Au travers de ses invités, "Tribu" pose une pièce du puzzle de notre société jusqu'à laisser apparaître l'image finale du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion.

Invité.es: Laélia Veron et Guillaume Fondu. Lʹironie est une figure de style très présente dans les discussions. Les humoristes lʹutilisent beaucoup, mais aussi les quidams, au quotidien. Pourquoi lʹironie est-elle autant prisée? Est-elle une manière de débusquer les faux-semblants, de démasquer les menteurs, les profiteurs? Ou un outil pour mieux humilier celles et ceux qui ne pensent pas comme nous? Tribu reçoit Laélia Veron et Guillaume Fondu. La première est maitresse de conférences en stylistique et langue françaises à l'université d'Orléans. Le second est docteur en philosophie et enseignant. Il signent "T'es sérieuse? Problèmes politiques de l'ironie", aux éditions de La Découverte.

Invité: Philippe Lagadec. Les drapeaux sont bien plus que de simples morceaux de tissu. Ils constituent des symboles chargés de sens, capables de fédérer comme de diviser. Comment les drapeaux sont-ils aujourdʹhui utilisés? Qui les emploie et avec quels objectifs? Comment façonnent-t-ils notre sentiment dʹappartenance? Tribu reçoit Philippe Lagadec, ingénieur dʹétudes au Centre de recherche bretonne et celtique à Université de Brest. Il a co-dirigé avec Laurent Le Gall un numéro de la Revue Ethnologie française intitulé "Quʹest-ce quʹun drapeau?". Il signe avec ce même collègue ce livre, "La République du vent. Essai sur le drapeau et le dévoilement politique (Anamosa).

Invité: Jean Miczka. Le dérèglement climatique fragilise toujours plus les cabanes de montagne. Comment concilier tourisme en hausse et sécurité face aux risques naturels? Faut-il déplacer certains refuges, les transformer? Tribu reçoit Jean Miczka, doctorant au Centre interdisciplinaire de recherche sur la montagne de lʹInstitut de géographie et durabilité de lʹUNIL. Avec Laine Chanteloup et Christophe Clivaz, ils ont mené une étude intitulée "La vulnérabilité des refuges et des cabanes dans les Alpes franco-suisses face au changement climatique".

Invitée : Chloé Michoud. Les technologies permettent aujourdʹhui de tout surveiller: son rythme cardiaque, ses pas, son sommeil. Elles offrent aussi la possibilité de surveiller son bébé lorsquʹil dort. Fini, le bon vieux baby phone. Aujourdʹhui, il existe des caméras connectées, et même des matelas qui surveillent la respiration de son enfant. Tous ces outils de surveillance sont-ils une aide ou une source dʹanxiété supplémentaire pour les parents? Quels impacts ont-ils sur la parentalité? Tribu reçoit Chloé Michoud, docteure en psychologie de la santé à lʹUniversité de Lausanne. Elle a publié avec Abigail Locke et María del Río Carral une étude sur ces moniteurs connectés et leur usage par les parents. Une étude parue dans le "Journal of Health Psychology".

Invité: Jan Chiarelli. Le franc suisse est aujourd'hui une monnaie forte, symbole d'une Suisse stable et prospère. Mais il fut un temps où la Suisse comptait pas moins de 700 monnaies différentes. Comment l'unité monétaire s'est-elle faite dans notre pays? Pourquoi, au milieu du 19e siècle, le franc a-t-il été choisi, et non pas le florin allemand? Pourquoi le franc suisse est-il devenu une valeur refuge? Tribu reçoit Jan Chiarelli, docteur en histoire de l'Université de Lausanne et auteur de «La naissance du franc suisse», publié chez Savoir suisse.

Invitée: Karine Sahler. De nombreuses personnes se sentent constamment débordées. Une impression de courir en permanence, dʹavoir une liste de tâches qui ne se réduit jamais. Trop dʹoccupations, trop de consommations de contenus, trop de choses à régler. Comment expliquer ce sentiment de suroccupation? Est-il possible de sortir de cette roue de hamster? Tribu reçoit Karine Sahler, autrice du livre "Faire de la place", aux éditions Les Renversantes.

