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L'avocat et entrepreneur Abelardo de la Espriella a remporté l'élection présidentielle colombienne avec 49,7% des voix, devançant de justesse le sénateur de gauche Ivan Cepeda. « Si les résultats sont encore provisoires, leur tendance semble irréversible », nous explique notre envoyée spéciale en Colombie, Marine de la Moissonnière. Lors de son discours de victoire à Barranquilla, le candidat d'extrême droite, vêtu du maillot de la sélection colombienne, a adopté un ton plus conciliant qu'en campagne. Il a promis de respecter la Constitution et appelé ses adversaires à reconnaître leur défaite. Ivan Cepeda entend toutefois contester les résultats dans plusieurs dizaines de milliers de bureaux de vote, tandis que des manifestations ont éclaté à Bogota et Cali. L'insécurité a été au cœur du scrutin. Les électeurs d'Abelardo de la Espriella attendent une réponse plus ferme face aux groupes armés et aux trafiquants de drogue. Le président élu promet de s'inspirer des méthodes du Salvadorien Nayib Bukele. L'économie a également pesé dans le vote. Malgré une baisse de la pauvreté, du chômage et de l'inflation sous Gustavo Petro, de nombreux Colombiens s'inquiètent de l'endettement du pays et voient en cet homme d'affaires millionnaire un gestionnaire capable de relancer la croissance. En Haïti, une année scolaire jugée plus stable que les années précédentes En Haïti, les examens officiels de la neuvième année fondamentale se tiendront du 29 juin au 2 juillet 2026. À quelques jours de ce rendez-vous décisif pour des milliers d'élèves à travers le pays, les préparatifs s'accélèrent. Si de nombreux candidats affirment être prêts à se mesurer aux épreuves, des enseignants se félicitent d'une année scolaire jugée plus stable que les précédentes. Des responsables syndicaux soulignent toutefois que l'insécurité continue de peser sur le système éducatif. De son côté, le ministère de l'Éducation nationale assure avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon déroulement des examens, notamment avec la mise en place d'une commission chargée des épreuves. Reportage de Peterson Luxama… À lire aussiHaïti : les écoles publiques de plus en plus dégradées Au Canada, la stérilisation forcée inscrite dans le code criminel Pendant des décennies au Canada, des milliers de femmes — principalement des autochtones, mais aussi des personnes noires, marginalisées ou vivant avec un handicap — ont subi des stérilisations forcées. Une pratique médicale institutionnalisée, qualifiée de torture par l'ONU, que la justice canadienne avait jusqu'à présent du mal à sanctionner. Mais la législation vient d'évoluer. Cette forme de violence est désormais explicitement inscrite dans le Code criminel et est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison. Une avancée législative réclamée de longue date par les survivantes. Un reportage de Nafi Alibert. À lire aussiQuébec: des dizaines de femmes autochtones déclarent avoir subi des stérilisations imposées Journal de la 1ère La Cour d'appel confirme un non-lieu dans le scandale sanitaire du chlordécone. À lire aussiChlordécone: les députés français pointent la responsabilité de l'État, les indemnisations dans le flou
En resa i Rainer Maria Rilkes fotspår i Schweiz och i hans poesi 100 år efter hans död. Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. Författaren Cecilia Hansson och radioproducenten Katarina Wikars besöker Rilkes grav vid kyrkan i Raron med utsikt över Alperna och försöker tyda den berömda dikten på hans gravsten tillsammans med poeten Jenny Tunedal. Och hur var det egentligen på Rilkes begravning den där kalla vinterdagen för hundra år sedan? Silvia Bittel Rufeners pappa var faktiskt där.Poeten Marina Tsvetajeva skrev passionerade brev till Rilke till och med efter hans död. Och han fortsätter att fascinera. Lady Gaga har ett Rilkecitat på tyska tatuerat på armen. Redaktören Alexander Svedberg lär oss mer om Rilkes i vår tid så populära tingdikter.Och hur var det med Rilkes fascination inför Mussolini på 1920-talet? Rilke var aldrig demokrat för han ville hela sitt liv vara aristokrat, säger Marcel Lepper på Rilkestiftelsen i Sierre.Uppläsare: Ludvig Josephson, Magdalena In de BetouMedverkande: Silvia Bittel Rufener, Simone Verdi Bittel, Alexander Svedberg, Jenny Tunedal, Marcel LepperÖversättare: Brev till en ung poet och brev från/till Marina Tsvetajeva - Helga Krook. Pantern - Malte Persson.
Avoir purgé sa peine ne signifie pas pour autant avoir payé sa dette. À la sortie de prison, la facture est salée: les frais de justice et de procédure, les dommages et intérêts peuvent atteindre des centaines de milliers de francs. Comment se réinsérer et trouver un hébergement quand on a des poursuites, un casier et une étiquette d'ancien détenu? Comment trouver un travail et éponger sa dette? La société est-elle prête à accepter ceux qui sortent de prison? Première diffusion du 19 mars 2020. Reportage de Katia Bitsch Réalisation Yves Roulin Production Véronique Marti
En resa i Rainer Maria Rilkes fotspår i Schweiz och i hans poesi 100 år efter hans död. Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. Författaren Cecilia Hansson och radioproducenten Katarina Wikars besöker det lilla slottet Muzot i franskspråkiga delen av Schweiz. Det var där Rilke i februari 1922 drabbades av inspiration och skrev sina mest berömda verk: Duinoelegier och Sonetter till Orfeus efter en tioårig skrivkramp.En mecenat från norra Schweiz köpte det medeltida slottet åt honom. Landskapet påminde honom om Italien och Spanien, säger Marcel Lepper, chef för Rilkestiftelsen i Sierre. Många besökare nuförtiden får en kick av mötet med Rilkes sista hem. Det framstår fortfarande som en hemlighet, ett mysterium. Rilke själv trodde på spöken och spiritismen låg i tiden.Och hur var det med Rilke och de förfärande änglarna? Vi träffar Camilla Hammarström, som nyöversatt elegierna och poeten Jenny Tunedal, som menar att man kan bli rädd av att skriva. Medverkar gör också Alexander Svedberg, redaktör på 20-tal.Uppläsare: Ludvig Josephson och Sven LindbergÖversättare: Duinoelegier - Camilla Hammarström och Erik Lindegren, Brev till Lou Andreas Salomé - Mirjam Tourminen.
Les guerres sèment la destruction, des vies humaines sont brisées, effacées, mais aussi des lieux de culte, des cités anciennes qui sont la mémoire historique des populations, leurs liens culturels et cultuels ancestraux : des églises, des mosquées, des temples, des musées, des sites archéologiques, des cimetières sont même parfois délibérément ciblés pour effacer cette mémoire, comme ce fut le cas lors de la destruction des mausolées à Tombouctou, au Mali, en 2012 par le groupe Ansar Dine, des sites antiques en Syrie et en Irak par l'organisation de l'État islamique en 2014 et 2015, ou les bouddhas géants de Bamiyan en Afghanistan par les Talibans en 2001. Certaines de ces guerres se déroulent en ce moment même, à Gaza, au Liban, en Ukraine, … parfois depuis de très nombreuses années. Tout récemment, des frappes russes à Kiev en Ukraine ont provoqué des morts dans la capitale et dans d'autres villes ciblées, un incendie a gravement endommagé le toit de la fameuse cathédrale de la Dormition, qui date du XIè siècle, dans le complexe orthodoxe de la Laure des Grottes, un site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Au sud du Liban, c'est la ville de Tyr qui a été ciblée récemment par des frappes israéliennes. Inscrits eux aussi au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1984, ces sites archéologiques antiques qui remontent au IIè ou IIIè siècle, ont subi des dommages dus aux bombardements. L'Unesco a d'ailleurs placé une quarantaine de biens culturels au Liban sous protection renforcée, un plan d'urgence a été présenté le 8 juin 2026, un signal envoyé à la communauté internationale sur la nécessité de protéger ces sites. En revanche, certains patrimoines sont ainsi définitivement perdus. C'est le patrimoine au sens large qui est en péril dans les guerres : des bâtiments mais aussi des objets, des terres, contaminées par des produits chimiques, ou encore des ressources naturelles pillées qui continuent de nourrir les conflits. Comment protéger, comment résister ? Les deux commissaires Elisabeth Essaïan et Mathilde Leloup ainsi que le commissaire associé Yves Ubelmann d'ICONEM ont proposé un parcours en trois thématiques dans cette exposition à la Cité de l'architecture et du patrimoine à Paris: effacer, résister, réparer (et transmettre). Dans cette émission, nous parcourons ces trois espaces, avec des illustrations de lieux détruits parfois reconstitués en films grâce à Iconem, fondée en 2013, spécialisée en numérisation 3D de sites patrimoniaux, qui a travaillé avec l'Unesco. Reportage avec les commissaires Elisabeth Essaïan et Mathilde Leloup, et le commissaire associé Yves Ubelmann, à l'exposition « Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa », à la Cité de l'architecture et du patrimoine, au Trocadéro à Paris (jusqu'au 3/01/2027). Avec : - Elisabeth Essaïan, architecte, maîtresse de conférences en Théorie et pratique de la conception architecturale urbaine (TPCAU) à l'École nationale supérieure de Paris-Belleville, commissaire de l'exposition « Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa » - Mathilde Leloup, politiste, maîtresse de conférences en Science politique à l'Institut d'Études Européennes (IEE) de l'université Paris 8 et directrice adjointe du laboratoire CRESPPA, commissaire de l'exposition « Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa » - Yves Ubelmann, président et fondateur d'ICONEM (Imaging and Computation for Environmental and Monumental Heritage), commissaire associé de l'exposition « Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa » - Julien Bargeton, président de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine. Extraits de reportages / RFI. En images
En resa i Rainer Maria Rilkes fotspår i Schweiz och i hans poesi 100 år efter hans död. Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. Författaren Cecilia Hansson och radioproducenten Katarina Wikars besöker kliniken i bergen ovanför Montreux där Rilke dog i sin läkares armar i december 1926. De får komma in i rummet där han dog och drabbas andäktiga av Rilkesyndromet.Rilke är en poet som är ständigt aktuell och som många fortfarande vänder sig till för att få råd om skrivandet. Han menade att det är nödvändigt att lära sig vara ensam och att tålamod är allt.I första delen får de förutom en rundvandring på den exklusiva Clinic Valmont lära sig mer om Rilkes barndom och konfronteras med myterna om hans kringflackande liv mellan olika slott. Var Rilke en anspråksfull snyltgäst? Eller en poet som tvingades välja ensamheten för att få ro att skriva?Uppläsare ur Rilkes brev: Ludvig Josephson.Medverkande: Teaterregissören Milo Rau, Silvio Correia Silva på Clinique Valmont, litteraturprofessor Marcel Lepper på Rilke Foundation och förläggaren Jonas Ellerström.Översättare: Brev till Lou Andreas Salomé - Mirjam Tourminen. Brev till Marina Tsvetajeva - Helga Krook. Kom du, den sista jag erkänner - Malte Persson.
Rinviata a data da destinarsi la firma dell’accordo fra Stati Uniti e Iran, inizialmente prevista per oggi in Svizzera. Secondo il Financial Times sarebbero stati gli attacchi di Israele in Libano a bloccare tutto. Ma allora quale futuro per la pace? Lo chiediamo a Marco Di Liddo, Direttore del Centro Studi Internazionali (CeSI).Nel frattempo si consuma un altro scontro fra il Presidente Donald Trump e la Premier Giorgia Meloni. Il rapporto diventa irrecuperabile? Ne parliamo con Manuela Perrone, giornalista de Il Sole 24 OreIn Italia si abbatte un’ondata di caldo. Con noi Giulio Betti, climatologo e meteorologo del CNR – Consorzio Lamma.Come ogni venerdì, il Reportage della redazione di Radio 24. Questa settimana “L’estate al ritmo delle cicale” di Roberta Pellegatta.
