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Les États-Unis ont mené des frappes "décisives" contre les Houthis au Yémen, tuant neuf civils selon les rebelles, attisant les tensions régionales.Traduction:The United States conducted "decisive" strikes against the Houthis in Yemen, killing nine civilians according to the rebels, exacerbating regional tensions. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
NB: il y a eu un problème au montage avec une première version, le son était décalé. Voici la verion "propre". Désolé pour ça. Operation Absolute Resolve, Trump et la fin de l'ordre libéral. Comprendre la nouvelle grammaire de la puissance à la suite de l'opération "Résolution absolue".Le 3 janvier 2026, les États-Unis enlèvent le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d'une opération militaire éclair. L'événement sidère, choque, divise. Certains y voient la chute d'un narco-État, d'autres un retour assumé à l'impérialisme le plus brutal.Mais si l'on s'arrête à l'indignation ou à l'approbation morale, on passe à côté de l'essentiel.Cet épisode ne parle pas seulement du Venezuela. Il parle de la transformation accélérée de l'ordre mondial. De la fin assumée du multilatéralisme. Du retour des logiques d'empire, de sphères d'influence et de rapports de force nus. De l'énergie, des ressources, de la monnaie, et de la peur du déclin qui structure désormais la vision du monde de Washington et de ses adversaires.Dans cet épisode, je propose de prendre du recul pour comprendre ce que cette opération révèle vraiment : une nouvelle grammaire de la puissance, les contradictions de la stratégie américaine, ce que cela autorise au reste du monde, et pourquoi l'Europe se retrouve plus que jamais marginalisée.Le Venezuela n'est peut-être pas une exception. Il pourrait bien être le premier acte d'un monde qui change beaucoup plus vite qu'on ne veut l'admettre.
Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'Économie, est aujourd'hui à la tête de plusieurs entreprises, dont la Compagnie des Amandes et Alfeor dans le nucléaire. Dans cet épisode, nous parlons de politique économique, de désindustrialisation, de réindustrialisation, de souveraineté et du rôle de l'Europe.J'ai voulu l'inviter car je constate depuis longtemps les limites de l'action politique en France face aux défis économiques, écologiques et sociaux. Et qui mieux qu'un ancien ministre de l'Économie – aujourd'hui entrepreneur engagé – pour en parler franchement ?Arnaud ne mâche pas ses mots : critique de l'Union Européenne, inquiet de la vassalisation économique de la France face à la Chine et aux États-Unis, il appelle à un sursaut productif, à la réindustrialisation, et à une refondation profonde de notre appareil productif. On n'est pas toujours d'accord, notamment sur l'écologie, mais sa vision force le respect, tant elle est construite et passionnée.Cet épisode est aussi l'occasion d'annoncer que je recevrai de plus en plus de personnalités politiques sur Vlan! – car il est temps de reconnecter les enjeux économiques et politiques à notre quotidien.Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan10 idées clefs :1. La France est en déclin économique majeurMontebourg dresse un constat alarmant : la France est en chute libre sur le plan économique, avec une balance commerciale fortement déficitaire, une désindustrialisation profonde, et une incapacité à financer son modèle social.2. Une critique sévère de l'Union EuropéenneIl accuse l'Union européenne de ne pas protéger ses membres, d'agir comme une technocratie autoritaire, et de contribuer à la vassalisation économique des pays membres, en particulier la France, face aux États-Unis et à la Chine.3. La nécessité absolue de réindustrialiser la FranceMontebourg milite pour une stratégie de redressement productif : relocaliser la production, créer de l'activité dans les territoires, et réorganiser toute l'économie autour de la production nationale plutôt que de la consommation.4. Un pays colonisé économiquementIl parle de la France comme d'une colonie numérique et économique, dominée par les GAFAM et les puissances étrangères qui captent l'épargne et la valeur économique nationale, sans contrepartie productive locale.5. Une politique française centrée sur le consommateur, au détriment du producteurSelon lui, le pouvoir a trop longtemps favorisé le pouvoir d'achat immédiat en important massivement, plutôt que de soutenir l'appareil productif français (agriculture, industrie, etc.).6. Le rôle pervers de l'épargne et de la fiscalitéLa fiscalité actuelle favorise les retraités (plus aisés et politiquement puissants) et pénalise les actifs. L'épargne française, au lieu de soutenir l'industrie locale, est captée par la tech américaine.7. Une stratégie de relocalisation préciseIl appelle à relocaliser les productions de base (médicaments, pâtes, chips, huile d'olive, etc.), ce qui pourrait créer des milliers d'emplois et revitaliser les territoires.8. Des solutions concrètes via l'État et l'investissementMontebourg insiste sur le rôle central de l'État pour impulser le changement : aides publiques, investissements industriels massifs, réforme du secteur bancaire, orientation de l'épargne vers la production.9. L'écologie doit être pragmatique et non punitiveIl critique l'écologie politique actuelle comme moralisatrice et contre-productive, et appelle à une transition écologique pilotée par l'État, appuyée sur le nucléaire, la géothermie et les ENR.10. Un appel à l'engagement politique citoyenEnfin, il encourage les jeunes à s'engager dans les partis politiques pour renouveler la classe dirigeante et bâtir une nouvelle vision pour le pays.5 citations marquantes :« La France est une économie de pays pauvre avec une protection sociale de pays riche. »« L'Union européenne est devenue une machine à réglementer, pas à protéger. »« Nous sommes des colonisés économiques. »« Il faut sortir les hallebardes. »« Ce n'est pas que Macron, c'est 30 ans de mauvaise stratégie. »10 questions posées Comment vous envisagez la situation de la France aujourd'hui ?Est-ce que vous pensez que la France doit sortir de l'Europe ?Qui est responsable de la désindustrialisation française ?Que recommandez-vous pour réindustrialiser le pays ?Pourquoi les politiques n'agissent pas ?Est-ce que la France devient un pays en voie de développement ?Que pensez-vous du pouvoir d'achat et de la taxation du travail ?Pourquoi l'épargne française finance-t-elle la tech américaine ?Quelle place pour l'écologie dans votre vision ?Quel type de dirigeants faudrait-il pour changer le pays ?5. Récapitulatif des timestamps clés:00:00 – Introduction : Pourquoi Arnaud Montebourg ?01:57 – L'économie française est en chute libre04:20 – La responsabilité de la France dans son déclin08:00 – Critique virulente de l'Union Européenne13:30 – Vers une réindustrialisation de la France18:00 – La France, colonie numérique ?24:00 – Répartition injuste des richesses et retraites31:00 – L'enjeu de la production locale41:00 – Les retraités gagnent mieux que les actifs ?45:00 – Le rôle crucial de l'État dans la transition écologique52:00 – Quel type de leadership pour la France ? Suggestion d'autres épisodes à écouter : #351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 1) avec Antoine Foucher (https://audmns.com/chQnSYy) #186 Quel nouveau modèle pour la France avec David Djaiz (https://audmns.com/GSOSydk) #315 Le (potentiel) impact économique du R.N au pouvoir avec Vincent Pons (https://audmns.com/ldDawRH)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'Économie, est aujourd'hui à la tête de plusieurs entreprises, dont la Compagnie des Amandes et Alfeor dans le nucléaire. Dans cet épisode, nous parlons de politique économique, de désindustrialisation, de réindustrialisation, de souveraineté et du rôle de l'Europe.J'ai voulu l'inviter car je constate depuis longtemps les limites de l'action politique en France face aux défis économiques, écologiques et sociaux. Et qui mieux qu'un ancien ministre de l'Économie – aujourd'hui entrepreneur engagé – pour en parler franchement ?Arnaud ne mâche pas ses mots : critique de l'Union Européenne, inquiet de la vassalisation économique de la France face à la Chine et aux États-Unis, il appelle à un sursaut productif, à la réindustrialisation, et à une refondation profonde de notre appareil productif. On n'est pas toujours d'accord, notamment sur l'écologie, mais sa vision force le respect, tant elle est construite et passionnée.Cet épisode est aussi l'occasion d'annoncer que je recevrai de plus en plus de personnalités politiques sur Vlan! – car il est temps de reconnecter les enjeux économiques et politiques à notre quotidien.Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan10 idées clefs :1. La France est en déclin économique majeurMontebourg dresse un constat alarmant : la France est en chute libre sur le plan économique, avec une balance commerciale fortement déficitaire, une désindustrialisation profonde, et une incapacité à financer son modèle social.2. Une critique sévère de l'Union EuropéenneIl accuse l'Union européenne de ne pas protéger ses membres, d'agir comme une technocratie autoritaire, et de contribuer à la vassalisation économique des pays membres, en particulier la France, face aux États-Unis et à la Chine.3. La nécessité absolue de réindustrialiser la FranceMontebourg milite pour une stratégie de redressement productif : relocaliser la production, créer de l'activité dans les territoires, et réorganiser toute l'économie autour de la production nationale plutôt que de la consommation.4. Un pays colonisé économiquementIl parle de la France comme d'une colonie numérique et économique, dominée par les GAFAM et les puissances étrangères qui captent l'épargne et la valeur économique nationale, sans contrepartie productive locale.5. Une politique française centrée sur le consommateur, au détriment du producteurSelon lui, le pouvoir a trop longtemps favorisé le pouvoir d'achat immédiat en important massivement, plutôt que de soutenir l'appareil productif français (agriculture, industrie, etc.).6. Le rôle pervers de l'épargne et de la fiscalitéLa fiscalité actuelle favorise les retraités (plus aisés et politiquement puissants) et pénalise les actifs. L'épargne française, au lieu de soutenir l'industrie locale, est captée par la tech américaine.7. Une stratégie de relocalisation préciseIl appelle à relocaliser les productions de base (médicaments, pâtes, chips, huile d'olive, etc.), ce qui pourrait créer des milliers d'emplois et revitaliser les territoires.8. Des solutions concrètes via l'État et l'investissementMontebourg insiste sur le rôle central de l'État pour impulser le changement : aides publiques, investissements industriels massifs, réforme du secteur bancaire, orientation de l'épargne vers la production.9. L'écologie doit être pragmatique et non punitiveIl critique l'écologie politique actuelle comme moralisatrice et contre-productive, et appelle à une transition écologique pilotée par l'État, appuyée sur le nucléaire, la géothermie et les ENR.10. Un appel à l'engagement politique citoyenEnfin, il encourage les jeunes à s'engager dans les partis politiques pour renouveler la classe dirigeante et bâtir une nouvelle vision pour le pays.5 citations marquantes :« La France est une économie de pays pauvre avec une protection sociale de pays riche. »« L'Union européenne est devenue une machine à réglementer, pas à protéger. »« Nous sommes des colonisés économiques. »« Il faut sortir les hallebardes. »« Ce n'est pas que Macron, c'est 30 ans de mauvaise stratégie. »10 questions posées Comment vous envisagez la situation de la France aujourd'hui ?Est-ce que vous pensez que la France doit sortir de l'Europe ?Qui est responsable de la désindustrialisation française ?Que recommandez-vous pour réindustrialiser le pays ?Pourquoi les politiques n'agissent pas ?Est-ce que la France devient un pays en voie de développement ?Que pensez-vous du pouvoir d'achat et de la taxation du travail ?Pourquoi l'épargne française finance-t-elle la tech américaine ?Quelle place pour l'écologie dans votre vision ?Quel type de dirigeants faudrait-il pour changer le pays ?5. Récapitulatif des timestamps clés:00:00 – Introduction : Pourquoi Arnaud Montebourg ?01:57 – L'économie française est en chute libre04:20 – La responsabilité de la France dans son déclin08:00 – Critique virulente de l'Union Européenne13:30 – Vers une réindustrialisation de la France18:00 – La France, colonie numérique ?24:00 – Répartition injuste des richesses et retraites31:00 – L'enjeu de la production locale41:00 – Les retraités gagnent mieux que les actifs ?45:00 – Le rôle crucial de l'État dans la transition écologique52:00 – Quel type de leadership pour la France ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:13 - Géopolitique - par : Pierre Haski - A qui le tour ? Dans des déclarations à la presse, Donald Trump dresse sa liste de cibles après le Venezuela : la Colombie, Cuba, et de nouveau le Groenland, dépendance du Danemark membre de l'OTAN. Ce serait la fin de l'OTAN si les États-Unis usaient de la force, selon la première ministre danoise. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le Journal en français facile du mardi 6 janvier 2026, 17 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CKLi.A
Operation Absolute Resolve, Trump et la fin de l'ordre libéral. Comprendre la nouvelle grammaire de la puissance à la suite de l'opération "Résolution absolue".Le 3 janvier 2026, les États-Unis enlèvent le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d'une opération militaire éclair. L'événement sidère, choque, divise. Certains y voient la chute d'un narco-État, d'autres un retour assumé à l'impérialisme le plus brutal.Mais si l'on s'arrête à l'indignation ou à l'approbation morale, on passe à côté de l'essentiel.Cet épisode ne parle pas seulement du Venezuela. Il parle de la transformation accélérée de l'ordre mondial. De la fin assumée du multilatéralisme. Du retour des logiques d'empire, de sphères d'influence et de rapports de force nus. De l'énergie, des ressources, de la monnaie, et de la peur du déclin qui structure désormais la vision du monde de Washington et de ses adversaires.Dans cet épisode, je propose de prendre du recul pour comprendre ce que cette opération révèle vraiment : une nouvelle grammaire de la puissance, les contradictions de la stratégie américaine, ce que cela autorise au reste du monde, et pourquoi l'Europe se retrouve plus que jamais marginalisée.Le Venezuela n'est peut-être pas une exception. Il pourrait bien être le premier acte d'un monde qui change beaucoup plus vite qu'on ne veut l'admettre.
durée : 00:15:25 - Journal de 8 h - Si les États-Unis attaquaient un pays de l'Otan, ce serait la fin de "tout", a prévenu la Première ministre danoise face aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland. Comment réagir ? Qu'en penser ? Reportage à Copenhague auprès de Danois partagés.
C dans l'air du 6 janvier 2026 - Groenland : l'ultimatum de Trump Emmanuel Macron a reçu ce mardi son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, avant un nouveau sommet de la « Coalition des volontaires » pour l'Ukraine, réunissant 35 pays. Objectif : que les Américains et les Européens affichent leur « convergence » sur les garanties de sécurité.À l'Élysée, ce sommet est présenté comme l'aboutissement d'efforts diplomatiques engagés il y a près d'un an, après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, afin d'éviter un désengagement américain auprès de l'Ukraine. Mais après l'enlèvement spectaculaire du président vénézuélien Nicolás Maduro, tous les yeux des Européens sont également braqués sur le Groenland, territoire autonome du Danemark dont les réserves minières sont convoitées par Donald Trump.Dans l'avion qui le ramenait de Mar-a-Lago à Washington dimanche, le président américain a répété que les États-Unis ont « besoin du Groenland » pour leur sécurité nationale, et a même évoqué un calendrier : « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland dans vingt jours. »Cette revendication sur le Groenland, qui pouvait passer il y a un an pour une plaisanterie un peu lourde, est devenue très inquiétante. Signe de cette nervosité, la Première ministre danoise a souligné hier qu'il fallait prendre Trump au sérieux et a exhorté les États-Unis à « cesser leurs menaces contre un allié historique ». S'ils « choisissent d'attaquer militairement un autre pays de l'OTAN, alors tout s'arrête. Y compris notre OTAN, et donc la sécurité mise en place depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », a prévenu Mette Frederiksen.Le Premier ministre du Groenland, Jens Frederik Nielsen, a indiqué qu'il allait « maintenant durcir le ton, car nous ne sommes pas satisfaits de la situation dans laquelle nous nous trouvons ». La France a, de son côté, réaffirmé sa solidarité avec le Danemark face aux menaces de Donald Trump, qui ne semble pas disposé à reculer sur le sujet, martelant que « nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et l'Union européenne a besoin que nous l'ayons, et elle le sait ».Mais cette offensive américaine s'inscrit dans un sillage plus large, porté notamment par Marco Rubio, cumulant les fonctions de secrétaire d'État américain et de conseiller à la sécurité nationale, présent depuis quatre jours sur tous les écrans, alors que le vice-président J. D. Vance est invisible. L'hispanophone est le grand promoteur de l'attaque américaine de ce week-end au Venezuela, pièce maîtresse à ses yeux pour faire tomber Cuba.Mais l'Amérique latine n'est pas le seul théâtre des interventions des États-Unis. L'administration Trump fait désormais de l'Europe un terrain de guerre idéologique, assumant notamment l'ingérence électorale, avec l'appui des géants de la tech, au profit de l'extrême droite.Alors, qu'est-ce que la « Coalition des volontaires », réunie ce mardi à Paris ? Pourquoi les États-Unis veulent-ils à tout prix le Groenland, et quelles pourraient être les conséquences pour l'Europe ? Qu'est-ce que la doctrine « Donroe » ? Jusqu'où ira Donald Trump ?Nos experts :- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV- spécialiste des questions internationales- Isabelle LASSERRE - Journaliste au Figaro, autrice de Les fantômes de Munich - Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Trump de A à Z - Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université Catholique de Lille et auteur de Dans la forge du monde
Le président vénézuélien Nicolás Maduro a plaidé non coupable des accusations de narcoterrorisme portées contre lui par les États-Unis après son arrestation et son transfert à New York. M. Maduro est inculpé de quatre chefs d'accusation, dont complot en vue d'importer de la cocaïne et possession de mitrailleuses et autres armes prohibées. Il réfute ces accusations et affirme être toujours le président du Venezuela. L'accusation soutient que le président vénézuélien dirigeait un réseau de trafic de cocaïne lié aux cartels mexicains, aux FARC colombiennes et au cartel vénézuélien Tren de Aragua.
durée : 00:15:25 - Journal de 8 h - Si les États-Unis attaquaient un pays de l'Otan, ce serait la fin de "tout", a prévenu la Première ministre danoise face aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland. Comment réagir ? Qu'en penser ? Reportage à Copenhague auprès de Danois partagés.
durée : 00:03:13 - Géopolitique - par : Pierre Haski - À qui le tour ? Dans des déclarations à la presse, Donald Trump dresse sa liste de cibles après le Venezuela : la Colombie, Cuba, et le Groenland, dépendance du Danemark, membre de l'OTAN. Ce serait la fin de l'OTAN si les États-Unis usaient de la force, selon la Première ministre danoise. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:23:11 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Pour Dominique de Villepin, face à la capture du président vénézuelien ou les vues de Donald Trump sur le Groenland, “l'Europe n'a pas ouvert les yeux et continue à vouloir imaginer que les Etats-Unis sont de parfaits alliés”. - invités : Dominique DE VILLEPIN - Dominique de Villepin : Homme politique et diplomate français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le 10 mars 2006, on enterre Matthew Snyder, caporal du Corps des Marines des États-Unis, tué accidentellement au cours de la guerre en Irak. À quelques centaines de mètres, sept membres de l'Église baptiste de Westboro et son fondateur Fred Phelps manifestent, brandissant des pancartes : "Dieu merci pour les soldats morts", "Dieu hait les homosexuels" et "Vous irez en enfer". Le père de Matthew Snyder porte plainte tandis que Fred Phelps défend cette action, au nom de l'exercice légitime de son droit à la liberté d'expression et du droit de manifester pacifiquement, protégés par le Premier Amendement de la Constitution américaine. Avec Thomas Hochmann, professeur de droit public et spécialiste de la liberté d'expression et auteur de On ne peut plus rien dire... Liberté d'expression le grand détournement (Editions Anamosa, 2025).
durée : 00:05:13 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Donald Trump affirme que les États-Unis sont "aux commandes" du Venezuela après la capture du président Nicolás Maduro, ce week-end. La Maison Blanche menace désormais la Colombie et le Groenland : son interventionnisme fracture le camp MAGA.
