Des rires, des cris, des murmures, des éclats de voix. "Vacarme" raconte la vie dans ce qu’elle a de sonore, chaotique et surprenant. Une émission de Véronique Marti et Laurence Difélix. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion.

Les revendications des manifestant.es sont souvent noyées médiatiquement dans les gaz lacrymogènes. Mais derrière le spectacle, manifester dans la rue, c'est l'occasion pour des groupes non représentés politiquement de s'exprimer en public. Et sous contrôle: dans le feu de l'action ou sous la paperasse, des gendarmes genevois témoignent. Reportage : Jonas Pool Réalisation: Jean-Daniel Mottet Production : Véronique Marti (Première diffusion : le 11 novembre 2015)

Se former dans la police implique de suivre des cours d'éthique portant notamment sur les questions de racisme, de ségrégation et d'abus d'autorité. À l'Académie de Savatan, le commissaire Barcellini donne un cours aux aspirant.es. Pendant ce temps, à la police municipale de Lausanne, l'adjudant-chef Lionel Imhof met en place un projet pilote avec deux brigadiers afrodescendants, dans le but de restaurer la confiance entre l'Etat et certains groupes de population. Reportages de Francesco Biamonte Réalisation : Jonathan Haslebacher Production : Laurence Difélix

Lors de la manifestation de Genève du 2 octobre 2025, les interventions musclées de la police ont-elles été conformes aux règles? Cécile Tran-Tien travaille avec sagacité à un difficile fact-checking pour l'émission Vraiment de la RTS. À Lausanne, le collectif Ragekit produit sur Instagram et YouTube des vidéos très critiques vis-à-vis de l'action de l'État et du traitement médiatique des violences policières. Reportages de Francesco Biamonte Réalisation : Jonathan Haslebacher Production : Laurence Difélix

Le 11 octobre 2025, une grande manifestation dénonce à Berne l'inaction de la Suisse face au génocide en cours à Gaza. La police intervient en force. L'affrontement est violent. De retour sur les lieux, entre tristesse et indignation, un jeune manifestant explique pourquoi il a rejoint le Black Block ce jour-là. La répression, qu'une partie de la classe politique souhaite intensifier, ne fait qu'exacerber sa détermination, ainsi que sa détestation de la police et des policiers. Reportages de Francesco Biamonte Réalisation : Jonathan Haslebacher Production : Laurence Difélix

Né dans les milieux ouvriers anglais des années 1930, l'acronyme ACAB s'est imposé à nouveau dans le sillage du mouvement Black Lives Matter, à la suite de la mort de George Floyd, tué par la police de Minneapolis en 2020. Dans une ville romande, par une nuit d'hiver, un groupe de jeunes militantes colle clandestinement des affiches ACAB. Reportages de Francesco Biamonte Réalisation : Jonathan Haslebacher Production : Laurence Difélix

En Suisse, la scolarité est obligatoire pour tous les enfants. Mais pour les 54 000 élèves en situation de handicap ou à besoins spécifiques (chiffres 2017 de lʹOFS), le parcours scolaire ressemble souvent à un parcours du combattant. Sur le terrain politique, deux visions sʹaffrontent: celle dʹune école inclusive capable de réunir tous les enfants dans les écoles de villages ou de quartiers et celle dʹécoles spécifiquement adaptées aux différentes difficultés et handicaps dans des établissements spécialisés. Comment les enfants porteurs de handicap, les familles, les camarades et le corps enseignant vivent-ils lʹécole? Comment offrir les meilleures chances à celles et ceux qui ont des besoins spécifiques? Production : Laurence Difélix Réalisation : David Golan Les invité.e.s sont : Pascale Marro Secrétaire générale CIIP, Conférence intercantonale instruction publique et culture Suisse romande et Tessin & Patrick Bonvin Docteur en psychologie et professeur, HEP Vaud

À l'école, lorsqu'un enfant présente un TSA, la tendance est de l'inclure dans des classes ordinaires. Mais cela demande une préparation du corps enseignant, des camarades et des parents. Et certains enfants préfèrent garder le secret plutôt que d'affronter le regard des autres. Reportage Bastien Confino Réalisation Didier Rossat Production Raphaële Bouchet (Première diffusion le 17 juin 2022)

