Redécouverte d'un fait marquant de l'histoire contemporaine. Une façon de revivre sous forme d'archives sonores ou de textes les grands moments de notre histoire... Une émission de Jean Leclerc Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion.
Listeners of Histoire Vivante - La 1ere that love the show mention: une, qui, les.
Histoire Vivante - La 1ere podcast is a phenomenal show that has become an absolute joy to listen to since the unbearable Jean Leclerc finally left. The new presenter allows the historians to speak, asks pertinent questions, and doesn't constantly talk over others like his predecessor did. This improvement has made me upgrade my rating from 2 stars to a well-deserved 5 stars.
The best aspect of this podcast is undoubtedly the talent and passion displayed by the new presenter. He brings history to life in an extraordinary way, capturing the attention of listeners and making them feel like they are part of the story being told. His ability to engage with historians and ask thought-provoking questions adds depth and richness to each episode. I have found myself eagerly awaiting each new release, as Histoire Vivante has become an indispensable source of historical knowledge for me.
Another highlight of this podcast is the incredible team of researchers behind it. Their dedication and effort are evident in every episode, as they meticulously curate a series of shows that are nothing short of sensational in quality. The range of topics covered is truly remarkable, ensuring that there is something for everyone with diverse interests in history. Additionally, the interviews conducted and sound archives used are breathtakingly immersive, further enhancing the overall listening experience.
While there are many positive aspects to Histoire Vivante - La 1ere podcast, it would only be fair to mention some potential downsides as well. One criticism could be that due to its popularity and high production value, episodes might not be released as frequently as some listeners would prefer. However, this can also be seen as a testament to the meticulous research and preparation put into each episode, ensuring excellent content rather than rushing for quantity.
In conclusion, Histoire Vivante - La 1ere podcast deserves all the praise it receives. The new presenter's exceptional talent for bringing history alive combined with a team of dedicated researchers make every episode a truly remarkable experience. The variety of topics covered, the captivating interviews, and the immersive sound archives all contribute to this podcast's undeniable quality. Despite minor drawbacks like potentially less frequent releases, Histoire Vivante remains an indispensable source of historical knowledge and entertainment for any history enthusiast.

Après l'affaire Dreyfus, la France apparaît comme l'Etat qui défend ses citoyens juifs. L'image d'exemplarité de la France après l'affaire Dreyfus s'accompagne aussi de profondes divisions au sein de la société française qui laissent leur empreinte et pour longtemps. Le 4 juin 1936, Léon Blum prend la tête du gouvernement. Il est socialiste, juif et les antisémites n'ont pas attendu son élection pour faire la démonstration de leur hostilité. Alors que les élections se préparent, il avait été victime d'une agression violente et spontanée dès le mois de février. Tal Brutman est historien, il est l'auteur de La France antijuive de 1936 (Éditions des Equateurs). Avec lui, on explore la centralité de la France dans le renouvellement de l'antisémitisme dans les années 1930.

Si l'antisémitisme est un amalgame de rumeurs malveillantes et de rivalité religieuse, il se politise au XIXème siècle. L'apparition de théories sur la hiérarchie des races en lien avec la construction des nationalismes se cumulent avec l'hostilité multiséculaire chrétienne. Si l'antisémitisme ne semble jamais disparaitre, c'est qu'il recycle les fantasmes et croyances populaires désormais traditionnels. L'hostilité contre les Juifs réapparaît lors des crises pour en désigner le bouc émissaire, une acrobatie bien pratique pour expliquer l'échec d'une politique. Le XIXème siècle avait pourtant bien commencé : La France de la Révolution avait reconnu l'égalité des Juifs au sein de son corps politique et serait progressivement suivie par ses voisins. Mais ce XIXème siècle est aussi celui qui réinvente la haine des Juifs, il lui donne de nouveaux atours pseudo-scientifiques et la rebaptise " antisémitisme ". Avec Jacques Ehrenfreund, professeur à l'Université de Lausanne, titulaire de la Chaire d'histoire des Juifs et du judaïsme à la Faculté de théologie et de sciences des religions.

