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Ce n'est pas un hasard, mais un petit chef-d'œuvre de chimie… et de biologie sensorielle.Tout commence avec le dentifrice. La plupart contiennent des agents moussants appelés tensioactifs, notamment le sodium lauryl sulfate (SLS). Leur rôle est de disperser les résidus dans la bouche et de donner cette sensation de mousse. Mais ils ont aussi un effet secondaire clé : ils perturbent notre perception du goût.Normalement, notre salive contient des phospholipides qui “protègent” en partie nos papilles gustatives, en atténuant certaines sensations, notamment l'amertume. Le SLS va temporairement éliminer cette protection. Résultat : les récepteurs de l'amertume deviennent beaucoup plus sensibles.Et c'est là que le jus d'orange entre en scène.Le jus d'orange contient des composés naturellement amers, comme les flavonoïdes (par exemple la naringine). En temps normal, ces molécules passent relativement inaperçues, car leur amertume est masquée par le sucre et atténuée par la salive. Mais après le brossage, ce “filtre” disparaît : l'amertume devient soudain beaucoup plus intense.En parallèle, le dentifrice agit aussi sur la perception du sucré. Les tensioactifs semblent inhiber les récepteurs du goût sucré, rendant le jus d'orange moins doux qu'il ne l'est réellement. Autrement dit, vous avez un double effet : plus d'amertume, moins de sucre. Le contraste est brutal.Il y a aussi un troisième facteur : l'acidité. Le jus d'orange est acide, et après le brossage, les tissus de la bouche peuvent être légèrement plus sensibles. Cette acidité est alors perçue de manière plus agressive, renforçant encore l'impression désagréable.Ce phénomène est temporaire. En quelques minutes, la salive reconstitue sa composition normale, les papilles retrouvent leur équilibre, et le jus d'orange redevient… du jus d'orange.Ce qui est fascinant, c'est que rien n'a changé dans le verre. Le liquide est exactement le même. C'est notre perception, modifiée chimiquement par le dentifrice, qui transforme complètement l'expérience.En résumé, le mauvais goût du jus d'orange après le brossage n'est pas une illusion… mais une interaction très concrète entre des molécules, nos papilles, et notre cerveau. Une preuve de plus que le goût n'est pas seulement une propriété des aliments — c'est une construction sensorielle, fragile et étonnamment facile à perturber. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:06:24 - L'invité de 8h15 de "ici Gascogne" - Chaque jour pendant les vacances de Pâques, un gendarme landais raconte l'affaire, l'intervention qui a marqué sa carrière. Ce jeudi matin, la colonelle Fifonsi-Gwladys QUENUM POSSY-BERRY, commandante en second du groupement, raconte une traque qui s'est jouée à un détail cocasse, dans le sud-est. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Suffit-il de répéter une information pour qu'elle paraisse vraie ? Intuitivement, on aimerait répondre non. Et pourtant, la psychologie montre que c'est souvent le cas. C'est ce qu'on appelle l'« effet de vérité illusoire ».Ce phénomène a été mis en évidence dès les années 1970, notamment par les chercheurs Lynn Hasher, David Goldstein et Thomas Toppino. Leur découverte est simple mais troublante : plus une affirmation est répétée, plus elle a de chances d'être perçue comme vraie — même si elle est fausse, et même si l'on sait qu'elle est fausse.Pourquoi ? La clé se trouve dans le fonctionnement de notre cerveau. Lorsque nous entendons une information pour la première fois, elle demande un effort de traitement : il faut l'analyser, la comparer à nos connaissances, éventuellement la vérifier. Mais à force de répétition, cette information devient familière. Et cette familiarité est interprétée, inconsciemment, comme un signe de vérité.Autrement dit, notre cerveau utilise un raccourci : “je reconnais cette information, donc elle doit être vraie”. Ce mécanisme s'appelle la « fluence cognitive » — la facilité avec laquelle une information est traitée. Plus quelque chose est facile à comprendre ou à reconnaître, plus cela nous semble crédible.Le problème, c'est que ce système est aveugle à la réalité. Il ne distingue pas le vrai du faux : il se contente d'évaluer la sensation de familiarité. Résultat, une fausse information répétée suffisamment de fois peut devenir convaincante, même pour des personnes éduquées ou bien informées.Ce biais est particulièrement puissant dans notre environnement actuel. Publicité, réseaux sociaux, discours politiques : certaines idées sont répétées en boucle. Même sans y croire au départ, cette exposition répétée peut progressivement influencer notre perception.Plus étonnant encore : des études ont montré que l'effet persiste même lorsque l'on prévient les participants que certaines affirmations sont fausses. La répétition continue malgré tout à renforcer leur crédibilité perçue. C'est dire à quel point ce biais est profondément ancré.Cela ne signifie pas que nous sommes condamnés à croire n'importe quoi. Mais cela rappelle une chose essentielle : notre cerveau n'est pas un détecteur de vérité, c'est un économiseur d'effort. Et parfois, pour aller plus vite, il confond le familier avec le vrai.En résumé, l'effet de vérité illusoire montre que la répétition ne transforme pas un mensonge en réalité… mais elle peut, dangereusement, le rendre crédible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À l'occasion des 30 ans de la compagnie Käfig, fondée par Mourad Merzouki, plongez au cœur d'une aventure artistique hors du commun avec cinq podcasts exclusifs. Dans vos oreilles, la 3e conversation sonore de la série avec quatre danseurs de la compagnie Käfig.Écoutez Mathis Kaddaoui, Rémi Autechaud, Mathilde Devoghel et Pauline Journé.Leur point commun ? Des parcours très différents, mais une même liberté : aucune limite dans leur danse.On les écoute avec joie raconter cette vie qu'ils ne changeraient pour rien au monde.
durée : 00:21:59 - Le sept neuf - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Entretien exclusif de Cécile Kohler et Jacques Paris, otages en Iran du 7 mai 2022 au 4 novembre 2025, avant d'être libérés, puis de revenir en France le 8 avril dernier. Ils racontent leur détention, la torture, puis la libération et leur retour en France. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Soudan entre, mercredi 15 avril 2026, dans sa quatrième année de guerre. Le 15 avril 2023, démarraient à Khartoum, la capitale, les affrontements entre l'armée et les Forces de soutien rapide (FSR) des paramilitaires. Il y a environ un an, la capitale a été récupérée par les forces armées soudanaises. La bataille a duré des mois et l'occupation de la ville par les FSR a laissé des stigmates durables. Comme dans le quartier d'Omdum, dans la banlieue est de la capitale De notre correspondante à Khartoum, Au fond d'un dédale de ruelles de sable de Khartoum, la capitale du Soudan, se trouve la petite maison de Maria Hassam Ibrahim, ou plutôt ce qu'il en reste. Durant leur occupation, les FSR ont tout pillé : « J'ai retrouvé cette pièce vide. Ils ont pris la cuisinière, la bonbonne de gaz, le mixeur, le frigo. Il ne restait rien. Dans ma chambre, ils n'ont laissé que le passeport de mon mari et mon diplôme universitaire. » En revanche, les livres n'ont pas bougé. « Ils n'ont rien pris de la bibliothèque. Ils n'ont rien pris parce que ce sont des illettrés », souligne-t-elle. Maria Hassam Ibrahim est rentrée à Khartoum il y a une dizaine de jours. Omdum est l'un des derniers quartiers à avoir été libéré. Les voisins de Maria Hassam Ibrahim, eux, sont restés tout au long du conflit. Leur famille en a payé le prix fort. Hassan, 12 ans, le plus jeune fils, confie : « Les FSR étaient partout. On ne sortait pas de chez nous. Un jour, j'étais dans la cour quand ils ont frappé à la porte. Je suis allé chercher mes parents. Les miliciens cherchaient des femmes et il voulait entrer. Mes parents ont refusé, alors ils leur ont tiré dessus. Mon père a été tué et les FSR sont repartis. » Suha Mustapha, la mère d'Hassan, nous accueille chez elle, comme elle le fait pour chaque voisin qui regagne le quartier. Dans son salon, quelques chaises, quatre lits pour les proches et un peu de vaisselle : « Beaucoup de choses ont été pillées, mais aujourd'hui, on a le minimum pour vivre décemment chez nous. De la vaisselle, des ustensiles de cuisine... La vie continue. Je n'oublierai jamais ce qui s'est passé. À chaque fois que je regarde mes enfants, je me souviens qu'ils n'ont plus de père. M'occuper d'eux est une grande responsabilité. Ma maison se répare, mais ,on a perdu notre père. » L'école du quartier a rouvert ses portes récemment. Hassan s'y rend cinq fois par semaine. Quand il sera grand, il sera médecin. À lire aussi«Un véritable cauchemar»: la chute d'El-Fasher, summum de l'horreur au Soudan
durée : 00:21:59 - Les interviews d'Inter - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Entretien exclusif de Cécile Kohler et Jacques Paris, otages en Iran du 7 mai 2022 au 4 novembre 2025, avant d'être libérés, puis de revenir en France le 8 avril dernier. Ils racontent leur détention, la torture, puis la libération et leur retour en France. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Bienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.
