Podcasts about Oui

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Baconsale: Hickory-Smoked Pop Culture
Episode 536: Pardon Our French

Baconsale: Hickory-Smoked Pop Culture

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 85:04


Bonjour, listener! Comment allez-vous? On this magnifique episode of Baconsale, messieurs Joel, Kent, and Zack will be sharing their thoughts on French pop culture. We also have a, how do you say, special guest joining us here in the La Maison de Bacon. Our bonne amie Babs will assist us with our pronunciations and share some personal experiences about her time living in France. Also, we will be giving answers for such categories as Cinema Vérité (excellent films), A Voice that Brings Me Joie de Vivre, Encore for this Export, An Invention with Savoir-Faire, Bon Appétit (good food), Faux Pas Cuisine (bad food), and My Dream Bon Voyage! There will be plenty of poor attempts at French accents, but we'll try to avoid clichés as we converse about bread, cheat to find loopholes, and discover what isn't actually French.   Are you ready to press play? Oui? Then allons-y!

Le Billet de François Morel
La mouette d'Istanbul est décédée

Le Billet de François Morel

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 3:12


durée : 00:03:12 - Le Billet de François Morel - par : François Morel - "La mouette d'Istanbul est décédée." C'est le titre de So Foot. Oui, je suis désolé, deux chroniques sportives à la suite, c'est trop mais Nathalie Iannetta m'avait promis que ce matin elle traiterait exceptionnellement de la cueillette des olives en Basse-Provence. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Tam Tam : Le recrutement par celles et ceux qui le font au quotidien
#71 - Passer à l'échelle ses process recrutements dans un contexte de pleine croissance - Thomas Guillet et Damien Milon

Tam Tam : Le recrutement par celles et ceux qui le font au quotidien

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 71:08


Et si on croisait les regards ?Un recruteur. Un Hiring Manager.Oui, c'est une grande première dans Tam Tam ! Parce que chez Pennylane, le recrutement c'est définitivement un sport d'équipe ! Alors Thomas Guillet, Senior Technical Recruiter et Damien Milon, Chef d'équipe d'ingénierie logicielle senior et Hiring Manager nous racontent tout !Ensemble, ils ont vécu un scale… version XXL : de 20 à 300+ ingénieurs, 165 recrutements tech en un an et +90% de périodes d'essai validées. Rien que ça. Et chez eux, recruter n'est pas “le sujet des RH”. C'est le sujet n°1 de la boîte.Bref, on parle :

Le Super Daily
Snail Mail Clubs : Moins de DM, plus d'enveloppes

Le Super Daily

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 17:04


Épisode 1438 : Adieu les newsletters.Bonjour les Snail Mail Clubs.Depuis quelques mois, un phénomène prend de l'ampleur : des clubs d'abonnement qui envoient chaque mois… une lettre papier. Oui, une vraie. Dans une enveloppe travaillée, décorée, parfois illustrée à la main. On s'inscrit en ligne. On rejoint une communauté.Et chaque mois, on attend le facteur.Sur TikTok, les “mail reveals” deviennent des contenus.On commente, on échange, on collectionne.Le Snail Mail Club, c'est volontairement. C'est très communautaire.Et ça explose sur les réseaux.…Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur www.lesuperdaily.com ! Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Single Jungle
Ep.129 Aurore Malet-Karas "les hommes sont ultraviolents entre eux (alors qu'ils sont fragiles)"

Single Jungle

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 59:20


Aurore Malet-Karas est Docteure en neurosciences et sexologue, a fait de la recherche fondamentale en biologie. Elle a écrit le livre "Cerveau, sexe et amour" (éditions Humensciences). L'occasion de lui poser mes questions sur l'impact de nos relations amoureuses sur notre psyché, notre mémoire, la création des souvenirs, les dates, informations, qu'on a retenu durablement, malgré nous. Comment arrêter le petit vélo dans notre tête, comme dit Ovidie, lorsqu'on reste bloqué sur des pensées obsessionnelles (particulièrement les personnes qui souffrent d'anxiété). Comment repérer les personnes qui ont un style d'attachement insecure évitant. Peut-on travailler dessus ? Oui ! Peut-on reprogrammer notre cerveau afin de ne plus être focalisé sur un seul type de physique par exemple ? Et bien d'autres sujets. Bonne écoute ! Si vous voulez soutenir Single Jungle, avec un don en une seule fois, j'ai ouvert un Tipeee : https://fr.tipeee.com/single-jungle. J'ai suivi le conseil d'auditrices et d'auditeurs qui ont proposé de participer à la hauteur de leurs moyens, ponctuellement, aux frais des épisodes (prise de son/montage). Merci aux premières personnes qui ont participé ! Retrouvez Aurore Malet-Karas sur les réseaux sociaux :https://www.instagram.com/auroremaletkaras_phdSon livre est disponible en librairies : https://www.placedeslibraires.fr/livre/9791040300823-cerveau-sexe-et-amour-malet-karas-aurore/et en version audio, chez Audible : https://www.audible.fr/pd/Cerveau-sexe-et-amour-Livre-Audio/B0DCK6BRK3https://x.com/lucilebellan Références citées dans l'épisode ou en bonus (à suivre)Podcasts Episode 53 de Single "Déchiffrer ses rêves pour bien guider sa vie" avec Chantal Motto https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-53-chantal-motto-dechiffrer-ses-reves-pour-bien-guider-sa-vie Pour aller plus loin sur les styles d'attachement :l'attachement sécure (50% à 60% de la population)l'attachement évitant/craintif ( 25%)l'attachement anxieux/fusionnel (20% )l'attachement désorganisé/chaotique ( 5%) étude de C HAZAN et P R SHAVER, Romantic love conceptualized as an attachment process journal of personality and social psychology, 52,1987, p 511-524Il peut être intéressant d'écouter ou réécouter l'épisode 97 dédié aux pères, avec Catherine Grangeard : https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-97-catherine-grangeard-psy-les-peres-papa-maman-cest-constitutif-de-la-personne-que-nous-sommeset les épisodes avec des pères qui ont des filles : 97 bis avec Marc Gibaja, auteur, scénariste, réalisateur, papa de deux filles https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-97-bis-les-peres-marc-gibaja-papa-de-deux-filles-mon-modele-cetait-ma-mere-pas-mon-pere 97 ter avec Liv Brunet, coach et réalisateur, père de 3 enfants dont une fille, et grand-père d'une petite fille https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-97-ter-les-peres-liv-brunet-papa-et-grand-daddy-il-ny-a-rien-dans-le-lien-biologique-cest-juste-une-histoire-point 97 quater avec Soy, papa d'une fille et d'un garçon https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-97-quater-les-peres-soy-la-parentalite-est-une-aventure-incroyable TW Suicide. "Les pieds sur terre" - France Culture, "Même pas mort" de Sophie Simonot ("Vous êtes bien chez Sophie" / Arte Radio). Résumé "Grégoire est mort à 22 ans. À la demande de sa mère, Bénédicte, Sophie Simonot part sur ses traces. En sept épisodes, elle recueille les témoignages de ses proches pour comprendre qui il était, ce qui a conduit à sa mort, et comment survivre à une telle perte." https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-meme-pas-mort Vidéos relations entre personnes ayant un attachant anxieux et attachement évitant, par "je.suis.hawa" https://www.instagram.com/reels/DSvxvs4DDwZ/ Jérémy Charbonnel parle du livre "les liens d'attachement" de Yoanna Micoud, Gwénaëlle Persiaux (éditions Eyrolles) https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782416013669-les-liens-d-attachement-de-l-enfance-a-l-age-adulte-comprendre-comment-se-construisent-des-liens-forts-et-securisants-100-illustre-yoanna-micoud-gwenaelle-persiaux/ et de son style d'attachement insecure anxieux https://www.instagram.com/p/DVEiA7rDL64/ Articles Comment des hommes prédateurs choisissent des femmes fragiles, qu'ils vont pouvoir manipuler plus facilement https://www.slate.fr/story/23525/les-hommes-craquent-pour-les-borderline Et notamment des femmes atteintes du trouble de la personnalité borderline, comme Charlotte, que j'avais interviewée à Strasbourg https://singlejungle.lepodcast.fr/ep-point-126-charlotte-celibataire-strasbourg-trouble-de-la-personnalite-borderline-ou-limite AVERTISSEMENT IMPORTANT : Ne jamais s'inscrire sur une application ou site de rencontres payant sans 1) lire les avis sur Google (Play store) ou Apple (App store) 2) lire les conditions tarifaires de l'abonnement. Ainsi je vous déconseille fortement le site PARSHIP, qui pratique l'extorsion : on ne peut pas résilier avant 1 an obligatoire, même si on n'utilise plus le service, qui n'est pas satisfaisant, car très peu de personnes dans votre région. Le service clients n'a que mépris pour les clients et le service communication ne veut rien entendre (un comble), aucun arrangement possible. Donc évitez une dépense inutile. Episode enregistré en janvier 2026, à Paris, chez Isabelle, merci à elle et son chat pour leur hospitalitéPrise de son, montage et mixage : Isabelle FieldMusique : Nouveau générique ! Vous l'avez reconnu ? C'est le générique de la série mythique des années 90 "Code Quantum" avec Scott Bakula. J'adore cette série, féministe, inclusive. Dédicace à Richard Gaitet (Arte Radio), auteur, fan inconditionnel aussi de cette série.Virgules sonores : Edouard JoguetLogo conçu par Lynda Mac-ConnellHébergement : Podcloud

Le Dé Faussé
374 - Carnuta

Le Dé Faussé

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 22:57


Est-ce que nous sommes à Cannes ? Oui, complètement, nous sommes parti·es ce matin (mercredi 25 date de sortie de cet épisode). Mais ça ne nous empêche pas de faire un saut en Carnutes pour la cérémonie annuelle des des druides. Nous entondons bien défendre notre titre de druide de l'année dans la compétition de combinaison et de potion : Carnuta ! Carnuta Par Gary Kim, Hope S. Hwang & Yohan Goh Illustré par Davide Tosello Édité par Repos Production De 2 à 4 joueuses Pour 10 ans et + Pour environ 25 minutes Description : Bienvenue à Carnuta, la cérémonie annuelle des druides, où chaque participant rivalise d'ingéniosité pour concocter la potion la plus remarquable. Au cœur de cette compétition, une mécanique fluide et maligne de pose de cartes et de gestion de ressources invite à optimiser ses combinaisons d'ingrédients. À votre tour, choisissez deux actions parmi quatre : piocher une carte, poser une carte, prendre ou retourner des runes. Utilisez vos runes Soleil et Lune pour payer les coûts d'ingrédients, formez des colonnes cohérentes, et progressez sur votre piste pour débloquer des bonus. Les cartes apportent des points selon les ingrédients qu'elles contiennent et leur position dans la recette. Des effets spéciaux (joker, cartes doubles…) viennent pimenter la stratégie. La partie de Carnuta prend fin dès qu'un joueur pose sa 11ème carte. Comptez vos points avec le carnet de score, et découvrez qui sera élu druide de l'année ! À vos serpes, prêts, partez ! Emission présentée par Alex & Zephiriel Générique par Adrien Larouzée Twitter @ledefausse Instagram Le Dé Faussé Facebook Le Dé Faussé Envie de nous soutenir ? Vous pouvez, si vous le souhaitez, grâce au Patreon de notre collectif, le Vaisseau Hyper Sensas ! patreon.com/vaisseauhypersensas Découvrez également notre site vaisseauhypersensas.fr Rejoignez nous sur Discord! https://discord.gg/uGxNp6n

Invité culture
Philippe Manœuvre en chair et en rock sur scène pour son tout premier spectacle

Invité culture

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 5:10


Il a représenté le visage du rock sur plusieurs générations, sans être musicien lui-même : le journaliste musical Philippe Manœuvre fait ses débuts sur scène à 71 ans ! Dans son spectacle Un enfant du rock raconte, joué en ce moment au Théâtre de l'Œuvre, à Paris, le critique rock relate, deux heures durant, ses anecdotes les plus folles. Au cours de sa carrière, Philippe Manoeuvre a rencontré plus de 450 artistes, il y a donc de quoi raconter !  RFI : Vous présentez en ce moment un spectacle intitulé Un enfant du rock raconte. Comment ça se présente ? Philippe Manœuvre : C'est une tentative de théâtre rock. Notamment, j'ai un guitariste, un guitariste électrique et électrifié, M. Yarol Poupaud, qui a été le dernier lead guitariste de Johnny Hallyday, son chef d'orchestre. On a aussi un décor : moi, je suis installé dans un ampli Marshall avec un fauteuil gothique. (rires) On a essayé de faire quelque chose de rassembleur autour de gens que tout le monde connaît, les anciens Beatles, les Rolling Stones, Prince, Johnny Hallyday... J'ai eu la chance de les rencontrer tous, même de vivre des choses uniques avec eux. On a construit une vraie pièce de théâtre autour du rock. Et sur tous ces artistes que vous avez rencontrés, vous avez aussi pu rencontrer des rockers africains... Pour moi, la musique, elle vient d'Afrique. Moi, je suis le premier qui a mis des rockers black à la télévision. Quand on a créé l'émission Sex Machine en hommage à James Brown, pendant trois ans, on n'a rien passé d'autre. À lire aussiUne pensée pour James Brown... Cinquante ans plus tard, vous semblez avoir gardé l'émerveillement et l'enthousiasme qui vous ont poussé à faire ce métier en premier lieu !  Totalement ! Je n'écoute que du rock, les nouveautés... C'est le début de l'année, de nouveaux groupes arrivent. Le rock refuse de disparaître. Les gens, ils aiment cette musique. Ça leur tient à cœur ! La France, c'est une nation rock.  Parlons-en, justement, du rock d'aujourd'hui – en France ou ailleurs. Quel regard portez-vous dessus ? On n'est plus dans le même monde. Entre les années 1970 en France et les années 2020, on n'a plus les mêmes problèmes. Quand le rock est arrivé, il voulait secouer la société. Mais ce n'est plus la même société du tout. Tous les matins, on se réveille, on regarde le téléphone en disant « qu'est-ce que Trump a encore fait cette nuit ? » Donc, on est dans un monde qui n'a pas besoin d'être challengé non plus. Les gens ont au contraire besoin d'être rassurés, de se retrouver autour d'émotions collectives, artistiques. Et le rock leur en offre. Vous pensez que c'est pour cela aussi que cela marche autant quand, par exemple, des Oasis se reforment ? Que c'est le côté rassurant ? Évidemment ! Les gens sont contents, parce qu'Oasis, ils viennent d'une époque où tout allait bien, quoi qu'on en dise. Rendez-vous compte ! 1995, on était dans le bonheur parfait, on ne s'en rendait pas compte ! (rires) Vous avez rencontré beaucoup de monde, mais il y en a peut-être aussi que vous avez loupé. Est-ce qu'il y en a que vous avez regretté de ne pas avoir pu interviewer ou rencontrer ? Oui, Jimi Hendrix, évidemment. Jimi Hendrix et Jim Morrison, c'est vraiment les deux personnalités que j'aurais aimé rencontrer. Ces deux-là me manquent énormément, et ils manquent à la musique aussi. C'était le plus grand guitariste et le plus grand chanteur pour moi. Et leur disparition, c'est encore très dur aujourd'hui, bien sûr. Retrouvez plus d'informations sur le site du Théâtre de l'Œuvre. À lire aussiÀ la source du Rock'n'roll

