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Aux États-Unis, tandis que des négociations sont prévues ce mardi 2 juin 2026 à Washington entre Israël et le Liban, les relations seraient exécrables entre Benyamin Netanyahou et Donald Trump. Le président américain peine à mettre fin à la guerre avec l'Iran. Écoutez RTL autour du monde du 02 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air spécial, dimanche 31 mai 2026 - IA : pour le meilleur... et pour le pire ?Jamais une technologie ne s'est imposée aussi vite, aussi profondément, dans autant de dimensions de nos sociétés. L'intelligence artificielle n'est plus une promesse abstraite : elle est dans nos usines, nos hôpitaux, nos champs de bataille. Elle supprime des emplois, réécrit les règles de la démocratie et redessine les rapports de force mondiaux.Mais derrière cette révolution technologique se cache une guerre. « Celui qui deviendra le leader dans le domaine de l'IA sera le maître du monde » déclarait Vladimir Poutine en 2017. Aujourd'hui, deux empires s'affrontent : les États-Unis et la Chine. Une bataille non pas de missiles, mais d'algorithmes, de puces et de data centers, dont l'issue décidera qui maitrisera l'infrastructure de l'intelligence, et avec elle, la hiérarchie du monde.Jusqu'où ira la course à l'intelligence artificielle ? Qui contrôlera l'IA ?Des data centers géants de Virginie aux usines de robots de Hangzhou, de la Silicon Valley aux terres dévastées de Gaza, C dans l'air vous propose une soirée spéciale consacrée à la bataille la plus décisive de notre siècle. Enquête sur un basculement planétaire en marche, éclairée par les experts de C dans l'air et enrichie d'entretiens exclusifs menés par Caroline Roux. Nos experts :- Thierry BRETON - Ancien commissaire européen au Marché intérieur et ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, auteur de « Les dix renoncements qui ont fait la France » - Philippe DESSERTINE - Directeur de l'Institut de Haute finance, auteur de « L'Horizon des possibles »- Raphaelle BACQUÉ - Grand reporter au Monde, auteure de « Nos nouveaux maîtres »- Bruno PATINO - Président d'Arte France, auteur de « Le Temps de l'obsolescence humaine »
Le cri d'alarme d'un des pères fondateurs de l'IA - Rencontre avec Yoshua BengioC dans l'air spécial, dimanche 31 mai 2026 : Chine / États-Unis : la guerre de l'IALe cri d'alarme d'un des pères fondateurs de l'IA - Rencontre avec Yoshua Bengio - version intégrale de 35 minutes -Yoshua Bengio est chercheur, Québécois d'origine Franco-marocaine et c'est le nom le plus cité dans le monde quand il s'agit de parler de l'intelligence artificielle. A quoi peut-on s'attendre dans les prochaines années...ou les différents mois avec le développement de l'IA? Les IA sont-elles déjà hors de contrôle? l'un des pères de l'intelligence artificielle avertit: sans régulation au niveau mondial, nous courrons un grand danger!
En inédit, un cas supplémentaire abordé dans la suite de l'émission sur M6 de 12h à 12h30 : À l'été 2025, lors d'un road trip aux États-Unis, les fils de Florence réservent une voiture pour 791,91€. Cependant, l'agence de location refuse de leur remettre un véhicule, invoquant l'absence de permis international, elle ne procède qu'à un remboursement partiel de 552,21€. Les garçons sont donc contraints de louer en urgence un autre véhicule pour plus de 2 000 dollars. À leur retour, Florence demande une indemnisation complète de la réservation, mais le prestataire refuse. Mais aussi, les rebondissements des cas du jour abordés de 10h à 12h ! Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air spécial, dimanche 31 mai 2026 : Chine / États-Unis : la guerre de l'IA Le cri d'alarme d'un des pères fondateurs de l'IA - Rencontre avec Yoshua Bengio - version intégrale de 35 minutes - Yoshua Bengio est chercheur, Québécois d'origine Franco-marocaine et c'est le nom le plus cité dans le monde quand il s'agit de parler de l'intelligence artificielle. A quoi peut-on s'attendre dans les prochaines années...ou les différents mois avec le développement de l'IA? Les IA sont-elles déjà hors de contrôle? l'un des pères de l'intelligence artificielle avertit: sans régulation au niveau mondial, nous courrons un grand danger!Il est intérrogé par Caroline Roux dans le cadre de l'émission Chine / États-Unis : la guerre de l'IA diffusée le dimanche 31 mai 2026 sur France 5.
C dans l'air spécial, dimanche 31 mai 2026 : Chine / États-Unis : la guerre de l'IA L'armée française face aux défis de l'IA dans la guerre - Rencontre avec Marc Espitalier - Entretien intégral, durée 35'L'intelligence artificielle au service de l'armée française c'est déjà le présent avec l'opération Pendragon. Le ministère de la défense a lancé ces travaux qui ont pour but de créer d'ici l'été 2027 une unité robotique pour l'armée de terre. Ça signifie que des robots répondront sans être pilotés à une mission qui aura été programmée par les militaires.Jusqu'où iront ces développements? est-ce que nous allons vers des conflits uniquement menés par des robots? autant de questions auxquelles répond le Général Marc Espitalier qui a en charge la conduite de l'opération Pendragon.Il est intérrogé par Caroline Roux dans le cadre de l'émission Chine / États-Unis : la guerre de l'IA diffusée le dimanche 31 mai 2026 sur France 5.
C dans l'air spécial, dimanche 31 mai 2026 -Chine/ USA, la guerre de l'IAUn film de Marie Lorand et Barbara Stec.Présentation et entretiens menés par Caroline Roux.Produit par Stéphanie Gillon.Jamais une technologie ne s'est imposée aussi vite, aussi profondément, dans autant de dimensions de nos sociétés. L'intelligence artificielle n'est plus une promesse abstraite : elle est dans nos usines, nos hôpitaux, nos champs de bataille. Elle supprime des emplois, réécrit les règles de la démocratie et redessine les rapports de force mondiaux.Mais derrière cette révolution technologique se cache une guerre. « Celui qui deviendra le leader dans le domaine de l'IA sera le maître du monde » déclarait Vladimir Poutine en 2017. Aujourd'hui, deux empires s'affrontent : les États-Unis et la Chine. Une bataille non pas de missiles, mais d'algorithmes, de puces et de data centers, dont l'issue décidera qui maitrisera l'infrastructure de l'intelligence, et avec elle, la hiérarchie du monde.Jusqu'où ira la course à l'intelligence artificielle ? Qui contrôlera l'IA ?Des data centers géants de Virginie aux usines de robots de Hangzhou, de la Silicon Valley aux terres dévastées de Gaza, C dans l'air vous propose une soirée spéciale consacrée à la bataille la plus décisive de notre siècle. Enquête sur un basculement planétaire en marche, éclairée par les experts de C dans l'air et enrichie d'entretiens exclusifs menés par Caroline Roux. PRESENTATION : Caroline Roux - PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
C dans l'air du 30 mai 2026 - Guerre en Iran : trois mois après, le blocage demeure« Beaucoup de progrès ». C'est en ces termes que Donald Trump a qualifié hier la situation diplomatique avec l'Iran. Mais le blocage demeure : Téhéran dément qu'un compromis ait été trouvé, et Trump estime que l'Iran doit « accepter qu'ils n'auront jamais d'arme nucléaire ». Le détroit d'Ormuz reste le principal point de tension : Washington exige sa réouverture sans contrôle iranien, tandis que l'Iran veut conserver un rôle dans sa gestion. Malgré le cessez-le-feu, la présence militaire reste massive et les deux camps continuent de se menacer en cas d'échec des négociations.L'Iran dénonce notamment « les demandes excessives et les positions changeantes et contradictoires » des États-Unis. Plusieurs exigences avancées par Washington ne figureraient pas dans le projet d'accord discuté, comme l'ouverture sans frais de péage du détroit d'Ormuz et la destruction des matières nucléaires iraniennes. Le dossier des avoirs iraniens gelés reste aussi problématique : Téhéran souhaite obtenir le déblocage de 24 milliards de dollars, mais Trump écarte cette possibilité.Pendant ce temps, la France a demandé le rapprochement de son porte-avions Charles de Gaulle du détroit d'Ormuz. Paris veut afficher sa capacité d'action et soutenir, avec Londres, une éventuelle mission internationale de sécurisation de cette route maritime stratégique. Un moyen d'afficher son poids diplomatique et militaire sans prendre part à la guerre.La crise perturbe fortement le transport mondial de pétrole et entraîne une hausse des prix, dont certaines entreprises comme TotalEnergies profitent. En France, cela relance le débat politique sur la taxation des superprofits, notamment porté par la gauche. Le gouvernement défend l'entreprise, tandis que son PDG avertit qu'une nouvelle taxe pourrait remettre en cause le plafonnement des prix des carburants.Alors, un accord entre Washington et Téhéran est-il proche ? Quel rôle peut jouer la France dans ce conflit ? Pourquoi les profits de Total crispent la classe politique française ?Nos experts :- Agnès LEVALLOIS - Présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO) et auteure de Le Livre noir de Gaza (Seuil)- Mariam PIRZADEH- Journaliste et ancienne correspondante à Téhéran pour France 24- Vice-amiral Michel OLHAGARAY- Ancien commandant de l'école navale et ancien directeur du Centre des hautes études militaires- Alain PIROT - Journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défensePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
L'émission 28 minutes du 30/05/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Kéthévane Gorjestani, chroniqueuse internationale à France 24, Eva Morletto, correspondante à Paris pour le magazine italien “Grazia”, Martial Ze Belinga, économiste et sociologue, et le dessinateur de presse Nicolas Vadot. Le temps est-il venu pour l'Europe d'aller parler avec Vladimir Poutine ? Alors que les États-Unis sont occupés par le conflit au Moyen-Orient, les Européens, jusqu'ici exclus des pourparlers entre Américains et Russes, cherchent à prendre davantage de place dans les négociations avec Moscou. Les membres de l'UE discutent les 28 et 29 mai de la possibilité d'envoyer un émissaire. Épidémies, vagues de chaleur : du pain béni pour les professionnels de la désinformation ? Canicules, épidémies, crises climatiques : à chaque nouvel épisode de tension sanitaire ou climatique, la désinformation et les discours complotistes progressent. En pleine vague de chaleur en France, les messages climatosceptiques se multiplient. Nous recevons Isabelle Mity, historienne et autrice du livre “Les maîtres chanteurs du IIIe Reich”, publié aux Editions Perrin. Elle revient sur l'utilisation de la musique comme outil de propagande du régime nazi Valérie Brochard nous emmène chez nos voisins italiens où Ferrari a présenté sa première voiture électrique. Une révolution qui bouscule les passionnés alors que l'industrie automobile accélère sa transition énergétique. Olivier Boucreux décerne le titre d'employée de la semaine à Sonia Dahmani. L'avocate tunisienne a été condamnée à deux ans de prison pour des propos critiques envers le régime de Kaïs Saïed. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision sud-coréenne. Les employés de Samsung, qui menaçaient de faire grève pour obtenir une meilleure part des profits liés à l'IA, vont finalement toucher une prime record. Natacha Triou nous invite à méditer sur la mémoire d'internet, alors que des milliards de pages web disparaissent progressivement. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 30 mai 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
