Podcasts about golfe

Prefecture in Maritime, Togo

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C dans l'air
Iran : la France entrainée dans la guerre ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 63:05


C dans l'air du 4 mars 2026 - Iran : la France entrainée dans la guerre ?Au cinquième jour de guerre au Moyen-Orient, l'armée israélienne poursuit ses tirs sur l'Iran et intensifie ses bombardements au Liban. Les États-Unis revendiquent, eux, des frappes « sur près de 2 000 » cibles depuis samedi. Mais la République islamique d'Iran résiste à la puissance de feu des États-Unis et d'Israël. Des drones frappent les ambassades américaines de la région, mais aussi les pays du Golfe, alliés de Washington, ainsi que des navires dans le détroit d'Ormuz. Les Gardiens de la révolution disent en avoir le contrôle total ce mercredi.Parallèlement, les autorités iraniennes ont annoncé le report de l'hommage national à Ali Khamenei, initialement prévu ce mercredi soir à Téhéran, alors que plusieurs frappes américaines et israéliennes ont eu lieu contre l'Assemblée des experts, chargée notamment d'élire un nouveau guide suprême.Alors, jusqu'à quand le régime des mollahs peut-il tenir ? La Turquie, qui avait exprimé ces derniers jours son inquiétude face aux attaques américano-israéliennes contre l'Iran, « déclenchées par des provocations du Premier ministre israélien Netanyahu », a mis en garde ce mercredi Téhéran après qu'un tir de missile balistique visant son espace aérien a été détruit par « les éléments de défense aérienne et antimissile de l'OTAN » déployés en Méditerranée orientale. La Turquie « n'était pas la cible du missile », a précisé en début d'après-midi un responsable turc à l'AFP. « Nous pensons qu'il visait une base militaire » à Chypre, « mais qu'il a dévié de sa course », a-t-il ajouté.La France, de son côté, a décidé de renforcer son dispositif militaire dans la région, alors que le rapatriement des ressortissants français a commencé. Le porte-avions Charles-de-Gaulle fait route vers la Méditerranée, a ainsi annoncé le chef de l'État mardi soir lors d'une allocation télévisée. Une frégate, le « Languedoc », est arrivée, elle, au large de Chypre dès hier soir, et des moyens de défense antiaérienne supplémentaires vont être envoyés pour sécuriser ce pays membre de l'Union européenne, « avec lequel nous venons de signer un partenariat stratégique », et où des drones iraniens ont visé une base britannique, a indiqué le président de la République. La première frappe avait suivi de peu l'annonce par le Premier ministre britannique, Keir Starmer, qu'il avait autorisé les États-Unis à utiliser les bases britanniques dans sa campagne militaire contre l'Iran.Alors, quelle est la situation au Moyen-Orient ? Pourquoi Chypre se retrouve-t-elle impliquée dans le conflit ? La France est-elle entraînée dans cette guerre ? Enfin, quels sont les pays engagés dans une démarche de « dissuasion nucléaire avancée » avec la France ? Nos journalistes ont eu accès à la base aérienne stratégique d'Istres, dans les Bouches-du-Rhône, qui abrite l'arme nucléaire française.Experts : - Général Dominique Trinquand - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Melissa Bell - Journaliste, correspondante à Paris pour CNN- Alain Pirot - Journaliste, spécialiste des questions de défense- David Rigoulet-Roze - Politologue – Chercheur associé à l'Institut français d'analyse stratégique- Magali Lacroze, journaliste #cdanslair (en duplex de Tel Aviv)

RTL Matin
Guerre en Iran : en quoi consiste les accords de défense entre la France et certains pays du Golfe ?

RTL Matin

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 1:01


Ecoutez RTL Matin avec Thomas Sotto du 04 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La Revue de Presse
Dubaï : la ville-monde rattrapée par la géopolitique

La Revue de Presse

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 6:41


Au sommaire : L'impact de la guerre en Iran sur la ville de Dubaï, véritable vitrine touristique du Golfe. Alors que les infrastructures urbaines sont au cœur de l'identité nationale des Émirats, les récentes attaques ont brutalement ramené cette cité-État à son environnement géopolitique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage international
Au Népal, l'inquiétude des proches des travailleurs expatriés dans les pays du Golfe

Reportage international

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 2:44


Ce jeudi 5 mars, c'est jour de vote au Népal. Un scrutin décisif, près de six mois après le soulèvement historique de la jeunesse, mais une élection qui se heurte aussi à la guerre qui fait rage au Moyen-Orient. Dans un pays au chômage des jeunes très élevé, des millions de Népalais sont partis travailler dans les pays du Golfe. Mais depuis l'attaque américaine et israélienne sur l'Iran et la riposte iranienne, les proches de ces travailleurs népalais vivent dans la peur. De notre envoyé spécial à Katmandou,  À Katmandou, les vidéos filmées par des Népalais inquiets montrant les interceptions de missiles dans le ciel de Doha, Dubaï ou Abou Dhabi défilent sur les portables. 1,7 million de Népalais travaillent légalement dans les pays du Golfe, bien plus dans la réalité. Dans certains villages, chaque famille a un proche expatrié au Moyen-Orient. Susma Baral revient tout juste des Émirats arabes unis, elle nous accueille dans sa maison. « Avec mon mari, nous sommes partis, car ici on ne pouvait pas s'offrir de vraie maison, notre situation financière était trop précaire, raconte-t-elle. Comme c'est l'aîné de la famille, il doit aussi assurer la charge financière pour ses frères et sœurs… » Enceinte de sept mois, elle est rentrée pour accoucher au Népal, aux Émirats arabes unis, les factures de santé étaient trop élevées. Son mari, Bibik Dhakal, est encore sur place. « Quand je vois tout ce qui se passe là-bas, sur les réseaux sociaux, dans les médias internationaux, ça m'inquiète énormément... J'ai peur que les missiles tombent sur son appartement, son quartier. À cause de cela, je ne dors plus depuis trois nuits », se désole-t-elle.  Et elle l'appelle chaque jour : « J'ai entendu les explosions, je n'ai pas vu de missiles en train de descendre dans le ciel, mais j'ai vu la fumée après qu'ils soient tombés au sol », témoigne son mari au téléphone.  À lire aussiÀ Dubaï, la peur de ressortissants africains: «On voit les missiles interceptés qui viennent d'Iran» « La peur les tient éveillés » Depuis la banlieue de Katmandou, son épouse reste connectée avec la communauté de travailleurs népalais. Pour l'association Shramik Sanjal, elle anime des émissions en direct sur les réseaux sociaux. Elle répond aux questions, et les informe de l'évolution du conflit. « Je parle avec beaucoup de travailleurs népalais au Moyen-Orient. Ces trois/quatre derniers jours ont été particulièrement durs. Ils sont réveillés par les bruits des missiles et des interceptions. Même lorsqu'ils essaient de s'endormir, ils n'y arrivent pas, la peur les tient éveillés. » Susma travaille dans l'enseignement et son mari est analyste alimentaire. Le couple se dit chanceux par rapport aux Népalais qu'ils connaissent sur place, car ils occupent des emplois extrêmement précaires dans l'hôtellerie, l'agriculture, la construction ou la restauration. « Ils ont peur, ils passent leur temps à regarder des vidéos en direct, ils ne mangent pas, décrit Bibik Dhakal. Ils n'ont aucun choix. Ils n'ont pas leur passeport, c'est leur employeur, ou quelqu'un d'autre, qui le détient… Ensuite, ils n'ont pas d'argent pour partir… » Ces travailleurs envoient chaque mois une grande partie de leur salaire à leurs proches, gardant le strict minimum. Ces transferts d'argent représentent un quart du PIB du Népal. C'est un sacrifice vital pour l'économie, mais qui ne leur offre pas de droits civiques. Tous ces travailleurs ne peuvent participer au scrutin de ce jeudi 5 mars : le vote dans les ambassades ou consulats à l'étranger n'est pas autorisé au Népal.  À lire aussiFrappes contre l'Iran: le dilemme des alliés américains du Golfe entraînés dans le conflit

Kan en Français
IRAN – ISRAËL : SOMMES-NOUS À LA VEILLE D'UNE GUERRE RÉGIONALE ?

Kan en Français

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 10:11


Les frappes s’intensifient.Les alliances se redessinent.Et l’équilibre du Moyen-Orient vacille. L’Iran multiplie les attaques contre Israël et plusieurs pays du Golfe. Les États-Unis sont engagés, l’Arabie saoudite pourrait entrer dans la confrontation, tandis que la Russie et la Chine observent et avancent leurs pions. Sommes-nous face à un conflit limité… ou au début d’un embrasement mondial ? Dans ce podcast déjà diffusé, Emmanuel Navon décrypte la stratégie des grandes puissances :

L'Echo du monde
Tensions au Moyen-Orient : pourquoi l'Iran épargne-t-il la Turquie ?

