Podcasts about Oui

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Géopolitique
Oui ou non, sommes- nous en guerre avec la Russie ?

Géopolitique

Play Episode Listen Later Sep 18, 2026 3:07


durée : 00:03:07 - Géopolitique - par : Nicolas Poincaré - Les vendredis, samedis et dimanches, Nicolas Poincaré signe un billet géopolitique. Aujourd'hui il s'interroge sur le rapport de la France avec la Russie. Autrement dit, sommes- nous en guerre avec la Russie ? - invités : Nicolas Poincaré Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

First Print - Podcast comics de référence
Batman : Caped Crusader saison 2 - mais pourquoi personne n'en a parlé ?

First Print - Podcast comics de référence

Play Episode Listen Later Sep 17, 2026 128:18


Oui, on sait : on a du retard. La saison 2 de Batman : Caped Crusader est arrivée en plein milieu de l'été sur Prime Video, et nous ne vous proposons ce podcast qu'un bon mois et demi plus tard. En même temps, il aurait été bien plus agréable de suivre la série semaine après semaine, afin que les discussions autour du projet prennent un peu d'ampleur et que le Chevalier Noir en animation arrive dans les sujets de discussion. Hélas : on dirait que peu de monde s'est montré présent au rendez-vous, alors que la série a pourtant bien des qualités pour elle... sans être parfaite, évidemment, surtout comparé à l'illustre modèle qu'est Batman : the Animated Series.Alors discutons de Batman : Caped Crusader saison 2, voulez-vous ?Nous avons réussi à trouver le temps de nous réunir en tout petit comité avec l'ami Spleenter pour vous faire cette émission de discussion et débat autour de Batman : Caped Crusader saison 2. On revient sur les faiblesses et points forts de cette saison en abordant tous les épisodes, tout en nous interrogeant si cette série animée est véritablement la vision ultime de Batman que voulait nous donner Bruce Timm. Si le podcast vous plaît, nous avons besoin de vous pour le faire découvrir : soutenez l'émission par vos partages, commentaires, notes sur les plateformes et pourquoi pas en nous aidant sur Tipeee ! On est à 3/4 personne seulement de débloquer un nouveau podcast bonus (sur Street Fighter, en plus !) !Le ProgrammeLe petit point Cocopédia - 03:42La longue discussion sur Batman : Caped Crusader saison 2 - 25:10Soutenez First Print - Votre podcast comics (& BD) préféré sur TipeeeHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Matty in the Morning
Billy's News

Matty in the Morning

Play Episode Listen Later Sep 15, 2026 2:06 Transcription Available


This week's news is a mixed bag, with a dash of sunshine and a whole lot of rain. The speaker takes a look at the latest forecast, which promises a mostly sunny day with highs in the 70s, but also warns of flash flooding in several states. Meanwhile, a local police officer is facing an OUI charge after a car accident on the Cape.The news isn't all bad, though - the movie Practical Magic 2 is a box office hit, taking in $30 million over the weekend. And in the world of sports, the Red Sox are on a roll, with a pitcher throwing an immaculate inning that left everyone in awe. The NFL season is also underway, with several exciting games taking place over the weekend.But amidst all the excitement, there are also concerns about the impact of AI on society. The speaker weighs in on the potential risks and benefits of this rapidly advancing technology. And in other news, the Emmy Awards are tonight on NBC, and the speaker has some exclusive tickets to give away.If you want to hear more about the latest news and the speaker's take on the big stories of the day, tune in to this episode to hear the full discussion.See omnystudio.com/listener for privacy information.

Vlan!
#407 Ce qu'on ne vous dit pas sur l'immigration avec Patrick Weil

Vlan!

Play Episode Listen Later Sep 15, 2026 74:39


Patrick Weil est historien et directeur de recherche émérite au CNRS. Il vient de publier De l'immigration en France chez Grasset, une enquête menée auprès de ceux qui fabriquent vraiment cette politique, préfets, entrepreneurs, élus, associations, et qui ne ressemble à aucun des livres militants qu'on trouve habituellement sur le sujet.C'est la deuxième fois que je le reçois. La première, nous avions parlé de laïcité, et j'avais déjà été frappé par sa façon de désamorcer les sujets brûlants en revenant simplement aux faits et au droit. Cette fois je voulais aller plus loin, et je l'ai poussé volontairement dans tous les sens. J'ai argumenté la peur, j'ai argumenté les mauvais arguments de la gauche, j'ai posé les questions que j'entends régulièrement dès que l'on aborde ces sujets. Parce que l'immigration est probablement le sujet sur lequel je vois le plus de gens intelligents perdre leur capacité à penser.Dans cet épisode, nous parlons de ce que dit réellement le droit du sol, de ce que coûte et rapporte l'immigration, des OQTF, du regroupement familial qui concerne 14 000 personnes par an, de Meloni, de Trump, des contrôles au faciès et du code de l'indigénat. J'ai questionné Patrick sur la seule question qui compte peut-être : est-ce qu'on peut encore mettre les Français d'accord sur ce sujet ?Sa réponse m'a surpris. Et j'ai fini par lui raconter ma propre expérience, celle d'un enfant d'Antillaise à qui on a demandé d'oublier ce qu'il était pour devenir français.Citations marquantes« Les gens croient que le droit du sol, c'est comme si un enfant naît en France d'une mère étrangère, il est français. Jamais. C'est le droit américain. »« 105 millions d'étrangers entrent en France tous les ans pour faire du tourisme. L'immigration irrégulière, c'est moins de 0,2 %. »« Il me dit : je suis islamophobe. Et vingt minutes après : j'ai engagé 500 papiers, ils sont tous musulmans et deux d'entre eux sont géniaux. »« Quand on donne une réponse sans avoir fait la recherche, c'est déjà une idéologie. C'est le produit de la paresse intellectuelle. »« Le vrai sujet, c'est qu'on est dans une histoire commune qu'on ne se raconte pas. Qu'on ne nous a pas racontée. »Idées centrales discutées1. Les idées fausses sont partagées par tout le monde, pas seulement par un camp (05:03)Le droit du sol automatique à la naissance n'existe pas en France. Le regroupement familial n'a pas été créé par Giscard en 1976, il existe depuis qu'il y a de l'immigration organisée. Ces deux erreurs structurent pourtant l'essentiel du débat public.Pourquoi c'est important : on se bat sur un objet qui n'existe pas, et pendant ce temps les vrais dysfonctionnements ne sont pas traités.2. Supprimer le droit du sol déstabiliserait toutes les familles françaises (06:42)Si on supprime le double droit du sol, prouver sa nationalité suppose de remonter une filiation. Registres, paperasse, bureaucratie, pour tout le monde. Une tradition présente en France depuis 1515 disparaîtrait.Pourquoi c'est important : une mesure présentée comme dirigée contre les étrangers frapperait d'abord les Français.3. La complexité des gens n'apparaît jamais dans les sondages (14:16)L'ancien élève de Patrick, chef d'entreprise dans le Sud, se déclare islamophobe et emploie 500 personnes majoritairement musulmanes. À l'inverse, on peut défiler contre l'islamophobie et ne jamais louer son appartement à un sans-papiers.Pourquoi c'est important : c'est exactement ce niveau de réalité que le débat politique efface, et c'est là que l'accord redevient possible.4. L'immigration est un symptôme, pas la cause (65:16)Le niveau scolaire baisse à cause des méthodes d'enseignement. La crise du logement vient de décisions prises au début du premier quinquennat Macron. L'immigration sert de bouc émissaire à un dysfonctionnement général de l'État.Pourquoi c'est important : tant qu'on désigne le symptôme, on ne répare rien.5. On a augmenté l'immigration sans jamais l'annoncer ni l'accompagner (49:53)Plus 50 % entre 2000 et 2025, multiplication par cinq de l'immigration africaine en Bretagne et en Pays de la Loire. Aucune classe supplémentaire, aucune alphabétisation prévue, aucun logement. Les gens qui disent que ça ne va pas ont un peu raison.Pourquoi c'est important : c'est le point où Patrick donne raison à la colère, ce qui rend son propos crédible pour tout le monde.6. Se déclarer universaliste et accepter les contrôles au faciès est intenable (57:37)Le Conseil d'État a qualifié la pratique de racisme systémique. Aucune conséquence n'a suivi. De Blasio à New York et Theresa May en Angleterre ont supprimé les contrôles préventifs.Pourquoi c'est important : Patrick relie explicitement cette pratique au code de l'indigénat, et en fait le point d'entrée d'une vraie politique d'égalité.7. Une politique d'immigration efficace passe par le marché du travail, pas par la police (30:44)Comités départementaux du marché du travail occasionnel, bureaux de recrutement dans les pays d'origine, carte de saisonnier renouvelable sur dix ans, diversification des sources. Et un ministre dédié, qui ne soit pas celui de l'Intérieur.Pourquoi c'est important : c'est la partie programmatique du livre, et elle ne ressemble ni à la gauche ni à la droite.Questions posées dans l'interviewTu es historien. Pourquoi écrire un livre sur l'immigration aujourd'hui ?Est-ce qu'on dit n'importe quoi à gauche comme à droite sur ce sujet ?Quelle est la chose la plus incomprise sur l'immigration en France ?Que se passerait-il concrètement si on supprimait le droit du sol ?Comment expliques-tu qu'un chef d'entreprise se dise islamophobe et emploie 500 musulmans ?Ton objectif, c'est de mettre les gens d'accord sur ce sujet ? C'est possible ?C'est quoi, un immigré ? La définition légale dit-elle la même chose que ce dont les gens parlent ?L'immigration a augmenté de 50 % en vingt-cinq ans. Ce n'est pas la preuve qu'il y a un problème ?Combien ça coûte, l'immigration, et combien ça rapporte ?A-t-on raison d'avoir peur de l'extrême droite quand on voit que Meloni n'a rien changé ?Qu'est-ce qu'on répond aux gens qui ont peur pour des raisons sécuritaires ?C'est quoi, cette histoire commune dont tu dis qu'on ne se la raconte pas ?Est-ce qu'on doit être tributaire toute notre vie du colonialisme ?Concrètement, on fait quoi demain matin ?Références citées dans l'épisodeLivresDe l'immigration en France, Patrick Weil, Grasset, 2026 (02:32)La France qui veut être africaine, cité comme titre d'un collègue historien (41:55)Rapports et textesRapport Weil au gouvernement Jospin sur la politique d'immigration, 1997 (02:32)Loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État, article 31 (70:57)Loi de 1973 sur la nationalité, rapporteur Jean Foyer (43:05)Décision du Conseil d'État sur les contrôles au faciès (57:37)Discours de Clemenceau du jour de l'armistice (53:00)InstitutionsCNRS, OFPRA, INSEE, Défenseur des droits, CESUPersonnalités politiquesMarine Le Pen, Jordan Bardella, Éric Ciotti, François Bayrou, François Ruffin, Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy, Giorgia Meloni, Donald Trump, Bill de Blasio, Theresa May, Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Jean FoyerHistorique et culturelL'Action française et la suppression du droit du sol depuis la fin du XIXe siècle (05:03)Le double droit du sol, décision de 1515 (07:10)La France libre née au Tchad, la 2e DB, la ségrégation exigée par les Américains (40:57)Le film récent sur de Gaulle (23:40)Le code de l'indigénat (60:09)Chiffres clés+50 % d'immigration entre 2000 et 2025, environ 132 000 par an105 millions de touristes étrangers par an, immigration irrégulière estimée à moins de 0,2 %5 à 6 millions de musulmans en France, moins de 10 %, contre 30 % perçus350 000 titres délivrés par an, dont environ 120 000 étudiantsRegroupement familial : 14 000 personnes par an, enfants compris70 % des immigrés en âge de travailler occupent un emploiEnviron 30 % des membres de l'armée, des médecins et des infirmières sont enfants d'immigrésContrôles d'identité à New York : de 800 000 à 11 000 Timestamps clés00:00 — Ce qui vous attendPourquoi j'ai voulu argumenter dans les deux sens, y compris la peur.01:58 — Générique02:32 — Pourquoi un historien écrit sur l'immigration en 2026Trente ans après son premier livre et le rapport Jospin de 1997, Patrick reprend l'enquête. Cette fois pas pour le gouvernement, pour les lecteurs.04:05 — Est-ce qu'on dit n'importe quoi des deux côtés ?Oui. À gauche aussi, par exemple quand on affirme que personne ne viendrait si on ne contrôlait pas les frontières.05:03 — Le droit du sol n'est pas ce que vous croyezL'automaticité à la naissance n'existe pas en France. Ce qui existe, c'est le double droit du sol, à la troisième génération. Et le regroupement familial n'a pas été inventé par Giscard.06:42 — Ce que supprimer le droit du sol ferait vraimentProuver une filiation, des registres, de la paperasse. Une tradition ancrée depuis 1515 qui déstabiliserait toutes les familles françaises.08:06 — La méthode du livre : partir de ce que dit l'extrême droiteLa submersion, l'envahissement. Patrick répond chiffre par chiffre, y compris à Bayrou et aux 70 % de Français qui l'approuvaient.10:07 — Combien de musulmans en France ?Les Français répondent 30 %. La réalité tourne autour de 10 %. Et la laïcité n'a jamais été faite contre les croyants.11:13 — L'homme qui se dit islamophobe et emploie 500 musulmansL'anecdote qui a déclenché le livre, et qui dit tout de la complexité française.14:34 — L'agence du travail occasionnel et l'histoire folle de la rentrée universitairePourquoi déplacer la rentrée au 15 octobre a poussé les viticulteurs vers l'immigration irrégulière.17:49 — Réparer l'ÉtatLa colère des gens qui se sentent oubliés ne parle pas que d'immigration. Elle parle d'un service public qui ne sert plus le public.19:00 — Le Pen, la mère-grand et le grand méchant loupLa fable que Patrick utilise pour décrire le RN d'aujourd'hui.20:08 — Les chiffres ne suffisent pas quand il y a des croyancesMa discussion au Portugal sur les viols, et pourquoi je n'ai pas réussi à convaincre.21:39 — Ce que l'immigration a apporté à la FrancePremier pays d'immigration d'Europe dès la fin du XIXe, une force démographique dans un pays qui déclinait, et les projections de 1945 qui se sont trompées.25:59 — C'est quoi exactement un immigré ?La définition légale, et l'écart avec ce dont les gens parlent réellement.27:52 — L'augmentation de 50 %, preuve d'un problème ?Non : travailleurs, étudiants, régularisations, crises d'asile. Une immigration largement voulue.29:39 — Les OQTF, à quoi elles servent vraimentPourquoi on les délivre à tour de bras en sachant qu'elles ne seront pas exécutées.30:44 — Réguler par le marché du travail plutôt que par la policeL'exemple de Nice, les 40 000 étudiants, et le changement de statut de l'immigré à l'ère de WhatsApp.32:49 — Les saisonniers renouvelables, le modèle MeloniUne carte de dix ans qui n'a de valeur que si on repart. Et pourquoi personne ne viole la règle.34:08 — Meloni n'a rien changé, Trump siL'extrême droite n'est pas une couleur unique. Mais Patrick ne prendrait pas le risque.36:14 — Qui sont réellement ceux qui partentPas les plus pauvres. Les pauvres ne peuvent pas bouger. Souvent les plus diplômés.37:44 — Le droit à l'immobilitéLa notion qui manque au débat : le droit de rester chez soi, de ne pas être persécuté, de vivre dans un pays qui fonctionne.39:52 — Les enfants d'immigrés dans l'armée, les hôpitaux, la policeSi on les enlève, plus rien ne fonctionne.40:45 — L'histoire commune qu'on ne raconte pasLa France libre née au Tchad, l'empire, la décolonisation, et pourquoi tout cela est absent des programmes scolaires.43:05 — Les Africains de la 2e DB et la loi de 1973Un gaulliste qui se souvenait du rôle des Africains dans la Libération, et qui l'a inscrit dans la loi sur la nationalité.44:55 — Quand une réponse sans recherche devient une idéologieLe post-colonialisme comme fake news de la paresse intellectuelle, dans un sens comme dans l'autre.46:39 — Combien coûte l'immigration ?Pourquoi Patrick trouve la question absurde, et ce que ça change de savoir qu'ils arrivent déjà éduqués.49:53 — Le vrai reproche : on n'a rien prévuMultiplication par cinq en Bretagne, zéro classe supplémentaire, zéro logement. Là, les gens ont raison.51:00 — La peur sécuritaire, et l'argument du « not all men »Je prends sa place deux secondes pour retourner l'argument.55:49 — Mon expérience : oublie ce que tu es, et tu seras françaisCe que ma mère antillaise a fait, et pourquoi ça ne marche pas dans la rue.57:37 — Les contrôles au faciès, racisme systémique reconnu, zéro conséquenceDe Blasio, Theresa May, et l'inaction française.60:09 — Le code de l'indigénat n'est pas si loinL'humiliation comme peine publique, et ce qu'elle produit.61:20 — Concrètement, on fait quoi ?Le programme : rentrée au 1er octobre, comités départementaux, bureaux de recrutement, diversification, accueil, formation, explication claire de la laïcité.65:16 — L'immigration comme symptômeÉcole, logement, narcotrafic. À chaque fois, le bouc émissaire plutôt que la réforme.67:39 — Et si laisser frauder coûtait moins cher que traquer la fraude ?Ma question la plus inconfortable, et sa réponse.69:16 — Le regroupement familial, c'est 14 000 personnesLa taille d'une petite ville. Pour un débat national permanent.70:57 — Le voile, la loi de 1905, et ce qui est réellement interditCe n'est pas le signe religieux. C'est la pression. Dans les deux sens.73:15 — À quoi ouvrir, à quoi claquer la porteSa réponse tient en deux phrases. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #207 Comprendre la tension autour de la laïcité avec Patrick Weil (https://audmns.com/oavleuD) #351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 1) avec Antoine Foucher (https://audmns.com/chQnSYy) Vlan #103 Comment passer du rejet des migrants à leur accueil avec Lionel Pourtau (https://audmns.com/QaEGpTn)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

The Howie Carr Radio Network
Sandwich Cop Sidewalk Olympics | 9.14.26 - The Howie Carr Show Hour 1

The Howie Carr Radio Network

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 38:27


Matthew Cotter of Sandwich received an OUI crashing his SUV into a homeowner's driveway. Here's the bodycam footage!See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

The Howie Carr Radio Network
Cape Cod Cop Gets OUI, Blakeman Hits Hochul With Great New Ad Plus John Brennan In Hot Water | 9.14.26 - The Grace Curley Show Hour 2

The Howie Carr Radio Network

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 38:49


The Hyannis News dropped crazy bodycam footage of a cop's OUI arrest, the NY governors race heats up & John Brennan gets hit with a subpoena.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

Matty in the Morning
Billy's News

Matty in the Morning

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 2:06 Transcription Available


This week's news is a mixed bag, with a dash of sunshine and a whole lot of rain. The speaker takes a look at the latest forecast, which promises a mostly sunny day with highs in the 70s, but also warns of flash flooding in several states. Meanwhile, a local police officer is facing an OUI charge after a car accident on the Cape.The news isn't all serious, though - the box office is buzzing with the success of the movie Practical Magic 2, which took in a whopping 30 million over the weekend. And sports fans are abuzz with the start of the NFL season, which kicked off with a bang over the weekend. The speaker also touches on the rising cost of gas and the growing concerns about AI's impact on society.But it's not all about the big picture - the speaker also shares some fun moments from the world of sports, including an impressive performance by a Red Sox pitcher who threw an immaculate inning. And in the world of entertainment, the Emmy Awards are tonight on NBC.If you want to hear more about the latest news and updates from the world of sports and entertainment, tune in to this episode to hear the speaker's take on it all.See omnystudio.com/listener for privacy information.

