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durée : 00:11:19 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Parallèlement au développement des abattoirs et des zoos, se développe, à la fin du XIXe siècle, une sensibilité à la cause animale. - invités : Eric BARATAY - Éric Baratay : Professeur d'histoire contemporaine à l'université Lyon 3, spécialiste de l'histoire des animaux - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Les ravages de la boisson sont devenus un enjeu de société brûlant au cours du XIXe siècle aux États-Unis. Et la prohibition fait son chemin. Au seuil de la première guerre mondiale, les débats sont féroces et celles et ceux qui militent pour l'interdiction de l'alcool ciblent la faiblesse des politiques publiques et le système économique toujours en quête d'un marché lucratif. Avec Annick Foucrier, historienne, spécialiste des États-Unis et autrice de La Prohibition - Interdire pour une Amérique meilleure ? (Armand Colin, 2025).
“Passer un savon”, c'est réprimander quelqu'un violemment, lui faire une leçon bien sentie. Mais l'expression est surtout une métaphore héritée d'un geste très concret… et très ancien : le lavage au lavoir.Pendant des siècles, avant l'arrivée des machines à laver, le linge se nettoyait à la main, souvent au bord d'une rivière ou dans un lavoir communal. Et ce n'était pas une activité douce : on trempait, on savonnait, puis surtout on frottait fort, parfois avec une brosse, et on tapait le linge sur une pierre ou une planche pour en chasser la saleté. Un vrai travail de force. Plus un tissu était sale, plus il fallait l'attaquer avec énergie : savon, frottement, rinçage, recommencer.C'est exactement cette idée qu'on retrouve dans “passer un savon”. On n'est pas dans la petite remarque polie : on est dans le nettoyage intensif. Comme si la personne, par son comportement, avait besoin d'être “récurée” moralement. On veut lui enlever ses erreurs comme on enlève une tache tenace : en insistant, en frottant.L'expression s'inscrit d'ailleurs dans toute une famille d'images du même genre. On dit aussi “laver la tête” à quelqu'un, ou “lui passer un coup de brosse”. Dans ces formules, on retrouve l'idée que l'on corrige quelqu'un en le “nettoyant” : on lui remet les idées en place, on enlève ce qui ne va pas.Et le savon ajoute un petit supplément : au XIXe siècle notamment, les savons étaient parfois rugueux, agressifs, pas toujours parfumés comme aujourd'hui. Se faire savonner, c'était rarement agréable. Donc “passer un savon”, c'est aussi l'idée d'un reproche qui pique, qui gratte… comme un lavage au lavoir un peu violent.Conclusion : on dit “passer un savon” parce que, dans la langue, engueuler quelqu'un revient à le frotter moralement, comme on frottait autrefois le linge sale au lavoir : avec du savon, de l'énergie… et sans délicatesse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Avez-vous déjà lu une phrase du type : « Vous êtes une personne sensible, mais vous savez garder le contrôle. Vous avez de grandes qualités, même si vous doutez parfois de vous. » Et vous vous êtes dit : “C'est fou… c'est tellement moi.”Si oui, félicitations : vous venez d'expérimenter l'effet Barnum.L'effet Barnum, aussi appelé effet Forer, est un biais psychologique très puissant : nous avons tendance à croire qu'un portrait général, vague et flatteur nous décrit parfaitement, alors qu'il pourrait convenir à presque n'importe qui. C'est le mécanisme secret derrière de nombreux horoscopes, tests de personnalité “miracles”, voyances, lectures d'aura, ou encore certains contenus viraux sur les réseaux sociaux.Le nom vient de P. T. Barnum, célèbre entrepreneur de spectacles américain du XIXe siècle, à qui l'on attribue l'idée qu'il existe “quelque chose pour tout le monde”. En clair : si une affirmation est suffisamment large, chacun peut s'y reconnaître.Mais pourquoi cela fonctionne-t-il aussi bien ?D'abord parce que notre cerveau adore les histoires cohérentes. Quand on lit une description, on sélectionne instinctivement ce qui colle avec nous. On pense à deux ou trois souvenirs, deux ou trois émotions… et notre esprit complète le reste. Ensuite, ces descriptions sont souvent formulées de manière très habile : elles combinent des traits opposés (“vous êtes sociable, mais vous aimez être seul”), ce qui augmente les chances de viser juste. Elles restent positives, ou au minimum valorisantes, donc on a envie d'y croire.Le psychologue Bertram Forer a démontré cela en 1948 avec une expérience devenue célèbre : il a donné à ses étudiants un “test de personnalité”, puis leur a remis à chacun un profil soi-disant personnel. En réalité, tout le monde avait exactement le même texte. Pourtant, la majorité a jugé la description très précise.L'effet Barnum est dangereux quand on l'ignore, car il facilite la manipulation : un discours vague peut sembler profond, un diagnostic approximatif peut paraître scientifique, et un conseil bidon peut prendre l'apparence d'une vérité intime.En résumé : l'effet Barnum, c'est ce moment où votre cerveau transforme une généralité en miroir… et vous persuade que le texte a été écrit pour vous seul. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous sommes le 21 septembre 1884. Dans le numéro 38 de la revue hebdomadaire « L'art moderne », sous le titre « Peintresses belges », Edmond Picard, avocat, journaliste, sénateur, socialiste de la première heure, théoricien de l'antisémitisme et du racisme, écrit : « Il est un art dans lequel la femme excelle : c'est celui des choses qui n'exigent ni pensée profonde, ni grand sentiment, ni large virtuosité. Des fleurs, des natures mortes, des objets élégants, des scènes de genre paisibles, des paysages doux, des portraits d'enfants, des animaux gentils, et ainsi de suite. Celles qui s'appliqueront, sérieusement et opiniâtrement à ces catégories, y réussiront pleinement, nous n'en doutons pas. Le tort de la plupart, c'est de vouloir en sortir, de prétendre traiter les sujets réservés aux mâles, avec les procédés, les allures des mâles. Alors apparaissent les œuvres que ces dames nous exhibent trop souvent et qui nous rendraient sévères pour elles si leur sourire, que nous voyons ou que nous supposons, ne nous désarmait pas toujours. Il est en peinture, comme en politique, des régions où vous serez malhabiles quoi que vous fassiez. Contentez-vous de votre parc réservé. Eh bien, pour les productions artistiques, c'est analogue. Prenez votre lot, et ne vous laissez pas entraîner à l'aveugle et vaniteuse sottise de vouloir prendre le nôtre. » Quelques mois plus tôt, en mai, dans « Le National belge », le poète Emile Verhaeren, lui-même, évoquant Anna Bloch, y allait d'un : « Pourtant, à côté de très sérieuses qualités, il manque à l'artiste … de n'être pas homme ». La messe était dite ? Pas si vite. Longtemps soumises à la triple domination juridique, sociale et morale, les femmes artistes belges, comme les autres, ont dû braver l'exclusion pour exister. Des Avant-gardes de la fin du XIXe siècle aux expérimentations de l'entre-deux-guerres, de la révolution du Pop art à l'ère du numérique, les créatrices ont imposé leur place au cœur des transformations sociales et politiques et elles ont su réinventer les codes de l'expression artistique. Le chemin fut long et ardu, est-il terminé ? Avec nous : Christiane Struyven, historienne