Pendant la crise politico-militaire qui a bouleversé le pays au milieu des années 2000, le parc de la Comoé, dans le nord de la Côte d'Ivoire, a été dégradé. Mais depuis sa reprise en main, l'Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) tente de changer les choses en impliquant les populations autour du parc. Ces habitants trouvent des activités alternatives au braconnage. Reportage de notre envoyée spéciale de retour de Bouna, À Kokpingué, un groupe de paysans entretient plusieurs parcelles de concombre et d'oignons. Parmi eux, Jean-Baptiste Ouattara : « L'oignon, en quatre mois déjà, tu peux commencer à faire la récolte. C'est rentable, mais son travail est un peu compliqué. De la pépinière jusqu'à la récolte, cela ne peut pas se faire seul : il faut engager des contractuels pour t'aider. Donc, ce n'est pas du tout facile. » Ici, l'apiculture et le maraîchage ont été introduits comme des activités de substitution, afin que les habitants aient des revenus, qui les détournent du parc de la Comoé en Côte d'Ivoire. Mais ces activités semblent encore aléatoires, comme l'explique Akoua Ouattara, la présidente du groupement des femmes de Kokpingué : « Ces deux dernières années, ça ne marche pas bien. On a fait une pépinière d'oignons, ça a échoué. Ce qu'on a mis en place après n'a pas marché. Il y a un hippopotame qui a marché dessus (sur les récoltes, ndlr), il a tout gâté. Du coup, on a fait pousser du gombo : on a fait ça pour gagner un peu, ça va rattraper ce qu'on a perdu. » À écouter aussiCôte d'Ivoire : le parc national de la Comoé préservé grâce à des méthodes modernes de surveillance [1/3] Après plusieurs séances d'information, ces personnes sont toutefois convaincues de l'importance de préserver le parc. Kouamé Ouattara, le responsable d'un groupement villageois, déclare : « On dénonce tout ce qui se fait dans le parc qui n'est pas légal : c'est-à-dire, quand il y a des orpailleurs ou des braconniers qui rentrent, on appelle l'OIPR qui envoie des éléments pour vérifier. Nous nous impliquons autant parce que nous connaissons l'importance par rapport aux dérèglements climatiques, et la préservation des animaux, des plantes. » Les groupes armés terroristes, une inquiétude persistante chez les habitants Mais des interrogations reviennent en boucle lorsqu'on évoque ce site : le parc héberge-t-il encore des groupes armés terroristes ? Le risque d'infiltration du parc est-il toujours d'actualité ? Le lieutenant-colonel Kissi, qui survole le parc en ULM, pour assurer la surveillance, tient à démonter ce qu'il estime être des rumeurs : « De 2023 jusqu'à aujourd'hui, 2026, depuis que je survole le parc national de la Comoé, en tant que pilote, jamais je ne suis tombé sur des groupes armés qu'on qualifie de terroristes ou autres. Donc ça reste toujours des rumeurs. Nous faisons le travail qu'il faut pour que les velléités d'installation ou bien d'attaques par des groupes armés terroristes, que cela ne soit pas une réalité. » À ce jour, la principale menace pour le parc reste la pratique de l'orpaillage clandestin, opérée par des jeunes, dans cette zone frontalière avec le Burkina. À écouter aussi« Ralentir » au parc national de la Comoé, le plus grand d'Afrique de l'Ouest
Es ist einer der grössten und blutigsten Konflikte der Welt. 150'000 Zivilpersonen sind gestorben und 14 Millionen Menschen sind geflüchtet – rund ein Viertel der Bevölkerung. Die Vertreibungen im Sudan sind die Folge eines andauernden Kriegs zwischen zwei bewaffneten Gruppen: der sudanesischen Armee (SAF) und der Miliz Rapid Support Forces (RSF). Trotz seines Ausmasses wird der bewaffnete Konflikt im Sudan oft als «vergessenen Krieg» bezeichnet. Nur wenige Journalistinnen und Journalisten reisen in den Nordosten Afrikas. Einer davon ist der deutsche Schriftsteller und Reporter Navid Kermani. Er ist in den Sudan gereist, um von der Krise vor Ort zu berichten. Navid Kermani ist Gast in der neuesten Folge von «Apropos» und erzählt von seinen Eindrücken und Begegnungen im Sudan. Unter anderem berichtet er über den Einfluss von Drogen im Kriegsgeschehen, spricht von der Bedeutung der Musik und über die Rolle der Schweiz in diesem Konflikt. Host: Philipp Loser Produzentin: Valeria Mazzeo Sprecherin: Jacqueline Wechsler Mehr zum Krieg im Sudan: Teil 1 der Reportage von Navid Kermani aus dem Sudan Teil 2 der Reportage von Navid Kermani aus dem Sudan Sudan im Krieg: Zivilisten eingeschlossen zwischen Fronten Wer ist der Anführer der RSF? Kriegsverbrechen im Sudan: Schwere Vorwürfe gegen Armee SAF Millionen Geflüchtete aus dem Sudan: In den Camps von Aboutenge Unser Tagi-Spezialangebot für Podcast-Hörer:innen: tagiabo.chHabt ihr Feedback, Ideen oder Kritik zu «Apropos»? Schreibt uns an podcasts@tamedia.ch Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.
22 Liebeserklärungen an die Damentoilette, neue Bücher von Madeline Cash und Inga Machel, eine Reportage vom Comicsalon Erlangen und ein Blick in die Comic-Zukunft mit Barbara Yelin
Direction Bunia, capitale de la province de l'Ituri, dans l'est de la RDC, la province la plus touchée par l'épidémie d'Ebola. La riposte contre le virus est en cours. En première ligne face à cette épidémie : le personnel soignant, qui se sent de plus en plus désemparé. Reportage de nos correspondants.
Le match Brésil-Haïti de la Coupe du monde 2026 aura lieu à Philadelphie, dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 juin. Ce sera le deuxième match des Grenadiers après leur défaite face à l'Écosse. La communauté haïtienne des États-Unis est euphorique de les voir jouer, comme une respiration après des mois de tensions migratoires. Mais l'anxiété n'est jamais loin, car d'ici à 15 jours, la Cour suprême doit se prononcer sur la possible suppression du TPS, le statut de protection temporaire qui permet à 350 000 Haïtiens de résider légalement sur le sol américain. Et les efforts de la diaspora pour mobiliser le Congrès ne sont pas encore consolidés. Reportage de notre envoyé spécial à Boston, Il fait très chaud dans ce petit local de banlieue. Les danseuses sont en sueur, en pleine répétition. Dans la nuit du 19 au 20 juin, elles vont monter sur scène juste avant la diffusion du match Brésil-Haïti de la Coupe du monde 2026. Ce sera sur grand écran, en plein centre-ville de Boston. Il y a un air de fête dans la communauté haïtienne. Comme si ce Mondial venait effacer une partie de la tension vécue ces derniers mois. « Je dois dire que l'on a beaucoup d'espoir. C'est vrai que parfois, on se sent dans le noir avec ce gouvernement, mais après avoir regardé le match, même s'ils ont perdu, ils ont joué d'une manière phénoménale et je suis personnellement très fière d'eux et je suis sûre aussi que les autres Haïtiens aussi sont fiers d'eux », confie l'une d'elle. À lire aussiMondial 2026 : les craintes de la diaspora haïtienne face aux discriminations et à l'insécurité Le TPS au cœur des inquiétudes C'est une parenthèse, une bulle, éphémère par nature et qui ne peut pas et qui ne doit pas faire oublier, nous dit Carline Désiré, la politique migratoire de l'administration Trump vis-à-vis d'Haïti. Elle dirige l'Association des femmes haïtiennes de Boston et se bat depuis plus de 15 ans pour le maintien du statut de protection temporaire : « Oui, nous sommes très heureux que ce Mondial ait lieu. Et, dans le même temps, nous sommes très tristes de ce qu'il se passe autour du TPS. On espère une extension de trois ans, mais on est en plein flou juridique. Il y a énormément de travail en vue, de lobbying politique pour être sûrs qu'on obtienne assez de votes. Ça va être très dur, parce qu'il y a plus de républicains que de démocrates au Sénat. Il faut qu'on parvienne à mettre les républicains de notre côté. » À ce stade, aucune garantie que ce texte passe. Et le pasteur Dieufort Fleurissaint, lui aussi l'un des grands avocats de la cause haïtienne aux États-Unis, s'inquiète de conséquences dramatiques si le TPS disparaît : « Ces Haïtiens sont ici depuis plusieurs années. Ils sont propriétaires de maisons, ce sont aussi des entrepreneurs, ils ont des enfants qui sont nés aux États-Unis : presque 87 000 enfants issus de ces familles-là. Et ces enfants-là sont des Américains. Qu'est-ce qui va arriver à leurs enfants s'ils sont expulsés de ce pays ? Leurs enfants n'ont jamais mis leurs pieds sur la terre d'Haïti. » La Cour suprême doit se prononcer d'ici à la fin du mois de juin. Si elle se range du côté du gouvernement, il n'y aura plus qu'une seule option pour les Haïtiens : un vote favorable du Congrès. À lire aussiÉmigrer aux États-Unis : les Haïtiens partagés entre espoir et désillusion
Au sommaire : l'Ukraine, laboratoire mondial des drones militaires. Les industries de la défense du monde entier se bousculent pour signer des partenariats. Dans la Revue de presse, on s'interroge aussi sur la souveraineté numérique européenne, à l'heure où l'administration Trump force le géant de l'IA, Antropic, à suspendre l'accès à ses technologies en dehors des États-Unis. En France, les difficultés pour obtenir un titre de séjour Le Parlement européen a adopté, ce mercredi 17 juin 2026, un règlement ouvrant notamment la voie au renvoi de personnes déboutées de l'asile vers des centres situés hors des frontières de l'Union européenne. Ces « hubs de retour », déjà envisagés par le Danemark, l'Autriche ou l'Italie, au Rwanda, en Ouganda ou en Albanie sont un énième tour de vis dans la construction d'une Europe-forteresse, qui complique la vie des demandeurs d'asile, mais aussi celle d'étrangers installés légalement. En France, les délais de renouvellement des titres de séjour ont explosé ces derniers mois, plongeant des milliers de personnes dans l'illégalité et la précarité. Depuis janvier, il faut aussi réussir un nouvel examen civique pour espérer obtenir un titre de séjour longue durée. Reportage de Clémentine Moreau. En Ukraine, la guerre des drones attire les industriels européens Drones de surveillance, mini-drones, drones kamikazes… En Ukraine, dans l'air, en mer et sur terre, ces technologies sont devenues incontournables sur le champ de bataille. Dans leur guerre d'attrition, Kiev et Moscou misent massivement sur ces technologies, au point de dépasser en volume les anciens géants du secteur, américains, israéliens ou turcs. Inventifs, peu coûteux et adaptés aux réalités du front, les Ukrainiens ont construit une filière qui attire l'attention des industriels de la défense européens. Reportage d'Emmanuelle Chaze. La Revue de presse de Franceline Beretti - la course à l'intelligence artificielle et le débat sur la souveraineté numérique européenne - l'assassinat d'un artiste critique de Poutine en Pologne - la communication politique très musicale et surprenante de l'Élysée. En Italie, les contes se racontent au téléphone En Italie, les adultes lisent de moins en moins : seul un Italien sur trois termine un livre dans l'année. Mais chez les enfants, le goût de la lecture résiste, porté par des initiatives originales. À Pistoia, en Toscane, les fables et les contes des bibliothèques se racontent aussi… au téléphone. Explications de Cécile Debarge.
Le parc de la Comoé, dans le nord de la Côte d'Ivoire, s'étend sur près d'un million d'hectares. C'est une réserve de la biosphère, une des zones protégées les plus vastes d'Afrique de l'Ouest. Ce parc avait un temps été classé patrimoine en péril, en raison des activités illicites qui ont mis en danger sa faune et sa flore. Par ailleurs, l'insécurité à la frontière avec le Burkina Faso et les attaques à caractère terroriste qui ont affecté Kafolo en 2020 et en 2021 ont entaché l'image de la région, classée zone rouge par les chancelleries occidentales. Mais depuis trois ans, les autorités ont sécurisé le nord du pays. La relance de ce parc illustre cette reprise progressive des activités. Cette reprise passe notamment par l'utilisation de méthodes de surveillance modernes. Reportage de notre envoyée spéciale de retour de Bouna, Nous sommes dans la partie sud du parc de la Comoé, en Côte d'Ivoire. Le capitaine Louis Gbaza, en charge du suivi écologique à l'Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), tient entre ses mains les commandes d'un drone sophistiqué : « Il s'agit là d'inventorier les hippopotames sur le fleuve. Aujourd'hui, en termes d'effectifs, on frôle les 200 hippopotames. Avec toutes les photos aériennes qu'on a pu réaliser, on se rend compte qu'il y a beaucoup de juvéniles. Ils se reproduisent. » Le fleuve Comoé traverse le parc sur une grande distance. Le drone apparaît comme un outil indispensable pour mesurer le comportement des animaux. Le capitaine Louis Gbaza y voit un gain de temps pour réaliser ses inventaires. Des recensements qui s'effectuent aussi à l'aide de deux ULM : « Facilement, on fait l'inventaire du parc en moins d'une semaine. Les analyses se font rapidement parce que c'est l'intelligence artificielle qui le fait. On a un taux de confiance autour de 80%. » À écouter aussi« Ralentir » au parc national de la Comoé, le plus grand d'Afrique de l'Ouest Un parc sous haute surveillance Pendant les crises politico-militaires, les populations riveraines pratiquaient le braconnage, menaçant plusieurs espèces... comme les chimpanzés et les éléphants. Aujourd'hui, le principal problème, c'est la pratique de l'orpaillage clandestin. Pas évident de surveiller un parc aussi grand : il y a là plus d'un million d'hectares de savane, de forêts et de collines, avec des zones parfois reculées. Tous les jours, à bord de son ULM, le lieutenant-colonel Kissi Dandouss recherche des indices d'agression du parc : « Il y a de cela quelques années, les braconniers pouvaient faire ici un mois... ou un peu plus longtemps ici. Mais aujourd'hui, avec les opérations aériennes, ils n'ont pas le temps de s'installer comme ils le faisaient avant. C'est pareil pour les orpailleurs : ce ne sont plus des camps avec des fosses de plusieurs mètres. » Les agents de l'OIPR interpellent en moyenne dix personnes chaque mois, pour des faits de braconnage, de pâturage ou d'orpaillage clandestin. Ils procèdent à un premier interrogatoire au sein du parc, puis remettent les prévenus entre les mains du tribunal de Bouna. Le capitaine Alain Lougbouet est chargé des contentieux à l'OIPR : « Concernant l'orpaillage, d'abord, c'est une infraction condamnée par la loi. Les condamnations varient entre six mois et cinq ans de prison ferme en fonction de la gravité. Au niveau des parcs nationaux, la loi est encore plus sévère là-dessus. » Au-delà du volet répressif, les agents de l'OIPR se sont rapprochés des communautés vivant près du parc, pour les impliquer, elles aussi, dans la protection de ce site. À écouter aussiCôte d'Ivoire : la réussite de la relance du parc de la Comoé [1/2]
I en stor intervju berättar Margaret Atwood om att skriva om sitt liv, de träffsäkra profetiorna och om Donald Trumps betydelse för de senaste årens framgångar. Och om varför hon skulle föredra att The Handmaid's Tale bara glömdes bort... Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. Den kanadensiska författargiganten Margaret Atwood är aktuell på svenska med sin nya memoarbok, "Livsboken". Nyligen släpptes också sista avsnittet i serien baserad på hennes bok "The Testaments", som bygger på uppföljaren till hennes världssuccé "The Handmaid's Tale" (”Tjänarinnans berättelse”) från 1984.P1 Kulturs Lina Kalmteg ringde upp Margaret Atwood i Toronto.
