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Au Vietnam, une nouvelle réalité inquiète les autorités publiques. Réputée pour son alimentation saine et équilibrée, la gastronomie vietnamienne fait désormais face à de nouvelles habitudes. Aujourd'hui, environ 20 % de la population est en situation de surpoids ou d'obésité. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le pays connaît l'une des progressions les plus rapides d'Asie du Sud-Est. De notre correspondant à Hanoï, Sur les trottoirs de la capitale, ces jeunes dégustent des cafés au lait concentré, à la crème salée ou au jaune d'œuf. Une seule boisson peut contenir l'équivalent de la dose journalière de sucre recommandée par l'OMS. Dans ce café branché d'Hanoï, une jeune vendeuse explique la préparation de ses boissons. « La quantité de sucre varie, il y a environ entre 35 et 50 g de sirop, ce qui correspond à environ 20 à 30 g de sucre raffiné pour une portion de boisson de 350 à 500 ml. Les jeunes Vietnamiens aujourd'hui aiment manger sucré, oui, confirme-t-elle. Ils aiment la restauration rapide et boire des boissons qui contiennent beaucoup de sucre. » McDonald's, KFC ou Lotteria : depuis les années 1990 et l'ouverture économique du pays sur le monde, les chaînes de fast-food n'ont cessé de se développer, modifiant progressivement les habitudes de consommation. À Hanoï, dans certains quartiers, jusqu'à 40 % des jeunes seraient en situation de surpoids ou d'obésité. Les villes sont les plus exposées à cette hausse, explique Alice Nguyên, diététicienne. « Il y a beaucoup de nouvelles tendances alimentaires qui arrivent. Par exemple, les boissons et la nourriture, il y a beaucoup de publicités autour de ces produits, souligne-t-elle. La plupart des gens ne sont pas vraiment conscients de comment un apport excessif en calories peut avoir un impact sur le taux d'obésité. » À lire aussiComprendre d'où tu viens pour savoir qui je suis Les jeunes en première ligne Selon elle, les jeunes sont en première ligne face au phénomène. Le gouvernement a récemment annoncé la mise en place de mesures dans les écoles, avec un meilleur encadrement des repas et des actions de sensibilisation auprès des élèves. « Je pense que la génération plus âgée au Vietnam est celle qui consomme le plus de nourriture “réelle”, des aliments non transformés, plutôt que les jeunes », poursuit la diététicienne. Chaque jour, Hoa prépare des petits plats à base de tofu, de sauce de poisson ou encore de légumes frais du marché. Les mains sur la cuisinière, cette soixantenaire remue dans une poêle des champignons et du bœuf, en expliquant ses recettes favorites. « C'est les crevettes sautées avec du porc, sans utiliser beaucoup d'huile, et les plats sont très légers, tout en étant nutritifs, souligne-t-elle. Par exemple, le tofu frit avec des oignons, ou encore du poulet bouilli, dont le bouillon peut être utilisé pour cuisiner la courge. » Pour encourager la consommation de produits plus sains, les autorités vietnamiennes multiplient les mesures. Depuis 2026, l'étiquetage nutritionnel plus détaillé est devenu obligatoire sur les produits alimentaires. Le pays doit progressivement faire entrer en vigueur une taxe sur les boissons sucrées. À écouter dans Le goût du mondeLe secret des Vietnamiennes
Au Vietnam, une nouvelle réalité inquiète les autorités publiques. Réputée pour son alimentation saine et équilibrée, la gastronomie vietnamienne fait désormais face à de nouvelles habitudes. Aujourd'hui, environ 20 % de la population est en situation de surpoids ou d'obésité. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le pays connaît l'une des progressions les plus rapides d'Asie du Sud-Est. De notre correspondant à Hanoï, Sur les trottoirs de la capitale, ces jeunes dégustent des cafés au lait concentré, à la crème salée ou au jaune d'œuf. Une seule boisson peut contenir l'équivalent de la dose journalière de sucre recommandée par l'OMS. Dans ce café branché d'Hanoï, une jeune vendeuse explique la préparation de ses boissons. « La quantité de sucre varie, il y a environ entre 35 et 50 g de sirop, ce qui correspond à environ 20 à 30 g de sucre raffiné pour une portion de boisson de 350 à 500 ml. Les jeunes Vietnamiens aujourd'hui aiment manger sucré, oui, confirme-t-elle. Ils aiment la restauration rapide et boire des boissons qui contiennent beaucoup de sucre. » McDonald's, KFC ou Lotteria : depuis les années 1990 et l'ouverture économique du pays sur le monde, les chaînes de fast-food n'ont cessé de se développer, modifiant progressivement les habitudes de consommation. À Hanoï, dans certains quartiers, jusqu'à 40 % des jeunes seraient en situation de surpoids ou d'obésité. Les villes sont les plus exposées à cette hausse, explique Alice Nguyên, diététicienne. « Il y a beaucoup de nouvelles tendances alimentaires qui arrivent. Par exemple, les boissons et la nourriture, il y a beaucoup de publicités autour de ces produits, souligne-t-elle. La plupart des gens ne sont pas vraiment conscients de comment un apport excessif en calories peut avoir un impact sur le taux d'obésité. » À lire aussiComprendre d'où tu viens pour savoir qui je suis Les jeunes en première ligne Selon elle, les jeunes sont en première ligne face au phénomène. Le gouvernement a récemment annoncé la mise en place de mesures dans les écoles, avec un meilleur encadrement des repas et des actions de sensibilisation auprès des élèves. « Je pense que la génération plus âgée au Vietnam est celle qui consomme le plus de nourriture “réelle”, des aliments non transformés, plutôt que les jeunes », poursuit la diététicienne. Chaque jour, Hoa prépare des petits plats à base de tofu, de sauce de poisson ou encore de légumes frais du marché. Les mains sur la cuisinière, cette soixantenaire remue dans une poêle des champignons et du bœuf, en expliquant ses recettes favorites. « C'est les crevettes sautées avec du porc, sans utiliser beaucoup d'huile, et les plats sont très légers, tout en étant nutritifs, souligne-t-elle. Par exemple, le tofu frit avec des oignons, ou encore du poulet bouilli, dont le bouillon peut être utilisé pour cuisiner la courge. » Pour encourager la consommation de produits plus sains, les autorités vietnamiennes multiplient les mesures. Depuis 2026, l'étiquetage nutritionnel plus détaillé est devenu obligatoire sur les produits alimentaires. Le pays doit progressivement faire entrer en vigueur une taxe sur les boissons sucrées. À écouter dans Le goût du mondeLe secret des Vietnamiennes
Comment conserver les forêts tropicales qui abritent l'essentiel de la biodiversité de la planète ? Il faut impliquer les communautés qui y vivent. C'est le credo de la chercheuse Marie-Ange Ngo Bieng en Amérique centrale et de Chanee de l'ONG Kalaweit en Malaisie. Ils sont nos invités. Elles couvrent moins d'un dixième de la surface de la Terre. Pourtant, elles abritent 60% de la biodiversité terrestre. Elles poussent toute l'année, sans relâche, stockant le carbone, régulant le climat, purifiant l'eau. Ce sont les forêts tropicales. Et nous en dépendons tous — que nous le sachions ou non. Près de deux milliards d'hectares répartis sur trois grands bassins : l'Amazonie, le bassin du Congo, l'Asie du Sud-Est. Trois poumons pour une planète. Mais depuis les années 1980, ces poumons rétrécissent. Aujourd'hui, l'équivalent de la surface d'un terrain de football s'efface toutes les deux secondes. Et ce qui reste est de plus en plus fragmenté, de plus en plus vulnérable. Si nous continuons ainsi, les forêts tropicales pourraient disparaître d'ici un siècle. Un siècle. C'est demain. Pourtant, il existe des gens qui savent comment les protéger. Pas des experts en costume dans des salles de conférence. Des peuples qui vivent dans ces forêts, avec ces forêts, depuis des générations. Des femmes qui connaissent chaque plante, chaque écorce, chaque fruit. Des hommes qui ont appris à prélever sans détruire, à habiter sans dévaster. Nos invités travaillent avec eux ! Avec - Chanee, militant, défenseur des gibbons de Bornéo et fondateur de l'association Kalaweit. - Marie-Ange Ngo Bieng, chercheuse du Cirad, spécialisée en écologie des forêts tropicales. Ses travaux de recherche portent sur la dynamique des forêts tropicales dans le contexte de l'anthropocène, caractérisé par des pressions climatiques et anthropiques accrues. Elle mène des recherches engagées pour la conservation, la gestion durable et la restauration des écosystèmes forestiers tropicaux vulnérables, secondaires et dégradés. - la page du projet conforma au Guatemala et la page Linkedin Musiques diffusées dans l'émission Fatoumata Diawara - Fala Marcus Gad - Fruit and Flower.
Épisode 270 : La Chine vieillit, l'Inde accélère, Netflix vend des baskets et les malls résistent à AmazonTroisième et dernier jour à Singapour pour notre série spéciale NRF APAC 2026.Après avoir parlé IA, commerce unifié, marketplaces et expérience client, cette dernière journée nous a surtout montré que le commerce est devenu bien plus qu'une affaire de produits et de canaux.En Chine, les retailers participent désormais à répondre au défi du vieillissement de la population. En Inde, les marques premium construisent patiemment leur présence auprès d'une nouvelle classe moyenne. Et partout en Asie, le contenu, la culture et les communautés deviennent des moteurs de croissance aussi puissants que les magasins ou les marketplaces.Dans cet épisode, nous revenons notamment sur : Le concept chinois du 15-Minute Living Circle et l'essor de l'Instant Retail comme réponse au vieillissement démographique Comment Netflix, Spotify et les documentaires deviennent de véritables canaux de vente pour des marques comme Reebok ou David Beckham Pourquoi les malls d'Asie du Sud-Est restent au cœur de la vie sociale malgré la montée du e-commerce Les leçons de Reliance Brands pour réussir sur un marché indien souvent mal comprisMais aussi : Pourquoi l'IA devient progressivement une infrastructure invisible du commerce Pourquoi le luxe est partout en Asie, même lorsqu'on n'en parle pas Pourquoi nous n'avons pas les mêmes références retail en Asie qu'en Europe Pourquoi le paiement, pourtant omniprésent dans les usages asiatiques, a quasiment disparu des discussions NRFTech Coup de En ce dernier jour, coup de coeur pour Vusion.Alors que beaucoup d'acteurs parlent d'agents IA et d'automatisation, Vusion travaille sur un sujet fondamental : l'exécution du commerce dans le magasin physique.Prix. Stocks.Disponibilité produit.Parcours client.Pilotage des opérations.Avec Pauline Monin, Global Product Marketing chez Vusion, nous avons parlé du futur du magasin connecté et de l'importance d'une donnée temps réel fiable pour améliorer l'expérience client comme la performance opérationnelle. https://www.linkedin.com/in/paulinemonin/ En savoir plus sur ces 3 jours 100% Asie ?• Replay de The Récap Live – NRF APAC https://www.linkedin.com/events/7449376746296152064• The Récap Dinner https://the-recap.events/inscriptionBonne écoute du deuxième épisode de notre série spéciale NRF — Notre Récap Français, en direct de Singapour ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:28 - A Gardouch, commune de l'est de la Haute-Garonne, le maire et ses adjoints mettent les mains dans le cambouis. Suite à l'absence prolongée de deux agents techniques sur quatre, les élus qui effectuent eux-mêmes des travaux d'entretien, apprennent à manier le tracteur ou la tronçonneuse. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Comment conserver les forêts tropicales qui abritent l'essentiel de la biodiversité de la planète ? Il faut impliquer les communautés qui y vivent. C'est le credo de la chercheuse Marie-Ange Ngo Bieng en Amérique centrale et de Chanee de l'ONG Kalaweit en Malaisie. Ils sont nos invités. Elles couvrent moins d'un dixième de la surface de la Terre. Pourtant, elles abritent 60% de la biodiversité terrestre. Elles poussent toute l'année, sans relâche, stockant le carbone, régulant le climat, purifiant l'eau. Ce sont les forêts tropicales. Et nous en dépendons tous — que nous le sachions ou non. Près de deux milliards d'hectares répartis sur trois grands bassins : l'Amazonie, le bassin du Congo, l'Asie du Sud-Est. Trois poumons pour une planète. Mais depuis les années 1980, ces poumons rétrécissent. Aujourd'hui, l'équivalent de la surface d'un terrain de football s'efface toutes les deux secondes. Et ce qui reste est de plus en plus fragmenté, de plus en plus vulnérable. Si nous continuons ainsi, les forêts tropicales pourraient disparaître d'ici un siècle. Un siècle. C'est demain. Pourtant, il existe des gens qui savent comment les protéger. Pas des experts en costume dans des salles de conférence. Des peuples qui vivent dans ces forêts, avec ces forêts, depuis des générations. Des femmes qui connaissent chaque plante, chaque écorce, chaque fruit. Des hommes qui ont appris à prélever sans détruire, à habiter sans dévaster. Nos invités travaillent avec eux ! Avec - Chanee, militant, défenseur des gibbons de Bornéo et fondateur de l'association Kalaweit. - Marie-Ange Ngo Bieng, chercheuse du Cirad, spécialisée en écologie des forêts tropicales. Ses travaux de recherche portent sur la dynamique des forêts tropicales dans le contexte de l'anthropocène, caractérisé par des pressions climatiques et anthropiques accrues. Elle mène des recherches engagées pour la conservation, la gestion durable et la restauration des écosystèmes forestiers tropicaux vulnérables, secondaires et dégradés. - la page du projet conforma au Guatemala et la page Linkedin Musiques diffusées dans l'émission Fatoumata Diawara - Fala Marcus Gad - Fruit and Flower.
