Redécouverte d'un fait marquant de l'histoire contemporaine. Une façon de revivre sous forme d'archives sonores ou de textes les grands moments de notre histoire... Une émission de Jean Leclerc Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion.
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Le nuage radioactif formé par l'incendie du réacteur numéro 4 de Tchernobyl a parcouru des milliers de kilomètres dans l'atmosphère terrestre. La catastrophe de Tchernobyl s'est passée en Ukraine et en Union soviétique mais bien plus loin, on en retrouve encore l'empreinte aujourd'hui, après le passage d'un vent de panique mondial qui a soufflé jusqu'en Suisse. Avec Christophe Mürith est physicien nucléaire. En 1986 il travaille au laboratoire de surveillance de la radioactivité à l'Institut de physique de Fribourg, enregistré par Veronika Meier pour la SRF. Nicolas Chachereau, historien et spécialiste de l'énergie et de l'environnement.

53 morts, c'est le chiffre officiel des victimes immédiates de la catastrophe de Tchernobyl qui a longtemps circulé. Mais les dégâts vont bien au-delà : un nuage radioactif parcourt l'atmosphère pendant et après l'incendie répend ses particules toxiques, les hommes et les femmes déplacés en sont porteurs, les pièces détachées pillées ou revendues aussi. Jusqu'aux myrtilles qui poussent aux alentours. Avec Laurent Coumel, auteur de 24h de la vie à Tchernobyl, aux PUF, maître de conférences à l'Institut national des langues et civilisations orientales, rattaché au centre de recherche Europes-Eurasie.

En 1997 Svetlana Alexievitch publie La Supplication, une enquête auprès des liquidateurs, des pompiers, des politiciens, des médecins, des physiciens, des hommes et femmes qui se trouvaient à proximité de la centrale de Tchernobyl le 26 avril 1986. La catastrophe est racontée avec ce qu'elle a produit dans leur mémoire et leur vision du monde. Cette œuvre littéraire, si précieuse qu'elle soit, ne comble pas le manque d'archives sur Tchernobyl et sur ce qui s'est passé ce jour-là. Avec Laurent Coumel, auteur de 24h de la vie à Tchernobyl, aux PUF, maître de conférences à l'Institut national des langues et civilisations orientales, rattaché au centre de recherche Europes-Eurasie.

Nous sommes le 26 avril 1986, le travail se poursuit à la centrale de Tchernobyl et à Pripiat, la ville à proximité, c'est un jour comme les autres, a priori. Avec Laurent Coumel, auteur de 24h de la vie à Tchernobyl, aux PUF, maître de conférences à l'Institut national des langues et civilisations orientales, rattaché au centre de recherche Europes-Eurasie. Christophe Mürith est physicien nucléaire, en 1986 il travaille au laboratoire de surveillance de la radioactivité à l'Institut de physique de Fribourg.

Il y a 40 ans, le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl a explosé. Une catastrophe monumentale dont on retrouve encore aujourd'hui l'empreinte dans la nature et dans les têtes. Tchernobyl est synonyme de catastrophe, d'une frayeur à peu près planétaire en 1986, et tout ça en Union Soviétique, une des deux grandes puissances qui se tiennent tête depuis 1947 dans ce qu'on appelle la Guerre froide. Mais Tchernobyl au départ c'est un lieu, un endroit où l'on vit et où l'on travaille en Ukraine. Avec Laurent Coumel, auteur de 24h de la vie à Tchernobyl, aux PUF, maître de conférences à l'Institut national des langues et civilisations orientales, rattaché au centre de recherche Europes-Eurasie.

Le célibat devient un enjeu majeur aux États-Unis au XXe siècle, il cristallise les inquiétudes démographiques et identitaires face à l'immigration massive. Comment imaginer une société qui s'organise aussi en dehors du couple ? Romain Huret, historien et directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), a enquêté pour comprendre comment ces vies hors du couple cheminent entre fiscalité punitive, image sociale pathétique et symbole d'émancipation.

