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La Silicon Valley vous observe pendant que vous l'adoptez. Cet épisode révèle, ce que vous avez peut-être déjà accepté sans le savoir... Dans cet épisode :- On découvre que la vérification d'identité chez des centaines de plateformes alimente un système qui compare votre visage à des listes gouvernementales, en toute légalité. Les critères qui vous classent comme « suspect » sont opaques et communiqués aux gouvernements mais qui décide demain ce qui est suspect ?- Les chiffres aux États-Unis montrent une accélération brutale des suppressions d'emplois, pendant que certains font le travail de vingt personnes seul. Entre prime à l'expérience et juniors sans porte d'entrée, sommes-nous déjà en train de sacrifier une génération ?- L'IA vidéo SeeDance inonde les réseaux de fausses vidéos de célébrités sans leur accord, et Matthew McConaughey a déjà sa réponse : déposer son image comme une marque. Dans un monde où votre identité peut être clonée, êtes-vous encore propriétaire de vous-même ?Surveillance, grand remplacement, clonage numérique : trois dynamiques qui avancent sans attendre que la société décide si elle en veut vraiment.===========================
Remontez le temps en compagnie de Franck Ferrand pour découvrir la fascinante vie de Jean Renoir, l'un des plus grands cinéastes français.
Aux États-Unis, Donald Trump a prononcé dans la nuit du 24 au 25 février 2026 son discours traditionnel sur l'état de l'Union devant le Congrès américain. Il s'est vanté d'avoir redressé historiquement l'Amérique. Écoutez RTL autour du monde du 25 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis plusieurs mois, Donald Trump cible directement l'Afrique du Sud. Dans ses discours, le président américain accuse Pretoria de ne pas protéger les fermiers afrikaners blancs, qu'il prétend victimes d'un « génocide ». (Rediffusion du 10 décembre 2025) De notre envoyé spécial de retour de Johannesburg Les démentis sud-africains n'y changent rien. Washington sanctionne : boycott du G20 organisé à Johannesburg, exclusion de l'Afrique du Sud du prochain sommet États-Unis/Afrique et, surtout, décisions économiques lourdes, notamment des droits de douane de 30% sur les exportations sud-africaines. Pour East London, ville du Cap-Oriental dont l'économie dépend largement de l'usine Mercedes-Benz, la punition américaine est un séisme. Sur le port d'East London, la scène est pourtant immuable : rangées de berlines alignées sous les projecteurs, grues immobiles dans l'air salin, ouvriers qui s'affairent en attendant les navires. Dirk Botes, responsable clientèle, détaille l'organisation du terminal automobile : « Cette zone peut préstocker environ 1 400 voitures. Dans le hangar là-bas, un peu moins de 4 000, et sur l'esplanade ouverte environ 1 500. » Ce soir, un navire doit pourtant accoster avec plusieurs heures de retard, perturbé par le mauvais temps. « Il va charger ces véhicules, décharger ceux qui arrivent d'Europe, puis on recommencera avec le bateau suivant », explique-t-il. Ce ballet, autrefois parfaitement réglé, s'est ralenti au fil des mois. Le port exporte de moins en moins de voitures, essentiellement des Mercedes Classe C dont les ventes déclinent depuis plusieurs années. Sphiwe Mthembu, le directeur du port, ne masque pas son inquiétude : « La situation nous touche directement. Quand un constructeur présent depuis soixante-cinq ans commence soudain à souffrir d'une baisse de volumes, cela nous affecte immédiatement. Nous recevons des conteneurs destinés à l'usine : si l'usine tourne moins bien, le port en subit l'impact. Nous devons absolument garder Mercedes-Benz ici et attirer un deuxième grand constructeur. C'est vital pour l'économie locale. » En ville, la chambre de commerce suit de près la situation. Sa directrice, Lizelle Maurice, femme d'affaires respectée et ardente défenseure de l'économie locale, résume l'impact en quelques mots : « Le marché américain était notre plus gros marché, environ 30% de toutes les commandes. Quand les volumes ont commencé à baisser, les fournisseurs de Mercedes-Benz ont immédiatement réduit leurs effectifs. Et cela, c'était avant même les tarifs de Trump. La pandémie avait déjà mis notre économie à genoux. L'an dernier, l'usine est passée de trois à deux équipes, puis 700 départs volontaires ont été annoncés. Les décisions de Washington n'ont fait qu'aggraver une situation déjà très tendue. » Pour comprendre la centralité de Mercedes-Benz dans la région, Ted Keenan, journaliste du Daily Dispatch, déroule une liste : Auria Africa, Valeo International, AIH, et bien d'autres. Tous ont licencié ces derniers mois. «Certaines estimations parlent de 160 000 personnes potentiellement touchées dans la région si Mercedes s'en allait », glisse-t-il, avant de nuancer : « Je ne crois pas que ce soit réaliste. Ce serait la pire chose qui puisse arriver. Mais, il y a des rumeurs persistantes venues de Chine : Mercedes-Benz serait prêt à partager son usine. Aujourd'hui, beaucoup de constructeurs partagent leurs installations. Ce n'est pas impensable. » Pour les employés, c'est jour de fête. Plusieurs centaines d'entre eux sont rassemblés sur un terrain de rugby pour la traditionnelle célébration de fin d'année. Brochettes, musique, danses. Thabile Bevu, délégué du syndicat Numsa, explique pourtant que cette année a été rude : « La production s'est arrêtée plus tôt que d'habitude, quatre semaines en avance. C'est une combinaison de facteurs. Les taxes américaines ont forcé l'usine à réduire. En juillet, on a aussi été en chômage technique pendant six semaines. Beaucoup d'employés embauchés l'an dernier ont déjà perdu leur travail. Alors, tout le monde se demande : est-ce que je serai le prochain ? Mais Mercedes a toujours réussi à faire face, en travaillant avec nous. » Le lendemain, l'un des ouvriers, Phiwe Qaba, arborant un maillot bleu clair des Orlando Pirates, confirme que la crainte est constante : « On parle toujours du même sujet. Parce que dès que les États-Unis arrêtent de commander, notre vie quotidienne change. » Si lui bénéficie d'accords garantissant un revenu minimum même en cas de chômage technique, il pense aux autres, à ceux qui gravitent autour de l'usine : « La dame qui vend des fruits à l'entrée, le gars qui fait le ménage, celle qui prépare la nourriture… eux rentrent chez eux sans un sou. C'est une catastrophe. » À quelques kilomètres du centre-ville, dans le township historique de Duncan Village, on ressent déjà les secousses de la crise. Khulile Jacobs, éducateur et figure locale, fait visiter le lycée du quartier et raconte l'effet sur les familles : « Beaucoup avaient pris des prêts logement ou auto. Avec les licenciements, tout risque de s'effondrer. Des familles qui avaient quitté le township pour des quartiers plus aisés reviennent déjà. Le mouvement a commencé juste après l'élection américaine de novembre. Les entreprises savaient ce qui allait arriver. » Pour Khulile Jacobs, les raisons des décisions de Donald Trump dépassent largement les questions agricoles ou sécuritaires : « C'est une nouvelle forme de guerre froide. L'Afrique du Sud est un hub d'investissements sur le continent. On a l'impression que Trump essaie de détourner ces investissements vers les États-Unis. » Il ajoute un facteur géopolitique majeur : « Le fait que notre pays ait amené Israël devant la Cour internationale de justice a pesé lourd. Pour Trump, c'est comme si l'Afrique du Sud s'était opposée à un allié stratégique. » Et lorsqu'on lui demande s'il soutient son gouvernement dans cette démarche, la réponse est sans ambiguïté : « À 100 %, même plus. Nous nous tiendrons toujours aux côtés du peuple palestinien. Moralement, nous ne pouvons pas faire autrement. » Malgré tout, certains veulent croire à un possible apaisement. Lizelle Maurice, la directrice de la chambre de commerce, appelle à ne pas couper le dialogue : « Trump doit comprendre que ses décisions touchent des millions de personnes. Il doit revoir sa stratégie vis-à-vis de l'Afrique du Sud. Comme je le dis toujours : garde tes amis près de toi, mais tes ennemis encore plus près. »
Aujourd'hui, Élina Dumont, intervenante sociale, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Ce mercredi 25 février, la décision de la Cour suprême des États-Unis qui a invalidé les droits de douane imposés par Donald Trump, a été abordée par Lionel Fontagné, professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre du Cercle des Économistes, Laurent Vronski, directeur général d'Ervor, et Emmanuel Combe, professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à la Skema Business School, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce mercredi 25 février, Romuald Sciora, chercheur associé à l'Iris - Observatoire politique et géostratégiques des États-Unis, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Il a analysé le discours de Donald Trump sur l'état de l'Union qui a eu lieu cette nuit. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
« Ceci est l'âge d'or de l'Amérique », a clamé Donald Trump la nuit dernière lors du traditionnel discours sur l'état de l'Union. Une allocution d'1h47 au cours de laquelle le président américain a présenté son bilan après plus d'un an de mandat marqué la guerre tarifaire, la lutte contre l'immigration, et l'interventionnisme dans les différents conflits du globe. Quelles sont les conséquences de cette politique pour les Américains ? Quelle situation économique aujourd'hui aux États-Unis ? La promesse MAGA est-elle suivie d'effets ? Pour en débattre - Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en Civilisation américaine, spécialiste des présidents américains, auteur du livre Les mots de Trump chez Dalloz - Ludivine Gilli, directrice de L'Observatoire Amérique du Nord de la Fondation Jean Jaurès, autrice du livre La démocratie en danger aux États-Unis, éditions de l'Aube.
