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Longtemps délaissée par les investisseurs, la santé mentale s'impose aujourd'hui comme un nouveau thème de croissance. Intelligence artificielle, vieillissement de la population, innovations thérapeutiques… Pourquoi Wall Street s'y intéresse-t-elle autant ? L'analyse de John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement et associé de la banque Cité Gestion. Ecorama du 21 juillet 2026, présenté par David Jacquot sur Boursorama.com.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec : Élise Goldfarb, entrepreneuse et influenceuse. Fred Hermel, journaliste à RMC. Et Benjamin Amar, professeur d'histoire-géo. - Accompagnée de Martin Bourdin et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Le sujet :Longtemps considéré comme un actif "de notaire", l'investissement forestier est devenu un placement qui a de plus en plus de sens. Avec un objectif de rendement net de 6 à 9%, la restauration de forêts dégradées permettrait de tripler les standards historiques du secteur. Cette nouvelle économie repose sur l'appréciation du foncier, l'augmentation du prix du bois qui a doublé en dix ans, et surtout la valorisation des crédits carbone.L'invité du jour :Erwan Le Méné est co-fondateur d'EcoTree. Au micro de Matthieu Stefani, il détaille la nouvelle économie de la forêt et comment une approche "value-add" sur des massifs dégradés permet d'optimiser le rendement financier tout en générant des bénéfices écologiques.Découvrez :Le capital naturel : la seule classe d'actifs aujourd'hui sous-cotée ?La stratégie "value-add" : acheter 7 000€ un hectare qui en vaudra 20 000€Le montage holding-filiale pour auto-financer ses propres crédits carboneUn hectare de forêt peut générer jusqu'à 9 000€ de crédits carbonePourquoi la tonne de CO2 pourrait passer de 45€ à 300€ d'ici 2050L'unique risque non-assurable qui représente 90% des problèmesChapitres :00:00:00 : Le prix du bois a doublé en 10 ans : une mégatendance ?00:07:35 : La sélection naturelle dans les forêts00:10:12 : La nouvelle économie de la forêt00:16:02 : Une énorme anomalie de marché sur le foncier00:23:23 : Le hack financier ultime qu'utilisent les entrepreneurs avec les forêts00:34:37 : La méthode value add : retaper des forêts00:44:10 : Explication des charges et des frais liés à la méthode value add00:55:05 : En cas de virage politique… qu'est-ce qu'il se passe ?Merci à notre partenaire Fundora de soutenir la Martingale.Allez sur fundora.fr et prenez le contrôle de vos investissements.Fundora est une plateforme d'investissement. La valeur de vos placements peut augmenter ou diminuer. Votre capital est assujetti à un risque.La libre antenne de votre podcast préféré, Allo La Martingale, a désormais son propre flux ! Abonnez-vous sur Spotify, Apple Podcasts ou votre plafeforme audio favorite pour ne manquer aucun nouvel épisode. Pour s'abonner à la newsletter, c'est ici : https://lamartingale.io/ La Martingale, c'est aussi un assistant IA qui vous apporte des réponses éclairées issues des interventions des experts passés au micro du podcast. Pour tester, direction https://beta.lamartingale.ioLa Martingale est un média d'Orso Media. Vous souhaitez entrer en contact avec a rédaction ? Ou nous soumettre une collaboration ? Ecrivez-nous ici : https://orsomedia.io/contactHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Longtemps considéré comme un modèle du commerce mondial, Ikea traverse une période délicate. Baisse des bénéfices, fermetures de magasins, suppressions de postes, concurrence d'Amazon et de Temu... Le numéro un mondial de l'ameublement est confronté à un profond changement des habitudes de consommation. Pour rester compétitif, le groupe suédois transforme progressivement son modèle économique. Présent dans plus de 60 pays, avec plus de 800 magasins et un chiffre d'affaires annuel de près de 45 milliards d'euros, Ikea reste le leader mondial de l'ameublement. Pourtant, le groupe suédois traverse l'une des périodes les plus compliquées de son histoire. Ses bénéfices diminuent, son chiffre d'affaires recule légèrement, des milliers de postes sont supprimés et plusieurs magasins historiques vont fermer leurs portes. C'est notamment le cas en Chine, où sept sites doivent disparaître, mais aussi en Suède, le pays où l'entreprise est née. En France également, Ikea revoit son organisation pour s'adapter à un marché devenu beaucoup plus difficile. Historiquement, la force d'Ikea reposait sur son excellent rapport qualité-prix. Mais aujourd'hui, les consommateurs disposent de nombreuses alternatives : Amazon, Temu, Shein ou encore d'autres enseignes d'ameublement proposent des produits comparables, souvent livrés très rapidement. Les habitudes d'achat ont profondément changé. Un modèle historique bousculé par le commerce en ligne Le modèle historique d'Ikea reposait sur ses immenses magasins installés en périphérie des villes. Les clients parcouraient plusieurs kilomètres pour visiter ces entrepôts de près de 30 000 mètres carrés, où ils venaient acheter une simple étagère et repartaient finalement avec des coussins, des verres ou encore des bougies. Mais ce modèle est aujourd'hui remis en question. Avant même d'entrer dans un magasin, les consommateurs comparent désormais les prix sur leur smartphone. Ils souhaitent acheter rapidement et être livrés à domicile en quelques jours, voire quelques heures. Le développement du commerce en ligne bouleverse ainsi le fonctionnement historique d'Ikea. À cela s'ajoute un contexte économique moins favorable. Après les confinements, de nombreux ménages ont déjà renouvelé leur mobilier. Surtout, le ralentissement du marché immobilier pèse directement sur les ventes de meubles : moins de logements vendus signifie aussi moins d'achats d'équipements. Toute la filière est concernée. Enfin, Ikea doit également faire face à une hausse de ses coûts de production, notamment celle du bois, sa principale matière première. La stratégie d'Ikea pour préparer l'avenir Malgré ces difficultés, Ikea est loin d'être en danger. Le groupe reste le numéro un mondial de l'ameublement et conserve un atout de taille : contrairement à de nombreuses grandes entreprises, il n'est pas coté en Bourse. Il n'est donc pas soumis à la pression d'actionnaires exigeant des bénéfices toujours plus élevés chaque trimestre. Cette indépendance permet à Ikea d'accepter une baisse temporaire de ses profits afin d'investir dans sa transformation. Cette stratégie passe notamment par une évolution de son réseau de magasins. Le groupe développe des points de vente plus petits, installés dans les centres-villes ou les villes moyennes, tout en renforçant les services de livraison et de retrait de commandes. L'objectif est d'être plus proche des clients et de répondre à leurs nouvelles habitudes de consommation. Pendant des décennies, Ikea a inventé une nouvelle façon d'acheter des meubles. Son défi est désormais d'inventer une nouvelle façon de les vendre.
Dans Oiseau tiré du roman Impossibles adieux, Julie Deliquet propose une lecture-performance du premier chapitre du roman de l'autrice et prix Nobel de littérature Han Kang. Après l'anglais, l'espagnol et l'arabe, c'est le coréen qui était la langue invitée pour cette 80è édition du Festival d'Avignon. À cette occasion et sur commande de Tiago Rodrigues, Julie Deliquet a mis en lecture en français et en coréen, le premier chapitre Oiseau, tiré du roman Impossibles adieux de la Coréenne Han Kang et pour lequel elle a remporté en 2021 le Prix Nobel de Littérature. Dans ce roman, elle tente d'approcher par la fiction, la tragédie du soulèvement de Jeju en République de Corée... Un matin, Gyeongha reçoit un message de son amie Inseon, qui vit sur l'île de Jeju. Elle s'est sectionné les doigts et elle est hospitalisée sur le continent. Elle demande de se rendre à Jeju afin de nourrir son petit perroquet blanc laissé à son domicile. Gyeongha prend l'avion. Elle arrive sur l'île dont la végétation luxuriante a été envahie par une tempête de neige. Gyeongha découvre à son arrivée comment l'histoire familiale d'Inseon s'entremêle à l'un des pires massacres de l'histoire coréenne - le massacre de Jeju, une île coréenne - et dont le nombre de victimes est estimé à 30 000. Le massacre de Jeju désigne une répression sanglante menée en Corée du Sud sur l'île de Jeju après la Seconde Guerre mondiale après que la Corée s'est libérée du joug japonais. À l'origine, des habitants et des groupes de gauche protestent contre la division de la Corée et contre les élections séparées au Sud. Le soulèvement est alors écrasé par l'armée et les forces de sécurité sud-coréennes. De très nombreux civils sont arrêtés, torturés et exécutés, des villages sont détruits. Les historiens précisent que des dizaines de milliers de personnes ont été tuées sans qu'un chiffre exact puisse être donné. Longtemps censuré et tabou, cet épisode n'a été officiellement reconnu que tardivement, et fait aujourd'hui l'objet de commémorations et de travaux de mémoire. L'actrice française Isabelle Huppert et l'actrice coréenne Hyeyoung Lee mettent en voix en français et en coréen ce texte mémoriel, révélant les motifs récurrents qui traversent l'œuvre de Han Kang : traumatismes de l'histoire, fragilité de l'être, croyance absolue en la vie... Han Kang ou Han Gang (en coréen : 한강), née le 27 novembre 1970 à Gwangju, est une romancière sud-coréenne. Elle reçoit le prix Nobel de littérature en 2024. Invitée : Julie Deliquet, metteuse en scène française, fondatrice du collectif In Vitro, Julie Deliquet crée des pièces à l'inspiration cinématographique : Fanny et Alexandre d'Ingmar Bergman à la Comédie-Française en 2019, Un conte de Noël d'après le film d'Arnaud Desplechin. Elle crée en 2025 La guerre n'a pas un visage de femme de l'autrice prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch. Elle a dirigé le Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis en 2020, avant de prendre la direction du Théâtre national de la Colline en mars 2026. Et Fanny Imbert nous emmène voir le spectacle Neige, neige, neige, de Lee Jaram d'après Maître et serviteur de Léon Tolstoï. Un spectacle qui suit l histoire d'un marchand cupide et de son serviteur pris dans la tempête... Programmation musicale : L'artiste Claire Diterzi avec le titre Ma bouche, ton écluse.