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 4:55


L'escalade se poursuit au Moyen-Orient avec des incursions terrestres d'Israël au Liban et des bombardements de Téhéran au Golfe, à l'exception de la Turquie qui semble être épargnée. Malgré les différends entre la Turquie et l'Iran sur des dossiers comme la Syrie et Gaza, les deux pays ont des intérêts communs et ne se combattent pas directement. L'Iran cible principalement les monarchies pétrolières pro-américaines, évitant d'attaquer la Turquie qui appartient à l'OTAN et peut servir d'intermédiaire dans un dialogue futur avec les Occidentaux. La stratégie d'embrasement régional de l'Iran semble se concentrer sur les positions américaines établies dans des pays comme le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis. La Turquie reste à l'écart de ces conflits, ce qui lui laisse un rôle important à jouer dans les négociations futures.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'Edito Politique
Allocution d'Emmanuel Macron : des déclarations rassurantes sur nos capacités de défense

L'Edito Politique

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 3:15


Sa parole était très attendue. Après avoir eu des propos équilibrés dans lesquels il condamnait l'escalade au Moyen-Orient tout en préparant un renforcement de nos dispositifs militaires dans le Golfe, le chef de l'État a voulu rassurer des Français inquiets. Le président a également souhaité montrer que le pays a son rôle à jouer, avec une communication très soignée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Brief
Guerre au Moyen-Orient: retour de l'inflation? | Aéroports du Golfe paralysés | Aedifica-Cofinimmo: mariage au sommet

Le Brief

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 14:24


Le Moyen-Orient s'embrase. Le conflit s'intensifie avec des frappes sur des sites stratégiques en Iran et au Liban. Le risque d’un regain d’inflation, avec des répercussions sur l’économie mondiale, se précise et les marchés s'enfoncent dans le rouge. Dans les pays du Golfe, les grands aéroports comme Dubaï, Doha ou Abou Dhabi fonctionnent au ralenti, voire sont toujours à l’arrêt, laissant des milliers de voyageurs bloqués. Comment ces plateformes sont-elles devenues en quelques années des carrefours incontournables du tourisme international? Analyse dans cet épisode. Enfin, consolidation majeure dans l’immobilier de soins en Belgique: Aedifica vient d'absorber 80% des actions de son concurrent historique Cofinimmo. La fusion doit donner naissance au plus grand acteur coté du secteur en Europe. Présentation: Ondine Werres Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Journal en français facile
Iran: Israël multiplie les frappes / L'Iran a touché des centres de données Amazon dans le Golfe / Chine: éclipse de Lune ce soir...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 10:00


Le Journal en français facile du mardi 3 mars 2026, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CUeL.A

Code source
Moyen-Orient : Khamenei éliminé, bombardements dans le Golfe... Récit d'un tournant historique

Code source

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 26:52


Ce samedi 28 février, les Etats-Unis ont lancé une opération militaire d'ampleur, baptisée Epic Fury, « Fureur épique », aux côtés d'Israël, l'ennemi juré du régime iranien au Moyen-Orient.La capitale de l'Iran, Téhéran, a été frappée ainsi que des infrastructures stratégiques de défense au sud et à l'ouest du pays. L'objectif : réduire à néant l'appareil politique et militaire du pays. Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d'Iran est mort dans ces frappes. Il dirigeait l'Iran d'une main de fer depuis 36 ans.Code source fait le point sur cette nouvelle guerre au Moyen-Orient qui a des répercussions sur toute la région du Golfe et au Liban. Pourquoi Donald Trump a-t-il décidé de passer à l'action ? Que reste-t-il du régime des mollahs après la mort de leur leader ? Combien de temps ces opérations peuvent-elles durer ?On fait le point avec Charles de Saint Sauveur, chef du service international du Parisien, et Vincent Pialat, correspondant du Parisien à New York.Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Barbara Gouy, Anaïs Godard et Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : Le monde, France TV, France Info, INA - Crédit photo : AFP STRINGER/ AFP. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
Guerre en Iran: Trump a-t-il un plan? - vos questions sms -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 5:38


C dans l'air du 3 mars 2026 - « Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin », martèlent depuis 24 heures les États-Unis et Israël. Le Premier ministre israélien évoque au contraire une « action rapide et décisive ». « Cela pourrait aussi prendre du temps, mais pas des années », a-t-il par ailleurs affirmé sur la chaîne américaine Fox News, alors que l'armée israélienne mène des bombardements incessants et simultanés ce mardi sur Téhéran et le Liban voisin.Aux États-Unis, Donald Trump a affirmé dimanche que cette opération militaire en Iran ne durerait que « quatre semaines », voire « moins ». Un délai confirmé lundi par le secrétaire d'État américain à la Défense, qui a lancé lors d'un point presse : « Ce n'est pas l'Irak. Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin. » Mais quelques heures plus tard, dans une interview accordée au New York Post, le président américain a dit ne pas exclure l'envoi de troupes au sol en Iran, « si elles étaient nécessaires ». Une déclaration fracassante, alors que la Maison-Blanche fait face aux réticences de l'opinion américaine et du Congrès, qui n'a pas été consulté avant le lancement de l'opération militaire et qui voit les pertes américaines s'alourdir : six soldats américains ont été tués.Devant huit parlementaires du Congrès, habilités à recevoir des informations classifiées, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a tenté de justifier les frappes sur Téhéran, insistant sur le fait que l'objectif de cette guerre était « la destruction de leurs capacités [iraniennes] en matière de missiles balistiques et de leurs capacités navales ».En Iran, la riposte se poursuit. Les gardiens de la révolution disent avoir attaqué une base américaine au Bahreïn et l'ambassade américaine à Riyad. Téhéran continue aussi de lancer des attaques de missiles et de drones dans le Golfe et bloque le détroit d'Ormuz, un canal vital pour l'économie mondiale où transite un cinquième des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié de la planète. Le pays s'en prend également à des installations pétrolières, obligeant la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy à cesser sa production de gaz. Avec des conséquences déjà concrètes sur le prix de l'énergie : les cours du gaz et du pétrole flambent au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.Experts :- Frédéric Encel - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB- Nicolas Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, et éditorialiste à Ouest France.- François Chauvancy - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales

C dans l'air
Guerre en Iran: Trump a-t-il un plan? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 62:39


C dans l'air du 3 mars 2026 - « Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin », martèlent depuis 24 heures les États-Unis et Israël. Le Premier ministre israélien évoque au contraire une « action rapide et décisive ». « Cela pourrait aussi prendre du temps, mais pas des années », a-t-il par ailleurs affirmé sur la chaîne américaine Fox News, alors que l'armée israélienne mène des bombardements incessants et simultanés ce mardi sur Téhéran et le Liban voisin.Aux États-Unis, Donald Trump a affirmé dimanche que cette opération militaire en Iran ne durerait que « quatre semaines », voire « moins ». Un délai confirmé lundi par le secrétaire d'État américain à la Défense, qui a lancé lors d'un point presse : « Ce n'est pas l'Irak. Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin. » Mais quelques heures plus tard, dans une interview accordée au New York Post, le président américain a dit ne pas exclure l'envoi de troupes au sol en Iran, « si elles étaient nécessaires ». Une déclaration fracassante, alors que la Maison-Blanche fait face aux réticences de l'opinion américaine et du Congrès, qui n'a pas été consulté avant le lancement de l'opération militaire et qui voit les pertes américaines s'alourdir : six soldats américains ont été tués.Devant huit parlementaires du Congrès, habilités à recevoir des informations classifiées, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a tenté de justifier les frappes sur Téhéran, insistant sur le fait que l'objectif de cette guerre était « la destruction de leurs capacités [iraniennes] en matière de missiles balistiques et de leurs capacités navales ».En Iran, la riposte se poursuit. Les gardiens de la révolution disent avoir attaqué une base américaine au Bahreïn et l'ambassade américaine à Riyad. Téhéran continue aussi de lancer des attaques de missiles et de drones dans le Golfe et bloque le détroit d'Ormuz, un canal vital pour l'économie mondiale où transite un cinquième des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié de la planète. Le pays s'en prend également à des installations pétrolières, obligeant la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy à cesser sa production de gaz. Avec des conséquences déjà concrètes sur le prix de l'énergie : les cours du gaz et du pétrole flambent au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.Experts :- Frédéric Encel - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB- Nicolas Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, et éditorialiste à Ouest France.- François Chauvancy - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales

Le Journal de l'Economie
Hausse continuelle du gaz et du pétrole, fragilisation de l'attrait touristique de certains pays du Golfe et fabrication par ArianeGroup de missiles balistiques pour l'Europe

Le Journal de l'Economie

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 8:04


Au sommaire : Le conflit au Moyen-Orient continue de faire grimper les prix du gaz et du pétrole, avec le baril de Brent dépassant les 80 dollars et le prix du gaz naturel augmentant de 40% en trois jours.Les attaques de drones en Iran et à Dubaï ont fragilisé l'attrait touristique de certaines destinations du Golfe, avec des images de palaces en feu qui ont fait le tour du monde.ArianeGroup ambitionne de fabriquer des missiles balistiques conventionnels pour l'Europe, dans un partenariat entre la France et l'Allemagne, afin de combler un manque dans les capacités militaires européennes.Malgré l'incertitude économique et politique, les entreprises françaises ont continué d'innover en 2025, avec une hausse de près de 9% des demandes de brevets.Les surfaces agricoles assurées contre les aléas météorologiques ont reculé de 3% l'an dernier en France, malgré une réforme visant à subventionner ces contrats d'assurance.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le débat
Moyen-Orient : l'escalade jusqu'où ?