durée : 00:03:18 - Géopolitique - par : Pierre Haski - La Norvège, membre de l'OTAN mais pas de l'UE, devient le neuvième pays a conclure un partenariat avec la « dissuasion nucléaire avancée » française, un pas de plus vers une défense autonome du continent à l'heure où la garantie des États-Unis à l'Europe est affaiblie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 28 mai 2026 - Trump frappe, négocie... que vaut encore la parole de l'Amérique ?Nouveaux échanges de tirs entre l'Iran et les Etats-Unis. L'armée américaine a abattu dans la nuit quatre drones iraniens et mené des frappes sur une base au sol dans le sud de l'Iran. En représailles, les Gardiens de la révolution ont visé une base américaine, selon la télévision d'État IRIB, tandis que le Koweït dit avoir repoussé « des attaques de missiles et drones ennemis », notamment un missile balistique. Il s'agit des incidents les plus sérieux depuis la trêve entrée en vigueur le 8 avril. Alors que l'escalade se poursuit depuis le début de la semaine, les négociations entre Washington et Téhéran, elles, patinent. Quatre jours après les annonces optimistes de Marco Rubio sur un éventuel accord, Donald Trump a affirmé qu'il n'était « pas satisfait » des propositions faites par l'Iran. De son côté, la télévision officielle iranienne a diffusé une version initiale non officielle du « cadre en 14 points » de l'accord, que la Maison Blanche a qualifiée de totale invention. Comment négocier avec un chef d'État comme Donald Trump, qui multiplie les provocations et outrances ? Ancien ambassadeur de France aux États-Unis entre 2019 et 2023, Philippe Etienne a bien connu le président américain, lors de son premier mandat. À l'époque principal conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron, il était là lors de la première rencontre bilatérale entre les deux chefs d'État : « Ce qui a changé par rapport au premier mandat, c'est qu'aujourd'hui, le président Trump est entouré pour l'essentiel de gens qui lui sont absolument loyaux ». Une équipe de C dans l'air est allé rencontrer Philippe Etienne pour comprendre comment fonctionne le président américain devant les caméras, mais surtout en coulisses. Alors que la tension est à son comble au Moyen-Orient depuis le mois de mars, l'administration américaine n'a pas abandonné ses vues sur le Groenland. « Je pense qu'il est temps que les Etats-Unis remettent leur empreinte sur le Groenland », a affirmé la semaine dernière l'émissaire américain pour le territoire arctique, Jeff Landry, après sa première visite sur l'île depuis sa nomination en décembre 2025. Le gouverneur de Louisiane y a rencontré d'anciens dirigeants politiques et chefs d'entreprise groenlandais, n'hésitant pas à raviver les espoirs indépendantistes d'une partie de la population. Peut-on encore sauver la trêve entre les Etats-Unis et l'Iran ? Comment négocier avec un chef d'État aussi imprévisible que Donald Trump ? Et pourquoi l'émissaire américain tente de raviver les espoirs d'indépendance du Groenland vis-à-vis du Danemark ?Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24 - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de « Requiem pour le monde libre » - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire - Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences PoPRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
C dans l'air du 28 mai 2026 - Trump frappe, négocie... que vaut encore la parole de l'Amérique ?Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24 - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteur de « Requiem pour le monde libre » - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire - Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po
C dans l'air du 27 mai 2026 - Alerte aux ambassades... Poutine veut-il détruire Kiev ?Kiev à nouveau sous les bombes. Alors que, sur le front ukrainien, l'armée russe connaît des difficultés et perd du terrain depuis plusieurs mois, Vladimir Poutine intensifie ses menaces et multiplie les frappes massives sur l'Ukraine. Cent soixante-trois drones se sont abattus cette nuit sur le pays, après un déluge de feu le week-end dernier. Plus de 600 drones et 90 missiles ont été lancés sur Kiev. D'intenses bombardements qui ont fait au moins quatre morts, plus de 100 blessés et provoqué de très nombreux incendies. Les dégâts sont d'autant plus importants que Moscou a revendiqué l'usage d'un Orechnik, un missile hypersonique à capacité nucléaire.La Russie a justifié cette escalade par les récentes attaques massives de drones qui ont frappé 14 régions russes, Moscou, la mer Noire et plusieurs territoires ukrainiens annexés. Fait rare, Moscou a demandé aux « ressortissants étrangers, y compris le personnel des missions diplomatiques et des organisations internationales », de quitter la capitale ukrainienne « au plus vite ». Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a également renouvelé cet appel lors d'un échange téléphonique avec son homologue américain, Marco Rubio, exhortant les États-Unis à évacuer leur ambassade à Kiev.Dénonçant une « escalade inacceptable », l'UE a annoncé que le chargé d'affaires russe à Bruxelles avait été convoqué ce mardi en signe de protestation et a assuré que la délégation de l'UE resterait présente à Kiev. Plusieurs pays européens ont, eux aussi, agi de la sorte. À l'ONU, une cinquantaine d'États ont dénoncé les « menaces » de la Russie. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en visite mardi en Lituanie, a rappelé que toute pression sur les pays baltes concernait l'ensemble de l'Europe. « Quand les États baltes sont testés, toute l'Europe est testée » a-t-elle déclaré.Cette montée de pression intervient alors que plusieurs services de renseignement occidentaux estiment que, depuis le mois de décembre, les pertes russes sur le front seraient très élevées, autour de 35 000 soldats par mois, un rythme supérieur aux capacités actuelles de recrutement du Kremlin. Sans mobilisation forcée, la poursuite de la guerre à ce niveau pourrait devenir de plus en plus difficile pour Moscou, qui multiplie pour l'instant les mesures afin de tenter d'étoffer son armée. En plus de salaires mirobolants, Vladimir Poutine vient de signer un décret accordant un allègement de dette aux nouvelles recrues engagées dans la guerre en Ukraine, ainsi qu'à leurs conjoints. La mesure s'inscrit dans un ensemble plus large d'incitations destinées à renforcer les effectifs militaires dans un contexte de guerre qui s'enlise et de contestation grandissante au sein de la population.Alors que, sur les fronts militaire, économique et intérieur, le maître du Kremlin accumule les revers, une inquiétude grandissante s'empare des capitales européennes : Vladimir Poutine serait-il tenté de rebattre les cartes en étendant le conflit à l'Europe ?Nos experts :- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Paul GOGO - Journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie de 2017-2026, auteur de Moscou Parano est publié aux éditions du Rocher- Marie JEGO - journaliste au Monde, ancienne correspondante à Moscou de 2005 à 2014.- Samantha DE BENDERN - Chercheuse pour le programme Russie/Eurasie au sein du think tank britannique « Chatham House », l'Institut royal des affaires étrangères.
Frédéric Samama est auteur de L'énigme de l'inaction climatique et pionnier de la finance verte et alors que nous vivons un de ces épisodes de canicule aujourd'hui, il m'a semblé essentiel d'essayer de comprendre pourquoi nous savons depuis 70 ans et nous ne faisons rien. En 2009, il a monté le premier centre de recherche mondial sur la finance et le climat, lancé les premiers indices low carbone et créé la première coalition d'investisseurs à la COP21. Et pourtant, son livre ne parle pas de finance. Il parle de cerveau, d'histoire, de philosophie et d'une question qui l'obsède depuis cinq ans : pourquoi, sur un problème que tout le monde connaît, que l'on a créé, et qui nous menace en tant qu'espèce, on n'arrive pas à bouger ?Dans cet épisode, nous parlons de neurosciences cognitives, d'inférence bayésienne, de moments fromages dans l'histoire de l'humanité, et du lien entre capitalisme, néolibéralisme et perte de nos réflexes moraux. J'ai questionné Frédéric sur l'overview effect des astronautes, sur Lévinas et la philosophie du visage, sur Jean Cavaillès et la résistance, et sur ce que tout ça dit de notre capacité à réinventer nos représentations du monde face à l'urgence climatique.Citations marquantes"Sur un problème où tout le monde est au courant, qu'on a créé, et qui nous menace en tant qu'espèce — pourquoi diable, on n'arrive pas à se mettre en mouvement ?" (0:29:00)"Le capitalisme, c'est comment tu fais vivre des gens ensemble en dehors de règles morales et religieuses. Et maintenant qu'on fait face à un défi moral, qui est le défi du climat, on ne sait plus faire." (0:19:30)"Face à l'enjeu moral, c'est l'action qui doit prévaloir — et pas la réflexion de est-ce qu'on est optimiste, négatif, et ainsi de suite." (1:06:44)"On a voulu détendre le lien social. En cas de problème, il n'y a plus personne, et donc il n'y a plus de devoir — on ne demande que des droits." (0:26:30)"Le climat, ce n'est plus seulement la plus grosse menace. C'est aussi la plus belle opportunité de réapprendre à vivre ensemble, nous, les 8 milliards de personnes sur Terre." (1:12:00)Big Ideas1. Notre cerveau construit des modèles à partir de signaux — et s'y enferme L'inférence bayésienne selon Stanislas Dehaene : le cerveau observe des signaux et fabrique des lois du monde. Agassi qui lit le service de Becker, le bébé qui comprend la gravité, le rat dans le labyrinthe — tous fonctionnent pareil. Le problème : une fois le modèle établi, on arrête de le mettre à jour. On entre en surconfiance. C'est exactement ce qui se passe avec le climat : on sait, mais on ne change pas de modèle. (0:02:37)2. L'histoire humaine s'est organisée autour de "moments fromages" — et le climat en exige un nouveau Deux grandes ruptures : l'agriculture et la science moderne (accès aux ressources naturelles), puis le néolibéralisme (accès aux ressources humaines mondiales). À chaque fois, l'humanité a réorganisé ses représentations. Le climat est la première fois qu'on nous demande de limiter l'accès aux ressources — un défi sans précédent pour des cerveaux conditionnés à l'expansion. (0:07:43)3. Le capitalisme a délibérément mis la morale hors jeu Au XVIIe siècle, la grande question était : comment faire vivre des gens ensemble sans passer par la morale ou la religion, qui créent des guerres ? La réponse : l'intérêt personnel. Adam Smith, Montesquieu, Hirschman ont construit un système où l'égoïsme profite à la société. Ça a marché. Mais le climat est un problème moral (les plus faibles meurent en premier) — et on n'a plus les réflexes pour ça. (0:14:55)4. L'overview effect comme signal de bascule possible Les astronautes dans l'espace deviennent poètes. Ils voient la planète fragile, belle, vivante. Frédéric propose ces trois perceptions comme signal capable de réécrire nos représentations. La fragilité déclenche la responsabilité (Lévinas). La beauté prépare à la morale (Kant). Le vivant nous réintègre dans la nature après des siècles d'extraction. Pas un programme politique — une hypothèse sur comment les cerveaux humains peuvent changer. (0:39:00)5. Face à un enjeu moral, la question n'est plus l'espoir — c'est l'action Jean Cavaillès, philosophe-mathématicien résistant, incarne la réponse. En mai 1941, zéro espoir objectif. Et pourtant il agit — parce que face à un enjeu moral, la question n'est plus "quelle est la probabilité ?" mais "quelle est mon obligation ?". C'est la même logique que d'appeler les pompiers pour quelqu'un qui fait une crise cardiaque dont on sait qu'elle sera fatale. On agit. Pas parce qu'on espère, mais parce qu'on doit. (1:04:06)Questions poséesQu'est-ce que l'anecdote d'Agassi et Becker révèle sur le fonctionnement du cerveau humain ?Quels sont les grands "moments fromages" de l'histoire de l'humanité, et où en sommes-nous aujourd'hui ?Comment définirais-tu le capitalisme à son origine — et en quoi diffère-t-il du néolibéralisme ?Pourquoi le néolibéralisme a-t-il dissous le lien social, et quelles en sont les conséquences concrètes ?Sur un problème aussi connu et aussi grave que le climat, pourquoi l'humanité n'arrive-t-elle pas à se mettre en mouvement ?Qu'est-ce que l'inférence bayésienne nous apprend sur notre incapacité à mettre à jour nos modèles face au climat ?Qu'est-ce que les astronautes et l'overview effect peuvent nous apprendre sur comment changer nos représentations collectives ?Comment Lévinas et Kant peuvent-ils nous aider à repenser notre rapport au problème climatique ?Qui était Jean Cavaillès, et pourquoi son histoire est-elle une réponse au problème de l'inaction ?Si le signal qui change nos représentations n'est pas encore arrivé, qu'est-ce qui pourrait en tenir lieu à l'échelle de nos sociétés ?Références citéesPersonnes et penseursStanislas Dehaene — chaire de sciences cognitives, Collège de France (0:04:00)André Agassi / Boris Becker — anecdote du service et de la langue (0:02:37)Max Weber — thèse sur la naissance du capitalisme (0:13:00)Albert Hirschman — économiste, auteur sur l'origine du capitalisme (0:13:00)Marcel Enaf — sur le commerce pré-capitaliste (0:17:29)Machiavel, Spinoza, Galilée, Montesquieu, Adam Smith — généalogie du capitalisme (0:15:25)Milton Friedman — article dans le New York Times sur le néolibéralisme (0:19:54)Emmanuel Lévinas — philosophe lituanien, "le visage d'autrui" et l'éthique (0:42:44)Emmanuel Kant — la beauté, le désintérêt et la morale (0:44:30)Michel Serres — "on mesure l'ampleur d'un problème à la durée qu'il a mise à se former" (0:33:34)Robin Dunbar — nombre de 150, limite de coordination des groupes humains (0:34:22)Hannah Arendt et Karl Polanyi — fascisme comme réaction au libéralisme du XIXe siècle (1:07:50)Henri Bergson — envoyé aux États-Unis pour convaincre Wilson d'entrer en guerre (0:53:43)Président Wilson — discours d'entrée en guerre au nom de valeurs morales, 1917 (0:54:30)Jean Cavaillès — philosophe-mathématicien résistant, fusillé (1:02:11)Raymond Aron — "Si Jean Cavaillès avait vécu, j'aurais dit moins de bêtises" (1:04:06)Pierre Brossolette, Jean Moulin — résistants évoqués en parallèle (1:05:00)Concepts et événementsInférence bayésienne — mécanisme cognitif de construction de modèles (0:47:50)Overview effect — phénomène de bascule perceptuelle chez les astronautes (0:39:30)Théorie des "moments fromages" — concept central du livre (0:07:43)Bulle des tulipes — première crise financière spéculative, XVIIe siècle (0:50:23)COP21 — coalition d'investisseurs créée par Frédéric (0:27:33)Passage à l'an 2000 (bug Y2K) — contre-exemple de mobilisation rapide (0:30:00)Protocole de Montréal / couche d'ozone — résolu en 18 mois (0:51:43)Timestamps clés00:00 Introduction — Et si on se réjouissait à nouveau du futur ? Gregory présente Frédéric Semama, pionnier de la finance verte et auteur de L'énigme de l'inaction climatique. 