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Les robots humanoïdes impressionnent par leur agilité, mais restent encore loin de l'autonomie totale. Stéphane Bohbot, fondateur d'Innov8 et partenaire de Unitree en France, décrypte l'accélération technologique chinoise et les défis majeurs à relever avant l'arrivée des robots à domicile.Interview : Stéphane Bohbot, fondateur et PDG d'Innov8PunchlinesLa fiabilité mécanique des robots est aujourd'hui excellente.Les robots ont tous les capteurs pour être autonomes, mais ils doivent encore comprendre le monde.2025 a été l'année zéro du robot, 2026 pourrait être l'an un.La Chine est en suprématie sur le hardware.L'Europe doit choisir le logiciel plutôt que le matériel.Les robots vus au Nouvel An chinois étaient spectaculaires. Sont-ils vraiment autonomes ?Lorsqu'on voit un robot, on pense qu'il est déjà autonome. Ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, ils ont besoin d'un opérateur pour les orienter et les guider. En revanche, la fiabilité mécanique est devenue impressionnante. Les mouvements, la stabilité, l'équilibre ont énormément progressé. On peut pousser un robot, il ne tombe plus. Il y a deux ans, il fallait être trois pour le relever. Nous avons aujourd'hui une base matérielle extrêmement robuste. L'enjeu des prochaines années, c'est l'autonomie et l'apprentissage du monde.Comment se passe l'apprentissage d'un robot humanoïde ?On peut partir du mouvement humain grâce à des capteurs ou des caméras qui enregistrent les gestes. Ensuite, ces mouvements sont numérisés, simulés en 3D et répétés des centaines ou milliers de fois pour atteindre la perfection. Il faut adapter ces gestes à un centre de gravité différent. Un robot de 1m20 n'a pas la même posture qu'un humain de 1m80. La simulation permet de recalibrer chaque détail avant de tester dans le monde réel. Mais le plus complexe reste la compréhension du monde. Reconnaître un objet, le saisir correctement, évoluer dans un environnement semi-structuré avec des humains autour. C'est un apprentissage long, basé sur la donnée, les LLM et des usines d'entraînement.Quand aura-t-on un robot à la maison ?Le rêve ultime, c'est le robot domestique capable de débarrasser une table, ranger un lave-vaisselle ou plier une chemise. Des travaux existent déjà, mais nous pensons que ce robot universel n'arrivera pas avant dix ans. Il faudra d'abord passer par des phases intermédiaires : recherche, laboratoires, environnements professionnels sécurisés, robots d'accueil dans les magasins ou les hôtels. Aujourd'hui, 2025 est pour moi l'année zéro du robot. On commence à commercialiser des plateformes ouvertes pour la recherche. Le marché grand public prendra du temps.Comment expliquer l'apparent leadership de la Chine dans cette révolution ?Oui, la Chine est clairement en suprématie sur le hardware. Elle bénéficie d'un écosystème industriel complet, d'une supply chain ultra rapide et d'investissements massifs. En revanche, les États-Unis restent très forts sur le logiciel et l'IA. L'Europe, quant à elle, doit choisir son combat. Rattraper le retard industriel serait extrêmement long. Notre carte à jouer, c'est le logiciel, l'intelligence, les services et les normes. C'est là que nous avons les talents.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Happy Work
Replay — Les émotions ont-elles leur place dans le travail ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 7:30


Depuis la pandémie, les émotions sont, enfin, devenu un vrai sujet en entreprise. Mais, comme tout nouveau sujet, il y a un temps d'adaptation et d'apprentissage pour le maîtriser.Nous sommes des êtres humains donc, OUI, nous avons des émotions, positives et négatives, et les laisser à la porte de l'entreprise semble être mission impossible. Cependant, il faut bien distinguer les émotions positives et les négatives dans la façon de les exprimer... et de les traiter.Dans cet épisode, je donne quelques clés pour faire en sorte que nos émotions positives aient un maximum d'impact autour de vous car, oui, une émotion positive exprimée envoie des ondes positive autour de vous, mais j'explique surtout en quoi la forme est aussi importante que le fond dans l'expression de nos émotions.Et découvrez tous mes contenus (vidéos, articles, tests de personnalité...) en vous rendant sur mon blog : www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Locomotives
Les dessous du lancement ICONIC

Les Locomotives

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 33:14


Il y a des lancements ordinaire et ceux dont tout le monde parle.Dans cet épisode, je te raconte les coulisses d'ICONIC :un lancement scénarisé, risqué, marquant et volontairement hors des codes.Oui, ça n'a pas plu à tout le monde.Oui, ça a fait réagir.Mais ça a aussi créé le plus gros engagement qu'on ait jamais eu.Et surtout : j'ai arrêté de me retenir.Tu vas comprendre :pourquoi casser les règles peut devenir ta meilleure stratégiecomment une idée “trop différente” peut devenir un aimant à attentionpourquoi assumer ton identité attire autant que ça dérangeet ce qui se passe quand tu crées pour marquer, pas pour plaire//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// ⏳ MOINS D'ADMIN, PLUS DE BUSINESS avec Hello bank proFacturation électronique + compte pro : tout est centralisé avec Mon Business Assistant Starthttps://www.hellobankpro.fr?perf_origine=BRA391//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// 

Capture d'écrans
"Phoenix" : jusqu'où aller pour sauver la planète ?

Capture d'écrans

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 4:08


durée : 00:04:08 - Capture d'écrans - par : Dorothée Barba - Un thriller écologique ? Oui, c'est possible. La série en six épisodes s'appelle "Phoenix", elle est visible sur france.tv et s'interroge sur l'usage de la violence au service d'un idéal. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Invité Afrique
Soudan: le gouverneur du Darfour, Minni Arko Minnawi, plaide pour la fin de la guerre et dénonce les interventions étrangères

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 7:14


Minni Arko Minnawi, le gouverneur du Darfour au Soudan et chef du mouvement de libération du Soudan, faction Minnawi, est le grand invité Afrique de RFI. De passage à Paris, il revient dans cet entretien sur les derniers développements de la crise au Soudan, des interventions étrangères, des possibilités de retrouver la paix. Minni Arcou Minnawi invite les Émirats arabes unis à entrer en dialogue direct avec les autorités soudanaises. RFI : Quand la guerre prendra-t-elle fin ? Minni Arko Minnawi : J'aimerais qu'elle se termine aujourd'hui, mais cela ne peut pas se faire sans certaines mesures. Quelles sont ces mesures ? En réalité, de nombreux facteurs ont contribué à cette guerre, notamment le facteur extérieur, à savoir, les Émirats arabes unis, qui doivent se retirer du conflit, qu'ils cessent de gérer la guerre. Quant au facteur interne, il nous serait alors beaucoup plus facile de nous asseoir ensemble et de mettre fin à la guerre. Les autorités soudanaises ont, à plusieurs reprises, exprimé des réserves quant à la présence des Émirats arabes unis parmi les membres du Quartet composé également des États-Unis, de l'Égypte et de l'Arabie saoudite. Rejetez-vous leur présence au sein du Quartet ? Oui, nous rejetons leur présence au sein du Quartet, car les Émirats arabes unis sont censés jouer un rôle de médiation, de facilitateur. Or, ils sont eux-mêmes partie prenante au conflit ; comment peuvent-ils donc être à la fois juge et partie ? L'armée soudanaise a fréquemment accusé des pays voisins de collaborer avec les Émirats arabes unis pour acheminer du matériel militaire au Soudan destiné aux Forces de soutien rapide. Pouvez-vous identifier ces pays ? C'est assez clair, surtout en ce qui concerne des responsables en Libye, à l'est du pays, à Benghazi, plus précisément qui est sous contrôle émirien. Il y a le Tchad. Ce sont des pays que les Émirats instrumentalisent pour faire avancer leur projet de démantèlement du Soudan. Et malheureusement, ce projet de fractionnement s'étendra à l'Afrique. À lire aussiAntonio Guterres, secrétaire général de l'ONU: «Il faut cesser les ingérences extérieures» au Soudan Vous avez mentionné le Tchad parmi les pays impliqués dans l'envoi d'aide militaire aux FSR, mais il existe des divisions au Tchad à ce sujet, même au sein du palais présidentiel... La majorité du peuple tchadien, et pas seulement les proches du président Déby, s'oppose au financement de la guerre pour servir les intérêts des Émirats arabes unis et des Forces de soutien rapide, pour déstabiliser et démanteler le Soudan. Le Darfour est en quelque sorte, une extension du Tchad, socialement parlant, et le Tchad est l'extension du Darfour... Par conséquent, la majorité de la population tchadienne, notamment les proches du président, se considère comme faisant partie d'une même communauté élargie, s'étendant jusqu'à Khartoum. De ce fait, ils rejettent tous la politique de Mahamat Idriss Déby, politique qui a conduit à la destruction de villes entières, ainsi qu'à des massacres, des combats urbains, un génocide et un nettoyage ethnique. Je crois vraiment que la majorité du peuple tchadien rejette cette politique. Quel intérêt a le président tchadien à s'impliquer dans cette guerre ? Nous ignorons quel serait son intérêt, mais peut-être qu'il s'y est impliqué par manque d'expérience. Vous avez récemment accusé l'Éthiopie de s'ingérer également dans la guerre au Soudan ? Bien entendu, ces faits sont corroborés par d'autres sources, par d'autres pays, y compris des pays dotés de technologies et de capacités avancées ; il ne s'agit pas d'une accusation soudanaise. Toutefois, il est clair que de multiples attaques ont été perpétrées depuis l'Éthiopie par les milices des Forces de soutien rapide, ainsi que par le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, de Abdelaziz el Hilu, allié aux Forces de soutien rapide. À lire aussiAu Soudan, la guerre oubliée du reste du monde et dont personne ne voit la fin La prolongation de la durée de la guerre, bientôt trois ans, ne vous fait-elle pas craindre la division réelle du pays, qu'un État séparé ne soit annoncé au Darfour ? Bien sûr, les forces étrangères qui ont déclenché cette guerre et qui continuent à l'alimenter cherchaient à s'emparer de tout le Soudan. N'ayant pas atteint leurs objectifs, elles ont eu recours à la partition du pays, ou du moins, elles cherchent à conserver le Darfour et certaines régions du Kordofan. Mais cela est inacceptable pour le peuple soudanais. L'ensemble de la population soudanaise est aujourd'hui mobilisé, aux côtés des forces armées, des forces conjointes et d'autres encore. Tous sont sur le terrain pour rejeter ce projet, et c'est pourquoi il ne réussira pas. Appelez-vous les Émirats à un dialogue direct avec les autorités soudanaises ? Voilà ce qui est nécessaire : nous exigeons depuis longtemps que le rôle des Émirats arabes unis se limite à un dialogue bilatéral entre le Soudan et les Émirats, afin de discuter de réconciliation et d'un retour à des relations normales entre les deux pays. Notamment en matière d'échange de bénéfices et de partage de ressources. Nous refusons son ingérence, son soutien aux milices et aux crimes majeurs commis par les milices des Forces de soutien rapide, tels que le génocide et les crimes de guerre. Tout cela avec le soutien des Émirats arabes unis. À lire aussiSoudan: «El-Fasher est détruite, et bien que la ville ait été nettoyée, il reste des munitions au sol» Mais que cherchent les Émirats en entrant avec force dans cette guerre ? Les richesses du pays ? Je ne sais pas. Si la richesse est ce qu'ils cherchent, ils ne l'auront que par le dialogue bilatéral. Il est parfaitement naturel que nous échangions des ressources. La richesse devrait être partagée par les voies officielles : le commerce, les avantages mutuels, les investissements bilatéraux, etc.  Il n'y a aucune raison pour qu'ils s'impliquent, pour que de tels crimes soient commis, et pour qu'ils se salissent les mains de sang. Nous ignorons les raisons de tout cela. Masaad Boulos, le conseiller américain pour l'Afrique mène des efforts pour mettre fin à la guerre, comment voyez-vous le rôle américain dans cette crise ? Le rôle américain est primordial. Il doit être officiel. Masaad Boulos a rencontré des responsables soudanais à plusieurs reprises, mais hors du Soudan. Nous espérons que tout plan proposé sera acceptable pour le gouvernement et le peuple soudanais, qui souffre actuellement des Forces de soutien rapide et de l'ingérence internationale. Le pouvoir soudanais acceptera-t-il un plan de paix comme celui proposé pour l'est de la RDC, en partageant les richesses du Soudan avec les États-Unis ? J'ignore quelle proposition sera présentée. Je préfère donc ne pas traverser la rivière avant d'avoir atteint le pont. Quel point important souhaitiez-vous ajouter à cet entretien ? Les Forces de soutien rapide (FSR) sont un véritable fléau. Chaque ville qu'elles ont occupée est devenue désormais une ville fantôme, désertée par ses habitants. Les FSR sont une catastrophe humaine et doivent être identifiées pour ce qu'elles sont réellement : une milice, une organisation terroriste. Les FSR continuent de tuer des civils, se procurant les armes et les drones les plus sophistiqués fournis par les Émirats arabes unis, qu'elles utilisent pour tuer des civils et détruire des villes. Par conséquent, il est de la responsabilité du gouvernement et de l'armée de mettre fin à la guerre en reprenant et en sécurisant les zones encore sous leur contrôle, afin de protéger les citoyens soudanais. À lire aussiÉmirats arabes unis: l'or du Soudan «assure la prospérité des FSR et en même temps celle de Dubaï»

Reportage Afrique
Est du Sénégal: les routiers en première ligne face au conflit [2/5]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 2:26


