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En Syrie, après l'annonce du cessez-le-feu entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et les autorités de Damas, des centres de réconciliation ont été ouverts pour les anciens membres des FDS qui souhaitent se rendre. En creux, s'y raconte le système de conscription obligatoire des populations arabes et kurdes sur le territoire. La défection rapide d'une partie d'entre eux a précipité la chute des FDS. De notre correspondante à Raqqa, Sourire timide, Suleyman, 26 ans, s'avance au milieu d'une rangée d'hommes en armes. Il est kurde et est un ancien membre des Forces démocratiques syriennes. Il est venu aujourd'hui se rendre et participer au processus de réconciliation en Syrie : « Au début, quand l'armée gouvernementale est arrivée, nous avons eu peur. Nous ne savions pas ce qui allait arriver. Mais jusqu'à présent, nous n'avons pas eu de problème. Je voulais surtout participer au processus de réconciliation pour apaiser la situation avec mes voisins arabes. Ils m'accusent d'être toujours affilié aux FDS. » « J'étais soldat de garde » pour les Forces démocratiques syriennes Dans les rangs de ceux venus se rendre, figurent d'anciens membres de la sécurité intérieure, d'anciens combattants. « J'étais soldat de garde pour les FDS, dans la 17ème base, au nord de Raqqa », explique Yazan, 19 ans. Lui est arabe. Et il raconte, comme beaucoup d'autres, avoir été obligé de s'enrôler au sein des forces à dominante kurdes. « Il y avait le service obligatoire à partir de 18 ans. Si tu n'y allais pas, ils t'arrêtaient sur les points de contrôle. Ils avaient des listes de personnes recherchées », développe-t-il. Ses amis, qui avaient fait le choix de déserter, « restaient cachés à l'intérieur de chez eux, ils ne sortaient plus ». Au micro, Yazan raconte la différence de traitement, au sein des FDS. « Ils disaient ''moi je suis Kurde, donc je suis supérieur à toi, parce que tu es arabe''. Les valeurs de fraternité dont ils faisaient la promotion n'étaient pas appliquées. Le pouvoir était entre les mains des Kurdes. » Un chef l'obligeait chaque matin à faire des pompes pour obtenir un café. « Je n'étais vraiment pas à l'aise, je n'aime pas être humilié », poursuit-il. Puis, sa désertion, qui lui a valu deux mois de prison : « Il y avait beaucoup de corruption au sein des FDS. Cela marchait aussi quand tu étais en prison. Il suffisait de connaître un Kurde bien placé pour se faire libérer. Moi, j'ai payé un pot-de-vin, et j'ai été réintégré au centre de commandement militaire des FDS. » À lire aussiSyrie: «Nous étions 33 dans 20 mètres carrés», un jeune ex-détenu de la prison d'Al-Aqtan témoigne Un document en guise de « réconciliation » Escorté, Yazan déambule patiemment dans les différentes salles du bâtiment. Il passe un entretien, se fait prendre en photo, avant de récupérer un document. « Voilà, ça c'est une garantie quand tu passeras sur les points de contrôle, comme quoi tu as été "réconcilié". C'est un retour à la vie normale, une nouvelle page qui s'ouvre, où tous les liens avec les FDS ont été coupés », lui explique un soldat. La procédure est la même que celle qui avait été imposée aux anciens membres de l'armée de Bachar el-Assad, explique le responsable du centre de réconciliation à Raqqa, qui a souhaité rester anonyme. « Nous avons un fichier complet avec les informations de tous les combattants FDS. Le service de renseignement de l'État syrien a pu se les procurer et les rassembler dans une base de données. Ceux qui se rendent seront "réconciliés" avec l'État. Ils pourront encore être jugés s'il y a une plainte personnelle contre eux. » « Nous laisserons ces portes ouvertes le temps qu'il faut, ajoute-t-il. Nous attendons l'ensemble des FDS jusqu'au dernier. » À lire aussiSyrie: le gouvernement et les Kurdes parviennent à un accord, sur fond de tensions
Ce vendredi 30 janvier, Philippe Chalmin, économiste et président fondateur de CyclOpe, était l'invité dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Ils sont revenus sur les raisons qui maintiennent l'équilibre du prix des matières premières malgré la turbulence géopolitique en ce moment. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Valérie Gauthier, professeure à HEC et autrice de la méthode du savoir-relier.Dans cet moment (extrait d'un épisode plus long en lien), nous parlons d'un sujet à la fois intime et collectif : notre manière de nous relier les uns aux autres. J'ai questionné Valérie sur ce que le dialogue exige de nous, pourquoi nous avons tendance à simplifier l'autre au lieu de faire l'effort de relation, et comment le digital reconfigure profondément nos liens.On a parlé de leadership, de chevaux, de toucher, de nos biais relationnels… et surtout de ce qui fait qu'une relation humaine peut devenir un espace de transformation. C'est un moment fort, dense, d'où se dégage une vérité simple : se relier, ça s'apprend.3. Citations marquantes« Le dialogue, c'est un travail. Ce n'est pas facile, ni évident. »« Ce qui est important, ce n'est pas l'individu, c'est la relation. »« Le digital déshumanise, mais il peut aussi recréer du lien s'il est bien géré. »« Chez les chevaux, le leadership se construit sur la compétence et le contexte. »« Les sens, ce ne sont pas des émotions. C'est une autre façon de se connecter à l'autre. »Idées centrales discutéesLe dialogue est un effort (00:20 - 01:04)Comprendre vraiment l'autre demande un travail actif d'écoute et d'interprétation. On préfère souvent cataloguer plutôt que dialoguer.La relation est plus importante que l'individu (02:01)Se concentrer sur des typologies (pervers, toxique…) fait perdre de vue la dynamique relationnelle, qui est le cœur du problème.Le digital simplifie et polarise les relations (02:55)S'il déshumanise en surface, il peut aussi permettre un lien profond si on en crée les conditions intentionnelles.Le rôle de la synchronicité dans le lien (06:25)Un vrai dialogue ne peut exister que dans une forme de présence simultanée : être ensemble, au même moment.L'intelligence relationnelle des chevaux (08:40)Le leadership animal est contextuel, basé sur la compétence, et profondément collectif. Une source d'inspiration pour nos sociétés.Réhabiliter le sensoriel dans nos relations (10:54)Nos sens — regard, toucher, écoute — sont des outils oubliés du lien humain. Ils permettent une connexion plus fine que l'émotion ou le raisonnement seul.Questions posées dans l'interviewPourquoi le dialogue est-il devenu si rare ?En quoi les algorithmes simplifient-ils nos relations ?Pourquoi avons-nous tant besoin de catégoriser les autres ?Qu'est-ce que cela change de penser la relation plutôt que l'individu ?Le digital tue-t-il le lien humain ?Comment créer un lien profond à distance ?Pourquoi la communication asynchrone est-elle un piège ?Qu'est-ce que les chevaux nous enseignent sur le leadership ?Comment remettre du sensoriel dans nos relations ?Peut-on encore se parler vraiment dans un monde hyperconnecté ?Références citées dans l'épisodeMéthodes & conceptsSavoir-relier : Méthodologie relationnelle développée par Valérie Gauthier (02:49, 03:48)TechnologiesWhatsApp, SMS, MOOC (Massive Open Online Courses) : évoqués pour illustrer les effets du digital sur la communication (05:14, 02:55)Ressources animalesFonctionnement des chevaux sauvages : comme métaphore du leadership contextualisé et sensoriel (08:40)Timestamps clés (optimisés YouTube)00:20 | Pourquoi dialoguer est un vrai travail01:19 | La tentation de la catégorisation : pervers, toxique…02:01 | Ce qu'on oublie : la relation avant tout02:55 | Le digital peut-il nous reconnecter ?04:17 | Créer un lien profond même à distance06:25 | Synchronicité vs. asynchronicité : l'erreur du WhatsApp08:40 | Ce que les chevaux nous enseignent sur le leadership10:54 | Le retour des sens dans les relations humainesHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invité du 29 janvier 2026 avec Dominique Seux, éditorialiste aux Echos, et à France Inter, auteur avec Thomas Porcher de "Les débats de l'éco", aux éditions Plon. L'épilogue approche sur le budget : le Sénat a rejeté aujourd'hui d'emblée le projet de loi de finances pour 2026, ouvrant la voie à une adoption définitive du texte en début de semaine prochaine après un ultime 49.3 attendu demain à l'Assemblée nationale. Les sénateurs ont donc fait le choix de ne pas retarder plus longtemps les débats budgétaires, ouverts depuis le début de l'automne. Ils auraient pu relancer la discussion, mais cela se serait sans doute révélé vain car seul le gouvernement a la main sur les mesures qu'il compte conserver dans la copie finale via l'utilisation du 49.3, qui lui permet de faire adopter un projet de loi sans vote.Les débats ont tourné court au Sénat, où ni la droite sénatoriale, majoritaire à la chambre haute avec ses alliés centristes, ni la gauche, ancrée dans l'opposition, ne soutenaient la copie finale du budget. "C'est un fiasco sur le fond (...) mais également quant à la méthode employée par le gouvernement", a fustigé le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (Les Républicains), dénonçant un texte "funeste pour l'activité économique".Le Sénat n'a pas digéré, notamment, que le gouvernement maintienne une surtaxe visant les bénéfices des grandes entreprises, qui devrait rapporter 7,3 milliards d'euros en 2026.Le budget est "imparfait", a reconnu la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, mais "il est le produit d'un compromis bâti patiemment", a-t-elle défendu, alors que le gouvernement a obtenu un accord de non-censure avec les socialistes. Elle a souligné que le Sénat y avait pris sa part, notamment sur le budget des collectivités territoriales, où les propositions des sénateurs ont été confirmées, à peu de choses près, par le gouvernement dans sa copie finale.Une partie de la gauche a regretté ces débats écourtés. "La droite capitule, renonce devant l'obstacle, se couche devant la ligne gouvernementale. Ce n'est pas sérieux pour la place du Sénat dans le débat", a regretté le président des sénateurs écologistes, Guillaume Gontard.Dominique Seux décryptera avec nous qui sont les gagnants et les perdants de ce budget.
Le sujet :L'industrie financière a transformé l'investissement en produit de grande consommation : private equity à 1 €, gestion passive, ETF, DCA automatisé… Mais cette démocratisation cache un piège redoutable : des idées reçues qui vous poussent à investir sans vous poser les bonnes questions.L'invité du jour :Mathieu Vaissié est directeur associé de Ginjer AM et chargé de cours en gestion d'actifs à l'Université Paris-Dauphine.Au micro de Matthieu Stefani, il déconstruit 10 croyances populaires qui vous font perdre de l'argent. En voici 5 :La volatilité n'est pas le vrai risqueLa diversification dilue les gains potentielsLes frais bas ne garantissent pas la performanceLe DCA vous fait manquer les meilleures opportunitésLes thématiques populaires sont les pires investissementsPréparez-vous à remettre en question tout ce que vous croyiez savoir sur l'investissement.Ils citent les références suivantes :Le compte Instagram L'Esprit CritiqueLe livre de Shane Parrish, Penser avec clartéL'étude SPIVAL'étude "Mind the Gap US 2025" de MorningstarAinsi que d'anciens épisodes de La Martingale :Le premier épisode de Mathieu Vaissié dans La Martingale : #63 Gérer ses risques, de la théorie à la pratiqueOn vous souhaite une très bonne écoute ! C'est par ici si vous préférez Apple Podcasts, ou ici si vous préférez Spotify.Et pour recevoir toutes les actus et des recommandations exclusives, abonnez-vous à la newsletter, c'est par ici.La Martingale est un podcast du label Orso Media.Merci à notre partenaire Louve Invest, l'assurance-vie aux frais les plus bas du marché*.Bénéficiez de 0,35% de frais de gestion à vie sur les supports en unités de compte jusqu'au 14/02 : https://lp.louveinvest.com/offre-av-la-martingale*Source : Benchmark de novembre 2025 réalisé par Les Echos Études.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Birmanie, le processus électoral s'est achevé et la junte n'est en rien menacée de ses pleins pouvoirs. Depuis son coup d'État de 2021, qui a mis fin à la brève transition démocratique débutée en 2015, des forces de résistance, alliées à des groupes ethniques, combattent les militaires. Les civils fuient par dizaines de milliers ; bombardements, persécutions et crise économique. Ils fuient dans les pays voisins comme la Thaïlande. « Refuge précaire sur le sol thaïlandais pour les exilés birmans », un Grand reportage à Mae Sot, de Juliette Chaignon, épaulé de son fixeur Shakeel.