02:37 L'anecdote Agassi / Becker Comment Agassi a découvert le code du service de Becker en s'asseyant dans la foule — et ce que ça révèle sur le cerveau humain. 04:00 Comment le cerveau construit ses modèles du monde Stanislas Dehaene au Collège de France : inférence bayésienne, le bébé, le rat dans le labyrinthe. 07:43 Les "moments fromages" de l'histoire humaine Agriculture, science moderne, néolibéralisme : trois grandes ruptures où l'humanité a réorganisé ses représentations pour accéder à de nouvelles ressources. 13:00 L'origine du capitalisme — bien au-delà de l'argent Comment le capitalisme est né comme solution à la guerre de religion : faire vivre des gens ensemble sans morale ni religion. 20:56 Tout le monde veut un village mais personne ne veut être villageois La concierge qui sauve Frédéric pendant le Covid — et le choc quand il essaie de la remercier avec des cadeaux. 27:00 Pourquoi on n'agit pas sur le climat Trois raisons structurelles : c'est la première limite à l'accès aux ressources, il n'y a pas de signal à hauteur du problème, et nos modèles sont inadaptés. 36:22 La bulle sociétale — on peut savoir et continuer quand même De la bulle internet à la bulle des tulipes : le mécanisme d'enfermement conscient à l'échelle d'une planète. 39:00 L'overview effect — les astronautes comme piste de bascule Fragile, belle, vivante : les trois perceptions que les astronautes rapportent de l'espace — et ce qu'elles activent dans le cerveau. 42:44 Lévinas : le visage d'autrui comme début de l'éthique Quand voir la fragilité de l'autre nous oblige à agir au-delà de notre instinct de conservation. 52:07 La couche d'ozone vs le climat En 18 mois, tous les pays du monde se sont mis d'accord. Qu'est-ce qui est fondamentalement différent avec le climat ? 53:43 Bergson à la Maison-Blanche La France envoie le philosophe Henri Bergson convaincre Wilson d'entrer en guerre. Il réussit. Ce que ça dit du pouvoir des valeurs morales en politique. 1:00:14 Je ne cherche pas à avoir de l'espoir Frédéric explique pourquoi la question n'est pas l'espoir — avec mai 1941 comme exemple. 1:02:11 Jean Cavaillès — le héros oublié de la résistance Fils de militaire, philosophe-mathématicien, major de Normale Sup tout seul. Et résistant. Fusillé dans une fosse commune. 1:06:29 La crise cardiaque et l'obligation morale "La probabilité que tu survives est nulle. Et pourtant, tu vas tout faire pour me sauver." Ce que ça dit du rapport entre morale et action. 1:14:54 La solution concrète : recommencer à regarder le vivant Pourquoi enseigner la vie des animaux et des plantes à l'école changerait plus de choses que n'importe quelle taxe carbone. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #286 Le cynisme politique face à l'urgence climatique? avec Fabrice Nicolino (https://audmns.com/SHnNoJp) #292 Les enjeux de la géopolitique climatique avec David Djaiz (https://audmns.com/BoZGVQa) #178 Les technologies vont-elles nous permettre de faire face au défi climatique? avec Philippe Bihouix (https://audmns.com/ktZSlzb)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Toujours pas d'accord en vue au Moyen-Orient entre les États-Unis et l'Iran. Les Américains ont même frappé le sud de l'Iran ces dernières heures, tandis que le cessez-le-feu est toujours en cours officiellement. De son côté, l'armée israélienne appelle à évacuer plusieurs villages dans le sud du Liban. Pourtant, les armées libanaises et israéliennes doivent se rencontrer cette semaine à Washington. Écoutez RTL autour du monde du 26 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 26 mai 2026 - Trump frappe l'Iran... La guerre reprendMalgré le cessez-le-feu entre les États-Unis et Téhéran, l'armée américaine a frappé lundi soir la ville iranienne de Bandar Abbas, située au sud du pays, juste en face du détroit d'Ormuz. Washington affirme avoir ciblé des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines. Le commandement militaire américain au Moyen-Orient parle de légitime défense contre des embarcations iraniennes qui tentaient, dit-il, de poser des mines dans ce détroit stratégique, bloqué et scruté par le monde entier.Parallèlement, dans un long message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a conditionné tout plan de paix avec l'Iran à la signature des accords d'Abraham par d'autres pays du Golfe, dont, en premier lieu, l'Arabie saoudite et le Qatar. Une contrainte susceptible de compliquer les négociations avec Téhéran. Paraphés en 2020 lors du précédent mandat du président américain, ils visent à normaliser les relations avec Israël. Pour l'heure, quatre pays les ont rejoints : les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan. L'Égypte et la Jordanie ont signé des traités de paix avec Israël en 1979 et 1994. Mais les autres pays considèrent que ce processus ne peut progresser en l'absence de toute perspective politique pour les Palestiniens, avec la création d'un État souverain et viable.En Iran, le corps des Gardiens de la Révolution a déclaré ce mardi qu'il se réserve le droit « légitime et incontestable » de riposter à toute violation du cessez-le-feu par les États-Unis. Les pays du Golfe « ne serviront plus de bouclier aux bases américaines » et n'auront plus de « refuge sécurisé » dans la région, a affirmé le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, dans une déclaration écrite diffusée par la télévision d'État. « Si la région entre dans un nouveau cycle de guerre, la réponse de l'Iran dépassera les frontières régionales et sera beaucoup plus lourde et plus forte », a averti de son côté Abolfazl Shekarchi, porte-parole senior des forces armées iraniennes, cité par l'agence semi-officielle Fars.Va-t-on assister à une nouvelle escalade dans la guerre au Moyen-Orient ? Où en sont les négociations entre Téhéran et Washington ? Que sont les accords d'Abraham, que Donald Trump souhaiterait imposer à l'Arabie saoudite et au Qatar ? Face aux États-Unis et à Israël, comment le régime iranien résiste-t-il ?Trois mois après la guerre déclenchée contre le régime des mollahs, si le président américain cherche toujours la porte de sortie d'un conflit qu'il espérait régler en quelques jours, il rouvre également quelques fronts qu'il avait mis en pause. Ainsi, son émissaire, actuellement en visite sur l'île de l'Arctique, a expliqué qu'« il est temps que les États-Unis remettent leur empreinte sur le Groenland ». Pour rappel, le président américain a répété à plusieurs reprises depuis son élection vouloir s'emparer de l'île de l'Arctique, quitte même à l'acheter si besoin. Et comme le Groenland ne semble pas suffire, l'administration Trump accentue la pression sur Cuba. Après le Venezuela et l'Iran, l'île communiste située à 150 kilomètres des côtes de la Floride semble être la prochaine cible du locataire de la Maison-Blanche.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, auteure de Les fantômes de Munich- Sylvain DOMERGUE - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de Géopo
durée : 00:11:28 - Le 13/14 - Dans son roman, l'écrivaine s'intéresse non pas au principe de la peine capitale aux États-Unis, mais à la manière dont elle est concrètement administrée. Elle revient sur les ressorts d'un livre qui interroge la soumission à la loi, la violence moderne et le rôle de la littérature. - réalisation : Eva Bettan - invités : Constance Debré Écrivaine Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'émission 28 minutes du 26/05/2026 Embargo contre Cuba : l'amour meurtri de l'écrivain Leonardo Padura pour la Havane L'écrivain cubain Leonardo Padura est célèbre pour son amour inconditionnel pour La Havane. Il consacre son dernier roman, “Aller à La Havane” (éditions Métailié), à cette ville mais aussi à son quartier, celui de Mantilla, où il a grandi et dans lequel il vit toujours. Il raconte, aux travers de plusieurs personnages, cette capitale malmenée qui a subi les assauts du temps, des crises, des embargos et de la dictature castriste. Athlètes dopés : les “Jeux augmentés” sont-ils le stade ultime du sport spectacle ? Le 24 mai 2026, le nageur grec Kristian Gkolomeev a battu le record du monde du 50 mètres nage libre en 20 secondes 81 centièmes. Cette performance spectaculaire a été réalisée dans un cadre qui s'apprête à bouleverser le monde du sport : les “Enhanced Games”. La première édition de ces “Jeux améliorés” vient de se tenir à Las Vegas, aux États-Unis. L'usage de substances dopantes, mais aussi l'utilisation de technologies qui peuvent aider à améliorer les performances y sont autorisés. L'événement reste limité avec seulement trois sports (natation, sprint et haltérophilie), 9 épreuves et 42 athlètes. Les gains sont conséquents : 250 000 dollars pour une victoire et un million en cas de record du monde. Les créateurs de ces jeux, des investisseurs de la tech transhumanistes et proches de la sphère trumpiste, mettent en avant ces récompenses pour attirer des athlètes, souvent mal rémunérés malgré leurs performances. On en débat avec Ayodélé Ikuesan, athlète olympique, spécialiste du sprint, Pierre Rondeau, économiste, spécialiste du sport et Isabelle Queval, philosophe et ancienne joueuse de tennis de haut niveau. Enfin, Xavier Mauduit revient sur l'éradication des langues régionales à l'école sous la Troisième République alors que les lycéens pourront passer une épreuve de spécialité en langue régionale à partir de 2028. Marie Bonnisseau nous présente Bernard et Chantal, boomers retraités virtuels dont le compte sur les réseaux sociaux révèle la fracture des générations. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 26 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 26/05/2026 Athlètes dopés : les “Jeux augmentés” sont-ils le stade ultime du sport spectacle ? Le 24 mai 2026, le nageur grec Kristian Gkolomeev a battu le record du monde du 50 mètres nage libre en 20 secondes 81 centièmes. Cette performance spectaculaire a été réalisée dans un cadre qui s'apprête à bouleverser le monde du sport : les “Enhanced Games”. La première édition de ces “Jeux améliorés” vient de se tenir à Las Vegas, aux États-Unis. L'usage de substances dopantes, mais aussi l'utilisation de technologies qui peuvent aider à améliorer les performances y sont autorisés. L'événement reste limité avec seulement trois sports (natation, sprint et haltérophilie), 9 épreuves et 42 athlètes. Les gains sont conséquents : 250 000 dollars pour une victoire et un million en cas de record du monde. Les créateurs de ces jeux, des investisseurs de la tech transhumanistes et proches de la sphère trumpiste, mettent en avant ces récompenses pour attirer des athlètes, souvent mal rémunérés malgré leurs performances. On en débat avec Ayodélé Ikuesan, athlète olympique, spécialiste du sprint, Pierre Rondeau, économiste, spécialiste du sport et Isabelle Queval, philosophe et ancienne joueuse de tennis de haut niveau. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 26 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Le VIH SIDA a creusé son sillon dans l'histoire de la fin du XXe siècle. Apparu en 1981 aux États-Unis, son épidémie concerne bientôt toute la planète alors que la médecine occidentale se pensait en mesure de contrôler les maladies infectieuses. Mais le VIH déjoue les avancées scientifiques. Il n'existe toujours pas de vaccin, même si le traitement a fait des pas de géants depuis. Des pas de géants menacés par la réduction des budgets du programme mondial de soins et de prévention de la maladie en grande partie financé jusqu'ici par les Etats-Unis. Guillaume Lachenal, professeur des Universités à SciencePo, coauteur d'un Atlas historique des épidémies en 2023 et spécialiste du VIH SIDA.
