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Le microbiote intestinal est un ensemble de bactéries, virus, champignons et autres micro-organismes qui peuplent notre tube digestif. Si les chercheurs connaissent son existence depuis longtemps, ils découvrent encore aujourd'hui l'importance de son rôle sur la santé physique et psychique des individus. Ainsi, ce n'est pas moins de 38 milliards de bactéries qui s'activent, digèrent, communiquent, produisent des molécules essentielles, éduquent les défenses immunitaires et envoient même des signaux au cerveau. Que sait-on vraiment sur le microbiote intestinal ? Que peut-on espérer de la recherche sur le microbiote intestinal ? En matière de santé, il existe des sujets vendeurs et d'autres qui le sont beaucoup moins. Ces dernières années, un champ particulier de la gastro-entérologie est devenu subitement « tendance », de la librairie à la parapharmacie: édition, automédication, et même au rayon frais, pour certains produits laitiers… Ce sujet porteur : la flore intestinale comme ses pouvoirs sur l'intestin. Avec d'un côté, le travail des chercheurs et des cliniciens pour comprendre le rôle de ces 38 milliards de bactéries et des avancées, par exemple, dans le domaine de la transplantation fécale pour lutter contre un germe résistant, le Clostridium difficile. Mais les mystères du microbiote intestinal n'occupent pas seulement les médecins. Le sujet passionne également les journalistes, intéresse les coachs en nutrition, et permet aux laboratoires pharmaceutiques de se lancer sur de nouveaux marchés, avec des produits – les probiotiques/compléments alimentaires – promettant un renforcement immunitaire, une meilleure digestion, un équilibre bactérien. Alors, comment faire la part des choses entre les vérités et les mensonges qui concernent nos intestins? Avec : Pr Harry Sokol, professeur en gastro-entérologie à l'Hôpital Saint-Antoine, à Paris et enseignant à la Faculté de Médecine de Sorbonne Université. Directeur du centre de transplantation fécale de l'APHP, chercheur à l'Inserm et à l'INRAE et auteur de l'ouvrage Microbiote : Science, promesses et mensonges. Enfin la vérité sur vos bactéries intestinales (en autoédition) Pr Stanislas Doffou, gastroentérologue au CHU d'Angré à Abidjan en Côte d'Ivoire. En fin d'émission, nous parlons de télémédecine notamment en République Centrafricaine où Médecins Sans Frontières a développé une application qui fonctionne même lorsque la connexion est lente afin de pallier le manque de professionnels de la santé. Interview de Clara Mazon, directrice du programme de télémédecine de MSF. Programmation musicale : ► Infinity song – Hurricane ► Mia Guisse, Jahman X-Press & Omg Oumy Gueye, VJ - Lima Beuga Doon.
Plébiscité pour ses bienfaits sur le corps et l'esprit, et connu grâce aux noms imagés de ses postures – « le chien tête en bas », « le cobra » ou « la montagne » –, le yoga a su conquérir la planète. Ils sont plus de 300 millions à le pratiquer à travers le monde. Originaire d'Inde, cette discipline, à mi-chemin entre spiritualité et sport, s'est métamorphosée au fil des siècles au gré de ses allers-retours vers le monde occidental, qui l'a largement adoptée. Aujourd'hui, il existe différents types de yoga – Hatha, Ashtanga, Kundalini, Vinyasa, Bikram, ... – comme autant de façons d'interpréter cette pratique. De nombreux professeurs revendiquent aussi avoir inventé leur propre méthode. Plus récemment, de nouveaux concepts ont émergé, comme le Goat Yoga, accompagné de chèvres, ou le Beer Yoga, associé à la bière. Une manière d'offrir encore plus de choix… ou de dénaturer définitivement le yoga. Si ces versions plus « marketing » du yoga interrogent, d'autres aspects de la discipline inquiètent plus sérieusement. En France, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) avertissait déjà en 2021 de la hausse des signalements pour dérives sectaires liées au yoga. Par ailleurs, alors qu'il est largement pratiqué par des femmes (plus de 70% en France), plusieurs grandes figures de la discipline ont été rattrapées par des affaires de violences sexuelles ou physiques. Le yoga est ainsi entouré d'un certain flou. Le manque d'encadrement a ouvert une brèche à différentes formes de dérives, qui entachent aujourd'hui la pratique et détournent certains de ses pratiquants. Une meilleure régulation pourrait-elle sauver le yoga ? Avec : • Elodie Emery, journaliste, autrice de La face caché du yoga (Buchet-Chastel, 2026). Un reportage de Raphaëlle Constant. Notre reporter Raphaëlle Constant a assisté à une séance de yoga du rire animée par Fanny Pioffret, professeur en yoga du rire depuis 2015. Autour d'elle, dans le jardin des Tuileries à Paris, trois participantes : Marie-Hélène, Yaëlle et Maria. Elles ont entre 57 et 70 ans. Après un échauffement musculaire, place au baragouin : fou rire garanti pour 10 euros la séance ! Un focus d'Abdoollah Earally, correspondant de RFI à New Delhi en Inde, où le yoga est tiraillé entre discipline de bien-être et vifs débats religieux. Le gouvernement Modi en a fait un outil de soft power et un enjeu national. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans cet épisode, Clive, enseignant aux Grands Moulins évoque le fait d'être contesté en tant qu'enseignant et la différence entre la culture anglo-saxonne et la culture française. Cécile Lazartigues-Chartier, experte en interculturel apporte son éclairage. Programmation musicale : ► End of The Day - Joe Yorke, The 18th Parallel ► Da Du Dah (Aleh Remix) - Kokoroko, Aleh.
Le microbiote intestinal est un ensemble de bactéries, virus, champignons et autres micro-organismes qui peuplent notre tube digestif. Si les chercheurs connaissent son existence depuis longtemps, ils découvrent encore aujourd'hui l'importance de son rôle sur la santé physique et psychique des individus. Ainsi, ce n'est pas moins de 38 milliards de bactéries qui s'activent, digèrent, communiquent, produisent des molécules essentielles, éduquent les défenses immunitaires et envoient même des signaux au cerveau. Que sait-on vraiment sur le microbiote intestinal ? Que peut-on espérer de la recherche sur le microbiote intestinal ? En matière de santé, il existe des sujets vendeurs et d'autres qui le sont beaucoup moins. Ces dernières années, un champ particulier de la gastro-entérologie est devenu subitement « tendance », de la librairie à la parapharmacie: édition, automédication, et même au rayon frais, pour certains produits laitiers… Ce sujet porteur : la flore intestinale comme ses pouvoirs sur l'intestin. Avec d'un côté, le travail des chercheurs et des cliniciens pour comprendre le rôle de ces 38 milliards de bactéries et des avancées, par exemple, dans le domaine de la transplantation fécale pour lutter contre un germe résistant, le Clostridium difficile. Mais les mystères du microbiote intestinal n'occupent pas seulement les médecins. Le sujet passionne également les journalistes, intéresse les coachs en nutrition, et permet aux laboratoires pharmaceutiques de se lancer sur de nouveaux marchés, avec des produits – les probiotiques/compléments alimentaires – promettant un renforcement immunitaire, une meilleure digestion, un équilibre bactérien. Alors, comment faire la part des choses entre les vérités et les mensonges qui concernent nos intestins? Avec : Pr Harry Sokol, professeur en gastro-entérologie à l'Hôpital Saint-Antoine, à Paris et enseignant à la Faculté de Médecine de Sorbonne Université. Directeur du centre de transplantation fécale de l'APHP, chercheur à l'Inserm et à l'INRAE et auteur de l'ouvrage Microbiote : Science, promesses et mensonges. Enfin la vérité sur vos bactéries intestinales (en autoédition) Pr Stanislas Doffou, gastroentérologue au CHU d'Angré à Abidjan en Côte d'Ivoire. En fin d'émission, nous parlons de télémédecine notamment en République Centrafricaine où Médecins Sans Frontières a développé une application qui fonctionne même lorsque la connexion est lente afin de pallier le manque de professionnels de la santé. Interview de Clara Mazon, directrice du programme de télémédecine de MSF. Programmation musicale : ► Infinity song – Hurricane ► Mia Guisse, Jahman X-Press & Omg Oumy Gueye, VJ - Lima Beuga Doon.
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Plébiscité pour ses bienfaits sur le corps et l'esprit, et connu grâce aux noms imagés de ses postures – « le chien tête en bas », « le cobra » ou « la montagne » –, le yoga a su conquérir la planète. Ils sont plus de 300 millions à le pratiquer à travers le monde. Originaire d'Inde, cette discipline, à mi-chemin entre spiritualité et sport, s'est métamorphosée au fil des siècles au gré de ses allers-retours vers le monde occidental, qui l'a largement adoptée. Aujourd'hui, il existe différents types de yoga – Hatha, Ashtanga, Kundalini, Vinyasa, Bikram, ... – comme autant de façons d'interpréter cette pratique. De nombreux professeurs revendiquent aussi avoir inventé leur propre méthode. Plus récemment, de nouveaux concepts ont émergé, comme le Goat Yoga, accompagné de chèvres, ou le Beer Yoga, associé à la bière. Une manière d'offrir encore plus de choix… ou de dénaturer définitivement le yoga. Si ces versions plus « marketing » du yoga interrogent, d'autres aspects de la discipline inquiètent plus sérieusement. En France, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) avertissait déjà en 2021 de la hausse des signalements pour dérives sectaires liées au yoga. Par ailleurs, alors qu'il est largement pratiqué par des femmes (plus de 70% en France), plusieurs grandes figures de la discipline ont été rattrapées par des affaires de violences sexuelles ou physiques. Le yoga est ainsi entouré d'un certain flou. Le manque d'encadrement a ouvert une brèche à différentes formes de dérives, qui entachent aujourd'hui la pratique et détournent certains de ses pratiquants. Une meilleure régulation pourrait-elle sauver le yoga ? Avec : • Elodie Emery, journaliste, autrice de La face caché du yoga (Buchet-Chastel, 2026). Un reportage de Raphaëlle Constant. Notre reporter Raphaëlle Constant a assisté à une séance de yoga du rire animée par Fanny Pioffret, professeur en yoga du rire depuis 2015. Autour d'elle, dans le jardin des Tuileries à Paris, trois participantes : Marie-Hélène, Yaëlle et Maria. Elles ont entre 57 et 70 ans. Après un échauffement musculaire, place au baragouin : fou rire garanti pour 10 euros la séance ! Un focus d'Abdoollah Earally, correspondant de RFI à New Delhi en Inde, où le yoga est tiraillé entre discipline de bien-être et vifs débats religieux. Le gouvernement Modi en a fait un outil de soft power et un enjeu national. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans cet épisode, Clive, enseignant aux Grands Moulins évoque le fait d'être contesté en tant qu'enseignant et la différence entre la culture anglo-saxonne et la culture française. Cécile Lazartigues-Chartier, experte en interculturel apporte son éclairage. Programmation musicale : ► End of The Day - Joe Yorke, The 18th Parallel ► Da Du Dah (Aleh Remix) - Kokoroko, Aleh.
Le festival des Zébrures à Limoges raconte aussi l'intime avec deux pièces : Une Vénus de 5 743 ans, d'Olivia Csiky Trnka et Rebelles en exil, de Tatiana Frolova et Soro Solo. Jusqu'où aller dans l'intime ? Comment faire voir ou entendre une émotion profonde, à soi et pour les autres ? Dans une Vénus de 5 743 ans, l'autrice Olivia Csiky Trnka raconte le récit d'une vieille femme dans un EHPAD, partiellement paralysée et au seuil de la mort. Sous la forme d'un long monologue, on suit son errance dans le labyrinthe intérieur de cette femme dans ses sphères les plus intimes. Elle parle de ses joies, de ses désirs, de ses regrets, de ses remords. La comédienne est nue sur scène, comme pour ajouter une dimension d'intimité à la scénographie. Avec cette pièce, elle souhaite « Renouer le lien avec nos personnes âgées, dans nos sociétés modernes, car on n'a plus les outils, ni l'imaginaire pour accueillir la vulnérabilité du 4è âge. C'est une question qui me hante depuis la mort de mes grands-parents, et les différents scandales qui ont éclaboussé les EHPAD. » Malgré tout, la metteuse en scène fait le choix de conserver une part d'humour dans le spectacle. Rebelles en exil est le titre du douzième épisode de Grand ReporTERRE, un concept créé par le Théâtre du Point du Jour à Lyon et qui fait rencontrer un auteur et un journaliste sur un thème commun. Le spectacle raconte une autre forme de pudeur et l'intimité liées à l'exil. Tatiana Frolova et Soro Solo ont collaboré pour mettre en scène cet épisode. Tatiana Frolova est née en 1961 à Komsomolsk-sur-Amour, en Russie. Elle a fondé le théâtre KnAM en 2005. La troupe est en exil en France depuis mars 2022. Dans le spectacle Rebelles en exil, elle raconte la violence et les humiliations de l'exil : « Nos corps parlent beaucoup plus que n'importe quelle histoire. » Cependant, elle ne voulait pas créer un spectacle de « trauma ». « Le trauma est devenu capitaliste, ça se vend bien. Je voulais prendre des morceaux de nos vies et les tisser pour ce spectacle ». Le spectacle a été conçu avec Soro Solo, journaliste ivoirien réfugié politique en France depuis 2003. Avant ce spectacle, il racontait peu son expérience d'exilé : « Je n'ai jamais raconté la violence par pudeur mais aussi car je ne voulais pas qu'on ait pitié. » Lui aussi raconte la violence et la peur mais aussi « la joie de vivre une deuxième vie dans la même vie ». Invités : - Olivia Csiky Trnka, comédienne et metteuse en scène. Son spectacle « Une Vénus de 5 743 Ans » en tournée en 2027 - Tatiana Frolova, metteuse en scène et directrice du théâtre KnAM qui fut l'un des premiers théâtres indépendants en URSS en 1985 lors de sa création, elle est exilée en France depuis 2022 au moment de l'invasion de l'Ukraine par la Russie - Soro Solo, journaliste. Ivoirien, il est réfugié politique depuis 2003 - Bleue Isambard, comédienne, traductrice et interprète. Leur spectacle Rebelles en exil : les 12 13, 14 octobre 2026 à Lyon et 26 novembre 2026 à Choisy-le-Roi. Programmation musicale : Le duo suisse Saint Aube.
Le festival des Zébrures à Limoges raconte aussi l'intime avec deux pièces : Une Vénus de 5 743 ans, d'Olivia Csiky Trnka et Rebelles en exil, de Tatiana Frolova et Soro Solo. Jusqu'où aller dans l'intime ? Comment faire voir ou entendre une émotion profonde, à soi et pour les autres ? Dans une Vénus de 5 743 ans, l'autrice Olivia Csiky Trnka raconte le récit d'une vieille femme dans un EHPAD, partiellement paralysée et au seuil de la mort. Sous la forme d'un long monologue, on suit son errance dans le labyrinthe intérieur de cette femme dans ses sphères les plus intimes. Elle parle de ses joies, de ses désirs, de ses regrets, de ses remords. La comédienne est nue sur scène, comme pour ajouter une dimension d'intimité à la scénographie. Avec cette pièce, elle souhaite « Renouer le lien avec nos personnes âgées, dans nos sociétés modernes, car on n'a plus les outils, ni l'imaginaire pour accueillir la vulnérabilité du 4è âge. C'est une question qui me hante depuis la mort de mes grands-parents, et les différents scandales qui ont éclaboussé les EHPAD. » Malgré tout, la metteuse en scène fait le choix de conserver une part d'humour dans le spectacle. Rebelles en exil est le titre du douzième épisode de Grand ReporTERRE, un concept créé par le Théâtre du Point du Jour à Lyon et qui fait rencontrer un auteur et un journaliste sur un thème commun. Le spectacle raconte une autre forme de pudeur et l'intimité liées à l'exil. Tatiana Frolova et Soro Solo ont collaboré pour mettre en scène cet épisode. Tatiana Frolova est née en 1961 à Komsomolsk-sur-Amour, en Russie. Elle a fondé le théâtre KnAM en 2005. La troupe est en exil en France depuis mars 2022. Dans le spectacle Rebelles en exil, elle raconte la violence et les humiliations de l'exil : « Nos corps parlent beaucoup plus que n'importe quelle histoire. » Cependant, elle ne voulait pas créer un spectacle de « trauma ». « Le trauma est devenu capitaliste, ça se vend bien. Je voulais prendre des morceaux de nos vies et les tisser pour ce spectacle ». Le spectacle a été conçu avec Soro Solo, journaliste ivoirien réfugié politique en France depuis 2003. Avant ce spectacle, il racontait peu son expérience d'exilé : « Je n'ai jamais raconté la violence par pudeur mais aussi car je ne voulais pas qu'on ait pitié. » Lui aussi raconte la violence et la peur mais aussi « la joie de vivre une deuxième vie dans la même vie ». Invités : - Olivia Csiky Trnka, comédienne et metteuse en scène. Son spectacle « Une Vénus de 5 743 Ans » en tournée en 2027 - Tatiana Frolova, metteuse en scène et directrice du théâtre KnAM qui fut l'un des premiers théâtres indépendants en URSS en 1985 lors de sa création, elle est exilée en France depuis 2022 au moment de l'invasion de l'Ukraine par la Russie - Soro Solo, journaliste. Ivoirien, il est réfugié politique depuis 2003 - Bleue Isambard, comédienne, traductrice et interprète. Leur spectacle Rebelles en exil : les 12 13, 14 octobre 2026 à Lyon et 26 novembre 2026 à Choisy-le-Roi. Programmation musicale : Le duo suisse Saint Aube.
