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durée : 01:06:24 - Club Jazzafip - Le fameux jeu auquel il est interdit de répondre oui ou non au questions posées est notre fil rouge pour cette programmation musicale parsemée de peut-être, probablement, qui sait? ... Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Il n'y a pas que la guerre dans l'est de la République démocratique du Congo : il y a aussi quelques zones protégées où des hommes courageux réussissent à sauver la paix. C'est le cas du parc national de la Maiko, aux confins des provinces du Nord-Kivu et du Maniema, où quelques gardes forestiers – on dit maintenant « écogardes » – ont réussi à préserver les populations de gorilles et d'éléphants des combats alentour. Alain Mukiranya est ranger et assistant du directeur du parc national de la Maiko. Pour ce 1er janvier, il raconte comment il a procédé. RFI : Alain Mukiranya, vous êtes garde-forestier dans le parc national de la Maiko, dans l'est de la RDC. Comment protéger les mammifères de ce parc quand la guerre fait rage tout autour ? Alain Mukiranya : C'est un grand défi. Avant que Walikale tombe [une localité de de la province du Nord-Kivu, NDLR], il y a d'abord eu Goma [chef-lieu du Nord-Kivu, NDLR], Bukavu [chef-lieu du Sud-Kivu, NDLR] et puis Walikale. La population, les autorités et même mes collègues écogardes en étaient au point de fuir. La population, d'ailleurs, fuyait déjà vers Kisangani [chef-lieu de la province de la Tshopo, dans le nord-est de la RDC, NDLR], plus à l'ouest. Et moi, ce que j'ai fait, je suis reparti rejoindre nos équipes sur le terrain. On a mis nos forces ensemble pour protéger le parc. Nous avons fait cela dans le sens contraire du mouvement de la population, à nos risques et périls. Au lieu de fuir, vous êtes donc resté avec une équipe et vous avez réussi à persuader quelques collègues de rester avec vous. C'était la mission que j'avais reçu de la hiérarchie de l'ICCN, […] l'Institut congolais pour la conservation de la nature : rentrer, redynamiser les équipes sur le terrain, leur remonter le moral, encourager et surveiller, continuer à surveiller et protéger le parc. Je les ai convaincus. Ensemble, on faisait les patrouilles et personne n'est parti parmi nous. Est-ce que votre présence et celle de vos collègues dans le parc ont pu dissuader certains hommes armés d'y entrer pour venir braconner ? Oui, quand on voit notre présence, on ne peut plus se permettre de faire ce qui est interdit, notamment le braconnage ou le pillage des matériels et autres biens de la conservation que nous avons au parc. Et notre présence a rassuré aussi certaines populations riveraines. Certains même se sont réfugiés vers chez nous, parce que c'est là où ils se sentaient protégés. Au moment où il y avait débandade, l'armée partait dans la direction ouest. Nous, nous sommes restés et notre présence les a rassurés. Donc, ce n'est pas tout le monde qui avait fui au sein de la communauté riveraine. Il y en a certains qui se sont réfugiés vers chez nous, au quartier général du parc, et dans une autre station qui est dans la zone. Est-ce qu'il y a des hommes armés qui ont essayé d'entrer dans le parc et avec qui vous avez eu des accrochages ? La menace était grande avec des miliciens patriotes qui avaient, à cette période-là, nécessité d'avoir le matériel d'ordonnancement, aussi appelé armes et munitions. Et chez nous, il y en a parce qu'on les utilise pour protéger le parc. Ils ont voulu venir récupérer le matériel que nous avons pour aller faire la guerre avec. Et pourtant, nous, nous sommes non-belligérants, nous sommes apolitiques. En période de paix ou de conflit, nous restons et continuons notre travail. À ces miliciens patriotes, les Wazalendo, avez-vous finalement donné les armes que vous aviez ou pas ? Nous avons catégoriquement refusé. Les matériels que nous avons, c'est pour protéger la faune et la flore et pas autre chose. Nous avons refusé catégoriquement, malgré les menaces, malgré la pression, et on a essayé de les sensibiliser, de leur faire comprendre que nous sommes là pour faire notre travail et non nous mêler de la politique ou autres situations qui prévalent dans la zone. En temps de paix, quel est le principal danger pour les mammifères de votre parc, les gorilles, les éléphants, les okapis ? Est-ce que ce sont les braconniers professionnels ou est-ce que ce sont les populations riveraines, les villageois alentours ? En temps de paix, c'est le braconnage effectué par les communautés riveraines et les braconniers qui viennent d'ailleurs, qui viennent chercher comment capturer les animaux pour le trafic. Tout ça, ça va de pair. En ce début d'année 2026, quel est le vœu que vous formulez ? Mon vœu pour cette année est le retour de la paix et de toutes les bonnes conditions de vie et de travail pour la population qui vit autour de mon parc, le parc national de la Maiko, et pour toute la population congolaise, que la paix revienne, que l'autorité de l'État revienne. Mon vœu est de voir les populations de gorilles, d'okapis, de chimpanzés, d'éléphants, prospérer et continuer à se multiplier afin que la vie reprenne. Le tourisme, et tout cela, ça va aussi bénéficier au développement des communautés riveraines, parce qu'il y aura beaucoup de choses qui viendront avec et même l'économie locale sera développée. À lire aussiQuestions d'environnement - Protecteurs de la nature en Afrique, les «rangers» brisent le tabou de leur santé mentale
Voici le deuxième épisode du challenge de nos chères conjugaisons. Aujourd'hui, nous allons refaire des révisions sur l'impératif. C'est une conjugaison simple mais quand on l'utilise avec les verbes pronominaux il y a souvent des erreurs. Et si on ajoute à cela la négation...Oui l'impératif peut être confus avec l'ordre des mots. Une petite révision dans ce cas ne fait jamais de mal.On révisera dans cet épisode comment former et écrire les verbes à l'impératif avec la négation, les verbes pronominaux mais aussi avec les pronoms EN et Y. Je vous souhaite une excellente écoute. Demain, au programme, le conditionnel !Bonne écoute,Virginie d'ehoui!-----------------------------------------------------------------------------------Les 40 erreurs à NE PLUS faire, c'est gratuit et c'est ici.Le cours "grammaire en parlant", c'est ici.Le club de lecture de roman policier, c'est ici.Vous voulez enfin passer à la vitesse supérieure ? Prenez des cours particuliers avec moi, c'est ici.Un dollar fait la différence pour sauver les chiens et chats errants au Mexique, faites un don
Nouvelle semaine, nouveau sketch. On ne naît pas femme : on le devient ! Oui... mais quand ?
durée : 00:01:35 - Les 80'' - par : Nicolas Demorand - On se plaint, on ronchonne... Oui, on se lève tôt, très tôt, quand on est en matinale radio. Ca pique, c'est dur, ouin ouin, tout ça. Et puis un jour, on reçoit un message - dont je vous parle en 80 secondes ce matin - et l'on se rappelle pourquoi on se réveille à 2h du matin. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
« J'ai rêvé de toi en couleurs », c'est le titre de l'exposition monographique que le musée d'Art moderne de Paris consacre jusqu'au 22 février 2026 à l'artiste plasticienne Otobong Nkanga, née à Kano au Nigeria, et qui réside en Belgique depuis une vingtaine d'années. Otobong Nkanga travaille sur le thème du lien brisé et à recréer entre l'humain et son environnement. (Rediffusion du 28/10/2025) RFI : Bonjour Otobong Nkanga, vous présentez ici, au musée d'Art moderne de Paris, une monographie rétrospective de votre œuvre. Qu'est-ce que ça vous fait de revisiter ce que vous avez produit au fil des ans ? Otobong Nkanga : Cela me fait vraiment plaisir, comme j'ai fait mes études ici en France, à Paris. Et de rentrer dans ce musée pour montrer la sélection de mon travail, c'est réellement quelque chose qui me touche. Je suis à la fois étonnée, émue et fière, car c'est un musée que je venais visiter quand j'étais à Paris. J'allais y regarder des expositions, par exemple de Dominique Gonzalez-Foerster ou Pierre Huyghe. Et à cette époque-là, je regardais ces artistes avec un immense respect, et de constater que je suis moi aussi entrée dans l'un des plus grands musées de France... Oui, c'est incroyable ! Qu'est-ce que vous avez choisi de montrer aux visiteurs français ou étrangers qui viendront ici ? D'abord des pièces que j'ai réalisées ici à Paris, comme celle qui s'appelle Keyhole. Il y a plusieurs pièces qui datent de ce temps-là, et d'autres plus actuelles, afin de montrer l'étendue des choses. C'est aussi la première fois que je montre des pièces que j'ai faites à l'école. C'est important de pouvoir les montrer, car il y a des jeunes qui créent et travaillent, et ils peuvent ainsi constater que les œuvres tracent une certaine ligne qui va être suivie dans le futur. On peut voir beaucoup de choses, on peut voir du tissage, des collages, des céramiques, des installations. Mais au final, quelle est la forme d'expression plastique qui vous correspond le plus ? Tout commence avec les dessins, l'installation, les sculptures, les tapisseries, les performances. Tout cela commence vraiment par une esquisse ou un dessin. Et à partir de là, je commence à voir mes idées dans un espace. Et à partir de là, pour moi, il n'y a pas une médium qui me semble plus importante qu'une autre. C'est en fonction de l'idée que j'ai, en fonction de la manière que je trouve la meilleure pour exprimer quelque chose. Votre travail questionne beaucoup le rapport entre l'humain et la nature… Ces liens que l'on crée, ces liens que l'on détruit, ces liens que l'on aimerait pouvoir recréer. Je pense notamment à toute la partie sur les industries extractives. Est-ce que l'action de l'homme sur la nature est toujours négative ? Je ne crois pas que c'est l'action de l'homme qui est négative sur la planète, parce que, nous aussi, nous venons de cette planète, de cette nature-là. Mais ce que je crois en revanche, c'est que la manière de développer et de structurer nos entreprises extractives ne prend pas en compte une partie « dormante ». Je veux dire, le fait de laisser les choses reposer, repousser, se régénérer. Tout ce que l'on fait, c'est de sortir, sortir des choses. On a toujours été extractifs, nous les humains, mais la manière dont nous le faisons aujourd'hui est marquée par le capitalisme. On le fait pour le capital et non pas pour l'humain. C'est pourquoi nous entrons dans des guerres. C'est pourquoi nous entrons dans un système qui n'est pas favorable aux humains, surtout pour les gens qui habitent sur les terres qui possèdent ces ressources minières. ► Exposition I Dreamt of you in Colours, d'Otobong Nkanga au Musée d'art moderne de Paris jusqu'au 22 février 2026.
La désinformation est ancienne mais quelles sont ses nouvelles formes ? Planisphère vous offre un tableau actualisé de l'état de la menace, des nouveaux compétiteurs et des nouvelles opportunités. Ukraine, Moyen-Orient, Afrique autant de terrains où la désinformation influence le conflit. Oui, mais comment ? Pour le savoir, nous recevons Christine Dugoin-Clément, Chercheuse à l'Observatoire de l'intelligence artificielle - Université Panthéon-Sorbonne. Auteure de « Géopolitique de l'ingérence russe. La stratégie du chaos », édition PUF. Cette émission a été enregistrée dans le cadre des RSMED à Toulon le 10/10/2025 avec les moyens de RCF Méditerranée et diffusée le 2/12/2025. Planisphère est une émission de RND et RCF, produite par Pierre Verluise, reprise en podcast sur Diploweb.com avec en bonus une synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Comment-la-desinformation-influence-t-elle-les-conflits-modernes-Avec-C-Dugoin-Clement.htmlExtrait de la synthèse rédigée : "La désinformation n'est pas un phénomène nouveau : elle accompagne les conflits humains depuis toujours. Cependant, les mutations technologiques, la globalisation de l'information et la montée des tensions géopolitiques ont profondément transformé sa nature et son ampleur. Comme l'explique Christine Dugoin-Clément, la désinformation contemporaine est devenue multiforme, rapide et industrialisée. L'Ukraine, le Moyen-Orient et l'Afrique sont aujourd'hui des théâtres privilégiés où se jouent ces batailles cognitives, où l'objectif n'est plus seulement de manipuler l'adversaire, mais d'affaiblir la confiance dans la vérité elle-même.Depuis 2014, la guerre russe en Ukraine a servi de laboratoire à ciel ouvert pour les stratégies de manipulation informationnelle. La Russie, la Chine et d'autres puissances ont développé des actions dites d'ingérence informationnelle, visant les perceptions, les émotions et la cohésion sociale des sociétés adverses. Ces opérations reposent sur une désinhibition croissante : les États n'hésitent plus à mobiliser ouvertement leurs canaux diplomatiques, médiatiques et numériques pour influencer l'opinion mondiale. À côté d'eux, on trouve des prestataires privés de désinformation, parfois liés à des structures étatiques (comme Wagner ou l'Internet Research Agency), qui brouillent les responsabilités et renforcent le déni plausible des commanditaires.La désinformation est désormais alimentée par un véritable marché de services. Des individus ou groupes autonomes vendent leurs compétences d'influence ou mènent des actions ponctuelles pour gagner en visibilité. L'écosystème s'étend à des entreprises commerciales, des idéologues ou même des particuliers cherchant à prouver leur valeur dans le domaine de l'influence numérique. Ce système s'auto-alimente grâce à la baisse des coûts technologiques : Internet, les réseaux sociaux et l'intelligence artificielle permettent à de nouveaux acteurs d'entrer dans la compétition informationnelle, créant un environnement où la frontière entre vérité et manipulation devient de plus en plus floue.Les outils numériques ont révolutionné la désinformation. Les deepfakes, les sites générés par IA, ou les campagnes de désinformation massives sur les réseaux sociaux permettent de diffuser rapidement des récits fabriqués. Ces méthodes favorisent la vitesse, la viralité et le brouillard informationnel, rendant la vérification de plus en plus complexe. L'objectif n'est plus seulement de faire croire à une fausse information, mais de provoquer une saturation cognitive : submerger les citoyens de récits contradictoires jusqu'à ce qu'ils ne croient plus en rien. Cette stratégie s'avère redoutable, car elle mine les fondements mêmes de la démocratie et du débat rationnel.(...)"Lire la suite de cette synthèse rédigée à l'adresse https://www.diploweb.com/Planisphere-Comment-la-desinformation-influence-t-elle-les-conflits-modernes-Avec-C-Dugoin-Clement.html
Comment faire pour vous faire remarquer en 2026 ?Oui, les relations publiques arrivent à percer le bruit médiatique et reviennent en force, sous les projecteurs, en 2026.J'ai eu envie d'explorer cet aspect que plusieurs ont sous-estimé ces dernières années.Pourtant, c'est exactement ce que les RP font depuis leur création : capter l'attention et couper à travers le bruit.Mais comme les humains cherchent sans cesse la nouvelle technologie qui réglera tous leurs problèmes, nous nous retrouvons aujourd'hui noyés sous le bruit et les contenus partagés en continu.Voici 5 aspects des relations publiques que je vous invite à explorer en 2026 pour vous démarquer.• Nous sommes saturés d'information, mais affamés de contenu crédibleEn 2026, tout est éphémère : stories, posts, vidéos courtes qui disparaissent en quelques heures.À l'inverse, un article rédigé par un journaliste, un reportage ou une entrevue ont une durée de vie beaucoup plus longue. Ils sont mieux référencés, partagés et cités.Les RP offrent de la profondeur dans un monde de surface.À tel point que même les tiktokeuses recrutent aujourd'hui des agences de relations publiques pour faire parler d'elles dans les grands médias. Un article dans ELLE ou le New York Times aura évidemment une durée de vie bien plus longue que n'importe quel contenu publié sur les médias sociaux.2. Les RP savent capter l'attention des bons relaisJournalistes et influenceurs sont plus sollicités que jamais.Les agences et les professionnels RP reconnus, comme nous à l'agence NATA PR, bénéficient d'un capital de confiance : on ouvre nos courriels, on nous lit, on nous répond.En 2026, la notoriété relationnelle vaut plus que le volume de messages envoyés.3. L'IA amplifie le bruit, mais renforce la valeur humaine des RPL'IA génère du contenu à l'infini.Résultat : plus de messages, moins d'impact.Ce que l'IA ne remplace pas :• la compréhension fine de l'actualité• le jugement éditorial• la relation humaine avec les médiasLes RP deviennent un filtre stratégique, pas un mégaphone comme les plateformes de médias sociaux.4. Les marques ont besoin de légitimité, pas seulement de visibilitéLa visibilité se paie. La crédibilité se construit.En 2026, les marques cherchent à être crues, pas seulement vues.Les relations publiques apportent :• une validation externe• de l'autorité• un storytelling ancré dans le réel5. Les RP créent des actifs durables, pas des coups d'éclatUn bon article rédigé par un journaliste, ce n'est pas juste une parution.Sa valeur est énorme, parce qu'il devient aussi :• un contenu réutilisable• une trace numérique durable• un levier pour la marque, les ventes et la réputationLes RP construisent sur le long terme, là où les tendances passent.En 2026, les relations publiques sont une réponse moderne et puissante à un monde trop bruyant.Et vous, qu'en pensez-vous ?Envie d'en savoir plus sur les relations publiques ?Inscrivez-vous à notre prochaine cohorte, qui débutera le 26 janvier 2026.Faire parler de vous dans la presse ➤ https://prschool.natapr.com/evergreen_frJe vous y enseigne des RP simplifiées, concrètes et faciles à mettre en œuvre.Pas certain que les RP soient pour vous ? Contactez-moi : nata@natapr.comPour ne rien manquer : inscrivez-vous sur nos listes !INFOLETTRE ➤ www.natapr.comNataLE MODÈLE NATA PR GRATUIT ➤ https://prschool.natapr.com/Le-Modele-NATA-PRINSTAGRAM ➤ https://www.instagram.com/nata_pr_school/