Basilic
Mener la bataille culturelle, avec Blanche Sabbah

Basilic

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 36:52


Peut-on vraiment changer la société avec un crayon, un collage ou une bande dessinée ? Pour Blanche Sabbah, autrice, illustratrice et militante féministe et écologiste, la réponse est OUI à condition de mener ce qu'elle appelle la « bataille culturelle ». Dans cet épisode enregistré à l'Académie du Climat, Jeane reçoit la créatrice du compte @lanuitremueparis pour explorer une idée : et si les récits, l'art et la pop culture étaient des leviers pour bâtir une société plus juste ?De ses premières indignations d'enfant à son essai La Bataille culturelle (Casterman), Blanche Sabbah raconte comment l'expérience de l'injustice mène à l'engagement. Elle revient sur le concept d'hégémonie culturelle emprunté à Gramsci, sur la place de la joie militante et sur cette conviction que l'utopique n'est souvent que le nom qu'on donne aux idées progressistes avant qu'elles ne se réalisent.L'épisode se conclut sur sa dernière création, La Cité des Dames (Dargaud), une saga d'heroic fantasy féministe qui rend hommage à Christine de Pizan et aux féministes du Moyen-Âge. Une conversation vivante et pleine d'élan pour se rappeler que changer les imaginaires, c'est déjà commencer à changer le monde. Bonne écoute !Ressources : Suivre Blanche sur Instagram : https://www.instagram.com/lanuitremueparis/La Cité des Dames : https://www.dargaud.com/bd/la-cite-des-dames/la-cite-des-dames-le-secret-des-sikah-bda5611640La bataille culturelle : https://www.casterman.com/Bande-dessinee/Catalogue/la-bataille-culturelle/9782203296558Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

PHI3900 Le podcast
Épisode 275 - Tu fais partie du problème !

PHI3900 Le podcast

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 37:25


Et si c'était toi le problème. Oui, oui, même toi! Je sais. C'est choquant. Mais tu feras aussi partie de la solution, non? C'est ce qui importe. Au module 1, nous avons constaté que les problèmes éthiques existent dans l'exercice de la profession. Pour cela, nous avons exploré le cas troublant de Karen Duhamel. Évidemment, des situations aussi graves et navrantes sont rares (et heureusement!). Il pourrait toutefois être tentant de conclure que les problèmes éthiques sont généralement rares. Détrompez-vous! Au contraire, même s'ils sont peut-être de moindre envergure et gravité que le cas auquel a dû faire face Karen Duhamel, les problème éthiques restent nombreux et fréquents. Ils sont, c'est vrai, souvent bien moins graves que les problèmes de corruption et de collusion dépeints devant la Commission Charbonneau, et illustré par le cas Duhamel, mais leurs conséquences sur le système professionnel sont réelles et significatives. En effet, une très petite fraction de ces problèmes sont suffisamment graves pour être détectés, dénoncés et sanctionnés. La majorité de ces problèmes sont difficilement sanctionnables, détectables, dénoncés. Néanmoins, étant donné leur nombre et leur fréquence, le cumul de ces petits comportements légèrement blâmables peut engendrer des problèmes importants dans le système professionnel. Ces problèmes, plus fréquents mais moins graves, font partie du problème plus large qu'est celui auquel tentent de répondre ceux et celles qui ont à cœur les valeurs associées à l'exercice de la profession.  Introduction au Module 3 ! Bonne écoute!

Sur le grill d'Ecotable
#121 - Faut-il imposer une agriculture 100% biologique ? (Procès fictif Palmarès 2026)

Sur le grill d'Ecotable

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 82:28


Cette année au Palmarès 2026, on a décidé de tester un nouveau format pour débattre des enjeux agricoles et environnementaux : celui d'un grand procès fictif. Et pas des moindres: celui de l'agro-industrie. Une véritable joute verbale incarnée et décalée entre avocat·es, grand·es témoins et personnalités du secteur. Le tribunal fictif est composé d'une juge, Kathleen Taieb (Avocate), ainsi que d'avocats (Sofia Bougrine, avocate et Vincent Edin, journaliste), ainsi que de témoins (Henri Godron, Président de Biocoop ; Nicolas Legendre, journaliste d'investigation auteur de Silence dans les champs; Denis Fumery, agriculteur-céréalier en Ile de France et Samuel Rebulard, agronome-chercheur).Le débat a porté sur une question : « Faut-il imposer le 100 % bio en agriculture ? ». Pour découvrir si le public du Palmarès a voté pour le OUI ou pour le NON, on vous souhaite une très bonne écoute ! *** Pour nous soutenir : - Abonnez-vous à notre podcast ; - Donnez votre avis en mettant des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée ; - Parlez d'Écotable et de son podcast autour de vous ; - Allez manger dans nos restaurants vertueux et délicieux ! *** Écotable est une entreprise dont la mission est d'accompagner les acteurs du secteur de la restauration dans leur transition écologique. Elle propose aux restaurateurs une palette d'outils sur la plateforme www.ecotable.fr/proÉcotable possède également un label qui identifie les restaurants écoresponsables dans toute la France sur le site www.ecotable.frRéalisation : Emma ForcadeHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité culture
Pour l'autrice Hemley Boum, «le Cameroun est un pays où il est trop tard pour être pessimiste»

Invité culture

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 8:59


Avec son sixième roman, Nos vies sauvages, l'autrice franco-camerounaise Hemley Boum signe un réquisitoire sur la déliquescence politique et la faillite morale du Cameroun. Roman politique autant que thriller psychologique, Nos vies sauvages est un texte magistral et puissant publié aux éditions Gallimard.    RFI : Nos vies sauvages, c'est le titre de votre sixième roman, et avec ce roman, vous signez un texte qui interroge le désenchantement des peuples. Une radioscopie de la façon dont un pouvoir néfaste peut contaminer une société. Vous parlez du Cameroun, mais la démonstration est universelle. Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument. Est-ce que cette citation résume votre propos ?  Hemley Boum : Évidemment, le pouvoir corrompt les êtres. Mais ce que le pouvoir fait aussi, notamment quand il met les gens dos au mur, c'est que, bien malgré lui, il suscite des solidarités complètement inattendues. Il suscite des actes de courage inattendus aussi.  Des actes de courage, c'est le fait du personnage principal de ce roman, Maître Ndolo Elimbi, jeune avocate brillante et charismatique. Elle s'aperçoit au fil du roman que la corruption née du pouvoir entraîne une corruption morale jusqu'au cœur de sa famille. Est-ce que la faillite morale collective du pays dont vous parlez, le Cameroun, entraîne des faillites individuelles ?  Obligatoirement. Ce pays n'est pas désincarné. Le Cameroun est composé de personnes, d'hommes et de femmes, et la corruption dont on parle concerne ces personnes-là. Bien sûr, la famille est touchée, la façon dont on fait famille, y compris la façon dont on prie, y compris la façon dont on se projette envers les autres, comment on élève ses enfants, comment se pose la question de la morale... Toutes ces questions concernent les gens. Ce n'est pas une histoire désincarnée, ce n'est pas un pays qui s'effondre, ce ne sont pas des frontières qui s'effondrent, ce sont des femmes, des hommes, des histoires individuelles.  Le personnage principal, Maître Ndolo Elimbi, est finalement le seul dans le roman qui n'a pas une part de lâcheté ou une part de noirceur. C'est une sorte de personnage pur et charismatique qui finalement redonne de l'espoir.  Oui, elle a une force qui est aussi une forme d'arrogance et une forme d'aveuglement. Une personne comme Ndolo, parce qu'elle va au bout de cet espoir, parce qu'elle va au bout de cet engagement et parce qu'elle se sent capable de porter cette ambition, va venir faire bouger à l'intérieur du Cameroun des sphères que l'on croyait totalement putréfiées. Elle va venir tout d'un coup faire surgir un espoir que l'on n'attendait plus.  Mais pourquoi elle ? Parce qu'il y a d'autres personnages dans ce roman qui ont tenté finalement de faire bouger les choses, tenté de changer le système. Ils n'y sont pas parvenus, ils ont pris le chemin de l'exil pour certains, ils sont en prison pour d'autres. Pourquoi Ndolo parvient-elle à réussir ? Elle ne réussit pas forcément. Le roman s'ouvre avec l'emprisonnement de Ndolo Elimbi et se ferme avec encore l'emprisonnement de Ndolo Elimbi. Donc, c'est juste un temps long qui est développé, et durant lequel il se produit beaucoup de choses. Ndolo se jette dans la bataille corps et âme, et parce qu'elle se jette dans la bataille corps et âme, des personnes qui ne s'étaient jamais battues ou qui n'avaient jamais envisagé éventuellement d'y aller décident de le faire. Mais avant Ndolo, des générations de personnes se sont battues pour faire tomber ce pouvoir. J'appelle le Cameroun aussi le pays des révolutions avortées. Ça vient de là.  On pourrait désespérer aujourd'hui en voyant le Cameroun et en se disant que toutes ces révolutions ont avorté. Votre personnage redonne finalement de l'espoir à ceux qui n'en ont plus.  Oui. Ce qui provoque la révolte et ce qui provoque la rébellion, la colère ou le désir de faire changer les choses est toujours là. Et tant que ce sera là, l'énergie de faire bouger les choses existera toujours.  Il y aura toujours des hommes ou des femmes qui résisteront.  Bien sûr, il y aura toujours des femmes et des hommes qui tenteront une perspective que l'on n'a pas explorée. Il y aura toujours un espoir qui se lèvera. On ne sait pas d'où viendra l'étincelle, mais la possibilité de l'étincelle existe totalement. Le Cameroun, c'est un pays où, de toutes façons, il est beaucoup trop tard pour être pessimiste.  Justement, ce pays que vous décrivez, le Cameroun, vous le faites d'une façon très intéressante dans l'ouvrage, vous le faites de façon chorale. C'est-à-dire qu'on entend les personnages parler les uns après les autres, ce qui donne un effet démultiplicateur, un effet kaléidoscopique. On voit la société sous toutes ses facettes. Ça vous est venu tout de suite ce style de roman choral ? C'est ce qu'il fallait pour décrire cette situation ?  J'aime beaucoup écrire comme ça. Ce n'est pas le premier roman choral que j'écris. J'aime écrire sous diverses perspectives parce que je pense que, comme une palette, petit à petit, en mettant en résonance et en conversation les différentes perspectives, on arrive à avoir une vision, si ce n'est juste, en tout cas la plus juste possible. Et je pense que c'est aussi une complicité entre le lecteur et moi en tant qu'écrivain. Finalement, je lui donne suffisamment d'éléments pour qu'il soit toujours un tantinet en avance par rapport aux personnages. On a presque l'impression, en lisant ce roman, que c'est un travail journalistique. Est-ce qu'il vous a fallu beaucoup de recherches, beaucoup de temps de travail sur la matière pour comprendre et pour saisir l'ampleur de ce Cameroun en putréfaction ? Il y a des moments historiques vrais – quand je parle de 1990, de 2008, 2002, 2018, quand je parle de périodes d'élections ou de périodes de révolte, c'est totalement vrai, historique et traçable. Donc, dans ces moments-là, ce que j'en dis est vrai. Après, c'est un roman. Certes, j'ai besoin d'énormément d'informations pour être le plus juste encore une fois dans ce que j'écris, mais ce que j'aime par-dessus tout, c'est la liberté absolue qu'offre la fiction. Les personnages que j'invente, les situations que je mets en scène et la façon dont je vais raconter une histoire. Car ce n'est pas le réel, ce n'est pas du journalisme, ce n'est pas de l'histoire, c'est du roman. Purement du roman. Mais un roman ancré dans le réel.  Totalement ancré dans le réel.  Est-ce que vous pensez que votre livre pourra être lu et distribué au Cameroun ?  Je l'espère bien, oui. Je sais aussi que les Camerounais trouveront le chemin vers ce livre.  Il y a quand même des phrases saisissantes et qui pourraient faire frémir ceux qui vous imaginent demain rentrer au Cameroun. « La corruption était pire que la torture ou le bannissement, elle vous atteignait à l'endroit de votre espace intime. Biya ne tuait que rarement ses opposants, il se contentait d'en faire des êtres avides, petits et purs. »  Oui, ça me semble le cœur même de la façon dont ce pouvoir agit sur les gens.  C'est aussi un roman féministe, puisque dans ce roman, les hommes sont soit lâches, soit défaillants, soit mauvais. Les femmes le sont aussi, mais elles se ressaisissent. Est-ce que vous avez la conviction que les femmes ont la capacité de remettre les choses sur de bons rails ou du moins que les hommes pourraient peut-être les écouter davantage ? Ce n'est pas très juste de décrire les hommes comme vous les décrivez, je pense qu'ils ont quand même leur place. Ils ne sont pas tous à jeter. Mais il n'empêche que quand même, le pouvoir est extrêmement patriarcal. Le pouvoir appartient aux hommes et si je parle du pouvoir, c'est de cela dont je parle. Et je pense aussi que la place que je donne aux femmes dans ce roman, c'est vraiment une place en tant que « sujet », en tant que personnes capables d'intervenir dans la société pour le meilleur et pour le pire. Pas forcément parce qu'elles sont connectées, pas forcément en tant que mère, en tant que sœur ou en tant qu'épouse, mais en tant que citoyennes. Et ce sont des femmes comme ça que j'ai décrites. Et ce sont surtout des femmes comme ça que j'ai dans mon entourage, des femmes qui sont profondément investies pour le meilleur et pour le pire, ce qui m'exempte d'en faire des femmes parfaites. Il y a un enseignement dans ce livre, c'est l'enseignement selon lequel il faut accepter son héritage, en porter le poids qu'il soit positif ou négatif. Les sociétés en général, dites-vous, doivent accepter de vivre avec le legs du passé. Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre ? À un moment, il faut accepter ce qui a été, en prendre acte pour avoir l'élan d'autre chose, parce que sinon, on ressasse le passé, on le rejette, on le critique, on n'avance pas. Et ensuite, à partir de là, construire ce qu'il y a à construire. Il y a un présent à vivre.  Il y a un présent à vivre, un avenir à construire… et vous êtes profondément optimiste.  En fait, j'espère que cela s'entend dans le livre, l'Afrique est la partie du monde pour laquelle je suis le plus optimiste.  À écouter dans En sol majeurLe Cameroun en noir et blanc d'Hemley Boum

Invité Culture
Pour l'autrice Hemley Boum, «le Cameroun est un pays où il est trop tard pour être pessimiste»

Invité Culture

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 8:59


Avec son sixième roman, Nos vies sauvages, l'autrice franco-camerounaise Hemley Boum signe un réquisitoire sur la déliquescence politique et la faillite morale du Cameroun. Roman politique autant que thriller psychologique, Nos vies sauvages est un texte magistral et puissant publié aux éditions Gallimard.    RFI : Nos vies sauvages, c'est le titre de votre sixième roman, et avec ce roman, vous signez un texte qui interroge le désenchantement des peuples. Une radioscopie de la façon dont un pouvoir néfaste peut contaminer une société. Vous parlez du Cameroun, mais la démonstration est universelle. Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument. Est-ce que cette citation résume votre propos ?  Hemley Boum : Évidemment, le pouvoir corrompt les êtres. Mais ce que le pouvoir fait aussi, notamment quand il met les gens dos au mur, c'est que, bien malgré lui, il suscite des solidarités complètement inattendues. Il suscite des actes de courage inattendus aussi.  Des actes de courage, c'est le fait du personnage principal de ce roman, Maître Ndolo Elimbi, jeune avocate brillante et charismatique. Elle s'aperçoit au fil du roman que la corruption née du pouvoir entraîne une corruption morale jusqu'au cœur de sa famille. Est-ce que la faillite morale collective du pays dont vous parlez, le Cameroun, entraîne des faillites individuelles ?  Obligatoirement. Ce pays n'est pas désincarné. Le Cameroun est composé de personnes, d'hommes et de femmes, et la corruption dont on parle concerne ces personnes-là. Bien sûr, la famille est touchée, la façon dont on fait famille, y compris la façon dont on prie, y compris la façon dont on se projette envers les autres, comment on élève ses enfants, comment se pose la question de la morale... Toutes ces questions concernent les gens. Ce n'est pas une histoire désincarnée, ce n'est pas un pays qui s'effondre, ce ne sont pas des frontières qui s'effondrent, ce sont des femmes, des hommes, des histoires individuelles.  Le personnage principal, Maître Ndolo Elimbi, est finalement le seul dans le roman qui n'a pas une part de lâcheté ou une part de noirceur. C'est une sorte de personnage pur et charismatique qui finalement redonne de l'espoir.  Oui, elle a une force qui est aussi une forme d'arrogance et une forme d'aveuglement. Une personne comme Ndolo, parce qu'elle va au bout de cet espoir, parce qu'elle va au bout de cet engagement et parce qu'elle se sent capable de porter cette ambition, va venir faire bouger à l'intérieur du Cameroun des sphères que l'on croyait totalement putréfiées. Elle va venir tout d'un coup faire surgir un espoir que l'on n'attendait plus.  Mais pourquoi elle ? Parce qu'il y a d'autres personnages dans ce roman qui ont tenté finalement de faire bouger les choses, tenté de changer le système. Ils n'y sont pas parvenus, ils ont pris le chemin de l'exil pour certains, ils sont en prison pour d'autres. Pourquoi Ndolo parvient-elle à réussir ? Elle ne réussit pas forcément. Le roman s'ouvre avec l'emprisonnement de Ndolo Elimbi et se ferme avec encore l'emprisonnement de Ndolo Elimbi. Donc, c'est juste un temps long qui est développé, et durant lequel il se produit beaucoup de choses. Ndolo se jette dans la bataille corps et âme, et parce qu'elle se jette dans la bataille corps et âme, des personnes qui ne s'étaient jamais battues ou qui n'avaient jamais envisagé éventuellement d'y aller décident de le faire. Mais avant Ndolo, des générations de personnes se sont battues pour faire tomber ce pouvoir. J'appelle le Cameroun aussi le pays des révolutions avortées. Ça vient de là.  On pourrait désespérer aujourd'hui en voyant le Cameroun et en se disant que toutes ces révolutions ont avorté. Votre personnage redonne finalement de l'espoir à ceux qui n'en ont plus.  Oui. Ce qui provoque la révolte et ce qui provoque la rébellion, la colère ou le désir de faire changer les choses est toujours là. Et tant que ce sera là, l'énergie de faire bouger les choses existera toujours.  Il y aura toujours des hommes ou des femmes qui résisteront.  Bien sûr, il y aura toujours des femmes et des hommes qui tenteront une perspective que l'on n'a pas explorée. Il y aura toujours un espoir qui se lèvera. On ne sait pas d'où viendra l'étincelle, mais la possibilité de l'étincelle existe totalement. Le Cameroun, c'est un pays où, de toutes façons, il est beaucoup trop tard pour être pessimiste.  Justement, ce pays que vous décrivez, le Cameroun, vous le faites d'une façon très intéressante dans l'ouvrage, vous le faites de façon chorale. C'est-à-dire qu'on entend les personnages parler les uns après les autres, ce qui donne un effet démultiplicateur, un effet kaléidoscopique. On voit la société sous toutes ses facettes. Ça vous est venu tout de suite ce style de roman choral ? C'est ce qu'il fallait pour décrire cette situation ?  J'aime beaucoup écrire comme ça. Ce n'est pas le premier roman choral que j'écris. J'aime écrire sous diverses perspectives parce que je pense que, comme une palette, petit à petit, en mettant en résonance et en conversation les différentes perspectives, on arrive à avoir une vision, si ce n'est juste, en tout cas la plus juste possible. Et je pense que c'est aussi une complicité entre le lecteur et moi en tant qu'écrivain. Finalement, je lui donne suffisamment d'éléments pour qu'il soit toujours un tantinet en avance par rapport aux personnages. On a presque l'impression, en lisant ce roman, que c'est un travail journalistique. Est-ce qu'il vous a fallu beaucoup de recherches, beaucoup de temps de travail sur la matière pour comprendre et pour saisir l'ampleur de ce Cameroun en putréfaction ? Il y a des moments historiques vrais – quand je parle de 1990, de 2008, 2002, 2018, quand je parle de périodes d'élections ou de périodes de révolte, c'est totalement vrai, historique et traçable. Donc, dans ces moments-là, ce que j'en dis est vrai. Après, c'est un roman. Certes, j'ai besoin d'énormément d'informations pour être le plus juste encore une fois dans ce que j'écris, mais ce que j'aime par-dessus tout, c'est la liberté absolue qu'offre la fiction. Les personnages que j'invente, les situations que je mets en scène et la façon dont je vais raconter une histoire. Car ce n'est pas le réel, ce n'est pas du journalisme, ce n'est pas de l'histoire, c'est du roman. Purement du roman. Mais un roman ancré dans le réel.  Totalement ancré dans le réel.  Est-ce que vous pensez que votre livre pourra être lu et distribué au Cameroun ?  Je l'espère bien, oui. Je sais aussi que les Camerounais trouveront le chemin vers ce livre.  Il y a quand même des phrases saisissantes et qui pourraient faire frémir ceux qui vous imaginent demain rentrer au Cameroun. « La corruption était pire que la torture ou le bannissement, elle vous atteignait à l'endroit de votre espace intime. Biya ne tuait que rarement ses opposants, il se contentait d'en faire des êtres avides, petits et purs. »  Oui, ça me semble le cœur même de la façon dont ce pouvoir agit sur les gens.  C'est aussi un roman féministe, puisque dans ce roman, les hommes sont soit lâches, soit défaillants, soit mauvais. Les femmes le sont aussi, mais elles se ressaisissent. Est-ce que vous avez la conviction que les femmes ont la capacité de remettre les choses sur de bons rails ou du moins que les hommes pourraient peut-être les écouter davantage ? Ce n'est pas très juste de décrire les hommes comme vous les décrivez, je pense qu'ils ont quand même leur place. Ils ne sont pas tous à jeter. Mais il n'empêche que quand même, le pouvoir est extrêmement patriarcal. Le pouvoir appartient aux hommes et si je parle du pouvoir, c'est de cela dont je parle. Et je pense aussi que la place que je donne aux femmes dans ce roman, c'est vraiment une place en tant que « sujet », en tant que personnes capables d'intervenir dans la société pour le meilleur et pour le pire. Pas forcément parce qu'elles sont connectées, pas forcément en tant que mère, en tant que sœur ou en tant qu'épouse, mais en tant que citoyennes. Et ce sont des femmes comme ça que j'ai décrites. Et ce sont surtout des femmes comme ça que j'ai dans mon entourage, des femmes qui sont profondément investies pour le meilleur et pour le pire, ce qui m'exempte d'en faire des femmes parfaites. Il y a un enseignement dans ce livre, c'est l'enseignement selon lequel il faut accepter son héritage, en porter le poids qu'il soit positif ou négatif. Les sociétés en général, dites-vous, doivent accepter de vivre avec le legs du passé. Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre ? À un moment, il faut accepter ce qui a été, en prendre acte pour avoir l'élan d'autre chose, parce que sinon, on ressasse le passé, on le rejette, on le critique, on n'avance pas. Et ensuite, à partir de là, construire ce qu'il y a à construire. Il y a un présent à vivre.  Il y a un présent à vivre, un avenir à construire… et vous êtes profondément optimiste.  En fait, j'espère que cela s'entend dans le livre, l'Afrique est la partie du monde pour laquelle je suis le plus optimiste.  À écouter dans En sol majeurLe Cameroun en noir et blanc d'Hemley Boum

Grand bien vous fasse !
Pauvre petite chose qui respire…

Grand bien vous fasse !

