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POUR PARTICIPER : https://coachings.richissime.net/radio-libre/inscription Pose ta question à Delphine Pinon. Elle te répond en direct ! Flore a 35 ans, elle est commerciale à Toulouse. Elle a connu les belles années — jusqu'à 55 000 € par an, variable compris. Puis le chômage, une reconversion, un appartement acheté, un nouveau poste qu'elle aime vraiment. À 35 000 € brut. Problème : elle est dans le rouge le 15 du mois. Elle a 2 000 € d'épargne maximum. Et pourtant — elle a regardé des dizaines de vidéos sur l'éducation financière, essayé toutes les techniques de budget. Rien n'y fait. Dans cet extrait de la Radio Libre, Delphine pose un diagnostic sans détour : le problème de Flore n'est pas son rapport à l'argent. C'est son niveau de revenu. Et tant qu'elle ne règle pas ça, parler d'épargne ou d'investissement n'a aucun sens. Mais il y a un autre sujet, plus difficile à entendre : son boulot qu'elle aime lui coûte quelque chose. Et ce quelque chose, c'est son appauvrissement progressif.
Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 29 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La vie de milliardaire nous fait fantasmer : villas de rêve en bord de mer, belles voitures, yachts, jets privés, soirées hors normes... Derrière cette vie de luxe et d'extravagance, il y a des hommes de l'ombre, capables de répondre aux demandes les plus folles de ces grandes fortunes. Rien ne prédestinait Jean-Jacques à être l'un d'eux. Parti de rien, il est devenu au fil des années le majordome et confident discret de milliardaires du monde entier. Il raconte son parcours hors du commun et ses 40 années passées au service des plus grandes fortunes du monde à l'occasion de la sortie de son livre Le majordome de St Tropez chez les ultras riches, aux éditions Hors Cadre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:25 - Géopolitique - par : Pierre Haski - L'armée israélienne élimine les dirigeants du Hamas les uns après les autres, le dernier en date hier avec Mohamed Odeh ; mais les conditions dans le territoire et l'absence de perspective politique avec l'impasse du « plan Trump », font le jeu du Hamas qui s'est installé dans le vide du pouvoir. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Tous les jours sur M6 de 9h45 à 10h, l'équipe de "Ça peut vous arriver" revient sur les cas irrésolus de la saison. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Karina vous dévoile les meilleurs enfants sur les réseaux sociaux cette semaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Rien ne prédestinait Nicolas Brault, professeur d'histoire, à quitter l'Éducation nationale pour rejoindre la Légion étrangère. Pourtant, il a décidé de troquer la salle de classe contre l'uniforme et le commandement militaire. Aujourd'hui, Nicolas Brault est l'un des visages les plus suivis de l'armée française sur les réseaux sociaux, où il partage son quotidien et ses réflexions dans le but de rapprocher l'armée de la société civile transmettre les enseignements que le monde militaire peut apporter dans nos vies de tous les jours. Nicolas Brault est l'auteur du livre "Donner l'ordre ne suffit pas", publié chez Michel LafonHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Guillaume Braux, directeur technique Europe du Sud chez Box, explique comment l'IA peut transformer la gestion documentaire sans ouvrir la porte aux fuites d'informations sensibles.
Jusqu'à 50 000 salariés de Samsung menacent de faire grève à partir du 21 mai. Un conflit social inédit chez le géant sud-coréen, premier fabricant mondial de puces mémoire, qui inquiète autant la direction que le gouvernement de Séoul. Derrière les revendications salariales, c'est tout un modèle économique qui vacille, avec des conséquences potentielles sur l'industrie mondiale des semi-conducteurs et le boom de l'intelligence artificielle. À première vue, le conflit social qui secoue actuellement Samsung semble assez classique. Des salariés réclament de meilleurs salaires, la direction refuse, le bras de fer s'installe et une grève est annoncée. Rien de très original. Sauf qu'ici, on ne parle pas d'une entreprise ordinaire. On parle de Samsung, le plus grand conglomérat sud-coréen et le premier fabricant mondial de puces mémoire. Un acteur industriel stratégique, dont le poids économique est tel que l'affaire remonte jusqu'au sommet de l'État sud-coréen. Preuve de la sensibilité du dossier, le gouvernement envisage même des mesures exceptionnelles pour empêcher le mouvement social. Ce qu'il se joue aujourd'hui chez Samsung dépasse en réalité très largement l'entreprise elle-même. Car le groupe est l'un des grands gagnants du boom de l'intelligence artificielle. Ses puces mémoire sont partout : dans les serveurs, les centres de données, le cloud, les smartphones ou encore les infrastructures numériques qui alimentent les modèles d'IA générative. Grâce à ce savoir-faire industriel, Samsung accumule aujourd'hui des bénéfices considérables. C'est précisément ce qui nourrit la colère des salariés : ils voient les profits grimper, mais estiment que leurs rémunérations ne suivent pas. Le problème, c'est qu'une grève de 45 000 à 50 000 salariés dans un groupe de cette taille inquiète tout le monde : la direction, évidemment, mais aussi le gouvernement sud-coréen. Et pour cause, en Corée du Sud, Samsung n'est pas seulement une entreprise privée. C'est presque une institution nationale. Le groupe représente à lui seul près de 23% des exportations sud-coréennes et environ 26 % de la capitalisation boursière nationale. Autrement dit : si Samsung ralentit, c'est toute l'économie sud-coréenne qui risque de perdre de la vitesse. À lire aussiCorée du Sud: une crise politique aux accents économiques Une grève chez Samsung menace le marché mondial des puces électroniques L'inquiétude dépasse largement les frontières de la Corée du Sud. Certains analystes estiment qu'une grève prolongée pourrait coûter jusqu'à 20 milliards de dollars à Samsung et provoquer des tensions sur les prix mondiaux des composants électroniques. Car Samsung est au cœur d'un secteur devenu hautement stratégique : celui des semi-conducteurs. Les États-Unis, la Chine et l'Europe se livrent aujourd'hui une véritable guerre industrielle autour des puces électroniques. Tous cherchent à sécuriser leurs approvisionnements, à relocaliser certaines productions et à renforcer leur souveraineté technologique. Dans ce contexte, voir le leader mondial des puces mémoire ralentir brutalement son activité serait un signal très négatif. D'autant qu'un simple ralentissement dans une usine de semi-conducteurs peut provoquer des retards de livraison dans le monde entier. Contrairement à d'autres industries, les chaînes de production de puces sont extrêmement complexes : lorsqu'elles s'arrêtent, il faut parfois plusieurs semaines pour retrouver un rythme normal. C'est ce risque systémique qui alarme aujourd'hui les marchés. Chez Samsung, le conflit social révèle aussi une fracture générationnelle Mais derrière les puces et les milliards, cette crise révèle aussi une fracture sociale plus profonde. Pendant longtemps, la Corée du Sud a reposé sur une forme de pacte implicite : entrer dans une grande entreprise, travailler dur, rester loyal, et en échange bénéficier d'une protection et d'une stabilité professionnelle. Ce modèle a largement contribué au miracle économique sud-coréen. Mais aujourd'hui, ce contrat social s'effrite. La jeune génération demande davantage de transparence, de reconnaissance et un partage plus équitable de la richesse créée. Et chez Samsung, cette évolution est particulièrement visible, d'autant que, pendant des décennies, le syndicalisme y était quasiment absent. La culture du groupe a longtemps été réputée antisyndicale. Ce n'est qu'il y a six ans que Samsung a officiellement promis de tourner cette page. Le conflit actuel constitue donc le premier véritable test de cette promesse d'ouverture. Même si la grève est finalement évitée, ou si elle ne dure que quelques jours, quelque chose aura déjà changé. Les salariés auront démontré leur capacité à peser. Et dans un pays où Samsung a longtemps semblé intouchable, c'est déjà un événement historique.