« J'ai rêvé de toi en couleurs », c'est le titre de l'exposition monographique que le musée d'Art moderne de Paris consacre jusqu'au 22 février 2026 à l'artiste plasticienne Otobong Nkanga, née à Kano au Nigeria, et qui réside en Belgique depuis une vingtaine d'années. Otobong Nkanga travaille sur le thème du lien brisé et à recréer entre l'humain et son environnement. (Rediffusion du 28/10/2025) RFI : Bonjour Otobong Nkanga, vous présentez ici, au musée d'Art moderne de Paris, une monographie rétrospective de votre œuvre. Qu'est-ce que ça vous fait de revisiter ce que vous avez produit au fil des ans ? Otobong Nkanga : Cela me fait vraiment plaisir, comme j'ai fait mes études ici en France, à Paris. Et de rentrer dans ce musée pour montrer la sélection de mon travail, c'est réellement quelque chose qui me touche. Je suis à la fois étonnée, émue et fière, car c'est un musée que je venais visiter quand j'étais à Paris. J'allais y regarder des expositions, par exemple de Dominique Gonzalez-Foerster ou Pierre Huyghe. Et à cette époque-là, je regardais ces artistes avec un immense respect, et de constater que je suis moi aussi entrée dans l'un des plus grands musées de France... Oui, c'est incroyable ! Qu'est-ce que vous avez choisi de montrer aux visiteurs français ou étrangers qui viendront ici ? D'abord des pièces que j'ai réalisées ici à Paris, comme celle qui s'appelle Keyhole. Il y a plusieurs pièces qui datent de ce temps-là, et d'autres plus actuelles, afin de montrer l'étendue des choses. C'est aussi la première fois que je montre des pièces que j'ai faites à l'école. C'est important de pouvoir les montrer, car il y a des jeunes qui créent et travaillent, et ils peuvent ainsi constater que les œuvres tracent une certaine ligne qui va être suivie dans le futur. On peut voir beaucoup de choses, on peut voir du tissage, des collages, des céramiques, des installations. Mais au final, quelle est la forme d'expression plastique qui vous correspond le plus ? Tout commence avec les dessins, l'installation, les sculptures, les tapisseries, les performances. Tout cela commence vraiment par une esquisse ou un dessin. Et à partir de là, je commence à voir mes idées dans un espace. Et à partir de là, pour moi, il n'y a pas une médium qui me semble plus importante qu'une autre. C'est en fonction de l'idée que j'ai, en fonction de la manière que je trouve la meilleure pour exprimer quelque chose. Votre travail questionne beaucoup le rapport entre l'humain et la nature… Ces liens que l'on crée, ces liens que l'on détruit, ces liens que l'on aimerait pouvoir recréer. Je pense notamment à toute la partie sur les industries extractives. Est-ce que l'action de l'homme sur la nature est toujours négative ? Je ne crois pas que c'est l'action de l'homme qui est négative sur la planète, parce que, nous aussi, nous venons de cette planète, de cette nature-là. Mais ce que je crois en revanche, c'est que la manière de développer et de structurer nos entreprises extractives ne prend pas en compte une partie « dormante ». Je veux dire, le fait de laisser les choses reposer, repousser, se régénérer. Tout ce que l'on fait, c'est de sortir, sortir des choses. On a toujours été extractifs, nous les humains, mais la manière dont nous le faisons aujourd'hui est marquée par le capitalisme. On le fait pour le capital et non pas pour l'humain. C'est pourquoi nous entrons dans des guerres. C'est pourquoi nous entrons dans un système qui n'est pas favorable aux humains, surtout pour les gens qui habitent sur les terres qui possèdent ces ressources minières. ► Exposition I Dreamt of you in Colours, d'Otobong Nkanga au Musée d'art moderne de Paris jusqu'au 22 février 2026.
Vous souhaiter le meilleur pour 2026… en orientationUne bonne année, ce n'est pas forcément une année où tout est décidé, tout est clair, tout est carré. Non. Une bonne année en orientation, c'est une année où on avance.Une année où, petit à petit, on comprend mieux qui on est, ce qu'on aime, ce qui nous motive… et ce dont on ne veut pas, aussi.C'est une année où chacun progresse à son rythme, sans pression inutile.On se donne le droit d'explorer, de tester, de se tromper parfois — parce que l'orientation, c'est un chemin, pas une case à cocher.C'est aussi une année où l'on vit des expériences concrètes : un stage, une immersion, une rencontre, une porte ouverte… Ces moments qui permettent de vérifier ses intuitions et de se dire : “Oui, ça, ça me parle” ou “Non, ce n'est pas pour moi”.Une bonne année en orientation, c'est un climat où on peut discuter sereinement à la maison, où les questions deviennent des opportunités, pas des sources de stress. Où les parents soutiennent sans imposer, et où le jeune peut se sentir écouté.Et puis, au bout du chemin, une bonne année en orientation, c'est quand on arrive à faire un choix éclairé. Un choix qui a du sens, que l'on comprend et que l'on assume.Pas forcément un choix définitif, pas forcément un choix parfait — mais un choix qui permet d'avancer.Et surtout… une bonne année en orientation, c'est une année où l'on gagne en confiance. Confiance en soi, en ses capacités, et en l'idée que, quoi qu'il arrive, on saura trouver sa voie, même si le parcours comporte des détours.Voilà ce que je vous souhaite pour cette nouvelle année : de la clarté, de la sérénité… et beaucoup de confiance. Je vous souhaite, à tous et chacun, une merveilleuse année 2026.ℹ️ SUIVEZ L'ACTUALITÉ DE L'ORIENTATIONInscrivez-vous à la newsletter Les Clés de l'orientation : https://azimut-orientation.com/abonnez-vous-a-la-newsletter/ ( vous recevrez en cadeau un guide téléchargeable)
Dans ce nouvel épisode de Petit Vulgaire, on te raconte un truc complètement fou :
Au Soudan, l'année 2025 a été encore plus sanglante que les deux années précédentes. Après bientôt trois années de guerre, on estime que 150 000 personnes ont été tuées. Et dans les deux camps, du côté du président du Conseil de souveraineté de transition le général al-Burhan comme du côté du général Hemedti, les soutiens extérieurs se livrent une compétition de plus en plus féroce. C'est le cas notamment de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Roland Marchal est chercheur à Sciences Po Paris et il pense que la toute récente reconnaissance du Somaliland par Israël n'arrange rien. Il s'en explique au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce qu'on peut dire qu'au Soudan, l'année 2025 a été encore pire que les deux années précédentes ? Roland Marchal : Elle a été pire en effet, dans la mesure où des batailles stratégiques se sont menées et ont été gagnées par un camp ou l'autre et ont beaucoup plus impliqué la population civile, qui a payé un prix très élevé, non seulement en termes de déplacement, mais directement dans les combats qui étaient menés. Oui, tout à fait. Et on parle de 150 000 morts depuis deux ans et demi. Le début de cette année 2025 a été marqué par des succès des Forces armées soudanaises, notamment à Khartoum et la fin de l'année par des victoires des Forces de soutien rapide, notamment à El-Fasher. Est-ce à dire qu'il n'y a pas un camp plus fort que l'autre ? Je crois qu'on est arrivé dans une situation où, grâce aux appuis internationaux qui ont été mobilisés par chacun des protagonistes, disons, il y a une espèce d'équivalence stratégique, c'est-à-dire que la modernité des armes octroyées à un camp est contrée par de nouvelles livraisons de l'autre côté, ce qui évidemment pose des questions importantes sur les enjeux véritables d'une guerre qui est fondamentalement soudanaise, mais qui aujourd'hui renvoie à des compétitions régionales qui sont en train de monter aux extrêmes, sans commune mesure avec ce que la population souffre. Quel est le fond de la querelle entre le président Abdel Fattah al-Burhan et le général Hemedti, qui appartiennent tous deux à la communauté arabe du Soudan ? Alors d'abord, sur cette question ethnique, je crois que le Soudan, depuis son indépendance, n'a jamais été en paix et que l'armée soudanaise a été fondamentalement une armée de guerre civile, c'est-à-dire réprimant des populations à l'intérieur des frontières nationales du Soudan. Ça a été pendant très longtemps les Sud-Soudanais qui étaient partie intégrante jusqu'en 2011, mais aussi la région du Nil Bleu, et puis évidemment le Darfour et le Kordofan dont on parle plus aujourd'hui. Donc il y a une question sur pourquoi cela ? Et la thèse qu'il faudrait affiner, évidemment, est d'expliquer que les classes dirigeantes et l'État soudanais fonctionnent largement au profit des groupes arabes qui sont de la vallée du Nil et de Khartoum, contre tout le reste. Et de ce point de vue-là, un Arabe du Darfour ne vaut pas plus qu'un Zaghawa ou qu'un Four du Darfour qui ne sont pas arabes, dans la mesure où simplement, régionalement, ils sont considérés comme des périphéries, donc qui n'ont pas vocation à faire partie de l'élite politique, militaire et économique du pays. Et les chefs Zaghawas du Darfour, Jibril Ibrahim et Minni Minnawi, étaient alliés aux Forces armées soudanaises contre le général Hemedti. Qu'est-ce qu'ils deviennent depuis la prise d'El-Fasher par Hemedti ? Alors il faut rappeler que ces groupes militaires avaient été défaits notamment par les Forces de soutien rapide, mais que, en 2019, lorsque le gouvernement civil prend forme après l'arrestation d'Omar el-Béchir, il y a une volonté de normaliser les relations avec la communauté internationale et d'envoyer des signaux positifs sur la volonté de la nouvelle direction du pays de résoudre les problèmes, notamment le Darfour. Donc, en octobre 2020 est signé un accord – l'accord de Juba – qui permet à ces groupes politico militaires de revenir sur la scène soudanaise. Donc dans un premier temps, ces groupes étaient plutôt proches d'Hemedti. Mais le fait que Hemedti apparaisse soudainement comme un acteur incontournable et peut-être premier s'ils gagnaient la guerre contre l'armée soudanaise, cela a fait que ces groupes-là ont décidé, pour leur intérêt bien compris, de s'allier avec le gouvernement contre les Forces de soutien rapide. Et donc ce sont eux, fondamentalement, qui ont lutté pour défendre la ville d'El-Fasher et qui ont été battus d'une façon extrêmement sanglante à la fin du mois d'octobre. Depuis, ces groupes-là essayent de se réorganiser. Alors, vous avez deux choses qui sont en train de se passer. La première, c'est les combats qui étaient autour d'El-Fasher se dirigent aujourd'hui vraiment sur le territoire Zaghawa soudanais, mais à la frontière avec le Tchad. Et il y a de nombreux incidents de frontière dont on commence à parler, et également la possibilité de nouveaux combats dans l'extrême nord du Darfour, mais qui touche aussi la frontière du Tchad, donc avec des possibilités de déstabilisation. Et puis l'autre élément dont on parle moins, c'est le fait que ces groupes-là essayent de se réorganiser militairement et jouent déjà un rôle militaire significatif dans les batailles qui ont lieu au Kordofan, notamment autour de la ville d'El-Obeid. À lire aussiSoudan: «On a l'impression que le monde n'est pas assez horrifié par ce qui se passe», déplore l'Ocha Dans cette guerre sanglante et interminable, chacun compte ses alliés. Le général al-Burhan est soutenu par les islamistes et le général Hemedti par les Émirats arabes unis. Quel est le camp qui a le plus de profondeur stratégique ? Je dirais fondamentalement l'armée soudanaise. Pour quelle raison ? C'est que vous avez listé au niveau intérieur les islamistes, mais surtout, quand vous regardez la coalition internationale qui est derrière pour des intérêts qui sont tout à fait égoïstes, globalement, mettre la main sur un accès à la mer Rouge, vous avez la Russie, vous avez l'Iran, vous avez la Turquie, vous avez le Qatar. J'allais oublier l'Égypte, qui est un pays extrêmement important. Et donc ces pays-là ont des intérêts sécuritaires ou des ambitions économiques au Soudan et s'efforcent de soutenir le général Burhan. Parce que l'autre camp – c'est-à-dire soutenu par les Emiratis, est inacceptable parce que c'est le camp émirati, et donc ces États sont liés. Du côté des Forces de soutien rapide, vous avez, disons, une alliance régionale qui est largement celle des clients et des affidés des Émirats arabes unis, c'est-à-dire évidemment le Tchad de Mahamat Kaka, ce qui lui pose et va lui poser de plus en plus de problèmes. La Libye de Khalifa Haftar, donc ce n'est pas toute la Libye, mais c'est quand même cette Libye qui est au sud et qui permet l'approvisionnement et la logistique des Forces de soutien rapide. C'est le Soudan du Sud qui officiellement est neutre, mais finalement autorise les Forces de soutien rapide à utiliser le territoire pour des approvisionnements militaires. C'est le Kenya et l'Ouganda qui sont en affaire avec Abou Dhabi. C'est également l'Éthiopie de Abiy Ahmed, qui est un client tout à fait important des Émirats. Donc on voit que d'une certaine façon, régionalement, les Forces de soutien rapide ne sont pas du tout isolées. C'est une des raisons qui lui donnent la capacité de rebondir militairement et de trouver chaque fois les routes logistiques pour son approvisionnement militaire. Mais d'un autre côté, les grandes puissances sont plutôt du côté des Forces armées soudanaises, ce qui évidemment indique que d'une certaine façon, cette guerre ne pourra pas être gagnée militairement. Le problème aujourd'hui, c'est que personne dans la communauté internationale, y compris les États-Unis, n'ose marteler ça publiquement et de façon privée à tous les acteurs qui approvisionnent et qui alimentent cette guerre de l'extérieur. Alors, dans ce grand jeu entre puissance africaine et moyen-orientale, est-ce que la reconnaissance de l'État du Somaliland par Israël vendredi dernier est un élément important qu'il faut prendre en compte ou pas ? Oui, je crois que c'est un élément essentiel. Ce qui s'est passé jusqu'à présent, c'est que l'Arabie saoudite a toujours maintenu une position de relative neutralité, quand bien même on sentait bien que l'Arabie saoudite avait plus d'atomes crochus avec les militaires et les cadres civils du régime de Port-Soudan qu'avec les Forces de soutien rapide. Malgré tout, disons, l'aide qui a été fournie au général al-Burhan a été très limitée et ça a été largement une espèce de reconnaissance du fait que ce n'était pas un régime fantoche et que donc il fallait les considérer. Ce qui est en train de changer, c'est effectivement des événements qui se passent non seulement au Soudan, mais au sud Yémen, et avec l'éruption d'Israël au Somaliland qui change complètement la donne régionale et où tous les acteurs de la région voient les Émirats arabes unis en embuscade. Les combats au sud Yémen, dont on a peu parlé en France, marquent quand même le retour de la guerre, malgré un cessez-le-feu précaire dans une zone du pays qui avait été relativement calme et la prise de contrôle d'une région du Sud Yémen qui s'appelle le Hadramaout, qui est la région frontalière avec l'Arabie saoudite, et la milice créée et sponsorisée depuis par les Émirats arabes unis, n'a pu mener ces opérations sans le soutien et sans le feu vert des Émirats. Donc c'est un message très clair des Émirats. Certains analystes pensent que c'est un signe de mécontentement envoyé à Riyad, puisque c'est Mohammed Ben Salmane qui, en visite à Washington, avait fortement suggéré au président Trump de s'impliquer dans une nouvelle médiation au Soudan et avait également publiquement, sur le sol américain, critiqué très violemment les Forces de soutien rapide. La reconnaissance par Israël du Somaliland, indépendamment du contenu réel, ça montre la possibilité, évidemment pour les Israéliens, à terme, je ne dis pas demain matin, mais à terme, d'avoir des facilités militaires sur la côte somalienne ou somalilandaise, comme vous voudrez, et de pouvoir frapper les Houthis du Yémen. Mais ça montre aussi que les Émiratis ont d'autres ambitions, sans doute plus grandes que ce qu'on imaginait jusqu'à présent, à la fois dans leur alliance avec Israël. Une alliance qui dure et perdure en dépit de ce qui s'est passé à Gaza et également avec, à terme, une implication de l'Éthiopie, puisque l'Éthiopie a émis le 1er janvier 2024 l'idée que le Somaliland pourrait lui octroyer un territoire qui serait sous souveraineté éthiopienne sur la côte, qui servirait à la fois de port militaire et de port commercial. Donc tout ça est vu, en tous les cas par les acteurs de la région Djibouti, le gouvernement à Mogadiscio, l'Égypte et le Soudan, comme en sous-main, un appui des Émiratis qui fait que les relations entre Riyad et Abou Dhabi vont se tendre et que le soutien nominal, si vous voulez, largement diplomatique et formel qu'il y avait vis-à-vis de la junte au Soudan, va sans doute changer de forme et prendre des aspects beaucoup plus pratiques et beaucoup plus destructeurs pour la population soudanaise. Ce sera sans doute de l'aide militaire via le Pakistan ou la Turquie. L'Arabie saoudite achetant du matériel qui sera livré au Soudan et utilisé contre les Forces de soutien rapide et la population qui aurait la mauvaise idée de soutenir les Forces de soutien rapide. À lire aussiSoudan: après trois ans de guerre, quels espoirs pour 2026?