La programmation cinéma du 30 septembre au 6 octobre
Après l'affaire Lyhanna en juillet 2026 et les nombreux manquements judiciaires et institutionnels qu'elle a mis en lumière, la pression a été mise sur le gouvernement afin de proposer des actions concrètes pour mieux protéger les femmes et les enfants. Ainsi, début octobre, l'Assemblée nationale française va examiner la « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles, après des semaines de mobilisation de plusieurs centaines de femmes et militantes féministes, devant le ministère de la Justice, pour marquer leur détermination. Cette proposition de loi, soutenue à 240 députés, s'appuie sur les recommandations faites par des associations féministes et de défense des droits des enfants. Le 14 septembre 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis de consacrer un milliard et demi d'euros à la lutte contre les VVS dans le budget 2027. Détection des victimes, lutte contre les violences en ligne et dans le monde du travail, formation des professionnels de santé, renforcement de la réponse pénale... La loi est-elle essentielle à la protection de la santé des femmes ? Comment les États peuvent-ils mieux protéger leurs citoyennes ? Comment une évolution des Lois peut-elle améliorer le bien-être des femmes et des enfants, protéger leur santé mentale et physique? Au travers d'illustrations en France, en Côte d'Ivoire et en Espagne, nos invitées, au féminin pluriel, nous font comprendre comment ces changements, dans la loi, qui peuvent améliorer la santé des femmes. Ce sujet est directement en prise avec l'actualité. En France, l'indignation liée à l'affaire Lyhanna au printemps 2026 (du nom d'une petite fille de 11 ans, enlevée, violée et assassinée par un homme qui faisait l'objet de plusieurs plaintes et signalements pour violences sexuelles sur mineures, dans le sud-ouest du pays), a débouché sur une volonté de réforme qui porte un nom : la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, née de cette mobilisation, arrive devant les députés ce 1er octobre. Le drame frappant cette enfant et sa famille a constitué un nouvel élément révélateur des dysfonctionnements de la justice française ; une forme d'échec systémique qui traduit des défaillances structurelles et appelle des changements de fond. La semaine dernière, la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, issue du travail de la coalition féministe et enfantiste a été adoptée en commission des lois à l'Assemblée nationale : 69 articles, une construction transpartisane qui vise à renforcer l'écoute, la protection, la réparation. Ce texte est à l'image de celui qui existe déjà depuis plus de 20 ans en Espagne, et qui a permis de faire reculer sensiblement le nombre des féminicides, comme d'améliorer les prises en charge des victimes et les poursuites contre les auteurs. Avec : Dr Ghada Hatem, gynécologue-obstétricienne, Présidente de Maisons des femmes/Restart Bénédicte Joan, membre du Conseil d'Administration de l'association Stop au Chat Noir en Côte d'Ivoire, association afro féministe qui possède un refuge pour femmes et filles survivantes de Violences Sexistes et Sexuelles Anne-Cécile Mailfert, présidente fondatrice de la Fondation des femmes Diane Cambon, correspondante de RFI à Madrid. Reportage de Thalie Mpouho. ► En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview du Dr Marie-Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l'épidémie à l'Organisation mondiale de la santé, médecin épidémiologiste spécialiste en santé globale, santé communautaire et familiale. Programmation musicale : ► Adekunle Gold – One woman ► Ibeyi – Hurry Hurry.
À l'échelle mondiale, on estime qu'au moins la moitié de la population est bilingue et parle quotidiennement deux langues ou deux dialectes différents, selon l'Unesco. La question de transmettre ou non sa langue natale à son enfant se pose donc de plus en plus. Pour de nombreuses familles, cette transmission n'est pas une évidence. En France, selon une étude de l'institut One Poll, un Français issu de l'immigration sur quatre n'a pas appris la langue maternelle de ses parents ou de ses grands-parents. En partie, par crainte des discriminations. Ainsi l'arabe, deuxième langue la plus parlée en France, est sept fois moins transmise que l'anglais. Dévalorisation de la langue maternelle, crainte que les enfants ne maitrisent pas bien la langue du pays dans lequel ils vivent ou manquent de méthodes, les obstacles sur la route du bilinguisme sont nombreux. Pourtant la langue est bien plus qu'un outil de communication. C'est à travers elle qu'on transmet ses valeurs, ses croyances, son identité. L'acquisition du langage est également essentielle au développement de l'enfant pour comprendre et se faire comprendre. Alors, comment transmettre sa langue natale sans pression pour les parents et les enfants ? Faut-il commencer dès la naissance ? À quel moment peut-on dire que son enfant est réellement bilingue ? Le bilinguisme peut-il être un atout pour le reste de ses apprentissages ? Avec : • Mirana Andrianasy, responsable des projets de formation au sein de l'association Dulala (D'Une Langue À l'Autre) qui accompagne les professionnels et les parents pour que les enfants qui grandissent avec d'autres langues que le français à la maison puissent s'épanouir et développer tout leur potentiel • Amalini Simon, psychologue, directrice du centre Babel, centre de ressources transculturelles, de formation et de médiations à destination des professionnels des services publics. En début d'émission, l'école autour du monde avec Sara Menaï, correspondante de RFI à Londres, au Royaume-Uni, où plusieurs universités ont déjà annoncé des grèves prolongées. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils d'Ibrahima Giroux, psychologue, coordinateur de la licence de psychologie à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal et d'une formation en ligne également à destination des professionnels. Il répond à la question de Bless à Moroni, aux Comores. Programmation musicale : ► Nterini - Fatoumata Diawara ► SHEGE – CKay.
Après l'affaire Lyhanna en juillet 2026 et les nombreux manquements judiciaires et institutionnels qu'elle a mis en lumière, la pression a été mise sur le gouvernement afin de proposer des actions concrètes pour mieux protéger les femmes et les enfants. Ainsi, début octobre, l'Assemblée nationale française va examiner la « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles, après des semaines de mobilisation de plusieurs centaines de femmes et militantes féministes, devant le ministère de la Justice, pour marquer leur détermination. Cette proposition de loi, soutenue à 240 députés, s'appuie sur les recommandations faites par des associations féministes et de défense des droits des enfants. Le 14 septembre 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis de consacrer un milliard et demi d'euros à la lutte contre les VVS dans le budget 2027. Détection des victimes, lutte contre les violences en ligne et dans le monde du travail, formation des professionnels de santé, renforcement de la réponse pénale... La loi est-elle essentielle à la protection de la santé des femmes ? Comment les États peuvent-ils mieux protéger leurs citoyennes ? Comment une évolution des Lois peut-elle améliorer le bien-être des femmes et des enfants, protéger leur santé mentale et physique? Au travers d'illustrations en France, en Côte d'Ivoire et en Espagne, nos invitées, au féminin pluriel, nous font comprendre comment ces changements, dans la loi, qui peuvent améliorer la santé des femmes. Ce sujet est directement en prise avec l'actualité. En France, l'indignation liée à l'affaire Lyhanna au printemps 2026 (du nom d'une petite fille de 11 ans, enlevée, violée et assassinée par un homme qui faisait l'objet de plusieurs plaintes et signalements pour violences sexuelles sur mineures, dans le sud-ouest du pays), a débouché sur une volonté de réforme qui porte un nom : la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, née de cette mobilisation, arrive devant les députés ce 1er octobre. Le drame frappant cette enfant et sa famille a constitué un nouvel élément révélateur des dysfonctionnements de la justice française ; une forme d'échec systémique qui traduit des défaillances structurelles et appelle des changements de fond. La semaine dernière, la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, issue du travail de la coalition féministe et enfantiste a été adoptée en commission des lois à l'Assemblée nationale : 69 articles, une construction transpartisane qui vise à renforcer l'écoute, la protection, la réparation. Ce texte est à l'image de celui qui existe déjà depuis plus de 20 ans en Espagne, et qui a permis de faire reculer sensiblement le nombre des féminicides, comme d'améliorer les prises en charge des victimes et les poursuites contre les auteurs. Avec : Dr Ghada Hatem, gynécologue-obstétricienne, Présidente de Maisons des femmes/Restart Bénédicte Joan, membre du Conseil d'Administration de l'association Stop au Chat Noir en Côte d'Ivoire, association afro féministe qui possède un refuge pour femmes et filles survivantes de Violences Sexistes et Sexuelles Anne-Cécile Mailfert, présidente fondatrice de la Fondation des femmes Diane Cambon, correspondante de RFI à Madrid. Reportage de Thalie Mpouho. ► En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview du Dr Marie-Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l'épidémie à l'Organisation mondiale de la santé, médecin épidémiologiste spécialiste en santé globale, santé communautaire et familiale. Programmation musicale : ► Adekunle Gold – One woman ► Ibeyi – Hurry Hurry.
À l'échelle mondiale, on estime qu'au moins la moitié de la population est bilingue et parle quotidiennement deux langues ou deux dialectes différents, selon l'Unesco. La question de transmettre ou non sa langue natale à son enfant se pose donc de plus en plus. Pour de nombreuses familles, cette transmission n'est pas une évidence. En France, selon une étude de l'institut One Poll, un Français issu de l'immigration sur quatre n'a pas appris la langue maternelle de ses parents ou de ses grands-parents. En partie, par crainte des discriminations. Ainsi l'arabe, deuxième langue la plus parlée en France, est sept fois moins transmise que l'anglais. Dévalorisation de la langue maternelle, crainte que les enfants ne maitrisent pas bien la langue du pays dans lequel ils vivent ou manquent de méthodes, les obstacles sur la route du bilinguisme sont nombreux. Pourtant la langue est bien plus qu'un outil de communication. C'est à travers elle qu'on transmet ses valeurs, ses croyances, son identité. L'acquisition du langage est également essentielle au développement de l'enfant pour comprendre et se faire comprendre. Alors, comment transmettre sa langue natale sans pression pour les parents et les enfants ? Faut-il commencer dès la naissance ? À quel moment peut-on dire que son enfant est réellement bilingue ? Le bilinguisme peut-il être un atout pour le reste de ses apprentissages ? Avec : • Mirana Andrianasy, responsable des projets de formation au sein de l'association Dulala (D'Une Langue À l'Autre) qui accompagne les professionnels et les parents pour que les enfants qui grandissent avec d'autres langues que le français à la maison puissent s'épanouir et développer tout leur potentiel • Amalini Simon, psychologue, directrice du centre Babel, centre de ressources transculturelles, de formation et de médiations à destination des professionnels des services publics. En début d'émission, l'école autour du monde avec Sara Menaï, correspondante de RFI à Londres, au Royaume-Uni, où plusieurs universités ont déjà annoncé des grèves prolongées. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils d'Ibrahima Giroux, psychologue, coordinateur de la licence de psychologie à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal et d'une formation en ligne également à destination des professionnels. Il répond à la question de Bless à Moroni, aux Comores. Programmation musicale : ► Nterini - Fatoumata Diawara ► SHEGE – CKay.
Deux spectacles sur les traumatismes de la guerre et de l'esclavage : « Le silence des tabous » d'Ulrich N'Toyo et « L'Enfant soldat née musique » de Zarina Khan. Dans ces deux spectacles présentés au festival Les Zébrures à Limoges, il est question de musique. Dans « L'Enfant-soldat née musique » de Zarina Khan, Soledad est une adolescente enrôlée de force dans la guerre en tant qu'enfant soldat, dans une métropole africaine. Elle a une capacité auditive particulière : « elle prend les bruits et la fureur du monde pour les orchestrer intérieurement, elle attrape les sonorités terrifiantes pour les transformer », nous raconte la metteuse en scène. L'art lui permet ainsi de traverser les pires horreurs et la barbarie du monde. La musique construite à partir du texte est écrite avec des sonorités et jouée en plusieurs langues parmi lesquelles le lingala, le kikongo, le swahili et le français. L'histoire personnelle de la metteuse en scène lui a donné l'idée de cette pièce. En effet, née en Tunisie d'une mère russe orthodoxe et d'un père musulman, elle assiste à l'âge de 4 ans à la tentative de lapidation de sa mère. Zarina Kahn va ensuite enchaîner les exils à travers le monde. « C'est la poésie qui m'a permis de survivre. » C'est sans doute dans cette enfance marquée par la violence et le déracinement qu'elle trouve la source de son inspiration. Aujourd'hui, on estime à près de 300.000 le nombre d'enfants soldats : « un drame intemporel. » Il est également question de souffrance dans la pièce « Le silence des tabous » d'Ulrich N'Toyo. La pièce commence comme une pièce de Marivaux : avec une dispute de couple. Vanessa et Kongo ne parviennent pas à avoir d'enfant. Elle est originaire des Caraïbes et fait des cauchemars récurrents ; lui est originaire du Congo-Brazzaville et va la convaincre d'aller interroger les ancêtres à Loango, un ancien port d'embarquement des esclaves situé à une vingtaine de kilomètres de Pointe-Noire. Mais Vanessa est très sceptique quant au pouvoir des 'gris-gris' et de ce qu'elle appelle les amulettes et semble rejeter l'africanité qu'elle porte en elle. Ensemble, ils vont à la rencontre de Mama Nzinga « la voix, le chemin » celle qui va pousser à regarder à l'intérieur de soi. Elle va donc les remettre en connexion avec les ancêtres jusqu'à les faire voyager dans le temps... dans la cale d'un bateau négrier... Un voyage initiatique sur les traces de leurs racines. Pour écrire cette pièce, Ulrich N'Toyo a collecté sa matière sur le terrain en Guyane, en Martinique, en Guiné-Bissau, en Guadeloupe. Le spectacle est rythmé par les sons de la rumba congolaise et le Grand Kallé. Un choix que l'auteur justifie : « quand on veut raconter l'esclavage, cela passe par la rumba ». Pour lui, il faut raconter et écrire et cela implique de fouiller les petits récits pour interroger la grande Histoire : « Revêtir le manteau des souvenirs. » À lire chez l'Harmattan : Le silence des tabous de Ulrich N'Toyo. Invités : Zarina Khan, philosophe, autrice, metteuse en scène, réalisatrice et comédienne française, née à Tunis. Formée notamment auprès de Peter Brook, Ingmar Bergman, Andréas Voutsinas et Philippe Adrien, elle fonde en 1984 la Compagnie Zarina Khan, avec laquelle elle développe une œuvre où le théâtre devient un espace de création, de transmission et de dialogue entre les cultures. Depuis plus de quarante ans, son travail est étroitement lié à la défense des droits humains et des droits de l'enfant. En 2005, sa candidature est proposée pour le Prix Nobel de la Paix. Ulrich N'Toyo est un comédien, conteur, marionnettiste et metteur en scène ; originaire du Congo-Brazzaville. Il découvre le théâtre dès l'enfance à Brazzaville et se forme auprès de plusieurs figures majeures de la scène congolaise, parmi lesquelles Dieudonné Niangouna, Julien Bissila et Abdon Fortuné Koumbha. En 2007, il s'installe en France où il poursuit un parcours artistique partagé entre l'Afrique et l'Europe. Il est le directeur artistique de la Youle Compagnie. Programmation musicale : L'artiste Grand Kallé avec le titre Parafifi.
