Podcasts about Unis

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    Learn French with daily podcasts
    Fin du traité New START (Expiration of the New START Treaty)

    Learn French with daily podcasts

    Play Episode Listen Later Mar 8, 2026 3:43


    Le dernier traité de désarmement nucléaire entre les États-Unis et la Russie a expiré le 5 février. L'ONU s'inquiète d'une instabilité mondiale sans précédent majeur. Traduction: The final nuclear arms control treaty between the US and Russia expired on February 5. The UN warns of unprecedented global instability without binding limits. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Silicon Carne, un peu de picante dans la Tech
    Il crame 80% de sa trésorerie sur Legend et ça a tout changé

    Silicon Carne, un peu de picante dans la Tech

    Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 58:24


    LIMOVA.AI, l'IA au service de votre entreprise https://www.limova.ai/Yoan Drahy n'a pas fait HEC. Il n'a pas levé des millions avant de vendre. Il a juste trouvé comment vendre des agents IA à des TPE françaises — et il fait maintenant 1 million d'euros de revenus par mois.Dans cet épisode, il raconte tout : le go-to-market pirate, la crise de tréso que personne ne voit venir, la levée de 2 millions en 15 jours après un passage dans Les Gendes, et pourquoi il mise maintenant tout sur les États-Unis.Radiographie d'un outsider qui a piraté la French Tech.

    French Podcast
    News In Slow French #784- Intermediate French Weekly Program

    French Podcast

    Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 10:01


    Nous commencerons notre discussion sur l'actualité par une conversation sur le refus d'Anthropic d'accepter les conditions du Pentagone concernant l'utilisation militaire de son chatbot Claude. Nous poursuivrons en commentant une nouvelle étude qui montre qu'un réseau social peut très rapidement faire basculer les opinions politiques d'une personne vers la droite. La discussion suivante portera sur une étude publiée dans la revue Science qui explique pourquoi l'ascendance néandertalienne présente chez les humains aujourd'hui est répartie de manière inégale dans le génome. Et enfin, nous célébrerons la Semaine nationale de la procrastination aux États-Unis.   Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : Prepositional Phrases du côté de, en dehors de, en dépit de, en face de, en plus de, en raison de, and étant donné. Nous nous intéresserons à la 62ème édition du Salon de l'agriculture, qui a été marquée par une forte baisse du nombre de visiteurs. Nous verrons quel effet a eu l'absence de vaches. Et nous terminerons avec l'expression de la semaine, Mettre les points sur les i. Nous parlerons des vingt ans du dispositif Alerte enlèvement, qui a permis de retrouver sains et saufs de nombreux enfants enlevés. - Anthropic et le Pentagone en désaccord sur l'utilisation de l'IA dans le domaine de la défense et de la sécurité - Une étude révèle comment les algorithmes de X modifient les opinions politiques des utilisateurs - Génétique : de nouvelles hypothèses sur les modes de reproduction des Néandertaliens et des humains - Le Procrastinators' Club of America célèbre la Semaine nationale de la procrastination - Le Salon de l'agriculture connaît une baisse de fréquentation spectaculaire - Le dispositif « Alerte enlèvement » a 20 ans

    Une lettre d'Amérique
    Guerre en Iran : le conflit qui divise l'Amérique de Trump

    Une lettre d'Amérique

    Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 14:54


    Dans ce nouvel épisode d'une Lettre d'Amérique, Thomas Pierre et Carrie Nooten reviennent sur l'entrée en guerre des États-Unis de Donald Trump en Iran. Entre frappes conjointes avec Israël, riposte de Téhéran et premiers soldats américains tués, pourquoi ce conflit fait tant débat dans l'opinion américaine ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Sismique
    IRAN : une guerre pour quoi faire ? | #PAUSE

    Sismique

    Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 58:34


    Comprendre la confrontation entre l'Iran, Israël et les États-Unis. Quelles forces profondes qui poussent la région vers l'escalade ?Les frappes israélo-américaines contre l'Iran ont ouvert une séquence géopolitique dont personne ne connaît l'issue. Guerre courte, escalade régionale, conflit long ?Dans cet épisode, je propose de prendre du recul pour comprendre ce qui se joue vraiment. Car les crises de cette ampleur ne surgissent jamais du vide : elles sont l'aboutissement de trajectoires stratégiques construites sur des décennies.Iran, Israël, États-Unis : trois doctrines, trois logiques de puissance, qui entrent aujourd'hui en collision. Quels sont les objectifs réels ? Comment l'Iran compte répondre ? Et quels sont les scénarios possibles pour la suite ?Une analyse des forces profondes derrière une crise qui pourrait redessiner l'équilibre du Moyen-Orient… et au-delà.00:10 Introduction et Contexte Géopolitique03:43 La Stratégie Américaine Face à l'Iran07:08 Comprendre l'Histoire de l'Iran16:55 La Doctrine Sécuritaire d'Israël23:53 La Position Américaine dans le Conflit24:33 La Doctrine Carter et ses Conséquences32:37 La Séquence Actuelle des Événements34:14 Les Objectifs de la Guerre Contre l'Iran39:10 La Réaction de l'Iran à l'Attaque44:06 Ondes de Choc et Impact Global54:04 Conséquences et Réflexions Finales

    Tennis Legend Podcast
    Julien Pereira : Il jouait au tennis aux USA… puis la police l'a arrêté et a passé un mois en prison

    Tennis Legend Podcast

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 76:19


    Comment un joueur de tennis peut-il finir en prison aux États-Unis alors qu'il n'a commis aucun crime ?Dans ce nouvel épisode, Julien Pereira nous raconte son histoire incroyable : son départ pour jouer au tennis universitaire aux USA, son travail comme entraîneur dans un club… puis son arrestation à cause d'un problème de visa et de papiers mal gérés par un avocat.Une erreur administrative qui va bouleverser sa vie et l'envoyer un mois en prison américaine.Il revient sur l'arrestation, la vie en prison, les transferts entre établissements et le jugement, avant de raconter ce qui s'est passé après sa libération.Une histoire vraie sur les risques administratifs lorsqu'on vit aux États-Unis avec un visa, et sur ce qui peut arriver quand les procédures ne sont pas respectées.Chapitres00:00 Introduction00:49 Sa présentation et l'université aux États-Unis13:01 L'arrestation29:22 L'arrivée à la prison43:00 Transfert vers une nouvelle prison49:06 Les jugements et sortie de prison57:13 L'après01:07:48 Conclusion------------

    Radio foot internationale
    Le récit du périple de l'international haïtien Duckens Nazon pour fuir l'Iran

    Radio foot internationale

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 48:28


    Radio Foot internationale ce mercredi à 16h10 T.U., rediffusion à 21h10 T.U. À la Une : - Le récit de Duckens Nazon. L'international haïtien au cœur du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran, le week-end dernier, malgré lui ! ; - Coupe du Roi : le Barça a fait douter l'Atlético jusqu'au bout ! ; - Côme, le vent de fraîcheur sur la Serie A. ; - CAN féminine, le report n'est toujours pas officialisé par la CAF, alors que la compétition devait débuter au Maroc, le 17 mars 2026. - Le récit de Duckens Nazon. L'international haïtien au cœur du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran le week-end dernier malgré lui ! L'attaquant évoluait cette saison au club d'Estheglal (celui de Moussa Djenepo et de Munir El Haddadi), et s'apprêtait à décoller de Téhéran, quand l'espace aérien s'est brutalement refermé. Il a regagné la France à l'issue d'un long périple incertain. Championnat à l'arrêt, sportifs bloqués au Moyen-Orient, doutes sur l'avenir. Comme sur la participation de la Team melli, placée dans le groupe G (avec la Belgique, l'Égypte et la Nouvelle Zélande). Comment voit-il son parcours avec les Grenadiers ? - Coupe du Roi : le Barça a fait douter l'Atlético jusqu'au bout ! Corrigée 4-0, il y a 3 semaines, à Madrid par les Colchoneros, l'équipe d'Hansi Flick a tout mis en œuvre pour tenter de revenir et d'arracher leur billet pour la finale de Séville, le 18 avril 2026. Mais elle a fini par rendre les armes. Les Rojiblancos qualifiés, pas de 2è triplé de suite pour les Blaugranas, malgré la fougue de Lamine Yamal et les tentatives de Marc Bernal, par ailleurs auteur d'un doublé. - Côme, le vent de fraîcheur sur la Serie A. Les Lombards de Cesc Fabregas sont bien placés dans la course à l'Europe, et espèrent encore se hisser en finale de la Coupe d'Italie. Comment expliquer la progression fulgurante d'un club qui a rejoint l'élite à l'été 2024 ? - CAN féminine, le report n'est toujours pas officialisé par la CAF, alors que la compétition devait débuter au Maroc, le 17 mars 2026. Elle devrait finalement se dérouler en juillet-août. Fédérations, staffs et joueuses pris de cours, les sélections poursuivent leur programme de préparation. Avec Victor Missistrano : Hervé Penot, Dominique Sévérac et Youssouf Mulumbu. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Piuerre Guérin.

