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Dans la nuit du 31 janvier au 1er février, Nancy Guthrie s'est mystérieusement volatilisée. Cette octogénaire est la fille de Savannah Guthrie, présentatrice de la matinale de la chaîne NBC, l'une des stars de la télévision américaine. Trois semaines plus tard, l'enquête patine. Sur les caméras de son domicile à Tucson, en Arizona, les enquêteurs ont pourtant découvert un individu masqué portant un étui à pistolet. Mais toujours aucune trace de la retraitée. Dans ce nouvel épisode d'Une Lettre d'Amérique, Nathan Laporte et Arnaud Tousch reviennent sur cette disparition qui met en émoi les États-Unis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:24 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - L'auteur de "14 juillet" publie chez Actes Sud un récit centré sur la figure de Billy the Kid, petit voleur et vagabond devenu célèbre, et en fait un curseur affectif de la montée du capitalisme aux États-Unis.
Quand on pense aux origines de la population américaine, on évoque souvent l'Angleterre, l'Irlande ou l'Allemagne. Pourtant, une partie surprenante des Américains partage un ancêtre français commun, arrivé très tôt sur le sol nord-américain : Marin Duval.Marin Duval est né en France au début du XVIIᵉ siècle. Il émigre vers 1639 en Amérique du Nord, à une époque où les colonies européennes ne comptent encore que quelques milliers d'habitants. Il s'installe dans la colonie du Maryland, alors en plein développement. Ce détail est crucial : arriver aussi tôt dans l'histoire coloniale multiplie mécaniquement les chances de laisser une descendance massive.Contrairement à beaucoup de colons, Marin Duval fonde une famille nombreuse et ses enfants survivent, se marient et s'installent à leur tour. À une époque où la mobilité sociale et géographique est forte, ses descendants se dispersent rapidement à travers les colonies britanniques, puis à travers les États-Unis naissants. Chaque génération double, puis quadruple le nombre d'héritiers.C'est ce phénomène que les généticiens et historiens appellent un effet fondateur. Lorsqu'un individu se trouve très tôt dans une population en forte expansion démographique, son arbre généalogique peut littéralement exploser. Après dix à douze générations, cela représente des centaines de milliers, voire des millions de descendants potentiels.Le cas de Marin Duval est d'autant plus frappant que sa lignée est exceptionnellement bien documentée. Les archives coloniales américaines sont riches, et certaines familles ont tenu des généalogies très précises. Résultat : on peut établir avec certitude que Marin Duval est l'ancêtre commun de personnalités aussi différentes que le président Harry S. Truman, le président Barack Obama, l'ancien vice-président Dick Cheney, le milliardaire Warren Buffett ou encore l'acteur Robert Duvall.Cela ne signifie pas que ces personnalités sont proches parentes. Leur lien avec Marin Duval remonte à plus de trois siècles, ce qui correspond à une parenté extrêmement lointaine. Mais statistiquement, dans une population issue de quelques dizaines de milliers de colons initiaux, ce type de convergence généalogique est inévitable.Cette histoire est aujourd'hui entretenue par la Duvall Society, une association consacrée à la préservation de l'héritage de Marin Duval et à l'étude de sa descendance.En résumé, si tant d'Américains partagent un ancêtre français commun, ce n'est pas un mystère génétique, mais une conséquence mathématique de l'Histoire : arriver tôt, avoir des enfants, et laisser le temps faire le reste. Dans une nation jeune et construite par vagues successives, certains noms ont eu plusieurs siècles d'avance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 19 février 2026 - Epstein : Andrew arrêté, le Royaume-Uni sidéréC'est un choc au Royaume-Uni. L'ex-prince Andrew a été arrêté, ce jeudi 19 février, et placé en garde à vue. Des policiers ont indiqué mener des perquisitions dans des résidences de la Couronne. Il est soupçonné d'avoir transmis des documents sensibles à Jeffrey Epstein, après de nouvelles publications de la justice américaine. Dans ces documents, les enquêteurs s'intéressent à des mails datant de 2010 dans lesquels il aurait transmis au financier américain des rapports confidentiels concernant l'Afghanistan, le Vietnam, la Chine et Singapour, qu'il avait visités lors de voyages officiels, du temps où il était émissaire du Royaume-Uni pour le commerce international.Ces soupçons s'ajoutent aux accusations de viol de Virginia Giuffre, morte en avril 2025, et dont le livre posthume Nobody's Girl: Memoir of Surviving Abuse and Fighting for Justice a été publié aux États-Unis le 21 octobre dernier. Dans ses mémoires, elle maintient son récit, accusant Andrew Windsor de viols à la demande de Jeffrey Epstein, alors qu'elle avait 17 ans. Des faits qu'il a toujours niés.Dans la tourmente depuis plusieurs mois, le frère de Charles III a été déchu de ses titres royaux en octobre pour ses liens avec le criminel américain. Son interpellation, le jour de ses 66 ans, est un coup de tonnerre pour la famille royale britannique. C'est la première fois, dans l'histoire récente de la monarchie, que l'un de ses membres est formellement arrêté. Dans un rare communiqué signé de son nom, le roi Charles III a affirmé ce jeudi que « la justice doit suivre son cours ».Aux États-Unis, point de départ de l'enquête, l'affaire Epstein continue également de provoquer des remous, et une nouvelle résidence alimente les soupçons : le ranch « Zorro », une vaste propriété détenue par le criminel sexuel américain au Nouveau-Mexique. Il s'agit de la seule propriété d'Epstein à ne pas avoir été perquisitionnée ; pourtant, elle apparaît à de multiples reprises dans les fichiers et les témoignages de victimes. Elle a été rachetée en 2023 par un élu texan républicain trumpiste. Lundi, la Chambre des représentants du Nouveau-Mexique a décidé la création d'une commission spéciale bipartite chargée d'enquêter sur le domaine et les crimes qui ont pu s'y dérouler.Parallèlement, au moment où Hillary Clinton accuse Donald Trump de chercher à « dissimuler » des éléments du dossier judiciaire de Jeffrey Epstein, le Daily Beast a publié de nouveaux éléments mettant en cause le président américain.Nos experts :- Adélaïde DE CLERMONT-TONNERRE - Journaliste et romancière- Anne-Elisabeth MOUTET - Éditorialiste - The Daily Telegraph - Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis
Pister les animaux, pour twister sa réflexion Pendant plus de deux ans, Baptiste Morizot a observé des castors. En compagnie de la paysagiste franco-américaine Suzanne Husky et d'une escouade de camarades, ils-elles ont appris les techniques de ce petit ingénieur rongeur pour échafauder à leur tour des barrages, susceptibles de régénérer des rivières « abîmées » et trop « contrôlées », dans la Drôme ou aux États-Unis. C'est l'un des axes essentiels du passionnant et très accessible Rendre l'eau à la terre, son essai sur des « alliances possibles » face au chaos climatique, parcouru de sublimes aquarelles, sorti en 2024 et vendu à 21 000 exemplaires. « Chacun, chacune doit prendre en charge la défense de son milieu, explique le philosophe. Ne perdons pas trop de temps à nous demander si c'est déjà cuit, si on ferait mieux d'aller siroter des mojitos (…) Nous sommes à un moment pivot, analogue à la Renaissance ou les Lumières, à l'orée d'inventer (…) une nouvelle pensée de l'action technique qui permettrait de vivre de manière soutenable. » Dans son dernier ouvrage, Le regard perdu (2025), il écrit qu'être une personne « décente » consiste peut-être « à vouloir être honnête, respecter les mots, dire ce qu'on pense calmement, être ferme et accepter avec souplesse de s'être trompé, ne pas vouloir occuper l'esprit des autres avec des choses viles faites seulement pour capter l'attention (…) Penser comme si c'était la chose la plus importante au monde et, simultanément, ne pas se prendre trop au sérieux (…) Penser, juste pour la joie de vivre l'aventure d'une idée. Penser comme un chien court sur la plage. » C'est l'attitude à suivre lors de ce troisième et dernier épisode, qui ne manque pas de flair. L'auteur du mois : Baptiste Morizot Né en 1983 à Draguignan (Var), Baptiste Morizot est philosophe et maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille. De pelage brun, de taille moyenne, cet homo sapiens a choisi de quitter son biotope de bibliothèques vernies pour partir à la rencontre des « créatures fabuleuses » et des lieux merveilleux qui peuplent notre Terre, afin de mieux comprendre et réagir à la crise écologique. De ses aventures au grand air, en Pologne, au Kirghizstan ou en Californie, il ressort déjà dix livres depuis Les diplomates (Wild Project, 2016) jusqu'au Regard perdu (Actes Sud, 2025), en passant par Manières d'être vivant (2020, vendu à près de 90 000 exemplaires). Il vit et travaille dans son « dojo » près de Valence, dans la Drôme. Remerciements : Adèle Tocquet, Studio Gong, Rodolphe Alexis. Enregistrements décembre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son, montage Mathilde Guermonprez Enregistrements de terrain Rodolphe Alexis Réalisation, mixage Charlie Marcelet Lectures Chloé Assous-Plunian Musiques originales Samuel Hirsch Chant, synthétiseur, ukulélé, flûte, marimbas, percussions Émilie Rambaud Illustration Sylvain Cabot
Comment passe-t-on d'un postdoc en virologie aux États-Unis à une carrière à temps plein en communication scientifique suivie par des centaines de milliers de personnes ? Dans cet épisode, je reçois Océane Sorel, docteure vétérinaire et virologue, connue sous le nom The French Virologist. Après un parcours académique entre l'Europe et la Californie, un passage en biotech et en affaires médicales pendant la pandémie, Océane a créé en 2021 un compte Instagram pour répondre à la désinformation scientifique autour du COVID. Ce projet est devenu une mission… puis une carrière. Nous parlons de : Son parcours du doctorat aux postdocs en Californie Son passage dans l'industrie biotech et les affaires médicales La montée fulgurante de sa communauté en ligne Le burn-out et la décision de se lancer à temps plein L'impact et la responsabilité de la communication scientifique aujourd'hui
durée : 00:04:15 - Le Grand reportage de France Inter - Saint-Pierre-et-Miquelon est le seul territoire français en Atlantique Nord. Un tout petit territoire à l'ombre de deux géants : le Canada et surtout les États-Unis, devenus bien plus inquiétants depuis que Donald Trump veut annexer le Groenland, et qu'il veut faire du Canada le 51e État des USA. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:41 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - Retour ému sur le cinéma de l'artiste américain disparu le 16 février dernier, qui laisse une œuvre fleuve documentant par le temps long les États-Unis depuis les années soixante jusqu'à aujourd'hui.
