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Un hélicoptère sur un toit, une file de personnes qui attendent de monter. À Saïgon, en avril 1975, cette image raconte la fin d'une guerre de vingt ans. La chute du Vietnam du Sud pour les uns, la libération pour les autres. Mais ce cliché dit aussi l'abandon, la panique contenue, et les lendemains d'un conflit qui marque durablement les corps et les mémoires. Avec Laurence Monnais, historienne, professeure à l'Université de Lausanne et à l'Institut des Humanités en Médecine du CHUV, spécialiste de l'histoire de la médecine en Asie du Sud-Est. Note : L'image célèbre de l'évacuation par hélicoptère sur le toit d'un immeuble à Saïgon, prise par le photographe Hubert van Es en avril 1975, est soumise à des droits d'auteur. Elle ne peut être reproduite ici, mais peut être consultée sur le site de J. Paul Getty Museum : https://www.getty.edu/art/collection/object/1096F7?utm_source
Une sixième année de déficit se profile sur le marché du caoutchouc naturel : l'offre mondiale peine à suivre le rythme imposé par la demande. Elle devrait cependant augmenter de 2 % cette année, pour atteindre 15,2 millions de tonnes contre 1,4 % de hausse en 2025. Parmi les freins à la production, il y a des prix trop bas pendant des années, qui n'ont pas été incitatifs, des conditions météo défavorables, et des plantations qui peinent à se renouveler, selon l'Association des pays producteurs de caoutchouc naturel (l'ANRPC). Dans plusieurs pays, les rendements ont également baissé de 30 à 35 % en raison d'une épidémie qui touche les feuilles des arbres. Le premier producteur mondial, la Thaïlande, devrait voir son niveau de production se maintenir cette année, mais ça ne sera pas le cas de l'Indonésie, numéro 2 mondial, qui devrait poursuivre son déclin, pour des raisons là aussi de maladies, mais aussi de concurrence très forte du palmier à huile. L'ambition ivoirienne Dans ce contexte d'approvisionnement tendu, un pays africain pèse de plus en plus sur le marché, la Côte d'Ivoire. Au fur et à mesure que les plantations d'Asie du Sud-Est (64 % de la production en 2024) montrent des signes d'essoufflement, confirme le rapport Cyclope 2025 sur les matières premières, l'Afrique de l'Ouest monte en puissance. La Côte d'Ivoire est en passe de devenir le troisième producteur mondial à la place du Vietnam. Le secteur est porté par une politique nationale pro-hévéa qui prévoit l'augmentation des surfaces de 500 000 ha dans les dix années à venir. « Si l'État lance un tel projet, c'est parce que la demande mondiale existe. Il faut comprendre que l'hévéa demeure une filière qui nourrit son homme », expliquait fin décembre le président du conseil d'administration de l'Association des producteurs pour la redynamisation de l'hévéaculture en Côte d'Ivoire (APRHE-CI). Les exportations ivoiriennes ont aussi fait un bond considérable ces dernières années, mais elles ne suffisent pas à combler le déficit asiatique. Demande mondiale en hausse en 2026 La production africaine ne suffira pas à répondre à la demande qui s'annonce bonne en 2026. Elle est attendue en hausse de 1,7 %, soit 15,6 millions de tonnes selon l'ANRPC. Le secteur compte sur une augmentation des livraisons de pneumatiques aux États-Unis, sur une hausse des immatriculations de véhicules neufs en Europe, mais aussi en Chine en raison du maintien des incitations gouvernementales à l'achat de voitures électriques. Avec l'Empire du Milieu, l'Inde s'annonce comme un relais de croissance important dans les mois qui viennent, la production locale n'étant pas suffisante pour répondre à la demande. L'accord signé fin janvier entre l'UE et l'Inde pour l'élimination totale des taxes européennes sur les importations de produits en caoutchouc dans les années à venir est un facteur de hausse supplémentaire, à moyen terme. La demande pour le caoutchouc naturel pourrait augmenter de plus de 4 % par an jusqu'en 2030, selon Mordor Intelligence. Depuis janvier, les prix reflètent cette pression sur le marché, ils sont en hausse de près de 5 %.
Dispositif policier extrêmement important aujourd'hui à Lyon dans le Sud-Est de la France, à l'occasion de la marche en hommage à Quentin Deranque, le jeune militant d'extrême droite tué la semaine dernière à la suite d'une rixe avec des membres présumés de l'ultra-gauche. Qui sont ces groupuscules qui se battent dans les rues de Lyon ? Pour comprendre les enjeux de cette actualité mouvementée lyonnaise, Olivier Guyottot, enseignant-chercheur à l'INSEEC Grande École, est notre invité international de la mi-journée. RFI : La mort de Quentin Deranque est sans doute l'affaire la plus marquante de ces dernières années à Lyon. Mais il faut aussi souligner que ces affrontements ne sont pas nouveaux entre groupes d'extrême droite et d'extrême gauche. Pour ne donner qu'un seul chiffre, le média Rue89 Lyon a recensé entre 2015 et 2025, près de 102 actes violents qui visaient principalement, selon ce média, des militants de gauche ou des personnes racisées. Alors, de votre point de vue, pourquoi est-ce que Lyon concentre-t-elle autant de groupes radicaux agressifs ? Quelle est la spécificité de cette ville ? Olivier Guyottot : C'est vrai qu'historiquement, il y a toujours eu pas mal de groupuscules qui se sont affrontés. Je crois que c'est d'abord parce que c'est un point névralgique. C'est quand même une des très grosses villes françaises. Et puis historiquement, il y a eu notamment l'intégrisme catholique qui a été très présent. Donc, sur l'extrême droite, c'est quand même un des courants forts qui a structuré les groupuscules. Et l'extrême gauche est un peu en réaction, c'est un peu calé là-dessus. Et c'est vrai qu'historiquement, Lyon est une ville qui a toujours fait parler d'elle. Mais ce n'est pas le seul endroit. On voit aujourd'hui, par exemple, qu'il y a une contre-manifestation aussi à Rennes qui est censée avoir commencé à 11 h. Donc il ne faut pas non plus donner l'impression que Lyon est le seul endroit où ça se passe. Mais c'est vrai qu'historiquement, et ces dernières années, ça a souvent été le théâtre de moments un peu tendus. Effectivement, on voit des affrontements qui se sont multipliés. Vous faites bien de rappeler que ce n'est pas la seule ville où on voit ce genre d'affrontements, mais on a l'impression, en particulier avec l'affaire de la mort de Quentin Deranque, que tout explose, en particulier à Lyon. Selon les fameux chiffres de Rue89 Lyon, qui a beaucoup travaillé sur la question, que 70 % de ces affaires de violences entre groupuscules ou de groupuscules contre des citoyens, 70 % de ces affaires de violences sont restés impunis. Est-ce qu'il y a aussi une forme de prise de conscience, peut-être un peu trop tardive, du problème ? Alors à chaque fois qu'il se passe un drame, quelque part, ça revient sur le devant de la scène. Après, l'histoire de l'extrême droite et l'histoire de l'extrême gauche a toujours été jalonnée de groupuscules plus ou moins violents. C'est vrai que politiquement, ces dernières années, il y a eu pas mal de dissolutions pour essayer d'éviter ce genre de phénomène. Au final, ça n'a pas eu forcément l'effet voulu parce que de ces petits groupes qui étaient un peu divisés, ça a quand même rassemblé les énergies autour notamment de la théorie du « grand remplacement ». Et Quentin Deranque est un bon exemple, de quelqu'un qui est passé de courants en courants. Il était entré via la voie du catholicisme intégriste ? Exactement. Donc finalement, le focus idéologique n'est plus la chose la plus importante, qui était vraiment un diviseur fort. Il y a quelques années, j'ai fait ma thèse autour de ça, il y avait vraiment des courants qui avaient du mal à être ensemble. Et aujourd'hui, on voit que ces mouvements, dans une sorte de forme moderne, les jeunes sont plus intéressés par cette espèce de menace plus globale de « grand remplacement » que par un axe idéologique un peu strict. Et en face, on voit donc de l'autre côté, dans un mouvement parallèle, les mouvements d'ultra-gauche s'organiser aussi, sans doute, même si évidemment ce n'est pas forcément la meilleure solution, loin de là, pour répondre à cette organisation de l'extrême droite. Oui, tout à fait. Alors les deux mouvements se sont construits en opposition, mais ils existent en dehors de cette opposition, que ce soit l'extrême gauche ou