durée : 00:06:27 - L'invité de 8h15 de "ici Gascogne" - Chaque jour pendant les vacances de Pâques, un gendarme landais raconte l'affaire, l'intervention qui a marqué sa carrière. Ce mardi matin, le capitaine Christophe Roque, officier adjoint de police judiciaire, raconte cette "scène de guerre" vécue en Gironde en 2021. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au mitan du Moyen-Âge, le roi de France Philippe Ier enlève la jeune femme du comte d'Anjou, Bertrade de Montfort, pour l'épouser. Il s'attire les foudres de la papauté.Remontez le temps jusqu'au cœur du Moyen-Âge avec Franck Ferrand ! En 1089, sous le règne du quatrième des Capétiens, Philippe Ier, une rencontre va bouleverser l'histoire de France : celle de la jeune et belle Bertrade de Montfort et du roi Philippe.
Au mitan du Moyen-Âge, le roi de France Philippe Ier enlève la jeune femme du comte d'Anjou, Bertrade de Montfort, pour l'épouser. Il s'attire les foudres de la papauté.Remontez le temps jusqu'au cœur du Moyen-Âge avec Franck Ferrand ! En 1089, sous le règne du quatrième des Capétiens, Philippe Ier, une rencontre va bouleverser l'histoire de France : celle de la jeune et belle Bertrade de Montfort et du roi Philippe.
Désirée Véret et Jules Gay se rencontrent à Londres dans les années 1830. Leur union fondée sur un compagnonnage égalitaire où chacun conserve sa liberté individuelle et une vision très critique du couple traditionnel dure cinquante ans. L'historien Thomas Bouchet les a rencontrés au détour des archives qu'il travaille depuis longtemps. Et de cette histoire d'amour et de politique, il a tiré un livre : L'aiguille et la plume paru aux éditions Anamosa. Au cours de son enquête, il interroge sa place à lui, chercheur du XXe siècle, avec son regard sur la construction d'un couple politique mais aussi sur leur intimité. Avec Thomas Bouchet, maître de conférences à l'Ud En 1907 le niversité de Bourgogne à Dijon. Auteur de L'aiguille et la plume, Jules Gay, Désirée Véret, 1807-1897 paru aux éditions Anamosa.
Au XVIIe et XVIIIe siècles, dans l'aristocratie italienne, existait une institution aussi étonnante que codifiée : celle du sigisbée, ou cicisbeo. Derrière ce mot un peu mystérieux se cache une réalité déroutante pour nos yeux modernes : un amant… officiel.Le principe est simple, mais profondément ancré dans les mœurs de l'époque. Une femme noble mariée — souvent très jeune, dans le cadre d'un mariage arrangé — se voit attribuer un compagnon attitré : le sigisbée. Cet homme, généralement choisi avec l'accord du mari, accompagne la dame dans la vie sociale. Il la suit au théâtre, aux bals, aux promenades, et reste constamment à ses côtés en public.Mais ce rôle ne se limite pas à une simple présence. Le sigisbée doit être élégant, cultivé, galant. Il ouvre les portes, porte les éventails, murmure à l'oreille, protège la réputation… et, bien souvent, entretient une relation amoureuse avec la femme. Tout cela au vu et au su de la société — et du mari.Car c'est là toute la singularité du système : il est toléré, voire encouragé. Le mariage aristocratique est avant tout une alliance sociale et économique. L'amour, lui, trouve sa place ailleurs. Le sigisbée devient alors une sorte de soupape émotionnelle, mais aussi un élément de prestige. Avoir un sigisbée raffiné et apprécié est presque un signe de statut.Dans certains cas, la relation est si installée que le sigisbée dispose de ses propres appartements dans la maison du couple. Il peut même participer à la vie quotidienne, presque comme un membre supplémentaire du foyer. Bien sûr, tout cela obéit à des règles implicites très strictes : discrétion, élégance, absence de scandale public.Cette pratique, très répandue dans les grandes villes comme Venise, Turin ou Florence, intrigue les voyageurs étrangers de l'époque. Beaucoup y voient une forme de libertinage organisé, d'autres une hypocrisie sociale parfaitement assumée.Mais le phénomène décline à la fin du XVIIIe siècle, avec les bouleversements politiques et moraux liés à la Révolution française et à l'évolution des mentalités. Le mariage commence à être davantage associé à l'amour et à l'intimité, rendant le rôle du sigisbée progressivement obsolète.Aujourd'hui, les sigisbées nous fascinent car ils révèlent une autre façon d'organiser les relations humaines. Une société où l'amour, le mariage et le désir ne coïncident pas forcément — mais où tout cela peut coexister… à condition de respecter les règles du jeu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Merci de soutenir mon travail sur Donorbox ou Patreon !La planète vit désormais "au-dessus de ses moyens" en eau, a alerté un rapport de l'ONU en janvier 2026. Comment en sommes-nous arrivés là ? Notre eau, indispensable à la vie, est-elle bien gérée, protégée ? Des mégabassines aux data centers en passant par les embouteilleurs, les journalistes Fabien Benoit et Nicolas Celnik ont enquêté plus de deux ans pour faire le point et nous livrer ce livre passionnant, indispensable, "Les Assoiffeurs" (éditions Les Liens qui Libèrent).Présentation par l'éditeur Le 25 mars 2023, à Sainte-Soline, un déluge de grenades s'abat sur les manifestants. Plusieurs personnes restent à terre. Deux tombent dans le coma. Marqués par cet épi-sode, Fabien Benoit et Nicolas Celnik se lancent dans une vaste investigation et découvrent que les mégabassines ne sont que l'arbre qui cache la forêt.Ils livrent ici les résultats de leur enquête, menée sur plus de deux ans, sur ces entreprises qui ont fait main basse sur l'eau, ces « assoiffeurs » qui ont privatisé ce bien commun et prévoient désormais de tirer profit de la pénurie qui s'annonce, avec le soutien de l'Etat.Cet ouvrage entend mettre à jour les stratégies et plans pensés par ces entreprises pour accroître encore leur emprise en faisant appel au solutionnisme technolo-gique, qui nous enserre collectivement et nous empêche d'enclencher une véritable discussion politique et démocratique sur le partage de l'eau.Du lobbying en faveur des mégabassines aux efforts des grands acteurs du numérique pour masquer leur consommation d'eau, en passant par les manœuvres des producteurs de PFAS pour vendre des solutions dépolluantes à des prix exorbitants, ce livre-enquête révèle l'ampleur du dévoiement de la « démocratie de l'eau à la française», court-circuitée par des collusions politiques et jeux de pouvoir.Fabien Benoit est journaliste et auteur-réalisateur de films documentaires. Il a publié notamment The Valley. Une histoire politique de la Silicon Valley (Les Arènes, 2019) et réalisé The Last Town, une ville contre la Silicon Valley (Arte, 2023). Nicolas Celnik est journaliste indépendant et travaille pour Libération, Fracas, Reporterre et Le Monde. II est l'auteur, avec Juliette Brigand, de la bande dessinée Un grain de sable dans la machine (Le Passager clandestin, 2026). Ensemble, ils ont publié Techno-luttes. Enquête sur ceux qui résistent à la technologie (Seuil, 2022).La planète vit désormais « au-dessus de ses moyens » en eau, alerte un rapport de l'ONUAcheter le livre Les Assoiffeurs sur le site Place des libraires Soutenir mon travail par un don sur donorbox !Soutenir mon travail sur Patreon Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Bienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.
