City in Alabama, United States
POPULARITY
Categories
Après Dakar, Kinshasa, Lomé, La Havane et Abidjan, l'équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. À Conakry, trois futurs médecins se confient et partagent leur parcours, leurs attentes comme l'origine de leur vocation au service de la santé des autres. Cette émission donne également l'occasion de rencontrer le Doyen de la Faculté de médecine et de visiter les lieux. Pour cette 4è et dernière émission enregistrée, à Conakry, nous vous proposons de regarder vers le futur et de partir à la rencontre de celles et de ceux, qui « nous soigneront demain » ! Ils partagent aujourd'hui leur temps entre les cours et les stages, et nous expliquent à quand remonte leur décision de devenir médecin, et comment leur entourage a réagi à cet engagement, qui est aussi un choix de vie… Est-ce qu'il y a eu des critiques ou des freins ? Que pensent-ils du soin de l'hôpital et quelles sont leurs perspectives d'avenir ? Nous vous proposons une rencontre, à trois voix… Ils se prénomment Aïssatou, Abdoul Aziz et Cécile Raphaëlle, aujourd'hui, inscrits à la Faculté des Sciences et Techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Nous vous proposons également de découvrir leur cadre d'apprentissage théorique et scientifique, à l'occasion d'une visite guidée par Pr Mohamed Cissé, doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser. Avec : Pr Mohamed Cissé, chef du service de Dermatologie MST du CHU de Donka à Conakry. Doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée Aïssatou Kamano, étudiante en 5è année d'odontologie, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en Guinée Cécile Raphaëlle Macos, étudiante en 57 année de Médecine, à la faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée Abdoul Aziz Baldé, étudiant en 4è année DES de Gynécologie obstétrique, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée. Programmation musicale : ► One Time - Wo Bravo ► Collectif d'artistes Guinéens - La Guinée notre Paradis
Après Dakar, Kinshasa, Lomé, La Havane et Abidjan, l'équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. À Conakry, trois futurs médecins se confient et partagent leur parcours, leurs attentes comme l'origine de leur vocation au service de la santé des autres. Cette émission donne également l'occasion de rencontrer le Doyen de la Faculté de médecine et de visiter les lieux. Pour cette 4è et dernière émission enregistrée, à Conakry, nous vous proposons de regarder vers le futur et de partir à la rencontre de celles et de ceux, qui « nous soigneront demain » ! Ils partagent aujourd'hui leur temps entre les cours et les stages, et nous expliquent à quand remonte leur décision de devenir médecin, et comment leur entourage a réagi à cet engagement, qui est aussi un choix de vie… Est-ce qu'il y a eu des critiques ou des freins ? Que pensent-ils du soin de l'hôpital et quelles sont leurs perspectives d'avenir ? Nous vous proposons une rencontre, à trois voix… Ils se prénomment Aïssatou, Abdoul Aziz et Cécile Raphaëlle, aujourd'hui, inscrits à la Faculté des Sciences et Techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Nous vous proposons également de découvrir leur cadre d'apprentissage théorique et scientifique, à l'occasion d'une visite guidée par Pr Mohamed Cissé, doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser. Avec : Pr Mohamed Cissé, chef du service de Dermatologie MST du CHU de Donka à Conakry. Doyen de la Faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée Aïssatou Kamano, étudiante en 5è année d'odontologie, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en Guinée Cécile Raphaëlle Macos, étudiante en 57 année de Médecine, à la faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée Abdoul Aziz Baldé, étudiant en 4è année DES de Gynécologie obstétrique, à la Faculté́ des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée. Programmation musicale : ► One Time - Wo Bravo ► Collectif d'artistes Guinéens - La Guinée notre Paradis
« Durant son année passée à la tête de l'Union africaine, João Lourenço a montré sa capacité à dire, puis à agir sans détour, relate Jeune Afrique. L'Angolais en a de nouveau fait la preuve, samedi, avant de rendre son tablier de président de l'institution et de le confier au Burundais Évariste Ndayishimiye. » En effet, João Lourenço a prévenu : « lorsque nous évoquons la nécessité de rétablir l'ordre constitutionnel après une prise de pouvoir inconstitutionnelle, nous ne voulons pas dire qu'il est rétabli dès lors que les auteurs du coup d'État organisent des élections et se font élire. » En résumé, pas de blanc-seing pour les putschistes qui s'abritent derrière un paravent démocratique… « Parmi les chefs d'État et de gouvernement présents, deux d'entre eux, au moins, n'ont pas ovationné la tirade, relève Jeune Afrique : le président de la Guinée, Mamadi Doumbouya, et celui du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux ex-militaires ont été élus en 2025 après des périodes de transition, et surtout après avoir chassé du pouvoir leurs prédécesseurs, Alpha Condé en 2021 pour le premier et Ali Bongo Ondimba en 2023 pour le second. » Reste que les deux dirigeants guinéens et gabonais ont été invités officiellement à ce 39e sommet de l'UA. « Ce sommet marque donc le retour de deux “bons putschistes“, comme ils sont parfois surnommés à l'international, parce que, affirme encore Jeune Afrique, ils ont su mettre en place un chronogramme, organiser des élections et permettre un retour à l'ordre constitutionnel. » Incantations ? « Naïveté » ou alors volonté de se donner « bonne conscience », commente Ledjely. « Peut-on sérieusement croire que de simples incantations, érigées en slogans, suffiront à relever un défi aussi structurel ? », s'exclame le site guinéen. « Comment l'Union africaine peut-elle opportunément s'ériger en gendarme anti-coups d'État, alors que sa réaction a parfois tardé ou manqué de vigueur face aux crises post-électorales ? Par quel miracle espère-t-elle voir disparaître les coups d'État, quand les violations des droits humains et des libertés fondamentales sont rarement sanctionnées avec fermeté ? (…) Une chose devrait pourtant s'imposer, assène encore Ledjely : la fin des coups d'État ne se décrète pas. Elle constitue l'aboutissement d'un processus politique et institutionnel. Cela suppose d'attaquer à la racine les causes profondes des ruptures constitutionnelles : gouvernance opaque, exclusion politique, corruption, inégalités persistantes, instrumentalisation des institutions. » Et les coups d'État « constitutionnels » ? Au Burkina Faso — dont le dirigeant arrivé au pouvoir par les armes, Ibrahim Traoré, n'était pas invité — le site d'information WakatSéra ne mâche pas ses mots envers l'Union africaine : « la voix de l'institution porte-t-elle encore ? (…) Comment s'opposer aux prises de pouvoir par les armes, alors que des chefs d'État, comme le Gabonais Oligui Nguema et le Guinéen Mamadi Doumbouya, présents à Addis-Abeba, ont pris la clé du palais présidentiel par effraction, avant de se faire une virginité par les urnes ? Que fait-on des contre-exemples démocratiques au Tchad, en Guinée-Bissau et à Madagascar ? Comment empêcher les coups d'État militaires en laissant prospérer ceux institutionnels, s'interroge encore WakatSéra, qui ont frappé récemment la Côte d'Ivoire et le Cameroun, avec le quatrième quinquennat consécutif de l'Ivoirien Alassane Ouattara et le huitième septennat du Camerounais, l'inoxydable Paul Biya ? » Le Pays, toujours au Burkina, renchérit : « Les propos virulents du président sortant de l'UA, Joao Lourenço, contre ce qu'il qualifie “d'élections qui blanchissent les coups d'État“, risquent d'être comme de l'eau sur les plumes d'un canard. On est d'autant plus fondé à le penser que l'UA passe son temps à condamner les coups d'État militaires tout en fermant les yeux sur les coups d'État constitutionnels. » Sénégal : le soupçon de la bavure policière… Enfin, à la Une également, le Sénégal, avec la polémique qui se poursuit, une semaine après la mort d'Abdoulaye Ba à l'université de Dakar. « Clash entre le procureur et le collectif des médecins », titre Walf Quotidien. La justice sénégalaise affirme que l'étudiant n'est pas mort sous les coups de la police. Faux, rétorque le Collectif des médecins du Sénégal, qui s'appuie sur le rapport d'autopsie. Un rapport, authentifié par RFI ce week-end, et par Le Monde Afrique qui constate pas moins de « 16 lésions sévères » sur le corps de l'étudiant qui ont provoqué de « multiples hémorragies internes. » Autant d'éléments qui confirment l'hypothèse selon laquelle Abdoulaye Ba aurait été victime d'une bavure policière.
Après Dakar, Kinshasa, Lomé, La Havane et Abidjan, l'équipe de Priorité Santé poursuit sa série de portraits, à la rencontre de la future génération des médecins du Sud. Cette émission donne également l'occasion de rencontrer le Doyen de la faculté de médecine et de visiter les lieux. Avec : Pr Mohamed Cissé, chef du service Dermatologie MST du CHU de Donka à Conakry. Doyen de la faculté des sciences et techniques de la santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée Retrouvez l'émission en intégralité iciGuinée : ils vous soigneront demain, portraits d'étudiants en médecine
« Abidjan, Capitale du rire » revient pour une 11ème édition avec la crème de l'humour africain : Michel Gohou Djigbeu cravate et Mamane étaient en trio pour Les Malhonnêtes et la traditionnelle battle de la soirée de clôture opposait le Real contre le Barça ou célibataires contre mariés... Sur le pont des arts reçoit quelques-uns de ces batteleurs : Priss K et Willy Dumbo de Côte d'Ivoire, Fidèle Ntoogue du Cameroun et le nouveau lauréat du prix RFI Talents du Rire Rigel Gandhi, de Guinée. Les humoristes Priss K, Willy Dumbo, Fidèle Ntoogue et Rigel Gandhi, étaient les invités de Nathalie Amar sur RFI. ► Playlist du jour : - Binette Diallo - Djiwoun Foulawa - Richard Bona - Qu'est-ce qui ne va pas ? - Ebo Taylor - Twer Nyame
« Durant son année passée à la tête de l'Union africaine, João Lourenço a montré sa capacité à dire, puis à agir sans détour, relate Jeune Afrique. L'Angolais en a de nouveau fait la preuve, samedi, avant de rendre son tablier de président de l'institution et de le confier au Burundais Évariste Ndayishimiye. » En effet, João Lourenço a prévenu : « lorsque nous évoquons la nécessité de rétablir l'ordre constitutionnel après une prise de pouvoir inconstitutionnelle, nous ne voulons pas dire qu'il est rétabli dès lors que les auteurs du coup d'État organisent des élections et se font élire. » En résumé, pas de blanc-seing pour les putschistes qui s'abritent derrière un paravent démocratique… « Parmi les chefs d'État et de gouvernement présents, deux d'entre eux, au moins, n'ont pas ovationné la tirade, relève Jeune Afrique : le président de la Guinée, Mamadi Doumbouya, et celui du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux ex-militaires ont été élus en 2025 après des périodes de transition, et surtout après avoir chassé du pouvoir leurs prédécesseurs, Alpha Condé en 2021 pour le premier et Ali Bongo Ondimba en 2023 pour le second. » Reste que les deux dirigeants guinéens et gabonais ont été invités officiellement à ce 39e sommet de l'UA. « Ce sommet marque donc le retour de deux “bons putschistes“, comme ils sont parfois surnommés à l'international, parce que, affirme encore Jeune Afrique, ils ont su mettre en place un chronogramme, organiser des élections et permettre un retour à l'ordre constitutionnel. » Incantations ? « Naïveté » ou alors volonté de se donner « bonne conscience », commente Ledjely. « Peut-on sérieusement croire que de simples incantations, érigées en slogans, suffiront à relever un défi aussi structurel ? », s'exclame le site guinéen. « Comment l'Union africaine peut-elle opportunément s'ériger en gendarme anti-coups d'État, alors que sa réaction a parfois tardé ou manqué de vigueur face aux crises post-électorales ? Par quel miracle espère-t-elle voir disparaître les coups d'État, quand les violations des droits humains et des libertés fondamentales sont rarement sanctionnées avec fermeté ? (…) Une chose devrait pourtant s'imposer, assène encore Ledjely : la fin des coups d'État ne se décrète pas. Elle constitue l'aboutissement d'un processus politique et institutionnel. Cela suppose d'attaquer à la racine les causes profondes des ruptures constitutionnelles : gouvernance opaque, exclusion politique, corruption, inégalités persistantes, instrumentalisation des institutions. » Et les coups d'État « constitutionnels » ? Au Burkina Faso — dont le dirigeant arrivé au pouvoir par les armes, Ibrahim Traoré, n'était pas invité — le site d'information WakatSéra ne mâche pas ses mots envers l'Union africaine : « la voix de l'institution porte-t-elle encore ? (…) Comment s'opposer aux prises de pouvoir par les armes, alors que des chefs d'État, comme le Gabonais Oligui Nguema et le Guinéen Mamadi Doumbouya, présents à Addis-Abeba, ont pris la clé du palais présidentiel par effraction, avant de se faire une virginité par les urnes ? Que fait-on des contre-exemples démocratiques au Tchad, en Guinée-Bissau et à Madagascar ? Comment empêcher les coups d'État militaires en laissant prospérer ceux institutionnels, s'interroge encore WakatSéra, qui ont frappé récemment la Côte d'Ivoire et le Cameroun, avec le quatrième quinquennat consécutif de l'Ivoirien Alassane Ouattara et le huitième septennat du Camerounais, l'inoxydable Paul Biya ? » Le Pays, toujours au Burkina, renchérit : « Les propos virulents du président sortant de l'UA, Joao Lourenço, contre ce qu'il qualifie “d'élections qui blanchissent les coups d'État“, risquent d'être comme de l'eau sur les plumes d'un canard. On est d'autant plus fondé à le penser que l'UA passe son temps à condamner les coups d'État militaires tout en fermant les yeux sur les coups d'État constitutionnels. » Sénégal : le soupçon de la bavure policière… Enfin, à la Une également, le Sénégal, avec la polémique qui se poursuit, une semaine après la mort d'Abdoulaye Ba à l'université de Dakar. « Clash entre le procureur et le collectif des médecins », titre Walf Quotidien. La justice sénégalaise affirme que l'étudiant n'est pas mort sous les coups de la police. Faux, rétorque le Collectif des médecins du Sénégal, qui s'appuie sur le rapport d'autopsie. Un rapport, authentifié par RFI ce week-end, et par Le Monde Afrique qui constate pas moins de « 16 lésions sévères » sur le corps de l'étudiant qui ont provoqué de « multiples hémorragies internes. » Autant d'éléments qui confirment l'hypothèse selon laquelle Abdoulaye Ba aurait été victime d'une bavure policière.