En Suisse, on se marie encore beaucoup mais on divorce aussi pas mal - deux mariages sur cinq se terminent par un divorce. Et cette rupture du contrat conjugal aussi a une histoire qui s'accélère entre les années 1960 et les années 1990. En 1907, le nouveau code civil helvétique prévoyait les règles du mariage et les règles du divorce. Fiona Friedli, politiste spécialiste de l'histoire du mariage, du divorce et des politiques familiales, enseignante à la Haute École de travail social et de la santé de Lausanne.

Désirée Véret et Jules Gay se rencontrent à Londres dans les années 1830. Leur union fondée sur un compagnonnage égalitaire où chacun conserve sa liberté individuelle et une vision très critique du couple traditionnel dure cinquante ans. L'historien Thomas Bouchet les a rencontrés au détour des archives qu'il travaille depuis longtemps. Et de cette histoire d'amour et de politique, il a tiré un livre : L'aiguille et la plume paru aux éditions Anamosa. Au cours de son enquête, il interroge sa place à lui, chercheur du XXe siècle, avec son regard sur la construction d'un couple politique mais aussi sur leur intimité. Avec Thomas Bouchet, maître de conférences à l'Ud En 1907 le niversité de Bourgogne à Dijon. Auteur de L'aiguille et la plume, Jules Gay, Désirée Véret, 1807-1897 paru aux éditions Anamosa.

On peut s'aimer sans se marier mais on ne peut pas se marier sans le droit. Quelles sont les règles qui ont gouverné la seule union possible tout au long du XXe siècle et comment elles évoluent au fil du temps ? C'est ce qu'on explore dans cet épisode avec Fiona Friedli. Politiste, elle s'intéresse aux relations entre les lois et la société et depuis quelques temps elle enseigne à la Haute École de travail social et de la santé de Lausanne. En 1907 un code civil tout neuf est instauré en Suisse. Unifié dans tous les cantons, c'est désormais lui qui dicte les règles du mariage. Avec Fiona Friedli, politiste spécialiste de l'histoire du mariage, du divorce et des politiques familiales.

Le couple c'est la norme, et pourtant il perd du terrain. Comment s'est négociée la vie à deux, comment on se marie, comment on divorce et comment on vit en dehors du couple, c'est la nouvelle série d'Histoire Vivante. C'est l'histoire d'un couple, Peter et Iris von Roten. Quarante-quatre années de vie à deux au moment où le droit de vote des femmes se négocie en Suisse. C'est aussi l'histoire du grand livre féministe Femmes sous surveillance, un scandale qui a isolé son autrice. Pour vous raconter Iris et Peter, on s'accompagne de leur correspondance monumentale et du film de Werner Schweizer, Amours ennemies en accès gratuit sur Play Suisse. Avec Camille Logoz, autrice de la première traduction en français du livre d'Iris von Roten, Femmes sous surveillance, paru aux Éditions Antipodes en 2021. Le livre Amours ennemies de Wilfried Meichtry (Éditions Monographic, 2014)

Ils sont nombreux les ouvriers italiens à œuvrer sur les chantiers en altitude dans des conditions extrêmes dans l'après-guerre. A ce moment-là on inaugure jusqu'à 10 barrages par an. Mais le travail manuel ne séduit plus les Suisses. Sur le chantier du barrage de la Grande Dixence, les Italiens représentent plus de 90% de la main d'œuvre. Plus globalement les saisonniers Italiens en Suisse sont 140 000 en 1950 et 600 000 en 1970. Joël Boissard a réalisé le documentaire : Les barrages suisses une histoire humaine. Il raconte son enquête sur les traces des ouvriers champions de ces chantiers pharaoniques au micro de Frédéric Pfyffer.

La culture et le mode de vie à l'italienne font désormais partie de la société suisse, de Bâle à Vevey en passant par Sion et Bienne. Pourtant, si l'Italianità est à la mode aujourd'hui, c'était loin d'être une évidence il y a encore quelques décennies. Denise Tonella est historienne, directrice du Musée national suisse, elle est au micro de Marie Giovanola.

L'immigration de travail italienne en Suisse, les Gastarbeiter, c'est une expérience de vie et une histoire politique et culturelle qui a changé la Suisse mais que se passe-t-il dans le regard de ceux qui sont restés au pays? Paolo Barcella, historien spécialiste de la migration vers la Suisse et de ses conséquences politiques en Italie est au micro de Valérie Dupont.