Au sommaire : l'Ukraine, laboratoire mondial des drones militaires. Les industries de la défense du monde entier se bousculent pour signer des partenariats. Dans la Revue de presse, on s'interroge aussi sur la souveraineté numérique européenne, à l'heure où l'administration Trump force le géant de l'IA, Antropic, à suspendre l'accès à ses technologies en dehors des États-Unis. En France, les difficultés pour obtenir un titre de séjour Le Parlement européen a adopté, ce mercredi 17 juin 2026, un règlement ouvrant notamment la voie au renvoi de personnes déboutées de l'asile vers des centres situés hors des frontières de l'Union européenne. Ces « hubs de retour », déjà envisagés par le Danemark, l'Autriche ou l'Italie, au Rwanda, en Ouganda ou en Albanie sont un énième tour de vis dans la construction d'une Europe-forteresse, qui complique la vie des demandeurs d'asile, mais aussi celle d'étrangers installés légalement. En France, les délais de renouvellement des titres de séjour ont explosé ces derniers mois, plongeant des milliers de personnes dans l'illégalité et la précarité. Depuis janvier, il faut aussi réussir un nouvel examen civique pour espérer obtenir un titre de séjour longue durée. Reportage de Clémentine Moreau. En Ukraine, la guerre des drones attire les industriels européens Drones de surveillance, mini-drones, drones kamikazes… En Ukraine, dans l'air, en mer et sur terre, ces technologies sont devenues incontournables sur le champ de bataille. Dans leur guerre d'attrition, Kiev et Moscou misent massivement sur ces technologies, au point de dépasser en volume les anciens géants du secteur, américains, israéliens ou turcs. Inventifs, peu coûteux et adaptés aux réalités du front, les Ukrainiens ont construit une filière qui attire l'attention des industriels de la défense européens. Reportage d'Emmanuelle Chaze. La Revue de presse de Franceline Beretti - la course à l'intelligence artificielle et le débat sur la souveraineté numérique européenne - l'assassinat d'un artiste critique de Poutine en Pologne - la communication politique très musicale et surprenante de l'Élysée. En Italie, les contes se racontent au téléphone En Italie, les adultes lisent de moins en moins : seul un Italien sur trois termine un livre dans l'année. Mais chez les enfants, le goût de la lecture résiste, porté par des initiatives originales. À Pistoia, en Toscane, les fables et les contes des bibliothèques se racontent aussi… au téléphone. Explications de Cécile Debarge.
L'exécutif avait présenté, il y a quelques semaines, une mesure pour obliger les hôpitaux et les écoles à fournir des informations au sujet de migrants sans papiers, comme leur numéro de téléphone ou leur adresse, aux autorités migratoires qui les solliciteraient dans le cadre de procédures d'expulsion. Mais face à l'indignation suscitée par cette annonce, y compris au sein du bloc présidentiel, la mesure a été modifiée. Il n'en reste pas moins que le mal est fait et que les migrants en situation irrégulière vivent aujourd'hui dans la crainte et évitent le plus possible les lieux publics. Reportage de notre correspondante à Santiago, À l'Institut catholique chilien de la migration, une cinquantaine de migrants viennent presque tous les jours chercher de l'aide pour régulariser leur statut migratoire. À l'extérieur, des personnes attendent leur tour sous un grand chapiteau bleu. Parmi elles, Alejandra. Elle était mineure quand elle est arrivée avec ses parents au Chili depuis le Pérou. Elle a maintenant 21 ans et étudie la gastronomie gratuitement, mais elle craint que le gouvernement lui retire la gratuité et l'expulse, car elle n'a pas obtenu sa carte de résidente depuis qu'elle est majeure : « Je sais ce qu'a dit le président avant d'être élu, qu'il va renvoyer chez eux tous les migrants illégaux et ceux qui n'ont pas leurs papiers. » À lire aussiPérou : les menaces du président Kast n'émeuvent pas grand monde à la frontière avec le Chili « J'ai perdu tout espoir » Alors, beaucoup évitent de s'exposer, comme Silvina, une Équatorienne de 37 ans. Elle est arrivée au Chili en 2022 avec sa fille : « Avant, on allait au parc tranquillement, désormais on évite. » Puisqu'elle est mineure, sa fille est protégée par la loi et scolarisée, mais Silvina, elle, est en situation irrégulière : « S'ils m'expulsent, qu'est-ce qui se passera alors pour ma fille ? On n'a personne ici. » Un peu plus loin dans la file, Flor raconte qu'elle a quitté le Venezuela avec sa mère et sa fille. Elles ont passé la frontière chilienne clandestinement il y a un an. Depuis, Flor redoutait l'arrivée du président José Antonio Kast au pouvoir : « J'ai été très choquée quand il a été élu. J'ai beaucoup pleuré, j'ai perdu tout espoir. » Elle aussi, désormais, ne sort presque plus de chez elle par peur de croiser la police : « Je fais mes courses rapidement au marché et je rentre vite chez moi. C'est terrible de vivre ainsi, je ne le souhaite à personne. » Flor envisage même de quitter le Chili : « Pourquoi lutter pour rester dans un pays qui ne veut pas de toi ? » À lire aussiChili : José Antonio Kast lance les premières expulsions de migrants en situation irrégulière Une stratégie de dissuasion Sous le chapiteau, Luiz Do Arte organise la file d'attente. Il est le directeur exécutif de l'Institut catholique chilien de la migration et constate de plus en plus de méfiance chez les migrants : « Ils nous demandent subtilement si on travaille avec les autorités migratoires ou avec la police d'investigation. On leur dit que "non", ici, c'est l'église qui conseille les gens. » Pour lui, la politique migratoire du gouvernement a un objectif clair : « Générer la panique, la peur, c'est une tactique pour que les migrants quittent d'eux-mêmes le pays. » Des migrants qui ont aussi de plus en plus de difficultés à trouver du travail à la suite des nouveaux contrôles mis en place par le gouvernement et visant à pénaliser les entreprises qui auraient recours à de la main-d'œuvre étrangère sans papiers.
À quelques mois d'élections régionales décisives en Allemagne de l'Est, les opposants à l'extrême droite se mobilisent face à la progression de l'AfD. Au Royaume-Uni, une législative partielle pourrait fragiliser Keir Starmer et propulser son rival travailliste Andy Burnham. Et en Roumanie, le cinéma d'auteur, célébré dans les festivals, tente de reconquérir son public. En Allemagne, la mobilisation anti-AfD Porte-à-porte, tracts, appels à manifester : en Allemagne de l'Est, la société civile s'organise face à l'extrême droite. L'AfD progresse fortement dans les sondages, notamment dans les Länder de l'Est, où elle espère remporter une, voire deux régions, lors des élections régionales prévues début septembre 2026. À Erfurt, capitale de la Thuringe et bastion du parti, des associations appellent à une grande manifestation le 4 juillet. Reportage de Delphine Nerbollier. Au Royaume-Uni, l'ambition nationale d'Andy Burnham À Makerfield, Andy Burnham, maire du Grand Manchester, est favori d'une législative partielle qui pourrait relancer les tensions au sein du Labour et fragiliser Keir Starmer. Figure populaire du parti travailliste, cet ancien ministre de Tony Blair défend depuis près de dix ans une méthode baptisée le « manchesterisme » : reprise en main des services publics, plafonnement des tarifs des transports, investissements publics ciblés pour attirer les capitaux privés… Avec une croissance supérieure à la moyenne nationale, le Grand Manchester est devenu sa vitrine politique. Explications de Marie Billon. En Roumanie, le cinéma d'auteur cherche son public Récompensé cette année à Cannes par une deuxième Palme d'or pour Fjord, le réalisateur roumain Cristian Mungiu a tenté un pari : faire du cinéma un vrai lieu de rencontre dans son pays. Le 13 juin, son film a été projeté au même moment dans 90 cinémas à travers toute la Roumanie. Une initiative suivie par Marine Leduc, à Bucarest. La chronique musicale de Vincent Théval En Espagne, avec Sr. Chinarro et le titre Sal de la tarta.
Vainqueurs de la CAN en 1968 et 1974, ils ont été de véritables stars. Les Léopards du Zaïre (aujourd'hui RDC) furent la première équipe nationale d'Afrique subsaharienne à participer à une Coupe du monde de football. Les anciens Léopards suivent avec attention la Coupe du monde, où cinquante ans après leurs exploits, la nouvelle génération des Léopards s'est qualifiée à cette compétition. Reportage de notre correspondante à Kinshasa, Quartier N'djili à Kinshasa, c'est dans un bar en leur nom, L'espace Léopards, que les anciennes gloires du football ont l'habitude de se retrouver. De vieilles photos en main, ils aiment se remémorer des souvenirs d'il y a plus de 50 ans. « Moi, je suis là, au milieu, entre Kibonge et Ndayae. À cette époque-là, j'étais le plus jeune de tout le monde. » Nous sommes en 1973, les Léopards du Zaïre viennent de se qualifier pour la Coupe du monde en éliminant le Maroc. Malgré ses 77 ans, Ekofa Mbungu, attaquant, se souvient du but de la victoire comme si c'était hier : « Sur le terrain, j'ai vu une ouverture, j'ai appelé Kakoko pour qu'il me fasse la passe, et j'ai fusillé les adversaires avec mon tir. Quand j'ai marqué, le stade s'est soulevé comme un volcan. C'était incroyable ! On a tous versé une larme de joie. » Un exploit historique… Pour la première fois, une équipe d'Afrique subsaharienne participe à un Mondial. Les joueurs sont reçus en grande pompe par le maréchal Mobutu. Mwape Mialo, défenseur, se rappelle : « Le président nous a reçus chez lui, à la maison. C'était un scellé parce qu'il nous considérait. Il avait parlé en lingala, il nous a dit : "Il faut tenir bon, il faut montrer que vous êtes Zaïrois", et on était les vrais Zaïrois à cette époque-là. » La gloire est finalement de courte durée. L'équipe est éliminée dès le premier tour. Le retour au pays est brutal. Personne ne vient les chercher à l'aéroport de Kinshasa. 50 ans après, Lobilo Boba, alors réputé pour la précision de ses passes, garde un souvenir amer de cette période : « J'ai beaucoup de regrets. C'était la première fois que le drapeau du Zaïre rayonnait dans le monde entier. Aujourd'hui, nous avons été abandonnés. L'argent qu'on nous avait promis a été détourné. Certains sont morts dans la précarité et dans l'anonymat. » Des rancœurs qui ne les empêchent pas d'encourager l'actuelle équipe nationale congolaise qui va, l'espèrent-ils, écrire une nouvelle page de l'histoire du football du pays.