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 4:02


durée : 00:04:02 - Grand bien vous fasse ! - Le pas de côté du jour ? Christophe André vous parle ce matin du côté terrifiant de la respiration ! Oui, vous avez bien lu : terrifiant. Mais rassurez-vous, ça finira bien… - équipe : Christophe André Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Choses à Savoir
Pourquoi croyons-nous à l'impossible au cinéma ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 2:00


Lorsque vous regardez Superman voler dans le ciel, vous savez parfaitement qu'un être humain ne peut pas voler. Pourtant, pendant deux heures, cette impossibilité ne vous empêche pas de suivre l'histoire, de vous inquiéter pour le héros ou d'être ému par ce qui lui arrive.Votre cerveau l'accepte provisoirement. Et ce mécanisme porte un nom: la « suspension consentie de l'incrédulité ». Oui ! Je vous explique.D'abord, sachez que l'expression vient du poète anglais Samuel Taylor Coleridge. En 1817, il évoque cette « willing suspension of disbelief ». Et l'idée est assez simple. Pour profiter d'une œuvre de fiction, nous acceptons temporairement de mettre de côté notre scepticisme face à certains éléments irréalistes ou impossibles. Nous savons que ce que nous voyons ou lisons est inventé, mais nous acceptons de jouer le jeu.Mais cette suspension de l'incrédulité a des limites.En effet une fiction peut être totalement fantastique mais elle doit respecter ses propres règles. Imaginons qu'un roman explique pendant 300 pages que les sorciers ne peuvent devenir invisibles qu'en utilisant une cape magique. Puis, à la dernière page, le héros devient soudainement invisible simplement parce qu'il le souhaite, sans aucune explication.Le lecteur risque alors de se dire que cela n'a aucun sens. Curieusement, le problème n'est pas que l'invisibilité soit impossible dans la réalité. Le lecteur avait déjà accepté cette impossibilité. Le problème est que l'histoire vient de violer les règles qu'elle avait elle-même établies.C'est pourquoi la cohérence est souvent plus importante que le réalisme.Notre cerveau est ainsi capable de maintenir simultanément deux niveaux de compréhension : nous savons qu'une histoire est fictive tout en réagissant émotionnellement comme si ses événements avaient une importance réelle. et voilà pourquoi nous pouvons pleurer devant la mort d'un personnage dont nous savons parfaitement qu'il n'a jamais existé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
«En Centrafrique, il n'y aura pas de paix durable sans un dialogue inclusif», affirme Catherine Samba Panza

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 9:06


« En Centrafrique, il n'y aura pas de paix durable sans un dialogue permanent et inclusif entre toutes les parties au conflit », affirme l'ancienne présidente Catherine Samba Panza, qui a conduit avec succès une médiation, de 2014 à 2016, pour mettre fin à la guerre civile de l'époque. Vendredi dernier, l'ancienne cheffe de l'État centrafricain était l'invitée à Paris de la seconde édition de la Fabrique de la diplomatie, organisée par le Quai d'Orsay et la Sorbonne nouvelle. Elle était accompagnée de Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, le cardinal-archevêque de Bangui. Tous deux ont répondu aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Catherine Samba-Panza, pourquoi dites-vous qu'une paix négociée au sommet ne sert à rien si la population ne se l'est pas appropriée ? Vous pensez notamment au conflit actuel dans les Grands Lacs et dans l'est de la RDC, où vous êtes impliquée au nom de l'Union africaine ? Catherine Samba-Panza : Oui, par exemple, tout à fait. Dans le cadre de ma mission de facilitateur, je me bats justement pour que les accords signés à Washington, à Doha, soient vraiment disséminés, pour que les populations puissent être au courant. Qu'est-ce qui a été décidé dans ces accords ? Comment ils vont être mis en œuvre et dans l'intérêt de qui ? Il est important qu'il y ait des relais en faveur des populations. Mais concrètement, comment les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu peuvent-elles s'approprier l'accord de Washington du mois de décembre dernier ? Catherine Samba-Panza : Nous avons prévu, dans le cadre de nos missions de facilitateur, d'avoir des consultations au niveau de Kinshasa, mais également d'avoir des consultations éclatées dans l'est de la République démocratique du Congo, notamment à Goma, à Bukavu, dans l'Ituri, etc. Nous avons prévu des missions de terrain. Mais, en dehors des missions de terrain, il y a des relais de la société civile, il y a également les confessions religieuses, les chefs coutumiers, les femmes, les jeunes qui peuvent faire connaître le contenu de ces accords par les populations. Pourquoi dites-vous que les femmes sont exclues de beaucoup de négociations de paix ? Catherine Samba-Panza : Vous savez, quand on regarde les statistiques de l'ONU, des organisations régionales, il y a très peu de femmes qui sont à un certain niveau des processus de paix au niveau formel. Mais les femmes sont présentes dans les processus de paix au niveau local. Ce sont les femmes qui mènent le travail de terrain. Ce sont les femmes qui mènent le travail de médiation avec les groupes armés. Elles sont exclues au niveau formel des processus de médiation, mais elles sont là. Un accord est plus durable si les femmes se l'approprient ? Catherine Samba-Panza : Exactement. Toutes les études du monde sont unanimes : un accord n'est durable que si les femmes ou les communautés concernées ou affectées par le conflit sont impliquées. Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, vous êtes également présent à cette Fabrique de la diplomatie à Paris, parce que vous êtes aussi un homme de paix, notamment en Centrafrique. Nous sommes donc à côté de la présidente Catherine Samba-Panza. Peut-on dire qu'entre 2014 et la présidentielle de 2016, quand elle a présidé la RCA, elle a conduit l'un des rares processus de paix qui a abouti à quelque chose de concret ? Dieudonné Nzapalainga : On peut le dire parce que nous étions à une étape charnière, marquée par une crise où la violence était au sommet. Il a fallu baisser les tensions. Il fallait apaiser les cœurs, faire converger les énergies, mobiliser les gens et leur indiquer une vision commune, aller aux élections. Pendant deux ans, ce travail a été fait de manière méthodique, courageuse, avec abnégation et détermination. Nous avons vu le résultat puisque nous sommes allés aux élections comme si on était dans un pays civilisé, sans tirer un coup de fusil. Les gens étaient alignés les uns derrière les autres. Ils ont voté au premier tour, voire au deuxième tour. Et moi, j'avais les larmes en voyant cette situation. Oui, il est possible que, si les hommes se fixent un destin commun, ils se l'approprient. Ils peuvent aussi tenir des paris. Et on l'a tenu en 2016. Je crois que le pape a aussi un petit peu aidé, puisque le pape François a visité Bangui un mois avant le premier tour de la présidentielle. Catherine Samba-Panza a-t-elle des qualités de médiatrice particulière qui font que des fois ça marche, des fois ça ne marche pas ? Dieudonné Nzapalainga : Mais nous sommes allés à la présidence. La présidente avait parlé et le pape a parlé. Le pape a encouragé tout le parterre des hommes et des femmes politiques à pouvoir transcender leur situation pour dire qu'il est temps de nous unir. Madame la présidente, quel est le message que vous avez retenu de votre rencontre avec le pape en ce jour de novembre 2015 ? Catherine Samba-Panza : Comme vous l'avez dit, la visite du pape en Centrafrique a été pour beaucoup dans l'apaisement des cœurs. Le pape nous a encouragés à travers son partage de paroles de paix. Les Centrafricains, de manière unanime, ont accueilli les messages de paix qui ont été apportés par le pape. Nous avons bénéficié d'une période exceptionnelle avec l'ouverture de la Porte Sainte à Bangui. Tout cela a apporté une certaine cohésion, une certaine réconciliation nationale. Il y a le pape, mais il y a votre propre action. Avec le recul, aujourd'hui, quel est, à votre avis, la principale qualité d'une médiatrice ? Catherine Samba-Panza : Beaucoup d'écoute, beaucoup de disponibilité. Avoir une vision et avoir la volonté de la paix et de la réconciliation nationale. Sans écoute, on ne peut pas savoir ce que l'autre attend de vous. Sans dialogue, on ne peut pas non plus échanger sur les questions essentielles qui divisent. Il est important de dialoguer, d'avoir un consensus sur la plupart des grandes décisions à prendre. C'est ce que j'ai fait pendant la transition, encouragée d'ailleurs par la Charte constitutionnelle de transition qui a prévu toutes ces étapes dans ses textes. Il y a eu en effet ce moment exceptionnel dans l'histoire de la Centrafrique, cette élection de 2016 gagnée par Faustin-Archange Touadéra. Et puis, quatre ans plus tard, votre pays a replongé dans la guerre civile avec la rébellion de François Bozizé et l'arrivée des troupes russes. Est-ce un cycle infernal ? Catherine Samba-Panza : Ce n'est pas un cycle infernal, mais je pense qu'après la transition et surtout les grandes orientations qui ont été apportées par le Pacte de paix et de réconciliation, il fallait consolider les acquis de la transition. C'était important. Le Pacte de réconciliation, qui a été adopté lors du Forum national de Bangui, avait tracé les grandes lignes de la conduite du pays pour les dix prochaines années. Les recommandations du Forum national de Bangui devaient constituer la base de toutes les décisions durant les dix prochaines années. C'était le cadre idéal de référence en termes de réconciliation nationale, en termes de développement économique pour la paix et la cohésion nationale. Malheureusement, nous n'avons pas su consolider les acquis du Forum national de Bangui et, évidemment, nous sommes retombés dans le cycle que vous appelez infernal. Aujourd'hui, beaucoup pensent que, sans l'intervention de troupes étrangères, il ne peut pas y avoir de paix en République centrafricaine. Que leur répondez-vous ? Catherine Samba-Panza : Les Centrafricains, fondamentalement, veulent la paix et ont confiance dans leur capacité de ramener la paix, de s'unir et de travailler pour le développement de leur pays. Il suffit de leur faire confiance. Mais il suffit également de créer la confiance à tous les niveaux : au niveau des partenaires, au niveau des investisseurs, mais surtout au niveau des Centrafricains eux-mêmes. Si on crée la confiance et que l'on ramène les Centrafricains autour d'une table pour un dialogue inclusif qui prenne en compte toutes leurs préoccupations et les propositions de sortie de crise, nous pouvons y arriver. Donc refaire la conférence de Khartoum. Que faut-il faire pour ramener la paix ? Catherine Samba-Panza : Nous n'avons pas besoin de refaire la conférence de Khartoum. Vous savez, il y a eu le dialogue politique inclusif qui s'est tenu il y a quelques années. Vous savez quelles sont les décisions qui en sont issues ? Les participants ont tout renvoyé aux recommandations du Forum national de Bangui. On dit que ce n'était pas la peine de perdre du temps à élaborer d'autres recommandations, alors que nous avons une foultitude de recommandations dans les tiroirs du pays. Je pense qu'on peut envisager cela autrement. Un dialogue permanent, une concertation permanente permettent déjà d'être en contact avec toutes les parties, tous les antagonistes de la crise, et d'essayer de trouver une solution commune à notre situation difficile. De ce point de vue, le pouvoir actuel ne fait pas assez pour le dialogue ? Catherine Samba-Panza : Nous constatons qu'il y a beaucoup de demandes pour un dialogue réel, inclusif. Il y a beaucoup de demandes à ce niveau. Maintenant, il appartient aux autorités légalement mises en place de voir dans quelle direction s'orienter pour un retour réel à la paix et à la relance économique du pays. Vous avez dit, dans votre discours ce vendredi à Paris, que vous pensiez que la France avait un rôle à jouer dans les conflits militaires en Afrique. Quel rôle la France peut-elle jouer ? Catherine Samba-Panza : Quand je parle de la France, il n'y a pas que la France, il y a toute l'Union européenne derrière. Vous savez, sans la communauté internationale, sans la France, sans l'Union européenne, notre sortie de crise en 2016 en République centrafricaine ne serait pas allé loin. On a besoin de la communauté internationale. On a besoin des partenaires comme la France pour nous appuyer dans notre démarche stratégique de sortie de crise en termes financiers, en termes d'appui logistique, en termes également de soutien économique. Cela est très important. Nous sommes dans un monde interconnecté et nous avons besoin des uns et des autres pour pouvoir avancer. À lire aussiRDC: devant ses partenaires régionaux, Félix Tshisekedi expose sa stratégie sécuritaire

Multiplayer Gaming Podcast
[DEEP DIVE] Clair Obscur: Expedition 33 [REMASTERED] - Gaming Podcast

Multiplayer Gaming Podcast

Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 76:04


Gaming Hosts Josh, Ryan, and John are taking a deep dive into one of the most talked-about titles of the year - Clair Obscur: Expedition 33. With its striking art style, deep story, and interesting spin on combat mechanics, this is one of the most unique gaming experiences in a long time. Does it live up to expectations? And more importantly—will this be the game that finally converts Ryan to the glory of turn-based combat? Tune in for our honest breakdown of why Expedition 33, and decide for yourself: Oui or Non! Thanks to our MYTHIC Supporters: Redletter, Disratory, Ol' Jake, Gaius, Jigglepuf, Phelps, Bobby S, NorwegianGreaser, Dettmarp and NightWizard63   Thanks to our Legendary Supporters: Milkman, Drewsky, Jigglepuf and BadGam3rDad   Connect with the show: Support us on Patreon: ⁠patreon.com/videogamerspod⁠ Join our Gaming Community: https://discord.gg/h2cHKAvSmu Follow us on Instagram:⁠ https://www.instagram.com/videogamerspod/⁠  Follow us on TikTok: https://www.tiktok.com/@videogamerspod Follow us on X:⁠ https://twitter.com/VideoGamersPod⁠  Subscribe to us on YouTube: https://www.youtube.com/@VideoGamersPod     Visit us on the web:⁠https://videogamerspod.com/⁠ Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Invité Afrique
RDC: «Si notre peuple le décide, on va changer la Constitution», affirme le Premier vice-président de l'Assemblée nationale