Carlos Diaz, c'est l'histoire d'un entrepreneur français qui a compris très tôt que le jeu n'était pas le même selon le terrain. Tout commence à Limoges en 1997, quand il crée avec son frère Manuel une agence digitale totalement improbable, à une époque où Internet n'était encore qu'un bricolage pour initiés. Ils travaillent depuis la province, mais leurs clients sont déjà à Paris et l'un des plus importants leur confie même toute sa stratégie digitale, en France comme à l'international. Très vite, Carlos plonge dans la première vague tech : le web dynamique, le SaaS, le cloud et même un réseau social d'entreprise avant que Slack n'existe ! Mais en France, personne ne comprend. Les usages sont figés, l'ambition dérange, la prise de risque fait peur. Alors en 2010, Carlos traverse l'Atlantique pour les États-Unis avec femme et enfant. Ce qui devait être une parenthèse de 2 ans devient une immersion totale. Quinze ans plus tard, il vit toujours là-bas. Pendant toutes ces années, Carlos a décortiqué l'Amérique de l'intérieur : sa culture du dépassement, son obsession du business, son rapport décomplexé à l'argent. Cette mentalité du « All-in » permanent où tout peut exploser ou s'effondrer. Entrepreneur, il devient aussi VC, investit dans 57 startups et observe de près ceux qui tiennent le choc et ceux qui repartent, brisés par le choc culturel. Il voit les États-Unis aspirer les talents, les ambitions, les financements. Et il comprend que la réussite ici n'est pas qu'une question d'idée, mais de système, d'énergie, de brutalité aussi. Aujourd'hui, avec son podcast Silicon Carne, il construit un média devenu un vrai business, suivi par une audience ultra qualifiée de décideurs français. Un échange fascinant, brut, lucide avec un entrepreneur passionnant et passionné. Bonne écoute !===========================
Ce jeudi 29 janvier, François Sorel a reçu Michel Levy Provençal, prospectiviste, fondateur de TEDxParis et de l'agence Brightness, Jérôme Marin, fondateur de cafetech.fr, et André Loesekrug-Piétri, président de JEDI (Joint European Disruptive Initiative). Ils se sont penchés sur les perspectives de Meta en matière d'intelligence artificielle, la baisse des performances financières de l'activité jeux vidéo de Microsoft, le développement des lunettes connectées de Snapchat, ainsi que la réflexion de Dario Amodei sur l'IA, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Ce jeudi 29 janvier, François Sorel a reçu Michel Levy Provençal, prospectiviste, fondateur de TEDxParis et de l'agence Brightness, Jérôme Marin, fondateur de cafetech.fr, et André Loesekrug-Piétri, président de JEDI (Joint European Disruptive Initiative). Ils se sont penchés sur le changement de cap de Tesla en misant sur l'IA et la robotique, et l'introduction bientôt en Bourse de SpaceX, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Ce jeudi 29 janvier, Matthieu Courtecuisse, président et fondateur de Sia Partners, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Ils sont revenus sur la situation des entreprises aux États-Unis à la lumière des différentes mesures prises par Donald Trump. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
À 16 ans, Jonathan Anguelov livre des pizzas sous la pluie dans le 7ème arrondissement de Paris.Il arrive trempé devant une porte qui s'ouvre sur trois jeunes en smoking, au bras de filles magnifiques, en route pour un gala. Des anciens camarades de classe.Ils le reconnaissent. Ils rigolent. Ils se foutent de sa gueule, prennent les pizzas et lui claquent la porte au nez.Ce jour-là, Jonathan se jure : plus jamais.Plus jamais la honte. Plus jamais l'humiliation. Plus jamais être celui qu'on regarde de haut.Quelques années plus tard, il co-fonde Aircall. La boîte devient une licorne valorisée à plus d'un milliard de dollars. Jonathan est aujourd'hui investisseur immobilier (200 millions d'actifs achetés), au casting de "Qui veut être mon associé" sur M6, et incarne l'un des parcours les plus brutaux et inspirants de la French Tech.Mais son histoire commence bien avant Aircall.Mère immigrée bulgare. Père inconnu. Famille d'accueil. Faim. Solitude. Une mère escroquée qui perd tout et sombre dans l'alcool. Un gamin balloté de foyers en foyers, qui découvre les cités HLM, les bagarres, le froid... et cette honte qui ne le quitte pas.Dans cet épisode d'Off The Record, Jonathan se livre sans filtre :→ Comment la honte est devenue son carburant→ L'histoire des 26€ manquants qui ont changé la culture d'Aircall→ Pourquoi l'immobilier reste son premier amour (et son meilleur investissement)→ Sa vision sans concession sur la France, les impôts et l'entrepreneuriat→ Pourquoi il refuse de partir malgré toutUne question traverse tout l'entretien : qu'est-ce qui nous pousse vraiment à réussir ? La passion, le talent... ou l'esprit de revanche ? Cette épisode nous aura pris deux ans à enregistrer... et je me rends compte combien il était nécessaire. Merci Jonathan pour ta confiance
durée : 00:15:04 - Journal de 8 h - Ils sont invisibles, mais leurs souffrances bien réelles. Dans les centres d'appels, 40% des salariés interrogés souhaitent quitter leur emploi, selon un sondage du syndicat Sud.
Radio Foot, deux émissions en direct (16h10-21h10 T.U.) Ligue des Champions, une dernière journée échevelée, 18 rencontres qui débutent à 20h T.U. ! : - Le tenant du titre retrouve un adversaire qui lui avait donné du fil à retordre, il y a 2 saisons. ; - Des Turinois qui ont séché le Napoli dimanche (25 janvier 2026). ; - Le PAOK en deuil. - Le tenant du titre retrouve un adversaire qui lui avait donné du fil à retordre, il y a 2 saisons. Le faux pas du PSG contre le Sporting oblige les Parisiens à faire un dernier effort, face à Newcastle. Les « Toons » d'Eddie Howe talonnent au classement l'équipe de Luis Enrique. Retour dans le groupe rouge et bleu de Joao Neves et Achraf Hakimi, Fabian Ruiz est préservé. - Atouts côté anglais : Woltemade, Wissa, ou encore Gordon, très à l'aise sur les terrains européens. - L'OM pour ne pas tout gâcher. Après la déroute face à Liverpool, les Olympiens jouent gros à Bruges, 27è, obligé de s'imposer pour disputer les barrages. Hans Vanaken et ses coéquipiers vont-ils les faire déchanter ? - Monaco a peu de marge de manoeuvre. Litanie de blessures et de mauvais résultats, que peuvent espérer les Rouge et Blanc face à une Juventus Turin en confiance ? - Des Turinois qui ont séché le Napoli dimanche. Des Azzurri en danger en C1 (25è). Ils feront face à Chelsea qui, comme 5 autres clubs anglais, peut espérer ne pas passer par les barrages. - Eindhoven peut-il profiter du petit coup de moins bien du Bayern ? Le PSV de Peter Bosz a encore la qualification à portée de main, reste difficile à jouer dans son antre, mais aura face à lui le 2è du classement. Coup de Mou interdit pour Benfica. Les Aigles 29ès avec 6 points, accueillent les Merengues d'Alvaro Arbeloa. Un latéral qui a joué sous les ordres du Special One de 2010 à 2013. - Le PAOK en deuil. 7 supporters du club grec qui s'apprêtent à affronter l'OL en Ligue Europa ont été tués lors d'un accident de la route hier (27 janvier 2026), alors qu'ils devaient assister au match de jeudi. La formation de Salonique a demandé le report de la rencontre, la demande n'a pas abouti. Autour d'Annie Gasnier : Éric Rabesandratana, David Lortholary et Bruno Constant. - Technique/réalisation : Laurent Salerno -- David Fintzel/Pierre Guérin.
Radio Foot, deux émissions en direct (16h10-21h10 T.U.) Ligue des Champions, une dernière journée échevelée, 18 rencontres qui débutent à 20h T.U. ! : - Le tenant du titre retrouve un adversaire qui lui avait donné du fil à retordre, il y a 2 saisons. ; - Des Turinois qui ont séché le Napoli dimanche (25 janvier 2026). ; - Le PAOK en deuil. - Le tenant du titre retrouve un adversaire qui lui avait donné du fil à retordre, il y a 2 saisons. Le faux pas du PSG contre le Sporting oblige les Parisiens à faire un dernier effort, face à Newcastle. Les « Toons » d'Eddie Howe talonnent au classement l'équipe de Luis Enrique. Retour dans le groupe rouge et bleu de Joao Neves et Achraf Hakimi, Fabian Ruiz est préservé. - Atouts côté anglais : Woltemade, Wissa, ou encore Gordon, très à l'aise sur les terrains européens. - L'OM pour ne pas tout gâcher. Après la déroute face à Liverpool, les Olympiens jouent gros à Bruges, 27è, obligé de s'imposer pour disputer les barrages. Hans Vanaken et ses coéquipiers vont-ils les faire déchanter ? - Monaco a peu de marge de manoeuvre. Litanie de blessures et de mauvais résultats, que peuvent espérer les Rouge et Blanc face à une Juventus Turin en confiance ? - Des Turinois qui ont séché le Napoli dimanche. Des Azzurri en danger en C1 (25è). Ils feront face à Chelsea qui, comme 5 autres clubs anglais, peut espérer ne pas passer par les barrages. - Eindhoven peut-il profiter du petit coup de moins bien du Bayern ? Le PSV de Peter Bosz a encore la qualification à portée de main, reste difficile à jouer dans son antre, mais aura face à lui le 2è du classement. Coup de Mou interdit pour Benfica. Les Aigles 29ès avec 6 points, accueillent les Merengues d'Alvaro Arbeloa. Un latéral qui a joué sous les ordres du Special One de 2010 à 2013. - Le PAOK en deuil. 7 supporters du club grec qui s'apprêtent à affronter l'OL en Ligue Europa ont été tués lors d'un accident de la route hier (27 janvier 2026), alors qu'ils devaient assister au match de jeudi. La formation de Salonique a demandé le report de la rencontre, la demande n'a pas abouti. Autour d'Annie Gasnier : Éric Rabesandratana, David Lortholary et Bruno Constant. - Technique/réalisation : Laurent Salerno -- David Fintzel/Pierre Guérin.
