Podcasts about SES

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    Concordance des temps
    Les artistes et le marché : vendre ses oeuvres

    Concordance des temps

    Play Episode Listen Later Jan 31, 2026 58:17


    durée : 00:58:17 - Concordance des temps - par : Jean-Noël Jeanneney - Derrière les prix vertigineux du marché de l'art se cache un angle mort : le moment où l'artiste fixe et négocie lui-même le prix de son œuvre. Charlotte Guichard explore cette scène fondatrice, de la Renaissance à nos jours. - réalisation : Vincent Abouchar - invités : Charlotte Guichard Historienne de l'art, directrice de recherche au CNRS et professeure attachée à l'École normale supérieure

    Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience
    Reminéraliser, drainer et revitaliser votre organisme avec le Dr Jean-Christophe Charrié

    Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience

    Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 20:33


    Série Routines & Rituels : Ma santé au naturel en compagnie du Dr Jean-Christophe Charrié. Souvent prise pour une simple mauvaise herbe qui pique, l'ortie est en réalité l'une des plantes médicinales les plus complètes qui soient. Reminéralisante, revitalisante, anti-inflammatoire, nutritive, protectrice du foie et des reins… Comment la consommer pour profiter pleinement de sa richesse et quelles sont les meilleures formes selon nos besoins ? Le Dr Jean-Christophe Charrié et Anne Ghesquière vous invitent aujourd'hui à redécouvrir l'ortie, ce trésor oublié mais essentiel pour notre vitalité et notre équilibre. Bienvenue dans la 7e série de [ROUTINES & RITUELS : Ma santé au naturel] avec le Dr Jean-Christophe Charrié médecin généraliste, expert et enseignant en endobiogénie, co-fondateur de l'IEMPI, l'Institut d'endobiogénie et auteur de nombreux livres best-seller sur la santé au naturel. Pendant 5 semaines, le Dr Jean-Christophe Charrié et Anne Ghesquière discutent, chaque vendredi, de remèdes naturels à travers cinq plantes incontournables pour booster sa santé physique et mentale, surtout en cette période hivernale ! ATTENTION : Cette série ne remplace bien évidemment pas un rendez-vous avec votre médecin. Pour les plantes trouvables en Europe dans la nature : nous vous rappelons que la cueillette sauvage comporte des risques. Il est par ailleurs indispensable d'être sûr à 100 % avant de consommer une plante, quelle qu'elle soit.Une citation avec le Dr Jean-Christophe Charrié :"L'ortie est une plante majeure !"À réécouter :Le curcuma au quotidien : bienfaits, usages et précautions Apaiser son stress naturellement avec l'aubépineFatigue, digestion, circulation : les bienfaits du gingembre avec le Dr Jean-Christophe CharriéApaiser son système nerveux grâce à la mélisseRecevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook & TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcast / Spotify / Deezer / CastBox / YoutubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec le Dr Jean-Christophe Charrié :00:00Introduction02:46 Une plante à avoir chez soi03:36 Une plante anti-allergique04:01 Une plante nutritive06:16 Ses bienfaits07:14 Le plantain pour soulager les piqûres07:43 Que faire en cas de piqûre de méduse ?09:58 Ortie et reminéralisation11:42 Une plante dépurative14:28 Quelles synergies possibles ?16:01 Une plante anti-hémorragique18:17 Comment cueillir l'ortie ?Avant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    L'heure du crime
    INCONTOURNABLE - Affaire Aurélie Vaquier : l'odeur de la mort au 3 rue Courbezou

    L'heure du crime

    Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 38:15


    REDIFF - Pendant trois mois, Aurélie Vaquier, 38 ans, était la disparue de Bédarieux, petite ville proche de Béziers. Ses proches avaient beau la chercher partout, elle restait obstinément invisible. Difficile de croire à une fugue. Une disparition volontaire. Ou même à un accès de dépression. Tant la jeune femme avait plein de projets. Et affichait un caractère bien trempé. Aurélie n'était pourtant pas très loin. Elle n'avait même jamais quitté son logement du centre-ville. Elle reposait sous une épaisse dalle de béton, étouffée et enfouie ici par son meurtrier.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Grand bien vous fasse !
    L'amour, dans tous ses états

    Grand bien vous fasse !

    Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 5:19


    durée : 00:05:19 - Ciné-thérapie - par : Guillemette Odicino - Cette semaine, Guillemette Odicino nous parle de "Baise-en-ville" et "Amour Apocalypse" : deux films qui à première vue ne promettent pas la romance et pourtant, derrière ces titres surprenants se cachent des histoires d'amour drôles et touchantes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Reportage International
    Syrie: un ancien des Forces démocratiques syriennes raconte l'enfer des conscriptions forcées

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 2:47


    En Syrie, après l'annonce du cessez-le-feu entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et les autorités de Damas, des centres de réconciliation ont été ouverts pour les anciens membres des FDS qui souhaitent se rendre. En creux, s'y raconte le système de conscription obligatoire des populations arabes et kurdes sur le territoire. La défection rapide d'une partie d'entre eux a précipité la chute des FDS. De notre correspondante à Raqqa, Sourire timide, Suleyman, 26 ans, s'avance au milieu d'une rangée d'hommes en armes. Il est kurde et est un ancien membre des Forces démocratiques syriennes. Il est venu aujourd'hui se rendre et participer au processus de réconciliation en Syrie : « Au début, quand l'armée gouvernementale est arrivée, nous avons eu peur. Nous ne savions pas ce qui allait arriver. Mais jusqu'à présent, nous n'avons pas eu de problème. Je voulais surtout participer au processus de réconciliation pour apaiser la situation avec mes voisins arabes. Ils m'accusent d'être toujours affilié aux FDS. »  « J'étais soldat de garde » pour les Forces démocratiques syriennes Dans les rangs de ceux venus se rendre, figurent d'anciens membres de la sécurité intérieure, d'anciens combattants. « J'étais soldat de garde pour les FDS, dans la 17ème base, au nord de Raqqa », explique Yazan, 19 ans. Lui est arabe. Et il raconte, comme beaucoup d'autres, avoir été obligé de s'enrôler au sein des forces à dominante kurdes. « Il y avait le service obligatoire à partir de 18 ans. Si tu n'y allais pas, ils t'arrêtaient sur les points de contrôle. Ils avaient des listes de personnes recherchées », développe-t-il. Ses amis, qui avaient fait le choix de déserter, « restaient cachés à l'intérieur de chez eux, ils ne sortaient plus ». Au micro, Yazan raconte la différence de traitement, au sein des FDS. « Ils disaient ''moi je suis Kurde, donc je suis supérieur à toi, parce que tu es arabe''. Les valeurs de fraternité dont ils faisaient la promotion n'étaient pas appliquées. Le pouvoir était entre les mains des Kurdes. » Un chef l'obligeait chaque matin à faire des pompes pour obtenir un café. « Je n'étais vraiment pas à l'aise, je n'aime pas être humilié », poursuit-il. Puis, sa désertion, qui lui a valu deux mois de prison : « Il y avait beaucoup de corruption au sein des FDS. Cela marchait aussi quand tu étais en prison. Il suffisait de connaître un Kurde bien placé pour se faire libérer. Moi, j'ai payé un pot-de-vin, et j'ai été réintégré au centre de commandement militaire des FDS. » À lire aussiSyrie: «Nous étions 33 dans 20 mètres carrés», un jeune ex-détenu de la prison d'Al-Aqtan témoigne Un document en guise de « réconciliation » Escorté, Yazan déambule patiemment dans les différentes salles du bâtiment. Il passe un entretien, se fait prendre en photo, avant de récupérer un document. « Voilà, ça c'est une garantie quand tu passeras sur les points de contrôle, comme quoi tu as été "réconcilié". C'est un retour à la vie normale, une nouvelle page qui s'ouvre, où tous les liens avec les FDS ont été coupés », lui explique un soldat. La procédure est la même que celle qui avait été imposée aux anciens membres de l'armée de Bachar el-Assad, explique le responsable du centre de réconciliation à Raqqa, qui a souhaité rester anonyme. « Nous avons un fichier complet avec les informations de tous les combattants FDS. Le service de renseignement de l'État syrien a pu se les procurer et les rassembler dans une base de données. Ceux qui se rendent seront "réconciliés" avec l'État. Ils pourront encore être jugés s'il y a une plainte personnelle contre eux. » « Nous laisserons ces portes ouvertes le temps qu'il faut, ajoute-t-il. Nous attendons l'ensemble des FDS jusqu'au dernier. » À lire aussiSyrie: le gouvernement et les Kurdes parviennent à un accord, sur fond de tensions

    Un jour dans le monde
    Pourquoi Donald Trump pousse ses anciens alliés dans les bras de la Chine

    Un jour dans le monde

    Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 3:27


    durée : 00:03:27 - Le monde à l'endroit - Deux semaines après le Canadien Mark Carney et un mois avant l'Allemand Friedrich Merz, le premier ministre britannique Keir Starmer est à Pékin pour réchauffer les relations avec la Chine, au moment où l'Amérique trumpiste se détourne - voire se retourne contre ses alliés historiques. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Reportage International
    Comment le conflit en Ukraine change la société et l'économie de la région d'Irkoutsk