L'est du Sénégal face au risque de la contagion jihadiste, suite de notre série de reportages. Direction Kidira, dernière ville du Sénégal, sur la route qui relie Dakar à Bamako. Depuis que des jihadistes ont attaqué le poste-frontière côté malien à un kilomètre de Kidira en juillet et, pour la première fois, des chauffeurs routiers sénégalais en septembre dernier, la surveillance a été renforcée côté sénégalais. Mais côté malien, sur la route qui approvisionne Bamako chaque jour en denrées ou biens importés, les chauffeurs routiers sont en première ligne face au conflit. De notre correspondante de retour de Kidira, Ce matin-là, ils sont une trentaine de chauffeurs routiers rassemblés à l'entrée du parking pour gros porteurs. Dernière halte avant la frontière et le Mali à 600 mètres de là. Particulièrement mécontents, comme Koné Tiemoko : « On en a marre ! Il y a des camions qui nous doublent pendant que nous, on est là coincés depuis quatre jours, on veut qu'ils nous disent pourquoi ! » Entouré de centaines de camions et de semi-remorques garés en plusieurs rangées, ce chauffeur malien se dit plus préoccupé, ce jour-là, par les tracasseries subies sur le trajet au Sénégal, plutôt que par les enjeux de sécurité au Mali. Koné Tiemoko : « Attaqué sur la route ? Non, tu sais, c'est mon travail, si je laisse ça, comment les enfants vont faire pour aller à l'école ? Il faut que je prenne la route. La route, c'est risqué, mais que faire ? On est obligé de le faire, et tant que ton jour n'est pas arrivé tu ne vas pas mourir ! »  Garé un peu plus loin, Malick Dieng, qui transporte un conteneur chargé de médicaments et de vêtements destinés à Bamako, confirme la présence des jihadistes sur la route, mais refuse d'être inquiet : « Oui, il y a des gens qui contrôlent, mais ils contrôlent des pièces. Si vous êtes des Sénégalais, on dit oui, nous sommes des Sénégalais, on nous laisse passer. Tu ne peux pas dire que c'est l'armée, non. On ne peut pas chercher ça, non, ce n'est pas notre rôle. Si la voie est libre, tu passes, il n'y a pas de problème. » À lire aussiEst du Sénégal : le portrait d'un chauffeur malien, rescapé d'une attaque jihadiste [1/5] Malgré les risques, un métier impossible à abandonner Entre 500 et 1 000 véhicules franchissent chaque jour la frontière entre les deux pays pour approvisionner Bamako depuis le port de Dakar. Dem sillonne depuis neuf ans : « Sénégal, Mali, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Adidjan... » Accroupi à l'ombre de son camion, il confirme, sans vouloir entrer dans les détails, une dégradation depuis trois ans. « Il n'y a plus de sécurité, c'est devenu trop dangereux. C'est un peu compliqué, mais il n'y a plus de sécurité. » Le 4 septembre dernier, l'attaque inédite et l'enlèvement de six chauffeurs routiers sénégalais près de la frontière ont changé la donne pour Modou Kaire. Cet ancien chauffeur est membre de l'Union des conducteurs routiers de l'Afrique de l'Ouest depuis plus de trente ans : « Au début on nous parlait de banditisme transfrontalier, on entendait parler de ces attaques vers Tombouctou, Gao, Kidal... Aujourd'hui, on en parle à moins de dix kilomètres de chez nous et ça nous fait vraiment peur. Quand une case brûle et que c'est la case du voisin, il ne faut pas dire "non, je n'interviens pas parce que ce n'est pas la mienne, c'est la case du voisin". » Si les autorités sénégalaises assurent avoir renforcé leur présence militaire le long de la frontière avec le Mali, Modou Kaire, lui, plaide pour des contrôles renforcés, des motos notamment, pour éviter des risques d'infiltrations et un plus grand soutien aux chauffeurs routiers.  À lire aussiMali : cibles d'attaques jihadistes, des chauffeurs routiers appellent à un arrêt de travail

Invité Culture
Cynthia Fleury adapte «La Fin du Courage» au théâtre: «nommer les choses, c'est déjà du courage»

Invité Culture

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 3:28


Une pièce de théâtre pour renouer avec le courage : depuis le début du mois de janvier, plusieurs duos de comédiennes, dont Isabelle Adjani et Laure Calamy, se succèdent à Paris pour jouer l'adaptation sur scène de La Fin du courage, essai à succès écrit en 2010 par la philosophe et psychanalyste française Cynthia Fleury. Objectif : lutter contre le découragement dont souffrent les sociétés occidentales. RFI : Cynthia Fleury, bonjour. D'abord, qu'est-ce que c'est, le courage ? Cynthia Fleury : C'est une invitation à la vie : je pense véritablement qu'il y a, derrière le courage, du vitalisme. Ensuite, c'est souvent tout simplement la conscientisation de ses peurs, et la décision de les dépasser.  Ce que vous dites, quelque part, avec cette pièce, c'est qu'on négocie tous avec le monde qui nous entoure, on fait tous des compromis. À quel moment on bascule dans le découragement, dans la faim du courage ? Il faut comprendre que le découragement vient d'un côté de l'absence de compromis - la personne qui refuse tout compromis, toute possibilité, et donc ne trouve aucune manière d'être en prise avec le réel. Et de l'autre côté, le fait de trop négocier : cette personne là finit presque lessivée, disparaissante, ne sachant plus où elle est. Donc La Fin du courage est bien évidemment une invitation à trouver la juste mesure de la négociation.  On vit une époque très particulière, avec des nouvelles dramatiques quotidiennement. Comment faire pour résister, ne pas se sentir complètement emporté par ce sentiment ? Tous les jours, il y a des manières de produire des résistances. Je suis enseignante-chercheure. Dans mon cas c'est déjà refuser de ne pas nommer les choses. Je veux pouvoir encore le faire, puisqu'aujourd'hui, même cet acte simple est attaqué de manière très forte. Il y a la novlangue par exemple ; mais aussi, lorsque vous avez des images montrant ICE [la police de l'immigration américaine, ndlr] mettant à mort quelqu'un, on se pose encore la question de savoir si oui ou non c'est une mise à mort sous nos yeux. On voit bien qu'aujourd'hui, les image et les mots sont travestis. Le courage, c'est donc pour commencer : "je vois ce que je suis en train de voir, je dis ce que je suis en train de réellement penser, et à u moment donné, j'agis en fonction."  C'est quand même un constat terrible, si on se dit qu'aujourd'hui, le simple fait de donner un nom aux choses, c'est un acte courageux. Oui, mais c'est véritablement le cas. Il y a aujourd'hui une attaque en règle, menée par les mouvements trumpistes, mais pas exclusivement. En disant les choses, immédiatement, vous vous rendez visible, on vous pointe du doigt, et vous vous mettez en danger. Donc oui, ne pas céder sur le langage reste quelque chose de courageux.  Le découragement auquel on assiste aujourd'hui est-il avant tout individuel ou collectif ? C'est les deux à la fois. Le découragement est, malgré tout, assez puissamment individuel. Mais il s'expérimente aussi, hélas, dans des collectifs, ceux du travail par exemple. Il suffit d'aller écouter les soignants à l'hôpital, il suffit d'aller écouter tous les métiers du soin, dans les métiers de l'éducation, les juges. Il y a une forme de découragement collectif assez fort. C'est toujours dangereux parce que la passion collective du découragement est rarement protectrice. Tout l'enjeu, c'est donc de voir comment demain, on va pouvoir reconquérir la vertu du courage, comme outil de régulation pour les sociétés. Le découragement touche particulièrement les jeunes. Qu'est-ce que vous leur dites à ces personnes, qui n'ont connu que des périodes décourageantes ? Je leur dis, hélas, que d'autres, dans d'autres temps historiques, ont connu des périodes tout aussi tragiques. Que c'est un peu le lot de chaque génération de rencontrer son territoire d'adversité. Que rien n'est écrit. Ce découragement est assez normal. Il est le signe aussi d'une vérité de leur sensibilité. Mais il faut faire attention de ne pas le laisser emporter la partie. Donc, je leur dis de tenir.    La fin du Courage est jouée cinq fois par semaine au Théâtre de l'Atelier, à Paris, jusqu'au 8 mars 2026. À écouter aussi« La fin du courage », une adaptation théâtre de l'essai de Cynthia Fleury

Invité culture
Cynthia Fleury adapte «La Fin du Courage» au théâtre: «nommer les choses, c'est déjà du courage»

Invité culture

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 3:28


Une pièce de théâtre pour renouer avec le courage : depuis le début du mois de janvier, plusieurs duos de comédiennes, dont Isabelle Adjani et Laure Calamy, se succèdent à Paris pour jouer l'adaptation sur scène de La Fin du courage, essai à succès écrit en 2010 par la philosophe et psychanalyste française Cynthia Fleury. Objectif : lutter contre le découragement dont souffrent les sociétés occidentales. RFI : Cynthia Fleury, bonjour. D'abord, qu'est-ce que c'est, le courage ? Cynthia Fleury : C'est une invitation à la vie : je pense véritablement qu'il y a, derrière le courage, du vitalisme. Ensuite, c'est souvent tout simplement la conscientisation de ses peurs, et la décision de les dépasser.  Ce que vous dites, quelque part, avec cette pièce, c'est qu'on négocie tous avec le monde qui nous entoure, on fait tous des compromis. À quel moment on bascule dans le découragement, dans la faim du courage ? Il faut comprendre que le découragement vient d'un côté de l'absence de compromis - la personne qui refuse tout compromis, toute possibilité, et donc ne trouve aucune manière d'être en prise avec le réel. Et de l'autre côté, le fait de trop négocier : cette personne là finit presque lessivée, disparaissante, ne sachant plus où elle est. Donc La Fin du courage est bien évidemment une invitation à trouver la juste mesure de la négociation.  On vit une époque très particulière, avec des nouvelles dramatiques quotidiennement. Comment faire pour résister, ne pas se sentir complètement emporté par ce sentiment ? Tous les jours, il y a des manières de produire des résistances. Je suis enseignante-chercheure. Dans mon cas c'est déjà refuser de ne pas nommer les choses. Je veux pouvoir encore le faire, puisqu'aujourd'hui, même cet acte simple est attaqué de manière très forte. Il y a la novlangue par exemple ; mais aussi, lorsque vous avez des images montrant ICE [la police de l'immigration américaine, ndlr] mettant à mort quelqu'un, on se pose encore la question de savoir si oui ou non c'est une mise à mort sous nos yeux. On voit bien qu'aujourd'hui, les image et les mots sont travestis. Le courage, c'est donc pour commencer : "je vois ce que je suis en train de voir, je dis ce que je suis en train de réellement penser, et à u moment donné, j'agis en fonction."  C'est quand même un constat terrible, si on se dit qu'aujourd'hui, le simple fait de donner un nom aux choses, c'est un acte courageux. Oui, mais c'est véritablement le cas. Il y a aujourd'hui une attaque en règle, menée par les mouvements trumpistes, mais pas exclusivement. En disant les choses, immédiatement, vous vous rendez visible, on vous pointe du doigt, et vous vous mettez en danger. Donc oui, ne pas céder sur le langage reste quelque chose de courageux.  Le découragement auquel on assiste aujourd'hui est-il avant tout individuel ou collectif ? C'est les deux à la fois. Le découragement est, malgré tout, assez puissamment individuel. Mais il s'expérimente aussi, hélas, dans des collectifs, ceux du travail par exemple. Il suffit d'aller écouter les soignants à l'hôpital, il suffit d'aller écouter tous les métiers du soin, dans les métiers de l'éducation, les juges. Il y a une forme de découragement collectif assez fort. C'est toujours dangereux parce que la passion collective du découragement est rarement protectrice. Tout l'enjeu, c'est donc de voir comment demain, on va pouvoir reconquérir la vertu du courage, comme outil de régulation pour les sociétés. Le découragement touche particulièrement les jeunes. Qu'est-ce que vous leur dites à ces personnes, qui n'ont connu que des périodes décourageantes ? Je leur dis, hélas, que d'autres, dans d'autres temps historiques, ont connu des périodes tout aussi tragiques. Que c'est un peu le lot de chaque génération de rencontrer son territoire d'adversité. Que rien n'est écrit. Ce découragement est assez normal. Il est le signe aussi d'une vérité de leur sensibilité. Mais il faut faire attention de ne pas le laisser emporter la partie. Donc, je leur dis de tenir.    La fin du Courage est jouée cinq fois par semaine au Théâtre de l'Atelier, à Paris, jusqu'au 8 mars 2026. À écouter aussi« La fin du courage », une adaptation théâtre de l'essai de Cynthia Fleury

En sol majeur
La couleuvre vertébrale haïtienne de Mackenzy Bergile

En sol majeur

Play Episode Listen Later Feb 22, 2026 48:29


Il écrit pour les silhouettes bousillées dans les bocaux de la science truquée. Il écrit et il danse pour recoudre la mer de sa salive. Ces mots du poète Mackenzy Bergile, sont autant de coups de poignard dans le corps du danseur Mackenzy Bergile, qu'il est aussi. Oui, ce chorégraphe, pianiste, poète et chercheur franco-haïtien a une pensée très ESM, il dit What I am is never just me/Ce que je suis n'est jamais juste moi. Danser comme il danse, poétiser comme il poétise, c'est assister à une mémoire traumatique en mouvement. Cette jeune pousse de 29 ans formée à la danse traditionnelle haï­tienne, afro-américaine et contemporaine, à la musique classique et aux arts visuels développe une œuvre rare, entre performance, recherche théorique et critique postcoloniale. Sur les planches de cet ESM, le murmure de ses ancêtres qui lui soufflent à l'oreille Continue ce qu'on a commencé, avec un seul mot d'ordre : composer avec le chaos.    Programmation de l'invité : • Emma Achille Dans le silence  • Jessye Norman Ave Maria • Tupac Changes.

