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Prefecture in Maritime, Togo

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Invité de la mi-journée
«Les Gazaouis ont aussi souffert de la manière de gouverner du Hamas», explique la chercheuse Laetitia Bucaille

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 7:22


Les États-Unis ont bombardé l'Iran dans la nuit du 10 au 11 juin. Et l'Iran a, de son côté, visé des bases militaires américaines dans des pays du Golfe et fermé complètement le détroit d'Ormuz. La Turquie et la Russie leur demandent d'arrêter ces attaques et de reprendre des négociations. Des discussions sont prévues pour parler de l'avenir de Gaza, avec le Hamas comme interlocuteur principal. Le mouvement multiplie les exécutions, les violences, les humiliations pour éliminer ses opposants et contrôler Gaza, selon une commission d'enquête des Nations unies. Entretien avec Laetitia Bucaille, professeure de sociologie politique à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), auteure de Gaza, quel avenir ? (éditions Stock).   À lire aussiLa branche armée du Hamas confirme la mort de son tout nouveau chef dans une frappe israélienne à Gaza

Les matins
Les États-Unis frappent l'Iran, Téhéran vise des bases américaines du Golfe

Les matins

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 15:31


durée : 00:15:31 - Les Matins de France Culture - Mardi, Donald Trump répétait être proche d'un accord avec l'Iran, sans jamais le concrétiser. Peu après, l'armée américaine a bombardé l'Iran, reprochant à la république islamique d'avoir abattu un hélicoptère Apache. En représailles, Téhéran a visé des bases américaines du Golfe. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 8H00
Les États-Unis frappent l'Iran, Téhéran vise des bases américaines du Golfe

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 15:31


durée : 00:15:31 - Journal de 8 h - Mardi, Donald Trump répétait être proche d'un accord avec l'Iran, sans jamais le concrétiser. Peu après, l'armée américaine a bombardé l'Iran, reprochant à la république islamique d'avoir abattu un hélicoptère Apache. En représailles, Téhéran a visé des bases américaines du Golfe. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
Les États-Unis frappent l'Iran, Téhéran vise des bases américaines du Golfe

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 15:31


durée : 00:15:31 - Les journaux de France Culture - Mardi, Donald Trump répétait être proche d'un accord avec l'Iran, sans jamais le concrétiser. Peu après, l'armée américaine a bombardé l'Iran, reprochant à la république islamique d'avoir abattu un hélicoptère Apache. En représailles, Téhéran a visé des bases américaines du Golfe. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Affaires étrangères
Pétrole : les leçons d'Ormuz

Affaires étrangères

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 58:49


durée : 00:58:49 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Depuis près de trois mois, le blocage du détroit d'Ormuz et le conflit États-Unis–Iran paralysent le marché mondial d'hydrocarbures. Quels nouveaux rapports de force émergent dans le Golfe, et quelles leçons l'Europe peut-elle tirer de sa dépendance au pétrole et au gaz ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud, Théa Corler - invités : Marc-Antoine Eyl-Mazzega Directeur du Centre énergie et climat de l'Ifri, Camille Lons Directrice adjointe du bureau de Paris de l'ECFR (Conseil européen pour les relations extérieures) , Anna Creti Professeur d'économie à l'Université de Paris Dauphine-PSL, Directrice scientifique de la Chaire Économie du Gaz et de la Chaire Économie du Climat, Matthieu Auzanneau Directeur du think tank The Shift Project Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Reportage International
Syrie: à Alep, la lente reconstruction de la vieille ville pour faire revivre ses souks

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 2:39


La capitale économique de la Syrie a été durement frappée par la guerre qui a vu s'opposer les forces rebelles au régime de Bachar el-Assad et son allié russe entre 2012 et 2016. Les intenses bombardements des forces loyalistes et le séisme de 2023 ont lourdement endommagé la vieille ville. Classés au patrimoine mondial de l'Unesco, 60 % des souks sont aujourd'hui très endommagés ou détruits. Aujourd'hui, les habitants tentent de reconstruire leur ville meurtrie et les commerçants reviennent progressivement.  De notre envoyée spéciale avec Dana Alboz, de retour d'Alep, Les souks pluricentenaires d'Alep, carrefour des « routes de la soie », reprennent vie timidement. « Historiquement, chaque souk était dédié à un métier spécifique : le souk du cuivre, celui des parfumeurs, etc. », explique Nour Habak, le directeur de la citadelle, qui nous fait visiter ces 14 km de ruelles labyrinthiques. Les souks recèlent de nombreux trésors cachés. Dans la cour de la mosquée Halawiye, qui attend d'être restaurée, se cache derrière un mur de béton un joyau du XIIᵉ siècle. Nour Habak nous le montre sur son téléphone : c'est l'un des plus beaux mihrabs du monde arabo-islamique. « Ce mihrab a été protégé au début de la révolution grâce à un double mur de blocs de béton, au cas où le bâtiment serait touché par des obus. Comme on peut le voir, on distingue les traces des éclats. J'ai des sentiments partagés, confie-t-il, je suis soulagé que ce mihrab soit en sécurité même si je suis triste de ne pas le voir. » À lire aussiSyrie: les intentions décalées des investisseurs du Golfe pour la reconstruction de Damas Reconstruire selon la tradition alépine Mais ce mihrab est une exception. 60 % des souks ont été endommagés ou détruits d'après l'ONU. Les destructions subies sont vertigineuses, nul ne sait combien de temps prendra la reconstruction. « Toute cette partie était à terre, le toit et les boutiques, montre Ghaith Makansi, l'architecte qui dirige la restauration du souk depuis 2018. C'est un musée à ciel ouvert. Nous n'avons pas le droit à l'erreur. À la fin, les propriétaires du marché pourront retourner dans leurs boutiques. » Un chantier qui doit être mené dans le respect de la tradition alépine. « Mon père m'a appris mon métier, on transmet ce savoir-faire d'une génération à l'autre », indique Sameer Saeed, tailleur de pierre.  Quelques ruelles ont déjà été rénovées, mais les propriétaires de commerces comme Mahmoud Soubhi, vendeur de keffieh, attendent leur tour avec impatience. « Si cette artère rouvre, c'est comme si le sang recommençait à circuler dans le marché et les gens reviendront. Car beaucoup de clients viennent, voient les destructions, puis ne continuent plus leur chemin vers le bas, souligne le vendeur. Toute ma vie, je suis resté dans cette boutique, je ne l'ai jamais quittée. Tout meurt, mais le souk revivra grâce à la population. Grâce aux gens qui y vivent. »  Reconstruire Alep et plus largement la Syrie est un chantier immense qui, d'après la Banque mondiale, coûtera plus de 200 milliards d'euros.  À lire aussiSyrie: le gouvernement reprend le contrôle d'Alep, les premiers déplacés font leur retour

Reportage international
Syrie: à Alep, la lente reconstruction de la vieille ville pour faire revivre ses souks

Reportage international

Play Episode Listen Later Jun 6, 2026 2:39


La capitale économique de la Syrie a été durement frappée par la guerre qui a vu s'opposer les forces rebelles au régime de Bachar el-Assad et son allié russe entre 2012 et 2016. Les intenses bombardements des forces loyalistes et le séisme de 2023 ont lourdement endommagé la vieille ville. Classés au patrimoine mondial de l'Unesco, 60 % des souks sont aujourd'hui très endommagés ou détruits. Aujourd'hui, les habitants tentent de reconstruire leur ville meurtrie et les commerçants reviennent progressivement.  De notre envoyée spéciale avec Dana Alboz, de retour d'Alep, Les souks pluricentenaires d'Alep, carrefour des « routes de la soie », reprennent vie timidement. « Historiquement, chaque souk était dédié à un métier spécifique : le souk du cuivre, celui des parfumeurs, etc. », explique Nour Habak, le directeur de la citadelle, qui nous fait visiter ces 14 km de ruelles labyrinthiques. Les souks recèlent de nombreux trésors cachés. Dans la cour de la mosquée Halawiye, qui attend d'être restaurée, se cache derrière un mur de béton un joyau du XIIᵉ siècle. Nour Habak nous le montre sur son téléphone : c'est l'un des plus beaux mihrabs du monde arabo-islamique. « Ce mihrab a été protégé au début de la révolution grâce à un double mur de blocs de béton, au cas où le bâtiment serait touché par des obus. Comme on peut le voir, on distingue les traces des éclats. J'ai des sentiments partagés, confie-t-il, je suis soulagé que ce mihrab soit en sécurité même si je suis triste de ne pas le voir. » À lire aussiSyrie: les intentions décalées des investisseurs du Golfe pour la reconstruction de Damas Reconstruire selon la tradition alépine Mais ce mihrab est une exception. 60 % des souks ont été endommagés ou détruits d'après l'ONU. Les destructions subies sont vertigineuses, nul ne sait combien de temps prendra la reconstruction. « Toute cette partie était à terre, le toit et les boutiques, montre Ghaith Makansi, l'architecte qui dirige la restauration du souk depuis 2018. C'est un musée à ciel ouvert. Nous n'avons pas le droit à l'erreur. À la fin, les propriétaires du marché pourront retourner dans leurs boutiques. » Un chantier qui doit être mené dans le respect de la tradition alépine. « Mon père m'a appris mon métier, on transmet ce savoir-faire d'une génération à l'autre », indique Sameer Saeed, tailleur de pierre.  Quelques ruelles ont déjà été rénovées, mais les propriétaires de commerces comme Mahmoud Soubhi, vendeur de keffieh, attendent leur tour avec impatience. « Si cette artère rouvre, c'est comme si le sang recommençait à circuler dans le marché et les gens reviendront. Car beaucoup de clients viennent, voient les destructions, puis ne continuent plus leur chemin vers le bas, souligne le vendeur. Toute ma vie, je suis resté dans cette boutique, je ne l'ai jamais quittée. Tout meurt, mais le souk revivra grâce à la population. Grâce aux gens qui y vivent. »  Reconstruire Alep et plus largement la Syrie est un chantier immense qui, d'après la Banque mondiale, coûtera plus de 200 milliards d'euros.  À lire aussiSyrie: le gouvernement reprend le contrôle d'Alep, les premiers déplacés font leur retour

Chronique des Matières Premières
Pourquoi la surcapacité de l'acier continue de peser sur les marchés mondiaux

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 2:01


Le monde croule sous les excédents d'acier. Cette surproduction contribue à la volatilité des prix et menace l'industrie sidérurgique dans son ensemble. Voilà pourquoi l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) tire la sonnette d'alarme dans son dernier rapport publié le 4 juin 2026. Le secteur de l'acier se rapproche de ses niveaux historiques de production atteints lors de la dernière crise de l'acier, il y a dix ans. Les excédents devraient ainsi atteindre près de 750 millions de tonnes en 2028, selon le rapport de l'OCDE, alors que la demande reste atone. Et ce sur fond de restrictions croissantes sur les exportations de minerais stratégiques et des coûts de l'énergie qui, eux, ne cessent de grimper. La plupart de ces excédents d'acier se concentrent en dehors de la zone OCDE, notamment en Chine où les industriels bénéficient de larges subventions publiques. Des pratiques qui faussent le marché mondial Les sidérurgistes chinois reçoivent quinze fois plus de subventions que ceux des autres pays. Ailleurs dans le monde, des subventions énergétiques sont essentiellement octroyées en Algérie, en Égypte, en Libye et dans certains pays du Golfe. Lorsque la production ne peut plus être absorbée localement, l'acier est exporté à bas prix. Ainsi, les exportations de certains produits tels que les tôles et les larges bandes laminées à chaud en provenance de la Chine vers les pays d'Asie du Sud-Est ont fortement augmenté. Ces mêmes produits sont souvent réexpédiés vers les pays occidentaux. Des pratiques qui « faussent » le marché, selon l'OCDE. Alors les États haussent le ton. Le Brésil, le Canada, l'Inde, le Mexique et les États-Unis ont relevé leurs droits de douane sur de nombreux produits sidérurgiques de base. De leur côté, l'Union européenne et le Royaume-Uni ont annoncé des dispositifs d'ampleur pour soutenir leurs filières. C'est un cercle vicieux qui s'est créé avec des conséquences économiques et environnementales potentiellement graves. À lire aussi2025, une année record pour les exportations chinoises d'acier Une coopération internationale est essentielle Pour endiguer cette crise qui se profile, l'OCDE travaille activement sur des outils destinés à améliorer la surveillance des importations et la détection des pratiques de contournement. Une coopération internationale sera essentielle pour parvenir à un redressement durable de l'industrie sidérurgique. À écouter dans C'est pas du ventLa Suède mise sur l'acier vert

Chronique des Matières Premières
Le marché du riz secoué par la tourmente mondiale causée par la guerre au Moyen-Orient