Peu de rivalités ont autant marqué le monde et les mémoires que celles entre les USA et l'URSS. Débutée juste après la chute des nazis et de leurs alliés, elle est immédiatement baptisée “Guerre Froide” – et le nom veut tout dire. Script: Guilhem @DHistoiresenHistoire Adhérez à cette chaîne pour obtenir des avantages : https://www.youtube.com/channel/UCN4TCCaX-gqBNkrUqXdgGRA/join Pour soutenir la chaîne, au choix: 1. Cliquez sur le bouton « Adhérer » sous la vidéo. 2. Patreon: https://www.patreon.com/hndl Musique issue du site : epidemicsound.com Images provenant de https://www.storyblocks.com Abonnez-vous à la chaine: https://www.youtube.com/c/LHistoirenousledira Les vidéos sont utilisées à des fins éducatives selon l'article 107 du Copyright Act de 1976 sur le Fair-Use. Sources et pour aller plus loin: André FONTAINE, La guerre froide 1917-1991, Seuil, 2006. John LEWIS GADDIS, The Cold War. A New History, Penguin, 2006. Nicolas WERTH, Le cimetière de l'espérance, essais sur l'histoire de l'Union soviétique, 1914-1991, Tempus, 2019. Tony JUDT, Post War: A History of Europe Since 1945, Penguin, 2005. Pierre GROSSER, Les temps de la guerre froide, Complexe, 1995. Stanislas JEANNESSON, Sabine DULLIN, Atlas de la guerre froide, Autrement, 2017. Juliette BOURDIN, Entre portes ouvertes et portes fermées, la politique chinoise des États-Unis du XIXe au XXIe siècle, Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 2013 Ian KERSHAW, L'âge global. L'Europe de 1950 à nos jours, Seuil, 2020. Serge BERSTEIN et Pierre MILZA, Histoire du XXe siècle – Tomes 2 (1945-1973) et 3 (1973-1990), éditions de 2006-2010 Juliette BOURDIN, Entre porte ouverte et porte fermée – La politique chinoise des États-Unis du XIXe au XXIe siècle, 2013 Pierre BROCHEUX (dir.), Les décolonisations au XXe siècle – La fin des empires européens et japonais, 2012 Hélène CARRÈRE-D'ENCAUSSE, Six années qui ont changé le monde (1985-1991) – La chute de l'empire soviétique, 2015 Jean CAZEMAJOU et Jean-Michel LACROIX (dir.), La guerre du Vietnam et l'opinion publique américaine (1961-1973), 1991 Sabine DULLIN et al., Atlas de la guerre froide (1947-1990) : un conflit global et multiforme, 2020 Catherine DURANDIN, La Guerre froide – « Que sais-je ? », 2023 Jacques GERNET, Le monde chinois – Tome 3 – L'époque contemporaine, édition de 2005 Bernard VINCENT, Histoire des États-Unis, édition de 2016 Michèle WEINACHTER (dir.), L'Est et l'Ouest face à la chute du Mur – Question de perspective, Travaux et documents du CIRAC, 2013 Nicolas WERTH, Histoire de l'Union Soviétique de Lénine à Staline (1917-1953) – “Que Sais-Je ?”, 6e édition de 2022 Nicolas WERTH, Histoire de l'Union Soviétique de Kroutchev à Gorbatchev – “Que Sais-Je ?”, 5e édition de 2023 Tessa Coombs, « Cold War », https://www.imdb.com/fr-ca/title/tt1282631/ MAD World - The History of the Cold War Episode 1/ Superpowers Free Documentary History https://youtu.be/cadWivTlj1A?si=fZ1liXpP3Px2PwXA The Cold War/ Seven Minutes to Midnight Documentary, WarsofTheWorld, 6 aout 2021 https://youtu.be/2336v76nEf8?si=E6VXmTLm7jPzn3hk John F. Kennedy's Speech at the Berlin Wall https://youtu.be/yBQvKXIDiuc?si=DPlhRN6vgfUbGNIJ Autres références disponibles sur demande. #histoire #documentaire
Le président des États-Unis a soigneusement évité le sujet lors de son discours sur l'état de l'union, mais sa gestion de l'affaire Jeffrey Epstein, du nom de cet ancien financier et criminel sexuel mort en prison en 2019, pourrait pénaliser durablement Donald Trump et le parti républicain, estime Jérôme Viala-Gaudefroy, chargé de cours à Sciences Po et invité de RFI, ce 25 février 2026. Après avoir lui-même encouragé dans ses discours une vision conspirationniste de l'affaire Epstein, Donald Trump a freiné pendant de long mois la publication des documents concernant l'ancien financier et criminel sexuel américain. « Il était obligé de rendre publics ces documents », notamment les près de trois millions de fichiers finalement publiés par le ministère de la Justice, le 30 janvier, après un vote du Congrès en ce sens, explique Jérôme Viala-Gaudefroy, chargé de cours à Sciences Po à Paris. Mais en les « caviardant », il fait preuve d'un manque de transparence « en contradiction avec les discours tenus auprès de sa base électorale », à qui il avait promis la publication de tous les fichiers, sans censure, rappelle-t-il. Ces contradictions entre promesses de transparence totale d'abord, et freins à la publication des documents ensuite, pourraient faire l'effet d'un « lent poison qui pourrait détourner des urnes » des électeurs républicains, sans pour autant qu'ils se tournent vers un bulletin démocrate. Ce qui pourrait tout de même avoir des conséquences importantes pour le parti républicain lors des élections de mi-mandat à la fin de l'année, estime Jérôme Viala-Gaudefroy. Les ramifications de l'affaire Epstein en Amérique centrale Plusieurs pays d'Amérique centrale sont cités dans les centaines de milliers de documents rendus publics progressivement dans l'affaire Epstein. En 2019 déjà, la police mexicaine avait enquêté sur 10 000 vidéos pédopornographiques impliquant des enfants honduriens, mexicains et guatémaltèques. Depuis, plusieurs journalistes, notamment au Honduras, ont repris ces traces et mis au jour un réseau de traite d'êtres humains, explique la correspondante de RFI à Tegucigalpa, Marie Griffon. Dans son bureau, Wendy Funès, directrice du média indépendant Reporteros de Investigación, lui raconte les découvertes réalisées avec quatre autres médias honduriens et mexicains : « Nous pensons qu'il y a eu un trafic de filles mineures dans des réseaux de traite d'êtres humains, d'exploitation sexuelle. Cela impliquerait également les maras, les gangs honduriens… Au Honduras, pour l'instant, ces affaires ont été délibérément cachées. Personne n'en parle, on étouffe le sujet. Nous, de notre côté, nous avons osé publier et nous exigeons qu'il y ait maintenant une enquête judiciaire. Car, pour l'instant, il reste encore beaucoup de zones d'ombre. » Mort du chef de cartel «El Mencho» au Mexique : un «effet domino» sur le continent ? Les journaux du continent américain s'interrogent sur les conséquences de la mort d'El Mencho, le chef du cartel de Jalisco Nouvelle génération. Pour l'heure, estime la presse, il y a plus de questions que de réponses. Selon Proceso, un effet domino pourrait se produire en Colombie et en Équateur : la Colombie, pays producteur de cocaïne, et l'Équateur, pays de transit. Ces dernières années, le cartel de Jalisco Nouvelle génération y avait dépassé le cartel de Sinaloa. D'où une question centrale : la disparition d'El Mencho va‑t‑elle provoquer des scissions et une nouvelle vague de violences entre factions dissidentes, au Mexique comme en Colombie ? s'interroge la revue mexicaine. Ces luttes de pouvoir pourraient également s'étendre en Équateur, poursuit Proceso, où plusieurs groupes criminels revendiquent ouvertement leur appartenance au cartel de Jalisco Nouvelle génération. Le site spécialisé Insight Crime apporte toutefois une nuance : oui, les dynamiques internes risquent de changer et les alliances peuvent évoluer, mais « tout indique que cette économie criminelle » va se maintenir en place et que le cartel, comme ses ramifications, n'est «pas près de disparaître». Cuba : incertitude sur les livraisons de pétrole L'île communiste s'apprête à recevoir un nouveau chargement d'aide humanitaire venu du Mexique. Le média officiel Cubadebate publie une photo d'un cargo transportant principalement des haricots et du lait en poudre, soit près de 200 tonnes de marchandises. Parti ce mardi (24 février 2026), le navire doit arriver dans les prochains jours à Cuba, précise le site. De l'aide humanitaire et non du pétrole, que le Mexique n'est plus en mesure d'envoyer en raison des menaces de sanctions de Donald Trump. Les médias cubains et américains peinent d'ailleurs à déterminer si certaines exportations de pétrole vers Cuba sont désormais autorisées ou non. Après la décision de la Cour suprême américaine de révoquer une grande partie des droits de douane imposés par Washington, Cubadebate tente d'expliquer les implications pour Cuba : la fin des taxes visant les pays commerçant avec l'île. Un article qui a généré des commentaires « confus », ironise le site indépendant 14ymedio, qui estime que les nouvelles mesures prises par Trump montrent que les États‑Unis entendent continuer à empêcher l'entrée de pétrole à Cuba. Pourtant, note Bloomberg, des sources au sein du gouvernement américain assurent que les exportations de pétrole seront bien autorisées… mais uniquement pour des entreprises privées. Or, rappelle le média économique, les PME cubaines ne peuvent importer que de petites quantités de carburant et n'ont pas le droit de le revendre. Autrement dit, le blocus pétrolier n'est pas levé. Au Pérou, une nouvelle première ministre dans le « chaos » et « l'improvisation » « Chaos et improvisation », titre El Comercio à Lima, après la nomination surprise d'une nouvelle Première ministre : Denisse Miralles, une économiste de droite. Une désignation inattendue puisque quelques heures plus tôt, une autre personnalité avait été pressentie : Hernando de Soto, ancien candidat à la présidentielle, rappelle le journal dans un éditorial très critique. Ce changement de dernière minute interroge sur « la capacité » du nouveau président de gauche — le huitième en moins de dix ans — à « gouverner de manière autonome face aux forces politiques » représentées au Parlement, ajoute El Comercio. Pour La República, le nouveau gouvernement résulterait même d'un « pacte de corruption ». Le journal estime qu'Hernando de Soto a été « sacrifié » sur l'autel des «querelles de pouvoir» au sein du Parlement. Dans le journal de la 1ère... En Martinique, on aiguise les sabres et on prépare les machines en vue du démarrage de la campagne sucrière 2026, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