À Fleurier (NE), Adrien, 14 ans, atteint de handicap moteur et cognitif se déplace en déambulateur et chaise roulante. Il est aidé par une enseignante spécialisée pour suivre ses cours mais pour la gymnastique il parvient à se mettre debout et à participer aux sports collectifs. À Fully (VS), l'enseignante spécialisée Déborah Ahmetaj est aux petits soins auprès de ses élèves à besoins spécifiques. Reportages de Witold Langlois Réalisation : David Golan Production : Laurence Difélix

Dans la campagne genevoise, à Gy, la petite Ava atteinte de trisomie 21 est intégrée dans une classe ordinaire de l'école primaire. Avec le soutien sur place d'une assistance spécialisée de la Fondation des Enfants Extraordinaires (FEE), Ava parvient à se faire une place parmi les autres élèves. Reportages de Witold Langlois Réalisation : David Golan Production : Laurence Difélix

Après l'échec genevois du projet de loi qui voulait imposer des classes inclusives dans les écoles primaires ordinaires, la FéGAPH (Fédération genevoise des associations de personnes handicapées et de leurs proches) organisait le 30 janvier 2026 une conférence autour du système scolaire inclusif au Tessin. Anciens élèves, parents et politiques y partageaient leurs parcours, expériences et opinions. Reportages de Witold Langlois Réalisation : David Golan Production : Laurence Difélix

Lucie a 4 ans. Elle est porteuse de deux maladies génétiques rares et fait partie des enfants accompagnés par La Castalie, centre médico-éducatif situé à Monthey (VS) qui offre des places dans la crèche inclusive les Petits-Bonheurs. Pour l'association Pro Enfance, la culture de l'inclusion doit commencer dès le plus jeune âge et le personnel doit se former pour accueillir tous les publics de manière adéquate. Reportages de Witold Langlois Réalisation : David Golan Production : Laurence Difélix

Une silhouette translucide qui flotte dans lʹair, une figure aux contours flous et vaporeux, un mort qui revient de lʹau-delà. Les fantômes hantent notre imaginaire collectif, nourri par des récits, des tableaux ou des films, que ce soit à travers le gentil Casper ou le vilain Poltergeist. Cette représentation caricaturale fait des fantômes des personnages de folklore, errant dans des châteaux et apparaissant aux vivants pour délivrer un message, pour terminer un travail inachevé ou simplement parce quʹils ne trouvent pas le repos. Notre société laïque et rationnelle nʹa pourtant pas eu raison de la croyance dans lʹau-delà et ses esprits. Il serait même de moins en moins tabou dʹévoquer les manifestations de "lʹinvisible", comme les apparitions ou les sensations de présence. Alors que des médiums assurent pouvoir parler aux morts, dʹautres partent à la chasse aux fantômes pour collecter de potentiels signes. Pourquoi ces croyances sont-elles toujours présentes aujourdʹhui? Dʹoù tirent-elles leur origine? Et que disent-elles de notre rapport à la mort? Production : Raphaële Bouchet Réalisation : Matthieu Ramsauer Les invité.es: Caroline Callard Historienne. Directrice d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et membre du Centre d'études en sciences sociales du religieux. & Gregory Delaplace Anthropologue, directeur dʹétudes à lʹÉcole Pratique des Hautes Études.

Ce ne sont pas des fantômes, mais on cherche aussi à les repérer et à prouver leur existence: les extraterrestres. S'il existe des ufologues amateurs en Suisse, le CUSI au Tessin est l'unique structure disponible pour recueillir les récits de témoins d'objets volants non identifiés. Ce centre privé a collecté environ 800 phénomènes inexplicables depuis 1995. Ce jour-là, c'est par téléphone qu'on lui signale d'étranges boules lumineuses filmées depuis un balcon lausannois. [Première diffusion le 30 mai 2022, reportages: Jonas Pool, réalisation: Jérôme Nussbaum, production: Laurence Difélix]

En Suisse centrale, les histoires de revenants font partie du patrimoine culturel et sont inscrites sur la liste des traditions vivantes du pays. Ces récits racontent des apparitions inexplicables attribuées à des "âmes en peine" et sont généralement partagés dans un cadre familial ou amical. Ils se transmettent de génération en génération et tirent leurs origines dans des légendes et des mythes centenaires. [Rediffusion du 06 avril 2025. Reportages de Matthieu de Dardel, réalisation: Matthieu Ramsauer, production: Raphaële Bouchet].