Après les cadeaux, place aux souvenirs de La 5e de Couv’ avec quelques anecdotes ! Oui, La saison des fêtes continue ! Et vu qu’on se retrouve depuis bientôt dix ans chaque semaine pour partager... L'article Les anecdotes de La 5e de Couv’ – #5DC – Saison 11 épisode 16 est apparu en premier sur La 5e de Couv' - Le podcast de débat autour du manga !.
I've been thinking a lot about what it actually takes to stand out right now. The algorithms have changed. Attention is harder to earn, and “good content” isn't enough anymore. In this episode, I sit down with Andi Eaton to talk about why having a clear point of view is no longer optional if you want your brand to grow in 2026 and beyond. We talk about what makes people stop scrolling, why being “vanilla” is the fastest way to disappear online, and how founders can stop diluting their message when they have multiple passions, products, or businesses. Get ready to build differently in 2026. Check out our Sponsors: Shopify - Start your $1/month trial at Shopify.com/happy SKIMS - The SKIMS Holiday Shop is now open at SKIMS.com. Let them know we sent you by choosing Earn Your Happy podcast in the dropdown after you purchase. Brevo - Head to brevo.com/earn and use the code EARN to get 50% off Starter and Business Plans for the first 3 months of an annual subscription. Aura Frames - save on the perfect gift at AuraFrames.com - get $35 off Aura's best-selling Carver Mat frames with promo code EARN at checkout. Northwest Registered Agent - Build your complete business identity in just 10 clicks and 10 minutes. Visit www.northwestregisteredagent.com/paidearn Blinds.com - The Black Friday deals at Blinds.com are going strong all month long! Save $50 off when you spend $500 or more - use code EARN at checkout. HIGHLIGHTS 00:00 Meet Andi Eaton, Founder and CEO of Oui, We Studio. 05:00 The lesson that taught Andi to trust her intuition in corporate leadership. 13:15 Why multi-passionate founders struggle to stay clear and consistent. 19:30 One of the smartest marketing investments in 2026. 23:00 How customers buy for effectiveness, identity, and a sense of belonging. 27:00 Where founders should experiment and where they shouldn't 34:00 The three things your content must have to survive the algorithm in 2026. 41:30 Why having too many offers can dilute your message. 49:00 How to create identity language that sells multiple offers at once. 51:00 What is your definition of success? 54:00 Advice to women in their forties who are just getting started. 59:30 What's giving you freedom? 01:06:00 A skincare product that works for travel, sensitive skin, and lifestyles. RESOURCES Learn more about Oui, We Studio HERE! Join the Cult Brand Blueprint Accelerator HERE! Shop Casa Noon and the Sabbatical Serum HERE! Join the Audacity Challenge HERE! Join the most supportive mastermind on the internet HERE! Check out our FREE 90-Day Business Blueprint HERE! Listen to my free SECRET PODCASTS SERIES - Operation: Rekindle This B*tch Get glōci HERE Use code: HAPPY at checkout for 25% off! FOLLOW Follow me: @loriharder Follow glōci: @getgloci Follow Andi: @ouiwegirl Follow Oui, We Studio: @ouiwestudio Follow Casa Noon: @casanoonbeauty
Coup de théâtre dans la Corne de l'Afrique. Pour la première fois, l'État sécessionniste du Somaliland est reconnu officiellement par un autre État, en l'occurrence, Israël. Pour le président de la République fédérale de Somalie Hassan Sheikh Mohamud, c'est un coup dur, car la nouvelle tombe juste après les élections locales qu'il a réussi à organiser, malgré la pression croissante des islamistes shebab. L'initiative d'Israël suscite beaucoup de réactions négatives. Mais va-t-elle rester isolée ? Matt Bryden est conseiller stratégique au centre de recherches Sahan Research. En ligne de Nairobi, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : pourquoi les shebabs ont-ils réussi à regagner le terrain perdu depuis trois ans ? Matt Bryden : Il y a trois ans, l'offensive contre les Shebabs était menée par les milices de clans qui voulaient se libérer d'Al-Shabab, et ils ont reçu un appui du gouvernement fédéral ainsi que des Américains. Mais les milices de clans sont capables de se battre seulement dans le territoire de leur clan. Donc, dès qu'ils avaient libéré leur propre territoire, ils ne pouvaient pas avancer plus loin. Et donc l'offensive, c'était vraiment une collection de petites offensives, des milices de clans, mais ce n'était pas une opération coordonnée cohérente. Et aujourd'hui, est-ce que ces milices claniques se sont alliées avec les Shebabs contre le gouvernement ? Non, la plupart sont toujours contre les shebabs, surtout dans la région, là où ils se sont battus. Mais ils ne sont pas forcément alliés avec le gouvernement non plus. Et ça, c'est un autre grand problème pour le gouvernement fédéral, c'est que le gouvernement se bat pas simplement contre les Shebabs, mais aussi contre certaines des provinces, les régions de la Somalie qui eux-mêmes se battent contre Al-Shabab. Donc le gouvernement Mogadiscio ne contrôle à la limite que 15 % du territoire de la Somalie. Et ça, c'est généreux. Mais tout de même, ces premières élections sans attentats, est-ce que ce n'est pas un succès pour le président Hassan Mahamoud ? Tout à fait. Il y avait du monde dans certains centres ou des lieux de vote, ça c'est sûr. Mais la Somalie est un pays de clans et donc les clans qui soutiennent le gouvernement, leurs membres votent. Mais d'autres clans, et donc les clans qui soutiennent l'opposition, ne se sont pas présentés pour voter. Donc, l'élection risque d'approfondir les divisions entre les clans et les régions de la Somalie. Ceux qui soutiennent le gouvernement, qui sont minoritaires actuellement, et les autres, les clans et les régions qui s'y opposent. Le président somalien Hassan Sheikh Mohammed était rayonnant jeudi lors de ces élections. Mais le lendemain, il a appris une très mauvaise nouvelle. Pour la première fois, l'État sécessionniste du Somaliland a été reconnu officiellement par un autre État, en l'occurrence Israël. Est-ce que c'est une surprise pour vous ? Pour la Somalie, sûrement. C'est une surprise qui n'est pas du tout bienvenue. D'abord parce que le Somaliland, maintenant, risque de recevoir non seulement la reconnaissance d'Israël, mais d'autres pays derrière. Parce que c'est sûr que ce qu'Israël a fait n'est pas une initiative isolée, mais ça a été coordonné avec d'autres États en Afrique et aussi quelques pays arabes, et probablement les États-Unis aussi. Vous dites que d'autres pays pourraient suivre, mais il y a deux ans, l'Éthiopie avait failli reconnaître l'indépendance du Somaliland. Finalement, elle y avait renoncé sous la pression de la Somalie et de la Turquie. Oui, tout à fait. Mais l'initiative de l'Éthiopie n'était pas coordonnée avec d'autres États et ça a été une déclaration sans la reconnaissance. Maintenant, l'Israël a officiellement reconnu le Somaliland. Et d'après ce que j'entends des diplomates dans la région, ça fait des mois, peut-être plus qu'un an, qu'Israël et d'autres pays ont coordonné cette décision pour qu'Israël ne soit pas seul et qu'il y ait d'autres pays derrière, dans les semaines et les mois à venir pour reconnaître le Somaliland. Les Israéliens laissent entendre que cette reconnaissance du Somaliland est dans l'esprit des accords d'Abraham, par lesquels Israël a normalisé ses relations avec notamment les Émirats arabes unis et le Maroc. Voulez-vous dire que les Américains sont peut-être derrière ? Oui tout à fait. Les Américains, surtout depuis l'élection du président Trump. Ils ont signalé qu'ils sont très frustrés avec la situation en Somalie, qu'ils ont dépensé des milliards de dollars pour la sécurité de ce pays et qu'en fait la situation est pire qu'avant. Donc, les Américains commencent à travailler directement avec les régions de Dublin et de Puntland pour se battre contre Al-Shabab et aussi l'État islamique, qui était très actif dans la région nord-est du Puntland. Et les relations avec le Somaliland sont en croissance. Le général Anderson d'Africom était là il y a quelques mois. Donc, je crois que c'est assez clair que les Américains voient le Somaliland comme un partenaire potentiel pour sécuriser les routes maritimes dans le golfe d'Aden et la mer Rouge, aussi bien que se battre contre les mouvements extrémistes dans la Corne de l'Afrique.
En ces temps de grande démission et de difficultés croissantes pour recruter, je suis en contact avec beaucoup de cabinets de recrutements et de DRH qui m'expliquent bien souvent qu'au-delà de la pénurie des candidats, le dernier entretien peut poser problème. Eh oui, désormais, bien souvent, ce n'est pas l'entreprise qui recrute un candidat, mais bien le candidat qui recrute son entreprise… je dirais même mieux, qui recrute son manager. Il est passé le temps où l'on voulait un job à tous prix, et nous ne pouvons que nous en réjouir (attention, je ne dis pas que tout est rose pour toutes les catégories socio-professionnelles, mais la situation a radicalement changé depuis 2 ans). Et ainsi, ce dernier entretien est absolument capital. Voici un florilège des pires erreurs que j'ai entendu de la part de candidats qui ont refusé une offre d'embauche. Ces 5 réflexions sont de vraies réflexions entendues par des candidats.1️⃣ Oui oui, le télétravail chez nous, c'est possible, mais après la période d'essai2️⃣ La RSE ? C'est quoi ?3️⃣ Chez nous, le boulot passe avant tout4️⃣ Faut quand même pas oublier que dans télétravail, y a le mot travail.5️⃣ Oui, chaque semaine, je fais une réunion d'équipe, c'est le vendredi à 18.30Soutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Oui on kiffe la bouffe, les cadeaux. Ah oui les gens aussi pardon ! Voici les 10 trucs qu'on aime vraiment ou qu'on aime détester à Noël, par Madame Meuf. Un podcast Bababam Originals Ecrit par Hélène Vézier Monté par Romain Redon Retrouvez tous les épisodes de Madame Meuf ici. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Avant de commencer, voici le petit rappel pour aller lire le nouveau chapitre de mon roman Sonate. Hâte de savoir si tu l'as aimé. Si vous pouvez créer un compte pour pouvoir voter pour les chapitres, ça m'aide beaucoup à faire connaître le roman sur la plateforme à plus de personnes. Et dans l'optique de le signer en maison d'édition aussi :)Prendre le temps de faire le pointJ'espère que vous allez bien depuis le dernier épisode.J'espère que les fêtes de fin d'année se passent bien pour vous, que vous soyez seul·e ou accompagné·e. J'espère surtout que vous vous sentez aimé·e et que vous prenez soin de vous, à votre manière, avec vos moyens, votre énergie du moment.Avant toute chose, j'ai envie de dire merci.Merci aux personnes qui sont toujours là malgré mon absence depuis le mois de septembre. Merci aussi aux nouvelles personnes qui nous ont rejoints ces derniers jours. Vous êtes quasiment 400 de plus, et ça me touche énormément. Merci d'avoir choisi de vous joindre à cette aventure avec moi.Je vais prendre quelques minutes pour me représenter, parce qu'il y a des nouvelles personnes ici.Je suis Mauna Vigam, poétesse, romancière, animatrice d'ateliers d'écriture émotionnelle et podcasteuse. J'ai auto-édité deux recueils de poésie, Au-delà de nos maux et Tant que j'aimerai, qui se sont vendus à un peu plus de 2500 exemplaires depuis 2021. Et je précise souvent ce chiffre parce que la poésie reste un genre de niche : en général, on parle de tirages annuels à 100 ou 200 exemplaires. Donc oui, c'est beaucoup, et oui, j'en suis fière.J'anime des ateliers d'écriture émotionnelle pour libérer les émotions, que ce soit lors de retraites, en groupe, dans des camps de lecture, en individuel, lors de retraites de yoga, et même parfois en entreprise. Ça m'est déjà arrivé.Ici, on parle d'écriture, de lecture, de bien-être et d'édition. Et mon roman contemporain Young Adult, Comète, publié en maison d'édition, sera en librairies en 2026.Pourquoi cet épisode existeCet épisode se scinde en deux parties.La première est un bilan de l'année écoulée. La seconde est consacrée aux questions que vous m'avez posées en story. J'ai envie de faire ça plus souvent : vous poser des questions avant d'enregistrer, prendre le temps de m'arrêter, de réfléchir, plutôt que d'être toujours dans l'accélération et dans la course aux objectifs que je me fixe.Merci à celles et ceux qui ont pris le temps de m'écrire. Vos questions sont vraiment intéressantes, et j'y réponds plus loin.Comme d'habitude, l'épisode est aussi disponible au format écrit dans cette newsletter. Il suffit de vous abonner à Substack pour y avoir accès. Et j'en profite pour rappeler que, depuis Noël, je donne accès gratuitement à mon roman Sonate sur Wattpad. Si vous voulez le retrouver facilement, l'abonnement à Substack reste le plus simple. Et si vous pouvez créer un compte Wattpad pour commenter et voter, ça m'aide énormément : ça donne de la visibilité au texte, surtout dans un contexte où les personnes racisées sont encore largement invisibilisées.Une année dédiée à l'écritureCette année, je me suis donné un objectif clair : prendre une année entière pour la dédier à l'écriture de ma trilogie contemporaine.Je dis trilogie parce que Comète est le roman principal, Sonate est le préquel, et Plume le séquel. Les trois tomes sont indépendants, on peut les lire dans le désordre, même s'il est évidemment préférable de commencer par Comète. On retrouve certains personnages d'un tome à l'autre, mais chaque livre peut se lire seul.Mon objectif minimum était de terminer Comète, de trouver une agence littéraire, d'envoyer le manuscrit en maison d'édition et, avec un peu de chance, d'avoir des retours.Mon objectif “au-dessus”, c'était d'écrire aussi les deux tomes compagnons.Et l'objectif encore au-dessus, presque un rêve, c'était de commencer un quatrième projet qui n'a rien à voir avec cette trilogie et qui dort dans mes tiroirs depuis 2022.J'ai atteint le deuxième objectif, et j'en suis extrêmement fière.
