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Comment exercer son rôle de manager dans un monde du travail où l'incertitude devient permanente ?C'est le défi auquel sont confrontés de nombreux managers aujourd'hui.J'ai eu l'honneur et le plaisir de recevoir Ludovic Girodon, auteur du best-seller Dream Team et du guide illustré Un manager presque parfait. Il accompagne des managers et échange chaque semaine avec des dizaines d'entre eux ainsi qu'avec des DRH sur leurs pratiques managériales.Dans cet épisode Ludovic décrit ce qu'il observe sur le terrain.Côté managers : flou, imprévisibilité, perte de repères.Côté directions : transformations continues, réorganisations, contraintes économiques.Le défi des managers devient structurel. Face à ces mutations du travail, deux postures apparaissent : certains se figent, d'autres choisissent de ne pas subir.Ils considèrent leur équipe comme une “boîte dans la boîte” et travaillent sur ce qui est réellement à leur main. C'est là que se joue leur impact managérial et leur capacité à maintenir l'engagement des collaborateurs.Premier levier pour les managrs : écrire le mode d'emploi de son équipe.Formaliser les règles du jeu.Clarifier les comportements attendus.Expliciter ce qui est négociable ou non.Ce travail renforce la confiance et facilite le recadrage.Deuxième levier : sanctuariser du temps pour soi. Identifier dans son agenda les créneaux moins sollicités et les protéger pour prendre du recul. Ce temps permet d'assumer pleinement son métier de manager et de préserver son énergie.Nous abordons également l'écart qui se creuse entre les managers qui assument cette responsabilité et ceux qui découvrent que le rôle ne leur correspond plus dans un contexte devenu plus exigeant.Le parcours manager, l'impact managérial et le futur du travail traversent tout l'épisode.Un échange destiné aux managers, DRH et membres de comité de direction qui souhaitent structurer durablement leurs pratiques managériales.
Dans cet épisode, nous partons à la rencontre de Thomas Lemasle, cofondateur de Oé, une entreprise certifiée B Corp dont la mission est de “transformer l'agriculture, la consommation et l'entreprise au service du Bien”.Thomas se définit comme un fervent optimiste dont le moteur est la joie. Son parcours est celui d'une bascule, quitter les grands groupes pour réinventer une filière millénaire, celle du vin.Au programme de cet échange ressourçant :Prouver que c'est possible : Alors que tous les experts lui disaient que la consigne et le réemploi des bouteilles étaient impossibles, Thomas et son équipe l'ont fait. Ils ont transformé une contrainte en un modèle rentable et vertueux, prouvant que les barrières sont souvent plus mentales que techniques.Le Beau, le Bien et le Vrai : Inspiré par la philosophie et l'architecture, Thomas nous explique comment la quête du beau et l'émerveillement sont indissociables de l'impact écologique. Chez Oé, chaque détail compte, de l'étiquette à la biodiversité des sols.L'entreprise comme force de régénération : Découvrez comment Oé va au-delà du bio en achetant ses propres terres pour expérimenter l'agriculture régénératrice et lancer les "Essences d'Oé", des boissons sans alcool issues de plantes qui restaurent la biodiversité.Une culture de la Joie et de la Vulnérabilité : Thomas partage avec transparence les défis humains, l'inclusion du handicap au cœur de l'entreprise et l'importance de célébrer les "petites victoires" en équipe.Cet épisode est un appel vibrant à l'action. Comme le rappelle Thomas : "On a les solutions et c'est tellement beau [...] c'est vraiment à portée de main". L'entrepreneur a ce devoir magnifique de montrer la voie, de défricher et de rendre tangible un idéal.Préparez-vous à être bousculés dans vos certitudes et à repartir avec une énergie nouvelle : celle de croire que nous pouvons, nous aussi, faire un pas en avant.Bonne écoute !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[SPONSORISÉ] Écoutez la première partie de John Palmer, dit “Goldfinger”, dans l'ombre du casse de Brink's-MatÉcoutez la deuxième partie de John Palmer, dit “Goldfinger”, dans l'ombre du casse de Brink's-MatA l'aube du 26 novembre 1983, un camion s'arrête près d'un entrepôt sécurisé à Heathrow près de Londres. Des hommes armés pénètrent dans le dépôt sécurisé numéro 7. Ils cherchaient de l'argent liquide, ils sont repartis avec 6 800 lingots d'or : 26 millions de livres sterling. Le casse de Brink's-Mat devient l'un des plus grands braquages de l'histoire britannique. Mais voler les lingots n'est que la première étape, le véritable défi commence après. Car l'or ne disparaît jamais. Il se transforme, se blanchit, se réinjecte dans l'économie. Et pour cela, il faut des mains expertes. Un nom finit par s'imposer dans les dossiers de la police : John Palmer. Plus tard, la presse le surnommera “Goldfinger”, comme le milliardaire obsédé par l'or et grand ennemi de James Bond...En 2001, Palmer comparaît devant un tribunal britannique pour fraude liée aux multipropriétés. Le contraste avec 1987 est frappant. À l'époque, le jury devait comprendre le commerce de l'or. Ici, il écoute des victimes. Des hommes et des femmes racontent avoir investi leurs économies. Certains décrivent à la barre les pressions ressenties. Les appels incessants, les relances, les commerciaux insistants. D'autres décrivent l'impossibilité d'obtenir un remboursement. Les appels sans suite, les impasses administratives, les messages sans destinataire.Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
C'est une belle nuit d'été pour Luc Dion. Il est un peu plus d'une heure du matin, ce samedi 6 juillet 2013, lorsqu'il décide de sortir sur la terrasse du Musi-café, un lieu où l'on célèbre l'esprit de communauté pour les quelque 6 000 habitants de Lac-Mégantic, petite commune du Québec. Depuis la terrasse paisible où il vient s'allumer une cigarette, Luc, comme quelques autres clients, observe distraitement la voie ferrée qui passe à proximité. Ils sont venus profiter du silence. Pourtant, très vite, le fracas de la ferraille fait trembler le sol. Soudain apparaît un train lancé à pleine vitesse en direction du centre-ville de Lac-Mégantic. L'estomac de Luc se soulève. Il le sait, cette bête d'acier va beaucoup trop vite pour négocier le virage quelques mètres plus loin. « Il arrive bien trop vite! Il va dérailler! Il va dérailler ! » Ce n'est qu'une question de secondes avant que les roues des 72 wagons-citernes, chargés de pétrole brut, ne se décrochent des rails.
Dans cette escalade au Moyen-Orient, la guerre de communication bat son plein entre l'Iran d'un côté et les États-Unis de l'autre. Et Abnousse Shalmani s'est intéressé notamment à la propagande par l'image depuis le début de l'intervention israélo-américaine, avec une densité jamais vue où le vrai et le faux se confondent jusqu'au tournis. Elle estime que ces méthodes, même anciennes, ont porté leurs fruits. À l'occasion d'un sommet international sur la relance du nucléaire civil organisé le mardi 10 mars à Paris, Ursula von der Leyen a reconnu que l'Union européenne devait miser sur le nucléaire, sans délaisser les renouvelables, pour assurer sa souveraineté énergétique. La décision de réduire la part du nucléaire était "une erreur stratégique de l'Europe", a-t-elle affirmé. Selon François Lenglet, il s'agit d'un incroyable mea culpa retentissant de la part de la présidente de la Commission européenne. Il explique les raisons historiques et idéologiques de cette croisade antinucléaire européenne. À l'approche du premier tour des élections municipales, un sujet parmi tant d'autres va être scruté. Le PS va-t-il respecter son mot d'ordre "plus d'alliance avec LFI "? Ruth Elkrief pense que ce n'est pas aussi évident. Dans un communiqué du Parti socialiste, les signataires montrent qu'ils espèrent encore et appellent localement les militants Insoumis à se désolidariser des propos et à clarifier leur position par rapport à la violence politique. Ils leur demandent en fait de désavouer leur chef. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 10 mars 2026 - Pétrole : la flambée qui fait peur à TrumpLa guerre est « quasiment finie », a affirmé Donald Trump hier lors de sa première conférence de presse depuis le début de l'opération américaine-israélienne en Iran. « Une petite incursion », a-t-il dit, et tant pis s'il contredit le Pentagone, qui a écrit sur son compte X que « le combat ne fait que commencer ». « Ils n'ont plus de marine, plus de moyens de communication, plus d'armée de l'air. Leurs missiles sont dispersés. Leurs drones sont détruits de toutes parts, y compris leurs usines de fabrication. Si vous regardez bien, il ne leur reste plus rien. Militairement, il ne leur reste plus rien », a détaillé le président américain.Les propos de Donald Trump ont fait instantanément chuter les cours de l'or noir, qui flambaient depuis le matin, et remonter les marchés. Mais pour combien de temps ? Alors que les bombardements israéliens se poursuivent sur l'Iran, Téhéran a promis que plus aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient « jusqu'à nouvel ordre ». Les efforts « pour réduire et contrôler le prix du pétrole et du gaz seront ponctuels et vains. En temps de guerre, le commerce est tributaire de la sécurité régionale », a ajouté le porte-parole des Gardiens de la Révolution. « L'Iran n'a pas peur de vos menaces vides. Des plus puissants que vous ont essayé d'éliminer la nation iranienne et n'ont pas réussi. Faites attention à ne pas être éliminé vous-même ! », a écrit Ali Larijani, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien. Le ministre des Affaires étrangères iranien a averti de son côté que Téhéran « déciderait de la fin de la guerre » et que les forces armées iraniennes étaient prêtes « à poursuivre les frappes de missiles (…) aussi longtemps que nécessaire et chaque fois que cela sera nécessaire ». Plusieurs explosions ont eu lieu aujourd'hui à Doha, au Qatar, à Abou Dhabi ou contre les Kurdes iraniens.« Si l'Iran devait arrêter les flux de pétrole du détroit d'Ormuz, il serait attaqué encore vingt fois plus fort », a répliqué dans l'après-midi le secrétaire à la guerre américain Pete Hegseth. L'ONU, de son côté, a dit son inquiétude quant aux conséquences économiques des perturbations du trafic maritime dans cette artère essentielle pour le commerce mondial de l'énergie et mis en garde contre les effets de cette situation sur les marchés internationaux et, en particulier, sur les pays en développement.Lundi, depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle, posté au large de la Crète, le président de la République avait affirmé que la France se préparait à un conflit au Moyen-Orient susceptible de « durer ». Il avait également annoncé que la France préparait une mission « purement défensive » pour « rouvrir » le détroit d'Ormuz.Alors quelle est la stratégie américaine ? Le régime iranien a-t-il vraiment les moyens de bloquer durablement ce passage clé du commerce mondial ? La marine française dans le détroit d'Ormuz ? Que sait-on du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei ? Quelle est la situation au Liban ?Experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de « D'un monde à l'autre »- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro - Alexandra SCHWARTZBROD - Directrice adjointe de la rédaction – Libération, co-auteure de Les pins de Rechmaya - Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux États-Unis - LCI et France 24