Invitée: Diane Liberatore. La mauvaise foi s'immisce partout: dans les débats politiques, les repas de famille et sur internet. Mais dans le fonds, quʹest-ce que la mauvaise foi? Peut-elle être inconsciente? Lʹaccusation de mauvaise foi est-elle une manière de clore un débat? Tribu reçoit Diane Liberatore, docteure en sciences du langage, chercheuse à lʹUniversité de Neuchâtel, autrice d'une thèse sur la définition de la mauvaise foi.

Invitées: Chantal Peyer et Annick Wagner. En écoutant les informations, il nʹest pas toujours facile de voir lʹavenir en rose. Il y a les drames à répétition, les crises écologiques, les guerres qui nʹen finissent pas, la montée des extrêmes. De quoi se voir gagner par un certain pessimisme. Les jeunes générations sont souvent convaincues que leur futur sera moins enviable que celui de leurs parents. Comment retrouver la capacité de croire à lʹavenir? Comment redonner aux gens le pouvoir dʹagir? Cʹest le défi que se lancent Chantal Peyer et Annick Wagner. Elles sont les fondatrices du Hub des possibles, une association à but non-lucratif basé à lʹuniversité de Lausanne.

Invité: Jean-Marie Le Goff. En Suisse, on fait de moins en moins dʹenfants. Le taux de fécondité est tombé à 1.29 enfant par femme en 2024. Un taux historiquement bas. Comment expliquer cette baisse de natalité? Est-ce un manque d'intérêt, une question dʹargent, dʹenvie, ou des craintes pour lʹavenir? Tribu reçoit Jean-Marie Le Goff, démographe, professeur titulaire à l'Université de Lausanne.

Invité: Olivier Cavaleri. Près de 7000 bornes frontières suivent le pourtour de la Suisse. Elles témoignent de la formation des États actuels. Se balader pour les répertorier permet de remonter le passé. En les arpentant on y découvre par exemple le temps où le royaume de Sardaigne côtoyait la République du Valais. Pour nous faire voyager à travers le temps, Tribu reçoit Olivier Cavaleri, ingénieur EPFL et historien diplômé de lʹUNIL. Il a consacré son travail de mémoire et six ouvrages à la thématique des bornes frontières. Son dernier livre a pour titre "Histoires de bornes. La frontière entre le canton du Jura et la France" (Ed. Slatkine).

Invitée: Anne Philipona Romanens. La Suisse, ces montagnes, ses vaches, ses montres et… son chocolat. Comment expliquer que la Suisse soit devenues une des grandes, si ce nʹest la nation du chocolat? Surtout lorsquʹon se rappelle que la fève de cacao vient de très loin. Quelles est l'histoire du chocolat suisse? Pourquoi est-il devenu un emblème national? Avec la production étrangère, garde-t-il toujours ses lettres de noblesse? Tribu en parle en compagnie d'Anne Philipona Romanens, historienne et enseignante.

Invité: Roger-Pol Droit. La philosophie peut impressionner, voire carrément rebuter. Trop abstrait, trop intellectuel, trop éloigné de la réalité, diront ses détracteurs. La philosophie est pourtant partout autour de nous. Elle guide nos choix, influence nos débats et nous aide à mieux comprendre le monde. Nous nous posons souvent de grandes questions. Il se trouve que beaucoup dʹautres les ont posées avant nous. A quoi ressemble une vie réussie? Comment distinguer une bonne idée dʹune illusion? A quoi sert lʹamour, lʹamitié? Utiliser la philosophie pour y voir plus clair dans ce monde compliqué, cʹest le crédo, Roger-Pol Droit. Il est philosophe et écrivain, auteur de plusieurs livres de vulgarisation sur la philosophie. Son dernier ouvrage se présente sous forme de conte, "Alice au Pays des Idées", paru chez Albin Michel.

Invitée: Lydie Salvayre. Une personne qui prend le temps de se détendre, sans activité particulière, est souvent moins valorisée quʹune autre engagée dans lʹaction, la performance et les résultats. Mais pourquoi juge-t-on si durement cette forme de repos? Ne faut-il pas dʹabord sʹarrêter pour penser? Et si la paresse contribuait, elle aussi, à notre épanouissement? Tribu reçoit Lydie Salvayre, autrice, qui signe le livre "Depuis toujours nous aimons les dimanches" paru aux éditions du Seuil.

