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Vous voyez votre adolescent “scroller” pendant des heures sur son téléphone ou passer ses soirées à discuter avec des amis avec qui il a passé la journée ? Les discussions avec le reste de la famille en pâtissent et c'est un sujet de conflit entre vous ? Selon Santé publique France, les enfants de 6 à 17 ans passeraient en moyenne 4 h 11 minutes par jour sur des écrans. Comment l'aider à sortir la tête des réseaux sociaux ? Comment l'aider à modifier ses habitudes ? Quels peuvent être les risques sur la santé d'une trop forte exposition aux réseaux sociaux ? Quand ils font défiler des vidéos TikTok ou Snapchat sur leur téléphone, sans lever la tête de l'écran… Quels sont les risques pour leur santé, à un âge où le cerveau continue encore de se développer ? Peut-on parler d'une véritable addiction ? Et quand on est parent, souvent inquiet à ce sujet, comment limiter l'exposition de nos adolescents aux écrans sans prendre le risque de créer des conflits à la maison ? Avec: Dr Juliette Hazart, médecin addictologue, conférencière, auteure de Mon ado est accro aux réseaux sociaux aux éditions De Boeck supérieur, chargée d'enseignement à l'université de Lorraine. Dr Marjolaine Gogan Akp, pédopsychiatre à l'Unité de Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent (UPEA) au centre national hospitalier et universitaire psychiatrique de Cotonou au Bénin. Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Ruger - Snapchat ► Izem, KOG - Dreaming
Être reconnu, admiré, respecté, valorisé… Le besoin de reconnaissance est profondément humain. Au travail, en famille, dans le couple ou entre amis, nous cherchons tous, à des degrés divers, à être vus et appréciés des autres. Mais, à l'heure des likes et des followers sur les réseaux sociaux, cette quête de validation peut parfois devenir extrême, alimenter l'envie et la rivalité, et générer de la souffrance. Pourtant, nos ambitions évoluent. Alors que la réussite a longtemps été associée à une quête du pouvoir, mesurée au nombre d'échelons gravis et à la position atteinte dans l'entreprise, les carrières sont aujourd'hui moins linéaires et la recherche de sens prend une place croissante dans les choix professionnels. Selon une étude du cabinet de recrutement Robert Walters menée en 2024, 52 % des membres de la « gen Z » – la génération Z, née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010 – refuserait même de devenir manager, un rôle jugé trop énergivore et dépourvu de sens. Ces nouvelles aspirations se heurtent toutefois aux réalités économiques, dans un contexte marqué par l'inflation, les difficultés d'accès au logement, la précarité de l'emploi et la peur du déclassement. Alors, pourquoi avons-nous autant besoin d'être reconnus ? Comment distinguer une ambition saine d'une dépendance au regard des autres ? Les réseaux sociaux nourrissent-ils une nouvelle forme de compétition permanente ? Et, comment concilier quête de sens, désir de réussite et contraintes matérielles ? Avec : • Benoit Heilbrunn, philosophe et professeur à l'ESCP Business School, co-directeur de l'Observatoire Marques, imaginaires de consommation et politique de la Fondation Jean Jaurès. Auteur du livre Le poison de la reconnaissance – quel prix à payer pour être quelqu'un (L'Aube - Fondation Jean Jaurès, 2026). • Raphaëlle Elkrief, journaliste, autrice d'une série de podcasts sur l'ambition produite par Louie Media. En fin d'émission, Charlie Dupiot, nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 13ᵉ épisode, que partager de son intimité ? Delphine, professeur de FLE (Français Langue Ètrangère), nous parle d'une expérience avec un étudiant et Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel, nous éclaire. Programmation musicale : ► Elle & Moi - ART-X, Biga*Ranx, LUIZA, Pulche Le Douce ► Fazer Festa - João Selva, Diogo Strausz, Patchworks.
Vous voyez votre adolescent “scroller” pendant des heures sur son téléphone ou passer ses soirées à discuter avec des amis avec qui il a passé la journée ? Les discussions avec le reste de la famille en pâtissent et c'est un sujet de conflit entre vous ? Selon Santé publique France, les enfants de 6 à 17 ans passeraient en moyenne 4 h 11 minutes par jour sur des écrans. Comment l'aider à sortir la tête des réseaux sociaux ? Comment l'aider à modifier ses habitudes ? Quels peuvent être les risques sur la santé d'une trop forte exposition aux réseaux sociaux ? Quand ils font défiler des vidéos TikTok ou Snapchat sur leur téléphone, sans lever la tête de l'écran… Quels sont les risques pour leur santé, à un âge où le cerveau continue encore de se développer ? Peut-on parler d'une véritable addiction ? Et quand on est parent, souvent inquiet à ce sujet, comment limiter l'exposition de nos adolescents aux écrans sans prendre le risque de créer des conflits à la maison ? Avec: Dr Juliette Hazart, médecin addictologue, conférencière, auteure de Mon ado est accro aux réseaux sociaux aux éditions De Boeck supérieur, chargée d'enseignement à l'université de Lorraine. Dr Marjolaine Gogan Akp, pédopsychiatre à l'Unité de Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent (UPEA) au centre national hospitalier et universitaire psychiatrique de Cotonou au Bénin. Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Ruger - Snapchat ► Izem, KOG - Dreaming
Être reconnu, admiré, respecté, valorisé… Le besoin de reconnaissance est profondément humain. Au travail, en famille, dans le couple ou entre amis, nous cherchons tous, à des degrés divers, à être vus et appréciés des autres. Mais, à l'heure des likes et des followers sur les réseaux sociaux, cette quête de validation peut parfois devenir extrême, alimenter l'envie et la rivalité, et générer de la souffrance. Pourtant, nos ambitions évoluent. Alors que la réussite a longtemps été associée à une quête du pouvoir, mesurée au nombre d'échelons gravis et à la position atteinte dans l'entreprise, les carrières sont aujourd'hui moins linéaires et la recherche de sens prend une place croissante dans les choix professionnels. Selon une étude du cabinet de recrutement Robert Walters menée en 2024, 52 % des membres de la « gen Z » – la génération Z, née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010 – refuserait même de devenir manager, un rôle jugé trop énergivore et dépourvu de sens. Ces nouvelles aspirations se heurtent toutefois aux réalités économiques, dans un contexte marqué par l'inflation, les difficultés d'accès au logement, la précarité de l'emploi et la peur du déclassement. Alors, pourquoi avons-nous autant besoin d'être reconnus ? Comment distinguer une ambition saine d'une dépendance au regard des autres ? Les réseaux sociaux nourrissent-ils une nouvelle forme de compétition permanente ? Et, comment concilier quête de sens, désir de réussite et contraintes matérielles ? Avec : • Benoit Heilbrunn, philosophe et professeur à l'ESCP Business School, co-directeur de l'Observatoire Marques, imaginaires de consommation et politique de la Fondation Jean Jaurès. Auteur du livre Le poison de la reconnaissance – quel prix à payer pour être quelqu'un (L'Aube - Fondation Jean Jaurès, 2026). • Raphaëlle Elkrief, journaliste, autrice d'une série de podcasts sur l'ambition produite par Louie Media. En fin d'émission, Charlie Dupiot, nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 13ᵉ épisode, que partager de son intimité ? Delphine, professeur de FLE (Français Langue Ètrangère), nous parle d'une expérience avec un étudiant et Cécile Lazartigues-Chartier, consultante en interculturel, nous éclaire. Programmation musicale : ► Elle & Moi - ART-X, Biga*Ranx, LUIZA, Pulche Le Douce ► Fazer Festa - João Selva, Diogo Strausz, Patchworks.
Politique de logement et ségrégation, immigration et urbanisme, constructions et représentations : dans « Bâtir », Salim Djaferi interroge l'influence du colonialisme sur la façon de concevoir les villes en France. Dans « Rumba », David Murgia conclut une trilogie sur la précarité et l'exclusion sociale, après Laïka et Pueblo. Deux spectacles sont à l'honneur aujourd'hui ! Leur point commun ? Mettre en récit l'exclusion sociale. Côté « IN » Bâtir de Samir Djaferi Le metteur en scène retrace l'histoire de la politique urbaine en France, celle qui a vu surgir les grands ensembles de banlieue. Il nous entraîne dans les archives du département de la Seine-Saint-Denis autant que dans la mémoire familiale, pour mettre en lumière la dimension raciale des politiques de logement social depuis les années 1950. Côté « OFF », Rumba de David Murgia David Murgia nous plonge dans l'histoire d'un spectacle joué sur les parkings de la périphérie. Un acteur et un musicien y répètent une pièce sur Saint-François d'Assise. Au fil de leurs rencontres, ils donnent voix à des hommes et des femmes relégués aux marges, écartés de la société et rendus invisibles. C'est le troisième volet de la « Trilogie des pauvres diables », que David Murgia et l'auteur italien Ascanio Celestini, au regard presque anthropologique, consacrent à l'exclusion sociale après Laïka (2017) et Pueblo (2020). Ils ont à cœur de raconter les invisibles : « Ils n'ont pas d'auteurs à proximité, pas de réalisateur pour raconter leurs histoires, ne savent pas forcément les écrire, mais des histoires, ils en ont un tas. » Rumba suit deux personnages qui observent les gens, inventent leurs vies, puis se rendent sur un parking pour y jouer un spectacle autour de Saint-François d'Assise. Saint François d'Assise (1181/1182–1226), fondateur de l'ordre des Franciscains et grande figure de la spiritualité chrétienne, issu d'une famille aisée, renonce à toutes ses richesses pour vivre dans la pauvreté, la simplicité et au service des plus démunis, à l'imitation du Christ. Je me sens chanteur de récit. Le spectacle fait surgir une galerie de pauvres, de figures marginalisées : ceux qui affirment qu'il faut se souvenir du nom des morts en Méditerranée pour les enterrer dans le cœur des vivants, mais aussi les racistes, comme Giovanni, personnage qui tient des propos ouvertement haineux contre les gitans. Dans Bâtir, Salim Djaferi mène l'enquête. À partir de l'histoire de sa propre famille, il déploie un récit plus large. Sur un ton doux, toujours souriant, il raconte pourtant l'implacable : les assignations, les orientations forcées, qu'il rejoue inlassablement par des gestes – à droite, à gauche, les deux bras tendus pour indiquer la direction – comme les stewards et hôtesses de l'air dans un avion. Il choisit de ne montrer aucune image des cités ni des immeubles : tout passe par le corps. "Je raconte la périphérie mais aussi le centre, s'il y a une périphérie, il y a forcément un centre" Il raconte la politique raciale mise en place pour loger les immigrés à partir des Trente Glorieuses, cette période de prospérité qui suit la Seconde Guerre mondiale en France. Il raconte la manière dont les bidonvilles ont été « résorbés » dans les années 1950, et sa découverte, aux archives départementales, de notes administratives où l'on classe les demandeurs de logement social selon « leur distance culturelle vis-à-vis de la France ». Un spectacle très politique, qui n'accuse pas un gouvernement plutôt qu'un autre, mais met en lumière un cadre racial, une sorte de pensée collective structurante. Invités: Salim Djaferi, metteur en scène de Bâtir, et David Murgia, co-auteur et comédien. Rumba est à voir au théâtre des Doms. Programmation musicale : L'artiste Lisette Lombe et Marc Namour sur RFI avec le titre « Ma langue » : un extrait de leur spectacle Ce que le ventre dit qui se joue au théâtre des Doms et que l'on verra la saison prochaine à Paris au 104.
Politique de logement et ségrégation, immigration et urbanisme, constructions et représentations : dans « Bâtir », Salim Djaferi interroge l'influence du colonialisme sur la façon de concevoir les villes en France. Dans « Rumba », David Murgia conclut une trilogie sur la précarité et l'exclusion sociale, après Laïka et Pueblo. Deux spectacles sont à l'honneur aujourd'hui ! Leur point commun ? Mettre en récit l'exclusion sociale. Côté « IN » Bâtir de Samir Djaferi Le metteur en scène retrace l'histoire de la politique urbaine en France, celle qui a vu surgir les grands ensembles de banlieue. Il nous entraîne dans les archives du département de la Seine-Saint-Denis autant que dans la mémoire familiale, pour mettre en lumière la dimension raciale des politiques de logement social depuis les années 1950. Côté « OFF », Rumba de David Murgia David Murgia nous plonge dans l'histoire d'un spectacle joué sur les parkings de la périphérie. Un acteur et un musicien y répètent une pièce sur Saint-François d'Assise. Au fil de leurs rencontres, ils donnent voix à des hommes et des femmes relégués aux marges, écartés de la société et rendus invisibles. C'est le troisième volet de la « Trilogie des pauvres diables », que David Murgia et l'auteur italien Ascanio Celestini, au regard presque anthropologique, consacrent à l'exclusion sociale après Laïka (2017) et Pueblo (2020). Ils ont à cœur de raconter les invisibles : « Ils n'ont pas d'auteurs à proximité, pas de réalisateur pour raconter leurs histoires, ne savent pas forcément les écrire, mais des histoires, ils en ont un tas. » Rumba suit deux personnages qui observent les gens, inventent leurs vies, puis se rendent sur un parking pour y jouer un spectacle autour de Saint-François d'Assise. Saint François d'Assise (1181/1182–1226), fondateur de l'ordre des Franciscains et grande figure de la spiritualité chrétienne, issu d'une famille aisée, renonce à toutes ses richesses pour vivre dans la pauvreté, la simplicité et au service des plus démunis, à l'imitation du Christ. Je me sens chanteur de récit. Le spectacle fait surgir une galerie de pauvres, de figures marginalisées : ceux qui affirment qu'il faut se souvenir du nom des morts en Méditerranée pour les enterrer dans le cœur des vivants, mais aussi les racistes, comme Giovanni, personnage qui tient des propos ouvertement haineux contre les gitans. Dans Bâtir, Salim Djaferi mène l'enquête. À partir de l'histoire de sa propre famille, il déploie un récit plus large. Sur un ton doux, toujours souriant, il raconte pourtant l'implacable : les assignations, les orientations forcées, qu'il rejoue inlassablement par des gestes – à droite, à gauche, les deux bras tendus pour indiquer la direction – comme les stewards et hôtesses de l'air dans un avion. Il choisit de ne montrer aucune image des cités ni des immeubles : tout passe par le corps. "Je raconte la périphérie mais aussi le centre, s'il y a une périphérie, il y a forcément un centre" Il raconte la politique raciale mise en place pour loger les immigrés à partir des Trente Glorieuses, cette période de prospérité qui suit la Seconde Guerre mondiale en France. Il raconte la manière dont les bidonvilles ont été « résorbés » dans les années 1950, et sa découverte, aux archives départementales, de notes administratives où l'on classe les demandeurs de logement social selon « leur distance culturelle vis-à-vis de la France ». Un spectacle très politique, qui n'accuse pas un gouvernement plutôt qu'un autre, mais met en lumière un cadre racial, une sorte de pensée collective structurante. Invités: Salim Djaferi, metteur en scène de Bâtir, et David Murgia, co-auteur et comédien. Rumba est à voir au théâtre des Doms. Programmation musicale : L'artiste Lisette Lombe et Marc Namour sur RFI avec le titre « Ma langue » : un extrait de leur spectacle Ce que le ventre dit qui se joue au théâtre des Doms et que l'on verra la saison prochaine à Paris au 104.
