n'est pas celui du vivier de joueurs. « La base existe, elle est très large », explique-t-il. En revanche, c'est toute la structure permettant de faire émerger une élite qui fait aujourd'hui défaut. Car pour produire des champions, un marché ne peut pas se contenter de compter des millions de pratiquants. Il lui faut également des ligues professionnelles, des championnats réguliers, des clubs solides, des financements, ainsi qu'un cadre juridique adapté. Faute de compétitions suffisamment nombreuses, les joueurs progressent moins vite, restent invisibles aux yeux des grandes organisations internationales et peinent à intégrer les circuits professionnels. Un véritable cercle vicieux s'installe : sans investissements, pas de compétitions ; sans compétitions, pas de joueurs de haut niveau ; sans champions, les investisseurs continuent de détourner leur regard. À lire aussiSony abandonne les disques PlayStation: conséquences économiques d'une révolution du jeu vidéo Les investisseurs finiront-ils par miser sur l'Afrique ? Pourquoi cette situation perdure-t-elle ? Parce que les grands acteurs de l'industrie raisonnent avant tout en termes de rentabilité. Comme le souligne Désiré Koussawo, l'Afrique est encore perçue davantage comme un marché de consommateurs que comme une terre de compétiteurs. Les éditeurs de jeux vidéo, les organisateurs de tournois et les sponsors privilégient naturellement les régions où les retours sur investissement sont immédiats. Le principal frein n'est d'ailleurs pas uniquement celui des infrastructures. Quelques serveurs commencent à être déployés, principalement en Afrique du Nord, tandis que l'Afrique subsaharienne commence seulement à voir arriver certaines initiatives. Le véritable chaînon manquant reste surtout la volonté politique. Contrairement au football ou à la musique, l'esport est encore rarement considéré comme un levier de soft power ou de développement économique. Pour autant, les perspectives existent. Comme dans toute industrie, lorsque les marchés historiques arrivent à maturité, les entreprises recherchent de nouveaux relais de croissance. Après le développement spectaculaire du Golfe ou de l'Asie du Sud-Est, l'Afrique pourrait bien devenir la prochaine frontière de l'économie mondiale du jeu vidéo. Car aujourd'hui, l'esport n'est plus un simple loisir, il est devenu une industrie stratégique, un outil d'influence et un marché mondial en pleine expansion. Pendant que Paris célèbre les champions du jeu vidéo, l'Afrique joue encore les qualifications. La question n'est désormais plus de savoir si le continent possède les talents, mais de savoir qui sera le premier à investir dans leur réussite. À lire aussiPourquoi la France est toujours un grand du jeu vidéo mondial
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 2 juillet 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LA ZEITENWENDEEn février 2022, après l'attaque russe en Ukraine, le chancelier social- démocrate de l'époque, Olaf Scholz, déclarait devant le Bundestag que « février 2022 marquait un changement d'époque (Zeitenwende) dans l'histoire de notre continent ». Quelques mois plus tard, les députés adoptaient la création d'un fonds spécial de 100 milliards d'euros pour moderniser la Bundeswehr. Cette dynamique s'est poursuivie et même accentuée avec l'arrivée au pouvoir du chrétien démocrate Friedrich Merz. En mars 2025, il a fait voter par le Bundestag l'exemption des dépenses sécuritaires du sacro-saint frein à la dette, puis, en décembre, une loi sur la modernisation du service militaire. Trente-cinq ans après la réunification, le réarmement pourrait faire du pays une puissance d'équilibre dans un espace européen sous haute tension, affirme le géographe Boris Grésillon, dans une tribune au « Monde ».Si jusqu'à présent l'armée allemande s'en remettait aux recommandations de l'OTAN, le ministre de la Défense allemand, Boris Pistorius a présenté, le 22 avril dernier, un budget en hausse constante, qui s'élève