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 1:46


C'est l'une des céréales stars de la planète, avec 14 000 kilos consommés chaque seconde : le riz. Or, les cours flambent depuis quelques semaines : plus de 20% d'augmentation après avoir fortement baissé en début d'année. En cause, le contexte international avec la crise au Moyen-Orient, qui a eu des effets multiples sur la production et la stratégie des pays exportateurs. Le blocage du détroit d'Ormuz a, dans un premier temps, laissé les grands pays exportateurs avec des stocks importants sur les bras, faisant baisser les prix : la Thaïlande a par exemple perdu l'accès à l'un de ses gros marchés, l'Irak. Même chose pour le premier exportateur mondial, l'Inde, qui a vu ses ventes de riz basmati dans le Golfe diminuer de 34% en mars, rapporte Patricio Mendez del Villar, économiste au Cirad et auteur de la lettre d'information Osiriz. Mais le cours du riz est fortement reparti à la hausse depuis fin avril, porté par le renchérissement des coûts de production provoqué par la flambée des prix des carburants ainsi que par la difficulté d'accès aux matières premières qui servent à fabriquer les engrais. Il y a également eu a des effets rebonds : la Thaïlande a, par exemple, eu du mal ces derniers mois à s'approvisionner en maïs pour nourrir les bêtes utilisées dans les rizières. Résultat : les agriculteurs se sont rabattus sur les brisures de riz pour les alimenter, maintenant la pression sur les stocks. Le prix des sacs, en plastique, a lui aussi augmenté, porté par le coût des hydrocarbures. À lire aussiLe riz, 8 milliards de façons de le cuisiner Attention à El Niño Autre facteur de hausse de prix : les gros exportateurs ont choisi de privilégier leur marché intérieur en constituant des stocks, car la prochaine récolte risque de ne pas être aussi bonne que les précédentes avec la confirmation du phénomène climatique El Niño. Celui-ci va provoquer cette année des températures plus élevées, peu favorables à la production rizicole. Les rendements devraient donc être plus faibles qu'habituellement, sans compter le fait que les paysans pourraient privilégier d'autres cultures, plus adaptées à de fortes températures. Des prix hauts jusqu'en 2027 ? Quel impact final sur les prix qui sont en train de rattraper doucement les niveaux connus en milieu d'année dernière ? Un négociant du secteur contacté par RFI reste prudent : l'instabilité des cours durera au moins jusqu'à l'automne, période de récolte dans les grands pays exportateurs asiatiques. Le niveau de l'offre mondiale sera alors plus claire à ce moment-là, même si selon lui, la conjonction de tous les éléments précédemment cités feront que les prix ne repartiront pas à la baisse et que la tendance haussière devrait durer pendant au moins une année. À lire aussiL'abondance de riz fait chuter les prix mondiaux toujours plus bas

Un air d'amérique
"On a perdu 60% de notre chiffre d'affaires" : depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le tourisme s'effondre dans les pays du Golfe

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later May 27, 2026 1:21


Depuis fin février 2026, les pays du Golfe subissent de plein fouet les effets de la crise. Le tourisme s'effondre, et les Français désertent la région. Les professionnels, hôtels, ou encore restaurants, tentent de combler avec les touristes locaux.Écoutez RTL autour du monde du 27 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Cultures monde
La toute-puissance du football : Les pays du Golfe souverains du foot européen

Cultures monde

Play Episode Listen Later May 27, 2026 58:25


durée : 00:58:25 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Depuis la fin des années 2000, les pays du Golfe multiplient les investissements dans le foot, notamment via le rachat de clubs européens. Pourtant, avec la chute des droits audiovisuels, l'économie du football français n'a jamais été aussi fragile. - réalisation : Margot Page, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Louise Cognard, Pénélope Le Mauguen - invités : Clément Fayol Chef des enquêtes de la Revue21 et journaliste d'investigation spécialisé dans les réseaux d'influences et la criminalité à col blanc, Pierre Rondeau Economiste du sport, co-directeur de l'Observatoire du sport à la Fondation Jean Jaurès, Raphaël Le Magoariec Docteur en géographie diplômé de l'université de Tours et consultant Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Aujourd'hui l'économie
Pétrole: l'Inde se tourne vers le Venezuela pour sécuriser ses approvisionnements

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later May 27, 2026 3:13


La venue imminente de Delcy Rodriguez en Inde illustre les bouleversements énergétiques provoqués par la crise au Proche-Orient. Fragilisée par les perturbations dans le détroit d'Ormuz, New Delhi cherche à sécuriser ses approvisionnements en pétrole en diversifiant ses partenaires. Et dans cette nouvelle stratégie, le Venezuela prend une place grandissante.   La présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, est attendue en Inde dans la semaine. Une visite loin d'être uniquement diplomatique. Derrière ce déplacement se jouent des enjeux économiques et énergétiques majeurs pour New Delhi. Car depuis les perturbations dans le détroit d'Ormuz, l'Inde repense en profondeur son approvisionnement en pétrole. Et pour comprendre cette inquiétude, il faut rappeler un chiffre : l'Inde importe environ 85% du pétrole qu'elle consomme. Autrement dit, son économie dépend massivement de l'extérieur pour fonctionner. Historiquement, près de la moitié de ce pétrole provient du Golfe, qu'il s'agisse de l'Arabie saoudite, de l'Irak, des Émirats arabes unis ou encore du Koweït. Or, ces flux transitent en grande partie par le détroit d'Ormuz, véritable point névralgique du commerce pétrolier mondial. Mais avec les tensions actuelles au Moyen-Orient, cette route maritime est devenue beaucoup plus incertaine. Les perturbations logistiques compliquent l'approvisionnement indien et font peser un risque direct sur l'activité économique du pays. Pour New Delhi, la question est désormais stratégique. Il ne s'agit plus seulement de trouver du pétrole moins cher, mais surtout d'être certain qu'il arrivera.   À lire aussiLes vagues de chaleur en Asie aggravent la crise économique et la flambée des prix Pourquoi le Venezuela devient un partenaire clé pour New Delhi Face à cette situation, la stratégie de l'Inde est claire : diversifier au maximum ses fournisseurs. Acheter à plusieurs pays afin de réduire sa dépendance à une seule région du monde. Cette logique n'est pas nouvelle. Après l'invasion de l'Ukraine, New Delhi avait déjà massivement augmenté ses achats de pétrole russe, alors même que l'Europe réduisait fortement ses importations depuis Moscou. Le pétrole russe, vendu à prix réduit, permettait alors à l'Inde de limiter sa facture énergétique tout en soutenant sa croissance. Mais aujourd'hui, cette stratégie montre ses limites. Le pétrole russe reste essentiel, mais il ne suffit plus à lui seul. L'Inde cherche désormais un second pilier énergétique. Et c'est là que le Venezuela entre en jeu. En mai, Caracas est ainsi devenu le troisième fournisseur de pétrole brut de l'Inde, derrière la Russie et les Émirats arabes unis. Une progression spectaculaire pour un pays longtemps marginalisé par les sanctions américaines. L'atout principal du Venezuela réside dans le prix compétitif de son pétrole. Son brut est lourd et plus soufré, donc moins valorisé sur le marché international. Mais cela représente justement une opportunité pour l'Inde. Certaines raffineries indiennes, notamment celles de Reliance Industries, sont capables de traiter efficacement ce type d'hydrocarbure. Le pétrole vénézuélien correspond donc parfaitement aux besoins industriels du pays.   Les États-Unis suivent de très près le rapprochement entre l'Inde et le Venezuela Pour Caracas, l'objectif est désormais simple : vendre davantage de pétrole à l'Inde, dont les besoins énergétiques continuent d'exploser. La population augmente, la classe moyenne consomme davantage et l'industrialisation s'accélère. Le partenariat apparaît donc pragmatique et potentiellement gagnant-gagnant pour les deux pays. Mais cela ne signifie pas pour autant que l'Inde tourne le dos au Golfe ou à la Russie. New Delhi cherche surtout à réduire ses risques en multipliant les fournisseurs et les routes d'approvisionnement. Autre élément important : c'est le secrétaire d'État américain qui a lui-même révélé la prochaine visite de Delcy Rodriguez en Inde. Un signal qui montre à quel point Washington suit ce dossier de près. Car les États-Unis cherchent eux aussi à redessiner les flux énergétiques mondiaux. Leur stratégie consiste à réduire la dépendance de leurs partenaires au pétrole russe et iranien, tout en favorisant davantage de pétrole américain mais aussi vénézuélien. Dans ce contexte, si l'Inde augmente ses achats de brut vénézuélien, cela pourrait aussi être perçu comme une victoire stratégique pour Washington. 

Frictions
Que reste-t-il du rêve américain ? Ep.4/4 : Le pari du NOUS | TOUTES IDENTITÉS CONFONDUES

Frictions

Play Episode Listen Later May 27, 2026 43:43


Dans les teen movies américains, une lettre d'admission à la fac peut tout changer. Pendant des décennies, cette scène a porté la promesse d'un pays : l'éducation comme moyen de s'en sortir, garant d'ascension sociale.Aujourd'hui, cette idée vacille. La dette étudiante plombe des vies. Les programmes de diversité et d'inclusion sont démantelés, et le diplôme ne garantit plus ni la possibilité de vivre mieux que ses parents, ni même de décrocher un emploi décent.Pourtant, l'éducation n'a jamais été seulement une affaire de diplôme. C'est aussi ce qu'un pays transmet, ou n'arrive plus à transmettre.Pour explorer cette tension, Walid est allé à la rencontre de deux personnes qui la vivent à la fois sur le plan personnel et professionnel.À Atlanta, au printemps 2025, il échange avec Elizabeth Lango, alors directrice du Global Village Project, une école pour jeunes filles réfugiées. Née au Cameroun, façonnée par deux continents, elle accueille des élèves arrivées avec leurs histoires de guerre et d'exil, et s'efforce de faire une place à la joie et à l'émerveillement dans la journée d'école.À New York, il rencontre Amir Moosavi, alors professeur assistant à Rutgers Newark. Fils d'un père iranien et d'une mère américaine, il a grandi à Milwaukee à une époque où la guerre du Golfe, puis le 11 septembre, rendaient des prénoms comme le sien plus lourds à porter. Il enseignait à un moment où les fractures du pays affleuraient déjà sur les campus.___What's Left of the American Dream? / Que reste-t-il du rêve américain ? est une série documentaire bilingue de Walid Hajar Rachedi. Racontée depuis Atlanta, ville de Martin Luther King Jr., “Black Mecca” et nouveau carrefour migratoire, pendant les 100 premiers jours du second mandat de Donald Trump en 2025, elle explore les récits de celles et ceux qui vivent encore le rêve américain, le questionnent, ou n'y ont jamais cru.Walid clôt la série par une note personnelle un an après ces conversations.Retrouvez-nous tous nos contenus sur frictions.co.Suivez Frictions sur Instagram, Facebook, X !Vous ne recevez pas encore notre newsletter ? Incrivez-vous iciHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Trump frappe l'Iran... La guerre reprend - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 26, 2026 64:02


C dans l'air du 26 mai 2026 - Trump frappe l'Iran... La guerre reprendMalgré le cessez-le-feu entre les États-Unis et Téhéran, l'armée américaine a frappé lundi soir la ville iranienne de Bandar Abbas, située au sud du pays, juste en face du détroit d'Ormuz. Washington affirme avoir ciblé des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines. Le commandement militaire américain au Moyen-Orient parle de légitime défense contre des embarcations iraniennes qui tentaient, dit-il, de poser des mines dans ce détroit stratégique, bloqué et scruté par le monde entier.Parallèlement, dans un long message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a conditionné tout plan de paix avec l'Iran à la signature des accords d'Abraham par d'autres pays du Golfe, dont, en premier lieu, l'Arabie saoudite et le Qatar. Une contrainte susceptible de compliquer les négociations avec Téhéran. Paraphés en 2020 lors du précédent mandat du président américain, ils visent à normaliser les relations avec Israël. Pour l'heure, quatre pays les ont rejoints : les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan. L'Égypte et la Jordanie ont signé des traités de paix avec Israël en 1979 et 1994. Mais les autres pays considèrent que ce processus ne peut progresser en l'absence de toute perspective politique pour les Palestiniens, avec la création d'un État souverain et viable.En Iran, le corps des Gardiens de la Révolution a déclaré ce mardi qu'il se réserve le droit « légitime et incontestable » de riposter à toute violation du cessez-le-feu par les États-Unis. Les pays du Golfe « ne serviront plus de bouclier aux bases américaines » et n'auront plus de « refuge sécurisé » dans la région, a affirmé le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, dans une déclaration écrite diffusée par la télévision d'État. « Si la région entre dans un nouveau cycle de guerre, la réponse de l'Iran dépassera les frontières régionales et sera beaucoup plus lourde et plus forte », a averti de son côté Abolfazl Shekarchi, porte-parole senior des forces armées iraniennes, cité par l'agence semi-officielle Fars.Va-t-on assister à une nouvelle escalade dans la guerre au Moyen-Orient ? Où en sont les négociations entre Téhéran et Washington ? Que sont les accords d'Abraham, que Donald Trump souhaiterait imposer à l'Arabie saoudite et au Qatar ? Face aux États-Unis et à Israël, comment le régime iranien résiste-t-il ?Trois mois après la guerre déclenchée contre le régime des mollahs, si le président américain cherche toujours la porte de sortie d'un conflit qu'il espérait régler en quelques jours, il rouvre également quelques fronts qu'il avait mis en pause. Ainsi, son émissaire, actuellement en visite sur l'île de l'Arctique, a expliqué qu'« il est temps que les États-Unis remettent leur empreinte sur le Groenland ». Pour rappel, le président américain a répété à plusieurs reprises depuis son élection vouloir s'emparer de l'île de l'Arctique, quitte même à l'acheter si besoin. Et comme le Groenland ne semble pas suffire, l'administration Trump accentue la pression sur Cuba. Après le Venezuela et l'Iran, l'île communiste située à 150 kilomètres des côtes de la Floride semble être la prochaine cible du locataire de la Maison-Blanche.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, auteure de Les fantômes de Munich- Sylvain DOMERGUE - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de Géopo