Le Paris Saint-Germain est déjà totalement entré dans sa finale de Ligue des champions contre Arsenal. À dix jours du choc de Budapest, tous les signaux envoyés par le club vont dans le même sens : le PSG a basculé dans une préparation 100% tournée vers la finale. Le programme officiel publié par le club confirme une semaine pensée pour optimiser chaque détail : repos lundi et mardi, UEFA Media Day mercredi, puis séances d'entraînement fermées aux médias jusqu'au week-end. On n'est plus dans une simple préparation classique : Paris est déjà en mode finale.【turn834784view1†L120-L155】 Autre sujet important : Ousmane Dembélé. Après sa sortie par précaution contre le Paris FC, le PSG a communiqué sur une gêne au mollet droit et a précisé qu'il resterait aux soins dans les prochains jours. Rien n'indique à ce stade une catastrophe, mais cette gestion montre à quel point le club veut contrôler le moindre détail avant Arsenal.【turn834784view0†L15-L21】【turn834784view0†L132-L132】 Le contexte est immense : la finale PSG-Arsenal se jouera le samedi 30 mai 2026 à Budapest, et Paris arrive avec un statut totalement différent de celui des saisons précédentes. Le PSG est champion d'Europe en titre et peut devenir seulement le deuxième club de l'ère Ligue des champions à conserver son trophée.【turn112707view0†L29-L29】【turn112707view0†L43-L43】【turn112707view0†L49-L51】 Dans ce podcast, on va donc analyser : pourquoi le PSG est déjà en mode finale comment Luis Enrique verrouille la préparation ce que change la gestion de Dembélé pourquoi Arsenal est déjà dans toutes les têtes et si Paris est en train de préparer le match le plus important de son ère récente 00:00 - Intro 04:36 - Repos: un avantage pour le PSG? 39:53 - Dembélé: trop de blessures pour durer? 01:05:37 - Le pêle-mêle actu PSG 01:23:54 - Outro Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
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Albina du Boisrouvray est philanthrope, productrice de cinéma et autrice de Naviguer l'existence. Venue d'une bonne famille, elle a donné la quasi-totalité de sa fortune à sa fondation FXB pour sortir 100 000 personnes de l'extrême pauvreté.Je connais peu de trajectoires aussi denses que celle d'Albina. Militante écologiste dans les années 70 quand personne n'écoutait, productrice de cinéma dans un milieu misogyne, candidate aux législatives en 78, et puis surtout : mère d'un fils de 24 ans mort dans un accident d'hélicoptère, celui dans lequel se trouvait aussi Daniel Balavoine. Ce que j'aime chez Albina, c'est qu'elle n'est pas dans la posture. Elle dit qu'elle ne sait pas toujours comment elle a tenu. Elle dit qu'elle a parfois tort. Elle dit que son manque d'études l'a probablement rendue plus libre que si elle avait fait l'ENA.Dans cet épisode, nous parlons de deuil, de sens, de résilience et de cette méthode qu'elle a inventée contre l'avis de tout le monde, "la graduation approach", qui transgresse la doxa du micro-crédit. J'ai questionné Albina sur les bouées qu'elles considèrent comme la colonne vertébrale de toute son existence : ne jamais se pourrir le présent pour un futur qu'on ne peut pas imaginer.Citations marquantes"La mort aura toujours le dernier mot. Mais qu'elle n'ait pas le dernier mot plus vite qu'elle devrait l'avoir.""La résilience, c'est apprendre à vivre avec. Pas s'en débarrasser. Vivre avec.""Quand j'ai vu que les gens à qui on apportait tout ça, leurs yeux s'illuminaient — ça réallumait ma propre capacité à ressentir du bonheur.""Quand on est convaincu d'avoir raison, il faut aussi questionner ça. Il faut tout questionner.""Ne jamais se pourrir le présent pour un avenir qu'on ne peut absolument pas imaginer, parce qu'il ne se passe jamais comme on l'a imaginé."Idées centrales 1. La résilience n'efface pas la douleur — elle l'intègre Titre : "Apprendre à vivre avec, pas à guérir" Albina ne dit pas qu'elle a "surmonté" la mort de son fils. Elle dit qu'elle a appris à vivre avec l'amputation. Ce décalage — entre guérir et intégrer — change tout dans la manière dont on traverse les épreuves. Cyrulnik lui a donné les mots. La vie lui a donné la méthode. Pourquoi c'est important : On vend trop souvent la résilience comme une victoire sur la douleur. Albina dit l'inverse : c'est une coexistence. Timestamp : ~07:00–10:052. Donner aux autres peut rallumer ce qu'on croyait éteint en soi Titre : "Le bonheur des autres comme carburant personnel" Ce n'est pas de la générosité romantique. C'est une mécanique très précise : quand tu vois les yeux de quelqu'un s'illuminer parce que tu lui as apporté quelque chose, ça rouvre ta propre capacité à ressentir. Albina l'a découvert au Liban en 1987, un an après la mort de François. Pourquoi c'est important : Ça retourne la question du sens — on ne trouve pas le sens en cherchant, on le trouve en faisant. Timestamp : ~20:44–21:463. La transgression comme méthode : donner plutôt que prêter Titre : "La graduation approach contre la doxa du micro-crédit" La grande transgression d'Albina : donner des entreprises aux familles au lieu de leur prêter de l'argent, et accompagner ça avec l'accès simultané à tous les droits de base. Les Nations Unies disaient que ça ne se faisait pas. Elle l'a fait quand même. Résultat : 86% de réussite, 100 000 personnes sorties de l'extrême pauvreté. Pourquoi c'est important : Quand le consensus est fort, c'est souvent le moment de questionner, pas d'obéir. Timestamp : ~13:20–18:044. Penser par soi-même contre les doxas de son époque Titre : "Quitter une réunion d'extrême gauche en 1970 parce qu'on y préparait des attentats" Elle a été militante gauchiste jusqu'au jour où elle a compris que ça menait au terrorisme. Elle a refusé le micro-crédit quand tout le monde le défendait. Elle a soutenu le maintien du nucléaire quand sa famille politique voulait le démanteler. Sa boussole : ses propres valeurs, pas les étiquettes. Pourquoi c'est important : La liberté de pensée n'est pas un droit qu'on reçoit — c'est une discipline qu'on exerce contre soi-même d'abord. Timestamp : ~45:24–48:325. Le capitalisme n'est pas le problème. Le capitalisme débridé, si. Titre : "L'offre et la demande ça fonctionne — le problème c'est quand ça sert les actionnaires plutôt que les humains" Elle fait une distinction que peu de militant.e.s de sa génération acceptent : la nature humaine n'est pas totalement oblative, il faut un intérêt pour que ça marche. Ce qui ne fonctionne pas, c'est l'article de Friedman de 1970 qui a scellé l'idée que le seul but d'une entreprise est de redistribuer des dividendes. Pourquoi c'est important : On ne changera pas le système en le refusant en bloc. On le change en redéfinissant ce qu'il sert. Timestamp : ~36:28–39:16Questions posées dans l'interviewTu dis que l'avenir a perdu ses promesses — mais pour ta génération, les 30 glorieuses, c'était le contraire. Qu'est-ce qui a changé, selon toi?Comment on traverse la mort d'un enfant sans se laisser détruire?Est-ce que c'est la douleur qui t'a poussée vers l'humanitaire, ou tu l'aurais fait de toute façon?La graduation approach était une transgression totale à l'époque. Comment tu as eu le courage de contredire le consensus des Nations Unies?Comment on fait pour ne pas laisser sa famille imposer notre destin — surtout quand on l'aime?Tu parles de "ne pas accepter les doxas de son époque" — mais comment tu sais que tu n'es pas juste en train de remplacer une doxa par une autre?La place des femmes — tu dis que rien n'est acquis. Qu'est-ce que tu dirais à une femme jeune aujourd'hui face au retour des religions et du patriarcat?Comment tu pratiques l'instant présent concrètement? C'est une philosophie ou une discipline quotidienne?Avec le recul de tes 80 ans, qu'est-ce que tu changerais dans ta manière de vivre?A quoi tu veux claquer la porte — et où est-ce que tu veux ouvrir?Références citées dans l'épisodeLivresNaviguer l'existence — Albina du Boisrouvray (fil rouge de tout l'épisode) ~00:29Indignez-vous! — Stéphane Hessel (résonance sur la capacité d'indignation d'Albina) ~25:04Livre de Boris Cyrulnik sur la résilience (titre non précisé, mais "ça a totalement résonné") ~07:38Articles / textesArticle de Thomas Friedman (journaliste) sur "l'ère du polysène" — le monde comme système complexe et non binaire ~34:03Article de Milton Friedman (économiste, NYT, 1970) — le seul but d'une entreprise est de redistribuer des dividendes aux actionnaires ~35:44Documentaire Arte sur la violence de l'extrême droite en France et en Allemagne ~54:21PersonnesDaniel Balavoine — mort dans l'accident d'hélicoptère du Paris-Dakar 1986 ~01:03François, son fils — pilote de l'hélicoptère, 24 ans ~06:55Bernard Kouchner — mission au Liban en 1987 ~20:44Professeur Jonathan Mann (Harvard/OMS) — paradigme santé publique, alerte sur les orphelins du SIDA ~11:37Mohamed Yunus — micro-crédit (admiré, mais insuffisant pour l'extrême pauvreté) ~14:15Brice Lalonde, René Dumont — militants écologistes des années 70 ~05:04André Gorz — cité rapidement comme proche des mouvements écolos ~05:03André Delvaux — réalisateur belge représenté par Albina à Cannes ~48:59Kim Chapiron — réalisateur français, propos sur la représentation des musulmans au cinéma post-2001 ~53:32Anne Chirac — avait posé des pots de fleurs sur les Champs-Élysées en réponse aux plaidoyers écologistes ~04:04OrganisationsFXB (Fondation François-Xavier Bagnoud) — fondée par Albina ~12:24Médecins sans Frontières / Médecins du Monde — Albina a été bénévole ~22:59Banque mondiale, BRAC, Ford Foundation — ont repris la graduation approach à grande échelle ~18:31ConceptsRésilience (Cyrulnik) ~07:38Graduation approach (méthode FXB) ~15:48Polysène — ère où tout est imbriqué, plus rien n'est binaire ~34:03Famille étendue africaine ~13:32Bouddhisme : "ici et maintenant" ~59:50Talmud / pil-poul : questionnement constant ~47:07Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction VLAN Greg ouvre sur la question centrale du podcast : "Et si on pouvait à nouveau se réjouir du futur?" Présentation d'Albina, de son livre Naviguer l'existence et de ses 12 bouées de sauvetage.01:55 — Les 12 bouées : pourquoi des bouées et pas des clés "Les clés ouvrent des portes. Les bouées, elles te sauvent dans une tempête." Une distinction qui dit tout sur l'état dans lequel elle perçoit le monde aujourd'hui.02:05 — L'avenir a perdu ses promesses Retour sur les 40 glorieuses, l'espoir de l'après-guerre, et le moment où tout a basculé. Albina raconte comment elle portait l'alerte climatique il y a 50 ans — et comment personne ne l'écoutait, même dans les réunions politiques enfumées.06:38 — Bouée #1 : ne pas se laisser détruire par le malheur La mort de son fils François à 24 ans. Comment on tient. Ce que la résilience veut vraiment dire. Cyrulnik lui a donné les mots, la vie lui a donné la méthode.10:50 — Comment la douleur l'a conduite à l'humanitaire Un an après la mort de François, elle part avec Kouchner au Liban porter des médicaments des deux côtés de la ligne de front. Elle retrouve là, pour la première fois, sa capacité à ressentir du bonheur.13:20 — La transgression de la graduation approach En Afrique, elle comprend que son modèle occidental ne fonctionne pas. Elle invente une méthode qui transgresse la doxa du micro-crédit et choque les Nations Unies. Elle a raison.18:04 — 100 000 personnes sorties de l'extrême pauvreté 86% de réussite. La méthode FXB reprise par la Banque mondiale et BRAC. Elle a tout dépensé. Et elle continue avec des donations.24:05 — Bouée #2 : la famille et la liberté Son enfance