C dans l'air du 5 janvier 2026 - Trump capture Maduro et sidère le monde...Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Philippe GÉLIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Alice CAMPAIGNOLLE ( en duplex de Caracas) - Journaliste correspondante au Venezuela – “Radio France”, “France 24”
C dans l'air du 5 janvier 2026 - Trump capture Maduro et sidère le monde...C'est une opération spectaculaire, préparée depuis de long mois par Washington, qui sidère le monde. Nicolás Maduro a été capturé à Caracas lors d'une opération militaire américaine d'envergure, menée dans la nuit de vendredi à samedi. Le président vénézuélien a ensuite été transféré à New York, où il est incarcéré dans l'attente de son jugement pour des faits qualifiés de « narcoterrorisme ». Il doit comparaître pour la première fois devant un juge ce lundi 5 janvier, à partir de midi, heure locale (18 h, heure de Paris). Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit dans la journée pour débattre de la légalité de la capture du président déchu par les États-Unis. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, estimait samedi que l'opération américaine créait "un dangereux précédent".Au Venezuela, la Cour suprême a ordonné à la vice-présidente Delcy Rodríguez d'assurer l'intérim. L'armée lui a apporté son soutien, mais la situation reste extrêmement tendue. Donald Trump a directement menacé Delcy Rodríguez de subir le même sort que Nicolás Maduro si elle ne faisait pas, « ce qu'il faut ». Dimanche, le président américain a affirmé : « Nous sommes aux commandes ».Mais le Venezuela n'est pas le seul pays dans le viseur de la Maison-Blanche. Donald Trump a multiplié les déclarations offensives. Il estime que Cuba est « prêt à tomber », faute de pétrole vénézuélien. Il a aussi visé la Colombie, qualifiée de « pays malade dirigé par un homme dangereux », et menacé l'Iran de frappes « très dures ».Surtout, Donald Trump a relancé un dossier explosif : le Groenland. « Nous avons besoin du Groenland. C'est une question de sécurité nationale », a-t-il martelé à bord d'Air Force One. Selon lui, le Groenland serait désormais encerclé par des navires russes et chinois, et le Danemark serait incapable d'en assurer la sécurité. Le président américain évoque même un calendrier : « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland dans vingt jours ».Ces déclarations font suite à un message publié samedi soir sur le réseau X par Katie Miller, ancienne conseillère de Donald Trump et épouse de Stephen Miller. On y voit une carte du Groenland recouverte du drapeau américain, accompagnée d'un seul mot : « SOON », « bientôt ».Les réactions n'ont pas tardé. « Ça suffit maintenant », a répondu le Premier ministre groenlandais sur Facebook. Il dénonce pressions, sous-entendus et fantasmes d'annexion, tout en se disant ouvert au dialogue, à condition qu'il respecte le droit international. Même fermeté du côté de Copenhague. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, juge « absurde » l'idée d'un contrôle américain du Groenland et appelle Washington à cesser ses menaces contre un allié historique.Alors, que faut-il comprendre de cette séquence diplomatique et militaire ? Que va-t-il se passer maintenant ? Jusqu'où ira Donald Trump ? Enfin que sait-on de l'opération américaine au Venezuela ? Et qui est Nicolás Maduro, l'homme au cœur de cette crise internationale ?Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Philippe GÉLIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Alice CAMPAIGNOLLE ( en duplex de Caracas) - Journaliste correspondante au Venezuela – “Radio France”, “France 24”
Nous sommes le 4 octobre 1975, dans un petit avion qui survole les États-Unis. A son bord, le pilote et cinq passagers. Cinq passagers qui sont des catcheurs professionnels. Parmi ceux-ci Tim Woods, alias Mr Wrestling, et Johnny Valentine. L'appareil s'écrase tuant le pilote et blessant les passagers. Étrangement, Tim Woods va nier, obstinément, avoir été dans l'avion. Et pour prouver qu'il n'a pas été victime de l'accident, il remonte sur le ring deux semaines seulement après le crash, et malgré les douleurs intenses. Pourquoi ce déni ? Il faut comprendre que dans la fiction du monde du catch, dans ces années septante, Mr Wrestling et Johnny Valentine sont des ennemis jurés, même si dans la vraie vie, ils s'entendent très bien. Il est donc inenvisageable qu'ils voyagent ensemble, ça ne colle pas avec le storytelling. Cela aurait été une violation du « Kayfabe ». Le « kayfabe », un terme issu de l'argot des forains du XXe siècle. En effet, c'est dans les fêtes foraines que l'on a vu, pour la première fois, des lutteurs incarner des personnages fictifs, stéréotypés, le méchant, le gentil, s'affrontant dans des combats chorégraphiés. Mais il arrivait qu'un catcheur oublie de jouer son personnage … un forain lui rappelait alors de faire semblant. Et pour que le public ne comprenne pas, il s'exprimait dans un argot ressemblant au verlan : « Be fake » (fais semblant devenait alors « Ke fa be » (Kayfabe). C'est donc pour sauver son personnage que Mr Wrestling a retrouvé le ring. Il a arrangé la réalité du crash aux impératifs de la fiction du catch. Les catcheurs n'ont bien sûr pas l'exclusivité de ces petits arrangements avec le réel. Des arrangements parfois beaucoup plus conséquents et lourds de conséquences. Quoi de neuf dans la post-réalité ? Avec nous : Gérald Bronner, professeur de sociologie à la Sorbonne, spécialiste des croyances collectives et des représentations sociales. « A l'assaut du réel editions PUF. Sujets traités : post-réalité, Johnny Valentine, Tim Woods, catcheurs , kayfabe, réel Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après des mois de pression sur Nicolas Maduro, Donald Trump a mis ses menaces à exécution. Dans la nuit de vendredi à samedi, le président vénézuélien a été interpellé par les forces américaines puis conduit aux États-Unis où il sera jugé pour « complot de narco-terrorisme ». Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis dirigeraient le pays jusqu'à ce qu'une transition politique « sûre »puisse avoir lieu. Avec Pascal Drouhaud, expert en géopolitique, chercheur et président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique Latine. Avec Pierre Gervais, professeur de Civilisation américaine à l'Université Sorbonne Nouvelle. Auteur du livre Histoire des États-Unis de 1860 à nos jours (éditions Hachette Éducation).
Après des mois de pression sur Nicolas Maduro, Donald Trump a mis ses menaces à exécution. Dans la nuit de vendredi à samedi, le président vénézuélien a été interpellé par les forces américaines puis conduit aux États-Unis où il sera jugé pour « complot de narco-terrorisme ». Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis dirigeraient le pays jusqu'à ce qu'une transition politique « sûre » puisse avoir lieu. Avec Pascal Drouhaud, expert en géopolitique, chercheur et président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique Latine Avec Pierre Gervais, professeur de Civilisation américaine à l'Université Sorbonne Nouvelle. Auteur du livre Histoire des États-Unis de 1860 à nos jours (éditions Hachette Éducation)
Cette série d'épisodes a été initialement diffusée en septembre 2024. Nous avons souhaité le rediffuser aujourd'hui, mais certains éléments sont à remettre dans le contexte de la diffusion.Il était une fois…Donald Trump et Melania Knauss. Le grand blond au teint orange et le mannequin slovène aux yeux de chat. Leurs chemins auraient pu ne jamais se croiser. Mais on est aux Etats-Unis, le pays où tout est possible… Ensemble, ils sont tout de suite partis en mode “autoroute”. Donald a d'ailleurs flashé sur Melania alors qu'il était encore marié avec Marla Maples. C'était dans une boîte de nuit new-yorkaise il y a…26 ans, Melania a failli ne pas céder au charme pourtant évident de Donald, et puis si. On a un temps choisi de les ignorer, comme on ignore parfois une télé-réalité douteuse. Et puis on n'a plus pu. Parce qu'ils ont gravi les échelons du pouvoir ensemble - enfin, elle est toujours bien derrière lui -, et sont finalement devenus président et first lady des États-Unis en 2017. Depuis, ils ont été moqués, hués, méprisés… Mais leur couple a aussi fasciné, interrogé, intrigué… Dans le cadre d'une saga en trois épisodes consacrés à la vie privée de Donald Trump, On a replongé dans l'histoire du couple. Et deux questions essentielles se sont posées. Première question : Melania et Donald Trump s'aiment-ils vraiment ? Deuxième question : Melania est-elle la seule personne au monde dont Donald a vraiment peur ?...Pour répondre aux questions de la journaliste Marion Galy-Ramounot, sont interviewés dans cet épisode :- Charlotte Hays, chroniqueuse pour le New York Observer et le Washington Times.- Laurence Haïm est journaliste, longtemps correspondante à la Maison-Blanche pour Canal Plus, réalisatrice du documentaire « Melania Trump, cet obscur objet du pouvoir » diffusé 2020. - David Cay Johnston, journaliste d'investigation, grand reporter au New York Times pendant 15 ans- Stephen Bunard, expert en intelligence relationnelle et en analyse gestuelle et comportementale.Scandales est un podcast de Madame Figaro, écrit et présenté par Marion Galy-Ramounot, et produit par Lucile Rousseau-Garcia. Camille Lamblaut a été chargée d'enquête. Océane Ciuni est la responsable éditoriale de Scandales, un podcast produit par Louie Créative, l'agence de contenus audios de Louie Média. Cet épisode de Scandales est à retrouver sur toutes vos plateformes : Apple Podcasts, Spotify, Deezer et Amazon Music.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:39:00 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Capturé par les États-Unis, Nicolas Maduro n'est plus à la tête du Venezuela, après 13 ans au pouvoir marqué par un effondrement économique du pays et une dérive autoritaire. Détenu aux États-Unis, il comparait devant le tribunal de New York pour narcoterrorisme. - invités : Thomas Posado Maître de conférences en civilisation latino-américaine contemporaine à l'Université de Rouen et chercheur à l'ERIAC (Équipe de Recherche Interdisciplinaire sur les Aires Culturelles); Saraï Suarez Journaliste vénézuélienne
durée : 00:19:34 - Journal de 18h - Nicolás Maduro devant la justice des États-Unis, 48h après sa capture à Caracas. À New York, l'ex-président vénézuélien doit être inculpé pour narcotrafic, l'accusation que Donald Trump met en avant pour justifier l'opération des forces spéciales américaines au Venezuela.
