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Selon l'Organisation météorologique mondiale, le nombre de catastrophes naturelles a été multiplié par cinq depuis 1970. Des chercheurs du monde entier se sont consacrés à en étudier les conséquences. Et tous sont d'accord sur un point. Plus on est démuni, plus on a de chances de subir les conséquences d'une catastrophe naturelle. Si on regarde à l'échelle mondiale, on voit que souvent, les pays les plus pauvres sont dans des zones à haut risque de catastrophes naturelles, avec les sécheresses dans le Sahel ou les inondations dans l'Asie du Sud Est. De plus, les pays riches ont plus de moyens pour réagir en urgence et pour en absorber les conséquences à long terme. Selon le magazine Géo, il y a 23 décès en moyenne lorsqu'une catastrophe naturelle survient dans un pays riche contre 1052 dans un pays pauvre. Qui sont les personnes les plus touchées par les catastrophes naturelles ? Dans un même pays, les plus pauvres sont aussi les plus touchés ? Et les inégalités de genre dans tout ça ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Antonella Francini. Première diffusion : octobre 2022 À écouter aussi : A quoi servent vraiment les moustiques ? Rachida Dati : comment reconnaître un conflit d'intérêt ? Qu'est-ce que l'autisme virtuel ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Pour rester informé et recevoir le meilleur de “Maintenant vous savez” chaque semaine, abonnez-vous à notre newsletter. Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Alors que Paris accueille l'Esports World Cup 2026, la plus grande compétition internationale de sport électronique, un constat s'impose : malgré une jeunesse passionnée par le jeu vidéo, l'Afrique reste largement absente de la scène compétitive mondiale. Faute d'investissements, de compétitions structurées et de volonté politique, le continent peine à transformer son potentiel en véritable filière économique. À partir de ce 6 juillet, Paris devient la capitale mondiale du jeu vidéo en accueillant l'Esports World Cup 2026. Pendant plusieurs semaines, les meilleurs joueurs de la planète s'affronteront sur des titres incontournables comme League of Legends, Valorant ou Counter-Strike. Au-delà du spectacle, cet événement rappelle une réalité économique souvent méconnue. Le jeu vidéo est aujourd'hui l'une des industries culturelles les plus puissantes au monde. Son chiffre d'affaires dépasse désormais les 200 milliards de dollars, soit près de dix fois celui du cinéma mondial. En son sein, l'esport représente à lui seul près de 25 milliards de dollars par an. Une économie à part entière, portée par les compétitions, les sponsors, les droits de diffusion et les clubs professionnels. Pourtant, l'Afrique ne capte qu'une infime partie de cette valeur. Les équipes africaines sont quasiment absentes des grandes compétitions internationales, malgré une pratique du jeu vidéo très répandue chez les jeunes, notamment sur smartphone ou dans les gaming zones. Le talent existe, mais l'écosystème fait défaut Pour Désiré Koussawo, président de SAGES Africa et auteur d'un livre blanc consacré à l'esport africain, le problème n'est pas celui du vivier de joueurs. « La base existe, elle est très large », explique-t-il. En revanche, c'est toute la structure permettant de faire émerger une élite qui fait aujourd'hui défaut. Car pour produire des champions, un marché ne peut pas se contenter de compter des millions de pratiquants. Il lui faut également des ligues professionnelles, des championnats réguliers, des clubs solides, des financements, ainsi qu'un cadre juridique adapté. Faute de compétitions suffisamment nombreuses, les joueurs progressent moins vite, restent invisibles aux yeux des grandes organisations internationales et peinent à intégrer les circuits professionnels. Un véritable cercle vicieux s'installe : sans investissements, pas de compétitions ; sans compétitions, pas de joueurs de haut niveau ; sans champions, les investisseurs continuent de détourner leur regard. À lire aussiSony abandonne les disques PlayStation: conséquences économiques d'une révolution du jeu vidéo Les investisseurs finiront-ils par miser sur l'Afrique ? Pourquoi cette situation perdure-t-elle ? Parce que les grands acteurs de l'industrie raisonnent avant tout en termes de rentabilité. Comme le souligne Désiré Koussawo, l'Afrique est encore perçue davantage comme un marché de consommateurs que comme une terre de compétiteurs. Les éditeurs de jeux vidéo, les organisateurs de tournois et les sponsors privilégient naturellement les régions où les retours sur investissement sont immédiats. Le principal frein n'est d'ailleurs pas uniquement celui des infrastructures. Quelques serveurs commencent à être déployés, principalement en Afrique du Nord, tandis que l'Afrique subsaharienne commence seulement à voir arriver certaines initiatives. Le véritable chaînon manquant reste surtout la volonté politique. Contrairement au football ou à la musique, l'esport est encore rarement considéré comme un levier de soft power ou de développement économique. Pour autant, les perspectives existent. Comme dans toute industrie, lorsque les marchés historiques arrivent à maturité, les entreprises recherchent de nouveaux relais de croissance. Après le développement spectaculaire du Golfe ou de l'Asie du Sud-Est, l'Afrique pourrait bien devenir la prochaine frontière de l'économie mondiale du jeu vidéo. Car aujourd'hui, l'esport n'est plus un simple loisir, il est devenu une industrie stratégique, un outil d'influence et un marché mondial en pleine expansion. Pendant que Paris célèbre les champions du jeu vidéo, l'Afrique joue encore les qualifications. La question n'est désormais plus de savoir si le continent possède les talents, mais de savoir qui sera le premier à investir dans leur réussite. À lire aussiPourquoi la France est toujours un grand du jeu vidéo mondial
Un pic à la mi-mai, une chute de 10 % depuis, les variations du prix du minerai de fer ces derniers mois masquent une véritable tendance de fond à la baisse qui a débuté en 2021 et devrait se poursuivre. L'Australie, premier producteur et premier exportateur de fer, prévoit une baisse des prix au moins jusqu'en 2031. Même si elle est contredite ponctuellement par des hauts et des bas, c'est une tendance lourde qui se dessine. La première raison, c'est l'abondance de l'offre, en particulier au Brésil où la production devrait augmenter de plus de 56 millions de tonnes par an jusqu'en 2031. En Australie aussi la production augmente depuis deux décennies mais devrait néanmoins se stabiliser d'ici deux ans, comme le relève un rapport économique du gouvernement australien, les nouvelles mines et les extensions de mines servant essentiellement à remplacer les sites arrivés en fin de vie. Un autre nouvel acteur pèse de plus en plus lourd sur le marché, il s'agit de la Guinée. Le projet Simandou, entré en exploitation fin 2025, promet de faire grossir l'offre mondiale jusqu'en 2030, année à laquelle le niveau de production maximal de 120 millions de tonnes/an sera atteint. En dehors de ces mastodontes, les nouvelles capacités de l'Inde et du Canada vont contribuer à alimenter l'offre mise sur le marché. Demande chinoise en berne Les prix du fer sont guidés par l'abondance de production, mais aussi par la demande qui est elle-même liée aux besoins en acier. Dans le secteur, c'est la Chine, premier importateur mondial de fer, qui donne le tempo, or les aciéries chinoises font face à une demande qui s'affaiblit lentement depuis des années à cause du ralentissement du secteur immobilier. L'année dernière, elles ont produit 10 % de moins qu'en 2020. La production est tombée sous la barre du milliard de tonnes l'an dernier pour la première fois depuis 2019. D'autres moteurs vont compenser en partie le recul de la Chine, on parle de l'Inde, de l'Asie du Sud-Est et du Moyen-Orient, mais cela ne s'annonce pas suffisant pour stabiliser les prix. Baisse des recettes chez les producteurs La baisse des cours va peser sur les finances des pays producteurs, et en premier sur l'Australie. Le prix du minerai utilisé comme référence – à 61 % de teneur en fer – pourrait perdre près de 30 dollars par tonne d'ici la fin de la décennie, passant de 91 dollars la tonne en 2026 à 64 dollars, prix corrigé de l'inflation. Les recettes australiennes liées à l'exportation du minerai de fer devraient passer de 117 milliards de dollars l'année dernière à 77 milliards de dollars en 2030, selon les prévisions du gouvernement. Le secteur minier devrait pouvoir cependant résister à la baisse des cours : les producteurs australiens de minerai de fer ont des coûts de production qui figurent parmi les plus faibles au monde, ce qui devrait leur permettre de rester concurrentiels.
Dans le sud-est du Kenya, les animaux sauvages circulent librement d'un parc à un autre, créant parfois des conflits avec les communautés. Dans cet écosystème, les rangers ont un rôle clé pour protéger aussi bien la vie sauvage que les populations. Près du parc d'Amboseli, proche de la frontière avec la Tanzanie, des femmes ont endossé ce rôle. Soutenue financièrement par l'Ifaw, le Fonds international pour la protection des animaux, l'équipe est née en 2019. Les rangers femmes, issues des communautés massaï, défient depuis les normes de genre. De notre envoyée spéciale de retour d'Amboseli, Le jour se lève à peine dans les alentours d'Amboseli, au Kenya, l'équipe de rangers femmes enchaîne déjà les échauffements. La Team Lioness, comme elle se surnomme, s'apprête à partir. Purity Lakara donne les dernières instructions : « Nous allons partir faire nos patrouilles quotidiennes. Une fois sur le terrain, continuons à collaborer comme d'habitude. Le respect est essentiel. D'accord ? » Les rangers patrouillent sur plusieurs kilomètres pour assurer la protection de la faune sauvage. Et recenser les mouvements des animaux. Elles se déplacent aussi dans les communautés pour sensibiliser à la conservation ou régler des conflits. Un travail qui n'est pas sans danger rappelle Purity. « Nous ne sommes pas armées. Or il nous arrive de croiser des animaux dangereux. Par exemple, lorsque les éléphants sont en période de rut, ils sont souvent très agressifs, explique la ranger. Mais nous avons suivi une formation de ranger, et certaines ont également reçu une formation paramilitaire. Nous avons donc appris à nous protéger et à nous défendre. » À lire aussiKenya: un hôtel de luxe dans la réserve Masai Mara continue d'alimenter les polémiques « Briser les stéréotypes n'a pas été facile » À 28 ans, Purity Lakara fait partie des premières femmes de sa communauté à être devenue ranger. « Au début, c'était difficile, parce que c'est une communauté où les hommes occupent traditionnellement la place dominante. Briser les stéréotypes n'a pas été facile, confie-t-elle. Pour eux, accepter qu'une femme quitte la maison, laisse les tâches ménagères et les enfants pour partir trois semaines sans rentrer, alors qu'elle est mariée et a des enfants... c'était inconcevable. Mais nous avons été déployées et avons commencé à travailler. Nos rapports étaient excellents et la communauté a progressivement commencé à nous accepter. » Aujourd'hui, elles sont 17 rangers femmes sur les quelques 90 de cette région. Et Purity s'en félicite : de plus en plus de jeunes filles veulent rejoindre la Team Lioness. Pour ces communautés pastorales massaï, c'est aussi une opportunité d'emploi. « Cela permet à une personne de contribuer aux revenus du foyer. Comme moi, par exemple, ma famille sait qu'elle va recevoir quelque chose à la fin du mois, explique Evelyn Moinan, ranger depuis 2021. Ils sont très fiers de moi. Même les jeunes filles de nos communautés disent désormais : "Nous aimerions être comme Dorcas, comme Evelyne." Elles voient que les choses changent. » À à peine 4 ans, sa fille rêve déjà d'être une future ranger, comme sa maman. À lire aussiKenya: dans le Tsavo, les rangers au cœur de l'équilibre entre vie sauvage et communautés [1/2]
Au sommaire :Donald Trump lance les festivités des 250 ans de l'indépendance américaine avec un discours au pied du mont Rushmore, malgré les signaux inquiétants de l'économie du pays.Le pape Léon XIV, bien qu'américain, a décliné l'invitation aux célébrations, préférant se rendre à Lampedusa, symbole des drames migratoires en Méditerranée.Le sud-est de la France est particulièrement touché par des feux de forêt précoces et intenses, causés par la sécheresse et les températures élevées.Un marché parallèle et opaque des fonds de dette privée soulève des inquiétudes de crise, similaires à celle de 2008, selon la Banque de France.Le président du MEDEF, Patrick Martin, propose un plan d'économies de 100 milliards d'euros, avec notamment le gel des prestations sociales.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez RTL Midi avec Amandine Bégot du 02 juillet 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La consommation mondiale de sucre devrait rester globalement stable dans les dix prochaines années, d'après les prévisions de l'OCDE et des Nations unies. Mais cette continuité de façade cache de profondes mutations : alors que la consommation diminue dans les pays occidentaux, elle augmente en Asie et en Afrique. L'OCDE et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture consacrent un chapitre au sucre dans leur rapport sur les perspectives agricoles 2026-2035. Leurs experts estiment que le marché devrait croître très modestement sur les dix prochaines années : à peine 1 % pour arriver à une consommation mondiale de sucre juste en dessous de 200 millions de tonnes par an en 2035. Ces perspectives cachent toutefois de fortes disparités régionales. Par exemple la consommation de sucre diminue et devrait continuer de baisser en Amérique du Nord et en Europe. Avec l'Amérique latine, ce sont les régions où la consommation de sucre par habitant est la plus forte aujourd'hui. À lire aussiLe prix du sucre tiré vers le haut par la hausse des coûts de l'énergie Baisse de la consommation en Occident mais hausse en Asie et en Afrique La baisse est alimentée par la prise de conscience du danger que représente une surconsommation de sucre - dans les sodas ou les produits ultra-transformés, par exemple - et encouragée par les politiques de santé publique. Une tendance accentuée par le déclin démographique auquel ces deux régions font face. À l'échelle mondiale, cette baisse de la consommation dans les pays occidentaux est compensée par une hausse en Asie du Sud et du Sud-Est, mais aussi sur le continent africain. Sous l'effet mécanique de l'augmentation de la population, mais aussi du développement économique qui s'accompagne généralement d'une hausse de la consommation de produits plus riches en sucre par celles et ceux qui rejoignent les classes moyennes. L'Inde, l'Indonésie et le Pakistan devraient contribuer le plus à cette croissance. La dynamique en Chine à l'image du marché mondial Pour la Chine, les perspectives seront à l'image de ce qu'on observe à l'échelle de la planète sous l'effet de deux tendances contraires. D'un côté, le gouvernement central lutte contre l'obésité en imposant des restrictions sur le niveau de sucre dans les produits mis sur le marché, de l'autre l'urbanisation et le développement permettent aux populations des zones rurales d'enfin accéder à des produits plus riches en sucre. Résultat : la consommation chinoise de sucre devrait rester globalement stable ces dix prochaines années. À lire aussiÉtats-Unis: le marché du sucre menacé par les médicaments anti-obésité? L'OCDE et la FAO prévoient une baisse de la consommation par habitant en Afrique du Sud du fait des politiques de santé publique mises en place, mais elle devrait globalement augmenter sur le continent du fait de la dynamique démographique en Afrique subsaharienne. La consommation par habitant devrait également légèrement augmenter dans la sous-région, mais avec une moyenne de 9 kg de sucre par habitant en 2035 pour la sous-région. On sera encore très loin des 30 kg, voire des 40 kg, de sucre par habitant consommés chaque année en Europe et aux Amériques, respectivement. À lire aussiLa baisse des prix du sucre pèse sur la production européenne
