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Alors que LucasArts et Sierra s'effondraient, un petit studio norvégien a prouvé au monde entier que le Point & Click n'était pas mort.C'est l'histoire d'une guerre culturelle oubliée. À la fin des années 90, après l'échec commercial de Grim Fandango, les États-Unis décrètent la mort du jeu d'aventure. Sierra et LucasArts jettent l'éponge. Mais en Europe, la résistance s'organiseRetrouvez tous les Hall of Game sur Youtube ou sur JV ! Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Longtemps relégué à la périphérie des préoccupations stratégiques, l'Arctique a bénéficié d'une forme d'« exception polaire » tacite, garantissant à la région une stabilité relative. Cet espace, perçu comme marginal, scientifique et coopératif, semblait durablement éloigné des grandes rivalités de puissance. Pourtant, dès 2017, la Revue stratégiquedu ministère des Armées identifiait déjà l'Arctique comme un possible « espace de confrontation ». L'évolution récente du contexte international lui a donné raison. La relance de la guerre russe en Ukraine en 2022 a profondément bouleversé les équilibres géopolitiques et mis fin à l'exception arctique. En juillet 2025, la France publiait sa Stratégie de défense pour l'Arctique. Quelques mois plus tard, en janvier 2026, le président des États-Unis réaffirmait sa volonté de prendre, d'une manière ou d'une autre, le contrôle du Groenland, suscitant un moment de fortes tensions, y compris entre alliés au sein de l'OTAN. Pourquoi l'Arctique est-il devenu un espace stratégique à part entière, et comment la France entend-elle y jouer son rôle ? Pour le savoir, Planisphère reçoit à son micro Jérémy Bachelier. Podcast et synthèse rédigée.Jérémy Bachelier, Capitaine de frégate, officier d'active de la Marine nationale. Il occupe actuellement les fonctions d'expert aéro-maritime au sein de la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS), au titre desquelles il a travaillé à la préparation de la stratégie française de défense pour l'Arctique, publiée en juillet 2025. Il s'exprime en son nom propre. Cette émission a été enregistrée le 27/01/2026 et diffusée le 10/02/2026. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus la synthèse rédigée complète sur Diploweb.comExtrait de la synthèse rédigée " (...) Depuis plus de quarante ans, cet espace connaît une transformation environnementale rapide et profonde. Les données satellitaires disponibles depuis 1979 attestent d'une réduction de la superficie de la banquise de 10 à 12 % par décennie, ainsi que d'une perte moyenne d'épaisseur d'environ 30 cm par décennie. Ces évolutions modifient radicalement les usages de la région, en rendant accessibles des espaces jusqu'alors inexploitables, tant pour les activités économiques que pour l'accès aux ressources énergétiques et minières.Historiquement, la gouvernance de l'Arctique reposait sur une logique de coopération, notamment au sein du Conseil de l'Arctique, centré sur les enjeux environnementaux et scientifiques. Le changement climatique a profondément bouleversé cet équilibre. L'ouverture progressive de routes maritimes et l'accès à des ressources stratégiques ont transformé l'Arctique en nouvel espace de compétition entre puissances. (...)Pour la France, l'Arctique fait pleinement partie de sa profondeur stratégique, indissociable de la sécurité euro-atlantique. La Stratégie française de défense pour l'Arctique, publiée en juillet 2025, identifie quatre enjeux prioritaires.Le premier est celui de la sécurité collective. En tant que membre de l'Union européenne et de l'OTAN, la France considère que toute agression contre un État nordique aurait des conséquences directes sur l'ensemble de ces organisations.Le deuxième enjeu concerne la liberté d'action, qu'il s'agisse de navigation, de survol ou d'accès aux espaces communs. La France entend préserver sa capacité à opérer librement, tant sur le plan commercial que militaire.Le troisième enjeu porte sur la sécurisation des ressources. L'Arctique recèle un potentiel important en hydrocarbures, minerais stratégiques et métaux critiques. La France souhaite éviter toute situation de dépendance ou de fait accompli, en sécurisant les chaînes d'exploitation et de transport.Le quatrième enjeu porte sur la protection des biens et des personnes. (...)"Voir la synthèse rédigée complète sur Diploweb.com
Voici un résumé sur la récente manifestation pro-Maduro à Caracas. Here is a summary of the recent pro-Maduro demonstration in Caracas.Les partisans du gouvernement exigent le retour de l'ancien président Nicolas Maduro parce qu'ils sont convaincus qu'il a été capturé par les États-Unis. Government supporters demand the return of former president Nicolas Maduro because they are convinced he was captured by the United States.Alors, premier point : l'ampleur et le message de la manif. So, first point: the scale and message of the protest.On parle de milliers de personnes, surtout des employés du secteur public, qui défilaient dans le centre de Caracas. We are talking about thousands of people, mostly public sector employees, marching in central Caracas.Ils scandaient des slogans comme « le Venezuela a besoin de Nicolas ». They chanted slogans like "Venezuela needs Nicolas."Ils ont même déployé un grand drapeau avec une photo de Maduro et de sa femme et ce message en anglais : « Bring them back ». They even displayed a large flag with a photo of Maduro and his wife and this message in English: "Bring them back."Deuxième point : la rhétorique anti-américaine. Second point: anti-American rhetoric.La manif, c'était clairement une démonstration d'opposition à ce que les participants considèrent comme l'ingérence des États-Unis. The protest was clearly a demonstration of opposition to what the participants consider to be interference by the United States.Le fils de Maduro, Nicolas Maduro Guerra, qu'on surnomme « Nicolasito », a vraiment galvanisé la foule. Maduro's son, Nicolas Maduro Guerra, nicknamed "Nicolasito," really galvanized the crowd.Son message, c'était que le peuple vénézuélien a développé une profonde conscience anti-impérialiste et qu'ils ne sont pas américains. His message was that the Venezuelan people have developed a deep anti-imperialist consciousness and that they are not American.Et enfin, troisième point clé : les actions du gouvernement par intérim. And finally, the third key point: the actions of the interim government.Depuis la chute de Maduro, la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a fait plusieurs concessions importantes aux États-Unis. Since Maduro's fall, interim president Delcy Rodriguez has made several important concessions to the United States.Sous la pression de Washington, elle a promis une loi d'amnistie, une réforme de la justice et même une ouverture du secteur pétrolier au privé. Under pressure from Washington, she has promised an amnesty law, justice reform, and even the opening of the oil sector to the private sector. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le point sur la découverte du plus long serpent sauvage du monde. An update on the discovery of the world's longest wild snake.Il s'agit d'un python réticulé femelle qui vient de battre un record incroyable en Indonésie, celui du plus long serpent jamais mesuré dans la nature. It is a female reticulated python that has just broken an incredible record in Indonesia, that of the longest snake ever measured in the wild.Et vous allez voir cette découverte dépasse de loin les simples chiffres. And as you will see, this discovery goes far beyond mere numbers.Ce serpent c'est une femelle, baptisée Ibu Barone, trouvée sur l'île de Sulawesi. This snake is a female, named Ibu Barone, found on the island of Sulawesi.Sa taille, et bien le Guinness World Records vient de l'officialiser. Her size, well, the Guinness World Records has just made it official.7 mètres 22 pour 96 kilos, c'est juste énorme. 7.22 meters for 96 kilos, it's just enormous.Et le plus fou, c'est que la mesure a été faite sans anesthésie pour ne pas mettre l'animal en danger. And the craziest part is that the measurement was taken without anesthesia so as not to put the animal in danger.Attention on parle d'un spécimen sauvage, le record précédent il datait quand même de 1999. Keep in mind we're talking about a wild specimen; the previous record actually dated back to 1999.Pour vous donner une idée, le record absolu c'est Medusa, un python en captivité aux États-Unis, mais dans la nature, la nouvelle reine c'est Ibu Barone. To give you an idea, the absolute record is Medusa, a python in captivity in the United States, but in the wild, the new queen is Ibu Barone.Enfin et c'est peut-être le plus important, l'enjeu de la conservation. Finally, and perhaps most importantly, the issue of conservation.Là-bas, les grands pythons comme elle sont souvent tués. Over there, large pythons like her are often killed.Pourquoi ? Parce qu'ils s'approchent des habitations, menaçant le bétail, et ce conflit s'aggrave avec la réduction de leur habitat. Why? Because they approach homes, threatening livestock, and this conflict is worsening with the reduction of their habitat.Ce record met donc un coup de projecteur sur un vrai défi : comment mieux protéger ces géants ? This record thus puts the spotlight on a real challenge: how to better protect these giants? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:16:46 - Les Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Margaux Leridon - Cette semaine, dans les Matins du samedi, on s'intéresse à ce que racontent de nous les commentaires que nous laissons en ligne ; aux célibataires, les oubliés de la Saint-Valentin et au premier roman de Théodore Eristavi entre Tbilissi et Paris. - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Mara Goyet Écrivaine et professeure d'histoire-géographie au collège; Romain Huret Historien des États-Unis, président de l'EHESS; Théodore Eristavi Compositeur et écrivain
C dans l'air du 14 février 2026 - Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ?Nos experts :- Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique - Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et "Le Nouvel Obs" - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis et autrice de "Requiem pour le monde libre" - Samantha DE BENDERN - Chercheuse en relations internationales à Chatham House - Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l'OTAN
C dans l'air du 14 février 2026 - Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ?Sauver l'alliance transatlantique et rassurer le vieil ami européen. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a appelé les Européens samedi, devant la Conférence de Munich sur la sécurité, à se ranger derrière la vision de Donald Trump sur l'ordre mondial, tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe "forte". "Nous savons que le destin de l'Europe ne sera jamais sans rapport avec le nôtre", a rappelé Marco Rubio ajoutant que les Etats-Unis et l'Europe étaient "faits pour être ensemble". Le trumpiste a cherché à calmer le jeu, affirmant que les États-Unis seraient "toujours un enfant de l'Europe". Le message d'apaisement livré par le responsable américain a offert un contraste saisissant avec le discours incendiaire du vice-président JD Vance l'année dernière contre le Vieux Continent devant la même assemblée. De quoi espérer rétablir le rapport diplomatique avec les Etats-Unis malgré les dissensions depuis un an entre Donald Trump et l'Europe. Mais les Américains savent aussi choyer celui qui considère l'Europe comme un adversaire : Viktor Orbán. Marco Rubio prévoit, dès dimanche, de se rendre en Hongrie soutenir le dirigeant hongrois à quelques semaines d'élections législatives très tendues. En Europe, la Hongrie a toujours entretenu de bonnes relations avec les Etats-Unis, Donald Trump et Viktor Orbán partageant la même vision politique conservatrice. Viktor Orbán s'affiche d'ailleurs comme le principal relais du trumpisme sur le continent européen. Symbole des tensions diplomatiques entre l'Europe et les Etats-Unis, le Groenland était au cœur des discussions à Munich. Marco Rubio a rencontré la Première ministre danoise Mette Frederiksen et son homologue groenlandais Jens-Frederik Nielsen au sujet de l'île arctique convoitée par Donald Trump. En janvier dernier, la ministre des ressources du Groenland, Naaja Nathanielsen, s'inquiétait encore des différentes sorties du président américain et de sa volonté d'expansionnisme à ce sujet. L'Europe réussira-t-elle à sortir de sa dépendance envers les Etats-Unis en matière de défense ? Pourra-t-elle lutter face à la volonté d'expansionnisme américain notamment sur le Groenland ? Donald Trump continuera-t-il à accentuer les divisions avec le continent européen ?Nos experts :- Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique - Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et "Le Nouvel Obs" - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis et autrice de "Requiem pour le monde libre" - Samantha DE BENDERN - Chercheuse en relations internationales à Chatham House - Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l'OTAN
Depuis un an qu'il est à la Maison Blanche, Donald Trump occupe la scène médiatique mondiale quotidiennement, voire plusieurs fois par jour. Un effet de saturation qui, peut-être, nous fait rater des transformations très profondes ailleurs. Particulièrement maltraitée, l'Europe n'en finit pas de subir les foucades du président des États-Unis qui lui fait comprendre qu'une ère nouvelle s'est ouverte, celle d'une reconfiguration idéologique transatlantique. Ainsi, se pose le problème fondamental pour les Européens d'assurer leur propre sécurité, ce qui est un vieux débat mais n'en constitue pas moins un schisme transatlantique. Les rapports de force mondiaux se modifient en profondeur. La rivalité de puissance est bien là entre les États-Unis et la Chine. Au-delà, l'élément de transformation géopolitique majeur est le numérique et cette fuite en avant technologique qu'impose au monde la Silicon Valley. Invité : Thomas Gomart, historien, directeur de l'Institut Français des Relations Internationales. « Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux », éditions Tallandier.
