Des rires, des cris, des murmures, des éclats de voix. "Vacarme" raconte la vie dans ce qu’elle a de sonore, chaotique et surprenant. Une émission de Véronique Marti et Laurence Difélix. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion.

Il n'y a pas que le skate qui utilise la ville comme terrain de jeu. La rue est aussi la toile des artistes de Street art. C'est cet espace qui définit les contours de leurs œuvres. YGREK est un artiste urbain de Genève. D'abord graffeur, il a ensuite développé son propre style, qui consiste à scotcher son nom d'artiste sur des clôtures. Discret, YGREK pose sa marque illégalement, la nuit, à Genève. Des œuvres originales et éphémères, conçues pour être vues par le plus de monde possible. Alors quoi de mieux qu'un grillage à proximité d'une entrée d'autoroute ? Reportage de Quentin Bohlen Réalisation : Rodolphe Bauchau. Première diffusion le 20 janvier 2020.

Avec son entrée comme discipline olympique aux JO de Paris en 2024, le skateboard a connu une légitimité sans précédent. Mais comment comprendre qu'une pratique de rue, à l'origine contestataire, se retrouve sur le devant de la scène et serve à promouvoir les plus grandes marques de luxe, de vêtements ou de chaussure de sports ? A Laax, la Mecque est devenue, le temps du week-end de Pâques et du " team trouble ", le spot planétaire du skateboard où se réunissent aussi bien les skateur.euses de l'ombre que les meilleurs mondiaux. Pendant ce temps, un skateur finlandais hors-pair, Jaakko Ojanen, le réalisateur Yves Marchon et le photographe français Fred Mortagne réalisent un shooting le long du sentier des Toblerones à Vich, à la demande du Musée d'ethnographie de Neuchâtel qui met le skate à l'honneur dès le mois de juin. Reportages de Christophe Canut Réalisation : Jonathan Haslebacher Production : Laurence Difélix

Delphine Vergeres a commencé de faire du skateboard place de la Panta à Sion à la fin des années 1980 et s'est toujours sentie à sa place dans ce milieu majoritairement masculin. Elle ne comprend pas vraiment comment on en est venu, dans les années 2000, à créer des cours réservés aux skateuses en herbe. De son côté, Vanessa Udriot, skateuse de 35 ans a cofondé en 2020 le Lausanne Skateboard Club, une association visant à promouvoir la culture et la pratique du board avant de lancer, deux ans plus tard, des cours hebdomadaires réservés aux femmes à la Halle 13 de Beaulieu à Lausanne. Reportages de Christophe Canut Réalisation : Jonathan Haslebacher Production : Laurence Difélix

Les skateur.euses ont toujours eu un rapport particulier à la ville, immense terrain de jeu permettant de s'affranchir des règles et de jouer avec la norme. Escaliers, rampes, trottoirs, tout est propice à la glisse. Mais que faire dans des communes où l'architecture et la physionomie des rues n'offrent que peu de possibilités aux pratiquant.es ? La réponse vient des États-Unis : construire des skateparks. Au Landeron (NE), le collectif Entre 2 rides vient de lancer un chantier collectif pour donner un second souffle à ce lieu essentiel à la vie des jeunes de la commune. Dans le canton de Genève, Jim Zbinden, le fondateur du musée du skateboard, propose des cours au skatepark du Petit-Lancy dans le cadre du Passeport vacances. Mais ces lieux dédiés ne sont-ils pas contradictoires avec l'esprit de liberté de la discipline ? Reportages de Christophe Canut Réalisation : Jonathan Haslebacher Production : Laurence Difélix

Conquis.es par une pratique venue d'Outre-Atlantique, les premiers skateur.euses font leur apparition dans les années septante en Suisse. C'est l'époque où l'on apprend par soi-même, où l'on porte un nouveau regard sur l'espace urbain, où l'on écoute du punk puis du rap, où l'on acquiert de nouveaux comportements vestimentaires, où l'on fabrique ses premières planches. Et tant pis si cela ne plaît pas à tout le monde ! Pendant que Laurent Golay, fait découvrir aux curieux.ses son atelier de fabrication de skateboard à la vallée de Joux, dans le cadre des Journées européennes des métiers d'art, Laurent Sudan, retraité de 68 ans remonte sur sa planche pour évoquer l'épopée du skate à Fribourg. Reportages de Christophe Canut Réalisation : Jonathan Haslebacher Production : Laurence Difélix

