Podcasts about Oui

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Les matins
Autonomie de la Corse : vers une rupture du principe d'unité de la République française ?

Les matins

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 15:07


durée : 00:15:07 - Les Matins de France Culture - Le projet de loi constitutionnel sur l'autonomie de la Corse sera discuté à partir de ce mardi, à l'Assemblée nationale. Assiste-t-on à une rupture du principe d'unité de la République française ? Oui, estiment plusieurs spécialistes. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le journal de 8H00
Autonomie de la Corse : vers une rupture du principe d'unité de la République française ?

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 15:07


durée : 00:15:07 - Journal de 8 h - Le projet de loi constitutionnel sur l'autonomie de la Corse sera discuté à partir de ce mardi, à l'Assemblée nationale. Assiste-t-on à une rupture du principe d'unité de la République française ? Oui, estiment plusieurs spécialistes. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Vulgaire
LA SENSIBILITÉ DES CACHALOTS (et des baleines, des dauphins, etc etc)

Vulgaire

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 48:43


Dans ce nouvel épisode, avec la biologiste Fabienne Delfour, on plonge dans le monde des cachalots (et de leurs potes les dauphins). Oui oui : ils ont des émotions, des personnalités et même des règles de politesse.Un épisode avec :

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast
Recruiting Breakdown: Sooners ChampU BBQ Part 2 Starts HOT -- 2 Commits In + More Big Names Coming

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 67:45


#Oklahoma #Sooners #Champubbq Part II is now in the books, but not without #OU staying scorching hot on the #recruiting trail and landing TWO commits out of the five uncommitted targets in #Norman -- to go with double-digit commits in town as well. Three-star WR Malahn Green and three-star OL Jaxon Lawler started the weekend off hot for #BoomerSooner and Brandon Drumm discusses what OU is getting in those two. PLUS, intel on four-star LB and OU legacy Case Alexander, three-star DB Jaiden Fields and three-star CB, and brother to OU RB Tory Blaylock, Trenton Blaylock. Can Oklahoma close out on those three and add to their top-3 overall 2027 class? What about updates on four-star CB Brandon Sherrard? Can OU and CB coach Lamar Morgan make room for Blaylock and Sherrard? How about Top100 and four-star safety Bode Sparrow? Any new intel on him regarding the Sooners' chances? We have all that more in this latest iteration of OUInsider Recruiting Breakdown and so much more! Want the best Sooners' intel and info in the industry? Want to be a part of a community of THOUSANDS of Sooner fans that you can talk with on a daily basis? Become a member of OU Insider and stay updated daily with insights from the OUI staff!!

Snack A Little Talk A Little
Common Law Graduate

Snack A Little Talk A Little

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 68:09


Oui, oui, for the snack!Love and the 777 Rule.What's the big deal? It's only 6th grade!Malibu fire update.Three thefts right in front of Mark.Fantomes, revenants, esprits, spectres, . . . French ghosts.

Invité Afrique
Lutte contre la faim: «La situation nous pousse à abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 5:06


Ce lundi 15 juin, c'est la Journée mondiale contre la faim. Une journée instaurée par la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, et qui intervient dans un contexte de plus en plus préoccupant en Afrique. La baisse continue des financements internationaux, conjuguée à la coupe drastique de l'aide américaine, rend la lutte contre la faim et la malnutrition d'autant plus difficile que le changement climatique et les conflits régionaux s'accentuent. Kinday Samba, directrice régionale du Programme alimentaire mondial pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale (Tchad, RCA, Cameroun), est la grande invitée Afrique de ce lundi. RFI : Kinday Samba, pourriez-vous nous dresser un tableau général de la situation de la faim en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale ? Kinday Samba : La situation est très préoccupante. On peut déjà dire qu'on est dans une crise chronique qui est en train de devenir une crise beaucoup plus difficile à contenir, à cause de plusieurs facteurs qui s'accélèrent en même temps. On parle des conflits dans le Sahel, les chocs climatiques, les pressions économiques et les déplacements de populations. Les régions que je couvre abritent plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire sévère, où l'instabilité et l'insécurité sont étroitement liées. Il y a un an, le PAM annonçait suspendre son aide alimentaire nutritionnelle vitale au Sahel central et au Nigeria, et ce, à cause d'un manque de financement urgent, avec deux millions de bénéficiaires directement impactés, notamment des réfugiés soudanais au Tchad, maliens en Mauritanie, ainsi que les populations vulnérables au Burkina Faso et au Niger. Un an plus tard, où en est la situation de ces aides dans ces zones ? La situation reste toujours difficile. On est toujours en train de vivre une contrainte financière qui n'a pas impacté que des activités nutritionnelles. Il y a d'autres activités qui ont été impactées. Si on parle concrètement pour cette année, on va réduire le nombre de personnes qui vont bénéficier des assistances. Par exemple, au Cameroun, plus de 500 000 personnes risquent de perdre l'accès à une assistance alimentaire et nutritionnelle. Au Mali aussi, on est contraint à une réduction de 25 % des bénéficiaires en 2026, comparé à 2025, et jusqu'à 55 % par rapport aux niveaux historiques récents. Et si on parle du Nigeria spécifiquement, nous ne pouvons aujourd'hui atteindre qu'une fraction des besoins. Nous prévoyons d'assister un peu moins d'un million de personnes dans un pays où plus de 34 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire. Le PAM estime d'ailleurs avoir besoin de 620 millions de dollars pour poursuivre l'apport de cette aide nutritionnelle. Est-ce que vous êtes encore loin de cet objectif ? Oui, on est loin de cet objectif. Parce que si on voit dans notre propre région pour cette année, on a besoin d'à peu près 1 milliard de dollars. Et, pour le moment, on n'a mobilisé que 25 % de cette somme. Donc, on est loin de ce chiffre. C'est une baisse globale qui se traduit en termes de nombre de personnes qu'on peut assister. Le PAM n'a pu assister que 7,6 millions de personnes dans le cadre de la réponse d'urgences en 2025. Donc, une partie importante a reçu des rations réduites. Aujourd'hui, ce que l'on observe dans le Sahel, c'est un véritable point de bascule. Donc, si on parle de 2026, le nombre de bénéficiaires prévus pour la réponse d'urgence a été revu à la baisse, passant de 6,9 millions en 2025 à 5,4 millions en 2026. Or, comme je l'ai dit, la région abrite plus de 52 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire. Un point de bascule, dîtes-vous, notamment dû à la coupe drastique de l'aide américaine qui affecte des programmes humanitaires dans le monde entier, dont les vôtres. Dans quelle proportion votre budget a-t-il diminué et comment vous êtes-vous réorganisé ? Ça ne concerne pas que les États-Unis. C'est une tendance beaucoup plus large. Avec une baisse globale des contributions au Sahel, les financements humanitaires ont chuté de près de 41 % en 2025, et certains pays ont été beaucoup plus affectés que d'autres. Donc, on a priorisé drastiquement nos opérations, allant jusqu'à ce que notre directrice exécutive finisse par décrire comme abandonner ceux qui ont faim pour nourrir les plus affamés. Donc, des analyses menées dans plusieurs pays montrent que les résultats sont préoccupants. Les ménages bénéficiant des rations complètes sont nettement mieux protégés contre la faim que ceux qui reçoivent des rations réduites. J'ai parlé du fait qu'on avait dû, pour certains, réduire nos rations. Donc, la priorisation s'est fortement renforcée et s'appuie davantage sur des données probantes, avec une concentration des ressources sur les populations les plus vulnérables, les plus à risque et les zones de plus fort impact. Voulez-vous dire qu'il y a un désintérêt de plus en plus croissant de la part des donateurs ? Oui, et depuis des années. Nous sommes à la mi-juin. C'est le début de la période de soudure dans de nombreuses régions que vous couvrez. Comment faites-vous face aux urgences durant cette période de soudure qui va durer trois mois ? Il y a des pays où le gouvernement – je peux citer la Mauritanie – couvre plus que 80 % des besoins, qui sont très, très importants. Donc, ça, c'est un des avantages de cette coupe de financement : les gouvernements sont en train de prendre davantage la responsabilité de répondre à ces situations. À lire aussiJournée mondiale contre la faim: la faim gagne du terrain dans le monde   À lire aussiJournée mondiale contre la faim: crises et malnutrition

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast
Sooners CWS Talk: Oklahoma stays HOT in Omaha + OU/UGA Talk & More w/Chris Phillips of SEC Unfiltered

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 22:55


#Sooners remain SCORCHING HOT at #MCWS in #Omaha after beat #Alabama 9-0 in round one. Now they are set to face off against fellow #SEC foe #Georgia in the #winners #bracket on Monday at 6 PM CST. OUInsider's Travis Davidson and SEC Unfiltered's Chris Phillips are breaking down it all as #BoomerSooner and #GoDawgs try and remain in the winner's bracket. What does #OU need to do? Can #Oklahoma's pitching and fielding withstand the aggressive nature of #UGA bats and base running? Can #Oklahoma and Skip Johnson's squad keep the power behind their bats vs #UGA pitching? They give you the full rundown, so join us and be as prepared as possible for the next big MCWS matchup between two top SEC powerhouses! Want the best Sooners' intel and info in the industry? Want to be a part of a community of THOUSANDS of Sooner fans that you can talk with on a daily basis? Become a member of OU Insider and stay updated daily with insights from the OUI staff!!

La Traque
BABABAM ORIGINALS | L'affaire Cyril Berger, meurtre dans les quartiers chics de Paris

La Traque

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 60:28


Rediffusion Dans chaque famille, il y a des rôles qui se mettent en place. Et, même quand vous grandissez, même quand vous changez, c'est dur de s'en défaire. Quand Odile de Moro Giafferri est retrouvée morte dans son appartement, les enquêteurs sont convaincus qu'il s'agit d'un membre de sa famille. Oui, mais lequel ? Un podcast Bababam Originals Ecriture : Tiphaine Pioger Voix : Caroline Nogueras Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Invité Afrique
Côte d'Ivoire: «Développer la médecine de précision» pour soigner les individus sur la base de leur singularité génétique

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 4:37


En Côte d'Ivoire, le premier laboratoire d'analyse ADN a ouvert ses portes en novembre 2025. Il est situé au Vitib, une zone industrielle dédiée aux entreprises des TIC. Cela permet de rendre plus accessibles les tests de paternité. Avec une perspective plus large : celle de développer la médecine génomique sur le continent. Pour en parler, le professeur David Tea Okou, le directeur de ce laboratoire. RFI : Pourquoi est-ce important d'avoir des laboratoires de test ADN, ici, en Côte d'Ivoire ? Professeur David Tea Okou : Le patrimoine génétique des Africains est le plus riche au monde entier. Tous les scénarios, tous les changements qui existent ne sont pas encore connus. Les informations que nous avons proviennent beaucoup plus des populations d'ascendance européenne, et c'est par rapport à leurs informations que nous recevons les traitements, les diagnostics et tout ça. Et donc, avoir un laboratoire d'ADN sur place peut servir à recenser tous ces scénarios qui vont être exploités pour une meilleure prise en charge des populations africaines. Comment expliquez-vous ce retard ? Est-ce lié à un manque d'intérêt ou bien à un manque de moyens ? Je dirais plus un manque de moyens qui comprend un manque d'infrastructures mais aussi une rareté de l'expertise. Il faut que nous mettions l'accent sur le transfert de compétences, le transfert de technologie pour que l'exploitation soit faite en Afrique par les Africains pour le bénéfice des Africains. Vous-même avez passé 34 ans aux États-Unis, vous avez pratiqué là-bas en revenant comme ça fraîchement en Côte d'Ivoire, quel est votre objectif pour ce domaine-là ? L'objectif est de pouvoir développer la médecine de précision, qui demande que chaque individu soit pris en charge sur la base de sa singularité génétique. Pour ce faire, il faut déjà recenser tout ce qui existe sur le continent africain en termes de changements qu'on ne sait pas, qu'on ne connaît pas, qu'on n'a pas encore recensés. Une fois que cela est fait, on pourra l'exploiter pour dire par exemple : « Voilà pourquoi tel médicament, pour la même maladie au monde, est moins efficace sur les Africains que sur les populations d'ascendance européenne ». À lire aussiCôte d'Ivoire: le pays s'équipe d'un premier laboratoire d'analyse d'ADN Alors, vous avez une clinique dans laquelle les patients ont l'opportunité aussi de faire des tests génétiques. Quelle est la visée de ces tests-là ? L'objectif, c'est de pouvoir offrir un diagnostic assez précoce pour dire que, pendant que vous êtes bien portant, nous avons identifié telle maladie naissante de façon que vous puissiez être suivi, qu'il y ait un protocole de suivi pour éviter ou retarder la maladie. Et l'objectif, c'est de pouvoir faire en sorte que chaque individu puisse avoir un traitement optimisé. Parce que l'individu peut avoir un changement d'ADN qui peut dire que ce traitement qui est proposé pour telle maladie n'est pas optimisé pour vous. Peut-être que pour vous on doit réduire la dose. Financièrement parlant, est-ce que c'est accessible pour les Ivoiriens lambda ? Les examens sont assez comparables en termes de coût à certains examens qui existent sur la place comme la chimiothérapie, les histoires d'IRM et tout ça. Donc les coûts se situent un peu dans la même tranche. Est-ce que vous avez noté une demande de patients qui viennent également, ou d'autres acteurs qui viennent aussi de la sous-région ? Oui, il y a des patients qu'on reçoit de la sous-région. J'ai même reçu un patient qui est venu de la Guinée hier. C'est malheureux qu'il fasse ce déplacement-là pour arriver en Côte d'Ivoire juste pour les tests génétiques. Ça souligne l'importance de la nécessité de vulgariser cette expertise dans les différentes régions. Vous parliez tout à l'heure dans votre labo aussi des tests liés aux enquêtes policières. Est-ce qu'aujourd'hui vous sentez également une demande à ce niveau-là ? Oui. Pour les tests d'identification, nous avons reçu d'un pays voisin des échantillons par rapport à une scène de crime sur demande de la police de la région, et nous avons fait le rapport que nous avons donné. Et récemment, j'ai été convié aux réseaux de la police scientifique de l'Afrique de l'Ouest pour parler de l'utilisation de l'ADN dans les enquêtes criminelles. Alors, on est tous unanimes sur le fait que l'ADN est un outil qui a fait ses preuves, qu'on a besoin d'utiliser. Mais il y a un manque d'expertise. Maintenant, il faut aller à la phase supérieure. Qu'est-ce qu'on fait pour acquérir ces capacités, ces ressources pour utiliser l'ADN dans les enquêtes policières ? À lire aussiCes scientifiques qui tentent de faire progresser la recherche génomique en Afrique

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast
Recruiting Breakdown: Where OU Stands With 5 Key Targets Visiting This Weekend + Camp Intel & 2028 QB Board

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 64:29


Latest intel on FIVE HUGE targets visiting #Sooners for their second BIG OFFICIAL VISIT WEEKEND. Can #Oklahoma keep trending toward a top-3 class? Can #OUFootball hold off #PennState for ELITE Top200 LB Case Alexander? How many commits this weekend? + #OklahomaFootball ELITE Camps are over. Brandon breaks down new offers, his evals on the players in 2027, 2028 and 2029 + #OklahomaSooners QB Targets for 2028 and where Ben Arbuckle and #BoomerSooner stand + MORE! Want the best Sooners' intel and info in the industry? Want to be a part of a community of THOUSANDS of Sooner fans that you can talk with on a daily basis? Become a member of OU Insider and stay updated daily with insights from the OUI staff!!