Depuis 1996, le producteur français Francis Falceto a ouvert au monde les musiques éthiopiennes avec la collection Ethiopiques (Buda Musqiue). Qui n'a pas été surpris en entendant la musique de Mulatu Astatqé dans un film de Jim Jarmush ? L'éclosion de groupes entre folk et rock expérimental, chanter en amharique. Le seul responsable : Francis Falceto ! Une soixantaine de voyages en Éthiopie plus trad, Éthiopiques affiche 2 volumes de musique ! À l'occasion de la sortie des volumes 31 et 32 de la collection Éthiopiques, Francis Falceto est notre invité. Francis Falceto programme différentes musiques du monde au Confort Moderne de Poitiers lorsqu'il fait la découverte en 1984 des 33 tours de Mahmoud Ahmed grâce à Bernard Gallodé. Il entreprend alors en 1985 un voyage en Éthiopie (via Moscou en raison du régime du Derg) pour rencontrer Mahmoud Ahmed, puis, en 1986, réédite sur le label bruxellois Crammed Discs l'album d'éthio-jazz Erè Mèla Mèla (1975) du chanteur et musicien éthiopien. Après le succès en Europe et aux États-Unis du disque, il décide de créer en 1996 la collection « Éthiopiques » avec l'éditeur Buda Musique afin d'exhumer et faire redécouvrir l'ensemble des succès des artistes de la musique éthiopienne de la période 1950-1975, la plupart produits par Amha Eshèté pour le label Amha Records et Ali Abdella Kaifa pour Kaifa Records. Il en acquiert l'intégralité des droits – ou exploite une licence renouvelable tous les cinq ans selon ses déclarations –, ce qui n'est pas sans créer des tensions avec certains artistes, dont Mulatu Astatke, après le succès international important de la collection. Il anime, également dans ce but, de nombreuses conférences sur le sujet. Francis Falceto propose également à Lili Boniche de réaliser un retour sur scène au début des années 1990 et deviendra son imprésario. Éthiopiques 31- Muluken C'est Muluken qui a inauguré les éthiopiques, voilà vingt ans et plus, avec Hédètch alu, face B de son premier 45 tours (AE 440, publié par Amha Eshèté en février 1972). Trahissant l'extrême jeunesse du chanteur (il n'avait alors pas 18 ans), sa voix séraphique a trompé plus d'un auditeur qui pensait avoir affaire à des accents féminins. Il n'a pas 22 ans lorsqu'il publie en 1976 son dernier vinyle sur Kaifa Records (KF 39LP), et l'un des derniers publiés en Éthiopie avant que la cassette ne devienne le médium roi de la diffusion musicale. Éthiopie 1976. Depuis un an déjà, les cassettes laminent inexorablement le marché des disques vinyles. L'album 33 tours de Muluken Mellesse [ሙሉቀን፡መለሰ፡ Muluqèn Mèllèssè / Muluqän Mälläsä], KF 39, qu'Ali Abdella Kaifa – Ali Tango ! – produit cette année-là sur son label Kaifa Records est historique à plus d'un titre. Il est l'un des derniers vinyles publié en Éthiopie, mais surtout le chef-d'œuvre absolu de l'Ethiopian Groove – et son chant du cygne. Il laisse à la postérité une idée claire du niveau de sophistication et de maîtrise qu'avait atteint la musique moderne éthiopienne avant qu'elle ne soit écrabouillée sous la botte militaro-stalinienne du Derg – le sigle qui résume la sanglante révolution en cours depuis 1974. ► Album Éthiopiques 31 - Muluken (Éthiopiques / Buda Musique 2025) Ethiopiques 32 – NALBANDIAN l'Éthiopien - Either / Orchestra feat. Ethiopian Guests L'Éthiopie est ici au milieu des années 1950, au début des années 1960, à la veille de l'éclosion, ou plutôt de l'explosion du Swinging Addis. Rock'n Roll, Rhythm and Blues, Soul et Twist n'ont pas encore fait irruption et l'on baigne dans l'atmosphère big band d'après-guerre dont In the mood de Glenn Miller figura durablement l'hymne planétaire, à parité avec la vogue latine à la même époque. Mais la joie de vivre d'après-guerre est déjà là, avec la paix retrouvée après la terrible invasion italo-fasciste (1935-1941). Le redéploiement de la musique moderne fait pleinement partie de la reconstruction. C'est d'abord la génération des jeunes parents des baby boomers qui savoure cette résurrection, avant que ces derniers ne prennent le relais en électrisant définitivement la bande son de la fin de règne impérial. Ce sont des apatrides d'origine arménienne, Kevork Nalbandian, et surtout son neveu Nersès, qui vont contribuer à révolutionner la musique éthiopienne moderne. Il faut le souligner avec force, le grand parrain historique de cette musique est un émigrant arménien, profondément éthiopianisé, Nersès Nalbandian – Moussié Nersès –, Nalbandian l'Éthiopien. Orgie de cuivres, discipline bien comprise, innovations sans relâche et pédagogie révolutionnaire feront le reste, dès 1955. Ces étrangers qui composeront deux hymnes nationaux éthiopiens et un hymne continental (rien moins que l'hymne de l'O.U.A – Organisation de l'Unité Africaine), sont aussi et surtout la véritable origine de ce qui deviendra le Swinging Addis des années 1960. Nersès se verra conférer la nationalité éthiopienne en 1957 pour services rendus aux musiques d'Éthiopie. Avec le concours primordial des Bostoniens de l'Either / Orchestra, cet enregistrement représente le chaînon moderniste initial qui manquait jusqu'à présent dans les éthiopiques. ► Album Éthiopiques 32 – NALBANDIAN l'Éthiopien (Ethiopiques / Buda Musique 2025). Culture Prime YouTube Catalogue Ethiopiques Buda Musique.
Le thé au lait fume dans les rayons du soleil ; sur une assiette, patientent un sandwich lait concentré beurre de cacahuète, un bol de soupe wonton, et une egg tart à emporter pour la manger en chemin. Sur la table métallique, se trouve un peu du goût de Hong Kong, et le plaisir de s'assoir en tirant nos tabourets en plastique, avec 2 amoureuses de Hong Kong, la photographe Ada Deschanel, autrice et chef privée, et Davina Chang, née et élevée à Hong Kong, et aux États-Unis, avant de poser ses valises à Paris, où - dit elle- elle se sent comme chez elle. Il lui manquait un peu de là-bas, elle a donc fondé une bulle hong-kongaise en plein centre de la capitale, Bing Sutt en 2022. L'une a aimé Hong Kong en la découvrant, l'autre la redécouverte en s'y replongeant pour un livre à 4 mains « Hong Kong à la carte » publié aux éditions Solar. « Pas juste un livre de recettes, précisent les autrices - mais aussi une porte d'entrée pour découvrir le riche patrimoine culinaire de Hong Kong, ses influences coloniales, sa cuisine aux saveurs enrichie par les migrations. » Et en effet, le voyage s'ouvre il y a plus de 2 siècles dans un village de pêcheurs à l'embouchure de la rivière Pearl, carrefour marchand, port stratégique, Hong Kong a été colonie britannique, devenue refuge de réfugiés russes de la révolution, une concession rétrocédée à la Chine en 1997, il y a 30 ans quasiment. Un simple bol de nouilles peut raconter une traversée, un exil, une rencontre. D'une soupe à la tomate, œufs brouillés, en passant par un bortsch, une tarte aux œufs soeur de la pasteis de nata de Macao, à la ribambelle de dimsum, l'histoire de Hong Kong se découvre à table, et au fil de la journée, et des établissements, Bing Sutt, Cha Chaan teng, et Dai pai dong, petits restaurants de rue nichés dans les ruelles, de la cuisine, vite dont il ne reste plus qu'une trentaine de poignées. À Hong Kong, rien n'arrive intact., tout s'adapte, se mélange. C'est cette plasticité, plus que l'origine exacte des plats, qui fait l'essence de la cuisine hongkongaise, avec pour socle, la cuisine cantonaise : fraîcheur des produits, cuissons rapides, dim sum, vapeur, woks brûlants. À ceci, s'ajoute une forte culture du marché : poissons vivants, légumes du jour, fruits de mer issus d'une longue tradition maritime. Cette base solide a permis d'absorber sans se dénaturer les influences venues de l'autre bout du monde. Bing sutt, 22 rue Béranger, Paris 11ème. « Hong Kong à la carte », de Davina Chang et Ada Deschanel est publié aux éditions Solar. Sur les réseaux : Davina Chang et Ada Deschanel. Pour aller plus loin, pour goûter aussi et pourquoi pas cuisiner : - Hong Kong Vegan, de Christine Wong, éditions de la Plage @conscious_cooking - Street Food Asia : Hong Kong Netflix - Les incontournables, mais de plus en plus rares, Dai pai dong et leurs plats phares Dimdam Maïdan, 21 rue de Turbigo, 75002 Paris - Restaurant Maison Mongkok, 148, rue de Vaugirard, Paris 15ème - Dim sun panda panda. Adresses Hong Kong : - Bake House pour un croissant Char siu ou une egg tart au levain à Victoria Peak Boulangerie artisanale au levain fondée par Grégoire Michaud, également restaurant - Cheung Hing tea - In the mood for love, de Wong kar Wai. Programmation musicale : Splash, de Myra. En images LA RECETTE : EGG TART LA RECETTE : BOUCHÉES À LA CREVETTE
Depuis 1996, le producteur français Francis Falceto a ouvert au monde les musiques éthiopiennes avec la collection Ethiopiques (Buda Musqiue). Qui n'a pas été surpris en entendant la musique de Mulatu Astatqé dans un film de Jim Jarmush ? L'éclosion de groupes entre folk et rock expérimental, chanter en amharique. Le seul responsable : Francis Falceto ! Une soixantaine de voyages en Éthiopie plus trad, Éthiopiques affiche 2 volumes de musique ! À l'occasion de la sortie des volumes 31 et 32 de la collection Éthiopiques, Francis Falceto est notre invité. Francis Falceto programme différentes musiques du monde au Confort Moderne de Poitiers lorsqu'il fait la découverte en 1984 des 33 tours de Mahmoud Ahmed grâce à Bernard Gallodé. Il entreprend alors en 1985 un voyage en Éthiopie (via Moscou en raison du régime du Derg) pour rencontrer Mahmoud Ahmed, puis, en 1986, réédite sur le label bruxellois Crammed Discs l'album d'éthio-jazz Erè Mèla Mèla (1975) du chanteur et musicien éthiopien. Après le succès en Europe et aux États-Unis du disque, il décide de créer en 1996 la collection « Éthiopiques » avec l'éditeur Buda Musique afin d'exhumer et faire redécouvrir l'ensemble des succès des artistes de la musique éthiopienne de la période 1950-1975, la plupart produits par Amha Eshèté pour le label Amha Records et Ali Abdella Kaifa pour Kaifa Records. Il en acquiert l'intégralité des droits – ou exploite une licence renouvelable tous les cinq ans selon ses déclarations –, ce qui n'est pas sans créer des tensions avec certains artistes, dont Mulatu Astatke, après le succès international important de la collection. Il anime, également dans ce but, de nombreuses conférences sur le sujet. Francis Falceto propose également à Lili Boniche de réaliser un retour sur scène au début des années 1990 et deviendra son imprésario. Éthiopiques 31- Muluken C'est Muluken qui a inauguré les éthiopiques, voilà vingt ans et plus, avec Hédètch alu, face B de son premier 45 tours (AE 440, publié par Amha Eshèté en février 1972). Trahissant l'extrême jeunesse du chanteur (il n'avait alors pas 18 ans), sa voix séraphique a trompé plus d'un auditeur qui pensait avoir affaire à des accents féminins. Il n'a pas 22 ans lorsqu'il publie en 1976 son dernier vinyle sur Kaifa Records (KF 39LP), et l'un des derniers publiés en Éthiopie avant que la cassette ne devienne le médium roi de la diffusion musicale. Éthiopie 1976. Depuis un an déjà, les cassettes laminent inexorablement le marché des disques vinyles. L'album 33 tours de Muluken Mellesse [ሙሉቀን፡መለሰ፡ Muluqèn Mèllèssè / Muluqän Mälläsä], KF 39, qu'Ali Abdella Kaifa – Ali Tango ! – produit cette année-là sur son label Kaifa Records est historique à plus d'un titre. Il est l'un des derniers vinyles publié en Éthiopie, mais surtout le chef-d'œuvre absolu de l'Ethiopian Groove – et son chant du cygne. Il laisse à la postérité une idée claire du niveau de sophistication et de maîtrise qu'avait atteint la musique moderne éthiopienne avant qu'elle ne soit écrabouillée sous la botte militaro-stalinienne du Derg – le sigle qui résume la sanglante révolution en cours depuis 1974. ► Album Éthiopiques 31 - Muluken (Éthiopiques / Buda Musique 2025) Ethiopiques 32 – NALBANDIAN l'Éthiopien - Either / Orchestra feat. Ethiopian Guests L'Éthiopie est ici au milieu des années 1950, au début des années 1960, à la veille de l'éclosion, ou plutôt de l'explosion du Swinging Addis. Rock'n Roll, Rhythm and Blues, Soul et Twist n'ont pas encore fait irruption et l'on baigne dans l'atmosphère big band d'après-guerre dont In the mood de Glenn Miller figura durablement l'hymne planétaire, à parité avec la vogue latine à la même époque. Mais la joie de vivre d'après-guerre est déjà là, avec la paix retrouvée après la terrible invasion italo-fasciste (1935-1941). Le redéploiement de la musique moderne fait pleinement partie de la reconstruction. C'est d'abord la génération des jeunes parents des baby boomers qui savoure cette résurrection, avant que ces derniers ne prennent le relais en électrisant définitivement la bande son de la fin de règne impérial. Ce sont des apatrides d'origine arménienne, Kevork Nalbandian, et surtout son neveu Nersès, qui vont contribuer à révolutionner la musique éthiopienne moderne. Il faut le souligner avec force, le grand parrain historique de cette musique est un émigrant arménien, profondément éthiopianisé, Nersès Nalbandian – Moussié Nersès –, Nalbandian l'Éthiopien. Orgie de cuivres, discipline bien comprise, innovations sans relâche et pédagogie révolutionnaire feront le reste, dès 1955. Ces étrangers qui composeront deux hymnes nationaux éthiopiens et un hymne continental (rien moins que l'hymne de l'O.U.A – Organisation de l'Unité Africaine), sont aussi et surtout la véritable origine de ce qui deviendra le Swinging Addis des années 1960. Nersès se verra conférer la nationalité éthiopienne en 1957 pour services rendus aux musiques d'Éthiopie. Avec le concours primordial des Bostoniens de l'Either / Orchestra, cet enregistrement représente le chaînon moderniste initial qui manquait jusqu'à présent dans les éthiopiques. ► Album Éthiopiques 32 – NALBANDIAN l'Éthiopien (Ethiopiques / Buda Musique 2025). Culture Prime YouTube Catalogue Ethiopiques Buda Musique.