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 10:55


En RDC, le changement ou non de Constitution est au cœur d'une vive polémique entre le pouvoir et l'opposition, car une nouvelle loi fondamentale permettrait au président Félix Tshisekedi de briguer en 2028 un troisième mandat. Aujourd'hui, sur RFI, le Premier vice-président de l'Assemblée nationale, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, déclare que le peuple congolais va être bientôt consulté sur ce point. Pour ce faire, une nouvelle loi va passer en septembre afin de pouvoir organiser un référendum constitutionnel. De passage à Paris, le numéro deux de l'Assemblée congolaise répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Les rebelles du M23 ne pourront pas participer en tant que composante politique au futur dialogue national, a déclaré le président Félix Tshisekedi. Mais à quoi va servir ce dialogue s'il ne peut pas ramener la paix au Congo ? Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu : Les rebelles du M23 ne sont pas une composante politique. C'est une composante militaire associée à un État étranger qui agresse le Congo. Il y a pour cela un cadre international issu des résolutions du Conseil de sécurité qui a été établi et qui a conduit à l'accord de Washington, mais aussi aux discussions qui se déroulent à Doha. Donc, on ne peut pas aller autour d'une table républicaine, Kalachnikov en main, pour l'utiliser comme moyen de chantage, parce que le dialogue, on le veut républicain. Est-ce que le premier but d'un dialogue politique, c'est tout de même pas de ramener la paix dans votre pays ? Oui, mais le débat est de savoir s'il est rationnel de tenir un dialogue républicain, un dialogue politique avec une Kalachnikov en main. C'est la question qui se pose. Il est exclu que l'on vienne s'asseoir armes en main à la table républicaine pour tenter de convertir une brutalité, une sauvagerie en une légitimité politique. Une autre composante politique est exclue du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi, c'est le FCC de l'ancien président Joseph Kabila, lui-même condamné à mort il y a un an pour trahison. Mais le FCC, par la voix de Marie-Ange Mushobekwa, réplique qu'il ne fait pas partie de la rébellion du M23 et qu'il n'a jamais pris les armes. Il faut faire la part des choses. Une chose est vraie, c'est que, parmi ces individus, il y a une grande partie qui s'affiche très clairement avec le Rwanda et la rébellion, en l'occurrence le chef du FCC lui-même, Joseph Kabila. Il est clair que, parce qu'il est dans cette posture, il ne pourra pas participer au dialogue républicain. Mais s'ils sont de ces personnes qui savent être capables de se désolidariser de cette pratique, de ce recours récurrent aux armes pour revendiquer ce qu'ils estiment être de droit, alors bien évidemment, ils peuvent être invités. Concernant la condamnation à mort par contumace de Joseph Kabila l'an dernier, une mesure de clémence peut-elle être envisagée au titre des gestes de décrispation que pourrait prendre le président ? Nous sommes en pleine découverte des fosses communes à Uvira et dans tous les territoires que le M23 avec Joseph Kabila ont fréquentés. Ce n'est pas dans ces conditions et comme cela que les choses vont être réglées. Ce n'est pas en se comportant ainsi que la paix va revenir au Congo. Donc, pas de mesure de clémence envisagée pour Joseph Kabila ? J'imagine que c'est l'une des insultes que nous ne devons plus continuer d'administrer à la mémoire de nos morts. Et les leaders du FCC qui sont en prison depuis l'an dernier : Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary, Dunia Kilanga et plusieurs autres. Ne serait-il pas temps de faire un geste à leur égard ? Je crois qu'un geste a été posé parce que j'ai appris qu'ils ont été placés devant le parquet qui les poursuit pour des faits que j'ignore, bien évidemment. C'est la meilleure des choses qu'un prévenu puisse avoir, celle de se présenter devant un juge qui va l'entendre. C'est de cette façon qu'il faut trouver une solution au problème. Au lendemain de l'adresse à la nation du président Félix Tshisekedi, l'opposition de la coalition C64 a dit qu'elle n'irait pas au dialogue national dans les conditions proposées par le pouvoir. Un compromis est-il possible ? Faut-il que je vous explique que le dialogue n'est pas une institution au Congo ? Il n'y a pas dans notre constitution une institution qui s'appelle dialogue. Si un dialogue est convoqué, il faut le situer dans les compétences du président de la République, agissant comme chef de l'État, parce qu'il est le garant du bon fonctionnement des institutions, mais aussi l'arbitre. C'est de cette façon qu'il appartient à lui seul, l'arbitre, de définir les conditions de déroulement d'un dialogue, et non à l'opposition, à ceux qui ont perdu les élections, de venir fixer leurs conditions. L'une des causes de la grande méfiance de l'opposition à l'égard de ce dialogue national, c'est la volonté de nombreux cadres de la majorité de changer la Constitution pour permettre à Félix Tshisekedi de briguer en 2028 un troisième mandat. Où en êtes-vous de ce projet ? Cette volonté qui peut être exprimée est un droit pour tout Congolais d'imaginer que son texte fondamental peut être changé. Changer la Constitution ou la modifier, c'est une fonctionnalité souveraine de tout peuple qui se gouverne. Il s'agira de voir si, au moment venu, cette décision sera prise. Il appartiendra au seul peuple congolais de décider s'il change sa constitution ou pas, comme cela s'est fait ici en France et ailleurs. Nous pensons que ce n'est pas pour cela que l'opposition tente de boycotter le dialogue. Vous savez pourquoi l'opposition tente de boycotter le dialogue ? Parce que le porte-parole de l'opposition, Jean-Marc Kabund, vous l'avez écouté – pas seulement lui, tous les leaders de l'opposition –, ont fait savoir que le dialogue avait pour finalité de partager le pouvoir et de leur permettre d'entrer dans les institutions. Le fait que le président Félix Tshisekedi ait fermé cette porte en disant que le dialogue n'avait pas pour rôle de remettre en question des institutions républicaines et démocratiquement élues les a refroidis. Comment pouvez-vous imaginer que des personnes qui sont allées aux élections, j'en connais qui ont concouru avec moi dans ma circonscription, qui n'ont pas atteint 1 000 voix, viennent prétendre qu'elles doivent accéder aux fonctions du gouvernement, tout simplement parce qu'elles ont parlé sur une chaîne de télévision, et cela au détriment de notre peuple ? Cette porte fermée a verrouillé le principal objectif que l'opposition suivait en réclamant le dialogue, l'entrée dans des institutions. À partir du moment où on leur dit qu'il n'est pas question de partager le pouvoir au dialogue, il n'y a plus d'intérêt pour l'opposition. Vous confirmez qu'il va y avoir changement de constitution par référendum ? Si notre peuple le décide ainsi parce qu'il en a le pouvoir, on va changer la Constitution. Ce qui permettra notamment à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat ? Mais si telle est la volonté de ce peuple qui est le seul souverain, comme la Constitution le prévoit, si c'est le peuple qui décide ainsi, vous et moi, qui sommes-nous pour l'en entraver ? Pour organiser ce référendum, il faut que le Parlement adopte la proposition de loi Ngondankoy. À quand l'adoption de cette proposition ? La loi a déjà été adoptée. Elle a été transmise au chef de l'État pour promulgation. Le chef de l'État, en vertu des pouvoirs et compétences qu'il tient de la Constitution, a souhaité avoir la compréhension ou l'avis de la Cour sur la conformité de la loi à la Constitution par rapport aux débats que cette loi avait soulevés. La Cour a déclaré que la loi est conforme à la Constitution, moyennant quelques réserves qui sont des observations d'interprétation et de compréhension, et la loi est retournée au Parlement pour uniformiser cela, afin que le Parlement puisse conformer la compréhension de certaines dispositions à l'interprétation que la Cour en a donnée. Voilà. À quel niveau se trouve la procédure ? Cela est intervenu pendant que le Parlement était en vacances. Il reprend le 15 septembre et donc les procédures vont continuer. L'adoption de la deuxième lecture, c'est donc pour le 15 septembre ? C'est pour la session de septembre. La session est de trois mois. Elle est essentiellement budgétaire. Et parce qu'il y a une loi qui a été retournée pour cette seconde lecture, elle est foncièrement une priorité. Nous allons nous y atteler. Ce sera dans la deuxième quinzaine de septembre ? Cela dépendra du calendrier du Parlement et des priorités qui vont être accordées à tout ce que nous avons comme charge pendant cette session. Le secrétaire général de l'UDPS, votre camarade Augustin Kabuya, vient de déclarer que « pour que Félix Tshisekedi quitte le pouvoir, il faut que Paul Kagame le quitte d'abord ». Vous savez qu'il y a au Congo un président démocratiquement élu, c'est différent du Rwanda. Un président dont le mandat a été interrompu par cette barbarie diligentée par un État étranger, le Rwanda. Lorsque le secrétaire général dit cela, il n'interprète pas autrement la constitution de la République. Il veut tout simplement signifier que l'on n'éjecte pas le capitaine lorsque le bateau est attaqué. Si un compromis n'est pas trouvé sur ce dialogue national et si le pouvoir continue de vouloir changer la Constitution, l'opposition annonce une manifestation à Kinshasa le 15 septembre. Au vu de la répression brutale de la manifestation du 12 juin – il y a eu plusieurs blessés, l'ONU parle même d'un mort –, ne craignez-vous pas de nouvelles violences ? D'abord, tout cela est faux. Je ne sais pas de quelle ONU vous parlez. Qui parle de morts ? Il y a des personnes qui se sont organisées parce qu'elles ne représentent plus rien dans un pays où, de plus en plus, le peuple croit en son chef qui réalise des choses extraordinaires : écoles, routes, universités, électricité, eau, et ce dont le peuple a besoin. Dans ce contexte, une opposition dont la voix ne porte plus n'avait besoin que de monter de tels scénarios pour tenter de s'attirer l'intérêt ou l'attention de l'étranger. Il n'y a jamais eu de répression brutale d'une manifestation en RDC sous le président Félix Tshisekedi, et nous avons rassuré l'opposition : la liberté de manifester dans un État démocratique comme le Congo est absolument garantie. Donc l'opposition va se mobiliser pour marcher. Il arrivera notre tour à nous de mobiliser pour soutenir les politiques publiques menées par le président de la République. C'est cela la démocratie. L'opposition n'est pas interdite de manifester. En 2016, quand le président Joseph Kabila a décidé de rester au pouvoir au-delà du terme de son deuxième mandat, l'opposition – dont vous-même, Monsieur Tshilumbayi Musawu, l'Église catholique aussi… – est descendue massivement dans la rue, Il y a eu plusieurs dizaines de morts et finalement le pouvoir de l'époque a reculé. Ne craignez-vous pas que le même scénario se reproduise ? Il faut faire la différence. Nous sommes en 2016, fin de mandat. Il y a un président qui n'a pas organisé les élections, qui ne justifie cela par rien. Il n'y a pas de guerre au pays, il n'y a rien qui empêche qu'il organise les élections. Il décide de ne pas les organiser, de rester au pouvoir. C'est différent d'un président élu démocratiquement en plein mandat électif démocratique. Ceux qui ont perdu les élections choisissent soit de prendre les armes pour l'empêcher de gouverner, soit de faire du bruit pour s'inviter dans la gouvernance par ce qu'ils appellent le partage du pouvoir. C'est différent. Deuxième chose, lorsque le président Joseph Kabila dit qu'il change la Constitution, il fait des subterfuges autour de la loi électorale pour procéder à un changement subtil. La Constitution ne fait nullement allusion au peuple souverain qui en a le pouvoir. Je vous ai rappelé, le président de la République l'a dit à maintes reprises, qu'une telle hypothèse ne peut être envisagée que si le seul peuple congolais est consulté par référendum. Il n'y a pas de comparaison – ou tout simplement la comparaison s'arrête là – lorsqu'il faut parler des manœuvres du président Kabila et de ce qui se fait aujourd'hui.   À lire aussiRDC: le Front commun pour le Congo «campe sur ces exigences» et «exige des mesures de décrispation» du chef de l'État

Culture G
Qu'est-ce qu'El Niño ? (Un monstre météorologique !

Culture G

Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 6:15


Des sécheresses en Australie, des inondations au Pérou, la température moyenne de la planète qui grimpe... Tout ça à cause de quelques degrés de plus dans un coin du Pacifique !? Oui, El Niño est de retour, et l'Organisation météorologique mondiale annonce un épisode de très forte intensité d'ici la fin de l'année. Comment une anomalie au milieu de l'océan peut-elle dérégler la météo à des milliers de kilomètres ? Et d'où vient son nom ? C'est ce que vous allez découvrir dans cet épisode. Bonne écoute !

Choses à Savoir SANTE
Qu'est-ce que l'effet Bouba/Kiki ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Sep 7, 2026 2:30


Pour tout comprendre ici il vous faut imaginer que je vous montre deux formes.La première est toute ronde, avec des courbes douces, alors que la seconde est hérissée de pointes et présente des angles très marqués.Et ensuite je vous demande maintenant laquelle s'appelle « Bouba » et laquelle s'appelle « Kiki ».Et bien vous avez probablement attribué le nom « Bouba » à la forme arrondie et « Kiki » à la forme pointue. Et vous n'êtes pas le seul.C'est ce que les psychologues appellent l'effet Bouba/Kiki !Il faut savoir que cette expérience est devenue célèbre grâce aux travaux du neuroscientifique Ramachandran et de son collègue Edward Hubbard, au début des années 2000, mais son principe est en réalité beaucoup plus ancien. Oui. Dès 1929, le psychologue Wolfgang Köhler avait observé un phénomène similaire avec les mots « takete » et « maluma ».Et ce qui est fascinant, c'est que les mots « Bouba » et « Kiki » sont inventés. Ils n'ont donc aucune signification préalable permettant de choisir logiquement une forme.Pourtant, une grande majorité des participants font spontanément la même association.Comment l'expliquer ?Et bien parce que notre cerveau ne traite probablement pas les sons et les images comme deux univers totalement indépendants. Certaines caractéristiques d'un son semblent naturellement correspondre à certaines caractéristiques visuelles.Prononcez par exemple « Kiki ». Les consonnes « k » sont brèves et relativement abruptes. Le mouvement de la bouche et la sonorité peuvent évoquer quelque chose de tranchant ou de discontinu. Cela correspond assez intuitivement aux angles de la forme pointue.À l'inverse, « Bouba » contient des sons plus doux et des voyelles qui s'accompagnent d'une articulation plus arrondie. Le mot semble donc mieux correspondre à une forme faite de courbes.On parle de correspondances intermodales : notre cerveau établit des liens entre des informations provenant de sens différents.Et l'effet ne se limite probablement pas à la vue et à l'audition. Des expériences montrent que nous associons également certains sons à des dimensions comme la taille, la luminosité ou encore certaines sensations tactiles.L'effet Bouba/Kiki remet ainsi en question une idée simple : celle selon laquelle le lien entre les mots et ce qu'ils désignent serait toujours complètement arbitraire.Bien sûr, appeler un chien « chien » ou une table « table » dépend largement des conventions d'une langue. Mais certaines sonorités semblent posséder des caractéristiques qui orientent notre perception. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

French With Panache
Notre journée à vélo en Provence

French With Panache

Play Episode Listen Later Sep 4, 2026 59:59 Transcription Available


C'était un dimanche de la fin du mois d'août. Nous voulions faire une petite balade à vélo. Une heure ou deux entre Marseille et Cassis, dans le sud de la France. On est revenus dix heures plus tard. Entre-temps : de la chaleur, des cailloux, beaucoup trop de dénivelé, une préparation approximative et quelques décisions que nous n'aurions pas dû prendre. Une journée qui s'est mal terminée à cause d'une baguette de pain. Oui oui, vous l'avez bien lu. Dans cet épisode, nous vous racontons en détails cette première grande sortie à vélo : pourquoi nous nous sommes lancés, comment nous l'avions préparée, ce que nous avions imaginé. Et ce qui s'est réellement passé.Nous parlons aussi de la pratique du vélo en France, de nos projets et de tout ce que cette journée nous a appris.

Reportage International
Élections régionales en Allemagne: le parti d'extrême droite AfD mobilise le passé est-allemand

Reportage International

Play Episode Listen Later Sep 4, 2026 2:37


C'est une élection régionale très attendue qui se tiendra, dimanche 6 septembre, en Allemagne. En Saxe-Anhalt, dans l'Est du pays, l'extrême droite pourrait arriver au pouvoir pour la première fois depuis la Seconde guerre mondiale. Une des raisons du succès de l'AfD (Alternative pour l'Allemagne), créditée de plus de 40% dans les sondages, c'est le sentiment d'identité des Allemands de l'Est et les frustrations accumulées depuis la réunification, que le parti met en avant avec succès. L'air est irrespirable. Des centaines de vieilles mobylettes et motos est-allemandes – Simson, Schwalbe et autres MZ – démarrent. À cette pollution d'un autre temps s'ajoutent celles des Trabant, les fameuses voitures pétaradantes aux moteurs à deux temps. La scène est impressionnante. En ce dimanche ensoleillé, l'AfD a rassemblé plusieurs milliers de personnes pour une grande kermesse populaire à Quedlinburg. Si la ville dans la région du Harz en Allemagne est un petit bijou architectural, avec ses maisons à colombage rénovées à la perfection, la vie n'y est pas trépidante. Avec l'Alternative pour l'Allemagne, enfin un dimanche où il se passe quelque chose. Mike a ressorti sa vieille Simson. Il précise : « C'est une histoire de famille. On a grandi avec. Mon père en avait une. C'est une affaire de sentiment et c'est culte. » Des motos portent des autocollants « Ostdeutschland / Allemagne de l'Est ». Des Trabant arborent le drapeau est-allemand. On aperçoit même les couleurs russes. La tête de liste de l'AfD, Ulrich Siegmund, qui enthousiasme les foules, a compris comment utiliser cette nostalgie et l'identité est-allemande. « Oui, on était enfermé en RDA. Ça n'était pas parfait, bien sûr. Même cette culture Simson, elle symbolise la liberté de mouvement que nous avions. Elle symbolise une époque où nous étions solidaires. C'est cette communauté que je veux restaurer car nous sommes un peuple. Nous voulons regagner notre liberté », explique-t-il. À lire aussiL'Allemagne, les yeux rivés sur l'extrême droite Sur une Trabant flotte un drapeau de l'AfD. On peut y lire les mots « Wir sind das Volk » (« Nous sommes le peuple »). Le parti a récupéré le slogan de la révolution pacifique de l'automne 1989 qui a conduit à la chute du mur de Berlin et du régime communiste. Reprendre ce slogan, c'est établir un parallèle entre la dictature est-allemande et l'Allemagne d'aujourd'hui. C'est faire de l'AfD le parti de la liberté contre la nomenklatura des partis établis.  « L'Allemagne de l'Est est ma patrie », explique cette chanson jouée à Quedlinburg. Cette identité est très forte également chez les plus jeunes, alors que leurs parents ont d'abord dû s'intégrer dans l'Allemagne réunifiée. Steffen Mau est le sociologue qui explique l'Est : « Dans l'ex-RDA, six personnes sur dix affirment être des citoyens de seconde classe. Et quand on leur explique "vous êtes l'avant-garde de l'Allemagne", on retourne leur complexe d'infériorité. On redonne un espoir à un groupe qui se sent déclassé. »  Lors d'un meeting AfD cet été, un humoriste sur scène aux côtés de Ulrich Siegmund a chanté l'hymne de la RDA communiste. Surprenant au premier abord pour un parti d'extrême droite.  À lire aussiÉlections régionales en Allemagne : vers un retour de l'extrême droite au pouvoir ?

Invité Afrique
RDC: Félix «Tshisekedi est parmi les seuls dirigeants africains qui soient aussi proches d'Israël»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 4, 2026 8:30


C'est la lune de miel entre la République démocratique du Congo et Israël. Après la visite cette semaine de Félix Tshisekedi dans l'État hébreu, la RDC annonce qu'elle va déplacer son ambassade en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, tandis que l'ouverture d'une ambassade israélienne à Kinshasa est à l'étude. Que cherche le président Tshisekedi en se rapprochant d'Israël ? Jason Stearns, directeur de recherches à l'institut Ebuteli et professeur à l'université Simon Fraser à Vancouver, au Canada, répond aux questions de RFI. RFI : Israël n'est pas toujours bien vu en Afrique. On le voit notamment à l'Union africaine. Pourquoi la RDC fait-elle exception ? Jason Stearns : Tout d'abord, je pense qu'il faut nuancer un peu ce qui se passait. En lisant de très près le communiqué de presse, ils sont en consultation pour ouvrir des ambassades. Donc, je pense, il n'y a aucun calendrier qui est annoncé. Cela est exprimé d'une façon assez prudente. Par ailleurs, ce n'est pas totalement nouveau. Il y a trois ans, un accord a été annoncé entre entre Félix Tshisekedi et Benyamin Netanyahu, presque identique. Or, jusque-là, rien n'a été fait dans ce sens. Donc, je pense qu'il faut nuancer un peu ce qui s'est passé aujourd'hui. Mais vous avez raison, c'est rare, surtout de déménager son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem. Je pense qu'il y a seulement dix autres pays qui l'ont fait dans le monde et c'est surtout rare pour l'Afrique. Tshisekedi est parmi les seuls dirigeants africains aussi proches d'Israël. Je pense qu'il y a plusieurs raisons à cela. Premièrement, ça renforce l'alliance de la RDC avec son allié primaire qui est Washington et Donald Trump, et ça l'aide à se présenter de cette façon auprès des Républicains. Deuxièmement, je pense que, surtout aujourd'hui, la RDC est sous pression militaire de la part du Rwanda, du M23. Et on connaît les capacités d'Israël en cette matière. Donc, je pense que c'est aussi une façon pour Félix Tshisekedi de nouer de nouvelles relations avec une puissance militaire. Félix Tshisekedi n'a pas caché que dans ces discussions avec Benyamin Netanyahu, ils avaient parlé sécurité et questions militaires. Est-ce qu'Israël a déjà fourni une assistance militaire à la RDC et, si oui, est-ce qu'elle va l'augmenter ? Je ne sais pas. Il y a eu plusieurs discussions entre une délégation congolaise et ses interlocuteurs israéliens cette semaine. Je suis sûr que parmi ces discussions figurait justement cette question de soutien militaire. Il y a un soutien en termes de renseignement, en termes de drones. C'est surtout ça que, je pense, que les Congolais cherchent. Par le passé, ce n'était pas très transparent ce qu'il se passait en RDC à ce niveau. Il y a eu beaucoup de rapports, mais pas souvent confirmés, d'un soutien - surtout à l'époque de Joseph Kabila, à la garde présidentielle de Kabila - à une sécurité rapprochée pour Kabila et Tshisekedi. Et donc, il est sûr qu'il y avait un soutien militaire pas très clair par le passé. Mais il est clair qu'ils cherchent davantage d'implication. Félix Tshisekedi est très soucieux de sa sécurité personnelle. Est-ce qu'Israël peut lui offrir une protection ? Je pense que c'est parmi leurs spécialités. Surtout sur le renseignement en termes de protection personnelle, avec des professionnels qui ne sont pas vus d'un mauvais œil par les Congolais. Il faut dire que Tshisekedi a un problème au sein de sa propre population. Il est difficile d'avoir toujours confiance. Il a mis sous arrêt des dizaines de généraux, des centaines d'officiers supérieurs pour des soupçons de trahison, de corruption. Et donc, c'est dans ce contexte que ça peut valoir la peine de chercher un soutien extérieur comme Israël. Et est-ce qu'Israël peut fournir aussi des garanties en termes de cybersécurité ? Oui, je pense que c'est parmi leurs spécialités. Et Tshisekedi a vraiment déplacé le centre de pouvoir sécuritaire vers son agence de cybersécurité à Kinshasa, qui est devenue notoirement connue pour arrêter, pour rechercher, pour faire des investigations. Et c'est surtout cette agence-là, je pense, qui pourrait être renforcée par une aide israélienne en la matière. Est-ce qu'il y a des agents de sécurité israéliens aujourd'hui à la présidence congolaise à Kinshasa ? À l'époque de Kabila, ils étaient là. Actuellement, je ne pourrais pas le confirmer, mais ça ne m'étonnerait pas. Est-ce que cette proximité entre Kinshasa et Jérusalem fait grincer quelques dents dans la classe politique congolaise ? Je pense que, pour l'instant, Tshisekedi a deux grands combats qu'il est en train de mener. Il a le combat militaire contre le M23 et ses alliés rwandais à l'est, et un combat politique à Kinshasa par rapport à son propre avenir. Il y a les élections de 2028. Il a promis un dialogue national. Il y a une grande pression de la part de sa propre coalition pour changer la Constitution, pour qu'il puisse briguer un troisième mandat. Et donc, je pense que, dans ce contexte-là, ça vaut la peine d'avoir des alliés. Surtout l'allié américain qui est son soutien primaire dans ces deux combats-là, je pense. Et c'est dans ce contexte-là, je pense, qu'il faut également voir Israël. Le grand paradoxe, c'est que le Rwanda est également très proche d'Israël. Comment peut-on expliquer que les autorités israéliennes soient à la fois amies avec le Rwanda et la RDC, alors que ces deux pays sont quasiment en guerre ? Je pense que pour Israël, il n'y a pas de contradiction. Israël cherche à étendre son influence en Afrique en général. On le voit très clairement dans la Corne de l'Afrique. Pour eux, il n'y a pas de contradiction. Ils ont des relations étroites avec le Rwanda d'ailleurs depuis très longtemps. Avec la RDC aussi, depuis très longtemps. Donc pour eux, il s'agit seulement de pouvoir trouver des alliés là où ils peuvent. Surtout dans ce contexte mondial où il n'y a pas beaucoup de pays très favorables à Israël. Pour la RDC, je pense que c'est justement cette alliance entre le Rwanda et Israël qui pousse aussi Tshisekedi à chercher un soutien à Tel-Aviv. C'est d'ailleurs parmi les questions que je me pose : est-ce que durant les entretiens avec Netanyahu et son équipe cette semaine, Tshisekedi a justement demandé qu'il y ait peut-être une diminution des relations et du soutien entre Israël et Kigali ? Je ne sais pas... Mais je pense que cela figure certainement parmi les questions que les dirigeants congolais se posent. On peut imaginer donc que Félix Tshisekedi promette de bouger l'ambassade à Jérusalem ou d'accueillir une ambassade d'Israël à Kinshasa, à condition qu'Israël prenne ses distances par rapport au Rwanda ? Je pense que si les Congolais ont été malins dans les discussions, ça a dû figurer, je pense, parmi les leviers. Il faut dire que le Rwanda, surtout du point de vue sécuritaire, devient un peu isolé. Il est sous sanctions américaines. Toute leur armée est sous sanctions américaines. Il y a des milliers de soldats déployés à l'est de la RDC. Il faut ravitailler ces soldats. Il faut acheter du matériel militaire pour ces soldats. Il est difficile actuellement de le faire parce que toute transaction en dollars est interdite. C'est très difficile pour le Rwanda de trouver une banque internationale qui pourrait faciliter une quelconque transaction pour leur armée. Donc, je pense que, pour Kinshasa, ça vaut la peine d'essayer d'isoler davantage Kigali. Et c'était sans doute le premier objectif du voyage de Félix Tshisekedi en Israël ? C'était parmi les objectifs, je pense. Le premier objectif, pour moi, c'était de renforcer une alliance avec Washington à travers Israël. À lire aussiLa RDC annonce le transfert de son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem    