Invité: Charles Stépanoff. Les humains interagissent avec leur environnement, comme les animaux, les plantes et les entités spirituelles. Ces attachements expliquent notre lien au vivant. Comment ont-ils façonné les hiérarchies et l'organisation des sociétés? Quelle est la durabilité de ces rapports? Tribu en parle en compagnie de Charles Stépanoff, anthropologue, directeur dʹétudes à lʹÉcole des hautes études en sciences sociales et membre du Laboratoire dʹanthropologie sociale du Collège de France. Il publie "Attachements. Enquête sur nos liens au-delà de l'humain" paru aux Edition La Découverte.

Invitée: Monika Salzbrunn. Lʹart est très présent dans les mouvements sociaux. Il sʹexprime par des slogans poétiques, des chorégraphies, des installations, des graffitis ou des collages sur les murs. Comment expliquer la place que prend lʹart dans lʹactivisme? Est-ce la manière la plus efficace de faire passer un message? Révèle-t-il un besoin de beauté dans des combats qui peuvent être rudes? Inversement, de nombreux artistes font de lʹart engagé. Lʹart doit-il être militant? Tribu reçoit Monika Salzbrunn, professeur à lʹUniversité de Lausanne. Elle occupe la chaire "Religion, migration, Arts" à la faculté de théologie et de sciences des religions. Elle a dirigé pendant six ans un projet sur lʹart et lʹactivisme, "lʹartivisme", financé par le Conseil européen de la recherche.

Invités: Jacques Briod et Gustavo Basterrechea. Serrer la main d'une personne pour lui dire bonjour: voilà un geste tout ce quʹil y a de plus ordinaire – en tout cas hors période de pandémie. Mais dʹoù vient la poignée de main? Quels sont les codes de ce langage silencieux? Que révèle ce contact physique de notre intention, de notre confiance ou de notre rapport à l'autre? Tribu reçoit Jacques Briod et Gustavo Basterrechea. Le premier est conseiller en communication, le second psychiatre et psychothérapeute. Tous deux signent lʹouvrage "La poignée de main".

Invitée: Aurore Vincenti. La sexualité est aujourd'hui souvent prisonnière des schémas de domination. Pourquoi ce lien entre désir et violence? Est-il possible de se libérer de ces scénarios? Transformer notre sexualité, est-ce aussi une manière de transformer notre rapport aux autres? Tribu reçoit Aurore Vincenti, linguiste, chercheuse diplômée en sexologie clinique et formée aux pratiques somatiques. Elle publie "Pour une érotique du sensible", aux éditions La Découverte.

Invité: Olivier Glassey. Il devient de plus ne plus difficile de distinguer le vrai du faux. Les deepfakes sont devenus monnaie courante sur nos écrans, sur les réseaux sociaux. Les deepfakes, ce sont ces contenus ultraréalistes créés par lʹintelligence artificielle. Des images, des vidéos, mais aussi des documents. Quelle sont les conséquences de cette grande confusion? Comment une société peut-elle fonctionner si la distinction entre le vrai et le faux s'érode? Tribu reçoit Olivier Glassey, sociologue à lʹuniversité de Lausanne, spécialiste de lʹusage du numérique.

Invité: Philippe Junod. Chaque ville, chaque village, chaque culture possède son patrimoine bâti. Or, il arrive régulièrement que des bâtiments soient détruits. Pour construire du neuf, à cause dʹun incendie. Ailleurs, à cause dʹune guerre. Comment expliquer les mécanismes de ces destructions? Quelles en sont les conséquences? La destruction peut-elle être légitime? Tribu reçoit Philippe Junod, professeur honoraire dʹhistoire de lʹart à lʹUniversité de Lausanne. Il signe ce livre, "Vandalisme. Littérature et barbarie: une anthologie", aux éditions Infolio.