Bouillonnes, un rendez-vous « bonus » du Goût du monde : une fois tous les deux mois, nous inviterons des personnes ayant toutes un rapport avec la nourriture et le fait de manger : des écrivains, des pêcheurs, des meuniers, cinéastes, ingénieurs, cuisinières, philosophes, juristes, architectes, cuisinistes ; de ceux qui mettent les mains dans la terre à ceux qui pensent le fait de manger. Ce rendez-vous est né de l'idée que sur le terrain, dans nos rencontres, dans les histoires qui s'échangent, des thèmes et des sujets se recoupent, des fils se tendent sur les réseaux, des faisceaux convergents se dessinent. Une histoire « de rien », vraiment ? Cette histoire de rien en apparence, on le pressent, pourrait devenir un sujet qui nous concerne tous plus ou moins, au Nord comme au Sud, un fait de société. Au menu du premier épisode, Il est question avec la journaliste Estérelle Payany de bouillons, de cuisson à petits bouillons, de frémissements, et autres états qui nous conduisent à nous interroger sur les mots du bouillon, et surtout sur l'énergie requise et les économies que permettent les marmites, norvégienne ou japonaise, les donabe dont ceux que façonne le potier Ben Lignel, qui ne nécessitent pas d'être toujours sur un feu. Grâce à ces marmites et cocottes -iconiques ! - des économies en temps et en labeur sont faites, d'autant plus quand la source de chaleur n'est ni du gaz ni de l'électricité, mais du bois qu'il faut aller chercher ou du charbon : les combustibles pour assurer le feu sous la marmite, les fumées qui s'en dégagent, la pollution de l'air dans les cuisines et le temps passé par les femmes dans les émanations polluantes de la cuisson. Louons ces marmites qui permettent à la cuisson de se terminer dans les chaleurs résiduelles des premiers feux. En images (@ Ben Lignel) Question aussi de ces bouillons et autres liquides essentiels dans les cultures d'Asie de l'Est et du Sud-Est. Le donabe rappelle à la romancière Grace Ly les casseroles en argile très utilisées en Chine. Elle nous parle de cette tendance sur les réseaux : le China Maxxing : des internautes découvrent des pratiques chinoises liées au bien-être et à la santé des révélations révolutionnaires : par exemple boire de l'eau chaude le matin ou boire du bouillon. Les « Tang » bouillons, indispensable institution et de la « Chinese way of life » tendance sur les réseaux sociaux. L'eau source de vie, la première à donner pour répondre à l'urgence, pour restaurer, remettre sur pieds en apportant soin et nourriture, en proposant une écoute et l'hospitalité avant même de penser à donner à manger. Une réflexion rencontrée à 3 reprises par la journaliste Emilie Laystary : avec la publication d'un livre hommage à la restauration scolaire collective : « on veut du rab » de Martin Planchaud parce que restaurer les enfants, nourrir les enfants les plus jeunes, c'est aussi éduquer les citoyens de demain. Dans le livre des Soulèvements de la terre qui parle de cantines de lutte avec cette question très pragmatique : comment nourrir des milliers de manifestants et enfin, dans le projet marseillais « navire avenir », avec un volet autour de la nourriture cuisinée pour les migrants rescapés en Méditerranée à bord de l'Ocean Viking, le navire de l'association européenne SOS Méditerranée. Le temps des repas représente un moment précieux pour les migrants, une brochette de citoyens marseillais se sont réunis autour de Marie-José Ordener des grandes tables, d'une diététicienne des hôpitaux de Marseille pour trouver le moyen de préparer les repas en avance pour les rescapés en prenant en compte leurs besoins nutritionnels et leurs préférences alimentaires et culturelles. Des recettes de plats rassasiants, bons pour la santé, et bons au goût : la cuisine de l'urgence doit être aussi celle de l'hospitalité : bien accueillir chez soi, la bienveillance et la cordialité, accueillir les personnes en parcours de migrations et bien les accueillir. C'est parce que la table est un lieu d'hospitalité, de convivialité et de refuge, mais aussi de pouvoir et de hiérarchie qu'on voit émerger un phénomène de résistance : la nourriture Queer raconte la journaliste Lauren Malka. Le fait pour les minorités de genre et de sexualité de se réapproprier l'alimentation pour en faire un outil de résistance et de soins communautaires. Sortir la cuisine du milieu familial hétéronormé et de créer des refuges, c'est l'idée sur laquelle s'est penchée la chercheuse Felix Kazi Tani en partant des fanzines américains et en cherchant les points communs avec les recettes dites Queer. L'idée pour renverser les schémas : transmettre une recette en la nommant d'une personne réelle. La nourriture queer interroge aussi notre façon de produire de la nourriture. « Cultiver notre propre nourriture n'est pas seulement une question de survie, affirme la militante sud-africaine Melissa Britz : c'est un acte politique de libération noire, queer et africaine ». Bouillonnes avec 4 journalistes, une romancière autour de la table : - Estérelle Payany, journaliste et critique culinaire, autrice de Cuisine végétarienne aux éditions Flammarion - Emilie Laystary, journaliste indépendante, spécialisée dans l'alimentation, autrice de l'essai Passer à table, ce que l'acte de manger dit de nous, aux éditions Divergences, vous vivez à Marseille. - Grace Ly, romancière, son dernier livre Les nouveaux territoires est paru chez Harper Collins. Elle est aussi la co-hôte et productrice du podcast « Kiffe ta race » - Lauren Malka, journaliste indépendante, notamment pour Livres hebdo et Libération, autrice du livre Mangeuses, histoire de celles qui dévorent, savourent ou se privent à l'excès, aux éditions Pérégrines. ► Pour aller plus loin, lire et retrouver les sujets abordés pendant l'émission : - Les donabe de Ben Lignel - Autour de la Chinese way of life et du China Maxxing - Bouillons bienfaisants, de Jennifer Hart Smith, Hachette Cuisine - Les congee - Le projet navire avenir à Marseille - Ocean Viking - SOS Méditerranée - Donner à manger, de Joëlle Zask, aux éditions Premier Parallèle - Dans le goût du monde - Le conte : la soupe aux cailloux - Les grandes tables à Marseille, Cuisine du quotidien et de l'extraordinaire - Queer Food Festival à Montréal - Le Queer Food Growing Collective Market dans les Cape Flats près du Cap - « L'anthologie Queers at the Table », un guide illustré de nourriture queer (qui contient de vraies recettes) vient tout juste d'être présélectionné pour le prestigieux Prix littéraire Lambda 2026. - Riva Donabe (Pot-au-feu) bas à anses creusées pour 4 personnes. Contenance : 2.25l . Grès chamotté, engobe et émail Travail à la plaque (estampage) et modelage Compatible : gaz, plaques, halogène, vitro céramique, braises, four, poêle (induction : uniquement avec plaque-relais) - Madame Takei - Donabe (Pot-au-feu) à anse en terre pour 4 personnes. Contenance : 2.5l. Grès chamotté, engobe et émail. Travail à la plaque (estampage) et modelage. Compatible : gaz, plaques, halogène, vitro céramique, braises, four, poêle (induction : uniquement avec plaque-relais) - Mini Do' - Petit donabe (pot-au-feu) emboité pour 2 personnes contenances: 1,25l Travail à la plaque et modelage. Compatible : gaz, plaques, halogène, vitro céramique, braises, four, poêle (induction : uniquement avec plaque-relais). Programmation musicale : Rien à fêter, de Camille Yembe.
Bouillonnes, un rendez-vous « bonus » du Goût du monde : une fois tous les deux mois, nous inviterons des personnes ayant toutes un rapport avec la nourriture et le fait de manger : des écrivains, des pêcheurs, des meuniers, cinéastes, ingénieurs, cuisinières, philosophes, juristes, architectes, cuisinistes ; de ceux qui mettent les mains dans la terre à ceux qui pensent le fait de manger. Ce rendez-vous est né de l'idée que sur le terrain, dans nos rencontres, dans les histoires qui s'échangent, des thèmes et des sujets se recoupent, des fils se tendent sur les réseaux, des faisceaux convergents se dessinent. Une histoire « de rien », vraiment ? Cette histoire de rien en apparence, on le pressent, pourrait devenir un sujet qui nous concerne tous plus ou moins, au Nord comme au Sud, un fait de société. Au menu du premier épisode, Il est question avec la journaliste Estérelle Payany de bouillons, de cuisson à petits bouillons, de frémissements, et autres états qui nous conduisent à nous interroger sur les mots du bouillon, et surtout sur l'énergie requise et les économies que permettent les marmites, norvégienne ou japonaise, les donabe dont ceux que façonne le potier Ben Lignel, qui ne nécessitent pas d'être toujours sur un feu. Grâce à ces marmites et cocottes -iconiques ! - des économies en temps et en labeur sont faites, d'autant plus quand la source de chaleur n'est ni du gaz ni de l'électricité, mais du bois qu'il faut aller chercher ou du charbon : les combustibles pour assurer le feu sous la marmite, les fumées qui s'en dégagent, la pollution de l'air dans les cuisines et le temps passé par les femmes dans les émanations polluantes de la cuisson. Louons ces marmites qui permettent à la cuisson de se terminer dans les chaleurs résiduelles des premiers feux. En images (@ Ben Lignel) Question aussi de ces bouillons et autres liquides essentiels dans les cultures d'Asie de l'Est et du Sud-Est. Le donabe rappelle à la romancière Grace Ly les casseroles en argile très utilisées en Chine. Elle nous parle de cette tendance sur les réseaux : le China Maxxing : des internautes découvrent des pratiques chinoises liées au bien-être et à la santé des révélations révolutionnaires : par exemple boire de l'eau chaude le matin ou boire du bouillon. Les « Tang » bouillons, indispensable institution et de la « Chinese way of life » tendance sur les réseaux sociaux. L'eau source de vie, la première à donner pour répondre à l'urgence, pour restaurer, remettre sur pieds en apportant soin et nourriture, en proposant une écoute et l'hospitalité avant même de penser à donner à manger. Une réflexion rencontrée à 3 reprises par la journaliste Emilie Laystary : avec la publication d'un livre hommage à la restauration scolaire collective : « on veut du rab » de Martin Planchaud parce que restaurer les enfants, nourrir les enfants les plus jeunes, c'est aussi éduquer les citoyens de demain. Dans le livre des Soulèvements de la terre qui parle de cantines de lutte avec cette question très pragmatique : comment nourrir des milliers de manifestants et enfin, dans le projet marseillais « navire avenir », avec un volet autour de la nourriture cuisinée pour les migrants rescapés en Méditerranée à bord de l'Ocean Viking, le navire de l'association européenne SOS Méditerranée. Le temps des repas représente un moment précieux pour les migrants, une brochette de citoyens marseillais se sont réunis autour de Marie-José Ordener des grandes tables, d'une diététicienne des hôpitaux de Marseille pour trouver le moyen de préparer les repas en avance pour les rescapés en prenant en compte leurs besoins nutritionnels et leurs préférences alimentaires et culturelles. Des recettes de plats rassasiants, bons pour la santé, et bons au goût : la cuisine de l'urgence doit être aussi celle de l'hospitalité : bien accueillir chez soi, la bienveillance et la cordialité, accueillir les personnes en parcours de migrations et bien les accueillir. C'est parce que la table est un lieu d'hospitalité, de convivialité et de refuge, mais aussi de pouvoir et de hiérarchie qu'on voit émerger un phénomène de résistance : la nourriture Queer raconte la journaliste Lauren Malka. Le fait pour les minorités de genre et de sexualité de se réapproprier l'alimentation pour en faire un outil de résistance et de soins communautaires. Sortir la cuisine du milieu familial hétéronormé et de créer des refuges, c'est l'idée sur laquelle s'est penchée la chercheuse Felix Kazi Tani en partant des fanzines américains et en cherchant les points communs avec les recettes dites Queer. L'idée pour renverser les schémas : transmettre une recette en la nommant d'une personne réelle. La nourriture queer interroge aussi notre façon de produire de la nourriture. « Cultiver notre propre nourriture n'est pas seulement une question de survie, affirme la militante sud-africaine Melissa Britz : c'est un acte politique de libération noire, queer et africaine ». Bouillonnes avec 4 journalistes, une romancière autour de la table : - Estérelle Payany, journaliste et critique culinaire, autrice de Cuisine végétarienne aux éditions Flammarion - Emilie Laystary, journaliste indépendante, spécialisée dans l'alimentation, autrice de l'essai Passer à table, ce que l'acte de manger dit de nous, aux éditions Divergences, vous vivez à Marseille. - Grace Ly, romancière, son dernier livre Les nouveaux territoires est paru chez Harper Collins. Elle est aussi la co-hôte et productrice du podcast « Kiffe ta race » - Lauren Malka, journaliste indépendante, notamment pour Livres hebdo et Libération, autrice du livre Mangeuses, histoire de celles qui dévorent, savourent ou se privent à l'excès, aux éditions Pérégrines. ► Pour aller plus loin, lire et retrouver les sujets abordés pendant l'émission : - Les donabe de Ben Lignel - Autour de la Chinese way of life et du China Maxxing - Bouillons bienfaisants, de Jennifer Hart Smith, Hachette Cuisine - Les congee - Le projet navire avenir à Marseille - Ocean Viking - SOS Méditerranée - Donner à manger, de Joëlle Zask, aux éditions Premier Parallèle - Dans le goût du monde - Le conte : la soupe aux cailloux - Les grandes tables à Marseille, Cuisine du quotidien et de l'extraordinaire - Queer Food Festival à Montréal - Le Queer Food Growing Collective Market dans les Cape Flats près du Cap - « L'anthologie Queers at the Table », un guide illustré de nourriture queer (qui contient de vraies recettes) vient tout juste d'être présélectionné pour le prestigieux Prix littéraire Lambda 2026. - Riva Donabe (Pot-au-feu) bas à anses creusées pour 4 personnes. Contenance : 2.25l . Grès chamotté, engobe et émail Travail à la plaque (estampage) et modelage Compatible : gaz, plaques, halogène, vitro céramique, braises, four, poêle (induction : uniquement avec plaque-relais) - Madame Takei - Donabe (Pot-au-feu) à anse en terre pour 4 personnes. Contenance : 2.5l. Grès chamotté, engobe et émail. Travail à la plaque (estampage) et modelage. Compatible : gaz, plaques, halogène, vitro céramique, braises, four, poêle (induction : uniquement avec plaque-relais) - Mini Do' - Petit donabe (pot-au-feu) emboité pour 2 personnes contenances: 1,25l Travail à la plaque et modelage. Compatible : gaz, plaques, halogène, vitro céramique, braises, four, poêle (induction : uniquement avec plaque-relais). Programmation musicale : Rien à fêter, de Camille Yembe.