L'émission 28 minutes du 25/05/2026 Trois mois de conflit au Moyen-Orient : qui sort vraiment renforcé ? Depuis le 8 avril, un cessez-le-feu est en vigueur entre les États-Unis et l'Iran, et les deux pays seraient, à ce jour, proches d'un accord pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient. L'enjeu majeur est la réouverture du détroit d'Ormuz à la navigation. Washington pourrait lever certaines sanctions et dégeler des avoirs iraniens. Mais la question du nucléaire apparaît comme un point de crispation : Marco Rubio a évoqué un délai de “60 jours” pour des négociations, et l'agence de presse iranienne Tasnim a déclaré que “toutes les questions concernant le nucléaire ont été reportées à plus tard". Le régime iranien multiplie les exécutions des opposants, comme celle de Mojtaba Kian, pendu dimanche pour espionnage. On en débat avec Aïda Tavakoli, présidente de l'association "We are Iranian students", Karim Emile Bitar, professeur associé à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, spécialiste du Proche-Orient et Florian Louis, historien des relations internationales. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 25 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 25/05/2026 Lorenzaccio : Alfred de Musset, “roi de la punchline” et George Sand “reine du thriller politique” David Bobée met en scène “Lorenzaccio” au Théâtre du Nord, à Lille, jusqu'au 5 juin, puis en tournée à partir de novembre 2026. Sa création mêle “Lorenzaccio”, célèbre drame romantique d'Alfred de Musset, et “Une conspiration en 1537”, texte de George Sand qui aurait justement inspiré Alfred de Musset. Que peut l'action politique face à la tyrannie ? La pièce montre un peuple étouffé dans ses révoltes, en résonance avec l'époque contemporaine. Trois mois de conflit au Moyen-Orient : qui sort vraiment renforcé ? Depuis le 8 avril, un cessez-le-feu est en vigueur entre les États-Unis et l'Iran, et les deux pays seraient, à ce jour, proches d'un accord pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient. L'enjeu majeur est la réouverture du détroit d'Ormuz à la navigation. Washington pourrait lever certaines sanctions et dégeler des avoirs iraniens. Mais la question du nucléaire apparaît comme un point de crispation : Marco Rubio a évoqué un délai de “60 jours” pour des négociations, et l'agence de presse iranienne Tasnim a déclaré que “toutes les questions concernant le nucléaire ont été reportées à plus tard". Le régime iranien multiplie les exécutions des opposants, comme celle de Mojtaba Kian, pendu dimanche pour espionnage. 18 départements ont été placés en vigilance jaune canicule ce lundi, avec un indice UV record, l'occasion pour Xavier Mauduit de revenir sur l'histoire de la crème solaire. Marie Bonnisseau explique pourquoi les platanes vont disparaître d'ici 2037 des rues de Barcelone. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 25 mai 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
C'est récemment, très récemment, que les institutions officielles des Etats-Unis se sont résignées à choisir leur hymne national.Cet épisode passionnant nous replonge au cœur du conflit entre les États-Unis et le Royaume-Uni au début du XIXe siècle. En août 1814, les troupes britanniques entrent dans Washington et saccagent le Capitole ainsi que la Maison du Président. Mais derrière cet épisode tragique se cache l'origine de l'hymne national américain, "The Star-Spangled Banner".Franck Ferrand nous entraîne dans les rues de la capitale américaine alors que la menace britannique se profile à l'horizon. Nous suivons les mouvements du major général Robert Ross, chargé par Londres d'anéantir cette jeune république. Ses hommes mettent le feu au Capitole et à la Maison du Président, alors que le gouvernement a fui la ville.Mais au même moment, un jeune avocat du Maryland, Francis Scott Key, se trouve pris au piège sur un navire britannique. Il assiste impuissant au bombardement du fort McHenry par la flotte anglaise. C'est là qu'il trouve l'inspiration pour écrire les paroles de ce qui deviendra l'hymne national américain, "The Star-Spangled Banner".Franck Ferrand nous plonge dans les coulisses de la genèse de ce chant patriotique, devenu l'un des plus célèbres au monde. Il revient sur les tensions entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui ont conduit à cette guerre de 1812. Il nous fait également découvrir le parcours de Francis Scott Key, ce poète du dimanche qui a immortalisé l'héroïsme des soldats américains face à l'envahisseur britannique.Cet épisode captivant nous rappelle que l'histoire d'un hymne national peut être intimement liée aux soubresauts d'un pays. Un récit passionnant qui nous fait voyager à travers les pages de l'histoire américaine
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 30 avril 2026.Avec cette semaine :Sébastien Fath, sociologue et historien, auteur de Le nouveau pouvoir évangélique (éd. Grasset).Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LE NOUVEAU POUVOIR ÉVANGÉLIQUEÀ l'occasion de Pâques 2026, Donald Trump a relancé la polémique religieuse et politique en attaquant publiquement le pape Léon XIV, premier pape américain, avant de diffuser sur Truth Social une image de synthèse le représentant en Christ guérisseur. L'épisode a provoqué un malaise jusque au-delà des milieux chrétiens, il a choqué la droite religieuse et il rappelle combien la religion demeure un acteur central de la vie publique américaine. Il s'inscrit dans un contexte plus large de recompositions du christianisme mondial, qui ne se joue pas seulement entre Rome et Washington, mais à l'échelle de tous les continents.C'est précisément cette transformation que met en lumière votre livre, Sébastien Fath, Le Nouveau Pouvoir évangélique, consacré à la montée en puissance du protestantisme évangélique. Issu de la Réforme et des grands réveils modernes, ce courant fondé sur la conversion personnelle, l'autorité de la Bible et l'engagement missionnaire rassemblerait aujourd'hui plus de 700 millions de fidèles, dont près de 48 millions de francophones. Longtemps perçu comme américain, il est désormais multipolaire, porté surtout par les dynamiques du Sud global.L'Afrique est devenue l'un de ses principaux centres de gravité, avec des Églises très influentes sur les plans social, éducatif et parfois politique. L'Asie compte environ 220 millions d'évangéliques, l'Amérique latine connaît une expansion spectaculaire, tandis que l'Europe et la France enregistrent une croissance plus limitée mais réelle, avec environ 1,1 million de fidèles aujourd'hui.Toutefois, cette expansion ne signifie pas homogénéité. Aux États-Unis, les évangéliques blancs, longtemps au cœur du conservatisme politique, sont passés d'environ 23 % de la population en 2006 à 13 % en 2023, dans un contexte de forte politisation. Ailleurs, l'évangélisme se déploie sous des formes très diverses, entre megachurches, réseaux numériques, action sociale ou dynamiques migratoires. Il n'existe donc pas un évangélisme mondial, mais une pluralité de trajectoires adaptées aux contextes locaux.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 23 mai 2026 - Iran : vers de nouvelles frappes américaines ?Dans un contexte de négociations tendues, Téhéran accuse Washington de saboter les discussions, Donald Trump a bouleversé son emploi du temps à la dernière minute, et envisagerait une intervention imminente. Le président américain a également annoncé qu'il ne se rendra pas, ce week-end, au mariage de son fils Donald Trump Junior pour des raisons liées aux affaires de l'État.De son côté, l'Iran réaffirme son emprise sur le détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transitaient, avant l'offensive israélo-américaine du 28 février contre la République islamique, près d'un cinquième du pétrole mondial et un quart du gaz exporté dans le monde. La pression monte dans cette zone clé du commerce énergétique mondial. Face aux tensions croissantes, l'Union européenne a ouvert vendredi la voie à des sanctions contre des "personnes" ou "entités" iraniennes accusées de bloquer le trafic maritime. "Les actions de l'Iran à l'encontre des navires transitant par le détroit d'Ormuz sont contraires au droit international", a affirmé Bruxelles dans un communiqué. La situation pourrait s'envenimer dans les prochains jours. Selon plusieurs responsables américains, Donald Trump envisagerait également de nouvelles frappes contre Téhéran en l'absence d'avancée diplomatique. Les perturbations dans le Golfe commencent déjà à bouleverser le marché pétrolier. Entre le 11 et le 17 mai, 55 navires ont traversé le détroit d'Ormuz, contre seulement 19 pétroliers la semaine précédente. Un ralentissement qui pousse les grandes puissances pétrolières à rechercher des routes alternatives pour sécuriser leurs exportations. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis s'appuient déjà sur des oléoducs reliant la mer Rouge et le golfe d'Oman, mais leurs capacités sont presque saturées. L'Irak dispose aussi d'une route terrestre de 1 200 kilomètres vers les terminaux syriens en Méditerranée, même si le manque d'infrastructures limite fortement son efficacité. Dans ce contexte tendu, les États-Unis profitent de la situation. Les exportations américaines ont atteint un record de 5,2 millions de barils par jour en avril, soit 30 % de plus qu'en février. Alors que l'Amérique retient son souffle, le co-belligérant Israël soulève l'indignation nationale. Le ministre suprémaciste israélien Itamar Ben Gvir a diffusé une vidéo humiliante pour les membres d'une flottille de Gaza interceptée par l'armée israélienne. Ces images ont rapidement suscité des critiques internationales contre le gouvernement de Benjamin Netanyahou. Le gouvernement israélien défend une opération de sécurité destinée à empêcher toute aide susceptible de bénéficier au Hamas. Les organisateurs de la flottille dénoncent au contraire une violation du droit international et une instrumentalisation de la crise humanitaire. L'affaire illustre ainsi le bras de fer entre la ligne sécuritaire défendue par Netanyahou et les accusations croissantes visant la gestion de la guerre à Gaza. En quoi le contrôle du détroit d'Ormuz constitue-t-il un levier géopolitique majeur pour l'Iran ? Le développement de nouvelles routes énergétiques peut-il modifier l'équilibre des puissances au Moyen-Orient ? Pourquoi l'interception de la flottille pour Gaza a-t-elle provoqué un tel tollé international ?Nos experts :- David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique, associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques - Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense et enseignant à Sciences Po - Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Elisabeth SHEPPARD SELLAM - Maître de Conférence à l'Université de Tours et spécialiste défense/sécurité
