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« El Niño va affecter durement les communautés, les économies et les chaînes d'approvisionnement à travers le monde. De nombreux secteurs seront touchés : agriculture, commerce, pêche, santé, énergie, transports, ressources en eau, gestion des catastrophes, pour n'en citer que quelques-uns. » L'avertissement de l'Organisation météorologique mondiale est sans équivoque : El Niño version 2026-2027 va faire beaucoup de dégâts.Mais quel est ce « petit garçon » à qui l'on reconnaît un tel pouvoir de nuisance ? Fait de vents et de courants marins, et responsable tout à la fois de pluies diluviennes et de sécheresses exceptionnelles, ce phénomène climatique revient tous les deux à sept ans dans l'océan Pacifique. Celui que nous traversons actuellement devrait atteindre son paroxysme entre janvier et février 2027, et pourrait être le plus puissant jamais observé. A quels dégâts peut-on s'attendre sur les écosystèmes, l'économie et la société ? Peut-on y faire quelque chose ?Perrine Mouterde est journaliste spécialiste du climat au service Planète du Monde. Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », elle dissèque pour nous cette anomalie climatique. Avec la participation de Benjamin Barthe du « Monde Afrique » et de Julien Bouissou, du service Economie du Monde.Un épisode de Yann Plantier. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : une lecture d'un extrait de Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez ; des extraits de la conférence de presse de l'Organisation météorologique mondiale, le 3 septembre 2026 (UNOG Newsroom) ; un extrait d'une vidéo sur « “Godzilla” El Niño », le 28 juillet 2026 (The Guardian).Cet épisode a été publié le 28 septembre 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les répercussions potentielles d'El Niño sur les plantations des pays producteurs de fèves inquiètent. El Niño met l'océan Pacifique en surchauffe et provoque de fortes précipitations ou des sécheresses selon les régions du monde. La perturbation climatique devrait s'amplifier cet automne mais s'annonce d'ores et déjà d'une intensité historique. Dans le secteur du cacao, la baisse de production pourrait être de 300 000 à 400 000 tonnes, répartie entre l'Afrique de l'Ouest et l'Amérique du Sud. L'Équateur, producteur majeur de fèves, est aux premières loges et se prépare à souffrir de pluies excessives, qui risquent de favoriser le développement de maladies dans les plantations. Le Ghana, numéro 2 mondial, s'attend pour sa part à une diminution de sa production de 20 à 40 %, selon l'Agence nationale d'exportation (CMCG). La Côte d'Ivoire, son voisin, n'a pas fourni d'estimation, mais en 1983, El Niño avait provoqué une sécheresse terrible en Côte d'Ivoire, avec des feux de plantation et de forêt dans tout l'est et le centre et, au bout du compte, la perte de 10 000 ha de cacao, se souvient François Ruf, expert de la filière cacao de Côte d'Ivoire. Il ajoute que le couvert forestier désormais quasi inexistant ne pourra pas atténuer de la même manière un éventuel choc similaire. La crainte pour cet automne, c'est que l'harmattan souffle plus chaud et plus fort que d'ordinaire en Afrique de l'Ouest, et qu'il vienne malmener des plantations qui ont déjà souffert d'avoir reçu trop de pluie fin mai-début juin, au moment crucial de la floraison. Impact difficile à évaluer L'impact d'El Niño reste cependant difficile à prédire de manière fiable, les estimations sont à prendre avec des pincettes car si El Niño est bien présent, ses conséquences précises relèvent encore de la spéculation, prévient le responsable des achats de cacao chez Mondelez International, Darren O'Brien. En Côte d'Ivoire, le Conseil du café-cacao a tout de même ralenti ses ventes par anticipation, pour s'assurer d'avoir les volumes physiques nécessaires pour honorer ses contrats. Cette prudence est liée à El Niño, mais aussi à la baisse structurelle de la production, en raison de virus de l'œdème des pousses du cacaoyer (Swollen shoot) et du vieillissement des plantations. Les rendements sont en baisse, d'année en année, et font craindre une chute des volumes récoltés d'ici 2030 en Afrique de l'Ouest si rien n'est fait pour redresser la barre, explique un acteur de la filière. À lire aussiEn Côte d'Ivoire, des chercheurs testent une bio-solution contre le Swollen Shoot, la maladie du cacao Contexte porteur pour les prix Ce contexte est propice à une hausse des prix. Les records de fin 2024 sont loin, mais les risques qui pèsent sur les récoltes ont fait grimper les cours ces six derniers mois. Courant septembre, les précipitations en Afrique de l'Ouest ont atténué les inquiétudes, mais les prix restent au-dessus de 5 700 dollars la tonne. Le premier transformateur d'Asie, Guan Chong Cocoa, n'exclut pas de voir le seuil des 8 000 dollars la tonne atteint d'ici fin décembre. L'autre inconnue qui pèsera sur les marchés, c'est la demande : elle a été très bonne en Asie au deuxième trimestre mais moins dynamique en Europe, le premier marché où l'on consomme du chocolat. À lire aussiLa demande croissante de biocarburants et les risques liés à El Niño font grimper les prix de l'huile de palme
Tirés par la demande croissante de biocarburants, les cours de l'huile de palme grimpent. Une progression qui traduit aussi les inquiétudes face aux effets du phénomène climatique El Niño. En fin de semaine, le prix de l'huile de palme à la Bourse de Kuala Lumpur a atteint 4 967 ringgits la tonne, soit environ 1 219 dollars, son plus haut niveau depuis décembre 2024. Deux raisons expliquent cela : les prévisions météo défavorables alimentent les achats spéculatifs. Car le marché anticipe déjà un impact négatif d'El Niño sur les productions indonésienne et malaisienne qui dominent à 85 % l'approvisionnement mondial. Une ambitieuse réforme indonésienne Deuxième raison, les acheteurs cherchent à sécuriser leurs approvisionnements avant le 1er octobre. C'est à cette date qu'entre en vigueur en Indonésie un programme biodiesel qui vise à convertir une plus grande partie de la récolte en biocarburant. Le gouvernement indonésien n'a pas attendu la récente menace d'embargo américain pour réduire sa dépendance au diesel importé. Le pays impose désormais un mélange composé de 50 % de biodiesel à base d'huile de palme et de 50 % de gazole fossile. Ainsi une partie des volumes d'huile de palme destinés aux marchés mondiaux est détournée vers le marché intérieur. El Niño menace la production En parallèle, l'apparition d'El Niño dans le Pacifique provoque des sécheresses. Par exemple, en Indonésie, cela pourrait faire chuter la production de près de 2 millions de tonnes cette année par rapport à 2025. Des pertes de production d'huile de palme sont aussi attendues en Malaisie, le deuxième producteur mondial. Autre raison qui met la pression sur le marché : les récentes attaques en mer Noire ont réduit les exportations d'huile de tournesol en provenance de la Russie et de l'Ukraine. Les acheteurs, notamment en Inde, commencent à se tourner vers les produits concurrents, comme l'huile de palme, pour pallier cette pénurie. La demande mondiale ne faiblit pas Selon les analystes, les prix d'huile de palme devraient atteindre un pic autour de mars-avril 2027 à environ 4 930 ringgits la tonne, avant de commencer à reculer légèrement. La demande, elle, reste soutenue, grâce au secteur des biocarburants, à l'industrie alimentaire et à l'essor de produits cosmétiques d'origine végétale. À lire aussiForêts et plantations de palmiers à huile peuvent‑elles vraiment coexister? Des résultats prometteurs en provenance de Bornéo
Avec son inconscience assumée et son sourire ravageur, la jeune américaine Amelia Earhart est devenue, d'exploit en record, l'icône de l'aviation mondiale – jusqu'à sa mystérieuse disparition dans le Pacifique.Cet épisode revient sur la vie extraordinaire d'une femme qui a osé défier les conventions, les limites technologiques et les frontières du possible. De ses premiers vols tremblants aux records mondiaux, du rêve d'émancipation féminine au mystère qui entoure sa disparition, découvrez comment Amelia Earhart est devenue une légende intemporelle.
François Gabart a fait le tour du monde en solitaire en 42 jours. Il a gagné le Vendée Globe. Et aujourd'hui, il est sur un voilier en bois au milieu du Pacifique, avec sa femme et ses enfants, pour trois ans.On a enregistré cet épisode en visio depuis l'archipel des Gambier, en Polynésie française. À bord, il a un vélo. Un gravel en bois, fabriqué à La Rochelle par les Ateliers Gonelle.Et à partir de là, on a parlé de ce dont personne ne parle vraiment : de quoi nos vélos sont faits. Parce qu'un marin qui a passé sa carrière sur des bateaux en carbone à 50 nœuds a sur ce matériau un regard que le milieu du vélo n'a pas. Le carbone, c'est du pétrole. On l'enfouit parce qu'on ne sait pas le recycler. Et pourtant il permet des choses extraordinaires, et lui-même en remettra sur son prochain bateau.C'est un épisode sur le bois, le carbone, la vitesse, le confort, le temps long, et sur ce que ça fait de partir trois ans avec sa famille quand on a passé sa vie à courir contre le chronomètre.ℹ️ À SAVOIRFrançois Gabart est actionnaire minoritaire des Ateliers Gonelle, dont il possède un vélo. Il le mentionne lui-même dans l'épisode. Cette conversation n'est pas un contenu sponsorisé et aucune contrepartie n'a été versée.━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━CHAPITRES00:00 Bande-annonce02:01 Un marin qui parle vélo : pourquoi ?03:42 Au milieu du Pacifique, sur un bateau en bois06:01 Trois ans, un tour du monde, une famille11:51 Ce qui nous pousse à partir14:33 42 jours ou trois ans : la relation au temps20:09 Le voyage à vélo, incroyablement accessible23:52 Le couple croisé à Stavanger29:48 Le coup de foudre pour le vélo en bois31:09 Pourquoi le gravel35:45 Est-ce que le bois fait de bons vélos ?37:48 Arnaud Manzanini et le tour du monde à vélo39:57 Peuplier, frêne, Paulownia : le bois local44:00 Pourquoi il a investi dans les Ateliers Gonelle45:42 L'Optimist en contreplaqué construit par son père54:14 Ce que le carbone permet : 100 km/h sur l'eau1:04:03 « Le carbone, c'est du pétrole »1:06:08 On ne recycle pas le carbone, on l'enfouit1:09:47 Vendée Globe : gagner sans le choix du matériau1:11:45 Réutiliser les chutes de carbone1:18:20 A-t-on vraiment besoin d'être aussi léger ?1:22:10 Rigidité contre confort : le parallèle vélo-bateau1:23:34 Les foils : faire voler un bateau1:30:09 L'éloge du rêve1:33:41 Vela : du fret maritime 100 % à la voile1:35:41 Le vélo du quotidien1:37:35 Les invités qu'il aimerait entendre ici━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━CE QU'ON ÉVOQUE DANS L'ÉPISODE→ Les Ateliers Gonelle, La Rochelle — cadres gravel en bois (peuplier, frêne, Paulownia), biocomposite lin→ Vela, la société de transport maritime 100 % à la voile fondée par François Gabart : un trimaran mis à l'eau l'hiver prochain, plus de 500 tonnes de fret entre l'Europe et les États-Unis→ Merconcept→ Les analyses de cycle de vie imposées en IMOCA : −20 % par rapport au bateau précédent→ Arnaud Manzanini et le record du tour du monde à vélo→ Les épisodes d'En Roue Libre qu'il a écoutés en roulant : Max Commençal sur le carbone, et notre épisode sur le PérouLES INVITÉS QU'IL AIMERAIT ENTENDRE ICIFranck Cammas et Tom Laperche, deux marins qui roulent beaucoup.Et Fabio Wibmer, parce que son fils est fan.━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━Merci à François pour son temps, à des milliers de kilomètres de la premièrecôte. Merci à Guillaume Bolzec, des Ateliers Gonelle, de nous avoir mis enrelation.Et merci à la technique, franchement : une heure quarante d'enregistrement depuisle milieu du Pacifique.Dis-nous ce que tu en penses en commentaire. Et toi, tu roulerais en bois ?
Le canal de Panama va une nouvelle fois réduire son trafic à partir d'octobre, en raison du manque d'eau provoqué par le phénomène climatique El Niño. Cette restriction intervient alors que cette voie maritime stratégique fonctionne presque à pleine capacité, notamment en raison des perturbations au Moyen-Orient. Avec des conséquences économiques qui peuvent aller jusqu'au prix des marchandises. C'est un nouveau séisme dans le transport maritime mondial. La direction du canal de Panama a annoncé une nouvelle réduction de son trafic à partir d'octobre. La voie qui relie l'océan Atlantique au Pacifique ne pourra accueillir qu'à peine 30 navires par jour. En cause : le phénomène climatique El Niño et le manque d'eau nécessaire au fonctionnement du canal. Longue de 80 kilomètres, cette voie maritime permet aux navires de relier l'Atlantique au Pacifique sans contourner l'Amérique du Sud. Chaque année, environ 5 % du commerce maritime mondial y transite, ce qui représente des centaines de milliards de dollars. En 2024, ce sont ainsi 444 milliards de dollars de marchandises qui sont passés par le canal. Son importance est encore plus visible depuis le début de la crise au Moyen-Orient. Le conflit et les perturbations autour du détroit d'Ormuz et du canal de Suez poussent certains pays asiatiques à s'approvisionner davantage aux États-Unis, et donc à faire passer davantage de navires par le canal de Panama. Ces derniers mois, il fonctionnait presque à sa capacité maximale, avec jusqu'à 40 passages quotidiens. Mais une dizaine de passages en moins par jour à partir d'octobre, c'est considérable pour une voie par laquelle transitent des centaines de milliards de dollars de marchandises. À lire aussi«Voilà où on en est, les bateaux sont à quai»: du Pérou au Guatemala, El Niño fait déjà des dégâts El Niño prive le canal de Panama de l'eau nécessaire à son fonctionnement Cette hausse du trafic intervient au moment même où le canal est confronté à un problème de taille : il n'y a pas assez d'eau pour faire passer tous les navires. Le canal fonctionne grâce à l'eau de pluie, stockée dans deux grands lacs artificiels. Entre mai et août, les apports d'eau dans le bassin ont été inférieurs de 44 % à la normale. Résultat : 36 passages quotidiens en août, 34 depuis le début du mois de septembre, puis 32 à partir de la mi-septembre et moins de 30 en moyenne à partir d'octobre. Les conséquences sont très concrètes pour les armateurs. Moins de créneaux disponibles signifie davantage d'attente et surtout des passages plus chers. Fin août, un méthanier a ainsi payé 5,3 millions de dollars pour obtenir un passage prioritaire, un record. À lire aussiCanicule: pourquoi les vagues de chaleur menacent désormais l'industrie européenne Des routes plus longues et des coûts de transport plus élevés Face à cette situation, certains armateurs boudent le canal, tout simplement en contournant l'Amérique du Sud. D'autres font transiter leurs marchandises par le rail, notamment au Mexique. Mais dans tous les cas, le transport est plus long et plus coûteux. Avec, potentiellement, un impact jusqu'au consommateur. Le coût du transport peut finir par se répercuter sur le prix des marchandises. Certains pays sont particulièrement exposés. Un quart du commerce extérieur de l'Équateur passe par le canal de Panama, contre 22 % pour le Chili et le Pérou. Si l'on dézoome, El Niño n'a donc pas seulement un impact sur le canal de Panama, mais potentiellement sur toute l'économie mondiale. Le phénomène modifie les températures, les vents et les précipitations à travers le monde, et l'épisode actuel pourrait être particulièrement intense. Pour le canal de Panama, cela se traduit très concrètement par moins d'eau, donc moins de bateaux. Et pour le commerce mondial, par des routes plus longues, des coûts plus élevés et, potentiellement, des prix qui augmentent. Une nouvelle illustration, finalement, d'une économie mondiale de plus en plus dépendante d'un climat qui, lui, devient de moins en moins prévisible. À lire aussiEl Niño «va s'intensifier»: pourquoi les prochains mois inquiètent les climatologues
Taïwan ne déplace plus seulement ses usines de puces vers les États-Unis : c'est désormais tout un écosystème technologique qui commence à traverser le Pacifique. Le ministre taïwanais de l'Économie, Kung Ming-hsin, a annoncé que des entreprises de l'île, hors TSMC, prévoient environ 20 milliards de dollars d'investissements américains supplémentaires. Les sociétés concernées n'ont pas été nommées, et aucun calendrier précis n'a été communiqué. Le ministère indique simplement qu'il s'agit principalement d'acteurs des semi-conducteurs, de leurs fournisseurs et des serveurs destinés à l'intelligence artificielle.Ces 20 milliards s'inscrivent dans un accord beaucoup plus vaste conclu avec Washington début 2026. Les entreprises taïwanaises doivent réaliser au moins 250 milliards de dollars de nouveaux investissements directs aux États-Unis. Taïwan prévoit également jusqu'à 250 milliards de dollars de garanties de crédit pour faciliter d'autres implantations. En échange, les produits taïwanais bénéficient notamment d'un tarif douanier réciproque plafonné à 15 %, tandis que les fabricants de semi-conducteurs investissant aux États-Unis obtiennent un traitement préférentiel sur certains droits américains.TSMC reste évidemment le poids lourd du mouvement. En juillet, le fondeur a ajouté 100 milliards de dollars à son programme en Arizona, portant son investissement prévu à 265 milliards. Quatre nouvelles usines doivent notamment produire en 2 nanomètres ou avec des procédés encore plus avancés. Mais une fab ne fonctionne jamais seule. Elle dépend de fournisseurs de matériaux, d'équipements, d'emballage avancé, d'énergie et de dizaines de services spécialisés. Attirer ce réseau autour de TSMC permet donc aux États-Unis de construire progressivement une véritable filière, plutôt que quelques usines isolées.Pour Taipei, l'équilibre est délicat. Le gouvernement présente ces investissements comme des décisions prises par les entreprises privées, tout en assumant une stratégie consistant à rester industriellement « enraciné à Taïwan » tout en se développant à l'étranger. Le président Lai Ching-te insiste notamment sur le maintien dans l'île des technologies essentielles et des centres de recherche.Le déplacement géographique des semi-conducteurs ne se mesure donc plus seulement aux usines de TSMC. Le véritable changement commence lorsque leurs fournisseurs suivent. Et c'est précisément ce mouvement que les 20 milliards annoncés viennent maintenant rendre visible. Source : Stack Chronicle Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans “Éden”, Pierre Ducrozet entraîne son personnage de Marseille vers l'Asie et le Pacifique, sur les traces d'une mère absente et d'un monde qui semble toujours aller plus vite. Brice, libraire à la Librairie de l'Angle Rouge, y lit surtout une traversée intérieure : celle d'un jeune homme qui apprend à habiter son corps, ses blessures et ses liens aux autres, sans jamais perdre de vue la lumière fragile qui traverse le récit.