Le monde croule sous les excédents d'acier. Cette surproduction contribue à la volatilité des prix et menace l'industrie sidérurgique dans son ensemble. Voilà pourquoi l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) tire la sonnette d'alarme dans son dernier rapport publié le 4 juin 2026. Le secteur de l'acier se rapproche de ses niveaux historiques de production atteints lors de la dernière crise de l'acier, il y a dix ans. Les excédents devraient ainsi atteindre près de 750 millions de tonnes en 2028, selon le rapport de l'OCDE, alors que la demande reste atone. Et ce sur fond de restrictions croissantes sur les exportations de minerais stratégiques et des coûts de l'énergie qui, eux, ne cessent de grimper. La plupart de ces excédents d'acier se concentrent en dehors de la zone OCDE, notamment en Chine où les industriels bénéficient de larges subventions publiques. Des pratiques qui faussent le marché mondial Les sidérurgistes chinois reçoivent quinze fois plus de subventions que ceux des autres pays. Ailleurs dans le monde, des subventions énergétiques sont essentiellement octroyées en Algérie, en Égypte, en Libye et dans certains pays du Golfe. Lorsque la production ne peut plus être absorbée localement, l'acier est exporté à bas prix. Ainsi, les exportations de certains produits tels que les tôles et les larges bandes laminées à chaud en provenance de la Chine vers les pays d'Asie du Sud-Est ont fortement augmenté. Ces mêmes produits sont souvent réexpédiés vers les pays occidentaux. Des pratiques qui « faussent » le marché, selon l'OCDE. Alors les États haussent le ton. Le Brésil, le Canada, l'Inde, le Mexique et les États-Unis ont relevé leurs droits de douane sur de nombreux produits sidérurgiques de base. De leur côté, l'Union européenne et le Royaume-Uni ont annoncé des dispositifs d'ampleur pour soutenir leurs filières. C'est un cercle vicieux qui s'est créé avec des conséquences économiques et environnementales potentiellement graves. À lire aussi2025, une année record pour les exportations chinoises d'acier Une coopération internationale est essentielle Pour endiguer cette crise qui se profile, l'OCDE travaille activement sur des outils destinés à améliorer la surveillance des importations et la détection des pratiques de contournement. Une coopération internationale sera essentielle pour parvenir à un redressement durable de l'industrie sidérurgique. À écouter dans C'est pas du ventLa Suède mise sur l'acier vert
Un mois à cinq entre le Japon et les Philippines : 12 000 euros environ. Visa touriste de 30 jours obtenu à l'arrivée, pas de vaccin obligatoire pour les zones touristiques. Les Philippines sont un peu plus chères que le reste de l'Asie du Sud-Est côté hébergement — compter environ 120 euros par nuit pour une famille — mais la nourriture reste très abordable. Le conseil de Gabrielle : manger local, éviter les restaurants américanisés, et ne rien acheter avant de partir — tout se trouve sur place.Pour écouter l'épisode en entierPalawan Camping, la plus belle plage du monde — Le voyage en famille de Gabrielle aux Philippines-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
Après une série consacrée aux races anciennes et une deuxième aux animaux de la basse-cour, l'excellent naturaliste et éleveur-documentariste Rémi Dupouy (co-auteur avec Yann Arthus-Bertrand de Vivant en 2022, entre-autres) est de retour pour 6 nouveaux épisodes dédiés à l'un de ses animaux fétiches : l'Ours brun. Originaire de Gascogne, Rémi connaît particulièrement bien cet "autre de l'Homme", aujourd'hui présent en France exclusivement dans les Pyrénées. Cette série est l'occasion pour lui de nous faire (re)découvrir cet animal qui fascine autant qu'il inquiète, et ce depuis des millénaires...Dans ce premier épisode, impensable de ne pas présenter toute la famille des Ursidés, le nom scientifique, vous l'aurez compris, des 8 espèces de nounours actuelles. Les Ours sont répartis sur tous les continents à l'exception de l'Océanie et de l'Antarctique, et ont colonisé toutes sortes de milieux, de la banquise arctique aux déserts moyen-orientaux en passant par la jungle indienne. Ils ont également une immense diversité de taille et de forme :L'Ours brun (Ursus arctos) est présent en Eurasie et en Amérique du Nord. avec une douzaine de sous-espèces (dont le Grizzly). Parmi les poids-lourds, l'Ours Kodiak (jusqu'à 1 tonne !).L'Ours noir (Ursus americanus) a presque disparu de la plupart des États-Unis et du Mexique. Il se maintient au Canada et en Alaska, où sa population est même en hausse. Il vit principalement dans les forêts tempérées et boréales,L'Ours polaire (Ursus maritimus) ou Ours blanc, vit en Arctique, qui porte son nom (arktos = ours en grec). Sa fourrure est translucide et creuse, pleine d'air, ce qui constitue un excellent isolant. C'est l'un des plus gros ours (record : 800 kg) . Il mange surtout des phoques.Le Panda géant (Ailuropoda melanoleuca) vit dans les forêts tempérées des montagnes de Chine, et se nourrit surtout de bambou. L'Ours malais ou Ours des cocotiers (Helarctos malayanus), vit en Asie du Sud-Est. Ce sont les poids-plumes de la famille : moins de 50 kg. Leur fourrure est noire et rase, adaptée au climat chaud.L'Ours lippu, Ours à miel, ou Ours paresseux (Melursus ursinus) vit en Inde, au Sri Lanka et au Népal. Sa longue fourrure est noire et pelucheuse. Ses oreilles sont en forme de plumeau. Il a une tache blanche en forme de « V » sur la poitrine. Il est insectivore et frugivore.L'Ours à lunettes (Tremarctos ornatus) est endémique des Andes tropicales. Principale caractéristique : les taches blanches autour de ses yeux, d'où son nom.L'Ours noir d'Asie ou Ours à collier ou Ours du Tibet (Ursus thibetanus) vit de l'Iran au Japon. Ils ont une petite tache blanche en croissant sur la poitrine et donnent l'impression d'avoir une crinière.___SOURCES :Vignette : Les 8 espèces actuelles d'Ursidés. Montage à partir de deux images libres de droits (Shutterstock)Extraits :01'50 : "heartbeat" (Pixabay)06'41 : Générique de la série Rahan, Nina Wolmark, 1986 (©Canal +)09'51 : OOMPH !- "Eisbär" ("ours polaire" en français), 2004 (℗ Supersonic). Reprise de Grauzone (1981).13'58 : Kung-fu Panda, Mark Osborne & John Stevenson, 2008 (©DreamWorks Animation)17'07 & 18'32 : Le Livre de la Jungle, Wolfgang Reitherman, 1967 (©Walt Disney Pictures)Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:18 - Pourquoi le moustique tigre est-il devenu si présent dans le Vaucluse ? Originaire d'Asie du Sud-Est, cet insecte invasif arrivé en France au début des années 2000 s'est parfaitement adapté à nos territoires, au point de devenir un compagnon incontournable des soirées d'été. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Après le Japon ultra-ordonné, la famille débarque dans le chaos joyeux de l'Asie du Sud-Est. Premier choc : les enfants peuvent enfin être des enfants, crier, courir — personne ne bronche. Direction Bohol, dans la jungle, pour découvrir les tarsiers, les plus petits primates au monde, et les étonnantes Chocolate Hills. Mais Panglao, la péninsule touristique voisine, est le seul endroit que Gabrielle ne recommande pas. Entre accueil chaleureux et infrastructures dépassées, elle raconte les Philippines telles qu'elle les a vécues.Pour écouter l'épisode en entierPalawan Camping, la plus belle plage du monde — Le voyage en famille de Gabrielle aux Philippines-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
Ce jeudi dans #LeDriveRTL2, Margaux Lassalle nous fait décoller vers une destination de rêve pour une nouvelle étape de son "Rock Trip" : la Thaïlande ! Joyau de l'Asie du Sud-Est, le pays séduit par ses paysages paradisiaques (de Phuket à Koh Lanta), mais aussi par sa bouillonnante capitale, Bangkok. Entre la street food incontournable comme le mythique pad thaï, la culture du bien-être et le fameux Muay Thaï, c'est un pays à l'identité fascinante. Mais qu'en est-il de la musique ? Si la K-pop y bat des records d'écoutes en ce moment, la scène rock thaïlandaise est pourtant extrêmement riche et vibrante ! Margaux nous plonge dans cet univers méconnu chez nous, porté par des piliers historiques et engagés comme Carabao dès les années 80, ou encore Moderndog et son rock alternatif aux influences "british". Le voyage se poursuit avec les hymnes populaires de Big Ass, le son brut de Silly Fools au début des années 2000, sans oublier Bodyslam, véritable phénomène capable de remplir des stades entiers depuis 25 ans. Pour refermer ce fabuleux voyage asiatique en beauté, découvrez à la toute fin de la chronique le titre "Free Fall" de The Slot Machine. Originaire de Bangkok, ce groupe livre des morceaux puissants taillés pour le live. Un titre percutant, issu de la bande son d'une célèbre série locale, à écouter en intégralité ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vendredi 15 mai, le sondage de l'ISEAS selon lequel 52 % des pays d'Asie du Sud-Est préféreraient s'aligner sur la Chine plutôt que sur les États-Unis (ISEAS), Stellantis qui va abandonner une usine en Espagne au profit d'un constructeur automobile chinois, PocketOS qui a eu la bonne idée de détruire toutes les données de back-up et de réservations de tous les loueurs de voitures un 27 avril, et le modèle IA DeepSeek-V4, dans Le top / flop de la semaine, ont été abordés par Léa Dauphas, chef économiste chez TAC Economics, Wilfrid Galand, directeur stratégiste chez Montpensier Arbevel, Céline Piquemal-Prade, présidente de Piquemal Houghton Investments, et Eric Bleines, directeur général de Swiss Life Gestion Privée, reçus par Marc Fiorentino dans l'émission C'est Votre Argent sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et réécoutez la en podcast.