Le débat

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 41:26


C'est le quatrième jour de guerre contre l'Iran. L'armée américaine a affirmé avoir détruit des postes de commandement des Gardiens de la révolution. Dans le même temps, Israël est sur deux fronts : face à l'Iran, mais aussi au Liban contre le Hezbollah. Les Iraniens, eux, ciblent des sites américains dans les pays du Golfe. Deux drones ont visé l'ambassade des États-Unis en Arabie saoudite, provoquant un incendie et la fermeture de l'ambassade. 

Aujourd'hui l'économie
Guerre au Moyen-Orient: pourquoi le gaz est devenu le nouveau point de tension économique mondial

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 3:09


La guerre au Moyen-Orient ne provoque pas seulement des frappes militaires et des tensions diplomatiques. Elle déclenche aussi un choc énergétique majeur. Si le pétrole reste sous surveillance, c'est surtout le gaz qui inquiète aujourd'hui les investisseurs. Hausse spectaculaire des prix, risques de perturbations d'approvisionnement, menace sur l'inflation : les marchés financiers redoutent un effet domino sur toute l'économie. Au-delà des affrontements militaires, ce conflit touche un point névralgique de l'économie mondiale: l'énergie. Si le pétrole capte naturellement l'attention, le gaz est devenu un enjeu tout aussi stratégique. Depuis la guerre en Ukraine, l'Europe a profondément modifié ses circuits d'approvisionnement afin de réduire sa dépendance au gaz russe. Une part importante des flux provient désormais du Moyen-Orient et des pays du Golfe. Or, dans ce contexte de guerre régionale, la production de gaz est freinée et son transport ralenti. Les investisseurs redoutent des perturbations plus durables, voire des interruptions temporaires ou totales de livraison. Cette inquiétude s'est immédiatement traduite sur les marchés : le prix du gaz européen a bondi de 40% en une seule séance. Un mouvement brutal qui illustre la nervosité ambiante. Une hausse des prix qui menace toute l'économie Si une telle flambée inquiète autant les marchés financiers, c'est parce que le gaz est devenu un pilier central du fonctionnement économique européen. Chauffage des ménages, production d'électricité, industrie lourde, chimie, sidérurgie, agroalimentaire : pratiquement toute l'activité dépend, directement ou indirectement, du gaz. Quand son prix augmente, l'impact est immédiat. Les coûts de production grimpent, les marges des entreprises se réduisent et les prix à la consommation finissent par augmenter. Autrement dit, le gaz agit comme un puissant accélérateur d'inflation. C'est précisément ce que redoutent les investisseurs. Une nouvelle poussée inflationniste qui pèserait sur le pouvoir d'achat des ménages, la compétitivité des entreprises et, plus largement, sur la stabilité économique européenne. L'effet est mécanique. Une énergie plus chère entraîne un effet cascade sur l'ensemble des chaînes de production. Des marchés volatils face à un modèle énergétique fragile Sur les marchés boursiers, les réactions sont rapides et tranchées. Les entreprises fortement consommatrices de gaz — industrie lourde, chimie, sidérurgie ou agroalimentaire — subissent des baisses marquées. Leur rentabilité est directement menacée par la hausse des coûts énergétiques. À l'inverse, les groupes producteurs ou transporteurs de gaz enregistrent des progressions spectaculaires. Leur matière première se vend plus cher, ce qui améliore leurs perspectives de revenus. Les investisseurs arbitrent rapidement. Ils vendent les secteurs pénalisés par la flambée énergétique et renforcent ceux qui en bénéficient. Cette rotation sectorielle alimente une volatilité accrue sur les marchés financiers. Mais au-delà des mouvements de court terme, cette séquence révèle surtout une réalité plus profonde : la fragilité persistante de la sécurité énergétique mondiale. Malgré les investissements massifs dans la transition écologique, l'économie reste structurellement dépendante de zones géographiques sensibles, notamment le Golfe et, plus largement, le Proche et le Moyen-Orient. Et qui dit dépendance dit vulnérabilité. Si les marchés ne paniquent pas totalement, ils intègrent néanmoins un risque nouveau : celui d'un modèle énergétique plus incertain, plus instable, plus fragmenté, et donc plus imprévisible. La guerre ne bouleverse pas seulement l'équilibre géopolitique régional. Elle rappelle que l'énergie demeure l'un des talons d'Achille de l'économie mondiale.

Les histoires de 28 Minutes
[DÉBAT] Guerre entre l'Iran, les États-Unis et Israël : vers un embrasement général ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 23:06


L'émission 28 minutes du 03/03/2026 Guerre entre l'Iran, les États-Unis et Israël : vers un embrasement général ? Un nouveau front s'est ouvert au Moyen-Orient avec des tirs de missiles et de drones du Hezbollah vers Israël, conséquence de la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Cette offensive, en réaction à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, a été suivie de représailles avec de puissantes frappes aériennes israéliennes sur le Liban. Le régime iranien, chiite, a également mené plusieurs attaques contre ses voisins sunnites, des puissances pétrolières à la force de frappe limitée (à l'exception de l'Arabie Saoudite), dont la sécurité dépend de leur alliance avec les États-Unis. Une base navale française à été touchée par une attaque de drones à Abou Dhabi, sans faire de blessés. Ces monarchies du Golfe n'ont pas pour seuls alliés les États-Unis, mais aussi la France comme l'a rappelé Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères. On en débat avec Yasmina Asrarguis, chercheuse associée à l'université de Princeton, spécialiste du Moyen-Orient, Bertrand Badie, professeur émérite de relations internationales à Sciences Po Paris, et Guillaume Lagane, enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de défense. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 3 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
La Maison des femmes / Guerre au Moyen-Orient : l'escalade ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 46:12


L'émission 28 minutes du 03/03/2026 À la Maison des femmes, elles accueillent et réparent les victimes de violences En 2016, la gynécologue-obstétricienne Ghada Hatem crée la première Maison des femmes. Cette institution propose dans un même lieu un accompagnement médical, psychologique, social et juridique aux femmes victimes de violences sexuelles et/ou conjugales. Aujourd'hui, il en existe une trentaine. La réalisatrice Mélisa Godet raconte la genèse de ces lieux dans son premier long métrage, “La Maison des femmes”, en salles mercredi 4 mars. Les deux femmes sont nos invitées ce soir. Guerre entre l'Iran, les États-Unis et Israël : vers un embrasement général ? Un nouveau front s'est ouvert au Moyen-Orient avec des tirs de missiles et de drones du Hezbollah vers Israël, conséquence de la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Cette offensive, en réaction à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, a été suivie de représailles avec de puissantes frappes aériennes israéliennes sur le Liban. Le régime iranien, chiite, a également mené plusieurs attaques contre ses voisins sunnites, des puissances pétrolières à la force de frappe limitée (à l'exception de l'Arabie Saoudite), dont la sécurité dépend de leur alliance avec les États-Unis. Une base navale française à été touchée par une attaque de drones à Abou Dhabi, sans faire de blessés. Ces monarchies du Golfe n'ont pas pour seuls alliés les États-Unis, mais aussi la France comme l'a rappelé Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères. On en débat avec Yasmina Asrarguis, chercheuse associée à l'université de Princeton, spécialiste du Moyen-Orient, Bertrand Badie, professeur émérite de relations internationales à Sciences Po Paris, et Guillaume Lagane, enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de défense. Enfin, Xavier Mauduit nous raconte la vie du peintre Rembrandt alors qu'un nouveau tableau a été découvert au Rijksmuseum d'Amsterdam. Marie Bonnisseau revient sur la décision de la Corée du Sud de partager ses données géographiques avec Google Maps. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 3 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Le journal de 7h30
5 000 vols annulés hier en provenance ou à destination du Golfe, frappes d'Israël au Liban et à Téhéran et verdict du procès en appel de l'assassinat de Samuel Paty

Le journal de 7h30

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 10:14


Au sommaire : Des milliers de vols annulés dans le Golfe Persique en raison des conflits armés dans la région, perturbant le trafic aérien mondial. Les Émirats Arabes Unis, notamment Dubaï, craignent que cette situation n'affecte leur image de destination touristique et n'entraîne le départ d'expatriés.Les frappes israéliennes se poursuivent sur l'Iran et le Liban, provoquant des dommages et des victimes.L'ambassade américaine en Arabie Saoudite a été attaquée, entraînant sa fermeture temporaire.Le procès en appel de l'assassinat de Samuel Paty se conclut par des peines de prison pour les principaux accusés.Le Sénat ouvre ses portes à des enfants pour leur faire découvrir le fonctionnement des institutions.Le syndicat de la librairie française boycotte le Salon du Livre de Paris en raison d'un partenariat avec Amazon.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Kan en Français
CETTE GUERRE PEUT-ELLE EMBRASER TOUT LE MOYEN-ORIENT ?