    C dans l'air
    Iran : la France entrainée dans la guerre ? - L'intégrale -

    C dans l'air

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 63:05


    C dans l'air du 4 mars 2026 - Iran : la France entrainée dans la guerre ?Au cinquième jour de guerre au Moyen-Orient, l'armée israélienne poursuit ses tirs sur l'Iran et intensifie ses bombardements au Liban. Les États-Unis revendiquent, eux, des frappes « sur près de 2 000 » cibles depuis samedi. Mais la République islamique d'Iran résiste à la puissance de feu des États-Unis et d'Israël. Des drones frappent les ambassades américaines de la région, mais aussi les pays du Golfe, alliés de Washington, ainsi que des navires dans le détroit d'Ormuz. Les Gardiens de la révolution disent en avoir le contrôle total ce mercredi.Parallèlement, les autorités iraniennes ont annoncé le report de l'hommage national à Ali Khamenei, initialement prévu ce mercredi soir à Téhéran, alors que plusieurs frappes américaines et israéliennes ont eu lieu contre l'Assemblée des experts, chargée notamment d'élire un nouveau guide suprême.Alors, jusqu'à quand le régime des mollahs peut-il tenir ? La Turquie, qui avait exprimé ces derniers jours son inquiétude face aux attaques américano-israéliennes contre l'Iran, « déclenchées par des provocations du Premier ministre israélien Netanyahu », a mis en garde ce mercredi Téhéran après qu'un tir de missile balistique visant son espace aérien a été détruit par « les éléments de défense aérienne et antimissile de l'OTAN » déployés en Méditerranée orientale. La Turquie « n'était pas la cible du missile », a précisé en début d'après-midi un responsable turc à l'AFP. « Nous pensons qu'il visait une base militaire » à Chypre, « mais qu'il a dévié de sa course », a-t-il ajouté.La France, de son côté, a décidé de renforcer son dispositif militaire dans la région, alors que le rapatriement des ressortissants français a commencé. Le porte-avions Charles-de-Gaulle fait route vers la Méditerranée, a ainsi annoncé le chef de l'État mardi soir lors d'une allocation télévisée. Une frégate, le « Languedoc », est arrivée, elle, au large de Chypre dès hier soir, et des moyens de défense antiaérienne supplémentaires vont être envoyés pour sécuriser ce pays membre de l'Union européenne, « avec lequel nous venons de signer un partenariat stratégique », et où des drones iraniens ont visé une base britannique, a indiqué le président de la République. La première frappe avait suivi de peu l'annonce par le Premier ministre britannique, Keir Starmer, qu'il avait autorisé les États-Unis à utiliser les bases britanniques dans sa campagne militaire contre l'Iran.Alors, quelle est la situation au Moyen-Orient ? Pourquoi Chypre se retrouve-t-elle impliquée dans le conflit ? La France est-elle entraînée dans cette guerre ? Enfin, quels sont les pays engagés dans une démarche de « dissuasion nucléaire avancée » avec la France ? Nos journalistes ont eu accès à la base aérienne stratégique d'Istres, dans les Bouches-du-Rhône, qui abrite l'arme nucléaire française.Experts : - Général Dominique Trinquand - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Melissa Bell - Journaliste, correspondante à Paris pour CNN- Alain Pirot - Journaliste, spécialiste des questions de défense- David Rigoulet-Roze - Politologue – Chercheur associé à l'Institut français d'analyse stratégique- Magali Lacroze, journaliste #cdanslair (en duplex de Tel Aviv)

    Radio Foot Internationale
    Le récit du périple de l'international haïtien Duckens Nazon pour fuir l'Iran

    Radio Foot Internationale

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 48:28


    Radio Foot internationale ce mercredi à 16h10 T.U., rediffusion à 21h10 T.U. À la Une : - Le récit de Duckens Nazon. L'international haïtien au cœur du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran, le week-end dernier, malgré lui ! ; - Coupe du Roi : le Barça a fait douter l'Atlético jusqu'au bout ! ; - Côme, le vent de fraîcheur sur la Serie A. ; - CAN féminine, le report n'est toujours pas officialisé par la CAF, alors que la compétition devait débuter au Maroc, le 17 mars 2026. - Le récit de Duckens Nazon. L'international haïtien au cœur du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran le week-end dernier malgré lui ! L'attaquant évoluait cette saison au club d'Estheglal (celui de Moussa Djenepo et de Munir El Haddadi), et s'apprêtait à décoller de Téhéran, quand l'espace aérien s'est brutalement refermé. Il a regagné la France à l'issue d'un long périple incertain. Championnat à l'arrêt, sportifs bloqués au Moyen-Orient, doutes sur l'avenir. Comme sur la participation de la Team melli, placée dans le groupe G (avec la Belgique, l'Égypte et la Nouvelle Zélande). Comment voit-il son parcours avec les Grenadiers ? - Coupe du Roi : le Barça a fait douter l'Atlético jusqu'au bout ! Corrigée 4-0, il y a 3 semaines, à Madrid par les Colchoneros, l'équipe d'Hansi Flick a tout mis en œuvre pour tenter de revenir et d'arracher leur billet pour la finale de Séville, le 18 avril 2026. Mais elle a fini par rendre les armes. Les Rojiblancos qualifiés, pas de 2è triplé de suite pour les Blaugranas, malgré la fougue de Lamine Yamal et les tentatives de Marc Bernal, par ailleurs auteur d'un doublé. - Côme, le vent de fraîcheur sur la Serie A. Les Lombards de Cesc Fabregas sont bien placés dans la course à l'Europe, et espèrent encore se hisser en finale de la Coupe d'Italie. Comment expliquer la progression fulgurante d'un club qui a rejoint l'élite à l'été 2024 ? - CAN féminine, le report n'est toujours pas officialisé par la CAF, alors que la compétition devait débuter au Maroc, le 17 mars 2026. Elle devrait finalement se dérouler en juillet-août. Fédérations, staffs et joueuses pris de cours, les sélections poursuivent leur programme de préparation. Avec Victor Missistrano : Hervé Penot, Dominique Sévérac et Youssouf Mulumbu. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Piuerre Guérin.

    Du grain à moudre
    Les bombardements occidentaux peuvent-ils sauver les peuples opprimés ?

    Du grain à moudre

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 38:16


    durée : 00:38:16 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Les États-Unis et Israël bombardent conjointement l'Iran depuis le 28 février 2026. Pour justifier leurs frappes, américains et israéliens ont mis en avant leur souhait de faire tomber le régime des mollahs, afin de libérer le peuple iranien d'un pouvoir autoritaire en place depuis 1979. - invités : Jean-Maurice Ripert Ambassadeur de France, ancien ambassadeur de France en Russie (2013-2017), en Chine (2017-2019), ex représentant permanent de la France au Conseil de sécurité, Président de l'Association française pour les Nations Unies; Mathilde Philip professeur de droit public à la faculté de droit de l'université Jean Moulin Lyon 3 et déléguée générale de la chaire lyonnaise des droits humains et environnementaux; Hirbod Dehghani-Azar avocat franco-iranien, président de l'association Norouz, Prix de la Laïcité 2023 dans la catégorie internationale

    Un jour dans le monde
    Israël et États-Unis : jusqu'où ira l'alliance ?

    Un jour dans le monde

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 18:17


    durée : 00:18:17 - L'invité d'un jour dans le monde - Même alliance militaire, mais pas forcément la même vision de la guerre. Israël avance avec une stratégie cohérente et assumée face à l'Iran, tandis que les États-Unis multiplient les signaux contradictoires sur les objectifs et la durée du conflit. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Un jour dans le monde
    Guerre en Iran : Israel et Etats-Unis, une alliance sans objectifs communs

    Un jour dans le monde

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 36:07


    durée : 00:36:07 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Deux alliés, deux stratégies. Israël avance avec un objectif clair : affaiblir durablement le régime iranien et remodeler l'équilibre régional. Les États-Unis, eux, apparaissent plus hésitants, oscillant entre démonstration de force et négociation. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Revue de presse Afrique
    À la Une: les États-Unis haussent le ton envers le Rwanda

    Revue de presse Afrique

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 4:13


    « Paul Kagamé, le président rwandais, n'a-t-il pas préjugé de ses forces en piquant au vif la crédibilité diplomatique de la superpuissance américaine ? », s'interroge Le Monde Afrique. « Trois mois après avoir foulé aux pieds un accord de paix qu'il venait à peine de signer avec la RDC, à Washington, sous les auspices enthousiastes de Donald Trump, le Rwanda vient de se faire sévèrement taper sur les doigts. Ainsi, avant-hier, le Trésor américain a placé sous sanctions l'armée rwandaise (les FDR) et quatre de ses plus hauts officiers supérieurs. » Alors, « ce qui est inédit dans ces nouvelles sanctions américaines, note Afrikarabia, c'est qu'elles concernent désormais l'armée rwandaise dans son ensemble. C'est toute l'institution militaire rwandaise qui est frappée pour son "soutien opérationnel aux rebelles" de l'AFC-M23. (…) Ces sanctions vont d'abord fortement complexifier toutes les relations commerciales en dollars pour le compte de l'armée rwandaise. Tout achat avec une entreprise d'armement américaine est désormais impossible. » Toutefois, tempère le site spécialisé sur la RDC, « Kigali devrait ne pas en être très impacté puisque le Rwanda a diversifié ses fournisseurs en armement grâce à la Chine, Israël ou la Turquie. » Mais « en sanctionnant l'armée rwandaise, les États-Unis débordent du cadre strictement militaire. Les Forces de défense du Rwanda sont intimement liées à l'économie rwandaise dans différents secteurs, comme le bâtiment, la logistique, l'agro-industrie ou les télécoms. (…) L'impact des sanctions américaines pourrait donc être davantage économique que militaire ». Realpolitik ? Certes, pointe Aujourd'hui au Burkina, il y ces sanctions économiques, mais « de là à imaginer que Washington lâche le Napoléon de 1994, c'est vite franchir le pas. » En fait, croit savoir le site burkinabé, il s'agit de « signifier à ce dernier : attention depuis trois décennies, les États-Unis vous ont adoubé, soutenu à bout de bras, ont toléré beaucoup de choses, mais dans le cas présent, les intérêts américains sont en jeu, et il ne faudrait pas se mettre en travers, via l'AFC-M23. Car, il ne faut pas se voiler la face, affirme encore Aujourd'hui, la guerre de rapines menée par l'AFC-M23 alimente de nombreux pays occidentaux. Et Kagamé demeure toujours un partenaire fiable des États-Unis et un verrou dans les Grands Lacs. Quitte donc à faire un grand écart, il est à parier que l'AFC-M23 pourrait mettre un bémol à ses actions, satisfaisant la RDC, qui devra en faire de même avec les FDLR. Et après, ces sanctions seront levées. Ainsi fonctionne la realpolitik. Ainsi fonctionne également Trump avec son MAGA. Et l'homme mince de Kigali le sait bien. » Réactions contrastées… En tout cas, relève Afrik.com, « à Kinshasa, le gouvernement congolais a salué sans tarder la décision américaine. Kinshasa qui évoque un "signal clair en faveur du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale" de la RDC ». Côté rwandais, le New Times à Kigali reprend le discours officiel : « une diplomatie équilibrée, et non des sanctions, apportera la paix en RDC », affirme le quotidien rwandais. « Les sanctions, lorsqu'elles sont appliquées de manière sélective, donnent souvent l'illusion d'une action sans s'attaquer aux causes profondes du conflit. (…) Le régime de Kinshasa n'a pas respecté ses engagements pris dans le cadre de l'accord (de Washington) », dénonce encore le New Times. « Au lieu de mesures de confiance, des rapports vérifiables font état d'un renforcement militaire continu, d'un réarmement et du recrutement de mercenaires étrangers pour consolider ses forces de coalition. De telles actions ne témoignent guère d'un engagement en faveur de la paix ». D'autres sanctions en réserve… Enfin on revient au Monde Afrique qui estime que « les sanctions américaines ne mettront pas fin, mécaniquement, au conflit qui ravage l'est de la RDC depuis plus de trente ans. Mais l'investissement diplomatique et sécuritaire des États-Unis sera primordial pour un règlement durable alors qu'aucune issue militaire ne se dessine et que les initiatives de l'Union africaine ou des Européens ont échoué. "À condition que les efforts de l'administration américaine s'inscrivent dans la durée", glisse un diplomate européen. Car, pointe encore Le Monde Afrique, Washington n'a pas encore utilisé toute la gamme des sanctions dont elle dispose. Notamment celles qui toucheraient le cœur financier du système rwandais. Là où s'entremêlent étroitement les intérêts économiques, financiers et sécuritaires sous l'autorité du président Kagamé. »