Nouvel épisode de Frat Pack le jeu, avec une nouvelle thématique, spécial Années 90' !Quatre nouveaux invités de talent : Akim Omiri, Jonathan O'donnell, Sabrina Hachemi & Vincent Scalera se sont prêté au jeu !Ils s'affrontent à travers plusieurs manches portant sur la pop culture spécial Blablou, série toujours disponible sur Youtube, avec évidemment, des vannes, des tentatives de triche et de la mauvaise foi !Bon épisode à tous !Suivez les sur les réseaux et allez les voir sur scène :Akim OmiriJonathan O'DonnellSabrina HachemiVincent ScaleraVous pouvez suivre toute l'actu de Frat Pack & sur InstagramN'hésitez pas à noter cet épisode et parlez en autour de vous ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au cœur de l'été 480 avant notre ère, une rumeur terrifie la Grèce : l'armée perse arrive. Elle est immense, interminable, conduite par le roi Xerxès Ier. Derrière elle, les villes brûlent. Devant elle, presque rien. Ou presque.Face à cette vague humaine, les cités grecques choisissent un point étroit, suffocant, presque étouffant : le défilé des Thermopyles. Une bande de terre coincée entre la mer et la montagne. Impossible d'y manœuvrer. Impossible d'y contourner l'ennemi. C'est là que quelques milliers de Grecs, menés par 300 Spartiates, décident d'attendre.À leur tête, le roi Léonidas Ier. Il sait. Il sait que l'armée perse est bien trop nombreuse. Il sait que Sparte n'a pas envoyé toute sa force. Il sait surtout que cette bataille ne peut pas être gagnée. Mais il avance quand même.Quand les Perses attaquent, le choc est brutal. Jour après jour, vague après vague, ils se brisent contre le mur de boucliers grecs. Le passage est si étroit que la supériorité numérique perse devient inutile. Les corps s'entassent. L'armée de Xerxès doute. Pour la première fois, elle recule. L'invincible saigne.Puis vient la nuit. Et avec elle, la trahison. Un Grec révèle aux Perses un sentier secret dans la montagne. À l'aube, Léonidas comprend : l'encerclement est inévitable. Le piège se referme.C'est ici que la bataille bascule dans la légende. Léonidas renvoie la majorité des alliés. Il ne garde avec lui que ceux qui acceptent de rester, en pleine connaissance de cause. Ils ne se battent plus pour survivre. Ils se battent pour retarder l'ennemi. Pour frapper les esprits. Pour laisser une trace.Le dernier jour est un massacre. Les Spartiates combattent jusqu'à la mort, parfois à mains nues, parfois sans armes. Ils tombent un à un. Les Perses finissent par passer. Militairement, c'est une défaite totale.Mais le choc est ailleurs. Les Thermopyles prouvent que l'armée perse peut être arrêtée. Que le courage peut compenser le nombre. Que mourir peut parfois peser plus lourd que gagner. Quelques mois plus tard, la Grèce renverse le cours de la guerre.Si la bataille des Thermopyles est devenue légendaire, c'est parce qu'elle transforme une fin annoncée en acte fondateur. Ce jour-là, dans un défilé brûlant, la défaite est devenue un message. Et ce message, lui, n'a jamais cessé de résonner. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Jusqu'où Trump ira-t-il dans cette dangereuse aventure ? » se demande le Nouvel Obs. « Espère-t-il vraiment abattre le régime des mollahs, ou le vassaliser sur le modèle vénézuélien après avoir brandi le scalp de Khamenei ? Le plus terrifiant, estime l'hebdomadaire, est que lui-même ne semble pas le savoir (…) en méprisant à la fois le droit international, le Congrès américain et le sort réel des Iraniens, Trump se comporte une fois de plus comme un shérif brutal à la logique court-termiste ». Incertitude donc, résumée en quelques mots par le Canard enchaîné : « On frappe d'abord et pour les suites on voit après », « un après qui n'a pas fini d'inquiéter », remarque l'hebdomadaire satirique. Prestigieux trophée Pour l'heure, c'est Benyamin Netanyahu qui semble être le plus à même d'exploiter la situation. Il est même « le grand gagnant », estime l'Express, car « il a l'opportunité de se débarrasser de la menace existentielle iranienne, tout en préservant son avenir politique ». En effet, poursuit l'hebdomadaire, « le 7 octobre fut à la fois un désastre du renseignement israélien – dont Netanyahu n'a toujours pas répondu – et une opportunité pour se débarrasser de "l'axe de la résistance" centré autour de Téhéran ». Car, ajoute l'Express, « plus de deux ans après le jour le plus tragique de l'histoire d'Israël, le bilan de Tsahal et du Mossad est spectaculaire : le Hamas a été décimé, Hassan Nasrallah, charismatique chef du Hezbollah, tué par une frappe, le dictateur syrien Bachar el-Assad est en exil à Moscou. Avec la mort de Khamenei, Benyamin Netanyahu vient d'obtenir son plus prestigieux trophée ». De plus, assure l'Express, « la population israélienne est très majoritairement prête à des sacrifices pour se débarrasser d'une menace existentielle ». La position de Donald Trump est moins confortable, remarque l'hebdomadaire : il avait promis à ses électeurs « d'en finir avec "les guerres éternelles" ». De plus, assure l'Express, « si le prix du pétrole s'envole durablement, Trump aura à répondre à son électorat, très sensible au coût de la vie ». Situation inconfortable Quel rôle la France peut jouer dans cette nouvelle guerre au Moyen-Orient ? « Peut-elle rester à l'écart ? » se demande Marianne, qui rappelle que « la France n'a pas été informée. Encore moins associée. Les frappes israélo-américaines contre l'Iran (…) ont ouvert une séquence que Paris découvre tout en subissant les effets, à mesure que le conflit s'étend à l'ensemble des pays du Golfe Persique. « Une mise à l'écart », souligne Marianne (…) En clair, Washington décide seul ». Problème, poursuit l'hebdomadaire : « la France est pleinement engagée dans la région », présente dispose de plusieurs bases, aux Émirats arabes unis, en Jordanie, ou encore au Qatar. « La France marche sur un fil », estime de son côté la Tribune Dimanche. « Elle oscille entre prudence stratégique et impuissance assumée ». Le journal remarque, lui aussi, que « le président de la République, a d'abord été tenu distance du déclenchement des frappes. Preuve s'il en fallait une, du déclassement relatif de Paris dans les cercles de décision », ajoute la Tribune Dimanche qui résume en quelques mots la position de la France : « dialogue, désescalade, diplomatie ». Mais le journal pose cette question : « Ces mots suffisent-ils dans un contexte international dominé par la polarisation et la brutalité ? » Écologistes En France, le premier tour des élections municipales aura lieu dimanche prochain et plusieurs questions mobilisent la presse. Tout d'abord, celles qui concernent les écologistes. « En 2020 », rappelle le Nouvel Obs, « une vague inattendue avait peint en vert de grandes métropoles (Lyon, Bordeaux ou encore Strasbourg). « Un mandat plus tard, constate l'hebdomadaire, les enquêtes d'opinion convergent : plusieurs de ces élus affrontent des vents contraires (…) » Que s'est-il passé ? « Les intéressés, explique l'hebdomadaire, évoquent "quelques problèmes de méthode - un pont trop vite fermé à la circulation, des aménagements temporaires mal compris" ». « Ils n'ont pas été aidés, non plus, souligne le Nouvel Obs, par la dégradation de l'image des écolos, savamment orchestrée par la droite et l'extrême droite ». « Vous voulez que ça change ? » À Paris, les projecteurs sont braqués sur Rachida Dati. Elle vient tout juste de quitter son poste de ministre de la Culture, pour entamer sa campagne. Le Point l'a suivie dans ses pérégrinations, admirant son habileté et son contact avec ses électeurs potentiels : « Vous voulez que ça change ? Nous aussi ! Je compte sur vous »… Ici ou là, « un petit mot, un compliment, une blague », constate le Point. « Elle fait elle-même les questions et les réponses : "Et votre maire d'arrondissement, vous le voyez de temps en temps ? Eh non, bien sûr"». Pour le moment, Rachida Dati est devancée dans les sondages par Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie (hors la France Insoumise), mais si l'on en croit le Point, l'ex-ministre n'en doute pas : « Personne d'autre qu'elle n'a l'envergure pour s'installer dans le fauteuil d'Anne Hidalgo à la fin du mois ».
Dans cet extrait, Lumir Lapray nous invite à nous promener dans un quartier en 2030 Glorieuses. En prêtant l'oreille, on entend des habitant·es raconter comment le temps pour soi, pour les autres et pour le faire ensemble est redevenu la mesure de toute chose. Pourquoi cet extrait est important ? Parce qu'il nous dit que la priorité n'est plus la course à la productivité, mais la reconquête de notre disponibilité. Les gens veulent habiter leur territoire, tout simplement. Ils et elles veulent que leur énergie quotidienne serve à cultiver la rencontre, à réparer les objets et à prendre soin du vivant plutôt qu'à alimenter un système qui nous épuise. Et vous, quelle activité manuelle ou quel moment de partage vous redonne de la joie aujourd'hui ?
Ebola a désormais son vaccin, mais pas encore la fièvre de Marburg. Cette fièvre hémorragique virale, de la même famille qu'Ebola, circule principalement en Afrique. Son taux de létalité peut atteindre 88%. Un vaccin est actuellement en développement. Basé sur le même principe que celui contre Ebola, il nécessiterait une seule dose. Au Sénégal, l'Institut Pasteur de Dakar travaille à la mise au point de ce candidat vaccin, dans le cadre d'un transfert de technologie avec un laboratoire américain. Un projet stratégique pour la souveraineté sanitaire du continent. Avec notre correspondante à Dakar, Dans les salles immaculées du centre de recherche vaccinale de l'Institut Pasteur de Dakar, au Sénégal, les chercheurs scrutent de nouvelles cultures cellulaires. Le virus de Marburg pourrait bientôt être combattu par un vaccin finalisé sur le continent africain. Les premiers travaux ont débuté dans un laboratoire public américain, le Public Health Vaccines, avant un transfert de compétences vers Dakar. À la tête du centre de recherche vaccinale, il y a le docteur Marie-Angélique Sène : « On nous envoie un procédé au niveau labo à petite échelle et nos équipes font en sorte de le développer à l'échelle industrielle. On a déjà franchi la plupart des étapes plus compliquées et on s'apprête à relancer les runs de bioréacteurs pour boucler ce développement de processus-là et entamer la préparation des phases 1 d'essais cliniques. » À ce stade, il s'agit encore d'un candidat vaccin. Le transfert officiel de technologie est intervenu en décembre 2025, même si la collaboration entre les deux équipes avait commencé bien plus tôt. « On n'a pas eu de chercheurs qui ont été envoyés là-bas. Ils nous ont envoyé tous les protocoles, les processus. On travaille ensemble, on leur partage les éléments qu'on a développés, on valide ensemble », explique le docteur. À lire aussiVirus de Marburg: ce qu'il faut savoir de cet agent pathogène cousin d'Ebola « Nous ne pouvons pas attendre que les outils soient développés par des laboratoires européens » C'est la première collaboration de ce type pour un vaccin viral à l'Institut Pasteur de Dakar. Mais l'établissement bénéficie d'une expertise reconnue. Il est notamment producteur du vaccin contre la rougeole, contre la rubéole, et il est aussi un centre collaborateur de l'OMS. « L'idée, avec cette plateforme-là, c'est vraiment de pouvoir utiliser une même méthode pour produire les vaccins, et en un temps vraiment court. Ça nous permet, une fois qu'on a maîtrisé cette plateforme-là, de pouvoir switcher avec n'importe quel vaccin d'intérêt du moment », détaille Ndeye Marie Mba, responsable de la plateforme vaccinale basée sur les cellules. À lire aussiTanzanie: l'OMS annonce qu'une épidémie du virus de Marburg a tué huit personnes La fièvre de Marburg concerne aujourd'hui une vingtaine de pays africains, notamment l'Éthiopie, la Tanzanie et la Guinée équatoriale. D'où l'importance de développer des solutions locales, comme le souligne l'administrateur général de l'Institut Pasteur de Dakar, le docteur Ibrahima Fall : « Nous ne pouvons pas attendre que des maladies comme ça soient diagnostiquées par des laboratoires européens, ou que les outils soient développés par des laboratoires européens. Produire localement, c'est important en termes de souveraineté sanitaire. Nous l'avons vu durant la pandémie, quand tout le système d'approvisionnement au niveau mondial était complètement à l'arrêt. En l'absence de production locale, il était difficile d'avoir accès à des vaccins. » À terme, le vaccin serait produit au vaccinopôle de Diamniadio, en banlieue de Dakar. L'Institut Pasteur de Dakar promet un coût abordable. À lire aussiEn Guinée équatoriale, de premiers cas mortels de fièvre hémorragique de Marburg
(Premier épisode) En 1986, Marie-Thérèse Bonfanti est une mère de famille de 25 ans qui vit avec son mari Thierry et leurs deux enfants, Erika et Flavien. Ils habitent dans une petite maison située au pied du massif des Bauges en Savoie, dans la commune de La Rochette. Ensemble, ils rêvent d'ouvrir un jour leur propre restaurant dans les environs.Le matin du jeudi 22 mai 1986, Marie-Thérèse installe ses enfants dans sa voiture et les dépose chez leur nourrice, puis prend la route pour Pontcharra, à une dizaine de kilomètres de chez elle, où elle travaille comme distributrice de journaux publicitaires. Mais en fin de journée, quand Thierry Bonfanti rentre chez lui, sa femme n'est pas là et la nounou n'a pas de nouvelles d'elle. Très inquiet, il décide alors de partir à sa recherche.Dans Crime story, la journaliste Clawdia Prolongeau raconte cette enquête avec Damien Delseny, chef du service police-justice du Parisien.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Raphaël Pueyo et Anaïs Godard - Réalisation et mixage : Marec Panchot et Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network - Archives : INA.Documentation. Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