Un simple grain d'Afrique à mêler aux habitudes, sans tout révolutionner, mais pour découvrir d'autres saveurs, sortir des sentiers battus. Le fonio, micro-flocons légers et savoureux, remplace la semoule de blé, des pancakes au moringa pour la couleur, du mil dont le goût fait penser à la noisette grillée en crêpes ou en gâteau, des haricots cornilles en beignets, ou pâte à tartiner : bons pour la planète, bons pour la santé et bons au goût, ces « grains » sont encore un cadeau de l'Afrique au monde ! Le monde peine à ouvrir les yeux, à remercier l'Afrique qui lui a déjà tant offert. Prenez l'arachide, la cajou ! Le souchet et le baobab attendent leur heure, Aïssatou Mbaye elle poursuit sa mission de conteuse et de passeuse en partageant ses recettes, ses liens avec les différents grains et leur histoire, elle qui a maintenant passé autant de sa vie en France qu'au Sénégal a cœur de transmettre, et que ses enfants partagent à leur tour les recettes et les saveurs de leur double culture. Avec Aïssatou Mbaye, cuisinière, conteuse, autrice, son dernier livre Grain d'Afrique, 60 recettes pour une touche d'Afrique au quotidien est paru aux éditions Marie-Claire. Aïssatou a publié plusieurs livres primés sur la cuisine subsaharienne, elle est aussi fondatrice du keliba Café à Dakar pour la lire sur Instagram. ► Pour aller plus loin - Farines d'Afrique Nathalie Brigault Ngoum et son univers - Mon Afrique, de la cheffe Anto Cogagne - Autour du mil - La petite épicerie du monde - BMK, l'Afrique passionnément. Programmation musicale : Désert, de Jonathan Benisty et Michael Nkouaga.
Un simple grain d'Afrique à mêler aux habitudes, sans tout révolutionner, mais pour découvrir d'autres saveurs, sortir des sentiers battus. Le fonio, micro-flocons légers et savoureux, remplace la semoule de blé, des pancakes au moringa pour la couleur, du mil dont le goût fait penser à la noisette grillée en crêpes ou en gâteau, des haricots cornilles en beignets, ou pâte à tartiner : bons pour la planète, bons pour la santé et bons au goût, ces « grains » sont encore un cadeau de l'Afrique au monde ! Le monde peine à ouvrir les yeux, à remercier l'Afrique qui lui a déjà tant offert. Prenez l'arachide, la cajou ! Le souchet et le baobab attendent leur heure, Aïssatou Mbaye elle poursuit sa mission de conteuse et de passeuse en partageant ses recettes, ses liens avec les différents grains et leur histoire, elle qui a maintenant passé autant de sa vie en France qu'au Sénégal a cœur de transmettre, et que ses enfants partagent à leur tour les recettes et les saveurs de leur double culture. Avec Aïssatou Mbaye, cuisinière, conteuse, autrice, son dernier livre Grain d'Afrique, 60 recettes pour une touche d'Afrique au quotidien est paru aux éditions Marie-Claire. Aïssatou a publié plusieurs livres primés sur la cuisine subsaharienne, elle est aussi fondatrice du keliba Café à Dakar pour la lire sur Instagram. ► Pour aller plus loin - Farines d'Afrique Nathalie Brigault Ngoum et son univers - Mon Afrique, de la cheffe Anto Cogagne - Autour du mil - La petite épicerie du monde - BMK, l'Afrique passionnément. Programmation musicale : Désert, de Jonathan Benisty et Michael Nkouaga.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la solitude que peuvent entrainer les maladies chroniques inflammatoires. De l'errance diagnostic à l'annonce de celui-ci en passant par les souffrances du quotidien, la maladie est souvent liée à une forme de solitude. Ne plus partager le même repas que le reste de la famille, les insomnies liées aux inquiétudes, les douleurs associées aux soins... Les patientes se retrouvent souvent seules face à tous ces changements, voire bouleversements. Comment mieux vivre avec sa maladie chronique ? Comment aider une personne souffrant de maladie chronique au quotidien ? Lorsque l'on est confronté à une maladie au long cours, à titre personnel ou dans son entourage direct, on apprend à « vivre avec ». Ressentir les symptômes, se confronter à l'appréhension de la rechute, prendre ses médicaments inlassablement, assimiler toutes les informations associées au diagnostic. Et puis il y a la vie qui va avec, et souvent, nous n'y sommes pas préparés et ce retentissement varie d'une personne à l'autre, et devient plus ou moins envahissant. L'un des à-côtés de la maladie dont on parle peu, même s'il s'agit pourtant d'une complication qui peut se révéler très sévère : c'est la solitude. Solitude d'être confronté.e à des années d'errance diagnostic, seul.e face à la douleur, l'épuisement et à des angoisses envahissantes. Seul.e, après la perte d'une emploi, démuni.e face aux dépenses des soins. Ce repli, cet isolement doit être identifié et considéré, au même titre que d'autres symptômes. C'est l'enseignement du livre de notre invité du jour, le Pr Souhaibou Ndongo. Avec : Pr Souhaibou Ndongo, interniste, rhumatologue à Dakar, chef du service de médecine interne au centre hospitalier national Dalal Jamm de Dakar, au Sénégal. Auteur de l'ouvrage Je m'appelle Débo, je suis malade et je me sens seule ! Chronique d'une solitude aux multiples facettes, aux éditions Katana Santé. Palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Patience Dabany - L'amour d'une mère ► Beri Boys Club feat. Locko - Njé Bodi.
Prendre soin de son apparence est souvent perçu comme une manière de se sentir bien dans sa peau, de gagner en confiance ou encore de faire bonne impression. Vêtements, coiffure, maquillage, sport, soins du corps... Dans de nombreuses sociétés, l'apparence occupe une place importante au quotidien. Les réseaux sociaux ont encore renforcé cette tendance en multipliant les images de corps idéalisés et les injonctions à se montrer sous son meilleur jour. Selon une étude menée par Criteo, en 2025, 80% des Français ont maintenu ou augmenté leurs dépenses beauté, malgré la pression sur leur pouvoir d'achat. Pourtant, accorder de l'importance à son apparence est-il forcément synonyme de superficialité ? Pourquoi le regard des autres influence-t-il autant notre rapport à notre corps et à notre image ? À partir de quand le souci de son apparence devient-il une source de mal-être, de comparaison ou d'obsession ? Les réseaux sociaux amplifient-ils ces phénomènes ou offrent-ils aussi de nouveaux espaces d'expression et de valorisation de soi ? Avec : • David Le Breton, professeur de sociologie et d'anthropologie à l'Université de Strasbourg – spécialiste des représentations du corps et auteur notamment du livre Des visages (Éditions Métaillé 2022) • Marine Houssou, conseillère en image et autrice du livre Le burn-out vestimentaire. Un malaise invisible (Autoedité) • Fatou N'Diaye, créatrice de contenus sur les réseaux sociaux. Autrice du blog Black Beauty Bag, premier blog français dédié à la beauté des femmes noires et au retour au naturel • Bénédicte Flye Sainte Marie, journaliste, co-autrice du Pouvoir de l'apparence (Éditions Michalon). En fin d'émission, la chronique Écouter le monde de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Rio Lua - Mari Froes ► Lady - Qing Madi, Tiwa Savage & Flavour.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la solitude que peuvent entrainer les maladies chroniques inflammatoires. De l'errance diagnostic à l'annonce de celui-ci en passant par les souffrances du quotidien, la maladie est souvent liée à une forme de solitude. Ne plus partager le même repas que le reste de la famille, les insomnies liées aux inquiétudes, les douleurs associées aux soins... Les patientes se retrouvent souvent seules face à tous ces changements, voire bouleversements. Comment mieux vivre avec sa maladie chronique ? Comment aider une personne souffrant de maladie chronique au quotidien ? Lorsque l'on est confronté à une maladie au long cours, à titre personnel ou dans son entourage direct, on apprend à « vivre avec ». Ressentir les symptômes, se confronter à l'appréhension de la rechute, prendre ses médicaments inlassablement, assimiler toutes les informations associées au diagnostic. Et puis il y a la vie qui va avec, et souvent, nous n'y sommes pas préparés et ce retentissement varie d'une personne à l'autre, et devient plus ou moins envahissant. L'un des à-côtés de la maladie dont on parle peu, même s'il s'agit pourtant d'une complication qui peut se révéler très sévère : c'est la solitude. Solitude d'être confronté.e à des années d'errance diagnostic, seul.e face à la douleur, l'épuisement et à des angoisses envahissantes. Seul.e, après la perte d'une emploi, démuni.e face aux dépenses des soins. Ce repli, cet isolement doit être identifié et considéré, au même titre que d'autres symptômes. C'est l'enseignement du livre de notre invité du jour, le Pr Souhaibou Ndongo. Avec : Pr Souhaibou Ndongo, interniste, rhumatologue à Dakar, chef du service de médecine interne au centre hospitalier national Dalal Jamm de Dakar, au Sénégal. Auteur de l'ouvrage Je m'appelle Débo, je suis malade et je me sens seule ! Chronique d'une solitude aux multiples facettes, aux éditions Katana Santé. Palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Patience Dabany - L'amour d'une mère ► Beri Boys Club feat. Locko - Njé Bodi.
Prendre soin de son apparence est souvent perçu comme une manière de se sentir bien dans sa peau, de gagner en confiance ou encore de faire bonne impression. Vêtements, coiffure, maquillage, sport, soins du corps... Dans de nombreuses sociétés, l'apparence occupe une place importante au quotidien. Les réseaux sociaux ont encore renforcé cette tendance en multipliant les images de corps idéalisés et les injonctions à se montrer sous son meilleur jour. Selon une étude menée par Criteo, en 2025, 80% des Français ont maintenu ou augmenté leurs dépenses beauté, malgré la pression sur leur pouvoir d'achat. Pourtant, accorder de l'importance à son apparence est-il forcément synonyme de superficialité ? Pourquoi le regard des autres influence-t-il autant notre rapport à notre corps et à notre image ? À partir de quand le souci de son apparence devient-il une source de mal-être, de comparaison ou d'obsession ? Les réseaux sociaux amplifient-ils ces phénomènes ou offrent-ils aussi de nouveaux espaces d'expression et de valorisation de soi ? Avec : • David Le Breton, professeur de sociologie et d'anthropologie à l'Université de Strasbourg – spécialiste des représentations du corps et auteur notamment du livre Des visages (Éditions Métaillé 2022) • Marine Houssou, conseillère en image et autrice du livre Le burn-out vestimentaire. Un malaise invisible (Autoedité) • Fatou N'Diaye, créatrice de contenus sur les réseaux sociaux. Autrice du blog Black Beauty Bag, premier blog français dédié à la beauté des femmes noires et au retour au naturel • Bénédicte Flye Sainte Marie, journaliste, co-autrice du Pouvoir de l'apparence (Éditions Michalon). En fin d'émission, la chronique Écouter le monde de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Rio Lua - Mari Froes ► Lady - Qing Madi, Tiwa Savage & Flavour.
Selon l'OMS, l'infertilité touche une personne sur six en âge de procréation à un moment de sa vie, mais l'Afrique paie un tribut particulier. Encore tabou, de nombreux couples vivent l'épreuve en silence pendant des années par peur du jugement. La Procréation médicalement assistée (PMA) se développe sur le continent et permet un espoir réel pour ces couples. Quand consulter en cas d'absence de grossesse ? Quelles peuvent être les causes ? Comment se déroule un parcours de PMA ? L'infertilité constitue aujourd'hui un véritable défi de santé publique. D'après l'OMS, les difficultés à procréer concernent un adulte sur six… Et si ce problème préoccupe de plus en plus d'hommes et de femmes à l'échelle de la planète, en revanche, la possibilité d'y remédier, elle, est extrêmement inégale ; soumise conjointement à l'offre de soins, au coût des prises en charge, et au niveau de couverture santé. Ces multiples obstacles à l'accès aux services médicaux d'aide à la procréation peuvent d'ailleurs pousser certains couples à parcourir des milliers de kilomètres à la recherche d'une solution. Identifier l'origine du problème, au féminin comme au masculin Insister sur les facteurs qui compliquent la survenue d'une grossesse Proposer des réponses adaptées à la souffrance des personnes concernées par l'infertilité Décrire les différentes prises en charge existantes. En Afrique subsaharienne, cette question de l'infertilité constitue un défi singulier, dans la mesure où elle est tributaire de paramètres particuliers. Sur le plan épidémiologique, certaines infections évitables entravent les projets d'enfants. Les poids culturels et certaines pratiques traditionnelles ou usages religieux peuvent également nuire à leur concrétisation, comme à la réussite des prises en charge. Le défaut d'informations concernant l'âge de la fertilité féminine et les freins socio-économiques vont également contribuer à renforcer le fardeau de l'infertilité. Autres obstacles majeurs au développement de ces programmes : le coût financier et l'absence d'assurance santé, ainsi que la rareté des établissements proposant une offre de soins spécialisés. L'accès la procréation médicale assistée est donc à construire dans le contexte africain, où seulement 87 cycles de PMA par million d'habitants ont été réalisés en 2020. Avec : Dr Eulalie Manket-Kouassi, médecin spécialiste en fertilité et procréation médicalement assistée (PMA), fondatrice et directrice médicale de la Clinique Notre Dame de la Tendresse (Clinique NDT), à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Programmation musicale : ► Ywaya Tajiri - Chai ya saa kumi ► Qing Madi feat. Tiwa Savage & Flavour – Lady.
Rédiger CV et lettres de motivation, envoyer des candidatures, développer son réseau, relancer les recruteurs... Ces initiatives sont essentielles pour trouver un emploi mais peuvent s'avérer fastidieuses voire décourageantes. Dans un monde professionnel en pleine mutation, nos spécialistes vous conseillent pour valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle et vos compétences. Posez toutes vos questions, nos spécialistes sont dans la tête des recruteurs ! Avec : • Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs • Aniela Ve Kouakou, fondatrice de Agiloya Afrique, cabinet de conseils en Ressources Humaines et recrutement, basé à Abidjan. Programmation musicale : ► It Makes You Forget - Peggy Gou ► DOUVAN - Lu City, litleboy lsbeats767.