Un jour dans le monde
Pays du Golfe : le grand doute

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later May 26, 2026 38:12


durée : 00:38:12 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Depuis le début de la guerre contre l'Iran, les monarchies du Golfe voient leur image de stabilité se fissurer. Frappes, tensions économiques, alliances qui bougent ; le conflit met à nu leurs failles, ravive leurs rivalités et bouscule leurs alliances. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : David Rigoulet-Roze Enseignant et chercheur rattaché à l'Institut français d'analyse stratégique, chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques, rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Un jour dans le monde
Pays du Golfe : "l'illusion d'oasis prospères, ultra-sécurisés et sanctuarisés est terminée" selon David Rigoulet-Roze

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later May 26, 2026 12:17


durée : 00:12:17 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - David Rigoulet-Roze, enseignant et chercheur rattaché à l'Institut français d'analyse stratégique, rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques, analyse comment la guerre en Iran a changé l'équilibre du Golfe et si un nouvel ordre régional est en train de se dessiner. - invités : David Rigoulet-Roze Chercheur à l'Institut Français d'Analyse Stratégique (IFAS)  Chercheur associé à l'Institut Européen pour les Études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (EISMENA) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

InterNational
Pays du Golfe : le grand doute

InterNational

Play Episode Listen Later May 26, 2026 38:12


durée : 00:38:12 - InterNational - par : Fabienne Sintes - Depuis le début de la guerre contre l'Iran, les monarchies du Golfe voient leur image de stabilité se fissurer. Frappes, tensions économiques, alliances qui bougent ; le conflit met à nu leurs failles, ravive leurs rivalités et bouscule leurs alliances. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : David Rigoulet-Roze Enseignant et chercheur rattaché à l'Institut français d'analyse stratégique, chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques, rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Annalisa Cappellini : Accords d'Abraham, Trump secoue le Golfe - 26/05

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later May 26, 2026 3:36


Ce mardi 26 mai, la déclaration de Donald Trump, selon laquelle un éventuel accord de paix avec l'Iran devrait également inclure l'adhésion d'autres pays du Golfe aux accords d'Abraham, a été abordée par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

C dans l'air
Iran : vers de nouvelles frappes américaines ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 23, 2026 63:01


C dans l'air du 23 mai 2026 - Iran : vers de nouvelles frappes américaines ?Dans un contexte de négociations tendues, Téhéran accuse Washington de saboter les discussions, Donald Trump a bouleversé son emploi du temps à la dernière minute, et envisagerait une intervention imminente. Le président américain a également annoncé qu'il ne se rendra pas, ce week-end, au mariage de son fils Donald Trump Junior pour des raisons liées aux affaires de l'État.De son côté, l'Iran réaffirme son emprise sur le détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transitaient, avant l'offensive israélo-américaine du 28 février contre la République islamique, près d'un cinquième du pétrole mondial et un quart du gaz exporté dans le monde. La pression monte dans cette zone clé du commerce énergétique mondial. Face aux tensions croissantes, l'Union européenne a ouvert vendredi la voie à des sanctions contre des "personnes" ou "entités" iraniennes accusées de bloquer le trafic maritime. "Les actions de l'Iran à l'encontre des navires transitant par le détroit d'Ormuz sont contraires au droit international", a affirmé Bruxelles dans un communiqué. La situation pourrait s'envenimer dans les prochains jours. Selon plusieurs responsables américains, Donald Trump envisagerait également de nouvelles frappes contre Téhéran en l'absence d'avancée diplomatique. Les perturbations dans le Golfe commencent déjà à bouleverser le marché pétrolier. Entre le 11 et le 17 mai, 55 navires ont traversé le détroit d'Ormuz, contre seulement 19 pétroliers la semaine précédente. Un ralentissement qui pousse les grandes puissances pétrolières à rechercher des routes alternatives pour sécuriser leurs exportations. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis s'appuient déjà sur des oléoducs reliant la mer Rouge et le golfe d'Oman, mais leurs capacités sont presque saturées. L'Irak dispose aussi d'une route terrestre de 1 200 kilomètres vers les terminaux syriens en Méditerranée, même si le manque d'infrastructures limite fortement son efficacité. Dans ce contexte tendu, les États-Unis profitent de la situation. Les exportations américaines ont atteint un record de 5,2 millions de barils par jour en avril, soit 30 % de plus qu'en février. Alors que l'Amérique retient son souffle, le co-belligérant Israël soulève l'indignation nationale. Le ministre suprémaciste israélien Itamar Ben Gvir a diffusé une vidéo humiliante pour les membres d'une flottille de Gaza interceptée par l'armée israélienne. Ces images ont rapidement suscité des critiques internationales contre le gouvernement de Benjamin Netanyahou. Le gouvernement israélien défend une opération de sécurité destinée à empêcher toute aide susceptible de bénéficier au Hamas. Les organisateurs de la flottille dénoncent au contraire une violation du droit international et une instrumentalisation de la crise humanitaire. L'affaire illustre ainsi le bras de fer entre la ligne sécuritaire défendue par Netanyahou et les accusations croissantes visant la gestion de la guerre à Gaza. En quoi le contrôle du détroit d'Ormuz constitue-t-il un levier géopolitique majeur pour l'Iran ? Le développement de nouvelles routes énergétiques peut-il modifier l'équilibre des puissances au Moyen-Orient ? Pourquoi l'interception de la flottille pour Gaza a-t-elle provoqué un tel tollé international ?Nos experts :- David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique, associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques - Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense et enseignant à Sciences Po - Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Elisabeth SHEPPARD SELLAM - Maître de Conférence à l'Université de Tours et spécialiste défense/sécurité

Géopolitique, le débat
Sahel 2026 : entre crises, alliances et bataille des récits

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later May 23, 2026 48:28


Au début du mois de mai 2026, un sommet intitulé « Africa forward » (« en avant l'AFRIQUE »), organisé pour la première fois dans un pays anglophone, le Kenya, réunissait 35 chefs d'État et de gouvernement de tout le continent ainsi que des représentants des sociétés civiles et de grands groupes français et africains. Il y fut surtout question d'investissements et d'affaires. La France, contestée voire expulsée de certaines de ses anciennes possessions et affaiblie politiquement, cherche à maintenir sa présence sur le continent sur le terrain économique, y compris dans les pays anglophones. Un mouvement de redéploiement économique a déjà été entamé par de nombreux autres pays : la Chine, la Turquie, l'Inde, les pays du Golfe, l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie. L'annonce en novembre 2022 de la fin de l'opération française Barkhane au Sahel a été largement interprétée comme la clôture d'un cycle stratégique ouvert au début des années 2000, marqué par la centralité des opérations extérieures de contre-terrorisme, de stabilisation et de gestion des crises. Barkhane fut le successeur de Serval, avec une empreinte régionale étendue. Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie. Le Sahel qui, au fil des années, a cessé d'être seulement un théâtre de lutte contre le terrorisme pour devenir un terrain de rivalités entre puissances, où Russie, Turquie et Émirats Arabes Unis sont particulièrement actifs. La guerre de l'information est généralement mise en avant comme le maillon faible de l'opération Barkane au cours de laquelle la France s'est vue imposer des récits adverses donnant l'image d'un pays intrusif et inefficace, questionnant sa légitimité. Et aujourd'hui, la tentation est grande dans le débat public français de réduire Barkhane à un échec à oublier.  Pour cette cinquième émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale, nos invités : Raphaëlle Chevrillon-Guibert, chercheuse en Science politique à l'IRD, Institut de Recherche pour le Développement, et membre du laboratoire PRODIG Marc-Antoine Pérouse de Montclos, directeur de recherche à l'Institut de Recherche pour le développement. Co-directeur de la collection Afrique(s) aux éditions FMSH, Fondation Maison des Sciences de l'Homme.

Invité Afrique
«Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali», affirme le député français Bruno Fuchs