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast
Are Oklahoma Fans Hypocrites About the Brendan Sorsby Situation? + What Texas Tech Should Do

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 35:57


Are #Oklahoma fans hypocrites when it comes to the Brendan Sorsby situation? Texas Tech fans seem to think so due to Joe Mixon situation and John Mateer's alleged Venmo repayment labels. Brandon Drumm and Travis Davidson discuss it all and say whether #OU fans are or aren't hypocrites. Plus, they dive into the Sorsby situation and talk about what the Red Raiders should do, in their opinions, and how they should handle it all. From Cody Campbell, to Joey McGuire and AD Kirby Holcutt. This is a lively discussion and hope you like, subscribe, give thumbs up and comment in this one!!! #texastechfootball #oufootball #football #sooners #boomersooner #wreckem #lubbock #brendansorsby #collegefootball #collegefootballpodcast #okc #oklahomafootball #oklahomasooners #gambling #sec #big12 #big12football #big10 #big10football #secfootball Want the best Sooners' intel and info in the industry? Want to be a part of a community of THOUSANDS of Sooner fans that you can talk with on a daily basis? Become a member of OU Insider and stay updated daily with insights from the OUI staff!!

Un Jour dans l'Histoire
Printemps d'hier et d'aujourd'hui

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 33:11


Nous sommes vers l'an trente avant notre ère. Virgile, poète latin contemporain de la fin de la République romaine et du début du règne de l'empereur Auguste, termine un texte consacré à l'agriculture. Il écrit : « Oui, c'est le printemps qui pare les bosquets de leur feuillage, le printemps qui pare les forêts. Au printemps, les terres se gonflent et réclament les semences génératrices. Alors le Père tout puissant, l'Ether descend en pluies fécondantes dans le sein de son épouse prolifique et, uni dans une puissante étreinte à son corps puissant, vivifie tous les embryons. Alors les oiseaux mélodieux font résonner les buissons écartés, et le bétail réclame Vénus à dates fixes. La terre nourricière est en gésine (sur le point d'accoucher), et, aux souffles tièdes de Zéphyr, les champs ouvrent leur sein. » Marqueur social et culturel essentiel en Occident, le printemps nous ramène à une époque où les humains et la nature étaient liés par le même ordre des choses. Or, si les grands hivers et les étés torrides ont leurs chroniqueurs, le printemps, symbole de renaissance et d'espoir, a laissé moins de traces dans les sources. À l'heure où le rythme des saisons semble avoir perdu la boussole, où les enjeux climatiques et environnementaux occupent les esprits : que reste-t-il de « l'éternel et vert printemps » ? Avec nous : François Walter, professeur honoraire à l'Université de Lausanne. « Désir de printemps – Histoire sensible d'une saison » ; Payot. sujets traités : Printemps, République,romaine, Virgile, poète, latin, Auguste,Vénus, Zéphyr Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les histoires de 28 Minutes
Nadav Lapid, "porte-bonheur" pour les Bleus, émeutes à Belfast... : Le Club 28'

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 46:13


L'émission 28 minutes du 12/06/2026 Ce vendredi, Renaud Dély décrypte l'actualité en compagnie de nos clubistes : Antoine Bueno, essayiste, Rokhaya Diallo, journaliste, autrice et réalisatrice, Julie Graziani, essayiste et le dessinateur de presse Eric Truant. Le cinéaste israélien Nadav Lapid boycotté à Marseille : une “faillite intellectuelle” ? À la suite de l'appel au boycott lancé par une dizaine de réalisateurs en raison de sa présence, Nadav Lapid a finalement renoncé à participer au Festival international du documentaire à Marseille. Le cinéaste israélien, fervent opposant au gouvernement de Benyamin Netanyahou, dénonçait dans son dernier film, “Oui”, la radicalisation de la société israélienne. Les artistes ayant appelé au boycott lui reprochent notamment d'avoir profité de financements publics israéliens. Nadav Lapid a affirmé qu'ils venaient d'un "fonds du cinéma indépendant”. Crimes sexuels sur mineurs : faut-il rouvrir le débat sur la prescription ? Sébastien Lecornu a annoncé son intention de relancer le débat sur les délais de prescription applicables aux infractions commises sur mineurs, sur fond d'émotion et d'indignation provoquées par l'affaire Lyhanna. Nous recevons Charles Berling. Le comédien et metteur en scène présente “Lost and Found”, pièce du dramaturge suédois Lars Norén, qui explore la désagrégation d'une famille bourgeoise. La pièce est à l'affiche du Théâtre de l'Atelier jusqu'au 28 juin. Alors que le président américain Donald Trump souhaite parvenir à un accord avec l'Iran, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou poursuit sa stratégie de confrontation. C'est le duel de la semaine de Valérie Brochard. La ministre des Sports, Marina Ferrari, a offert aux Bleus, en vue de la Coupe du monde de football, des pierres porte-bonheur à glisser dans leurs chaussettes. C'est le Point com' de Marjorie Adelson. Enfin, ne manquez pas la une internationale sur des nuits d'émeutes racistes et xénophobes à Belfast, les photos de la semaine sélectionnées par nos invités, ainsi que le Monde des choses, où David Castello-Lopes s'intéresse à notre attachement aux poêles de cuisine.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 12 juin 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
Fête du Sacré Cœur de Jésus • vendredi 12 juin • Évangile du jour & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 2:52


COMMENTAIRE DE L'ÉVANGILE DU JOURMt 11, 25-30En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m'a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » 

One Thing In A French Day
Lundi matin, j'étais à l'aéroport (Airport & Croissant Story)

One Thing In A French Day

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 3:52


Vous savez ce que ça fait quand on attend quelqu'un à l'aéroport. La personne n'est pas là et tout à coup les portes s'ouvrent et elle apparaît. C'est un épisode de retrouvailles ! Oui, il y a aussi le croustillant des croissants dans cet épisode, et le suspens pour le sujet du bac de Lisa qu'elle passe au moment même où cet épisode est mis en ligne.  Pour poser votre question à Micaela sur sa vie aux Etats-Unis pendant 3 mois vous pouvez lui écrire en utilisant l'onglet "feedback" sur www.onethinginafrenchday.com Dans la lettre qui accompagne cet épisode, nous nous arrêterons sur les expressions pour formuler la joie en français.  Pour participer au défi gratuit, rendez-vous aussi sur le site du podcast.   

Monde Numérique - Jérôme Colombain

L'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris accélère sa transformation numérique autour de la donnée, de l'IA et de l'interopérabilité. Entre souveraineté numérique et nouveaux usages, Raphaël Beaufret détaille les grands chantiers de l'hôpital de demain.

La Story Nostalgie
Soft Cell : Les rois de la New Wave cachés derrière l'ombre de « Tainted Love »

La Story Nostalgie

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 3:44


Bienvenue au paradis des tubes oubliés. Ils sont tous là, à attendre une petite prière sous la forme d'une écoute en streaming et pourtant vous ne les écoutez pas, ou plus, ou mieux, vous n'en avez jamais entendu parler, alors qu'iriez-vous faire sur la page de ces artistes qui n'ont connu qu'un seul hit !Et parmi tous ces artistes censés n'avoir connu qu'une unique heure de gloire, le groupe Soft Cell est sûrement celui compte le plus de tubes oubliés. Soft Cell, c'est bien sûr, Tainted Love.L'histoire de ce duo électro new wave du nord de l'Angleterre est bien connue. La reprise d'une chanson anglaise façon Motown qui n'avait pas marché dans les années 60 et qui devient le plus grand hit de l'année 1981 à l'échelle de la planète, empochant un record de durée dans le Billboard américain et du nombre de 45 Tours vendus en Grande-Bretagne.Et le suivant ? Ben six mois plus tard N°4 … Bedsitter, et puis le suivant ? N°4 … Say hello wave goodbye, le suivant N°2 … Torch, et le suivant ? N°3 What !Ça vous étonne, hein ? Et pourtant, Soft Cell, c'est alors LE groupe de New Wave ! Oui mais c'est bizarre ! Ah ben justement, être bizarre, c'est la clé pour se faire entendre, passer à la radio et à la télé en Angleterre, en 1981 et 82. Le label qui les a sous contrat s'appelle d'ailleurs Some Bizarre. Le succès de Soft Cell est tel, alors, que le patron du label refile un autre groupe qui les sollicite à un pote fan d'électro car il n'a pas le temps de s'en occuper, le groupe s'appelle Depeche Mode.Alors pourquoi les autres chansons de Soft Cell ne sont-elles pas restées dans nos têtes, ne se sont pas installées avec les années dans le grand inconscient collectif de notre Pop Culture ? Et bien parce que justement Some Bizarre est un label indépendant et que beaucoup de firmes de disques étrangères comme en Belgique, en France, n'ont pas joué le jeu. Si cela avait été une multinationale, la chose aurait sans doute été différente mais Soft Cell, comme les Korgis d'ailleurs, ne joue pas, ou très peu, en public. Nous ne serons pas très nombreux à voir leur unique concert belge au Manhattan à Leuven début 1983.Alors oui, quatre tubes énormes et consécutifs mais uniquement en Grande Bretagne et en Irlande, ce qui est déjà pas mal, si vous les comparez à des artistes français. Mais voilà, c'est Depeche Mode et Simple Minds qui ont pris toute la place et trusté les ventes de disques à partir de là. Alors on est passé à côté de quoi, allez-vous me dire ? Des chansons formidables, qui attendent votre curiosité, comme celle-ci, c'était en 1982, c'était bizarre mais qu'est-ce qu'on a aimé ça.

L'Évangile du jour
Évangile du 12 juin : « Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 25-30)

L'Évangile du jour

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 1:09


Voici l'Évangile du vendredi 12 juin 2026 :« Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 25-30)En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m'a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu

Le Feuilleton
"Les Malheurs de Sophie, une comédie musicale" de Sabine Zovighian et Michael Liot - Saison 2 3/10 : Vivant pas vivant

Le Feuilleton

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 19:37


durée : 00:19:37 - La Série fiction - Au château des Réan, les animaux sont partout. Mme de Réan n'a d'yeux que pour son chat. Sophie rêve d'adopter un petit écureuil et on a fait cadeau à la famille d'un bouvreuil qui charme toute la maison. Oui, on les aime et pourtant, ils ne restent jamais vivants très longtemps. - réalisation : Emmanuelle Chevrière, Sabine Zovighian Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Théâtre
"Les Malheurs de Sophie, une comédie musicale" de Sabine Zovighian et Michael Liot - Saison 2 3/10 : Vivant pas vivant

Théâtre

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 19:37


durée : 00:19:37 - Théâtre - Au château des Réan, les animaux sont partout. Mme de Réan n'a d'yeux que pour son chat. Sophie rêve d'adopter un petit écureuil et on a fait cadeau à la famille d'un bouvreuil qui charme toute la maison. Oui, on les aime et pourtant, ils ne restent jamais vivants très longtemps. - réalisation : Emmanuelle Chevrière, Sabine Zovighian Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

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Livre audio gratuit : Le Portrait entreposé

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Play Episode Listen Later Jun 10, 2026


Rubrique:nouvelles Auteur: pierre-valdagne Lecture: Daniel LuttringerDurée: 10min Fichier: 7 Mo Résumé du livre audio: "Je sentis que j'avais en lui un ami d'un dévouement absolu. Je me doutais bien qu'il se cachait autre chose sous ce dévouement-là. Mais je ne voulais pas y penser. Oui, j'avoue qu'alors j'étais un peu égoïste. Je m'obstinais à fermer les yeux sur cet amour gardé secret, afin de profiter tant que je pourrais d'une sollicitude si respectueuse, d'une présence si réconfortante." Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

De vive(s) voix
Que nous racontent les notes vocales?

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 28:59


Julie Glikman a fait des messages vocaux son objet de recherche ! Les notes vocales ! On les adore... ou on les abhorre ! Elles se suffisent tantôt à un laconique « Ok, ça marche » de trois secondes, elles peuvent aussi devenir de véritables « podcasts » de trois, dix ou quinze minutes ! Pourtant, ces notes ne sont-elles pas aussi un moyen de saisir la langue telle qu'elle se parle aujourd'hui ? Et d'archiver nos manières de parler ? Pourquoi s'écrire quand on peut se parler et, inversement, pourquoi se lancer dans une conversation quand on peut s'envoyer un message rapide et efficace… ?  Tel était le dilemme entre le SMS et l'appel téléphonique. Mais depuis, les notes vocales ont pris le relais : « un véritable sujet d'étude pour les linguistes ! » Il y aurait « sept milliards de messages vocaux échangés par jour ». Tout le monde ou presque s'y est mis. Une langue parlée, naturelle, sans chevauchement de parole « Ce qui nous intéresse, c'est que c'est de la langue parlée, naturelle. On peut ainsi comprendre comment les gens parlent au quotidien ! », explique Julie Glikman. Et, particularité des vocaux, il n'y a « pas de chevauchement de parole comme dans une conversation normale ». Les linguistes ont recueilli des données sur la base du volontariat, en proposant aux gens (beaucoup d'étudiants !) de participer en partageant leurs messages : 1 950 fichiers audio, vingt heures d'écoute et des vocaux qui parlent de tout. « Jusqu'à maintenant, l'étude de la langue se faisait grâce aux œuvres écrites ».  « Le français, comme toutes les langues, change au fil du temps, les vocaux peuvent être un moyen de percevoir ces changements plus rapidement ! » « Voilà », disfluences et gros mots : ce que révèlent les vocaux Ce qui a été remarqué, ce sont des usages de la langue parfois peu documentés . Le mot « voilà », par exemple, n'est pas toujours un mot de discours terminatif. Les vocaux permettent aussi de documenter et d'archiver les gros mots qui sont dits, mais aussi ce qu'on appelle les disfluences : « les blancs » ou les « euh », les répétitions.  Mais est-ce que ça reste de la communication ? Oui, selon la linguiste car « on envoie à un destinataire choisi mais il y a parfois une séparation spatio-temporelle. » Avec les vocaux, on peut s'arrêter plus facilement qu'une communication par téléphone classique.  Invitée : Julie Glikman, professeure en linguistique française diachronique à l'Université de Lorraine et membre du Laboratoire de recherche UL ATILF soit Analyse et Traitement Automatique de la Langue Française.  Pour retrouver le corpus des vocaux, RDV ici.   Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l'expression « Tirer les vers du nez » avec Sarah Decottignies, lexicographe aux éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris !  Programmation musicale : L'artiste franco-guinéenne Annie Lalalove avec le titre Let it be blue. 