Selon l'OMS, l'infertilité touche une personne sur six en âge de procréation à un moment de sa vie, mais l'Afrique paie un tribut particulier. Encore tabou, de nombreux couples vivent l'épreuve en silence pendant des années par peur du jugement. La Procréation médicalement assistée (PMA) se développe sur le continent et permet un espoir réel pour ces couples. Quand consulter en cas d'absence de grossesse ? Quelles peuvent être les causes ? Comment se déroule un parcours de PMA ? L'infertilité constitue aujourd'hui un véritable défi de santé publique. D'après l'OMS, les difficultés à procréer concernent un adulte sur six… Et si ce problème préoccupe de plus en plus d'hommes et de femmes à l'échelle de la planète, en revanche, la possibilité d'y remédier, elle, est extrêmement inégale ; soumise conjointement à l'offre de soins, au coût des prises en charge, et au niveau de couverture santé. Ces multiples obstacles à l'accès aux services médicaux d'aide à la procréation peuvent d'ailleurs pousser certains couples à parcourir des milliers de kilomètres à la recherche d'une solution. Identifier l'origine du problème, au féminin comme au masculin Insister sur les facteurs qui compliquent la survenue d'une grossesse Proposer des réponses adaptées à la souffrance des personnes concernées par l'infertilité Décrire les différentes prises en charge existantes. En Afrique subsaharienne, cette question de l'infertilité constitue un défi singulier, dans la mesure où elle est tributaire de paramètres particuliers. Sur le plan épidémiologique, certaines infections évitables entravent les projets d'enfants. Les poids culturels et certaines pratiques traditionnelles ou usages religieux peuvent également nuire à leur concrétisation, comme à la réussite des prises en charge. Le défaut d'informations concernant l'âge de la fertilité féminine et les freins socio-économiques vont également contribuer à renforcer le fardeau de l'infertilité. Autres obstacles majeurs au développement de ces programmes : le coût financier et l'absence d'assurance santé, ainsi que la rareté des établissements proposant une offre de soins spécialisés. L'accès la procréation médicale assistée est donc à construire dans le contexte africain, où seulement 87 cycles de PMA par million d'habitants ont été réalisés en 2020. Avec : Dr Eulalie Manket-Kouassi, médecin spécialiste en fertilité et procréation médicalement assistée (PMA), fondatrice et directrice médicale de la Clinique Notre Dame de la Tendresse (Clinique NDT), à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Programmation musicale : ► Ywaya Tajiri - Chai ya saa kumi ► Qing Madi feat. Tiwa Savage & Flavour – Lady.
Rédiger CV et lettres de motivation, envoyer des candidatures, développer son réseau, relancer les recruteurs... Ces initiatives sont essentielles pour trouver un emploi mais peuvent s'avérer fastidieuses voire décourageantes. Dans un monde professionnel en pleine mutation, nos spécialistes vous conseillent pour valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle et vos compétences. Posez toutes vos questions, nos spécialistes sont dans la tête des recruteurs ! Avec : • Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs • Aniela Ve Kouakou, fondatrice de Agiloya Afrique, cabinet de conseils en Ressources Humaines et recrutement, basé à Abidjan. Programmation musicale : ► It Makes You Forget - Peggy Gou ► DOUVAN - Lu City, litleboy lsbeats767.
Dans Oiseau tiré du roman Impossibles adieux, Julie Deliquet propose une lecture-performance du premier chapitre du roman de l'autrice et prix Nobel de littérature Han Kang. Après l'anglais, l'espagnol et l'arabe, c'est le coréen qui était la langue invitée pour cette 80è édition du Festival d'Avignon. À cette occasion et sur commande de Tiago Rodrigues, Julie Deliquet a mis en lecture en français et en coréen, le premier chapitre Oiseau, tiré du roman Impossibles adieux de la Coréenne Han Kang et pour lequel elle a remporté en 2021 le Prix Nobel de Littérature. Dans ce roman, elle tente d'approcher par la fiction, la tragédie du soulèvement de Jeju en République de Corée... Un matin, Gyeongha reçoit un message de son amie Inseon, qui vit sur l'île de Jeju. Elle s'est sectionné les doigts et elle est hospitalisée sur le continent. Elle demande de se rendre à Jeju afin de nourrir son petit perroquet blanc laissé à son domicile. Gyeongha prend l'avion. Elle arrive sur l'île dont la végétation luxuriante a été envahie par une tempête de neige. Gyeongha découvre à son arrivée comment l'histoire familiale d'Inseon s'entremêle à l'un des pires massacres de l'histoire coréenne - le massacre de Jeju, une île coréenne - et dont le nombre de victimes est estimé à 30 000. Le massacre de Jeju désigne une répression sanglante menée en Corée du Sud sur l'île de Jeju après la Seconde Guerre mondiale après que la Corée s'est libérée du joug japonais. À l'origine, des habitants et des groupes de gauche protestent contre la division de la Corée et contre les élections séparées au Sud. Le soulèvement est alors écrasé par l'armée et les forces de sécurité sud-coréennes. De très nombreux civils sont arrêtés, torturés et exécutés, des villages sont détruits. Les historiens précisent que des dizaines de milliers de personnes ont été tuées sans qu'un chiffre exact puisse être donné. Longtemps censuré et tabou, cet épisode n'a été officiellement reconnu que tardivement, et fait aujourd'hui l'objet de commémorations et de travaux de mémoire. L'actrice française Isabelle Huppert et l'actrice coréenne Hyeyoung Lee mettent en voix en français et en coréen ce texte mémoriel, révélant les motifs récurrents qui traversent l'œuvre de Han Kang : traumatismes de l'histoire, fragilité de l'être, croyance absolue en la vie... Han Kang ou Han Gang (en coréen : 한강), née le 27 novembre 1970 à Gwangju, est une romancière sud-coréenne. Elle reçoit le prix Nobel de littérature en 2024. Invitée : Julie Deliquet, metteuse en scène française, fondatrice du collectif In Vitro, Julie Deliquet crée des pièces à l'inspiration cinématographique : Fanny et Alexandre d'Ingmar Bergman à la Comédie-Française en 2019, Un conte de Noël d'après le film d'Arnaud Desplechin. Elle crée en 2025 La guerre n'a pas un visage de femme de l'autrice prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch. Elle a dirigé le Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis en 2020, avant de prendre la direction du Théâtre national de la Colline en mars 2026. Et Fanny Imbert nous emmène voir le spectacle Neige, neige, neige, de Lee Jaram d'après Maître et serviteur de Léon Tolstoï. Un spectacle qui suit l histoire d'un marchand cupide et de son serviteur pris dans la tempête... Programmation musicale : L'artiste Claire Diterzi avec le titre Ma bouche, ton écluse.
Dans Oiseau tiré du roman Impossibles adieux, Julie Deliquet propose une lecture-performance du premier chapitre du roman de l'autrice et prix Nobel de littérature Han Kang. Après l'anglais, l'espagnol et l'arabe, c'est le coréen qui était la langue invitée pour cette 80è édition du Festival d'Avignon. À cette occasion et sur commande de Tiago Rodrigues, Julie Deliquet a mis en lecture en français et en coréen, le premier chapitre Oiseau, tiré du roman Impossibles adieux de la Coréenne Han Kang et pour lequel elle a remporté en 2021 le Prix Nobel de Littérature. Dans ce roman, elle tente d'approcher par la fiction, la tragédie du soulèvement de Jeju en République de Corée... Un matin, Gyeongha reçoit un message de son amie Inseon, qui vit sur l'île de Jeju. Elle s'est sectionné les doigts et elle est hospitalisée sur le continent. Elle demande de se rendre à Jeju afin de nourrir son petit perroquet blanc laissé à son domicile. Gyeongha prend l'avion. Elle arrive sur l'île dont la végétation luxuriante a été envahie par une tempête de neige. Gyeongha découvre à son arrivée comment l'histoire familiale d'Inseon s'entremêle à l'un des pires massacres de l'histoire coréenne - le massacre de Jeju, une île coréenne - et dont le nombre de victimes est estimé à 30 000. Le massacre de Jeju désigne une répression sanglante menée en Corée du Sud sur l'île de Jeju après la Seconde Guerre mondiale après que la Corée s'est libérée du joug japonais. À l'origine, des habitants et des groupes de gauche protestent contre la division de la Corée et contre les élections séparées au Sud. Le soulèvement est alors écrasé par l'armée et les forces de sécurité sud-coréennes. De très nombreux civils sont arrêtés, torturés et exécutés, des villages sont détruits. Les historiens précisent que des dizaines de milliers de personnes ont été tuées sans qu'un chiffre exact puisse être donné. Longtemps censuré et tabou, cet épisode n'a été officiellement reconnu que tardivement, et fait aujourd'hui l'objet de commémorations et de travaux de mémoire. L'actrice française Isabelle Huppert et l'actrice coréenne Hyeyoung Lee mettent en voix en français et en coréen ce texte mémoriel, révélant les motifs récurrents qui traversent l'œuvre de Han Kang : traumatismes de l'histoire, fragilité de l'être, croyance absolue en la vie... Han Kang ou Han Gang (en coréen : 한강), née le 27 novembre 1970 à Gwangju, est une romancière sud-coréenne. Elle reçoit le prix Nobel de littérature en 2024. Invitée : Julie Deliquet, metteuse en scène française, fondatrice du collectif In Vitro, Julie Deliquet crée des pièces à l'inspiration cinématographique : Fanny et Alexandre d'Ingmar Bergman à la Comédie-Française en 2019, Un conte de Noël d'après le film d'Arnaud Desplechin. Elle crée en 2025 La guerre n'a pas un visage de femme de l'autrice prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch. Elle a dirigé le Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis en 2020, avant de prendre la direction du Théâtre national de la Colline en mars 2026. Et Fanny Imbert nous emmène voir le spectacle Neige, neige, neige, de Lee Jaram d'après Maître et serviteur de Léon Tolstoï. Un spectacle qui suit l histoire d'un marchand cupide et de son serviteur pris dans la tempête... Programmation musicale : L'artiste Claire Diterzi avec le titre Ma bouche, ton écluse.
Choléra, hépatite A, la fièvre typhoïde, poliomyélite... la contamination et le manque d'assainissement de l'eau peuvent être à l'origine de nombreuses maladies. Or, selon l'OMS, en 2022, au moins 1,7 milliard de personnes dans le monde utilisaient une source d'eau potable contaminée par des matières fécales. Quelles sont les maladies liées à l'eau ? Comment les traite-t-on ? Comment les prévenir ? On parle souvent d'inégalités en termes d'accès à la santé dans cette émission : il y a évidemment la question des soins, du plateau technique, du financement des traitements. Mais en amont, il y a aussi les questions les plus simples d'hygiène et de prévention des infections : l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Une eau propre et des conditions d'hygiène satisfaisantes, ce sont certainement les bases, la toute première assurance santé avec une nourriture en quantité suffisante ! 2 milliards de personnes privées d'eau potable Aujourd'hui, d'après l'OMS et l'Unicef, une personne sur quatre n'a pas un accès sécurisé à l'eau potable dans le monde. Alors si le lavage des mains et la propreté constituent des préoccupations personnelles et familiales, encore faut-il avoir à disposition une eau saine, des installations sanitaires convenables, au sens où elles évitent les contaminations, au cours des gestes les plus simples du quotidien : boire, se nourrir, faire ses besoins… Les maladies du péril fécal L'eau insalubre ou l'absence d'assainissement font courir aux populations de multiples risques d'infections : choléra, hépatite A et E, fièvre typhoïde, poliomyélite, diarrhées bactériennes, amibiase... D'où l'importance d'identifier les moyens de prévenir ces maladies, pour protéger les enfants – les plus vulnérables – des infections associées au péril fécal. Avec : Pr Olivier Bouchaud, responsable du Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, au CHU Avicenne à Bobigny, en région parisienne, président de l'Association d'Accueil aux Médecins et Personnels de Santé Réfugiés en France Faustin Ekah Ekwele, spécialiste eau, assainissement et environnement à l'Unicef Tchad. ► Une étude publiée dans la revue The journal of American College of Cardiology démontre, chiffres à l'appui, la sous-représentation de l'Afrique dans les essais cliniques. « Un continent ignoré » : moins de 4% des essais sont menés en Afrique, pour une population qui représente près de 25% de l'humanité. Nous donnons la parole au Dr Bamba Gaye, co-auteur de l'étude, médecin chercheur, directeur exécutif de l'Alliance pour la recherche médicale en Afrique et professeur d'informatique biomédicale à la faculté de médecine d'Emory, à Atlanta. Programmation musicale : ► Miriam Makeba – Meet me at the river ► Anitta – Pinterest. (Rediffusion)
À partir du 15 juillet 2026, les députés français examineront un projet de loi relatif à la protection de l'enfance. Un texte remanié à la suite de la mort de Lyhanna, jeune collégienne de 11 ans, enlevée, violée et tuée à Fleurance dans le sud de la France, fin mai. L'affaire Lyhanna, dont le principal suspect avait déjà fait l'objet de plaintes pour violences sexuelles sur mineur, a suscité une importante mobilisation populaire et couverture médiatique en France. Elle est surtout devenue le symbole des violences faites aux enfants, des dysfonctionnements de la justice et de l'aide sociale à l'enfance. Mais avant cela, il y avait déjà eu l'affaire du périscolaire à Paris et d'autres villes, impliquant plusieurs animateurs accusés de violences physiques, sexuelles et d'agressions sexuelles sur des enfants en école primaire ou encore celle de Bétharram, du nom d'un établissement scolaire catholique. Plus de 200 anciens élèves avaient dénoncé des faits du même type sur plusieurs décennies. Depuis, les voix se multiplient pour dénoncer un manque de moyens et une réponse insuffisante dans la protection des enfants, appelant à un Metoo des mineurs. Alors que 70 000 dossiers de plaintes pour violences sexuelles sur mineurs sont en attente de traitement, la France a près de 4 fois moins de procureurs que ses voisins européens, soit 3,18 procureurs pour 100 000 habitants, la médiane européenne est de 11,2. Au-delà de la question des moyens, s'ajoute celle de l'efficacité de la justice, de l'alourdissement des peines, de l'imprescriptibilité des crimes sur mineur et de la prévention. Une loi dite « intégrale » élargie aux violences de genre sur le modèle espagnol devrait également être débattue à la rentrée. Au-delà de la libération de la parole des victimes et de la mobilisation générale, quelles réponses apporter pour mieux protéger les enfants ? Avec : • Isabelle Debré, présidente de l'Enfant Bleu, association qui lutte contre la maltraitance des enfants. Ancienne vice-présidente du Sénat français • Agathe Morel, avocate au barreau de Paris, spécialisée dans la défense des mineurs. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Lune, Brazzaville dont la fille de 8 mois ne la lâche jamais. Programmation musicale : ► Autour du feu - Romsii ► Si N'Sabia - Rislene.