(Deuxième et dernier épisode) En 1986, Marie-Thérèse Bonfanti est une mère de famille de 25 ans qui vit avec son mari Thierry et leurs deux enfants, Erika et Flavien. Ils habitent dans une petite maison située au pied du massif des Bauges en Savoie, dans la commune de La Rochette. Ensemble, ils rêvent d'ouvrir un jour leur propre restaurant dans les environs.Le matin du jeudi 22 mai 1986, Marie-Thérèse installe ses enfants dans sa voiture et les dépose chez leur nourrice, puis prend la route pour Pontcharra, à une dizaine de kilomètres de chez elle, où elle travaille comme distributrice de journaux publicitaires. Mais en fin de journée, quand Thierry Bonfanti rentre chez lui, sa femme n'est pas là et la nounou n'a pas de nouvelles d'elle. Très inquiet, il décide alors de partir à sa recherche.Dans Crime story, la journaliste Clawdia Prolongeau raconte cette enquête avec Damien Delseny, chef du service police-justice du Parisien.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Raphaël Pueyo et Anaïs Godard - Réalisation et mixage : Marec Panchot et Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network - Archives : INA.Documentation. Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les femmes ont beau représenter quasiment la moitié de la population mondiale, la plupart des objets du quotidien ont été pensés par et pour des hommes selon plusieurs enquêtes et études. Les voitures dans lesquelles nous circulons, les smartphones que nous utilisons, les médicaments que nous consommons… Ils ont très souvent été mis au point en partant d'un profil type masculin : un homme qui mesure 1,75 m et pèse 70 kg. Quels sont les risques d'utilisation de ces objets pour les femmes ? Existe-t-il des prototypes féminins utilisés pour des tests ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez" ! Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Laura Taouchanov Première diffusion : mars 2025 À écouter ensuite : Pourquoi les femmes travaillent-elles gratuitement à partir d'une certaine date ? Qu'est-ce qu'un LAO, pour les femmes victimes de violences conjugales ? Qu'est-ce qu'un man-child, qui augmente la charge mentale des femmes ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Santé". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
REDIFF - Deux accidents de voiture étrangement similaire, à trois ans d'intervalle. La nuit, presque à la même heure. Deux morts. Dans le premier cas, une femme qui venait juste de se marier, dans le deuxième un homme qui lui aussi, venait de convoler en juste noces. La police va finir par s'intéresser à ces sorties de route qui se ressemblent trop. Va apparaitre alors en filigrane un couple de jeunes amants tout aussi discrets que tourmentés. Ils vont être soupçonnés d'avoir assassiné leurs conjoints respectifs alors qu'ils étaient encore en pleine lune de miel. Le voile va ainsi se lever sur Aurore Martin, une Belge, et sur Peter Uwe Schmitt, un Allemand. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles. Ecoutez L'heure du Crime du 14 décembre 2023 avec Jean-Alphonse Richard.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À l'occasion de la Journée mondiale de la justice sociale, en février, le Palais des Nations à Genève a accueilli la projection d'un film consacré à Frantz Fanon, psychiatre martiniquais et figure majeure des luttes anticoloniales, engagé durant la guerre d'Algérie et auteur d'analyses marquantes sur les mécanismes d'oppression et les inégalités structurelles.Organisé par l'Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (UNRISD) et l'association Shap Shap, l'événement a réuni chercheurs, cinéastes et jeunes participants autour d'une réflexion sur l'actualité de sa pensée face aux fractures sociales contemporaines.Dans ce podcast, ONU Info Genève revient sur les débats qui ont suivi la projection avec Karima Cherif, Directrice de la communication de l'UNRISD, Jean-Claude Barny, réalisateur du film, et Alexandre Bouyer, qui incarne Fanon à l'écran.Ils évoquent la portée contemporaine de son message, le rôle du cinéma pour sensibiliser aux injustices sociales, et l'engagement de jeunes participants venus partager leurs expériences et leurs idées pour transformer les inégalités. Entretien réalisé par Alexandre Carette
Ils avaient été condamnés en première instance à des peines allant de 13 à 16 ans de réclusion criminelle, mais ont souhaité faire appel. Du 26 janvier au 2 mars, quatre hommes ont été à nouveau jugés pour leur rôle dans l'assassinat de Samuel Paty, en 2020 à Conflans-Sainte-Honorine. Un procès en appel émaillé d'incidents. L'un d'entre eux, notamment, est suffisamment rare pour être souligné : au cours du procès, deux magistrates qui siégeaient depuis le début de l'audience ont finalement été récusées et remplacées. Ce qui leur était reproché : un manque d'impartialité, notamment lors de la déposition de la fille de l'un des accusés, qui s'est déroulée à huis clos, le 16 février dernier. Sur quoi repose le devoir d'impartialité des magistrats ? Quels sont les contours et les limites de leur rôle dans une cour d'assises ? Dans cet épisode, Pauline Revenaz et Elisa Fernandez reçoivent Manon Lefebvre, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature.
Aujourd'hui, je vous emmène en Thaïlande avec Marie, Frédéric et leurs trois filles de 15, 10 et 3 ans. Chez eux, on réserve parfois les billets un peu tard, on ajuste l'itinéraire au dernier moment, et on préfère garder de la souplesse plutôt que de tout cadrer.Ils sont partis trois semaines en juillet, avec un parcours qui mêle mer et montagnes : arrivée à Phuket, une pause à Khao Lak, puis les îles avec Koh Phi Phi et Koh Lanta, avant de rejoindre Krabi. Le voyage se poursuit ensuite dans le nord du pays, à Chiang Mai et Chiang Rai, entre temples, villes animées et paysages verdoyants, avant un retour à Phuket pour terminer le séjour. Entre les plages de sable clair, les trajets en bateau d'île en île et les changements de décor entre le sud et le nord du pays, les filles ont vécu la Thaïlande comme une grande aventure à ciel ouvert.Si voyager en famille sans planning figé vous rassure plus que ça ne vous inquiète, vous allez aimer cet épisode.-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
Rubrique:nouvelles Auteur: maxime-du-camp Lecture: Daniel LuttringerDurée: 37min Fichier: 25 Mo Résumé du livre audio: "Je suis une âme éternelle comme le sont toutes mes sœurs. Pendant mes existences différentes, bien souvent j'ai entendu discuter sur nous. - Les uns disaient : «?L'âme n'existe pas?!?» Les autres disaient : «?L'âme est immortelle?!?» Ils se trompaient tous, nous sommes éternelles. - Nous coexistons avec dieu, dont nous sommes une émanation directe, nous sommes une parcelle de son immensité, et plus tard nous remonterons vers lui pour nous y absorber à jamais." Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.
Depuis 1989, Dana Lixenberg sillonne les États-Unis, sa chambre photographique à la main. Peu connue en France, la photographe néerlandaise a pourtant immortalisé les plus grands (Prince, Donald et Ivana Trump, Jay Z) autant que des inconnus croisés au hasard de ses projets personnels. La Maison européenne de la Photographie, à Paris, lui offre sa première rétrospective française, qui dresse un portrait de l'Amérique entre paillettes et précarité, loin des clichés. Ils se font face, dans une même pièce : le rappeur Tupac Shakur, Ivana Trump, une condamnée à mort et plusieurs étudiants à l'université. Dès l'entrée dans l'exposition American Images à la MEP, le décor est posé : ici, il n'y a pas de traitement de faveur ; ici, on photographie tout le monde, avec les mêmes égards. Un procédé à la chambre photographique Car ce qui importe à la photographe néerlandaise Dana Lixenberg, arrivée pour la première fois aux États-Unis en 1989, ce n'est pas l'image publique ni les paillettes : c'est la rencontre. « Ce qui compte chez elle, c'est le regard de l'autre, la rencontre avec l'autre, sa dignité », pointe Laurie Hurwitz, la co-commissaire de l'exposition. Un échange que l'artiste facilite avec un procédé qui lui est cher : celui de la chambre photographique. « C'est un appareil qui est difficile à manier, il faut prendre son temps », explique Laurie Hurwitz. C'est ce temps, pour installer le matériel, le poser, que Dana Lixenberg met à profit pour capter l'intimité de son modèle, et saisir un instant de vulnérabilité – comme dans cette rare image d'une Ivana Trump abandonnée. L'artiste elle-même qualifie son procédé de « danse lente » avec ses sujets. « Ma façon de photographier requiert beaucoup d'attention. Il faut vraiment travailler avec la personne que vous prenez en photo ; et cela a posé les bases de tout mon travail, raconte Dana Lixenberg. Le premier regard, la première impression, ça ne m'intéresse pas. L'objectif, c'est toujours d'aller au-delà. » Une étape cruciale du travail de Dana Lixenberg consiste donc à photographier au Polaroïd ses modèles, avant de passer à la chambre photographique. « Cela me permet d'avoir une idée du résultat, de leur montrer, et de les mettre en confiance », explique la photographe… Avant d'ajouter, espiègle : « Ceci dit, parfois, je choisis de ne pas leur montrer, si ça risque de ne pas leur plaire ! » À lire aussi«Le Paris de tous les jours» du peintre franco-algérien, Bilal Hamdad, au Petit Palais Imperial Courts, un projet sans date de fin Ce procédé, qui a mené Dana Lixenberg sur la trace des plus grands noms des années 1990 – notamment dans la sphère hip-hop –, lui a aussi ouvert les portes d'Imperial Courts, quartier sensible de Los Angeles, où elle pose son appareil pour la première fois en 1993. À l'époque, la ville se remet tout juste des émeutes provoquées par le passage à tabac de Rodney King, un jeune homme noir tabassé par des policiers blancs. Les médias dépeignent les quartiers où ont eu lieu les émeutes sous un jour très négatif : danger, violence, misère. Fidèle à son précepte de ne jamais se fier au premier coup d'œil, Dana Lixenberg décide d'en avoir le cœur net. Ce qu'elle y découvre est très éloigné du portrait présenté à l'époque dans les médias : « En fait, c'est un quartier plein de vie ! », s'exclame-t-elle. Où la violence est présente, certes. Mais où l'on célèbre aussi des mariages et des naissances, où des jeunes filles s'apprêtent, où des morts sont commémorés. Tout cela apparaît au gré des photos prises ces 30 dernières années – car, inlassablement, Dana Lixenberg est revenue dans ce quartier. « Ce projet est devenu tellement personnel, souffle-t-elle. Les habitants du quartier m'ont vu traverser de nombreuses épreuves, vieillir... Et eux aussi sont devenus plus âgés, ils ont perdu des gens parfois ». Au fil de l'exposition, on découvre donc les mêmes personnes photographiées enfants, adolescents, puis pour certains, adultes. On suit, grâce au regard plein d'humanité de la photographe, les joies, les peines, les passages en prison. Comme une cartographie de la vie à Imperial Courts : « Ce travail est important pour eux ; en réalité, c'est leur mémoire ». Des projets de plus en plus intimistes et humanistes Peu à peu, avec le temps, Dana Lixenberg a abandonné les tapis rouges et le charme feutré des hôtels luxueux où elle rencontrait les personnalités les plus en vue de l'époque. Sans doute le début d'Imperial Courts a-t-il été une charnière ? En tout cas, ces vingt dernières années, la désormais sexagénaire a photographié les coins des États-Unis habituellement laissés dans l'ombre. Tel ce foyer d'accueil pour personnes sans abri, à Jeffersonville, dans l'Indiana. Loin des idées reçues sur le sans-abrisme, elle photographie ses sujets dans toute leur diversité : des hommes seuls, des enfants, des jeunes femmes apprêtées. Aucun contexte n'est donné sur ces images, seulement le nom et le prénom de la personne photographiée, comme pour les débarrasser de tous les stéréotypes qui pourraient leur coller à la peau. On sort de cette rétrospective étourdi par la diversité et le nombre des images. On revient sur le titre de l'exposition : American Images. Quelle image de l'Amérique, justement, ces photos donnent-elles ? « Elles apportent un regard nuancé, estime Laurie Hurwitz. Cette exposition montre l'image des États-Unis tels qu'ils voudraient être vus, mais elle montre aussi la grande fragilité de la vie en Amérique. » Dana Lixenberg, elle, se montre plus mystérieuse : « Je ne sais pas quelle image cela donne exactement. Je crois que cela, c'est à vous de me le dire. » Une image sans complaisance, assurément ; sans empathie, certainement pas. À lire aussiAvec l'exposition «All About Love», Mickalene Thomas célèbre les femmes noires
22 octobre 2004, au boulodrome de Chassieu dans la banlieue de Lyon. Dans l'après-midi, le patron s'étonne : Christiane Commeau, qui travaille à la buvette, était attendue à 14 heures, mais toujours pas de signes d'elle. L'homme signale sa disparition. Pendant quatre mois, aucune nouvelle, aucun signe de vie. Jusqu'au mois de février : le corps de Christiane Commeau est retrouvé dans un bois de l'Ain. L'enquête ne donne rien et puis, en 2015, c'est le coup de tonnerre : la justice prononce un non-lieu, elle est clôturée faute d'éléments. Pour les proches de Christiane, c'est impensable. Ils se mobilisent pour qu'elle soit réouverte et savoir enfin qui a tué leur mère et leur grand-mère. En 2022, ils ont enfin gain de cause : le tout nouveau pôle cold case de Nanterre accepte de reprendre le dossier. Depuis, ils sont dans l'attente. La voix du crime de cet épisode, c'est Kathleen Letendre, la petite fille de Christiane Commeau. Elle avait 6 ans au moment des faits, et raconte au micro de Marie Zafimehy, comment elle porte ce combat pour la vérité depuis plus de dix ans. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le conflit d'intérêts est devenu une espèce en voie de disparition. Les en-haut-de-en-haut ont fini par avoir la peau du conflit d'intérêts. Ils ont juste éliminé le mot conflit pour ne laisser que les intérêts, leurs intérêts.