à plus de 108 milliards en 2026, et, pour la Bundeswehr qui compte actuellement 185.000 soldats d'active, un plan en trois étapes, D'abord, un renforcement des effectifs « rapide et de grande envergure » jusqu'en 2029, notamment grâce à un nouveau service militaire « attractif et porteur de sens ». Puis une deuxième phase jusqu'en 2035, marquée par une augmentation « significative » des capacités dans tous les domaines (terrestre, aérien, maritime, cyber, espace), à l'issue de laquelle, assurent les autorités, « l'objectif de 460.000 soldats prêts au combat sera atteint, avec 260.000 militaires d'active et 200.000 réservistes ». Enfin, à l'horizon 2039 et au-delà, une projection vers une « Bundeswehr du futur », dans laquelle seront intégrées les « innovations militaires de demain ». Cette « conception générale de la défense militaire » traduit en actes la prise de conscience du changement d'époque née de l'attaque de l'Ukraine et concrétise la renonciation au pacifisme consubstantiel, depuis 1949, à la démocratie allemande. La Russie y est qualifiée de menace la plus importante et la plus immédiate pour la sécurité allemande, européenne et transatlantique ; elle prend acte du pivot américain vers l'Indopacifique et de la nécessaire montée en puissance des Européens au sein de l'Alliance atlantique ; elle tire les enseignements des transformations de la guerre constatées en Ukraine, au Proche et au Moyen-Orient.Zeitenwende, donc, d'abord militaire, puis budgétaire et maintenant social avec le soutien du gouvernement allemand aux travaux d'une commission prônant une hausse progressive de l'âge légal de départ en retraite au-delà des 67 ans, indexée sur l'espérance de vie, dans un pays confronté au vieillissement démographique.POURQUOI LA GUERRE NE PAIE PLUS ?La signature par le président américain le 17 juin au château de Versailles du protocole d'accord avec l'Iran soulage le commerce mondial, mais met à mal la puissance américaine. Pour la deuxième fois Donald Trump, de guerre lasse, décide d'arrêter les frais face à un adversaire déterminé. La première, c'était en février 2020, lorsque l'accord de Doha avec les Talibans acta le retrait des États-Unis d'Afghanistan. Un accord finalement mis en œuvre à l'été 2021 par l'administration Biden, dans un contexte de débâcle mémorable. Si on voit mal ce que l'Amérique gagne, en revanche les bénéfices de l'accord de Versailles pour Téhéran sont clairs : levée temporaire des sanctions sur l'exportation du pétrole, puis dégel de certains avoirs iraniens à hauteur de dizaines de milliards de dollars. À terme la perspective d'un « fonds de reconstruction et de développement »doté de 300 milliards, de l'argent dont on ne sait pas trop d'où il viendrait. À l'heure du mondial de football, le géopolitologue Dominique Moïsi résume l'épisode guerrier de près de 110 jours auquel les présidents américain et iranien ont mis fin (provisoirement ou non) en signant le mémorandum qui suspend les hostilités pour au moins soixante jours : « Téhéran 1, Washington 0 ».Dans un conflit asymétrique, le fort perd en ne gagnant pas tandis que le faible gagne en ne perdant pas. La République d'Iran sort donc vainqueur, les États-Unis et Israël perdants. De même, la Russie de Vladimir Poutine se trouve dans une impasse stratégique et éprouve les limites de la force militaire quand elle est mal employée. En Ukraine, les forces russes ont perdu du terrain en mai, pour le deuxième mois de suite, d'après les analyses de l'Institute for the Study of War, un groupe de réflexion américain. Même les zélateurs du régime reconnaissent qu'il est peu probable que Moscou parvienne à percer les lignes. Vladimir Poutine a dû admettre, le 28 juin, de réels problèmes, comme la pénurie de carburant. On estime que deux tiers des Russes sont désormais favorables à des négociations de paix.La guerre d'Iran et celle d'Ukraine témoignent des défis rencontrés par l'assaillant en ce XXIe siècle, à l'heure des drones et du combat asymétrique ultraconnecté. Malgré une supériorité aérienne et une puissance de feu sans rivale, États-Unis et Russie peinent à faire capituler l'adversaire. Ces enseignements sont scrutés à Taipei comme à Pékin. La Chine pourrait en déduire que décidément, l'aventurisme militaire ne paie pas face à un adversaire déterminé qui joue à domicile... Cela pourrait l'encourager à poursuivre sa patiente stratégie de « strangulation » de l'île démocratique plutôt que de lancer une invasion militaire risquée.