    InterNational
    Guerre en Iran : Israel et Etats-Unis, une alliance sans objectifs communs

    InterNational

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 36:07


    durée : 00:36:07 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Deux alliés, deux stratégies. Israël avance avec un objectif clair : affaiblir durablement le régime iranien et remodeler l'équilibre régional. Les États-Unis, eux, apparaissent plus hésitants, oscillant entre démonstration de force et négociation. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Invité Afrique
    Thierry Vircoulon: «Washington met la pression sur Kigali pour faire respecter l'accord avec la RDC»

    Invité Afrique

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 4:32


    Les États-Unis agissent finalement contre l'armée rwandaise. En début de semaine, lundi 2 mars, Washington a annoncé prendre des sanctions contre les Forces de défense du Rwanda « pour leur soutien opérationnel direct au M23 ». Quatre officiers supérieurs sont aussi visés, dont le chef d'état-major général des armées. Le département d'État américain reproche au groupe rebelle d'avoir pris le contrôle de la ville d'Uvira, et cela malgré l'accord de paix signé à Washington quelques jours plus tôt. Pour parler de ces sanctions inédites, Thierry Vircoulon, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (IFRI), est notre Grand Invité Afrique. Il répond à Sidy Yansané. À lire aussiEst de la RDC: Washington annonce des sanctions contre l'armée rwandaise pour son soutien au M23

    Le sept neuf
    "La guerre contre l'Iran n'est pas juste" mais elle est "légitime" selon Elie Barnavi, ex-ambassadeur d'Israël en France

    Le sept neuf

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 8:38


    durée : 00:08:38 - L'invité de 7h50 - par : Alexandra Bensaid - Elie Barnavi, historien et diplomate ancien ambassadeur d'Israël en France, considère sur France Inter que la guerre menée par les États-Unis et Israël en Iran n'est "pas juste", mais rappelle que le pays du Moyen-Orient "fait la guerre" à Israël "depuis l'installation de ce régime". - invités : Elie Barnavi - Élie Barnavi : Professeur d'histoire de l'Occident moderne à l'Université de Tel-Aviv, ancien ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002, directeur du comité scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Journal d'Haïti et des Amériques
    Duckens Nazon: «Cette mésaventure a réveillé quelque chose en moi»

    Journal d'Haïti et des Amériques

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 30:00


    Attaquant star de l'équipe nationale haïtienne de football, et joueur de l'Esteghlal FC en Iran, Duckens Nazon est l'invité de RFI. Il raconte comment il a dû quitter la République islamique après le déclenchement du conflit, et comment il aborde la Coupe du monde à venir. Les Haïtiens attendaient ça depuis plus de 50 ans : la qualification des Grenadiers à la Coupe du monde. La compétition se déroulera aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Les joueurs haïtiens disputeront leur premier match le 14 juin 2026 contre l'Écosse. Il y a encore cinq jours, Duckens Nazon se trouvait en Iran, où il joue pour l'Esteghlal FC. Il devait quitter le pays, mais son vol a été annulé au dernier moment à cause des frappes israéliennes et états-uniennes. Il est finalement parvenu à quitter le pays en passant par l'Azerbaïdjan. « On a dû remuer ciel et terre pour trouver le contact de l'ambassadrice de France en Azerbaïdjan pour pouvoir passer. J'ai attendu plus de trente heures à la frontière pour obtenir un laissez-passer », raconte Duckens Nazon. Le joueur espère désormais trouver un nouveau club rapidement, afin de se préparer au Mondial dans les meilleures conditions. « Cette mésaventure a réveillé quelque chose en moi. Je ressens la même détermination que celle que j'avais pour aider mon pays à se qualifier. » Deux matchs de préparation, contre la Tunisie et l'Islande, sont prévus en mars. Duckens Nazon regrette qu'aucun match de qualification ait pu être disputé en Haïti. « Je suis allé là-bas, j'ai vu la réalité des choses. Il faut s'accrocher. Mais c'est une motivation supplémentaire. Lorsque vous mettez les pieds en Haïti, c'est simple : soit vous n'êtes pas fort mentalement et ça vous détruit, soit vous êtes fort et ça vous pousse à rendre la population fière. »   Remaniement ministériel en Haïti En Haïti, le gouvernement vient de procéder à un remaniement, que détaille le site Alterpresse : onze nouveaux ministres et deux secrétaires d'État, six ministres reconduits. En tout, donc, quatorze hommes, cinq femmes. Et trois priorités : la sécurité, le redressement économique et social, et l'organisation d'élections libres et inclusives. Le Nouvelliste s'interroge : que faut-il attendre de ce nouveau gouvernement ? Pour son rédacteur en chef Frantz Duval, la réponse pourrait tenir en deux mots : des miracles. Dans cette nouvelle équipe, écrit-il, « pas de Messi ou de Ronaldo », « pas de figures emblématiques, de personnalités marquantes ». « La nation, poursuit Frantz Duval, va une nouvelle fois devoir faire confiance à des jeunes premiers de l'action gouvernementale. D'eux aussi, on attend des miracles ou, à défaut, le minimum de catastrophes et de scandales. »  Aux États-Unis, le coup d'envoi pour les élections de mi-mandat vient d'être lancé avec des primaires au Texas et en Caroline du Nord. Et déjà un candidat connu au Texas : le jeune démocrate James Talarico qui l'a emporté avec 53% des voix. Côté républicain, cela va se jouer entre le sénateur sortant John Cornyn et le très trumpiste procureur général Ken Paxton. Verdict le 26 mai 2026. D'ici là, la bataille s'annonce féroce. Politico relève que Cornyn et ses équipes ont déjà dépensé plus de 100 millions de dollars pour vaincre Paxton, en mettant l'accent sur son récent divorce, des accusations d'infidélité, et la destitution, notamment pour corruption, à laquelle il a échappé il y a deux ans. Pour l'instant, Donald Trump ne s'est pas positionné.   Un conflit et des critiques Toujours aux États-Unis, quatre des six soldats tués dans le conflit avec l'Iran ont été identifiés. Leurs visages s'affichent sur le site du New York Times. Trois hommes, une femme. Tous étaient réservistes. Le plus jeune avait 20 ans. Ils ont été tués dimanche lors d'une attaque de drone contre le port de Shuaiba, au Koweït. Dans cette guerre qui a déjà fait des centaines de victimes, « leur mort est un détail qui donne à réfléchir », écrit le quotidien new-yorkais. The Nation, de son côté, se demande : « Pourquoi les démocrates ne peuvent-ils simplement pas dire "pas de guerre en Iran" ? » « La réponse des démocrates à ce qui pourrait bien être la plus grande catastrophe géopolitique du XXIè siècle se résume à des atermoiements, au silence et à une opposition feinte et endormie », dénonce The Nation, qui rappelle que l'opinion publique est pourtant largement opposée à l'opération Fureur épique. Côté démocrate, ils sont seulement 7% à y être favorables. Rendez-vous compte : c'est trois points de moins que ceux qui pensent que Joe Biden a volé la présidentielle à Donald Trump en 2020. Au Canada, enfin, Le Devoir ne mâche pas non plus ses critiques. Les siennes visent le Premier ministre Mark Carney qui, dans les premières heures du conflit, a soutenu l'opération israélo-étatsunienne. Il a depuis fait machine arrière. Mais pour Le Devoir, ce soutien destiné à apaiser Donald Trump est une maladresse géopolitique. « Mark Carney aurait pu - et dû - préciser d'emblée que cet appui n'était qu'à "contrecœur" », estime le journal. Une prise de position qu'il juge décevante, mais aussi imprudente, alors que la riposte iranienne pourrait également prendre la forme de cyberattaques contre des infrastructures essentielles, et notamment canadiennes.

    Le Devoir
    On fait le point sur la guerre en Iran et au Moyen-Orient | Entrevue

    Le Devoir

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 10:22


    «Je n'ai pas envie de parler de troisième guerre mondiale, mais ça reste un scénario possible.» La guerre en Iran a éclaté le 28 février 2026 et déjà le Moyen-Orient s'enflamme. En entrevue, la politologue Hanieh Ziaei analyse l'offensive menée par Israël et les États-Unis. Plus d'un millier de civils auraient déjà perdu la vie cinq jours après le début du conflit. Cet épisode a été enregistré le 4 mars 2026.

    Les interviews d'Inter
    "La guerre contre l'Iran n'est pas juste" mais elle est "légitime" selon Elie Barnavi, ex-ambassadeur d'Israël en France

    Les interviews d'Inter

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 8:38


    durée : 00:08:38 - L'invité de 7h50 - par : Alexandra Bensaid - Elie Barnavi, historien et diplomate ancien ambassadeur d'Israël en France, considère sur France Inter que la guerre menée par les États-Unis et Israël en Iran n'est "pas juste", mais rappelle que le pays du Moyen-Orient "fait la guerre" à Israël "depuis l'installation de ce régime". - invités : Elie Barnavi - Élie Barnavi : Professeur d'histoire de l'Occident moderne à l'Université de Tel-Aviv, ancien ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002, directeur du comité scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    24H Pujadas - Les partis pris
    Les Partis Pris : "Iran : l'Europe façon puzzle", "Économie : ne faisons pas le jeu de l'Iran" et "Iran : qui est la taupe ?"