Dans Oiseau tiré du roman Impossibles adieux, Julie Deliquet propose une lecture-performance du premier chapitre du roman de l'autrice et prix Nobel de littérature Han Kang. Après l'anglais, l'espagnol et l'arabe, c'est le coréen qui était la langue invitée pour cette 80è édition du Festival d'Avignon. À cette occasion et sur commande de Tiago Rodrigues, Julie Deliquet a mis en lecture en français et en coréen, le premier chapitre Oiseau, tiré du roman Impossibles adieux de la Coréenne Han Kang et pour lequel elle a remporté en 2021 le Prix Nobel de Littérature. Dans ce roman, elle tente d'approcher par la fiction, la tragédie du soulèvement de Jeju en République de Corée... Un matin, Gyeongha reçoit un message de son amie Inseon, qui vit sur l'île de Jeju. Elle s'est sectionné les doigts et elle est hospitalisée sur le continent. Elle demande de se rendre à Jeju afin de nourrir son petit perroquet blanc laissé à son domicile. Gyeongha prend l'avion. Elle arrive sur l'île dont la végétation luxuriante a été envahie par une tempête de neige. Gyeongha découvre à son arrivée comment l'histoire familiale d'Inseon s'entremêle à l'un des pires massacres de l'histoire coréenne - le massacre de Jeju, une île coréenne - et dont le nombre de victimes est estimé à 30 000. Le massacre de Jeju désigne une répression sanglante menée en Corée du Sud sur l'île de Jeju après la Seconde Guerre mondiale après que la Corée s'est libérée du joug japonais. À l'origine, des habitants et des groupes de gauche protestent contre la division de la Corée et contre les élections séparées au Sud. Le soulèvement est alors écrasé par l'armée et les forces de sécurité sud-coréennes. De très nombreux civils sont arrêtés, torturés et exécutés, des villages sont détruits. Les historiens précisent que des dizaines de milliers de personnes ont été tuées sans qu'un chiffre exact puisse être donné. Longtemps censuré et tabou, cet épisode n'a été officiellement reconnu que tardivement, et fait aujourd'hui l'objet de commémorations et de travaux de mémoire. L'actrice française Isabelle Huppert et l'actrice coréenne Hyeyoung Lee mettent en voix en français et en coréen ce texte mémoriel, révélant les motifs récurrents qui traversent l'œuvre de Han Kang : traumatismes de l'histoire, fragilité de l'être, croyance absolue en la vie... Han Kang ou Han Gang (en coréen : 한강), née le 27 novembre 1970 à Gwangju, est une romancière sud-coréenne. Elle reçoit le prix Nobel de littérature en 2024. Invitée : Julie Deliquet, metteuse en scène française, fondatrice du collectif In Vitro, Julie Deliquet crée des pièces à l'inspiration cinématographique : Fanny et Alexandre d'Ingmar Bergman à la Comédie-Française en 2019, Un conte de Noël d'après le film d'Arnaud Desplechin. Elle crée en 2025 La guerre n'a pas un visage de femme de l'autrice prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch. Elle a dirigé le Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis en 2020, avant de prendre la direction du Théâtre national de la Colline en mars 2026. Et Fanny Imbert nous emmène voir le spectacle Neige, neige, neige, de Lee Jaram d'après Maître et serviteur de Léon Tolstoï. Un spectacle qui suit l histoire d'un marchand cupide et de son serviteur pris dans la tempête... Programmation musicale : L'artiste Claire Diterzi avec le titre Ma bouche, ton écluse.
durée : 00:03:29 - Géopolitique - Longtemps considéré comme fantasque, le dossier des phénomènes anormaux non identifiés (PAN) est désormais ouvert aux Etats-Unis. Non sans conséquence politiques. - invités : Anne Soetemondt Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La découverte d'Ötzi en 1991, une momie préhistorique exhumée dans les Dolomites italiennes, chamboule les certitudes : la haute montagne, que l'on croyait déserte, était bel et bien fréquentée par l'homme. En France, l'archéologie alpine connaît alors un nouvel élan. Florence Mocci, Archéologue CNRS au Centre Camille Jullian, choisit le massif des Écrins comme terrain d'exploration, sillonnant les hauteurs et scrutant chaque replat pour retrouver les traces des premiers montagnards et faire parler une histoire longtemps enfouie sous les glaces.Abonnez-vous à notre newsletter pour ne louper aucun épisode ➡️
durée : 00:03:29 - Le 6/9 de l'été - Longtemps considéré comme fantasque, le dossier des phénomènes anormaux non identifiés (PAN) est désormais ouvert aux Etats-Unis. Non sans conséquence politiques. - invités : Anne Soetemondt Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Longtemps considérée comme une industrie en déclin, l'industrie du tabac retrouve les faveurs des investisseurs. Portés par le succès des sachets de nicotine, du tabac chauffé et de la cigarette électronique, des groupes comme Philip Morris voient leur valorisation boursière s'envoler. Derrière ce regain d'intérêt, c'est toute la transformation du modèle économique des cigarettiers qui séduit aujourd'hui les marchés. Contre toute attente, le tabac redevient une valeur d'avenir en Bourse. Les marchés financiers parient désormais sur les sachets de nicotine, le tabac chauffé et les cigarettes électroniques pour assurer la croissance d'un secteur que beaucoup croyaient condamné. Car ce ne sont plus les cigarettes à proprement parler qui séduisent les investisseurs. Ce qui les intéresse désormais, c'est la capacité des industriels à transformer leur modèle économique. Depuis une dizaine d'années, les grands groupes du secteur investissent massivement dans les produits de nicotine sans combustion. Si la cigarette électronique est désormais bien connue du grand public, le tabac chauffé et les sachets de nicotine connaissent, eux aussi, un essor rapide. Ces nouveaux produits répondent à une double logique. D'un côté, ils permettent de conserver des consommateurs qui souhaitent abandonner la cigarette traditionnelle sans renoncer à la nicotine. De l'autre, ils offrent aux industriels un nouveau relais de croissance alors que les ventes de cigarettes continuent de reculer dans de nombreux pays. À lire aussiLe géant du tabac BAT supprime des milliers de postes dans le monde face au déclin des ventes de tabac Philip Morris, symbole de la transformation de l'industrie du tabac Philip Morris illustre parfaitement cette mutation. De prime abord, on pourrait penser que le fabricant historique de cigarettes est fragilisé par la baisse du tabagisme. Pourtant, c'est tout l'inverse. Depuis le début de l'année 2024, sa valeur boursière a quasiment doublé pour atteindre près de 250 milliards de dollars. Une progression qui s'explique par un changement profond de stratégie. Le groupe continue bien sûr de produire des cigarettes, mais cette activité n'est plus son unique moteur de croissance. Philip Morris a fortement développé le tabac chauffé ainsi que les sachets de nicotine. Les investisseurs considèrent désormais que ces nouveaux produits pourraient représenter une part croissante des bénéfices du groupe dans les années à venir. Cette évolution illustre une réalité économique plus large : les marchés ne valorisent pas uniquement les résultats actuels d'une entreprise, mais surtout sa capacité à générer des bénéfices futurs. Lorsqu'un investisseur achète une action, il achète en quelque sorte les profits espérés des dix, quinze ou vingt prochaines années. C'est précisément pour cette raison qu'une amélioration des perspectives de croissance peut faire bondir la valorisation d'une entreprise. C'est exactement ce qui se produit aujourd'hui dans le secteur du tabac. Les investisseurs estiment que les grands cigarettiers pourraient continuer à créer de la valeur pendant encore plusieurs décennies grâce à leurs nouvelles activités. De la cigarette à un écosystème de nicotine : un nouveau défi économique et sanitaire La transformation du secteur ne consiste plus simplement à vendre des paquets de cigarettes. Les industriels développent désormais un véritable écosystème composé d'appareils, de recharges, de sachets de nicotine et de services destinés à fidéliser les consommateurs sur le long terme. Mais cette évolution soulève également de nombreuses interrogations. Pour les industriels, ces nouveaux produits représentent l'avenir du secteur et la clé de leur croissance future. Pour les autorités sanitaires, la question est beaucoup plus complexe. Si ces produits peuvent contribuer à faire reculer la consommation de cigarettes traditionnelles, ils entretiennent néanmoins une dépendance à la nicotine et pourraient attirer de nouveaux consommateurs, en particulier parmi les plus jeunes. Tout l'enjeu des prochaines années sera donc de trouver un équilibre entre innovation économique, rentabilité des entreprises et protection de la santé publique. C'est précisément cette équation que les investisseurs observent aujourd'hui de très près, convaincus que l'avenir des géants du tabac se jouera désormais bien au-delà de la cigarette traditionnelle. À lire aussiArrêter de fumer : les conseils d'une addictologue
Longtemps cantonnée au rôle de fournisseur de matières premières, l'Afrique veut désormais transformer davantage de ses minerais sur son propre sol. Cobalt, lithium, graphite ou encore cuivre sont au cœur de la transition énergétique mondiale. À Abidjan, responsables politiques, industriels et investisseurs réfléchissent aux moyens de développer des chaînes locales et de capter une plus grande part des richesses générées par ces ressources.