Nous commencerons notre partie consacrée à l'actualité en parlant des négociations tendues entre les États-Unis, le Groenland et le Danemark à propos de l'avenir du Groenland. Nous discuterons ensuite d'un accord pris entre trente-six pays, qui a pour but d'établir un tribunal spécial à La Haye pour juger le président russe Vladimir Poutine pour le crime d'agression contre l'Ukraine. Dans notre section scientifique, nous parlerons d'une société gouvernée par une intelligence artificielle et dirigée par un conseil de robots inspirés de figures historiques telles que Winston Churchill, Eleanor Roosevelt, Nelson Mandela et Gandhi. Enfin, nous évoquerons le plus grand événement musical d'Europe : l'Eurovision. Nous commencerons notre partie consacrée à l'actualité en parlant des négociations tendues entre les États-Unis, le Groenland et le Danemark à propos de l'avenir du Groenland. Nous discuterons ensuite d'un accord pris entre trente-six pays, qui a pour but d'établir un tribunal spécial à La Haye pour juger le président russe Vladimir Poutine pour le crime d'agression contre l'Ukraine. Dans notre section scientifique, nous parlerons d'une société gouvernée par une intelligence artificielle et dirigée par un conseil de robots inspirés de figures historiques telles que Winston Churchill, Eleanor Roosevelt, Nelson Mandela et Gandhi. Enfin, nous évoquerons le plus grand événement musical d'Europe : l'Eurovision. - Malgré la situation mondiale catastrophique, les États-Unis continuent de faire pression sur le Groenland - 36 pays créent un tribunal chargé de juger Vladimir Poutine - Une nouvelle micronation asiatique est dirigée par des robots inspirés de leaders historiques - La Bulgarie remporte l'Eurovision pour la première fois - La chanteuse française Monroe obtient la 11e place au concours de l'Eurovision - La France devra prochainement adopter une loi sur la transparence salariale
durée : 00:03:12 - Géopolitique - par : Pierre Haski - L'ancien président cubain Raul Castro a été inculpé aux États-Unis, alors que le porte-avions Nimitz arrive en mer des Caraïbes. Intimidation ou préparatifs d'intervention ? L'administration Trump accentue la pression sur le régime cubain, au moment où sa guerre en Iran est dans l'impasse. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 22 mai 2026 - Trump et le fisc : petit arrangement entre amis ?Aux États-Unis, alors que de nouvelles accusations de conflits d'intérêts visent Donald Trump, le fisc américain a annoncé un deal inédit avec le milliardaire. En mars, le président des États-Unis avait attaqué sa propre administration, demandant 10 milliards de dollars de dommages et intérêts aux services fiscaux, en raison d'une fuite dans la presse de ses déclarations de revenus de 2020. Le The New York Times rapportait alors que le magnat de l'immobilier n'aurait payé que 750 dollars d'impôts fédéraux en 2016 et en 2017, et même aucun lors de dix des quinze années précédentes, en raison notamment d'importantes déclarations de pertes de ses sociétés.L'accord trouvé cette semaine interdit à jamais de poursuivre Donald Trump en cas de fraude ou d'arriérés d'impôts antérieurs au 18 mai 2026. Cette immunité fiscale à vie concerne aussi sa famille et leurs entreprises. Le document prévoit également la création d'un fonds d'indemnisation de 1,8 milliard de dollars, pouvant indemniser les personnes affirmant avoir été « injustement ciblées » par les administrations précédentes. En clair, cela pourrait concerner les 1 600 émeutiers du 6 janvier, graciés par Donald Trump, alors qu'ils avaient pris d'assaut le United States Capitol en 2021, estimant que la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle était usurpée.Au Congrès, cet deal scandalise l'opposition. « C'est une carte “sortie de prison gratuite” qu'il a négociée avec lui-même. Mais qu'est-ce que c'est que cette Amérique ? », a fustigé Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat. La polémique enfle dans la presse et le malaise gagne les rangs de la majorité présidentielle. Deux policiers ayant défendu le Capitole en 2021 viennent de saisir les tribunaux. Ils veulent faire annuler cette décision, que les associations de transparence en politique qualifient de plus corrompue de l'histoire des États-Unis.Pendant ce temps, Donald Trump a présenté aux journalistes le chantier de sa salle de bal ultrasécurisée à la White House. Un sujet qui obsède depuis des mois le locataire du Bureau ovale. Ce dernier la mentionne en moyenne un jour sur trois depuis le début de l'année 2026, a recensé le The Washington Post. Mais si ce projet immobilier, monumental et coûteux, revient de manière récurrente dans les discours du président, qui veut « la plus belle salle du monde », cette marotte, soulignant la déconnexion du milliardaire avec les préoccupations de la population, inquiète de plus en plus les républicains. Seuls 28 % des citoyens jugent cette construction nécessaire. Une population dont le pouvoir d'achat est de plus en plus impacté par la flambée des prix des carburants, alors que les turbulences internationales s'accumulent.Iran, Canada, Cuba… Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump pratique la diplomatie par les menaces et les ultimatums. Mais son mépris pour le Canada a eu l'effet d'un repoussoir pour le tourisme aux États-Unis, et les villes frontalières sont les premières à souffrir des tensions inédites entre les deux pays voisins. Les négociations sur la fin de la guerre en Iran se poursuivent, sans aboutir, et le détroit d'Ormuz demeure bloqué. Washington vient d'annoncer qi'l mettait en pause ses ventes d'armes à Taïwan afin de « s'assurer de disposer de munitions suffisantes » pour la guerre contre l'Iran. Parallèlement, l'administration Trump accentue la pression sur le régime cubain. L'ancien président cubain Raúl Castro vient d'être inculpé aux États-Unis, alors que le USS Nimitz (CVN-68) arrive en mer des Caraïbes.Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter à France 24- Lauric HENNETON - Historien, spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin- Dominique MOÏSI -Géopolitologue, conseiller spécial de l'institut Montaigne
C dans l'air du 22 mai 2026 - Trump et le fisc : petit arrangement entre amis ?Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter à France 24- Lauric HENNETON - Historien, spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin- Dominique MOÏSI -Géopolitologue, conseiller spécial de l'institut Montaigne- Joséphine STARON - Directrice des Etudes et des Relations Internationales Synopia
durée : 00:11:38 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - La guerre d'indépendance américaine, débutée en 1775, ne s'achèvera que huit ans plus tard. C'est le plus long des conflits militaires auxquels les Etats-Unis participeront directement dans leur histoire. Et cette guerre, on l'oublie souvent, sera d'une rare violence. - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Bertrand Van Ruymbeke Historien et américaniste, professeur de civilisation et d'histoire des États-Unis à l'université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Damien Morin a grandi avec une conviction simple, créer.Très tôt, il revend des iPhones importés des États-Unis, les jailbreak et développe une première activité autour de la téléphonie.En 2013, L'iPhone s'impose comme un produit de masse mais aussi comme un objet fragile.Le contexte est idéal pour lancer sa première société à 25 ans : Save.Le marché de la réparation explose et en deux ans, la croissance est fulgurante.Plus de 40 millions d'euros de chiffre d'affaires, 500 collaborateurs et 160 boutiques ouvertes dans plusieurs pays européens.Une trajectoire rare, portée par une exécution rapide et une forte demande.Mais cette hyper croissance cache aussi des fragilités.En 2016, l'entreprise traverse une crise majeure de restructuration.La moitié du réseau est fermée et l'entreprise est finalement revendue en 2017.Mais Damien ne baisse pas les bras et décide de rebondir avec un nouveau projet.Il créé Mobile Club, une société qui propose de la location de smartphones, inspiré du marché américain où le leasing est largement répandu.En France, le défi est culturel.La location est encore perçue comme un manque de moyens, alors qu'elle permet d'accéder à des services et une flexibilité importante.Mobile Club propose une offre intégrée avec remplacement rapide, assurance et gestion complète du cycle de vie du téléphone.L'entreprise se développe rapidement, notamment sur le segment B2B et atteint aujourd'hui environ 34 millions d'euros d'ARR, avec 6 millions d'euros d'EBITDA.Avec un marché estimé à plusieurs dizaines de millions d'appareils, le potentiel reste considérable.Un épisode sur la croissance, les erreurs, la résilience et la capacité à reconstruire après une chute.Bonne écoute !*** BONUS OFFERT PAR MOBILE CLUB ***Mobile Club vous offre 50 euros de remise grâce au code promo LBT50
Au programme de Radio Foot internationale ce jeudi 21 mai 2026 à 16h10 T.U, rediffusion 21h10 T.U : - On connaît la liste des 28 joueurs appelés par Pape Thiaw pour la préparation de la CDM 2026. ; - Le football anglais à l'honneur. On connaît la liste des 28 joueurs appelés par Pape Thiaw pour la préparation de la CDM 2026 Une liste dans la continuité de la CAN 2026. - Habib Diallo, Boulaye Dia. - Bara Sapoko Ndiaye (première apparition). En défense, le joueur du Paris FC Moustapha Mbow a été appelé. En revanche, le Lensois Malang Sarr n'ira pas aux États-Unis. Avec nous en studio, l'internationale sénégalaise Dieynaba Sow, fondatrice de l'association « Regard de Joueuse ». Le football anglais à l'honneur Aston Villa, vainqueur de la Ligue Europa 2026 face à SC Freiburg (3-0). L'entraîneur basque Unai Emery a remporté cette compétition pour la 5è fois. - Arsenal FC champion, la fête se poursuit. - Southampton FC : l'espionnage qui coûte cher ! Le journaliste Philippe Auclair, spécialiste du football anglais, sera avec nous par téléphone. Pour débattre avec Annie Gasnier : David Lortholary et Salim Baungally. Technique/réalisation : Diego Tenorio - Saliou Diouf.