Ce jeudi dans #LeDriveRTL2, Margaux Lassalle nous embarque pour une nouvelle étape dépaysante de son "Rock Trip" : direction le Vietnam ! Véritable joyau de l'Asie du Sud-Est, le pays fascine par la diversité de ses paysages, de la mythique baie d'Halong aux rizières majestueuses, sans oublier le fourmillement de ses immenses villes comme Hanoï ou Hô Chi Minh-Ville et leurs incontournables scooters. Une richesse qui se savoure aussi dans l'assiette avec une gastronomie mondialement reconnue (le célèbre "phở", le "bánh mì") et sa production incontournable de café. Côté musique, si la K-pop domine actuellement les écoutes, le Vietnam possède une véritable scène rock, riche et en pleine évolution ! Margaux nous fait découvrir cette histoire électrique en passant par les pionniers de Bức Tường (véritables légendes locales formées en 1995, que l'on pourrait comparer à Téléphone en France), le rock alternatif percutant de Microwave au début des années 2000, ou encore l'énergie heavy metal de Black Infinity. Le voyage met également en lumière la nouvelle génération avec la fraîcheur indie pop-rock du quatuor Chillies. Et pour clore cette superbe évasion asiatique en beauté, découvrez le titre "Treo (2:00 AM)" de The Cassette. Un groupe prometteur qui incarne le nouveau visage de la scène indie rock mélodique vietnamienne. ` Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Portée par une forte hausse de la consommation intérieure, la production chinoise de foie gras progresse rapidement. Désormais deuxième producteur mondial derrière la France, le pays cherche aussi à se développer à l'export, suscitant l'inquiétude de la filière française. La Chine pourrait bientôt devenir un acteur incontournable du marché mondial du foie gras. Dans le pays, la demande a fortement augmenté ces dernières années. Longtemps considéré comme un produit de luxe, le foie gras est désormais consommé plus largement, notamment comme accompagnement de plats populaires tels que le riz sauté. Cette évolution stimule les investissements des producteurs locaux. L'entreprise Changhao Biotechnology prévoit ainsi une production de 500 tonnes cette année, contre 300 tonnes l'an dernier. De son côté, Jilin Zhengfang Agriculture devrait atteindre 1 500 tonnes par an. Grâce à cette montée en puissance rapide et à des coûts de production compétitifs, la Chine est devenue le deuxième producteur mondial avec 14 000 tonnes produites l'an dernier. Elle talonne désormais la France, qui conserve pour l'instant sa place de numéro un. Une concurrence qui s'étend à l'export La filière française du foie gras a retrouvé des couleurs l'an dernier après plusieurs années marquées par les épidémies de grippe aviaire. Mais la stratégie de vaccination contre la grippe aviaire a conduit certains pays à fermer leurs marchés aux produits français. C'est notamment le cas du Japon depuis 2023, alors qu'il représentait auparavant près d'un quart des exportations françaises. Jusqu'ici focalisés sur leur marché intérieur, les producteurs chinois cherchent désormais à se développer à l'international. Moyen-Orient, Asie du Sud-Est, Europe : plusieurs entreprises prospectent de nouveaux débouchés. Le foie gras chinois est « une menace que voit poindre la filière française », selon son président Fabien Chevalier. Pour autant, l'offensive chinoise à l'export reste encore limitée. Moins de 5 % de la production du pays ont été exportés l'an dernier et les exigences sanitaires demeurent strictes. Mais les premiers contrats se multiplient. Jilin Zhengfang Agriculture prépare notamment des exportations vers l'Asie du Sud-Est et l'Europe, tandis que d'autres producteurs ciblent le Japon ou la Russie. Des zones délaissées par les producteurs français. À lire aussiAprès trois années difficiles, la filière française du foie gras se relève
Di seguito la Rassegna Stampa Economica e Finanziaria del 22 giugno 2026, costruita accorpando le notizie ricorrenti e privilegiando gli impatti economici, industriali e finanziari. Basata sul dossier allegato. MERCATI, GEOPOLITICA ED ENERGIATestate: Corriere della Sera / Repubblica / La Stampa / Il Giornale / Domani / Il Fatto Quotidiano• Hormuz resta aperto, ma il traffico è fortemente ridotto* Lo Stretto di Hormuz continua a funzionare solo parzialmente.* Le navi bloccate o in attesa risultano circa 500.* Nelle ultime 24 ore sono transitati 67 cargo, contro una media pre-crisi di 135.* Il volume di idrocarburi trasportati è sceso a 3,1 milioni di tonnellate, rispetto a una media ordinaria di 10,3 milioni, pari a circa il 30,1% dei livelli normali.* Prosegue la ricerca di rotte alternative via Arabia Saudita, Emirati e Turchia, ma nessuna infrastruttura appare in grado di sostituire integralmente Hormuz. • Imprese europee in stato di allerta* Diverse testate evidenziano come industria, logistica e commercio internazionale stiano predisponendo piani di emergenza.* La principale preoccupazione riguarda energia, fertilizzanti, chimica di base e materie prime critiche.* L'eventuale blocco completo dello Stretto avrebbe effetti immediati su inflazione e costi industriali. • Crimea sotto pressione* Gli attacchi ucraini alle infrastrutture energetiche hanno provocato carenze di carburante e razionamenti.* Secondo analisi citate dal Corriere, i raid alle raffinerie russe avrebbero compromesso circa un terzo della capacità di raffinazione del Paese.* La Crimea conta circa 2,5 milioni di abitanti e rappresenta un nodo logistico strategico per Mosca. Indicazione positiva* La mancata chiusura totale di Hormuz evita, almeno per ora, uno shock energetico paragonabile a quelli del 1973 o del 2022.* Le imprese stanno accelerando la diversificazione delle catene di approvvigionamento, riducendo il rischio strutturale futuro.INTELLIGENZA ARTIFICIALE, DATA CENTER E INNOVAZIONETestate: Corriere Economia / Repubblica Affari & Finanza• L'IA entra nella governance aziendale* L'intelligenza artificiale non è più soltanto uno strumento operativo.* I board aziendali sono chiamati a gestire temi di: * strategia; * rischio; * compliance; * cultura aziendale.* Cresce la richiesta di competenze specifiche nei consigli di amministrazione. • Lombardia leader nei Data Center* La Lombardia si conferma il principale polo italiano per i data center.* L'Italia viene descritta come ancora in grado di recuperare terreno rispetto ai grandi hub europei.* Il tema è strategico perché collega infrastrutture digitali, cloud, cybersecurity e IA generativa. • IA e lavoro: settimana lavorativa più corta* L'automazione potrebbe ridurre il tempo dedicato alle attività ripetitive.* Emergono nuovi modelli organizzativi basati su produttività e competenze.* La sfida riguarda soprattutto PMI e formazione continua. • Tremonti: servono regole globali* L'ex ministro richiama il rischio di concentrazione del potere tecnologico.* Viene evidenziata la necessità di una governance internazionale dell'IA, analoga a quella sviluppata per i mercati finanziari dopo il 2008. Indicazione positiva* L'Italia può beneficiare del ciclo di investimenti in data center e infrastrutture digitali.* Per PMI e professionisti si apre una fase di forte aumento della produttività potenziale.INDUSTRIA, COMMERCIO INTERNAZIONALE E MADE IN ITALYTestate: Corriere Economia / Repubblica Affari & Finanza• I “giganti” del Made in Italy valgono 326 miliardi* Il valore aggregato delle grandi aziende del Made in Italy raggiunge 326 miliardi di euro.* Rimane però limitata la presenza di gruppi high-tech e digitali.* La crescita continua a essere trainata da lusso, manifattura avanzata, alimentare e meccanica. • Nuove rotte commerciali* Le tensioni geopolitiche stanno accelerando la ridefinizione delle catene globali del valore.* Cresce l'importanza di India, Medio Oriente e Sud-Est asiatico come mercati alternativi.• Europa-Cina: aumenta la pressione commerciale* Bruxelles valuta misure di protezione nei confronti dei produttori cinesi.* Settori maggiormente coinvolti: * automotive; * batterie; * tecnologia; * energia verde.* Resta il rischio di ritorsioni commerciali da parte di Pechino. Indicazione positiva* La frammentazione geopolitica favorisce le imprese italiane ad alto valore aggiunto, soprattutto nei comparti industriali specializzati.PNRR, MEZZOGIORNO E SVILUPPO TERRITORIALETestate: Il Sole 24 Ore / Italia Oggi• PNRR: effetti visibili sull'economia reale* Le misure del PNRR continuano a sostenere investimenti e occupazione.* Tuttavia il recupero dei divari strutturali del Mezzogiorno resta complesso.* Le infrastrutture, la produttività e il capitale umano continuano a rappresentare i principali colli di bottiglia. • Giovani in fuga dal Sud* Dal 2019 i giovani residenti nel Mezzogiorno risultano diminuiti del 7,6%.* Il fenomeno continua a pesare sulla crescita potenziale delle regioni meridionali. • Manager verso il Centro-Nord* Un manager su quattro lascia il Sud per lavorare in imprese del Centro-Nord.* Il tema della disponibilità di competenze resta centrale. Indicazione positiva* Per la prima volta da molti anni il Mezzogiorno beneficia contemporaneamente di PNRR, incentivi industriali e investimenti infrastrutturali.* Gli effetti potrebbero diventare più visibili tra il 2027 e il 2030.FISCO, CASA E WELFARETestate: Il Sole 24 Ore / La Stampa• Bonus casa 2025* Le agevolazioni fiscali consentono ancora la detrazione al 50% in circa 7 casi su 10.* Restano determinanti le date di avvio dei lavori e la tipologia dell'immobile. • Welfare aziendale in crescita* I fringe benefit rappresentano ormai il 55% dell'intero welfare aziendale.* Le imprese utilizzano sempre più strumenti non monetari per attrarre e fidelizzare i dipendenti. • Piano casa* Dibattito sul programma da 160.000 alloggi tra housing sociale ed edilizia pubblica.* Il tema riguarda accessibilità abitativa e sostenibilità finanziaria degli interventi. LAVORO, PMI E TESSUTO PRODUTTIVOTestate: Il Sole 24 Ore / Corriere Economia• Negozi di vicinato in difficoltà* Negli ultimi dieci anni ha chiuso circa l'11% dei negozi di prossimità.* Il fenomeno colpisce in misura maggiore il Centro-Nord.* Pesano e-commerce, costi energetici e mutamento delle abitudini di consumo. • Caporalato digitale sotto osservazione* Rafforzati controlli e strumenti investigativi nel settore agricolo.* Cresce l'attenzione verso le piattaforme digitali e le nuove forme di intermediazione del lavoro. • PMI e trasformazione digitale* Le piccole imprese stanno affrontando la sfida dell'adozione dell'IA.* Le differenze di competenze e investimenti restano ampie, ma il processo di modernizzazione appare ormai irreversibile.
C'est une industrie à mi-chemin entre l'agroalimentaire et la pharmacie. À Madagascar, l'usine Tanjaka Food fabrique chaque année 3 000 tonnes de produits nutritionnels pour combattre la malnutrition infantile. Parmi eux, « l'aliment thérapeutique prêt à l'emploi » est destiné aux enfants souffrant d'émaciation sévère, la forme la plus mortelle de malnutrition. Sa production locale a permis aux acheteurs de réduire leurs coûts et d'augmenter le nombre d'enfants traités. Avec notre correspondant à Antanarivo, Guilhem Fabry Des arachides d'Inde et d'Argentine, du lait en poudre importé d'Europe, des huiles, du sucre et surtout une formule de 30 vitamines et micronutriments... Tous ces ingrédients sont assemblés à Antananarivo pour aboutir à « l'aliment thérapeutique prêt à l'emploi » : une pâte épaisse respectant les meilleurs standards sanitaires. « On va passer sur une première phase qui est le pré-mélange. On va intégrer les trois premières matières principales. Ensuite, on va passer par la thermisation. Elle sert à éliminer tous les risques microbiologiques », explique la directrice de division de la marque Tanjaka Food, Randianina Rasoamiaramanana. « L'ensemble de nos matières premières sont importées, parce que nous sommes tenus de respecter un cahier des charges déjà très précis. Malheureusement, actuellement à Madagascar, nous n'avons pas encore de fournisseurs qui arrivent à fournir les matières premières à la hauteur des exigences imposées par ce produit-là », précise-t-elle. Filiale du groupe malgache Basan, Tanjaka Food qui emploie 89 employés est capable de produire jusqu'à 6 000 tonnes d'aliments nutritionnels par an, contre 1 000 tonnes à sa création en 2009. « Sur les deux dernières années, on a beaucoup exporté notamment au Zimbabwe, au Mozambique, un peu au Soudan du Sud. C'est l'Unicef, notre partenaire, qui redirige les besoins en fonction de la situation nutritionnelle dans les différents pays alentours », détaille encore Randianina Rasoamiaramanana. « Couper sur les coûts logistiques pour rendre ce produit beaucoup plus disponible » Mais la majorité de la production est réservée à Madagascar. Mathieu Joyeux est chef de la nutrition pour l'UNICEF dans le pays : « On a, à peu près en moyenne chaque année, entre 100 000 et 120 000 enfants atteints de malnutrition aiguë sévère. La majorité se trouve dans le Grand Sud et le Sud-Est. Mais on a aussi des taux de malnutrition aiguë sévère très élevés en zone urbaine, à Antananarivo. » Le traitement dure quatre à huit semaines, à raison de trois sachets par jour. « Avant ce produit thérapeutique, il y a une trentaine d'années, il fallait renutrir l'enfant huit fois par jour sous supervision médicale continue. La révolution pour nous de ce produit, c'est qu'on a pu faire sortir les enfants des hôpitaux », rappelle Mathieu Joyeux. « Maintenant, ils prennent leur traitement à la maison. Et on a fait réduire les coûts globaux en appuyant la création de nouvelles usines de production, y compris une production locale ici à Madagascar, qui nous permet de couper sur les coûts logistiques pour rendre ce produit beaucoup plus disponible », met-il en avant. La quasi-totalité des enfants souffrant d'émaciation à Madagascar reçoivent l'aliment thérapeutique. Ceux atteints de malnutrition modérée, dont le nombre a augmenté de 46% depuis 2024 dans le Grand Sud, n'ont en revanche pas tous accès à des suppléments nutritionnels adaptés. La faute à des financements internationaux en forte baisse. L'usine de Tanjaka Food ne tourne aujourd'hui qu'à 50% de sa capacité.