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Abel Boyi, éducateur, et Barbara Lefebvre, professeure d'histoire-géographie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
L'enlèvement spectaculaire du président vénézuélien par les forces spéciales américaines est largement commenté dans la presse du continent. « La chute de Nicolas Maduro (…) s'inscrit dans une dynamique internationale inquiétante, s'exclame Ledjely en Guinée, marquée par l'affaiblissement progressif du droit international et la remise en cause de principes longtemps considérés comme intangibles, au premier rang desquels la souveraineté des États et l'inviolabilité des frontières. Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les frappes répétées d'Israël en Iran, au Liban et en Syrie, ou encore d'autres interventions militaires occidentales sans mandat clair, cette attaque menée au Venezuela confirme l'imposition d'un nouvel ordre mondial fondé moins sur le droit que sur le rapport de force, pointe encore le site guinéen. Autant dire, un nouvel ordre dans lequel des pays structurellement aussi fragiles que les pays africains auront de la peine à faire entendre leur voix ». Maliweb à Bamako hausse le ton : « la capture de Nicolas Maduro n'est pas une opération de justice : c'est le retour du mépris souverain, emballé dans le papier glacé d'un héroïsme de série B hollywoodienne. (…) Trump n'a pas seulement capturé un homme, poursuit le site malien ; il a capturé la route du pétrole, étranglé les velléités de Moscou en Amérique latine et rappelé à tout le Sud Global une vérité glaçante : si vous n'avez pas l'arme nucléaire pour sanctuariser votre palais, vous n'êtes qu'un locataire précaire de votre propre pays ». « Un aveu glaçant pour les pays du Sud » « Ce qui s'est joué à Caracas n'a rien à voir avec les droits de l'Homme, renchérit Le Pays au Burkina Faso, ni avec la libération d'un peuple opprimé, c'est clairement une guerre d'intérêts, nue et revendiquée. En reconnaissant que le kidnapping de Maduro visait l'accès au pétrole vénézuélien, Donald Trump a levé toute ambiguïté. L'aveu est brutal, presque obscène, mais surtout glaçant pour les pays du Sud, qui savent désormais que tout peut être instrumentalisé pour criminaliser leurs dirigeants et servir de prélude à des intrusions musclées dans leurs affaires intérieures. (…) Aujourd'hui, c'est le pétrole du Venezuela ; demain, le gaz, l'or, l'uranium ou le lithium africains pourraient devenir des casus belli ». Alors, s'interroge Le Pays, « l'Afrique doit-elle réellement s'inquiéter ? La réponse est non, du moins pas dans l'immédiat. (…) Car aucun État africain n'occupe aujourd'hui la centralité géopolitique du Venezuela, puissance pétrolière stratégique et adversaire historique des États-Unis, dans une région que ces derniers considèrent comme leur pré-carré ». Le même scénario dans un pays africain ? Aujourd'hui, toujours au Burkina, n'est pas d'accord… « Faut-il redouter de tels actes sur le continent ? » Oui, répond le journal : « s'il y a une région qui pourrait subir les foudres de Trump, c'est bien le Cap Delgado au Mozambique, gorgé de pétrole et… de terroristes ». Il y a aussi « l'est de la RDC, où Trump a personnellement supervisé la signature d'un Accord de paix le 4 décembre dernier, lequel accord est piétiné par les belligérants. De quoi donner un argument valable au président américain pour déverser un déluge de feu sur la région. D'autant que cet accord de paix est assorti de juteux contrats pour les États-Unis pour exploiter le sous-sol de l'est de la RDC, gorgé de pierres précieuses et terres rares ! » L'Observateur Paalga insiste : « après Nicolas Maduro, à qui le tour ? Car Donald Trump avec sa politique MAGA, Make America Great Again, n'a certainement pas dit son dernier mot ». Silence prudent… Enfin, du côté des dirigeants africains, on reste plutôt discret… D'après La Nouvelle Tribune à Cotonou, seuls 4 pays ont officiellement condamné ce coup de force : l'Afrique du Sud, la Namibie, le Mali et le Burkina Faso. Partout ailleurs, prudence, donc… Attention, prévient Walf Quotidien à Dakar : « si le Sud global accepte ce précédent par silence, par peur ou par calcul, alors il accepte implicitement que la force prime sur la règle, que la puissance crée le droit, que la souveraineté soit conditionnelle. Il ne s'agit pas de défendre un homme. Il s'agit de défendre une architecture juridique mondiale déjà fragile, mais encore debout. La lutte contre les dictatures ne peut pas se faire par la destruction du droit. Sinon, nous remplaçons une oppression nationale par une domination globale ».
Voilà presque quarante ans jour pour jour que Yoweri Museveni préside aux destinées de l'Ouganda. Et à la présidentielle de ce 15 janvier 2026, il va briguer un septième mandat à la tête du pays. Face à lui, il y a l'ex-chanteur populaire Bobi Wine, qui avait réussi à obtenir officiellement 35% des voix en 2021. À l'âge de 81 ans, Yoweri Museveni s'engage-t-il pour un dernier tour de piste ? Une alternance est-elle possible ? Kristof Titeca est professeur à l'université d'Anvers, en Belgique, où il enseigne à l'Institut de gouvernance et de développement. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : De nombreux opposants et défenseurs des droits de l'homme sont en prison. Est-ce que la répression est aussi forte que lors de la campagne électorale de 2021 ? Kristof Titeca : En fait, au début de la campagne électorale pour ces élections, c'était plutôt calme et ça a surpris pas mal de monde. Mais donc, dès que Bobi Wine et le NUP, son parti politique, ont vraiment commencé à faire campagne, là, la répression est montée. Donc en effet, il y a eu pas mal d'arrestations. Le NUP, ils disent qu'il y a entre 300 et 400 personnes qui ont été arrêtées. Des analystes disent que c'est plutôt autour de 200. Mais donc on a vraiment essayé d'empêcher Bobi Wine et le NUP de faire campagne, d'organiser des meetings, tout simplement. Donc la répression est toujours très claire. Et l'on vient d'apprendre l'arrestation d'une grande avocate, Sarah Bireete... Oui, tout à fait. Donc il y a quelques jours, il y a Sarah Bireete qui a été arrêtée, ça ne s'est pas passé les élections précédentes. Donc c'est la première fois qu'une figure comme Sarah Bireete a été arrêtée sur des accusations qui étaient un peu floues. Et dans cette répression, quel rôle joue le fils du président, le général Muhoozi Kainerugaba, qui est le chef de l'armée ougandaise ? La seule consigne vraiment claire qui a été donnée par lui, mais aussi par des autres responsables, c'est que les électeurs doivent rentrer directement chez eux après avoir voté. Et ça, ça veut dire deux choses. Donc, d'une part, évidemment, c'est un message du type « ne créez pas de troubles », mais d'autre part, pour beaucoup de gens, cela suscite des inquiétudes sur un possible bourrage des urnes ou des manipulations du vote, parce que d'habitude, il y a des observateurs civils qui restent sur place pour surveiller le dépouillement, et là, ce ne sera plus possible. Alors, dans le pays voisin, la Tanzanie, la présidentielle du 29 octobre dernier a été marquée par des manifestations violemment réprimées. Plus de 2 000 morts selon l'opposition. Est-ce que le même scénario pourrait se reproduire en Ouganda ? D'abord, il faut toutefois dire que la répression en Tanzanie a été extrêmement brutale, donc plus que 2000 morts. Donc, c'était une échelle qui est différente de ce qu'il se passe en Ouganda pour le moment. Cela dit, on observe un rapprochement entre l'Ouganda et la Tanzanie et dans une certaine mesure aussi avec le Kenya sur ces questions. On parle d'une sorte d'externalisation de la répression entre ces différents gouvernements. Par exemple, il y a eu un cas de torture visant quelqu'un qui est ougandais, donc c'est la militante des droits humains qui est la plus connue en Ouganda, Agather Atuhaire. Elle s'est rendue en Tanzanie, c'était une supporter des militants des droits humains en Tanzanie. Là-bas, elle a été arrêtée, elle a été brutalement torturée et puis elle a été abandonnée par les services de sécurité tanzanienne à la frontière ougandaise. Donc, on voit clairement apparaître ces dynamiques transfrontalières de répression. En Tanzanie, en octobre dernier, les principaux adversaires de la présidente sortante, Samia Suluhu Hassan, étaient exclus du scrutin. Alors qu'en Ouganda, certes, Kizza Besigye est en prison, mais Bobi Wine peut se présenter. Est-ce que ce n'est pas une différence ? Oui, il y a cette différence qualitative entre les deux pays en fait. Donc l'Ouganda a toujours été considéré comme un régime hybride, c'est-à-dire il y a des tendances autoritaires, mais il y a aussi des tendances démocratiques. Ça veut dire que le gouvernement et le président Museveni, ils ont toujours besoin du soutien de la communauté internationale, c'est-à-dire de l'Union européenne, des États-Unis, c'est-à-dire du support financier et politique de ces acteurs internationaux. Voilà exactement 40 ans que Yoweri Museveni est au pouvoir. Il a aujourd'hui 81 ans. Est-ce que c'est sa dernière élection ? En fait, oui, c'est ça la question qui est la plus importante pour les Ougandais, c'est qu'est-ce qu'il va se passer après le président Museveni ? Et donc il y a son fils Muhoozi Kainerugaba, qui est un peu vu comme son successeur. Mais en tout cas, le clan Museveni va tout faire pour empêcher Bobi Wine ou Kizza Besigye d'être élu président ? Oui, tout à fait. Et c'est ça la grande difficulté ou le grand danger pour le pays. Comment cette transition va se dérouler ? Est-ce que l'armée, est-ce que la population vont accepter que de nouveau il y ait quelqu'un du clan de Museveni qui va rester au pouvoir ?