Deux spectacles sur les traumatismes de la guerre et de l'esclavage : « Le silence des tabous » d'Ulrich N'Toyo et « L'Enfant soldat née musique » de Zarina Khan. Dans ces deux spectacles présentés au festival Les Zébrures à Limoges, il est question de musique. Dans « L'Enfant-soldat née musique » de Zarina Khan, Soledad est une adolescente enrôlée de force dans la guerre en tant qu'enfant soldat, dans une métropole africaine. Elle a une capacité auditive particulière : « elle prend les bruits et la fureur du monde pour les orchestrer intérieurement, elle attrape les sonorités terrifiantes pour les transformer », nous raconte la metteuse en scène. L'art lui permet ainsi de traverser les pires horreurs et la barbarie du monde. La musique construite à partir du texte est écrite avec des sonorités et jouée en plusieurs langues parmi lesquelles le lingala, le kikongo, le swahili et le français. L'histoire personnelle de la metteuse en scène lui a donné l'idée de cette pièce. En effet, née en Tunisie d'une mère russe orthodoxe et d'un père musulman, elle assiste à l'âge de 4 ans à la tentative de lapidation de sa mère. Zarina Kahn va ensuite enchaîner les exils à travers le monde. « C'est la poésie qui m'a permis de survivre. » C'est sans doute dans cette enfance marquée par la violence et le déracinement qu'elle trouve la source de son inspiration. Aujourd'hui, on estime à près de 300.000 le nombre d'enfants soldats : « un drame intemporel. » Il est également question de souffrance dans la pièce « Le silence des tabous » d'Ulrich N'Toyo. La pièce commence comme une pièce de Marivaux : avec une dispute de couple. Vanessa et Kongo ne parviennent pas à avoir d'enfant. Elle est originaire des Caraïbes et fait des cauchemars récurrents ; lui est originaire du Congo-Brazzaville et va la convaincre d'aller interroger les ancêtres à Loango, un ancien port d'embarquement des esclaves situé à une vingtaine de kilomètres de Pointe-Noire. Mais Vanessa est très sceptique quant au pouvoir des 'gris-gris' et de ce qu'elle appelle les amulettes et semble rejeter l'africanité qu'elle porte en elle. Ensemble, ils vont à la rencontre de Mama Nzinga « la voix, le chemin » celle qui va pousser à regarder à l'intérieur de soi. Elle va donc les remettre en connexion avec les ancêtres jusqu'à les faire voyager dans le temps... dans la cale d'un bateau négrier... Un voyage initiatique sur les traces de leurs racines. Pour écrire cette pièce, Ulrich N'Toyo a collecté sa matière sur le terrain en Guyane, en Martinique, en Guiné-Bissau, en Guadeloupe. Le spectacle est rythmé par les sons de la rumba congolaise et le Grand Kallé. Un choix que l'auteur justifie : « quand on veut raconter l'esclavage, cela passe par la rumba ». Pour lui, il faut raconter et écrire et cela implique de fouiller les petits récits pour interroger la grande Histoire : « Revêtir le manteau des souvenirs. » À lire chez l'Harmattan : Le silence des tabous de Ulrich N'Toyo. Invités : Zarina Khan, philosophe, autrice, metteuse en scène, réalisatrice et comédienne française, née à Tunis. Formée notamment auprès de Peter Brook, Ingmar Bergman, Andréas Voutsinas et Philippe Adrien, elle fonde en 1984 la Compagnie Zarina Khan, avec laquelle elle développe une œuvre où le théâtre devient un espace de création, de transmission et de dialogue entre les cultures. Depuis plus de quarante ans, son travail est étroitement lié à la défense des droits humains et des droits de l'enfant. En 2005, sa candidature est proposée pour le Prix Nobel de la Paix. Ulrich N'Toyo est un comédien, conteur, marionnettiste et metteur en scène ; originaire du Congo-Brazzaville. Il découvre le théâtre dès l'enfance à Brazzaville et se forme auprès de plusieurs figures majeures de la scène congolaise, parmi lesquelles Dieudonné Niangouna, Julien Bissila et Abdon Fortuné Koumbha. En 2007, il s'installe en France où il poursuit un parcours artistique partagé entre l'Afrique et l'Europe. Il est le directeur artistique de la Youle Compagnie. Programmation musicale : L'artiste Grand Kallé avec le titre Parafifi.
L'épilepsie est une des affections neurologiques les plus fréquentes avec environ 50 millions de personnes concernées dans le monde. Si des traitements existent, près des trois quarts des personnes épileptiques dans les pays à revenu faible ou intermédiaire n'ont pas accès au traitement dont elles ont besoin. L'épilepsie pouvant survenir à tous les âges de la vie, ses manifestations diffèrent selon l'âge du patient. Comment diagnostiquer l'épilepsie chez un nourrisson ou chez une personne âgée ? Quelles sont les prises en charge existantes ? Cette maladie neurologique concerne tous les âges. C'est l'activité électrique anormale dans le cerveau qui provoque des réactions, qui vont de la perte d'attention à des convulsions sévères. Plus de 50 millions de personnes seraient concernées à l'échelle de la planète, d'après l'OMS, ce qui en fait l'une des affections neurologiques les plus fréquentes. Si le grand public assimile volontiers l'épilepsie aux crises convulsives, cette atteinte chronique peut se manifester de façon différente : par des absences ou encore des secousses ponctuelles et des contractions. Certains symptômes peuvent être particulièrement sévères, notamment en raison de leur durée, comme du risque de chute et dans certains cas, l'épilepsie peut constituer un motif d'urgence absolue (état de mal épileptique). Aujourd'hui, il existe de multiples traitements qui permettent de limiter les symptômes de l'épilepsie ou d'espacer les crises. Il est important également d'aborder la question de la prévention de l'épilepsie secondaire (après un choc, une infection neurologique, un AVC…), par le port de dispositifs de sécurité comme les casques pour éviter les traumatismes crâniens, le traitement de l'hypertension artérielle ou encore la vaccination contre la méningite et des mesures anti-vectorielles et de protection afin de limiter le risque de transmission du paludisme infantile (et du neuropaludisme). La prise en charge du paludisme est globale, et implique également des conseils en termes de bien-être, d'intégration, tout comme de sensibilisation des populations afin de mieux lutter contre la stigmatisation et les fausses croyances. Avec : Pr Laurent Vercueil, médecin neurologue, praticien hospitalier au CHU Grenoble Alpes, professeur à l'UGA, et membre du laboratoire de psychologie et neurocognition de Grenoble. Auteur du livre « Malaises, colométrie du cerveau » aux éditions Belin. Pr Fodé Cissé, chef de service de Neurologie au CHU Ignace Deen, de Conakry, en Guinée. En fin d'émission, nous retrouvons la chronique de Binetou Cheikh Seck, nutritionniste-diététicienne à Dakar, au Sénégal. Programmation musicale : ► BNXN, Asake– Eja Meja ► Ibeyi – Hurry Hurry.
L'épilepsie est une des affections neurologiques les plus fréquentes avec environ 50 millions de personnes concernées dans le monde. Si des traitements existent, près des trois quarts des personnes épileptiques dans les pays à revenu faible ou intermédiaire n'ont pas accès au traitement dont elles ont besoin. L'épilepsie pouvant survenir à tous les âges de la vie, ses manifestations diffèrent selon l'âge du patient. Comment diagnostiquer l'épilepsie chez un nourrisson ou chez une personne âgée ? Quelles sont les prises en charge existantes ? Cette maladie neurologique concerne tous les âges. C'est l'activité électrique anormale dans le cerveau qui provoque des réactions, qui vont de la perte d'attention à des convulsions sévères. Plus de 50 millions de personnes seraient concernées à l'échelle de la planète, d'après l'OMS, ce qui en fait l'une des affections neurologiques les plus fréquentes. Si le grand public assimile volontiers l'épilepsie aux crises convulsives, cette atteinte chronique peut se manifester de façon différente : par des absences ou encore des secousses ponctuelles et des contractions. Certains symptômes peuvent être particulièrement sévères, notamment en raison de leur durée, comme du risque de chute et dans certains cas, l'épilepsie peut constituer un motif d'urgence absolue (état de mal épileptique). Aujourd'hui, il existe de multiples traitements qui permettent de limiter les symptômes de l'épilepsie ou d'espacer les crises. Il est important également d'aborder la question de la prévention de l'épilepsie secondaire (après un choc, une infection neurologique, un AVC…), par le port de dispositifs de sécurité comme les casques pour éviter les traumatismes crâniens, le traitement de l'hypertension artérielle ou encore la vaccination contre la méningite et des mesures anti-vectorielles et de protection afin de limiter le risque de transmission du paludisme infantile (et du neuropaludisme). La prise en charge du paludisme est globale, et implique également des conseils en termes de bien-être, d'intégration, tout comme de sensibilisation des populations afin de mieux lutter contre la stigmatisation et les fausses croyances. Avec : Pr Laurent Vercueil, médecin neurologue, praticien hospitalier au CHU Grenoble Alpes, professeur à l'UGA, et membre du laboratoire de psychologie et neurocognition de Grenoble. Auteur du livre « Malaises, colométrie du cerveau » aux éditions Belin. Pr Fodé Cissé, chef de service de Neurologie au CHU Ignace Deen, de Conakry, en Guinée. En fin d'émission, nous retrouvons la chronique de Binetou Cheikh Seck, nutritionniste-diététicienne à Dakar, au Sénégal. Programmation musicale : ► BNXN, Asake– Eja Meja ► Ibeyi – Hurry Hurry.
Cette année, c'est la Camerounaise Hermine Yollo qui remporte le prix RFI Théâtre pour la pièce Ima Maryam : le jugement de Marie. Le prix lui a été remis dimanche soir (27 septembre 2026) à Limoges. Depuis le 23 septembre, le festival les Zébrures met à l'honneur des jeunes auteurs dans la capitale limousine et propose spectacles, lectures et concerts pour faire vivre la francophonie sous toutes ses formes. Hassane Kassi Kouyaté, auteur, metteur en scène et directeur du festival les Zébrures vient de signer un éditorial pour résister à « l'asphyxie du théâtre ». "Le Théâtre est un lieu de résistance, il faut oser" Selon lui, l'art et la culture sont les seuls moyens de sauver nos âmes et notre libre arbitre. « “Refuser l'isolement”, c'est d'ailleurs l'un des slogans de cette édition, face au repli identitaire. Le directeur du festival évoque des problèmes financiers, mais aussi des problèmes de visas non accordés à certains artistes venus d'ailleurs. “C'est très surprenant que ces visas leur soient refusés alors que ce sont ces artistes qui font le pont entre la France et le reste du monde. Certains visas ont été refusés pour des raisons fallacieuses.” » « Pour cette édition 2026, Hassane Kassi Kouyaté va mettre en lecture les textes de nombreux jeunes auteurs dans le spectacle Un infime bruit du monde. Les auteurs ont dû écrire entre une et trois pages à partir de ce texte. Parmi ces artistes, Patherson, slameur et poète sénégalais est en résidence d'écriture à Limoges. Il tente de créer des ponts entre slam et écritures dramaturgiques. Il souhaite rendre la poésie plus accessible et la manière de la déclamer « moins élitiste. » Il travaille sur un texte où il part des traditions orales africaines pour les enrichir d'éléments issus de l'écriture théâtrale. Au Cameroun, le slam est également très important tout comme les écritures dramaturgiques, « beaucoup de gens écrivent, il y a une grande dynamique mais il manque des vitrines pour l'autrice », nous raconte Hermine Yollo qui, elle, vient de remporter le Prix RFI Théâtre pour sa pièce Ima Maryam : le jugement de Marie., une histoire percutante autour du personnage de la Vierge Marie. Hermine Yollo, née à Douala, au Cameroun dans une famille de comédiens est autrice, metteuse en scène... ou plutôt « metteuse en mots » comme elle aime se décrire: « Je mets en scène les mots, comme je mets en scène une pièce de théâtre », précise-t-elle. Elle est également traductrice de formation, directrice de la compagnie NGOTI, une compagnie camerounaise de théâtre professionnel. Beaucoup de femmes écrivent mais elles écrivent dans leur chambre... nous travaillons à encourager les femmes à sortir de leur chambre. Avec Ima Maryam : le jugement de Marie, elle entend questionner des sujets tabous et déboulonner certains dogmes religieux. En effet, elle donne la parole voix à Marie, la Sainte Vierge, mère de Jésus-Christ. « Pour moi c'était important d'entendre cette voix là ! C'est aussi ça le théâtre : mettre de la fiction, mais en allant plus loin que la fiction ». Celle qui a inspiré, c'est Maryam qui lui est venue par le rêve, celle qui a inspiré la Vierge Marie et qui n'a pas du tout la même histoire qu'on raconte sur la Vierge Marie. Elle dit « non, je ne suis pas celle que vous croyez.. .» En lisant plusieurs passages de la Bible et en cherchant dans d'autres documents, l'autrice est persuadée que ce personnage a été victime d'un viol. Le texte a été mis en lecture à Limoges par Aurélie Van Den Daele, directrice du Théâtre de l'Union qui qualifie ce texte d' « atypique et de féministe qui nous ramène à des choses qu'on oublie. C'est très courageux car c'est un pavé dans la mare. » Programmation musicale : L'artiste Jacques Surette avec le titre « Hallo ma belle ». On peut également entendre le texte « Guérison » de Patherson.
Cette année, c'est la Camerounaise Hermine Yollo qui remporte le prix RFI Théâtre pour la pièce Ima Maryam : le jugement de Marie. Le prix lui a été remis dimanche soir (27 septembre 2026) à Limoges. Depuis le 23 septembre, le festival les Zébrures met à l'honneur des jeunes auteurs dans la capitale limousine et propose spectacles, lectures et concerts pour faire vivre la francophonie sous toutes ses formes. Hassane Kassi Kouyaté, auteur, metteur en scène et directeur du festival les Zébrures vient de signer un éditorial pour résister à « l'asphyxie du théâtre ». "Le Théâtre est un lieu de résistance, il faut oser" Selon lui, l'art et la culture sont les seuls moyens de sauver nos âmes et notre libre arbitre. « “Refuser l'isolement”, c'est d'ailleurs l'un des slogans de cette édition, face au repli identitaire. Le directeur du festival évoque des problèmes financiers, mais aussi des problèmes de visas non accordés à certains artistes venus d'ailleurs. “C'est très surprenant que ces visas leur soient refusés alors que ce sont ces artistes qui font le pont entre la France et le reste du monde. Certains visas ont été refusés pour des raisons fallacieuses.” » « Pour cette édition 2026, Hassane Kassi Kouyaté va mettre en lecture les textes de nombreux jeunes auteurs dans le spectacle Un infime bruit du monde. Les auteurs ont dû écrire entre une et trois pages à partir de ce texte. Parmi ces artistes, Patherson, slameur et poète sénégalais est en résidence d'écriture à Limoges. Il tente de créer des ponts entre slam et écritures dramaturgiques. Il souhaite rendre la poésie plus accessible et la manière de la déclamer « moins élitiste. » Il travaille sur un texte où il part des traditions orales africaines pour les enrichir d'éléments issus de l'écriture théâtrale. Au Cameroun, le slam est également très important tout comme les écritures dramaturgiques, « beaucoup de gens écrivent, il y a une grande dynamique mais il manque des vitrines pour l'autrice », nous raconte Hermine Yollo qui, elle, vient de remporter le Prix RFI Théâtre pour sa pièce Ima Maryam : le jugement de Marie., une histoire percutante autour du personnage de la Vierge Marie. Hermine Yollo, née à Douala, au Cameroun dans une famille de comédiens est autrice, metteuse en scène... ou plutôt « metteuse en mots » comme elle aime se décrire: « Je mets en scène les mots, comme je mets en scène une pièce de théâtre », précise-t-elle. Elle est également traductrice de formation, directrice de la compagnie NGOTI, une compagnie camerounaise de théâtre professionnel. Beaucoup de femmes écrivent mais elles écrivent dans leur chambre... nous travaillons à encourager les femmes à sortir de leur chambre. Avec Ima Maryam : le jugement de Marie, elle entend questionner des sujets tabous et déboulonner certains dogmes religieux. En effet, elle donne la parole voix à Marie, la Sainte Vierge, mère de Jésus-Christ. « Pour moi c'était important d'entendre cette voix là ! C'est aussi ça le théâtre : mettre de la fiction, mais en allant plus loin que la fiction ». Celle qui a inspiré, c'est Maryam qui lui est venue par le rêve, celle qui a inspiré la Vierge Marie et qui n'a pas du tout la même histoire qu'on raconte sur la Vierge Marie. Elle dit « non, je ne suis pas celle que vous croyez.. .» En lisant plusieurs passages de la Bible et en cherchant dans d'autres documents, l'autrice est persuadée que ce personnage a été victime d'un viol. Le texte a été mis en lecture à Limoges par Aurélie Van Den Daele, directrice du Théâtre de l'Union qui qualifie ce texte d' « atypique et de féministe qui nous ramène à des choses qu'on oublie. C'est très courageux car c'est un pavé dans la mare. » Programmation musicale : L'artiste Jacques Surette avec le titre « Hallo ma belle ». On peut également entendre le texte « Guérison » de Patherson.