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 2 juillet 2026 - Trump : 4 milliards en 2 ans... le jackpot de la Maison BlancheBusiness is business. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a vu sa fortune presque tripler depuis son retour à la Maison Blanche. Celle-ci est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026 selon Forbes. Et c'est principalement la cryptomonnaie qui fait exploser ses revenus. Selon sa déclaration financière, ses activités dans ce secteur pourraient lui avoir rapporté plus d'1,2 milliard de dollars. Une situation qui relance notamment les accusations de conflits d'intérêts, alors que le locataire de la Maison Blanche multiplie les initiatives pour favoriser le développement des monnaies numériques. De plus, le président américain continue de tirer profit de son image. Parmi les produits dérivés les plus médiatisés figure la « God Bless the USA Bible », dont plus de 208 000 exemplaires ont été vendus. À cela s'ajoutent des baskets, montres, parfums ou encore des guitares. Un empire économique colossal. La Cour suprême a toutefois infligé un revers important au président américain. Fin juin, elle a confirmé que les enfants nés aux États-Unis restent automatiquement citoyens américains, invalidant ainsi le décret de Donald Trump sur le droit du sol. Une décision symbolique, d'autant que trois des neuf juges de la Cour ont été nommés par lui lors de son premier mandat. Ce n'est pas la première fois que la haute juridiction freine ses ambitions. Quelques mois plus tôt, elle avait déjà limité une partie de sa politique sur les droits de douane, estimant que certaines mesures relevaient du Congrès. Ces décisions rappellent que, malgré sa majorité conservatrice, la Cour suprême conserve son indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif. À l'international, Donald Trump fait de l'Amérique latine une priorité. Son administration remet en avant la doctrine Monroe, selon laquelle les États-Unis doivent rester la puissance dominante sur le continent. L'objectif est de contrer l'influence grandissante de la Chine, de la Russie et de l'Iran dans la région. Cette stratégie s'appuie aussi sur une ligne dure envers les gouvernements de gauche. Washington maintient une forte pression sur le Venezuela et Cuba, tout en saluant l'arrivée au pouvoir de dirigeants conservateurs. En Colombie, la récente victoire du candidat d'ultradroite, Abelardo de la Espriella, soutenu par Donald Trump, est perçue comme le signe d'un regain d'influence du trumpisme en Amérique latine. A quel point Donald Trump utilise-t-il sa présidence pour enrichir son empire économique ? La Cour suprême est-elle devenue un contre-pouvoir au président américain ? Donald Trump cherche-t-il à réaffirmer l'hégémonie des États-Unis en Amérique latine ?Nos experts :- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Requiem pour le monde libre » - Lauric HENNETON - Historien, spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales
Découvrez un avant-goût exclusif de notre prochain grand entretien. Demain, le podcast Papatriarcat bouscule les certitudes de la parentalité. Sommes-nous vraiment lucides sur l'éducation de nos garçons ?Dans ce format "Quelques minutes avec...", Cédric Rostein reçoit la réalisatrice Julie Gavras pour introduire un sujet brûlant et encore trop souvent tabou : le syndrome du "Pas mes fils".