durée : 00:02:04 - L'Observatoire défense climat alerte sur l'instrumentalisation de la désinformation climatique par la Russie et les États-Unis lors de tentatives d'ingérences étrangères. Entre 2021 et le début de l'année 2026, 120 cas de désinformation climatique en Europe provenaient de Russie ou d'opérateurs russes, 41 des États-Unis. - réalisation : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
À New York, une association américaine qui plaide pour la transparence de la vie publique s'est donné une mission : recenser sous forme imprimée les 3,5 millions de pages du dossier Epstein, le financier et criminel sexuel mort en prison en 2019. Dans le sud de Manhattan, cette bibliothèque, baptisée « salle de lecture commémorative Donald J. Trump et Jeffrey Epstein », permet aux visiteurs de prendre conscience de l'ampleur des crimes commis par Jeffrey Epstein. Mais aussi de leur impunité, comme l'explique David Garrett, un des commissaires de l'exposition. Il est interrogé par Sarah Krakovitch, du service International de RFI. À écouter aussiÉtats-Unis: les documents publiés dans l'affaire Epstein exposés dans une bibliothèque éphémère « Des morts dans tous les camps » en Haïti En Haïti, au moins 390 personnes ont été tuées entre le 6 mars et le 16 mai 2026 lors d'intenses affrontements à Cité Soleil et Croix-des-Bouquets, selon l'ONU. « Il y a des morts dans tous les camps. Car ce sont avant tout des gangs rivaux qui s'affrontent pour le contrôle du territoire dans ces deux communes », explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Le journal revient aussi sur la situation à Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays qui traverse une grave crise des déchets et surtout, dont le développement urbain est en panne. Dans son éditorial, Frantz Duval explique enfin que parler d'emploi est plus qu'un tabou en Haïti ; c'est presque un « gros mot ». À lire aussiPierre Fritznel: «Le peuple haïtien n'en peut plus de la situation sécuritaire» Le Gaesa, un « État dans l'État » à Cuba L'ancien président cubain Raul Castro a été inculpé hier (20 mai 2026) à Miami. La justice états-unienne l'accuse de complot dans une affaire remontant à 1996. Deux avions civils qui avaient été abattus par l'armée de l'air cubaine. Quelques heures avant l'annonce de cette inculpation, le secrétaire d'État Marco Rubio, lui-même d'origine cubaine, s'est adressé à la population du pays dans une vidéo de cinq minutes en espagnol où il a proposé « une nouvelle voie » à un « nouveau Cuba », un pays qui ne serait plus gangréné par le Gaesa. Éclairage de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À écouter aussiPression des États-Unis sur Cuba, l'inculpation de l'ancien président Raul Castro acclamée à Miami
700.000 décès par an : c'est le bilan du tabagisme au sein de l'Union européenne. La France teste le dépistage systématique, la Belgique renforce les contrôles. De l'autre côté de la Manche, au Royaume-Uni, le gouvernement fait le pari d'une génération sans tabac. Également au programme : reportage au Kosovo où le dernier procès des ex-dirigeants de l'UCK continue de cristalliser les tensions. Comment enrayer l'addiction au tabac chez les jeunes Européens ? Au Royaume-Uni, les personnes nées depuis le 1er janvier 2009 n'auront jamais le droit d'acheter des cigarettes, tout simplement. C'est la mesure-phare de la loi sur le tabac et le vapotage qui a été votée début mai 2026. Elle vise à réduire drastiquement la consommation dans la durée, grâce à un effet cumulatif. En revanche, elle ne s'attaque que modérément à la cigarette électronique. Explications et réactions dans ce reportage, Marie Billon. De l'autre côté de la Manche, la Belgique a été le dernier pays européen à autoriser la vente de tabac à des mineurs. Jusqu'en 2019, il était possible d'acheter des cigarettes dès l'âge de 16 ans. Aujourd'hui, il faut avoir 18 ans pour pouvoir acheter du tabac ou des produits dérivés. Les commerçants ont été mis à contribution pour dissuader les acheteurs, mais ils ne jouent pas tous le jeu. Dans un contexte où le gouvernement fédéral restreint l'accès au tabac depuis plusieurs années, des contrôles récents montrent que seulement la moitié des commerçants sont en conformité avec la loi. À Bruxelles, les précisions de Jean-Jacques Héry. La revue de presse de Franceline Beretti L'Ukraine intensifie sa riposte sur le territoire russe ; l'accord commercial avec États-Unis signé par l'Union européenne ; le « Breturn » ou le désir d'Europe des Britanniques. Kosovo : le verdict du procès des ex-dirigeants de l'UCK repoussé au mois de juillet Vingt-sept ans après le conflit au Kosovo et l'intervention de l'Otan contre la Serbie, le verdict très attendu ces jours-ci contre les anciens dirigeants de l'Armée de libération du Kosovo a été repoussé à La Haye au mois de juillet 2026. Le procureur a requis jusqu'à 45 ans de prison contre ceux qui, en 2008, étaient devenus les premiers dirigeants du Kosovo indépendant. Le report n'a pas été bien accueilli dans la société kosovare où le tribunal spécial chargé de juger les crimes de la guérilla indépendantiste de l'UCK suscite une profonde indignation. Dans le plus jeune État d'Europe dont l'indépendance reste contestée par la Serbie, par plusieurs États de l'UE et l'ONU, ce procès cristallise toujours les tensions entre justice internationale et récit national. Reportage de notre correspondant à Pristina, Louis Seiller. À lire aussiLe tribunal spécial pour le Kosovo entre en délibéré dans le procès des anciens chefs de l'UCK
La France reste, en 2026, le pays qui attire le plus d'investisseurs étrangers en Europe. C'est l'un des principaux enseignements du baromètre annuel d'EY sur l'attractivité économique. Mais derrière cette performance, un indicateur beaucoup plus préoccupant émerge. Les investissements étrangers dans les centres de recherche et développement ont chuté de 47% en un an. Un signal d'alerte pour l'économie française, alors que la bataille mondiale de l'innovation s'intensifie. Sur le papier, tout va bien pour l'économie française. Selon le dernier baromètre EY consacré à l'attractivité de la France, le pays conserve sa place de leader européen pour l'accueil des investissements étrangers. Une performance qui confirme, une nouvelle fois, la capacité de la France à attirer les capitaux internationaux. Mais en regardant de plus près, un chiffre interpelle. Les investissements étrangers dans les centres de recherche et développement, les fameux centres de R&D, ont chuté de 47 % en un an. Or, ces centres de recherche sont loin d'être anodins. Ce sont eux qui conçoivent les nouvelles technologies, les futurs médicaments, les nouveaux matériaux, bref, tout ce qui structurera notre quotidien de demain. Si ces investissements ralentissent durablement, c'est donc une partie de l'avenir industriel français qui pourrait s'assombrir. Le paradoxe est d'autant plus frappant que, dans le même temps, les investisseurs étrangers continuent de considérer la France comme un pays innovant. C'est même l'un de ses principaux atouts. Le pays bénéficie d'ingénieurs qualifiés, d'universités reconnues, d'infrastructures solides et d'un écosystème favorable à l'innovation. Mais entre cette image positive et les décisions d'investissement, un décalage apparaît clairement. Sans qu'il y ait un désaveu de la France, les investissements en recherche et développement ralentissent bel et bien. Un ralentissement mondial qui finit par toucher la recherche Pour comprendre cette baisse, il faut prendre du recul. La tendance n'est pas uniquement française, elle est européenne, voire mondiale. Depuis quatre ans, les entreprises évoluent dans un environnement de plus en plus instable : entre guerre en Ukraine, tensions géopolitiques, inflation, hausse des coûts de l'énergie, ralentissement économique, elles arbitrent davantage et réduisent leurs dépenses. La situation est d'autant plus particulière que, jusqu'à récemment, les grands groupes avaient plutôt cherché à préserver leurs centres de recherche. Car sans innovation, pas de croissance. Pendant plusieurs années, les budgets de R&D ont donc été relativement sanctuarisés. Mais en 2025, la pression financière est devenue telle que ces investissements ont fini, eux aussi, par être touchés. C'est généralement le dernier poste sur lequel les entreprises cherchent à faire des économies. Le fait qu'il soit désormais concerné montre l'ampleur du ralentissement. La France souffre de sa propre réussite mais doit rester compétitive Autre élément important: la France souffre aussi, paradoxalement, de sa propre réussite. Historiquement, elle est une place forte de la recherche et développement en Europe. Depuis plusieurs années, elle figure parmi les destinations les plus attractives pour les projets de recherche internationaux. Par conséquent, lorsque la vague de ralentissement arrive, elle frappe plus fortement là où il y avait le plus de projets. Mais cela ne signifie pas qu'il faille banaliser cette baisse. Car la compétition mondiale, elle, continue de s'intensifier. Si les investissements en R&D ne se font plus en France, ou plus largement en Europe, ils se font ailleurs. Les États-Unis et la Chine investissent massivement dans les technologies d'avenir, soutenus par de grands plans industriels et des stratégies de long terme. Dans ce contexte, si la France et l'Europe ralentissent trop longtemps sur la recherche, elles prennent le risque de décrocher technologiquement. Aujourd'hui, les investisseurs ne remettent pas en cause la qualité de la recherche française. Le problème est ailleurs. Le contexte politique et économique, la visibilité réglementaire, la stabilité et la capacité à offrir un cadre lisible sur le long terme pèsent sur la décision finale d'investissement. Car un investissement en recherche est, par définition, un projet de long terme. Et c'est là tout l'enjeu pour la France: être attractive ne suffit plus. Pour rester une grande nation de l'innovation, elle doit désormais prouver qu'elle peut rester compétitive dans la durée. À lire aussiEmmanuel Moulin auditionné au Parlement pour devenir gouverneur de la Banque de France
Google a multiplié les annonces lors de la conférence Google I/O 2026, avec une ambition claire : placer l'intelligence artificielle au cœur de tous ses services. Entre nouveaux modèles Gemini, agents intelligents, IA vidéo et lunettes connectées, Google prépare une nouvelle génération d'usages numériques.Google passe à l'IA agentiqueLors de sa keynote d'ouverture de la Google I/O 2026 à San Francisco, Google a dévoilé une avalanche de nouveautés centrées sur l'intelligence artificielle. Au-delà des chatbots conversationnels, le groupe mise désormais sur une IA capable d'agir directement pour l'utilisateur.Deux nouveaux modèles ont particulièrement retenu l'attention.D'abord, Gemini 3.5 Flash, présenté comme plus rapide et plus performant pour gérer des tâches complexes. Ce modèle servira notamment de moteur aux futurs agents intelligents de Google.Ensuite, Gemini Omni, un modèle multimodal orienté vidéo. Capable de comprendre du texte, des images, du son et de la vidéo, il permet surtout de modifier des vidéos existantes à partir de simples instructions. Ajouter des objets, transformer des scènes ou s'insérer dans une vidéo deviennent des opérations accessibles en quelques secondes.Gemini Spark, l'assistant personnel nouvelle générationParmi les annonces les plus marquantes figure Gemini Spark, un agent personnel intégré à l'application Gemini.L'objectif : dépasser le simple assistant conversationnel pour permettre à l'IA d'exécuter des tâches concrètes sur smartphone et ordinateur.Gemini Spark pourra notamment organiser un voyage, retrouver des informations dispersées dans Gmail ou Google Drive, suivre des dossiers, préparer des événements, analyser des documents ou encore répondre à des questions complexes à partir des contenus personnels de l'utilisateur.Grâce au protocole MCP, l'agent pourra interagir directement avec différents outils Google et automatiser certaines opérations.Un moteur de recherche entièrement repenséLe moteur de recherche de Google Search évolue également profondément.La barre de recherche acceptera des requêtes beaucoup plus longues et conversationnelles. Les utilisateurs pourront intégrer des images, des vidéos, des fichiers ou même des onglets Chrome pour enrichir leurs demandes.Google introduit aussi des “agents d'information” capables de surveiller automatiquement certains sujets. L'exemple présenté concerne la recherche immobilière : l'IA pourra analyser en continu des annonces selon des critères précis et remonter les nouveautés pertinentes.Aux États-Unis, certains services pourront même passer des appels téléphoniques pour effectuer des réservations.Des interfaces générées automatiquementGoogle veut également transformer la manière dont les informations sont présentées.Au lieu de simples listes de liens, l'IA pourra générer à la volée des tableaux, graphiques ou simulations interactives pour expliquer des sujets complexes comme la mécanique, l'astrophysique ou le fonctionnement d'objets techniques.Cette logique d'assistance intelligente s'étend aussi à Google Workspace. Gmail pourra notamment être interrogé à la voix grâce à Gmail Live, tandis que les outils bureautiques bénéficieront d'assistants capables de synthétiser des idées, organiser des notes ou produire automatiquement des documents structurés.Des applications créées automatiquementGoogle a également présenté Antigravity 2.0, un outil destiné à faciliter la création d'applications Android.L'idée est de permettre à n'importe quel utilisateur de concevoir rapidement des outils simples et personnalisés, sans nécessairement savoir coder.Cette approche pourrait transformer en profondeur l'univers des applications mobiles en favorisant des outils sur mesure générés directement par l'IA.Google relance aussi ses lunettes connectéesLe groupe a profité de l'événement pour dévoiler de nouvelles lunettes intelligentes développées avec Samsung, ainsi qu'avec les fabricants Gentle Monster et Warby Parker.Deux versions sont prévues. Un premier modèle léger, sans écran ni caméra, sera centré sur l'assistant vocal Gemini. Un second modèle plus avancé intégrera un affichage et une caméra, dans un format proche des lunettes connectées de Meta.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:11:31 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Après la crise du Boston Tea Party en décembre 1773, la force de la répression menée par Londres va créer dans les colonies américaines une situation véritablement insurrectionnelle. - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Bertrand Van Ruymbeke Historien et américaniste, professeur de civilisation et d'histoire des États-Unis à l'université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
À six mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, la popularité du président américain est au plus bas. 64% des Américains estiment que la guerre déclenchée contre l'Iran était une mauvaise décision. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 20 mai 2026 - Trump tergiverse... La Chine en profite ?Alors que Donald Trump continue de multiplier les menaces et les revirements face à l'Iran, annonçant lundi avoir suspendu une vaste attaque contre Téhéran à la demande des monarchies du Golfe, tout en affirmant que l'armée américaine reste prête à lancer « une attaque totale » à tout moment, Vladimir Poutine est reçu en grande pompe à Pékin aujourd'hui par Xi Jinping, quelques jours seulement après la visite du président des États-Unis en Chine. Pour cette 25ᵉ visite de Vladimir Poutine en Chine, le dossier prioritaire reste celui de l'énergie. Affaiblie par les sanctions occidentales, la Russie cherche à renforcer encore ses débouchés vers l'Asie. Moscou espère notamment convaincre Pékin d'augmenter ses importations de pétrole et de gaz russes. Au cœur des discussions : le gigantesque projet de gazoduc Power of Siberia 2, long de 7 000 kilomètres, qui doit relier la Russie à la Chine via la Mongolie. Selon les estimations, il pourrait acheminer jusqu'à 50 milliards de mètres cubes de gaz par an, soit près de 12 % des besoins chinois.Dans les médias américains, cette succession de visites diplomatiques est largement analysée comme une démonstration de puissance entre les grandes capitales mondiales. Avec une Chine qui apparaît de plus en plus comme un « coacteur » du système international et qui assume désormais ouvertement ses ambitions stratégiques, notamment autour de Taïwan.Car en parallèle, Pékin accélère aussi son effort militaire. Le budget de la défense chinoise doit encore augmenter de 7 % en 2026 pour atteindre près de 239 milliards d'euros. Un montant certes très inférieur à celui des États-Unis, mais largement supérieur à ceux de la Russie, du Japon ou encore de l'Inde. Une Inde qui vient justement de signer une commande record de 114 avions Rafale auprès de Dassault Aviation.Et ce contrat irrite particulièrement Pékin. Depuis plusieurs mois, le Rafale français est devenu un symbole des tensions stratégiques en Asie. Entre les démonstrations militaires chinoises, les affrontements aériens entre l'Inde et le Pakistan et les discussions autour d'éventuelles ventes françaises à Taïwan, l'avion de chasse français se retrouve au cœur d'une bataille d'influence. Selon un rapport d'une commission américaine révélé par Reuters, la Chine mènerait même des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux pour tenter de discréditer l'appareil français depuis son utilisation par l'armée indienne face à des équipements chinois déployés au Pakistan.Alors, quelle est la stratégie américaine contre l'Iran ? Donald Trump est-il affaibli face à la Chine ? Quels sont les enjeux de la visite de Vladimir Poutine à Pékin ? Quid de l'Europe ? Que se passe-t-il autour du Rafale ? Enfin, le chef du gouvernement espagnol, dirigeant européen le plus critique envers Donald Trump, s'est rendu quatre fois en Chine en trois ans. Parallèlement, l'arrivée d'entreprises chinoises de pointe dans la péninsule Ibérique s'est nettement accélérée ces derniers temps. Quelles conséquences pour l'UE ?Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Sonia DRIDI (en duplex de Washington) - Journaliste, correspondante aux Etats-Unis pour plusieurs médias, dont Europe 1 et Arte.