Après la Deuxième guerre mondiale, la croissance et la modernisation exigent une main d'œuvre importante. Des millions d'Italiennes et d'Italiens viennent travailler en Suisse. Les échanges culturels sont intenses mais ne se font pas sans quelques moments d'incompréhension voire de crispation. La radio et la télévision jouent leur rôle pour trouver une voix/voie pour leur intégration à la société suisse. Nelly Valsangiacomo est historienne, professeure à l'Université de Lausanne et directrice du Centre des sciences historiques et de la culture. Elle répond aux questions de Laurent Huguenin-Elie.

Les Italiens sont des millions à avoir émigré vers la Suisse, d'abord à la fin du 19e siècle, puis dans un second mouvement après la Deuxième guerre mondiale. Ils sont venus pour travailler, dans des conditions souvent très difficiles. Ils n'étaient pas les bienvenus, même si la Suisse avait besoin d'eux, notamment pour ses grands chantiers comme la construction du tunnel du Gothard, pour édifier sa modernité. Les Italiens et les Italiennes formaient d'ailleurs encore en 2023 la population étrangère la plus importante de Suisse. A la fin des années 1880, la Suisse connait un tournant dans son histoire démographique: de pays d'émigration, elle devient un pays d'immigration. La Suisse évolue et devient un pays désirable, en premier lieu pour ses Italiens. Rosita Fibbi est sociologue affiliée au Forum suisse pour l'étude des migrations et de la population à l'université de Neuchâtel. Elle répond aux questions de Marie Giovanola.

Dans les années 1960 et 1970, les empires coloniaux s'effondrent mais le colonialisme se poursuit sous d'autres formes et cette fois de nouveaux États entrent en scène. Sous couvert de protection de l'Eden africain, on sanctuarise des parcs naturels au détriment de celles et ceux qui vivaient là. C'est la thèse de l'historien Guillaume Blanc, auteur remarqué de L'invention du colonialisme vert. Et récemment, il s'est associé avec le dessinateur Chico pour élaborer la bande dessinée Les sacrifiés du paradis, publié par les éditions La Découverte et Delcourt. Nous sommes entre Morges et le parc du Simien en Éthiopie, le 29 novembre 1969 et ce jour-là un homme est mort.

Depuis leur mutation en démocratie fédérale, la Suisse et les États-Unis sont réputées comme deux républiques sœurs. Mais cette parente lointaine, jusqu'à récemment comme la Suisse, était considérée en dehors de l'histoire coloniale parce qu'elle était elle-même une ancienne colonie qui s'était battue pour s'arracher à la domination britannique. Là, je vous invite à écouter la série d'Histoire Vivante consacrée à cette guerre d'indépendance, donc les États-Unis et la colonisation, ça ne s'articulait pas très bien. Pourtant, depuis sa réélection, Donald Trump ne semble pas trouver de contradiction entre l'histoire de son pays et le choix d'une politique franchement impérialiste, le Groenland ou encore le Venezuela en ont subi les premiers effets. Il y a les grands empires coloniaux, la France et le Royaume-Uni, avec leur emprise planétaire, de l'Afrique à l'Asie en passant par les Caraïbes et le Pacifique. Mais il y a aussi des colonisations plus discrètes, des colonisations de proximité. Effacées bien vite de nos mémoires et invisibles au regard européen. Trop loin. Trop compliqué, Pas assez familier. Emmanuelle Perez Tisserand est historienne et son territoire de recherche, c'est la Californie et le Mexique, et notamment l'histoire des États-Unis, qui colonisent cette Haute Californie au XIX? siècle. Vous n'en avez pas forcément entendu parler. Mais en fait si ! Grâce à un personnage mondialement connu, c'est Zorro avec son épée et sa cagoule, sa moustache, son cheval Tornado et son fidèle serviteur Bernardo.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, les révolutions se succèdent, on invente la démocratie en Europe et ça bouleverse pas mal les structures sociales. Des classes sociales, des plus privilégiées au plus démunies, il y en a encore aujourd'hui mais les groupes ont évolué au gré des fracas et des innovations politiques. Et un groupe en particulier s'est effacé : ce sont les aristocrates, quand l'Ancien Régime féodal s'effondre comment conserver son pouvoir et avec lui son patrimoine ? L'historienne Izabel Barros enquête pour comprendre comment ce patriciat d'Ancien Régime a trouvé de nouveaux territoires dans les colonies et de nouvelles activités dans les plantations et l'esclavagisme. Avec Izabel Barros, doctorante FNS à l'Institut d'Études politiques de l'Université de Lausanne.