Impact sur l'emploi, utilisation malveillante, perte de contrôle... L'intelligence artificielle soulève toujours autant d'interrogations et d'inquiétudes. Des démissions jettent le trouble et alimentent les questionnements. Et aussi : l'actu de la semaine.
durée : 00:36:40 - L'Invité(e) des Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Margaux Leridon - En ce 14 février, nous nous intéressons aux célibataires, d'hier à aujourd'hui, les grands oubliés de la Saint-Valentin. Nicolas Herbeaux reçoit l'historien Romain Huret. Il publie "Les oubliés de la Saint-Valentin" aux éditions de La Découverte et le sociologue Milan Bouchet-Valat. - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Romain Huret Historien des États-Unis, président de l'EHESS
Darren Lekkerkerker breaks down the most promising opportunities he sees across Canada and the U.S. for 2026. Recorded on January 28, 2026. At Fidelity, our mission is to build a better future for Canadian investors and help them stay ahead. We offer investors and institutions a range of innovative and trusted investment portfolios to help them reach their financial and life goals. Fidelity mutual funds and ETFs are available by working with a financial advisor or through an online brokerage account. Visit fidelity.ca/howtobuy for more information. For a fifth year in a row, FidelityConnects by Fidelity Investments Canada was ranked #1 podcast by Canadian financial advisors in the 2025 Environics' Advisor Digital Experience Study. -- Darren Lekkerkerker décrit les occasions les plus prometteuses qu'il entrevoit au Canada et aux États-Unis pour 2026. Date : 28 janvier, 2026 Chez Fidelity, notre mission consiste à aider le public investisseur canadien à se bâtir un meilleur avenir et à rester à l'avant-garde. Nous offrons aux particuliers et aux institutions une gamme de portefeuilles de placement innovants et fiables pour les aider à atteindre leurs objectifs financiers et personnels. Les fonds communs de placement et les FNB de Fidelity sont offerts par l'intermédiaire des conseillers et conseillères en placements et de comptes de courtage en ligne. Pour de plus amples renseignements, visitez fidelity.ca/commentinvestir. Les baladodiffusions DialoguesFidelity se sont classées au premier rang pour une cinquième année consécutive lors du sondage 2025 d'Environics sur l'expérience numérique des conseillers et conseillères en placements au Canada.
L'émission 28 minutes du 14/02/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Zyad Limam, directeur et rédacteur en chef d'"Afrique Magazine", Mariam Pirzadeh, rédactrice en chef à "France 24", Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien suisse "Blick.fr" ainsi que le dessinateur de presse Patrick Chappatte. Jeux Olympiques : un principe de neutralité politique inepte ? Il n'aura fallu que quelques jours pour que les conflits internationaux s'invitent aux Jeux Olympiques d'hiver de Milan-Cortina. Jeudi 12 février, Vladislav Heraskevych, le porte-drapeau de l'Ukraine, a été disqualifié par le Comité olympique. Ce dernier souhaitait concourir avec un casque sérigraphié de plusieurs photos de ses compatriotes athlètes tués pendant la guerre. Iran : 47 ans après la Révolution islamique, un régime affaibli ou renforcé ? Mercredi 11 février, l'Iran célébrait le 47e anniversaire de la Révolution islamique de 1979. Malgré la répression meurtrière du début du mois de janvier, des rassemblements, très encadrés par le régime des mollahs, ont pu avoir lieu. Les Iraniens continuent de scander des slogans hostiles à l'ayatollah Khamenei à leurs fenêtres dans certains quartiers de Téhéran. Nous recevons Judith Zagury, metteuse en scène, qui propose de déconstruire notre rapport au loup avec "In bocca al lupo" au Théâtre du Rond-Point, à Paris, jusqu'au 21 février. "Dans la bouche du loup" (en français) est une enquête de terrain immersive qui nous plonge dans le quotidien de ces canidés au cœur du Jura suisse. Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins britanniques qui voient leur premier ministre Keir Starmer éclaboussé par l'affaire Epstein. Il est reproché à ce dernier d'avoir nommé Peter Mandelson au poste d'ambassadeur britannique à Washington, en décembre 2024, malgré la connaissance de ses liens avec le pédocriminel. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Jimmy Lai. L'ancien magnat de la presse prodémocratie de Hong Kong a été condamné, cette semaine, à vingt ans de réclusion par la justice hongkongaise pour collusion avec l'étranger et publication séditieuse. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision canadienne. Cette semaine, Donald Trump a menacé de bloquer l'inauguration d'un pont, entièrement financé par le Canada, reliant la ville de Windsor, en Ontario, à celle de Détroit, dans le Michigan, si les États-Unis ne devenaient pas propriétaires de "la moitié, au moins". Natacha Triou nous invite à méditer sur les oubliés de la Saint-Valentin : les célibataires. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 14 février 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
Si le pop-corn est aujourd'hui indissociable des salles de cinéma, ce n'est ni un hasard, ni une tradition ancestrale. C'est le résultat d'une convergence historique, économique et technologique très précise, qui remonte aux États-Unis, au début du XXᵉ siècle.À l'origine, le cinéma n'est pas un loisir populaire. Dans les années 1910 et 1920, les grandes salles américaines veulent ressembler à des théâtres d'opéra : moquettes épaisses, rideaux luxueux, orchestres, et une clientèle plutôt bourgeoise. La nourriture y est mal vue. Le pop-corn, vendu dans la rue par des marchands ambulants, est associé aux classes populaires, au bruit, aux miettes et aux odeurs. Les exploitants de salles n'en veulent pas.Tout change avec l'arrivée du cinéma parlant, notamment après le succès de The Jazz Singer, puis surtout avec la Grande Dépression à partir de 1929. Des millions d'Américains perdent leur emploi. Le cinéma devient l'un des rares divertissements encore abordables : quelques cents pour oublier la crise pendant deux heures.Or, le pop-corn possède alors trois avantages décisifs :Premièrement, il est extrêmement bon marché. Le maïs est produit en masse aux États-Unis, se conserve longtemps, et un sac de grains coûte peu. Pour un vendeur, le bénéfice est énorme : le prix de vente peut être multiplié par dix ou plus par rapport au coût de production.Deuxièmement, il est facile à préparer sur place. Dans les années 1930, les machines à pop-corn portables se répandent. Elles attirent visuellement l'attention, diffusent une odeur appétissante et fonctionnent devant les clients, ce qui rassure sur l'hygiène.Troisièmement, le pop-corn est peu périssable. Contrairement aux sandwiches ou aux pâtisseries, il ne nécessite ni réfrigération ni cuisine complexe.Au début, les vendeurs s'installent simplement devant les cinémas. Certains exploitants tentent de les chasser, mais constatent vite un phénomène frappant : les salles situées près des vendeurs de pop-corn attirent davantage de spectateurs. Progressivement, des directeurs de cinéma décident d'installer leurs propres stands à l'intérieur.Pendant la Seconde Guerre mondiale, le phénomène s'amplifie. Le sucre est rationné, ce qui rend les confiseries rares et chères. Le pop-corn, lui, n'est pas rationné. Il devient la friandise dominante.Dans les années 1950, avec l'arrivée de la télévision, les cinémas traversent une nouvelle crise. Pour survivre, ils augmentent fortement leurs marges sur la nourriture. Le pop-corn devient alors une source majeure de profits, parfois plus rentable que la vente des billets eux-mêmes.Peu à peu, l'habitude se transforme en rituel culturel. Aujourd'hui, le pop-corn n'est pas seulement une collation : il est un symbole du cinéma. Et si l'on mange du pop-corn plutôt qu'autre chose, ce n'est pas parce qu'il serait intrinsèquement meilleur… mais parce qu'il était, au bon moment, le produit parfait pour sauver économiquement les salles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En Birmanie, près de cinq ans après le coup d'État du 1ᵉʳ février 2021, les organisations de défense des droits humains continuent d'alerter. Ces cinq dernières années, 64 des 73 médias indépendants de Birmanie ont été bannis du pays et contraints à l'exil, principalement en Thaïlande. Entre incertitude, pressions et recherche de financements, les défis sont grands. De notre correspondante de retour de Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande, Dans son dernier rapport, Human Rights Watch dénombre 30 000 prisonniers politiques arrêtés par la junte en Birmanie, une répression renforcée lors des élections du mois dernier, du 28 décembre 2025 au 25 janvier 2026, et plus de 2 200 personnes mortes en garde à vue. Des témoignages font état de torture et violences sexuelles par la junte. Cette répression s'acharne également contre la presse, une presse qui était déjà fragilisée avant le coup d'État. Derrière un haut portail, dans une rue calme de Chiang Mai, la rédaction d'Irrawaddy est en pleine réunion. L'un des principaux médias indépendants birmans a été fondé dans les années 1990 par Aung Zaw, déjà en exil à cette époque, avant un retour en Birmanie entre 2012 et 2021. « Après le coup d'État, le régime a ciblé en priorité les médias. Notre responsable administratif, mon ami, est encore en prison », explique le journaliste. La rédaction, une quarantaine de journalistes, a trouvé refuge en Thaïlande. Il reste une dizaine de correspondants en Birmanie, ils travaillent incognito et sous pression. « Notre site en birman subit des cyberattaques, ça arrive beaucoup ces temps-ci, poursuit Aung Zaw. Le régime a aussi créé de nombreux petits médias qui diffusent des rumeurs, ça nous demande plus de travail, car nos lecteurs veulent connaître la vérité. » Ce journal garde aussi un œil critique sur l'opposition. « On est connu pour ça, l'opposition nous adore et nous déteste… », s'amuse le fondateur d'Irrawaddy. À lire aussi«Les armes sont dans leurs mains»: en Birmanie, le deuil et l'impuissance d'un père face à la répression Des médias qui s'entraident Depuis un an, Irrawady, comme ses concurrents Mizzima ou DVB, doit faire sans les aides au développement des États-Unis et d'autres pays européens. « On a perdu 20 à 25 % des financements. L'an passé a été très dur et il reste beaucoup d'incertitudes pour cette année… », confie Aung Zaw, qui a dû licencier une dizaine d'employés. Les médias en exil cherchent donc des solutions ensemble. « On est toujours concurrents, mais on se partage les informations, positive le journaliste. J'en suis très heureux. On cherche le soutien de fondations privées, de philanthropes… c'est comme ça qu'on essaie de survivre dans ce monde en crise. » Des journalistes en situation de précarité Les journalistes indépendants sont encore plus précaires, en particulier les femmes. Ma Zee, c'est un surnom, les accompagne grâce à son ONG Exile Hub, fondée il y a 5 ans. Son réseau, discret, a d'abord aidé des dizaines de journalistes à fuir. Désormais, elle les aide à reconstruire leur vie, en Thaïlande ou ailleurs. « Les salaires dans la presse ici sont très faibles. Certains travaillent donc à côté, dans des cafés, dans la construction, témoigne la directrice de l'ONG. Beaucoup ont dû changer d'identité, ils ont besoin d'aide sur tous les plans. » Ma Zee et son réseau financent des bourses de reportages et des formations. L'ONG accompagne aussi celles et ceux qui sortent de prison. La Birmanie est le deuxième pays dans le monde qui emprisonne le plus de journalistes. À lire aussiEn Birmanie: Sai Zaw écope de 20 ans de prison pour avoir fait du journalisme
Vendredi 13 février 2026, s'ouvre à Munich la 62è Conférence sur la sécurité. C'est dans ce cadre que le vice-président américain J.D. Vance avait livré, il y a un an, un plaidoyer anti-européen. Un discours vécu comme une claque en Allemagne dont l'identité s'est forgée -après la Seconde Guerre mondiale- sur le partenariat avec les États-Unis. Depuis, la politique du président Donald Trump n'a cessé d'accroître la défiance, même si le chancelier allemand Friedrich Merz tente d'adopter le ton le plus conciliant possible. Quelle est la spécificité de la relation entre l'Allemagne et les États-Unis ? Survivra-t-elle au mandat de Donald Trump ? Quelle réponse de Berlin ? Pour en débattre : - Guillaume Duval, conseiller à l'Institut Jacques Delors, ancien conseiller de Josep Borrell lorsqu'il dirigeait la diplomatie de l'UE - Anne Salles, maîtresse de conférences à l'Université de la Sorbonne Université, spécialiste de civilisation contemporaine allemande - Paul Maurice, secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l'Institut français des Relations internationales. Auteur d'une étude à l'IFRi Trente-cinq ans après la chute du mur de Berlin : à l'Est, quoi de nouveau ?