Kôgun, armée de l'empereur. Tel est le nom que l'armée japonaise se donne à partir du début des années 1930, affirmant sa mission de protection d'un souverain de plus en plus vénéré comme une divinité vivante. C'est l'histoire de cette force militaire et d'une institution centrale de l'État nation japonais, de 1853 à 1948, que relate Franck Michelin dans ce livre sans équivalent. Car le rôle de l'armée impériale est loin de se limiter aux questions purement militaires. Pilier de l'État, institution formant une grande partie de l'élite, jouant un rôle central dans la modernisation et s'impliquant profondément dans la vie du pays, elle occupe une place essentielle dans la politique intérieure. Elle reflète également les succès et les échecs, les espoirs et les déceptions, ainsi que les contradictions auxquelles le Japon est confronté jusqu'à la défaite de 1945. Si l'action de l'armée de terre comme de la marine – de la première guerre sino-japonaise en 1894-1895 aux offensives en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique des années 1940, en passant par l'invasion de la Mandchourie et la guerre russo-japonaise – est bien sûr au centre de cette étude majeure, ce sont aussi les choix des acteurs politiques et culturels, des diplomates et des industriels qui sont ici étudiés. L'auteur livre ainsi une somme incontournable et passionnante sur l'histoire du Japon moderne à travers le prisme de ses hommes de guerre.L'auteur, l'historien et spécialiste du Japon FrancK Michelin est notre invité par téléphoneHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce lundi 14 septembre, les Costaricains célébraient leur fête de l'indépendance. L'évènement a été marqué par les divisions politiques entre le gouvernement, lancé dans une bataille contre le pouvoir judiciaire, et l'opposition, qui craint une dérive autoritaire comme celle observée au Salvador. À Cartago, berceau de l'indépendance du Costa Rica (à une vingtaine de kilomètres de la capitale), deux fêtes de l'indépendance ont eu lieu en parallèle. D'un côté, les célébrations officielles, auxquelles participaient le gouvernement et la présidente Laura Fernandez, au pouvoir depuis mai 2026. Sur scène, la dirigeante conservatrice a une nouvelle fois attaqué le pouvoir judiciaire, qu'elle accuse de freiner la lutte contre l'insécurité. « Je veux lancer un appel au pouvoir judiciaire ce soir. [...] Je ne permettrai pas qu'ils fassent retomber la faute sur mon gouvernement, pour des erreurs qu'ils ont commises et que le peuple costaricain paye de son sang », a-t-elle lancé à la foule. Crainte de dérive autoritaire Mis à l'écart des cérémonies officielles, interdits d'entrer sur la place principale s'ils portaient des pancartes contestataires, des opposants ont manifesté sous haute surveillance policière dans les rues adjacentes. Certains ont dénoncé un gouvernement « corrompu ». Ils craignent une dérive autoritaire inspirée du modèle du Salvador de Nayib Bukele. « Nettoyer » le pouvoir judiciaire Élue en mai 2026 sur la promesse de combattre la criminalité, dans un pays où le taux d'homicides a fortement augmenté depuis 2019, Laura Fernandez reprend le discours de son prédécesseur Rodrigo Chaves, devenu ministre des Finances. Peu avant son départ, celui-ci affirmait : « Le plus bel hommage que vous pouvez rendre à la patrie, c'est de nettoyer les institutions de ce pays. Et celle qui reste à nettoyer, c'est le pouvoir judiciaire. » Le gouvernement veut réduire les prérogatives et le budget de la justice, ainsi que modifier les règles de nomination de certains magistrats (afin qu'ils soient nommés par l'assemblée, majoritairement acquise au parti de Laura Fernandez et de Rodrigo Chaves). L'opposition et la rapporteure spéciale de l'ONU pour l'indépendance des juges y voient une menace pour la séparation des pouvoirs. Insécurité en Haïti : la Caricom appelle la Communauté internationale à tenir ses engagements La Communauté des Caraïbes appelle les pays qui s'étaient engagés à soutenir et participer à la Force de répression des gangs (FRG) à respecter leurs engagements, rapporte Gotson Pierre, éditeur de l'agence Alterpresse. Avant les élections présidentielle et législatives, dont le premier tour a été fixé au 13 décembre 2026, la Caricom estime que la FRG doit avoir le plus de moyens possibles pour contribuer à rétablir la sécurité dans le pays. Dans son rendez-vous hebdomadaire avec RFI, le journaliste haïtien évoque aussi les conditions d'expulsion des Haïtiens renvoyés des États-Unis ces dernières semaines. La fréquence des vols a augmenté depuis la révocation du Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens aux États-Unis, fin juillet 2026. Enfin, Alterpresse rend hommage à Willard Vancol, figure emblématique du milieu associatif et des radios communautaires en Haïti. Il a été retrouvé mort, près de trois semaines après son enlèvement à Ti Boukan, dans la commune de Gressier, au sud de la capitale, Port-au-Prince. Chili : quand des bateaux chinois font pression pour pêcher dans les eaux territoriales La marine nationale chilienne surveille une importante flotte de bateaux chinois située au large de ses côtes, dans les eaux internationales. Ces embarcations pêchent l'encornet géant, un calamar de couleur rougeâtre. Cette espèce, abondante dans cette partie du Pacifique sud, est consommée notamment en Asie et en Europe. La présence de cette grande flotte chinoise face au nord du Chili est récente - elle remonte à l'année dernière (2025) - et elle inquiète les pêcheurs locaux chiliens. Dossier de la correspondante de RFI au Chili, Naïla Derroisné. Dans le journal d'Outre-mer La 1ère Onze ans après avoir lancé le Sargator 1, navire ramasseur d'algues sargasses, la société guadeloupéenne de métallurgie STMI a démarré la construction du Sargator numéro 4. À lire aussiConférence de l'ONU sur l'océan: «L'invasion des algues sargasses est un fléau mondial»
C'est un lancement réussi pour la fusée Vega-C, au port spatial européen à Kourou, en Guyane française, un lancement qui a eu lieu dans la nuit du lundi 14 septembre. Vega-C emportait avec elle deux satellites. Le premier est chargé de surveiller la santé des plantes, l'autre doit observer les océans et les terres émergées. De notre envoyée spéciale à Kourou, Ces satellites sont désormais en orbite basse, à 815 km au-dessus de nos têtes. Alors que le changement climatique s'aggrave, les données fournies par les satellites sont devenues essentielles pour comprendre notre impact sur la planète et réagir face aux catastrophes qui se multiplient. À quelques minutes du lancement, la tension était palpable sur la terrasse du centre de contrôle Jupiter. Et le ciel nocturne s'est soudain illuminé sous le feu du propulseur de la fusée. Vega-C s'est élancée au-dessus de la forêt tropicale. « La fusée a été tellement rapide ! Je ne m'attendais pas à ça !, s'exclame Marco Celesti, l'un des scientifiques de la mission. Et quand vous entendez "le bang sonique", là vous réalisez que ce n'est pas juste une lumière qui s'élève dans le ciel mais une fusée qui transporte des satellites tout là-haut ! C'est vraiment incroyable. Fabuleux. » Cela fait 13 ans qu'il travaille sur ce projet et dans quelques jours, les satellites enverront les premiers relevés. « Et c'est là que commencera le vrai voyage pour les chercheurs : analyser les données et faire les découvertes scientifiques qu'on espère avec cette mission », s'enthousiasme le chercheur. Les deux satellites vont voler en tandem. Si le premier est plus expérimental, le second, Sentinel 3-C, complète une série de satellites d'observation de la Terre déjà en orbite : les satellites du programme européen Copernicus, qui compte d'ailleurs déjà d'autres Sentinel-3. Comprendre le changement climatique Et c'est Eumetsat, aux côtés de l'Agence spatiale européenne, qui va opérer le satellite pendant tout son séjour dans l'espace et récupérer ses données, essentielles pour comprendre le changement climatique. « La série de satellites Sentinel-3 fournit des observations extrêmement utiles face au changement climatique et à ses conséquences. Cette année, les Sentinel-3 ont été très importants pour observer les feux de forêt, souligne Phil Evans, directeur général d'Eumetsat. Ils montrent où débutent les feux et leur intensité. Et plus tôt les services de secours peuvent détecter ces feux, plus vite ils peuvent déployer les moyens de les éteindre et donc éviter des catastrophes. » Sentinel-3 est aussi un champion de l'observation de l'océan. « L'océan joue un rôle central par rapport au changement climatique. C'est lui qui entraîne les évènements météos, poursuit Phil Evans. El Niño, par exemple, est très fort cette année et sera peut-être le plus fort jamais enregistré. Et il se forme par un réchauffement de l'océan Pacifique qui va changer la météo partout sur Terre. Et comme Sentinel-3 mesure la température de l'océan, il peut directement mesurer El Niño. Et il est aussi équipé d'un altimètre, et cela peut être utilisé pour calculer très précisément les courants et les mouvements de l'eau. Sentinel-3 est donc un outil très important pour suivre le développement d'El Niño. » À lire aussiAu sommet sur l'espace à Paris, la gouvernance mondiale spatiale au cœur des échanges Une quantité énorme de données Chaque jour, la dizaine de satellites du programme Copernicus fournit près de 25 térabits de données, toutes en accès libre et gratuit. « On a le système d'observation de la Terre qui est probablement le meilleur au monde, avec une quantité de données énormes qui sont générées par des satellites, se réjouit Mauro Facchini, chef du programme Copernicus à la Commission européenne. C'est très important d'avoir une souveraineté en Europe parce que les choses peuvent changer très rapidement et on doit être maîtres de notre technologie et ne pas être dépendants des autres. Parce que celui qui est un ami aujourd'hui peut ne pas l'être demain. C'est bien de coopérer, mais en même temps, c'est important d'avoir nos capacités propres et une indépendance. » Deux heures après leur lancement, les satellites sont arrivés en orbite et ont commencé à prendre le pouls de notre planète. À lire aussiEspace: satellites et débris s'accumulent autour de la Terre, l'ESA alerte sur les risques de collision
Côté IA : MCP devient stateless, Claude watermarke ses textes, GPT-6 Astra défie Claude Fable, et une étude JetBrains confirme Claude Code en tête des agents de code. Côté JVM : JDK 27 généralise G1, Kotlin 2.4 stabilise les context parameters, une API JSON arrive dans le JDK, et Quarkus comme Micronaut enchaînent les versions. En bonus, trois pannes IA simultanées et un câble débranché chez Google Cloud. Enregistré le 11 septembre 2026 Téléchargement de l'épisode LesCastCodeurs-Episode-343.mp3 ou en vidéo sur YouTube. News Langages Les Types Algébriques de Données (ADTs) en Java rockthejvm.com/articles/algebraic-data-types-in-java Le problème : L'approche classique (champs nullables, hiérarchies de classes ouvertes) crée des états invalides et des erreurs à l'exécution (comme le NullPointerException). Types Produits (ET logique) : Implémentés en Java avec les Records. Ils regroupent plusieurs champs de manière immuable et concise. Types Sommes (OU logique) : Implémentés avec les Sealed Interfaces. Elles définissent un ensemble strictement fermé de sous-types connus à la compilation. ADTs (Types Algébriques) : La combinaison des Sealed Interfaces et des Records. Ils garantissent que les états invalides sont impossibles à représenter dans le code. Pattern Matching : L'extraction des données se fait via des expressions switch exhaustives, supprimant le besoin de casts manuels et obligeant le développeur à traiter tous les cas possibles. Généralisation : Ce modèle est idéal pour créer des types comme Result, forçant le traitement explicite et sécurisé des succès et des erreurs typées. Pourquoi "Algébrique" ? Parce que les types sont combinés mathématiquement (Produits = multiplication, Sommes = addition) pour limiter strictement le nombre d'états possibles d'une donnée. JDK 27 : fonctionnalités et calendrier de sortie openjdk.org/projects/jdk/27 infoworld.com/article/4202901/jdk-27-the-new-features-of-java-27.html JDK 27 est la prochaine version majeure de Java, une version non-LTS avec seulement 6 mois de support, qui succède à JDK 26. La disponibilité générale est prévue pour le 15 septembre 2026, avec des release candidates les 6 et 20 août 2026. Le périmètre est désormais figé (feature freeze) avec neuf JEP au programme. Le ramasse-miettes G1 devient le collecteur par défaut dans tous les environnements, et plus seulement en mode serveur. Ajout d'un support de la cryptographie post-quantique pour TLS 1.3, via des échanges de clés hybrides combinant algorithmes classiques et résistants au quantique. Finalisation de l'API PEM pour encoder et décoder clés, certificats et listes de révocation au format PEM. L'API Vector poursuit son incubation pour la douzième fois, permettant d'exprimer des calculs vectoriels compilés en instructions CPU optimisées. Les en-têtes d'objets compacts, introduits en JDK 24, sont désormais activés par défaut et réduisent l'empreinte mémoire du tas. Plusieurs previews sont reconduites : constantes paresseuses (3e preview), types primitifs dans les patterns (5e preview) et concurrence structurée (7e preview). Ajout d'une fonctionnalité de rédaction in-process pour JFR, afin de masquer les données sensibles dans les enregistrements de profiling. Kotlin 2.4 : nouveautés du langage et outillage kotlinlang.org/docs/whatsnew24.html Kotlin est un langage moderne, multiplateforme (JVM, Android, iOS, JavaScript, Wasm) développé par JetBrains, souvent utilisé comme alternative à Java. Les context parameters passent en stable : ils permettent de fournir des dépendances implicites à une fonction sans les déclarer en paramètre explicite, un peu comme une injection de dépendances. Les collection literals arrivent en expérimental : on peut écrire une liste avec des crochets, comme en Python, par exemple val fruits = ["pomme", "banane"]. L'API UUID de la bibliothèque standard devient stable, pour générer et manipuler des identifiants uniques nativement. Nouvelles fonctions utilitaires comme isSorted() pour vérifier si une collection est déjà triée. Support de Java 26 côté JVM et alignement automatique des versions Java et Kotlin dans les projets Maven. Kotlin/Native, la compilation vers du code natif iOS et macOS, active par défaut un nouveau ramasse-miettes plus rapide et améliore l'export vers Swift. Kotlin/Wasm, la compilation vers WebAssembly pour faire tourner du Kotlin dans le navigateur, rend la compilation incrémentale stable. Kotlin/JS permet désormais d'exporter des value classes vers JavaScript et TypeScript. Le compilateur K1, l'ancienne génération, n'est plus supporté : seul le nouveau compilateur K2 reste disponible. JEP 540 : une API JSON simple intégrée au JDK (incubation) openjdk.org/jeps/540 Le JDK ne propose aujourd'hui aucune API JSON native, obligeant à dépendre de bibliothèques externes comme Jackson, Gson ou Jakarta JSON pour parser ou générer du JSON. Cette JEP remplace la JEP 198 de 2014 et cible JDK 28 avec le nouveau module incubateur jdk.incubator.json. L'objectif est de couvrir les besoins simples d'extraction de données sans binding de données ni API de streaming, en laissant ces cas avancés aux bibliothèques existantes. L'API s'articule autour de l'interface scellée JsonValue avec six sous-types : JsonString, JsonNumber, JsonBoolean, JsonNull, JsonObject et JsonArray. Le parsing est strict et conforme à RFC 8259 : pas de virgules finales, pas de commentaires, et les noms de membres dupliqués provoquent une erreur. Donc pas de JSON5 La navigation se fait via get et tryGet, et la conversion vers des types Java via asInt, asLong, asDouble, asString, asMap ou asList. En cas