C dans l'air du 7 juillet 2026 - Marine Le Pen : les juges lui laissent le choix... Le verdict est tombé après dix ans de procédure. Dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national, Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics et de complicité de détournement de fonds publics. Elle est condamnée à 3 ans de prison, dont deux avec sursis et un an aménagé sous surveillance électronique, ainsi qu'à une peine d'inéligibilité de 45 mois, dont 30 avec sursis. Une décision qui lui permet toutefois, sur le plan juridique, de rester éligible à l'élection présidentielle de 2027. Lors du procès en appel, la dirigeante du RN avait profondément modifié sa stratégie de défense. Dans un premier temps, Marine Le Pen avait dénoncé une « chasse aux sorcières » et accusé la justice de vouloir l'empêcher d'accéder à l'Élysée, avant de changer de tonalité et d'infléchir sa stratégie de défense. Au-delà de la décision judiciaire, une question demeure : cette condamnation pèsera-t-elle durablement sur sa crédibilité auprès des électeurs, ou renforcera-t-elle sa position auprès de son socle électoral ? Le verdict a accéléré la place prise par Jordan Bardella au sein du Rassemblement national. Longtemps considéré comme le fidèle lieutenant de Marine Le Pen, le président du parti s'est progressivement imposé comme son successeur naturel. Son ascension, de jeune militant en Seine-Saint-Denis à président du RN et vainqueur des élections européennes de 2024, l'a installé comme une figure incontournable de l'extrême droite et un possible candidat à l'Élysée. Cette montée en puissance ne s'est toutefois pas faite sans difficultés. Jordan Bardella a parfois été critiqué pour certaines approximations sur des sujets économiques, ainsi que pour son manque d'expérience dans l'exercice du pouvoir. Si les circonstances l'amenaient à porter les couleurs du RN en 2027, il lui faudrait convaincre qu'il possède non seulement la popularité, mais aussi la stature présidentielle attendue par une majorité de Français. L'histoire politique française rappelle que des ambitions présidentielles peuvent être brutalement brisées par une affaire judiciaire ou un scandale. Dominique Strauss-Kahn en 2011, puis François Fillon en 2017, ont vu leur trajectoire vers l'Élysée s'effondrer en quelques semaines. Jacques Chaban-Delmas, sans avoir été condamné, avait lui aussi vu ses chances compromises par des controverses qui avaient affaibli son image. Quel avenir politique pour Marine Le Pen après sa condamnation ? Jordan Bardella est-il aujourd'hui le meilleur candidat du RN pour espérer remporter la présidentielle ? Peut-on survivre politiquement à une condamnation pénale ?Nos experts :- Jérôme JAFFRÉ - Politologue, chercheur associé au CEVIPOF - Soazig QUÉMÉNER - Rédactrice en chef à "La Tribune Dimanche" - Anne-Charlène BEZZINA - Politologue et constitutionnaliste - Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction à Franc-Tireur + 4 DUPLEX : - Noémie SCHULZ - Grand reporter au service police-justice de France Télévisions - Pascal PERRINEAU - Politologue, professeur à Sciences Po - Fanny GUINOCHET - Éditorialiste économique à France Info - Jérôme FOURQUET - Politologue, directeur du département opinion de l'institut de sondages IFOP
Des ressources stratégiques considérables, une croissance économique constante, une population qui ne cesse d'augmenter : le continent africain compte bien peser dans l'économie mondiale des prochaines années. Et pour ce faire, il lui faut s'émanciper encore plus sur le plan économique et industriel. C'est dans ce cadre, souligne Jeune Afrique, qu'un mot est « devenu incontournable » : le mot « souveraineté ». En effet, précise le site panafricain, « pendant des décennies, l'Afrique a exporté du pétrole brut pour importer des carburants, vendu du phosphate pour acheter des produits agricoles à plus forte valeur ajoutée, cédé ses minerais avant leur transformation, et laissé des tiers capter l'essentiel des marges industrielles. De Lagos à Casablanca, de Kigali à Harare, le discours est en train de changer ». Produire et… transformer ! Et Jeune Afrique de prendre l'exemple de la raffinerie Dangote au Nigeria. « L'enjeu n'est pas seulement que le Nigeria réduise ses importations de carburants, mais qu'il puisse tirer un plus grand bénéfice de sa richesse pétrolière et devienne le fournisseur régional. Le cas d'OCP, le géant marocain des engrais, s'inscrit dans le même récit. Longtemps présenté comme le champion africain mondialisé par excellence, le groupe marocain investit aujourd'hui des milliards de dollars dans les engrais verts, le dessalement ou encore l'hydrogène. […] Il en va de même pour les minerais stratégiques, poursuit le site panafricain. De plus en plus de gouvernements refusent de se contenter du rôle de fournisseur de matières premières. La Guinée veut transformer davantage sa bauxite, et bientôt son fer. La RDC tente de développer une industrie locale des batteries. Les pays de l'Alliance des États du Sahel comptent reprendre le contrôle de leurs mines ». La souveraineté économique n'est pas l'autosuffisance… Reste que « le débat mérite d'être clarifié, pointe encore Jeune Afrique. Le concept de souveraineté ne doit pas être confondu avec celui d'autosuffisance. Aucune grande économie moderne n'est autosuffisante. Les États-Unis, la Chine et l'Europe dépendent des autres pour une partie de leurs marchés, de leurs financements, de leurs technologies ou de leurs approvisionnements. La véritable souveraineté ne consiste pas à tout produire soi-même, mais à choisir la place que l'on veut occuper dans l'économie mondiale et à quelles conditions on accepte d'y participer. Au fond, conclut le site panafricain, ce que cherchent les entreprises et les États africains n'est pas tant l'autosuffisance et l'exercice d'un contrôle total sur leurs richesses que le pouvoir de peser sur l'économie mondialisée ». L'Afrique trop petite sur la carte du monde… Et puis autre bataille qui concerne l'Afrique, celle qui vise à corriger la représentation du continent sur la carte du monde. La carte de Mercator, la plus utilisée, déforme exagérément tous les territoires au fur et à mesure qu'on s'approche des pôles. Ainsi, le Groenland fait presque la même taille que l'Afrique, alors qu'il est 13 à 14 fois plus petit… Alors, une campagne a été lancée, relève Le Point Afrique, « intitulée "Correct The Map" [Corriger la carte, en français]. Une campagne qui entend rectifier cette altération géographique. Portée par deux ONG africaines – Speak Up Africa, à Dakar et Africa No Filter, sur l'île Maurice – l'initiative est également soutenue par l'Union africaine. L'organisation continentale a donné mandat au Togo pour porter en septembre prochain ce dossier devant l'Assemblée générale des Nations unies, à New York ». En effet, « les cartes ne sont jamais totalement neutres. Elles traduisent toujours une certaine vision du monde, explique Fara Ndiaye, cofondatrice de Speak Up Africa, toujours dans les colonnes du Point Afrique. Cette militante de longue date en est convaincue : « lorsqu'un continent est systématiquement représenté comme plus petit qu'il ne l'est réellement, cela finit par façonner les imaginaires ». […] Enfin, conclut-elle, « le véritable succès viendra lorsque les cartes utilisées dans les salles de classe, les médias et les institutions refléteront enfin le monde tel qu'il est, et non tel qu'on l'imaginait il y a cinq siècles ».
Des ressources stratégiques considérables, une croissance économique constante, une population qui ne cesse d'augmenter : le continent africain compte bien peser dans l'économie mondiale des prochaines années. Et pour ce faire, il lui faut s'émanciper encore plus sur le plan économique et industriel. C'est dans ce cadre, souligne Jeune Afrique, qu'un mot est « devenu incontournable » : le mot « souveraineté ». En effet, précise le site panafricain, « pendant des décennies, l'Afrique a exporté du pétrole brut pour importer des carburants, vendu du phosphate pour acheter des produits agricoles à plus forte valeur ajoutée, cédé ses minerais avant leur transformation, et laissé des tiers capter l'essentiel des marges industrielles. De Lagos à Casablanca, de Kigali à Harare, le discours est en train de changer ». Produire et… transformer ! Et Jeune Afrique de prendre l'exemple de la raffinerie Dangote au Nigeria. « L'enjeu n'est pas seulement que le Nigeria réduise ses importations de carburants, mais qu'il puisse tirer un plus grand bénéfice de sa richesse pétrolière et devienne le fournisseur régional. Le cas d'OCP, le géant marocain des engrais, s'inscrit dans le même récit. Longtemps présenté comme le champion africain mondialisé par excellence, le groupe marocain investit aujourd'hui des milliards de dollars dans les engrais verts, le dessalement ou encore l'hydrogène. […] Il en va de même pour les minerais stratégiques, poursuit le site panafricain. De plus en plus de gouvernements refusent de se contenter du rôle de fournisseur de matières premières. La Guinée veut transformer davantage sa bauxite, et bientôt son fer. La RDC tente de développer une industrie locale des batteries. Les pays de l'Alliance des États du Sahel comptent reprendre le contrôle de leurs mines ». La souveraineté économique n'est pas l'autosuffisance… Reste que « le débat mérite d'être clarifié, pointe encore Jeune Afrique. Le concept de souveraineté ne doit pas être confondu avec celui d'autosuffisance. Aucune grande économie moderne n'est autosuffisante. Les États-Unis, la Chine et l'Europe dépendent des autres pour une partie de leurs marchés, de leurs financements, de leurs technologies ou de leurs approvisionnements. La véritable souveraineté ne consiste pas à tout produire soi-même, mais à choisir la place que l'on veut occuper dans l'économie mondiale et à quelles conditions on accepte d'y participer. Au fond, conclut le site panafricain, ce que cherchent les entreprises et les États africains n'est pas tant l'autosuffisance et l'exercice d'un contrôle total sur leurs richesses que le pouvoir de peser sur l'économie mondialisée ». L'Afrique trop petite sur la carte du monde… Et puis autre bataille qui concerne l'Afrique, celle qui vise à corriger la représentation du continent sur la carte du monde. La carte de Mercator, la plus utilisée, déforme exagérément tous les territoires au fur et à mesure qu'on s'approche des pôles. Ainsi, le Groenland fait presque la même taille que l'Afrique, alors qu'il est 13 à 14 fois plus petit… Alors, une campagne a été lancée, relève Le Point Afrique, « intitulée "Correct The Map" [Corriger la carte, en français]. Une campagne qui entend rectifier cette altération géographique. Portée par deux ONG africaines – Speak Up Africa, à Dakar et Africa No Filter, sur l'île Maurice – l'initiative est également soutenue par l'Union africaine. L'organisation continentale a donné mandat au Togo pour porter en septembre prochain ce dossier devant l'Assemblée générale des Nations unies, à New York ». En effet, « les cartes ne sont jamais totalement neutres. Elles traduisent toujours une certaine vision du monde, explique Fara Ndiaye, cofondatrice de Speak Up Africa, toujours dans les colonnes du Point Afrique. Cette militante de longue date en est convaincue : « lorsqu'un continent est systématiquement représenté comme plus petit qu'il ne l'est réellement, cela finit par façonner les imaginaires ». […] Enfin, conclut-elle, « le véritable succès viendra lorsque les cartes utilisées dans les salles de classe, les médias et les institutions refléteront enfin le monde tel qu'il est, et non tel qu'on l'imaginait il y a cinq siècles ».
L'Océan couvre les deux tiers de la planète. Longtemps considéré comme un espace libre, sans maître, il est aujourd'hui au cœur d'appétits grandissants: ressources, territoires, frontières maritimes. Mais il est aussi un réservoir de vie, de beauté et de fragilité que l'on tente enfin de protéger, notamment grâce au récent traité sur la Haute Mer. Histoire Vivante explore nos liens contradictoires à l'Océan, fascination, peur, domination, émerveillement, à travers cinq épisodes d'Ariane Hasler. Pendant des siècles, les mers semblaient infinies et libres. Mais à mesure que les puissances européennes naviguent, commercent et s'affrontent, une question nouvelle émerge: à qui appartient l'Océan ? De la piraterie aux premiers textes du droit maritime, cet épisode remonte aux sources d'un débat qui structure encore aujourd'hui la géopolitique mondiale. Avec Olivier Chaline, historien, professeur à Sorbonne Université, directeur adjoint de l'Institut de l'Océan. Il est notamment l'auteur de La Mer et la France (Flammarion) et d'Apprendre la mer (Flammarion), ainsi que directeur scientifique de Histoire de la mer (2025).
durée : 01:30:45 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Connaissez-vous le cinéaste Oscar Micheaux ? Le courant de la "Blaxploitation" ? Gordon Parks, Sharon Larkin ? Du père du cinéma afro-américain à Spike Lee, en passant par la "Blaxploitation", en 1988 ce documentaire des "Mardis du cinéma" nous raconte une histoire longtemps invisibilisée. - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Charles Consigny, avocat, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
managers disent avoir déjà organisé une réunion qui aurait pu être remplacée par un simple messageBienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.