l'extrême droite. Après, ce qui se passe aujourd'hui par rapport à il y a quelques années, c'est qu'on a des représentations politiques très nettes qui sont un peu l'incarnation, avec la montée du RN et Bardella – et d'ailleurs, c'est intéressant de voir qu'on n'entend pas Marine Le Pen parler de ça, c'est vraiment Bardella qui est dessus – ; et puis de l'autre côté, LFI, avec l'histoire de La Jeune Garde. L'un des députés LFI, Raphaël Arnault, est l'un des fondateurs de La Jeune Garde, qui est mise en cause dans cette affaire et qui est d'ailleurs déjà dissoute. Exactement. Et c'est vrai que par rapport aux enjeux qu'il y a aujourd'hui, qui sont des enjeux de manifestation, d'un équilibre entre l'ordre et la liberté de manifester, qui ont justifié le fait que le ministre Nuñez accepte cette manifestation, on a une dimension politique qui est beaucoup plus stratégique et qui est beaucoup plus importante, surtout dans l'optique, un, des municipales et, deux, de la présidentielle.Là, on voit bien qu'il y a quand même une recomposition autour, notamment par rapport à Jordan Bardella, de l'idée d'un cordon sanitaire par rapport à LFI. Et pas seulement par rapport à eux, d'un rapprochement aussi vis-à-vis de la droite traditionnelle en disant : nous, on ne participera pas. Il a quand même interdit aux parlementaires RN d'aller à cette manifestation. Et c'est une manière de dire : voilà, la dédiabolisation qu'a mise en place Marine Le Pen, on arrive à un stade où on y est vraiment.Dans un sens, ça répond aussi aux problèmes qu'il y avait eu lors des législatives anticipées, où il était censé un peu devenir Premier ministre, il était le favori et il n'avait pas su maîtriser les éléments instables, les éléments racistes. Ceux qu'on a appelés les brebis galeuses du RN. Exactement. Et donc là, on voit bien qu'il anticipe ça en vue des municipales, mais surtout de la présidentielle. Et puis de l'autre côté, vous avez LFI, vous avez le PS, vous avez la gauche. Et comment se comporter par rapport à ce sujet-là ? C'est à dire que par rapport à ça, effectivement, les alliances PS et LFI, comment elles vont se mettre en place avec les écologistes par rapport aux municipales et par rapport à la présidentielle ? Effectivement, cette affaire de Quentin Deranque, elle illustre cette espèce de question et on va voir ce qui va se passer après la manifestation. À lire aussiMort de Quentin Deranque: la marche en hommage au militant autorisée malgré les craintes de heurts
À l'occasion de la COP30, la caravane fluviale Iaraçu remonte le fleuve Amazone de Manaus à Belém avec, à son bord, des spécialistes des forêts tropicales. Une formidable aventure scientifique pour échanger entre experts et avec les communautés locales sur les meilleures stratégies pour préserver l'Amazonie, les forêts du Bassin du Congo et d'Asie du Sud-Est. (Rediffusion du 14 novembre 2025) Après huit jours de navigation sur les eaux tumultueuses de l'Amazone, la caravane fluviale Iaraçu est arrivée à Belém en Amazonie brésilienne. Parti de Manaus, le 28 novembre, ce bateau bleu et blanc à trois étages a embarqué à son bord une vingtaine de scientifiques, venus partager leurs savoirs entre eux et avec les communautés locales au rythme des escales. Nous avons eu la chance de vivre cette aventure organisée par l'IRD, l'Ambassade de France au Brésil et le Centre franco-brésilien de la biodiversité en Amazonie. Chaque matin, en ouvrant la porte de notre cabine, le spectacle était magique. La forêt amazonienne défilait sur les rives ponctuées de maisons colorées sur pilotis. L'Amazonie impressionne par son immensité : 4 millions de km² répartis sur neuf pays, soit l'équivalent de la superficie de l'Europe. Elle émerveille aussi par sa biodiversité exceptionnelle, avec près de 120 000 espèces animales et plus de 40 000 espèces végétales recensées. Mais les forêts du Bassin du Congo et de Papouasie-Nouvelle-Guinée possèdent, elles aussi, une extraordinaire diversité de vie, tout aussi précieuse et spectaculaire. Les stratégies à défendre à la COP30 pour protéger l'ensemble de ces forêts tropicales étaient au cœur de nombreuses discussions à bord. Embarquez avec nous, nous vous emmenons partager ces échanges qui nous concernent tous. → Le journal de bord Iaraçu. Avec : - Laurent Durieux, géographe coordinateur IRD de l'initiative One Forest vision - Raphaël Tshimanga Muamba, professeur d'hydrologie à l'Université de Kinshasa co-président de l'initiative Science pour le bassin du Congo - Nicolas Barbier, directeur de recherche à l'IRD en écologie tropicale - Géraldine Derroire, écologue, spécialiste des forêts tropicales au Cirad - Claudio Almeida, coordinateur du programme de monitoring de l'Amazonie et d'autres écosystèmes brésiliens à l'INPE - Jean-Michel Martinez, directeur de recherche en hydrologie et télédétection à l'IRD. Musiques diffusées pendant l'émission - BVDC II String Band - Blue Mountain - Greenpeace Brasil - Canção pra Amazônia - Music of the Ituri Forest - Lukembi and Voice - Nilson Chaves - Tres violeiros - Orquestra Brasileira de Música Jamaicana - Ondde é que eu vou parar - Umbanda musicians at Cabocla Yacira - Lembrai, O Lembrai - Combo Cordeiro - Palácio dos Bares.
À l'occasion de la COP30, la caravane fluviale Iaraçu remonte le fleuve Amazone de Manaus à Belém avec, à son bord, des spécialistes des forêts tropicales. Une formidable aventure scientifique pour échanger entre experts et avec les communautés locales sur les meilleures stratégies pour préserver l'Amazonie, les forêts du Bassin du Congo et d'Asie du Sud-Est. (Rediffusion du 14 novembre 2025) Après huit jours de navigation sur les eaux tumultueuses de l'Amazone, la caravane fluviale Iaraçu est arrivée à Belém en Amazonie brésilienne. Parti de Manaus, le 28 novembre, ce bateau bleu et blanc à trois étages a embarqué à son bord une vingtaine de scientifiques, venus partager leurs savoirs entre eux et avec les communautés locales au rythme des escales. Nous avons eu la chance de vivre cette aventure organisée par l'IRD, l'Ambassade de France au Brésil et le Centre franco-brésilien de la biodiversité en Amazonie. Chaque matin, en ouvrant la porte de notre cabine, le spectacle était magique. La forêt amazonienne défilait sur les rives ponctuées de maisons colorées sur pilotis. L'Amazonie impressionne par son immensité : 4 millions de km² répartis sur neuf pays, soit l'équivalent de la superficie de l'Europe. Elle émerveille aussi par sa biodiversité exceptionnelle, avec près de 120 000 espèces animales et plus de 40 000 espèces végétales recensées. Mais les forêts du Bassin du Congo et de Papouasie-Nouvelle-Guinée possèdent, elles aussi, une extraordinaire diversité de vie, tout aussi précieuse et spectaculaire. Les stratégies à défendre à la COP30 pour protéger l'ensemble de ces forêts tropicales étaient au cœur de nombreuses discussions à bord. Embarquez avec nous, nous vous emmenons partager ces échanges qui nous concernent tous. → Le journal de bord Iaraçu. Avec : - Laurent Durieux, géographe coordinateur IRD de l'initiative One Forest vision - Raphaël Tshimanga Muamba, professeur d'hydrologie à l'Université de Kinshasa co-président de l'initiative Science pour le bassin du Congo - Nicolas Barbier, directeur de recherche à l'IRD en écologie tropicale - Géraldine Derroire, écologue, spécialiste des forêts tropicales au Cirad - Claudio Almeida, coordinateur du programme de monitoring de l'Amazonie et d'autres écosystèmes brésiliens à l'INPE - Jean-Michel Martinez, directeur de recherche en hydrologie et télédétection à l'IRD. Musiques diffusées pendant l'émission - BVDC II String Band - Blue Mountain - Greenpeace Brasil - Canção pra Amazônia - Music of the Ituri Forest - Lukembi and Voice - Nilson Chaves - Tres violeiros - Orquestra Brasileira de Música Jamaicana - Ondde é que eu vou parar - Umbanda musicians at Cabocla Yacira - Lembrai, O Lembrai - Combo Cordeiro - Palácio dos Bares.
Pour contacter Claire : Instagram : https://www.instagram.com/clairedhuissierMail : clr.michel3@gmail.comTravailler le matin au bord de la mer et construire sa stratégie l'après-midi : c'est le setup "commando" que nous avons choisi avec Claire pour fuir la grisaille européenne ☁️. Dans cet épisode, on fait le bilan sans filtre de nos séjours au Vietnam et à Singapour, sous l'angle de l'efficacité opérationnelle et des GROS BILLETS !