durée : 00:35:09 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 1970, Alain Bosquet recevait l'écrivain Romain Gary qui venait publier « Chien blanc », un roman, largement consacré à la question raciale. Il abordait la crise raciale, le capitalisme, la jeunesse contestataire, la liberté et la transformation culturelle des États-Unis après les années Kennedy. - réalisation : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ce mercredi 20 mai, la proposition de financer la dépendance via les droits de succession, ainsi que la validation de l'accord entre l'Union européenne et les États-Unis sur les droits de douane, ont été abordées par Guillaume Dard, président de Montpensier Arbevel, Emmanuel Lechypre, éditorialiste BFM Business, et Gilbert Cette, professeur d'économie à Neoma Business School et auteur de "Travailleur, (mais) pauvre", dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
L'enfer est pavé de bonnes intentions. Autrement dit, parfois tu veux bien faire, et ça produit de la merde, il y a pas d'autres mots. Il y a une historienne américaine, Caitlin DeAngelis, qui s'est penchée sur des archives mises en ligne par Family Search, un énorme fonds d'archives qui est géré par l'Église des Saints des Derniers jours, c'est-à-dire les Mormons. Caitlin, elle s'intéresse à la question de l'esclavage en Nouvelle-Angleterre, aux États-Unis, vers le milieu du 18e siècle. Dans le fond des documents originaux numérisés, comme c'est pas facile à lire, Family Search a fait tourner une intelligence artificielle pour en tirer un texte prêt à l'emploi, bien propre. Sauf que quand l'historienne compare le vrai document et la transcription, là c'est plus un loup qu'elle soulève, c'est carrément la bête du Gévaudan. Et faut que je vous explique parce que c'est absolument débile…Bonne écoute !
Albina du Boisrouvray est philanthrope, productrice de cinéma et autrice de Naviguer l'existence. Venue d'une bonne famille, elle a donné la quasi-totalité de sa fortune à sa fondation FXB pour sortir 100 000 personnes de l'extrême pauvreté.Je connais peu de trajectoires aussi denses que celle d'Albina. Militante écologiste dans les années 70 quand personne n'écoutait, productrice de cinéma dans un milieu misogyne, candidate aux législatives en 78, et puis surtout : mère d'un fils de 24 ans mort dans un accident d'hélicoptère, celui dans lequel se trouvait aussi Daniel Balavoine. Ce que j'aime chez Albina, c'est qu'elle n'est pas dans la posture. Elle dit qu'elle ne sait pas toujours comment elle a tenu. Elle dit qu'elle a parfois tort. Elle dit que son manque d'études l'a probablement rendue plus libre que si elle avait fait l'ENA.Dans cet épisode, nous parlons de deuil, de sens, de résilience et de cette méthode qu'elle a inventée contre l'avis de tout le monde, "la graduation approach", qui transgresse la doxa du micro-crédit. J'ai questionné Albina sur les bouées qu'elles considèrent comme la colonne vertébrale de toute son existence : ne jamais se pourrir le présent pour un futur qu'on ne peut pas imaginer.Citations marquantes"La mort aura toujours le dernier mot. Mais qu'elle n'ait pas le dernier mot plus vite qu'elle devrait l'avoir.""La résilience, c'est apprendre à vivre avec. Pas s'en débarrasser. Vivre avec.""Quand j'ai vu que les gens à qui on apportait tout ça, leurs yeux s'illuminaient — ça réallumait ma propre capacité à ressentir du bonheur.""Quand on est convaincu d'avoir raison, il faut aussi questionner ça. Il faut tout questionner.""Ne jamais se pourrir le présent pour un avenir qu'on ne peut absolument pas imaginer, parce qu'il ne se passe jamais comme on l'a imaginé."Idées centrales 1. La résilience n'efface pas la douleur — elle l'intègre Titre : "Apprendre à vivre avec, pas à guérir" Albina ne dit pas qu'elle a "surmonté" la mort de son fils. Elle dit qu'elle a appris à vivre avec l'amputation. Ce décalage — entre guérir et intégrer — change tout dans la manière dont on traverse les épreuves. Cyrulnik lui a donné les mots. La vie lui a donné la méthode. Pourquoi c'est important : On vend trop souvent la résilience comme une victoire sur la douleur. Albina dit l'inverse : c'est une coexistence. Timestamp : ~07:00–10:052. Donner aux autres peut rallumer ce qu'on croyait éteint en soi Titre : "Le bonheur des autres comme carburant personnel" Ce n'est pas de la générosité romantique. C'est une mécanique très précise : quand tu vois les yeux de quelqu'un s'illuminer parce que tu lui as apporté quelque chose, ça rouvre ta propre capacité à ressentir. Albina l'a découvert au Liban en 1987, un an après la mort de François. Pourquoi c'est important : Ça retourne la question du sens — on ne trouve pas le sens en cherchant, on le trouve en faisant. Timestamp : ~20:44–21:463. La transgression comme méthode : donner plutôt que prêter Titre : "La graduation approach contre la doxa du micro-crédit" La grande transgression d'Albina : donner des entreprises aux familles au lieu de leur prêter de l'argent, et accompagner ça avec l'accès simultané à tous les droits de base. Les Nations Unies disaient que ça ne se faisait pas. Elle l'a fait quand même. Résultat : 86% de réussite, 100 000 personnes sorties de l'extrême pauvreté. Pourquoi c'est important : Quand le consensus est fort, c'est souvent le moment de questionner, pas d'obéir. Timestamp : ~13:20–18:044. Penser par soi-même contre les doxas de son époque Titre : "Quitter une réunion d'extrême gauche en 1970 parce qu'on y préparait des attentats" Elle a été militante gauchiste jusqu'au jour où elle a compris que ça menait au terrorisme. Elle a refusé le micro-crédit quand tout le monde le défendait. Elle a soutenu le maintien du nucléaire quand sa famille politique voulait le démanteler. Sa boussole : ses propres valeurs, pas les étiquettes. Pourquoi c'est important : La liberté de pensée n'est pas un droit qu'on reçoit — c'est une discipline qu'on exerce contre soi-même d'abord. Timestamp : ~45:24–48:325. Le capitalisme n'est pas le problème. Le capitalisme débridé, si. Titre : "L'offre et la demande ça fonctionne — le problème c'est quand ça sert les actionnaires plutôt que les humains" Elle fait une distinction que peu de militant.e.s de sa génération acceptent : la nature humaine n'est pas totalement oblative, il faut un intérêt pour que ça marche. Ce qui ne fonctionne pas, c'est l'article de Friedman de 1970 qui a scellé l'idée que le seul but d'une entreprise est de redistribuer des dividendes. Pourquoi c'est important : On ne changera pas le système en le refusant en bloc. On le change en redéfinissant ce qu'il sert. Timestamp : ~36:28–39:16Questions posées dans l'interviewTu dis que l'avenir a perdu ses promesses — mais pour ta génération, les 30 glorieuses, c'était le contraire. Qu'est-ce qui a changé, selon toi?Comment on traverse la mort d'un enfant sans se laisser détruire?Est-ce que c'est la douleur qui t'a poussée vers l'humanitaire, ou tu l'aurais fait de toute façon?La graduation approach était une transgression totale à l'époque. Comment tu as eu le courage de contredire le consensus des Nations Unies?Comment on fait pour ne pas laisser sa famille imposer notre destin — surtout quand on l'aime?Tu parles de "ne pas accepter les doxas de son époque" — mais comment tu sais que tu n'es pas juste en train de remplacer une doxa par une autre?La place des femmes — tu dis que rien n'est acquis. Qu'est-ce que tu dirais à une femme jeune aujourd'hui face au retour des religions et du patriarcat?Comment tu pratiques l'instant présent concrètement? C'est une philosophie ou une discipline quotidienne?Avec le recul de tes 80 ans, qu'est-ce que tu changerais dans ta manière de vivre?A quoi tu veux claquer la porte — et où est-ce que tu veux ouvrir?Références citées dans l'épisodeLivresNaviguer l'existence — Albina du Boisrouvray (fil rouge de tout l'épisode) ~00:29Indignez-vous! — Stéphane Hessel (résonance sur la capacité d'indignation d'Albina) ~25:04Livre de Boris Cyrulnik sur la résilience (titre non précisé, mais "ça a totalement résonné") ~07:38Articles / textesArticle de Thomas Friedman (journaliste) sur "l'ère du polysène" — le monde comme système complexe et non binaire ~34:03Article de Milton Friedman (économiste, NYT, 1970) — le seul but d'une entreprise est de redistribuer des dividendes aux actionnaires ~35:44Documentaire Arte sur la violence de l'extrême droite en France et en Allemagne ~54:21PersonnesDaniel Balavoine — mort dans l'accident d'hélicoptère du Paris-Dakar 1986 ~01:03François, son fils — pilote de l'hélicoptère, 24 ans ~06:55Bernard Kouchner — mission au Liban en 1987 ~20:44Professeur Jonathan Mann (Harvard/OMS) — paradigme santé publique, alerte sur les orphelins du SIDA ~11:37Mohamed Yunus — micro-crédit (admiré, mais insuffisant pour l'extrême pauvreté) ~14:15Brice Lalonde, René Dumont — militants écologistes des années 70 ~05:04André Gorz — cité rapidement comme proche des mouvements écolos ~05:03André Delvaux — réalisateur belge représenté par Albina à Cannes ~48:59Kim Chapiron — réalisateur français, propos sur la représentation des musulmans au cinéma post-2001 ~53:32Anne Chirac — avait posé des pots de fleurs sur les Champs-Élysées en réponse aux plaidoyers écologistes ~04:04OrganisationsFXB (Fondation François-Xavier Bagnoud) — fondée par Albina ~12:24Médecins sans Frontières / Médecins du Monde — Albina a été bénévole ~22:59Banque mondiale, BRAC, Ford Foundation — ont repris la graduation approach à grande échelle ~18:31ConceptsRésilience (Cyrulnik) ~07:38Graduation approach (méthode FXB) ~15:48Polysène — ère où tout est imbriqué, plus rien n'est binaire ~34:03Famille étendue africaine ~13:32Bouddhisme : "ici et maintenant" ~59:50Talmud / pil-poul : questionnement constant ~47:07Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction VLAN Greg ouvre sur la question centrale du podcast : "Et si on pouvait à nouveau se réjouir du futur?" Présentation d'Albina, de son livre Naviguer l'existence et de ses 12 bouées de sauvetage.01:55 — Les 12 bouées : pourquoi des bouées et pas des clés "Les clés ouvrent des portes. Les bouées, elles te sauvent dans une tempête." Une distinction qui dit tout sur l'état dans lequel elle perçoit le monde aujourd'hui.02:05 — L'avenir a perdu ses promesses Retour sur les 40 glorieuses, l'espoir de l'après-guerre, et le moment où tout a basculé. Albina raconte comment elle portait l'alerte climatique il y a 50 ans — et comment personne ne l'écoutait, même dans les réunions politiques