A l'époque médiévale, les Juifs ont un statut spécifique qui ne les protège pas d'une dégradation de leurs conditions de vie et bientôt de leur expulsion. Une politique largement suivie en Europe occidentale chrétienne. Le Moyen Age est aussi le moment où l'on invente les premiers signes distinctifs destinés aux Juifs, comme la rouelle, la double bande blanche, la ceinture jaune ou encore le chapeau pointu. D'inspiration très variés ces signes extérieurs sont tous destinés à rendre visible les Juifs parmi les populations, de l'Empire ottoman à l'Occident chrétien. La papauté désigne les ennemis de la chrétienté et au XIème siècle, lorsque commencent les Croisades, tout ce qui n'est pas chrétien devient un ennemi sur la route des Croisés. Pierre Savy, Maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l'université Paris-Est, raconte une affaire au cours de laquelle déjà le regard porté sur les Juifs semble avoir changé.

Comment naît l'antisémitisme, les fantasmes et les rumeurs qui l'accompagnent ? Pour comprendre ces phénomènes de très longue durée, on remonte à l'origine du christianisme avec Jacques Ehrenfreund, professeur à l'Université de Lausanne, titulaire de la Chaire d'histoire des Juifs et du judaïsme à la Faculté de théologie et de sciences des religions. Cela commence par l'histoire d'une rivalité entre deux religions. Le christianisme apparaît au premier siècle de notre ère mais se construit avec l'héritage du judaïsme, l'un des premiers monothéismes dont on trouve des traces archéologiques dès le deuxième millénaire avant notre ère. Une nouvelle religion et une autre beaucoup plus ancienne qui cohabitent difficilement.

Du complot mondial aux meurtres rituels, les mensonges sur les Juifs sont nombreux à travers l'histoire et font preuve d'une imagination sans pareille. L'antisémitisme flambe depuis l'attaque du Hamas en territoire israélien le 7 octobre 2023. Pourtant, il avait déjà refait surface à la faveur des crises mondiales, des secousses au Moyen-Orient mais aussi de l'éloignement de la Deuxième Guerre mondiale et la disparition progressive des rescapés de la Shoah, qui incarnaient la puissance destructrice de l'antisémitisme. Histoire Vivante tente de comprendre comment cette haine persistante se déploie sur des millénaires et comment elle devient le motif de la création d'un Etat pour protéger ceux qui en sont les victimes. En Suisse, la première référence rencontrée est le meurtre de Payerne en 1942. Est-il emblématique des expressions de l'antisémitisme à travers nos cantons ? C'est la question qu'on se pose avec Brigitte Sion, qui a contribué à l'ouvrage collectif Albert, Esther, Liebmann Ruth et les autres. Présences juives en Suisse romande paru aux éditions Alphil.

Au début du XXème siècle, les États-Unis ont rejoint le cercle très sélectif des puissances mondiales, grâce à leur économie, grâce à quelques victoires militaires retentissantes et grâce à leur souveraineté sur le canal de Panama qui joue un rôle puissant pour le commerce mondial et lors des deux guerres mondiales. Avec Jean-Yves Mollier, historien, auteur de Panama, un canal pour mémoire (Flammarion, 2025). Et avec Bertrand Van Ruymbeke, historien, auteur de Histoire des États-Unis, Tome 1. 1492-1919 - Tome 2. 1919 à nos jours (Tallandier, 2021).

Les entrepreneurs français ont échoué à creuser leur canal de Panama et sont engloutis dans un des plus grands scandales politique et financier. Mais le jeu n'est pas plié, les États-Unis attendaient patiemment leur tour et c'est avec eux que le canal s'apprête à voir le jour à coup de pioche et coup d'Etat. Avec Jean-Yves Mollier, historien, auteur de Panama, un canal pour mémoire (Flammarion, 2025). Et avec Bertrand Van Ruymbeke, historien, auteur de Histoire des États-Unis, Tome 1. 1492-1919 - Tome 2. 1919 à nos jours (Tallandier, 2021).