Hormis peut-être Christine Lagarde, anciennement à la tête du Fonds Monétaire International et actuelle présidente de la Banque Centrale Européenne, les femmes sont globalement absentes de la finance mondiale. Invisibilisées aussi dans les discours économiques, elles jouent pourtant un rôle crucial dans la gestion des dettes de leurs foyers. Aux quatre coins du monde, les femmes contractent des prêts, non pas pour se lancer dans la spéculation mais pour régler les dépenses de la famille, la nourrir, la loger, la soigner. Face à l'irrégularité et la faiblesse des revenus, elles compensent à crédit. À l'échelle mondiale, les femmes représentent 80% des bénéficiaires de microcrédits, ces petits prêts aux taux d'intérêts élevés. En Inde, elles peuvent cumuler, jusqu'à 15 dettes différentes. Véritable travail du quotidien, elles comptent les sous, notent les dépenses, négocient avec les créanciers, parfois contractent d'autres prêts pour rembourser les précédents. Cette activité de l'ombre souvent tabou, parfois honteuse, toujours épuisante, les fait rentrer dans la spirale infernale de l'endettement. Loin d'être à la marge, ces femmes sont des actrices de l'économie, sans elles pas de consommation, ni de profits pour les prêteurs. Pourquoi les femmes sont celles qui contractent les dettes ? Comment valoriser leur rôle dans l'économie et mieux les protéger ? Avec : • Isabelle Guérin, socio-économiste, directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et au Centre d'études en Sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (Cessma), affiliée à l'Institut français de Pondichéry. Autrice de La femme endettée, à l'ombre de la finance mondialisée (La Découverte, 2026) • Amélie Germette, responsable méthodologie microfinance sociale chez Entrepreneurs du Monde, association qui agit en faveur de l'insertion sociale et économique des plus vulnérables à travers la création et l'incubation d'entreprises sociales en Afrique de l'Ouest, Asie du Sud-Est, Haïti et France. En 2024, ces organisations ont soutenu plus de 165 000 bénéficiaires directs, dont 89% de femmes. Un entretien avec Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos Aires, en Argentine où l'endettement de la population atteint des niveaux records dernièrement, en raison notamment de la politique d'austérité du président ultralibéral Javier Milei. Et face à l'endettement, les Argentines sont en première ligne. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle nous parle d'un «sapeur» pas comme les autres, Jeremiah Owusu-Kora Moah, un joueur de football américain aux origines ghanéennes. Programmation musicale : ► Good Mood - DARGZ, Nadine El Roubi ► Yobalé ma - Sym Sam.
Ce mardi 17 février débute le Nouvel An lunaire en Chine, un événement central du calendrier économique du pays. Bien au-delà de sa portée culturelle et sociale, cette période constitue chaque année un véritable test pour Pékin. En 2026, les autorités chinoises espèrent surtout une chose, que cette fête relance la consommation intérieure, en panne depuis plusieurs mois, dans un contexte économique fragile. Malgré une croissance de 5% en 2025, la situation économique chinoise reste fragile. Le moteur de la consommation intérieure, censé prendre le relais des exportations, tourne au ralenti. Les derniers chiffres publiés par les autorités en sont la preuve : en janvier dernier, l'inflation n'a progressé que de 0,2% sur un an. Or, qui dit stagnation des prix dit demande molle. Face à la crise immobilière et à un marché de l'emploi particulièrement tendu, les ménages chinois restent prudents et préfèrent épargner plutôt que consommer. Dans ce contexte, le Nouvel An lunaire apparaît comme une occasion unique d'inverser la tendance et de tenter de restaurer la confiance. À lire aussiPourquoi l'essor des exportations chinoises est une mauvaise nouvelle pour Pékin Pékin sort l'artillerie lourde pour stimuler les dépenses Pour provoquer ce sursaut, les autorités chinoises ont multiplié les mesures. Les congés du Nouvel An lunaire ont ainsi été étendus à neuf jours afin d'encourager les déplacements, les loisirs, les repas au restaurant, mais surtout les achats. Un vaste plan de soutien à la consommation a également été lancé, avec le déblocage de 2 milliards de yuans, soit environ 300 millions de dollars. Ces aides, sous forme de bons d'achats ou de subventions, ciblent notamment l'électroménager, l'électronique, l'automobile et l'ameublement. Certaines villes vont encore plus loin. À Shanghai, par exemple, les autorités misent sur l'économie nocturne, avec des commerces ouverts tard et de nombreuses animations en soirée. Tout est fait pour faire sortir l'argent des comptes d'épargne et redonner confiance aux ménages. À lire aussiPlénum 2025 du Parti communiste chinois: quels enjeux pour l'économie de la Chine? Une fête aux lourdes conséquences économiques mondiales Car le Nouvel An lunaire pèse historiquement très lourd dans l'économie chinoise. Il provoque la plus grande migration humaine au monde, avec plus de 3 milliards de déplacements sur une période de 40 jours. Cette mobilité massive alimente l'économie des transports, de l'hôtellerie, de la restauration, des loisirs et du commerce de détail dans son ensemble. Mais les modes de consommation évoluent également. Les jeunes Chinois consomment autrement : moins de dépenses ostentatoires, davantage d'achats liés à l'émotion, à l'identité personnelle et au plaisir immédiat, comme les peluches collectors ou les gadgets connectés. Paradoxalement, alors que la consommation explose, la production industrielle marque une pause. Des millions d'ouvriers quittent les grandes zones manufacturières pour rejoindre leurs familles, entraînant la fermeture temporaire de nombreuses usines. Cela conduit à un ralentissement des chaînes d'approvisionnement mondiales. Les entreprises du monde entier anticipent en constituant des stocks ou en diversifiant leur production vers l'Asie du Sud-Est, mais cette période peut aussi être synonyme d'accalmie pour le commerce mondial. C'est précisément pour cette raison que les autorités chinoises misent autant sur le Nouvel An lunaire. L'objectif est clair : rééquilibrer le modèle économique du pays en réduisant sa dépendance aux exportations. En incitant à consommer, Pékin espère que l'effervescence temporaire de cette période festive permettra d'enclencher une dynamique durable et que l'année du Cheval de feu rallumera enfin l'étincelle de la consommation en Chine. À lire aussiDu rouge aux robots: comment la Chine célèbre le Nouvel An 2026
Hormis peut-être Christine Lagarde, anciennement à la tête du Fonds Monétaire International et actuelle présidente de la Banque Centrale Européenne, les femmes sont globalement absentes de la finance mondiale. Invisibilisées aussi dans les discours économiques, elles jouent pourtant un rôle crucial dans la gestion des dettes de leurs foyers. Aux quatre coins du monde, les femmes contractent des prêts, non pas pour se lancer dans la spéculation mais pour régler les dépenses de la famille, la nourrir, la loger, la soigner. Face à l'irrégularité et la faiblesse des revenus, elles compensent à crédit. A l'échelle mondiale, les femmes représentent 80 % des bénéficiaires de microcrédits, ces petits prêts aux taux d'intérêts élevés. En Inde, elles peuvent cumuler, jusqu'à 15 dettes différentes. Véritable travail du quotidien, elles comptent les sous, notes les dépenses, négocient avec les créanciers, parfois contractent d'autres prêts pour rembourser les précédents. Cette activité de l'ombre souvent tabou, parfois honteuse, toujours épuisante, les fait rentrer dans la spirale infernale de l'endettement. Loin d'être à la marge, ces femmes sont des actrices de l'économie, sans elles pas de consommation, ni de profits pour les prêteurs. Pourquoi les femmes sont celles qui contractent les dettes ? Comment valoriser leur rôle dans l'économie et mieux les protéger ? Avec : • Isabelle Guérin, socio-économiste, directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et au Centre d'études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (Cessma), affiliée à l'Institut français de Pondichéry. Autrice de La femme endettée, à l'ombre de la finance mondialisée (La découverte, 2026) • Amélie Germette, responsable méthodologie microfinance sociale chez Entrepreneurs du Monde, association qui agit en faveur de l'insertion sociale et économique des plus vulnérables à travers la création et l'incubation d'entreprises sociales en Afrique de l'Ouest, Asie du Sud-Est, Haïti et France. En 2024, ces organisations ont soutenu plus de 165 000 bénéficiaires directs, dont 89% de femmes I Un entretien avec Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos Aires, en Argentine où l'endettement de la population atteint des niveaux records dernièrement, en raison notamment de la politique d'austérité du président ultralibéral Javier Milei. Et face à l'endettement, les Argentines sont en première ligne. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, elle nous parle d'un “sapeur” pas comme les autres, Jeremiah Owusu-Kora Moah, un joueur de football américain aux origines ghanéennes. Programmation musicale : ► Good Mood - DARGZ, Nadine El Roubi ► Yobalé ma - Sym Sam