Fabio Rossinelli est co-auteur, avec Bernhard Schaär et Ahmet Köken, d'un rapport rendu public en 2025 sur les " Restes humains issus de contextes coloniaux en Suisse ", un premier état des lieux de ces collections. En page de garde de ces quelque 70 pages en quatre langues on découvre une image, une femme, debout avec entre ses mains un crâne qu'elle expose avec résolution au regard des visiteurs. C'est une œuvre que l'on doit à l'artiste sri-lankaise Deneth Piumakshi Veda Arachchige, une œuvre pour rappeler l'existence d'une collection de crânes et d'autres parties squelettiques que des chercheurs bâlois ont prélevés dans les années 1880 dans la colonie de Ceylan pour leurs " recherches raciales ". Alors qu'officiellement la colonisation est aujourd'hui condamnée, à qui appartiennent ces morceaux de corps ? Faut-il les rendre ? Et à qui ? Nous sommes au début d'un processus et à cette étape il fallait compter ces collections mais pour compter il faut définir ce qu'on cherche. Avec Fabio Rossinelli, historien et chercheur FNS.

En 2017, la conseillère fédérale Doris Leuthard en visite officielle au Bénin affirmait que la Suisse n'avait participé ni à l'esclavage ni à la colonisation. C'était en 2017, et depuis on a appris à quel point des marchands, financiers, mercenaires et colons suisses ont profité de la traite atlantique et de l'exploitation coloniale. La recherche historique en exhume les preuves et la grande exposition Colonialisme - Une Suisse impliquée au Landesmuseum de Zürich a ouvert ses portes en 2024. Elle arrive justement en Suisse romande, au Château de Prangins à partir du 28 mars. Une belle occasion de faire le point sur ce qu'on sait, neuf ans après la déclaration de Doris Leuthard. La Suisse n'a jamais colonisé un territoire. Elle n'a même jamais établi de comptoir commercial. Alors que vient-elle faire là ? Thomas David, historien et professeur à l'Université de Lausanne, nous explique comment cette histoire s'élabore aujourd'hui.

Au XVIème siècle, au Château d'Yverdon, résidence des baillis bernois, les prévenus de sorcellerie sont conduits à la sinistre " Tour de la Question " pour y subir le supplice de l'estrapade. Aujourd'hui, à l'heure où plusieurs initiatives sont menées en Europe pour réhabiliter les victimes accusées de sorcellerie, un réaménagement de cette " Tour de la Question " est prévu. Laurent Huguenin-Elie s'entretient avec Vincent Fontana muséologue, Docteur en histoire moderne et directeur du Musée d'Yverdon et région. Avec la participation de Tania Verge Mestre, conseillère à l'Égalité et au Féminisme du gouvernement catalan, en Espagne.

Les contes et légendes ont participé à la transmission de la figure des sorciers et des sorcières jusqu'à nos jours et la fascination pour la magie et la sorcellerie semble aujourd'hui intacte. Quels messages a-t-on voulu faire passer à travers les contes ? Laurent Huguenin-Elie s'entretient avec Aurélie Reusser-Elzingre, docteure en linguistique, chargée de cours à l'Université de Neuchâtel, spécialiste de la langue française et des dialectes romands. Aurélie Reusser-Elzingre a notamment publié : " Contes et légendes du Jura ", ainsi que " Vouivres, sorcières, grimoires et loups-garous " (Editions Alphil).