Choléra, hépatite A, la fièvre typhoïde, poliomyélite... la contamination et le manque d'assainissement de l'eau peuvent être à l'origine de nombreuses maladies. Or, selon l'OMS, en 2022, au moins 1,7 milliard de personnes dans le monde utilisaient une source d'eau potable contaminée par des matières fécales. Quelles sont les maladies liées à l'eau ? Comment les traite-t-on ? Comment les prévenir ? On parle souvent d'inégalités en termes d'accès à la santé dans cette émission : il y a évidemment la question des soins, du plateau technique, du financement des traitements. Mais en amont, il y a aussi les questions les plus simples d'hygiène et de prévention des infections : l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Une eau propre et des conditions d'hygiène satisfaisantes, ce sont certainement les bases, la toute première assurance santé avec une nourriture en quantité suffisante ! 2 milliards de personnes privées d'eau potable Aujourd'hui, d'après l'OMS et l'Unicef, une personne sur quatre n'a pas un accès sécurisé à l'eau potable dans le monde. Alors si le lavage des mains et la propreté constituent des préoccupations personnelles et familiales, encore faut-il avoir à disposition une eau saine, des installations sanitaires convenables, au sens où elles évitent les contaminations, au cours des gestes les plus simples du quotidien : boire, se nourrir, faire ses besoins… Les maladies du péril fécal L'eau insalubre ou l'absence d'assainissement font courir aux populations de multiples risques d'infections : choléra, hépatite A et E, fièvre typhoïde, poliomyélite, diarrhées bactériennes, amibiase... D'où l'importance d'identifier les moyens de prévenir ces maladies, pour protéger les enfants – les plus vulnérables – des infections associées au péril fécal. Avec : Pr Olivier Bouchaud, responsable du Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, au CHU Avicenne à Bobigny, en région parisienne, président de l'Association d'Accueil aux Médecins et Personnels de Santé Réfugiés en France Faustin Ekah Ekwele, spécialiste eau, assainissement et environnement à l'Unicef Tchad. ► Une étude publiée dans la revue The journal of American College of Cardiology démontre, chiffres à l'appui, la sous-représentation de l'Afrique dans les essais cliniques. « Un continent ignoré » : moins de 4% des essais sont menés en Afrique, pour une population qui représente près de 25% de l'humanité. Nous donnons la parole au Dr Bamba Gaye, co-auteur de l'étude, médecin chercheur, directeur exécutif de l'Alliance pour la recherche médicale en Afrique et professeur d'informatique biomédicale à la faculté de médecine d'Emory, à Atlanta. Programmation musicale : ► Miriam Makeba – Meet me at the river ► Anitta – Pinterest. (Rediffusion)
À partir du 15 juillet 2026, les députés français examineront un projet de loi relatif à la protection de l'enfance. Un texte remanié à la suite de la mort de Lyhanna, jeune collégienne de 11 ans, enlevée, violée et tuée à Fleurance dans le sud de la France, fin mai. L'affaire Lyhanna, dont le principal suspect avait déjà fait l'objet de plaintes pour violences sexuelles sur mineur, a suscité une importante mobilisation populaire et couverture médiatique en France. Elle est surtout devenue le symbole des violences faites aux enfants, des dysfonctionnements de la justice et de l'aide sociale à l'enfance. Mais avant cela, il y avait déjà eu l'affaire du périscolaire à Paris et d'autres villes, impliquant plusieurs animateurs accusés de violences physiques, sexuelles et d'agressions sexuelles sur des enfants en école primaire ou encore celle de Bétharram, du nom d'un établissement scolaire catholique. Plus de 200 anciens élèves avaient dénoncé des faits du même type sur plusieurs décennies. Depuis, les voix se multiplient pour dénoncer un manque de moyens et une réponse insuffisante dans la protection des enfants, appelant à un Metoo des mineurs. Alors que 70 000 dossiers de plaintes pour violences sexuelles sur mineurs sont en attente de traitement, la France a près de 4 fois moins de procureurs que ses voisins européens, soit 3,18 procureurs pour 100 000 habitants, la médiane européenne est de 11,2. Au-delà de la question des moyens, s'ajoute celle de l'efficacité de la justice, de l'alourdissement des peines, de l'imprescriptibilité des crimes sur mineur et de la prévention. Une loi dite « intégrale » élargie aux violences de genre sur le modèle espagnol devrait également être débattue à la rentrée. Au-delà de la libération de la parole des victimes et de la mobilisation générale, quelles réponses apporter pour mieux protéger les enfants ? Avec : • Isabelle Debré, présidente de l'Enfant Bleu, association qui lutte contre la maltraitance des enfants. Ancienne vice-présidente du Sénat français • Agathe Morel, avocate au barreau de Paris, spécialisée dans la défense des mineurs. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Lune, Brazzaville dont la fille de 8 mois ne la lâche jamais. Programmation musicale : ► Autour du feu - Romsii ► Si N'Sabia - Rislene.
Dans cette émission, Etienne Minoungou et Israël Nzila parlent de leurs pièces respectives. Ils ne se seraient jamais rencontrés mais grâce à Etienne Minoungou, ils dialoguent grâce au théâtre dans «L'intraitable beauté du monde», un titre inspiré d'une lettre écrite par Glissant et Chamoiseau à Barack Obama après son élection en 2008. Etienne Minoungou s'est rendu sur la tombe d'Edouard Glissant en Martinique pour lui demander l'autorisation d'emprunt de cette formule ! Avec cette pièce, il fait dialoguer deux grands auteurs Edouard Glissant et Sony Labou Tansi. Il définit son spectacle comme un « théâtre de conversation »: « une dramaturgie traditionnelle où les vivants se retrouvent sans distinction, célèbrent le quotidien et l'invisible. L'acteur principal c'est la parole de l'imagination ». Deux auteurs dont il a apprivoisé les textes : « Glissant, c'est touffu, complexe mais c'est comme une forêt, on s'y habitude, on reconnait les chemins, les lianes et cette forêt devient une clairière. » Edouard Glissant, écrivain martiniquais disparu en 2011, était romancier mais aussi philosophe et poète. C'était l'homme du « tout monde », de la relation et du concept de « créolisation » Sony Labou Tansi, né en 1947, écrivain congolais décédé en 1995, était un auteur de théâtre prolifique et d'un roman essentiel La vie et demie. L'auteur et dramaturge congolais Israël Nzila a ouvert la saison du cycle « Ça va, ça va le monde ». Lauréat du prix RFI théâtre 2025, sa pièce « Clipping » raconte l'histoire de Do, une femme qui cherche son enfant, dans un marché de Lubumbashi, elle a connu la guerre, les viols, les violences et tout cela est dans sa tête, dans sa psyché. A-t-elle vraiment perdu son enfant ou revit-elle son propre abandon, comme un cauchemar ? Un texte où il est question de folie et dont la fin reste ouverte. Le son y occupe une place centrale. Le titre lui-même, Clipping, désigne en technique audio la saturation du signal : dans la pièce, les voix se bousculent et se chevauchent — celle de Do, de sa mère, de l'enfant, du père, mais aussi le brouhaha du marché, qui devient personnage à part entière. Le metteur en scène, Jean-Paul Delore a choisi de faire dire le texte par une seule comédienne : Lindiwe Martchykiza. « toute cette pièce, je l'ai écrite en voyant Do dans son cachot », explique le dramaturge. Invités : - Etienne Minoungou, acteur, conteur, fondateur du festival « Les Récréâtrales » à Ouagadougou. Sa pièce « L'intraitable beauté du monde » est à voir à Avignon jusqu'au 19 juillet. - Israël Nzila, auteur et dramaturge congolais né en 1995 à Kinshasa. Il est lauréat du prix RFI Théâtre en 2025 pour son texte « Clipping ». La pièce sera prochainement disponible en replay et en podcast sur le site de RFI. Programmation musicale : L'artiste GYSLAIN N avec le titre Tout à l'amour. Il sera en concert ce jour dans le cadre du « off » au théâtre de l'Arrache-Coeur. .
Dans cette émission, Etienne Minoungou et Israël Nzila parlent de leurs pièces respectives. Ils ne se seraient jamais rencontrés mais grâce à Etienne Minoungou, ils dialoguent grâce au théâtre dans «L'intraitable beauté du monde», un titre inspiré d'une lettre écrite par Glissant et Chamoiseau à Barack Obama après son élection en 2008. Etienne Minoungou s'est rendu sur la tombe d'Edouard Glissant en Martinique pour lui demander l'autorisation d'emprunt de cette formule ! Avec cette pièce, il fait dialoguer deux grands auteurs Edouard Glissant et Sony Labou Tansi. Il définit son spectacle comme un « théâtre de conversation »: « une dramaturgie traditionnelle où les vivants se retrouvent sans distinction, célèbrent le quotidien et l'invisible. L'acteur principal c'est la parole de l'imagination ». Deux auteurs dont il a apprivoisé les textes : « Glissant, c'est touffu, complexe mais c'est comme une forêt, on s'y habitude, on reconnait les chemins, les lianes et cette forêt devient une clairière. » Edouard Glissant, écrivain martiniquais disparu en 2011, était romancier mais aussi philosophe et poète. C'était l'homme du « tout monde », de la relation et du concept de « créolisation » Sony Labou Tansi, né en 1947, écrivain congolais décédé en 1995, était un auteur de théâtre prolifique et d'un roman essentiel La vie et demie. L'auteur et dramaturge congolais Israël Nzila a ouvert la saison du cycle « Ça va, ça va le monde ». Lauréat du prix RFI théâtre 2025, sa pièce « Clipping » raconte l'histoire de Do, une femme qui cherche son enfant, dans un marché de Lubumbashi, elle a connu la guerre, les viols, les violences et tout cela est dans sa tête, dans sa psyché. A-t-elle vraiment perdu son enfant ou revit-elle son propre abandon, comme un cauchemar ? Un texte où il est question de folie et dont la fin reste ouverte. Le son y occupe une place centrale. Le titre lui-même, Clipping, désigne en technique audio la saturation du signal : dans la pièce, les voix se bousculent et se chevauchent — celle de Do, de sa mère, de l'enfant, du père, mais aussi le brouhaha du marché, qui devient personnage à part entière. Le metteur en scène, Jean-Paul Delore a choisi de faire dire le texte par une seule comédienne : Lindiwe Martchykiza. « toute cette pièce, je l'ai écrite en voyant Do dans son cachot », explique le dramaturge. Invités : - Etienne Minoungou, acteur, conteur, fondateur du festival « Les Récréâtrales » à Ouagadougou. Sa pièce « L'intraitable beauté du monde » est à voir à Avignon jusqu'au 19 juillet. - Israël Nzila, auteur et dramaturge congolais né en 1995 à Kinshasa. Il est lauréat du prix RFI Théâtre en 2025 pour son texte « Clipping ». La pièce sera prochainement disponible en replay et en podcast sur le site de RFI. Programmation musicale : L'artiste GYSLAIN N avec le titre Tout à l'amour. Il sera en concert ce jour dans le cadre du « off » au théâtre de l'Arrache-Coeur. .
Nous parcourons près de 2,5 fois le tour de la terre au cours de notre vie, grâce à nos pieds. Pourtant, ils sont souvent négligés et cela peut entrainer la survenue d'affections et de diverses pathologies : pied d'athlète, panaris, ongles incarnés, cors, hallux valgus… Peut-on prévenir ces problèmes ou affections ?Comment choisir les bonnes chaussures ? Comment traiter les maux du quotidien ? Équilibre, autonomie et tout simplement confort du quotidien… Comment éviter les troubles ou affections qui concernent nos pieds, qu'il s'agisse d'une douleur aiguë ou d'un inconfort persistant ? Insister sur l'importance de cette extrémité du corps, à la fois stratégique, mais aussi, d'une certaine manière, trop souvent négligée. Des troubles extrêmement variés peuvent se localiser au niveau des pieds, ongles, os, articulations, tendons, et peau : tendinites, cors, durillons, ongles incarnés… L'importance du choix des chaussures Nos pieds peuvent nécessiter une attention particulière à certaines périodes de la vie : en période de croissance chez l'enfant, au cours de la grossesse pour la future mère, chez les sportifs ou chez les personnes âgées. En milieu tropical, il faut rester attentif à certains risques infectieux ou parasitaires. Prendre soin de ses pieds, c'est également lutter contre un certain nombre d'idées reçues et connaître le lien entre certaines maladies chroniques et leur retentissement. Certaines complications peuvent survenir, suite aux affections des pieds : par exemple, du diabète. S'intéresser à la santé des pieds, c'est également évoquer le choix des chaussures, qui n'est pas simplement une question de mode, et prendre en compte nos sensations en restant attentif à certains signes avant qu'ils ne menacent la mobilité… Avec : Muriel Montenvert, pédicure-podologue, présidente de l'Union française pour la santé du pied. Auteure de l'ouvrage Des pieds en bonne santé ! aux éditions Leduc Pr Mohamed Maciré Soumah, dermatologue-vénéréologue au CHU Donka de Conakry, praticien hospitalier, professeur d'université, vice-doyen de la faculté des Sciences et Techniques de la Santé de l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Programmation musicale : ► Ezra collective, Yazmine Lacey – God gave me feet for dancing ► Sarz, BNXN – Back outside.
Nous parcourons près de 2,5 fois le tour de la terre au cours de notre vie, grâce à nos pieds. Pourtant, ils sont souvent négligés et cela peut entrainer la survenue d'affections et de diverses pathologies : pied d'athlète, panaris, ongles incarnés, cors, hallux valgus… Peut-on prévenir ces problèmes ou affections ?Comment choisir les bonnes chaussures ? Comment traiter les maux du quotidien ? Équilibre, autonomie et tout simplement confort du quotidien… Comment éviter les troubles ou affections qui concernent nos pieds, qu'il s'agisse d'une douleur aiguë ou d'un inconfort persistant ? Insister sur l'importance de cette extrémité du corps, à la fois stratégique, mais aussi, d'une certaine manière, trop souvent négligée. Des troubles extrêmement variés peuvent se localiser au niveau des pieds, ongles, os, articulations, tendons, et peau : tendinites, cors, durillons, ongles incarnés… L'importance du choix des chaussures Nos pieds peuvent nécessiter une attention particulière à certaines périodes de la vie : en période de croissance chez l'enfant, au cours de la grossesse pour la future mère, chez les sportifs ou chez les personnes âgées. En milieu tropical, il faut rester attentif à certains risques infectieux ou parasitaires. Prendre soin de ses pieds, c'est également lutter contre un certain nombre d'idées reçues et connaître le lien entre certaines maladies chroniques et leur retentissement. Certaines complications peuvent survenir, suite aux affections des pieds : par exemple, du diabète. S'intéresser à la santé des pieds, c'est également évoquer le choix des chaussures, qui n'est pas simplement une question de mode, et prendre en compte nos sensations en restant attentif à certains signes avant qu'ils ne menacent la mobilité… Avec : Muriel Montenvert, pédicure-podologue, présidente de l'Union française pour la santé du pied. Auteure de l'ouvrage Des pieds en bonne santé ! aux éditions Leduc Pr Mohamed Maciré Soumah, dermatologue-vénéréologue au CHU Donka de Conakry, praticien hospitalier, professeur d'université, vice-doyen de la faculté des Sciences et Techniques de la Santé de l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Programmation musicale : ► Ezra collective, Yazmine Lacey – God gave me feet for dancing ► Sarz, BNXN – Back outside.