« Abidjan, Capitale du rire » revient pour une 11ème édition avec la crème de l'humour africain : Michel Gohou Djigbeu cravate et Mamane étaient en trio pour Les Malhonnêtes et la traditionnelle battle de la soirée de clôture opposait le Real contre le Barça ou célibataires contre mariés... Sur le pont des arts reçoit quelques-uns de ces batteleurs : Priss K et Willy Dumbo de Côte d'Ivoire, Fidèle Ntoogue du Cameroun et le nouveau lauréat du prix RFI Talents du Rire Rigel Gandhi, de Guinée. Les humoristes Priss K, Willy Dumbo, Fidèle Ntoogue et Rigel Gandhi, étaient les invités de Nathalie Amar sur RFI. ► Playlist du jour : - Binette Diallo - Djiwoun Foulawa - Richard Bona - Qu'est-ce qui ne va pas ? - Ebo Taylor - Twer Nyame
La 76ᵉ Berlinale, le premier festival international de cinéma de la saison, bat son plein en ce moment dans la capitale allemande. 22 longs métrages sont en lice pour le prestigieux Ours d'or. Parmi eux, Dao, le nouveau long métrage du Franco-Sénégalais Alain Gomis. On se souvient qu'il avait décroché, à Berlin, en 2017, l'Ours d'argent du meilleur film pour Félicité, tourné en RDC. Cette fois, Dao nous entraîne entre la Guinée-Bissau et la France. À lire aussiTrois films africains en compétition à la Berlinale 2026
La 76ᵉ Berlinale, le premier festival international de cinéma de la saison, bat son plein en ce moment dans la capitale allemande. 22 longs métrages sont en lice pour le prestigieux Ours d'or. Parmi eux, Dao, le nouveau long métrage du Franco-Sénégalais Alain Gomis. On se souvient qu'il avait décroché, à Berlin, en 2017, l'Ours d'argent du meilleur film pour Félicité, tourné en RDC. Cette fois, Dao nous entraîne entre la Guinée-Bissau et la France. À lire aussiTrois films africains en compétition à la Berlinale 2026
Bienvenue dans Grand reportage, le supplément du samedi pour retrouver deux reportages diffusés cette semaine. Direction le Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique, 220 millions d'habitants, régulièrement sur le devant de l'actualité en raison des violences qui opposent différentes communautés... En 2è partie, la boxe thaï qui trouve des adeptes dans plus d'un pays. Dans son berceau thaïlandais, c'est toute une histoire, toute une culture et les femmes montent maintenant sur le ring. Nigeria : quand l'insécurité devient une affaire américaine Nigeria, dans le nord-ouest, dans la nuit du 25 décembre 2025. Des missiles américains, tirés depuis le golfe de Guinée, frappent par surprise les régions de Sokoto et de Kwara. Les cibles sont mal définies. Des députés américains – relayés par Donald Trump - dénoncent depuis des mois de prétendus « massacres », voire un « génocide » des chrétiens du Nigeria. Sur le terrain, la situation est pourtant beaucoup plus complexe – alors que musulmans et chrétiens subissent au quotidien la violence des groupes armés. Liza Fabbian, envoyée spéciale de RFI, s'est rendue dans l'État de Kaduna, touché comme tant d'autres, par ces troubles endémiques... Un Grand reportage de Liza Fabbian qui s'entretient avec Jacques Allix. Boxe thaï : les femmes à la conquête du ring « Femmes, ne touchez pas le ring s'il vous plaît »… cette inscription a longtemps figuré devant les cordes du ring d'un des plus grands stades de Bangkok. La boxe thaï, art ancestral thaïlandais, sport de combat, existe depuis des siècles au Royaume de Siam. Elle a très longtemps été réservée aux hommes. Mais, depuis quelques années, les femmes sont de plus en plus nombreuses à se faire une place dans cet art martial qui est aussi une industrie lucrative. Parfois même, de jeunes enfants sont embrigadés. Ce qui soulève bien des interrogations alors que Nations unies et associations alertent sur le danger de cette pratique… Un Grand reportage de Juliette Chaignon qui s'entretient avec Jacques Allix.
Nous sommes en 1955 et pour la première fois, la radio de la France d'Outre-mer diffuse une œuvre africaine. Il s'agit de l'adaptation du premier roman de Camara Laye « L'enfant noir ». L'auteur guinéen fait la Une de la presse à la sortie de son premier roman en 1953. Et c'est bien « L'enfant noir » que la radiodiffusion d'Outre-mer choisit pour « sa première production authentiquement africaine », comme l'annonce alors son directeur Pierre Schaeffer. Mais pour quelles raisons les médias de l'empire français jettent leur dévolu sur Camara Laye ou encore sur Fodéba Keïta et ses ballets africains qui signent la bande originale de « L'Enfant noir » version radiophonique. Dans quel état d'esprit évoluent ces artistes et auteurs guinéens dans les années 50, années d'expressions nationalistes où un certain Sékou Touré donne de la voix comme bien d'autres militants indépendantistes ? Comment Camara Laye embrasse les idéaux de la révolution guinéenne ? Pourquoi décide-t-il de fuir pour Dakar en 1966 ? Et surtout, de quelle façon Camara Laye va-t-il s'engager dans l'opération Mar Verde, dont le but était de faire tomber le régime de Sékou Touré ? Un épisode documentaire de LMDM inspiré par l'enquête passionnante de notre invitée Elara Bertho dans les archives publiques et privées guinéennes. Les livres d'Elara Bertho, chargée de recherche au CNRS. Conakry, une utopie panafricaine, aux éditions CNRS Un couple panafricain. Miriam Makeba et Stokely Carmichaël en Guinée, aux éditions Rot Bo Krik. Coupures de journaux - Camara Laye - Fodéba Keïta.
durée : 00:58:37 - Le Souffle de la pensée - par : Géraldine Mosna-Savoye - Linguiste, chercheuse et éducatrice somatique en sexologie, Aurore Vincenti partage son admiration pour le texte d'Ursula K. Le Guin. Une petite révolution qui bouleverse les lois du récit et de la fiction, et secoue la théorie littéraire. - réalisation : Nicolas Berger - invités : Aurore Vincenti Linguiste, auteure de "Les Mots du bitume" aux éditions du Robert
Émission délocalisée à Conakry. Les autorités guinéennes le reconnaissent : les défis sont nombreux pour le système hospitalier du pays : amélioration des infrastructures, renforcement des équipements essentiels... Des progrès ont été enregistrés en matière de veille et de lutte contre les épidémies, mais les besoins restent multiples et peuvent fragiliser la qualité des soins, comme la sécurité des patients. Au-delà de l'aspect matériel, la sécurité sanitaire passe également par un renforcement des ressources humaines et des formations dédiées à l'hygiène médicale, des efforts en matière d'accueil et de communication, autant de leviers qui peuvent affecter l'organisation des soins et retarder les prises en charge. Toujours à Conakry, pour cette troisième émission, nous allons parler d'une question-clé : l'accès aux soins sécurisés, essentiel pour tisser un lien de confiance entre la médecine et les populations. Un défi immense Des efforts, des investissements sont consentis pour consolider certains points faibles et apporter des réponses concrètes qui permettent de renforcer les capacités. Ainsi, en juillet 2025, le ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique avait signé des contrats pour la construction de 50 centres de santé améliorés, dans les huit régions administratives du pays. Quelques mois plus tard, en novembre, le Conseil National de Transition a recommandé la mise en place d'un plan d'intervention immédiat, pour doter les hôpitaux d'équipements indispensables, renforcer la réanimation et planifier la rénovation des établissements de santé publique, associé à un suivi strict de l'exécution des travaux. Le nouveau gouvernement, issu de la dernière élection présidentielle n'a pas encore rendu publiques ses orientations et priorités en matière de santé publique. Reprendre confiance Ce renforcement de la santé sanitaire passe donc par l'intégration des doléances et l'adaptation aux besoins des populations, pour rendre attractives les structures sanitaires, aux différents échelons de la pyramide sanitaire. Le défi est encore plus complexe, dans le contexte de désengagement de l'aide internationale, notamment du retrait de l'agence américaine pour le développement, l'USAID, en janvier 2025. Depuis, 500 agents affectés à la sensibilisation des populations dans la lutte contre le paludisme ont été licenciés et une partie du plan national a été suspendue, entraînant l'arrêt des distributions de 2 millions de moustiquaires imprégnées (sur un total de 8 millions). Avec : Dr Sory Condé, directeur général de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) au ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique de la République de Guinée Dr Christian Tendeng, chef de santé de l'UNICEF Guinée. Programmation musicale : ► Les divas de Guinée - La Guinéenne ► Sheba Queen - La Guinée Di.
Émission délocalisée à Conakry. Les autorités guinéennes le reconnaissent : les défis sont nombreux pour le système hospitalier du pays : amélioration des infrastructures, renforcement des équipements essentiels... Des progrès ont été enregistrés en matière de veille et de lutte contre les épidémies, mais les besoins restent multiples et peuvent fragiliser la qualité des soins, comme la sécurité des patients. Au-delà de l'aspect matériel, la sécurité sanitaire passe également par un renforcement des ressources humaines et des formations dédiées à l'hygiène médicale, des efforts en matière d'accueil et de communication, autant de leviers qui peuvent affecter l'organisation des soins et retarder les prises en charge. Toujours à Conakry, pour cette troisième émission, nous allons parler d'une question-clé : l'accès aux soins sécurisés, essentiel pour tisser un lien de confiance entre la médecine et les populations. Un défi immense Des efforts, des investissements sont consentis pour consolider certains points faibles et apporter des réponses concrètes qui permettent de renforcer les capacités. Ainsi, en juillet 2025, le ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique avait signé des contrats pour la construction de 50 centres de santé améliorés, dans les huit régions administratives du pays. Quelques mois plus tard, en novembre, le Conseil National de Transition a recommandé la mise en place d'un plan d'intervention immédiat, pour doter les hôpitaux d'équipements indispensables, renforcer la réanimation et planifier la rénovation des établissements de santé publique, associé à un suivi strict de l'exécution des travaux. Le nouveau gouvernement, issu de la dernière élection présidentielle n'a pas encore rendu publiques ses orientations et priorités en matière de santé publique. Reprendre confiance Ce renforcement de la santé sanitaire passe donc par l'intégration des doléances et l'adaptation aux besoins des populations, pour rendre attractives les structures sanitaires, aux différents échelons de la pyramide sanitaire. Le défi est encore plus complexe, dans le contexte de désengagement de l'aide internationale, notamment du retrait de l'agence américaine pour le développement, l'USAID, en janvier 2025. Depuis, 500 agents affectés à la sensibilisation des populations dans la lutte contre le paludisme ont été licenciés et une partie du plan national a été suspendue, entraînant l'arrêt des distributions de 2 millions de moustiquaires imprégnées (sur un total de 8 millions). Avec : Dr Sory Condé, directeur général de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) au ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique de la République de Guinée Dr Christian Tendeng, chef de santé de l'UNICEF Guinée. Programmation musicale : ► Les divas de Guinée - La Guinéenne ► Sheba Queen - La Guinée Di.
Émission délocalisée à Conakry. Les autorités guinéennes le reconnaissent : les défis sont nombreux pour le système hospitalier du pays : amélioration des infrastructures, renforcement des équipements essentiels... Des progrès ont été enregistrés en matière de veille et de lutte contre les épidémies, mais les besoins restent multiples et peuvent fragiliser la qualité des soins, comme la sécurité des patients. Au-delà de l'aspect matériel, la sécurité sanitaire passe également par un renforcement des ressources humaines et des formations dédiées à l'hygiène médicale, des efforts en matière d'accueil et de communication, autant de leviers qui peuvent affecter l'organisation des soins et retarder les prises en charge. Avec : Dr Sory Condé, directeur général de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) au ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique de la République de Guinée Retrouvez l'émission en entier ici : Guinée : comment sécuriser la santé ?
Nigeria, dans le nord-ouest, dans la nuit du 25 décembre 2025. Des missiles américains, tirés depuis le golfe de Guinée, frappent par surprise les régions de Sokoto et de Kwara. Les cibles sont mal définies. Des députés américains – relayés par Donald Trump - dénoncent depuis des mois de prétendus « massacres », voire un « génocide » des chrétiens du Nigeria. Sur le terrain, la situation est pourtant beaucoup plus complexe – alors que musulmans et chrétiens subissent au quotidien la violence des groupes armés. Liza Fabbian, envoyée spéciale de RFI, s'est rendue dans l'État de Kaduna, touché comme tant d'autres, par ces troubles endémiques... « Nigeria : quand l'insécurité devient une affaire américaine », un Grand reportage de Liza Fabbian.