Chez OSS Ventures, l'idée est simple : construire des logiciels “au cœur des usines”. Pas d'idées hors sol : du terrain, de l'usage, de l'impact opérationnel, puis le passage à l'échelle.Et cette semaine, Renan annonce le premier closing d'un fonds avec un objectif de 75 millions d'euros, pensé comme un fonds d'amplification : financer les boîtes créées par le studio pour accélérer leur industrialisation et leur déploiement en Europe et aux États-Unis.Bon teaser et à vendredi pour la diffusion de cet épisode
Épisode 1435 : Sur Instagram, les dramas ne se passent plus seulement dans les commentaires — ils deviennent un format à part entière.Instagram teste actuellement une section dédiée aux mini-séries dramatiques courtes, directement inspirées du succès explosif du format sur TikTok .Ces micro-récits verticaux, souvent découpés en épisodes avec cliffhanger, ont généré 1,3 milliard de dollars aux États-Unis en 2025, notamment via des paiements directs des spectateurs .Ce n'est pas une simple tendance créative.C'est une transformation profonde du storytelling social.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:04:34 - Le Grand reportage de France Inter - L'administration Trump va installer une gigantesque prison fédérale anti-immigration dans un entrepôt à la sortie d'une petite ville de 5 000 habitants, Social Circle, dans le Sud des États-Unis. Une décision qui provoque un tollé chez les habitants, dont beaucoup sont pourtant républicains. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le Journal en français facile du mardi 17 février 2026, 17 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CS8H.A
C dans l'air du 17 février 2026 - Epstein : un affaire françaiseLe séisme Epstein n'en finit plus de produire ses répliques en France. Lundi, des perquisitions ont été menées dans plusieurs lieux, dont l'Institut du monde arabe (IMA), à Paris. Elles sont intervenues quelques jours après la démission de Jack Lang, président de l'institution depuis plusieurs années, dans le cadre de l'enquête visant à établir ses liens financiers présumés avec Jeffrey Epstein. Le Parquet national financier (PNF) a ouvert, le 6 février, une enquête pour soupçons de « blanchiment de fraude fiscale aggravée » contre l'ex-ministre et sa fille, Caroline Lang.Parallèlement, la justice a désigné plusieurs magistrats référents pour repérer « d'éventuelles infractions liées à des ressortissants français » dans cette affaire tentaculaire Epstein. En pratique, ils vont passer au crible les millions de documents diffusés par la justice américaine mi-janvier, en coordination avec le PNF. Au-delà de ce travail sur ces archives, le parquet de Paris a été saisi de plusieurs affaires distinctes impliquant des ressortissants français.D'abord, celle concernant le diplomate Fabrice Aidan, après un signalement du ministère des Affaires étrangères à la suite des révélations de Mediapart et Radio France. Celui qui était conseiller à la représentation permanente de la France à l'ONU avait été soupçonné, en 2013 – via une enquête du FBI – d'avoir consulté des fichiers pédopornographiques. Le diplomate avait alors dû quitter son poste à l'ONU et les États-Unis pour revenir en France, où il a poursuivi sa carrière.La Cellule investigation de Radio France a révélé hier que le diplomate, dont le nom est cité à de nombreuses reprises dans les « Epstein Files », a par la suite fait l'objet d'une enquête classée sans suite en France pour d'autres faits à caractère pédocriminel. En 2020, alors qu'il était conseiller au cabinet d'Audrey Azoulay, directrice générale à l'UNESCO, Fabrice Aidan a été ciblé par une enquête de la Brigade de protection des mineurs de la Préfecture de police de Paris pour « tentative de corruption de mineur ». La procédure a abouti à un classement sans suite la même année.Enfin, la justice française a décidé une « réanalyse intégrale » du dossier de l'ex-agent de mannequins Jean-Luc Brunel, qui s'est suicidé en prison en février 2022. Il était alors incarcéré depuis un peu plus d'un an, mis en examen pour viol à la suite d'une première plainte en 2019, lorsque le scandale Epstein a éclaté. Lors de l'enquête de police, dix femmes ont mis en cause Jean-Luc Brunel pour des faits de viol, notamment sur mineure. À sa mort, l'action publique s'était éteinte. L'une de ses victimes présumées, Thysia Huisman, a accepté de témoigner au micro de #cdanslair.Nos experts :- Laurent VALDIGUIE - Journaliste d'investigation à Marianne- Audrey GOUTARD - grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société- Caroline VIGOUREUX - journaliste en charge des questions de société à la Tribune Dimanche- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste à Ouest France
Ce mardi 17 février, l'implication des États-Unis dans la campagne de Viktor Orbán en Hongrie a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Obsédante question du jour : qu’est-ce qu’un verbe semi-déponent, en latin ? peut-on « semi-deponer » en français d’aujourd’hui ? Ou dans une autre langue ? Certaines langues utilisent-elles plus cette forme et pour quoi dire ? Nous recourrons à l’appel à une experte : Sophie Roesch, Maître de conférences de Latin à l’Université de Tours, éclaire […] L'article La Méridienne – De l’art muraliste des années 70 aux États-Unis et des verbes semi-déponents est apparu en premier sur Radio Campus Tours - 99.5 FM.
Grandir à l'étranger, ce n'est pas seulement apprendre une nouvelle langue ou se faire de nouveaux amis. C'est aussi apprendre à se définir autrement.Dans ce troisième épisode de À hauteur d'enfant, on écoute des enfants et des ados qui ont déjà vécu plusieurs départs, plusieurs écoles, plusieurs “chez eux”.Léonie vit aujourd'hui en Nouvelle-Zélande après l'Australie et un retour en France.Hisaé, née aux États-Unis, se sent profondément française.Lucas et Gustave, deux frères installés dans l'Ohio, racontent une même expatriation vécue à deux vitesses.Louise évoque l'adaptation, les émotions et le bilinguisme au Canada.Et Thaïs, 8 ans, grandit entre l'Autriche, la route et Barcelone.Ensemble, ils racontent ce que les adultes oublient parfois : partir, c'est une chose… mais grandir ailleurs, c'est construire une identité entre ici et là-bas.French Expat est un podcast de French Morning qui raconte les parcours de vie des Français établis hors de France. Retrouvez-le sur toutes les plateformes d'écoute : Spotify, Apple Podcast, Deezer, Google Podcast, Podcast Addict, Amazon Music. Cet épisode est raconté, produit et réalisé par Anne-Fleur Andrle, habillé et mixé par Alice Krief. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:58:52 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - En dépit des frappes israéliennes qui continuent de viser Gaza, plusieurs plans de reconstruction ont déjà vu le jour. Si chacun d'entre eux promeut une vision de l'avenir urbain et politique des Gazaouis, le plan porté par les États-Unis efface jusqu'à leur présence et nie leur souveraineté. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Laetitia Bucaille Professeure de sociologie politique à l'Inalco, membre du CESSMA (Centre d'études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques) et de l'Institut universitaire de France; Raphaël Porteilla Professeur de sciences politiques à l'université Bourgogne-Europe, membre du Centre de recherche et d'étude en droit et science politique (CREDESPO); Solène Gripon Journaliste, co-autrice du documentaire "Gaza : à la recherche des disparus" sur Arte.