Au Vietnam, une nouvelle réalité inquiète les autorités publiques. Réputée pour son alimentation saine et équilibrée, la gastronomie vietnamienne fait désormais face à de nouvelles habitudes. Aujourd'hui, environ 20 % de la population est en situation de surpoids ou d'obésité. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le pays connaît l'une des progressions les plus rapides d'Asie du Sud-Est. De notre correspondant à Hanoï, Sur les trottoirs de la capitale, ces jeunes dégustent des cafés au lait concentré, à la crème salée ou au jaune d'œuf. Une seule boisson peut contenir l'équivalent de la dose journalière de sucre recommandée par l'OMS. Dans ce café branché d'Hanoï, une jeune vendeuse explique la préparation de ses boissons. « La quantité de sucre varie, il y a environ entre 35 et 50 g de sirop, ce qui correspond à environ 20 à 30 g de sucre raffiné pour une portion de boisson de 350 à 500 ml. Les jeunes Vietnamiens aujourd'hui aiment manger sucré, oui, confirme-t-elle. Ils aiment la restauration rapide et boire des boissons qui contiennent beaucoup de sucre. » McDonald's, KFC ou Lotteria : depuis les années 1990 et l'ouverture économique du pays sur le monde, les chaînes de fast-food n'ont cessé de se développer, modifiant progressivement les habitudes de consommation. À Hanoï, dans certains quartiers, jusqu'à 40 % des jeunes seraient en situation de surpoids ou d'obésité. Les villes sont les plus exposées à cette hausse, explique Alice Nguyên, diététicienne. « Il y a beaucoup de nouvelles tendances alimentaires qui arrivent. Par exemple, les boissons et la nourriture, il y a beaucoup de publicités autour de ces produits, souligne-t-elle. La plupart des gens ne sont pas vraiment conscients de comment un apport excessif en calories peut avoir un impact sur le taux d'obésité. » À lire aussiComprendre d'où tu viens pour savoir qui je suis Les jeunes en première ligne Selon elle, les jeunes sont en première ligne face au phénomène. Le gouvernement a récemment annoncé la mise en place de mesures dans les écoles, avec un meilleur encadrement des repas et des actions de sensibilisation auprès des élèves. « Je pense que la génération plus âgée au Vietnam est celle qui consomme le plus de nourriture “réelle”, des aliments non transformés, plutôt que les jeunes », poursuit la diététicienne. Chaque jour, Hoa prépare des petits plats à base de tofu, de sauce de poisson ou encore de légumes frais du marché. Les mains sur la cuisinière, cette soixantenaire remue dans une poêle des champignons et du bœuf, en expliquant ses recettes favorites. « C'est les crevettes sautées avec du porc, sans utiliser beaucoup d'huile, et les plats sont très légers, tout en étant nutritifs, souligne-t-elle. Par exemple, le tofu frit avec des oignons, ou encore du poulet bouilli, dont le bouillon peut être utilisé pour cuisiner la courge. » Pour encourager la consommation de produits plus sains, les autorités vietnamiennes multiplient les mesures. Depuis 2026, l'étiquetage nutritionnel plus détaillé est devenu obligatoire sur les produits alimentaires. Le pays doit progressivement faire entrer en vigueur une taxe sur les boissons sucrées. À écouter dans Le goût du mondeLe secret des Vietnamiennes
Au Vietnam, une nouvelle réalité inquiète les autorités publiques. Réputée pour son alimentation saine et équilibrée, la gastronomie vietnamienne fait désormais face à de nouvelles habitudes. Aujourd'hui, environ 20 % de la population est en situation de surpoids ou d'obésité. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le pays connaît l'une des progressions les plus rapides d'Asie du Sud-Est. De notre correspondant à Hanoï, Sur les trottoirs de la capitale, ces jeunes dégustent des cafés au lait concentré, à la crème salée ou au jaune d'œuf. Une seule boisson peut contenir l'équivalent de la dose journalière de sucre recommandée par l'OMS. Dans ce café branché d'Hanoï, une jeune vendeuse explique la préparation de ses boissons. « La quantité de sucre varie, il y a environ entre 35 et 50 g de sirop, ce qui correspond à environ 20 à 30 g de sucre raffiné pour une portion de boisson de 350 à 500 ml. Les jeunes Vietnamiens aujourd'hui aiment manger sucré, oui, confirme-t-elle. Ils aiment la restauration rapide et boire des boissons qui contiennent beaucoup de sucre. » McDonald's, KFC ou Lotteria : depuis les années 1990 et l'ouverture économique du pays sur le monde, les chaînes de fast-food n'ont cessé de se développer, modifiant progressivement les habitudes de consommation. À Hanoï, dans certains quartiers, jusqu'à 40 % des jeunes seraient en situation de surpoids ou d'obésité. Les villes sont les plus exposées à cette hausse, explique Alice Nguyên, diététicienne. « Il y a beaucoup de nouvelles tendances alimentaires qui arrivent. Par exemple, les boissons et la nourriture, il y a beaucoup de publicités autour de ces produits, souligne-t-elle. La plupart des gens ne sont pas vraiment conscients de comment un apport excessif en calories peut avoir un impact sur le taux d'obésité. » À lire aussiComprendre d'où tu viens pour savoir qui je suis Les jeunes en première ligne Selon elle, les jeunes sont en première ligne face au phénomène. Le gouvernement a récemment annoncé la mise en place de mesures dans les écoles, avec un meilleur encadrement des repas et des actions de sensibilisation auprès des élèves. « Je pense que la génération plus âgée au Vietnam est celle qui consomme le plus de nourriture “réelle”, des aliments non transformés, plutôt que les jeunes », poursuit la diététicienne. Chaque jour, Hoa prépare des petits plats à base de tofu, de sauce de poisson ou encore de légumes frais du marché. Les mains sur la cuisinière, cette soixantenaire remue dans une poêle des champignons et du bœuf, en expliquant ses recettes favorites. « C'est les crevettes sautées avec du porc, sans utiliser beaucoup d'huile, et les plats sont très légers, tout en étant nutritifs, souligne-t-elle. Par exemple, le tofu frit avec des oignons, ou encore du poulet bouilli, dont le bouillon peut être utilisé pour cuisiner la courge. » Pour encourager la consommation de produits plus sains, les autorités vietnamiennes multiplient les mesures. Depuis 2026, l'étiquetage nutritionnel plus détaillé est devenu obligatoire sur les produits alimentaires. Le pays doit progressivement faire entrer en vigueur une taxe sur les boissons sucrées. À écouter dans Le goût du mondeLe secret des Vietnamiennes
Comment conserver les forêts tropicales qui abritent l'essentiel de la biodiversité de la planète ? Il faut impliquer les communautés qui y vivent. C'est le credo de la chercheuse Marie-Ange Ngo Bieng en Amérique centrale et de Chanee de l'ONG Kalaweit en Malaisie. Ils sont nos invités. Elles couvrent moins d'un dixième de la surface de la Terre. Pourtant, elles abritent 60% de la biodiversité terrestre. Elles poussent toute l'année, sans relâche, stockant le carbone, régulant le climat, purifiant l'eau. Ce sont les forêts tropicales. Et nous en dépendons tous — que nous le sachions ou non. Près de deux milliards d'hectares répartis sur trois grands bassins : l'Amazonie, le bassin du Congo, l'Asie du Sud-Est. Trois poumons pour une planète. Mais depuis les années 1980, ces poumons rétrécissent. Aujourd'hui, l'équivalent de la surface d'un terrain de football s'efface toutes les deux secondes. Et ce qui reste est de plus en plus fragmenté, de plus en plus vulnérable. Si nous continuons ainsi, les forêts tropicales pourraient disparaître d'ici un siècle. Un siècle. C'est demain. Pourtant, il existe des gens qui savent comment les protéger. Pas des experts en costume dans des salles de conférence. Des peuples qui vivent dans ces forêts, avec ces forêts, depuis des générations. Des femmes qui connaissent chaque plante, chaque écorce, chaque fruit. Des hommes qui ont appris à prélever sans détruire, à habiter sans dévaster. Nos invités travaillent avec eux ! Avec - Chanee, militant, défenseur des gibbons de Bornéo et fondateur de l'association Kalaweit. - Marie-Ange Ngo Bieng, chercheuse du Cirad, spécialisée en écologie des forêts tropicales. Ses travaux de recherche portent sur la dynamique des forêts tropicales dans le contexte de l'anthropocène, caractérisé par des pressions climatiques et anthropiques accrues. Elle mène des recherches engagées pour la conservation, la gestion durable et la restauration des écosystèmes forestiers tropicaux vulnérables, secondaires et dégradés. - la page du projet conforma au Guatemala et la page Linkedin Musiques diffusées dans l'émission Fatoumata Diawara - Fala Marcus Gad - Fruit and Flower.
Épisode 270 : La Chine vieillit, l'Inde accélère, Netflix vend des baskets et les malls résistent à AmazonTroisième et dernier jour à Singapour pour notre série spéciale NRF APAC 2026.Après avoir parlé IA, commerce unifié, marketplaces et expérience client, cette dernière journée nous a surtout montré que le commerce est devenu bien plus qu'une affaire de produits et de canaux.En Chine, les retailers participent désormais à répondre au défi du vieillissement de la population. En Inde, les marques premium construisent patiemment leur présence auprès d'une nouvelle classe moyenne. Et partout en Asie, le contenu, la culture et les communautés deviennent des moteurs de croissance aussi puissants que les magasins ou les marketplaces.Dans cet épisode, nous revenons notamment sur : Le concept chinois du 15-Minute Living Circle et l'essor de l'Instant Retail comme réponse au vieillissement démographique Comment Netflix, Spotify et les documentaires deviennent de véritables canaux de vente pour des marques comme Reebok ou David Beckham Pourquoi les malls d'Asie du Sud-Est restent au cœur de la vie sociale malgré la montée du e-commerce Les leçons de Reliance Brands pour réussir sur un marché indien souvent mal comprisMais aussi : Pourquoi l'IA devient progressivement une infrastructure invisible du commerce Pourquoi le luxe est partout en Asie, même lorsqu'on n'en parle pas Pourquoi nous n'avons pas les mêmes références retail en Asie qu'en Europe Pourquoi le paiement, pourtant omniprésent dans les usages asiatiques, a quasiment disparu des discussions NRFTech Coup de En ce dernier jour, coup de coeur pour Vusion.Alors que beaucoup d'acteurs parlent d'agents IA et d'automatisation, Vusion travaille sur un sujet fondamental : l'exécution du commerce dans le magasin physique.Prix. Stocks.Disponibilité produit.Parcours client.Pilotage des opérations.Avec Pauline Monin, Global Product Marketing chez Vusion, nous avons parlé du futur du magasin connecté et de l'importance d'une donnée temps réel fiable pour améliorer l'expérience client comme la performance opérationnelle. https://www.linkedin.com/in/paulinemonin/ En savoir plus sur ces 3 jours 100% Asie ?• Replay de The Récap Live – NRF APAC https://www.linkedin.com/events/7449376746296152064• The Récap Dinner https://the-recap.events/inscriptionBonne écoute du deuxième épisode de notre série spéciale NRF — Notre Récap Français, en direct de Singapour ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:28 - A Gardouch, commune de l'est de la Haute-Garonne, le maire et ses adjoints mettent les mains dans le cambouis. Suite à l'absence prolongée de deux agents techniques sur quatre, les élus qui effectuent eux-mêmes des travaux d'entretien, apprennent à manier le tracteur ou la tronçonneuse. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le monde croule sous les excédents d'acier. Cette surproduction contribue à la volatilité des prix et menace l'industrie sidérurgique dans son ensemble. Voilà pourquoi l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) tire la sonnette d'alarme dans son dernier rapport publié le 4 juin 2026. Le secteur de l'acier se rapproche de ses niveaux historiques de production atteints lors de la dernière crise de l'acier, il y a dix ans. Les excédents devraient ainsi atteindre près de 750 millions de tonnes en 2028, selon le rapport de l'OCDE, alors que la demande reste atone. Et ce sur fond de restrictions croissantes sur les exportations de minerais stratégiques et des coûts de l'énergie qui, eux, ne cessent de grimper. La plupart de ces excédents d'acier se concentrent en dehors de la zone OCDE, notamment en Chine où les industriels bénéficient de larges subventions publiques. Des pratiques qui faussent le marché mondial Les sidérurgistes chinois reçoivent quinze fois plus de subventions que ceux des autres pays. Ailleurs dans le monde, des subventions énergétiques sont essentiellement octroyées en Algérie, en Égypte, en Libye et dans certains pays du Golfe. Lorsque la production ne peut plus être absorbée localement, l'acier est exporté à bas prix. Ainsi, les exportations de certains produits tels que les tôles et les larges bandes laminées à chaud en provenance de la Chine vers les pays d'Asie du Sud-Est ont fortement augmenté. Ces mêmes produits sont souvent réexpédiés vers les pays occidentaux. Des pratiques qui « faussent » le marché, selon l'OCDE. Alors les États haussent le ton. Le Brésil, le Canada, l'Inde, le Mexique et les États-Unis ont relevé leurs droits de douane sur de nombreux produits sidérurgiques de base. De leur côté, l'Union européenne et le Royaume-Uni ont annoncé des dispositifs d'ampleur pour soutenir leurs filières. C'est un cercle vicieux qui s'est créé avec des conséquences économiques et environnementales potentiellement graves. À lire aussi2025, une année record pour les exportations chinoises d'acier Une coopération internationale est essentielle Pour endiguer cette crise qui se profile, l'OCDE travaille activement sur des outils destinés à améliorer la surveillance des importations et la détection des pratiques de contournement. Une coopération internationale sera essentielle pour parvenir à un redressement durable de l'industrie sidérurgique. À écouter dans C'est pas du ventLa Suède mise sur l'acier vert
Un mois à cinq entre le Japon et les Philippines : 12 000 euros environ. Visa touriste de 30 jours obtenu à l'arrivée, pas de vaccin obligatoire pour les zones touristiques. Les Philippines sont un peu plus chères que le reste de l'Asie du Sud-Est côté hébergement — compter environ 120 euros par nuit pour une famille — mais la nourriture reste très abordable. Le conseil de Gabrielle : manger local, éviter les restaurants américanisés, et ne rien acheter avant de partir — tout se trouve sur place.Pour écouter l'épisode en entierPalawan Camping, la plus belle plage du monde — Le voyage en famille de Gabrielle aux Philippines-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
Après une série consacrée aux races anciennes et une deuxième aux animaux de la basse-cour, l'excellent naturaliste et éleveur-documentariste Rémi Dupouy (co-auteur avec Yann Arthus-Bertrand de Vivant en 2022, entre-autres) est de retour pour 6 nouveaux épisodes dédiés à l'un de ses animaux fétiches : l'Ours brun. Originaire de Gascogne, Rémi connaît particulièrement bien cet "autre de l'Homme", aujourd'hui présent en France exclusivement dans les Pyrénées. Cette série est l'occasion pour lui de nous faire (re)découvrir cet animal qui fascine autant qu'il inquiète, et ce depuis des millénaires...Dans ce premier épisode, impensable de ne pas présenter toute la famille des Ursidés, le nom scientifique, vous l'aurez compris, des 8 espèces de nounours actuelles. Les Ours sont répartis sur tous les continents à l'exception de l'Océanie et de l'Antarctique, et ont colonisé toutes sortes de milieux, de la banquise arctique aux déserts moyen-orientaux en passant par la jungle indienne. Ils ont également une immense diversité de taille et de forme :L'Ours brun (Ursus arctos) est présent en Eurasie et en Amérique du Nord. avec une douzaine de sous-espèces (dont le Grizzly). Parmi les poids-lourds, l'Ours Kodiak (jusqu'à 1 tonne !).L'Ours noir (Ursus americanus) a presque disparu de la plupart des États-Unis et du Mexique. Il se maintient au Canada et en Alaska, où sa population est même en hausse. Il vit principalement dans les forêts tempérées et boréales,L'Ours polaire (Ursus maritimus) ou Ours blanc, vit en Arctique, qui porte son nom (arktos = ours en grec). Sa fourrure est translucide et creuse, pleine d'air, ce qui constitue un excellent isolant. C'est l'un des plus gros ours (record : 800 kg) . Il mange surtout des phoques.Le Panda géant (Ailuropoda melanoleuca) vit dans les forêts tempérées des montagnes de Chine, et se nourrit surtout de bambou. L'Ours malais ou Ours des cocotiers (Helarctos malayanus), vit en Asie du Sud-Est. Ce sont les poids-plumes de la famille : moins de 50 kg. Leur fourrure est noire et rase, adaptée au climat chaud.L'Ours lippu, Ours à miel, ou Ours paresseux (Melursus ursinus) vit en Inde, au Sri Lanka et au Népal. Sa longue fourrure est noire et pelucheuse. Ses oreilles sont en forme de plumeau. Il a une tache blanche en forme de « V » sur la poitrine. Il est insectivore et frugivore.L'Ours à lunettes (Tremarctos ornatus) est endémique des Andes tropicales. Principale caractéristique : les taches blanches autour de ses yeux, d'où son nom.L'Ours noir d'Asie ou Ours à collier ou Ours du Tibet (Ursus thibetanus) vit de l'Iran au Japon. Ils ont une petite tache blanche en croissant sur la poitrine et donnent l'impression d'avoir une crinière.___SOURCES :Vignette : Les 8 espèces actuelles d'Ursidés. Montage à partir de deux images libres de droits (Shutterstock)Extraits :01'50 : "heartbeat" (Pixabay)06'41 : Générique de la série Rahan, Nina Wolmark, 1986 (©Canal +)09'51 : OOMPH !- "Eisbär" ("ours polaire" en français), 2004 (℗ Supersonic). Reprise de Grauzone (1981).13'58 : Kung-fu Panda, Mark Osborne & John Stevenson, 2008 (©DreamWorks Animation)17'07 & 18'32 : Le Livre de la Jungle, Wolfgang Reitherman, 1967 (©Walt Disney Pictures)Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après le Japon ultra-ordonné, la famille débarque dans le chaos joyeux de l'Asie du Sud-Est. Premier choc : les enfants peuvent enfin être des enfants, crier, courir — personne ne bronche. Direction Bohol, dans la jungle, pour découvrir les tarsiers, les plus petits primates au monde, et les étonnantes Chocolate Hills. Mais Panglao, la péninsule touristique voisine, est le seul endroit que Gabrielle ne recommande pas. Entre accueil chaleureux et infrastructures dépassées, elle raconte les Philippines telles qu'elle les a vécues.Pour écouter l'épisode en entierPalawan Camping, la plus belle plage du monde — Le voyage en famille de Gabrielle aux Philippines-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
Vendredi 15 mai, le sondage de l'ISEAS selon lequel 52 % des pays d'Asie du Sud-Est préféreraient s'aligner sur la Chine plutôt que sur les États-Unis (ISEAS), Stellantis qui va abandonner une usine en Espagne au profit d'un constructeur automobile chinois, PocketOS qui a eu la bonne idée de détruire toutes les données de back-up et de réservations de tous les loueurs de voitures un 27 avril, et le modèle IA DeepSeek-V4, dans Le top / flop de la semaine, ont été abordés par Léa Dauphas, chef économiste chez TAC Economics, Wilfrid Galand, directeur stratégiste chez Montpensier Arbevel, Céline Piquemal-Prade, présidente de Piquemal Houghton Investments, et Eric Bleines, directeur général de Swiss Life Gestion Privée, reçus par Marc Fiorentino dans l'émission C'est Votre Argent sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et réécoutez la en podcast.