entre Amérique du Sud et Afrique du Nord. Sa mère Quechua, son père résistant gaulliste. Comment l'absence de famille l'a paradoxalement rendue libre. Et comment elle a fait la paix avec sa mère après sa mort.33:41 — Bouée #3 : défendre la justice Néolibéralisme, Friedman, l'article qui a tout scellé en 1970. Sa distinction entre capitalisme utile et capitalisme destructeur. Et l'ère du polysène : on ne vit plus dans un monde binaire.42:09 — Bouée #5 : la place des femmes Rien n'est acquis — les États-Unis, l'Afghanistan, l'Iran. Son expérience au Festival de Cannes où deux hommes parlent d'elle comme d'un objet en direct. Et comment elle a géré un ministre qui avait fermé la porte à clé.45:24 — Bouée #9 : ne pas accepter les doxas de son époque La réunion en 1970 où elle quitte les mouvements gauchistes. Le Talmud comme modèle de questionnement permanent. Et pourquoi être convaincu d'avoir raison, c'est souvent le premier signe qu'on a un peu tort.52:56 — Bouée #8 : s'autoriser à penser par soi-même Les imaginaires des films américains post-2001, l'islamophobie ordinaire, les extrêmes qui identifient de vrais problèmes mais proposent de mauvaises solutions.58:36 — Bouée #10 : ne jamais se pourrir le présent La bouée centrale. Comment elle pratique l'instant présent concrètement — son chat le matin, la gentillesse des jeunes dans la rue. Les petits cadeaux de la vie qu'on rate quand on est dans la projection.01:00:57 — Ce qu'elle dirait aux jeunes en pleine course à la réussite 80 ans résumés en quelques phrases : ne pas mettre la réussite économique comme seule priorité. Rester ouvert aux autres. Saisir les moments de bonheur.01:06:49 — VLAN : claquer la porte sur la haine Elle veut claquer la porte sur toutes les formes de haine — islamophobie, antisémitisme, haine du voisin. Et elle termine sur une surprise : la gentillesse des jeunes qu'elle croise dans la rue, à Clichy et ailleurs. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #346 Retrouver du pouvoir dans le chaos avec Matthieu Dardaillon (https://audmns.com/yOgbycm) Vlan #73 La vieillesse ne ressemble à rien de ce que vous pensez avec Perla Servan Schreiber (https://audmns.com/JrdGWwO) #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1) (https://audmns.com/WMxgIMf)Hébergé par Audiomeans. 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L'expression “des pièces sonnantes et trébuchantes” est aujourd'hui utilisée pour parler d'argent bien réel, concret, immédiatement disponible. Quand on exige des “espèces sonnantes et trébuchantes”, on veut être payé comptant, avec du vrai argent, pas avec des promesses. Mais l'origine de cette formule remonte au Moyen Âge et révèle une époque où il fallait sans cesse vérifier si les pièces étaient authentiques.À cette époque, les monnaies sont fabriquées en métaux précieux, principalement en or ou en argent. Leur valeur dépend donc directement du poids et de la qualité du métal contenu dans chaque pièce. Le problème, c'est que les fraudes sont extrêmement fréquentes. Certains rognent les bords des pièces pour récupérer un peu d'or ou d'argent. D'autres fabriquent de fausses monnaies avec des métaux de mauvaise qualité recouverts d'une fine couche précieuse.Il devient alors essentiel de contrôler les pièces avant de les accepter.C'est là qu'apparaît la notion de “sonnante”. Une vraie pièce en métal précieux produit un son clair et cristallin lorsqu'on la fait tinter contre une autre pièce ou sur une surface dure. En revanche, une fausse pièce ou une pièce dégradée émet souvent un bruit plus sourd. Le son devient donc un moyen simple et rapide de vérifier la qualité de la monnaie. Une pièce “sonnante” est donc une pièce qui sonne juste, preuve supposée de son authenticité.Mais que signifie “trébuchante” ? Le mot vient du “trébuchet”, un petit instrument de pesée extrêmement précis utilisé par les changeurs et les marchands du Moyen Âge. Rien à voir avec la machine de guerre portant le même nom. Ce trébuchet permettait de vérifier si une pièce avait bien le poids officiel. Une monnaie trop légère pouvait avoir été rognée ou falsifiée.Une pièce “trébuchante” est donc une pièce qui “passe l'épreuve du trébuchet”, autrement dit une pièce dont le poids est conforme. Elle est jugée fiable.Avec le temps, les deux termes se sont associés pour former une expression très imagée : des pièces “sonnantes et trébuchantes”, c'est-à-dire des pièces qui sonnent correctement et qui résistent à la pesée. Bref, de l'argent authentique.Même si aujourd'hui nous utilisons surtout des cartes bancaires et des paiements numériques, cette vieille expression médiévale a survécu. Et elle nous rappelle qu'autrefois, recevoir de l'argent impliquait presque une petite enquête scientifique : écouter les pièces… puis les peser. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Plusieurs débats au cœur de l'actualité, les Grandes gueules ont le choix, en débattre ou non : Taxe sur les petits colis : beaucoup de bruit pour rien ! Un magistrat fraude le péage... au moins 200 fois ! Présidentielle : comptez-vous sur l'IA pour vous décider ?
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L'automatisation peut sembler intimidante. Quand on entend parler de Zapier, Make, agents IA, no-code, workflows… on peut vite avoir l'impression que c'est réservé aux gens très techno.Mais en réalité, automatiser son travail, ce n'est pas nécessairement compliqué.Et surtout, ce n'est pas une question de devenir programmeur.C'est plutôt de savoir de repérer les tâches répétitives qui grugent ton temps, ton énergie et ton attention… puis de créer des systèmes simples pour que tes outils travaillent davantage pour toi.Dans cet épisode, je reçois Stéphanie Beaubien, aussi connue sous le nom de La Frondeuse.Stéphanie est travailleuse autonome depuis 2012. Elle s'est lancée dans la techno non pas parce qu'elle venait du monde du développement, mais parce qu'elle en avait besoin pour mieux gérer son entreprise.Aujourd'hui, elle dirige l'Agence La Fronde, une agence québécoise spécialisée en IA, automatisation et outils no-code pour les entrepreneurs.Dans cet épisode, tu vas découvrir :✅ C'est quoi concrètement l'automatisation, expliquée simplement✅ Comment des outils comme Make, Airtable ou Zapier peuvent t'aider à gagner du temps✅ Pourquoi ce n'est pas réservé aux programmeurs ou aux experts techno✅ Comment identifier les premières tâches à automatiser dans ton travail✅ Des exemples concrets d'automatisations utilesOn parle aussi de courriels, d'agents IA et de la place des nouveaux outils comme Claude, Codex et les assistants agentiques.Si tu sens que tu perds encore trop de temps dans des tâches répétitives, cet épisode va t'aider à voir beaucoup plus clair.LIENS ET RESSOURCES MENTIONNÉS
À l'Antichambre, Luc Bellemare est en compagnie de Guy Carbonneau, Vincent Damphousse et Bruno Gervais pour parler de la victoire des Canadiens dans le match #5 contre les Sabres.
durée : 00:54:22 - Et je remets le son - par : Matthieu Conquet - Sinon des nouveautés en pagaille : Camille Yembé, Tricky, Aldous Harding, HabibiSly ou Mitski. On parle du livre passionnant Marvin Gaye chez les Belges et du retour de Mike D des Beastie Boys. - réalisation : Jérôme Chelius Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, Antoine Diers, consultant, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, Antoine Diers, consultant, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Le président argentin, ultralibéral décomplexé et climatosceptique notoire, coupe à tour de bras dans les effectifs de l'organisme chargé d'observer, de comprendre et d'anticiper le climat. « Alerte rouge », peut-on lire dans les couloirs à moitié vide du service météorologique national à Buenos Aires, « Non aux licenciements, ici, personne n'est de trop ». Ces deux dernières années, l'organisme a perdu un quart de ses effectifs. Rien que le mois dernier, 140 personnes ont été licenciées. Sous prétexte de moderniser et d'optimiser le service météorologique, le gouvernement de Javier Milei le démantèle, dénonce la déléguée syndicale Silvina Romero. Depuis le début du « plan tronçonneuse » du président argentin fin 2023, le budget de l'organisme a presque été divisé par deux. Et les conséquences sont là : moins de stations opérationnelles, moins d'information en temps réel, et moins de capacité d'anticipation. Reportage de notre correspondant à Buenos Aires, Théo Conscience. La diplomatie états-unienne plombée par les licenciements Donald Trump est en Chine. Il s'agit de la première visite d'un président états-unien dans le pays depuis le précédent voyage de l'actuel locataire de la Maison Blanche en 2017. Entre-temps, le département d'État a subi des coupes massives. La semaine dernière, plus de 250 licenciements ont été confirmés au sein du ministère des Affaires étrangères. Depuis juillet 2025, ce sont même plus d'un millier de diplomates qui ont été poussés vers la sortie. Des départs qui ne sont pas sans conséquence pour la diplomatie américaine. Explication de notre correspondant à Washington, Vincent Souriau. Premier bilan de la flambée de violences à Cité Soleil En Haïti, on dispose désormais de chiffres sur la flambée de violences dont Cité Soleil a été le théâtre, avec plusieurs jours d'échanges de tirs entre gangs rivaux. Ces chiffres – non officiels – font état de plus de 80 morts. Selon l'Office international pour les migrations, plus de 5 000 personnes ont également dû quitter leurs maisons. Mais tous ces chiffres vont augmenter, prédit le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval. Le système de santé est une des victimes de ces violences : les rares hôpitaux qui fonctionnaient encore à Cité soleil ont dû fermer. « Ces hôpitaux se trouvent dans une zone où la santé est déjà un luxe et voilà qu'ils ferment les uns après les autres. Cela va réduire davantage la disponibilité de soins pour les habitants », constate Frantz Duval. Au sein de l'administration Trump, des évangéliques qui pèsent lourds Aux États-Unis, les célébrations du 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance commenceront par neuf heures de prière auxquelles participeront de grandes figures du mouvement évangélique. Du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, à la cheffe du bureau de la foi de la Maison Blanche Paula White Cain, les chrétiens évangéliques sont solidement installés au sein de l'administration Trump. Mais leur influence révèle des divisions internes au mouvement MAGA depuis le début de la guerre en Iran. L'analyse de notre journaliste, Jean-Baptiste Breen. À lire aussiDans l'ombre de Trump : jusqu'où s'étend le pouvoir des figures évangéliques à la Maison Blanche ? Mort de Jason Collins, premier joueur NBA à faire son coming-out Toujours aux États-Unis, on a appris mardi la mort de l'ancien joueur NBA Jason Collins, décédé à l'âge de 47 ans. Il s'était fait connaître en devenant le premier joueur du championnat de basket nord-américain à rendre publique son homosexualité. C'était en 2013, il y a seulement treize ans, dans une tribune publiée dans le magazine Sports Illustrated. Un texte qui commençait par ces mots : « Je suis un pivot NBA de 34 ans. Je suis noir. Et je suis homosexuel. » Un coup de tonnerre. Car aucun joueur en activité des ligues masculines de basket, baseball, football et hockey n'avait fait son coming-out avant lui. Treize ans plus tard, ces quatre ligues majeures ne comptent officiellement aucun joueur gay. Éclairage de François-Damien Bourgery, du service international de RFI.