    24H Pujadas - Les partis pris

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 18:24


    Dans la guerre en Iran, dans un premier temps, les Européens ont d'abord essayé de présenter un front uni face à l'intervention américaine ou israélienne. Mais très vite, le front s'est fissuré. Pour Ruth Elkrief, c'est Donald Trump qui est responsable de cette fissure en recevant, entre autres, le chancelier allemand à la Maison Blanche. En même temps, il arrive à les ressouder, ajoute-t-elle. Avec la guerre en Iran, il y a quelques indicateurs économiques qui sont inquiétants. Mais Pascal Perri affirme que la crise est devenue pratiquement une situation normale. Il y a une tension sur le marché des hydrocarbures, mais l'ensemble de la communauté financière et boursière est relativement paisible, explique-t-il. Ismael Qaani, commandant de la Force Al-Qods chez les Gardiens de la révolution, est peut-être la taupe qui aurait pu renseigner Israël et les États-Unis. Sa survie miraculeuse à au moins trois frappes majeures défie toute probabilité statistique. Selon Abnousse Shalmani, la mollarchie, en 47 ans, a réussi à tellement se faire détester qu'elle a créé une armée de l'ombre, de l'intérieur, qui travaille avec le Mossad. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Raconte-moi New York
    L'éphéméride new yorkais de la semaine 10 - 4 mars 1789 – Ouverture du premier Congrès des USA au Federal Hall dans le Lower Manhattan

    Raconte-moi New York

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 9:32


    4 mars 1789 – Ouverture du premier Congrès des USA au Federal Hall dans le Lower ManhattanLe premier Congrès fédéral des États-Unis s'est réuni pour la toute première fois en cette journée du 4 mars 1789.Cet événement qui symbolisait alors la mise en œuvre de la toute nouvelle Constitution américaine a marqué le début du gouvernement fédéral du pays, tel que nous le connaissons aujourd'hui.Ce premier congrès s'est déroulé au Federal Hall, sur Wall Street, dans le bas de Manhattan.-------------N'hésitez pas à aller visiter notre site racontemoinewyork.com Retrouvez tous les liens des réseaux sociaux et des plateformes du podcast ici : https://linktr.ee/racontemoinewyorkHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Le Média
    Guerre en Iran : des répercussions mondiales | Pascal Boniface

    Le Média

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 17:13


    Après les frappes conjointes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran et la mort du Guide suprême, le Moyen-Orient entre dans une séquence d'une extrême tension. Pour le géopolitologue Pascal Boniface, cet événement constitue un choc politique majeur, mais il ne signifie pas pour autant la chute immédiate du régime iranien.Le spécialiste rappelle d'abord l'importance historique du dirigeant iranien tué lors des frappes. « C'était le véritable chef de l'Iran depuis 1989. C'est lui qui a façonné l'Iran tel qu'on le connaît aujourd'hui », explique-t-il. Malgré sa disparition brutale, le système politique iranien reste structuré par des mécanismes de succession prévus de longue date. Selon lui, « il y a un changement de leader, mais ce n'est pas pour le moment un changement de régime ».Même fragilisé par les sanctions économiques et par une contestation interne persistante, le pouvoir iranien pourrait donc résister. « Le régime est suffisamment solide pour tenir. Ceux qui soutiennent le régime ont les armes, et ceux qui le contestent ne les ont pas », souligne Boniface. Une réalité qui limite les scénarios d'effondrement rapide, souvent évoqués par les dirigeants occidentaux.Pour le géopolitologue, les objectifs des États-Unis et d'Israël restent par ailleurs difficiles à cerner. Du côté de Washington, Donald Trump poursuit plusieurs objectifs simultanément, du démantèlement du programme balistique iranien à un possible renversement du régime. « Je pense que le but de Donald Trump est tout simplement de renverser le régime pour pouvoir dire à ses électeurs qu'il a réussi là où tous ses prédécesseurs ont échoué », analyse Boniface.Du côté israélien, la logique serait différente. Pour Benjamin Netanyahu, l'objectif serait avant tout stratégique : affaiblir durablement un adversaire régional majeur. « Le but n'est pas d'amener la démocratie en Iran, mais d'avoir un Iran le plus faible possible », affirme le directeur de l'IRIS.Le conflit pourrait également avoir des conséquences économiques importantes, notamment en raison du rôle central de l'Iran dans l'équilibre énergétique mondial. Une escalade militaire dans le détroit d'Ormuz pourrait provoquer une flambée des prix de l'énergie. « Quand le prix de l'énergie augmente, c'est tous les prix qui augmentent : votre essence, votre chauffage, mais aussi votre baguette et vos courses », rappelle Boniface.Dans ce contexte explosif, l'avenir de l'Iran reste incertain : entre résilience du régime, risque de guerre civile et possible redéfinition des équilibres au Moyen-Orient.Suivez Le Média sur sa seconde chaîne Youtube :

    France Culture physique
    Les bombardements occidentaux peuvent-ils sauver les peuples opprimés ?

    France Culture physique

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 38:16


    durée : 00:38:16 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Les États-Unis et Israël bombardent conjointement l'Iran depuis le 28 février 2026. Pour justifier leurs frappes, américains et israéliens ont mis en avant leur souhait de faire tomber le régime des mollahs, afin de libérer le peuple iranien d'un pouvoir autoritaire en place depuis 1979. - invités : Jean-Maurice Ripert Ambassadeur de France, ancien ambassadeur de France en Russie (2013-2017), en Chine (2017-2019), ex représentant permanent de la France au Conseil de sécurité, Président de l'Association française pour les Nations Unies; Mathilde Philip professeur de droit public à la faculté de droit de l'université Jean Moulin Lyon 3 et déléguée générale de la chaire lyonnaise des droits humains et environnementaux; Hirbod Dehghani-Azar avocat franco-iranien, président de l'association Norouz, Prix de la Laïcité 2023 dans la catégorie internationale

    Esprits Libres
    Guerre au Moyen-Orient : « La France est embarquée dans ce conflit de manière défensive » assure Ruth Elkrief

    Esprits Libres

    Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 14:20


    Ruth Elkrief, éditorialiste politique, et Nicolas Beytout, président fondateur du quotidien L'Opinion, apportent leur expertise et leur analyse avisée sur les enjeux de cette situation géopolitique complexe qui se déroule actuellement au Moyen-Orient.L'épisode s'ouvre sur le discours d'Emmanuel Macron adressé aux Français suite aux frappes américaines et israéliennes en Iran. Les invités soulignent la prudence et l'équilibre du positionnement du président, qui cherche à préserver les intérêts français tout en évitant une escalade dangereuse. Ils reviennent sur les hésitations initiales d'Emmanuel Macron, qui a finalement durci le ton face à la réaction iranienne menaçante.Les discussions se portent ensuite sur le rôle de la France dans cette crise. Nos esprits libres expliquent que Paris entretient des échanges discrets avec le Pentagone, sans pour autant s'engager dans une intervention offensive. Ils saluent la fermeté d'Emmanuel Macron qui a fixé des lignes rouges, refusant de participer à une attaque contre l'Iran tout en se positionnant pour défendre les intérêts français et le commerce international.L'analyse s'élargit également à la situation au Liban, où le gouvernement a pris la décision historique d'interdire au Hezbollah la possession d'armes. Les invités soulignent l'importance de ce revirement qui pourrait avoir des répercussions majeures dans la région.Enfin, les discussions se tournent vers les États-Unis et l'épineuse question du but de guerre de Donald Trump. Les experts s'interrogent sur la capacité du président américain à tenir la distance face à l'opposition interne et à mener cette opération militaire jusqu'à son terme, malgré les incertitudes et les risques.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    PuckSports
    Daily Puck Drop "Can we PLEASE get better team USA unis!!"

    PuckSports

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 80:16


    On Tuesday's   Daily Puck Drop, Jason “Puck” Puckett starts off the show discussing the news that the Seahawks will not put the franchise tag on Ken Walker and he will become an unrestricted free agent next week. John Canzano, “The Bald Faced Truth” and JohnCanzano.comjoins Puck to discuss the Wayne Tinkle firing at Oregon State, David Riley's future at WSU, is Dana Altman done at Oregon, will congress intervene in college sports and greed has destroyed the passion for college sports. Danny Kelly, The Ringer, stops by to visit with Puck after spending the past week at the NFL combine.  Danny discusses his latest Ringer Big Board, who he has the Seahawks taking at 32, the disappointing running back class, Ken Walker's future and is their a chance the Raiders don't take Fernando Mendoza?“On This Day…”   We celebrate the man who invented the telephone!Puck wraps up the show with, “Hey, What the Puck!?”    Team USA baseball team…can we please do better with the uniforms?!(1:00) Puck (8:13) John Canzano, JohnCanzano.com (47:35) Danny Kelly, The Ringer (1:13:01)  “On this Day….”  (1:15:43) “Hey, What the Puck!?” 