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 22, 2026 13:12


« Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali et la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois. » C'est du moins ce qu'affirme sur RFI le député français centriste Bruno Fuchs, qui préside à l'Assemblée nationale la commission des Affaires étrangères. La semaine dernière, Bruno Fuchs a accompagné le président français Emmanuel Macron au sommet Afrique-France de Nairobi, au Kenya. Aujourd'hui, il fait une analyse comparée des atouts de la France et de la Russie en Afrique. Et pronostique un prochain duel à Madagascar. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aides publiques. Et cela tombe bien, car on n'a plus totalement les moyens », a déclaré Emmanuel Macron la semaine dernière à Nairobi, au Kenya. Mais à l'heure de l'épidémie d'Ebola, comment empêche-t-on la baisse de 37 % des fonds de la chaîne de surveillance des épidémies en Afrique ? Bruno Fuchs : On fait avec 37 % de moins immédiatement, et on fait un plaidoyer auprès de tous les acteurs qui ont de l'influence – des parlementaires, des scientifiques, des ministres, des présidents de la République – pour réaugmenter cette dotation. On voit bien que l'intérêt du monde – pas uniquement d'une partie de l'Afrique, vous parlez d'Ebola, mais il existe d'autres situations – est de multiplier et de renforcer les coopérations, d'avoir une vision multilatérale de la résolution des grands sujets qui touchent l'humanité. La santé, mais également l'environnement, qui est un sujet crucial. Démontrer à ceux qui, délibérément, baissent leurs contributions que ce n'est pas à leur bénéfice. Ils pensent qu'en baissant leur contribution, ils s'avantagent. C'est une erreur, car nous verrons que, sur les épidémies ou sur le climat, les conséquences pour ceux qui baissent sont aussi importantes que pour les autres. On fait avec ce qu'on a, aujourd'hui. C'est vrai pour l'ONU, pour les réfugiés, pour tous les grands budgets d'entraide. Et vite, on fait le plaidoyer pour réaugmenter ces budgets en démontrant que c'est au détriment de tout le monde, notamment de ceux qui baissent leur budget. Le sommet Afrique-France de Nairobi de la semaine dernière, vous y étiez, a mis l'accent sur l'économie. Mais en désertant le terrain politique, la France ne risque-t-elle pas de se banaliser en Afrique et de laisser le champ libre à des concurrents stratégiques comme la Russie ? Non, on n'abandonne pas le champ politique. Je pense qu'on a deux grandes zones : la zone des pays anglophones comme le Kenya et Nairobi, où nous sommes l'un des partenaires en concurrence avec les autres. Et la partie francophone. Là, nos relations sont plus compliquées parce qu'on n'est pas encore sortis complètement – et je pense que le discours de Nairobi nous en fera sortir, j'espère, définitivement – d'une relation coloniale, puis postcoloniale, françafricaine, toutes les étapes que l'on connait. Ces deux situations sont différentes. Ce qu'on a pris comme engagement depuis un moment – et le président à Nairobi l'a clairement dit quand on parlait de relations politiques –, dans l'imaginaire des gens, c'était de l'ingérence : on place des présidents, etc. Il m'est arrivé à Dakar, dans la rue, de croiser des étudiants ou des gens dans la rue qui m'ont dit : « De toute façon, notre président, c'est Macron. » À l'époque de Macky Sall. Je leur ai dit : « Mais vous rigolez. » Mais c'est encore l'imaginaire. Il faut couper entièrement avec cela. Mais cela ne veut pas dire que l'on n'a pas de relations politiques avec les États. Mais des relations politiques en reconnaissant la souveraineté et l'identité des États africains, notamment francophones. Les relations politiques existent, mais l'ingérence est maintenant clairement et définitivement arrêtée. On a également supprimé nos emprises militaires. On supprime l'ingérence, on n'a plus d'emprise militaire et donc les relations deviennent forcément principalement économiques, et également – c'est l'une des grandes forces de la France – culturelles, sportives. Il y a d'autres sources d'influence et de diplomatie. Mais c'est principalement l'économie. C'est un raisonnement assez logique. Maintenant, la question qui se pose : avons-nous les entreprises, la volonté, les entrepreneurs pour aller investir plus fortement en Afrique que l'on ne le fait aujourd'hui ? Auquel cas, ce sont les autres pays concurrents qui rafleront la mise et qui auront des relations privilégiées avec l'Afrique. Donc, la balle est dans le camp des opérateurs économiques français ? Et des politiques qui doivent créer les conditions pour que les chefs d'entreprise aient envie d'y aller. Par exemple, j'ai envoyé une mission parlementaire en RDC à Kinshasa, qui est revenue il y a quelques jours et qui va finaliser la semaine prochaine un traité de coopération économique entre la France et la RDC. La Chine a un traité de coopération [avec la RDC] avec des avantages fiscaux, de stabilité, sociaux, etc. Nous, nous n'avons pas de traité de coopération économique. Voilà typiquement un rôle dans lequel nous, politiques, sommes capables de créer un cadre dans lequel on peut favoriser l'arrivée d'entreprises françaises en sécurisant leurs investissements. Vous parliez du Sénégal. Vous qui étiez à Nairobi la semaine dernière, comment expliquez-vous que des chefs d'États souverainistes comme le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, ou même ouvertement pro-russes comme le Centrafricain Faustin Archange Touadéra, aient fait le déplacement pour ce sommet Afrique-France ? Je pense – j'en suis même certain et je le constate tous les jours quand je me déplace en Afrique – que la France – l'Europe, on va dire, pour ne pas être immodestes non plus – propose le meilleur modèle de partenariat à ses partenaires, notamment africains. Qui fait plus que la France sur la biodiversité ? Qui fait plus que la France sur la santé, les vaccins ? Qui fait plus que la France sur l'enseignement, sur l'entrepreneuriat ? Ce modèle universaliste, ce ne sont pas les Russes qui le font, ce ne sont pas les Américains qui le font, ce ne sont pas les Chinois qui le font. Je pense que ce modèle trouve un écho en Afrique. Là où il y a des problèmes, c'est notre comportement qui date de la colonisation, toute l'histoire qu'on a pas soldée avec l'Afrique francophone, et je pense qu'on est en train de le faire. Mais si on élimine tous les irritants – le franc CFA, la question des visas, etc. – on redeviendra une puissance désirée. Autre facteur : quand vous voyez les crises actuelles dans le monde, qui est fiable dans ses engagements ? Ce ne sont pas les Américains, demandez aux pays du Golfe qui n'ont pas été protégés par les Américains ! Ce ne sont pas les Russes qui sont en train de quitter le Mali parce que cela ne se passe pas bien pour eux, ils ne résistent pas, ils partent. La France est là, la France est fiable et elle fait face à ses engagements, quelles que soient les circonstances. Ce modèle, je pense, les pays africains l'entendent. Concernant la Centrafrique, on a normalisé nos relations, on a retrouvé des relations normales avec le président Faustin Archange Touadéra. Les Russes sont là-bas. Nous aussi. Il faut qu'on apprenne à travailler avec tout le monde. La France – et aucun pays occidental – n'est à l'échelle des besoins des pays africains. La France seule ne peut pas répondre à l'ensemble des besoins d'un pays, et a fortiori de tous les pays africains. Donc, il faut travailler avec tout le monde, il faut apprendre cela. Il y avait une contradiction côté français : les Français sont les chantres du multilatéralisme, c'est vrai, on y croit. Sauf pour un espace dans le monde, l'Afrique francophone, où nous avons été, jusqu'à Nairobi, unilatéraux. On impose nos vérités, on impose nos vues et on ne supporte pas que l'on nous résiste. Je pense que cette contradiction est en train d'être résolue et je pense qu'elle l'a été définitivement à Nairobi. Le 25 avril dernier, le Mali a été frappé par une offensive conjointe des jihadistes du Jnim et des rebelles touaregs du FLA. La semaine dernière, à Nairobi, Emmanuel Macron a eu cette phrase : « Le départ des militaires français n'est sans doute pas la meilleure décision que les putschistes ont prise pour leur pays. » Est-ce à dire que la France se réjouit de l'échec militaire des Russes au nord du Mali ? Les Sahéliens en général – la situation au Burkina Faso et au Niger n'est pas non plus extraordinaire en termes sécuritaires – s'aperçoivent finalement que d'avoir sorti et chassé le partenaire français, c'est contre-productif. Parce que la junte malienne, je pense, a quelques jours à vivre ou quelques semaines à vivre. Aujourd'hui, elle est en position de faiblesse par rapport au FLA et au Jnim. Et donc le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois, c'est inéluctable. Pour les Maliens, ils ont le choix entre les jihadistes intégristes – pas pour tous, mais ils sont quand même aujourd'hui les plus forts – et les rebelles du FLA, d'un côté, et de l'autre la vie démocratique, les libertés publiques, la vie d'avant au Mali, qui sont en danger. La vie au Mali risque de changer. Bien sûr, le président n'a pas fait la conclusion que vous avez tirée, mais c'est un constat clair. Si les Français étaient restés… Certainement avec une meilleure gouvernance d'Ibrahim Boubacar Keïta, qui faisait défaut parce que son action politique était insuffisante. C'est peut-être l'une des erreurs de Barkhane que d'avoir fait reposer la réussite de l'opération militaire sur un pouvoir politique faible qui n'était pas capable d'assurer les accords d'Alger. C'est l'erreur principale. Mais aujourd'hui, le Mali, dans quelques mois, ne sera plus le Mali d'il y a cinq ou six ans. Quel est, à votre avis, le scénario le plus probable dans les mois qui viennent au Mali ? Il y a plusieurs scénarios, je vais en donner deux pour être rapide. Le premier : si la junte et le président Assimi Goïta sont raisonnables, ils ouvrent les négociations. Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l'un des militaires de la Transition – je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta –, qui va jusqu'aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois. C'est là que la question se pose : dans la gouvernance, dans le travail commun, comment intégrer le Jnim ? Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le Jnim. Je pense que le Jnim est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas de prendre le contrôle du Mali, mais de participer à la vie politique. La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? Supporte-t-on cette transition dans laquelle le Jnim a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique. Deuxième scénario : la junte veut résister absolument, ne discute pas et, à un moment ou un autre, se retrouve en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, contrairement à ce qu'ils disent, mais des éléments montrent qu'il y a là les conditions des leur départ. Là, à un moment, la junte tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait eu une négociation. Après, pour prendre des exemples, on peut être dans un schéma à la mauritanienne, c'est-à-dire un régime religieux, un schéma nigérian, c'est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia – c'est le cas au Nigeria – et d'autres non. Donc un État fédéral finalement, avec des régimes différents, qui garantit la représentativité et le rôle de chacune des communautés dans la vie du pays, la vie politique du pays, comme au Nigeria par exemple. C'est un schéma. Et après il y a le schéma ultime qui est celui de l'Afghanistan. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir un Afghanistan en plein cœur du Sahel, parce qu'après cela aura des conséquences sur toute la zone. Vous avez les pays du Sahel, mais vous avez la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo. Cela devient compliqué. Vous avez des éléments qui vous indiquent que les Russes sont sur le départ de Bamako ? Ils négocient. Ils ont replié leurs positions. Il y a des négociations actuellement – après, tout dépend du Jnim, tout dépend de la junte – à la faveur desquelles ils seraient prêts à rentrer, moyennant quand même un certain nombre de garanties sur les actifs qu'ils exploitent aujourd'hui au Mali. Les mines d'or, par exemple, pour lesquelles ils n'ont pas très envie de se sentir spoliés, même si leur légitimité à les exploiter, à mon avis, est assez discutable. À Madagascar, où vous vous êtes rendu il y a six mois, le nouveau régime dirigé par le colonel Michael Randrianirina se tourne de plus en plus vers la Russie, notamment vers les militaires de l'Africa Corps et vers les techniciens russes de la Commission électorale de Moscou en vue de la présidentielle de 2027. Qu'en pensez-vous ? J'en pense plusieurs choses. La première, c'est que, avec la perte d'influence, le départ ou en tout cas la minoration des Russes au Sahel, les Russes vont tout jouer sur Madagascar. Cela va être leur modèle, leur laboratoire, parce qu'ils ont des positions là-bas et que c'est une porte sur l'océan Indien. Il y a aussi une volonté et une vision stratégique. Nous, Français, avons intérêt à faire vraiment un gros focus avec beaucoup de moyens sur Madagascar pour contrer cela. Concernant leur influence réelle, les Russes ont très peu d'argent à donner, ils profitent beaucoup, notamment sur la question armée. Si on est très présents, nous, à Madagascar, pas sûr que les Russes réussissent à faire une grosse entrée et à établir une grosse emprise à Madagascar. Pour comprendre cela, il faut se mettre à la place des présidents : le président – Faustin Archange Touadéra, quand il a pris le pouvoir en 2016, ou Michael Randrianirina, ici – est désarmé. Il a besoin de développer son pays. Que fait-il ? Il va voir les uns et les autres. Il va voir le président Poutine qui lui dit : « Je te donne des instructeurs. » Le président Macron qui lui dit : « Je te propose un certain nombre d'actions économiques. » Donc le président Macron, la France en tout cas, n'est pas capable de donner ou de vendre au président Michael Randrianirina l'intégralité de ses besoins. On peut aussi le voir de façon moins conflictuelle, où un président africain, comme tout président, va chercher ses partenaires là où c'est le moins cher et là où il a des besoins. Madagascar, c'est un petit peu différent parce que les Russes, justement, vont vouloir jouer Madagascar comme une sorte de laboratoire de ce qu'ils peuvent faire en Afrique, compte tenu de leurs échecs au Sahel.  Ne pensez-vous pas que les Russes vont tenter d'avoir une relation d'exclusivité avec Madagascar ? Les Malgaches ne le souhaitent pas parce que la culture malgache, la culture d'un certain nombre de dirigeants malgaches, n'est pas tournée vers la Russie. Certains le sont, mais majoritairement non. Et l'intérêt du président Michael Randrianirina n'est pas de tout mettre dans le panier russe. On le voit, les Russes sont en Guinée depuis 1960. Ils ont fait zéro route, zéro école, zéro hôpital. Ils ont fait des routes pour les mines, mais pas pour la population. Tout le monde voit l'apport quasi nul, souvent prédateur, des Russes dans les pays africains. Les Russes donnent des armes. Nous, on ne donne pas d'armes, on les vend. Et parfois on ne le fait pas parce que, quand les militaires locaux ne sont pas formés, on ne donne pas d'armes à des gens qui ne sont pas formés. Les Russes le font. On ne donne pas les mêmes services, j'allais dire. Mais si la France prend conscience qu'il y a un enjeu stratégique majeur à Madagascar, notre présence actuelle, économique, politique, culturelle, devrait suffire à limiter en tout cas l'impact des Russes. Mais il faut prendre conscience de cela. Il ne faut pas les laisser faire.   À lire aussiMadagascar: l'ambassadeur de l'UE défend le rôle de l'Europe dans un pays qui se rapproche de la Russie

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Le monde qui bouge - L'Interview : Le blocage d'Ormuz dope le transport routier - 21/05

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later May 21, 2026 5:44


Ce jeudi 21 mai, Salomée Ruel, enseignante-chercheuse en management de la chaîne logistique à l'EMLV, était l'invitée dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Elles sont revenues sur la réorganisation globale des flux dans le Golfe après deux mois de conflit en Iran, forçant l'émergence de routes et de solutions alternatives au détroit d'Ormuz pour acheminer les marchandises. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

C dans l'air
Trump tergiverse... La Chine en profite ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 20, 2026 62:53