Valérie Dréville et Guy Cassiers adaptent le roman de Camille de Toledo, Thésée, sa nouvelle vie. Qui commet le meurtre d'un homme qui se tue ? C'est la question qui ouvre le spectacle de Valérie Dréville et Guy Cassiers qui mettent en scène Thésée, sa nouvelle vie de Camille de Toledo, paru en 2020, aux éditions Verdier. Après le suicide de son frère Jérôme en 2005 et la mort de ses parents, Camille de Toledo devient « Thésée » et s'installe en Allemagne avec trois cartons d'archives, qu'il explore en espérant comprendre ce qui a poussé son frère à se tuer. Il s'interroge : le suicide est-il un problème sociétal ? Un acte libre ? Aucune réponse ne lui convient. Il entame une enquête, à la fois documentaire et fictionnelle, qui circule entre les trajectoires de ses ancêtres et les transformations sociales et politiques de l'Europe. Ce n'est pas la première fois que Valérie Dréville et Guy Cassiers travaillent ensemble. La tragédienne est à l'origine de ce projet. « Quand j'ai lu le roman de Camille de Toledo, j'ai immédiatement pensé au théâtre. » Elle se souvient avoir été frappée par cette phrase de l'écrivain : « Quand j'écris, je pense pas à la littérature, mais j'entends des voix. » Avec Guy Cassiers, formé aux Beaux-Arts d'Anvers et habitué à inventer un langage très visuel, ils construisent un dispositif où les photos et les images se figent sur l'écran et se mêlent à sa présence… Seule, filmée en permanence, dans une sorte de kaléidoscope visuel, elle pense être une intermédiaire entre le texte scénique et le public : « Je passe à travers les personnages et les différents points de vue sur leur histoire. » La dramaturgie se déploie autant dans les images que dans le jeu Guy Cassiers, lui, entend « la polyphonie des voix. Valérie était la seule à pouvoir nous guider dans ces voix et nous faire entrer dans chaque pensée de chaque personnage », explique-t-il. Ainsi, en 1h40, le spectacle traverse l'histoire personnelle de Camille de Toledo mais aussi celle de l'Europe, comme un voyage dans le labyrinthe du XXè siècle. Le texte remonte la généalogie de l'auteur, qui fait des découvertes et trouve des réponses. La fin se veut optimiste : la pièce se définit comme une tragédie, mais qui s'ouvre vers la lumière. Elle invente la notion de « revivance » et se clôt sur un mot : avenir. Invitée : Valérie Dréville, metteuse en scène et comédienne, et Guy Cassiers. Valérie Dréville est une actrice et metteuse en scène française née en 1962. Elle a été formée au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris. Elle entre au théâtre au début des années 1980 et collabore régulièrement avec quelques figures importantes du théâtre public, comme Antoine Vitez, Claude Régy, Alain Françon ou Stanislas Nordey. Elle traverse aussi bien des textes classiques que contemporains. Guy Cassiers est un metteur en scène belge, principalement actif en Flandre, connu pour un travail qui mêle textes, arts visuels et technologies numériques. Camille de Toledo est un écrivain français né en 1975. Il est également plasticien et vidéaste. Il vit aujourd'hui à Berlin. Thésée, sa vie nouvelle vie d'après le roman de Camille de Toledo à voir à Avignon jusqu'au 24 juillet. Et Fanny Imbert a assisté au spectacle Le projet Barthes qu'on peut voir du 4 au 24 juillet au Train Bleu. Programmation musicale : La reprise de la chanson de Barbara « Du bout des lèvres », une chanson de 1968 et tirée du spectacle Barbara (par Barbara) joué à Avignon. Une mise en scène d'Emmanuel Noblet qu'on peut voir à la Scala Provence.
Valérie Dréville et Guy Cassiers adaptent le roman de Camille de Toledo, Thésée, sa nouvelle vie. Qui commet le meurtre d'un homme qui se tue ? C'est la question qui ouvre le spectacle de Valérie Dréville et Guy Cassiers qui mettent en scène Thésée, sa nouvelle vie de Camille de Toledo, paru en 2020, aux éditions Verdier. Après le suicide de son frère Jérôme en 2005 et la mort de ses parents, Camille de Toledo devient « Thésée » et s'installe en Allemagne avec trois cartons d'archives, qu'il explore en espérant comprendre ce qui a poussé son frère à se tuer. Il s'interroge : le suicide est-il un problème sociétal ? Un acte libre ? Aucune réponse ne lui convient. Il entame une enquête, à la fois documentaire et fictionnelle, qui circule entre les trajectoires de ses ancêtres et les transformations sociales et politiques de l'Europe. Ce n'est pas la première fois que Valérie Dréville et Guy Cassiers travaillent ensemble. La tragédienne est à l'origine de ce projet. « Quand j'ai lu le roman de Camille de Toledo, j'ai immédiatement pensé au théâtre. » Elle se souvient avoir été frappée par cette phrase de l'écrivain : « Quand j'écris, je pense pas à la littérature, mais j'entends des voix. » Avec Guy Cassiers, formé aux Beaux-Arts d'Anvers et habitué à inventer un langage très visuel, ils construisent un dispositif où les photos et les images se figent sur l'écran et se mêlent à sa présence… Seule, filmée en permanence, dans une sorte de kaléidoscope visuel, elle pense être une intermédiaire entre le texte scénique et le public : « Je passe à travers les personnages et les différents points de vue sur leur histoire. » La dramaturgie se déploie autant dans les images que dans le jeu Guy Cassiers, lui, entend « la polyphonie des voix. Valérie était la seule à pouvoir nous guider dans ces voix et nous faire entrer dans chaque pensée de chaque personnage », explique-t-il. Ainsi, en 1h40, le spectacle traverse l'histoire personnelle de Camille de Toledo mais aussi celle de l'Europe, comme un voyage dans le labyrinthe du XXè siècle. Le texte remonte la généalogie de l'auteur, qui fait des découvertes et trouve des réponses. La fin se veut optimiste : la pièce se définit comme une tragédie, mais qui s'ouvre vers la lumière. Elle invente la notion de « revivance » et se clôt sur un mot : avenir. Invitée : Valérie Dréville, metteuse en scène et comédienne, et Guy Cassiers. Valérie Dréville est une actrice et metteuse en scène française née en 1962. Elle a été formée au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris. Elle entre au théâtre au début des années 1980 et collabore régulièrement avec quelques figures importantes du théâtre public, comme Antoine Vitez, Claude Régy, Alain Françon ou Stanislas Nordey. Elle traverse aussi bien des textes classiques que contemporains. Guy Cassiers est un metteur en scène belge, principalement actif en Flandre, connu pour un travail qui mêle textes, arts visuels et technologies numériques. Camille de Toledo est un écrivain français né en 1975. Il est également plasticien et vidéaste. Il vit aujourd'hui à Berlin. Thésée, sa vie nouvelle vie d'après le roman de Camille de Toledo à voir à Avignon jusqu'au 24 juillet. Et Fanny Imbert a assisté au spectacle Le projet Barthes qu'on peut voir du 4 au 24 juillet au Train Bleu. Programmation musicale : La reprise de la chanson de Barbara « Du bout des lèvres », une chanson de 1968 et tirée du spectacle Barbara (par Barbara) joué à Avignon. Une mise en scène d'Emmanuel Noblet qu'on peut voir à la Scala Provence.
Une douleur est dite chronique lorsqu'elle dure dans le temps, généralement plus de trois mois, et qu'elle persiste malgré les traitements antalgiques. Selon la Haute Autorité de Santé, la douleur chronique touche plus de 12 millions de personnes en France. Maux de tête, de dos, douleurs de l'arthrite... Comment prendre en charge ces douleurs et que faire lorsque rien ne semble soulager le patient ? Dans quel cas est-il recommandé de prendre des antidouleurs et quels sont les risques de dépendance ? Comment éviter l'isolement lié à l'incompréhension de son entourage ? Beaucoup d'entre nous ont fait l'expérience des douleurs aigües. Lorsqu'elles sont temporaires, ces sensations éprouvantes se transformeront à terme en mauvais souvenirs. En revanche, lorsque la douleur s'installe, persiste, et résiste au traitement, le patient est confronté à une souffrance qui va prendre de plus en plus de place dans son quotidien. Si certaines causes de ces sensations douloureuses sont évidentes, après un accident, après une chirurgie ou un diagnostic particulier; d'autres facteurs déclenchants sont beaucoup plus complexes à identifier, et l'incompréhension peut encore en accentuer le retentissement, surtout lorsque la sensation douloureuse résiste aux antalgiques. Des maux de tête, de dos, douleurs de l'arthrite ou associées à une maladie gynécologique. Certaines plaintes sont également liées à des traumatismes, accidents, chirurgie. Comment décrire son ressenti et trouver le soulagement ? Pourquoi certains traitements fonctionnent et pas d'autres ? Comment utiliser les antidouleurs sans risquer de tomber dans la dépendance ? Et comment éviter le repli et l'isolement qui peuvent être associé à ses douleurs que personne ne semble comprendre ? Avec : Dr Carole Séréni, neurologue, co-responsable de la consultation multidisciplinaire de la douleur chronique de l'hôpital Saint-Joseph à Paris. Ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris et ancien chef de service de l'hôpital Léopold Bellan. Auteure de l'ouvrage Douleurs chroniques et opiacés aux éditions du Cerf Pr Mofou Belo, neurologue à Lomé, au Togo. Chef de division de la surveillance des maladies non transmissibles au Ministère de la Santé. Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► NNAVY – Slowly burning ► Joao Selva ; Diogo Strausz ; PATCHWORKS - Fazer Festa.
Une douleur est dite chronique lorsqu'elle dure dans le temps, généralement plus de trois mois, et qu'elle persiste malgré les traitements antalgiques. Selon la Haute Autorité de Santé, la douleur chronique touche plus de 12 millions de personnes en France. Maux de tête, de dos, douleurs de l'arthrite... Comment prendre en charge ces douleurs et que faire lorsque rien ne semble soulager le patient ? Dans quel cas est-il recommandé de prendre des antidouleurs et quels sont les risques de dépendance ? Comment éviter l'isolement lié à l'incompréhension de son entourage ? Beaucoup d'entre nous ont fait l'expérience des douleurs aigües. Lorsqu'elles sont temporaires, ces sensations éprouvantes se transformeront à terme en mauvais souvenirs. En revanche, lorsque la douleur s'installe, persiste, et résiste au traitement, le patient est confronté à une souffrance qui va prendre de plus en plus de place dans son quotidien. Si certaines causes de ces sensations douloureuses sont évidentes, après un accident, après une chirurgie ou un diagnostic particulier; d'autres facteurs déclenchants sont beaucoup plus complexes à identifier, et l'incompréhension peut encore en accentuer le retentissement, surtout lorsque la sensation douloureuse résiste aux antalgiques. Des maux de tête, de dos, douleurs de l'arthrite ou associées à une maladie gynécologique. Certaines plaintes sont également liées à des traumatismes, accidents, chirurgie. Comment décrire son ressenti et trouver le soulagement ? Pourquoi certains traitements fonctionnent et pas d'autres ? Comment utiliser les antidouleurs sans risquer de tomber dans la dépendance ? Et comment éviter le repli et l'isolement qui peuvent être associé à ses douleurs que personne ne semble comprendre ? Avec : Dr Carole Séréni, neurologue, co-responsable de la consultation multidisciplinaire de la douleur chronique de l'hôpital Saint-Joseph à Paris. Ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris et ancien chef de service de l'hôpital Léopold Bellan. Auteure de l'ouvrage Douleurs chroniques et opiacés aux éditions du Cerf Pr Mofou Belo, neurologue à Lomé, au Togo. Chef de division de la surveillance des maladies non transmissibles au Ministère de la Santé. Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► NNAVY – Slowly burning ► Joao Selva ; Diogo Strausz ; PATCHWORKS - Fazer Festa.
Dans Mon frère, le comédien François Gremaud déroule, sur scène, la trajectoire de son frère Christian, sourd de naissance, entre injustices, fierté et engagement. François Gremaud et son frère Christian Gremaud évoquent leur création théâtrale Mon frère, une pièce où la langue des signes et la langue parlée se répondent et se complètent. Deux frères, deux langues : la naissance de Mon frère Sourd de naissance, Christian raconte sans complexe son rapport à la surdité : « Je ne me suis pas senti handicapé. Je suis né sourd mais je n'ai jamais vraiment eu conscience de cela. C'est plus tard que j'ai compris, mais je m'accepte tel que je suis. » François Gremaud nous confie la genèse de cette création : « J'ai imaginé ce spectacle car, à un moment de la vie de Christian, je l'ai retrouvé très affecté par la série d'injustices qu'il a vécues. Je voulais lui donner la possibilité d'exprimer tout ce qu'il avait gardé durant ces années. » Fort de ses nombreuses expériences, Christian n'a pas eu peur d'être sur scène : « J'aime m'exprimer, car quand je parle, personne ne m'écoute ! », explique-t-il non sans humour. Créer entre français et LSF : réécrire plutôt que traduire Écrire entre deux langues n'a pourtant pas été simple. François a d'abord rédigé un corpus en français, avec des jeux de mots et des phrases littéraires, mais ce texte n'était pas toujours adapté à la langue des signes, parfois intraduisible en LSF : un texte « trop entendant ». Les deux frères ont ensuite non pas traduit, mais recréé le spectacle en langue des signes, sur la base de ce corpus. Et cette fois, certains jeux de signes étaient très difficiles à rendre en français pour son frère François. Christian a également tenu à montrer la pluralité des langues des signes : par exemple, signer « Donald Trump » – un signe inventé par les Sourds américains, main sur le front pour mimer sa mèche – qu'il faut voir pour comprendre… et sourire. Une histoire personnelle devenue combat militant Christian a appris la langue des signes à deux ans, au moment du Réveil sourd, ce mouvement social et culturel majeur de l'histoire des Sourds en France, qui émerge dans les années 1970. Ce n'était pas encore la LSF telle qu'on la connaît aujourd'hui, devenue une langue à part entière, mais une gestuelle que François a apprivoisée à quatre ans et qui est devenue leur langue à eux. Christian parvient à mettre des mots sur le silence : « Le silence, c'est tous les jours, c'est mon quotidien. Je ressens des vibrations. Quand je vois une foule bruyante, je vois les expressions sur les visages, les sensations visuelles. » Aujourd'hui, selon lui, il y a bien une petite évolution, mais encore largement insuffisante. Trop peu d'inclusivité dans le travail, par exemple : « On court après l'accessibilité. On nous dit que ça coûte trop cher, que nous ne sommes pas assez nombreux, que c'est possible… mais trop cher. » François, lui, a envie d'inverser cette phrase : « C'est compliqué, mais c'est possible ». Le spectacle propose d'ailleurs au public d'apprendre ces quatre mots signés : résister, égalité, union et amour. Invités : François Gremaud, comédien suisse et metteur en scène de théâtre, et Christian Gremaud. Un grand merci à Sylvie Dhailly pour l'interprétation LSF/français. Mon frère : à voir à Avignon, puis au Théâtre du Rond-Point à partir du 18 septembre 2026. Et, le reportage de Fanny Imbert avec la compagnie Minute Papillon spécialisée dans l'art lyrique, qui présente La Cuisine musicale, un spectacle ludique pour tout public. Programmation musicale : L'artiste Suzanne Belaubre avec le titre C'est quoi la suite ?