de l'art. Autrice de « Qui a peur des femmes artistes » ; éd. Lannoo. Sujets traités :art, belge, Edmond Picard,Emile Verhaeren, Anna Bloch, femmes, artistes, révolution, Pop art, créatrices Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous sommes le 2 novembre 1847, à Bethléem. Ce jour-là, on constate la disparition mystérieuse d'une étoile d'argent dans la grotte de la Nativité. Cette disparition va mettre le feu aux poudres d'une crise diplomatique majeure. Ce vol qui va opposer les moines latins aux moines orthodoxes servira de prétexte religieux à un affrontement géopolitique global entre les grandes puissances européennes. La Russie cherche alors à imposer sa tutelle sur l'ensemble de chrétiens orthodoxes et sur l'Empire ottoman, tandis que la France et l'Angleterre s'allient pour défendre l'intégrité de cet empire que le tsar Nicolas 1er nomme l'« homme malade de l'Europe ». Ce conflit, initialement appelée « guerre d'Orient » se fixe dans la péninsule de Crimée, en septembre 1854, mais verra s'affronter les puissances sur divers fronts, notamment en Roumanie, dans le Caucase, en mer Baltique et même en Extrême-Orient. Il s'agit aussi de la première « guerre moderne » par l'usage inédit du télégraphe, de la photographie et d'une artillerie techniquement supérieure. Après le siège de Sébastopol et la prise décisive de la tour Malakoff le 8 septembre 1855, la Russie est forcée de capituler. Le traité de Paris, signé le 30 mars 1856, consacre le principe de l'action collective des puissances qui se substitue aux ambitions isolées. Il marque aussi le retour de la France au centre du Concert européen. Comment une simple querelle monastique a-t-elle pu engendrer l'une des guerres les plus meurtrières du XIXe siècle ? Dans quelle mesure ce conflit a-t-il véritablement modernisé les bases du droit international et de la diplomatie multilatérale ? De quelle manière la mémoire de cet événement fondateur est-elle aujourd'hui transmise en Russie ? La guerre de Crimée a-t-elle des leçons à nous donner quant à l'avenir du système international ? Avec nous : Yves Bruley, maître de conférences à l'Ecole pratique des hautes études de Paris. « La guerre de Crimée », éd. Que sais-je ? Sujets traités : Bethléem, Nativité, Russie, Empire ottoman,Angleterre ,Caucase, Extrême-Orient, Malakoff , guerre, Crimée Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans plusieurs régions d'Europe, notamment dans les Balkans et en Europe centrale aux XVIIIe et XIXe siècles, certaines épidémies de tuberculose ont été interprétées à travers le prisme du mythe des vampires. Et la raison est simple : la tuberculose donnait aux malades une apparence… presque “surnaturelle”, qui collait parfaitement aux croyances de l'époque.La tuberculose (qu'on appelait souvent “la consomption”) est une maladie infectieuse qui détruit progressivement l'organisme. Elle entraîne un amaigrissement extrême, une grande fatigue, une pâleur marquée, des yeux creusés… bref, l'image typique d'une personne “vidée de sa vie”. Or, dans l'imaginaire populaire, c'est exactement ce que fait un vampire : il draine la force vitale de ses victimes.Mais le détail le plus troublant, c'est que certaines formes de tuberculose provoquent une toux avec du sang. Voir du sang autour de la bouche d'un malade était terrifiant, surtout quand on ne comprenait pas la maladie. Dans une culture où l'on croyait aux morts qui reviennent se nourrir des vivants, ce symptôme pouvait être interprété comme une “preuve” : quelqu'un perdait son sang… donc quelqu'un le lui prenait.Autre élément : la tuberculose frappe souvent plusieurs membres d'une même famille. Aujourd'hui, on sait pourquoi : c'est une maladie contagieuse, transmise par l'air, facilitée par la promiscuité. Mais à l'époque, cela ressemblait à une malédiction ciblée. On voyait une famille entière dépérir les uns après les autres, comme si un mort revenait la nuit se nourrir des vivants — en commençant par ses proches.C'est dans ce contexte qu'on trouve des récits historiques très documentés : des villages où l'on ouvre les tombes, où l'on accuse un défunt d'être responsable des morts récentes. Et là encore, certains phénomènes naturels renforçaient la croyance. Un cadavre récemment enterré peut paraître “bien conservé”, gonflé, avec du sang au niveau de la bouche — non pas parce qu'il a bu du sang, mais à cause de la décomposition interne et des gaz.La tuberculose n'a donc pas “créé” le mythe des vampires, qui est plus ancien. Mais elle a servi de carburant : en période d'épidémie, elle donnait un visage médical à ce que les gens interprétaient comme un phénomène surnaturel.En résumé : oui, la tuberculose a été associée au vampirisme, parce que ses symptômes (pâleur, amaigrissement, toux sanglante, contagion familiale) pouvaient facilement être interprétés comme la marque d'un vampire en action. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous sommes au début du XVe siècle, à Bruxelles. C'est vers 1401-1402 que débutent les travaux de ce qui deviendra l'Hôtel de Ville. Chef d'œuvre de l'art gothique, il demeure l'un des symboles les plus éclatants du patrimoine bruxellois. Sa façade ciselée et sa tour dominant la cité, incarnent l'ambition architecturale et politique d'une ville en plein essor. Sa construction marque un tournant dans l'histoire de la ville, affirmant son statut de centre administratif, économique et culturel. Autour de lui, la Grand-Place a vu se développer un ensemble de guildes et de maisons marchandes, chacune ornée d'une façade baroque rivalisant de splendeur. Ce cœur historique, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, révèle une ville façonnée par le commerce, l'artisanat et une profonde tradition civique. Mais le patrimoine bruxellois ne se limite pas à son centre médiéval. Il s'étend aux quartiers Art nouveau où Victor Horta et ses contemporains ont transformé l'architecture en un art total. Il s'exprime aussi sur les grandes avenues tracées sous Léopold II, dans les bâtiments Art déco et les parcs aménagés durant l'essor urbanistique du XIXe siècle. Chaque bâtiment raconte une étape de son développement, une influence culturelle, un souffle artistique, mais aussi des blessures infligées par la spéculation immobilière, l'indifférence ou tout simplement l'air du temps. Du domaine de Laeken à Val Duchesse, de la Maison Erasme à l'Hôtel Solvay et quelques autres, revenons sur des histoires pleines de portiques, d'entablements, de corniches, de voûtes, de pilastres et surtout de murs porteurs. Une histoire à rebondissements… ___________________________________________________________ Avec nous : Paul Grosjean, chroniqueur historique, spécialiste du patrimoine bruxellois. « Entre murs et jardins » (avec Mireille Roobaert) ; éd. Aparté. sujets traités : Bruxelles, patrimoine, baroque, Art nouveau, Victor Horta , Val Duchesse, Maison Erasme, Hôtel Solvay Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Marie-Hélène Predhom, directrice de l'Alliance Française de Melbourne fait le point sur la rentrée 2026. On parle aussi du French Art Club de ce mois de janvier avec pour thème: Regards croisés entre les artistes français et australiens. Le club met l'accent sur les artistes australiens inspirés par les peintres français des XIXe et XXe siècles, ainsi que sur la réception des artistes australiens en France.