Vendredi 13 février, la fiabilité des chiffres de l'emploi aux États-Unis a été abordée par Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie Taux chez Amundi Institute, Frédéric Rozier, gérant chez Mirabaud France, et Céline Piquemal-Prade, présidente de Piquemal Houghton Investments, reçus par Marc Fiorentino dans l'émission C'est Votre Argent sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et réécoutez-la en podcast.
Vendredi 13 février 2026, s'ouvre à Munich la 62è Conférence sur la sécurité. C'est dans ce cadre que le vice-président américain J.D. Vance avait livré, il y a un an, un plaidoyer anti-européen. Un discours vécu comme une claque en Allemagne dont l'identité s'est forgée -après la Seconde Guerre mondiale- sur le partenariat avec les États-Unis. Depuis, la politique du président Donald Trump n'a cessé d'accroître la défiance, même si le chancelier allemand Friedrich Merz tente d'adopter le ton le plus conciliant possible. Quelle est la spécificité de la relation entre l'Allemagne et les États-Unis ? Survivra-t-elle au mandat de Donald Trump ? Quelle réponse de Berlin ? Pour en débattre : - Guillaume Duval, conseiller à l'Institut Jacques Delors, ancien conseiller de Josep Borrell lorsqu'il dirigeait la diplomatie de l'UE - Anne Salles, maîtresse de conférences à l'Université de la Sorbonne Université, spécialiste de civilisation contemporaine allemande - Paul Maurice, secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l'Institut français des Relations internationales. Auteur d'une étude à l'IFRi Trente-cinq ans après la chute du mur de Berlin : à l'Est, quoi de nouveau ?
Les voitures autonomes actuelles ne sont pas encore capables de rouler partout sans préparation. Waymo affirme franchir une étape clé grâce aux “World Models” capables de générer des situations de conduite ultra-réalistes pour mieux affronter l'inattendu.Pourquoi les voitures autonomes ne sont pas encore universellesLes véhicules autonomes qui circulent aujourd'hui aux États-Unis ou en Chine sont de niveau 4. Cela signifie qu'ils fonctionnent dans des zones précises, après avoir été longuement entraînés dans ces environnements. Ils ne disposent pas encore de la capacité d'adaptation universelle d'un conducteur humain, capable de faire face à n'importe quelle situation, dans n'importe quelle ville et sous n'importe quelle météo.Un entraînement encore trop dépendant du réelLa limite des systèmes actuels tient à leur apprentissage. Ils excellent dans des contextes qu'ils connaissent déjà, mais peuvent être pris en défaut face à des événements rares : véhicule à contresens, conditions météorologiques extrêmes, obstacle inattendu ou comportement imprévisible d'un autre usager. Pour viser le niveau 5 — l'autonomie totale — il faut élargir considérablement la palette des situations rencontrées pendant l'entraînement.Des “World Models” pour simuler toutes les routes du mondeWaymo mise sur une approche fondée sur un modèle génératif capable de créer des environnements de conduite photoréalistes et interactifs à partir de simples vidéos en deux dimensions. Le système reconstitue des scènes en trois dimensions dans lesquelles le logiciel de conduite autonome peut évoluer comme en conditions réelles. Ce dispositif permet de générer à la demande des scénarios très variés : tempête de neige sur le Golden Gate, tornade soudaine, rue tropicale enneigée ou événements improbables comme des objets mal arrimés sur un toit de voiture, un animal sauvage surgissant sur la chaussée ou un piéton déguisé de manière insolite. L'intérêt est de confronter le système à des milliards de variations d'un même scénario, afin d'améliorer sa capacité d'adaptation.Une étape vers le niveau 5 ?Selon l'entreprise, cette méthode serait plus rapide, moins coûteuse et plus stable que les simulateurs traditionnels. Elle permettrait d'accélérer l'apprentissage tout en testant des situations difficiles, voire dangereuses, impossibles à reproduire facilement dans le monde réel. Reste une question centrale : un entraînement massif dans des univers simulés suffira-t-il à reproduire la souplesse de jugement d'un conducteur humain ? Car face à une situation extrême, les réactions varient d'une personne à l'autre. Les World Models représentent sans doute une avancée majeure. Mais la route vers une autonomie totale, capable de s'adapter partout et en toutes circonstances, demeure un défi technologique et éthique de premier plan.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Depuis le retour de Donald Trump et la nomination de Robert F. Kennedy Jr au ministère de la Santé, les États-Unis sont le théâtre d'un affrontement de plus en plus direct entre la science et la politique. Un domaine en particulier fait les frais de cette bataille idéologique : la médecine. Reportage au Texas de Pierrick Leurent et Valérie Defert.
Culture Numérique, c'est le podcast qui décrypte pour vous le meilleur de l'actu tech, chaque semaine ! Au programme de cet épisode : Instagram et YouTube accusés d'avoir "fabriqué l'addiction" chez les mineurs : un jury américain trancheVoyager aux États-Unis va devenir beaucoup plus intrusif : l'ESTA change radicalement de règlesLe trafic e-commerce issu de l'IA a été multiplié par 18 en un anSpotify franchit les 750 millions d'utilisateurs et confirme sa domination mondialePourquoi le YouTubeur le plus suivi au monde rachète une banque ?L'IA devait faire gagner du temps au travail...cette étude montre l'inverseSuivez toute l'actualité du numérique sur Siècle Digital et abonnez-vous au podcast Culture Numérique pour ne manquer aucun épisode ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode de "Comment j'ai réussi?", Sophie Robert-Velut, directrice générale d'Expanscience, nous plonge au cœur de son entreprise familiale spécialisée dans le bien-être avec l'âge. Expanscience a su se diversifier avec succès, proposant à la fois des produits pour bébés, comme la marque Mustela, et des solutions pour accompagner le vieillissement, allant des compléments alimentaires aux dispositifs médicaux contre la douleur.Au-delà des chiffres et des produits, elle nous fait part de sa vision d'entreprise à mission, un statut qu'Expanscience a adopté en 2021. Loin de se focaliser uniquement sur le profit, la dirigeante explique comment cette nouvelle approche les amène à prendre en compte des enjeux plus larges, tels que l'impact environnemental ou sociétal de leurs activités. Une manière de s'engager pour façonner un monde plus vivable, y compris pour les générations futures.Un sujet d'autant plus prégnant que la démographie mondiale connaît de profondes mutations, avec un vieillissement de la population et une baisse de la natalité. Notre invitée partage son analyse sur ces tendances de fond, qui représentent à la fois des défis et des opportunités pour son entreprise. Comment accompagner au mieux les personnes âgées tout en s'adaptant à une natalité déclinante ? C'est tout le défi relevé par Expanscience, dans un marché où les réglementations peuvent parfois sembler complexes.Mais au-delà des aspects réglementaires, l'invitée aborde également la question de la qualité des produits, notamment pour les compléments alimentaires. Un sujet sensible où l'entreprise à mission doit faire preuve de transparence et de rigueur, afin de se démarquer des éventuels charlatans présents sur le marché.Enfin, Sophie Robert-Velut évoque les défis liés à l'internationalisation, avec une présence aux États-Unis qui n'est pas sans soulever quelques interrogations sur les droits de douane. Une problématique à laquelle l'entreprise familiale sait faire face avec agilité.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À Munich, le président français Emmanuel Macron s'apprête à parler à une Europe qui se réarme dans l'urgence mais reste dépendante des États-Unis pour ses avions, ses missiles et même ses logiciels de combat. Dans le même temps, l'industrie européenne de défense reste fragmentée en raison d'intérêts divergents. Pourtant, si le Système de combat aérien du futur (Scaf) est au ralenti, une armée de start-up, d'Helsing à Stark en passant par ALM Méca pourraient surprendre à l'avenir.
Suivez le parcours d'un homme dont la voix a bouleversé l'Amérique des années 60 : Malcolm X. Orateur fulgurant, militant radical, Malcolm X s'impose comme l'un des leaders les plus puissants du mouvement afro-américain. De la rue à la Nation of Islam, il transforme sa colère en discours, sa trajectoire personnelle en combat politique, et devient une figure aussi admirée que redoutée. Mais sa parole dérange. Surveillé par le FBI, menacé de toutes parts, lâché par ses anciens alliés, Malcolm X avance dans un climat de tensions extrêmes. Le 21 février 1965, il est abattu en pleine réunion à Harlem. L'assassinat choque le pays et ouvre une plaie qui ne s'est jamais refermée. Entre luttes internes, manipulations politiques et zones d'ombre judiciaires, La Traque de Malcolm X raconte comment un homme est devenu une cible — et pourquoi sa mort reste, encore aujourd'hui, une affaire brûlante. Mourir sur scène En 1964, Malcolm quitte la Nation of Islam, crée sa propre organisation et part en pèlerinage à La Mecque où il découvre un islam universel sans ségrégation. De retour aux États-Unis, il effectue une tournée internationale triomphale de 19 semaines qui renforce sa stature de leader mondial. Le 21 février 1965 à Harlem, Malcolm X est assassiné par balles lors d'un meeting à l'Audubon Ballroom par des tueurs de la NOI, tandis que le FBI et la police laissent faire sans intervenir. Pour découvrir une autre traque, cliquez ci-dessous : [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : Identité Corse (1/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : 3 balles dans le dos (2/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : La solidarité des maquisards (3/4) [INÉDIT] Yvan Colonna, la Corse face au meurtre du Préfet : Perpétuité pour la résistance (4/4) Crédits : Production : Bababam Textes : Pierre Serisier Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Largement oubliée de nos jours, Alice Guy n'en doit pas moins être considérée comme la toute première réalisatrice du Septième art.