enfumées.06:38 — Bouée #1 : ne pas se laisser détruire par le malheur La mort de son fils François à 24 ans. Comment on tient. Ce que la résilience veut vraiment dire. Cyrulnik lui a donné les mots, la vie lui a donné la méthode.10:50 — Comment la douleur l'a conduite à l'humanitaire Un an après la mort de François, elle part avec Kouchner au Liban porter des médicaments des deux côtés de la ligne de front. Elle retrouve là, pour la première fois, sa capacité à ressentir du bonheur.13:20 — La transgression de la graduation approach En Afrique, elle comprend que son modèle occidental ne fonctionne pas. Elle invente une méthode qui transgresse la doxa du micro-crédit et choque les Nations Unies. Elle a raison.18:04 — 100 000 personnes sorties de l'extrême pauvreté 86% de réussite. La méthode FXB reprise par la Banque mondiale et BRAC. Elle a tout dépensé. Et elle continue avec des donations.24:05 — Bouée #2 : la famille et la liberté Son enfance entre Amérique du Sud et Afrique du Nord. Sa mère Quechua, son père résistant gaulliste. Comment l'absence de famille l'a paradoxalement rendue libre. Et comment elle a fait la paix avec sa mère après sa mort.33:41 — Bouée #3 : défendre la justice Néolibéralisme, Friedman, l'article qui a tout scellé en 1970. Sa distinction entre capitalisme utile et capitalisme destructeur. Et l'ère du polysène : on ne vit plus dans un monde binaire.42:09 — Bouée #5 : la place des femmes Rien n'est acquis — les États-Unis, l'Afghanistan, l'Iran. Son expérience au Festival de Cannes où deux hommes parlent d'elle comme d'un objet en direct. Et comment elle a géré un ministre qui avait fermé la porte à clé.45:24 — Bouée #9 : ne pas accepter les doxas de son époque La réunion en 1970 où elle quitte les mouvements gauchistes. Le Talmud comme modèle de questionnement permanent. Et pourquoi être convaincu d'avoir raison, c'est souvent le premier signe qu'on a un peu tort.52:56 — Bouée #8 : s'autoriser à penser par soi-même Les imaginaires des films américains post-2001, l'islamophobie ordinaire, les extrêmes qui identifient de vrais problèmes mais proposent de mauvaises solutions.58:36 — Bouée #10 : ne jamais se pourrir le présent La bouée centrale. Comment elle pratique l'instant présent concrètement — son chat le matin, la gentillesse des jeunes dans la rue. Les petits cadeaux de la vie qu'on rate quand on est dans la projection.01:00:57 — Ce qu'elle dirait aux jeunes en pleine course à la réussite 80 ans résumés en quelques phrases : ne pas mettre la réussite économique comme seule priorité. Rester ouvert aux autres. Saisir les moments de bonheur.01:06:49 — VLAN : claquer la porte sur la haine Elle veut claquer la porte sur toutes les formes de haine — islamophobie, antisémitisme, haine du voisin. Et elle termine sur une surprise : la gentillesse des jeunes qu'elle croise dans la rue, à Clichy et ailleurs. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #346 Retrouver du pouvoir dans le chaos avec Matthieu Dardaillon (https://audmns.com/yOgbycm) Vlan #73 La vieillesse ne ressemble à rien de ce que vous pensez avec Perla Servan Schreiber (https://audmns.com/JrdGWwO) #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1) (https://audmns.com/WMxgIMf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:11:50 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Jusqu'au milieu du 18ème siècle, tout semble aller au mieux pour les Treize colonies d'Amérique du Nord qui profitent d'une belle expansion démographique et commerciale, et, très loin de Londres, de Buckingham Palace et du Parlement, jouissent d'une réelle autonomie politique. - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Bertrand Van Ruymbeke Historien et américaniste, professeur de civilisation et d'histoire des États-Unis à l'université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur une attaque d'ampleur d'Ukraine sur le sol russe, les redécoupages électoraux aux États-Unis et sur les capacités balistiques iraniennes après les frappes israélo-américaines. Sénégal : la nouvelle cible des hackers ? C'est la troisième fois en six mois qu'une institution publique est victime d'une cyberattaque au Sénégal. Après le site des impôts en octobre 2025, le Département chargé de délivrer les cartes nationales d'identité en janvier 2026, c'est au tour du Trésor public de voir son système informatique piraté depuis une semaine. Un nouveau groupe de hackers qui agit depuis février a revendiqué cette dernière attaque informatique, affirmant avoir extrait 70 giga-octets de données sensibles. Pourquoi les institutions publiques sont-elles particulièrement ciblées ? Pourquoi les autorités ne parviennent-elles pas à anticiper ces cyberattaques ? Quelles mesures peuvent être prises ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Guerre en Ukraine : l'offensive ukrainienne change-t-elle la donne sur le terrain ? Après les frappes russes de jeudi dernier (14 mai 2026) sur Kiev qui ont fait 24 morts, la Russie a été la cible d'une des attaques de drones les plus massives depuis le début de la guerre en 2022. Dimanche (17 mai 2026), Moscou a indiqué avoir abattu près de 600 drones ukrainiens au-dessus de 14 régions, de la Crimée annexée et de la mer Noire. L'offensive a fait quatre morts dont trois en périphérie de la capitale. La portée des drones ukrainiens étant de plus en plus importante, le rapport de force peut-il évoluer ? Le Kremlin a-t-il les moyens d'adapter sa défense aérienne après cette attaque inédite ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI. États-Unis : comment les redécoupages électoraux pénalisent les minorités ? Une bataille politique fait rage entre les États républicains et démocrates. À six mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, la Cour suprême a invalidé une nouvelle circonscription à majorité noire en Louisiane. Un jugement qui porte un coup dur au « Voting Rights Act » de 1965, qui vise à protéger le droit de vote des minorités américaines, mais qui ouvre aussi la voie au redécoupage électoral. Dans la foulée, des élus républicains des États du Sud, comme l'Alabama et le Tennessee, ont entrepris les démarches pour modifier des circonscriptions électorales en vue du scrutin de novembre. Pourquoi ces redécoupages électoraux peuvent-il défavoriser les électeurs issus des minorités ? Les élections de mi-mandat seront-elles influencées par ces modifications ? Avec Guillaume Naudin, présente la chronique « La fabrique du monde » sur RFI, ancien correspondant permanent à Washington. Moyen-Orient : Donal Trump a-t-il surestimé les dégâts infligés à l'armée iranienne ? « L'armée iranienne est décimée », c'est ce que martèle Donald Trump depuis plus de deux mois. Pourtant, selon le New York Times et le Washington Post, l'Iran aurait conservé 70% de son stock de missiles d'avant-guerre malgré les frappes israélo-américaines. Les deux journaux américains s'appuient sur des évaluations confidentielles du renseignement américain. Les documents indiqueraient également que Téhéran aurait retrouvé un accès à 30 de ses 33 sites de missiles situés le long du détroit d'Ormuz. Des informations fermement rejetées par la Maison Blanche. Qui dit vrai ? Malgré l'intensité des frappes israélo-américaines, l'Iran a-t-il pu reconstituer une partie de son arsenal ? Avec Kevan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris et président-fondateur de l'Institut des relations internationales et de géopolitique.
durée : 00:10:42 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Au 18ème siècle eut lieu un évènement qui eut un retentissement mondial : le soulèvement des 13 colonies d'Amérique du nord contre la couronne britannique, suivi par une révolution. - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Bertrand Van Ruymbeke Historien et américaniste, professeur de civilisation et d'histoire des États-Unis à l'université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:27:35 - Entendez-vous l'éco ? - par : Aliette Hovine - La dernière rencontre de Xi Jinping et Donald Trump sonne comme un aveu : encore très dépendants économiquement, les deux pays semblent payer le prix de leur rivalité. - réalisation : Tina Iung, Sorj Leroy - invités : Benjamin Bürbaumer Économiste et auteur de Chine/États-Unis, le capitalisme contre la mondialisation (Ed. La Découverte, 2024), Emmanuel Véron Géographe, spécialiste de la Chine contemporaine et professeur à l'Ecole de guerre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Comme toujours, nous consacrerons la première partie de notre émission à l'actualité. Notre premier sujet de discussion s'inspire d'un article paru dans le magazine The Atlantic. L'auteur de l'article affirme que les États-Unis ont subi une défaite dans leur confrontation avec l'Iran qui pourrait avoir des conséquences irréparables. Ensuite, nous parlerons d'une enquête pénale française sur Elon Musk et son réseau social, X. Il est entre autres accusé de diffusion d'images pédopornographiques et de deepfakes, de désinformation, ainsi que de complicité dans la contestation de crimes contre l'humanité par le biais de l'IA de X, Grok. Dans notre section scientifique de la semaine, nous nous intéresserons à une étude qui révèle que les perroquets sauvages imitent leurs congénères lorsqu'ils goûtent des aliments qu'ils ne connaissent pas. Et nous conclurons la première partie de l'émission d'aujourd'hui par une discussion sur la 61e Biennale de Venise, qui a commencé le 9 mai dans un contexte de tensions géopolitiques et de manifestations. Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : The Conjunctive Phrases à moins que, au cas où, au point que, aussi bien que, and aussitôt que. Nous parlerons d'une question qui inquiète beaucoup de Français : connaîtrons-nous des pénuries de carburant cet été ? Nous terminerons par l'expression de la semaine, « Prendre la poudre d'escampette ». Nous discuterons d'un rapport français de 1999 sur les ovnis, le rapport COMETA. Ce rapport, qui vient d'être republié par le Pentagone, défend l'hypothèse d'une vie extraterrestre. - Conflit avec l'Iran : Les États-Unis sont-ils en train de perdre ? - Les autorités françaises avancent dans leur enquête pénale sur Grok, l'IA d'Elon Musk - Les perroquets sauvages imitent leurs congénères lorsqu'ils goûtent un aliment inconnu - La Biennale de Venise 2026 dominée par les polémiques politiques - Aurons-nous du carburant cet été ? - Un rapport français de 1999 défend l'hypothèse de la vie extraterrestre