d'erreur, une JsonValueException précise le chemin exact dans le document et sa position en ligne et colonne. Le pattern matching sur les sous-types de JsonValue permet de gérer proprement l'évolution du format d'un document JSON dans le temps. La génération se fait via toString pour une sortie compacte ou Json.toDisplayString pour une sortie indentée et lisible. À terme, le JDK pourrait utiliser cette API en interne, par exemple pour remplacer les fichiers de configuration au format property par du JSON. Autres nouvelles du JDK openjdk.org/jeps/535 openjdk.org/jeps/541 le mode generationel pour Shenandoah est prévu par défaut et deprécue le non générationel en 28 fini le support de Java sur Apple Intel GraalVM 25.2 : références compressées et Graal Script Agent medium.com/graalvm/… GraalVM est une machine virtuelle polyglotte d'Oracle offrant compilation JIT avancée et compilation en image native pour accélérer les applications Java et d'autres langages. Cette version 25.2 fait partie du train de releases innovation qui livre les nouveautés plus vite, pendant que GraalVM 25.0 reste la version stable recevant les correctifs de sécurité critiques. Nouveauté phare, le Graal Script Agent transforme des demandes en langage naturel en plugins sandboxés exécutés localement, en JavaScript ou Python, avec un accès restreint aux APIs de l'application. Les références compressées sont désormais activées par défaut dans Native Image sur les systèmes 64 bits, remplaçant les adresses complètes par des valeurs 32 bits relatives au tas. Cette optimisation réduit de 39% la consommation mémoire RSS d'une application Micronaut connectée à Oracle Database, comparée à la version 25.0. Contrepartie de cette optimisation, le tas géré est désormais plafonné à 32 Go. Le garbage collector G1 est maintenant disponible sur toutes les plateformes, y compris Windows, via l'option –gc=G1. G1 apporte de meilleures performances, une latence réduite et un démarrage plus rapide, avec des images natives plus petites grâce à l'optimisation guidée par profil. Le Vector API de Java est activé par défaut pour exploiter les instructions SIMD, utile pour le machine learning et le traitement de données. Bonne intégration avec l'écosystème via Micronaut 5.1, Quarkus et WebAssembly. Shopify arrête React Native pour ses applis mobiles iOS et Android et repasse à du natif avec Swift et Kotlin shopify.engineering/back-to-native Les progrès majeurs des LLM (IA) réduisent drastiquement le coût du développement sur deux plateformes distinctes. Les bénéfices du natif pur restent supérieurs, moins de couches d'abstractions, de dépenfances externes, et plus rapide pour adopter les dernières fonctionnalités des OS Les bibliothèques open-source (Skia, FlashList, Restyle) évoluent : Skia sera forkée par William Candillon, FlashList cherche un nouveau repreneur, Restyle sera archivée fin 2026. Migration des applications (Shop, Shopify, etc.) réalisée en mode "greenfield" (reconstruction totale) assistée par IA. Utilisation du système "Helix" pour un développement itératif et contrôlé par des agents IA. Découplage de la logique métier et de l'interface via une CLI pour accélérer les tests et éviter les lenteurs des simulateurs. L'application Shop a été entièrement reconstruite en natif en 12 semaines ; les autres suivront. Librairies LangChain4j CDI est une extension CDI qui intègre LangChain4j avec CDI de Jakarta EE langchain4j.github.io/langchain4j-cdi LangChain4j CDI : Extension intégrant LangChain4j à Jakarta EE et MicroProfile. Services IA : Injection et gestion de cycle de vie via @RegisterAIService. Orchestration d'agents : 11 topologies d'agents configurables par annotations. Serveur MCP : Conversion de beans CDI en serveurs Model Context Protocol. Fonctionnalités d'entreprise : Configuration externe, tolérance aux pannes et observabilité OpenTelemetry. Installation Maven : Deux extensions disponibles selon l'environnement (build-time pour Quarkus/Helidon, portable pour WildFly/GlassFish/Liberty). Prérequis techniques : Java 17+, Jakarta EE 10, MicroProfile 6.1. Quarkus 3.36, 3.37 et 3.38 : trois releases avant Quarkus 4 quarkus.io/blog/quarkus-3-38-released quarkus.io/blog/quarkus-3-37-released quarkus.io/blog/quarkus-3-36-released Quarkus est un framework Java cloud natif optimisé pour GraalVM et HotSpot, conçu pour les microservices et les environnements conteneurisés. En 3.38 (29 juillet), l'équipe allège les nouveautés pour se concentrer sur Quarkus 4, la communauté atteint 1213 contributeurs. 3.38 introduit l'éviction basée sur le poids mémoire pour le cache Caffeine de second niveau d'Hibernate, en plus de l'éviction par comptage. 3.38 apporte l'extension Quarkus HTTP Problem qui implémente la RFC 9457 pour mapper les exceptions en réponses application/problem+json, intégrée à OpenAPI. 3.37 (24 juin) ajoute l'extension expérimentale quarkus jlink pour générer des images runtime JDK sur mesure et réduire la taille des conteneurs. 3.37 active par défaut la sérialisation Jackson sans réflexion pour de meilleures performances. et 3.39 lesdesactivent et les rement en opt-in 3.37 introduit dans REST Client RestMultiResponse pour lire codes de statut et en-têtes sur des réponses REST en streaming, avec passage à Hibernate ORM 7.4 qui exige PostgreSQL 14 minimum. 3.36 (27 mai) propose Quarkus Signals en expérimental, un système de communication typée entre composants inspiré des events CDI et de l'EventBus Vert.x. 3.36 embarque des SBOM applicatifs exposés via /.well-known/sbom, y compris en image native selon la spécification GraalVM. 3.36 ajoute l'authentification OIDC via JWT SPIFFE, facilitant l'identité de charge de travail en environnement zero trust. Micronaut Framework 5.1.0 : injection de dépendances, IA et sécurité renforcées github.com/micronaut-projects/micronaut-platform/…/v5.1.0 Micronaut est un framework JVM pour microservices et applications cloud-natives, avec injection de dépendances à la compilation et démarrage rapide. Introduction d'Open DI 1.0.0, une implémentation CDI Lite s'appuyant sur l'infrastructure d'injection de dépendances de Micronaut. Côté données, support officiel de SQLite et intégration MyBatis, avec ETags basés sur les valeurs pour le verrouillage optimiste. En sécurité, arrivée d'un module OWASP HTML Sanitizer, délégation d'authentification @RunAs et résolution de locale via OIDC. Côté IA, LangChain4j ajoute le support Chroma, la mémorisation de chat Oracle et l'authentification Google injectée pour Vertex AI, avec passage du MCP en version 2.0.0. Mises à jour majeures des dépendances : Spring Boot 4.1.0, Jetty 12.1.10, Tomcat 11.0.23, OpenTelemetry 1.64.0 et Kubernetes Java Client 27.0.0. SSL activé par défaut par service pour les clients HTTP Infrastructure Ça coûte combien de faire tourner un LLM local sur son Apple Silicon ? towardsdatascience.com/how-much-does-a-local-llm-actually-cost-to-run-i-measured-every-watt-on-apple-silicon Coût électrique des LLM locaux sur Mac Apple Silicon Un modèle 120B (MoE) coûte 5x à 10x moins cher qu'un modèle 27B (Dense). Le coût dépend du débit (tokens/seconde), pas du nombre de paramètres. Modèle dense –> Charge 100% des poids par token = lent et très énergivore. MoE (Mixture of Experts) –> N'active qu'une fraction des poids = rapide et économe. Conclusion : Pour réduire la facture électrique, choisir des modèles MoE quantifiés (haut débit). Kubernetes 1.36 (Haru) : sécurité renforcée et alignement IA infoq.com/news/2026/05/kubernetes-1-36-released Kubernetes est la plateforme open source de référence pour l'orchestration de conteneurs, portée par la CNCF. La version 1.36 nommée Haru apporte 70 améliorations : 18 passent stables, 25 en bêta et 25 en alpha, avec 106 entreprises et 491 contributeurs. Les user namespaces passent en disponibilité générale, isolant le root du conteneur de celui de l'hôte. Les Mutating Admission Policies passent en GA, remplaçant les webhooks par des règles CEL natives plus performantes. L'autorisation de l'API kubelet devient plus fine, remplaçant le droit trop large nodes/proxy. Le labeling SELinux des volumes utilise désormais mount -o context, accélérant le démarrage des pods. Plusieurs avancées ciblent les charges IA : gang scheduling en bêta, préemption consciente des groupes de pods, et allocation dynamique de ressources activée par défaut pour le partage fin des GPU. Le redimensionnement vertical des pods en place passe en bêta et activé par défaut, ajustant CPU et mémoire sans redémarrage. Suppression du plugin gitRepo, source de risque de sécurité, et du mode IPVS de kube-proxy, tous deux dépréciés de longue date. Avec la sortie de 1.36, la version 1.34 devient la plus ancienne branche encore supportée et entre en maintenance, ne recevant plus que des correctifs critiques avant sa fin de support. Terraform vs OpenTofu en 2026 : la divergence est actée ecorpit.hashnode.dev/terraform-vs-opentofu-in-2026-the-fork-has-diverged-so-which-do-you-standardize-on env0.com/insights/opentofu-in-2026-what-the-terraform-fork-became-after-three-years-of-independence Terraform est l'outil historique d'Infrastructure as Code de HashiCorp, OpenTofu en est le fork open source lancé après le changement de licence. HashiCorp est passé de la licence MPL 2.0 a la BUSL 1.1 en aout 2023, ce qui a poussé une partie de la communauté a créer OpenTofu sous la Linux Foundation. IBM a racheté HashiCorp pour 6,4 milliards de dollars, finalisé en février 2025, tandis qu'OpenTofu rejoignait le CNCF comme projet sandbox en avril 2025. OpenTofu prend de l'avance sur des fonctionnalités inédites : chiffrement du state côté client depuis la v1.7, valeurs éphémères qui gardent les secrets hors du state depuis la v1.11, et prevent_destroy dynamique en v1.12 (mai 2026). Terraform garde l'avantage sur l'orchestration managée avec Terraform Stacks, désormais en disponibilité générale, sans équivalent natif côté OpenTofu. Le coût diverge fortement : HCP Terraform facture jusqu'à 0,99 dollar par ressource gérée et par mois, alors qu'OpenTofu reste une CLI gratuite couplée au backend de son choix. Fidelity Investments a migré plus de 2000 applications et 50000 fichiers d'état vers OpenTofu, la complexité venant surtout de l'écosystème (CI/CD, gouvernance) plutôt que du binaire lui-même. OpenTofu reste compatible avec les configurations Terraform jusqu'a la version 1.6.x, mais les versions Terraform plus récentes n'offrent plus aucune garantie de compatibilité. Pour les secteurs régulés, le chiffrement natif du state par OpenTofu et sa gouvernance ouverte sont des arguments forts face aux exigences de protection des données. La recommandation qui ressort des deux articles : partir sur OpenTofu pour les projets neufs et rester sur Terraform si l'on est déjà investi dans HCP Terraform et ses fonctionnalités de gouvernance. OTel est à la peine ? matduggan.com/otel-isnt-going-well-and-i-made-a-spreadsheet-about-it Le développement d'OTel est un peu au point mort Périmètre démesuré : Volonté de supporter un nombre gigantesque de langages, bibliothèques et frameworks. Pénurie critique de mainteneurs : Les données montrent une hyper-concentration du travail ; de nombreux SDK (comme PHP ou Ruby) dépendent d'une ou deux personnes seulement. Stabilité paralysante : La règle interdisant toute modification d'une fonctionnalité déclarée « stable » crée une peur de valider les nouveautés, entraînant des mois de débats. Solutions proposées par l'auteur : Créer un niveau « Bêta » temporaire (ex: 12 mois) entre les statuts « Expérimental » et « Stable ». Faire preuve de transparence sur les différences de qualité/maintenance entre les langages (ne pas mettre Go et Ruby sur le même plan). Communiquer activement sur le besoin urgent de nouveaux mainteneurs. Assouplir la politique de stabilité en acceptant des breaking changes bien documentés. Honeycomb transforme son infrastructure Kafka honeycomb.io/blog/transforming-how-we-run-kafka-honeycomb Honeycomb est une plateforme d'observabilité dont Kafka est le coeur du pipeline d'ingestion, traitant des millions d'événements par seconde. L'entreprise a migré de Confluent Platform auto-hébergée vers Apache Kafka 4.1.1 en mode KRaft. Le nouveau cluster tourne sur AWS EKS avec Strimzi comme couche d'orchestration Kubernetes. Motivation principale : la récupération après remplacement de broker était passée de 8-12h à 48-72h avec l'ancienne stack. Confluent imposait aussi sa solution propriétaire de Tiered Storage, impossible à corriger en interne. Un incident de décembre 2025 ayant vidé un cluster a révélé une fenêtre d'opportunité pour migrer. La migration s'est faite progressivement sur six clusters, de dogfood jusqu'à la production. Les producteurs sont basculés avant les consommateurs, avec une courte fenêtre de downtime assumée entre les deux. Le stockage utilise des NVMe en instance store plutôt que de l'EBS pour minimiser la latence. interessant de voir une société reprendre en main sa compétence et de voir les contraintes de certaines fonctionalités propriétaires Cloud AWS us-west-2 : panne réseau régionale et effet domino chez les fournisseurs SaaS blog.incidenthub.cloud/aws-us-west-2-outage-jul-24-2026 AWS us-west-2 (Oregon) est une région cloud majeure hébergeant de nombreux services et fournisseurs SaaS. Le 24 juillet 2026, une panne matérielle réseau a coupé la connectivité entre la région et le Seattle Metro pendant environ 20 minutes. Particularité notable, seule la couche de connectivité externe a été touchée, le trafic interne à la région a continué de fonctionner normalement. Après la réparation matérielle, une phase distincte de reconvergence des routes a de nouveau causé une connectivité intermittente pendant plusieurs dizaines de minutes. Les clients Direct Connect via EqSe2 ont subi une coupure bien plus longue que le reste, 1h17 au total. Neuf incidents chez sept fournisseurs ont cité explicitement AWS comme cause, dont SendGrid, SparkPost et NinjaOne. Fait marquant, les temps de rétablissement des fournisseurs tiers ont largement dépassé la durée de la panne AWS elle même. NinjaOne a mis 9h29 à se rétablir totalement, avec 150000 appareils tentant de se reconnecter simultanément freinés par des mécanismes de backoff et jitter. SparkPost a mis 6h45 à absorber l'arriéré de courriels accumulé pendant la coupure, avec encore 80 à 90 minutes de retard des heures plus tard. L'article recommande d'identifier ses dépendances en us-west-2 et de prévoir capacité et bascule, l'effet différé pouvant durer bien plus longtemps que l'incident initial. Rapport Cloudflare Radar sur les perturbations Internet au Q2 2026 blog.cloudflare.com/fr-fr/q2-2026-internet-disruption-summary Cloudflare Radar est la plateforme qui analyse en temps réel le trafic mondial pour détecter pannes, coupures et censures Internet. l'instabilité est le nouveau normal Le super-typhon Sinlaku a fait chuter le trafic de près de 80% à Guam les 13 et 14 avril. Deux séismes de magnitude 7,5 ont fortement dégradé la connectivité au Venezuela le 24 juin. Une coupure électrique a provoqué cinq heures de perturbation en Tanzanie le 27 juin. En Iran, la connectivité s'est stabilisée à 59% du niveau normal après 88 jours de coupure. Le Soudan a imposé dix coupures programmées pendant les examens nationaux mi-avril. L'Irak a coupé Internet à trois reprises pour lutter contre la fraude aux examens. Des frappes de drones ont endommagé la région AWS me-central-1 aux Émirats arabes unis. Un renouvellement de clés DNSSEC a rendu les sites .de inaccessibles en Allemagne le 5 mai. Une rupture de câble sous-marin a fait chuter le trafic de 60% à Sainte-Lucie fin juin. l'instabilité est le nouveau normal Un ingénieur Google débranche une zone entière de Google Cloud https://www.theregister.com/off-prem/2026/09/04/google-engineer-unplugged-every-fiber-they-could-see-and-surprise-took-down-a-chunk-of-the-g-cloud/5294418 