Gülay, elle s'appelle Gülay. Un prénom qui chante en turc et se raconte en français. Lorsque les langues dévalent tout le long de son corps, on sent frissonner les montagnes, les arbres, les voisins d'à côté, les soirées de henné, cet ancien pays nomade qui a quelque chose de la grue cendrée d'Anatolie, cher à son gönül. Aïe, suis déjà page 41 de son livre 80 mots de Turquie, qui paraît chez l'Asiathèque. Car son autrice, Gülay Hacer Toruk, née à Istanbul, ayant grandi en France, est une chanteuse, compositrice, autrice qui n'a pas son pareil pour ouvrir la porte sur une langue qui, pendant presque 50 mn, va poser sa yourte devant chez vous et résonner comme une partition, voire comme la petite République de Gülay Hacer Toruk. Programmation de l'invitée : • Kazim Koyuncu Ben seni sevdugumi • Titi Robin & Gülay Hacer Toruk Les rives turques • Gülay Hacer Toruk Dorul, chanson d'Haÿdée (BOF du film Le comte de Monte Cristo).
Gülay, elle s'appelle Gülay. Un prénom qui chante en turc et se raconte en français. Lorsque les langues dévalent tout le long de son corps, on sent frissonner les montagnes, les arbres, les voisins d'à côté, les soirées de henné, cet ancien pays nomade qui a quelque chose de la grue cendrée d'Anatolie, cher à son gönül. Aïe, suis déjà page 41 de son livre 80 mots de Turquie, qui paraît chez l'Asiathèque. Car son autrice, Gülay Hacer Toruk, née à Istanbul, ayant grandi en France, est une chanteuse, compositrice, autrice qui n'a pas son pareil pour ouvrir la porte sur une langue qui, pendant presque 50 mn, va poser sa yourte devant chez vous et résonner comme une partition, voire comme la petite République de Gülay Hacer Toruk. Programmation de l'invitée : • Kazim Koyuncu Ben seni sevdugumi • Titi Robin & Gülay Hacer Toruk Les rives turques • Gülay Hacer Toruk Dorul, chanson d'Haÿdée (BOF du film Le comte de Monte Cristo).
Imaginez que chaque bouchée soit votre prescription, un message adressé directement à votre corps, à vos cellules : que voulez-vous leur dire en mangeant ? Les siècles ont passé mais le dicton attribué à Hippocrate vaut toujours : notre nourriture est notre première médecine, ce que l'on mange est notre premier levier d'action pour être en bonne santé ou pour l'améliorer quand elle vacille. Cynthia Ka, naturopathe et autrice, mise sur la liberté qu'offre la cuisine : « Chacun peut décider de son alimentation, selon ses besoins et ses envies, chacun peut décider de la faire sienne, et de ne plus la déléguer. » Rendre au corps sa langue maternelle en le nourrissant de « vrais aliments » Cynthia Ka : « Nos plats nourrissent nos cellules, elles ont une mémoire qui vient de nos aïeuls, de nos ancêtres. Aujourd'hui la nourriture est très transformée, nous avons oublié de rendre à nos cellules et à nos corps leur langue maternelle, de les nourrir de vraies choses. Il faut retourner aux produits naturels, non transformés, qui nourrissent naturellement nos cellules et nous font du bien. Notre cuisine est notre pharmacie. » Un guide pour revenir à l'essentiel Cynthia Ka s'est appuyée sur son expérience, sa culture, son parcours et ses traditions pour proposer un « grimoire moderne », un guide pour nous permettre de cuisiner notre pharmacie : des plats et une nourriture adaptés à nos vies, aux environnements dans lesquels nous évoluons en gardant en tête quelques piliers : limiter au maximum les produits transformés, acheter et consommer ce qui pousse autour de chez vous, préférer une patate douce à une pomme de terre d'importation, des céréales complètes, des fruits plutôt que des desserts tout prêts, des feuilles fraiches plutôt que déjà préparées, privilégier les fruits, les légumes, bruts et naturels, oublier les sucres blancs raffinés, habituer votre esprit et retrouver le goût des « vraies choses », sans rien ajouter. En préambule, posez-vous la question Prenez le temps d'une introspection, de vous interroger sur ce que vous aimez, beaucoup ou moins, comment compensez-vous une frustration ? Buvez-vous de l'eau fraîche ou avez-vous besoin du goût sucré et du pétillant ? De quels moyens disposez-vous pour faire vos courses ? La nourriture est-elle la variable d'ajustement du budget du foyer ou un pilier ? Aimez-vous cuisiner ? Jardiner ? Vous intéressez-vous aux propriétés de ce que vous mangez ? Cynthia Ka explique, décrit, raconte et recommande en premier lieu d'apprendre à se connaitre pour élaborer ensuite la cuisine qui nous convient et nous ressemble. Elle vous semblera de fait naturelle et simple à adopter. Elle donne des clés, des pistes, des informations, dont vous n'aurez pas tous besoin, que vous laisserez sur le côté ou vers lesquelles vous reviendrez peut-être un jour, ou pas. Votre corps et votre santé sont un jardin, à vous d'en prendre soin et de le cultiver. Avec Cynthia Ka, naturopathe, autrice de Mes assiettes naturo et Mes rituels naturo, aux éditions Leduc ; Le guide du cancer du sein, aux éditions Hachette Pratique. Cynthia Ka est aussi sur Instagram. Dans l'émission, nous évoquons, écoutons, parlons de : - Aïstou Mbaye cuisinière, conteuse, et autrice de Saveurs subsahariennes ; Pastels et yassa. Son dernier livre Ma cuisine d'Afrique est publié chez Marie-Claire - Les cuissons en papillote et vapeur, de Nathalie Brigaud Ngoum, cuisinière, formatrice et autrice - Un extrait du livre Goûts d'Afrique d'Anto Cocagne et Aline Princet, aux éditions Mango, avec le souvenir de l'écrivain et poète Alexandre Gondreau alias Capitaine. - Autour de l'épigénétique - De microbiote avec la microbiologiste Biliana Lesic. Programmation musicale : « Meu Lugar » de Rita Payes et Lucia Fumero
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité santé. Cette semaine, nous parlons des méthodes de contraception féminines : pilule, stérilet, implant… Quelle méthode de contraception choisir en fonction de sa situation ou de son âge ? Quels peuvent être les éventuels effets secondaires ? Pour bien prendre soin de sa santé, il est nécessaire de pouvoir obtenir une offre de soins fiable : et cela passe par une orientation, des conseils, une information adaptée à chaque situation. Ce qui est vrai lorsque l'on souhaite guérir d'une infection, l'est aussi lorsque l'on a choisi d'espacer les naissances, voire même de ne pas ou plus concevoir, tout simplement. Lorsque l'on aborde une question aussi essentielle que la contraception, il est important de pouvoir tenir compte de multiples paramètres : antécédents médicaux, modes de vie, convictions personnelles ; des éléments très variés peuvent entrer en ligne de compte lorsque l'on va demander conseil à un médecin, une sage-femme ou un gynécologue. D'où l'importance de ne pas hésiter à faire part de ses doutes et parfois de ses craintes, mais surtout, s'adresser à la bonne personne, parce qu'aujourd'hui, en matière de désinformation, il y aurait beaucoup à dire au sujet – précisément – de tout ce qui concerne le contrôle des naissances et la santé des femmes. Cette contraception, elle va aussi pouvoir évoluer au fil de la vie, des étapes dans la vie des femmes : contraception quotidienne ou au long cours, hormonale ou non, méthodes mécaniques ou contraception d'urgence ; vous l'avez compris, il n'y a pas une, mais des contraceptions. Avec : Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la clinique Bellevue à Dakar au Sénégal, auteur de l'ouvrage Si l'on parlait de gynécologie et d'obstétrique, paru aux éditions Lakalita. La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Indila – Love Story ► Rema – Tea.
Pendant longtemps, certaines professions ont été considérées comme l'apanage des hommes. Le bâtiment, la mécanique, la soudure, la conduite d'engins ou encore les métiers industriels restent aujourd'hui des secteurs où les femmes sont encore minoritaires. Pourtant, elles sont de plus en plus nombreuses à choisir ces filières de formation et à remettre en question des idées reçues profondément ancrées. Pourquoi certains métiers continuent-ils d'être associés à un sexe plutôt qu'à un autre ? Ces représentations reflètent-elles une réalité ou sont-elles avant tout le fruit de constructions sociales et culturelles ? Au-delà des stéréotypes, ces femmes doivent souvent convaincre qu'elles ont leur place, gagner la confiance de leurs collègues ou de leurs clients et faire face à des préjugés persistants. Que faut-il changer pour que le choix d'un métier soit guidé uniquement par les compétences et les aspirations, et non par le genre ? Avec : Clotilde Lemarchant, professeur de sociologie à l'Université de Lille et directrice adjointe de la revue Travail, genre et sociétés Karine Santamaria, fondatrice de BatiFemmes, premier réseau de femmes artisanes du bâtiment Ndèye Coumba Mboup, mécanicienne et fondatrice du garage Femme Auto à Dakar, Sénégal. Portrait de Johanna Mourangeoux, bouchère à Paris par Raphaëlle Constant : Reportage dans le marché des Ternes à Paris où notre reporter Raphaëlle Constant a rencontré une jeune femme bouchère sur le chemin de la parité. Johanna Mourangeoux, 33 ans, dite « Madame la Bouchère », y a ouvert son enseigne il y a trois ans. Elle nous accueille derrière sa vitrine avec un grand sourire, tablier noir noué à la taille. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► WHODIS – Corto.Alto, Mick Jenkins ► Picasso – Bigflo & Oli, Patomant Remix.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité santé. Cette semaine, nous parlons des méthodes de contraception féminines : pilule, stérilet, implant… Quelle méthode de contraception choisir en fonction de sa situation ou de son âge ? Quels peuvent être les éventuels effets secondaires ? Pour bien prendre soin de sa santé, il est nécessaire de pouvoir obtenir une offre de soins fiable : et cela passe par une orientation, des conseils, une information adaptée à chaque situation. Ce qui est vrai lorsque l'on souhaite guérir d'une infection, l'est aussi lorsque l'on a choisi d'espacer les naissances, voire même de ne pas ou plus concevoir, tout simplement. Lorsque l'on aborde une question aussi essentielle que la contraception, il est important de pouvoir tenir compte de multiples paramètres : antécédents médicaux, modes de vie, convictions personnelles ; des éléments très variés peuvent entrer en ligne de compte lorsque l'on va demander conseil à un médecin, une sage-femme ou un gynécologue. D'où l'importance de ne pas hésiter à faire part de ses doutes et parfois de ses craintes, mais surtout, s'adresser à la bonne personne, parce qu'aujourd'hui, en matière de désinformation, il y aurait beaucoup à dire au sujet – précisément – de tout ce qui concerne le contrôle des naissances et la santé des femmes. Cette contraception, elle va aussi pouvoir évoluer au fil de la vie, des étapes dans la vie des femmes : contraception quotidienne ou au long cours, hormonale ou non, méthodes mécaniques ou contraception d'urgence ; vous l'avez compris, il n'y a pas une, mais des contraceptions. Avec : Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la clinique Bellevue à Dakar au Sénégal, auteur de l'ouvrage Si l'on parlait de gynécologie et d'obstétrique, paru aux éditions Lakalita. La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Indila – Love Story ► Rema – Tea.
Pendant longtemps, certaines professions ont été considérées comme l'apanage des hommes. Le bâtiment, la mécanique, la soudure, la conduite d'engins ou encore les métiers industriels restent aujourd'hui des secteurs où les femmes sont encore minoritaires. Pourtant, elles sont de plus en plus nombreuses à choisir ces filières de formation et à remettre en question des idées reçues profondément ancrées. Pourquoi certains métiers continuent-ils d'être associés à un sexe plutôt qu'à un autre ? Ces représentations reflètent-elles une réalité ou sont-elles avant tout le fruit de constructions sociales et culturelles ? Au-delà des stéréotypes, ces femmes doivent souvent convaincre qu'elles ont leur place, gagner la confiance de leurs collègues ou de leurs clients et faire face à des préjugés persistants. Que faut-il changer pour que le choix d'un métier soit guidé uniquement par les compétences et les aspirations, et non par le genre ? Avec : Clotilde Lemarchant, professeur de sociologie à l'Université de Lille et directrice adjointe de la revue Travail, genre et sociétés Karine Santamaria, fondatrice de BatiFemmes, premier réseau de femmes artisanes du bâtiment Ndèye Coumba Mboup, mécanicienne et fondatrice du garage Femme Auto à Dakar, Sénégal. Portrait de Johanna Mourangeoux, bouchère à Paris par Raphaëlle Constant : Reportage dans le marché des Ternes à Paris où notre reporter Raphaëlle Constant a rencontré une jeune femme bouchère sur le chemin de la parité. Johanna Mourangeoux, 33 ans, dite « Madame la Bouchère », y a ouvert son enseigne il y a trois ans. Elle nous accueille derrière sa vitrine avec un grand sourire, tablier noir noué à la taille. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► WHODIS – Corto.Alto, Mick Jenkins ► Picasso – Bigflo & Oli, Patomant Remix.