Dans Mon frère, le comédien François Gremaud déroule, sur scène, la trajectoire de son frère Christian, sourd de naissance, entre injustices, fierté et engagement. François Gremaud et son frère Christian Gremaud évoquent leur création théâtrale Mon frère, une pièce où la langue des signes et la langue parlée se répondent et se complètent. Deux frères, deux langues : la naissance de Mon frère Sourd de naissance, Christian raconte sans complexe son rapport à la surdité : « Je ne me suis pas senti handicapé. Je suis né sourd mais je n'ai jamais vraiment eu conscience de cela. C'est plus tard que j'ai compris, mais je m'accepte tel que je suis. » François Gremaud nous confie la genèse de cette création : « J'ai imaginé ce spectacle car, à un moment de la vie de Christian, je l'ai retrouvé très affecté par la série d'injustices qu'il a vécues. Je voulais lui donner la possibilité d'exprimer tout ce qu'il avait gardé durant ces années. » Fort de ses nombreuses expériences, Christian n'a pas eu peur d'être sur scène : « J'aime m'exprimer, car quand je parle, personne ne m'écoute ! », explique-t-il non sans humour. Créer entre français et LSF : réécrire plutôt que traduire Écrire entre deux langues n'a pourtant pas été simple. François a d'abord rédigé un corpus en français, avec des jeux de mots et des phrases littéraires, mais ce texte n'était pas toujours adapté à la langue des signes, parfois intraduisible en LSF : un texte « trop entendant ». Les deux frères ont ensuite non pas traduit, mais recréé le spectacle en langue des signes, sur la base de ce corpus. Et cette fois, certains jeux de signes étaient très difficiles à rendre en français pour son frère François. Christian a également tenu à montrer la pluralité des langues des signes : par exemple, signer « Donald Trump » – un signe inventé par les Sourds américains, main sur le front pour mimer sa mèche – qu'il faut voir pour comprendre… et sourire. Une histoire personnelle devenue combat militant Christian a appris la langue des signes à deux ans, au moment du Réveil sourd, ce mouvement social et culturel majeur de l'histoire des Sourds en France, qui émerge dans les années 1970. Ce n'était pas encore la LSF telle qu'on la connaît aujourd'hui, devenue une langue à part entière, mais une gestuelle que François a apprivoisée à quatre ans et qui est devenue leur langue à eux. Christian parvient à mettre des mots sur le silence : « Le silence, c'est tous les jours, c'est mon quotidien. Je ressens des vibrations. Quand je vois une foule bruyante, je vois les expressions sur les visages, les sensations visuelles. » Aujourd'hui, selon lui, il y a bien une petite évolution, mais encore largement insuffisante. Trop peu d'inclusivité dans le travail, par exemple : « On court après l'accessibilité. On nous dit que ça coûte trop cher, que nous ne sommes pas assez nombreux, que c'est possible… mais trop cher. » François, lui, a envie d'inverser cette phrase : « C'est compliqué, mais c'est possible ». Le spectacle propose d'ailleurs au public d'apprendre ces quatre mots signés : résister, égalité, union et amour. Invités : François Gremaud, comédien suisse et metteur en scène de théâtre, et Christian Gremaud. Un grand merci à Sylvie Dhailly pour l'interprétation LSF/français. Mon frère : à voir à Avignon, puis au Théâtre du Rond-Point à partir du 18 septembre 2026. Et, le reportage de Fanny Imbert avec la compagnie Minute Papillon spécialisée dans l'art lyrique, qui présente La Cuisine musicale, un spectacle ludique pour tout public. Programmation musicale : L'artiste Suzanne Belaubre avec le titre C'est quoi la suite ?
Le parfum du fumé, le crépitement des brochettes posées sur le grill, la flamme qui lèche les pots en terre, saisit les légumes dans le wok : la question de la flamme nous a souvent passionnés depuis que Le Goût du monde existe, sans doute parce qu'en découvrant le feu, l'homme a aussi découvert la cuisine ! Du barbecue à l'alimentation préhistorique (et l'inverse), des braises de Polynésie aux brochettes sautillantes du quartier de la briqueterie à Yaoundé, des brochettes de boulettes d'agneau au Caire, aux Dibi, pots de terre et wok fumants : la cuisine à la flamme, l'art de la braise et le boucané n'ont pas fini de nous animer! Escale cette fois à mi-chemin entre la Thaïlande et l'Égypte qui ont en commun en plus du riz et de la mangue, le goût pour la flamme. Avec Anne Coppin, cheffe globe-trotteuse formée en Thaïlande et passionnée par la gastronomie Thaï, sa richesse, sa diversité folle, elle a ouvert avec son compagnon Franck de Visme : Faaï (feu) 11 rue Trousseau, 75011 Paris, une table thaï dont la braise et la flamme sont le fil conducteur, la cuisine s'éloigne des sentiers battus pour raconter le raffinement, l'équilibre et la créativité bouillonnante de la gastronomie thaï contemporaine finalement très peu goûtée en France. On se laisse surprendre par la douceur du plat « Gaebg massaman nuea » un curry massamn, boeuf confits coco et épices, la gourmandise des brochettes grillées à la braise, nappées de sauce tamarin, piment et coco. Anne et Franck sont aussi les chefs de Naam à Belleville et à Lille. Omar Dhiab a fait ses classes dans les grandes maisons avant d'ouvrir son restaurant, éponyme, vite salué par le Guide Michelin d'une étoile. Le chef avait à cœur d'ouvrir un restaurant plus bistro où il pourrait d'avantage exprimer ses racines égyptiennes et tunisiennes : ainsi, a vu le jour Elbi qui met l'accent sur les 5 cuissons, dont évidemment, la flamme. Sa cuisine suit une montée en température maîtrisée, du cru délicat aux cuissons rôties intenses. Hawawshi, pigeon aux épices, taamiya croustillants, sans oublier les marinades et sauces addictives. Elbi (le coeur) est situé 54 rue Paradis, Paris 10ème. Son restaurant gastronomique est 23 rue Herold, dans le 1er arrondissement de Paris. ► Pour aller plus loin La série autour du bœuf, des patates et de la sauce avec Jean-François Mallet : avec ici l'épisode sur la viande « L'art de la braise en plein air », de Raymond Burren, aux éditions de l'épure. La cuisine du feu ou l'art de la braise avec Kobus Braai. Programmation musicale : Hey People Now, de Ziggey Marley et Nikka Costa.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des règles et de leur absence, appelée aménorrhée. Règles abondantes, douloureuses ou encore absentes... Les auditrices de l'émission pourront ainsi poser toutes leurs questions concernant les menstruations. Émission consacrée aux règles et aux multiples interrogations associées au cycle menstruel et à certains de ses dérèglements : irrégularités ou absence de règles, variation du flux, règles abondantes ou l'inverse, les dysménorrhées, ces douleurs de règles qui ne doivent en aucun cas être considérées comme « normales », contrairement à ce que l'on peut entendre encore trop souvent ! L'importance de consulter Les douleurs menstruelles, compte tenu de leur impact sur la qualité de vie des femmes doivent appeler une réponse et parfois même un diagnostic et une prise en charge. Une consultation avec un personnel de santé est la solution, alors que trop souvent le recours à l'automédication et les réponses trouvées sur les réseaux sociaux, peuvent induire des conséquences préjudiciables pour la santé des femmes. Il est important de trouver le bon interlocuteur à qui en parler, la bonne personne : gynécologue, sage-femme, infirmière… Un agent de santé à qui il est essentiel de décrire la nature du problème pour en comprendre l'origine, rechercher des explications, et y apporter la réponse adaptée qui permettra à la fois de rassurer et de soulager. Avec : Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la clinique Bellevue à Dakar, au Sénégal. Auteur de l'ouvrage Si l'on parlait de gynécologie et d'obstétrique aux éditions Lakalita. La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Youssoupha - Mon roi ► Beethova Obas - Rasanble.
Selon l'Observatoire de l'émancipation économique des femmes, de la Fondation des femmes, les familles monoparentales ont des besoins équivalents à 83% de ceux des couples, mais ne disposent que de 53% de leurs revenus. La monoparentalité explose, mais son coût reste largement invisible. Derrière ces chiffres, ce sont surtout des femmes qui élèvent seules leurs enfants. Elles sont plus exposées à la pauvreté, à la précarité professionnelle et à l'isolement. Entre pensions alimentaires impayées, loyers trop élevés, frais de garde et horaires de travail incompatibles avec la vie de famille, tout le système semble pensé pour un modèle à deux adultes disponibles. La société valorise la maternité, mais laisse celles qui l'assument seules en payer le prix fort en temps, en argent et en santé. Se poser la question du coût de la monoparentalité, c'est se demander qui prend réellement en charge ces familles ? Que dit ce coût en matière de justice sociale et d'égalité femmes-hommes ? Avec : Lucile Quillet, journaliste indépendante, co-autrice avec Elsa Foucrot de la note Le coût de la monoparentalité pour les femmes de l'Observatoire de l'émancipation économique des femmes de la Fondation des femmes. Également autrice du livre Le prix à payer – ce que le couple hétéro coûte aux femmes (Éditions Les liens qui libèrent, 2021). Alexandra Piesen, sociologue, enseignante-chercheuse en sciences de l'éducation et de la formation à CY Cergy Paris Université, rattachée au laboratoire EMA (École, Mutations, Apprentissages) et chercheuse associée au Centre de Recherches sur les Liens Sociaux (Cerlis). Le témoignage d'une mère solo par Charlie Dupiot. Naika élève seule ses trois garçons de 4, 9 et 13 ans. Après plusieurs années comme gestionnaire locative, elle a repris des études en master immobilier en alternance. Depuis un an, elle est accompagnée par l'association Marraine & Vous, qui l'a mise en relation avec une famille marraine pouvant accueillir ses enfants ponctuellement. Elle reçoit chez elle, à Paris, notre reporter Charlie Dupiot pour faire le bilan de cette expérience. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Dear Mama - 2Pac ► Kissia - Queen Rima.
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des règles et de leur absence, appelée aménorrhée. Règles abondantes, douloureuses ou encore absentes... Les auditrices de l'émission pourront ainsi poser toutes leurs questions concernant les menstruations. Émission consacrée aux règles et aux multiples interrogations associées au cycle menstruel et à certains de ses dérèglements : irrégularités ou absence de règles, variation du flux, règles abondantes ou l'inverse, les dysménorrhées, ces douleurs de règles qui ne doivent en aucun cas être considérées comme « normales », contrairement à ce que l'on peut entendre encore trop souvent ! L'importance de consulter Les douleurs menstruelles, compte tenu de leur impact sur la qualité de vie des femmes doivent appeler une réponse et parfois même un diagnostic et une prise en charge. Une consultation avec un personnel de santé est la solution, alors que trop souvent le recours à l'automédication et les réponses trouvées sur les réseaux sociaux, peuvent induire des conséquences préjudiciables pour la santé des femmes. Il est important de trouver le bon interlocuteur à qui en parler, la bonne personne : gynécologue, sage-femme, infirmière… Un agent de santé à qui il est essentiel de décrire la nature du problème pour en comprendre l'origine, rechercher des explications, et y apporter la réponse adaptée qui permettra à la fois de rassurer et de soulager. Avec : Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la clinique Bellevue à Dakar, au Sénégal. Auteur de l'ouvrage Si l'on parlait de gynécologie et d'obstétrique aux éditions Lakalita. La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Youssoupha - Mon roi ► Beethova Obas - Rasanble.
Selon l'Observatoire de l'émancipation économique des femmes, de la Fondation des femmes, les familles monoparentales ont des besoins équivalents à 83% de ceux des couples, mais ne disposent que de 53% de leurs revenus. La monoparentalité explose, mais son coût reste largement invisible. Derrière ces chiffres, ce sont surtout des femmes qui élèvent seules leurs enfants. Elles sont plus exposées à la pauvreté, à la précarité professionnelle et à l'isolement. Entre pensions alimentaires impayées, loyers trop élevés, frais de garde et horaires de travail incompatibles avec la vie de famille, tout le système semble pensé pour un modèle à deux adultes disponibles. La société valorise la maternité, mais laisse celles qui l'assument seules en payer le prix fort en temps, en argent et en santé. Se poser la question du coût de la monoparentalité, c'est se demander qui prend réellement en charge ces familles ? Que dit ce coût en matière de justice sociale et d'égalité femmes-hommes ? Avec : Lucile Quillet, journaliste indépendante, co-autrice avec Elsa Foucrot de la note Le coût de la monoparentalité pour les femmes de l'Observatoire de l'émancipation économique des femmes de la Fondation des femmes. Également autrice du livre Le prix à payer – ce que le couple hétéro coûte aux femmes (Éditions Les liens qui libèrent, 2021). Alexandra Piesen, sociologue, enseignante-chercheuse en sciences de l'éducation et de la formation à CY Cergy Paris Université, rattachée au laboratoire EMA (École, Mutations, Apprentissages) et chercheuse associée au Centre de Recherches sur les Liens Sociaux (Cerlis). Le témoignage d'une mère solo par Charlie Dupiot. Naika élève seule ses trois garçons de 4, 9 et 13 ans. Après plusieurs années comme gestionnaire locative, elle a repris des études en master immobilier en alternance. Depuis un an, elle est accompagnée par l'association Marraine & Vous, qui l'a mise en relation avec une famille marraine pouvant accueillir ses enfants ponctuellement. Elle reçoit chez elle, à Paris, notre reporter Charlie Dupiot pour faire le bilan de cette expérience. En fin d'émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► Dear Mama - 2Pac ► Kissia - Queen Rima.
Situé dans l'abdomen, le pancréas est une glande qui mesure 8 à 10 cm de long. C'est la 2e plus grosse glande de l'organisme après le foie. Elle fait partie du système digestif. Le pancréas joue un rôle dans la digestion et secrète l'insuline, hormone permettant de réguler la glycémie. Le cancer du pancréas, rare mais en forte augmentation, est souvent diagnostiqué à un stade avancé, ce qui implique une forte létalité. Lors du rendez-vous majeur de l'oncologie mondiale, l'ASCO de Chicago, qui réunit près de 40 000 chercheurs, les résultats prometteurs d'un essai clinique portant sur l'efficacité d'un traitement innovant, le daraxonrasib, a suscité l'enthousiasme parmi les congressistes. Ce médicament doublerait la durée de survie des patients atteints d'adénocarcinome pancréatique métastatique. Quelles sont les différentes maladies du pancréas et leurs symptômes ? Quels sont les traitements et les dernières innovations ? Le cancer du pancréas reste l'une des maladies au pronostic le plus défavorable. Symptômes longtemps silencieux, difficultés diagnostiques et complexité pour que les principes actifs du traitement agissent sur les cellules malades… ces facteurs conjugués contribuent à faire de cette pathologie de la sphère digestive un cancer très redouté. Un médicament novateur mais loin d'être accessible à tous Mais après des dizaines d'années d'impasse thérapeutique, on assiste en ce moment à d'importantes avancées de la recherche, avec, à la clé, des futurs traitements qui offrent des possibilités inédites d'améliorations des perspectives de survie… Il s'agit néanmoins de recherches et d'innovations, dans des services de pointe, aux États-Unis ou en Europe, et l'espoir doit donc être associé à une grande prudence, compte tenu du fait que ces traitements sont très loin d'être accessibles à tous. « Stade des études cliniques, coût des traitements, exigence des protocoles et du niveau de spécialisation des équipes » : autant de conditions qui appellent à accueillir ces découvertes avec réserve, même si les applaudissements nourris de la communauté de l'oncologie, lors de la dernière édition de l'ASCO (prestigieux congrès de l'oncologie clinique à Chicago), ne doivent pas tromper sur l'importance des progrès actuels. En particulier, un médicament novateur : le daraxonrasib, qui pourrait changer la donne en matière de lutte contre ce redoutable cancer du pancréas, en offrant aux patients à un stade avancé une durée de survie jamais atteinte jusque-là. (Ce médicament actuellement testé n'est pas encore commercialisé en Europe.) Avec : Pr Pascal Hammel, chef du Service d'Oncologie Digestive et Médicale à l'Hôpital Paul Brousse, à Villejuif en région parisienne. Pr Christian Tzeuton, gastro-entérologue à l'Hôpital général de Douala au Cameroun et Centre Médical des Capucines, président d'Honneur de la société camerounaise de gastro-entérologie. Auteur du livre Victoire sur le cancer paru chez Afrédit (2023). Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Sjava – Before ► Queen Rima – Kissia.