C'est une plaie de nombreuses sociétés d'Afrique centrale, mais elle est particulièrement vive au Gabon : les crimes rituels font chaque année des victimes. Des corps retrouvés sans vie, auxquels on a ôté des organes comme le cœur, les yeux ou le pénis. Dans bien des cas, ces crimes ne sont jamais punis, ou alors seul l'exécutant est arrêté, et pas le commanditaire. Les familles des victimes, elles, se sentent abandonnées face à ces actes qui associent spirituel, politique et criminalité organisée. De notre envoyé spécial de retour du Gabon, Paulin Boukika ouvre sur sa table basse le dossier dans lequel il conserve les documents relatifs à la mort de son fils. Cet agent des forces de l'ordre partage le récit macabre du jour où le corps inerte de Darlin, 14 ans, a été retrouvé, parmi d'autres, devant un célèbre restaurant de plage de la capitale du Gabon, en 2018 : « J'étais au travail. La mère de l'enfant m'appelle en pleurant : "On a retrouvé les enfants morts à la plage. Il faut venir parce qu'on a retrouvé des corps, je ne sais pas s'il est parmi eux." » Paulin Boukika se rend à Gabosep, une des morgues de Libreville : « On m'accompagne là où ils mettent les corps dans les tiroirs. On commence par le premier. J'ai dit "non, ce n'est pas lui". Le deuxième, ce n'est pas lui, etc. C'est au neuvième tiroir que je vois qu'il était là, déjà identifié parce qu'il portait un autre nom. J'ai dit : "Non, ça, ce n'est pas son nom, il s'appelle Boukika Darlin Stessi." » « La première version, c'était qu'il s'est noyé » Paulin Boukika conserve notamment les photos prises à la morgue du corps mutilé. Il n'y a jamais eu d'autopsie : « La première version qui m'a été donnée, c'était qu'il s'est noyé. Mais quand je suis retourné à la morgue la deuxième fois pour l'examiner, j'ai bien vu qu'il n'avait pas d'yeux, que le sexe était mutilé, qu'il y avait des parties entaillées. C'est là que j'ai compris que l'enfant ne s'était pas noyé parce qu'il avait des cicatrices un peu au front, au niveau des mains. Il y avait des blessures qui montraient qu'il avait été ligoté et s'était débattu. » À l'époque, le procureur parle de trois morts par noyade et le gouvernement s'inquiète d'une « récupération politicienne », à quelques mois des élections législatives. Alors que selon certains protagonistes, une quinzaine de corps ont été retrouvés ce jour-là. « La réaction officielle, c'était de nier la situation, se remémore Paulin Boukika. Ils ont masqué en disant qu'ils étaient à la plage, qu'ils se sont noyés à la plage. Et ils ont maintenu ce cap-là. On m'a dit : "Les poissons peuvent manger les yeux, les poissons peuvent manger le sexe." Mais est-ce qu'on peut manger le sexe de quelqu'un sans déchirer la culotte ? Mais il avait encore le slip ! Mais le poisson est rentré où et il est sorti comment ? » « La réaction officielle, c'était de nier la situation » La plainte de Paulin n'a jamais débouché. Pour lui, aucun doute, l'affaire a été enterrée : « J'ai continué à faire des recours au tribunal, à faire des plaintes, tout ça n'a jamais abouti. Il n'y a pas eu d'enquête. J'ai été obligé d'abandonner. Ils ont dû couvrir les commanditaires de ces crimes-là, car quand on camoufle, ça veut dire qu'on connaît les commanditaires, on connaît les gourous qui ont fait ça. Les parents victimes, on n'a jamais eu satisfaction. Darlin était mon fils ainé, j'avais beaucoup à lui transmettre. La blessure revient comme si c'était hier. » Des questions sans réponses et des crimes sans coupables. Et pas de statistique officielle. C'est aussi ce que déplore Germaine Bita. Sur sa terrasse qui surplombe les pistes de l'aéroport, elle ressasse encore les conditions de la disparition de son fils Guy-Léandre, en 2008 : « Un matin, il est parti. Après, je ne l'ai plus jamais revu. Et j'ai trouvé son corps à la plage. C'est là-bas qu'on a balancé son corps. On avait enlevé ses organes. Il n'avait que 18 ans. L'enfant n'avait plus de langue. Son sexe était élevé. Il était nu. Donc je suis allé à la police, j'ai porté plainte. » Malgré un témoin oculaire et plusieurs