La chasse aux sorcières est un phénomène européen, même si quelques régions seront particulièrement concernées, comme l'arc alpin, avec notamment le Valais. Une chasse qui est issue d'une peur. Mais quelle est au juste son origine ? Laurent Huguenin-Elie s'entretient avec Michel Porret, professeur honoraire d'histoire moderne à l'Université de Genève, auteur notamment de " l'Ombre du Diable " (Editions Georg) et Chantal Ammann-Doubliez, historienne, archiviste du chapitre de la cathédrale de Sion. A noter également : " Sorcellerie et superstitions à Genève ", de Christian Broye (Editions du Concept Moderne).

Au printemps 1467, la rumeur raconte qu'il existe à Chermignon, au cœur du Valais épiscopal, une secte dont les adeptes se déplacent sur des tabourets volants, auraient dévoré un enfant et seraient capables de provoquer des crues dévastatrices et des chutes de neige en été. Lors de leurs supplices, trois de ses adeptes ont pointé du doigt la veuve Françoise Bonvin. Sur l'ordre du châtelain de Sierre, des officiers viennent l'arrêter. Va-t-on la conduire au bûcher ? Au micro de Laurent Huguenin-Elie, nous rencontrons : Chantal Ammann-Doubliez, historienne, archiviste du chapitre de la cathédrale de Sion, qui a notamment publié : " Procès de sorcellerie dans la Vallée de Conches et chasses aux sorciers et aux sorcières en Valais au XVe siècle ", paru dans la série des Cahiers de Vallesia. L'archiviste Denis Reynard et Sandrine Strobino, qui a consacré son mémoire de licence à l'étude de ce cas : " Françoise sauvée des flammes ? ".

On associe souvent le phénomène des grandes chasses aux sorcières au Moyen Âge, pourtant ce n'est véritablement qu'à partir du XVe siècle qu'on les voit apparaître. Ce mouvement, qui s'inspire notamment des méthodes de l'inquisition pour éradiquer les hérésies, s'étend dans certaines régions d'Europe et l'arc alpin est tout particulièrement concerné. On traque, on persécute, on condamne, on pend, on brûle. Histoire Vivante explore les traces de ce passé dans les cantons du Valais, Vaud, Genève et Jura. Le 6 avril 1652, sur la plaine de Plainpalais à Genève, la foule se presse devant la potence que l'on vient d'ériger. Michée Chauderon, pourtant simple lavandière à l'existence bien misérable, va être pendue puis brûlée pour " maléfice ". Comment a-t-elle pu en arriver là ? Laurent Huguenin-Elie reçoit Michel Porret, historien, professeur honoraire à l'Université de Genève et rencontre Pierre Flückiger, archiviste d'Etat du canton de Genève.

L'arrivée de Joseph Kabila au pouvoir en 2001 après l'assassinat de son père Laurent-Désiré et les accords de paix de Sun City entre 2002 et 2003 paraissent ouvrir une nouvelle ère en RDC. La page de la guerre ouverte avec le génocide au Rwanda se tourne et un gouvernement transitoire fondé sur le partage du pouvoir entre anciens belligérants se met en place avec Joseph Kabila à sa tête. Mais en réalité des zones d'influence restent, notamment à l'est dans la province du Kivu. Le pays est exsangue. Redresser l'économie de la RDC est une des priorités de Joseph Kabila en s'appuyant sur les ressources minières. Dans un premier temps, il se tourne vers les Européens sans succès. Élu premier président de la RDC en 2006, Joseph Kabila annonce un accord avec la Chine. Filipe Calvão est anthropologue et historien, spécialiste de l'Afrique post-coloniale, il nous explique en quoi consiste ce " contrat du siècle " entre la RDC et la Chine. Avec : Colette Braeckman, journaliste pendant des années pour le quotidien belge Le Soir, a passé l'essentiel de sa carrière en RDC Filipe Calvão est anthropologue et historien, spécialiste de l'Afrique post-coloniale et des économies extractives à l'Institut supérieur d'études internationales et de développement à Genève.