„Republica Moldova, Uniunea Europeană, România - aderare, integrare, unire”. Este titlul dezbaterii pe care RFI România a organizat-o la Iași, cu participarea unor membri ai Parlamentului European, a unui mare număr de lideri locali din diverse domenii și invitați din Republica Moldova. Iată un fragment din această dezbatere, moderată de colegul nostru Ovidiu Nahoi, cu participarea europarlamentarului Dan Barna din grupul Renew Europe, a consulului general al Republicii Moldova la Iași, Ion Coșer, și a expertului în comunicare și diplomatului Daniel Vodă. Temele ediției: - Președinta Maia Sandu condiționează finanțarea reintegrării de plecarea trupelor ruse, în timp ce liderul autoproclamat de la Tiraspol, Vadim Krasnoselski, se plânge la OSCE de noile taxe impuse de Chișinău. Cine va plăti, până la urmă, factura reunificării? Ne explică Vitalie Cojocari în ”Cronica lui Vitalie”. - Vernisajul Vinului ”Mândria noastră” reunește vineri seara, la Chișinău, 65 de vinării și peste 500 de vinuri oferite publicului pentru prezentare și degustare. „Este un punct de consum și de comunicare directă cu consumatorii. Este important acest eveniment, mai ales în contextul crizelor care nu se mai termină și care au lovit și industria vinului”, spune în interviul Moldova Zoom, somelierul Andrei Cibotaru, jurat la competiții internaționale, autorul ghidului celor mai bune vinuri, Fine Wine Guide. La sfârșitul acestei luni, somelierul de la Chișinău va participa la București, la Vinarium, cel mai important concurs internațional de vin din Europa Centrală și de Sud-Est. Un interviu realizat de Valeria Vițu. - Peste 50 de delegații, inclusiv 20 de miniștri de Externe, s-au reunit la Chișinău la sesiunea ministerială a Comitetului de Miniștri al Consiliului Europei. - Republica Moldova ar putea obține în următoarele săptămâni decizia formală privind deschiderea negocierilor de aderare la Uniunea Europeană, anunță Maia Sandu. - Ministrul de Externe al Ucrainei declară că Ucraina este gata să ajute Republica Moldova la consolidarea apărării și securității aeriene. Știrile zilei: Peste 50 de delegații, inclusiv 20 de miniștri ai afacerilor externe, participă la Chișinău la sesiunea ministerială a Comitetului de Miniștri al Consiliului Europei. Evenimentul este găzduit de Republica Moldova cu ocazia încheierii președinției prin rotație a Consiliului Europei. Pe agenda reuniunii de la Chișinău – sprijinul pentru Ucraina, combaterea dezinformării și a ingerințelor străine, consolidarea securității și întărirea rezilienței democratice în țările membre. Miniștrii de Externe prezenți la Chișinău au venit cu mesaje de susținere pentru deschiderea negocierilor politice de aderare la UE. Ministrul Afacerilor Externe al Belgiei, Maxime Prévot, spune, citat de IPN, că „Moldova a livrat numeroase reforme în circumstanțe dificile și acum este timpul și pentru UE să livreze. Aveți suport complet din partea Belgiei”. Ministrul de Stat pentru Afaceri Europene al Germaniei Günther Krichbaum, a subliniat că „Germania susține Moldova la nivel bilateral, dar și la nivel european. Vrem să vedem Moldova în Uniunea Europeană cât mai curând posibil. Germania este alături de Moldova, inclusiv pentru că stabilitatea poate fi construită în regiune prin includerea țărilor în UE, ceea ce va constituit și un impuls pentru dezvoltarea economică. Moldova nu va fi singură”, Ministra de Externe a României, Oana Țoiu, a vorbit despre susținerea din partea Bucureștiului în deschiderea negocieirlor politice de aderare a Republicii Moldova. Peste 35 de state sunt pregătite să susțină crearea Tribunalului Special pentru agresiunea Rusiei împotriva Ucrainei, a declarat secretarul general al Consiliul Europei, Alain Berset. La finalul evenimentului, Chișinăul transmite președinția prin rotație a CE către Principatul Monaco. *** Președinta Maia Sandu a folosit reuniunea ministerială a Consiliul Europei de la Chișinău pentru a transmite unul dintre cele mai directe mesaje de până acum privind legătura dintre securitatea regională, amenințarea rusă și accelerarea integrării europene a Republicii Moldova. Maia Sandu a declarat că „pentru Republica Moldova, aderarea la Uniunea Europeană este un proiect existențial”, adăugând că pentru Europa extinderea reprezintă „o investiție în propria securitate”. Sandu a avertizat că Rusia continuă să reprezinte „o amenințare majoră pentru securitatea europeană”, reluând tema centrală a discursurilor sale externe privind atacurile asupra instituțiilor democratice, dezinformarea și ingerințele străine. *** Republica Moldova ar putea obține în următoarele săptămâni decizia formală privind deschiderea negocierilor de aderare la Uniunea Europeană. În același timp, autoritățile de la Chișinău trebuie să îndeplinească până în septembrie toate obiectivele intermediare asumate în procesul de aderare, înaintea unei noi evaluări a Comisiei Europene, afirmă președinta Maia Sandu, într-o emisiune la postul Realitatea din Republica Moldova. Unele dintre cele mai dificile capitole de negociere vor fi cele legate de agricultură și mediu, domenii în care Republica Moldova va solicita perioade mai lungi de tranziție pentru adaptarea la standardele europene, spune președinta. *** Ministrul de Externe al Ucrainei, la Bălți: „Ucraina e gata să ajute R. Moldova la consolidarea apărării și securității aeriene” Ministrul Afacerilor Externe al Ucrinei, Andrii Sîbiha, a reiterat disponibilitatea Kievului de a coopera cu Chișinăul în domeniul apărării și securității aeriene, subliniind experiența acumulată de Ucraina în contextul războiului. Declarația a fost făcută în cadrul vizitei sale la Bălți, unde șeful diplomației ucrainene a discutat cu autorități locale, reprezentanți ai mediului academic și membri ai comunității ucrainene din nordul Republicii Moldova. Vizita are loc și pe fondul incidentelor recente din spațiul aerian al Republicii Moldova. Ministrul ucrainean a vorbit despre necesitatea consolidării securității regionale și despre disponibilitatea Kievului de a coopera cu Chișinăul, transmite Moldpres. „Ucraina dispune în prezent de o experiență unică, o experiență de luptă, inclusiv în ceea ce privește închiderea spațiului aerian. Am devenit lider mondial în producția de drone și suntem, fără îndoială, pregătiți să colaborăm cu vecinul nostru, Moldova, pentru consolidarea capacităților voastre, a capacităților de apărare și a securității voastre”, a declarat Andrii Sîbiha, ministru al Afacerilor Externe al Ucrainei. *** Biroul Național de Statistică din Republica Moldova anunță că prețurile de consum au crescut cu 1,8% în aprilie 2026 față de martie, cu 4,5% de la începutul anului și cu 6,8% anual. Creșterea a fost determinată de majorarea prețurilor la produsele alimentare și bunurile nealimentare cu câte 2,0%, respectiv serviciile cu 1,1%.