Découvrez l'histoire incroyable de bébés commandés par des milliardaires chinois aux États-Unis. On vous présente le Tiger King du Québec dans un dossier qui va fesser fort. L'équipe perd complètement le nord avec le retour du coach de vie, tandis que Danick avoue sa terreur matinale de s'habiller en noir. Martin rend un hommage touchant à Michel Bergeronz. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
Les prochaines heures seront « décisives », s'exclame le Süddeutsche Zeitung à Munich : « Les États-Unis parviendront-ils à un accord avec l'Iran dans le différend concernant son programme nucléaire ? Ou bien Donald Trump ordonnera-t-il une attaque ? (…) Demain jeudi, précise le quotidien allemand, Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, et Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain, se rencontreront pour la troisième fois à Genève. Les discussions porteront sur la possibilité d'éviter une guerre. La question est de savoir si la partie iranienne présentera une proposition suffisamment conciliante pour que le président Trump s'abstienne de toute frappe militaire, du moins provisoirement. Parmi les questions en suspens, il y a le programme nucléaire iranien, mais aussi les missiles balistiques du régime et son soutien à des milices comme le Hezbollah libanais. » Signes avant-coureurs En effet, tout pourrait se jouer demain jeudi, relève L'Orient-Le Jour à Beyrouth. « Dans l'éventualité où ses émissaires reviendraient bredouilles des dernières négociations avec les Iraniens, Donald Trump pourrait lancer une opération limitée pour tenter d'obtenir plus de concessions, sur le nucléaire ou au-delà. Pression ou préparation, les rumeurs se multiplient en tout cas sur la possibilité d'une frappe imminente, affirme le quotidien libanais. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réuni lundi un Conseil de sécurité, indiquant que son pays traversait des temps “complexes et très difficiles“, tandis que les médias locaux faisaient état des préparatifs du système de santé national pour faire face à une guerre prolongée. Washington évacuait le même jour le personnel non essentiel de son ambassade à Beyrouth. » L'armada américaine Ce qui est sûr, c'est que les États-Unis ont considérablement renforcé leur présence militaire dans la région. Le Washington Post a fait les comptes : « Plus de 150 avions, avions de combat, avavionsargos et avions ravitailleurs, ont été déployés vers des bases en Europe et au Moyen-Orient depuis la semaine dernière, depuis la fin du deuxième cycle de négociations nucléaires entre les États-Unis et l'Iran, sans avancée significative. (…) Des dizaines d'autres appareils, note encore le Washington Post, sont stationnés sur le porte-avions Abraham Lincoln, positionné au large des côtes omanaises depuis début février, et sur le porte-avions Gerald Ford, qui croise actuellement au large de la Crète. Les deux navires sont accompagnés de destroyers lance-missiles qui transportent des dizaines de Tomahawks, les missiles que les forces américaines ont utilisé en juin dernier pour frapper des cibles nucléaires iraniennes. » Menaces et interrogations Alors, « l'ombre de la guerre pèse de nouveau sur le Moyen-Orient et, une nouvelle fois, les États-Unis en sont la cause », pointe Le Monde à Paris. « Donald Trump, qui avait fait irruption en politique il y a plus de dix ans, en partie en dénonçant l'aventurisme guerrier des administrations précédentes dans cette région, menace ouvertement l'Iran de frappes d'une ampleur bien supérieure à celle de la guerre de juin dernier, déclenchée par Israël et à laquelle Washington s'était joint. Le précédent vénézuélien a montré que la concentration actuelle de forces militaires américaines à la périphérie du Golfe, même sans moyens terrestres, doit être prise au sérieux. Elle vise un régime définitivement discrédité par son choix de noyer dans le sang, en janvier, la vague de colère qui a saisi les Iraniens face à l'effondrement de leur économie. » Toutefois, relève Le Monde, « les menaces américaines soulèvent de graves questions. Donald Trump évoque une guerre dont les objectifs restent pour l'instant indéfinis. S'agit-il de renforcer sa position en vue de nouvelles négociations, de détruire un programme nucléaire dont il assurait pourtant en juin qu'il avait été anéanti ? La cible est-elle le programme balistique développé par Téhéran, qui constitue une menace réelle pour l'ensemble des voisins de la République islamique ? Envisage-t-il un changement de régime (…) ? » Et il y a d'autres interrogations, souligne encore Le Monde : « Trump envisage une opération militaire d'une importance considérable, sans le moindre vote du Congrès, qui dispose seul du pouvoir de déclarer la guerre. De même, une telle attaque dépourvue d'un blanc-seing des Nations unies serait évidemment illégale du point de vue du droit international, aucune légitime défense ne pouvant être avancée par Washington pour la justifier. »
Im Iran gibt es wieder Proteste gegen das Regime. Aktuell finden die Demos in erster Linie vereinzelt an Unis statt. Das Regime versucht das zu unterbinden. Parallel bereitet sich der Iran auf ein mögliches Atomabkommen mit den USA vor.**********In dieser Folge mit: Moderator: Nik Potthoff Gesprächspartner: Uwe Lueb, berichtet als Korrespondent über den Iran**********Ihr könnt uns auch auf diesen Kanälen folgen: TikTok und Instagram .
Après quatre ans de guerre en Ukraine, pourquoi les dernières négociations autour du plan de paix proposé par Donald Trump ont échoué, l'Ukraine peut-elle récupérer ses territoires occupés, quel est le rapport de force sur le terrain, quel rôle jouent les États-Unis et l'Europe, à quoi ressemble le quotidien de la population, quelles sont les conséquences économiques et politiques du conflit ? Invités : Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur-associé chez Euro Créative.
Après quatre ans de guerre en Ukraine, pourquoi les dernières négociations autour du plan de paix proposé par Donald Trump ont échoué, l'Ukraine peut-elle récupérer ses territoires occupés, quel est le rapport de force sur le terrain, quel rôle jouent les États-Unis et l'Europe, à quoi ressemble le quotidien de la population, quelles sont les conséquences économiques et politiques du conflit ? Invités : Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur associé chez Euro Créative.
Au sommaire de l'émission : La guerre en Ukraine entre dans sa cinquième année avec peu d'espoir d'un accord de paix à court terme, la Russie ayant mis en place un système d'enrôlement de mercenaires rémunérés pour mourir au combat.Le coût de la reconstruction de l'Ukraine est estimé à plus de 500 milliards d'euros, intégrant les dégâts matériels et le redressement du pays pour les dix prochaines années.La Fédération du prêt-à-porter féminin souhaite aider les entreprises ukrainiennes à se redresser face à la baisse des commandes européennes.Le Parlement européen suspend l'examen de l'accord commercial avec les États-Unis après la décision de la Cour suprême américaine d'instaurer un nouveau droit de douane.44% des investissements industriels mondiaux en 2025 ont été réalisés aux États-Unis, notamment dans les secteurs pharmaceutique, des data centers et de l'électronique.Le projet de loi de lutte contre la fraude fiscale et sociale, estimée à 14 milliards d'euros par an, arrive à l'Assemblée nationale.Le gouvernement souhaite augmenter le forfait hospitalier et la participation forfaitaire pour certains actes lourds, ce qui suscite des critiques des syndicats et associations de patients.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce mardi 24 février, une comparaison entre le nouveau tarif douanier et les tarifs imposés depuis avril 2025, un record de déficit commercial des États-Unis, et la reconstruction de l'Ukraine, ont été abordés par Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des Économistes, Stéphane Carcillo, responsable de la division revenu/travail de l'OCDE et professeur à Sciences Po, et Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques de Crédit Agricole SA, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
À l'Antichambre, Luc Bellemare est en compagnie de François Gagnon et Vincent Damphousse pour parler de la défaite du Canada contre les États-Unis pour la médaille d'or.