C dans l'air du 20 mai 2026 - Trump tergiverse... La Chine en profite ?Alors que Donald Trump continue de multiplier les menaces et les revirements face à l'Iran, annonçant lundi avoir suspendu une vaste attaque contre Téhéran à la demande des monarchies du Golfe, tout en affirmant que l'armée américaine reste prête à lancer « une attaque totale » à tout moment, Vladimir Poutine est reçu en grande pompe à Pékin aujourd'hui par Xi Jinping, quelques jours seulement après la visite du président des États-Unis en Chine. Pour cette 25ᵉ visite de Vladimir Poutine en Chine, le dossier prioritaire reste celui de l'énergie. Affaiblie par les sanctions occidentales, la Russie cherche à renforcer encore ses débouchés vers l'Asie. Moscou espère notamment convaincre Pékin d'augmenter ses importations de pétrole et de gaz russes. Au cœur des discussions : le gigantesque projet de gazoduc Power of Siberia 2, long de 7 000 kilomètres, qui doit relier la Russie à la Chine via la Mongolie. Selon les estimations, il pourrait acheminer jusqu'à 50 milliards de mètres cubes de gaz par an, soit près de 12 % des besoins chinois.Dans les médias américains, cette succession de visites diplomatiques est largement analysée comme une démonstration de puissance entre les grandes capitales mondiales. Avec une Chine qui apparaît de plus en plus comme un « coacteur » du système international et qui assume désormais ouvertement ses ambitions stratégiques, notamment autour de Taïwan.Car en parallèle, Pékin accélère aussi son effort militaire. Le budget de la défense chinoise doit encore augmenter de 7 % en 2026 pour atteindre près de 239 milliards d'euros. Un montant certes très inférieur à celui des États-Unis, mais largement supérieur à ceux de la Russie, du Japon ou encore de l'Inde. Une Inde qui vient justement de signer une commande record de 114 avions Rafale auprès de Dassault Aviation.Et ce contrat irrite particulièrement Pékin. Depuis plusieurs mois, le Rafale français est devenu un symbole des tensions stratégiques en Asie. Entre les démonstrations militaires chinoises, les affrontements aériens entre l'Inde et le Pakistan et les discussions autour d'éventuelles ventes françaises à Taïwan, l'avion de chasse français se retrouve au cœur d'une bataille d'influence. Selon un rapport d'une commission américaine révélé par Reuters, la Chine mènerait même des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux pour tenter de discréditer l'appareil français depuis son utilisation par l'armée indienne face à des équipements chinois déployés au Pakistan.Alors, quelle est la stratégie américaine contre l'Iran ? Donald Trump est-il affaibli face à la Chine ? Quels sont les enjeux de la visite de Vladimir Poutine à Pékin ? Quid de l'Europe ? Que se passe-t-il autour du Rafale ? Enfin, le chef du gouvernement espagnol, dirigeant européen le plus critique envers Donald Trump, s'est rendu quatre fois en Chine en trois ans. Parallèlement, l'arrivée d'entreprises chinoises de pointe dans la péninsule Ibérique s'est nettement accélérée ces derniers temps. Quelles conséquences pour l'UE ?Nos experts :- Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense, enseignant à Sciences Po- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Sonia DRIDI (en duplex de Washington) - Journaliste, correspondante aux Etats-Unis pour plusieurs médias, dont Europe 1 et Arte.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - RDC : que sait-on de la nouvelle épidémie d'Ebola dans l'Ituri?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 18, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la visite de Donald Trump en Chine et deux pays du Golfe qui auraient secrètement bombardé l'Iran. RDC : que sait-on de la nouvelle épidémie d'Ebola dans l'Ituri ?   Il s'agit de la 17è épidémie d'Ebola en RDC depuis que la maladie a été identifiée pour la première fois en 1976. Déclarée dans la province de l'Ituri, dans le nord-est, province frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud, elle serait responsable du décès de près de 90 personnes sur 336 cas suspects. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré l'épidémie « urgence de santé publique de portée internationale ». Que sait-on de ce nouveau foyer ? Comment garantir l'accès aux équipes de santé dans cette zone particulièrement peuplée fragilisée par des groupes armés actifs ? Alors qu'il n'existe ni vaccin, ni traitement spécifique contre le variant concerné, comment les autorités congolaises s'organisent-elles pour endiguer la propagation du virus ? Avec Paulina Zidi, correspondante permanente de RFI à Kinshasa.   Sommet Chine-États-Unis : qui en sort gagnant ?   Alors que le président Xi Jinping s'est targué d'une « visite historique qui fera date », le président Donald Trump a revendiqué « des accords commerciaux fantastiques », sans donner plus de précision. Après des mois de tensions douanières et commerciales, sait-on quels accords ont été signés ? Qui semble sortir gagnant de cette visite de deux jours ? Peut-on parler d'un apaisement des relations sino-américaines ?   Sommet Chine-États-Unis : l'Iran peut-il encore compter sur son allié chinois ?   Si Donald Trump et Xi Jinping ont pu s'entendre sur des accords commerciaux « fantastiques », est-ce également le cas pour la guerre au Moyen-Orient ? Lors de la visite du président américain en Chine, Pékin affirme que cette guerre « n'aurait jamais dû arriver » et appelle à un cessez-le-feu rapide et à la réouverture du détroit d'Ormuz. Donald Trump a également déclaré que son homologue chinois lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipements militaires à l'Iran. Après cette rencontre, Téhéran peut-il encore compter sur son allié chinois ?  Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.       Iran : les pays du Golfe engagés dans une guerre secrète ?    Selon plusieurs médias anglo-saxons, les États-Unis et Israël ne sont pas les seuls pays à mener des attaques contre l'Iran. Selon le Wall Street Journal, citant des « sources informées », les Émirats arabes unis ont « secrètement » bombardé une raffinerie de pétrole début avril. Pour sa part, l'agence de presse Reuters, citant « deux sources officielles occidentales et deux responsables iraniens », l'Arabie saoudite a également frappé à de nombreuses reprises l'Iran depuis fin mars. Pourquoi ces opérations ont-elles été menées secrètement ? Est-il possible de confirmer les informations révélées par ces médias ?   Avec Aabla Jounaïdi, journaliste au service international de RFI. 

Géopolitique, le débat
Du Golfe à Kaboul, la guerre qui déborde

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later May 16, 2026 48:29


Depuis plusieurs mois, le Moyen-Orient est entré dans une phase de recomposition stratégique majeure. L'offensive israélo-américaine contre l'Iran a profondément bouleversé les équilibres régionaux : tensions dans le Golfe, fermeture du détroit d'Ormuz, frappes croisées, fragilité des cessez-le-feu et retour d'une logique de confrontation directe entre puissances régionales. Derrière cette guerre très médiatisée, une autre crise, moins visible en Europe, s'aggrave rapidement : celle qui oppose le Pakistan et l'Afghanistan taliban. La situation serait proche d'une « open war », une guerre ouverte, entre Islamabad et Kaboul. Les affrontements frontaliers se multiplient, les frappes aériennes aussi, tandis que le Pakistan accuse les talibans afghans d'abriter les combattants du Tehrik-e-Taliban Pakistan, le TTP, responsable d'attentats meurtriers sur le territoire pakistanais. Au même moment, paradoxe apparent, Islamabad tente de se présenter comme médiateur entre Washington et Téhéran. Soutenu discrètement par l'Arabie saoudite, proche des États-Unis mais obligé de ménager l'Iran voisin, le Pakistan cherche à transformer une extrême vulnérabilité intérieure en opportunité diplomatique, sous l'œil observateur de New Delhi qui, de son côté, développe des liens croissants avec Kaboul, dans une logique d'encerclement régional de son rival historique. Derrière les crises du Moyen-Orient se dessine une nouvelle bataille d'influence sud-asiatique, entre Inde, Pakistan, Afghanistan, Iran, Chine et monarchies du Golfe. Assiste-t-on à une régionalisation du conflit moyen-oriental jusqu'aux portes de l'Asie du Sud ? Le risque d'un embrasement régional généralisé est-il aujourd'hui sous-estimé ? Invités : Olivier Weber, écrivain et grand reporter. Des Anges et des ogres qui vient de paraître chez Calmann-Lévy Jean-Luc Racine, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur senior au think tank Asia Centre

Débat du jour
Moyen-Orient: la Chine a-t-elle les clés du conflit?

Débat du jour

Play Episode Listen Later May 14, 2026 29:30


C'était l'un des grands sujets évoqués ce jeudi par Donald Trump et Xi Jinping à Pékin. Avant ce voyage très attendu, la Maison Blanche avait indiqué que le président américain presserait son homologue chinois d'user de l'influence de la Chine sur l'Iran pour contribuer à une sortie de crise dans la région. Quelle est l'action de la Chine dans la guerre en cours ? En quoi Pékin peut-il être le grand gagnant ? Pour en débattre :  Pierre-Antoine Donnet, rédacteur en chef de Asia Magazine, auteur du livre Taïwan, survivre libres (Nevicata 2025), ancien correspondant de l'AFP à Pékin et New York  Emmanuel Véron, géographe, spécialiste de la Chine contemporaine, chercheur associé au centre HEC de géopolitique  Jean-Loup Samaan, expert associé à l'Institut Montaigne, chercheur senior à l'Institut Moyen-Orient de l'Université nationale de Singapour, spécialiste des pays du Golfe

Débat du jour
Moyen-Orient: la Chine a-t-elle les clés du conflit?

Débat du jour

Play Episode Listen Later May 14, 2026 29:30


C'était l'un des grands sujets évoqués ce jeudi par Donald Trump et Xi Jinping à Pékin. Avant ce voyage très attendu, la Maison Blanche avait indiqué que le président américain presserait son homologue chinois d'user de l'influence de la Chine sur l'Iran pour contribuer à une sortie de crise dans la région. Quelle est l'action de la Chine dans la guerre en cours ? En quoi Pékin peut-il être le grand gagnant ? Pour en débattre :  Pierre-Antoine Donnet, rédacteur en chef de Asia Magazine, auteur du livre Taïwan, survivre libres (Nevicata 2025), ancien correspondant de l'AFP à Pékin et New York  Emmanuel Véron, géographe, spécialiste de la Chine contemporaine, chercheur associé au centre HEC de géopolitique  Jean-Loup Samaan, expert associé à l'Institut Montaigne, chercheur senior à l'Institut Moyen-Orient de l'Université nationale de Singapour, spécialiste des pays du Golfe

Géopolitique
La nouvelle guerre froide du Golfe : entre les Émirats et l'Arabie Saoudite

Géopolitique

Play Episode Listen Later May 12, 2026 3:21


durée : 00:03:21 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Conséquence inattendue de la guerre avec l'Iran, les divisions entre les deux principales monarchies du Golfe, les Émirats arabes unis et l'Arabie Saoudite, se sont exacerbées. Les Émirats ont choisi une ligne dure en se rapprochant d'Israël et en frappant directement l'Iran, rejetée à Ryadh. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Le monde qui bouge - L'Interview : Moyen-Orient, Istanbul, hub de substitution ? - 12/05

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later May 12, 2026 8:00


Ce mardi 12 mai, Deniz Ünal, économiste au CEPII et spécialiste de la Turquie, était l'invitée d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Erwan Morice. Ils sont revenus sur la situation de la Turquie compte tenu de l'affaiblissement d'un certain hub économique de la région dû aux tensions dans le Golfe. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

InterNational
La nouvelle guerre froide du Golfe : entre les Émirats et l'Arabie Saoudite

InterNational

Play Episode Listen Later May 12, 2026 3:25


durée : 00:03:25 - InterNational - par : Pierre Haski - Conséquence inattendue de la guerre avec l'Iran, les divisions entre les deux principales monarchies du Golfe, les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite, se sont exacerbées. Les Émirats ont choisi une ligne dure en se rapprochant d'Israël et en frappant directement l'Iran, rejetée à Riyad. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Invité Afrique
Sommet Africa Forward: «Les sources de financement destinées à l'Afrique menacées par la crise»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 12, 2026 9:20


23 milliards d'euros d'investissements pour l'Afrique, c'est la promesse faite par Emmanuel Macron et William Ruto, hier soir, à Nairobi, au Kenya. « L'Afrique a plus besoin d'investissements que d'aide publique », a ajouté le chef de l'État français. Mais faut-il renoncer pour autant à l'aide publique ? Surtout pas, répond l'économiste français François Giovalucchi, car il n'y a pas d'investissements privés dans les pays les plus pauvres et dans les secteurs de la santé et de l'éducation. François Giovalucchi a été un cadre du Trésor français et de l'Agence française de développement. Aujourd'hui, il enseigne à l'université catholique de Madagascar et publie dans Politique africaine et Esprit. Il est l'invité de Christophe Boisbouvier.   RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aide publique », a dit Emmanuel Macron, hier, à Nairobi. Qu'est-ce que vous en pensez ?   François Giovalucchi : Je crois que la remarque est pertinente. L'ensemble des sources de financements destinées à l'Afrique sont plus ou moins menacées par la crise. Bien sûr, comme l'a dit le président Macron, il s'agit de l'APD qui se réduit structurellement, mais…  L'Aide publique au développement.   L'Aide publique au développement. On doit penser aussi, si vous voulez, à une certaine réticence des marchés financiers internationaux dans la mesure où la crise de la dette africaine n'a pas été traitée, même s'il y a eu une grosse avancée avec le traitement de la dette éthiopienne. On peut parler des apports des migrants, des transferts de migrants, qui sont absolument majeurs, mais qui risquent d'être menacés à terme par les politiques restrictives dans les pays d'accueil des migrants. Quant aux investissements internationaux, ils sont extrêmement concentrés dans un certain nombre de pays et sur un certain nombre de secteurs, essentiellement les secteurs miniers, immobiliers et à un moindre degré énergie. Donc, il y a un véritable challenge pour élargir à la fois la liste des pays bénéficiaires et les secteurs concernés.   Alors, l'an dernier, l'Aide publique au développement a chuté de près de 25% au niveau mondial. Apparemment, il y a donc un effet Donald Trump. Est-ce que c'est irréversible et est-ce que c'est dangereux à vos yeux ?  Alors, ça me semble effectivement relever d'une nouvelle, si vous voulez, orientation de l'ordre international. Alors, ça se traduit très clairement côté américain, mais ça se traduit aussi côté européen avec plusieurs exemples. Il y a le « plan Mattei » pour l'Afrique de l'Italie, qui est un plan qui vise à restreindre l'immigration, favoriser du business italien en Afrique, notamment dans le secteur de l'énergie. En Espagne, on a la même tendance. Et en France aussi, on nous dit que l'aide ou les investissements solidaires, pour employer la nouvelle terminologie, doivent créer des marchés pour les entreprises françaises. D'ailleurs, on le voit très bien, Christophe Lecourtier, le nouveau directeur général de l'AFD, est l'ancien patron de Business France, donc un homme qui a voué une partie de sa carrière à l'expansion des entreprises françaises à l'étranger. Donc, c'est sans doute une inflexion de longue durée, il y aura un impact certain. Donc, les pays les plus pauvres, et qui sont souvent les moins endettables, vont être affectés le plus nettement par la baisse de l'Aide publique au développement. Et, au-delà des pays, il y a un problème sectoriel, c'est-à-dire que les investissements à l'étranger vont vers des secteurs rentables, qui offrent des marchés rémunérateurs aux entreprises européennes. Et il n'y a pas de marché rémunérateur, par exemple, dans le domaine de l'éducation, sans doute très peu dans le domaine de la santé et aussi pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique, les investissements d'adaptation. Donc, on peut craindre, si vous voulez, que certains pays et certains secteurs soient particulièrement touchés par cette baisse de l'Aide publique au développement. On observe déjà les premiers impacts avec la baisse des aides d'urgence, notamment par exemple en matière alimentaire à Madagascar ou en RDC, où les ONG qui interviennent sur le terrain sont à court de financements et doivent diminuer leurs opérations avec une influence extrêmement néfaste sur la sécurité alimentaire des populations.   À lire aussiSommet Africa Forward: Macron annonce 23 milliards d'euros d'investissements français et africains en Afrique À ce sommet de Nairobi, Emmanuel Macron et William Ruto annoncent toute une série de nouveaux investissements français en Afrique, mais ils espèrent aussi réformer l'architecture financière internationale. Quelle est leur véritable marge de manœuvre face à Donald Trump pour une telle réforme ?   Alors les problèmes à résoudre sont ceux de la qualité des investissements, c'est-à-dire que la France a fait un certain nombre d'investissements en Afrique qui sont problématiques. J'ai en tête le barrage de Nachtigal au Cameroun, qui rencontre des difficultés puisque la société qui doit acheter l'énergie a des problèmes financiers. J'ai en tête le Train express régional de Dakar…   Mais le Train express régional de Dakar, il est très fréquenté, non ?   Alors, il est fréquenté, c'est à ce titre, effectivement, à cet égard un succès, mais il y a quand même des problèmes pour assurer le service de la dette, pour rembourser. Alors, en ce qui concerne le « challenge Trump », on a eu la Heritage Foundation qui était donc à l'origine de son programme, qui avait prôné le retrait des États-Unis du FMI et de la Banque mondiale. Ce qui aurait alors pour le coup été une révolution dans l'architecture financière internationale. Donc tel n'a pas été le cas et donc il y a une certaine continuité. Mais le véritable défi pour l'architecture financière internationale, c'est la crise en Iran. C'est la nouvelle guerre du Golfe qui va entraîner des conséquences économiques extrêmement graves dans le monde entier, avec des stagflations dues à la hausse du prix de l'énergie, donc des baisses de recettes fiscales, des accroissements de déficit budgétaire, des accroissements du déficit du commerce extérieur. Donc, si vous voulez, on essaie de trouver des solutions, mais dans une période qui est très peu favorable.   À lire aussiChristophe Lecourtier, directeur général de l'Agence française de développement: « L'AFD ouvre un nouveau chapitre»