L'Indonésie a enregistré une croissance économique de 5,6% au premier trimestre 2026, un rythme supérieur aux attentes. Mais derrière cette performance de la première économie d'Asie du Sud-Est se cache une fragilité de plus en plus visible: l'érosion de la classe moyenne. Un phénomène qui menace à terme la consommation, principal moteur de la croissance du pays. Sur le papier, l'économie indonésienne résiste. Avec une croissance de 5,6% au premier trimestre 2026, le pays affiche un début d'année plus dynamique qu'attendu malgré un contexte international tendu. Mais derrière ces bons chiffres, un signal inquiète économistes et autorités: la contraction progressive de la classe moyenne indonésienne. Selon les données gouvernementales, celle-ci représentait environ 60 millions de personnes en 2018 dans un pays de 285 millions d'habitants. Aujourd'hui, elle est estimée à seulement 48 millions. Une baisse d'environ 20% en quelques années. Et cette diminution ne s'explique pas par un enrichissement général de la population. Au contraire, une partie de cette classe moyenne bascule vers des catégories plus fragiles sur le plan économique. Les premiers signes sont déjà visibles dans l'économie du quotidien: ralentissement des dépenses de consommation, baisse de fréquentation des centres commerciaux ou encore recul des ventes de voitures neuves. Emplois précaires et dépendance aux matières premières Pour comprendre cette situation, il faut d'abord regarder l'état du marché du travail indonésien. L'économie crée des emplois, mais souvent dans le secteur informel. Aujourd'hui, près de 6 travailleurs sur 10 occupent des emplois précaires, peu rémunérés et sans véritable protection sociale. Résultat: les revenus progressent peu et les perspectives d'ascension sociale se réduisent. Autre problème structurel, l'organisation même de l'économie du pays. L'Indonésie s'est fortement appuyée ces dernières années sur ses ressources naturelles, notamment le nickel, le charbon ou encore l'huile de palme. Ces secteurs attirent les investissements étrangers et soutiennent les exportations, mais ils génèrent relativement peu d'emplois qualifiés. À l'inverse, le secteur manufacturier, qui pourrait offrir des emplois plus stables et mieux rémunérés, a progressivement perdu du terrain. L'Indonésie accuse d'ailleurs un retard industriel par rapport à certains voisins asiatiques comme le Vietnam, notamment en matière d'attractivité pour les usines et les chaînes de production internationales. Une « croissance appauvrissante » qui inquiète les autorités Cette situation nourrit un paradoxe. La croissance économique se maintient, mais ses bénéfices ne profitent pas à toute la population. Certains économistes parlent même de « croissance appauvrissante ». Dans plusieurs secteurs, les revenus stagnent voire reculent, alors que le coût de la vie continue d'augmenter. En conséquence, de nombreux ménages s'endettent pour maintenir leur niveau de vie. Les comportements de consommation évoluent également. Les Indonésiens épargnent davantage, reportent certains achats et réduisent leurs dépenses non essentielles. Cette prudence pèse directement sur les entreprises tournées vers le marché intérieur et pourrait, à terme, freiner la croissance du pays. Face à cette situation, le gouvernement multiplie les mesures sociales : repas gratuits dans les écoles, aides directes aux ménages modestes ou encore importantes subventions sur les carburants pour limiter la hausse des prix à la pompe. Mais ces politiques ont un coût élevé pour les finances publiques et ne règlent pas le problème de fond. C'est pourquoi les autorités misent désormais sur les investissements étrangers afin d'attirer davantage d'usines, de développer l'industrie locale et de créer des emplois mieux rémunérés. Reste une question centrale pour les années à venir. L'Indonésie peut-elle continuer à afficher une croissance solide si une partie croissante de sa population s'appauvrit ? À lire aussiEn Indonésie, la première année du président Prabowo Subianto sous le feu des critiques
BSG part à la découverte du Binturong (Arctictis binturong). Ce "chat-ours" ou "tigre-singe" vit dans la canopée des forêts d'Asie du Sud-Est. Ni ours, ni chat, cet animal discret joue pourtant un rôle clé dans son écosystème, notamment dans la régénération des forêts.Le 9 mai, pour sensibiliser sur le trafic dont cet animal fait l'objet, la disparition de son habitat, le Muséum National d'Histoire Naturelle organise La Journée mondiale du Binturong.Invitées : Pauline Kayser, présidente de l'ONG ABConservation, et Géraldine Véron, zoologiste du MNHN.___
BSG part à la découverte du Binturong (Arctictis binturong). Ce "chat-ours" ou "tigre-singe" vit dans la canopée des forêts d'Asie du Sud-Est. Ni ours, ni chat, cet animal discret joue pourtant un rôle clé dans son écosystème, notamment dans la régénération des forêts.Le 9 mai, pour sensibiliser sur le trafic dont cet animal fait l'objet, la disparition de son habitat, le Muséum National d'Histoire Naturelle organise La Journée mondiale du Binturong.Invitées : Pauline Kayser, présidente de l'ONG ABConservation, et Géraldine Véron, zoologiste du MNHN.___
BSG part à la découverte du Binturong (Arctictis binturong). Ce "chat-ours" ou "tigre-singe" vit dans la canopée des forêts d'Asie du Sud-Est. Ni ours, ni chat, cet animal discret joue pourtant un rôle clé dans son écosystème, notamment dans la régénération des forêts.Le 9 mai, pour sensibiliser sur le trafic dont cet animal fait l'objet, la disparition de son habitat, le Muséum National d'Histoire Naturelle organise La Journée mondiale du Binturong.Invitées : Pauline Kayser, présidente de l'ONG ABConservation, et Géraldine Véron, zoologiste du MNHN.___
durée : 00:57:36 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Alors que six pays revendiquent des archipels en mer de Chine méridionale, la Chine adopte la posture la plus offensive. Contestant le droit international, elle artificialise des îlots et militarise les eaux d'une mer qui voit transiter plus d'un tiers du commerce maritime mondial. - réalisation : Vivian Lecuivre, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Charles-Emmanuel Detry Docteur en droit de l'université Paris-Panthéon-Assas, auteur d'une thèse sur la mer de Chine méridionale, Valérie Niquet Politologue spécialiste des questions stratégiques en Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), Christine Cabasset Docteure en géographie, chercheuse associée à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (IRASEC, Bangkok), au Centre Asie du Sud-Est (CASE, Paris) et au programme Asie-Pacifique de l'IRIS Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C'est un signal fort dans la bataille mondiale de l'intelligence artificielle. Selon une étude conjointe du MIT et de Hugging Face, relayée par le MIT Technology Review, les modèles open source chinois représentent désormais 17,1 % des téléchargements mondiaux sur la plateforme. Les modèles américains, eux, tombent à 15,86 %. Une première.Ce basculement remonte à janvier 2025, avec la publication du modèle R1 par DeepSeek. Sa particularité : une licence MIT, très permissive, qui autorise librement l'utilisation, la modification et la redistribution. En clair, n'importe quel développeur peut s'en emparer sans contrainte commerciale. Et surtout, ses performances rivalisent avec celles de modèles fermés américains, pour un coût d'utilisation bien plus faible. Dans la foulée, d'autres acteurs chinois ont suivi : Alibaba avec la famille Qwen, Moonshot AI ou encore MiniMax. Résultat : fin 2025, Qwen dépasse même Llama, le modèle de Meta, en nombre de téléchargements cumulés.La différence de stratégie est nette. Côté américain, les modèles sont souvent accessibles via des API payantes — c'est-à-dire des interfaces permettant d'utiliser l'IA à distance, moyennant abonnement. Côté chinois, ils sont proposés en accès libre, téléchargeables et exploitables localement. Un avantage décisif dans de nombreuses régions du monde.En Afrique, en Asie du Sud-Est ou en Amérique latine, ces modèles comblent un vide. Ils fonctionnent sur des machines modestes, ne nécessitent pas de carte bancaire et évitent les contraintes liées à l'hébergement des données à l'étranger. En Europe, la réponse s'organise autour d'acteurs comme Mistral AI, qui mise sur la souveraineté et la conformité réglementaire, notamment au RGPD. Mais l'approche reste différente : là où les modèles chinois privilégient le volume et l'adoption massive, les Européens ciblent avant tout les entreprises. Au fond, deux visions s'opposent. L'une ouverte, rapide, centrée sur l'écosystème. L'autre plus encadrée, tournée vers la régulation. Et dans cette course, le terrain est désormais mondial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie
Actualités. Gros plan. International. La Slovaquie sans frontieres. La Vie comme elle va. Nous nous rendrons dans la province de l'Ontario au Canada pour y rencontrer la communauté slovaque. La Slovaquie soutient l'approfondissement des relations entre l'Union européenne et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est. C'est ce qu'a déclaré le ministre des Affaires étrangeres et européennes de la République slovaque, Juraj Blanár, lors de la 25e réunion ministérielle a Brunei.
Une jeune femme exceptionnelle est l'invitée de Pierre-Édouard Deldique dans ce nouveau numéro d'Idées. Née en Albanie, professeure de théorie politique à la London School of Economics, Lea Ypi est en effet considérée comme une des figures montantes de la vie intellectuelle en Europe. Dans le magazine qui interroge celles et ceux qui pensent le monde, cette intellectuelle de haut-vol parle à la fois de son travail de philosophe, de ses cours au Collège de France et de son roman intitulé Indignité, publié chez Calmann-Levy. Ce roman est à la fois une enquête familiale, une traversée du XXe siècle dans les Balkans, une réflexion sur l'identité, et une méditation sur la dignité humaine face aux régimes politiques. Le livre s'ouvre sur la diffusion sur les réseaux sociaux, d'une photographie de 1941 montrant la grand‑mère de l'auteure, Léman, souriante en lune de miel dans les Dolomites, alors que l'Albanie subissait l'occupation fasciste. Cette image, devenue virale, a provoqué un flot d'accusations et de jugements moraux. À tel point que Lea Ypi a entrepris de comprendre qui était réellement cette grand-mère au caractère bien trempé. Le roman est à la fois une reconstitution de la vie de Léman (où l'imaginaire joue son rôle, souligne-t-elle dans l'émission) née en 1918 à Salonique, issue d'une famille albanaise de l'aristocratie ottomane. Sa vie traverse la chute de l'Empire ottoman, la monarchie du roi Zog, le fascisme, le nazisme, la dictature communiste d'Enver Hoxha, la transition post‑communiste. Quel parcours ! Sa vie reflète pour le moins les profondes transformations politiques qui ont façonné l'Europe du Sud‑Est. Cette véritable saga s'avère aussi une enquête dans les archives d'État, où Lea Ypi a découvert rapports d'informateurs, dossiers de surveillance et documents incomplets. Ces archives, politisées et parfois trompeuses, révèlent autant qu'elles dissimulent. Elles démontrent en tout cas à quel point la surveillance policière sévissait sous l'ère communiste. Le roman montre ainsi la difficulté de reconstruire une vérité historique, celle qui est au cœur de la réflexion de Lea Ypi, dans un pays où l'amnésie a longtemps prévalu. Le titre de cette belle histoire renvoie à un thème central : la dignité humaine comme valeur menacée par les systèmes politiques. Léman est tour à tour considérée comme aristocrate ottomane, suspecte sous le communisme, puis traîtresse supposée dans l'Albanie contemporaine. « Elle personnifie la responsabilité morale », dit notre invitée ce dimanche. Selon elle, ce récit romancé évoque la responsabilité morale dans des situations exceptionnelles, où les choix individuels sont en quelque sorte dictés par la violence des faits historiques. Dans Indignité et au cours de ce numéro d'Idées, notre spécialiste de philosophie politique montre que la vérité historique est fragile. Ne se construit-elle pas entre documents, souvenirs et interprétations ? De plus, l'auteure s'interroge au micro : « qui a le droit de raconter une vie ? ». Cette question donne au roman une dimension philosophique. Dans son « autre vie » , Lea Ypi, spécialiste de Kant, mène une réflexion sur « l'idée de socialisme moral ». Elle la détaille dans une série de leçons au Collège de France que je vous recommande. Voici la page de Lea Ypi au Collège de France si vous souhaitez écouter ses leçons dans le cadre de la chaire intitulée : « L'invention de l'Europe par la langue et la culture ». Programmation musicale : - Marinella - Thessaloniki mou - Eli Fara - Sonat - Gjurmët - Era.
Une jeune femme exceptionnelle est l'invitée de Pierre-Édouard Deldique dans ce nouveau numéro d'Idées. Née en Albanie, professeure de théorie politique à la London School of Economics, Lea Ypi est en effet considérée comme une des figures montantes de la vie intellectuelle en Europe. Dans le magazine qui interroge celles et ceux qui pensent le monde, cette intellectuelle de haut-vol parle à la fois de son travail de philosophe, de ses cours au Collège de France et de son roman intitulé Indignité, publié chez Calmann-Levy. Ce roman est à la fois une enquête familiale, une traversée du XXe siècle dans les Balkans, une réflexion sur l'identité, et une méditation sur la dignité humaine face aux régimes politiques. Le livre s'ouvre sur la diffusion sur les réseaux sociaux, d'une photographie de 1941 montrant la grand‑mère de l'auteure, Léman, souriante en lune de miel dans les Dolomites, alors que l'Albanie subissait l'occupation fasciste. Cette image, devenue virale, a provoqué un flot d'accusations et de jugements moraux. À tel point que Lea Ypi a entrepris de comprendre qui était réellement cette grand-mère au caractère bien trempé. Le roman est à la fois une reconstitution de la vie de Léman (où l'imaginaire joue son rôle, souligne-t-elle dans l'émission) née en 1918 à Salonique, issue d'une famille albanaise de l'aristocratie ottomane. Sa vie traverse la chute de l'Empire ottoman, la monarchie du roi Zog, le fascisme, le nazisme, la dictature communiste d'Enver Hoxha, la transition post‑communiste. Quel parcours ! Sa vie reflète pour le moins les profondes transformations politiques qui ont façonné l'Europe du Sud‑Est. Cette véritable saga s'avère aussi une enquête dans les archives d'État, où Lea Ypi a découvert rapports d'informateurs, dossiers de surveillance et documents incomplets. Ces archives, politisées et parfois trompeuses, révèlent autant qu'elles dissimulent. Elles démontrent en tout cas à quel point la surveillance policière sévissait sous l'ère communiste. Le roman montre ainsi la difficulté de reconstruire une vérité historique, celle qui est au cœur de la réflexion de Lea Ypi, dans un pays où l'amnésie a longtemps prévalu. Le titre de cette belle histoire renvoie à un thème central : la dignité humaine comme valeur menacée par les systèmes politiques. Léman est tour à tour considérée comme aristocrate ottomane, suspecte sous le communisme, puis traîtresse supposée dans l'Albanie contemporaine. « Elle personnifie la responsabilité morale », dit notre invitée ce dimanche. Selon elle, ce récit romancé évoque la responsabilité morale dans des situations exceptionnelles, où les choix individuels sont en quelque sorte dictés par la violence des faits historiques. Dans Indignité et au cours de ce numéro d'Idées, notre spécialiste de philosophie politique montre que la vérité historique est fragile. Ne se construit-elle pas entre documents, souvenirs et interprétations ? De plus, l'auteure s'interroge au micro : « qui a le droit de raconter une vie ? ». Cette question donne au roman une dimension philosophique. Dans son « autre vie » , Lea Ypi, spécialiste de Kant, mène une réflexion sur « l'idée de socialisme moral ». Elle la détaille dans une série de leçons au Collège de France que je vous recommande. Voici la page de Lea Ypi au Collège de France si vous souhaitez écouter ses leçons dans le cadre de la chaire intitulée : « L'invention de l'Europe par la langue et la culture ». Programmation musicale : - Marinella - Thessaloniki mou - Eli Fara - Sonat - Gjurmët - Era.