Kan en Français

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 9:06


Liban. Golfe. Alliances régionales.Le conflit peut-il dépasser les frontières d’Israël ?

Le Brief
Nouvelle nuit de frappes au Moyen-Orient | Vers une autre crise énergétique? | BeCentral change de direction

Le Brief

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 14:56


De nouvelles frappes américaines et israéliennes ont visé l’Iran dans la nuit, marquant une nouvelle étape dans un conflit qui ne cesse de s’étendre. La tension ne se limite plus aux frontières iraniennes: le Liban est également entraîné dans la spirale, signe d’une régionalisation progressive des affrontements. L'Iran, de son côté, poursuit la riposte en Israël et dans les pays du Golfe. Le risque d’un embrasement plus large au Moyen-Orient inquiète désormais bien au-delà de la région. En Europe, les prix du gaz et du pétrole repartent nettement à la hausse, sous l’effet des craintes sur l’approvisionnement énergétique mondial. Faut-il redouter une nouvelle crise énergétique? On vous explique tout dans ce Brief. Enfin, en Belgique, le campus numérique bruxellois BeCentral entame un nouveau chapitre. Muriel Bernard, fondatrice de la start-up d’alimentation bio eFarmz, en prend la direction. Un changement de gouvernance qui intervient à un moment clé pour ce lieu devenu central dans le développement des start-up technologiques à Bruxelles. Présentation: Ondine Werres Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Les matins
Eclairage public contre la délinquance / Mort d'Ali Khamenei / Guerre au Moyen-Orient

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 149:23


durée : 02:29:23 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, sur France Culture, à 7h40, Guillaume Erner reçoit Tara Varma chercheuse spécialiste de la géopolitique américaine, Camille Lons, chercheuse spécialiste des pays du Golfe et Armin Arefi, grand reporter au Point, ancien correspondant en Iran. - réalisation : Félicie Faugère

Les matins
Guerre en Iran : un point de bascule pour le Moyen-Orient

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 40:19


durée : 00:40:19 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Les échanges de tirs de missiles se poursuivent entre Israël, accompagné des Etats-Unis, et le régime iranien alors que ce dernier vient de perdre plusieurs de ses dirigeants dont le Guide suprême Khamenei. Les pays du Golfe, également visés par les missiles iraniens, sont pris en étau. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Tara Varma Directrice du programme de prospective stratégique du German Marshall Fund of the United States (GMF) ; Camille Lons Chercheuse invitée au Conseil européen pour les Relations internationales (ECFR), spécialiste de la politique étrangère des pays du Golfe, les relations Golfe Asie et la géopolitique de la mer Rouge; Armin Arefi Grand reporter au Point, ancien correspondant à Téhéran, journaliste spécialiste de l'Iran.

Les matins
Liban, Iran, Israël... : le point sur une nouvelle nuit de frappes

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 15:33


durée : 00:15:33 - Journal de 8 h - Que faut-il retenir de cette nouvelle nuit de frappes israéliennes et iraniennes entre dimanche et lundi ? Quel risque d'embrasement parmi les pays du Golfe ? Et quel avenir pour l'Iran ? Le point avec nos correspondants à Téhéran, Washington et à la frontière turco-iranienne.

Lenglet-Co
Pétrole, gaz, marchandises : le golfe d'Ormuz, l'arme économique des Mollahs

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 3:18


Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 02 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal de 8H00
Liban, Iran, Israël... : le point sur une nouvelle nuit de frappes

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 15:33


durée : 00:15:33 - Journal de 8 h - Que faut-il retenir de cette nouvelle nuit de frappes israéliennes et iraniennes entre dimanche et lundi ? Quel risque d'embrasement parmi les pays du Golfe ? Et quel avenir pour l'Iran ? Le point avec nos correspondants à Téhéran, Washington et à la frontière turco-iranienne.

Revue de presse Afrique
À la Une: l'Afrique victime collatérale de la guerre en Iran?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 4:02


Inquiétude sur le continent après les frappes américaines et israéliennes et les répliques iraniennes. Dimanche, rapporte Afrik.com, « la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, a exprimé sa profonde préoccupation face à l'intensification des hostilités dans le Golfe. La Cédéao qui souligne que toute perturbation prolongée dans le Golfe persique menacerait les flux pétroliers et gaziers mondiaux. Une flambée des prix de l'énergie aurait un impact immédiat sur les économies ouest-africaines, déjà fragilisées par l'inflation et la dépendance aux importations de produits raffinés. Au-delà de l'énergie, l'organisation met en avant les risques pesant sur la sécurité alimentaire. De nombreux États africains dépendent des importations de céréales et d'intrants agricoles transitant par des routes commerciales sensibles. Une aggravation du conflit pourrait donc provoquer des tensions sur les prix des denrées ». Choc externe et tensions internes En effet, le continent africain pourrait être frappé de plein fouet, pointe Le Pays au Burkina : « Une hausse des prix du pétrole alourdirait les déficits budgétaires de la majorité des pays qui dépendent fortement des importations d'or noir, renchérirait le coût des transports et des denrées de base et accentuerait ipso facto la pression sociale sur les gouvernements. Dans des États déjà confrontés à l'endettement et à l'insécurité alimentaire, un tel choc externe pourrait raviver des tensions internes. » WakatSéra renchérit : « Quand le coût de l'or noir grimpe, la répercussion est systématique sur tous les autres secteurs, du transport au loyer, en passant par les condiments pour la sauce de la ménagère ! C'est une équation de plus pour le continent noir, dont nombre de pays sont encore confrontés à des besoins existentiels comme se nourrir ou se soigner (…). » Inquiétudes également sur le plan géopolitique, note pour sa part Jeune Afrique : « l'Érythrée et l'Éthiopie sont déjà au bord de la guerre. Même si l'administration Trump n'a jamais eu l'intention d'agir en tant que gendarme régional, les États-Unis, distraits par d'autres préoccupations, ne seraient pas prompts à séparer les belligérants… au risque d'entraîner le Soudan, l'Égypte et la Somalie dans le conflit. (…) De même, poursuit le site panafricain, au Sahel, le soutien de l'Iran au Niger, au Mali et au Burkina Faso se tarirait. Téhéran soutient l'Alliance des États du Sahel (AES), avec la fourniture de drones et une aide en matière de sécurité. Avec la Russie sous pression sur le front ukrainien, les jihadistes du Sahel pourraient profiter de leur avantage contre les juntes ». Frustrations et colère Et puis, il y a aussi un impact psychologique certain auprès des populations du continent. C'est ce que souligne Ledjely : « Intérieurement, nombre d'Africains éprouvent un sentiment mêlé de frustration et de colère contenue face aux bombardements de l'Iran par la coalition américano-israélienne, pointe le site guinéen. Car le pays des mollahs, malgré tous les reproches que l'on peut lui adresser, demeure une forme de géant de substitution que certains en Afrique se plaisent à voir contester l'hégémonie occidentale. Seulement, cette solidarité pro-iranienne ne peut guère s'exprimer publiquement. Petit Poucet ne disposant d'aucun moyen de peser sur le conflit, le continent ne souhaite pas non plus prendre le risque de courroucer le camp occidental. Il semble ainsi condamné à garder en lui un ressentiment pourtant profond ». Agression, violation, dérive Reste que certains médias du continent n'hésitent pas à donner de la voix. C'est le cas du site TSA en Algérie : « Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran ne sont ni des opérations défensives, ni des missions humanitaires. Ce sont des actes d'agression, s'exclame TSA, des violations claires du droit international et des démonstrations de force destinées à rappeler au monde qu'au Moyen-Orient, la loi du plus fort prime sur la loi tout court ! Fermer les yeux et se taire devant ces attaques, c'est accepter que le droit international soit optionnel. C'est accepter que certaines puissances puissent frapper quand elles le veulent, où elles le veulent, au nom de leur propre définition de la sécurité ». Enfin, Seneplus à Dakar est sur la même ligne : « Pour l'Afrique, attachée au multilatéralisme et à la primauté des normes internationales, cette dérive constitue une inquiétude profonde. La logique de puissance pourrait primer sur la justice, et les plus vulnérables risqueraient d'en être les premières victimes ».