Tout le monde ou presque s'est déjà retrouvé dans cette situation : rester bouche bée pendant une conversation. Au cours d'une réunion, d'un entretien, d'un diner en famille ou entre amis, une réflexion ou une question piquante peut suffire pour être pris complètement au dépourvu. La réponse reste en suspens, les arguments s'évanouissent. Et bien souvent, la réplique idéale surgit quelques minutes ou quelques jours plus tard : on se surprend à penser « j'aurais dû répondre ça », « la prochaine fois je dirais ça ». Une situation souvent frustrante et parfois culpabilisante pour celles et ceux qui manquent de répartie. Mais avoir de la répartie, ce n'est pas uniquement clouer le bec à son interlocuteur. Au-delà du bon mot, de la bonne saillie ou de la fameuse punchline, c'est aussi faire connaître ses arguments, son point de vue, prendre sa place dans une conversation. Toutes les remarques ne valent pas non plus la peine d'y répondre. Si nous ne sommes pas tous égaux dans l'art de manier les mots, il existe des techniques pour trouver la bonne réponse au bon moment. Alors comment apprendre à réagir à la parole d'autrui ? Comment trouver son style d'argumentation pour mieux communiquer ? Avec : • Emmanuel Chila, coach en prise de parole, speaker TEDx et créateur d'un spectacle-formation autour de la communication, « Allez vous faire communiquer ». Auteur de Je dis ça, je dis rien ! Avoir enfin de la répartie (Eyrolles, 2026) • Nelly Tshela Mutay, juriste, fondatrice d'une Académie d'art oratoire et leadership ADOL, créatrice du concours d'éloquence féminin qui s'adresse aux collégiennes de Lubumbashi en République Démocratique du Congo. Autrice de Prise de parole en public, mythe ou réalité ? (Autoédité). En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 12ème épisode, Gabriel, étudiant brésilien en droit, et Philippe Pierre, sociologue, spécialiste de l'interculturel et enseignant en management de l'interculturel, parlent de l'oralité et du rapport à la communication. Programmation musicale : ► J'en ai pas encore fini - Grand Corps Malade ► Concept of Love - Ibibio Sound Machine.
Situé dans l'abdomen, le pancréas est une glande qui mesure 8 à 10 cm de long. C'est la 2e plus grosse glande de l'organisme après le foie. Elle fait partie du système digestif. Le pancréas joue un rôle dans la digestion et secrète l'insuline, hormone permettant de réguler la glycémie. Le cancer du pancréas, rare mais en forte augmentation, est souvent diagnostiqué à un stade avancé, ce qui implique une forte létalité. Lors du rendez-vous majeur de l'oncologie mondiale, l'ASCO de Chicago, qui réunit près de 40 000 chercheurs, les résultats prometteurs d'un essai clinique portant sur l'efficacité d'un traitement innovant, le daraxonrasib, a suscité l'enthousiasme parmi les congressistes. Ce médicament doublerait la durée de survie des patients atteints d'adénocarcinome pancréatique métastatique. Quelles sont les différentes maladies du pancréas et leurs symptômes ? Quels sont les traitements et les dernières innovations ? Le cancer du pancréas reste l'une des maladies au pronostic le plus défavorable. Symptômes longtemps silencieux, difficultés diagnostiques et complexité pour que les principes actifs du traitement agissent sur les cellules malades… ces facteurs conjugués contribuent à faire de cette pathologie de la sphère digestive un cancer très redouté. Un médicament novateur mais loin d'être accessible à tous Mais après des dizaines d'années d'impasse thérapeutique, on assiste en ce moment à d'importantes avancées de la recherche, avec, à la clé, des futurs traitements qui offrent des possibilités inédites d'améliorations des perspectives de survie… Il s'agit néanmoins de recherches et d'innovations, dans des services de pointe, aux États-Unis ou en Europe, et l'espoir doit donc être associé à une grande prudence, compte tenu du fait que ces traitements sont très loin d'être accessibles à tous. « Stade des études cliniques, coût des traitements, exigence des protocoles et du niveau de spécialisation des équipes » : autant de conditions qui appellent à accueillir ces découvertes avec réserve, même si les applaudissements nourris de la communauté de l'oncologie, lors de la dernière édition de l'ASCO (prestigieux congrès de l'oncologie clinique à Chicago), ne doivent pas tromper sur l'importance des progrès actuels. En particulier, un médicament novateur : le daraxonrasib, qui pourrait changer la donne en matière de lutte contre ce redoutable cancer du pancréas, en offrant aux patients à un stade avancé une durée de survie jamais atteinte jusque-là. (Ce médicament actuellement testé n'est pas encore commercialisé en Europe.) Avec : Pr Pascal Hammel, chef du Service d'Oncologie Digestive et Médicale à l'Hôpital Paul Brousse, à Villejuif en région parisienne. Pr Christian Tzeuton, gastro-entérologue à l'Hôpital général de Douala au Cameroun et Centre Médical des Capucines, président d'Honneur de la société camerounaise de gastro-entérologie. Auteur du livre Victoire sur le cancer paru chez Afrédit (2023). Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Sjava – Before ► Queen Rima – Kissia.
Tout le monde ou presque s'est déjà retrouvé dans cette situation : rester bouche bée pendant une conversation. Au cours d'une réunion, d'un entretien, d'un diner en famille ou entre amis, une réflexion ou une question piquante peut suffire pour être pris complètement au dépourvu. La réponse reste en suspens, les arguments s'évanouissent. Et bien souvent, la réplique idéale surgit quelques minutes ou quelques jours plus tard : on se surprend à penser « j'aurais dû répondre ça », « la prochaine fois je dirais ça ». Une situation souvent frustrante et parfois culpabilisante pour celles et ceux qui manquent de répartie. Mais avoir de la répartie, ce n'est pas uniquement clouer le bec à son interlocuteur. Au-delà du bon mot, de la bonne saillie ou de la fameuse punchline, c'est aussi faire connaître ses arguments, son point de vue, prendre sa place dans une conversation. Toutes les remarques ne valent pas non plus la peine d'y répondre. Si nous ne sommes pas tous égaux dans l'art de manier les mots, il existe des techniques pour trouver la bonne réponse au bon moment. Alors comment apprendre à réagir à la parole d'autrui ? Comment trouver son style d'argumentation pour mieux communiquer ? Avec : • Emmanuel Chila, coach en prise de parole, speaker TEDx et créateur d'un spectacle-formation autour de la communication, « Allez vous faire communiquer ». Auteur de Je dis ça, je dis rien ! Avoir enfin de la répartie (Eyrolles, 2026) • Nelly Tshela Mutay, juriste, fondatrice d'une Académie d'art oratoire et leadership ADOL, créatrice du concours d'éloquence féminin qui s'adresse aux collégiennes de Lubumbashi en République Démocratique du Congo. Autrice de Prise de parole en public, mythe ou réalité ? (Autoédité). En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 12ème épisode, Gabriel, étudiant brésilien en droit, et Philippe Pierre, sociologue, spécialiste de l'interculturel et enseignant en management de l'interculturel, parlent de l'oralité et du rapport à la communication. Programmation musicale : ► J'en ai pas encore fini - Grand Corps Malade ► Concept of Love - Ibibio Sound Machine.
Dorsalgies, lombalgies, douleurs cervicales, sciatiques... Les maux de dos touchent 80% de la population en France. Souvent qualifiés de « mal du siècle », les maux de dos ont un impact important sur la qualité de vie des patients. Sédentarité, pathologies... Quelles sont les différentes causes du mal de dos ? Comment prévenir ces douleurs ? Quels exercices peuvent les soulager ? Sous le terme général de « maux de dos », se rangent des atteintes variées et des causes tout aussi multiples : douleurs cervicales, lombalgies, sciatiques, dorsalgies. Il est essentiel de comprendre d'où vient précisément cet inconfort, qui peut, jour après jour, compliquer la vie, ou comment s'est déclenchée cette douleur irradiante, qui nécessite une prise en charge en urgence. La prise en charge de ces différentes pathologies nécessite donc non seulement d'en comprendre l'origine, mais aussi de mettre en application des conseils pour trouver le soulagement : diminuer la douleur, corriger les postures, renforcer les muscles pour éviter la récidive ou même l'installation au long cours des symptômes… Maux de dos au pluriel… conseils adaptés Prendre en charge les douleurs dorsales appelle une réponse médicale et peut aussi impliquer une approche physique. Cette mobilisation va soulager, assouplir et renforcer, car l'un des remèdes majeurs à ces douleurs, c'est précisément le mouvement. Avec : Jean-Christophe Berlin, kinésithérapeute spécialisé en médecine du sport. Auteur de l'ouvrage Mal de dos. Prévenir, soulager, assouplir, renforcer grâce au mouvement, aux éditions Le courrier du livre Adéyèmi Moutinou Aboudel RAIMI, kinésithérapeute diplômé d'État béninois exerçant en clientèle privée. Membre de l'Association Béninoise des Kinésithérapeutes-Rééducateurs du Bénin (ABEKIR). ► En fin d'émission, nous parlons de la Coupe du monde de football unifié Special Olympics dont la 3è édition se tient à Paris du 5 au 11 juillet 2026. Lors de cette compétition, vingt-quatre équipes - douze équipes masculines et douze équipes féminines - composées d'athlètes présentant une déficience intellectuelle et de partenaires unifiés (athlètes sans déficience intellectuelle), s'affrontent pour remporter le titre. Interview de Rajah Sy, directrice nationale de l'association Special Olympics Sénégal. Programmation musicale : ► EU.CLIDES - Ira Para Quê ? ► Jungle - The Wave.
Pour certains étudiants, la prochaine rentrée universitaire ne se fera pas dans un amphithéâtre, mais plutôt à domicile. Si la pandémie de Covid-19 nous avait familiarisés avec les cours en ligne, l'enseignement à distance répond, en réalité, à des besoins qui dépassent largement les contraintes d'une crise sanitaire. Car étudier en ligne, c'est plus de flexibilité sur les horaires, donc la possibilité de travailler plus facilement à côté ou d'entreprendre. C'est aussi des frais réduits, et pouvoir bénéficier de cours dispensés dans une université loin de chez soi. Les open universities, ou universités ouvertes, nées il y a une cinquante d'années, proposaient déjà des formations à distance à grande échelle pour les adultes au travail. Depuis, de plus en plus d'universités ou écoles proposent des formations diplômantes 100% en ligne. Avec le développement d'internet, l'amélioration de l'accès aux technologies, l'arrivée de l'intelligence artificielle, les outils sont de plus en plus nombreux pour permettre de suivre des cours à distance. Mais la crise sanitaire en 2020 nous a également montré les difficultés à mettre en place de tels dispositifs, et, pour les étudiants, de réussir à poursuivre leur scolarité. Entre les cours en visioconférence, les envois de pdf, ou les salles virtuelles pour les travaux de groupes, comment fonctionnent les universités en ligne ? Comment s'adaptent les enseignants et les étudiants ? Et surtout que vaut un diplôme obtenu en ligne par rapport à un diplôme d'une université classique ? Avec : Jean-Louis Correa, vice-recteur de l'Université Numérique Cheikh Hamidou KANE (UN-CHK) à Dakar au Sénégal, en charge de la pédagogie Arab Ben Ali Cherif, directeur de l'Institut d'Enseignement à Distance (IED) de l'Université Paris 8. En début d'émission, l'école autour du monde avec Najet Benrabaa, correspondante de RFI à Medellin, en Colombie, où l'enseignement à distance se développe. En fin d'émission, la chronique Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Programmation musicale : ► Woman Little Simz - Cleo Sol ► 6H30 - She Says.
Dorsalgies, lombalgies, douleurs cervicales, sciatiques... Les maux de dos touchent 80% de la population en France. Souvent qualifiés de « mal du siècle », les maux de dos ont un impact important sur la qualité de vie des patients. Sédentarité, pathologies... Quelles sont les différentes causes du mal de dos ? Comment prévenir ces douleurs ? Quels exercices peuvent les soulager ? Sous le terme général de « maux de dos », se rangent des atteintes variées et des causes tout aussi multiples : douleurs cervicales, lombalgies, sciatiques, dorsalgies. Il est essentiel de comprendre d'où vient précisément cet inconfort, qui peut, jour après jour, compliquer la vie, ou comment s'est déclenchée cette douleur irradiante, qui nécessite une prise en charge en urgence. La prise en charge de ces différentes pathologies nécessite donc non seulement d'en comprendre l'origine, mais aussi de mettre en application des conseils pour trouver le soulagement : diminuer la douleur, corriger les postures, renforcer les muscles pour éviter la récidive ou même l'installation au long cours des symptômes… Maux de dos au pluriel… conseils adaptés Prendre en charge les douleurs dorsales appelle une réponse médicale et peut aussi impliquer une approche physique. Cette mobilisation va soulager, assouplir et renforcer, car l'un des remèdes majeurs à ces douleurs, c'est précisément le mouvement. Avec : Jean-Christophe Berlin, kinésithérapeute spécialisé en médecine du sport. Auteur de l'ouvrage Mal de dos. Prévenir, soulager, assouplir, renforcer grâce au mouvement, aux éditions Le courrier du livre Adéyèmi Moutinou Aboudel RAIMI, kinésithérapeute diplômé d'État béninois exerçant en clientèle privée. Membre de l'Association Béninoise des Kinésithérapeutes-Rééducateurs du Bénin (ABEKIR). ► En fin d'émission, nous parlons de la Coupe du monde de football unifié Special Olympics dont la 3è édition se tient à Paris du 5 au 11 juillet 2026. Lors de cette compétition, vingt-quatre équipes - douze équipes masculines et douze équipes féminines - composées d'athlètes présentant une déficience intellectuelle et de partenaires unifiés (athlètes sans déficience intellectuelle), s'affrontent pour remporter le titre. Interview de Rajah Sy, directrice nationale de l'association Special Olympics Sénégal. Programmation musicale : ► EU.CLIDES - Ira Para Quê ? ► Jungle - The Wave.