Invité Afrique
Guinée: l'UFDG «existe» et continuera à s'opposer à «la violation des droits de l'homme», prévient Cellou Dalein Diallo

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Sep 3, 2026 10:47


En Guinée Conakry, beaucoup sont choqués par la découverte le 24 août, près de Forécariah, d'une fosse commune avec six corps qu'on a retrouvés les mains ligotées et les yeux bandés. S'agit-il d'exécutions extrajudiciaires ? Saura-t-on un jour la vérité ? L'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, contraint à l'exil, préside toujours l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), malgré sa dissolution officielle, en mars dernier, par le régime du président Doumbouya. De passage à Paris, le principal opposant guinéen répond aux questions de RFI.   RFI : Vive émotion en Guinée et à l'étranger après la découverte le 24 août près de Forécariah d'une fosse commune où se trouvaient six corps, les mains ligotées et les yeux bandés. Mais cette semaine, la commission défense et sécurité, qui dépend directement de la présidence guinéenne, a promis que toute la lumière serait faite. Est-ce que cela vous rassure ? Cellou Dalein Diallo : Cela ne me rassure pas dans la mesure où il y a eu beaucoup de cas déplorables qui appelaient des enquêtes sérieuses pour identifier les auteurs et commanditaires des crimes. Il y a eu les disparitions forcées. Le procureur a été saisi. La justice a promis de faire la lumière sur ces cas. Jusqu'à présent, on n'a aucune information. Donc aujourd'hui, les disparitions forcées, il y a au moins une douzaine de jeunes, de citoyens portés disparus et jusqu'à présent, on n'a pas de résultats. N'oubliez pas que cette fosse commune a été découverte non loin du camp de Kalia, le camp occupé par les forces spéciales. Donc, qu'est-ce que vous espérez ? Nous avons appelé à conduire des enquêtes, mais déjà les premiers signes sont source d'inquiétude dans la mesure où on a enterré à nouveau les corps sans faire d'autopsie, sans avoir cherché à identifier les corps. Donc il y a vraiment aucun signe d'espoir par rapport à ça. Cellou Dalein Diallo, on entend depuis le mois dernier sur les réseaux sociaux une conversation téléphonique que vous auriez eue avec le magistrat guinéen Algassimou Diallo. Est-ce que vous confirmez avoir échangé avec lui au téléphone ? Je confirme que je n'ai pas échangé avec Algassimou, avec lequel je n'ai aucune relation personnelle. Je pense que le souci est d'inventer un complot. Vous savez, la Guinée est habituée au complot permanent. Et de trouver le moyen peut-être de m'inculper puisqu'ils ont tout essayé avec le dossier Air Guinée qui était un dossier bidon. Ils n'ont pas pu. Maintenant peut-être qu'on va me coller un complot pour pouvoir peut-être obtenir une décision de justice, je ne sais pas. Mais moi je ne connais pas Algassimou. Je connais Algassimou à travers les médias mais je ne le connais pas physiquement et je n'ai pas échangé avec lui. Cellou Dalein Diallo, vous êtes aujourd'hui à la tête d'un parti, l'UFDG, qui a été officiellement dissous. Et aux législatives du 31 mai dernier, aucun député de votre camp n'a pu être élu. Est-ce que dans le paysage politique guinéen, vous n'êtes pas désormais hors jeu ? Mais attendez, ne dites pas élu. On n'avait même pas le droit de présenter de liste puisque le parti était dissous avant. Donc le parti ne pouvait pas présenter de candidat. Et moi-même je suis exclu, je suis radié du fichier électoral. Donc est-ce que le parti, malgré la dissolution, existe ? Bien sûr, il existe. C'est une adhésion à des idées, à des principes, à des convictions. Et n'oubliez pas que la moitié des fédérations sont à l'extérieur. En Guinée, compte tenu du climat de terreur, c'est difficile de critiquer. Nous ne sommes pas d'accord avec la confiscation du pouvoir. Nous ne sommes pas d'accord avec la restriction drastique des libertés publiques. Nous ne sommes pas d'accord avec la violation récurrente et massive des droits de l'homme. Donc le parti existe, c'est une revendication, c'est une aspiration du peuple que nous incarnons. Et à l'étranger, étant donné que la moitié des structures du parti se trouvaient à l'étranger, 60 à 70 % de la diaspora guinéenne milite au sein de l'UFDG. Ça donne une force et ça permet au parti de continuer d'exister et de se battre, en commençant par, bien entendu, dénoncer cette folie liberticide. Alors vous contestez fortement le régime du président Doumbouya, mais depuis que celui-ci est au pouvoir, l'argent arrive en Guinée. Et d'après la CNUCED, c'est-à-dire l'ONU, votre pays est en 2025 celui d'Afrique subsaharienne qui a attiré le plus d'investissements directs étrangers, quelque 8 milliards de dollars grâce notamment au projet des mines de fer de Simandou. Oui, c'est une réalité. Le problème, c'est que ce n'est pas le résultat d'une politique judicieuse. C'est la conjoncture internationale favorisée par une demande forte de nos mines. Ce n'est pas le fait d'une politique particulière d'attraction des investisseurs étrangers. Est-ce que ceci, pour l'instant, contribue à l'amélioration des conditions de vie des Guinéens ? Non. Puisqu'entre temps, la Banque mondiale note que la pauvreté s'est aggravée dans le pays. Entre la Russie et l'Occident, le régime du président Doumbouya refuse de choisir. Il y a deux mois, par exemple, il s'est opposé au débarquement à Conakry d'un lot important de matériels militaires russes à destination du Mali. Est-ce que ce n'est pas de sa part une façon habile de s'attirer les bonnes grâces de la France qui du coup hésite à condamner ses dérives ? Je pense qu'il réussit à ménager les uns et les autres. La France ? Oui, c'est peut-être une des raisons pour lesquelles elle ferme parfois les yeux, ou fait des communiqués plutôt timides par rapport à la condamnation des disparitions forcées. Donc je pense que les dirigeants guinéens essayent de ménager toutes les grandes puissances. Donc vous reconnaissez une certaine habileté diplomatique de la part du régime du président Doumbouya ? Oui, je crois que le régime exploite cet intérêt de toutes les grandes puissances par rapport aux mines. Je pense que la junte a braqué un pays riche en minerai notamment. On parle beaucoup du fer de Simandou, mais notre bauxite aussi est la bauxite qui a la plus grande teneur actuellement en aluminium. Donc il joue, je pense, pour que les gens ferment les yeux et essaient de ménager tout le monde. À lire aussiDissolution des partis en Guinée: l'opposant Cellou Dalein Diallo appelle l'opposition à «l'union sacrée»  

Folie Douce
EN REPLAY - La joie pour résister aux dystopies, avec Kiyémis

Folie Douce

Play Episode Listen Later Sep 3, 2026 63:45


Pour célébrer les trois premières saisons de Folie Douce, et vous faire découvrir des épisodes que vous auriez loupés, on vous propose cet été de réécouter les moments les plus forts du podcast avant de lancer la nouvelle saison à la rentrée !D'ici là bel été, et prenez soin de vous.Cet épisode de Folie Douce a été diffusé le 13 février 2026.Ce début d'année a des allures de dystopie, je sais. J'ai moi-même un petit coup de mou, comme je vous le confie dans l'introduction de cet épisode, qui tombe à pic.Mon invitée, la poétesse Kiyémis, déteste les dystopies. Et nous propose, pour balayer la peur, de convoquer la joie, la joie comme outil de résistance, responsabilité collective et pratique politique. Oui la joie est une déraison, voire une folie face à la violence du monde. Mais le monde n'est-il pas lui-même absolument déraisonnable ?Je connais Kiyémis depuis longtemps. J'observe depuis des années sa voix s'épanouir et ses vers fleurir « et refleurir » - du titre de son magnifique roman sur l'histoire de sa grand-mère - sur nos plaies. Sa dernière production est un ouvrage collectif intitulé : « Pour la Joie, Une ode à la résistance poétique et politique » (ed. Les Liens qui Libèrent), un ouvrage collectif où l'on retrouve à ses côtés les plumes de plusieurs autrices : Rim Battal, Douce Dibondo, Claude-Emmanuelle Gaian-Maull, Nadia Yala Kisukidi, Mélissa Laveaux, Fania Noël, Laura Nsafou et Coline Pierré.Plongez vous dans cet épisode, imbibez-vous du rire de Kiyémis, des quelques lignes qu'elle lit pour vous à voix haute, et convainquez-vous, avec nous, que « l'autre rive existe ». Une expression qui oblige à l'espoir, à l'amour, à la lutte. Elle est une façon de fuir la peur qui paralyse et d'habiller de lumière la colère, qui reste une boussole mais, à la longue, épuise les corps.De corps, il est beaucoup question aussi dans notre échange. Kiyémis aborde son enfance de petite fille « solaire » qui aime écrire, rêvasser et danser devant son miroir, suivie d'une adolescence où les injonctions à « se faire petite » ont eu raison de son élan. Elle qui est l'autrice d'un essai sur la grossophobie « Je suis votre pire cauchemar », nous invite à faire corps avec ce corps et à l'envisager comme un navire puissant, un survivant magnifique capable de nous faire jouir de la beauté du monde et surtout de créer.Car la clé de la leçon de Kiyémis c'est créer. Dans son cas, écrire. Elle nous désigne ainsi la possibilité de grandir non pas malgré mais à partir des traumatismes des générations précédentes. « Les roses héritent des épines, mais aussi des couleurs », souligne-t-elle vers la fin de notre échange, dans un passage que vous n'êtes pas prêtes d'oublier.Bonne écoute et n'hésitez pas à nous faire des retours sur vos plateformes de podcasts et sur les réseaux sociaux.Photo : Adeline Rapon

Génération Do It Yourself
#563 - Benoit Bazin - Saint-Gobain - Tripler la valorisation de la plus vieille entreprise du CAC 40

Génération Do It Yourself

Play Episode Listen Later Sep 2, 2026 139:55


Cet épisode s'inscrit dans une série de rencontres avec des patrons de sociétés du CAC 40.Sur GDIY nous recevons habituellement uniquement des personnes qui se sont lancées par elles-mêmes : des entrepreneurs, artistes, sportifs…Avec cette série, j'ai pour ambition de découvrir et comprendre comment s'opèrent de tels mastodontes depuis l'intérieur, sur du temps long. Au-delà des éléments de langage, au-delà de la politique, au-delà des clichés.Tout le monde connaît Saint-Gobain, mais personne ne sait vraiment ce que fait ce géant.De l'industrie ? De la construction ? De la rénovation ? Oui mais pas que.Benoit Bazin, arrivé dans la maison en 1999, à la direction générale depuis 2019 et aujourd'hui PDG clame fièrement son ambition : “être le leader mondial de la construction durable”.En 360 ans, une verrerie fondée sur commande de Louis XIV est devenue l'un des groupes les plus tentaculaires du CAC 40, capable aussi bien de déposer douze couches atomiques sur du verre pour réaliser le cockpit du Rafale que de produire et distribuer chaque année des millions de plaques de placo.Depuis qu'il a les rênes du groupe en main, Benoit a entrepris et réussi deux restructurations extrêmement lourdes.La première est financière.Dès 2019, il choisit de se séparer d'un quart des activités du groupe. Il cède l'équivalent de 10 des 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires de l'époque et se lance dans une série d'acquisitions préparées en amont.La seconde est humaine.Benoit retourne complètement la gouvernance du groupe et met fin à une organisation classique par métier. À la place, il nomme un ou une responsable par pays qui opère toutes les activités du groupe sur son territoire, gère ses propres équipes, ses politiques tarifaires, ses canaux de distribution et jusqu'à 10 millions d'investissement, peut implanter une nouvelle usine sans en référer à Paris.Témoin du succès de ces deux chantiers, le cours de bourse de Saint-Gobain a triplé depuis le début de l'ère Bazin.Benoit revient sur ces années de transformation et sur les défis auxquels Saint-Gobain doit aujourd'hui faire face : continuer la transition vers le bas carbone, déployer l'IA dans tout le groupe et innover malgré l'instabilité politique et la fragmentation de l'Europe.Une discussion sincère, avec un homme calme et méthodique, à la tête de la plus vieille entreprise du CAC 40.Vous pouvez suivre Benoit sur LinkedIn.Profitez de 10% de réduction pendant 1 mois sur le site de Point P avec le code GDIY10 : https://www.pointp.fr/?utm_source=youtube&utm_medium=cpc&utm_campaign=generation-gdiy-benoit-bazin&wiz_content=podcast-gdiy&wiz_term=partVous souhaitez sponsoriser Génération Do It Yourself ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire.TIMELINE:00:00:00 : Vendre un quart de ses activités et dire au revoir à 10 milliards d'euros de CA00:09:25 : Le triptyque à surveiller pour repérer les talents00:22:13 : Chamonix : premier témoin du changement climatique00:26:42 : "La construction c'est 35% du CO2 émis", comment changer les choses ?00:35:39 : MaPrimeRénov' : énième exemple d'une bonne idée très mal exécutée00:42:46 : Allemands, Pays nordiques, USA : où sont les meilleurs modèles pour nos constructions ?00:49:36 : Avancer malgré l'instabilité politique00:57:40 : "On a absolument besoin d'un vrai marché européen unique"01:03:47 : L'importance d'avoir des ingénieurs, beaucoup d'ingénieurs01:07:28 : "La dépense publique dysfonctionne, ça ne peut pas durer trop longtemps"01:18:23 : Repenser de A à Z l'organisation d'un groupe de 160 000 collaborateurs01:30:40 : Allouer son capital aux bons endroits01:37:05 : Les coulisses d'une acquisition record à 2,7 milliards d'euros01:52:46 : Ses clés pour réussir une intégration01:59:08 : Les grands principes de management de Benoit02:03:12 : Pourquoi l'industrie est en retard sur l'adoption de l'IA ?02:10:28 : Rester coté au CAC 40 ou céder aux sirènes de la bourse américaine ?02:15:15 : Tripler son cours de bourse en 5 ansLes anciens épisodes de GDIY mentionnés : #511 - Camille Jaccoux - Black Crows - L'icône de la culture ski à la française#388 - Benoit Lemaignan - Verkor - “Pour avoir de l'impact climatique il faut aller vite et fort”#505 - Mingpo Cai - Cathay Capital - De la chine profonde aux sommets du capital-investissementNous avons parlé de :Saint-GobainLe Massachusetts Institute of TechnologyÉcole nationale des ponts et chausséesL'écroulement de la face ouest des Drus en 2005Point PLe Diagnostic de Performance ÉnergétiqueNotre film “Comment la Chine est devenue imbattable ?”Le rachat de l'industrielle australien CSR par Saint-Gobain pour 2,7 milliards d'eurosAcquisition de ChrysoLes recommandations de lecture :Voies de passage - Benoit Bazin et Laurent BergerEt la lumière fut - Jacques LusseyranUn grand MERCI à nos sponsors : Squarespace : https://squarespace.com/doitQonto: https://qonto.com/r/2i7tk9 Brevo: brevo.com/doit eToro: https://bit.ly/3GTSh0k Payfit: payfit.com Club Med : clubmed.frCuure : https://cuure.com/product-onely (code DOIT)Vous pouvez retrouver la liste de tout le matériel utilisé pour enregistrer nos épisodes sur cette page.Vous souhaitez sponsoriser Génération Do It Yourself ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Flavors of Northwest Arkansas
Pizza Cave on Main – Zach Reeves

Flavors of Northwest Arkansas

Play Episode Listen Later Sep 2, 2026 60:02


In this week's edition of the Flavors of Northwest Arkansas podcast, we're in Cave Springs sitting with Zach Reeves and talking about Pizza Cave on Main, but before we get to that?!?! FOOD NEWS!! 5 GRAND OPENINGS THIS WEEK (AND MAYBE A 6TH?!?!) Blu in DTR is reopening. We'll tell you when and how to get a table! Gusano's is opening this week in the old King Burrito spot in Fayetteville at Joyce & College. Heavenly Acai in Rogers is opening this week as well! We'll tell you when and about their mission! A coffee shop is opening at Sassafras in Springdale? We'll tell you all about it! Cable Car Pizza is opening at their original spot in Fayetteville! Kaylee's bakery in Highfill announced their grand opening. Not this week, but SOON! The Apple's Thai-Nee Food truck is closing... to open a restaurant in Springdale! Romero's Cuisine Toque Latino announced where they'll be opening their second spot! Onyx will have weekend pop-ups... in London?!?! Oui! The first Ozarks Flame and Flavor Festival is in the books. We'll hear from one of the winners! Happy 3rd anniversary to House 1830! Happy first anniversary to Springdale Pool Lounge! In today's Flavor Flashback, we hear what got Blu's Barry Furuseth to move from LA to NWA! Zach Reeves started working in the hospitality industry at the tender age of 14 in a dish pit. It didn't take long before he was hooked. He continued with hospitality while also working in some construction, but he was always drawn back. He worked his way up at Crabby's and stayed for 15 years. How long had he been thinking about opening his own spot and why Cave Springs? He'll talk about that, the location, and how he bought it. Also? Their popular sourdough pizza dough, along with the wings, drinks, pool, darts, and much more on this week's edition of the Flavors of Northwest Arkansas podcast.

Monde Numérique - Jérôme Colombain
"L'IA est une super opportunité pour réinventer l'école" (

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Play Episode Listen Later Sep 2, 2026 28:31


L'intelligence artificielle facilite la triche et remet en cause jusqu'à la finalité de l'apprentissage. Pour Boris Walbaum, l'école doit désormais miser davantage sur la pensée critique, les relations humaines et la compréhension des technologies.

Perles d'Histoire
1934 : À Cadouin, le "suaire du Christ" était… un tissu musulman !

Perles d'Histoire

Play Episode Listen Later Sep 1, 2026 12:11


Depuis plus de 7 siècles, on vénère à Cadouin un grand linge de lin qui aurait recouvert le visage du Christ au tombeau. Des rois l'ont réclamé, des papes ont encouragé son culte, des milliers de pèlerins sont venus dans le Périgord se recueillir devant ce suaire... Et en 1934, on découvre qu'il s'agit en réalité d'un tissu égyptien portant des inscriptions islamiques ! Oui, oui, et c'est l'histoire que je vous propose de découvrir dans cet épisode. Bonne écoute !Un podcast du Studio Biloba, présenté par Gabriel Macé.