C dans l'air du 13 mai 2026 - Chômage, inflation : vous n'avez encore rien vu ...Deux mois et demi après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le détroit d'Ormuz est toujours fermé, la situation piétine sur le plan diplomatique et les voyants économiques commencent à passer au rouge. L'Insee vient de publier ses chiffres pour le premier trimestre 2026 : le chômage est en hausse de 0,2 % et atteint 8,1 %, son plus haut niveau en cinq ans. Les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % sur un an au mois d'avril, tirés par la flambée des prix de l'énergie. La croissance française est à l'arrêt. L'activité économique a stagné au premier trimestre, et la banque centrale n'a pas fait de prévision chiffrée pour le second trimestre. Autre signe d'inquiétude, les faillites d'entreprises ont frôlé la barre symbolique des 70 000 en mars dernier, selon des données de la Banque de France.Avec un pouvoir d'achat en recul, les courses deviennent un casse-tête pour de nombreux Français. Les boutiques sont de plus en plus désertées, et le secteur de la mode en particulier connaît une crise très profonde, marquée par une succession de redressements judiciaires et de fermetures qui fragilisent même des marques que l'on pensait incontournables. Ainsi, le chausseur Minelli vient d'annoncer la fermeture définitive de ses boutiques le 30 mai.Dans ce contexte, le Smic va augmenter de 2,4 % le 1er juin, a annoncé ce mercredi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, soulignant qu'il s'agit d'une augmentation « mécanique » du salaire minimum, liée à la reprise de l'inflation, sans coup de pouce. Parallèlement, le gouvernement planche sur de nouvelles annonces pour soutenir le pouvoir d'achat des Français alors que les bénéfices des géants pétroliers relancent la question d'une taxation des « superprofits ». D'autres idées sont en débat, comme le blocage des prix ou la nationalisation de TotalEnergies.Parallèlement, le Conseil de stabilité financière (FSB), l'organisme international créé dans le cadre du G20 pour surveiller les vulnérabilités du système financier, alerte sur les risques croissants du crédit privé. Dans un rapport, il pointe la trop grande opacité des opérations de financement privé, plébiscitées ces dernières années, en particulier aux États-Unis, pour financer les PME et les ETI, et aujourd'hui dans l'œil du cyclone. L'inquiétude est montée d'un cran après que le géant BlackRock, ou encore le gérant Blue Owl, ont dû plafonner les rachats de parts de fonds investis dans la dette privée. Dans une tribune publiée en mars dans le New York Times, Richard Bookstaber, ancien responsable au Trésor américain, estime non seulement que « des signes de tension systémique commencent à apparaître », mais que ceux-ci pourraient déboucher sur une crise encore plus sévère que celle des « subprimes » en 2008. Il nous a accordé une interview.Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris panthéon sorbonne, auteur de L'horizon des possibles, publié chez Robert Laffont- Mathieu PLANE - Économiste Directeur adjoint du Département Analyse et Prévision à l'OFCE, enseignant à Sciences PO Paris, auteur de L'économie française 2026, publié aux éditions La Découverte- Jean-Paul CHAPEL - Éditorialiste économique à France Télévision- Stéphanie VILLERS - Économiste, spécialiste des questions de Finances, conseillère économique de PwC France, un cabinet de conseils auprès des entreprises
C dans l'air du 13 mai 2026 - Chômage, inflation : vous n'avez encore rien vu ...Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris panthéon sorbonne, auteur de L'horizon des possibles, publié chez Robert Laffont- Mathieu PLANE - Économiste Directeur adjoint du Département Analyse et Prévision à l'OFCE, enseignant à Sciences PO Paris, auteur de L'économie française 2026, publié aux éditions La Découverte- Jean-Paul CHAPEL - Éditorialiste économique à France Télévision- Stéphanie VILLERS - Économiste, spécialiste des questions de Finances, conseillère économique de PwC France, un cabinet de conseils auprès des entreprises
durée : 00:04:32 - Tanguy Pastureau maltraite l'info - par : Tanguy Pastureau - Le Festival de Cannes : une fois de plus La Bande Originale n'y est pas ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Laura Warton Martinez, sophrologue, et Mourad Boudjellal, éditeur de BD, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
Rienäcker, Cai www.deutschlandfunk.de, Das war der Tag
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Abel Boyi, éducateur, et Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
“Nous ne sommes pas ce que nous mangeons.Nous sommes ce que nous nourrissons.”Cette phrase résume parfaitement notre échange sur le microbiome.
durée : 00:24:37 - La Série fiction - Si c'était un film noir, le plan d'ouverture cadrerait le vent. Rien d'autre. Le vent faisant ployer la cime des eucalyptus. - réalisation : Juliette Heymann
Ce sommet Afrique-France qui se tient à Nairobi « est une occasion de renforcer la coopération franco-africaine », titre le journal kenyan Daily Nation, qui rappelle que « c'est la première fois que ce sommet, créé en 1973, se tient dans un pays anglophone. » L'économie sera au cœur de cet événement, avec des objectifs de partenariats dans différents domaines, tels que les technologies numériques, le financement climatique ou encore le développement des infrastructures. D'après le Daily Nation, c'est une aubaine pour Nairobi sur le plan international : « le Kenya explorera des pistes d'accord pour consolider ses relations commerciales avec la France, dans une démarche qui semble clairement viser à attirer davantage d'investissements directs étrangers », analyse le journal, qui se réjouit par ailleurs de « la confiance accordée à Nairobi sur la scène diplomatique internationale ». Du point de vue de Paris, « le sommet devrait aussi contribuer à dissiper l'idée selon laquelle l'ancienne puissance coloniale, accusée d'exploiter les nations africaines francophones, chercherait aujourd'hui à conquérir de nouveaux territoires à son seul profit », conclut le Daily Nation. À lire aussiAfrica Forward à Nairobi, un sommet coorganisé par Kenya et France à l'accent très économique L'opposition à ce sommet est bien présente The Standard, autre média kenyan, évoque des manifestations et notamment un contre-sommet parallèle, organisé à Nairobi par les organisations de la société civile, qui qualifient Africa Forward de « tentative de la France de réinstaurer une influence néocoloniale ». « Le sommet France-Afrique n'est ni un geste de bonne volonté, ni une plateforme de partenariat égalitaire. Il s'agit d'une offensive de recolonisation impérialiste rebaptisée », dénonce l'organisateur du contre-sommet, cité dans les lignes du journal. Les nouvelles ambitions de Paris à Nairobi intriguent aussi le Djely, à Conakry, qui s'interroge : « L'Afrique anglophone suffira-t-elle au bonheur de la France ? » « Ces changements sont en partie dictés par les déboires que la France a connus ces dernières années en Afrique. Ce sont surtout les crises essuyées par Paris au Sahel ainsi que dans des pays comme le Sénégal ou le Tchad qui ont accéléré cette dynamique débouchant sur l'organisation d'Africa Forward », estime le média guinéen. « Il est difficile de ne pas voir, dans cette nouvelle politique africaine de la France, une volonté de s'extirper de l'inextricable débat mémoriel hérité du passé colonial avec les pays francophones », poursuit le Djely. « La France pourra-t-elle réellement compenser la perte de son ancien pré carré ? Rien n'est moins sûr, selon le journal, car s'il est vrai que les relations entre Paris et des capitales comme Abuja ou Pretoria se sont renforcées ces dernières années, la France accuse néanmoins un retard considérable face à ses concurrents, notamment chinois et indiens. » « Dans quelques années, il sera possible d'évaluer cette évolution qui n'en est encore qu'à ses débuts, rappelle le Djely. Mais, pour l'heure, on y voit moins un changement qu'un déménagement. » Maurice Freund, le fou volant du Sahel, s'est éteint C'est le titre d'un article d'Afrik.com, qui rend hommage au fondateur de l'agence de voyage Point-Afrique, décédé le 9 mai dernier, à l'âge de 83 ans. « Surnommé le "fou volant" du Sahara, pionnier du voyage solidaire, il aura passé sa vie à désenclaver les marges sahéliennes, raconte le média, qui confie perdre aussi un soutien fidèle de ses premières années. » « Depuis les débuts du site, Maurice Freund nous avait soutenus. Il répondait présent lorsqu'il fallait comprendre le Sahel autrement que depuis Paris. Il parlait franchement, corrigeait, contredisait, obligeait à vérifier. Sa connaissance du terrain, parfois rugueuse, nous a aidés à mieux regarder cette région que tant de commentateurs découvrent seulement lorsqu'elle brûle », poursuit Afrik.com, racontant ensuite que l'homme « pouvait être abrupt, autoritaire, parfois impossible à suivre. Mais ceux qui l'ont accompagné ne l'ont jamais regretté. Il avait chez lui une fidélité obstinée aux hommes du désert, conclut le site, et les distinctions lui importaient moins que la reconnaissance des équipes locales. » À lire aussiMaurice Freund - Episode 2: «Momo l'Africain»