Invité: Daniel Marguerat. Il y a les personnes qui croient aux anges, dʹautre pas du tout. En Suisse, pas loin dʹune personne sur deux croit que des anges et des êtres surnaturels veillent sur nous, selon une enquête de lʹOffice fédéral de la statistique de 2019. Comment expliquer le succès de ces messagers du ciel? Comment ces personnages célestes influencent-ils notre imaginaire? Et pourquoi diable affuble-t-on les anges d'ailes, alors quʹil nʹen est jamais question dans la Bible? Tribu reçoit Daniel Marguerat, théologien, professeur honoraire de lʹUniversité de Lausanne. Il est l'auteur de ce livre "Lʹange, souffle de lʹinvisible" paru chez Cabedita.

Invité: Jean-Philippe Pierron. Nous vivons dans un monde de plus en plus virtuel. Un monde de plus en plus visuel aussi. Les contacts se font par écrans interposé, quand contact il y a. Et si nos avions un peu trop oublié que nous sommes des êtres de chair, de peau? Des êtres qui ont besoin de toucher pour ressentir, pour comprendre, pour sʹémouvoir? Tribu reçoit Jean-Philippe Pierron, philosophe, enseignant-chercheur à lʹUniversité de Bourogne. Il signe ce livre, "Éloge de la main. Comment le toucher soigne notre présence au monde, aux autres et à nous-mêmes", paru aux éditons Arkhê.

Invitée: Elsa Godart. Nous avons tous et toutes besoin de reconnaissance. Mais ces dernières années, ce besoin semble sʹêtre transformé en un besoin dʹêtre vu·e, regardé·e. Une soif de visibilité amplifiée par les médias sociaux. D'où vient ce besoin de célébrité? Que cache cette quête? Comment est-on passés de "suis-je quelqu'un de bien à suis-je quelqu'un de visible? Tribu reçoit Elsa Godart, philosophe, psychanalyste et chercheuse à lʹuniversité Gustave-Eiffel et associée à lʹEHESS-CNRS. Elle signe ce livre "Les vies vides. Notre besoin de reconnaissance est impossible à rassasier", chez Armand Collin.

Invitée: Maryvonne Nicolet-Gognalons. Les personnes de plus de 85 ans sont de plus en plus nombreuses en Suisse. Le grand âge est parfois synonyme de difficultés, de pertes d'autonomie. Mais il peut aussi être une période de sérénité et de joie. Comment réussir à bien habiter le grand âge? Les personnes qui y parviennent ont-elles une recette? Tribu reçoit Maryvonne Nicolet-Gognalons, docteure en lettres et sciences humaines. Elle publie "Avec les longs vivants" aux éditions Slatkine.

Invitée: Guido Palazzo. De grandes entreprises basculent parfois dans lʹillégalité. On se souvient du scandale VW et de ses moteurs diesel trafiqués pour paraître moins polluants quʹils ne lʹétaient. Un exemple parmi dʹautres. Comment expliquer que des employés ou des patrons a priori raisonnables basculent dans lʹillégalité? Quels sont les mécanismes qui peuvent expliquer ces dérives éthiques? Est-il possible de les prévenir? Tribu reçoit Guido Palazzo, professeur en éthique des affaires à la Faculté HEC de lʹUniversité de Lausanne. Il a coécrit avec son collègue Ulrich Hoffrage un livre sur les scandales dʹentreprises, "The Dark Pattern. The Hidden Dynamics of Corporate Scandals", paru aux éditions Basic Venture.

Invitée : Nathalie Zaccaï-Reyners. Prendre soin de l'autre est acte fondamental de notre humanité. Depuis notre naissance, nous avons besoin de soins. Cette dépendance à l'autre peut redevenir forte lorsque nous sommes malades, fragiles. Nos proches peuvent s'occuper de nous, mais aussi des professionnels du soin comme les médecins, des infirmiers. Quel est la place de l'amour dans le care? Aimer peut-il aussi signifier arrêter de soigner? Tribu reçoit Nathalie Zaccaï-Reyners, chercheuse au Fonds de la recherche scientifique belge et professeure à lʹUniversité libre de Bruxelles. Elle a dirigé ce livre, "Aimer et soigner". Au Puf.