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Mali : quelle est la finalité du blocus autour de Bamako?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 11, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'hypothèse d'une opération de sécurisation dans le détroit d'Ormuz, les déclarations de Félix Tshisekedi sur un troisième mandat et les violences xénophobes en Afrique du Sud. Mali : quelle est la finalité du blocus autour de Bamako ?   Après les attaques coordonnées du 25 avril menées avec les rebelles du Front de libération de l'Azawad, les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) ont mis en place un blocus routier autour de Bamako. Comment se matérialise cet « isolement » de la capitale ? Les premiers effets se font-ils ressentir sur le quotidien des 4 millions d'habitants ? Au-delà d'asphyxier la capitale, l'objectif du Jnim est-il de rentrer dans Bamako et de prendre le pouvoir ou de renverser le régime en place ?   Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.      Détroit d'Ormuz : la France peut-elle sécuriser la navigation ?   Alors que des centaines de navires sont toujours bloqués dans le Golfe persique, le porte-avions français Charles-De-Gaulle sur zone. En déployant le fleuron de sa marine, la France se dit prête à lancer une mission multinationale afin de garantir la libre circulation des bateaux. Comment une telle opération de sécurisation pourrait-elle s'organiser ? Qui pourrait y participer ? Alors que Téhéran menace Paris d'une « réponse immédiate » en cas de déploiement dans le détroit d'Ormuz, la France ne risque-t-elle pas d'être entraînée dans cette guerre au Moyen-Orient ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI.       RDC : comment réagit la majorité présidentielle à la perspective d'un troisième mandat ?  « Je n'ai pas demandé de troisième mandat, mais si le peuple (le) veut, j'accepterai ». À deux ans de la fin de son second et dernier mandat, le président Félix Tshisekedi n'exclut pas l'idée de se représenter à la magistrature suprême après avoir consulté la population par référendum. Une déclaration vivement critiquée par l'opposition qui dénonce une démarche « anticonstitutionnelle ». Cette idée fait-elle consensus au sein de l'Union sacrée, la coalition de la majorité présidentielle ?  L'opposition a-t-elle les capacités de faire obstacle à ce projet ?  Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.       Afrique du Sud : comment expliquer la montée des violences xénophobes ?   En Afrique du Sud, une vague de manifestations hostiles aux migrants et plusieurs attaques visant des étrangers ont poussé le Nigeria à organiser le rapatriement de ses ressortissants qui se sentiraient en danger. Au moins 130 d'entre eux ont demandé à rentrer dans leur pays d'origine. Pourquoi les Nigérians sont-ils particulièrement ciblés par ces violences xénophobes ? Comment expliquer l'impuissance des autorités sud-africaines à endiguer cette situation ?    Avec Alexandra Brangeon, journaliste au service Afrique de RFI.

C dans l'air
Ormuz : quand l'Iran fait trembler l'économie mondiale - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 9, 2026 64:02


C dans l'air du 9 mai 2026 - Ormuz : quand l'Iran fait trembler l'économie mondialePlus de deux mois après son déclenchement, la guerre en Iran a provoqué un choc économique mondial majeur. Son principal symbole : le blocus du détroit d'Ormuz, point clé du commerce international, par lequel 20 % du pétrole mondial et une partie importante du gaz y transitent. Les perturbations maritimes ont fait exploser les coûts du transport, des assurances et des matières premières. Le FMI alerte désormais sur un risque de ralentissement mondial durable avec une inflation en forte hausse. Les pays asiatiques sont les plus fragilisés. La Chine, l'Inde, le Japon ou la Corée du Sud dépendent fortement du pétrole et du gaz venant du Golfe. La hausse des prix menace leurs industries, leurs transports et même la production de semi-conducteurs, essentielle pour l'électronique et l'intelligence artificielle. Plusieurs analystes craignent aussi des pénuries et des retards dans les chaînes d'approvisionnement mondiales. L'Europe subit également de fortes conséquences économiques. Les prix du gaz et des carburants ont fortement augmenté, ce qui relance l'inflation et ralentit la croissance. Des secteurs comme la chimie, la sidérurgie, l'agroalimentaire ou les transports voient leurs coûts exploser. Selon des économistes, une guerre longue pourrait provoquer un choc économique avec des risques de récession. En France, les conséquences économiques de la guerre au Proche-Orient se font sentir jusque dans le quotidien des habitants, notamment à travers la hausse des prix de l'énergie et des carburants. À Dunkerque, les bus gratuits sont devenus une solution concrète pour de nombreux habitants qui cherchent à réduire leurs dépenses, faute de pouvoir suivre l'augmentation du prix de l'essence. En France, la colère gronde pour de nombreux ménages faisant face à des dépenses qui s'accumulent et au sentiment de subir des effets d'une crise internationale sur laquelle ils n'ont aucune prise. Conscient de ces difficultés, Sébastien Lecornu a promis des mesures supplémentaires : « changer d'ampleur et d'échelle », sans pour autant retomber dans le « quoi qu'il en coûte », car la France n'en a plus les moyens. Au RN, qui réclame la baisse des taxes sur le carburant ou LFI qui souhaiterait le blocage des prix, le Premier ministre répond qu'il n'y toujours pas « d'argent magique ». Mais la crise a aussi ses gagnants… Le blocage du détroit d'Ormuz est une aubaine pour les producteurs de pétrole américains, qui voient s'ouvrir de nouveaux champs d'extraction avec la montée des prix du baril, et récupèrent de nouveaux clients. Dans le Midland, au Texas, une de nos équipes est allée auprès de ces trumpistes invétérés, convaincus que la transition écologique est une « erreur ». Comment la hausse du pétrole et du gaz se répercute-t-elle sur l'économie mondiale ? Pourquoi les pays asiatiques sont-ils les plus dépendants et les plus exposés ? Comment la hausse des prix de l'énergie impacte-t-elle concrètement les ménages français ?Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de « L'horizon des possibles » chez Robert Laffont - Erwan BENEZET - Journaliste au service économique et politique du Parisien-Aujourd'hui en France, auteur de « Le grand bazar de l'énergie » aux éditions Arthaud - Fanny GUINOCHET, éditorialiste économique sur France Info - Anne-Sophie ALSIF - Cheffe économiste au Cabinet d'analyse économique BDO France

Les journaux de France Culture
Détroit d'Ormuz : Paris prépositionne le porte-avions Charles-de-Gaulle près du golfe Persique

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later May 7, 2026 12:31


durée : 00:12:31 - Journal de 7 h - La situation diplomatique autour du détroit d'Ormuz est encore fragile mais semble s'éclaircir : a priori, les Iraniens sont toujours ouverts à la discussion, tandis que Paris prépositionne son porte-avions Charles-de-Gaulle près du golfe Persique.

L'invité de RTL
Jean-Noël Barrot dit refuser de lever "la moindre sanction" contre l'Iran tant que le détroit d'Ormuz est bloqué

L'invité de RTL

Play Episode Listen Later May 7, 2026 11:00


Guerre au Moyen-Orient : la France a annoncé que le porte-avions Charles-De-Gaulle était en route vers la région du Golfe et se dit prête à sécuriser le détroit d'Ormuz. La France peut-elle, avec sa « coalition maritime » de 40 pays, amorcer le déblocage du détroit et rétablir la circulation des navires pétroliers ? Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, est l'invité de RTL Matin. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 07 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal de 7h00
Détroit d'Ormuz : Paris prépositionne le porte-avions Charles-de-Gaulle près du golfe Persique

Le journal de 7h00

Play Episode Listen Later May 7, 2026 12:31


durée : 00:12:31 - Journal de 7 h - La situation diplomatique autour du détroit d'Ormuz est encore fragile mais semble s'éclaircir : a priori, les Iraniens sont toujours ouverts à la discussion, tandis que Paris prépositionne son porte-avions Charles-de-Gaulle près du golfe Persique. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin, Alix Forgeot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les matins
Guerre en Iran : les déclarations contradictoires de Donald Trump sont lourdes de conséquences, du Golfe aux Etats-Unis

Les matins

Play Episode Listen Later May 6, 2026 5:06


durée : 00:05:06 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - La phase offensive contre l'Iran est "finie" assurent les Etats-Unis, mais Washington n'exclut pas une reprise des combats : les déclarations contradictoires de Donald Trump sont lourdes de conséquences dans le Golfe et aux Etats-Unis.

C dans l'air
La France envoie le Charles-de-Gaulle vers Ormuz... - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 6, 2026 64:50


C dans l'air du 6 mai 2026 - La France envoie le Charles-de-Gaulle vers Ormuz...Un deal en perspective ? Alors que le ton est monté depuis lundi entre les Etats-Unis et l'Iran au sujet du détroit d'Ormuz, les deux pays seraient proches de conclure un accord pour mettre fin à la guerre, selon une information du média Axios confirmée à Reuters par une source pakistanaise. Hier, Donald Trump avait annoncé suspendre, 24 heures après son lancement, l'opération « Projet Liberté », consistant à escorter les navires désireux de franchir le passage stratégique, alléguant de « grands progrès » dans les négociations avec l'Iran. Mais les discussions en cours ces derniers jours restent très fragiles, depuis que l'Iran a repris ses frappes contre les pays du Golfe et attaqué plusieurs navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. Mercredi, un navire affrété par l'armateur français CMA-CGM a été touché par des tirs. Plusieurs membres de l'équipage ont été blessés et le navire a subi des dommages. « Ce n'est en aucun cas la France qui a été visée », a tenté de rassurer Emmanuel Macron. Quant à Donald Trump, il menace déjà l'Iran : « S'ils refusent [un accord], les bombardements reprendront ». Alors que le transport mondial de pétrole est impacté par le blocage du détroit d'Ormuz, la polémique gonfle en France sur les entreprises qui profitent de la hausse des prix. Total Energies a annoncé aujourd'hui des bénéfices de 5,8 milliards de dollars au premier trimestre, en hausse de 51 % sur un an. Une situation qui a relancé le débat politique sur la taxation des profits exceptionnels. D'autant que Total va échapper à la surtaxe sur les grandes entreprises, mise en place par le gouvernement en 2025 et reconduite pour l'année 2026, car l'entreprise était déficitaire en 2025. Alors que La France insoumise dénonce une entreprise qui « profite de la guerre », le Parti socialiste a déposé une proposition de loi pour taxer ce type de surprofits. Face à l'indignation de la gauche, le PDG de Total Patrick Pouyanné a prévenu qu'il ne pourrait « pas maintenir » le plafonnement sur le prix des carburants en cas de nouvelle taxe. Le gouvernement a, quant à lui, volé au secours de l'entreprise française, dénonçant le « Total bashing » et rappelant que « Total paye déjà des impôts ». En Allemagne aussi, la guerre en Iran a eu des conséquences imprévues. Le chancelier allemand Friedrich Merz, critique de l'opération américaine en Iran, s'est attiré les foudres de Donald Trump qui a depuis annoncé retirer 5 000 soldats stationnés en permanence Outre-Rhin depuis l'après-guerre. À Ramstein, où se trouve la plus grande base américaine d'Europe et ses 50 000 soldats, l'annonce a jeté un froid chez les 8 000 habitants, dont l'activité économique repose principalement sur les militaires américains. « Ils font vivre les artisans, les plombiers, les petits commerces, de la boulangerie au taxi », déclarait en mars le patron d'un hôtel local à l'AFP. Ici, tous espèrent que Donald Trump ne mettre pas ses menaces à exécution. Comment interpréter la marche arrière de Donald Trump sur le « Project liberty » ? Où en sont les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran ? Pourquoi les profits de Total crispent la classe politique française ?Nos experts :- Dominique SEUX - Éditorialiste économique - Les Échos et France Inter - Sylvain DOMERGUE - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de « Géopolitique des espaces maritimes » - Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, auteure de « Géopolitique du Sahel » - Yara RIZK - Journaliste économique et financière, rédactrice en chef adjointe à CFNews