Neuvième et avant dernier épisode de notre série consacrée aux 20 ans de la Coupe du monde de la FIFA 2006.Après avoir fait tomber l'Espagne puis le Brésil, l'équipe de France retrouve le dernier carré pour y défier le Portugal de Cristiano Ronaldo, Luís Figo et Deco. Une affiche aux allures de revanche de la demi-finale de l'Euro 2000, avec en toile de fond une place en finale.À l'occasion de cet anniversaire, Les Libéros Redha, Gilchrist et Raphaël reviennent sur cette demi-finale où les Bleus confirment leur spectaculaire montée en puissance. Longtemps critiquée durant la phase de groupes, l'équipe de Raymond Domenech affiche désormais une maîtrise collective impressionnante, portée par une génération de cadres qui semble jouer son meilleur football au moment où l'on ne l'attendait plus.Face à eux, le Portugal de Luiz Felipe Scolari rêve de disputer la deuxième finale mondiale de son histoire. Après avoir éliminé les Pays-Bas au terme de la mythique « Bataille de Nuremberg », puis l'Angleterre aux tirs au but, les Portugais s'appuient sur un collectif expérimenté et sur l'émergence d'un jeune Cristiano Ronaldo, déjà décisif dans les grands rendez-vous.Le tournant intervient peu avant la demi-heure de jeu. Thierry Henry obtient un penalty après un duel avec Ricardo Carvalho, et Zinédine Zidane transforme l'occasion avec son calme habituel. Un but qui sera finalement le seul de la rencontre, mais qui résume parfaitement la sérénité retrouvée des Bleus.Défensivement impeccables, emmenés par un Lilian Thuram impérial et un Claude Makélélé omniprésent, les Français contrôlent ensuite les offensives portugaises sans jamais véritablement vaciller. Une nouvelle démonstration de maturité qui valide définitivement leur statut de prétendant au titre.Au-delà du résultat, les Libéros reviennent sur la prestation magistrale de Zinédine Zidane, véritable chef d'orchestre de cette équipe de France, sur l'apport des anciens dans cette épopée inattendue et sur l'impression laissée par une sélection française qui semble désormais capable de battre n'importe quel adversaire.Entre revanche, maîtrise tactique et émotion grandissante, cet épisode raconte la soirée qui a envoyé les Bleus en finale de la Coupe du monde. Une dernière marche reste à gravir : un rendez-vous mythique face à l'Italie, pour conclure l'une des plus belles histoires du football français.Podcast produit par Sports Content, proposé par l'OdioO ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour ce dernier rendez-vous de cette formidable huitième saison, je vous emmène à la rencontre de Maxime, 37 ans, plus connu sous le nom de Maxime Andolini XXL. De son enfance marquée par les tabous et les moqueries à ses années d'exploration sur Grindr, jusqu'à son parcours dans l'industrie du contenu pour adultes, Maxime retrace le chemin qui l'a conduit à mieux comprendre son corps, son désir et sa place dans le monde. Longtemps persuadé qu'une histoire d'amour entre deux hommes n'était pas faite pour lui, la rencontre avec Guillaume viendra pourtant bouleverser toutes ses certitudes.Dans cet épisode, nous parlons aussi de son activité de créateur de contenu, de la reconnaissance que représente son Grabbys Award reçu en 2026, du regard de ses parents sur son métier, mais aussi d'un sujet plus grave : la perte de son cousin liée au chemsex, qui nourrit aujourd'hui son engagement pour la prévention.Une conversation sensible sur l'image de soi, l'amour, le regard des autres et la liberté d'être pleinement soi.Je vous souhaite une très belle écoute et remercie chaleureusement Raphaël Greget d'avoir rendu cette rencontre possible.** INFOS **
Xavier Durand, directeur général de Coface, était l'invité de l'émission Ecorama spéciale Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, présentée par David Jacquot sur Boursorama.com. Parmi les sujets abordés : les perspectives de l'économie mondiale après le protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, la politique monétaire de la BCE et de la Fed, les décisions des entreprises dans un monde en permacrise, la hausse des défaillances d'entreprises, la résistance de Coface dans un contexte économique dégradé, ainsi que l'impact de l'intelligence artificielle sur l'emploi et le modèle social.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Longtemps considéré comme un simple « déchet », le lactate est aujourd'hui reconnu comme un élément central de la performance en endurance. Pourtant, les notions de seuils, de MLSS ou encore de « lactate shuttle » restent souvent mal comprises… voire mal utilisées.Dans ce nouvel épisode de l'Ibex Talk, Xavier Teychenné reçoit Léo Bonnemayre, entraîneur Ibex et responsable performance de la Colibri Trail Academy, pour décrypter le rôle réel du lactate et ses applications concrètes à l'entraînement.
Qui sommes-nous vraiment ? D'où venons-nous ? Pour des milliers de personnes adoptées à l'international, ces questions restent sans réponse….Longtemps, l'adoption internationale a été présentée comme une formidable histoire de solidarité, celle d'enfants à qui l'on offrait une nouvelle vie. Mais derrière ce récit, des voix s'élèvent depuis plusieurs années pour dénoncer une réalité bien plus sombre. Des personnes adoptées devenues adultes racontent aujourd'hui des dossiers falsifiés, des familles biologiques qui n'ont jamais donné leur consentement, des adoptions illégales, parfois même du trafic d'enfants. Elles demandent que toute la lumière soit faite sur ces pratiques et réclament l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire. On en parle aujourd'hui avec nos invitées, Julie Sara et Claire membres du collectif Adoptions Justice et Réparation.https://www.change.org/p/un-parquet-n...
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géographie, Fatima Aït Bounoua, prof de français, et Abel Boyi, éducateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Rupture, séparation, divorce... Peu importe le nom qu'on lui donne, la fin du couple fait partie des évènements communs de nos sociétés. 45% des mariages finissent par un divorce, selon les statistiques de l'INSEE en France. Les ruptures ont beau être fréquentes, elles ne sont pas moins compliquées pour ceux qui les vivent, en particulier pour ceux qui ont des enfants. En plus du deuil de la relation, il faut remettre en place le quotidien, assumer seuls les tâches domestiques et parentales. Une situation qui pèse davantage sur les épaules des femmes. Dans 88% des séparations, ce sont les mères qui obtiennent la garde principale des enfants. Même si elles se sentent à nouveau prêtes à se remettre en couple, il faudra donc trouver de la place dans un planning déjà bien chargé. Manque de temps, manque de confiance en soi, le chemin de l'amour peut être difficile à retrouver pour les parents célibataires. Pour les aider, il existe des applications de rencontres dédiées, car les professionnels du dating ont bien cerné le potentiel de ce marché en pleine croissance. Bulle de légèreté, détente ou crainte du «ghosting»... Comment vit-on la recherche de l'amour quand on a des enfants ? Comment envisager de nouveau la vie en couple ? Avec : Benjamin Putois, psychologue clinicien, psychothérapeute. Docteur en sciences cognitives, chercheur associé à l'Inserm et enseignant. Auteur de Retrouvons l'amour - Célibataires et parents isolés (Odile Jacob, 2026). Également dans l'émission : Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin en Colombie, un pays où près de 4,7 millions de femmes sont cheffes de famille et s'occupent seules de leurs enfants. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Dans ce nouvel épisode, Estelle s'intéresse à ces créateurs africains qui jouent avec les codes du genre. Longtemps invisibles avant les réseaux sociaux, ils sont désormais de véritables stars alors même que les lois contre l'homosexualité se durcissent dans plusieurs pays du continent. Programmation musicale : ► 911 - Damso ► Fille du soleil - DOPAMOON, Kelimei.