Happy Work
replay — Boomers, X, Y, Z : choc des générations au travail ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Aug 31, 2026 10:28


On parle souvent de “clash des générations” au bureau… comme si le fossé était infranchissable.Mais est-ce vraiment le cas ?

Reportage International
Thaïlande: à Bangkok, la street-food est poussée hors des trottoirs

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 29, 2026 2:28


À Bangkok, les autorités souhaitent mieux encadrer les vendeurs de rue. Depuis 2022, leur nombre aurait chuté de plus de 60 % dans la capitale thaïlandaise. L'administration métropolitaine met en avant l'ordre et l'hygiène. Mais pour de nombreux vendeurs, cette réorganisation, disent-ils, risque de les couper de leurs clients, et parfois de leur seul moyen de subsistance.  De notre correspondant à Bangkok, Mangue, fruit du dragon, goyave et noix de coco : derrière son petit chariot, Samrong, 61 ans, vend des fruits coupés dans une ruelle de Silom, un quartier animé de Bangkok. Quand elle est arrivée, le bâtiment derrière elle n'existait pas encore. « Ça fait plus de 30 ans que je suis installée ici, depuis que ce centre commercial a commencé à être construit », explique-t-elle. Les vendeurs de rue sont de plus en plus poussés vers la sortie. Depuis 2022, leur nombre aurait chuté de plus de 60 %, soit environ 10 000 en moins, selon l'administration métropolitaine. La mairie dit vouloir rendre les trottoirs aux piétons et améliorer l'hygiène. « À l'avenir, il n'y aura sans doute presque plus de vendeurs sur les trottoirs », déplore Samrong. Dans les zones non autorisées, l'amende peut monter jusqu'à 2 000 bahts, un peu plus de 50 euros. Non loin d'ici, un vendeur réputé de saucisses frites d'Isan, le Nord-Est thaïlandais, a fini par accepter de quitter le trottoir après plusieurs verbalisations. Samrong, elle, se demande quand son tour viendra : « Oui, je suis inquiète. Ça fait longtemps que je vends ici. Mais si ce jour arrive vraiment, il faudra bien rendre l'espace. » Si elle doit partir, elle rentrera dans sa province natale, à Buriram. À lire aussiVoyage dans l'âme de la Thaïlande: sa cuisine, son peuple Bangkok teste un nouveau modèle Ce que Samrong redoute est déjà arrivé à d'autres. Dans le même quartier, Yui et Ning, une mère et sa fille, ont vu de nombreux stands voisins disparaître. « Avant, il y avait bien plus de vendeurs. Beaucoup sont rentrés en province », regrette Yui. Leur stand familial vend des plats simples : riz, omelettes, boulettes de viande… de quoi nourrir les employés du quartier. Mais elles aussi craignent de devoir partir. « Si on doit aller dans un espace organisé par la mairie, il faudra louer un emplacement. Donc on devra payer plus, alors qu'en ce moment, l'économie est mauvaise », poursuit Yui. Leur crainte : perdre leur coin de trottoir dans cette zone de bureaux, et, avec lui, leurs habitués. « Si on doit partir ailleurs, on ne sait pas si on pourra vendre autant qu'avant », s'inquiète Ning. Près du parc Lumphini, à quelques centaines de mètres, Bangkok teste son nouveau modèle : un centre couvert, avec stands alignés, zones de lavage et horaires encadrés. Ae fait griller des brochettes de porc. Elle, de son côté, y voit une amélioration. « Avant, sur les trottoirs, ce n'était pas très organisé. Cela pouvait donner l'impression d'être un peu sale. Maintenant, c'est plus joli, ça donne envie de venir goûter », juge-t-elle. Sous le toit du centre, les allées sont dégagées. Bangkok veut mettre sa street-food au propre. Mais pour certains vendeurs, ce désordre faisait aussi son charme : une cuisine populaire, abordable, et indissociable de la culture du royaume. À lire aussiAu Vietnam, la vente sur les trottoirs, emblématique de la ville d'Hanoï, est en sursis

TDActu NFL Podcast
Cleveland Browns : droit dans le mur avec Deshaun Watson

TDActu NFL Podcast

Play Episode Listen Later Aug 29, 2026 17:53


Les Cleveland Browns ont choisi. Deshaun Watson sera leur quarterback en 2026. Oui, oui... Deshaun Watson pour un énième comeback auquel plus personne ne croit. Surtout nous. Dommage, car il y a quand même quelques talents, notamment en défense, dans cette équipe des Cleveland Browns. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Lars Delfstein - Deep, Club, lounge and beach house beats with love
#268 - Love, Groove, Disco and stuff - Select Radio - 29th August 2026

Lars Delfstein - Deep, Club, lounge and beach house beats with love

Play Episode Listen Later Aug 29, 2026 61:19


Bringing some groovy love chooooonz to your ears this weekend.  Lots of fabulousness, in a funky house wrapper....Enjoy. Tracklist : Pipi le Oui, Toni Pearen - 1972 Filth & Smell - Sexy Lady Le Babar - Sweet Cakes Rene & Angela - Turn it out (Shaka Loves You Rework) Discotron - Do it yourself (Extended) The Goodfellas - Soul Heaven (David Penn Remix) JedX - Exclusive Love  DJ Fudge, Chinua Hawk - Love x Love Mark Funk, Danny Cruz, Jody Findley - About You (SAMO Extended Mix) Nik Moss - My Life (main mix) DSK - What would we do (John Julius Knight Club Edit) Helicopter - On Ya Way / Madonna - Vogue (Acapella) Marco Mellissen - Disco Energy Odyssey Inc - Watcha Gonna Do Midnight Magic - I found love (Dimitri from Paris Erodiscotique Remix)

Invité Afrique
Référendum en RDC: «On ne peut pas être démocrate et refuser une loi qui accorde la parole au peuple»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 27, 2026 5:07


En RDC, la proposition de loi sur l'organisation du référendum reste au cœur de la bataille politique autour de l'avenir de la Constitution. Adopté par le Parlement, le texte a été déclaré conforme par la Cour constitutionnelle, mais avec des réserves portant sur treize articles. Félix Tshisekedi a depuis demandé une nouvelle délibération. L'opposition y voit toujours une voie vers un changement de Constitution et redoute une remise en cause de la limitation des mandats présidentiels. Son auteur, le député de la majorité, Paul-Gaspard Ngondankoy, défend au contraire un texte destiné, dit-il, « à encadrer l'exercice de la souveraineté populaire ». Il est interrogé par Patient Ligodi.  Pourquoi la RDC avait-elle besoin aujourd'hui d'une loi sur l'organisation du référendum ? Quel problème vouliez-vous régler avec ce texte ? Tout simplement parce que ça fait 20 ans maintenant, depuis la promulgation de la Constitution en 2006, que le pays ne s'est pas encore doté de cette loi, alors que l'alinéa 3 de l'article 5 prévoit que le Parlement adopte une loi fixant les conditions d'organisation du référendum. Et, comme je suis devenu député national seulement en 2023, c'était pour moi le moment qui était le plus indiqué pour régler cette question qui m'intéresse depuis des années : qu'on puisse avoir une loi qui organise ce mécanisme démocratique. Vous avez cité l'article 5, alinéa 3 de la Constitution de votre pays, et votre texte ne se limite pourtant pas à organiser les consultations sur le transfert de la capitale, les questions territoriales ou la révision de la Constitution, comme prévu dans la loi fondamentale. Vous avez aussi prévu un mécanisme permettant d'aller jusqu'à l'adoption d'une nouvelle Constitution. Pourquoi avoir introduit cette possibilité ? D'abord, c'est une fausse interprétation de la Constitution de considérer que les matières du référendum sont limitativement énumérées dans la Constitution. La Constitution cite à titre indicatif les matières sur lesquelles il faut absolument consulter le peuple. Mais il n'existe aucune disposition dans la Constitution qui dit qu'il s'agit d'une énumération limitative. D'ailleurs, l'article 5 de la Constitution affirme le pouvoir souverain du peuple. Cet article permet que le peuple puisse exercer son pouvoir sur toutes les matières, parce que le pouvoir lui appartient. Il y a quand même lieu de vous rappeler que cet article, à son alinéa premier, dit que tout pouvoir émane du peuple, en commençant donc par les pouvoirs constituants, c'est-à-dire le pouvoir d'établir une constitution pour le pays. Et c'est lui qui a le pouvoir d'établir mais aussi le pouvoir de modifier, de réviser, sans aucune limite. Et on sait qu'en droit constitutionnel, le pouvoir constituant est initial, autonome, insubordonné, inconditionné. Et donc, il n'y a aucune limite à la souveraineté du peuple en cette matière-là. Mais s'il n'y a aucune limite, pourquoi le constituant a prévu des matières bien précises, comme justement les consultations sur le transfert de la capitale, les questions territoriales ou la révision de la Constitution ? Ça, c'est à l'occasion de l'examen de ces questions-là dans les articles définis dans la Constitution. Ce n'est pas une liste. À l'article 2 de la Constitution, en parlant de la capitale, le constituant a dit que, oui, la capitale, c'est Kinshasa. Mais si vous voulez la transférer à un autre lieu de la République, il faut le consulter. De même, à l'article 214, lorsque le constituant réglemente la question des traités et accords internationaux, il a dit que, lorsqu'il s'agit des traités qui portent cession, qui portent adjonction, qui portent échange et territoire, il faut absolument que le peuple soit consulté. De même, à l'article 218 concernant la révision de la Constitution, c'est-à-dire la modification des matières qui sont autorisées au pouvoir constituant dérivé, le constituant a dit que, lorsqu'il s'agit de réviser ces articles-là, il faut le consulter. Il s'agit là des dispositions qui sont tout à fait éparses dans la Constitution. Vous ne trouverez aucune disposition de la Constitution qui vous dit que ces matières-là sont limitativement énumérées. Certains opposants vous disent de garder une loi sur l'organisation du référendum comme les textes que vous avez proposés, mais de retirer tout ce qui permettrait de changer la Constitution et notamment de remettre en cause la limitation du nombre et la durée du mandat présidentiel. Quand ils demandent cela, il faut qu'ils aillent au bout de leur logique. Ça veut dire qu'ils doivent accepter à ce moment-là, qu'on dise que le peuple n'est plus souverain. La Constitution de 2006 a été soumise à référendum. Donc, la souveraineté du peuple a été déjà manifestée par le vote de ces textes de la Constitution. Oui, pour le vote de la Constitution. Mais la loi ici, c'est de la compétence du Parlement. Et ce que nous faisons justement, ce n'est pas organiser un référendum constituant. Et c'est là où se trouve le problème. Nous, nous  adoptons un cadre général qui prévoit les règles pour pouvoir consulter le peuple. Et le jour où il s'agira de consulter le peuple en matière de changement de Constitution, c'est ce même peuple souverain qui s'est prononcé en 2005, qui se prononcera également à ce moment-là. Donc, on ne peut pas être démocrate et refuser de prévoir une loi qui accorde la parole au peuple. C'est paradoxal. Je ne pose pas la question au professeur de droit. Je demande votre position politique comme député de la majorité : souhaitez-vous que Félix Tshisekedi puisse être candidat à la présidence après 2028 ? En tout cas, le président de la République lui-même s'est déjà prononcé. Il a dit qu'il n'est pas demandeur d'un troisième mandat. Mais si le peuple lui demande, il ne dira pas non. Si le peuple lui demande, nous poserons la question au chef de l'État, s'il accepte. Mais vous, Paul-Gaspar, êtes-vous favorable ou opposé à cette possibilité ? Moi, je suis député de la majorité. Le jour où le chef de l'État se prononcera clairement sur le sujet à la demande de la population, je me rallierai.

La Matrescence
3 façons de gagner du temps dans votre quotidien

La Matrescence

Play Episode Listen Later Aug 25, 2026 25:05


Ils sont de retours ! commandez votre calendrier > https://lamatrescence.fr/boutiqueEst-ce que le monde par en vrille en ce moment ? Oui.. un peu.C'est l'image que ça en donne en tout cas.Je vous vois venir, à vous demander : mais quel rapport, avec le fait de gagner du temps ?Parce que je crois profondément que lorsque l'on est moins stressé•e par le temps, moins sous pression, on est capable de prendre du recul et donc de donner de l'énergie là où ça compte. Par exemple avec nos enfants pour être des parents plus sereins et plus adaptés.Si on veut aider à changer le monde, à apporter cette énergie positive, à notre manière… on a besoin de reprendre le pouvoir sur notre temps pour ne pas être les victimes de cette roue du hamster qui nous dessert tant.Alors ici la promesse, malgré le titre parce que c'était fait exprès, ce n'est pas de gagner du temps plutôt d'arrêter d'en perdre!Ca c'est une promesse beaucoup plus réaliste. Vous n'allez pas “gagner” une heure par jour.Vous allez arrêter d'en perdre sans vous en rendre compte et je vous propose 3 trois leviers concrets et testables dès cette semaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La petite voix
Médium (presque) malgré elle [REPLAY]

La petite voix

Play Episode Listen Later Aug 25, 2026 41:04


✨ Si, après avoir écouté Hélène, vous souhaitez en savoir plus, alors j'ai une bonne nouvelle pour vous ! Nous organisons une soirée conférence ensemble. Hélène canalisera les messages des guides sur le thème : "Transmuter les mémoires et les croyances". Rendez-vous le jeudi 3 septembre 2026 à 20h30, vous pouvez vous inscrire ici https://canaldelumiere.fr/conferences-en-ligne-en-direct-messages-et-soin-des-etres-de-lumiere/Médium depuis l'adolescence, Hélène Pondevie raconte comment elle a fermé puis rouvert ses dons pour devenir canal et transmettre les messages de ses guides.J'ai beau travailler en solo, je ne me sens jamais seule. Je pourrais être sympa, et vous dire que je pense à vous qui écoutez La petite voix comme si vous m'accompagniez dans ma journée. C'est vrai mais celui qui me tient le plus compagnie - ex-aequo avec mon chat Michel bien sûr ! - c'est mon guide.Je ne commence pas une journée à mon bureau sans allumer une bougie pour le saluer. Je sais, ça peut paraître saugrenu mais après avoir beaucoup lu, et surtout expérimenté, j'ai la conviction que nous sommes effectivement guidés.Mon invitée du jour, non seulement, y croit mais surtout, elle en a fait sa vie. Hélène Lebasle est médium et elle canalise les messages de nos guides. Oui ça parait dingue, mais c'est la réalité : elle a une connexion avec l'invisible qui lui permet d'entendre les messages de ceux et celles qui sont chaque jour à nos côtés.Vous allez l'entendre, pas besoin de flonfons ésotériques avec Hélène : elle a plutôt le profil d'une bonne copine. Elle rigole, elle pétille, elle s'amuse... en bref elle aime la vie.Bienvenue dans un épisode incroyable, passionnant qui ressemble à une ode à la vie.Avec Hélène, nous allons parlé d'une enfance déjà très connectée, d'un rejet de ses dons pendant de longues années et de la différence entre spiritualité et médiumnité.Notes sur l'épisode :Le site de Hélène : www.canaldelumiere.fr/Son conseil lecture : “Ramtha” par RamthaSon conseil bien-être : se dire chaque matin au réveil “La journée ne sera jamais exactement comme tu l'as prévue mais elle sera belle”RÉSUMÉ DE L'ÉPISODE AVEC HÉLÈNE PONDEVIE00:00 Introduction du podcast et présentation de l'épisode01:38 Hélène Lebal, médium et canal, et sa connexion aux guides04:07 Une enfance déjà connectée : "je n'étais pas de cette planète"06:09 La médiumnité qui s'ouvre à 12 ans, en même temps que celle de sa mère08:16 Voir les auras et les vibrations : les premières perceptions10:10 Distinguer médiumnité et spiritualité11:23 Des rencontres difficiles avec l'invisible à l'adolescence13:20 Le jeu du spiritisme et l'insouciance qui attire ce qu'on ne maîtrise pas15:10 Fermer les portes à 16 ans pour se consacrer à des études classiques16:39 Une carrière de scientifique, puis un virage vers le social et l'humanitaire20:39 Un licenciement et des portes professionnelles qui ne s'ouvrent plus21:16 Un travail sur soi, avec chamanes et thérapeutes, pour réaccepter sa médiumnité22:38 Ouvrir son cabinet de canal à 36 ans, en plein divorce et fin de droits au chômage23:49 Ce que sont vraiment les guides, et pourquoi ils veulent nous rendre autonomes32:47 Quand le guide ne répond pas : la responsabilité de nos propres émotions37:29 Questions rituelles : petite voix, lectures et bonheurmédiumnité • guides spirituels • canalisation • spiritualité • éveil spirituel • intuitionSi vous aimez La petite voix, je compte sur vous pour laisser des commentaires, des étoiles ✨ et des bonnes notes sur votre plateforme de podcast préférée. Merci

Invité Afrique
Investissements des Émirats arabes unis en Afrique: «Une économie prédatrice à l'égard des pays africains»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 25, 2026 4:54


Les Émirats arabes unis sont devenus, en quelques années, un acteur économique et stratégique majeur en Afrique. Une enquête publiée par le Financial Times, au début du mois, décrit une stratégie d'influence qualifiée d'« impérialiste », qui mêle investissements dans les ports et les mines, mais aussi intérêts militaires et soutien à certains acteurs dans les conflits africains. Alors quelle est réellement la stratégie des Émirats en Afrique ? Éclairage de Jean-Loup Samaan, chercheur spécialiste des pays du Golfe, au Middle East Institute de l'Université de Singapour. Il répond aux questions de Clothilde Hazard. RFI : Le journal d'investigation anglais Financial Times a enquêté sur les Émirats arabes unis en Afrique et sur leurs investissements très importants. En dix ans, ils sont devenus le quatrième investisseur sur le continent dans de nombreux secteurs portuaires mais aussi sécuritaires. L'enquête parle d'une poussée impérialiste. Abou Dhabi a même réagi par le biais de son ministère des Affaires étrangères et refuse le terme d'impérialisme. Est-ce que, selon vous, l'expression est justifiée ? Jean-Loup Samaan : L'expression « impérialiste » est peut-être un petit peu trop forte, parce que la relation entre les Émirats et les pays africains n'est bien évidemment pas celle que l'on pourrait qualifier entre un empire et ses États inféodés. Ce qui est intéressant dans l'enquête du Financial Times, et plus généralement sur un certain nombre d'enquêtes sur les Émirats ces dernières années, c'est de voir comment, en l'espace d'une dizaine d'années, Abou Dhabi et Dubaï se sont positionnées sur le plan économique, sur le plan des infrastructures, mais aussi sur le plan stratégique, géopolitique pour être un acteur de premier plan en Afrique. Et ça, ce sont des choses qui vont bien au-delà de l'aide au développement. Ça crée des relations de dépendance entre les pays africains et les Émirats. Et donc, on pourrait se poser la question, au même titre qu'avec la Chine ou les États-Unis, d'une économie prédatrice d'Abou Dhabi à l'égard des pays africains. Donc, c'est plus dans ce sens-là que je qualifierais les relations aujourd'hui entre les Émirats et les pays africains. Pourquoi est-ce que les Émirats arabes unis investissent autant dans les ports ? Il y a deux dynamiques véritablement. Au tout début, je dirais qu'il y a 15 ou 20 ans, c'était une dynamique qui était avant tout commerciale, qui venait de Dubaï. Il faut voir que Dubai Ports World est l'un des principaux acteurs internationaux en termes d'infrastructures portuaires, et donc c'était une façon pour la compagnie, qui est une compagnie souveraine de Dubaï, de remporter des parts de marché et donc de tisser sa toile à travers le monde, et en particulier sur un continent africain où les infrastructures portuaires étaient encore très émergentes. Après, ce qu'on a vu plus récemment, c'est une logique proprement militaire et notamment dans la Corne de l'Afrique. Ça s'est dessiné durant la guerre au Yémen [qui a débuté en 2014, NDLR], où les Émiriens ont décidé de coupler leurs investissements commerciaux dans les infrastructures portuaires sur place - que ce soit en Érythrée, au Somaliland - avec une dimension militaire qui leur permettait de déployer leurs forces pour être ensuite envoyées vers le Yémen. Donc, ça, c'est plus récent. Mais ça montre d'une certaine façon comment la logique, qui est initialement commerciale, est devenue au fil du temps stratégique au sens politico-militaire. L'enquête montre aussi que les Émirats sont impliqués dans le conflit au Soudan et soutiennent les Forces de soutien rapide du général Hemedti. L'implication des Émirats dans le conflit commence à être très documentée. Pourquoi les Émirats se sont autant impliqués dans le conflit ? Pour Abou Dhabi, il s'agit non seulement de soutenir des militaires avec lesquels ils avaient tissé des liens au Yémen, mais aussi des militaires qu'ils considèrent être le rempart à ce qu'ils voient comme la menace de l'islam politique qui serait derrière le gouvernement légitime à Khartoum. C'est un élément dénominateur commun dans la politique émirienne, en Afrique comme au Moyen-Orient : à savoir de soutenir ce qu'ils considèrent être les hommes forts et souvent des militaires contre des gouvernements ou des acteurs jugés trop proches de la mouvance des Frères musulmans ou de l'islam politique. Au milieu de ça, il y a aussi l'or : Dubaï est une plaque tournante de l'or africain. Trente milliards de dollars d'or artisanal non-déclaré en provenance du continent sont exportés vers les Émirats. Que représente cet or pour le pays ? Est-ce que c'est au cœur de sa stratégie économique ? Oui, et ça, c'est là où l'on voit l'interpénétration entre les logiques géopolitiques - à savoir de soutenir les régimes militaires, notamment les Forces de soutien rapide - avec une logique qui est beaucoup plus mercantile, voire de l'ordre de la prédation économique, avec le trafic d'or. Il faut mettre ça d'une certaine façon dans la perspective du rang des Émirats. À l'échelle internationale, sur le marché de l'or, on estime qu'aujourd'hui, entre 20 et 30 % du commerce de l'or passe par Dubaï. C'est un élément extrêmement important en termes de positionnement international, de diversification de l'économie, parce qu'il faut quand même se souvenir que Dubaï, contrairement à Abou Dhabi, n'a pas de rente énergétique. Donc, tout cela, effectivement, contribue à, disons, faire de l'Afrique, et là, en l'occurrence le Soudan parmi d'autres pays, une zone d'intérêt pour les acteurs émiriens.