Près de quatre ans après que Vladimir Poutine a envoyé ses soldats en Ukraine, la nouvelle donne en Russie se précise et s'installe. Ascenseur social pour certains vétérans, la guerre fait aussi sentir ses effets sur les finances nationales et locales. C'est notamment le cas pour le budget 2026 de la région d'Irkoutsk, difficile à boucler. Au sommet d'une colline, une petite église aux bulbes dorés qui se découpent dans le ciel de neige. Un cercueil recouvert du drapeau russe franchit la sortie, pendant que le long du chemin, des femmes, chacune un drapeau à la main, l'escorte pour un hommage : c'est l'enterrement d'un soldat russe mort en Ukraine, annoncé dans la presse locale par le comité des mères de combattants. Quelques centaines de mètres plus bas, le long d'une voie rapide, un atelier de réparation de pneus. Entre les deux, en pente douce, une petite allée arborée, bordée de portraits de combattants décédés : on l'appelle ici « l'allée des héros ». « Je les connais presque tous personnellement », confie Artëm, lui-même vétéran de « l'opération spéciale ». « Il y en a un avec qui je me suis battu côte à côte. Il y en a qui étaient avec Wagner, et il y en a d'autres du ministère de la Défense. Leurs portraits ont été ajoutés à ceux morts au combat en Tchétchénie et en Afghanistan. » Artëm est le propriétaire d'un atelier de réparation, 20 mètres carrés à la sortie de Baïkalsk, une petite localité en déclin depuis une dizaine d'années et qui comptait 13 000 habitants au dernier décompte officiel de 2021. Une agglomération sur les rives du lac Baïkal dans laquelle « on ne trouve pas de travail décent », dit-il. Recruté par Evgueni Prigojine Entre les scies visseuses, marteaux, clous et pneus, Artëm accueille ses clients avec, dès l'entrée, le drapeau de Wagner déployé sur un pan de mur. « Certains posent des questions, d'autres ne reconnaissent même pas le drapeau ; pour eux, ce n'est qu'une image. Certains sont tout simplement trop loin de cette réalité. Pour moi, bien sûr, c'est le souvenir d'y avoir participé. Même si, avec le bout de métal que j'ai désormais à la place d'une partie du bras et de l'épaule, j'ai une mémoire pour toujours. » Artëm a été blessé lors de la bataille de Bakhmout en 2023, dans un bataillon d'assaut. « Certains clients m'embrassent et me félicitent », raconte-t-il, « mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Beaucoup de gens, je dirais à peu près 50 %, se fichent de savoir qu'il y a une guerre qui se déroule en ce moment. » À écouter dans Grand reportageSyndrome afghan : le pouvoir russe face à ses vétérans de la guerre d'Ukraine Quant au fait que le groupe paramilitaire fondé par Evgueni Prigojine ait été sanctionné par les États-Unis et l'Union européenne ainsi que d'autres pays pour — notamment — crimes de guerre et activités déstabilisatrices en Ukraine, en Syrie et en Afrique, peu importe en Russie, tant le groupe s'est banalisé et même parfois romantisé dans certains esprits. Artëm, lui, a choisi Wagner plutôt que l'armée régulière en juin 2023 « parce que ses hommes y ont leur propre loi ». Artëm dit aussi avoir été à l'époque « épuisé mentalement » par sept années passées derrière les barreaux, sept d'une peine de dix ans pour « consommation de drogue », affirme-t-il. Les prisons russes sont réputées pour leur implacable brutalité, et celles de la région d'Irkoutsk, très nombreuses, ont été secouées en 2021 par un scandale de tortures et d'abus tels que le comité d'enquête, organe qui répond directement au Kremlin, s'en était officiellement saisi. Combattre en Ukraine : « Une deuxième chance dans sa vie » pour un prisonnier Au printemps 2023, alors qu'Artëm est derrière les barreaux, une rumeur traverse la prison « comme une radio interne », dit-il : les recruteurs de Wagner arrivent. C'est Evgueni Prigojine lui-même qui se présente. Le dirigeant du groupe paramilitaire est précédé par un bus d'Omon, les forces anti-émeutes, pour garantir l'ordre, et est arrivé dans la cour de la prison en hélicoptère, une arrivée « spectaculaire » se rappelle Artëm. Ses souvenirs sont très précis. Il décrit Prigojine qu'il surnomme « Oncle Génia » au milieu des prisonniers en cercle, posant les conditions du contrat, « ne cachant rien des pour et des contre ». Précisant aussi que n'étaient pas concernés pour le recrutement « les condamnés pour viol et pédophilie », dit Artëm, qui ajoute : « les orphelins étaient prioritaires ». À lire aussiRussie: après les funérailles, l'amertume des partisans d'Evgueni Prigojine À 33 ans à l'époque, Artëm avait de toute façon déjà pris sa décision. « Il me restait encore beaucoup de temps à passer en prison et je n'en pouvais plus. Et pour moi, signer, c'était une deuxième chance, une chance de réparer ma vie, et il fallait la prendre. Quand on a traversé la guerre, on recommence sa vie à zéro, on est gracié par décret du président de la Fédération de Russie. On a un document officiel signé par Vladimir Poutine lui-même, qui dit qu'on est pardonné pour héroïsme et pour bravoure. C'est quelque chose qui encourage à signer. » Sorti de prison au terme de sa peine, Artëm sait qu'il aurait été en difficulté dans une société russe sans concessions pour les anciens « taulards ». Aujourd'hui, avec la somme généreuse que lui a versée Wagner pendant la guerre, Artëm a investi dans un commerce rentable. Il a aussi désormais un statut symbolique dans la société, tant les combattants sont glorifiés et présentés par le pouvoir comme des modèles à suivre, et rencontre régulièrement des gradés au sein de la société locale des vétérans. À lire aussiL'armée russe recrute aussi à la télévision À 38 ans aujourd'hui, Alexander a lui signé à l'automne 2023 pour deux ans pour le ministère de la Défense. Sans prévenir sa famille ni ses amis, leur envoyant une simple photo de lui en uniforme. Pourquoi s'engager ? « C'est une question difficile », répond-il. Avant d'avancer que c'est la décision d'« un homme, un vrai ». C'est d'ailleurs un motif d'engagement régulièrement mis en avant par le ministère russe de la Défense dans ses spots de campagne de recrutement. Alexander affirme aussi avoir voulu « voir ce qu'était la guerre ». Il refuse de parler de ce qu'il a fait et vu, « vous ne comprendriez rien », dit-il d'un air de défi ; et ne dit pas un mot de la blessure qui lui a valu de longs mois d'hospitalisation et une démobilisation au bout d'un an et demi. Avant de s'engager, cet ancien commandant d'une unité d'assaut dirigeait une entreprise de bâtiment de taille moyenne. De retour d'un long séjour à l'hôpital après les combats, avec essentiellement l'argent de son contrat et les indemnités pour blessure, il a construit puis ouvert en décembre un restaurant de grillades, « un rêve qu'il avait depuis plusieurs années » Quant au terrain pour le construire, Alexander a fait valoir ses droits auprès de l'administration locale : un décret de Vladimir Poutine accorde gratuitement un terrain à tous ceux décorés, comme lui, de l'ordre du Courage. Il est normalement dédié à la construction de la résidence principale, mais, dit Alexander avec un sourire en coin, « avec moi, l'administration locale regarde ailleurs ». La valeur du terrain est estimée à 1,5 million de roubles, presque 20 000 euros au cours actuel. Une somme particulièrement difficile à emprunter dans une Russie où le taux directeur de la Banque centrale est à 16%. La région ne se contente pas d'appliquer les décisions du pouvoir central. Par décret régional signé le 30 décembre dernier, elle a augmenté la prime de signature d'un contrat pour aller se battre en Ukraine aux volontaires résidant dans la région à 1,4 million de roubles (près de 17 000 euros au cours actuel), allant jusqu'à 2,4 millions (près de 30 000 euros) si le contrat est signé entre le 1ᵉʳ et le 31 janvier. Nombreuses prisons et tradition militaire, double vivier de recrutement Soldats de métier, mobilisés ou volontaires, dans la région d'Irkoutsk, ils sont nombreux à être partis pour l'Ukraine, mais les chiffres précis sont inconnus : ils sont classés secret défense. Les indices d'un large engagement sont cependant nombreux. « Dans presque chaque famille, il y a des gens qui connaissent quelqu'un lié d'une manière ou d'une autre à la guerre. Ou ils ont des amis qui se sont battus, qui sont en quelque sorte impliqués », explique Alexey Petrov, historien local, désigné agent de l'étranger en 2021. « Et parce que beaucoup de Sibériens se battent là-bas [en Ukraine, NDLR], Irkoutsk se classe parmi les plus gros contributeurs régionaux en termes de montant d'argent collecté pour la guerre, mais aussi en termes d'aide directe aux soldats, sans doute la première sur les dix régions de Sibérie. Toutes les organisations et fondations qui y sont liées sont très actives ici, envoient constamment de l'aide, des cadeaux pour la nouvelle année, des cartes, toutes sortes de choses ». Les nombreuses prisons, vivier de recrutement, y sont évidemment pour quelque chose — deux ont déjà été fermées en presque quatre ans de conflit, et il en reste 21. L'argent, évidemment, aussi : « Hier, vous étiez conducteur de tracteur, et aujourd'hui, vous êtes conducteur de camion sur le front. Et vous gagnerez cinq fois plus », dit Alexey Petrov. Mais l'histoire régionale joue aussi un rôle décisif, explique-t-il, et elle prend ses racines sous l'Union soviétique : « Irkoutsk était le centre du district militaire sibérien jusqu'en 1953, date de la mort de Staline. Toutes les troupes stationnées sur le front de l'Est ont été formées ici. Le défilé de la Victoire de 1945 dans la ville chinoise de Harbin [défilé militaire solennel de troupes de l'Armée rouge soviétique le 16 septembre 1945, NDLR] était dirigé par le général Beloborodov, originaire d'Irkoutsk. Jusqu'à sa fermeture en 2011, nous avions une très grande école, l'École d'aviation militaire d'Irkoutsk. Et il y a des dizaines de milliers de soldats qui se sont toujours entraînés ici. » Rare alerte budgétaire L'attaque de drones ukrainiens le 1er juin dernier, à plus de 4 000 kilomètres de la ligne de front, a, elle, marqué les esprits. Kiev a affirmé avoir visé la base aérienne stratégique de Belaïa, à une quinzaine de kilomètres d'Irkoutsk, une cible non confirmée par la Russie. Le gouverneur de la région a évoqué une unité militaire stationnée dans un village. Mais ce dont on parle le plus facilement à Irkoutsk cet hiver, c'est de la hausse des prix, manifeste partout en Russie. Le budget 2025 de la région, qui a été si difficile à boucler, a aussi suscité des réactions. Selon le journal Védomosti, daté du 25 novembre dernier, les plus larges déficits régionaux en valeur absolue sur les 89 régions que compte le territoire national concernaient deux régions de Sibérie : celle de Kemerovo (-43.9 milliards de roubles) et Irkoutsk (-41.1 milliards de roubles). À lire aussiLe charbon russe connaît sa pire crise depuis trente ans Kemerovo, au sud, est une région industrielle réputée pour être en crise depuis deux ans, car elle dépend d'une filière charbon qui ne trouve plus de débouchés. Pour expliquer les difficultés de celle d'Irkoutsk, Nadejda Grosheva, docteur en économie, directeur de la Baikal International Business School de l'université d'État d'Irkoutsk, et membre du Conseil stratégique de la région d'Irkoutsk, avance par exemple qu'en Russie, les entreprises paient leurs impôts sur le lieu de leur siège. « Si vous avez une société enregistrée à Moscou, l'impôt sur les bénéfices est payé à Moscou. Ils sont tous intégrés verticalement. » De nombreuses grandes entreprises comme Gazprom ou Rosneft opèrent en effet dans la région. Chute libre des investissements dans les infrastructures Face à la grogne suscitée par certains paiements publics en retard cet automne et au début de l'hiver, et notamment le salaire des professeurs, le gouverneur Igor Kobzev, lui, a notamment expliqué dans la presse locale la baisse des recettes de cette manière : « Des signes avant-coureurs sont apparus en 2024, car nous sommes une région tournée vers l'exportation avec des produits à forte valeur ajoutée qui représentent la part du lion du budget. » Derrière cet euphémisme, cette réalité : le budget de la région est fortement dépendant des impôts des entreprises des secteurs de l'aluminium, du diamant et du gaz, des secteurs tous sous sanctions occidentales depuis la guerre en Ukraine. Autrement dit : si le budget de la région souffre, c'est que les recettes de ces entreprises ont baissé. La région dispose bien d'un gisement de gaz, le gisement de Kavytkinskoye, qui doit être exploité pour le gazoduc « Force de Sibérie 2 », pour fournir la Chine. Mais le projet tarde toujours à se concrétiser. De quoi faire monter dans une partie de la population une question sensible sur le contrat social et la répartition des efforts. Dimitri et Oleg, deux habitants de la région qui ont demandé à rester anonymes, ont effleuré ce sujet tabou au micro de RFI. « Il y a un déséquilibre qui est en train d'apparaître au sein de la population », a avancé Oleg. « Parce que, si on compare de manière relative, les participants à l'opération spéciale reçoivent beaucoup d'argent, tandis que les travailleurs du secteur public reçoivent des kopecks. Et ce déséquilibre n'apporte rien de bon ». Dimitri a tiqué et avancé : « Combattre est un métier dangereux. C'est pour ça qu'il est si bien payé. » Oleg s'est contenté de répondre : « Je comprends pourquoi ceux qui sont à l'opération spéciale gagnent beaucoup d'argent. Je dis juste que ceux qui sont restés ici, ceux qui élèvent de jeunes enfants notamment, ne reçoivent pas beaucoup d'argent. C'est un déséquilibre qui est en train de naître, je n'ai rien de plus à dire. » Fin de l'échange. On n'est jamais trop prudents. Le gouverneur a promis de ne pas couper dans les dépenses sociales, mais la région a dû prendre un prêt pour boucler son budget 2025. Il a aussi annoncé un grand coup de frein pour l'investissement dans les infrastructures. En 2026, les financements passeront dans ce domaine de 18 milliards de roubles en 2025 à 4,3 milliards. Et encore, ce montant sera dépensé essentiellement dans les projets éligibles à un cofinancement fédéral. Tous les autres projets de construction et de réparation seront suspendus ou mis en sommeil. Cela concerne notamment les écoles et les centres sportifs.