Longtemps attribuée à un simple changement des aspirations familiales, la baisse de la natalité s'explique aujourd'hui par des facteurs beaucoup plus complexes. Difficultés à former un couple, crise du logement, précarité, réseaux sociaux… Cette évolution, qui touche désormais la quasi-totalité de la planète, pourrait avoir des conséquences majeures sur la croissance, les retraites et l'économie mondiale. C'est l'un des principaux bouleversements économiques de notre époque : la chute de la natalité. Longtemps considérée comme un phénomène propre aux pays riches, elle touche désormais la quasi-totalité de la planète. Aujourd'hui, plus des deux tiers des pays affichent une fécondité inférieure au seuil de renouvellement des générations, fixé à 2,1 enfants par femme. Pendant longtemps, la baisse de la fécondité s'expliquait assez simplement. Les couples faisaient moins d'enfants. Mais cette explication ne suffit plus. Selon plusieurs travaux, dans de nombreux pays développés, le nombre d'enfants par mère reste relativement stable. Ce qui fait chuter la natalité, c'est surtout la baisse de la formation des couples. Les jeunes continuent d'exprimer le souhait d'avoir des enfants. En revanche, ils rencontrent davantage de difficultés à construire une relation durable, à se projeter et à créer un environnement favorable à la parentalité. À lire aussiPourquoi le vieillissement de la population va faire baisser notre niveau de vie Logement, précarité : les facteurs économiques restent déterminants Au-delà des évolutions des mœurs, des facteurs beaucoup plus structurels expliquent également cette baisse de la natalité. L'accès au logement est plus difficile, les études sont plus longues, la précarité professionnelle est plus fréquente et le coût de l'éducation continue d'augmenter. Autant de facteurs qui retardent les projets familiaux. Le logement illustre parfaitement cette réalité. Sans stabilité résidentielle, il devient plus difficile d'envisager de fonder une famille. Le Financial Times souligne ainsi que le recul de la natalité au Royaume-Uni et aux États-Unis est notamment lié aux difficultés d'accès au logement. Mais cette explication ne suffit pas à elle seule. Les pays nordiques, pourtant relativement prospères et dotés de politiques familiales généreuses, connaissent eux aussi une baisse marquée de leur fécondité. À lire aussiLa démographie ou l'enjeu économique de ces dix prochaines années Les smartphones et les réseaux sociaux sont-ils aussi en cause ? Une autre hypothèse, plus récente, retient l'attention de plusieurs chercheurs américains : le rôle des smartphones et des réseaux sociaux. Entre 2008 et 2015, période correspondant à leur généralisation, la baisse de la natalité s'est accélérée dans de nombreux pays, aussi différents que la France, les États-Unis, le Mexique, l'Indonésie ou encore plusieurs pays africains. Attention toutefois : les chercheurs ne démontrent pas de lien de causalité. Ils évoquent une corrélation forte et avancent plusieurs mécanismes susceptibles d'expliquer cette évolution. Le premier est simple. Nous passons moins de temps ensemble. Or, pour rencontrer un partenaire durable, les interactions réelles restent essentielles. Les réseaux sociaux modifient également les attentes. Ils exposent en permanence des modèles de beauté, de réussite personnelle ou de vie de couple parfois fantasmés, susceptibles de rendre plus difficile la construction d'une relation stable. Enfin, ils entretiennent un climat d'anxiété permanente qui n'incite pas toujours à se projeter dans des engagements conjugaux et familiaux de long terme. Il ne faut évidemment pas accuser le smartphone de tous les maux. Il ne s'agit que d'une hypothèse parmi d'autres pour expliquer cette dynamique. Une chose, en revanche, est certaine : moins de naissances aujourd'hui, ce sont moins d'actifs demain. Cela signifie potentiellement moins de croissance, davantage de difficultés pour financer les retraites, des tensions sur les systèmes de santé et, à terme, un ralentissement de l'innovation et de la consommation. L'enjeu est désormais mondial. Et alors que nous n'avons jamais eu autant de moyens matériels, autant de progrès technologiques et une espérance de vie aussi élevée, les sociétés font presque partout moins d'enfants. Derrière cette évolution démographique se cache peut-être l'un des plus grands défis économiques du XXIᵉ siècle. À lire aussiRoyaume-Uni: le choc démographique qui menace l'économie britannique
Rupture, séparation, divorce... Peu importe le nom qu'on lui donne, la fin du couple fait partie des évènements communs de nos sociétés. 45% des mariages finissent par un divorce, selon les statistiques de l'INSEE en France. Les ruptures ont beau être fréquentes, elles ne sont pas moins compliquées pour ceux qui les vivent, en particulier pour ceux qui ont des enfants. En plus du deuil de la relation, il faut remettre en place le quotidien, assumer seuls les tâches domestiques et parentales. Une situation qui pèse davantage sur les épaules des femmes. Dans 88% des séparations, ce sont les mères qui obtiennent la garde principale des enfants. Même si elles se sentent à nouveau prêtes à se remettre en couple, il faudra donc trouver de la place dans un planning déjà bien chargé. Manque de temps, manque de confiance en soi, le chemin de l'amour peut être difficile à retrouver pour les parents célibataires. Pour les aider, il existe des applications de rencontres dédiées, car les professionnels du dating ont bien cerné le potentiel de ce marché en pleine croissance. Bulle de légèreté, détente ou crainte du «ghosting»... Comment vit-on la recherche de l'amour quand on a des enfants ? Comment envisager de nouveau la vie en couple ? Avec : Benjamin Putois, psychologue clinicien, psychothérapeute. Docteur en sciences cognitives, chercheur associé à l'Inserm et enseignant. Auteur de Retrouvons l'amour - Célibataires et parents isolés (Odile Jacob, 2026). Également dans l'émission : Un entretien avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin en Colombie, un pays où près de 4,7 millions de femmes sont cheffes de famille et s'occupent seules de leurs enfants. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Dans ce nouvel épisode, Estelle s'intéresse à ces créateurs africains qui jouent avec les codes du genre. Longtemps invisibles avant les réseaux sociaux, ils sont désormais de véritables stars alors même que les lois contre l'homosexualité se durcissent dans plusieurs pays du continent. Programmation musicale : ► 911 - Damso ► Fille du soleil - DOPAMOON, Kelimei.
Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Ilan Gabet, étudiant en droit. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Pourquoi la climatisation est-elle perçue comme indispensable à New York, mais encore controversée en France ? Une lettre d'Amérique explore ce contraste au moment où la canicule frappe une grande partie du territoire français. À New York, où 9 foyers sur 10 sont équipés, elle est considérée comme un besoin essentiel, soutenu par des aides publiques et bientôt imposée aux propriétaires. Reste la question centrale : comment protéger les plus fragiles de la chaleur extrême sans aggraver le réchauffement climatique ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec : Frédéric Hermel, journaliste RMC. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Jacques Legros, journaliste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
durée : 00:01:59 - France Inter sur le terrain - Pour essayer de conserver plus longtemps des greffons, des médecins ont ouvert une "nurserie de greffons", à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Un service ouvert grâce au mécénat de la Fondation AP-HP, des hôpitaux parisiens. France Inter a pu visiter ce service en exclusivité. - équipe : Victor Dhollande Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Tous les jours à 12h45, Anthony Morel vous fait découvrir les dernières actus techno, dans Estelle Midi, sur RMC.
En 2022 40% d'étudiants exercent en parallèle de leurs études, une activité rémunérée, selon l'Observatoire national de la vie étudiante, OVE. Longtemps considéré comme marginal, l'emploi étudiant devient pour beaucoup une réalité régulière, parfois indispensable. Derrière ces petits boulots, se cachent des situations variées : nécessité financière, désir d'autonomie, envie d'expérience professionnelle ou soutien à la famille. Le phénomène touche désormais aussi les lycéens. Certains travaillent quelques heures par semaine, d'autres davantage, au risque d'empiéter sur leur sommeil, leur concentration ou leur vie sociale. Alors, cette montée du travail pendant les études interroge. Peut-on concilier études, fatigue, horaires décalés et réussite ? Ces emplois sont-ils un tremplin vers l'insertion professionnelle ou le symptôme d'une précarité croissante de la jeunesse ? Que nous apprend ce travail sur l'état de la jeunesse et du système éducatif ? Le travail pendant les études est-il devenu un choix ou une nécessité ? Avec : • Elise Tenret, sociologue et enseignante à l'Université Paris Dauphine, membre du laboratoire IRISSO, Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales et chargée de mission à l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE) •Thierry Berthet, politologue, directeur de recherche au Laboratoire d'Économie et de Sociologie du Travail (LEST) du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Bordeaux. Un reportage de Charlie Dupiot. Mohamed et Clothilde ont tous les deux 20 ans. Ils étudient la gestion d'entreprise pour l'un, et le commerce international, pour la seconde, à l'université Paris Cité. Tous les deux travaillent à côté de leurs études. Ils nous racontent ces jobs d'étudiants, au micro de notre reporter Charlie Dupiot. En début d'émission, l'école autour du monde avec Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos Aires en Argentine où les écoles et collèges argentins sont en proie à une vague de menaces. Programmation musicale : ► Big in Japan - Telly*, Biga*Ranx ► Biaf 3 – Young Miko.
« Les Lions ont bousculé les Bleus, Mbappé a tranché », résume Afrik.com. « Longtemps bousculée par un Sénégal audacieux, l'équipe de France a fini par faire parler son réalisme pour réussir son entrée en lice dans la Coupe du monde 2026. » Les Français se sont imposés 3-1, grâce à un doublé décisif de Kylian Mbappé. « Malgré la défaite, les Lions ont montré de belles séquences offensives et un état d'esprit remarquable face à l'une des meilleures équipes du tournoi », analyse Dakaractu. « Buteur face à la France, Ibrahim Mbaye entre dans l'histoire », titre Seneweb. « Le prodige du Paris Saint-Germain, entré à la 75ᵉ minute, s'est illustré en réduisant le score dans les arrêts de jeu. » « Un but qui le fait entrer dans le livre des records puisqu'il devient, à 18 ans, le plus jeune buteur sénégalais et africain de l'histoire de la Coupe du monde », note Afrikfoot, qui salue également la performance du « diamant brut » des Lions. À lire aussiCoupe du monde 2026: revivez la victoire de l'équipe de France face au Sénégal RDC vs Portugal « La RDC est prête pour son premier rendez-vous face au Portugal », titre Actualité.cd. 52 ans après leur débâcle en Allemagne, « l'objectif de Chancel Mbemba et de ses coéquipiers est donc clair (…) : faire rêver tout un peuple et effacer le mauvais souvenir » de leur unique participation à une Coupe du monde, en 1974. Mais pour faire face à la sélection de Cristiano Ronaldo, les Léopards devront avoir « une discipline tactique solide » et mettre l'accent sur « la vitesse des attaquants ». « Outsider sur le papier, la RDC n'aborde pas ce rendez-vous en victime résignée, elle veut bousculer la hiérarchie », résume le site Footrdc. Le coup d'envoi de la rencontre est à 17h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: à Kinshasa, tout un peuple se prépare au retour des Léopards après 52 ans d'absence La progression du virus Ebola « Un mois après sa déclaration officielle, l'épidémie gagne du terrain dans l'est du pays, écrit 7sur7.cd. D'après l'ONG Médecins sans frontières, la réponse actuelle pour lutter face à l'épidémie ne serait pas à la hauteur. » « Les autorités sanitaires de l'Ituri appellent la population à éviter toute forme d'automédication face à la maladie et à se rendre immédiatement dans une structure de santé en cas de symptômes suspects », rapporte Radio Okapi. Cet appel survient après le signalement de plusieurs décès suspects dans la ville de Bunia. « Malgré les livraisons de matériel et d'équipements à l'aéroport de Bunia, tous les soignants et humanitaires rencontrés dépeignent une gestion chaotique de l'épidémie, écrit Le Monde Afrique qui s'est rendu sur place. (…) Les tests de diagnostic mettent encore plusieurs jours à arriver dans certains centres de traitement Ebola. Les laboratoires de Bunia, Goma et Kinshasa, seules structures du pays disposant pour l'heure du matériel adapté à faire des analyses, sont débordés par le nombre d'échantillons envoyés. » Pour l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, la priorité reste « d'identifier rapidement les malades, de les orienter vers des structures spécialisées et de suivre leurs contacts afin de casser les chaînes de transmission », rappelle Le Point Afrique. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, quinze jours après leur ouverture, les centres de traitement déjà saturés Le procès de l'ex-président François Bozizé s'ouvre à Bangui François Bozizé, à la tête de la République centrafricaine de 2003 à 2013, est renvoyé devant la Cour pénale spéciale pour crimes contre l'humanité commis « dans une prison et un camp militaire de Bossembélé », rappelle Jeune Afrique. Un procès en l'absence de l'ancien chef d'État en exil en Guinée-Bissau. Ce qui interroge « la capacité de la justice internationale à briser concrètement le cycle de l'impunité », estime Afrik.com. L'homme est pourtant sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis le 30 avril 2024. « Ce grand vide prive les rescapés de la confrontation directe indispensable au travail de deuil et à la manifestation de la vérité. » À lire aussiCentrafrique: ouverture du procès contre François Bozizé, jugé par contumace
En 2022 40% d'étudiants exercent en parallèle de leurs études, une activité rémunérée, selon l'Observatoire national de la vie étudiante, OVE. Longtemps considéré comme marginal, l'emploi étudiant devient pour beaucoup une réalité régulière, parfois indispensable. Derrière ces petits boulots, se cachent des situations variées : nécessité financière, désir d'autonomie, envie d'expérience professionnelle ou soutien à la famille. Le phénomène touche désormais aussi les lycéens. Certains travaillent quelques heures par semaine, d'autres davantage, au risque d'empiéter sur leur sommeil, leur concentration ou leur vie sociale. Alors, cette montée du travail pendant les études interroge. Peut-on concilier études, fatigue, horaires décalés et réussite ? Ces emplois sont-ils un tremplin vers l'insertion professionnelle ou le symptôme d'une précarité croissante de la jeunesse ? Que nous apprend ce travail sur l'état de la jeunesse et du système éducatif ? Le travail pendant les études est-il devenu un choix ou une nécessité ? Avec : • Elise Tenret, sociologue et enseignante à l'Université Paris Dauphine, membre du laboratoire IRISSO, Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales et chargée de mission à l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE) •Thierry Berthet, politologue, directeur de recherche au Laboratoire d'Économie et de Sociologie du Travail (LEST) du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Bordeaux. Un reportage de Charlie Dupiot. Mohamed et Clothilde ont tous les deux 20 ans. Ils étudient la gestion d'entreprise pour l'un, et le commerce international, pour la seconde, à l'université Paris Cité. Tous les deux travaillent à côté de leurs études. Ils nous racontent ces jobs d'étudiants, au micro de notre reporter Charlie Dupiot. En début d'émission, l'école autour du monde avec Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos Aires en Argentine où les écoles et collèges argentins sont en proie à une vague de menaces. Programmation musicale : ► Big in Japan - Telly*, Biga*Ranx ► Biaf 3 – Young Miko.