durée : 00:38:44 - La Terre au carré - par : Mathieu Vidard - Penseur engagé, il prit part à tous les débats politiques et scientifiques du XIXe siècle, se liant aussi bien à Bakounine et Louise Michel qu'à Darwin. Il apporta aux luttes sociales de son temps une touche originale : la prise en compte de notre environnement naturel commun. - réalisé par : Jérôme BOULET Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:58:47 - Les Grandes Traversées - par : Romain de Becdelièvre - Où s'arrêtent les voyages de Jef ? Sur le tard, il tombe amoureux de l'Afghanistan, qu'il célèbre en reportages, en film et dans son chef-d'œuvre : "Les Cavaliers". La steppe renoue avec la steppe et Jef refait une ultime fois le tour du monde, et du malheur. - réalisation : Julie Beressi - invités : Jean-Claude Zylberstein Éditeur; Dominique Bona Membre de l'Académie française; Gilles Heuré Journaliste et écrivain; Alfred de Montesquiou Réalisateur de documentaires; Olivier Weber Ecrivain-voyageur, grand reporter; Serge Linkès Maître de conférences à l'université de La Rochelle, chercheur à l'Institut des textes et manuscrits modernes, il a dirigé l'édition des deux tomes de Romans et récits, de Joseph Kessel, dans « La Pléiade »; Philippe Baudorre Professeur de littérature à l'université Bordeaux-3; François Heilbronn Professeur à Sciences Po et vice-président du Mémorial de la Shoah; Michèle Kahn Écrivaine et fondatrice à la SCAM du prix Joseph-Kessel; Marie-Eve Thérenty Professeure de littérature française et directrice du centre de recherche RIRRA21 à l'université de Montpellier 3.; Matthieu Letourneux Professeur de littérature à l'université Paris-Nanterre. Rédacteur en chef de Belphégor.; François Sureau Avocat, écrivain, poète, membre de l'Académie française; Marie-Astrid Charlier Maîtresse de conférence en littérature française du XIXe siècle à l'université Paul Valéry Montpellier-3
durée : 01:27:33 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit - En 1992, Marion Thiba, revenait sur le parcours de Pierre-François Lacenaire, dandy du crime, écrivain, guillotiné en janvier 1836. Ses mémoires, rédigées en prison durant les semaines qui ont précédé sa mort, forment un témoignage littéraire inédit sur la criminalité au XIXe siècle. - réalisation : Virginie Mourthé
Sous le commandement de Donald Trump, l'opération « Absolute Resolve » (Détermination Absolue) au Venezuela a créé une onde de choc mondiale avec des conséquences économiques majeures, bien au-delà des questions pétrolières et énergétiques. Pour la Chine (partenaire historique de Caracas), les autres BRICS, les potentielles cibles américaines (Groenland, Canada, Cuba) et les investisseurs du monde entier, un océan d'incertitudes se profile. Éco d'ici Éco d'ailleurs donne la parole aux experts. Les invités de l'émission Christopher Dembik, macroéconomiste, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management Alicia Garcia-Herrero, cheffe économiste pour la zone Asie-Pacifique de la Banque Natixis (basée à Hong-Kong) Philippe Sébille-Lopez, directeur du cabinet Géopolia, spécialiste des marchés pétroliers Margot François, chercheuse à l'Institut français de géopolitique et analyste chez Cassini, experte de l'économie cubaine Cléa Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin Le pétrole vénézuélien : un eldorado complexe Des réserves impressionnantes mais problématiques Le Venezuela possède théoriquement 300 milliards de barils de réserves, principalement dans le fleuve Orénoque, ce qui le placerait au premier rang mondial. Cependant, ces chiffres sont contestés et peu vérifiables. Les défis du pétrole vénézuélien Huile extra-lourde : très visqueuse et très soufrée, nécessitant un traitement particulier Coûts élevés : investissements nécessaires entre 60 et 80 dollars par baril Infrastructure vétuste : années de sous-investissement sous sanctions Raffinage complexe : vendu avec une forte décote sur le marché Un intérêt stratégique pour les États-Unis L'outil de raffinage américain est équipé à 70% pour traiter du brut lourd. Le pétrole vénézuélien correspond parfaitement à ces installations, ce qui explique l'intérêt stratégique au-delà de la simple production. « Nous avons construit l'industrie pétrolière vénézuélienne grâce au talent, au dynamisme et aux compétences des Américains. Et le régime socialiste nous l'a volé en recourant à la force. » - Donald Trump La dimension géopolitique Avant l'intervention, 80% de la production vénézuélienne partait vers la Chine. La Russie, via Rosneft, était également très présente. Pour Washington, il s'agit autant de reprendre le contrôle que d'empêcher les concurrents d'y accéder. Impact sur la Chine : premier acheteur menacé Une relation économique majeure en péril La Chine avait prêté environ 60 milliards de dollars au régime vénézuélien, principalement sous Chavez, sous forme de prêts gagés sur des productions futures de brut. Les compagnies chinoises étaient devenues les principaux acheteurs du pétrole vénézuélien. Conséquences immédiates Le pétrole vénézuélien arrivant en Chine est déjà vendu avec des rabais et passe par des circuits logistiques compliqués. Si Washington bloque ou inspecte les cargaisons, les coûts augmenteront considérablement : assurances plus chères, délais plus longs, risques juridiques accrus. Les raffineurs indépendants chinois, appelés « teapots », qui vivent sur les marges, seront particulièrement touchés. Le baril vénézuélien devient « un baril plus compliqué et plus cher ». « La Chine est profondément choquée et condamne fermement l'utilisation éhontée de la force contre un État souverain. Cela constitue une violation grave du droit international. »- Porte-parole du gouvernement chinois Révision stratégique en Amérique latine L'intervention envoie un signal clair à toute la région. Les gouvernements et entreprises doivent désormais calculer : « Si je fais un gros deal chinois dans un secteur sensible, est-ce que j'attire une pression américaine ? » La Chine ne va pas abandonner l'Amérique latine facilement. La région représente des investissements de près de 200 milliards de dollars dans les minéraux critiques, terres rares, or et argent. Cuba : une économie au bord du précipice Une crise structurelle aggravée L'économie cubaine, déjà en crise permanente depuis la chute de l'URSS, risque le coup fatal. Cuba dépend fortement du pétrole vénézuélien pour son système énergétique vétuste. La situation cubaine Dépendance énergétique : les livraisons vénézuéliennes étaient déjà réduites depuis 2017 Réseau électrique défaillant : coupures de courant quotidiennes, en province on parle "d'allumage de courant" Crise démographique : population passée de 11,2 millions à 9,75 millions (voire 8 millions selon des observateurs) Exode massif : 850 000 Cubains entrés aux États-Unis entre 2021 et 2023 « Cuba est un désastre. Il n'y a pas d'économie. Elle s'est complètement effondrée. Tous les gardes qui ont aidé à protéger Maduro étaient cubains. Les Vénézuéliens devraient déclarer leur indépendance vis-à-vis de Cuba. » - Marco Rubio, Secrétaire d'État américain Risque de crise sociale majeure Les manifestations de juillet 2021, les premières de grande ampleur depuis la révolution, ont été sévèrement réprimées. L'inflation galopante, les pénuries alimentaires, la fin progressive des subventions d'État créent un terreau fertile pour un mécontentement social explosif. Le Groenland : la prochaine cible Au-delà du pétrole : les minerais critiques Le Groenland regorge de ressources stratégiques : terres rares, cuivre, or, uranium, et potentiellement pétrole offshore. Ces minerais sont essentiels pour les industries de pointe, l'aéronautique, le spatial et l'intelligence artificielle. Une stratégie d'acquisition multiforme Les États-Unis disposent de nombreux leviers : pression économique sur