In hour one of 3 Man Front Pat Smith, Landrum Roberts and Molly Robinson recapped the weekend of CBB and Olympics, got your reaction to the Stallions new uniforms, and we LOVE USA hockey!See omnystudio.com/listener for privacy information.
Voici le récit de l'affaire June Hopkins, du nom de cette Américaine de 60 ans accusée, avec son fils Brendan Walsh, d'avoir tenté d'assassiner le père français de ce dernier : June Hopkins et Grégoire Lautissier se rencontrent en 1990 dans un endroit on ne peut plus mythique et glamour : l'Orient-Express. C'est une romance qui commence bien. À 35 ans, Grégoire est steward à bord de ce train hyper luxueux ; June a 27 ans et semble tout droit sortie d'une série télé. Originaire du Massachusetts, elle vient pour la première fois de quitter les États-Unis pour accomplir le rêve de nombreux Américains : voyager en Europe à bord de ce train de rêve. C'est le coup de foudre. Voilà donc June Hopkins qui s'installe dans la capitale, émerveillée et amoureuse...Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.
Au sommaire : La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, dénonce le "chantage mortifère" de certaines enseignes de distribution qui réclament des baisses de prix dans le cadre des négociations commerciales.Le gouvernement va réduire les aides à l'apprentissage, en baissant la prime à l'embauche de 500 euros pour les jeunes issus de l'enseignement supérieur, dans le but d'économiser 200 millions d'euros.Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, annonce un investissement de 200 milliards d'euros pour moderniser le réseau de distribution électrique français.*Stellantis va relancer la production de moteurs diesel sur plusieurs de ses modèles en Europe, malgré son engagement pour l'électrification.Le brevet du principe actif contenu dans les traitements anti-obésité Ozempic et Wegovy arrive à expiration dans plusieurs pays, ce qui devrait favoriser l'arrivée de génériques et une baisse des prix.Aux États-Unis, la démission de la responsable de l'application des lois antitrust au ministère de la Justice soulève des soupçons de favoritisme envers les grandes entreprises.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les invitées :Maud Chirio MCF à l'université Gustave EiffelMarina Franco, professeure à l'université San Martin en Argentine Les livres :Maud Chirio, La politique en uniforme. L'expérience brésilienne 1960-1980, Rennes, PUR, 2016.Marina Franco et Claudia Feld (dir.), Crimes contre l'humanité à l'ESMA. Anatomie d'un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983), Paris, Anamosa, 2026. La discussion :Brésil et Argentine, deux dictatures militaires (1:00)Le rôle des États-Unis dans la naissance et le développement des dictatures sud-américaines (7:45)Une dictature hybride et apparemment légaliste au Brésil (16:45)Quel rôle pour les Églises dans cette période dictatoriale ? (25:25)L'ESMA, microcosme de la dictature argentine (29:10)Les voies de la transition démocratique, et la survivance des pouvoirs militaires (38:15)Quels liens entre les extrêmes-droites d'Amérique latine et MAGA ? (51:20) Les conseils :L'agent secret (film de Kléber Mendonça Filho, 2025)L'histoire officielle (film de Luis Puenzo, 1985) Couverture : Détenus lors d'une manifestation, Buenos Aires, 30 mars 1982, photo Eduardo DiBaiaUn podcast créé, animé et produit par André Loez et distribué par Binge Audio. Contact pub : project@binge.audioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cette ville du département de l'Artibonite, les infrastructures publiques sont laissées à l'abandon. Pour tenter d'enrayer leur dégradation, les associations, soutenues par la diaspora prennent en charge les travaux. La Patrie en danger, une organisation de citoyens des Gonaïves vivant à l'étranger, a lancé l'année dernière (2025) des travaux de réaménagement de la Place d'Armes des Gonaïves. Ce lieu revêt une importance symbolique majeure dans l'histoire nationale : c'est là que les héros de l'armée indigène ont proclamé l'indépendance d'Haïti, le 1er janvier 1804. Plus récemment, un autre groupe de citoyens a entrepris la réhabilitation d'un terrain de football de la ville. Ce terrain est notamment utilisé durant les vacances estivales pour l'organisation de compétitions de football interquartiers, très prisées par la jeunesse locale. Ces chantiers n'ont bénéficié d'aucun support financier de la part des autorités locales. Un reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Ronel Paul. La peur de l'embrasement nucléaire Aux États-Unis, la presse revient sur l'expiration de New Start, le dernier traité qui encadrait les arsenaux nucléaires états-uniens et russes. C'était dans la nuit du 4 au 5 février 2026. « Le traité New Start n'était pas un remède miracle, mais il a contribué à la sécurité du monde », estime le sénateur démocrate Mark Kelly dans le Washington Post. « Si vous voulez la paix, ne perdez pas la course à l'armement nucléaire », rétorque son collègue républicain Mark Cotton dans le Wall Street Journal. Le New York Times, de son côté, lance l'alerte : « Donald Trump risque de déclencher un incendie nucléaire ». « Plutôt que de préserver la stabilité qui règne depuis un demi-siècle, l'administration envisage de déployer plus d'armes nucléaires et, peut-être de manière plus imprudente, la reprise des essais nucléaires souterrains », écrit le quotidien. Alors, comme souvent face à la politique de Donald Trump, il en appelle au Congrès : « À une époque où les tensions s'intensifient et les traités se délitent, laisser le sort du monde entre les mains d'une seule personne, quelle qu'elle soit, est un risque qu'aucune démocratie ne devrait tolérer. » Vers un abaissement de l'âge de la responsabilité pénale en Argentine En Argentine, les députés ont voté jeudi dernier (12 février) en faveur de l'abaissement de l'âge de la responsabilité pénale. Elle passe de 16 à 14 ans. Pour Jimena Villareal, ce projet de loi est parfaitement absurde. Elle aurait pourtant toutes les raisons d'y être favorables. Il y a deux ans, le 29 février 2024, son mari a été tué par deux ados de 17 et 14 ans qui voulaient lui voler sa moto. Mais Jimena, que Pagina12 a rencontrée, connaît la réalité des choses. Elle est psychologue, spécialisée dans l'enfance et l'adolescence. Elle a travaillé dans des quartiers populaires. Et elle en est persuadée : « Personne ne devient un meurtrier comme ça, d'un coup. C'est la conséquence d'un long processus marqué par l'abandon. Ceux qui vont aller en prison sont tous pauvres. Ils seront placés dans une institution où on les oubliera jusqu'à ce qu'ils en ressortent. » Ce qui met aussi en colère Jimena, c'est le budget prévu pour financer les futurs centres de détention : plus de 23 milliards de pesos – l'équivalent de 14 millions d'euros. « Ce serait formidable, dit-elle, qu'ils investissent cet argent dans des lieux où ces enfants pourraient trouver de l'humanité, plutôt que dans des prisons où ils deviendront de vrais criminels. » Tumbler Ridge aspire à retrouver une vie normale Au Canada, la petite ville de Tumbler Ridge, en Colombie britannique, panse ses plaies. Cette bourgade sans histoire s'est retrouvée au cœur de l'actualité après une fusillade dans un lycée. Cinq élèves et un professeur tués par une jeune femme de 18 ans qui s'est donné la mort. C'était mardi dernier. (10 février 2026) Aux États-Unis, ces tueries de masse sont malheureusement fréquentes. Mais de ce côté-ci de la frontière, c'est tout le contraire. Si bien que tout d'un coup, Tumbler Ridge a vu affluer des enquêteurs, des journalistes, des bénévoles d'une église évangélique... Tant de monde que les restaurants et les cafés se sont vite retrouvés débordés. Le point culminant, ç'a été vendredi, quand les politiques sont venus au chevet de la ville meurtrie. Le Premier ministre Mark Carney, le chef de l'opposition Pierre Poilievre... Le lendemain, tout le monde était parti. À part quelques reporters, dont celle du Globe and Mail qui nous raconte comment, après le choc, Tumbler Ridge tente aujourd'hui de retrouver une vie normale. Le célébrissime carnaval de Rio commence ce lundi (16 février 2026) au Brésil. Une semaine de fêtes qui, chaque année, font l'objet de tentatives de récupération par le pouvoir. Des tentatives malvenues, d'autant que le carnaval est lui aussi un reflet des appétits commerciaux et des inégalités très fortes qui fracturent le Brésil. Un reportage de notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.