Invité: Michel Pastoureau Nous poursuivons notre exploration de lʹévolution de la pratique sportive. Hier, nous avons parlé de la transformation du corps et des gestes, du 19e jusquʹà lʹépoque contemporaine, avec lʹhistorien Georges Vigarello. Aujourdʹhui, nous allons parler tenues de sports, shorts moulants et maillots rayés avec Michel Pastoureau, historien des couleurs, directeur dʹétude émérite à lʹEcole pratique des hautes études. Il co-signe avec Georges Vigarello ce livre " Sports. Une histoire en images de 1860 à nos jours" paru aux éditions du Seuil.

Invité: Georges Vigarello La pratique du sport ne connait pas la crise. Elle est même en constante augmentation. Encore plus depuis la pandémie du Covid et lʹexplosion des réseaux sociaux. Comment cette pratique a-t-elle évolué? Il suffit de regarder un match de foot à lʹépoque de Pelé ou une finale de Roland-Garros des années huitante pour se rendre compte que les gestes, les corps, mais aussi les tenues ou encore le comportement du public ont massivement changé. Tribu se penche sur cette évolution du sport en deux parties. Une première, aujourdʹhui, consacrée au corps. Et une deuxième, demain, qui parlera des tenues. Georges Vigarello, historien, philosophe et directeur dʹétude à lʹEcole des hautes études en sciences sociales, ouvre ce premier volet. Il est spécialiste de lʹhistoire du corps et signe, avec Michel Pastoureau ce livre, "Sports. Une histoire en images de 1860 à nos jours" paru aux éditions du Seuil.

Invitée: Béatrice Fraenkel Signez ici, sʹil vous plait. Voilà… merci… La signature demeure aujourdʹhui la marque officielle qui permet de nous identifier. Mais pas seulement: elle agit sur le réel, authentifie et engage la responsabilité. Poser sa griffe en bas dʹun contrat de mariage vous marie… De quelle manière la signature sʹest-elle imposée dans nos sociétés? Comment expliquer la persistance de cet autographe manuscrit à lʹheure du tout numérique et de la reconnaissance faciale? Pour en parler, Tribu reçoit Béatrice Fraenkel, directrice d'études émérite à L'École des hautes études en sciences sociales, spécialiste en anthropologie de l'écriture. Elle publiée cet ouvrage de référence "La signature. Genèse dʹun signe" paru aux éditions Gallimard.

Invité: Camille de Toledo. On peut être très en colère à 20 ans: contre le monde tel quʹil va, contre ses parents. Que reste-t-il de cette colère vingt-cinq ans plus tard? Que nous apprend la vie? Notre invité du jour a été en colère. Il lʹest dʹailleurs peut-être encore. Mais il a décidé de sʹadresser à son "jeune lui" révolté, depuis lʹautre rive, comme il lʹécrit, depuis cet âge de père, avec ses trois gamins nés dans le siècle neuf. Pour en parler, Tribu reçoit Camille de Toledo, écrivain, chercheur associé à lʹinstitut dʹétudes avances de Nantes. Il signe ce livre "Au temps de ma colère " paru aux éditions Verdier.

Invité: Mathjis Gardenier. Le maintien de lʹordre public relève généralement des forces de police. Toutefois certaines personnes estiment que cette présence est insuffisante ou que la police ne remplit pas pleinement sa mission. Elles sʹorganisent alors en collectifs de surveillance ou de défense: cʹest ce que lʹon appelle le vigilantisme. Un terme qui va des collectifs de voisins vigilants à des organisations beaucoup plus violentes, qui nʹhésitent pas à imposer leur justice en dehors de la loi. Qu'est-ce qui pousse des citoyens ordinaires à consacrer leur temps libre à patrouiller dans leur quartier ou à une frontière? Le vigilantisme se construit-il en réaction à un Etat défaillant? Pour en parler, Tribu reçoit Matthijs Gardenier, sociologue et enseignant à l'université Paul-Valéry de Montpellier. Il signe ce livre "Vigilantisme et idéologie de la sécurité. Des voisins vigilants aux groupes antimigrants", paru aux Éditions Liber.