durée : 00:03:17 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Donald Trump va abolir jeudi la « conclusion de mise en danger », un texte fondateur de la lutte contre le dérèglement climatique initié par Barack Obama il y a 17 ans. L'aboutissement d'une véritable « guerre contre la science » menée par l'administration Trump. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
En avril 1975, les derniers jours de la guerre du Vietnam se jouent dans le chaos. Les forces nord-vietnamiennes approchent de Saïgon, la capitale du Sud, et l'effondrement du régime sud-vietnamien paraît inévitable. C'est dans ce contexte d'urgence qu'est lancée l'opération Babylift, une vaste évacuation aérienne destinée à transporter des milliers d'enfants vietnamiens vers les États-Unis et d'autres pays occidentaux. Derrière l'image d'un sauvetage humanitaire spectaculaire se cache une histoire complexe, mêlant compassion, improvisation et zones d'ombre.L'opération est officiellement annoncée par le président américain Gerald Ford au début du mois d'avril 1975. Son objectif affiché est simple : évacuer les orphelins vietnamiens menacés par l'avancée communiste et leur offrir une nouvelle vie à l'étranger. En quelques semaines, plus de 3 000 enfants sont transportés, principalement vers les États-Unis, mais aussi vers l'Australie, le Canada et certains pays européens.Pour l'opinion publique occidentale, les images sont saisissantes : des nourrissons emmaillotés, alignés dans des avions militaires, encadrés par des infirmières et des bénévoles. Elles suscitent une vague d'émotion mondiale et renforcent l'idée d'un geste humanitaire massif.Mais très vite, l'opération est frappée par un drame. Le 4 avril 1975, le premier vol Babylift s'écrase peu après le décollage de Saïgon, causant la mort de plus de cent personnes, dont de nombreux enfants. Malgré ce choc, l'opération se poursuit, illustrant la détermination des autorités américaines à accélérer les évacuations.Avec le recul, l'opération Babylift apparaît beaucoup plus controversée qu'il n'y paraît au premier regard. D'abord, tous les enfants évacués n'étaient pas orphelins. Certains avaient encore des parents vivants, qui, dans la panique générale, ont pu croire confier temporairement leurs enfants à des structures d'accueil, sans comprendre qu'ils quitteraient définitivement le pays. Dans d'autres cas, les dossiers d'adoption étaient incomplets ou imprécis.Se pose alors une question éthique majeure : s'agissait-il uniquement de sauver des vies, ou aussi de vider des orphelinats à la hâte, sans vérification rigoureuse ? Pour certains historiens, l'opération répondait aussi à un objectif politique : donner une image positive de l'engagement américain au moment même où la guerre se soldait par un échec.Des décennies plus tard, de nombreux adultes issus de Babylift cherchent encore leurs origines. Certains ont retrouvé leurs familles biologiques, d'autres non. Leur parcours illustre les conséquences humaines durables de cette évacuation massive.L'opération Babylift reste ainsi un symbole ambigu : à la fois acte de solidarité et épisode troublant d'une guerre marquée par la précipitation et la confusion. Elle rappelle que même les gestes présentés comme humanitaires peuvent soulever, avec le temps, des questions profondes sur la responsabilité, le consentement et la mémoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 12 février 2026 - Otan: le big bang a commencé!À partir de ce vendredi, et jusqu'à dimanche, se déroulera la Conférence de Munich sur la sécurité. L'édition 2025 avait été marquée par le discours du vice-président des États-Unis, J. D. Vance, contre les démocraties libérales européennes. Un coup de tonnerre diplomatique qui préfigurait la stratégie de sécurité américaine, publiée en décembre 2025. L'Europe y est qualifiée de continent en "déclin", marqué par un risque "d'effacement civilisationnel". Une rupture dans la relation transatlantique.Un an plus tard, cette nouvelle édition va donc être observée avec attention, d'autant plus qu'il y sera question des suites de la guerre en Ukraine et de la dégradation des relations transatlantiques.Les ministres de la Défense de l'OTAN se réunissent ce jeudi à Bruxelles. Au cœur des discussions : comment renforcer la sécurité en Europe. Une stratégie qui se concentre sur le Groenland. L'alliance transatlantique vient de lancer sa mission d'« Arctic Sentry » (« Sentinelle arctique »), une activité de surveillance renforcée de la zone pour prendre en compte les inquiétudes formulées par le président américain face à la Chine et à la Russie, mais également pour répondre aux appétits américains sur l'île arctique. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland, provoquant l'une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique.« Si quelqu'un pense ici que l'Europe peut se défendre sans les États-Unis, continuez de rêver » a lancé de son côté le secrétaire général de l'Otan et ex-premier ministre des Pays-Bas Mark Rutte aux eurodéputés, lors d'une intervention lundi au Parlement à Bruxelles. « Nous avons besoin les uns des autres », a-t-il encore ajouté. Une sortie qui a fait réagir plusieurs dirigeants européens dont le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. « Non, cher Mark Rutte. Les Européens peuvent et doivent prendre en charge leur sécurité », a écrit le ministre des Affaires étrangères français sur X. La France, pays européen le plus favorable à une « autonomie stratégique » en Europe, est engagée depuis lundi dans un exercice militaire de grande ampleur, le plus important depuis la Guerre froide : Orion 26. Pendant trois mois, plus de 12 000 militaires français, 25 navires, 140 avions et 1 200 drones vont être mobilisés dans cette simulation de conflit de haute intensité. À leurs côtés : des militaires de 24 autres pays, essentiellement européens, mais aussi américains, canadiens ou émiriens. Une démonstration de force qui vise à s'entrainer à conduire des opérations, tester des innovations, avec également un objectif de dissuasion. Parallèlement, face à une accélération de la menace, la France a décidé de mettre en place un service national d'une durée totale de 10 mois, rémunéré, ouvert aux jeunes de 18 à 25 ans, sur la base du volontariat. Les candidatures sont ouvertes depuis mi janvier et les candidats sont déjà nombreux : l'armée de l'air a 600 places à pourvoir pour cette année, et en une matinée, elle a reçu 800 candidatures.Nos experts :- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale, ancien officier ayant servi à l'OTAN- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale à l'université Catholique de Lille, auteur de, Dans la forge du monde, publié chez fayard- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, autrice de Les fantômes de Munich, publié aux éditions de l'Observatoire- Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense
durée : 00:05:56 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Un an après l'arrivée de l'assistant Deepseek qui avait affolé la tech américaine, la Chine confirme qu'elle est désormais un acteur majeur dans l'IA qui pourrait bientôt dépasser les États-Unis. Même si Pékin a encore des défis à surmonter.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les tensions entre autorités syriennes et Kurdes, la pénurie de pétrole à Cuba et des poursuites judiciaires rwandaises contre le Royaume-Uni. Olympique de Marseille : qui pour relancer la saison après le départ de De Zerbi ? À l'Olympique de Marseille, l'aventure de Roberto De Zerbi a pris fin. Le club phocéen a officialisé la séparation avec l'entraîneur italien, après sa défaite historique contre le PSG (5-0) au Parc des Princes. Ce départ est présenté comme concerté, d'un « commun accord », mais De Zerbi n'a-t-il pas plutôt été poussé vers la sortie ? Qui pour le remplacer à ce stade crucial de la saison ? Comment expliquer cette crise malgré les dernières recrues importantes ? Avec Antoine Grognet, journaliste au service des sports de RFI. Syrie : pourquoi malgré le cessez-le-feu Kobané reste coupée du monde ? En Syrie, malgré l'annonce d'un cessez-le-feu entre les autorités de Damas et les forces kurdes, la ville de Kobané, située dans l'extrême nord du pays, demeure encerclée. Comment expliquer cette situation ? Une reprise des combats peut-elle encore être évitée dans cette ville ? Avec Marie-Charlotte Roupie, correspondante de RFI à Bagdad, de retour de Syrie. Cuba : quelles alternatives au blocus pétrolier imposé par les États-Unis ? Sous la pression de Donald Trump, Cuba se retrouve coupée d'un de ses principaux fournisseurs de carburant. Depuis l'enlèvement du président Nicolás Maduro par les États-Unis, l'île ne reçoit plus de pétrole du Venezuela. Washington a même menacé d'imposer des droits de douane à tout pays qui viendrait en aide à La Havane. Pourquoi Donald Trump impose-t-il un tel blocus ? Malgré les intimidations américaines, Cuba peut-elle compter sur des alliés pour surmonter cette pénurie ? Avec Laurine Chapon, doctorante en géographie au Centre de recherche et de documentation des Amériques, le CREDA, et à la Sorbonne Nouvelle. Rwanda-Royaume-Uni : pourquoi Kigali réclame 100 millions de livres sterling ? Le gouvernement rwandais a annoncé avoir engagé une procédure judiciaire contre le Royaume-Uni devant la Cour permanente d'arbitrage à La Haye. Kigali accuse Londres de ne pas avoir respecté certains engagements financiers prévus dans l'accord migratoire signé en 2022. Selon Kigali, les montants dus s'élèvent à 100 millions de livres sterling, soit 115 millions d'euros. De quels paiements parle-t-on ? À quel moment et pour quelles raisons le Premier ministre britannique Keir Starmer a-t-il décidé de suspendre les versements ? Avec Amélie Cracco, docteure en droit, autrice de la thèse « Les conséquences du Brexit sur la liberté de circulation des personnes ».
La guerre dans l'est de la RDC : mercredi 11 février, vous entendiez le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya. Ce jeudi 12 février, l'invité Afrique de RFI est le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe. À Addis-Abeba en amont du sommet à venir de l'Union africaine, il répond aux accusations de « mensonge » portées par la RDC, qu'il accuse en retour de porter la responsabilité de la guerre. Le ministre rwandais balaie également les menaces de sanctions internationales, notamment américaines. Les accords de Washington ne servent-ils pas avant tout les intérêts économiques des États-Unis ? Les accords de Washington peuvent-ils réellement aboutir à une paix durable ? Quel rôle pour l'Union africaine dans ce conflit ? Olivier Nduhungirehe, chef de la diplomatie rwandaise, répond aux questions de l'envoyé spécial de RFI à Addis-Abeba, David Baché. RFI : Olivier Nduhungirehe, monsieur le ministre, la guerre dans l'est de la RDC se poursuit, malgré les différents accords signés depuis le mois de juin à Washington et à Doha. En décembre, l'AFC/M23 s'est retiré de la ville d'Uvira. Un pas important. Mais il y a eu ensuite ces tirs de drones à Kisangani… Que faut-il désormais pour que cette rébellion, soutenue par le Rwanda, cesse ses attaques dans l'est de la RDC ? Olivier Nduhungirehe : Il n'y a aucun jour qui passe sans qu'il n'y ait d'attaques aériennes de la part du gouvernement congolais contre les positions de l'AFC/M23, ce qui est une violation du cessez-le-feu. Mais aussi, ce qui est plus inquiétant, contre des villages Banyamulenge, dans un contexte de montée des discours de haine. Et donc, le président Tshisekedi signe un accord de paix ou un accord de cessez-le-feu par la main, mais pas par le cœur. Donc ; c'est ça le problème. Vous parlez aujourd'hui des Banyamulenge. Hier, Kigali faisait reposer le problème sur la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), cette rébellion créée par d'anciens génocidaires et qui continue de vouloir renverser le régime au Rwanda. Côté congolais, on accuse votre pays de maintenir cette guerre pour s'accaparer les minerais ? Oh, ça, c'est un discours simpliste et ils savent bien que cela n'est pas la vérité. Il y a un problème FDLR à l'est de la RDC, ces génocidaires qui ont commis le génocide au Rwanda en 1994 et qui ont été entretenus, qui ont été soutenus, par le gouvernement congolais et qui ont même été intégrés dans l'armée congolaise. C'est d'ailleurs pour cela qu'il y a eu les accords de Washington. Il doit y avoir un engagement de la RDC de neutraliser les FDLR et de permettre au Rwanda de lever ses mesures de