Quelles étapes et quelles ruptures ont été nécessaires pour faire advenir les 2030 Glorieuses ? C'est à cette question que tente de répondre dans cet extrait Sébastien Uscher, accompagnateur en transition des entreprises mais aussi en transitions intérieures. Ensemble nous parlerons de comment recréer un lien vraiment épanouissant avec notre respiration, la nature et notre maison commune. 2030 Glorieuses c'est le podcast des nouvelles croissances. Car non, demain n'est pas foutu ! Oui, le futur peut se révéler être autrement plus enthousiasmant que la période actuelle. À condition de se mettre (enfin) à la hauteur des enjeux de notre siècle…C'est ce que nous explorerons ensemble toutes les deux semaines dans le podcast 2030 Glorieuses. Quelles sont nouvelles croissances qui nous attendent dans la société durable, solidaire et joyeuse de demain ? Avec nos invité·es, nous imaginerons les valeurs fortes qui vont se déployer largement et pour quels bénéfices. Nous évoquerons les indicateurs qui nous permettront de mesurer ces changements souhaitables. Et nous tenterons même de deviner quelles étapes et quelles ruptures ont été nécessaires pour y parvenir. Et pour retrouvez notre galaxie utopiste, rendez-vous sur 2030glorieuses.org. Le podcast est soutenu par La Nef, la coopérative bancaire citoyenne qui soutient depuis plus de 30 ans les porteurs de projets sociaux, écologiques et culturels. Plus d'infos sur lanef.com.
Retranscription des premières minutes : - Sud Radio Découverte Tourisme, Stéphane Zeremeta.- Bon, vous avez un petit peu froid ce dimanche, eh bien remettez une couche, remettez un bonnet, des gants, un manteau.- Bonjour Stéphane Zeremeta.- Bonjour Frédéric.- Direction la Laponie. Alors attention, côté suédois.- Oui, parce qu'en fait, c'était l'idée de dire qu'on va […]
7 août,2 h 40 124. – Tu peux être certain de toujours marcher à Mes côtés en renonçant à ta volonté propre pour préférer la Mienne « Mon tout-petit, sois sans crainte, continue à avancer là où Je te conduis. N'oublie pas ce qui est essentiel pour toi. Ce ne sont pas les biens matériels ni la nouvelle voiture que tu achètes. Une seule et unique chose est importante et c'est notre relation amoureuse : toi en Moi et Moi en toi. Cette relation devient possible par tes "oui" à y mettre du temps et à en faire une priorité dans ta vie. Elle se développera suivant tes consentements et ton implication en toute docilité à Ma Volonté. Non pas ce que tu veux toi, mais bien ce que Je veux, Moi. (Comme J'ai dit au Père au Jardin de l'Agonie : "Non pas Ma Volonté, mais La Tienne"). Je t'ai dit que tu pouvais toujours Me rencontrer sur les deux rails, l'un étant celui où tu reconnais ta petitesse et l'autre étant celui où tu accueilles Mon Amour. Maintenant, Je te dis que tu peux être certain de toujours marcher à Mes côtés en renonçant à ta volonté propre pour préférer la Mienne. À chaque fois que tu acceptes que ta volonté prenne moins de place, La Mienne en prend davantage et c'est ainsi que petit à petit Ma Volonté s'exprime de plus en plus à travers toi. Tu es alors assuré que Ma Présence te côtoie de plus en plus. Ainsi tu bénéficies de plus en plus de Mon Amour et tu deviens de plus en plus l'Amour. Oui, tu es Mon Amour. Comme Je t'aime. » Pour visionner ce RDV du dimanche, rendez-vous sur notre site web.
➡️ CET ÉPISODE EST RÉALISÉ EN COLLABORATION AVEC LA SUPER MARQUE MINIMIIL ✨.MINIMIIL EST UNE BOISSON FERMENTÉE RICHE EN PROBIOTIQUES, IDÉALE POUR SOUTENIR LE MICROBIOTE ET L'IMMUNITÉ DE NOS PETITS.
Dès le lancement de son « opération militaire spéciale » (SVO) contre l'Ukraine, le 24 février 2022, le Kremlin, qui dispose de l'un des plus vastes arsenaux nucléaires au monde, a adopté des mesures de dissuasion agressives et une rhétorique résolument menaçante. Décryptage d'un possible emploi de l'arme nucléaire par Moscou, avec Dimitri Minic, chercheur à l'Institut français des Relations internationales (Ifri). [Rediffusion] RFI : Dès les premiers jours de la guerre, Moscou adopte une rhétorique nucléaire agressive. Quelle est sa stratégie ? Dimitri Minic : Le 24 février 2022, sa stratégie, c'est de prendre Kiev en quelques heures et au pire quelques jours, et de soumettre politiquement l'Ukraine. Quand Vladimir Poutine fait son discours sur l'opération militaire spéciale le 24 février, qui annonce son déclenchement, il fait une allusion à un emploi possible de l'arme nucléaire, face à ceux qui voudraient s'impliquer directement dans ce conflit pour aider l'Ukraine. Ce qui, au fond, a permis à la Russie d'éviter effectivement une escalade de la guerre locale en guerre régionale, impliquant d'autres pays, d'autres puissances, mais qui n'a pas suffi non seulement à dissuader effectivement l'Ukraine de résister, mais surtout qui n'a pas permis d'éviter le début d'un flux d'aide militaire à l'Ukraine. Et par ailleurs, ces menaces nucléaires russes n'ont pas permis d'empêcher l'instauration de sanctions économiques très importantes de l'Occident contre la Russie. Donc, c'est un succès relatif de la stratégie nucléaire russe, mais qui, en réalité, ne permet pas à la Russie d'isoler l'Ukraine de l'Occident, ce qui était son principal objectif. Mais il y a quand même une véritable inquiétude qui plane en Occident, puisque le nucléaire tactique fait partie de l'arsenal russe. Le nucléaire a été étendu à la guerre conventionnelle, en quelque sorte ? Oui, absolument. En fait, à la chute de l'Union soviétique, les élites militaires russes héritent d'une doctrine de non-emploi en premier. Et progressivement, elles se rendent compte que la théorie de la dissuasion et ses mécanismes étaient peu développés par rapport à ce qui existait en Occident. Dans les années 90, vous avez une grande période d'élaboration conceptuelle, de théorisation qui conduit l'armée russe, au plan théorique et doctrinal, à effectivement étendre la dissuasion nucléaire aux guerres conventionnelles de toute ampleur, locales, régionales et à grande échelle. Il y a un emploi possible de l'arme nucléaire, un emploi démonstratif, limité, censé mettre fin aux combats dans des conditions favorables à la Russie. On aurait pu se dire, puisque l'opération militaire spéciale est un échec pour la Russie, il est possible que ces concepts soient appliqués. Mais en réalité, cette doctrine exigerait des conditions qui ne sont pas du tout réunies dans la guerre en Ukraine. Pour que Moscou prenne des mesures de dissuasion nucléaire très claires, il faudrait par exemple un transfert des têtes nucléaires depuis les entrepôts centraux vers les unités, vers les bases. Un transfert démonstratif médiatisé qui montrerait que la Russie commence à penser sérieusement à employer l'arme nucléaire ou un essai nucléaire réel, ou d'autres types de mesures qui montreraient qu'elle a vraiment la volonté de le faire. Mais il faudrait qu'elle se trouve dans des conditions extrêmement graves. Il faudrait qu'elle soit en passe de perdre de manière irrémédiable face à un ennemi conventionnel, aidé par des États d'ailleurs dotés de l'arme nucléaire, qui non seulement aient envie de conquérir des territoires russes ou bien aient envie de changer le régime russe. À lire aussiRussie: Vladimir Poutine annonce une révision de la doctrine nucléaire et menace les Occidentaux On le voit au début de la guerre, les Américains vont sonder les Russes afin de savoir dans quelles conditions ils pourraient utiliser l'arme nucléaire. Absolument. Et à l'époque, Valeri Guerassimov répond qu'il y a trois conditions : l'utilisation d'armes de destruction massive contre la Russie, une volonté, une tentative de changer le régime, une déstabilisation profonde du régime provoqué par un État étranger. Et la troisième condition serait des pertes catastrophiques sur le champ de bataille. Et c'est intéressant parce que, à l'époque, à l'automne 2022, la Russie subit des pertes et surtout des revers militaires importants en Ukraine, dans le Donbass. Valeri Guerassimov, à ce moment-là, en évoquant ces trois conditions, abuse de son interlocuteur parce qu'il est évident que la Russie aurait pu compenser ses pertes assez rapidement et qu'elle a de telles réserves matérielles et humaines qu'il est très peu probable qu'elle recourt au nucléaire dans ce type de conditions loin d'être inacceptable ou en tout cas catastrophique pour elle. Vous identifiez trois failles théoriques et pratiques révélées par cette guerre en Ukraine de la doctrine nucléaire russe. Et l'une d'elles, c'est la limite de la dissuasion stratégique conventionnelle, avec les fameux missiles Kalibr, Kinjal, dont l'usage n'a pas produit l'effet escompté… Non, non, ça n'a pas fonctionné. Effectivement, la Russie débute la guerre en Ukraine avec une conception de la dissuasion qui est une conception très agressive, offensive, mais surtout inter-domaines. C'est à dire que la Russie ne conçoit pas la dissuasion comme quelque chose d'exclusivement nucléaire. La dissuasion russe concerne à la fois les domaines non militaires et subversifs, le domaine conventionnel, donc les forces conventionnelles et les armes conventionnelles et les forces nucléaires. Donc, la Russie n'a pas une vision exclusivement défensive de la dissuasion. Car, pour le dire rapidement, la Russie ne conçoit sa sécurité qu'à travers l'insécurité de ses voisins. Donc, cette situation stratégique échoue effectivement à trois niveaux. C'est d'abord l'échec du concept de contournement, pour permettre à l'État russe de gagner une guerre avant la guerre. En fait, il n'était pas question de déclencher une guerre à grande échelle, de longue durée et très meurtrière, mais plutôt de soumettre l'ennemi sans combat, ou en tout cas sans combat de grande ampleur. C'est aussi un échec des moyens et des méthodes psychologiques ou informationnelles, comme disent les Russes, puisqu'ils pensaient les Ukrainiens et les élites ukrainiennes complètement soumises, rendues apathiques par la Russie et ses manœuvres. Ça n'a pas été le cas. Ils pensaient que les Occidentaux avaient été anesthésiés par cette pratique psychologique ou informationnelle, qui vise non seulement à modifier la psyché des individus et des sociétés, mais en fait à transformer les individus et la société. Et donc surtout, ce que j'observe dans cette étude, c'est que la phase conventionnelle, a subi un échec important. Pourquoi : parce que les élites militaires russes et les élites politiques russes ont surestimé pendant 35 ans l'efficacité de ces moyens conventionnels. Parmi ces moyens conventionnels, effectivement, on a d'abord les forces générales, les exercices, les déploiements de forces aux frontières. Bon, ça n'a pas produit l'effet désiré. Ça n'a pas forcé l'Ukraine à capituler. Mais surtout, les armes modernes duales, donc, qui peuvent être à la fois équipées soit d'une tête nucléaire, soit d'une tête conventionnelle. Ces armes, le Kinjal, le Kalibr, l'Iskander, ont été utilisées sur le champ de bataille. On se rappelle le Kinjal, une arme hypersonique utilisée à un moment qui était censé être décisif pour la Russie, puisque c'était le moment des premières négociations entre l'Ukraine et la Russie en mars 2022, au moment où les Ukrainiens sont très réticents à accepter un accord très favorable à la Russie. Et la Russie emploie dans l'intervalle, au moment de ces discussions ultimes, le Kinjal sur le champ de bataille. C'était sa première utilisation opérationnelle, puis un deuxième deux jours plus tard, avant de se retirer du nord et de l'est de l'Ukraine. L'utilisation de ces missiles conventionnels confirmait en fait des vulnérabilités qui étaient identifiées par les militaires russes depuis les années 90 ! Il faut bien comprendre que la défense antimissile présente en Ukraine, d'origine occidentale notamment, a été efficace et a plutôt montré la surestimation que les élites militaires, russes et politiques russes avaient de l'efficacité de l'emploi de ces missiles contre des cibles stratégiques comme des bases aériennes, etc. Non seulement en termes d'ampleur, de nombre indispensable pour détruire une cible stratégique, mais en plus la vulnérabilité des vecteurs. On voit bien que la Russie a fait face à un ISR, c'est à dire un renseignement occidental qui a été puissant et efficace. Cette double vulnérabilité, à la fois la difficulté à détruire des cibles stratégiques avec ces missiles modernes et en même temps la difficulté à protéger leur plateforme de lancement, ça tend à remettre en question, même partiellement, cette stratégie de frappes nucléaires limitées dont je parlais tout à l'heure, avec un missile unique. Donc, on voit bien que d'un point de vue technique, c'est un affaiblissement. Et les excès rhétoriques de Dmitri Medvedev (vice-président du Conseil de Sécurité de Russie au discours violemment anti-occidental, NDLR), de Ramzan Kadyrov (président de la République de Tchétchénie, un proche de Vladimir Poutine, NDLR) également, ont