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« Quelle voie pour préserver la stabilité du pays ? », s'interroge Dakaractu. Depuis que les divergences au sommet de l'État se sont transformées en opposition entre l'exécutif et le législatif, « le Sénégal se trouve confronté au risque d'une crise institutionnelle. » « Face à cette situation, deux approches semblent se dessiner aujourd'hui, nous dit le quotidien. Celle du dépassement républicain qui invite les acteurs à dépasser leurs différends au nom de l'intérêt supérieur de la Nation, et celle de la classe politique qui consiste à soumettre les divergences à l'arbitrage démocratique du peuple à travers les élections. » Pour sortir de l'impasse, Maître Doudou Ndoye, avocat et ancien ministre de la Justice, propose « un référendum pour dissoudre l'Assemblée, comme en 2001 », rapporte Senego. « À l'époque, le président Abdoulaye Wade, confronté à une majorité socialiste à l'Assemblée, avait pris un décret convoquant un référendum dans le cadre d'une réforme institutionnelle. » Pour l'ancien ministre, c'est la solution « la plus légitime ». À lire aussiSénégal: un collectif demande au Conseil constitutionnel de se pencher sur l'élection d'Ousmane Sonko à l'Assemblée Après la rupture avec Ousmane Sonko, qui est resté fidèle à Bassirou Diomaye Faye ? C'est la question que se pose Jeune Afrique. « L'alliance avec le tout-puissant leader de Pastef ayant volé en éclats, le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, toujours membre du parti, tente de s'entourer de responsables loyaux », écrit le magazine. Et pour cela, le président aurait défini trois critères : la compétence, la déférence et la loyauté. Le magazine classe les soutiens du chef de l'État en quatre catégories. Les piliers de la coalition, avec notamment Aminata Touré, ancienne Première ministre de Macky Sall, chargée de « structurer l'alliance présidentielle ». Les soutiens de dernières minutes comme les ministres Ibrahima Sy et Moussa Bala Fofana. Les soldats de la présidence, comme son chef de cabinet Ousmane Barro. Et les fidèles parmi les fidèles, ces « piliers » sur lesquels le président sénégalais peut se reposer, à l'instar du ministre des Finances, Cheikh Diba. Un chef terroriste neutralisé au Mali Oumar Kéréna a été tué par les forces armées maliennes près de Djenné, indique Bamada.net. Selon les informations communiquées par l'état-major, cet homme « était considéré comme l'un des cadres les plus influents des réseaux opérant dans le centre du Mali », le Jnim, le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans. Il utilisait plusieurs identités, « notamment les alias Farouk et Housseini Mawdo ». « Par son positionnement au carrefour de plusieurs zones d'opérations, cet individu représentait une cible dite de "haute importance", rapporte Sahel Tribune. Sa neutralisation perturbe mécaniquement les chaînes de commandement et les circuits logistiques qu'il supervisait, dans des régions — Si-Kasso et Koutiala — qui constituaient jusqu'ici des zones relativement préservées des attaques les plus meurtrières, mais que les groupes armés cherchaient à investir. » À lire aussiMali: l'armée revendique la neutralisation d'un chef jihadiste « Le Sahel ne brûle pas parce qu'il manque de soldats, mais par défaut d'États pourvoyeurs de services », analyse Bakary Sambe dans les colonnes de Dakaractu. Le directeur du Timbuktu Institute, installé dans la capitale sénégalaise, fustige une perspective uniquement sécuritaire de la zone. « Il y a des chiffres qui devraient faire réfléchir : dans plusieurs pays sahéliens, la défense et la sécurité ont absorbé plus de 20 % du budget national pendant que l'éducation de base recevait moins de 5 %. Et le résultat ? Les indicateurs de sécurité se sont détériorés à mesure que les dépenses militaires augmentaient. » Début des épreuves du BAC « 77 000 candidats répartis dans 140 centres d'examen », titre Bénin web TV. 55% des inscrits sont des garçons, 45% des filles. Le baccalauréat constitue le premier diplôme et conditionne l'accès à l'enseignement supérieur. On imagine le stress et l'appréhension chez les candidats ce matin. Les épreuves débutent également ce lundi matin en Côte d'Ivoire pour 330 000 candidats. Le ministre ivoirien de l'Éducation nationale a appelé dimanche les élèves à la sérénité, rapporte l'agence ivoirienne de presse. À lire aussiLe Bénin savoure un taux de réussite inédit au baccalauréat Victoire des Éléphants ivoiriens « Amad Diallo délivre la Côte d'Ivoire », titre Super Sport. Longtemps malmenée par l'Équateur, la Côte d'Ivoire a arraché une précieuse victoire (1-0) grâce à un but d'Amad Diallo à la 90ᵉ minute. « Cette victoire au forceps permet à la Côte d'Ivoire de rejoindre l'Allemagne en tête du groupe E avec trois points. Plus qu'une simple victoire, cette performance confirme la capacité des Éléphants à répondre présents dans les rendez-vous les plus exigeants », analyse Afrik.com. L'Allemagne sera le prochain adversaire des Éléphants samedi à 20h TU. À lire aussiCoupe du monde 2026: revivez la victoire de la Côte d'Ivoire face à l'Équateur (1-0)
Franck Lopvet ne parle ni de performance, ni de méthode miracle.Il s'intéresse à quelque chose de beaucoup plus simple : la manière dont nous racontons notre propre histoire.Dans cet épisode, il revient sur l'idée centrale que la plupart d'entre nous vit à travers une interprétation du monde, sans jamais la remettre en question.Pour illustrer cela, il prend l'exemple de son livre « Ton autre vie ».Une idée simple qui part du principe qu'à partir des mêmes événements, des mêmes blessures ou des mêmes rencontres, nous aurions pu construire une vie totalement différente.Car ce ne sont pas toujours les faits qui déterminent notre trajectoire, mais la façon dont nous les interprétons.Franck revient également sur son propre parcours.Longtemps, il a porté une pression immense liée à la volonté de rendre fier son père.Avant de réaliser que cette attente venait davantage de lui-même que de son entourage.Nos souffrances viennent parfois davantage de notre regard sur les événements que des événements eux-mêmes.Il partage aussi son regard critique sur une partie du développement personnel moderne.Selon lui, nous passons parfois plus de temps à chercher des solutions qu'à comprendre ce que nous vivons réellement.Pour lui, il n'existe pas de vérité absolue, mais autant de perspectives que d'êtres humains.Une conviction qui l'amène à se méfier profondément des certitudes et des discours qui prétendent détenir la réponse à tout.Au fil de la conversation, il invite surtout à davantage d'honnêteté intellectuelle et à sortir des personnages que nous jouons parfois malgré nous.Devenir moins con, comme il le dit lui-même, c'est peut-être simplement accepter de regarder les choses autrement.Et comprendre que devenir soi-même est déjà un travail suffisant.Un échange profond sur la conscience, les croyances, les émotions et la liberté intérieure.Bonne écoute !===========================
Longtemps présentée comme le moteur de la croissance indienne, la classe moyenne connaît aujourd'hui une profonde fracture. Tandis qu'une minorité profite pleinement du boom économique et technologique, une large partie des ménages voit son pouvoir d'achat stagner et ses perspectives sociales s'assombrir. Un paradoxe au cœur de la dernière note de l'Institut Montaigne consacrée à l'économie indienne. Quand on pense à l'Inde, on imagine une croissance spectaculaire, une population jeune et qualifiée, des multinationales qui s'implantent massivement et un immense marché de consommateurs. Pourtant, la réalité est aujourd'hui plus nuancée. La classe moyenne indienne représente toujours environ 140 millions de personnes, mais elle s'est profondément transformée. D'un côté, une minorité s'enrichit rapidement : dirigeants d'entreprise, entrepreneurs ou professionnels du numérique et des nouvelles technologies profitent pleinement de l'essor économique du pays. De l'autre, une large partie de cette même classe moyenne connaît une situation beaucoup plus fragile. Les salaires progressent peu, l'inflation pèse sur les budgets familiaux et les dépenses de santé ou d'éducation augmentent fortement. Cette fracture est si marquée que les économistes parlent désormais d'une croissance en K. Il faut imaginer la lettre : une branche monte, celle des plus aisés, l'autre stagne, voire recule progressivement, celle de la classe moyenne inférieure. Une consommation qui révèle les inégalités Cette polarisation se lit directement dans les habitudes de consommation des Indiens. Les ventes de petites voitures ralentissent tandis que celles des SUV continuent de progresser. Le marché immobilier traditionnel souffre, mais les logements de luxe battent des records. Quant aux hôtels milieu de gamme, ils enregistrent une croissance bien plus faible que les établissements cinq étoiles. Autrement dit, le marché indien ne s'élargit plus : il monte en gamme. Les entreprises continuent certes de vendre leurs produits, mais à une clientèle plus aisée qu'auparavant. Le moteur de la consommation n'est plus la vaste classe moyenne que beaucoup imaginaient il y a encore quelques années, mais les ménages les plus riches. À lire aussiIndonésie: derrière la croissance, le recul inquiétant de la classe moyenne Jeunesse, éducation et tech : les nouveaux défis de l'économie indienne L'Inde conserve pourtant un atout majeur : sa jeunesse. Chaque année, des millions de jeunes arrivent sur le marché du travail, un potentiel démographique longtemps considéré comme un formidable levier de croissance. Mais le chômage touche particulièrement les diplômés. Paradoxalement, plus le niveau d'études est élevé, plus il devient difficile de trouver un emploi correspondant à ses qualifications. Le système éducatif public souffre d'un manque chronique d'investissements, poussant les familles vers des établissements privés coûteux. Or beaucoup de diplômés quittent ces formations sans disposer des compétences réellement recherchées par les entreprises. De nombreuses familles s'endettent ainsi pour financer des études qui ne débouchent pas toujours sur l'ascension sociale espérée. Même le secteur des technologies de l'information, symbole du miracle économique indien, montre aujourd'hui des signes d'essoufflement. L'intelligence artificielle automatise une partie des tâches réalisées dans les centres de services informatiques et les grands groupes technologiques ralentissent leurs recrutements, voire réduisent leurs effectifs. Le secteur qui avait largement contribué à l'émergence de la classe moyenne participe désormais à sa fragmentation. Cette évolution soulève une question centrale pour l'avenir de l'économie indienne. Alors que la concentration des richesses atteint des niveaux records et que l'Inde compte désormais davantage de milliardaires que la Chine, une partie croissante de la classe moyenne voit son ascenseur social ralentir. La puissance économique indienne continue d'accélérer. Mais sa promesse de mobilité sociale, elle, semble aujourd'hui beaucoup plus fragile.