Le canal de Panama aurait pu être un chef d'œuvre français mais ce premier chantier s'effondre - entre 1889 et 1892 - dans le fracas d'un scandale politique et financier qui est resté un totem historique dans les mémoires. Ferdinand de Lesseps qui devait raccourcir les distances du monde, le héros du canal de Suez, a échoué. Avec Jean-Yves Mollier, historien, auteur de Panama, un canal pour mémoire (Flammarion, 2025).

En 1888, Henri Étienne, un jeune Neuchâtelois, est recruté par la Compagnie du Canal, l'entreprise qui supervise la construction au Panama. À cette époque, c'est Ferdinand de Lesseps, le promoteur du percement du canal de Suez, qui s'apprête à ouvrir une voie fluviale entre les océans Pacifique et Atlantique. Henri Étienne saisit cette opportunité et se voit confier le recrutement de la plupart des ouvriers chargés du creusement du canal de Panama. Avec l'historien Laurent Tissot, qui a retrouvé la correspondance, très fournie, qu'entretient Henri Etienne avec sa famille au cours de cette mission à la fois secrète et impossible. Et Jean-Yves Mollier, historien, auteur de Panama, un canal pour mémoire (Flammarion, Paris, 2025).

Le canal de Panama a beaucoup fait parler de lui dernièrement, notamment parce que Donald Trump l'a inscrit sur sa liste de territoires convoités, aux côtés du Groenland et, pourquoi pas, du Canada. Ce choix s'explique par le fait que le canal constitue le chemin le plus court entre les océans Pacifique et Atlantique, mais aussi parce que l'Amérique latine attise depuis longtemps les convoitises des grandes puissances, les États-Unis en tête. Les premiers à se lancer dans le creusement d'un canal au Panama sont les Français, pionniers d'un vieux rêve. Avec Jean-Yves Mollier, historien, auteur de Panama, un canal pour mémoire (Flammarion, Paris, 2025). Et avec Laurent Tissot, historien, qui a présenté et annoté l'ouvrage Des Chinois pour le canal de Panama : correspondances (1886-1889) / Henri Etienne (Lausanne, Editions d'En bas, 2014).

Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. Après l'histoire coloniale de l'Arctique, l'implantation et des ambitions des grandes puissances, nous changeons de point de vue pour comprendre le regard des peuples de l'Arctique - et des Inuits en particulier - sur leur propre propre histoire et cette rencontre de l'étranger. Avec Yvon Csonka, ethnologue, qui a enseigné pendant 10 ans à l'université de Nuuk au Groenland.

Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. Depuis quelques décennies, l'Arctique est devenue un enjeu géopolitique et stratégique majeur, au croisement des guerres commerciales et industrielles, de la décolonisation et de la protection de l'environnement. Du XIXème siècle à nos jours, l'attrait des ressources a généré de grandes ambitions avec un engagement variable des grandes puissances. Avec Camille Escudé, autrice du livre Géopolitique de l'Arctique, paru aux Presses Universitaires de France.

Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. Tous les états qui bordent l'océan Arctrique sont considérés comme des pays arctiques : les Etats-Unis avec l'Alaska, le Danemark avec le Groenland, et les pays scandinaves : la Suède, la Norvège, la Finlande et enfin la Russie. Mais lorsqu'on parle des populations arctiques, cela devient plus compliqué : il y a les frontières politiques et les frontières culturelles, qui dépassent parfois ce cercle polaire. Avec Yvon Csonka, ethnologue, qui a enseigné à l'université de Nuuk au Groenland.

Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. "Nanouk, l'esquimau" est le film fétiche du réalisateur Robert Flaherty dont les héros, Nanouk, sa femme Nylla et leurs deux enfants, nous emmènent dans les paysages arctiques canadiens et dans l'épreuve quotidienne de leur vie. Glaciers, banquise, igloos, kayaks et chiens de traineaux, c'est une carte postale coloniale, mais pas si parfaite que ça. Les personnages sont sympathiques, la tragédie inexistante, c'est beau mais tout est faux, c'est du cinéma, reste à savoir qui, de Flaherty ou des Inuits, mène vraiment le récit. Avec Stéphane Pichelin, spécialiste de l'œuvre du réalisateur de Nanouk, Robert Flaherty.