RTL a pu joindre Suleiman Mogouchkov, le petit frère du terroriste d'Arras, depuis le centre de rétention où il attend son expulsion vers la Russie. Libéré sur décision des juges d'instruction le 16 avril, Suleiman était à peine sorti de prison qu'il était arrêté, par la police, qui lui a signifié son OQTF. Le procès de l'attentat lors duquel Dominique Bernard a été tué, en octobre 2023, devrait avoir lieu début 2027.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Syrie a accueilli hier soir la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime d'Assad. C'est une première historique pour juger les nombreux crimes de la dictature, et un véritable tournant dans le processus de justice transitionnelle. En parallèle, les autorités ont multiplié ces dernières semaines les opérations visant les rémanences du régime d'Assad. En mars dernier, l'échec d'une tentative de coup d'État près de la côte avait conduit à une répression sanglante et au massacre de centaines de civils alaouites, communauté dont est issu le clan Assad. Parmi les personnes arrêtées cette année : Amjad Youssef, accusé d'être à l'origine du massacre de Tadamon. Mais aussi trois hommes de la famille Shahin. De notre correspondante à Damas, Lundi 20 avril 2026, un homme a été tué par les autorités en Syrie. Il s'appelait Yemen Shahin, avait 45 ans et était, selon son père, un simple policier. Un simple policier, oui, mais du régime de Bachar el-Assad. C'est à l'abri des regards, sur le toit de sa maison, que le père de Shahin reçoit les condoléances du village. « C'est arrivé à six heures du matin. Yemen a vu la police arriver près de sa maison, alors il a pris la fuite par l'arrière. Des hommes armés se trouvaient là, et il s'est retrouvé coincé », raconte le père. D'un sac, il sort des vêtements gorgés de sang. « Ça, c'est ce que nous avons retrouvé. Un pyjama et une veste. La veste portait des impacts de balles et du sang partout. Je ne comprends pas, il ne portait aucune arme sur lui. Ni un couteau, ni même un rasoir. Rien du tout », ajoute-t-il. Contactées, les autorités syriennes ont, sur cette affaire, refusé de s'exprimer. De l'aveu même du père, il y a dans ce village plus d'une centaine d'officiers. La plupart, assure-t-il, ont engagé un processus de réconciliation avec les nouvelles autorités. Ali, qui fait partie de ces anciennes recrues de l'armée, exprime son inquiétude : « Cette régularisation ne change rien, elle nous met plus en danger encore. À n'importe quel moment, ils peuvent venir nous arrêter. » Quelques jours plus tard, l'arrestation d'Amjad Youssef, présumé responsable du massacre de Tadamon, a suscité partout en Syrie des scènes de liesse. Dans la foulée, Miqdad Fatiha, ancien officier devenu chef d'un groupe insurgé, a menacé en ligne de lancer un soulèvement contre les autorités. « Nos hommes sont prêts », a-t-il déclaré, « remplis de colère. » À Qadmous, village de la côte alaouite écrasé par le régime d'Assad, ces menaces inquiètent Mohamad Zeino, ancien révolutionnaire. « Il est réellement attendu qu'un mouvement se produise à tout moment dans la période à venir. On s'attend à ce que les soutiens d'Assad commencent à attaquer des barrages, à mener des assassinats ou encore des attentats à l'explosif », explique-t-il. Les autorités syriennes affirment que ces arrestations constituent une avancée pour la justice transitionnelle. Rien qui ne soit suffisant, répond Mohamad Zeino, pour qui le processus demeure trop lent. « Nous, révolutionnaires de la ville de Qadmous, considérons que le régime d'Assad n'est pas tombé dans notre région. La distribution d'armes se poursuit quotidiennement. Il y a aussi des salaires versés chaque mois aux rémanences de ces groupes. Des financements qui proviennent du régime iranien, ou encore des milices chiites en Irak », précise-t-il. Dimanche, s'est tenue en Syrie la deuxième session du procès des hauts dignitaires du régime déchu. Parmi eux, Bachar el-Assad et son frère, Maher, jugés par contumace après leur exil en Russie. À lire aussiSyrie: le procès des anciens tortionnaires du régime Assad, une étape essentielle pour les familles de victimes
Le secteur du transport aérien est frappé violemment par la crise énergétique provoquée par le blocage du détroit d'Ormuz et plus largement par la guerre au Moyen-Orient. Comme pour les automobiles avec l'essence, le cours du kérosène flambe, avec des répercussions potentiellement désastreuses sur les compagnies. À l'image de Spirit Airlines, société américaine de transport low cost, qui a été déclarée en faillite en début de semaine. Cette guerre met à mal aussi ces gigantesques aéroports, les hubs de Dubai, Abu Dhabi ou Doha. En revanche, ce conflit accélère aussi la recherche d'alternatives de routes, de carburants plus propres. Pour en débattre : - Jérôme Du Boucher, directeur adjoint aviation à l'ONG transport & environnement - Gérard Fetzer, président d'Aviation sans frontières, spécialiste en aéronautique et en transports - Matteo Mirolo, spécialiste des politiques énergétiques pour l'aviation au cabinet Mundus Volans Consulting.
Invitée: Joëlle Zask. Rien de de plus banal que de donner à manger: à son enfant, à la cantine, à des invités. Pourtant, il y a différentes manière de donner à manger. On peut satisfaire aux besoins biologiques de ses semblables, ou créer un véritable lien avec les personnes que lʹon nourrit. Donner à manger peut être une façon de dominer, mais aussi, au contraire, une porte vers lʹépanouissement, la liberté. Tribu reçoit Joëlle Zask, philosophe, enseignante à l'Université Aix-Marseille. Elle signe ce livre, "Donner à manger. Politique dʹun geste ordinaire", au éditions Premier Parallèle.
Dans cette interview Mary Laure Teyssèdre raconte un parcours de vie assez fou… avec des déviations qu'elle n'avait clairement pas vues venir.Elle commence une carrière bien lancée dans le marketing à l'international, bosse au Chili puis aux Antilles… tout roule. Jusqu'au jour où, en rentrant de congé maternité, elle découvre qu'elle a été remplacée du jour au lendemain.Grosse claque. Mais aussi déclic.À partir de là, elle change complètement de direction : elle se forme aux thérapies énergétiques, lance son activité, devient entrepreneuse et élève sa fille seule. Rien n'était prévu, mais elle s'adapte, elle apprend, et surtout… Elle avance.Quelques années plus tard, elle repart sur les routes avec sa fille en mode digital nomad, avant de se lancer dans une nouvelle aventure : écrire. Son dernier livre, 27 reflets, s'inspire notamment de son expérience dans les casinos et parle d'argent, de chute, et de reconstruction.C'est une histoire de choix, de galères, de rebonds… et surtout de liberté. Parce qu'au fond, comme elle le dit, la vie te pousse parfois là où t'as pas prévu d'aller… Soutenez ce podcast http://supporter.acast.com/les-deviations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le secteur du transport aérien est frappé violemment par la crise énergétique provoquée par le blocage du détroit d'Ormuz et plus largement par la guerre au Moyen-Orient. Comme pour les automobiles avec l'essence, le cours du kérosène flambe, avec des répercussions potentiellement désastreuses sur les compagnies. À l'image de Spirit Airlines, société américaine de transport low cost, qui a été déclarée en faillite en début de semaine. Cette guerre met à mal aussi ces gigantesques aéroports, les hubs de Dubai, Abu Dhabi ou Doha. En revanche, ce conflit accélère aussi la recherche d'alternatives de routes, de carburants plus propres. Pour en débattre : - Jérôme Du Boucher, directeur adjoint aviation à l'ONG transport & environnement - Gérard Fetzer, président d'Aviation sans frontières, spécialiste en aéronautique et en transports - Matteo Mirolo, spécialiste des politiques énergétiques pour l'aviation au cabinet Mundus Volans Consulting.
Aujourd'hui, Zohra Bitan, fonctionnaire, Didier Giraud, éleveur de bovins, et Sandrine Pégand, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Camille Peugny est sociologue et auteur du livre Le triomphe des égoïsmes. Il y a des chercheurs qui vous donnent des concepts nouveaux pour regarder ce que vous voyez déjà tous les jours, et Camille est clairement de ceux-là.Dans cet épisode, nous parlons de la différence entre individualisme et égoïsme, et pourquoi cette distinction change tout. L'individualisme, ça fait un siècle que les sciences sociales le documentent. L'égoïsme, c'est autre chose : c'est la croyance que les individus sont seuls responsables de leur parcours, de leur succès comme de leur échec. Et quand cette croyance se diffuse à grande échelle parmi les classes moyennes supérieures, elle devient une contrainte sociale qui nuit à la cohésion de tout le pays.J'ai questionné Camille sur comment on en est arrivé là, sur le rôle du capitalisme de plateforme dans la marchandisation du lien social, sur la conscience sociale triangulaire qui pousse les classes populaires à voter contre leurs propres intérêts, sur les femmes de ménage contraintes de devenir les auto-entrepreneuses de leur propre précarité, et sur la bombe à retardement des héritages qui va creuser un fossé béant entre ceux qui maîtrisent l'avenir et les autres.Ce qui m'a frappé dans cet épisode, c'est que Camille ne fait pas de la sociologie pour accabler les gens. Il fait de la sociologie pour rappeler une évidence qu'on a collectivement perdu de vue : on est membre d'un tout, et nos actes ont des conséquences sur les autres.Citations marquantes"Quand l'État social se retire, ce qui reste des relations sociales, c'est l'égoïsme comme contrainte sociale généralisée.""Ces classes populaires sont contraintes de devenir les auto-entrepreneuses de leur propre précarité.""Je suis égoïste lorsque j'agis en pensant uniquement à mon intérêt, en sachant pertinemment que cela détériore la situation d'autres personnes, et je l'assume au nom d'une croyance en mon mérite individuel.""On veut tous un village autour de soi, mais pas grand monde veut être un villageois.""Il manque un discours politique crédible qui parvient à articuler les différentes demandes qui s'expriment dans la société française vers un autre horizon que celui de cette compétition acharnée, permanente."Idées centrales discutées L'égoïsme n'est pas moral, il est sociologique L'égoïsme n'est pas une question de mauvaises personnes. C'est une contrainte que la société fabrique à travers la concurrence généralisée. On est tous tour à tour altruistes et égoïstes selon les circonstances. Ce qui a changé, c'est le système qui pousse structurellement vers l'un des deux. Pourquoi ça compte : ça déplace la responsabilité de l'individu vers le système, ce qui change radicalement la façon dont on peut agir. Timestamp approximatif : 00:05:20 à 00:06:30La marchandisation du lien social On a financiarisé des gestes qui créaient du ciment social : aller chercher quelqu'un à l'aéroport, déménager ensemble, garder les enfants d'un voisin. En monétisant ces moments, on a supprimé les occasions de se sentir interdépendants. L'État-providence a joué le même rôle paradoxal : en nous protégeant, il nous a permis de nous émanciper des solidarités traditionnelles. Pourquoi ça compte : on ne voit pas que ce qu'on appelle "liberté" est parfois la destruction silencieuse du tissu social. Timestamp approximatif : 00:10:20 à 00:14:00Le virage à droite des classes moyennes supérieures Il y a 40 ans, les cadres votaient plutôt à gauche parce qu'ils venaient des classes populaires. Aujourd'hui, ils sont de plus en plus issus de classes moyennes supérieures et ont intégré le logiciel néolibéral : mérite individuel, responsabilité personnelle, concurrence. 