Man schreibt täglich, verbringt Zeit zusammen, hat Sex, lernt Familie und Freunde kennen – und trotzdem ist man kein Paar. Situationships: Warum geraten Menschen immer wieder in solche Verbindungen? Für Giuseppe endet eine Situationship mit einem Heartbreak: «Er hat mir das Gefühl gegeben, dass ich nichts wert bin.» Timi hatte mehrere Situationships – oft, war er derjenige, der das ganze beendet und Herzen gebrochen hat: «Das Problem ist, irgendjemand entwickelt immer Gefühle.» Zusammen mit Paartherapeutin Mirjam Tanner schaut «Input»-Host Elma Softic das Beziehungsmodell Situationships an und geht der Frage nach, warum Situationships oft mehr wehtun als eine Trennung – obwohl man nie zusammen war. ____________________ In dieser Episode zu hören - Giuseppe, - Timothy Tempelmann, Sales Manager - Mirjam Tanner, Therapeutin und Psychiaterin ____________________ Habt ihr Feedback, Fragen oder Wünsche? Wir freuen uns auf eure Nachrichten an input@srf.ch – und wenn ihr euren Freund:innen und Kolleg:innen von uns erzählt. ____________________ - Autor:in: Elma Softic - Publizistische Leitung: Anita Richner ____________________ Das ist «Input»: Dem Leben in der Schweiz auf der Spur – mit all seinen Widersprüchen und Fragen. Der Podcast «Input» liefert jede Woche eine Reportage zu den Themen, die euch bewegen. ____________________ (00:00 - 01:50) Intro: Was ist eine Situationship? (01:50 - 03:12) Giuseppe erzählt von der letzten Situationship (03:12 - 04:28) Expertin Mirjam Tanner erklärt den Begriff Situationship (04:28 - 05:52) Unklare Erwartungen und widersprüchliche Signale (05:52 - 08:04) Giuseppe versucht Abstand zu gewinnen (08:04 - 10:10) Verlustangst, Hoffnung und emotionale Abhängigkeit (10:10 - 12:18) Love Bombing und Selbstzweifel (12:18 - 13:09) Warum Situationships den Selbstwert angreifen können (13:09 - 14:15) Giuseppe über Wunschdenken und Hoffnung auf Veränderung (14:15 - 15:59) Perspektivwechsel: Timmy erzählt von seiner Situationship (15:59 - 16:49) Kann Intimität ohne Gefühle funktionieren? (16:49 - 18:26) Timmy über Verliebtheit und unterschiedliche Gefühle (18:26 - 20:03) Warmhalten, Dating und fehlende Klarheit (20:03 - 21:14) Timmy beendet die Situationship (21:14 - 22:16) Verantwortung: Reicht ein einmaliges «Ich will nichts Ernstes»? (22:16 - 23:39) Warum Situationships heute so verbreitet sind (23:39 - 24:25) Kommunikation und Ehrlichkeit als Ausweg (24:25 - 25:05) Fazit von Giuseppe und Timmy (25:05 - 26:28) Warum Situationships schmerzhaft enden (26:28 - 27:32) Vorschau auf die nächste Episode
Efter ett långt konstnärsliv höll Åsa Jugnelius på att drunkna i sitt material, utmattad och sjukskriven. Så hon donerade sina gamla skisser till Designarkivet i Pukeberg. Men att välja bort har varit en utmaning. Åsa valde att elda upp en hel del... Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. Designarkivet i Pukeberg i småländska Nybro ska föryngra sig och samlar nu in material från konstnärer och formgivare som är verksamma idag.Den 24 juni öppnar en utställning som bygger på en donation från konstnären Åsa Jungnelius.”Det känns så förmånligt att någon tar hand om det”, säger Åsa, som just hade börjat rensa och kasta gammalt material från sin ateljé när Designarkivet hörde av sig.Reporter: Erika Norberg
À quelques mois d'élections régionales décisives en Allemagne de l'Est, les opposants à l'extrême droite se mobilisent face à la progression de l'AfD. Au Royaume-Uni, une législative partielle pourrait fragiliser Keir Starmer et propulser son rival travailliste Andy Burnham. Et en Roumanie, le cinéma d'auteur, célébré dans les festivals, tente de reconquérir son public. En Allemagne, la mobilisation anti-AfD Porte-à-porte, tracts, appels à manifester : en Allemagne de l'Est, la société civile s'organise face à l'extrême droite. L'AfD progresse fortement dans les sondages, notamment dans les Länder de l'Est, où elle espère remporter une, voire deux régions, lors des élections régionales prévues début septembre 2026. À Erfurt, capitale de la Thuringe et bastion du parti, des associations appellent à une grande manifestation le 4 juillet. Reportage de Delphine Nerbollier. Au Royaume-Uni, l'ambition nationale d'Andy Burnham À Makerfield, Andy Burnham, maire du Grand Manchester, est favori d'une législative partielle qui pourrait relancer les tensions au sein du Labour et fragiliser Keir Starmer. Figure populaire du parti travailliste, cet ancien ministre de Tony Blair défend depuis près de dix ans une méthode baptisée le « manchesterisme » : reprise en main des services publics, plafonnement des tarifs des transports, investissements publics ciblés pour attirer les capitaux privés… Avec une croissance supérieure à la moyenne nationale, le Grand Manchester est devenu sa vitrine politique. Explications de Marie Billon. En Roumanie, le cinéma d'auteur cherche son public Récompensé cette année à Cannes par une deuxième Palme d'or pour Fjord, le réalisateur roumain Cristian Mungiu a tenté un pari : faire du cinéma un vrai lieu de rencontre dans son pays. Le 13 juin, son film a été projeté au même moment dans 90 cinémas à travers toute la Roumanie. Une initiative suivie par Marine Leduc, à Bucarest. La chronique musicale de Vincent Théval En Espagne, avec Sr. Chinarro et le titre Sal de la tarta.
Zu viel Zucker macht uns krank. Doch Verzicht ist schwierig, denn Zucker macht süchtig. Während viele Länder Zucker regulieren, hinkt die Schweiz hinterher. «Kassensturz» zeigt, in welchen Lebensmitteln sich übermässig viel Zucker versteckt, und entlarvt die Tricks der Lebensmittelindustrie. Zu viel Zucker – so süss sind unsere Lebensmittel Die Menschen in der Schweiz essen im Schnitt doppelt so viel Zucker wie von der Weltgesundheitsorganisation (WHO) empfohlen – mit gravierenden gesundheitlichen Folgen: Übergewicht, Diabetes, Herz-Kreislauf-Krankheiten. «Kassensturz» liefert Tipps aus der Ernährungswissenschaft und macht den Test: Wie gut schätzen Konsumentinnen und Konsumenten unseren Zuckerkonsum ein? Welche Verpackungen sind trügerisch und verführen zu ungesunder Produktewahl? In welchen Lebensmitteln versteckt sich der Zucker? Ein Experiment bringt überraschende Erkenntnisse. Zuckerregulierung – die Schweiz hinkt hinterher Weltweit steigen die Diabeteszahlen rasant. Deshalb regulieren immer mehr Länder Zucker per Gesetz. Welche Erfolge Warnhinweise und Zuckersteuern bringen, zeigt unsere Reportage aus Chile und Grossbritannien. In der Schweiz hingegen wehrt sich die Zuckerlobby erfolgreich gegen gesetzliche Massnahmen. «Kassensturz» folgt der Zuckerspur ins Bundeshaus und zeigt die Netzwerke der Lebensmittelindustrie auf. Wir machen mit Parlamentarierinnen und Parlamentariern den Geschmackstest: Merken sie überhaupt, wenn in Lebensmitteln der Zucker reduziert ist? Die Tricks der Lebensmittelindustrie Das «Kassensturz»-Experiment zeigt: Die Tricks der Lebensmittelindustrie sind für Konsumentinnen und Konsumenten schwer zu durchschauen. Was gesund scheint, ist nicht unbedingt gesund. Moderatorin Bettina Ramseier konfrontiert eine Zuckerlobbyistin mit den Ergebnissen und fragt: Macht die Lebensmittelindustrie Profit auf Kosten der Allgemeinheit?
Au sommaire : le désarroi du vote ouvrier au Royaume-Uni face à un Keir Starmer fragilisé. Grand entretien avec la journaliste Ariane Chemin autour de son dernier livre, La guerre, ce sont les noms propres, un récit intime et poétique sur l'Ukraine en guerre. Ce jeudi 18 juin 2026, une élection législative partielle très scrutée à Makerfield, fief travailliste du nord-ouest de l'Angleterre, pourrait fragiliser un peu plus Keir Starmer… Son rival au sein du Labour, Andy Burnham, espère l'emporter et s'en servir comme tremplin pour défier l'impopulaire chef du gouvernement. Un test électoral pour le Premier ministre, mais aussi pour le Labour qui fait face aux partis populistes de droite - Reform UK et Restore Britain - qui captent désormais une partie du vote ouvrier. Reportage de Marie Billon à East Tilbury, dans une ancienne cité ouvrière bâtie par le géant de la chaussure Bata. Ariane Chemin, l'Ukraine à hauteur d'écrivains Grand Entretien avec Ariane Chemin, grand reporter au Monde, autour de son dernier livre, La guerre, ce sont les noms propres, publié aux Éditions du Sous-sol. À travers le destin croisé de deux écrivains ukrainiens brisés par l'invasion russe, la journaliste raconte cette culture ukrainienne que Moscou cherche à annihiler. Une histoire vraie, intime, traversée par la poésie, « un sport national » en Ukraine. En Ukraine, un couple de cigognes, symbole d'espoir Le craquètement des cigognes s'entend encore en Ukraine, malgré le sifflement des missiles et la fureur de la guerre. Dans un village situé entre Kiev et Poltava, deux cigognes ont élu domicile dans un nid désormais célèbre, depuis qu'un professeur de biologie y a installé une webcam. Diffusé en direct sur internet, le quotidien de ces oiseaux migrateurs passionne des milliers d'internautes. Récit d'Emmanuelle Chaze. En Pologne, une brèche pour les couples homosexuels En Pologne, l'union des couples de même sexe reste interdite. Mais une première avancée a eu lieu fin mai: le gouvernement a reconnu administrativement un mariage homosexuel conclu à l'étranger. Une décision imposée par la Cour de justice de l'Union européenne. De quoi encourager de nombreux couples polonais à franchir la frontière pour se dire oui. Reportage d'Adrien Sarlat.
Au sommaire : le désarroi du vote ouvrier au Royaume-Uni face à un Keir Starmer fragilisé. Grand entretien avec la journaliste Ariane Chemin autour de son dernier livre, La guerre, ce sont les noms propres, un récit intime et poétique sur l'Ukraine en guerre. Ce jeudi 18 juin 2026, une élection législative partielle très scrutée à Makerfield, fief travailliste du nord-ouest de l'Angleterre, pourrait fragiliser un peu plus Keir Starmer… Son rival au sein du Labour, Andy Burnham, espère l'emporter et s'en servir comme tremplin pour défier l'impopulaire chef du gouvernement. Un test électoral pour le Premier ministre, mais aussi pour le Labour qui fait face aux partis populistes de droite - Reform UK et Restore Britain - qui captent désormais une partie du vote ouvrier. Reportage de Marie Billon à East Tilbury, dans une ancienne cité ouvrière bâtie par le géant de la chaussure Bata. Ariane Chemin, l'Ukraine à hauteur d'écrivains Grand Entretien avec Ariane Chemin, grand reporter au Monde, autour de son dernier livre, La guerre, ce sont les noms propres, publié aux Éditions du Sous-sol. À travers le destin croisé de deux écrivains ukrainiens brisés par l'invasion russe, la journaliste raconte cette culture ukrainienne que Moscou cherche à annihiler. Une histoire vraie, intime, traversée par la poésie, « un sport national » en Ukraine. En Ukraine, un couple de cigognes, symbole d'espoir Le craquètement des cigognes s'entend encore en Ukraine, malgré le sifflement des missiles et la fureur de la guerre. Dans un village situé entre Kiev et Poltava, deux cigognes ont élu domicile dans un nid désormais célèbre, depuis qu'un professeur de biologie y a installé une webcam. Diffusé en direct sur internet, le quotidien de ces oiseaux migrateurs passionne des milliers d'internautes. Récit d'Emmanuelle Chaze. En Pologne, une brèche pour les couples homosexuels En Pologne, l'union des couples de même sexe reste interdite. Mais une première avancée a eu lieu fin mai: le gouvernement a reconnu administrativement un mariage homosexuel conclu à l'étranger. Une décision imposée par la Cour de justice de l'Union européenne. De quoi encourager de nombreux couples polonais à franchir la frontière pour se dire oui. Reportage d'Adrien Sarlat.