Mercredi 28 janvier, François Sorel a reçu Yves Maitre, operating partner chez Jolt Capital, Cédric Ingrand, directeur général de Heavyweight Studio, et Tristan Nitot, directeur associé Communs Numériques et Anthropocène chez OCTO Technology. Ils se sont penchés sur le projet d'investissement de 30?milliards de dollars de SoftBank dans OpenA, et la suppression de 16 000 emplois dans le monde par Amazon, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Ce mercredi 28 janvier, François Sorel a reçu Yves Maitre, operating partner chez Jolt Capital, Cédric Ingrand, directeur général de Heavyweight Studio, et Tristan Nitot, directeur associé Communs Numériques et Anthropocène chez OCTO Technology. Ils se sont penchés sur le néerlandais ASML récoltant les fruits de l'IA avec des commandes records, l'autorisation pour ByteDance, Alibaba et Tecent d'acheter des puces NVidia, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
durée : 00:15:04 - Journal de 8 h - Ils sont invisibles, mais leurs souffrances bien réelles. Dans les centres d'appels, 40% des salariés interrogés souhaitent quitter leur emploi, selon un sondage du syndicat Sud.
durée : 00:20:02 - Lectures du soir - "Je ne sais, mon cher Aza, si je pourrai te faire comprendre combien les manières de ces sauvages m'ont paru extraordinaires. Ils ont une vivacité si impatiente que, les paroles ne leur suffisant pas pour s'exprimer, ils parlent autant par le mouvement de leur corps que par le son de leur voix. " - réalisation : Tidiane Thiang
Ce mercredi 28 janvier, Emmanuel Lincot, professeur à l'Institut catholique de Paris, directeur de recherche à l'IRIS, était l'invité de Caroline Loyer dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Ils sont revenus sur la visite britannique en Chine et l'évolution de la confiance entre Londres et Pékin. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Le Sénat français examine mercredi 28 janvier le projet de loi-cadre pour faciliter la restitution des biens culturels africains pillés durant la colonisation. C'était une promesse du président Emmanuel Macron lors de son discours à Ouagadougou en 2017. À ce jour, seule une infime partie des collections françaises a été restituée aux pays qui la réclament. La Béninoise Marie-Cécile Zinsou est la présidente de la Fondation Zinsou et la grande invitée de Sidy Yansané. RFI : Marie-Cécile Zinsou, le Sénat français étudie ce mercredi 28 janvier, une nouvelle loi pour faciliter la restitution des biens culturels africains spoliés durant la période coloniale. Expliquez-nous, s'il vous plaît, ce que va changer concrètement cette loi, si elle est adoptée. Marie-Cécile Zinsou : jusqu'ici en France, à chaque fois qu'un pays, un État, faisait une demande de restitution, il fallait voter une loi spécifique en fonction de ce qui avait été demandé. C'est ce qui est arrivé pour le Bénin, pour les 26 objets qui ont été restitués, ou pour le Sénégal avec le sabre d'El Hadj Omar Tall, et enfin, dernièrement, pour le tambour en Côte d'Ivoire. Donc, cela demandait de passer des lois spécifiques. L'idée de faire une loi-cadre aujourd'hui, c'est d'encadrer la façon dont les État vont pouvoir demander des restitutions pour qu'il n'y ait plus une loi particulière, systématique, c'est-à-dire que la représentation nationale française ne soit pas obligée de voter par objet, mais puisse établir un cadre clair et transparent pour les demandes de restitution. On peut évaluer le nombre d'objets concernés ? Aujourd'hui, c'est extrêmement compliqué. Cela dépend vraiment des États qui en font la demande. Tous les États ne réclament pas tous les objets qui ont été pris entre 1815 et 1972. Donc aujourd'hui, il est difficile d'en déterminer le nombre. On sait quels sont les États qui ont fait les demandes et sur quoi portent les demandes. Et après on peut, on verra si cette loi crée de nouvelles demandes de différents États. Mais pour l'instant, on ne peut pas donner un nombre d'objets. Cette loi fait référence à des objets qui ont été saisis de manière illicite ou sous contrainte, mais il n'y a pas du tout de référence claire à la colonisation ? Écoutez, ça, c'est une chose qui est malheureusement un des échecs de cette loi, qui est de ne pas dire les choses. Ne pas parler de colonisation c'est très étrange dans ce contexte. La période est large, 1815-1972. Mais ce dont on parle, ce sont des biens spoliés par la colonisation. Jamais il n'est fait mention dans ce texte de la colonisation, de repentance, de réparation. Rien n'est dit à ce sujet. Or, la France a un problème avec son histoire coloniale et avec sa façon d'éviter le sujet de manière systématique. Si on prend les pays européens, il s'agit bien, dans le cas de la Belgique de parler de passé colonial de même que dans le cas des Pays-Bas, qui ont aussi légiféré sur la question de la restitution. Il s'agit de réparer l'injustice faite par la colonisation et d'accepter de manière automatique les demandes quand elles viennent d'États qui ont été colonisés par les Pays-Bas. Les objets, c'est formidable, mais à un moment, il faudra restituer l'histoire, il faudra restituer la fierté et on ne pourra pas éternellement cacher ce qui s'est passé pendant la colonisation française. Parmi ces 30 objets rendus par la France, vous l'avez dit, 26 concernaient le seul Bénin, votre pays. Est-ce à dire que le Bénin est à la pointe de la demande de restitution et pourquoi, selon vous ? Il faut bien se souvenir que depuis les indépendances, les pays demandent à voir leur patrimoine revenir sur leurs terres. Ce sont des demandes qui ont été systématiquement refusées sur le principe de l'inaliénabilité du patrimoine français. À partir du discours de Ouagadougou qui intervient en 2017. Mais il ne faut pas oublier que le Bénin fait sa demande en 2016. Cela fait longtemps que des pays n'ont pas demandé puisque leurs demandes étaient systématiquement refusées. Le Bénin a relancé cela en fait, il n'a pas lâché et il a insisté. Et c'est arrivé au moment où Emmanuel Macron a décidé de changer la politique française sur ces questions. Et je crois d'ailleurs que le Bénin fait à nouveau une demande de restitution pour certains objets qui n'avaient pas été prise en compte dans la première vague de restitution. Et le Bénin, pourquoi ? Parce que je crois que la population est très mobilisée. La jeunesse est énormément mobilisée. On a entendu la jeunesse béninoise sur les réseaux sociaux, on l'a entendu dans le débat public. Les gens sont très conscients de l'importance du retour du patrimoine pour déterminer où l'on va. C'est quand même toujours plus facile de savoir d'où l'on vient. La presse s'est largement fait l'écho du retour de ces œuvres au Bénin. Sans oublier le très beau film Dahomey de la cinéaste Mati Diop. On a vu des chefs coutumiers faire le déplacement, des étudiants, des familles depuis que ces biens ont retrouvé leur patrie d'origine. Diriez-vous que le peuple béninois a su se le réapproprier ? En fait, c'est très difficile de s'imaginer un pays où vous n'avez pas accès à votre patrimoine. Vous n'avez pas accès à votre histoire et tout à coup, ces objets reviennent. Et ces objets sont porteurs de votre histoire. Ils racontent qui vous étiez avant qu'on vienne vous envahir et qu'on vienne effacer votre identité. Les réactions pendant l'exposition étaient sidérantes. Les gens pleuraient devant les vitrines en voyant ces objets qu'ils découvraient pour la première fois. Ce sont des objets pour ce qu'ils portent avec eux de notre mémoire et de notre histoire. À lire aussiFrance: la loi pour simplifier les restitutions de biens culturels examinée au Sénat À lire aussiCatherine Morin-Desailly: «Les mentalités ont évolué», «les biens culturels volés méritent de retrouver leur pays d'origine»
C dans l'air du 27 janvier 2026 - Iran : le carnage et l'« armada » de Trump« Il pourrait y avoir des dizaines de milliers de victimes ». La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l'homme dans la République islamique d'Iran estime, dans un entretien au Monde, que la coupure d'Internet dans le pays a dissimulé l'ampleur réelle des tueries lors de la répression des manifestations au début du mois de janvier. Des images de la morgue de Kahrizak, à Téhéran, remplie de corps de manifestants, ont circulé sur les réseaux sociaux, avant que le pouvoir ne coupe les communications. Depuis, les nouvelles venues d'Iran sont rares, mais des Iraniens témoignent. Ils confirment des tirs à l'arme lourde sur les manifestants, des raids jusque dans les hôpitaux et « des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes arrêtées. Il y a des signalements de faits de négligence médicale, de torture dans les centres de détention et d'agressions sexuelles », explique Mai Sato. En charge de ce mandat depuis le mois d'août 2024, elle estime également que le nombre d'exécutions ne cesse de gonfler au fil des ans dans le pays.Dans ce contexte, l'arrivée dans la zone d'une « armada » navale interroge. Pourquoi de nombreux navires de guerre américains ont-ils pris la route vers l'Iran ? Alors qu'une intervention militaire semblait s'être éloignée, Donald Trump maintient la pression sur le régime des mollahs. « On a une sacrée armada, elle est massive, et peut-être que l'on devra utiliser la force, on verra », avait affirmé le président des États-Unis le 22 janvier dernier. Elle est « plus grande qu'au Venezuela », a-t-il ajouté ces dernières heures, dans une allusion à la capture du chef d'État vénézuélien Nicolás Maduro début janvier. Mais à quoi serviraient des frappes maintenant ? Trump peut-il viser le Guide Ali Khamenei ?L'Iran « ne permettra pas qu'une menace à la sécurité nationale (…), même à ses prémices, atteigne le stade de l'action », a affirmé de son côté le ministère des Affaires étrangères iranien, alors que le porte-avions américain Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés lundi dans le golfe Persique. De leur côté, les Émirats arabes unis, qui accueillent une base aérienne américaine, ont déclaré qu'ils n'autoriseraient pas l'usage de leur territoire pour des attaques contre Téhéran.Nos journalistes ont rencontré Jacques Attali. Selon l'ancien conseiller de François Mitterrand, la stratégie de la menace et du chantage mise en œuvre par la présidence Trump ne marque pas une rupture par rapport aux administrations précédentes. Il revient notamment sur un épisode qui s'est produit « en mai 1983, au sommet du G7 de Williamsburg ». Au cours d'une « réunion très violente entre les seuls chefs d'État et leurs sherpas» explique-t-il, « le conseiller à la sécurité du président Reagan est venu me dire en secret que, si le président français ne cédait pas immédiatement à l'ordre américain d'inclure les armes nucléaires françaises dans le décompte de l'armement occidental face aux Soviétiques, le président américain interromprait les livraisons à la France des éléments techniques américains dont dépendaient alors encore le fonctionnement de son armement nucléaire ».Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales
Lola est maman de deux enfants et avec le papa, ils ont décidé de vivre chacun chez soi. Si à l'arrivée de leur fille le couple gère bien leur nouvelle vie de parents, l'arrivée du petit deuxième va mettre en lumière quelque chose de sous-jacent : ils ont besoin de leur espace.Lola et son conjoint vivent ensemble depuis des années, mais ils travaillent aussi tous les deux depuis chez eux. Ils sont donc ensemble 24h sur 24, et si cela semblait bien convenir à Lola, quand son chéri lui explique que lui a besoin d'air, elle accuse d'abord le coup mais va vite réaliser qu'elle aussi. Elle déménage sur le palier d'en face, et le couple vit cette nouvelle vie ensemble, séparément. Ils s'organisent une garde partagée avec les enfants et se donnent des rendez-vous amoureux, pour se retrouver. Aujourd'hui Lola adore cette indépendance, elle a retrouvé les passions qu'elle avait mises de côté, et certaines de ses amies envient même un peu sa liberté retrouvée.Bonne écoute !----------------------------------------------Vous aimez le podcast HelloMammas ? Mettez ⭐⭐⭐⭐⭐ — sur Apple Podcast, Spotify ou Deezer ça nous aide énormément et abonnez-vous gratuitement sur votre plateforme d'écoute préférée pour ne manquer aucun épisode !On se retrouve chaque mardi pour un nouvel épisode
Mardi 27 janvier, François Sorel a reçu Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, Didier Sanz, journaliste tech, et Frédéric Krebs, président de Krebs & Partners. Ils se sont penchés sur la panne de TikTok depuis le lancement de la filiale américaine, le déploiement de la constellation TeraWave par Jeff Bezos, et la descente aux enfers d'Ubisoft, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Ce mardi 27 janvier, François Sorel a reçu Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, Didier Sanz, journaliste tech, et Frédéric Krebs, président de Krebs & Partners. Ils se sont penchés sur l'attaque de l'Europe à Google pour le forcer à ouvrir son IA et ses données à la concurrence depuis la mise en place du DMA, ainsi que Meta et YouTube devant la justice californienne pour un procès concernant la protection des mineurs, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Martin Solveig, c'est bien plus qu'une carrière musicale hors normes.C'est aussi une trajectoire de vie, faite de choix assumés, de renoncements nécessaires… et d'un couple qui s'est construit dans le mouvement.Dans cet épisode un peu particulier, j'ai proposé à Martin de venir accompagné de son épouse, Léa. Ensemble, ils croisent leurs regards sur ce que cela signifie vraiment de durer quand on vit à cent à l'heure, quand la scène, les tournées et la création occupent une place immense, et quand l'équilibre se joue souvent loin des projecteurs.On parle de leur vie à deux, de la manière dont ils se soutiennent sans jamais vraiment travailler ensemble, des compromis invisibles, des décisions structurantes, et de cette nécessité de se réinventer au fil des années.Ils racontent aussi l'impact de la célébrité sur le quotidien, le rapport au temps, à la fatigue, à la famille, et ce moment charnière où Martin décide de fermer un chapitre pour en ouvrir un autre.Au-delà de la musique, cet épisode explore la créativité, l'audio comme média d'avenir, la transmission, et ce que ça implique de penser sa carrière sur le long terme, à deux.Une conversation rare, sincère, parfois drôle, parfois très lucide, qui donne à voir l'envers du décor d'une réussite… vécue en couple.Je vous laisse découvrir ma conversation avec Martin Solveig et Léa.Bonne écoute ✨Chapitrage00:00 – Introduction03:40 – Les débuts : tomber dans la musique presque par hasard09:20 – Faire ses preuves dans un milieu ultra-compétitif15:30 – Le rapport au succès et aux attentes du public22:10 – Pourquoi durer est plus difficile que réussir29:40 – Discipline, solitude et rigueur quotidienne37:50 – Dire non : un superpouvoir sous-estimé45:30 – La pression de l'industrie musicale52:10 – Créer sans s'épuiser : protéger son énergie59:40 – Le regard sur la célébrité et le temps qui passe1:00:00 – Le crible du podcast1:13:10 – L'équilibre entre vie personnelle et créationNotes et références de l'épisode ✨ Pour retrouver Martin Solveig : Sur InstagramSur YouTubeSur SpotifySur Apple Music✨ Pour retrouver Alma Studio : Sur leur siteSur l'Apple StoreSur Google PlaySur YouTubeSur InstagramSur SpotifySur Apple Podcast✨ Pour retrouver les livres cités dans l'épisodeMartin Eden de Jack London✨ Pour retrouver les films cités dans l'épisodePerfect Days, de Wim WendersLes Ailes du désir de Wim WendersLes films de David Fincher#martinsolveig #podcastfrançais #créationartistique #succès #longévité #discipline #libertécréative #industriemusicale #musiqueélectronique#parcoursinspirant #créateurs #mindset #équilibredevie #artiste #réussitedurableVous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
durée : 00:15:16 - Journal de 8 h - Les démocrates scandalisés par les violences policières à Minneapolis ont-ils trouvé un moyen d'agir ? Ils ont l'intention de bloquer le budget destiné à l'ICE. Un agent de la Border Patrol, une autre police fédérale de l'immigration, a abattu un infirmier samedi dans la ville du Minnesota.