Artemis Live - Insurance-linked securities (ILS), catastrophe bonds (cat bonds), reinsurance
This episode features audio from the first panel discussion of the day at Artemis ILS NYC 2026, our tenth catastrophe bond and insurance-linked securities (ILS) conference in the ILS NYC series, held on February 6th 2026 in New York.The panel was focused on the private insurance-linked securities market segment and titled Private ILS: Achieving portfolio discipline and resilience through the cycle.This private insurance-linked securities panel discussion was kindly moderated by Lorenzo Volpi, Deputy CEO and Managing Partner, Leadenhall Capital Partners LLP.He was joined on stage by: Jessica Laird, CEO, Nephila Capital; Michael Stahel, Partner/Portfolio Manager, LGT ILS Partners Ltd.; Eveline Takken-Somers, Head of Insurance Linked Investments, PGGM; and Dr. Raffaele Dell'Amore, Investment Managing Director, Global Head ILS Research, Cambridge Associates.Our panellists explored the track-record of private placements in ILS, which has been particularly impressive in recent years. They noted the still healthy premium environment, despite recent softening in reinsurance markets, believing strong performance can continue as long as portfolio discipline is maintained. The discussion also covered the attractiveness of private insurance linked securities placements versus catastrophe bonds, the importance of transparency and trust, as well as in educating new investors, or those looking to move on from cat bond strategies.Speakers also noted that the capital raising environment remains more challenged in private ILS and blended strategies, than for pure cat bond funds. But there was a general belief that conditions continue to improve and the track-record of private ILS fund strategies is now attracting increasing attention from institutional investors.Listen to the full podcast episode from our Artemis ILS NYC 2026 conference to learn more about conditions in the private insurance-linked securities (ILS) marketplace and investors attraction to private reinsurance investment opportunities.
Jeudi 5 mars, François Sorel a reçu Clément David, président de Theodo Cloud, Cédric Ingrand, directeur général de Heavyweight Studio, et Jérôme Marin, fondateur de cafetech.fr. Ils se sont penchés sur la dimension politique de l'électricité face à l'essor de l'IA, la fuite de vidéos intimes issues des lunettes connectées Ray-Ban Meta, et sur le premier smartphone 100 % européen baptisé Jolla, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Jeudi 5 mars, François Sorel a reçu Clément David, président de Theodo Cloud, Cédric Ingrand, directeur général de Heavyweight Studio, et Jérôme Marin, fondateur de cafetech.fr. Ils sont revenus sur l'annonce du groupe de Jensen Huang pour une pause des investissements dans OpenAI et Anthropic, et notamment le recul d'OpenAI à l'achat direct via ChatGPT, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Ce jeudi 5 mars, Jean-Baptiste Noé, rédacteur en chef de Conflits, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin. Ils sont revenus sur la situation au Moyen-Orient, notamment la stratégie de l'Iran de frapper ses voisins. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Le conflit d'intérêts est devenu une espèce en voie de disparition. Les en-haut-de-en-haut ont fini par avoir la peau du conflit d'intérêts. Ils ont juste éliminé le mot conflit pour ne laisser que les intérêts, leurs intérêts.
Soucieuse de continuer à apparaître comme une grande puissance, la Russie a réinvesti le continent africain depuis plusieurs années. Elle s'appuie sur un narratif reprenant celui de l'ancienne Union soviétique. Mais derrière les promesses de fraternité sans frontières, de partage de connaissances et de richesses, se trouvent d'autres objectifs moins avouables, comme le recrutement de combattants pour sa stratégie de chair à canon en Ukraine. Ces dernières années, le soft power, ou l'influence russe, s'est développé et transformé. C'est un studio de musique d'Abidjan où se tient un concours de chant discret, auquel assiste notre correspondant Benoit Almeras. On chante en anglais et en français, Alicia Keys, Garou, Lara Fabbian… Mais pour les candidats, l'horizon n'est pas New York ou Paris, c'est Moscou. L'enjeu de ce casting vocal : une participation au festival « La route de Yalta ». Organisé pour la première fois en 2019 dans cette station balnéaire de Crimée occupée, bien connue des amateurs d'histoire, il a désormais lieu au Kremlin, dans la capitale. On y célèbre les classiques russes et la « Grande guerre patriotique », comprendre la Seconde guerre mondiale. Une époque très lointaine pour ces candidats, jeunes et plus attirés par le voyage et la recherche de notoriété. Un des participants explique sa présence par « le fait que ce soit en Russie, un pays que je n'ai jamais imaginé découvrir. Ce serait aussi un tremplin pour moi et j'espère aussi que mon pays va reconnaître mon talent ». Pour voir Moscou, certains veulent se donner toutes les chances, comme ce candidat qui pousse l'hymne russe a capella. Lors de l'édition 2025, c'est un artiste ivoirien qui a représenté l'Afrique, et pas n'importe lequel : Emmanuel Désiré Boyer dit « Vova », vainqueur de l'édition 2024 de « The Voice Afrique Francophone ». À « La route de Yalta », il a été récompensé du prix du public pour Katyusha, chant patriotique de l'Armée Rouge, interprété en langue dioula. À l'origine de la participation de Vova, et de ce casting, Eben-Ezer Dion, coach vocal pour The Voice Afrique francophone. Ses liens avec la Russie remontent à plus de 20 ans : « J'ai étudié en Russie, je suis allé là-bas pour des études en musique, à l'Académie Gnessine, qui est une académie très prestigieuse là-bas. C'est après ça que je suis rentré au pays, et voici que je prends des initiatives pour faire avancer la musique en Côte d'Ivoire. Si vous voulez, c'est un prolongement, une manière de contribuer à l'action culturelle de la Russie dans l'Afrique francophone. C'est ce qu'on essaie de faire en partenariat avec l'association. » Festival de chants pour soutenir l'annexion forcée de la Crimée Cette association, c'est l'Aruci, Association des russophones de Côte d'Ivoire, créée en 2021. Sa présidente, Tatiana Rakitina assure qu'elle ne fait pas de politique : « Pour nous, c'est plutôt une opportunité pour la Côte d'Ivoire de sortir à l'étranger, de conquérir de nouveaux spectateurs. C'est plutôt un événement professionnel des amateurs de musique plus qu'un événement idéologique. » Pourtant, le festival de Yalta vise aussi à faire reconnaître la souveraineté russe sur la péninsule de Crimée, annexée de force par la Russie en 2014. Mais pour Tatiana Rakitina, comme pour le gouvernement de Moscou qui dénonce souvent la « russophobie » occidentale, c'est bien l'image de la Russie qui est attaquée. Bien qu'en Afrique, elle demeure positive selon elle : « Je peux vous dire que le visage de la Russie était bien brillant et souriant il y a quelques années. Maintenant, il y a dans certains pays une tendance à vouloir éliminer la culture russe ou diminuer sa valeur. Mais pas en Afrique. L'Afrique n'a jamais changé [envers la Russie]. » L'Aruci est aussi une organisation partenaire des Maisons russes. Officiellement des centres culturels, elles ont essaimé sur le continent, selon Lou Osborne, investigatrice du groupe All Eyes on Wagner : « On a vu une accélération de la diplomatie culturelle depuis 2024, avec une multiplication de l'ouverture de ces centres. Leur modèle est novateur : l'État russe ne peut aller aussi vite qu'il le voudrait, donc il a délégué une partie de ces ouvertures et de la gestion à des sociétés non-étatiques, ça leur permet d'aller plus vite. On remarque que c'est notamment là que se passe la partie la plus offensive du soft power, on dépasse la promotion de Pouchkine et de la langue russe. » La diplomatie culturelle russe a une tête de pont, c'est la Rossotrudnichestvo, un organisme officiel du ministère des Affaires étrangères russes, dirigé par Evgueni Primakov Junior, un très proche de Vladimir Poutine. C'est là notamment que se gèrent les bourses pour les étudiants africains, explique le chercheur sénégalais Ibrahima Dabo, lui-même passé par une université russe : « C'est à partir des années 2000 que la Russie a commencé à avoir des intérêts sur le continent africain. Dans ce contexte, des outils de l'époque soviétique ont été réadaptés. Rossotrudnichestvo a été créée en 2008 par un décret du président Dmitri Medvedev, mais c'est l'héritière d'une agence née en 1925 autour de la sœur de Léon Trotski. Cette agence est au cœur aujourd'hui des actions culturelles et humanitaires sur le continent, elle travaille avec des associations locales, notamment des réseaux d'anciens étudiants. La diplomatie éducative est devenue très importante. Rossotrudnichestvo gère les bourses d'étude, ce qui permet de développer son influence, et de donner une image d'ouverture, de montrer une bonne image de la Russie, des conditions d'accueil, de la qualité de l'enseignement. » Moscou a accéléré ses opportunités pour des milliers d'étudiants africains. Au Sénégal par exemple, on est passé de moins de 20 à 130 bourses en quelques années, selon Ibrahima Drabo. Saint-Valentin à la Maison russe, relais médiatiques et influenceurs Derrière Rossotrudnichestvo, certaines Maisons russes ont été montées comme des « franchises » dans l'écosystème Wagner, comme à Bangui, en Centrafrique, dont les canaux de communication multiplient les images d'enfants et de jeunes épanouis, devant des documentaires officiels russes, des films d'action à la gloire du groupe paramilitaire russe, durant des cours de russe, ou encore dernièrement lors d'une grande fête en chanson pour la Saint-Valentin. Son directeur, Dimitri Sityi, est conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, gestionnaire d'entreprises qui extraient or, diamant et bois, et à la manœuvre de multiples campagnes informationnelles anti-françaises, anti-américaines ou anti-Nations Unies. À Bangui, la Maison russe est devenue un lieu de socialisation, notamment pour des jeunes de milieu peu favorisés. On y fête Noël, on y candidate au championnat de slam, on y trouve aussi à prix modique les sachets d'alcool produits localement par Wagner. À lire aussiPlongée dans la machine de désinformation russe en Centrafrique Avec les médias comme Russia Today, de plus en plus présents sur le continent (Éthiopie, Sénégal), ou des organisations satellites comme Afrique média ou la radio Lengo songo en Centrafrique, ces centres culturels servent à véhiculer l'image d'une Russie ouverte, bienveillante, à l'opposé d'une Europe présentée comme décadente et xénophobe, voir tout simplement nazie. Un récit repris par un nombre grandissant d'influenceurs africains installés en Russie, valorisés par les algorithmes des réseaux sociaux, comme « l'Ivoirorusse ». « La Russie, c'est bien, j'exhorte tout le monde a visité la grande Russie de Poutine. C'est une très grande expérience », dit-il à ces plusieurs centaines de milliers de suiveurs sur TikTok, se félicitant de « commencer à oublier des mots de français ». Coiffé de sa chapka, « l'Ivoirorusse » est aussi un des promoteurs du programme Alabuga start qui permet officiellement à des jeunes femmes d'obtenir des formations et des diplômes dans cette zone économique spéciale du Tatarstan. Plusieurs