le Danemark, proposition d'accords type Porto Rico, exploitation du souhait d'indépendance d'une partie des Groenlandais (environ 30% de l'électorat). La réaction européenne sera probablement limitée, l'Union européenne n'ayant ni l'unité ni les moyens militaires pour s'opposer à Washington. Implications économiques mondiales Le libre-échange fragilisé Au-delà des tarifs douaniers qui préoccupaient déjà en 2025, le monde découvre une "course aux riches et aux ressources" avec une dimension militaire. Cette nouvelle réalité fragilise considérablement le commerce international. Le risque de dédollarisation Les grandes économies, y compris l'Inde, s'inquiètent de l'utilisation du dollar dans leurs transactions. L'intervention au Venezuela pourrait accélérer la recherche d'alternatives monétaires. Cependant, la dédollarisation reste un processus lent. Le dollar demeure dominant dans les transferts internationaux et les réserves mondiales. Historiquement, les transitions monétaires nécessitent soit une guerre, soit une période d'hyperinflation. Le nationalisme métallique La véritable confrontation entre puissances ne porte pas sur la guerre commerciale, mais sur l'accès aux ressources essentielles. L'intelligence artificielle nécessite de l'énergie à bas coût et des minerais critiques. Cette course aux matériaux définit la géopolitique de 2026. Zones à surveiller Myanmar (Birmanie) : régime militaire soutenu par la Chine, riche en ressources Pakistan (Gwadar) : port stratégique pour la Chine dans le cadre des nouvelles routes de la soie Canal de Panama : route commerciale critique évoquée par l'administration Trump Honduras et Paraguay : enjeux autour de la reconnaissance de Taïwan Perspectives pour les investisseurs Le Venezuela : un pari très risqué Malgré les déclarations optimistes, le Venezuela reste extrêmement incertain. Les infrastructures sont vétustes, la corruption endémique, et la situation politique imprévisible. Les investissements nécessitent une vision à dix ans minimum. Certains fonds spéculatifs américains s'intéressent déjà aux obligations d'État vénézuéliennes, qui ont bien performé ces derniers mois. Mais ce sont des stratégies à très haut risque, réservées aux professionnels. Prudence régionale Les investisseurs adoptent une approche prudente sur l'ensemble de l'Amérique latine. Le risque n'est plus seulement la corruption classique des pays émergents, mais un vrai risque d'instabilité géopolitique et d'intervention américaine. La dette vénézuélienne En cas de stabilisation du pays, la dette vénézuélienne pourrait devenir attractive. Cependant, de nombreux obstacles subsistent : contrôles de capitaux stricts, incertitudes juridiques, et nécessité de réformes profondes. Conclusion : l'ère du nationalisme des ressources L'opération "Absolute Resolve" marque un tournant dans la géopolitique mondiale. Elle révèle une doctrine américaine claire : contrôler "l'hémisphère occidental" et ses ressources, éjecter les concurrents chinois et russes de la zone d'influence américaine. Cette approche s'inscrit dans une vision d'"aires civilisationnelles", rappelant la doctrine Monroe du XIXe siècle. Les États-Unis affirment leur droit à dominer leur sphère géographique, comme la Russie le fait avec l'espace slave et la Chine avec sa région. Pour les investisseurs et les entreprises, le monde devient plus fragmenté et plus risqué. Les matières premières, les minerais critiques et les routes commerciales définissent les nouveaux champs de bataille économiques. Cette réalité va structurer l'économie mondiale en 2026 et au-delà. « L'avenir sera déterminé par notre capacité à protéger le commerce, les territoires et les ressources qui sont essentielles à notre sécurité nationale. Tout comme les droits de douane, ils permettent à notre pays de s'enrichir. » - Donald Trump
Ce corridor montagneux d'une cinquantaine de kilomètres, situé entre l'actuel Afghanistan et le Pakistan, constitue l'un des très rares passages naturels permettant de franchir la barrière redoutable de l'Hindou Kouch. À travers les siècles, il a servi de porte d'entrée stratégique vers l'Inde, faisant de cette région un point névralgique des conquêtes, des échanges et des conflits.La géographie explique d'abord son importance. Coincée entre des massifs escarpés et hostiles, la passe de Khyber est l'itinéraire le plus praticable pour relier l'Asie centrale aux plaines fertiles du Pendjab. Quiconque voulait atteindre les richesses de l'Inde – terres agricoles, villes prospères, routes commerciales – devait presque inévitablement passer par là. Cette contrainte géographique a transformé la passe en goulet d'étranglement militaire, facile à défendre mais aussi difficile à contourner.Dès l'Antiquité, les grands conquérants l'ont empruntée. Alexandre le Grand traverse la région au IVe siècle avant notre ère lors de sa campagne vers l'Inde. Plus tard, les envahisseurs indo-grecs, les Scythes, les Kouchans puis les Huns y font passer leurs armées. À chaque époque, la passe de Khyber devient le théâtre d'affrontements sanglants entre envahisseurs et royaumes indiens cherchant à protéger leurs frontières.Au Moyen Âge, son rôle stratégique ne faiblit pas. Les armées musulmanes venues d'Asie centrale l'utilisent pour pénétrer dans le sous-continent. Mahmoud de Ghazni, au XIe siècle, mène plusieurs raids dévastateurs en Inde en empruntant cette route. Plus tard, Babur, fondateur de l'Empire moghol, passe lui aussi par la Khyber pour conquérir Delhi en 1526. La passe devient alors un symbole durable de domination et de vulnérabilité pour l'Inde du Nord.À l'époque moderne, la passe de Khyber conserve toute son importance géopolitique. Les Britanniques, soucieux de protéger l'Empire des Indes contre une éventuelle avancée russe, y mènent de nombreuses campagnes militaires au XIXe siècle. La région, peuplée de tribus pachtounes farouchement indépendantes, reste difficile à contrôler et dangereuse pour toute armée étrangère.Ainsi, depuis plus de deux millénaires, la passe de Khyber n'est pas seulement un passage montagneux : elle est un carrefour de civilisations, de conquêtes et de violences, un lieu où la géographie façonne l'histoire du continent indien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Comment s'assoir à table, sortir d'une voiture avec élégance, engager la conversation, remercier ? Si ces questions semblent sortir d'un autre temps, les contenus consacrés aux bonnes manières cartonnent sur les plateformes TikTok ou Instagram. Preuve que le savoir-vivre n'est pas réservé qu'à une élite et que les « soft skills » constituent des passeports puissants pour naviguer d'une culture à une autre. Une manière de donner une bonne image de soi, de respecter l'autre et de lutter contre le déterminisme social, le tout dans la bonne humeur. Pour ceux qui ont déjà été dérangés par la conversation téléphonique d'un voisin hurlant dans les transports ou pour les autres qui peinent à rédiger correctement leurs e-mails, la mission est d'intérêt public. Mais en conditionnant les comportements, les bonnes manières assignent aussi les hommes et les femmes à un rôle bien précis. Vouloir faire des femmes, de parfaites hôtesses, bien habillées, maniant l'art de la conversation et de la discrétion est-il compatible avec leur émancipation hors du foyer ? Comment expliquer le succès des contenus consacrés à la bienséance ? Comment faire rentrer les bonnes manières dans le XIXe siècle ? Avec : • Carmel Assa Kibambo, juriste en droits des affaires, créatrice de contenus, connue sous le pseudonyme @carmelassak sur les réseaux sociaux. Autrice du livre Une splendide élégance - se distinguer grâce aux bonnes manières (Robert Laffont) • Léane Alestra, chercheuse en études de genre et journaliste. Les vigilantes : surveillées et surveillantes, ces femmes au cœur de l'extrême-droite (JC Lattès, 2025) Un entretien avec Célio Fioretti, correspondant de RFI à Séoul en Corée du Sud où les bonnes manières sont au cœur des relations sociales. En fin d'émission, la chronique Voisins connectés d'Estelle Ndjandjo, sur l'évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd'hui, Estelle nous parle de ces créateurs de contenu africains en situation de handicap. Parfois considérés – par ignorance – comme des esprits mauvais ou des sorciers, ils parviennent à changer le regard du public sur leur condition. Programmation musicale : ► Fally Ipupa / Aya Nakamura – Bad Boy ► Lucas SEB – Allons