défense. Donc, les FDLR sont une question importante qui est au centre de ce conflit et qui doit être résolue par la neutralisation, comme l'exigent les accords de Washington. Le Rwanda vient de confirmer, fin janvier, une « coordination sécuritaire » avec l'AFC/M23, alors que votre pays démentait jusqu'alors soutenir militairement ce groupe armé. Pourquoi le reconnaître à présent ? Parce que l'AFC/M23 est un mouvement congolais… Soutenu par le Rwanda… Il y a des intérêts communs entre le Rwanda et l'AFC/M23, et ces intérêts communs s'appellent FDLR. Mais pourquoi le reconnaître maintenant, pourquoi l'avoir démenti auparavant ? Patrick Muyaya, ministre porte-parole du gouvernement congolais, considère que ce sont les « aveux » d'un « régime assis sur le mensonge ». Il l'a redit en substance sur notre antenne, le 11 février 2026. Que lui répondez-vous ? Oh, le mensonge, il sait de quoi il parle, Patrick Muyaya, puisque c'est le gouvernement congolais qui a intégré ces génocidaires FDLR en son sein. Et à l'heure où je vous parle, les FDLR sont toujours soutenus par le gouvernement congolais. Donc, quand Patrick Muyaya parle de mensonge, il sait de quoi il parle. Certaines voix réclament des sanctions internationales contre le Rwanda. Les États-Unis pourraient prendre cette décision assez rapidement. On a entendu il y a quelques jours le président Paul Kagame répondre à cette menace avec véhémence. Vous non plus, monsieur le ministre, cela ne vous effraie pas plus que cela ? Si les sanctions pouvaient régler les problèmes endémiques de la RDC, je signerais demain matin. Savez-vous qu'en 2012, en 2013, il y avait aussi des sanctions contre le Rwanda ? Est-ce que cela a réglé le problème de la RDC et du M23 pour autant ? Non. La guerre a repris huit ans plus tard, en octobre 2021. Donc, cette histoire de sanctions, comme si c'était une baguette magique, ça ne fait aucun sens. Il n'y a aucune sanction en ce bas monde qui va nous empêcher de sécuriser notre frontière et de nous assurer que notre population ne subisse pas ce qu'elle a subi en 1994 aux mains des FDLR. Mais ça ne serait pas un coup dur pour le régime, pour sa stature internationale, son attrait économique aussi ? Non, mais ça s'est fait déjà dans le passé, donc ça, ce n'est pas une question qui est valide. Nous sommes dans un monde où chacun doit porter sa croix. Les sanctions, on ne les craint pas et ce n'est pas le sujet. Le sujet est de régler le problème congolais à la source, c'est-à-dire en s'attaquant aux causes profondes. Est-ce que les accords de Washington, finalement, n'assurent pas surtout les intérêts économiques américains, l'approvisionnement en minerais notamment, sans atteindre les conditions d'une paix effective sur le terrain entre vos deux pays, le Rwanda et la RDC ? Les accords de Washington pour la paix et la prospérité ont d'abord une composante sécuritaire. Mais ça ne marche pas apparemment sur le terrain… Ça ne marche pas puisque ça n'est pas mis en œuvre. Et donc, c'est pour ça que nous en avons appelé aux États-Unis et même à l'Union africaine, la médiation africaine, pour régler cette question sécuritaire, ce qui va ouvrir la voie à une mise en œuvre du volet économique. Vous y croyez toujours ? On y croit toujours bien sûr. S'il y a, dans la préservation des intérêts américains, une paix durable dans la région, nous sommes preneurs. En tout état de cause, la situation humanitaire dans l'est de la RDC est catastrophique : des centaines de milliers de personnes déplacées, une crise alimentaire, et les organisations humanitaires, à cause du conflit, parviennent difficilement à accéder aux populations. Puisque votre pays, le Rwanda, se « coordonne » avec l'AFC/M23, n'avez-vous pas un rôle à jouer pour faciliter cet accès humanitaire ? Oui, la Monusco a un dialogue direct avec l'AFC/M23 et nous, le Rwanda, nous avons été disponibles pour ouvrir nos frontières, pour faciliter l'accès humanitaire. Mais pour le faciliter dans l'est de la RDC ? Mais, la Monusco et même les organisations internationales ont un accès direct à l'AFC/M23. Donc les autorités de fait, qui contrôlent la région, sont en contact avec les organisations humanitaires, avec la Monusco. Et je pense que toute question d'accès humanitaire a une réponse entre les deux parties concernées. Vous participez actuellement au conseil des ministres des Affaires étrangères, en amont du sommet des chefs d'États de l'Union africaine. Sur ce dossier, quelle décision attendez-vous du sommet de l'Union africaine ? Le Rwanda va pouvoir faire état de son point de vue. Il n'y a pas de décision attendue dans ce sommet sur cette question. Il y a une médiation africaine, qui est toujours en cours. Il y a la médiation américaine, la médiation qatarienne qui sont aussi à l'œuvre. Cette année doit être utilisée à bon escient pour que les progrès dans les accords de paix de 2025 soient consolidés en 2026. À lire aussiPaul Kagame répond aux menaces de sanctions internationales contre le Rwanda
durée : 00:03:17 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Donald Trump va abolir jeudi la « conclusion de mise en danger », un texte fondateur de la lutte contre le dérèglement climatique initié par Barack Obama il y a 17 ans. L'aboutissement d'une véritable « guerre contre la science » menée par l'administration Trump. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au sommaire : Le gouvernement français présente aujourd'hui sa stratégie énergétique pour les 10 prochaines années, avec notamment la construction de 6 nouveaux réacteurs nucléaires et l'augmentation de la production d'énergies renouvelables.Aux États-Unis, le Congrès vote contre les droits de douane sur les produits canadiens, infligeant un revers à la politique protectionniste de Donald Trump.Face à la concurrence chinoise, plus de 1300 chefs d'entreprise européens appellent à l'instauration d'une "préférence européenne" pour protéger l'industrie locale, avec des mécanismes de subventions et de relocalisations.Malgré une hausse de la fréquentation, les centres commerciaux en France peinent à maintenir leur chiffre d'affaires, poussant les acteurs du secteur à diversifier leur offre avec plus de services et d'expériences.Face à l'arrivée de l'intelligence artificielle, le gouvernement britannique étudie la mise en place d'un revenu universel de base pour accompagner les employés des secteurs touchés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Conférence sur la sécurité, surnommée le Davos de la défense, s'ouvre vendredi à Munich, en Allemagne. L'année dernière, le vice-président américain JD Vance avait violemment fustigé les démocraties européennes. Un discours conforté par la publication de la stratégie de sécurité américaine et par les déclarations de Donald Trump sur le Groenland. Le lien transatlantique semble rompu, laissant l'Europe prise en étau entre la Russie et les États-Unis.
En 1997, Frédéric Beigbeder publie le roman L'amour dure trois ans, qui deviendra un best-seller, il en réalisera même l'adaptation cinématographique en 2012. Dans ce livre principalement autobiographique, l'auteur explique que toutes les relations amoureuses sont vouées à l'échec passées les trois premières années. Ce titre provocateur est même devenu un adage, mais s'il se base sur des faits scientifiques, la réalité est un peu plus compliquée. A partir de quand n'est-on plus amoureux ? Est-il possible de lutter contre cela ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Maële Diallo. Première diffusion : février 2024 À écouter aussi : Comment la Star Academy a-t-elle fait un retour fracassant ? Qu'est-ce que le mouth taping, cette méthode vantée sur TikTok pour améliorer le sommeil ? Comment Taylor Swift bouleverse-t-elle les États-Unis ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Réunis en sommet informel, les dirigeants européens planchent sur la compétitivité du continent. Face à la montée en puissance des États-Unis et de la Chine, Emmanuel Macron remet sur la table une idée longtemps controversée, les eurobonds, ou la dette commune européenne. L'objectif est de financer massivement les investissements stratégiques pour éviter le décrochage économique de l'Europe. Les dirigeants des 27 se retrouvent pour un sommet informel consacré à un sujet on ne peut plus sensible: la compétitivité du continent. Une question revient avec insistance dans les débats européens: comment éviter que l'Europe ne décroche face aux États-Unis et à la Chine ? Dans ce contexte, Emmanuel Macron a relancé une vieille idée, aussi ambitieuse que clivante, emprunter à l'échelle européenne. Car aujourd'hui, chaque pays du continent s'endette de manière autonome. La France émet sa dette, l'Italie ou l'Allemagne la leur, chacun gérant son financement de façon indépendante. Problème : certains États sont déjà très endettés. Résultat, leur capacité d'emprunt est désormais très limitée, ce qui freine leurs possibilités d'investir dans les secteurs d'avenir. C'est là qu'intervient l'idée des eurobonds. Concrètement, il s'agirait de créer des obligations européennes communes, comparables à des bons du Trésor européen afin d'emprunter ensemble pour investir ensemble. Plutôt que de conserver 27 dettes nationales fragmentées, l'Europe émettrait une dette commune, capable d'attirer les investisseurs du monde entier. L'enjeu est double, financer les investissements stratégiques et renforcer le rôle international de l'euro face au dollar. À lire aussiCoercition économique: l'arme de l'Union européenne face aux menaces commerciales de Trump Les eurobonds, un projet ancien remis au cœur du débat Si sur le papier le projet semble solide, dans les faits, il est politiquement très sensible. L'idée d'eurobonds avait déjà été évoquée lors de la crise de la zone euro en 2010-2012, avant d'être rejetée, notamment par l'Allemagne et les pays dits « frugaux » comme les Pays-Bas ou la Finlande. Pour Berlin, longtemps championne de l'orthodoxie budgétaire, la mutualisation de la dette restait un tabou. Aujourd'hui encore, les réticences demeurent fortes. Pourtant, ce mécanisme a déjà été mis en œuvre pendant la crise du Covid. En 2020, l'Union européenne a lancé un vaste plan de relance financé par un emprunt commun de 750 milliards d'euros. Pour la première fois de son histoire, Bruxelles s'est alors endettée au nom des 27 États membres. Un tournant majeur, qui a démontré qu'un endettement européen commun était techniquement possible et financièrement crédible. À lire aussiQu'est-ce que l'euro numérique et pourquoi le projet divise l'Europe? Défense, technologie, climat : pourquoi l'Europe veut changer d'échelle Six ans plus tard, l'idée des eurobonds revient avec force pour trois grandes raisons. D'abord, la défense. Face au retour des tensions géopolitiques, l'Europe doit se réarmer et renforcer son autonomie stratégique. Ensuite, la technologie. Le continent doit investir massivement dans l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs et les technologies de rupture pour rester compétitif face aux géants américains et chinois. Enfin, la transition écologique. La décarbonation de l'économie européenne exige des investissements colossaux dans l'énergie, les infrastructures et l'industrie. Selon le rapport de Mario Draghi, ces besoins représenteraient jusqu'à 1 200 milliards d'euros par an. Sans ces investissements, l'Europe risque d'amplifier sa dépendance technologique, militaire et énergétique à Washington et Pékin. Les eurobonds apparaissent ainsi comme un outil permettant de changer d'échelle, en offrant une capacité d'endettement bien plus importante, et surtout moins coûteuse. En mutualisant la dette, les conditions d'emprunt seraient meilleures que celles dont bénéficient de nombreux États pris individuellement. Cela réduirait aussi le risque de crise financière dans les pays les plus fragiles et permettrait de créer un grand marché des obligations européennes, renforçant le poids géopolitique de l'Union. Mais les opposants restent nombreux. Leur principal argument : la crainte que certains pays relâchent leurs efforts budgétaires en profitant de la mutualisation, s'appuyant sur la solidité financière de leurs partenaires. Derrière ce débat technique se joue en réalité une question fondamentale : la capacité de l'Union européenne à agir comme une puissance collective. Car ce dont il s'agit désormais, ce n'est plus de raisonner État par État, mais bien en termes de force commune, afin de rester un acteur majeur sur la scène économique et géopolitique internationale.