De vive(s) voix
Que nous racontent les notes vocales?

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 28:59


Julie Glikman a fait des messages vocaux son objet de recherche ! Les notes vocales ! On les adore... ou on les abhorre ! Elles se suffisent tantôt à un laconique « Ok, ça marche » de trois secondes, elles peuvent aussi devenir de véritables « podcasts » de trois, dix ou quinze minutes ! Pourtant, ces notes ne sont-elles pas aussi un moyen de saisir la langue telle qu'elle se parle aujourd'hui ? Et d'archiver nos manières de parler ? Pourquoi s'écrire quand on peut se parler et, inversement, pourquoi se lancer dans une conversation quand on peut s'envoyer un message rapide et efficace… ?  Tel était le dilemme entre le SMS et l'appel téléphonique. Mais depuis, les notes vocales ont pris le relais : « un véritable sujet d'étude pour les linguistes ! » Il y aurait « sept milliards de messages vocaux échangés par jour ». Tout le monde ou presque s'y est mis. Une langue parlée, naturelle, sans chevauchement de parole « Ce qui nous intéresse, c'est que c'est de la langue parlée, naturelle. On peut ainsi comprendre comment les gens parlent au quotidien ! », explique Julie Glikman. Et, particularité des vocaux, il n'y a « pas de chevauchement de parole comme dans une conversation normale ». Les linguistes ont recueilli des données sur la base du volontariat, en proposant aux gens (beaucoup d'étudiants !) de participer en partageant leurs messages : 1 950 fichiers audio, vingt heures d'écoute et des vocaux qui parlent de tout. « Jusqu'à maintenant, l'étude de la langue se faisait grâce aux œuvres écrites ».  « Le français, comme toutes les langues, change au fil du temps, les vocaux peuvent être un moyen de percevoir ces changements plus rapidement ! » « Voilà », disfluences et gros mots : ce que révèlent les vocaux Ce qui a été remarqué, ce sont des usages de la langue parfois peu documentés . Le mot « voilà », par exemple, n'est pas toujours un mot de discours terminatif. Les vocaux permettent aussi de documenter et d'archiver les gros mots qui sont dits, mais aussi ce qu'on appelle les disfluences : « les blancs » ou les « euh », les répétitions.  Mais est-ce que ça reste de la communication ? Oui, selon la linguiste car « on envoie à un destinataire choisi mais il y a parfois une séparation spatio-temporelle. » Avec les vocaux, on peut s'arrêter plus facilement qu'une communication par téléphone classique.  Invitée : Julie Glikman, professeure en linguistique française diachronique à l'Université de Lorraine et membre du Laboratoire de recherche UL ATILF soit Analyse et Traitement Automatique de la Langue Française.  Pour retrouver le corpus des vocaux, RDV ici.   Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l'oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l'expression « Tirer les vers du nez » avec Sarah Decottignies, lexicographe aux éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris !  Programmation musicale : L'artiste franco-guinéenne Annie Lalalove avec le titre Let it be blue. 

Ràdio Arrels
Jordi Vera: La presidenta Malherbe mai no ha tingut l'intenció de canviar el nom del departament

Ràdio Arrels

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 16:32


Catalunya Nord votarà a finals de juny el canvi de nom oficial del departament entre les opcions de Pirineus Orientals, Pirineus Catalans o Pirineus Mediterrània. El partit polític Oui au Pays Catalan denuncia que l'opció País Català no s'hagi afegit a la consulta, tot i ser un nom d'ús corrent arreu del territori, mentre que els organitzadors defensen que és una alternativa que l'Estat francès mai no acceptaria.

Elles - Le balado
La misogynie en milieu médical avec Dre Ariane Clairoux

Elles - Le balado

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 57:05


Cette semaine, on reçoit la Dre Ariane Clairoux, médecin anesthésiste, pour parler d'un sujet encore trop présent dans le milieu médical : la misogynie. Si nous avons souvent abordé la misogynie envers les patientes, qu'en est-il de la misogynie envers les femmes médecins? Nous abordons le sexisme subtil du quotidien dans le milieu de travail, les impacts sur les carrières, la maternité, le silence des témoins et les changements nécessaires pour bâtir une médecine plus équitable.Suivez Elles le balado sur toutes les plateformes : @elleslebalado Visitez notre site web : elleslebalado.comFinis les heures passées à écrire des notes cliniques et à remplir des formulaires. Plume IA, le scribe IA #1 au Québec, transcrit vos consultations et remplit vos documents cliniques automatiquement — essayez gratuitement pendant 1 mois sur plumeai.ca*Aucune carte de crédit requise.Tu es officiellement invitée à la toute première retraite Elles le balado! Oui oui, une retraite, entre femmes, dans le magnifique décor du Manoir Davis, à Sainte-Agathe-Des-Monts. En collaboration avec les filles de Deeper Souls, nous t'offrons un séjour de trois jours où tu peux complètement décrocher : on s'occupe de tout. Ateliers féministes à notre image, conversations enrichissantes, du mouvement chaque jour, de délicieux repas et plus encore! ✨Inscriptions par ici : deepersouls.ca/products/8-au-10-novembre-2026 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Question de croire
Comment fixer des limites?