La Boite de Chocolat
La Ligne Verte

La Boite de Chocolat

Play Episode Listen Later Feb 22, 2026 173:43


insta : laboite2chocolat ou la_boitedechocolatPour ce 21 eme épisode de cette saison on s'attaque à La Ligne Verte !En effet vous avez été nombreux à nous le demander, nous nous devions donc de le faire.Alors de quoi ça parle ?Et bien on se retrouve en 1935, ambiance “dépression économique” et “bonne humeur inexistante”.Direction le pénitencier de Cold Mountain, dans le bloc E, surnommé la Ligne Verte. Pourquoi verte ? Parce que le sol est vert. Voilà. On n'est pas sur une métaphore subtile, on est sur de la peinture achetée en promo.Chef d'orchestre du couloir de la mort : Paul Edgecomb, joué par Tom Hanks. Paul, c'est le surveillant pénitentiaire qui a l'air sympa, mais dont le job consiste quand même à accompagner des gens vers une chaise électrique. Niveau reconversion LinkedIn, c'est compliqué.Arrive alors John Coffey. Oui, comme le café, mais ça s'écrit pas pareil.John Coffey, c'est Michael Clarke Duncan : deux mètres de haut, cent trente kilos de muscles, condamné pour avoir- soit disant - tué deux petites filles.Sauf que… surprise. Le gars est doux comme un agneau sous anxiolytiques. Il pleure, il a peur du noir, et il parle comme si chaque phrase sortait d'un dimanche matin pluvieux.Très vite, on comprend que John Coffey n'est pas un meurtrier lambda.Le monsieur a un super-pouvoir. Il peut guérir les gens. Littéralement. Il te prend la tête entre les mains, il aspire ton mal, et il recrache des mouches noires façon filtre Snapchat démoniaque.On découvrira également toute une série de personnage, des touchants et des énervants, on se prendra même d'affection pour une sourisSans trop en dire sur le film, car il mérite d'être regardé et même re-regardé, dites vous que c'est un uppercut émotionnel déguisé en drame carcéral.Ça te parle de justice, de compassion, de racisme, de peine de mort… mais sans te faire la leçon. Ça te prend par la main, ça te fait aimer les personnages, et ensuite ça te brise en mille morceauxC'est l'histoire d'un miracle coincé dans un couloir qui sent la javel.D'un monde où les monstres portent des uniformes, et les saints des chaînes aux pieds.Et d'une chaise électrique qui ne grille pas que des corps, mais aussi la foi en l'humanité.Est ce que c'est beau ce que je dis ? Oui, bien évidemment !Est ce que c'est aussi beau que la version 4K du film ? Non, d'ailleurs si vous avez la possibilité de vous lancer la version 4K : Foncez !Pour parler de la peine de mort (pas du tout) on va retrouver Thomas, Charlie, Jennifer, Mia et Pepinot.N'hésitez pas d'ailleurs à nous LAISSER DES COMMENTAIRES ET AUSSI DES BONNES ETOILES (déjà parce qu'on est des gens cool), et puis aussi suggérez nous des films, on les fera avec plaisir.VOUS ETES DE PLUS EN PLUS NOMBREUX, SOYEZ DE MOINS EN MOINS TIMIDE voici notre mail pour toutes suggestions / propositions de films : laboitedechocolatmail@gmail.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

En sol majeur
La couleuvre vertébrale haïtienne de Mackenzy Bergile

En sol majeur

Play Episode Listen Later Feb 22, 2026 48:29


Il écrit pour les silhouettes bousillées dans les bocaux de la science truquée. Il écrit et il danse pour recoudre la mer de sa salive. Ces mots du poète Mackenzy Bergile, sont autant de coups de poignard dans le corps du danseur Mackenzy Bergile, qu'il est aussi. Oui, ce chorégraphe, pianiste, poète et chercheur franco-haïtien a une pensée très ESM, il dit What I am is never just me/Ce que je suis n'est jamais juste moi. Danser comme il danse, poétiser comme il poétise, c'est assister à une mémoire traumatique en mouvement. Cette jeune pousse de 29 ans formée à la danse traditionnelle haï­tienne, afro-américaine et contemporaine, à la musique classique et aux arts visuels développe une œuvre rare, entre performance, recherche théorique et critique postcoloniale. Sur les planches de cet ESM, le murmure de ses ancêtres qui lui soufflent à l'oreille Continue ce qu'on a commencé, avec un seul mot d'ordre : composer avec le chaos.    Programmation de l'invité : • Emma Achille Dans le silence  • Jessye Norman Ave Maria • Tupac Changes.

Fluent Fiction - French
Étienne's Journey: From Nice to Paris, A Writer's Dream Unfolds

Fluent Fiction - French

Play Episode Listen Later Feb 21, 2026 14:47 Transcription Available


Fluent Fiction - French: Étienne's Journey: From Nice to Paris, A Writer's Dream Unfolds Find the full episode transcript, vocabulary words, and more:fluentfiction.com/fr/episode/2026-02-21-08-38-20-fr Story Transcript:Fr: Étienne regarde la mer depuis la fenêtre du petit café.En: Étienne looks at the sea from the window of the small café.Fr: L'atmosphère est paisible.En: The atmosphere is peaceful.Fr: Nice en hiver est différente.En: Nice in winter is different.Fr: Les touristes ne sont plus là.En: The tourists are no longer there.Fr: Les vagues se brisent doucement sur la Promenade des Anglais.En: The waves gently break over the Promenade des Anglais.Fr: L'air est frais, chargé d'un parfum de sel et de café chaud.En: The air is fresh, filled with the scent of salt and hot coffee.Fr: Chaque matin, Étienne arrive tôt au café.En: Every morning, Étienne arrives early at the café.Fr: Il prépare les tables, allume les lumières, et accueille les clients avec un sourire.En: He sets the tables, turns on the lights, and welcomes the customers with a smile.Fr: Mais aujourd'hui, son cœur est lourd.En: But today, his heart is heavy.Fr: Il pense à son père malade.En: He is thinking about his sick father.Fr: Son père, autrefois plein de vie, maintenant affaibli par la maladie.En: His father, once full of life, now weakened by illness.Fr: Étienne se sent tiraillé.En: Étienne feels torn.Fr: Il aime Nice, aime son père, mais il rêve aussi de Paris.En: He loves Nice, loves his father, but he also dreams of Paris.Fr: Depuis son enfance, Étienne écrit.En: Since his childhood, Étienne has been writing.Fr: Des histoires, des poèmes, des rêves.En: Stories, poems, dreams.Fr: Il a une opportunité à Paris, une chance de devenir écrivain.En: He has an opportunity in Paris, a chance to become a writer.Fr: Mais ici, à Nice, sa famille a besoin de lui.En: But here, in Nice, his family needs him.Fr: Son père a besoin de lui.En: His father needs him.Fr: Un jour, après son travail, Étienne rencontre ses amis.En: One day, after work, Étienne meets his friends.Fr: Lucie et Marc, deux piliers dans sa vie.En: Lucie and Marc, two pillars in his life.Fr: Ils se retrouvent souvent pour discuter et se soutenir.En: They often meet to talk and support each other.Fr: Lucie dit : « Étienne, nous savons combien tu aimes écrire.En: Lucie says, “Étienne, we know how much you love writing.Fr: Tu dois suivre ton cœur. »En: You must follow your heart.”Fr: Marc ajoute : « Oui, et ton père serait fier de toi. »En: Marc adds, “Yes, and your father would be proud of you.”Fr: Étienne hésite.En: Étienne hesitates.Fr: Que faire ? Parler à son père ou garder ses rêves pour lui ?En: What to do? Talk to his father or keep his dreams to himself?Fr: Enfin, Étienne prend une décision.En: Finally, Étienne makes a decision.Fr: Un soir, dans la chambre de son père, il trouve le courage.En: One evening, in his father's room, he finds the courage.Fr: Ils parlent longtemps.En: They talk for a long time.Fr: Son père, avec des yeux pleins de sagesse et d'amour, dit : « Mon fils, ne te laisse pas enfermer par la peur.En: His father, with eyes full of wisdom and love, says, “My son, don't let fear trap you.Fr: Tu es un écrivain.En: You are a writer.Fr: Ta place est dans tes mots.En: Your place is in your words.Fr: Va à Paris.En: Go to Paris.Fr: Écris.En: Write.Fr: Mais n'oublie jamais où est ta maison. »En: But never forget where your home is.”Fr: Les jours passent, et l'hiver touche à sa fin.En: The days pass, and winter draws to an end.Fr: Étienne dit au revoir à ses amis, à ses collègues, à Nice.En: Étienne says goodbye to his friends, his colleagues, Nice.Fr: Avec une promesse dans le cœur : revenir souvent et toujours considérer son père dans chaque mot écrit.En: With a promise in his heart: to return often and always consider his father in every word written.Fr: Il prend le train pour Paris, déterminé et confiant.En: He takes the train to Paris, determined and confident.Fr: À Paris, Étienne découvre une nouvelle vie.En: In Paris, Étienne discovers a new life.Fr: Il écrit, il grandit, et il se souvient toujours de son père, de Nice, du café.En: He writes, he grows, and he always remembers his father, Nice, the café.Fr: Une nouvelle aventure commence pour lui, une rêve suivie, une responsabilité assumée.En: A new adventure begins for him, a dream followed, a responsibility assumed.Fr: Ainsi, Étienne apprend que suivre ses rêves et aimer sa famille peuvent coexister.En: Thus, Étienne learns that following his dreams and loving his family can coexist.Fr: Il trouve sa voie, entre les lignes, entre deux villes, entre rêve et réalité.En: He finds his path, between the lines, between two cities, between dream and reality. Vocabulary Words:the sea: la merthe atmosphere: l'atmosphèrethe tourists: les touristesthe waves: les vaguesthe scent: le parfumthe air: l'airthe opportunity: l'opportunitéthe chance: la chancethe sickness: la maladiethe heart: le cœurthe wisdom: la sagessethe fear: la peurthe writer: l'écrivainthe lines: les lignesthe winter: l'hiverdetermined: déterminéconfident: confiantto look: regarderto set: préparerto welcome: accueillirto hesitate: hésiterto meet: rencontrerto support: soutenirto dream: rêverto discover: découvrirto follow: suivreto remember: se souvenirto learn: apprendreto grow: grandirthe decision: la décision

Happy Work
Replay — Comment remotiver un salarié qui ne l'est plus ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Feb 21, 2026 8:12


En 2017, Gallup a sorti l'étude State of the Global Workplace afin de mesurer l'engagement des salariés. Les résultats étaient assez inquiétants à l'époque. Mais une pandémie est passée par là, Gallup vient de présenter la nouvelle version de son étude, et les résultats sont… pires !Les pays où l'engagement des salariés est le plus élevé : les États-Unis et le Canada, où 34% des salariés se déclarent engagés ou très engagés. En Europe de l'Ouest, ils ne sont que 11% et en France, 7%.Oui, les chiffres ont de quoi faire froid dans le dos tout de même.Mais ce n'est pas une fatalité, loin de là. La motivation, s'il n'existe pas de recette magique pour la faire augmenter, il existe quelques solutions pour la stimuler, et c'est l'idée de cet article, vous donner quelques clés pour remotiver les troupes, ou vous-même !Soutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité de la mi-journée
Hommage à Quentin Deranque: «Lyon est un point névralgique des affrontements de groupuscules»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Feb 21, 2026 6:45


Dispositif policier extrêmement important aujourd'hui à Lyon dans le Sud-Est de la France, à l'occasion de la marche en hommage à Quentin Deranque, le jeune militant d'extrême droite tué la semaine dernière à la suite d'une rixe avec des membres présumés de l'ultra-gauche. Qui sont ces groupuscules qui se battent dans les rues de Lyon ? Pour comprendre les enjeux de cette actualité mouvementée lyonnaise, Olivier Guyottot, enseignant-chercheur à l'INSEEC Grande École, est notre invité international de la mi-journée. RFI : La mort de Quentin Deranque est sans doute l'affaire la plus marquante de ces dernières années à Lyon. Mais il faut aussi souligner que ces affrontements ne sont pas nouveaux entre groupes d'extrême droite et d'extrême gauche. Pour ne donner qu'un seul chiffre, le média Rue89 Lyon a recensé entre 2015 et 2025, près de 102 actes violents qui visaient principalement, selon ce média, des militants de gauche ou des personnes racisées. Alors, de votre point de vue, pourquoi est-ce que Lyon concentre-t-elle autant de groupes radicaux agressifs ? Quelle est la spécificité de cette ville ? Olivier Guyottot : C'est vrai qu'historiquement, il y a toujours eu pas mal de groupuscules qui se sont affrontés. Je crois que c'est d'abord parce que c'est un point névralgique. C'est quand même une des très grosses villes françaises. Et puis historiquement, il y a eu notamment l'intégrisme catholique qui a été très présent. Donc, sur l'extrême droite, c'est quand même un des courants forts qui a structuré les groupuscules. Et l'extrême gauche est un peu en réaction, c'est un peu calé là-dessus. Et c'est vrai qu'historiquement, Lyon est une ville qui a toujours fait parler d'elle. Mais ce n'est pas le seul endroit. On voit aujourd'hui, par exemple, qu'il y a une contre-manifestation aussi à Rennes qui est censée avoir commencé à 11 h. Donc il ne faut pas non plus donner l'impression que Lyon est le seul endroit où ça se passe. Mais c'est vrai qu'historiquement, et ces dernières années, ça a souvent été le théâtre de moments un peu tendus. Effectivement, on voit des affrontements qui se sont multipliés. Vous faites bien de rappeler que ce n'est pas la seule ville où on voit ce genre d'affrontements, mais on a l'impression, en particulier avec l'affaire de la mort de Quentin Deranque, que tout explose, en particulier à Lyon. Selon les fameux chiffres de Rue89 Lyon, qui a beaucoup travaillé sur la question, que 70 % de ces affaires de violences entre groupuscules ou de groupuscules contre des citoyens, 70 % de ces affaires de violences sont restés impunis. Est-ce qu'il y a aussi une forme de prise de conscience, peut-être un peu trop tardive, du problème ? Alors à chaque fois qu'il se passe un drame, quelque part, ça revient sur le devant de la scène. Après, l'histoire de l'extrême droite et l'histoire de l'extrême gauche a toujours été jalonnée de groupuscules plus ou moins violents. C'est vrai que politiquement, ces dernières années, il y a eu pas mal de dissolutions pour essayer d'éviter ce genre de phénomène. Au final, ça n'a pas eu forcément l'effet voulu parce que de ces petits groupes qui étaient un peu divisés, ça a quand même rassemblé les énergies autour notamment de la théorie du « grand remplacement ». Et Quentin Deranque est un bon exemple, de quelqu'un qui est passé de courants en courants. Il était entré via la voie du catholicisme intégriste ? Exactement. Donc finalement, le focus idéologique n'est plus la chose la plus importante, qui était vraiment un diviseur fort. Il y a quelques années, j'ai fait ma thèse autour de ça, il y avait vraiment des courants qui avaient du mal à être ensemble. Et aujourd'hui, on voit que ces mouvements, dans une sorte de forme moderne, les jeunes sont plus intéressés par cette espèce de menace plus globale de « grand remplacement » que par un axe idéologique un peu strict. Et en face, on voit donc de l'autre côté, dans un mouvement parallèle, les mouvements d'ultra-gauche s'organiser aussi, sans doute, même si évidemment ce n'est pas forcément la meilleure solution, loin de là, pour répondre à cette organisation de l'extrême droite. Oui, tout à fait. Alors les deux mouvements se sont construits en opposition, mais ils existent en dehors de cette opposition, que ce soit l'extrême gauche ou l'extrême droite. Après, ce qui se passe aujourd'hui par rapport à il y a quelques années, c'est qu'on a des représentations politiques très nettes qui sont un peu l'incarnation, avec la montée du RN et Bardella – et d'ailleurs, c'est intéressant de voir qu'on n'entend pas Marine Le Pen parler de ça, c'est vraiment Bardella qui est dessus – ; et puis de l'autre côté, LFI, avec l'histoire de La Jeune Garde. L'un des députés LFI, Raphaël Arnault, est l'un des fondateurs de La Jeune Garde, qui est mise en cause dans cette affaire et qui est d'ailleurs déjà dissoute. Exactement. Et c'est vrai que par rapport aux enjeux qu'il y a aujourd'hui, qui sont des enjeux de manifestation, d'un équilibre entre l'ordre et la liberté de manifester, qui ont justifié le fait que le ministre Nuñez accepte cette manifestation, on a une dimension politique qui est beaucoup plus stratégique et qui est beaucoup plus importante, surtout dans l'optique, un, des municipales et, deux, de la présidentielle.Là, on voit bien qu'il y a quand même une recomposition autour, notamment par rapport à Jordan Bardella, de l'idée d'un cordon sanitaire par rapport à LFI. Et pas seulement par rapport à eux, d'un rapprochement aussi vis-à-vis de la droite traditionnelle en disant : nous, on ne participera pas. Il a quand même interdit aux parlementaires RN d'aller à cette manifestation. Et c'est une manière de dire : voilà, la dédiabolisation qu'a mise en place Marine Le Pen, on arrive à un stade où on y est vraiment.Dans un sens, ça répond aussi aux problèmes qu'il y avait eu lors des législatives anticipées, où il était censé un peu devenir Premier ministre, il était le favori et il n'avait pas su maîtriser les éléments instables, les éléments racistes. Ceux qu'on a appelés les brebis galeuses du RN. Exactement. Et donc là, on voit bien qu'il anticipe ça en vue des municipales, mais surtout de la présidentielle. Et puis de l'autre côté, vous avez LFI, vous avez le PS, vous avez la gauche. Et comment se comporter par rapport à ce sujet-là ? C'est à dire que par rapport à ça, effectivement, les alliances PS et LFI, comment elles vont se mettre en place avec les écologistes par rapport aux municipales et par rapport à la présidentielle ? Effectivement, cette affaire de Quentin Deranque, elle illustre cette espèce de question et on va voir ce qui va se passer après la manifestation. À lire aussiMort de Quentin Deranque: la marche en hommage au militant autorisée malgré les craintes de heurts