„Republica Moldova, Uniunea Europeană, România - aderare, integrare, unire”. Este titlul dezbaterii pe care RFI România a organizat-o la Iași, cu participarea unor membri ai Parlamentului European, a unui mare număr de lideri locali din diverse domenii și invitați din Republica Moldova. Iată un fragment din această dezbatere, moderată de colegul nostru Ovidiu Nahoi, cu participarea europarlamentarului Dan Barna din grupul Renew Europe, a consulului general al Republicii Moldova la Iași, Ion Coșer, și a expertului în comunicare și diplomatului Daniel Vodă. Temele ediției: - Președinta Maia Sandu condiționează finanțarea reintegrării de plecarea trupelor ruse, în timp ce liderul autoproclamat de la Tiraspol, Vadim Krasnoselski, se plânge la OSCE de noile taxe impuse de Chișinău. Cine va plăti, până la urmă, factura reunificării? Ne explică Vitalie Cojocari în ”Cronica lui Vitalie”. - Vernisajul Vinului ”Mândria noastră” reunește vineri seara, la Chișinău, 65 de vinării și peste 500 de vinuri oferite publicului pentru prezentare și degustare. „Este un punct de consum și de comunicare directă cu consumatorii. Este important acest eveniment, mai ales în contextul crizelor care nu se mai termină și care au lovit și industria vinului”, spune în interviul Moldova Zoom, somelierul Andrei Cibotaru, jurat la competiții internaționale, autorul ghidului celor mai bune vinuri, Fine Wine Guide. La sfârșitul acestei luni, somelierul de la Chișinău va participa la București, la Vinarium, cel mai important concurs internațional de vin din Europa Centrală și de Sud-Est. Un interviu realizat de Valeria Vițu. - Peste 50 de delegații, inclusiv 20 de miniștri de Externe, s-au reunit la Chișinău la sesiunea ministerială a Comitetului de Miniștri al Consiliului Europei. - Republica Moldova ar putea obține în următoarele săptămâni decizia formală privind deschiderea negocierilor de aderare la Uniunea Europeană, anunță Maia Sandu. - Ministrul de Externe al Ucrainei declară că Ucraina este gata să ajute Republica Moldova la consolidarea apărării și securității aeriene. Știrile zilei: Peste 50 de delegații, inclusiv 20 de miniștri ai afacerilor externe, participă la Chișinău la sesiunea ministerială a Comitetului de Miniștri al Consiliului Europei. Evenimentul este găzduit de Republica Moldova cu ocazia încheierii președinției prin rotație a Consiliului Europei. Pe agenda reuniunii de la Chișinău – sprijinul pentru Ucraina, combaterea dezinformării și a ingerințelor străine, consolidarea securității și întărirea rezilienței democratice în țările membre. Miniștrii de Externe prezenți la Chișinău au venit cu mesaje de susținere pentru deschiderea negocierilor politice de aderare la UE. Ministrul Afacerilor Externe al Belgiei, Maxime Prévot, spune, citat de IPN, că „Moldova a livrat numeroase reforme în circumstanțe dificile și acum este timpul și pentru UE să livreze. Aveți suport complet din partea Belgiei”. Ministrul de Stat pentru Afaceri Europene al Germaniei Günther Krichbaum, a subliniat că „Germania susține Moldova la nivel bilateral, dar și la nivel european. Vrem să vedem Moldova în Uniunea Europeană cât mai curând posibil. Germania este alături de Moldova, inclusiv pentru că stabilitatea poate fi construită în regiune prin includerea țărilor în UE, ceea ce va constituit și un impuls pentru dezvoltarea economică. Moldova nu va fi singură”, Ministra de Externe a României, Oana Țoiu, a vorbit despre susținerea din partea Bucureștiului în deschiderea negocieirlor politice de aderare a Republicii Moldova. Peste 35 de state sunt pregătite să susțină crearea Tribunalului Special pentru agresiunea Rusiei împotriva Ucrainei, a declarat secretarul general al Consiliul Europei, Alain Berset. La finalul evenimentului, Chișinăul transmite președinția prin rotație a CE către Principatul Monaco. *** Președinta Maia Sandu a folosit reuniunea ministerială a Consiliul Europei de la Chișinău pentru a transmite unul dintre cele mai directe mesaje de până acum privind legătura dintre securitatea regională, amenințarea rusă și accelerarea integrării europene a Republicii Moldova. Maia Sandu a declarat că „pentru Republica Moldova, aderarea la Uniunea Europeană este un proiect existențial”, adăugând că pentru Europa extinderea reprezintă „o investiție în propria securitate”. Sandu a avertizat că Rusia continuă să reprezinte „o amenințare majoră pentru securitatea europeană”, reluând tema centrală a discursurilor sale externe privind atacurile asupra instituțiilor democratice, dezinformarea și ingerințele străine. *** Republica Moldova ar putea obține în următoarele săptămâni decizia formală privind deschiderea negocierilor de aderare la Uniunea Europeană. În același timp, autoritățile de la Chișinău trebuie să îndeplinească până în septembrie toate obiectivele intermediare asumate în procesul de aderare, înaintea unei noi evaluări a Comisiei Europene, afirmă președinta Maia Sandu, într-o emisiune la postul Realitatea din Republica Moldova. Unele dintre cele mai dificile capitole de negociere vor fi cele legate de agricultură și mediu, domenii în care Republica Moldova va solicita perioade mai lungi de tranziție pentru adaptarea la standardele europene, spune președinta. *** Ministrul de Externe al Ucrainei, la Bălți: „Ucraina e gata să ajute R. Moldova la consolidarea apărării și securității aeriene” Ministrul Afacerilor Externe al Ucrinei, Andrii Sîbiha, a reiterat disponibilitatea Kievului de a coopera cu Chișinăul în domeniul apărării și securității aeriene, subliniind experiența acumulată de Ucraina în contextul războiului. Declarația a fost făcută în cadrul vizitei sale la Bălți, unde șeful diplomației ucrainene a discutat cu autorități locale, reprezentanți ai mediului academic și membri ai comunității ucrainene din nordul Republicii Moldova. Vizita are loc și pe fondul incidentelor recente din spațiul aerian al Republicii Moldova. Ministrul ucrainean a vorbit despre necesitatea consolidării securității regionale și despre disponibilitatea Kievului de a coopera cu Chișinăul, transmite Moldpres. „Ucraina dispune în prezent de o experiență unică, o experiență de luptă, inclusiv în ceea ce privește închiderea spațiului aerian. Am devenit lider mondial în producția de drone și suntem, fără îndoială, pregătiți să colaborăm cu vecinul nostru, Moldova, pentru consolidarea capacităților voastre, a capacităților de apărare și a securității voastre”, a declarat Andrii Sîbiha, ministru al Afacerilor Externe al Ucrainei. *** Biroul Național de Statistică din Republica Moldova anunță că prețurile de consum au crescut cu 1,8% în aprilie 2026 față de martie, cu 4,5% de la începutul anului și cu 6,8% anual. Creșterea a fost determinată de majorarea prețurilor la produsele alimentare și bunurile nealimentare cu câte 2,0%, respectiv serviciile cu 1,1%.
Donald Trump se află într-o vizită de stat în China, în perioada 13-15 mai, eveniment considerat una dintre cele mai importante întîlniri diplomatice ale anului, în contextul unor tensiuni mai vechi între cele două țări. Este prima vizită de stat a unui președinte american în China în ultimii aproape zece ani. În 2017, tot Donald Trump a fost cel care a vizitat China, al cărei președinte era tot Xi Jinping. Pe agenda discuțiilor se află teme precum: relațiile comerciale, tehnologia de top, situația Taiwanului, războiul împotriva Iranului. Care este miza acestei întîlniri? L-am întrebat pe Marius Ghincea, analist de politică internațională, cercetător la Institutul Federal de Tehnologie din Zürich. Xi Jinping îl primește pe Donald Trump cu toate onorurile unei vizite de stat.Este cumva aici și o victorie de imagine pentru liderul chinez? În ciuda ostilităților, în ciuda tensiunilor, cum va fi folosită această imagine a lui Donald Trump în vizită de către propaganda chineză?Marius Ghincea: „Propaganda chineză va folosi această vizită și negocierile dintre partea americană și partea chineză pentru a semnaliza încă o dată, în special propriei populații, dar și celorlalte state ale lumii, faptul că China este acum un actor de egală importanță și valoare cu SUA, la nivel mondial şi SUA, prin această vizită și agrearea de a negocia teme de substanță, recunosc, practic, statutul aproape egal al Chinei cu SUA, la nivel mondial. Dar este important de notat că poate fi interpretată și ca un fel de vizită pentru a încheia un acord de pace. Anul trecut, odată cu venirea înapoi la Casa Albă a lui Donald Trump, am avut ceea ce putem foarte bine considera un război comercial, în care Donald Trump a folosit mecanisme de tipul taxelor vamale și alte măsuri comerciale, inclusiv interzicerea exporturilor de cipuri sau tehnologie americană, pentru a pune presiune pe China și a constrînge autoritățile de la Beijing să se conformeze preferințelor politice și economice ale Washingtonului. Și în acel război comercial, din nefericire pentru partea americană, China a avut cîștig de cauză, pentru că s-a putut folosi foarte inteligent de avantajele oferite de controlul majorității resurselor de pămînturi rare, de care depinde, de altfel, întreaga tehnologie globală, pentru a pune la pămînt și a opri această lovitură, aceste atacuri lansate de către partea americană împotriva părții chineze. Și anul trecut, domnul Rubio, împreună cu reprezentanții guvernului chinez, au ajuns la un armistiţiu. Iar acum, în negocierile de zilele acestea, se intenționează încheierea unui acord de pace comercială și politică, pentru a stabili niște linii roșii și niște direcții viitoare pentru relațiile dintre cele două capitale.”Ce impact credeți că va avea această discuție pentru restul lumii?Marius Ghincea: „Impactul poate să fie istoric, nu știm exact care sînt termenii și condițiile care vor fi negociate, nu știm dacă se va ajunge la niște concluzii care să rămînă bătute în cuie, dar orice întîlnire între două mari puteri, mai ales după o perioadă de conflict comercial și politic atît de intens, poate să aibă consecințe istorice pentru situația din diferite regiuni ale lumii, inclusiv din Europa, din Orientul Mijlociu, din Asia. Implicațiile cele mai importante vor fi cele legate de relaţiile comerciale și economice. Pentru că, în contextul conflictului comercial dintre China și SUA, țările din jur, în special din Asia de Sud-Est și de Sud, au beneficiat semnificativ, pentru că unele companii americane au încercat să-și redirecționeze producția din China către țări din Asia de Sud sau de Sud-Est, care nu erau ținta predilectă a administrației Trump sau care nu erau afectate de taxe vamale la fel de ridicate precum cele impuse părții chineze.”Apasă PLAY pentru a asculta interviul integral! O emisiune de Adela Greceanu și Matei Martin Un produs Radio România Cultural
L'Indonésie a enregistré une croissance économique de 5,6% au premier trimestre 2026, un rythme supérieur aux attentes. Mais derrière cette performance de la première économie d'Asie du Sud-Est se cache une fragilité de plus en plus visible: l'érosion de la classe moyenne. Un phénomène qui menace à terme la consommation, principal moteur de la croissance du pays. Sur le papier, l'économie indonésienne résiste. Avec une croissance de 5,6% au premier trimestre 2026, le pays affiche un début d'année plus dynamique qu'attendu malgré un contexte international tendu. Mais derrière ces bons chiffres, un signal inquiète économistes et autorités: la contraction progressive de la classe moyenne indonésienne. Selon les données gouvernementales, celle-ci représentait environ 60 millions de personnes en 2018 dans un pays de 285 millions d'habitants. Aujourd'hui, elle est estimée à seulement 48 millions. Une baisse d'environ 20% en quelques années. Et cette diminution ne s'explique pas par un enrichissement général de la population. Au contraire, une partie de cette classe moyenne bascule vers des catégories plus fragiles sur le plan économique. Les premiers signes sont déjà visibles dans l'économie du quotidien: ralentissement des dépenses de consommation, baisse de fréquentation des centres commerciaux ou encore recul des ventes de voitures neuves. Emplois précaires et dépendance aux matières premières Pour comprendre cette situation, il faut d'abord regarder l'état du marché du travail indonésien. L'économie crée des emplois, mais souvent dans le secteur informel. Aujourd'hui, près de 6 travailleurs sur 10 occupent des emplois précaires, peu rémunérés et sans véritable protection sociale. Résultat: les revenus progressent peu et les perspectives d'ascension sociale se réduisent. Autre problème structurel, l'organisation même de l'économie du pays. L'Indonésie s'est fortement appuyée ces dernières années sur ses ressources naturelles, notamment le nickel, le charbon ou encore l'huile de palme. Ces secteurs attirent les investissements étrangers et soutiennent les exportations, mais ils génèrent relativement peu d'emplois qualifiés. À l'inverse, le secteur manufacturier, qui pourrait offrir des emplois plus stables et mieux rémunérés, a progressivement perdu du terrain. L'Indonésie accuse d'ailleurs un retard industriel par rapport à certains voisins asiatiques comme le Vietnam, notamment en matière d'attractivité pour les usines et les chaînes de production internationales. Une « croissance appauvrissante » qui inquiète les autorités Cette situation nourrit un paradoxe. La croissance économique se maintient, mais ses bénéfices ne profitent pas à toute la population. Certains économistes parlent même de « croissance appauvrissante ». Dans plusieurs secteurs, les revenus stagnent voire reculent, alors que le coût de la vie continue d'augmenter. En conséquence, de nombreux ménages s'endettent pour maintenir leur niveau de vie. Les comportements de consommation évoluent également. Les Indonésiens épargnent davantage, reportent certains achats et réduisent leurs dépenses non essentielles. Cette prudence pèse directement sur les entreprises tournées vers le marché intérieur et pourrait, à terme, freiner la croissance du pays. Face à cette situation, le gouvernement multiplie les mesures sociales : repas gratuits dans les écoles, aides directes aux ménages modestes ou encore importantes subventions sur les carburants pour limiter la hausse des prix à la pompe. Mais ces politiques ont un coût élevé pour les finances publiques et ne règlent pas le problème de fond. C'est pourquoi les autorités misent désormais sur les investissements étrangers afin d'attirer davantage d'usines, de développer l'industrie locale et de créer des emplois mieux rémunérés. Reste une question centrale pour les années à venir. L'Indonésie peut-elle continuer à afficher une croissance solide si une partie croissante de sa population s'appauvrit ? À lire aussiEn Indonésie, la première année du président Prabowo Subianto sous le feu des critiques