REDIFF - Catherine Hubscher, lingère dans le Paris du XIXe, va gravir tous les échelons jusqu'aux ors de la cour de Napoléon. Son destin, digne d'un roman, deviendra même une pièce de théâtre signée Victorien Sardou. Découvrez cette femme sans filtre, qui a quitté son Alsace natale pour devenir Duchesse de Dantzig, et qui a côtoyé les plus puissants sans jamais se départir de son franc-parler. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Calvès. Dans le podcast « Entrez dans l'Histoire », Lorànt Deutsch vous dresse le portrait d'une personnalité qui a marqué l'Histoire. Des récits captivants pour apprendre et enrichir sa culture générale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Y'a d'la joie, ce n'est pas seulement le titre d'une chanson de Charles Trenet ! C'est aussi le titre du nouveau spectacle de Michael Hirsch. Et si on commençait l'année 2026 sous le signe de la JOIE ? C'est le vœu de Michael Hirsch pour cette année 2026 ! La «joie de vivre», c'était pas son truc, lui a-t-on dit... Alors un jour, il décide de s'y mettre. D'être joyeux. Il se demandait quel était le secret de ces personnes toujours joyeuses naturellement ! Il se donne alors un an pour apprendre la joie de vivre ! Mais, est-ce si simple ? La Joie de vivre apparait quelque part au milieu du XIXe siècle. La langue française invente « la joie de vivre » dans une période paradoxalement plutôt sombre… C'est d'ailleurs Flaubert qui a utilisé l'expression pour la première fois dans l'un de ses romans. Puis, l'auteur Émile Zola a titré un de ses romans La joie de vivre en 1884. Et cette expression est reprise dans les autres langues... en français dans le texte. La joie : un acte politique et moral français... C'est à partir de ses lectures de neurospychologie, d'anthropologie et de philosophie que Michael Hirsch donne naissance à ce spectacle aussi drôle qu'émouvant. Le bonheur aujourd'hui c'est devenu quelque chose de très individuel, une sorte de norme que nous impose le développement personnel, alors que la joie, ça se partage. Pour l'auteur, c'est un travail quotidien que d'être heureux : « On a tous un état moyen de bonheur, on peut tous le faire varier à la hausse, à la baisse », affirme-t-il. Un spectacle drôlement savant bourré de références culturelles et très instructif. Son spectacle le plus « intime » selon lui. Invité : Michael Hirsch, auteur, acteur et humoriste. Il est diplômé en école de commerce. De 2011 à 2013, il est élève de Jean-Laurent Cochet. En 2014, il crée pourquoi ?, son premier spectacle seul-en-scène, puis je pionce donc je suis en 2019. Y'a d'la joie, son troisième seul-en-scène est à voir à partir du 20 janvier au 31 mars 2026 au Théâtre de l'Œuvre, puis en tournée. Programmation musicale : Les artistes Diziz et Théodora avec le titre Melodrama
Y'a d'la joie, ce n'est pas seulement le titre d'une chanson de Charles Trenet ! C'est aussi le titre du nouveau spectacle de Michael Hirsch. Et si on commençait l'année 2026 sous le signe de la JOIE ? C'est le vœu de Michael Hirsch pour cette année 2026 ! La «joie de vivre», c'était pas son truc, lui a-t-on dit... Alors un jour, il décide de s'y mettre. D'être joyeux. Il se demandait quel était le secret de ces personnes toujours joyeuses naturellement ! Il se donne alors un an pour apprendre la joie de vivre ! Mais, est-ce si simple ? La Joie de vivre apparait quelque part au milieu du XIXe siècle. La langue française invente « la joie de vivre » dans une période paradoxalement plutôt sombre… C'est d'ailleurs Flaubert qui a utilisé l'expression pour la première fois dans l'un de ses romans. Puis, l'auteur Émile Zola a titré un de ses romans La joie de vivre en 1884. Et cette expression est reprise dans les autres langues... en français dans le texte. La joie : un acte politique et moral français... C'est à partir de ses lectures de neurospychologie, d'anthropologie et de philosophie que Michael Hirsch donne naissance à ce spectacle aussi drôle qu'émouvant. Le bonheur aujourd'hui c'est devenu quelque chose de très individuel, une sorte de norme que nous impose le développement personnel, alors que la joie, ça se partage. Pour l'auteur, c'est un travail quotidien que d'être heureux : « On a tous un état moyen de bonheur, on peut tous le faire varier à la hausse, à la baisse », affirme-t-il. Un spectacle drôlement savant bourré de références culturelles et très instructif. Son spectacle le plus « intime » selon lui. Invité : Michael Hirsch, auteur, acteur et humoriste. Il est diplômé en école de commerce. De 2011 à 2013, il est élève de Jean-Laurent Cochet. En 2014, il crée pourquoi ?, son premier spectacle seul-en-scène, puis je pionce donc je suis en 2019. Y'a d'la joie, son troisième seul-en-scène est à voir à partir du 20 janvier au 31 mars 2026 au Théâtre de l'Œuvre, puis en tournée. Programmation musicale : Les artistes Diziz et Théodora avec le titre Melodrama
Virginie Girod vous emmène à bord du Transsibérien, le train mythique des tsars.Au milieu du XIXe siècle, le gouverneur général de la Sibérie Orientale imagine la création d'une ligne ferroviaire de 9000 kilomètres reliant Moscou à Vladivostok, afin, notamment, de créer un trait d'union entre les peuples de l'immense territoire russe. Mais le projet ne convainc pas le tsar. Quelques années plus tard, la publication d'un livre de Jules Verne va contribuer à changer la donne. En 1891, le chantier est inauguré. Un quart de siècle durant, 90 000 hommes participent à l'aventure titanesque du mythique Transsibérien. Au Cœur de l'Histoire est un podcast Europe 1. - Présentation : Virginie Girod- Production : Armelle Thiberge- Réalisation : Nicolas Gaspard- Composition du générique : Julien Tharaud- Visuel : Sidonie Mangin Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:22 - LSD, la série documentaire - par : Céline du Chéné - L'histoire des cabarets artistiques commence à Montmartre à la fin du XIXe siècle, où deux établissements, le Chat Noir créé en 1881 et le Moulin Rouge en 1889, vont façonner l'image que nous nous faisons encore aujourd'hui des cabarets. - réalisation : Laurent Paulré
durée : 00:51:28 - Répliques - par : Alain Finkielkraut - Emma Bovary ou toute une vie de romance irréalisable vécue au travers des rêves : ouvrons donc "Madame Bovary" ! - réalisation : François Caunac - invités : Marie-Hélène Lafon Écrivaine française; Philippe Dufour Professeur en littérature française et stylistique à l'Université de Tours, spécialiste du XIXe siècle, notamment de Gustave Flaubert, essayiste
durée : 00:03:39 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - Une mini-série disponible sur Netflix depuis quelques semaines raconte l'histoire de James Garfield, éphémère président des Etats-Unis à la fin du XIXe siècle et de son assassin Charles Guiteau - un objet académique mais bien fichu, et qui éclaire la culture politique américaine.
durée : 00:03:39 - Le Regard culturel - par : Lucile Commeaux - Une mini-série disponible sur Netflix depuis quelques semaines raconte l'histoire de James Garfield, éphémère président des Etats-Unis à la fin du XIXe siècle et de son assassin Charles Guiteau - un objet académique mais bien fichu, et qui éclaire la culture politique américaine.