À la veille de la Saint-Valentin, focus sur une industrie criminelle aussi méconnue qu'efficace : l'arnaque aux sentiments. Derrière les promesses d'amour se cache une économie mondialisée, ultra-organisée et désormais dopée à l'intelligence artificielle, qui brasse chaque année des milliards d'euros. L'arnaque aux sentiments repose sur un modèle efficace. Les escrocs créent de faux profils sur des sites de rencontres, des réseaux sociaux ou des applications de messagerie. Ils mettent en scène des identités valorisantes : ingénieurs expatriés, médecins humanitaires, entrepreneurs prospères, voire parfois des personnalités connues. L'objectif est clair, instaurer une relation affective intense en échangeant quotidiennement pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, afin de bâtir un climat de confiance solide. Progressivement, le lien émotionnel s'intensifie, la victime s'attache, se projette, et baisse sa vigilance. Puis vient le moment du piège. Une urgence surgit, un billet d'avion à payer pour une rencontre tant attendue, un problème de santé soudain, un compte bancaire bloqué. La victime, déjà émotionnellement engagée, envoie de l'argent. D'abord de petites sommes, pour se rassurer. Puis, l'engrenage se met en place. Les demandes deviennent plus fréquentes, plus importantes, jusqu'à provoquer parfois un véritable effondrement financier. Des usines à arnaques en Asie et une tradition bien ancrée en Afrique Loin du cliché de l'escroc solitaire derrière son écran, l'arnaque sentimentale est aujourd'hui une industrie mondialisée, structurée et hiérarchisée. Certaines enquêtes récentes ont révélé l'existence de véritables « usines à arnaques » en Asie du Sud-Est. Dans d'immenses complexes, des plateaux entiers d'ordinateurs sont occupés par des équipes qui se relaient 24 heures sur 24 afin de couvrir tous les fuseaux horaires. Selon une étude de l'université du Texas, ces seuls réseaux asiatiques auraient extorqué près de 75 milliards de dollars entre 2020 et 2024. Une somme vertigineuse, qui illustre la dimension industrielle de cette cybercriminalité. L'Afrique de l'Ouest constitue également un foyer historique de ces pratiques, notamment pour les victimes francophones. En Côte d'Ivoire, les « brouteurs », au Nigeria les « yahoo boys », et au Cameroun les « feymen » incarnent ces figures désormais bien connues. La méthode y reste souvent plus artisanale, moins structurée qu'en Asie, mais les gains peuvent être considérables. Certains escrocs expérimentés parviennent à générer plusieurs dizaines de milliers d'euros par an. Intelligence artificielle, banques sous pression et humanité détournée La montée en puissance de l'intelligence artificielle a marqué un tournant. Désormais, les escrocs peuvent produire de faux appels vidéo ultracréditbles, combinant voix, visage et gestuelle réalistes. La fraude devient ainsi industrielle, automatisée et surtout hyper-personnalisée. La frontière entre le vrai et le faux s'efface, renforçant encore la vulnérabilité des victimes. Cette explosion des arnaques pose un défi majeur aux banques. L'enjeu est financier, juridique et réputationnel. Les établissements doivent gérer un afflux croissant de litiges tout en respectant leurs obligations de vigilance sur les mouvements de fonds. Mais comment bloquer un virement lorsque le client est lui-même persuadé d'agir par amour ? Pour répondre à ce défi, des acteurs spécialisés ont émergé, à l'image de Feedzaï, qui développe des solutions capables d'identifier en temps réel les transactions suspectes grâce à l'analyse comportementale et à l'intelligence artificielle. Toutefois, même les technologies les plus avancées ne peuvent tout empêcher. Car la véritable faille reste humaine. L'arnaque aux sentiments exploite ce qu'il y a de plus intime : le besoin d'amour, de reconnaissance et de lien. La manipulation émotionnelle est au cœur du système. Dans cette économie souterraine mondialisée, l'amour devient peu à peu un produit financier comme un autre.
L'émission 28 minutes du 10/02/2026 Cuba et Alaska : des rires comme des cris de vie sur le front ukrainien Yulia, alias “Cuba”, et Oleksandra, alias “Alaska”, sont deux amies, deux “soeurs d'armes”, secouristes sur le front en Ukraine. Aujourd'hui, la dernière ne peut plus aller sur le terrain après avoir été blessée dans une attaque de drones, mais elle s'occupe à présent de la réinsertion des soldats traumatisés. Elles opéraient ensemble dans les environs de Kharkiv, afin d'évacuer les blessés, civils comme militaires, et leur prodiguer les premiers soins. Le réalisateur Yegor Troyanovsky a réalisé un documentaire, “Cuba et Alaska”, diffusé le 26 février sur arte et déjà disponible sur arte.tv. Les deux amies sont nos invitées ce soir. Japon : poussée nationaliste et risque d'escalade en Asie-Pacifique ? Le 8 février, les élections législatives anticipées au Japon ont été remportées par le PLD, parti ultra-nationaliste de la première ministre Sanae Takaichi, qui a obtenu à lui seul une majorité des deux tiers à la chambre basse du Parlement. Sanae Takaichi a émis son souhait de modifier l'article 9 de la Constitution japonaise qui garantit l'engagement pacifique du Japon et limite ses capacités militaires. Elle a prévenu, dès novembre, que le Japon pourrait intervenir militairement en cas d'attaque chinoise sur Taïwan. Hier, elle s'est dit tout de même ouverte au dialogue avec Pékin à ce sujet. De l'autre côté du Pacifique, les États-Unis souhaitent renforcer leur relation avec le Japon pour faire face à leur adversaire commun, la Chine, ce qui pourrait modifier les équilibres de la région. On en débat avec Karoline Postel-Vinay, directrice de recherche au Ceri, spécialiste du Japon, Sophie Boisseau du Rocher, géopolitologue, spécialiste de l'Asie du Sud-Est et Pierre Grosser, historien, spécialiste des relations internationales. Enfin, Xavier Mauduit revient sur l'annonce du gouverneur de la Banque de France de quitter l'institution pour rejoindre la fondation Apprentis d'Auteuil dont il nous raconte l'origine. Marie Bonnisseau s'intéresse à la polémique qui entoure les médailles des JO d'hiver 2026 qui se sont cassées peu de temps après les premières victoires des athlètes. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 10 février 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 10/02/2026 Japon : poussée nationaliste et risque d'escalade en Asie-Pacifique ? Le 8 février, les élections législatives anticipées au Japon ont été remportées par le PLD, parti ultra-nationaliste de la première ministre Sanae Takaichi, qui a obtenu à lui seul une majorité des deux tiers à la chambre basse du Parlement. Sanae Takaichi a émis son souhait de modifier l'article 9 de la Constitution japonaise qui garantit l'engagement pacifique du Japon et limite ses capacités militaires. Elle a prévenu, dès novembre, que le Japon pourrait intervenir militairement en cas d'attaque chinoise sur Taïwan. Hier, elle s'est dit tout de même ouverte au dialogue avec Pékin à ce sujet. De l'autre côté du Pacifique, les États-Unis souhaitent renforcer leur relation avec le Japon pour faire face à leur adversaire commun, la Chine, ce qui pourrait modifier les équilibres de la région. On en débat avec Karoline Postel-Vinay, directrice de recherche au Ceri, spécialiste du Japon, Sophie Boisseau du Rocher, géopolitologue, spécialiste de l'Asie du Sud-Est et Pierre Grosser, historien, spécialiste des relations internationales. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 10 février 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
UN Tourism ha lanciato il piano strategico 2025-2027: sostenibilità, innovazione, inclusione, capitale umano e governance. Cinque pilastri per trasformare il turismo da estrattivo a rigenerativo. Ma le strategie si tradurranno in azioni concrete?Intanto nel mondo AI si parla di Open Claw, il progetto open source di Peter Steinberg che ha superato 150.000 stelle su GitHub. Non è un chatbot: è un agente autonomo che gira sulla tua macchina, gestisce email, calendario, file e prenotazioni 24/7. Le implicazioni per il turismo — dai piccoli hotel alle agenzie — sono enormi, ma i rischi di sicurezza anche. E poi c'è Molt Bock, il social network dove solo le AI interagiscono tra loro: 1,6 milioni di agenti registrati e 7,5 milioni di post.Silvia Moggia ci manda un contributo dalla Cambogia: dopo un mese e mezzo tra Thailandia, Laos, Cambogia e Vietnam, racconta un Sud-Est Asiatico in piena fase di sviluppo turistico. Grandi investimenti asiatici, brand internazionali con approcci nuovi, e una composizione di viaggiatori occidentali molto cambiata. Il messaggio per l'Europa e l'Italia: non possiamo competere su prezzo e scala, solo su identità, qualità e cura del territorio.Eleonora Lorenzini, direttrice dell'Osservatorio Travel Innovation del Politecnico di Milano, ci racconta i risultati del Travel Innovation Day. Il mercato travel italiano cresce tra il 2% e il 7% a seconda del comparto. L'88% delle medio-grandi aziende investe in AI, con priorità su efficienza operativa e customer experience. L'85% dei viaggiatori che usa l'AI si dichiara soddisfatto. Ma attenzione: servono visione strategica e obiettivi chiari prima di adottare qualsiasi tecnologia.