Les robots humanoïdes impressionnent par leur agilité, mais restent encore loin de l'autonomie totale. Stéphane Bohbot, fondateur d'Innov8 et partenaire de Unitree en France, décrypte l'accélération technologique chinoise et les défis majeurs à relever avant l'arrivée des robots à domicile.Interview : Stéphane Bohbot, fondateur et PDG d'Innov8PunchlinesLa fiabilité mécanique des robots est aujourd'hui excellente.Les robots ont tous les capteurs pour être autonomes, mais ils doivent encore comprendre le monde.2025 a été l'année zéro du robot, 2026 pourrait être l'an un.La Chine est en suprématie sur le hardware.L'Europe doit choisir le logiciel plutôt que le matériel.Les robots vus au Nouvel An chinois étaient spectaculaires. Sont-ils vraiment autonomes ?Lorsqu'on voit un robot, on pense qu'il est déjà autonome. Ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, ils ont besoin d'un opérateur pour les orienter et les guider. En revanche, la fiabilité mécanique est devenue impressionnante. Les mouvements, la stabilité, l'équilibre ont énormément progressé. On peut pousser un robot, il ne tombe plus. Il y a deux ans, il fallait être trois pour le relever. Nous avons aujourd'hui une base matérielle extrêmement robuste. L'enjeu des prochaines années, c'est l'autonomie et l'apprentissage du monde.Comment se passe l'apprentissage d'un robot humanoïde ?On peut partir du mouvement humain grâce à des capteurs ou des caméras qui enregistrent les gestes. Ensuite, ces mouvements sont numérisés, simulés en 3D et répétés des centaines ou milliers de fois pour atteindre la perfection. Il faut adapter ces gestes à un centre de gravité différent. Un robot de 1m20 n'a pas la même posture qu'un humain de 1m80. La simulation permet de recalibrer chaque détail avant de tester dans le monde réel. Mais le plus complexe reste la compréhension du monde. Reconnaître un objet, le saisir correctement, évoluer dans un environnement semi-structuré avec des humains autour. C'est un apprentissage long, basé sur la donnée, les LLM et des usines d'entraînement.Quand aura-t-on un robot à la maison ?Le rêve ultime, c'est le robot domestique capable de débarrasser une table, ranger un lave-vaisselle ou plier une chemise. Des travaux existent déjà, mais nous pensons que ce robot universel n'arrivera pas avant dix ans. Il faudra d'abord passer par des phases intermédiaires : recherche, laboratoires, environnements professionnels sécurisés, robots d'accueil dans les magasins ou les hôtels. Aujourd'hui, 2025 est pour moi l'année zéro du robot. On commence à commercialiser des plateformes ouvertes pour la recherche. Le marché grand public prendra du temps.Comment expliquer l'apparent leadership de la Chine dans cette révolution ?Oui, la Chine est clairement en suprématie sur le hardware. Elle bénéficie d'un écosystème industriel complet, d'une supply chain ultra rapide et d'investissements massifs. En revanche, les États-Unis restent très forts sur le logiciel et l'IA. L'Europe, quant à elle, doit choisir son combat. Rattraper le retard industriel serait extrêmement long. Notre carte à jouer, c'est le logiciel, l'intelligence, les services et les normes. C'est là que nous avons les talents.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce mardi 24 février, une réunion s'est tenue à l'Élysée pour faire le point sur les groupuscules politiques violents. Après le décès de Quentin Deranque et le débat politique extrêmement animé en France, Emmanuel Macron a décidé de l'organiser. Selon David Revault d'Allonnes, c'est le mythe de l'hydre. Il pense qu'il faut évidemment couper toutes les têtes qui sont nombreuses. Le Salon de l'Agriculture 2026 a ouvert ses portes le samedi 21 février. Il y a une quinzaine d'années, Marc Touati se souvenait que le Salon était animé, qu'il y avait une certaine joie, mais cette année, c'était d'une tristesse incroyable. Il est marqué par un déficit commercial agricole et agroalimentaire. Charles Kushner, l'ambassadeur des États-Unis en France était convoqué à la suite des commentaires de l'administration Trump sur la mort de Quentin Deranque. Cependant, il ne s'est pas présenté au ministère des Affaires étrangères. Selon Abnousse Shalmani, définitivement, cet ambassadeur ne nous aime pas. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'info du matin - Certaines petites manies du quotidien peuvent révéler un cerveau très actif. Le winner du jour - Une professeure de maternelle a trouvé une méthode astucieuse pour connaître les potins de sa classe. - Le "croqueur de parmesan" a été arrêté après plusieurs semaines de traque. Le flashback - Octobre 1979. "Ring My Bell" de Anita Ward est numéro 1 en France et aux États-Unis. - Sortie de l'album Reggatta de Blanc du groupe The Police. Le savoir inutile - Il est désormais possible de léguer son tatouage après sa mort, sous conditions légales strictes. La chanson du jour - John Lennon - "Imagine" 3 choses à savoir sur Alain Prost Qu'est-ce qu'on lit ? - "Eagles: Life in the Fast Lane" d'Alexis Hache, journaliste notamment aux Les Inrockuptibles. Jeu Surprise (1234) - Gregory de Bais, près de Rennes, gagne un vidéoprojecteur Xiaomi. La Banque RTL2 - Jennifer de Trévenans, vers Belfort, gagne 500 €. - Laure de Verneuil-sur-Seine (Yvelines) gagne un séjour de 2 nuits pour 2 personnes en hôtellerie haut de gamme Hôtels & Préférence. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'émission 28 minutes du 24/02/2026 Droits de douane américains : grand flou et chaos tarifaire mondial ? Les nouveaux droits de douanes de 10 %, appliqués sur les produits importés aux États-Unis, sont entrés en vigueur le 24 février sur décision de Donald Trump. Pour les 150 jours prochains, cette surtaxe devrait rester à ce niveau, bien que le président américain souhaite déjà les augmenter à 15 %. Le 20 février, la Cour suprême américaine a déclaré que les droits de douanes dits "réciproques", imposés par Donald Trump depuis avril 2025 à plusieurs pays, sont illégaux. Pour contourner la Cour suprême, le chef d'État américain s'est appuyé sur une loi de 1974, le Trade Act, une surtaxe mise en place en cas d'urgence liée à un déficit de la balance des paiements. Mais, elle ne s'applique pas à certains secteurs, comme celui du cuivre ou de l'automobile, dont les taxes restent inchangées. Les produits canadiens et mexicains importés aux États-Unis ne sont également pas concernés. On en débat avec Joséphine Staron, directrice des études et des relations internationales du think tank Synopia, Lauric Henneton, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint-Quentin, spécialiste des États-Unis, et Isabelle This Saint-Jean, économiste, professeure à l'Université Sorbonne Paris Nord. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 24 février 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 24/02/2026 "The last ship " : Sting transforme ses origines ouvrières en comédie musicale Des millions d'albums vendus, des tournées historiques en solo et avec son ancien groupe The Police, Sting est une icône de la musique. Mais avant de connaître la gloire, le chanteur britannique a eu plusieurs vies : conducteur de bus, ouvrier, instituteur, entraîneur de football, ou encore livreur. En 2015, il a créé la comédie musicale, "The Last Ship", en hommage aux ouvriers de son pays. Jusqu'au 8 mars 2026, à la Seine Musicale de Boulogne-Billancourt, il revisite son spectacle en y incarnant le contremaître d'un chantier naval qui s'apprête à fermer. Droits de douane américains : grand flou et chaos tarifaire mondial ? Les nouveaux droits de douanes de 10 %, appliqués sur les produits importés aux États-Unis, sont entrés en vigueur le 24 février sur décision de Donald Trump. Pour les 150 jours prochains, cette surtaxe devrait rester à ce niveau, bien que le président américain souhaite déjà les augmenter à 15 %. Le 20 février, la Cour suprême américaine a déclaré que les droits de douanes dits "réciproques", imposés par Donald Trump depuis avril 2025 à plusieurs pays, sont illégaux. Pour contourner la Cour suprême, le chef d'État américain s'est appuyé sur une loi de 1974, le Trade Act, une surtaxe mise en place en cas d'urgence liée à un déficit de la balance des paiements. Mais, elle ne s'applique pas à certains secteurs, comme celui du cuivre ou de l'automobile, dont les taxes restent inchangées. Les produits canadiens et mexicains importés aux États-Unis ne sont également pas concernés. On en débat avec Joséphine Staron, directrice des études et des relations internationales du think tank Synopia, Lauric Henneton, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint-Quentin, spécialiste des États-Unis, et Isabelle This Saint-Jean, économiste, professeure à l'Université Sorbonne Paris Nord. Au Mexique, le cartel de Jalisco sème le chaos après l'élimination de son chef, "El Mencho". Théophile Cossa nous explique le fonctionnement de ce cartel. Marie Bonnisseau s'intéresse à la première route musicale indienne, construite à Bombay, qui engendre la colère des riverains. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 24 février 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
Selon des informations rapportées par Reuters, le Département d'État américain travaillerait sur une plateforme baptisée Freedom.gov. Son objectif : permettre à des internautes étrangers d'accéder à des contenus bloqués ou supprimés par leurs propres gouvernements.Le principe serait relativement simple sur le plan technique. Le site fonctionnerait comme un VPN — un réseau privé virtuel. Pour rappel, un VPN fait transiter la connexion d'un utilisateur par un serveur situé dans un autre pays. Résultat : l'internaute apparaît comme naviguant depuis ce pays, ce qui permet de contourner certaines restrictions géographiques ou légales. Freedom.gov s'appuierait ainsi sur des serveurs basés aux États-Unis, sans enregistrer l'identité ni l'activité des visiteurs. En clair, l'État américain deviendrait lui-même fournisseur d'anonymat en ligne, un rôle jusqu'ici occupé par des acteurs privés comme NordVPN ou ExpressVPN.Le projet serait supervisé par Sarah Rogers, responsable de l'image des États-Unis à l'étranger. Présentée comme une initiative en faveur de la liberté d'expression, la plateforme permettrait d'accéder à des contenus jugés illégaux localement — qu'il s'agisse de discours controversés ou de propagande. Une approche qui s'inscrit dans la ligne de l'administration Trump, souvent critique à l'égard des régulations européennes du numérique. Mais en interne, le projet susciterait de fortes réserves. Des juristes du Département d'État auraient alerté sur les risques diplomatiques : encourager des citoyens étrangers à contourner les lois nationales pourrait exposer Washington à des tensions juridiques sérieuses. Officiellement, le porte-parole du Département d'État affirme que « la liberté numérique est une priorité », sans confirmer les détails du dispositif.Côté européen, l'inquiétude est palpable. Kenneth Propp, ancien diplomate américain aujourd'hui chercheur à l'Atlantic Council, évoque auprès de Reuters « un tir direct » contre les lois européennes, notamment le Digital Services Act. Cette réglementation impose aux plateformes de retirer contenus haineux ou désinformation. Pour l'administration Trump, cette loi serait perçue comme hostile aux entreprises américaines. Dans un contexte déjà tendu — différends commerciaux, guerre en Ukraine, débats sur le Groenland — Freedom.gov pourrait devenir un nouveau point de friction. D'autant que des figures proches d'Elon Musk, farouche opposant aux règles numériques européennes, seraient impliquées dans le projet. Difficile, dès lors, d'y voir une simple initiative technique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd’hui marque la quatrième année de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Alors que plusieurs s’attendaient initialement à un une guerre rapide, où l’Ukraine serait rapidement neutralisée, nous voilà quatre ans plus tard alors que le pays résiste encore. On fait le point sur ce conflit avec un expert. Entrevue avec Justin Massie, professeur titulaire de science politique à l’Université du Québec à Montréal et co-directeur du Réseau d’analyse stratégique. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Plus d’une centaine de policiers de la SQ participent à l’intervention. Blizzard aux États-Unis. Le gouvernement américain a perdu près de 220 millions de dollars dans Lion Électrique. Tour de table entre Marianne Bessette, Audrey Gagnon et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Au sommaire de l'émission : Récit poignant d'une jeune réfugiée ukrainienne de 11 ans, Nora, qui trouve refuge en France et exprime ses émotions à travers le piano, retirant les compositeurs russes de son répertoire pour symboliser la résistance de son pays face à l'invasion russe.Analyse de la situation de guerre en Ukraine, 4 ans après le début du conflit, avec les chiffres des pertes ukrainiennes et le témoignage d'un poète et écrivain ukrainien ayant rejoint les forces armées pour défendre son pays.Tensions diplomatiques entre la France et les États-Unis avec la convocation manquée de l'ambassadeur américain Charles Kushner par le ministère français des Affaires étrangères.Crise profonde au musée du Louvre, avec la démission de la mission de réorganisation confiée à Rachida Dati et les critiques sur la gestion de la directrice Laurence des Cars.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:24 - Bientôt chez vous - Aux États-Unis, cette tradition lycéenne consiste à "éliminer" ses camarades avec des pistolets à eau. Si le jeu détend les élèves, ses armes réalistes et le nom "assassin" ont déjà provoqué des malentendus et des accidents sérieux. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:40 - Le brief éco - En 2025, les investissements mondiaux ont bondi de 32% pour atteindre 1 500 milliards d'euros, portés essentiellement par les États-Unis et la dynamique "America First". Mais derrière ces montants record, l'emploi progresse peu, tandis que l'Europe et la France peinent à attirer des capitaux. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Cette semaine dans La Brigade, on revient sur la défaite du Canada face aux États-Unis en finale olympique, un match chargé d'émotion qui a vite dépassé le cadre du hockey.On parle du retour à Ottawa de Brady Tkachuk et Jake Sanderson avec la médaille d'or, des propos controversés de Brady envers le Canada et du volet politique qui a teinté cette confrontation Canada–USA.On se projette aussi vers l'avenir : à quoi pourrait ressembler la prochaine formation d'Équipe Canada? Qui a gagné — ou perdu — des points dans ce tournoi?Et du côté des Sénateurs, mars s'annonce intense avec 15 matchs au calendrier. Peu de repos, beaucoup d'enjeux. Est-ce que ce groupe a ce qu'il faut pour passer au travers?Écoutez maintenant et procurez vous votre tasse.labrigadepodcast.ca/tassesSur XLa Brigade @LabrigadePodJean-Philippe Forgues @jp.forguesPascal Villeneuve @sensvilleStewart Sabourin @stewmsabourinTiktokYouTubeInstagramMerci à nos commanditairesSmrtCycle - mentionne que c'est La brigade qui t'envoi!Planet Hoster
Trump publie une vidéo dans laquelle il donne une raclée au Canada. Finale Canada/États-Unis: les Québécois étaient au rendez-vous. Tour de table entre Marianne Bessette, Audrey Gagnon et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
L'actualité commerciale entre Washington et Bruxelles s'est encore tendue. Donald Trump a annoncé une surtaxe mondiale de 15%, applicable 150 jours, après l'invalidation par la Cour suprême d'une partie des droits de douane existants. L'Union européenne a aussitôt gelé la mise en œuvre de l'accord commercial signé avec les États-Unis, dans l'attente de précisions.Le Cac 40 a ainsi montré une résistance notable et n'a reculé que de 0,22%. À New York, les indices évoluaient dans le rouge à la clôture des marchés européens.Les investisseurs attendent de comprendre si cette surtaxe restera un simple épisode politique ou le premier acte d'un cycle commercial plus dur. Et du côté des valeurs ?Les valeurs de défense ont décroché en fin de séance hier. Thales a perdu plus de 4%, sur fond de blocage européen concernant de nouvelles sanctions contre la Russie. À Francfort, Hensoldt et Rheinmetall ont aussi fléchi. Novo Nordisk a également encore reculé de près de 15%.Dans le luxe et la consommation, Pernod Ricard a cédé 4% après une dégradation de Deutsche Bank.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'ambassadeur des États-Unis à Paris ne s'est pas rendu lundi 23 février à la convocation du ministère français des Affaires étrangères. Les autorités n'avaient pas apprécié les commentaires de Charles Kushner sur la mort de Quentin Deranque, militant d'un groupe de l'extrême droite radicale. La diplomatie américaine de Donald Trump étant faite d'ingérences et de provocations, plusieurs ambassadeurs ont provoqué des frictions inédites avec des alliés européens, en raison de propos jugés offensants ou d'ingérences publiques. Entretien avec Vincent Michelot, professeur d'histoire politique des États-Unis à Sciences Po et vice-président Relations internationales de l'École normale supérieure de Lyon. ► France : l'ambassadeur américain « ne s'est pas présenté » à une convocation du ministère des Affaires étrangères
Clémentine Desseaux est mannequin grande taille, militante pour la diversité des corps, entrepreneure, expatriée aux États-Unis depuis 15 ans. Mais derrière l'image solaire et engagée, il y a une femme qui a dû apprendre - lentement - à s'aimer sans condition.Dans cet épisode, elle raconte son départ impulsif pour Miami, le choc culturel entre la France et les États-Unis sur l'image du corps, la naissance de sa carrière de mannequin, puis les années new-yorkaises faites de succès… et d'une relation abusive dont il lui faudra sept ans pour sortir.Elle raconte sa fuite, son combat judiciaire, son avortement, sa reconstruction, et puis, l'été dernier, le diagnostic : une leucémie aiguë.Quand on a fait de son corps son outil de travail et son combat politique, que se passe-t-il quand ce corps tombe malade ? Comment continuer à s'aimer quand on ne peut plus performer, produire, donner ?Clémentine parle de fertilité, de peur, d'amour, de maternité autrement, de rémission. Elle parle surtout de cette phrase que son compagnon lui a répétée pendant la maladie : « You're enough without anything. »Un épisode sur l'image de soi, la résilience, l'exil, et ce que signifie vraiment l'amour propre.French Expat est un podcast de French Morning qui raconte les parcours de vie des Français établis hors de France. Retrouvez-le sur toutes les plateformes d'écoute : Spotify, Apple Podcast, Deezer, Google Podcast, Podcast Addict, Amazon Music. Cet épisode est raconté, produit et réalisé par Anne-Fleur Andrle, habillé et mixé par Alice Krief. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:03:34 - Un monde connecté - par : Olivier Tesquet - Aux États-Unis, l'ICE achète des entrepôts pour les transformer en centres de détention, appliquant à la politique migratoire les logiques de l'économie numérique. Entre rentabilité, contrôle et symbolique, cette stratégie soulève des questionnements sur l'État.
C dans l'air du 23 février 2026 : Trump et la Cour Suprême : stupeur et tremblementsDonald Trump désavoué. La Cour suprême des Etats-Unis a retoqué vendredi dernier une grande partie des droits de douane instaurés par le président américain, jugeant que l'« urgence économique » invoquée pour se passer de l'aval préalable du Congrès n'était pas avérée. L'agence américaine des douanes et de la protection des frontières (CBP) va donc suspendre à compter de ce mardi la perception de ces droits de douane. A la suite du revers infligé par la Cour suprême, Donald Trump a déjà riposté en décrétant une nouvelle taxe douanière mondiale de 15% censée entrer en vigueur ce mardi pour une durée de 150 jours, avec des exemptions sectorielles. Le Parlement européen, de son côté, a aussitôt pris la décision de suspendre la procédure de mise en œuvre de l'accord commercial entre l'UE et les Etats-Unis, dans l'attente d'« éclaircissements » de Washington. Dans ce climat de tension politique aux Etats-Unis, le Président des Etats-Unis est également pris pour cible. Un jeune homme muni d'un fusil et d'un bidon d'essence s'est introduit tôt dimanche à Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump en Floride, avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Donald Trump était absent au moment des faits. Donald Trump avait déjà été l'objet de deux tentatives d'assassinat lors de la dernière campagne présidentielle. En juillet 2024, il avait été visé par un tir et touché à l'oreille lors d'un meeting en Pennsylvanie, l''image avait fait le tour du monde. Deux mois plus tard, le républicain subissait une autre tentative d'assassinat sur un parcours de golf en Floride. Le Président américain devrait tout de même se réjouir d'une élimination très attendue. Le Mexique est actuellement secoué par une vague de violences après la mort de Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », chef de l'un des plus gros cartels de la drogue lors d'une opération militaire réalisée avec le soutien des Etats-Unis. La secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que le gouvernement américain avait fourni un soutien en matière de renseignement pour l'opération. Le trafiquant avait été inculpé à plusieurs reprises aux États-Unis pour trafic de drogue, notamment pour des accusations liées à la fabrication et à l'exportation de méthamphétamine, de cocaïne et de fentanyl vers le territoire américain. Quelles seront les répercussions économiques après l'annonce de nouvelles surtaxes par Donald Trump ? L'accord commercial entre l'UE et les Etats-Unis est-il fragilisé ? La mort du trafiquant « El Mencho » marque-t-elle un tournant dans la lutte contre le trafic de drogue aux Etats-Unis ?Experts :- Romuald SCIORA - Politologue, essayiste, spécialiste des relations internationales et de la politique américaine - Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Les juges contre l'Amérique » - Kethevane GORJESTANI - Journaliste Franco-américaine France 24 - Emmanuel DUTEIL - Directeur de la rédaction L'Usine Nouvelle
C dans l'air du 23 février 2026 : Trump et la Cour Suprême : stupeur et tremblementsExperts :- Romuald SCIORA - Politologue, essayiste, spécialiste des relations internationales et de la politique américaine - Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Les juges contre l'Amérique » - Kethevane GORJESTANI - Journaliste Franco-américaine France 24 - Emmanuel DUTEIL - Directeur de la rédaction L'Usine Nouvelle
durée : 00:05:09 - C'est une chanson - par : Frédéric Pommier - Le metteur en scène Olivier Solivérès présente actuellement à la fois "Le Cercle des Poètes disparus", à Paris et en tournée, et "Amadeus" au théâtre Marigny. Il a choisi cette reprise de Bob Dylan qui le ramène aux souvenirs d'un voyage linguistique aux États-Unis. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Plusieurs débats au cœur de l'actualité, les Grandes gueules ont le choix, en débattre ou non : Bagarre au Salon de l'Agriculture dimanche soir Affaire Quentin, l'ambassadeur des États-Unis convoqué JO 2026, David Douillet s'en prend à certains athlètes français