Priorité Santé réunit dans des locaux des agences des Nations unies à Conakry, un panel de jeunes engagés pour leur santé, impliqués dans des associations orientées dans la sensibilisation et la prévention. Qu'est-ce qui motive les jeunes à partager avec leurs pairs ? Quelles sont les grandes questions de santé qui les préoccupent en 2026 ? Comment déconstruire certains tabous qui nuisent à la santé ? Émission délocalisée à Ratoma Pour ce deuxième jour en Guinée, Priorité Santé vous retrouve dans l'enceinte de la maison des jeunes de Ratoma, l'une des communes de la capitale, à l'ouest de Conakry. Une ville carrefour, en bord de mer : commune de forte densité, qui s'étend et qui, comme ailleurs en Guinée, attend des améliorations en termes d'assainissement, d'éducation et de soins de santé de qualité. Un pays jeune À Ratoma, les associations sont très actives, notamment celles qui représentent la jeunesse. Aujourd'hui, 6 Guinéens sur 10 ont moins de 25 ans et près de 20% de la population est située dans la fourchette des 15-25 ans. Débats autour de sujets de santé Des témoignages nous permettent d'aborder les questions qui préoccupent la jeunesse guinéenne : identifier les facteurs de risques et repérer les fake-news en santé agir pour la communauté en matière de prévention, accéder à la bonne information en matière de santé sexuelle et reproductive et comprendre les enjeux en santé mentale. Comment mieux communiquer, sans tabou, sur les enjeux de société, de vie privée et de vie de famille, comme la contraception, les mariages précoces, le consentement et plus généralement les violences basées sur le genre ? Un échange basé sur des questions-réponses et des témoignages est organisé avec des professionnels de santé, engagés dans la communauté. Avec : Dr Aïchetou Komah, médecin généraliste, exerce à Medical SOS by AMS. Présidente de l'ONG Soninkara Génération Solidaire. Responsable des programmes et activités de U-Report de l'Unicef dans la commune de Ratoma en Guinée Aïcha Chérif Haïdara, paire éducatrice pour les questions de santé sexuelle et reproductive. Présidente du Mouvement d'Action des Jeunes. Programmation musicale : ► Sekouba Bambino - It's Man's Man's, Man's, World ► Saifond - Midho Labhanma.
Priorité Santé réunit dans des locaux des agences des Nations unies à Conakry, un panel de jeunes engagés pour leur santé, impliqués dans des associations orientées dans la sensibilisation et la prévention. Qu'est-ce qui motive les jeunes à partager avec leurs pairs ? Quelles sont les grandes questions de santé qui les préoccupent en 2026 ? Comment déconstruire certains tabous qui nuisent à la santé ? Émission délocalisée à Ratoma Pour ce deuxième jour en Guinée, Priorité Santé vous retrouve dans l'enceinte de la maison des jeunes de Ratoma, l'une des communes de la capitale, à l'ouest de Conakry. Une ville carrefour, en bord de mer : commune de forte densité, qui s'étend et qui, comme ailleurs en Guinée, attend des améliorations en termes d'assainissement, d'éducation et de soins de santé de qualité. Un pays jeune À Ratoma, les associations sont très actives, notamment celles qui représentent la jeunesse. Aujourd'hui, 6 Guinéens sur 10 ont moins de 25 ans et près de 20% de la population est située dans la fourchette des 15-25 ans. Débats autour de sujets de santé Des témoignages nous permettent d'aborder les questions qui préoccupent la jeunesse guinéenne : identifier les facteurs de risques et repérer les fake-news en santé agir pour la communauté en matière de prévention, accéder à la bonne information en matière de santé sexuelle et reproductive et comprendre les enjeux en santé mentale. Comment mieux communiquer, sans tabou, sur les enjeux de société, de vie privée et de vie de famille, comme la contraception, les mariages précoces, le consentement et plus généralement les violences basées sur le genre ? Un échange basé sur des questions-réponses et des témoignages est organisé avec des professionnels de santé, engagés dans la communauté. Avec : Dr Aïchetou Komah, médecin généraliste, exerce à Medical SOS by AMS. Présidente de l'ONG Soninkara Génération Solidaire. Responsable des programmes et activités de U-Report de l'Unicef dans la commune de Ratoma en Guinée Aïcha Chérif Haïdara, paire éducatrice pour les questions de santé sexuelle et reproductive. Présidente du Mouvement d'Action des Jeunes. Programmation musicale : ► Sekouba Bambino - It's Man's Man's, Man's, World ► Saifond - Midho Labhanma.
Pour ce deuxième jour en Guinée, Priorité Santé vous retrouve dans l'enceinte de la maison des jeunes de Ratoma, l'une des communes de la capitale, à l'ouest de Conakry. À Ratoma, les associations sont très actives, notamment celles qui représentant la jeunesse. Aujourd'hui, 6 Guinéens sur 10 ont moins de 25 ans et près de 20 % de la population est située dans la fourchette des 15-25 ans. Émission délocalisée à Ratoma Avec : Dr Aïchetou Komah, médecin généraliste, exerce à Medical SOS by AMS. Présidente de l'ONG Soninkara Génération Solidaire. Responsable des programmes et activités de U-Report de l'Unicef dans la commune de Ratoma en Guinée Retrouvez l'émission en entier ici : Guinée : les jeunes engagés pour leur santé
En Guinée, la campagne intégrée de vaccination permet en même temps de vacciner les enfants, de leur apporter une supplémentation en vitamine A, et d'effectuer un déparasitage. Les autorités sanitaires procèdent à l'enregistrement et la délivrance d'actes de naissance des enfants de zéro à 59 mois. La Guinée a adhéré en octobre 2024 à l'initiative pour l'indépendance vaccinale, dont l'objectif est d'éliminer les maladies évitables et de réduire les risques d'épidémies. Émission délocalisée à Kindia Pour la première de nos quatre émissions, en Guinée, Priorité Santé vous retrouve à Kindia, à environ 150 km à l'est de Conakry, pour donner la parole aux acteurs d'un programme essentiel pour la santé des enfants de 0 à 5 ans. Cette campagne de terrain soutenue par l'UNICEF permet de relever frontalement plusieurs défis pour la future génération : la prévention contre des infections et risques majeurs pour la santé. Les infections (fièvres, maladies respiratoires et diarrhées) sont à l'origine de l'essentiel des décès de moins de cinq ans ; des risques en partie évitables grâce à la vaccination – et conjointement à cette campagne de vaccination, les autorités administratives inscrivent officiellement l'enfant à l'État civil. Santé et droits Cette campagne intégrée offre donc à la fois prévention sanitaire & reconnaissance juridique, car ce certificat de naissance constitue un véritable sésame pour l'avenir : pour l'école, pour bénéficier de soins médicaux, ces papiers peuvent constituer indirectement un élément de protection contre le mariage précoce ou le travail forcé. Lutte contre la malnutrition Sur le plan sanitaire, une supplémentation en vitamine A est proposée, ainsi que des conseils en nutrition, pour valoriser notamment les micronutriments, associés à des mesures de déparasitage… D'après les chiffres de l'Unicef, c'est l'ensemble du territoire qui se trouve en situation de malnutrition chronique haute ou très haute. Vaccination contre le paludisme Cette approche d'équipe, au cœur de la communauté, est renforcée désormais par l'introduction du vaccin contre le paludisme RTS-S, qui a rejoint, depuis août 2025, le Programme Elargi de Vaccination national, c'est-à-dire le paquet de vaccinations gratuites. L'infection parasitaire transmise par les moustiques constitue en Guinée la première cause de mortalité et de consultation infantile. Avec : Dr Sekou Mohamed Camara, inspecteur régional de la Santé de Kindia Dr Hawa Sakho, médecin en charge de la nutrition au Bureau l'Unicef Guinée Fatoumata Deen, animatrice communautaire de l'ONG GAD (Guinée action pour le développement). Programmation musicale : ► Soul Bang's – Kadi ► Doura Izzy - Ko non Tigui.
En Guinée, la campagne intégrée de vaccination permet en même temps de vacciner les enfants, de leur apporter une supplémentation en vitamine A, et d'effectuer un déparasitage. Les autorités sanitaires procèdent à l'enregistrement et la délivrance d'actes de naissance des enfants de zéro à 59 mois. La Guinée a adhéré en octobre 2024 à l'initiative pour l'indépendance vaccinale, dont l'objectif est d'éliminer les maladies évitables et de réduire les risques d'épidémies. Émission délocalisée à Kindia Pour la première de nos quatre émissions, en Guinée, Priorité Santé vous retrouve à Kindia, à environ 150 km à l'est de Conakry, pour donner la parole aux acteurs d'un programme essentiel pour la santé des enfants de 0 à 5 ans. Cette campagne de terrain soutenue par l'UNICEF permet de relever frontalement plusieurs défis pour la future génération : la prévention contre des infections et risques majeurs pour la santé. Les infections (fièvres, maladies respiratoires et diarrhées) sont à l'origine de l'essentiel des décès de moins de cinq ans ; des risques en partie évitables grâce à la vaccination – et conjointement à cette campagne de vaccination, les autorités administratives inscrivent officiellement l'enfant à l'État civil. Santé et droits Cette campagne intégrée offre donc à la fois prévention sanitaire & reconnaissance juridique, car ce certificat de naissance constitue un véritable sésame pour l'avenir : pour l'école, pour bénéficier de soins médicaux, ces papiers peuvent constituer indirectement un élément de protection contre le mariage précoce ou le travail forcé. Lutte contre la malnutrition Sur le plan sanitaire, une supplémentation en vitamine A est proposée, ainsi que des conseils en nutrition, pour valoriser notamment les micronutriments, associés à des mesures de déparasitage… D'après les chiffres de l'Unicef, c'est l'ensemble du territoire qui se trouve en situation de malnutrition chronique haute ou très haute. Vaccination contre le paludisme Cette approche d'équipe, au cœur de la communauté, est renforcée désormais par l'introduction du vaccin contre le paludisme RTS-S, qui a rejoint, depuis août 2025, le Programme Elargi de Vaccination national, c'est-à-dire le paquet de vaccinations gratuites. L'infection parasitaire transmise par les moustiques constitue en Guinée la première cause de mortalité et de consultation infantile. Avec : Dr Sekou Mohamed Camara, inspecteur régional de la Santé de Kindia Dr Hawa Sakho, médecin en charge de la nutrition au Bureau l'Unicef Guinée Fatoumata Deen, animatrice communautaire de l'ONG GAD (Guinée action pour le développement). Programmation musicale : ► Soul Bang's – Kadi ► Doura Izzy - Ko non Tigui.
Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Marie Bellan, journaliste pour Les Échos : le rapport de l'IPBES sorti ce jour (11 février 2026) sur les enjeux de la perte de biodiversité pour les entreprises - Abdoulaye Diallo de la rédaction fulfulde à Dakar : les impacts environnementaux de l'exploitation du fer de Simandou en Guinée - Simon Rozé du service environnement de RFI sur la progression de la ligne des arbres vers le Nord, qui a de grosses conséquences sur les forêts boréales et sur le dégel du pergélisol - Stéfanie Schuler du service environnement de RFI : le jumeau numérique de la France : un outil pour les transitions. Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette à l'occasion de la journée internationale des femmes et des filles de science) avec Marylou Pozo pour son film Les sentinelles de la lagune Chronique culture de Caroline Filliette sur le hors-série du 1, le Musée du 1, consacré à la Grande Vague d'Hokusai. Musiques diffusées dans l'émission - Grian Chatten - Fairlies - Fabio Brazza & Vitão - Partido Alto.
En Guinée, la campagne intégrée de vaccination permet en même temps de vacciner les enfants, de leur apporter une supplémentation en vitamine A, et d'effectuer un déparasitage, les autorités sanitaires procèdent à l'enregistrement et la délivrance d'actes de naissance des enfants de zéro à 59 mois. La Guinée a adhéré en octobre 2024 à l'initiative pour l'indépendance vaccinale, dont l'objectif est d'éliminer les maladies évitables et de réduire les risques d'épidémies. Emission délocalisée à KINDIA Avec : Dr Hawa Sakho, Médecin en charge de la nutrition au bureau l'Unicef Guinée. Retrouvez l'émission en entier ici : Campagne intégrée de vaccination en Guinée : donner un statut et un avenir aux enfants
Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec - Marie Bellan, journaliste pour Les Échos : le rapport de l'IPBES sorti ce jour (11 février 2026) sur les enjeux de la perte de biodiversité pour les entreprises - Abdoulaye Diallo de la rédaction fulfulde à Dakar : les impacts environnementaux de l'exploitation du fer de Simandou en Guinée - Simon Rozé du service environnement de RFI sur la progression de la ligne des arbres vers le Nord, qui a de grosses conséquences sur les forêts boréales et sur le dégel du pergélisol - Stéfanie Schuler du service environnement de RFI : le jumeau numérique de la France : un outil pour les transitions. Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette à l'occasion de la journée internationale des femmes et des filles de science) avec Marylou Pozo pour son film Les sentinelles de la lagune Chronique culture de Caroline Filliette sur le hors-série du 1, le Musée du 1, consacré à la Grande Vague d'Hokusai. Musiques diffusées dans l'émission - Grian Chatten - Fairlies - Fabio Brazza & Vitão - Partido Alto.