Selon le dernier Atlas du Diabète de 2025 de la Fédération Internationale du Diabète (FID), 1 adulte sur 9 est diabétique et plus de 4 sur 10 l'ignorent ! Maladie chronique, le diabète se définit par un taux de sucre dans le sang (glycémie) anormalement élevé. La prévalence du diabète a bondi ces dernières années passant de 200 millions de personnes atteintes en 1990 à 830 millions en 2022. Comment expliquer ces chiffres ? Quels sont les différents types de diabète et les traitements existants ? Quelles peuvent être les complications du diabète en cas de défaut de prise en charge ? Quelles sont les règles d'hygiène à suivre en cas de diabète ? Peut-on le prévenir ? Le diabète est une maladie chronique qui risque d'avoir de nombreuses conséquences pour la santé, si elle n'est pas traitée. Il concerne une proportion de plus en plus importante de la population : d'après l'OMS, le nombre de malades a presque doublé en l'espace de 30 ans. 853 millions de personnes concernées en 2050 L'Atlas du diabète, édité en 2025 par la Fédération Internationale du Diabète estime qu'en 2050, 853 millions de personnes seront concernées à l'échelle de la planète. Autre chiffre particulièrement préoccupant : la moitié des malades ne prennent pas de traitement et 4 personnes concernées sur 10 ne sont pas diagnostiquées, d'après l'OMS en 2024. Conséquence : aujourd'hui encore, la mortalité associée au diabète augmente, contrairement aux autres maladies non transmissibles qui, elles, sont de mieux en mieux soignées. D'où l'importance d'un diagnostic précoce de la maladie. Un diabète équilibré, cela passe par une alimentation saine et variée, de l'activité physique et si nécessaire, la prise régulière de médicaments pour éviter les complications de l'hyperglycémie au niveau des yeux et/ou du système cardiovasculaire. Il s'agit donc non seulement de suivre et de traiter, mais aussi au quotidien, d'accompagner et d'orienter les patients, parce que traiter un diabète, cela ne se joue pas simplement dans un cabinet médical ou à l'hôpital. Avec : Pr Emmanuel Cosson, diabétologue et chef du service d'Endocrinologie-Diabétologie-Nutrition du CHU Avicenne à Bobigny et à Bondy, en région parisienne Dr Moulaye El Hacen Hamidoune, spécialiste en santé publique, spécialiste en endocrinologie, diabétologie, maladies métaboliques et nutrition. Président de la Société Mauritanienne d'endocrinologie diabétologie et nutrition (SOMEDIAN). ► En fin d'émission, nous retrouvons le reportage de Raphaëlle Constant au sein du service de néonatologie de l'hôpital de Mokolo, dans l'extrême-nord du Cameroun. Rencontre avec l'équipe de l'unité mère kangourou, qui fonctionne depuis mars 2025 et a permis une diminution de près de 80% du taux de décès des bébés prématurés. Reportage réalisé avec le concours de l'ONG humanitaire médicale internationale Alima. Programmation musicale : ► Camidoh, Myorkun, King Promise, Darkoo – Sugarcane.
Quand le thermomètre monte, rien de tel qu'une bonne glace ou qu'un bon sorbet pour faire redescendre la température, le temps de la dégustation. Ce réflexe glacé ne date pas d'hier. Beaucoup d'historiens s'accordent à dire que la glace aurait été inventée en Chine, de 3000 à 200 avant notre ère. On retrouve aussi chez les Perses, les traces d'une boisson glacée à base de vermicelles de riz et d'eau de rose, le faloudeh, encore consommée aujourd'hui en Iran. Quant à Néron, empereur de la Rome antique, il aurait servi un mélange de fruits écrasés, de miel et de neige lors de ses banquets. Depuis, plus besoin d'attendre la neige pour créer ses desserts glacés mais notre amour pour ce petit plaisir gustatif, un brin régressif, n'a pas fondu. Que ce soit le sorbet, ce mélange de purée de fruit et d'eau, la crème glacée à base de lait ou de crème, le frozen yogourt ou yaourt glacé, ou encore la glace italienne à la consistance plus molle, il existe désormais différentes variantes pour tous les goûts. Au-delà de la texture, les artisans glaciers jouent largement avec les saveurs : la glace s'affiche sucrée ou salée, loin des traditionnels vanille, chocolat ou fraise. Le continent africain avec sa richesse de saveurs et de produits locaux, le bissap ou le baobab, a sa carte à jouer dans le renouveau des desserts glacés. Le créponné, ce mélange glacé de jus et zeste de citron, sucre et blancs d'œufs typiquement algérien, s'est d'ailleurs adjugé la 25ème position dans le classement 2025 des « 50 meilleurs desserts glacés » du guide culinaire mondial TasteAtlas. Comment fabrique-t-on une bonne glace ? Faut-il forcément utiliser une sorbetière ? Tous les aliments peuvent-ils se transformer en sorbet ou crème glacée ? Avec : Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris. Jathniel Antonius, co-fondateur de Didi Bokit, restaurant caribéen Sarah Mboussou, entrepreneuse gabonaise, créatrice de Fruiteo, une marque de glaces en bâtonnet aux saveurs du Gabon Christelle Oulea, fondatrice de l'Atelier C'Doudeh situé à Saint-Brieuc en Bretagne et produit des crèmes glacées. En fin d'émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l'intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui, il s'intéresse aux capacités prédictives de l'IA. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat. Programmation musicale : ► Bitume - Neg'Marrons, Booba ► MAPOUKA - Afro B.
Selon le dernier Atlas du Diabète de 2025 de la Fédération Internationale du Diabète (FID), 1 adulte sur 9 est diabétique et plus de 4 sur 10 l'ignorent ! Maladie chronique, le diabète se définit par un taux de sucre dans le sang (glycémie) anormalement élevé. La prévalence du diabète a bondi ces dernières années passant de 200 millions de personnes atteintes en 1990 à 830 millions en 2022. Comment expliquer ces chiffres ? Quels sont les différents types de diabète et les traitements existants ? Quelles peuvent être les complications du diabète en cas de défaut de prise en charge ? Quelles sont les règles d'hygiène à suivre en cas de diabète ? Peut-on le prévenir ? Le diabète est une maladie chronique qui risque d'avoir de nombreuses conséquences pour la santé, si elle n'est pas traitée. Il concerne une proportion de plus en plus importante de la population : d'après l'OMS, le nombre de malades a presque doublé en l'espace de 30 ans. 853 millions de personnes concernées en 2050 L'Atlas du diabète, édité en 2025 par la Fédération Internationale du Diabète estime qu'en 2050, 853 millions de personnes seront concernées à l'échelle de la planète. Autre chiffre particulièrement préoccupant : la moitié des malades ne prennent pas de traitement et 4 personnes concernées sur 10 ne sont pas diagnostiquées, d'après l'OMS en 2024. Conséquence : aujourd'hui encore, la mortalité associée au diabète augmente, contrairement aux autres maladies non transmissibles qui, elles, sont de mieux en mieux soignées. D'où l'importance d'un diagnostic précoce de la maladie. Un diabète équilibré, cela passe par une alimentation saine et variée, de l'activité physique et si nécessaire, la prise régulière de médicaments pour éviter les complications de l'hyperglycémie au niveau des yeux et/ou du système cardiovasculaire. Il s'agit donc non seulement de suivre et de traiter, mais aussi au quotidien, d'accompagner et d'orienter les patients, parce que traiter un diabète, cela ne se joue pas simplement dans un cabinet médical ou à l'hôpital. Avec : Pr Emmanuel Cosson, diabétologue et chef du service d'Endocrinologie-Diabétologie-Nutrition du CHU Avicenne à Bobigny et à Bondy, en région parisienne Dr Moulaye El Hacen Hamidoune, spécialiste en santé publique, spécialiste en endocrinologie, diabétologie, maladies métaboliques et nutrition. Président de la Société Mauritanienne d'endocrinologie diabétologie et nutrition (SOMEDIAN). ► En fin d'émission, nous retrouvons le reportage de Raphaëlle Constant au sein du service de néonatologie de l'hôpital de Mokolo, dans l'extrême-nord du Cameroun. Rencontre avec l'équipe de l'unité mère kangourou, qui fonctionne depuis mars 2025 et a permis une diminution de près de 80% du taux de décès des bébés prématurés. Reportage réalisé avec le concours de l'ONG humanitaire médicale internationale Alima. Programmation musicale : ► Camidoh, Myorkun, King Promise, Darkoo – Sugarcane.
Maladie auto-immune liée à un dysfonctionnement du système immunitaire, le vitiligo se manifeste par une dépigmentation progressive de la peau. Relativement méconnu, le vitiligo concerne tout de même 0,5 à 1% de la population mondiale. Cette maladie peut toucher tout le monde, peu importe le sexe, l'âge ou encore la couleur de peau. Quelles sont les causes de cette maladie ? Est-elle héréditaire ? Quels sont les différents types de vitiligo ? Quels sont les traitements existants ? Le vitiligo est une maladie de peau caractérisée par l'apparition de taches blanches, de zones dépigmentées qui peuvent se limiter à une partie du corps (forme segmentaire) ou être généralisé. Cette maladie auto-immune, peut dans certains cas être présente simultanément à d'autres affections auto-immunes (dérèglements thyroïdiens, diabète, lupus, maladie de Crohn… ) Si le vitiligo ne présente pas un caractère de sévérité sur le plan physique, en revanche, comme pour d'autres atteintes cutanées, son retentissement psychologique peut être très important et ce risque de stigmatisation doit être intégré à la prise en charge. Certains facteurs peuvent favoriser l'aggravation du vitiligo, notamment l'exposition au stress, aussi bien psychologique que physiologique (infection, grossesse, opération chirurgicale...). En termes de prise en charge, plusieurs propositions s'offrent au patient et les traitements les plus prometteurs concernent l'action sur l'immunité, en particulier pour les formes diffuses ou actives. Repigmentation, pommade pour éviter la récidive, maquillage permanent, exposition aux UVB peuvent également être proposés. Contrairement à une idée reçue, le vitiligo n'augmente pas le risque de cancer de la peau. Avec : Pr Thierry Passeron, professeur de Dermatologie dans le service de Dermatologie du CHU de Nice et chef de l'équipe 12 à l'INSERM U1065, C3M à Nice. Auteur de nombreux ouvrages dont Atlas of pigmentary disorders, aux éditions Springer Pr Ida Aurélie Lenga Loumingou, maître de conférences agrégée de Dermatologie. Professeure à l'université Marien Ngouabi et chef de service du service de Dermatologie au CHU de Brazzaville. Présidente de la société congolaise de Dermatologie. Reportage de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Franc Moody – Skin on skin ► Les Mamans du Congo & Rrobin - Ya Ngo.
À l'échelle mondiale, le transport maritime achemine 80% du commerce de marchandises. Mais le secteur entre régulièrement en zone de turbulences. Le détroit d'Ormuz, qui connecte le golfe Persique à l'océan Indien est au centre des attentions, sous l'effet du conflit au Moyen-Orient. En mer Rouge, surnommée « l'autoroute des mers », les rebelles houthis multiplient les attaques contre les navires marchands. En 2021, c'est l'obstruction du canal de Suez par un porte-conteneurs qui avait paralysé le transport de marchandises. Quant au canal de Panama, il tourne régulièrement au ralenti à cause de la sécheresse. Tous ces épisodes, aussi différents qu'ils soient, rappellent la vulnérabilité de la marine marchande et créent parfois des pénuries ainsi qu'une hausse des prix. Les tensions géopolitiques, les changements sur les droits de douane, les coûts sécuritaires mais aussi les phénomènes climatiques redessinent le commerce maritime. Ainsi, suite au blocage du détroit d'Ormuz, les pays du Golfe ont vu bondir le trafic de camions. Alors que les porte-conteneurs avaient révolutionné le commerce mondial, permettant de transporter tout type de marchandises en grande quantité, le contexte actuel interroge notre manière d'acheminer matières premières et biens de consommation. La conteneurisation a-t-elle encore un avenir devant elle ? Comment la logistique marchande peut-elle s'adapter à des perturbations aussi conséquentes qu'imprévisibles ? Doit-on s'habituer à vivre avec une moindre abondance de marchandises ? Avec : Antoine Fremont, géographe, professeur du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), titulaire de la chaire « transports, flux et mobilités durables » François Daniel, délégué général de l'Union TLF Overseas, qui regroupe les entreprises organisatrices de transports aériens et maritimes et les représentants en douane en France. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 11ème épisode, Wahiba, étudiante algérienne en santé publique et Malek Kaci, consultant en interculturel expert de l'Algérie, nous parlent du rapport à l'argent et à la générosité, et du remboursement des dettes. Programmation musicale : ► Supne Prabh - Deep, Benny Dayal ► Abysses - Molécule.
Maladie auto-immune liée à un dysfonctionnement du système immunitaire, le vitiligo se manifeste par une dépigmentation progressive de la peau. Relativement méconnu, le vitiligo concerne tout de même 0,5 à 1% de la population mondiale. Cette maladie peut toucher tout le monde, peu importe le sexe, l'âge ou encore la couleur de peau. Quelles sont les causes de cette maladie ? Est-elle héréditaire ? Quels sont les différents types de vitiligo ? Quels sont les traitements existants ? Le vitiligo est une maladie de peau caractérisée par l'apparition de taches blanches, de zones dépigmentées qui peuvent se limiter à une partie du corps (forme segmentaire) ou être généralisé. Cette maladie auto-immune, peut dans certains cas être présente simultanément à d'autres affections auto-immunes (dérèglements thyroïdiens, diabète, lupus, maladie de Crohn… ) Si le vitiligo ne présente pas un caractère de sévérité sur le plan physique, en revanche, comme pour d'autres atteintes cutanées, son retentissement psychologique peut être très important et ce risque de stigmatisation doit être intégré à la prise en charge. Certains facteurs peuvent favoriser l'aggravation du vitiligo, notamment l'exposition au stress, aussi bien psychologique que physiologique (infection, grossesse, opération chirurgicale...). En termes de prise en charge, plusieurs propositions s'offrent au patient et les traitements les plus prometteurs concernent l'action sur l'immunité, en particulier pour les formes diffuses ou actives. Repigmentation, pommade pour éviter la récidive, maquillage permanent, exposition aux UVB peuvent également être proposés. Contrairement à une idée reçue, le vitiligo n'augmente pas le risque de cancer de la peau. Avec : Pr Thierry Passeron, professeur de Dermatologie dans le service de Dermatologie du CHU de Nice et chef de l'équipe 12 à l'INSERM U1065, C3M à Nice. Auteur de nombreux ouvrages dont Atlas of pigmentary disorders, aux éditions Springer Pr Ida Aurélie Lenga Loumingou, maître de conférences agrégée de Dermatologie. Professeure à l'université Marien Ngouabi et chef de service du service de Dermatologie au CHU de Brazzaville. Présidente de la société congolaise de Dermatologie. Reportage de Charlie Dupiot. Programmation musicale : ► Franc Moody – Skin on skin ► Les Mamans du Congo & Rrobin - Ya Ngo.