Google Cloud est la plateforme d'infrastructure cloud de Google, organisée en régions et zones de disponibilité comme us-central1. Le 1er septembre 2026, un ingénieur a débranché par erreur des câbles fibre optique lors d'une opération de maintenance matérielle routinière dans la zone us-central1-b. En 13 minutes, il a déconnecté 100 % des chemins de fibre optique de tous les équipements de cette portion de la zone. Les machines virtuelles hébergées dans la zone touchée sont devenues injoignables, avec une perte de paquets élevée. Le taux de chute du trafic réseau pour les ressources concernées a atteint 100 %. L'incident a duré 4 heures et 11 minutes, de 7h41 à 11h52 heure du Pacifique. Google a détecté l'anomalie, reroute le trafic, identifié les liaisons optiques débranchées puis rebranché physiquement les fibres avant le retour à la normale. Les post-mortems d'incident cloud sont un classique du podcast, mais l'erreur humaine sur du câblage physique chez un hyperscaler mérite une minute d'antenne. ChatGPT, Claude et Grok en panne presque simultanément le 3 septembre theregister.com/ai-and-ml/…/5294322 ChatGPT, Claude et Grok sont les assistants IA et coding agents désormais utilisés au quotidien par de nombreux développeurs. xAI loue ses datacenters à un certains nombre de fournisseurs de cloud et d'IA. ils ont fait tombé ses concurrents :slightly_smiling_face: Arreter là Le 3 septembre 2026, les trois services sont tombés en panne quasiment en même temps. ChatGPT a connu une panne de 7h43 à 8h17 PT, soit environ 34 minutes, due à une erreur de routage rendant ChatGPT et Codex indisponibles. Claude a subi une panne partielle de 3 heures et 6 minutes touchant Claude.ai, Claude Code, Claude Cowork et l'API Claude, résolue à 16h16 UTC. xAI a commencé à enquêter sur les problèmes de Grok dès 6h30 PT, puis SpaceX a confirmé une panne de son centre de calcul de Memphis. La coïncidence des trois pannes a fait suspecter un fournisseur commun à l'origine du problème. Pour les développeurs devenus dépendants de ces coding agents, l'épisode illustre le risque d'un point de défaillance unique xAI loue ses datacenters à un certains nombre de fournisseurs de cloud et d'IA. Web Nouveautés CSS 2026 : mixins, masonry natif et animations pilotées par le scroll modern-css.com/whats-new-in-css-2026 animation-timeline: scroll() et view() atteignent le baseline cross-browser, Firefox et Safari ayant livré le support complet. Plus besoin de préfixes ni de librairie JS. @starting-style devient cross-browser : animations d'entrée depuis display: none sans hack de timing JS. Firefox 147 amène l'anchor positioning au baseline, plus les view transition types et la Navigation API. Les menus contextuels via popover CSS arrivent aussi. Data et Intelligence Artificielle Guillaume a porté le SDK Python d'Antigravity en Java… en utilisant Antigravity lui même comme assistant ! glaforge.dev/posts/…/the-unofficial-antigravity-sdk-for-java SDK Java non officiel pour Antigravity, rétro-ingénierie du SDK Python pour exploiter un binaire Go sous-jacent. Cas d'usage : pipelines CI/CD, applications d'entreprise (Spring Boot), outils internes, surveillance en arrière-plan, interfaces personnalisées. Gestion des ressources : implémente AutoCloseable(try-with-resources) pour lancer et fermer proprement le processus Go. Exécution de code Java personnalisé : exposition de méthodes Java comme outils IA via les annotations @Toolet@Param. Streaming et programmation réactive : prise en charge des CompletableFuture, des callbacks (chatStream), et deFlow.Publisher. Fonctionnalités avancées : persistance de session, protocole MCP, politiques de sécurité, entrées multimodales, et sorties structurées mappées sur des records Java. Le SDK Java pour le protocol Agent2Agent sort sa version 1.2.0 medium.com/google-cloud/a2a-java-sdk-1-2-0-final-released… Prise en charge de la spécification A2A 1.0. Sécurité renforcée : Vérification stricte des autorisations de lecture sur les tâches référencées et implémentation d'une logique de blocage par défaut (fail-closed). Intégration facilitée : Support du câblage programmatique des autorisations pour les environnements non-CDI (comme Spring). Contrôle des flux : Ajout du Task Stream Lifecycle Hook pour surveiller et gérer le cycle de vie des abonnements aux flux d'événements. Stabilité des données : Immutabilité stricte imposée sur les enregistrements de spécifications pour empêcher toute modification accidentelle. Documentation : Lancement d'une documentation web multi-versions et d'un Javadoc agrégé pour tous les modules. Corrections de bugs : Résolution de problèmes liés à la synchronisation des tâches, aux réponses de streaming et aux conditions de concurrence HTTP. Breaking changes : Nécessite une migration suite à la modification de certaines méthodes d'autorisation, la réorganisation de packages et le renommage de l'état TaskState.UNRECOGNIZED en TaskState.TASK_STATE_UNSPECIFIED. Article sur le blog de JetBrains : blog.jetbrains.com/idea/2026/08/intellij-idea-goes-lsp pas trop de temps Langchain4j continue sa progression github.com/langchain4j/langchain4j/…/1.18.0 github.com/langchain4j/langchain4j/…/1.19.0 github.com/langchain4j/langchain4j/…/1.17.0 Introduction du pattern Debate pour lancer des sous agents dans rechercehnt et entrent dans un debat critique sur une decision avant qu'un juge decide (1.17) compensation d'action d'un outil avec @ReverseTool (1.17) Ajout du pattern Belief-Desire-Intention (1.18): belief est l'état du monde cru, desire est la liste des objectifs, intention est le plan pour avancer un ou plusieurs objectif Support d'un systeme crash resilient dans l'approche Human in the loop avec des checkpoints nestés (1.18) Support Open AI TextToSpeech (1.18) Support de Mistral batch chat (1.18) support MCP client 2026-07-28 (1.19) Anthromic batch chat et Google thinking mode (1.19) Embabel atteint 1.0 GA github.com/embabel/embabel-agent/…/v1.0.0 embabel d'eloigne de Spring AI ne s'appuie que sur Spring (notamment tool calling) nettoyage des explorations autour du pattern GOAL avant a 1.0 ajout observabilite (dont le cout) les approches de retry solidifiées et d'autres choses toujours basées sur la description de goals typés et des dependences entre eux via les types MCP 2026-07-28 : le protocole devient stateless blog.modelcontextprotocol.io/posts/2026-07-28 MCP (Model Context Protocol) est le protocole standard permettant aux LLM et agents IA de communiquer avec des outils, ressources et serveurs externes. Cette version marque le plus gros changement depuis le lancement du MCP distant il y a 18 mois. Le protocole passe d'un modèle bidirectionnel avec état à un modèle stateless en requête/réponse. Suppression de la poignée de main initialize/initialized et du header Mcp-Session-Id, chaque requête devient autoportante. N'importe quelle requête peut désormais être routée vers n'importe quelle instance de serveur derrière un load balancer classique, sans stockage partagé. Introduction des Multi Round-Trip Requests (MRTR) pour remplacer les requêtes initiées par le serveur, via un resultType input_required et des inputResponses. Nouveaux headers Mcp-Method et Mcp-Name pour permettre aux gateways de router et autoriser sans parser le JSON. Les résultats de tools, prompts et resources deviennent cacheables grâce aux paramètres ttlMs et cacheScope. Renforcement sécurité avec la validation d'issuer RFC 9207 pour éviter les attaques de confusion entre serveurs d'autorisation, et transition de DCR vers CIMD. Roots, Sampling et Logging sont dépréciés avec douze mois de support garanti, tout comme le transport legacy HTTP+SSE. Un site qui référence les skills pour la JVM (framework, langage, build…) jvmskills.com Frameworks : Spring, Quarkus, Jakarta EE, Reactor, Camel Java : bonne pratiques, conventions, guides de mise à jour à niveau LTS, API spécifiques (streams, optionals, logs…) Bases de données : ORM, validation, modélisation PostgreSQL, vectorielle avec pgvector Tests et qualité : TDD, mutation testing, debogage avec JDB Workflows dev et archi : commits git, domain modeling Outils et diagnostics JVM : JFR, Jstall, JSpecify Une skill n'est pas une librairie https://devx.writizzy.blog/p/un-skill-nest-pas-une-lib Les skills sont des éléments de configuration en prose pour agents IA comme Claude, distribués via des marketplaces à la manière de librairies logicielles. Frédéric Camblor critique cette analogie car partager un skill n'est pas la même chose que le mutualiser durablement. Écrire un skill prend 30 minutes mais l'adopter ailleurs coûte cher en appropriation et en maintenance. Forker un skill s'avère souvent plus efficace que de chercher à converger vers une version commune. Contrairement au code, les régressions d'un skill ne sont pas détectables automatiquement. Un skill peut se dégrader silencieusement sur plusieurs cas d'usage en corrigeant un autre. Les skills vieillissent vite car les modèles progressent et intègrent naturellement certaines bonnes pratiques. Le skill-creator d'Anthropic permet d'évaluer un skill via des jeux de cas et des mesures de variance. L'auteur distingue quatre sphères de partage : personnelle, équipe, outil et marketplace. Il propose un cycle partage puis appropriation puis duplication puis divergence plutôt qu'une installation collective figée. Les modèles Anthropic introduisent un filigrane (watermark) dans les textes qu'ils génèrent https://www.anthropic.com/news/claude-text-watermark Claude est l'assistant IA d'Anthropic, et le watermarking est une technique permettant de marquer discrètement un contenu généré par IA pour en tracer l'origine. Anthropic annonce que les futurs modèles Claude intégreront un filigrane numérique invisible dans le texte généré. Le principe exploite les choix de mots équivalents que le modèle fait naturellement, en les orientant via une clé cryptographique plutôt qu'un tirage aléatoire. Le texte produit reste indiscernable à l'œil nu, sans caractères cachés, sans ralentissement ni coût supplémentaire. Seule la personne possédant la clé correspondante peut détecter la présence du filigrane. Le filigrane est plus fiable sur les textes longs et créatifs, moins sur du texte factuel, du code ou après une édition manuelle poussée. Il ne prouve pas qu'un texte est écrit par IA, ni n'identifie l'auteur ou la conversation d'origine, il donne seulement une probabilité d'implication de Claude. Une API de détection est proposée en accès restreint aux régulateurs, forces de l'ordre, médias et vérificateurs de faits. Pour les fichiers non textuels comme les images ou les PDF, Anthropic s'appuie sur le standard C2PA. Cette initiative s'inscrit dans le Code de Pratique de l'UE sur la transparence des contenus IA, signé par Anthropic et environ 190 autres acteurs, en lien avec la loi européenne sur l'IA. GPT-6 Astra, le nouveau modèle d'OpenAI face à Claude Fable 5.1 https://openai.com/index/gpt-6-astra/ GPT-6 Astra est le nouveau modèle phare d'OpenAI, annoncé le 3 septembre 2026 comme le plus intelligent et le plus aligné de l'entreprise. Le modèle arrive deux jours après Claude Fable 5.1, à un tarif affiché comparable, dans une course accélérée aux modèles de code et de raisonnement. Astra revendique 98 % sur FrontierMath Tier 4, 99,9 % sur ARC-AGI-3 et 100 % sur ExploitBench. Fenêtre de contexte d'environ 1,05 million de tokens. Tarification API, 10 dollars par million de tokens en entrée, 50 dollars en sortie, et 1 dollar par million pour les tokens en cache. Au-delà de 272 000 tokens en entrée, toute la requête est facturée au double sur l'entrée et une fois et demie sur la sortie. Astra est le premier modèle d'OpenAI à franchir le seuil interne critique en cybersécurité. La version publique refuse les tâches offensives avancées comme générer des preuves de concept d'exploits. Le déploiement est progressif, les entreprises du programme de cybersécurité Daybreak d'OpenAI y accèdent en premier, avant ChatGPT Plus, Pro, Business, Enterprise, l'API et AWS. Même logique de diffusion contrôlée que chez Anthropic avec Mythos 5.1 : deux jours d'écart, deux modèles de tête, et la même question de savoir qui accède en premier aux capacités les plus sensibles. Outillage JetBrains s'est lancé dans les LSP (Language Server Protocol) avec une extension IntelliJ pour VS Code et assimilés marketplace.visualstudio.com/items?itemName=JetBrains.intellij-s… Nouveau produit : Lancement de l'extension Java & Kotlin by IntelliJ IDEA pour les éditeurs basés sur VS Code (incluant Cursor). Technologie : Utilisation du standard LSP (Language Server Protocol). Objectif : S'adapter au développement piloté par les agents IA, qui nécessite des fonctionnalités IDE légères et standardisées. Fonctionnalités clés : Support des projets Java, Kotlin et mixtes. Débogage (DAP). Complétion intelligente, navigation et analyse de code. Refactoring. Prise en charge de Maven, Gradle et Bazel. Disponibilité : Téléchargeable via le Visual Studio Marketplace et l'Open VSX registry. Licence / Prix : Gratuit durant la phase de preview (évaluation renouvelable de 30 jours). Nécessitera un abonnement IntelliJ IDEA Ultimate après la preview. (Note : Le LSP purement Kotlin reste gratuit et open-source). Avenir : Développement en cours pour optimiser les flux de travail avec les agents IA en ligne de commande (ex: Claude Code, Codex) afin de réduire la consommation de tokens. Après son acquisition par SpaceX, Cursor perd l'accès aux modèles OpenAI https://openai.com/index/our-decision-on-cursor-following-its-acquisition-by-spacex/ decision difficile mais Elon ment comme un arracheur de dent (et c'est un competiteur donc bon ça nous arrange) David Pilato a créé un thème spéciale pour les gens pour les devrel, ou qui font des talks à droite à gauche, pour le moteur Hugo https://david.pilato.fr/posts/2026-09-07-hugo-theme-devrel/ hugo-theme-devrel, thème Hugo (MIT) pour Developer Advocates et conférenciers, fonctionnant comme un module superposé au thème Dream. Gestion des conférences (cartes Leaflet), présentations (PDF, YouTube, co-auteurs), vues dédiées (archives, sujets récurrents, vidéos) et recherche Pagefind. Chaque intervention est un page bundle YAML structuré comme une base de données relationnelle compilée par Hugo. Architecture Airbnb refond son authentification en architecture server-driven, 60 % de code en moins https://www.infoq.com/news/2026/09/airbnb-server-driven-login/ Airbnb a restructuré son authentification autour d'un modèle en deux phases, identification du compte (email, téléphone ou connexion sociale) puis choix du challenge d'authentification décidé côté serveur selon le contexte utilisateur. Ce qui est interessant c'est que choisir la method d'authentification est côté serveur et adaptative, comme si c'était une révolution Arreter là Un moteur de politique serveur sélectionne la méthode d'authentification optimale avec des solutions de repli, permettant des adaptations régionales comme l'OTP WhatsApp au Brésil ou des fournisseurs d'identité locaux en Corée du Sud sans nouvelle version client. Un Challenge Picker propose des méthodes alternatives classées par probabilité de succès en cas d'échec. Résultat chiffré, 60 % de code d'authentification en moins et 100 Ko de moins sur le bundle client web. Méthodologies Les nouvelles règles d'ingénierie du contexte pour les modèles Claude 5 x.com/trq212/status/2080710971228918066 Partage par Thariq des apprentissages sur l'ingénierie du contexte et le prompt engineering pour les nouveaux modèles Claude 5 (comme Claude Opus 5 et Claude Fable 5) utilisés dans Claude Code. Évolution majeure vers le dés-empirement (unhobbling) : plus de 80 % du prompt système de Claude Code a pu être supprimé sans perte sur les évaluations de code, les modèles récents faisant preuve d'un bien meilleur jugement contextuel. Passage des règles strictes au jugement : au lieu