One Thing In A French Day
La liberté d'écrire (French Writing Practice)

One Thing In A French Day

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 4:25


Est-ce que pratiquer une langue peut nous apporter un sentiment de satisfaction et de liberté ? Oui, cela semble évident.  Parfois, c'est écrire dans une autre langue qui peut être satisfaisant : écrire sur un sujet, donner son avis, construire un discours, etc. Bref, les mots et les phrases se suivent.  C'est de cela dont m'a parlé Felicia hier. Elle avait retrouvé cette sensation. www.onethinginafrenchday   

Le Billet de Charline
JE VOUS DEMANDE DE VOUS ARRÊTER !!!

Le Billet de Charline

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 3:35


durée : 00:03:35 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Tous les jours, quelqu'un me dit : “Eh ben dis-donc, avec tout ce qui se passe en ce moment, t'as de quoi faire !”... Oui, y'a qu'à se baisser, je ramasse, je fais un petit tas et puis je le dépose devant le micro ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

investir.ch
L'Europe en folie et la FED qui est prête à tout – 19 février 2026

investir.ch

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 11:17


Sur le papier, il n'y a ABSOLUMENT rien à dire. Les marchés vont bien, la moindre faiblesse est utilisée pour réinvestir, pour acheter et racheter encore. Mais cette fois c'est plus les mêmes qui mènent la barque. Oui, hier les MAG7 étaient de retour et tentaient de rebondir, mais il faut reconnaître qu'il y a … Continued

One Thing In A French Day
Un double quiproquo? (French conversation with Cynthia)

One Thing In A French Day

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 7:27


Ce joli mot très agréable à dire "quiproquo" est d'origine latine et tout de suite vous comprenez qu'une personne ou une chose (une paire de chaussures?) a été prise pour un autre.  En fait, cette histoire contient un double quiproquo ! Où cet épisode a-t-il été enregistré? A Vaulx-en-Velin, à côté de Lyon.  À quelle occasion? Les championnats de France de kung-fu Qui parle? Cynthia notre camarade de l'équipe compétition.  Est-ce que l'histoire se termine bien? Bien sûr !  Autre chose? Oui. Cet épisode est l'épisode parfait pour revenir sur le "discours rapporté" dont il sera question dans la Lettre parisienne qui accompagne cet épisode !  www.onethinginafrenchday.com

Le p'tit cours de breton France Bleu Breizh Izel
Cours de breton: oui on trouve des noms francais bretonnisés

Le p'tit cours de breton France Bleu Breizh Izel

Play Episode Listen Later Feb 18, 2026 2:18


durée : 00:02:18 - Cours de breton: oui on trouve des noms francais bretonnisés Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Invité Afrique
« KÖD », le nouvel opus du Tchadien Afrotronix: « J'ai fait un travail de sound design »

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 6:23


Afrotronix, le musicien et compositeur tchadien revient avec un nouvel album intitulé « KÖD ». 27 pistes aussi variées que dansantes avec lesquelles il propulse dans le 21ᵉ siècle les rythmes, les mélodies et les voix du patrimoine musical africain. Caleb Rimtobaye, aka Afrotronix, est l'invité de la rédaction. Il répond à Olivier Rogez.  RFI : Köd, c'est le titre de votre nouvel album. Qu'est-ce que signifie ce mot ? Afrotronix : Köd en Saran, une langue du sud du Tchad, cela veut dire tam-tam, parce que le tam-tam est l'un des premiers outils de codage, et j'ai voulu le ramener sur le devant en cette période où l'intelligence artificielle prend toute la place. Donc, j'ai voulu rappeler la genèse de cette intelligence basée sur le coding, j'ai voulu ramener l'attention sur l'humain, sur l'origine. Bien sûr, beaucoup craignent que la machine prenne le relais et que l'homme passe en dernier, mais je veux juste rappeler que tout ça vient de l'humain et que cela ne date pas d'aujourd'hui.  Sur votre site, on peut lire que vous avez nourri les logiciels, les machines de sons traditionnels et de musiques traditionnelles. Expliquez-nous.  Le processus consiste à fournir à la machine les algorithmes africains dans le cadre de mes logiciels de musique. J'ai fait un travail de « sound design » à partir des sons d'instruments qu'on ne retrouve même plus aujourd'hui et je les ai synthétisés. Au niveau rythmique, je ne compose pas une électro qui part de la house-music à laquelle on ajouterait des éléments africains. Avec moi, la base elle-même est africaine. Donc j'amène la machine à penser dans les langues et dans les codes africains. C'est ce que j'appelle « la proposition de l'algorithme africain aux machines ». À lire aussiAfrotronix explore le patrimoine africain dans «KÖD», son nouvel album Et vous vous êtes appuyé sur de vieilles cassettes, peut-être aussi de vieux vinyles africains que vous avez fait écouter à vos logiciels, c'est ça ? C'est exact. Je suis allé au Tchad et j'ai rapporté beaucoup de samples. De même, j'ai récupéré de vieilles cassettes audios à la radio nationale. Avec tout cela, j'ai créé une database. Toute ma démarche consiste à célébrer les valeurs culturelles africaines et non à les considérer comme des vestiges du passé. J'aimerais en faire des ressources vivantes qui continueront à alimenter nos conversations, nos projets de société, nos projets politiques, parce que c'est un héritage. Des ancêtres ont travaillé dur pour en arriver là. La question est de sortir du mimétisme au niveau politique et social, d'arrêter d'essayer de copier tout ce qui vient de l'Occident. Parce que nous avons une force de créativité à laquelle il faut faire de la place.  « Köd est une méditation sur ce qui échappe aux machines », écrivez-vous. Pourtant, ce disque doit aussi beaucoup aux machines. Ces logiciels, cette intelligence artificielle, vous les prenez à contre-pied ?  La chose que je veux éviter, c'est que l'on se mette à servir les machines. Les datas qu'on propose aux machines, c'est nous qui décidons de ce qu'elles sont. C'est nous qui décidons ce que la machine doit apprendre. Je ne prompte pas ma musique, c'est une limite que je ne franchis pas parce que je pense qu'alors il manquerait l'essence. Moi, je ne fais pas la musique pour du commercial. J'ai un message à transmettre. Les mots, l'effort et l'énergie que j'essaie de faire passer par la musique sont l'essence de mon travail. Donc si je m'abstiens de prompter, car sinon je perdrais l'intérêt. Il y a beaucoup de choses intéressantes sur cet album. On trouve par exemple un chant rebelle Toubou, l'ethnie du Tchad, dans le titre Himini. Où l'avez-vous trouvé ce chant rebelle Toubou ?  J'étais en route pour le Nord vers Fada, et j'ai entendu dans la voiture les chansons que passaient les chauffeurs. Vous savez, dans certaines régions, les chauffeurs prennent des risques, et ils passent beaucoup de chansons de bravoure. Et pendant tout le temps du parcours, j'écoutais et un chauffeur m'a parlé de ces chants. Il m'a expliqué et j'étais vraiment touché par la force de cette musique composée pour pousser les hommes à ne pas reculer.  Des chants pour aller au combat ? Oui. Et dans la résistance de ce que je suis en train de mener aujourd'hui, dans le besoin de faire de la place à la culture africaine et de résister à l'envahissement, j'ai trouvé important de remettre ça au centre.  Justement, est-ce qu'à Ndjamena ce message est compris ? Est-ce que les autorités sont attentives à ce travail de préservation du patrimoine musical ? C'est ce qui manque un peu, hélas. C'est mon combat, et c'est le grand message que j'essaie d'envoyer au fur et à mesure. Moi, je ne crois pas qu'il y ait de développement sans la culture et l'un des messages que j'envoie à l'autorité, encore aujourd'hui, c'est : « oui, on fait beaucoup de sacrifices au niveau de l'armée pour défendre, mais défendre quoi ? » Si on met de côté la culture, qu'est-ce qu'on défend ? Notre identité passe par les manifestations culturelles, et ce que l'État devrait comprendre, le public l'a compris et les gens répondent parce que c'est l'image qu'ils veulent voir d'eux-mêmes. Moi, je rassemble plus de monde que les leaders politiques au Tchad. Il est peut-être temps que ces leaders se penchent sur la question et qu'ils investissent dans la culture.

Folie Douce
[PETITE DOUCEUR] Kiyémis sur les injonctions pesant sur le corps

Folie Douce

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 9:45


Régulièrement, l'équipe de Folie Douce partage avec vous les extraits les plus marquants des épisodes du podcast. Aujourd'hui, on vous propose de réécouter l'autrice Kiyémis.Dans cet extrait, Kiyémis raconte notre rapport à notre propre corps, constamment épié et jugé, que l'on regarde “en cherchant les échecs”. On pourrait au contraire voir le regarder comme un survivant, et un ami.Ce début d'année a des allures de dystopie, je sais. J'ai moi-même un petit coup de mou, comme je vous le confie dans l'introduction de cet épisode, qui tombe à pic.Mon invitée, la poétesse Kiyémis, déteste les dystopies. Et nous propose, pour balayer la peur, de convoquer la joie, la joie comme outil de résistance, responsabilité collective et pratique politique. Oui la joie est une déraison, voire une folie face à la violence du monde. Mais le monde n'est-il pas lui-même absolument déraisonnable ?Je connais Kiyémis depuis longtemps. J'observe depuis des années sa voix s'épanouir et ses vers fleurir « et refleurir » - du titre de son magnifique roman sur l'histoire de sa grand-mère - sur nos plaies. Sa dernière production est un ouvrage collectif intitulé : « Pour la Joie, Une ode à la résistance poétique et politique » (ed. Les Liens qui Libèrent), un ouvrage collectif où l'on retrouve à ses côtés les plumes de plusieurs autrices : Rim Battal, Douce Dibondo, Claude-Emmanuelle Gaian-Maull, Nadia Yala Kisukidi, Mélissa Laveaux, Fania Noël, Laura Nsafou et Coline Pierré.Plongez vous dans cet épisode, imbibez-vous du rire de Kiyémis, des quelques lignes qu'elle lit pour vous à voix haute, et convainquez-vous, avec nous, que « l'autre rive existe ». Une expression qui oblige à l'espoir, à l'amour, à la lutte. Elle est une façon de fuir la peur qui paralyse et d'habiller de lumière la colère, qui reste une boussole mais, à la longue, épuise les corps.De corps, il est beaucoup question aussi dans notre échange. Kiyémis aborde son enfance de petite fille « solaire » qui aime écrire, rêvasser et danser devant son miroir, suivie d'une adolescence où les injonctions à « se faire petite » ont eu raison de son élan. Elle qui est l'autrice d'un essai sur la grossophobie « Je suis votre pire cauchemar », nous invite à faire corps avec ce corps et à l'envisager comme un navire puissant, un survivant magnifique capable de nous faire jouir de la beauté du monde et surtout de créer.Car la clé de la leçon de Kiyémis c'est créer. Dans son cas, écrire. Elle nous désigne ainsi la possibilité de grandir non pas malgré mais à partir des traumatismes des générations précédentes. « Les roses héritent des épines, mais aussi des couleurs », souligne-t-elle vers la fin de notre échange, dans un passage que vous n'êtes pas prêtes d'oublier.Bonne écoute et n'hésitez pas à nous faire des retours sur vos plateformes de podcasts et sur les réseaux sociaux.Photo : Adeline RaponRetrouvez juste ici un formulaire pour m'aider à mieux vous connaître, communauté de Folie Douce !