Tuerie de masse dans une école secondaire de la Colombie-Britannique. Crime et société avec Félix Séguin, journaliste au Bureau d’enquête de Québecor. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Les drames liés à la migration africaine, et particulièrement la migration irrégulière, font souvent la une des journaux sur le continent. On ne compte plus les témoignages de personnes de retour dans leur pays, soit rapatriées, soit secourues en mer, dans le désert ou issues d'autres routes migratoires. Mais on parle rarement de toutes celles et ceux qui parviennent à rejoindre l'Europe, notamment la France, et arrivent très traumatisés par leur voyage. À Bobigny, tout près de Paris, l'hôpital Avicenne reçoit des migrants africains atteints de graves troubles psychiques liés à leur parcours d'exil. La psychologue clinicienne française Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky travaille au centre psychiatrique de l'hôpital. Elle est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané. RFI : En 2018, vous sortiez un livre La voix de ceux qui crient (éd. Albin Michel) qui résume une décennie de consultations que vous avez menées avec des patients demandeurs d'asile, sans papiers, réfugiés, qu'on qualifie de façon un peu rapide comme « migrants ». Cette voix dans votre livre, que crie-t-elle exactement ? Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky : Vous avez dit une chose importante : la qualification rapide de « migrants », car on qualifie mal une population qu'on confond. Je m'occupe de personnes victimes de grandes violences telles que des viols, de la torture, des brutalités extrêmes. Et ces personnes arrivent dans un territoire où elles vont rencontrer souvent une violence institutionnelle et psychique, celle de débarquer en France. Elles vont rencontrer l'ère du soupçon institutionnel. Et ce qu'on écoute, c'est ce cri dû à une violence rencontrée au début du parcours, mais ensuite tout au long de la trajectoire migratoire. Et c'est avec ces personnes qu'on travaille comme cliniciens. Vous recevez beaucoup d'Africains, beaucoup d'Africaines, que vous racontent-ils en général et notez-vous des spécificités dans leur parcours comparé à des migrants hors d'Afrique ? Je crois qu'il y a une géographie de la violence et une géographie de la guerre. Et oui, même s'il y a la question psychologique et psychiatrique du traumatisme, on retrouve toujours des invariants qui sont ces manières de réagir à la violence psychiquement. Cette géographie de la guerre africaine, par exemple, et la violence africaine, elle peut être tout à fait particulière. Alors oui, nous recevons beaucoup de personnes africaines, hommes et femmes, car la migration, ça concerne pour moitié les femmes. Vous avez peut-être vu les derniers chiffres de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), sur les dix premiers pays à qui on a donné des titres de séjour en 2025, il y en a cinq africains : la Guinée, la RDC, la Somalie, l'Érythrée et le Soudan. Il y a évidemment les violences patriarcales, les violences intrafamiliales que fuient beaucoup de femmes. Elles viennent parce qu'elles ont fui la violence maritale ou l'excision. Donc on retrouve bien sûr ces géographies et on retrouve ensuite des particularités, disons, culturelles. Au départ, je suis anthropologue et c'est vrai que la question va se poser de manière un peu différente en fonction des lieux d'origine. Quand on a des personnes originaires d'Afghanistan ou d'Asie du Sud, les problématiques vont évidemment apparaître de manière différente. Et on a une très grande partie de notre population qui vient d'Afrique. Avez-vous des cas autres que ceux liés à la violence, à quelque chose que l'on fuirait du fait que sa vie soit directement en danger ? Tout à fait ! Il ne faut jamais oublier que les migrations ne sont pas toujours forcées. Elles ne sont pas toutes traumatiques, bien sûr, mais en partant « à l'aventure », terme qu'on entend souvent, les personnes vont découvrir que la trajectoire et l'arrivée sont bien plus violentes qu'imaginées. Vous avez une population qui arrive dans votre pays et qui, très vite, est mise en doute : pourquoi elle est là ? Est-ce de la migration économique ? Tout de suite, il y a cette question du soupçon dans la présence en France. Et puis de l'autre côté, tous les liens familiaux et personnels, ces loyautés qu'un migrant entretient avec sa famille et sa communauté. Car quand on part, on part pour réussir ! D'abord, on hypothèque beaucoup de choses, on ne voit plus sa famille pendant des années, on ne sait même pas si on la reverra. Si on la revoit, il faut avoir réussi avec un statut supérieur à celui d'auparavant. On a beaucoup de jeunes, par exemple, qui sont partis et qui galèrent. Je veux dire que l'expérience de la rue, elle existe pour beaucoup de ces personnes qui arrivent. Le temps de trouver un petit boulot, souvent dégradant, qui amène à la question du déclassement social, les diplômes quelquefois ne servent à rien... Ce problème de reconnaissance fait que la dignité est très atteinte et que les personnes qu'on rencontre vont vouloir protéger aussi leur famille en leur cachant cette vérité. Il y a un terme que vous avez utilisé tout à l'heure, « l'aventure ». Et effectivement, si on utilise généralement en Occident le qualificatif « migrant », en Afrique, notamment en Afrique de l'Ouest, on ne dit pas ce terme-là, on parle plutôt de gens qui partent à l'aventure. Voyez-vous également des aventuriers et des aventurières, dans le sens de plonger dans un inconnu absolu ? Là, il y a quelque chose chez ces personnes, il y a une grande force à continuer cette aventure, une projection vers le futur, un élan qui est souvent brisé par des obstacles mais qui est très fort. Notamment chez les jeunes.
Liens avec Epstein: un partenaire gênant pour la Caisse de dépôt... Mafia et corruption aux Jeux olympiques de Milan. Crime et société avec Félix Séguin, journaliste au Bureau d’enquête de Québecor. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
A Biofund, Fundação para a Conservação da Biodiversidade de Moçambique, anunciou na semana passada a realização, no passado dia 29 de Janeiro, de um 'workshop' de validação da métrica para a preservação do Elefante Africano em Moçambique, uma espécie considerada "em perigo". Esta iniciativa liderada pelo programa COMBO+ que resulta de uma parceria entre a Wildlife Conservation Society (WCS), a Biofund e o Ministério moçambicano da Agricultura, Ambiente e Pescas, visa dotar as autoridades moçambicanas de uma ferramenta -a métrica- quantificando os prejuízos causados pela actividade humana no meio ambiente e compensar essa perda. Esta que é quinta métrica a ser desenvolvida no âmbito desse programa, a seguir às métricas implementadas para recifes de coral, florestas, mangais e ervas marinhas está a ser desenvolvida numa altura em que o país envida esforços para conciliar o desenvolvimento económico com a preservação da biodiversidade, neste caso, do elefante africano, uma "espécie prioritária para a conservação" considerada "em perigo" pela União Internacional para a Conservação da Natureza (IUCN). Segundo dados oficiais, o país tem cerca de dez mil elefantes que, para além dos caçadores furtivos, têm que enfrentar outros entraves à sua sobrevivência, como a extensão da actividade agrícola ou o impacto dos megaprojectos no país. Em entrevista concedida à RFI, Vanda Machava, gestora do Programa de Contrabalanços e Biodiversidade no seio da Biofund, explica-nos no que consiste a métrica aplicada à protecção da natureza, começando por evocar o contexto em que surge esta ferramenta. RFI: No que consiste a métrica e em que contexto ela surge? Vanda Machava: Moçambique é um país bastante rico no que concerne aos recursos naturais, à biodiversidade. Temos áreas de conservação, temos reservas. Cerca de 26% do território nacional faz parte da rede Nacional das Áreas de Conservação. Em Moçambique, é dentro deste património natural, que o elefante africano é uma das espécies prioritárias para conservação, tanto a nível nacional, até mesmo a nível internacional. Mas temos verificado nas últimas décadas que esta espécie emblemática tem sofrido uma grande pressão no que diz respeito a ameaças e temos verificado mais e mais que uma das ameaças mais frequentes tem sido a caça furtiva ou então a perda da vegetação devido à prática da agricultura por parte das comunidades locais e até mesmo alguns megaprojectos que mais e mais estão a ser evidentes aqui em Moçambique, como por exemplo a mineração, a construção de grandes infra-estruturas, assentamentos humanos. São projectos que nós chamamos de projectos de desenvolvimento, contribuem para o desenvolvimento económico do país, mas vão acabar por comprometer a biodiversidade. RFI: Só para nós sabermos qual é o habitat natural do elefante em Moçambique? Em que zonas é que ele fica? Vanda Machava: As zonas onde o elefante africano ocorre são zonas protegidas, então fazem parte da rede nacional das Áreas de Conservação. Contudo, o elefante africano não fica fixo, não fica parado, movimenta-se, migra através dos corredores de migração. Então, por isso mesmo é que acaba criando um bocadinho de conflito com as comunidades locais, porque às vezes as comunidades podem decidir fazer agricultura nos corredores de migração, nos locais que os elefantes acabam percorrendo. Então aqui já existe este conflito. Por exemplo, nas áreas de conservação, bem perto, ao redor das áreas de conservação, as comunidades fazem agricultura e às vezes os elefantes passam por estes locais. E aí há choques. Então tem que sempre tentar-se identificar medidas para evitar que haja esses choques. Então, uma das formas que nós identificamos ao nível nacional foi o desenvolvimento de métricas. No que consistem estas métricas? Métrica é uma forma que foi identificada para poder se minimizar ou reduzir o impacto ou a pressão sobre a biodiversidade. Neste caso, podem ser plantas. As métricas podem ser aplicadas também à ecossistemas como mangais, recifes de corais, ervas marinhas e até mesmo também na fauna -neste caso- o elefante africano. O que acontece? Temos verificado mais e mais que vários projectos estão a ser implementados em Moçambique. E estes megaprojectos de mineração, por exemplo, ou então exploração de petróleo e gás e por aí fora, podem vir a afectar áreas ou ecossistemas onde ocorre o elefante africano. De forma a tentar minimizar este impacto sobre esta espécie, foram desenvolvidas métricas que vão ajudar a fazer o cálculo ou a compensação. 'O projeto X afectou negativamente na população de elefante', como é que nós podemos compensar esta perda? Então, a métrica vai permitir quantificar quantos animais, por exemplo, foram perdidos na área onde está a ser desenvolvido o projecto. E depois, vai poder quantificar quantos animais devem ser povoados numa outra área. Neste caso, chamamos de área de contrabalanço ou projecto de contrabalanço de diversidade, para estes animais poderem-se multiplicar. Então, esta métrica faz parte de um pacote a nível nacional que nós chamamos de contrabalanço de biodiversidade, que são medidas de compensação que foram identificadas para compensar as perdas ou os danos que os projectos de desenvolvimento causam na biodiversidade. Ao fim do dia, o que todos nós queremos é que haja desenvolvimento do nosso país, desenvolvimento económico, mas também tem que estar em harmonia ou em sincronia com a conservação da biodiversidade. Então, de forma resumida, a métrica vai ajudar a quantificar o que se perdeu. E depois do que se perdeu, quanto pode ser ganho na área, neste caso, de contrabalanço de biodiversidade. RFI: Desde quando é que este sistema está a ser implementado? Vanda Machava: Vamos talvez fazer um bocadinho de contextualização do programa. COMBO+ é um programa maior que começou a ser desenvolvido em 2016/2017 ao nível de diferentes países. Então, desde 2016/2017 e até agora está a ser implementado. COMBO+ significa conservação, mitigação de impactos e contrabalanço de diversidade. O objectivo deste programa internacional é exactamente garantir que haja esta harmonia, o balanço entre o desenvolvimento económico e a conservação da biodiversidade. Está a ser implementado em diferentes países, ao nível de África, em Moçambique, Madagáscar, Uganda e Guiné. Ao nível da Ásia está a ser implementado no Laos e no Myanmar. Envolve muitos treinamentos, envolve muitas trocas de experiências entre os países. Levamos Moçambique para Madagáscar, para podermos aprender e trocar experiências, trocar impressões. Isto envolve um conceito maior que nós chamamos de hierarquia de mitigação. São um conjunto de passos que devem ser implementados pelos megaprojectos de forma a reduzir ao máximo o impacto no meio ambiente. Então, voltando a falar de Moçambique em particular, as métricas começaram a ser desenvolvidas já desde 2020/2021, em Moçambique. Nós já desenvolvemos métricas para quantificar perdas e ganhos nos recifes de corais, no mangal, na floresta, nas ervas marinhas e agora estamos a desenvolver a quinta métrica que é a do elefante africano. Então, essas métricas vão ser implementadas pelos proponentes de projectos que vão causar impactos negativos