Le Somaliland est en quête de nouvelles reconnaissances internationales de son indépendance. Et pour ce faire, il est prêt à accorder un accès privilégié à ses minerais et des bases militaires aux États-Unis. « D'après le ministère de l'Énergie et des Minerais somalilandais, précise Jeune Afrique, les sols du pays regorgent de lithium, de tantale, de niobium, ou encore de coltan – des minerais stratégiques, même si les études manquent encore pour déterminer en quelles quantités. (…) Plusieurs sénateurs républicains, notamment le Texan Ted Cruz, appellent depuis des mois à la reconnaissance du Somaliland par les États-Unis. Interrogé juste après la reconnaissance israélienne (à la fin de l'année dernière) sur une démarche similaire de Washington, le président américain, Donald Trump, avait toutefois répondu “non“, avant d'ajouter : “nous allons étudier ça“. Puis de se demander : “est-ce qu'il y a vraiment des gens qui savent ce qu'est le Somaliland ?“ » Des minerais rares et une base militaire Alors, est-ce que les États-Unis, alléchés par l'offre du Somaliland, vont franchir le pas ? « Au-delà des ressources minières, la position géographique du pays constitue un atout majeur, relève Afrik.com. Situé face au Yémen et à l'entrée du détroit de Bab-el-Mandeb, il contrôle l'un des corridors maritimes les plus stratégiques au monde, reliant l'océan Indien au canal de Suez. » Certes, rappelle Afrik.com, « les États-Unis disposent déjà d'une base militaire à Djibouti, pays voisin. » Mais, « une présence supplémentaire au Somaliland renforcerait leur dispositif dans une zone marquée par les tensions régionales, notamment les attaques des rebelles houthis contre Israël. » D'ailleurs, « le ministre de la présidence du Somaliland, Khadar Hussein Abdi, n'a pas exclu la possibilité d'accorder également une base militaire à Israël dans le cadre d'un futur partenariat stratégique. » Et le souverainisme dans tout cela ? Et puis cette interrogation de Ledjely en Guinée : quid du souverainisme brandi comme un étendard par certains sur le continent ? « Contrairement au discours largement relayé sur les réseaux sociaux, les dirigeants africains ne sont pas nécessairement animés par un véritable souverainisme, pointe le site guinéen. Ils apparaissent davantage guidés par des logiques d'opportunité, voire par des calculs politiques circonstanciels. » En effet, précise Ledjely, « lorsque des États revendiquant leur indépendance confient des secteurs aussi stratégiques que la défense ou la sécurité à des acteurs étrangers, une contradiction apparaît inévitablement. Finalement, le continent gagnerait sans doute à faire preuve de davantage de cohérence. Soit les États africains choisissent de construire une souveraineté réelle en s'en donnant les moyens politiques, économiques et militaires ; soit ils assument clairement leurs partenariats stratégiques. Mais vouloir simultanément revendiquer l'autonomie tout en externalisant les leviers essentiels de puissance revient à entretenir une ambiguïté qui finit par fragiliser la crédibilité même du discours souverainiste. » Algérie : « la noirceur de la dictature » Enfin, à lire dans Le Monde Afrique, cette tribune signée par l'avocat algérien Aissa Rahmoune, secrétaire général de la FIDH, la Fédération internationale pour les droits humains : « Sept ans après le mouvement du Hirak, le régime algérien n'en finit pas de s'enfoncer dans la noirceur de la dictature », affirme-t-il. « Depuis 2019, le pouvoir a méthodiquement construit un arsenal juridique destiné à criminaliser la contestation et à donner à l'arbitraire les apparences de la légalité (…). Le mode opératoire est désormais bien rodé, dénonce Aissa Rahmoune. Arrestations soudaines, souvent à l'aube, détentions provisoires prolongées, familles laissées sans nouvelles, chefs d'inculpation extensibles, farfelus : “offense au président“, “atteinte à l'unité nationale“, “apologie du terrorisme“. Le tribunal n'est plus un rempart contre l'arbitraire, il en devient le vecteur et l'instrument de sa machine répressive. La justice est instrumentalisée. (…) Le Hirak portait une exigence démocratique simple : l'avènement d'un véritable État de droit. La réponse du régime, soupire l'avocat algérien, a été celle d'un État de lois répressives. (…) Parallèlement, poursuit-il, le régime a renforcé son contrôle sur l'espace numérique, qui avait été l'un des moteurs du Hirak. » Alors, « que reste-t-il de ce mouvement de libération ? Une peur, répond le secrétaire général de la FIDH. Pas celle du peuple, qui en a vu d'autres, non, celle du régime, terrifié à l'idée que le mouvement renaisse de ses cendres et qui arrête à tour de bras ses opposants. Le Hirak n'est pas mort : il attend. »
Minni Arko Minnawi, le gouverneur du Darfour au Soudan et chef du mouvement de libération du Soudan, faction Minnawi, est le grand invité Afrique de RFI. De passage à Paris, il revient dans cet entretien sur les derniers développements de la crise au Soudan, des interventions étrangères, des possibilités de retrouver la paix. Minni Arcou Minnawi invite les Émirats arabes unis à entrer en dialogue direct avec les autorités soudanaises. RFI : Quand la guerre prendra-t-elle fin ? Minni Arko Minnawi : J'aimerais qu'elle se termine aujourd'hui, mais cela ne peut pas se faire sans certaines mesures. Quelles sont ces mesures ? En réalité, de nombreux facteurs ont contribué à cette guerre, notamment le facteur extérieur, à savoir, les Émirats arabes unis, qui doivent se retirer du conflit, qu'ils cessent de gérer la guerre. Quant au facteur interne, il nous serait alors beaucoup plus facile de nous asseoir ensemble et de mettre fin à la guerre. Les autorités soudanaises ont, à plusieurs reprises, exprimé des réserves quant à la présence des Émirats arabes unis parmi les membres du Quartet composé également des États-Unis, de l'Égypte et de l'Arabie saoudite. Rejetez-vous leur présence au sein du Quartet ? Oui, nous rejetons leur présence au sein du Quartet, car les Émirats arabes unis sont censés jouer un rôle de médiation, de facilitateur. Or, ils sont eux-mêmes partie prenante au conflit ; comment peuvent-ils donc être à la fois juge et partie ? L'armée soudanaise a fréquemment accusé des pays voisins de collaborer avec les Émirats arabes unis pour acheminer du matériel militaire au Soudan destiné aux Forces de soutien rapide. Pouvez-vous identifier ces pays ? C'est assez clair, surtout en ce qui concerne des responsables en Libye, à l'est du pays, à Benghazi, plus précisément qui est sous contrôle émirien. Il y a le Tchad. Ce sont des pays que les Émirats instrumentalisent pour faire avancer leur projet de démantèlement du Soudan. Et malheureusement, ce projet de fractionnement s'étendra à l'Afrique. À lire aussiAntonio Guterres, secrétaire général de l'ONU: «Il faut cesser les ingérences extérieures» au Soudan Vous avez mentionné le Tchad parmi les pays impliqués dans l'envoi d'aide militaire aux FSR, mais il existe des divisions au Tchad à ce sujet, même au sein du palais présidentiel... La majorité du peuple tchadien, et pas seulement les proches du président Déby, s'oppose au financement de la guerre pour servir les intérêts des Émirats arabes unis et des Forces de soutien rapide, pour déstabiliser et démanteler le Soudan. Le Darfour est en quelque sorte, une extension du Tchad, socialement parlant, et le Tchad est l'extension du Darfour... Par conséquent, la majorité de la population tchadienne, notamment les proches du président, se considère comme faisant partie d'une même communauté élargie, s'étendant jusqu'à Khartoum. De ce fait, ils rejettent tous la politique de Mahamat Idriss Déby, politique qui a conduit à la destruction de villes entières, ainsi qu'à des massacres, des combats urbains, un génocide et un nettoyage ethnique. Je crois vraiment que la majorité du peuple tchadien rejette cette politique. Quel intérêt a le président tchadien à s'impliquer dans cette guerre ? Nous ignorons quel serait son intérêt, mais peut-être qu'il s'y est impliqué par manque d'expérience. Vous avez récemment accusé l'Éthiopie de s'ingérer également dans la guerre au Soudan ? Bien entendu, ces faits sont corroborés par d'autres sources, par d'autres pays, y compris des pays dotés de technologies et de capacités avancées ; il ne s'agit pas d'une accusation soudanaise. Toutefois, il est clair que de multiples attaques ont été perpétrées depuis l'Éthiopie par les milices des Forces de soutien rapide, ainsi que par le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, de Abdelaziz el Hilu, allié aux Forces de soutien rapide. À lire aussiAu Soudan, la guerre oubliée du reste du monde et dont personne ne voit la fin La prolongation de la durée de la guerre, bientôt trois ans, ne vous fait-elle pas craindre la division réelle du pays, qu'un État séparé ne soit annoncé au Darfour ? Bien sûr, les forces étrangères qui ont déclenché cette guerre et qui continuent à l'alimenter cherchaient à s'emparer de tout le Soudan. N'ayant pas atteint leurs objectifs, elles ont eu recours à la partition du pays, ou du moins, elles cherchent à conserver le Darfour et certaines régions du Kordofan. Mais cela est inacceptable pour le peuple soudanais. L'ensemble de la population soudanaise est aujourd'hui mobilisé, aux côtés des forces armées, des forces conjointes et d'autres encore. Tous sont sur le terrain pour rejeter ce projet, et c'est pourquoi il ne réussira pas. Appelez-vous les Émirats à un dialogue direct avec les autorités soudanaises ? Voilà ce qui est nécessaire : nous exigeons depuis longtemps que le rôle des Émirats arabes unis se limite à un dialogue bilatéral entre le Soudan et les Émirats, afin de discuter de réconciliation et d'un retour à des relations normales entre les deux pays. Notamment en matière d'échange de bénéfices et de partage de ressources. Nous refusons son ingérence, son soutien aux milices et aux crimes majeurs commis par les milices des Forces de soutien rapide, tels que le génocide et les crimes de guerre. Tout cela avec le soutien des Émirats arabes unis. À lire aussiSoudan: «El-Fasher est détruite, et bien que la ville ait été nettoyée, il reste des munitions au sol» Mais que cherchent les Émirats en entrant avec force dans cette guerre ? Les richesses du pays ? Je ne sais pas. Si la richesse est ce qu'ils cherchent, ils ne l'auront que par le dialogue bilatéral. Il est parfaitement naturel que nous échangions des ressources. La richesse devrait être partagée par les voies officielles : le commerce, les avantages mutuels, les investissements bilatéraux, etc. Il n'y a aucune raison pour qu'ils s'impliquent, pour que de tels crimes soient commis, et pour qu'ils se salissent les mains de sang. Nous ignorons les raisons de tout cela. Masaad Boulos, le conseiller américain pour l'Afrique mène des efforts pour mettre fin à la guerre, comment voyez-vous le rôle américain dans cette crise ? Le rôle américain est primordial. Il doit être officiel. Masaad Boulos a rencontré des responsables soudanais à plusieurs reprises, mais hors du Soudan. Nous espérons que tout plan proposé sera acceptable pour le gouvernement et le peuple soudanais, qui souffre actuellement des Forces de soutien rapide et de l'ingérence internationale. Le pouvoir soudanais acceptera-t-il un plan de paix comme celui proposé pour l'est de la RDC, en partageant les richesses du Soudan avec les États-Unis ? J'ignore quelle proposition sera présentée. Je préfère donc ne pas traverser la rivière avant d'avoir atteint le pont. Quel point important souhaitiez-vous ajouter à cet entretien ? Les Forces de soutien rapide (FSR) sont un véritable fléau. Chaque ville qu'elles ont occupée est devenue désormais une ville fantôme, désertée par ses habitants. Les FSR sont une catastrophe humaine et doivent être identifiées pour ce qu'elles sont réellement : une milice, une organisation terroriste. Les FSR continuent de tuer des civils, se procurant les armes et les drones les plus sophistiqués fournis par les Émirats arabes unis, qu'elles utilisent pour tuer des civils et détruire des villes. Par conséquent, il est de la responsabilité du gouvernement et de l'armée de mettre fin à la guerre en reprenant et en sécurisant les zones encore sous leur contrôle, afin de protéger les citoyens soudanais. À lire aussiÉmirats arabes unis: l'or du Soudan «assure la prospérité des FSR et en même temps celle de Dubaï»
Au sommaire de l'émission : La Cour suprême des États-Unis a jugé illégaux les droits de douane réciproques instaurés par le président Trump, qui a réagi en imposant de nouveaux tarifs douaniers de 15% sur tous les produits.La croissance économique aux États-Unis a nettement ralenti au quatrième trimestre 2025, notamment à cause du shutdown de l'administration fédérale.Amélie de Montchalin prend ses fonctions de première présidente de la Cour des comptes en France, un poste qu'elle peut occuper jusqu'en 2054.L'assurance maladie française tente de renouer le dialogue avec les syndicats de médecins, notamment sur la question du plafonnement des dépassements d'honoraires.Les organisations patronales françaises, comme le MEDEF, entendent se faire entendre dans la campagne des élections municipales à venir, en publiant notamment un sondage sur l'importance des entreprises dans les territoires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:12:26 - Les Enjeux internationaux - par : Astrid de Villaines - La Cour suprême des États-Unis a infligé un revers à Donald Trump en jugeant illégaux ses droits de douane "réciproques". Les juges rappellent que le commerce relève du Congrès, relançant le débat sur l'étendue des prérogatives de l'exécutif. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Anne Deysine Juriste et américaniste, professeure émérite de l'université Paris-Nanterre.