enquêtes ont montré une réalité bien différente, et des mécanismes de « traites d'êtres humains », selon l'ONU. Le nouvel écosystème russe met en valeur les coopérations académiques avec la Russie et des opportunités de recrutement, dont on sait qu'elles peuvent conduire des jeunes hommes sur le front en Ukraine, et des jeunes femmes dans des usines de drones. « Ces réseaux de recrutement sont une nouvelle facette du soft power, ça permet à la Russie de façonner l'image donnée dans ces pays-là », analyse Lou Osborne, de All Eyes On Wagner. « C'est une Russie d'opportunités, pour une meilleure vie. Il y a une industrialisation de l'influence russe, avec une multiplication de canaux, un effort total médiatique, culturel, et des services de sécurité, au service de cette influence », ajoute-t-elle. Avec l'Église orthodoxe, « l'alliance du missel et du missile » La Russie loue les vertus présentées comme patriotiques et familiales, qui seraient les siennes et que partageraient les Africains. Pour cela, quoi de mieux que de se placer sous l'autorité divine, via sa propre église, l'Église orthodoxe russe, autonome depuis le schisme consécutif à l'invasion de l'Ukraine, et qui n'hésite pas à mettre les moyens pour attirer les clercs. À écouter aussiCentrafrique: à Bangui, une église orthodoxe financée par la Russie Comme au Cameroun, où Monseigneur Grégoire, métropolite orthodoxe grec, a vu avec surprise une église russe concurrente autorisée promptement par les autorités, quand lui a mis plus de cinq années à voir la sienne reconnue : « Ici, l'église russe n'a rien fait à part promettre à quelques prêtres de notre église qu'ils allaient leur donner de l'argent, plus que l'aide pastorale que nous distribuons chaque mois. Ils ont fait beaucoup de promesses : construire les églises, des écoles, donner des bourses aux prêtres, acheter des voitures. Mais jusque-là, ils n'ont rien fait à part louer une salle pour en faire une église. Ils ont envoyé quelques personnes à Moscou pour un séminaire de théologie, mais ils ont vu que le niveau de théologie et d'éducation est bien loin du niveau universitaire. Mais ils leur ont dit : "Ok, vous êtes prêts à rentrer en Afrique accomplir votre mission". Mais quel type de mission ? » Cette diplomatie religieuse n'est pas neutre, car l'église orthodoxe n'est pas une église comme une autre. Elle est étroitement imbriquée dans le pouvoir russe et le Kremlin, comme l'expliquait récemment sur RFI l'historien spécialiste du monde orthodoxe, Jean-François Colossimo : « C'est une progression opportuniste. Partout où il y a un clergé achetable, cette pseudo-église agit. Plus on monte dans la hiérarchie, plus elle est contaminée par le FSB [les services de renseignement russes, NDLR] et aux mains du Kremlin et de Poutine. L'Église russe n'a jamais été pensée comme une église internationale. Donc, si elle va en Afrique, c'est pour offrir le monde orthodoxe africain à Poutine. Ce sont eux qui bénissent la mère. L'Église bénie cette guerre, c'est l'alliance du missel et du missile. » À lire aussiCameroun: l'Église orthodoxe russe autorisée à exercer, un pas de plus de Moscou sur le continent Selon des médias russes en exil, l'église orthodoxe du Kenya aurait participé au recrutement trompeur de combattants pour la guerre en Ukraine. Par ailleurs, plusieurs centaines de séminaristes seraient aujourd'hui en formation en Russie, selon une bonne source, qui parle de « projet à long terme » pour Moscou qui se voit comme « la troisième Rome ». Une montée du soft power russe que constate l'ambassadeur de l'Ukraine à Nairobi, Yurii Tokarx. « L'influence russe et les mesures qu'ils prennent sont très sérieuses et fortes. Il a récemment été publié que le budget de leur machine de propagande s'élevait à 1,5 milliard de dollars. Et, bien sûr, une grande partie de cette somme est destinée à l'Afrique », a-t-il affirmé à notre correspondante à Nairobi Albane Thirouard : « Cela s'accompagne d'opérations informationnelles très sophistiquées. Ils sont également présents sur les plateformes utilisées par les jeunes générations. Ils travaillent intensivement dans le but de pénétrer les pays grâce à ce qu'on appelle le soft power. Il est bien connu que des structures comme Rossotrudnichestvo ainsi que l'Église russe cherchent à s'implanter progressivement au sein des sociétés africaines. Mais comme on a pu le constater par la suite, cela peut évoluer vers des problèmes plus graves pour ces pays. Tous les pays ne comprennent pas ce qui est en train de se passer. Nous, nous avons une arme puissante que nous appelons la vérité, et nous essayons de nous battre avec les moyens dont nous disposons. Leur machine de propagande, elle, combat souvent avec des mensonges. » Au Kenya, la multiplication des témoignages sur les recrutements contraints pour la guerre en Ukraine a écorné l'image de la Russie. Reste à voir si cette réalité viendra enrayer le rouleau-compresseur de l'influence et de la communication mis en marche par Moscou. Le 25 février, l'Université de Nairobi a lancé un Centre africain pour l'étude de la Russie, en présence de l'ambassadeur russe. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner
Ce jeudi 5 mars, c'est jour de vote au Népal. Un scrutin décisif, près de six mois après le soulèvement historique de la jeunesse, mais une élection qui se heurte aussi à la guerre qui fait rage au Moyen-Orient. Dans un pays au chômage des jeunes très élevé, des millions de Népalais sont partis travailler dans les pays du Golfe. Mais depuis l'attaque américaine et israélienne sur l'Iran et la riposte iranienne, les proches de ces travailleurs népalais vivent dans la peur. De notre envoyé spécial à Katmandou, À Katmandou, les vidéos filmées par des Népalais inquiets montrant les interceptions de missiles dans le ciel de Doha, Dubaï ou Abou Dhabi défilent sur les portables. 1,7 million de Népalais travaillent légalement dans les pays du Golfe, bien plus dans la réalité. Dans certains villages, chaque famille a un proche expatrié au Moyen-Orient. Susma Baral revient tout juste des Émirats arabes unis, elle nous accueille dans sa maison. « Avec mon mari, nous sommes partis, car ici on ne pouvait pas s'offrir de vraie maison, notre situation financière était trop précaire, raconte-t-elle. Comme c'est l'aîné de la famille, il doit aussi assurer la charge financière pour ses frères et sœurs… » Enceinte de sept mois, elle est rentrée pour accoucher au Népal, aux Émirats arabes unis, les factures de santé étaient trop élevées. Son mari, Bibik Dhakal, est encore sur place. « Quand je vois tout ce qui se passe là-bas, sur les réseaux sociaux, dans les médias internationaux, ça m'inquiète énormément... J'ai peur que les missiles tombent sur son appartement, son quartier. À cause de cela, je ne dors plus depuis trois nuits », se désole-t-elle. Et elle l'appelle chaque jour : « J'ai entendu les explosions, je n'ai pas vu de missiles en train de descendre dans le ciel, mais j'ai vu la fumée après qu'ils soient tombés au sol », témoigne son mari au téléphone. À lire aussiÀ Dubaï, la peur de ressortissants africains: «On voit les missiles interceptés qui viennent d'Iran» « La peur les tient éveillés » Depuis la banlieue de Katmandou, son épouse reste connectée avec la communauté de travailleurs népalais. Pour l'association Shramik Sanjal, elle anime des émissions en direct sur les réseaux sociaux. Elle répond aux questions, et les informe de l'évolution du conflit. « Je parle avec beaucoup de travailleurs népalais au Moyen-Orient. Ces trois/quatre derniers jours ont été particulièrement durs. Ils sont réveillés par les bruits des missiles et des interceptions. Même lorsqu'ils essaient de s'endormir, ils n'y arrivent pas, la peur les tient éveillés. » Susma travaille dans l'enseignement et son mari est analyste alimentaire. Le couple se dit chanceux par rapport aux Népalais qu'ils connaissent sur place, car ils occupent des emplois extrêmement précaires dans l'hôtellerie, l'agriculture, la construction ou la restauration. « Ils ont peur, ils passent leur temps à regarder des vidéos en direct, ils ne mangent pas, décrit Bibik Dhakal. Ils n'ont aucun choix. Ils n'ont pas leur passeport, c'est leur employeur, ou quelqu'un d'autre, qui le détient… Ensuite, ils n'ont pas d'argent pour partir… » Ces travailleurs envoient chaque mois une grande partie de leur salaire à leurs proches, gardant le strict minimum. Ces transferts d'argent représentent un quart du PIB du Népal. C'est un sacrifice vital pour l'économie, mais qui ne leur offre pas de droits civiques. Tous ces travailleurs ne peuvent participer au scrutin de ce jeudi 5 mars : le vote dans les ambassades ou consulats à l'étranger n'est pas autorisé au Népal. À lire aussiFrappes contre l'Iran: le dilemme des alliés américains du Golfe entraînés dans le conflit
Ce mercredi 4 mars, François Sorel a reçu Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, Didier Sanz, journaliste tech, Gonzague Dambricourt, fondateur de BoucheCousue, et Melinda Davan-Soulas, journaliste BFM Tech depuis Londres. Ils se sont penchés sur les annonces d'Apple sur l'iPhone 17e, le MacBook et l'iPad, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, spéciale Apple, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Mercredi 4 mars, François Sorel a reçu Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, Didier Sanz, journaliste tech, Gonzague Dambricourt, fondateur de BoucheCousue. Ils se sont penchés sur l'annonce par Elon Musk de la future génération de Starlink et de la 5G depuis l'espace, ainsi que le contrat entre OpenAI et le Pentagone qui vire au cadeau empoisonné, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Mercredi 4 mars, François Sorel a reçu Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, Didier Sanz, journaliste tech, et Gonzague Dambricourt, fondateur de BoucheCousue. Ils se sont penchés sur la présentation par Apple du MacBook Neo à 699?euros, et sa stratégie pour muscler son entrée de gamme avec l'iPhone 17e, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, spéciale Apple, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
durée : 00:03:32 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Des chercheurs confirment avoir fait des découvertes surprenantes concernant l'impact de la culture et de l'art sur la santé. Ils dévoileront les résultats de leurs recherches ce mois-ci à Maastricht selon le Fiancial Times. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:32 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Des chercheurs confirment avoir fait des découvertes surprenantes concernant l'impact de la culture et de l'art sur la santé. Ils dévoileront les résultats de leurs recherches ce mois-ci à Maastricht selon le Fiancial Times. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Didier et Marc-André discutent notamment de la transaction qui a envoyé David Montgomery de Detroit à Houston ainsi que des autres actualités de la NFL. Ils y vont ensuite d'un avant-goût de la période des joueurs autonomes en plus de parler des joueurs qui se sont mis en évidence lors camp d'évaluation (combine). Marc-André termine l'épisode en partageant ses surprises et déceptions en Fantasy Football à la position d'ailier rapproché. Suivez-vous pour ne rien manquer ! YouTube : https://www.youtube.com/@didier.ormejuste Facebook : https://www.facebook.com/lesacduquart Instagram : https://www.instagram.com/lesacduquart Spotify : https://open.spotify.com/show/0J2iQAMFwXJKwtZkqIzcRF?si=1512c5fbedc84dc0 Apple Podcasts : podcasts.apple.com/ca/podcast/le-sac-du-quart/id1250178466