Essentiel – Le rendez-vous culture de RCJ – présenté par Sandrine Sebbane. Elle reçoit Olivier Nakache et Eric Toledano pour leur film « Juste une illusion » en salle le mercredi 15 avril prochain. À propos du Film : « Juste une illusion » Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu'il n'est « déjà plus » un enfant et qu'il n'est « pas encore » un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l'identité, l'amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux. Une comédie sur cette période de l'enfance où l'espoir de changer le monde n'était pas “Juste une illusion…”
durée : 00:06:34 - L'invité de 8h15 de "ici Gascogne" - Chaque jour pendant les vacances de Pâques, un gendarme landais raconte l'affaire, l'intervention qui a marqué sa carrière. Ce lundi matin, l'adjudant-chef David De Backer, enquêteur en nouvelles technologies, revient sur l'analyse de l'ordinateur d'un pédocriminel qui l'a particulièrement marqué. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
L'écrivain de 81 ans « a été détenu pendant un an en Algérie », rappelle Le Parisien Dimanche. Il a été libéré en novembre dernier (après une forte mobilisation, diplomatique notamment), et a annoncé hier qu'il entendait « attaquer en justice » le président algérien. Pour cela, dit-il, « il va saisir la justice internationale ». Boualem Sansal dont l'attitude suscite bien des interrogations depuis quelques semaines. Depuis, notamment, qu'il a quitté sa maison d'édition historique Gallimard, pour rejoindre Grasset, « propriété du groupe Hachette, contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré », précise Le Parisien Dimanche. Ce que le Nouvel Obs, de son côté, appelle un « transfert sous influence ». Sous-entendu, sous l'influence d'Arnaud Benedetti, le fondateur de son comité de soutien. « Un homme de droite », nous dit le Nouvel Obs, « habitué des plateaux télé, notamment CNews et Europe 1, les antennes de la Galaxie Bolloré… ». Et c'est à la Une d'une autre propriété de Vincent Bolloré, Le Journal du Dimanche, que s'affiche aujourd'hui Boualem Sansal, en compagnie de Philippe de Villiers, figure ultra-conservatrice, également habitué de CNews. Une photo accompagnée de ce texte : « L'académicien franco-algérien et le fondateur du Puy du Fou, préoccupés par la disparition programmée du peuple français, appellent refranciser la nation en puisant dans son socle historique, philosophique et culturel pour qu'elle retrouve son éclat d'antan ». Dans le Nouvel Obs, l'un des proches de Boualem Sansal se désole que « cet écrivain qui s'est toujours revendiqué "au-dessus des partis politiques" soit devenu "la mascotte de l'extrême droite" ». Course contre la mort Éclipsée par le conflit au Moyen-Orient, la guerre n'en continue pas moins en Ukraine, où les journalistes sont particulièrement exposés. Exposés comme le sont bien sûr tous les civils, « le long de la ligne de front, raconte l'Express, des milliers de drones, souvent produits pour quelques centaines de dollars, attaquent tout ce qui bouge, y compris les journalistes ». Plusieurs d'entre eux l'ont payé de leur vie. Leur sécurité est donc un enjeu vital. C'est ainsi que la correspondante de L'Express à Kiev, Clara Marchaud, a suivi un stage organisé par une ONG ukrainienne « pour aider les reporters à affronter les attaques aériennes incessantes de la Russie ». « La première journée, explique-t-elle, porte sur les gestes de secours : stopper une hémorragie massive en moins de trois minutes, évacuer un blessé sur des centaines de mètres dans la forêt, en portant un gilet pare-balles de 15 kilos sur le dos ». Le deuxième jour du stage est consacré aux drones. Un instructeur détaille leurs particularités techniques et explique : « on vit avec l'idée que quelque chose peut nous tomber dessus à tout moment .» Dans ce qu'on appelle la « kill zone », c'est-à-dire « la ligne de front longue de 20 à 25 kilomètres », explique la journaliste de l'Express, « dès qu'un drone se fait entendre, il ne reste qu'une dizaine de secondes pour réagir. Se figer pour scruter le ciel est l'erreur fatale à ne pas commettre… Il faut se précipiter vers un abri solide, ou à défaut un fossé. Courir en zigzag, changer de direction tous les sept à dix mètres ». Une véritable course contre la mort… « Improbable image pieuse » Le pape Léon XIV est attendu demain, lundi, en Algérie. Et c'est d'ailleurs, souligne La Tribune Dimanche, « le premier voyage d'un pape en Algérie ». L'occasion pour L'Express de mesurer l'aura de Léon XIV et de dessiner les contours de sa relation avec… Donald Trump. « Tous deux sont américains, mais c'est là leur seul point commun », explique L'Express. Il faut dire que, côté religion, un fossé sépare les deux hommes. L'hebdomadaire rappelle qu'au début de la guerre contre l'Iran, Trump s'est fait « filmer dans le bureau Ovale, entouré de pasteurs évangéliques priant pour lui donner la force de diriger la nation et pour la protection des troupes américaines. « Une improbable image pieuse », nous dit L'Express, à laquelle le pape a répondu à sa façon lors de la messe des Rameaux, citant le prophète Isaïe : « Même si vous faites beaucoup de prières, je n'écouterai pas. Vos mains sont pleines de sang ». Interdiction restée lettre morte Enfin, retour sur une décision qui a fait couler beaucoup d'encre ces derniers mois : l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans en Australie. L'Australie qui n'était pas peu fière, il y a quatre mois, de mettre en place cette interdiction, mais qui doit reconnaître aujourd'hui que « ça ne fonctionne pas », comme nous l'explique Courrier International. En effet, la Commission australienne pour la sécurité en ligne, a découvert que « plus des deux tiers des adolescents étaient toujours sur les plateformes concernées par l'interdiction (Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube) ». Tout simplement, semble-t-il, parce que « les plateformes concernées n'ont pas demandé aux adolescents de se soumettre à une vérification d'âge ». Alors que d'autres « autorisent les utilisateurs à essayer plusieurs fois les contrôles de vérification de l'âge, jusqu'à ce qu'ils passent outre ». Il était peut-être un peu naïf d'espérer mettre au pas, aussi vite, les géants de la Tech...