Le vrai du faux
Attention aux fausses images qui circulent sur la guerre au Moyen-Orient

Le vrai du faux

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 2:25


durée : 00:02:25 - Le vrai ou faux - Depuis l'attaque israélo-américaine contre l'Iran, la mort du guide suprême Ali Khamenei et la riposte iranienne contre plusieurs pays du Golfe, les photos et vidéos trompeuses se multiplient sur les réseaux sociaux. Certaines sont anciennes, d'autres générées par intelligence artificielle ou sorties de leur contexte. On fait le point. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les journaux de France Culture
Liban, Iran, Israël... : le point sur une nouvelle nuit de frappes

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 15:33


durée : 00:15:33 - Journal de 8 h - Que faut-il retenir de cette nouvelle nuit de frappes israéliennes et iraniennes entre dimanche et lundi ? Quel risque d'embrasement parmi les pays du Golfe ? Et quel avenir pour l'Iran ? Le point avec nos correspondants à Téhéran, Washington et à la frontière turco-iranienne.

RTL Matin
La France prête à défendre les pays du Golfe et la Jordanie : ça veut dire quoi ces actions défensives?

RTL Matin

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 1:50


Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères a déclaré ce lundi 2 mars que la France était "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RTL Matin
Pétrole, gaz, marchandises : le golfe d'Ormuz, l'arme économique des Mollahs

RTL Matin

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 3:18


Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 02 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Frappes sur l'Iran: le blocage du détroit d'Ormuz met l'économie mondiale sous pression

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 3:04


En représailles aux frappes israéliennes et américaines, Téhéran a interdit dès le samedi 28 février au soir aux navires de commerce et aux pétroliers d'emprunter le détroit d'Ormuz. C'est un passage stratégique parce qu'il voit transiter une grande partie des productions mondiales de pétrole et de gaz.   La menace iranienne était claire. En cas d'agression, Téhéran n'hésiterait pas à bloquer l'accès au détroit d'Ormuz. Quelques heures après les premières frappes israéliennes et américaines au matin du 28 février, elle était mise à exécution. Pas d'annonce officielle, mais des messages radio envoyés aux navires. Pour l'industrie du pétrole, c'est une situation sans précédent. Environ 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié doit transiter par cet étroit passage pour sortir du Golfe persique. La région concentre la plus grande réserve d'hydrocarbures au monde. Et c'est une production qui passe majoritairement par la mer car les pipelines qui permettent de contourner le détroit d'Ormuz ont une capacité limitée. Cette passe est très facile à contrôler : ce sont 33 km de large, à l'endroit le plus étroit. Et dans cette zone, les deux voies que les pétroliers utilisent pour entrer et sortir du golfe Persique ne font qu'environ trois kilomètres de large chacune. Dimanche 1er mars, au moins deux navires ont été touchés par des tirs. Les grands armateurs comme Maersk, MSC ou CMA-CGM ont tout de suite demandé à leurs navires de se mettre à l'abri.    Un baril en hausse À l'ouverture de la cotation dimanche 1er mars au soir, sans surprise le baril de Brent, qui sert de référence pour la production du Golfe, a bondi et atteint 82 dollars. Vendredi, juste avant l'attaque contre l'Iran, son prix n'était que de 72 dollars. Et c'est bien le but recherché par Téhéran. Le pouvoir iranien veut utiliser ce levier pour mettre la pression sur Donald Trump, qui ne veut pas d'un pétrole cher. En menaçant une partie des revenus pétroliers des pays du Golfe, Téhéran pousse aussi ces États à agir en faveur d'une sortie de crise. L'Asie, région la plus impactée  Dans l'immédiat, il n'y a pas de risque réel pour l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié. Tous les pays disposent de stocks stratégiques. D'ailleurs lundi 2 mars, à 1h45 TU, le prix du baril était un peu redescendu. Beaucoup d'analystes pensent qu'il y a peu de chances que les États-Unis laissent l'Iran bloquer longtemps le détroit d'Ormuz compte-tenu de son importance. Et puis, il faut le signaler : le monde profite actuellement d'une surproduction de pétrole. C'est pour cela que les prix étaient bas en début d'année, même s'ils sont peu à peu remontés en raison des tensions géopolitiques. Si on regarde les flux pétroliers, ce ne sont pas les États-Unis, mais les puissances asiatiques qui sont le plus exposées au blocage du détroit d'Ormuz. Le Japon y achète dans le Golfe 90 % de son brut. La Chine, la moitié, notamment à l'Iran qui évidemment laisse passer les pétroliers chargés avec son brut. L'Europe est, elle, beaucoup moins exposée. Pourtant lundi, les prix du gaz aux Pays-Bas et en Angleterre augmentaient de plus de 20%. Environ 10% du GNL acheté en Europe vient de la région du Golfe. Au même moment, on apprenait également l'attaque sur la méga-raffinerie saoudienne de Ras Tanura. Certaines opérations ont été mises à l'arrêt après un début d'incendie sans qu'on puisse en mesurer les conséquences.  À lire aussiDétroit d'Ormuz: accès crucial pour les importations de pétrole de la Chine Les secteurs des engrais et du plastique aussi sous pression  Le marché pétrolier n'est pas le seul secteur à être impacté. Celui des engrais pourrait pâtir de la situation. Environ un tiers de la production mondiale, y compris le soufre et l'ammoniac, transitent par le détroit d'Ormuz. Par ailleurs, la hausse du prix du pétrole, si elle se confirme, aura aussi un impact sur le prix des engrais. Autre secteur à risque : celui du plastique. La région du Golfe produit 15 % du polyéthylène utilisé dans le monde.  Dans ce contexte très volatil, les investisseurs recherchent des placements sûrs. Ils achètent de l'or, dont le cours remonte depuis la semaine dernière. Mais aussi de la dette d'État. Au contraire, certaines valeurs jugées plus à risque pourraient en pâtir. Pour l'heure, après un léger recul samedi 28 février, le cours du bitcoin se maintient. Pour limiter les effets de contagion, les bourses de Dubaï et d'Abou Dhabi ont annoncé ce dimanche qu'elles resteraient fermées jusqu'à nouvel ordre.  À lire aussiAvec le blocage du détroit d'Ormuz, les marchés redoutent une flambée des prix du pétrole

8.30 franceinfo:
L'Iran "pousse les Européens à se joindre à l'effort des Américains, des Israéliens et des pays du Golfe", analyse le général Jean-Marc Vigilant

8.30 franceinfo:

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 23:07


durée : 00:23:07 - 8h30 franceinfo - L'ancien directeur de l'École de la Guerre était l'invité du "8h30 franceinfo", lundi 2 mars. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Pascal Praud et vous
Pays du Golfe frappés par l'Iran : le témoignage de Stéphanie de Muru bloquée à Dubaï

Pascal Praud et vous

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 7:57


Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Invités :Stéphanie de Muru, présente à Dubaï aux Emirats Arabes Unis.Mona Jafarian, co-fondatrice de l'association Femme Azadi.Régis Le Sommier, grand reporter.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

On marche sur la tête
Pays du Golfe frappés par l'Iran : le témoignage de Stéphanie de Muru bloquée à Dubaï

On marche sur la tête

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 7:57


Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Invités :Stéphanie de Muru, présente à Dubaï aux Emirats Arabes Unis.Mona Jafarian, co-fondatrice de l'association Femme Azadi.Régis Le Sommier, grand reporter.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les lectures de Mediapart

Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Les États du golfe Persique se trouvent entraînés dans la guerre israélo-états-unienne contre l'Iran. Ce scénario de l'instabilité et de l'extension régionale est celui qu'ils redoutaient le plus, même si aucun n'était allié avec Téhéran. Un article de Gwenaëlle Lenoir, publié le 1er mars 2026, lu par Jérémy Zylberberg. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les histoires de 28 Minutes
[DÉBAT] Donald Trump et Benyamin Nétanyahou peuvent-ils changer le régime en Iran ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 23:45


L'émission 28 minutes du 02/03/2026 Donald Trump et Benyamin Nétanyahou peuvent-ils changer le régime en Iran ? Les États-Unis et Israël ont lancé une série d'attaques conjointes, samedi 28 février, contre la République islamique d'Iran. Au pouvoir depuis 1989, le guide suprême Ali Khamenei a été tué avec plusieurs hauts responsables militaires. L'Iran a riposté avec des frappes sur Israël, mais en attaquant aussi les pays du Golfe, qui sont les alliés arabes des États-Unis dans la région. Ce lundi 2 mars, le Hezbollah a tiré des missiles et des drones vers Israël, entraînant une riposte de l'armée israélienne sur le territoire libanais qui a fait plus de 30 morts. Après trois jours de guerre, la situation semble explosive dans la région et l'incertitude demeure sur la durée et l'issue de cette guerre. Donald Trump et Benyamin Nétanyahou peuvent-ils changer le régime en Iran ? 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 2 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
Delphine de Vigan / Iran : le jour d'après