Niptech: tech & startups
500 - Watermark - Rétrospective, Filigrane pour Claude, Voitures autonomes en Suisse

Niptech: tech & startups

Play Episode Listen Later Aug 24, 2026 74:20


Première vidéo YouTube Alphafail en 2011 https://youtu.be/cGKz47z8X5I?is=UzbuovYlbgc4SptA2014 - nipcast https://nipcast.comNipedu https://podcast.ausha.co/nipedu Animé par Régis Forgione, Fabien Hobart et Jean-Philippe Maître. 2014 - 1ière Nipconf https://www.24heures.ch/les-podcasteurs-vaudois-cartonnent-sur-le-web-785076349640 NEWS How Claude's text watermark works https://www.anthropic.com/news/claude-text-watermark The Future is for Everyone - The Path to a Positive AI Future by Mark Zuckerberg from Facebook https://www.meta.com/thefutureisforeveryoneFrom Loop Engineering to Graph Engineering : https://x.com/AnatoliKopadze/status/2080668775796314331 Andrew Ng: "Prompting will be dead in 6 months, graphs are what's replacing it."WAYMO (GOOGLE) OUVRE UNE ENTITÉ SUISSE https://zagdaily.com/connected/waymo-registers-swiss-entity-in-zurich/ https://www.amazon.com/Prime-Air-Drone-Delivery/b?ie=UTF8&node=206533607011 INSPIRATION #PODCAST:: NIPTECH INSPIRE :: Chaque semaine, Ben, Baptiste et Mike se retrouvent autour du micro pendant 10 à 20 minutes pour décortiquer ce qui les fait grandir, réfléchir et avancer #INSPIRATIONYOUTUBE https://youtube.com/@niptechinspireSPOTIFY https://open.spotify.com/show/3h6y6eaXYZx1q6nXenawuh?si=aa5224a46a7240de#AUTEURS :: Tim Ferris Référence constante sur l'expérimentation personnelle, l'optimisation, l'apprentissage et l'impact de la tech. https://tim.blog/ Viktor Frankl Découvrir un sens à sa vie (Man's Search for Meaning) et Oui à la vie !, régulièrement cités pour aborder la résilience et la logothérapie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Viktor_Frankl Ram Dass Figures centrales de vos segments d'inspiration sur la conscience, le lâcher-prise https://www.ramdass.org/ #QUOTE Seuls les poissons morts nagent dans le sens du courant » G.K. Chesterton (et non pas Jean-Claude Bivers)⏱️ CHAPITRES00:00:00 Intro 500e épisode00:04:30 Rétrospective Niptech 00:22:15 Comment fonctionne le Text Watermark de Claude 00:31:40 Vision AI de Mark Zuckerberg 00:40:50 Loop Engineering au Graph Engineering 00:50:10 Waymo s'installe à Zurich 00:57:30 Amazon Prime Air livraisons par drone01:03:15 La partie Inspiration01:14:20 La quote Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Afrique: «La pénurie qui existe actuellement est à hauteur de 5,8 millions de personnels de santé»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 24, 2026 5:07


Alors que l'Afrique manque de médecins, d'infirmiers et de sages-femmes, plusieurs pays africains sont désormais parmi les meilleurs au monde pour recenser leurs personnels de santé. Dix des vingt pays les mieux renseignés sont africains : la Zambie est troisième mondiale, le Burkina Faso cinquième, et le Kenya sixième. Comment expliquer cette progression dans la collecte des données ? Et surtout, à quoi servent ces chiffres pour lutter contre la pénurie de soignants ? Kouadjo San Boris Bediakon est responsable de l'information stratégique au Bureau Afrique de l'Organisation mondiale de la santé. Il répond aux questions de Clothilde Hazard. RFI : Dix des vingt pays au monde qui disposent des données les plus récentes sur leur personnel de santé sont africains. Comment expliquer ces bons résultats en Afrique ? Kouadjo San Boris Bediakon : Premièrement, cela montre que l'Afrique n'est plus seulement un continent confronté à des déficits de personnel de santé. Les déficits existent, mais ce n'est plus ce qu'il faut voir. L'Afrique devient également une source majeure de données permettant de comprendre et de piloter les déficits. Deuxièmement, cela signifie en fait que de nombreux pays africains sont en train de passer d'une logique de planification fondée sur des estimations, parfois qui sont un peu grégaires, à une logique de décisions fondées sur des données nationales. Comment ces données sont-elles utilisées pour prendre des décisions ? Est-ce que vous avez un exemple de décision ? Au-delà des dialogues politiques qui ont été organisés dans environ douze pays africains, il y a neuf pays qui ont élaboré des plans de développement des ressources humaines en santé qui sont vraiment budgétisés et qui sont vraiment fondés sur des estimations objectives des besoins et des déficits ainsi que des investissements requis. Plus important encore, ces processus ont conduit à des engagements concrets. Pour environ six pays, il y a eu des engagements de création de 200 000 emplois dans le secteur de la santé. Est-ce que ces recrutements aujourd'hui, les États peuvent les faire, les financer et surtout former ces personnels ? Je prends le cas par exemple du Zimbabwe. À la suite de leur analyse du marché du travail, ils ont fait et organisé bien évidemment un dialogue politique et un certain nombre de partenaires se sont engagés à travers ce qu'on appelle le pacte d'investissement dans les ressources humaines en santé. Et aujourd'hui, le Zimbabwe a pu augmenter son budget pour les ressources humaines en santé de 30 % et chaque année, ils mettent à disposition environ 8000 postes budgétaires pour recruter. Et ces données sur le personnel soignant, qu'est-ce qu'elles changent concrètement pour les patients et les services de santé ? On sait bien que les hôpitaux tout seul ne peuvent pas fournir les services de santé. C'est plus ou moins comme des cathédrales construites dans le désert, et les médicaments à eux seuls ne sont que des, disons que des produits chimiques, s'ils ne sont pas prescrits par des personnels compétents et motivés et aussi disponibles en quantité. Est-ce que ces données peuvent rendre les systèmes de santé plus réactifs face aux épidémies par exemple ? Est-ce que ça aurait pu rendre les autorités plus réactives face à l'épidémie d'Ebola en RDC ? Oui, plus on a de données fiables et disons exhaustives, plus on peut anticiper en fait les déficits et anticiper un certain nombre de prises en charge de certaines urgences. Et nous sommes à pied d'œuvre pour aider les pays à disposer des systèmes d'information permettant de pouvoir leur donner au jour le jour, des informations essentielles à travers des tableaux de bord pour l'anticipation d'un certain nombre de déficits, et aussi un certain nombre de pandémies ou d'épidémies qui pourraient aggraver, en fait, cette disponibilité de personnel de santé. Ces données ont permis d'identifier des pénuries ? La pénurie qui existe actuellement est à hauteur de 5.8 millions de personnels de santé. Ça, c'est seulement sur la base des besoins sanitaires des populations. Si on vient greffer les aspects liés à la migration, les recrutements massifs des pays occidentaux dans les pays africains, cette pénurie-là va au-delà de 5.8 millions de personnes de santé. Comment éviter justement cette fuite des cerveaux ? C'est d'abord un engagement que les pays ont pris à travers ce qu'on appelle le code de recrutement des personnels de santé, qui a été adopté à une Assemblée mondiale de l'Organisation mondiale de la santé, qui stipule que les pays qui ont un indice de couverture sanitaire universelle très bas ou une densité de personnel de santé très bas, sont épargnés ou doivent être écartés du recrutement agressif et massif des pays qui ont déjà des indicateurs de couverture sanitaire universelle élevés et une densité relativement élevée par rapport à ces pays-là. Ce n'est pas un document qui est contraignant, mais c'est plutôt basé sur le respect de ces principes-là. Est-ce que justement il est respecté ? Il y a de bons exemples quand même où certains pays, par exemple le Royaume-Uni, a signé des accords de coopération bilatéraux, de recrutement de personnel de santé entre le Kenya, le Nigeria et le Ghana qui essaient de compenser en fait ces recrutements-là. Mais à vrai dire, le fléau est beaucoup plus profond parce que on sait que les données prouvent que dans les dix prochaines années, les pays occidentaux, surtout les pays de l'OCDE, auront un tiers de leur personnel de santé qui iront à la retraite. Et donc, face à cela, certains pays qui ne sont pas de bons exemples, continuent toujours de recruter de façon agressive et massive, mais en utilisant plutôt des institutions ou des agences privées pour ne pas que cela leur revienne au visage comme étant des pays qui enfreignent en fait cette réglementation-là.

Max, Mike; Movies
Episode 395 – Purple Noon (1960)

Max, Mike; Movies

Play Episode Listen Later Aug 24, 2026 59:33


Ahhh, mes enfants. Gather around, light up your many, many cigarettes and attendez-vous to this, the latest pointless entry in our series “Cuz It's Good For You,” our latest meaningless distraction from the misery of existence and our inexorable descent into the grave. You, get me another keg of Pernod. Ah, bon, bon. Oui, this time Michel and I, we choose yet another laughable excuse for art from Le Collection de Criterion, Réne Clément's, or as you foolish Americans say, Rene Clement's, slightly-less-insignificant-than-some work “Purple Noon.” This film, she is adapted from le novel by Patricia Highsmith, involving the banal, time-wasting character that is M'sieu Tom Ripley. For those who find such fripperies of interest, this film was remade as “The Talented Mr. Ripley” involving the trivial performer Matt Damon, in yet another purposeless flicker in the darkness that is the world. “Purple Noon” stars some actors whose beauty is as brief and passing as the life of the fruit fly, and whose skilled performances leave us empty and weak. Come, give a listen to our trifling meanderings. Let us offer a diversion from your normal contemplation of the feckless and cruel state that is life. Someone bring me another three hundred Galois. Maintenant! Poll question: who is your favorite non-U.S. actor? Leave a comment or dial our International Hotline at 617-398-7266 and leave, how you say, the mail of the voice.

Side Hustle Pro
How Karen Young Built OUI the People

Side Hustle Pro

Play Episode Listen Later Aug 21, 2026 74:01


In this episode, I sat down with Karen Young, founder of OUI the People, a fine fragrance and body care brand born out of her own struggle with razor burn and ingrown hairs. Karen walks us through her path from fashion, where she interned at Dolce and Gabbana, to becoming an executive at Estee Lauder, to eventually building a beauty brand now sold in Sephora.But Karen's story starts before OUI the People, with a lifestyle and home goods brand called Hammocks and High T that she built and ultimately had to close. We talk about the hard lessons on margins and capital that came out of that experience, the unexpected subway encounter that led to her job at Estee Lauder, and how she used her years inside a major beauty conglomerate to build her own brand from the ground up.Karen also gets honest about the financial rollercoaster of raising venture capital, scaling a team, and chasing growth without profitability for years, and what finally shifted this year. We close things out with her thoughts on consumer psychology, pricing a premium product, and her advice for women weighing whether to leave a steady paycheck for their side hustle.Main TakeawaysWhy closing a business is not failure, but tuition in a school of hard knocks that teaches you margins, capital, and scale.How to price a premium product by studying who your customer already trusts enough to spend on, not just what they say they need.Why visibility does not equal revenue, and how chasing growth without watching profitability can quietly sink a business.How building a trusted circle of fellow founders can matter more than any book when the entrepreneurial journey gets lonely.Highlights Include00:20 - How a lifelong struggle with razor burn and ingrown hairs on melanated skin became the idea behind OUI the People05:49 - Why Karen closed her first business, a lifestyle and home goods brand called Hammocks and High T11:19 - Learning the difference between spotting a market gap and finding real money inside of it16:00 - The subway encounter that led to Karen's job offer at Estee Lauder25:37 - What Karen absorbed from watching a major beauty conglomerate acquire and scale brands from the inside34:15 - The origins of OUI the People, which started as a direct to consumer razor brand called We Shave41:14 - How Karen priced her first razor at seventy five dollars, then raised it to eighty five to ninety, by studying who was already buying La Mer43:49 - Why Karen called manufacturers in the UK, Germany, and Japan before choosing a small German razor maker50:39 - How the brand expanded from razors into body care, then into Sephora in 2019, then a full fragrance launch in 202357:57 - The honest truth about raising venture capital, scaling a team, and finally hitting profitability this year1:12:19 - Lightning round: her go to founder resource, the mentor she admires, her non negotiable evening ritual, and her advice for side hustlersLinks Mentioned in This EpisodeShop OUI the People: ouithepeople.comSocial Mediaouithepeople.comOUI the People on Instagram: @ouithepeople https://www.instagram.com/ouithepeople/ OUI The People TikTok: @ouithepeople https://www.tiktok.com/@ouithepeople Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Reportage International
Australie: les chauve-souris, des remparts face à la désertification

Reportage International

Play Episode Listen Later Aug 21, 2026 2:26


Pour accompagner la croissance de sa population, l'Australie, qui compte désormais plus de 28 millions d'habitants, s'urbanise à grande vitesse. Ce qui n'est pas sans créer quelques conflits de voisinage, notamment avec les chauves-souris, une espèce nomade vivant en colonies, qui trouve dans ces zones urbaines une source quasi infinie de nourriture. Une coexistence parfois difficile à vivre mais néanmoins indispensable, les chauves-souris étant de très loin le principal rempart face à la désertification en Australie. Notre correspondant Grégory Plesse s'est rendu à Harrington Park, une banlieue située dans le sud-ouest de Sydney, où une colonie de roussettes à tête grise, l'une des plus grandes espèces de chauve-souris au monde, a pris ses quartiers il y a quelques mois.  À quatre heures du matin, c'est un véritable concert. Des roussettes à tête grise, on estime que dans cette banlieue arborée de Sydney, il y en aurait plus de 50 000, soit quatre fois plus que le nombre d'habitants. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils apprécient moyennement cette cohabitation. À l'image de Leigh, qui a même dû modifier sa routine matinale. « Elles défèquent partout, et elles sentent très mauvais. J'avais pour habitude de me promener dans ce parc, sous les arbres, c'est magnifique. Mais depuis que les chauves-souris sont arrivées, j'ai trop peur de prendre ce chemin », raconte-t-elle. Leigh n'est pas la seule à se plaindre. David, lui, est simplement résigné. « Il faut que je nettoie tous les jours la merde violette de chauve-souris sur le parterre de ma maison et autour de ma piscine, c'est un peu embêtant mais on ne peut pas faire grand-chose d'autre, puisque c'est une espèce protégée », regrette-t-il. Une espèce protectrice de l'environnement De fait, les roussettes à tête grise sont une espèce menacée. On estime que leur nombre a diminué de 30 % ces vingt dernières années, en raison notamment de la déforestation et donc de la destruction de leur habitat. Un déclin d'autant plus regrettable qu'elles jouent un rôle majeur pour la protection de l'environnement en Australie. C'est ce que souligne le biologiste Alfredo Ortega Gonzalez : « Les roussettes sont capables de transporter beaucoup de graines, mais aussi du pollen qui se colle à leur fourrure, sur de très grandes distances. Il n'est pas inhabituel pour elles de parcourir 20, 50 km par nuit, elles peuvent donc couvrir de très longues distances ». Alfredo Ortega Gonzalez est le coauteur d'une étude parue il y a quelques semaines, qui estime que cette seule espèce de chauve-souris contribuerait ainsi à planter plus de 90 millions d'arbres par an en Australie. Une raison suffisante pour les défendre, selon lui : « Oui, elles font du bruit, oui elles sentent mauvais, mais les bénéfices qu'elles apportent sont bien supérieurs à leurs désagréments. Il nous faut donc trouver un moyen de coexister, d'autant que l'urbanisation ne cesse de progresser ». Ainsi, dans d'autres secteurs de Sydney également envahis par les chauves-souris, des aides financières sont apportées aux résidents pour couvrir leurs frais de nettoyage. À lire aussiQuand les animaux «moches» sont délaissés par les scientifiques

The Howie Carr Radio Network
OK Secretary of State Had A "Lot Of Communion", Plus Vindman Lost To A DSA Candidate | 8.19.26 - The Howie Carr Show Hour 1

The Howie Carr Radio Network

Play Episode Listen Later Aug 19, 2026 37:44


The Oklahoma Secretary of State got pulled over for OUI and tried to say he was coming from church. Then, Howie revels in Alex Vindmans lost to a crazy DSA candidate who only raised about a million dollars. See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

La petite voix
Fantômes familiaux : hériter des blessures de ses parents [REPLAY]

La petite voix

Play Episode Listen Later Aug 18, 2026 42:00


Psychanalyste spécialiste du transgénérationnel, Bruno Clavier explique comment les fantômes familiaux, ces traumatismes non résolus de nos ancêtres, continuent de peser sur nos vies.Voilà un épisode essentiel. Essentiel parce que le psychanalyste Bruno Clavier nous ouvre les yeux sur les fantômes familiaux. Les fantômes familiaux ? Oui, ces héritages venus des émotions et des événements non-digérés par nos aïeux. Comme une présence invisible et pourtant pesante, encombrante et entravante. Une présence qui nous empêche de devenir pleinement nous-même, sans que l'on en ait parfois conscience.Il me semble essentiel d'évoquer cette dimension de la psycho-généalogie parce que cela donne un nouvel éclairage sur nos vies : sur la personne que nous sommes, sur les parents que nous avons eus et sur les parents que nous sommes.D'ailleurs, le parcours de Bruno illustre tout cela à lui tout seul. Il a longtemps travaillé sur ses traumatismes d'enfance pour finalement les transcender.Je préfère vous prévenir si cela vous touche, ce podcast aborde des thèmes difficiles. Il est question de maltraitance, d'abus sexuels, de suicide.Avec Bruno, nous allons parler de chansons pour enfant, de Freud qui aurait bien eu besoin d'une analyse et du phénomène que sont les abus sexuels dont on commence seulement à mesurer l'ampleur.Quelques notes de l'épisode :- Le site internet de Bruno : www.clavier-bruno.org- Ses livres : « Les fantômes familiaux – psychanalyse transgénérationelle », « Ces enfants qui veulent guérir leurs parents »- Son rituel bien-être : se sourire dans le miroir au réveil- Son conseil lecture : « Livre de la voie et de la vertu : Tao Te King » de Lao TseuEpisode diffusé la première fois le 1er juin 2021.RÉSUMÉ DE L'ÉPISODE AVEC BRUNO CLAVIER00:00 Introduction du podcast et présentation de l'épisode01:37 Bruno Clavier, psychanalyste, et les fantômes familiaux03:15 Un parcours atypique avant de devenir psy03:58 Quatre ans ouvrier au marché de Rungis, par curiosité06:44 Vingt ans instituteur, au plus près des enfants qui vont mal09:41 La passion précoce pour Freud, et la peur d'être "trop fou" pour devenir psy12:32 Une enfance dure et un frère mort après une vie de rue13:20 Don Pedro et ses dromadaires : des chansons pour enfants devenues un succès15:11 La psychanalyse personnelle tardive et la découverte du transgénérationnel18:13 Le destin de son frère et la mémoire retrouvée d'abus subis dans l'enfance19:35 L'amnésie traumatique, une révélation absente de sa formation21:46 L'histoire de ce père qui appelait son agresseur "mon sauveur"24:59 Ce que Freud a caché : la théorie abandonnée des abus sexuels29:57 Ferenczi, le disciple oublié qui avait tout compris avant les autres31:19 Définir le fantôme familial : un héritage émotionnel qui ne nous appartient pas34:27 Les enfants adoptés héritent aussi des fantômes de leurs parents adoptifs36:35 Pas de mauvais parents, mais des blessures qui se transmettent malgré eux38:30 Questions rituelles : petite voix, lecture et bonheurfantômes familiaux • transgénérationnel • psychogénéalogie • psychanalyse • traumatisme familialSi vous aimez La petite voix, je compte sur vous pour laisser des commentaires, des étoiles ✨ et des bonnes notes sur votre plateforme de podcast préférée. Merci