L'Inde accueille à partir d'aujourd'hui le quatrième sommet mondial sur l'intelligence artificielle. Plus de cent pays, une trentaine de chefs d'État et tous les grands patrons de la tech mondiale sont réunis à New Delhi. Un événement d'ampleur qui confirme la montée en puissance spectaculaire de l'Inde dans la course mondiale à l'IA, au croisement des enjeux économiques, technologiques et géopolitiques. À partir d'aujourd'hui, la capitale indienne devient le centre de gravité de la planète tech en accueillant le quatrième sommet mondial sur l'intelligence artificielle. Plus de cent pays sont représentés, une trentaine de chefs d'État et de gouvernement ont fait le déplacement, et surtout, tous les grands dirigeants des géants de la technologie sont présents. Un casting impressionnant qui illustre une réalité : l'Inde s'est imposée comme l'un des épicentres mondiaux de l'IA. Et le pays peut s'appuyer sur des atouts considérables. Le premier est son réservoir de talents, sans équivalent ou presque. Chaque année, des centaines de milliers d'ingénieurs sortent des universités indiennes. Une dynamique nourrie par une tradition ancienne d'excellence mathématique et scientifique, qui alimente directement les performances du pays dans le numérique et les nouvelles technologies. Deuxième force : la démographie. L'Inde est aujourd'hui le pays le plus peuplé du monde. Sa population, jeune, dynamique et massivement connectée, représente à la fois un immense marché, un laboratoire d'innovation à grande échelle et, pour l'IA, une mine de données inestimable. Enfin, troisième pilier de cette ascension : la volonté politique. Depuis 2024, le gouvernement indien a lancé un vaste programme public destiné à bâtir une véritable infrastructure nationale de l'intelligence artificielle. L'IA est clairement identifiée comme un levier stratégique de croissance économique, de compétitivité et de souveraineté technologique. Des investissements massifs et un laboratoire pour le Sud global Cette stratégie ambitieuse attire logiquement les géants mondiaux de la tech. Microsoft a annoncé 17,5 milliards de dollars d'investissements dans le pays, Amazon 35 milliards, Google 15 milliards. Les partenariats se multiplient, les centres de recherche s'installent, et l'écosystème numérique indien se structure à grande vitesse. L'Inde est en passe de devenir le plus grand marché numérique en devenir au monde. Entre des marchés occidentaux arrivés à maturité et une Chine de plus en plus fermée, le pays s'impose comme un relais de croissance indispensable pour les multinationales du numérique. Mais l'Inde est aussi un terrain d'expérimentation unique. Si une solution technologique fonctionne à l'échelle indienne, elle est capable de s'imposer partout dans le Sud global. Le pays devient ainsi un laboratoire grandeur nature pour l'innovation inclusive. C'est précisément ce qui donne au sommet de New Delhi une dimension géopolitique majeure. L'Inde se positionne comme le porte-voix des pays du Sud global: Afrique, Amérique latine, Asie émergente. Ensemble, ces régions entendent peser dans les débats mondiaux sur la gouvernance de l'IA. Le message est clair : l'intelligence artificielle ne doit pas être confisquée par quelques puissances technologiques, mais bénéficier à l'ensemble de la planète. Face aux modèles américain, chinois et européen, l'Inde propose une quatrième voie, fondée sur des cadres adaptés aux besoins des pays en développement. Le sommet s'articule autour de trois thèmes clés : People, Planet, Progress – population, planète, progrès. Un triptyque qui résume l'ambition indienne : faire de l'IA un outil de développement durable, d'inclusion sociale et de croissance partagée. Des défis technologiques encore majeurs à relever Pour autant, l'Inde n'évolue pas encore dans la même catégorie que les États-Unis ou la Chine en matière d'intelligence artificielle de pointe. Ce sommet est à la fois un tremplin et un révélateur des défis auxquels le pays doit faire face. Sur le plan technologique, New Delhi souffre encore d'un certain retard. L'Inde ne dispose pas de grands modèles d'IA comparables à l'américain ChatGPT ou au chinois DeepSeek, ce qui limite pour l'instant son influence dans la course aux modèles fondamentaux. La question de la protection des données personnelles constitue également un enjeu sensible, dans un pays où l'explosion numérique pose des défis considérables en matière de régulation et de sécurité. Mais le principal point noir reste la fuite des cerveaux. Malgré le dynamisme local, de nombreux ingénieurs indiens continuent de partir massivement vers la Silicon Valley et les grands pôles technologiques occidentaux, attirés par de meilleures conditions salariales et des moyens de recherche plus importants. Dans un contexte de compétition mondiale féroce, la stratégie indienne repose sur un pari audacieux : faire mieux avec moins. Là où les grandes puissances occidentales misent sur des investissements colossaux, l'Inde cherche à transformer ses contraintes en avantage comparatif, en combinant talents, innovation frugale et marché intérieur gigantesque. Un pari qui commence à porter ses fruits et qui pourrait bien, à terme, rebattre les cartes de la géopolitique mondiale de l'intelligence artificielle.
durée : 00:59:33 - Le Book Club - par : Marie Richeux - Dans son dernier roman, Éric Vuillard poursuit son exploration de l'histoire des États-Unis à travers la figure mythique du jeune hors la loi Billy the Kid. En retraçant sa courte vie, il raconte l'émergence d'une société capitaliste, prédatrice et violente. - réalisation : Vivien Demeyère - invités : Eric Vuillard Écrivain, cinéaste et scénariste français
Lundi 16 FEVRIER 2026 – Série célébrations – jours fériés : WASHINGTON'S BIRTHDAY ou PRESIDENTS' DAY est un jour férié fédéral qui se fête tous les ans à la même date, le 3ᵉ lundi de Février.Il rend hommage à George WASHINGTON, 1er président des États-Unis de 1789 à 1797.En 1968 la fête a été étendue à tous les présidents américains.-------------N'hésitez pas à aller visiter notre site racontemoinewyork.com Retrouvez tous les liens des réseaux sociaux et des plateformes du podcast ici : https://linktr.ee/racontemoinewyorkHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La ronde préliminaire du tournoi de hockey masculin des Jeux olympiques de Milano Cortina 2026 est maintenant du passé, et pour les 12 équipes, la défaite n'est maintenant plus possible!Aujourd'hui au balado de LNH.com, Nicolas Ducharme et Jean-François Chaumont, qui est en direct de Milan, reviennent sur le déroulement de la ronde préliminaire, dont les performances d'équipes comme le Canada et les États-Unis, mais aussi des clubs qui ont surpris comme la Slovaquie et la Suisse.Nos journalistes analysent aussi la tenue de plusieurs joueurs, dont Juraj Slafkovsky, Nick Suzuki et se prononcent sur la suite du tournoi. Quelles équipes sortiront gagnantes de la ronde de qualification et à quoi dont-on s'attendre en quarts de finale? On répond à ces questions.Bonne écoute!
Une mini série a débarqué en fin de semaine dernière sur la plateforme Disney +, série intitulé "Love Story" et qui s'intéresse à John Fitzgerald Kennedy, Jr. et à Carolyn Bessette. Le premier est le fils du 35e président des États-Unis, assassiné à Dallas en 1963. La seconde est une employée de la maison Calvin Klein, où elle va rapidement gravir les échelons pour devenir directrice de la pub et véritable icone de la mode... Ecoutez Laissez-vous tenter avec Laurent Marsick du 16 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En attendant la tant attendue saison 2026, la team du Paddock RMC vous propose des épisodes rétrospectifs pour revenir sur des grands moments de l'histoire de la Formule 1, à commencer par les plus grandes joutes et les plus grands titres !Pour le sixième et dernier épisode de "Dans le retro de Jean-Luc", on se plonge dans une année au cours de laquelle : on est secoué par les disparitions de David Bowie, de Prince ou encore de Mohamed Ali, Donald Trump est élu président des États-Unis pour la première fois et Netflix explose avec la série Stranger Things. En 2016, le monde de la Formule 1 sacre Nico Rosberg devant Lewis Hamilton, sur l'ultime course, avant que le tout récent champion du monde ne tire sa révérence.Avec Nicolas Paolorsi et Jean-Luc Roy
Assez peu connue du grand public, la conférence de Munich sur la sécurité est un forum créé en 1963. À l'origine, c'était l'occasion pour les responsables politiques et militaires ou les diplomates de faire le point sur les relations transatlantiques. C'est là que le vice-président des États-Unis, J.D. Vance avait, l'année dernière (2025), livré un discours dont la violence avait estomaquée ses anciens alliés européens. Le week-end dernier, avec le chef de la Diplomatie américaine, Marco Rubio, à la tribune, le message était plus policé dans la forme. Mais le discours ne semble pas avoir changé dans le fond. Avec : Delphine Allès, professeure des Universités en Science politique, vice-présidente de l'Inalco, directrice scientifique du programme Decript.