BSG part à la découverte du Binturong (Arctictis binturong). Ce "chat-ours" ou "tigre-singe" vit dans la canopée des forêts d'Asie du Sud-Est. Ni ours, ni chat, cet animal discret joue pourtant un rôle clé dans son écosystème, notamment dans la régénération des forêts.Le 9 mai, pour sensibiliser sur le trafic dont cet animal fait l'objet, la disparition de son habitat, le Muséum National d'Histoire Naturelle organise La Journée mondiale du Binturong.Invitées : Pauline Kayser, présidente de l'ONG ABConservation, et Géraldine Véron, zoologiste du MNHN.___
BSG part à la découverte du Binturong (Arctictis binturong). Ce "chat-ours" ou "tigre-singe" vit dans la canopée des forêts d'Asie du Sud-Est. Ni ours, ni chat, cet animal discret joue pourtant un rôle clé dans son écosystème, notamment dans la régénération des forêts.Le 9 mai, pour sensibiliser sur le trafic dont cet animal fait l'objet, la disparition de son habitat, le Muséum National d'Histoire Naturelle organise La Journée mondiale du Binturong.Invitées : Pauline Kayser, présidente de l'ONG ABConservation, et Géraldine Véron, zoologiste du MNHN.___
BSG part à la découverte du Binturong (Arctictis binturong). Ce "chat-ours" ou "tigre-singe" vit dans la canopée des forêts d'Asie du Sud-Est. Ni ours, ni chat, cet animal discret joue pourtant un rôle clé dans son écosystème, notamment dans la régénération des forêts.Le 9 mai, pour sensibiliser sur le trafic dont cet animal fait l'objet, la disparition de son habitat, le Muséum National d'Histoire Naturelle organise La Journée mondiale du Binturong.Invitées : Pauline Kayser, présidente de l'ONG ABConservation, et Géraldine Véron, zoologiste du MNHN.___
durée : 00:57:36 - Cultures monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Alors que six pays revendiquent des archipels en mer de Chine méridionale, la Chine adopte la posture la plus offensive. Contestant le droit international, elle artificialise des îlots et militarise les eaux d'une mer qui voit transiter plus d'un tiers du commerce maritime mondial. - réalisation : Vivian Lecuivre, Fanny Richez, Sacha Mattei, Barthélémy Gaillard, Pénélope Le Mauguen - invités : Charles-Emmanuel Detry Docteur en droit de l'université Paris-Panthéon-Assas, auteur d'une thèse sur la mer de Chine méridionale, Valérie Niquet Politologue spécialiste des questions stratégiques en Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), Christine Cabasset Docteure en géographie, chercheuse associée à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (IRASEC, Bangkok), au Centre Asie du Sud-Est (CASE, Paris) et au programme Asie-Pacifique de l'IRIS Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C'est un signal fort dans la bataille mondiale de l'intelligence artificielle. Selon une étude conjointe du MIT et de Hugging Face, relayée par le MIT Technology Review, les modèles open source chinois représentent désormais 17,1 % des téléchargements mondiaux sur la plateforme. Les modèles américains, eux, tombent à 15,86 %. Une première.Ce basculement remonte à janvier 2025, avec la publication du modèle R1 par DeepSeek. Sa particularité : une licence MIT, très permissive, qui autorise librement l'utilisation, la modification et la redistribution. En clair, n'importe quel développeur peut s'en emparer sans contrainte commerciale. Et surtout, ses performances rivalisent avec celles de modèles fermés américains, pour un coût d'utilisation bien plus faible. Dans la foulée, d'autres acteurs chinois ont suivi : Alibaba avec la famille Qwen, Moonshot AI ou encore MiniMax. Résultat : fin 2025, Qwen dépasse même Llama, le modèle de Meta, en nombre de téléchargements cumulés.La différence de stratégie est nette. Côté américain, les modèles sont souvent accessibles via des API payantes — c'est-à-dire des interfaces permettant d'utiliser l'IA à distance, moyennant abonnement. Côté chinois, ils sont proposés en accès libre, téléchargeables et exploitables localement. Un avantage décisif dans de nombreuses régions du monde.En Afrique, en Asie du Sud-Est ou en Amérique latine, ces modèles comblent un vide. Ils fonctionnent sur des machines modestes, ne nécessitent pas de carte bancaire et évitent les contraintes liées à l'hébergement des données à l'étranger. En Europe, la réponse s'organise autour d'acteurs comme Mistral AI, qui mise sur la souveraineté et la conformité réglementaire, notamment au RGPD. Mais l'approche reste différente : là où les modèles chinois privilégient le volume et l'adoption massive, les Européens ciblent avant tout les entreprises. Au fond, deux visions s'opposent. L'une ouverte, rapide, centrée sur l'écosystème. L'autre plus encadrée, tournée vers la régulation. Et dans cette course, le terrain est désormais mondial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie
Actualités. Gros plan. International. La Slovaquie sans frontieres. La Vie comme elle va. Nous nous rendrons dans la province de l'Ontario au Canada pour y rencontrer la communauté slovaque. La Slovaquie soutient l'approfondissement des relations entre l'Union européenne et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est. C'est ce qu'a déclaré le ministre des Affaires étrangeres et européennes de la République slovaque, Juraj Blanár, lors de la 25e réunion ministérielle a Brunei.
À Tamarin, le recul du trait de côte et la dégradation progressive du littoral suscitent une vive inquiétude parmi les habitants et les usagers. Ce phénomène, aggravé par les effets du changement climatique, dépasse largement le cadre local. À l'échelle nationale, pas moins de 25 sites ont été identifiés comme prioritaires et font l'objet d'un suivi étroit, dont la baie de Tamarin. Le ministre de l'Environnement, de la Gestion des déchets solides et du Changement climatique, Rajesh Bhagwan, indique que des actions sont déjà en cours. Celles-ci sont menées en collaboration avec plusieurs partenaires, dont le travailleur social Percy Yip Tong, afin de limiter la dégradation des zones affectées. Une réunion est d'ailleurs prévue ce lundi pour faire le point sur la situation et définir les prochaines étapes. Face à l'urgence, le gouvernement intensifie ses efforts pour la protection du littoral. Des études réalisées avec le soutien de l'Agence française de développement (AFD) ont permis d'identifier des solutions durables, notamment à Trou-d'Eau-Douce. Plusieurs projets sont actuellement à l'étude, dans un contexte où l'érosion côtière représente un défi mondial nécessitant des investissements importants. Dans le Sud-Est de l'île, des ressources financières conséquentes ont déjà été mobilisées afin de contenir l'avancée de la mer et protéger les zones les plus vulnérables.
Une jeune femme exceptionnelle est l'invitée de Pierre-Édouard Deldique dans ce nouveau numéro d'Idées. Née en Albanie, professeure de théorie politique à la London School of Economics, Lea Ypi est en effet considérée comme une des figures montantes de la vie intellectuelle en Europe. Dans le magazine qui interroge celles et ceux qui pensent le monde, cette intellectuelle de haut-vol parle à la fois de son travail de philosophe, de ses cours au Collège de France et de son roman intitulé Indignité, publié chez Calmann-Levy. Ce roman est à la fois une enquête familiale, une traversée du XXe siècle dans les Balkans, une réflexion sur l'identité, et une méditation sur la dignité humaine face aux régimes politiques. Le livre s'ouvre sur la diffusion sur les réseaux sociaux, d'une photographie de 1941 montrant la grand‑mère de l'auteure, Léman, souriante en lune de miel dans les Dolomites, alors que l'Albanie subissait l'occupation fasciste. Cette image, devenue virale, a provoqué un flot d'accusations et de jugements moraux. À tel point que Lea Ypi a entrepris de comprendre qui était réellement cette grand-mère au caractère bien trempé. Le roman est à la fois une reconstitution de la vie de Léman (où l'imaginaire joue son rôle, souligne-t-elle dans l'émission) née en 1918 à Salonique, issue d'une famille albanaise de l'aristocratie ottomane. Sa vie traverse la chute de l'Empire ottoman, la monarchie du roi Zog, le fascisme, le nazisme, la dictature communiste d'Enver Hoxha, la transition post‑communiste. Quel parcours ! Sa vie reflète pour le moins les profondes transformations politiques qui ont façonné l'Europe du Sud‑Est. Cette véritable saga s'avère aussi une enquête dans les archives d'État, où Lea Ypi a découvert rapports d'informateurs, dossiers de surveillance et documents incomplets. Ces archives, politisées et parfois trompeuses, révèlent autant qu'elles dissimulent. Elles démontrent en tout cas à quel point la surveillance policière sévissait sous l'ère communiste. Le roman montre ainsi la difficulté de reconstruire une vérité historique, celle qui est au cœur de la réflexion de Lea Ypi, dans un pays où l'amnésie a longtemps prévalu. Le titre de cette belle histoire renvoie à un thème central : la dignité humaine comme valeur menacée par les systèmes politiques. Léman est tour à tour considérée comme aristocrate ottomane, suspecte sous le communisme, puis traîtresse supposée dans l'Albanie contemporaine. « Elle personnifie la responsabilité morale », dit notre invitée ce dimanche. Selon elle, ce récit romancé évoque la responsabilité morale dans des situations exceptionnelles, où les choix individuels sont en quelque sorte dictés par la violence des faits historiques. Dans Indignité et au cours de ce numéro d'Idées, notre spécialiste de philosophie politique montre que la vérité historique est fragile. Ne se construit-elle pas entre documents, souvenirs et interprétations ? De plus, l'auteure s'interroge au micro : « qui a le droit de raconter une vie ? ». Cette question donne au roman une dimension philosophique. Dans son « autre vie » , Lea Ypi, spécialiste de Kant, mène une réflexion sur « l'idée de socialisme moral ». Elle la détaille dans une série de leçons au Collège de France que je vous recommande. Voici la page de Lea Ypi au Collège de France si vous souhaitez écouter ses leçons dans le cadre de la chaire intitulée : « L'invention de l'Europe par la langue et la culture ». Programmation musicale : - Marinella - Thessaloniki mou - Eli Fara - Sonat - Gjurmët - Era.
Une jeune femme exceptionnelle est l'invitée de Pierre-Édouard Deldique dans ce nouveau numéro d'Idées. Née en Albanie, professeure de théorie politique à la London School of Economics, Lea Ypi est en effet considérée comme une des figures montantes de la vie intellectuelle en Europe. Dans le magazine qui interroge celles et ceux qui pensent le monde, cette intellectuelle de haut-vol parle à la fois de son travail de philosophe, de ses cours au Collège de France et de son roman intitulé Indignité, publié chez Calmann-Levy. Ce roman est à la fois une enquête familiale, une traversée du XXe siècle dans les Balkans, une réflexion sur l'identité, et une méditation sur la dignité humaine face aux régimes politiques. Le livre s'ouvre sur la diffusion sur les réseaux sociaux, d'une photographie de 1941 montrant la grand‑mère de l'auteure, Léman, souriante en lune de miel dans les Dolomites, alors que l'Albanie subissait l'occupation fasciste. Cette image, devenue virale, a provoqué un flot d'accusations et de jugements moraux. À tel point que Lea Ypi a entrepris de comprendre qui était réellement cette grand-mère au caractère bien trempé. Le roman est à la fois une reconstitution de la vie de Léman (où l'imaginaire joue son rôle, souligne-t-elle dans l'émission) née en 1918 à Salonique, issue d'une famille albanaise de l'aristocratie ottomane. Sa vie traverse la chute de l'Empire ottoman, la monarchie du roi Zog, le fascisme, le nazisme, la dictature communiste d'Enver Hoxha, la transition post‑communiste. Quel parcours ! Sa vie reflète pour le moins les profondes transformations politiques qui ont façonné l'Europe du Sud‑Est. Cette véritable saga s'avère aussi une enquête dans les archives d'État, où Lea Ypi a découvert rapports d'informateurs, dossiers de surveillance et documents incomplets. Ces archives, politisées et parfois trompeuses, révèlent autant qu'elles dissimulent. Elles démontrent en tout cas à quel point la surveillance policière sévissait sous l'ère communiste. Le roman montre ainsi la difficulté de reconstruire une vérité historique, celle qui est au cœur de la réflexion de Lea Ypi, dans un pays où l'amnésie a longtemps prévalu. Le titre de cette belle histoire renvoie à un thème central : la dignité humaine comme valeur menacée par les systèmes politiques. Léman est tour à tour considérée comme aristocrate ottomane, suspecte sous le communisme, puis traîtresse supposée dans l'Albanie contemporaine. « Elle personnifie la responsabilité morale », dit notre invitée ce dimanche. Selon elle, ce récit romancé évoque la responsabilité morale dans des situations exceptionnelles, où les choix individuels sont en quelque sorte dictés par la violence des faits historiques. Dans Indignité et au cours de ce numéro d'Idées, notre spécialiste de philosophie politique montre que la vérité historique est fragile. Ne se construit-elle pas entre documents, souvenirs et interprétations ? De plus, l'auteure s'interroge au micro : « qui a le droit de raconter une vie ? ». Cette question donne au roman une dimension philosophique. Dans son « autre vie » , Lea Ypi, spécialiste de Kant, mène une réflexion sur « l'idée de socialisme moral ». Elle la détaille dans une série de leçons au Collège de France que je vous recommande. Voici la page de Lea Ypi au Collège de France si vous souhaitez écouter ses leçons dans le cadre de la chaire intitulée : « L'invention de l'Europe par la langue et la culture ». Programmation musicale : - Marinella - Thessaloniki mou - Eli Fara - Sonat - Gjurmët - Era.