Donald Trump convoite avec insistance le Groenland. Alors, pour éclairer cette actualité, Histoire Vivante vous propose la rediffusion d'une série consacrée à l'histoire coloniale, politique et humaine de l'Arctique qui englobe justement le Groenland. Depuis quelques années, l'Arctique est partout, dans les romans, les séries, les rubriques de géopolitiques. Parce que la fonte de la banquise inquiète, parce que les appétits commerciaux et stratégiques s'aiguisent, parce que la région est devenue un décor d'intrigue de fiction qui font un carton en librairie. Dans cette nouvelle série, on explore son histoire pour comprendre comment l'Arctique est devenue cette immense surface de projection de toutes les angoisses de notre temps. L'Arctique est d'abord un milieu hostile et étrange, une région extrême, loin du confort des grandes capitales, un exotisme tout au Nord de l'Europe. Dans la première moitié du XIXème siècle, l'Arctique fait l'objet d'un enthousiasme scientifique, un défi pour les navigateurs, une destination pour les aventuriers. Alessandra Carcreff a réédité le récit de Léonie d'Aunet, un voyage en 1938 au Spitzberg, une île de l'archipel du Svalbard à près de 700 km au Nord de la Scandinavie dans la Mer arctique. Alors commençons comme des touristes sans avion, sans Gore Tex et sans 5G, sans même les femmes à l'exception d'une, notre héroïne du jour : Léonie.

Edgar Morin est un intellectuel français de gauche, centenaire et très célèbre. Sociologue et philosophe, de parents juifs originaires de Salonique, il est antifasciste dans les années 1930, s'engage dans la Résistance pendant la Deuxième guerre mondiale et défend les droits humains depuis. On est donc très étonnés d'apprendre qu'en 2002, il est poursuivi en justice pour antisémitisme. Le choix des mots dans une tribune parue dans la presse pose question. Une histoire de subtilité et d'interprétation. Avec Thomas Hochmann, professeur de droit public et spécialiste de la liberté d'expression, pour comprendre cette affaire où les mots sont à choisir avec la plus grande délicatesse. Il est l'auteur de On ne peut plus rien dire... Liberté d'expression le grand détournement (Editions Anamosa, 2025).

Le 10 mars 2006, on enterre Matthew Snyder, caporal du Corps des Marines des États-Unis, tué accidentellement au cours de la guerre en Irak. À quelques centaines de mètres, sept membres de l'Église baptiste de Westboro et son fondateur Fred Phelps manifestent, brandissant des pancartes : "Dieu merci pour les soldats morts", "Dieu hait les homosexuels" et "Vous irez en enfer". Le père de Matthew Snyder porte plainte tandis que Fred Phelps défend cette action, au nom de l'exercice légitime de son droit à la liberté d'expression et du droit de manifester pacifiquement, protégés par le Premier Amendement de la Constitution américaine. Avec Thomas Hochmann, professeur de droit public et spécialiste de la liberté d'expression et auteur de On ne peut plus rien dire... Liberté d'expression le grand détournement (Editions Anamosa, 2025).

Le cas Perinçek fait partie de ces affaires judiciaires directement lié à l'histoire et au négationnisme du génocide des Arméniens (1915-1916). Un million deux cent mille Arméniens perdent la vie sur territoire de la Turquie actuelle, sur ordre du parti Jeunes Turcs alors au pouvoir. La majorité des États reconnaît aujourd'hui ce génocide, contrairement à l'État turc et à d'autres, revendiquant une forme de neutralité à ce sujet. Thomas Hochmann, professeur de droit public et spécialiste de la liberté d'expression nous raconte cette affaire à rebondissements qui oppose la Suisse à Dogu Perinçek. Il est l'auteur de On ne peut plus rien dire... Liberté d'expression le grand détournement (Editions Anamosa, 2025).