Ce jeudi Margaux Lassalle met le cap sur l'Indonésie. Plus grand archipel au monde, ce pays d'Asie du Sud-Est mêle volcans, jungles et plages paradisiaques, avec une culture riche où cohabitent gastronomie emblématique, surf à Bali et traditions musicales comme le gamelan, très présent à Yogyakarta. Après un point sur l'actualité musicale locale avec le titre numéro 1 du moment, "Kota Ini Tak Sama Tanpamu" de Nadhif Basalamah, Margaux Lassalle revient sur les artistes indonésiens qui ont marqué les esprits, dont Anggun, révélée en France au début des années 2000. L'animatrice de la station Pop-Rock explore ensuite la scène rock du pays, de Slank, groupe emblématique aux textes engagés, à Dewa 19 et Sheila On 7, figures majeures du rock et du pop rock indonésiens, sans oublier Burgerkill, référence metal reconnue à l'international. Le voyage musical se poursuit avec Efek Rumah Kaca, groupe indie rock engagé et poétique, représentant d'une scène moderne en plein essor, et se conclut avec Efek Rumah Kaca et leur titre "Cinta Melulu". Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quand on pense à Taïwan, on imagine plutôt les tensions entre Pékin et Taipei, les semi-conducteurs, ou la mer de Chine… certainement pas la France. Et pourtant : sur l'île, à Keelung, un cimetière militaire français abrite les dépouilles de plus de 700 officiers, sous-officiers et soldats morts “au champ d'honneur”. Pourquoi des soldats français sont-ils tombés si loin de l'Europe ? La réponse nous ramène à une guerre oubliée : la guerre franco-chinoise de 1884-1885.À cette époque, la France est engagée dans une expansion coloniale en Asie du Sud-Est. Son objectif principal : prendre le contrôle du Tonkin, au nord du Vietnam actuel, et consolider ce qui deviendra bientôt l'Indochine française. Problème : la Chine considère historiquement le Vietnam comme une zone d'influence et soutient des forces locales hostiles à la présence française. Résultat : les tensions montent… jusqu'au conflit ouvert.La guerre éclate en 1884. La France se bat sur plusieurs fronts : au Tonkin, bien sûr, mais aussi sur mer. Et c'est là que Taïwan entre en scène. À l'époque, l'île appartient à l'empire chinois des Qing. Taïwan est stratégique : elle contrôle une partie des routes maritimes et sert de base logistique pour ravitailler les troupes chinoises et harceler les positions françaises au Vietnam. Pour Paris, frapper Taïwan, c'est donc frapper le nerf de la guerre.En 1884, la Marine française attaque Keelung, dans le nord de l'île. Les combats sont rudes, mais l'ennemi le plus meurtrier n'est pas toujours celui qu'on croit. Car dans ces expéditions, les soldats français affrontent aussi un adversaire invisible : le climat, les moustiques, la dysenterie, le paludisme, le choléra. Les pertes sanitaires dépassent souvent les pertes au combat. Beaucoup d'hommes meurent non pas d'une balle, mais d'une fièvre.L'armée française occupe certaines positions, tente d'étouffer l'approvisionnement chinois, et impose un blocus maritime. Mais cette campagne de Taïwan ne se transforme pas en conquête : elle sert surtout de pression militaire et diplomatique dans un conflit plus large.La guerre franco-chinoise se termine en 1885. La Chine renonce à sa tutelle sur le Vietnam, ce qui ouvre la voie à la domination française en Indochine. Le cimetière de Keelung, lui, reste comme le témoin discret d'un épisode presque effacé de notre mémoire : quand, pour contrôler le Vietnam, la France a aussi porté la guerre jusqu'à Taïwan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il y a un virus mortel qui cause une épidémie en Inde : le virus Nipah. L’Asie du Sud-Est est en alerte et Taiwan prévoit classer le virus dans la catégorie la plus élevée des menaces. Entrevue avec Jacques Lapierre, virologue à la retraite. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
L'alpiniste Lionel Daudet était l'invité de Room Service ce lundi 26 janvier à 8h20 à l'occasion d'une Conférence qu'il présentera ce jeudi 29 janvier à l'Espace des Mondes Polaires de Prémanon de 19h00 à 20h30, autour de l'Alpinisme polaire: Grand Sud, Grand Nord, deux pôles de l'aventure contemporaine. L'occasion de découvrir ces territoires perdus du Grand Sud et du Grand Nord et d'échanger avec ce grand explorateur. Guide et alpiniste français de renommée internationale, Lionel Daudet est un aventurier engagé. Élu "Piolets d'Or" en 2000 pour l'ascension de la face Sud-Est du Burkett Needle en Alaska avec Sébastien Foissac, il est également écrivain, auteur, entre autres ouvrages, de La Montagne intérieure (Grasset, 2004).
Quando si pensa alla difesa Nato dalle minacce espansionistiche russe, il pensiero corre subito alla Polonia e ai Paesi baltici, più esposti verso Mosca - anche per via terrestre.Eppure, il fianco sudorientale del Continente rappresenta un'altra area strategicamente importante per la difesa dei confini euroatlantici, soprattutto guardando al bacino del Mar Nero, crocevia del traffico marittimo commerciale e militare. Non a caso, uno degli otto Multinational Battle Groups della Nato è dislocato proprio nell'est della Bulgaria, a Novo Selo. Ed è sotto guida italiana.In questo Euroreportage da Sofia, Sergio Nava racconta le sfide per la sicurezza continentale viste proprio dalla Bulgaria, Paese di circa sei milioni e mezzo di abitanti, nonchè crocevia strategico per la difesa: con interviste all'esercito bulgaro, al contingente italiano a Novo Selo, ad analisti militari, esperti di disinformazione russa e giornalisti che vivono nel Paese.
durée : 00:58:54 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Par le récit et l'autofiction, l'écrivain Tash Aw raconte une histoire de l'Asie du Sud-Est traversée par les migrations, où la pluralité des langues et des dialectes côtoie les silences familiaux. Dans "Le Sud", il dresse une fresque sociale de la Malaisie à laquelle se mêle le roman d'initiation. - réalisation : Laurence Millet - invités : Tash Aw Auteur malaisien de langue anglaise
durée : 00:58:54 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Par le récit et l'autofiction, l'écrivain Tash Aw raconte une histoire de l'Asie du Sud-Est traversée par les migrations, où la pluralité des langues et des dialectes côtoie les silences familiaux. Dans "Le Sud", il dresse une fresque sociale de la Malaisie à laquelle se mêle le roman d'initiation. - réalisation : Maïwenn Guiziou, Laurence Millet, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Solène Roy, Luce Mourand - invités : Tash Aw Auteur malaisien de langue anglaise Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Mariana aime dire qu'elle a eu plusieurs vies dans cette vie…Vénézuélienne d'origine elle s'est toujours sentie comme une personne stressée, réactive et colérique.Elle a toujours su reconnaître son stress, mais les solutions pour l'apaiser ne lui semblaient pas évidentes. Elle a essayé la danse, différentes psychothérapies et un peu de yoga, mais elle sentait toujours qu'il lui manquait quelque chose.C'est en arrivant en France qu'elle a pris conscience qu'elle n'était pas vraiment heureuse et, surtout, que la plupart du temps, elle n'était pas elle-même. Elle cherchait à plaire aux autres, se noyait dans le stress et dans la colère.Quitter son pays et découvrir un autre monde lui a permis de commencer à se découvrir et à s'accepter telle qu'elle est.À la fin de son PhD, elle a décidé, de tout plaquer pour voyager. C'est lors de ce voyage en Asie du Sud-Est qu'elle a découvert ce sentiment de liberté, celui d'être pleinement elle-même, sans se sentir jugée. Une liberté absolue d'esprit, qu'elle a adorée ! Elle a alors pris conscience de sa passion pour le voyage et en a expérimenté le pouvoir transformateur.Si vous avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux avec le hashtag #regardailleurs Pour continuer à suivre mon travail, retrouvez moi sur: Instagram: https://www.instagram.com/gaiaimages_photography/Mon site internet: https://www.gaia-images.comSoutenir le podcast : https://www.buymeacoffee.com/alexandre.gaiaSoutenez-nous sur Patreon et Tipeee !