Deux ans après le génocide au Rwanda, une offensive est lancée depuis ce petit pays collé sur l'est du grand Congo. Elle vise dans un premier temps le Nord-Kivu, une des provinces congolaises où des milliers de réfugiés Hutus ont fui. Soutenue par de nombreux pays africains et par certains pays occidentaux, elle ne s'arrête pas là. Les troupes de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo descendent jusqu'à Kinshasa…. A l'époque Colette Braeckman est grand reporter au Rwanda et au Congo pour le quotidien belge Le Soir. Elle est présente lors de cette offensive qui marque le début de la " guerre mondiale africaine ". Avec : Colette Braeckman, journaliste pendant des années pour le quotidien belge Le Soir, a passé l'essentiel de sa carrière en RDC. Filipe Calvão est anthropologue et historien, spécialiste de l'Afrique post-coloniale et des économies extractives à l'Institut supérieur d'études internationales et de développement à Genève.

En 1965 le général Mobutu prend le pouvoir au Congo. Il ne le quittera plus durant plus de trente ans. Colette Braeckman a fait presque toute sa carrière comme grand reporter pour le quotidien belge " Le Soir ". Spécialiste du Congo, elle a publié plusieurs ouvrages sur le Rwanda et la République démocratique du Congo. Elle a rencontré Mobutu à plusieurs occasions. Filipe Calvão, anthropologue et historien, spécialiste de l'Afrique post coloniale et des économies extractives à l'Institut supérieur d'études internationales et de développement à Genève.

Les révélations sur les sévices endurés par les populations congolaises pour la collecte de l'ivoire et du caoutchouc dans l'État indépendant du Congo ont mis la Belgique et son roi sous pression. Léopold II, ruiné et mis en accusation dans l'affaire " des mains coupées ", finit par céder au gouvernement belge ce territoire devenu sa propriété personnelle en 1885. Le 15 novembre 1908, "l'État indépendant du Congo" change de nom et de statut. Il devient "le Congo belge", un nom qu'il gardera jusqu'à son indépendance en 1960. Désormais responsable de cette immense colonie en tant qu'État, la Belgique veut montrer au reste du monde une gestion exemplaire. Avec : Bob Kabamba, politiste et spécialiste du Congo, professeur de sciences politiques à l'université de Liège.

La République Démocratique du Congo - l'ancien Congo belge, puis Zaïre - est un des pays les plus pauvres au monde. Près de trois Congolais sur quatre vivent avec moins de 2,15 dollars par jour. La captation de ses richesses depuis la colonisation par des puissances étrangères mais aussi par ses dirigeants et la persistance de la guerre à l'est - 6 millions de morts depuis 30 ans - font de cet immense territoire au cœur du continent africain un colosse aux pieds d'argile. Le premier à découvrir l'embouchure du fleuve Congo, c'est le navigateur portugais Diogo Cão en 1482. Il n'ira pas beaucoup plus loin : les membres de l'équipage meurent les uns après les autres de la malaria. Au 19e siècle, ce vaste territoire au centre de l'Afrique est donc un des derniers à ne pas avoir été exploré. Jusqu'à l'expédition de l'Américain Henry Stanley en 1871 pour sauver le Docteur Livingstone, disparu depuis des années. En 1874, une grande expédition est lancée par le Daily Telegraph et le New York Herald avec Stanley à sa tête pour découvrir les zones encore inexplorées du continent. Stanley, encore, part de Zanzibar à l'est et atteint la côte atlantique trois ans plus tard. A court d'argent, il rentre, pour trouver de nouveaux financements et cette fois il se tourne vers la reine Victoria. Avec : Bob Kabamba, politiste et spécialiste du Congo, professeur de sciences politiques à l'université de Liège.

Après la grande peur de 1910, la comète de Halley repasse par chez nous en 1986 et entre temps on a fait de sacrés progrès pour calculer sa trajectoire. Cette fois on sait qu'elle s'est approchée au plus près de la Terre à une distance 63 millions de kilomètres, à la vitesse de 54,55 kilomètres par seconde. Depuis 1910 aussi on a marché sur la Lune et on a fait voler des satellites à commencer par le petit Spoutnik soviétique en 1957. Le saut technologique est énorme depuis 1910 alors dans quel état cette visite de la comète en 1986 nous trouve- t-elle ? La comète de Halley on l'a beaucoup attendu, observée, représentée, redoutée, on l'a confondue avec d'autres comètes. Et après tout ce temps-là, on sait la reconnaitre mais on a encore pas mal de choses à en apprendre. Avec Sylvain Chaty, astrophysicien, auteur de l'article La folle histoire des remèdes anti-comètes, paru dans la revue en ligne The Conversation en 2020. Arnaud Saint Martin, sociologue des sciences, spécialiste de l'aérospatial, auteur de Les astrocapitalistes: toujours plus loin, conquérir, coloniser, exploiter, Payot, 2025.