Ce lundi 5 janvier, l'issue de la guerre entre les États-Unis et le Venezuela sur la relation internationale a été abordé par Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation & Arguments, Dany Lang, enseignant-chercheur en économie à Sorbonne-Paris Nord, et Christian Poyau, président et directeur général de Micropole, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:04:13 - Le Billet politique - par : Jean Leymarie - Le président français salue la chute de Nicolas Maduro, sans condamner le président des États-Unis et sa violation du droit international.
C dans l'air l'invitée du 3 janvier 2026 avec Richard Werly, éditorialiste international au quotidien suisse Blick et auteur de Cette Amérique qui nous déteste (Éditions Nevicata).Présentation Salhia BrakhliaLes frappes de cette nuit à Caracas illustrent la manière dont les États-Unis projettent leur puissance dans le monde. Cette démonstration de force militaire interroge moins le seul dossier latino-américain que l'évolution globale de la politique étrangère américaine sous Donald Trump. Dans le sillage du président, une partie de l'opinion publique américaine se détourne brutalement de ses alliés européens historiques, jusqu'à la détestation.Pour comprendre la nouvelle vision du monde trumpiste, Richard Werly a parcouru pendant plusieurs mois une quinzaine d'États américains en camping-car. Son constat est sans appel : l'Amérique MAGA est convaincue que l'Europe est faible, dépendante, et destinée à être traitée comme une vassale. Une vision partagée aussi bien par les électeurs rencontrés de Mar-a-Lago à Chicago que par l'administration Trump.Quels sont les ressorts idéologiques de cette défiance assumée ? Les Européens prennent-ils la mesure du mépris qui s'est installé chez une partie de l'opinion publique américaine à leur égard ?
Dans IDEES, Pierre-Edouard Deldique reçoit l'anthropologue de renom Philippe Descola pour un retour sur son travail de recherche à l'occasion de la parution aux éditions du Seuil de son ouvrage Politiques du faire‑monde, qui prolonge les grandes lignes de l'anthropologie de Philippe Descola. Issu des « Tanner Lectures » prononcées en 2023 à l'université de Berkeley aux États-Unis, l'ouvrage condense plus de cinquante ans de recherches, notamment auprès des Achuar d'Amazonie. Il propose une réflexion ambitieuse : comment repenser nos institutions, nos catégories et nos manières d'habiter la Terre à partir d'une anthropologie des ontologies ? Avec clarté et profondeur, Phillipe Descola revient, dans son livre et dans ce numéro d'IDEES, sur l'héritage problématique, selon lui du « siècle des Lumières », c'est-à-dire la séparation radicale entre nature et culture, véritable matrice de la modernité occidentale. Cette distinction, rappelle-t-il, n'est ni universelle ni nécessaire. Elle est un programme d'étude du monde qui a permis l'essor des sciences, mais qui a aussi rendu possible l'exploitation illimitée de la nature ou non-humains. L'un des apports majeurs de Descola est la typologie de quatre ontologies — ou filtres ontologiques — qui structurent les manières humaines de composer un monde. Elles ne sont pas des « visions du monde » abstraites : ce sont des manières de faire monde, c'est‑à‑dire de sélectionner certaines relations comme pertinentes pour composer un cosmos habitable. Il nous les détaille dans ce nouveau numéro du magazine qui interroge ceux qui pensent le monde. L'enjeu politique est clair : le naturalisme n'est qu'une ontologie parmi d'autres, et non l'horizon indépassable de l'humanité. Il s'agit de rompre avec l'idée que seuls les humains composent le politique. Les non-humains — animaux, plantes, lieux, esprits, objets techniques — doivent être reconnus comme acteurs de mondes. Philippe Descola plaide pour une diplomatie des ontologies, où les collectifs humains reconnaissent la légitimité d'autres manières d'habiter la Terre. C'est une autre façon de concevoir l'ONU du futur. Politiques du faire‑monde est un texte bref mais dense. Son ambition politique, au sens noble du terme, est affichée. Les propos clairs de Philippe Descola au micro en sont une preuve supplémentaire. Ce livre est indispensable. À lire aussiPhilippe Descola: «Par-delà nature et culture» ► Les références musicales : Jean-Michel Jarre - Amazonia, Pt. 8 No Tongues - Tortue Géniale Pierre Bachelet - Des Cobras Et Des Gazelles Francesco Agnello - Hang 12
Jusqu'au 4 janvier, retour sur les épisodes les plus glaçants de l'année 2025 !C'est l'une des affaires criminelles les plus marquantes des États-Unis, pas tant pour le nombre de victimes, mais pour la violence du double meurtre. Andrew Borden et sa femme Abby, âgés respectivement de 70 et 64 ans, sont retrouvés morts chez eux, dans la matinée du 4 août 1892. L'arme du crime ? Une hache. Le nombre de coups portés ? 18 pour Andrew, 19 pour Abby. Quant à la clé du mystère : il n'y aurait eu aucun témoin. À moins, bien sûr, que les deux autres personnes présentes dans la maison ce jour-là n'aient menti...
Le Président du Vénézuéla, Nicolas Maduro, a été capturé par les forces américaines de Donald Trump. Cela s'est passé dans la nuit de vendredi 2 à samedi 3 janvier, sur fond de bombardements de Caracas et des provinces environnantes. Nicolas Maduro a été exfiltré et se trouve désormais avec son épouse aux Etats Unis, dans un centre de détention de Brooklyn près de Manhattan, dans l'attente de sa comparution devant un juge pour « narcoterrorisme » et exportation de cocaïne aux États-Unis. Beaucoup de questions autour de cette intervention, sa légalité, son ou ses objectifs réels. Et surtout qu'est-ce qui attend le Vénézuéla ? Est-ce qu'il faut craindre une escalade militaire ? et quels risques pour la stabilité régionale ? Invités : Tomas Posado, maitre de conférences en civilisation latino-américaine contemporaine à l'Université de Rouen. Vénézuéla : de la Révolution à l'effondrement aux Presses Universitaires du Midi. Christophe Ventura, Directeur de recherche à l'Iris, l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques, journaliste au Monde Diplomatique. Mr Trump pirate des Caraibes, Monde diplomatique, janvier 2026. Olivier Compagnon, professeur d'histoire contemporaine à l'Institut des Hautes Etudes d'Amérique Latine – Université Sorbonne Nouvelle. Directeur adjoint du CREDA, le Centre de Recherche et de Documentation des Amériques.
C dans l'air du 3 janvier 2026 - Enlèvement du président vénézuélien : le dernier coup de TrumpPrésentation Salhia BrakhliaNos experts :- Anthony Bellanger - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales- Anne Toulouse - Journaliste franco-américaine, auteure de « L'art de Trumper »- Lauric Henneton - Spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin- Anne Deysine - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Les juges contre l'Amérique » - Yoletty Bracho - Chercheuse vénézuélienne, maîtresse de conférences en science politique à l'Université d'Avignon (en duplex)
C dans l'air du 3 janvier 2026 - Enlèvement du président vénézuélien : le dernier coup de TrumpPrésentation Salhia BrakhliaLe Venezuela sous le choc. De fortes explosions ont touché la capitale Caracas très tôt ce matin. Le pays dénonce dans un communiqué "la très grave agression militaire" des États-Unis. Le président américain, Donald Trump, qui a fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes, avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et avait même affirmé que les jours du président du pays, Nicolás Maduro, étaient "comptés".Dans une publication sur son réseau social Truth, le locataire de la Maison-Blanche a assuré après l'opération que Nicolás Maduro avait été "capturé avec son épouse et expulsé du pays". La procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, a affirmé quelques heures plus tard que le couple présidentiel vénézuélien avait été inculpé dans le district sud de New York, suite à leur exfiltration. Les époux devront répondre d'accusations liées au trafic de drogue et au "narcoterrorisme".La lutte contre le narcotrafic est en effet le prétexte donné par l'administration Trump pour justifier les opérations militaires en cours depuis plusieurs semaines contre le Venezuela et la capture, ce matin, du chef de l'Etat.Le gouvernement vénézuélien affirme quant à lui que l'objectif réel des États-Unis est "de s'emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais". Le pays dispose en effet des plus grandes réserves d'or noir de la planète. Au-delà des ressources, c'est le régime même du Venezuela que l'administration Trump semble cibler.Comment les Etats-Unis ont-ils pu réaliser une telle opération ?Que va-t-il advenir du président du Venezuela Nicolás Maduro, désormais capturé par les Etats-Unis ?Cette opération militaire américaine signe-t-elle la fin du droit international ?Après la capture de Nicolás Maduro, son régime peut-il survivre au Venezuela ?Nos experts :- Anthony Bellanger - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales- Anne Toulouse - Journaliste franco-américaine, auteure de « L'art de Trumper »- Lauric Henneton - Spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin- Anne Deysine - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Les juges contre l'Amérique » - Yoletty Bracho - Chercheuse vénézuélienne, maîtresse de conférences en science politique à l'Université d'Avignon (en duplex)
durée : 00:10:47 - Journal de 18h - Le président américain a détaillé l'opération menée par les forces spéciales américaines dans la nuit de vendredi à samedi au cours de laquelle le président Nicolás Maduro, avec sa femme, a été capturé et exfiltré. Il fait désormais route vers New York pour y être jugé.