durée : 00:02:37 - Bientôt chez vous - Face à une consommation de drogues qui touche des publics toujours plus jeunes, plusieurs gouvernements d'Asie du Sud-Est réinventent leur communication. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Depuis l'arrivée au pouvoir de Trump pour son deuxième mandat l'année dernière, des plus en plus d'américains s'installent en Espagne disant fuir l'ambiance MAGA. À Barcelone, ils découvrent une nouvelle vie et une ville où ils se sentent, disent-ils, enfin en sécurité… de notre correspondante à Barcelone, Elle a choisit un café fréquenté par les anglophones dans le centre de Barcelone… Originaire du Sud-Est des Etats-Unis, cette États-Unienne préfère rester anonyme et nous explique les raisons de son emménagement ici, fin 2024 avec son mari, Espagnol, et son fils : « Déjà le fait qu'on parle espagnol entre nous. Et puis, dans ma profession, je savais que ça allait être difficile de gérer certains changements avec les lois diversité et inclusion supprimées et ce qu'il se passe dans le domaine de la santé... Ça allait forcément rendre encore plus compliqué mon travail dans ce secteur de la santé. » Ancienne responsable des opérations dans une entreprise de santé, elle exerce désormais comme consultante et apprécie sa nouvelle vie barcelonaise. « On se sent reconnaissants d'être ici, d'être en sécurité… Mais, ce que je n'avais pas anticipé c'est ce deuil, de regarder d'ici les choses changer, les gens et les valeurs avec lesquels j'ai grandi disparaître…» Benjamin Gorman lui vient d'Oregon. Il a emménagé à quelques pas de la Placa Real avec sa femme et sa fille, il y a tout juste un an, après avoir reçu des menaces de mort pour son activisme politique. « C'est dur d'être loin, j'aimerais être dans la rue, là-bas, avec les gens qui manifestent ». D'ici, il a écrit un livre de rupture avec son pays natal, expliquant les raisons de sa fuite. « J'étais prêt à m'engager et à rester dans ce type de lutte politique quand j'estimais que c'était viable. Mais je me suis rendu compte que les gens de centre gauche ne prenaient pas la menace suffisamment au sérieux, et qu'on allait se retrouver très, très isolés ». Mais en raison de problèmes familiaux, le couple doit rentrer au pays dans les prochaines semaines… Une situation qui angoisse sa femme, Chrys. « Je pense que les dégâts causés par l'administration Trump et le mouvement MAGA aux États-Unis sont tels que pour que je me sente de nouveau en sécurité il faudra plus d'une génération », confie-telle. Benjamin espère que l'Europe développera des visas spécifiques pour ce qu'il appelle les nouveaux « réfugiés politiques » américains…
Nous vous emmenons à la découverte d'un pays méconnu : le Timor-Leste, aussi connu sous le nom Timor oriental. C'est l'une des plus jeunes démocraties du monde. Après des siècles de colonisation portugaise et 25 ans d'occupation indonésienne, cette île grande comme la Slovénie est indépendante depuis 2002. Près d'un quart de siècle plus tard, son économie repose sur l'extraction du pétrole et bientôt du gaz, mais 70% de sa population dépend de l'agriculture et de la pêche. Préserver les ressources naturelles est donc aussi une préoccupation. Les communautés de pêcheurs ont ravivé un système de protection coutumier pour préserver les aires marines : le Tara Bandu. Juliette Chaignon est allée à leur rencontre. Avec l'éclairage de Christine Cabasset, géographe, chercheuse associée à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (IRASEC) à Bangkok, ancienne directrice adjointe de l'IRASEC entre 2018 et 2022 et associée au programme Asie-Pacifique de l'IRIS.
durée : 00:03:13 - L'Éco en VO - Chen Zhi, à la tête du conglomérat Prince Group au Cambodge, est en train de devenir le visage international de la cybercriminalité en Asie du Sud-Est. Retour sur son parcours et les raisons de son extradition. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La fonte des glaces liée au réchauffement climatique n'entraîne pas une montée uniforme du niveau des mers à l'échelle mondiale. Contrairement à une idée reçue, le niveau de la mer n'augmente pas partout au même rythme, et certaines régions peuvent même connaître, temporairement, une hausse plus faible que la moyenne, voire une baisse relative. Ce phénomène complexe s'explique par des mécanismes physiques bien identifiés, mis en lumière notamment par les travaux de Shaina Sadai, du Five College Consortium, et Ambarish Karmalkar, de l'université de Rhode Island.Le premier facteur clé est la gravité. Les grandes masses de glace, comme celles du Groenland ou de l'Antarctique, exercent une attraction gravitationnelle sur l'océan. Cette force attire l'eau vers les calottes glaciaires, créant un niveau de la mer plus élevé à proximité des glaces. Lorsque ces masses fondent, leur attraction diminue : l'eau est alors « libérée » et migre vers d'autres régions du globe. Résultat paradoxal : près des pôles, la fonte peut entraîner une hausse plus faible du niveau marin, tandis que des régions éloignées, notamment les zones tropicales, subissent une augmentation plus marquée.Deuxième mécanisme majeur : la déformation de la croûte terrestre, appelée ajustement isostatique. Sous le poids des glaciers, la croûte terrestre s'enfonce. Quand la glace disparaît, le sol remonte lentement, parfois sur des siècles. Ce rebond post-glaciaire peut compenser en partie la montée des eaux localement, comme c'est le cas dans certaines régions du nord de l'Europe ou du Canada. À l'inverse, dans des zones où le sol s'affaisse naturellement, la montée du niveau marin est amplifiée.Les chercheurs Sadai et Karmalkar ont cartographié ces effets combinés en montrant que la fonte des glaces redistribue l'eau de manière très inégale. Leurs travaux soulignent que certaines régions côtières densément peuplées — notamment en Asie du Sud-Est, dans le Pacifique ou sur la côte est des États-Unis — sont exposées à une élévation du niveau de la mer supérieure à la moyenne mondiale. À l'échelle globale, la montée moyenne est aujourd'hui d'environ 3 à 4 millimètres par an, mais localement, elle peut être bien plus rapide.Enfin, les courants océaniques et la dilatation thermique jouent aussi un rôle. Le réchauffement de l'eau modifie la circulation des océans, accumulant davantage d'eau dans certaines zones. Ces dynamiques renforcent encore les disparités régionales.En résumé, la montée des mers n'est pas un phénomène uniforme mais une mosaïque de situations locales, façonnée par la gravité, la géologie et la dynamique océanique. Comprendre ces différences est crucial pour anticiper les risques côtiers et adapter les politiques de protection face au changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La question peut sembler légère, mais elle est en réalité très sérieuse économiquement : la beauté « made in China » est-elle en train de détrôner la célèbre K-beauty coréenne ? Depuis une quinzaine d'années, la Corée du Sud s'est imposée comme une puissance mondiale des cosmétiques, portée par l'innovation, le soft power culturel et des marques devenues incontournables. Mais depuis peu, un nouvel acteur accélère très vite : la Chine.La K-beauty a longtemps dominé le segment des cosmétiques innovants et accessibles. En 2023, l'industrie cosmétique sud-coréenne représentait environ 14 milliards de dollars d'exportations, contre moins de 2 milliards au début des années 2010. Des marques comme Innisfree, Laneige ou COSRX ont popularisé les routines en dix étapes, les masques en tissu et les soins ultra-techniques, tout en profitant de la vague K-pop et des dramas coréens. La Corée du Sud exporte aujourd'hui ses produits vers plus de 150 pays.Mais la Chine rattrape son retard à une vitesse impressionnante. Le marché chinois de la beauté est devenu le deuxième plus grand au monde, derrière les États-Unis, avec un chiffre d'affaires estimé à plus de 80 milliards de dollars en 2024. Surtout, les marques locales chinoises connaissent une croissance à deux chiffres, là où les marques étrangères stagnent. Selon plusieurs cabinets d'études, les marques chinoises représentaient moins de 30 % du marché en 2015 ; elles dépassent désormais 50 % des ventes de cosmétiques en Chine.La force de la beauté chinoise repose sur trois leviers économiques. D'abord, le prix : des produits souvent 20 à 40 % moins chers que leurs équivalents coréens ou occidentaux. Ensuite, la vitesse d'innovation : certaines marques chinoises lancent de nouveaux produits en quelques semaines, en s'appuyant sur les données issues du e-commerce et des réseaux sociaux. Enfin, la maîtrise du marketing digital : sur Douyin, Xiaohongshu ou Tmall, les marques chinoises exploitent à grande échelle le live-shopping et les influenceurs locaux.Autre élément clé : la Chine n'est plus seulement un marché intérieur. Les exportations de cosmétiques chinois ont progressé de plus de 20 % par an depuis 2020, notamment vers l'Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient et l'Afrique. Là où la K-beauty s'est mondialisée par la culture, la C-beauty s'impose par la puissance industrielle et logistique.Faut-il pour autant enterrer la K-beauty ? Pas encore. La Corée conserve une image premium en matière de formulation et de dermatologie. Mais une chose est sûre : la beauté made in China n'est plus un outsider. Elle est devenue un concurrent crédible, capable de redessiner l'équilibre économique mondial du secteur cosmétique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:11:23 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - C'est un conflit frontalier ancien, enraciné dans l'histoire coloniale de l'Asie du Sud-Est, qui a de nouveau explosé la semaine dernière. En dix jours, les affrontements entre la Thaïlande et le Cambodge ont fait au moins 32 morts et poussé environ 800 000 personnes à évacuer la frontière. - réalisation : Félicie Faugère - invités : David Camroux chercheur franco-australien, membre du CERI et enseignant à Sciences Po, il est spécialiste de l'Asie du Sud-Est
Pour sa troisième saison, Arnaud Demanche vient tous les matins à 8h20 pour poser son oeil sur l'actualité du jour. Cinq minutes de rire, pour se réveiller avec le sourire !