La hausse des prix ne touche pas seulement le carburant. Elle frappe aussi l'alimentation : céréales, huiles et produits transformés. Particulièrement en Afrique, car le continent est très dépendant des importations alimentaires. En cause : le blocage du détroit d'Ormuz, qui perturbe toute la chaîne agricole. Du prix des engrais pour les agriculteurs au prix du transport : tous explosent et mettent en péril la sécurité alimentaire sur le continent. Chaque année, l'Afrique importe 100 millions de tonnes de céréales, ce qui correspond à plus de 75 milliards d'euros. Le continent importe aussi massivement des huiles végétales et autres produits alimentaires transformés. Ces approvisionnements sont fragilisés par les tensions au Moyen-Orient : la hausse du carburant renchérit le transport maritime, tandis que les perturbations logistiques menacent l'accès aux engrais, indispensables à la production agricole. « L'Afrique de l'Ouest, c'est le premier pôle d'importation de riz au monde avec près de 20 % de l'importation mondiale, explique Matthieu Brun, directeur scientifique de la Fondation pour l'agriculture et la ruralité dans le monde (Farm). Ça veut dire que 4 grains de riz sur 6, donc 2 grains de riz sur 3, en Afrique de l'Ouest viennent de l'étranger. Ils viennent souvent d'Asie du Sud-Est, donc avec ce risque de voir demain l'Inde, la Thaïlande ou le Vietnam limiter leur marché d'export, ce qui aurait des conséquences importantes pour cette région. » Selon le chercheur, il existe des solutions à court terme pour amortir les prix en forte augmentation pour les consommateurs, comme des subventions qui ciblent les produits sensibles. Autre solution à moyen terme, diversifier les approvisionnements, en particulier pour les engrais : « L'Afrique en général est un petit acheteur sur le marché mondial des engrais. Certains acteurs économiques vont aller au plus offrant, analyse Matthieu Brun, donc on peut essayer à la fois de contourner Ormuz, de trouver d'autres routes commerciales, mais aussi peut-être de s'unir à plusieurs pays pour pouvoir avoir des contrats plus importants et négocier des contrats d'approvisionnement entre États, les grands traders, autour de structures, autour de cultures stratégiques. » À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: l'impact sur l'importation d'engrais et d'aliments en Afrique L'aide humanitaire sous pression Si la crise alimentaire s'aggrave, les besoins d'urgence pourraient augmenter à un moment où l'aide humanitaire est déjà fragilisée par la baisse des aides. Pour continuer à acheminer les denrées essentielles, les agences des Nations unies ont des accords avec les armateurs pour faire passer leurs navires en priorité. Mais les délais, eux, ne sont pas garantis. « Le problème qu'on rencontre actuellement, c'est la congestion dans les différents ports d'entrée autour du Golfe, décrit Jean-Cédric Meeus, responsable transport et logistique à l'Unicef. Les armateurs maritimes doivent changer leur route et doivent déposer des conteneurs ici et là, entre Colombo et le Mozambique, pour ensuite les acheminer par voie terrestre. Dès lors, ça chamboule toute la prédictibilité de nos envois. Nous n'avons pas un problème d'accessibilité, mais nous avons un problème de nous assurer que les marchandises arrivent à bon port, avant que le manque crée une autre urgence sur l'urgence qu'on rencontre pour le moment dans le Moyen-Orient. » Tensions autour du canal de Panama, blocage de la mer Rouge, Covid-19, l'Unicef a déjà fait face à de nombreux défis logistiques et a mis en place au fil du temps une chaîne d'approvisionnement capable de s'adapter aux chocs grâce à des engagements commerciaux réciproques, renouvelés tous les ans : « Nous nous engageons à utiliser nos partenaires, que ce soit pour l'achat de biens ou l'achat de services. Eux, ils s'engagent à nous donner certains privilèges vis-à-vis du secteur commercial, détaille Jean-Cédric Meeus. Si nous devons acheter des marchandises qui sont pour nous des marchandises qui sauvent les enfants, on aura la priorité sur les achats, on aura la priorité sur les envois. » Il n'y a pas encore d'urgence alimentaire, mais les prix augmentent sensiblement sur certaines denrées. Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les prix des huiles ont augmenté de 13 % sur les 3 derniers mois, 7 % pour le sucre et 4 % pour le blé. À lire aussiD'Ormuz au Darfour, la guerre au Moyen-Orient complique l'aide humanitaire en Afrique
durée : 00:29:23 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Rémi Dybowski Douat - Morgan vit depuis quelques mois au Timor-Leste, un petit pays insulaire d'Asie du Sud-Est, lorsqu'il décide de faire l'ascension du Manucoco, pic montagneux sacré sur Atauro, une île au large de la capitale. Il perd son chemin et se blesse grièvement. Sans eau, le compte à rebours commence. - réalisation : Somaya Dabbech
durée : 00:29:23 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Rémi Dybowski Douat - Morgan vit depuis quelques mois au Timor-Leste, un petit pays insulaire d'Asie du Sud-Est, lorsqu'il décide de faire l'ascension du Manucoco, pic montagneux sacré sur Atauro, une île au large de la capitale. Il perd son chemin et se blesse grièvement. Sans eau, le compte à rebours commence. - réalisation : Somaya Dabbech
C'est sans doute une des épices les plus utilisées en cuisine pour relever ou sublimer un plat mais que sait-on vraiment du poivre ? En France, seuls les fruits issus de l'espèce Piper nigrum, poivrier noir, ont le droit de s'appeler « poivre ». Il en existe pourtant d'autres, comme le Piper longum ou le Piper borbonense. En revanche, les baies de Timut ou de Sichuan ne font théoriquement pas partie de la famille même si elles bénéficient souvent de l'appellation. Depuis sa découverte dans le sud-ouest de l'Inde, le poivre a voyagé au fil de la mondialisation, on en produit en Asie du Sud-Est, en Afrique, en Amérique du Sud... mais malgré sa popularité, il reste donc largement méconnu. On cherche parfois à le classer par sa couleur (rouge, noir, blanc ou vert), sans que celle-ci nous indique sa provenance ou sa variété. Ce qui est sûr, c'est qu'il vaut mieux l'acheter en grains plutôt que moulu pour en garder tous les arômes. Lui qui peut être piquant, boisé, fruité, amer, brioché... Comment reconnaître un poivre de qualité ? Vers quelle variété se tourner selon le plat ? Se marie-t-il qu'avec le sel ou peut-on varier les plaisirs épicés ? Discussion autour du poivre avec nos invités, en un tour de moulin ! Avec : • Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris • Marie-Lou Lize, co-fondatrice de Nomie, le goût des épices, formatrice sur l'usage des épices • Nathalie Brigaud Ngoum, autrice du blog Envolées Gourmandes et du livre Mon imprécis de cuisine et fondatrice d'Envolées Gourmandes académie, un centre de formation agréé de cuisine, de pâtisserie et boulangerie. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 6ème épisode, Natalie professeure franco-suisse à l'Université Paris-Cité parle des cadeaux qu'elle reçoit de ses étudiants. Philippe Pierre, sociologue, enseignant en management de l'interculturel, lui répond. Programmation musicale : ► Scar Tissue - Red Hot Chili Peppers ► Un thé ? - Aupinard.
C'est sans doute une des épices les plus utilisées en cuisine pour relever ou sublimer un plat mais que sait-on vraiment du poivre ? En France, seuls les fruits issus de l'espèce Piper nigrum, poivrier noir, ont le droit de s'appeler « poivre ». Il en existe pourtant d'autres, comme le Piper longum ou le Piper borbonense. En revanche, les baies de Timut ou de Sichuan ne font théoriquement pas partie de la famille même si elles bénéficient souvent de l'appellation. Depuis sa découverte dans le sud-ouest de l'Inde, le poivre a voyagé au fil de la mondialisation, on en produit en Asie du Sud-Est, en Afrique, en Amérique du Sud... mais malgré sa popularité, il reste donc largement méconnu. On cherche parfois à le classer par sa couleur (rouge, noir, blanc ou vert), sans que celle-ci nous indique sa provenance ou sa variété. Ce qui est sûr, c'est qu'il vaut mieux l'acheter en grains plutôt que moulu pour en garder tous les arômes. Lui qui peut être piquant, boisé, fruité, amer, brioché... Comment reconnaître un poivre de qualité ? Vers quelle variété se tourner selon le plat ? Se marie-t-il qu'avec le sel ou peut-on varier les plaisirs épicés ? Discussion autour du poivre avec nos invités, en un tour de moulin ! Avec : • Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris • Marie-Lou Lize, co-fondatrice de Nomie, le goût des épices, formatrice sur l'usage des épices • Nathalie Brigaud Ngoum, autrice du blog Envolées Gourmandes et du livre Mon imprécis de cuisine et fondatrice d'Envolées Gourmandes académie, un centre de formation agréé de cuisine, de pâtisserie et boulangerie. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 6ème épisode, Natalie professeure franco-suisse à l'Université Paris-Cité parle des cadeaux qu'elle reçoit de ses étudiants. Philippe Pierre, sociologue, enseignant en management de l'interculturel, lui répond. Programmation musicale : ► Scar Tissue - Red Hot Chili Peppers ► Un thé ? - Aupinard.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 17 avril 2026.Avec cette semaine :Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.TRAVAIL ET 1ER MAIAfin d'autoriser le travail le 1er mai, pour quelques secteurs et sur la base du volontariat, une proposition de loi devait être débattue le 10 avril à l'Assemblée nationale. Lundi, le gouvernement a interrompu, au moins momentanément, le parcours de la proposition de loi à laquelle la gauche et les syndicats s'opposent. La commission mixte paritaire, qui devait initialement se réunir mardi pour concilier le Sénat et l'Assemblée nationale sur un texte commun, n'a, en définitive, pas été convoquée. Le dossier est renvoyé aux acteurs sociaux qui se voient proposer de parlementer à l'échelon des branches professionnelles pour essayer de dégager des solutions. En arrière-plan de cet épisode sans gloire se pose la question du rapport des Français au travail.Selon le Datascope 2026 d'Axa, publié fin mars, le nombre d'arrêts maladie a bondi en France de 50 % depuis 2019, portés par une explosion des arrêts longs et par une fragilité inédite de la santé mentale des salariés. Depuis 2025, le taux d'absentéisme a grimpé de 5 % pour atteindre 4,8 % en 2025. La durée moyenne des arrêts s'allonge d'année en année. Les travailleurs du privé s'arrêtaient en moyenne 20 jours en 2019 ; en 2025 le chiffre était de 23,5 jours. Les arrêts de plus de deux mois pèsent plus des deux tiers du taux global d'absence au bureau. Lesquels sont portés dans leur grande majorité par une seule pathologie : les problèmes de santé mentale, notamment auprès des plus jeunes. L'augmentation de l'absentéisme est particulièrement forte chez les cadres (+ 8 % entre 2024 et 2025), chez les salariés de 30 à 35 ans (+ 11 %) et de moins de 30 ans (+ 10 %). A contrario, parmi les CDD et les travailleurs de plus de 55 ans, le taux d'absentéisme reste stable : 2 % pour les CDD et 6,4 % pour les seniors. Selon le baromètre absentéisme Malakoff Humanis publié en 2025, 14 % des salariés ayant eu des arrêts longs (plus de trente jours) ont trouvé la reprise si difficile qu'ils ont dû s'arrêter à nouveau. Les indemnités journalières ont coûté près de 20 milliards d'euros à l'Assurance maladie en 2025. Afin de tenter d'enrayer la dynamique, le gouvernement a présenté le 9 avril un plan de réduction du coût des arrêts de travail.Dans le même temps, en 2025, l'implication des salariés européens dans leur vie professionnelle est restée faible, notamment en France, selon une étude Gallup publiée le 8 avril. Si, aux Etats-Unis et au Canada 31% des salariés interrogés se déclarent engagés dans leur travail, ils sont 30 % en l'Amérique latine, dans les Caraïbes et 25 % en Asie du Sud-Est. En Europe, l'Albanie, la Roumanie, la Norvège et Malte sont les pays où les salariés se disent le plus impliqués. Parmi les moins « motivés » : la Suisse, la Croatie et la France avec 8%. Cette mauvaise performance aurait coûté au pays selon Gallup environ 325 milliards d'euros en perte de productivité au cours de l'année dernière, tandis que le coût moyen d'un jour férié est selon l'INSEE de 1,5Mds€.ELECTIONS HONGROISES : EXPLICATION DE LEURS RÉSULTATS, CONSÉQUENCES EN ET POUR L'EUROPEEn remportant les élections législatives en Hongrie, le 12 avril, avec 53 % des suffrages (contre 38 % pour le Fidesz), le parti d'opposition Tisza récolte 138 des 199 sièges du Parlement, contre 55 pour celui de Victor Orban. La participation historique a atteint presque 80 % des 8,1 millions d'inscrits, un record depuis 1990. Ancien membre de l'équipe Orbán, le leader de Tisza, Péter Magyar est avocat, ancien diplomate à Bruxelles. Il a fait campagne contre la corruption de son prédécesseur, de son parti Fidesz, contre leur népotisme et leur favoritisme devenus trop visibles, mais aussi trop pesants alors que la société et l'économie hongroise sont en grande difficulté. La flambée inflationniste (plus de 40% depuis 4 ans) a agi comme un impôt invisible, frappant d'abord les ménages modestes. Le pays reste coincé dans le bas du classement européen en matière de revenus.Péter Magyar a réussi à rassurer les déçus du Fidesz en leur promettant d'être tout aussi conservateur que le pouvoir sortant sur les questions d'immigration. En parallèle, il a attiré les électeurs de gauche épuisés par les divisions des partis d'opposition traditionnels et prêts à voter pour n'importe qui pouvant les débarrasser de l'extrême droite. Disposant de la majorité qualifiée des deux tiers il devrait pouvoir démanteler les piliers de la « démocratie illibérale » d'Orban, mettant fin à la stricte emprise de l'ancien Premier ministre sur le pouvoir judiciaire, les entreprises publiques et les médias. Aussitôt assuré de sa victoire, Péter Magyar a demandé aux présidents de la Cour constitutionnelle et de la Cour des comptes, nommés par Orban, de démissionner.La restauration de l'État de droit est précisément l'une des demandes les plus pressantes de Bruxelles. En contrepartie, le nouveau gouvernement pourra obtenir, après plusieurs années de suspension en raison de la dérive autoritaire du pays, quelque 35 milliards de fonds européens. Une manne sans laquelle il ne pourra pas mettre en œuvre son programme d'amélioration des services publics et de restauration du pouvoir d'achat. Dès dimanche soir, Péter Magyar a donné le ton devant une foule scandant « Europe » : « Aujourd'hui, le peuple hongrois a dit oui à l'Europe », a-t-il clamé avant de promettre que « la Hongrie sera un allié solide au sein de l'UE et de l'Otan ». À Bruxelles, le dossier le plus urgent est la levée du blocage de Budapest au prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, qu'Orban avait accepté en décembre avant de revenir sur sa parole deux mois plus tard. La victoire de Magyar change la donne au Conseil européen en isolant le Slovaque Robert Fico, qui se plaçait régulièrement sous la protection d'Orban pour monter un front du refus à Bruxelles, rejoint depuis quelques mois par Andrej Babis, de retour à la tête du gouvernement de la République tchèque.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rendez-vous mensuel avec la revue Esprit dans le magazine Idées ce dimanche. « Taïwan, l'archipel des possibles », tel est le titre du dossier du numéro d'avril qui met l'accent sur la singularité de l'île. Il est coordonné par Jean‑Yves Heurtebise, spécialiste de la pensée chinoise à l'université Sun Yat Sen. En ligne de Taïwan, il est l'invité de Pierre-Edouard Deldique, ainsi que la directrice de la revue, Anne-Lorraine Bujon. Le dossier l'affirme: dans un monde marqué par la montée des conflits, la remise en cause du droit international et l'affirmation de régimes autoritaires, Taïwan fait figure d'exception. L'île combine en effet une démocratie vivante, une société civile active, une créativité culturelle remarquable ainsi qu'une capacité d'innovation technologique reconnue. Comme il le précise dans l'émission Jean-Yves Heurtebise propose de lire Taïwan non comme un modèle imposable, mais comme un contre‑exemple à l'idée selon laquelle la modernité chinoise serait nécessairement autoritaire. Comme d'habitude, le dossier est une somme de contributions de spécialistes. Tanguy Lepesant analyse la position stratégique de l'île. Son article montre comment la géographie nourrit à fois la vulnérabilité de l'île montagneuse mais aussi sa capacité de résilience . Paul Jobin replace Taïwan dans les flux économiques et politiques de l'Asie. Loin d'être périphérique, l'île est un carrefour de la globalisation avec son industrie des semi‑conducteurs et ses liens avec le Japon, la Corée et l'Asie du Sud‑Est. Vincent Rollet revient sur la gestion taïwanaise du Covid‑19, souvent citée comme exemplaire. L'article montre comment la mémoire du SARS, la confiance institutionnelle et la mobilisation citoyenne ont permis une réponse rapide et efficace. Gwennaël Gaffric explore, lui, la littérature taïwanaise contemporaine à travers la métaphore du tremblement, qui renvoie à la fois aux séismes géologiques et aux secousses d'une société plurielle. Corrado Neri analyse l'essor des technologies immersives (XR) à Taïwan, présentées comme un laboratoire de modernité culturelle. L'île y apparaît comme un terrain d'expérimentation où se croisent innovation technologique et création artistique. Dans sa conclusion, le coordinateur du dossier propose une réflexion stimulante : Taïwan serait un miroir pour l'Europe, révélant ses hésitations stratégiques, ses fragilités démocratiques et son rapport ambivalent à la puissance. De tout cela, il est question dans ce numéro d'Idées. Comme souvent dans Esprit, le dossier Taïwan est accompagné d'articles variés, sur le concept de civilisation par exemple, ou l'affaire Epstein et la question de la transparence, ou bien encore sur Sarte le « mal aimé ». Sans oublier, bien sûr, l'éditorial consacré cette fois à l'information sur la guerre intitulé : « Trop d'images, pas assez d'information ». Anne-Lorraine Bujon y revient au cours de ce nouveau numéro d'Idées, le magazine qui interroge ceux qui pensent le monde. Programmation musicale : - Recite - Lim Giong - San Min Chu-i - Hymne de Taïwan (République de Chine) - Where I'm from - Dungi Sapor, Tjaka - A pure person - Jieh - A pure person (BO du film Millenium Mambo) - Lim Giong - Intro - Dungi Sapor.