Lorsqu'un crime est commis, c'est la justice pénale, dite rétributive, qui s'occupe de mener l'enquête, juger, punir et parfois incarcérer les coupables. Mais justice est-elle rendue pour autant? Les victimes sortent souvent déçues, voire fragilisées des procédures pénales. Face à ce constat, des initiatives se mettent en place pour repenser le rôle des uns et des autres après une infraction. Objectif: remettre la victime au centre et responsabiliser l'auteur. Rencontres, médiations, dialogues auteur-victime, cela s'appelle la justice restaurative. En Suisse, des projets pilotes en milieu carcéral ont vu le jour dans certains cantons, dont certains sont devenus pérennes. Mais les résistances demeurent, elle ne dispose toujours pas d'un cadre légal au niveau fédéral. La justice restaurative s'avère-t-elle une bonne solution pour apaiser les victimes, réparer le lien social et prévenir la récidive des auteurs? Reportages: Alexandre Lachavanne Réalisation: Mathieu Ramsauer Production: Raphaële Bouchet Les invité.es : Camille Perrier Depeursinge, professeure de droit pénal à l'Université de Lausanne et présidente de l'Association pour la justice restaurative en Suisse (AJURES) & Antonio Buonatesta, fondateur de lʹassociation Mediante, membre du conseil d'administration du Forum européen pour la justice restaurative.

Le dialogue entre une victime et un auteur est-il toujours souhaité et souhaitable? En Suisse, certains juges et avocats portent parfois un regard méfiant sur la justice restaurative. Pour eux, il manque le décorum, les robes noires bordées de lapin, l'autorité et les effets de manche. Est-ce bien nécessaire de repenser notre façon de rendre la justice? Reportage de Véronique Marti Réalisation: Rodolphe Bauchau Production: Laurence Difélix. Première diffusion le 17 mai 2019.

L'Université de Fribourg propose une formation continue en justice restaurative. Sous la houlette d'Anne-Catherine Salberg et Gérard Demierre, les participantes et participants se confrontent à l'exercice du jeu de rôle. Le scénario du jour: Léa a été agressée par son cousin quand elle avait 6 ans, sa mère et sa tante n'ont pas su la protéger. Vingt ans plus tard, elle entreprend une démarche de justice restaurative. Reportages d'Alexandre Lachavanne Réalisation: Mathieu Ramsauer Production: Raphaële Bouchet

Au sortir du génocide qui a frappé le Rwanda au printemps 1994, Odette Habiyakaré a 23 ans, toute sa famille a été massacrée. Munie d'un simple carnet et d'un stylo, elle décide d'aller à la rencontre des victimes survivantes, mais aussi des auteurs, les Interahamwe. Sur les collines, dans les prisons, elle récolte des témoignages qui participeront à l'établissement de la justice. Au Rwanda, cela se passe parfois en plein air, sur la pelouse, "la Gacaca", là où victimes et auteurs se confrontent. Établie en Suisse, Odette Habiyakaré témoigne de son histoire devant des élèves d'un collège genevois. Reportages d'Alexandre Lachavanne Réalisation: Mathieu Ramsauer Production: Raphaële Bouchet

En Valais, la section femmes de la prison de Sion mène un projet pilote de cercle familial. Devant une quinzaine de détenues, l'association Swiss RJ Forum présente un programme qui vise à renouer les liens entre des mères, des filles, des épouses enfermées et leurs proches, victimes indirectes de leur incarcération. La honte et l'incompréhension mutuelles sont autant d'obstacles qu'il va falloir dépasser pour permettre la rencontre. Reportages d'Alexandre Lachavanne Réalisation: Mathieu Ramsauer Production: Raphaële Bouchet

Au retour d'une belle journée d'été, un enfant de 5 ans et sa maman subissent une agression en pleine rue. La police arrête le coupable, il est jugé, la justice est rendue, mais les séquelles restent. La mère entreprend alors un processus de justice restaurative, elle va rencontrer des auteurs d'infractions similaires. Reportages d'Alexandre Lachavanne Réalisation: Mathieu Ramsauer Production: Raphaële Bouchet