    Un air d'amérique
    "Nous soutiendrons la légitime défense collective de nos alliés" : Londres autorise les États-Unis à utiliser ses bases militaires contre l'Iran

    Un air d'amérique

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 1:23


    À Londres, le Premier ministre britannique Keir Starmer a autorisé les États-Unis à utiliser ses bases militaires pour sa guerre en Iran. Beaucoup craignent de voir Londres entrer une nouvelle fois dans un conflit à long terme. Écoutez RTL autour du monde du 03 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    C dans l'air
    Guerre en Iran: Trump a-t-il un plan? - L'intégrale -

    C dans l'air

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 62:39


    C dans l'air du 3 mars 2026 - « Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin », martèlent depuis 24 heures les États-Unis et Israël. Le Premier ministre israélien évoque au contraire une « action rapide et décisive ». « Cela pourrait aussi prendre du temps, mais pas des années », a-t-il par ailleurs affirmé sur la chaîne américaine Fox News, alors que l'armée israélienne mène des bombardements incessants et simultanés ce mardi sur Téhéran et le Liban voisin.Aux États-Unis, Donald Trump a affirmé dimanche que cette opération militaire en Iran ne durerait que « quatre semaines », voire « moins ». Un délai confirmé lundi par le secrétaire d'État américain à la Défense, qui a lancé lors d'un point presse : « Ce n'est pas l'Irak. Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin. » Mais quelques heures plus tard, dans une interview accordée au New York Post, le président américain a dit ne pas exclure l'envoi de troupes au sol en Iran, « si elles étaient nécessaires ». Une déclaration fracassante, alors que la Maison-Blanche fait face aux réticences de l'opinion américaine et du Congrès, qui n'a pas été consulté avant le lancement de l'opération militaire et qui voit les pertes américaines s'alourdir : six soldats américains ont été tués.Devant huit parlementaires du Congrès, habilités à recevoir des informations classifiées, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a tenté de justifier les frappes sur Téhéran, insistant sur le fait que l'objectif de cette guerre était « la destruction de leurs capacités [iraniennes] en matière de missiles balistiques et de leurs capacités navales ».En Iran, la riposte se poursuit. Les gardiens de la révolution disent avoir attaqué une base américaine au Bahreïn et l'ambassade américaine à Riyad. Téhéran continue aussi de lancer des attaques de missiles et de drones dans le Golfe et bloque le détroit d'Ormuz, un canal vital pour l'économie mondiale où transite un cinquième des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié de la planète. Le pays s'en prend également à des installations pétrolières, obligeant la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy à cesser sa production de gaz. Avec des conséquences déjà concrètes sur le prix de l'énergie : les cours du gaz et du pétrole flambent au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.Experts :- Frédéric Encel - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB- Nicolas Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, et éditorialiste à Ouest France.- François Chauvancy - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales

    C dans l'air
    Guerre en Iran: Trump a-t-il un plan? - vos questions sms -

    C dans l'air

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 5:38


    C dans l'air du 3 mars 2026 - « Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin », martèlent depuis 24 heures les États-Unis et Israël. Le Premier ministre israélien évoque au contraire une « action rapide et décisive ». « Cela pourrait aussi prendre du temps, mais pas des années », a-t-il par ailleurs affirmé sur la chaîne américaine Fox News, alors que l'armée israélienne mène des bombardements incessants et simultanés ce mardi sur Téhéran et le Liban voisin.Aux États-Unis, Donald Trump a affirmé dimanche que cette opération militaire en Iran ne durerait que « quatre semaines », voire « moins ». Un délai confirmé lundi par le secrétaire d'État américain à la Défense, qui a lancé lors d'un point presse : « Ce n'est pas l'Irak. Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin. » Mais quelques heures plus tard, dans une interview accordée au New York Post, le président américain a dit ne pas exclure l'envoi de troupes au sol en Iran, « si elles étaient nécessaires ». Une déclaration fracassante, alors que la Maison-Blanche fait face aux réticences de l'opinion américaine et du Congrès, qui n'a pas été consulté avant le lancement de l'opération militaire et qui voit les pertes américaines s'alourdir : six soldats américains ont été tués.Devant huit parlementaires du Congrès, habilités à recevoir des informations classifiées, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a tenté de justifier les frappes sur Téhéran, insistant sur le fait que l'objectif de cette guerre était « la destruction de leurs capacités [iraniennes] en matière de missiles balistiques et de leurs capacités navales ».En Iran, la riposte se poursuit. Les gardiens de la révolution disent avoir attaqué une base américaine au Bahreïn et l'ambassade américaine à Riyad. Téhéran continue aussi de lancer des attaques de missiles et de drones dans le Golfe et bloque le détroit d'Ormuz, un canal vital pour l'économie mondiale où transite un cinquième des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié de la planète. Le pays s'en prend également à des installations pétrolières, obligeant la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy à cesser sa production de gaz. Avec des conséquences déjà concrètes sur le prix de l'énergie : les cours du gaz et du pétrole flambent au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.Experts :- Frédéric Encel - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB- Nicolas Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, et éditorialiste à Ouest France.- François Chauvancy - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales

    Débat du jour
    L'IA : l'Afrique a-t-elle une carte à jouer ?

    Débat du jour

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 29:30


    Aujourd'hui, commence la vingtième édition du Mobile World Congress à Barcelone. Il s'agit du plus grand salon mondial de la technologie des télécoms' qui durera 4 jours. Mais ce grand rendez-vous technologique n'est pas uniquement consacré aux smartphones, beaucoup d'autres secteurs sont aussi concernés. L'Intelligence artificielle devrait être omniprésente sur les stands. Et pour la première fois, le continent africain aura son propre pavillon et il devrait présenter son LLM. Le LLM, un programme capable, entre autres, de reconnaître et de générer du texte - notamment en langue swahili ou zoulou. Mais dans cette course à l'IA dominée largement par les États-Unis et la Chine, l'Afrique a-t-elle une carte à jouer ?   Pour en débattre : - Guillaume Grallet, journaliste high-tech au Point et chroniqueur à France 24, auteur du livre Pionniers : voyage aux frontières de l'intelligence artificielle, éditions Grasset; prix du livre d'économie 2025 - Claire Zamuso, experte en Technologies émergentes et innovation à l'Agence Française de Développement (AFD) - Paulin Malatagia, enseignant-chercheur camerounais à l'Université de Yaoundé, responsable de l'équipe de recherche « Intelligence artificielle et sciences des données ».

    7 milliards de voisins
    Comment en finir avec les violences sexuelles sur mineurs ?

    7 milliards de voisins

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 48:30


    Selon les estimations de l'Unicef, plus de 370 millions de filles et de femmes et 240 à 310 millions de garçons et d'hommes ont subi un viol ou une agression sexuelle avant l'âge de 18 ans, à l'échelle mondiale. Des chiffres qui montrent l'ampleur des violences sexuelles sur mineur partout dans le monde. En France, le rapport Sauvé, sorti en 2021, dévoilait l'importance de la pédocriminalité au sein de l'Eglise catholique. Au fur et à mesure que la parole des victimes se libère, les affaires éclatent, souvent bien après les faits. Il est en effet difficile pour les enfants de dénoncer leur agresseur, surtout si celui-ci appartient à la sphère familiale. La peur, la culpabilité, la honte les maintiennent encore dans le silence alors que l'essor du numérique et des réseaux sociaux les expose davantage encore à la pédocriminalité. En 2023, plus de 100 millions de photos et de vidéos à caractère sexuel impliquant des enfants ont été repérées en ligne depuis l'Europe. Des contenus qui mettent directement en danger les enfants et banalisent les violences sur mineur. Dans ce contexte, comment mieux protéger les enfants ? Qui sont les auteurs de ces crimes ? Comment les identifier et prévenir la pédocriminalité ?   Avec : Guilherme RINGUENET, journaliste, auteur du livre Des bourreaux – l'enquête choc sur la pédocriminalité en France : qui sont les auteurs des violences sexuelles sur mineurs (HaperCollins, 2026)   Martine BROUSSE, présidente de La Voix de l'Enfant, fédération d'associations de protection de l'enfance   A retrouver dans l'émission également : Un entretien de Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin en Colombie. Depuis 2024, la ville de Medellin a lancé une campagne de sensibilisation et de lutte contre l'exploitation sexuelle des mineurs. Plusieurs mesures ont été mises en place dont un travail de collaboration avec les États-Unis pour juger les prédateurs sexuels capturés sur le territoire Colombien.   Un reportage de Matthias Raynal, au Maroc, sur le pédocriminel français Jacques Leveugle.   Programmation musicale : ►  ► 

    Un jour dans le monde
    L'impressionnante infiltration israélienne en Iran

    Un jour dans le monde

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 19:56


    durée : 00:19:56 - L'invité d'un jour dans le monde - Une attaque aérienne coordonnée entre Israël et les États-Unis a frappé le centre du pouvoir iranien, au terme de mois d'infiltration. Au 4ème jour du conflit, cette démonstration de force place désormais l'arsenal iranien à l'épreuve de sa capacité de résistance. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Un jour dans le monde
    Arsenal militaire et renseignement dans la guerre en Iran

    Un jour dans le monde

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 37:16


    durée : 00:37:16 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Un raid éclair, au cœur de Téhéran, après des mois de surveillance et d'infiltration : comment Israël et les États-Unis ont-ils pu frapper si haut dans l'appareil iranien ? Et face à cette démonstration de supériorité, l'Iran dispose-t-il d'un arsenal militaire assez puissant pour résister ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Revue de presse Afrique
    À la Une : la guerre en Iran, une opportunité pour le pétrole africain