La chanteuse belge Helena triomphe en tournée et sera une des têtes d'affiche des Festivals de l'été. Elle est notre invitée en tête-à-tête avec Marie Gicquel. Côté ciné, l'actu est marquée par le retour en salles mercred du duo de réalisateurs aux 30 millions d'entrées : Olivier Nakache et Éric Toledano. Leur nouveau film, "Juste une illusion", est le coup de cœur de Stéphane Boudsocq C'est un des romans du printemps à ne pas rater : "Je suis drôle", de David Foenkinos. Sophie Aurenche a rencontré l'auteur. Ecoutez Laissez-vous tenter avec Anthony Martin du 12 avril 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
3 Bras Surinam : les habitants reprennent leur terrain de foot en main pour lutter contre la drogue by TOPFM MAURITIUS
Les catacombes de Paris viennent de rouvrir après 5 mois de travaux. Les restes de millions de Parisiens reposent sous les rues de la ville. Ils ont été entassés dans d'anciennes carrières de pierre jusqu'à la fin du XIXᵉ siècle. C'est l'un des lieux touristiques les plus visités de la capitale. Les ossements s'étalent sur onze mètres et il ne faut pas être trop grand pour suivre Isabelle Knafou, administratrice des Catacombes de Paris, dans les dédales des catacombes. « Ce qu'il faut imaginer, c'est que ces murs d'ossements, ils allaient vraiment jusqu'au plafond », décrit-elle. Dans ce site aussi insolite qu'impressionnant, des millions d'ossements vieux de plusieurs siècles entourent les visiteurs. Ils datent de l'époque où les cimetières étaient pleins. La seule solution : stocker les os dans les anciennes carrières sous Paris. « Tout a été refait, poursuit l'administratrice. On a 600 000 visiteurs par an. Le CO₂ développé par la présence de ce public risquait de poser problème à la conservation des ossements. » À lire aussiLes catacombes de Paris: la plus grande nécropole du monde Protection contre l'humidité, la mousse, nouvelle lumière, le plus grand cimetière souterrain au monde avait besoin d'un nouveau souffle. Au total, 5 millions d'euros de travaux. Les premiers visiteurs se serrent dans le tunnel. Ils vont d'animations en animations, le nouvel audioguide sur les oreilles. Toute la muséographie a été refaite. Pour l'administratrice, ce qui attire autant de visiteurs, c'est que c'est un lieu de curiosité : « Ça fait partie des lieux insolites, entre guillemets, du monde. Et charge à nous de passer de cette curiosité plus ou moins macabre pour amener les gens à comprendre tout l'intérêt historique du lieu. » Avec ces crânes et ces têtes soigneusement empilés, les catacombes nourrissent depuis longtemps la pop culture. C'est une nouveauté de la visite : un écran diffuse des œuvres qui parlent du lieu. Des touristes conquis Les catacombes affichent complet toute la journée. À la sortie, les touristes sont conquis. « Attendez, je récupère mon souffle. Les escaliers sont raides, c'est assez intense là-dessous, partage une touriste anglophone. Avec tous ces os, ces lumières, c'est vraiment sérieux. Ils ont rendu Paris vivable en transférant tous les cadavres en surface. Mais tout ça en ayant toujours du respect pour ces personnes qui avaient construit la ville. On a trouvé ça passionnant. » Une autre touriste intervient : « Quand on voit la quantité, le nombre d'ossements, le nombre de vies humaines de tous ces Parisiens, toutes ces vies qui se sont déroulées là, c'est très émouvant et c'est fascinant. » À terme, le site doit accueillir des concerts et des performances artistiques.
durée : 00:03:18 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Les États-Unis sont-ils une superpuissance en déclin, et la guerre bâclée en Iran est-elle l'équivalent de la guerre de Suez en 1956 pour la France et le Royaume-Uni, qui a vu leur leadership s'effacer ? Les analogies historiques ont leur limite, mais elles aident à réfléchir sur l'état du monde. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:18 - InterNational - par : Pierre Haski - Les États-Unis sont-ils une superpuissance en déclin, et la guerre bâclée en Iran est-elle l'équivalent de la guerre de Suez en 1956 pour la France et le Royaume-Uni, qui a vu leur leadership s'effacer ? Les analogies historiques ont leur limite, mais elles aident à réfléchir sur l'état du monde. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:03 - L'Assemblée nationale se prononce vendredi sur une proposition de loi pour autoriser les boulangers et les fleuristes à faire travailler leurs salariés le 1er-Mai. - réalisation : Armêl Balogog, La cellule Vrai ou faux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
D'après les chiffres de Campus France, en 2023, plus de cent quarante mille étudiants africains étaient inscrits dans les universités françaises, soit 47,2 % des étrangers inscrits. Contrairement à une idée reçue, un grand nombre de ces étudiants décide de regagner le continent pour se mettre au service de leur pays à l'issue de leur formation. À la Cité universitaire internationale de Paris, rencontre avec ces étudiants qui partagent cette même volonté de venir étudier en France pour mieux rentrer. Un reportage de Diao Habib, Dans sa chambre à la Cité universitaire internationale de Paris, El Hadji Ibrahima Ndiaye, étudiant sénégalais qui termine son master d'histoire, est en pleine discussion avec des compatriotes étudiants. Pour lui, rentrer pour partager son savoir acquis est une évidence. « J'ai décidé, après mes études ici, de rentrer au pays et de contribuer au rayonnement du département d'histoire, détaille le jeune homme. Par exemple, la question d'histoire environnementale n'est pas enseignée. Donc, ce sont des perspectives pour apporter vraiment un niveau assez élevé pour les universités africaines, notamment les universités du Sénégal, que ce soit à Dakar, à Saint-Louis ou à Ziguinchor. Donc, cela a animé mon choix de faire ce parcours-là, c'est-à-dire venir me former, avoir mes diplômes, et apporter ma pierre à l'édifice, on va dire. » Dans la même pièce, Dienaba Ndiaye est étudiante en master de droit. Elle est venue étudier en France pour éviter les perturbations du système universitaire sénégalais. « Tout n'allait pas bien, il y avait les grèves et je me suis dit : pourquoi ne pas aller à l'étranger pour continuer mes études ?, se rappelle-t-elle. Et l'objectif, ça a toujours été de revenir au pays et de faire le concours de la magistrature, inch Allah. Et actuellement, c'est ça que j'essaye de réaliser parce que je suis en fin de master 2 et je dirais, pour bientôt, l'objectif c'est d'y retourner et de servir notre pays. » À lire aussiCes jeunes issus des diasporas qui refusent d'envoyer de l'argent dans leur pays d'origine « Un sacrifice pour le pays qu'il faut faire » Logé dans une chambre à côté, Annouar Mohamed Nour finit aussi cette année son master en droit international. Il compte rentrer dans son Tchad natal, tout en admettant que c'est un pari risqué. « Donner les compétences acquises à l'étranger au service de son pays comporte des risques, explique le jeune Tchadien. Parce que vous allez avoir un salaire très bas, vous allez avoir des conditions de travail assez difficiles. Mais n'empêche, moi, j'envisage vraiment de retourner pour contribuer au développement de mon pays malgré toutes ces conditions. Donc ça, c'est quelque chose qui m'anime beaucoup parce que c'est aussi un sacrifice pour le pays qu'il faut faire en général. » Selon des données de Campus France publiées ces dernières années, environ 50 % des étudiants étrangers repartent dans leurs pays quatre ans après la fin de leurs études. À lire aussiÀ Paris, brassage et rencontre entre étudiants africains [1/3]
Cécile Kohler et Jacques Paris ont retrouvé leurs proches en France, le mercredi 8 avril, après quasiment quatre ans de captivité en Iran. Arrêtés en mai 2022 et accusés d'espionnage, ce couple d'enseignants a passé trois ans et demi dans une prison difficile de Téhéran, avant d'être libérés mais assignés à résidence à l'ambassade de France en Iran en novembre 2025. Comment se sont déroulées les négociations avec les autorités iraniennes ? Qu'est-ce qui a rendu possible leur retour en France ? Comment a-t-il été organisé ? Réponse dans Code source avec Enzo Guerini, journaliste au service international du Parisien. Écoutez Code source sur toutes les plates-formes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Judith Perret - Préparation : Clémentine Spiler - Production : Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Théo Albaric- Photo : REUTERS/Tom Nicholson - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : BFMTV, FranceTV, Public Sénat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Jésus s'approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 1-14)Méditation de l'évangile par le pasteur Nicole FabreChant final : "Jésus-Christ est Seigneur, alléluia" par Emmanuel MusicRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.