C dans l'air du 2 janvier 2026 - IA : demain tous chômeurs ?Présentation de Salhia BrakhliaL'intelligence artificielle (IA) prend de plus en plus de place dans nos vies. Elle commence même à remplacer certains emplois et suscite de ce fait une inquiétude grandissante. Aux Etats-Unis, la mutation a déjà commencé. Dans le secteur du conseil, le géant Accenture a annoncé pas moins de 12 000 licenciements. L'ampleur de ce plan social est inédite dans ce domaine d'activité et traduit une certitude : l'adaptation à l'IA n'est plus une option. Un signal fort dans un secteur historiquement fondé sur le capital humain.Dans le secteur bancaire européen, ce sont de plus de 200 000 emplois qui pourraient être supprimés d'ici à 2030, selon une étude de la banque Morgan Stanley relayée par le Financial Times. Ces perspectives posent question quant à la façon dont le marché du travail va être façonné dans le futur. Malgré les craintes d'une menace pour l'emploi, des analyses soulignent que l'IA n'élimine pas les postes mais transforme les missions, en concentrant l'effort humain sur les tâches complexes et stratégiques. Si l'IA automatise déjà une grande partie des tâches répétitives, l'humain demeure en effet un atout dans de nombreux domaines, comme les relations commerciales.Les États-Unis, qui se déjà sont emparés de ce marché, cherchent à accroitre leur avance. Dans cette optique, le président Donald Trump a lancé il y a un an le projet Stargate. Chiffré à 500 milliards de dollars, il est destiné à bâtir les centres de données géants de la future génération d'IA. Le programme est élaboré par OpenAI, la firme qui a lancé ChatGPT, la société d'investissement japonaise SoftBank et le géant du numérique Oracle. Les poids lourds mondiaux du numérique comme Amazon, Microsoft ou encore Facebook devraient profiter des retombées. Pour l'heure, leur capitalisation boursière atteint des sommets... Et commence à préoccuper les investisseurs et les autorités financières. Ces derniers craignent qu'il s'agisse d'une bulle et que tout s'effondre comme un château de cartes.La rupture technologique introduite par l'IA a des répercussions dans le domaine militaire, ce qui constitue enjeu majeur. Quelles places occuperont par exemple les robots et les drones sur le champ de bataille ? La question se pose déjà. Le 1er mai 2024, la France a ainsi annoncé la création de l'Agence ministérielle de l'intelligence artificielle de défense (AMIAD), rattachée directement au ministre des Armées. Bertrand Rondepierre dirige cette structure pensée pour doter la défense française de capacités souveraines en IA. Une équipe de C dans l'air l'a rencontré.L'IA va-t-elle nous priver de dizaines, voire de centaines de milliers d'emplois dans un proche avenir ?Une bulle financière est-elle en train de se former dans le secteur de l'IA ?Comment l'IA va-t-elle modifier le visage des guerres à venir ?Nos experts :- Nicolas Bouzou - Économiste – Directeur fondateur du cabinet Astérès - Chroniqueur à L'Express- Emmanuel Duteil - Directeur de la rédaction – L'Usine Nouvelle- Isabelle Ryl - Vice-présidente Intelligence artificielle - Université Paris Sciences & Lettres (PSL)- Guillaume Grallet - Journaliste – Le Point - Auteur de « Voyage aux frontières de l'intelligence artificielle »
Première diffusion : juin 2025 Plongez dans la traque d'Andrew Cunanan, l'homme derrière une des séries de meurtres les plus énigmatiques de la fin des années 90. Fils d'une famille brisée, charmeur, menteur compulsif, Cunanan mène une double vie entre luxe, illusion et violence. En l'espace de quelques mois, il sème la mort à travers les États-Unis, choisissant ses victimes avec une froideur déconcertante. Sa cavale prend une dimension médiatique hors norme lorsqu'il abat Gianni Versace sur les marches de sa villa à Miami… Fin de la cavale Andrew Cunanan sème la mort sur sa route, insaisissable et caméléon, avant de se réfugier à Miami sous une fausse identité. Pendant deux mois, il échappe aux autorités, caché à la vue de tous. Le 15 juillet 1997, il abat Gianni Versace devant sa villa, signant son crime le plus retentissant. L'Amérique bascule dans la stupeur, et la traque s'intensifie. Huit jours plus tard, acculé, Cunanan se suicide sur un bateau, emportant avec lui les secrets de sa folie. Crédits : Production : Bababam Textes : Capucine Lebot Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
C dans l'air du 1er janvier 2026 - 2026 : l'Europe face à l'offensive des empiresPrésentation: Salhia BrakhliaLes années passent et la guerre se poursuit en Ukraine. Le pays a de nouveau été la cible de frappes russes la nuit dernière. Hier, lors de ses vœux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a expliqué qu'il ne lâchera rien. Son homologue russe Vladimir Poutine a quant à lui déclaré vouloir continuer sa guerre. Sa politique est résolument impérialiste... Tout comme celle de Xi Jinping, le chef de l'Etat chinois.Pékin a réalisé lundi et mardi d'impressionnantes manœuvres militaires autour de Taïwan, qui s'est retrouvée encerclée. A l'issue de ces manœuvres, Xi Jinping a annoncé que "la réunification" de Taïwan et de la Chine était "inarrêtable". Hors de question pour le président taïwanais, qui s'est engagé à "défendre fermement" la souveraineté de l'île.Dans ce bras de fer, le Japon prend fait et cause pour Taïwan. En novembre, la nouvelle Première ministre avait même laissé entendre que son pays pourrait intervenir militairement en cas d'agression contre Taïwan.Dans un éventuel conflit, le rôle des Etats-Unis serait décisif. Mais les récentes prises de parole de Donald Trump suscitent de nombreuses interrogations. Serait-il prêt à défendre l'île si elle était attaquée ?Depuis son retour au pouvoir, le président des Etats-Unis mène lui-même une politique expansionniste, qui s'exerce en premier lieu sur le continent américain. Le locataire de la Maison-Blanche reprend à son compte la doctrine Monroe, qui définit les Amériques comme la chasse gardée des Etats-Unis. Depuis novembre, le Vénézuéla est ainsi ciblé par Washington. Officiellement, il s'agit de lutter contre le trafic de drogue. Mais l'objectif réel semble être la chute du président Nicolas Maduro. Les Etats-Unis multiplient les frappes contre des navires vénézuéliens et Donald Trump a même annoncé lundi que de premières frappes terrestres avaient eu lieu au Vénézuéla.Le Groenland, quant à lui, est l'objet des convoitises du président américain. Ce dernier a répété à plusieurs reprises son souhait de s'emparer de ce vaste territoire, notamment, d'après lui, pour des questions de sécurité des États-Unis.Face aux appétits russe, chinois et américain, que fait l'Europe ? Le continent, dont le territoire est presque dépourvu de ressources et minerais stratégiques, semble hors course. La Chine domine le jeu dans le domaine des terres rares. Face à la position hégémonique de Pékin, une entreprise française recycle ces métaux indispensables au fonctionnement de nos appareils électroniques.La Chine peut-elle tenter d'annexer Taïwan dès cette année ?Les Etats-Unis vont-ils renverser Nicolas Maduro ?L'Europe peut-elle lutter face au réveil des empires ?Nos experts :- Anthony Bellanger - Editorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Valérie Niquet - Responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique, et auteure de « Taïwan face à la Chine : Vers la guerre ? » aux éditions Tallandier- Guillaume Lasconjarias - Historien militaire, directeur des études et de la recherche de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), professeur associé à Sorbonne Université
New York a officiellement un nouveau maire en la personne de Zohran Mamdani, investi jeudi 1ᵉʳ janvier lors d'une grande cérémonie suivie d'une grande fête populaire dans les rues de la ville. Ce dernier a prêté serment accompagné de son épouse, Rama Duwaji, avec laquelle il forme un couple qui a déjà souvent fait parler de lui et qui fascine les électeurs. De notre correspondante à New York, « J'aime beaucoup leur style, ils sont géniaux ! » Comme Maria et Calvin, de nombreux New-Yorkais se disent fascinés par le nouveau couple à la mode et dont tout le monde parle, celui formé par le nouveau maire et la « première dame » de la ville, Zohran Mamdani et Rama Duwaji. Lui a 34 ans et est issu d'une famille indienne d'intellectuels et d'artistes renommés. Elle a 28 ans, est née dans une famille syrienne, a grandi entre Dubaï et le Texas et est diplômée d'une école d'art. L'un et l'autre se sont connus sur une application de rencontres. Les photos de leur mariage, très simple, célébré durant la campagne, ont fait sensation. Comme la dédicace du jeune démocrate à sa femme, le soir de sa victoire : « À mon incroyable femme Rama. Mon amour. Je ne voudrais célébrer ce moment avec personne d'autre que toi à mes côtés ». « C'est quelqu'un qui a beaucoup d'énergie. Cela se voit qu'il veut bien faire. Et Rama, elle, a cette attitude de fille cool, d'artiste branchée de Brooklyn. Ils ont quelque chose de magnétique », selon cette électrice rencontrée dans la rue. « Beaucoup de New-Yorkais se reconnaissent en eux » Lisa Burns est professeure spécialiste des couples en politique et des premières dames. Pour elle, le succès des Mamdani réside dans les valeurs qu'ils incarnent. Lui, avec ses idées socialistes. Elle, avec son art engagé, exposé dans de prestigieux musées et publié dans de nombreux magazines. « Beaucoup de New-Yorkais se reconnaissent en eux : les minorités, les musulmans, les jeunes, etc. car quand on regarde nos politiciens d'aujourd'hui, une grande majorité sont des hommes blancs âgés dans lesquels une grande partie du pays ne se reconnaît pas. Alors voir la diversité que ce couple représente, ça fait du bien », estime Lisa Bruns. Un avis partagé, en effet, par les nombreux New-Yorkais qui ont voté pour Zohran Mamdani. « Les voir au pouvoir nous donne espoir. Nous avons enfin des personnes qui nous défendent et nous écoutent au lieu des vieux politiciens qui nous disent qu'on ne comprend rien parce qu'on est jeunes », s'enthousiasme une jeune femme. « C'est super d'avoir enfin quelqu'un de mon âge qui change l'image classique du politicien », abonde un jeune homme. En posant leurs valises cette semaine à la résidence officielle du maire de New York, Zohran Mamdani et Rama Duwaji deviennent l'un des plus jeunes couples à la tête de la ville. Leurs partisans espèrent qu'ils resteront fidèles aux idées et aux engagements qui ont fait leur popularité. À lire aussiLe nouveau maire de New York attendu au tournant