    Revue de presse Afrique

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 4:25


    Avec la guerre en Iran, les producteurs d'or noir du continent sont sur le devant de la scène… C'est du moins ce que constate Afrik.com. « Si l'escalade guerrière actuelle menace l'équilibre énergétique mondial, elle représente paradoxalement une opportunité majeure pour les pays africains producteurs de pétrole : Nigéria, Algérie, Libye, Angola, Congo, Gabon, Guinée équatoriale notamment. Le continent, qui produit collectivement plus de 8 millions de barils par jour, est en position de tirer un bénéfice considérable de cette redistribution forcée des flux énergétiques planétaires. » Et Afrik.com de rappeler que « le continent africain compte sept des treize membres de l'OPEP et dispose de réserves prouvées de 125 milliards de barils, soit 7,5 % du total mondial. Surtout, la qualité du brut africain correspond précisément aux besoins des acheteurs habituels de pétrole iranien. Par le passé, lors des précédents régimes de sanctions contre l'Iran, c'est vers le Nigéria, l'Angola et l'Irak que les importateurs se sont massivement tournés. (…) L'Union européenne, qui avait remplacé le brut iranien par des importations nigérianes lors de l'embargo de 2012, pourrait emprunter le même chemin. L'Afrique du Sud avait fait de même en se tournant vers le Nigéria, l'Angola et l'Arabie saoudite. » L'exemple de l'Algérie De plus, souligne encore Afrik.com, « l'avantage pour l'Afrique pétrolière est double. Premièrement, la hausse mécanique des cours augmente la valeur de chaque baril exporté. Deuxièmement, la récente décision de l'OPEP d'augmenter les quotas de production de 206 000 barils par jour dès avril ouvre explicitement la porte à une hausse des volumes africains. L'Algérie, membre du groupe des huit pays concernés par cet ajustement, en est directement bénéficiaire. » Le site Observ'Algérie confirme : « Le prix actuel du pétrole dépasse le seuil de 60 dollars par baril fixé dans la loi de finances algérienne pour 2026, ce qui représente un soutien direct aux recettes pétrolières. Avec un Brent à 80 dollars, la différence avec le prix de référence pourrait donc atteindre 20 dollars par baril, générant des revenus supplémentaires significatifs pour l'État algérien. » Soupe à la grimace pour le consommateur… Alors si les producteurs africains d'or noir pourraient tirer leur épingle du jeu, le consommateur de base, lui, risque de subir la hausse du prix du carburant. D'après Jeune Afrique, « si la situation persiste, la fermeture du détroit d'Ormuz sera une catastrophe pour l'économie mondiale et les répercussions sur la distribution de carburant en Afrique seront importantes. Massivement importateurs de produits pétroliers raffinés, les pays africains s'exposent comme ailleurs à la flambée des prix et la menace de pénurie. » Exemple au Sénégal : le Sénégal, relève Dakar Actu, qui « importe la quasi-totalité du pétrole raffiné qu'il consomme. La pêche artisanale, l'agriculture, le transport, l'électricité, tout dépend du carburant importé. Une hausse brutale des prix à la pompe se traduirait immédiatement par une hausse du coût de la vie, des délestages électriques intensifiés et un appauvrissement rapide de pans entiers de la population. » Certes, poursuit Dakar Actu, « le Sénégal est en train de basculer dans le camp des producteurs d'hydrocarbures. Le champ pétrolier de Sangomar a démarré sa production. Mais cette manne ne protégera pas le pays à court terme. Le Sénégal n'a pas encore la capacité de raffiner son propre brut ni de réorienter sa production de gaz vers sa consommation domestique. » Injustice… Interrogé par Walf Quotidien à Dakar, l'économiste Mor Gassama confirme : « Si le prix du pétrole flambe, cela va se répercuter sur ceux des denrées et de tous les produits dérivés aussi bien pour le Sénégal que le monde entier. Plus le conflit dure, poursuit-il, plus il y a la menace d'une inflation généralisée. » Alors que faire ? « Le Sénégal doit se préparer à toutes les éventualités, avoir un stock de sécurité », affirme encore Mor Gassama. Et surtout, « utiliser le pétrole que l'on produit sur nos côtes » et, pour ce faire, « permettre à la SAR, la Société africaine de raffinage, de le raffiner en masse. » Et on revient à Dakar Actu qui conclut ainsi : « l'Afrique, otage silencieuse d'une guerre qui n'est pas la sienne… Il y a quelque chose de profondément injuste dans ce qui se joue. L'Afrique n'est en rien responsable du conflit qui oppose les États-Unis et Israël à l'Iran. Et pourtant, ses populations pourraient en payer un prix exorbitant. »

    InterNational
    Arsenal militaire et renseignement dans la guerre en Iran

    InterNational

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 37:16


    durée : 00:37:16 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - Un raid éclair, au cœur de Téhéran, après des mois de surveillance et d'infiltration : comment Israël et les États-Unis ont-ils pu frapper si haut dans l'appareil iranien ? Et face à cette démonstration de supériorité, l'Iran dispose-t-il d'un arsenal militaire assez puissant pour résister ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Le débat
    Moyen-Orient : l'escalade jusqu'où ?

    Le débat

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 41:26


    C'est le quatrième jour de guerre contre l'Iran. L'armée américaine a affirmé avoir détruit des postes de commandement des Gardiens de la révolution. Dans le même temps, Israël est sur deux fronts : face à l'Iran, mais aussi au Liban contre le Hezbollah. Les Iraniens, eux, ciblent des sites américains dans les pays du Golfe. Deux drones ont visé l'ambassade des États-Unis en Arabie saoudite, provoquant un incendie et la fermeture de l'ambassade. 

    RTL Matin
    Troupes au sol, chute du régime des mollahs... Donald Trump entretient le flou sur les objectifs des États-Unis en Iran

    RTL Matin

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 2:16


    Six militaires américains ont été tués depuis le début de la guerre avec l'Iran il y a trois jours, a annoncé le Pentagone lundi 2 mars dans la soirée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Accents d'Europe
    Iran : le Royaume-Uni face au spectre de l'Irak en 2003

    Accents d'Europe

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 19:30


    Contraints de se positionner face à la guerre au Moyen-Orient, les pays européens jouent pour l'instant la prudence, de peur d'être entrainés dans le conflit. C'est plus particulièrement vrai au Royaume qui a proposé ses bases aux États-Unis pour des opérations défensives. Le Premier ministre britannique est doublement sur la sellette. Washington lui reproche de ne pas s'impliquer davantage. Mais sur le front de la politique intérieure, il doit se défendre de répéter l'erreur de l'invasion de l'Irak en 2003. À Londres, Marie Billon.    En Moldavie, la peur des drones  Vladimir Poutine appelle à un cessez le feu au Moyen-Orient, tandis que les frappes russes se poursuivent en Ukraine. En Moldavie voisine, la guerre impacte la politique mais aussi la vie quotidienne des habitants. Les villages proches de la frontière ukrainienne sont aussi les victimes collatérales du conflit. Des drones violent régulièrement l'espace aérien et s'écrasent parfois avec ou sans explosif. Ces incursions n'ont pas fait de victimes pour l'instant, mais elles installent un climat de peur. Reportage, Maria Gerth Niculescu. Chronique histoire : le discours de Fulton L'idée d'une Europe divisée en deux blocs a été dans notre carte mentale jusqu'au début des années 90 et l'effondrement de l'URSS. C'est l'occasion de revenir sur le fameux discours de Fulton que Winston Churchill a prononcé, il y a tout juste 80 ans, et qui a posé le constat de cette division avec des mots forts. Olivier Favier.  → À lire également sur RFI Connaissances, la série Histoire de la guerre froide.  Environnement  La vague d'inondations qui a touché l'Europe n'a pas épargné l'Albanie. Un pays très impacté par tous les maux environnementaux que sont l'érosion côtière, les canicules et les incendies. Des maux qui sont liés aussi au développement accéléré des infrastructures touristiques. Des projets mal planifiés et mal gérés. C'est particulièrement vrai dans le port de Durrës. Reportage, Louis Seiller.

    Journal d'Haïti et des Amériques
    Que veut Donald Trump en Iran ?

    Journal d'Haïti et des Amériques

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 29:55


    Trois jours après le déclenchement de l'opération « Fureur épique », l'administration Trump est toujours très attendue sur les justifications des frappes contre l'Iran. Les journaux s'interrogent sur les objectifs de Donald Trump en Iran. Car ceux-ci semblent changer de jour en jour. Il a d'abord été question d'éliminer la menace nucléaire iranienne, puis de faire tomber le régime des mollahs. Mais, cette idée semble désormais être abandonnée. Alors le Globe and Mail au Canada se pose la question : Donald Trump veut-il un changement de régime ou simplement « tondre le gazon », c'est-à-dire affaiblir l'adversaire ? Le quotidien prévient : « Tout comme l'herbe, la puissance militaire peut repousser. Tout comme l'herbe, il faudra peut-être la tondre à nouveau dans quelques mois ou quelques années ». Pour Politico, en tout cas, un scénario à la vénézuélienne, c'est-à-dire décapiter le régime pour laisser s'installer un pouvoir plus coopératif, est difficilement envisageable. L'Iran n'est pas le Venezuela, avertit Politico. Il ne s'agit pas d'un pouvoir mafieux en place depuis un quart de siècle, mais d'une théocratie installée depuis cinq décennies. Et contrairement au Venezuela, et bien que Donald Trump ait affirmé le contraire dimanche (1er mars 2026), son administration n'a identifié aucun successeur à l'ayatollah Khamenei.   Un pari à hauts risques La presse se penche également sur les conséquences politiques de ce conflit pour Donald Trump. C'est le cas du New York Times, pour qui le locataire de la Maison Blanche joue là son propre avenir politique, mais aussi celui de son parti. Car même si sa base semble le soutenir pour l'instant, certains de ses alliés disent craindre en privé que les coûts de cette guerre soient plus élevés que les gains. Cela, relève le New York Times, risque de placer les candidats républicains aux élections de mi-mandat dans une position délicate si le conflit tourne mal ou si l'Iran sombre dans le chaos. Devront-ils continuer à soutenir leur chef ou, au contraire, prendre leurs distances ? Aux États-Unis, toujours, le couple Clinton a été entendu vendredi (27 février 2026) à huis-clos, et sous serment, par une commission de la Chambre des représentants sur ses liens avec le milliardaire pédocriminel. Les vidéos de ces auditions ont été rendues publiques hier (2 mars). Deux vidéos de chacune un peu plus de quatre heures et demie, et dont la presse propose un condensé. C'est le cas de Politico, qui liste les plus grandes révélations de ces dépositions. C'est du moins comme ça qu'il le titre. On y apprend notamment comment l'ex-président a rencontré Epstein – c'était en 2001 ou 2002, à bord de l'avion du financier. On y lit aussi que Bill Clinton ne savait rien des activités sexuelles de l'entourage d'Epstein. Les femmes qu'il a croisées dans le jet du milliardaire ? Il pensait qu'il s'agissait simplement d'hôtesses de l'air.   À Cuba, Granma frappé par la crise À Cuba, Granma, le journal officiel, ne paraîtra désormais qu'une fois par semaine. Dernier symptôme d'un pays au bord de l'asphyxie. « L'agonie de Granma, porte-voix d'un régime acculé par la crise », titre ainsi 14ymedio. « Avec ses quelques pages et ses titres triomphalistes, écrit le site d'information, le principal média de propagande du régime cubain est la victime la plus récente de la crise énergétique qui frappe l'île. Mais sa coupure, plus qu'une perte d'informations, est le signe de la fin d'un modèle d'endoctrinement », poursuit 14ymedio qui nous conduit dans un pays où les journaux servent de couvertures aux sans-abris, et où les étudiants en journalisme sont privés de cours à cause des coupures de courant. Sur le site d'El Estornudo, enfin, vous lirez le portrait de celui avec qui Washington pourrait bien négocier l'avenir du régime cubain. Il s'appelle Raul Guillermo Rodriguez Castro. Mais en raison d'une malformation à la main, on le surnomme « le Crabe ». C'est le petit-fils de l'ex-président Raul Castro. Son préféré. Et c'est celui sur qui le secrétaire d'État états-unien Marco Rubio aurait jeté son dévolu. « L'avenir de Cuba entre les pinces du Crabe », c'est donc à lire sur le site d'El Estornudo.   Haïti face aux défis climatiques En Haïti, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales veut des « réponses structurées » pour renforcer la prévention face aux défis climatiques. « Les autorités insistent sur le rôle des collectivités territoriales dans le contrôle de l'urbanisation, la protection des zones à risques et la sensibilisation des communautés, tout en appelant au renforcement des équipements, de la formation et des systèmes d'alerte. Des engagements récurrents mais qui peinent à se concrétiser alors que les inondations meurtrières la semaine dernière dans le nord rappellent l'urgence d'agir », remarque Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse. Sur Alterpresse, le Regroupement des Haïtiens de Montréal contre l'Occupation d'Haïti estime, dans une tribune, que depuis que le pouvoir a été transmis uniquement à Alix Didier Fils-Aimé, la police a changé d'attitude et qu'elle interviendrait moins efficacement sur le terrain. Il dénonce une instrumentalisation de la violence à des fins politiques. « Delmas connaît depuis le début de l'année une recrudescence des enlèvements, y compris impliquant des policiers », relève Gotson Pierre. C'est un événement très important pour les peuples indigènes de Méso-Amérique : les dix ans de l'assassinat, au Honduras, de la militante environnementale indigène Berta Caceres. Des rassemblements sont prévus toute la semaine, dans les communautés indigènes du Guatemala, de Salvador, du Costa Rica ou encore du Mexique pour rendre hommage à cette militante indigène hondurienne, lauréate du prix Goldman pour l'environnement. Berta Cáceresa a été assassinée par balle, dans la nuit du 2 au 3 mars 2016, dans sa maison. Elle était à la tête d'un mouvement qui s'opposait à la construction de plusieurs barrages hydroélectriques sur les fleuves du centre du Honduras. Dix ans après sa mort, elle incarne toujours cette lutte : celle pour la défense des terres, des rivières face à l'extraction intensive des ressources naturelles. Un dossier de notre correspondante à Tegucigalpa, Marie Griffon.