Attaquant star de l'équipe nationale haïtienne de football, et joueur de l'Esteghlal FC en Iran, Duckens Nazon est l'invité de RFI. Il raconte comment il a dû quitter la République islamique après le déclenchement du conflit, et comment il aborde la Coupe du monde à venir. Les Haïtiens attendaient ça depuis plus de 50 ans : la qualification des Grenadiers à la Coupe du monde. La compétition se déroulera aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Les joueurs haïtiens disputeront leur premier match le 14 juin 2026 contre l'Écosse. Il y a encore cinq jours, Duckens Nazon se trouvait en Iran, où il joue pour l'Esteghlal FC. Il devait quitter le pays, mais son vol a été annulé au dernier moment à cause des frappes israéliennes et états-uniennes. Il est finalement parvenu à quitter le pays en passant par l'Azerbaïdjan. « On a dû remuer ciel et terre pour trouver le contact de l'ambassadrice de France en Azerbaïdjan pour pouvoir passer. J'ai attendu plus de trente heures à la frontière pour obtenir un laissez-passer », raconte Duckens Nazon. Le joueur espère désormais trouver un nouveau club rapidement, afin de se préparer au Mondial dans les meilleures conditions. « Cette mésaventure a réveillé quelque chose en moi. Je ressens la même détermination que celle que j'avais pour aider mon pays à se qualifier. » Deux matchs de préparation, contre la Tunisie et l'Islande, sont prévus en mars. Duckens Nazon regrette qu'aucun match de qualification ait pu être disputé en Haïti. « Je suis allé là-bas, j'ai vu la réalité des choses. Il faut s'accrocher. Mais c'est une motivation supplémentaire. Lorsque vous mettez les pieds en Haïti, c'est simple : soit vous n'êtes pas fort mentalement et ça vous détruit, soit vous êtes fort et ça vous pousse à rendre la population fière. » Remaniement ministériel en Haïti En Haïti, le gouvernement vient de procéder à un remaniement, que détaille le site Alterpresse : onze nouveaux ministres et deux secrétaires d'État, six ministres reconduits. En tout, donc, quatorze hommes, cinq femmes. Et trois priorités : la sécurité, le redressement économique et social, et l'organisation d'élections libres et inclusives. Le Nouvelliste s'interroge : que faut-il attendre de ce nouveau gouvernement ? Pour son rédacteur en chef Frantz Duval, la réponse pourrait tenir en deux mots : des miracles. Dans cette nouvelle équipe, écrit-il, « pas de Messi ou de Ronaldo », « pas de figures emblématiques, de personnalités marquantes ». « La nation, poursuit Frantz Duval, va une nouvelle fois devoir faire confiance à des jeunes premiers de l'action gouvernementale. D'eux aussi, on attend des miracles ou, à défaut, le minimum de catastrophes et de scandales. » Aux États-Unis, le coup d'envoi pour les élections de mi-mandat vient d'être lancé avec des primaires au Texas et en Caroline du Nord. Et déjà un candidat connu au Texas : le jeune démocrate James Talarico qui l'a emporté avec 53% des voix. Côté républicain, cela va se jouer entre le sénateur sortant John Cornyn et le très trumpiste procureur général Ken Paxton. Verdict le 26 mai 2026. D'ici là, la bataille s'annonce féroce. Politico relève que Cornyn et ses équipes ont déjà dépensé plus de 100 millions de dollars pour vaincre Paxton, en mettant l'accent sur son récent divorce, des accusations d'infidélité, et la destitution, notamment pour corruption, à laquelle il a échappé il y a deux ans. Pour l'instant, Donald Trump ne s'est pas positionné. Un conflit et des critiques Toujours aux États-Unis, quatre des six soldats tués dans le conflit avec l'Iran ont été identifiés. Leurs visages s'affichent sur le site du New York Times. Trois hommes, une femme. Tous étaient réservistes. Le plus jeune avait 20 ans. Ils ont été tués dimanche lors d'une attaque de drone contre le port de Shuaiba, au Koweït. Dans cette guerre qui a déjà fait des centaines de victimes, « leur mort est un détail qui donne à réfléchir », écrit le quotidien new-yorkais. The Nation, de son côté, se demande : « Pourquoi les démocrates ne peuvent-ils simplement pas dire "pas de guerre en Iran" ? » « La réponse des démocrates à ce qui pourrait bien être la plus grande catastrophe géopolitique du XXIè siècle se résume à des atermoiements, au silence et à une opposition feinte et endormie », dénonce The Nation, qui rappelle que l'opinion publique est pourtant largement opposée à l'opération Fureur épique. Côté démocrate, ils sont seulement 7% à y être favorables. Rendez-vous compte : c'est trois points de moins que ceux qui pensent que Joe Biden a volé la présidentielle à Donald Trump en 2020. Au Canada, enfin, Le Devoir ne mâche pas non plus ses critiques. Les siennes visent le Premier ministre Mark Carney qui, dans les premières heures du conflit, a soutenu l'opération israélo-étatsunienne. Il a depuis fait machine arrière. Mais pour Le Devoir, ce soutien destiné à apaiser Donald Trump est une maladresse géopolitique. « Mark Carney aurait pu - et dû - préciser d'emblée que cet appui n'était qu'à "contrecœur" », estime le journal. Une prise de position qu'il juge décevante, mais aussi imprudente, alors que la riposte iranienne pourrait également prendre la forme de cyberattaques contre des infrastructures essentielles, et notamment canadiennes.
Cet épisode est une invitation à ralentir et à explorer quatre vérités intemporelles, offertes par le Bouddha comme un chemin de sagesse et de liberté. À travers une narration douce et méditative, tu découvriras : La vérité de la souffrance L'origine de la souffrance La possibilité de la transformer Et le chemin intérieur pour s'en libérer Ces enseignements ne sont pas réservés aux sages ou aux érudits. Ils sont là pour toi. Ils parlent de ce que tu ressens déjà, de ce que tu vis au quotidien. Tu peux revenir à cet épisode autant de fois que tu en as besoin, quand tu ressens un besoin de clarté, de calme, ou de profondeur. All Episodes can be found at https://www.podpage.com/speaking-podcast/ All about Roy / Brain Gym & Virtual Assistants at https://roycoughlan.com/ #SylviaWolfer #speaker #griefhealing Find the full Interview with Sylvia Wolfe Bio of Sylvia Wolfer Sylvia Wolfer is a neuroscience-informed mindfulness guide and grief educator. Her work bridges contemplative practice, nervous system regulation, and lived experience after profound loss. A long-term meditation practitioner, Sylvia has explored contemplative traditions for many years. After losing both of her parents and her two brothers, her practice deepened — becoming not just a spiritual discipline, but a steady anchor through grief. Today, she creates grounded, body-aware guided meditations designed to support people through emotional overwhelm, loss, and life transitions. Her approach integrates neuroscience, breath, and embodied awareness to help people build emotional steadiness without bypassing what hurts. Sylvia is the creator of several digital courses and guided meditation series, and she teaches weekly online sessions blending mindfulness and movement. How to Contact Sylvia Wolfer https://sylviawolfer.com/ https://www.instagram.com/_sylvia_wolfer_grief_support/ https://www.linkedin.com/in/sylviawolfer/ All about Roy / Brain Gym & Virtual Assistants at https://roycoughlan.com/
An Information Whiskey edition where Ben loses his Sears and Roebuck HSI in the clouds and flies a partial panel ILS into McCollum like it's just another Tuesday, Brian takes his first solo IFR flight and discovers "the tape hiss of saturation" that nobody tells you about, and Ted goes up in an Arrow where the gear lights have a mind of their own. The Thaden Invasion is 12 days out and the weather looks terrible — which is exactly how we want it. Listener emails from a student pilot in Frederick and a "chef" who soloed at 53 remind us why we do this, and a five-star review from Scotland teaches us the word "scunnered." Also: a spirited debrief on whether Ben should have declared an emergency, and what the whiskey compass is actually good for.Mentioned on the show:* Seth Lake's Thaden/VBT arrival notes: https://arflightsafety.com/VBT.html* FLY OZ VBT Airspace Review: https://www.youtube.com/watch?v=KAJldTQ8LhM* Seth's podcast on VBT airspace: https://open.spotify.com/episode/0r3rDFPNyUdYtYEfbVBqyl?si=as-NYQ99R5-F9qgAhSSoig* WINGS registration for Enhanced Preflight seminar: https://www.faasafety.gov/SPANS/event_publicregistration.aspx?eid=141537&type=1* Game Aero, gamebird aerobatic plane: https://game.aero/gb1-gamebird/* Thaden Invasion event page: https://midlifepilotpodcast.com/thadeninvasion* Air Safety Institute, 178 Seconds to Live: https://www.youtube.com/watch?v=b7t4IR-3mSo* Infamous drivers ed scare film: https://www.youtube.com/watch?v=2HAv1pfJqgU* Sandel HSI: https://avweb.com/features_old/sandel-avionics-sn3308-electronic-hsi-efis-becomes-affordable/* Sandel teardown video: https://www.youtube.com/watch?v=fjWIXHL0G1M* Blairsville Airport - DZJ: https://www.airnav.com/airport/DZJ* Angel Flights: https://www.angelflightsoars.org/* SWTEE "sweet tea" arrival: https://aeronav.faa.gov/d-tpp/2602/00469SWTEE.PDF* OVPEW fix: https://opennav.com/waypoint/US/OVPEW* RYY's ILS 27 approach: https://aeronav.faa.gov/d-tpp/2602/06424IL27.PDF* Garmin GPSMAP 296 on Ben's yoke: https://www.garmin.com/en-US/p/6399/* MPP's Ultimate Guide to Becoming a Midlife Pilot: https://midlifepilotpodcast.com/#guidePatreon: www.patreon.com/midlifepilotpodcastYouTube (Live Monday nights at 8 PM): www.youtube.com/@midlifepilotpodcastWebsite (events, merch, blog, and more): www.midlifepilotpodcast.comEmail: midlifepilotpodcast@gmail.comFreedom Aviation Network (10% of Patreon donations): www.freedomaviationnetwork.org