Entendre une voix, sentir une présence, être hanté par un proche. Ces phénomènes sont arrivés à Vicky durant plusieurs années. Pour se débarrasser de ces perceptions, elle a fait appel à un géobiologiste qui libère les maisons et les appartements de leurs mauvaises énergies. Ces manifestations sont interprétées comme des illusions ou des hallucinations par les neurosciences. [Rediffusion du 06 avril 2025. Reportages de Matthieu de Dardel, réalisation: Matthieu Ramsauer, production: Raphaële Bouchet].

Comment prouver l'existence de fantômes? Le Groupe suisse de recherche en paranormal s'y attelle à l'aide de caméras de surveillance, d'enregistreurs audio ou d'appareils de mesure du champ électromagnétique. Ces amateurs de fantômes enquêtent de nuit dans des châteaux, des forts militaires ou des édifices religieux. Des lieux dits hantés qui pourraient fournir des preuves de l'existence de spectres. [Rediffusion du 06 avril 2025. Reportages de Matthieu de Dardel, réalisation: Matthieu Ramsauer, production: Raphaële Bouchet].

Parler avec les morts. Ce serait le pouvoir des médiums qui disent entrer en communication directe avec l'au-delà et les esprits. À l'École de l'Infini, Denise Kikou Gilliand enseigne cette pratique spirituelle à une dizaine d'élèves, qui tour à tour vont entrer en conversation avec des défunts. Entre croyance et superstition, la médiumnité rencontre aussi des critiques. [Rediffusion du 06 avril 2025. Reportages de Matthieu de Dardel, réalisation: Matthieu Ramsauer, production: Raphaële Bouchet].

Apparu dans les années septante, le terme "masculinisme" regroupe toutes sortes de mouvements qui partagent lʹidée que les hommes seraient menacés face aux revendications des féministes. Or le masculinisme nʹest en rien le contraire du féminisme, qui milite pour lʹégalité entre les genres: il prône la domination des hommes sur les femmes, censées rester à leur place "naturelle" dʹépouse et de mère. Les discours masculinistes ont sensiblement progressé depuis lʹavènement du mouvement #MeToo et se répandent particulièrement sur les réseaux sociaux, au sein de ce quʹon appelle la "manosphère". Leur cible privilégiée: un public jeune, friand de conseils en matière de réussite personnelle, de musculation ou de drague. Certains hommes radicalisés nécessitent dʹailleurs une surveillance attentive, y compris en Suisse: leur haine des femmes les incite à commettre des actes violents. Pourquoi le masculinisme connaît-il un nouveau souffle aujourdʹhui? Quʹest-ce que la Suisse met en place pour lutter contre ses discours? Production: Raphaële Bouchet Réalisation: José Moreno Les invité.es sont: Pauline Milani Historienne Université de Fribourg, spécialiste de lʹhistoire des femmes, du genre et des mouvements féministes et antiféministes. & Francis Dupuis-Déri Professeur de science politique à lʹUniversité du Québec à Montréal (UQAM), auteur de La crise de la masculinité : autopsie dʹun mythe tenace.

Au HC Bienne, les U17 élites s'entraînent dur pour devenir des hockeyeurs professionnels. En dehors de la glace, que disent les vestiaires de leur masculinité adolescente? De leur corps, de leur force, des coups qu'ils reçoivent sur la glace? En bord de stade, le triathlète genevois Thomas Huwiler raconte sa propre construction dans le sport, à l'épreuve de l'homophobie et du désir d'être un homme. Reportage: Antoine Bal, réalisation: Sandro Lisci, production: Laurence Difélix. Première diffusion le 5 mars 2023.

Comment se reconstruire quand on a été victime de groupes masculinistes sur certains réseaux et plateformes? Une femme d'une vingtaine d'années raconte le harcèlement, la propagation des insultes et l'impossibilité d'en effacer les traces. Psychologue spécialisée dans les violences de genre, Lydiane Bouchet a régulièrement affaire à des victimes de masculinistes dans son cabinet de Genève. Reportages d'Antoine Harari Réalisation: Sandro Lisci Production: Raphaële Bouchet