    Débat du jour
    L'IA : l'Afrique a-t-elle une carte à jouer ?

    Débat du jour

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 29:30


    Aujourd'hui, commence la vingtième édition du Mobile World Congress à Barcelone. Il s'agit du plus grand salon mondial de la technologie des télécoms' qui durera 4 jours. Mais ce grand rendez-vous technologique n'est pas uniquement consacré aux smartphones, beaucoup d'autres secteurs sont aussi concernés. L'Intelligence artificielle devrait être omniprésente sur les stands. Et pour la première fois, le continent africain aura son propre pavillon et il devrait présenter son LLM. Le LLM, un programme capable, entre autres, de reconnaître et de générer du texte - notamment en langue swahili ou zoulou. Mais dans cette course à l'IA dominée largement par les États-Unis et la Chine, l'Afrique a-t-elle une carte à jouer ?   Pour en débattre : - Guillaume Grallet, journaliste high-tech au Point et chroniqueur à France 24, auteur du livre Pionniers : voyage aux frontières de l'intelligence artificielle, éditions Grasset; prix du livre d'économie 2025 - Claire Zamuso, experte en Technologies émergentes et innovation à l'Agence Française de Développement (AFD) - Paulin Malatagia, enseignant-chercheur camerounais à l'Université de Yaoundé, responsable de l'équipe de recherche « Intelligence artificielle et sciences des données ».

    Franck Ferrand raconte...
    Harriett Tubman, la rébellion d'une esclave

    Franck Ferrand raconte...

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 22:27


    Jeune esclave du Maryland, Harriet Tubman s'enfuit pour rejoindre l'état abolitionniste de Pennsylvanie avant la guerre de Sécession. Elle emprunte un réseau d'évasion, l'Underground Railroad, dont elle deviendra une figure.Alors qu'elle n'est qu'une enfant, Harriett Tubman, surnommée Mint, subit les mauvais traitements de sa maîtresse dans une plantation du Maryland. Battue et maltraitée depuis son plus jeune âge, elle rêve de liberté et saisit sa chance lorsque la plantation est sur le point d'être vendue. À 22 ans, elle s'échappe et rejoint l'Underground Railroad, un réseau clandestin qui aide les esclaves à fuir vers le Nord abolitionniste et le Canada.Mais Harriet, comme elle se fait désormais appeler, ne s'arrête pas là. Courageuse et déterminée, elle retourne à de multiples reprises dans le Sud esclavagiste pour libérer sa famille et d'autres esclaves, bravant les dangers et la prime mise sur sa tête. Surnommée "Moïse" par les milieux abolitionnistes, elle mène avec succès jusqu'à 19 expéditions, libérant près de 70 personnes.Pendant la Guerre de Sécession, elle met ses compétences au service de l'armée de l'Union. Devenue espionne et guide, elle participe à des raids qui permettent de libérer des centaines d'esclaves.

    Les pieds sur terre
    Un français détenu par l'ICE

    Les pieds sur terre

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 28:43


    durée : 00:28:43 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Emilie Chaudet - En mars 2025, Julien Pereira, manager d'un club de tennis dans le Connecticut, a appris avec stupeur que son visa de travail ne serait pas renouvelé. Il a ensuite été interpellé par la police aux frontières des États-Unis. - réalisation : Emmanuel Geoffroy

    Histoire Vivante - La 1ere
    Les amis de la Suisse (4/5) : La Suisse et les Etats Unis, une relation sous pression

    Histoire Vivante - La 1ere

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 29:15


    Si l'administration états-unienne actuelle semble prendre un malin plaisir à se faire les dents sur la Suisse, ça n'est pas la première fois. En 1945, les États-Unis et l'Union soviétique reprochent à la Suisse sa neutralité mais surtout ses échanges commerciaux intenses avec l'Allemagne au cours de la Deuxième guerre mondiale. Pour sortir des listes noires des vainqueurs de la guerre, il va falloir négocier. Un accord qui s'annonçait impossible est trouvé à Washington en 1946. Janick Schafelbuehl, historienne, spécialiste de l'histoire des relations internationales de la Suisse à l'Université de Lausanne.

    Histoire Vivante - La 1ere
    Les amis de la Suisse (5/5) : Suisse - États-Unis, la fin de l'idylle ?

    Histoire Vivante - La 1ere

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 31:42


    Depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, la Suisse soigne ses relations avec les États-Unis. Pendant plus de quarante ans, c'est la guerre froide qui organise la planète, mais une fois le mur de Berlin et l'Union soviétique effondrés, que se passe-t-il ? Fonds juifs en déshérence, secret bancaire, taxes douanières, à vue de nez on a l'impression que les crises entre les deux États amis sont plus fréquentes et gagnent à chaque fois en intensité. On retrouve Janick Schaufelbuehl, historienne, spécialiste de l'histoire des relations internationales de la Suisse à l'Université de Lausanne, pour vérifier cette hypothèse. La Suisse a échappé aux sanctions en 1946 grâce aux accords de Washington et à un gros chèque de 250 millions de francs mais, en 1995, les fantômes de la Deuxième guerre mondiale reviennent hanter la Suisse.

    C dans l'air
    Guerre en Iran: un embrasement hors de contrôle... - L'intégrale -

    C dans l'air

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 63:25


    C dans l'air du 2 mars 2026 - Guerre en Iran : la dangereuse escaladeL'Iran et maintenant le Liban. Au troisième jour de l'opération militaire américano-israélienne contre le régime des mollahs, l'armée israélienne continue de mener, ce lundi, des frappes « à grande échelle » sur Téhéran et vise également le Hezbollah libanais, qui, pour la première fois dans le conflit, a tiré sur Israël, en représailles à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. Des bombardements ont eu lieu sur la capitale ainsi qu'en périphérie sud, alors que le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé ce lundi que le chef du Hezbollah finirait « au fin fond de l'enfer ».En Iran, où les attaques de missiles se poursuivent et ont frappé des immeubles d'habitation, le régime des mollahs, même affaibli, riposte : Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Chypre, Bahreïn, Koweït… L'Iran mène des frappes multiples dans la région, et notamment en Israël, où les villes de Tel-Aviv, Jérusalem-Est et Haïfa ont été prises pour cible. La République islamique d'Iran est certes décapitée, mais pas renversée. Le président iranien a promis qu'un nouveau guide serait rapidement désigné. En attendant, le pays est de nouveau coupé du monde, alors que l'embrasement est régional.Aux États-Unis, Donald Trump justifie l'intervention militaire et prévient qu'elle va durer. Dans une interview donnée au New York Times, dimanche, le président américain évoque une opération de « quatre à cinq semaines » et prépare les Américains à des pertes. Quatre militaires américains ont été tués depuis le déclenchement de la guerre. « Malheureusement, il y en aura probablement d'autres avant la fin. C'est comme ça », a déclaré le président américain dans une vidéo publiée sur sa plateforme Truth Social, après l'annonce de ces morts. Il a affirmé, dans une courte allocution au ton solennel : « L'Amérique va venger ses morts et porter le coup le plus sévère aux terroristes qui ont déclaré la guerre contre, fondamentalement, la civilisation. »« Les opérations militaires vont continuer à pleine puissance pour le moment et elles se poursuivront jusqu'à ce que tous nos objectifs soient atteints », a-t-il déclaré depuis sa résidence de Mar-a-Lago, tout en restant flou sur ce qu'il envisage pour la suite. Ainsi, tout en disant qu'il reviendrait au peuple iranien de renverser le pouvoir, il a vanté l'opération américaine du début d'année au Venezuela. « Ce que nous avons fait au Venezuela, je pense, est le scénario parfait, le scénario parfait », a-t-il déclaré.Depuis l'île Longue à Brest, où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins français, le président de la République a estimé ce lundi que la France doit « renforcer sa dissuasion nucléaire face à la combinaison des menaces » et a annoncé une augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises. « Nous devons penser notre stratégie de dissuasion dans la profondeur du continent européen, dans le plein respect de notre souveraineté. Avec la mise en place progressive de ce que j'appellerai une dissuasion avancée » a-t-il également expliqué.Alors, quelle est la situation au Moyen-Orient ? Quels sont les « objectifs » de Trump et Netanyahu ? Quel futur pour l'Iran et la région ? Quels sont les scénarios envisageables ? La France peut-elle se retrouver, malgré elle, partie prenante du conflit ? Experts :- GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- ALAIN BAUER - Professeur émérite - CNAM- AGNÈS LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMOInstitut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient- CHRISTINE OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture

    Appels sur l'actualité
    [Vos questions] Émission spéciale sur la crise iranienne

    Appels sur l'actualité

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 19:24


    Les États-Unis et Israël ont frappé l'Iran. En représailles, l'Iran a lancé une nouvelle vague de missiles et de frappes contre des bases militaires américaines et israéliennes dans la région, alors que le pouvoir iranien a confirmé la mort de l'Ayatollah Ali Khamenei. Qu'est-ce que cela change pour l'avenir de l'Iran, de ses voisins, et du monde ?  Avec Firouzeh Nahavandi, professeure émérite à l'Université libre de Bruxelles autrice de «Femmes iraniennes, évolution ou révolution, comment survivre sous un régime islamique » (éditions Code 9). 