La hausse des prix ne touche pas seulement le carburant. Elle frappe aussi l'alimentation : céréales, huiles et produits transformés. Particulièrement en Afrique, car le continent est très dépendant des importations alimentaires. En cause : le blocage du détroit d'Ormuz, qui perturbe toute la chaîne agricole. Du prix des engrais pour les agriculteurs au prix du transport : tous explosent et mettent en péril la sécurité alimentaire sur le continent. Chaque année, l'Afrique importe 100 millions de tonnes de céréales, ce qui correspond à plus de 75 milliards d'euros. Le continent importe aussi massivement des huiles végétales et autres produits alimentaires transformés. Ces approvisionnements sont fragilisés par les tensions au Moyen-Orient : la hausse du carburant renchérit le transport maritime, tandis que les perturbations logistiques menacent l'accès aux engrais, indispensables à la production agricole. « L'Afrique de l'Ouest, c'est le premier pôle d'importation de riz au monde avec près de 20 % de l'importation mondiale, explique Matthieu Brun, directeur scientifique de la Fondation pour l'agriculture et la ruralité dans le monde (Farm). Ça veut dire que 4 grains de riz sur 6, donc 2 grains de riz sur 3, en Afrique de l'Ouest viennent de l'étranger. Ils viennent souvent d'Asie du Sud-Est, donc avec ce risque de voir demain l'Inde, la Thaïlande ou le Vietnam limiter leur marché d'export, ce qui aurait des conséquences importantes pour cette région. » Selon le chercheur, il existe des solutions à court terme pour amortir les prix en forte augmentation pour les consommateurs, comme des subventions qui ciblent les produits sensibles. Autre solution à moyen terme, diversifier les approvisionnements, en particulier pour les engrais : « L'Afrique en général est un petit acheteur sur le marché mondial des engrais. Certains acteurs économiques vont aller au plus offrant, analyse Matthieu Brun, donc on peut essayer à la fois de contourner Ormuz, de trouver d'autres routes commerciales, mais aussi peut-être de s'unir à plusieurs pays pour pouvoir avoir des contrats plus importants et négocier des contrats d'approvisionnement entre États, les grands traders, autour de structures, autour de cultures stratégiques. » À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: l'impact sur l'importation d'engrais et d'aliments en Afrique L'aide humanitaire sous pression Si la crise alimentaire s'aggrave, les besoins d'urgence pourraient augmenter à un moment où l'aide humanitaire est déjà fragilisée par la baisse des aides. Pour continuer à acheminer les denrées essentielles, les agences des Nations unies ont des accords avec les armateurs pour faire passer leurs navires en priorité. Mais les délais, eux, ne sont pas garantis. « Le problème qu'on rencontre actuellement, c'est la congestion dans les différents ports d'entrée autour du Golfe, décrit Jean-Cédric Meeus, responsable transport et logistique à l'Unicef. Les armateurs maritimes doivent changer leur route et doivent déposer des conteneurs ici et là, entre Colombo et le Mozambique, pour ensuite les acheminer par voie terrestre. Dès lors, ça chamboule toute la prédictibilité de nos envois. Nous n'avons pas un problème d'accessibilité, mais nous avons un problème de nous assurer que les marchandises arrivent à bon port, avant que le manque crée une autre urgence sur l'urgence qu'on rencontre pour le moment dans le Moyen-Orient. » Tensions autour du canal de Panama, blocage de la mer Rouge, Covid-19, l'Unicef a déjà fait face à de nombreux défis logistiques et a mis en place au fil du temps une chaîne d'approvisionnement capable de s'adapter aux chocs grâce à des engagements commerciaux réciproques, renouvelés tous les ans : « Nous nous engageons à utiliser nos partenaires, que ce soit pour l'achat de biens ou l'achat de services. Eux, ils s'engagent à nous donner certains privilèges vis-à-vis du secteur commercial, détaille Jean-Cédric Meeus. Si nous devons acheter des marchandises qui sont pour nous des marchandises qui sauvent les enfants, on aura la priorité sur les achats, on aura la priorité sur les envois. » Il n'y a pas encore d'urgence alimentaire, mais les prix augmentent sensiblement sur certaines denrées. Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les prix des huiles ont augmenté de 13 % sur les 3 derniers mois, 7 % pour le sucre et 4 % pour le blé. À lire aussiD'Ormuz au Darfour, la guerre au Moyen-Orient complique l'aide humanitaire en Afrique
durée : 00:29:23 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Rémi Dybowski Douat - Morgan vit depuis quelques mois au Timor-Leste, un petit pays insulaire d'Asie du Sud-Est, lorsqu'il décide de faire l'ascension du Manucoco, pic montagneux sacré sur Atauro, une île au large de la capitale. Il perd son chemin et se blesse grièvement. Sans eau, le compte à rebours commence. - réalisation : Somaya Dabbech
durée : 00:29:23 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Rémi Dybowski Douat - Morgan vit depuis quelques mois au Timor-Leste, un petit pays insulaire d'Asie du Sud-Est, lorsqu'il décide de faire l'ascension du Manucoco, pic montagneux sacré sur Atauro, une île au large de la capitale. Il perd son chemin et se blesse grièvement. Sans eau, le compte à rebours commence. - réalisation : Somaya Dabbech
C'est sans doute une des épices les plus utilisées en cuisine pour relever ou sublimer un plat mais que sait-on vraiment du poivre ? En France, seuls les fruits issus de l'espèce Piper nigrum, poivrier noir, ont le droit de s'appeler « poivre ». Il en existe pourtant d'autres, comme le Piper longum ou le Piper borbonense. En revanche, les baies de Timut ou de Sichuan ne font théoriquement pas partie de la famille même si elles bénéficient souvent de l'appellation. Depuis sa découverte dans le sud-ouest de l'Inde, le poivre a voyagé au fil de la mondialisation, on en produit en Asie du Sud-Est, en Afrique, en Amérique du Sud... mais malgré sa popularité, il reste donc largement méconnu. On cherche parfois à le classer par sa couleur (rouge, noir, blanc ou vert), sans que celle-ci nous indique sa provenance ou sa variété. Ce qui est sûr, c'est qu'il vaut mieux l'acheter en grains plutôt que moulu pour en garder tous les arômes. Lui qui peut être piquant, boisé, fruité, amer, brioché... Comment reconnaître un poivre de qualité ? Vers quelle variété se tourner selon le plat ? Se marie-t-il qu'avec le sel ou peut-on varier les plaisirs épicés ? Discussion autour du poivre avec nos invités, en un tour de moulin ! Avec : • Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris • Marie-Lou Lize, co-fondatrice de Nomie, le goût des épices, formatrice sur l'usage des épices • Nathalie Brigaud Ngoum, autrice du blog Envolées Gourmandes et du livre Mon imprécis de cuisine et fondatrice d'Envolées Gourmandes académie, un centre de formation agréé de cuisine, de pâtisserie et boulangerie. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 6ème épisode, Natalie professeure franco-suisse à l'Université Paris-Cité parle des cadeaux qu'elle reçoit de ses étudiants. Philippe Pierre, sociologue, enseignant en management de l'interculturel, lui répond. Programmation musicale : ► Scar Tissue - Red Hot Chili Peppers ► Un thé ? - Aupinard.
C'est sans doute une des épices les plus utilisées en cuisine pour relever ou sublimer un plat mais que sait-on vraiment du poivre ? En France, seuls les fruits issus de l'espèce Piper nigrum, poivrier noir, ont le droit de s'appeler « poivre ». Il en existe pourtant d'autres, comme le Piper longum ou le Piper borbonense. En revanche, les baies de Timut ou de Sichuan ne font théoriquement pas partie de la famille même si elles bénéficient souvent de l'appellation. Depuis sa découverte dans le sud-ouest de l'Inde, le poivre a voyagé au fil de la mondialisation, on en produit en Asie du Sud-Est, en Afrique, en Amérique du Sud... mais malgré sa popularité, il reste donc largement méconnu. On cherche parfois à le classer par sa couleur (rouge, noir, blanc ou vert), sans que celle-ci nous indique sa provenance ou sa variété. Ce qui est sûr, c'est qu'il vaut mieux l'acheter en grains plutôt que moulu pour en garder tous les arômes. Lui qui peut être piquant, boisé, fruité, amer, brioché... Comment reconnaître un poivre de qualité ? Vers quelle variété se tourner selon le plat ? Se marie-t-il qu'avec le sel ou peut-on varier les plaisirs épicés ? Discussion autour du poivre avec nos invités, en un tour de moulin ! Avec : • Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions, 2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris • Marie-Lou Lize, co-fondatrice de Nomie, le goût des épices, formatrice sur l'usage des épices • Nathalie Brigaud Ngoum, autrice du blog Envolées Gourmandes et du livre Mon imprécis de cuisine et fondatrice d'Envolées Gourmandes académie, un centre de formation agréé de cuisine, de pâtisserie et boulangerie. En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans ce 6ème épisode, Natalie professeure franco-suisse à l'Université Paris-Cité parle des cadeaux qu'elle reçoit de ses étudiants. Philippe Pierre, sociologue, enseignant en management de l'interculturel, lui répond. Programmation musicale : ► Scar Tissue - Red Hot Chili Peppers ► Un thé ? - Aupinard.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 17 avril 2026.Avec cette semaine :Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.TRAVAIL ET 1ER MAIAfin d'autoriser le travail le 1er mai, pour quelques secteurs et sur la base du volontariat, une proposition de loi devait être débattue le 10 avril à l'Assemblée nationale. Lundi, le gouvernement a interrompu, au moins momentanément, le parcours de la proposition de loi à laquelle la gauche et les syndicats s'opposent. La commission mixte paritaire, qui devait initialement se réunir mardi pour concilier le Sénat et l'Assemblée nationale sur un texte commun, n'a, en définitive, pas été convoquée. Le dossier est renvoyé aux acteurs sociaux qui se voient proposer de parlementer à l'échelon des branches professionnelles pour essayer de dégager des solutions. En arrière-plan de cet épisode sans gloire se pose la question du rapport des Français au travail.Selon le Datascope 2026 d'Axa, publié fin mars, le nombre d'arrêts maladie a bondi en France de 50 % depuis 2019, portés par une explosion des arrêts longs et par une fragilité inédite de la santé mentale des salariés. Depuis 2025, le taux d'absentéisme a grimpé de 5 % pour atteindre 4,8 % en 2025. La durée moyenne des arrêts s'allonge d'année en année. Les travailleurs du privé s'arrêtaient en moyenne 20 jours en 2019 ; en 2025 le chiffre était de 23,5 jours. Les arrêts de plus de deux mois pèsent plus des deux tiers du taux global d'absence au bureau. Lesquels sont portés dans leur grande majorité par une seule pathologie : les problèmes de santé mentale, notamment auprès des plus jeunes. L'augmentation de l'absentéisme est particulièrement forte chez les cadres (+ 8 % entre 2024 et 2025), chez les salariés de 30 à 35 ans (+ 11 %) et de moins de 30 ans (+ 10 %). A contrario, parmi les CDD et les travailleurs de plus de 55 ans, le taux d'absentéisme reste stable : 2 % pour les CDD et 6,4 % pour les seniors. Selon le baromètre absentéisme Malakoff Humanis publié en 2025, 14 % des salariés ayant eu des arrêts longs (plus de trente jours) ont trouvé la reprise si difficile qu'ils ont dû s'arrêter à nouveau. Les indemnités journalières ont coûté près de 20 milliards d'euros à l'Assurance maladie en 2025. Afin de tenter d'enrayer la dynamique, le gouvernement a présenté le 9 avril un plan de réduction du coût des arrêts de travail.Dans le même temps, en 2025, l'implication des salariés européens dans leur vie professionnelle est restée faible, notamment en France, selon une étude Gallup publiée le 8 avril. Si, aux Etats-Unis et au Canada 31% des salariés interrogés se déclarent engagés dans leur travail, ils sont 30 % en l'Amérique latine, dans les Caraïbes et 25 % en Asie du Sud-Est. En Europe, l'Albanie, la Roumanie, la Norvège et Malte sont les pays où les salariés se disent le plus impliqués. Parmi les moins « motivés » : la