Ouly Reymond est vice-champion du monde de judo vétéran. Il entraîne des jeunes à l'auto-défense dans le village de Chamoson, en Valais. Il est également coach pour hommes et auteur du livre «L'homme ultime, devenez un mâle alpha, construisez votre empire». Il affirme ne pas avoir peur «d'être à contre-courant» avec ses positions sociétales conservatrices. Reportages d'Antoine Harari Réalisation: Sandro Lisci Production: Raphaële Bouchet

Dans le canton de Vaud, l'Unité de prévention de la radicalisation s'occupe du cas de quelques jeunes «incels» (célibataires involontaires) nourris aux discours masculinistes. Elle se sent très démunie face à de possibles passages à l'acte violents. Même constat sous la Coupole fédérale, où quelques parlementaires tentent de sensibiliser leurs collègues à la menace masculiniste et au nombre de féminicides en hausse. Reportages: Antoine Harari Réalisation: Sandro Lisci Production: Raphaële Bouchet

Il suffit de quelques minutes pour tomber sur du contenu masculiniste sur TikTok. Au Cycle d'orientation de Collombey-Muraz, en Valais, comme ailleurs en Suisse romande, la plupart des ados connaissent Alex Hitchens, de son vrai nom Isaac Mayembo, influenceur masculiniste qui sévit sur les réseaux sociaux. Comment sensibiliser les jeunes aux effets délétères de ces discours et à la violence qu'ils engendrent? Reportages: Antoine Harari Réalisation: Sandro Lisci Production: Raphaële Bouchet

En Suisse, on meurt encore souvent sur les chantiers. Chute, effondrement dʹéchafaudage, écrasement par des charges, écroulement de tranchées, choc électrique, proximité de véhicules ou de trains sont autant de risques que les ouvriers doivent gérer au quotidien. Les décès passent souvent inaperçus et touchent principalement des personnes en situation précaire, des emplois temporaires, des ouvriers peu formés et des jeunes. Comment protéger au mieux celles et ceux qui construisent nos maisons, nos routes, nos ponts, et ce par tous les temps ? Et quand arrive le drame, qui est désigné responsable et quelles réparations peuvent obtenir les familles en deuil ? Production: Laurence Difélix Réalisation: Les invité-es sont : Laura Galhano Sociologue, autrice " Sociologie des chantiers. Ordre moral et catégorisations sociales dans le gros œuvre. " & Loïc Parein Avocat au barreau de Lausanne et chargé de cours UNIL

Froid de canard l'hiver, chaleur torride l'été, les conditions de travail sur les chantiers peuvent devenir dantesques. Les corps s'épuisent. En cas de températures extrêmes, l'employeur est tenu d'aménager le travail des ouvriers. Est-ce toujours le cas? Inspection surprise avec deux secrétaires syndicaux sur des chantiers genevois, un jour de canicule. [Reportages de Véronique Marti, réalisation: Matthieu Ramsauer, production: Laurence Difélix. Première diffusion le 6 septembre 2018].

En juillet 2024, à quelques jours des vacances, un jeune apprenti maçon a perdu la vie sur un chantier à Vétroz, en Valais, écrasé par des panneaux mal accrochés. Sa mère et sa sœur attendent encore que justice soit faite. Mais que peut-on attendre des tribunaux en cas de décès? Reportages de Manon Germond Réalisation: Matthieu Ramsauer Production: Laurence Difélix

Parmi les outils à disposition pour éviter les accidents et les décès sur les chantiers: la formation. À Martigny, des cours sont donnés pour obtenir le permis de grutier. Une formation reconnue par la SUVA et qui porte essentiellement sur la sécurité. Mais les entreprises sont les actrices centrales pour fournir les conditions permettant de minimiser les risques. Reportages de Manon Germond Réalisation: Matthieu Ramsauer Production: Laurence Difélix

Sur les chantiers de Suisse, une grande partie des ouvriers sont originaires d'Europe du Sud ou d'Afrique et viennent chercher ici de meilleures conditions de vie pour eux et leur famille. Souvent peu formés, ils se retrouvent à accepter des métiers pénibles, dangereux et sans sécurité de l'emploi. Reportages de Manon Germond Réalisation: Matthieu Ramsauer Production: Laurence Difélix

En novembre dernier, plus de 7000 maçons se réunissent à Lausanne pour lutter contre la dégradation de leurs conditions de travail. Sur toutes les lèvres: la pression sur les délais et les prix, le stress grandissant et la pénurie de main-d'œuvre qui augmentent les risques d'accidents graves. Reportages de Manon Germond Réalisation: Matthieu Ramsauer Production: Laurence Difélix