En 1887, la IIIe République poursuit le dessein colonisateur du Second Empire en s'implantant en Asie du Sud-Est. Territoire stratégique, l'Indochine française devient la “perle de l'Empire français”. Dans un double épisode inédit d'Au cœur de l'Histoire, Virginie Girod revient sur l'histoire de la présence française en Indochine, des premiers temps de la colonisation aux luttes qui menèrent à l'indépendance du Viêt Nam.Quels ont été les enjeux politiques et économiques de la colonisation française de l'Indochine ? Comment la conquête de ce territoire d'Asie du Sud-Est s'est-elle déroulée ?Pour en parler, Virginie Girod reçoit l'historien Alain Ruscio. Spécialiste de l'Indochine coloniale, il est notamment l'auteur de Dien Bien Phu, la fin d'une illusion aux éditions L'Harmattan. (rediffusion)Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1.- Présentation : Virginie Girod- Production : Armelle Thiberge et Morgane Vianey- Réalisation : Clément Ibrahim- Composition des musiques originales : Julien Tharaud et Sébastien Guidis- Visuel : Sidonie ManginHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alors que la Chine s'impose comme championne mondial de la voiture électrique, un paradoxe bouscule le marché automobile : les véhicules thermiques délaissés par les consommateurs chinois sont massivement exportés vers le reste du monde. Une stratégie agressive qui séduit les pays émergents et inquiète les constructeurs occidentaux. Pékin est aujourd'hui le premier exportateur mondial d'automobiles. Portée par des marques comme BYD ou MG, la Chine inonde le marché international de véhicules électriques. Pourtant, cette ascension fulgurante ne s'accompagne pas d'un recul de la production thermique. Bien au contraire. Comme le révèle une enquête de Reuters, les voitures à essence dont les Chinois ne veulent plus sont envoyées massivement à l'étranger, où elles rencontrent un succès inattendu. Depuis cinq ans, la Chine a vu la voiture électrique exploser grâce à des subventions publiques importantes, une stratégie industrielle volontariste et l'arrivée de jeunes marques très agressives. Résultat : ces modèles représentent désormais la moitié des ventes nationales. Pendant ce temps, les constructeurs traditionnels — chinois comme étrangers — voient leurs voitures thermiques s'accumuler. Leurs usines tournent au ralenti, et les entrepôts débordent de dizaines de milliers de modèles invendus. La parade ? Exporter, et vite. Les marchés émergents, nouveaux terrains de jeu des constructeurs chinois Si l'Occident achète désormais surtout des véhicules électriques chinois, les pays du Sud, eux, restent largement dépendants du thermique. Une aubaine pour Pékin, qui vise clairement les marchés émergents : Amérique latine, Afrique, Moyen-Orient, Asie du Sud-Est, Europe de l'Est. Ces régions disposent de peu de bornes de recharge, de routes parfois difficiles et d'un pouvoir d'achat limité. Autant de raisons qui poussent les consommateurs vers des modèles robustes, en particulier les SUV. Et la stratégie porte ses fruits. En Afrique du Sud, les marques chinoises représentent déjà 16 % du marché. Au Chili, elles comptent pour un tiers des ventes. Les constructeurs chinois ne se contentent pas d'exporter. Ils ouvrent rapidement des réseaux de distribution, s'allient à des partenaires locaux et proposent une gamme complète de véhicules adaptés aux attentes locales. Des prix imbattables et une montée en gamme qui bousculent les Occidentaux Pourquoi ces voitures rencontrent-elles un tel succès ? Le prix, surtout : les modèles chinois sont souvent 20 à 40 % moins chers, parfois deux fois moins, que leurs équivalents occidentaux. Ajoutez à cela une nette montée en gamme : meilleurs systèmes de sécurité, écrans plus modernes, connectivité renforcée, intérieurs soignés. Les véhicules chinois offrent désormais un rapport qualité-prix difficilement égalable. Le tout accompagné d'une stratégie commerciale offensive : implantation rapide, distribution agile, gammes sur mesure pour chaque marché. Résultat : la Chine gagne du terrain partout, ce qui représente une menace frontale pour les constructeurs européens, japonais et américains. Car derrière ces succès se cache une double stratégie : inonder aujourd'hui le monde de véhicules thermiques, et imposer demain les modèles électriques. Les projections confirment cette dynamique. D'ici cinq ans, une voiture sur trois dans le monde pourrait être chinoise. Aujourd'hui l'économiePourquoi les constructeurs automobiles retombent amoureux de l'essence?
L'offensive de la Russie sur l'Ukraine inquiète toute l'Europe et au-delà. Les pays de la partie orientale de l'Union européenne montent en puissance et prennent une posture de plus en plus défensive. Le Danemark, par exemple, renforce son armée et pour ce faire, les femmes vont être à leur tour tirées au sort pour effectuer un service militaire. En 2ème partie : Reportage au Timor Leste, la partie la plus à l'est du Timor, envahie il y a tout juste 50 ans par le géant indonésien. Les femmes soldates au Danemark sur le front de l'égalité Le Danemark s'apprête à franchir un cap historique : les femmes seront bientôt comme les hommes, tirées au sort pour effectuer leur service militaire. Aux armes, citoyennes ! Une réforme dopée par le nouveau contexte géopolitique, c'est-à-dire la menace russe et la volonté d'assurer «la pleine égalité entre les sexes» dans la défense du pays. Mais derrière ce principe affiché d'égalité, les jeunes conscrites affrontent un défi bien réel : se faire une place dans un milieu majoritairement masculin. Un Grand reportage d'Ottilia Ferey qui s'entretient avec Jacques Allix. Timor Leste : L'intégration régionale comme espoir de salut Le Timor Leste n'est indépendant que depuis 2002. C'est un État insulaire entre Australie et Indonésie. L'Indonésie, de sinistre mémoire, puisqu'il y a tout juste 50 ans, les Indonésiens envahissaient le territoire. Allaient suivre massacres et oppression. 27 années noires, après 4 siècles d'occupation portugaise. Mais le Timor Leste veut aller de l'avant. Fin octobre 2025, c'est enfin l'adhésion à l'ASEAN, la grande Alliance économique et politique d'Asie du Sud-Est : un espoir de stabilité économique. Un Grand reportage de Juliette Chaignon qui s'entretient avec Jacques Allix.
L'Indonesia è stata la nazione più colpita dall'intensa tempesta tropicale, seguita dallo Sri Lanka, dalla Thailandia e dalla Malesia. L'entità totale della devastazione non è ancora chiara, e i funzionari delle Nazioni Unite affermano che i costi per la pulizia e la ricostruzione saranno ingenti.