Pour commencer, un sujet brûlant que nous suivons largement depuis des semaines, la lutte effrénée contre l'immigration lancée par le président des États-Unis. Sur le plan intérieur, elle se décline à travers les violentes opérations menées par la police spécialisée ICE. Notamment à Minneapolis après 2 mois de chaos, 2 morts et des traumatismes... En 2è partie, l'excision reste très fréquente en Égypte. Un symbole du patriarcat, une tradition perpétrée au nom d'une soi-disant pureté. Minneapolis, la première résistance d'ampleur à Donald Trump Retour à Minneapolis. À sa situation qui aurait pu ébranler la toute-puissance de Donald Trump. Mais la tornade s'éloigne… Des agents de la police de l'immigration sont toujours sur place. Mais le gros des troupes de ICE a été rappelé par Washington, face à la virulence de la contestation et de la solidarité de la population avec des migrants illégaux que Donald Trump se fait fort de chasser. L'administration américaine revendique la plus grosse opération anti-migrants de l'histoire. Et c'est en janvier que la situation avait dégénéré. Après la mort Renée Good, puis celle d'Alex Pretti. Edward Maille a vécu au plus près cette première résistance d'ampleur à Donald Trump. Un Grand reportage d'Edward Maille qui s'entretient avec Jacques Allix. L'excision, la dignité mutilée des femmes égyptiennes Vendredi dernier (6 février 2026) était placé sous le signe de la journée internationale de tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines. Selon la formule officielle. Mutilations qui consistent à altérer les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales. Il est estimé que 200 millions de femmes ou de filles, voire fillettes, vivent aujourd'hui sous ce traumatisme. L'excision, un des symboles du patriarcat, une tradition perpétrée au nom d'une soi disant pureté, est particulièrement répandue dans un pays: l'Égypte. Ça y est interdit. C'est un crime. Mais ça se pratique largement. Nous rediffusons aujourd'hui ce reportage d'Alice Moreno sur le combat de ces Égyptiennes qui résistent… ou tentent de guérir. Un Grand reportage d'Alice Moreno qui s'entretient avec Jacques Allix.
Quatre ans après l'invasion de l'Ukraine, la guerre s'installe dans le temps long. Frappes massives contre les infrastructures énergétiques, négociations intermittentes sous médiation américaine, Europe en quête d'une voix stratégique… et une Russie qui semble convaincue de pouvoir gagner par l'usure. Ces derniers jours encore, les bombardements se poursuivent tandis que les Européens tentent d'imposer leurs conditions à une éventuelle paix — preuve que le centre de gravité diplomatique reste incertain. En parallèle, la guerre redessine l'ordre international : recomposition des alliances, montée en puissance de l'économie de guerre, coopération militaire durable entre Kiev et ses partenaires européens… et un affrontement stratégique qui dépasse largement les frontières ukrainiennes. Cette guerre est-elle devenue irréversible ? L'Europe est-elle prête à vivre dans un monde durablement conflictuel ? Et que nous dit cette confrontation du nouvel ordre mondial qui se dessine ? Le rapport de lancement de la Conférence de sécurité de Munich, dont l'édition 2026 vient de se tenir, dressait le diagnostic que le monde est entré dans une phase de politique de démolition. Et que le pays le plus en vue à suivre cette stratégie est sans doute les États-Unis. Invité : Pierre Lévy, ambassadeur de France en Russie, de janvier 2020 à août 2024, après avoir été directeur du Centre d'Analyse et de Prévision, et directeur de l'UE au Quai d'Orsay, également ambassadeur de France en République Tchèque et en Pologne. « Au cœur de la Russie en Guerre », éditions Tallandier.
durée : 00:53:39 - Questions d'islam - par : Ghaleb Bencheikh - L'analyse des archives historiques apporte un éclairage plus nuancé et factuel sur le passé et la relation actuelle des États-Unis avec les Frères musulmans. La compréhension de cette histoire chaotique est utile à l'heure où la confrérie est inscrite sur la liste des organisations terroristes. - réalisation : Fanny Constans - invités : Mohamed Ali Adraoui Politiste spécialiste des relations internationales et sociologue du religieux.
durée : 00:20:49 - "Barnum" de Cy Coleman. Original Broadway Cast - Barnum est une comédie musicale américaine avec un livret de Mark Bramble, des paroles de Michael Stewart et des musiques de Cy Coleman. Elle retrace la vie de Phineas Taylor Barnum entre 1835 et 1880, aux États-Unis et dans les grandes villes du monde. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C'est L'Express qui sonne l'alarme. L'hebdomadaire parle de « la fin d'un tabou » et de « cette ultradroite qui réhabilite Hitler ». « À mesure que la mémoire de la Shoah s'estompe, une nouvelle génération "d'ingénieurs du chaos" banalise la figure du Führer. Sur les réseaux sociaux et chez une partie des trumpistes, l'indicible devient "mainstream" et "cool"», explique l'hebdomadaire. « Comment en est-on arrivé là ? » se demande L'Express, qui se souvient d'une manifestation organisée par des suprémacistes blancs à Charlottesville, en Virginie, le 12 août 2017, aux cris de « les Juifs ne nous remplaceront pas ». Une contre-manifestation dégénère en échauffourées : raconte L'Express. « Un suprémaciste fonce avec sa voiture dans la foule. Bilan : un mort ». Donald Trump, qui en est à la première année de son premier mandat, déclarera : « Il y avait des gens bien des deux côtés ». En 2023, rappelle encore L'Express, Donald Trump, « alors en campagne électorale, affirme que les migrants empoisonnent le sang des États-Unis ». « Une rhétorique qui fait écho à celle d'Adolf Hitler », remarque l'hebdomadaire, qui ne limite pas son inquiétude aux États-Unis, et rappelle qu'aux Pays-Bas, par exemple, « un jeune sur quatre juge que l'Holocauste est "un mythe" ou une "exagération" ». L'absence des pères Quelle est la vie des enfants de migrants disparus ? Courrier International s'intéresse à la question et publie un article de la Maison des Reporters. Le média en ligne sénégalais s'est rendu à Thiaorye-sur-mer, ville de pêcheurs à quelques kilomètres de Dakar, qui, nous dit-on, « a vu de nombreux jeunes hommes emprunter la périlleuse route des Canaries pour rejoindre l'Europe, sur de fragiles pirogues ». La Maison des reporters a rencontré « ceux qui restent, les enfants de ceux qui sont partis ». Parmi ces enfants, il y a notamment Daba Diop, 14 ans, dont le père est parti il y a un an, et n'a plus jamais donné de nouvelles. Elle se souvient des « mots d'au revoir » que son père leur a adressés, à elle et à sa mère, « les conseils pour exceller à l'école et la promesse de revenir bientôt après avoir acquis les moyens nécessaires à leurs besoins ». « Maintenant », raconte la jeune fille au « visage triste », « c'est moi qui dois prendre des décisions lourdes : rester sérieuse à l'école, aider mes frères et sœurs, ne pas faire de bêtises ». Fama, elle, a raconté à sa petite fille de six ans que « son père était parti en voyage ». « Je finirai par lui dire la vérité », dit-elle, « car si je ne le fais pas, quelqu'un d'autre dans la rue le fera à ma place ». À Thiaroye-sur-Mer, raconte encore la Maison des Reporters, « les conversations entre voisins tournent souvent autour des départs : les rêves d'un meilleur destin, les promesses de travail à l'étranger, les risques des traversées, et les retours incertains ». « Infinie générosité » L'ancien ministre français de la Culture, Jack Lang, sur le banc des accusés, dans le cadre de l'affaire Epstein. « Jack Lang, le profiteur », écrit Marianne, qui parle de « la chute du pacha ». « Frappé par la tempête de l'affaire Epstein et la révélation de multiples mails démontrant sa proximité avec le milliardaire suicidé en prison, Jack Lang a préféré démissionner de l'Institut du monde arabe. Une sortie peu glorieuse à 86 ans. » Dans les Epstein Files, souligne Marianne, « il n'est pas question de sexe, le concernant, mais d'argent ». Le Canard Enchaîné joue avec les mots et estime que pour Jack Lang, « Epstein n'était pas un ami, juste un Jack pote ». L'hebdomadaire satirique détaille : « Il est question de financements en cadeaux, de petits arrangements en voyages payés, de services demandés en entremises pour remercier ». La Tribune Dimanche, qui l'a interrogé, rappelle à Jack Lang, que dans un message, il a « remercié Jeffrey Epstein pour son infinie générosité ». Jack Lang botte en touche, et évoque le prêt d'une voiture, qu'il n'aurait finalement pas utilisée… Et la joie de vivre Gisèle Pélicot fait la Une du Nouvel Obs. Gisèle Pélicot, rappelle l'hebdomadaire, « que l'on avait quittée en icône mondiale, admirée pour son courage et son immense dignité après qu'elle eut levé le huis clos du procès de son mari et de 51 hommes pour l'avoir violée sous soumission chimique ». Gisèle Pélicot, qui n'avait jamais répondu à aucune interview, se dévoile aujourd'hui. Avec la journaliste Judith Perrignon, elle a écrit un livre intitulé Et la joie de vivre, publié chez Flammarion. Pour le Nouvel Obs, ce livre marque « la naissance d'une féministe ». « Je ne suis pas une militante radicale, explique toutefois Gisèle Pélicot, mais j'ai compris que ce qui s'est joué à Avignon n'était pas seulement mon procès, mais celui de toutes les femmes en attente de réponse (…) Je me suis dit, ajoute-t-elle, que le récit de ma vie pourrait être utile à d'autres victimes. Chacun vit, au cours de son existence, des moments extrêmement douloureux et j'ai eu envie d'expliquer comment l'on pouvait s'en relever, quelle que soit leur ampleur ». D'où le titre de son livre : Et la joie de vivre.