Que se passe-t-il derrière les murs des Établissements de la plaine de lʹOrbe, le plus grand complexe pénitentiaire de Suisse? Plus de 330 détenus y purgent des peines de longue durée, dans un univers fermé ou semi-fermé, régi par des règles strictes et des routines immuables. Mais derrière les barreaux, il y a des hommes, des parcours, des silences et des espoirs. Une réalité soustraite aux regards et rarement accessible aux médias. Comment les détenus qui purgent de longues peines ferme vivent-ils la détention au quotidien? Quelles réflexions mènent-ils sur leurs actes passés? Comment le personnel pénitentiaire envisage-t-il son accompagnement? Une immersion brute et sans fard au cœur de la prison, là où le temps semble suspendu. Production : Raphaële Bouchet Réalisation : Samuel Morier-Genoud Les invité-es sont : Julie de Dardel Professeure assistante, département de géographie UNIGE, spécialiste des prisons et des politiques pénales. & Prof. Hans Wolff Médecin-chef du service de médecine pénitentiaire HUG, ancien représentant de la Suisse au Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) du Conseil de lʹEurope.

Après la prison, il y a une vie à reconstruire, des liens familiaux et amicaux qu'il faut retrouver ou recréer. Comment retrouver sa place après avoir passé des années loin de ses proches? Hervé, père de quatre enfants, tente de maintenir le lien avec eux lors d'un parloir hebdomadaire d'une heure et demie. Annabelle et David sont restés un couple, malgré l'incarcération de ce dernier. Il est temps pour eux de regarder vers l'avenir. (Reportage: Katia Bitsch, réalisation: David Golan, production: Véronique Marti. Première diffusion le 18 mars 2020.)

Acquérir de nouvelles compétences pour mieux préparer la sortie. La personne détenue suivie dans cet épisode a écopé d'une lourde peine. Pour éviter l'ennui et l'inactivité, elle participe à l'atelier audiovisuel pour la chaîne de TV interne à la prison: Canal déchaîné. En parallèle, elle travaille à la ferme et apprend le métier d'agriculteur. Reportages : Bastien Confino Réalisation : Jean-Daniel Mottet Production : Raphaële Bouchet

Difficile de trouver du travail avec un trou de dix ans dans son CV. Les personnes détenues, à travers un atelier, tentent de rédiger leur lettre à de potentiels employeurs en expliquant leur situation… ou pas. Mais leur motivation est grande, puisque trouver un travail s'avère nécessaire pour obtenir une libération conditionnelle. Reportages : Bastien Confino Réalisation : Jean-Daniel Mottet Production : Raphaële Bouchet

S'évader de prison, toutes les personnes détenues y ont pensé, peu l'ont fait. Le gérant du magasin des Établissements de la plaine de l'Orbe a tenté sa chance, sans succès. Mais si l'évasion n'est pas répréhensible pénalement, elle durcit les conditions de détention (cachot, passage en prison fermée, suppression de la conditionnelle, etc.). Reportages : Bastien Confino Réalisation : Jean-Daniel Mottet Production : Raphaële Bouchet

Du jour au lendemain, tout s'arrête. Pendant plus de dix ans, il va falloir appréhender puis s'adapter à ce nouveau mode de vie, celui de la détention, avec un objectif: la réinsertion. Au détour d'un cours de maths, un détenu raconte sans filtre sa vie au quotidien, dans les sept mètres carrés de cellule qui lui servent d'appartement. Reportages : Bastien Confino Réalisation : Jean-Daniel Mottet Production : Raphaële Bouchet