déplacements au commissariat, aucune enquête n'est entreprise, selon Germaine : « Il y a un monsieur qui a dit qu'il avait vu trois personnes balancer des choses à l'eau. On a dit ça à la police. Rien n'a été fait. C'est resté comme ça. » « Le corps de mon frère a été retrouvé en brousse, sans cœur » Une douleur que partage aussi Marie-Anne Minkoue qui reçoit RFI devant sa modeste maison du quartier de Nzeng Ayong, et exhume des archives des photos de journaux relatant des assassinats : « Le corps de mon frère a été retrouvé en brousse, sans cœur, sans une goutte de sang restant. Des hommes l'avaient invité à aller à la chasse avec eux. Il a fallu payer 300 000 francs [457 euros, NDLR] pour l'autopsie. Mais ça n'a rien donné. Un des assassins a été arrêté, placé en préventive, mais il a fini par sortir, et il est rentré au village. Il avait un frère bien placé. C'est de la corruption pure et simple. » C'était en l'an 2000. Quelques années plus tard, c'est son fils qui disparait. Sans nouvelles, elle a un jour découvert la photo de son corps illustrant un article dans le quotidien gouvernemental L'Union. Mais elle n'a jamais su d'où venait la photo, récupérée sur Internet, ni ce qui est advenu de son fils. Aujourd'hui âgée, c'est elle qui a dû élever ses petits-enfants. Elle raconte un enfant disparu dans le quartier récemment, une jeune femme dépecée dans un hôtel. Le sang pour servir les génies des eaux Si les crimes rituels touchent d'autres pays d'Afrique centrale et du golfe de Guinée, la situation au Gabon est mieux connue grâce au travail et à la ténacité d'un homme. En face de l'un de plus grands hôtels de Libreville, Jean-Elvis Ebang Ondo aime à regarder les cocotiers dont on débite les noix pour les passants du bord de mer. C'est lui qui les a plantés, en souvenir de son fils, Éric, retrouvé là, sur cette plage, en 2005 : « C'est là où on a découvert le corps de l'enfant. Ils étaient au nombre de deux qu'on a enlevés. On tue la personne ailleurs et on vient déposer le corps au niveau de la mer ou bien au niveau des fleuves, pour servir les génies. Parce qu'on signe le pacte avec les forces du mal. L'élément essentiel qu'on retire, c'est le sang. Le sang, c'est le carburant dans le monde mystique. » Cet endroit, il l'a baptisé le « Jardin des innocents ». Contrairement à beaucoup de familles de victimes, cet enseignant a choisi de ne pas se taire et de ne pas tomber dans la fatalité face à ces crimes qui n'ont rien de traditionnel. « Selon nos études, le phénomène des crimes rituels date des années 1930. Ce sont des pratiques importées et qui persistent. Ce genre-là fonctionne en réseau. Il y a les commanditaires, il y a l'exécutant, il y a les démarcheurs. Le plus souvent, ce sont les proches qui passent à l'acte. Le commanditaire est servi à travers le marabout qui essaie d'exécuter en fonction des besoins de ce commanditaire », affirme Jean-Elvis Ebang Ondo. Suite à ce drame, il a fondé l'Association de lutte contre les crimes rituels, organisé des manifestations régulières et suivies, mené le plaidoyer auprès des autorités nationales et des partenaires du pays, jusque dans l'enceinte du Sénat de transition où il a siégé de 2023 à fin 2025. Il a écrit plusieurs livres qui font autorité sur le sujet. Il a remarqué la concomitance entre vagues de crimes rituels et périodes de forte activité politique, tels que des élections ou des remaniements. Les commanditaires seraient donc massivement des personnalités puissantes issues du monde politique, de l'élite économique. Jean-Elvis Ebang Ondo parle de dizaines de cas en année électorale, mais ne publie plus de statistiques par crainte de récupération politique. Le difficile accès à la justice pour des familles sans moyens Autre problème : la justice qui manque de moyens et d'indépendance. « Les officiers de police judiciaire (OPJ) qui sont chargés de mener ces études-là, ces enquêtes-là, ne sont pas bien documentées, estime Jean-Elvis Ebang Ondo. Techniquement, ils