"J'ai rencontré quelqu'un qui n'avais pas assez d'eau, et qui a dû voler une bouteille. Quelqu'un lui a cassé le bras pour ça. Certaines femmes ont dû vendre leur corps contre de la nourriture. C'est terrible."C'est l'histoire des “snake heads”, des criminels sans remords prêts à réduire en esclavage des milliers de migrants venus chercher une vie meilleure aux États-Unis. Ces trafiquants d'êtres humains mettent en place un véritable réseau de bateaux clandestins, passant par la Chine et la Thaïlande, avant de débarquer sur les côtes américaines. La police et Interpol parviendront-ils à démanteler cette organisation planétaire ?Interpol est un podcast d'Initial Studio, adapté de la série documentaire audiovisuelle éponyme produite par New Dominion Pictures. Cet épisode a été écrit par Tom Naughton, Steve Zorn et Michael Eldridge. Il a été réalisé par Joe Wiecha.Bonne écoute !Production exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Marie AgassantMontage : Camille LegrasAvec la voix d'Alix Martineau Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
"Il y avait des gens sur le pont, des gens dans l'eau... Nous nous sommes vite rendu compte qu'il devait s'agir d'une opération clandestine, parce que les passagers se ruaient d'un côté du bateau et se jetaient à la mer sans même regarder en bas. Rien ne les arrêtait."C'est l'histoire des “snake heads”, des criminels sans remords prêts à réduire en esclavage des milliers de migrants venus chercher une vie meilleure aux États-Unis. Ces trafiquants d'êtres humains mettent en place un véritable réseau de bateaux clandestins, passant par la Chine et la Thaïlande, avant de débarquer sur les côtes américaines. La police et Interpol parviendront-ils à démanteler cette organisation planétaire ?Interpol est un podcast d'Initial Studio, adapté de la série documentaire audiovisuelle éponyme produite par New Dominion Pictures. Cet épisode a été écrit par Tom Naughton, Steve Zorn et Michael Eldridge. Il a été réalisé par Joe Wiecha.Bonne écoute !Production exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Marie AgassantMontage : Camille LegrasAvec la voix d'Alix Martineau Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
durée : 00:38:47 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - Malgré l'amitié affichée entre Donald Trump et Benyamin Nétanyahou, le camp MAGA semble aujourd'hui se fissurer sur la question israélienne. Cette émission revient sur les débats et lignes de fracture internes au Parti républicain autour des critiques de la politique d'Israël. - invités : Blandine Chelini-Pont Professeure d'histoire contemporaine et de relations internationales à l'université d'Aix-Marseille, spécialiste des relations entre politique et religion aux États-Unis; Laurence Nardon Responsable du programme États-Unis à l'IFRI (Institut Français des Relations Internationales).; André Kaspi Historien, spécialiste des Etats-Unis
Pour la fin d'année, découvrez un nouveau hors-série de Home(icides), sur un meurtrier milliardaire… Robert Durst, héritier d'une des familles les plus riches d'Amérique, est aujourd'hui connu comme l'un des assassins les plus machiavéliques de l'histoire des États-Unis. Mais sa culpabilité n'a été reconnue que plus de 20 ans après son premier crime. Et il a fallu attendre 30 ans, pour qu'il soit enfin condamné. “Et voilà. T'es foutu…” Toute sa vie, Robert Durst a été en cavale. Après la mystérieuse disparition de sa femme, il n'a pas été inquiété. Quand sa meilleure amie a été assassinée alors qu'elle devait parler de lui à la police, on l'a oublié. Et quand il a tué son voisin et a reconnu l'avoir découpé en morceaux, il a été acquitté… Est-ce parce qu'il est riche que la justice l'a épargné ? Nul ne le sait. En 2010, près de 30 ans après son premier crime, sa fortune va tourner. Mais non pas à cause d'une enquête de police ou des investigations d'un procureur zélé. Non, Robert Durst va se faire prendre à son propre jeu. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Martin Quenehen Voix : Clément Prévaux Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:39:41 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Diane de Vanssay - La France a présenté une nouvelle stratégie pour les pôles face aux menaces de la Russie, des États-Unis et au réchauffement climatique. Pourtant, par manque d'ancrage local et d'intérêts économiques, elle semble pour certains peu pertinente et peu préparée pour agir dans ces deux régions. - invités : Olivier Poivre d'Arvor Ecrivain et diplomate, ambassadeur pour les pôles et le enjeux maritimes au Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.; Alexandre Taithe Chercheur à la Fondation pour la Recherche Stratégique et coordinateur de l'Observatoire de l'Arctique
Pour la fin d'année, découvrez un nouveau hors-série de Home(icides), sur un meurtrier milliardaire… Robert Durst, héritier d'une des familles les plus riches d'Amérique, est aujourd'hui connu comme l'un des assassins les plus machiavéliques de l'histoire des États-Unis. Mais sa culpabilité n'a été reconnue que plus de 20 ans après son premier crime. Et il a fallu attendre 30 ans, pour qu'il soit enfin condamné. Une enquête bâclée Entre son premier meurtre en 1982 et sa condamnation en 2015, Robert Durst a passé plus de trente ans en liberté. Comment cela est-il possible ? À bien y regarder, l'extraordinaire longévité de cette affaire est le résultat d'une invraisemblable suite d'événements. Une enquête bâclée, des coups de main inattendus et des ruses aussi dingues qu'efficaces de la part du principal intéressé. Un podcast Bababam Originals Ecriture : Martin Quenehen Voix : Clément Prévaux Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
C dans l'air du 30 décembre 2025 - Trump dans le piège de l'affaire EpsteinNos experts :- Laurence Haïm - Journaliste, ancienne correspondante aux États-Unis, auteure de Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse de Robert Laffont.- Anthony Bellanger - Éditorialiste – Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales- Anne Deysine - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l'Amérique - Anne Toulouse - Journaliste franco-américaine, auteure de L'art de Trumper, publié aux éditions du Rocher De retour tout juste des États-Unis
C dans l'air du 30 décembre 2025 - Trump dans le piège de l'affaire EpsteinL'affaire Epstein continue de secouer l'Amérique et de hanter Donald Trump. Une nouvelle salve de 11 000 documents concernant cette affaire judiciaire a été publiée la semaine dernière et le nom du président des États-Unis apparaît à plusieurs reprises. Il s'agit pour la plupart d'articles de presse le mentionnant, mais un courriel provenant d'un procureur fédéral indique que Donald Trump est présent sur la liste des passagers de l'avion privé de Jeffrey Epstein d'« au moins huit vols entre 1993 et 1996 », dont une fois avec pour seuls autres voyageurs l'ancien financier et une personne âgée de 20 ans.Ancien ami d'Epstein, Donald Trump a reconnu l'avoir fréquenté, mais assure s'en être rapidement éloigné dès que ses activités criminelles ont été révélées. Sur son réseau Truth Social, il a également dénoncé ce qu'il qualifie de « canular orchestré par les démocrates » et a insisté sur le fait que « ce sont les démocrates qui ont collaboré avec Epstein, pas les républicains. Qu'on publie tous leurs noms, qu'on les couvre de honte et qu'on se remette au travail pour notre pays ! » Le président n'a toutefois cité aucun nom précis et n'a fourni aucun élément permettant d'étayer ses accusations.Cette sortie intervient alors que plusieurs figures démocrates et républicaines réclament une transparence totale sur les relations d'Epstein, quel que soit le camp politique concerné, et critiquent le nombre de caviardages effectués par le ministère de la Justice sur les documents rendus publics. Des photos et des textes caviardés qui ne satisfont pas les victimes, plusieurs législateurs, mais aussi nombre de membres du mouvement MAGA, déchiré depuis la démission de Marjorie Taylor Greene. Cette figure emblématique du mouvement Make America Great Again reproche au président de manquer de transparence dans ce scandale politico-judiciaire.Empêtré dans cette affaire Epstein, Donald Trump doit faire face au mécontentement croissant de ses concitoyens. 68 % des Américains jugent que l'économie américaine se porte mal, selon un sondage de l'agence AP, alors que l'inflation s'accélère dans le pays depuis son retour à la Maison Blanche. Nos journalistes sont allés à leur rencontre au Texas.Alors, que contiennent les nouveaux documents publiés ? Que sait-on des liens entre Donald Trump et Jeffrey Epstein ? Pourquoi le transfert de prison de Ghislaine Maxwell suscite-t-il la polémique ? Cette affaire peut-elle provoquer la chute du président des États-Unis ?Nos experts :- Laurence Haïm - Journaliste, ancienne correspondante aux États-Unis, auteure de Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse de Robert Laffont.- Anthony Bellanger - Éditorialiste – Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales- Anne Deysine - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l'Amérique - Anne Toulouse - Journaliste franco-américaine, auteure de L'art de Trumper, publié aux éditions du Rocher De retour tout juste des États-Unis