Suisse, la Croatie et la France avec 8%. Cette mauvaise performance aurait coûté au pays selon Gallup environ 325 milliards d'euros en perte de productivité au cours de l'année dernière, tandis que le coût moyen d'un jour férié est selon l'INSEE de 1,5Mds€.ELECTIONS HONGROISES : EXPLICATION DE LEURS RÉSULTATS, CONSÉQUENCES EN ET POUR L'EUROPEEn remportant les élections législatives en Hongrie, le 12 avril, avec 53 % des suffrages (contre 38 % pour le Fidesz), le parti d'opposition Tisza récolte 138 des 199 sièges du Parlement, contre 55 pour celui de Victor Orban. La participation historique a atteint presque 80 % des 8,1 millions d'inscrits, un record depuis 1990. Ancien membre de l'équipe Orbán, le leader de Tisza, Péter Magyar est avocat, ancien diplomate à Bruxelles. Il a fait campagne contre la corruption de son prédécesseur, de son parti Fidesz, contre leur népotisme et leur favoritisme devenus trop visibles, mais aussi trop pesants alors que la société et l'économie hongroise sont en grande difficulté. La flambée inflationniste (plus de 40% depuis 4 ans) a agi comme un impôt invisible, frappant d'abord les ménages modestes. Le pays reste coincé dans le bas du classement européen en matière de revenus.Péter Magyar a réussi à rassurer les déçus du Fidesz en leur promettant d'être tout aussi conservateur que le pouvoir sortant sur les questions d'immigration. En parallèle, il a attiré les électeurs de gauche épuisés par les divisions des partis d'opposition traditionnels et prêts à voter pour n'importe qui pouvant les débarrasser de l'extrême droite. Disposant de la majorité qualifiée des deux tiers il devrait pouvoir démanteler les piliers de la « démocratie illibérale » d'Orban, mettant fin à la stricte emprise de l'ancien Premier ministre sur le pouvoir judiciaire, les entreprises publiques et les médias. Aussitôt assuré de sa victoire, Péter Magyar a demandé aux présidents de la Cour constitutionnelle et de la Cour des comptes, nommés par Orban, de démissionner.La restauration de l'État de droit est précisément l'une des demandes les plus pressantes de Bruxelles. En contrepartie, le nouveau gouvernement pourra obtenir, après plusieurs années de suspension en raison de la dérive autoritaire du pays, quelque 35 milliards de fonds européens. Une manne sans laquelle il ne pourra pas mettre en œuvre son programme d'amélioration des services publics et de restauration du pouvoir d'achat. Dès dimanche soir, Péter Magyar a donné le ton devant une foule scandant « Europe » : « Aujourd'hui, le peuple hongrois a dit oui à l'Europe », a-t-il clamé avant de promettre que « la Hongrie sera un allié solide au sein de l'UE et de l'Otan ». À Bruxelles, le dossier le plus urgent est la levée du blocage de Budapest au prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, qu'Orban avait accepté en décembre avant de revenir sur sa parole deux mois plus tard. La victoire de Magyar change la donne au Conseil européen en isolant le Slovaque Robert Fico, qui se plaçait régulièrement sous la protection d'Orban pour monter un front du refus à Bruxelles, rejoint depuis quelques mois par Andrej Babis, de retour à la tête du gouvernement de la République tchèque.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rendez-vous mensuel avec la revue Esprit dans le magazine Idées ce dimanche. « Taïwan, l'archipel des possibles », tel est le titre du dossier du numéro d'avril qui met l'accent sur la singularité de l'île. Il est coordonné par Jean‑Yves Heurtebise, spécialiste de la pensée chinoise à l'université Sun Yat Sen. En ligne de Taïwan, il est l'invité de Pierre-Edouard Deldique, ainsi que la directrice de la revue, Anne-Lorraine Bujon. Le dossier l'affirme: dans un monde marqué par la montée des conflits, la remise en cause du droit international et l'affirmation de régimes autoritaires, Taïwan fait figure d'exception. L'île combine en effet une démocratie vivante, une société civile active, une créativité culturelle remarquable ainsi qu'une capacité d'innovation technologique reconnue. Comme il le précise dans l'émission Jean-Yves Heurtebise propose de lire Taïwan non comme un modèle imposable, mais comme un contre‑exemple à l'idée selon laquelle la modernité chinoise serait nécessairement autoritaire. Comme d'habitude, le dossier est une somme de contributions de spécialistes. Tanguy Lepesant analyse la position stratégique de l'île. Son article montre comment la géographie nourrit à fois la vulnérabilité de l'île montagneuse mais aussi sa capacité de résilience . Paul Jobin replace Taïwan dans les flux économiques et politiques de l'Asie. Loin d'être périphérique, l'île est un carrefour de la globalisation avec son industrie des semi‑conducteurs et ses liens avec le Japon, la Corée et l'Asie du Sud‑Est. Vincent Rollet revient sur la gestion taïwanaise du Covid‑19, souvent citée comme exemplaire. L'article montre comment la mémoire du SARS, la confiance institutionnelle et la mobilisation citoyenne ont permis une réponse rapide et efficace. Gwennaël Gaffric explore, lui, la littérature taïwanaise contemporaine à travers la métaphore du tremblement, qui renvoie à la fois aux séismes géologiques et aux secousses d'une société plurielle. Corrado Neri analyse l'essor des technologies immersives (XR) à Taïwan, présentées comme un laboratoire de modernité culturelle. L'île y apparaît comme un terrain d'expérimentation où se croisent innovation technologique et création artistique. Dans sa conclusion, le coordinateur du dossier propose une réflexion stimulante : Taïwan serait un miroir pour l'Europe, révélant ses hésitations stratégiques, ses fragilités démocratiques et son rapport ambivalent à la puissance. De tout cela, il est question dans ce numéro d'Idées. Comme souvent dans Esprit, le dossier Taïwan est accompagné d'articles variés, sur le concept de civilisation par exemple, ou l'affaire Epstein et la question de la transparence, ou bien encore sur Sarte le « mal aimé ». Sans oublier, bien sûr, l'éditorial consacré cette fois à l'information sur la guerre intitulé : « Trop d'images, pas assez d'information ». Anne-Lorraine Bujon y revient au cours de ce nouveau numéro d'Idées, le magazine qui interroge ceux qui pensent le monde. Programmation musicale : - Recite - Lim Giong - San Min Chu-i - Hymne de Taïwan (République de Chine) - Where I'm from - Dungi Sapor, Tjaka - A pure person - Jieh - A pure person (BO du film Millenium Mambo) - Lim Giong - Intro - Dungi Sapor.
Rendez-vous mensuel avec la revue Esprit dans le magazine Idées ce dimanche. « Taïwan, l'archipel des possibles », tel est le titre du dossier du numéro d'avril qui met l'accent sur la singularité de l'île. Il est coordonné par Jean‑Yves Heurtebise, spécialiste de la pensée chinoise à l'université Sun Yat Sen. En ligne de Taïwan, il est l'invité de Pierre-Edouard Deldique, ainsi que la directrice de la revue, Anne-Lorraine Bujon. Le dossier l'affirme: dans un monde marqué par la montée des conflits, la remise en cause du droit international et l'affirmation de régimes autoritaires, Taïwan fait figure d'exception. L'île combine en effet une démocratie vivante, une société civile active, une créativité culturelle remarquable ainsi qu'une capacité d'innovation technologique reconnue. Comme il le précise dans l'émission Jean-Yves Heurtebise propose de lire Taïwan non comme un modèle imposable, mais comme un contre‑exemple à l'idée selon laquelle la modernité chinoise serait nécessairement autoritaire. Comme d'habitude, le dossier est une somme de contributions de spécialistes. Tanguy Lepesant analyse la position stratégique de l'île. Son article montre comment la géographie nourrit à fois la vulnérabilité de l'île montagneuse mais aussi sa capacité de résilience . Paul Jobin replace Taïwan dans les flux économiques et politiques de l'Asie. Loin d'être périphérique, l'île est un carrefour de la globalisation avec son industrie des semi‑conducteurs et ses liens avec le Japon, la Corée et l'Asie du Sud‑Est. Vincent Rollet revient sur la gestion taïwanaise du Covid‑19, souvent citée comme exemplaire. L'article montre comment la mémoire du SARS, la confiance institutionnelle et la mobilisation citoyenne ont permis une réponse rapide et efficace. Gwennaël Gaffric explore, lui, la littérature taïwanaise contemporaine à travers la métaphore du tremblement, qui renvoie à la fois aux séismes géologiques et aux secousses d'une société plurielle. Corrado Neri analyse l'essor des technologies immersives (XR) à Taïwan, présentées comme un laboratoire de modernité culturelle. L'île y apparaît comme un terrain d'expérimentation où se croisent innovation technologique et création artistique. Dans sa conclusion, le coordinateur du dossier propose une réflexion stimulante : Taïwan serait un miroir pour l'Europe, révélant ses hésitations stratégiques, ses fragilités démocratiques et son rapport ambivalent à la puissance. De tout cela, il est question dans ce numéro d'Idées. Comme souvent dans Esprit, le dossier Taïwan est accompagné d'articles variés, sur le concept de civilisation par exemple, ou l'affaire Epstein et la question de la transparence, ou bien encore sur Sarte le « mal aimé ». Sans oublier, bien sûr, l'éditorial consacré cette fois à l'information sur la guerre intitulé : « Trop d'images, pas assez d'information ». Anne-Lorraine Bujon y revient au cours de ce nouveau numéro d'Idées, le magazine qui interroge ceux qui pensent le monde. Programmation musicale : - Recite - Lim Giong - San Min Chu-i - Hymne de Taïwan (République de Chine) - Where I'm from - Dungi Sapor, Tjaka - A pure person - Jieh - A pure person (BO du film Millenium Mambo) - Lim Giong - Intro - Dungi Sapor.
Depuis plusieurs années, les gangs criminels en Haïti ont adopté une nouvelle stratégie pour gagner de l'argent : la création de postes de péage sur les principaux axes routiers du pays. Une nouvelle attaque de gang en Haïti a fait huit morts à Seguin, dans le département du Sud-Est. Les assaillants ont aussi détruit deux véhicules de police et incendié le commissariat. Dernière illustration de la capacité de nuisance de ces groupes qui montent en puissance, notamment grâce au racket sur les routes. Outre les kidnappings, cette nouvelle source de revenus rapporte entre 60 et 80 millions de dollars aux gangs, selon la déclaration faite en 2025 par Jean Max Bellerive, ancien Premier ministre haïtien, à un journaliste dominicain. Sur ces axes routiers, les gangs imposent à chaque passage une somme d'argent variable aux véhicules, selon leur activité, le nombre de passagers, etc. Il s'agit d'un véritable fléau pour la population haïtienne, notamment pour les entrepreneurs qui doivent désormais verser des sommes exorbitantes aux transporteurs afin d'acheminer leurs marchandises. C'est le cas, par exemple, des entrepreneurs de l'Artibonite qui s'approvisionnent régulièrement depuis la capitale, Port-au-Prince. Un dossier de notre correspondant, Ronel Paul. « Un sacrifice du président cubain Miguel Diaz-Canel » La situation à Cuba ne cesse de se détériorer depuis le durcissement de l'embargo américain et la décision d'interdire les livraisons de pétrole annoncée en janvier 2026. L'île, qui recevait depuis des années du pétrole vénézuélien, fait depuis face à des pénuries en tout genre. Dans le même temps, Washington a entamé un processus de discussions avec les autorités cubaines, dont peu d'informations filtrent. Romain Lemaresquier, du service International de RFI, a interviewé le chef du Conseil démocratique pour la transition à Cuba, Manuel Cuesta Morua. Il est l'un des dissidents les plus connus sur l'île. La santé des Salvadoriens livrée à Cuba Le président salvadorien Nayib Bukele a annoncé hier (14 avril 2026) dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux que la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques allait désormais être assurée par Gemini, l'intelligence artificielle de Google. Une nouvelle expérimentation technologique, après l'instauration du bitcoin comme monnaie officielle – un projet finalement abandonné – ou l'utilisation de Grok, l'IA d'Elon Musk, pour élaborer des programmes scolaires.