Et sʹil était possible de faire lʹécole autrement? De rendre concrète une pédagogie visant un épanouissement global des enfants, dans les dimensions intellectuelles, mais aussi physiques, émotionnelles et spirituelles? Il y a un peu plus de cent ans, en 1919, ouvrait la première école Steiner à Stuttgart, en Allemagne. Très actives en Suisse alémanique et présentes sur deux sites en Suisse romande, les écoles Steiner ont vu leurs effectifs passer de 6300 élèves à moins de 5200 actuellement. À quoi ressemble leur quotidien? Quelles pratiques scolaires distinguent ces écoles alternatives de lʹenseignement public? Comment sʹy déploie la philosophie anthroposophique, courant spirituel ésotérique fondé au XIXe siècle par Rudolf Steiner? Et quel impact, positif ou négatif, ce mode dʹéducation a-t-il à long terme sur les enfants qui sont passés par là? Productrice: Raphaële Bouchet Réalisation: Didier Rossat Les invité.es: Zoé Moody Professeure en psychologie scolaire, Université de Lausanne, Faculté des Sciences Sociales et Politiques, Institut de Psychologie & Helmut Zander Professeur émérite à la Faculté de théologie de lʹUniversité de Fribourg, ancien titulaire de la chaire dʹhistoire comparée des religions et du dialogue interreligieux.

Rudolf Steiner, père des anthroposophes, est aussi à l'origine de la culture biodynamique, souvent comparée au bio, qui interdit les engrais de synthèse. Sa pratique implique une dimension plus spirituelle, où les forces du cosmos et le calendrier lunaire deviennent des outils de travail. Comment les agriculteurs intègrent-ils ces éléments dans leur quotidien? Une vigneronne et un maraîcher livrent leurs recettes. [Reportages: Camille Besse, réalisation: Yves Roulin, production: Gabrielle Desarzens. Première diffusion le 5 février 2023 dans l'émission Haute fréquence].

Au marché de Noël des écoles Steiner se croisent enfants, parents, sympathisants et anciens élèves. L'occasion de se rappeler les bons moments passés à l'école et de rester en lien malgré les vies d'adultes. Mais certains anciens de l'école ne gardent pas que de bons souvenirs et n'ont aucune envie d'y remettre les pieds. Reportages de Laurence Difélix Réalisation: Jonathan Haslebacher Production: Raphaële Bouchet

Rudolf Steiner a fondé le mouvement anthroposophique, une philosophie ésotérique qui pense l'individu dans ses dimensions corporelle et spirituelle, ce qui explique la présence de médecins anthroposophes au sein des écoles. Pendant que le corps enseignant se forme à la pensée du fondateur, une classe de 5e (7e Harmos) pratique son cours hebdomadaire d'eurythmie, une discipline qui invite les enfants à renforcer l'expérience esthétique par le mouvement. Reportages de Laurence Difélix Réalisation: Jonathan Haslebacher Production: Raphaële Bouchet

Pour les parents, inscrire ses enfants à l'école Steiner n'est pas anodin. En plus des écolages élevés, la participation des familles est obligatoire lors de journées de travaux sur les bâtiments, pour le service au restaurant scolaire ou au sein des instances décisionnelles de l'école. L'école s'avère donc un lieu partagé entre les élèves et leurs parents et se vit comme une communauté à part entière. Reportages de Laurence Difélix Réalisation: Jonathan Haslebacher Production: Raphaële Bouchet

À Crissier ou à Confignon, la scolarité chez Steiner est marquée par des rituels, des chansons et autres pratiques musicales. Plus encore que les apprentissages classiques, l'attention est portée sur les arts et les savoir-faire manuels, ainsi que sur l'expression orale, au travers de poèmes et de pièces de théâtre. Le but est de favoriser la confiance en soi des enfants et une bonne image d'eux-mêmes. Reportages de Laurence Difélix Réalisation: Jonathan Haslebacher Production: Raphaële Bouchet

En Suisse, le taux de chômage est de 2,8% d'après le Secrétariat d'État à l'économie. Ces quelque 132 000 personnes reçoivent des indemnités et sont accompagnées par les Offices régionaux de placement (ORP) pour une réinsertion rapide sur le marché du travail. Du côté des chômeuses et chômeurs, les moindres écarts sont sanctionnés et peuvent entraîner des suspensions de l'aide financière en cas de nombre de postulations insuffisant, de formation quittée prématurément ou encore de refus d'une mesure… Comment les personnes au chômage vivent-elles cette période que la Loi fédérale sur l'assurance chômage veut la plus courte possible? Comment se passe leur accompagnement par les institutions et associations? Comment vivre avec le regard des autres dans un pays qui vénère le travail? Productrice: Raphaële Bouchet Réalisation: Jean-Daniel Mottet Les invité.es: Carola Togni Professeure HES à la Haute école de travail social et de la santé Lausanne (HETSL). & Rafael Lalive Professeur d'économie à l'Université de Lausanne.