Au Mexique, l'État de Sinaloa est depuis plus d'un an le théâtre d'une guerre qui oppose deux clans rivaux du cartel du Sinaloa. Depuis l'arrestation aux États-Unis du chef de cartel El Mayo, son groupe affronte celui des fils d'El Chapo accusés de trahison. Résultat : la région a plongé dans une violence extrême. Officiellement, le conflit a fait plus de 2 000 morts, et au moins autant de disparus. La ville de Culiacan est l'épicentre de cette guerre intestine et son million d'habitants est pris entre les feux croisés. Les conséquences sont aussi sociales et économiques. Culiacan, qui était une ville réputée pour son opulence et pour la fête, vit désormais dans la terreur. Avant le coucher du soleil, il y a encore de la vie dans le centre de Culiacan. Quelques commerces ouverts et du monde dans la rue. Plongé dans ses pensées, Jesus prend un verre sur une terrasse de café. Le jeune homme sort de son service dans un hôtel chic pratiquement vide depuis des mois. « J'ai commencé mon tour à 6 h du matin alors je voulais me détendre un peu, jusqu'à la tombée de la nuit. Là, ça devient dangereux », affirme-t-il. Il raconte que l'établissement est pratiquement vide depuis des mois. « On a tous peur qu'il y ait des coupes dans le personnel parce que ça a déjà eu lieu. Moi, j'ai un peu d'ancienneté, je suis parmi les plus vieux, mais pourtant je ne suis pas à l'abri. Des collègues ont été renvoyés à cause de la vague de violence », explique-t-il. Là où vit Jesus, dans le sud de la ville, les fusillades sont quotidiennes. Récemment, un de ses amis a perdu la vie dans un restaurant à cause d'une balle perdue. Pour sa famille, la vie est au jour le jour et la peur omniprésente. Il raconte : « On se réveille chaque matin dans l'incertitude. D'ailleurs, aujourd'hui, l'école de ma fille a lancé un message pour nous demander si on allait ou non l'envoyer à l'école. Parce qu'il y a eu une fusillade à 5 h du matin juste à un pâté de maisons de l'école. Clairement, je ne l'ai pas emmené. J'ai dû aller chez ma belle-mère pour qu'elle nous aide à s'en occuper. » « Fini le luxe, les voitures, les excès, la drogue » L'économie de Culiacan, qui reposait essentiellement sur les services et le commerce, s'est effondrée. Les autorités du Sinaloa comptent les pertes en milliards d'euros, estiment que plus de 25 000 emplois formels et informels ont disparu. Les habitants du Sinaloa limitent leurs déplacements, réduisent leurs activités. Alfredo a fermé deux restaurants sur les trois qu'il possédait. « C'est horrible, c'est encore pire que pendant la pandémie. On avait deux restaurants qui étaient faits pour travailler la nuit, mais on n'a pas pu tenir car personne ne sort plus la nuit », regrette-t-il. Il espère ne pas avoir à quitter la ville comme l'ont fait tant d'autres. Mais, pour cela, il sait qu'il doit faire preuve de résilience. Selon lui, une bulle vient d'éclater dans la ville qui ne reviendra pas en arrière. « Ceux qui maintenaient l'économie faisaient partie du crime organisé. Ils ne sont plus là ou du moins leur argent ne circule plus comme avant. C'était une économie fictive. Elle existait grâce au crime organisé. Elle était informelle. Elle a augmenté les prix de tout parce que nous sommes dans une ville très chère. Les restaurants étaient chers, mais les salaires étaient bons. Et donc tous ceux qui avaient offert un service, moi y compris : nous vivions de tout cela. Maintenant on se rend compte qu'il n'y a rien d'autre qui puisse soutenir suffisamment l'économie à Culiacan pour revenir comme avant. On pourrait devenir une ville moins développée peut-être… On va revenir à la réalité parce que les personnes qui sortent maintenant, ce sont des gens qui travaillent normalement. Fini le luxe, les voitures, les excès, la drogue… Je veux dire que la paix sera le véritable luxe maintenant », conclut-il. À lire aussiAu Mexique : le violent déchirement du Cartel de Sinaloa
Partir à l'étranger sans plan précis, et voir sa vie basculer.Dans cet épisode de French Expat, Anthony Derendinger raconte son parcours atypique : ingénieur à Marseille, il est envoyé presque du jour au lendemain en Chine pour travailler sur un projet nucléaire international. Sur place, il découvre un choc culturel immense… mais aussi une solidarité entre expatriés qu'il n'avait jamais connue.De la Chine aux États-Unis, Anthony partage les coulisses d'une expatriation vécue comme une aventure humaine : entraide entre Français et Allemands, adaptation culturelle, vie loin des repères, puis retour en France avant un nouveau départ décisif vers la Californie.Entre amour à distance, démarches de visa, reconversion professionnelle et rêve devenu réalité, cet épisode raconte comment l'expatriation peut transformer une trajectoire de vie.Cet épisode est une rediffusion d'un épisode enregistré début 2020 au cours de la toute première saison du podcast.French Expat est un podcast de French Morning qui raconte les parcours de vie des Français établis hors de France. Retrouvez-le sur toutes les plateformes d'écoute : Spotify, Apple Podcast, Deezer, Google Podcast, Podcast Addict, Amazon Music. Cet épisode est raconté, produit et réalisé par Anne-Fleur Andrle, habillé et mixé par Alice Krief. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 29 décembre 2025 - Trump : ses plans pour l'Ukraine... et le GroenlandDonald Trump est-il près du but ? Le président américain a estimé, dimanche 28 décembre, être plus près que jamais d'un accord de paix en Ukraine, après une rencontre en Floride avec Volodymyr Zelensky et un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine. De « grandes avancées » ont été réalisées, s'est de son côté félicité le président ukrainien à l'issue de cette rencontre. Ainsi, Volodymyr Zelensky l'a affirmé face à un parterre de journalistes : « 90 % » du plan de paix en vingt points a été « approuvé ».Le projet d'accord a été retravaillé ces dernières semaines par la Maison-Blanche, après d'âpres négociations réclamées par Kiev et les pays européens, qui jugeaient la première version, dévoilée fin novembre, beaucoup trop proche des revendications russes. Le nouveau plan de paix devra désormais être soumis à un référendum en Ukraine, a annoncé Volodymyr Zelensky au média RBK. Mais avant d'en arriver là, plusieurs points cruciaux restent en suspens.La question des territoires est toujours au centre des discussions, notamment le Donbass. La gestion de la centrale de Zaporijjia demeure un sujet majeur, ainsi que les garanties de sécurité. Sur ce dernier point, Volodymyr Zelensky a évoqué des « garanties de sécurité » pour l'Ukraine, « approuvées » pour certaines et « presque approuvées » pour d'autres. « Il y aura des garanties de sécurité. Elles seront fortes. Et les pays européens sont très impliqués », a de son côté assuré le président américain. Emmanuel Macron a d'ailleurs annoncé ce lundi une réunion des alliés de Kiev à Paris début janvier, autour de cette question.Au même moment, Volodymyr Zelensky a estimé, lors d'une conférence de presse en ligne, que « le plan (de paix) devra être signé par quatre parties : l'Ukraine, l'Europe, l'Amérique et la Russie ». Le dirigeant en a aussi profité pour critiquer Vladimir Poutine, dont les agissements, via l'armée russe en Ukraine, ne correspondent pas à ses propos « pacifiques » tenus auprès de Donald Trump.Parallèlement, Donald Trump continue de s'en prendre à l'Europe. Après les propos de J.D. Vance sur la « menace » nucléaire de Paris, l'interdiction de séjour de Thierry Breton aux États-Unis et la nomination du gouverneur de la Louisiane, Jeff Landry, au poste d'« envoyé spécial au Groenland », l'hostilité de l'administration Trump envers l'Union européenne franchit un nouveau cap en cette fin d'année 2025. Entre sa bienveillance à l'égard de la Russie, ses taxes imposées aux pays de l'UE et sa nouvelle stratégie de sécurité nationale, la nation dirigée par Donald Trump ne cache plus son basculement. Et les Européens sont divisés sur la manière de réagir.Alors, un accord de paix en Ukraine est-il proche ? Quel est l'avenir des relations transatlantiques ? Pourquoi Donald Trump rêve-t-il du Groenland ?Nos experts :- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l'Ukraine dans le sang- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Patricia ALLEMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, auteure de Au cœur du chaos - Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationaleUniversité Catholique de Lille, auteur de Dans la forge du monde