abîmé la dissuasion nucléaire russe ? À force de crier au loup et à menacer d'hiver nucléaire, l'Occident, ça ne prend plus ? Absolument. Parce que la Russie, dès qu'elle entre dans le conflit, produit une rhétorique nucléaire extrêmement agressive, mais dans les faits, les mesures qu'elle prend concrètement pour accompagner cette rhétorique nucléaire sont très modérées. Donc, vous avez un décalage très fort entre ce que la Russie dit, et ce que la Russie fait vraiment. Ça n'est pas une nouveauté en Russie. Sur quoi s'appuie cette pratique, ce décalage ? Il est dû à une culture stratégique, c'est à dire que la Russie considère que l'Occident est faible, lâche et déliquescent et qu'il est sensible aux menaces, qu'il a peur du nucléaire et qu'il cédera en réalité. Ils estiment qu'une frappe nucléaire unique, démonstrative, limitée sur le théâtre, obligera, forcera finalement les Occidentaux à rentrer chez eux et à demander pardon. Ils ne sont pas vraiment revenus de ça. Effectivement, ce décalage au bout d'un moment pose un problème. Vous ne pouvez pas hurler dans tous les médias que vous avez au moins dix lignes rouges et ne rien faire. Des officiers supérieurs généraux de l'armée russe ont expliqué en 2023-2024, ils ont eu un mot que je trouve très drôle, « Les lignes rouges russes ont rougi de honte », ajoutant « Les Occidentaux nous ont devancés de 8 à 10 pas dans l'escalade et nous, on les regarde ». Dans l'armée russe, il y a une forme d'incompréhension de l'attitude de la Russie. C'est à dire qu'ils sont tous d'accord pour maintenir cette rhétorique agressive, mais ils veulent qu'elle soit accompagnée de mesures pratiques, concrètes. Donc ce décalage a affaibli la crédibilité de la dissuasion nucléaire russe et ça a conduit les Occidentaux à poursuivre leur aide à l'Ukraine et même à l'intensifier. Aujourd'hui, la dissuasion nucléaire russe commence à s'adapter en entreprenant des actions beaucoup plus concrètes. On a évidemment la décision de transférer des armes nucléaires tactiques en Biélorussie. On a beaucoup d'autres actions de ce type. Il y a aussi la publication de la nouvelle doctrine nucléaire russe en novembre 2024, qui est une mesure de dissuasion en réalité. Il faut bien le comprendre, ça aussi. RFI : Et quel est le nouveau message adressé à l'Ouest, à l'Europe et à l'OTAN ? C'est de faire des démonstrations de force sérieuses. Un général russe important propose de rejouer le scénario cubain (crise des missiles de Cuba 1962, NDLR). Donc il y a une volonté de faire une démonstration claire de la force militaire nucléaire. Et à chaque fois qu'une ligne rouge est franchie, d'avoir une réponse nucléaire ou conventionnelle. Les militaires russes pensent aussi que les réponses conventionnelles doivent être beaucoup plus violentes, beaucoup plus fortes. Et cette dissuasion conventionnelle, en fait, ils en ont fait la démonstration avec le tir de missiles balistiques à portée intermédiaire. Ce tir d'Orechnik (Le 9M729-Orechnik, littéralement « noisetier », est un missile balistique russe à portée intermédiaire, NDLR) fait suite à la publication de la nouvelle doctrine nucléaire, qui elle-même s'inscrit dans ce que la Russie perçoit en 2024 comme une logique d'escalade continue. C'est aussi une réponse au discours d'Emmanuel Macron sur de possibles troupes au sol en Ukraine. Et n'oubliez pas, le plus important, en 2024 commence la levée de toutes les interdictions de l'administration Biden sur l'utilisation par l'Ukraine d'armes de fabrication américaine, non seulement à la frontière russe, mais en fait progressivement sur tout le territoire russe. Puis une autre séquence s'ouvre puisque Donald Trump arrive au pouvoir. À lire aussiRoyaume-Uni: les bonnes intentions envers l'Ukraine lors de la «coalition des volontaires» RFI : Qu'est-ce que change l'arrivée de Donald Trump pour la dissuasion nucléaire russe ? On a l'impression d'avoir changé de monde parce qu'avec l'ancienne administration, vous aviez une escalade très maîtrisée à laquelle la Russie a eu beaucoup de mal à répondre parce que tout est venu de façon séquencée. Envisager l'utilisation de l'arme nucléaire en cas de menace à l'existence même de l'État russe, ça devenait complètement obsolète pour ses officiers supérieurs et généraux. Parce que cette doctrine nous montre aussi que la Russie a peur que ses tentatives d'agression contre ses voisins suscitent l'aide de pays dotés d'armes nucléaires. En fait, elle a peur que le scénario ukrainien se reproduise. Et donc cette nouvelle doctrine est censée couvrir ces scénarios aussi. Elle élargit les conditions d'emploi et elle abaisse le seuil déclaré d'emploi de l'arme nucléaire. RFI : L'élection de Donald Trump a-t-elle permis de faire baisser la tension ? Plus tôt. Ça très clairement, c'est à dire que Trump et son indifférence relative à l'Ukraine et à l'Europe y participe, la collusion idéologique qui existe entre la Russie et les États-Unis aujourd'hui, le peu d'intérêt qu'il a pour l'Otan et l'Europe orientale le permette. Ce qui ne veut pas dire que la rhétorique agressive de la Russie s'arrête. Au contraire, on voit bien que la rhétorique nucléaire agressive de la Russie se déclenche dès que le président américain envisage sérieusement, en tout cas rhétoriquement, de fournir des armes offensives et à longue portée à l'Ukraine. Ce qui s'éloigne, c'est la perspective d'un emploi. Il était déjà très faible depuis le début de la guerre en Ukraine. Avec l'élection de Donald Trump, il est encore plus faible. Donc autant dire, très peu probable. En revanche, les ambiguïtés de Washington, les hésitations de l'Europe à l'égard de la défense du continent, à l'égard de la défense de l'Ukraine, alimentent l'agressivité de la Russie. Et donc ça augmente la probabilité d'actions déstabilisatrices conventionnelles russes. À lire aussiLa pérennisation de l'aide à l'Ukraine au menu d'un nouveau sommet européen à Bruxelles
L'essai Le Monde après Gaza de l'écrivain indo-britannique Pankaj Mishra s'ouvre sur les derniers jours de l'insurrection dans le ghetto de Varsovie en 1943, réprimée dans le sang par les nazis. Comparant l'extermination des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale à l'anéantissement de Gaza par Israël sous le regard complice des puissances démocratiques occidentales, Mishra pointe du doigt la radicalisation de la société israélienne et s'inquiète de l'effondrement moral généralisé. Puisant sa réflexion aussi bien chez Primo Levi, Hannah Arendt, Edward Said que James Baldwin, ce livre relit l'histoire contemporaine à travers une grille morale et invite ses lecteurs à construire le monde d'après en s'appuyant sur une nouvelle conscience politique et éthique. RFI : C'est le sentiment de découragement face à l'effondrement moral généralisé qui vous a conduit à vous lancer dans l'écriture du Monde après Gaza. J'aimerais que vous nous expliquiez les raisons de votre découragement ? Pankaj Mishra : Je me suis retrouvé dans la situation de nombreuses personnes complètement déconcertées par la réaction d'Israël au 7-Octobre. Nous avons vécu des mois d'extermination de masse diffusés en direct, quelque chose de sans précédent dans l'histoire de l'humanité. En même temps, ce qui a été également inédit ces derniers mois, c'est de voir les démocraties occidentales qui prétendent défendre un ordre international fondé sur des règles, qui prétendent se battre pour la démocratie et les droits humains, appuyer Israël en lui apportant leur soutien tant diplomatique, militaire que moral. En conséquence, tout un système de normes, tout un système de lois, toute une manière de comprendre le monde, notre place en son sein, notre perception de nous-mêmes, de nos possibilités, et de ce que nos sociétés pourraient être à l'avenir, désormais tout cela est remis en cause. C'est de cela que je parle quand je vous dis que nous assistons à un effondrement moral généralisé. Je suis étonné de votre réaction. Vous semblez avoir oublié les violences des guerres coloniales, les atrocités commises en Corée et au Vietnam, la mauvaise foi qui a conduit à la guerre en Irak… Je pense que les gens de ma génération n'ont pas oublié les longues guerres et les atrocités de l'impérialisme. Je n'avais pas vraiment beaucoup d'illusions sur la nature de la démocratie occidentale ni sur cette rhétorique des droits de l'homme. Mais je dois admettre que, même pour des personnes comme moi, formées à l'histoire mondiale, les événements de Gaza - au cours desquels on a vu les gens abandonner leurs principes pour se ranger du côté des auteurs d'un génocide - ont été un choc immense. À quand situez-vous la corrosion morale dans la société israélienne que vous pointez et que vous n'êtes d'ailleurs pas le seul à évoquer ? Pour la plupart des observateurs, cette corrosion morale commence avec l'endoctrinement de la population israélienne et la construction d'une identité nationale fondée sur la Shoah et l'expérience juive en Europe. Pendant les premières années de l'existence d'Israël, la Shoah ne faisait pas partie de l'image que ce pays se faisait de lui-même. Les premiers dirigeants israéliens méprisaient les survivants de l'Holocauste : ils les voyaient comme des êtres faibles qui déshonoraient le pays parce qu'ils étaient allés à la mort sans résistance. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1960, que le récit de la Shoah a été redécouvert et élaboré afin d'imposer une identité nationale cohérente. Ainsi, plusieurs générations d'Israéliens ont été endoctrinées avec ce message très dangereux selon lequel le monde qui les entoure serait rempli de gens cherchant à les tuer et à les éradiquer. Dans votre ouvrage, vous revenez longuement sur les mises en garde lancées en leur temps par d'éminents philosophes tels que Hannah Arendt et Primo Lévi contre cet endoctrinement. Pourquoi n'ont-ils pas été écoutés? C'est parce que le récit de l'Holocauste a d'abord été confisqué par l'État d'Israël, puis perverti pour servir les intérêts d'un État violent et expansionniste. Des penseurs comme Hannah Arendt, qui avaient vu en Europe les pires excès du nationalisme, étaient très conscients du risque de voir ressurgir ces dangers dans un nouvel État-nation tenté par le fascisme, le suprémacisme ethnique et racial. C'est pourquoi elle s'est farouchement opposée à l'idée du sionisme comme doctrine constitutive de l'Etat d'Israël. Primo Levi, lui, qui croyait en l'idée d'un Israël socialiste, fut totalement horrifié en découvrant les preuves des atrocités israéliennes commises contre les Libanais et les Palestiniens. Ces penseurs ne pouvaient concevoir que la Shoah serve de fondement à la légitimité d'Israël. Pour eux, cette légitimité ne pouvait reposer que sur le comportement éthique d'Israël dans l'ici et maintenant. C'est pourquoi je crois qu'il est de notre devoir, d'une certaine manière, de sauver la mémoire de la Shoah des mains de ceux qui l'ont tant instrumentalisée en Israël. Ne me méprenez pas : il n'est nullement question d'oublier la Shoah, mais il est seulement question de la délivrer de l'emprise de l'État d'Israël. Comment voyez-vous le monde après Gaza, qui est le titre de votre essai ? Vous savez, lorsque je songe à l'avenir, ce qui m'inspire véritablement de l'espoir, c'est la façon dont la jeunesse a su incarner à travers le monde une forme rare d'empathie et de compassion envers les victimes de la violence à Gaza. Ils l'ont fait en se levant, en se mobilisant, en donnant voix à leur indignation, et, ce faisant, ils nous ont renvoyé à nos propres manquements — nous, les aînés, ceux qui détenons le pouvoir, dans la politique, les affaires ou les médias. Ils nous ont rappelé, parfois avec sévérité, combien nous nous étions compromis, soit en tolérant ce génocide, soit en gardant le silence face à lui. Ces jeunes manifestants, ces étudiants sont descendus dans la rue, ils ont dénoncé les atrocités, nous poussant à écouter davantage la voix de notre conscience. J'espère qu'à mesure qu'ils vieilliront, accédant à leur tour à des positions d'influence et de responsabilité, ils se souviendront des positions profondément morales qu'ils ont su adopter dans ces temps sombres que nous venons de vivre. Et j'espère qu'ils trouveront le moyen de perpétuer ces valeurs de compassion et de solidarité qu'ils ont su si magnifiquement incarner au cours de ces 15 derniers mois marqués par la brutalité et la souffrance. Oui, on peut dire qu'il y a de l'espoir. Le Monde après Gaza, par Pankaj Mishra. Essai traduit de l'anglais par David Fauquemberg. Editions Zulma, 304 pages, 22,50€
Silverado 2027 : Nouveau look + Nouveau Moteurs V8 5.7L et 6.6L ?TORQ - Épisode 505Le prochain Chevrolet Silverado s'en vient… et GM commence tranquillement à lever le voile.Dans cet épisode TORQ, on fait le point entre ce qui est confirmé par GM et ce qui relève encore de la rumeur, sans hype inutile.