n'ont pas assez de matériel. Parce que chez vous, on parle de l'ADN, vous pouvez classer un dossier pendant X temps… La conservation des dossiers, ça manque chez nous. Le second point, c'est que les juges reçoivent des coups de fil anonymes, ils ne sont pas à l'aise pour traiter un tel dossier. Les procédures ne vont nulle part. Dans mon cas personnel, nous avons donné tout ce qu'il y avait comme indices, ça n'a pas abouti. Au niveau de la justice, ça a été bien verrouillé pour que les commanditaires ne soient pas arrêtés. Pour qu'un dossier soit bien traité au niveau du tribunal, il faut un rapport d'un médecin légiste, mais il n'y en a même pas cinq au Gabon et il faut les payer ». La question des moyens, le magistrat Eddy Minang la partage. Auteur d'une thèse devenue un livre l'an dernier (2025) sur les crimes rituels, il estime que le cadre juridique renforcé est suffisant : « C'est à partir de 2019 que le législateur a introduit dans le code pénal le terme de "meurtre à des fins rituelles, meurtre à des fins de prélèvement d'organes ou de tout autre tissu, de cession de chair humaine, etc". Cela renvoie à un certain nombre de meurtres, des meurtres ésotériques, qui sont commis simplement dans le but de prélever des organes humains. Et ces organes humains servent à concocter, à préparer ce qu'on appelle vulgairement des "pièces détachées". Et dans l'imaginaire collectif, les auteurs pensent qu'en utilisant ces pièces détachées – ça peut être le cœur, ça peut être le cerveau, ça peut être même le sang et d'autres organes du corps humain –cela donne un certain nombre de pouvoirs, que ce soit le pouvoir spirituel, que ce soit le pouvoir économique, que ce soit également le pouvoir politique. » De l'argent pour les exécutants, des fétiches pour les commanditaires Pour les exécutants, l'argent est sans aucun doute la motivation. Pour les commanditaires, c'est le pouvoir, avec l'appui du sorcier. « La particularité avec le crime rituel, c'est que le prélèvement d'organes se fait souvent à vif, détaille le procureur de la république, actuellement suspendu de ses fonctions. Plus la personne souffre, parce que la personne doit dégager une force qu'on appelle l'énergie vitale, plus le fétiche sera puissant. Tout le problème, c'est souvent de remonter jusqu'au commanditaire. On se retrouve souvent entre la parole de l'un contre celle de l'autre. L'exécutant va dire, c'est M. Untel qui m'a envoyé, alors qu'il n'y a pas de preuve. Le plus souvent, l'exécutant ne connaît même pas le commanditaire. Il connaît celui qui a servi d'intermédiaire et tout cela pose problème ». Dernier cas très médiatisé de crime rituel au Gabon : en décembre 2025, le corps d'un adolescent de 13 ans retrouvé dans la fosse septique de son immeuble, cinq jours après sa disparition. Aux enquêteurs, un des quatre suspects interpellés dit avoir agi sur ordre d'un présumé commanditaire à des fins fétichistes. Dans la foulée, certains appellent au rétablissement de la peine de mort, abolie en 2010. Le président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, demande au Conseil économique et social (Cesec) d'organiser une consultation sur le sujet. Aujourd'hui, la consultation a eu lieu, l'attention médiatique est retombée, et l'idée d'un retour de la peine capitale semble enterrée, nous explique Geoffroy Foumboula, 2è vice-président du Cesec : « Nous avons écouté tout le monde et je pense que l'opinion elle-même s'est rétractée parce qu'elle a compris que la peine de mort n'était pas du tout la solution, mais qu'il fallait par contre simplement travailler dans le sens que la justice fasse convenablement son travail, améliorer le dispositif juridique, le code pénal, le code de procédure pénale pour que les responsables soient identifiés, que ces responsables soient condamnés. » Crimes rituels, trafic d'organes et violence social symbolique La société gabonaise est si traumatisée par ces crimes dits rituels que, selon plusieurs spécialistes, des réseaux