Invité Afrique
«La SADC est devenue quasi impuissante», selon Al Kitenge, expert en stratégie économique et en innovation

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 17, 2026 5:26


La SADC peut-elle encore peser sur les crises qui secouent l'Afrique australe ? Cette organisation régionale, qui réunit seize pays du sud du continent, tient son sommet des chefs d'État ce lundi 17 août à Durban, en Afrique du Sud. Alors que le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo a profondément mis à l'épreuve sa capacité à agir militairement et diplomatiquement, quel rôle peut-elle encore jouer face aux crises de la région ? Al Kitenge, expert en stratégie économique et en innovation, répond aux questions de Clothilde Hazard. RFI : Ce lundi se réunissent les chefs d'État de la SADC, l'Organisation régionale d'Afrique australe. Ces dernières années, la région a été secouée par de nombreuses crises importantes. La plus importante dans l'est de la RDC. Mais la SADC semble peiner à apporter des réponses efficaces à ces crises. Est-ce qu'elle est devenue impuissante ? Al Kitenge : Effectivement, la SADC est devenue quasi impuissante parce qu'elle n'a pas été en mesure de régler le problème géopolitique. Et cela a un impact complet sur tout le reste. Et les questions économiques et les questions de politique générale. Pour ce qui est de la crise à l'est de la RDC, comment vous expliquez l'échec de la SADC ? L'échec de la SADC est de n'avoir pas été en mesure de régler de manière frontale les questions qui opposaient ses propres membres. Donc, il est inacceptable que des questions d'instabilité se soient fait remarquer dans la région et que la SADC n'ait pas été en mesure de prendre des dispositions correctes. L'Angola a essayé, mais c'était des échecs successifs. Et le cas de la RDC est un cas non isolé. Quels sont les autres cas ? Le cas du Burundi avec le Rwanda, les grandes difficultés que l'on a aujourd'hui en Afrique du Sud avec les questions d'immigration. Comment vous expliquez que la SADC, justement sur le plan géopolitique, n'arrive pas à trouver des solutions ? La SADC n'est pas organisée pour régler ces situations. À la première épreuve, on s'est rendu compte qu'elle est extrêmement faible. Et ça, on le remarque également quand vous regardez les échanges commerciaux. Il n'y a aucune préférence d'échanges commerciaux entre les pays de la SADC et aujourd'hui, c'est la plus grosse faiblesse. On a les faiblesses géopolitiques, on a des faiblesses économiques. Ces pays n'ont pas les mêmes intérêts financiers. Lorsque vous regardez les pays anglophones, ils sont tournés vers le Royaume-Uni et les pays francophones sont tournés vers la France et la Belgique. Et cette dissension, justement, fait que dans les échanges commerciaux, les intérêts ne sont pas les mêmes. Regardez la question énergétique qui aurait pu être une question qui pouvait être réglée de manière claire. La SADC n'a pas de politique intégrée qui puisse être en mesure de résoudre les choses. Comment faire pour que les intérêts soient convergents justement ? Faire un petit peu ce qu'a échoué l'Union africaine, s'assurer que, du point de vue de l'intégration économique, les pays soient plus proches. En ayant une intégration économique, on peut avoir l'intégration politique et géopolitique. Il faudrait avoir une mutualisation d'un certain nombre d'éléments, en l'occurrence les infrastructures, les transports et l'énergie. Mais il y a quelque chose de très simple qu'il faudrait être en mesure de regarder. Aujourd'hui, nous avons le grand choc lié au détroit d'Ormuz. Et on se rend bien compte que, comme des gens sans intelligence collective, nous avons tous perdu. Et ce qu'il faut regarder aujourd'hui, c'est que, nous devrions avoir la possibilité de développer des solutions locales - quand je dis locales, ça veut dire régionales. Et cette question de Covid qui nous a pratiquement bousculé, la guerre entre l'Ukraine et la Russie, même chose, mais nous sommes en troisième choc frontal exogène qui aurait bien pu nous questionner. Mais si les gens ne se questionnent pas, ce sera très difficile qu'ils aient des résultats conjoints. Concrètement, est-ce qu'on parle de corridors ? Est-ce qu'on parle de politiques communes ? Quelles sont les marges de manœuvre de la SADC ? Les seules marges de manœuvre sont financières et économiques. Je donne un exemple très simple : l'Union africaine a échoué, en tout cas dans les dix dernières années, à mettre en place le centre d'échange financier. Rien qu'à cause de ça, nous sommes toujours sur le swift, qui est un élément qui ne permet pas des échanges locaux. C'est ce genre de choses qui auraient pu être des soudures entre les pays. Et tant que nous n'en sommes pas encore là, tant que nous n'avons pas les mêmes intérêts économiques et financiers, il est très difficile que le déséquilibre politique ou géopolitique d'un pays intéresse les autres. Est-ce que vous pensez que la SADC aujourd'hui s'attelle justement à régler ce problème d'intérêts différents ? Les citoyens de ces pays sont en train de regarder. Ce qui se passe en Afrique du Sud est une honte générale. Et si on n'arrive pas à résoudre toutes ces questions en même temps, la SADC aura perdu son crédit. Oui, le sommet a lieu à Durban, en Afrique du Sud. Les tensions anti-migrants dans le pays touchent directement plusieurs pays de la SADC, puisque beaucoup des migrants concernés viennent des pays voisins. Est-ce que c'est justement un dossier sur lequel l'organisation pourrait davantage intervenir et sur lequel elle pourrait discuter à l'occasion de ce sommet ? Déjà, pour qu'ils aient la capacité de se regarder droit dans les yeux, il faudrait qu'ils règlent et qu'ils parlent de manière frontale de la question et qu'elle soit traitée. Parce que le vivre ensemble des populations engendre les échanges commerciaux et les échanges des biens des personnes. Vous vous rendez bien compte, par exemple, pour le Congo : une grande part de Sud-Africains travaille dans le secteur minier. Imaginez que du jour au lendemain, on commence à chasser ces personnes. Ce sera la catastrophe la plus générale. Est-ce qu'aujourd'hui on a quand même des exemples de corridors de ces infrastructures partagées ? Si on prend des exemples concrets ? Le corridor de Lobito est en train d'en devenir un. Il part de Johannesburg, il passe par la Zambie, il va jusqu'en Angola. C'est une première opportunité. Et la deuxième opportunité, c'est le développement des nouvelles infrastructures. En RDC, par exemple, tout ce qui est Moanda et la RN1. Le corridor de Lobito sert des intérêts connus qui sont les intérêts des États-Unis, qui ont investi à la fois dans les infrastructures en Zambie, en Angola, même en termes de production d'énergie, mais également en termes de rail. Et cela voudrait justement aider la Zambie et la RDC à augmenter leur capacité de production en métaux stratégiques pour être en mesure d'alimenter le marché international. Ça touche la Zambie, ça touche la RDC et ça touche l'Angola, qui sont trois pays de la SADC. Et la capacité à résoudre des problèmes conjoints peut permettre justement que nous soyons en mesure de pouvoir consolider à la fois les relations pour que les uns et les autres soient interconnectés. La seule chose qui peut mettre les pays ensemble, ce sont leurs intérêts.

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast
TRANSFER PORTAL NEWS: Sooners Land Late Addition For 2026 in SEC Transfer DT? + LOADS of Fall Camp Intel

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 57:26


The Sooners have added another massive piece to their 2026 roster, landing 6-foot-6, 319-pound Arkansas transfer defensive tackle Danny Saili during fall camp. Brandon Drumm breaks down how the late addition became possible, what Saili brings to Todd Bates' defensive front and how he could fit into Oklahoma's defensive-tackle rotation. Then it's time to open another LOADED OUInsider fall-camp notebook featuring sourced team intel, emerging standouts, developing position battles and important buzz from both sides of the football. Which developments are legitimate? Who is separating himself? And what could it all mean for Oklahoma when the Sooners begin another SEC grind? There's plenty of tea in this episode. Want the best Sooners' intel and info in the industry? Want to be a part of a community of THOUSANDS of Sooner fans that you can talk with on a daily basis? Become a member of OU Insider and stay updated daily with insights from the OUI staff!!

The Rizzuto Show
Parisian Pains, Baguette Dreams & the Quest for Ice Water

The Rizzuto Show

Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 75:16


Rizzuto is back from France, which means it's finally time to answer the question nobody asked: Can one man visit one of the most beautiful cities in the world and still come home with enough complaints to fill a morning show? Oui.Episode 114 begins back home in St. Louis with an Amber Alert that woke up half the city before taking a bizarre turn, plus Scott's live music adventure at Copper Fire, where the performance went great once the minor technical issue of the speakers actually producing sound was finally addressed. We also learn that Rizzuto is approaching the end of age 47, supposedly the happiest year of his life. Great news to discover right before it expires.Then comes important local Italian-American business: the world's oldest ravioli maker is opening its first U.S. manufacturing facility in St. Charles. Naturally, Rizzuto immediately begins wondering why his invitation to the ribbon cutting hasn't arrived. If there's a giant ravioli involved and this man isn't allowed to emerge from it holding an oversized pizza cutter, then frankly, what are we even doing here?But the main event is Rizzuto's triumphant return from Paris.He kept notes.A lot of notes.There are positives. The Paris Catacombs were incredible, featuring the bones of millions of people and the mildly unsettling realization that apparently enough tourists try to steal human remains that bags need to be checked on the way out. A nighttime river cruise delivered gorgeous views of the Eiffel Tower. There were baguettes. There was an absolutely elite steak sandwich. And yes, Paris itself occasionally managed to impress our extremely difficult international correspondent.Unfortunately for France, this is a comedy podcast, so we also need to discuss the complaints.Why is getting cold water apparently an international negotiation? Where is the ice? Why won't restaurants bring the check? Why does everything close when Rizzuto needs something? Is air conditioning merely a rumor Europeans started to make Americans feel comfortable booking flights? Is the Mona Lisa overrated? Is the Eiffel Tower overrated? Is the food overrated? And why did an Airbnb leave the family sweating in a hallway for 45 minutes while they tried to figure out how to get inside?Then there's transportation.One cab driver allegedly takes the scenic interpretation of “wrong direction,” keeps the meter running, and eventually gets into a heated French argument with Rizzuto. Rizzuto attempts to hold firm on the fare and ultimately negotiates himself a breathtaking discount of roughly fifteen bucks. International diplomacy is alive and well.The crew eventually tallies Rizzuto's Paris complaints, because apparently his vacation needed independent auditing.Travel chaos continues with a kid refusing to buckle a seatbelt and helping get an entire flight canceled overnight. From there, we examine airport security and the long-running liquid restrictions that have forced generations of travelers to choose between personal hygiene and bringing enough shampoo to survive Tuesday.Somehow this becomes a discussion involving Die Hard with a Vengeance, Jeremy Irons, TSA logic, confiscated hairspray and the exact amount of liquid apparently required before civilization collapses.And after all the monuments, bones, baguettes, questionable air conditioning, transportation drama and French customer service, Rizzuto finally lands back in St. Louis and realizes something important:He loves it here.Nothing makes home look better than an international vacation and a lukewarm glass of water.It's travel stories, St. Louis nonsense, weird news, daily humor and several completely unnecessary arguments packed into another comedy podcast from The Rizzuto Show.Come for the Paris vacation recap. Stay for the debate over whether holding a perfect French sandwich like a newborn baby is an acceptable response to lunch.This comedy podcast may not improve international relations, but at least we have ice.Follow The Rizzuto Show → linktr.ee/rizzshow for more from your favorite daily comedy show.Connect with The Rizzuto Show Comedy Podcast online → 1057thepoint.com/RizzShow.Hear The Rizz Show daily on the radio at 105.7 The Point | Hubbard Radio in St. Louis, MO.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

The Rizzuto Show
DAILY PODCAST: Went To Paris So You Don't Have To | The Rizzuto Comedy Show

The Rizzuto Show

Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 167:26


Rizzuto is back from France, which means it's finally time to answer the question nobody asked: Can one man visit one of the most beautiful cities in the world and still come home with enough complaints to fill a morning show? Oui.An Amber Alert that woke up half the city before taking a bizarre turn, plus Scott's live music adventure at Copper Fire, where the performance went great once the minor technical issue of the speakers actually producing sound was finally addressed. We also learn that Rizzuto is approaching the end of age 47, supposedly the happiest year of his life. Great news to discover right before it expires.Then comes important local Italian-American business: the world's oldest ravioli maker is opening its first U.S. manufacturing facility in St. Charles. Naturally, Rizzuto immediately begins wondering why his invitation to the ribbon cutting hasn't arrived. If there's a giant ravioli involved and this man isn't allowed to emerge from it holding an oversized pizza cutter, then frankly, what are we even doing here?There are positives. The Paris Catacombs were incredible, featuring the bones of millions of people and the mildly unsettling realization that apparently enough tourists try to steal human remains that bags need to be checked on the way out. A nighttime river cruise delivered gorgeous views of the Eiffel Tower. There were baguettes. There was an absolutely elite steak sandwich. And yes, Paris itself occasionally managed to impress our extremely difficult international correspondent.One cab driver takes the scenic interpretation of “wrong direction,” keeps the meter running, and eventually gets into a heated French argument with Rizz.Travel chaos continues with a kid refusing to buckle a seatbelt and helping get an entire flight canceled overnight. From there, we examine airport security and the long-running liquid restrictions that have forced generations of travelers to choose between personal hygiene and bringing enough shampoo to survive Tuesday.A golfer allegedly fakes a hole-in-one for thousands of dollars using a sick-grandma phone call as cover, and somehow that's only the beginning of today's nonsense.Hill's Brazilian jiu-jitsu confidence gets the Rizz Show treatment as the guys debate martial arts, celebrity bravado, Michael Cera's hypothetical fighting abilities and why the people who could actually fold you into a carry-on bag are usually the least interested in telling everybody about it.We also celebrate Missouri's birthday with a rundown of inventions, foods and famous names tied to the Show-Me State. Toasted ravioli? Obviously. Gooey butter cake? Put some respect on it. The microchip? Apparently Missouri has been doing a little more than deep-frying carbohydrates this whole time.Crap on Celebrities arrives with another truckload of entertainment gossip and pop culture commentary. Mark Zuckerberg's massive yacht gets dragged into controversy after a stranded boat reportedly needed help in Alaska. Britney Spears warns fans about a bad Botox experience. The crew gets into movie box-office numbers, Spider-Man, Super Troopers, Bugonia, Weapons and The Dink, because apparently nobody can simply say “I liked the movie” without turning it into a federal hearing.There's also Harry Potter actress Jessie Cave discussing the surprising money she's making on OnlyFans without nudity, Blink-182 heading back into the studio, Five Nights at Freddy's becoming an actual immersive restaurant experience, and a debate over the greatest new wave singers that quickly proves nobody is completely sure where “new wave” begins or ends.A study suggesting people are speaking 30% fewer words per day than they did 20 years ago. Texting, remote work, apps, online ordering, and our collective desire to avoid asking strangers how their day is going may be slowly murdering small talk. Naturally, this turns into a debate over whether small talk is an important social skill or just an obstacle standing between you and the salad you ordered downstairs.Moon admits that talking to strangers has basically become his personal training regimen, Rafe defends the lost art of actually communicating with another human being, Scott brings the small-town friendliness, and Rizz is patiently waiting for telepathy so he can stop participating altogether.First up: is having roommates a romantic deal breaker? A dating trend suggests some singles see living alone as proof that you've got your life together financially and personally. That raises the obvious question: do men and women judge this the same way? Rafe has some thoughts, including exactly how much questionable housekeeping a man might overlook when he finds someone attractive. We regret to inform you the answer is: quite a bit.A 29-year-old comedian and influencer went viral after canceling a first date with a 38-year-old finance guy because his restaurant selection was too casual. Her argument? The restaurant a potential partner chooses says something about compatibility, lifestyle, and effort. The show's counterargument quickly becomes slightly less scientific: what exactly qualifies someone as “Chili's material”?Follow The Rizzuto Show → linktr.ee/rizzshow for more from your favorite daily comedy show.Connect with The Rizzuto Show Comedy Podcast online → 1057thepoint.com/RizzShow.Hear The Rizz Show daily on the radio at 105.7 The Point | Hubbard Radio in St. Louis, MO.Fabricated report triggered Amber Alert, 1-year-old boy was never in dangerWorld's oldest ravioli maker opening first US facility in St. CharlesWinter Weather Predictions 2026–2027: What's Shaping Winter So Far?Porter Flight Canceled After Toddler Blocked by YYJ Curfew: What Stranded Passengers Are OwedHe faked a hole in one. Now he's paying for itSee Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

Où est le beau ?
[PLAYLIST ETE] Comprendre les fondamentaux du vivant pour cultiver l'abondance avec la Syntropie - Anaëlle Thery

Où est le beau ?

Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 68:07


Attention cet épisode va briser le plafond de verre de tes croyances sur la capacité de la paysannerie à activer l'abondance des jardins comestibles !Pendant des décennies, on a cru que restaurer un sol dégradé prenait des siècles. J'ai compris que c'était faux quand j'ai découvert Anaëlle Théry, la première à avoir appliqué en France la syntropie.Rdv sur toutes les plateformes d'écoutes pour ecouter l'épisode 235 du #podcast !

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast
OU FOOTBALL PRESEASON AWARD WATCHLISTS: Which Sooners Made It & Who Got SNUBBED? | Week 1

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast

Play Episode Listen Later Aug 10, 2026 22:32


The first batch of college football's preseason national award watchlists has arrived—and Travis Davidson breaks down which Oklahoma Sooners made the cut, who was overlooked and which players have legitimate opportunities to bring more hardware back to Norman. John Mateer, David Stone, Kip Lewis, Tate Sandell, Jake Maikkula and Ben Anderson are among the Sooners earning national recognition. Travis examines their chances, Oklahoma's history with each award and the major moments that could propel them from the watchlist to becoming finalists—or winners. Plus, which Sooners were SNUBBED? Travis makes the case for several overlooked players along the offensive and defensive lines, addresses the absence of an OU tight end from the Mackey Award watchlist and ranks Oklahoma's strongest candidates to win national awards this season. Awards discussed include: • Maxwell Award • Outland Trophy • Bronko Nagurski Trophy • John Mackey Award • Lou Groza Award • Rimington Trophy • Patrick Mannelly Award This is Week 1 of our three-part preseason award-watchlist series. Who was Oklahoma's biggest snub—and which Sooner has the best chance to bring home a trophy? Let us know in the comments! Please like, subscribe and follow OUInsider for more sourced team intel, recruiting coverage, podcasts and Oklahoma football analysis. Powered by Riverwind Casino and Jani-King. #OUFootball #OklahomaSooners #CollegeFootball Want the best Sooners' intel and info in the industry? Want to be a part of a community of THOUSANDS of Sooner fans that you can talk with on a daily basis? Become a member of OU Insider and stay updated daily with insights from the OUI staff!!

The Howie Carr Radio Network
Bud Selectman Put On Ice After OUI | 7.23.26 - The Howie Carr Show Hour 1

The Howie Carr Radio Network

Play Episode Listen Later Jul 23, 2026 38:10


Massachusetts Democratic Party chair Stephen Kerrigan was put on probation after his arrest for OUI. Then, a caller tells us how he tried to get a hold of someone from the Healey administration. See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.

oui healey selectman howie carr