Guitariste et producteur tchadien, Afrotronix présente Köd, son troisième album sorti le 16 janvier 2026. Et Benito, humoriste français d'origine comorienne, présente Benito sincère, le spectacle qu'il joue tous les samedis et dimanches sur la scène du République, à Paris. Ils répondent aux questions de Claudy Siar, Warra Charlotte Gomis et Stéphane Linon. Afrotronix propose un projet de 27 chansons qu'il définit comme une réflexion sur l'intelligence artificielle, entre autres. Fidèle à son héritage musical, il continue de nous transporter dans une transe afrofuturiste tout en arborant sur scène un casque futuriste qui symbolise la sagesse ancestrale. Plus d'informations sur Afrotronix Benito a d'abord conquis son public sur les réseaux sociaux. Depuis, l'artiste poursuit son ascension dans un spectacle dans lequel il souhaite rassembler les personnes en quête de rires et de vérités. Plus d'informations sur Benito Playlist du 26 janvier : Afrotronix - Dakoun Sougourou Afrotronix - Oda yé Afrotronix feat Hendry Massamba - Malembé sono in Therapia Afrotronix - Beyond the sky Afrotronix - Himini Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Une semaine sur deux, Lucile Woodward retrouve David Ordono, journaliste et producteur de LONG LIVE, pour revenir sur l'épisode précédent.Le principe de ce format Débrief : prolonger la conversation, partager un ressenti post-émission et confronter la parole d'un expert à la réalité du quotidien.Dans cet épisode, Lucile et David reviennent sur l'échange consacré à l'alimentation anti-inflammatoire, mené avec Wilfried Launay.Un épisode qui a beaucoup fait réagir, tant il questionne des habitudes profondément ancrées : le pain, les pâtes, les produits laitiers, le petit-déjeuner « à la française », les repas pris trop vite, trop souvent, et sans toujours écouter les signaux du corps.Ensemble, ils reprennent les grands enseignements de l'épisode :l'idée que la fatigue chronique et la fatigue après les repas ne sont pas normales,le rôle central de l'inflammation dans notre niveau d'énergie, les symptomes que sont la digestion, la peau ou les douleurs,la nécessité de faire la différence entre faim et envie, et d'apprendre à manger avec plus de conscience,l'importance de considérer l'alimentation non comme une succession de règles, mais comme un style de vie, fait d'habitudes quotidiennes, de répétitions et d'ajustements progressifs.Ils discutent aussi des difficultés très concrètes à mettre en place ces changements : la place du gluten dans notre culture alimentaire, la tentation permanente des aliments faciles et rapides, la confusion entre plaisir, satiété et excès, et ce travail mental constant que cela demande au départ.Un débrief dense, sincère et parfois engagé, qui ne cherche pas à donner des leçons, mais à ouvrir la réflexion, partager des prises de conscience et encourager chacun à avancer à son rythme, avec lucidité et bon sens.Merci à WOJO, notre partenaire qui nous soutient en nous accueillant dans ses magnifiques locaux parisiens de Saint-Lazare !
Ce lundi 26 janvier, François Sorel a reçu Thomas Serval, PDG de Baracoda, Claudia Cohen, journaliste chez Bloomberg, et Damien Douani, responsable de l'innovation de l'école Narratiiv et fondateur de Topos. Ils se sont penchés sur le débat à l'Assemblée concernant l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs, sur W, le nouveau réseau social européen qui entend défier X, ainsi que sur Visio, la riposte souveraine de l'État pour sécuriser les communications entre les agents publics, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Lundi 26 janvier, Frédéric Simottel a reçu Thomas Serval, PDG de Baracoda, Claudia Cohen, journaliste chez Bloomberg, et Damien Douani, responsable de l'innovation de l'école Narratiiv et fondateur de Topos. Ils se sont penchés sur Meta qui est accusé par Solos de vol de brevets sur les lunettes connectées, les difficultés auxquelles les IA chinoises comme Deepseek doivent faire face après des débuts en fanfare, ainsi que Microsoft qui présente son robot humanoïde, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Minter Dialogue sur les marques et le marketing digital (minterdial.fr)
Dans cet épisode, j accueille François Duranton, entrepreneur lillois et co-fondateur du cabinet de conseil ZeTrace. François partage son parcours dans l'e-commerce, la transformation des modèles économiques, et l'omnicanalité. Ils abordent les grands enjeux actuels pour les retailers, la dualité entre marque enseigne et marque produit, ainsi que la place de l'humain et de la culture d'entreprise au cœur des transformations. L'échange met en lumière les défis de la rentabilité et de l'innovation à l'ère digitale, et le rôle du courage managérial dans un contexte de permacrises et de durabilité. Points clés :1/ L'optimisation de la rentabilité et la transformation des modèles chez les distributeurs.2/ La synergie entre culture, stratégie et architecture IT pour réussir à naviguer les crises et innover durablement.
Ils sont partout. Dans les grandes villes, sur Instagram, dans les parcs, et parfois même dans nos vies.Les Run Clubs sont devenus bien plus qu'un simple rendez-vous pour courir : ce sont des communautés, des codes, une culture, et de plus en plus souvent, un levier d'influence.Dans ce nouvel épisode de DLTDC Investigation, Émilie et Cléo sont allées sur le terrain pour comprendre ce qui se joue vraiment derrière ces groupes qui séduisent autant de coureurs.Pourquoi explosent-ils aujourd'hui ? Qui les anime ? Et surtout : à quel moment la passion du running se transforme en produit ?Entre envie d'appartenance, marketing, quête de performance, contenus viraux et nouvelles stratégies de marques, elles décortiquent un phénomène à la frontière entre sport, lifestyle et business.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:15:16 - Journal de 8 h - Les démocrates scandalisés par les violences policières à Minneapolis ont-ils trouvé un moyen d'agir ? Ils ont l'intention de bloquer le budget destiné à l'ICE. Un agent de la Border Patrol, une autre police fédérale de l'immigration, a abattu un infirmier samedi dans la ville du Minnesota.
En janvier 2025, la Monusco est confrontée à une double mission : protéger les civils tout en assurant la sécurité de son propre personnel, pris dans cinq jours d'affrontements intenses. Vivian van de Perre est la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies pour la protection et les opérations de la Monusco et en est la cheffe par intérim. Elle se trouvait à Goma au moment des combats. Un an après, comment a-t-elle personnellement vécu cette bataille ? Elle répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : Un an après la prise de la ville par l'AFC/M23, comment avez-vous personnellement vécu cette bataille et ces moments de bascule pour la Monusco ? Vivian van de Perre : Merci beaucoup pour la question. La bataille de Goma, en janvier 2025, nous ne l'oublierons jamais, qu'il s'agisse de la population, des combattants des deux camps ou des Casques bleus eux-mêmes. C'est la bataille la plus intense que nous ayons connue dans l'est du pays, de par son ampleur. Elle n'a absolument rien de comparable avec la prise de Goma en 2012. Cette fois-ci, il s'agissait d'une bataille urbaine intense et prolongée. Ces journées ont été un choc par leur intensité et par ce qu'elles ont signifié pour la population de Goma et pour la mission de la Monusco, dont le mandat est de protéger les civils. Dans la ville, le sentiment immédiat n'était pas celui de considérations géopolitiques abstraites, mais celui de l'urgence. Le bruit et l'impact continus des armes légères et lourdes, la pression exercée par l'arrivée massive de civils et de personnels en uniforme venus chercher refuge dans les bases de la Monusco et la responsabilité, au milieu de tout cela, de maintenir nos Casques bleus opérationnels et concentrés malgré les risques auxquels ils étaient eux-mêmes exposés, ont constitué un véritable défi. Le 28 janvier, vous vous en souvenez peut-être, je faisais un briefing devant le Conseil de sécurité. La bataille de Goma n'était pas encore terminée. Mais la nuit, l'intensité diminuait en raison de l'obscurité. J'ai donc pu informer le Conseil depuis Goma et leur dire que la violence devait cesser immédiatement, car la situation échappait à tout contrôle d'une manière susceptible d'entraîner l'ensemble de la région dans un conflit encore plus profond. On avait vraiment le sentiment qu'il s'agissait d'un moment ou tout pouvait basculer et c'est la crainte qu'on avait. Nos bases — les bases de la Monusco — étaient touchées, tout comme les résidences de notre personnel. Et bien sûr, l'ensemble de la population civile de Goma et de ses environs était également affectée. Nous avons été pris dans des tirs croisés. Il ne s'agissait pas d'une attaque directe contre l'ONU, mais nous étions pris dans les tirs croisés. Dans le même temps, nous recevions des civils et des personnels de sécurité qui avaient besoin de protection, dans toutes nos bases — dans nos bases militaires autour de Goma, comme dans nos bases civiles. Il y avait donc un véritable sentiment d'urgence et une intensité sans précédent. Mais un an plus tard, dispose-t-on aujourd'hui d'un rapport consolidé du nombre de civils tués à Goma lors de cette bataille de janvier 2025 ? Et quelles sont les principales difficultés pour documenter ces chiffres aujourd'hui ? On n'a pas véritablement de chiffres précis. Le brouillard de la guerre est tel qu'il est très difficile d'établir un bilan civil pleinement consolidé et vérifié de manière indépendante, car les combats actifs ont tout perturbé — l'accès aux sites, aux dossiers médicaux, les hôpitaux étaient débordés, les communications coupées, et les conditions nécessaires pour mener des vérifications en toute sécurité n'étaient pas réunies. En outre, les gens avaient peur. Ils craignaient d'être ciblés. L'intimidation des survivants et des témoins représentait un risque réel. Il y a ensuite eu des déplacements de population, à la fois volontaires et fortement encouragés, voire forcés, ce qui compliquait les recherches. Les familles se déplaçaient. Par ailleurs, pour des raisons sanitaires, les corps étaient très rapidement collectés et mis en terre afin d'éviter la propagation de maladies transmissibles. À cela s'ajoute le fait que, puisque nous combattions aux côtés du gouvernement de la RDC pendant la bataille de Goma, nous étions à ce moment-là considérés comme une partie au conflit. Nous n'avions donc pas la liberté de mouvement et ne pouvions pas circuler librement. Il est donc difficile de se prononcer avec précision. Les estimations varient largement. C'est pourquoi nous souhaitons soutenir l'intervention d'un organe indépendant, comme la commission d'enquête récemment créée par le Conseil des droits de l'Homme, afin qu'elle devienne opérationnelle avec des ressources adéquates et, surtout, qu'elle bénéficie d'un accès sans restriction. La Monusco est prête à les