Anorexie, boulimie et hyperphagie boulimique sont des troubles du comportement alimentaire (TCA) qui modifient le rapport à l'alimentation au niveau qualitatif (choix des aliments) ou quantitatif. Souvent associés à un trouble de la perception du corps, aussi appelé dysmorphophobie, les troubles alimentaires peuvent avoir de nombreuses répercussions sur la santé et nécessitent une prise en charge, qui peut nécessiter des hospitalisations de longue durée. Quelles peuvent être les causes de ces troubles ? Quelles prises en charge existent ? Quelles sont les complications de ces TCA ? Ne pas assez manger, bannir certains aliments, trop manger, se faire vomir, s'épuiser par le sport, prendre des laxatifs : souffrir, mentir et ne plus savoir comment sortir de cette spirale cauchemardesque que personne n'imagine, ni ne comprend autour de soi. Troubles des conduites alimentaires, troubles des comportements alimentaires (TCA) : trois initiales derrière lesquelles on retrouve l'anorexie mentale, la boulimie et l'hyperphagie boulimique. Ces TCA concernent le plus souvent les femmes, avec un déclenchement à l'adolescence – en association avec la dysmorphophobie (altération de la perception de son apparence physique –et peuvent engendrer une grande souffrance et des complications sévères (dépression, anxiété, carences alimentaires préjudiciables pour la santé cardiaque, aménorrhée, impact sur la santé buccodentaire…). Une prise en charge complexe Ces désordres alimentaires plus ou moins sévères peuvent nécessiter des hospitalisations de longue durée. Comme pour d'autres problèmes de santé mentale, ces TCA peuvent s'installer de manière insidieuse et silencieuse, et se vivre dans un premier temps de manière cachée, jusqu'à ce que la silhouette traduise les premiers symptômes visibles. La maladie se révèle alors à l'entourage, lorsque certains agissements compulsifs se sont installés, et commencent à faire partie du quotidien du patient (restrictions alimentaires, décompte des calories, vomissements, crises boulimiques…) Ces troubles sont aujourd'hui associés à beaucoup de préjugés : parce qu'un certain nombre de personnes croient encore qu'il suffit de se remettre à manger pour se soigner. Leur prise en charge est complexe et douloureuse et demande un engagement puissant des patients, de son entourage et des soignants. Avec : Dr Camille Ringot, médecin psychiatre spécialiste des troubles des conduites alimentaires (TCA) en Île-de-France. Co-auteure de l'ouvrage Quand manger te fait galérer, aux éditions Vuibert Dr Racky Wade-Kane, psychiatre au CHU de Fann à Dakar, au Sénégal. Enseignante-chercheure à la faculté de Médecine de l'université Cheikh Anta Diop, de Dakar. Jade Le Ruyet, auteure de l'ouvrage Je pèse mes maux aux éditions Baudelaire. Programmation musicale : ► Mãeana – Meu pedaço de pecado ► Juls, Tyler Daley – You know I'm down.
La plupart des gens prennent des décisions financières toute leur vie…sans jamais avoir appris comment l'argent fonctionne vraiment.Vincent Grard connaît la finance de l'intérieur.Diplômé de l'EDHEC, il débute chez Rothschild, au cœur de la finance traditionnelle.Puis il fait un choix radical : quitter ce système pour rendre l'investissement accessible au plus grand nombre.Dans cet épisode, il explique :◼️ Ce que les personnes aisées comprennent sur l'argent… et que la majorité ignore◼️ Comment commencer à investir, même avec 10€ par mois◼️ Les erreurs les plus fréquentes avec le Livret A, les impôts et le “revenu passif”◼️ Pourquoi la retraite des moins de 40 ans est un sujet critique◼️ Comment savoir si vous investissez bien… ou si vous perdez votre temps◼️ Les risques liés aux banques, aux virements et aux arnaques◼️ Acheter un bien immobilier : bonne ou mauvaise décision aujourd'hui ?Une conversation sans jargon, sans promesse irréaliste…mais avec une idée claire : reprendre le contrôle de son argent.➡️ Découvrir Trade Republic: https://trade.re/ManalShowSon X: https://x.com/vincent_ardSon Insta: https://www.instagram.com/vincent_grard/Collaboration commerciale"Investir comporte des risques de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures."➤ Si vous avez apprécié cet entretien, vous pouvez regarder d'autres épisodes ici : urlr.me/xr75DdAbonnez-vous à la chaîne
durée : 00:11:41 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Après trois ans et demi de détention en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris sont libres et en route vers la France. Leur libération, annoncée par Emmanuel Macron, est le fruit d'une médiation conduite par Oman, discret mais incontournable intermédiaire entre Téhéran et les capitales occidentales. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Tigrane Yegavian Professeur de relations internationales à l'Institut Schiller, membre du comité de rédaction de la revue Conflit.
Bienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.
Pendant trois jours, les villes de Marseille et d'Aix-en-Provence vont vivre au rythme des accents grâce au festival des accents. Les accents sont des marqueurs existentiels, mais ce sont aussi des objets de recherches scientifiques. Le sociolinguiste Médéric Gasquet-Cyrus travaille avec d'autres chercheurs sur le sujet. Ils organisent cette semaine la deuxième édition du festival des accents. Les accents : un objet de recherche Après Saint-Étienne et son « gaga stéphanois », le festival des accents aura lieu cette année à Marseille, une ville qui concentre une grande diversité d'accents. L'accent « pagnolesque » de Raimu, l'accent dit « jambon », un peu plus bourgeois, l'accent plus populaire des quartiers Nord, ou encore celui de Jul ou de Soprano : tous témoignent de la richesse linguistique marseillaise. "On ne peut pas comprendre Marseille si on ne comprend pas les accents !" Mais, le festival a pour ambition de mettre tous les accents sur un pied d'égalité. « On parle des accents en général, de la francophonie, mais aussi des accents dans le monde anglophone », précise Médéric Gasquet-Cyrus. Il s'agira d'explorer comment se produisent les accents d'un point de vue phonologique. Il y aura par exemple des machines montrant comment se forment les voyelles nasales. Toute une dimension technique et scientifique des sciences du langage sera ainsi mise en avant. Le duo comique des Jobastres : montrer la diversité des accents et des parlers Hugo Balique et Romain Borelli, alias Balicus et Romano, sont tous les deux issus de familles provençales et se sont rencontrés durant leurs études. Ils ont fondé le duo des Jobastres qui s'est fait connaître sur les réseaux sociaux. Un « jobastre » en parler marseillais, c'est le summum du « fada », c'est celui qui met « sa folie au service d'une cause ». Leur cause à eux, c'est les parlers ! Dans leur sketch, ils s'amusent des différents accents et expressions de diverses régions et organisent des « battles » de régions. « Il y a longtemps, nous explique Romano, je travaillais en radio mais on me disait de gommer mon accent, de l'arrondir, c'était comme gommer mon identité, je ne savais pas ce qu'était la glottophobie ! » Leur spectacle qui s'appelle En rodage et qui raconte le quotidien de deux collègues avec une bonne dose de caricature ou de « galejade », est une histoire inventée ou exagérée, pour plaisanter. Un véritable art de vivre marseillais ! Invités : Médéric Gasquet-Cyrus, maître de conférences en sociolinguistique et coorganisateur du festival des accents, et le duo des Jobastres avec Romani Borelli et Hugo Balique. Le festival des accents du 9 au 11 avril à Aix-en-Provence et Marseille. Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup s'amuse à décortiquer pour nous, les expressions de la langue française. Cette semaine c'est l'expression « Faire le mariole » qu'elle passe à la moulinette. Avec Benjamin Rouxel des éditions Le Robert. Programmation musicale : Les artistes Christophe Maé et Francis Cabrel avec le titre La fabrique des rêves.