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 2:47


    Près de quatre ans après que Vladimir Poutine a envoyé ses soldats en Ukraine, la nouvelle donne en Russie se précise et s'installe. Ascenseur social pour certains vétérans, la guerre fait aussi sentir ses effets sur les finances nationales et locales. C'est notamment le cas pour le budget 2026 de la région d'Irkoutsk, difficile à boucler. Au sommet d'une colline, une petite église aux bulbes dorés qui se découpent dans le ciel de neige. Un cercueil recouvert du drapeau russe franchit la sortie, pendant que le long du chemin, des femmes, chacune un drapeau à la main, l'escorte pour un hommage : c'est l'enterrement d'un soldat russe mort en Ukraine, annoncé dans la presse locale par le comité des mères de combattants. Quelques centaines de mètres plus bas, le long d'une voie rapide, un atelier de réparation de pneus. Entre les deux, en pente douce, une petite allée arborée, bordée de portraits de combattants décédés : on l'appelle ici « l'allée des héros ». « Je les connais presque tous personnellement », confie Artëm, lui-même vétéran de « l'opération spéciale ». « Il y en a un avec qui je me suis battu côte à côte. Il y en a qui étaient avec Wagner, et il y en a d'autres du ministère de la Défense. Leurs portraits ont été ajoutés à ceux morts au combat en Tchétchénie et en Afghanistan. » Artëm est le propriétaire d'un atelier de réparation, 20 mètres carrés à la sortie de Baïkalsk, une petite localité en déclin depuis une dizaine d'années et qui comptait 13 000 habitants au dernier décompte officiel de 2021. Une agglomération sur les rives du lac Baïkal dans laquelle « on ne trouve pas de travail décent », dit-il. Recruté par Evgueni Prigojine Entre les scies visseuses, marteaux, clous et pneus, Artëm accueille ses clients avec, dès l'entrée, le drapeau de Wagner déployé sur un pan de mur. « Certains posent des questions, d'autres ne reconnaissent même pas le drapeau ; pour eux, ce n'est qu'une image. Certains sont tout simplement trop loin de cette réalité. Pour moi, bien sûr, c'est le souvenir d'y avoir participé. Même si, avec le bout de métal que j'ai désormais à la place d'une partie du bras et de l'épaule, j'ai une mémoire pour toujours. » Artëm a été blessé lors de la bataille de Bakhmout en 2023, dans un bataillon d'assaut. « Certains clients m'embrassent et me félicitent », raconte-t-il, « mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Beaucoup de gens, je dirais à peu près 50 %, se fichent de savoir qu'il y a une guerre qui se déroule en ce moment. » À écouter dans Grand reportageSyndrome afghan : le pouvoir russe face à ses vétérans de la guerre d'Ukraine  Quant au fait que le groupe paramilitaire fondé par Evgueni Prigojine ait été sanctionné par les États-Unis et l'Union européenne ainsi que d'autres pays pour — notamment — crimes de guerre et activités déstabilisatrices en Ukraine, en Syrie et en Afrique, peu importe en Russie, tant le groupe s'est banalisé et même parfois romantisé dans certains esprits. Artëm, lui, a choisi Wagner plutôt que l'armée régulière en juin 2023 « parce que ses hommes y ont leur propre loi ». Artëm dit aussi avoir été à l'époque « épuisé mentalement » par sept années passées derrière les barreaux, sept d'une peine de dix ans pour « consommation de drogue », affirme-t-il. Les prisons russes sont réputées pour leur implacable brutalité, et celles de la région d'Irkoutsk, très nombreuses, ont été secouées en 2021 par un scandale de tortures et d'abus tels que le comité d'enquête, organe qui répond directement au Kremlin, s'en était officiellement saisi. Combattre en Ukraine : « Une deuxième chance dans sa vie » pour un prisonnier Au printemps 2023, alors qu'Artëm est derrière les barreaux, une rumeur traverse la prison « comme une radio interne », dit-il : les recruteurs de Wagner arrivent. C'est Evgueni Prigojine lui-même qui se présente. Le dirigeant du groupe paramilitaire est précédé par un bus d'Omon, les forces anti-émeutes, pour garantir l'ordre, et est arrivé dans la cour de la prison en hélicoptère, une arrivée « spectaculaire » se rappelle Artëm. Ses souvenirs sont très précis. Il décrit Prigojine qu'il surnomme « Oncle Génia » au milieu des prisonniers en cercle, posant les conditions du contrat, « ne cachant rien des pour et des contre ». Précisant aussi que n'étaient pas concernés pour le recrutement « les condamnés pour viol et pédophilie », dit Artëm, qui ajoute : « les orphelins étaient prioritaires ». À lire aussiRussie: après les funérailles, l'amertume des partisans d'Evgueni Prigojine  À 33 ans à l'époque, Artëm avait de toute façon déjà pris sa décision. « Il me restait encore beaucoup de temps à passer en prison et je n'en pouvais plus. Et pour moi, signer, c'était une deuxième chance, une chance de réparer ma vie, et il fallait la prendre. Quand on a traversé la guerre, on recommence sa vie à zéro, on est gracié par décret du président de la Fédération de Russie. On a un document officiel signé par Vladimir Poutine lui-même, qui dit qu'on est pardonné pour héroïsme et pour bravoure. C'est quelque chose qui encourage à signer. » Sorti de prison au terme de sa peine, Artëm sait qu'il aurait été en difficulté dans une société russe sans concessions pour les anciens « taulards ». Aujourd'hui, avec la somme généreuse que lui a versée Wagner pendant la guerre, Artëm a investi dans un commerce rentable. Il a aussi désormais un statut symbolique dans la société, tant les combattants sont glorifiés et présentés par le pouvoir comme des modèles à suivre, et rencontre régulièrement des gradés au sein de la société locale des vétérans. À lire aussiL'armée russe recrute aussi à la télévision  À 38 ans aujourd'hui, Alexander a lui signé à l'automne 2023 pour deux ans pour le ministère de la Défense. Sans prévenir sa famille ni ses amis, leur envoyant une simple photo de lui en uniforme. Pourquoi s'engager ? « C'est une question difficile », répond-il. Avant d'avancer que c'est la décision d'« un homme, un vrai ». C'est d'ailleurs un motif d'engagement régulièrement mis en avant par le ministère russe de la Défense dans ses spots de campagne de recrutement. Alexander affirme aussi avoir voulu « voir ce qu'était la guerre ». Il refuse de parler de ce qu'il a fait et vu, « vous ne comprendriez rien », dit-il d'un air de défi ; et ne dit pas un mot de la blessure qui lui a valu de longs mois d'hospitalisation et une démobilisation au bout d'un an et demi. Avant de s'engager, cet ancien commandant d'une unité d'assaut dirigeait une entreprise de bâtiment de taille moyenne. De retour d'un long séjour à l'hôpital après les combats, avec essentiellement l'argent de son contrat et les indemnités pour blessure, il a construit puis ouvert en décembre un restaurant de grillades, « un rêve qu'il avait depuis plusieurs années » Quant au terrain pour le construire, Alexander a fait valoir ses droits auprès de l'administration locale : un décret de Vladimir Poutine accorde gratuitement un terrain à tous ceux décorés, comme lui, de l'ordre du Courage. Il est normalement dédié à la construction de la résidence principale, mais, dit Alexander avec un sourire en coin, « avec moi, l'administration locale regarde ailleurs ». La valeur du terrain est estimée à 1,5 million de roubles, presque 20 000 euros au cours actuel. Une somme particulièrement difficile à emprunter dans une Russie où le taux directeur de la Banque centrale est à 16%. La région ne se contente pas d'appliquer les décisions du pouvoir central. Par décret régional signé le 30 décembre dernier, elle a augmenté la prime de signature d'un contrat pour aller se battre en Ukraine aux volontaires résidant dans la région à 1,4 million de roubles (près de 17 000 euros au cours actuel), allant jusqu'à 2,4 millions (près de 30 000 euros) si le contrat est signé entre le 1ᵉʳ et le 31 janvier. Nombreuses prisons et tradition militaire, double vivier de recrutement Soldats de métier, mobilisés ou volontaires, dans la région d'Irkoutsk, ils sont nombreux à être partis pour l'Ukraine, mais les chiffres précis sont inconnus : ils sont classés secret défense. Les indices d'un large engagement sont cependant nombreux. « Dans presque chaque famille, il y a des gens qui connaissent quelqu'un lié d'une manière ou d'une autre à la guerre. Ou ils ont des amis qui se sont battus, qui sont en quelque sorte impliqués », explique Alexey Petrov, historien local, désigné agent de l'étranger en 2021. « Et parce que beaucoup de Sibériens se battent là-bas [en Ukraine, NDLR], Irkoutsk se classe parmi les plus gros contributeurs régionaux en termes de montant d'argent collecté pour la guerre, mais aussi en termes d'aide directe aux soldats, sans doute la première sur les dix régions de Sibérie. Toutes les organisations et fondations qui y sont liées sont très actives ici, envoient constamment de l'aide, des cadeaux pour la nouvelle année, des cartes, toutes sortes de choses ». Les nombreuses prisons, vivier de recrutement, y sont évidemment pour quelque chose — deux ont déjà été fermées en presque quatre ans de conflit, et il en reste 21. L'argent, évidemment, aussi : « Hier, vous étiez conducteur de tracteur, et aujourd'hui, vous êtes conducteur de camion sur le front. Et vous gagnerez cinq fois plus », dit Alexey Petrov. Mais l'histoire régionale joue aussi un rôle décisif, explique-t-il, et elle prend ses racines sous l'Union soviétique : « Irkoutsk était le centre du district militaire sibérien jusqu'en 1953, date de la mort de Staline. Toutes les troupes stationnées sur le front de l'Est ont été formées ici. Le défilé de la Victoire de 1945 dans la ville chinoise de Harbin [défilé militaire solennel de troupes de l'Armée rouge soviétique le 16 septembre 1945, NDLR] était dirigé par le général Beloborodov, originaire d'Irkoutsk. Jusqu'à sa fermeture en 2011, nous avions une très grande école, l'École d'aviation militaire d'Irkoutsk. Et il y a des dizaines de milliers de soldats qui se sont toujours entraînés ici. » Rare alerte budgétaire L'attaque de drones ukrainiens le 1er juin dernier, à plus de 4 000 kilomètres de la ligne de front, a, elle, marqué les esprits. Kiev a affirmé avoir visé la base aérienne stratégique de Belaïa, à une quinzaine de kilomètres d'Irkoutsk, une cible non confirmée par la Russie. Le gouverneur de la région a évoqué une unité militaire stationnée dans un village. Mais ce dont on parle le plus facilement à Irkoutsk cet hiver, c'est de la hausse des prix, manifeste partout en Russie. Le budget 2025 de la région, qui a été si difficile à boucler, a aussi suscité des réactions. Selon le journal Védomosti, daté du 25 novembre dernier, les plus larges déficits régionaux en valeur absolue sur les 89 régions que compte le territoire national concernaient deux régions de Sibérie : celle de Kemerovo (-43.9 milliards de roubles) et Irkoutsk (-41.1 milliards de roubles). À lire aussiLe charbon russe connaît sa pire crise depuis trente ans  Kemerovo, au sud, est une région industrielle réputée pour être en crise depuis deux ans, car elle dépend d'une filière charbon qui ne trouve plus de débouchés. Pour expliquer les difficultés de celle d'Irkoutsk, Nadejda Grosheva, docteur en économie, directeur de la Baikal International Business School de l'université d'État d'Irkoutsk, et membre du Conseil stratégique de la région d'Irkoutsk, avance par exemple qu'en Russie, les entreprises paient leurs impôts sur le lieu de leur siège. « Si vous avez une société enregistrée à Moscou, l'impôt sur les bénéfices est payé à Moscou. Ils sont tous intégrés verticalement. » De nombreuses grandes entreprises comme Gazprom ou Rosneft opèrent en effet dans la région. Chute libre des investissements dans les infrastructures Face à la grogne suscitée par certains paiements publics en retard cet automne et au début de l'hiver, et notamment le salaire des professeurs, le gouverneur Igor Kobzev, lui, a notamment expliqué dans la presse locale la baisse des recettes de cette manière : « Des signes avant-coureurs sont apparus en 2024, car nous sommes une région tournée vers l'exportation avec des produits à forte valeur ajoutée qui représentent la part du lion du budget. » Derrière cet euphémisme, cette réalité : le budget de la région est fortement dépendant des impôts des entreprises des secteurs de l'aluminium, du diamant et du gaz, des secteurs tous sous sanctions occidentales depuis la guerre en Ukraine. Autrement dit : si le budget de la région souffre, c'est que les recettes de ces entreprises ont baissé. La région dispose bien d'un gisement de gaz, le gisement de Kavytkinskoye, qui doit être exploité pour le gazoduc « Force de Sibérie 2 », pour fournir la Chine. Mais le projet tarde toujours à se concrétiser. De quoi faire monter dans une partie de la population une question sensible sur le contrat social et la répartition des efforts. Dimitri et Oleg, deux habitants de la région qui ont demandé à rester anonymes, ont effleuré ce sujet tabou au micro de RFI. « Il y a un déséquilibre qui est en train d'apparaître au sein de la population », a avancé Oleg. « Parce que, si on compare de manière relative, les participants à l'opération spéciale reçoivent beaucoup d'argent, tandis que les travailleurs du secteur public reçoivent des kopecks. Et ce déséquilibre n'apporte rien de bon ».  Dimitri a tiqué et avancé : « Combattre est un métier dangereux. C'est pour ça qu'il est si bien payé. » Oleg s'est contenté de répondre : « Je comprends pourquoi ceux qui sont à l'opération spéciale gagnent beaucoup d'argent. Je dis juste que ceux qui sont restés ici, ceux qui élèvent de jeunes enfants notamment, ne reçoivent pas beaucoup d'argent. C'est un déséquilibre qui est en train de naître, je n'ai rien de plus à dire. » Fin de l'échange. On n'est jamais trop prudents. Le gouverneur a promis de ne pas couper dans les dépenses sociales, mais la région a dû prendre un prêt pour boucler son budget 2025. Il a aussi annoncé un grand coup de frein pour l'investissement dans les infrastructures. En 2026, les financements passeront dans ce domaine de 18 milliards de roubles en 2025 à 4,3 milliards. Et encore, ce montant sera dépensé essentiellement dans les projets éligibles à un cofinancement fédéral. Tous les autres projets de construction et de réparation seront suspendus ou mis en sommeil. Cela concerne notamment les écoles et les centres sportifs.