ou sobre recifes de corais, ou então sobre ervas marinhas, ou então sobre o mangal, ou então sobre a população de elefante africano. RFI: Concretamente, depois de desenvolverem essa métrica, como é que isto vai ser implementado? Há de facto espaço em Moçambique para depois utilizar essas métricas? Vanda Machava: O que está por detrás do desenvolvimento deste conjunto de métricas ou ferramentas, está directamente relacionado com o impacto negativo sobre a biodiversidade, o impacto negativo que vai ser provocado pelos grandes projectos ou pelas grandes empresas que vão criar impactos residuais significativos no ambiente. Então, esta é uma medida que foi identificada para compensar essas perdas. Isto vai permitir que as empresas ou os grandes projectos vão continuar a ser implementados em Moçambique. Contudo, tem que se ter em conta que eles devem fazer alguma coisa pela natureza, alguma coisa pela conservação da biodiversidade. Aí é que entra a métrica para responder a isto. E isto não está a ser feito do nada, consta na legislação moçambicana. É um requisito legal. Tanto que foi publicado em 2022 um diploma ministerial de contrabalanço de biodiversidade, que obriga a empresas ou actividades que são classificadas pelo Ministério da Agricultura e Pescas como sendo da categoria A ou A+, que causam impactos negativos residuais, a implementar projectos de contrabalanços. RFI: Concretamente, empresas como a Total em Cabo Delgado ou empresas de exploração florestal, por exemplo, poderão também utilizar esse sistema de métrica? Vanda Machava: Sim, exactamente. Estas grandes empresas que chamamos de megaprojectos como a Total (hidrocarbonetos) ou a Kenmare (mineração), várias empresas chinesas, os sectores que nós estamos a prever é a mineração, construção de grandes infra-estruturas. Podemos talvez adicionar um ponto: Moçambique encontra-se a desenvolver o primeiro plano de gestão de contrabalanço de Biodiversidade e vai ser implementado pela empresa mineradora Kenmare que opera a nível de Nampula. Eles estão a contar com o apoio da Biofund e também da WCS (Wildlife Conservation society) nestes primeiros passos, porque é um plano de gestão de contrabalanço de diversidade que é pioneiro. RFI: Será que é suficiente simplesmente repor o que se perdeu? Estou a pensar, por exemplo, num caso concreto, em que se destroem florestas, depois as empresas fazem aquilo que se chama o "greenwashing". Vão plantar novamente árvores, não forçosamente aquelas que se perderam, e isto pode demorar anos até realmente ficar como estava dantes. Vanda Machava: Sim, leva muito tempo até a natureza, os ecossistemas voltarem a ter vida. E assim, de acordo com o nosso quadro legal é imperioso, é obrigatório que esta fase da compensação seja a última medida, o último passo. De acordo com o nosso quadro legal, os proponentes devem primeiro tentar evitar ao máximo a degradação na biodiversidade. Esse é o primeiro passo. Caso eles não consigam evitar, devem fazer de tudo para minimizar ou reduzir o impacto. Isso pode ser feito, por exemplo, através da alteração das metodologias, das suas actividades, dos seus projectos de Desenvolvimento é o terceiro passo é tentar fazer a restauração. Essa restauração dos 'habitats' acontece dentro da área do projecto, por exemplo, áreas em que eles já não se encontram a usar, podem começar a fazer a reabilitação para a natureza começar a responder. Mas caso se identifique, mesmo após a aplicação de cada um desses passos, a natureza não está a reagir, continuamos a ter impactos negativos, aí eles têm que fazer o contrabalanço e a última fase. E é uma fase que exige dinheiro. Será um projecto extremamente dispendioso. Porquê? Porque este projecto de contrabalanço, primeiro tem que ser realizado fora da área de impacto, fora da área do projecto, neste caso, dentro de uma área de conservação ou então dentro de uma área-chave para a biodiversidade, de forma a garantir que haja preservação. Estes projectos são projectos de longa duração. Não são projectos de dois nem três anos. Podem levar 20, 30, 50 anos, 60 anos. O ciclo de vida ou o tempo de vida destes projectos de contrabalanço vai depender do tempo em que os impactos negativos continuarem a surtir efeitos na área do projecto que foi impactada. RFI: Há interesse das empresas que estão a explorar diversas áreas em Moçambique, na exploração florestal, na exploração de minérios, na exploração de gás em Cabo Delgado, há esse interesse, de facto, de ter uma responsabilidade social e de efectivamente compensar as comunidades se tem um impacto negativo na biodiversidade? Vanda Machava: Neste caso, independentemente de existir interesse ou não existir, não tem nenhuma importância. O mais importante é o que consta na legislação. É obrigatório. Todas as empresas que forem a causar impactos residuais negativos no meio ambiente, é obrigatório eles compensarem. É de lei. E depois, como é de lei, está no diploma ministerial. Cada vez que uma determinada empresa for a causar impactos, cada vez que tiver que fazer a renovação da licença ambiental que decorre de cinco em cinco anos, se por acaso verificar-se que eles estão a causar danos ou perdas na biodiversidade, eles vão receber uma notificação do ministério para eles poderem fazer um plano de gestão do contrabalanço ou projectos de contrabalanço de biodiversidade. E eles devem provar que estão realmente a conseguir ter resultados, porque os resultados vão ter que ser medidos. E como se mede este resultado? Através da métrica. Por isso mesmo é que se fez um trabalho muito, mas muito robusto entre a Wildlife Conservation Society, a Biofund e o Governo de Moçambique, para podermos ter a legislação ou quadro legal publicado divulgado, os diferentes 'takeholders' que vão estar envolvidos na implementação dos projectos de contrabalanço estão devidamente treinados. Só para ter uma ideia, treinamos acima de mil e tal pessoas. Foram capacitadas acima de 250 instituições a nível nacional. Levamos técnicos do governo para outros países para eles poderem aprender com os outros como é que eles estão a implementar este conceito de hierarquia e de mitigação. Então houve muito trabalho. Nesta altura, nós estamos ansiosos para que os projectos de contrabalanço sejam desenvolvidos. Então, independentemente da empresa querer ou não, se estiverem a causar impactos, vão ter que compensar.
Aquesta setmana, "Els homes cl
Bonjour à tous ! Et ravis de vous retrouver ce mois-ci autour de non pas un, mais de deux épisodes jumeaux, pour vous parler de Laure et Jean Beguin, une sœur et un frère qui ont fondé Umami. Umami est à la fois un comptoir qui sélectionne, importe et commercialise des produits culinaires fins japonais ; et un café, l'Umami matcha café, qui prépare toutes sortes de spécialités à base de matcha sur une carte sucrée mais aussi salée. Pour laisser la parole à nos deux protagonistes, plutôt que de les faire parler en même temps, nous sommes partis sur un diptyque, pour prendre le temps d'interroger le Japon de chacun. Et aujourd'hui, c'est d'abord Jean Béguin, l'importateur de produits fins japonais, qui répondra aux questions de Tsukimi.Mathilda MotteHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis huit mois, la Guinée fait face à une pénurie persistante de billets de banque. Une situation qui freine l'activité économique et alimente la défiance envers le système bancaire. Malgré un plan de sortie de crise engagé par la Banque centrale et les banques commerciales, la distribution de liquidités reste lente et insuffisante. Les retraits de certains montants sont toujours limités en Guinée. Certes, les files d'attente sont moins longues devant les guichets de banque, mais c'est surtout parce que trouver des billets relève désormais du parcours du combattant. M'Bany Sidibé, habitant de Conakry et président de l'Union pour la défense des consommateurs, confie : « C'est une crise qui affecte non seulement les banques primaires, mais ça affecte aussi aujourd'hui les transactions électroniques, que ce soit au niveau d'Orange Money, que ce soit Mobile Money, que ce soit Kulu ou que ce soit d'autres entreprises qui font des transactions électroniques. Non seulement, ça participe au ralentissement de l'activité économique, mais aussi, ça crée assez de difficultés au niveau du consommateur. » Une crise de confiance durable entre l'État et les acteurs économiques Cette crise des liquidités freine les échanges. La perte de confiance des opérateurs économiques à l'égard du système bancaire guinéen constitue le principal carburant de cette pénurie. Pour l'économiste Mohammed Camara, il est impératif de renouer le dialogue avec les acteurs économiques, dont certains préfèrent désormais placer leur argent dans d'autres places financières comme Dakar, Bissau ou Freetown : « La difficulté aujourd'hui, c'est que ce cash ne passe plus par le système bancaire. Disons que c'est 10% de Guinéens qui ont un compte en banque. Les autres ont des comptes de monnaie électronique. La difficulté, c'est que les agents économiques sont habitués à faire leurs transactions en cash. Et depuis quelque temps, il y a eu une série de mesures entreprises par les autorités qui ont fait un peu peur aux agents économiques. Parce qu'il y a une crise de confiance entre ces opérateurs économiques et le système financier national. C'est qu'il faut voir la Guinée comme une place financière. Et la place financière doit rassurer. » Depuis l'arrivée de la junte militaire au pouvoir, les gels de comptes ciblés se sont multipliés. Les informations bancaires sont plus facilement transmises à la justice et les barrières réglementaires se sont renforcées. Conséquence : de nombreux acteurs économiques ont choisi de se débancariser. M'Bany Sidibé réclame le respect des règles fondamentales du secteur bancaire : « Tout le monde a eu peur des banques et nous nous sommes demandés pourquoi. D'abord, il faut une réforme structurelle au niveau de la banque centrale. D'abord, il faut que la protection, le secret bancaire soient respectés et que les acteurs n'interviennent plus lorsqu'ils doivent bloquer le compte bancaire. Que ça soit une décision de justice. » La Banque centrale avait, dans un premier temps, expliqué cette crise par une « thésaurisation massive » des billets en circulation, les Guinéens conservant leur cash hors du système bancaire. Mais la mise en circulation de nouveaux billets, en fin d'année dernière, n'a pas permis de régler la situation. Pour de nombreux analystes, la crise est désormais considérée comme structurelle, bien plus que passagère. À lire aussiCrise de liquidités en Guinée: «Nous demandons à la Banque centrale que les plafonnements soient levés»
Cette émission explore en profondeur la crise actuelle du secteur du cacao en Côte d'Ivoire, premier producteur mondial avec plus de 40% de la production globale. Face à une volatilité historique des cours et des difficultés majeures pour les producteurs, l'émission donne la parole aux acteurs de terrain, experts et décideurs pour comprendre les enjeux économiques, sociaux et politiques de cette filière stratégique. Points clés de la situation : Prix bord champ fixé à 2 800 francs CFA/kg par l'État ivoirien en début de campagne 2025-2026 Chute brutale des cours mondiaux Accumulation de stocks estimés à 130 000 tonnes Producteurs privés de trésorerie malgré la livraison de leurs fèves Intervention de l'État pour racheter les stocks et restaurer la fluidité NOS INVITES :
Cette émission explore en profondeur la crise actuelle du secteur du cacao en Côte d'Ivoire, premier producteur mondial avec plus de 40% de la production globale. Face à une volatilité historique des cours et des difficultés majeures pour les producteurs, l'émission donne la parole aux acteurs de terrain, experts et décideurs pour comprendre les enjeux économiques, sociaux et politiques de cette filière stratégique. Points clés de la situation : Prix bord champ fixé à 2 800 francs CFA/kg par l'État ivoirien en début de campagne 2025-2026 Chute brutale des cours mondiaux Accumulation de stocks estimés à 130 000 tonnes Producteurs privés de trésorerie malgré la livraison de leurs fèves Intervention de l'État pour racheter les stocks et restaurer la fluidité NOS INVITES :
Ce vendredi 6 février est la Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines. À date, près de 230 millions de filles et de femmes dans le monde ont subi des mutilations génitales. Les taux de prévalence les plus élevés sont en Afrique, la Somalie occupant la première place du classement mondial. Juste devant la Guinée, où 95 % des filles et femmes entre 15 et 49 ans ont subi une excision selon les chiffres des Nations unies. La militante féministe guinéenne Kadiatou Konaté, cofondatrice du Club des jeunes filles leaders de Guinée est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané. ► À l'occasion de cette Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines, retrouvez à 9h temps universel Priorité Santé, Caroline Paré reçoit la franco-malienne Oumou Koïta, présidente de la Fédération GAMS, le Groupe de femmes pour l'abolition des mutilations sexuelles. À écouter aussiQuestions de femmes : comment lutter contre les mutilations génitales féminines ?