Pour fuir Vichy et les dictatures fascistes, environ 5 000 réfugiés ont embarqué à Marseille sur des cargos pour la Martinique. A bord du Paul Lemerle, André Breton et Claude Lévi-Strauss ont emprunté cette filière d'évasion peu connue.Mars 1941 : la France est divisée en deux zones, occupée et dite "libre", sous le contrôle du gouvernement de Vichy. Dans ce contexte, la villa Bel Air à Marseille accueille de nombreux réfugiés, parmi lesquels des intellectuels, artistes et opposants politiques, qui cherchent à fuir l'Europe sous la domination nazie.Sous l'égide du Comité américain de secours, dirigé par le journaliste Varian Fry, ces personnalités, juives ou non, tentent de gagner les États-Unis via un périple semé d'embûches. Leur seul espoir : prendre un bateau pour la Martinique, colonie française encore épargnée par l'invasion allemande. Le 24 mars 1941, 300 réfugiés embarquent ainsi sur le cargo Le Paul Lemerle, dans l'espoir d'une nouvelle vie outre-Atlantique.Mais leur arrivée à Fort-de-France se révèle décevante. Sous la coupe du régime de Vichy, l'île les accueille avec méfiance et hostilité. Internés dans des conditions déplorables, ces hommes et ces femmes, parmi lesquels se trouvent André Breton, Max Ernst ou encore Claude Lévi-Strauss, doivent faire preuve de patience et de résistance pour atteindre finalement leur objectif.Rejoignez-nous pour découvrir les péripéties de cette filière d'exil martiniquaise, à la fois porte de sortie et prison dorée pour ces réfugiés de la Seconde Guerre mondiale, pris entre les rouages des différents pouvoirs en présence.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mars 1941 : la France est divisée en deux zones, occupée et dite "libre", sous le contrôle du gouvernement de Vichy. Dans ce contexte, la villa Bel Air à Marseille accueille de nombreux réfugiés, parmi lesquels des intellectuels, artistes et opposants politiques, qui cherchent à fuir l'Europe sous la domination nazie.Sous l'égide du Comité américain de secours, dirigé par le journaliste Varian Fry, ces personnalités, juives ou non, tentent de gagner les États-Unis via un périple semé d'embûches. Leur seul espoir : prendre un bateau pour la Martinique, colonie française encore épargnée par l'invasion allemande. Le 24 mars 1941, 300 réfugiés embarquent ainsi sur le cargo Le Paul Le Merle, dans l'espoir d'une nouvelle vie outre-Atlantique.Mais leur arrivée à Fort-de-France se révèle décevante. Sous la coupe du régime de Vichy, l'île les accueille avec méfiance et hostilité. Internés dans des conditions déplorables, ces hommes et ces femmes, parmi lesquels se trouvent André Breton, Max Ernst ou encore Claude Lévi-Strauss, doivent faire preuve de patience et de résistance pour atteindre finalement leur objectif.Rejoignez-nous pour découvrir les péripéties de cette filière d'exil martiniquaise, à la fois porte de sortie et prison dorée pour ces réfugiés de la Seconde Guerre mondiale, pris entre les rouages des différents pouvoirs en présence.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:39:07 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Les Français Cécile Kohler et Jacques Paris ont quitté l'Iran et sont en route vers la France, a annoncé Emmanuel Macron mardi 7 avril. Leur libération met fin à plus de trois années de captivité dont deux passés en prison. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Frédéric Encel Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po, Martin Pradel Avocat au barreau de Paris Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:12:41 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Après la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris, Frédéric Encel, docteur en géopolitique et auteur de "Les Voies de la puissance", décrypte la portée de cette libération. Martin Pradel, avocat de Cécile Kohler et Jacques Paris, est également l'invité d'Un jour dans le monde. - invités : Frédéric Encel Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po, Martin Pradel Avocat au barreau de Paris Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:39:07 - InterNational - par : Fabienne Sintes - Les Français Cécile Kohler et Jacques Paris ont quitté l'Iran et sont en route vers la France, a annoncé Emmanuel Macron mardi 7 avril. Leur libération met fin à plus de trois années de captivité dont deux passés en prison. - réalisation : Philippe Lefébure, Nathalie Poitevin, Thomas Lenglain, Mathias Dubois - invités : Frédéric Encel Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po, Martin Pradel Avocat au barreau de Paris Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au Rwanda, ce mardi 7 avril marque le début des commémorations du génocide perpétré contre les Tutsis en 1994. Un hommage aux plus de 800 000 victimes des massacres commis. Godelieve Mukasarasi est une survivante. Elle est Hutu. Son mari, qui était Tutsi, a été assassiné, ainsi qu'un de ses enfants. Elle a été violée pendant le génocide. Mais depuis 32 ans, elle se bat et accompagne avec son association Sevota les femmes victimes de violences sexuelles, ainsi que les enfants nés de viols. Elle raconte son parcours et son engagement dans un livre qui vient de paraître, La Réparatrice, co-écrit avec la journaliste française Capucine Graby et publié aux éditions Grasset. Godelieve Mukasarasi est l'invitée de Charlotte Idrac. RFI : Pourquoi avoir choisi ce titre pour votre livre « La Réparatrice » ? Godelieve Mukasarasi : Parce qu'il reflète le rôle que je me suis donné après le génocide. Réparer les vies brisées, les liens sociaux détruits et les blessures invisibles des survivantes. Pour moi, je ne me présente pas comme une victime uniquement, mais comme une personne qui aide à reconstruire la dignité et la mémoire collective du Rwanda. Réparer les femmes, réparer les enfants, réparer le tissu communautaire, mais aussi réparer la mémoire brisée par le génocide. Vous avez à travers votre organisation, Sevota, accompagné et réparé plus de 1000 femmes violées et enfants nés de viols. C'est la parole qui est pour vous au cœur du processus de reconstruction ? Des survivantes ont été réduites au silence par la honte, la peur ou la stigmatisation. Leur offrir un espace où elles peuvent parler, s'exprimer en toute liberté et être écoutées et reconnues, c'est déjà une forme de guérison. C'est reprendre du pouvoir sur son histoire. Dans nos espaces de paroles, nous constatons que certaines formes d'expression comme la prière en écho, la chanson, la poésie, les sketchs, le théâtre viennent compléter la parole et ouvrir d'autres chemins de guérison : S'accepter soi-même comme femme survivante, accepter son enfant né de violences. Et elles ont inventé une chanson qui signifie « nos enfants sont beaux, sont très beaux pour Le Rwanda, » avec des refrains qui reconstruisent. Vous-même, comme femme et mère dans une famille survivante, qu'est-ce qui vous donne la force et ce goût des autres personnes survivantes ? Quand j'ai créé Sevota, c'était une promesse que j'avais fait pendant le génocide, lorsqu'on venait tuer mes enfants et mon mari. Et là, dans ma prière, j'avais dit « Si Dieu m'aide à ce que mes enfants soient rescapés, j'allais créer une œuvre charismatique ». J'ai refusé que la souffrance définisse ma vie. Chaque fois que je vois un jeune né de violences sourire ou qu'il a un succès malgré son histoire, chaque fois qu'une mère accepte d'embrasser son enfant né du hasard, alors nous sommes debout. Si nous avons survécu, c'est pour vivre. À travers l'organisation Sevota, vous avez donc accompagné ce que vous appelez « les enfants nés du hasard », nés de violences sexuelles, de viols, parfois rejetés par leur mère et longtemps stigmatisés. Mais vous dites que leur image a changé. Dans quel sens ? L'image des enfants nés du hasard dans le temps était mauvaise. Ils étaient nommés « enfants du malheur », « enfants de la brousse », « enfants miliciens comme leur père », « Judas » ou « traître ». Aujourd'hui, grâce à l'accompagnement, ils sont aujourd'hui davantage considérés comme des enfants innocents. Ils ne sont plus définis uniquement par les circonstances de leur naissance, sans identité, mais ils sont affirmés par leur talent, leur ambition et leur réussite. En somme, l'image est passée de victimes stigmatisées à jeunes porteurs d'avenir. Plus de 30 ans après le génocide commis contre les Tutsis en 1994 au Rwanda, comment le traumatisme se transmet-il dans la société rwandaise, sachant que 70 % de la population est née après ? Pour moi, je pense que le traumatisme se transmet aujourd'hui de manière transgénérationnelle. Les jeunes nés après le génocide doivent intégrer un passé qu'ils n'ont pas vécu. Les psychologues soulignent le besoin des tiers qui les accompagnent, c'est-à-dire les enseignants formés, des thérapeutes, le personnel des différentes institutions qui doivent être formés pour aider à transformer ce traumatisme en mémoire constructive. Vous évoquez dans votre livre le procès Pélicot en France après les viols répétés subis par Gisèle Pélicot sous soumission chimique. Vous parlez d'un point de bascule. Quel écho, pour vous, a eu ce procès ? Le procès de Gisèle Pélicot, en France, a marqué une rupture dans la manière dont la société française et internationale aborde des violences sexuelles. Pour la reconnaissance des victimes et la lutte contre l'impunité.