On dit que l'amour dure trois ans, mais selon la sociologue Eva Illouz, même trois ans ça semble beaucoup à notre époque. Dans son travail, la spécialiste des relations amoureuses s'attache à comprendre comment l'amour évolue avec le temps. À travers son livre La Fin de l'amour, elle explore comment l'amour est bouleversé par la modernité, et notamment par notre système économique. Elle raconte qu'il existe un lien entre le libéralisme économique et nos relations amoureuses. Quel est ce lien ? Qu'est-ce qui nous rend plus difficile ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Johanna Cincinatis. Première diffusion : août 2023 À écouter aussi : Comment la Star Academy a-t-elle fait un retour fracassant ? Qu'est-ce que le mouth taping, cette méthode vantée sur TikTok pour améliorer le sommeil ? Comment Taylor Swift bouleverse-t-elle les États-Unis ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Voici un résumé sur la récente manifestation pro-Maduro à Caracas. Here is a summary of the recent pro-Maduro demonstration in Caracas.Les partisans du gouvernement exigent le retour de l'ancien président Nicolas Maduro parce qu'ils sont convaincus qu'il a été capturé par les États-Unis. Government supporters demand the return of former president Nicolas Maduro because they are convinced he was captured by the United States.Alors, premier point : l'ampleur et le message de la manif. So, first point: the scale and message of the protest.On parle de milliers de personnes, surtout des employés du secteur public, qui défilaient dans le centre de Caracas. We are talking about thousands of people, mostly public sector employees, marching in central Caracas.Ils scandaient des slogans comme « le Venezuela a besoin de Nicolas ». They chanted slogans like "Venezuela needs Nicolas."Ils ont même déployé un grand drapeau avec une photo de Maduro et de sa femme et ce message en anglais : « Bring them back ». They even displayed a large flag with a photo of Maduro and his wife and this message in English: "Bring them back."Deuxième point : la rhétorique anti-américaine. Second point: anti-American rhetoric.La manif, c'était clairement une démonstration d'opposition à ce que les participants considèrent comme l'ingérence des États-Unis. The protest was clearly a demonstration of opposition to what the participants consider to be interference by the United States.Le fils de Maduro, Nicolas Maduro Guerra, qu'on surnomme « Nicolasito », a vraiment galvanisé la foule. Maduro's son, Nicolas Maduro Guerra, nicknamed "Nicolasito," really galvanized the crowd.Son message, c'était que le peuple vénézuélien a développé une profonde conscience anti-impérialiste et qu'ils ne sont pas américains. His message was that the Venezuelan people have developed a deep anti-imperialist consciousness and that they are not American.Et enfin, troisième point clé : les actions du gouvernement par intérim. And finally, the third key point: the actions of the interim government.Depuis la chute de Maduro, la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a fait plusieurs concessions importantes aux États-Unis. Since Maduro's fall, interim president Delcy Rodriguez has made several important concessions to the United States.Sous la pression de Washington, elle a promis une loi d'amnistie, une réforme de la justice et même une ouverture du secteur pétrolier au privé. Under pressure from Washington, she has promised an amnesty law, justice reform, and even the opening of the oil sector to the private sector. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le point sur la découverte du plus long serpent sauvage du monde. An update on the discovery of the world's longest wild snake.Il s'agit d'un python réticulé femelle qui vient de battre un record incroyable en Indonésie, celui du plus long serpent jamais mesuré dans la nature. It is a female reticulated python that has just broken an incredible record in Indonesia, that of the longest snake ever measured in the wild.Et vous allez voir cette découverte dépasse de loin les simples chiffres. And as you will see, this discovery goes far beyond mere numbers.Ce serpent c'est une femelle, baptisée Ibu Barone, trouvée sur l'île de Sulawesi. This snake is a female, named Ibu Barone, found on the island of Sulawesi.Sa taille, et bien le Guinness World Records vient de l'officialiser. Her size, well, the Guinness World Records has just made it official.7 mètres 22 pour 96 kilos, c'est juste énorme. 7.22 meters for 96 kilos, it's just enormous.Et le plus fou, c'est que la mesure a été faite sans anesthésie pour ne pas mettre l'animal en danger. And the craziest part is that the measurement was taken without anesthesia so as not to put the animal in danger.Attention on parle d'un spécimen sauvage, le record précédent il datait quand même de 1999. Keep in mind we're talking about a wild specimen; the previous record actually dated back to 1999.Pour vous donner une idée, le record absolu c'est Medusa, un python en captivité aux États-Unis, mais dans la nature, la nouvelle reine c'est Ibu Barone. To give you an idea, the absolute record is Medusa, a python in captivity in the United States, but in the wild, the new queen is Ibu Barone.Enfin et c'est peut-être le plus important, l'enjeu de la conservation. Finally, and perhaps most importantly, the issue of conservation.Là-bas, les grands pythons comme elle sont souvent tués. Over there, large pythons like her are often killed.Pourquoi ? Parce qu'ils s'approchent des habitations, menaçant le bétail, et ce conflit s'aggrave avec la réduction de leur habitat. Why? Because they approach homes, threatening livestock, and this conflict is worsening with the reduction of their habitat.Ce record met donc un coup de projecteur sur un vrai défi : comment mieux protéger ces géants ? This record thus puts the spotlight on a real challenge: how to better protect these giants? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 01:59:07 - Les Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Margaux Leridon - Cette semaine, dans les Matins du samedi, on s'intéresse à ce que racontent de nous les commentaires que nous laissons en ligne ; aux célibataires, les oubliés de la Saint-Valentin et au premier roman de Théodore Eristavi entre Tbilissi et Paris. - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Mara Goyet Écrivaine et professeure d'histoire-géographie au collège; Romain Huret Historien des États-Unis, président de l'EHESS; Théodore Eristavi Compositeur et écrivain; Milan Bouchet-Valat Sociologue, chargé d'études à l'INED
durée : 00:16:46 - Les Matins du samedi - par : Nicolas Herbeaux, Margaux Leridon - Cette semaine, dans les Matins du samedi, on s'intéresse à ce que racontent de nous les commentaires que nous laissons en ligne ; aux célibataires, les oubliés de la Saint-Valentin et au premier roman de Théodore Eristavi entre Tbilissi et Paris. - réalisation : Jean-Christophe Francis - invités : Mara Goyet Écrivaine et professeure d'histoire-géographie au collège; Romain Huret Historien des États-Unis, président de l'EHESS; Théodore Eristavi Compositeur et écrivain
C dans l'air du 14 février 2026 - Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ?Sauver l'alliance transatlantique et rassurer le vieil ami européen. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a appelé les Européens samedi, devant la Conférence de Munich sur la sécurité, à se ranger derrière la vision de Donald Trump sur l'ordre mondial, tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe "forte". "Nous savons que le destin de l'Europe ne sera jamais sans rapport avec le nôtre", a rappelé Marco Rubio ajoutant que les Etats-Unis et l'Europe étaient "faits pour être ensemble". Le trumpiste a cherché à calmer le jeu, affirmant que les États-Unis seraient "toujours un enfant de l'Europe". Le message d'apaisement livré par le responsable américain a offert un contraste saisissant avec le discours incendiaire du vice-président JD Vance l'année dernière contre le Vieux Continent devant la même assemblée. De quoi espérer rétablir le rapport diplomatique avec les Etats-Unis malgré les dissensions depuis un an entre Donald Trump et l'Europe. Mais les Américains savent aussi choyer celui qui considère l'Europe comme un adversaire : Viktor Orbán. Marco Rubio prévoit, dès dimanche, de se rendre en Hongrie soutenir le dirigeant hongrois à quelques semaines d'élections législatives très tendues. En Europe, la Hongrie a toujours entretenu de bonnes relations avec les Etats-Unis, Donald Trump et Viktor Orbán partageant la même vision politique conservatrice. Viktor Orbán s'affiche d'ailleurs comme le principal relais du trumpisme sur le continent européen. Symbole des tensions diplomatiques entre l'Europe et les Etats-Unis, le Groenland était au cœur des discussions à Munich. Marco Rubio a rencontré la Première ministre danoise Mette Frederiksen et son homologue groenlandais Jens-Frederik Nielsen au sujet de l'île arctique convoitée par Donald Trump. En janvier dernier, la ministre des ressources du Groenland, Naaja Nathanielsen, s'inquiétait encore des différentes sorties du président américain et de sa volonté d'expansionnisme à ce sujet. L'Europe réussira-t-elle à sortir de sa dépendance envers les Etats-Unis en matière de défense ? Pourra-t-elle lutter face à la volonté d'expansionnisme américain notamment sur le Groenland ? Donald Trump continuera-t-il à accentuer les divisions avec le continent européen ?Nos experts :- Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique - Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et "Le Nouvel Obs" - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis et autrice de "Requiem pour le monde libre" - Samantha DE BENDERN - Chercheuse en relations internationales à Chatham House - Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l'OTAN