Depuis ce mercredi 4 février 2026, une quarantaine de délégations africaines sont à Washington, aux États-Unis, pour un sommet sur les minerais critiques. Une réunion à laquelle doit notamment assister la RDC en présence du président Félix Tshisekedi. D'autres délégations venant de Guinée et du Kenya, entre autres, sont également attendues pour ce sommet. L'Afrique regorge de richesses dont dépend l'avenir de la transition énergétique. Fini le pétrole, on parle désormais de coltan, de gallium, de cobalt et bien d'autres minerais stratégiques désormais au centre de la compétition mondiale. Ce matin, notre grand invité Afrique est Guillaume Pitron, journaliste et chercheur associé à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS). Il répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : En 2018 vous sortiez le livre-enquête La guerre des métaux rares (éd. Les liens qui libèrent). À l'époque, ce qu'on appelle désormais les terres rares et minerais critiques n'étaient pas du tout connus du grand public. Désormais, ils sont dans toutes les bouches. Peut-on dire que la guerre que vous annonciez a commencé ? Guillaume Pitron : Elle avait déjà commencé en 2018 et elle ne fait que s'intensifier. Parce qu'on a toujours davantage besoin de ces métaux critiques. Des métaux appelés critiques car il y a des risques de rupture d'approvisionnement compte tenu de leur production tenue par seulement quelques pays, dont la Chine. Leur consommation a explosé ces dernières années car ces matériaux sont nécessaires pour fabriquer des moteurs, des voitures électriques, des turbines d'éoliennes, mais également pour l'électronique, pour le secteur de la défense. Et puis, les pays occidentaux n'ont pas beaucoup agi ces huit dernières années pour diversifier leurs approvisionnements. Or, la guerre commerciale lancée par le président Donald Trump a forcé la Chine à sortir sa carte maîtresse : cesser ses exportations de terres rares. Cela crée une énorme inquiétude dans le monde occidental, parce qu'on n'a pas de plan B pour faire tourner nos économies. Vous diriez que les pays africains en tirent profit autant sur le plan économique qu'énergétique ? À mon avis, ils n'en tirent pas assez profit. D'abord parce qu'un gisement n'est pas une mine. Dire qu'on a un gisement de terres rares ou de lithium ou de cobalt ne veut pas dire qu'on l'a exploité. Or, exploiter un gisement et ouvrir une mine, ça met du temps. Deuxièmement, une fois que l'exploitation commence se pose la question de la juste répartition des bénéfices. Qui va travailler dans la mine ? Des Chinois ou des Africains ? Qui va raffiner le minerai ? Et où ? A priori, le minerai sera transporté en Chine pour être raffiné sur place et sa valeur ajoutée sera donc transférée à la Chine. Comment se passe la répartition des gains entre les Africains et les Chinois après que le minerai a été extrait et éventuellement raffiné ? Donc l'objectif pour l'Afrique demain, c'est de faire ce qu'a fait la Chine : devenir un continent où se trouvent des mines accompagnées de raffineries, d'usines de transformation et de fabrication de composants et de batteries. L'Amérique de Donald Trump est en pleine offensive sur le continent, c'est le moins qu'on puisse dire. Washington reçoit en ce moment même plusieurs délégations africaines. Peut-on parler d'un nouveau rapport de forces autour des richesses africaines, ou alors est-ce business as usual ? Je dirais que c'est business as usual. Et, pardon de le dire, c'est une forme de néocolonisation mais cette fois-ci repeinte à la sauce verte. L'avantage de l'Afrique, c'est qu'elle a pour elle une histoire qu'elle ne veut pas répéter. Et elle a aussi pour elle une ribambelle de pays acheteurs de ces matériaux comme la Chine, les Européens, les Américains pour ne citer qu'eux . Des pays clients qu'ils vont pouvoir mettre en concurrence. Donc l'Afrique a entre ses mains certaines cartes à son avantage pour pouvoir choisir ses partenaires qui, en échange de ses minerais, lui fourniront le plus de savoir-faire et le plus de technologie au meilleur prix. « Eviter les erreurs du passé, un néocolonialisme vert »… Pensez-vous qu'il y a encore un risque que l'Afrique rate le train de la transition énergétique en subissant les pressions des puissances extérieures ? Mais c'est tout à fait possible et c'est même plausible et probable. Et j'en veux pour exemple le cas de la RDC. Aujourd'hui, la RDC est un scandale géologique, c'est un pays qui concentre énormément de ressources sous la forme de gisements et qui notamment exploite un métal phare de la transition énergétique : le cobalt. Il n'y a pas de voiture électrique sans cobalt, il n'y a pas de téléphone portable sans cobalt. La RDC concentre les deux tiers des ressources mondiales de cobalt. Ce cobalt aujourd'hui est produit par la RDC mais n'est pas transformé sur place. Il est, pour 80 % de ce cobalt, sorti de la RDC et raffiné en Chine. Toute la valeur ajoutée du minerai sort du pays. Donc aujourd'hui, concrètement, vous avez une situation d'une considérable iniquité dans laquelle la RDC se fait, pardon de le dire, complètement plumer par la Chine, car Kinshasa n'a pas été capable de faire valoir ses intérêts face à la Chine. C'est une situation concrète qui montre que le néocolonialisme se répète avec d'autres matières premières, avec d'autres pays aux pratiques néocoloniales. Et c'est précisément cette situation congolaise autour du cobalt qu'il ne faut surtout pas répéter en Guinée, au Congo, en Algérie, en Afrique du Sud, etc. pour peu que l'Afrique veuille réellement devenir un grand continent, profitant de tous les effets potentiellement bénéfiques de la transition énergétique. À lire aussiÉtats-Unis: plusieurs délégations africaines à Washington pour un sommet sur les minerais critiques À lire aussiRDC-Rwanda: comment Washington veut rattraper la Chine sur les minerais stratégiques et Kinshasa en tirer profit
« L'Afrique reste dans le jeu commercial américain », s'exclame le site L'Economiste maghrébin. « Petit ouf de soulagement en Afrique. L'AGOA a été reconduit pour une période d'un an, c'est-à-dire jusqu'au 31 décembre de cette année. » Le mois dernier, rappelle Le Monde Afrique, « la Chambre des représentants avait voté la reconduction de l'AGOA pour trois ans, mais les sénateurs ont ramené la durée à un an. L'AGOA est une pièce maîtresse des relations commerciales entre les Etats-Unis et les pays africains. Ce traitement commercial préférentiel avait été lancé en 2000 sous la présidence du démocrate Bill Clinton. Il permet aux pays africains d'exporter de nombreux produits vers les Etats-Unis sans droits de douane, s'ils respectent une série de conditions (pluralisme politique, respect des droits humains, lutte contre la corruption…). Une trentaine de pays sur la cinquantaine du continent africain bénéficient en théorie de l'accord, qui couvre un large éventail de produits allant de l'habillement à l'igname en passant par les voitures. » Contrer les Chinois… Alors pourquoi avoir réactivé l'AGOA ? Le Pays au Burkina a sa petite idée : « Donald Trump avait fait de la réactivation de cet accord un moyen de chantage, notamment sur les pays africains, dans le cadre de la guerre commerciale mondiale qu'il a déclarée dès son retour au Bureau ovale. Sauf que cette stratégie hégémonique ne s'est pas révélée très payante. Puisque les pays concernés, loin de se plier aux desiderata de l'Oncle Sam, se sont plutôt montrés pragmatiques, (…) en traitant avec d'autres puissances telles que la Chine, la Russie, le Japon, l'Arabie Saoudite, ou encore le Qatar. Le président milliardaire (…) ne pouvait donc pas se permettre de se passer indéfiniment d'une trentaine de pays, donc d'une trentaine de marchés, et encore moins prendre l'énorme risque de laisser son adversaire le plus redoutable qu'est la Chine, contrôler seul ce vaste terrain d'opportunités. » Peu de pays concernés et beaucoup de contreparties… « L'Afrique a-t-elle vraiment de quoi se réjouir ? », s'interroge pour sa part Ledjely en Guinée. « En 2024, l'Afrique a exporté pour plus de 8 milliards de dollars de marchandises vers les Etats-Unis. Mais ces flux restent concentrés sur un nombre restreint de pays. L'Afrique du Sud, le Nigeria, le Kenya et le Lesotho figurent parmi les principaux bénéficiaires de l'accord. Pour ces pays, les retombées économiques ne sont donc pas négligeables. Mais, relève Ledjely, à l'échelle de l'ensemble du continent, elles demeurent marginales. Cette réalité s'explique en grande partie par la faiblesse structurelle de l'industrialisation africaine, qui limite la capacité de nombreux Etats à tirer profit d'un accès préférentiel aux marchés extérieurs. En ce sens, l'AGOA apparaît davantage comme un levier ponctuel que comme un véritable moteur de transformation économique. A cela, pointe encore Ledjely, s'ajoutent des conditions politiques et stratégiques qui suscitent de sérieuses interrogations. Selon plusieurs sources, la réactivation de l'accord serait notamment liée à la volonté de Washington de voir certains pays africains accueillir des migrants que les Etats-Unis ne souhaitent plus garder sur leur sol, une question particulièrement chère à Donald Trump. La question aurait été explicitement soumise au Ghana. » Enfin, pour l'économiste béninois Khalid Igué, interrogé par Le Point Afrique, « renouveler l'accord pour une seule année le rend précaire, mais c'est mieux que rien. Cette période peut servir de transition, durant laquelle nous, pays africains, devons montrer aux États-Unis tout l'intérêt qu'ils auraient à rendre l'accord durable. Nous ne pouvons pas nous passer du marché américain, souligne-t-il. Mais eux non plus ne peuvent se passer de l'Afrique et de ses ressources. » RDC : l'AFC/M23 revendique l'attaque de l'aéroport de Kisangani À la Une également, l'attaque de drone le week-end dernier sur l'aéroport de Kisangani dans l'est de la RDC… C'était bien l'AFC/M23. Le groupe rebelle a revendiqué l'attaque. « L'AFC/M23 affirme avoir détruit le centre de commandement des drones militaires. De fait, relève Jeune Afrique, la zone militaire de l'aéroport de Kisangani abrite des drones chinois et turcs utilisés par les Forces armées congolaises. De son côté, le gouvernement local de la province de la Tshopo affirme que les drones ont été neutralisés avant d'atteindre leur cible. » En tout cas, cette incursion en territoire congolais, à 700 km de Bukavu, contrôlée par les rebelles, montre que « l'AFC/M23 intensifie la bataille de l'air », pointe le site panafricain. « Le groupe armé veut démontrer qu'il a la capacité de se projeter bien au-delà de la zone qu'il contrôle. »
En Centrafrique, la Cour pénale spéciale envisage d'ouvrir le procès de François Bozizé en avril 2026. Mais l'ancien président, poursuivi pour de graves violations des droits humains, vit en exil en Guinée-Bissau. Sera-t-il extradé ? Un procès par contumace risque-t-il de susciter des frustrations ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
En Guinée, depuis décembre dernier, se tient la suite du procès du massacre du 28 septembre 2009. Ce jour-là, 156 personnes ont été assassinées et une centaine de femmes violées par des éléments du capitaine Moussa Dadis Camara, le président d'alors, dans un stade de Conakry. Le procès sur cette sombre affaire s'est ouvert il y a trois ans avec l'arrivée au pouvoir du général Mamadi Doumbouya. L'ancien président Dadis ainsi que plusieurs hauts gradés ont été condamnés pour crimes contre l'humanité... avant que Dadis ne bénéficie d'une grâce présidentielle. L'annonce avait provoqué une véritable onde de choc chez les victimes, le corps judiciaire et les organisations de droits humains. Aujourd'hui, quelle est la portée du procès du 28-Septembre dans la lutte contre l'impunité chronique dont souffre la Guinée ? Hassatou Ba-Minté est la directrice Afrique de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), partie civile dans ce procès. Elle est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané. RFI : Hassatou Ba-Minté en fin 2025 s'est ouvert un nouveau volet du procès du 28 septembre avec de nouveaux accusés, dont le colonel Bienvenu Lamah. Rappelez-nous de qui il s'agit et pourquoi il est poursuivi seulement maintenant ? Hassatou Ba-Minté : On parle donc de l'affaire du massacre du 28 septembre 2009. Le 28 septembre 2022, un premier procès s'est ouvert à Conakry. Et ce deuxième procès contre Bienvenu Lamah s'est ouvert le 18 décembre. Il faut savoir que pendant le premier procès, son nom a été cité, notamment dans l'identification de recrues, de personnes qui sont allées commettre des violations au stade (où ont eu lieu le massacre et les viols, NDLR). Pour ce deuxième procès complémentaire, il s'agit donc d'évaluer les responsabilités du colonel Bienvenu Lamah, mais aussi d'autres personnes qui doivent être entendues, notamment le colonel Georges Olémou, Thomas Touaro, Jean-Louis Kpoghomou et d'autres. Pour l'instant, il y a eu six audiences et nous attendons la suite qui devrait reprendre à partir du 10 février prochain. Dans le procès en première instance, il y a un an et demi, il y a donc eu un verdict condamnant les principales figures de la junte du CNDD, parmi lesquelles l'ancien président Moussa Dadis Camara, condamné pour crime contre l'humanité. Un jugement emblématique et historique aussi bien en Guinée qu'en Afrique. Mais coup de théâtre : Dadis est gracié huit mois plus tard par l'actuel président Mamadi Doumbouya. Hassatou Ba-Minté, quelle a été votre réaction à l'époque ? Clairement, ce que nous avons tenu à souligner à la FIDH, c'est la portée historique de ce verdict qui est quand même sans précédent. C'est la première fois en Afrique qu'un chef d'État est jugé dans son pays, devant la justice de son pays et doit rendre des comptes, y compris des hauts gradés politiques et militaires. Donc c'était important et ça a suscité beaucoup d'espoir. Quand la grâce est intervenue en avril 2025, ça a été vraiment un coup de massue, un affront fait aux victimes, puisque la procédure d'appel n'avait même pas été entamée. Et nous attendons toujours l'appel de ce procès. Quelques jours avant la grâce, les autorités guinéennes avaient également pris un décret pour annoncer que l'État guinéen allait prendre en charge l'indemnisation des victimes. Pour nous, cette décision, avec vraiment beaucoup de recul maintenant, avait un goût amer puisque qu'après l'annonce de la grâce, on a senti que les victimes avaient peut-être été adoucies par cette prise en charge de l'indemnisation qui, à ce jour, reste partielle, très