C'est un paradoxe qui intrigue les médecins depuis des décennies : comment une substance aussi nocive que le tabac peut-elle, dans certains cas précis, avoir un effet bénéfique sur une maladie inflammatoire de l'intestin ?D'abord, précisons de quoi l'on parle. Toutes les MICI ne sont pas concernées. Le tabac semble aggraver la Maladie de Crohn, mais à l'inverse, il peut atténuer les symptômes de la Rectocolite hémorragique. C'est cette dernière qui intrigue particulièrement les chercheurs.Pendant longtemps, on a pensé que la nicotine était responsable de cet effet. Elle agit en effet sur le système immunitaire et peut réduire certaines réponses inflammatoires. Mais cette explication était incomplète. Une étude menée par l'institut japonais RIKEN, sous la direction du chercheur Hiroshi Ohno, a apporté un éclairage beaucoup plus fin.Leur découverte pointe vers un acteur clé : le microbiote intestinal, c'est-à-dire l'ensemble des milliards de bactéries qui vivent dans notre intestin. Chez les patients atteints de rectocolite hémorragique, cet écosystème est souvent déséquilibré, ce qui favorise l'inflammation chronique.Or, certaines substances contenues dans la fumée de cigarette — pas seulement la nicotine — semblent modifier cet équilibre bactérien. Plus précisément, elles favoriseraient la production de molécules anti-inflammatoires par certaines bactéries intestinales. Ces molécules, appelées métabolites, agissent directement sur la paroi intestinale et calment l'inflammation.En simplifiant : le tabac ne “soigne” pas la maladie. Il modifie l'environnement intestinal d'une manière qui, chez certains patients, réduit temporairement les symptômes.Mais attention, et c'est crucial : cet effet bénéfique est très spécifique, limité, et largement contrebalancé par les effets délétères du tabac. Fumer augmente massivement le risque de cancers, de maladies cardiovasculaires et de nombreuses autres pathologies. D'ailleurs, chez les patients atteints de maladie de Crohn, le tabac a l'effet inverse : il aggrave les poussées et complique l'évolution de la maladie.Ce paradoxe intéresse surtout les chercheurs pour une raison précise : comprendre ces mécanismes pourrait permettre de développer de nouveaux traitements. L'idée n'est évidemment pas de prescrire des cigarettes, mais d'isoler les molécules ou les effets microbiotiques responsables pour en faire des thérapies ciblées, sans les dangers du tabac.En résumé, le tabac agit ici comme un faux ami : il peut, dans un cas très précis, calmer l'inflammation… mais au prix de risques bien plus graves. Ce que la science cherche aujourd'hui, ce n'est pas à défendre la cigarette, mais à percer ses secrets pour mieux soigner, sans fumée. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alexandre Dumas et Honoré de Balzac ne se sont pas simplement peu appréciés. Ils se sont profondément opposés, presque en tout. Leur hostilité s'est exprimée parfois publiquement, mais surtout sous forme de critiques, de piques et de rivalité idéologique que de véritables attaques frontales répétées. Une opposition profonde, mais rarement théâtralisée comme un duel ouvert.Ces deux géants du XIXe siècle incarnaient deux mondes incompatibles.D'abord, leur manière d'écrire les séparait radicalement. Balzac se voulait architecte. Il bâtissait une œuvre monumentale, La Comédie humaine, avec l'ambition de peindre la société française dans toute sa complexité. Il corrigeait sans cesse, retravaillait ses textes jusqu'à l'épuisement, noyait ses éditeurs sous les épreuves raturées. Dumas, lui, écrivait vite, beaucoup, avec panache. Il privilégiait l'élan, l'efficacité, le plaisir du récit. Là où Balzac cherchait la profondeur psychologique et la vérité sociale, Dumas revendiquait le souffle, l'aventure, le théâtre du romanesque. Balzac voyait souvent en lui un amuseur plus qu'un grand écrivain.Leur mode de vie nourrissait aussi l'antagonisme. Balzac menait une existence tendue, laborieuse, presque monastique par moments. Il écrivait la nuit, buvait du café en quantités folles, croulait sous les dettes, mais travaillait avec une discipline acharnée. Dumas, au contraire, donnait l'image d'un homme débordant de vie, sociable, prodigue, flamboyant, entouré d'amis, de maîtresses, de collaborateurs. Cette aisance apparente irritait Balzac. Dumas paraissait réussir sans souffrir autant, ce qui, pour un homme aussi obsédé par le labeur que Balzac, avait quelque chose d'insupportable.Il y avait aussi la question, très sensible, de la fabrication des œuvres. Dumas travaillait avec des collaborateurs, notamment Auguste Maquet, qui participait à l'élaboration de plusieurs romans. Ce fonctionnement choquait Balzac, attaché à l'idée de l'écrivain comme créateur total, seul maître de sa phrase. Pour lui, Dumas industrialisait la littérature. Dumas, lui, assumait davantage une logique de production, adaptée à la presse et au feuilleton.Politiquement et socialement, ils différaient encore. Balzac était conservateur, monarchiste, fasciné par les hiérarchies sociales. Dumas, plus libéral d'esprit, plus mobile politiquement, incarnait une énergie populaire et un goût du large qui déplaisaient à Balzac. À cela s'ajoutait sans doute une forme de jalousie réciproque : Balzac pouvait mépriser le succès immense et immédiat de Dumas ; Dumas pouvait voir en Balzac un homme sombre, envieux, volontiers pontifiant.Au fond, Dumas et Balzac se heurtaient parce qu'ils représentaient deux définitions inconciliables de l'écrivain. L'un voulait saisir le réel dans toute son épaisseur. L'autre voulait emporter le lecteur. Deux génies, oui, mais deux génies faits pour se regarder de travers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Bienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.
Rejoignez Franck Ferrand pour une plongée captivante dans l'univers de la Régence, une période charnière de l'histoire de France. Après la mort de Louis XIV en 1715, son arrière-petit-fils, le jeune Louis XV, n'a que 5 ans lorsqu'il accède au trône. C'est alors que le Prince Philippe d'Orléans, oncle du roi, devient le régent du royaume. Cet homme de 48 ans, au physique fatigué, se voit confier la lourde tâche de gouverner la France pendant la minorité du souverain.Malgré les rumeurs qui le poursuivent sur ses mœurs dissolues, le régent s'attelle avec détermination à ses fonctions. Car si sa réputation est entachée, son bilan politique est plutôt positif : la paix règne à l'intérieur du royaume, l'alliance avec l'Angleterre est scellée. Bref, la Régence semble être une période de relative stabilité.Mais les choses se compliquent lorsque le cardinal Dubois, homme ambitieux et controversé, devient le principal collaborateur du régent. Leur duo va devoir faire face à de nombreux défis, tant sur le plan intérieur qu'extérieur. Et lorsque la santé de Dubois se dégrade, c'est tout l'avenir politique de la France qui se joue.Découvrez comment le régent a dû reprendre en main les rênes du pouvoir, malgré sa fatigue et ses excès, pour assurer une transition en douceur vers la majorité de Louis XV. Un récit passionnant qui vous plongera au cœur des intrigues de la Régence !