L'Iran et les États-Unis doivent reprendre jeudi leurs discussions à Genève, dans l'espoir d'apaiser des tensions persistantes, notamment autour du programme nucléaire iranien. Parallèlement, de nouvelles manifestations d'opposants au régime se sont déroulées dimanche à Téhéran et à Mashhad.
Écoles fermées, vols annulés : le Mexique est sur le qui-vive ce lundi (23 février 2026), en proie à une vague de violences après la mort du chef d'un des plus gros cartels de la drogue du pays, tué dans une opération militaire réalisée avec le soutien des États-Unis. Nous en parlons avec Romain Le Cour Grandmaison, directeur de l'Observatoire d'Haïti et des Caraïbes au Think Tank Global Initiative. Selon Romain Le Cour Grandmaison, la réaction violente du Jalisco Nueva Generacion était prévisible, elle suit un schéma établi depuis plusieurs années. La puissance de feu de ce groupe s'explique aussi du fait qu'il s'est déployé dans l'ensemble du pays à travers d'un système de franchise, de cellules locales. D'où sa capacité de lancer une réaction à grande échelle. Selon le chercheur, ce cartel est de loin le groupe criminel le plus puissant au Mexique. Nemesio Oseguera, alias « El Mencho » présentait une figure appartenant à l'ancienne génération de leaders de cartels. Il va donc y avoir une lutte interne pour le contrôle de la « marque » une guerre de succession qui peut durer des mois, comme on le voit avec le cartel de Sinaloa. Il faut souligner aussi que ce cartel sous l'impulsion d' « El Mencho » s'est transformé, est devenu un « groupe mafieux » qui a diversifié ses activités au-delà du trafic de drogue, en pratiquant aussi des extorsions et du blanchiment d'argent. José Barco, un vétéran de guerre décoré et expulsé des États-Unis Son histoire est incroyable : il s'appelle José Barca, il a 40 ans, fils de réfugiés cubains, né au Venezuela et a grandi aux États-Unis. Et maintenant il se trouve dans l'État de Tabasco, dans le sud du Mexique, un pays qu'il ne connait pas. Comment il en est arrivé là ? Après avoir purgé une peine de 16 ans de prison pour tentative de meurtre, il a été arrêté pour l'ICE, a passé dix mois en détention migratoire, et a été ensuite expulsé au Mexique. Et cela malgré son statut de vétéran de guerre décoré. Le journal El Pais l'a interviewé et le décrit, je cite, comme un homme de « petite taille, le dos large, et la tête rasée et avec un calme taciturne qui cache les détours absurdes de sa vie ». José Barca a été traumatisé par la guerre en Irak, mais n'a pas été pris en charge par le système de santé américain. Son expulsion l'année dernière (2025) a fait des gros titres des médias. Depuis, il tente de reconstruire une nouvelle vie au Mexique, où il vit reclus. Ce qui lui manque le plus, ce sont des médicaments, il a besoin d'un cocktail pharmaceutique pour traiter son stress post-traumatique et de fortes migraines provoquées par des lésions cérébrales subies au combat. Son rêve : devenir résident légal au Mexique. Et, en mesurant l'absurdité de la situation, il explique (je cite) « J'ai saigné pour les États-Unis, j'ai fait la guerre pour ce pays deux fois. Je n'ai pas le droit de vivre dans ce pays mais en tant que vétéran, j'ai le droit d'être enterré dans un cimetière national, c'est quoi cette logique ?» Déambuler dans les rues désertes de La Havane Dans une chronique publiée par 14ymedio, la journaliste Yoani Sanchez décrit le quartier d'El Vedado à La Havane comme le symbole d'un pays en ruines. « Il y a quelques années encore, cet endroit signifiait divertissement, retrouvailles entre amis et fin de soirée devant un spectacle. Mais cette ville n'existe plus », souligne la journaliste qui décrit des avenues désertes, des clubs fermés et une jeunesse partie en exil. Sur la rue Paseo « déserte à dix heures du matin », un simple panneau artisanal proposant de l'essence illustre l'économie parallèle qui prospère sur la pénurie, alors que « ce liquide (…) monopolise les rêves et les insomnies de tout le pays ». En Haïti, les gangs renforcent leurs contrôles des routes maritimes Selon une enquête publiée par le journal en ligne AyiboPost, les groupes armés ne se limitent plus aux attaques ponctuelles ou aux détournements de bateaux dans la baie de Port-au-Prince. Ils auraient désormais mis en place un système de « péages » ciblant les embarcations qui relient Port-au-Prince, l'île de la Gonâve et l'Arcahaie. Selon des témoignages recueillis par AyiboPost, les marins versent jusqu'à 75 000 gourdes, soit presque 600 dollars à des groupes armés. Il se peut que certains soient contraints de payer jusqu'à cinq milices différentes pour une seule traversée. Ce phénomène s'inscrit dans un contexte où les liaisons maritimes sont devenues vitales pour l'approvisionnement du pays, car les groupes contrôlent largement les routes terrestres. La garde côtière haïtienne affirme renforcer sa présence en mer, mais elle reconnaît qu'elle manque de moyens pour assurer une surveillance permanente. Journal de la 1ère En 2025, les douanes françaises ont saisi 109 tonnes de stupéfiants, dont 31 tonnes de cocaïne. Les Antilles et la Guyane sont concernés car ces territoires sont des « voies de passages », selon le gouvernement français.
À l'ouverture du Salon international de l'agriculture à Paris, un mot revient sans cesse dans les allées : l'inquiétude. Maladies animales, concurrence étrangère, pression sur les prix... Les agriculteurs s'interrogent sur l'avenir de leur profession. Et derrière ces préoccupations, une question centrale : la France est-elle encore une grande puissance agricole ? Dans les allées du Salon international de l'agriculture, l'ambiance est particulière. Un mot revient parmi les participants : l'inquiétude. Inquiétude face aux maladies animales, à la concurrence étrangère, à la pression sur les prix... Et derrière tout cela, une question simple que se posent agriculteurs et exploitants : est-ce que la France est encore une grande puissance agricole ? Lorsque l'on interroge les professionnels présents, la réponse est presque unanime : « oui, mais… ». Si l'on s'en tient au « oui », ils n'ont pas tout à fait tort. En termes de chiffres, la France reste le premier pays producteur agricole de l'Union européenne. L'an passé, la production s'élevait à un peu plus de 88 milliards d'euros, devant l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. La grande force de la France réside dans sa diversité agricole. Une richesse parfaitement mise en valeur dans les pavillons du salon : céréales, élevage, vins, fromages, fruits, légumes, pêche… Toutes ces filières constituent de véritables piliers de l'écosystème agricole français et participent à son rayonnement. Mais derrière ce leadership apparent, les fragilités s'accumulent. Un commerce extérieur en recul et des exportations en chute libre C'est là qu'intervient le « mais » du fameux « oui mais ». Car la production agricole française augmente moins vite que celle de ses voisins européens. Autrement dit, la France ralentit pendant que ses concurrents accélèrent. Mais le véritable sujet, celui qui revient dans toutes les discussions avec les exploitants, c'est le commerce extérieur. La France exporte moins. Beaucoup moins. Le pays est passé de deuxième exportateur agricole européen en 2000 à sixième aujourd'hui. Si les exportations reculent, c'est d'abord parce que les piliers traditionnels de l'excédent commercial vacillent. Le vin et les spiritueux subissent de plein fouet les tensions commerciales avec la Chine et les États-Unis. Les céréales souffrent de la concurrence accrue de la mer Noire et de l'Argentine. Les produits laitiers et la viande sont fragilisés par la hausse des coûts et les maladies animales. Résultat, la France importe de plus en plus ce qu'elle consomme, y compris pour des productions historiquement emblématiques du territoire. Coûts de production, compétitivé et modèle agricole à réinventer Mais le cœur du problème est plus profond. Tous les agriculteurs rencontrés le confient, leur production n'est plus compétitive. La France décroche parce que ses produits sont plus chers que ceux de ses concurrents, notamment espagnols et italiens. En moyenne, 65% du chiffre d'affaires part dans les charges : énergie, engrais, carburants, alimentation animale, normes et fiscalité. En Espagne et en Italie, ce chiffre tombe respectivement à 44% et 45%. La conséquence est immédiate. La valeur ajoutée agricole française par hectare est deux à trois fois plus faible que celle de ses voisins européens. Un écart qui pèse lourdement sur la rentabilité des exploitations et leur capacité à investir. Pendant que la France peine à réinventer son modèle, ses concurrents avancent à marche forcée. L'Espagne combine compétitivité-coût et spécialisation dans les fruits, l'huile d'olive et la viande porcine. La Pologne mise sur des produits exportés massivement. L'Italie, elle, fait le pari de la qualité, des labels et de l'image de marque. Pour autant, il ne s'agit pas encore d'un déclin irréversible. La France conserve de nombreux atouts : diversité des productions, savoir-faire, image gastronomique, potentiel de montée en gamme... Mais les leviers de transformation sont désormais urgents. Et c'est tout l'enjeu de ce Salon de l'agriculture : inventer, voire réinventer, l'agriculture française de demain pour permettre à la France de rester une grande puissance agricole dans un monde de plus en plus concurrentiel.