Si la liberté de la presse est un droit fondamental affirmé dès la constitution de 1848, elle ne concerne pas l'ensemble de la liberté d'expression. Exprimer ses opinions dans un film, lors d'une manifestation de rue, dans une œuvre d'art est une autre histoire. En 1961, c'est l'aboutissement d'un long combat, qui s'adosse justement sur la liberté de la presse. Vanessa Rüegger enseigne le droit public à l'université de Genève et elle a retracé pour le musée national ce cheminement tortueux de la liberté d'expression, devenue à son tour un droit fondamental en Suisse en 1999.

La liberté d'expression est un principe fondateur de la démocratie mais reste pourtant très fragile. Est-il permis de tout dire ? La liberté d'expression dans la bouche des uns est-elle la même que dans la bouche des autres ? Un débat historique toujours très actuel. La liberté de la presse s'invente au XIXème siècle, au milieu des révolutions et de l'apparition progressive des régimes parlementaires et démocratiques. La Confédération helvétique est créée en 1848, au lendemain de la guerre du Sonderbund. Les conservateurs ont dû plier mais eux aussi font leur apprentissage de la démocratie et investissent cette nouvelle liberté de la presse. Avec Alain Clavien, historien spécialiste de l'histoire des médias, du monde des idées et de l'édition en Suisse. Il est notamment l'auteur de La presse romande (Antipodes, 2017) et Grandeurs et misères de la presse politique (Antipodes, 2010).

Quand elle navigue autour du monde en solitaire lors du Vendée Globe, Catherine Chabaud découvre un phénomène encore inconnu: un amas de plastique flottant au milieu du Pacifique. Ce "7? continent" marque pour elle le début d'un engagement qui ne la quittera plus. Navigatrice, journaliste, puis députée européenne, aujourd'hui ministre déléguée à la Mer et à la Pêche, elle défend l'idée que l'Océan doit devenir un bien commun de l'humanité. Dans cet épisode, Catherine Chabaud raconte sa lutte : pollution plastique, dérèglement climatique, législations ignorées, mais aussi la capacité de l'Océan à se régénérer si on lui en laisse la chance.

En 1978, la marée noire de l'Amoco Cadiz choque le monde: des plages noircies, des milliers d'oiseaux morts, un littoral dévasté. Cet événement marque un tournant: l'Océan n'est plus seulement un espace lointain, il devient un écosystème fragile qu'il faut défendre. Avec Françoise Gaill, biologiste marine, spécialiste des abysses et cofondatrice de la plateforme Océan & Climat, on plonge dans cette nouvelle conscience écologique.

Pendant des siècles, l'Océan n'a été qu'une ressource: on y pêchait, on y naviguait, on y puisait sans compter. Ce n'est qu'au XX? siècle qu'un nouveau regard apparaît: l'Océan est vulnérable, menacé, essentiel à la vie. Avec Grégory Quenet, historien de l'environnement et auteur de Histoire de la pensée écologique (PUF, 2025), on explore ce moment où l'écologie découvre la mer. Il raconte comment la prise de conscience est née, lentement, et pourquoi protéger l'Océan revient aujourd'hui à protéger notre propre avenir.

L'Océan n'est pas regardé de la même manière partout. Le monde "atlantique" a longtemps entretenu une relation de défiance avec la mer: la dominer, la conquérir, l'exploiter. Le monde "pacifique", lui, construit une relation d'alliance, de continuité, où l'Océan est un partenaire, un espace de vie. Deux visions qui se croisent rarement et pourtant façonnent encore notre rapport au monde marin. Avec Hélène Artaud, anthropologue, professeure en humanités océaniques au Muséum national d'Histoire naturelle, autrice de Immersion. Rencontre des mondes atlantique et pacifique (La Découverte). Elle nous guide dans cette rencontre entre deux imaginaires océaniques.