En Côte d'Ivoire, plus d'un millier de véhicules électriques sont en circulation. Silencieuses et sans carburant, ces voitures sont présentes surtout dans le secteur des VTC où elles offrent des coûts d'exploitation réduits. Mais malgré cette montée en puissance, des défis persistent : un prix d'achat encore élevé, des bornes de recharge insuffisantes et une forte dépendance aux importations. Reportage de notre correspondant à Abidjan, À bord d'un véhicule électrique, Mouhamed Kanaté enchaîne les courses dans les rues d'Abidjan. Chauffeur VTC depuis deux ans, il verse une recette journalière de 28 000 FCFA à son employeur. Mouhamed est comptable de formation et passionné par les questions environnementales, il a choisi l'électrique pour alléger ses dépenses quotidiennes et améliorer sa rentabilité : « Contrairement aux véhicules thermiques, quand vous rechargez, le minimum, c'est 20 000 FCFA. Or pour l'électrique, le maximum, c'est 13 000 FCFA. Donc vous pouvez travailler en deçà de 20 000 FCFA et puis avoir un bénéfice sur l'activité qui va vous permettre de prendre soin de votre famille, tout ce qui est charge. C'est vraiment rentable. » Les trois principaux opérateurs de VTC présents sur le marché ivoirien misent désormais sur ce type de véhicule. Selon les acteurs du secteur, près de 300 sont actuellement utilisés pour le transport urbain à Abidjan. Mais le développement de cette mobilité verte se heurte encore à plusieurs obstacles : un coût d'acquisition élevé – pas moins de 14 millions de FCFA par véhicule. À cela s'ajoute un nombre encore limité de bornes de recharge : seulement une centaine à travers le pays. Les réparations sont souvent complexes en cas de panne, explique Mouhamed Kanaté : « Les difficultés sont du point de vue entretien de l'équipement. La rareté des pièces mécaniques. Parce que, vu que ce sont des véhicules importés, pour l'instant, il n'y a pas un grand nombre de revendeurs de pièces détachées. » Mesures incitatives pour les investisseurs Face à cette demande grandissante, plusieurs concessionnaires étoffent leurs offres. C'est le cas de Sinoafrik, représentant des marques chinoises à Abidjan. Dans son showroom, à Cocody, SUV et berlines électriques occupent désormais une place de choix. Mais au départ, il a fallu rassurer et convaincre les clients. « On les a incités à mieux connaître le modèle, à savoir que c'est encore plus économique et avantageux pour eux-mêmes, explique Reine Trésor Gosset, commerciale. Maintenant il y a une réelle demande, il y a plus d'intérêt d'achat que de curiosité. Les modèles les plus prisés actuellement, ce sont les modèles pour le VTC et des petites voitures de 25 places. » Le ministère des Transports affirme vouloir accompagner cette transition vers une mobilité plus verte, notamment à travers des mesures incitatives destinées aux investisseurs. « Aujourd'hui, on a dans le code des investissements beaucoup de facilitations qui existent pour faire la promotion et pour faciliter l'installation des investisseurs, explique Jean-Marc Atché, le directeur de la planification et des projets. Nous accompagnons pas mal de projets en cours, notamment une grande usine qui doit être construite, qui va servir à faire l'assemblage des véhicules électriques sur place en Côte d'Ivoire. » L'État ivoirien souhaite montrer l'exemple : d'ici 2030, 10 % du parc automobile de l'administration devrait être constitué de véhicules électriques. À écouter aussiPourquoi les taxis-motos déferlent sur les villes africaines?
Alors que la Pologne reste l'un des pays les plus restrictifs d'Europe en termes de droits LGBT, le gouvernement de Donald Tusk a légalisé fin mai la reconnaissance administrative des mariages homosexuels conclus à l'étranger. Une décision qui fait suite à la condamnation de la Cour de justice de l'Union européenne, selon laquelle Varsovie portait atteinte à la liberté de circulation de ces couples dans l'UE en leur retirant des droits acquis dans un autre pays. De quoi encourager de nombreux couples homosexuels polonais à organiser leur mariage à l'étranger ces derniers mois, alors que l'union des couples de même sexe reste interdite en Pologne. Reportage de notre correspondant à Varsovie Quelques heures de train seulement pour quitter le pays, et pour se dire oui pour la vie. Avec son compagnon Tobiasz, Zachariasz embarque à bord d'un train régional, direction Görlitz de l'autre côté de la frontière avec l'Allemagne. En couple depuis cinq ans, ils n'avaient jamais osé rêver de mariage : « Concrètement, si Tobiasz ou moi devions être hospitalisés, l'autre ne pourrait obtenir aucune information sur notre état de santé, car aux yeux de l'État polonais, on est qui l'un pour l'autre ? De simples étrangers. C'est pour ça que c'est important de se marier dès que possible. » Arrivés sur place, ils retrouvent leurs témoins qui ont eux-mêmes fait l'aller-retour depuis la Pologne sur la journée. Roksana, la meilleure amie de Zachariasz, espère que les couples gays comme le leur auront un jour la possibilité de se marier dans leur propre pays : « La distance, ça rajoute un obstacle. Pour nous, ça va encore, ça n'était pas trop loin, mais ce serait mieux si ça pouvait avoir lieu en Pologne, moi je suis pour ! » Au total, la cérémonie aura duré moins d'une heure. Pour eux, ces alliances sont synonymes de sécurité et signent le début d'une nouvelle vie, inimaginable pour Tobiasz il y a encore un an : « Il m'a dit oui, cette fois de façon officielle. Ça veut dire qu'aujourd'hui, il n'est plus seulement mon copain, mais mon mari. » À lire aussiPologne : Varsovie prête à reconnaître certains mariages de couples de même sexe Une demande en forte hausse Et si ce rêve a pu devenir réalité, c'est en partie grâce à Katarzyna Kuca. Assise au coin bureau de son appartement à Wroclaw, l'entrepreneuse aide depuis trois ans les couples comme Tobiasz et Zachariasz à aller se marier à l'étranger. Elle s'occupe de la partie administrative, mais assure aussi la logistique sur place. Comptez trois à six mois seulement de délai entre la première demande et le jour du mariage. Cérémonies avec ou sans invités, suivies ou non d'une fête, ses équipes déployées aux quatre coins de l'Europe s'adaptent aux demandes des couples : « On organise des mariages en Autriche, au Danemark, en Allemagne, au Portugal et à Madère. Bien sûr, il y a d'autres pays qui autorisent le mariage pour tous, mais ces cinq pays ne requièrent pas de documents qu'il ne soit pas possible d'obtenir en Pologne. Chaque année, on avait environ 20 à 25 couples qui faisaient appel à nous, et maintenant on reçoit près de 50 demandes par mois, et ce chiffre ne fait qu'augmenter. Et ce que vous voyez sur les tableaux, ce ne sont rien que les couples qui prévoient de se marier au Danemark. » Depuis le verdict de la Cour de justice de l'Union européenne en novembre, elle a dû recruter cinq nouvelles personnes pour gonfler les rangs de ses équipes. À lire aussiPologne : le Parlement vote le statut de « personne la plus proche », une avancée pour les couples de même sexe
Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord. [Reportage long format à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim] Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. Mais aussi stratégie communautaire pour dépister et prévenir la malnutrition et former les familles à l'éducation nutritionnelle. Dès qu'un enfant est diagnostiqué pour malnutrition au niveau d'un des centres de santé, il entre dans un programme de 42 jours, c'est-à-dire qu'il est soigné en communauté et s'il présente des complications, il est immédiatement référé à l'hôpital régional annexe de Mokolo. 2 600 admissions depuis 2024 Déshydratation, hypoglycémie, détresse respiratoire, fièvre, anémie, hypothermie, convulsions, épuisement... Les conséquences de la malnutrition peuvent être fatales pour les enfants. Pour sauver les tout-petits malnutris, le centre nutritionnel thérapeutique interne de l'hôpital de Mokolo est le seul fonctionnel dans tout le département. Depuis 2024, il a enregistré 2 600 admissions. Deux volets de prise en charge : d'abord médicamenteuse, pour lever les complications, et nutritionnelle, pour remédier aux défaillances en nutriments et vitamines liées à l'état instable des enfants malades. Aujourd'hui, l'hôpital de Mokolo enregistre un taux de guérison de 93%. La guérison de ces enfants passe aussi par des activités de stimulation physique et cognitive. La psychostimulation est essentielle dans la prise en charge de la malnutrition car lorsqu'un enfant est malnutri, il est amorphe, fatigué, éteint, son cerveau est ralenti. Si ce volet cognitif et psychique n'est pas pris en compte, cela va retarder l'amélioration de son état clinique, son développement psychomoteur et sa physiologie future. Les activités d'éveil vont donc faciliter sa guérison. Un suivi en communauté À la sortie de l'hôpital, les enfants sont suivis dans les centres de santé en communauté : consultations d'évolution, sensibilisations aux bonnes pratiques nutritionnelles et à l'hygiène, visites à domicile des relais communautaires, démonstrations culinaires. Les communautés sont des leviers indispensables à la santé infantile. À Mokolo, comme dans tant d'autres communautés, chaque enfant sauvé est une victoire collective. Une victoire rendue possible par le dévouement des soignants, l'engagement des communautés et le soutien des agences humanitaires. Des témoignages qui rappellent combien l'accès aux soins reste un enjeu central dans une région où les distances, l'insécurité et la baisse des financements humanitaires compliquent les parcours de santé. ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim. Programmation musicale : ► Blick Bassy – Donalina
Au Cameroun, la région de l'Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigéria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l'accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord. [Reportage long format à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim] Pour lutter contre la mortalité infantile, l'ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l'hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. Mais aussi stratégie communautaire pour dépister et prévenir la malnutrition et former les familles à l'éducation nutritionnelle. Dès qu'un enfant est diagnostiqué pour malnutrition au niveau d'un des centres de santé, il entre dans un programme de 42 jours, c'est-à-dire qu'il est soigné en communauté et s'il présente des complications, il est immédiatement référé à l'hôpital régional annexe de Mokolo. 2 600 admissions depuis 2024 Déshydratation, hypoglycémie, détresse respiratoire, fièvre, anémie, hypothermie, convulsions, épuisement... Les conséquences de la malnutrition peuvent être fatales pour les enfants. Pour sauver les tout-petits malnutris, le centre nutritionnel thérapeutique interne de l'hôpital de Mokolo est le seul fonctionnel dans tout le département. Depuis 2024, il a enregistré 2 600 admissions. Deux volets de prise en charge : d'abord médicamenteuse, pour lever les complications, et nutritionnelle, pour remédier aux défaillances en nutriments et vitamines liées à l'état instable des enfants malades. Aujourd'hui, l'hôpital de Mokolo enregistre un taux de guérison de 93%. La guérison de ces enfants passe aussi par des activités de stimulation physique et cognitive. La psychostimulation est essentielle dans la prise en charge de la malnutrition car lorsqu'un enfant est malnutri, il est amorphe, fatigué, éteint, son cerveau est ralenti. Si ce volet cognitif et psychique n'est pas pris en compte, cela va retarder l'amélioration de son état clinique, son développement psychomoteur et sa physiologie future. Les activités d'éveil vont donc faciliter sa guérison. Un suivi en communauté À la sortie de l'hôpital, les enfants sont suivis dans les centres de santé en communauté : consultations d'évolution, sensibilisations aux bonnes pratiques nutritionnelles et à l'hygiène, visites à domicile des relais communautaires, démonstrations culinaires. Les communautés sont des leviers indispensables à la santé infantile. À Mokolo, comme dans tant d'autres communautés, chaque enfant sauvé est une victoire collective. Une victoire rendue possible par le dévouement des soignants, l'engagement des communautés et le soutien des agences humanitaires. Des témoignages qui rappellent combien l'accès aux soins reste un enjeu central dans une région où les distances, l'insécurité et la baisse des financements humanitaires compliquent les parcours de santé. ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim. Programmation musicale : ► Blick Bassy – Donalina
En Haïti, dix ans après le dernier scrutin, qui avait porté Jovenel Moïse au pouvoir, le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé peine à faire avancer le processus électoral. Le report d'une première échéance prévue fin août 2026, la publication controversée du décret électoral et la nomination d'un directeur général au sein du Conseil électoral provisoire alimentent les tensions. Nous en avons parlé avec Édouard Paultre, du Conseil haïtien des acteurs non étatiques. Dans un contexte d'insécurité persistante, malgré le début des opérations de la Force de répression des gangs, aucun calendrier électoral n'est actuellement fixé. Selon Édouard Paultre, du Conseil haïtien des acteurs non étatiques, la communauté internationale pourrait néanmoins pousser à la tenue d'élections. Reste une autre inconnue majeure : le rôle que pourraient jouer les gangs, dont les ressources financières considérables pourraient leur permettre d'influencer les futures campagnes. À lire aussiHaïti: l'incertitude sur le processus électoral Venezuela : la crise électrique s'aggrave Au Venezuela, les coupures de courant faisaient déjà partie du quotidien dans de nombreuses régions du pays. Mais depuis le 3 janvier 2026, le phénomène s'est aggravé. Des villes jusqu'ici relativement épargnées, comme Valencia, principal centre industriel du pays, subissent désormais jusqu'à douze heures de coupure d'électricité par jour. Ces pénuries affectent non seulement la vie quotidienne des Vénézuéliens, mais pèsent aussi lourdement sur les entreprises. Un coup dur pour un pays qui tente de relancer son économie et de séduire les investisseurs, alors que la crise énergétique vient fragiliser un peu plus la reprise. Reportage d'Alice Campaignolle. À lire aussiVenezuela: face au manque d'électricité, le gouvernement réduit les horaires des fonctionnaires À Iquitos dans l'Amazonie péruvienne, une prospérité bâtie sur les violences du caoutchouc Au cœur de l'Amazonie péruvienne, la ville d'Iquitos réserve bien des surprises. Ses bâtiments de style Art nouveau contrastent avec les eaux de l'Amazone et la végétation luxuriante qui l'entourent. Un héritage du début du XXè siècle, lorsque la ville a connu un spectaculaire essor économique grâce au commerce du caoutchouc. Mais cette période longtemps célébrée est aujourd'hui de plus en plus remise en question par les jeunes générations des communautés locales, nous explique notre correspondant Martin Chabal. Elles souhaitent faire entendre la voix des peuples autochtones de la région, exploités et victimes de massacres perpétrés par les compagnies du caoutchouc. À écouter aussiUne sixième année de déficit mondial pour le caoutchouc naturel Journal 1ère On annonçait un « arrivage exceptionnel », mais finalement les algues sargasses seraient restées plutôt discrètes ce week-end en Martinique. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?