60 % des cadres expliquent désormais les inégalités par le mérite individuel, contre une majorité qui les attribuait aux hasards de la naissance il y a quinze ans. Pourquoi ça compte : ce glissement idéologique a des conséquences électorales directes et durables. Timestamp approximatif : 00:30:00 à 00:34:00La conscience sociale triangulaire Avant, les classes populaires voyaient le monde en deux blocs : "nous les petits" contre "eux les riches". Aujourd'hui la vision est devenue ternaire : il y a un troisième pôle, "eux les assistés", qui polarise la colère vers le bas plutôt que vers le haut. C'est ce qui explique en partie le vote RN parmi des gens qui ne sont pas les premiers bénéficiaires du programme. Pourquoi ça compte : comprendre ce mécanisme est indispensable pour comprendre la politique française actuelle. Timestamp approximatif : 00:35:00 à 00:37:00La bombe des héritages D'ici 2035, 9000 milliards d'euros vont être transmis en France par les premières générations du baby-boom. Couplé à une polarisation du marché du travail entre emplois très qualifiés et emplois précaires, et à un marché immobilier inaccessible sans apport familial, cela va creuser une fracture massive entre héritiers et non-héritiers. Ce n'est pas seulement une question d'argent : c'est une question de qui peut se projeter dans l'avenir et qui vit dans l'angoisse du lendemain. Pourquoi ça compte : la prochaine grande ligne de fracture sociale ne sera pas le diplôme, ce sera l'héritage. Timestamp approximatif : 00:57:37 à 01:01:00Questions posées dans l'interviewParmi tous les sujets possibles en sociologie, pourquoi avoir choisi l'égoïsme ?Est-ce que tu te considères toi-même comme un égoïste ?Comment définir concrètement l'égoïsme pour quelqu'un qui se dit très généreux ?Est-ce qu'on peut être égoïste sans le savoir ? Commander sur Uber Eats sans penser au livreur sous la pluie, c'est de l'égoïsme ?On veut tous un village, mais personne ne veut être villageois : est-ce qu'on n'a pas simplement marchandisé le lien social ?Quelle est la vraie différence entre individualisme et égoïsme ?Pourquoi te concentres-tu sur les classes moyennes supérieures plutôt que sur les 1 % les plus riches ?Est-ce que tu as observé des différences selon le genre ou selon l'âge dans les comportements égoïstes ?Pour les classes populaires, cet égoïsme est-il une résignation ou une rationalité de survie ?Comment fait-on machine arrière, individuellement et collectivement ?Références citées dans l'épisodeOuvrages et auteursLe triomphe des égoïsmes de Camille Peugny (l'invité) — livre au cœur de l'épisodeÉmile Durkheim — cité pour sa théorisation sociologique de l'altruisme et du suicide altruiste (00:03:30)Alexis de Tocqueville — cité pour son concept d'individualisme lié à la démocratie (00:04:10)Robert Castel, Les Métamorphoses de la question sociale (1995) — cité pour sa réflexion sur le retrait de l'État social et le "struggle for life" (00:13:30)Olivier Schwartz — cité pour le concept de "conscience sociale triangulaire" (00:35:50)Zeeman (sociologue allemand du tournant du XXe siècle) — cité pour son analyse des classes moyennes comme vecteur de diffusion des valeurs (00:28:30)Scarlett Saldmann — citée pour le concept de "tournant personnel du capitalisme" (00:39:20)Pierre Bourdieu — cité pour son analyse des élites entre grand patron et intellectuel (00:48:40)Nicolas Dubout — cité pour son livre sur la différence entre classes populaires (angoisse du lendemain) et héritiers (maîtrise de l'avenir) (01:06:40)Mélanie Prouvée (nom cité avec doute) — citée pour un livre récent sur la fiscalité des héritages (01:02:20)Entrez rêveurs, sortez managez — livre sur les écoles de commerce, auteur journaliste (00:37:50)Zoé Boucherie — doctorante citée pour ses travaux sur le rapport au risque climatique des classes supérieures (00:16:30)Luc Ruban — politiste cité pour une enquête montrant que 20 % des enseignants votent RN (00:48:50)Références politiques et économiquesFondation Jean Jaurès — source du chiffre de 9000 milliards d'euros d'héritages d'ici 2035 (00:57:50)INSEE, enquête emploi — source des données sur l'origine sociale des classes moyennes supérieures (00:32:50)Législatives françaises de 2024 / dissolution — cité pour illustrer le glissement idéologique des élites économiques (00:50:40)Antoine Fouché — invité précédent du podcast, cité pour ses analyses sur l'immobilier et la fiscalité (00:34:20) Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00:00 - Introduction Présentation de l'épisode et de Camille Peugny, sociologue auteur du Triomphe des égoïsmes.00:01:45 - Pourquoi l'égoïsme plutôt que l'individualisme ? Camille explique pourquoi le concept d'individualisme ne suffisait plus pour décrire ce qu'il observait dans la société française. L'égoïsme est un mot moralement chargé, mais Durkheim l'a déjà fait avec l'altruisme. Ce qui change ici, c'est l'idée que les comportements égoïstes ne font pas que se replier sur soi : ils agissent activement sur la société.00:05:20 - "Est-ce que tu es toi-même un égoïste ?" Réponse désarmante : on est tous tour à tour altruistes ou égoïstes. Ce qui compte, c'est que la société fabrique de l'égoïsme via la concurrence généralisée. Le sous-titre du livre "une nouvelle contrainte sociale" est là pour ça.00:08:00 - La définition précise de l'égoïsme Une phrase courte et tranchante : agir en pensant uniquement à son intérêt en sachant que ça détériore le sort d'autrui, et l'assumer au nom d'une croyance en son mérite individuel.00:10:20 - On a marchandisé le lien social L'exemple de l'aéroport, du déménagement, de la nounou : on a financiarisé des gestes qui créaient de l'interdépendance. Réponse de Camille via Robert Castel : l'État-providence lui-même a été un vecteur d'individualisation paradoxal.00:16:00 - Le déni climatique des classes supérieures Elles ne nient pas le problème. Elles le lisent à travers le logiciel néolibéral : tri des déchets, vélo, "le progrès technique va nous sauver". Pas de remise en cause systémique.00:27:10 - Pourquoi les classes moyennes supérieures sont au cœur du livre Elles diffusent les valeurs, elles votent plus que les autres, et leurs attitudes ont radicalement changé en 40 ans. De gauche héritée à droite assumée.00:33:55 - Le virage à droite des cadres : 4 raisons Première raison : leur origine sociale s'est élevée, elles ont perdu le souvenir des valeurs populaires. Deuxième raison : les écoles de commerce diffusent un logiciel individualisant. Troisième raison : le monde du travail s'est individualisé (compétences, coaching, entrepreneuriat de soi).00:35:00 - La conscience sociale triangulaire Le concept d'Olivier Schwartz : avant "nous" contre "eux les riches", aujourd'hui "nous", "eux les riches" ET "eux les assistés". Ce troisième pôle capte la colère et oriente le vote vers le bas plutôt que vers le haut. C'est redoutable.00:41:30 - Les classes populaires, auto-entrepreneuses de leur précarité L'exemple des femmes de ménage : carrières entières faites de petits jobs précaires, travail non déclaré, calculs de court terme qui se retournent contre elles à la retraite. Ce n'est pas de la paresse, c'est de la survie.00:46:20 - Les jeunes sont-ils vraiment plus individualistes ? Non. Les données ne montrent pas de clivage entre jeunes et vieux, mais entre diplômés et non-diplômés. Un jeune cadre de 23 ans ressemble plus à un cadre de 50 ans qu'à un jeune décrocheur de son âge.00:53:50 - L'enquête sur les femmes de ménage Une commande syndicale de la CFDT pour comprendre pourquoi l'action collective est si difficile dans ce secteur. Surprise : ces femmes ne veulent pas de plannings complets 35h. Elles préfèrent gérer elles-mêmes, à court terme. Elles se vivent comme leur propre patronne. Et elles finissent au minimum vieillesse.00:58:45 - 9000 milliards d'euros d'héritages d'ici 2035 Le chiffre qui fait froid dans le dos. Couplé à la polarisation de l'emploi et au marché immobilier inaccessible, c'est une fracture béante entre ceux qui héritent et les autres. Une "usine à frustrations, à ressentiments et à colère profonde."01:07:00 - Ce qui donne envie du futur Réponse sincère et un peu hésitante de Camille : les générations futures sont plus éduquées, plus exigeantes. La matière sociale est malléable. Le Covid a prouvé qu'on peut applaudir des éboueurs. Rien n'est jamais écrit. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1) (https://audmns.com/WMxgIMf) Vlan #28 Créer un mouvement communautaire mondial à partir d'un hashtag avec Youmna ChamCham (https://audmns.com/OZTndPj) L'individualisme nous tue-t-il a petit feu? partie 1 avec Hugo Paul (https://audmns.com/ntXDwdf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Que se joue-t- il dans les relations mères-filles à l'âge adulte ? Est-ce-que comprendre en féministe, certains comportements de nos mères est suffisant pour construire des liens sereins ? Lorsque les relations sont difficiles, que décide-t on : s'éloigner, couper, réinventer ? Pourquoi et pour qui ? C'est ce qu'interroge cet épisode qui articule les pensées féministes et enfantistes. On y retrouve Claire Richard, Camille Kouchner, Claire Bourdille et Joelle Sambi. Ainsi que Charlotte Bienaimé en discussion avec sa propre mère. Avec : - Joëlle Sambi, autrice, poétesse, féministe, activiste lesbienne - Claire Richard, productrice de fictions et documentaires radios, autrice du livre Pardonner à nos mères - Claire Bourdille, activiste enfantiste, autrice de Enfantisme, il est temps de respecter les enfants - Camille Kouchner, autrice de La familia Grande et Immortels - Annie Ferrand, psychologue féministe - Coline Cardi, sociologue - Annie Ferrand, psychologue féministe - Juliet Drouar, thérapeute et auteur Lectures : - La vie soignée, Meryem Alqamar - Notre Sang, Andrea Dworkin Pour aller plus loin : - Pardonner à nos mères, Claire Richard - La même mère, Monique Plaza - Pour te ressembler, Christine Détrez - Nos mères, Christine Détrez - Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan - La bonne mère, Mathilda di Matteo - Dites lui que je l'aime, Romane Bohringer - La vie soignée, Meryem Alqamar - L'effet maternel, Virginie Linhart - Trauma, en finir avec nos violences, Juliet Drouar - La maternité obligatoire, Adrienne Rich - Mères sans filtre Remerciements : Christine Détrez Coline Cardi Sonia Kronlund Enregistrements février 2026 Prise de son, montage, textes et voix Charlotte Bienaimé Réalisation et mixage Annabelle Brouard Lectures Estelle Clément Béalem Accompagnement éditorial Sarah Bénichou Community Manager Meyrélie Milhavet Illustrations Anna Wanda Gogusey
durée : 00:06:36 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Caroline Gillet - Juliette Lambin est cheffe du département en charge de la préparation du futur pour l'observation de la Terre. Ce titre existe ! Elle travaille à l'ESA, l'Agence spatiale européenne. - réalisation : Romain Couturier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Retrouvez Rothen s'enflamme de 18h à 20h sur RMC.