Au XIVe siècle, alors que la majorité des hommes ne s'éloignent jamais de leur région natale, Ibn Battûta parcourt près de 120 000 kilomètres à travers le monde connu. Un exploit inégalé pour son époque, qui fait de lui l'un des plus grands voyageurs de l'histoire.Né en 1304 à Tanger, au Maroc, dans une famille de juristes musulmans, il est destiné à une carrière de juge. Mais à 21 ans, il décide de partir en pèlerinage à La Mecque. Ce voyage, qui devait durer quelques mois, va finalement se transformer en une aventure de près de trente ans.Très vite, Ibn Battûta ne se contente plus de suivre les routes classiques. Il explore l'Afrique du Nord, traverse l'Égypte, remonte le Nil, puis atteint la péninsule arabique. Après son pèlerinage, au lieu de rentrer chez lui, il continue. Il se rend en Irak, en Perse, en Anatolie, puis jusqu'aux steppes d'Asie centrale.Son parcours le mène ensuite en Inde, où il entre au service du sultan de Delhi comme juge. Il y reste plusieurs années, avant d'être envoyé en mission diplomatique vers la Chine. Sur le chemin, il passe par les Maldives, où il exerce encore comme juge, puis par le Sri Lanka et l'Asie du Sud-Est.Arrivé en Chine, il découvre une civilisation fascinante, très différente du monde islamique qu'il connaît. Il décrit des villes immenses, des systèmes administratifs avancés et une richesse culturelle impressionnante.Mais ses voyages ne s'arrêtent pas là. De retour au Maroc, il repart encore, cette fois vers l'Afrique subsaharienne. Il traverse le Sahara et atteint l'empire du Mali, l'un des plus riches de son temps, célèbre pour ses ressources en or.Ce qui rend Ibn Battûta unique, ce n'est pas seulement la distance parcourue, mais la diversité des mondes qu'il explore. Il observe, compare, raconte. À la fin de sa vie, le sultan du Maroc lui demande de dicter ses souvenirs. Cela donnera naissance à la “Rihla”, un récit de voyage exceptionnel, à la fois témoignage historique et œuvre littéraire.À travers ses descriptions, on découvre un monde médiéval étonnamment connecté, où circulent marchands, savants et idées.Ibn Battûta meurt vers 1368, probablement au Maroc. Son héritage est immense : il a laissé l'un des récits les plus riches jamais écrits sur le monde du Moyen Âge.En réalité, bien avant l'ère des avions et des GPS, il avait déjà compris une chose essentielle : voyager, c'est découvrir les autres… mais aussi élargir les frontières de son propre monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Emmanuel Macron entame une visite d'État au Vietnam, première étape d'une tournée de six jours en Asie du Sud-Est, visant à renforcer les liens diplomatiques. Traduction:Emmanuel Macron begins a state visit to Vietnam, the first leg of a six-day Southeast Asia tour aimed at strengthening diplomatic ties. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Emmanuel Macron entame une visite d'État au Vietnam, première étape d'une tournée de six jours en Asie du Sud-Est, visant à renforcer les liens diplomatiques. Traduction:Emmanuel Macron begins a state visit to Vietnam, the first leg of a six-day Southeast Asia tour aimed at strengthening diplomatic ties. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
À l'occasion de Laylat al-Qadr (la Nuit de la Valeur), Eric Geoffroy nous glissera quelques mots sur cette nuit d'exception, en introduction à la veillée spirituelle. Pour animer cette soirée particulière, nous avons convié l'artiste soufi d'origine albanaise, Enris Qinamî. Il nous offrira un moment de samâ' (poèmes spirituels chantés) et de dhikr (invocation des noms divins), accompagné de son luth sharqi, instrument emblématique de la musique traditionnelle et spirituelle des Balkans. Ces notes empreintes de nostalgie se marieront subtilement avec les poèmes des Maîtres de la Voie, qu'Enris interprétera avec toute sa foi, profonde et inspirée, afin de nous faire ressentir le parfum des âmes subjuguées par le Divin. Enris Qinamî, chanteur et musicien soufi d'origine albanaise, vit en France. Il est diplômé de l'Académie des Beaux-Arts de Tirana (Albanie) en écriture musicale, du Conservatoire de Paris en guitare classique, et diplômé d'État du Cefedem (centre de formation des enseignants de la musique) d'Île-de-France. Il mène depuis une vingtaine d'années des recherches sur les musiques traditionnelles du bassin méditerranéen, avec un intérêt particulier pour les musiques soufies, notamment celles héritées de sa terre natale albanaise. Pour interpréter ce répertoire, il s'accompagne du luth sharqi, un instrument originaire d'Asie centrale et adopté dans l'Europe du Sud-Est à la suite de la conquête ottomane, à partir des 15e et 16e siècles. Enris Qinamî, se produit dans les festivals internationaux ainsi que dans des concerts publics et privés. Issu d'une famille de musiciens et de parfumeurs, il a été initié à la création de parfums naturels. Il a ainsi développé sa propre gamme, et transmet cette tradition à travers des ateliers de création de fragrances. https://youtube.com/@qinamienris?si=v33mlTbgy9HdZGYg https://www.radioorient.com/enris-qinami-la-musique-comme-parfum-du-monde Laylat al-Qadr Dans la Tradition musulmane, Laylat al-Qadr, « la Nuit de la Valeur », est une nuit d'exception durant laquelle Dieu détermine les possibilités de Sa création. Elle correspond à la 27e nuit du mois de Ramadan. « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Certes, Nous l'avons fait descendre (le Coran) pendant la Nuit de la Valeur. Et qu'est-ce qui te fera comprendre ce qu'est la Nuit de la Valeur ? La Nuit de la Valeur est supérieure à mille mois. En son heure, les Anges et l'Esprit descendent chargés de tous les décrets avec l'agrément de leur Seigneur. Paix elle est, jusqu'aux lueurs de l'aube. » (Coran, sourate 97) Cette nuit est sainte et bénie : elle correspond à la révélation coranique faite au prophète Muhammad ﷺ, en l'année 610. L'Archange Gabriel y reçut l'ordre de faire « descendre » tout le Coran. Cette révélation coranique globale trouve ensuite son corollaire dans une révélation coranique « en diffusion étoilée » ou « étoile après étoile » (tanjîm), c'est-à-dire tout au long des dernières vingt-trois années de la vie du Prophète. Outre cette référence à l'histoire de la révélation, cette nuit est intimement liée au thème du pardon. Le croyant et la croyante sont conviés à demander pardon à Dieu, à travers ces paroles que la Tradition prophétique a transmises : « Ô Seigneur, Tu es le Tout-Pardonnant et Tu aimes le pardon, alors pardonne-moi » اَللّهُمَّ إِنَّكَ عَفُوُّ تُحِبُّ الْعَفْوَ فَاعْفُ عَنِّي Vous pouvez retrouvez le support de la veillée sur ce lien: https://consciencesoufie.com/wp-content/uploads/2026/03/CS_Veillee-spirituelle_20260315_Le-parfum-de-lame-Enris-Qinami.pdf Pour plus d'informations visitez notre site: https://consciencesoufie.com/
durée : 00:58:08 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février 2026, le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran révèle la dépendance de l'Asie du Sud-Est aux hydrocarbures du Golfe. Face à la crise, les gouvernements prennent des mesures d'urgence alors que le risque de tensions sociales augmente. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Eric Mottet Directeur de recherche à la Chaire de recherche en études indo-pacifiques de l'Université de Laval.; Juliette Loesch Chercheuse associée au Centre Asie de l'Ifri ; Thibault Michel Chercheur au Centre énergie et climat de l'IFRI
Au Sénégal Oriental, à plus de 650 km de Dakar, se déploie un écrin de nature pensé et protégé par et pour les populations locales. C'est une aire naturelle protégée comme il en existe un peu partout sur le continent africain, mais elle a cette particularité d'avoir été créée en 2009, par et pour les populations. Ce modèle de réserve naturelle communautaire prend de l'ampleur au Sénégal comme ailleurs, parce qu'il intègre les besoins des communautés. Il vient finalement contrer la vision archaïque, héritée de la colonisation, de l'éden africain vierge et traversé de hordes d'animaux sauvages, qui a guidé à la création des premiers parcs nationaux africains, pensés au départ comme des zones de chasse touristique et excluant le plus souvent les populations qui y vivaient. Aujourd'hui, cette vision a fait long feu, mais penser l'équilibre entre protection de la biodiversité et amélioration des conditions de vie des habitants demeure un pari audacieux, une promesse nécessaire. Et la réserve du Boundou, située justement sur une ancienne zone d'amodiation, de chasse de plus de 120 000 hectares prouve que c'est possible. Fruit d'une coopération décentralisée Nord-Sud entre le département français de l'Isère et celui de Tambacounda, sans dépendre de l'État, ce projet allie écologie, solidarité et démocratie locale. Parce qu'un jour, les communautés locales se sont rassemblées pour se demander comment habiter leur territoire sans le détruire, comment préserver ce patrimoine naturel et en faire profiter les générations futures ou les visiteurs de passage… Délimitée par les villages de Koussan au Nord et Talibadji à l'Est ainsi que par la rivière Falémé au Sud-Est, cette réserve mérite le voyage, à la rencontre de communautés qui aiment, connaissent, valorisent et protègent leur territoire. Un territoire de savanes arbustives ponctuées de mares et traversé par une faune discrète mais précieuse de singes patas, d'oiseaux, de hyènes ou de gazelles à front roux, emblème de la réserve. Un voyage sonore de Raphaëlle Constant. En savoir plus : Le site de la Réserve Naturelle Communautaire du Boundou Guide touristique & Dossier de la RNCB Une vidéo de présentation de la Réserve Sur l'action de l'ONG Tetraktys, présente dans 13 pays, qui intervient depuis 20 ans au Sénégal Oriental. Elle accompagne l'essor d'un tourisme durable dans la région, l'éducation à l'environnement et le développement économique et local Sur le photographe français Julien Masson, auteur des images qui accompagnent ce voyage sonore. En images
Nous sommes à Djerba, en Tunisie, à l'occasion de la 6ème édition du Désertif'actions. Plus de 350 personnes d'une cinquantaine de pays se sont donné rendez-vous ici pour échanger pendant trois jours sur l'ampleur des sécheresses dans le monde, leurs impacts et comment y faire face. Plus de 3 milliards de personnes et 40% des terres cultivées souffrent déjà de pénuries d'eau. Le changement climatique amplifie ces phénomènes qui menacent la sécurité alimentaire surtout en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est où 80% de l'agriculture dépend du cycle des pluies. Comment les sécheresses assoiffent le monde ? Nous en parlons tout de suite avec nos invités. Émission enregistrée à Djerba, en Tunisie, où s'est tenu le Sommet International Désertif'actions. Invités : - Alhamadou Dorsouma, directeur intérimaire et chef de division, au département du Changement climatique et Croissance verte à la Banque africaine de Développement (BAD-Tchad) - Fanna Abdou Gado, Jeunes Volontaires pour l'Environnement du Niger - Khaoula Jaoui, directrice département Climat à l'Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) - Patrice Burger, président du CARI. Musiques diffusées dans l'émission - Emel Mathlouthi - Ya Tounes Ya Meskina - Ali Farka Touré - Hilly Yoro.