criminels transfrontaliers de trafic d'organes jouent de cette psychose, explique Geoffroy Foumboula : « On peut se retrouver dans des situations où, pendant l'élection, comme on sait que de façon psychologique, s'il y a des crimes de sang qui sont opérés, on va les attribuer aux acteurs politiques, on peut avoir des réseaux transfrontaliers qui en profitent pour faire des crimes de sang, des abus de trafic d'organes, de façon à ce que dans la psychologie générale de la population, on puisse attribuer cela aux crimes rituels, qui s'inscrivent souvent dans une approche soi-disant d'ascension sociale à travers des sacrifices humains. » Généralement, les victimes sont issues des populations défavorisées, ce qui accentue encore les difficultés pour recourir à la police et à la justice. À la violence physique, s'ajoute donc une violence sociale exercée par des élites qui, en plus de prendre possession des richesses du pays, s'octroieraient un véritable droit de vie et de mort sur les corps des Gabonais. C'est l'analyse du sociologue et anthropologue Joseph Tonda. Pour lui, c'est un rapport de domination entre héritage des sociétés traditionnelles et coloniales : « Le pouvoir ici est la continuation du domaine de la chasse. Celui qui a le pouvoir, c'est le chasseur, c'est le guerrier, c'est celui qui doit conquérir l'autre, qui doit assujettir l'autre, qui doit dominer l'autre, qui doit détruire l'autre pour sa propre consommation. On peut dire que ces comportements – anthropophagie, prélèvement d'organes – existaient auparavant, mais qu'ils ont été transformés et massifiés par l'État moderne. Il revendique le monopole de l'exercice du pouvoir physique, matériel, mais il y a aussi le pouvoir symbolique. Donc, les deux doivent être associés. C'est comme si le pouvoir était une machine à reproduire l'inégalité. Ces pratiques d'une violence extrême amènent aussi à une forme de peur permanente et quasiment de complotisme. On entend des choses, ça prend des proportions incroyables parce que les masses, elles extrapolent, elles exagèrent. Il y a de l'amplification par le peuple qui n'a pas les moyens de contrôler la machine. C'est difficile dans ce domaine-là de discerner ce qui est réel et ce qui est irréel. » Les religions traditionnelles gabonaises rejettent la pratique des sacrifices Depuis le renversement du pouvoir des Bongo en août 2023, le discours d'un retour aux traditions progresse au Gabon. Mais pour les défenseurs des rites traditionnels, être associé aux crimes rituels est infamant. Ni le bwiti – le rite le plus présent – ni les autres mysticismes gabonais ne permettent les sacrifices, rappelle Jean François Ndong Ebe, président de l'association Vanga Tsengue, qui promeut le bwiti : « Les crimes rituels ont toujours concerné toutes les religions. On a vu ici certains pasteurs qui ont été condamnés. Donc, c'est la déviance de certains individus. Il y a des gens, des imposteurs, des charlatans qui s'érigent en soignants, en guérisseurs, alors qu'ils ne le sont pas. En réalité, le bwiti ne reconnaît pas les sacrifices. Le sacrifice est condamné, le sang est condamné. C'est pourquoi il y a certains soi-disant bwitistes qui ont fait des sacrifices au nom du bwiti alors qu'ils ne le sont pas. Ce ne sont que des malfaiteurs, tout simplement. » Derrière des justifications mystiques, œuvrent des réseaux criminels qui, chaque année, laissent des corps sans vie et mutilés. Et, pour les familles, des blessures que l'absence d'accès à la justice empêche de soigner. Lors d'une récente interview à Jeune Afrique, le président Oligui Nguema a dénoncé une « abomination » : « Chaque enfant enlevé, chaque vie brisée par ces pratiques barbares est un échec collectif. Trop de dossiers de crimes rituels dorment dans les tiroirs des tribunaux. Trop de coupables échappent à la justice. Ce qui doit changer immédiatement, c'est l'impunité. Quand un crime rituel est commis, l'enquête doit aboutir, le procès doit avoir lieu et la sanction doit être exemplaire. Plus personne au Gabon ne doit pouvoir commettre un tel acte en pensant qu'il s'en tirera. » Pour aller plus loin ► Gabon: la disparition de plusieurs élèves après une baignade fait polémique ► Journée de l'enfant: au Gabon, l'ALCR attire l'attention sur les crimes rituels ► Gabon: des manifestants appellent à la fin des crimes rituels contre les enfants après plusieurs cas ► Gabon: retour du débat sur la peine de mort après la médiatisation de plusieurs crimes rituels.