La laine suisse est bien souvent une matière encombrante. Plus de 50% de la laine de nos moutons, des centaines de tonnes, est détruite ou utilisée uniquement comme engrais de ferme selon les estimations. C'est qu'elle n'est pas assez fine, pas assez homogène pour défier l'industrie textile mondialisée. Et surtout, pas assez rentable. Pourtant, certain.es y voient un potentiel pour l'industrie et l'artisanat helvétique et alpin et cherchent à la revaloriser. Du mouton à la tricoteuse, quels sont les défis de la chaine de production de la laine suisse ? Production: Laurence Difélix Réalisation: David Golan Les invité.es: Jawad Reddani, conseiller en commercialisation et circuits courts, Prométerre & Sophie Fellay, créatrice de mode, diplômée de la HEAD, fondatrice de la marque REMO

La plupart des vêtements de la fast fashion qui arrivent dans l'usine de tri de Texaid sont en trop mauvais état pour être proposés à la seconde main. Ils finiront en laine d'isolation. Mickael Emmenegger, est responsable du développement durable dans l'usine de Schattdorf. Il aimerait développer la valorisation du textile usagé. L'élaboration d'un fil épais et grisâtre issu de vieux textile est en phase de test. Il permettrait de faire des tapis à l'esthétique discutable. Aujourd'hui, aucune économie circulaire n'existe pour le textile. Rediffusion du 12 juin 2020 Reportage: Catherine Erard Réalisation: Jean-Daniel Motte Production: Véronique Marti

La laine, c'est tendance, c'est créatif et ça tisse des liens. Les designeuses Emma Casella et Alix Arto sélectionnent les fibres et cherchent de nouvelles matières susceptibles d'intéresser la mode et l'industrie. Leur projet "Herding wool", mené avec Yihan Zhang, a même remporté un Swiss Design Award en 2025. Pas de quoi faire pâlir Madeleine Fellay : tricoteuse pour le créateur de mode Kevin Germanier, elle organise le groupe de tricot Pro Senectute de Martigny. Une rencontre hebdomadaire qui crée du lien et qui ne manque pas d'inventivité. Reportage: Mathias Délétroz Réalisation: David Golan Production: Laurence Difélix

A Cernier, dans le canton de Neuchâtel, un coup de téléphone pourrait bien avoir sauvé la filature Laines d'Ici de la fermeture, de quoi soulager la toute nouvelle Fédération suisse de laine. De l'autre côté de la Suisse, dans les Grisons, la Tessitura Valposchiavo, un des derniers ateliers de tissages à la main de Suisse, survit et résiste malgré des finances compliquées. Elle a inspiré à Cassiano Luminati un projet de recherche européen qui ambitionne de sauver le patrimoine artisanal et industriel de la laine alpine. Deux entreprises devenues porte-étendards du nouveau marché de la laine suisse, alpine, européenne. Reportage: Mathias Délétroz Réalisation: David Golan Production: Laurence Difélix

Des milliers de tonnes de laine fraichement tondue convergent depuis les quatre coins de l'Europe, vers Traitex, en Belgique. Cette usine de lavage industrielle, une des dernières d'Europe, en difficultés financières, vient de trouver repreneur. Entre le son feutré de flocons de laine propre et l'implacable fracas des herses qui transportent la laine sale de bassin en bassin, Eric Durand, négociant et fin connaisseur du marché international, décrypte ses rouages. Ou quand le cours du pétrole modifie le prix de la laine d'un petit éleveur d'une vallée alpine. Reportage: Mathias Délétroz Réalisation: David Golan Production: Laurence Difélix

"Bêêêêêh", c'est l'heure de la tonte, une routine bien-être ovine menée par les mains (et les pieds) experts de Cyril Chevalley. Mais que faire de toutes ces toisons ? L'éleveur Matthieu Müller, à Bière, pointe le manque de débouchés pour les poils de ses bêtes tandis qu'à Collombey-Muraz, Niklaus Sägesser achète 15 à 20 tonnes de laine pour son entreprise Fisolan. Pourquoi n'arrive-t-on pas à davantage valoriser cette matière première ? Reportage: Mathias Délétroz Réalisation: David Golan Production: Laurence Difélix