C dans l'air du 14 février 2026 - Conférence de Munich : la confiance retrouvée avec les Etats-Unis ?Nos experts :- Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique - Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et "Le Nouvel Obs" - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis et autrice de "Requiem pour le monde libre" - Samantha DE BENDERN - Chercheuse en relations internationales à Chatham House - Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l'OTAN
Depuis un an qu'il est à la Maison Blanche, Donald Trump occupe la scène médiatique mondiale quotidiennement, voire plusieurs fois par jour. Un effet de saturation qui, peut-être, nous fait rater des transformations très profondes ailleurs. Particulièrement maltraitée, l'Europe n'en finit pas de subir les foucades du président des États-Unis qui lui fait comprendre qu'une ère nouvelle s'est ouverte, celle d'une reconfiguration idéologique transatlantique. Ainsi, se pose le problème fondamental pour les Européens d'assurer leur propre sécurité, ce qui est un vieux débat mais n'en constitue pas moins un schisme transatlantique. Les rapports de force mondiaux se modifient en profondeur. La rivalité de puissance est bien là entre les États-Unis et la Chine. Au-delà, l'élément de transformation géopolitique majeur est le numérique et cette fuite en avant technologique qu'impose au monde la Silicon Valley. Invité : Thomas Gomart, historien, directeur de l'Institut Français des Relations Internationales. « Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux », éditions Tallandier.
durée : 00:14:34 - Journal de 12h30 - Les États-Unis et l'Europe "sont faits pour être ensemble". Un an après les saillis de JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio rassure le Vieux Continent à la Conférence de Munich sur la sécurité.
Si le pop-corn est aujourd'hui indissociable des salles de cinéma, ce n'est ni un hasard, ni une tradition ancestrale. C'est le résultat d'une convergence historique, économique et technologique très précise, qui remonte aux États-Unis, au début du XXᵉ siècle.À l'origine, le cinéma n'est pas un loisir populaire. Dans les années 1910 et 1920, les grandes salles américaines veulent ressembler à des théâtres d'opéra : moquettes épaisses, rideaux luxueux, orchestres, et une clientèle plutôt bourgeoise. La nourriture y est mal vue. Le pop-corn, vendu dans la rue par des marchands ambulants, est associé aux classes populaires, au bruit, aux miettes et aux odeurs. Les exploitants de salles n'en veulent pas.Tout change avec l'arrivée du cinéma parlant, notamment après le succès de The Jazz Singer, puis surtout avec la Grande Dépression à partir de 1929. Des millions d'Américains perdent leur emploi. Le cinéma devient l'un des rares divertissements encore abordables : quelques cents pour oublier la crise pendant deux heures.Or, le pop-corn possède alors trois avantages décisifs :Premièrement, il est extrêmement bon marché. Le maïs est produit en masse aux États-Unis, se conserve longtemps, et un sac de grains coûte peu. Pour un vendeur, le bénéfice est énorme : le prix de vente peut être multiplié par dix ou plus par rapport au coût de production.Deuxièmement, il est facile à préparer sur place. Dans les années 1930, les machines à pop-corn portables se répandent. Elles attirent visuellement l'attention, diffusent une odeur appétissante et fonctionnent devant les clients, ce qui rassure sur l'hygiène.Troisièmement, le pop-corn est peu périssable. Contrairement aux sandwiches ou aux pâtisseries, il ne nécessite ni réfrigération ni cuisine complexe.Au début, les vendeurs s'installent simplement devant les cinémas. Certains exploitants tentent de les chasser, mais constatent vite un phénomène frappant : les salles situées près des vendeurs de pop-corn attirent davantage de spectateurs. Progressivement, des directeurs de cinéma décident d'installer leurs propres stands à l'intérieur.Pendant la Seconde Guerre mondiale, le phénomène s'amplifie. Le sucre est rationné, ce qui rend les confiseries rares et chères. Le pop-corn, lui, n'est pas rationné. Il devient la friandise dominante.Dans les années 1950, avec l'arrivée de la télévision, les cinémas traversent une nouvelle crise. Pour survivre, ils augmentent fortement leurs marges sur la nourriture. Le pop-corn devient alors une source majeure de profits, parfois plus rentable que la vente des billets eux-mêmes.Peu à peu, l'habitude se transforme en rituel culturel. Aujourd'hui, le pop-corn n'est pas seulement une collation : il est un symbole du cinéma. Et si l'on mange du pop-corn plutôt qu'autre chose, ce n'est pas parce qu'il serait intrinsèquement meilleur… mais parce qu'il était, au bon moment, le produit parfait pour sauver économiquement les salles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En Birmanie, près de cinq ans après le coup d'État du 1ᵉʳ février 2021, les organisations de défense des droits humains continuent d'alerter. Ces cinq dernières années, 64 des 73 médias indépendants de Birmanie ont été bannis du pays et contraints à l'exil, principalement en Thaïlande. Entre incertitude, pressions et recherche de financements, les défis sont grands. De notre correspondante de retour de Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande, Dans son dernier rapport, Human Rights Watch dénombre 30 000 prisonniers politiques arrêtés par la junte en Birmanie, une répression renforcée lors des élections du mois dernier, du 28 décembre 2025 au 25 janvier 2026, et plus de 2 200 personnes mortes en garde à vue. Des témoignages font état de torture et violences sexuelles par la junte. Cette répression s'acharne également contre la presse, une presse qui était déjà fragilisée avant le coup d'État. Derrière un haut portail, dans une rue calme de Chiang Mai, la rédaction d'Irrawaddy est en pleine réunion. L'un des principaux médias indépendants birmans a été fondé dans les années 1990 par Aung Zaw, déjà en exil à cette époque, avant un retour en Birmanie entre 2012 et 2021. « Après le coup d'État, le régime a ciblé en priorité les médias. Notre responsable administratif, mon ami, est encore en prison », explique le journaliste. La rédaction, une quarantaine de journalistes, a trouvé refuge en Thaïlande. Il reste une dizaine de correspondants en Birmanie, ils travaillent incognito et sous pression. « Notre site en birman subit des cyberattaques, ça arrive beaucoup ces temps-ci, poursuit Aung Zaw. Le régime a aussi créé de nombreux petits médias qui diffusent des rumeurs, ça nous demande plus de travail, car nos lecteurs veulent connaître la vérité. » Ce journal garde aussi un œil critique sur l'opposition. « On est connu pour ça, l'opposition nous adore et nous déteste… », s'amuse le fondateur d'Irrawaddy. À lire aussi«Les armes sont dans leurs mains»: en Birmanie, le deuil et l'impuissance d'un père face à la répression Des médias qui s'entraident Depuis un an, Irrawady, comme ses concurrents Mizzima ou DVB, doit faire sans les aides au développement des États-Unis et d'autres pays européens. « On a perdu 20 à 25 % des financements. L'an passé a été très dur et il reste beaucoup d'incertitudes pour cette année… », confie Aung Zaw, qui a dû licencier une dizaine d'employés. Les médias en exil cherchent donc des solutions ensemble. « On est toujours concurrents, mais on se partage les informations, positive le journaliste. J'en suis très heureux. On cherche le soutien de fondations privées, de philanthropes… c'est comme ça qu'on essaie de survivre dans ce monde en crise. » Des journalistes en situation de précarité Les journalistes indépendants sont encore plus précaires, en particulier les femmes. Ma Zee, c'est un surnom, les accompagne grâce à son ONG Exile Hub, fondée il y a 5 ans. Son réseau, discret, a d'abord aidé des dizaines de journalistes à fuir. Désormais, elle les aide à reconstruire leur vie, en Thaïlande ou ailleurs. « Les salaires dans la presse ici sont très faibles. Certains travaillent donc à côté, dans des cafés, dans la construction, témoigne la directrice de l'ONG. Beaucoup ont dû changer d'identité, ils ont besoin d'aide sur tous les plans. » Ma Zee et son réseau financent des bourses de reportages et des formations. L'ONG accompagne aussi celles et ceux qui sortent de prison. La Birmanie est le deuxième pays dans le monde qui emprisonne le plus de journalistes. À lire aussiEn Birmanie: Sai Zaw écope de 20 ans de prison pour avoir fait du journalisme
Vendredi 13 février 2026, s'ouvre à Munich la 62è Conférence sur la sécurité. C'est dans ce cadre que le vice-président américain J.D. Vance avait livré, il y a un an, un plaidoyer anti-européen. Un discours vécu comme une claque en Allemagne dont l'identité s'est forgée -après la Seconde Guerre mondiale- sur le partenariat avec les États-Unis. Depuis, la politique du président Donald Trump n'a cessé d'accroître la défiance, même si le chancelier allemand Friedrich Merz tente d'adopter le ton le plus conciliant possible. Quelle est la spécificité de la relation entre l'Allemagne et les États-Unis ? Survivra-t-elle au mandat de Donald Trump ? Quelle réponse de Berlin ? Pour en débattre : - Guillaume Duval, conseiller à l'Institut Jacques Delors, ancien conseiller de Josep Borrell lorsqu'il dirigeait la diplomatie de l'UE - Anne Salles, maîtresse de conférences à l'Université de la Sorbonne Université, spécialiste de civilisation contemporaine allemande - Paul Maurice, secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l'Institut français des Relations internationales. Auteur d'une étude à l'IFRi Trente-cinq ans après la chute du mur de Berlin : à l'Est, quoi de nouveau ?