    Le Cours de l'histoire
    Les États-Unis et leurs voisins, de l'impérialisme en Amérique : États-Unis/Mexique, une frontière dans tous ses États

    Le Cours de l'histoire

    Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 58:48


    durée : 00:58:48 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Au début du 19ᵉ siècle, les États-Unis forment une jeune nation ambitieuse. Pourtant, le chemin jusqu'à l'océan Pacifique est encore long. Dans les années 1820, l'empire colonial espagnol, puis le Mexique, s'étendent sur toute la partie ouest du continent nord-américain. - réalisation : Thomas Beau, Laurence Millet - invités : Augustin Habran Maître de conférences en histoire et civilisations des États-Unis à l'Université d'Orléans; Emmanuelle Perez Tisserant Maîtresse de conférences en histoire à l'Université Toulouse - Jean Jaurès

    Simple Cafeine
    quand la batterie sociale est vide [REPOST]

    Simple Cafeine

    Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 34:52


    Qui ne s'est jamais senti.e vidé.e, lessivé.e après une interaction sociale ? Que ce soit au travail, avec une amie ou un membre de la famille, nos interactions sociales nous prennent de l'énergie. Parfois, j'arrive à gérer, mais parfois, je rentre chez moi et j'ai besoin de 2h dans ma bulle, à rien faire, pour me recharger. J'ai pas toujours fait le lien entre les deux. Et c'est seulement récemment que je me suis rendue compte que c'était du à ma batterie sociale.Alors aujourd'hui on en parle : comment l'aborder ? Comment connaître sa batterie sociale ? Ses limites ? Est-ce qu'on a la même batterie que nos proches ? Pourquoi certaines personnes nous prennent plus d'énergie que d'autres ?J'espère que cet épisode vous permettra de mieux vous connaître et de mieux connaitre vos proches également,On se retrouve sur @simplecafeine ou mon compte perso @leajplf ?J'ai hate de te lire!Bienveillance,S&S,Léa ✨

    Le journal de 18h00
    Aux États-Unis, l'ICE et ses méthodes sous le feu des critiques des élus démocrates comme républicains

    Le journal de 18h00

    Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 10:29


    durée : 00:10:29 - Journal de 18h - La mort d'Alex Pretti, infirmier de 37 ans, tué samedi par des agents de la police fédérale de l'immigration à Minneapolis, suscite la colère et l'indignation jusque dans les rangs républicains. - invités : Romuald Sciora Essayiste et politologue franco-américain, chercheur associé à l'IRIS

    La marche du monde
    Radio Totchka, mémoire sonore du communisme (Épisode 1)

    La marche du monde

    Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 48:29


    Radio Totchka ! J'imagine que tout comme moi, vous n'en avez jamais entendu parler… et pourtant, ce petit poste de radio a accompagné la vie quotidienne de millions de femmes, d'hommes et d'enfants qui ont grandi dans ce que l'on appelait à l'époque le bloc de l'Est. Que ce soit en Union Soviétique ou dans les pays communistes comme la Bulgarie située en Europe du sud-est, dans les Balkans.  À partir de 1947, la Bulgarie s'est massivement équipée en matériel de diffusion radiophonique, sous l'influence de l'Union Soviétique, c'est ainsi qu'apparait radiotočka, ce qui signifie littéralement point radio. Une radio que l'on ne pouvait pas éteindre et dont on ne pouvait pas changer la station. Radio Totchka était présente dans toutes les cuisines des habitations bulgares, ainsi que dans l'espace public, pour diffuser des émissions nationales et des programmes locaux, entre information et propagande. Dans ce premier épisode, nous partons en Bulgarie à la recherche de Radio Totchka avec pour guide l'ethnologue Olivier Givre et le créateur sonore Raphaël Cordray. Que reste-t-il de radiotočka ? Quelle était sa portée auprès des gens ? De quoi est faite la mémoire sonore du communisme en Bulgarie ? La Bulgarie a été occupée par l'Union soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale, de 1944 à 1947, et devient République Populaire de Bulgarie dès 1946 avec une nouvelle constitution ratifiée fin 1947, calquée sur la constitution soviétique de 1936. Parti communiste unique et répression des opposants dominent la vie politique de la République Populaire de Bulgarie jusqu'à la chute du Mur de Berlin en 1989 suivi de l'effondrement de l'URSS en 1991… c'est alors que le pays change de nom et devient la Bulgarie, membre de l'Union européenne depuis 2007 et de la zone euro depuis 2026 ! Olivier Givre est maître de conférences en Anthropologie à l'Université Lumière Lyon 2 depuis 2007. Ses travaux concernent principalement l'Europe orientale et les Balkans, et portent sur trois thématiques : les processus patrimoniaux et mémoriels, les dynamiques frontalières et transfrontalières, les recompositions rituelles et religieuses. Plus récemment, il engage une série de travaux sur les approches sensorielles et la recherche-création. Membre de l'Institut Universitaire de France Anthropologie à Lyon2 Nouvelles Écritures de l'Anthropologie Dernière publication : Collectif Balkabas, Les Balkans en transformation. Quatre variations : pancarte, passeport, argent, maison, Collection Meydan, Editions Karthala, Paris, 2025 Vous pouvez écouter en intégralité les trois premiers épisodes de la série ici : À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 1 : Comment ça, tu ne connais pas radiotočka ? À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 2 : Radiotočka habitait dans ma cuisine À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 3 : Les fantômes de radiotočka.

    Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience
    Apaiser son système nerveux grâce à la mélisse avec le Dr Jean-Christophe Charrié

    Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience

    Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 24:16


    Série Routines & Rituels : Ma santé au naturel en compagnie du Dr Jean-Christophe Charrié. En quoi la mélisse est-elle l'une des plantes les plus efficaces pour apaiser le système nerveux ? Sous quelle forme la prendre ? Quels sont tous ses bienfaits ? Le Dr Jean-Christophe Charrié et Anne Ghesquière partent à la rencontre de la mélisse pour en décrypter ses vertus.Bienvenue dans la 7e série de [ROUTINES & RITUELS : Ma santé au naturel] avec le Dr Jean-Christophe Charrié médecin généraliste, expert et enseignant en endobiogénie, co-fondateur de l'IEMPI, l'Institut d'endobiogénie et auteur de nombreux livres best-seller sur la santé au naturel. Pendant 5 semaines, le Dr Jean-Christophe Charrié et Anne Ghesquière discutent, chaque vendredi, de remèdes naturels à travers cinq plantes incontournables pour booster sa santé physique et mentale, surtout en cette période hivernale ! ATTENTION : Cette série ne remplace bien évidemment pas un rendez-vous avec votre médecin. Pour les plantes trouvables en Europe dans la nature : nous vous rappelons que la cueillette sauvage comporte des risques. Il est indispensable d'être sûr à 100 % avant de consommer une plante, quelle qu'elle soit.Une citation avec le Dr Jean-Christophe Charrié :"La mélisse, au sens thérapeutique, est une plante qu'on devrait tous avoir chez nous."À réécouter :Le curcuma au quotidien : bienfaits, usages et précautions Apaiser son stress naturellement avec l'aubépineFatigue, digestion, circulation : les bienfaits du gingembre avec le Dr Jean-Christophe CharriéRecevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook & TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcast / Spotify / Deezer / CastBox / YoutubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec le Dr Jean-Christophe Charrié :00:00Introduction02:15 La mélisse des Carmes05:29 La tarte à la mélisse06:20 Quand prendre de la mélisse07:36 L'association avec la garance10:03 Sous quelle forme ?11:17 La synergie avec la passiflore12:59 Ses propriétés digestives14:10 Son impact sur le système alpha-sympathique15:31 La mélisse pour apaiser les règles21:58 Les contre-indicationsAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    True Story
    Le sombre destin de Patricia Hearst : l'otage devenue terroriste (1/2)

    True Story

    Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 16:02


    [REDIFFUSION] Bienvenue dans Les Fabuleux Destins, le podcast qui vous plonge au cœur d'histoires vraies, étonnantes… et souvent troublantes.Cette semaine, nous explorons les vies de deux personnalités dont le destin a basculé dans l'ombre. D'un côté, Robert Durst : héritier de l'un des plus grands empires immobiliers des États-Unis. Derrière l'image du riche homme d'affaires se cache un être instable, dont la folie a conduit à une série de meurtres glaçants. De l'autre, Patricia Hearst : fille d'un magnat de la presse, jeune femme promise à une existence dorée. Mais son enlèvement par un groupe révolutionnaire d'extrême gauche va bouleverser sa vie. Victime ou complice ? Son histoire continue de diviser l'opinion. Deux destins hors du commun, deux trajectoires où richesse et privilèges n'ont pas empêché la dérive vers le crime et la radicalité. Patricia Hearst : l'otage devenue terroriste En 1974, Patricia Hearst, héritière d'une des familles les plus riches des États-Unis, est enlevée par un groupuscule armé d'extrême gauche : l'Armée de Libération Symbionaise. Très vite, ses ravisseurs l'obligent à enregistrer des cassettes diffusées aux médias, réclamant une rançon sous forme de distributions massives de nourriture aux plus pauvres de Californie. Mais alors que le pays tout entier suit cette affaire hors normes, le ton de Patricia change peu à peu. Ses paroles deviennent plus dures, plus politiques, jusqu'à ce qu'elle affirme avoir rejoint la cause de ses ravisseurs… Un podcast Bababam Originals Ecriture : Clément Prévaux Production : Bababam Voix : Florian Bayoux Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

    Les Nuits de France Culture
    La chevelure et ses feux

    Les Nuits de France Culture

    Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 75:45


    durée : 01:15:45 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - En janvier 1978, l'émission "Les Nuits magnétiques" apparait sur les ondes de France Culture. Parmi les nouvelles émissions programmées dans ce nouvel espace de création radiophonique, la productrice Jacqueline N'Guyen y démêle les ondulations mythologiques du cheveu. - réalisation : Emily Vallat

    Grand bien vous fasse !
    Blanquette, tajine, pot-au-feu : comment réussir ses plats mijotés ?

    Grand bien vous fasse !

    Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 51:54


    durée : 00:51:54 - Grand bien vous fasse ! - par : Ali Rebeihi - Ce matin avec le magazine Elle à Table, comment réussir sa blanquette, son tajine, son baeckeoffe ou son cassoulet : des plats mijotés riches et réconfortants… Quelles astuces pour les réussir à coup sûr et les pièges à éviter ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Un jour dans le monde
    Au Venezuela, Washington verse à Caracas ses premiers revenus pétroliers

    Un jour dans le monde

    Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 3:38


    durée : 00:03:38 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Selon la présidente par intérim Dulcy Rodriguez, la présidente par intérim, a expliqué que les Etats-Unis avaient versé 300 millions de dollars au Venezuela. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    InterNational
    Au Venezuela, Washington verse à Caracas ses premiers revenus pétroliers

    InterNational

    Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 3:38


    durée : 00:03:38 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Selon la présidente par intérim Dulcy Rodriguez, la présidente par intérim, a expliqué que les Etats-Unis avaient versé 300 millions de dollars au Venezuela. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Le Super Daily
    La marque “Amérique” a-t-elle encore de la valeur ?

    Le Super Daily

    Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 22:07


    Épisode 1422 : On a grandi dans un monde où ‘Made in USA' = cool, liberté, pop culture, iPhone, Netflix… et on se demande aujourd'hui si ce capital culturel tient encore à l'ère des boycotts, de la polarisation et de la multipolarité culturelle , que vaut encore la promesse de l'américain Way of Life ? Pendant des années, l'American Way of Life a été utilisé comme un amplificateur de cool ou de modernité. Ses grands espaces, son culte du héros qui se fait seul… Un imaginaire de liberté facilement identifiable qui a façonné la culture populaire des années 90 à 2010.Pendant plus de 20 ans, la marque Amérique aura servie de réservoir culturel pour les publicitaires et marketeurs français et européens.Mais voilà, l'Amérique traverse une crise identitaire profonde qui redéfinit son statut de superpuissance culturelle. Entre 2015 et 2026, le soft power américain a subi une érosion spectaculaire, dans la perception qu'en ont les populations, particulièrement en Europe et en France. La marque Amérique a-t-elle encore de la valeur ? C'est le fdébat de cet épisode.La marque Amérique en chute libre dans le Le Global Soft Power IndexLe Global Soft Power Index est un classement mondial qui mesure l'influence et l'attractivité des pays à travers leur « soft power », c'est‑à‑dire leur capacité à convaincre et séduire plutôt qu'à contraindre. Les États-Unis ont perdu 10 positions au classement "People & Values" (désormais 36e), et se classent 124e pays mondial pour l'attribut "friendly". —Trump : catalyseur d'une rupture historiqueSi l'érosion du soft power américain précède le trumpisme, les 2 mandats de Donald Trump accélèrent l'effondrement.En France c'est un véritable carnageLa perception des États-Unis en France subit dégradation spectaculaire. Passage de 65% de sympathie en 2010 à 42% de Français qui considèrent les USA comme un pays ennemi en janvier 2026.—Quand "Made in USA" devient un handicapL'érosion du soft power américain se traduit par un phénomène commercial inédit : être identifié comme une marque américaine constitue désormais un handicap compétitif sur les marchés internationaux. L'étude Brand America 2025 d'Ipsos, menée sur 10 pays, révèle que les marques perçues comme "américaines" subissent une chute moyenne de 20 points à la fois en intention d'achat et en confiance par rapport aux marques perçues comme "internationales" ou "locales".Pour les marques françaises : le « bien de chez nous » remplace « l'american Way of Life »Les marques françaises qui ont longtemps sur-performé en jouant la carte “American Way of Life” sont en train de re-framer leur image sur le registre “bien de chez nous” / “made in France”.Harrys : du “pain américain” au “blé français”Harrys c'est une marque française, née à Châteauroux dans les années 1960. A son lancement Harrys met sur le marché l'“American Bread”, “premier pain de mie américain en France”, puis l'“American Sandwich” censé reproduire les pains consommés sur la base militaire US locale.—American Vintage change son narratif et joue la carte Art de vivre du Sud de la France American Vintage, c'est le cas parfait de la marque qui part d'un imaginaire “American way of life” pour finir par incarner… un art de vivre très sud de la France.American Vintage a été créée à Marseille en 2005 par Michaël Azoulay, American Vintage naît d'un retour de voyage aux États et le nom est un hommage direct à ces voyages et à l'esthétique US vintage.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Un jour dans le monde
    L'Iran convertit une partie de ses réserves en cryptommaie