Invité Afrique
Ministre rwandais des Affaires étrangères: «Si les sanctions pouvaient régler le problème, je signerais demain»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 5:56


La guerre dans l'est de la RDC : mercredi 11 février, vous entendiez le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya. Ce jeudi 12 février, l'invité Afrique de RFI est le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe. À Addis-Abeba en amont du sommet à venir de l'Union africaine, il répond aux accusations de « mensonge » portées par la RDC, qu'il accuse en retour de porter la responsabilité de la guerre. Le ministre rwandais balaie également les menaces de sanctions internationales, notamment américaines. Les accords de Washington ne servent-ils pas avant tout les intérêts économiques des États-Unis ? Les accords de Washington peuvent-ils réellement aboutir à une paix durable ? Quel rôle pour l'Union africaine dans ce conflit ? Olivier Nduhungirehe, chef de la diplomatie rwandaise, répond aux questions de l'envoyé spécial de RFI à Addis-Abeba, David Baché. RFI : Olivier Nduhungirehe, monsieur le ministre, la guerre dans l'est de la RDC se poursuit, malgré les différents accords signés depuis le mois de juin à Washington et à Doha. En décembre, l'AFC/M23 s'est retiré de la ville d'Uvira. Un pas important. Mais il y a eu ensuite ces tirs de drones à Kisangani… Que faut-il désormais pour que cette rébellion, soutenue par le Rwanda, cesse ses attaques dans l'est de la RDC ? Olivier Nduhungirehe : Il n'y a aucun jour qui passe sans qu'il n'y ait d'attaques aériennes de la part du gouvernement congolais contre les positions de l'AFC/M23, ce qui est une violation du cessez-le-feu. Mais aussi, ce qui est plus inquiétant, contre des villages Banyamulenge, dans un contexte de montée des discours de haine. Et donc, le président Tshisekedi signe un accord de paix ou un accord de cessez-le-feu par la main, mais pas par le cœur. Donc ; c'est ça le problème. Vous parlez aujourd'hui des Banyamulenge. Hier, Kigali faisait reposer le problème sur la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), cette rébellion créée par d'anciens génocidaires et qui continue de vouloir renverser le régime au Rwanda. Côté congolais, on accuse votre pays de maintenir cette guerre pour s'accaparer les minerais ? Oh, ça, c'est un discours simpliste et ils savent bien que cela n'est pas la vérité. Il y a un problème FDLR à l'est de la RDC, ces génocidaires qui ont commis le génocide au Rwanda en 1994 et qui ont été entretenus, qui ont été soutenus, par le gouvernement congolais et qui ont même été intégrés dans l'armée congolaise. C'est d'ailleurs pour cela qu'il y a eu les accords de Washington. Il doit y avoir un engagement de la RDC de neutraliser les FDLR et de permettre au Rwanda de lever ses mesures de défense. Donc, les FDLR sont une question importante qui est au centre de ce conflit et qui doit être résolue par la neutralisation, comme l'exigent les accords de Washington. Le Rwanda vient de confirmer, fin janvier, une « coordination sécuritaire » avec l'AFC/M23, alors que votre pays démentait jusqu'alors soutenir militairement ce groupe armé. Pourquoi le reconnaître à présent ? Parce que l'AFC/M23 est un mouvement congolais… Soutenu par le Rwanda… Il y a des intérêts communs entre le Rwanda et l'AFC/M23, et ces intérêts communs s'appellent FDLR. Mais pourquoi le reconnaître maintenant, pourquoi l'avoir démenti auparavant ? Patrick Muyaya, ministre porte-parole du gouvernement congolais, considère que ce sont les « aveux » d'un « régime assis sur le mensonge ». Il l'a redit en substance sur notre antenne, le 11 février 2026. Que lui répondez-vous ? Oh, le mensonge, il sait de quoi il parle, Patrick Muyaya, puisque c'est le gouvernement congolais qui a intégré ces génocidaires FDLR en son sein. Et à l'heure où je vous parle, les FDLR sont toujours soutenus par le gouvernement congolais. Donc, quand Patrick Muyaya parle de mensonge, il sait de quoi il parle. Certaines voix réclament des sanctions internationales contre le Rwanda. Les États-Unis pourraient prendre cette décision assez rapidement. On a entendu il y a quelques jours le président Paul Kagame répondre à cette menace avec véhémence. Vous non plus, monsieur le ministre, cela ne vous effraie pas plus que cela ? Si les sanctions pouvaient régler les problèmes endémiques de la RDC, je signerais demain matin. Savez-vous qu'en 2012, en 2013, il y avait aussi des sanctions contre le Rwanda ? Est-ce que cela a réglé le problème de la RDC et du M23 pour autant ? Non. La guerre a repris huit ans plus tard, en octobre 2021. Donc, cette histoire de sanctions, comme si c'était une baguette magique, ça ne fait aucun sens. Il n'y a aucune sanction en ce bas monde qui va nous empêcher de sécuriser notre frontière et de nous assurer que notre population ne subisse pas ce qu'elle a subi en 1994 aux mains des FDLR. Mais ça ne serait pas un coup dur pour le régime, pour sa stature internationale, son attrait économique aussi ? Non, mais ça s'est fait déjà dans le passé, donc ça, ce n'est pas une question qui est valide. Nous sommes dans un monde où chacun doit porter sa croix. Les sanctions, on ne les craint pas et ce n'est pas le sujet. Le sujet est de régler le problème congolais à la source, c'est-à-dire en s'attaquant aux causes profondes. Est-ce que les accords de Washington, finalement, n'assurent pas surtout les intérêts économiques américains, l'approvisionnement en minerais notamment, sans atteindre les conditions d'une paix effective sur le terrain entre vos deux pays, le Rwanda et la RDC ? Les accords de Washington pour la paix et la prospérité ont d'abord une composante sécuritaire. Mais ça ne marche pas apparemment sur le terrain… Ça ne marche pas puisque ça n'est pas mis en œuvre. Et donc, c'est pour ça que nous en avons appelé aux États-Unis et même à l'Union africaine, la médiation africaine, pour régler cette question sécuritaire, ce qui va ouvrir la voie à une mise en œuvre du volet économique. Vous y croyez toujours ? On y croit toujours bien sûr. S'il y a, dans la préservation des intérêts américains, une paix durable dans la région, nous sommes preneurs. En tout état de cause, la situation humanitaire dans l'est de la RDC est catastrophique : des centaines de milliers de personnes déplacées, une crise alimentaire, et les organisations humanitaires, à cause du conflit, parviennent difficilement à accéder aux populations. Puisque votre pays, le Rwanda, se « coordonne » avec l'AFC/M23, n'avez-vous pas un rôle à jouer pour faciliter cet accès humanitaire ? Oui, la Monusco a un dialogue direct avec l'AFC/M23 et nous, le Rwanda, nous avons été disponibles pour ouvrir nos frontières, pour faciliter l'accès humanitaire. Mais pour le faciliter dans l'est de la RDC ? Mais, la Monusco et même les organisations internationales ont un accès direct à l'AFC/M23. Donc les autorités de fait, qui contrôlent la région, sont en contact avec les organisations humanitaires, avec la Monusco. Et je pense que toute question d'accès humanitaire a une réponse entre les deux parties concernées. Vous participez actuellement au conseil des ministres des Affaires étrangères, en amont du sommet des chefs d'États de l'Union africaine. Sur ce dossier, quelle décision attendez-vous du sommet de l'Union africaine ? Le Rwanda va pouvoir faire état de son point de vue. Il n'y a pas de décision attendue dans ce sommet sur cette question. Il y a une médiation africaine, qui est toujours en cours. Il y a la médiation américaine, la médiation qatarienne qui sont aussi à l'œuvre. Cette année doit être utilisée à bon escient pour que les progrès dans les accords de paix de 2025 soient consolidés en 2026. À lire aussiPaul Kagame répond aux menaces de sanctions internationales contre le Rwanda

CAST
ANDY 4000 - DJ

CAST

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 66:55


Cette semaine dans CAST, on reçoit une tornade derrière les platines : Andy 4000, la DJ la plus hot de Paris. Oui, hot par le style. Hot par l'énergie. Et hot par la capacité à retourner n'importe quel dancefloor — du club underground moite à 3h du matin aux soirées les plus couture de la Fashion Week.Dans cet épisode aussi inspirant qu'hilarant, Andy revient sur ses débuts — quand mixer relevait plus du système D que du booking international — et sur les étapes clés qui ont façonné son parcours. Elle raconte comment naviguer entre différentes sphères (mode, musique, art, nuit, luxe… et afters improbables) lui a permis de créer un univers à part, sans jamais se laisser enfermer dans une case.On parle collaborations marquantes, rencontres décisives et petits hasards devenus grands tournants. Oui, il y a du name dropping (parce que pourquoi pas ?) — des créateurs pointus aux artistes visionnaires, en passant par ces figures de l'ombre qui ont cru en elle avant tout le monde. Elle rend hommage à celles et ceux qui ont joué un rôle clé dans son ascension, avec autant de gratitude que de punchlines.Mais au-delà du succès, Andy insiste sur l'essentiel : rester ouverte à la nouveauté, aux autres, aux opportunités inattendues. Se réinventer. Ne jamais jouer un seul morceau trop longtemps — dans la musique comme dans la vie.Et surtout, elle parle de transmission. De son envie de tendre la main à la nouvelle génération de DJ, de partager les codes, les erreurs, les stratégies… et de rendre ce qu'elle a reçu. Parce que briller seule, c'est cool. Faire briller les autres, c'est iconique.Un épisode drôle, cash, inspirant — à écouter avant de sortir… ou avant de changer de vie.

Happy Work
Replay — Le top 5 des erreurs de management

Happy Work

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 10:56


Je le dis souvent, manager est un métier difficile, mais il n'est pas complexe. Contradictoire me direz-vous ? En fait, non. C'est un métier difficile car il suppose une grande dose de responsabilité, du stress parfois, des qualités humaines certaines et une forme d'abnégation qui n'est pas donnée à tout le monde de façon naturelle. De façon naturelle ? Oui, car je crois que tout le monde peut apprendre à devenir manager. Le management, c'est comme le piano, tout le monde peut apprendre. Ensuite, il y aura des virtuoses et d'autres qui ne pourront jouer la lettre à Élise qu'avec deux doigts, mais tout le monde peut apprendre les bases. Mais à défaut de savoir ce qu'il faut faire pour être un bon manager, j'ai choisi pour cet article de mettre en avant ce qu'il ne faut surtout pas faire, les choses à éviter. Et vous allez voir, je crois que c'est franchement simple. Bien entendu, ce choix des 5 pires erreurs est un choix subjectif et la liste pourrait être beaucoup plus longue… mais il fallait bien en faire un. 1️⃣ Le mauvais manager n'écoute pas 2️⃣ Le mauvais manager ne s'adapte pas 3️⃣ Le mauvais manager se pense supérieur et infaillible 4️⃣ Le mauvais manager n'est pas exemplaire 5️⃣ Le mauvais manager ne donne pas de sens Bonne écoute !Soutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Par Jupiter !
Jack Lang, ce grand naïf

Par Jupiter !

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 3:32


durée : 00:03:32 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Charline, vous revenez ce matin sur LA démission qui a marqué la fin de semaine. Oui mais laquelle ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Le Billet de Charline
Jack Lang, ce grand naïf

Le Billet de Charline

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 3:32


durée : 00:03:32 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Charline, vous revenez ce matin sur LA démission qui a marqué la fin de semaine. Oui mais laquelle ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

En sol majeur
France-Maroc, le match perpétuel de Saïd El Abadi

En sol majeur

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 48:30


La pelouse de la dernière CAN pique encore, elle se remet à peine du sacre Sénégalais. Alors que vous continuez à bougonner autour de la terrible finale Maroc-Sénégal et des sanctions  de la CAF, alors que vous pourriez mourir pour un penalty peut-être injuste, chers supporters, est-ce que vous connaissez vraiment l'histoire du football africain ? Oui, je sais qu'on ne peut rien vous apprendre, pourtant je vous présente l'auteur Saïd El Abadi qui, depuis toujours, a deux amours : le sport et l'Afrique. Franco-Marocain et journaliste sportif pour le groupe Canal + en France, Saïd intervient en toute impartialité sur plusieurs médias en Afrique. Son livre L'histoire du football africain fait œuvre de mémoire sur ce sport qui n'est pas que du sport. On va jouer les prolongations des prolongations puisque El Abadi s'offre les gradins ESM. Programmation de l'invité :  • Fonky Family Art de rue • Lenny Kravitz Fly away.

Invité Afrique
Afrotronix explore le patrimoine africain dans «KÖD», son nouvel album

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 9:00


Afrotronix, le musicien et compositeur tchadien, revient avec un nouvel album intitulé KÖD. 27 pistes aussi variées que dansantes avec lesquelles il propulse dans le XXIe siècle les rythmes, les mélodies et les voix du patrimoine musical africain. Caleb Rimtobaye, aka Afrotronix, est l'invité de la rédaction. Il répond à Olivier Rogez. RFI : Köd, c'est le titre de votre nouvel album. Qu'est-ce que signifie ce mot ? Afrotronix : Köd en Saran, une langue du sud du Tchad, cela veut dire tam-tam, parce que le tam-tam est l'un des premiers outils de codage, et j'ai voulu le ramener sur le devant en cette période où l'intelligence artificielle prend toute la place. Donc, j'ai voulu rappeler la genèse de cette intelligence basée sur le coding, j'ai voulu ramener l'attention sur l'humain, sur l'origine. Bien sûr, beaucoup craignent que la machine prenne le relais et que l'homme passe en dernier, mais je veux juste rappeler que tout ça vient de l'humain et que cela ne date pas d'aujourd'hui.  Sur votre site, on peut lire que vous avez nourri les logiciels, les machines de sons traditionnels et de musiques traditionnelles. Expliquez-nous.  Le processus consiste à fournir à la machine les algorithmes africains dans le cadre de mes logiciels de musique. J'ai fait un travail de « sound design » à partir des sons d'instruments qu'on ne retrouve même plus aujourd'hui et je les ai synthétisés. Au niveau rythmique, je ne compose pas une électro qui part de la house-music à laquelle on ajouterait des éléments africains. Avec moi, la base elle-même est africaine. Donc j'amène la machine à penser dans les langues et dans les codes africains. C'est ce que j'appelle « la proposition de l'algorithme africain aux machines ». Et vous vous êtes appuyé sur de vieilles cassettes, peut-être aussi de vieux vinyles africains que vous avez fait écouter à vos logiciels, c'est ça ? C'est exact. Je suis allé au Tchad et j'ai rapporté beaucoup de samples. De même, j'ai récupéré de vieilles cassettes audios à la radio nationale. Avec tout cela, j'ai créé une database. Toute ma démarche consiste à célébrer les valeurs culturelles africaines et non de les considérer comme des vestiges du passé. J'aimerais en faire des ressources vivantes qui continueront à alimenter nos conversations, nos projets de société, nos projets politiques, parce que c'est un héritage. Des ancêtres ont travaillé dur pour en arriver là. La question est de sortir du mimétisme au niveau politique et social, d'arrêter d'essayer de copier tout ce qui vient de l'Occident. Parce que nous avons une force de créativité à laquelle il faut faire de la place.  À écouter aussiAfrotronix code les sons de l'Afrique sur « KÖD », son nouvel album « Köd est une méditation sur ce qui échappe aux machines », écrivez-vous. Pourtant, ce disque doit aussi beaucoup aux machines. Ces logiciels, cette intelligence artificielle, vous les prenez à contre-pied ?  La chose que je veux éviter, c'est que l'on se mette à servir les machines. Les datas qu'on propose aux machines, c'est nous qui décidons de ce qu'elles sont. C'est nous qui décidons ce que la machine doit apprendre. Je ne prompte pas ma musique, c'est une limite que je ne franchis pas parce que je pense qu'alors il manquerait l'essence. Moi, je ne fais pas la musique pour du commercial. J'ai un message à transmettre. Les mots, l'effort et l'énergie que j'essaie de faire passer par la musique, sont l'essence de mon travail. Donc, si je m'abstiens de prompter car sinon je perdrais l'intérêt. Il y a beaucoup de choses intéressantes sur cet album. On trouve par exemple un chant rebelle Toubou, l'ethnie du Tchad, dans le titre « Himini ». Vous l'avez trouvé où, ce chant rebelle Toubou ?  J'étais en route pour le Nord vers Fada, et j'ai entendu dans la voiture les chansons que passaient les chauffeurs. Vous savez, dans certaines régions, les chauffeurs prennent des risques, et ils passent beaucoup de chansons de bravoure. Et pendant tout le temps du parcours, j'écoutais et un chauffeur m'a parlé de ces chants. Il m'a expliqué et j'étais vraiment touché par la force de cette musique composée pour pousser les hommes à ne pas reculer.  Des chants pour aller au combat ? Oui. Et dans la résistance de ce que je suis en train de mener aujourd'hui, dans le besoin de faire de la place à la culture africaine et à résister à l'envahissement, j'ai trouvé important de remettre ça au centre.  Justement, est-ce qu'à Ndjamena ce message est compris ? Est-ce que les autorités sont attentives à ce travail de préservation du patrimoine musical ? C'est ce qui manque un peu, hélas. C'est mon combat, et c'est le grand message que j'essaie d'envoyer au fur et à mesure. Moi, je ne crois pas qu'il y ait de développement sans la culture et l'un des messages que j'envoie à l'autorité, encore aujourd'hui, c'est : oui, on fait beaucoup de sacrifices au niveau de l'armée pour défendre, mais défendre quoi ? Si on met de côté la culture, qu'est-ce qu'on défend ? Notre identité passe par les manifestations culturelles, et ce que l'État devrait comprendre. Le public l'a compris et les gens répondent parce que c'est l'image qu'ils veulent voir d'eux-mêmes. Moi, je rassemble plus de monde que les leaders politiques au Tchad. Il est peut-être temps que ces leaders se penchent sur la question et qu'ils investissent dans la culture.