En France, le dimanche est souvent synonyme de pause et de détente : on prend son temps, on reste en pyjama, on profite de notre série préférée. Bref, c'est un moment pour lever le pied et s'accorder du temps pour soi. Pourtant, cette manière de vivre le dimanche est loin d'être universelle. Dans de nombreux pays, cette journée reste consacrée aux tâches domestiques ou à l'organisation de la semaine à venir. Ce décalage ne passe pas inaperçu à l'étranger, où le “dimanche à la française”, appelé “French Sunday”, est perçu comme un véritable art de vivre qui suscite l'intérêt. D'où vient l'expression “French Sunday” ? Qui est réellement fasciné par ce mode de vie ? Cette image du “French Sunday” correspond-elle vraiment à la réalité ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant, vous savez". Un podcast Bababam Originals écrit et réalisé par Magalie Bertet. À écouter ensuite : Pourquoi ne travaille-t-on pas le dimanche ? Les week-ends de trois jours seront-ils bientôt la norme ? Dans quel pays ont été inventés les congés payés ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
« Made in Europe » : la Chine menace l'Union européenne de mesures de rétorsion. En même temps, un vent nouveau souffle à l'Est, en Hongrie
Scruter chaque sensation, traquer le moindre signe et imaginer le pire, encore et encore, comme si le corps devenait le théâtre d'un danger permanent. Agathe Lecaron avance avec cette peur en elle, une peur ancienne, enracinée, qui traverse l'enfance, les silences et la solitude et qui s'exprime dans le corps comme un langage à décoder. Elle observe. Elle interprète. Elle consulte. Des dizaines de médecins, des examens à répétition, et pourtant rien. Rien de visible en tout cas. Journaliste, animatrice solaire, elle porte un masque : celui de la joie, de l'humour et de la légèreté. Mais une question simple fait tout basculer : « Est-ce que ta vie va bien ? » Alors commence un autre chemin : apprendre à s'écouter autrement, à faire de ses angoisses non plus des ennemies mais des signaux. Dans Patiente zéro paru chez Robert Laffont, elle livre un récit lucide, drôle et profondément humain, où elle ose dire ses peurs sans filtre. Son témoignage nous invite à accueillir nos fragilités, à apprivoiser notre monde intérieur et à reconnaître cette vérité essentielle : derrière les symptômes, il y a souvent une histoire qui demande à être entendue. À découvrir dans [VOS MÉTAMORPHOSES] par Marion Duchêne.Quelques citations du podcast avec Agathe Lecaron :"Les hypochondriaques ne sont pas des menteurs.""L'hypocondrie repose sur une énorme peur de la mort et aussi sur le corps et l'estime de soi.""Pour se réparer, on n'a rien trouvé de mieux que le lien, que d'échanger, que de rencontrer, que de découvrir de nouveaux territoires."Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook et TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcasts / Spotify / Deezer / Castbox / YouTubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Agathe Lecaron :00:00Introduction01:30L'invitée, Agathe Lecaron02:17Aux racines de l'hypocondrie14:31Les masques sociaux22:01Le duo incertitude et insécurité28:48Les accélérateurs de thérapie39:00L'objet symbolique d'Agathe LecaronAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cet épisode solo est un développément de ma newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner ici!Depuis vingt ans, la Silicon Valley nous vend la même promesse : une vie fluide, sans résistance, où tout est à portée de clic. Et on a dit oui. Collectivement, sans jamais vraiment en discuter. Le café en dosette plutôt que le café moulu. La playlist algorithmique plutôt que les morceaux glanés un à un. La livraison en deux heures plutôt que la sortie en ville. Individuellement, chaque choix semblait raisonnable.Dans cet épisode, j'explore ce que cette idéologie du "frictionless" nous a réellement coûté, au-delà de l'addiction aux écrans et de la perte d'emplois : une vie qui glisse sans s'accrocher nulle part, une capacité à raisonner qui s'atrophie, un monde commun qui disparaît, et une génération entière structurellement fragile face aux vraies tempêtes.J'interroge les travaux de Matthew Crawford sur la résistance productive, de Tim Wu sur la commodité comme idéologie dominante, d'Hannah Arendt sur le monde commun, de Jonathan Haidt sur la santé mentale des adolescents depuis l'arrivée des smartphones, de Pablo Servigne sur le "réseau des tempêtes" comme seule vraie résilience, et d'Hartmut Rosa sur la résonance. Je m'appuie aussi sur Viktor Frankl, Harry Frankfurt, Sherry Turkle et Cal Newport.Ce n'est pas un texte technophobe. Je commande sur Amazon, je prends des Uber, j'utilise Claude Cowork tous les jours. Mais je me demande, honnêtement, ce qu'on a accepté de sacrifier sans jamais en discuter collectivement. Et si le vrai futur, ce n'était pas un futur sans friction, mais un futur dans lequel on utilise les outils pour monter le niveau d'exigence, pas pour le faire descendre.CITATIONS MARQUANTES1. "La commodité, dans sa version la plus avancée, ne supprime pas juste la contrainte. Elle supprime aussi l'expérience."2. "Une vie dans laquelle il n'y a aucune friction est une vie dans laquelle nous mourons dans le même état que celui dans lequel nous sommes nés. Il ne s'est strictement rien passé." (Michael Dandrieux)3. "On a remplacé le raisonnement par l'accumulation de contenus et de données. Et ces deux choses ne sont pas du tout équivalentes."4. "Des livrables plus beaux, des décisions moins bonnes." (dirigeant d'un cabinet de conseil en stratégie)5. "La démocratie est un effort. Pas seulement un effort de l'intelligence rationnelle. Un effort de confiance aussi. D'aimer son prochain qu'on ne connaît pas." (Edward Snowden, via Flore Vasseur)IDÉES CENTRALES1. La friction n'est pas un bug, c'est ce qui nous constitue Timestamp estimé : 06:30 – 14:30 Matthew Crawford le formule mieux que quiconque : l'engagement avec la résistance du monde réel est précisément ce qui nous constitue comme humains. Quand vous apprenez un instrument, la difficulté des cordes, les fausses notes, la coordination des doigts, c'est ce qui crée la compétence. Et avec la compétence : la fierté, la dignité, le sens. Une application qui jouerait à votre place vous donnerait le son mais pas la musique. Le résultat sans le chemin. Et sans ce chemin, vous avez perdu l'essentiel. La Silicon Valley a fondé son modèle entier sur l'idée inverse : le chemin est le problème, le résultat est tout ce qui compte. C'est une erreur anthropologique majeure.Pourquoi c'est important : Cette inversion du rapport à la difficulté n'est pas anodine. Elle redéfinit ce qu'on entend par compétence, par satisfaction, par vie accomplie.2. Le monde commun est en train d'être démantelé, et c'est une catastrophe démocratique Timestamp estimé : 17:30 – 26:00 Hannah Arendt avait conceptualisé le "monde commun" comme l'espace partagé où se construit la politique, l'humanité, la rencontre avec l'Autre. Ce que la Silicon Valley a systématiquement attaqué, pas par malveillance mais par logique économique, c'est exactement cet espace : chaque moment dans le monde commun est un moment non monétisé. Résultat : des "fantômes collectifs" qui occupent le même espace physique mais vivent dans des réalités informationnelles complètement différentes. Et une démocratie qui continue à s'animer mais qui a perdu sa fonction : elle produit du bruit, pas de la délibération.Pourquoi c'est important : La montée des autocraties, le repli tribal, l'incapacité à cohabiter avec la différence : ce n'est pas qu'un problème politique. C'est un problème d'espace. On a supprimé les lieux où on apprenait à vivre avec ceux qui ne pensaient pas comme nous.3. Déléguer la pensée, c'est perdre la capacité d'apprendre de ses erreurs Timestamp estimé : 26:00 – 37:30 Les grands modèles de langage prédisent sans comprendre pourquoi. Ils corrèlent sans expliquer. Et quand on utilise un outil qui prédit sans expliquer, on obtient des réponses dont on ne peut pas évaluer la validité si on n'a pas cheminé sur le sujet. L'effet de contentement fait le reste : le résultat a l'air assez bon pour qu'on ne dépense pas l'énergie cognitive à voir si on serait arrivé à autre chose par soi-même. Des livrables plus beaux, des décisions moins bonnes.Pourquoi c'est important : La question n'est pas "est-ce que l'IA va remplacer les journalistes ?" La vraie question : est-ce qu'une société dans laquelle pas suffisamment de personnes ne s'entraînent à évaluer un argument est encore capable de se gouverner elle-même ?4. Une génération protégée de l'inconfort mineur devient catastrophiquement fragile face à l'inconfort majeur Timestamp estimé : 37:30 – 46:30 Jonathan Haidt montre comment la corrélation entre smartphones et dégradation de la santé mentale des adolescents depuis 2012 est réelle et préoccupante. La thèse intuitive de Greg : si on protège quelqu'un de tout inconfort mineur, on lui retire les occasions de développer la capacité à gérer les inconvénients majeurs. Pablo Servigne ajoute la dimension collective : la résilience, ce n'est pas une infrastructure, c'est du lien. Et ce que la Silicon Valley a vendu, ce sont des substituts de lien : larges et superficiels plutôt qu'étroits et profonds.Pourquoi c'est important : La logique frictionless crée ses propres victimes : elle optimise pour les conditions normales et rend les gens catastrophiquement fragiles face aux conditions anormales.5. La discipline de la résistance comme réponse systémique, pas individuelle Timestamp estimé : 01:03:00 – 01:08:00 Greg refuse le solutionnisme individuel. Il ne propose pas une liste de hacks. Il propose un concept : choisir consciemment de ne pas déléguer certaines choses précises, pas toutes, pas par idéologie, mais parce qu'elles vous construisent. Ce qu'Hartmut Rosa appelle la résonance : ces moments où quelque chose dans le monde vous touche vraiment, vous transforme, vous répond. La résonance ne se commande pas. Elle surgit dans la lenteur, l'attention, le contact vrai avec quelque chose qui résiste.Pourquoi c'est important : Le futur dont Greg parle n'est pas nostalgique et pas technophobe. Il utilise les outils pour monter le niveau d'exigence, pas pour le faire descendre. C'est une position nuancée