    Un jour dans le monde

    Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 3:44


    durée : 00:03:44 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Une société spécialisée dans les cryptomonnaies a enregistré « un processus d'accumulation systématique » de cette monnaie hybride par la banque centrale iranienne alors que la population subit une très forte répression. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Revue de presse Afrique
    À la Une: l'extradition du lieutenant-colonel Damiba

    Revue de presse Afrique

    Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 4:28


    « 72 heures de spéculations, de faux scoops et de rumeurs sur l'extradition de l'ex-président de la Transition du Burkina Paul-Henri Sandaogo Damiba. Et finalement, constate Aujourd'hui à Ouagadougou, l'info avérée tombe du côté de Lomé : l'illustre exilé renversé le 30 septembre 2022 a été remis au Burkina par le Togo sur requête des autorités burkinabè ». Commentaire du quotidien ouagalais : « le Togo reste fidèle à ses valeurs d'accueil humanitaire pour contribuer à la paix chez ses voisins mais il ne veut pas faire de son territoire un centre de déstabilisation contre ses mêmes voisins ! L'hôte Damiba, par ses implications supposées dans de multiples tentatives de déstabilisation dénoncées par Ouagadougou, semble avoir gravement porté atteinte au sacro-saint principe de neutralité attendu de tout exilé politique fut-il ancien chef d'Etat galonné ! Le Togo prévient ainsi tous les exilés politiques que le temps de l'impunité est révolu ! Accueil et humaniste oui mais déstabilisation Non ! »  Le Togo a cédé Finalement, l'ex-officier putschiste a donc bien été lâché par les autorités togolaises… Jeune Afrique nous dévoile les dessous de cette extradition : « Lomé a reçu une demande d'extradition le 12 janvier, avec une accusation "de détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite, corruption, incitation à la commission de délits et crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux". Paul-Henri Sandaogo Damiba a été arrêté 4 jours plus tard, le 16 janvier, puis écroué. Le même jour, la chambre d'instruction de la Cour d'appel de Lomé donnait un avis favorable à son extradition. Les autorités togolaises, précise encore Jeune Afrique, disent aussi avoir reçu l'assurance que Paul-Henri Sandagogo Damiba aurait droit à "un procès équitable" et qu'il n'y aurait pas de "peine de mort", bien que la peine capitale ait été rétablie au Burkina Faso en décembre dernier ». Accusations et interrogations Alors, complète Afrik.com, « cette arrestation s'inscrit dans la continuité des accusations portées par le régime du capitaine Ibrahim Traoré contre son prédécesseur. Depuis plusieurs mois, le pouvoir burkinabè affirme avoir déjoué différents projets de coup d'État, dont le plus récent aurait été planifié début janvier. (…) Dans ce scénario présenté par Ouagadougou, Paul-Henri Sandaogo Damiba est désigné comme le principal instigateur présumé. Il lui est reproché d'avoir orchestré la planification des opérations, recherché des financements et établi des réseaux mêlant militaires et civils. Toujours selon les autorités burkinabè, poursuit Afrik.com, des fonds auraient transité depuis l'étranger, notamment depuis la Côte d'Ivoire, afin de soutenir logistiquement cette entreprise. Des arrestations ont été opérées au Burkina Faso et des témoignages filmés de suspects ont été diffusés, alimentant le discours officiel sur l'ampleur de la menace. Cependant, relève encore le site panafricain, l'absence de communication judiciaire indépendante et la diffusion d'"aveux" filmés soulèvent des interrogations au sein de la société civile et parmi certains observateurs internationaux. Plusieurs analystes rappellent que le Burkina Faso traverse une phase de forte crispation politique, où la lutte contre l'insécurité et la consolidation du pouvoir militaire s'accompagnent d'un contrôle strict de l'information. À ce stade, rappelle Afrik.com, aucun procès public n'a été annoncé et aucun document officiel ne détaille précisément les charges retenues contre l'ancien président de la Transition. L'implication présumée de pays voisins dans cette affaire ajoute une dimension diplomatique sensible ». Eteindre toute contestation Le Monde Afrique rappelle le contexte politique actuel au Burkina Faso : « le 1er avril dernier, le chef de la junte, le capitaine Traoré, – qui s'est attribué, en mai 2024, sans élection, un mandat présidentiel jusqu'en juillet 2029 – a solennellement proclamé l'instauration de la "révolution progressiste et populaire" au Burkina Faso. "Nous ne sommes pas dans une démocratie", avait-il dit alors. "ous sommes bien en révolution". De fait, poursuit Le Monde Afrique, le capitaine Traoré a éteint toutes les voix dissidentes, civiles comme militaires. Ses opposants, mais aussi des membres de leurs familles, sont arrêtés (et parfois torturés) ou contraints à l'exil. Certains disparaissent pendant des mois, voire des années, sans que leurs proches n'aient aucune nouvelle. De quoi faire dire à ses détracteurs que le Burkina Faso, "le pays des hommes intègres", n'est plus celui qui il y a peu encore était loué pour la vitalité de sa société civile et de sa presse indépendante ». Enfin, ce commentaire du Point Afrique : la junte burkinabé « gouverne par la peur pour masquer le vide. Au lieu de s'attaquer aux racines du problème, qui ont pour nom corruption endémique, sous-équipement des forces armées, alliances douteuses avec des milices locales, la junte préfère désigner des boucs émissaires ».

    InterNational
    L'Iran convertit une partie de ses réserves en cryptommaie

    InterNational

    Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 3:44


    durée : 00:03:44 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Une société spécialisée dans les cryptomonnaies a enregistré « un processus d'accumulation systématique » de cette monnaie hybride par la banque centrale iranienne alors que la population subit une très forte répression. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Satellite Stories
    Difference Makers: Satellite Design with Valvanera

    Satellite Stories

    Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 13:41


    Have you ever been curious on where they even begin designing a satellite, let alone how an earth it's launched into space?Well, having spent more than 15 years working for SES, Valvanera Moreno, director of GEO space systems at SES really is someone who has been at the forefront of some of the biggest news in SES AND our industry.Find out more about this new chapter for SES and Intelsat: www.ses.comSatellite Stories podcast is presented by Kristina Smith-Meyer, SES content creative and development manager, Global Marketing Communications

    L'heure du crime
    L'INTÉGRALE - Marie-Thérèse Bonfanti : le procès interdit

    L'heure du crime

    Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 45:28


    Marie-Thérèse Bonfanti, 25 ans, mère de deux jeunes enfants. Le 22 mai 1986, elle disparaît en plein jour dans une petite ville de Savoie. Ses proches vont rechercher sa trace pendant 36 ans, jusqu'à ce qu'un homme, Yves Chatain, avoue, mais ce suspect de la première heure ne sera jamais jugé. Affaire prescrite dit la justice. Une deuxième mort pour la famille. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    L'heure du crime
    L'ENQUÊTE - Marie-Thérèse Bonfanti : le suspect numéro sera-t-il un jour jugé ?

    L'heure du crime

    Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 14:29


    Marie-Thérèse Bonfanti, 25 ans, mère de deux jeunes enfants. Le 22 mai 1986, elle disparaît en plein jour dans une petite ville de Savoie. Ses proches vont rechercher sa trace pendant 36 ans, jusqu'à ce qu'un homme, Yves Chatain, avoue, mais ce suspect de la première heure ne sera jamais jugé. Affaire prescrite dit la justice. Une deuxième mort pour la famille. Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Grand reportage
    Interventionnisme, aide coupée, manipulation: le nouveau visage de la politique de Trump en Afrique