L'Océan couvre les deux tiers de la planète. Longtemps considéré comme un espace libre, sans maître, il est aujourd'hui au cœur d'appétits grandissants: ressources, territoires, frontières maritimes. Mais il est aussi un réservoir de vie, de beauté et de fragilité que l'on tente enfin de protéger, notamment grâce au récent traité sur la Haute Mer. Histoire Vivante explore nos liens contradictoires à l'Océan, fascination, peur, domination, émerveillement, à travers cinq épisodes d'Ariane Hassler. Pendant des siècles, les mers semblaient infinies et libres. Mais à mesure que les puissances européennes naviguent, commercent et s'affrontent, une question nouvelle émerge: à qui appartient l'Océan ? De la piraterie aux premiers textes du droit maritime, cet épisode remonte aux sources d'un débat qui structure encore aujourd'hui la géopolitique mondiale. Avec Olivier Chaline, historien, professeur à Sorbonne Université, directeur adjoint de l'Institut de l'Océan. Il est notamment l'auteur de La Mer et la France (Flammarion) et d'Apprendre la mer (Flammarion), ainsi que directeur scientifique de Histoire de la mer (2025).

Depuis 1948, des millions de Palestiniens vivent en exil et une partie de leur patrimoine aussi. Certaines de ces antiquités de Gaza ont trouvé refuge à Genève depuis près de 20 ans. Dans cet épisode, Fadel Al Otol, archéologue palestinien arrivé en Suisse en 2025, et Marc-André Haldimann, archéologue suisse, retracent le destin de ces objets sauvés de la guerre. Entre amitié, exil et urgence patrimoniale, ils racontent comment l'histoire de Gaza survit, loin de Gaza.

Pendant près de huit siècles, le quartier des Maghrébins, au pied du Mur occidental, a été un lieu de vie, d'accueil et de passage au cœur de Jérusalem. Mais dans la nuit du 10 au 11 juin 1967, juste après la Guerre des Six Jours, il est rasé en quelques heures par les bulldozers israéliens. Dans cet épisode, l'historien Vincent Lemire, auteur d'Au pied du mur. Vie et mort du quartier maghrébin de Jérusalem, raconte comment ce quartier a disparu du paysage et ce que cette destruction révèle de l'histoire longue et conflictuelle de Jérusalem.

En 2004, un séisme et plusieurs jours de neige révèlent les traces d'un quartier oublié : le quartier des Maghrébins, habité pendant près d'un millénaire au cœur de Jérusalem avant d'être rasé en une nuit, juste après la Guerre des Six Jours en 1967. Dans cet épisode, l'historien Vincent Lemire, auteur d'Au pied du mur. Vie et mort du quartier maghrébin de Jérusalem, redonne vie à ce fragment de ville effacé et montre comment son histoire éclaire toute la complexité religieuse et politique de Jérusalem.

Au XIX? siècle, l'idée ancienne de terre promise devient un projet politique moderne. Face aux pogroms, des penseurs juifs, dont Theodor Herzl imaginent la création d'un État pour garantir la sécurité des Juifs. En parallèle, un sionisme chrétien se développe dans le monde anglo-saxon et soutient, pour des raisons religieuses, l'installation des Juifs en Palestine. Dans cet épisode, l'historienne des religions Katell Berthelot explique comment ces interprétations de la promesse biblique ont façonné un projet national et posé les bases d'un conflit toujours brûlant aujourd'hui.

La Palestine historique et une partie des régions voisines est décrite dans la Bible hébraïque comme la "terre promise" aux Hébreux. Un territoire fondateur pour le judaïsme, le christianisme et l'islam, où l'on raconte les vies d'Abraham et de Moïse, figures centrales des trois monothéismes. Mais cette idée de terre promise est devenue, au fil des siècles, à la fois un idéal et l'un des nœuds du conflit israélo-palestinien. Dans cet épisode, l'historienne des religions Katell Berthelot explique comment cette promesse a été interprétée, transformée, et utilisée jusqu'à aujourd'hui

Les mercenaires ne datent pas d'hier : ils traversent les siècles, réapparaissent selon les besoins des puissants et s'adaptent aux formes changeantes de la guerre. Pour comprendre leurs origines, on remonte cette fois jusqu'à l'Antiquité avec Luc Baray, archéologue et auteur de Celtes, Galates et Gaulois. Mercenaires de l'Antiquité (Éditions Picard).