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 46:16


L'émission 28 minutes du 02/03/2026 Toutes nos vies dans nos smartphones Delphine de Vigan, romancière parmi les plus lues en France, a publié le 15 janvier un nouveau roman, “Je suis Romane Monnier”, aux éditions Gallimard. Elle y explore les traces numériques et émotionnelles que nous laissons dans nos vies via le smartphone. Le personnage de Thomas retrouve le téléphone d'une jeune inconnue qui a disparu volontairement. Il se plonge alors dans cet objet où se déploient des fragments de son intimité. Donald Trump et Benyamin Nétanyahou peuvent-ils changer le régime en Iran ? Les États-Unis et Israël ont lancé une série d'attaques conjointes, samedi 28 février, contre la République islamique d'Iran. Au pouvoir depuis 1989, le guide suprême Ali Khamenei a été tué avec plusieurs hauts responsables militaires. L'Iran a riposté avec des frappes sur Israël, mais en attaquant aussi les pays du Golfe, qui sont les alliés arabes des États-Unis dans la région. Ce lundi 2 mars, le Hezbollah a tiré des missiles et des drones vers Israël, entraînant une riposte de l'armée israélienne sur le territoire libanais qui a fait plus de 30 morts. Après trois jours de guerre, la situation semble explosive dans la région et l'incertitude demeure sur la durée et l'issue de cette guerre. Donald Trump et Benyamin Nétanyahou peuvent-ils changer le régime en Iran ? Emmanuel Macron doit prononcer, lundi 2 mars, un discours sur la dissuasion nucléaire française depuis l'île Longue, en Bretagne : l'occasion pour Xavier Mauduit de nous raconter l'histoire de ce site, port d'attache de nos 4 sous-marins nucléaires lanceurs d'engins. Marie Bonnisseau s'intéresse au fatbike, ce vélo électrique à pneus larges, que les Pays-Bas souhaitent bannir. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 2 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Revue de presse Afrique
À la Une: l'Afrique victime collatérale de la guerre en Iran?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 4:02


Inquiétude sur le continent après les frappes américaines et israéliennes et les répliques iraniennes. Dimanche, rapporte Afrik.com, « la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, a exprimé sa profonde préoccupation face à l'intensification des hostilités dans le Golfe. La Cédéao qui souligne que toute perturbation prolongée dans le Golfe persique menacerait les flux pétroliers et gaziers mondiaux. Une flambée des prix de l'énergie aurait un impact immédiat sur les économies ouest-africaines, déjà fragilisées par l'inflation et la dépendance aux importations de produits raffinés. Au-delà de l'énergie, l'organisation met en avant les risques pesant sur la sécurité alimentaire. De nombreux États africains dépendent des importations de céréales et d'intrants agricoles transitant par des routes commerciales sensibles. Une aggravation du conflit pourrait donc provoquer des tensions sur les prix des denrées ». Choc externe et tensions internes En effet, le continent africain pourrait être frappé de plein fouet, pointe Le Pays au Burkina : « Une hausse des prix du pétrole alourdirait les déficits budgétaires de la majorité des pays qui dépendent fortement des importations d'or noir, renchérirait le coût des transports et des denrées de base et accentuerait ipso facto la pression sociale sur les gouvernements. Dans des États déjà confrontés à l'endettement et à l'insécurité alimentaire, un tel choc externe pourrait raviver des tensions internes. » WakatSéra renchérit : « Quand le coût de l'or noir grimpe, la répercussion est systématique sur tous les autres secteurs, du transport au loyer, en passant par les condiments pour la sauce de la ménagère ! C'est une équation de plus pour le continent noir, dont nombre de pays sont encore confrontés à des besoins existentiels comme se nourrir ou se soigner (…). » Inquiétudes également sur le plan géopolitique, note pour sa part Jeune Afrique : « l'Érythrée et l'Éthiopie sont déjà au bord de la guerre. Même si l'administration Trump n'a jamais eu l'intention d'agir en tant que gendarme régional, les États-Unis, distraits par d'autres préoccupations, ne seraient pas prompts à séparer les belligérants… au risque d'entraîner le Soudan, l'Égypte et la Somalie dans le conflit. (…) De même, poursuit le site panafricain, au Sahel, le soutien de l'Iran au Niger, au Mali et au Burkina Faso se tarirait. Téhéran soutient l'Alliance des États du Sahel (AES), avec la fourniture de drones et une aide en matière de sécurité. Avec la Russie sous pression sur le front ukrainien, les jihadistes du Sahel pourraient profiter de leur avantage contre les juntes ». Frustrations et colère Et puis, il y a aussi un impact psychologique certain auprès des populations du continent. C'est ce que souligne Ledjely : « Intérieurement, nombre d'Africains éprouvent un sentiment mêlé de frustration et de colère contenue face aux bombardements de l'Iran par la coalition américano-israélienne, pointe le site guinéen. Car le pays des mollahs, malgré tous les reproches que l'on peut lui adresser, demeure une forme de géant de substitution que certains en Afrique se plaisent à voir contester l'hégémonie occidentale. Seulement, cette solidarité pro-iranienne ne peut guère s'exprimer publiquement. Petit Poucet ne disposant d'aucun moyen de peser sur le conflit, le continent ne souhaite pas non plus prendre le risque de courroucer le camp occidental. Il semble ainsi condamné à garder en lui un ressentiment pourtant profond ». Agression, violation, dérive Reste que certains médias du continent n'hésitent pas à donner de la voix. C'est le cas du site TSA en Algérie : « Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran ne sont ni des opérations défensives, ni des missions humanitaires. Ce sont des actes d'agression, s'exclame TSA, des violations claires du droit international et des démonstrations de force destinées à rappeler au monde qu'au Moyen-Orient, la loi du plus fort prime sur la loi tout court ! Fermer les yeux et se taire devant ces attaques, c'est accepter que le droit international soit optionnel. C'est accepter que certaines puissances puissent frapper quand elles le veulent, où elles le veulent, au nom de leur propre définition de la sécurité ». Enfin, Seneplus à Dakar est sur la même ligne : « Pour l'Afrique, attachée au multilatéralisme et à la primauté des normes internationales, cette dérive constitue une inquiétude profonde. La logique de puissance pourrait primer sur la justice, et les plus vulnérables risqueraient d'en être les premières victimes ».

Le journal de 8h00
Donald Trump prévoit une opération en Iran de 4 semaines, explosion entendue cette nuit à Tel-Aviv et duel entre Estrosi et Ciotti pour les municipales à Nice

Le journal de 8h00

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 8:06


Au sommaire : Israël a mené des frappes massives sur Téhéran, ciblant commissariats, bâtiments civils et hôpitaux, en réponse aux attaques iraniennes.Donald Trump prévoit une opération militaire de 4 semaines en Iran avec des pertes humaines attendues, malgré les réticences d'une partie de l'opinion publique américaine.Les monarchies du Golfe, alliées des États-Unis, ont également été la cible d'explosions, tandis que des échanges de frappes ont eu lieu entre Israël et le Hezbollah au Liban.À Nice, la campagne pour les élections municipales prend des allures de duel entre le maire sortant Christian Estrosi et le député Éric Ciotti, soutenu par le RN.La cour d'assises spéciale de Paris rend son verdict dans le procès en appel de l'assassinat de Samuel Paty.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité de la mi-journée
Frappes contre l'Iran: le dilemme des alliés américains du Golfe entraînés dans le conflit