C dans l'air
L'Iran frappe les Émirats… et défie Trump - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 5, 2026 62:34


C dans l'air du 5 mai 2026 - L'Iran frappe les Émirats… et défie TrumpPresque un mois après le fragile cessez-le-feu signé entre les Etats-Unis et l'Iran, l'heure est à la reprise des hostilités. Lundi, les Américains ont détruit six embarcations iraniennes et intercepté des missiles et drones lancés par l'Iran contre des bâtiments commerciaux. Téhéran a aussi frappé les Émirats arabes unis, touchant un site pétrolier de Fujaïrah où un incendie s'est déclaré. Ces affrontements interviennent alors que les Etats-Unis ont lancé hier leur opération navale destinée à libérer les navires bloqués dans le détroit d'Ormuz. Le chef de la diplomatie iranienne a mis en garde les Etats-Unis contre un possible « bourbier ». L'un des missiles de croisière tiré lundi en direction des Émirats a été intercepté par un dispositif similaire au « dôme de fer » israélien et installé depuis le début de la guerre dans le Golfe. Un élément nouveau qui montre le rapprochement opéré entre la monarchie du Golfe et Israël depuis la signature des accords d'Abraham en 2020, qui a normalisé les relations entre ces deux pays. Par ailleurs, un tanker sud-coréen a été touché par une frappe iranienne dans le détroit d'Ormuz, samedi. Séoul a assuré qu'elle « prendra les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des navires » dans la région. Alors que près de 900 navires commerciaux sont toujours bloqués dans le détroit d'Ormuz, les pays producteurs de pétrole cherchent de nouvelles routes pour acheminer l'or noir. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis disposent d'oléoducs reliant respectivement la mer Rouge et le golfe d'Oman, mais leur capacité maximale est déjà atteinte. L'Irak, dont l'économie dépend à 90 % du pétrole, dispose aussi d'une route terrestre de 1 200 km reliant les champs pétroliers irakiens aux terminaux syriens en Méditerranée, mais sa longueur et le manque d'infrastructures sur la route rendent son efficacité toute relative. Dans cette équation impossible, ce sont les Etats-Unis, premier producteur mondial de pétrole, qui tirent leur épingle du jeu. Les exportations américaines ont atteint un record de 5,2 millions de barils par jour en avril, soit 30 % de plus qu'en février. Outre-Atlantique, de nombreux élus américains observent avec agacement les manœuvres de leur président, qui avait promis dès mars que la guerre avec l'Iran « se terminerait bientôt », alors que les négociations avec Téhéran semblent au point mort. La loi américaine impose une autorisation du Congrès pour poursuivre un conflit au-delà de 60 jours, mais Donald Trump n'a pas prévu de la solliciter, arguant qu'il n'y a pas eu d'échanges de tirs depuis le cessez-le-feu du 8 avril. « Nous sommes actuellement dans une période de cessez-le-feu. Si nous comprenons bien, cela signifie que le délai de soixante jours est suspendu ou à l'arrêt », s'est justifié le ministre de la Défense Pete Hegseth lors d'une audition au Sénat. Les échanges de tirs constatés depuis lundi pourraient tout changer. D'autant que plusieurs élus républicains s'opposent ouvertement à un contournement du Congrès, à l'image de la sénatrice Susan Collins : « Cette date limite [de soixante jours] n'est pas une suggestion, c'est une obligation ». Pourquoi les pays du Golfe sont-ils de nouveau visés par l'Iran depuis lundi ? Quelle alternative au détroit d'Ormuz pour acheminer le pétrole dans le monde ? Et Trump peut-il outrepasser le Congrès pour poursuivre sa guerre en Iran ?Nos experts :- Guillaume LAGANE - Enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de Défense - Christian CHESNOT - Journaliste spécialiste du Moyen Orient - Radio France - Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef et ex-correspondante à Téhéran - France 24 - Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Sorbonne

Sur le fil
Vacances : quelles conséquences de la guerre au Moyen-Orient ?

Sur le fil

Play Episode Listen Later May 2, 2026 17:58


C'est le mois de mai, ses longs week-ends et déjà la perspective des grandes vacances à organiser pour ceux qui le peuvent financièrement. Cette année, la guerre au Moyen-Orient chamboule tout, principalement la vie de ceux qui vivent dans les zones de conflit, et elle percute aussi le tourisme un des moteurs de l'économie mondiale. Depuis la fin février, le détroit d'Ormuz, par lequel transite 20% de la production mondiale d'hydrocarbures, est bloqué par Téhéran. Les cours du pétrole flambent, comme l'essence et le kérosène. Les compagnies aériennes réduisent leurs vols pour amortir ces coûts. Les liaisons avec l'Asie sont plus difficiles car elles évitent la région du Golfe, zone d'escale pour les longs courriers.De nombreuses compagnies ont répercuté la hausse du prix du kérosène sur celui des billets.Et si la situation perdure, la question des réserves de carburant se pose.Invités :Gloria Guevara, présidente et directrice générale du Conseil Mondial du tourisme et du voyage (WTTC)Paul Chiambaretto, Professeur à la MBS School of Business de Montpellier, directeur de la Chaire PégasePatrice Caradec, president du Syndicat des entreprises du tour operating (SETO)Ketut Jaman, Directeur de Melali Bali DMC & Melali MICE, agences de voyages à Bali ( Indonésie).Réalisation : Emmanuelle BaillonDoublages: Luc Smilovici, Didier Lauras, Florence GoisnardLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
Trump veut "des mois" de blocus...L'Iran va-t-il plier? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 63:40


C dans l'air du 30 avril 2026 - TRUMP VEUT « DES MOIS » DE BLOCUS… L'IRAN VA-T-IL PLIER ? Le bras de fer se durcit entre les États-Unis et l'Iran. Donald Trump s'est dit prêt, hier, à prolonger le blocus dans le détroit d'Ormuz et à jouer la montre. Selon la presse américaine, il aurait demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus qui « pourrait durer pendant des mois ».Sur son réseau social, le président américain a durci le ton. « Les Iraniens sont étranglés comme un cochon farci. Monsieur gentil, c'est fini ! », a-t-il écrit, au-dessus d'un photomontage le montrant en costume sombre, lunettes noires et fusil d'assaut à la main. Avant d'ajouter : les Iraniens « ont intérêt à devenir intelligents, et vite ».Dans une interview accordée au média Axios, le locataire de la Maison-Blanche se veut plus mesuré. Il assure que « le blocus est un peu plus efficace que les bombardements ». Une stratégie assumée : asphyxier le régime iranien, au risque d'entraîner le monde avec… et les marchés mondiaux où les prix du pétrole flambe.Reste une question : Donald Trump peut-il tenir dans la durée ? Aux États-Unis, la pression monte. L'opinion publique s'inquiète de la hausse des prix à la pompe, et le camp républicain redoute l'impact à l'approche des élections de mi-mandat.Hier, auditionné par la commission des forces armées de la Chambre des représentants, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a été vivement interpellé par les élus démocrates. Certains l'accusent de « mentir aux Américains depuis le premier jour » sur les motivations et l'évolution de cette guerre. Le coût du conflit est déjà estimé à 25 milliards de dollars.Sur la scène internationale, les mises en garde se multiplient. Lors d'un échange téléphonique, Vladimir Poutine a évoqué des « conséquences dommageables » en cas d'escalade. De son côté, le président iranien, Masoud Pezeshkian, juge le blocus « voué à l'échec » et dénonce une source de déstabilisation durable dans le Golfe.Téhéran agite aussi une autre menace : celle des câbles sous-marins. Ces infrastructures, essentielles à l'économie numérique mondiale, traversent le détroit d'Ormuz. Une zone stratégique, non seulement pour le pétrole et le gaz, mais aussi pour les flux de données entre l'Asie et l'Europe.Alors, jusqu'où peut aller l'Iran ? Peut-il réellement s'attaquer à ces câbles vitaux ? Et les États-Unis sont-ils réellement prêts à s'engager dans un conflit long ?L'Agence internationale de l'énergie alerte déjà : le monde pourrait être confronté à « un défi majeur sur le plan énergétique et économique ».Nos experts :- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN - Institut des hautes études de défense nationale- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France, auteure de Requiem pour le monde libre- David RIGOULET-ROZE - Chercheur associé à l'IRIS, rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques - Leila ABBOUD (en duplex) - Cheffe du bureau parisien – Financial Times

Un jour dans le monde
Pourquoi la prochaine guerre du Golfe sera peut-être une guerre des prix

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 3:27


durée : 00:03:27 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Rédaction Internationale - En décidant de quitter l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), les Émirats arabes unis réactivent leur rivalité stratégique avec l'Arabie saoudite et risquent de bouleverser les équilibres régionaux et mondiaux. - invités : Louise Bodet Journaliste à la rédaction internationale de Radio France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

C dans l'air
Ormuz : le blocus s'éternise, la France se prépare aux pénuries... - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 63:37


C dans l'air du 28 avril 2026 - Ormuz : le blocus s'éternise, la France se prépare aux pénuries... Le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a mis en garde vendredi dernier contre les conséquences d'un blocage prolongé du détroit d'Ormuz. « Nous avons désormais absorbé tout le surplus (des stocks, ndlr). Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique, comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques », a-t-il déclaré lors d'une conférence organisée par l'Institut français des relations internationales (Ifri).Une inquiétude désormais partagée par plusieurs grands dirigeants français. « Le monde est maintenant dans une crise assez sérieuse au Moyen-Orient », a estimé Bernard Arnault lors de l'assemblée générale des actionnaires de LVMH, le 23 avril. Même constat pour Benoît Bazin, PDG de Saint-Gobain : « La crise est profonde et elle se diffuse partout. Elle va peser sur l'économie mondiale. On ne reviendra pas à la situation d'avant. »Faut-il pour autant redouter une pénurie imminente ? À ce stade, les messages se veulent rassurants. « Il n'y a pas de signe de pénurie en vue », a affirmé Michel-Édouard Leclerc vendredi dernier sur le plateau de C dans l'air, tout en prévenant que les prix du pétrole ne devraient pas retrouver leur niveau d'avant la guerre entre les États-Unis et l'Iran.Même ligne du côté de l'exécutif. « À ce stade, la situation est contrôlée », a déclaré le chef de l'État samedi. En déplacement à Athènes, Emmanuel Macron a assuré que le conflit au Moyen-Orient ne permettait « d'envisager aucune pénurie » de carburant en France, appelant à éviter tout « comportement de panique ».Le ministre de l'Économie a, lui aussi, tenté de rassurer ce mardi sur France Inter. « Si demain on arrêtait complètement d'importer, on aurait trois mois de stock (…) On a encore énormément de réserves », a résumé Roland Lescure. « Le sujet potentiel, c'est le kérosène », a-t-il toutefois relevé, en rappelant la forte dépendance des compagnies européennes aux approvisionnements en provenance des pays du Golfe.Les premières conséquences se font déjà sentir dans le transport aérien. Plusieurs compagnies à bas coût, comme Ryanair, Transavia ou Volotea, ont commencé à annuler des vols face à la flambée des prix. « Il est probable que les vacances de beaucoup de gens seront touchées », avertissait le 22 avril le commissaire européen à l'Énergie, Dan Jørgensen, évoquant à la fois des annulations et des billets « très, très élevés ».Au-delà du secteur aérien, c'est l'ensemble de l'économie mondiale qui pourrait être affecté. Le Fonds monétaire international a revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2026, à 3,1 %, et alerte sur un scénario plus défavorable en cas d'aggravation des tensions : risque de récession, inflation plus élevée. « Rares seront les pays à sortir indemnes », prévient l'institution.Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Economiste, directeur de l'Institut de Haute Finance et auteur de L'horizon des possibles - Dominique SEUX - Editorialiste Les Echos et France Inter, auteur de Les débats de l'éco” - Patrice GEOFFRON - Professeur d'économie à Paris Dauphine, spécialiste de l'énergie, directeur du centre de géopolitique de l'énergie - Béatrice MATHIEU - Grand reporter économie pour L'Express