L'essai Le Monde après Gaza de l'écrivain indo-britannique Pankaj Mishra s'ouvre sur les derniers jours de l'insurrection dans le ghetto de Varsovie en 1943, réprimée dans le sang par les nazis. Comparant l'extermination des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale à l'anéantissement de Gaza par Israël sous le regard complice des puissances démocratiques occidentales, Mishra pointe du doigt la radicalisation de la société israélienne et s'inquiète de l'effondrement moral généralisé. Puisant sa réflexion aussi bien chez Primo Levi, Hannah Arendt, Edward Said que James Baldwin, ce livre relit l'histoire contemporaine à travers une grille morale et invite ses lecteurs à construire le monde d'après en s'appuyant sur une nouvelle conscience politique et éthique. RFI : C'est le sentiment de découragement face à l'effondrement moral généralisé qui vous a conduit à vous lancer dans l'écriture du Monde après Gaza. J'aimerais que vous nous expliquiez les raisons de votre découragement ? Pankaj Mishra : Je me suis retrouvé dans la situation de nombreuses personnes complètement déconcertées par la réaction d'Israël au 7-Octobre. Nous avons vécu des mois d'extermination de masse diffusés en direct, quelque chose de sans précédent dans l'histoire de l'humanité. En même temps, ce qui a été également inédit ces derniers mois, c'est de voir les démocraties occidentales qui prétendent défendre un ordre international fondé sur des règles, qui prétendent se battre pour la démocratie et les droits humains, appuyer Israël en lui apportant leur soutien tant diplomatique, militaire que moral. En conséquence, tout un système de normes, tout un système de lois, toute une manière de comprendre le monde, notre place en son sein, notre perception de nous-mêmes, de nos possibilités, et de ce que nos sociétés pourraient être à l'avenir, désormais tout cela est remis en cause. C'est de cela que je parle quand je vous dis que nous assistons à un effondrement moral généralisé. Je suis étonné de votre réaction. Vous semblez avoir oublié les violences des guerres coloniales, les atrocités commises en Corée et au Vietnam, la mauvaise foi qui a conduit à la guerre en Irak… Je pense que les gens de ma génération n'ont pas oublié les longues guerres et les atrocités de l'impérialisme. Je n'avais pas vraiment beaucoup d'illusions sur la nature de la démocratie occidentale ni sur cette rhétorique des droits de l'homme. Mais je dois admettre que, même pour des personnes comme moi, formées à l'histoire mondiale, les événements de Gaza - au cours desquels on a vu les gens abandonner leurs principes pour se ranger du côté des auteurs d'un génocide - ont été un choc immense. À quand situez-vous la corrosion morale dans la société israélienne que vous pointez et que vous n'êtes d'ailleurs pas le seul à évoquer ? Pour la plupart des observateurs, cette corrosion morale commence avec l'endoctrinement de la population israélienne et la construction d'une identité nationale fondée sur la Shoah et l'expérience juive en Europe. Pendant les premières années de l'existence d'Israël, la Shoah ne faisait pas partie de l'image que ce pays se faisait de lui-même. Les premiers dirigeants israéliens méprisaient les survivants de l'Holocauste : ils les voyaient comme des êtres faibles qui déshonoraient le pays parce qu'ils étaient allés à la mort sans résistance. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1960, que le récit de la Shoah a été redécouvert et élaboré afin d'imposer une identité nationale cohérente. Ainsi, plusieurs générations d'Israéliens ont été endoctrinées avec ce message très dangereux selon lequel le monde qui les entoure serait rempli de gens cherchant à les tuer et à les éradiquer. Dans votre ouvrage, vous revenez longuement sur les mises en garde lancées en leur temps par d'éminents philosophes tels que Hannah Arendt et Primo Lévi contre cet endoctrinement. Pourquoi n'ont-ils pas été écoutés? C'est parce que le récit de l'Holocauste a d'abord été confisqué par l'État d'Israël, puis perverti pour servir les intérêts d'un État violent et expansionniste. Des penseurs comme Hannah Arendt, qui avaient vu en Europe les pires excès du nationalisme, étaient très conscients du risque de voir ressurgir ces dangers dans un nouvel État-nation tenté par le fascisme, le suprémacisme ethnique et racial. C'est pourquoi elle s'est farouchement opposée à l'idée du sionisme comme doctrine constitutive de l'Etat d'Israël. Primo Levi, lui, qui croyait en l'idée d'un Israël socialiste, fut totalement horrifié en découvrant les preuves des atrocités israéliennes commises contre les Libanais et les Palestiniens. Ces penseurs ne pouvaient concevoir que la Shoah serve de fondement à la légitimité d'Israël. Pour eux, cette légitimité ne pouvait reposer que sur le comportement éthique d'Israël dans l'ici et maintenant. C'est pourquoi je crois qu'il est de notre devoir, d'une certaine manière, de sauver la mémoire de la Shoah des mains de ceux qui l'ont tant instrumentalisée en Israël. Ne me méprenez pas : il n'est nullement question d'oublier la Shoah, mais il est seulement question de la délivrer de l'emprise de l'État d'Israël. Comment voyez-vous le monde après Gaza, qui est le titre de votre essai ? Vous savez, lorsque je songe à l'avenir, ce qui m'inspire véritablement de l'espoir, c'est la façon dont la jeunesse a su incarner à travers le monde une forme rare d'empathie et de compassion envers les victimes de la violence à Gaza. Ils l'ont fait en se levant, en se mobilisant, en donnant voix à leur indignation, et, ce faisant, ils nous ont renvoyé à nos propres manquements — nous, les aînés, ceux qui détenons le pouvoir, dans la politique, les affaires ou les médias. Ils nous ont rappelé, parfois avec sévérité, combien nous nous étions compromis, soit en tolérant ce génocide, soit en gardant le silence face à lui. Ces jeunes manifestants, ces étudiants sont descendus dans la rue, ils ont dénoncé les atrocités, nous poussant à écouter davantage la voix de notre conscience. J'espère qu'à mesure qu'ils vieilliront, accédant à leur tour à des positions d'influence et de responsabilité, ils se souviendront des positions profondément morales qu'ils ont su adopter dans ces temps sombres que nous venons de vivre. Et j'espère qu'ils trouveront le moyen de perpétuer ces valeurs de compassion et de solidarité qu'ils ont su si magnifiquement incarner au cours de ces 15 derniers mois marqués par la brutalité et la souffrance. Oui, on peut dire qu'il y a de l'espoir. Le Monde après Gaza, par Pankaj Mishra. Essai traduit de l'anglais par David Fauquemberg. Editions Zulma, 304 pages, 22,50€
« La nouvelle loi algérienne qui criminalise la colonisation française a plus une portée symbolique qu'un impact juridique ou financier », affirme l'historien français Benjamin Stora. Ce mercredi, à Alger, les députés algériens ont voté à l'unanimité une loi réclamant « des excuses officielles » de la part de la France. Ils ont même précisé que ces excuses étaient le préalable à toute réconciliation mémorielle. Benjamin Stora, qui co-préside une commission mixte d'historiens français et algériens, et qui vient de publier avec Thomas Snégaroff France / Algérie - Anatomie d'une déchirure aux éditions Les Arènes, répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Sur le plan politique, l'Algérie demande aujourd'hui à la France des excuses officielles. Est-ce que vous voyez Emmanuel Macron présenter des excuses ? Benjamin Stora : Maintenant non. La question des excuses devait être l'aboutissement d'un travail mémoriel qui a commencé, fondamentalement, depuis quelques années, notamment à partir de mon rapport de 2021. Il s'agissait de la mise en œuvre d'un chantier mémoriel qui visait précisément, pourquoi pas, à aboutir à des excuses. Mais ce chantier mémoriel s'est brusquement interrompu depuis maintenant presque deux ans. Donc la question des excuses devait être un aboutissement à, disons, une connaissance beaucoup plus grande de ce qui s'était passé dans toute cette histoire qui a duré 132 ans. Or, aujourd'hui, je vois mal la question des excuses se poser à nouveau du côté français. Notamment avec la montée de l'extrême droite française. Non ? Tout à fait. C'est-à-dire que l'extrême droite ne reconnaît absolument pas les exactions commises, les massacres, etc. Fondamentalement par anti-gaullisme, d'ailleurs. Il y a dans cette montée en puissance de l'extrême droite française la volonté de désigner l'Algérie comme un pays avec lequel on ne peut décidément pas s'entendre. Sur le plan juridique, la nouvelle loi algérienne affirme que les crimes de la colonisation sont imprescriptibles. Est-ce que ce n'est pas contradictoire avec les accords d'Évian de 1962 ? Oui, il y a effectivement un problème. Ces accords ont été signés par les deux parties. La partie française, bien sûr, mais aussi par la partie algérienne. Les accords d'Évian stipulaient de manière très claire qu'aucune poursuite pénale ne devait être engagée contre les exactions commises pendant la guerre d'Algérie. Alors maintenant, bien entendu, le texte adopté par les Algériens est bien plus une volonté de démonstration symbolique et politique plutôt qu'une concrétisation sur le plan juridique. Le texte voté mercredi 24 décembre ? Bien sûr. Le texte qui a été voté est, pour moi, une mise en œuvre d'un rapport de force symbolique, plutôt qu'une stricte application sur le plan juridique. Alors, vous dites que ce nouveau texte est en grande partie symbolique, mais sur le plan financier, les députés algériens demandent « une indemnisation complète et équitable » pour tous les dommages commis par la France. Est-ce qu'un tribunal international pourrait se déclarer compétent ? Pas à ma connaissance. Il s'agit là d'une revendication qui n'avait jamais été exprimée auparavant par les Algériens. La question de la réparation financière, c'est une nouveauté qui est apparue dans ce texte. C'est effectivement une revendication, une demande, dont on se demande quel peut être le « chiffrage » entre guillemets. Encore une fois, je pense qu'il s'agit essentiellement d'une mesure à caractère politique et symbolique. Sur le plan militaire, l'Algérie demande les cartes précises des essais nucléaires réalisés par la France au Sahara dans les années 60, afin de pouvoir décontaminer ces territoires. Est-ce que la France peut faire un geste dans ce sens ? Des experts français, qui travaillent sur la question des essais nucléaires, ont demandé plusieurs fois à se rendre sur place. Ils demandent qu'une commission internationale puisse vérifier, et se rendre compte sur place, des effets néfastes de ces essais nucléaires sur les populations civiles. Or, à ma connaissance, pour l'instant, il n'y a pas eu de délégation d'experts internationaux qui ont pu se rendre dans le désert saharien pour voir les effets des contamination sur les populations civiles. Dans la nouvelle loi algérienne, il est dit que le préalable à toute réconciliation mémorielle sont des excuses officielles de la France. Peut-on dire que, si la France ne s'excuse pas, la commission mixte franco-algérienne que vous présidez avec votre homologue algérien, Mohamed Lahcen Zeghidi, va disparaître ? Je ne sais pas. Je ne sais pas quel sera l'avenir de cette commission. Ce que je peux dire, c'est que la collaboration réelle et le partage du savoir et des connaissances ne pourront pas s'interrompre. Et c'est pour moi quelque chose d'essentiel, parce que les jeunes générations d'aujourd'hui, en France et en Algérie, ont une soif de connaissance et de savoir très grande sur cette histoire. Donc la mise en partage, la mise en circulation des savoirs et des connaissances ne pourra pas s'interrompre. Enfin, c'est tout du mins ce que j'espère pour l'avenir : que les choses pourront se poursuivre à ce niveau-là. Quelle est la dernière fois que vous avez vu votre homologue Mohamed Lahcen Zeghidi ? Quelle est la dernière fois que votre commission mixte s'est réunie ? Elle s'est réunie la dernière fois en mai 2024. Deux mois avant la reconnaissance de la marocanité du Sahara par la France ? Tout à fait. À lire aussiBenjamin Stora: «Il faut commencer à procéder à des restitutions des archives algériennes»
En cette fin d'année, RFI vous invite au cirque, mais côté coulisses, dans l'un des spectacles français les plus célèbres au monde : le cirque Bouglione. Son directeur technique explique les difficultés pour faire voyager ce spectacle à travers le monde. RFI : Vous aimez dire que le transport pour le Cirque Bouglione, c'est d'abord transporter un village entier. Thierry Bouglione : Le Cirque Bouglione se déplace avec 250 personnes, qui font partie de chaque trajet. Nous voyageons tous ensemble, les circassiens qui jouent devant le public, les musiciens, les mécaniciens, les caissiers, les soigneurs d'animaux et, évidemment, tout le matériel. C'est-à-dire ? Cela comprend le chapiteau capable d'accueillir 3 000 personnes. La structure est à monter et c'est une véritable salle de grand spectacle. Il y a aussi les cages d'animaux, le matériel de scène, les lumières, les instruments de musique, les costumes, le maquillage. Et bien entendu, les camions pour héberger nos équipes. Quel est le pays le plus lointain dans lequel a joué le Cirque Bouglione ? Le Japon. Nous y sommes allés en avion cargo. Un énorme convoi aérien avec 20 tonnes de matériel. Il n'y avait aucun passager. Moi, j'étais avec les pilotes à l'avant de l'appareil, en cabine de pilotage. Le reste de l'avion contient des conteneurs ? Des caissons dans lesquels il y a les parties du chapiteau, le matériel général et les cages des animaux. Ce sont des cages que nous avons fait fabriquer spécialement pour les tigres et les panthères. Ils peuvent y faire leur besoin avec une partie aménagée. Avec parfois une surprise assez coquace à l'arrivée du voyage. Parfaitement. Qu'il s'agisse de trajets sur les routes dans nos camions ou dans les avions, nous avons eu plusieurs mises bas, des naissances de petits. Le mouvement produit un effet plus spectaculaire sur les femelles. Avec un stress particulier pour vos animaux sauvages ? Bien, pas spécialement. Puisque les camions les bercent et qu'ils s'endorment facilement. Mais nous avons constaté des pertes de poids en camion, liées aux muscles qui travaillent davantage et différemment. En réalité, les animaux sont moins désorientés en avion car, une fois en vitesse de croisière en l'air, l'avion ne bouge pas. Ce qui est différent d'un trajet en semi-remorque sur les routes. Et en avion, avec quelques désagréments que les humains subissent aussi. En avion, l'altitude leur bouche les oreilles. C'est pourquoi, entre le départ de Paris et l'arrivée à Osaka au Japon, j'allais régulièrement donner aux félins des bouts de viande pour les faire mastiquer et saliver. Comme nous, humains, nous devons mâcher ou boire pour nous déboucher les oreilles. Votre routine consiste à voyager en France et plutôt en Europe. Des destinations que vous rejoignez en camions. Mais des camions extraordinaires. Effectivement. Notre convoi à chaque déplacement est un convoi exceptionnel de 25 mètres de long. Quatre semi-remorques à la « queue leu leu » avec des remorques derrière. Ce genre de convoi est réglementaire et uniquement réservé aux forains et aux équipes de cirque. L'une de vos particularités étant des camions aménagés en hôtels roulants. Oui, nos camions aménagés pour l'hébergement contiennent le confort de camping-cars avec des chambres, des cuisines, les machines à laver, les salles de bains... La traversée en mer, cela vous est-il arrivé ? Oui, la traversée pour rejoindre la Sicile par exemple. Là encore, ce sont d'énormes caissons embarqués sur le navire. Une tâche colossale et un défi pour chaque voyage ? Nous aimons notre métier et ce fonctionnement. Chaque fois, nous déplaçons notre petite ville car à la différence des concerts, des opéras, des chanteurs ou des orchestres, nous assurons toute l'infrastructure et notre logement sur place. À lire aussiÀ Bagneux, la compagnie sénégalaise SenCirk initie les enfants aux arts du cirque