soutenir, ainsi que d'autres mécanismes nationaux, pour enquêter sur ces incidents graves, prévenir les récidives et rendre justice aux victimes, le moment venu. Qu'est-ce qui a été, selon vous, déterminant dans la chute de Goma ? Au-delà des faiblesses connues des forces congolaises, quel a été concrètement le rôle de la Monusco face à l'avancée de l'AFC/M23 appuyé par l'armée rwandaise ? Qu'est-ce qui a fait que très rapidement, Goma s'est retrouvé dans une situation où l'AFC/M23 n'a pas trouvé de résistance armée, alors qu'il y avait la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe), la Monusco, les FARDC, les Wazalendo… Oui, nous nous étions préparés à l'éventualité que Goma soit attaquée. Mais je tiens à réaffirmer que ce M23 n'est pas le même que celui de 2012. Le qualifier simplement de groupe armé ou de groupe rebelle ne rend pas compte du niveau d'équipement et d'organisation qu'il a atteint. Et comme nous le savons tous, il bénéficie du soutien de pays voisins, ce qui a été largement établi par différents rapports. Il ne s'agissait donc pas tant d'un combat contre un groupe rebelle que d'un affrontement qui ressemblait presque à un conflit entre deux armées conventionnelles. L'ampleur des combats était sans précédent. Nous étions désavantagés dans l'utilisation de nos technologies en raison du brouillage très actif des signaux GPS pendant la bataille — et, soit dit en passant, cela se poursuit encore aujourd'hui —, ce qui nous empêchait d'utiliser nos hélicoptères et nos drones. Nous ne pouvions pas utiliser nos équipements technologiques. Et l'ampleur de l'attaque était considérable. J'ai également vu autour de l'aéroport des combats extrêmement violents. Ce n'est pas comme si le M23 était simplement entré et avait pris le contrôle, comme en 2012. C'était une bataille extrêmement intense. J'ai vu les forces gouvernementales se battre très violemment à l'aéroport et subir de lourdes pertes. Cela nous amène à réfléchir aux leçons à tirer. Tout d'abord, il y a eu un mépris répété des décisions prises par le Conseil de sécurité, par l'Union africaine, par la Communauté d'Afrique de l'Est et par la SADC, pour n'en citer que quelques-unes. Tous ont cherché à empêcher une escalade du conflit. Le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2773 après la chute de Goma. Cependant, cela n'a pas empêché l'extension du conflit, qui s'est poursuivi jusqu'à Bukavu, qui est également tombée — même si ce ne fut pas à l'issue d'une bataille aussi intense que celle de Goma. De même, la signature récente de l'accord de Washington n'a pas empêché la prise d'Uvira. Deuxièmement, tout processus de paix qui n'est pas ancré dans les droits humains et dans la protection des civils est fragile dès le départ. Il faut considérer la protection des droits humains comme une mesure de confiance. Sans s'attaquer, au moins en partie, aux causes profondes du conflit et si l'on cherche à régler les différends sur le champ de bataille, ce conflit se poursuivra. Et il est évidemment impératif de l'empêcher. La primauté de la médiation et des accords négociés est donc absolument centrale. La solution à la situation dans l'est du pays ne réside pas dans une nouvelle guerre, ni sur le champ de bataille. Protéger les civils et votre propre personnel : qu'est-ce qui a été le plus difficile à gérer ? La partie la plus difficile a été de gérer deux urgences simultanément : protéger les civils dans une ville en proie à de violents combats et assurer la sécurité ainsi que la continuité de nos opérations. Heureusement, nous avions évacué la plupart du personnel non-essentiel hors de Goma. Lorsque j'ai informé le Conseil depuis Goma, j'ai été très claire : certains de nos sites étaient affectés et nous accueillions un grand nombre de personnes venues y chercher refuge. Sur le plan opérationnel, cela implique des décisions complexes, prises minute par minute : où renforcer les dispositifs, comment sécuriser les emprises, comment maintenir la coordination humanitaire et appuyer les partenaires, sans accroître les risques pour les civils autour de nos sites. Un exemple concret de ce que signifie notre mandat de protection dans la pratique est ce qui s'est passé après la chute de Goma. Entre 2 000 et 3 000 militaires désarmés des FARDC et de la Police nationale congolaise, ainsi que plusieurs civils de haut profil, ont trouvé refuge dans les bases de la Monusco à Goma en janvier et y sont restés pendant quatre mois. À partir du 30 avril 2025, nous avons mené une opération visant à relocaliser en toute sécurité 1 359 d'entre eux vers Kinshasa, en étroite coordination avec le CICR en tant qu'intermédiaire neutre, et en étroite concertation avec le gouvernement de la RDC, en veillant au respect de la sécurité, de la dignité et de la neutralité tout au long du processus. Cette opération a été conduite avec le consentement éclairé des personnes concernées et dans le strict respect des Conventions de Genève. Pendant plus de trois mois, nous avons assuré une protection physique, un hébergement, des soins médicaux et une alimentation à ces personnes placées sous notre responsabilité, alors même que nous n'étions pas équipés pour accueillir un nombre aussi élevé de personnes et que des maladies transmissibles se sont déclarées en raison de la surpopulation. Nous nous souvenons que les 23 et 24 janvier 2025, les positions de la Monusco et de la SAMI-DRC, la force de la SADC, ont été prises pour cibles. Deux Casques bleus sud-africains, ainsi qu'un Casque bleu uruguayen, ont été tués. Un an plus tard, quel est le bilan au niveau des Nations unies ? Dans ces incidents, comme dans tant d'autres où des Congolais et d'autres personnes ont perdu la vie – et ils étaient très majoritairement congolais – des biens ont été détruits et de nombreuses personnes ont été blessées. Nous continuons à appeler et soutenir les efforts afin de déterminer les responsabilités dans ce qu'il s'est passé. Ces pertes humaines et matérielles ont été rapportées au Conseil de sécurité, et la position générale des Nations unies est claire : l'ONU ne peut jamais être attaquée directement. Nous étions impliqués dans le conflit au début de l'offensive du M23. Mais les attaques délibérées contre les Casques bleus sont inacceptables et peuvent constituer de graves violations du droit international. Nous continuons donc à soutenir la documentation et la préservation des informations, dans la mesure du possible. Mais établir les responsabilités dépend très largement de l'accès, de la coopération et de la capacité des autorités compétentes à enquêter sur ces incidents de manière crédible et en toute sécurité. Nous continuons à plaider pour que ces conditions soient réunies. Nous avons également renforcé – et continuons de renforcer – les mesures de protection pour les Casques bleus et les civils, car notre devoir immédiat est d'empêcher de nouvelles pertes en vies humaines, qu'il s'agisse de nos propres personnels ou des civils pris dans les tirs croisés. Normalement, la justice met du temps à être rendue. Elle est lente, mais elle finit par rattraper les responsables. Nous l'avons vu dans d'autres contextes. Mais pourquoi a-t-on l'impression que la région des Grands Lacs est la seule où des Casques bleus peuvent être attaqués, où des hélicoptères de la Monusco peuvent être détruits, sans clarification, sans explication, sans suivi judiciaire, sans sanctions ? Pourquoi ? La première étape est d'arrêter les combats dans l'est. Après cela, il y aura le temps d'examiner toutes ces questions. Car il est bien sûr inacceptable qu'une mission de maintien de la paix, décidée à l'unanimité par 193 États membres et financée par ces mêmes États, soit empêchée de faire correctement son travail. Je tiens également à souligner que la Monusco est la seule à être encore présente sur le terrain. De nombreux autres acteurs armés et divers groupes ont quitté l'est, qui est aujourd'hui toujours sous contrôle du M23. Mais nous, nous sommes toujours là et nous avons toujours un rôle important à jouer. Nous tenons bon et nous remplissons ce rôle du mieux que nous le pouvons, malgré les restrictions de mouvement. Mais Il viendra un moment où il faudra établir les responsabilités. Eh bien sûr, nous avons documenté tout cela, et le moment viendra. Mais notre priorité immédiate est de mettre fin aux combats et de créer les conditions pour que des solutions négociées puissent être instaurées, afin que l'on trouve une solution à cette situation persistante dans l'est, qui dure depuis trente ans et qui, au moment même où nous parlons, semble encore s'aggraver. Voilà notre priorité absolue. La justice et la responsabilité viendront après. Avec le nouveau mandat de la Monusco, que fait concrètement la mission aujourd'hui sur le terrain, différemment de ce qu'elle faisait dans les semaines et les mois ayant suivi la prise de Goma, et par rapport à l'ancien mandat ? Dans les zones contrôlées par le M23, la situation est évidemment différente, car nous n'avons jamais pu y retrouver notre liberté de mouvement. Nous pouvons faire entrer et sortir des troupes et du personnel, mais sans aéroport, cela se fait par voie terrestre, ce qui prend plus de temps. Mais les troupes ne peuvent pas patrouiller librement. Le Conseil de sécurité le sait parfaitement. Des pressions sont exercées sur le M23 pour qu'il nous accorde la liberté de mouvement, mais ce groupe pose des conditions que nous ne pouvons pas accepter, car nous ne pouvons pas coopérer avec un groupe armé ayant pris le contrôle d'un territoire souverain de la RDC. Malgré cela, nous avons établi un modus operandi qui nous permet de rester présents dans l'est. Cette présence est précieuse, car elle donne un certain espoir à la population : l'ONU est toujours là, la communauté internationale ne les a pas oubliés. Nous utilisons nos réseaux pour surveiller la situation et en rendre compte. Mais les opérations classiques de maintien de la paix que nous menons en Ituri et dans le grand nord ne sont pas possibles dans les zones contrôlées par le M23. Un nouvel élément figure toutefois dans la résolution : lorsqu'un cessez-le-feu est en place – et nous devrions en avoir un – nous sommes mandatés pour le soutenir. Cela a été négocié à Doha, avec un rôle pour la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), et la Monusco fait partie intégrante de ce mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, y compris sur le plan logistique. Ce mécanisme est prêt, il n'est pas encore visible parce que le cessez-le-feu ne tient pas pleinement. Mais nous sommes prêts. Nous nous préparons activement, mais certaines conditions doivent être en place : l'accès aux aéroports, l'utilisation de nos hélicoptères. En mars, nous retournerons devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Il nous a demandé des propositions concrètes sur la mise en œuvre du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, et nous serons prêts à les présenter, afin qu'il puisse prendre une décision.