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 7:31


Alors que les frappes américano-israéliennes en Iran se poursuivent, le conflit se régionalise clairement. Après la mort de l'ayatollah Ali Khamenei, la République islamique a choisi de régionaliser le conflit, afin que les pays du Golfe fassent pression sur le président américain pour mettre fin à la guerre. Le scénario tant redouté par les monarchies du Golfe d'être entraînées dans le conflit s'est matérialisé. Alors que l'Iran continue de cibler les alliés arabes de l'Amérique, Israël a ciblé le Liban, après une attaque du Hezbollah contre l'État hébreu. L'analyse de Jean-Loup Samaan, expert associé à l'Institut Montaigne, chercheur senior à l'Institut Moyen-Orient de l'université nationale de Singapour. RFI : Pourquoi est-ce que l'Iran, attaque les pays du Golfe plutôt que de se concentrer uniquement sur l'ennemi numéro un, à savoir Israël ? Jean-Loup Samaan : Alors il y a plusieurs raisons. La première, c'est que les pays du Golfe abritent des bases militaires américaines. Il y a donc la volonté de l'Iran de viser toute la logistique de l'armée américaine dans la région. Après, il y a la volonté de régionaliser le conflit, de créer ce chaos, comme on l'a vu, qui touche à la fois les marchés pétroliers, les compagnies aériennes et enfin, d'un point de vue diplomatique, c'est aussi une façon de mettre la pression sur les pays du Golfe qui jusqu'ici avaient essayé, de façon un peu ambivalente, de rester à l'extérieur, à distance de ce conflit. D'une certaine façon, ils sont obligés maintenant de prendre position. Les monarchies du Golfe ont essayé d'adoucir le ton avec l'Iran ces derniers temps. Est-ce que ça veut aussi dire que finalement, elles n'ont pas vraiment envisagé une attaque iranienne directement sur leur sol. Elles ne sont pas préparées à ce scénario ? Sur un plan militaire, elles sont relativement bien préparées parce qu'on a vu que, malgré l'ampleur des attaques – pour les Émirats arabes unis – on parle de près de 200 missiles, la défense aérienne a plutôt bien fonctionné. Donc, d'un point de vue militaire, ils sont préparés. En revanche, du point de vue politique et sociétal, les populations sur place ont été un peu prises de stupeur. Et là, effectivement, ça crée des tensions parce que ça montre que ces pays, notamment les Émirats qui se sont conçus comme une bulle déconnectée des conflits du Moyen-Orient, se retrouvent en plein milieu de ces derniers. Donc là, ça pose effectivement un problème. Quand le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman ne semble pas complètement opposé à ce que les États-Unis entrent en guerre contre l'Iran, ça peut être pour tenter d'éliminer définitivement toute menace iranienne ? C'est effectivement une hypothèse qui a circulé depuis ce 1ᵉʳ mars, en particulier dans un article du Washington Post. J'avoue quand même être du côté des sceptiques sur cette information qui reste encore assez peu fiable et sur des rumeurs anonymes. Tout ce que l'on voit, d'un point de vue public, c'est que ces derniers temps, l'Arabie saoudite a souhaité la désescalade avec l'Iran. La désescalade, ça veut dire l'idée d'une non-agression entre les deux pays. Ça ne veut pas dire qu'ils deviennent des amis. Donc à minima, c'est vraiment, encore une fois, juste la non-agression. Et ça n'empêche pas l'Arabie saoudite, par ailleurs, d'avoir cherché et réussi à renforcer sa coopération de défense avec les Américains. Ça, c'est évident. De là à ce que Mohammed ben Salman, comme ça a été suggéré, aurait cherché à provoquer cette attaque, j'avoue être très sceptique sur cette rumeur à l'instant. Selon une source proche du gouvernement, l'Arabie saoudite estime qu'une attaque iranienne concertée sur des infrastructures pétrolières pourrait entraîner une réponse militaire. Si les frappes iraniennes se poursuivent, peut-on imaginer une réplique de la part des pays du Golfe et de quelle nature ? Plusieurs déclarations en provenance d'Arabie saoudite et des Émirats soulignent qu'ils envisagent toutes les possibilités. Il y a quelques heures, ils ont émis une déclaration conjointe, tous les pays du Golfe avec les Américains. Disons qu'il y a plusieurs aspects qui entrent en ligne de compte. Je pense qu'à ce stade, les pays du Golfe espèrent encore que leur menace de riposte suffise à forcer l'Iran à cesser ses attaques qui sont d'une ampleur sans précédent. Si cela ne marche pas, il y a plusieurs scénarios. Le plus probable, ce serait une coopération avec les États-Unis, parce que les Américains restent l'allié incontournable pour de telles opérations. Et les seuls pays qui soient capables, sur un plan opérationnel, de mener de telles opérations, ce seraient les Émirats, voire l'Arabie saoudite. La France aussi a réagi. Elle s'est dite prête à participer à la défense de ses alliés du Golfe. Est-ce que ça pourrait obliger les Européens à intégrer davantage ce conflit ? C'est effectivement une autre dimension qu'on n'a pas encore vue mais qui potentiellement peut se déclencher. Les pays européens et, en particulier, la France et le Royaume-Uni, qui disposent tous deux de bases militaires dans la région. Concernant la France, elle dispose d'une base navale et d'une base aérienne aux Émirats. Ses accords de défense avec ces pays l'amènent à exprimer sa solidarité. Mais, si on voyait des frappes iraniennes viser délibérément les installations françaises ou britanniques, ça, ça pourrait encore élargir le conflit. Est-ce que cet épisode risque de ternir à plus long terme l'image des monarchies du Golfe ? Ça reste à voir. Ce qui est certain, c'est que pour les populations d'expatriés qui, en particulier aux Émirats, partaient avec cette image de Dubaï ou d'Abu Dhabi comme d'un New York dans le désert, ça écorne l'image et ça peut effectivement avoir une incidence, en particulier pour Dubaï en termes d'attractivité des investissements. Je reste toutefois mesuré parce que cette opération a démarré il y a seulement quelques jours. Pour l'instant, d'un point de vue de la défense aérienne, ça a plutôt bien fonctionné. Reste à voir ce qui va se passer dans les jours qui viennent.

Info éco
Guerre Iran-États-Unis/Israël : pétrole, gaz, fret maritime… l'économie mondiale sous tension

Info éco

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 2:53


Les marchés scrutent la moindre information en provenance du Golfe : le Brent a bondi puis s'est replié dans une séance très volatile, alors que le détroit d'Ormuz – passage stratégique pour le pétrole, le GNL et une partie des engrais – est de plus en plus évité par les armateurs et les assureurs.

L'Echo du monde
Opération Fureur Épique : comment en est-on arrivé là ?

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 4:12


L'opération militaire américaine "Fureur Épique" a été déclenchée contre le régime iranien, suite à l'interception par la CIA d'informations sur une réunion secrète à Téhéran. Les frappes ont visé plusieurs sites stratégiques à Téhéran, tuant 40 hauts responsables du régime, dont le guide suprême Ali Khamenei. La crise s'organise à trois niveaux : local (affrontement direct entre États-Unis, Israël et Iran), régional (l'Iran a attaqué plusieurs pays du Golfe) et mondial (division de la communauté internationale). La société iranienne est épuisée par les récentes manifestations violemment réprimées, et la mort de Khamenei pourrait ouvrir une fenêtre de contestation, mais aussi un durcissement sécuritaire du régime. L'avenir du pays et du régime iranien reste incertain, tout comme les perspectives de cette guerre régionale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un jour dans le monde
Le 18/20 en édition spéciale, au lendemain de la mort du guide suprême iranien

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 83:40


durée : 01:23:40 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - L'Iran a mené des frappes meurtrières sur les pays du Golfe alliés des Etats-Unis et sur Israël après avoir appelé dimanche à venger la mort du guide suprême, Ali Khamenei, tué dans l'attaque israélo-américaine sans précédent lancée la veille et qui se poursuit dimanche. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Le 18/20 en édition spéciale, au lendemain de la mort du guide suprême iranien

InterNational

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 83:40


durée : 01:23:40 - Le 18/20 · Un jour dans le monde - L'Iran a mené des frappes meurtrières sur les pays du Golfe alliés des Etats-Unis et sur Israël après avoir appelé dimanche à venger la mort du guide suprême, Ali Khamenei, tué dans l'attaque israélo-américaine sans précédent lancée la veille et qui se poursuit dimanche. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

L’Heure du Monde
Iran : tout comprendre à l'attaque historique des Etats-Unis et d'Israël

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Mar 1, 2026 26:03


Depuis samedi 28 février, les Etats-Unis et Israël mènent une opération militaire sans précédent contre la République islamique d'Iran. Leurs cibles : les installations nucléaires et militaires du pays, mais aussi ses dirigeants, dont le plus puissant d'entre eux, le Guide suprême Ali Khamenei. Sa mort a été annoncée par le président américain, Donald Trump, moins de 24 heures après le début de l'attaque, avant d'être confirmée, à 5 heures locales (2 h 30, heure de Paris), par les médias d'Etat iraniens. L'armée israélienne affirme dimanche avoir tué au total 40 hauts gradés et dignitaires iraniens.Cette attaque marque une rupture stratégique majeure. Elle survient après plusieurs semaines de négociations entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien, alors même que des avancées diplomatiques avaient été évoquées dans les jours précédents.L'Iran n'a pas tardé à riposter, en frappant Israël mais aussi de nombreux pays du Golfe. Des missiles ​et des drones iraniens ont notamment visé les Etats qui hébergent des bases américaines, comme le Qatar, le ‌Koweït, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Ces bombardements ont fait plusieurs morts dans la région et des dizaines de blessés.Alors, cette opération militaire était-elle prévisible, comment a-t-elle été préparée ? La guerre pourrait-elle durer, voire se régionaliser ? Et quels sont les objectifs du camp israélo-américain ? Eléments de réponse dans cet épisode de « L'Heure du Monde » avec Luc Bronner et Piotr Smolar, correspondants du Monde en Israël et aux Etats-Unis.Un épisode d'Adélaïde Tenaglia. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et suivi éditorial : Claire Leys. Musique : Amandine Robillard et Epidemic sound. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli. Dans cet épisode : extraits du discours de Donald Trump du 28 février 2026 ; d'une émission de la télévision d'Etat iranienne, le 1er mars 2026.Cet épisode a été diffusé le 1er mars 2026. Abonnez-vous au Monde : https://abo.lemonde.fr/podcastEt réservez vos places pour la soirée des 5 ans de "L'Heure du Monde" : https://ateliers.lemonde.fr/lheure-du-monde/174 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
L'Amérique et Israël frappent l'Iran - Édition spéciale 1ère partie -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 0:02