Depuis plusieurs années, les médecins et chercheurs alertent sur un phénomène silencieux : l'antibiorésistance. Il s'agit de la capacité que développent les bactéries à résister aux antibiotiques. Cela s'observe quand il y a une exposition trop fréquente aux antibiotiques. La bactérie se transforme alors et acquiert des mécanismes de résistance diminuant ou annulant l'action des antibiotiques censés la combattre. Selon Santé publique France, la résistance aux antibiotiques a coûté la vie à 100 personnes par jour en Europe en 2020. Face à l'urgence, les chercheurs cherchent des alternatives aux antibiotiques, telles que la phagothérapie, un traitement centenaire connaissant une véritable renaissance portant la promesse d'une alternative ciblée aux antibiotiques. Quels sont les causes et les enjeux de l'antibiorésistance? Comment lutter contre ce phénomène ? Qu'est-ce que la phagothérapie ? La résistance aux antibiotiques constitue un problème majeur de santé publique. L'OMS évoque même une grave menace qui peut concerner n'importe qui n'importe où dans le monde. Les médicaments antibactériens finissent par ne plus être efficaces contre les agents pathogènes et l'infection persiste en dépit de l'administration, même prolongée d'un ou plusieurs traitements ; plusieurs explications derrière ce constat qui se traduit déjà en chiffres : pour 2024, 5.500 décès annuels dans un pays comme la France, 130 000 cas d'infection à bactéries multirésistantes. La lutte contre l'antibiorésistance passe d'abord par une prescription éclairée des antibiotiques, éviter l'automédication, cibler la bactérie pathogène. En utilisant un antibiogramme qui va évaluer la sensibilité du pathogène à l'antimicrobien. En amont, cette lutte passe aussi par l'amélioration de l'hygiène domestique mais aussi médicale, pour éviter la prolifération des agents infectieux et la multiplication des infections nosocomiales. Ce défi de la réduction de l'antibiorésistance passe aussi par l'intensification de la lutte contre les médicaments falsifiés, vendus en dehors du cadre pharmaceutique ou médical, mais également dans certains contextes, dispensés y compris dans des structures de santé. Cette lutte concerne également l'élevage animal (dans le cadre de l'approche One Health, Une seule santé). Cette agriculture qui assure la production animale a usé et abusé des antibiotiques, même si contrôles et réglementations se sont renforcés dans ce domaine de la santé vétérinaire. Aujourd'hui, le corps médical et scientifique travaille non seulement sur la sensibilisation et la prévention, mais la recherche s'emploie aussi à diversifier la réponse thérapeutique, en développant des alternatives aussi bien pour valider de nouveaux antibiotiques, qu'encourager d'autres pistes comme avec la phagothérapie, l'utilisation de virus inoffensifs pour l'humain, capables de détruire des bactéries pathogènes. Avec : Dr Anne-Lise Beaumont, médecin chercheur spécialisé en maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Saint-Antoine à Paris Pr Tristan Ferry, professeur en infectiologie aux hospices civils de Lyon et porteur du programme « PHAGEinLYON Clinic » Prosper Hiag, président émérite du Conseil de l'ordre des pharmaciens du Cameroun, vice-président émérite de la Fédération internationale de la pharmacie. Programmation musicale : ► Davido, Aya Nakamura - Yaya ► Vanessa De Mata, Ben Harper - Boa sorte.
À l'ère du tout numérique, la question de la déconnexion devient récurrente. Selon une étude menée dans 24 pays par le Pew Research Center, institut de recherche américain, en moyenne, 28% des adultes déclarent être connectés à Internet presque en permanence. La proportion monte à 49% en Corée du Sud et 56% au Japon. Le développement d'internet, de l'email, de la visioconférence, des réseaux sociaux, du streaming vidéo, des messageries en ligne...Tous ces outils nous maintiennent en ligne que ce soit au travail ou à la maison, et les enfants sont loin d'être les seuls accaparés par les écrans. Un certain nombre de pays ont déjà entrepris de légiférer sur le droit à la déconnexion. En France, il est entré en vigueur avec la loi El Khomri de 2016. Ainsi les salariés français sont en droit de ne pas se connecter à leurs outils numériques professionnels, en dehors de leurs horaires de travail. Dans la pratique, il n'est pas toujours évident de ne pas regarder ou répondre à ses mails. Rien n'empêche également de se ruer sur son téléphone pour scroller une fois son travail terminé. Être hyperconnecté a pourtant des conséquences réelles sur nos vies, sur notre concentration, notre sommeil mais encore sur nos relations sociales. Alors comment se détacher un peu des écrans ? Certains entreprennent des Digital Detox ou pauses numériques. Aux États-Unis, par exemple, un programme Month Offline enjoint à ses inscrits de remplacer pendant 30 jours, leurs smartphones par un téléphone basique sans réseaux sociaux ou applications de rencontre. Il prévoit également des groupes de paroles sous le modèle des alcooliques anonymes. Ce type de programmes ponctuels sont-ils efficaces ? Quels sont les gestes et les méthodes qui fonctionnent sur le long terme ? Avec : • Sylvie Chokron, neuropsychologue, directrice de recherche au CNRS et autrice de Plongez dans votre cerveau. L'explorer, c'est l'apprivoiser (Les presses de la cité, 2025) • Stefania Tsakiraki, cofondatrice de The Offline Club Paris, qui organise des rencontres de « détox numérique » et des expériences « déconnectées ». Un entretien avec Camille Ruiz, correspondante de RFI à Séoul, en Corée du Sud. Notre correspondante a suivi une retraite un peu particulière : 24h d'enfermement, portable confisqué, uniforme terne, un matelas au sol en guise de lit dans une « cellule » de 3m2. Le bâtiment est gris, les fenêtres étroites, mais à la place des hauts murs et barbelés carcéraux, une forêt dense à perte de vue. Les repas sont frugaux, l'écriture manuscrite encouragée. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui, l'arrivée de l'Overview va-t-elle mettre fin à l'internet ? Cette fonctionnalité introduite par Google fait apparaître des réponses sélectionnées par l'intelligence à chaque recherche internet avant de proposer des sites. Programmation musicale : ► Breathe - Télépopmusik, Angela McCluskey ► Canopée - Polo & Pan.
Depuis plusieurs années, les médecins et chercheurs alertent sur un phénomène silencieux : l'antibiorésistance. Il s'agit de la capacité que développent les bactéries à résister aux antibiotiques. Cela s'observe quand il y a une exposition trop fréquente aux antibiotiques. La bactérie se transforme alors et acquiert des mécanismes de résistance diminuant ou annulant l'action des antibiotiques censés la combattre. Selon Santé publique France, la résistance aux antibiotiques a coûté la vie à 100 personnes par jour en Europe en 2020. Face à l'urgence, les chercheurs cherchent des alternatives aux antibiotiques, telles que la phagothérapie, un traitement centenaire connaissant une véritable renaissance portant la promesse d'une alternative ciblée aux antibiotiques. Quels sont les causes et les enjeux de l'antibiorésistance? Comment lutter contre ce phénomène ? Qu'est-ce que la phagothérapie ? La résistance aux antibiotiques constitue un problème majeur de santé publique. L'OMS évoque même une grave menace qui peut concerner n'importe qui n'importe où dans le monde. Les médicaments antibactériens finissent par ne plus être efficaces contre les agents pathogènes et l'infection persiste en dépit de l'administration, même prolongée d'un ou plusieurs traitements ; plusieurs explications derrière ce constat qui se traduit déjà en chiffres : pour 2024, 5.500 décès annuels dans un pays comme la France, 130 000 cas d'infection à bactéries multirésistantes. La lutte contre l'antibiorésistance passe d'abord par une prescription éclairée des antibiotiques, éviter l'automédication, cibler la bactérie pathogène. En utilisant un antibiogramme qui va évaluer la sensibilité du pathogène à l'antimicrobien. En amont, cette lutte passe aussi par l'amélioration de l'hygiène domestique mais aussi médicale, pour éviter la prolifération des agents infectieux et la multiplication des infections nosocomiales. Ce défi de la réduction de l'antibiorésistance passe aussi par l'intensification de la lutte contre les médicaments falsifiés, vendus en dehors du cadre pharmaceutique ou médical, mais également dans certains contextes, dispensés y compris dans des structures de santé. Cette lutte concerne également l'élevage animal (dans le cadre de l'approche One Health, Une seule santé). Cette agriculture qui assure la production animale a usé et abusé des antibiotiques, même si contrôles et réglementations se sont renforcés dans ce domaine de la santé vétérinaire. Aujourd'hui, le corps médical et scientifique travaille non seulement sur la sensibilisation et la prévention, mais la recherche s'emploie aussi à diversifier la réponse thérapeutique, en développant des alternatives aussi bien pour valider de nouveaux antibiotiques, qu'encourager d'autres pistes comme avec la phagothérapie, l'utilisation de virus inoffensifs pour l'humain, capables de détruire des bactéries pathogènes. Avec : Dr Anne-Lise Beaumont, médecin chercheur spécialisé en maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Saint-Antoine à Paris Pr Tristan Ferry, professeur en infectiologie aux hospices civils de Lyon et porteur du programme « PHAGEinLYON Clinic » Prosper Hiag, président émérite du Conseil de l'ordre des pharmaciens du Cameroun, vice-président émérite de la Fédération internationale de la pharmacie. Programmation musicale : ► Davido, Aya Nakamura - Yaya ► Vanessa De Mata, Ben Harper - Boa sorte.
À l'ère du tout numérique, la question de la déconnexion devient récurrente. Selon une étude menée dans 24 pays par le Pew Research Center, institut de recherche américain, en moyenne, 28% des adultes déclarent être connectés à Internet presque en permanence. La proportion monte à 49% en Corée du Sud et 56% au Japon. Le développement d'internet, de l'email, de la visioconférence, des réseaux sociaux, du streaming vidéo, des messageries en ligne...Tous ces outils nous maintiennent en ligne que ce soit au travail ou à la maison, et les enfants sont loin d'être les seuls accaparés par les écrans. Un certain nombre de pays ont déjà entrepris de légiférer sur le droit à la déconnexion. En France, il est entré en vigueur avec la loi El Khomri de 2016. Ainsi les salariés français sont en droit de ne pas se connecter à leurs outils numériques professionnels, en dehors de leurs horaires de travail. Dans la pratique, il n'est pas toujours évident de ne pas regarder ou répondre à ses mails. Rien n'empêche également de se ruer sur son téléphone pour scroller une fois son travail terminé. Être hyperconnecté a pourtant des conséquences réelles sur nos vies, sur notre concentration, notre sommeil mais encore sur nos relations sociales. Alors comment se détacher un peu des écrans ? Certains entreprennent des Digital Detox ou pauses numériques. Aux États-Unis, par exemple, un programme Month Offline enjoint à ses inscrits de remplacer pendant 30 jours, leurs smartphones par un téléphone basique sans réseaux sociaux ou applications de rencontre. Il prévoit également des groupes de paroles sous le modèle des alcooliques anonymes. Ce type de programmes ponctuels sont-ils efficaces ? Quels sont les gestes et les méthodes qui fonctionnent sur le long terme ? Avec : • Sylvie Chokron, neuropsychologue, directrice de recherche au CNRS et autrice de Plongez dans votre cerveau. L'explorer, c'est l'apprivoiser (Les presses de la cité, 2025) • Stefania Tsakiraki, cofondatrice de The Offline Club Paris, qui organise des rencontres de « détox numérique » et des expériences « déconnectées ». Un entretien avec Camille Ruiz, correspondante de RFI à Séoul, en Corée du Sud. Notre correspondante a suivi une retraite un peu particulière : 24h d'enfermement, portable confisqué, uniforme terne, un matelas au sol en guise de lit dans une « cellule » de 3m2. Le bâtiment est gris, les fenêtres étroites, mais à la place des hauts murs et barbelés carcéraux, une forêt dense à perte de vue. Les repas sont frugaux, l'écriture manuscrite encouragée. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui, l'arrivée de l'Overview va-t-elle mettre fin à l'internet ? Cette fonctionnalité introduite par Google fait apparaître des réponses sélectionnées par l'intelligence à chaque recherche internet avant de proposer des sites. Programmation musicale : ► Breathe - Télépopmusik, Angela McCluskey ► Canopée - Polo & Pan.
Il a choisi de se retirer. En cette rentrée littéraire, l'auteur Antoine Volodine publie au même moment, sous le nom du collectif Infernus Iohannes, onze livres chez onze éditeurs différents. Antoine Volodine a initié le mouvement littéraire du « post-exotisme » au mitan des années 1990, car il estimait que ses écrits ne pouvaient se ranger dans aucune catégorie littéraire existante. Il a lui-même défini ce courant « Une littérature de l'ailleurs, venue d'ailleurs, allant vers l'ailleurs » ou « Une littérature étrangère écrite en français ». Ou encore « l'exotisme qui part d'un regard de la métropole vers l'extérieur, le cœur est à l'extérieur et regarde la métropole ». Il a développé son œuvre sous de nombreux pseudonymes ou -hétéronymes- parmi lesquels Manuela Draeger, Elli Kronauer, Lutz Bassmann ou Infernus Iohannes. Avec ces onze livres publiés fin août, l'auteur et ses doubles entendent mettre un point final à une carrière littéraire. «J'aime beaucoup le nombre onze », explique-t-il. Pour les dix premiers volumes, les textes sont tirés de 343 brochures jamais publiées, avec des textes, des dictons mais aussi des rubriques régulières inspirées par le bouddhisme et particulièrement par le Bardo Thödol, qui évoque la « non-vie » cette période qui se situe entre la vie et la mort... Le onzième volume « Retour au goudron. Dernière livraison » est constitué par sept dernières brochures inspirées par Macau, et qui se termine par ces trois mots « Je me tais ». L'ensemble de ces livres est pessimiste mais toujours traversé par l'humour à l'image du titre de son livre Mémoire, mode d'effroi. Antoine Volodine insiste sur le fait qu'il n'y a pas de mode d'emploi pour lire ces livres, que l'auteur décrit comme une « performance ». Il ne recommande donc pas de commencer par l'un des livres plutôt qu'un autre « on peut piocher ce qu'on veut pour commencer la lecture de l'ensemble. Ils ne sont pas écrits pour être lus les uns à la suite des autres ». Tous les styles de la littérature y sont représentés, il y a même un CV qui énumère des faits, des « brèves de dortoir ». Il n'y a donc ni de style, ni de forme unique; ni de personnage, ni de narrateur commun. « Écrire toujours avec la même forme, c'est très ennuyeux, je voulais explorer des formes différentes pour faire surgir des images devant les lecteurs et lectrices. » Invité : Antoine Volodine. Écrivain français né en 1950. Après des études de lettres, il a enseigné le russe avant de se mettre à l'écriture dans les années 80, en publiant tout d'abord de la science-fiction aux éditions Denoël. Il imagine dès 1995 le « post-exotisme » : un style que certains ont décrit comme étant proche de la science-fiction. Il publie en cette rentrée littéraire ces onze livres chez onze éditeurs différents. « Bardo solo », aux éditions Actes Sud. « Chagrins » aux éditions de Minuit. Extrait. « Défections et Cie » aux éditions Rivages « La Grande Misère » aux éditions de L'Olivier « Malaise chez les plongeuses » aux éditions de La Volte « Les Meilleurs d'entre nous » aux éditions du Seuil « Mémoire, mode d'effroi » éditions Robert Laffont « Pavillons » « Retour au goudron. Dernière livraison » aux éditions La Marelle « Survies minuscules », aux éditions du Sous-sol « Ultimes sursauts », aux éditions La Fabrique « Zone crypte, zone miroir »aux éditions Verdier. À visiter également : le site Retour au goudron Programmation musicale : L'artiste Bernard Lavilliers avec le titre « Coriace ».