Question de croire

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 26:35


Maintenir une vie équilibrée et authentique est difficile en raison des multiples demandes reliées au monde du travail et des obligations d'ordre personnel. Nous connaissons l'importance de fixer des limites, mais nous éprouvons des difficultés à y parvenir. Dans cet épisode, Joan et Stéphane abordent la question cruciale des limites dans la vie professionnelle et personnelle, notamment pour les pasteurs et les responsables religieux et explorent comment définir, respecter et communiquer ses limites pour éviter l'épuisement, tout en maintenant une vie équilibrée et authentique. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, comment fixer des limites? Bonjour, Stéphane, bonjour à chaque personne qui nous écoute. Bonjour Joan. Les visites matinales au presbytère [Joan] En parlant de cette thématique, « comment fixer des limites », moi, je me rends compte qu'on a vécu en presbytère depuis plus de 20 ans, que ce soit en France, dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, ou que ce soit à Graffenstaden, banlieue sud de Strasbourg. Et à chaque fois, il y a eu des petits événements rigolos, souvent le matin d'ailleurs. Il n'y a pas longtemps, je me suis souvenu du monsieur qui avait sonné un jour où il neigeait encore un tout petit peu au mois d'avril au fond des Vosges. Le monsieur me dit qu'il avait reçu un message de Jésus. Ce qui était marrant, c'est qu'il était très tôt le matin et il neigeait un peu et le gars était en sandales et en short. À Graffenstaden, il y a une paroissienne qu'on aimait bien, avec qui on avait plaisir de temps en temps à passer du temps, qui était très triste parce que sa maman est morte. Elle est venue sonner aussi très tôt le matin. Et là, j'avoue que j'en avais un petit peu marre de ces histoires. Je ne lui ai pas ouvert la deuxième porte, je n'ai ouvert que le portail. Il était 7h30 et elle me dit : « Ma maman est morte, il faut que je voie Amaury pour préparer l'enterrement. » Et je lui ai dit : « Mais écoute, Amaury, il est encore en pyjama, tout comme moi, tout comme nos filles. Donc là je crois que le plus sage, c'est que tu rentres chez toi. Et puis une fois que tout le monde sera douché, habillé, nourri, et puis que les filles seront à l'école, Amaury, il te rappellera. » Elle était choquée. Et en même temps, qui sur cette terre n'a pas besoin, le matin, de se doucher, de s'habiller, de manger, de faire ses petits rituels du matin, sa prière, sa gym… ce que chacun veut, pour être opérationnel professionnellement? Pourquoi nous, en tant que ministre, faudrait-il qu'on reçoive les gens sales, l'haleine fétide, en pyjama, dans le bordel de nos maisons parce que les gens ont un truc un peu urgent et émotionnel? Quel est le sens à tout ça, en fait? S'attendre à ce qu'on soit toujours disponible [Stéphane] Oui, c'est vrai! Essayer de faire ça avec un avocat ou quelqu'un d'une profession comme ça, débarquer à sept heure et demie, puis de dire : « Ah, il faut que je te parle immédiatement. » Non! Mais on s'attend à une espèce de dévouement presque total de la part des pasteurs. C'est quelque chose qu'on met en valeur. Souvent dans les descriptions de tâches, on va voir ça. Être toujours disponible. Mais c'est une invitation à se faire envahir par les paroissiens, les paroissiennes et la communauté en général. Ça me fait penser à cette histoire qu'on m'avait contée lorsque j'étais au collège théologique, au séminaire. Cette belle histoire du pasteur qui arrivait. C'était sa première journée. Il l'emménageait dans le presbytère, dans la cure. Là, il y a quelqu'un qui arrive de la paroisse et qui dit : « Ma mère est à l'hôpital. Pourrais-tu venir? » Et il a tout laissé et est allé faire cette visite. Et on nous présentait ça comme quelle belle histoire! Quel beau dévouement! Mais moi, dans ma tête, c'est : « Oui, mais son épouse et ses enfants qui ont dû se farcir le déménagement seul? » Déjà, déménager, ce n'est pas facile. On enlève un adulte dans tout ça. L'histoire ne disait pas: va visiter ma mère, puis tel et tel paroissien vont venir pour t'aider, pour essayer de faciliter le déménagement. Non, non, non. C'était: tu donnes, puis on tient pour acquis que la famille encaisse. C'est ça, cette idée d'être là tout le temps. Moi, je dis, il y a urgence et urgence. Il faut savoir mettre ses limites professionnelles, comme tout autre professionnel. Je pense qu'il faut mettre des choses non négociables, et ça vaut pour les pasteurs, mais ça vaut pour tout le monde. Il faut mettre des limites. Je sais que c'est facile à dire, ce n'est pas toujours facile à mettre en place, mais je pense qu'on a besoin dans notre tête de dire qu'il y a des choses non négociables. Je reviens souvent à l'un de mes mentors qui m'a toujours dit : « Ta famille, c'est ton premier ministère. » Les paroisses, ça vient, ça va. On change beaucoup de boulot dans la vie. Normalement, sa famille, c'est supposé de rester pour toujours. Je sais que ce n'est pas toujours le cas, mais idéalement, ça devrait être ça. Et de se dire quel impact ça a sur ma famille, sur mes proches, sur les gens qui comptent vraiment beaucoup sur moi. Et toujours donner, mais négliger en même temps quel genre de message ça envoie. Souvent j'entends des pasteurs prêcher, « Prenez du temps avec votre famille. La famille c'est important. C'est au centre de l'Église. C'est au centre de la société. » Mais si on travaille 6-7 jours par semaine, on n'a pas de crédibilité. Les gens regardent et disent : « Oui, tu parles, mais fort probablement tu ne seras pas capable de reconnaître ton fils s'il était devant toi parce que tu travailles trop. » Quel genre de crédibilité est-ce ? Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat [Joan] Et c'est vrai que les limites, elles sont valables aussi pour les ministres et les laïcs. En fait, il n'y a pas longtemps, pour préparer cette émission, je suis tombée sur une étude qui prouve que dans certaines méga-churches, mais ça doit être valable aussi dans les plus petites Églises, certaines Églises, certaines structures tiennent grâce au travail gratuit, donc le bénévolat épuisant des jeunes femmes qui ne sont pas encore mariées. Je comprends un petit peu la dynamique. Elles ont été enfants et jeunes dans ces Églises. On leur a dit qu'elles allaient rencontrer un mari chrétien. Donc, tant qu'elles n'ont pas de mari chrétien, elles n'ont pas leur propre foyer. Finalement, ce sont des Églises qui ont tellement d'activités, tellement de possibilités de rencontrer, d'aider les autres qu'elles se donnent à fond là-dedans et qu'elles espèrent par le biais de je ne sais quelle convention de prière, quelle retraite de jeunes adultes, quel réseau, y rencontrer leur futur mari. Et jusque-là, elles s'épuisent vraiment. Il y a des femmes qui disaient dans cette enquête qu'heureusement qu'elles se sont mariées parce que sinon elles allaient mourir d'épuisement. Et puis finalement, moi je me rends compte, beaucoup… (C'est mon analyse, elle n'engage que moi, et peut-être qu'elle peut un peu froisser des personnes; si c'est le cas, je suis un peu désolée, mais c'est mon analyse.) Moi je pense que la grosse erreur des Églises luthériennes et réformées que moi j'ai connues dans mon itinéraire de ministre, que ce soit en Alsace ou bien en Suisse, c'est que pendant si longtemps on s'est reposé sur le travail gratuit des mères au foyer. À partir du moment où ces femmes ont commencé à prendre des pourcentages, à faire autre chose, à avoir des carrières, ou à vouloir tout simplement faire du yoga ou de la marche, enfin d'autres choses que de s'occuper de l'Église, eh bien en fait l'Église est incapable de fonctionner sans ces présences-là. Parce qu'on a toujours pensé l'Église comme ça: des hommes qui étaient les chefs, et un grand contingent de femmes au foyer, qui effectivement avaient là des lieux d'expression, d'émancipation; elles pouvaient devenir chefs de projet, moi je comprends très bien. Simplement, pour moi, le futur, c'est toujours l'économie mixte. Ce n'est jamais de rester sur un seul fonctionnement. J'en parlais aussi dans notre épisode sur tout ce qui est addiction, emprise, etc. Si tu ne fais que de la formation alpha, quand tu arrêtes ton programme alpha, tu ne sais pas faire autre chose, en fait. C'est un petit peu la même chose. Si tu ne comptes que sur les mères au foyer, quand elles ne seront plus là, ton Église, elle ne va plus fonctionner. Donc, toujours de l'économie mixte, de mon point de vue. C'est pour éviter, justement, la limite d'un système. Apprendre à respecter les limites des bénévoles [Stéphane] J'ai remarqué ça dans certaines paroisses dans lesquelles j'ai été assigné par le passé. Les femmes dans la cuisine qui font la popote, qui font un peu le ménage. Et j'ai vu aussi certaines personnes se demander pourquoi il y a de moins en moins de femmes dans les groupes de femmes. « On a de la difficulté à recruter ces jeunes femmes-là, à les intéresser à l'Église. » Un peu comme toi, ma réflexion c'est: qu'est-ce qu'on leur offre? Une femme dans la trentaine qui a un travail à temps plein, qui a des enfants, n'a peut-être pas le goût d'aller à l'église pour continuer à faire la popote et à faire le ménage, ce qu'elle fait déjà à la maison, en plus d'avoir un travail à temps plein. On prend justement pour acquis ce mode de fonctionnement et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'Églises, moi aussi j'ai remarqué, ont de la difficulté à faire cette transition-là, de dire que ces femmes ont peut-être besoin d'autre chose. Elles ont peut-être le goût de s'impliquer dans des causes de justice sociale, de revendication, d'organisation, pas nécessairement dans le domestique. Effectivement, le modèle est construit autour de ces heures données gratuitement. C'est bien le bénévolat. C'est bien donner des heures. C'est un don à l'Église. Mais c'est prendre pour acquis qu'elles vont le faire et, mettre un peu de pression, de ne pas respecter justement ces réalités-là, ces limites-là, il y a un problème. Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? [Joan] En fait, on voit qu'il y a des ministres qui dépassent souvent leurs limites, on en a parlé, on  a donné des exemples et des fois nous-mêmes on le fait aussi, ou finalement des ministres aussi qui acceptent qu'on ne respecte pas leurs limites. Ça arrive tout le temps, tu es en réunion, tu as vraiment du mal à trouver une date. Il y a quand même un moment donné où il faut régler un dossier ou un truc. Tu as une échéance, des fois pour des subventions, des fois pour autre chose. Et puis, il y a toujours l'un ou l'une d'entre nous, d'ailleurs, j'ai remarqué que ce n'est pas nécessairement que des femmes, mais heureusement, qui disent : « Bon! Alors, je laisse tomber mon jour de congé exceptionnellement, je … » Et donc, on le fait; des fois, c'est bien. C'est une preuve de flexibilité, et puis c'est toujours un peu les mêmes personnes qui le font. Et alors, finalement, on reproduit ce schéma. Enfin, c'est un schéma qu'on enseigne et qui va être reproduit. Moi, je me rappelle, on avait fait un camp très formateur, sur plein de niveaux, avec l'Armée du Salut, un camp dans le sud de la France. Et le pasteur, vraiment, tous les soirs en réunion d'équipe, il nous encourageait à faire plus pour le Seigneur. Et c'est clair que ce mec, j'ai l'impression, il ne comptait pas tellement ses heures. En fait, il incarnait un peu ce qu'il disait. Et je pense que j'ai un peu internalisé ça, intériorisé ça, tu vois. Donc un camp, c'est un moment où tu en fais toujours plus. Puis le dernier camp qu'on a fait, un camp quand même de 13 jours avec Amaury, nos filles, etc. Au bout du dixième jour, j'ai vu que tout le monde était crevé. En fait, les jeunes, ils n'ont plus tellement l'habitude d'être beaucoup en extérieur, de faire beaucoup de jeux de ballon, de s'occuper des enfants. On ne vient plus de grandes familles. On n'a plus la capacité d'absorber cette tension, cette pression, le bruit, l'agitation. Mais au bout du dixième jour, ils étaient crevés et je leur ai fait remarquer que moi tous les jours je faisais une sieste et c'est marrant parce que ma grande fille Marysol a dit : « Bah! Nous aussi on ferait bien une sieste. » Je me suis dit : « Mais c'est vrai ça, pourquoi est-ce qu'on ne prévoit pas une sieste pour les animateurs et animatrices? » À partir de ce jour-là, j'ai essayé jusqu'à la fin du camp de les envoyer à tour de rôle un peu à la sieste ou à la douche ou à ce qu'ils voulaient qui les ressource quoi. Et là, je me suis dit, bon, en fait, j'ai quand même vachement internalisé cette notion de « il faut faire plus », quoi. * Photo de Aleš Čerin, unsplash.com. Utilisée avec permission. Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux [Stéphane] Il y a une culture du burn-out. Il faut travailler, travailler, travailler. Combien de fois j'ai entendu des pasteurs dire : « Oui, bon… On est engagé pour 40 heures par semaine, mais on le sait tous, on fait 55-60 heures semaine, puis c'est normal. » Non, ce n'est pas normal. On ne peut pas être en état d'urgence 24 heures sur 24. Oui, il y a des semaines, il y a des catastrophes. On a quatre funérailles. On ne peut pas dire : « S'il vous plaît, pouvez-vous mourir la semaine prochaine? » Non, il y a des choses comme ça. Mais lorsque c'est toutes les semaines, lorsque c'est tous les jours, il y a un problème. Puis ça, ce n'est pas juste les pasteurs, c'est dans plein de milieux de travail. Je suis sûr que les gens à l'écoutent pourraient se reconnaître. C'est toujours l'urgence, c'est toujours faire plus. Ça me fait penser qu'on a eu une petite réunion d'équipe. Et la réflexion qu'on a eue, c'est qu'on ne veut pas travailler plus, on veut travailler mieux. Parce que si on travaille 12 heures par jour, je ne peux pas croire qu'on est pleinement productif et tout là pendant 12 heures consécutives. Plus, ce n'est pas mieux. Différent peut être mieux. C'est d'apprendre à se connaître, à connaître ses limites, à ne pas culpabiliser parce que souvent, nous sommes nos pires ennemis. Il faut se prouver. Il faut que nos patrons nous aiment. Il faut que le Seigneur nous aime. Plutôt, c'est de dire, j'ai un montant X d'énergie, j'ai un montant X de créativité, j'ai un montant X de travail à offrir, comment je peux bien le faire? Et s'il faut que mon heure du midi dure 90 minutes, peut-être que les heures suivantes vont être meilleures. C'est d'apprendre à justement être sa première ligne de défense, je pourrais dire, contre cette invasion et de se mettre des limites. Mettre des limites pour se préparer aux moments importants [Joan] C'est vrai qu'il y a des limites, elles sont planétaires aussi. Et il y a cette journée de la limite, là, quand on l'atteint des fois, c'est très tôt dans l'année, quand on a utilisé vraiment toutes les ressources de la planète et qu'on commence à aller dans des réserves. Nous aussi, on a nos limites et c'est intéressant de réfléchir à ça. Un jour, ma tante américaine m'avait fait la remarque qu'on n'arrêtait pas à l'Avent. Elle avait vu le programme de la paroisse et elle a dit : « En fait, est-ce que votre conception de l'Avent, c'est qu'il faut en faire toujours plus pour se préparer à accueillir Jésus? » C'était sa question. C'est une bonne question, ça. Est-ce qu'il faut en faire toujours plus pour faire de la place à Jésus dans notre vie? Pas sûr. [Stéphane] Des fois, on sent la pression de faire des choses pour que ça soit visible, pour que ça paraisse. Rarement on va dire dans une paroisse, on a prié pendant trois heures cette semaine-ci. Non! On a fait tel comité. On a écrit tel texte. On est allés donner trois heures à la mission communautaire au centre-ville pour aider les plus démunis. Oui, c'est bien, c'est bien. Mais est-ce que c'est une question de performance? Est-ce que c'est une question de se justifier? Ça me fait penser, durant le Carême, c'est très rare qu'on dise: on va prendre une sabbatique de réunion. Dieu sait qu'on en a des réunions et des comités. On pourrait prendre deux mois, on n'aura pas de réunion, ou seulement les trucs vraiment nécessaires, mais dix minutes, pas plus. Il y a quelque chose de quasiment contre-culturel, d'établir ce genre de limite, de dire : « Non, on n'embarquera pas dans un « time is money, » comme on dit, dans une espèce de mentalité capitaliste, mais aussi une mentalité qu'il faut en faire plus, plus, plus, toujours plus. Respecter le concept de shabbat [Joan] Tu as parlé un peu de la notion de shabbat, de sabbatique, de se poser, de ne pas faire. C'est vrai qu'il y a un principe biblique du repos. Moi j'ai souvent entendu dans mon Église d'origine, c'est important de faire Shabbat, c'est important de respecter shabbat, et je me demande: qu'est-ce qu'on en fait de cette notion de Shabbat en fait? Ces 24 heures, on pourrait faire descendre la pression. Qu'est-ce qu'on en fait? Là par exemple, j'étais toute surprise hier, pour, je crois, la première fois de ma vie ou de mon investissement ou de mon ministère en Église, on m'a mis une réunion un dimanche après-midi à 13h30 en visio. Je n'avais jamais fait ça de ma vie. Et ça m'a semblé vraiment hyper étrange en fait. Pas du tout le genre de chose où j'ai l'impression que c'est la bonne chose à faire. En même temps, ça a arrangé vraiment beaucoup de gens cette réunion où j'ai entendu le besoin des autres. Et puis finalement, je me dis aussi ce shabbat ou cette année sabbatique ou ce temps sabbatique c'est une façon de rééquilibrer, lorsqu'on dépasse les limites. Il ne faudrait pas non plus se dire, mais ce n'est pas grave je vais dépasser mes limites puis après je me reposerai. L'importance de recharger ses piles [Stéphane] Il y a un principe qui est tellement simple, mais qu'on a difficulté à l'appliquer dans notre vie de tous les jours. On ne peut pas donner ce que l'on n'a pas. Lorsqu'on a une voiture, s'il n'y a plus d'essence dans le réservoir, la voiture n'avance plus. De la même façon pour un être humain, si on n'a plus de force physique ou de force émotionnelle ou de force spirituelle, on ne peut pas en donner. On n'est pas invincible. On a besoin de se recharger, un peu comme on recharge des piles. Par exemple, dans Matthieu 14, Jésus nourrit une très grande foule, la multiplication des pains. On dit qu'il y a 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants. Aussitôt fini, Jésus envoie ses disciples dans la barque pour qu'ils traversent à l'autre rive, et lui s'en va dans la montagne pour prier à l'écart. Probablement, oui, Jésus aime prier, mais peut-être aussi que Jésus s'est dit : « Là j'en ai fait beaucoup. J'ai donné, j'ai donné, j'ai donné du pain, mais aussi de l'énergie, de l'amour. J'ai besoin de me recharger. » Des fois, on essaie de le faire et des gens vont dire : « Tu n'es pas très sociable. Tu n'es pas très cool. » Oui, mais lorsqu'on n'a plus rien à l'intérieur de soi, il faut être capable de se le dire et peut-être de le dire aux autres : « Je n'ai plus rien à donner. J'ai besoin de recharger. J'ai besoin de me recentrer. J'ai besoin de me ressourcer. Puis après, ça va être bien. » Mais si je continue toujours à donner, c'est là qu'arrivent les problèmes de maladie, de burn-out, de dépression. Il faut prendre soin de soi. Prendre le temps d'enseigner les limites [Joan] L'année dernière, je me suis rendue compte, dans mes fonctions précédentes dans l'Église, que souvent, on ne parlait pas avec les jeunes des limites. Alors bien sûr, il y a les limites un peu classiques, voilà, pas d'alcool, pas de drogue, pas de sexualité pendant les camps, pendant les activités jeunesse. Et puis ça, ils le savent. Et puis après, effectivement, comme on est dans des sous-cultures et des endroits où peut-être on n'a pas toujours su identifier un certain nombre de limites. C'est important de leur faire suivre une formation à tous ces jeunes en responsabilité sur le respect de l'espace de l'autre, la sphère corporelle et notamment en camp : le lit, le dortoir, la douche, les salles d'eau, le corps des enfants et des jeunes pendant les jeux. Et puis, il y a beaucoup de questions qui ont émergé. Et de temps en autre, une chose qu'on a souvent entendue, toi et moi, « On ne peut plus rien faire. » Mais ce jeu est là tellement rigolo, on fait ceci, on fait cela, on se touche comme si, on s'attrape comme ça, on se mouille par-ci, on se... « Ben non, je dis, écoute, ce serait mieux de ne pas le faire. L'Église ne peut pas assumer un jeu comme ça, il n'est pas assez pédagogique, il met en danger le corps, il stigmatise. Potentiellement, s'il fait chaud ou s'il fait froid, il peut y avoir tel ou tel effet, donc non. » Il faut réfléchir à tout ça. Et oui, c'est vrai, on ne peut plus faire les choses comme avant. On a intégré des limites dans nos pratiques et finalement c'est un très bel exercice de discipline spirituelle parce que partout où on met des contraintes, finalement ça permet d'éveiller tout simplement la créativité. Il y a des jeux qu'on ne peut plus du tout faire. Il y a des pratiques qu'on ne peut plus accepter. Il y a des limites qu'on a posées et à partir de là on va pouvoir faire plein de nouvelles choses en fait. [Stéphane] Ces limites-là, ce n'est pas juste parce qu'on n'a rien à faire et qu'on veut trouver des trucs pour emmerder les gens. Ce n'est pas ça. C'est qu'est-ce que ça a comme impact sur personnes qui reçoivent ça. Ces mots-là, ces attouchements-là, ces blagounettes. Oui, c'est drôle pour ceux qui le font, mais pour ceux qui le reçoivent, ce n'est pas drôle. Donc, c'est d'essayer d'éveiller les consciences, Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent [Stéphane] Un exemple qu'on voit malheureusement, c'est le problème des pasteurs qui sont à la retraite, mais qui continuent à s'ingérer dans la vie de la paroisse, qui continuent à faire des visites, qui continuent à avoir de l'influence sur les décisions. C'est au détriment du ou de la nouvelle pasteure qui essaie d'établir son style, qui essaie d'établir sa place. On tolère ça trop souvent, même si on sait que ce n'est pas correct. Je vais te donner un autre exemple. Dans une ancienne paroisse, il y a une agente de pastorale qui avait pris sa retraite et on avait engagé une nouvelle agente de pastorale. Un jour, j'arrive et l'ancienne était dans la cuisine avec dix paroissiens, puis ils faisaient des tartes. C'était pour une activité de levée de fond. J'ai soulevé la question. Et ce qu'on m'a répondu, c'est que la nouvelle personne n'était pas dans l'édifice, donc c'est OK. Où est le problème m'a-t-on  dit? Il faut savoir couper le cordon. Oui, on se fait des amis. Ça, je comprends. On n'est pas des robots. Mais est-ce que cette activité-là devait avoir lieu dans la cuisine de l'église? Comment l'autre personne peut-elle développer sa crédibilité, développer des liens, si elle a toujours le spectre de l'ancienne personne au-dessus de son épaule? Des fois, oui, il faut mettre des limites. Il faut mettre des règlements parce qu'il y a des gens qui ont de la difficulté à penser à l'impact que ça a sur les autres. Parler de limites en Église [Joan] Je me demande si on a souvent des conversations comme ça dans nos lieux d'Église sur nos limites. Je me demande aussi si les pasteurs, les ministres prêchent sur cette question des limites. Et je me demande aussi si les laïcs osent nous dire : « oh là là, j'ai atteint ma limite. » Parce que j'ai l'impression que parfois on a des débuts de conversation là-dessus, on commence à être un peu honnête. Et puis chacun rentre dans une sorte de pudeur et se dit: après tout, le pasteur en fait beaucoup, moi aussi je peux en faire beaucoup, puis je veux bien reprendre un mandat, ça a l'air de le soulager. J'aimerais bien avoir des échos, des retours, savoir s'il y a des endroits où on a trouvé de bons moyens de mener cette conversation. Parce qu'en fait on est un peu pris en tenaille entre notre culpabilité, notre responsabilité, et notre besoin aussi de dire stop. Conclusion [Stéphane] Très bon point. J'espère que vous êtes capables d'avoir ces conversations-là aussi avec vos proches et j'espère que vous nous donnerez des nouvelles de ça en nous écrivant à : questiondecroire@gmail.com. Merci, Joan pour cette conversation. Je veux remercier l'Église unie du Canada, notre commanditaire qui relaie notre podcast, qui offre aussi des blogues et des vidéos sur des sujets de spiritualité et de foi. Merci à Réforme qui relaie aussi notre podcast. Et on a aussi un groupe WhatsApp où on a des conversations sur tout plein de sujets aussi, des gens très allumés. Puis on n'a pas besoin de savoir la théologie ou être un expert en Église. C'est vraiment pour tout le monde, pour tous et toutes. Alors, je te souhaite une bonne semaine, Joan. Merci à vous aussi. Prenez bien soin de vous. Au revoir. Au revoir.     Liens Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250  Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj  Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada  Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.  * Photo de Nadine E, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF   Mots clés: limites, épuisement, santé mentale, spiritualité, vie professionnelle, église, burnout, repos, frontières, bien-être Sujets clés: L'importance de fixer des limites claires dans la vie professionnelle et personnelle Les dangers du dépassement de ses limites, notamment dans le contexte religieux Stratégies pour préserver sa santé mentale et spirituelle en fixant des frontières Le rôle du repos et du sabbat dans la prévention du burnout Citations: "Il faut mettre des limites non négociables." "Jésus se ressourçait pour mieux servir." "Prendre soin de soi, c'est essentiel."   Chaptres: 00:00 - Introduction 00:45 - Les visites matinales au presbytère 02:42 - S'attendre qu'un pasteur soit toujours disponible 05:54 - Un modèle d'Église qui abuse du bénévolat 08:29 - Apprendre à respecter les limites des bénévoles 10:17 - Doit-on s'épuiser pour le Seigneur? 12:34 - Apprendre à respecter ses limites pour travailler mieux 14:45 - Mettre des limites pour se préparer aux moments importants 16:47 - Respecter le concept de shabbat 17:57 - L'importance de recharger ses piles 19:52 - Prendre le temps d'enseigner les limites 22:18 - Des limites pour respecter les personnes qui nous succèdent 24:05 - Parler de limites en Église 24:55 - Conclusion  