Avec Sabine Huynh Lecture par Dominique Reymond Entretien mené par Francesca Isidori Figure majeure de la poésie américaine, Anne Sexton est l'autrice d'une œuvre poétique composée de plus d'une dizaine de recueils précurseurs. Ses poèmes explorent des thèmes aussi divers que l'enfermement psychiatrique, la féminité et le corps, le désir, l'enfantement, la famille, l'amour, l'écriture… Depuis 2022, les éditions des femmes-Antoinette Fouque ont entrepris de faire découvrir son œuvre, injustement méconnue du grand public jusque-là avec la parution de Tu vis ou tu meurs (2022) et Transformations (2023) et Folie, fureur et ferveur en 2025. À lire – Anne Sexton, Folie, fureur et ferveur, Œuvres poétiques (1972-1975), trad. de l'anglais (États-Unis) par Sabine Huynh, éd. des femmes-Antoinette Fouque, 2025
C'est une ville pas tout à fait comme les autres. Depuis mai 2025, Starbase est officiellement devenue une municipalité du Texas, nichée dans le comté de Cameron. Derrière ce nom aux accents de science-fiction se trouve en réalité le cœur opérationnel de SpaceX, près de Boca Chica. Pour Elon Musk, ce nouveau statut doit permettre d'accompagner la montée en puissance de ses activités, notamment autour de la mégafusée Starship. L'ambition affichée : transformer la zone en « lieu de classe mondiale ».Pour l'instant, Starbase compte un peu plus de 580 habitants, essentiellement des employés de SpaceX et leurs familles. Mais avec l'accélération des essais et des développements de Starship, cette fusée géante destinée à des missions lunaires et martiennes, la population est appelée à croître rapidement. Dans cette perspective, la jeune municipalité veut désormais se doter de ses propres institutions. Elle prévoit la création d'un tribunal municipal, avec un juge à temps partiel, un procureur et un greffier. Aux États-Unis, ce type de juridiction traite surtout les infractions mineures : amendes, petits litiges, contraventions. En attendant la nomination d'un magistrat pour un mandat de deux ans, le maire assurerait lui-même la fonction de juge.Starbase ne s'arrête pas là. Elle dispose déjà d'une brigade de pompiers volontaires, gère ses permis de construire et supervise les inspections liées aux normes de sécurité incendie. La municipalité a également entamé des démarches pour créer sa propre unité de police. Les autorités locales mettent en avant « le mélange unique de technologies de pointe et de charme côtier », mais aussi la hausse des revenus médians et des prix immobiliers, qui justifieraient un renforcement des services publics, notamment en matière de sécurité. La mise en place complète de ces dispositifs pourrait prendre environ six mois. En attendant, la ville continue de s'appuyer sur les infrastructures du comté, notamment la prison locale.En parallèle, Starbase souhaite agrandir son territoire. Une procédure d'annexion de 7 100 acres — soit près de 2 900 hectares — est en cours près de Boca Chica. Ce mécanisme, courant aux États-Unis, permet d'intégrer officiellement de nouvelles parcelles dans les limites municipales. Mais une partie des terres visées appartient à une réserve naturelle abritant oiseaux, papillons et ocelots. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 20 février 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.APRÈS MUNICH, PEUT-ON DIRE QUE LA DOCTRINE INTERNATIONALE DE TRUMP A CHANGÉ ?Du 13 au 15 février, le gotha des chefs d'État, généraux et chefs des services de renseignement s'est retrouvé lors de la 62ème conférence de Munich sur la sécurité qui se tient tous les ans dans la ville allemande au mois de février. Un an après le discours agressif vis-à-vis de l'Europe du vice-président JD Vance, les États-Unis ont envoyé à Munich des figures jugées plus modérées : le secrétaire d'État Marco Rubio et le sous-secrétaire à la Défense Eldridge Colby. Récemment, en présentant sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale, le président américain s'était livré à une attaque en règle contre les Européens, menacés selon lui d'un « effacement civilisationnel ».Dans la première partie de son discours, prononcé le 14 février, Marco Rubio a d'abord « rassuré », en affirmant la permanence d'un lien transatlantique façonné par l'histoire et l'héritage culturel. Le chef de la diplomatie américaine a préféré citer la bière allemande, Beethoven et les Beatles plutôt que les Lumières, mais il a dit ce que cette assemblée voulait entendre : « La fin de l'ère transatlantique n'est ni notre but ni notre souhait. Nous serons toujours des enfants de l'Europe. »Puis, dans une seconde partie Marco Rubio a repris les thèmes de l'idéologie MAGA (« Make America Great Again »). Tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe « forte », le secrétaire d'État américain n'a pas changé de cap sur la menace qui, selon son administration, plane sur l'Occident. Les États-Unis sont « prêts, si nécessaire, à agir seuls », mais « nous préférons et espérons agir avec vous, nos amis ici en Europe », a-t-il assuré. Reflet de l'idéologie MAGA, Marco Rubio a énuméré les maux qui selon Washington accablent l'Europe : l'« immigration de masse » qui « déstabilise les sociétés », la « désindustrialisation », le développement intempestif de « l'État providence » et le « culte du climat ». Il a invité les Européens à s'associer aux efforts de M. Trump de redressement de « la civilisation occidentale » et prononcé un éloge marqué de la chrétienté. Par ailleurs, le responsable américain a réitéré la position de l'administration Trump selon laquelle l'ONU n'a joué « pratiquement aucun rôle » dans la résolution des conflits et a appelé à une réforme des institutions mondiales.Pour la presse allemande et française, le message de Marco Rubio ne différait pas tellement de celui du vice-président J. D. Vance. Si le ton était plus courtois, le fond du discours des responsables américains en revanche n'a guère changé. D'ailleurs, après Munich, Marco Rubio est allé soutenir des partenaires plus réceptifs à l'idéologie MAGA et plus rétifs aux valeurs européennes, en Slovaquie puis en Hongrie.DÉCLASSEMENT ÉCONOMIQUE FRANÇAIS : RÉALITÉ, PERCEPTION, PERSPECTIVESPour la troisième année consécutive, selon l'Insee, le PIB par habitant de la France se situe en dessous de la moyenne de l'Union européenne, consacrant un déclassement économique progressif mais désormais tangible. La France se situe au 34ème rang mondial et est désormais inférieure de 7 % à la moyenne européenne. Elle est notamment en retrait de 25 % par rapport à celle du Danemark, de 20 % par rapport à celle de la Suède, de 15 % par rapport à celle de l'Allemagne, de 0,5 % par rapport à celle de l'Italie. Par ailleurs, l'écart favorable vis-à-vis de la Pologne a été réduit de 60 % à 20 % depuis 2000. En clair, le niveau de vie des Français est bien inférieur à celui des Irlandais, des Allemands, des Belges et à peine supérieur à celui des Italiens, des Tchèques ou des Slovènes.Des données qui corroborent le dernier sondage Ipsos-BVA sur les « Fractures françaises » publié en octobre dans lequel 90 % des personnes interrogées ont le sentiment que le pays est en déclin, 32 % estimant même que celui-ci est irréversible. Dans le sondage Odoxa pour Challenges-Agipi-BFM Business du 8 janvier, 82 % des Français se montrent « défiants » sur la situation économique du pays. Avec de tels résultats, « la peur du déclassement atteint un niveau record », note Odoxa. 6 Français sur 10 estiment que leur situation sociale est pire que celles de leurs parents et 70% des 1.005 sondés parient que leurs enfants vivront moins bien qu'eux. C'est 3 points de plus qu'il y a un an et 22 de plus qu'il y a 30 ans. Ces résultats rejoignent les dernières enquêtes de conjoncture de l'Insee, selon lesquelles 64 % des Français ont une vue négative de l'avenir économique du pays. Il y a quelques années, ils n'étaient « que » 38 %. Cependant, l'enquête de l'Insee révélait mi-décembre que 74 % de ces sondés jugent que leur situation personnelle s'améliorera ou se stabilisera. Un niveau qui n'a pas changé au fil des ans.Dans un document publié le 6 janvier, les économistes de BNP Paribas estiment que le PIB pourrait progresser de 1,1 % sur l'année 2026. Sur le plan intérieur, la faiblesse de l'inflation pourrait soutenir le pouvoir d'achat et la consommation. « Une croissance résiliente mais pas suffisante », juge le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Notre taux de chômage reste plus élevé que celui atteint en moyenne dans l'Union européenne (6 %), avec des taux d'emploi préoccupants pour les jeunes et les seniors. L'emploi devrait progresser très faiblement, et le chômage remonter à 7,8 % à la mi-2026. Cette année encore, la grande incertitude concerne le comportement des ménages. S'il n'y a pas un redémarrage de la consommation, qui représente plus de la moitié du PIB, il sera difficile de trouver une dynamique. Pour l'heure, les ménages n'ont toujours pas puisé dans leur épargne qui se maintient à un niveau historiquement élevé (18,4 % du revenu disponible au troisième trimestre 2025).Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.