La fortune héritée représente aujourd'hui 60 % du patrimoine national français, un quasi-doublement depuis le début des années 1970, lorsque cette part n'était que de 35 %. Une explosion qui a transformé la France en une société d'héritiers, c'est-à-dire où la fortune est essentiellement acquise grâce à l'héritage, et qui rappelle celle du XIXe siècle, ultra-inégalitaire.D'ici à 2040, 9 000 milliards d'euros de patrimoine détenus par les Français les plus âgés, issus de la génération du baby-boom, seront transmis à leurs enfants, selon une note de la Fondation Jean Jaurès, publiée en novembre 2024. Une « grande transmission », qui représentera « le plus grand transfert de richesse de l'histoire ».Cette concentration de la richesse, à travers l'héritage, bloque l'ascenseur social et alimente le ressentiment des classes moyennes qui ne peuvent plus espérer améliorer leur situation financière.Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Béatrice Madeline, journaliste au service Economie du Monde, décrypte comment la France est redevenue une société d'héritiers.Un épisode de Garance Muñoz. Musiques et réalisation : Amandine Robillard. Présentation et rédaction en chef : Jean-Guillaume Santi.Cet épisode a été publié le 22 mai 2025.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La société à l'épreuve du vol ( XIXe-XXe) Nous sommes le 10 novembre 1911, penchons-nous sur un article publié dans « Le Correspondant », revue catholique française. Sous le titre « Les vols dans les musées », l'auteur de l'article regrette que l'administration des Beaux-Arts refuse d'acquérir un mécanisme susceptible de broyer le bras des voleurs. Il argumente : « On sait cependant, qu'aujourd'hui, le premier commerçant venu, voulant protéger ses fonds, les place dans un coffre dont le battant, lorsqu'il est crocheté, fait partir un pistolet qui tue un voleur. A la campagne, les bonnes gens, pour défendre leurs poulets contre les maraudeurs, se servent d'un système pareil mais plus simple. Ces années-ci, une bonne femme dont les lapins étaient volés installa, dans son clapier, un vieux fusil chargé à gros plomb dont la gâchette était tirée par une ficelle attachée à la porte . Une nuit, le voleur vint, ouvrit la porte et reçut toute la décharge en plein corps . Au jour, on le trouva mourant à cent pas de la maison. Personne n'a plaint les voleurs pris au piège, aucun magistrat n'a, je crois, pensé à poursuivre ceux qui avaient employé ces mesures énergiques. » Comment, au XIXe et au XXe siècles, s'est-on organisé pour faire face au vol ? Des petits délinquants aux bandes organisées, de l'appropriation du bien d'autrui pour cause de pauvreté au hold-up spectaculaire, de quelle manière la pratique a-t-elle évolué ? Le respect de la propriété privée a-t-il toujours été inscrit dans nos sociétés ? Avec nous : Arnaud-Dominique Houte, professeur d'histoire contemporaine à Sorbonne-Université, spécialiste des questions de sécurité. Auteur de « Propriété défendue – La société française à l'épreuve du vol » ; Gallimard. Sujets traités : société, épreuve, vol, musées, Beaux-Arts, voleur, délinquants, hold-up Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:12:05 - Tutti All'Opera - Pentaèdre - Pentaèdre se plonge dans l'univers foisonnant de l'opéra italien du XIXe siècle, à travers des œuvres qui témoignent de l'évolution des instruments à vent et de la naissance du quintette moderne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:12:05 - Tutti All'Opera - Pentaèdre - Pentaèdre se plonge dans l'univers foisonnant de l'opéra italien du XIXe siècle, à travers des œuvres qui témoignent de l'évolution des instruments à vent et de la naissance du quintette moderne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:12:06 - PENTAEDRE - Pentaèdre se plonge dans l'univers foisonnant de l'opéra italien du XIXe siècle, à travers des œuvres qui témoignent de l'évolution des instruments à vent et de la naissance du quintette moderne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:12:06 - PENTAEDRE - Pentaèdre se plonge dans l'univers foisonnant de l'opéra italien du XIXe siècle, à travers des œuvres qui témoignent de l'évolution des instruments à vent et de la naissance du quintette moderne. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:05 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - À la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, se développe l'idée que l'homosexualité serait une maladie. Parallèlement on assiste à l'émergence d'une identité homosexuelle. - invités : Florence TAMAGNE - Florence Tamagne : Maîtresse de conférences à l'Université de Lille 3 - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Sibylle von Olfers naquit à la fin du XIXe siècle dans une grande famille allemande, pleine d'amour et d'enfants. Sa grand-mère disait d'elle qu'elle était un vrai " bourdon ", qui peinait à apprendre ses leçons tant elle se laissait emporter par son imagination. Lorsqu'elle grandit, Sibylle devint plus sérieuse – elle se fit professeure et religieuse. Mais elle ne perdit jamais son penchant pour les histoires et les arts. Ses albums, qu'elle avait d'abord écrits et illustrés pour sa petite sœur chérie, continuent aujourd'hui d'enchanter les enfants allemands. L'histoire que je vais te raconter en est inspirée… Conte-moi l''aventure est un podcast original Chérie FM. Ecriture : Marion Lemoine Interprétation : Léa des Garets Enregistrement : Cédric le Doré Réalisation : Cédric le Doré et Adrien le Blond Edition : Anaïs Koopman Production : Anne-Cécile Kirry Direction des contenus : Sarah ConanHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Manger de la bûche à Noël est une tradition. Celle-ci remonte à la fin du XIXe siècle où des pâtissiers ont eu l'ingénieuse idée de faire un gâteau roulé qui ressemble à une bûche. Un choix qui n'a rien anodin, car cette tradition de la bûche remonte à l'époque des Celtes. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Diplomate en poste à plusieurs reprises en Russie et en Chine, Sylvie Bermann retrace la longue histoire de ces deux pays. Elle nous éclaire sur ces deux géants dont le pacte stratégique est en train de dessiner l'avenir du monde.Après des siècles de relations en dents de scie, caractérisées par l'obsession du commerce pour Saint-Pétersbourg et la préservation de leurs frontières pour la Chine impériale, leurs liens s'étoffèrent à l'accession au pouvoir de Catherine II. Dans une volonté de modernisation et d'expansion, la Russie s'empare au XIXe siècle de territoires mandchous. La prise de pouvoir du Parti communiste chinois en 1949 scelle l'alliance sino-soviétique dans un rapport toutefois inégal.Grands gagnants de la mondialisation et hantés par l'effondrement de l'URSS, les Chinois ne cachent pas leur dédain pour le « grand frère » qui n'a pas su construire de puissance économique, trop dépendant de ses hydrocarbures. Malgré ce renversement des rapports de force, la croisade contre les valeurs occidentales de Pékin et Moscou, sur fond de rivalité sino-américaine, façonne désormais leur vision du monde et influe sur le Sud global.À la croisée de l'Histoire et de la géopolitique, Sylvie Bermann analyse la stratégie des deux Empires dont le sort semble déclarée « sans limites » est surveillée par un Donald Trump décidé à s'inviter avec fracas dans cette nouvelle donne.Sylvie Bermann est notre invitée en partenariat avec le Salon du Livre d'Histoire de Versailles, pour les Interviews HistoireHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:46 - Les Grandes Traversées - par : Romain de Becdelièvre - Pendant l'entre-deux-guerres, Jef affine aux quatre coins du monde sa pratique du journalisme. Ses articles s'arrachent dans les kiosques, et il en prolonge l'écriture dans le roman. Mais, le climat politique s'assombrit. De nouveaux orages d'acier approchent, et Jef est aux premières loges. - réalisation : Julie Beressi - invités : Serge Linkès Maître de conférences à l'université de La Rochelle, chercheur à l'Institut des textes et manuscrits modernes, il a dirigé l'édition des deux tomes de Romans et récits, de Joseph Kessel, dans « La Pléiade »; Gilles Heuré Journaliste et écrivain; Joann Sfar Dessinateur, auteur de bandes dessinées et réalisateur; Jean-Claude Zylberstein Éditeur; Michèle Kahn Écrivaine et fondatrice à la SCAM du prix Joseph-Kessel; François Heilbronn Professeur à Sciences Po et vice-président du Mémorial de la Shoah; Marie-Eve Thérenty Professeure de littérature française et directrice du centre de recherche RIRRA21 à l'université de Montpellier 3.; Matthieu Letourneux Professeur de littérature à l'université Paris-Nanterre. Rédacteur en chef de Belphégor.; Marie-Astrid Charlier Maîtresse de conférence en littérature française du XIXe siècle à l'université Paul Valéry Montpellier-3; Olivier Weber Ecrivain-voyageur, grand reporter; Alfred de Montesquiou Réalisateur de documentaires; Dominique Missika Historienne, éditrice, productrice; François Sureau Avocat, écrivain, poète, membre de l'Académie française
La Bretagne du XIXe siècle a vu naître la première serial killeuse de l'Histoire du crime. Une enfant comme les autres va devenir une tueuse redoutablement compétente et officier pendant plusieurs dizaines d'années sans être inquiétée. Cuisinière, elle choisit le poison pour semer la mort, quoi de plus efficace ? Cette empoisonneuse bretonne s'appelle Hélène Jégado...CRIMES EN BRETAGNE • Histoires Vraies est une production Minuit, issue de la collection CRIMES · Histoires Vraies . Découvrez aussi Crimes en Montagne et Crimes en Provence !