C dans l'air du 28 février 2026 - L'Amérique et Israël frappent l'IranÉdition spéciale suite à l'attaque des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran. l'émission est plus longue et elle est suivie d'un 2nd épisode intitulé: "Édition spéciale: Frappes en Iran, où est Khamenei?".L'Iran ciblé par Israël et les États-Unis. Alors que l'État hébreu a annoncé lancer une « frappe préventive », Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient mené des « opérations de combat majeures » contre l'Iran dans une vidéo postée sur son réseau Truth Social, ce samedi 28 février. Washington a baptisé l'offensive « Operation Epic Fury » (Fureur épique), tandis qu'Israël parle du « Rugissement du Lion ». Ce samedi matin, des explosions ont été entendues dans la capitale Téhéran, ainsi que dans plusieurs villes iraniennes, notamment dans la grande ville d'Ispahan et la ville sainte de Qom, au centre du pays, à Karaj, ville se trouvant à l'ouest de Téhéran, ainsi qu'à Kermanshah, à l'ouest de l'Iran. Cette offensive a déjà fait des victimes. Au moins 51 personnes ont été tuées lors d'une frappe contre une école de filles dans le sud de l'Iran, rapporte Ali Farhadi, un porte-parole du ministère de l'Éducation iranien, cité par l'agence de presse d'État IRNA. L'objectif affiché par Donald Trump est de « défendre le peuple américain » en « éliminant les menaces imminentes posées par le régime iranien », citant le fait que l'Iran a « rejeté toutes les occasions de renoncer à ses ambitions nucléaires ». Le président des États-Unis s'est également adressé au « peuple iranien, grand et fier ». « Je dis ce soir que l'heure de votre liberté est venue », a-t-il affirmé. Donald Trump a aussi appelé les membres des Gardiens de la révolution, des forces armées et de la police à « déposer les armes ». De son côté, l'Iran a riposté en lançant des missiles et des drones non seulement vers Israël, mais aussi contre des pays du Golfe abritant des forces américaines. Les Gardiens de la révolution auraient frappé le quartier général de la 5e flotte américaine à Bahreïn, ainsi que d'autres bases américaines au Qatar et aux Émirats arabes unis. Bahreïn a confirmé qu'un site de la marine américaine avait été touché. Pour quelles raisons Donald Trump a-t-il attaqué l'Iran ? Quel est le risque d'escalade après les frappes américano-israéliennes ciblant le pays ? Peut-on craindre une régionalisation du conflit ?Experts :- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales - Frédéric ENCEL - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB - Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, auteure de "Au coeur du chaos", publié aux éditions Arthaud - Général François CHAUVANCY - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale - Eleonore WEIL (en direct depuis Tel Aviv) - Journaliste indépendante - Romuald SCIORA (en direct depuis New York) - Chercheur associé et directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des Etats-Unis de l'IRIS

Le journal de 18h00
Le gouvernement iranien appelle les habitants de Téhéran à quitter la ville

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 10:24


durée : 00:10:24 - Journal de 18h - La république islamique riposte sur plusieurs bases militaires américaines dans les pays du Golfe, après les attaques menées ce matin par Israël et les Etats-Unis. Ce sont des cibles du régime et des sites militaires qui sont visées précise la télévision israélienne.

Géopolitique, le débat
L'attaque américano-israélienne sur l'Iran: la promesse d'un chaos?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 48:31


Les frappes menées par les USA et Israël contre des cibles iraniennes marquent un tournant majeur dans la confrontation avec l'Iran. Téhéran a riposté dans les heures qui ont suivi, visant non seulement Israël mais également des installations américaines dans plusieurs pays du Golfe. La décision de recourir à la force pose une série de questions stratégiques. Les USA ont-ils estimé que la diplomatie était arrivée à son terme ? Ont-ils sous-évalué la probabilité d'une riposte régionale ? Au-delà des frappes et des représailles, c'est l'équilibre stratégique du Moyen-Orient qui est en jeu, avec des risques élevés d'escalade militaire. Invités : Azadeh Kian, professeur de Sociologie à l'Université Paris Cité. « Rethinking gender, ethnicity and religion in Iran » réédition 2025 chez Bloomsbury. Bertrand Badie, professeur émérite des Universités à Sciences Po. « Pour une approche subjective des relations internationales » Odile Jacob Thierry Coville, chercheur à l'IRIS, spécialiste de l'Iran. « L'Iran une puissance en mouvement » éditions Eyrolles.

Les journaux de France Culture
Le gouvernement iranien appelle les habitants de Téhéran à quitter la ville

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 10:24


durée : 00:10:24 - Journal de 18h - La république islamique riposte sur plusieurs bases militaires américaines dans les pays du Golfe, après les attaques menées ce matin par Israël et les Etats-Unis. Ce sont des cibles du régime et des sites militaires qui sont visées précise la télévision israélienne.

C dans l'air
Trump fait le show, l'Amérique doute - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 62:40


C dans l'air du 25 février 2026 - Trump fait le show, l'Amérique douteUn exercice d'autosatisfaction historiquement long : 1h47. Pour son traditionnel discours sur l'état de l'Union, Donald Trump y est allé avec la vision caricaturale qu'on lui connaît, se targuant d'avoir accompli en un an « une transformation sans précédent » de son pays, essaimant au passages de féroces critiques envers le camp démocrate. « Notre pays est de retour (…) L'inflation chute, les revenus augmentent vite, l'économie est florissante comme elle ne l'a jamais été », s'est-il vanté. Et peu importe si la Cour suprême a censuré quelques jours plus tôt une grande partie de ses droits de douane, faisant planer le risque d'un remboursement d'environ 133 milliards de dollars aux importateurs surtaxés. Ses juges seraient des « idiots », des « caniches » au service de la gauche « radicale ». Mais une majorité des Américains en croient plus en ces fanfaronnades : près de 60 % d'entre eux désapprouvent la façon dont le locataire de la Maison Blanche mène la politique économique du pays. La croissance de 2,2 % en 2025 est jugée satisfaisante, mais elle reste en deçà des 2,8 % en 2024, et bien loin des promesses de Donald Trump. Quant à l'inflation, qui pèse sur les ménages, elle reste élevée, à 2,4 %. Donald Trump s'est longuement félicité de sa politique anti-migratoire assurant que la frontière n'avait « jamais été aussi sûre », malgré la mort de deux Américains lors d'opérations de l'ICE en début d'année. Lorsqu'il a fait applaudir sa politique de lutte contre l'immigration illégale, accusant les élus démocrates comme pour le reste d'un bilan désastreux, ceux qui étaient assis face à lui ne se sont pas levés. Signe de la tension politique qui parcouraient la salle, l'élu afro américain Al Green, a même brandi une pancarte indiquant « Les Noirs ne sont pas des singes », en référence à une vidéo postée par le président américain sur Truth Social montrant les visages de Barack et Michelle Obama sur des corps de primates, avant de se faire expulser de l'assemblée. L'autre dossier sur lequel Donald Tump était attendu n'était autre que la menace iranienne, huit mois après les bombardements américains sur les centrales nucléaires du régime islamique. Le locataire de la Maison Blanche a accusé Téhéran d'avoir « développé des missiles qui peuvent menacer l'Europe et [les] bases [militaires américaines] » et de chercher « à construire des missiles qui pourront atteindre bientôt les Etats-Unis ». Ces dernières semaines, le président américain a d'ailleurs massé ses troupes dans le Golfe persique, laissant craindre une nouvelle attaque. « Nous sommes en négociations avec eux. Ils veulent conclure un accord, mais nous n'avons pas encore entendu ces mots-clés : “Nous n'aurons jamais l'arme nucléaire” », a conclu le président américain. La situation économique des Etats-Unis s'est-elle vraiment améliorée sous Donald Trump, comme il le prétend ? Jusqu'où ira le président américain dans sa politique migratoire ? Et quelles sont les intentions de Donald Trump avec l'Iran ?Experts :- Corentin SELLIN - Professeur d'Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis, chroniqueur - Les Jours - Amy GREENE - Enseignante-chercheur à Sciences Po Paris, spécialiste de la vie politique américaine et de la politique étrangère - Muriel DOMENACH - Ancienne ambassadrice de France à l'OTAN - Bruno TERTRAIS - Directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, auteur de « La guerre des mondes »