Il a choisi de se retirer. En cette rentrée littéraire, l'auteur Antoine Volodine publie au même moment, sous le nom du collectif Infernus Iohannes, onze livres chez onze éditeurs différents. Antoine Volodine a initié le mouvement littéraire du « post-exotisme » au mitan des années 1990, car il estimait que ses écrits ne pouvaient se ranger dans aucune catégorie littéraire existante. Il a lui-même défini ce courant « Une littérature de l'ailleurs, venue d'ailleurs, allant vers l'ailleurs » ou « Une littérature étrangère écrite en français ». Ou encore « l'exotisme qui part d'un regard de la métropole vers l'extérieur, le cœur est à l'extérieur et regarde la métropole ». Il a développé son œuvre sous de nombreux pseudonymes ou -hétéronymes- parmi lesquels Manuela Draeger, Elli Kronauer, Lutz Bassmann ou Infernus Iohannes. Avec ces onze livres publiés fin août, l'auteur et ses doubles entendent mettre un point final à une carrière littéraire. «J'aime beaucoup le nombre onze », explique-t-il. Pour les dix premiers volumes, les textes sont tirés de 343 brochures jamais publiées, avec des textes, des dictons mais aussi des rubriques régulières inspirées par le bouddhisme et particulièrement par le Bardo Thödol, qui évoque la « non-vie » cette période qui se situe entre la vie et la mort... Le onzième volume « Retour au goudron. Dernière livraison » est constitué par sept dernières brochures inspirées par Macau, et qui se termine par ces trois mots « Je me tais ». L'ensemble de ces livres est pessimiste mais toujours traversé par l'humour à l'image du titre de son livre Mémoire, mode d'effroi. Antoine Volodine insiste sur le fait qu'il n'y a pas de mode d'emploi pour lire ces livres, que l'auteur décrit comme une « performance ». Il ne recommande donc pas de commencer par l'un des livres plutôt qu'un autre « on peut piocher ce qu'on veut pour commencer la lecture de l'ensemble. Ils ne sont pas écrits pour être lus les uns à la suite des autres ». Tous les styles de la littérature y sont représentés, il y a même un CV qui énumère des faits, des « brèves de dortoir ». Il n'y a donc ni de style, ni de forme unique; ni de personnage, ni de narrateur commun. « Écrire toujours avec la même forme, c'est très ennuyeux, je voulais explorer des formes différentes pour faire surgir des images devant les lecteurs et lectrices. » Invité : Antoine Volodine. Écrivain français né en 1950. Après des études de lettres, il a enseigné le russe avant de se mettre à l'écriture dans les années 80, en publiant tout d'abord de la science-fiction aux éditions Denoël. Il imagine dès 1995 le « post-exotisme » : un style que certains ont décrit comme étant proche de la science-fiction. Il publie en cette rentrée littéraire ces onze livres chez onze éditeurs différents. « Bardo solo », aux éditions Actes Sud. « Chagrins » aux éditions de Minuit. Extrait. « Défections et Cie » aux éditions Rivages « La Grande Misère » aux éditions de L'Olivier « Malaise chez les plongeuses » aux éditions de La Volte « Les Meilleurs d'entre nous » aux éditions du Seuil « Mémoire, mode d'effroi » éditions Robert Laffont « Pavillons » « Retour au goudron. Dernière livraison » aux éditions La Marelle « Survies minuscules », aux éditions du Sous-sol « Ultimes sursauts », aux éditions La Fabrique « Zone crypte, zone miroir »aux éditions Verdier. À visiter également : le site Retour au goudron Programmation musicale : L'artiste Bernard Lavilliers avec le titre « Coriace ».
Phobie sociale, aérophobie, agoraphobie... Une phobie est une peur irrationnelle et intense déclenchée par un objet ou une situation. Ce trouble anxieux peut avoir une incidence sur le quotidien et provoquer des réactions physiques comme des palpitations, des sueurs ou des vertiges. À l'échelle mondiale, les phobies touchent environ 7 à 9% de la population. Quelles peuvent être les causes d'un comportement phobique ? Comment apprendre à gérer ses phobies ? Comment distinguer une peur « normale » d'une phobie ? Phobie sociale, agoraphobie, claustrophobie... Une peur irrationnelle, face à un animal – araignée/serpent – avec lequel on est en contact de manière tout à fait exceptionnelle. Ou peur envahissante, quand il faut prendre la parole, quand il faut emprunter les transports en commun, ou simplement marcher dans la rue… Des objets, des situations qui bloquent, angoissent et d'une certaine manière peuvent rendre malade. Ces peurs irrationnelles et intenses, parfois accompagnées de réactions physiques, peuvent avoir un impact important sur la qualité de vie, et les phobies concerneraient à l'échelle mondiale entre sept et 9% de la population. Ce trouble anxieux peut perturber le quotidien de manière ponctuelle ou au long cours. Des phobies que l'on cherche à comprendre : en trouver l'origine pour identifier la mécanique de la peur, de l'hypervigilance, qui peut déboucher sur une crise de panique… Face à ce trouble, des thérapies comportementales, notamment des mises en situation progressive, peuvent permettre aux personnes de reprendre pied, de se réassurer et de mettre en place des stratégies efficaces. Avec : Anne-Victoire Rousselet, psychologue et psychothérapeute spécialisée en thérapie comportementale et cognitive, au Centre hospitalier Sainte-Anne, à Paris Alpha Oumar Deen Diallo, psychologue clinicien et psychopathologue libéral au Sénégal, enseignant à l'Université Général Lansana Conté de Sonfonia à Conakry, en Guinée. En fin d'émission, nous retrouvons la chronique sport du Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et auteur de l'ouvrage Le sport : je me lance, paru aux éditions In Press. Programmation musicale : ► Blue Oyster Cult – Don't fear the reaper ► Ayra Starr, Theodora – Ms paper.
Des remarques sur la tenue ou les changements corporels, des capacités sous-estimées, des blagues à caractère sexuel, jusqu'aux attouchements et à l'agression physique. À l'école aussi, les filles subissent des comportements sexistes et des violences basées sur le genre. En France, 15% des collégiennes déclarent avoir été exposées à au moins une forme de violence sexuelle, selon les résultats d'une enquête communiqués par le gouvernement. D'après le baromètre de l'ONG Plan International France (2024), elles sont 47% à avoir été victimes de sexisme. Le chiffre monte à 49% pour les lycéennes. Pour mieux identifier ces situations et les prévenir, les élèves de la maternelle au lycée devront répondre à un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles. Une nouveauté pour cette rentrée 2026, proposée par le ministère de l'Éducation. Cette banalisation des comportements sexistes à l'école à l'égard des filles ne concerne pas que la France et préfigure la situation des femmes, premières victimes des violences et des inégalités à l'échelle mondiale. Car, au-delà de compliquer leur vie scolaire, le sexisme qu'elles subissent conditionne aussi leur avenir et leurs choix de filières. Pour rappel, seulement 30% des chercheurs scientifiques sont des femmes à l'échelle mondiale. Dans ce contexte, comment mieux protéger les filles ? Vers qui peuvent-elles se tourner ? Quel est le rôle du corps enseignant et de l'institution scolaire ? Avec : • Aurélia Blanc, journaliste indépendante spécialiste des questions de genre. Autrice de Ce que l'école fait aux filles – sexisme au collège et au lycée : l'enquête (Robert Laffont, 2026). En début d'émission, l'école autour du monde avec Camille Ruiz, correspondante de RFI à Séoul, en Corée du Sud, où la violence à l'école a augmenté, selon les résultats d'une enquête publiée début septembre. Un phénomène inquiète particulièrement les combats « yacha ». En fin d'émission, Le monde des enfants par Charlie Dupiot. Aujourd'hui, les enfants nous parlent de la trahison... Quand et comment a-t-on trahi leur confiance ? Voici Domingo, Mayas, Luciana, Tyron, Ayoub, Seyfedin, Maciré, Lina, Maya, Liticia et Moussa. Ils ont tous 10 ans et sont en classe de CM2 à l'école Edgar Quinet à Aubervilliers, en région parisienne. Programmation musicale : ► I'm Just A Girl - Thee Marloes ► JADE - OAMPD.
Phobie sociale, aérophobie, agoraphobie... Une phobie est une peur irrationnelle et intense déclenchée par un objet ou une situation. Ce trouble anxieux peut avoir une incidence sur le quotidien et provoquer des réactions physiques comme des palpitations, des sueurs ou des vertiges. À l'échelle mondiale, les phobies touchent environ 7 à 9% de la population. Quelles peuvent être les causes d'un comportement phobique ? Comment apprendre à gérer ses phobies ? Comment distinguer une peur « normale » d'une phobie ? Phobie sociale, agoraphobie, claustrophobie... Une peur irrationnelle, face à un animal – araignée/serpent – avec lequel on est en contact de manière tout à fait exceptionnelle. Ou peur envahissante, quand il faut prendre la parole, quand il faut emprunter les transports en commun, ou simplement marcher dans la rue… Des objets, des situations qui bloquent, angoissent et d'une certaine manière peuvent rendre malade. Ces peurs irrationnelles et intenses, parfois accompagnées de réactions physiques, peuvent avoir un impact important sur la qualité de vie, et les phobies concerneraient à l'échelle mondiale entre sept et 9% de la population. Ce trouble anxieux peut perturber le quotidien de manière ponctuelle ou au long cours. Des phobies que l'on cherche à comprendre : en trouver l'origine pour identifier la mécanique de la peur, de l'hypervigilance, qui peut déboucher sur une crise de panique… Face à ce trouble, des thérapies comportementales, notamment des mises en situation progressive, peuvent permettre aux personnes de reprendre pied, de se réassurer et de mettre en place des stratégies efficaces. Avec : Anne-Victoire Rousselet, psychologue et psychothérapeute spécialisée en thérapie comportementale et cognitive, au Centre hospitalier Sainte-Anne, à Paris Alpha Oumar Deen Diallo, psychologue clinicien et psychopathologue libéral au Sénégal, enseignant à l'Université Général Lansana Conté de Sonfonia à Conakry, en Guinée. En fin d'émission, nous retrouvons la chronique sport du Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et auteur de l'ouvrage Le sport : je me lance, paru aux éditions In Press. Programmation musicale : ► Blue Oyster Cult – Don't fear the reaper ► Ayra Starr, Theodora – Ms paper.
Des remarques sur la tenue ou les changements corporels, des capacités sous-estimées, des blagues à caractère sexuel, jusqu'aux attouchements et à l'agression physique. À l'école aussi, les filles subissent des comportements sexistes et des violences basées sur le genre. En France, 15% des collégiennes déclarent avoir été exposées à au moins une forme de violence sexuelle, selon les résultats d'une enquête communiqués par le gouvernement. D'après le baromètre de l'ONG Plan International France (2024), elles sont 47% à avoir été victimes de sexisme. Le chiffre monte à 49% pour les lycéennes. Pour mieux identifier ces situations et les prévenir, les élèves de la maternelle au lycée devront répondre à un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles. Une nouveauté pour cette rentrée 2026, proposée par le ministère de l'Éducation. Cette banalisation des comportements sexistes à l'école à l'égard des filles ne concerne pas que la France et préfigure la situation des femmes, premières victimes des violences et des inégalités à l'échelle mondiale. Car, au-delà de compliquer leur vie scolaire, le sexisme qu'elles subissent conditionne aussi leur avenir et leurs choix de filières. Pour rappel, seulement 30% des chercheurs scientifiques sont des femmes à l'échelle mondiale. Dans ce contexte, comment mieux protéger les filles ? Vers qui peuvent-elles se tourner ? Quel est le rôle du corps enseignant et de l'institution scolaire ? Avec : • Aurélia Blanc, journaliste indépendante spécialiste des questions de genre. Autrice de Ce que l'école fait aux filles – sexisme au collège et au lycée : l'enquête (Robert Laffont, 2026). En début d'émission, l'école autour du monde avec Camille Ruiz, correspondante de RFI à Séoul, en Corée du Sud, où la violence à l'école a augmenté, selon les résultats d'une enquête publiée début septembre. Un phénomène inquiète particulièrement les combats « yacha ». En fin d'émission, Le monde des enfants par Charlie Dupiot. Aujourd'hui, les enfants nous parlent de la trahison... Quand et comment a-t-on trahi leur confiance ? Voici Domingo, Mayas, Luciana, Tyron, Ayoub, Seyfedin, Maciré, Lina, Maya, Liticia et Moussa. Ils ont tous 10 ans et sont en classe de CM2 à l'école Edgar Quinet à Aubervilliers, en région parisienne. Programmation musicale : ► I'm Just A Girl - Thee Marloes ► JADE - OAMPD.
Le griot Boubacar Ndiaye présentera à l'INALCO son spectacle « De bouche à oreilles » : des contes en wolof hérités de ses deux mères et de sa grand-mère. « Raconter, c'est rencontrer » : peut-il y avoir plus beau commencement ? Boubacar Ndiaye est conteur, fils, petit fils de griot. Il parcourt le monde avec ses histoires et se définit aussi comme « tisseur de liens ». En effet, pour lui, la parole sert à relier l'homme à ses semblables et au monde. Né dans une famille de griots, dans une ville de griots, il transmet comme un gardien de la mémoire. On ne devient pas griot. On nait griot Dans sa famille, les femmes ont joué un grand rôle : ses deux mères, ses grands-mères, les femmes de chez lui : il en a fait un spectacle Femme mon école dans lequel il raconte cette transmission féminine : « la femme allaite, la femme nourrit, elle porte, c'est une parole qui soigne et nourrit, sa parole fait parler tout le corps. » Pour Boubacar Ndiaye, la parole passe d'une bouche à l'autre, elle est « habillée de nos couleurs et de ce que nous sommes, de ce que vous voulons dire aux autres. » Pour lui, il s'agit de transmettre, raconter une histoire pour « élever » au lieu de « diminuer ». Dans ses contes, s'invitent la nature : la flore et la faune. Il transmet essentiellement en wolof, sa langue maternelle « une langue puissante qui considère toutes choses visibles » mais aussi en français : « dès qu'on rencontre une autre langue, on les habille d'autres couleurs ». Invité : Boubacar Ndiaye. Griot du Sénégal, il allie tradition et modernité pour en faire une seule voix. Dans sa langue maternelle, le wolof, il transmet les contes, devinettes et proverbes légués par sa grand-mère et ses deux mères. Son spectacle : De bouche à oreilles : les couleurs de la langue sera joué à l'INALCO lundi 28 septembre 2026. Il a également ouvert une école de conteur dans la région de Thiès au Sénégal. Son association « Le puits à paroles ». La 14ème édition du Festiparoles aura lieu du 12 au 18 avril 2027 et aura pour thème « Tressons nos paroles ». La puce à l'oreille Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décortique les expressions de la langue française dans sa chronique La puce à l'oreille. Et promis, il n'est pas question de « vouer aux gémonies » ceux qui ne connaissent pas l'expression du jour ! Avec Benjamin Rouxel, lexicographe aux éditions Le Robert. La chronique La puce à l'oreille, en partenariat avec les éditions Le Robert. À retrouver sur le blog Dis-moi Robert. Programmation musicale : L'artiste Jain & Meryl - FAM.
Le griot Boubacar Ndiaye présentera à l'INALCO son spectacle « De bouche à oreilles » : des contes en wolof hérités de ses deux mères et de sa grand-mère. « Raconter, c'est rencontrer » : peut-il y avoir plus beau commencement ? Boubacar Ndiaye est conteur, fils, petit fils de griot. Il parcourt le monde avec ses histoires et se définit aussi comme « tisseur de liens ». En effet, pour lui, la parole sert à relier l'homme à ses semblables et au monde. Né dans une famille de griots, dans une ville de griots, il transmet comme un gardien de la mémoire. On ne devient pas griot. On nait griot Dans sa famille, les femmes ont joué un grand rôle : ses deux mères, ses grands-mères, les femmes de chez lui : il en a fait un spectacle Femme mon école dans lequel il raconte cette transmission féminine : « la femme allaite, la femme nourrit, elle porte, c'est une parole qui soigne et nourrit, sa parole fait parler tout le corps. » Pour Boubacar Ndiaye, la parole passe d'une bouche à l'autre, elle est « habillée de nos couleurs et de ce que nous sommes, de ce que vous voulons dire aux autres. » Pour lui, il s'agit de transmettre, raconter une histoire pour « élever » au lieu de « diminuer ». Dans ses contes, s'invitent la nature : la flore et la faune. Il transmet essentiellement en wolof, sa langue maternelle « une langue puissante qui considère toutes choses visibles » mais aussi en français : « dès qu'on rencontre une autre langue, on les habille d'autres couleurs ». Invité : Boubacar Ndiaye. Griot du Sénégal, il allie tradition et modernité pour en faire une seule voix. Dans sa langue maternelle, le wolof, il transmet les contes, devinettes et proverbes légués par sa grand-mère et ses deux mères. Son spectacle : De bouche à oreilles : les couleurs de la langue sera joué à l'INALCO lundi 28 septembre 2026. Il a également ouvert une école de conteur dans la région de Thiès au Sénégal. Son association « Le puits à paroles ». La 14ème édition du Festiparoles aura lieu du 12 au 18 avril 2027 et aura pour thème « Tressons nos paroles ». La puce à l'oreille Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décortique les expressions de la langue française dans sa chronique La puce à l'oreille. Et promis, il n'est pas question de « vouer aux gémonies » ceux qui ne connaissent pas l'expression du jour ! Avec Benjamin Rouxel, lexicographe aux éditions Le Robert. La chronique La puce à l'oreille, en partenariat avec les éditions Le Robert. À retrouver sur le blog Dis-moi Robert. Programmation musicale : L'artiste Jain & Meryl - FAM.