Aujourd'hui, on traverse l'Atlantique pour disséquer un moteur qui ne semble jamais vouloir caler : la consommation américaine. Mais attention, derrière la rutilance des chiffres de croissance, se cache une réalité plus inquiétante. On dit souvent que les Américains sont « drogués » à la dépense. Pourquoi ? Et surtout, jusqu'où peuvent-ils aller ?Le constat est frappant : aux États-Unis, la consommation est un sport national qui représente près de 70 % du PIB. En comparaison, en France, nous sommes autour de 55 %. Mais c'est au niveau de la réserve d'argent que le fossé devient vertigineux.Parlons chiffres. Aujourd'hui, en ce début d'année 2026, le taux d'épargne des ménages américains a fondu comme neige au soleil pour tomber à seulement 3,5 % de leurs revenus. C'est dérisoire. Pour bien comprendre l'anomalie, regardez chez nous : en France, le taux d'épargne avoisine les 18 %. Là où le Français moyen met un euro de côté « au cas où », l'Américain, lui, semble avoir déjà dépensé cet euro avant même de le percevoir.Alors, pourquoi parle-t-on de « drogue » ? Parce que pour maintenir ce train de vie, les ménages américains piochent massivement dans leur « bas de laine ». Pendant la pandémie, ils avaient accumulé un excédent d'épargne colossal grâce aux aides fédérales. Mais ce réservoir est désormais à sec. Pourtant, la consommation ne ralentit pas.Pour continuer à acheter, les Américains ont recours à deux leviers dangereux :1. L'érosion de l'épargne résiduelle : on vide ses comptes pour compenser l'inflation.2. Le crédit à outrance : la dette par carte de crédit a atteint des sommets historiques.Le risque économique est clair : c'est l'effet de falaise. Contrairement aux Européens qui gardent une marge de sécurité face aux crises, les Américains avancent sans filet. Si le marché de l'emploi tousse ou si les taux d'intérêt restent élevés, la machine peut se briser net.En résumé, l'Américain consomme pour exister, mais il le fait aujourd'hui avec de l'argent qu'il n'a plus. Une addiction qui soutient la croissance mondiale, certes, mais qui fragilise l'équilibre des foyers de l'oncle Sam. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Près d'un Français sur deux utilise désormais l'intelligence artificielle, selon le dernier baromètre des usages numériques du gouvernement. Un engouement spectaculaire qui s'accompagne pourtant d'une méfiance persistante et d'un étrange paradoxe social.Une adoption plus rapide qu'InternetL'intelligence artificielle s'installe rapidement dans le quotidien des Français. D'après le baromètre annuel des usages numériques présenté par le gouvernement, 48 % des Français ont utilisé un outil d'IA en 2025, contre à peine 20 % en 2023. Une progression fulgurante, plus rapide que celle d'Internet ou du smartphone à leurs débuts, comme l'a souligné la ministre déléguée à l'IA et au numérique.Une génération déjà convertieL'usage de l'IA varie fortement selon les générations. Les 18-24 ans affichent des taux d'utilisation compris entre 60 % et 77 %, tandis que les seniors restent à la traîne, avec seulement 15 % d'utilisateurs. Les cadres et professions intellectuelles supérieures figurent parmi les plus gros utilisateurs.Côté usages, l'IA générative sert avant tout à produire ou améliorer du contenu : rédaction et traduction de textes, recherche d'idées, génération de code. Pour la recherche d'informations, les moteurs traditionnels restent dominants (59 % des usages), loin devant les outils d'IA (28 %), dont la fiabilité demeure sujette à caution en raison des risques d'erreurs ou d'« hallucinations ».Parmi les plateformes les plus utilisées, ChatGPT écrase la concurrence avec huit utilisateurs sur dix. Derrière lui, Gemini de Google et Le Chat de Mistral complètent le podium.La France dans le top 5 mondialÀ l'échelle internationale, la France se positionne dans le top 5 mondial pour l'adoption grand public de l'IA générative, derrière les Émirats arabes unis, Singapour, la Norvège et l'Irlande, selon un classement établi par Microsoft. Surprise : les États-Unis n'arrivent qu'en 24e position.Malgré cet enthousiasme, plus de la moitié des utilisateurs restent méfiants. Les inquiétudes portent sur la protection des données personnelles, la fiabilité des réponses, mais aussi sur les impacts sociétaux : emploi, déshumanisation, empreinte environnementale.Le paradoxe de “l'IA honteuse”Si l'IA séduit, son usage n'est pas toujours assumé. Selon une analyse relayée par la journaliste Emily Turrettini, utiliser l'IA pour rédiger des contenus peut nuire à la crédibilité perçue. Les auteurs seraient jugés moins intelligents, moins originaux, voire moins dignes d'intérêt.Dans les médias, la transparence sur l'usage de l'IA devient une exigence. Mais cette transparence alimente parfois la défiance des lecteurs, qui traquent les indices stylistiques associés aux chatbots : formules stéréotypées, plans en trois parties, conclusions très structurées, ou encore usage abondant du tiret long, devenu symbole de “l'écriture IA”. Ironie de l'histoire : les imperfections humaines, fautes comprises, seraient désormais perçues comme un gage d'authenticité. Résultat, beaucoup pratiquent le “shadow AI”, utilisant ces outils au travail sans le dire.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
En Haïti, l'Unicef estime que les enrôlements d'enfants par les gangs ont triplé en un an et qu'aujourd'hui, les moins de 18 ans représenteraient jusqu'à la moitié de leurs membres. Plus de 80% de Port-au-Prince sont aux mains des gangs. Mais qui compose ces groupes criminels ? Comment sont-ils recrutés ? Et peuvent-ils en sortir ? D'après les chiffres de l'Unicef, 30 à 50 % d'entre eux ont moins de 18 ans. Ils sont donc des milliers à avoir été recrutés de force. Et seule une poignée d'entre eux parvient parfois à en sortir. Dans la capitale, un « centre de transit » pour enfants et adolescents les accompagne pour les aider à se réinsérer dans la société haïtienne. Un reportage de Justine Fontaine et Achim Lippold. Au-delà de ces enfants qui échappent aux gangs, les autres ne sont pas non plus épargnés par les violences. Au contraire. Beaucoup sont traumatisés, non seulement par les groupes criminels mais aussi par la police. C'est ce qu'explique Patrick Joseph, qui œuvre en tant que travailleur social dans plusieurs quartiers sous contrôle des gangs. Il a déménagé avec sa famille à quatre reprises ces dernières années. « Ce qui est difficile, c'est de se réveiller le matin sans savoir à quoi s'attendre ni ce que l'enfant va voir sur le chemin. Un jour, mon fils a vu trois, quatre cadavres sur la route de l'école. Quand je suis allé le chercher, il m'a demandé si l'on avait retiré les corps qu'il avait vus par terre », raconte Patrick Joseph au micro de RFI. La question de la police haïtienne est justement abordée par Le Nouvelliste, qui appelle à se pencher sur son fonctionnement. Il faut sauver son âme pour sauver la République, estime le rédacteur en chef du quotidien, Frantz Duval. Le Nouvelliste nous parle aussi de la volonté de la mairie de Delmas de détruire les constructions illégales qui empiètent sur les trottoirs. Nouveau revers judiciaire pour Donald Trump La presse du continent nous conduit aussi aux États-Unis, où Donald Trump vient d'enregistrer une nouvelle défaite sur le terrain judiciaire. Un grand jury de Washington a refusé mardi (10 février 2026) d'inculper six élus démocrates, deux sénateurs et quatre membres de la Chambre qui, en novembre 2025, avaient appelé l'armée à désobéir « aux ordres illégaux ». Cela avait déclenché la fureur de Donald Trump qui les avait accusés sur son réseau Truth Social de trahison, et réclamé la peine de mort. Et aux États-Unis, aujourd'hui, quand le président ordonne, le ministère de la Justice exécute. « De nos jours, écrit le Washington Post, personne au ministère de la Justice n'a la réputation ou le courage de dissuader efficacement le président de donner des ordres contre-productifs ou illégaux. C'est pourquoi les procureurs ont tenté de faire ce que Trump leur demandait. » Le FBI a commencé à enquêter. Le bureau du procureur de Washington a tenté de faire inculper les six élus. Il a affirmé qu'ils avaient enfreint une loi interdisant toute atteinte à la loyauté, au moral ou à la discipline des forces armées. Sauf qu'une telle loi, estime le Washington Post, « violerait évidemment le Premier Amendement », celui sur la liberté d'expression, « si elle criminalisait les discours politiques exhortant les membres de l'armée à respecter la loi ». « La provocation politique n'est pas un crime, rappelle le quotidien. Les membres du Congrès doivent pouvoir critiquer l'utilisation de l'armée par le pouvoir exécutif. ». Échec donc. Ce n'est pas la première fois qu'un grand jury rejette une telle demande d'inculpation. C'est même de plus en plus fréquent depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. C'est ce que relève le New York Times. Pourtant, rappelle le quotidien, ces jurys composés de citoyens ordinaires étaient jusque-là plutôt connus pour suivre les demandes des procureurs. Ou, comme l'écrit ironiquement The Nation, pour leur capacité à « inculper un sandwich au jambon ». Mais ça, c'était avant. Aujourd'hui, titre l'hebdomadaire, « les grands jurys sauvent la démocratie ». Car avant l'épisode de mardi, d'autres grands jurys locaux ont refusé d'inculper la procureure générale de New York ou des citoyens surveillant les opérations de l'ICE à Chicago. Au Venezuela, le pari d'Harry Sargeant et l'espoir d'une jeune femme En visite au Venezuela, le ministre états-unien de l'Énergie Chris Wright a promis une « hausse spectaculaire » de la production de pétrole. Cela ferait bien les affaires du magnat de l'Énergie Harry Sargeant, qui lorgne depuis des années sur les réserves du pays et qui est donc en passe de remporter son pari. Le Wall Street Journal consacre un long portrait à ce milliardaire de 68 ans qui, avant le raid du 3 janvier conduisant à l'enlèvement de Nicolas Maduro, était le seul à faire régulièrement la navette entre la résidence floridienne de Donald Trump et le palais présidentiel vénézuélien. Au point que le président déchu le surnommait affectueusement « abuelo » - « grand-père ». Au point aussi que l'activiste vénézuélien Thor Halvorssen le qualifie de « super-méchant » qui donne la priorité à son profit personnel. Toujours au Venezuela, le Parlement doit adopter ce jeudi (12 février 2026) une loi d'amnistie historique. Cela redonne de l'espoir à Angel Gomez. Elle se souvient de ce matin du 15 avril 2022, où elle avait regardé sa mère se préparer pour aller au travail. Ses bottes bien lustrées, cet insigne de la police municipale de Zamora cousu sur la manche de son uniforme. Elle pensait assister à ce moment où sa mère se transforme en super-héroïne pour affronter sa journée. C'était en fait le début d'un cauchemar qui dure depuis quatre ans. Et que nous raconte TalCual. La mère d'Angel Gomez a été inculpée notamment d'abus de pouvoir et de corruption. Treize chefs d'accusation au total, en lien avec une sombre affaire d'expropriation ordonnée par le maire de Zamora et de lutte politique. Quatre ans, donc, pendant lesquels Angel Gomez s'est tue par peur des représailles. Jusqu'au 8 janvier 2026, lorsque le président de l'Assemblée nationale a promis la libération des prisonniers politiques. Alors Angel Gomez a pris son téléphone pour raconter son histoire sur les réseaux sociaux. C'était à son tour de sauver sa super-héroïne. Aujourd'hui, à l'heure où l'Assemblée s'apprête à voter, elle se prend donc à rêver.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 8 février 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 11 février 2026 - Affaire Epstein : Et maintenant le Quai d'Orsay...Les secousses de l'affaire Epstein continuent en Europe, et notamment en France, où la justice est saisie après la mise en cause d'un diplomate français, Fabrice Aidan, qui a échangé de très nombreux mails avec le multimillionnaire entre 2010 et 2017. Son nom figure dans 200 documents récemment diffusés par les autorités américaines. Selon Mediapart et Radio France, il aurait fait bénéficier Jeffrey Epstein « d'informations diplomatiques, de services ou de ses réseaux à l'international ».Objet, en 2013, d'une enquête du FBI et d'une procédure disciplinaire interne de l'ONU pour des soupçons de consultation de sites pédopornographiques, le diplomate avait alors dû quitter son poste à l'ONU et les États-Unis. Il était auparavant placé sous l'autorité d'un autre diplomate, le Norvégien Terje Rød-Larsen. Ce dernier est également visé par une enquête en Norvège pour « complicité de corruption aggravée », dans le cadre de ses liens avec Epstein.Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, s'est dit ce matin effaré et indigné. « Quand j'ai pris connaissance de ces informations, j'ai fait ce que chacun aurait fait à ma place » en signalant les faits à la justice et en lançant une enquête administrative et une procédure disciplinaire, a déclaré le ministre, assurant qu'il n'avait découvert la situation que mardi.Une plainte pour des viols présumés remontant à 1990 a également été déposée auprès du parquet de Paris, hier, par une ancienne mannequin suédoise, aujourd'hui âgée de 56 ans, contre Damien Siad, dont le nom apparaît près de 2 000 fois parmi les trois millions de nouveaux fichiers déclassifiés par la justice américaine. Selon les informations de « L'Œil du 20 Heures » et de « Complément d'enquête », cet homme, chasseur de mannequins à l'époque, aurait présenté plusieurs femmes à Jeffrey Epstein, dont au moins quatre Françaises, dessinant les contours d'un volet parisien de l'affaire Epstein, lieu de vie privilégié du financier américain. « Toute la lumière doit être faite », a affirmé la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, qui encourage « les femmes qui auraient été victimes » à parler et à « se tourner vers la justice ».Aux États-Unis, point de départ de l'enquête, l'affaire Epstein continue également de provoquer des remous. L'ancien président Bill Clinton est assigné, avec son épouse, à comparaître devant le Congrès pour s'expliquer sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Aucun acte répréhensible n'est recensé pour le moment, mais il est établi que les deux hommes étaient très proches. Bill Clinton devrait comparaître le 27 février, à condition que cette audition de la Chambre des représentants soit publique afin d'éviter toute récupération politique. Parallèlement, des élus du Congrès ont pu examiner, lundi, des documents non caviardés du dossier. Ils évoquent six noms occultés, sans explication de la part du ministère américain de la Justice, et menacent de dévoiler l'identité de ces personnalités influentes, dont l'une serait un homme haut placé dans un gouvernement étranger. Sous la pression, le ministère de la Justice américain a finalement révélé le nom du PDG. Il s'agit de Leslie Wexner, ex-patron de l'entreprise de lingerie Victoria's Secret. ?Nos experts :- Audrey GOUTARD - Grand reporter – France Télévisions- Valérie CANTIÉ - Journaliste - Radio France- Richard WERLY - Éditorialiste international – Blick.ch - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - France Info TV- Claire MEYNIAL ( en duplex), correspondante aux États-Unis - Le Point, autrice de La guerre des Amériques.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'intervention de soldats américains au Nigeria, des nouvelles mesures d'annexion en Cisjordanie et la proposition iranienne de diluer son uranium. Sénégal : jusqu'où ira la colère étudiante ? Lundi (9 février 2026), la tension est montée d'un cran à l'UCAD, Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Alors que les étudiants protestent depuis des semaines pour réclamer le paiement de leurs arriérés de bourse, les forces de l'ordre ont fait irruption sur le campus social. Des affrontements ont alors éclaté entre la police et des étudiants. Le bilan est lourd, un étudiant est décédé et une centaine d'autres ont été blessés. Que sait-on des circonstances de sa mort ? Comment les autorités justifient-elles le retard dans le versement des bourses ? Quelles mesures propose le gouvernement pour calmer cette crise ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente à Dakar. Nigeria : l'arrivée de militaires américains permettra-t-elle de stopper l'avancée des jihadistes ? Le président Bola Tinubu a ordonné le déploiement de l'armée dans le district de Kaiama, au centre-ouest du pays, après une attaque de présumés jihadistes qui a a fait au moins 162 morts. Alors que l'armée nigériane fait partie des meilleures d'Afrique, comment expliquer l'absence de militaires dans les zones où la présence de Boko Haram est avérée ? Le renforcement de la coopération militaire avec les États-Unis, avec l'arrivée prochaine de 200 militaires, permettra-t-il de contrer la menace terroriste ? Avec Liza Fabbian, journaliste au service Afrique de RFI. Israël : vers une annexion totale de la Cisjordanie ? Sous l'impulsion de la droite conservatrice, Israël a validé une série de mesures administratives et juridiques lui permettant d'accentuer son contrôle sur la Cisjordanie occupée. Le président de l'Autorité Palestinienne, l'Union européenne, l'ONU et les pays arabes ont déjà condamné cette décision. Quelles peuvent être les conséquences sur le déroulé de la deuxième phase du plan de paix de Donald Trump ? Quelle sera la réaction du président américain ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de RFI à Jérusalem. Iran : la dilution de l'uranium permettra-t-elle de lever les sanctions ? Après des semaines de tensions avec les États-Unis et alors que des négociations sont en cours notamment sur le nucléaire, l'Iran propose de diluer une partie de son uranium enrichi en échange de la levée total des sanctions. « Diluer l'uranium », que faut-il comprendre ? Cette annonce peut-elle satisfaire Donald Trump ? Est-il réaliste d'imaginer une levée des sanctions contre Téhéran ? Avec Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au Cnam.