Maintenant Vous Savez - Culture
Pourquoi dit-on "avoir le blues” ?

Maintenant Vous Savez - Culture

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 4:32


Aujourd'hui vous vous êtes levé(e) sans entrain. Vous avez pris votre petit-déjeuner les yeux dans le vague et vous vaquez à vos occupations en soupirant. Les gens qui vous croisent vous demandent si ça va, et vous ne savez pas vraiment quoi leur répondre. Vous vous sentez triste, peut-être sans raison précise, mélancolique. Voire même un peu déprimé(e). Bref, vous avez le blues ! Oui, le blues, comme le nom de la musique qui est à l'origine de cette expression familière.  Le Blues est un genre musical originaire du sud des États-Unis  qui a émergé à la fin du XIXème siècle. Il est étroitement lié à l'histoire de la population afro-américaine forcée de quitter l'Afrique pour devenir esclave des colonies. À la fin de leurs pénibles journées de travail dans les champs de coton, les esclaves se rassemblaient pour jouer de la musique et chanter. Comment le Blues est-il devenu populaire ? Le blues est-il forcément triste ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Culture". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Béatrice Jumel. Première diffusion : mars 2023 À écouter aussi : ⁠Comment Jennifer Lopez a-t-elle participé à l'invention de Google Images ?⁠ ⁠Pourquoi la saga Hunger Games revient-elle à la mode ?⁠ ⁠Quel artiste a arraché les fauteuils de l'Olympia ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de ⁠"Maintenant vous savez - Culture"⁠. Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast
OklahOmaha Sooners Baseball is CWS Bound for 2nd Time in Five Years!

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 14:10


#Oklahoma #Sooners and Skip Johnson are headed back to Omaha for the second time in five years! The Sooners are headed to Omaha as the HOTTEST team in all of the college baseball, but can they stay hot? Can they continue to be the team that NO ONE wants to face? Travis Davidson breaks it all down for #OU fans in latest OUInsider Diamond Sports Pod! #CWS #Omaha #OmahaBound #OUbaseball #Oklahomabaseball #baseball #Homerun #SEC #Alabama #CrimsonTide #rolltide #collegebaseball #ESPN #boomersooner Want the best Sooners' intel and info in the industry? Want to be a part of a community of THOUSANDS of Sooner fans that you can talk with on a daily basis? Become a member of OU Insider and stay updated daily with insights from the OUI staff!!

Productif au quotidien
#279: Transforme ChatGPT en assistant personnel qui exécute des tâches pour toi

Productif au quotidien

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 50:40


ChatGPT, c'est bien plus qu'un simple petit chatbot qui répond à tes questions.Oui, tu peux l'utiliser pour rédiger un courriel, résumer un texte ou trouver des idées... Mais ce n'est que la surface!

Les p't**s bateaux
Est-ce que les taureaux ont peur du rouge et si oui pourquoi ?

Les p't**s bateaux

Play Episode Listen Later Jun 7, 2026 2:38


durée : 00:02:38 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - On dit que les taureaux n'aiment pas le rouge. Margot se demande si c'est parce qu'ils en ont peur et si oui pourquoi. Agatha Liévin-Bazin, docteure en éthologie lui répond. - réalisation : Stéphanie Texier, Marjorie Devoucoux - invités : Agatha Liévin-Bazin Docteure en éthologie, spécialiste du comportement social des oiseaux, vulgarisatrice scientifique et autrice du blog “Le nid de pie” Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast
Recruiting Breakdown: OU Trending Toward Top 2027 Class? + 2028 QB Visits, 5-star DT + Camp Intel

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 50:31


Latest OUInsider Recruiting Breakdown with Brandon Drumm breaks down more intel following the #Sooners HUGE #ChampUBBQ and did that weekend help #Oklahoma trend closer to being the top overall class in 2027? Plus, big-time 2028 QB #recruiting intel and how June is a MASSIVE month for OC Ben Arbuckle and company as they narrow down their top guys from those they have already offered. Who is camping and what days are all the big visits/camps taking place? And lastly, OU hosting 2028 five-star DT Kellen Hall and where things are trending and more camp intel on top targets, #OKPreps about to go on a historic five year run in talent and much, much more as Bdrumm talks about every big 2027 target still left on the Sooners' board. Want the best Sooners' intel and info in the industry? Want to be a part of a community of THOUSANDS of Sooner fans that you can talk with on a daily basis? Become a member of OU Insider and stay updated daily with insights from the OUI staff!!

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Les innovations en santé franchissent un nouveau cap avec l'essor de l'intelligence artificielle, des robots humanoïdes et des objets connectés. À l'occasion du salon Santexpo, Gaël Prudhomme décrypte les transformations qui redessinent la relation entre patients, soignants et technologies.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

À l'occasion de Sant'Expo 2026, Monique Sorrentino, directrice générale du CHU Grenoble-Alpes, détaille l'irruption concrète de l'intelligence artificielle dans le monde hospitalier. Entre prédiction des flux de patients, automatisation et exploitation massive des données de santé, elle décrit une transformation déjà en cours.

investir.ch
À l’infini et au-delà – 4 juin 2026

investir.ch

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 4:44


Hier les marchés ont baissé. Oui. Vous avez bien lu. Dans le monde hallucinant de 2026, où les indices battent des records historiques pendant qu’un pétrolier se fait couler dans le Golfe Persique, une baisse est devenue un événement suffisamment rare pour mériter qu’on le souligne. S&P -0,74%. Dow Jones -620 points. Nasdaq -0,9%. Après … Continued

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Le patron de la startup américaine WorkWhile accuse les géants de l'IA d'avoir alimenté un discours catastrophiste sur l'emploi pour servir leurs intérêts économiques. Depuis San Francisco, Simon Khalaf appelle à changer de récit avant qu'un rejet politique et social de l'intelligence artificielle ne freine durablement l'innovation.

Invité Afrique
RDC: «Il est important que le pays ne rate pas un cycle électoral»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 12:33


En République démocratique du Congo, la Commission électorale nationale indépendante vient de publier son rapport annuel. Il dresse un tableau financier préoccupant : la Céni dit manquer de moyens pour préparer sereinement les élections de 2028. Elle évoque des dettes héritées du cycle électoral de 2023, mais aussi son positionnement sur l'organisation d'un éventuel référendum pour changer la Constitution. Son président est notre Grand invité Afrique ce matin. Denis Kadima répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : Des cadres de l'Union sacrée évoque publiquement un glissement du calendrier. Est-ce que vous, président de la Céni, vous excluez un glissement du calendrier électoral ? Denis Kadima : Comme en 2023, moi je ne travaille jamais en fonction d'un report. J'ai été nommé à ce poste pour organiser les élections et je n'ai jamais voulu avoir dans mon vocabulaire le mot « glissement ». Pourtant, vous n'avez pas d'argent ? Il est important que le pays ne rate pas un cycle parce qu'il n'y a pas eu diligence du côté de la Céni. Chacun doit jouer sa partition parce que dès l'instant, où on commence à reporter les élections, vous connaissez le pays, il y a beaucoup de tensions, il y a beaucoup de violence qui s'ensuivent. Et puis ce n'est pas bien pour la consolidation de la démocratie dans notre pays. Et pourtant, la feuille de route que vous avez élaborée est aujourd'hui hors délai pour certaines opérations notamment ? Cela est vrai. Mais n'oublions pas quand même que le pays fait face à une guerre qui dure et une guerre très sévère, très intense. Et les moyens sont orientés vers les efforts pour préserver l'intégrité territoriale de la RDC. Et si cela entraîne que le gouvernement ait moins de moyens pour s'occuper des questions électorales, nous comprenons, mais cela ne nous empêche pas de chaque fois qu'on a l'occasion, d'attirer l'attention du gouvernement sur le fait qu'il y a lieu de commencer déjà les préparatifs pour les élections, sinon nous risquons de rater l'échéance. Une année est même déjà perdue ? Une année est perdue. C'est vrai. Mais nous devons faire des ajustements. Je ne pense pas qu'il soit déjà trop tard, donc nous pouvons faire des ajustements et avancer un peu plus vite. Mais ça peut aussi signifier avoir un peu plus de moyens que ce que nous aurions pu demander si les choses avaient commencé bien avant. Votre première recommandation au gouvernement, c'est de garantir des décaissements réguliers. C'est aussi la recommandation de votre rapport de 2023 et probablement le rapport de 2022. Qu'est-ce qui vous permet de croire que cette fois ça sera différent ? Je suis mal placé pour répondre à cette question. Je pense que le ministre des Finances pourrait mieux vous expliquer la situation. Évidemment, nous, nous sommes parmi ceux qui demandent l'argent, et évidemment, le gouvernement ne peut nous les donner qu'en fonction de ses priorités et d'autres considérations, peut être que nous ne maîtrisons pas. L'actualité en RDC aujourd'hui, c'est aussi ce projet de référendum pour éventuellement changer la Constitution. Quel est le positionnement de la Céni ? La Céni a le mandat et là je parle de la Constitution. La Constitution nous donne le mandat d'organiser les élections et les référendums. Nous sommes tenus à être toujours prêts pour les élections et pour les référendums. Evidemment, c'est une question politique. S'il faut un référendum ou pas, ça, on laisse aux politiciens. Mais une fois qu'ils se sont mis d'accord, la Céni est tenue d'être prête pour pouvoir organiser. Je pense que l'expertise est là, mais il faut que on ait assez de temps. Techniquement, c'est quelque chose qu'on peut faire. D'ailleurs, un référendum est plus facile qu'une élection. Il n'y a que deux choix c'est oui ou non. C'est beaucoup plus facile. Référendum évidemment facile à faire. Mais il y a toujours cette question d'argent, des conflits armés, ces épidémies ? Bon, évidemment, là, je risque de glisser dans un champ qui n'est pas totalement le mien. Nous, la façon de voir les choses, c'est que, bon, il y a une élection qui est prévue et nous allons faire une analyse des risques. Quels sont les risques, la sécurisation, le financement et les réformes ? Enfin, ça, ce n'est pas un risque, mais c'est une contrainte parce qu'il faut améliorer toujours. Oui, ça nous pouvons le faire. Mais, évidemment, l'épidémie c'est aussi une réalité. Ça ce sont des choses à prendre en considération. Mais il reste que le Congolais, ça c'est mon analyse, le Congolais tient beaucoup à ses élections, à son cycle électoral. Le Congolais n'accepterait pas un glissement parce que ça sera perçu comme de la manipulation politique pour peut-être éterniser un groupe de gens au pouvoir. Donc il faut quand même que nous fassions notre part. L'épidémie est quand même assez localisée. Le pays a l'expérience dans cette matière-là. Mais il y a certes, je reconnais, il y a des contraintes, l'insécurité à l'est, c'est aussi un problème majeur. Et là, la Céni seule ne peut pas se prononcer. Il faut que les autres et la défense, la santé, tout le monde entre dans la danse. Mais chacun doit faire sa part. Et nous, nous nous préparons toujours, mais en tenant compte de tout ce que vous avez énuméré là comme contraintes. On tient compte de tout cela. Mais l'essentiel c'est d'avancer, parce que le Congolais veut des élections. Le Congolais n'acceptera pas que des élus restent au pouvoir au-delà de leur mandat.