d'interdire les commentaires ou d'imposer des contraintes lourdes, les modèles s'adaptent désormais au code environnant et font appel à leur propre discernement. Remplacement des exemples par la conception d'interfaces : fournir des exemples figés restreint l'exploration du modèle, d'où l'importance de concevoir des outils et des fichiers plus expressifs. Adoption de la divulgation progressive (progressive disclosure) : chargement dynamique du contexte (via des compétences ou des outils à chargement différé comme ToolSearch) pour éviter de saturer la fenêtre de contexte avec des instructions fixes. Utilisation d'une mémoire automatique et de références riches (artefacts HTML, suites de tests, fonctions de référence) plutôt que de fichiers CLAUDE.md pléthoriques ou de consignes répétitives. Recommandation pour les fichiers CLAUDE.md et les Skills : les garder légers, se concentrer sur les pièges spécifiques (gotchas) du dépôt, et structurer les guides sous forme d'arborescences modulaires pour ne charger que le nécessaire. Niveau d'adoption des agents IA de codage selon une étude de JetBrains blog.jetbrains.com/research/2026/08/ai-coding-agent-adoption-2026 Adoption massive : 90 % des développeurs professionnels utilisent des agents d'IA de codage au moins une fois par semaine, et 68 % quotidiennement. Claude Code domine : Il devient le nouveau leader du marché avec 39 % d'adoption mondiale (47 % aux États-Unis), détrônant largement ses concurrents. Déclin de GitHub Copilot : L'ancien leader perd de sa superbe, passant de 29 % à 21 % d'adoption, bien qu'il conserve une très forte notoriété (79 %). Percée de Codex : Sa croissance est fulgurante, son taux d'adoption ayant été multiplié par 5 en quelques mois (de 3 % à 16 %). Recul de Cursor : L'outil connaît une légère baisse, passant de 18 % à 12 % d'adoption, principalement due à une forte chute sur le marché chinois. Écosystème diversifié : JetBrains AI atteint 9 % d'adoption. Des alternatives comme OpenCode (7 %) et Google Antigravity (6 %, mais très populaire en Inde à 15 %) continuent de s'implanter. L'IA a cassé les hypothèses de la CI… ou pas https://stack72.dev/ai-broke-the-assumptions-behind-ci/ Paul Stack (ex-Pulumi) explique que l'intégration continue a toujours mêlé deux rôles distincts, exécuter la vérification du code et coordonner les fusions. avec les agents, la pression sur la CI augmente, car ils ne testent pas end to end tout le temps ils ont maintenant des workflows qui verifient tests, lint, revue d'agent etc dans un env local isolé donc c'est pre PR push Il propose de séparer vérification (exécution), attestations structurées (hash de commit, checksums SHA256) et CI, réduite à la validation et à la coordination des fusions. Sa thèse, les agents IA peuvent désormais vérifier tout le code localement avant même l'ouverture d'une pull request, ce qui bouleverse cet équilibre. l'attestation vient ensuite et la CI est une étape de vérification (attestation de commit et de tests et si branche a bougé, repart à l'execution) Martin Fowler, qui a repéré l'article dans ses Fragments du 1er septembre 2026, réplique que la vraie CI a toujours exigé une vérification locale avant de pousser le code. ca demande une chaine d'attestation forte quid de garder les metriques historique de CI Sécurité France Passoire: une analyse sur les différents vols de données des services publics de ces dernières mois https://www.cybernetica.fr/piratage-des-impots-comment-en-est-on-arrive-la/ Analyse du piratage massif de la DGFiP et d'autres administrations françaises en 2026, révélateur de failles systémiques de cybersécurité de l'État. Intrusion détectée fin juin à la DGFiP, mais l'exfiltration de 678 000 entrées fiscales n'a été découverte qu'en août lors de leur mise en vente. Données volées : noms, revenu fiscal de référence, taux de prélèvement, adresse, téléphone. Une seconde attaque du même pirate a visé le cadastre fin juillet, exposant plus de 2 millions de personnes. L'Éducation nationale a aussi été piratée fin juillet, données de tous les agents depuis 2001 exposées. Cause principale : modèle de sécurité fondé sur le périmètre physique plutôt que sur le zero trust, sans contrôle après authentification. Le télétravail post Covid a étendu les accès distants sans reconstruire les modèles de confiance. Aucun système de détection d'exfiltration n'existait, la fuite n'a été révélée que par le pirate lui-même. La transposition de la directive NIS2 est bloquée en France depuis septembre 2025, la CJUE a condamné le pays à des astreintes. L'article souligne un désengagement croissant des Etats-Unis en matière de cybersécurité internationale et une dépendance technologique accrue de la France. Loi, société et organisation Ce que l'IA change vraiment au métier de manager shapeandship.ai/p/ce-que-lia-change-vraiment-au-metier-de-manager Retour d'expérience et analyse par Mathilde Rigabert sur l'impact réel de l'IA générative dans le quotidien d'un Engineering Manager. L'IA excelle pour automatiser la reconstitution factuelle de l'activité (lecture de PRs, commits, reviews) nécessaire aux 1:1 et entretiens annuels, mais elle offre une vision uniquement quantitative et nécessite d'être croisée avec des notes de terrain. L'IA rend le maintien de la qualité et des standards plus difficile : selon une étude Faros AI sur 22 000 développeurs, les PRs mergées sans aucune revue ont augmenté de 31 %, fragilisant la compréhension commune apportée par le pairing et les revues de code. Le temps gagné par l'IA ne permet pas d'augmenter massivement le span of control (seulement 2 ou 3 personnes de plus), car l'IA compresse la collecte d'informations mais pas les conversations humaines complexes ou l'accompagnement du changement. Les compétences d'orchestration et de gestion de sujets multiples acquises par les managers facilitent leur transition vers le pilotage de plusieurs agents IA en contribution individuelle. Le piège actuel réside dans l'accumulation des casquettes (manager, tech lead, product owner, contributeur, pompier), conduisant à l'épuisement et au délaissement du travail de fond sur l'organisation et l'humain. Le temps libéré par l'IA doit être réinvesti dans le travail invisible qui fait tenir le système (suivi des actions de rétro, analyse de métriques, coaching), que personne ne réclame à court terme mais dont l'absence fragilise les équipes à long terme. Je regrette d'avoir migré vers Codeberg xn–gckvb8fzb.com/i-regret-migrating-to-codeberg L'auteur explique pourquoi il regrette d'avoir quitté GitHub pour Codeberg, à la suite des récentes modifications des conditions d'utilisation (ToS) de la plateforme. Codeberg a interdit les projets principalement générés par des LLM ainsi que les projets liés aux cryptomonnaies via des propositions de l'Assembly 2026, au motif qu'ils nuisent à sa réputation. blog.codeberg.org/protecting-our-floss-commons-from… Critique de l'argument de Codeberg sur l'absence de communauté des vibe coders, en rappelant que la majorité des logiciels libres (FOSS) sont créés par des développeurs solos sans communauté au sens romancé du terme. Ironie soulignée concernant la posture de Codeberg et Forgejo, qui a hérité de la communauté de Gitea après un hard fork avant de faire la leçon aux développeurs individuels. Alerte sur le risque de censure idéologique : interdire des catégories entières plutôt que de traiter les abus réels ou la consommation d'infrastructure crée un précédent dangereux pour une forge qui se veut libre. Proposition de solutions alternatives pour gérer l'impact des LLM et de la crypto : déclaration obligatoire via des cases à cocher, hébergement sur des tiers d'infrastructure spécifiques payants ou sous quotas, et disclaimers automatiques. Décision de l'auteur de quitter Codeberg pour mettre en place son propre serveur Git personnel afin d'éviter la dépendance à une plateforme qui modifie ses règles de manière unilatérale. Cloud souverain : Airbus choisit Scaleway pour l'hébergement de ses applications critiques https://www.usine-digitale.fr/aeronautique-spatial/airbus/cloud-souverain-airbus-choisit-scaleway-pour-lhebergement-de-ses-applications-critiques.OHBVBMSZIJELNOKN6G5F6B7NSI.html Scaleway est le cloud provider français filiale du groupe Iliad, positionné comme alternative souveraine aux hyperscalers américains. Airbus a lancé un appel d'offres de six mois consultant une cinquantaine d'acteurs dont OVHcloud, Thales, Google S3NS et Microsoft Bleu. Scaleway a été retenu pour héberger les applications critiques liées à la conception d'aéronefs, l'ingénierie, la production industrielle et les opérations. Le contrat prévoit la migration d'environ 70 applications d'ici 2028, puis jusqu'à 900 applications sur 5 à 6 ans. Le montant du contrat n'a pas été communiqué. Scaleway revendique zéro actionnaire, zéro employé et zéro filiale hors Union européenne pour garantir une protection contre les lois extraterritoriales. Damien Lucas, PDG de Scaleway, évoque une immunité complète face aux évolutions politiques et législatives externes. La plateforme doit aussi accélérer les usages d'intelligence artificielle d'Airbus, avec les modèles de Mistral AI déjà déployés chez Scaleway. Catherine Jestin, responsable numérique d'Airbus, souligne que cette intégration accélère la démarche IA du groupe. Ce choix ne remet pas en cause la stratégie multicloud d'Airbus, Scaleway venant compléter les fournisseurs existants pour les charges nécessitant le plus haut niveau de gouvernance et de résilience. Debian adopte une résolution sur l'usage responsable de l'IA générative lwn.net/Articles/1091231 La discussion sur l'usage des LLM dans Debian s'est tenue du 23 juillet au 13 août 2026, suivie d'un vote du 15 au 28 août 2026. 1045 développeurs Debian étaient éligibles à voter, avec un quorum de 48,49 votes largement dépassé par les huit options en lice. Les options allaient d'une interdiction stricte des contributions générées par LLM inscrite dans le contrat social à une acceptation encadrée des contributions IA. L'option gagnante au classement Condorcet est Responsible Use of Generative AI, devant Allow AI-Assisted Contributions with conditions et A cautious approach to generative AI. Le texte adopté n'interdit ni n'encourage l'usage d'outils d'IA générative dans le développement de Debian. Il exige que toute contribution, quels que soient les outils utilisés pour la produire, respecte les mêmes standards de qualité, correction, maintenabilité et conformité légale. Les contributeurs doivent comprendre, relire, tester et si besoin modifier la production assistée par IA avant de l'intégrer à Debian. Les informations sensibles du projet ne doivent pas être transmises à des fournisseurs d'IA non fiables, et la divulgation de l'usage de l'IA est encouragée sans être obligatoire. Le détail du vote et le texte complet de la résolution sont disponibles sur la page officielle [debian.org/vote/2026/vote_002](https://www.debian.org/vote/2026/vote_002). Contraste direct avec l'OpenJDK, qui a publié une politique interdisant le code généré par LLM (épisode 340), et avec l'auteur de jqwik qui a piégé sa librairie contre les agents. Conférences Nous contacter Pour réagir à cet épisode, venez discuter sur le groupe Google https://groups.google.com/group/lescastcodeurs Contactez-nous via X/twitter https://twitter.com/lescastcodeurs ou Bluesky https://bsky.app/profile/lescastcodeurs.com Faire un crowdcast ou une crowdquestion Soutenez Les Cast Codeurs sur Patreon https://www.patreon.com/LesCastCodeurs Tous les épisodes et toutes les infos sur https://lescastcodeurs.com/
La Patagonie attire désormais les promoteurs de data centers géants. Mais entre des centaines de mégawatts annoncés et des serveurs réellement installés, il reste encore toute l'infrastructure à construire. Dans le sud de l'Argentine, Neuquén et le Chubut concentrent plusieurs projets destinés à l'intelligence artificielle. Le principal atout est l'énergie. Neuquén combine le gaz de Vaca Muerta, l'hydroélectricité et un climat relativement frais. Plus au sud, le Chubut dispose d'un potentiel éolien important et de vastes terrains. Les chiffres donnent le vertige, mais ils doivent être lus avec prudence. Pampa Energía étudie près de sa centrale de Loma de la Lata un site qui pourrait atteindre 500 mégawatts. Les investisseurs intéressés voudraient cependant commencer par seulement 20 à 40 mégawatts. Rien que l'infrastructure électrique nécessaire à la pleine capacité coûterait près de 900 millions de dollars.FlexDomes cherche de son côté des financements pour une première phase de 120 mégawatts, estimée à 1,4 milliard de dollars. Dans le Chubut, Green Capital évoque 300 mégawatts pour environ 3 milliards de dollars, avec une ambition théorique de 3 gigawatts à terme. Là encore, le financement reste à trouver. Même prudence pour Stargate Argentina. OpenAI et Sur Energy ont signé une lettre d'intention en octobre 2025 pour explorer un projet pouvant atteindre 500 mégawatts. OpenAI se présente comme un possible acheteur de capacité, pas comme le constructeur ayant déjà engagé 25 milliards de dollars. Car disposer d'énergie ne suffit pas. Un campus d'IA a aussi besoin de réseaux électriques renforcés, de fibres internationales rapides et redondantes, et de contrats suffisamment solides pour financer des infrastructures aussi lourdes. Le Chubut travaille justement avec le régulateur ENACOM sur un second point d'atterrissement de câble sous-marin et un corridor de fibre entre Atlantique et Pacifique.Le gouvernement de Javier Milei ajoute un autre argument : le régime RIGI, prolongé en 2026, qui offre aux grands projets éligibles une stabilité fiscale, douanière, cambiaire et réglementaire pouvant durer trente ans. La Patagonie possède donc le froid, l'espace et l'énergie recherchés par l'IA. Ce qui lui manque encore, ce sont les preuves les moins spectaculaires mais les plus décisives : financements signés, câbles posés, raccordements achevés et premiers mégawatts effectivement construits. Source : Stack Chronicle Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Des incendies de forêt gigantesques en Indonésie. Plus de 200.000 hectares brûlés sur l'île de Bornéo et des fumées qui polluent jusqu'aux Philippines…Ce sont pour l'instant, les conséquences les plus visibles d'un phénomène climatique qui inquiète partout sur la planète et qui risque de perturber le monde entier: El Niño. Ce phénomène naturel apparaît tous les deux à sept ans dans l'océan Pacifique, mais il devrait cette année atteindre une intensité exceptionnelle. El Niño entraîne déjà des problèmes pour les pêcheurs au Pérou et des sécheresses en Amérique centrale. Au point de perturber le commerce mondial.Dans cet épisode de la Semaine sur le Fil, nous allons comprendre comment El Niño agit sur le climat mondial, et ce qui peut être fait pour limiter la casse. Car quand le Pacifique se réchauffe, une partie de la planète change de visage.Réalisation : Maxime Mamet, avec Michaëla Cancela-KiefferInvités : Eric Guilyardi, climatologue, directeur de recherche au CNRS, membre de l'Institut Pierre Simon Laplace, à Paris, et professeur à l'Université de Reading;Sara Hussein, reporter Planète au bureau de l'AFP à Bangkok; Issam Ahmed, reporter Planète au bureau de l'AFP à Washington.Remerciements: Alexander Martinez, Gonzalo Torrico, chef de la rédaction du bureau de l'AFP à Lima, chef de la rédaction du bureau de l'AFP à Mexico.Musique : Nicolas VairLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme.Nous serions très heureux d'avoir vos avis sur notre podcast et la manière de le faire évoluer. C'est par ici et cela prend deux minutes : https://forms.gle/KDQgtpTndksygh4y6 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Tous les matins, à 6h10 sur Chérie FM, Tiffany Bonvoisin nous présente une info qui l'a marquée, dont on va tous parler dans la journée !