durée : 00:38:59 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Fin janvier 2026, l'Inde, sous la houlette de Narendra Modi, a conclu des accords commerciaux avec l'Union européenne et les États-Unis. Si le deal conclu avec les européens n'a pas encore été signé, l'Inde, qui revendique un multi-alignement, peut-elle devenir un allié de poids pour les européens ? - invités : Charlotte Thomas Politiste, chercheuse indépendante, associée au programme Asie de l'IRIS; Vaiju Naravane Écrivaine et journaliste, correspondante, notamment pour The Hindustan Times
Le président congolais Félix Tshisekedi vient d'achever une longue tournée dans une demi-douzaine de pays, effectuant une offensive diplomatique et politique, des États-Unis aux Émirats arabes unis, en passant par l'Angola et le Togo. Guerre dans le Kivu, dialogue intercongolais, crise avec le Rwanda, minerais critiques... Kinshasa a plusieurs dossiers brûlants sur la table. Pour aborder ces sujets, le porte-parole du gouvernement de la République démocratique du Congo, Patrick Muyaya, est notre Grand Invité Afrique ce matin. Il répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : Depuis le début de l'année, le président Félix Tshisekedi multiplie les déplacements : Togo, Congo, France, les Émirats, les États-Unis et puis l'Angola pour finir cette grosse tournée. Qu'en est-il ressorti de concret à la fois sur les plans diplomatique, économique et surtout sécuritaire ? Patrick Muyaya : La plus récente visite, celle en Angola, c'était évidemment pour passer en revue la question de l'évolution du processus de paix. Et il y avait évidemment la question du dialogue intercongolais. Ensuite, la visite aux Émirats, là aussi, il s'agissait de mettre les dispositifs en place d'un partenariat stratégique, car les Émirats arabes unis et la République démocratique du Congo ont des intérêts en commun à construire et à partager. Pour revenir maintenant sur la visite à Washington, une visite historique, si je peux me permettre, en termes de partenariat stratégique RDC-États-Unis, nous avons eu la première réunion du comité directeur conjoint. Il y a aussi eu ce sommet sur les minerais critiques. Le président Tshisekedi a réussi à inscrire la République démocratique du Congo au cœur du débat sur la transition énergétique, faisait de notre pays un atout pour régler les problèmes de l'humanité. Revenons à l'Angola, puisqu'à la suite de la visite du président Tshisekedi, on a confié à Luanda un nouveau mandat : créer les conditions d'un dialogue intercongolais en parlant à toutes les parties. Qu'espérez-vous du président João Lourenço, ex-médiateur dans la crise rwando-congolaise, dans ce nouveau rôle ? Il va faire une forme de pré-consultation des différentes parties. Mais comme notre président de la République l'a dit et redit, le dialogue entre Congolais se tiendra en République démocratique du Congo. Et ce dialogue, j'insiste là-dessus, ne consacrera aucune forme d'impunité, parce que c'est l'impunité dont bénéficient certains acteurs qui est à la base de la répétitivité des conflits que nous déplorons dans la partie est du pays. Parlons de l'un de ces acteurs. RFI a révélé que, en décembre dernier, l'ancien président Joseph Kabila, condamné à mort pour trahison et crimes de guerre par la justice congolaise, avait été reçu à Luanda par la présidence angolaise. Kinshasa est-elle prête à dialoguer avec cet acteur congolais-là ? Dans le dialogue que nous devons avoir, nous avons un point principal : l'agression. Lorsque vous regardez les prises de position et les attitudes du président honoraire, il est évident qu'il est complice de l'agression parce qu'il est difficile d'imaginer que c'est lui qui a combattu par le passé le M23. Puis, dans une tribune publique, brisant de longues années de silence, il dit soutenir et justifier le combat du M23. Il y a des gestes qu'il n'aurait jamais dû poser. Tout dépendra évidemment du rapport que, le moment venu, le président Lourenço fera de ses différentes consultations, notamment avec celui que vous avez cité. Malgré l'accord signé à Washington, et aussi l'accord-cadre de Doha et ses protocoles censés être appliqués, les violences perdurent sur le terrain. Que manque-t-il pour que, au moins, il y ait un cessez-le-feu ? Il manque de la volonté du côté du Rwanda, car il est évident que toute idée visant à ramener la paix dans cette partie de notre pays n'arrange pas le président Paul Kagame, qui est aussi derrière ces faux prétextes d'extermination ou de ciblage des populations banyamulenge. Il y a un autre prétexte qu'il utilise, celui de la présence des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda, mouvement sanctionné par l'ONU et considéré comme génocidaire par Kigali, NDLR). Je pense que, au terme de tous ces processus, le Rwanda ne viendra plus recycler ces prétextes, d'autant qu'il est censé régler ces problèmes en ce moment. Vous êtes porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Vous insistez beaucoup sur certains termes, qualifiant le président Paul Kagame de « père du M23 » avec qui il entretient « une relation diabolique ». Peut-on vraiment parler d'effort de paix quand, des deux côtés rwandais et congolais, il y a des termes extrêmement forts pour désigner l'adversaire et la personne avec laquelle on doit négocier ? Nous qualifions Kagame et le M23 de relation père-fils à raison. Qui a créé le M23 ? Qui arme le M23 ? Qui conduit les opérations du M23 ? Il y a des rapports du groupe d'experts des Nations unies qui le disent de manière régulière. Donc cette filiation existe bel et bien. La frontière avec le Burundi est toujours fermée. Des habitants d'Uvira se sont réfugiés au Burundi, fuyant les combats. Avez-vous des informations concernant l'ouverture prochaine d'une frontière et une stabilisation d'Uvira ? Le gouvernement travaille déjà sur un plan de restauration de l'autorité de l'État, qui va permettre un retour progressif de nos populations qui sont à Uvira, pour revenir en sécurité là où ils doivent être. Et de ce point de vue, il y a une évolution, après la dernière réunion au Qatar. Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de maintien de la paix, séjourne actuellement à Kinshasa pour voir dans quelle mesure on peut mettre en place le mécanisme de cessez-le-feu qui pourra, s'il est mis en place et surtout s'il est respecté, contribuer au retour des populations qui sont parties se réfugier au Burundi voisin.
Le président américain, Donald Trump, reçoit ce mercredi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui veut convaincre son allié d'exercer une pression maximale sur l'Iran pour mettre fin à ses programmes nucléaire et balistique. En parallèle, en Iran, le pouvoir, fragilisé par une récente vague de contestation, célèbre l'anniversaire de la Révolution islamique de 1979. Devant la foule, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a affirmé que son pays ne plierait pas face aux pressions ou à une "agression" des États-Unis.
Le tournoi de hockey masculin des Jeux de Milan sera-t-il très différent de ce que l'on a vu l'an dernier à la Confrontation des 4 Nations? Les bagarres étant interdites, est-ce que ça devient impossible de recréer l’animosité vécue l’an dernier entre le Canada et les États-Unis? Et quel gardien devrait être le fer de lance et l'équipe canadienne? Ce sont quelques-uns des sujets de ce nouvel épisode de Sortie de zone avec l'animateur Jeremy Filosa et Antoine Roussel du 98.5 Sports, ainsi que Simon-Olivier Lorange et Alexandre Pratt (à Milan) de La Presse. Le sommaire 0:01 - Alexandre Pratt nous parle de l’ambiance qui règne aux Jeux de Milan. Bloc 1 3 :32 - Avons-nous hâte que ça commence pour l'équipe canadienne de hockey dans le tournoi olympique des hommes? Et est-ce que le tournoi des 4 Nations de l’an dernier ajoute à notre niveau de fébrilité? 13 :32 - À quel point aura-t-on droit à un tournoi différent de ce que l’on a vu aux 4 Nations? Les bagarres étant interdites, est-ce que ça devient impossible de recréer l’animosité vécue l’an dernier entre le Canada et les États-Unis? Bloc 2 27 :00 - Que pensez-vous des trios formés par Jon Cooper, notamment Nick Suzuki au sein du 4e trio, avec Bo Horvat et Brad Marchand? Tom Wilson sur le premier trio? 33 :00 - Comment analyser la situation des gardiens de but? Est-ce que Jordan Binnington, des Blues, part avec le bénéfice du doute à cause de ce qu’il a fait l’an dernier, devant Logan Thompson (Capitals) et Darcy Kuemper (Kings)? Bloc 3 38:00 - Avec les décisions prises par Bill Guérin (exclure Cole Caufield et Lane Hutson) les Américains sont-ils condamnés à gagner ce tournoi? 43:00 - Marie-Philip Poulin a raté le match du Canada à cause d’une blessure au bas du corps. Les Canadiennes se sont inclinées 5-0 face aux États-Unis, une septième défaite de suite face aux Américaines. L’entraineur Troy Ryan indique qu’il est confiant que Poulin reviendra dans le tournoi, mais le Canada peut-il disputer le tournoi sans elle?Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
C dans l'air du 10 février 2026 - Le chômage remonte, l'Europe décrocheAlors que le chef de l'État visait le plein emploi au cours de ses campagnes présidentielles, le chômage atteint son plus haut niveau depuis plusieurs années. Selon les chiffres de l'Insee publiés ce mardi 10 février, le taux de chômage en France, hors Mayotte, a augmenté de 0,2 point au quatrième trimestre 2025 pour atteindre 7,9 %, son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2021. Le nombre de demandeurs d'emploi au sens du Bureau international du travail atteint ainsi 2,5 millions de personnes, en hausse de 56 000 par rapport au trimestre précédent.Depuis plusieurs mois, le nombre de défaillances d'entreprises est en hausse, et la CGT sonne la sonnette d'alarme sur la situation de l'industrie française. La Confédération générale du travail a publié ce mardi sa liste noire des plans sociaux. Elle compte ainsi, à ce jour, 483 plans de licenciement.Dans ce contexte, Emmanuel Macron a mis en garde ce matin contre les menaces américaines et chinoises. À quelques jours d'une réunion informelle des dirigeants européens à Bruxelles, jeudi, le président de la République appelle, dans un entretien au Monde et à plusieurs journaux européens, à instaurer une « préférence européenne » dans plusieurs secteurs, notamment les technologies vertes et le numérique, mais aussi la défense et la sécurité. Face aux investissements massifs de la Chine et des États-Unis, le sort industriel des Européens pourrait être scellé en « 3 à 5 ans », estime le chef de l'État, relançant l'idée d'un endettement commun européen.Face à la Chine, l'industrie française est en « danger de mort », a assuré de son côté Clément Beaune hier sur TF1. Le haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, qui a présenté lundi les grandes lignes de son rapport intitulé « L'industrie européenne face au rouleau compresseur chinois », propose la mise en place d'un « bouclier commercial massif ».Alors, quel est l'état de l'industrie française ? L'Europe est-elle en train de décrocher ? Que peut faire l'UE face à la Chine et aux États-Unis ? Comment l'Empire du Milieu fait-il main basse sur l'industrie de la Hongrie ? Derrière les bons résultats économiques, quelle est la réalité italienne ?Nos experts :- Dominique SEUX - Éditorialiste - Les Echos et France Inter - Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Mathieu PLANE - Economiste à l'OFCE- Sophie FAY - Journaliste au service économie – Le Monde
durée : 00:03:20 - Géopolitique - par : Pierre Haski - L'onde de choc des révélations de l'affaire Epstein n'en finit pas de se faire ressentir au-delà des États-Unis, tant le réseau d'influence du pédocriminel est vaste. Ces révélations interrogent sur l'ampleur et le but de ce réseau, et sur le comportement d'une certaine élite si facile à acheter. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.