    Grand reportage

    Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 19:30


    Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l'international. En Afrique, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d'une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « Hands Off Venezuela », ‘Ne touchez pas au Venezuela.' » « Il s'agit d'une manifestation d'urgence, explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, organisée par diverses organisations de la société civile sud-africaine, des partis politiques ainsi que des syndicats. Aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est attaqué, demain, nous craignons que ce soit l'Afrique du Sud ! » Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. « À l'heure actuelle, tonne-t-il, les États-Unis font ce qui leur plait ! Il est regrettable qu'ils soient autorisés à le faire et que certains pays dans le monde n'aient pas réagi de manière appropriée... Nous refusons de vivre dans un monde monolithique dans lequel les États-Unis nous imposent une forme extrême de capitalisme de droite et de conservatisme, sans quoi ils ne nous considèrent ! » Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s'installent. La présidence somalienne prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l'intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l'ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s'exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « De tels développements représentent des défis sérieux, non seulement par rapport à la stabilité interne du Venezuela, mais aussi parce qu'ils soulignent l'impératif de sauvegarder, plus largement, la paix et la sécurité de la région. Le A3 demeure ferme dans son engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international, y compris le respect total de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États, tels qu'inscrits dans la charte des Nations unies, dans l'intérêt de la stabilité régionale et de la paix internationale. » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le Ghana, la Namibie, l'Union africaine ou l'Alliance des États du Sahel. Interventionnisme décomplexé  Le cas vénézuélien est devenu emblématique d'un interventionnisme décomplexé. Et l'Afrique est d'autant plus concernée par cette politique de puissance qu'elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l'organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l'année, c'est le Nigeria qui fait l'objet d'une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l'existence d'un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser l'État islamique sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d'année 2026, certains sur place s'interrogent encore sur les motivations réelles de l'intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l'histoire sociale à l'Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « Avec ce qu'il s'est passé au Venezuela, explique-t-il, les gens ont l'impression que les Américains peuvent prendre n'importe quel prétexte, comme par exemple cette histoire de persécutions religieuses, que n'importe quoi peut servir de justification pour que les Américains s'emparent des ressources d'un endroit. Donc, les gens ont peur, ils craignent que ce soit juste une étape, ils perdent confiance dans l'idée d'une démocratie américaine qui respecterait les droits humains, ou qui les défendrait ». Le Grand invité AfriqueOusmane Ndiaye: «L'Afrique subit déjà la brutalité de Trump» L'inquiétude est d'autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s'émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L'exemple nigérian n'est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est érigé en défenseur des fermiers blancs qu'il considère victimes d'un « génocide » en Afrique du Sud. Cette affirmation ne s'appuie pourtant sur aucun fait. « Il nous ramène dans notre passé ! » Se rendre dans une ferme au nord de Pretoria aide à s'en rendre compte. Ici on élève des poulets et l'on produit des choux ou des poivrons. Le Dr. Ethel Zulu est nutritionniste de formation. Il y a une dizaine d'années, elle a choisi de devenir agricultrice, elle est aujourd'hui à la tête d'une propriété d'une vingtaine d'hectares. Le crime en milieu rural, raconte-t-elle, touche aussi (et surtout) la communauté noire. Elle en a elle-même été victime. « Avant, explique-t-elle, nous occupions notre maison entièrement, mais nous avons décidé d'y installer aussi certains de nos employés, pour ne pas être seules ma fille et moi. Comme ça on se sent un peu plus en sécurité. Vous savez, cette question de la sécurité dans les fermes est un problème qui touche toute la communauté agricole, ce n'est pas du tout un problème racial mais bien un problème national. » Sa réaction aux propos du président américain, à ses affirmations sur une communauté blanche prise pour cible et l'existence d'un « génocide » ? « Cet homme est raciste, c'est tout ! Parce que les incidents que subissent les agriculteurs noirs dans leurs exploitations, comme moi, personne n'en a parlé. Nous venons par exemple de perdre un cadre de notre coopérative - AFASA. Le 26 décembre 2025, ils sont entrés armés chez lui, lui ont dérobé tout son argent, puis l'ont tué ! Et on nous dit que les agriculteurs blancs sont plus vulnérables que les agriculteurs noirs ? Ce sont des mensonges, des absurdités, nous sommes tous des cibles ! D'une certaine manière, ces propos divisent le pays en raison de notre histoire. Nous essayons d'aller de l'avant, et lui, il nous ramène dans notre passé ! » Ethel Zulu sort son téléphone et ouvre WhatsApp. Apparaissent alors de nombreux groupes communautaires, symbole de l'entraide entre voisins. « Tous les membres sont des agriculteurs du coin… Là, c'est notre équipe d'urgence… » Dans ces groupes, les noms Afrikaners, de la minorité blanche, se mêlent aux noms africains. Illustration d'une communauté d'agriculteurs soudée, victime de la même criminalité, parce qu'isolée en milieu rural, loin des postes de police.  « Not in our name » De l'autre côté de l'Atlantique, malgré le rappel des faits et de la réalité de terrain, Donald Trump persiste. Le documentaliste Louis Gaigher et plusieurs dizaines d'Afrikaners ont co-signé une lettre ouverte dans la presse sud-africaine, « Not in our name », 'Pas en notre nom'. Une réponse aux propos américains. « Je pense que ce qu'il fait ici, ou plutôt le genre de rhétorique qu'il utilise, relève complètement de la suprématie blanche. Je trouve cela extrêmement opportuniste. Je ne peux parler qu'en mon nom, je refuse qu'on me présente comme un réfugié ou quelqu'un qui souffre à cause du gouvernement postapartheid et de la démocratie. »  En Afrique du Sud, 35 ans après la fin de l'Apartheid, la minorité blanche est encore très puissante économiquement et politiquement. Elle détient une grande majorité des terres du pays. Si la Nation arc-en-ciel est confrontée à bien des défis, Louis Gaigher et les autres signataires de cette tribune, refusent d'être « des pions dans les guerres culturelles américaines ». « L'administration américaine attaque notre politique de redistribution des terres. Mais ici nous avons l'État de droit qui doit toujours être protégé. Et c'est complètement ridicule que les Américains se plaignent de notre loi sur l'expropriation sans compensation ​alors qu'ils font précisément la même chose, et de manière très violente, avec le Venezuela, ou encore avec leurs projets pour le Groenland ! » Les cas nigérian et sud-africain viennent en tout cas confirmer que la manipulation décomplexée de la réalité est l'un des piliers de la gouvernance trumpienne. « Ce que Donald Trump a fait, c'est qu'il a reconfiguré ce que nous considérions comme ‘la vérité', analyse Trust Matsilele, maître de conférences à l'Université de Birmingham. La vérité ou les faits sont maintenant des concepts fragiles. À partir du moment où ils ne servent plus ses intérêts, ils peuvent être contestés ou rejetés. C'est ce qu'on pourrait appeler une ‘politisation de la vérité'. Certaines des choses qui avaient été vues comme des vérités établies sont remises en cause : le changement climatique, les concepts de démocratie et d'État de droit. Tout cela a été bousculé par la vision du monde de Donald Trump ». Le chercheur s'arrête sur les risques que fait courir un tel comportement : « La vérité doit être la vérité, quelle que soit votre position. À partir du moment où vous commencez à politiser tout cela, on bascule de la vérité objective à la propagande, la mésinformation, la désinformation et les fake news… » Des opinions publiques africaines partagées À Kinshasa, dans le quartier commerçant de la Gombe, la circulation est encore timide et les embouteillages n'ont pas encore fait leur apparition, ce matin-là. Les Kinois sont déjà sur le chemin du travail. Certains, comme Jacquemain, disent la crainte que leur inspire désormais Trump, en dépit de son engagement en faveur du processus de paix en République démocratique du Congo. « Auparavant, quand il était arrivé au pouvoir, on pensait qu'il allait faire de bonnes choses, surtout pour notre pays la RDC. On pensait que c'était dans notre intérêt, la population congolaise. Mais maintenant, quand on constate la politique qu'il est en train d'amener dans le monde, on se demande : est-ce que ce n'est pas par intérêt pour nos minerais ? On a ensuite vu ce qu'il s'est passé au Venezuela, et puis ça n'est pas encore fini, on attend encore maintenant bientôt le Groenland et tout ça. On se demande : qu'est-ce qu'il se passe dans la tête de ce président-là ? » Patrick, lui aussi, déplore les coups portés à l'ordre international. « Quand il est venu, regrette-t-il, il a montré l'image de quelqu'un qui voulait la paix. Maintenant, on est en train de remarquer qu'il crée des problèmes. Apparemment, il ne respecte pas les lois internationales. Il y a eu la Deuxième Guerre mondiale. Après, les gens se sont réunis pour établir des lois qu'ils devraient respecter. Apparemment, ces lois, lui, ne lui disent rien. Il fait ce qu'il veut. Alors, ça fait craindre. » Cela provoque des débats également à Abidjan, en Côte d'Ivoire, comme entre ces étudiants en anglais rassemblés dans une salle d'université. Beaucoup admirent le président américain. « Il faut dire que c'est un gars bien, estime Daniel, il exerce un pouvoir très exécutif. Ses partisans valorisent son leadership et aussi sa manière de prendre des décisions… Quand il veut faire, il fait ». « Le monsieur il est simple, avance de son côté Emmanuella. Il te dit “fais ça”, tu ne fais pas ça, il te voit directement comme un ennemi… Pour diriger, il faut avoir de la poigne, on ne peut pas diriger avec les sentiments ». L'interventionnisme américain au Venezuela ou au Nigeria n'émeut pas Ange, qui n'a pas 20 ans. Il voit Trump comme un modèle à suivre et approuve sa posture envers les États africains : « C'est un monsieur qui agit par intérêt et ses relations avec l'Afrique sont plutôt par intérêt. ‘Je vous apporte quelque chose si vous m'apportez quelque chose. Si vous ne m'apportez rien, je ne vous apporte rien !' Je pense que Donald Trump a eu cette intelligence-là et il fait bien. Un pays n'a pas d'amis, il n'a que des intérêts. Et je pense que Donald Trump applique cela et ça me fait plaisir de voir cela ». Ange rêve d'étudier aux États-Unis. Son espoir paraît compromis depuis le 1er janvier et la suspension de la délivrance de visas accordés aux ressortissants ivoiriens, une mesure jugée discriminatoire par beaucoup. « Une nouvelle approche mercantiliste » La diplomatie trumpienne navigue-t-elle à vue, comme l'assurent certains observateurs, ou a-t-elle une cohérence et une logique profonde ? Pour le professeur Adekeye Adebajo de l'Université de Pretoria, la politique internationale de Donald Trump s'inscrit dans le temps long de l'interventionnisme américain. « Je pense, explique cet universitaire, que ce que fait Trump s'inscrit dans la continuité de ce que les États‑Unis ont fait par le passé, car je ne crois pas qu'il soit forcément exact de le présenter comme une aberration totale. Il y a trente‑cinq ans, George Bush Père a envoyé des troupes américaines au Panama et ils y ont arrêté le dictateur Manuel Noriega, l'ont littéralement enlevé et emmené aux États‑Unis pour y être jugé et emprisonné… Donc, si nous connaissons notre histoire, nous savons que de nombreuses administrations américaines ont fait exactement ce que Trump a fait, ou des choses similaires ».  Le chercheur voit également dans le regard trumpien sur le monde une doctrine qui associe une nouvelle fois la puissance, le commerce et l'accès aux ressources minières. « Je pense que, fondamentalement, il y a un principe : il s'agit d'une nouvelle approche mercantiliste qui consiste essentiellement à freiner la mainmise de la Chine sur les minerais rares et à s'assurer que les États‑Unis aient effectivement accès à ces ressources. On a vu que ses efforts de “paix” dans la région des Grands Lacs, en RDC, au Rwanda, en Ukraine et ailleurs, ont aussi comporté des accords miniers. L'intervention et l'enlèvement du président vénézuélien portent évidemment aussi sur le pétrole, et je pense donc qu'une grande partie de tout cela tourne autour de la Chine, de l'équilibrage de la puissance chinoise et des garanties qu'elle ne puisse pas rivaliser avec les États‑Unis ». Adekeye Adebajo insiste sur un troisième aspect : la diplomatie trumpienne est marquée par sa volonté de défaire le multilatéralisme. C'est ainsi que les États-Unis sont récemment sortis de 66 organisations internationales. Et c'est ainsi qu'ils ont fermé l'Usaid, l'Agence américaine pour le développement international. Usaid : les lourdes conséquences d'une fermeture Le Soudan du Sud est l'un des pays qui en sort le plus affecté. L'assistance américaine a été divisée par plus de quatorze entre 2024 et 2025. Il n'aura fallu que quelques semaines après l'annonce de la fin d'Usaid pour en mesurer les conséquences dans la localité de Gurei, à l'ouest de la capitale du Soudan du Sud, Juba. Le centre de nutrition de Gurei prend en charge des enfants en malnutrition sévère. D'habitude très fréquenté, il est quasiment vide en ce mois de mars 2025. Les aliments thérapeutiques utilisés pour traiter la malnutrition infantile, les fameux sachets de pâte d'arachide enrichie fournis par l'Usaid, ne sont déjà plus disponibles depuis environ un mois. Quand Helen Furu vient faire examiner son fils Joseph, 1 an, elle doit faire ce constat douloureux : depuis la dernière visite, sa situation ne s'améliore pas, faute d'aliments thérapeutiques. « Mon mari est fonctionnaire et ça arrive souvent qu'il ne soit pas payé, confie Helen Furu. Quant à moi, quand j'étais enceinte de Joseph, je travaillais sur le marché et je me suis épuisée. Quand il est né, il était très faible et chétif. Quand il a été pris en charge ici, avec les traitements, son état s'est un peu amélioré. Chaque lundi, je viens ici pour le suivi mais ça fait un moment que les traitements à base de pâte d'arachide ne sont plus distribués, je ne sais pas trop quel est le problème. Cela m'inquiète car, quand il prend ce complément, il va mieux. J'ai envie de dire aux Américains de ne pas arrêter de soutenir les enfants du Soudan du Sud. Dans notre pays, très peu de gens vivent bien. La grande majorité souffre car il n'y a pas de travail ». Le directeur du centre de Gurei, Sarafino Doggal, porte une blouse blanche brodée du logo de l'Usaid, vestige de temps révolus. Debout dans son bureau face à un mur de tableaux statistiques, il appelle au soutien pour faire face aux besoins énormes de la population : « Hier, par exemple, nous avons reçu 325 patients venus de différents quartiers. Nous les recevons, mais le problème c'est que nous n'avons pas de médicaments. Il y a de nombreux enfants en situation de malnutrition. Vous voyez tous ces patients ? Ils viennent à la clinique le matin sans avoir pris de petit-déjeuner, pas même un thé. Ils vont passer toute leur journée ici, et puis rentrer chez eux où il n'y aura rien à manger. Les chefs communautaires m'ont dit que la situation empire, surtout en ce qui concerne la malnutrition infantile, à cause de l'arrêt des aliments thérapeutiques. Les enfants et leurs mères souffrent énormément. » Plusieurs mois ont passé et les conséquences de la fin de l'Usaid continuent à se faire sentir sur le continent, ailleurs. Comme à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Aster pousse le lourd portail gris et entre dans la petite cour ombragée qui jouxte une école. Du linge encore mouillé pend sur deux longues cordes attachées à une maison blanche. Cet après-midi, une dizaine de jeunes travailleuses du sexe ont trouvé refuge, comme elle, dans ce centre d'accueil et de prévention du Sida de l'ONG éthiopienne Ishdo : « Je viens ici pour prendre une douche, me soigner, et on ne me demande pas de payer en échange. Je suis ici tous les jours depuis cinq mois, et cet endroit est très important pour moi. Je me sens heureuse et en sécurité ici. » Depuis son ouverture en décembre 2024, ce centre d'accueil est ouvert 7 jours sur 7. Hiwot Mekonnen est l'infirmière en cheffe de la structure : « Nos patientes passent le test de dépistage du VIH. Nous leur proposons également des services de planification familiale, un dépistage des problèmes de santé mentale, des violences sexistes et un test du cancer du col de l'utérus. » Plusieurs fois par semaine, l'équipe médicale organise aussi des séances de prévention, dans une petite salle aux murs tapissés d'informations sur la contraception féminine. Des préservatifs sont également à leur disposition. L'arrêt des financements de l'Usaid, bailleur principal d'Onusida qui finance la structure, a frappé de plein fouet les activités du centre. « Ces deux derniers mois, nous n'avons pu organiser ni les séances de prévention, ni les tests, explique Hiwot Mekonnen. Et si les femmes continuent leur activité sans préservatifs, cela augmentera la transmission du VIH. La situation est instable, et j'ai beaucoup de doutes ». Ces dernières années pourtant, les efforts d'Onusida avaient porté leurs fruits : 94% des personnes diagnostiquées séropositives recevaient ici un traitement antirétroviral, dit ARV. Désormais, l'agence de l'ONU doit compter sur le mémorandum signé en décembre dernier entre les gouvernements éthiopien et américain, d'un montant d'1 milliard et demi de dollars. Objectif affiché : « Renforcer les systèmes de santé publique et la prévention des maladies… »