Giovanni de Medici, dit Jean des Bandes Noires, est l'un des condottieri les plus fascinants de la Renaissance italienne: un chef mercenaire redouté, héritier de la famille Médicis, devenu une véritable légende. Avec Florence Alazard, historienne et autrice de Giovanni de Medici. Le condottiere de la Renaissance (Passés Composés), cet épisode explore comment ce guerrier sous contrat est devenu un personnage clé de la politique et des conflits de son temps et bien au-delà.

Les mercenaires sont censés obéir à ceux qui les engagent, mais l'histoire montre que certains n'hésitent pas à se retourner contre leurs employeurs. Avec Walter Bruyère-Ostells, auteur de Histoire du mercenariat de 1789 à nos jours, cet épisode explore ces moments où les mercenaires cessent d'être de simples exécutants pour devenir des acteurs de pouvoir.

Dans cet épisode, on explore le retour des mercenaires après la Révolution française. On les croyait condamnés, mais ils réapparaissent dans l'Afrique décolonisée de la fin du XXe siècle, au cœur d'opérations secrètes et de coups d'État. Leur image change : plus discrète, plus trouble, plus politique. Avec Walter Bruyère-Ostells, professeur à Sciences Po Aix et auteur de Histoire du mercenariat de 1789 à nos jours, on comprend comment ces nouveaux mercenaires agissent dans l'ombre des États, loin du regard des opinions publiques. Leur rôle raconte aussi une époque où l'on privatise la guerre pour éviter d'assumer ses responsabilités.

Pourquoi l'histoire des mercenaires est-elle si intimement liée à la Suisse ? Pendant des siècles, des hommes venus des cantons sont partis se battre pour des rois, des princes ou des empires. Quelle vie avaient-ils, et comment sont-ils devenus les figures emblématiques d'une force de combat mise en marché, alors même que le mercenariat existe depuis l'Antiquité, bien avant la création de la Suisse ? Cette série explore cet héritage helvétique et montre comment, aujourd'hui encore, les mercenaires façonnent les guerres de l'ombre dans le monde entier. On connaît les mercenaires suisses, mais on connaît souvent mal leur véritable histoire. Dans cet épisode, Adélaïde Zeyer, directrice du Château de Morges et de ses musées consacrés à l'histoire militaire, retrace leur rôle central dans la diplomatie helvétique. Et montre comment cette pratique du service étranger s'est essoufflé au fil du temps, notamment au cours de la Révolution française.

Depuis le début de cette série, on parle des normes générales à partir desquelles on a inventé les Trois Piliers, mais cette norme est celle de la vie et du travail des hommes. Depuis le début de cette histoire, on oublie donc un peu plus de la moitié de la population Suisse en 1914 comme en 2024 : les femmes. Cette histoire croise deux trajectoires historiques : celle de la prévoyance et celle des femmes et de leurs droits à être des citoyens comme les autres. Ça commence mal et ça ne se termine toujours pas très bien. Avec Matthieu Leimgruber, Professeur d'histoire économique et sociale à l'Université de Zurich.

En 1948, les premières rentes de l'AVS sont versées à leurs bénéficiaires. Un tournant historique, dans la prise en charge de la vieillesse. Un premier pas vers le système des Trois Piliers bientôt inscrit dans la Constitution. Cette métaphore des Trois Piliers, c'est la marque de fabrique du système suisse. Elle incarne l'extension des fonds de pension et de l'épargne retraite, avec, à la clé, d'importants profits. Dans cet épisode, on s'intéresse au Deuxième pilier et on se rafraichit la mémoire sur le fonctionnement de ce système des Trois Piliers pour bien comprendre leur histoire. Avec Matthieu Leimgruber, Professeur d'histoire économique et sociale à l'Université de Zurich.