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne conversation entre Amos Reichman et Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 16 septembre 2022.Sur le portrait officiel du président de la République on voit Stendhal, Gide et de Gaulle en Pléiade. Oui mais qui est à l'origine de cette glorieuse maison d'édition si centrale dans l'histoire de la littérature française ?Dans ce bada, Philippe Meyer discute avec Amos Reichman de son ouvrage, Jacques Schiffrin, un éditeur en exil, paru aux éditions du Seuil. Il y raconte le destin tragique et méconnu d'un immigrant russe venu en France pour devenir le fondateur de la mythique collection : la Bibliothèque de la Pléiade. On y apprend beaucoup sur le Paris d'entre-deux guerres comme sur le New York des exilés dans les années 40 et on y croise de nombreux personnages bien connus comme André Gide ou Gaston Gallimard. Laissez-vous conter cette histoire passionnante d'un bonheur fugace et d'une nostalgie incurable.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au Cameroun, l'archevêque de Douala saisit l'occasion de la fête de Noël pour appeler le pouvoir à libérer les centaines de personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre. Et, pour joindre le geste à la parole, Monseigneur Samuel Kleda est allé, mercredi 24 décembre, célébrer une première messe de Noël à la prison de New Bell, à Douala. La mort en détention de l'opposant Anicet Ekane, la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat… L'archevêque catholique de Douala s'exprime sans détours sur tous les récents événements au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est votre message en ce jour de Noël ? Monseigneur Samuel Kleda : Le message est très simple parce que nous célébrons la fête de Noël, la naissance du Fils de Dieu parmi les hommes. Dieu nous aime et il a choisi de nous envoyer son Fils qui s'est fait l'un d'entre nous. Ça veut dire que Dieu nous rencontre par son Fils, et le Fils de Dieu vient nous donner la paix et surtout dans ce monde. En ce moment, beaucoup de pays, beaucoup de peuples sont en crise. Et alors maintenant, nous avons à redécouvrir que tous, nous pouvons nous accepter les uns les autres et vivre ensemble en paix. Alors vous appelez à la paix, mais le sang a coulé au Cameroun lors des violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants après la présidentielle du 12 octobre. Quelle est votre réaction ? Ma réaction, c'est d'abord de condamner cela. Lorsque nous organisons des élections, c'est pour mieux construire notre pays. Lorsque cela se transforme en une crise, je condamne totalement cela. Et aussi, on a l'impression que chaque fois qu'il y a une élection présidentielle au Cameroun, il y a toujours la violence. Maintenant, j'invite tous les Camerounais à profiter de la fête de Noël pour créer vraiment un monde de paix, une société où nous pouvons vivre en paix les uns avec les autres. À l'issue de la répression des manifestations, il y a eu de nombreux morts, mais aussi beaucoup d'arrestations. Selon les autorités, 963 personnes sont toujours en prison. Que souhaitez-vous à leur sujet ? Tout simplement que ces gens-là soient libérés pour amener les gens à une sorte de paix. Parce que les gens sont inquiets. Mais tant de personnes arrêtées, ce n'est pas normal. Étant donné que le Christ est né pour tous les hommes, pour chaque homme. Voilà pourquoi hier, je suis allé célébrer la messe avec les prisonniers, leur dire que le Christ est né pour eux aussi, que le Christ vient les rencontrer dans leurs conditions de vie. Dans quelle prison de Douala êtes-vous allé hier ? La plus grande prison, New Bell, à Douala. Où vous avez célébré la messe avec les prisonniers ? Oui, j'ai vraiment prié avec eux pour leur apporter ce message d'espérance. Parce que c'est à Douala qu'il y a eu le plus d'arrestations, qu'il y a eu aussi beaucoup plus de morts. À Douala, et j'avais même fait une déclaration à ce sujet, invitant déjà les gens au calme, et ce calme demande que tous ceux qui sont arrêtés, qu'ils soient libérés. Alors parmi les personnes arrêtées après la présidentielle du 12 octobre, il y avait l'opposant Anicet Ekane. Le 1er décembre, il est mort dans sa cellule de Yaoundé. Comment avez-vous réagi quand vous avez appris la nouvelle ? Moi, j'ai prié. Vraiment, j'ai beaucoup prié pour lui. Mais il n'est pas le seul, ses compagnons sont même encore en prison. Mais quelqu'un comme Ekane, mais il est malade. On le sait, mais on devrait mettre en place un système de traitement pour ne pas qu'il meure en prison. Mais je crois que lui, il était en danger de mort, puisqu'il vivait avec un appareil pour la respiration. On devait faire attention en l'interpellant, mais malheureusement ça n'a pas été fait. Voilà le résultat. Monseigneur Samuel Kléda, dans votre message de Noël de l'an dernier, vous aviez dit qu'une nouvelle candidature de Paul Biya n'était pas réaliste et que vous souhaitiez pour votre pays une transition pacifique. Alors, au lendemain de la réélection officielle de Paul Biya pour un huitième mandat, quel est votre sentiment ? Vraiment, je dirais, je suis triste. Je suis triste parce que, selon moi, quand on est une autorité, ça veut dire qu'on doit être capable de gouverner. Mais nous le savons, sur le plan humain, une personne âgée de 92 ans ne peut plus travailler nuit et jour pour gouverner. Mais ça, ça ne dépend pas de nous, c'est notre condition humaine. Justement, voilà pourquoi je dis qu'on devait être réaliste, dire que non, ce n'est pas ça. Essayons de choisir une autre personne qui puisse gouverner le pays. Mais malheureusement, nous sommes là à ce niveau. À lire aussiUne nouvelle candidature du président Biya en 2025 «n'est pas réaliste» selon l'archevêque de Douala
Tu travailles de plus en plus dur ces derniers temps, mais malgré tous tes efforts, tu n'as pas l'impression que tes résultats s'améliorent.Ne penses-tu pas qu'il est temps d'agir, plutôt que d'accumuler encore plus de fatigue ?Ce nouvel épisode de podcast est fait pour toi si tu veux éviter le burn out d'entrepreneur, et reprendre le contrôle de ta vie et de ton business. Oui, tu peux vraiment t'en sortir !Et surtout, tu peux éviter de reproduire les mêmes erreurs, celles que je vais te détailler dans cet épisode, dès maintenant.Je te partage les 3 signaux d'alarme que 90 % des coachs ignorent.Une fois que tu les auras identifiés, tu pourras poser de vraies limites… et même t'autoriser des vacances tout en augmentant tes revenus. Loin du burn out d'entrepreneur.Concrètement, après avoir écouté ce podcast, tu repartiras avec une vision claire pour changer ton modèle d'activité, libérer ton temps, augmenter tes revenus et construire une entreprise qui travaille pour toi… et plus jamais l'inverse.___
Après une année 2025 marquée par des fuites de données massives, la cybercriminalité change d'échelle. Benoît Grünemwald, expert cybersécurité chez ESET, analyse les menaces émergentes, l'usage croissant de l'IA par les attaquants et la capacité de réponse des défenseurs à l'aube de 2026.Interview : Benoît Grünemwald, expert cybersécurité chez ESETEn partenariat avec ESETSi l'on dresse le bilan de 2025 en matière de cybercriminalité, que faut-il retenir en priorité ?En 2025, ce sont avant tout des fuites de données à très grande échelle. Elles ont touché des entreprises, mais aussi des fédérations sportives françaises et des services parapublics comme France Travail. L'ampleur est telle qu'on peut considérer que presque tout le monde a été concerné, directement ou indirectement.Pourquoi dites-vous que les conséquences se feront surtout sentir en 2026 ?Parce qu'il faut du temps aux cybercriminels pour exploiter ces données. Certains sont spécialisés dans la récupération d'informations et la constitution de bases, parfois revendues sur le dark web. En recoupant plusieurs fuites, notamment grâce à l'intelligence artificielle, ils peuvent créer des profils très précis. Cela ouvre la voie à des campagnes de phishing ciblées, mais aussi à des risques bien réels dans le monde physique.L'intelligence artificielle a-t-elle marqué un tournant en 2025 pour les cyberattaquants ?Oui, clairement. On est passé de simples expérimentations à des logiciels malveillants capables de se réécrire eux-mêmes, partiellement ou totalement, grâce à l'IA. Certains malwares utilisent désormais des API pour dialoguer avec une IA hébergée sur un serveur contrôlé par l'attaquant, afin de décider quoi faire des données trouvées sur la machine de la victime. C'est un changement de paradigme important, même si ces menaces restent aujourd'hui bien détectées.On a aussi parlé de l'utilisation d'agents d'IA comme Claude par des groupes de pirates…Oui, c'est notamment documenté dans un rapport d'Anthropic sur l'utilisation détournée de Claude. Des agents spécialisés ont été utilisés pour automatiser quasiment toute la chaîne d'une attaque. Chaque agent se charge d'une étape, avec très peu d'interactions humaines. Cela réduit la complexité technique pour les attaquants, mais cela reste encore relativement encadré.Les défenseurs utilisent eux aussi l'IA. Avec quels résultats ?Les défenseurs utilisent l'IA depuis longtemps, notamment pour les tests de pénétration, ou pen tests. Récemment, une IA a même remporté un concours de hacking éthique, en identifiant des failles plus efficacement que des experts humains. C'est un signal fort sur la capacité de l'IA à renforcer la sécurité des systèmes avant que les cybercriminels ne les exploitent.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Bonjour à toutes et tous ! Voici l'épisode #500 de Geekorama. Cette semaine, nous étions en train de préparer un épisode de Noël... Oui... Enfin... Sauf que nous ne nous attendions pas à devoir faire ce qui nous a été demandé MERCI, Merci à vous toutes et tous pour être toujours là, à nous écouter. A faire que nous ayons atteint 500 épisodes. Et... Nous sommes pas prêt à arrêter ! Croyez nous ! Une bonne écoute.
Chiot farci d'escargots, excréments de colombe, urine d'enfant, bile de lièvre… non, ce n'est pas un Kamoulox chelou, c'était bel et bien les ingrédients de « recettes » médicales qui viennent tout droit du Moyen Âge. Et c'est vrai que quand on pense médecine médiévale, on imagine directement des saignées, des potions louches et des malades soignés dans la boue. Bref, une époque crasseuse et un peu flippante. Mais comme souvent, c'est plus compliqué que ça. Déjà, parce que le Moyen Âge, c'est près d'un millénaire d'histoire et il s'en est passé des choses ! Mais aussi parce qu'au final, on n'en sait pas forcément tant que ça sur les pratiques quotidiennes. Oui, on connaît pas mal les derniers siècles avec la peste noire, la chirurgie de guerre et les traités médicaux qui deviennent de plus en plus accessibles. Mais pendant le Haut Moyen Age, ça se passait comment ? C'est ce qu'on va découvrir ensemble aujourd'hui !Bonne écoute !➤ Un grand merci à Laurence Moulinier pour avoir répondu à mes questions ! Découvrez le livre qu'elle a dirigé avec Daniel Le Blévec, "Le corps au Moyen Âge" : https://www.brepols.net/products/978-2-503-61340-6
Oui c'est possible de faire 20 000 euros en une seule journée avec un business en ligne… sans pub, sans tunnel compliqué ou devoir supplier les gens d'acheter.Dans cet épisode je vais t'expliquer comment avoir une liste d'attente, un teasing bien pensé, et une communication organique basée sur l'émotion, l'expertise et la visibilité m'ont permis de générer 20 000 euros en une journée.Pour participer au FuQueen New Year 2026, le jour de l'an des entrepreneuses ambitieuses, les 31 janvier et 1er février à Lyon
Aujourd'hui, je pars à la rencontre de Sébastien Uscher, accompagnateur en transition des entreprises mais aussi en transitions intérieures. Ensemble nous parlerons de comment recréer un lien vraiment épanouissant avec notre respiration, la nature et notre maison commune. Pour en savoir plus sur le travail de Sébastien, je vous invite à vous rendre sur sa page Linkedin. Pour continuer la lecture de Sébastien, il s'agissait du livre de Baptiste Morizot “Manières d'être vivant”. 2030 Glorieuses c'est le podcast des nouvelles croissances. Car non, demain n'est pas foutu ! Oui, le futur peut se révéler être autrement plus enthousiasmant que la période actuelle. À condition de se mettre (enfin) à la hauteur des enjeux de notre siècle…C'est ce que nous explorerons ensemble toutes les deux semaines dans le podcast 2030 Glorieuses. Quelles sont nouvelles croissances qui nous attendent dans la société durable, solidaire et joyeuse de demain ? Avec nos invité·es, nous imaginerons les valeurs fortes qui vont se déployer largement et pour quels bénéfices. Nous évoquerons les indicateurs qui nous permettront de mesurer ces changements souhaitables. Et nous tenterons même de deviner quelles étapes et quelles ruptures ont été nécessaires pour y parvenir. Et pour retrouvez notre galaxie utopiste, rendez-vous sur 2030glorieuses.org. Le podcast est soutenu par La Nef, la coopérative bancaire citoyenne qui soutient depuis plus de 30 ans les porteurs de projets sociaux, écologiques et culturels. Plus d'infos sur lanef.com.
Vanessa, on continue de découvrir nos villes sanctuaires. Ce matin, direction Chartres …La ville de la lumière : particulièrement en ce moment ! La magie de Noel opère avec des événements autour de sa cathédrale : Notre Dame de Chartres. Encore un sanctuaire marial. La vierge Marie y est présente 170 fois. Pourquoi ? En 876, le roi de France Charles II le Chauve offre à Chartres la Sancta Camisa, la Sainte chemise, qu'il détenait de son grand père Charlemagne. Marie l'aurait porté le jour de la naissance de Jésus. Lorsqu'on ouvre enfin le coffre qui la protège en 1712, on découvre que c'est en réalité un voile de soie. La relique portera désormais le nom de Voile de la Vierge, qui est à l'origine de nombreux pèlerinages. Mais la cathédrale abrite aussi un autre grand Trésor dans sa chapelle saint-Piat. 150 objets dédiés à la célébration et à l'ornement du service divin, dont certains servent encore aujourd'hui pour les grandes cérémonies comme une navette absolument incroyable : un coquillage ceint dans une monture d'orfèvrerie.Donc la visite de la cathédrale s'impose, doublement j'imagine pendant les fêtes ?Oui avec un mapping spécial fêtes dans le cadre de Chartres en lumières. Une création artistique spectaculaire pour cette cathédrale, qui a été la première à être classée, notamment pour ses vitraux. Le plus connu, Notre dame de la Belle Verrière pour son célèbre "Bleu de Chartres" très lumineux et mieux conservé que les autres couleurs. A base entre autres de Cobalt cuivre et fer. Autre découverte à faire au cœur de la Cathédrale : son labyrinthe qui a servi de modèle dans le reste du monde. Un pèlerinage intérieur pour méditer sur le passage de mort a la vie éternelle. Et puis pour aller encore plus loin dans l'histoire de la cathédrale et de Chartres, je vous recommande le spectacle immersif "Mille ans d'éclat" à l'Enclos de Loens. Vous êtes immergés au cœur de scènes vivantes, spectaculaires, tous vos sens sont mis en émois. Cerise sur le gâteau : le conteur est Stéphane Bern.Et où est-ce qu'on pose nos valises ?Au Maleyssie, à 2 pas du théâtre. Un nouveau lieu inédit : des suites d'hôtes, une brasserie et un bar feutré ! Très festif et familial.Fiche pratique Hébergement https://maleyssie-chartres.fr/fr/Le trésor de la cathédrale, Chartres en lumières : https://www.chartresenlumieres.com/fr/a-propos/chartres-en-lumieres-fete-noel Le spectacle immersif Chartres "Mille ans d'éclat" https://chartres.milleansdeclat.fr/ Office du tourisme de Chartres www.chartres-tourisme.comHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Parker and Brandon break down the Sooners' crushing 34-24 defeat at the hands of Alabama, and retrospectively talk through the season as a whole.Want the best Sooners' intel and info in the industry? Want to be a part of a community of THOUSANDS of Sooner fans that you can talk with on a daily basis? Become a member of OU Insider and stay updated daily with insights from the OUI staff!!
Oui ça va les super héros, les films Dreamworks, la licence du sorcier de la cinglée ou même STAR WARS (sauf à Paris) ! Y'a PLEIN d'autres licences qui existent et qui mériteraient qu'on les mette BIEN PLUS en avant ! Lesquelles ? Hé bien Curien et Tom vous font une belle liste, avec plein d'idées de ce qu'on pourrait mettre dedans ! Découvrez tout ce que notre association a à offrir et soutenez-nous sur Patreon ! TOUS les podcasts Élabète en UN SEUL podcast, c'est possible en cherchant "Élabète" dans votre appli préférée ! Ou sur http://elabete.lepodcast.fr
La récente visite d'Emmanuel Macron en Chine a placé l'intelligence artificielle au centre des échanges franco-chinois. Au menu : coopérations éducatives, données numériques, voitures autonomes et open source.Interview : Shanhui Zhang, journaliste à China Global Television Network (CGTN)Vous avez suivi le déplacement du président français en Chine. Que faut-il en retenir sur le plan technologique ?Cette visite s'inscrit dans une continuité : c'était déjà la quatrième fois qu'Emmanuel Macron se rendait en Chine. À chaque déplacement, le président français aborde plusieurs dossiers clés - énergie, géopolitique, économie - mais cette fois encore, la dimension technologique, et en particulier l'intelligence artificielle, était centrale. La France joue un rôle important au sein de l'Union européenne, notamment dans la définition des normes, et cela pèse fortement dans les discussions avec la Chine sur l'IA, la gestion des données et les coopérations industrielles.Un moment marquant a été la tenue de la septième session du comité des entrepreneurs franco-chinois, qui réunit de grandes entreprises des deux pays pour explorer les opportunités de coopération à l'ère numérique. On a vu la présence d'acteurs majeurs de l'IA chinoise comme iFLYTEK, un leader de l'intelligence artificielle spécialisé dans la traduction automatique, l'éducation et la santé, dont les technologies sont déjà largement utilisées en Chine et pourraient, à terme, s'exporter vers la France et l'Europe.La coopération éducative et scientifique semble également centrale. Pourquoi ?Parce que l'intelligence artificielle ne se limite pas aux entreprises : elle se construit aussi dans les universités. Lors de son discours à l'université du Sichuan, Emmanuel Macron a clairement évoqué les opportunités offertes aux étudiants chinois de venir étudier en France, notamment dans le domaine de l'intelligence artificielle et des hautes technologies.Mais il faut aussi souligner que la Chine a énormément investi ces dernières années dans l'enseignement de l'IA. L'avenir ne sera donc pas une coopération à sens unique, mais plutôt une exploration commune, « main dans la main ». L'objectif est un échange équilibré de compétences, de chercheurs et d'étudiants, bénéfique à la fois à la Chine et à la France.Les questions des données et de la méfiance européenne à l'égard de la Chine ont-elles été abordées ?Oui, c'est un sujet absolument central, qui touche au cœur même de la coopération technologique entre la Chine et l'Europe. En juillet 2025, un dialogue spécifique sur l'intelligence artificielle a eu lieu entre le vice-ministre chinois des Sciences et Technologies et l'envoyé spécial du président français. Les deux parties ont publié une déclaration commune insistant sur le développement d'une IA sûre, équitable et porteuse de sens, ainsi que sur la nécessité d'une gouvernance mondiale de ces technologies.La Chine cherche aujourd'hui à rassurer les Européens, notamment sur la gestion des données, en travaillant avec l'Union européenne à la création de plateformes bilatérales et à une meilleure organisation des flux de données. L'idée est de trouver des convergences entre les règles européennes, comme le Règlement général sur la protection des données (RGPD), et les lois chinoises sur la sécurité des données, afin de bâtir un cadre commun acceptable des deux côtés.Voir : China Global Television Network (CGTN)-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Dans I am an Equestrian, il n'y a pas que les parcours de cavaliers, de sportifs, qui nous intéressent.