Culture en direct
Usages de la langue : "L'affrication", ces sons fantômes qui hantent notre langage

Culture en direct

Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 3:28


durée : 00:03:28 - Le Fil pop culture - "Oui-ch !", "Merci-ch !", "Bien entendu-ch ?"… L'"affrication" du langage est un phénomène qui s'étend aujourd'hui des quartiers populaires aux milieux les plus aisés, soulevant au passage quelques polémiques. Les linguistes appellent cette articulation de consonnes, des "fricatives prépausales". - réalisation : Camille Mati - invités : Arnaud Hoedt Comédien, ancien professeur de français, auteur de pièce de théâtre

Reportage International
Haïti: au cœur d'une brigade d'autodéfense à Port-au-Prince

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 2:34


En 2025, un phénomène a pris de l'ampleur en Haïti, pays secoué par la violence des groupes armés : celui des « brigades d'autodéfense ». Face à l'absence - ou la faiblesse - des forces de l'ordre étatiques, les habitants de certains quartiers ont mis en place des milices locales pour se défendre contre les gangs. Composées de policiers et de civils armés, ces brigades contrôlent les entrées et sorties des quartiers et assurent une forme de sécurité. Mais elles sont de plus en plus critiquées pour des bavures et des violences, au point que certains les comparent déjà… aux gangs qu'elles prétendent combattre. De nos envoyés spéciaux à Port-au-Prince, Sur la place centrale de Canapé-Vert, dans un petit amphithéâtre, le danseur de hip-hop Paniko tourne une vidéo. Cela ne fait pas très longtemps qu'il habite dans le quartier. Comme beaucoup d'habitants de Port-au-Prince, il a fui un secteur de la capitale tombé aux mains des gangs. Ici, à Canapé-Vert, il se sent en sécurité. « Les brigades contrôlent la zone. Elles vérifient qui entre et qui sort du quartier », explique-t-il. Pour accéder à Canapé-Vert, les habitants doivent présenter une pièce d'identité prouvant qu'ils résident bien sur place. À lire aussiHaïti, l'impossible transition La naissance de la brigade La brigade d'autodéfense de Canapé-Vert existe depuis plus de deux ans. Par l'intermédiaire d'un contact, nous rencontrons son chef, Samuel. Après une première réunion informelle, il accepte de nous parler. Les prises de parole médiatiques sont rares. Jean noir, T-shirt blanc, pistolet à la ceinture, il nous conduit à l'endroit où tout a commencé. Le 24 avril 2023, lors de la fouille d'un minibus, des policiers interpellent 14 personnes, dont certaines portaient des armes d'après eux. Ils les soupçonnaient de vouloir prêter main-forte à un gang actif dans un autre quartier. Ces hommes sont ensuite brûlés vifs par des habitants devant le sous-commissariat de Canapé-Vert. Un épisode violent, que Samuel Joasil - policier en service - décrit comme le point de départ d'une mobilisation citoyenne ayant mené à la création de la brigade. « Les brigadiers sont des jeunes qui ont voulu se défendre. Ils n'ont pas d'armes à feu. Nous les soutenons, parce que nous sommes policiers et militaires, et ainsi nous pouvons défendre ensemble notre quartier », affirme-t-il. Samuel Joasil assure que les membres civils de la brigade ne sont pas armés. Avant l'interview, il nous apprend qu'un de ses hommes vient d'être blessé lors d'un échange de tirs avec un gang, dans un autre quartier. Cela arrive-t-il souvent ? « Oui », répond-il, sans plus de détails. Il refuse en revanche de communiquer le nombre exact de brigadiers, se contentant d'un laconique : « Nous sommes nombreux. » Les brigades critiquées pour des violences La brigade joue un rôle stratégique, y compris pour les autorités haïtiennes. En sécurisant Canapé-Vert, elle garantit l'accès à Pétion-Ville et empêche cette commune située sur les hauteurs de Port-au-Prince de tomber sous le contrôle des gangs. Samuel Joasil nous conduit ensuite au quartier général de la brigade, où l'on prépare une fête de pré-carnaval. On perçoit ici une autre facette du rôle joué par la brigade, celui de bienfaiteur local. Nous y rencontrons un jeune étudiant qui a décidé de rejoindre le groupe. Pour des raisons de sécurité, il souhaite rester anonyme. « Je suis entré dans la brigade à cause de l'insécurité que nous vivons au quotidien », explique-t-il, avant d'ajouter. « Je veux que mon quartier reste sûr. Tous mes amis sont ici, nous avons grandi ici. Nous ne voulons pas perdre ce que nos parents ont construit. Nous avons vu ce que les gangs ont fait ailleurs. Nous ne voulons pas être obligés de partir et de ne pas être à l'aise dans un nouvel endroit. » Ce jeune brigadier affirme s'occuper uniquement de la logistique et ne pas participer aux opérations sur le terrain. Il faut dire que ces milices sont de plus en plus critiquées pour des assassinats, des exactions, des lynchages et des viols. Que répond le chef de la brigade ? « Ce sont des cas isolés. Les viols ou autres exactions se produisent dans d'autres zones, pas ici. » Canapé-Vert reste pourtant un quartier où tout le monde n'est pas le bienvenu. Pour les journalistes notamment, couvrir cette zone peut s'avérer dangereux. Le reporter Pierrevil Théas en témoigne. Alors qu'il couvrait une manifestation à Canapé-Vert, il a été agressé par des hommes cagoulés qui lui ont lancé des pierres. « Heureusement, je portais un gilet pare-balles et un casque. Sinon, je ne serais peut-être plus là aujourd'hui », raconte-t-il. Pour échapper à la foule, il a trouvé refuge dans un garage avant de contacter son rédacteur en chef, qui a alerté la police. Celle-ci l'a finalement escorté hors du quartier. Depuis, explique-t-il, il n'y est jamais retourné, par crainte pour sa vie. Quel avenir pour les brigades ? Que deviendront ces brigades si un jour la situation sécuritaire s'améliore ? Pour Samuel Joasil, les hommes armés pourraient être intégrés aux forces de l'ordre, dans l'armée, ou des « groupes de soutien » pour assurer la sécurité du pays. Mais ONG et observateurs restent sceptiques. Dans certaines brigades, des civils sont bel et bien armés. Certains groupes seraient financés par des entreprises ou des notables qui auraient intérêt à maintenir une force armée privée pour défendre leurs intérêts. L'histoire haïtienne rappelle que les milices ont souvent servi les puissants, comme ce fut le cas avec les tontons macoutes sous la dictature Duvalier. « Mon inquiétude, c'est que les brigadiers ne déposent pas leurs armes, qui sont des armes de guerre », estime Pierrevil Théas qui s'interroge : « Va-t-on dire aux gangs comme aux brigadiers : maintenant, vous déposez tous vos armes ? » Selon lui, « il ne faut pas oublier que parmi les brigadiers se trouvent aussi des criminels. Si on ne parvient pas à les canaliser, cela peut générer encore plus de chaos, ajoute le journaliste. Le brigadier d'aujourd'hui peut devenir le membre de gang de demain ». À écouter dans 8 milliards de voisinsEn Haïti, l'école face à la violence des gangs - 8 milliards de voisins - RFI À lire aussiEn Haïti, la «ville-refuge» de Cap-Haïtien est saturée 

Choses à Savoir SANTE
Le thé vert aide-t-il vraiment à brûler les graisses ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 1:35


Oui… un peu, mais pas au point de “brûler les graisses” comme on l'entend dans les promesses marketing.D'abord, qu'est-ce qui pourrait faire “brûler” les graisses ?Le thé vert contient surtout deux molécules intéressantes :la caféinedes catéchines (dont l'EGCG)Ces composés peuvent légèrement augmenter la thermogenèse (la production de chaleur) et la lipolyse (mobilisation des graisses), ce qui peut théoriquement augmenter l'oxydation des lipides.Ce que dit une étude scientifique de référenceUne étude célèbre menée par Dulloo et ses collègues (1999) a testé un extrait de thé vert riche en catéchines et a montré une augmentation de la dépense énergétique et de l'oxydation des graisses, au-delà de l'effet de la caféine seule. En clair : le combo “catéchines + caféine” semble agir un peu mieux que la caféine isolée, ce qui suggère un petit effet métabolique propre au thé vert.Mais cet effet est-il suffisant pour maigrir ?C'est là que la nuance est importante.Même si l'effet existe, il est :modestevariable selon les personneset souvent observé dans des conditions expérimentales (doses standardisées, extraits concentrés)Dans la vraie vie, boire 2 ou 3 tasses par jour ne transforme pas votre métabolisme en four à graisse. Le principal déterminant de la perte de masse grasse reste le déficit calorique (manger légèrement moins que ce qu'on dépense), avec l'activité physique.Le thé vert peut légèrement augmenter l'oxydation des graisses et la dépense énergétique sur le court terme, grâce à ses catéchines et à la caféine. Mais cet effet est trop faible pour en faire une stratégie de perte de poids à lui seul.Conclusion claire : le thé vert aide un peu, mais ce n'est pas un “brûleur de graisse”. C'est plutôt un petit coup de pouce, utile seulement s'il s'intègre dans une hygiène de vie globale (alimentation + mouvement + sommeil). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

One Thing In A French Day
L'apéritif français dans Twin Peaks

One Thing In A French Day

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 4:31


Twin Peaks. La célèbre série américaine des années 90 est disponible sur le replay de la chaîne de télévision culturelle européenne Arte. Le rapport avec la France? D'abord, j'en ai parlé avec mon amie Caroline autour d'un verre. Ensuite, un personnage mentionne la France dans le premier épisode ! Oui, c'est incroyable. Et c'est de l'apéritif dont ce personnage parle.  L'occasion de vous raconter dans cet épisode comment se passe un apéritif pour nous.  One Thing In A French Day : des épisodes de la vraie vie, une syntaxe et une prononciation impeccables pour les French Learners .  Dans la lettre parisienne qui accompagne cet épisode, il y a des choses culturelles et d'autres linguistiques : les références culturelles de cet épisode, mon apéritif idéal et la phase à la forme négative, un must à maîtriser.  www.onethinginafrenchday.com

Invité Afrique
Côte d'Ivoire: pendant l'Ivoire Black History Month, «on est dans la célébration des patrimoines ivoiriens»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 8:54