dans un débat qui ne l'est généralement pas.QUESTIONS STRUCTURANTES THÉMATIQUES(Newsletter solo : pas d'invité. Voici les questions que le texte soulève et auxquelles il répond, utilisables comme fil éditorial ou comme amorces de discussion.)1. En quoi la promesse d'une vie "sans friction" est-elle devenue une idéologie, et pas seulement une amélioration technique ?2. Qu'est-ce qu'on a vraiment perdu en supprimant les petites résistances du quotidien, au-delà de l'inconfort évident ?3. Pourquoi la difficulté est-elle constitutive de la compétence, de la fierté et du sens, selon Matthew Crawford ?4. Comment la logique économique des plateformes explique-t-elle l'attaque systématique sur le "monde commun" d'Arendt, sans qu'il y ait besoin d'invoquer une théorie du complot ?5. Quelle différence y a-t-il entre raisonner et générer, et pourquoi cette distinction est-elle cruciale pour comprendre ce que l'IA fait à notre capacité de décision ?6. Comment l'atrophie de l'esprit critique, accélérée par les outils IA, peut-elle devenir un problème démocratique, pas seulement individuel ?7. En quoi une génération numériquement protégée de l'inconfort mineur devient-elle structurellement vulnérable face aux crises majeures ?8. Quelle est la différence entre une technologie qui augmente les capacités humaines et une technologie qui les remplace ? Comment faire la distinction dans ses propres usages ?9. Qu'est-ce que le concept de "résonance" de Hartmut Rosa apporte au débat sur la relation à la technologie, au-delà du débat sur l'addiction aux écrans ?10. Que signifie concrètement "une discipline de la résistance", et pourquoi ce n'est pas la même chose qu'un retour en arrière ou un rejet de la technologie ?RÉFÉRENCES CITÉESPhilosophes et penseursMatthew Crawford, philosophe américain entre philosophie et mécanique moto. Livre cité : "The World Beyond Your Head". Thèse : l'engagement avec la résistance du monde réel constitue l'humain. Bloc 4, ~08:00Tim Wu, professeur à Columbia. Livre cité : "Les marchands de l'attention". Concept : la commodité comme valeur suprême ayant remplacé la liberté et l'individualité. Bloc 5, ~11:30Hannah Arendt, philosophe. Concept cité : le "monde commun", espace public partagé nécessaire à la démocratie et à la rencontre avec l'Autre. Bloc 7, ~19:00Harry Frankfurt, philosophe américain. Distinction : le mensonge vs le "bullshit". L'IA comme infrastructure industrielle pour le bullshit. Bloc 10, ~35:00Viktor Frankl, psychiatre, fondateur de la logothérapie, survivant des camps de concentration. Thèse : les humains supportent n'importe quelle difficulté si elle a un sens, et s'effondrent face au confort vide de sens. Bloc 15, ~59:00Hartmut Rosa, sociologue allemand. Concept cité : la "résonance", ces moments où quelque chose dans le monde nous touche et nous transforme. Livre sous-jacent : "Résonance". Bloc 16, ~01:03:30Sociologues et psychologuesMichael Dandrieux, sociologue, ami de Greg. Citation : "Une vie sans friction est une vie dans laquelle nous mourons dans le même état que celui dans lequel nous sommes nés." Bloc 6, ~16:00Jonathan Haidt, psychologue américain. Thèse : corrélation entre l'arrivée des smartphones (2012) et la dégradation de la santé mentale des adolescents, en particulier les filles. Bloc 11, ~38:00Sherry Turkle, professeure au MIT. Livre cité : "Ensemble mais chacun seul". Thèse : on peut être hyperconnecté et ne jamais vraiment rencontrer personne. Bloc 8, ~24:30Cal Newport, auteur. Formule citée : "La capacité de produire quelque chose de valeur est proportionnelle à la capacité de se concentrer sur des choses difficiles." Bloc 9, ~29:30Pablo Servigne, chercheur sur les effondrements, invité de Vlan!. Concept cité : le "réseau des tempêtes" comme seule vraie résilience. La résilience, c'est du lien, pas une infrastructure. Bloc 11, ~41:00Invités de Vlan! citésKim Chapiron, réalisateur, ancien invité de Vlan!. Observation : depuis 2001, aucune superproduction hollywoodienne sans un musulman armé présenté comme terroriste. Bloc 10, ~32:00Flore Vasseur, réalisatrice de "Meeting Snowden", ancienne invitée de Vlan!. Citation d'Edward Snowden extraite du film : "La démocratie est un effort." Bloc 15, ~01:00:00Sociologue de la ville (non nommé), ancien invité de Vlan!. Observation : plus une ville est grande, plus elle rend seul. Bloc 8, ~25:30Études et donnéesÉtude dans le métro canadien : des passagers forcés à parler à des inconnus pendant 3 semaines étaient significativement plus heureux que ceux qui ne l'étaient pas. Bloc 7, ~18:30Rapport d'Universciences cité : 76% des Français pensent avoir un bon esprit critique, mais 40% refusent de parler avec des personnes ayant un avis opposé. Bloc 10, ~33:00Plateformes et dirigeantsReed Hastings (CEO Netflix), citation paraphrasée : "Mon plus grand concurrent, c'est votre sommeil." Bloc 7, ~22:00Outils technologiques mentionnés par GregClaude Cowork, Amazon, Uber, Dropbox, Google Maps, Deliveroo, Uber Eats, Netflix, ChatGPT, Instagram, Tinder, Duolingo, Khan Academy.TIMESTAMPS CLÉS00:00 - Intro : je déteste la discipline, mais j'ai peur qu'on me vole ma vie Greg installe la tension centrale : son aversion à la contrainte vs sa lucidité sur ce qu'on accepte de sacrifier sans s'en rendre compte. L'expression "c'est pratique" comme porte d'entrée d'une idéologie.01:30 - La voiture à 10 cm du sol La métaphore fondatrice. Une voiture de sport surélevée de quelques centimètres ne roule pas, le moteur tourne en vain. Sans friction entre les pneus et le sol, aucun mouvement. C'est exactement ce que la Silicon Valley nous a vendu depuis 20 ans.04:00 - Google Maps décide de ton chemin. Netflix de ce que tu regardes. Tinder de ta vie. L'inventaire de la délégation totale. Chaque décision existentielle progressivement confiée à une plateforme. Et la question posée : confondons-nous facilité et progrès ?06:30 - L'anecdote du frigo vide à Lisbonne Greg rentre chez lui, frigo vide, premier réflexe : app, Uber Eats, Netflix. Il réalise ce qu'il rate : les conversations avec les commerçants, les rencontres fortuites, les surprises de la rue. "Ces petites collisions ponctuent la réalité et lui donnent de la texture."09:00 - Matthew Crawford : la friction n'est pas un bug, c'est ce qui vous constitue comme humain Introduction du philosophe qui travaille entre la philosophie et la mécanique moto. Son idée centrale : la résistance du monde réel est ce qui nous fait humains. Exemple de l'apprentissage d'un instrument de musique : sans la difficulté des cordes et des fausses notes, on a le son mais pas la musique.11:30 - Tim Wu : la commodité est devenue une idéologie, plus prégnante que n'importe quelle position politique Professeur à Columbia, auteur des "Marchands de l'attention". La commodité a remplacé la liberté et l'individualité. Et on y est arrivé micro-décision par micro-décision, sans jamais voter pour.14:30 - La journée où il ne s'est rien passé Le sentiment de regarder ses journées et de réaliser que rien n'a résisté. Rien n'a laissé de trace. Michael Dandrieux, sociologue : une vie sans friction, c'est mourir dans le même état qu'on est né.17:30 - L'étude du métro canadien et Hannah Arendt Des passagers forcés à parler à des inconnus pendant 3 semaines sont les plus heureux. Arendt et le "monde commun" : l'espace partagé sans lequel la démocratie ne tient pas. Ce que la Silicon Valley a attaqué, par logique économique pure : chaque moment dans le monde commun est un moment non monétisé.23:00 - "Les fantômes collectifs" et Sherry Turkle Des gens qui occupent le même espace physique mais vivent dans des réalités informationnelles parallèles. Turkle : "Nous sommes ensemble mais chacun seul." Et le paradoxe : plus on est connecté, moins on rencontre l'Autre qui dérange.26:00 - L'IA rend les présentations plus belles et les décisions moins bonnes Un dirigeant de cabinet de conseil stratégique. La distinction entre raisonner et générer. L'effet de contentement. Cal Newport : la valeur est proportionnelle à la capacité de se concentrer sur des choses difficiles.31:30 - L'esprit critique sous perfusion 76% des Français pensent avoir un bon esprit critique, 40% refusent de parler à qui pense différemment. L'IA comme la plus grande expérience d'atrophie collective de l'esprit critique. Harry Frankfurt : l'IA comme infrastructure industrielle pour le bullshit.37:30 - Jonathan Haidt et la génération fragile Depuis 2012 et l'arrivée des smartphones : hausse spectaculaire de l'anxiété et de la dépression chez les adolescents. Protéger de l'inconfort mineur, c'est retirer les occasions de développer la capacité à gérer l'inconfort majeur.41:00 - Pablo Servigne et le réseau des tempêtes La résilience n'est pas une infrastructure. C'est du lien. Des liens denses, réels, entre des gens qui se connaissent vraiment. Ce que la Silicon Valley a vendu : des substituts de lien, larges et superficiels, qui ne tiennent pas quand la vraie tempête arrive.46:30 - La question inconfortable : pouvez-vous rester seul deux heures sans écran ? Pas en retraite de méditation. Juste un dimanche après-midi ordinaire. Le silence dans la salle, c'est la réponse. L'idéologie frictionless a détruit notre capacité à supporter notre propre compagnie.52:00 - Duolingo, Khan Academy : la friction productive comme modèle alternatif Des technologies qui construisent des capacités plutôt que de s'y substituer. L'intelligence conative comme test ultime : est-ce que cet outil libère ma puissance d'agir ou crée une béquille ?57:00 - Ce que la Silicon Valley n'a pas compris La paresse intellectuelle n'est pas californienne ("Panem et circenses" date de 2000 ans). Ce qui est nouveau : l'échelle et la sophistication. Viktor Frankl : les humains supportent n'importe quelle difficulté si elle a un sens.01:03:00 - La discipline de la résistance et Hartmut Rosa Pas une liste de hacks. Un principe : choisir consciemment de ne pas déléguer certaines choses parce qu'elles vous construisent. Rosa et la résonance : elle surgit dans la lenteur et le contact vrai avec ce qui résiste. Le futur qu'on n'a pas encore construit. Suggestion d'épisode à écouter : [SOLO] Qu'est-ce qu'une bonne vie et autres questions métaphysiques de rentrée (https://audmns.com/DHiQJnu)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.