Le coup d'envoi de la 35ème édition de la Coupe d'Afrique des nations de football sera donné dimanche prochain (21 décembre) au Maroc. Elle durera jusqu'au 18 janvier. Quels sont les grands favoris ? L'Afrique est-elle enfin reconnue à sa juste place dans le football mondial ? Joseph-Antoine Bell a été un grand international camerounais. Aujourd'hui, il est consultant pour RFI, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier, en ligne depuis Yaoundé. RFI : Joseph-Antoine Bell, le Maroc accueille cette compétition. Son équipe est la première nation africaine au classement Fifa (12ᵉ). Est-ce que du coup ce pays n'est pas le super favori ? Joseph-Antoine Bell : Oui ça arrive très rarement. C'est-à-dire qu'un pays qui est au sommet garde la forme et soit organisateur. Et là, le Maroc, ils ont une chance inouïe, ils sont en forme et ils organisent. Ils ont la chance de jouer chez eux. Souvent, jouer à la maison comporte aussi le revers de la médaille : c'est qu'on a la pression. Mais la pression, on la gère mieux quand on est au sommet de ses capacités. Donc là, le Maroc va jouer à la maison, cette fois en étant au sommet de sa forme, donc en étant capable de gérer la pression seulement. Et derrière le Maroc, qui voyez-vous comme équipes très très bien placées ? Je pense que le Sénégal ne devrait pas être mal placé. L'Afrique du Sud, la Côte d'Ivoire… Et à un degré moindre l'Égypte et la Tunisie. Alors il y a cette CAN qui démarre dans quelques jours et puis il y a la Coupe du monde qui démarre dans six mois et où vont compétir au minimum neuf équipes nationales africaines, ce qui est quasiment le double des éditions précédentes. Est-ce qu'on peut dire que, aujourd'hui, le football africain est de plus en plus présent dans le football mondial ? Oui, le football africain est de plus en plus présent. Il faut se rappeler qu'à l'époque où il y avait seize participants, dans un premier temps, l'Afrique n'en avait aucun. Puis après, l'Afrique a eu un sur seize, ça fait très très peu. Et on a commencé à gagner un peu de positions, notamment grâce à la performance du Cameroun et de l'Égypte en 1990, en quart de finale [Les Camerounais avaient été éliminés aux portes des demi-finales par les Anglais, NDLR]. Et maintenant, le Maroc est allé en demi-finale [du Mondial 2022, NDLR] et on devrait continuer pour bousculer toujours la hiérarchie et se rapprocher du top, le top qui est un jour de gagner la Coupe du monde. Il y a cette nouvelle marque de respect du football mondial à l'égard de l'Afrique. Mais en même temps, les clubs européens qui comptent dans leurs rangs des internationaux africains ne seront forcés de les libérer qu'à partir de ce 15 décembre pour la CAN, alors que la règle habituelle, c'est que les joueurs sont libérés au moins deux semaines avant un grand tournoi international… Oui, mais l'Afrique a un problème particulier, c'est-à-dire, quel est le poids de l'Afrique ? Et là, en l'occurrence, quel est le poids de la Confédération africaine de football (CAF) vis-à-vis de la Fédération internationale (Fifa) ? Parce que l'Afrique est obligée de déplacer sa compétition pour plaire à la Fifa. L'Afrique est obligée d'accepter que les joueurs soient libérés tard pour plaire à la Fifa qui elle-même a subi la pression des clubs sans pouvoir y résister. Donc, les sacrifices sont toujours faits par les Africains et ça ressemble à d'autres domaines où on en demande toujours plus aux plus faibles. Donc, il faut se montrer un petit peu plus costaud. Donc c'est à la CAF de se battre. Ce n'est pas logique que ce qu'on accorde aux autres, on ne puisse pas l'accorder à l'Afrique. Mais pour ça, il faut gagner le respect des autres en tant qu'organisation. Il faudrait commencer en Afrique par décider quand a lieu la CAN, qu'elle ne soit pas un coup en été, un coup en hiver et puis un coup on ne sait pas trop quand. Non, il va falloir que la CAF travaille sérieusement pour avoir une position claire. Et vous n'êtes plus que le continent qui fournit la matière première. Au Cameroun, votre cher pays, le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, ne s'oppose pas au limogeage du sélectionneur belge Marc Brys par le président de la Fédération, Samuel Eto'o. Est-ce que c'est le signe d'un cessez-le-feu entre les deux hommes ? Chez nous, on dit : « Quand vous êtes au marigot et qu'un fou passe par là et vous prend vos vêtements pendant que vous êtes dans l'eau, ne lui courez pas après. » Donc, le ministre s'est dit : « Eh bien, on va laisser la fédération aller et faire comme elle veut », et comme ça il y a une trêve. Mais, je ne crois pas qu'elle soit favorable au football camerounais, parce que on va vite s'apercevoir de la limite des choix qui ont été faits. Il faudrait savoir qu'en Afrique, neuf fois sur dix, vous n'aurez pas de fédération sans l'État. Quand une fédération dit « non, laissez-nous, on va y aller tout seul », vous pouvez être sûr qu'elle va être en difficulté dès la première activité. Et donc, c'est dommage, mais je sais que les joueurs et tout le groupe ne passeront pas un moment tranquille. Parce que le retrait de l'État veut dire forcément le retrait de beaucoup de moyens, le retrait du soutien qui sera limité. À lire aussiTOUT SUR LA CAN 2025
Ça y est, l'Australie a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Mais les jeunes rusent...Avec Bruno Guglielminetti (https://moncarnet.com/)L'Australie tente de bannir les jeunes des réseaux, mais...Depuis cette semaine, les jeunes Australiens de moins de 16 ans sont censés être exclus des réseaux sociaux. Une nouvelle loi impose aux plateformes de supprimer leurs comptes. Problème : seuls dix réseaux sont concernés par le texte. Résultat, les adolescents migrent en masse vers des applications comme Lemon8, Yoop ou Coverstar, qui échappent (pour l'instant) à la régulation. Lemon8, appartenant à ByteDance (maison mère de TikTok), est même devenue l'appli la plus téléchargée du pays en un jour. Le gouvernement promet d'adapter la loi, mais la réactivité des jeunes dépasse celle des législateurs.États-Unis : les visiteurs bientôt obligés de livrer 5 ans de vie numérique ?Un décret américain prévoit d'imposer à tout visiteur étranger de fournir un historique de cinq ans de ses activités numériques (réseaux sociaux, publications publiques). Ce projet, en discussion pour 60 jours, provoque un certain émoi, notamment en France. En réalité, la collecte d'informations est déjà partiellement en place via la demande ESTA, même si la saisie reste optionnelle. Le changement : l'application mobile deviendrait obligatoire, notamment pour capter de meilleures photos. Une extension de la surveillance ? Oui. Une nouveauté totale ? Pas vraiment.Adobe et OpenAI : création d'images et PDF intégrés dans ChatGPTAdobe intègre ses outils phares – Photoshop, Acrobat, Adobe Express – directement dans ChatGPT. Une nouveauté qui permet de générer une image avec l'IA, puis de la modifier dans Photoshop sans quitter l'interface. Idem pour les PDF. Ce partenariat vise à contrer Google et son IA Gemini, qui progresse rapidement. Pour les utilisateurs, le bénéfice est net : gain de temps et nouvelles possibilités créatives. C'est aussi une illustration concrète de la fusion croissante entre IA générative et outils métiers.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
À l'heure où le changement climatique menace les récoltes et les ressources en eau, une jeune chercheuse africaine propose une solution concrète. À 30 ans, la Sénégalaise Aminata Sarr vient d'être distinguée par le Prix international L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science, qui récompense chaque année 30 jeunes chercheuses africaines. Son innovation vise à produire davantage, avec moins d'eau et moins d'énergie — enjeu crucial pour les zones rurales du continent. RFI : quand est née votre passion pour les sciences ? Aminata Sarr : Cela a commencé dès le bas âge. J'ai toujours aimé tout ce qui est en rapport avec la nature. Même quand j'étais jeune, sur mon ordinateur, les images que je créais étaient toujours liées à la nature. Quand j'ai eu l'occasion de m'orienter vers la production végétale et agronomique, j'ai donc choisi d'aller à l'université pour étudier l'agriculture. Ensuite, j'ai poursuivi avec une thèse. J'ai commencé cette thèse au Burkina Faso, dans le domaine des énergies renouvelables. Je travaille actuellement sur la production agricole et énergétique, et sur l'efficience de l'utilisation des ressources en eau en agriculture. Beaucoup de femmes n'ont pas cette même opportunité. Êtes-vous bien vue par votre entourage ? C'est vrai que beaucoup de filles n'ont pas eu cette chance, surtout là d'où je viens. J'ai grandi à Saint-Louis, à Goxumbac, situé sur la Langue de Barbarie, une zone où vivent majoritairement des pêcheurs. Parfois, les filles ne vont pas à l'école ou alors, elles arrêtent très tôt. Moi, j'ai eu la chance d'avoir une famille qui m'a comprise. Il y avait ma maman, qui nous poussait à aller de l'avant, surtout dans les matières scientifiques. Il y avait aussi ma grande sœur, qui a commencé avant moi. Une fois à l'université, j'ai également rencontré un professeur qui m'a encouragée à aller de l'avant, notamment dans le domaine de la recherche. Aujourd'hui, je travaille sur les systèmes agrivoltaïques, qui permettent de faire de la production agricole et énergétique en même temps. Vous êtes citée en disant que la science peut créer un monde où les populations les plus défavorisées vivent dignement. Quelle solution avez-vous formulée pour contribuer à mettre fin à la faim en Afrique ? D'abord, il y a le système agrivoltaïque. C'est une technique qui permet à la fois la production agricole et énergétique sur une seule surface. Nous avons aussi constaté que, pour l'agriculture, il faut optimiser ces systèmes. Nous avons donc développé une méthode permettant de trouver la configuration qui maximise à la fois la production agricole et énergétique. Nous y avons également intégré un système d'irrigation automatisé, que nous avons développé pour assurer une utilisation plus efficace des ressources en eau. Vous parlez donc de panneaux solaires, de capteurs ? Oui. En ce qui concerne les ressources en eau, nous utilisons des capteurs connectés à des microcontrôleurs pour appliquer l'eau de manière automatique. Les quantités d'eau dont la plante a besoin sont ainsi appliquées automatiquement, sans intervention de l'agriculteur. À lire aussiQuatorze scientifiques africaines honorées par la fondation l'Oréal-Unesco Les agriculteurs savent donc quand irriguer, combien d'eau utiliser et comment économiser l'eau ? Effectivement. Le système permet d'appliquer automatiquement la quantité d'eau dont la plante a besoin, uniquement au moment nécessaire. Seule la quantité strictement nécessaire est utilisée. Comment cette solution peut-elle concrètement contribuer à réduire la faim en Afrique ? Pour faire de l'agriculture, on a besoin d'eau, et les ressources en eau diminuent de plus en plus. Quand elles diminuent, la production agricole est en danger. Il y a donc un risque de baisse de la production. L'eau doit être utilisée de manière durable. Pour lever ces contraintes liées à l'accès à l'eau, nous avons travaillé sur la mise en place de systèmes d'irrigation automatisés afin de renforcer la production agricole et de faire face aux effets du changement climatique et à la surexploitation des ressources en eau. En milieu rural, les producteurs n'ont pas toujours une idée précise de la quantité d'eau à appliquer, ce qui peut conduire à une surexploitation. Ces systèmes permettent donc une utilisation plus durable de l'eau, et donc une agriculture plus durable. Quand vous dites que la science peut sortir les gens de la pauvreté, à qui pensez-vous en particulier ? A des familles, à des agriculteurs que vous avez rencontrés ? Je pense notamment aux populations en milieu rural. Les producteurs y tirent l'essentiel de leurs revenus de l'agriculture. La question est donc de savoir comment aider ces populations qui sont dans le besoin. C'est dans ce sens que je dis que la science peut permettre d'améliorer les conditions de vie des populations les plus défavorisées. Et, juste pour revenir sur votre prix, il s'accompagne d'une enveloppe de 10 000 euros. Quel usage comptez-vous faire de cet argent ? Cet argent sera utilisé pour vulgariser les résultats que nous avons obtenus, notamment à travers la participation à des conférences et la publication d'articles scientifiques. L'objectif est de permettre aux populations d'avoir accès à la méthode que nous avons développée. Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes filles africaines qui rêvent elles aussi de faire de la science, mais n'osent pas encore ? Que pouvez-vous leur dire pour les encourager ? Je veux leur dire que les femmes ont toute leur place dans la science. Elles peuvent rencontrer des contraintes et des difficultés, mais elles doivent croire en elles. Elles doivent toujours se forcer à aller de l'avant, à travailler encore davantage pour aller de l'avant.
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Oui, cette histoire est vraie : l'affaire Lawrence Russell Brewer a bien entraîné la fin officielle de la tradition du last meal personnalisé pour les condamnés à mort au Texas en 2011.Voici les faits établis : 1. La tradition existait réellement au TexasAvant 2011, les condamnés à mort texans pouvaient demander un dernier repas spécial, dans des limites raisonnables, comme dans de nombreux États américains. Cette pratique symbolique remonte au XIXᵉ siècle. 2. Le dernier repas extravagant de BrewerLawrence Russell Brewer, condamné pour un meurtre raciste particulièrement violent, a effectivement demandé un repas énorme, comprenant notamment : un triple cheeseburger, un cheeseburger supplémentaire, trois fajitas, une portion d'okra frit, un steak de poulet, une omelette complète, une pizza, des brownies, une glace, du beurre de cacahuète, et même du meatloaf.En tout, un repas correspondant à plusieurs milliers de calories. 3. Il n'en a rien mangéQuand le plateau lui fut présenté, Brewer refusa d'y toucher, affirmant qu'il “n'avait pas faim”. Ce geste fut perçu comme un manque de respect, notamment par les représentants politiques et les familles de victimes. 4. Décision du Sénat du TexasLe sénateur John Whitmire, outré par l'abus, écrivit immédiatement au directeur des prisons pour demander la fin de cette tradition. Celui-ci accepta le jour même.Depuis septembre 2011, au Texas, les condamnés à mort reçoivent le repas du jour, comme tous les autres détenus. 5. Le Texas est le seul État à l'avoir officiellement abolieD'autres États continuent la tradition, mais avec des budgets limités (généralement 20 à 40 dollars).L'affaire Brewer est l'un des rares cas où un geste provocateur d'un condamné à mort a entraîné une modification immédiate de la politique pénitentiaire d'un État américain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.