ONU Info

Face aux perturbations du transport maritime dans le détroit d'Ormuz, la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (ONU-CEE) intensifie ses efforts pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement et fluidifier le transport international de marchandises.Réunis ce mardi, représentants des pays du Golfe, autorités douanières, ferroviaires et acteurs du transport routier ont examiné les solutions offertes par la Convention sur le transit international routier (TIR) afin de faciliter le transit le long de corridors terrestres alternatifs.L'ONU-CEE a également annoncé le lancement d'un observatoire en ligne des points de passage aux frontières. « Cette nouvelle plateforme fournit des données sur les points de passage frontaliers et les points de traitement TIR, permettant aux opérateurs de mieux planifier les itinéraires et d'optimiser l'acheminement des marchandises », explique Jean Rodriguez, porte-parole de l'ONU-CEE.Dans cet extrait sonore, il revient aussi sur l'essor de ces routes alternatives : « Le nombre de conteneurs transitant par le port de Djeddah […] a augmenté de 140 %, passant de 50.000 à 120.000 par semaine ».(Extrait sonore : Jean Rodriguez, porte-parole de l'ONU-CEE; propos recueillis par Cristina Silveiro)

ONU Info

La crise maritime dans le détroit d'Ormuz, déclenchée par le conflit dans le Golfe Persique, fait peser une nouvelle menace sur l'économie mondiale. Selon la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU), une pénurie de matières premières stratégiques pourrait se profiler, alimentant déjà une course entre États pour sécuriser leurs approvisionnements.Dans cet extrait sonore, Dario Liguti, Directeur de la Division de l'énergie durable à la CEE-ONU, rappelle que « l'impact du conflit dans le Golfe ne se limite pas au marché de l'énergie » et souligne que « la disponibilité de ces produits est fortement contrainte ». Hélium, naphta, sulfure : ces sous-produits du pétrole, essentiels aux semi-conducteurs, aux technologies numériques ou à la transition énergétique, dépendent largement de routes maritimes aujourd'hui sous tension.À court terme, les industriels s'appuient sur leurs stocks. Mais si la crise se prolonge, des pénuries pourraient émerger, avec un double effet : hausse des prix et raréfaction de technologies clés, avertit l'expert.Un éclairage pour comprendre comment une crise régionale menace déjà des chaînes d'approvisionnement vitales à l'échelle mondiale.(Extrait sonore : Dario Liguti, Directeur de la Division de l'énergie durable à la Commission économique pour l'Europe des Nations Unies ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Sismique
169. Pétrole : vers une crise sans précédent ? - MATTHIEU AUZANNEAU

Sismique

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 141:34


Comprendre pourquoi le pétrole est si important et anticiper les conséquences du conflit au moyen-orient et la fermeture du détroit d'Ormuz, avec Matthieu Auzanneau Le détroit d'Ormuz est en quasi-paralysie depuis les frappes contre l'Iran, et avec lui c'est une partie vitale des flux mondiaux de pétrole et de gaz qui vacille. Pourtant, en Europe, on peine encore à mesurer ce que cela signifie vraiment. Avec Matthieu Auzanneau, on part de cette crise pour remonter à ce qu'elle révèle de plus profond : le rôle central de l'énergie dans la puissance des nations, la place singulière du pétrole dans l'histoire économique moderne, la continuité de la stratégie américaine autour du Golfe, et la vulnérabilité particulière de l'Europe. Une conversation pour comprendre pourquoi ce qui se joue à Ormuz dépasse de loin un simple épisode géopolitique, et pourrait annoncer des chocs économiques, industriels et politiques majeurs dans les mois à venir.Pourquoi le blocage d'Ormuz constitue-t-il un choc énergétique majeur, bien au-delà du Moyen-Orient ?Comment une crise sur les flux de pétrole et de gaz se propage-t-elle dans l'économie réelle, de l'industrie aux engrais, jusqu'aux prix alimentaires et à la stabilité politique ?Pourquoi le pétrole reste-t-il si central dans la puissance économique, militaire et géopolitique des États ?Comment lire la continuité historique de la stratégie américaine autour du pétrole, du XXe siècle à aujourd'hui ?Pourquoi l'Europe apparaît-elle comme particulièrement vulnérable dans cette nouvelle séquence ?Que nous dit cette crise des limites de la transition actuelle, et de l'urgence d'une véritable souveraineté énergétique ?Le podcast est en ce moment sponsorisé par CyberghostVPN. Une manière simple de soutenir Sismique est découvrir ici l'offre promotionnelle réservée aux auditeurs : www.cyberghostvpn.com/sismiqueChapitres: 00:00 - Crise Énergétique Mondiale02:57 - Conflit au Moyen-Orient05:14 - Importance du Détroit d'Ormuz08:58 - Conséquences sur l'Industrie18:02 - Répercussions Économiques Globales21:36 - Parallèles avec 200858:18 - Lien entre Énergie et Puissance01:10:11 - L'Avenir de notre Civilisation01:10:31 - Lien entre énergie et puissance01:12:54 - La Seconde Guerre mondiale et l'énergie01:17:06 - Stalingrad : entre symbolique et réel01:19:44 - Les conséquences de la guerre Iran-Irak01:24:20 - Stratégies américaines au Moyen-Orient01:27:38 - L'impact de Trump sur la géopolitique01:34:41 - Énergie, Chine et enjeux géopolitiques01:42:25 - Anticipations pour l'Europe et l'énergie01:47:44 - Vers une crise énergétique en Europe01:52:53 - Vers une transition énergétique nécessaire01:57:32 - Construire une société post-pétrole02:01:51 - L'urgence d'une politique énergétique02:07:20 - Espoir et responsabilité citoyenne02:18:47 - Réflexions sur le pouvoir psychotique02:20:35 - Lecture recommandée pour comprendre02:20:48 - ConclusionLe podcast est en ce moment sponsorisé par CyberghostVPN. Une manière simple de soutenir Sismique est découvrir ici l'offre promotionnelle réservée aux auditeurs : www.cyberghostvpn.com/sismiqueÉpisode enregistré le 21/04/2026---Retrouvez tous les épisodes et les résumés sur www.sismique.frSismique est un podcast indépendant créé et animé par Julien Devaureix.

C dans l'air
Patron ivre du FBI, généraux limogés : la Maison-Blanche ne répond plus - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 62:52


C dans l'air du 24 avril 2026 - Patron ivre du FBI, généraux limogés : la Maison-Blanche ne répond plusEt un départ de plus, dans une séquence politique américaine de plus en plus troublée. Alors que le conflit au Moyen-Orient s'enlise et que les tensions montent dans le détroit d'Ormuz, le plus haut responsable civil de la marine américaine, John Phelan, a quitté ses fonctions « avec effet immédiat », selon le Pentagone. Un départ qui ne fait qu'allonger la liste, déjà fournie, de hauts responsables militaires écartés ces derniers mois, souvent sans explication claire.À Washington, le malaise s'installe. L'administration Trump est fragilisée par une série de scandales et de démissions en cascade. Après la ministre de l'Intérieur Kristi Noem et la ministre de la Justice Pam Bondi, c'est la ministre du Travail, Lori Chavez-DeRemer, qui a quitté lundi le gouvernement, mise en cause dans plusieurs affaires. Désormais, l'attention se concentre sur le directeur du FBI, Kash Patel, dont la position apparaît de plus en plus fragile. Une enquête du magazine « The Atlantic », publiée la semaine dernière, décrivant une consommation excessive d'alcool et un comportement impulsif, a jeté un nouveau trouble sur le fonctionnement du premier cercle trumpiste.En coulisses, les signaux d'alerte se multiplient. La guerre en Iran, coûteuse et de plus en plus impopulaire, divise jusque dans les rangs du pouvoir. Selon le Wall Street Journal, le président aurait engagé son pays malgré de fortes réticences internes. Plus surprenant encore, certains conseillers auraient jugé préférable de l'écarter du centre de commandement lors d'une opération sensible de sauvetage de pilotes américains en Iran, estimant sa présence contre-productive.Et puis il y a les rumeurs, persistantes, virales, qui alimentent l'incertitude. L'une d'elles, relayée par l'ancien analyste de la CIA Larry Johnson, affirme que Donald Trump aurait tenté d'activer les codes nucléaires avant d'en être empêché par le Général Dan Caine. Une accusation sans preuve, que son propre auteur dit ne pas pouvoir confirmer — mais qui contribue à nourrir un climat de défiance inédit.La Maison-Blanche dément en bloc. Mais le doute s'installe, y compris dans le camp présidentiel. Alors que se passe-t-il à la Maison-Blanche ? Qui encadre, qui conseille, qui, éventuellement, freine le président américain ? Et jusqu'où va l'autonomie du président américain dans un contexte de crise majeure ?Des interrogations qui dépassent largement les frontières des États-Unis. Dans les monarchies du Golfe, fortement impactées par la guerre, l'inquiétude grandit. Toujours sous la menace constante des drones et des missiles de Téhéran, certains alliés traditionnels de Washington prennent un peu leurs distances. L'Arabie saoudite, le Qatar, mais aussi d'autres acteurs régionaux, commencent à revoir leurs équilibres stratégiques et à esquisser de nouvelles alliances, notamment avec l'Égypte, la Turquie ou encore le Pakistan.Nos experts :- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- GEORGES MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro - Anne Elisabeth MOUTET - Éditorialiste - « The Daily Telegraph »- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l'Amérique

Sismique
169. EXTRAITS - Le pétrole : moteur caché des guerres modernes, avec Matthieu Auzanneau

Sismique

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 13:04


Matthieu Auzanneau : Barbarossa, Pearl Harbor, Iran, une même logique énergétique.Dans cet extrait, Matthieu Auzanneau relit plusieurs épisodes majeurs de l'histoire militaire et géopolitique à travers la question énergétique. De la bataille d'Angleterre à Pearl Harbor, de Barbarossa à la guerre Iran-Irak, il montre que l'accès au pétrole et aux carburants a souvent été au cœur des choix stratégiques. Il éclaire surtout la continuité de la politique américaine dans le Golfe persique : à partir du déclin de sa propre production pétrolière, Washington a cherché à consolider son emprise sur le principal cœur énergétique de l'économie mondiale.Le podcast est en ce moment sponsorisé par CyberghostVPN. Une manière simple de soutenir Sismique est découvrir ici l'offre promotionnelle réservée aux auditeurs : www.cyberghostvpn.com/sismiqueÉpisode enregistré le 21/04/2026---Retrouvez tous les épisodes et les résumés sur www.sismique.frSismique est un podcast indépendant créé et animé par Julien Devaureix.

C dans l'air
L'Iran fait volte-face : Donald Trump acculé ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 62:44


C dans l'air du 18 avril 2026 - L'Iran fait volte-face : Donald Trump acculé ?Un revirement de situation inattendu. Ce vendredi, Donald Trump avait déclaré qu'un accord de paix était « très proche » et affirmait que l'Iran avait accepté de remettre son uranium enrichi. Un point clé des négociations alors que les Etats-Unis et Israël accusent la République islamique de vouloir se doter de la bombe atomique, ce qu'elle dément. Mais Téhéran a nié avoir accepté le transfert de ces stocks de matière fissile. Plus encore, ce samedi, l'Iran a annoncé reprendre « le strict contrôle » du détroit d'Ormuz en réaction au maintien du blocus américain des ports iraniens, revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime stratégique. Le cessez-le-feu de deux semaines, négocié par le Pakistan le 8 avril dernier, qui a mis un terme aux attaques en Iran et dans le Golfe, doit expirer le 22 avril. Si des signaux d'ouverture ont été observés entre l'Iran et les Etats-Unis, aucune percée décisive semble s'être distinguée concernant les négociations entre les deux pays. Ces derniers jours, une autre cible a eu les faveurs de Donald Trump : le pape Léon XIV. Ce dernier a été visé par de violentes diatribes de la part du président américain, alors que le pape, lui-même américain, lui reprochait de menacer de détruire la civilisation pluriséculaire de l'Iran. Donald Trump a aussitôt rétorqué reprochant à Léon XIV d'être « faible » en matière de lutte contre la criminalité et « nul en politique étrangère ». Le souverain pontife a alors qualifié la menace de Donald Trump de « vraiment inacceptable » et a exhorté les Américains à demander à leurs élus au Congrès de « travailler à la paix ». Pourquoi l'Iran reprend-il le contrôle du détroit d'Ormuz après avoir annoncé sa réouverture ? Où en sont les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis ? Pour quelles raisons Donald Trump s'en prend-il au pape Léon XIV ?Nos experts :- Alain FRACHON - Chroniqueur pour le journal « Le Monde », spécialiste des relations internationales - Romuald SCIORA - Essayiste, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, auteur d'« America 250, une histoire graphique des Etats-Unis » - Isabelle DE GAULMYN - Journaliste spécialiste des questions de Religion - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales - Magali LACROZE - Envoyée spéciale en direct de Midland dans le Texas

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La guerre au Moyen-Orient s'embrase (The Middle East War Intensifies)

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Play Episode Listen Later Apr 5, 2026 4:29


La guerre déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran fait rage. Téhéran riposte en attaquant Israël et les pays du Golfe. Le bilan humain s'alourdit chaque jour.Traduction :The war triggered on February 28 by American-Israeli strikes on Iran is raging. Tehran retaliates by attacking Israel and Gulf countries. The human toll grows heavier every day. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.