Annoncée en 1944 et créée en 1948, l'Assurance Vieillesse et Survivant, notre fameuse AVS, ne cesse de faire l'actualité depuis, avec ses très nombreuses révisions. Un sujet de crispation majeur. Mais avant, c'était comment ? Dans quelles conditions vieillissait-on en Suisse au XIXème siècle ? Avec Matthieu Leimgruber, Professeur d'histoire économique et sociale à l'Université de Zurich.

Au début de l'année 1944, les Alliés gagnent du terrain et préparent les débarquements qui vont changer la donne stratégique en Europe. Le corps politique helvétique concède quelques avancées sociales et on arrive à se mettre d'accord au Conseil fédéral, comme jamais depuis 1918. Cela commence avec le discours du Nouvel an, prononcé par le conseiller fédéral Walther Stampfli. Avec Pierre Eichenberger, historien et auteur de Mainmise sur l'État social, Mobilisation patronale et caisses de compensation en Suisse (1908-1960) aux Editions Alphil. Dominique Dirlewanger, historien, spécialiste de l'histoire de la vieillesse et du récit national suisse. Il est l'auteur de 6 juillet 1947, La Suisse dans le monde d'après-guerre (EPFL Press).

Assurer la vie qui passe, la vie qui surprend, la vie qui blesse, la vie qui prend, tout ça repose sur le système des Trois Piliers en Suisse. On l'a même inscrit dans la Constitution en 1972. C'est le produit d'une histoire longue et bouillonnante qui travaille toujours notre présent et divise la société. Comment bien vieillir, une question historique et helvétique. A la fin du XIXème siècle, le capitalisme s'organise. L'industrialisation a changé le travail et la vie quotidienne. Avec ce bouleversement des sociétés d'Ancien Régime, que faire des pauvres et des vieux ? Au cours du siècle suivant, les idées fusent pour trouver des réponses. C'est la partie technique de nos vies qui fait débat, parce que c'est aussi le projet de société helvétique qui se met en place. L'économie et le social se politisent avec la mobilisation des ouvriers, des ouvrières et des premiers syndicats, sans oublier le patronat qui compte bien avoir voix au chapitre aussi. Avec Pierre Eichenberger, historien et auteur de Mainmise sur l'Etat social, paru aux éditions Alphil.

Tous les ans aux Etats Unis on fête l'Independance Day, la fête de l'indépendance mais que célèbre-t-on exactement ce jour-là ? Avec Françoise Coste, professeure à l'Université de Toulouse Jean Jaurès, spécialiste de la politique intérieure américaine et de l'histoire du parti conservateur états-unien. Autrice de Reagan, une biographie de Ronald Reagan paru aux éditions Perrin.

Aujourd'hui, à peu près le monde entier a les yeux rivés sur les Etats-Unis, leurs réactions, leurs décisions et leur santé démocratique. Depuis les deux guerres mondiales, ils sont considérés comme les champions du monde économique et militaire et on attend souvent leurs arbitrages, voire leur franc soutien. Afin de comprendre comment l'indépendance des Etats-Unis, proclamée le 4 juillet 1776, devient l'enjeu d'une guerre internationale, nous portons trois regards sur la Révolution américaine : la France, l'Ecosse et la Suisse. Avec Florence Pétroff, maitresse de conférences à l'Université de La Rochelle, autrice de La Révolution américaine et l'Écosse : regards croisés et identités hybrides (1765-1783) (Editions Honoré Champion). Bertrand Van Ruymbeke, professeur de civilisation et d'histoire des Etats-Unis à l'Université de Paris 8, spécialiste des Treize Colonies et de la Révolution américaine. Auteur de L'Amérique avant les États-Unis: Une histoire de l'Amérique anglaise, 1497-1776 (Editions Flammarion) et Histoire des États-Unis - De 1492 à nos jours (Editions Tallandier). Antoine Chollet, chercheur à l'Université de Lausanne et spécialiste des théories contemporaines de la démocratie.