Depuis une vingtaine d'années, la puissance mobilisatrice du concept d'Indo-Pacifique a imposé une nouvelle image de l'Asie, intégrant la dimension « Indo » (Inde et Océan Indien) au côté du Pacifique. Cette reconfiguration, initialement économique, est devenue un enjeu stratégique majeur, reflétant les dynamiques de puissance et la maritimisation du monde. Cependant, après deux décennies d'évolution, le concept conserve-t-il sa capacité d'entraînement face aux crises ? Planisphère pose la question à Marianne Péron-Doise. Marianne Péron-Doise, Directrice de recherche à l'IRIS où elle est co-responsable du Programme Asie pacifique et dirige l'Observatoire Géopolitique de l'Indo-Pacifique. Elle vient de publier une "Géopolitique des mers et des océans", éd. Cavalier Bleu. Cette émission a été enregistrée le 22/06/2026 et radiodiffusée sur RCF Notre Dame le 31/08/2026.Podcast et synthèse rédigée et validée sur Diploweb.com, le premier site géopolitique francophone. Extrait de la synthèse"Le concept d'Indo-Pacifique qui a émergé il y a deux décennies, a supplanté la dénomination traditionnelle d'Asie-Pacifique, jugée trop centrée sur l'Asie Orientale (Chine, Japon, Corée du Sud, ASEAN) et l'Australie. Marianne Péron-Doise explique que cette nouvelle construction est intrinsèquement maritime, intégrant l'océan Indien et, plus précisément, l'Inde, un pays de 1,4 milliard d'habitants.L'objectif initial était de parier sur l'émergence de l'Inde pour équilibrer un Pacifique dominé par les États-Unis mais où la Chine montait en puissance. D'une vision économique, tirée par le développement des « dragons » et des « tigres » asiatiques, le concept a évolué vers une dimension plus stratégique, liée à la maritimisation du monde, aux flux commerciaux et au développement des marines, notamment après la mobilisation internationale contre la piraterie somalienne dans les années 2000. Le concept d'Indo-Pacifique porte un sous-texte anti-chinois, reflétant les interrogations sur l'orientation de la puissance de Pékin. Marianne Péron-Doise souligne la réalité physique de la Chine comme puissance commerciale et économique majeure, visible dans la hiérarchie des ports mondiaux. Le port de Shanghai, avec environ 50 millions d'équivalent vingt pieds (EVP), surpasse largement le premier port européen, Rotterdam, qui en traite 11 millions. Cette « extraordinaire puissance logistique » fait de la Chine l'« usine du monde », avec une activité intense sur sa façade maritime.Cette puissance civile marchande s'accompagne d'un développement militaire rapide et « Mahanien ». La marine chinoise, qui se mesure à la marine américaine, compte déjà quatre porte-avions (deux acquis, un construit, un en construction) et de nombreux sous-marins. Ces capacités navales appuient des revendications maritimes agressives en Mer de Chine méridionale (illustrées par la « carte en neuf traits » revendiquant les trois quarts de la zone, rognant sur les archipels des Spratleys et Paracels) et sur les îles Senkaku administrées par le Japon. La Chine remet en cause le droit de la mer par la création et la militarisation d'îlots artificiels pour étendre sa zone économique exclusive (ZEE) en dépit de l'opposition des Philippines et du Vietnam qui n'ont de cesse de rappeler leurs droits souverains . (...) Bien que normalisé, le concept d'Indo-Pacifique a été mis à l'épreuve par des crises récentes, nécessitant sa réactivation. Marianne Péron-Doise note que l'Indo-Pacifique est désormais « familier, introduit, avalisé, normalisé » par de nombreux acteurs, y compris l'Union européenne qui a publié sa stratégie en 2021 suivie par l'ASEAN elle-même. Cependant, en septembre 2021, l'annulation du contrat de sous-marins français par l'Australie au profit d'une alliance avec les États-Unis et le Royaume-Uni (AUKUS), a porté un coup au multilatéralisme affiché. (...)Synthèse rédigée complète sur Diploweb.com, le premier site géopolitique francophone.
C dans l'air du 8 septembre 2026 - Trump veut faire main basse sur les Antilles françaises ? Le président des États-Unis a publié ce lundi 7 septembre, sur son réseau social, une nouvelle carte du pays qui s'agrandit et englobe, entre autres, le Mexique, le Canada, Cuba, le Groenland, l'Islande et les Antilles françaises.Ainsi, la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon se retrouvent sous drapeau américain selon la représentation de Donald Trump. Le « golfe du Mexique » est rebaptisé « golfe d'Amérique », tandis que la mer des Caraïbes, l'océan Pacifique et l'océan Atlantique conservent, eux, leur appellation officielle.Nouvelle provocation ou réelle volonté de conquérir tout le nord du continent américain ? Cette publication survient dans un contexte de tensions entre les États-Unis et leurs voisins. Une « guerre commerciale » est en cours avec le Canada, tandis que Cuba dénonce des pertes financières « record » en raison de l'embargo américain. Une crise avait également éclaté en début d'année, quand Donald Trump avait fait part de sa volonté de prendre le contrôle du Groenland.En réaction à ce post du locataire de la Maison-Blanche, l'Islande a annoncé la convocation de l'ambassadeur des États-Unis. La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a réagi sur X : « Le Mexique n'est pas et ne sera pas une colonie ni un protectorat d'aucun pays étranger. Nous sommes fiers d'être un pays libre, indépendant et souverain. »En France, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur X le silence des autorités françaises. « Macron devrait envoyer le porte-avions pour garder le contrôle de notre souveraineté et rassurer les populations menacées », a-t-il écrit, s'interrogeant sur l'absence de réaction « dans l'officialité politique ou médiatique ». Mélenchon a affirmé que les Insoumis, s'ils accédaient au pouvoir en 2027, ne laisseraient pas Trump agir aux dépens des territoires français.Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump manifeste des velléités expansionnistes. Il a évoqué tour à tour l'annexion du Canada comme 51e État, le rattachement du Groenland aux États-Unis et le renommage du Nouveau-Mexique en « Nouvelle Amérique ». Près de neuf mois après l'arrestation de Nicolás Maduro, il poursuit également son offensive pour s'emparer des réserves de pétrole du Venezuela, les plus importantes de la planète.Vendredi 28 août, il a annoncé avoir conclu « le plus grand deal de l'histoire du pétrole » avec Caracas. Peu de choses ont filtré sur le contenu précis et les modalités d'application de cette entente, qui a déclenché une avalanche de critiques, y compris au sein du propre parti de la présidente par intérim, Delcy Rodríguez. D'après les déclarations de la dirigeante à Caracas, le Venezuela octroie une concession aux États-Unis, pour 25 ans renouvelables, sur 17 gisements pétroliers. Ce qui représenterait plus de 20 % des réserves pétrolières du pays.Autre territoire, autre colère. En Albanie, le projet de construction d'un hôtel de luxe, dans une zone protégée, accordé à Ivanka Trump, la fille du président des États-Unis, ne passe pas. Depuis des mois, des dizaines de milliers de personnes manifestent contre le gouvernement d'Edi Rama, accusé de corruption.Nos experts :- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste et spécialiste des enjeux internationaux- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste au Daily Telegraph- Pierre HASKI - Editorialiste géopolitique sur France Inter, chroniqueur au Nouvel Obs
Dans la première partie, Christophe et Audrey avaient tout plaqué : quinze ans d'expatriation, une vie confortable, pour apprendre à naviguer en partant de zéro avec leurs quatre enfants. La décision était prise. Restait à... partir vraiment.Cette deuxième partie, c'est le grand saut. Cinq heures et demie du matin, un brouillard à couper au couteau, pas un souffle de vent : leur tout premier départ du port, sans jamais avoir manœuvré seuls. « On rentre pas, on rentre plus. » Une nuit entière à tirer des bords sans avancer d'un mètre, une place de port occupée à l'arrivée, un mouillage raté où ils dérivent sans s'en rendre compte à 50 mètres... L'apprentissage par l'erreur, mais sans filet.On suit ensuite la montée en puissance : les premiers quarts de nuit dans le golfe de Gascogne, la traversée de l'Atlantique sous spi pendant huit jours à douze nœuds de moyenne, l'arrivée bouleversante à Madère après quatre jours sans voir la terre. Puis le cap vers les Antilles, la Barbade, et une remontée totalement hors des sentiers battus jusqu'à New York, voile au vent, face à la Statue de la Liberté.Et comme si l'aventure ne suffisait pas : une arnaque digne d'un thriller lors de la revente de leur bateau aux États-Unis, un dépôt de plainte pour vol, et une course contre la montre pour tout récupérer.Aujourd'hui, nouveau bateau, nouveau cap : direction les Marquises et le Pacifique.Cet épisode est une histoire de courage, d'improvisation assumée et d'une famille qui a choisi d'apprendre en marchant ou plutôt, en naviguant.Et vous, vous êtes prêts à larguer les amarres ?--------Un podcast produit et réalisé par Sakti Productions & Beau Voyage
Des sécheresses en Australie, des inondations au Pérou, la température moyenne de la planète qui grimpe... Tout ça à cause de quelques degrés de plus dans un coin du Pacifique !? Oui, El Niño est de retour, et l'Organisation météorologique mondiale annonce un épisode de très forte intensité d'ici la fin de l'année. Comment une anomalie au milieu de l'océan peut-elle dérégler la météo à des milliers de kilomètres ? Et d'où vient son nom ? C'est ce que vous allez découvrir dans cet épisode. Bonne écoute !
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 6 septembre 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.ÉDOUARD BALLADUR ET LA VE RÉPUBLIQUEDécédé lundi à 97 ans, Édouard Balladur aura connu sous la la Ve République les plus hautes responsabilités. Chargé des affaires sociales au cabinet du Premier ministre Georges Pompidou à partir de 1964, il est en première ligne au moment de la crise de Mai 68 puis de la négociation des accords de Grenelle. Secrétaire général de l'Elysée lorsque Georges Pompidou accède à la présidence de la République en 1969, il doit, au fur et à mesure de l'aggravation de la maladie qui emportera le chef de l'État, suppléer à ses défaillances physiques et psychiques.Ignoré pendant son septennat par Valéry Giscard d'Estaing, il revient en 1981 à la politique active avec Jacques Chirac alors maire de Paris qu'il convainc de la nécessité d'une politique libérale. Il en sera l'artisan comme ministre d'État chargé de l'économie, des finances et de la privatisation dans le premier gouvernement de cohabitation de la Vème république. Il met en œuvre une politique la privatisation : d'une trentaine de sociétés et s'attache à la libéralisation des prix et des changes ainsi qu'à la baisse des dépenses et des impôts.Nouveau Premier ministre de cohabitation sous François Mitterrand de 1993 à 1995, Edouard Balladur suit une ligne libérale identique, notamment avec la réforme des retraites, mais doit reculer sur la mise en place d'un « Smic jeunes ».En janvier 1995, alors que Jacques Chirac est officiellement en campagne depuis le 4 novembre 1994, Édouard Balladur déclare à son tour sa candidature. Ses bons sondages du début sont démentis dans les urnes : Édouard Balladur ne recueille que 18,6 % des suffrages exprimés, devancé par Jacques Chirac (20,8 %) et Lionel Jospin (23,3 %). En retrait de la vie politique active, il est chargé sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy d'un Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions. On en retiendra l'encadrement des compétences présidentielles, l'interdiction faite aux parlementaires devenus ministres de retrouver leur siège à l'issue de leurs fonctions ministérielles, l'interdiction du cumul d'un mandat parlementaire avec toute fonction élective locale ou avec une fonction exécutive locale, 43 mesures pour la revalorisation du rôle du Parlement et de l'opposition avec notamment le renforcement du rôle des commissions et l'amélioration de la qualité du travail législatif, l'instillation d'une dose de proportionnelle, la réforme du Conseil de la magistrature, l'institution d'un défenseur des droits fondamentaux.LES CRISES CLIMATIQUES ET LA CARTE DE L'INFLUENCE MONDIALEAu lendemain de la catastrophe au Népal, le gouvernement de Katmandou a interpellé la communauté internationale sur la responsabilité des grands pollueurs de la planète dans le changement climatique qui a favorisé les inondations dévastatrices du 26 août. Mercredi, un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement concluait : « C'est officiel : nous pouvons dire adieu à l'objectif de limiter à 1,5 °C le réchauffement planétaire visant à éviter les répercussions les plus dangereuses du changement climatique. »« En perturbant l'équilibre énergétique qui avait caractérisé [notre époque géologique], l'Holocène, l'humanité a quitté la zone de stabilité qui avait permis l'essor des civilisations », constate une note de l'Institut des relations internationales et stratégiques, l'IRIS. Ce n'est pas la planète qui est en danger, mais la capacité des sociétés humaines à maintenir des conditions de vie stables dans un système Terre devenu instable. L'Arctique se réchauffe plus de trois fois plus vite que la moyenne mondiale, les sols s'assèchent et l'océan perd une partie de son rôle de tampon thermique et chimique. Ces dynamiques couplées révèlent une perte de résilience du système Terre, où chaque seuil franchi affaiblit les régulations naturelles des autres. Les pays du Sud subissent de plein fouet les effets du réchauffement (vagues de chaleur, stress hydrique, crises alimentaires) sans disposer des capacités d'adaptation nécessaires, tandis que les pays du Nord externalisent une partie de leur empreinte carbone par le commerce. La frontière climatique agit sur la fracture Nord-Sud, tout en la rendant plus visible et plus explosive : le climat devient un terrain de revendication, de dette et de justice.Dans certaines régions, l'humidité et la chaleur atteignent les seuils physiologiques de tolérance humaine plusieurs jours par an, menaçant l'habitabilité à l'horizon 2050, notamment dans les pays du Golfe, dans la corne de l'Afrique et en Inde. Les deltas du Nil, du Gange et du Mékong sont menacés par la montée des eaux, tandis que des petits États insulaires du Pacifique planifient des relocalisations de population. Ce déplacement de populations à venir n'est pas seulement une question humanitaire : il redéfinira les frontières, les flux migratoires et les sécurités collectives. La crise de l'habitabilité devient un fait géopolitique majeur, fait valoir l'IRIS. La gouvernance mondiale du climat ne repose donc plus exclusivement sur les États. Elle se déploie à travers une mosaïque d'institutions internationales, d'acteurs privés, de juridictions nationales, de coalitions de villes et de nouveaux dispositifs financiers.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. 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Aujourd'hui même, 3 ouragans XXL parcourent le Pacifique en même temps, ce qui n'était pas arrivé depuis plus 10 ans… Loin de limiter ses effets dans cette zone, ce phénomène est “d'une ampleur historique”... Quel lien avec le réchauffement climatique ?Patrick Cohen décrypte sur le plateau de “C à Vous” un point précis de l'actualité pour le replacer dans son contexte, l'analyser et le mettre en perspective, en écartant opinions et approximations.
Marie-Joséphine est une figure engagée de la vie porquerollaise. Correspondante pour Var Matin, vice-présidente de Lire à Porquerolles, présente à la bibliothèque de l'île, membre du CIL… elle fait partie de celles et ceux qui font vivre le tissu local, au quotidien.Avec la cuisine, son lien est plus complexe. Presque ambivalent. Un « je t'aime, moi non plus » qui prend racine dans son enfance, au Burkina Faso — alors Haute-Volta.« Le petit déjeuner était constitué des restes de la veille… quand il y en avait. »Le manque, d'abord. Et puis, avec le temps, une forme de conscience.Aujourd'hui, Marie-Joséphine a fait le choix de ne prendre qu'un seul repas par jour. Un choix réfléchi, assumé, qui s'inscrit dans une recherche plus large de sobriété : « On vit dans une société où l'on mange beaucoup trop au regard de l'exercice physique que l'on produit. »Mais cette distance avec la nourriture ne l'éloigne pas de la cuisine. Au contraire. Elle continue de cuisiner pour les autres, avec générosité, avec attention. Comme une manière de donner.Dans cet épisode, elle partage avec nous sa recette de la tapenade. Une recette en apparence simple, mais exigeante dans le choix des ingrédients : olives noires non dénoyautées, câpres, anchois, huile d'olive, ail, thym…Et puis sa signature : une touche sucrée — figue, raisin sec ou pomme — qui vient équilibrer, surprendre, révéler.Avec Marie-Joséphine, nous avons parlé de manque et de transmission, de “pifomètre” et de liberté en cuisine, d'apéritifs partagés, d'aïoli, de légumes du Pacifique comme le taro, de lait de coco… et même de pavlova.Retrouvez les photos et les notes de l'épisode ici.