Ils seraient aujourd'hui entre 3 000 et 4 000. Au fil des mois et d'une guerre qui s'enlise, la Russie a accéléré le recrutement de combattants africains pour son invasion de l'Ukraine. Certains se retrouvent au front en connaissance de cause, d'autres par tromperie persuadés de quitter leur pays pour une place à l'université ou un emploi. Aujourd'hui, le voile se lève sur ce système de recrutement basé sur des agences de voyage et des opérateurs d'influence entre Moscou et le continent africain. En ce matin de début février, 200 personnes environ se retrouvent dans le jardin familial de Bibiana Wangari, à Mukurwe-Ini, dans le centre du Kenya, à un peu plus de 2h de route au nord de Nairobi. Ce sont des funérailles, mais la cérémonie se déroule sans corps et sans cercueil, constate Albane Thirouard, la correspondante de RFI. Des bougies ont été déposées sur une tombe symbolique en contrebas. Charles Waithaka, dit « Charlo », le fils de Bibiana, avait 30 ans. Parti en octobre en Russie, sa famille a perdu le contact vers Noël, et c'est sur Facebook que sa mère a appris son décès en Ukraine : « Je me suis réveillée un jour et la nouvelle était partout sur les réseaux sociaux. J'ai appris qu'il avait marché sur une mine. Avant de partir, il m'avait appelée pour me dire qu'il avait obtenu un emploi pour travailler en tant que mécanicien pour la construction d'un camp militaire. Une fois sur place, il m'a appelée pour me dire qu'il était en Russie. On a continué à parler, jusqu'au jour où il m'a dit qu'il allait être déployé sur le front. Il a pleuré, beaucoup pleuré. En tant que mère, ce n'était pas facile. Chaque jour il m'appelait en pleurant "maman, je veux rentrer au Kenya, ce n'est pas bien ici.". » À lire aussiCombattants africains tués sur le front ukrainien: le deuil impossible de familles désemparées Le corps de Charles Waithaka n'a pas pu être rapatrié. Les présents lui rendent hommage. Un homme prend le micro, il vient de rentrer du front. « J'ai eu la chance de rentrer à la maison, témoigne Dancan. J'aurais pu finir comme ça. J'ai vu la mort de mes propres yeux. Je sais que ce n'est pas facile, vu comment la guerre se déroule là-bas : les gens meurent, et quand une personne meurt, le corps est juste laissé là, personne ne s'en occupe ». Dancan détaille son expérience : « J'ai l'impression d'avoir été trompé. Je suis allé là-bas, je pensais travailler comme chauffeur. Une fois arrivé, on m'a donné une formation militaire. Et même quand tu dis que tu ne veux pas faire ce travail et que tu veux rentrer chez toi, on te force à aller au front. Les Russes n'ont aucune humanité. Alors j'ai fait semblant d'être fou, on m'a envoyé à l'hôpital, et c'est comme ça que j'ai pu m'échapper. Mais je sais que beaucoup de Kényans sont encore là-bas. Ils cherchent des moyens d'en sortir et de rentrer chez eux mais ce n'est pas facile, c'est même très difficile. » Dancan affirme par ailleurs ne jamais avoir touché l'argent promis. « Il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine » À plusieurs milliers de kilomètres de là, Mike – un nom d'emprunt – laisse un message vocal à RFI : « On est venu ici pour travailler, on nous avait dit que ce serait un travail dans la sécurité. Une fois arrivés en Russie, on s'est rendu compte que c'était un emploi militaire. Nous n'avions rien signé au Kenya, les recruteurs ont juste pris nos passeports pour arranger le visa et les billets d'avion. Ce n'est qu'une fois en Russie que nous avons signé des papiers mais tout était en russe donc nous ne comprenions pas. Nous les avons scannés avec nos téléphones et c'est là que nous avons compris que les documents que nous nous apprêtions à signer étaient des contrats dans l'armée. On attend. Ils vont nous emmener combattre. Mon ami et moi refusons d'y aller, nous cherchons à nous échapper. » Quelques jours plus tard, Mike prévient : il est parvenu à fuir et à quitter la Russie. À lire aussiDes proches de Kényans envoyés par la Russie sur le front critiquent la diplomatie de leur pays À Nairobi, l'association VOCAL Africa tente de venir en aide aux familles sans nouvelles de leurs proches. Julius Kimani Kamanu est venu accompagné de son père pour évoquer le cas de son frère, âgé de 26 ans, parti en Russie il y a plusieurs mois. Sur le téléphone de Julius, il y a une photo : trois hommes armés posant en tenue de combat. « C'est la dernière photo qu'il nous a envoyée, le dernier jour où nous avons pu communiquer avec lui, souligne Julius Kimani Kamanu. Il y a mon frère, Peter Kimemia, un homme que je ne connais pas qui est sûrement russe, et l'ami avec qui mon frère est parti. Il nous a dit qu'il partait pour un emploi de chauffeur donc quand nous l'avons vu comme ça en tenue militaire, ça nous a choqués ». Peter Kimemia Kamanu est parti en Russie avec un visa de visiteur, avec un billet d'avion aller-retour, pour un séjour de quelques jours à peine. Lui aussi a été trompé, affirme Julius : « L'agent lui avait dit qu'il allait travailler comme chauffeur en Russie. Avant de partir, mon frère vendait des téléphones et des ordinateurs. On lui avait promis un meilleur emploi en Russie avec un bon salaire. Il est arrivé en Russie le 22 octobre 2025 et il nous a informés qu'il était dans un hôtel en attendant plus d'informations. Quelques jours plus tard, il nous a informés qu'il avait été emmené dans un camp militaire et qu'il allait y recevoir une formation, puisque le travail de chauffeur se ferait dans un camp militaire. Donc, il a commencé sa formation militaire qui a duré moins d'une semaine. Puis, un jour, il nous a appelés à minuit, il était terrorisé. Il nous a dit qu'il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine. C'était notre dernière communication, le 18 novembre. » Julius affirme que le numéro de l'agent avec lequel son frère communiquait n'est plus joignable. La famille a écrit aux autorités kényanes pour obtenir des nouvelles mais la demande n'a pas abouti. Les estimations du nombre de Kényans partis en Russie ne cessent de gonfler ces dernières semaines. Mi-février, le gouvernement a haussé le ton. Le ministre des Affaires étrangères a promis de se rendre à Moscou pour « enrayer » ce phénomène, alors que son bras droit dénonçait auprès des médias « un schéma inacceptable consistant à attirer des gens et à les faire mourir ». À lire aussiLe Kenya inculpe un homme accusé d'avoir envoyé des citoyens combattre contre leur gré pour Moscou « Parfois ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir » En Afrique du Sud, la politique de recrutement russe a pris une tournure politique. La fille de l'ex-président Jacob Zuma est visée par une enquête judiciaire pour son rôle dans l'envoi de 17 combattants sud-africains. Elle a dû démissionner de son poste de députée. À lire aussiUkraine: la fille de Jacob Zuma a-t-elle orchestré le départ de Sud-Africains sur le front? Elle est directement mise en cause par l'un d'entre eux, qui a répondu par écrit à notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues, joignant photos et vidéo où on le voit en treillis dans la neige : « J'ai quitté l'Afrique du Sud, le 9 juillet 2025. Je suis venu en Russie parce que je n'avais pas de travail et que Duduzile Zuma [la fille de Jacob Zuma, NDLR], nous avait promis des emplois. Tout n'était que mensonges. Nous nous sommes retrouvés à nous entraîner à l'attaque, à utiliser des bombes et à creuser des abris, des toilettes, à manger de la nourriture avariée et périmée. Parfois, ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir et ils se moquaient que nous tombions malades. Il n'y avait pas de jours de repos. Ensuite, nous sommes partis vers le front et notre groupe a été séparé. Je ne sais pas où sont les autres. Nos familles et nos enfants nous manquent vraiment. C'est très douloureux : aidez-nous à rentrer chez nous, s'il vous plaît. » L'affaire fait grand bruit dans un pays membre des Brics où les partis russophiles MK ou EFF sont bien implantés au parlement. Au point que l'actuel chef de l'État, Cyril Ramaphosa, a téléphoné à Vladimir Poutine pour obtenir leurs rapatriements il y a quelques jours. À lire aussiAfrique du Sud: Ramaphosa remercie Poutine pour le retour de Sud-Africains enrôlés en Ukraine Impossible de savoir exactement combien de ressortissants africains portent aujourd'hui l'uniforme russe. Selon un rapport de l'Institut français des relations internationales, ils seraient de 3.000 à 4.000 sur 18.000 à 20.000 combattants étrangers. Le groupe d'investigation All Eyes on Wagner a obtenu une liste de 1 417 contractuels ayant servi entre 2023 et mi-2025. Ils sont originaires de 35 pays africains ; 316 sont décédés. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner Les récits de combattants mettent en avant le rôle d'intermédiaires qui diffusent des promesses trompeuses. Des militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage À Yaoundé, Richard Onanena a échangé avec l'un d'entre eux, un Camerounais qui s'est rendu à plusieurs reprises en Russie dans un cadre universitaire. Saluant les « convergences de valeurs » russo-africaines, il explique accompagner certains vers un recrutement dans l'armée : « Cette rémunération, elle est alléchante. Il y a une batterie de documents qui vous sont présentés. Vous avez la possibilité de lire ces documents, de les faire traduire, on ne peut pas vous enrôler de force dans l'armée. C'est un contrat où on vous dit combien vous serez payés, combien de temps vous devez servir, et quels sont les avantages que vous aurez et ainsi de suite. Si vous êtes d'accord vous signez, si vous n'êtes pas d'accord vous ne signez pas. Mais avant d'arriver à ce niveau, il y a déjà une présélection. On vérifie votre état et l'agent de recrutement décide si oui ou non vous êtes recruté, ce n'est pas automatique. Néanmoins, il est important de préciser qu'il y a des personnes, qui ne sont pas des Russes pour la plupart, qui vont se servir de la détresse de leurs frères africains, pour leur faire miroiter des choses qui parfois n'ont absolument rien à voir avec la vérité, et peut-être d'une manière ou d'une autre les convaincre, ou les contraindre. » Certaines recrues, en revanche, sont tout à fait conscientes de leur choix. Les militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage. Les salaires promis sont par exemple dix fois supérieurs à ceux de l'armée camerounaise. Un militaire du BIR, bataillon d'intervention rapide, unité d'élite, explique comment il a vu certains de ses frères d'armes céder aux sirènes russes, à commencer par son cousin... Il évoque même des complicités au sein de la hiérarchie : « Il m'a dit que c'est un colonel qui a géré, c'est par le réseau de ce colonel qu'il a voyagé. Après deux semaines, je n'avais plus de ses nouvelles, son numéro ne passait plus, et jusqu'à maintenant, rien. Quand je suis entré en contact avec un autre collègue qui était là-bas, il m'a fait comprendre que les Camerounais qui étaient arrivés à cette époque, en mars-avril-mai 2024, étaient tous morts, parce que les attaques étaient très intenses. J'ai essayé d'en parler avec la famille, mais ils ne voulaient rien entendre, alors j'ai lancé un appel sur les réseaux sociaux, voir si je pouvais le retrouver. Un gars m'a répondu qu'il n'était plus en vie. Sa famille a honte de dire qu'il est mort, alors ils le cachent aux gens. » « Plein d'Africaines vantent le programme » Mais le front n'est pas la seule voie de recrutement pour de jeunes Africains. Via des influenceurs très suivis, la Russie promeut le programme « Alabuga start », qui s'adresse à des jeunes femmes étrangères de 18 à 22 ans. Selon ses promoteurs, ce sont des formations de qualité, tout inclus, il n'y a que des avantages. Mais dans cette zone économique spéciale du Tatarstan, on monte des drones pour bombarder l'Ukraine, comme l'ont documenté plusieurs enquêtes. Certaines pratiques peuvent être assimilées à de la traite d'êtres humains, ont mis en garde les Nations unies. Ce type de contenus attire l'attention, par exemple de Rebecca : « J'ai vu ça sur TikTok, je me suis inscrite. J'ai donné mon identité, copie de mon passeport. » Aide-soignante ivoirienne, elle a expliqué à Benoit Almeras, notre correspondant à Abidjan, avoir candidaté après avoir vu sur les réseaux « plein d'Africaines vanter le programme, le logement inclus, les avantages, la possibilité de rester en Russie ou de rentrer avec le certificat. Elles disent qu'elles sont bien à l'aise ». Des jeunes femmes comme Rebecca, il y en a des dizaines à Abidjan, attirées par la promesse d'une formation gratuite à l'étranger. La Russie prend le contre-pied de l'Europe où les démarches d'expatriation sont de plus en plus difficiles, et où le discours xénophobe s'impose. Et peu importe les risques encourus pour une jeunesse africaine urbaine prête à tenter sa chance au péril de sa vie. « Des sirènes russes au mouroir ukrainien : les combattants africains de Vladimir Poutine », un récit de François Mazet, à la réalisation de Pauline Leduc.