Documentation solide, tempo haletant, zéro poésie : la méthode Manotti Dans ce deuxième volet de cet interrogatoire en règle chez le R. G., nous verrons comment Dominique Manotti s'est employée à signer « la chronique noire d'un échec : celle de la génération 68 », Roman après roman, rien n'échappe à son regard laser d'historienne « enragée », prête à remonter jusqu'au sommet de l'Etat : spéculation immobilière et trafic de coke dans le monde hippique (À nos chevaux, 1997), élus corrompus dans les vestiaires de Levallois (Kop, 1998), portrait armé de la diplomatie sous Mitterrand (Nos fantastiques années fric, 2001), délocalisation sans merci d'une usine des Vosges (Lorraine Connection, 2006, vendu à treize mille exemplaires) ou flics ripoux brisés par la « politique du résultat » (Bien connu des services de police, 2010, écoulé à vingt-cinq mille copies). Avec, de nouveau, le flegme savoureux du commissaire Daquin, qui passe parfois le relais à une nouvelle héroïne, Noria Ghozali, tendue comme un schlass planté dans la cuisse des prédateurs. Son œuvre s'apparente à une version papier de la série Engrenages (Canal+, 2005-2020), souvent campée comme chez Manotti dans le nord blafard de Paris. De quelle manière alors s'articulent ses engrenages fictionnels, brefs et méchants, extrêmement documentés, dénués de poésie et de figures de style, mais riches en scènes de cul comme en règlements de compte, livrés dans un style sec, « direct », toujours écrit au présent ? Pour le savoir, poursuivons la déposition. L'autrice du mois : Dominique Manotti Née en 1942 à Paris sous le nom de Marie-Noëlle Thibault, Dominique Manotti a enseigné l'histoire au lycée puis à l'université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis. Au milieu des années 90, cette spécialiste de l'histoire économique du XIXe siècle entame avec Sombre Sentier un cycle de treize romans noirs aux éditions Rivages ou dans la Série Noire de Gallimard, marqués par ses combats syndicaux. Elle a reçu en 2002 le grand prix du festival de Cognac pour Nos fantastiques années fric (adapté au cinéma par Éric Valette, avec André Dussollier et Rachida Brakni, sous le titre Une affaire d'État) ou, en 2011, le grand prix de littérature policière pour L'honorable société (co-écrit avec DOA). Elle vit et travaille au-dessus d'un cinéma, au bord du bassin de la Villette. Remerciements : Studio Gong, Christophe Siébert Enregistrements octobre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son Karen Beun, Mathilde Guermonprez Montage Mathilde Guermonprez, Étienne Bottini Lectures Chloé Assous-Plunian, Richard Gaitet Réalisation, mixage Charlie Marcelet Musiques originales Samuel Hirsch Saxophone, piano, mellotron, violon, violoncelle et trombone Xavier Thiry Illustration Sylvain Cabot Remerciements Studio Gong, Christophe Siébert
La technique le flow de malade, artistiquement elle se balade Dans son roman L'évasion (Gallimard, 2013), Dominique Manotti libère le seul personnage d'écrivain de son œuvre : Filippo Zuliani, un petit voyou rital de vingt-trois ans qui s'échappe d'une prison romaine mais qui regrettera bientôt d'avoir « marqué un point contre le désespoir » en publiant l'histoire de son compagnon de cellule, ancien membre des Brigades rouges. Le destin punira Filippo d'avoir trahi, en étant à la fois trop précis dans son roman et… trop bavard en interview. « J'ai la conviction que le roman noir sera la grande littérature du XXIe siècle, ce siècle des paradis fiscaux et de la perte de contrôle des Etats sur les masses monétaires à l'échelle mondiale. Le pouvoir change de mains. Il faut le raconter », dit celle qui fréquenta trente ans durant « un certain nombre d'amis flics, démissionnaires ou retraités ». Les ténébreuses silhouettes qui peuplent ses livres-enquêtes commencent à lui parler dans les embouteillages, ou lors de ses moments de repos. « Je respecte les faits, leur ordre de succession, je m'oblige à construire mon histoire sans les déformer. Mais les personnages, je les invente, c'est ma jubilation. Je raconte des hommes qui ne sont ni des monstres ni des anges. Pour moi, il s'agit d'humaniser mes salauds. » Pour Or noir (2015), son imagination « frémit » en situant la nouvelle enquête du commissaire Daquin à Marseille – qui lui fournit ensuite la matière terrible de son dernier roman en date : Marseille 73. Publié par Les Arènes en 2020, vendu à trente mille exemplaires, l'ouvrage restitue jour par jour le récit glacial d'une vague d'authentiques assassinats racistes perpétrés en toute impunité dans la cité phocéenne, en bande organisée. « La technique le flow de malade, artistiquement elle se balade, personne ne peut la canaliser » : si l'on se fie à cette description de Jul, Dominique Manotti, c'est Marseille mémé ! L'autrice du mois : Dominique Manotti Née en 1942 à Paris sous le nom de Marie-Noëlle Thibault, Dominique Manotti a enseigné l'histoire au lycée puis à l'université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis. Au milieu des années 90, cette spécialiste de l'histoire économique du XIXe siècle entame avec Sombre Sentier un cycle de treize romans noirs aux éditions Rivages ou dans la Série Noire de Gallimard, marqués par ses combats syndicaux. Elle a reçu en 2002 le grand prix du festival de Cognac pour Nos fantastiques années fric (adapté au cinéma par Éric Valette, avec André Dussollier et Rachida Brakni, sous le titre Une affaire d'État) ou, en 2011, le grand prix de littérature policière pour L'honorable société (co-écrit avec DOA). Elle vit et travaille au-dessus d'un cinéma, au bord du bassin de la Villette. Remerciements : Studio Gong, Christophe Siébert Enregistrements octobre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son Karen Beun, Mathilde Guermonprez Montage Mathilde Guermonprez, Étienne Bottini Lectures Chloé Assous-Plunian, Richard Gaitet Réalisation, mixage Charlie Marcelet Musiques originales Samuel Hirsch Saxophone, piano, mellotron, violon, violoncelle et trombone Xavier Thiry Illustration Sylvain Cabot Remerciements Studio Gong, Christophe Siébert
Des barricades de 68 aux premiers feux fictionnels Dans cette nouvelle affaire confiée à notre agence de détectives littéraires, la principale suspecte se nomme Dominique Manotti, 83 ans, alias « la mamie rouge du roman noir ». Une multirécidiviste en activité depuis 1995, avec à son actif treize romans violents, rapides comme une balle et froids comme un flingue, salués par la critique, traduits en allemand, en anglais, en grec ou – plus louche – en russe. L'une des (trop) rares femmes du polar français des trente dernières années, qui publia son premier bouquin aux éditions du Seuil… à 52 piges ! Quels sont les secrets de cette fille de la bourgeoisie parisienne, de cette agrégée d'histoire économique aux fortes convictions marxistes anticoloniales, militante pour l'indépendance de l'Algérie ou le droit à l'avortement, cette lanceuse de pavés en mai 68 qui apprit à écrire dans « Les cahiers de mai » avant de devenir syndicaliste CFDT ? Faut-il retourner tous les tiroirs de son bureau pour comprendre comment elle s'engagea en littérature après avoir lu LA Confidential de James Ellroy ? De quelle manière a-t-elle taillé son premier diamant noir : Sombre Sentier, centré sur sa plus grande victoire syndicale dans les coulisses des ateliers textiles clandestins du centre de Paname, vendu à dix mille exemplaires et marqué par le coquin Théo Daquin, son célèbre commissaire gay à « belle gueule carrée », un poulet « chaud lapin » qui fait l'amour à ses indics et dont les bureaux se situent… passage du Désir ? C'est l'objet du premier volet de cette garde-à-vue sans menottes qui entend faire toute la lumière sur le dossier Manotti. L'autrice du mois : Dominique Manotti Née en 1942 à Paris sous le nom de Marie-Noëlle Thibault, Dominique Manotti a enseigné l'histoire au lycée puis à l'université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis. Au milieu des années 90, cette spécialiste de l'histoire économique du XIXe siècle entame avec Sombre Sentier un cycle de treize romans noirs aux éditions Rivages ou dans la Série Noire de Gallimard, marqués par ses combats syndicaux. Elle a reçu en 2002 le grand prix du festival de Cognac pour Nos fantastiques années fric (adapté au cinéma par Éric Valette, avec André Dussollier et Rachida Brakni, sous le titre Une affaire d'État) ou, en 2011, le grand prix de littérature policière pour L'honorable société (co-écrit avec DOA). Elle vit et travaille au-dessus d'un cinéma, au bord du bassin de la Villette. Remerciements : Studio Gong, Christophe Siébert Enregistrements octobre 2025 Entretien, découpage Richard Gaitet Prise de son Karen Beun, Mathilde Guermonprez Montage Mathilde Guermonprez, Étienne Bottini Lectures Chloé Assous-Plunian, Richard Gaitet Réalisation, mixage Charlie Marcelet Musiques originales Samuel Hirsch Saxophone, piano, mellotron, violon, violoncelle et trombone Xavier Thiry Illustration Sylvain Cabot Remerciements Studio Gong, Christophe Siébert
durée : 00:19:31 - Lectures du soir - " Bonnes nouvelles, grands comédiens " : parmi ces émissions proposées par Patrice Galbeau de 1970 à 1982, nous vous invitons à (re)découvrir cinq nouvelles d'écrivains français du XIXe siècle – de Gérard de Nerval à Marcel Proust -, lues par des grandes voix de ces années.