One Thing In A French Day
Dans le merveilleux jardin de Claude Monet à Giverny (Monet's garden in Giverny)

One Thing In A French Day

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 5:22


Oui, visiter le jardin de Claude Monet et sa maison vaut le détour ! Le jardin est merveilleux et les étangs recouverts de nénuphars évoquent les Nymphéas. Ça fait forcément quelque chose et cet endroit reste en mémoire. C'est un univers à part entière.  Dans cet épisode, je vous raconte notre visite de la maison de Monet avec un couple d'amis italiens. Et puis, au détour d'une fleur, j'ai entendu une conversation. Aller à Giverny, c'est aussi une activité sociale ! On y va pour prendre des poses et discuter sur l'art !  Dans la lettre qui accompagne cet épisode, il y aura : des photos, des repères culturels et des tournures de phrase utiles (on n'y fait pas toujours attention, pourtant ce sont elles qui rendent le français naturel!). www.onethinginafrenchday.com Dans cet épisode, vous entendez le rythme naturel d'un récit parlé. Vous travaillerez aussi l'intonation narrative. Le tout dans un registre courant, celui du français de tous les jours — ni soutenu, ni familier — celui qu'on entend dans la vraie vie, à Paris, au détour d'une conversation dans un jardin.

A bientôt de te revoir
Danyl : "Je faisais du roller avant de faire des prods"

A bientôt de te revoir

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 54:05


Oui c'est un petit prodige, oui il est drôle, oui il vit la vida loca en prenant des avions last minute mais je vous en conjure qui mange un poivron avec de la cancoillote ??Pour venir assister à un enregistrement cliquez super fort sur ce lienCalme toi :Laura Laarman : directrice de production et direction techniqueAntonia Louveau : community managementLucie Meslien : illustration animation Lou Poincheval : chargée de productionCaroline Bérault : illustrations Manon Carrour : vignette Joanna & Gaspar : générique Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Super Daily
De la vidéo sur Linkedin : fausse bonne idée ?

Le Super Daily

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 14:01


Épisode 1481 : Certains jours, Linkedin semble se rêver en TikTok du B2B. Une plateforme sur laquelle il ferait bon faire du face camera et discuter KPI, leadership et entreprise libérée dans un style relâché et authentique. Oui mais voilà, Linkedin reste Linkedin. Et le format vidéo peine à se réellement prendre son envol. Portée modeste, trop peu d'engagement…Ce matin on fait le point. -Linkedin ne lache pas l'affaire avec la vidéo C'est le déclencheur de cet épisode. Un article reste essores publié par les équipes de Linkedin qui nous donne des tips sur les choses à faire pour performer en vidéo sur Linkedin.https://www.linkedin.com/pulse/video-feed-breakdown-part-i-linkedin-guide-to-creating-1tbnc/Je vous résume le truc rapidement, pour vous faire économiser 15 minutes de lecture.Linkedin recommande de :Parle de ce que tu connaisLes vidéos qui performent le mieux sont ancrées dans une expérience réelle : commenter ce qui se passe dans ton secteur, expliquer des tendances, partager des leçons de carrière concrètes.Vise la régularité (plus que la perfection)LinkedIn 1 à 2 vidéos par semaine.Rien de nouveau. Que du vieux.-Je vais être honnête. Ce post de Linkedin m'a agacé.1 à 2 vidéo par semaine !? Mais les gars de chez Linkedin vous vous rendez compte de ce que vous demandez. 2 vidéos par semaine ça représente un investissement en temps de au moins 6 heures par semaine !Pourquoi pas, mais encore faut-il que mes audiences les voient.-La vidéo ça eu payé. Mais ça paye plus.Revenons en arrière. Entre 2024 et 2025, Linkedin promet une révolution vidéo. La plateforme modifie son algorithme et tout ce qui bouge prend un gros coup de pouce. Explosion des impressions vidéo +70% entre 2024 et 2025 et +50% de vues.Plusieurs études 2026 signalent une chute importante des vues vidéo (−36% YoY) alors même que le nombre de vidéos publiées augmente. Cela ressemble à ce que l'on a déjà vu sur d'autres plateformes : une sur‑offre de contenu vidéo, un ajustement de l'algorithme, et mécaniquement une visibilité moyenne par vidéo qui baisse.-Ce que disent les chiffres : la vidéo n'est pas le format roiQuand on sort du discours produit pour regarder les benchmarks indépendants, l'intérêt du format vidéo est beaucoup plus nuancé.Par exemple quelques chiffres issus d'une étude de SocialInsider datant de 2026. Etude qui porte sur 1,6M de publications.Si on analyse le taux d'engagement des différents formats Linkeidn, c'est le carrousel qui est en tête avec un tx d'engagement moyen de 7%.La vidéo se situe au même niveau que l'image statique avec un taux zéro d'engagement avoisinant les 5%.Pour la portée même combat, la vidéo se situe vraiment au milieu du peloton. Loin derrière le carrousel et le post galerie. 2 formats très distribués par l'algorithme de Linkedin.Dans quels cas la vidéo sur LinkedIn est réellement pertinente ?La vidéo reste un outil très utile quand on l'utilise là où elle a un avantage comparatif clair : pour l'incarnation et la différenciation.Démonstration, produit, coulissesMontrer un process, une interface, une démo courte de fonctionnalité, les coulisses d'un événement ou d'un tournage permet de transmettre plus rapidement ce que le texte ou les images peinent à faire ressentir. Incarnation forte du fondateur/de l'expertDans les métiers d'expertise et de conseil, voir et entendre la personne renforce la confiance. On privilégiera des vidéos de format 30 à 90 secondes.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Loi sur la restitution d'œuvres africaines: «C'est très important qu'il y ait vite des restitutions»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 10:09


Après neuf ans d'hésitation, les députés et sénateurs français ont fini, le 7 mai 2026, par voter à l'unanimité une loi-cadre sur la restitution des objets pillés pendant la colonisation. C'est une victoire pour les anciennes colonies françaises comme le Bénin. Mais le retour en Afrique de ces biens culturels ne risque-t-il pas d'être stoppé l'année prochaine s'il y a un changement de majorité en France ? C'est l'une des questions que Christophe Boisbouvier a posées à l'historienne franco-béninoise Marie-Cécile Zinsou, qui préside la Fondation Zinsou à Ouidah, près de Cotonou. RFI : Avec tous ces lieux de mémoire, avec tous ces musées, quelles sont les ambitions du Bénin de Romuald Wadagni ? Marie-Cécile Zinsou : Alors écoutez, le Bénin s'est engagé depuis quelques années dans une préservation de son patrimoine et dans une nouvelle politique qui est totalement axée à la fois sur son histoire et sur l'avenir. Donc, je crois que le nouveau président va s'inscrire dans le chemin qu'il avait tracé aux côtés de Patrice Talon, notre précédent président, ces dernières années. On est un peu dans la continuité, c'est ça ? Il me semble qu'on est effectivement dans la continuité je pense, le président Wadagni était notre ministre des Finances pendant les dix dernières années. Donc, il me semble qu'on est dans quelque chose qui ressemble à une continuité. À l'origine de ce renouveau mémoriel, il y a l'action initiale du ministre Aurélien Agbenonci, il y a dix ans déjà, quand il a réclamé à la France de François Hollande la restitution des trésors royaux du Bénin. Est-ce que la loi-cadre votée par la France répond à vos attentes ? Ce qui est absolument fondamental, c'est ce que le courrier du Bénin a déclenché en France. Et la réponse qu'Emmanuel Macron y a apportée à Ouagadougou en 2017. Puisqu'on peut vraiment dater le début du processus de restitution à partir de ce discours. Donc aujourd'hui, la loi-cadre, après neuf ans d'attente, arrive pour donner une forme à ces restitutions et pour éviter les lois d'exception qui avaient eu lieu jusqu'alors pour à la fois le Bénin, le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Oui, c'est-à-dire que jusqu'à présent il fallait une loi par restitution ? Oui, il fallait des lois spécifiques. Et la loi-cadre, elle va être efficace très rapidement puisque le gouvernement français est motivé et l'a fait savoir. Les parlementaires ont voté à l'unanimité cette loi, ce qui montre bien que la représentation nationale française est tout aussi concernée par les questions de restitution. Et il y a de nombreuses demandes en cours du côté du continent. Donc, c'est une loi qui, avec un gouvernement et une représentation nationale française motivés, peut être extrêmement efficace. Est-ce qu'il y a des failles malgré tout dans cette loi ? Alors cette loi, elle propose qu'il y ait des commissions bi-nationales, donc entre l'État demandeur et l'État français pour examiner le cas des biens qui ont été pillés illicitement. Evidemment, si la France est motivée, elle met en place une commission qui regarde avec intérêt, objectivité et bienveillance les demandes de restitutions. Si le prochain gouvernement était moins motivé par les restitutions, ces commissions pourraient être nettement plus dures et pourraient bloquer certains processus. Je pense que c'est pour ça que c'est très important qu'il y ait des premières restitutions assez rapidement, parce que, après, ce sera un phénomène inarrêtable. Et le président français l'a dit à Nairobi, a priori, c'est une loi irréversible. On ne reviendra pas sur les restitutions. Il faut créer une dynamique ? Il faut créer une dynamique et il faut créer des précédents pendant cette année où toutes les étoiles semblent alignées. Quels sont les pays développés les plus réticents à restituer les œuvres qui ont été pillées au 19ᵉ et au XXᵉ siècle ? Alors chaque pays est complexe. En Europe, le plus réticent est peut-être celui qui a le plus restitué, et les gens ne s'en rendent pas forcément compte. Mais aujourd'hui, on peut dire que le Royaume-Uni est celui qui se protège le plus. Notamment parce que les Britanniques sont face à des demandes de restitutions européennes, et notamment des Grecs qui réclament les frises du Parthénon, qui sont au British Museum. Et donc, à la fois, le Royaume-Uni refuse de légiférer et bloque une partie des demandes. Et en même temps, c'est le Royaume-Uni qui a restitué plus de 70 biens déjà à travers ses musées non nationaux, donc à travers ses musées universitaires et ses musées régionaux. Donc, le Royaume-Uni est peut-être celui qui, dans la loi, est le moins ambitieux, mais qui restitue le plus. Alors qu'il y a des pays comme la Belgique qui ont restitué officiellement, massivement, puisqu'il y a plus de 1 200 objets qui sont déjà concernés par la loi belge, et en même temps, il y a un seul masque qui a fait le voyage de retour au Congo. Est-ce que les différentes institutions béninoises qui ont été créées ces derniers mois, notamment le Comité scientifique national auquel vous appartenez… Est-ce que tout cela peut encourager les pays qui détiennent des biens culturels et qui ne veulent pas s'en séparer ? Est-ce que cela peut les encourager à les restituer à des pays demandeurs comme le vôtre ? Il me semble que l'exemple du Bénin a été important, notamment avec la première restitution, avec la première loi d'exception de la France, quand les 26 objets du Trésor royal d'Abomey sont revenus, le Bénin a fait une démonstration assez éclatante de ce que pouvait être le retour du patrimoine et le partage à tous de ces collections. Donc, je pense que ça a aussi permis de faire sauter des verrous qui étaient bien souvent des préjugés sur une base raciste, ou sur juste une base de se dire que l'Afrique n'était pas intéressée à son patrimoine, que les Africains n'allaient pas au musée. Ça, c'était des propos qu'on entendait dans la société française. Tout à coup, à partir du moment où on a fait la démonstration que les gens se sont passionnés pour cette exposition, qu'elle a été ouverte à tous en grand, je crois que les gens ont réalisé ce que c'était, en fait, que d'être privé de son patrimoine depuis des dizaines ou des centaines d'années, et d'y avoir enfin un accès. Donc, je crois qu'évidemment certains pays, qui prenaient la question très à la légère, ont vu la preuve devant leurs yeux que c'étaient des questions fondamentales et qu'on ne pouvait pas rester sur des préjugés souvent racistes qui étaient prédominants.

Grand bien vous fasse !
« Eh oui, c'est la vie »

Grand bien vous fasse !

Play Episode Listen Later May 29, 2026 4:50


durée : 00:04:50 - Grand bien vous fasse ! - par : Thibaut de Saint Maurice - Derrière l'expression "Eh oui, c'est la vie" se cache une sagesse stoïcienne exigeante. Apprendre à distinguer ce qui dépend de nous de ce qui nous échappe est une clé pour traverser les épreuves et trouver une forme de liberté. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Invité Afrique
Les 100 ans d'Abdoulaye Wade: «Il va laisser un immense héritage au peuple sénégalais», estime Amadou Sall