Nous sommes vers l'an 965. Thorvald Ásvaldson, qui s'est rendu coupable d'un crime terrible, est banni de Norvège. Il prend alors les chemins de l'exil en passant par les côtes sauvages de l'Islande avec son fils adolescent, Erik, surnommé le Rouge. Quelques années plus tard, Erik, à son tour, fait couler le sang et se retrouve proscrit, condamné à errer sur les mers. Mais des rumeurs de terres mystérieuses à l'Ouest lui sont parvenues aux oreilles : Erik s'enfonce alors dans le brouillard et les glaces pour découvrir une contrée qu'il baptise Groenland (« Terre verte »), nous verrons bien les raisons stratégiques de ce nom. C'est dans ce sillage qu'en 985, un marchand nommé Bjarni Herjólfsson s'égare lors d'une tempête et devient le premier Européen à apercevoir, sans y débarquer, les côtes boisées d'un continent inconnu. Quinze ans plus tard, le fils d'Erik le Rouge, Leif l'Heureux, décide de transformer la découverte visuelle de Bjarni en réalité tangible. Il achète le navire du marchand et navigue vers ces rivages mystérieux, découvrant des terres qu'il nomme Helluland et Markland, avant de poser le pied au Vinland, le « pays du Vin », un véritable paradis où la vigne pousse spontanément. L'épopée vire pourtant au cauchemar lorsque les colons se heurtent aux autochtones, les affrontements sont sanglants. Longtemps restée dans l'ombre des légendes, cette présence viking en Amérique est aujourd'hui une certitude, grâce à l'astrophysique, nous savons que des navigateurs nordiques occupaient la base de l'Anse aux Meadows, à Terre-Neuve, au large de la côte Est du Canada, en l'an 1021, cinq siècles avant que Christophe Colomb ne lève l'ancre … Que sait-on encore de ces explorations vikings vers l'Amérique ? Avec Dominique Le Brun, écrivain ce Marine. « Erik le Rouge : La saga des vikings vers l'Amérique » ; Tallandier Sujets traités :Erik Le Rouge, vikings l, Amérique, Christophe Colomb, Thorvald Ásvaldson, Norvège, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:59:58 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Malgré les déguisements et les colliers de perles, le carnaval de Mardi gras célébré à la Nouvelle-Orléans n'échappe pas aux tensions raciales qui traversent la ville. Longtemps exclus des festivités, comment les Black Indians ont-ils organisé un défilé en marge pendant des décennies ? - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, Mourad Boudjellal, éditeur de BD, Charles Consigny, avocat, et Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Longtemps incontesté, le dollar reste aujourd'hui la monnaie dominante de l'économie mondiale. Pourtant, depuis plusieurs mois, le yuan chinois, aussi appelé renminbi, se renforce face au billet vert et progresse dans les échanges internationaux. Une montée en puissance qui s'inscrit dans une stratégie assumée de Pékin et qui pourrait progressivement rebattre les cartes du système monétaire mondial. Le roi du système monétaire mondial, c'est toujours le dollar américain. Près de 90% des transactions sur le marché des changes impliquent encore la monnaie américaine. Plus de la moitié des réserves de change des banques centrales sont détenues en dollars et les matières premières, comme le pétrole, sont majoritairement achetées et vendues dans cette devise. Le billet vert est devenu au fil des décennies la langue commune de la finance mondiale. Mais la finance semble progressivement devenir polyglotte. La raison est relativement simple : de nombreux pays cherchent désormais à réduire leur dépendance aux États-Unis. Les sanctions financières imposées à la Russie après l'invasion de l'Ukraine ont notamment servi d'électrochoc. Plusieurs États ont pris conscience qu'une dépendance trop importante au système financier américain pouvait constituer un risque stratégique. Dans le même temps, les inquiétudes grandissent autour de la dette américaine, qui atteint des niveaux record. Sans entrer dans les détails techniques, les États-Unis empruntent massivement depuis des années pour financer leur économie. Si les investisseurs continuent de leur faire confiance, certains cherchent désormais à diversifier davantage leurs réserves et leurs placements. À lire aussiLa Chine est-elle la grande gagnante de la guerre au Moyen-Orient? Comment la Chine cherche à imposer le yuan sur la scène internationale Cette évolution représente une véritable opportunité pour Pékin. Si la Chine est aujourd'hui la première puissance commerciale mondiale grâce à ses exportations massives, elle ne dispose pas encore d'une monnaie aussi influente que son poids économique pourrait le laisser penser. Pour y remédier, les autorités chinoises s'appuient sur plusieurs leviers. Le premier est le commerce. Pékin encourage ses partenaires à régler leurs échanges directement en yuans plutôt qu'en dollars. L'objectif est clair : plus les entreprises étrangères utilisent la devise chinoise, plus la demande mondiale pour le yuan augmente. Le deuxième levier concerne les infrastructures financières. Depuis plusieurs décennies, le réseau SWIFT constitue le système nerveux des paiements internationaux. La Chine développe désormais sa propre alternative avec le système CIPS, destiné à faciliter les transactions internationales en yuans. Enfin, Pékin mise également sur la technologie. La Chine est devenue le laboratoire mondial des monnaies numériques de banque centrale. Son yuan numérique bénéficie d'une avance sur les grandes puissances occidentales et est déjà utilisé à grande échelle dans plusieurs régions du pays. La combinaison de cette stratégie et du contexte international contribue aujourd'hui au renforcement progressif du yuan. À lire aussiNourriture, énergie, métaux: comment les stocks chinois redessinent l'économie Un yuan plus fort, mais encore loin de détrôner le dollar Cette montée en puissance est pleinement assumée par les autorités chinoises. Pendant longtemps, Pékin a craint qu'un yuan trop fort ne pénalise ses exportateurs. Désormais, les dirigeants chinois cherchent également à envoyer un message de stabilité et de crédibilité aux investisseurs du monde entier. Pour autant, le yuan reste confronté à une limite majeure, la confiance. Une monnaie internationale ne repose pas uniquement sur la puissance économique d'un pays. Elle dépend aussi de la confiance accordée à ses institutions et à ses marchés financiers. Or, les marchés américains demeurent aujourd'hui plus transparents, plus ouverts et plus prévisibles que ceux de la Chine. Surtout, Pékin maintient un contrôle strict sur les mouvements de capitaux. Cette politique constitue le principal frein à l'internationalisation du yuan. Dès lors, le scénario le plus probable n'est pas nécessairement celui d'un remplacement du dollar par la monnaie chinoise. Ce à quoi le monde assiste davantage, c'est à une fragmentation progressive du système financier international. D'un côté, un bloc dominé par le dollar et l'euro. De l'autre, une sphère d'influence de plus en plus structurée autour de la Chine et du yuan. Le roi dollar ne semble donc pas près de disparaître. Mais il pourrait, dans les années à venir, devoir apprendre à partager son royaume. À lire aussiÉconomie mondiale: la Chine n'a jamais autant subventionné ses propres entreprises avec de l'argent public
durée : 00:06:17 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Pierre a 38 ans. Il est marié et père de deux enfants. Longtemps, il n'a pas cru au diagnostic du trouble dissociatif de l'identité car il faisait tout pour le masquer et vivre normalement. Au prix de crises suicidaires, d'addictions et de phases d'amnésie. Son entrée en thérapie a tout changé. - réalisation : Tara Schlegel, Annie Brault, Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur Sylvia Bongo et son fils Noureddin seraient désormais placés sous notice rouge d'Interpol et sur la possibilité d'un accord proche entre l'Iran et les États-Unis. Maroc : comment le pays est-il devenu le nouveau géant industriel d'Afrique ? Longtemps classée première puissance industrielle du continent, l'Afrique du Sud a été détrônée par le Maroc. Selon la Banque africaine de Développement, le royaume chérifien est devenu en 2025 l'économie la plus industrialisée d'Afrique. Investissements massifs, zones industrielles en plein essor, infrastructures ultra-connectées, le modèle du Maroc a changé de dimension, porté notamment par Tanger Med, aujourd'hui premier port africain. Comment le pays a-t-il réussi à devancer l'Afrique du Sud ? Sur quels critères repose le classement établi par la BAD ? Avec Matthias Raynal, correspondant de RFI à Casablanca. Gabon : Sylvia et Noureddin Bongo seront-ils arrêtés ? Selon plusieurs médias gabonais, l'ancienne Première dame Sylvia Bongo et son fils Noureddin seraient désormais placés sous notice rouge d'Interpol. Condamnés par contumace en novembre 2025, par la justice gabonaise pour détournement massif de fonds, blanchiment de capitaux, recel et usurpation de titres, ils vivent à Londres depuis qu'ils ont quitté le Gabon en mai 2025. Désormais, leurs noms seraient inscrits dans la base de données des forces de police des 196 pays membres de l'Organisation internationale. Mais que signifie concrètement être placé sous notice rouge ? Le Royaume-Uni acceptera-t-il de les arrêter puis de les extrader vers le Gabon ? Avec Emmanuel Daoud, avocat au Barreau de Paris, spécialiste en droit pénal international. Iran-États-Unis : un accord est-il vraiment proche malgré les frappes américaines ? Les États-Unis et l'Iran sembleraient avoir établi un cadre d'accord en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Le vice-président américain J.D. Vance a affirmé que les deux parties avaient fait « beaucoup de progrès », mais Donald Trump ne l'a pas encore validé. Comment expliquer les progrès annoncés dans les négociations entre les États-Unis et l'Iran alors que ces derniers jours, les États-Unis ont bombardé l'Iran ? Est-ce que le cessez-le-feu peut tenir ? Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