Sous le Second Empire, une révolution discrète mais fulgurante est née : c'est la naissance des grands magasins parisiens. Le Bon Marché, le Printemps, les Galeries Lafayette, la Samaritaine ou le BHV inventent un nouveau monde où tout brille et dont le but est de donner aux clients la fièvre acheteuse. Décors somptueux, innovations en série, personnel aux petits soins... découvrez les enseignes qui ont bouleversé l'art de faire ses emplettes au XIXe siècle. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Deltombe.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:20:54 - Lectures du soir - " Bonnes nouvelles, grands comédiens" : parmi ces émissions proposées par Patrice Galbeau de 1970 à 1982, nous vous invitons à (re)découvrir cinq nouvelles d'écrivains français du XIXe siècle – de Gérard de Nerval à Marcel Proust -, lues par des grandes voix de ces années.
durée : 00:19:15 - Lectures du soir - " Bonnes nouvelles, grands comédiens " : parmi ces émissions proposées par Patrice Galbeau de 1970 à 1982, nous vous invitons à (re)découvrir cinq nouvelles d'écrivains français du XIXe siècle – de Gérard de Nerval à Marcel Proust -, lues par des grandes voix de ces années.
durée : 00:20:24 - Lectures du soir - "Bonnes nouvelles, grands comédiens " : parmi ces émissions proposées par Patrice Galbeau de 1970 à 1982, nous vous invitons à (re)découvrir cinq nouvelles d'écrivains français du XIXe siècle – de Gérard de Nerval à Marcel Proust -, lues par des grandes voix de ces années.
De Monaco, on croit tout connaître... et pourtant. Au milieu du XIXe siècle, la seigneurie devenue principauté en 1612 est amputée de la presque totalité de son territoire. Seuls et inaccessibles, l'aride Rocher et le port semblent condamnés. Pourtant, de ces écueils, Charles III, descendant des Grimaldi, va faire des atouts. Entre tradition et modernité, le petit pays se fraie un chemin, toujours avec l'appui des régimes qui, en France, se succèdent. Ce récit est aussi celui d'une série de personnages visionnaires : la famille Blanc fondatrice d'un empire, Monte-Carlo et sa Société des Bains de Mer ; Albert Ier, prince savant fondateur de l'océanographie?; Serge de Diaghilev, créateur des Ballets russes?; Raoul Gunsbourg et René Blum, frère de Léon, qui président aux destinées de l'opéra et du théâtre... De Charles Garnier à Jean Cocteau, d'Albert Santos-Dumont à Jacques-Yves Cousteau, artistes, sportifs, scientifiques contribuent à cette aura improbable et mythique. Une histoire inédite fondée sur des archives françaises et monégasques jusque-là inexploitées.Pierre Fabry est notre invité en partenariat avec le Salon du Livre d'Histoire de Versailles, pour les Interviews HistoireHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:20:48 - Lectures du soir - "Bonnes nouvelles, grands comédiens" : parmi ces émissions proposées par Patrice Galbeau de 1970 à 1982, nous vous invitons à (re)découvrir cinq nouvelles d'écrivains français du XIXe siècle – de Gérard de Nerval à Marcel Proust -, lues par des grandes voix de ces années.
durée : 00:58:46 - Les Grandes Traversées - par : Romain de Becdelièvre - Où commence l'aventure pour Jef ? Dans la Russie des cosaques, dans la France de la Belle époque finissante, dans un avion de la Première Guerre mondiale, dans les bars des années folles et dans un sanatorium suisse. Dès sa jeunesse, il boucle un premier tour du monde, et du malheur... - réalisation : Julie Beressi - invités : Joann Sfar Dessinateur, auteur de bandes dessinées et réalisateur; Jean-Claude Zylberstein Éditeur; Alfred de Montesquiou Réalisateur de documentaires; François Sureau Avocat, écrivain, poète, membre de l'Académie française; Marie-Eve Thérenty Professeure de littérature française et directrice du centre de recherche RIRRA21 à l'université de Montpellier 3.; Dominique Bona Membre de l'Académie française; François Heilbronn Professeur à Sciences Po et vice-président du Mémorial de la Shoah; Michèle Kahn Écrivaine et fondatrice à la SCAM du prix Joseph-Kessel; Gilles Heuré Journaliste et écrivain; Olivier Weber Ecrivain-voyageur, grand reporter; Philippe Baudorre Professeur de littérature à l'université Bordeaux-3; Serge Linkès Maître de conférences à l'université de La Rochelle, chercheur à l'Institut des textes et manuscrits modernes, il a dirigé l'édition des deux tomes de Romans et récits, de Joseph Kessel, dans « La Pléiade »; Marie-Astrid Charlier Maîtresse de conférence en littérature française du XIXe siècle à l'université Paul Valéry Montpellier-3
REDIFF - Princesse rebelle et mère prête à tout pour rétablir son fils sur le trône de France, la duchesse de Berry est une véritable tête brûlée au service des légitimistes. Dans la France républicaine du XIXe siècle, elle est considérée comme l'ennemie publique numéro un et traquée sans relâche. Partez à la rencontre de cette femme hors du commun surnommée "la bonne Duchesse". Crédits : Lorànt Deutsch, Vincent Mottez Chaque dimanche, retrouvez un épisode des saisons précédentes d'"Entrez dans l'Histoire" de 14h à 14h30 à l'antenne de RTL, mais aussi en podcast sur toutes les plateformes d'écoute.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Franck Ferrand retrace l'histoire rocambolesque de la momie de Ramsès II. Entre fascination et convoitise, le corps du plus grand Pharaon d'Égypte antique est au cœur des préoccupations des archéologues dès le XIXe siècle. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Ma vie est un roman qui m'intéresse beaucoup », écrit Berlioz dans ses savoureux Mémoires. La parution du « Paris de Berlioz » de Christian Wasselin (collection « Le Paris des artistes » aux Editions Alexandrines) nous invite à attacher nos pas à ceux du compositeur en cheminant dans le Paris du XIXe siècle. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans Histoire d'une vie, Marc Menant recevait Michel Poniatowski (1922-2002), ancien Résistant durant la Seconde Guerre mondiale, devenu homme politique dès 1949. Il a notamment été Ministre de l'Intérieur.Il a par ailleurs écrit différents ouvrages sur la politique française et sur l'Histoire. Dans cet entretien, Michel Poniatowski raconte la figure de Talleyrand, que l'on a souvent tendance à considérer uniquement sous un prisme négatif. Pourtant, cette personnalité historique a toujours été bien ancrée dans son époque : il s'agit du seul homme d'Etat qui ait eu une vraie vision d'avenir et qui ait compris le passage du XVIIIe au XIXe siècle.Né avec un pied bot mais une ambition immense, Talleyrand a rapidement été orienté vers une carrière religieuse. Ordonné prêtre, il visait malgré tout les plus grandes fonctions politiques. Cet homme, qui a connu l'Ancien Régime, la Révolution française, le Directoire, l'Empire et la Restauration, a marqué l'Histoire par son sens diplomatique exceptionnel.Histoire d'une vie est un podcast issu des archives d'Europe 1.- Présentation : Marc Menant - Production : Clara Leger- Réalisation : Julien Tharaud - Diffusion : Clara MénardHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.