    Le masque et la plume
    "L'Imparfait" d'Eric Reinhardt : un texte magistral sur l'art, malgré ses longueurs selon les critiques du Masque

    Le masque et la plume

    Play Episode Listen Later Jan 18, 2026 8:44


    durée : 00:08:44 - Le Masque et la Plume - par : Jérôme Garcin - Éric Reinhardt a passé une nuit à la Galleria Borghese, aux côtés de l'"Hermaphrodite endormie" et livre un récit qui se mêle à une histoire mythologique, explorant le destin de personnages et leur quête d'amour. Découvrez les avis du Masque sur ce nouvel volet de la collection "Ma nuit au musée". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Grand reportage
    «Le supplément du dimanche» du 18 janvier 2026

    Grand reportage

    Play Episode Listen Later Jan 18, 2026 48:30


    Le Laos et la Bolivie au sommaire du supplément du Grand reportage. Direction le Laos avec Jean-Pierre Fage, sur l'une de ces nouvelles routes de la soie lancées tel un filet sur le monde par la Chine. C'est en 2013 que le président Xi Jinping lance la nouvelle initiative, la bonne idée d'influence sur ses voisins et au-delà. En 2è partie : une montagne qui s'effondre sur elle-même, minée depuis des siècles, par l'exploitation de filons prometteurs, le Cerro Rico en Bolivie, avec Nils Sabin. Laos: sur la voie des investissements chinois  Au Laos, la Chine est devenue le premier investisseur, mais aussi le principal créancier du pays. Un des effets des tentaculaires Routes de la Soie développées par Pékin. Plus de 140 pays, plus de 4 milliards d'habitants sont maintenant concernés par ces coopérations avec le géant asiatique. Une conquête chinoise à bas bruit, antérieure à l'expansionnisme claironnant de Donald Trump.  Le petit Laos et sa large dette est pris dans cette dynamique, où s'affiche le train à grande vitesse Vientiane / Kunming. Et cela transforme en profondeur le paysage socio-économique du pays. Un Grand reportage de Jean-Pierre Fage qui s'entretient avec Jacques Allix.   Cerro Rico en Bolivie: la montagne minée par l'argent Dans le sud de la Bolivie, le Cerro Rico est une montagne surexploitée. Creusée depuis 480 ans pour ses ressources minières : argent, étain, plomb ou zinc. Ses mines ont enrichi l'empire espagnol et toute l'Europe pendant l'époque coloniale et tout le secteur de la ville de Potosi est classé patrimoine mondial de l'Unesco. La montagne est devenue un gruyère. Elle menace de s'effondrer sur elle-même. Mais difficile de vraiment calmer le jeu, tant les mines sont essentielles à l'emploi et l'économie. Un Grand reportage de Nils Sabin qui s'entretient avec Jacques Allix.

    Reportage International
    À Miami, le projet de bibliothèque de Donald Trump suscite la polémique

    Reportage International

    Play Episode Listen Later Jan 18, 2026 2:30


    Comme d'autres présidents des États-Unis, Donald Trump compte avoir un lieu dédié à l'histoire de sa présidence, un lieu ouvert au public avec des archives. Si ces institutions sont financées de manière privée, le lieu choisi dans le centre-ville de Miami fait polémique, car la bibliothèque se situerait à côté d'un lieu symbolique de l'immigration. De notre envoyé spécial à Miami, Sur un grand boulevard de Miami trône la « Freedom Tower », la tour de la Liberté. Ses couleurs ocre détonnent du reste des immeubles du centre-ville. Dans les années 1960-1970, le lieu accueillait le Centre pour les réfugiés cubains. Aujourd'hui, cette tour est un musée et un centre culturel. À côté se trouve un parking où devrait être construite la bibliothèque de Donald Trump.  José se promène devant la tour. Pour lui qui soutient Donald Trump, il trouve l'emplacement idéal. José est né à Miami mais ses parents et grands-parents sont venus de Cuba, en rentrant justement dans ce hall à quelques pas pour demander l'asile. « Je trouve ça génial, se réjouit José. Donald Trump est très soutenu ici, à Miami, surtout de la part de la communauté cubaine-américaine. Et la tour de la Liberté est sûrement le symbole le plus important pour nous, ajoute-t-il. Donald Trump se bat pour la liberté, il lutte constamment pour cela. » À écouter dans GéopolitiqueTrump à la Maison Blanche : un an de révolution L'emplacement de la bibliothèque présidentielle ne fait pas l'unanimité Dans la ville, certains dénoncent la proximité avec ce lieu emblématique de l'immigration compte tenu des politiques d'expulsions de personnes migrantes menées par le président. « Je m'oppose à ce que le président ait sa bibliothèque dans ce lieu à Miami, car cette terre appartient à nos enfants, aux générations futures, pour leur éducation, s'émeut Marvin Dunn, historien. Donc, si cette bibliothèque est construite ici, ce serait voler cette terre à nos bébés et cela m'offense. » Cet historien est à l'origine d'une plainte en justice. Le terrain appartenait à l'université Miami Dade, elle l'a offert pour la construction de la bibliothèque et il critique un manque de transparence dans ce processus. La justice a finalement autorisé ce transfert.  Marvin Dunn critique aussi la symbolique du lieu, même si cet argument ne faisait pas partie de la plainte. « Établir un monument pour le président des États-Unis qui a fait plus que n'importe quel autre président pour limiter l'immigration, pour lutter contre la liberté, c'est une ironie que je n'arrive pas à saisir », s'agace-t-il.  Le projet de bibliothèque prévoit aussi des infrastructures économiques. Il n'est pas précisé leur nature, mais il pourrait s'agir d'un hôtel ou d'appartements. Dénoncé par les opposants comme un projet purement commercial, il est aussi vu comme fidèle à Donald Trump et à sa carrière d'homme d'affaires. À lire aussiÉtats-Unis: depuis le retour de Trump, une police de l'immigration aux méthodes de plus en plus violentes

    La marche du monde
    En mer face aux migrants

    La marche du monde

    Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 48:29


    Emmanuel Pelletier dit « Manu » est sauveteur en mer à la station SNSM, Société nationale de sauvetage en mer, de Dunkerque, ville portuaire du nord de la France, d'où l'on peut deviner les côtes anglaises par temps clair. Manu est assis face caméra dans la cabine exiguë du Jean-Bart 2, nom de baptême du bateau dans lequel il a accepté de parler de son expérience en mer face aux migrants. Sa voix est l'une des voix du documentaire « One by One », réalisé par Camille Guigueno où la parole est donnée à celles et ceux qui ont décidé de s'engager bénévolement dans la plus belle et la plus tragique des aventures : le sauvetage des vies humaines. Dans le port de plaisance de Dunkerque, le Jean Bart II, nom de baptême du canot de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM), se tient prêt à appareiller à toute heure du jour ou de la nuit. Ses membres d'équipage sont des bénévoles, ils portent assistance aux personnes en difficulté en mer, généralement des marins ou des plaisanciers. Mais depuis les accords du Touquet, signés le 4 février 2003 entre la France et le Royaume-Uni (ensemble de traités bilatéraux qui ont pour objectif de renforcer la gestion conjointe des frontières et le contrôle de l'immigration illégale) de plus en plus de femmes, d'hommes et d'enfants s'embarquent sur des bateaux de fortune pour tenter de franchir le détroit du Pas-de-Calais vers l'Angleterre et le nombre de naufragés exilés augmente. En mer face aux migrants, comment procèdent les sauveteurs bénévoles ? Depuis combien d'années ? À quoi et à qui font-ils face ? Est-ce leur rôle ? Et quels sentiments les traversent alors qu'ils sont les seuls à intervenir dans le détroit du Pas-de-Calais ? Ce sont les questions auxquelles le film « One by one » tente de répondre, avec sobriété et humanité… en filmant au plus près les visages des sauveteurs. Un premier documentaire prometteur, une expérience de réalisation émotionnellement éprouvante pour ses protagonistes et ses auteurs, Camille et Vincent Guigueno. C'est aussi une histoire de transmission par le cinéma entre un père et son enfant devenu adulte… comme un rituel de passage dont on sort forcément transformé. Aux sons des témoignages de leur film, Camille et Vincent nous racontent comment ils ont pu gagner la confiance et partager le quotidien de ces sauveteurs bénévoles qui risquent leur vie tous les jours pour sauver celle des autres. Un récit bouleversant et profondément humain en avant-première sur RFI !   À vos agendas pour les prochaines projections du film One by one - le 4 février à Saint-Malo en partenariat avec le Musée Maritime - le 18 février à Paris à la Fondation Maison des Sciences de l'homme  - Une tournée en région Hauts-de-France en avril en partenariat avec les stations SNSM  - Une prochaine diffusion du film à la télévision sur France 3 Hauts-de-France et en ligne sur france.tv en 2026.    Pour connaitre toutes les prochaines projections et diffusions, suivez les réseaux du film : Instagram One by one et Facebook. Pour suivre et soutenir la station de Dunkerque sur Facebook.Le site national du sauvetage en mer.    Pour aller plus loin avec Vincent Guigueno : L'émission La marche du monde sur RFI « Les maîtres de phare ». Vincent Guigueno est membre de la section Histoire, Lettres et Arts de l'Académie de marine, ingénieur civil des Ponts et Chaussées, conservateur en chef du Patrimoine, conseiller Culture et Patrimoine maritimes – Direction générale des Affaires maritimes, de la Pêche et de l'Aquaculture, ancien directeur adjoint de la Recherche et de l'Enseignement – musée du Quai Branly, ancien chef du service « Conservation » – musée national de la Marine, lauréat – Médaille 2012, lauréat – Prix Navigation et Sciences associées de l'océan – André Giret.

    Grand reportage
    Cerro Rico en Bolivie : la montagne minée par l'argent

    Grand reportage

    Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 19:30


    Dans le sud de la Bolivie, le Cerro Rico est une montagne surexploitée. Creusée depuis 480 ans pour ses ressources minières : argent, étain, plomb ou zinc. Ses mines ont enrichi l'empire espagnol et toute l'Europe pendant l'époque coloniale et tout le secteur de la ville de Potosi est classé patrimoine mondial de l'Unesco. La montagne est devenue un gruyère. Elle menace de s'effondrer sur elle-même. Mais difficile de vraiment calmer le jeu, tant les mines sont essentielles à l'emploi et l'économie. « Cerro Rico en Bolivie : la montagne minée par l'argent », un Grand reportage de Nils Sabin.

    Un Jour dans l'Histoire
    À qui profite le célibat des prêtres ?

    Un Jour dans l'Histoire

    Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 33:24


    Au XIᵉ siècle, Arnulf de Milan relate dans le Liber gestorum le prêche virulent du clerc Ariald contre les prêtres simoniaques et nicolaïtes. Ariald dénonce la corruption morale et sexuelle du clergé, allant jusqu'à rejeter la validité de leurs messes. Ses discours provoquent de violentes réactions à Milan : prêtres mariés battus, séparés de force de leurs épouses et dépouillés de leurs biens. Cette crise pose la question de l'efficacité des sacrements célébrés par des prêtres jugés « impurs ». Le débat sur le mariage des prêtres dépasse Milan et interroge l'usage du célibat comme outil de pouvoir ecclésiastique. Pour en parler nous recevons Isabelle Rosé, maître de conférences en histoire du Moyen Âge, à l'Université Rennes2. Autrice de « Le mariage des prêtres, une hérésie ? – Genèse du nicolaïsme » aux éditions PUF. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Eco d'ici Eco d'ailleurs
    Europe - Afrique : vers une nouvelle relation économique ?