Ce soir dans Accents d'Europe, plongée dans les archives coloniales de la Belgique : à l'AfricaMuseum, de vieilles cartes minières sur les sous-sols de la RDC, du Rwanda et du Burundi intéressent de près une société privée américaine. Nous irons aussi en Espagne, où la crise des engrais relance la filière du purin de vache. On parle aussi de l'avenir de la PAC avec l'économiste Jean-Christophe Bureau. À Tervuren, près de Bruxelles, l'AfricaMuseum conserve des milliers de cartes et relevés géologiques datant de l'époque coloniale. Des documents précieux sur les ressources minières de la RDC, du Rwanda ou du Burundi : cobalt, lithium, cuivre, étain… La RDC a passé un accord avec une société privée américaine pour les numériser. Le musée veut garder la main. Un bras de fer discret, avec beaucoup d'argent à la clé. Reportage de Jean-Jacques Héry. En Espagne, le retour du purin La fermeture du détroit d'Ormuz a fait flamber les prix des engrais azotés. En Espagne, la crise a relancé une filière traditionnelle : le purin. Dans les Asturies, les autorités aident les éleveurs bovins à transformer ce sous-produit agricole en engrais. Reportage de Diane Cambon. La PAC, impossible à réformer ? La Politique agricole commune représente 54 milliards d'euros par an, près d'un tiers du budget de l'Union européenne. Indispensable, mais très critiquée, elle entre dans une nouvelle phase de négociations pour 2028-2034. Comment piloter une politique commune face à des agricultures européennes si différentes ? Entretien avec Jean-Christophe Bureau, professeur à AgroParisTech, co-auteur de La Politique agricole commune, aux éditions La Découverte. En République Tchèque, des bouteilles de vin du XIXè siècle Pour finir, une histoire de vin qui a défié les affres de l'Histoire : une centaine de bouteilles du XIXè siècle ont été retrouvées dans un château tchèque. Alexis Rosenzweig.
L'Afrique du Sud commémore, ce 16 juin, les 50 ans du soulèvement de Soweto, un point de bascule dans la lutte contre l'apartheid. En ce jour, en 1976, la police a ouvert le feu sur des enfants, des élèves rassemblés dans les rues du township pour protester contre l'imposition de l'afrikaans, la langue du régime, comme langue d'enseignement dans les écoles noires. De quoi mettre encore plus en difficulté les élèves déjà discriminés. Aujourd'hui, même si l'anglais a largement remplacé l'afrikaans dans les établissements scolaires, la question de la langue d'apprentissage reste un casse-tête. Reportage de notre correspondante à Johannesburg, Au sein des écoles publiques sud-africaines, les enfants peuvent apprendre dans leur langue maternelle bien souvent jusqu'en CE2. Mais ensuite, vers l'âge de 9-10 ans, il faut tout étudier en anglais, que ce soient les maths, l'histoire ou la technologie. Naledi, désormais en sixième, n'y voit pas d'inconvénients : « C'est pas dur car j'ai l'habitude de parler anglais, donc ça ne me pose pas de problème. » Mais son enseignant, Kgothatso Madibana, remarque que cela pose des difficultés à d'autres élèves, alors que les familles du quartier de cette école parlent le sotho du Nord, l'une des douze langues officielles du pays. En huit ans de carrière, il constate que cela crée des disparités : « C'est, pour sûr, vraiment très complexe. Par exemple, la première matière scientifique qu'ils apprennent, ce sont les sciences de la vie, et on leur enseigne directement en anglais. Donc, si certains ne le parlent pas quotidiennement au sein de leur communauté, c'est compliqué pour eux ! Parfois, on pense qu'un enfant a des troubles de l'apprentissage, mais en fait le problème vient de la langue. » À lire aussiAfrique du Sud : 16 juin 1976, la révolte de Soweto L'anglais « a créé de grosses inégalités » à l'école L'ONU préconise, pour sa part, que les enfants apprennent dans leur langue maternelle au moins les six premières années de leur scolarité. Mashaba Mashala est maîtresse de conférences à l'Université d'Afrique du Sud (Unisa) : « Les émeutes du 16 juin, c'était contre la langue de l'oppression. Mais ensuite, l'anglais s'est imposé, perçu par beaucoup comme la langue de la libération économique, des opportunités. Cela a créé de grosses inégalités, avec des enfants qui pensent qu'ils ne sont pas intelligents à l'école, alors que bien souvent c'est à cause de la langue utilisée. » Selon les chercheurs, cet apprentissage en anglais peut, en partie, expliquer les mauvais résultats du pays dans les tests scolaires internationaux. Le gouvernement tente ces dernières années de mettre en place un enseignement bilingue basé sur la langue maternelle, pour une transition plus progressive en CM1. Cela demande cependant des manuels et des professeurs formés. Pinky Makoe, chercheuse à l'Université de Johannesburg, fait partie du collectif Bua-Lit, qui propose des outils en ligne pour les enseignants : « C'est quelque chose qui s'apprend, et on a développé des ressources afin d'expliquer ce qu'est l'éducation multilingue, à quoi ça peut ressembler et ce que cela peut apporter. L'idée est de montrer que c'est possible. » Mais preuve que le sujet est encore très délicat : une loi passée en 2024 et visant à donner plus de contrôle aux autorités sur la langue d'enseignement avait fait face à une levée de boucliers de la part d'une partie de la communauté afrikaner qui y voit une menace pour l'autonomie de ses écoles. Vidéo16 juin 1976, le massacre de Soweto
Ce soir dans Accents d'Europe, plongée dans les archives coloniales de la Belgique : à l'AfricaMuseum, de vieilles cartes minières sur les sous-sols de la RDC, du Rwanda et du Burundi intéressent de près une société privée américaine. Nous irons aussi en Espagne, où la crise des engrais relance la filière du purin de vache. On parle aussi de l'avenir de la PAC avec l'économiste Jean-Christophe Bureau. À Tervuren, près de Bruxelles, l'AfricaMuseum conserve des milliers de cartes et relevés géologiques datant de l'époque coloniale. Des documents précieux sur les ressources minières de la RDC, du Rwanda ou du Burundi : cobalt, lithium, cuivre, étain… La RDC a passé un accord avec une société privée américaine pour les numériser. Le musée veut garder la main. Un bras de fer discret, avec beaucoup d'argent à la clé. Reportage de Jean-Jacques Héry. En Espagne, le retour du purin La fermeture du détroit d'Ormuz a fait flamber les prix des engrais azotés. En Espagne, la crise a relancé une filière traditionnelle : le purin. Dans les Asturies, les autorités aident les éleveurs bovins à transformer ce sous-produit agricole en engrais. Reportage de Diane Cambon. La PAC, impossible à réformer ? La Politique agricole commune représente 54 milliards d'euros par an, près d'un tiers du budget de l'Union européenne. Indispensable, mais très critiquée, elle entre dans une nouvelle phase de négociations pour 2028-2034. Comment piloter une politique commune face à des agricultures européennes si différentes ? Entretien avec Jean-Christophe Bureau, professeur à AgroParisTech, co-auteur de La Politique agricole commune, aux éditions La Découverte. En République Tchèque, des bouteilles de vin du XIXè siècle Pour finir, une histoire de vin qui a défié les affres de l'Histoire : une centaine de bouteilles du XIXè siècle ont été retrouvées dans un château tchèque. Alexis Rosenzweig.
La date n'est pas fixée officiellement, mais les élections à la Douma devraient se dérouler les 18 et 20 septembre prochain. Ce seront les premières sur fond de conflit depuis plus de 4 ans, avec des pourparlers diplomatiques au point mort. Leur issue ne fait pas de doute, le parti au pouvoir encore une fois raflera l'immense majorité des sièges. Les partis d'opposition, sous pression, se préparent tout de même. Reportage dans les locaux du parti « Iabloko » à Saint-Pétersbourg, le seul parti à demander un cessez-le-feu immédiat en Ukraine. Dans une pièce, quelques affiches, du papier, des stylos sur des tables… les dernières traces de la réunion précédente : une soirée d'écriture de lettres aux prisonniers politiques en Russie. Quelques pas plus loin, dans un bureau, un calendrier avec la photo d'un visage mince aux yeux sombres et au regard aigu. C'est celui de Boris Vichnievsky. Cet ancien responsable très connu du parti « Iabloko » a été désigné « agent de l'étranger » en mars 2024. Comme une blessure qui ne cicatrise pas, comme aussi la marque d'une volonté intacte de combattre, quelques mots sont écrits sous le cliché : « Je reviendrai ». « C'est ce qu'il nous a dit quand il a fait son discours de départ », explique la coordinatrice des élections pour le parti dans la région (ndlr : pour des raisons de sécurité, les noms des interviewés ne sont pas communiqués). « Malheureusement, maintenant il vit à l'étranger. On espère que c'est temporaire, qu'il reviendra vraiment ». Depuis le départ de cette figure locale, et singulièrement depuis le début de la préparation des élections, le climat s'est encore durci. Assise dans son bureau, la coordinatrice des élections fait l'état des lieux : « Pour l'instant, je ne ressens aucune pression directe, dit-elle d'un ton égal. Mais je ressens une pression psychologique, car presque chaque jour au sein du parti, des choses désagréables se produisent. Mes camarades reçoivent des statuts juridiques qui les empêchent de se présenter à des élections et qui menacent même leur possibilité de résider en Russie. Par exemple, il y a quelques jours, un membre de notre parti à Iekaterinbourg, une ville avec une population de plus d'un million d'habitants, et où « Iabloko » obtient en général de bons résultats aux élections, a été fiché comme « extrémiste et terroriste ». Il a quitté le territoire. Dans d'autres endroits, il y a eu des pressions au travail ». Dans une interview le 10 juin dernier à Novaya Gazeta Europe (média exilé et classé « indésirable » par les autorités russes), le patron du parti, Nikolaï Rybakov, a eu cette formule : « Nous avons une grande expérience de la survie en milieu toxique. » À la question du journal : « Quelles sont les perspectives électorales d'un parti sans ressources administratives ni alliance avec le gouvernement russe en 2026 ? », Nikolaï Rybakov a répondu : « On pourrait poser la même question à propos de la vie en Russie dans son ensemble : quelles sont les perspectives d'avenir pour nous tous qui ne sommes pas au pouvoir ? Nous n'avons pas d'autre choix. Mais nous pouvons changer les circonstances dans lesquelles nous vivons. » Pour la coordinatrice du parti à Saint-Pétersbourg, « Dans notre société, personne n'est à l'abri de rien, de la pression, de la possibilité de perdre sa liberté ou de subir des restrictions de quelque nature que ce soit. » « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur » Pourtant, le responsable local du parti l'affirme : de nouveaux membres affluent tous les mois : des étudiants, des employés, des médecins, des hommes d'affaires, tous à la recherche d'un débouché civique et politique à leur mécontentement voire leur colère, adhérant au slogan du parti : « Pour la paix et la liberté, pour une vie digne et sans peur ». « Bien sûr, la question-clé est celle de l'attitude envers l'opération militaire spéciale et la méthode de résolution du conflit, explique-t-il, mais il s'agit aussi des choix économiques et sociaux que font nos dirigeants. Il y a du mécontentement et il est répandu, les sondages le disent. » La coordinatrice se fait un peu plus directe : « Il faut mettre fin aux massacres de vies, et c'est notre position principale. Cette position suscite désormais un écho important. Le nombre de personnes qui la soutiennent augmente, car des actions dangereuses menacent non seulement les zones frontalières, mais aussi Saint-Pétersbourg et Moscou. Les technologies militaires actuelles font que personne n'est en sécurité. » La coordinatrice s'exprimait dans la foulée du Forum économique de Saint-Pétersbourg, marqué par des attaques spectaculaires de drones de l'Ukraine lors des journées d'ouverture et de clôture. « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur, à exprimer leurs opinions sans crainte également. C'est fondamental. » Ces deux cadres régionaux listent aussi, parmi ce qui attire de nouveaux militants, les restrictions d'internet, la dégradation du pouvoir d'achat, les inégalités qui s'accentuent, le manque d'investissement dans les transports, les inquiétudes sur l'avenir… Plus que des politiques à améliorer : un contrat social mis à l'épreuve depuis plus de 4 ans de guerre. « Iabloko » a pu jusqu'ici participer à toutes les élections, sauf le scrutin présidentiel. Pour ces législatives, réponse début juillet prochain. À lire aussiVyborg, ville russe en face de la Finlande: une nostalgie européenne à l'ombre de la guerre en Ukraine