Au sommaire : Sophie Adenot, astronaute française, revient sur ses trois sorties extravéhiculaires à l'ISS et les défis physiques extrêmes de ces missions spatiales de plus de 19 heures au total dans le vide.Les prix du gaz augmentent significativement avec le baril de Brent à 95 dollars et le TTF néerlandais à 73 dollars le mégawatt-heure, tandis que les réserves européennes ne sont qu'à 60% de leur capacité avant l'hiver.Le phénomène climatique El Niño s'annonce comme l'un des plus intenses depuis des décennies, avec des conséquences majeures attendues autour du Pacifique, en Australie, en Afrique centrale et sur les cyclones tropicaux.L'été caniculaire a coûté 3 milliards d'euros à la France et représente 0,1 point de PIB, avec une baisse attendue de 8% de la production agricole en valeur.L'Allemagne identifie deux suspects russes impliqués dans l'incident du drone explosif à l'aéroport de Leipzig, renforçant les tensions hybrides entre la Russie et l'Europe.L'Ukraine notifie officiellement à l'aviation civile internationale que l'espace aérien russe n'est pas sûr, suite aux multiples attaques aériennes menées par la Russie.Donald Trump poursuit sa politique de renommage en proposant d'appeler le détroit d'Ormuz « Détroit Trump » et envisage de renommer des lacs et océans américains à son nom.La France s'engage dans les essais de véhicules autonomes avec Tesla, qui prêtera deux voitures équipées d'un dispositif de supervision conducteur, marquant un revirement politique du ministre des Transports.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le phénomène El Niño est désormais « solidement installé » et devrait persister et atteindre une intensité très forte jusqu'en février 2027, sous l'effet des températures exceptionnellement élevées observées dans l'océan Pacifique tropical, selon l'agence météorologique des Nations unies. Ce phénomène naturel de réchauffement revient régulièrement entre deux et sept ans, mais il a désormais une ampleur hors norme : les conséquences seront dramatiques dans le monde entier. Les explications de Jérôme Vialard, directeur de recherches à l'Institut de recherche pour le développement (IRD). À lire aussiAu Kenya, les autorités se préparent aux effets possiblement dévastateurs d'El Niño
Le transport de matières premières surchauffe : ce qu'on appelle le Baltic Dry Index (BDI), c'est-à-dire l'indicateur clé du secteur maritime, a atteint un sommet depuis deux ans. Parmi les explications, il y a le contexte géopolitique, la météo et une forte demande des exportateurs. Depuis le début de l'année 2026, le BDI, indicateur clé du transport maritime, a augmenté de 77%. Cela reflète une hausse conséquente des tarifs journaliers moyens pratiqués par les affréteurs. À titre d'exemple, un gros vraquier – Capesize 5TC – qui coûtait en moyenne entre 20 000 et 30 000 dollars par jour en janvier, a vu son prix bondir à 40 000 dollars par jour au mois d'août. Les actions en bourse de certains transporteurs de vrac sec ont, sans surprise, grimpé en flèche cette année. Le premier facteur qui pèse sur les prix est la guerre au Moyen-Orient, qui a perturbé le transport et fait monter en flèche le coût du fuel maritime « qui fait partie des coûts de transport reflétés par le BDI », précise Marc Pauchet, responsable global du développement commercial des pétroliers chez Bureau Veritas. À cette situation, s'est ajouté ces dernières semaines un facteur météo : les activités portuaires le long de la façade Pacifique ont été fortement désorganisées par une série de typhons qui ont entraîné des retards et l'immobilisation de certains navires plus longtemps que prévu. Résultat : le coût des traversées vers cette partie du globe a inévitablement grimpé. Demande forte en vraquier Ces perturbations tombent mal, car en face, la demande en vraquier, ces bateaux qui sillonnent les mers et transportent du fer, des céréales, du charbon ou encore des engrais, est forte. Panamax, Supramax... La pression du marché s'applique à toutes les tailles de navires. Mais la hausse des prix la plus importante s'observe sur ceux qu'on appelle les Capesize, qui ont une capacité de 150 000 à 200 000 tonnes. Une des explications, c'est le faible taux de renouvellement de la flotte. « Il n'est que de 1% depuis le début de l'année pour les Capesize contre 3,5% pour les Panamax et Kamsarmax et 3,3% pour les Supramax et Ultramax », précise l'expert de Bureau Veritas. Fin août, la demande de navires sur les routes transatlantiques a été le principal moteur de la hausse des tarifs, comme le pointe le dernier bulletin officiel de la Baltic Exchange. Les activités maritimes entre le sud du Brésil et la Chine et l'Afrique de l'Ouest et la Chine ont aussi augmenté. Et qui dit plus de commerce, dit plus de concurrence pour trouver un navire. Des besoins pour le fer de Guinée Quand on évoque l'Afrique de l'Ouest, on parle en particulier de la Guinée. Le pays exporte de la bauxite, mais aussi du fer depuis l'année dernière. Grâce à la modernisation des installations de transbordement au large des côtes, – le fer acheminé au port de Morebaya ne peut être directement chargé sur des navires, faute de tirant d'eau suffisant –, la cadence d'exportation de ce minerai de fer issu du gisement de Simandou continue d'augmenter, ce qui sous-entend plus de navires mobilisés et sur un temps long, puisqu'il s'agit de relier la Guinée à la Chine. Ce besoin de vraquiers pour les exportations guinéennes va devenir structurel, et s'ajoutera aux Capesize déjà mobilisés sur la route Australie-Chine, pour transporter là aussi des minerais.
En 1989, treize skippeurs s'élancent dans un tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. C'est le premier Vendée Globe.Le 26 novembre 1989, dans la baie des Sables d'Olonne en Vendée, treize navigateurs s'apprêtent à vivre l'une des plus grandes aventures maritimes de tous les temps. Le coup d'envoi du premier Vendée Globe est sur le point d'être donné par Éric Tabarly, figure emblématique de la voile française. Ces marins vont se lancer dans un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance : 44 500 kilomètres à traverser seuls, affrontant les tempêtes de l'Atlantique, les glaces de l'Antarctique et les déferlantes du Pacifique. Comment cette course a-t-elle vu le jour ? Qui sont ces navigateurs prêts à risquer leur vie pour relever ce défi inouï ?Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La surveillance des pathogènes en temps réel Les brèves du jour Qui se cherche des poux chez les primates? "Post Mortem", la BD qui nous ouvre à l'univers de la médecine légale Clipperton, le laboratoire naturel du Pacifique
À la Une de la presse, mercredi : la rentrée en Ukraine, dans des écoles souterraines ; le Forum des Îles du Pacifique, sous tension géopolitique ; et la tapisserie de Bayeux inaugurée au British Museum de Londres, une histoire de diplomatie mais pas que.
Ils avaient tout. Ils ont tout vendu pour prendre la mer. Christophe et Audrey avaient la vie que tout le monde envie.Lui était ingénieur géophysicien, ensemble ils cumulaient quinze ans d'expatriation, avaient une belle maison à Saint-Jean-de-Luz et quatre supers enfants.Et puis un soir, épuisés par le quotidien, ils prennent une décision folle : vendre, tout quitter, et apprendre à naviguer en partant de zéro. Direction la mer, avec quatre enfants de 3 à 9 ans.Résultat ? Un départ chaotique où ils sortent leur bateau du port pour la toute première fois... seuls. Un fils qui tombe à l'eau juste avant le grand jour. Une traversée de l'Atlantique en famille. L'arrivée à couper le souffle à Madère, puis à New York, voile au vent, face à la Statue de la Liberté.Et comme si l'aventure ne suffisait pas : une arnaque digne d'un thriller lors de la vente de leur bateau aux États-Unis, un dépôt de plainte pour vol, et une course contre la montre pour tout récupérer.Aujourd'hui, nouveau bateau, nouveau cap : les Marquises et le Pacifique les attendent.Cet épisode est une histoire de courage, de doutes, de galères et d'une famille qui a choisi de vivre maintenant, plutôt que d'attendre.Et vous, si c'était maintenant ?--------Un podcast produit et réalisé par Sakti Productions & Beau Voyage
Après plusieurs mois de torpeur, les cours du sucre ont connu une flambée au mois d'août, 20 % en un mois, pour atteindre leur niveau le plus haut depuis mai 2025. Cette flambée s'explique par des nouvelles inquiétantes sur le front du climat, notamment en provenance de l'Inde, le deuxième producteur mondial. En Inde, la mousson est moins pluvieuse que d'habitude. L'inquiétude est telle que le gouvernement indien a autorisé mi-août les sucreries du pays à importer jusqu'à un million de tonnes de sucre brut sans droit de douane, pour faire baisser les prix intérieurs qui ont atteint des niveaux records. « Le fait qu'un géant du sucre se prépare à importer potentiellement de tels volumes est un signal qui inquiète le marché », explique Timothé Masson, secrétaire général de l'Association mondiale des planteurs de betteraves et de canne à sucre. Il y a aussi El Niño, la perturbation climatique qui met l'océan Pacifique en surchauffe. Son intensité s'annonce record cette année, ce qui laisse présager des dérèglements de la météo également plus forts dans des régions productrices de sucre, que ce soit en Inde, mais aussi en Thaïlande et en Australie. Au Brésil, El Niño pourrait provoquer plus de pluies, explique l'expert, et freiner la fin de la campagne. Plusieurs zones de production européennes ont, de leur côté, subi des conditions climatiques extrêmes au printemps et cet été, avec des épisodes de canicules à répétition, rappelle l'Association interprofessionnelle de la betterave et du sucre (AIBS). Ce qui annonce là aussi une baisse de la production et donc des prix européens qui se tendent, même s'ils n'ont pas flambé comme les cours mondiaux. À écouter dans Priorité santéSe passer de sucre : mission impossible? Du pétrole au sucre Un autre facteur favorise la hausse des prix : les cours du pétrole, car quand le brut grimpe, les biocarburants ont le vent en poupe, et la transformation de betteraves, ou de canne, en sucre est moins rentable et a tendance à baisser. Au Brésil, des arbitrages en faveur de l'éthanol ont déjà été observés quand les prix ont dépassé les 90 dollars le baril au mois d'août. Le pays devrait néanmoins rester sur des niveaux de production de sucre à peu près stables, soit environ 40 millions de tonnes, pour sa récolte qui finira en mars, selon le trader Sucden. Des chiffres qui restent à prendre avec des pincettes à ce stade de la récolte de canne. À lire aussiMalgré une stabilité de façade, le marché mondial du sucre en pleine recomposition Manœuvre spéculative La hausse des prix a également un lien direct avec les spéculateurs, selon Timothé Masson. Fin juillet, ils étaient vendeurs de plus de 6 millions de tonnes de sucre, ce qui a donné une impression d'abondance, même artificielle, alors qu'aujourd'hui, les fonds spéculatifs sont acheteurs de plus d'un million et demi de tonnes, ce qui, dans l'autre sens, renforce le sentiment de demande, et alimente la hausse des prix. La difficulté du Brésil à fournir des statistiques participe à la fièvre du marché. Unica, la fédération brésilienne des industriels de la canne à sucre, du sucre, de l'éthanol et des bioénergies, a espacé la publication de ses données de broyage de canne à sucre, or cette information est cruciale pour le calcul des volumes disponibles à l'export, précise l'agence Bloomberg. Les marchés n'aiment pas l'incertitude, elle est source de stress et peut alimenter aussi la volatilité des prix. À écouter dans 8 milliards de voisinsQue se cache-t-il derrière le sucre ? Ce petit plaisir quotidien
Direction Brunei, l'une des économies les plus dépendantes des hydrocarbures au monde. Le secteur représente 60% du PIB du pays. Le micro-État, situé sur l'île de Bornéo, tente depuis des années de sortir de cette ultra-dépendance. Le micro-État de Brunei est souvent résumé à une image d'Épinal. Celle d'un sultan, l'un des hommes les plus riches au monde, vivant dans un palais de 200 000 mètres carrés et 1 800 pièces. Depuis près d'un siècle, Brunei vit de la manne pétrolière, mais cette ultra-dépendance n'est pas sans risque alors que se dessine un monde qui devra vivre sans énergies fossiles. Dès le début des années 2000, le sultan de Brunei a lancé un grand plan de diversification de l'économie : Vision 2035, comme l'explique la chercheuse Sophie Boisseau du Rocher du centre Asie de l'Institut français des relations internationales : « Hassanal Bolkiah a lancé des travaux autour de 2003-2004 pour réfléchir aux secteurs dans lesquels il fallait investir. Il s'agissait d'augmenter la part du secteur privé dans l'économie nationale, car l'entreprise étatique Brunei Petroleum est une entreprise totalement dominante dans l'économie locale. » Brunei reste extrêmement dépendante des hydrocarbures Malgré la volonté politique affichée, l'économie de Brunei reste dépendante du secteur des hydrocarbures, qui représente environ 60% du PIB. Parmi les marchés d'exportation du sultanat figure la Chine, à qui Brunei fournit du gaz naturel et du pétrole via son port de Muara. Depuis 2018, la gestion du port est assurée par une coentreprise contrôlée majoritairement par un groupe chinois. Pékin a fait du sultanat l'un des maillons de son gigantesque réseau des « nouvelles routes de la soie ». « Brunei est un sultanat situé sur l'île de Bornéo, tourné vers la mer de Chine du Sud, tourné également vers le Pacifique, qui sont deux espaces maritimes qui intéressent particulièrement les Chinois. Pékin s'est rapproché du sultanat depuis maintenant une trentaine d'années. On est là dans un processus qui devrait s'approfondir dans les prochaines années », rappelle la chercheuse Sophie Boisseau du Rocher. À écouter aussiNouvelles routes de la soie, 10 ans après Des relations de plus en plus fortes avec la Chine Parmi les projets phares de cette coopération entre Brunei et la Chine : un complexe pétrochimique géant situé à 25 kilomètres du port de Muara et financé en partie par Pékin. Objectif : créer davantage de valeur ajoutée autour des hydrocarbures (pétrochimie, engrais, méthanol). Brunei reste donc dépendant, dans une région où la concurrence économique est forte. Pour la chercheuse Sophie Boisseau du Rocher, « à ce jour, Brunei n'arrive évidemment pas à pouvoir s'affirmer comme un centre financier comme Singapour, voire la Malaisie. La diversification de son économie ne pourrait vraiment trouver de terrain favorable que dans le secteur des technologies de l'information et de la communication et de façon plus secondaire dans le tourisme et les services financiers ». À lire aussiLes «petits» voisins de la «grande» Chine maritime Avec un revenu moyen par habitant d'environ 34 000 dollars, chaque hausse des prix du pétrole rend plus difficile le virage de l'économie. Reste le changement à venir à la tête du sultanat. Hassanal Bolkiah est en effet âgé de 81 ans et détient aujourd'hui le record du plus long règne au monde.