Le seize octobre 1793, dès cinq heures du matin, Paris résonne du bruit des tambours. Battant le pavé des rues, derrière leurs fenêtres, montés sur les murets, accrochés aux grilles, il sont des milliers à attendre. Place de la Révolution, il n'y a pas si longtemps place Royale, celles que l'on nomme les « lécheuses de guillotine » se pressent au premier rang. Quelques heures auparavant, « l'Autrichienne », la femme la plus haïe de France, l'ex reine frivole, dépensière, le monstre femelle comme certains la qualifient, aujourd'hui veuve capet, séparée depuis deux mois et demi de ses enfants, Marie Antoinette, accusée de haute trahison et d'inceste, celle qui aimait jouer à la bergère, a été condamnée à mort par le tribunal révolutionnaire. Sa tête sera tranchée dans quelques heures. Avec nous : Valérie André, prof d'histoire à l'ULB. Sujets traités : Marie-Antoinette, révolution, reine, guillotine, autrichienne Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le quatre octobre 1539, en vue d'un rapprochement avec les protestants allemands, un accord d'union est signé entre le roi d'Angleterre, Henri VIII, et Anne de Clèves. Quelques mois plus tard, cette dernière devient la quatrième épouse du monarque qui, au total, en affichera six. Le mariage ne fera pas long feu et la jeune infortunée est répudiée après six mois. D'Henri, on garde l'image d'un homme à femmes, obèse et cruel : un ogre proche de Barbe Bleue à qui on l'a souvent comparé. Au-delà du roman populaire, Henri VIII est, avant tout, le roi de la rupture avec Rome et aussi un balancier entre la France de François 1e et le Saint Empire germanique de Charles Quint .Un roi qui laissera, au terme d'un long règne de trente-huit années, un pays exsangue et divisé. Avec Annick Delfosse Histoire Moderne Sujets traités : mariage, Henri VIII, Anne de Clèves, protestants , Barbe Bleue, harles Quint Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À l'été 2022, Catherine Guillouard qui est depuis 5 ans à la tête de la RATP, annonce sa démission. Quelques semaines plus tôt, sa mère a été victime d'un très grave accident et la dirigeante décide de devenir aidante. Une décision rare à ce niveau de responsabilités. Chaque semaine, dans Anatomie d'une décision, L'Express interroge un grand patron, une dirigeante, une personnalité politique, un responsable militaire qui a dû, dans sa carrière, prendre une décision cruciale. Positif ou négatif, ce changement a eu des conséquences dont on peut tirer des enseignements. L'équipe : Présentation : Béatrice MathieuMontage : Mélanie PierreRéalisation : Jules KrotRédaction en chef : Charlotte Baris et Thibauld Mathieu Crédits : RTS, C dans l'air, TF1 Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Alice Lagarde Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:52:01 - Grand bien vous fasse ! - Des peintures qui nous permettent de voir autrement nos vies, la lumière, les autres, le monde ou encore les paysages… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:29:04 - Les pieds sur terre - par : Sonia Kronlund - Pendant 20 ans, des lettres anonymes de menaces sexuelles arrivent dans des boîtes aux lettres du sud Morvan. Parmi les destinataires, beaucoup sont agriculteurs et n'osent en parler. Quelques-uns cependant portent plainte, dont Valérie Bernadat, qui va découvrir qu'elle est loin d'être la seule. - réalisation : Valentin Rémy, Adèle Tocquet, Pauline Maucort, Cécile Laffon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France