P1:s veckomagasin om Sverige och världen politik, trender och analyser. Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. I första timmen:Fotbolls-VM är igång och världsläget speglas när sport o politik mötsRegeringen backar om fängelseplatser för 13-åringar. I Norge finns särskilda ungdomsfängelser sen länge. Reportage från norska EidsvollVarför tycks allt fler vilja träna i grupp? Reporter Kristin Holmberg reder utKrönika med Lotta LundbergPanelen med Zina Al-Dewany, Silvia Kakembo och Adam CwejmanI andra timmen: Hur ljusnande är framtiden för dagens studenter?Kärnkraftsomröstning i Karlshamn. Hur svänger opinionen i Sverige?Veckan som gått i RadioskuggaFotbollskulturen och brölig entusiasmAvgörande steg i maktkampen om premiärministerposten. Reportage från StorbritannienKåseri med Augustin ErbaProgramledare: Helene BennoProducent: Hansjörg Hofgren-KisselTekniker: Albin Melander
Avec Danyel Waro, Barrut et la famille Lacaille. Créolités #réunion #occitanie. Groundation, Fatoumata Diawara, L'Antidote, Sniper, Danyèl Waro, Les Égarés, Ala.ni, René Lacaille & Bonbon Vodou… 50 ans, c'est épatant ! En 1976, Christian Mousset crée le festival « Jazz en France ». De Jazz en France à aujourd'hui, le festival n'a jamais cessé d'ouvrir grand les oreilles, les yeux et les bras. Il a vu naître des artistes devenus légendes, célébré les traditions autant que les audaces, et planté dans chaque âme curieuse la graine du voyage. Ici, on danse sur la diversité, on lit le monde à voix haute, on s'émerveille d'un conte, d'un instrument venu d'ailleurs. Ici, la différence n'est pas un mot à défendre, mais une évidence à vivre. Chaque édition est une traversée, chaque scène un port d'attache, chaque public une famille recomposée à l'infini. Pour ses 50 ans, Musiques Métisses regarde derrière avec gratitude, devant avec ferveur. Il célèbre ses racines, celles de l'ouverture, du partage, du vivre-ensemble, tout en continuant à défricher, explorer, provoquer les belles rencontres. Parce qu'un monde sans curiosité serait un monde sans couleurs. Et que celles de Musiques Métisses ne s'effaceront jamais. Instagram - Site. Notre premier invité est Danyèl Waro et son « Dernié Viraz Tour »! Car oui, ce jeune homme de 71 ans arrête les tournées. Figure incontournable du maloya, Danyèl Waro en défend la forme acoustique et originelle avec une force rare. Musicien et poète, il place le créole au centre de son œuvre, faisant du mot, du rythme et de la langue un acte de mémoire et de résistance. Engagé et profondément attaché à l'identité réunionnaise, il porte à travers sa musique des messages de révolte, d'espoir et de métissage, célébrant la richesse culturelle de l'île et la liberté de ses voix. ► Dernier album Tinn Tout (Buda Musique 2020). Facebook - Label Cobalt. Puis rencontre avec les polyphonies modernes du groupe occitan Barrut Barrut, collectif originaire des vallées de l'Hérault, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, crée et interprète ses propres chants en occitan. Leur musique, puissante et brute, refuse les standards commerciaux et les artifices techniques. Ils privilégient des voix naturelles et intenses, portées par une polyphonie moderne et engagée. À travers leurs textes percutants, ils expriment des révoltes et s'impliquent dans les combats sociaux, politiques et écologiques actuels. ► Dernier album Travèrsas (Ox'Ivent 2025). Instagram. Enfin discussion autour d'une table avec la famille Lacaille (René le père, Oriane la fille, Marco le fils) et leur Kabaré Kréol. Figure emblématique du sega moderne et grand griot du maloya, René Lacaille incarne la richesse musicale créole de l'île de La Réunion, mêlant rythmes et instruments africains, indiens, malgaches et européens. Dernier album Ti Galé '2025, (Lamastrock 2025). Instagram Marco - Instagram Oriane. Le duo Bonbon Vodou (Oriane Lacaille et JereM Boucris) mélange influences de l'océan Indien et de la Méditerranée, souvent au rythme du Maloya. Ils expriment à la fois douceur et intensité, explorant à travers leurs chansons les thèmes de l'exil et des racines, inspirés de leurs histoires familiales et de leurs parcours artistiques. ► Dernier album Épopée Métèque (Heaven And Earth 2025). Instagram.
Avec Danyel Waro, Barrut et la famille Lacaille. Créolités #réunion #occitanie. Groundation, Fatoumata Diawara, L'Antidote, Sniper, Danyèl Waro, Les Égarés, Ala.ni, René Lacaille & Bonbon Vodou… 50 ans, c'est épatant ! En 1976, Christian Mousset crée le festival « Jazz en France ». De Jazz en France à aujourd'hui, le festival n'a jamais cessé d'ouvrir grand les oreilles, les yeux et les bras. Il a vu naître des artistes devenus légendes, célébré les traditions autant que les audaces, et planté dans chaque âme curieuse la graine du voyage. Ici, on danse sur la diversité, on lit le monde à voix haute, on s'émerveille d'un conte, d'un instrument venu d'ailleurs. Ici, la différence n'est pas un mot à défendre, mais une évidence à vivre. Chaque édition est une traversée, chaque scène un port d'attache, chaque public une famille recomposée à l'infini. Pour ses 50 ans, Musiques Métisses regarde derrière avec gratitude, devant avec ferveur. Il célèbre ses racines, celles de l'ouverture, du partage, du vivre-ensemble, tout en continuant à défricher, explorer, provoquer les belles rencontres. Parce qu'un monde sans curiosité serait un monde sans couleurs. Et que celles de Musiques Métisses ne s'effaceront jamais. Instagram - Site. Notre premier invité est Danyèl Waro et son « Dernié Viraz Tour »! Car oui, ce jeune homme de 71 ans arrête les tournées. Figure incontournable du maloya, Danyèl Waro en défend la forme acoustique et originelle avec une force rare. Musicien et poète, il place le créole au centre de son œuvre, faisant du mot, du rythme et de la langue un acte de mémoire et de résistance. Engagé et profondément attaché à l'identité réunionnaise, il porte à travers sa musique des messages de révolte, d'espoir et de métissage, célébrant la richesse culturelle de l'île et la liberté de ses voix. ► Dernier album Tinn Tout (Buda Musique 2020). Facebook - Label Cobalt. Puis rencontre avec les polyphonies modernes du groupe occitan Barrut Barrut, collectif originaire des vallées de l'Hérault, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, crée et interprète ses propres chants en occitan. Leur musique, puissante et brute, refuse les standards commerciaux et les artifices techniques. Ils privilégient des voix naturelles et intenses, portées par une polyphonie moderne et engagée. À travers leurs textes percutants, ils expriment des révoltes et s'impliquent dans les combats sociaux, politiques et écologiques actuels. ► Dernier album Travèrsas (Ox'Ivent 2025). Instagram. Enfin discussion autour d'une table avec la famille Lacaille (René le père, Oriane la fille, Marco le fils) et leur Kabaré Kréol. Figure emblématique du sega moderne et grand griot du maloya, René Lacaille incarne la richesse musicale créole de l'île de La Réunion, mêlant rythmes et instruments africains, indiens, malgaches et européens. Dernier album Ti Galé '2025, (Lamastrock 2025). Instagram Marco - Instagram Oriane. Le duo Bonbon Vodou (Oriane Lacaille et JereM Boucris) mélange influences de l'océan Indien et de la Méditerranée, souvent au rythme du Maloya. Ils expriment à la fois douceur et intensité, explorant à travers leurs chansons les thèmes de l'exil et des racines, inspirés de leurs histoires familiales et de leurs parcours artistiques. ► Dernier album Épopée Métèque (Heaven And Earth 2025). Instagram.
Apple réserve son nouveau Siri IA aux États-Unis et relance le débat sur la souveraineté numérique européenne • Mistral se met à dos les éditeurs de presse • VivaTech : 10 ans déjà ! • Reportage exclu au Web Summit Rio pour découvrir la tech brésilienne, ses fintechs, son IA et ses ambitions de souveraineté numérique⭐️ Découvrez Frogans à Vivatech 2026
durée : 00:03:57 - Le Grand reportage de France Inter - C'est le point d'ancrage de l'affaire Epstein : Palm Beach en Floride, aux Etats-Unis. Là où se trouvait l'une des maisons du pédocriminel, là où il a fait le plus de victimes. Là où il a négocié un "deal" lui permettant d'éviter une lourde peine de prison en 2008. Reportage de Valérie Cantié. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le notizie che rimbalzano tra Washington e Teheran sembrano indicare che questa volta un accordo potrebbe essere davvero vicino. Chiediamo di più a Marco Valsania, corrispondente de Il Sole 24 Ore da New York.Silvio Scotti, esperto de Il Sole 24 ORE, ci spiega poi le nuove regole sui monopattini.Giovanni Capuano ci aggiorna invece sul risultato della terza partita di questi Mondiali: Canada contro Bosnia Erzegovina.Come ogni venerdì, il Reportage della redazione di Radio 24. Questa settimana “Ucraina, la terra che resiste” di Gigi Donelli.Infine, il meteo del fine settimana con Mattia Gussoni, de IlMeteo.it
Anne Lagercrantz, vd på SVT, kommer till P1 Kultur för att försöka förklara vad det är som händer. Kris eller utveckling? Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. Det har blåst mediestorm runt SVT den senaste tiden: besparingar, profiler som gjort strömhopp från public service-jätten och nu senast det mycket kritiserade valet att bjuda in ytterhögeraktivisten Nick Alinia till ”Invandrare för svenskar”. Programledare: Roger WilsonProducent: Nina Asarnoj
Det är gott om oväntade perspektiv i vårens trädgårdsböcker. Krigsodling, slavhandel och ödehus. P1 Kulturs Nina Asarnoj tipsar om några av sina favoriter. Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. Att förvandla en gammal soptipp till trädgård och att blomsterprakten runt engelska herresäten byggde på vinsterna från slavhandel är två oväntade perspektiv ur vårens trädgårdslitteratur. Men vi får också följa med in i en viktoriansk trädgårdsmästares arbetsvardag, odla i krig och närläsa den biodynamiska så- och skördekalendern.1. ”En egen trädgård” av Elin Unnes2. ”Fatta spaden. Historisk kristidsodling för framtida skördar” av Karoline Jönsson och Boel Nordgren3. ”The walled garden. En bok om den makalösa viktorianska köksträdgården” av Rebecca Malmsköld4. ”Biodynamisk odling. Trädgårdar och sammanhang” av Anneli Engkvist och Lena Granefelt5. ”Den tidlösa trädgården. På spaning efter ett gemensamt paradis” Olivia Laing i svensk översättning av Helena Sjöstrand Svenn och Gösta Svenn.Reporter: Nina Asarnoj
Staffan Westerberg förknippas fortfarande av många främst med barnprogram om Storpotäten. Nu är han, 93 år gammal, aktuell med ett avsked med bulleribång. Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. I sommar sätter Norrlandsteatern upp ”Kabaré solstugan - ett avsked med bulleribång” – en föreställning där Staffan Westerbergs texter flätats samman till en helhet, och ett slags adjö.