Le prix du kilo d'or n'a jamais été aussi élevé. En janvier, il atteignait près de 130 mille francs suisses. Un pic historique lié aux tensions géopolitiques actuelles. Matière première incontournable de l'industrie, de la bijouterie et de la joaillerie, métal précieux permettant de stocker beaucoup de richesse en peu d'espace, l'or occupe une place à part dans l'économie planétaire tout comme dans le cœur des Suisses. Car notre pays est à la pointe de la transformation de l'or brut en or affiné, savoir habituellement discret qui fait son retour sur le devant de la scène. Trouve-t-on de l'or en Suisse? Comment protéger ses pièces d'or? Faut-il de l'or pour s'aimer? L'or recyclé est-il plus propre que l'or minier? Production: Laurence Difélix Réalisation: Jérôme Nussbaum Les invité.es: Muriel Côte, Prof. associée au Département de géographie humaine à lʹUniversité de Lund, Suède, spécialiste écologie politique et extraction des ressources & Christian Grataloup, géohistorien

Fousseyni Mariko vient solliciter l'aide de l'association Joko Ni Maya qui défend les populations face aux agissements des grands groupes miniers. Originaire de Domba au sud du Mali, Fousseyni a épuisé tous les recours pour éviter qu'un quart de son village ne soit rasé par l'entreprise Randgold. En 2017, le géant minier sud-africain a envoyé ses bulldozers pour casser les maisons et creuser un énorme trou au centre du village à 10 mètres de l'école primaire. Champs détruits, police corrompue, familles déchirées autour de la manne financière: un désastre écologique et social est amorcé. Rediffusion du 17 novembre 2017. Reportage de Tristan Miquel. Réalisation : David Golan. Production : Marc Giouse.

Si on ne parlait pas de la provenance de l'or il y a une quinzaine d'année, le sujet est désormais incontournable. Plusieurs affineurs suisses en ont fait un argument de vente. Pas facile pourtant de garantir la traçabilité de ce métal précieux qui a déjà eu plusieurs vies. A la Chaux-de-fonds, le groupe PX Precinox recycle des déchets d'or. A Genève, Barbara Beck extrait l'ADN des mines d'or. Tandis que son collègue de l'Université de Zurich, Gabriel Kamundala ambitionne de développer une filière d'or traçable en République démocratique du Congo. Reportages de Camille Besse Réalisation Didier Rossat Production Laurence Difélix

On peut le tordre dans tous les sens, l'allonger et le marteler, il ne s'oxyde pas, ne rouille pas et ne ternit pas, conservant son éclat et sa structure chimique à travers les siècles. L'or est un métal précieux pour la dentisterie, l'électronique et bien sûr la bijouterie. A l'Ecole Technique de la Vallée de Joux, les élèves ont quatre ans pour apprendre à le travailler. A Lausanne, les client.es défilent depuis quarante ans dans l'atelier bijouterie des frères Hervé Albert et Yves Jobin. Reportages de Camille Besse Réalisation Didier Rossat Production Laurence Difélix

L'orpaillage se pratique avec un seau, une batée, une rampe de lavement et un grand sens de l'observation. A Genève, c'est le début de la saison pour Vincent et Claudio, qui s'entraînent le long des rives de l'Arve et se contentent de trouver quelques petites paillettes. La mine d'or de Sessa au Tessin a fermé malgré ses riches filons aurifères. Les normes élevées de protection de la nature et de la santé du personnel ne la rendaient plus compétitive. Reportages de Camille Besse Réalisation Didier Rossat Production Laurence Difélix

Près de dix tonnes d'or sont ensevelies dans les jardins suisses. Un chiffre qui prouve notre attachement à ce métal précieux, souvent transmis d'une génération à l'autre. Pendant qu'à Genève, le service bijoux rattaché à la police judiciaire tente de restituer les biens volés à leurs propriétaires, l'expert en monnaie Olivier Chaponnière voit défiler les Vrenelis pour expertise. A Neuchâtel, la clientèle d'Elodie Gilberti de la banque Bonhôte réfléchit à la meilleure manière d'investir dans cette valeur refuge. Reportages de Camille Besse Réalisation Didier Rossat Production Laurence Difélix