Rendez-vous mensuel avec la revue Esprit dans le magazine Idées ce dimanche. « Taïwan, l'archipel des possibles », tel est le titre du dossier du numéro d'avril qui met l'accent sur la singularité de l'île. Il est coordonné par Jean‑Yves Heurtebise, spécialiste de la pensée chinoise à l'université Sun Yat Sen. En ligne de Taïwan, il est l'invité de Pierre-Edouard Deldique, ainsi que la directrice de la revue, Anne-Lorraine Bujon. Le dossier l'affirme: dans un monde marqué par la montée des conflits, la remise en cause du droit international et l'affirmation de régimes autoritaires, Taïwan fait figure d'exception. L'île combine en effet une démocratie vivante, une société civile active, une créativité culturelle remarquable ainsi qu'une capacité d'innovation technologique reconnue. Comme il le précise dans l'émission Jean-Yves Heurtebise propose de lire Taïwan non comme un modèle imposable, mais comme un contre‑exemple à l'idée selon laquelle la modernité chinoise serait nécessairement autoritaire. Comme d'habitude, le dossier est une somme de contributions de spécialistes. Tanguy Lepesant analyse la position stratégique de l'île. Son article montre comment la géographie nourrit à fois la vulnérabilité de l'île montagneuse mais aussi sa capacité de résilience . Paul Jobin replace Taïwan dans les flux économiques et politiques de l'Asie. Loin d'être périphérique, l'île est un carrefour de la globalisation avec son industrie des semi‑conducteurs et ses liens avec le Japon, la Corée et l'Asie du Sud‑Est. Vincent Rollet revient sur la gestion taïwanaise du Covid‑19, souvent citée comme exemplaire. L'article montre comment la mémoire du SARS, la confiance institutionnelle et la mobilisation citoyenne ont permis une réponse rapide et efficace. Gwennaël Gaffric explore, lui, la littérature taïwanaise contemporaine à travers la métaphore du tremblement, qui renvoie à la fois aux séismes géologiques et aux secousses d'une société plurielle. Corrado Neri analyse l'essor des technologies immersives (XR) à Taïwan, présentées comme un laboratoire de modernité culturelle. L'île y apparaît comme un terrain d'expérimentation où se croisent innovation technologique et création artistique. Dans sa conclusion, le coordinateur du dossier propose une réflexion stimulante : Taïwan serait un miroir pour l'Europe, révélant ses hésitations stratégiques, ses fragilités démocratiques et son rapport ambivalent à la puissance. De tout cela, il est question dans ce numéro d'Idées. Comme souvent dans Esprit, le dossier Taïwan est accompagné d'articles variés, sur le concept de civilisation par exemple, ou l'affaire Epstein et la question de la transparence, ou bien encore sur Sarte le « mal aimé ». Sans oublier, bien sûr, l'éditorial consacré cette fois à l'information sur la guerre intitulé : « Trop d'images, pas assez d'information ». Anne-Lorraine Bujon y revient au cours de ce nouveau numéro d'Idées, le magazine qui interroge ceux qui pensent le monde. Programmation musicale : - Recite - Lim Giong - San Min Chu-i - Hymne de Taïwan (République de Chine) - Where I'm from - Dungi Sapor, Tjaka - A pure person - Jieh - A pure person (BO du film Millenium Mambo) - Lim Giong - Intro - Dungi Sapor.
Depuis plusieurs années, les gangs criminels en Haïti ont adopté une nouvelle stratégie pour gagner de l'argent : la création de postes de péage sur les principaux axes routiers du pays. Une nouvelle attaque de gang en Haïti a fait huit morts à Seguin, dans le département du Sud-Est. Les assaillants ont aussi détruit deux véhicules de police et incendié le commissariat. Dernière illustration de la capacité de nuisance de ces groupes qui montent en puissance, notamment grâce au racket sur les routes. Outre les kidnappings, cette nouvelle source de revenus rapporte entre 60 et 80 millions de dollars aux gangs, selon la déclaration faite en 2025 par Jean Max Bellerive, ancien Premier ministre haïtien, à un journaliste dominicain. Sur ces axes routiers, les gangs imposent à chaque passage une somme d'argent variable aux véhicules, selon leur activité, le nombre de passagers, etc. Il s'agit d'un véritable fléau pour la population haïtienne, notamment pour les entrepreneurs qui doivent désormais verser des sommes exorbitantes aux transporteurs afin d'acheminer leurs marchandises. C'est le cas, par exemple, des entrepreneurs de l'Artibonite qui s'approvisionnent régulièrement depuis la capitale, Port-au-Prince. Un dossier de notre correspondant, Ronel Paul. « Un sacrifice du président cubain Miguel Diaz-Canel » La situation à Cuba ne cesse de se détériorer depuis le durcissement de l'embargo américain et la décision d'interdire les livraisons de pétrole annoncée en janvier 2026. L'île, qui recevait depuis des années du pétrole vénézuélien, fait depuis face à des pénuries en tout genre. Dans le même temps, Washington a entamé un processus de discussions avec les autorités cubaines, dont peu d'informations filtrent. Romain Lemaresquier, du service International de RFI, a interviewé le chef du Conseil démocratique pour la transition à Cuba, Manuel Cuesta Morua. Il est l'un des dissidents les plus connus sur l'île. La santé des Salvadoriens livrée à Cuba Le président salvadorien Nayib Bukele a annoncé hier (14 avril 2026) dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux que la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques allait désormais être assurée par Gemini, l'intelligence artificielle de Google. Une nouvelle expérimentation technologique, après l'instauration du bitcoin comme monnaie officielle – un projet finalement abandonné – ou l'utilisation de Grok, l'IA d'Elon Musk, pour élaborer des programmes scolaires.
Au XIVe siècle, alors que la majorité des hommes ne s'éloignent jamais de leur région natale, Ibn Battûta parcourt près de 120 000 kilomètres à travers le monde connu. Un exploit inégalé pour son époque, qui fait de lui l'un des plus grands voyageurs de l'histoire.Né en 1304 à Tanger, au Maroc, dans une famille de juristes musulmans, il est destiné à une carrière de juge. Mais à 21 ans, il décide de partir en pèlerinage à La Mecque. Ce voyage, qui devait durer quelques mois, va finalement se transformer en une aventure de près de trente ans.Très vite, Ibn Battûta ne se contente plus de suivre les routes classiques. Il explore l'Afrique du Nord, traverse l'Égypte, remonte le Nil, puis atteint la péninsule arabique. Après son pèlerinage, au lieu de rentrer chez lui, il continue. Il se rend en Irak, en Perse, en Anatolie, puis jusqu'aux steppes d'Asie centrale.Son parcours le mène ensuite en Inde, où il entre au service du sultan de Delhi comme juge. Il y reste plusieurs années, avant d'être envoyé en mission diplomatique vers la Chine. Sur le chemin, il passe par les Maldives, où il exerce encore comme juge, puis par le Sri Lanka et l'Asie du Sud-Est.Arrivé en Chine, il découvre une civilisation fascinante, très différente du monde islamique qu'il connaît. Il décrit des villes immenses, des systèmes administratifs avancés et une richesse culturelle impressionnante.Mais ses voyages ne s'arrêtent pas là. De retour au Maroc, il repart encore, cette fois vers l'Afrique subsaharienne. Il traverse le Sahara et atteint l'empire du Mali, l'un des plus riches de son temps, célèbre pour ses ressources en or.Ce qui rend Ibn Battûta unique, ce n'est pas seulement la distance parcourue, mais la diversité des mondes qu'il explore. Il observe, compare, raconte. À la fin de sa vie, le sultan du Maroc lui demande de dicter ses souvenirs. Cela donnera naissance à la “Rihla”, un récit de voyage exceptionnel, à la fois témoignage historique et œuvre littéraire.À travers ses descriptions, on découvre un monde médiéval étonnamment connecté, où circulent marchands, savants et idées.Ibn Battûta meurt vers 1368, probablement au Maroc. Son héritage est immense : il a laissé l'un des récits les plus riches jamais écrits sur le monde du Moyen Âge.En réalité, bien avant l'ère des avions et des GPS, il avait déjà compris une chose essentielle : voyager, c'est découvrir les autres… mais aussi élargir les frontières de son propre monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Emmanuel Macron entame une visite d'État au Vietnam, première étape d'une tournée de six jours en Asie du Sud-Est, visant à renforcer les liens diplomatiques. Traduction:Emmanuel Macron begins a state visit to Vietnam, the first leg of a six-day Southeast Asia tour aimed at strengthening diplomatic ties. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Emmanuel Macron entame une visite d'État au Vietnam, première étape d'une tournée de six jours en Asie du Sud-Est, visant à renforcer les liens diplomatiques. Traduction:Emmanuel Macron begins a state visit to Vietnam, the first leg of a six-day Southeast Asia tour aimed at strengthening diplomatic ties. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
durée : 00:58:08 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février 2026, le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran révèle la dépendance de l'Asie du Sud-Est aux hydrocarbures du Golfe. Face à la crise, les gouvernements prennent des mesures d'urgence alors que le risque de tensions sociales augmente. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Eric Mottet Directeur de recherche à la Chaire de recherche en études indo-pacifiques de l'Université de Laval.; Juliette Loesch Chercheuse associée au Centre Asie de l'Ifri ; Thibault Michel Chercheur au Centre énergie et climat de l'IFRI
La guerre au Moyen-Orient met à l'épreuve l'un des principaux hubs financiers mondiaux. Dubaï, place forte de la finance et du commerce international, voit son modèle économique fragilisé par les tensions régionales, même si les investisseurs restent, pour l'instant, confiants. L'actualité économique mondiale vit aujourd'hui au rythme des tensions au Moyen-Orient. Et dans ce contexte, Dubaï apparaît particulièrement vulnérable. Car l'émirat des Émirats arabes unis n'est pas seulement une destination touristique ou un symbole de luxe. C'est aussi une place financière majeure dans la région, et une terre d'accueil pour les capitaux internationaux et les grandes fortunes. Pour comprendre cette fragilité, il faut revenir sur le modèle économique très particulier de Dubaï. Contrairement à certains de ses voisins du Golfe, l'émirat ne repose pas principalement sur le pétrole. Son économie est largement tournée vers les services, le commerce international, la finance et le tourisme. Cette stratégie s'est développée rapidement, en l'espace de trente ans seulement. Au cœur de cette transformation, le Centre financier international de Dubaï, inauguré en 2004, joue un rôle clé. Il accueille aujourd'hui des milliers d'entreprises : banques internationales, fonds d'investissement, cabinets d'avocats ou encore sociétés de gestion de fortune. Ce succès repose sur deux piliers essentiels. D'abord, une fiscalité avantageuse et une réglementation attractive ; ensuite, une stabilité régionale longtemps perçue comme un atout majeur. À lire aussiLa guerre au Moyen-Orient relance le marché mondial de la défense aérienne La guerre menace les flux financiers et la confiance C'est précisément cette dépendance aux flux internationaux qui rend aujourd'hui Dubaï vulnérable. Car la guerre en cours au Moyen-Orient menace directement les échanges commerciaux, les investissements et le tourisme. Depuis le début du conflit, la ville a été visée par plusieurs attaques. Des drones et des missiles ont frappé certaines infrastructures, notamment l'aéroport de Dubaï. Au-delà des dégâts matériels, ces événements perturbent l'activité économique. Or, dans la finance internationale, la confiance est un élément central. Si les investisseurs commencent à percevoir Dubaï comme une zone à risque, les flux de capitaux pourraient se détourner vers d'autres places financières. Pour l'instant, toutefois, aucun mouvement massif n'est observé. Il n'y a ni exode de capitaux, ni départ massif des expatriés travaillant dans la finance. Certaines entreprises ont, certes, rapatrié leurs employés ou généralisé le télétravail par précaution. Mais aucune panique généralisée ne s'est installée à ce stade. À lire aussiDétroit d'Ormuz bloqué: peut-on vraiment contourner cette route clé du pétrole mondial? Un enjeu régional… et mondial pour la finance Si la guerre devait s'inscrire dans la durée, la situation pourrait néanmoins évoluer. Les difficultés de Dubaï pourraient alors profiter à d'autres centres financiers de la région, notamment en Arabie saoudite, où Riyad cherche à s'imposer comme un hub économique alternatif. Mais les 0options restent limitées. La plupart des pays du Golfe sont, eux aussi, affectés par les tensions militaires, ce qui réduit leur attractivité relative. Dans ce contexte, la région conserve une certaine solidité. Et Dubaï continue même de renforcer son positionnement stratégique. Pour certains experts, l'émirat est en train de devenir un véritable centre mondial d'allocation du capital, où se décident les investissements vers l'Asie, l'Afrique ou encore les nouvelles technologies. C'est pourquoi la situation actuelle est suivie de très près par les marchés. Car si la stabilité de Dubaï venait à être durablement remise en cause, les conséquences dépasseraient largement le cadre régional. Une telle évolution pourrait redistribuer les cartes de la finance mondiale, en poussant les grandes fortunes et les investisseurs internationaux à rediriger leurs capitaux vers d'autres hubs comme Singapour, Londres ou Zurich. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: percutée par la crise pétrolière, l'Asie du Sud-Est tente de s'adapter
Un hélicoptère sur un toit, une file de personnes qui attendent de monter. À Saïgon, en avril 1975, cette image raconte la fin d'une guerre de vingt ans. La chute du Vietnam du Sud pour les uns, la libération pour les autres. Mais ce cliché dit aussi l'abandon, la panique contenue, et les lendemains d'un conflit qui marque durablement les corps et les mémoires. Avec Laurence Monnais, historienne, professeure à l'Université de Lausanne et à l'Institut des Humanités en Médecine du CHUV, spécialiste de l'histoire de la médecine en Asie du Sud-Est. Note : L'image célèbre de l'évacuation par hélicoptère sur le toit d'un immeuble à Saïgon, prise par le photographe Hubert van Es en avril 1975, est soumise à des droits d'auteur. Elle ne peut être reproduite ici, mais peut être consultée sur le site de J. Paul Getty Museum : https://www.getty.edu/art/collection/object/1096F7?utm_source