Francesco Erbani"Il mestiere di educare"Voci e storie di periferie, di scuole e di comunitàPrefazione di Giulio CedernaIntroduzione di Marco Rossi-DoriaDonzelli Editorewww.donzelli.itUn mestiere per temerari, quello di educare, fatto per chi quotidianamente si scontra con situazioni complicate, spesso emergenziali, in contesti il più delle volte privi di risorse. Un mestiere per chi ha ancora il coraggio di sperare: «professionisti della speranza», li definisce Marco Rossi-Doria nell'Introduzione. Perché il mestiere di educare è un presidio di civiltà, il fondamento su cui si regge la costruzione di una società più giusta ed equa. Ma cosa significa educare oggi? Cosa fare per «aprire» la scuola al territorio che la circonda – e aprire il territorio alla scuola –, per rendere efficiente quella rete di saperi e pratiche che si chiama «comunità educante»? Quali sono gli ostacoli da superare? Quali le esperienze a cui ispirarsi? A queste e altre domande rispondono i protagonisti del settore intervistati da Francesco Erbani in mesi di ricerca sul campo: dirigenti scolastici, insegnanti, educatori, psicologi, assistenti sociali, rappresentanti di istituzioni, associazioni, enti filantropici, accomunati dagli stessi obiettivi – l'attenzione ai bambini e il contrasto alle disuguaglianze – e dalla convinzione che la risposta più efficace alla crisi educativa può essere solo collettiva. Ci sono donne e uomini che ogni giorno – scrive Giulio Cederna nella Prefazione – accettano una «sfida educativa intensa, gravosa, ma a tratti esaltante». E il fatto che non siano sufficientemente ascoltati da amministratori pubblici, da decisori politici o dall'informazione – sottolinea Erbani – è uno spreco intollerabile. Le loro voci dimostrano che la strada è tracciata, che le competenze ci sono, che la volontà non manca. Sono una preziosa testimonianza di ciò che già esiste e di ciò che potrebbe essere se si investisse davvero e meglio in questa direzione. Sono la prova che, come imparato nei momenti più difficili della pandemia, «tutti insieme» è l'unica strada possibile.Francesco Erbani è giornalista e saggista. Ha lavorato per venticinque anni alle pagine culturali de «la Repubblica». Si occupa di inchieste sul degrado urbanistico e ambientale del territorio italiano. Tra i suoi libri: Il disastro. L'Aquila dopo il terremoto: le scelte e le colpe (2010), Roma. Il tramonto della città pubblica (2013), la curatela di La cultura degli italiani (di T. De Mauro, 2004), tutti usciti per Laterza; L'Italia che non ci sta. Viaggio in un paese diverso (Einaudi, 2019); Dove ricomincia la città. L'Italia delle periferie (2021) e Lo stato dell'arte. Reportage tra vizi, virtù e gestione politica dei beni culturali (2024), entrambi per Manni. Diventa un supporter di questo podcast: https://www.spreaker.com/podcast/il-posto-delle-parole--1487855/support.IL POSTO DELLE PAROLEascoltare fa pensarehttps://ilpostodelleparole.it/
Une initiative anti-immigration fracture l'opinion suisse, à quelques jours d'un référendum. Ses partisans dénoncent la pression sur le logement, les transports et les services publics. Les milieux économiques, eux, redoutent un coup porté à la prospérité du pays. Reportage aussi en Roumanie dans les vieux abris antiaériens redécouverts après la chute d'un drone russe sur un immeuble. « Pas de Suisse à 10 millions » Ce dimanche 14 juin 2026, les Suisses doivent se prononcer sur une initiative portée par l'UDC, le parti national-conservateur suisse. « Pas de Suisse à 10 millions », c'est le slogan d'un texte qui vise à empêcher le pays de franchir la barre des 10 millions d'habitants d'ici 2050, en limitant notamment l'immigration. Le projet divise fortement. S'il était adopté, le texte pourrait aussi provoquer une crise avec l'Union européenne, en remettant en cause la libre circulation des personnes. Reportage de Jérémie Lanche. En Roumanie, la guerre tombée du ciel En Roumanie, un drone russe s'est écrasé le 29 mai 2026 sur un immeuble d'habitation à Galați, tout près de la frontière ukrainienne. Deux personnes ont été légèrement blessées et plusieurs dizaines d'habitants évacués. Depuis, la ville redécouvre ses vieux abris antiaériens, souvent laissés à l'abandon. Dans ce pays membre de l'OTAN et de l'Union européenne, officiellement en paix, l'incident a ravivé les inquiétudes. Reportage de Marine Leduc. À lire aussiUn drone russe s'écrase en Roumanie et met le pays à l'épreuve de la lutte antidrone En Italie, un permis pour les chats En Italie, les chats ont leurs quartiers, leurs ruines, parfois même leurs colonies protégées. Mais pour lutter contre la prolifération et responsabiliser les propriétaires, la Campanie encourage désormais les habitants à passer un permis pour chats. Un permis félin, comme il existe un permis de conduire ou de chasse. Les détails de Cécile Debarge. À lire aussiDix choses que vous ignorez peut-être sur les chats La chronique musicale de Vincent Théval Coraline Gaye, L'île (Belgique).
De plus en plus jeunes, de plus en plus violents, les gangs recrutent des adolescents — et désormais aussi des filles. En Suède, les associations alertent sur l'emprise exercée sur les enfants. Au sommaire également l'Irlande du Nord, où la très touristique Chaussée des Géants cherche à transformer ses visiteurs en alliés de sa préservation. Comment enrayer l'engrenage des gangs ? Face au recrutement de jeunes toujours plus jeunes, la Suède durcit le ton. Le gouvernement conservateur du Premier ministre Ulf Kristersson veut abaisser l'âge de la responsabilité pénale de 15 à 13 ans et commence à aménager des quartiers réservés aux mineurs dans les prisons. Une rupture avec la tradition suédoise de réhabilitation éducative. Une stratégie contestée par les associations qui tentent de préserver aussi les jeunes filles, de plus en plus ciblées par les gangs. Reportage en Suède, Ottilia Férey. Un phénomène européen La Suède n'est pas un cas isolé. Partout en Europe, les réseaux criminels exploitent la vulnérabilité des adolescents : mineurs moins lourdement condamnés, plus faciles à intimider, plus difficiles à repérer. Entretien avec Fabrice Rizzoli, spécialiste des mafias et des réseaux criminels. Maja Chwalińska, la révélation polonaise de Roland-Garros Elle a surpris tout le monde à Roland-Garros. La joueuse polonaise Maja Chwalińska, longtemps méconnue du grand public, est devenue au fil du tournoi une véritable star dans son pays. Même battue samedi (6 juin 2026) en finale par la Russe Mira Andreeva, son parcours a suscité une immense fierté en Pologne. D'autant que cette athlète de 24 ans revient de loin… À Varsovie, Adrien Sarlat. En Irlande du Nord, protéger la Chaussée des Géants Et si les touristes n'étaient pas seulement le problème, mais aussi une partie de la solution ? En Irlande du Nord, les visiteurs de la Chaussée des Géants sont désormais incités à participer à la protection de ce site volcanique spectaculaire, né du refroidissement de la lave. Des dizaines de milliers de colonnes de basalte noir, emboîtées entre mer et collines, attirent près d'un million de visiteurs chaque année. Classé à l'Unesco depuis 1986, ce paysage unique subit les effets de son succès. Reportage de Clémence Pénard.
Le pays sud-américain n'est pas particulièrement connu pour être une étape du trafic de drogue sur le continent. Pourtant, depuis le début de la décennie, les saisies progressent et le crime organisé transnational s'est installé au Chili. Les autorités chiliennes ont annoncé ce lundi (8 juin 2026) avoir trouvé plus de 100 tonnes de cocaïne et de kétamine dans ces containers. La saisie équivaut à plus de 8 milliards de dollars si on s'en tient aux prix pratiqués sur le marché européen, auquel était probablement destinée la drogue. À titre de comparaison, l'an dernier (2025), le Chili a saisi moins de 4 tonnes de cocaïne. Cette fois-ci, la cocaïne a été trouvée dans des conteneurs de bois, dont le Chili est un exportateur important. En apparence, de simples planches étaient empilées dans les containers. En réalité, le bois était imprégné de drogue, invisible lors de son passage par les scanners. Sa détection nécessitait d'utiliser des chiens spécialisés ou de réaliser des prélèvements directement sur le bois, des contrôles plus lents et fastidieux que le simple contrôle par scanners. En tout, 50 containers ont été saisis dans trois des principaux ports du pays. D'après les autorités, ce type de technique de dissimulation de la drogue nécessite pour les trafiquants d'avoir des laboratoires dans les pays d'arrivée, où la drogue est séparée du bois pour être commercialisée. Le Chili, nouveau venu sur la carte du commerce de cocaïne Le gouvernement d'extême-droite au pouvoir, qui a fait de la sécurité un de ses principaux sujets de campagne lors de la présidentielle l'an dernier, s'en est félicité sur les réseaux sociaux. « C'est un coup porté au crime organisé », assure Cristian Sayes, délégué présidentiel (représentant nommé par l'exécutif) dans la région d'Arica, à l'extrême nord du pays, l'un des ports où la drogue a été saisie. Les autorités chiliennes s'en réjouissent d'autant plus qu'après moins de trois mois au pouvoir du président d'extrême-droite José Antonio Kast, l'exécutif est mis en cause pour sa politique sécuritaire, jugée décevante. Dans cette affaire, l'enquête durait depuis des mois et les premières saisies avaient commencé avant l'arrivée au pouvoir du gouvernement actuel. Le Chili, l'un des pays les plus sûrs du continent, n'est pas un pays producteur de cocaïne. Néanmoins, il a fait depuis le début de la décennie son entrée sur la carte des pays d'étape pour le trafic de drogue international. La progression du crime organisé, en particulier du groupe criminel Tren de Aragua, inquiète les autorités chiliennes. Blanchiment d'argent, assassinat et secret bancaire Le 2 juin, le Parquet de Santiago a annoncé avoir démantelé un important réseau de blanchiment d'argent. 19 personnes, toutes vénézuéliennes, ont été arrêtées. Plusieurs d'entre elles ont été mises en examen depuis dimanche, soupçonnées d'avoir blanchi et fait sortir du pays l'équivalent de 85 millions de dollars pour le compte du Tren de Aragua, la plus grande organisation criminelle du Venezuela, qui a essaimé dans d'autres pays du continent à partir de la fin des années 2010. D'après le Parquet, l'argent était issu d'extorsion, d'exploitation sexuelle, ou encore de trafic de drogue. « Il s'agit de l'une des plus importantes affaires de blanchiment d'argent que notre pays ait connues, liée au Tren de Aragua. C'est la première fois qu'on les frappe là où ça leur fait le plus mal, c'est-à-dire au niveau de leur patrimoine », a déclaré Hector Barros, un des procureurs de la région de Santiago. Le Sénat doit voter ce mardi (9 juin 2026) pour ou contre la levée du secret bancaire, dans le but de faciliter les enquêtes dans des affaires de crime organisé. Le président José Antonio Kast s'est prononcé contre cette proposition. Le Chili est encore loin de la situation de la Colombie, de l'Équateur ou du Pérou pour ce qui est du trafic de drogue et du crime organisé. Mais cette récente saisie de drogue et surtout l'expansion du Tren de Aragua inquiète les services spécialisés. Il y a deux ans, un ancien militaire vénézuélien a été assassiné à Santiago par des membres de ce groupe, alors qu'il avait obtenu l'asile politique au Chili. Haïti : la primature accusée d'atteinte à l'indépendance du Conseil électoral provisoire En Haïti, où les habitants n'ont pas élu de président depuis 2016, le processus électoral patine. Ces derniers jours, le gouvernement a publiquement répété son intention d'accompagner le processus, explique Gotson Pierre, rédacteur en chef d'Alterpresse. Le premier tour du scrutin devait se tenir le 30 août, mais il risque d'être repoussé au plus tôt à la fin de cette année. Le Premier ministre de transition Alix-Didier Fils-Aimé a rencontré, ce dimanche, (7 juin 2026) les membres du Conseil électoral provisoire (CEP), après avoir imposé un nouveau directeur à sa tête vendredi. Une violation à l'indépendance de l'institution, dénoncent plusieurs organisations de la société civile, citées par Alterpresse. Colombie : un centre de soins pour la faune sauvage dans une mine de charbon Au cœur de La Guajira colombienne, sur la côte nord-ouest du pays, s'étend la plus grande mine de charbon à ciel ouvert d'Amérique latine : El Cerrejón. Un géant industriel — mais aussi le berceau d'une clinique pour animaux sauvages. Créé à l'origine pour mesurer l'impact environnemental de chaque nouvelle zone d'exploitation de la mine (une activité particulièrement polluante pour les communautés locales, l'eau, la flore et la faune), ce Centre de soins de faune sauvage est devenu une arche de Noé en territoire minier, assure la fondation qui le gère. Reportage de notre correspondante en Colombie, Najet Benrabaa. Dans le journal de La 1ère... À deux semaines de la tenue en Guadeloupe d'un « Congrès sur l'eau », les associations d'usagers se regroupent pour être mieux entendues, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
durée : 00:04:04 - Le Grand reportage de France Inter - . Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
This week on New World Next Week: Freedom Williams destroys in epic toilet rant; euthanasia is bad...unless it's by the government; and AI is diagnosing people with made up diseases.
REPORTAGE is now available in Japanese. James goes to Osaka for an informal book launch, speaks to the book's translator, and pays respects to a dearly departed Corbett Report member. And he even encounters some facial recognition gates along the way! Catch up on all the latest Japanese action in this week's exciting edition of The Corbett Report podcast.