Invitée: Juliette Bessette. Depuis toujours, lʹhumanité est fascinée par les astres. Elle y entrevoit un monde inconnu, infini. Elle le remplit de dieux, de paradis. Pourquoi le ciel nous attire-t-il? Comment lʹutilisons nous, pratiquement, dans notre quotidien? Comment notre imaginaire se nourrit-il des étoiles et des planètes? Tribu reçoit Juliette Bessette, historienne de lʹart à lʹUniversité de Lausanne. Elle est co-commissaire de lʹexposition "Lire le ciel. Sous les étoiles en Méditerranée", à découvrir jusquʹau 5 janvier 2026 au MUCEM à Marseille.

Invitée: Camille Teste. Depuis quelques années, on parle beaucoup d'orientation sexuelle. Il en est toutefois une qui reste souvent dans l'ombre: la bisexualité. Cette orientation concerne pourtant une partie non négligeable de la population, notamment chez les jeunes. Mais le terme bisexuel est moins entendu que celui de "gay", "lesbienne" ou "queer" ou "lesbienne". Comment expliquer cette absence? Pourquoi la bisexualité est-elle souvent perçue comme une phase, une indécision, voire une trahison? Quelles sont les conséquences de cette invisibilisation et de ces stéréotypes sur la santé des personnes bi? Tribu reçoit Camille Teste, journaliste et autrice. Elle signe ce livre, "Embrasser la bisexualité" aux éditions Les Renversantes.

Invité: Mathieu Couttenier. Une personne sur huit dans le monde vit dans une zone affectée par des explosions, des affrontements armés ou des violences dirigées contre les populations civiles. Tous ces conflits causent de drames, des haines, des traumatismes parfois très longs à cicatriser. Quel est le coût réel de ces guerres? A qui profite-t-elles? Tribu reçoit Mathieu Couttenier, enseignant et chercheur en économie, auteur du livre, "L'économie de la violence. À qui profite la guerre? Enjeux et solutions", paru aux éditions Les Léonides.

Invitée: Victoire Tuaillon. Il ne se passe par un jour sans que le monde apporte son lot de violences, de guerres. Sans parler du dérèglement climatique. Ces nouvelles ont de quoi déprimer, voir sidérer. Comment aller bien dans un monde qui va mal? Cʹest la question que se pose la journaliste Victoire Tuaillon dans son nouveau podcast "Renverser la table". Elle est l'invitée de Tribu, en amont de son passage à Genève dans le cadre du Festival Les Créatives.

Invitée: Emmanuelle Favier. Sʹasseoir au coin du feu et lire un bon livre, a fortiori quand le temps fraichit à lʹextérieur. Le feu de cheminée est un symbole du bien-être, voire du bonheur. Dʹoù nous vient cet imaginaire? Comment expliquer sa persistance à lʹheure du chauffage au sol et du numérique? Allumer des bûches dans lʹâtre est-il devenu un plaisir coupable à lʹheure du réchauffement climatique? Tribu reçoit Emmanuelle Favier, romancière et poétesse, qui signe, "Petit éloge du feu de cheminée" aux éditions Les Pérégrines.

Invité: François Dubet. Se sentir méprisé est une émotion violente. Ce sentiment intime est de plus en plus utilisé collectivement. Des groupes entiers de la société se disent méprisés, regardés de haut et traités comme des citoyens de seconde zone. A gauche, comme à droite, le mépris des autres est dans toutes les bouches. Comment expliquer la montée en puissance de ce sentiment? Comment le mépris est-il utilisé, instrumentalisé? Tribu reçoit François Dubet, professeur émérite de sociologie à lʹuniversité de Bordeaux et directeur dʹétudes à lʹEHESS. Il publie "Le mépris: Émotion collective, passion politique" aux éditions du Seuil.

Invitée: Emma Étienne. Humiliation, harcèlement, violences physiques, viols ou incestes: pour des centaines de milliers dʹenfants, la famille nʹest pas un refuge mais un enfer. Comment lʹexpliquer? Comment réagir? Tribu reçoit Emma Étienne. Elle est étudiante en sciences de lʹéducation et à lʹEHESS, fondatrice de lʹassociation Speak!, et ancienne enfant placée. Elle publie "Enfants sous silence. En finir avec le tabou des violences intrafamiliales" aux éditions Payot.