Serval, PDG de Baracoda. Ils se sont penchés sur le MWC en tant que sommet du monde digital, les smartphones comme point clé des enjeux sociétaux, les télécoms à l'ère des datas et de l'IA, ainsi que le besoin d'un modèle international pour les télécoms, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, depuis le MWC à Barcelone, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
« Ils le condamneront à mort » (Mt 20, 17-28)Médiation par le Père Michel Martin PrévelChant final : "Laissez-vous consumer" de EMMANUEL (Communauté de l')Retrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Radio Foot ce lundi 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. À la Une : - 24è journée de Ligue 1, l'OM vainqueur sur le gong d'un match qu'il ne fallait pas perdre ! ; - Premier League. 28è journée, Arsenal s'accroche, Chelsea décroche. ; - Amir Abdou sur le banc des Étalons ! - 24e journée de Ligue 1, l'OM vainqueur sur le gong d'un match qu'il ne fallait pas perdre ! Ça avait pourtant mal démarré pour les Phocéens, Tolisso marquant d'entrée, l'OL a même eu une balle de break. Si l'« Olympico » n'a pas été époustouflant techniquement, il a eu le mérite de rester indécis jusqu'au bout, puisque les joueurs locaux ont encore été menés. Les entrants marseillais ont fait la différence ! Paixao, Nwaneri, et bien sûr Aubameyang qui, à 37 ans, reste un grand buteur ! Les Phocéens ont encore encaissé des buts, mais ont fait preuve de courage ! Un succès qui rallume l'espoir d'une qualification en C1 la saison prochaine, permet à Habib Beye d'envisager plus sereinement le match de Coupe face à Toulouse mercredi (4 mars 2026). Cruelle défaite pour Lyon, et nouveau revers après Strasbourg. Un élan stoppé pour les Gones ? - Premier League. 28è journée, Arsenal s'accroche, Chelsea décroche. La science des coups de pied arrêtés a encore parlé du côté des Gunners face aux Blues. Les « Corner Kings » ont frappé 2 fois ! Les vainqueurs du Mondial des clubs, réduits à dix à 20 minutes du terme, victimes d'une indiscipline chronique ! Ils rétrogradent à la 6è place du classement - Festival offensif à Anfield. Liverpool sans pitié pour West Ham (5-2). Les Scousers, réalistes, se rapprochent du podium à 10 journées de la fin. Sortie de crise ? Manchester United profite du revers d'Aston Villa à Wolverhampton pour grimper sur le podium ! Les Red Devils ont certes évolué à 11 contre 10 pendant une ½ heure contre Crystal Palace, mais l'embellie se poursuit avec Carrick. L'ancien milieu a pris 23 points en 9 matchs de championnat ! - Amir Abdou sur le banc des Étalons ! L'ex-technicien des Comores puis de la Mauritanie s'est forgé une solide réputation en Afrique. Après le parcours historique des Cœlacanthes à la CAN 2021 puis celui des Mourabitounes en Côte d'Ivoire, le natif de Marseille va-t-il relancer les Burkinabè ? Une nation qui reste une place forte du foot continental, mais a déçu au Maroc. Avec Hugo Moissonnier : Said Amdaa, Salim Baungally et Marc Libbra. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.
Fin 2024, le quartier de Solino, à Port-au-Prince, est tombé aux mains des gangs. Pillages, incendies, affrontements : des centaines d'habitants ont fui pour échapper aux violences. En août dernier, les groupes armés ont annoncé leur retraite. Depuis, timidement, des familles reviennent. Elles retrouvent des maisons détruites et un climat sécuritaire toujours fragile. Malgré les promesses gouvernementales, l'aide tarde à arriver. Les habitants n'ont d'autres choix que de reconstruire seuls. Un Grand reportage de Justine Fontaine et Achim Lippold. « C'était un champ de guerre » Le père Gardy Maisonneuve, directeur de l'organisation humanitaire Sant Karl Levêque, nous conduit jusqu'à Solino. Il coordonne le programme gouvernemental « Retour au quartier », censé encourager les habitants à revenir et leur fournir un soutien financier. Pour atteindre Solino, nous traversons d'abord Christ-Roi, autre quartier autrefois considéré comme un « territoire perdu ». Ici aussi, les gangs ont laissé leur empreinte : impacts de balles sur les façades, maisons calcinées sans toit, grilles de fenêtres tordues par la chaleur. « C'était un champ de guerre », commente le père Gardy Maisonneuve, en pointant du doigt la limite jusqu'à laquelle les groupes armés ont pu avancer. L'activité reprend pourtant, timidement. On voit des étals du marché informel à nouveau installés sur le trottoir. « Les gens reviennent », observe le père Gardy Maisonneuve. La circulation reste clairsemée : « C'est moins dense qu'avant… c'est plus tranquille. » Des maisons saccagées, des vies à reconstruire À Christ-Roi, Marie Solange nous ouvre les portes de ce qu'il reste de sa maison. L'intérieur est plongé dans l'obscurité : il n'y a plus d'électricité. Les fils ont été arrachés par les gangs, probablement revendus au marché noir. Marie Solange ignore quand elle pourra vraiment revenir s'y installer. « L'ampleur des dégâts est énorme », dit-elle, encore sous le choc. Son voisin, Frantz Kelly, informaticien, regarde aussi sur les ruines de son habitation qui n'a même plus de toit. « Tout a brûlé », dit-il, en nous montrant les pièces qui servaient autrefois de salon, de salle de bain et de chambres. Sans ressources et sans aide des autorités haïtiennes pour reconstruire sa maison, un retour est difficile d'envisager. « Peut-être cette année encore, mais je n'ai pas encore de date », nous dit-il. Pierre, 60 ans, n'a pas eu le choix. Les conditions de son hébergement provisoire étaient intenables. Il est revenu vivre ici avec sa femme et ses cinq enfants, malgré l'état de la maison. « J'ai dû m'enfuir parce que les gangs ont tué beaucoup de gens, il y avait des cadavres par terre. Je suis parti avec le strict minimum ». Il nous conduit à l'étage et nous montre sa chambre, vide. « Les moustiques nous empêchent de dormir. J'ai mis des cartons à la place des vitres. Et des cartons par terre, sur lesquels je dors avec mon épouse. Je n'ai pas d'argent pour racheter des fenêtres ou des lits. Solino, paysage apocalyptique En arrivant dans le quartier de Solino, le décor se durcit encore : carcasses de voitures, maisons effondrées, rues presque désertes. Malgré le retrait des gangs, la sécurité n'est pas garantie. Nous sommes escortés par un policier et un habitant du quartier qui nous sert de guide. Nous rencontrons Joseph Hervé, ferronnier depuis plus de quarante ans, il travaille sur le trottoir. Son atelier a été saccagé, ses générateurs volés. « Je fabrique une porte avec une fenêtre. Quelqu'un un peu plus loin s'est fait arracher la sienne. Je vais l'installer dès qu'elle sera prête. ». Comme beaucoup, il ne reste que la journée et repart avant la tombée de la nuit. C'est le cas d'Henri aussi, venu inspecter sa maison. Il redoute le retour des gangs qui contrôle le quartier voisin de Bel-Air, à quinze minutes à pied. Revenir, faute d'alternative Une insécurité que Lovely, 21 ans, confirme : « Depuis plus d'une semaine, j'entends des tirs. On dit qu'il y a une opération de police à Bel-Air. Les balles sifflent jusqu'ici. On doit s'abriter derrière les murs pour éviter les balles perdues. ». On lui demande si la police prévient les habitants avant d'intervenir ?« Non ! », répond-elle. Lovely et sa famille ont pourtant décidé de rentrer. Ils n'avaient plus d'autre solution, explique sa mère, Célina. « J'ai tout perdu. Je n'ai gardé que mes deux mains et mes deux pieds. On a vécu dans un camp de déplacés, mais la situation était trop mauvaise. J'ai dû revenir. » Pour survivre, elles ont ouvert une petite épicerie au rez-de-chaussée : quelques produits de première nécessité, juste assez pour garder la tête hors de l'eau. Mais les besoins sont immenses. « Je vis de ce commerce, mais je ne peux pas réparer les portes ni les toilettes. Nous sommes cinq à dépendre de moi. Mon mari a fait une crise cardiaque après l'attaque. Il ne peut plus travailler. L'école demande déjà les frais d'inscription… je n'ai pas les moyens. » Un enjeu stratégique pour Port-au-Prince Le programme gouvernemental « Retour au quartier » affiche une ambition forte : reconstruire Solino et éviter qu'il ne retombe sous le contrôle des gangs. « Solino est comme la ceinture de Port-au-Prince », explique le père Gardy Maisonneuve. Sa position stratégique en fait un verrou pour la sécurité des hauteurs de la capitale. Mais pour un retour durable, les quartiers voisins doivent être pacifiés. Ce qui est loin d'être acquis. Se reconstruire avec un État absent Face à une école abandonnée criblée d'impacts de balles, un habitant exprime son scepticisme sur la capacité de la police haïtienne de repousser les gangs. « Les policiers sont des bluffeurs. Ce n'est pas aux gangs de se rendre, c'est à la police d'aller les chercher. Ici, nous n'avons rien. Pas d'eau, pas de nourriture. Ils doivent arrêter les gangs pour qu'ils n'aient plus que deux options : le cimetière ou la prison ». En attendant un soutien concret, les habitants nettoient les rues, ramassent les gravats, commencent à réparer tant bien que mal. Pour l'instant, à Solino, la reconstruction repose avant tout sur la résilience des habitants eux-mêmes.
Le rappeur marseillais Kemmler présente son cinquième album Finalement, sorti le 3 octobre 2025. Née à Cayenne, en Guyane, Laureen Rose commence à chanter très jeune lors de cérémonies chrétiennes. Le 25 avril 2025, elle a sorti son premier EP, baptisé Ere. Un opus intime de 4 titres aux sonorités soul, RNB et caribéennes. Ils répondent aux questions de Claudy Siar et Yasmine Bakayoko Kemmler a trouvé le titre de son album suite au décès de son père. Une épreuve qui, malgré la douleur et l'impression que le monde s'arrêtait, lui a « finalement » appris que la vie continue. Dans cet album de 12 titres, Kemmler se raconte et se met à nu dans un contexte difficile. Aujourd'hui, il dit écrire en pensant à sa fille, symbole de l'avenir. Kemmler est l'hôte d'un nouveau podcast Famille + 1 dans lequel il invite des personnalités à prendre le temps de parler d'amour et de relations humaines. Playlist du 2 mars : Kemmler - Si un jour tu pars Laureen Rose - Mo yana Kemmler - Chaise vide Lena - Tout ça pour toi Laureen Rose - One shot Kemmler - Peur de rien Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Comptable, plombier, électricien... Des métiers autrefois peu valorisés deviennent désirables parce qu'ils sont considérés comme « ennuyeux ». Comment cette nouvelle tendance s'est-elle mise en place ? Dans cet épisode, Hugo et Ingrid commencent par revenir sur l'évolution des envies des travailleurs entre les années 2000 et 2010, une époque qu'ils ont bien connu et où les Millenials cherchaient à trouver un sens dans leur travail. Ils expliquent ensuite comment le Covid a marqué un tournant dans le rapport au travail. Pourquoi la Génération Z recherche plutôt un « job chiant » ? Pour avoir du temps pour tout le reste, et c'est ça, leur secret du bonheur ! Retrouvez la transcription de l'épisode sur https://innerfrench.com/e191 Retrouvez nos cours pour améliorer votre français sur https://innerfrench.com/cours