Ce lundi 26 janvier, Michel Fayad, professeur de géopolitique à l'institut français du pétrole et des énergies nouvelles, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Ils sont revenus sur la libération de djihadistes à la suite du conflit entre l'armée syrienne et les Kurdes en Syrie. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Des agriculteurs français ont bloqué un dépôt pétrolier stratégique à La Rochelle. Ils protestent vivement contre l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur.Traduction: French farmers blocked a strategic oil depot in La Rochelle. They are strongly protesting against the trade agreement between the European Union and the Mercosur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
✨ Ce dimanche, je partage avec vous un extrait avec Martin Solveig et Léa Dassonville. Ils y parlent avec beaucoup de justesse de ces moments où l'on sent qu'un changement s'impose : quitter un poste confortable, redéfinir ce qui compte vraiment, et apprendre à organiser sa vie, personnelle comme professionnelle, pour laisser plus de place au désir et à la créativité.Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
Retrouvez Pierrot et Poupouche sur toutes les plateformes de podcast ici : https://pod.link/1854418839Pierrot et Poupouche sont frère et sœur. Ils vivent avec leurs parents et leur chien Max.Dans ce podcast destiné aux enfants de 2 à 6 ans, on découvre leurs aventures du quotidien : des jeux, des blagues, des bêtises, et ces soirées où... on n'a pas du tout envie d'aller se coucher !Un podcast tendre et drôle, parfait pour apaiser les enfants tout en évoquant avec eux les petits moments de la vie de tous les jours — les colères, les rires, les disputes, et les grandes découvertes.Ce podcast est imaginé et réalisé par l'équipe d'Encore une histoire.Écriture et interprétation : Céline KallmannProduction : Benjamin MullerRéalisation et musiques : Alexandre FerreiraEncore une histoire revient sur scène le 27 juin à l'Alhambra à Paris!!! Réservation iciCe podcast est interprété par Céline Kallmann, réalisé par Alexandre Ferreira et produit par Benjamin Muller.Retrouvez-nous sur Instagram Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 23 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.À QUI PROFITE LE RETOUR DU 49.3 ?Sous la pression du chef de l'État Emmanuel Macron, des partis et de l'opinion, Sébastien Lecornu s'est résigné, lundi, à annoncer le recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances pour 2026. Sans majorité, le locataire de Matignon a engagé la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale dès mardi. Pour la quatrième année de suite, le Parlement ne votera pas le budget de l'État, malgré 350 heures de débat sur trois mois. Trois recours au 49.3 seront, au minimum, nécessaires : un premier sur la partie recettes du texte, un autre sur la partie dépenses et un dernier, en lecture définitive, sur l'ensemble du projet de loi de finances, après un passage au Sénat. Le chef du gouvernement espère clore la séquence budgétaire au cours de la première semaine de février.Partant du principe qu'ils ne seraient jamais d'accord avec le centre et la droite sur la partie recettes du budget, le PS a concentré, avec succès, ses revendications sur la partie dépenses. Sébastien Lecornu a coché quasiment toutes les cases des demandes formulées par les socialistes : création de 2 000 postes supplémentaires dans l'Éducation nationale, maintien de l'aide personnalisée au logement et des bourses étudiantes, généralisation du repas au Crous à 1 € pour tous les étudiants, maintien du dispositif MaPrimeRénov', augmentation de la prime d'activité, des moyens des bailleurs sociaux et du nombre d'accompagnants d'élèves en situation de handicap …Dans le bloc central et à droite, de nombreux députés ont marqué leur insatisfaction. Si personne ne s'attendait à une copie budgétaire conforme à ses attentes, certains points sont difficiles à avaler pour les députés du socle commun. En particulier chez Les Républicains où le maintien de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés à hauteur de 8 milliards d'euros ainsi que l'abandon de la fin de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sont perçus comme une hérésie fiscale. Toutefois, le MoDem a obtenu le maintien des bourses étudiantes, la droite sénatoriale la préservation d'une partie des dotations aux collectivités locales, Renaissance le non-rabot des allégements de charges, Laurent Wauquiez l'indexation complète du barème de l'impôt sur le revenu et la préservation du pouvoir d'achat des retraités. Dès l'annonce du compromis noué par Sébastien Lecornu avec le PS, les deux têtes du parti, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, n'ont d'ailleurs pas hésité à qualifier ce budget de « socialiste » et « imparfait », sans toutefois brandir la menace d'une éventuelle censure.Pour sa part, le président de la République a salué un budget qui permet « au pays d'avancer » et « de garantir une stabilité ».DE QUOI LE GROENLAND EST-IL L'ENJEU ?Plus grande île du monde (près de quatre fois la France métropolitaine),situé entre l'océan Atlantique Nord et l'océan Arctique, le Groenland, territoire danois autonome, est recouvert à 80 % par une calotte glaciaire. Il est peuplé d'environ 56.000 habitants, majoritairement Inuits, dont un tiers vit à Nuuk, la capitale. Depuis un an, la Maison-Blanche affirme que les États-Unis auraient « besoin » de s'étendre et que prendre le Groenland est, pour les Etats-Unis, une nécessité « vitale », une question de « sécurité nationale ». Or, le Groenland est déjà le pré carré des Américains dans l'Arctique. Ils y ont établi la base la plus septentrionale de leur arsenal, à 1500 km de Nuuk et 1200 km du cercle polaire arctique. Plus d'une centaine de soldats y sont déployés en permanence. Pour justifier ce besoin pressant de s'approprier un territoire de l'Otan, Donald Trumpa a déclaré : « Le Groenland est rempli de navires chinois et russes, partout. » Le président américain semble confondre le Groenland et l'océan Arctique ainsi que sa banquise. Car il n'y a pas l'ombre d'un Russe ou d'un Chinois au Groenland.Autre raison de l'intérêt suscité par le territoire autonome : les ressources naturelles, et notamment les terres rares, dont le sous-sol groenlandais regorge : cobalt, graphite, lithium, nickel, zinc, etc. Ces métaux entrent dans la fabrication des batteries, des éoliennes et de nombreux équipements électroniques. L'uranium constitue un autre point sensible. Pourtant, jusqu'à présent, très peu de projets d'extraction ont vu le jour. La mine est une activité surtout nécessitant des routes d'accès, des voies ferrées pour évacuer les métaux, des ports pour exporter le minerai, ainsi que des installations de première transformation. Or les infrastructures de ce type sont très limitées au Groenland qui a tenté pendant plus de cinquante ans d'exploiter du pétrole, avant de renoncer au début des années 2020.Comme dans le cas du Venezuela, l'énergie n'est pas l'unique prétexte d'agir pour Donald Trump qui veut pouvoir mettre à son crédit politique l'augmentation artificielle de la grandeur d'un pays, déjà plus grand que les autres. Le réel enjeu économique semble être celui des voies de navigation – qui se double d'un enjeu sécuritaire. Le Groenland se situe à proximité d'anciennes routes maritimes arctiques qui promettent de devenir de plus en plus facilement praticables en raison de l'accélération du réchauffement climatique – avec un impact plus immédiat sur la logistique militaire que sur l'économie mondiale.À Davos, mercredi, le président américain a déclaré qu'il n'utiliserait finalement pas la force pour conquérir le Groenland. Puis le Secrétaire général de l'Otan a proposé à Donald Trump un transfert de souveraineté de la base militaire de Pituffik. Reste à faire approuver ces concessions aux Danois et aux Groenlandais. Ces derniers se sont déjà insurgés contre cette proposition.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Marine Gate et Yann Houllard sont de jeunes architectes urbanistes, lauréats ex aequo du concours Europan 17, sur le site de le Palais à Belle-Île-en-Mer, avec le projet Défendons les Palantins. Il sont associés sur ce projet avec Fanny Picourlat, hydrologue. Le Palais est une ville portuaire au patrimoine militaire mais aussi coloré. Ensemble, ils sont tombés amoureux de ce site. Mais la ville est confrontée à la montée des eaux. Quelle réponse donner face à une nature plus forte que l'homme ?Dans ce numéro S5#50 de Com d'Archi on entre directement et généreusement dans le paysage et les traditions culinaires, puis l'on suit le parcours des protagonistes. Marine est très occupée : diplômée, elle travaille à Barcelone tout en suivant actuellement une formation en risque majeur à l'Ecole d'Architecture de Paris Belleville, en plus du développement du projet Europan. Yann a grandi à Pau, ville en rapport avec le paysage, ce qui a déclenché sa vocation. Aujourd'hui il travaille à Barcelone et comme Marine chez Archikubik. Il y dirige le pôle concours. Le concours Europan 17 leur permet de se confronter aux défis du temps présent avec liberté, sans être contraints par les exigences prosaïques des projets ordinaires, mais en revanche, en se confrontant aux éléments naturels. Ils nous le racontent avec toute la foi qui les anime.Image teaser DR © collectif MayaIngénierie son : Julien Rebours____Si le podcast COM D'ARCHI vous plaît n'hésitez pas :. à vous abonner pour ne pas rater les prochains épisodes,. à nous laisser des étoiles et un commentaire, :-),. à nous suivre sur Instagram @comdarchipodcast pour retrouver de belles images, toujours choisies avec soin, de manière à enrichir votre regard sur le sujet.Bonne semaine à tous! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Épisode n°502 - On a tout faux sur les objectifs, et ça nous détruit...Tu atteins tes objectifs. Et pourtant, tu te sens toujours aussi stressé. Toujours cette même pression, parfois même pire qu'avant.La plupart des high achievers que je rencontre ont construit un système de performance qui marche. Ils atteignent leurs objectifs, ils délivrent. Mais ce même système a des effets secondaires qu'on ne peut plus ignorer.Dans cet épisode, on remet à plat notre relation aux objectifs. Il ne s'agira pas évidemment d'abandonner son ambition. Mais si tu comprends ce qu'est vraiment un objectif et ce que tu peux réellement en attendre, tu vas arrêter de payer un prix que tu n'as pas besoin de payer.On parle de la théorie inconsciente qui te fait courir, du fantasme d'exonération qui t'épuise, et de pourquoi l'énergie avec laquelle tu pars détermine celle avec laquelle tu arrives.Si tu as ce sentiment que quelque chose cloche malgré tes résultats, cet épisode est pour toi !00:00 - Introduction et Problématique02:58 - La Théorie Inconsciente06:15 - Quelle est Ta Théorie ?07:15 - Le fantasme d'exonération11:47 - Le seul but d'un objectif15:35 - Deux chemins pour avancer Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Voici le point sur l'affaire Lanigan contre British Airways. Here is an update on the Lanigan vs. British Airways case.Vous savez, c'est la question qu'on se pose un peu tous quand on prend l'avion. You know, it's the question we all ask ourselves a little bit when we take a plane.Quand une grosse turbulence arrive, est-ce que c'est la faute de quelqu'un ? When severe turbulence occurs, is it someone's fault?Eh bien, c'est exactement l'enjeu de ce procès. Well, that is exactly what is at stake in this trial.D'abord, que s'est-il passé ? First, what happened?On est en 2019 et Laura Lanigan, une hôtesse de l'air avec presque 30 ans d'expérience, se fait violemment projeter dans la cuisine d'un vol vers Mumbai. It is 2019 and Laura Lanigan, a flight attendant with almost 30 years of experience, is violently thrown across the galley of a flight to Mumbai.Le bilan est lourd : un genou fracturé et une épaule luxée. The injuries are serious: a fractured knee and a dislocated shoulder.Aujourd'hui, elle réclame plus de 83 000 euros. Today, she is claiming more than 83,000 euros.Deuxième point, et c'est le cœur du problème : qui est responsable ? Second point, and this is the heart of the matter: who is responsible?Pour elle, la réponse est simple : c'est le pilote. For her, the answer is simple: it's the pilot.Elle soutient qu'il aurait dû voir venir un cumulonimbus (ça c'est un gros nuage d'orage) et l'éviter. She maintains that he should have seen a cumulonimbus (that's a big storm cloud) coming and avoided it.Ou au minimum, dire à tout l'équipage de s'asseoir et de boucler sa ceinture. Or at the very least, told the entire crew to sit down and fasten their seatbelts.Et enfin, la défense de British Airways. And finally, British Airways' defense.Leurs avocats disent qu'il n'y avait aucun signe de ce nuage, ni sur les radars, ni à l'œil nu. Their lawyers say there was no sign of this cloud, either on radar or to the naked eye.Ils insistent sur le fait que des précautions avaient été prises. They insist that precautions had been taken.Par exemple, le signal « attachez vos ceintures » était allumé 45 minutes avant la secousse. For example, the "fasten your seatbelts" sign was turned on 45 minutes before the jolt.Pour eux, le pilote a donc pris des précautions tout à fait raisonnables. For them, the pilot therefore took entirely reasonable precautions.L'affaire est donc maintenant entre les mains du tribunal qui doit trancher entre une météo imprévisible et une possible erreur humaine. The case is now in the hands of the court, which must decide between unpredictable weather and a possible human error. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, c'est presque un réflexe : un dîner, une fête, un moment important… et hop, on ouvre une bouteille de champagne “pour l'apéro”. Comme si cette boisson avait toujours été destinée à commencer le repas. Pourtant, pendant longtemps, c'était l'inverse : le champagne se buvait plutôt en vin de dessert, souvent très sucré, presque liquoreux.Et l'origine du champagne apéritif, vous l'avez deviné : elle doit beaucoup… aux Anglais.Au XIXᵉ siècle, le champagne que l'on boit en Europe n'a rien à voir avec celui que nous connaissons. Il est dosé en sucre, et pas qu'un peu : selon les marchés, on peut atteindre des niveaux impressionnants. Les goûts de l'époque favorisent les vins ronds, riches, doux. Dans certains pays, notamment en Russie, on apprécie même un champagne presque sirupeux.Mais les Britanniques, eux, développent un palais différent : ils veulent des vins plus secs. Ils apprécient déjà les boissons moins sucrées, plus tendues, plus “nettes” en bouche. Résultat : ils demandent aux maisons de Champagne un vin qui puisse se boire autrement qu'en fin de repas, un vin plus sec, plus rafraîchissant… capable d'ouvrir l'appétit.Et c'est là que l'histoire bascule.En 1874, une femme d'affaires visionnaire, Madame Louise Pommery, va répondre à cette attente. Elle demande à son chef de cave de produire un champagne radicalement nouveau : un champagne beaucoup moins sucré. Le résultat s'appelle Pommery Nature 1874 : il est souvent présenté comme le premier champagne brut commercialisé, une révolution dans une région encore dominée par le sucre.Quelques années plus tard, l'appellation même de “Brut Champagne” est popularisée pour répondre à cette demande de vins secs, notamment pour le marché britannique.Et voilà comment, peu à peu, le champagne change de rôle : en devenant “brut”, il devient plus nerveux, plus frais, moins lourd… donc parfait pour l'apéritif. Il ne sert plus seulement à accompagner un dessert : il devient un vin de début de repas, presque un “starter” gastronomique.En résumé : boire du champagne en apéritif est une tradition moderne, née de l'évolution des goûts — et surtout d'un tournant historique au XIXᵉ siècle, quand les Anglais ont poussé la Champagne à inventer un vin plus sec. Et ce caprice britannique a fini par devenir… un art de vivre mondial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À l'aune de l'année 1989, une série de braquages débute dans le Vaucluse. Une équipée insaisissable, insoupçonnable, sillonne les départementales et cible les banques des communes dans les environs d'Avignon. Leurs méthodes désarçonnent l'enquête, autant que les médias, dans un mélange d'amateurisme et d'efficacité, de bonne fortune et de négligence. Si l'on peine à comprendre pourquoi ce gang s'entête à viser des petites agences, modestes, dans un périmètre aussi restreint, on ne peut s'empêcher de relever leur sang-froid, ainsi qu'une certaine forme d'éthique. Tout s'éclaire dans les dernières pages du dossier. À l'heure des arrestations, puis des assises, leur surnom inventé dans la presse locale sera repris partout : « les Amazones », une tribu guerrière, provençale, débarrassée des hommes.C'est un matin de juillet 1991, très tôt, le soleil se lève à peine. Laurence entend des coups contre sa porte, elle ouvre, tombe sur des gendarmes. Ils ont très envie d'entrer, ils ont un mandat, ne se privent pas, fouillent la maison et trouvent ce qu'ils cherchent : 3000 francs en liquide, un appareil photo, un blouson en cuir. Le tout volé, fruit pathétique d'un cambriolage bâclé, qui a laissé des traces. Les gendarmes n'ont eu qu'à se baisser, et à les suivre, jusque chez Laurence. On l'interroge, on la bouscule, alors elle craque, et avoue tout.Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
En Ukraine, les campagnes de frappes russes sur les infrastructures énergétiques se poursuivent quotidiennement. Depuis le 10 octobre, pas une journée ne s'est passée sans que missiles ou drones ne se soient abattus sur des centrales énergétique ou thermiques, plongeant le pays dans le noir et dans le froid au cœur de l'hiver. La situation est particulièrement critique à Kiev. De notre correspondante à Kiev, Depuis 2022, des millions d'Ukrainiens se sont trouvés sous le danger constant des attaques aériennes russes. À Kiev, des raids de grande ampleur, combinant missiles et drones, se succédaient presque régulièrement, toutes les deux ou trois semaines. Cette année, la Russie est passée à la vitesse supérieure et semble vouloir plonger l'Ukraine dans un hiver sans fin : désormais, plus un seul jour ne se passe sans que les attaques se succèdent sur Kiev. Le but de ces frappes est clair : mettre à genoux la capitale et procéder à l'anéantissement total des capacités énergétiques de l'Ukraine. Alors que Moscou nie cibler les civils ukrainiens, ils sont pourtant, quotidiennement, les premières victimes de ces frappes : à Kiev, plus de trois millions de résidents se trouvent, en plein hiver, face à des pénuries prolongées d'électricité, d'eau et de chauffage. Le tout, alors que l'Ukraine est en proie à une vague de froid polaire, où les températures, qui ont avoisiné les -20°C ces deux dernières semaines, se stabilisent désormais à - 10°C. À lire aussiUkraine: en pleine vague de froid, des frappes russes plongent à nouveau Kiev dans le noir Devant l'ampleur des dégâts, et suite à une frappe dévastatrice sur les centrales énergétiques de la ville le 9 janvier dernier, le maire Vitali Klitschko a même enjoint ceux des habitants qui le pouvaient à quitter la ville. Deux semaines plus tard, il affirme que selon des estimations basées sur les bornages téléphoniques, près de 600 000 personnes ont quitté la capitale ukrainienne. Les quartiers populaires en première ligne Tous ne peuvent cependant pas quitter la ville, et pour une grande majorité de la population, il s'agit de survivre à la fois aux frappes et à leurs conséquences. Sur la rive gauche de la ville, où les quartiers populaires sont les plus affectés, les résidents des barres d'immeubles de grande hauteur sont particulièrement exposés : ils vivent tout près de centrales visées par les Russes, et leur approvisionnement en électricité, chauffage et eau est devenu plus qu'aléatoire. Oksana, une mère de famille explique : « La situation est très difficile, on se retrouve sans électricité pendant dix heures, vingt heures d'affilée. Et lorsqu'elle apparaît, c'est au milieu de la nuit, alors je me lève pour charger toutes nos batteries. Sans électricité, il n'y a pas d'eau non plus, et comme l'immeuble a plusieurs étages, elle n'arrive plus aux étages supérieurs ». L'immeuble en question a déjà été éventré par une frappe de drones, et les fenêtres des étages inférieurs ont été remplacées par des panneaux en bois. Pourtant, Oksana n'envisage pas de quitter Kiev : « Nous avons bien de la famille dans l'ouest, où nous nous étions réfugiés début 2022, mais mon mari est en situation de handicap et en attente d'une opération, je ne me vois donc pas partir maintenant. En plus, nous avons ici tous nos proches, dont mes parents, dans des immeubles voisins ». Tout comme Oksana, Valentina, une retraitée, tente de survivre malgré les conditions difficiles : « Dieu merci, une partie de l'immeuble est encore chauffée, et chez moi, je conserve mon manteau pour ne pas avoir froid ». Pour ceux des résidents qui restent dans la capitale, le quotidien s'organise autour de rares heures d'électricité pendant lesquelles il faut recharger ses appareils électriques et batteries, faire tourner une machine à laver, ou encore faire des provisions d'eau courante. Les nuits, au cours desquelles les frappes sont plus fréquentes, se passent dans le froid, dans des caves, parkings ou encore stations de métro, pour ceux qui ont encore l'énergie de s'abriter des bombes. Les « points d'invincibilité », îlots de chaleur dans une ville à l'arrêt Devant cette crise humanitaire qui s'accentue à mesure que la Russie continue de frapper Kiev, la ville a déployé une cinquantaine de générateurs mobiles. Dans certaines cours d'immeubles affectés, des milliers, qui sitôt reconnectés au réseau énergétique sont à nouveau plongés dans le froid et le noir après chaque nouvelle frappe, les secouristes ont mis en place de grandes tentes oranges qui constituent des « points d'invincibilité », des îlots énergétiques dans lesquels les habitants peuvent venir se réchauffer, travailler à distance ou bien encore passer la nuit si les conditions ne leur permettent plus de dormir chez eux. Ces îlots ne sont pas une nouveauté : depuis le début des raids aériens à l'hiver 2022, les bâtiments publics dotés de générateurs, administrations, restaurants, écoles, se sont constitués eux aussi « points d'invincibilité ». Dans le centre historique de la ville, en face de l'université Taras Shevchenko, une yourte installée par une association ukraino-kazakhe en 2023 a rouvert ses portes comme îlot de chaleur et d'électricité. Ici, Natacha, ukrainienne, reçoit ceux qui entrent avec un thé chaud et des pâtisseries kazakhes. Elle explique : « Les Kazakhes croient en notre victoire, et avec cette yourte ils nous apportent un peu d'amour et leur soutien. Ils ne peuvent pas nous fournir d'armes, mais ils montrent par d'autres gestes qu'ils sont nos côtés ». Pourtant, après plusieurs hivers où le pire avait été évité, nombre de ces « îlots » ne sont plus en mesure d'accueillir temporairement les résidents de la capitale. Dans le centre historique de la ville, berceau des administrations, ambassades et organisations internationales et jusqu'à cette année relativement épargné par les coupures d'électricité, la situation s'est fortement dégradée. Si les cafés et restaurants fonctionnent encore, en sous-régime, grâce à de petits générateurs diesels au bruit assourdissant et à la forte odeur de diesel, et souvent dans une semi-obscurité, des bâtiments publics répertoriés sur l'application municipale comme ouvertes en principe 24/7 pour servir de refuge de chaleur et d'électricité aux résidents, gardent porte close, comme le déplore Alla, concierge d'une école déserte : « Ici, il n'y a pas de chauffage, ni de connexion internet, ou d'électricité, et personne pour venir remplir le réservoir du générateur, alors on reste fermés ». Face à la crise, les écoles de Kyiv resteront d'ailleurs fermées pour les jours à venir : les vacances scolaires ont été prolongées jusqu'à début février, afin que les élèves puissent rester hors de la ville s'ils en ont la possibilité. À lire aussiUkraine: à Kiev, les écoles fermées jusqu'au 1er février après des frappes sur les infrastructures énergétiques Dans l'un de ses derniers communiqués, l'entreprise DTEK, premier fournisseur privé d'électricité, prévient ses usagers : « Les calendriers de coupures d'électricité ne sont pas valables actuellement : la grille énergétique de la ville fonctionne toujours en état d'urgence, il n'y a pas assez d'énergie. (...) Jamais une telle chose ne s'est produite à l'échelle mondiale. Depuis un mois, il n'y a pas eu un seul jour sans panne d'électricité, et nos ingénieurs ont la charge historique de nous remettre sur pied ». Du côté du gouvernement, Denys Shmyhal, nouveau Ministre de l'Énergie, promet de restaurer les infrastructures au plus vite, mais met également en garde contre de nouvelles frappes russes, « y compris sur l'infrastructure qui garantit le fonctionnement des centrales nucléaires ».
Ce vendredi 23 janvier, Alexis Karklins-Marchay, directeur général délégué d'Eight Advisory, était l'invité de Caroline Loyer dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Erwan Morice. Ils sont revenus sur les enjeux derrière le Forum de Davos, surtout après les intentions de Donald Trump sur le Groenland. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Quand on pense aux phares, on imagine souvent une tour romantique face à l'océan, une lanterne qui brille dans la nuit, et un gardien contemplatif, un peu poète. Mais dans le vrai jargon des gardiens de phare français, la réalité était beaucoup plus… rugueuse. Ils classaient les phares en trois catégories, selon la difficulté de la vie sur place : le paradis, le purgatoire et l'enfer.Le paradis, c'est le phare “facile” : un phare côtier, posé sur la terre ferme. Là, on peut vivre presque normalement. Les relèves sont simples, l'intendance aussi : si vous manquez de café, quelqu'un peut en apporter. Certains gardiens pouvaient même loger en famille. Il y a bien des contraintes — du vent, de l'humidité, des marches à monter — mais globalement, c'est une vie stable.Le purgatoire, lui, est plus isolé : c'est le phare sur une île proche ou un îlot. La vie y est déjà plus dure : il faut compter sur les bateaux, surveiller les provisions, accepter le huis clos… mais on garde un lien avec le monde. La terre n'est pas loin, même si elle se mérite.Et puis il y a l'enfer. L'enfer, c'est le phare posé sur un rocher en pleine mer, sans protection, dans l'Atlantique ou en Manche, là où les vagues frappent comme des béliers. Pas de plage, pas de sentier, pas d'accostage tranquille. La relève dépend de la météo : on peut être censé rester quinze jours… et finalement en rester trente. Dans ces phares, le gardien est parfois enfermé dans le bâtiment, coincé par les tempêtes, vivant au rythme des coups de vent et des paquets de mer qui claquent sur les murs.D'ailleurs, certains phares avaient une réputation quasi mythologique. En Bretagne, le phare d'Ar-Men était surnommé carrément « l'Enfer des Enfers », tant la construction et la vie sur place étaient éprouvantes.Ce classement n'avait rien d'officiel : c'était un langage de métier, un humour noir de marins, né de l'expérience. Mais il dit tout : un phare, ce n'est pas seulement un monument. C'est parfois une forteresse. Et pendant longtemps, certains hommes y ont tenu bon… seuls, au milieu de l'océan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il y a 36 ans, la vie de Monique a basculé. Ce jour-là, elle découvre en allumant sa télévision que son fils Marc est l'auteur d'une tuerie de masse au Canada. 14 victimes. 14 jeunes filles d'une école de Montréal. Comment cette maman a-t-elle réagi en découvrant qui était vraiment son fils ? A-t-elle essayé de comprendre son geste ? Lui a-t-elle pardonné ? Un récit empli de résilience au micro de Maître Geiger. Maître Marc Geiger est avocat pénaliste au barreau de Carpentras. Vous pouvez le retrouver régulièrement aux côtés de Faustine Bollaert dans Ça commence aujourd'hui sur France 2. Sa bienveillance, son humanité en font une personnalité à part dans le monde judiciaire.L'enfance, la justice : deux mondes qui ne devraient jamais se croiser. Pour cette nouvelle saison Marc Geiger rencontre 10 enfants devenus adultes, peut-être trop vite... Ils ont connu l'horreur du crime, le cauchemar du monde de la justice, et l'enfer de l'après.Retrouvez Marc Geiger sur Instagram : @marc.geiger.336Une production Réservoir Prod / Médiawan / France TélévisionRetrouvez également Marc Geiger dans Ça commence aujourd'hui en vidéo sur france·tv : https://www.france.tv/france-2/ca-commence-aujourd-hui/Émission : Marc Geiger : JusticeAnimé par:France TélévisionsProduit par : France Télévisions - MediawanÉmission : Marc Geiger : JusticeAnimé par : Marc GeigerProduit par : France Télévisions - Mediawan
Jeudi 22 janvier, Frédéric Simottel a reçu Lucas Perraudin, cofondateur d'AI Partners, Philippe Dewost, fondateur de Phileos et cofondateur de Wanadoo, et Marion Moreau, journaliste et fondatrice d'Hors Normes Média. Ils se sont penchés sur les débats de Davos autour de l'IA et de l'emploi, l'avancée des négociations concernant le rachat de SFR, le non-paiement de la fibre par les Gafam, ainsi que sur l'accélération des fuites de données, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.