On célèbre pendant tout le mois de février le Black History Month. Et cette année, l'événement fête son centenaire ! Ce rendez-vous culturel a été lancé en 1926 aux États-Unis pour commémorer et enseigner à la jeunesse afro-américaine les grands moments de son histoire, de la traite négrière et l'esclavage, aux luttes de libération, tout en abordant tout ce qui est lié au patrimoine afro-américain sous toutes ses formes. Depuis quelques années, le Black History Month est aussi célébré en dehors des États-Unis, et en Afrique bien entendu. En Côte d'Ivoire par exemple, où plusieurs jeunes motivés ont lancé l'Ivoire Black History Month. Le rendez-vous culturel en est à sa 7e édition. Mais loin de copier-coller le modèle américain, il s'agit au contraire de mettre en avant toute la diversité des cultures et des patrimoines ivoiriens. Serge Alain Nhiang'O est le directeur exécutif de l'iBHM. Il est le grand invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : Serge Alain Nhiang'O, vous célébrez la septième édition de l'Ivoire Black History Month. Tout d'abord, expliquez-nous pourquoi vous passez par le Mois de l'Histoire noire, un concept afro-américain, pour mettre en avant le patrimoine culturel de votre pays, la Côte d'Ivoire ? Serge Alain Nhiang'O : Le Black History Month est effectivement né aux États-Unis, mais il est né pour réparer une absence historique. Ce prolongement débute avec la traite qui s'est déroulée en Afrique. Du coup, l'Afrique ne peut pas rester en marge d'un mouvement qui veut de réparer des absences historiques. Les injustices vécues par les Afro-Américains sont liées à celles vécues par les Ouest-Africains le continent en général durant la colonisation. Comme on veut créer des ponts entre tous les peuples noirs et les peuples opprimés, c'était important pour nous de contextualiser ce mois de célébration, de prendre en fait toute l'essence de Carter Godwin Woodson, mais pour célébrer l'héritage ivoirien. Carter G. Woodson, l'initiateur du Black History Month il y a pile un siècle. Et depuis que vous avez lancé ce rendez-vous, de quelle manière le public ivoirien se l'approprie ? Au début, il y avait beaucoup de curiosité. Effectivement, les gens se demandaient pourquoi célébrer un Black History Month en Côte d'Ivoire alors que ce ne sont pas du tout les mêmes contextes. Mais au final, beaucoup de jeunes d'Abidjan, où réside notre grande base, ont adhéré à l'idée. Aujourd'hui, on part dans d'autres villes de la Côte d'Ivoire comme Yamoussoukro, Bouaké, etc. où l'initiative est accueillie sans appréhension. Vous avez choisi pour thème cette année « Entre cinéma et patrimoine : une même lutte pour la mémoire ». Alors la mémoire, on comprend. Mais pourquoi une lutte ? On se rend compte que la plupart des personnes qui ont milité pour que notre histoire soit revalorisée ont mené des luttes. Il n'y a jamais eu de circonstances passives où l'histoire est donnée. Même le support de base qui nous sert de réflexion, à savoir l'Histoire générale de l'Afrique (Ed. Présence Africaine / Edicef / Unesco), on se rend compte à quel point des pionniers comme Joseph Ki-Zerbo ont lutté, ont milité auprès des institutions compétentes comme l'Unesco pour que notre histoire puisse être racontée par nous-mêmes. Et ça n'a pas été un acquis. Du coup, on s'inscrit dans une forme de lutte pour réparer la mémoire et de façon très contemporaine, comme la plupart des jeunes d'Afrique. Les jeunes que je rencontre n'aiment plus trop l'idée de lutte. Ils ont l'impression que c'est compliqué, quand on voit des figures qui ont lutté, qui ont fini par perdre la vie. Du coup, même si on parle de lutte dans le Black History Month, on le fait avec beaucoup plus de médiation et on est plus trop dans la lutte au sens strict du terme. On est plutôt dans la célébration du patrimoine. L'idée pour nous, c'est aussi de rappeler vraiment que le cinéma un médium qui répare des injustices mémorielles, et ça passe par la lutte. Vous avez d'ailleurs lancé une initiative originale cette année : un kino, c'est-à-dire une résidence express de création audiovisuelle, d'où vous avez sorti sept courts-métrages, tous tournés à Grand-Bassam, l'ancienne capitale coloniale. C'était volontaire de le faire là-bas ? Oui, c'était volontaire pour essayer aussi de décoloniser l'histoire de Bassam, qui est aujourd'hui une sorte de résidu de la colonisation française. Quand un Ivoirien lambda va à Bassam, on lui explique beaucoup plus l'histoire des colons que des cultures locales N'zima (peuple akan de Côte d'Ivoire). Et même si cette ville est une ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco beaucoup promue pour son histoire, elle n'est pas tant promue pour l'histoire des gens qui y vivent. Vous travaillez essentiellement avec des jeunes. Est-ce à dire que c'est votre public cible? Ou alors que ce sont les jeunes qui désormais essayent de se réapproprier leur propre histoire, les aînés ayant peut-être échoué à leur transmettre ? La Côte d'Ivoire, c'est un pays qui est majoritairement jeune, à plus de 70 %. Et effectivement, on a l'impression que la plupart de ceux qui dirigent les instances culturelles et mémorielles ne sont pas forcément en phase avec nous. La plupart de nos administrateurs ont une moyenne d'âge de 60 à 70 ans. Pendant que la population a une moyenne d'âge de 18 ans. C'est important pour nous de ne pas se limiter à la complainte, il faut aussi être force de proposition. Nous, jeunes Africains, on a l'impression qu'on a la capacité de faire beaucoup de choses. On a les ailes pour voler très loin, mais ce qu'il nous manque souvent, ce sont nos racines. Il faut rappeler à cette jeunesse que pour voler loin, il faut s'enraciner avec tout notre patrimoine historique. À lire aussiCôte d'Ivoire: en 2021, lancement de la 2e édition de l'Ivoire Black History Month

CRIMES • Histoires Vraies
[FLASHBACK] Luka Magnotta : dépeceur de Montréal et premier "tueur sur Internet"

CRIMES • Histoires Vraies

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 73:12


Eric Clinton Kirk Newman est né le 24 juillet 1982 à Scarborough au Canada. Ce nom ne vous dit sans doute rien. Ce jeune homme rêvait d'être célèbre. Il voulait briller, que l'on parle de lui, être en haut de l'affiche. Pour y parvenir, certains utilisent leurs charmes, il a essayé. D'autres usent de leur génie, il faut en avoir ; de leurs talents, le problème est le même. Eric a changé de nom le 12 août 2006. Il a endossé l'identité de Vladimir Romanov, parce que Russe du côté de sa mère, puis des centaines d'autres. Il se fait connaître sous le nom de Luka Rocco Magnotta. Oui, ce nom vous parle. Il est le premier tueur à avoir utilisé les réseaux sociaux pour se faire connaître...Crimes • Histoires Vraies est une production Minuit. Notre collection s'agrandit avec Crimes en Bretagne, Montagne et Provence.

Un bonbon sur la langue
Langue française : vous avez dit "iconique" ?

Un bonbon sur la langue

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 3:26


Un petit coup de gueule vocabulaire, aujourd'hui, amis des mots. Un coup de gueule "iconique", dirait peut-être un publicitaire. Oui, car ce mot, "iconique", qu'on met à toutes les sauces, en particulier dans la pub, mais aussi dans la grande presse féminine, je-n'en-peux-plus.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
Birmanie: la jeunesse vit dans la peur de la conscription, sous l'autorité de la junte militaire

Reportage International

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 2:43


En Birmanie, cinq ans après le coup d'État, une large partie de la population vit sous le contrôle sans partage de la junte. La guerre civile continue de faire rage, entre les forces rebelles pro démocratie et l'armée. Cette dernière manque d'hommes. Pour y pallier, les militaires ont recourt, depuis 2024, à la conscription de force, qui vise tous les hommes de 18 à 35 ans et les femmes de leur majorité à 27 ans. Une épée de Damoclès au-dessus de la tête d'une jeunesse qui peine à s'imaginer un avenir dans le pays. De notre envoyé spécial de retour de Birmanie, On se trouve dans une institution locale, une petite échoppe de thé où les gens partagent un morceau et discutent. Un jeune homme en âge d'être conscrit, présent dans ce lieu, confie : « Évidemment, savoir que je peux être recruté dans l'armée à n'importe quel moment, ça m'inquiète. Mais je ne peux rien faire, je dois juste composer avec cette situation, voir comment les choses évoluent. Pour mes amis, c'est pareil. Je n'en connais pas qui ont été enrôlés, mais ils ont tous peur de l'être. La plupart d'entre eux sont déjà partis du pays. » Une option qu'envisage le jeune homme : « Oui, je me prépare aussi à partir. Je veux aller au Japon, pour étudier et travailler là-bas en même temps. J'espère partir cette année. La première barrière, c'est la langue, donc j'étudie le japonais. Mais notre problème, ce sont aussi les changements permanents de règles ici. D'un coup, ils peuvent nous interdire d'aller à l'étranger. Ils empêchent aussi les jeunes hommes d'avoir un passeport facilement. Et même si on l'obtient, que nous avons tous les papiers nécessaires, ils peuvent nous empêcher de passer à l'aéroport, simplement parce qu'on est en âge d'être conscrit. Et là, tout l'argent que tu as investi est jeté par la fenêtre. » « On a envoyé mon frère dans la jungle, dans un camp d'entraînement de la résistance » Alors que des hommes sont raflés dans les rues pour partir au front, impossible de savoir combien ont choisi la fuite. Partir étudier à l'étranger est un privilège. La plupart traversent illégalement la frontière vers la Thaïlande. Mais certains choisissent de rester en Birmanie. C'est le cas du frère de Suzy (nom d'emprunt) : « Dès qu'ils ont annoncé la mise en place de la conscription, le nom de mon frère est apparu sur les listes et le responsable du quartier est venu à la maison pour nous poser des questions. Ma mère m'a demandé de prendre mon frère chez moi pour que l'on trouve une solution. On lui a demandé ce qu'il voulait et on a décidé de l'envoyer dans la jungle, dans un camp d'entraînement de la résistance. Il est parti juste avant la première vague de conscription. »   À lire aussiEn Birmanie, vivre sous la junte « Nous sommes obligés de vivre au jour le jour » « Je lui ai demandé trois fois s'il voulait partir pour la Thaïlande, il a refusé à chaque fois. II la dit qu'il veut se battre contre l'armée », poursuit la jeune femme, inquiète des frappes aériennes qui ne cessent de s'intensifier. La jungle, le front ou la fuite : ce choix terrible ne s'impose pas à tous. Certains peuvent se permettre de payer ou de faire jouer leur carnet d'adresses. Une option impossible pour les plus pauvres comme cette femme de 37 ans qui, à la mort de sa sœur, a dû s'occuper de son neveu : « Pour nous, c'est impossible de mettre de l'argent de côté. Tout coûte tellement cher. Les prix n'arrêtent pas de grimper. Et toutes les solutions pour qu'il évite le service militaire – partir à l'étranger, payer une taxe aux autorités ou un pot-de-vin pour qu'il ne soit pas sur les listes de conscription –, tout cela coûte énormément d'argent. Donc, nous sommes obligés de vivre au jour le jour, et c'est impossible de nous projeter. » À lire aussiRefuge précaire sur le sol thaïlandais pour les exilés birmans

⚡PODCAST NUTRITION⚡ :
LE CAPITALISME DANS NOS ASSIETTES - Quand le plaisir devient une soupape sous pression (5/5)

⚡PODCAST NUTRITION⚡ :

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 17:57


Et si ces moments où vous mangez “pour vous faire du bien” n'étaient pas des faiblesses… mais des tentatives de récupération dans un monde qui ne laisse plus de place au repos ?Cf l'un des géants de la Tech, l'ex PDG de Netflix : "mon ennemi est votre sommeil". :)Le plaisir de manger est souvent présenté comme suspect.Trop. Pas assez. Mal placé. Pas mérité.Comme s'il fallait en permanence le justifier, le contrôler, le planifier.Dans ce 5ème et dernier épisode de la mini-série LE CAPITALISME DANS NOS ASSIETTES, je vous propose de questionner le rapport au plaisir et à la récompense, et la place qu'ils occupent dans notre alimentation contemporaine.Dans beaucoup de (nos) vies, le plaisir alimentaire ne surgit pas au hasard. Il arrive souvent après des journées denses, exigeantes, saturées. Quand le corps a tenu bon, s'est contenu, s'est adapté. Quand il n'y a plus d'espace pour ralentir, respirer, se détendre...... alors la nourriture devient parfois le seul endroit où quelque chose peut enfin se relâcher.Je parle ici d'alimentation émotionnelle, mais pas que ! Dans un système qui valorise la productivité constante, le plaisir non rentable est rarement encouragé. Il est déplacé, compressé, reporté, puis souvent marchandisé. On apprend à “se récompenser” avec des objets, des produits, des routines à consommer, plutôt qu'à s'autoriser des temps de présence gratuits, non performants.Dans ce contexte, manger pour se réconforter, se calmer ou se faire du bien n'est pas une anomalie. C'est parfois une réponse adaptative, une tentative de réparation face à un quotidien qui laisse peu de place aux besoins corporels et émotionnels.Cet épisode vous invite à changer de regard :-à sortir d'une lecture morale de ces comportements,-à observer ce qui manque dans la journée plutôt que ce qui “dérape” le soir,-et à interroger un modèle qui exige des corps disponibles, gérables, efficaces, tout en leur refusant de véritables espaces de repos et de plaisir.Je propose aussi une réflexion plus large sur la place du plaisir dans un système capitaliste contemporain : un plaisir rarement supprimé, mais souvent redirigé vers des formes consommables, rapides, immédiates. Et sur ce que cela fait à notre rapport à la nourriture, au contrôle, et à l'auto-critique.Si vous vous reconnaissez dans ces moments de compensation, de décompression ou de refuge alimentaire, c'est peut-être un signal. Oui oui oui ! Celui d'un corps qui réclame autre chose qu'un rendement constant.Le lien de ma newsletter sur les liens tenus capitalisme/nourriture : https://charlyskitchen.substack.com/p/sous-pression-le-cout-invisible-du?r=8jnn4Merci d'avoir suivi cette mini-série !Et d'ici là, comme toujours :bel appétit de vivre.Si voulez faire un point sur votre rapport à la nourriture, j'ai ouvert de nouveaux créneaux de consultation, c'est le bon moment pour passer à l'action ! ⭐ Si cet épisode vous parle, vous pouvez laisser 5 étoiles et un petit mot sur votre plateforme d'écoute. Je lis tous vos messages ! Et vraiment, ça me fait toujours un petit truc chaud dans le cœur. Et en plus, ça aide d'autres personnes à découvrir Dans la poire !.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

OUInsider.com: Under the Visor Sooners Podcast
Who is Roger Denny? Introducing Oklahoma's New Athletic Director + 2027 Recruiting Class Intel

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Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 56:29


Want the best Sooners' intel and info in the industry? Want to be a part of a community of THOUSANDS of Sooner fans that you can talk with on a daily basis? Become a member of OU Insider and stay updated daily with insights from the OUI staff!! Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.

Club Jazzafip
Ni Oui ni Non, la revanche

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Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 62:52


durée : 01:02:52 - Club Jazzafip - Marjolaine Portier-Kaltenbach et Luc Frelon vont-ils tomber dans le panneau ? Un défi soutenu par les partitions de Peggie Lee, Count Basie, Lionel Hampton, Esther Phillips ou encore Shirley Scott ..... Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

The Howie Carr Radio Network
Israel Rivera Asks State Trooper "Do You Know Who I Am" | 1.23.26 - The Howie Carr Show Hour 2

The Howie Carr Radio Network

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 39:10


Howie jumps back into Israel Rivera cut, the City Counselor was in the "do you know who I am?" phase of trying to get out of an OUI. Then, Howie wonders how unprepared Maura Healey has the state for the big storm rolling through.  Visit the Howie Carr Radio Network website to access columns, podcasts, and other exclusive content.

The Howie Carr Radio Network
Do You Know Who I Am? Drunk City Councilor Arrest | 1.22.26 - The Howie Carr Show Hour 4

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Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 37:23


Finally, the body-cam footage from Holyoke City Councilor Israel Rivera's OUI arrest is here!  Visit the Howie Carr Radio Network website to access columns, podcasts, and other exclusive content.