Il s'agit d'une affection très fréquente, touchant 20 à 30% de la population et prédominante chez les femmes. En cas d'insuffisance veineuse, le sang circulant dans les veines des membres inférieurs rencontre des difficultés à remonter vers le cœur. Symptômes de l'insuffisance veineuse chronique superficielle, les varices se caractérisent par une dilatation anormale d'une veine, visible sous la peau des jambes. Que faire en cas d'insuffisance veineuse ? Quelles en sont les causes ? Peut-on la prévenir ? L'insuffisance ou maladie veineuse provoque une dilatation anormale des veines superficielles, pouvant aboutir à la formation de varices. Ce problème de santé fréquent concerne surtout la circulation au niveau des membres inférieurs et ces varices témoignent d'un problème de retour du sang vers le cœur. Les varices sont parfois accompagnées de sensations, (picotements – démangeaisons), qui peuvent même précéder l'apparition de ces veines dilatées, et au-delà de l'inconfort, cette affection peut être mal supportée, pour des considérations d'ordre esthétique. À son stade ultime, l'insuffisance veineuse chronique peut aboutir à des complications, comme des ulcères veineux. Les varices sont favorisées par la sédentarité, et dans le cadre de la prévention de leur survenue comme de la récidive, l'activité physique – et en particulier la marche à pied- est recommandée. L'insuffisance veineuse est plus fréquente chez les femmes, qui sont par ailleurs touchées plus précocement. À l'inverse, l'exposition à une forte chaleur, le piétinement sont fortement déconseillés. L'excès de poids et la consommation de tabac sont également des facteurs de congestion veineuse. En termes de prise en charge, au-delà des recommandations pour une hygiène de vie plus saine, les accessoires comme les bas ou chaussettes de contention sont également préconisés pour les personnes sujettes à l'insuffisance veineuse (en particulier, pour les usagers des transports aériens). Des interventions peuvent également être recommandées, plusieurs techniques opératoires existent. Avec : Pr Laurent Chiche, chef du service de chirurgie vasculaire et endovasculaire au Centre aortique tertiaire du CHU de la Pitié-Salpêtrière, APHP, à Paris, professeur à la Faculté de santé Sorbonne-Université, Paris Pr Khaled Boye, chef du service de chirurgie cardiovasculaire au Centre national de cardiologie à Nouakchott, président de la Société mauritanienne de cardiologie. En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview du Dr Jean Kaseya, directeur général du CDC Afrique (Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies). Programmation musicale : ► Lila Iké - What it feels like ► Ckay – Shege.
D'un côté, des agriculteurs en colère peinent à tirer un revenu décent de leur travail ; de l'autre, des consommateurs ont du mal à boucler leurs fins de mois et se nourrissent de plus en plus mal. Depuis plusieurs décennies, les systèmes alimentaires occidentaux montrent leurs limites. Conçu pour produire plus et plus vite afin de nourrir la population au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le modèle agricole français est aujourd'hui traversé par des crises, des mobilisations d'agriculteurs et des tensions autour des prix. Selon l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), près de 18% des exploitants agricoles vivent sous le seuil de pauvreté. La loi d'urgence agricole, promulguée en août 2026, est censée mieux les protéger, mais elle s'attire également de nombreuses critiques, notamment sur la réintroduction de deux pesticides. Cette nouvelle loi s'ajoute aux nombreuses mesures déjà prises par les pouvoirs publics pour tenter de résoudre les crises. Ainsi, en 2021, 48,5 milliards d'euros de dépenses publiques ont été alloués pour soutenir le secteur agroalimentaire, sans véritablement combler les défaillances du système. De l'autre côté de la chaîne, plus de 8 millions de Français vivent dans l'insécurité alimentaire et, selon une étude Ipsos, 55% considèrent qu'il est trop cher de manger équilibré. En proposant près de 60% de produits ultra-transformés dans leurs rayons, les supermarchés ne les aident pas forcément. Face à ces constats, des collectifs de citoyens et d'agriculteurs tentent de chercher et de proposer d'autres alternatives pour produire et manger mieux. Comment produire autant tout en rémunérant mieux les exploitants ? Quelle révolution alimentaire est possible ? Avec : • Paul Montjotin, délégué général du Mouves (Mouvement des entrepreneurs sociaux) qui réunit des entreprises de l'économie sociale et solidaire, ancien conseiller du groupe parlementaire écologiste. Co-auteur de Mal-bouffe – on arrête tout et on réfléchit ! (Rue de l'échiquier, 2026) • Mathieu Dalmais, agronome, porte-parole d'Inside Track France, un collectif de cadres dirigeants de la distribution, de l'agroalimentaire et de l'agriculture qui a publié, en juin 2026, le rapport La course au prix bas de l'alimentation ne fait pas disparaître les coûts. Elle les déplace, un rapport sur les pratiques des enseignes de la grande distribution. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans cet épisode : Yohan, gestionnaire de scolarité à Malakoff, Franco-Mauricien, Malek Kaci, consultant en interculturel expert du Liban, ainsi que Caroline Pensier, experte des territoires d'outremer au sens large parlent formules de politesse, respect et agressivité. Programmation musicale : ► 100 Ans - Wau Wau Collectif ► MATADORA - KAROL G.
Il s'agit d'une affection très fréquente, touchant 20 à 30% de la population et prédominante chez les femmes. En cas d'insuffisance veineuse, le sang circulant dans les veines des membres inférieurs rencontre des difficultés à remonter vers le cœur. Symptômes de l'insuffisance veineuse chronique superficielle, les varices se caractérisent par une dilatation anormale d'une veine, visible sous la peau des jambes. Que faire en cas d'insuffisance veineuse ? Quelles en sont les causes ? Peut-on la prévenir ? L'insuffisance ou maladie veineuse provoque une dilatation anormale des veines superficielles, pouvant aboutir à la formation de varices. Ce problème de santé fréquent concerne surtout la circulation au niveau des membres inférieurs et ces varices témoignent d'un problème de retour du sang vers le cœur. Les varices sont parfois accompagnées de sensations, (picotements – démangeaisons), qui peuvent même précéder l'apparition de ces veines dilatées, et au-delà de l'inconfort, cette affection peut être mal supportée, pour des considérations d'ordre esthétique. À son stade ultime, l'insuffisance veineuse chronique peut aboutir à des complications, comme des ulcères veineux. Les varices sont favorisées par la sédentarité, et dans le cadre de la prévention de leur survenue comme de la récidive, l'activité physique – et en particulier la marche à pied- est recommandée. L'insuffisance veineuse est plus fréquente chez les femmes, qui sont par ailleurs touchées plus précocement. À l'inverse, l'exposition à une forte chaleur, le piétinement sont fortement déconseillés. L'excès de poids et la consommation de tabac sont également des facteurs de congestion veineuse. En termes de prise en charge, au-delà des recommandations pour une hygiène de vie plus saine, les accessoires comme les bas ou chaussettes de contention sont également préconisés pour les personnes sujettes à l'insuffisance veineuse (en particulier, pour les usagers des transports aériens). Des interventions peuvent également être recommandées, plusieurs techniques opératoires existent. Avec : Pr Laurent Chiche, chef du service de chirurgie vasculaire et endovasculaire au Centre aortique tertiaire du CHU de la Pitié-Salpêtrière, APHP, à Paris, professeur à la Faculté de santé Sorbonne-Université, Paris Pr Khaled Boye, chef du service de chirurgie cardiovasculaire au Centre national de cardiologie à Nouakchott, président de la Société mauritanienne de cardiologie. En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview du Dr Jean Kaseya, directeur général du CDC Afrique (Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies). Programmation musicale : ► Lila Iké - What it feels like ► Ckay – Shege.
D'un côté, des agriculteurs en colère peinent à tirer un revenu décent de leur travail ; de l'autre, des consommateurs ont du mal à boucler leurs fins de mois et se nourrissent de plus en plus mal. Depuis plusieurs décennies, les systèmes alimentaires occidentaux montrent leurs limites. Conçu pour produire plus et plus vite afin de nourrir la population au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le modèle agricole français est aujourd'hui traversé par des crises, des mobilisations d'agriculteurs et des tensions autour des prix. Selon l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), près de 18% des exploitants agricoles vivent sous le seuil de pauvreté. La loi d'urgence agricole, promulguée en août 2026, est censée mieux les protéger, mais elle s'attire également de nombreuses critiques, notamment sur la réintroduction de deux pesticides. Cette nouvelle loi s'ajoute aux nombreuses mesures déjà prises par les pouvoirs publics pour tenter de résoudre les crises. Ainsi, en 2021, 48,5 milliards d'euros de dépenses publiques ont été alloués pour soutenir le secteur agroalimentaire, sans véritablement combler les défaillances du système. De l'autre côté de la chaîne, plus de 8 millions de Français vivent dans l'insécurité alimentaire et, selon une étude Ipsos, 55% considèrent qu'il est trop cher de manger équilibré. En proposant près de 60% de produits ultra-transformés dans leurs rayons, les supermarchés ne les aident pas forcément. Face à ces constats, des collectifs de citoyens et d'agriculteurs tentent de chercher et de proposer d'autres alternatives pour produire et manger mieux. Comment produire autant tout en rémunérant mieux les exploitants ? Quelle révolution alimentaire est possible ? Avec : • Paul Montjotin, délégué général du Mouves (Mouvement des entrepreneurs sociaux) qui réunit des entreprises de l'économie sociale et solidaire, ancien conseiller du groupe parlementaire écologiste. Co-auteur de Mal-bouffe – on arrête tout et on réfléchit ! (Rue de l'échiquier, 2026) • Mathieu Dalmais, agronome, porte-parole d'Inside Track France, un collectif de cadres dirigeants de la distribution, de l'agroalimentaire et de l'agriculture qui a publié, en juin 2026, le rapport La course au prix bas de l'alimentation ne fait pas disparaître les coûts. Elle les déplace, un rapport sur les pratiques des enseignes de la grande distribution. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans cet épisode : Yohan, gestionnaire de scolarité à Malakoff, Franco-Mauricien, Malek Kaci, consultant en interculturel expert du Liban, ainsi que Caroline Pensier, experte des territoires d'outremer au sens large parlent formules de politesse, respect et agressivité. Programmation musicale : ► 100 Ans - Wau Wau Collectif ► MATADORA - KAROL G.
Le 13 novembre 2015, trois hommes ouvrent le feu dans la salle de spectacle du Bataclan et tuent 91 personnes parmi lesquelles Suzon Garrigues, 21 ans. Sa mère, Sabine, a écrit un livre publié en 2023 et mis en scène aujourd'hui par Audrey Bonnet. « Rien n'est su » est le témoignage d'un jour d'assassinat: les heures, les jours et les mois qui ont suivi ce jour. C'est un témoignage écrit comme un long poème en vers libres : en 36 chapitres, 36 strophes. La comédienne Audrey Bonnet le met en scène à la MC 93. Elle découvre le livre de Sabine Garrigues grâce à Pascal Rambert, metteur en scène, avec qui elle travaille. Il a été mis une première fois en lecture à Théâtre Ouvert. Pour Audrey Bonnet, il y avait une nécessité de le transmettre « J'avais envie de l'entendre dans toutes les langues, dans toutes les générations. » La pièce est confiée à de jeunes comédiens pour créer un « c(h)oeur » vibrant. Invitées : Sabine Garrigues, autrice de Rien n'est su publié aux éditions du Tripode et Audrey Bonnet, comédienne et metteuse en scène. Elle a joué dans une cinquantaine de pièces. Elle met en scène « Rien n'est su » à voir à la MC 93 jusqu'au 3 octobre 2026. Programmation musicale : L'artiste Grand Corps malade en duo avec le rappeur SDM pour le titre «Traces».
Le 13 novembre 2015, trois hommes ouvrent le feu dans la salle de spectacle du Bataclan et tuent 91 personnes parmi lesquelles Suzon Garrigues, 21 ans. Sa mère, Sabine, a écrit un livre publié en 2023 et mis en scène aujourd'hui par Audrey Bonnet. « Rien n'est su » est le témoignage d'un jour d'assassinat: les heures, les jours et les mois qui ont suivi ce jour. C'est un témoignage écrit comme un long poème en vers libres : en 36 chapitres, 36 strophes. La comédienne Audrey Bonnet le met en scène à la MC 93. Elle découvre le livre de Sabine Garrigues grâce à Pascal Rambert, metteur en scène, avec qui elle travaille. Il a été mis une première fois en lecture à Théâtre Ouvert. Pour Audrey Bonnet, il y avait une nécessité de le transmettre « J'avais envie de l'entendre dans toutes les langues, dans toutes les générations. » La pièce est confiée à de jeunes comédiens pour créer un « c(h)oeur » vibrant. Invitées : Sabine Garrigues, autrice de Rien n'est su publié aux éditions du Tripode et Audrey Bonnet, comédienne et metteuse en scène. Elle a joué dans une cinquantaine de pièces. Elle met en scène « Rien n'est su » à voir à la MC 93 jusqu'au 3 octobre 2026. Programmation musicale : L'artiste Grand Corps malade en duo avec le rappeur SDM pour le titre «Traces».
Selon l'OMS, environ 55 millions de personnes seraient atteintes de démence dans le monde, dont 60 à 70% des cas sont attribués à la maladie d'Alzheimer. Cette pathologie neurodégénérative affecte principalement les personnes âgées et peut entrainer des troubles de la mémoire, du comportement ou encore du langage. Quels sont les premiers signes de la maladie d'Alzheimer ? Quels sont les facteurs de risques ? Comment prévenir la maladie ? Quelles sont les dernières avancées dans la recherche sur la maladie d'Alzheimer ? Le 21 septembre, c'est la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer. Cette maladie neurodégénérative - la plus fréquente- survient, le plus souvent après 65 ans. Son caractère progressif et la variété des troubles induits (altération de la mémoire, de l'attention, des émotions et à terme du langage et des fonctions vitales) retardent souvent son diagnostic. Ces troubles impactent fortement la qualité de vie et l'autonomie du patient, en sollicitant considérablement l'entourage. Aujourd'hui, dans un pays comme la France, 1,4 million de personnes vivent avec la maladie d'Alzheimer ou une autre démence impliquant un déclin cognitif. Chaque année, 225 000 nouveaux cas d'Alzheimer sont diagnostiqués, un chiffre qui pourrait doubler d'ici 2050, toujours d'après l'Inserm. Médecins et chercheurs travaillent à mieux comprendre la maladie : cerner les facteurs qui pourraient favoriser sa survenue, ses conséquences pour les capacités cérébrales, en insistant sur le repérage des signes à un stade précoce. De leur côté, les associations de patients et d'aidants s'emploient à changer le regard sur la maladie d'Alzheimer et imaginer des pistes pour accompagner les patients en proposant des activités adaptées, pour lutter contre l'isolement des malades et l'épuisement de leur entourage. L'OMS-Afrique s'est récemment engagé dans une réflexion pour mettre en place des mesures nationales de lutte contre la maladie d'Alzheimer, dans cette région Afrique, car dans les zones où l'espérance de vie augmente, le grand public comme les soignants de première ligne ne sont pas encore familiarisés avec ces formes de démence liée à l'âge, avec à la clé, un défaut de diagnostic et de prise en charge. Avec : Pr Bruno Dubois, professeur de neurologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, membre de l'Académie nationale de médecine Dr Ubrich Venceslas Acko, médecin interniste, gériatre au CHU d'Angré à Abidjan, en Côte d'Ivoire, et enseignant-chercheur à l'Université Félix Houphouët-Boigny Benoît Durand, directeur délégué de l'association France Alzheimer. Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Hwasa - Good Goodbye ► Victony - SLICK.