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 29, 2026 9:07


Ce vendredi, Abdoulaye Wade fête ses 100 ans. Avec son épouse Viviane, l'ancien président du Sénégal est retiré à Versailles, près de Paris, mais il est toujours alerte selon Jeune Afrique, qui lui a rendu visite il y a quelques jours. Quel souvenir laisse-t-il aux Sénégalais ? Sera-t-il appelé au téléphone, aujourd'hui, par le président Bassirou Diomaye Faye et par l'ex-Premier ministre Ousmane Sonko ? Témoignage d'Amadou Sall, son ancien garde des Sceaux et son ancien porte-parole, qui milite aujourd'hui dans l'opposition avec le PLD, le Parti des Libéraux et Démocrates, en ligne de Dakar. RFI : Quel héritage Abdoulaye Wade va-t-il laisser au peuple sénégalais ? Amadou Sall : Abdoulaye Wade va laisser un immense héritage au peuple sénégalais. Premièrement, sa forte conviction en la démocratie, dans le combat démocratique. Pendant 27 ans, il était opposant. Il s'est présenté à des élections présidentielles cinq fois, sans jamais se décourager. Tout a été fait dans le calme, dans la tranquillité, dans la démocratie, en excluant toute violence. Il l'avait dit dès le départ : « Je n'engendrerai pas des cadavres pour arriver au pouvoir. » Le premier héritage de Wade, c'est la conquête démocratique et pacifique du pouvoir. Mais aussi son exercice démocratique. C'est un héritage énorme, dans un contexte qui n'était pas facile. Quelles sont les deux principales qualités d'Abdoulaye Wade ? La première découle de ce que je viens de dire : la résilience, la persévérance, l'endurance, la croyance en la démocratie. La deuxième qualité d'Abdoulaye Wade, c'est que rien n'était trop beau ou trop bien pour le pays. À chaque fois qu'il a voyagé, qu'il avait un projet, quelque chose d'intéressant, il disait : « Le Sénégal mérite d'avoir cela. » Il a travaillé à doter notre pays d'infrastructures incroyables de dernière génération, en tout cas de première qualité. C'est un infatigable travailleur. Il a consacré sa présidence au travail. Il n'avait pas de repos. Il ne dormait pas. Il travaillait nuit et jour, à n'importe quelle heure. Il pouvait appeler n'importe lequel de ses collaborateurs pour lui soumettre une idée et travailler avec lui. C'est un infatigable travailleur. C'est une qualité énorme. Et quels sont ses deux principaux défauts ? Des défauts, il en a comme tout le monde. À un moment, on peut dire : « Mais ça, c'est l'âge. » Abdoulaye Wade a pris le pouvoir après qu'il était d'un certain âge et autour de lui, il avait pour l'essentiel des gens qui avaient l'âge de ses enfants. Il était autoritaire. Parfois, il pouvait être très autoritaire. Cela le poussait à avoir des colères jupitériennes. Le deuxième défaut, c'est peut-être que, quand il avait une idée, il n'en démordait pas. Pour parler vulgairement, on peut dire qu'il était un peu entêté. S'il n'était pas entêté, il n'aurait pas brigué un dernier mandat. Abdoulaye Wade, c'est d'abord l'homme qui a imposé la première alternance démocratique dans l'histoire du Sénégal et de l'Afrique francophone. Ce grand basculement politique de l'année 2000 serait-il arrivé de toute façon, quel que soit le leader de l'opposition ? Ou est-ce sa personnalité qui a forcé le destin ? Il y a le combat qui a été mené d'une manière générale par toute l'opposition sénégalaise. À cette époque, le Sénégal avait une opposition très active. Mais Abdoulaye Wade a joué un rôle important parce que l'opposition de l'époque, d'une manière générale, était très à gauche. Les méthodes étaient des méthodes plus radicales. Il est arrivé avec des méthodes plus feutrées, des méthodes plus démocratiques. Il était, comme disent les Anglais, un peu plus « smooth », peut-être. Sans Abdoulaye Wade, on y serait arrivé, mais peut-être pas en 2000, plus tard. Sa personnalité aussi a beaucoup compté. Pourquoi cette obsession à vouloir organiser une succession dynastique en faveur de son fils Karim ? Pourquoi un tel entêtement, pour reprendre votre mot, au risque de perdre l'élection suivante, ce qui est arrivé en 2012 ? Abdoulaye Wade a pu penser un moment que c'était un bon choix. Au résultat, l'histoire ne semble pas lui avoir donné raison. En mars 2000, quand Abdou Diouf a perdu, il a appelé Abdoulaye Wade pour le féliciter. En mars 2012, quand Abdoulaye Wade a perdu à son tour, il a appelé Macky Sall pour le féliciter aussi. Pourquoi ces gestes de grande courtoisie républicaine n'arrivent-ils qu'au Sénégal et presque nulle part ailleurs ? Nous avons une spécificité sénégalaise. Pendant longtemps, Dakar a été le centre de l'Afrique occidentale française. Toute l'administration coloniale était basée à Dakar. Il y avait énormément de facteurs qui ont fait que la démocratie s'est rapidement acclimatée dans ce pays. Les joutes oratoires, les joutes politiques ont toujours existé, j'allais dire, dans la bonne humeur, en tout cas à l'intérieur des familles. Les familles étaient éclatées politiquement, mais restaient unies. C'est une spécificité sénégalaise, notre ancrage à la démocratie, à la liberté. Aujourd'hui, quand on regarde l'évolution de certains pays africains, on se rend compte aussi que cela ne se passe pas seulement au Sénégal. Regardez ce qui s'est passé au Bénin, au Ghana. C'est cela aussi la règle en démocratie. Avec le Pastef et la dispute actuelle entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, pensez-vous que cette tradition républicaine va durer ou au contraire va disparaître ? Tant que cela reste une crise politique, cela se règle politiquement. Au Sénégal, la première fois qu'il y a eu une crise au sommet de l'État, une crise institutionnelle, les parachutistes étaient en face des gendarmes. J'espère que l'on n'arrivera pas à cette crise des institutions. Il y a une crise politique. Que cette concurrence se fasse dans les règles du jeu et qu'elle n'aboutisse pas à une crise des institutions. Pour vous, la crise actuelle est moins grave que celle de 1962 entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia ? Ce n'est pas la même forme, ni le même fond. En 1962, c'était une crise des institutions. Aujourd'hui, il y a un combat politique dans lequel on ne sait pas bien qui prend l'ascendant. Probablement, les conseillers du président l'ont mal conseillé, pensant que c'était la mort d'Ousmane Sonko. Ousmane Sonko, c'est comme l'hydre à plusieurs têtes. On lui a coupé une tête au gouvernement, une autre tête a poussé à l'Assemblée nationale. Il est là, il est bien vivant, il survit à cette crise. Ils sont l'un en face de l'autre. On est dans une autre crise politique, avec ceci de particulier qu'ils n'ont pas la même expérience. Ils sont beaucoup plus jeunes, beaucoup plus fougueux. Les égos sont très développés. Espérons que cela n'arrêtera pas la crise politique et que cela ne va pas dégénérer. À la fin, qui gagnera ? Je donne ma langue au chat. On attend de voir à la fin qui va gagner. Vous avez l'air de dire que c'est Ousmane Sonko ? Pour le moment, il n'est pas mort. C'est tout ce que je peux dire. Le PDS d'Abdoulaye Wade ne compte plus que quelques députés à l'Assemblée. Est-ce à dire que ce parti risque de ne pas survivre à son fondateur ? Vous savez, c'est difficile pour le PDS. Beaucoup de partis sont sortis des flancs du PDS. Le libéralisme – disons l'idéologie politique fondée sur l'économie de marché telle qu'elle a été défendue par Abdoulaye Wade – est une idéologie bien présente au Sénégal, représentée par plusieurs partis. Ensemble, ils sont significatifs. Macky Sall fait partie de ceux qui sont sortis des flancs du PDS. De sorte que c'est vrai, il est possible, peut-être pas de voir le PDS survivre tel qu'il existait avant, mais peut-être que quelque chose est possible au niveau de ses frères libéraux dans le cadre d'une grande coalition. Peut-on dire que le PLD, le Parti des libéraux et des démocrates dont vous êtes le vice-président, est l'un des héritiers du PDS d'Abdoulaye Wade ? Oui, nous sommes l'un des héritiers de PDS d'Abdoulaye Wade, comme Macky Sall l'est, comme d'autres partis le sont : Samuel Sarr, Madické Niang, Babacar Gueye, Macky Sall, Modou Diagne Fada, Karim Wade. Nous sommes tous des héritiers d'Abdoulaye Wade ce vendredi. Pensez-vous qu'Abdoulaye Wade, qui vit actuellement à Versailles, près de Paris, va recevoir quelques appels téléphoniques ou non ? J'imagine qu'il va recevoir beaucoup d'appels, de ses disciples et de nous-mêmes. Vous allez l'appeler vous-même ? Oui, bien sûr. J'imagine que Macky Sall va l'appeler, l'un de ses disciples. J'imagine que quelques-uns de ses amis qui l'ont rejoint dans l'Internationale libérale, notamment le président Alassane Ouattara, vont l'appeler. J'imagine aussi que son ami et petit frère, Denis Sassou-Nguesso, va l'appeler. Peut-être aussi le président Abdou Diouf. Entre Abdoulaye Wade et Abdou Diouf, ce sont des relations très particulières. Je vais vous raconter une anecdote. Lorsqu'il a pris le pouvoir et a été élu, il est allé rendre visite à la mère d'Abdou Diouf. Il est venu et lui a dit : « Écoutez, vous êtes une mère chanceuse parce que vous avez deux enfants – parce qu'ils ont des liens de parenté – vous avez deux enfants, l'un était président de la République et a été battu par l'autre. Vos deux enfants se sont succédé à la tête de l'État. J'imagine que pour cette raison, Abdou Diouf va l'appeler. Ils ont gardé de bonnes relations. Ce sont des républicains et des démocrates. C'est une belle histoire. Et Idrissa Seck ? Ah oui, mais pourquoi pas ? Idrissa Seck fait partie de l'héritage et des héritiers. Il va l'appeler. Oumar Sarr va l'appeler. Nous allons tous l'appeler parce que c'est notre guide. Il nous a tous mis le pied à l'étrier. Nous sommes ses disciples. Et Bassirou Diomaye Faye ? Il devrait. Parce qu'il est président de la République et que la République du Sénégal a pris une part importante dans l'organisation de cet événement, qui est un événement important. Cent ans, ça n'est pas donné à n'importe qui, surtout à un ancien président de la République. J'imagine qu'il va l'appeler. Et Ousmane Sonko ? Pourquoi pas ? Ousmane Sonko est un homme politique. J'ai le souvenir précis, en 2019, lorsque Ousmane Sonko était candidat à l'élection présidentielle et que notre candidat Karim Wade avait été recalé. C'est moi-même qui ai reçu Ousmane Sonko à l'hôtel Terrou-bi, qui était venu demander le soutien d'Abdoulaye Wade. C'est vrai, il a eu des mots parfois durs à ses débuts contre Abdoulaye Wade, contre tous les hommes politiques d'ailleurs. Mais je mets cela sur le compte du manque d'expérience et de la fougue qui était la sienne à l'époque. Aujourd'hui, avec le recul, Abdoulaye Wade mérite bien qu'il l'appelle, au moins pour cet événement. C'est la République du Sénégal qui sortira grandie de cette situation. À lire aussiLes 100 ans d'Abdoulaye Wade: l'itinéraire hors normes de l'ancien président sénégalais en huit dates

Reportage International
En Autriche, des femmes migrantes se soutiennent à travers l'association Nachbarinnen

Reportage International

Play Episode Listen Later May 28, 2026 2:37


À Vienne, l'association Nachbarinnen (« voisines » en français) est partie d'un constat : on attend des migrants qu'ils viennent d'eux-mêmes demander de l'aide auprès des différentes associations et institutions, or, beaucoup ne le font pas, notamment à cause de la langue. La conséquence : un isolement, voire une marginalisation, en particulier des femmes. Une situation que l'association essaie de renverser. L'association Nachbarinnen emploie uniquement des femmes, des assistantes sociales mobiles, immigrées elles aussi, qui se rendent directement chez les familles. Le but ? Mieux repérer les situations problématiques, voire dangereuses pour les femmes, mieux les accompagner et finalement, mieux les intégrer à la société. Fatima Keblawi est l'une des dix assistantes sociales mobiles. D'origine syrienne, elle se déplace chez les familles qu'elle aide. Aujourd'hui, elle rend visite à Sherine, Syrienne comme elle, qui vit seule avec ses trois enfants. Aide dans les difficultés du quotidien, administratives et personnelles, mais aussi pour apprendre l'allemand ou chercher un travail : l'éventail de Nachbarinnen est très large. Aujourd'hui, Fatima et Sherine discutent des enfants, en particulier du petit dernier, Abbas, 8 ans. Fatima explique à l'enfant qu'il doit être sage à l'école.  Sherine a des années difficiles derrière elle. Arrivée en Autriche en 2015, son mari, plus âgé qu'elle, l'a enfermée chez eux, nous raconte-t-elle, il l'empêchait d'avoir des amis, un travail. Elle a trouvé la force de divorcer en 2018, mais s'est alors retrouvée seule avec ses enfants. Être accompagnée aujourd'hui par Nachbarinnen représente beaucoup pour elle. « Tu veux pleurer, mais tu n'as personne à qui te confier, nous explique Sherine, avec ses mots. Les murs des endroits où j'ai vécu, eux, se souviennent. Ils connaissent mieux que quiconque les souffrances que j'ai endurées, moi et mes enfants, témoigne-t-elle. Mais depuis que j'ai rencontré Fatima, il y a eu un changement dans ma vie. Je pense maintenant au travail, à améliorer mon niveau de langue, ça m'a donné le courage de sortir, de parler, d'apprendre et de travailler. » À ses côtés, son fils, Abbas, acquiesce : « Oui, Fatima est très gentille : elle nous achète des autocollants par exemple, et nous aide quand nous en avons besoin, car nous sommes seuls, sans père. » À écouter dans 8 milliards de voisinsQuelles réalités pour les femmes en exil ? « Toutes ces femmes ont un même problème : elles sont isolées » Pour Fatima, qui travaille chez Nachbarinnen depuis deux ans, venir de la même culture et aller chez les familles permet de mieux repérer et mieux aborder les situations dangereuses pour les femmes. « 70 % des familles à qui je rends visite sont touchées par la violence. Soit le père est violent envers la mère, soit parfois aussi envers les enfants. Sherine, par exemple, a été victime de violence, souligne l'assistante sociale. Mais toutes ces femmes ont un même problème : elles sont isolées. Elles ont besoin de quelqu'un qui leur tende la main. Le lien de confiance, c'est le plus important. Et ça ne vient pas tout de suite. Mais nous avons la même culture, la même mentalité, la même langue, ce sont des clés et sans elles, les familles ne m'accepteraient pas. » Depuis sa création en 2014, l'association a aidé plus de 4 600 familles.  À écouter dans 8 milliards de voisinsComment sortir les femmes migrantes de l‘ombre ?