Largement oubliée de nos jours, Alice Guy n'en doit pas moins être considérée comme la toute première réalisatrice du Septième art.
durée : 00:03:17 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Donald Trump va abolir jeudi la « conclusion de mise en danger », un texte fondateur de la lutte contre le dérèglement climatique initié par Barack Obama il y a 17 ans. L'aboutissement d'une véritable « guerre contre la science » menée par l'administration Trump. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
En avril 1975, les derniers jours de la guerre du Vietnam se jouent dans le chaos. Les forces nord-vietnamiennes approchent de Saïgon, la capitale du Sud, et l'effondrement du régime sud-vietnamien paraît inévitable. C'est dans ce contexte d'urgence qu'est lancée l'opération Babylift, une vaste évacuation aérienne destinée à transporter des milliers d'enfants vietnamiens vers les États-Unis et d'autres pays occidentaux. Derrière l'image d'un sauvetage humanitaire spectaculaire se cache une histoire complexe, mêlant compassion, improvisation et zones d'ombre.L'opération est officiellement annoncée par le président américain Gerald Ford au début du mois d'avril 1975. Son objectif affiché est simple : évacuer les orphelins vietnamiens menacés par l'avancée communiste et leur offrir une nouvelle vie à l'étranger. En quelques semaines, plus de 3 000 enfants sont transportés, principalement vers les États-Unis, mais aussi vers l'Australie, le Canada et certains pays européens.Pour l'opinion publique occidentale, les images sont saisissantes : des nourrissons emmaillotés, alignés dans des avions militaires, encadrés par des infirmières et des bénévoles. Elles suscitent une vague d'émotion mondiale et renforcent l'idée d'un geste humanitaire massif.Mais très vite, l'opération est frappée par un drame. Le 4 avril 1975, le premier vol Babylift s'écrase peu après le décollage de Saïgon, causant la mort de plus de cent personnes, dont de nombreux enfants. Malgré ce choc, l'opération se poursuit, illustrant la détermination des autorités américaines à accélérer les évacuations.Avec le recul, l'opération Babylift apparaît beaucoup plus controversée qu'il n'y paraît au premier regard. D'abord, tous les enfants évacués n'étaient pas orphelins. Certains avaient encore des parents vivants, qui, dans la panique générale, ont pu croire confier temporairement leurs enfants à des structures d'accueil, sans comprendre qu'ils quitteraient définitivement le pays. Dans d'autres cas, les dossiers d'adoption étaient incomplets ou imprécis.Se pose alors une question éthique majeure : s'agissait-il uniquement de sauver des vies, ou aussi de vider des orphelinats à la hâte, sans vérification rigoureuse ? Pour certains historiens, l'opération répondait aussi à un objectif politique : donner une image positive de l'engagement américain au moment même où la guerre se soldait par un échec.Des décennies plus tard, de nombreux adultes issus de Babylift cherchent encore leurs origines. Certains ont retrouvé leurs familles biologiques, d'autres non. Leur parcours illustre les conséquences humaines durables de cette évacuation massive.L'opération Babylift reste ainsi un symbole ambigu : à la fois acte de solidarité et épisode troublant d'une guerre marquée par la précipitation et la confusion. Elle rappelle que même les gestes présentés comme humanitaires peuvent soulever, avec le temps, des questions profondes sur la responsabilité, le consentement et la mémoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 12 février 2026 - Otan: le big bang a commencé!À partir de ce vendredi, et jusqu'à dimanche, se déroulera la Conférence de Munich sur la sécurité. L'édition 2025 avait été marquée par le discours du vice-président des États-Unis, J. D. Vance, contre les démocraties libérales européennes. Un coup de tonnerre diplomatique qui préfigurait la stratégie de sécurité américaine, publiée en décembre 2025. L'Europe y est qualifiée de continent en "déclin", marqué par un risque "d'effacement civilisationnel". Une rupture dans la relation transatlantique.Un an plus tard, cette nouvelle édition va donc être observée avec attention, d'autant plus qu'il y sera question des suites de la guerre en Ukraine et de la dégradation des relations transatlantiques.Les ministres de la Défense de l'OTAN se réunissent ce jeudi à Bruxelles. Au cœur des discussions : comment renforcer la sécurité en Europe. Une stratégie qui se concentre sur le Groenland. L'alliance transatlantique vient de lancer sa mission d'« Arctic Sentry » (« Sentinelle arctique »), une activité de surveillance renforcée de la zone pour prendre en compte les inquiétudes formulées par le président américain face à la Chine et à la Russie, mais également pour répondre aux appétits américains sur l'île arctique. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland, provoquant l'une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique.« Si quelqu'un pense ici que l'Europe peut se défendre sans les États-Unis, continuez de rêver » a lancé de son côté le secrétaire général de l'Otan et ex-premier ministre des Pays-Bas Mark Rutte aux eurodéputés, lors d'une intervention lundi au Parlement à Bruxelles. « Nous avons besoin les uns des autres », a-t-il encore ajouté. Une sortie qui a fait réagir plusieurs dirigeants européens dont le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. « Non, cher Mark Rutte. Les Européens peuvent et doivent prendre en charge leur sécurité », a écrit le ministre des Affaires étrangères français sur X. La France, pays européen le plus favorable à une « autonomie stratégique » en Europe, est engagée depuis lundi dans un exercice militaire de grande ampleur, le plus important depuis la Guerre froide : Orion 26. Pendant trois mois, plus de 12 000 militaires français, 25 navires, 140 avions et 1 200 drones vont être mobilisés dans cette simulation de conflit de haute intensité. À leurs côtés : des militaires de 24 autres pays, essentiellement européens, mais aussi américains, canadiens ou émiriens. Une démonstration de force qui vise à s'entrainer à conduire des opérations, tester des innovations, avec également un objectif de dissuasion. Parallèlement, face à une accélération de la menace, la France a décidé de mettre en place un service national d'une durée totale de 10 mois, rémunéré, ouvert aux jeunes de 18 à 25 ans, sur la base du volontariat. Les candidatures sont ouvertes depuis mi janvier et les candidats sont déjà nombreux : l'armée de l'air a 600 places à pourvoir pour cette année, et en une matinée, elle a reçu 800 candidatures.Nos experts :- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale, ancien officier ayant servi à l'OTAN- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale à l'université Catholique de Lille, auteur de, Dans la forge du monde, publié chez fayard- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, autrice de Les fantômes de Munich, publié aux éditions de l'Observatoire- Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense