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Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne conversation entre Patrice de Moncan et Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 5 décembre 2025.2 : Passages Jouffroy et Choiseul, galeries Vivienne et Véro-Dodat : dans ce deuxième épisode, Patrice de Moncan et Philippe Meyer se promènent au sein des multiples allées couvertes de la capitale, à la recherche de l'intérêt qui les a fait construire, de la fin du XVIIIe siècle jusqu'au Second Empire. Ces passages confortables, car ils disposent du chauffage, sont le refuge des dames bien nées comme des crapules qui savent y trouver un lieu de choix pour le vol à la tire ; ce sont de Grands Boulevards couverts, qui abritent un art de vivre bien français, celui de la promenade et de la déambulation au milieu des magasins et sous de grandes verrières, que la floraison des grandes gares au milieu du XIXe siècle rendra surannées. Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'invitée : Pauline Peretz, professeure à l'université Paris-8L'événement : colloque « Historien.ne.s amateur.e.s et historien.ne.s professionnel.le.s : travailler ensemble » (campus Condorcet, 11-12 juin 2026)La discussion :Pourquoi organiser cette rencontre entre amateur-es et professionnel-les ? (1:00)La genèse de la coupure entre « amateurs » et « professionnels » au XIXe siècle (7:50)Des amateurs souvent plus « professionnels » et investis sur leur terrain que les universitaires ! (16:45)Passages et hybridations entre les deux statuts (23:20)Une collaboration fructueuse : le cimetière africain(américain de Shockoe Hill (35:00)Les conseils de lecture :Gaétan Bonnot sur Wikipedia et la JacquerieJean-Yves Mollier sur les travailleurs du canal de PanamaMarie-Jeanne Rossignol, Claire Parfait, L'histoire depuis les margesKarl Jacoby, L'esclave qui devint millionnaireUn podcast créé, animé et produit par André Loez et distribué par Binge Audio. Contact pub : project@binge.audioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Réécoutez FG Chic Café Mulot by DJ' PYL du dimanche 21 juin 2026FG CHIC avec DJ' PYL se posent pour une pause Brunch, Déjeuner ou Goûter pour une instant de douceurs de gustatives pour vivre un moment suspendu entre le sucré ou le salé.Au cœur de Paris, dans un endroit magique d'une ancienne cour d'école qui a été transformée en paisible terrasse. DJ' PYL sera au platine avec un son Funk, Disco, Soul & Groove avec une sélection de remix rare. L'espace Café MULOT, Place des Vosges s'étend le long du jardin, transition lumineuse, colorée et végétalisée, entre la sortie du musée, la cour et l'entrée.Dans la cour intérieure, la fontaine y chante jour et nuit pour apporter sa douceur et son énergie. Un écrin romantique, chic et serein comme un hommage à celui qui deviendra le chantre du mouvement littéraire romantique français au XIXe siècle, Victor Hugo.
Comment la pop culture traite la colère des personnages féminins ? L'autrice Marion Olité explore cette question dans son livre Female Rage, La revanche des hystériques dans la pop culture. Elle y analyse cette colère qui naît de l'oppression, des humiliations et des violences subies par les femmes tout au long de leur vie. Des récits mythologiques à Thelma et Louise, en passant par Kill Bill et les sorcières du petit écran, les personnages féminins se révoltent et rendent coup pour coup. RFI : On aurait envie de vous demander ce qui vous a motivé à écrire un livre sur ce thème de la rage féminine, mais en réalité, on a la réponse dès la première ligne de votre ouvrage, où vous écrivez « Je crois que je suis née en colère »... Marion Olité : À la fois, j'ai eu envie d'écrire ce livre parce qu'il y a eu le mouvement #MeToo, parce que j'ai aussi compris un peu mieux pourquoi j'avais souvent l'impression d'être en colère au cours de ma vie. Et puis après, il y a eu justement tout un flot de nouvelles œuvres artistiques que j'ai eu envie de décrypter aussi. Et j'ai aussi découvert sur les réseaux sociaux ces dernières années le mouvement Female Rage qui s'inscrit un peu dans la continuité du Girl Power et qui est utilisé par les jeunes femmes sur les réseaux sociaux, sur TikTok, sur Instagram, pour mettre en avant des montages de films, de séries, de musiques qu'elles adorent et qui retranscrivent ce qu'elles ressentent. Donc là, je me suis dit qu'il y a vraiment un contre-pouvoir qui se joue aussi et qui est intéressant d'analyser. Au début du livre, vous revenez notamment sur l'un des discours d'Audre Lorde, De l'usage de la colère, où elle distingue la colère des femmes blanches de celle des femmes noires… On a une colère universelle en tant que femmes, mais évidemment, elle est spécifique aussi selon notre expérience. Et les femmes noires, elles ont une expérience qui est doublement injuste. C'est-à-dire que si on interdit beaucoup, de toute façon, à toutes les femmes d'être en colère, pour les femmes noires, c'est encore pire. On a un trope raciste qui s'appelle le Angry Black Women – les femmes noires en colère – qu'on ressort à chaque fois. Il y a eu Serena Williams dans le milieu du tennis, mais on a aussi accolé ce trope à Shonda Rhimes, l'une des scénaristes qui a révolutionné la représentation des femmes noires à l'écran. Et donc, à chaque fois, on leur met cette étiquette pour les faire taire. Ne pas vouloir écouter la colère des femmes noires, c'est juste vouloir perpétuer le statu quo. Parce qu'on s'en prend encore à la forme, au lieu d'écouter le fond de ce qu'elles ont à dire. Il y a aussi le personnage de la femme dite « folle », qu'on retrouve dans de nombreux classiques de la littérature, du cinéma. Vous dites que, selon vous, cette folie consiste surtout en réalité à ne pas correspondre aux normes sociales en vigueur… Les personnages féminins qui expriment leur colère au début du cinéma, par exemple, ou dans la littérature du XIXe siècle, sont celles qui deviennent folles. Ou que le héros masculin va tuer pour telle ou telle raison, et qu'elle l'a bien cherché. Et donc, en fait, elle ne correspond effectivement pas à ce qu'on attend des femmes à cette époque-là. Donc, je parle aussi du film et du livre Rebecca, qui est écrit par Daphné Du Maurier. Il y a eu ensuite un film avec Hitchcock. Et je parle de Jane Eyre aussi, et du trope de la femme folle dans le grenier. En fait, Jane Eyre est l'héroïne. Et donc, Rochester a une femme dont il cache l'existence à Jane Eyre pendant très longtemps. Et qui, elle, est vraiment décrite comme la femme folle, née d'une génération de femmes folles. Enfin, vraiment, c'est un discrédit tellement facile à placer comme ça sur les femmes. Je reviens aussi, évidemment, sur l'histoire de l'hystérie, obligée de raconter un peu pour comprendre comment on en est arrivés là. Et effectivement, l'hystérie, c'est aussi une forme de « Female Rage » à une certaine époque, que les hommes ne voulaient pas écouter. Et donc, ils ont pathologisé cette colère féminine qu'ils ne voulaient pas entendre. C'est vraiment terrible quand on y pense. Vous dites que suivre les personnages féminins en colère procure de la joie à de nombreuses femmes, notamment pour toutes les fois où elles n'ont pas pu exprimer leur rage à elles ? Regarder sur un écran, ça a un effet cathartique. Parce qu'il y a des jours où on a effectivement envie de tout péter, et évidemment qu'on ne le fait pas. Mais quand on voit le taux de viols, quand on voit le taux de celles qui arrivent au procès, quand on voit qu'on est toujours sur les mêmes problématiques qu'il y a 10 ans, qu'on est toujours en train de ne pas écouter les femmes... Forcément qu'on a quand même envie de tout péter. Et ça fait du bien de voir ce genre d'héroïne. Ça donne de la force dans un monde qui fait tout pour ne pas en donner aux femmes. Et votre conclusion, elle est très claire. Vous estimez que la violence féminine n'est en réalité pas une fiction ? Le Female Rage, s'il marche très bien ces dernières années – et il va continuer de marcher –, c'est parce qu'il existe encore le patriarcat. Le patriarcat a vraiment volé cette colère féminine aux femmes. C'est cette part de notre humanité qu'on nous a volée et qu'il faut qu'on récupère.
Comment la pop culture traite la colère des personnages féminins ? L'autrice Marion Olité explore cette question dans son livre Female Rage, La revanche des hystériques dans la pop culture. Elle y analyse cette colère qui naît de l'oppression, des humiliations et des violences subies par les femmes tout au long de leur vie. Des récits mythologiques à Thelma et Louise, en passant par Kill Bill et les sorcières du petit écran, les personnages féminins se révoltent et rendent coup pour coup. RFI : On aurait envie de vous demander ce qui vous a motivé à écrire un livre sur ce thème de la rage féminine, mais en réalité, on a la réponse dès la première ligne de votre ouvrage, où vous écrivez « Je crois que je suis née en colère »... Marion Olité : À la fois, j'ai eu envie d'écrire ce livre parce qu'il y a eu le mouvement #MeToo, parce que j'ai aussi compris un peu mieux pourquoi j'avais souvent l'impression d'être en colère au cours de ma vie. Et puis après, il y a eu justement tout un flot de nouvelles œuvres artistiques que j'ai eu envie de décrypter aussi. Et j'ai aussi découvert sur les réseaux sociaux ces dernières années le mouvement Female Rage qui s'inscrit un peu dans la continuité du Girl Power et qui est utilisé par les jeunes femmes sur les réseaux sociaux, sur TikTok, sur Instagram, pour mettre en avant des montages de films, de séries, de musiques qu'elles adorent et qui retranscrivent ce qu'elles ressentent. Donc là, je me suis dit qu'il y a vraiment un contre-pouvoir qui se joue aussi et qui est intéressant d'analyser. Au début du livre, vous revenez notamment sur l'un des discours d'Audre Lorde, De l'usage de la colère, où elle distingue la colère des femmes blanches de celle des femmes noires… On a une colère universelle en tant que femmes, mais évidemment, elle est spécifique aussi selon notre expérience. Et les femmes noires, elles ont une expérience qui est doublement injuste. C'est-à-dire que si on interdit beaucoup, de toute façon, à toutes les femmes d'être en colère, pour les femmes noires, c'est encore pire. On a un trope raciste qui s'appelle le Angry Black Women – les femmes noires en colère – qu'on ressort à chaque fois. Il y a eu Serena Williams dans le milieu du tennis, mais on a aussi accolé ce trope à Shonda Rhimes, l'une des scénaristes qui a révolutionné la représentation des femmes noires à l'écran. Et donc, à chaque fois, on leur met cette étiquette pour les faire taire. Ne pas vouloir écouter la colère des femmes noires, c'est juste vouloir perpétuer le statu quo. Parce qu'on s'en prend encore à la forme, au lieu d'écouter le fond de ce qu'elles ont à dire. Il y a aussi le personnage de la femme dite « folle », qu'on retrouve dans de nombreux classiques de la littérature, du cinéma. Vous dites que, selon vous, cette folie consiste surtout en réalité à ne pas correspondre aux normes sociales en vigueur… Les personnages féminins qui expriment leur colère au début du cinéma, par exemple, ou dans la littérature du XIXe siècle, sont celles qui deviennent folles. Ou que le héros masculin va tuer pour telle ou telle raison, et qu'elle l'a bien cherché. Et donc, en fait, elle ne correspond effectivement pas à ce qu'on attend des femmes à cette époque-là. Donc, je parle aussi du film et du livre Rebecca, qui est écrit par Daphné Du Maurier. Il y a eu ensuite un film avec Hitchcock. Et je parle de Jane Eyre aussi, et du trope de la femme folle dans le grenier. En fait, Jane Eyre est l'héroïne. Et donc, Rochester a une femme dont il cache l'existence à Jane Eyre pendant très longtemps. Et qui, elle, est vraiment décrite comme la femme folle, née d'une génération de femmes folles. Enfin, vraiment, c'est un discrédit tellement facile à placer comme ça sur les femmes. Je reviens aussi, évidemment, sur l'histoire de l'hystérie, obligée de raconter un peu pour comprendre comment on en est arrivés là. Et effectivement, l'hystérie, c'est aussi une forme de « Female Rage » à une certaine époque, que les hommes ne voulaient pas écouter. Et donc, ils ont pathologisé cette colère féminine qu'ils ne voulaient pas entendre. C'est vraiment terrible quand on y pense. Vous dites que suivre les personnages féminins en colère procure de la joie à de nombreuses femmes, notamment pour toutes les fois où elles n'ont pas pu exprimer leur rage à elles ? Regarder sur un écran, ça a un effet cathartique. Parce qu'il y a des jours où on a effectivement envie de tout péter, et évidemment qu'on ne le fait pas. Mais quand on voit le taux de viols, quand on voit le taux de celles qui arrivent au procès, quand on voit qu'on est toujours sur les mêmes problématiques qu'il y a 10 ans, qu'on est toujours en train de ne pas écouter les femmes... Forcément qu'on a quand même envie de tout péter. Et ça fait du bien de voir ce genre d'héroïne. Ça donne de la force dans un monde qui fait tout pour ne pas en donner aux femmes. Et votre conclusion, elle est très claire. Vous estimez que la violence féminine n'est en réalité pas une fiction ? Le Female Rage, s'il marche très bien ces dernières années – et il va continuer de marcher –, c'est parce qu'il existe encore le patriarcat. Le patriarcat a vraiment volé cette colère féminine aux femmes. C'est cette part de notre humanité qu'on nous a volée et qu'il faut qu'on récupère.
durée : 00:58:35 - Concordance des temps - par : Jean-Noël Jeanneney - Le XIXe siècle a fait des morts un élément central de la vie sociale, familiale et religieuse, façonnant durablement nos façons de pleurer et de commémorer. Guillaume Cuchet montre comment cette époque a inventé ce que nous appelons encore aujourd'hui le deuil moderne. - réalisation : Vincent Abouchar, Jeanne Guérout - invités : Guillaume Cuchet Professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L’IA va-t-elle révolutionner la conception de sites web, ou les promesses dépassent-elles la réalité ? Olivier Sauvage, consultant et stratège du web, invité du live Visionary Marketing du 18 juin 2026, a apporté une réponse nuancée, documentée et parfois à contre-courant des discours dominants. Tour d’horizon des promesses réelles, des limites concrètes et des impacts sur les métiers. Sites Web, l’IA à toutes les étapes mais pas (encore) de miracles Sites Web conçus avec l’IA : Si Olivier Sauvage confirme que l’IA est présente à tous les instants, il pense néanmoins elle n’est cependant pas magique. Image d’Olivier Sauvage réalisée par lui-même sur son générateur d’images (oliviersauvage.com) La première question méritait d’être posée franchement : allons-nous continuer à faire des sites web ? La réponse d’Olivier Sauvage est catégorique : oui, et même davantage qu’avant. Les sites web ne disparaissent pas. Ils changent de rôle. L’IA est aujourd’hui présente à tous les stades de la chaîne de production web : outils de design (Figma intègre l’IA depuis longtemps), outils de prototypage, outils de retouche graphique (Photoshop), outils de test, outils de réflexion et de génération de contenu. On ne peut plus y échapper. La question n’est plus de savoir si l’on va intégrer l’IA, mais comment, à quel moment, et à quelles fins. En trois minutes, Stitch va te sortir des pages web là où il faudrait une journée ou deux pour un UX designer. Très impressionnant. Mais en réalité, ce n’est pas un outil qui a cette compréhension des choses que peut avoir un être humain quand il crée des maquettes. — Olivier Sauvage L’IA est un outil qui ouvre des horizons, explore des pistes qu’on n’aurait pas eu le temps d’explorer, accélère certaines phases de production. Ce n’est pas un substitut au métier. IA pour les sites web : les usages les plus solides aujourd’hui Le prototypage : un vrai gain C’est probablement l’usage le plus solide identifié par Olivier Sauvage. Le prototypage, notamment sur des applications mobiles ou des fonctionnalités complexes, était autrefois laborieux. Aujourd’hui, un outil comme Google Stitch permet de générer en quelques minutes des maquettes multi-supports (desktop, tablette, mobile) d’un niveau de réalisation crédible. L’avantage n’est pas seulement la vitesse : c’est la capacité à tester 4 ou 5 variantes là où l’on n’en produisait qu’une seule. On peut explorer des parcours utilisateurs différents, tester des architectures de navigation, obtenir un premier retour client sur quelque chose de visuellement représentatif, et ce bien avant d’engager un budget de développement. La génération d’arborescences et de tree-testing (test de tri de cartes) Autre usage robuste : la définition d’arborescences et le card sorting (tri de cartes, technique qui consiste à demander aux utilisateurs de classer des contenus pour identifier la structure de navigation la plus intuitive). L’IA fait gagner un temps considérable sur ces tâches de structuration de l’information, à condition d’alimenter l’outil avec des données suffisamment riches et spécifiques. Des personas génériques, sortis de nulle part, n’ont que peu de valeur. Des personas connectés à de vraies données de terrain, c’est une autre affaire. Avec l’IA, la conception des sites web n’a jamais été aussi rapide ni gratifiante, mais les itérations et les tests humains restent nécessaires nous dit Olivier Sauvage.Il ne faut pas rêver aux miracles et les web designers ne seront pas remplacés par Merlin l’enchanteur. Image réalisée avec Midjourney. La production d’interfaces : utile, avec supervision La production et la création d’interfaces bénéficient clairement de l’IA. Générer des composants, des variantes graphiques, des systèmes de design : tout cela est désormais accessible plus rapidement. Mais la supervision humaine reste indispensable pour valider que ce qui est produit correspond à la réalité de l’expérience utilisateur attendue. Ce qui ne fonctionne pas (encore) Simuler un comportement humain : une limite fondamentale Olivier Sauvage est catégorique sur un point : l’IA ne peut pas simuler un comportement utilisateur réel. Des personnages artificiels censés tester un site web à la place d’utilisateurs humains ? Je pense que ça ne marchera vraiment jamais. Il y a trop d’inconnues, trop de paramètres. Une IA se nourrit de ce qui existe. Elle ne sait pas ce qui est bon ou pas bon. Elle définit statistiquement ce qui est majoritaire, ce qui n’est pas un gage suffisant de qualité. — Olivier Sauvage Ce point est crucial : le web regorge d’interfaces médiocres. Une IA entraînée sur ce corpus va reproduire ces médiocrités avec une belle régularité statistique. Les sites 100 % IA : pour quels usages ? La question des sites entièrement générés par IA a été soulevée par un participant au live. Le verdict d’Olivier Sauvage est mesuré. Pour un site vitrine informatif d’une TPE locale, un site e-commerce B2C classique, c’est jouable, à condition d’une vérification humaine minimale. Pour un site B2B avec de la vente complexe, des parcours privés, une expérience riche, des animations : la limite est atteinte rapidement. « Les données nécessaires pour recréer des parcours UX valables sur du B2B complexe n’existent tout simplement pas en quantité suffisante. » Et le contenu ? C’est là que le bât blesse le plus. Le « slop » (contenu IA générique, interchangeable et sans valeur ajoutée) est déjà un problème visible. Générer des milliers d’articles en quelques minutes ne crée pas de valeur. Les moteurs de recherche et les utilisateurs s’en aperçoivent. Ce mouvement a un temps limité. La maintenabilité : le problème qu’on ne voit pas tout de suite J’ai cité un exemple vécu : un site d’association refait en 4 heures avec Claude, fonctionnellement supérieur à l’ancien, design convenable. Mais « le jour où la personne qui a développé ça s’en va, on fait quoi ? Qui va le retoucher ? Où est la base de données ? Quels sont les mots de passe ? » La dette technique invisible est l’un des vrais risques du vibe-coding (développement par description en langage naturel, sans écrire de code ligne par ligne) appliqué à des projets réels. Olivier Sauvage va plus loin en suggérant que les solutions no-code (outils permettant de créer des applications sans programmer, via des interfaces visuelles), moins spectaculaires mais structurellement plus solides, méritent d’être reconsidérées dans ce contexte. Des outils comme Airtable, Bubble ou TimeTonic offrent des garanties de maintenabilité que le code généré par IA ne peut pas toujours assurer. L’agent IA et l’avenir du e-commerce Un échange particulièrement intéressant a porté sur le protocole MCP (Model Context Protocol) et l’IA agentique appliquée au e-commerce. L’hypothèse est la suivante : demain, un agent IA pourra conduire une recherche produit, comparer des offres, poser des questions complémentaires, et passer à la transaction en ne donnant la main à l’utilisateur humain qu’au moment du paiement. Cela existe déjà partiellement : Shopify a adopté MCP, et ChatGPT intègre des fonctions marchandes dans certaines géographies. Ce qui change, c’est le rôle du site web : il reste indispensable, non plus comme destination première de navigation humaine, mais comme source de données structurées pour les agents IA. « Le site web va avoir encore une grande fonction : alimenter les IA par ses contenus. » Et Olivier Sauvage ajoute un point prospectif important : les marchands ont de plus en plus intérêt à produire des contenus spécifiques, propriétaires, qu’on ne peut trouver que sur leur site, et qui constituent une vraie barrière à l’imitation par l’IA générique. Premier signal concret de cette évolution : lors de ce live, j’ai mentionné la réservation d’une session photo dans mon studio par un client dont la recommandation initiale provenait de ChatGPT. Le trafic issu des LLM reste marginal, mais sa qualité est notable. Selon le rapport Adobe Digital Insights d’avril 2026, basé sur plus d’un milliard de visites e-commerce, le trafic provenant des LLMs convertit 42 % mieux que le trafic non-IA chez les retailers américains. Semrush va plus loin et mesure un ratio de 4,4× sur certains segments B2B logiciel, avec des taux de conversion de 15,9 % pour ChatGPT contre 1,76 % pour Google organique. Ces chiffres restent toutefois à nuancer : une étude Amsive portant sur 54 sites (septembre 2025) indique que 41 % des sites de l’échantillon convertissaient moins bien via LLM que via l’organique classique. Le résultat dépend du secteur et de la maturité du site. Impacts sur les métiers du design web Une transformation plus qu’une accélération Olivier Sauvage formule ici une thèse importante : l’IA transforme le métier de designer plus qu’elle ne l’accélère. Les gains de productivité purs ne sont pas aussi évidents qu’annoncés. On fait un prompt, on voit le résultat, on se dit c’est révolutionnaire. Puis en réalité, avant d’arriver à quelque chose de vraiment utilisable, on a fait 50 prompts, ce n’est jamais parfait, il faut mettre les mains dans le cambouis. — Olivier Sauvage La comparaison avec le développement est éclairante. Côté demande globale, les données TalentNeuron montrent que les offres d’emploi pour développeurs de logiciels ont progressé de 22 % entre 2023 et 2024, éclipsées toutefois par une hausse de 148 % sur les profils ingénieurs IA et machine learning. Mais côté marché français, la note de conjoncture de l’INSEE de mars 2026 dresse un tableau plus nuancé : l’emploi des moins de 30 ans dans l’informatique et les services d’information a reculé de 3 % entre 2023 et 2025, avec ‑7,4 % d’emploi des 15‑29 ans sur un an au T4 2025. Les entreprises produisent davantage, mais avec moins de juniors, remplacés en partie par l’IA sur les tâches répétitives. Les seniors, eux, passent plus de temps à corriger, structurer et documenter le code généré automatiquement. Ce n’est pas forcément moins de travail : c’est un travail différent. Une étude METR de juillet 2025 a même mesuré que des développeurs expérimentés étaient en réalité ralentis de 19 % avec Cursor Pro et Claude, alors qu’ils estimaient avoir gagné 20 % de productivité. L’écart entre la perception et la réalité est significatif. Olivier Sauvage : même avec l’IA, pour concevoir des sites web, un mauvais ouvrier aura toujours de mauvais outils. Image réalisée avec Midjourney. Conception de sites web, la valeur reste chez les humains, pas dans l’IA Si n’importe qui peut générer des contenus ou des maquettes avec des prompts basiques, et que tout le monde peut le faire, ça n’a aucune valeur puisqu’il n’y a plus de rareté. — Olivier Sauvage La valeur se déplace, elle ne disparaît pas. Elle se concentre chez ceux qui savent poser les bonnes questions, orienter la machine, valider les résultats, et comprendre ce qu’un utilisateur humain ressent vraiment face à une interface. La métaphore du pont en métal du XIXe siècle, évoquée par Olivier Sauvage, est saisissante : les premiers ingénieurs qui ont travaillé avec ce matériau ont simplement reproduit ce qu’ils savaient faire en bois. Ils ont manqué l’essentiel. Beaucoup font de même avec l’IA aujourd’hui. Ce n’est pas sans rappeler le paradoxe de productivité de Solow, formulé en 1987 : « on voit l’ère informatique partout, sauf dans les statistiques de productivité. » La récente étude du NBER (Working Paper n° 34836, février 2026), conduite auprès de près de 6 000 dirigeants aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie, confirme que ce paradoxe se répète avec l’IA générative : neuf entreprises sur dix n’ont constaté aucun impact mesurable de l’IA sur leur emploi ou leur productivité au cours des trois dernières années. L’innovation, seul horizon vraiment nouveau Ce qui change fondamentalement, c’est la capacité à innover : tester des concepts qu’on n’aurait pas osé prototyper faute de temps et de budget, explorer plus de pistes, itérer plus vite. « C’est là qu’il faut aller chercher la valeur de ce métier. » Un mauvais ouvrier aura toujours de mauvais outils La conclusion de cet échange est peut-être celle que les formations et les discours sur « l’IA pour tous » négligent le plus : la qualité de l’utilisation d’un outil dépend de la maîtrise du métier sous-jacent. Ce qui fait la différence, c’est la connaissance du métier, l’intuition, la capacité à orienter la machine et surtout le travail de préparation des processus. Un prompt répété à l’identique à chaque session, c’est réinventer l’eau tiède. Un workflow (flux de travail structuré et documenté) efficace, c’est une vraie pratique professionnelle. Ce n’est pas parce que tu as Claude ou un outil de design IA entre les mains que tu vas faire un super site avec une super UX. Tu y arrives parce que tu as les compétences pour comprendre ce qui se passe, pour tester, pour valider, pour te rendre compte que tes utilisateurs comprennent bien ce que tu as fait. — Olivier Sauvage En conclusion sur la conception de sites web avec l’IA Les sites web ne disparaissent pas. L’IA ne remplace pas le designer UX. Les outils IA offrent des gains réels dans le prototypage, la génération d’interfaces et l’exploration créative. Mais la valeur reste chez les professionnels qui savent s’en servir, et non dans les prompts magiques qui génèrent un site en trois minutes. Comme nous l’observons régulièrement sur Visionary Marketing, la réalité de terrain est toujours plus nuancée que les discours à l’emporte-pièce, en bien comme en mal. Pour aller plus loin, retrouvez le blog d’Olivier Sauvage oliviersauvage.com Voir le live en intégralité sur YouTube ▶ Voir le live sur YouTube The post Sites Web, l’IA est omniprésente, mais pas magique appeared first on Marketing and Innovation.
How does Ramesses II stack up to his predecessors? Why did ancient writers connect him with the Trojan War? In this episode we explore tales of Ramesses, told in antiquity, and consider his legacy in the modern world. Music: Keith Zizza and Luke Chaos. Bibliography Brand, P. (2010a). Reuse and Restoration. In W. Wendrich (Ed.), UCLA Encyclopedia of Egyptology. https://escholarship.org/uc/item/2vp6065d Brand, P. (2010b). Usurpation of Monuments. In W. Wendrich (Ed.), UCLA Encyclopedia of Egyptology. https://escholarship.org/uc/item/5gj996k5 Brand, P. J. (2023). Ramesses II: Egypt's Ultimate Pharaoh. Breasted, J. H. (1912). A History of Egypt. Bunsen, C. C. J. von. (1848). Egypt's place in universal history: An historical investigation in five books (C. H. Cottrell, Trans.; Vols. 1–5). https://hdl.handle.net/2027/mdp.39015050932519 Cooney, K. M. (2022). The New Kingdom of Egypt Under the Ramesside Dynasty. In D. T. Potts, N. Moeller, & K. Radner (Eds.), The Oxford History of the Ancient Near East, Volume III: From the Hyksos to the Late Second Millennium BC (pp. 251--366). https://doi.org/10.1093/oso/9780190687601.003.0027 Davies, B. G. (1997). Egyptian Historical Inscriptions of the Nineteenth Dynasty. Edwards, A. B. (1899). A Thousand Miles up the Nile (2nd edn). https://archive.org/details/thousandmilesupn0000edwa_e0y7/page/n9/mode/2up Kelly, B. (2010). Tacitus, Germanicus and the Kings of Egypt (tac. Ann. 2.59–61). The Classical Quarterly, 60(1), 221–237. https://www.jstor.org/stable/40984750 Kitchen, K. A. (1982). Pharaoh Triumphant: The Life and Times of Ramesses II, King of Egypt. Lietzelman, H. (2014). Pharaonism: Decolonizing Historical Identity. Prized Writing 2014-2015, 46–51. Neville, J. W. (1977). Herodotus on the Trojan War. Greece & Rome, 24(1), 3–12. https://www.jstor.org/stable/642683 Said, S. (2012). 2 Herodotus and the ‘Myth' of the Trojan War. In E. Baragwanath & M. de Bakker (Eds.), Myth, Truth, and Narrative in Herodotus (pp. 87--106). https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780199693979.003.0003 Sourouzian, H. (1988). Standing Royal Colossi of the Middle Kingdom Reused by Ramesses II. Mitteilungen Des Deutschen Archäologischen Instituts, Abteilung Kairo, 44, 229--254. Sourouzian, H. (2019a). Catalogue de la statuaire royale de la XIXe dynastie [Database]. https://www.ifao.egnet.net/bases/publications/bietud177/ Sourouzian, H. (2019b). Catalogue de la statuaire royale de la XIXe dynastie. https://www.ifao.egnet.net/publications/catalogue/9782724707571/ Tyldesley, J. (2001). Ramesses: Egypt's Greatest Pharaoh. Wilkinson, T. (2023). Ramesses the Great: Egypt's King of Kings. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Réécoutez FG Chic Café Mulot by DJ' PYL du dimanche 14 juin 2026FG CHIC avec DJ' PYL se posent pour une pause Brunch, Déjeuner ou Goûter pour une instant de douceurs de gustatives pour vivre un moment suspendu entre le sucré ou le salé.Au cœur de Paris, dans un endroit magique d'une ancienne cour d'école qui a été transformée en paisible terrasse. DJ' PYL sera au platine avec un son Funk, Disco, Soul & Groove avec une sélection de remix rare. L'espace Café MULOT, Place des Vosges s'étend le long du jardin, transition lumineuse, colorée et végétalisée, entre la sortie du musée, la cour et l'entrée.Dans la cour intérieure, la fontaine y chante jour et nuit pour apporter sa douceur et son énergie. Un écrin romantique, chic et serein comme un hommage à celui qui deviendra le chantre du mouvement littéraire romantique français au XIXe siècle, Victor Hugo.
Remontez le temps jusqu'à la fin du XIXe siècle, au cœur de la jeune Troisième République française
durée : 01:00:11 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Patrick Boucheron - On connait l'histoire de la naissance de l'abstraction, mais beaucoup moins celle d'Hilma af Klint qui en bouleverse la chronologie. Prophétesse queer, elle nous a légué une œuvre visionnaire, à la croisée de la science et de l'occultisme, dont le mot d'ordre est clair : l'émerveillement. - réalisation : Laurence Millet, Anouk Minaudier, Léa Warrin - invités : Pascal Rousseau Professeur d'histoire de l'art contemporain à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Damien Delille Historien de l'art et de la mode des XIXe et XXe siècles, maître de conférences à l'Université Lumière Lyon 2, spécialiste des rapports entre études de genre, arts et homosexualités, Elvan Zabunyan Historienne de l'art contemporain, professeure à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Mathieu Potte-Bonneville Philosophe et directeur du département Culture et création du Centre Pompidou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Maître de l'opérette et de l'opéra-comique, Jacques Offenbach quitta sa Cologne natale pour le Paris du Second Empire dont il aura été à la fois le chantre et le bouffon.Plongez dans la vie trépidante de Jacques Offenbach, figure emblématique de la musique française du XIXe siècle !
Depuis des millénaires, les mers et les océans façonnent l'histoire humaine. Routes commerciales, espaces de conquête, sources de richesses mais aussi de dangers... Ils ont relié les civilisations bien avant l'invention des moyens de transport modernes. Au micro de Yasmine Boudaka, Pierre-Hubert Pernici, docteur en histoire ancienne à l'Université de Corse, évoque le rôle central de la mer dans le développement des sociétés, des échanges et des imaginaires. Sujets traités : rôle, mers , océan, histoire, humaine, routes, commerciales, conquête Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'info du matin - Regarder les dessins animés de son enfance serait bon pour le cerveau. Le winner du jour - Une passante marche devant un bus et entend soudain des cris provenant de la soute à bagages. - Une septuagénaire roule sur 400 mètres sur les rails du métro et paralyse le trafic. Le flashback du jour - Janvier 2000 : Sortie du deuxième album de Louise Attaque, "Comme on a dit". À la même époque, l'album "Europop" d'Eiffel 65 était en tête des ventes. Ce mois marquait également les débuts de la diffusion en France du dessin animé culte Pokémon sur TF1. Les savoirs inutiles - Le gilet pare-balles, l'essuie-glace et l'escalier de secours ont un énorme point commun : ils ont tous été inventés par des femmes. Les essuie-glaces ont été inventés en 1903 par Mary Anderson. Les escaliers de secours extérieurs ont été brevetés par Anna Connelly à la fin du XIXe siècle. Enfin, le gilet pare-balles moderne a été mis au point par Stephanie Kwolek, grâce à l'invention du Kevlar. La chanson du jour - The Communards "Never Can Say Goodbye" 3 choses à savoir sur Bonnie Tyler Qu'est-ce qu'on lit ? - Sortie d'un tout petit format signé Daniel Ichbiah intitulé tout simplement "Taylor Swift" aux éditions First. L'ouvrage raconte les histoires de 35 chansons incontournables de l'artiste et sera disponible dès jeudi au prix de 4,50€. - Parution du livre "Egéries Sixties", écrit par Fabrice Gaignault aux éditions Nouveau Monde, disponible demain au prix de 10,90€. Le jeu surprise (petit quiz) - Sophie de Jeanménil dans les Vosges gagne un coffret pour une nuit chez Hôtels & Préférence. La Banque RTL2 - Audrey de Tôtes vers Rouen gagne un séjour d'une semaine en location seule Lagrange. - Wendy de Bergerac gagne un séjour d'une semaine en location seule Lagrange. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le docteur James Barry fut l'un des médecins militaires les plus brillants du XIXe siècle. Réformateur audacieux, il imposa des pratiques médicales innovantes dans les colonies de l'Empire britannique, de l'Afrique du Sud au Canada. D'un tempérament entier, il se heurta souvent à sa hiérarchie, mais ses résultats lui valurent une carrière exceptionnelle. À sa mort en 1865, un secret bouleverse l'Angleterre : Barry était une femme ayant vécu toute sa vie sous une identité masculine. Cette révélation, faite par une servante, déclenche un scandale national. L'armée dissimule ses archives pendant un siècle. Derrière le mystère se cache un parcours hors norme, celui d'une pionnière qui a défié les règles d'un monde d'hommes. Barry est aujourd'hui considéré comme la première femme médecin britannique. Son œuvre médicale, bien plus que son secret, mérite d'être honorée. Merci pour votre écoute Vous aimez l'Heure H, mais connaissez-vous La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiK , une version pour toute la famille.Retrouvez l'ensemble des épisodes de l'Heure H sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/22750 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : Un jour dans l'Histoire : https://audmns.com/gXJWXoQL'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvVous aimez les histoires racontées par Jean-Louis Lahaye ? Connaissez-vous ces podcast?Sous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppv36 Quai des orfèvres : https://audmns.com/eUxNxyFHistoire Criminelle, les enquêtes de Scotland Yard : https://audmns.com/ZuEwXVOUn Crime, une Histoire https://audmns.com/NIhhXpYN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Renée Jolivet est une ancienne modèle qui posait pour le peintre Auguste Renoir. On est en 1957 et Renée a 72 ans. Elle raconte avec admiration et nostalgie sa rencontre avec l'artiste, et comment elle est devenue sa muse alors qu'elle était encore adolescente. Aujourd'hui, difficile de l'écouter sans questionner cette relation. Leur lien, pourtant jamais décrit comme romantique, interroge sur les dynamiques de pouvoir, de consentement, et sur la place des jeunes femmes dans l'art à la fin du XIXe siècle. Jusqu'en juillet 2026 le musée d'Orsay consacre une double exposition à Renoir, l'occasion de revisiter son œuvre à la lumière de ces questions. ***Crédits archive Extrait de l'émission radiophonique "La chasse aux souvenirs". Réalisation : Jacques Guinchard - Production : André Gillois - Première diffusion : 16/02/1957 - Chaîne Parisienne. ***Crédits podcast Documentaliste : Anne Brulant - Textes : Lætitia Fourmond, Anouk Valverde - Restauration et mixage : Ian Debeerst - Enregistrement : Laurent Thomas - Voix off : Clara De Antoni - Musique(s) avec l'aimable autorisation d'Universal Production Music France - Chargée de production : Céline Amadori - Assistante de production : Ameline Tarnagda - Cheffe de projet : Lætitia Fourmond - Chargée de projet : Anouk Valverde, Edith Monnier - Responsable éditoriale : Zoé Macheret - Un podcast INA.
durée : 00:05:11 - Grand bien vous fasse ! - par : Thibaut de Saint Maurice - Cette formule sonne à première vue comme un post Instagram inspirant. Sauf que cette phrase, elle est de Ralph Waldo Emerson, un écrivain et philosophe américain du XIXe siècle, et qu'elle vient d'un texte de 1841 qui s'appelle « La confiance en soi ». Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Plongez dans l'univers fascinant de Félix Fénéon, figure emblématique de la fin du XIXe siècle, à la croisée des mondes de l'art, de la littérature et de la politique. Cet homme aux multiples facettes, critique d'art avant-gardiste, militant anarchiste et collectionneur avisé, a laissé une empreinte indélébile sur la Belle Époque parisienne.Derrière son apparence de dandy élégant, Fénéon a mené une existence à la fois discrète et engagée, tissant des liens étroits avec les plus grands noms de son époque, de Seurat à Apollinaire en passant par Wilde. Découvrez comment ce personnage énigmatique a su naviguer entre les sphères artistiques, intellectuelles et révolutionnaires, façonnant le paysage culturel de la fin du XIXe siècle.Découvrez les coulisses d'une époque bouillonnante, marquée par les attentats anarchistes et l'affaire Dreyfus, dont Fénéon fut un acteur de l'ombre. Suivez son parcours atypique, de ses débuts au ministère de la Guerre à son rôle essentiel dans l'essor de l'art moderne, en passant par son implication dans la mouvance libertaire.Laissez-vous captiver par le style et l'érudition de Félix Fénéon, cet homme qui a choisi de se fondre dans l'ombre, préférant l'influence discrète à la reconnaissance publique.
L'invitée : Emanuelle Saada, professeure au département de français et d'histoire de Columbia UniversityLe livre : Histoires et colonisations. Des récits de la conquête aux héritages postcoloniaux, Paris, Gallimard, « Bibliothèque des histoires », 2026.La discussion :· Pourquoi ce livre en forme de bilan historiographique ? (1:00)· Quelles différences d'approche entre France et États-Unis ? (10:15)· Lectures et découvertes dans la préparation du livre (21:00)· La colonisation est-elle occidentale ? (26:30)· La nature du pouvoir colonial : dominer, gouverner (33:00)· Les chantiers de recherche actifs ou à défricher (40:30) Les références citées dans la discussion :· Ajayi, J. F. Ade. "The Continuity of African Institutions under Colonialism." p. 189-200 in T. O. Ranger, ed., Emerging Themes in African History, 1968.· Alban Bensa, Kacué Yvon Goromoedo et Adrian Muckle, Les sanglots de l'aigle pêcheur. Nouvelle-Calédonie : la guerre kanak de 1917, Toulouse, Anacharsis, 2015, 716 p.· Saliha Belmessous (dir.), Native Claims: Indigenous Law against Empire, 1500–1920, New York, Oxford UP, 2012.· Ronald Robinson, « Non-European Foundations of European Imperialism: Sketch for a Theory of Collaboration », dans Roger Owen et Bob Sutcliffe (dir.), Studies in the Theory of Imperialism, Londres, Longman, 1972, p. 117-142.· Edward Saïd, Orientalism, 1978· Ann Laura Stoler, Au cœur de l'archive coloniale. Questions de méthode, Paris, EHESS, 2020.· Camille Lefebvre, M'hamed Oualdi « Remettre le colonial à sa place : Histoires enchevêtrées des débuts de la colonisation en Afrique de l'Ouest et au Maghreb », Annales. Histoire, Sciences Sociales, 2017/4 72e année, 2017. p.937-943. Les conseils de lecture :· Nathan Wachtel, La vision des vaincus, 1971· Frederick Cooper et Ann Laura Stoler (dir.), Tensions of Empire: Colonial Cultures in a Bourgeois World, Berkeley, University of California Press, 1997· Camille Lefebvre, Des pays au crépuscule Illustration : statuettes de soldats indiens des troupes britanniques, XIXe siècle, Copenhague, Musée national, D.3907a-cUn podcast créé, animé et produit par André Loez et distribué par Binge Audio. Contact pub : project@binge.audioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Une exceptionnelle histoire de droites révolutionnaire dans le monde, de la Révolution française au nazismeS'exprimant dans les années 1930, Raymond Aron constate un tournant au cœur de l'histoire européenne : « Une révolution se définit comme une libération.Or, les révolutions du XXe siècle semblent, sinon des révolutions d'asservissement, du moins des révolutions d'autorité. »Les nouvelles révolutions de droite, fascisme et nazisme en tête, se veulent en effet une revanche sur le siècle des Lumières, la Révolution française et la démocratie libérale.Si elles partagent avec les révolutions de gauche le projet de création d'un « homme nouveau » et l'inauguration d'une « ère nouvelle », elles se singularisent par de nombreux traits : croyance dans les mythes qu'elles forgent pourtant de toutes pièces, perception de l'histoire comme une conspiration à conjurer, primauté du biologique sur le social, idéal d'un corps national-racial organique, culte de la puissance, élévation d'un Guide en source et horizon de toute légitimité.C'est ce que démontre Hamit Bozarslan dans cet essai novateur retraçant une histoire dont les échos avec le monde contemporain sont troublants.Car si nous ne sommes pas dans les années 1920-1930 surdéterminées par les conséquences d'une guerre mondiale, force est de constater qu'en Europe comme au-delà du Vieux Continent, le monde fait à l'évidence face à une crise des aspirations égalitaires et libérales de la démocratie.L'Auteur, Hamit Bozarslan est notre invité en studioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En France, on les considère comme inoffensifs. Mais en Australie, les lapins sont une catastrophe à la fois pour l'économie et l'environnement. Introduits par des colons britanniques au milieu du XIXe siècle qui voulaient s'adonner à la chasse sur leur temps libre, les lapins, en l'absence de prédateur naturel sur l'île continent, se sont très rapidement multipliés et couvert la quasi-totalité du territoire… Plus de 150 ans après, et malgré de multiples campagnes d'éradication massives, ils sont toujours là, par centaines de millions, au grand dam des Australiens, et notamment des agriculteurs.
Fluent Fiction - French: The Montmartre Medallion: Unveiling a Love Story Find the full episode transcript, vocabulary words, and more:fluentfiction.com/fr/episode/2026-05-31-22-34-01-fr Story Transcript:Fr: Dans un coin pittoresque de Montmartre, au cœur de Paris, se trouve un petit café chaleureux.En: In a picturesque corner of Montmartre, in the heart of Paris, there is a small, cozy café.Fr: Ce matin-là, le soleil brille doucement à travers les fenêtres et le parfum des lilas en fleurs se mélange à celui des croissants tout juste sortis du four.En: That morning, the sun gently shines through the windows, and the scent of blooming lilacs mingles with that of croissants just out of the oven.Fr: Étienne, un artiste curieux et rêveur, s'installe à sa table habituelle.En: Étienne, a curious and dreamy artist, settles at his usual table.Fr: Il observe les passants, en quête d'inspiration pour son prochain tableau.En: He observes the passersby, in search of inspiration for his next painting.Fr: Son regard se pose sur une petite boîte en bois déposée sur la table à côté.En: His gaze falls on a small wooden box placed on the next table.Fr: Jacques, l'ami d'Étienne, arrive avec deux cafés.En: Jacques, Étienne's friend, arrives with two coffees.Fr: "Regarde ce que j'ai trouvé dans le grenier de ma grand-mère," dit-il en poussant la boîte vers Étienne.En: "Regarde what I found in my grandmother's attic," he says, pushing the box toward Étienne.Fr: L'artiste ouvre la boîte et sort un médaillon ancien, orné de motifs floraux.En: The artist opens the box and takes out an old medallion adorned with floral patterns.Fr: Il l'examine avec intérêt, intrigué par son potentiel secret.En: He examines it with interest, intrigued by its potential secret.Fr: Étienne tente d'ouvrir le médaillon, mais le mécanisme est complexe.En: Étienne tries to open the medallion, but the mechanism is complex.Fr: Il craint de l'abîmer.En: He fears damaging it.Fr: Frustré mais déterminé, il décide de parler à Marie, une bijoutière de talent qui habite près du café.En: Frustrated but determined, he decides to speak to Marie, a talented jeweler who lives near the café.Fr: Marie est connue dans le quartier pour ses compétences en restauration des objets anciens.En: Marie is known in the neighborhood for her skills in restoring antique objects.Fr: En entrant dans la boutique de Marie, le son des clochettes signale sa présence.En: Upon entering Marie's shop, the sound of bells announces his presence.Fr: Marie, une femme aux cheveux argentés et aux mains habiles, l'accueille avec un sourire.En: Marie, a woman with silver hair and skillful hands, welcomes him with a smile.Fr: Étienne lui explique son problème.En: Étienne explains his problem to her.Fr: "Peux-tu l'ouvrir sans le détruire?"En: "Can you open it without destroying it?"Fr: demande-t-il.En: he asks.Fr: Après quelques minutes de travail minutieux, Marie parvient à ouvrir le médaillon.En: After a few minutes of meticulous work, Marie manages to open the medallion.Fr: À l'intérieur se trouve une lettre d'amour cryptique datant de la fin du XIXe siècle.En: Inside is a cryptic love letter dating back to the late 19th century.Fr: Étienne, émerveillé, remercie Marie avec enthousiasme.En: Étienne, amazed, thanks Marie enthusiastically.Fr: La lettre raconte l'histoire émouvante d'un jeune couple de l'époque, séparé par la guerre mais uni par leur amour éternel.En: The letter tells the moving story of a young couple of the era, separated by war but united by their eternal love.Fr: Avec l'histoire en tête, Étienne retourne à son atelier.En: With the story in mind, Étienne returns to his studio.Fr: Inspiré par le message du médaillon, il peint un tableau vibrant rempli d'émotion et de nostalgie.En: Inspired by the message of the medallion, he paints a vibrant picture filled with emotion and nostalgia.Fr: Le tableau attire rapidement l'attention des amateurs d'art, fascinés par sa capacité à faire revivre l'histoire.En: The painting quickly draws the attention of art lovers, fascinated by its ability to bring history to life.Fr: Grâce à cette aventure, Étienne comprend l'importance de la collaboration et la richesse que l'histoire peut apporter à son art.En: Through this adventure, Étienne understands the importance of collaboration and the richness history can bring to his art.Fr: Il sait maintenant que chaque objet ancien a une histoire à raconter, et que cette histoire peut donner vie à ses créations.En: He knows now that each antique object has a story to tell, and that this story can give life to his creations.Fr: Alors qu'il regarde son tableau terminé, Étienne ressent un profond sentiment d'accomplissement et de gratitude.En: As he looks at his finished painting, Étienne feels a profound sense of accomplishment and gratitude.Fr: Le médaillon antique a fait bien plus que déverrouiller un mécanisme complexe; il a ouvert une porte vers un nouveau monde d'inspiration et de découverte.En: The antique medallion has done much more than unlock a complex mechanism; it has opened a door to a new world of inspiration and discovery. Vocabulary Words:the artist: l'artistethe attic: le grenierornate: ornéthe jeweler: la bijoutièrethe neighborhood: le quartierancient: ancienthe medallion: le médaillonmeticulous: minutieuxthe workshop: l'atelierthe war: la guerreeternal: éternelthe restoration: la restaurationskillful: habilethe scent: le parfumfloral patterns: motifs florauxto unlock: déverrouillerto examine: examinerthe painting: le tableauinspired: inspiréthe bell: la clochettefeelings of accomplishment: un sentiment d'accomplissementthe couple: le couplefascinated: fascinéto mingle: se mélangercurious: curieuxthe passerby: le passantcurrently: actuellementthe discovery: la découvertecryptic: cryptiquepicturesque: pittoresque
Au début du XIXe siècle, l'Ouest nord-américain reste largement méconnu. En mai 1804, depuis Saint-Louis, dans le Missouri, une quarantaine d'hommes sous la direction de Lewis et Clark se lancent dans une expédition qui deviendra un mythe fondateur de la conquête de l'Ouest. Ils ont pour mission de trouver des voies de communication fluviales et de rencontrer les nations indiennes. Suivez ce périple hors du commun, des rives du Missouri jusqu'au Pacifique. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Deltombe.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en entier, sans pub, avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 6/6 - Pourquoi la Palestine est-elle devenue l'un des territoires les plus disputés du monde contemporain ?Dans cette émission dense et accessible, Richard Fremder plonge aux origines profondes de la question palestinienne à partir du monumental travail de nombreux historiens sérieux.De l'expédition de Napoléon Bonaparte aux débuts du sionisme politique, des rivalités impériales européennes à l'éveil du nationalisme arabe palestinien, cette émission raconte comment une province ottomane relativement périphérique est progressivement devenue un enjeu mondial.Vous découvrirez :comment les Européens ont “inventé” la Terre sainte moderne,pourquoi Jérusalem fascine autant les puissances,comment naît le sionisme,comment se structure la société arabe palestinienne,et pourquoi deux récits nationaux vont peu à peu entrer en collision sur la même terre.Une plongée passionnante dans le XIXe siècle, à la croisée de l'Histoire, de la géopolitique, des religions et des nationalismes modernes.Avec également un bonus exclusif pour les abonnés :“Quand les Européens ont inventé la Terre sainte moderne”, une exploration fascinante de l'orientalisme, des pèlerinages, des premières photographies de Jérusalem et de la façon dont l'Europe a transformé la Palestine en mythe mondial. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Frédéric Samama est auteur de L'énigme de l'inaction climatique et pionnier de la finance verte et alors que nous vivons un de ces épisodes de canicule aujourd'hui, il m'a semblé essentiel d'essayer de comprendre pourquoi nous savons depuis 70 ans et nous ne faisons rien. En 2009, il a monté le premier centre de recherche mondial sur la finance et le climat, lancé les premiers indices low carbone et créé la première coalition d'investisseurs à la COP21. Et pourtant, son livre ne parle pas de finance. Il parle de cerveau, d'histoire, de philosophie et d'une question qui l'obsède depuis cinq ans : pourquoi, sur un problème que tout le monde connaît, que l'on a créé, et qui nous menace en tant qu'espèce, on n'arrive pas à bouger ?Dans cet épisode, nous parlons de neurosciences cognitives, d'inférence bayésienne, de moments fromages dans l'histoire de l'humanité, et du lien entre capitalisme, néolibéralisme et perte de nos réflexes moraux. J'ai questionné Frédéric sur l'overview effect des astronautes, sur Lévinas et la philosophie du visage, sur Jean Cavaillès et la résistance, et sur ce que tout ça dit de notre capacité à réinventer nos représentations du monde face à l'urgence climatique.Citations marquantes"Sur un problème où tout le monde est au courant, qu'on a créé, et qui nous menace en tant qu'espèce — pourquoi diable, on n'arrive pas à se mettre en mouvement ?" (0:29:00)"Le capitalisme, c'est comment tu fais vivre des gens ensemble en dehors de règles morales et religieuses. Et maintenant qu'on fait face à un défi moral, qui est le défi du climat, on ne sait plus faire." (0:19:30)"Face à l'enjeu moral, c'est l'action qui doit prévaloir — et pas la réflexion de est-ce qu'on est optimiste, négatif, et ainsi de suite." (1:06:44)"On a voulu détendre le lien social. En cas de problème, il n'y a plus personne, et donc il n'y a plus de devoir — on ne demande que des droits." (0:26:30)"Le climat, ce n'est plus seulement la plus grosse menace. C'est aussi la plus belle opportunité de réapprendre à vivre ensemble, nous, les 8 milliards de personnes sur Terre." (1:12:00)Big Ideas1. Notre cerveau construit des modèles à partir de signaux — et s'y enferme L'inférence bayésienne selon Stanislas Dehaene : le cerveau observe des signaux et fabrique des lois du monde. Agassi qui lit le service de Becker, le bébé qui comprend la gravité, le rat dans le labyrinthe — tous fonctionnent pareil. Le problème : une fois le modèle établi, on arrête de le mettre à jour. On entre en surconfiance. C'est exactement ce qui se passe avec le climat : on sait, mais on ne change pas de modèle. (0:02:37)2. L'histoire humaine s'est organisée autour de "moments fromages" — et le climat en exige un nouveau Deux grandes ruptures : l'agriculture et la science moderne (accès aux ressources naturelles), puis le néolibéralisme (accès aux ressources humaines mondiales). À chaque fois, l'humanité a réorganisé ses représentations. Le climat est la première fois qu'on nous demande de limiter l'accès aux ressources — un défi sans précédent pour des cerveaux conditionnés à l'expansion. (0:07:43)3. Le capitalisme a délibérément mis la morale hors jeu Au XVIIe siècle, la grande question était : comment faire vivre des gens ensemble sans passer par la morale ou la religion, qui créent des guerres ? La réponse : l'intérêt personnel. Adam Smith, Montesquieu, Hirschman ont construit un système où l'égoïsme profite à la société. Ça a marché. Mais le climat est un problème moral (les plus faibles meurent en premier) — et on n'a plus les réflexes pour ça. (0:14:55)4. L'overview effect comme signal de bascule possible Les astronautes dans l'espace deviennent poètes. Ils voient la planète fragile, belle, vivante. Frédéric propose ces trois perceptions comme signal capable de réécrire nos représentations. La fragilité déclenche la responsabilité (Lévinas). La beauté prépare à la morale (Kant). Le vivant nous réintègre dans la nature après des siècles d'extraction. Pas un programme politique — une hypothèse sur comment les cerveaux humains peuvent changer. (0:39:00)5. Face à un enjeu moral, la question n'est plus l'espoir — c'est l'action Jean Cavaillès, philosophe-mathématicien résistant, incarne la réponse. En mai 1941, zéro espoir objectif. Et pourtant il agit — parce que face à un enjeu moral, la question n'est plus "quelle est la probabilité ?" mais "quelle est mon obligation ?". C'est la même logique que d'appeler les pompiers pour quelqu'un qui fait une crise cardiaque dont on sait qu'elle sera fatale. On agit. Pas parce qu'on espère, mais parce qu'on doit. (1:04:06)Questions poséesQu'est-ce que l'anecdote d'Agassi et Becker révèle sur le fonctionnement du cerveau humain ?Quels sont les grands "moments fromages" de l'histoire de l'humanité, et où en sommes-nous aujourd'hui ?Comment définirais-tu le capitalisme à son origine — et en quoi diffère-t-il du néolibéralisme ?Pourquoi le néolibéralisme a-t-il dissous le lien social, et quelles en sont les conséquences concrètes ?Sur un problème aussi connu et aussi grave que le climat, pourquoi l'humanité n'arrive-t-elle pas à se mettre en mouvement ?Qu'est-ce que l'inférence bayésienne nous apprend sur notre incapacité à mettre à jour nos modèles face au climat ?Qu'est-ce que les astronautes et l'overview effect peuvent nous apprendre sur comment changer nos représentations collectives ?Comment Lévinas et Kant peuvent-ils nous aider à repenser notre rapport au problème climatique ?Qui était Jean Cavaillès, et pourquoi son histoire est-elle une réponse au problème de l'inaction ?Si le signal qui change nos représentations n'est pas encore arrivé, qu'est-ce qui pourrait en tenir lieu à l'échelle de nos sociétés ?Références citéesPersonnes et penseursStanislas Dehaene — chaire de sciences cognitives, Collège de France (0:04:00)André Agassi / Boris Becker — anecdote du service et de la langue (0:02:37)Max Weber — thèse sur la naissance du capitalisme (0:13:00)Albert Hirschman — économiste, auteur sur l'origine du capitalisme (0:13:00)Marcel Enaf — sur le commerce pré-capitaliste (0:17:29)Machiavel, Spinoza, Galilée, Montesquieu, Adam Smith — généalogie du capitalisme (0:15:25)Milton Friedman — article dans le New York Times sur le néolibéralisme (0:19:54)Emmanuel Lévinas — philosophe lituanien, "le visage d'autrui" et l'éthique (0:42:44)Emmanuel Kant — la beauté, le désintérêt et la morale (0:44:30)Michel Serres — "on mesure l'ampleur d'un problème à la durée qu'il a mise à se former" (0:33:34)Robin Dunbar — nombre de 150, limite de coordination des groupes humains (0:34:22)Hannah Arendt et Karl Polanyi — fascisme comme réaction au libéralisme du XIXe siècle (1:07:50)Henri Bergson — envoyé aux États-Unis pour convaincre Wilson d'entrer en guerre (0:53:43)Président Wilson — discours d'entrée en guerre au nom de valeurs morales, 1917 (0:54:30)Jean Cavaillès — philosophe-mathématicien résistant, fusillé (1:02:11)Raymond Aron — "Si Jean Cavaillès avait vécu, j'aurais dit moins de bêtises" (1:04:06)Pierre Brossolette, Jean Moulin — résistants évoqués en parallèle (1:05:00)Concepts et événementsInférence bayésienne — mécanisme cognitif de construction de modèles (0:47:50)Overview effect — phénomène de bascule perceptuelle chez les astronautes (0:39:30)Théorie des "moments fromages" — concept central du livre (0:07:43)Bulle des tulipes — première crise financière spéculative, XVIIe siècle (0:50:23)COP21 — coalition d'investisseurs créée par Frédéric (0:27:33)Passage à l'an 2000 (bug Y2K) — contre-exemple de mobilisation rapide (0:30:00)Protocole de Montréal / couche d'ozone — résolu en 18 mois (0:51:43)Timestamps clés00:00 Introduction — Et si on se réjouissait à nouveau du futur ? Gregory présente Frédéric Semama, pionnier de la finance verte et auteur de L'énigme de l'inaction climatique. 02:37 L'anecdote Agassi / Becker Comment Agassi a découvert le code du service de Becker en s'asseyant dans la foule — et ce que ça révèle sur le cerveau humain. 04:00 Comment le cerveau construit ses modèles du monde Stanislas Dehaene au Collège de France : inférence bayésienne, le bébé, le rat dans le labyrinthe. 07:43 Les "moments fromages" de l'histoire humaine Agriculture, science moderne, néolibéralisme : trois grandes ruptures où l'humanité a réorganisé ses représentations pour accéder à de nouvelles ressources. 13:00 L'origine du capitalisme — bien au-delà de l'argent Comment le capitalisme est né comme solution à la guerre de religion : faire vivre des gens ensemble sans morale ni religion. 20:56 Tout le monde veut un village mais personne ne veut être villageois La concierge qui sauve Frédéric pendant le Covid — et le choc quand il essaie de la remercier avec des cadeaux. 27:00 Pourquoi on n'agit pas sur le climat Trois raisons structurelles : c'est la première limite à l'accès aux ressources, il n'y a pas de signal à hauteur du problème, et nos modèles sont inadaptés. 36:22 La bulle sociétale — on peut savoir et continuer quand même De la bulle internet à la bulle des tulipes : le mécanisme d'enfermement conscient à l'échelle d'une planète. 39:00 L'overview effect — les astronautes comme piste de bascule Fragile, belle, vivante : les trois perceptions que les astronautes rapportent de l'espace — et ce qu'elles activent dans le cerveau. 42:44 Lévinas : le visage d'autrui comme début de l'éthique Quand voir la fragilité de l'autre nous oblige à agir au-delà de notre instinct de conservation. 52:07 La couche d'ozone vs le climat En 18 mois, tous les pays du monde se sont mis d'accord. Qu'est-ce qui est fondamentalement différent avec le climat ? 53:43 Bergson à la Maison-Blanche La France envoie le philosophe Henri Bergson convaincre Wilson d'entrer en guerre. Il réussit. Ce que ça dit du pouvoir des valeurs morales en politique. 1:00:14 Je ne cherche pas à avoir de l'espoir Frédéric explique pourquoi la question n'est pas l'espoir — avec mai 1941 comme exemple. 1:02:11 Jean Cavaillès — le héros oublié de la résistance Fils de militaire, philosophe-mathématicien, major de Normale Sup tout seul. Et résistant. Fusillé dans une fosse commune. 1:06:29 La crise cardiaque et l'obligation morale "La probabilité que tu survives est nulle. Et pourtant, tu vas tout faire pour me sauver." Ce que ça dit du rapport entre morale et action. 1:14:54 La solution concrète : recommencer à regarder le vivant Pourquoi enseigner la vie des animaux et des plantes à l'école changerait plus de choses que n'importe quelle taxe carbone. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #286 Le cynisme politique face à l'urgence climatique? avec Fabrice Nicolino (https://audmns.com/SHnNoJp) #292 Les enjeux de la géopolitique climatique avec David Djaiz (https://audmns.com/BoZGVQa) #178 Les technologies vont-elles nous permettre de faire face au défi climatique? avec Philippe Bihouix (https://audmns.com/ktZSlzb)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, le steak Salisbury évoque surtout un plat populaire américain : une galette de bœuf haché nappée de sauce brune, souvent servie avec de la purée. Pas vraiment l'image de la cuisine légère ou médicale. Pourtant, à l'origine, ce plat était présenté comme… un aliment diététique presque miraculeux.Son inventeur s'appelait le docteur James Salisbury. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, ce médecin américain développa une théorie très particulière sur la santé et l'alimentation. Selon lui, une grande partie des maladies modernes venait des légumes, des féculents et des fruits. Il pensait que ces aliments « fermentaient » dans l'intestin, provoquant fatigue, indigestion et inflammation.À l'inverse, Salisbury considérait la viande comme l'aliment parfait pour le corps humain. Plus précisément, il recommandait le bœuf haché maigre, qu'il jugeait facile à digérer et extrêmement nourrissant. Il imaginait donc une galette de viande très simple : du bœuf haché assaisonné, façonné en steak puis grillé. Ce plat allait devenir le fameux « steak Salisbury ».Dans son ouvrage publié en 1888, le médecin affirmait même que ce régime pouvait soigner de nombreuses maladies chroniques. Certains patients étaient invités à manger plusieurs steaks Salisbury par jour… parfois à chaque repas ! Et ce n'est pas tout : Salisbury recommandait également de boire de l'eau chaude pour accompagner la viande, car il croyait que cela favorisait la digestion.Ce qui peut sembler étrange aujourd'hui, c'est que ce régime excluait presque totalement les légumes et les féculents. Pour Salisbury, le pain, les pommes de terre ou les fruits étaient suspects. Il considérait qu'ils empoisonnaient lentement l'organisme. Ses idées s'inscrivaient dans une époque où la nutrition scientifique en était encore à ses débuts et où de nombreux médecins proposaient des théories parfois très personnelles.Malgré le caractère discutable de ses recherches, le steak Salisbury connut un immense succès aux États-Unis. Pourquoi ? Parce qu'il était simple, peu coûteux et nourrissant. Au fil du temps, le plat quitta les cabinets médicaux pour entrer dans les restaurants, les cantines et même les plateaux-repas télévisés du XXe siècle.Ironiquement, le régime extrême imaginé par le docteur Salisbury a disparu, mais sa recette, elle, a survécu. Aujourd'hui, le steak Salisbury est davantage associé à la cuisine réconfortante américaine qu'à la diététique. Pourtant, derrière cette simple galette de viande se cache une étonnante histoire médicale… et un médecin persuadé que les légumes étaient dangereux pour la santé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en entier, sans pub, avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 5/6 - Pourquoi la Palestine est-elle devenue l'un des territoires les plus disputés du monde contemporain ?Dans cette émission dense et accessible, Richard Fremder plonge aux origines profondes de la question palestinienne à partir du monumental travail de nombreux historiens sérieux.De l'expédition de Napoléon Bonaparte aux débuts du sionisme politique, des rivalités impériales européennes à l'éveil du nationalisme arabe palestinien, cette émission raconte comment une province ottomane relativement périphérique est progressivement devenue un enjeu mondial.Vous découvrirez :comment les Européens ont “inventé” la Terre sainte moderne,pourquoi Jérusalem fascine autant les puissances,comment naît le sionisme,comment se structure la société arabe palestinienne,et pourquoi deux récits nationaux vont peu à peu entrer en collision sur la même terre.Une plongée passionnante dans le XIXe siècle, à la croisée de l'Histoire, de la géopolitique, des religions et des nationalismes modernes.Avec également un bonus exclusif pour les abonnés :“Quand les Européens ont inventé la Terre sainte moderne”, une exploration fascinante de l'orientalisme, des pèlerinages, des premières photographies de Jérusalem et de la façon dont l'Europe a transformé la Palestine en mythe mondial. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sometime in Ramesses II's reign, royal artisans dismantled the city of Akhet-Aten (Amarna). Carefully, methodically, they removed the talatat blocks and carted them away to the nearby town Hemenu (Hermopolis) for reuse in a temple. This demolition of the Horizon of Aten remains a matter of debate among scholars: why now, and what motivated it? Meanwhile, Ramesses II has a problem. His sons keep dying. Between regnal years 25--55, at least twelve princes "passed to the west." We meet the designated heirs (and the spares), and see who finally got the top job... The funerary mask (of Khaemwaset?) in the Louvre and Wikimedia. Extended version available at www.patreon.com/egyptpodcast Music: Keith Zizza and Luke Chaos. Select References Brand, P. J. (2023). Ramesses II: Egypt's Ultimate Pharaoh. Fisher, M. M. (2001). The Sons of Ramesses II (Vols. 1–2). Hanke, R. (1978). Amarna-Reliefs aus Hermopolis: Neue Veröffentlichungen und Studien. Iskander, S. (2002). The Reign of Merneptah [Unpublished PhD. Thesis]. Kemp, B. J. (2013). The City of Akhenaten and Nefertiti: Amarna and Its People. Kitchen, K. A. (1975). Ramesside Inscriptions Historical and Biographical (Vol. 2). Kitchen, K. A. (1993a). Ramesside Inscriptions Translated and Annotated: Notes and Comments (Vol. 2). Kitchen, K. A. (1993b). Ramesside Inscriptions Translated and Annotated: Translations (Vol. 2). Reeves, N. (2019). Akhenaten: Egypt's False Prophet (2nd edn). Roeder, G. (1959). Hermopolis 1929-1939. Servajean, F. (2014). Mérenptah et la fin de la XIXe dynastie. . Sourouzian, H. (1989). Les Monuments du roi Merenptah. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
C'est la maladie infectieuse qui a fait le plus de morts au cours de l'histoire. La tuberculose, qu'on appelait avant phtisie, est connue depuis l'Antiquité. Mais ses ravages sont particulièrement impressionnants au tournant du 19e siècle avec l'essor de l'urbanisation et de l'industrialisation. Elle tue parfois lentement mais son taux de contagion est élevé. Dès la fin du XIXe siècle, vers 1880, la maladie devient épidémique en Suisse comme dans les pays limitrophes. Kylian Godde est post-doctorant en sociologie au CNRS et auteur d'une thèse sur la tuberculose : La fin des choses. Enquête sur la disparition du dispositif de lutte contre la tuberculose en France (1940-1970).
Né en 1755 à Belley, dans l'est de la France, Brillat-Savarin n'était pourtant pas cuisinier. Il était avocat, magistrat et homme politique. Il traversa même les bouleversements de la Révolution française et dut s'exiler quelque temps aux États-Unis. Là-bas, il donna des cours de français et de violon pour survivre. Mais sa véritable passion restait la table.Son œuvre majeure paraît en 1825 : La Physiologie du goût. Ce livre étrange et fascinant mélange recettes, réflexions philosophiques, anecdotes, humour et observations sur le comportement humain. Ce n'est pas un simple livre de cuisine : c'est une exploration du plaisir de manger.Brillat-Savarin y défend une idée révolutionnaire pour l'époque : la gastronomie est un art sérieux, lié à la culture, à la santé et même à la psychologie. Il écrit par exemple : « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es. » Cette phrase est devenue l'une des citations les plus célèbres de l'histoire de la gastronomie.Il s'intéressait à tout : pourquoi certains aliments plaisent davantage, comment les odeurs influencent l'appétit, ou encore pourquoi un repas partagé crée du lien social. Il observait les habitudes alimentaires presque comme un scientifique.Mais Brillat-Savarin était aussi connu pour son humour. Il adorait les aphorismes, ces petites phrases pleines d'esprit. Par exemple : « Un dessert sans fromage est une belle à qui il manque un œil. » Une phrase qui ferait probablement sourire — et approuver — beaucoup de Français aujourd'hui encore.Il racontait aussi des anecdotes savoureuses. Dans son livre, il décrit des repas gigantesques, des dégustations mémorables et des personnages obsédés par la nourriture. On y découvre la France gourmande du début du XIXe siècle.Son influence est immense. Il a contribué à faire de la gastronomie française un élément central de l'identité culturelle du pays. Des chefs du monde entier le considèrent comme l'un des pères de la pensée gastronomique moderne.Même le célèbre fromage “Brillat-Savarin”, un fromage triple crème extrêmement riche et onctueux, porte son nom en hommage à son amour de la gourmandise.Finalement, Brillat-Savarin n'a pas seulement parlé de cuisine. Il a montré que manger n'était pas un acte banal, mais une expérience humaine profonde, mêlant plaisir, société, culture et émotion. En France, peu d'hommes ont autant célébré… l'art de bien vivre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en entier, sans pub, avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 4/6 - Pourquoi la Palestine est-elle devenue l'un des territoires les plus disputés du monde contemporain ?Dans cette émission dense et accessible, Richard Fremder plonge aux origines profondes de la question palestinienne à partir du monumental travail de nombreux historiens sérieux.De l'expédition de Napoléon Bonaparte aux débuts du sionisme politique, des rivalités impériales européennes à l'éveil du nationalisme arabe palestinien, cette émission raconte comment une province ottomane relativement périphérique est progressivement devenue un enjeu mondial.Vous découvrirez :comment les Européens ont “inventé” la Terre sainte moderne,pourquoi Jérusalem fascine autant les puissances,comment naît le sionisme,comment se structure la société arabe palestinienne,et pourquoi deux récits nationaux vont peu à peu entrer en collision sur la même terre.Une plongée passionnante dans le XIXe siècle, à la croisée de l'Histoire, de la géopolitique, des religions et des nationalismes modernes.Avec également un bonus exclusif pour les abonnés :“Quand les Européens ont inventé la Terre sainte moderne”, une exploration fascinante de l'orientalisme, des pèlerinages, des premières photographies de Jérusalem et de la façon dont l'Europe a transformé la Palestine en mythe mondial. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est récemment, très récemment, que les institutions officielles des Etats-Unis se sont résignées à choisir leur hymne national.Cet épisode passionnant nous replonge au cœur du conflit entre les États-Unis et le Royaume-Uni au début du XIXe siècle. En août 1814, les troupes britanniques entrent dans Washington et saccagent le Capitole ainsi que la Maison du Président. Mais derrière cet épisode tragique se cache l'origine de l'hymne national américain, "The Star-Spangled Banner".Franck Ferrand nous entraîne dans les rues de la capitale américaine alors que la menace britannique se profile à l'horizon. Nous suivons les mouvements du major général Robert Ross, chargé par Londres d'anéantir cette jeune république. Ses hommes mettent le feu au Capitole et à la Maison du Président, alors que le gouvernement a fui la ville.Mais au même moment, un jeune avocat du Maryland, Francis Scott Key, se trouve pris au piège sur un navire britannique. Il assiste impuissant au bombardement du fort McHenry par la flotte anglaise. C'est là qu'il trouve l'inspiration pour écrire les paroles de ce qui deviendra l'hymne national américain, "The Star-Spangled Banner".Franck Ferrand nous plonge dans les coulisses de la genèse de ce chant patriotique, devenu l'un des plus célèbres au monde. Il revient sur les tensions entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui ont conduit à cette guerre de 1812. Il nous fait également découvrir le parcours de Francis Scott Key, ce poète du dimanche qui a immortalisé l'héroïsme des soldats américains face à l'envahisseur britannique.Cet épisode captivant nous rappelle que l'histoire d'un hymne national peut être intimement liée aux soubresauts d'un pays. Un récit passionnant qui nous fait voyager à travers les pages de l'histoire américaine
Avec son haut-de-forme étoilé, sa barbe blanche et son doigt pointé vers le spectateur, l'Oncle Sam est devenu l'un des symboles les plus célèbres des États-Unis. Mais une question demeure : pourquoi ce personnage représente-t-il l'Amérique ?L'origine de l'Oncle Sam remonterait à la guerre anglo-américaine de 1812. À cette époque, un fournisseur de viande nommé Samuel Wilson travaille pour l'armée américaine dans l'État de New York. Les barils de viande qu'il envoie aux soldats portent les lettres « U.S. », pour « United States ».Mais les soldats plaisantent en disant que ces initiales signifient en réalité « Uncle Sam », car Samuel Wilson était surnommé « Uncle Sam » par ses proches. Peu à peu, l'expression commence à désigner le gouvernement américain lui-même.L'histoire pourrait sembler anodine, mais le surnom va progressivement se répandre dans tout le pays au XIXe siècle. L'Oncle Sam devient alors une personnification des États-Unis, un peu comme Marianne représente la République française.Au départ, cependant, son apparence n'est pas encore fixée. Les caricaturistes le dessinent de différentes façons. Ce n'est qu'au fil du temps qu'il prend son image actuelle : un homme âgé, mince, avec une barbe blanche, un costume bleu, rouge et blanc, et surtout un chapeau décoré d'étoiles américaines.Mais l'image la plus célèbre apparaît pendant la Première Guerre mondiale.En 1917, l'illustrateur James Montgomery Flagg crée une affiche devenue mythique. On y voit l'Oncle Sam pointer directement le doigt vers le spectateur avec cette phrase :« I Want YOU for U.S. Army »« Je vous veux pour l'armée américaine. »L'affiche connaît un succès immense. Des millions d'exemplaires sont imprimés. Elle devient l'une des images les plus célèbres de l'histoire américaine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle sera encore réutilisée massivement.Pourquoi cette figure a-t-elle autant marqué les esprits ? Parce qu'elle donne un visage humain à l'État américain. L'Oncle Sam représente à la fois l'autorité, le patriotisme et l'idée d'une nation qui parle directement à ses citoyens.Aujourd'hui encore, l'Oncle Sam apparaît dans les caricatures politiques, les films ou les campagnes de propagande. Il symbolise parfois la puissance américaine, parfois l'interventionnisme des États-Unis dans le monde.Tout cela à cause d'une simple blague faite par des soldats sur des barils de viande marqués « U.S. ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en entier, sans pub, avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 3/6 - Pourquoi la Palestine est-elle devenue l'un des territoires les plus disputés du monde contemporain ?Dans cette émission dense et accessible, Richard Fremder plonge aux origines profondes de la question palestinienne à partir du monumental travail de nombreux historiens sérieux.De l'expédition de Napoléon Bonaparte aux débuts du sionisme politique, des rivalités impériales européennes à l'éveil du nationalisme arabe palestinien, cette émission raconte comment une province ottomane relativement périphérique est progressivement devenue un enjeu mondial.Vous découvrirez :comment les Européens ont “inventé” la Terre sainte moderne,pourquoi Jérusalem fascine autant les puissances,comment naît le sionisme,comment se structure la société arabe palestinienne,et pourquoi deux récits nationaux vont peu à peu entrer en collision sur la même terre.Une plongée passionnante dans le XIXe siècle, à la croisée de l'Histoire, de la géopolitique, des religions et des nationalismes modernes.Avec également un bonus exclusif pour les abonnés :“Quand les Européens ont inventé la Terre sainte moderne”, une exploration fascinante de l'orientalisme, des pèlerinages, des premières photographies de Jérusalem et de la façon dont l'Europe a transformé la Palestine en mythe mondial. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en entier, sans pub, avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 2/6 - Pourquoi la Palestine est-elle devenue l'un des territoires les plus disputés du monde contemporain ?Dans cette émission dense et accessible, Richard Fremder plonge aux origines profondes de la question palestinienne à partir du monumental travail de nombreux historiens sérieux.De l'expédition de Napoléon Bonaparte aux débuts du sionisme politique, des rivalités impériales européennes à l'éveil du nationalisme arabe palestinien, cette émission raconte comment une province ottomane relativement périphérique est progressivement devenue un enjeu mondial.Vous découvrirez :comment les Européens ont “inventé” la Terre sainte moderne,pourquoi Jérusalem fascine autant les puissances,comment naît le sionisme,comment se structure la société arabe palestinienne,et pourquoi deux récits nationaux vont peu à peu entrer en collision sur la même terre.Une plongée passionnante dans le XIXe siècle, à la croisée de l'Histoire, de la géopolitique, des religions et des nationalismes modernes.Avec également un bonus exclusif pour les abonnés :“Quand les Européens ont inventé la Terre sainte moderne”, une exploration fascinante de l'orientalisme, des pèlerinages, des premières photographies de Jérusalem et de la façon dont l'Europe a transformé la Palestine en mythe mondial. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour écouter l'émission en entier, sans pub, avec les Bonus :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 1/6 - Pourquoi la Palestine est-elle devenue l'un des territoires les plus disputés du monde contemporain ?Dans cette émission dense et accessible, Richard Fremder plonge aux origines profondes de la question palestinienne à partir du monumental travail de nombreux historiens sérieux.De l'expédition de Napoléon Bonaparte aux débuts du sionisme politique, des rivalités impériales européennes à l'éveil du nationalisme arabe palestinien, cette émission raconte comment une province ottomane relativement périphérique est progressivement devenue un enjeu mondial.Vous découvrirez :comment les Européens ont “inventé” la Terre sainte moderne,pourquoi Jérusalem fascine autant les puissances,comment naît le sionisme,comment se structure la société arabe palestinienne,et pourquoi deux récits nationaux vont peu à peu entrer en collision sur la même terre.Une plongée passionnante dans le XIXe siècle, à la croisée de l'Histoire, de la géopolitique, des religions et des nationalismes modernes.Avec également un bonus exclusif pour les abonnés :“Quand les Européens ont inventé la Terre sainte moderne”, une exploration fascinante de l'orientalisme, des pèlerinages, des premières photographies de Jérusalem et de la façon dont l'Europe a transformé la Palestine en mythe mondial. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Imaginez une famille du XVIIIe siècle réunie autour d'un étrange remède : une petite boule métallique avalée par un malade… puis récupérée quelques heures plus tard dans ses selles, soigneusement nettoyée, avant d'être réutilisée encore et encore. Cette curieuse invention portait un nom étonnant : la “pilule perpétuelle”.Utilisée entre le XVIIe et le XIXe siècle, cette pilule était censée soulager les douleurs abdominales, les indigestions ou encore “purger” l'organisme. À l'époque, la médecine repose largement sur l'idée qu'il faut évacuer les mauvaises substances du corps. Les médecins pratiquent volontiers les saignées, les vomitifs ou les laxatifs. La pilule perpétuelle s'inscrit parfaitement dans cette logique.Mais contrairement à une pilule classique, celle-ci n'était pas destinée à se dissoudre. Il s'agissait d'une petite bille composée d'antimoine, un métalloïde brillant proche de certains métaux. L'antimoine possède des propriétés toxiques, mais à faible dose, il provoque surtout de puissants effets laxatifs et vomitifs. Avaler cette boule irritait donc le système digestif, accélérant le transit intestinal.Et c'est là que réside l'aspect le plus surprenant : la pilule ressortait intacte. Comme elle ne se dissolvait pas, on pouvait la récupérer après son passage dans l'organisme, la laver… puis la réutiliser à l'infini. D'où son surnom de “pilule perpétuelle”.Certaines familles conservaient la même pilule pendant des générations. Elle devenait presque un objet patrimonial médical. On pouvait la prêter à un voisin, à un ami ou à plusieurs membres d'une même maison. Une seule pilule pouvait ainsi servir des centaines, voire des milliers de fois au cours de son existence.Aujourd'hui, cette pratique paraît évidemment peu hygiénique. Mais elle reflète surtout la médecine de son époque. Les connaissances scientifiques sur les microbes ou la toxicité des métaux étaient encore limitées. Or l'antimoine est loin d'être anodin : à dose élevée, il peut provoquer de graves intoxications, touchant le foie, les reins ou le cœur.D'ailleurs, les autorités médicales ont longtemps hésité à autoriser son usage. En France, l'antimoine fut même interdit à certains moments au XVIe siècle après plusieurs décès. Pourtant, son efficacité apparente comme purgatif lui permit de revenir régulièrement à la mode.La pilule perpétuelle est donc un fascinant témoignage de l'histoire de la médecine : un objet à mi-chemin entre remède, superstition et poison. Et elle rappelle qu'avant la médecine moderne, certains traitements reposaient sur des pratiques qui nous sembleraient aujourd'hui totalement inimaginables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous sommes au VI siècle avant notre ère, en Lydie, région d'Asie Mineure, proche de la mer Egée. Nous sommes sous le règne du roi Crésus, le dernier souverain de la dynastie des Mermnades. Un roi qui passera à la postérité en raison, notamment, de ses richesses : « riche comme Crésus ». Un roi qui innove en matière monétaire. Ainsi fait-il séparer la frappe de l'or et de l'argent et fonde, alors, le premier système bimétallique mondial. Ce passage de l'argent jusqu'alors pesé, à une monnaie frappée, va fluidifier les échanges commerciaux. À la fin du siècle, c'est la découverte, près d'Athènes, de mines d'argent, qui va changer le destin des Grecs et permettre la survie de leur démocratie face aux Perses. Des Perses qui, moins de deux siècles plus tard, verront leur colossal trésor d'argent capturé par Alexandre le Grand. Un butin qui va monétiser l'Orient et financer les guerres hellénistiques. Rome hérite de ce système, mais l'argent finit par s'épuiser en achat de produits de luxe à des contrées lointaines. Détrôné par l'or au XIXe siècle, l'argent a pourtant structuré les sociétés pendant deux millénaires. En quoi sa gestion, dans l'Antiquité, préfigure-t-elle nos défis actuels, comme la lutte contre la croissance des inégalités et les dégradations environnementales ? Avec Francis Albarède, géochimiste au laboratoire de géologie de Lyon, professeur émérite à l'École Normale Supérieure de Lyon et Visiting Professor à l'Université de Rice (Houston, USA). « La Naissance de l'Argent - Le métal qui a changé le cours de l'histoire » ; Armand Colin. sujets traités : naissance, argent, Crésus,Mermnades, Alexandre le Grand, Orient, Antiquité Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Plongez au coeur de la Russie du XIXe siècle et découvrez le destin tragique d'Alexandre Pouchkine, l'un des plus grands poètes de la littérature russe.
Le 25 août 1835, les lecteurs du journal américain The Sun découvrent une information extraordinaire. Selon une série d'articles publiés en une, un célèbre astronome britannique aurait observé… la vie sur la Lune. Pas seulement quelques traces mystérieuses : de véritables forêts, des océans, des animaux étranges et même des humanoïdes ailés !Cette histoire incroyable est restée célèbre sous le nom de “Great Moon Hoax”, autrement dit le “grand canular lunaire”. Et ce faux reportage va provoquer un immense succès commercial.À l'époque, l'astronomie passionne le public. Le XIXe siècle est marqué par les progrès scientifiques et les découvertes spectaculaires. Beaucoup pensent que l'Homme est sur le point de percer les secrets de l'univers. Le journal profite donc de cet enthousiasme collectif.Les articles prétendent rapporter les observations du véritable astronome John Herschel, fils du célèbre découvreur de la planète Uranus. Herschel se trouve alors en Afrique du Sud pour observer le ciel austral. Ce détail rend l'histoire crédible : peu de lecteurs peuvent vérifier ce qu'il fait réellement à des milliers de kilomètres.Le journal affirme qu'un télescope révolutionnaire aurait permis d'observer la surface lunaire avec une précision incroyable. Les descriptions deviennent de plus en plus folles au fil des jours : on parle de plages de sable bleu, de forêts rouges, de bisons lunaires, de castors capables de marcher debout… puis apparaissent les créatures les plus célèbres du récit : des êtres humanoïdes ailés ressemblant à des chauves-souris géantes.Aujourd'hui cela paraît absurde. Mais en 1835, beaucoup de lecteurs y croient. Pourquoi ? D'abord parce que les articles utilisent un langage scientifique très détaillé. Ensuite parce que le nom de John Herschel inspire confiance. Enfin parce que les journaux de l'époque vérifient rarement leurs informations avec rigueur.Le résultat est spectaculaire. Les ventes de The Sun explosent. Le quotidien devient l'un des plus lus de New York. Des milliers de personnes achètent chaque numéro pour découvrir la suite des révélations lunaires.Quelques semaines plus tard, le canular est finalement dévoilé. Son auteur principal serait le journaliste Richard Adams Locke. Mais le mal — ou le génie médiatique — est déjà fait.Cette affaire reste importante aujourd'hui car elle montre que les “fake news” ne datent pas d'Internet. Dès le XIXe siècle, une histoire sensationnelle, présentée avec un vernis scientifique, pouvait déjà tromper des foules entières… et rapporter énormément d'argent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Lors des grandes épidémies de peste qui frappèrent l'Europe, notamment la Peste noire, les populations cherchaient désespérément des moyens de se protéger. À une époque où l'on ignorait totalement l'existence des bactéries, des puces ou des rats vecteurs de la maladie, les explications relevaient souvent de la religion, de l'astrologie ou de la magie. C'est dans ce contexte qu'est née une croyance étonnante : les pierres précieuses, et surtout les diamants, étaient censées protéger contre la peste.Cette idée ne venait pas de nulle part. Depuis l'Antiquité, les pierres précieuses étaient associées à des pouvoirs mystérieux. Les médecins médiévaux pensaient que certaines gemmes pouvaient purifier le corps, repousser les poisons ou équilibrer les “humeurs”, ces fluides censés gouverner la santé humaine selon la médecine de l'époque. Le diamant, rare et extrêmement dur, symbolisait la pureté et l'incorruptibilité. On croyait donc qu'il pouvait aussi résister aux maladies.Mais cette superstition fut surtout renforcée par une observation sociale bien réelle : les riches semblaient moins mourir de la peste que les pauvres. Or, les nobles et les marchands fortunés portaient justement des bijoux sertis de diamants, rubis ou émeraudes. Beaucoup en conclurent donc que ces pierres avaient un pouvoir protecteur.La véritable raison était pourtant tout autre.Les riches vivaient généralement dans des maisons en pierre ou en brique, beaucoup plus solides et plus propres que les habitations populaires en bois et en torchis. Ces demeures limitaient davantage l'invasion des rats, qui transportaient les puces responsables de la transmission de la peste bubonique. Les nobles disposaient aussi de davantage d'espace, ce qui réduisait la promiscuité. Ils pouvaient fuir les villes contaminées vers leurs domaines de campagne, emporter des réserves alimentaires et éviter les quartiers insalubres.Les pauvres, eux, vivaient souvent entassés dans des rues étroites, au milieu des déchets et des animaux. Les rats y proliféraient. La maladie s'y répandait donc beaucoup plus vite.Mais au Moyen Âge, personne ne comprenait ce mécanisme. On voyait simplement que les riches portant des pierres précieuses semblaient mieux survivre. Le cerveau humain cherchant naturellement des liens de cause à effet, la conclusion paraissait évidente : les diamants protégeaient de la peste.Cette croyance montre à quel point les humains interprètent souvent les maladies à travers ce qu'ils observent socialement, surtout lorsqu'ils ne disposent pas d'explication scientifique. Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que l'on découvrira enfin que la peste était causée par une bactérie, Peste bubonique, transmise principalement par les puces des rats. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au XIXe siècle, l'Empire britannique a construit en Inde l'une des frontières les plus étranges de l'histoire : une gigantesque barrière végétale faite… d'arbustes épineux. Son nom ? La « Grande haie de l'Inde ». Et derrière cette idée étonnante se cachait un enjeu immense : le sel.Aujourd'hui, cela paraît absurde, mais le sel était alors une ressource stratégique. Indispensable pour conserver les aliments et survivre sous les climats chauds, il était consommé quotidiennement par toute la population indienne. Les Britanniques avaient donc décidé de lourdement taxer ce produit afin de remplir les caisses de la colonie.Le problème, c'est que cette taxe encourageait une contrebande massive. Dans certaines régions, le sel coûtait jusqu'à dix fois plus cher à cause des impôts britanniques. Des milliers de marchands tentaient alors de transporter clandestinement du sel depuis les zones moins taxées vers les territoires contrôlés par Londres.Pour stopper ce trafic, les autorités britanniques créèrent ce qu'on appelait la « Inland Customs Line », une immense ligne douanière traversant l'Inde. Au départ, il ne s'agissait que de postes de contrôle dispersés. Mais surveiller un territoire aussi vaste était presque impossible.Alors, dans les années 1840, les Britanniques eurent une idée radicale : transformer cette frontière fiscale en mur végétal.Ils plantèrent des acacias, des cactus, des euphorbes et d'autres arbustes extrêmement épineux afin de créer une barrière presque infranchissable. Avec le temps, cette haie atteignit parfois plus de 4 mètres de hauteur et plusieurs mètres d'épaisseur. À son apogée, elle s'étendait sur près de 4 000 kilomètres, soit davantage que la distance entre Paris et Moscou.Des milliers de gardes surveillaient cette frontière végétale. Des postes de douane étaient installés à intervalles réguliers et les voyageurs devaient payer des taxes pour transporter certaines marchandises, notamment le sel.La Grande haie de l'Inde est longtemps restée méconnue car elle n'était pas construite en pierre comme la Grande Muraille de Chine. Pourtant, certains historiens la considèrent comme l'une des plus longues barrières jamais édifiées par l'être humain.Mais ce système avait un coût énorme et provoquait une profonde colère parmi les populations indiennes. Beaucoup voyaient cette taxe sur le sel comme injuste et humiliante. Quelques décennies plus tard, cette question du sel deviendra d'ailleurs un symbole majeur de la lutte contre la domination britannique.En 1930, Mahatma Gandhi lancera sa célèbre « Marche du sel », défiant directement le monopole britannique.La Grande haie finit par disparaître à la fin du XIXe siècle avec la réorganisation fiscale de l'Empire. Aujourd'hui, il n'en reste presque rien. Pourtant, cette frontière végétale géante demeure l'un des exemples les plus incroyables de la façon dont un simple impôt peut transformer un paysage entier. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:11:08 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Dans la seconde moitié du XIXe siècle, époque où les puissances européennes rivalisent dans leurs ambitions coloniales, la France se lance à la conquête militaire de l'Indochine. Elle commence en 1858 avec l'invasion de la Cochinchine, suivie de l'instauration d'un protectorat sur le Cambodge. - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Claire Tran Maîtresse de conférences à l'Université Paris Cité, spécialiste de l'histoire du Vietnam et du catholicisme en particulier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Berlin c'est une des grandes villes du monde et le monde entier s'y retrouve. Pourtant Berlin a été transformé radicalement à plusieurs reprises au cours du XXe siècle. Comment Berlin a disparu pour reparaitre c'est le thème du livre de Stéphane Fuzessery, La destruction de Berlin paru aux éditions La Découverte. On commence au XIXe siècle, à ce moment-là Berlin ça ressemble à quoi ?
Cette pratique apparaît à la fin du XIXe siècle aux États-Unis. Mais son véritable inventeur reste inconnu. Plusieurs commerçants semblent avoir eu l'idée presque en même temps. Ce qui est certain, en revanche, c'est que cette technique explose avec l'essor des grands magasins américains comme Sears, Roebuck and Co..À première vue, vendre un objet 9,99 dollars au lieu de 10 dollars paraît absurde. Après tout, la différence n'est que d'un centime. Pourtant, cette minuscule variation change profondément notre perception du prix.Pendant longtemps, les commerçants constatent empiriquement que les prix finissant par “99” augmentent les ventes. Mais aujourd'hui, les neurosciences et la psychologie économique ont permis de comprendre pourquoi.Une étude très célèbre des chercheurs Manoj Thomas et Vicki Morwitz a démontré l'existence de ce qu'on appelle “l'effet du chiffre de gauche”. Notre cerveau lit les prix de gauche à droite et accorde une importance disproportionnée au premier chiffre. Ainsi, 9,99 € est inconsciemment perçu comme étant “dans la catégorie des 9 euros”, et non des 10 euros.Le plus étonnant, c'est que leur étude montre que les consommateurs perçoivent parfois la différence entre 1,99 € et 3 € comme plus faible que celle entre 1 € et 1,99 €, alors que mathématiquement c'est faux. Le simple passage du premier chiffre — de 1 à 2 — agit comme une frontière psychologique extrêmement puissante.Et même lorsque les gens connaissent parfaitement cette astuce marketing… leur cerveau continue à y réagir.Mais il existe aussi une autre explication historique à l'apparition des prix en “99”. À la fin du XIXe siècle, de nombreux commerçants craignent les vols de leurs employés. Si un produit coûte exactement 1 dollar, le vendeur peut garder le billet sans ouvrir la caisse. En revanche, avec un prix à 0,99 dollar, il doit rendre un centime et donc enregistrer la vente.Cette logique devient particulièrement importante après l'invention de la caisse enregistreuse mécanique par James Ritty en 1879.Aujourd'hui encore, cette vieille technique continue de fonctionner partout : supermarchés, abonnements numériques, billets d'avion, restaurants, plateformes de streaming… Le “99” est devenu une arme psychologique universelle. Et c'est peut-être cela le plus fascinant : plus d'un siècle après son invention, notre cerveau continue de tomber dans le piège. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au milieu du XIXe siècle, alors que les publics mélomanes de toute l'Europe se pressent au concert, deux jeunes prodiges font féminiser la fonction : les sœurs Milanollo. Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Franck Ferrand nous plonge dans l'épopée de la conquête du droit de vote par les femmes en France. Depuis les premiers balbutiements du mouvement féministe au XIXe siècle jusqu'à l'ordonnance de 1944 qui consacre enfin l'égalité civique, le récit de cette bataille acharnée est ponctué de figures emblématiques - Olympe de Gouges, Flora Tristan, Hubertine Auclert - et de moments décisifs qui ont façonné notre démocratie. Bien que tardive, l'avancée des droits des femmes en France a finalement suivi un mouvement international, comme en témoigne la frise chronologique détaillée par l'historien Bruno Fuligni. Un épisode riche en enseignements sur la lente marche vers l'égalité, à ne manquer sous aucun prétexte !Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 5 mai 1826 naissait à Grenade une petite espagnole qui, 17 années durant, devait régner sous le titre d'impératrice des Français.Rejoignez Franck Ferrand dans cette fascinante exploration de la vie de l'impératrice Eugénie, figure emblématique du Second Empire français. Découvrez les moments clés de son règne, de son mariage avec Napoléon III à l'effondrement de l'Empire, en passant par la naissance du prince impérial, son rôle de régente et son exil en Angleterre. Plongez dans les souvenirs de cette femme d'exception, qui a traversé les plus hauts et les plus bas d'une époque charnière de l'histoire de France. Témoin des fêtes somptueuses du Second Empire, Eugénie a également dû faire face à la guerre franco-prussienne et à la déchéance du régime. Revivez avec elle les moments de gloire et de douleur qui ont marqué son existence.À travers les confidences de l'impératrice et les témoignages de ses proches, tels que le diplomate Maurice Paléologue, découvrez les coulisses de cette histoire passionnante. Franck Ferrand vous entraîne dans un voyage à la fois historique et intime, vous offrant un regard unique sur le déclin d'un empire et le destin tragique d'une famille impériale.Plongez dans les méandres de la politique, de l'intrigue et des sentiments qui ont façonné la vie d'Eugénie, une figure emblématique du XIXe siècle français. Laissez-vous captiver par cette émission qui vous fera revivre les heures les plus sombres et les plus lumineuses de l'impératrice.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 1871, sur la rive orientale du lac Tanganyika, le journaliste américain Henry Morton Stanley espère retrouver un explorateur de légende, disparu depuis longtemps : David Livingstone.Partez à la découverte de l'incroyable périple d'Henry Morton Stanley, ce jeune journaliste chargé par son patron de retrouver à tout prix l'explorateur britannique David Livingstone, disparu depuis des années dans les contrées sauvages de l'Afrique orientale.
Le 5 mai 1826 naissait à Grenade une petite espagnole qui, 17 années durant, devait régner sous le titre d'impératrice des Français.Rejoignez Franck Ferrand dans cette fascinante exploration de la vie de l'impératrice Eugénie, figure emblématique du Second Empire français. Découvrez les moments clés de son règne, de son mariage avec Napoléon III à l'effondrement de l'Empire, en passant par la naissance du prince impérial, son rôle de régente et son exil en Angleterre. Plongez dans les souvenirs de cette femme d'exception, qui a traversé les plus hauts et les plus bas d'une époque charnière de l'histoire de France. Témoin des fêtes somptueuses du Second Empire, Eugénie a également dû faire face à la guerre franco-prussienne et à la déchéance du régime. Revivez avec elle les moments de gloire et de douleur qui ont marqué son existence.À travers les confidences de l'impératrice et les témoignages de ses proches, tels que le diplomate Maurice Paléologue, découvrez les coulisses de cette histoire passionnante. Franck Ferrand vous entraîne dans un voyage à la fois historique et intime, vous offrant un regard unique sur le déclin d'un empire et le destin tragique d'une famille impériale.Plongez dans les méandres de la politique, de l'intrigue et des sentiments qui ont façonné la vie d'Eugénie, une figure emblématique du XIXe siècle français. Laissez-vous captiver par cette émission qui vous fera revivre les heures les plus sombres et les plus lumineuses de l'impératrice.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.