La guerre au Moyen-Orient met à l'épreuve l'un des principaux hubs financiers mondiaux. Dubaï, place forte de la finance et du commerce international, voit son modèle économique fragilisé par les tensions régionales, même si les investisseurs restent, pour l'instant, confiants. L'actualité économique mondiale vit aujourd'hui au rythme des tensions au Moyen-Orient. Et dans ce contexte, Dubaï apparaît particulièrement vulnérable. Car l'émirat des Émirats arabes unis n'est pas seulement une destination touristique ou un symbole de luxe. C'est aussi une place financière majeure dans la région, et une terre d'accueil pour les capitaux internationaux et les grandes fortunes. Pour comprendre cette fragilité, il faut revenir sur le modèle économique très particulier de Dubaï. Contrairement à certains de ses voisins du Golfe, l'émirat ne repose pas principalement sur le pétrole. Son économie est largement tournée vers les services, le commerce international, la finance et le tourisme. Cette stratégie s'est développée rapidement, en l'espace de trente ans seulement. Au cœur de cette transformation, le Centre financier international de Dubaï, inauguré en 2004, joue un rôle clé. Il accueille aujourd'hui des milliers d'entreprises : banques internationales, fonds d'investissement, cabinets d'avocats ou encore sociétés de gestion de fortune. Ce succès repose sur deux piliers essentiels. D'abord, une fiscalité avantageuse et une réglementation attractive ; ensuite, une stabilité régionale longtemps perçue comme un atout majeur. À lire aussiLa guerre au Moyen-Orient relance le marché mondial de la défense aérienne La guerre menace les flux financiers et la confiance C'est précisément cette dépendance aux flux internationaux qui rend aujourd'hui Dubaï vulnérable. Car la guerre en cours au Moyen-Orient menace directement les échanges commerciaux, les investissements et le tourisme. Depuis le début du conflit, la ville a été visée par plusieurs attaques. Des drones et des missiles ont frappé certaines infrastructures, notamment l'aéroport de Dubaï. Au-delà des dégâts matériels, ces événements perturbent l'activité économique. Or, dans la finance internationale, la confiance est un élément central. Si les investisseurs commencent à percevoir Dubaï comme une zone à risque, les flux de capitaux pourraient se détourner vers d'autres places financières. Pour l'instant, toutefois, aucun mouvement massif n'est observé. Il n'y a ni exode de capitaux, ni départ massif des expatriés travaillant dans la finance. Certaines entreprises ont, certes, rapatrié leurs employés ou généralisé le télétravail par précaution. Mais aucune panique généralisée ne s'est installée à ce stade. À lire aussiDétroit d'Ormuz bloqué: peut-on vraiment contourner cette route clé du pétrole mondial? Un enjeu régional… et mondial pour la finance Si la guerre devait s'inscrire dans la durée, la situation pourrait néanmoins évoluer. Les difficultés de Dubaï pourraient alors profiter à d'autres centres financiers de la région, notamment en Arabie saoudite, où Riyad cherche à s'imposer comme un hub économique alternatif. Mais les 0options restent limitées. La plupart des pays du Golfe sont, eux aussi, affectés par les tensions militaires, ce qui réduit leur attractivité relative. Dans ce contexte, la région conserve une certaine solidité. Et Dubaï continue même de renforcer son positionnement stratégique. Pour certains experts, l'émirat est en train de devenir un véritable centre mondial d'allocation du capital, où se décident les investissements vers l'Asie, l'Afrique ou encore les nouvelles technologies. C'est pourquoi la situation actuelle est suivie de très près par les marchés. Car si la stabilité de Dubaï venait à être durablement remise en cause, les conséquences dépasseraient largement le cadre régional. Une telle évolution pourrait redistribuer les cartes de la finance mondiale, en poussant les grandes fortunes et les investisseurs internationaux à rediriger leurs capitaux vers d'autres hubs comme Singapour, Londres ou Zurich. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: percutée par la crise pétrolière, l'Asie du Sud-Est tente de s'adapter
À l'occasion du Mobile World Congress à Barcelone, le marché mondial du smartphone confirme son entrée dans une phase de maturité. La croissance ralentit, les positions se stabilisent. Pourtant, un acteur continue de progresser : Xiaomi. Avec environ 13% des ventes mondiales, le groupe chinois s'impose durablement comme le numéro trois mondial, derrière Samsung Electronics et Apple. Analyse d'une stratégie qui bouscule les équilibres du secteur. À Barcelone, le Mobile World Congress reste le plus grand rendez-vous mondial consacré à la téléphonie mobile. Un secteur devenu incontournable : aujourd'hui, presque tout le monde possède un smartphone. Mais le marché est désormais arrivé à maturité. La croissance des ventes ralentit et les cycles de renouvellement s'allongent. Dans ce contexte stabilisé, deux géants dominent toujours : Apple et Samsung, qui contrôlent chacun environ 20% des ventes mondiales. À lire aussiLes opérateurs télécom européens face au défi de la régulation Juste derrière, Xiaomi s'est installé solidement sur la troisième marche du podium avec environ 13% du marché mondial. Et ce positionnement dure depuis plusieurs années. Ce n'est pas la première fois qu'un acteur chinois atteint ce niveau. On se souvient de Huawei, qui avait brièvement dépassé Apple et Samsung début 2020. Mais les sanctions américaines ont privé le groupe d'Android et des services Google, provoquant un recul brutal à l'international. Xiaomi a su, lui, profiter de cette recomposition du marché. Internationalisation et rapport qualité-prix : les clés du succès de Xiaomi Il existe plusieurs pistes pour expliquer comment Xiaomi parvient à talonner Apple et Samsung sur le marché mondial du smartphone. La première, c'est l'internationalisation. Dès le début des années 2010, le groupe part à l'assaut des marchés étrangers. Il s'implante en Asie du Sud-Est, en Inde, en Amérique latine et surtout en Europe, où il occupe la troisième place depuis six ans. Sur certains trimestres, Xiaomi dépasse même Apple en Europe, notamment lorsque la firme américaine se trouve entre deux cycles de lancement d'iPhone. Cela ne signifie pas qu'Apple est en difficulté structurelle, mais cela montre que Xiaomi est devenu un substitut crédible dans un marché où les consommateurs comparent davantage et recherchent le meilleur rapport qualité-prix. À lire aussiComment l'intelligence artificielle menace la production mondiale de smartphones en 2026 Autre élément stratégique, Xiaomi est quasiment absent du marché américain. Contrairement à Apple et Samsung, le groupe ne dépend pas de ce marché, ce qui limite son exposition aux tensions géopolitiques, tout en laissant un potentiel de croissance futur. Historiquement, la force de Xiaomi repose sur des smartphones vendus autour de 200 dollars, soit l'équivalent d'un milieu de gamme chez Samsung. Le groupe mise sur des volumes importants et des prix compétitifs pour séduire les marchés sensibles aux coûts. Montée en gamme, écosystème et ambition mondiale Mais Xiaomi ne veut plus se limiter à l'entrée et au milieu de gamme. Au Mobile World Congress de Barcelone, le constructeur a démontré sa capacité à rivaliser sur le segment premium : technologies de pointe, composants dernière génération et surtout six années promises de mises à jour logicielles, un argument stratégique face à Apple et Samsung. L'objectif est clair, monter en gamme pour améliorer la rentabilité. Car sur le segment haut de gamme, les marges sont nettement plus élevées. Autre atout majeur : l'écosystème. Xiaomi ne vend plus seulement des smartphones. Le groupe propose des montres connectées, des bracelets, des téléviseurs, des trottinettes électriques, de l'électroménager et même des voitures électriques. Cette stratégie rappelle celle de BYD dans l'automobile : combiner innovation technologique, maîtrise des coûts et diversification pour renforcer sa position mondiale. En combinant internationalisation, compétitivité tarifaire, montée en gamme et écosystème élargi, Xiaomi dispose aujourd'hui de solides arguments pour continuer à réduire l'écart avec Apple et Samsung sur le marché mondial du smartphone. La question n'est plus de savoir si le groupe chinois est un acteur majeur du secteur. La véritable interrogation est désormais: jusqu'où peut-il aller ?
Un hélicoptère sur un toit, une file de personnes qui attendent de monter. À Saïgon, en avril 1975, cette image raconte la fin d'une guerre de vingt ans. La chute du Vietnam du Sud pour les uns, la libération pour les autres. Mais ce cliché dit aussi l'abandon, la panique contenue, et les lendemains d'un conflit qui marque durablement les corps et les mémoires. Avec Laurence Monnais, historienne, professeure à l'Université de Lausanne et à l'Institut des Humanités en Médecine du CHUV, spécialiste de l'histoire de la médecine en Asie du Sud-Est. Note : L'image célèbre de l'évacuation par hélicoptère sur le toit d'un immeuble à Saïgon, prise par le photographe Hubert van Es en avril 1975, est soumise à des droits d'auteur. Elle ne peut être reproduite ici, mais peut être consultée sur le site de J. Paul Getty Museum : https://www.getty.edu/art/collection/object/1096F7?utm_source
Hormis peut-être Christine Lagarde, anciennement à la tête du Fonds Monétaire International et actuelle présidente de la Banque Centrale Européenne, les femmes sont globalement absentes de la finance mondiale. Invisibilisées aussi dans les discours économiques, elles jouent pourtant un rôle crucial dans la gestion des dettes de leurs foyers. Aux quatre coins du monde, les femmes contractent des prêts, non pas pour se lancer dans la spéculation mais pour régler les dépenses de la famille, la nourrir, la loger, la soigner. Face à l'irrégularité et la faiblesse des revenus, elles compensent à crédit. À l'échelle mondiale, les femmes représentent 80% des bénéficiaires de microcrédits, ces petits prêts aux taux d'intérêts élevés. En Inde, elles peuvent cumuler, jusqu'à 15 dettes différentes. Véritable travail du quotidien, elles comptent les sous, notent les dépenses, négocient avec les créanciers, parfois contractent d'autres prêts pour rembourser les précédents. Cette activité de l'ombre souvent tabou, parfois honteuse, toujours épuisante, les fait rentrer dans la spirale infernale de l'endettement. Loin d'être à la marge, ces femmes sont des actrices de l'économie, sans elles pas de consommation, ni de profits pour les prêteurs. Pourquoi les femmes sont celles qui contractent les dettes ? Comment valoriser leur rôle dans l'économie et mieux les protéger ? Avec : • Isabelle Guérin, socio-économiste, directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et au Centre d'études en Sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (Cessma), affiliée à l'Institut français de Pondichéry. Autrice de La femme endettée, à l'ombre de la finance mondialisée (La Découverte, 2026) • Amélie Germette, responsable méthodologie microfinance sociale chez Entrepreneurs du Monde, association qui agit en faveur de l'insertion sociale et économique des plus vulnérables à travers la création et l'incubation d'entreprises sociales en Afrique de l'Ouest, Asie du Sud-Est, Haïti et France. En 2024, ces organisations ont soutenu plus de 165 000 bénéficiaires directs, dont 89% de femmes. Un entretien avec Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos Aires, en Argentine où l'endettement de la population atteint des niveaux records dernièrement, en raison notamment de la politique d'austérité du président ultralibéral Javier Milei. Et face à l'endettement, les Argentines sont en première ligne. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle nous parle d'un «sapeur» pas comme les autres, Jeremiah Owusu-Kora Moah, un joueur de football américain aux origines ghanéennes. Programmation musicale : ► Good Mood - DARGZ, Nadine El Roubi ► Yobalé ma - Sym Sam.
Quand on pense à Taïwan, on imagine plutôt les tensions entre Pékin et Taipei, les semi-conducteurs, ou la mer de Chine… certainement pas la France. Et pourtant : sur l'île, à Keelung, un cimetière militaire français abrite les dépouilles de plus de 700 officiers, sous-officiers et soldats morts “au champ d'honneur”. Pourquoi des soldats français sont-ils tombés si loin de l'Europe ? La réponse nous ramène à une guerre oubliée : la guerre franco-chinoise de 1884-1885.À cette époque, la France est engagée dans une expansion coloniale en Asie du Sud-Est. Son objectif principal : prendre le contrôle du Tonkin, au nord du Vietnam actuel, et consolider ce qui deviendra bientôt l'Indochine française. Problème : la Chine considère historiquement le Vietnam comme une zone d'influence et soutient des forces locales hostiles à la présence française. Résultat : les tensions montent… jusqu'au conflit ouvert.La guerre éclate en 1884. La France se bat sur plusieurs fronts : au Tonkin, bien sûr, mais aussi sur mer. Et c'est là que Taïwan entre en scène. À l'époque, l'île appartient à l'empire chinois des Qing. Taïwan est stratégique : elle contrôle une partie des routes maritimes et sert de base logistique pour ravitailler les troupes chinoises et harceler les positions françaises au Vietnam. Pour Paris, frapper Taïwan, c'est donc frapper le nerf de la guerre.En 1884, la Marine française attaque Keelung, dans le nord de l'île. Les combats sont rudes, mais l'ennemi le plus meurtrier n'est pas toujours celui qu'on croit. Car dans ces expéditions, les soldats français affrontent aussi un adversaire invisible : le climat, les moustiques, la dysenterie, le paludisme, le choléra. Les pertes sanitaires dépassent souvent les pertes au combat. Beaucoup d'hommes meurent non pas d'une balle, mais d'une fièvre.L'armée française occupe certaines positions, tente d'étouffer l'approvisionnement chinois, et impose un blocus maritime. Mais cette campagne de Taïwan ne se transforme pas en conquête : elle sert surtout de pression militaire et diplomatique dans un conflit plus large.La guerre franco-chinoise se termine en 1885. La Chine renonce à sa tutelle sur le Vietnam, ce qui ouvre la voie à la domination française en Indochine. Le cimetière de Keelung, lui, reste comme le témoin discret d'un épisode presque effacé de notre mémoire : quand, pour contrôler le Vietnam, la France a aussi porté la guerre jusqu'à Taïwan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.