    Eco d'ici Eco d'ailleurs

    Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 65:09


    Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques, la fragmentation économique et la montée de nouvelles puissances, la relation entre l'Europe et l'Afrique est à un tournant. Longtemps structurée autour de l'aide au développement, elle cherche aujourd'hui à évoluer vers un véritable partenariat fondé sur l'investissement, la co-construction et la création de valeur locale. C'est l'un des grands enjeux débattus lors du dernier sommet Union européenne – Union africaine, organisé à Luanda, en Angola. NOS INVITÉS

    Les informés de France Info
    Trump réitère ses menaces sur le Groenland, 2025 parmi les années les plus chaudes, les motions de censures rejetées... Les informés de franceinfo du mercredi 14 janvier 2026

    Les informés de France Info

    Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 53:52


    durée : 00:53:52 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    Confidentiel
    Daniel Balavoine, le révolté

    Confidentiel

    Play Episode Listen Later Jan 14, 2026 38:21


    En août 2019, Jean-Alphonse Richard consacrait une émission à Daniel Balavoine. 40 ans après sa disparition, RTL vous propose de redécouvrir cet épisode. Daniel Balavoine a toujours été un homme en quête de vérité. Dès son plus jeune âge, il a ressenti l'appel de la musique comme une nécessité vitale. Dans cet appartement modeste, les murs résonnaient des voix des Beatles et des Rolling Stones, des mélodies qui allaient nourrir son âme rebelle. Ses parents, bien que peu musiciens, ont toujours encouragé Daniel à exprimer ses émotions à travers ses chansons. Puis, il y a eu ces voyages, ces rencontres marquantes qui ont forgé son caractère. Les années 70 voient émerger un Balavoine prêt à conquérir le monde, avec des textes puissants et une voix qui ne laisse personne indifférent. À 20 ans à peine, il sait déjà que la scène est son terrain de jeu, un espace où il peut enfin être lui-même.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Un Jour dans l'Histoire
    Le douanier Rousseau : Un réalisme magique

    Un Jour dans l'Histoire

    Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 32:20


    Nous sommes le 10 juillet 1895, à Paris. Henri Rousseau, dit le douanier Rousseau, a vent d'un projet d'ouvrage biographique consacré aux peintres et sculpteurs de l'époque. Un ouvrage dû à l'initiative du poète et éditeur Edmond Girard, qui a déjà consacré un premier tome aux hommes de lettres. Rousseau décide de se rendre à l'atelier typographique où le livre est en préparation. L'artiste a apporté son autoportrait, fait à la plume : il s'y est représenté dans une expression grave, le visage mangé par sa barbe abondante. Il s'est également chargé de rédiger son autobiographie. Il a écrit : « Henri Rousseau, peintre. Né à Laval en l'année 1844. Vu le manque de fortune de ses parents, fut obligé de suivre tout d'abord une autre carrière que celle où ses goûts artistiques l'appelaient. Ce ne fut donc qu'en l'année 1885 qu'il fit ses débuts dans l'art, après bien des déboires, seul, sans autre maître que la nature, et quelques conseils reçus de Gérome et de Clément. Ses deux premières créations exposées furent envoyées au Salon des Champs-Élysées (…) C'est après de bien dures épreuves qu'il arriva à se faire connaître du nombre d'artistes qui l'environnent. Il s'est perfectionné de plus en plus dans le genre original qu'il a adopté, et est en passe de devenir l'un de nos meilleurs peintres réalistes. Comme signe caractéristique, il porte la barbe broussaillante, et fait partie des Indépendants depuis longtemps déjà, pensant que toute liberté de produire doit être laissée à l'initiateur dont la pensée s'élève dans le beau et le bien. Il n'oubliera jamais les membres de la Presse qui ont su le comprendre, et qui l'ont soutenu dans ses moments de découragement, et qui l'auront aidé à devenir ce qu'il doit être. » Malheureusement, le second tome des « Portraits du prochain siècle » ne parut pas. Ce qui ne va pas nous empêcher de partir sur les traces du Douanier Rousseau et de nous plonger dans son réalisme magique… Invitée : Anne Hustache, historienne de l'art. Sujets traités : Douanier, Rousseau ,réalisme, magique, peintres, sculpteurs Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    7 milliards de voisins
    Banlieue et climat sont-ils compatibles ?

    7 milliards de voisins

    Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 48:30


    Pollution de l'air, manque d'espaces verts, échangeurs d'autoroutes, tours en béton, usines, précarité énergétique, surexposition aux vagues de chaleur... les quartiers en périphérie des métropoles sont les premiers touchés par les inégalités environnementales et les conséquences du réchauffement climatique. Les habitants des quartiers populaires ont pourtant une empreinte carbone plus faible. Un cumul de fragilités qui s'ajoutent aux vulnérabilités économiques et sociales, mais la prise de conscience est bien présente au sein des banlieues. En France, selon un baromètre réalisé pour l'Agence nationale pour la rénovation urbaine de 2021, près de 78% des habitants des quartiers prioritaires estimaient que pour améliorer leur cadre de vie, « il est prioritaire d'y développer la transition écologique ». Jardins partagés, réparation ou réemploi d'objets, les initiatives écologiques existent bel et bien mais face à l'ampleur des difficultés, les solutions se font attendre. Une plus grande visibilité dans le débat public, également. Selon le rapport (in)justice climatique de l'association Ghett'up sur la situation et l'engagement écologiques, des jeunes des quartiers populaires, 70% d'entre eux ont répondu ne pas se sentir représentés par le mouvement climat. Face à ce constat, comment améliorer le cadre de vie des banlieues ? Comment faire en sorte que la transition écologique bénéficie aussi aux jeunes des quartiers ?   Avec : • Sanala Saïtoui, militante écologiste, cofondatrice de Banlieues Climat, une association qui vise à fédérer, sensibiliser, inspirer les populations des quartiers populaires sur les questions environnementales et climatiques. Autrice de Enracinée - pour une écologie populaire avec Banlieues climat (les presses de la cité, 2025) • Nadine Roudil, sociologue, professeure des Universités à l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Paris Val de Seine, rattachée au Centre de Recherche sur l'Habitat, composante du Laboratoire CNRS LAVUE. Ses travaux portent sur la place prise par la sobriété énergétique à l'échelle domestique et de la ville dans les contextes de crises environnementales et climatiques actuelles. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins.  Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses.  Aujourd'hui, Thibault se sert de l'IA comme coach sportif.   Programmation musicale :   ► Marionnettes - Passi, Stavo, ATHAYA  ► Rocksteady - L'Entourloop / Joe Yorke. 

    Faith Radio Podcast from The Meeting House
    Ginn, Phil - Southern Evangelical Seminary (Eight Essential Facts for Effective Christian Apologetic

    Faith Radio Podcast from The Meeting House

    Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 22:44


    Guest: Phil GinnSchool: Southern Evangelical SeminaryRole: PresidentTopic: a discussion of SES' "Eight Essential Facts for Effective Christian Apologetics, addressing declining morality in America and how belief in and communication of absolute truth, in accordance with the Scriptures, is importantWebsite: ses.edu

    Faith Radio Podcast from The Meeting House
    Ginn, Phil - Southern Evangelical Seminary (Eight Essential Facts for Effective Christian Apologetic

    Faith Radio Podcast from The Meeting House

    Play Episode Listen Later Jan 13, 2026 22:44


    Guest: Phil GinnSchool: Southern Evangelical SeminaryRole: PresidentTopic: a discussion of SES' "Eight Essential Facts for Effective Christian Apologetics, addressing declining morality in America and how belief in and communication of absolute truth, in accordance with the Scriptures, is importantWebsite: ses.edu

    Scandales
    [REDIFF] Donald Trump 2/3 : ses 5 enfants, leur univers impitoyable

    Scandales

    Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 36:47


    Cette série d'épisodes a été initialement diffusée en septembre 2024. Nous avons souhaité le rediffuser aujourd'hui, mais certains éléments sont à remettre dans le contexte de la diffusion.Dans la famille Trump, je demande les enfants, Ivanka, Tiffany, Donald Jr, Eric et Barron. Oui, Donald Trump a assuré sa descendance, et avec trois femmes différentes, Ivana, Marla, et Melania. Ses cinq enfants ? Ils ont tous été élevés en mode Gossip Girl sur la 5e avenue à New York, dans une tour de 58 étages à leur nom, Trump. Ils ont ensuite grandi façon Dallas, son univers impitoyable, et leur vie aujourd'hui ressemble plutôt à…Succession. Dans ce deuxième épisode de la saga Trump, consacrée à la vie privée de Donald, je vais m'attarder sur chacun d'entre eux, même les moins connus, même les plus énigmatiques. Je vais vous dire où ils en sont aujourd'hui, et quelle relation a Donald avec eux. Alors quel genre d'enfant est-on quand on naît avec du sang Trump dans les veines ? Et par extension, quel genre d'adulte devient-on ? Et puis surtout, c'était quel genre de père, Donald ? Au micro de Marion Galy-Ramounot se succèdent :Gabriel Sherman,  journaliste et scénariste du film The ApprenticeDavid Cay Johnston, journaliste d'investigation, auteur de plusieurs livres sur Donald TrumpPierre Monégier, rédacteur en chef adjoint d'Envoyé spécial sur France 2 Scandales est un podcast de Madame Figaro, écrit et présenté par Marion Galy-Ramounot, et produit par Lucile Rousseau-Garcia. Camille Lamblaut a été chargée d'enquête. Océane Ciuni est la responsable éditoriale de Scandales, un podcast produit par Louie Créative, l'agence de contenus audios de Louie Média. Cet épisode de Scandales est à retrouver sur toutes vos plateformes : Apple Podcasts,  Spotify, Deezer et Amazon Music.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Le vrai du faux
    Vrai ou faux. Emmanuel Macron a-t-il triplé le nombre de ses gardes du corps, comme l'affirme une vidéo sur les réseaux sociaux ?

    Le vrai du faux

    Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 2:13


    durée : 00:02:13 - Le vrai ou faux - Une vidéo très virale affirme qu'Emmanuel Macron aurait porté le nombre de ses gardes du corps personnels de 60 à 180 agents, par peur d'un mécontentement populaire. C'est faux. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

    C dans l'air
    Trump tout puissant... Jusqu'où ? - L'intégrale -

    C dans l'air

    Play Episode Listen Later Jan 10, 2026 63:25


    C dans l'air du 10 janvier 2026 - Trump tout puissant... Jusqu'où ?Existe-t-il encore une limite au pouvoir de Donald Trump ? Oui, mais une seule, selon le président des Etats-Unis, qui s'exprimait jeudi dans une interview au New York Times : "Ma propre morale. Mon esprit. C'est la seule chose qui peut m'arrêter." Jamais il n'était allé aussi loin dans les mots pour exprimer sa toute-puissance.Ses actes, en revanche, avaient déjà montré qu'il peut affirmer son autorité de façon très agressive. Le président des Etats-Unis a en effet fait capturer samedi dernier son homologue vénézuélien et son épouse. Il menace depuis de s'en prendre au Groenland, à la Colombie et à Cuba. "Je n'ai pas besoin du droit international", a-t-il expliqué au New York Times.Le locataire de la Maison-Blanche semble se moquer de tout et de tout le monde. Dans une séquence filmée, qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux, le président américain a d'ailleurs mimé une haltérophile, pour critiquer la présence d'athlètes transgenres dans les compétitions. Il s'est ensuite lancé dans une imitation de sa propre femme, puis dans une autre, d'Emmanuel Macron.Entre grossièretés et coups de force spectaculaires, le chef de l'Etat prépare sa succession. Il ne pourra en effet pas se représenter à l'issue de son second mandat. Dans son camp, plusieurs candidats sont en lice. Donald Trump a déjà laissé entendre devant la presse que son vice-président, J.D. Vance, pourrait être son successeur en 2028. Mais les récents événements au Venezuela ont fait resurgir un autre prétendant potentiel : Marco Rubio. Longtemps présenté comme l'avenir du Parti républicain avant d'être balayé par Donald Trump en 2016, ce fils d'immigrés cubains a su renaître de ses cendres et devenir incontournable à la Maison-Blanche. Derrière ces piliers de l'administration américaine, un troisième homme prend chaque jour plus d'ampleur. Stephen Miller, devenu l'un des plus proches conseillers du président, émerge sur la scène médiatique comme l'idéologue en chef du trumpisme. Il joue un rôle central dans la définition des priorités politiques du chef de l'Etat.Stephen Miller est notamment le principal architecte de la ligne dure de l'exécutif américain sur l'immigration. Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, l'arsenal juridique anti-immigration s'est étoffé et le gouvernement mène une campagne d'expulsion massive de migrants.Jusqu'où ira Donald Trump ?Après Trump, qui gagnera la bataille de la succession du camp républicain?La politique anti-immigration peut-elle encore se durcir ?Nos experts :- Philippe CORBÉ - Journaliste – « Zeitgeist » - Ancien correspondant aux Etats-Unis - Auteur de « Armes de distraction massive »- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis - Auteure de « « Requiem pour le monde libre »- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine - Auteure de « L'art de trumper »- Corentin SELLIN - Professeur d'Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis - Chroniqueur - « Les Jours »