    Reportage International
    La Suisse relance la rénovation de ses abris antiatomiques

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 2:36


    En Suisse, la loi oblige chaque habitant à avoir une place dans un abri antiatomique. Certains de ces bunkers, construits pendant la guerre froide, vieillissent. Échaudé par la guerre en Ukraine et le contexte géopolitique explosif, le gouvernement suisse veut les rénover.  De notre correspondant à Genève, Un bunker, c'est un peu comme une maison : ça s'entretient. Christian Sinigaglia est à la tête d'une PME spécialisée dans la construction et la rénovation d'abris antiatomiques. Le bunker que nous visitons près de l'aéroport est totalement à refaire car le béton, même lorsqu'il est armé, peut s'user avec le temps. Cela sans compter les nombreuses interventions des Suisses, qui ont tendance à s'approprier leurs abris comme une pièce supplémentaire de leur habitation.  « Ce qui se fait beaucoup aussi, c'est ce qu'on appelle des ''carnotzet'', précise Christian Sinigaglia. Vous avez un petit bar, et puis, les gens viennent boire l'apéritif, jouer aux cartes… Il faut amener de l'eau, de l'électricité, des choses qui ne sont pas prévues initialement, donc les gens font un peu tout et n'importe quoi ! Ils percent à travers les murs, mais on n'a pas le droit de toucher à l'enveloppe de l'abri. C'est ça qui pose un gros problème. » Et pourtant, la loi suisse oblige les propriétaires d'abri à les entretenir pour qu'ils soient utilisables. Hier, c'était en cas de conflit nucléaire entre l'Union soviétique et les États-Unis. Le risque n'est toujours pas totalement écarté. On le voit avec la guerre en Ukraine, même si on ne construit pas forcément des abris aujourd'hui comme on le faisait au temps de la guerre froide. « Les Américains ont développé des bombes qui exposent non plus à l'impact, mais qui peuvent pénétrer jusqu'à certaines profondeurs et ensuite exploser, détaille le spécialiste. Donc, c'est vraiment de travailler sur une cellule qui, elle, résiste à toute déflagration, toute onde de choc. » À lire aussiAllemagne: face à la crainte de la Russie et de la guerre, un plan pour recenser les abris 370 000 abris antiatomiques en Suisse  Il s'agit donc moins de construire des abris antiatomiques, avec tout le nécessaire pour survivre pendant de longs mois, que des abris antibombes, voire anticatastrophes tout court. Ces dernières années, les bunkers ont servi par exemple à protéger la population lors d'accidents industriels et chimiques. Le cabinet d'architectes de Tanguy Caversaccio se trouve à Lausanne. Ce jeune professeur à l'École polytechnique fédérale de Zurich a beaucoup travaillé sur le sujet des abris antiatomiques. Il leur a même consacré une exposition : « La guerre en Ukraine déclenche des intérêts beaucoup plus importants chez le Suisse de savoir s'il est en sécurité ou pas, et qu'il puisse aller se cacher sous terre. Cette espèce de thermomètre de l'anxiété du Suisse grandit ou diminue selon le contexte géopolitique. » Entre les abris publics et les abris privés, on estime que les neuf millions de Suisses ont tous une place garantie dans ces infrastructures. Le gouvernement a fait passer de 800 à 1 400 francs suisses [1 530 euros environ] le montant de la taxe dont il faut s'acquitter si on ne veut pas construire un abri avec sa maison. La somme alimente un fonds national destiné aux bunkers. Il approche aujourd'hui le milliard d'euros, mais on sait qu'il ne suffira pas pour rénover les 370 000 abris antiatomiques répartis dans le sous-sol de la Suisse.  ► Un reportage à retrouver en version longue sur Accents d'Europe À lire aussiIsraël: à Tel-Aviv, la ruée vers les abris antimissiles privés fait grimper le prix de l'immobilier

    Du grain à moudre
    Guerre régionale : quelle est la stratégie de l'Iran ?

    Du grain à moudre

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 38:18


    durée : 00:38:18 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - La guerre initiée par Israël et les États-Unis contre l'Iran se régionalise : les Gardiens de la Révolution ont en effet déclaré avoir visé quelque 500 points stratégiques dans la région – des cibles toutes liées aux deux pays occidentaux – au moyen de plus de 700 drones et de centaines de missiles. - invités : Thierry Coville Docteur en sciences économiques, spécialiste de l'Iran à l'IRIS; Julia Tomasso Enseignante-chercheuse à l'IRIS, spécialiste des politiques de défense et des cultures stratégiques au Proche et Moyen-Orient, notamment celles de l'Iran

    Le Gratin par Pauline Laigneau
    [Extrait] Le prix réel d'un lancement de marque aux Etats-Unis. Carole Benaroya, Kujten

    Le Gratin par Pauline Laigneau

    Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 3:29


    ✨ Ce dimanche, je partage avec vous un extrait avec Carole Benaroya, CEO et co-fondatrice de Kujten, sur l'ouverture d'une boutique aux États-Unis. Elle explique sans filtre ce que cela implique : des salaires deux à trois fois plus élevés qu'en France, des loyers vertigineux… et des prix quasiment doublés pour rester rentable. Un échange passionnant sur la réalité du développement international.La suite dès lundi matin !Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

    Génération Do It Yourself
    #526 - VF - Alice Bentinck - Entrepreneurs First - Maîtriser l'art de s'associer

    Génération Do It Yourself

    Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 127:49


    Check out the episode in its original version here : https://www.gdiy.fr/podcast/alice-bentinck-vo/C'est probablement la fondatrice la plus sous-estimée d'Europe.Alice Bentinck est discrète.Pourtant, elle a contribué à construire 15 milliards de dollars de valeur d'entreprises en 10 ans.Alice est la co-fondatrice d'Entrepreneurs First, le fonds qui trouve des fondateurs avant qu'ils aient une société, avant qu'ils aient une idée, parfois avant même qu'ils sachent qu'ils pensent à entreprendre.Le modèle paraît improbable, nombreux sont les VC qui lui ont dit que ça ne marcherait jamais.Aujourd'hui, Entrepreneurs First a accompagné plus de 500 startups, et compte Reid Hoffman et Patrick Collison parmi ses investisseurs.Dans cet épisode, Alice dévoile tout ce qu'elle a appris sur les co-fondateurs : pourquoi les ruptures tuent plus de startups qu'une mauvaise idée, comment savoir en 48h si on est avec le bon partenaire, pourquoi être trois co-fondateurs peut coûter très cher, et pourquoi la mégalomanie n'est pas forcément un défaut mais une caractéristique commune à tous les grands entrepreneurs.Si vous n'avez toujours pas trouvé le bon associé, ou si vous doutez que celui que vous avez soit vraiment le bon, cet épisode est fait pour vous.Vous pouvez contacter Alice sur Linkedin.Si vous souhaitez candidater chez Entrepreneurs First, écrivez à Julia et Anastasia à cette adresse : gdiy@joinef.comTIMELINE:00:00:00 : Repérer les entrepreneurs le plus tôt possible00:10:34 : L'erreur qui tue les startups00:16:05 : Le piège des 3 fondateurs00:23:58 : Avoir la conversation difficile00:30:21 : La méthode d'Alice pour détecter les entrepreneurs potentiels00:40:23 : Lever des fonds aux États-Unis sans vendre son âme européenne00:47:28 : Comment EF est passé de 10 à 100 startups par an00:57:59 : L'importance géographique sur la vitesse d'exécution01:05:32 : Votre première entreprise n'a pas besoin de fonctionner01:12:38 : Se sentir différent : la première étape pour réussir01:27:05 : La réalité derrière le 99601:42:50 : Les entrepreneurs européens n'ont pas les bonnes priorités01:49:17 : Gérer sa santé et un portefeuille de 15 milliards grâce à l'IA01:53:56 : Le secret à 1000€ de l'heure : la magie du coachingLes anciens épisodes de GDIY mentionnés : #500 - VF - Reid Hoffman - LinkedIn, Paypal - Comment dompter l'invention la plus puissante de l'humanité#487 - VF - Anton Osika - Lovable - Internet, Business et IA : rien ne sera jamais plus comme avant#429 - Nicolas Dessaigne - Y Combinator - Le berceau des futurs géants de la tech#483 - Carlos Ghosn - Out of the box : masterclass business de l'évadé du siècle#158 Edgar Grospiron - Athlète et conférencier - Avance, fais-toi confiance.Nous avons parlé de :DuolingoLe portfolio d'Entrepreneurs firstY CombinatorNotre documentaire sur le rêve américainAu Royaume-Uni, l'impopularité du Brexit relance le débat sur les liens avec l'UEOpenAI to remove non-profit control and give Sam Altman equityAztecPolyAIThe 996 working hour systemLes recommandations de lecture :Fierce Conversations, par Susan ScottSuper Founders, par Ali TamasebThe Road Less Travelled, par M.Scott PeckHow to Be a Founder, par Alice BentinckA work in progress, par René RedzepiVous souhaitez sponsoriser Génération Do It Yourself ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.