Dr. Gameshow
195. Navy Buddies

Dr. Gameshow

Play Episode Listen Later May 27, 2026 86:33


We play “Dr. Doctor Give Me The News, I've got A Good Case To Solve In Clue” Submitted by Danny Dellinger from Philadelphia, Pennsylvania; “Dr. Why Not Good Bunnies?” Submitted by Dain Van Epps from Minneapolis, Minnesota “We, Wee, or Whee! (or Oui or Wii!)” Submitted by Jimmy Denman from Porter, Maine on this episode of Dr. Gameshow Supported by: MaxFun members! http://www.maximumfun.org/joingameshow $5+ members can get Bonus Content! $10+ members can go ad-free! Hosted by Manolo Moreno ( moslo.xyz ) Insta / bluesky / substack : @drgameshow Opening theme: “Dr. Hangout” by Manolo Moreno Exit music: “Dr. Gameshow” by Big Huge ( bighuge.bandcamp.com); performed by Conrad Tao ( conradtao.com | insta: @conradtao ) Help support this show and unlock bonus content! Become a member at https://maximumfun.org/joingameshow

Choses à Savoir
Pourquoi les politiques utilisent-ils des “Dog Whistles” ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:16


En politique, certaines phrases semblent parfaitement banales… mais déclenchent pourtant des réactions très fortes chez une partie du public. C'est ce qu'on appelle un « dog whistle », ou « sifflet à chien » en français. Je vous explique !Là, il faut d'abord savoir que cette expression vient d'un objet bien réel : le sifflet ultrasonique pour chiens. Quand on souffle dedans, les humains n'entendent presque rien, mais les chiens, eux, perçoivent parfaitement le signal. Et bien appliqué à la politique, c'est la même chose: tout le monde entend les mêmes mots, mais seuls certains électeurs comprennent le message caché.Donc un “dog whistle” est une déclaration volontairement ambiguë, utilisée pour envoyer un signal discret à un groupe précis, sans assumer publiquement le véritable sous-entendu. Cela permet à un responsable politique de séduire certains électeurs tout en évitant d'être accusé ouvertement de tenir des propos trop radicaux ou controversés.Prenons un exemple, ce sera plus clair. Un candidat ne dira généralement pas explicitement : « Je suis hostile à telle communauté ». À la place, il utilisera des expressions plus vagues comme « retour à l'ordre », « défense des valeurs traditionnelles », « protection de notre identité » ou encore « lutte contre certaines élites ». Pour une partie du public, ces phrases resteront très générales. Mais pour d'autres, elles contiennent un message implicite lié à l'immigration, à la religion, à la race ou à la mondialisation.Et sachez que ce concept vient des États-Unis. Oui, après les grandes avancées des droits civiques dans les années 1960, certains stratèges politiques comprirent qu'un langage ouvertement raciste devenait socialement inacceptable. Ils commencèrent alors à employer des formulations plus indirectes. Et des termes comme « loi et ordre » pouvaient servir à parler implicitement des tensions raciales sans les mentionner directement.On le voit, le “dog whistle” est particulièrement efficace parce qu'il repose sur le flou. Si un journaliste accuse un responsable politique d'avoir envoyé un message codé, celui-ci peut toujours répondre : « Vous interprétez mal mes propos » ou « Je parlais simplement de sécurité ou d'économie ».Mais le phénomène ne concerne pas seulement l'extrême droite ou les questions raciales. Tous les camps politiques peuvent utiliser ce type de communication. Certains mots-clés ou expressions deviennent des signaux adressés à des catégories très précises d'électeurs : que ce soit les conservateurs, progressistes, religieux, nationalistes ou militants écologistes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Ousmane Sonko président de l'Assemblée nationale: «La cohabitation peut être très difficile, mais elle peut également être paisible»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 27, 2026 8:58


Au Sénégal, comment le président Diomaye Faye va-t-il pouvoir gouverner si l'Assemblée nationale lui est hostile ? La question se pose après l'élection au perchoir, mardi matin, de son rival politique Ousmane Sonko. Celui-ci a promis de ne pas « créer une crise institutionnelle », mais a prévenu que « l'Assemblée ne serait pas une chambre d'enregistrement ». Va-t-on vers une dissolution de cette Assemblée et des législatives anticipées ? Mamadou Lamine Sarr enseigne les sciences politiques à l'université numérique Cheikh Hamidou Kane de Dakar. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : La brillante élection d'Ousmane Sonko à la présidence de l'Assemblée nationale, est-ce que c'est une démonstration de force ?  Mamadou Lamine Sarr : Oui, on peut en partie l'interpréter ainsi. Ça montre à mon avis deux choses. La première, c'est je ne sais pas si on peut parler de centralité d'Ousmane Sonko sur la scène politique sénégalaise. Et l'autre, c'est la force que représente quand même le Pastef, notamment au sein de l'Assemblée nationale, qui a pu permettre cette transition-là. Donc oui, ça démontre une certaine capacité, une certaine force, oui, du parti Pastef. On va voir maintenant où est-ce que ça va se terminer tout ça.  Est-ce à dire que le Sénégal entre dans une période de cohabitation peut-être difficile ?  Oui. Cohabitation très certainement, parce que les deux hommes, même s'ils partagent les mêmes idées qui les ont amenés à adhérer au même parti, à former le même parti, à accéder au pouvoir, ont eu des divergences ces derniers mois et donc on peut parler effectivement peut-être de cohabitation un peu particulière, mais on est vraiment dans l'incertitude. Je pense que c'est un mot qui décrit bien la situation, parce que la cohabitation peut être également très difficile, c'est sûr, mais elle peut également être gérable ou en tout cas paisible selon la posture que les uns et les autres auront. Donc, il ne faut pas verser dans le catastrophisme, tout en restant bien évidemment lucide et éveillé par rapport à tous les scénarios qu'on pourra avoir par rapport à cette cohabitation-là.  Alors lundi soir, le président Diomaye a nommé comme nouveau Premier ministre, Ahmadou Mohamed Lo, un ancien cadre de la BCEAO, donc un expert des questions financières. Mais est-ce que ce Premier ministre et son nouveau gouvernement ne risquent pas d'être censurés par l'Assemblée nationale sur ordre d'Ousmane Sonko ?  Oui, c'est un risque comme également il est plausible que le nouveau gouvernement ne soit pas sanctionné par l'Assemblée nationale et par la majorité Pastef. Donc là, actuellement, ce serait extrêmement difficile d'avoir une position confirmée là-dessus. Ce qui est certain, c'est qu'il y a un risque effectivement, et je pense que ça dépendra, un, de la composition du gouvernement et, deux, de l'orientation que le gouvernement voudra donner à sa politique générale. C'est ça qui fera que le parti Pastef adhérera ou pas. Parce que si on écoute bien le discours – et je l'ai écouté – du nouveau président de l'Assemblée nationale, il a clairement souligné dans son discours plusieurs fois que l'objectif, ce n'est pas de bloquer le pays, ce n'est pas de mener à une crise institutionnelle. Donc, je pense qu'ils sont quand même ouverts à ce qu'un nouveau gouvernement soit mis en place et que ce gouvernement puisse travailler en étant contrôlé bien évidemment par l'Assemblée nationale. Donc, encore une fois, je fais partie, en tout cas, même si c'est une minorité, je ne sais pas, des gens qui ne versent pas totalement dans les situations de crise tout de suite, même s'il ne faut pas l'exclure, mais je pense que même la classe politique sénégalaise a longtemps montré une certaine responsabilité quand certaines situations se présentaient. Je pense que ça peut être le cas également.  Donc vous pensez que les deux anciens camarades du Pastef vont essayer d'éviter le blocage du pays afin de ne pas mécontenter la population sénégalaise ?   Oui, je pense que, en fait, aucun des deux n'a intérêt à ce que soit le cas, aucun des deux n'a intérêt à ce que le pays soit totalement paralysé. Ni le président de la République qui a besoin, même s'il a beaucoup de prérogatives, du Parlement pour faire passer des lois pour tout simplement gérer le pays, ni l'Assemblée nationale qui a besoin du président de la République, parce que, si le pays est bloqué, le président de la République également peut être amené dans quelques mois à dissoudre l'Assemblée nationale.  Visiblement, vous ne croyez pas, vous, à ce scénario de nouvelles élections législatives dans les trois mois qui viennent ?  En tout cas, présentement, non. Et je pense que, si mes souvenirs de droit constitutionnel sont bons, je pense que le président est obligé quand même d'attendre au moins jusqu'au mois de novembre, parce que les dernières élections se sont tenues au mois de novembre 2024. Donc il est obligé quand même d'attendre cette période-là pour pouvoir dissoudre l'Assemblée. La dissolution de l'Assemblée, ce n'est pas un scénario à exclure, bien évidemment, parce que si tout est bloqué et que le président se retrouve dos au mur, il peut prendre cette décision-là bien évidemment. Donc, c'est un scénario possible, mais pour Bassirou Diomaye Faye, je ne vois pas tout de suite l'intérêt de dissoudre le Parlement parce que, s'il y a des élections, rien ne garantit que sa coalition va gagner les élections. Je rappelle que Pastef est quand même la première force politique du pays, quoi qu'on dise, et donc il n'a pas de garantie qu'il remportera ces élections-là. Donc, je crois qu'aucun des deux n'a intérêt à ce que la situation soit bloquée et qu'on soit amené à organiser des élections législatives anticipées.  Alors, dans la bataille de l'opinion justement, qui est le plus populaire aujourd'hui du président Diomaye ou de l'ancien Premier ministre Sonko ?  Oh, bonne question. En tout cas, je n'ai pas encore vu de sondage d'opinion ces derniers mois, mais ce qui est certain, c'est que oui, le premier, Ousmane Sonko, reste la figure emblématique politique première du pays, ça c'est indéniable.  Et depuis la violente répression du mouvement étudiant à Dakar au mois de février, est-ce qu'Ousmane Sonko n'a pas perdu une partie de son prestige auprès de la jeunesse ?  Oui, il y a eu quand même quelques voix effectivement dissonantes qui ont montré une certaine déception par rapport à cela. Je pense que la crise étudiante des derniers mois n'a pas été bien gérée par le gouvernement et je pense que ça a eu un effet sur les jeunes quand même. On a entendu des voix un peu dissonantes, n'est-ce pas, même au sein du Pastef, pour dire que le problème devait être bien géré. Mais je pense que globalement, chez les jeunes étudiants ou pas, la personnalité d'Ousmane Sonko reste quand même la personnalité politique de référence. Au moment où on se parle, je pense quand même que l'ancien Premier ministre est encore une fois la figure de proue de la politique sénégalaise aujourd'hui. À lire aussiSénégal : l'élection d'Ousmane Sonko à la présidence de l'Assemblée ouvre une période d'incertitude politique

Par Jupiter !
"Il faut savoir brûler ses idoles" : barbecue géant avec les places de concert de Bruel !

Par Jupiter !

Play Episode Listen Later May 26, 2026 3:48


durée : 00:03:48 - Par Jupiter ! - par : Charline Vanhoenacker - Je rappelle que Patrick Bruel est “présumé innocent” et qu'il est important de respecter la présomption d'innocence, n'est-ce pas ? Oui. Allez, c'est fait, je peux y aller ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Billet de Charline
"Il faut savoir brûler ses idoles" : barbecue géant avec les places de concert de Bruel !

Le Billet de Charline

Play Episode Listen Later May 26, 2026 3:48


durée : 00:03:48 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Je rappelle que Patrick Bruel est “présumé innocent” et qu'il est important de respecter la présomption d'innocence, n'est-ce pas ? Oui. Allez, c'est fait, je peux y aller ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Muffy Drake
Ep.#1 "Bequeath" (13 minutes)

Muffy Drake

Play Episode Listen Later May 26, 2026 13:47


Ep.#1 "Bequeath" credits: Bequeath written & narrated by Xavier Combe Episode written & produced by Jim Hall Bienvenue! We are delighted you are here for our inaugural episode. May we set the table for you with some fine French wine (1958 Chateau Lafite Rothschild) and pair it with American Velveeta Cheese Product. Oui, you are in for a Une aventure mouvementee!(Wild Ride). Chock-full of Absurd & Quirky stories and song. Canary Canard is your Paris Home Companion without the Prairie... Presented from the stage of the Muffy Drake Lost Bistro Cabaret, you will hear quirky & absurd songs and stories with a French sensibility and worldview. Xavier Combe had a storied career while working at French public radio for decades as a translator that included being the voice of Nobel Prize Lauerates and Academy Award winners. Jim Hall is a 2-time Peabody Award winner for his work in television as part of an investigative team. Together, they forged a Franco-American alliance with Canary Canard Studios. CC produces podcasts and short films with over 100 Official Selections worldwide.  Take a look and listen here: canarycanard.com WARNING: Full Disclosure-Elements of this podcast were made with AI. It's apparent, the fix is in, and has been in the works for some time to flip the script into Autocracy. As creatives, what are we to do? How can we possibly fight back with equal measure? Canary Canard Studios was created to be a cudgel to Far Right politics. We ultimately felt like we were taking a knife to thermonuclear gunfight. The struggle was how to amplify our voice and message to Roll Back this RED TIDE. Artificial intelligence was used in the production of this podcast. We disclose that openly because we understand the concern. AI carries profound risks: it exists in a world already marked by war, violence, disinformation, and the possible displacement of artists and human labor. We do not dismiss those fears; we share many of them. For us, AI is not authorship, ideology, or replacement. It is a tool governed by human hands, human judgment, and human values. We remain fully responsible for every creative and ethical choice. But, why? We believe the world is hurtling, yet again, towards a critical mass and Democracy is worth saving, by any means necessary.  In the end: “Well, Doctor, what have we got—a republic or a monarchy?” Ben Franklin replied: “A republic, if you can keep it.”    

7 milliards de voisins
Cuisine : les machines révolutionnent-elles nos plats?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later May 26, 2026 48:30


La friteuse à air, aussi appelée Airfryer est devenue en quelque temps la star des apprentis cuisiniers. Entre friture, cuisson et grillade, cet appareil tout-en-un cartonne sur les réseaux sociaux et les émissions de téléachat. Il n'est pas le seul. Ces dernières années, des machines comme le multicuiseur et le robot multifonction connaissent un franc succès dans les foyers et réinventent la préparation de nos recettes. Entre le gain de temps, la constance des résultats, les mesures et les cuissons maîtrisées, les avantages sont multiples. Mais leur utilisation suscite parfois des débats. L'uniformisation des recettes, l'effacement du savoir-faire manuel, leur coût élevé sont autant de raisons avancées pour parler d'une perte d'âme de la cuisine, souvent perçue comme un art mêlant techniques et émotions.   En Afrique, leur utilisation vient concurrencer des symboles, comme le pilon et le mortier, bien connus des foyers africains. Ces outils mythiques, omniprésents des cuisines congolaises comme sénégalaises ou nigérianes, sont bien plus que des ustensiles. Peut-on remplacer des gestes traditionnels, et tout ce qu'ils représentent, par un simple robot ? Resteront-ils des gadgets accessibles uniquement aux personnes privilégiées ?  Avec : • Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions,2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris • Clémence Denavit, journaliste et présentatrice de l'émission Le goût du monde, diffusée le samedi à 21h30 TU et le dimanche à 11h30 TU sur RFI. Créatrice du podcast original Recette de poche dont la saison 2 avec la cheffe Georgiana Viou est disponible depuis fin 2025 • Jessica Berment, cheffe de cuisine, traiteur privé en Côte d'Ivoire. Ambassadrice de la gastronomie ivoirienne et formatrice culinaire   • Besse Diagne, créatrice du compte instagram Sen Meal, spécialisé dans la cuisine sénégalaise adaptée aux robots culinaires connectés, autrice du livre Cuisine sénégalaise aux robots connectés ? Oui c'est possible ! (auto-édité, 2025). En fin d'émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l'Université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson, du site Le français facile avec RFI.  Dans ce 8ème épisode, l'agressivité est en débat avec Yao Yang, étudiante chinoise, et Philippe Pierre, sociologue, spécialiste de l'interculturel, enseignant en management de l'interculturel. Programmation musicale :  ► Play - Alewya ► Tayely - Kaporo Mengueh.