partielle même. Ce que nous demandons, c'est que la justice puisse aller à son terme, que tous les accusés puissent à nouveau être entendus. Donc, on attend ce procès en appel et tous les procès complémentaires qui doivent être ouverts. L'affaire du 28-Septembre n'est pas finie. À lire aussiMassacre du 28 septembre 2009 en Guinée: la justice relance les poursuites contre sept militaires Dadis gracié, le colonel Claude Pivi dit Coplan, ministre et figure centrale de la junte du CNDD, est mort en détention il y a un mois dans des circonstances troubles, on ne sait pas quand se tiendra le procès en appel… Ce procès du 28-Septembre, qui devait réparer ce grand corps malade qu'est la justice guinéenne, finalement, a-t-il encore du sens ? C'est une question qui revient souvent et qui est parfaitement légitime. Un tel procès pour des crimes aussi graves, il ne faut pas l'oublier, a aussi une portée politique. Le contexte actuel de la situation des droits humains en Guinée, on ne peut pas non plus l'ignorer. Ce procès, il intervient dans un contexte où il est important de rappeler que les libertés fondamentales sont complètement restreintes en Guinée. Je tiens à souligner que depuis l'arrivée du général Mamadi Doumbouya au pouvoir, l'espace civique et démocratique est fermé, il y a des violations répétées des droits humains, les enlèvements et disparitions forcées sont récurrents, il y a la fermeture de certains médias, la restriction des activités des associations, l'interdiction des manifestations qui n'est toujours pas levée... L'élection présidentielle de fin décembre s'est tenue, Amadou Oury Bah a été reconduit dans ses fonctions de Premier ministre. On sait qu'il y a Sory II Tounkara qui a été nommé ministre de la Justice… Ibrahima Sory II Tounkara, qui était le président de la Cour d'appel de Conakry où se tenait justement le procès du 28 -Septembre… Exactement ! Donc ce sont des signaux qui, pour nous, doivent appeler les autorités guinéennes à aujourd'hui respecter enfin cette promesse faite au lendemain du putsch du 5 septembre 2021, lorsque Mamadi Doumbouya a promis que « La justice sera la boussole de la transition ». Nous ne sommes plus dans la transition. L'ordre constitutionnel est censé être rétabli. Nous espérons que les autorités vont actuellement travailler sur un apaisement de la situation des droits humains, en permettant que justice soit faite sur toutes les violations qui ont été commises, tant pendant la transition, mais aussi avant, puisque c'est vraiment ce cycle de l'impunité en Guinée qui doit être brisé aujourd'hui. À lire aussiGuinée: la junte publie un décret afin d'indemniser les victimes du massacre du 28 septembre
Saïf al-Islam Kadhafi, 53 ans, l'un des fils de l'ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi, a donc été assassiné hier dans sa maison à Zintan, à 170 km au sud-ouest de Tripoli dans le nord-ouest de la Libye. C'est ce qu'a annoncé son avocat et conseiller Abdullah Othman Abdurrahim. Information répercutée par la chaîne Libya Al-Ahrar. Les circonstances de son décès restent toutefois encore floues. D'après l'avocat, rapporte le site algérien TSA, « Saïf al-Islam a été assassiné par quatre hommes armés qui ont pris d'assaut sa résidence après avoir neutralisé les caméras de surveillance. Il aurait résisté, se serait battu, avant de succomber. » De son côté, relate Afrik.com, « Hamid Kadhafi, cousin de Saïf al-Islam, a déclaré que ce dernier était “tombé en martyr“, reconnaissant toutefois ne disposer d'aucune information supplémentaire. » Retour au site algérien TSA qui précise que « la mort du fils de Kadhafi survient alors que la ville de Zintan est en proie à des affrontements entre les groupes armés qui s'entretuent en Libye depuis la chute et la mort du Guide en 2011. La Brigade 444 (l'une des factions armées les plus puissantes en Libye affiliée au gouvernement de Tripoli) a pour sa part "catégoriquement" nié toute implication dans les affrontements qui ont eu lieu dans la ville et toute implication dans la mort de Saïf al-Islam Kadhafi. » À lire aussiDécès de Saïf al-Islam Kadhafi: retour sur la trajectoire contrariée d'une succession libyenne De l'ouverture à la répression… Le Monde Afrique revient sur le parcours ces dernières années de Saïf Al-Islam : « recherché par la CPI pour crimes contre l'humanité, il avait été arrêté dans le Sud libyen en 2011. Longtemps détenu à Zintan, il avait été condamné à mort en 2015 à l'issue d'un procès expéditif pour son rôle dans la répression du soulèvement contre son père, avant de bénéficier d'une amnistie. Jusqu'à l'annonce de sa mort, on ne savait pas où il se trouvait. En 2021, bien qu'il ait été recherché, il avait déposé sa candidature à la présidentielle, misant sur le soutien des nostalgiques de l'ancien régime. L'élection ne s'était finalement pas tenue. » « Saïf al-Islam Kadhafi a longtemps été perçu comme le successeur naturel de son père, complète Afrik.com, incarnant une façade moderniste et réformatrice du régime. Formé en Occident, il avait tenté, avant 2011, de projeter l'image d'un dirigeant ouvert au dialogue et aux réformes. Cette réputation s'était brutalement effondrée au début du soulèvement libyen, lorsqu'il avait prononcé un discours resté célèbre, promettant des “bains de sang“ face aux manifestants. Depuis, son nom est indissociable des violences ayant accompagné la répression du soulèvement populaire. » Assassinat politique, crapuleux ? Alors, poursuit Afrik.com, « la mort de Saïf al-Islam Kadhafi soulève de nombreuses questions : qui avait intérêt à son élimination ? Était-il encore un acteur politique susceptible de peser sur l'avenir libyen ou bien un témoin gênant dans des dossiers sensibles, notamment internationaux ? En l'absence de communication officielle des autorités libyennes et d'enquête indépendante confirmée, le décès de Saïf al-Islam Kadhafi s'ajoute à la longue liste des zones d'ombre qui entourent la transition libyenne. » Assassinat politique ? Peut-être… « Ses ambitions présidentielles, il y a quelques années, souligne Aujourd'hui à Ouagadougou, lui avaient valu beaucoup d'inimitiés, à commencer par celle du maréchal Haftar avec qui il avait rompu les ponts. » « Faut-il attribuer sa mort à l'insécurité ambiante qui règne à Zintan ? », s'interroge pour sa part Ledjely en Guinée. « L'hypothèse paraît peu crédible. Saïf al-Islam Kadhafi était une cible trop symbolique pour que son exécution relève d'un simple crime crapuleux. (…) Le mystère s'épaissit davantage lorsque l'on sait que la ville de Zintan n'est pas contrôlée par le maréchal Haftar, dont la zone d'influence se situe à l'est du pays. Mais rien n'indique non plus que le gouvernement d'unité nationale, basé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l'ONU, ait eu intérêt à éliminer le fils de l'ancien Guide. D'autant plus qu'en 2021, Abdelhamid Dbeibah avait personnellement œuvré à la libération de Saadi Kadhafi, le frère cadet de Saïf al-Islam. » Enfin autre hypothèse, pointe WakatSéra : « les ramifications de cet assassinat pourraient être internationales, Saif étant vu comme une boîte noire du régime Kadhafi et qui pourrait détenir bien des secrets sur les “grands“ de ce monde. »
Valérie Tribord est chanteuse, auteure, compositrice et interprète. Née en Guyane, elle est révélée grâce au groupe Kassav' en 1986. Pendant trois décennies, elle évolue en tant que choriste auprès d'artistes tels que Gilles Floro, Oliver N'Goma, Cesaria Evora, Alpha Blondy, et de nombreux artistes de la scène zouk. Accompagnée de son invitée, sa soeur Marie-Paule Tribord, elle répond aux questions de Claudy Siar, Yasmine Bakayoko et Stéphane Linon. Trois ans après la sortie de son premier album solo, Valérie Tribord a sorti le 31 octobre 2025, Mon voyage #2. Un projet enregistré entre Paris, Macon, Abidjan, Kinshasa, la Jamaïque et New-York et sur lequel elle a invité Lyricson de la Guinée, la chanteuse de l'Afro zouk Monique Seka ou encore Julien Lacharme, guitariste du Solar system. Plus d'informations sur Valérie Tribord Playlist du 3 février : Valérie Tribord & Monique Seka - Gadé nou fas a fas Valérie Tribord - Mo ka sasé to Valérie Tribord - Endless love Valérie Tribord et Marie-Paul Tribord - Mo so Valéreie Tribord - Es nou paré. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
L'aéroport stratégique de Kisangani, grande ville du nord-est de la RDC, a été ciblé ce week-end par une attaque de drones kamikazes. Huit d'entre eux ont pu être abattus. L'attaque n'a pas été revendiquée mais les autorités locales accusent le M23 et Kigali d'en être à l'origine. Que cherchent le Rwanda et le mouvement rebelle ? Pour Ledjely à Conakry, « loin de chercher une véritable désescalade, ils semblent plutôt engagés dans une stratégie visant à affaiblir méthodiquement les capacités militaires du camp adverse. Le choix de cibler l'aéroport de Kisangani n'a, à cet égard, rien d'anodin. Cette infrastructure constitue un maillon stratégique essentiel dans le dispositif de riposte des autorités congolaises. C'est notamment depuis cette plateforme que décollent les aéronefs et les avions de chasse utilisés par les forces armées de la RDC pour frapper les positions tenues par les rebelles soutenus par le Rwanda. » Et « le fait qu'un mouvement rebelle soit en mesure de se procurer et de déployer des drones kamikazes est très inquiétant, souligne encore Ledjely. Cette évolution marque un saut qualitatif préoccupant dans l'arsenal du M23 et révèle l'ampleur des soutiens dont il bénéficie. Elle en dit long sur les ambitions de l'ennemi auquel le président Félix Tshisekedi est confronté et sur la complexité croissante du conflit. » Le retour de la diplomatie continentale ? Sur le plan diplomatique, « c'est le grand flou », s'exclame Afrikarabia. « Aux abonnés absents depuis l'échec des processus de paix de Nairobi et Luanda, l'Union africaine et l'Angola font de nouveau entendre leur voix dans la crise congolaise. » Pour le site spécialisé sur la RDC, « ce retour de l'Afrique dans le conflit qui secoue l'Est de la RDC signe d'abord les échecs des processus de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, et de celui de Doha entre le gouvernement congolais et les rebelles de l'AFC/M23. La situation militaire s'est largement dégradée sur le terrain avec la prise d'Uvira par la rébellion en décembre, même si le M23 s'est récemment retiré de la deuxième ville du Sud-Kivu. Le come-back de l'Angola et de l'Union africaine sonne aussi comme un retour à la case départ. Dos au mur et sans solution militaire, constate Afrikarabia, Félix Tshisekedi a donc décidé de relancer ses “frères africains“ pour tenter de peser à nouveau sur les rebelles et leur soutien rwandais. » Contrats tous azimuts ! Le président congolais qui joue également les VRP, « avec dans ses valises de juteux contrats miniers. » C'est ce que relève Aujourd'hui à Ouagadougou. « Première escale hier : les Emirats Arabes Unis, avec un contrat sur l'exploitation d'or. Et deuxième séjour aux États-Unis demain pour ressusciter l'accord mort-né de décembre dernier qui devait faire taire les armes. » Et pour réactiver les contrats miniers qui allaient de pair… En effet, à Washington, Félix Tshisekedi devrait retrouver ses homologues kenyan et guinéen pour un sommet sur les ressources stratégiques. L'ogre américain… Commentaire du quotidien Le Pays, toujours au Burkina Faso : « la présence de pays africains à ce sommet de Washington est bien la preuve que dans la “merde“, il y a aussi de bonnes choses à tirer (référence à la fameuse phrase de Donald Trump qualifiant les nations du continent de “pays de merde“). Et ce n'est pas Donald Trump qui dira le contraire, poursuit le quotidien burkinabé. Lui qui conditionne son aide à la sécurisation de l'Est de la RDC, contre une facilité d'accès de son pays aux minerais rares de ce vaste pays d'Afrique centrale. » Reste à savoir maintenant, pointe encore Le Pays, « si la RDC, le Kenya et la Guinée sauront défendre leurs intérêts devant l'ogre américain. La question est d'autant plus fondée que l'Afrique a souvent souffert du déséquilibre des accords dans ses rapports de coopération avec les pays occidentaux. Et quand, dans le meilleur des cas, le continent noir ne se retrouve pas avec la portion congrue du gâteau, c'est souvent pour assister, impuissant, au pillage de ses ressources naturelles par les grandes puissances. » En tout cas, pour en revenir à la RDC, cette tournée de Félix Tshikekedi aux Emirats Arabes Unis et aux États-Unis, « montre sa volonté de transformer le conflit à l'Est en une lutte pour la souveraineté économique. » C'est ce que souligne Afrik.com : « en renforçant les liens directs avec les destinations finales de ses richesses naturelles, le pouvoir congolais mise sur la diplomatie commerciale. L'objectif, pointe le site panafricain, est d'affaiblir les réseaux de financement des groupes armés. Cette stratégie vise aussi à stabiliser durablement les frontières tout en développant l'économie nationale. »
Valérie Tribord est chanteuse, auteure, compositrice et interprète. Née en Guyane, elle est révélée grâce au groupe Kassav' en 1986. Pendant trois décennies, elle évolue en tant que choriste auprès d'artistes tels que Gilles Floro, Oliver N'Goma, Cesaria Evora, Alpha Blondy, et de nombreux artistes de la scène zouk. Accompagnée de son invitée, sa soeur Marie-Paule Tribord, elle répond aux questions de Claudy Siar, Yasmine Bakayoko et Stéphane Linon. Trois ans après la sortie de son premier album solo, Valérie Tribord a sorti le 31 octobre 2025, Mon voyage #2. Un projet enregistré entre Paris, Macon, Abidjan, Kinshasa, la Jamaïque et New-York et sur lequel elle a invité Lyricson de la Guinée, la chanteuse de l'Afro zouk Monique Seka ou encore Julien Lacharme, guitariste du Solar system. Plus d'informations sur Valérie Tribord Playlist du 3 février : Valérie Tribord & Monique Seka - Gadé nou fas a fas Valérie Tribord - Mo ka sasé to Valérie Tribord - Endless love Valérie Tribord et Marie-Paul Tribord - Mo so Valéreie Tribord - Es nou paré. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Dans sa chronique, Yannick Marceau couvre une série de nouvelles variées : La marmotte Fred de Gaspésie a fait sa prédiction du Jour de la Marmotte, des artistes proteste contre les politiques d'immigration américaines, la Ville de Québec a émis une interdiction temporaire d'utiliser des appareils à combustible solide en raison de la pollution, un... The post 2 février 2026 Yannick Marceau, Mélanie Séguin et Réjean Breton appeared first on Truck Stop Québec.
La Guinée n'est plus sous sanctions de la CEDEAO. L'organisation ouest-africaine souligne notamment la réussite de l'élection présidentielle du 28 décembre dernier, mais appelle le gouvernement à consolider la démocratie. Que pensez-vous de cette décision ? Quels actes concrets attendez-vous des autorités ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
Dans IDÉES cette semaine, Pierre-Édouard Deldique reçoit l'historienne, spécialiste de l'Afrique, Elara Bertho qui nous propose un nouveau livre, publié aux CNRS Éditions. Son titre ? : « Conakry, une utopie panafricaine ». L'ouvrage, au cœur de notre conversation, est une contribution majeure à l'histoire intellectuelle et politique de l'Afrique postcoloniale. À travers une enquête sensible et rigoureuse, l'auteure explore la manière dont la Guinée de Sékou Touré, après l'indépendance fracassante de 1958 joua la carte du panafricanisme, en particulier sa capitale, Conakry qui fut entre les années 1950 et 1970, un lieu où se cristallisèrent espoirs révolutionnaires, solidarités transnationales et rêves d'émancipation. Au micro, et dans son livre, Elara Bertho ne se contente pas de retracer une histoire institutionnelle du panafricanisme, elle s'intéresse à la ville considérée comme scène où se développent les circulations d'idées, les rencontres entre militants, artistes, intellectuels, et les tensions entre projet révolutionnaire et réalités politiques. Elle en parle avec passion. Conakry apparaît ainsi comme un carrefour géopolitique, accueillant exilés, leaders indépendantistes, mouvements de libération, un foyer culturel, où se croisent écrivains, musiciens, cinéastes, journaliste, un espace de projection utopique, pensé comme capitale d'une Afrique émancipée et unie. Cette approche sensible renouvelle l'histoire du panafricanisme, souvent racontée de façon froide, désincarnée, à travers ses grandes figures ou ses institutions. Elle se nourrit d'une multitude de documents : archives privées guinéennes, correspondances, journaux, tracts, discours, récits de vie, témoignages, mémoires, œuvres littéraires et artistiques, ces matériaux hétérogènes permettent de saisir l'épaisseur affective et imaginaire du projet panafricain : ses enthousiasmes, ses contradictions, ses désillusions aussi. L'ouvrage insiste sur la dimension utopique du panafricanisme guinéen : non pas un rêve abstrait, mais une utopie en actes, portée par des politiques culturelles, des alliances diplomatiques, des réseaux militants. La Guinée accueille alors des mouvements de libération lusophones, des intellectuels noirs américains, des artistes africains. Cette hospitalité devient un geste politique fondateur. Conakry devint un centre de production culturelle panafricaine avant de sombrer dans l'horreur de la dictature symbolisée par le sinistre camp Boiro. Elara Bertho ne masque d'ailleurs pas les contradictions, autoritarisme croissant du régime, surveillance politique, décalage entre discours révolutionnaire imposés aux Guinéens et la réalité. L'un des aspects les plus originaux du livre est l'attention portée aux émotions: enthousiasme, fraternité, espoir, mais aussi peur, fatigue, désenchantement. On y retrouve notamment Miriam Makeba et Stokely Carmichael, le couple mythique qui vint s'installer à Conakry en 1968 et fut jusqu'au bout un soutien à Sékou-Touré. (Lire aussi le livre que l'auteure lui a consacré : « Un couple panafricain », éditions Rot.Bo.Krik) Cette dimension affective permet de comprendre comment une utopie se construit, se vit, puis parfois se fissure. En articulant histoire politique, anthropologie des imaginaires et géographie urbaine, Bertho propose une lecture profondément renouvelée du panafricanisme. « Conakry, une utopie panafricaine », CNRS Éditions, 2025. Musiques diffusées pendant l'émission Sory Kandia Kouyaté - Djoliba Ensemble instrumental de la Radiodiffusion nationale - Victoire à la Révolution Miriam Makeba - Maobe Guinée.
Dans IDÉES cette semaine, Pierre-Édouard Deldique reçoit l'historienne, spécialiste de l'Afrique, Elara Bertho qui nous propose un nouveau livre, publié aux CNRS Éditions. Son titre ? : « Conakry, une utopie panafricaine ». L'ouvrage, au cœur de notre conversation, est une contribution majeure à l'histoire intellectuelle et politique de l'Afrique postcoloniale. À travers une enquête sensible et rigoureuse, l'auteure explore la manière dont la Guinée de Sékou Touré, après l'indépendance fracassante de 1958 joua la carte du panafricanisme, en particulier sa capitale, Conakry qui fut entre les années 1950 et 1970, un lieu où se cristallisèrent espoirs révolutionnaires, solidarités transnationales et rêves d'émancipation. Au micro, et dans son livre, Elara Bertho ne se contente pas de retracer une histoire institutionnelle du panafricanisme, elle s'intéresse à la ville considérée comme scène où se développent les circulations d'idées, les rencontres entre militants, artistes, intellectuels, et les tensions entre projet révolutionnaire et réalités politiques. Elle en parle avec passion. Conakry apparaît ainsi comme un carrefour géopolitique, accueillant exilés, leaders indépendantistes, mouvements de libération, un foyer culturel, où se croisent écrivains, musiciens, cinéastes, journaliste, un espace de projection utopique, pensé comme capitale d'une Afrique émancipée et unie. Cette approche sensible renouvelle l'histoire du panafricanisme, souvent racontée de façon froide, désincarnée, à travers ses grandes figures ou ses institutions. Elle se nourrit d'une multitude de documents : archives privées guinéennes, correspondances, journaux, tracts, discours, récits de vie, témoignages, mémoires, œuvres littéraires et artistiques, ces matériaux hétérogènes permettent de saisir l'épaisseur affective et imaginaire du projet panafricain : ses enthousiasmes, ses contradictions, ses désillusions aussi. L'ouvrage insiste sur la dimension utopique du panafricanisme guinéen : non pas un rêve abstrait, mais une utopie en actes, portée par des politiques culturelles, des alliances diplomatiques, des réseaux militants. La Guinée accueille alors des mouvements de libération lusophones, des intellectuels noirs américains, des artistes africains. Cette hospitalité devient un geste politique fondateur. Conakry devint un centre de production culturelle panafricaine avant de sombrer dans l'horreur de la dictature symbolisée par le sinistre camp Boiro. Elara Bertho ne masque d'ailleurs pas les contradictions, autoritarisme croissant du régime, surveillance politique, décalage entre discours révolutionnaire imposés aux Guinéens et la réalité. L'un des aspects les plus originaux du livre est l'attention portée aux émotions: enthousiasme, fraternité, espoir, mais aussi peur, fatigue, désenchantement. On y retrouve notamment Miriam Makeba et Stokely Carmichael, le couple mythique qui vint s'installer à Conakry en 1968 et fut jusqu'au bout un soutien à Sékou-Touré. (Lire aussi le livre que l'auteure lui a consacré : « Un couple panafricain », éditions Rot.Bo.Krik) Cette dimension affective permet de comprendre comment une utopie se construit, se vit, puis parfois se fissure. En articulant histoire politique, anthropologie des imaginaires et géographie urbaine, Bertho propose une lecture profondément renouvelée du panafricanisme. « Conakry, une utopie panafricaine », CNRS Éditions, 2025. Musiques diffusées pendant l'émission Sory Kandia Kouyaté - Djoliba Ensemble instrumental de la Radiodiffusion nationale - Victoire à la Révolution Miriam Makeba - Maobe Guinée.
Chanteuse, mais aussi journaliste, engagée pour défendre les droits des plus démunis, la Bissau-Guinéenne Karyna Gomes s'apprête à sortir son nouvel album, le 13 février 2026. Un disque qui appelle à la lutte, la liberté, l'émancipation, comme le désirait Amílcar Cabral, le père des indépendances, alors que la Guinée-Bissau a subi un nouveau coup d'État militaire en novembre dernier. Karyna Gomes est notre Grande invitée Afrique ce matin, elle répond aux questions de Guillaume Thibault.
Comme chaque année, l'Agence française de développement publie son livre qui prend le pouls des grands indicateurs macroéconomiques du continent. Une croissance économique qui accélère depuis la pandémie de Covid et une croissance démographique qui reste la plus forte au monde. Des atouts pour l'Afrique qui sont autant de défis. Un habitant sur quatre de la Terre sera africain en 2050. Cette croissance démographique fulgurante c'est une force de travail, une capacité d'innovation et de création immense. À l'opposé, l'Europe entre dans un hiver démographique, et pourrait perdre 20% de sa population active d'ici 25 ans. La Chine a enregistré son plus faible taux de naissance l'année dernière. La carte majeure du continent africain, c'est sa démographie, sa jeunesse à condition qu'elles soit accompagnées des investissements nécessaires. La démographie, une chance sous conditions Certains pays profitent déjà économiquement de cette forte démographie. L'Afrique du Nord et l'Afrique australe sont en train de réussir leur transition démographique. On a vu le taux de natalité se réduire en Afrique du Sud et au Maroc par exemple. Contrairement à l'Afrique de l'Est où il y a encore beaucoup de naissances en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda. C'est en Afrique de l'Ouest et notamment au Sahel que se trouvent aujourd'hui les taux de fécondité les plus élevés du monde. Un taux de fécondité trop élevé peut aussi être néfaste à l'économie. Le Rwanda et le Malawi via des programmes de planification familiale, ont réussi à ramener le taux de fécondité à 3,6 enfants par femme, selon les données de L'Économie africaine 2026 publié par l'Agence française de développement. Parmi les défis pour accompagner cette démographie, la question de l'emploi est centrale car le dividende démographique, ce petit bonus de croissance économique grâce à la démographie, intervient quand la fécondité baisse, qu'il y a proportionnellement moins d'enfants à charge et que la génération nombreuse née pendant le boom démographique arrive à l'âge de travailler. Pour en profiter, il faut investir dans l'éducation, créer des emplois décents et sortir d'une économie informelle qui précarise sa jeunesse. Aide au développement : la nécessité d'un nouveau cadre Les pays européens auraient tout intérêt à préserver leurs financements pour une Afrique dynamique. La bonne santé économique de l'Afrique est très importante pour les économies européenne. Or l'aide publique au développement a drastiquement baissé en Europe. C'est encore le cas en France pour le projet de loi de finances 2026 avec de nouvelles coupes. Rémi Rioux directeur de l'AFD appelle à un nouveau cadre de l'aide au développement. « Il faut passer d'une logique d'aide qui est mal comprise, parfois rejetée, à une logique d'investissement, de qualité, d'investissement solidaire et durable, qui crée du lien social, qui intègre le climat et de la croissance économique, évidemment, pour faire face, pour créer des emplois. J'espère que cette année 2026, que la présidence française du G7 contribuera à faire émerger ce nouveau cadre et une architecture puissante de financement du développement ». En attendant cette révolution, l'Afrique devra avant tout compter sur elle-même en 2026. Avec des prévisions de croissances à deux chiffres dans certains pays comme la Guinée et 4,6 % en moyenne, la croissance africaine pourrait même dépasser pour la première fois la croissance asiatique. C'est le FMI qui le dit.
Islam Slimani : les tensions entre fans africains, ses débuts chaotiques, l'AlgérieDécouvrez les confidences d'Islam Slimani, l'un des joueurs les plus marquants de l'histoire du football algérien
Not everyone started this year with "new year, new you" energy. If you're a woman entrepreneur navigating grief—from a loss, a diagnosis, a relationship, or a version of yourself you had to let go—you're probably wondering: can I grieve this AND still show up for my business? Can I hold both grief and growth while building a sustainable business?In this replay of one of 2025's most downloaded episodes, I sit down with Amanda Guin, an emotional intelligence coach, traumatology expert, and widow who lost her infant daughter to a congenital heart condition, navigated endometriosis and infertility, and became a solo parent after her husband's suicide. We talk about why "coping" keeps women entrepreneurs stuck, what it means to explore healing instead, and how to hold the duality of grief and growth while creating a business that adapts to your capacity.Inside this episode, you'll learn:Why coping feels stagnant and what exploring your emotions looks like insteadHow to hold duality: grieving AND showing up, struggling AND growing, loss AND joyAmanda's APPLI framework for acknowledging where you are and choosing your next stepThe difference between "big T" and "little T" trauma and why your body doesn't rank your painHow to build a sustainable business rooted in empathy and emotional awareness while processing griefWhy there's no blueprint for grief—just your own process of healing to trustThis episode is for you if you're:A woman entrepreneur is currently grieving while trying to run your business. You're feeling stuck in "coping mode" instead of actually healing and moving forward. You find yourself ranking your trauma or grief and not giving yourself permission to feel it fully. Or you're navigating loss, burnout, or a major life transition while managing chronic illness.Connect with Amanda Guin: At growwithpurposecoach.comFollow Business With Chronic Illness for weekly conversations on entrepreneurship, burnout recovery, and building a business with autoimmune conditions and chronic illness.Leave us a Review and share this episode with a friend.Share Your QA's or ThoughtsJoin The 5-Day Audio Series - Rooted Sales Products We Love + Special Guest Gifts → Want to support the show and treat yourself? We've created a quick-access list of products I personally use and love, exclusive savings from podcast guests, and other gems that can help you live well and do business with chronic illness. Explore our faves + savings here!Join our Community Channel on Substack, our Built to Breathe...