Selon l'OMS, environ 55 millions de personnes seraient atteintes de démence dans le monde, dont 60 à 70% des cas sont attribués à la maladie d'Alzheimer. Cette pathologie neurodégénérative affecte principalement les personnes âgées et peut entrainer des troubles de la mémoire, du comportement ou encore du langage. Quels sont les premiers signes de la maladie d'Alzheimer ? Quels sont les facteurs de risques ? Comment prévenir la maladie ? Quelles sont les dernières avancées dans la recherche sur la maladie d'Alzheimer ? Le 21 septembre, c'est la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer. Cette maladie neurodégénérative - la plus fréquente- survient, le plus souvent après 65 ans. Son caractère progressif et la variété des troubles induits (altération de la mémoire, de l'attention, des émotions et à terme du langage et des fonctions vitales) retardent souvent son diagnostic. Ces troubles impactent fortement la qualité de vie et l'autonomie du patient, en sollicitant considérablement l'entourage. Aujourd'hui, dans un pays comme la France, 1,4 million de personnes vivent avec la maladie d'Alzheimer ou une autre démence impliquant un déclin cognitif. Chaque année, 225 000 nouveaux cas d'Alzheimer sont diagnostiqués, un chiffre qui pourrait doubler d'ici 2050, toujours d'après l'Inserm. Médecins et chercheurs travaillent à mieux comprendre la maladie : cerner les facteurs qui pourraient favoriser sa survenue, ses conséquences pour les capacités cérébrales, en insistant sur le repérage des signes à un stade précoce. De leur côté, les associations de patients et d'aidants s'emploient à changer le regard sur la maladie d'Alzheimer et imaginer des pistes pour accompagner les patients en proposant des activités adaptées, pour lutter contre l'isolement des malades et l'épuisement de leur entourage. L'OMS-Afrique s'est récemment engagé dans une réflexion pour mettre en place des mesures nationales de lutte contre la maladie d'Alzheimer, dans cette région Afrique, car dans les zones où l'espérance de vie augmente, le grand public comme les soignants de première ligne ne sont pas encore familiarisés avec ces formes de démence liée à l'âge, avec à la clé, un défaut de diagnostic et de prise en charge. Avec : Pr Bruno Dubois, professeur de neurologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, membre de l'Académie nationale de médecine Dr Ubrich Venceslas Acko, médecin interniste, gériatre au CHU d'Angré à Abidjan, en Côte d'Ivoire, et enseignant-chercheur à l'Université Félix Houphouët-Boigny Benoît Durand, directeur délégué de l'association France Alzheimer. Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Hwasa - Good Goodbye ► Victony - SLICK.
« Crise climatique » « handicap » « diversité » « LGBT » « racisme », environ 250 mots ont été bannis des documents administratifs et des sites gouvernementaux aux États-Unis depuis janvier 2025. Comment cette guerre culturelle et linguistique laisse désormais place à une guerre concrète contre les individus ? La même chose pourrait-elle arriver en France ? Cécile Alduy vit aux États-Unis depuis vingt ans et elle observe depuis janvier 2025 le sentiment de peur qui étreint toute la population devant un État répressif « jusque dans la manière dont on a le droit de parler ou de chercher », explique-t-elle. « On interdit de faire de la recherche sur un certain nombre de sujets ». Une véritable police du langage s'est mise en place et les Universités sont devenues « l'ennemie publique N°1 ». Et pour cause, le langage y est utilisé pour penser, pour débattre. Le régime Trump utilise la langue comme une arme de destruction : on efface la langue et les mots « comme un nouvel ordre du langage ». Au fil de son enquête, Cécile Alduy a recensé près de 400 mots interdits. Une liste tentaculaire. Des mots comme « gender » ont été retirés des textes fédéraux. Ce qui est visé, au fond, c'est tout ce qui n'est pas « pensée MAGA ». Ce ne sont pas seulement des mots qui disparaissent, mais les gens qu'ils désignent : une véritable purification lexicale. Pour Cécile Alduy, supprimer ce vocabulaire, c'est attaquer des droits concrets : « si on élimine le mot “transgenre”, cela veut dire qu'on ne peut plus renouveler son passeport, on n'existe plus socialement. Ce sont des attaques réelles. On nettoie de l'espace public la visibilité de beaucoup de gens. » Selon la chercheuse, une menace comparable pèse aujourd'hui sur la France : « on commence à être sous emprise, on commence à s'autocensurer ». Elle propose de faire de ces mots interdits des « mots‑étendards »: « si ces mots sont interdits, c'est qu'ils ont du pouvoir. Il faut les utiliser, même un mot comme “fœtus” : sans ce mot, pas de droit à l'avortement. Il faut une langue qui nous aide à penser plus. » Invitée : Cécile Alduy, professeur de littérature à l'Université de Stanford. Chercheuse associée au CEVIPOF à Paris. Son essai D'abord, ils sont venus chercher les mots est paru aux éditions des Arènes. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Lomé pour parler de la saison 10 du festival « Rendez-vous international du rire à Lomé » et c'est Valentin Vieyra, artiste humoriste - formateur en techniques d'écriture humoristique et en gestion scénique et directeur de ce festival qui nous en parle ! Programmation musicale : L'artiste BEN Plg avec le titre Histoire sans fin.
« Crise climatique » « handicap » « diversité » « LGBT » « racisme », environ 250 mots ont été bannis des documents administratifs et des sites gouvernementaux aux États-Unis depuis janvier 2025. Comment cette guerre culturelle et linguistique laisse désormais place à une guerre concrète contre les individus ? La même chose pourrait-elle arriver en France ? Cécile Alduy vit aux États-Unis depuis vingt ans et elle observe depuis janvier 2025 le sentiment de peur qui étreint toute la population devant un État répressif « jusque dans la manière dont on a le droit de parler ou de chercher », explique-t-elle. « On interdit de faire de la recherche sur un certain nombre de sujets ». Une véritable police du langage s'est mise en place et les Universités sont devenues « l'ennemie publique N°1 ». Et pour cause, le langage y est utilisé pour penser, pour débattre. Le régime Trump utilise la langue comme une arme de destruction : on efface la langue et les mots « comme un nouvel ordre du langage ». Au fil de son enquête, Cécile Alduy a recensé près de 400 mots interdits. Une liste tentaculaire. Des mots comme « gender » ont été retirés des textes fédéraux. Ce qui est visé, au fond, c'est tout ce qui n'est pas « pensée MAGA ». Ce ne sont pas seulement des mots qui disparaissent, mais les gens qu'ils désignent : une véritable purification lexicale. Pour Cécile Alduy, supprimer ce vocabulaire, c'est attaquer des droits concrets : « si on élimine le mot “transgenre”, cela veut dire qu'on ne peut plus renouveler son passeport, on n'existe plus socialement. Ce sont des attaques réelles. On nettoie de l'espace public la visibilité de beaucoup de gens. » Selon la chercheuse, une menace comparable pèse aujourd'hui sur la France : « on commence à être sous emprise, on commence à s'autocensurer ». Elle propose de faire de ces mots interdits des « mots‑étendards »: « si ces mots sont interdits, c'est qu'ils ont du pouvoir. Il faut les utiliser, même un mot comme “fœtus” : sans ce mot, pas de droit à l'avortement. Il faut une langue qui nous aide à penser plus. » Invitée : Cécile Alduy, professeur de littérature à l'Université de Stanford. Chercheuse associée au CEVIPOF à Paris. Son essai D'abord, ils sont venus chercher les mots est paru aux éditions des Arènes. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Lomé pour parler de la saison 10 du festival « Rendez-vous international du rire à Lomé » et c'est Valentin Vieyra, artiste humoriste - formateur en techniques d'écriture humoristique et en gestion scénique et directeur de ce festival qui nous en parle ! Programmation musicale : L'artiste BEN Plg avec le titre Histoire sans fin.
Avec son dernier livre en date, L'Odyssée de la surpuissance (Odile Jacob), le philosophe et sociologue, Gilles Lipovetsky poursuit son exploration de l'hypermodernité en identifiant cette fois notre entrée dans une civilisation qui fait fi des limites, qu'elles soient technologiques, économiques, géopolitiques ou individuelles. L'époque contemporaine est le moment où les frontières du possible se dissolvent sous l'effet de la technoscience, du capitalisme globalisé et de l'individualisme radical. Il en parle au micro de Pierre-Édouard Deldique dans ce nouveau numéro du magazine IDÉES. Le livre du penseur de l'individualisme, invité à plusieurs reprises dans l'émission qui interroge ceux qui pensent le monde car son regard sur l'évolution du monde donne à réfléchir, décrit l'essor d'une technoscience qui bouleverse les frontières du vivant, de la matière et de l'intelligence. Les innovations dans l'IA, la biologie de synthèse, l'exploration spatiale ou les technologies du corps créent en effet un univers où l'impossible devient possible. Comme on dit aujourd'hui, toutes les lignes rouges sont franchies. Cette dynamique a incontestablement un côté positif par sa capacité d'agir sur le monde, d'augmenter les performances humaines, de résoudre des problèmes globaux mais elle suscite également l'inquiétude avec en particulier les dérives de l'IA, les risques biotechnologiques, la crise écologique et la perte de repères anthropologiques. L'ouvrage analyse également l'expansion du capitalisme globalisé, dopé par les Big Tech, qui transforme tout désir, toute expérience en marchandise. Gilles Lipovetsky décrit un capitalisme qui reconfigure les existences au rythme du marché, impose une logique de performance, colonise l'imaginaire par la promesse d'un monde sans limites. Cette surpuissance économique se nourrit de l'hyperconsommation, de la fluidité numérique et de l'individualisation extrême. Il montre comment l'individu contemporain revendique un droit illimité à se choisir soi-même, quitte à défier les limites biologiques, sociales ou symboliques. Il identifie une logique du « No Limits » à travers les revendications identitaires, les pratiques corporelles extrêmes, les technologies de modification du corps, la quête de performance personnelle. L'individu hypermoderne devient en quelque sorte un surhomme mais aussi un être fragile, exposé à l'anxiété, à la dépossession de soi et à l'instabilité identitaire. L'auteur étend son analyse à la scène internationale : la surpuissance technologique et individuelle trouve son miroir dans une surpuissance géopolitique avec le retour de la tentation impériale, la violation du droit international, ou bien encore la compétition entre grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie). Les dirigeants « carnivores » incarnent une politique de domination décomplexée. L'ordre mondial vacille, l'Occident se fissure, la vérité devient manipulable. La surpuissance n'est plus seulement un phénomène technologique ou économique : c'est une dynamique globale qui redéfinit les règles du jeu international. On le constate en écoutant l'émission, L'Odyssée de la surpuissance est un livre ambitieux, essentiel pour quiconque s'intéresse à la modernité, à la technologie, à la démocratie, à l'individualisme et aux transformations globales du XXIè siècle. Programmation musicale : Les Planètes - Mars, celui qui apporte la guerre / Gustav Holst - Orchestre philharmonique de Liverpool - Charles Mackerras What We Are and What We Are Meant to Be - Gogo Penguin Motet Exsultate jubilate KV165 – Allegro / Wolfgang Amadeus Mozart - Gli Angeli Genève - Stephan MacLeod ; Marina Viotti.
Un dialogue horizontal, d'égal à égal. Le chef Jules Niang est né et a grandi à Wothi, un petit village mauritanien au bord du fleuve Sénégal. « Dans cette zone on trouve des villages jumeaux de part et d'autre du fleuve, l'un du côté de la Mauritanie, l'autre du côté du Sénégal. Quand les frontières ont été définies du temps de la colonisation, les familles possédaient souvent des terres de part et d'autre. Pour les conserver, elles se sont séparées en deux, ce qui explique aujourd'hui que la moitié d'une famille peut être sénégalaise, et l'autre moitié mauritanienne. La majorité des familles ont la double nationalité. » Gamin, il a fait tout ce qu'un enfant peut faire au village : aller aux champs, pêcher, faire paître les troupeaux ; la main de son père l'a guidé, les gestes et la sagesse de sa mère, ses tantes, et ses grands-mères lui ont transmis les savoirs et les codes, la créativité, la cuisine. L'Afrique, il a les savoirs et les codes, il sait. L'ancrage de sa cuisine est instinctivement double, elle fait l'éloge de la diversité. Pas de fusion mais un dialogue horizontal d'égal à égal « il n'y a pas un produit qui soit hiérarchiquement au-dessus de l'autre, c'est une composition globale. Il en va des produits comme des continents, ni l'un ni l'autre, mais deux d'égal à égal ». Ce dialogue des cultures crée des passerelles solidement ancrées, des liens entre les continents. Sa cuisine, Jules Niang la décrit comme une cuisine de contraste, à l'instar du clair-obscur, de la lumière et de l'ombre, le contraste souligne les rapprochements. Dans sa cuisine, les ancrages sont lyonnais et africains, le produit ancre dans un territoire, la cuisine dans un autre, les contrastes sont dans les températures, les produits, les textures, « de la glace sur un bouillon, de multiples dimensions viennent s'imbriquer dans cette notion de contraste. » Jules Niang est l'un des chefs qui créent et écrivent cette nouvelle cuisine africaine en France. Une trace essentielle pour transmettre. L'écriture est centrale. Un livre, cela rend audible. Plus les gens écrivent, plus leur voix est forte. La cuisine africaine a longtemps été essentiellement transmise oralement, les rares écrits n'étaient pas de natifs, mais de gens qui ont voyagé ou découvert la culture et la gastronomie. Cette histoire, notre culture et notre cuisine doivent être écrites par des natifs qui connaissent le patrimoine et l'histoire dans les détails. « Quand je parle du mil, je sais où ça pousse, je sais à quelle pétriode de l'année il est planté. Je sais quand on le récolte et comment on le conserve. Je sais comment on le mange et à quel moment de la journée. C'est toute une culture. Quand on l'enlève et qu'on le rapporte ailleurs, on peut perdre cette dimension. C'est pour cela que j'écris, je peux restituer cette part de l'histoire, cette part culturelle et vécue du produit. Cette transmission est intéressante ». Avec Jules Niang, chef à Lyon du restaurant Petit Ogre, auteur de Contraste, cuisine d'ici et d'ailleurs, avec Agathe Masson et Maude Cucinotta, éditions de La Martinière, collection Menu Menu. Pour aller plus loin L'Afrique cuisine en France, de Vérane Frediani, aux éditions La Martinière Un extrait de l'émission Avec Philosophie au sujet du Degré zéro de l'écriture, de Roland Barthes, de Geraldine Muhlmann et Justine Brisson Docteure en littérature : dans cette émission, Jules Niang rend hommage au travail de recherche et de transmission accompli par Aïstou Mbaye, cuisinière, autrice et plusieurs fois récompensée par les World gourmand book awards pour ses livres de cuisine « Saveurs subsahariennes » ou « Pastels et yassa ». Programmation musicale : Wrong things, de Danitsa featuring Jarreau Vandal. La recette Lasagne de Saka saka crème de persil au cumin de Jules Niang. Recette issue de Contraste, cuisine d'ici et d'ailleurs, aux éditions La Martinière.
On dit qu'elle fait rayonner la France dans le monde entier. Un art, un patrimoine et une fierté nationale. Mais derrière le prestige des étoiles, il y a une autre cuisine, celle que l'on ne filme jamais. Une cuisine où l'on apprend, dès l'école, qu'il faut souffrir pour devenir bon. Où les coups de torchon, les brûlures « pour la peine » et les humiliations quotidiennes passent pour un simple rite de passage. Un système si bien rodé que personne n'ose en parler. Un silence payé différemment selon que l'on est un homme ou une femme. Aussi nombreuses que les hommes à se former, les femmes désertent pourtant les cuisines à mesure qu'elles montent en grade. Pourquoi la violence est-elle le prix à payer pour réussir en cuisine ? Et pourquoi les femmes sont-elles les premières concernées ? Avec : • Nora Bouazzouni, journaliste et autrice de Violences en cuisine – une omerta à la française (Editions Stock) • Samy Benzekri, chef de cuisine et secrétaire général de l'association Bondir.e, organisation qui se donne pour mission de sensibiliser et de prévenir les comportements agressifs, le harcèlement et les violences physiques ou verbales au sein du milieu de la restauration. Un reportage de Charlie Dupiot. Noémie a 31 ans. Après être passée par l'école Ferrandi, elle a travaillé pendant une dizaine d'années comme pâtissière dans des restaurants, la plupart étoilés. Elle témoigne des violences qu'elle a subies au fil de son parcours, et notamment dans un restaurant étoilé parisien, au micro de notre reporter Charlie Dupiot En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Poly-pocket - Miki ► If You Want Me - The Womack Sisters.