La différence entre l'aube et l'aurore est subtile… mais réelle. Et surtout, elle est souvent mal comprise, car dans le langage courant, on les utilise comme des synonymes. Pourtant, du point de vue scientifique comme du point de vue poétique, elles ne désignent pas exactement la même chose.Commençons par l'aube. L'aube correspond à la période de transition entre la nuit et le lever du Soleil. Plus précisément, elle débute lorsque le ciel commence à s'éclaircir, alors que le Soleil est encore sous l'horizon. Les scientifiques parlent même de trois phases d'aube : l'aube astronomique, l'aube nautique et l'aube civile, chacune définie par la position du Soleil sous l'horizon. Durant ces phases, la lumière du Soleil, bien qu'invisible directement, est diffusée par l'atmosphère terrestre. C'est ce phénomène de diffusion — appelé diffusion de Rayleigh — qui donne au ciel ses teintes bleutées.L'aurore, elle, est un terme plus précis… et plus visuel. Elle désigne le moment où les premières lueurs colorées apparaissent à l'horizon, souvent dans des tons roses, orangés ou dorés. Autrement dit, l'aurore est une partie de l'aube. C'est le moment le plus spectaculaire de cette transition, celui où la lumière devient suffisamment intense pour produire des couleurs marquées dans le ciel.On pourrait résumer simplement : l'aube est une période, l'aurore est un instant particulier dans cette période.Mais il y a aussi une nuance culturelle. Le mot “aurore” vient du latin aurora, qui signifie “lever du jour”, et il est chargé d'une forte dimension poétique. Dans la mythologie romaine, Aurore est d'ailleurs la déesse qui ouvre les portes du jour. L'aube, en revanche, est un terme plus neutre, plus descriptif.Cette distinction explique pourquoi on parle souvent de “se lever à l'aube” — une indication pratique — mais d'“une aurore flamboyante” — une image esthétique.Enfin, attention à ne pas confondre avec les aurores boréales, qui n'ont rien à voir avec le lever du jour. Leur nom vient simplement de leur ressemblance visuelle avec les couleurs de l'aurore.En résumé, l'aube est le processus progressif d'éclairage du ciel avant le lever du Soleil, tandis que l'aurore en est le moment le plus lumineux et coloré. Une différence discrète… mais qui, une fois comprise, change complètement la manière de regarder le ciel au petit matin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Bienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.
Une adolescente de 16 ans a reconnu avoir tué ses grand-parents dans les Ardennes, évoquant selon le parquet leur opposition à sa relation amoureuse avec un garçon de 15 ans, qui a reconnu avoir participé aux faits requalifiés en assassinat. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:59 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Malgré les violences au Proche-Orient et la montée de l'antisémitisme et de l'islamophobie en Europe, juifs et musulmans coexistent sans tensions majeures à Sarajevo, ville multiculturelle qui a toujours entretenu le "komsiluk", le bon voisinage. - réalisation : Annie Brault - invités : Rémy Ourdan Correspondant de guerre au Monde; Vladimir-Claude Fišera historien spécialiste du monde slave, poète et traducteur de poésie bosnienne, ancien professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Strasbourg
Vous rentrez chez vous après quelques jours d'absence. Et là, immédiatement, une odeur vous saute au nez. Celle de votre maison. Pourtant, en temps normal, vous ne la sentez jamais. Comme si elle n'existait pas. Alors, où disparaît cette odeur au quotidien ?La réponse tient en un mot : adaptation olfactive.Notre système olfactif est conçu pour détecter les changements, pas la permanence. Dès qu'une odeur est constante dans notre environnement, le cerveau décide, en quelque sorte, de l'ignorer. Ce mécanisme a été largement étudié, notamment par la chercheuse Pamela Dalton au Monell Chemical Senses Center, spécialiste de l'adaptation olfactive.Concrètement, tout commence dans le nez. Lorsque vous respirez, des molécules odorantes se fixent sur des récepteurs olfactifs. Ces récepteurs envoient des signaux électriques vers le bulbe olfactif, puis vers différentes régions du cerveau. Mais si la même odeur est présente en continu, ces récepteurs deviennent progressivement moins sensibles. Ils “répondent” de moins en moins.C'est la première étape : une adaptation périphérique.Mais le phénomène ne s'arrête pas là. Le cerveau lui-même joue un rôle actif. Il apprend à considérer cette odeur comme non pertinente. Résultat : même si les signaux sont encore partiellement transmis, ils sont filtrés, atténués, voire ignorés. C'est une forme d'habituation centrale.Les travaux de Pamela Dalton ont montré que cette adaptation peut être extrêmement rapide — parfois en quelques minutes — et qu'elle dépend aussi de facteurs cognitifs. Par exemple, si une odeur est jugée importante ou potentiellement dangereuse, le cerveau mettra plus de temps à l'ignorer.Pourquoi ce système existe-t-il ? Pour une raison simple : l'efficacité.Imaginez si vous perceviez en permanence toutes les odeurs autour de vous — votre lessive, vos meubles, votre propre odeur corporelle. Votre cerveau serait saturé d'informations inutiles. En filtrant ce qui est constant, il libère de l'attention pour ce qui change. Une odeur de brûlé, de gaz, ou de nourriture avariée, par exemple.Autrement dit, ne pas sentir votre maison est en réalité un signe que votre cerveau fonctionne parfaitement. Il a classé cette odeur comme “normale”, sans importance immédiate.C'est aussi pour cela que les invités sentent immédiatement votre intérieur… alors que vous, non. Leur cerveau, lui, découvre une odeur nouvelle. Elle n'est pas encore “effacée”.En résumé, votre maison n'est pas inodore. C'est votre cerveau qui a appris à ne plus la sentir. Un tri silencieux, permanent, qui vous permet de rester attentif à l'essentiel.Et parfois, il suffit de partir quelques jours pour que cette odeur oubliée… refasse surface. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C dans l'air du 30 mars 2026 - Guerre en Iran : les marines arrivent Un pas va-t-il être franchi ? La guerre au Moyen-Orient connaît une nouvelle phase de tension, alimentée autant par les combats que par les prises de position politiques. Les déclarations récentes de Donald Trump ont relancé les interrogations sur une possible intervention en Iran. Certains analystes évoquent une stratégie liée aux ressources en uranium, tandis que des zones sensibles comme le terminal pétrolier iranien de l'île de Kharg restent au centre des scénarios envisagés. Sur le terrain, les frappes et tirs de missiles se poursuivent. Le conflit tend aussi à s'élargir : depuis ce week-end, les rebelles houthis du Yémen ont intensifié leurs actions en direction d'Israël. Leur menace de perturber le trafic dans le détroit d'Ormuz suscite des inquiétudes importantes, compte tenu du rôle clé de cette zone dans les échanges énergétiques mondiaux. La question du nucléaire iranien reste un point de blocage majeur. Les Etats-Unis visent à récupérer près de 1 000 livres d'uranium enrichi détenues par l'Iran. Une mission jugée particulièrement complexe et risquée, qui impliquerait l'envoi de forces spéciales sur le sol iranien. Une telle intervention pourrait viser notamment des sites comme Ispahan ou Natanz. En Europe, les conséquences sécuritaires commencent à se faire sentir. À Paris, une tentative d'attentat a été déjouée samedi devant une agence de Bank of America. Le préfet Laurent Nuñez a indiqué un renforcement des mesures de vigilance, alors que plusieurs projets d'attaques ont été recensés récemment sur le continent, visant notamment des intérêts américains. Dans le même temps, la crise énergétique continue de peser sur les économies. Les pays du G7 tentent de coordonner leurs réponses. Mais les désaccords entre États ralentissent la mise en place de mesures communes. En France, la situation alimente une tension sociale croissante. La hausse des prix de l'énergie suscite des inquiétudes, et des manifestations commencent à s'organiser. Une intervention terrestre américaine en Iran est-elle crédible ? Jusqu'où peut mener l'escalade ? En France, les mesures du gouvernement sont-elles à la hauteur de la crise énergétique ?Nos experts :- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction "Le Figaro"- Alain BAUER - Professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam)- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, auteure de "Géopolitique du Sahel" publié chez PUF- Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace- Sonia DRIDI - Correspondante accréditée à la Maison Blanche pour LCI et France 24