Que ferait-on sans nos amis à quatre pattes ? Depuis le Covid, le nombre de chiens par ménage a pris l'ascenseur. En Suisse, c'est Genève qui détient la palme avec 645 chiens au kilomètre carré. Mais le meilleur ami de l'homme ont un coût: en moyenne 1200 francs par animal et par année. Des chiffres qui placent la Suisse au quatrième rang des pays les plus dépensiers du monde en matière de toutous, après les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Pourquoi prend-on un chien ? Que va-t-il révéler de nos besoins, nos goûts, nos angoisses, nos passions et nos difficultés ? Des garderies pour canidés aux concours canins, des hôpitaux aux scènes de théâtre et jusqu'aux cimetières, les chiens promènent leurs humains par le bout du nez. Production : Laurence Difélix Réalisation : Rodolphe Bauchau Les invité.es: Mylène Bertaux Journaliste, chroniqueuse et auteure de "Toutoute, la nouvelle place des chiens dans nos vies", éditions Fayard, 2024. & Nicolas Tavaglione Philosophe, auteur de "Soi-même comme un chien", éditions La Veilleuse, 2024.

De "Babe, le Cochon devenu berger" à "L'Ours", de nombreux films ont offert un rôle principal à un animal. Au théâtre aussi, chevaux, oiseaux ou chiens déploient leur talent d'actrices ou d'acteurs aux côtés de comédiennes et comédiens humains. Yova est un border collie suisse. Il joue dans "Ahouvi", une pièce de théâtre à l'affiche à Paris. Rediffusion du 7 janvier 2024 Reportage Quentin Bohlen Réalisation Jean-Daniel Mottet Production Raphaële Bouchet

Certain.es prennent un chien pour se sentir moins seul.es, d'autres pour socialiser, pour faire plaisir aux enfants ou tout simplement pour bouger. Gisèle a 71 ans et vit à Genève. Depuis qu'elle a pris sa retraite, elle participe à des expositions canines avec ses golden retrievers, en Suisse et en Europe. Mais avant de rejoindre le ring d'un concours canin à Montricher (VD), passage obligé chez Hugues, le toiletteur de Ruby. Reportages de Cécile Durring Réalisation : Rodolphe Bauchau Production : Laurence Difélix

Certains chiens ont des facultés étonnantes pour soigner l'âme et le corps. Le CHUV vient d'introduire un chien thérapeute à l'hôpital de Saint-Loup au sein de l'unité abC qui traite les patient.es atteint.es d'anorexie et de boulimie sévères. Avec des résultats concrets : la présence du chien délie les langues, facilite l'accès à des émotions enfouies, crée du lien. C'est l'expérience aussi d'une mère et de sa fille qui vont promener un chien de la SPA pour réparer le lien affectif mis à mal par les difficultés psychiques de la maman. Reportages de Cécile Durring Réalisation : Rodolphe Bauchau Production : Laurence Difélix

Si le deuil d'un humain est un passage ritualisé, la mort d'un animal de compagnie et la manière de gérer sa dépouille ne sont pas codifiées. En Suisse, la loi autorise l'inhumation d'un animal dans son jardin à condition qu'il pèse moins de 10 kg. Lorsque l'on n'a pas de jardin ou que le chien est trop grand, il est possible de garder les cendres chez soi ou de les déposer dans un cimetière pour animaux. Dans le canton de Neuchâtel, face à la demande croissante de propriétaires en deuil, un premier cimetière de ce type ouvrira ses portes à Montmollin au milieu du mois de juin. Reportages de Cécile Durring Réalisation : Rodolphe Bauchau Production : Laurence Difélix

Le "petparenting", c'est une tendance qui vient des États-Unis, où de plus en plus de propriétaires de chiens se comportent comme de véritables parents avec leurs animaux. En Suisse, le phénomène existe aussi et de nombreux couples en âge de procréer préfèrent aujourd'hui adopter un chien. Pour répondre aux besoins de ces jeunes actifs qui cherchent des solutions de garde lorsqu'ils sont au travail, une garderie pour chiens vient d'ouvrir à Lausanne. Reportages de Cécile Durring Réalisation : Rodolphe Bauchau Production : Laurence Difélix

Inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO en 2019, l'alpinisme est bien plus qu'un simple sport de montagne: il incarne un savoir-faire vivant, une culture de l'effort, du risque maîtrisé, de la solidarité et du rapport respectueux à l'environnement alpin. Il s'est forgé dans une tradition de transmission orale et technique, profondément liée aux territoires de haute montagne. Pourtant, cette pratique séculaire fait aujourd'hui face à de profondes mutations. La surfréquentation des sommets emblématiques, le tourisme de la performance et la mode des ascensions spectaculaires banalisent cette activité exigeante. De plus, le changement climatique rend la montagne de plus en plus instable, accélère la fonte des glaciers, déstabilise les parois et multiplie les risques — même pour les alpinistes les plus aguerris. L'été 2025, particulièrement meurtrier dans les montagnes, est le reflet de ces tensions et des enjeux à venir. Production : Raphaële Bouchet Réalisation : Didier Rossat Les invité.es: Lucia Leoni Doctorante en histoire contemporaine à l'Université de Fribourg et assistante en histoire à UniDistance Suisse. Sa thèse (en cours) porte sur l'histoire des films et des festivals de films de montagne dans les Alpes suisses et les Rocheuses canadiennes (1939-2000). & François Carrel Journaliste, alpiniste et auteur du livre « Himalaya business. Qu'avons-nous fait des 8 000 ? », éditions Paulsen, 2024.

Quatre cent soixante-sept, c'est le nombre de personnes portées disparues en Valais depuis 1900. Le 30 avril 1981, six alpinistes sont emportés par une chute de sérac lors de l'ascension du Grand Combin. Deux d'entre eux n'ont jamais été retrouvés, dont Françoise, qui avait 20 ans. Depuis cet accident, Marie-Jeanne attend que le glacier, un jour peut-être, lui rende sa sœur. Première diffusion le 6 novembre 2023 Reportage Maya Chollet Réalisation Matthieu Ramsauer

Dans le fond du val d'Hérens, une montagne se détache du paysage, la majestueuse Dent Blanche. Une montagne au pied de laquelle se déroule un camp d'alpinisme appelé "La Cordée". Trois semaines durant lesquelles des jeunes de 14 à 17 ans découvrent la pratique et les valeurs de l'alpinisme. La Dent Blanche fait aussi rêver Sylviane et Isabelle, qui ont commencé l'alpinisme à plus de 55 ans, encadrées et coachées par Florian. Reportages de Maya Chollet Réalisation : Didier Rossat Production : Raphaële Bouchet

Face à la démocratisation des sports de montagne et à une série d'accidents, le Club alpin suisse a rendu la formation obligatoire en 2010 pour les chef.fes de course. Il ne s'agit plus seulement de bien connaître la montagne, mais de savoir encadrer un groupe, anticiper les situations à risque et se conformer à un cadre juridique exigeant. En ce mois de juillet, les aspirant.es se forment au-dessus de la cabane de Moiry, dans le val d'Anniviers. Reportages de Maya Chollet Réalisation : Didier Rossat Production : Raphaële Bouchet

La Suisse détient 6% des réserves dʹeau dʹEurope, dʹoù son surnom de château dʹeau. À lʹété 2025, il a été découvert que le Léman, plus grand réservoir dʹeau douce de Suisse, était pollué au 1,2,4-triazole, un micropolluant issu notamment de la production de fongicides par les industries agrochimiques situées en Valais. Dans lʹeau potable venant du lac, ce polluant se retrouve à des concentrations en moyenne sept fois supérieures à la valeur maximale autorisée par la Confédération. Bien que ce taux soit sans danger pour la santé, près de 900 000 personnes boivent chaque jour une eau qui nʹest pas aux normes. Lʹentreprise Syngenta, basée à Monthey, a été reconnue comme principale responsable de cette pollution et a pris des mesures pour stopper ses rejets. Mais il faudra des dizaines dʹannées pour que les quelque 60 tonnes de triazole présentes dans lʹeau du lac disparaissent. Production : Raphaële Bouchet Réalisation : Jonathan Haslebacher

En 2019, les citoyens d'Ogens, village vaudois de 300 habitants, sont invités à une séance d'information. La municipalité leur annonce que l'eau contient un taux de résidus de chlorothalonil qui dépasse les normes. Or le village ne possède qu'une seule source et n'est relié à aucun réseau voisin. Entreprendre des travaux pour diluer l'eau contaminée sera forcément long et coûteux. Première diffusion: 26 novembre 2019 Reportage: Isabelle Fiaux Réalisation: Didier Rossat Production: Véronique Marti

Ces deux dernières années, le canton de Genève n'a jamais connu autant de pollution de ses cours d'eau. Mais si les rivières polluées ne sont pas des sources directes d'eau potable pour le canton, la nappe phréatique du Genevois, elle, l'est. La récente pollution du lac au 1,2,4-triazole a montré l'urgence de protéger cette ressource stratégique. Reportages de Quentin Bohlen Réalisation : Jonathan Haslebacher Production : Raphaële Bouchet

La CIPEL (Commission internationale pour la protection des eaux du Léman) œuvre pour coordonner la gestion et la protection de l'eau du bassin lémanique. Grâce à elle, le Léman a été débarrassé du phosphore, mais aujourd'hui, elle fait face à un nouvel ennemi: les micropolluants. Reportages de Quentin Bohlen Réalisation : Jonathan Haslebacher Production : Raphaële Bouchet

La Ville de Lausanne est partie prenante avec les autorités valaisannes dans la procédure administrative visant la multinationale Syngenta. En effet, installer un nouveau processus de traitement des eaux potables pour faire disparaître le 1,2,4-triazole va coûter des dizaines de millions de francs aux distributeurs d'eau. Reportages de Quentin Bohlen Réalisation : Jonathan Haslebacher Production : Raphaële Bouchet

L'entreprise agrochimique Syngenta, située sur le site chimique de Monthey, a été reconnue comme étant la source principale du déversement du 1,2,4-triazole dans le Rhône. Une procédure administrative des autorités valaisannes est en cours pour déterminer les responsabilités et faire appliquer le principe du pollueur-payeur. Reportages de Quentin Bohlen Réalisation : Jonathan Haslebacher Production : Raphaële Bouchet

En Suisse, tous les enfants et les jeunes ont droit à une éducation en santé sexuelle. Elle leur est enseignée afin de mener une vie relationnelle et sexuelle saine, épanouie et consentie. Cʹest également un outil pour protéger les enfants contre les abus et les violences sexuelles, pour prévenir les infections sexuellement transmissibles et les grossesses non désirées, pour lutter contre les stéréotypes et les discriminations. Si les parents sont en première ligne pour éduquer, lʹécole a un rôle complémentaire et se doit de fournir une information objective et scientifique. Mais le sujet reste débattu et une minorité de parents conteste cette éducation sexuelle globale, arguant quʹil faudrait sʹen tenir aux aspects purement biologiques. A lʹheure où les adolescent.es oscillent entre lʹIA et le porno pour sʹinformer, quelle place à lʹéducation sexuelle positive ? Production : Laurence Difélix Réalisation : Samuel Morier Genoud Les invité.es sont: Caroline Jacot-Descombes, directrice Santé Sexuelle Suisse & Pierre-André Michaud, Professeur honoraire UNIL, fondateur de l'Unité multidisciplinaire de santé des adolescents du CHUV

Le féminicide n'est pas un fait isolé: il est au contraire l'aboutissement d'un cycle de violences et l'expression d'une emprise qui dure depuis de longues années. Initiée par le bureau de l'égalité de Fribourg, les polices bernoises et fribourgeoises, l'exposition itinérante Plus fort que la violence s'adresse ainsi aux jeunes afin de décortiquer le mécanisme infernal de la violence conjugale. Des élèves de l'école professionnelle de Bulle témoignent. Reportage: Nicole Duparc Réalisation: Matthieu Ramsauer. (Première diffusion : le 17 juin 2020)

Tout un dimanche, les mères et les filles, les pères et les fils assistent à des ateliers non mixtes sur la puberté menés par Adriana et Saulo di Pizzo de l'association CorpsEmoi. L'occasion pour les parents de partager un langage commun avec leurs enfants de 10-12 ans autour des changements du corps et de dépasser la gêne réciproque. Au service d'éducation sexuelle de la fondation Profa, Séverine Chapuis, éducatrice en santé sexuelle, répond aux interrogations grâce à une ligne spécialement dédiée aux parents. Reportages de Cécile Guérin Réalisation : Rodolphe Bauchau Production : Laurence Difélix