Grâce à « Visit Rwanda », sponsor du PSG et d'Arsenal, Kigali profite de la finale de Ligue des champions pour imposer sa stratégie de soft power sportif. Depuis plusieurs années, le Rwanda investit massivement dans le football mondial pour transformer son image, développer son tourisme et attirer investisseurs et visiteurs fortunés. Avant même le coup d'envoi de la finale de Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et Arsenal, un vainqueur se dessine déjà. Et ce n'est aucun des deux clubs. C'est le Rwanda. Grâce à « Visit Rwanda », sponsor des deux équipes finalistes. Il suffira de regarder attentivement les maillots des joueurs pour apercevoir le logo de la campagne touristique rwandaise. Depuis plusieurs années, Kigali investit massivement dans le sport international pour transformer son image. L'objectif est clair, faire du Rwanda une véritable marque mondiale. Longtemps, le pays a surtout été associé au génocide des Tutsi de 1994. Aujourd'hui, le gouvernement de Paul Kagame veut imposer un autre récit, celui d'un pays stable, moderne, organisé, tourné vers l'innovation, le tourisme premium et les affaires. Et pour cela, le sport offre une caisse de résonance unique. Car aucun autre secteur ne permet de toucher autant de personnes, en direct, partout dans le monde. Arsenal puis le PSG, la stratégie sportive du Rwanda Le premier grand tournant intervient en 2018 avec Arsenal. À l'époque, voir un État africain sponsoriser un géant de Premier League surprend. Mais immédiatement, la visibilité explose. Chaque week-end, des millions de téléspectateurs voient le nom du Rwanda sur les manches des joueurs londoniens. Et Arsenal n'a pas été choisi au hasard. Grâce à son image internationale, le club constitue une porte d'entrée idéale vers les classes moyennes supérieures et les élites internationales susceptibles de venir au Rwanda. Kigali cherche en effet à attirer des visiteurs à fort pouvoir d'achat. Puis avec le PSG, le Rwanda change d'échelle. Les montants engagés sont loin d'être anecdotiques. Selon plusieurs estimations, l'accord signé en 2019 avec le Paris Saint-Germain rapporterait environ 15 millions d'euros par an au club de la capitale. Pour Kigali, cet investissement est pleinement assumé. Derrière ces dépenses, il y a la volonté de promouvoir le tourisme, un secteur essentiel pour le pays puisqu'il représente environ 12 % de son économie. Le Rwanda veut d'ailleurs aller encore plus loin avec l'ambition de franchir la barre du milliard de dollars de recettes touristiques annuelles d'ici la fin de la décennie. À lire aussiLigue des champions: le Qatar a-t-il atteint ses objectifs avec le Paris Saint-Germain? Le sport comme outil de puissance économique L'idée est donc d'utiliser le marketing non pas pour vendre un produit, mais un pays. Le Qatar l'a fait avec le PSG. Abou Dhabi avec Manchester City. Pour le Rwanda, la stratégie semble fonctionner. Les recettes touristiques ont progressé et le nombre de visiteurs dépasse désormais 1,3 million par an. Kigali accueille également de grands événements sportifs internationaux comme les championnats du monde de cyclisme organisés récemment ou encore des compétitions de basket avec la Basketball Africa League. Autrement dit, le sport est devenu un accélérateur économique. Et la stratégie ne s'arrête plus à l'Europe. Le Rwanda se tourne désormais vers les États-Unis avec la signature de partenariats avec deux franchises américaines majeures : les Los Angeles Clippers en NBA et les Los Angeles Rams en NFL. D'autres pays africains adoptent progressivement la même logique. La République démocratique du Congo sponsorise désormais plusieurs grands clubs européens comme le FC Barcelone, l'AS Monaco ou encore l'AC Milan. Le sport n'est donc plus seulement un espace de concurrence diplomatique entre États. Cette concurrence est désormais aussi économique. À lire aussiFinale de la Ligue des champions: 20 après leur finale perdue, les supporters d'Arsenal espèrent
Aujourd'hui, Fatima Aït Bounoua, prof de français, Bruno Poncet, cheminot, et Antoine Diers, consultant, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 30 avril 2026.Avec cette semaine :Sébastien Fath, sociologue et historien, auteur de Le nouveau pouvoir évangélique (éd. Grasset).Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LE NOUVEAU POUVOIR ÉVANGÉLIQUEÀ l'occasion de Pâques 2026, Donald Trump a relancé la polémique religieuse et politique en attaquant publiquement le pape Léon XIV, premier pape américain, avant de diffuser sur Truth Social une image de synthèse le représentant en Christ guérisseur. L'épisode a provoqué un malaise jusque au-delà des milieux chrétiens, il a choqué la droite religieuse et il rappelle combien la religion demeure un acteur central de la vie publique américaine. Il s'inscrit dans un contexte plus large de recompositions du christianisme mondial, qui ne se joue pas seulement entre Rome et Washington, mais à l'échelle de tous les continents.C'est précisément cette transformation que met en lumière votre livre, Sébastien Fath, Le Nouveau Pouvoir évangélique, consacré à la montée en puissance du protestantisme évangélique. Issu de la Réforme et des grands réveils modernes, ce courant fondé sur la conversion personnelle, l'autorité de la Bible et l'engagement missionnaire rassemblerait aujourd'hui plus de 700 millions de fidèles, dont près de 48 millions de francophones. Longtemps perçu comme américain, il est désormais multipolaire, porté surtout par les dynamiques du Sud global.L'Afrique est devenue l'un de ses principaux centres de gravité, avec des Églises très influentes sur les plans social, éducatif et parfois politique. L'Asie compte environ 220 millions d'évangéliques, l'Amérique latine connaît une expansion spectaculaire, tandis que l'Europe et la France enregistrent une croissance plus limitée mais réelle, avec environ 1,1 million de fidèles aujourd'hui.Toutefois, cette expansion ne signifie pas homogénéité. Aux États-Unis, les évangéliques blancs, longtemps au cœur du conservatisme politique, sont passés d'environ 23 % de la population en 2006 à 13 % en 2023, dans un contexte de forte politisation. Ailleurs, l'évangélisme se déploie sous des formes très diverses, entre megachurches, réseaux numériques, action sociale ou dynamiques migratoires. Il n'existe donc pas un évangélisme mondial, mais une pluralité de trajectoires adaptées aux contextes locaux.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bien avant Marco Polo, un autre voyageur avait déjà traversé une immense partie du monde connu. Son nom était Benjamin de Tudèle. Aujourd'hui presque oublié du grand public, cet aventurier espagnol du XIIe siècle a pourtant réalisé un périple extraordinaire, à une époque où voyager signifiait affronter les pirates, les guerres, les maladies et des milliers de kilomètres de routes dangereuses.Benjamin naît à Tudela, dans le nord de l'Espagne, vers 1130. Le monde dans lequel il vit est profondément instable. Les croisades bouleversent le Moyen-Orient. Les royaumes chrétiens, musulmans et byzantins s'affrontent. Pourtant, vers 1165, Benjamin décide de partir. Son objectif exact reste mystérieux. Commerce ? Curiosité ? Mission religieuse ? Sans doute un peu de tout cela.Son voyage commence par la Méditerranée. Il traverse le sud de la France, l'Italie puis embarque vers l'est. À chaque étape, il observe tout : les ports, les marchés, les religions, les palais, les coutumes locales. Il prend des notes avec une précision étonnante pour son époque.Lorsqu'il arrive à Constantinople, capitale de l'Empire byzantin, il découvre une ville gigantesque et fastueuse. Il décrit ses richesses, ses églises couvertes d'or et l'activité incessante de son port. Pour beaucoup d'Européens du XIIe siècle, cette ville semblait presque irréelle.Mais Benjamin ne s'arrête pas là. Il poursuit vers le Moyen-Orient et atteint Bagdad, alors l'une des plus grandes villes du monde. Ce qu'il raconte fascine encore les historiens aujourd'hui : des bibliothèques immenses, des marchés débordant d'épices, des savants, des médecins et une vie intellectuelle très développée. Pour les Européens occidentaux de son temps, Bagdad représentait presque une autre planète.Benjamin visite aussi Jérusalem, marquée par les croisades, puis Le Caire. Certains pensent même qu'il serait allé jusqu'en Perse. Son itinéraire exact reste partiellement mystérieux.Après des années de voyage, il retourne finalement en Espagne et rédige un ouvrage devenu célèbre : le “Livre des voyages”. Ce texte constitue aujourd'hui un témoignage exceptionnel sur le monde du XIIe siècle. Grâce à lui, les historiens connaissent mieux les routes commerciales, les grandes villes orientales et les communautés juives dispersées autour de la Méditerranée.Longtemps avant Marco Polo, Benjamin de Tudèle avait déjà ouvert une fenêtre sur un monde immense, dangereux et fascinant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.