Pacific Climate Envoys will strive to elevate regional priorities on a global stage at COP31. - Les "Envoyés climatiques du Pacifique" s'efforceront de mettre en avant les priorités régionales sur la scène internationale lors de la COP31.
durée : 00:39:32 - Les Matins de France Culture - par : Julie Gacon - Le lithium, le cobalt ou les terres rares sont au coeur de la transition énergétique, mais aussi d'une compétition croissante entre Etats. De la RDC aux fonds marins du Pacifique, jusqu'où cette nouvelle course aux ressources peut-elle aller ? Avec le géographe Philippe Le Billon. - équipe : Sam Baquiast, Anouk Milliot, Sarah Masson, Rodi Eken, Léa Capuano, Romain Rincon Hernandez, Salomé Erbs - invités : Philippe Le Billon Géographe, professeur au Département de géographie et à la School of Public Policy and Global Affairs de l'Université de Colombie-Britannique, à Vancouver Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
(00:00:45) Les Etats-Unis perdent-ils le contrôle militaire du Pacifique? (00:07:41) Kim Jong Un plus puissant que jamais? Le grand jeu de la Corée du Nord (00:14:48) Philippines: pourquoi le karaoké est plus qu'un jeu de week-end
Pour la première fois depuis 2016, les Haïtiens pourraient être appelés aux urnes, en décembre, pour choisir leur futur président, malgré l'insécurité qui sévit dans le pays. Ce jeudi commence la période d'inscription des candidats. Les membres du gouvernement et les hauts fonctionnaires ne pourront pas se présenter, précise Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Avec Paul Lonceint-Spinelli, le journaliste haïtien évoque aussi la tenue, pour la première fois depuis cinq ans, d'une messe présidée par l'archevêque de Port-au-Prince à la cathédrale transitoire de la capitale. À lire aussiEn Haïti, des élections irréalisables? Le Mexique en pleine offensive judiciaire aux États-Unis, pour protester contre la mort de migrants Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, au moins 53 migrants et migrantes sont décédés durant les opérations de la police de l'immigration américaine sur le terrain ou dans les centres de rétention de l'ICE. Parmi eux, 17 étaient mexicains. Le gouvernement de leur pays d'origine a décidé d'agir en justice et a porté plainte directement devant les tribunaux états-uniens, locaux et fédéraux. Sur 20 plaintes déposées en juillet, la majorité n'a donné lieu à aucune réponse. Un seul tribunal a répondu sur le fond, comme l'a révélé mercredi 19 août en conférence de presse le secrétaire aux Affaires étrangères du Mexique, Roberto Velasco : « En Floride, le procureur nous a confirmé qu'il ne conteste pas l'enquête de l'ICE qui a conclu à un suicide. Et donc que dans cette affaire, ils n'ouvriront pas de nouvelle enquête. » Il s'agissait de la mort d'un jeune indigène mexicain de 19 ans, Royer Perez-Jimenez, arrêté lors d'un contrôle routier puis décédé en détention en mars. Sa famille doute de la thèse du suicide. Il n'y a jamais eu autant de migrants morts en détention et aux mains de l'ICE qu'en ce moment aux États-Unis, d'après le Detention Watch Network. Les familles et les organisations de défense des droits humains et des droits des migrants dénoncent l'impunité des agents d'ICE accusés d'avoir commis des homicides dans l'exercice de leurs fonctions. À lire aussiLe Mexique durcit le ton contre la police de l'immigration de Trump « L'aquarium du monde », un exemple de protection de la vie marine Sur la côte nord-ouest du Mexique, dans le golfe de Californie, surnommé « l'aquarium du monde » par l'explorateur Jacques Cousteau, un petit village nommé Cabo Pulmo accueille le dernier récif de corail du Pacifique oriental. Sa biodiversité marine impressionnante est précieusement protégée par les habitants de la zone depuis trois décennies. Grâce à leurs efforts, Cabo Pulmo est devenu un exemple mondial de protection de la vie marine, mais continue d'affronter les risques du tourisme et du réchauffement climatique, explique Marine Lebègue dans son reportage. Dans le journal de La 1ʳᵉ… Le recensement national des procédures d'infractions sexuelles commises sur des mineurs ferait apparaître une situation « particulièrement préoccupante » en Martinique, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.
durée : 00:15:29 - Les journaux de France Culture - Le Japon "proteste vigoureusement" contre la première visite de Vladimir Poutine dans les îles Kouriles, archipel où le président russe a inspecté le navire amiral de la flotte russe du Pacifique. Les îles Kouriles du Sud font l'objet d'un contentieux entre les deux pays depuis 1945. - équipe : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:29 - Journal de 12h30 - Le Japon "proteste vigoureusement" contre la première visite de Vladimir Poutine dans les îles Kouriles, archipel où le président russe a inspecté le navire amiral de la flotte russe du Pacifique. Les îles Kouriles du Sud font l'objet d'un contentieux entre les deux pays depuis 1945. - équipe : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La guerre du Pacifique a été un théâtre-clé de la deuxième Guerre Mondiale. C'est là que les Etats-Unis entrent en guerre et c'est aussi là qu'elle se termine avec les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki. Alors qu'en Europe, les Alliés se partagent les territoires du Reich pour l'occuper et le dénazifier, au Japon, seuls les Etats Unis restent durablement pour modeler un nouveau Japon compatible avec un projet démocratique. Michael Lucken est professeur à l'Inalco et membre de l'Institut Universitaire de France. Il a publié Les Occupants - Américains au Japon après la Seconde Guerre mondiale (Editions La Découverte, 2025).
Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Aujourd'hui, retour sur le 10 août 1519, jour où Magellan met les voiles. En ce dimanche 10 août 1519, le fleuve Guadalquivir coule lentement sous le soleil andalou, et sur ses eaux, cinq navires s'éloignent du port de Séville. À leurs bords, deux cent trente-sept hommes et un nom les guide, Ferdinand Magellan.Magellan est portugais, mais il navigue pour le roi d'Espagne. Un homme fier, autoritaire, têtu, son objectif trouver une route vers les îles aux Épices par l'ouest. Un rêve jugé fou, une route qu'aucune carte ne montre, mais Magellan, lui, y croit.Il ignore alors qu'il va lancer la plus grande aventure maritime de tous les temps, le premier tour du monde. 5 navires, 3 ans de mer, des tempêtes, des mutineries, des maladies, des terres inconnues, un détroit glacé au sud du continent américain qui bientôt portera son nom. Et puis l'océan, l'immense, le Pacifique, qu'il traverse sans savoir s'il finira, d'ailleurs.Magellan, lui-même, ne reviendra jamais. Il meurt 2 ans plus tard, tué aux Philippines, mais un de ses navires, le Victoria, parvient à rentrer, une épave presque vide qui boucle l'impossible. Le monde vient de rétrécir, la terre est enfin une boucle.Ce 10 août 1519, en quittant Séville, Magellan a ouvert un horizon et prouvé au prix du sang que le monde est plus vaste, mais aussi plus accessible qu'on ne l'imaginait.A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter les émissions en une fois, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Retour aujourd'hui sur le 6 août 1945, la bombe atomique sur Hiroshima. Lundi, 6 août 1945, il est 8h15 du matin. Le ciel est dégagé au-dessus d'Hiroshima, une journée d'été presque banale, presque belle.Les enfants font à l'école, les ouvriers prennent leur poste, la guerre, c'est vrai, fait encore rage dans le Pacifique, mais la ville n'a encore jamais été bombardée. On dit même qu'elle a été épargnée, exprès. Et puis, en une seconde, tout s'arrête. La super forteresse volante B-29, l'avion américain que son pilote a baptisé Enola Gay, en l'honneur de sa mère, vient de larguer une bombe nouvelle, terrifiante, jamais utilisée auparavant, son nom, Little Boy. Une lumière aveuglante, une chaleur, 4000 degrés, une onde de choc qui écrase tout sur des kilomètres, et puis un champignon de feu haut de 10 000 mètres, et en un instant, la ville qui disparaît. 80 000 morts sur le coup, des milliers d'autres dans les jours, les mois, les années qui suivront, brûlés, irradiés, condamnés à survivre dans l'ombre. Le président Truman parle d'un acte nécessaire pour mettre fin à la guerre, mais pour les survivants qu'on appelle les Hibakusha, ce jour reste celui où le soleil est tombé du ciel et a tout emporté. Le 6 août 1945, Hiroshima devient un mot qui ne se prononce plus jamais à la légère. Ce jour-là, l'histoire a basculé, et la science, si brillante, si pleine de promesses, a montré aussi ce dont elle était capable. A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au cœur du Pacifique, les atolls de Polynésie française abritent des écosystèmes parmi les plus foisonnants au monde. Mais ces territoires insulaires sont aujourd'hui menacés par le dérèglement climatique, et le titi, petit oiseau endémique, en est l'un des premiers témoins. Face à cette urgence, Matthieu Juncker, biologiste passionné par le Pacifique, choisit une approche à contre-courant : s'isoler 200 jours sur un atoll inhabité pour étudier le titi, comprendre son habitat et témoigner de la fragilité d'un paradis menacé.Abonnez-vous à notre newsletter pour ne louper aucun épisode ➡️
L'Albiceleste héroïque ! Après un match renversant, encore une fois ce mercredi, les Argentins se sont qualifiés pour leur deuxième finale consécutive en coupe du Monde. Lionel Messi et ses partenaires ont sorti l'Angleterre 2-1 alors qu'ils étaient menés 1à 0 à cinq minutes du coup de sifflet final. La capitale Buenos Aires était en effervescence hier, comme l'a constaté Caroline Vicq. Haïti : les débuts compliqués du processus électoral Comme chaque mardi, Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, nous éclaire sur l'actualité d'Haïti. Aujourd'hui, à la Une, le lancement du processus électoral avec l'inscription de 316 partis politiques par le Conseil électoral provisoire. « Organiser des élections avec autant de partis, c'est impossible », estime le responsable du journal. « C'est pourquoi le Conseil électoral leur a demandé de se regrouper. Mais le délai qu'il leur a accordé (5 jours) est trop court ». L'ancien président haïtien Michel Martelly est rentré par surprise à Port-au-Prince, ce mercredi. « Son retour n'avait pas été annoncé officiellement. Il a été accuelli par ses amis, d'anciens ministres et un groupe de musique, ce qui a attiré les chalands et permis à Michel Martelly d'avoir les belles images qu'il souhaitait », raconte Frantz Duval. L'ex-chef de l'État se trouve en Haïti pour répondre aux questions de la justice au sujet de l'assassinat de son prédécesseur Jovenel Moïse. Mais « en pleine période électorale, il compte certainement placer ses pions et se remettre au centre du jeu », souligne le journaliste. Enfin, dernier sujet à lire dans le Nouvelliste : le départ de Stéphane Migna qui dirigera désormais la sélection du Gabon. Or « Haïti joue la Coupe des Caraïbes en septembre. Il faut de toute urgence reconstituer une équipe viellissante », explique Frantz Duval. Compliqué sans sélectionneur... Les États-Unis imposent de nouveaux droits de douane au Brésil Nouvel épisode dans la guerre commerciale entre les États-Unis et le Brésil. Washington a annoncé ce mercredi (15 juillet 2026) qu'à compter du 22 juillet, certains produits brésiliens seront taxés à 25%. Alors que la plupart des précédentes surtaxes douanières imposées par les États-Unis ont été annulées en février, par la Cour suprême, Donald Trump ressort cette arme politico-commerciale dans le but de peser sur la présidentielle qui aura lieu au Brésil début octobre. Le président étasunien cherche à favoriser son allié, Flavio Bolsonaro. Mais sa stratégie est à double tranchant, nous epxlique Marine de La Moissonnière du service international de RFI. Pérou : les ravages d'El Niño Selon les scientifiques, El Niño, phénomène océanographique qui entraîne une hausse des températures du Pacifique, devrait atteindre des niveaux records cette année. Si on attend des sécheresses et des inondations sans pareil à partir du mois d'octobre sur la côte pacifique du continent sud-américain, les premières répercussions se font déjà sentir au Pérou : les poissons se font de plus en plus rares. Reportage de Martin Chabal. À écouter aussiClimat: l'ONU juge «probable à 80%» un épisode El Niño «intense» cet été Le journal de la 1ère La frontière entre la France et les Pays-Bas bientôt définitivement fixée… sur l'île de Saint-Martin.
Découvrir, comprendre, et enfin maîtriser… Kamehameha : telle est notre noble quête du jour ! Mais rassurez-vous : le Kamehameha dont je parle, c'est tout simplement Kamehameha Ier, roi de Hawaï ! Il a fondé une dynastie, et changé à tout jamais l'histoire de cet archipel paradisiaque, au point qu'on le surnomme même parfois le “Napoléon du Pacifique”. Donc rien à voir avec une fanfiction du manga Dragon Ball ! Après, je peux tenter ma propre transformation saiyan, en disant sans faire de faute le véritable nom complet du roi Kamehameha : Kalani Paiʻea Wohi o Kaleikini Kealiʻikui Kamehameha o ʻIolani i Kaiwikapu kauʻi Ka Liholiho Kūnuiākea ! C'est bon je suis prêt, alors c'est parti !Bonne écoute !
L'Océanie ancienne : de Maui à Kamehameha Ier : dernière glaciation-début du XIXe siècleDe Sumatra à l'île de Pâques, un ensemble d'îles, dont l'une a la dimension d'un continent, forme l'Océanie, qui occupe un tiers de la superficie de la terre. Son histoire commence voici 70000 ans, quand des populations venues d'Asie traversent des étendues marines pour poursuivre leur route vers l'est. Ceux qui migrent tôt dans ce qui deviendra l'Australie et la Nouvelle-Guinée restent terriens. Les autres deviennent définitivement des hommes et des femmes de la mer avec l'arrivée des Austronésiens. Au gré des variations climatiques et de leurs connaissances techniques, ils peuplent les îles, jusqu'à atteindre les rivages de l'Amérique avec leurs pirogues. L'Océanie est un espace ouvert et très vite mondialisé dans sa partie occidentale ; les échanges s'avèrent souvent vitaux pour les insulaires.Cette histoire est plurielle. Elle inclut le destin de thalassocraties comme Srivijaya, Majapahit ou Tonga, de principautés structurées, des Moluques aux Hawaï, ou encore de simples chefferies héréditaires ou gouvernées par des « big men », en Mélanésie et chez les Papous. Les organisations sociales qui en résultent évoluent au gré des contacts avec les Indiens, les Chinois et les Malais en Insulinde, ou des migrations, notamment des Polynésiens en Mélanésie. Les populations évoluant en vase clos sont rares : elles le deviennent à la suite d'un événement climatique, comme en Nouvelle-Zélande ou sur l'île de Pâques, isolées à partir du XVe siècle à la suite de modifications des vents et des courants. Les Aborigènes sont une exception : un monde à part, sans contact avec l'extérieur, si ce n'est à quelques rares occasions sur les côtes nord du continent. L'arrivée brutale des Européens, à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, terme de cet ouvrage, bouleverse ces sociétés : elle provoque des désastres démographiques, des transformations économiques, politiques et culturelles de grande ampleur, parfois jusqu'à l'effondrement.Pour écrire l'histoire de ces espaces en mouvement constant, dont les traces sont ténues et les sources écrites rares, Dominique Barbe mobilise d'abondantes recherches ethnologiques et anthropologiques. Il emprunte les pistes ouvertes par l'étude du génome humain, l'histoire du climat et de l'environnement. Les avancées récentes de l'archéologie, avec ses techniques novatrices, apportent des connaissances et des éclairages nouveaux. Enrichi d'une quarantaine de cartes originales, illustré de près de deux cents documents, ce livre, sans équivalent, retrace l'histoire de ces hommes et de ces femmes qui eurent la volonté de rester toujours et partout en relation avec la mer.L'auteur, Dominique Barbe, est notre invité en studioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le ministre australien de la Défense a déclaré que l'essai de missile effectué par la Chine dans le Pacifique serait probablement abordé lors des prochaines rencontres entre les deux pays. Richard Marles a indiqué que cet incident soulignait la nécessité d'un renforcement des liens dans le Pacifique, un objectif que le Premier ministre s'est fixé lors de sa tournée dans la région.
L'Australie et le Vanuatu ont signé un accord stratégique de 500 millions de dollars, une première dans les relations entre les deux pays. Ce partenariat fait de l'Australie le principal partenaire de sécurité privilégié de cet État du Pacifique, même si l'accord est moins ambitieux que ne l'avait initialement souhaité le Premier ministre australien. La Chine a exprimé ses inquiétudes, estimant que cet accord la vise indirectement, et a mis en garde Canberra contre toute tentative de jouer à des « jeux géopolitiques ».Pour plus d'histoires, d'interviews et d'actualités de SBS French, explorez notre collection de podcasts ici >>https://www.sbs.com.au/language/french/fr/collection/featured-podcasts
Quand elle navigue autour du monde en solitaire lors du Vendée Globe, Catherine Chabaud découvre un phénomène encore inconnu: un amas de plastique flottant au milieu du Pacifique. Ce "7? continent" marque pour elle le début d'un engagement qui ne la quittera plus. Navigatrice, journaliste, puis députée européenne, aujourd'hui ministre déléguée à la Mer et à la Pêche, elle défend l'idée que l'Océan doit devenir un bien commun de l'humanité. Dans cet épisode, elle raconte sa lutte: pollution plastique, dérèglement climatique, législations ignorées, mais aussi la capacité de l'Océan à se régénérer si on lui en laisse la chance.
Le Territoire français stratégique est en crise depuis les révoltes de 2024. Des élections locales viennent de se tenir. Elles devaient tout arranger. C'est raté : le scrutin reproduit les mêmes équilibres qui ont conduit à l'échec des dernières négociations. Nouméa reste dans l'impasse. Avec : Pierre-Christophe Pantz, chercheur associé au LARJE (UNC) en géopolitique. Il est docteur et spécialiste de la Nouvelle-Calédonie, du processus référendaire et de la géographie électorale de l'archipel. (Depuis les studios de Nouvelle-Calédonie La Première à Nouméa) Elise Barandon, doctorante en Science politique à l'Université Paris Panthéon-Assas (Centre Thucydide). Spécialiste des stratégies de sécurité des États insulaires océaniens (Fidji, Vanuatu, Papouasie Nouvelle-Guinée et Iles Salomon). Elle revient tout juste d'un long terrain en Pacifique Sud. (En studio à Paris).
durée : 00:20:04 - par : Noé Da Silva, Marion Joseph, Agathe Guilhem, Rémi Chaurand, Lara Mercier - Les bons gestes sous la canicule, l'aventure extraordinaire d'un biologiste français qui a vécu seul pendant huit mois sur une île déserte de l'océan Pacifique, l'entrée du résistant et historien Marc Bloch au Panthéon et une œuvre inconnue de Mozart retrouvée. - équipe : Marie Plaçais Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France