    Les Nuits de France Culture
    Grands reporters et grands reportages, l'écrit et l'image 3/11 : Joseph Kessel raconte ses débuts dans le journalisme

    Les Nuits de France Culture

    Play Episode Listen Later Jan 10, 2026 13:16


    durée : 00:13:16 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - L'écrivain et journaliste Joseph Kessel raconte ses origines, l'histoire de ses parents, juifs russes émigrés en France, sa naissance en Argentine, ses débuts de journaliste, la guerre de 1914-1918 en tant qu'aviateur. C'est le premier épisode d'une série de cinq enregistrée en 1973. - réalisation : Vincent Abouchar - invités : Joseph Kessel Romancier et grand reporter

    Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience
    Apaiser son stress naturellement avec l'aubépine avec le Dr Jean-Christophe Charrié

    Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience

    Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 24:10


    Série Routines & Rituels : Ma santé au naturel en compagnie du Dr Jean-Christophe Charrié. Quels sont les effets positifs de l'aubépine sur les palpitations, la tension légère ou les troubles du rythme liés au stress ? À qui s'adresse-t-elle en priorité ? Et comment l'intégrer de façon sûre et efficace dans une routine de prévention et d'hygiène de vie globale ? Le Dr Jean-Christophe Charrié et Anne Ghesquière explorent les mécanismes d'action de cette plante, ses bienfaits validés sur le plan cardiovasculaire, les formes les plus adaptées pour la consommer, ainsi que les précautions à connaître.Bienvenue dans la 7e série de [ROUTINES & RITUELS : Ma santé au naturel] avec le Dr Jean-Christophe Charrié médecin généraliste, expert et enseignant en endobiogénie, co-fondateur de l'IEMPI, l'Institut d'endobiogénie et auteur de nombreux livres best-seller sur la santé au naturel. Pendant 5 semaines, le Dr Jean-Christophe Charrié et Anne Ghesquière discutent, chaque vendredi, de remèdes naturels à travers cinq plantes incontournables pour booster sa santé physique et mentale, surtout en cette période hivernale ! ATTENTION : Cette série ne remplace bien évidemment pas un rendez-vous avec votre médecin. Pour les plantes trouvables en Europe dans la nature : nous vous rappelons que la cueillette sauvage comporte des risques. Il est indispensable d'être sûr à 100 % avant de consommer une plante, quelle qu'elle soit.Une citation avec le Dr Jean-Christophe Charrié :"L'aubépine, en plus de calmer, va protéger du potentiel risque à faire un infarctus."À réécouter :Le curcuma au quotidien : bienfaits, usages et précautions Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook & TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcast / Spotify / Deezer / CastBox / YoutubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec le Dr Jean-Christophe Charrié :00:00Introduction02:24 La plante du cœur03:36 Ses effets apaisants05:01 Comment bien prendre la tension07:19 Palpitations et café09:25 L'aubépine sous quelle forme ?12:15 Synergie aubépine / olivier14:25 Le nubilisa d'aubépine15:27 Les contre-indications15:57 L'intégration de la tradition dans la science21:40 En cas de cœur qui bat lentement22:39 Ménopause et accélération cardiaqueAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Les matins
    Constance Debré et l'ambiguïté de ses "Protocoles"

    Les matins

    Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 3:39


    durée : 00:03:39 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - L'écrivaine et ex-avocate fait paraître cette semaine chez Flammarion un nouveau récit saisissant dans lequel elle met en miroir les lois qui régissent aux Etats-Unis la peine de mort, et son quotidien réglé et ascétique à Los Angeles.

    Les Nuits de France Culture
    Pierre-François Lacenaire, poète et assassin

    Les Nuits de France Culture

    Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 87:33


    durée : 01:27:33 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - En 1992, Marion Thiba, revenait sur le parcours de Pierre-François Lacenaire, dandy du crime, écrivain, guillotiné en janvier 1836. Ses mémoires, rédigées en prison durant les semaines qui ont précédé sa mort, forment un témoignage littéraire inédit sur la criminalité au XIXe siècle. - réalisation : Virginie Mourthé

    Choses à Savoir HISTOIRE
    Où les tunnels secrets de Léonard de Vinci ont-ils été découverts ?

    Choses à Savoir HISTOIRE

    Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 2:22


    Pendant plus de cinq siècles, ils n'étaient qu'une hypothèse, un détail mystérieux dans des carnets griffonnés à l'envers. Aujourd'hui, des chercheurs italiens viennent de confirmer leur existence : des tunnels souterrains conçus par Léonard de Vinci ont bien été découverts sous le château des Sforza, à Milan.Le Castello Sforzesco est l'un des symboles les plus imposants de la Renaissance italienne. Construit au XVe siècle par la puissante famille Sforza, il servait à la fois de résidence, de forteresse et de centre de pouvoir militaire. C'est précisément dans ce contexte que Léonard de Vinci arrive à Milan, vers 1482, au service du duc Ludovic le More. L'artiste n'est alors pas seulement peintre : il est aussi ingénieur militaire, architecte et stratège.Dans ses célèbres carnets, Léonard dessine des plans complexes de fortifications, de bastions… et de galeries souterraines. Longtemps, les historiens ont cru qu'il s'agissait de projets théoriques, voire de simples exercices intellectuels. Mais les technologies modernes ont changé la donne.En 2024, une équipe de chercheurs italiens a utilisé des techniques de radar à pénétration de sol, de scans laser et de modélisation 3D pour explorer les fondations du château. Les résultats sont sans appel : plusieurs galeries étroites et voûtées, situées à plusieurs mètres sous terre, correspondent précisément aux schémas de Léonard de Vinci. Certaines relient différentes parties du château, d'autres semblent mener vers l'extérieur des remparts.À quoi servaient ces tunnels ? Les hypothèses convergent vers un usage militaire et stratégique. Ces passages permettaient de déplacer des soldats discrètement, de ravitailler la forteresse en cas de siège, ou encore d'offrir une voie de fuite aux dirigeants. L'une des galeries pourrait même avoir été conçue pour permettre au duc de rejoindre rapidement les troupes stationnées à l'extérieur du château.Ce qui rend cette découverte fascinante, c'est la précision de Léonard de Vinci. Ses dessins, vieux de plus de 500 ans, se révèlent d'une exactitude remarquable, tant dans les proportions que dans l'orientation des structures. Ils confirment que Léonard ne se contentait pas d'imaginer : il concevait des ouvrages destinés à être construits et utilisés.Aujourd'hui encore, une grande partie de ces tunnels reste inaccessible au public, pour des raisons de sécurité et de conservation. Mais leur validation scientifique éclaire d'un jour nouveau le génie de Léonard de Vinci et rappelle que la Renaissance ne s'est pas seulement jouée sur les murs des palais, mais aussi sous terre, dans l'ombre des stratégies et de l'ingénierie.Une preuve de plus que, cinq siècles plus tard, Léonard de Vinci continue de révéler ses secrets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    Appels sur l'actualité
    [Vos réactions] Centrafrique: un troisième mandat pour Touadéra

    Appels sur l'actualité

    Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 20:00


    En Centrafrique, les résultats provisoires de la présidentielle donnent Faustin-Archange Touadéra vainqueur dès le premier tour avec 76,15% des voix. Ses principaux adversaires, Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra, dénoncent des fraudes et demandent l'annulation du scrutin. Que vous inspire le « coup KO » du président sortant ? Quel bilan dressez-vous du processus électoral ?  Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

    Les matins
    "Cover up" : le grand journalisme et ses mythologies

    Les matins

    Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 3:26


    durée : 00:03:26 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - Il y a quelques jours est sorti, sur Netflix, le dernier film de Laura Poitras, cosigné avec Mark Obenhaus : le portrait d'un journaliste américain, Sy Hersh, qui a marqué les grandes heures du journalisme d'investigation.

    Choses à Savoir
    Pourquoi des rivières ont-elles donné naissance à “pactole”, “méandre” ou “bérézina” ?

    Choses à Savoir

    Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 2:20


    Les langues aiment transformer les lieux réels en idées abstraites. Certaines rivières ont ainsi quitté la géographie pour entrer dans le vocabulaire courant. Pactole, méandre et Bérézina en sont trois exemples célèbres : chacune a donné naissance à un mot, parce qu'un événement marquant s'y est déroulé ou parce que sa forme était si singulière qu'elle est devenue symbolique.Commençons par le Pactole. Cette petite rivière de l'Antiquité coulait en Lydie, dans l'actuelle Turquie. Selon la mythologie grecque, le roi Midas, condamné à transformer en or tout ce qu'il touchait, se serait lavé dans le Pactole pour se débarrasser de ce don empoisonné. Le fleuve se serait alors chargé de paillettes d'or, faisant sa richesse. Historiquement, le Pactole charriait effectivement de l'or alluvial, ce qui a contribué à la prospérité de la région. Résultat : le mot est devenu synonyme de source de richesse abondante. Aujourd'hui, « toucher le pactole », c'est trouver une manne financière inespérée.Passons au méandre. Le mot vient du Méandre, un fleuve d'Asie Mineure célèbre pour son tracé extraordinairement sinueux. Ses courbes étaient si nombreuses et si prononcées que les géographes grecs en ont fait un modèle. Peu à peu, le nom propre est devenu un nom commun. Un méandre désigne désormais une courbe naturelle très marquée d'un cours d'eau, puis, par extension, un cheminement compliqué, tortueux, intellectuel ou administratif. Quand un raisonnement « part en méandres », il serpente au lieu d'aller droit au but.Enfin, la Bérézina. Il s'agit d'une rivière de Biélorussie entrée brutalement dans la langue française à cause d'un événement historique précis : la retraite de Russie de Napoléon en 1812. Lors du franchissement de la Bérézina, l'armée française subit des pertes humaines effroyables dans des conditions chaotiques. Militairement, l'opération permit pourtant d'éviter l'anéantissement total. Mais dans les esprits, l'épisode est resté comme une catastrophe absolue. C'est ce souvenir collectif qui a fait de « bérézina » un synonyme de désastre complet, souvent employé bien au-delà du contexte militaire.Ces trois mots montrent comment la langue fonctionne par mémoire symbolique. Le Pactole incarne l'abondance, le Méandre la complexité, la Bérézina l'échec. À chaque fois, un fleuve réel devient une image mentale durable.En résumé, si ces rivières sont devenues des mots, c'est parce que leur histoire ou leur forme a frappé l'imagination collective. La géographie s'est effacée, mais le symbole, lui, coule toujours dans la langue. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    PreSales Podcast by PreSales Collective
    Shaping Decision Confidence and Overcoming Customer Indecision with Nikhil Sarma

    PreSales Podcast by PreSales Collective

    Play Episode Listen Later Jan 5, 2026 31:52


    In this episode, Jack Cochran and Matthew James are joined by Nikhil Sarma, Founder of GTM Solutions Consulting, to explore why customer indecision has become one of the biggest challenges in enterprise sales. They discuss the factors driving buyer hesitation, how to diagnose value clarity vs. organizational issues, and practical strategies for helping customers build the confidence to move forward. Nikhil shares frameworks for understanding stakeholder dynamics, the importance of financial fluency for SEs, and why de-risking the implementation is often more important than the technology itself. Thank you to Storylane for sponsoring this episode. Get more information at https://www.storylane.io/  Follow Us Connect with Jack Cochran: https://www.linkedin.com/in/jackcochran/ Connect with Matthew James: https://www.linkedin.com/in/matthewyoungjames/ Connect with Nikhil Sarma: https://www.linkedin.com/in/nikhilsarma/ Links and Resources Mentioned Join Presales Collective Slack: https://www.presalescollective.com/slack GTM Solutions Consulting: https://www.gtmsolutions.co/ The Jolt Effect Book: https://www.goodreads.com/book/show/61418641-the-jolt-effect  The Challenger Sale Book: https://www.goodreads.com/book/show/11910902-the-challenger-sale  Gartner Research on Buying Team Conflict Key Topics Covered The Factors Driving Customer Indecision in 2025 Value Clarity vs. Organizational Issues Understanding Stakeholder Levels (Operational, Manager, Executive) Discovery as a Two-Way Learning Process Diagnosing and Building Consensus Across Buying Teams De-risking Implementation as a Differentiator Financial Fluency for Presales Professionals Timestamps 00:00 Welcome 04:45 What's Changed about Customer Buying Behavior 09:50 The Jolt Effect and Challenger Sale Frameworks 13:56 Value Clarity Problems vs. Organizational Issues 20:03 Collaborative Whiteboarding for Discovery 25:17 De-risking Implementation Wins Deals 28:50 How to Connect with Nikhil