En 1910, la comète de Halley traverse l'atmosphère terrestre dans une ambiance de panique folle alimentée par des prédictions apocalyptiques mais aussi par les prévisions scientifiques inquiétantes. Avec Sylvain Chaty, astrophysicien, auteur de l'article La folle histoire des remèdes anti-comètes, paru dans la revue en ligne The Conversation en 2020.

Les comètes peuvent devenir un enjeu très politique quand on insiste pour leur donner des pouvoirs de prédiction ou de présage, mais la science avance et Edmund Halley au tout début du 18e siècle parvient à prévoir la fréquence de ses passages ou à peu près, si Jupiter ne s'en était pas mêlé. Avec Sylvain Chaty, astrophysicien, auteur de l'article La folle histoire des remèdes anti-comètes, paru dans la revue en ligne The Conversation en 2020. Jean Sanchez auteur du mémoire de doctorat : Lois des astres, lois des hommes, lois de Dieu - Théologiens, magistrats et philosophes face à la question de l'astrologie en France (1560-1628), soutenue en 2022.

Entre science, imaginaire débordant et croyances en guerre, le spectacle des comètes c'est toujours un étonnement et à chaque passage on a envie d'en savoir davantage. On décrit ces comètes, notamment la comète de Halley, bien avant qu'on lui donne ce nom et une date de rendez-vous tous les 76 ans. Avec Sylvain Chaty, astrophysicien, auteur de l'article La folle histoire des remèdes anti-comètes, paru dans la revue en ligne The Conversation en 2020. Isabelle Pantin, spécialiste de la littérature de la Renaissance.

C'était en 1986, il y a 40 ans, la dernière fois qu'on a pu voir la comète de Halley. Comme souvent elle a soulevé un enthousiasme électrique. Parce que cette comète qu'on ne peut voir qu'une fois au cours d'une vie, à chaque fois traverse l'histoire de l'humanité et nous en laisse une image, un instantané de notre état à ce moment-là et depuis 2023 elle a commencé son retour vers la Terre pour un prochain passage prévu vers 2061. La comète est l'invitée d'Histoire Vivante dans cette série et elle nous raconte notre histoire depuis près de 3000 ans. Le dernier passage de la comète de Halley a laissé un souvenir à la fois extatique et tout à fait tragique. Nous sommes en 1986, l'humanité a déjà foulé le sol de la Lune, on a lancé pas mal de satellites et de vols habités et cette fois on a même des sondes et une navette, la navette Challenger, la technologie la plus avancée pour explorer l'espace. Avec Arnaud Saint Martin, sociologue des sciences, spécialiste de l'aérospatial, auteur de Les astrocapitalistes: toujours plus loin, conquérir, coloniser, exploiter, Payot, 2025.

Depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, la Suisse soigne ses relations avec les États-Unis. Pendant plus de quarante ans, c'est la guerre froide qui organise la planète, mais une fois le mur de Berlin et l'Union soviétique effondrés, que se passe-t-il ? Fonds juifs en déshérence, secret bancaire, taxes douanières, à vue de nez on a l'impression que les crises entre les deux États amis sont plus fréquentes et gagnent à chaque fois en intensité. On retrouve Janick Schaufelbuehl, historienne, spécialiste de l'histoire des relations internationales de la Suisse à l'Université de Lausanne, pour vérifier cette hypothèse. La Suisse a échappé aux sanctions en 1946 grâce aux accords de Washington et à un gros chèque de 250 millions de francs mais, en 1995, les fantômes de la Deuxième guerre mondiale reviennent hanter la Suisse.