Le Timor Leste n'est indépendant que depuis 2002. C'est un État insulaire entre Australie et Indonésie. L'Indonésie, de sinistre mémoire, puisqu'il y a tout juste 50 ans, les Indonésiens envahissaient le territoire. Allaient suivre massacres et oppression. 27 années noires, après 4 siècles d'occupation portugaise. Mais le Timor Leste veut aller de l'avant. Fin octobre 2025, c'est enfin l'adhésion à l'ASEAN, la grande Alliance économique et politique d'Asie du Sud-Est : un espoir de stabilité économique. «Timor Leste : l'intégration régionale comme espoir de salut», un Grand reportage de Juliette Chaignon.
durée : 02:29:03 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - - réalisation : Félicie Faugère
durée : 00:11:53 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - En une semaine, c'est tout un sous-continent qui s'est retrouvé submergé. En Asie du Sud-Est, les pluies torrentielles de la mousson, amplifiées par deux cyclones tropicaux d'une intensité exceptionnelle, ont ravagé l'Indonésie, la Thaïlande, la Malaisie et le Sri Lanka. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Sophie Boisseau du Rocher Chercheuse associée au Centre Asie de l'Institut français des relations internationales (IFRI)
durée : 00:05:31 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Bien que la saison des moussons soit souvent synonyme de fortes précipitations dans la région, les bilans humains sont parmi les pires jamais connus. Les inondations font près de 1 000 morts. Les conséquences des ingérences politiques, selon des experts.
durée : 00:12:39 - Journal de 7 h - Depuis quatre jours, l'Asie du Sud-Est fait face à des inondations à très larges échelles. Le bilan humain s'élève déjà à plus d'un millier de morts, soit l'une des plus grandes catastrophes depuis le tsunami de 2004.
durée : 00:14:56 - Journal de 12h30 - La Thaïlande, la Malaisie et l'Indonésie font face à des pluies diluviennes depuis plusieurs jours. Du jamais vu en vingt ans. Habituellement, les moussons s'estompent fin septembre. Mais la semaine dernière, plusieurs phénomènes météorologiques se sont combiné pour aboutir à ce désastre. - invités : Caroline Seguin Responsable des projets MSF au Yémen
Depuis le début de l'année, la junte birmane affirme réprimer les centres d'arnaque en ligne tenus par des mafias chinoises avec la complicité de milices ethniques pro-régime birman. Dans ces usines à fraude, des dizaines de milliers d'hommes et de femmes escroquent des victimes partout dans le monde. Mae Sot, au bord de la rivière Moei, dans l'ouest de la Thaïlande. Sur la berge d'en face, la Birmanie et ses dizaines de centres d'arnaque en ligne, cachées derrière de banals bâtiments d'habitation. Depuis mi-octobre, la junte birmane a pilonné une partie des lieux, dont on aperçoit les toitures et les murs éventrés. Sous pression de la Chine et des États-Unis, et à l'approche d'élections décriées, les militaires au pouvoir communiquent sur ces opérations « place nette » le long de la frontière thaïlandaise. Mais la plupart des spécialistes, comme Amy Miller, restent sceptiques : « C'est du spectacle pour montrer au reste du monde que les autorités agissent. Le plus probable est que les travailleurs aient été déplacés d'un centre à un autre. Ou qu'ils patientent quelque part en attendant que ça se calme pour mieux revenir. Il y a certes de plus en plus de volontaires, mais aussi beaucoup de victimes de trafic d'êtres humains », dénonce la responsable de l'ONG Americ. Des centres d'arnaques en ligne, il y en a des dizaines autour de Mae Sot. En se promenant au bord de la rivière, les habitants aperçoivent ces multiples complexes clôturés par des barbelés et entendent leurs générateurs d'électricité. Des gardes – souvent des miliciens – patrouillent autour, armés de fusils d'assaut. « Je m'imaginais des histoires joyeuses pour m'évader mentalement » Deedee, 26 ans, a travaillé douze heures par jour dans l'un de ces centres durant un an et demi pour 1 000 dollars par mois. Il arnaquait des internautes dans le monde entier en leur promettant des investissements en cryptomonnaies. Son entreprise lui fournissait un protocole tout fait. « Ce n'est pas amusant du tout. Ce n'est pas bien d'arnaquer. C'est pesant. Je m'imaginais des histoires joyeuses pour m'évader mentalement », se souvient-il. C'était son seul moyen, opposant à la junte et sans travail, de payer les soins de sa grand-mère. « Ils subissent des tortures en continu » Comme lui, de plus en plus de Birmans font le même choix. Ils sont mieux traités que leurs nombreux collègues chinois, indiens ou éthiopiens, amenés de force dans ces centres. Alice, militante birmane, reçoit régulièrement leurs messages de détresse. Sur son téléphone : des photos de visages tuméfiés, des vidéos de torture par électrochoc, des récits de viols aussi. « Ils subissent des tortures en continu. Ils souffrent beaucoup », alerte la jeune militante qui aide les étrangers à sortir. Elle non plus ne croit pas à la répression de la junte birmane. Et pour cause, l'armée dit avoir expulsé 9 000 étrangers depuis le début de l'année alors que les rapports officiels dénombrent plus de 100 000 travailleurs exploités le long de la frontière entre la Birmanie et la Thaïlande. Chaque année, le secteur de la fraude en ligne rapporterait près de 40 milliards de dollars en Asie du Sud-Est. À lire aussiBirmanie: la junte affirme avoir arrêté près de 1600 étrangers dans un centre d'arnaque en ligne
durée : 01:26:03 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Comment les religions monothéistes et le chamanisme se sont-ils mutuellement influencés ? En 2001, Lydia Ben Ytzhak proposait pour "La matinée des autres" un voyage chamanique de la Sibérie à l'Amérique du Sud avec les plus grandes voix des sciences humaines, dont celle de Roberte Hamayon. - réalisation : Rafik Zénine - invités : Roberte Hamayon; Bénédicte Brac de la Perrière Ethnologue, spécialiste de la Birmanie, chercheuse au CNRS – CASE (Centre Asie du Sud-Est).
durée : 00:57:32 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - En rassemblant plus de 100 000 personnes dans les rues de Manille, la manifestation du 21 septembre 2025 montre une exaspération vis-à-vis de la corruption, fragilisant les clans Duterte et Marcos, pourtant centraux dans la vie politique du pays. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Juliette Loesch chercheuse associée au Centre Asie de l'Ifri ; David Camroux chercheur franco-australien, membre du CERI et enseignant à Sciences Po, il est spécialiste de l'Asie du Sud-Est ; Julie Bardèche conseillère juridique de l'ONG Redress
Aujourd'hui, dans ce 115e épisode d'On The Verge, vous allez entendre le témoignage de Mark, 29 ans, qui vit dans le Sud-Est. Mark a grandi dans un environnement familial où la parole était libre et ouverte.Son parcours intime est traversé par des épreuves douloureuses, notamment une relation de quatre ans avec une jeune femme polytraumatisée. Une histoire au sein de laquelle il a subi des violences psychologiques, physiques et sexuelles. Mark le raconte avec lucidité, tout en reconnaissant aussi qu'il a lui-même été violent dans cette relation. Il essaie encore aujourd'hui de comprendre comment l'escalade de la violence a été alimentée, jusqu'à les abîmer pour de bon et laisser de profondes empreintes chez lui. Parallèlement à cette relation, il évoque comment s'est installée une addiction au porno et à la masturbation dans une recherche de stimulation toujours plus extrême, parfois au point de se mettre en danger. Ces excès, cette violence et cette confusion l'ont amené à interroger en profondeur sa masculinité, son rapport à la domination, ainsi est apparu un intérêt marqué pour certains mouvements comme le MGTOW, dont il parle aujourd'hui avec recul et esprit critique, tout en reconnaissant qu'il a flirté avec des courants de pensées extrêmes et dangereux. Les expériences de Mark ont laissé des stigmates psychologiques, mais il raconte aussi comment, peu à peu, certaines rencontres récentes lui ont permis de retrouver une forme d'espoir dans sa vie sentimentale et intime.Avant d'écouter cet épisode, je vous invite à bien prendre connaissance des trigger warnings qui l'accompagnent et d'être dans de bonnes conditions émotionnelles. Si vous traversez vous-mêmes une relation douloureuse, ce n'est peut être pas le bon moment ! Et comme toujours, je vous rappelle que les propos tenus par mon invité n'engagent que lui, qu'ils reflètent son expérience personnelle, sa perception et son cheminement.Bonne écoute.TW : rapport non consenti, tentative de suicide, chantage affectif, violences intra conjugale, agressions sexuelles, vi0l ** Infos **
durée : 00:59:00 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - La décision du Parlement du 25 août 2025 d'accorder une indemnité logement aux députés a provoqué le soulèvement de la population indonésienne. Mais la répression brutale ayant fait une vingtaine de disparus semble avoir fait retomber le mouvement, du moins temporairement. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Delphine Allès Professeure de science politique, chercheuse au Centre sur l'Asie du Sud-Est et vice-présidente de l'INALCO; Frédéric Durand Professeur des universités en géographie, spécialiste du Timor-Leste