Si l'administration états-unienne actuelle semble prendre un malin plaisir à se faire les dents sur la Suisse, ça n'est pas la première fois. En 1945, les États-Unis et l'Union soviétique reprochent à la Suisse sa neutralité mais surtout ses échanges commerciaux intenses avec l'Allemagne au cours de la Deuxième guerre mondiale. Pour sortir des listes noires des vainqueurs de la guerre, il va falloir négocier. Un accord qui s'annonçait impossible est trouvé à Washington en 1946. Janick Schafelbuehl, historienne, spécialiste de l'histoire des relations internationales de la Suisse à l'Université de Lausanne.

Entre la France, l'Allemagne et l'Italie, la Suisse devait déjà composer avec son voisinage remuant mais une autre entité politique se forme par petites touches après la Deuxième guerre mondiale : L'Union européenne. Alors que faire avec ce nouveau modèle politique, en être ou pas ? Un débat toujours en cours qu'on explore avec René Schwok, professeur honoraire au Département de science politique et relations internationales à l'UNIGE et au Global Studies Institute. René Schwok, politiste, auteur de Suisse-UE, l'adhésion impossible ? (Savoir suisse, mai 2021)

Entre la France et l'Allemagne, le cœur de la Suisse a-t-il balancé si fort que ça au cours de l'histoire ? La question ne se pose pas vraiment jusqu'à l'avènement d'États centraux puissants en Italie et en Allemagne à la fin du XIXe siècle. Jusqu'ici, c'est la France qui domine et même vassalise souvent les cantons suisses. Après 1848, la nouvelle confédération helvétique a choisi le franc comme monnaie de référence mais ce regard tourné vers l'ouest se détourne progressivement au profit de relations plus étroites avec l'Allemagne. Les amitiés de la Suisse avec ses grands voisins, un récit avec Sacha Zala, qui a de nombreuses casquettes : professeur à l'université de Berne, il est aussi président de la Société suisse d'histoire et surtout, ce qui nous intéresse particulièrement dans cet épisode, il est directeur du Dodis, le centre de recherche Documents diplomatiques suisses. Sacha Zala, historien et directeur du Dodis, le centre de recherche Documents diplomatiques suisses.

24 août 1572, des milliers de protestants sont massacrés à Paris, puis dans plusieurs villes de France. Peu d'images en gardent la trace, mais un tableau de François Dubois, exposé au MCBA à Lausanne, met en scène plusieurs moments du massacre dans un même cadre. Peint par un protestant exilé, ce tableau raconte aussi les suites de la Saint-Barthélemy : les conversions forcées, les fuites, et l'arrivée de réfugiés protestants jusqu'en Suisse. Avec Nicolas Le Roux, historien, spécialiste des guerres de religion. Patrick Cabanel, historien du protestantisme en France. Naïma Ghermani, historienne, spécialiste de l'exil et notamment du Refuge huguenot en Suisse.

Un escargot géant défile à Berne en 1928. Il mesure deux mètres de haut et avance lentement, comme les droits politiques des femmes en Suisse. Derrière cette image spectaculaire, des divisions entre féministes et des décennies de combats. Le droit de vote ne sera accordé qu'en 1971, bien après les pays voisins. Avec Pauline Milani, historienne à l'Université de Fribourg, spécialiste de l'histoire des femmes et du genre en Suisse.

Un hélicoptère sur un toit, une file de personnes qui attendent de monter. À Saïgon, en avril 1975, cette image raconte la fin d'une guerre de vingt ans. La chute du Vietnam du Sud pour les uns, la libération pour les autres. Mais ce cliché dit aussi l'abandon, la panique contenue, et les lendemains d'un conflit qui marque durablement les corps et les mémoires. Avec Laurence Monnais, historienne, professeure à l'Université de Lausanne et à l'Institut des Humanités en Médecine du CHUV, spécialiste de l'histoire de la médecine en Asie du Sud-Est. Note : L'image célèbre de l'évacuation par hélicoptère sur le toit d'un immeuble à Saïgon, prise par le photographe Hubert van Es en avril 1975, est soumise à des droits d'auteur. Elle ne peut être reproduite ici, mais peut être consultée sur le site de J. Paul Getty Museum : https://www.getty.edu/art/collection/object/1096F7?utm_source