Podcasts about Conseil

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LOVECARE, le podcast de l'amour durable.
#43 Tallyah est dévastée par les infidélités de son conjoint...

LOVECARE, le podcast de l'amour durable.

Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 40:59


Tallyah, 41 ans, a découvert les infidélités répétées de son conjoint avec qui elle est en couple depuis 19 ans. Elle attendait de lui l'amour nécessaire pour avoir confiance en elle, mais la voilà désormais dévastée par cette situation...Abonnez-vous ou mettez un avis 5 étoiles si cette consultation vous a aidé !Découvrez toutes mes ressources et mes propositions sur mon site : www.theresehargot.comSuivez-moi sur mes réseaux : InstagramYoutubeTik TokFacebookLinkedInA très bientôt pour une nouvelle consultation !ThérèseHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Débat du jour
Le Macronisme peut-il se relever ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 29:30


Comme dans de nombreux pays du monde, le Président français s'exprimera ce 31 décembre au soir pour présenter ses vœux à la Nation. Une allocution qui interviendra à l'issue d'une nouvelle année difficile pour Emmanuel Macron qui ne cesse de payer le prix de la dissolution manquée de l'Assemblée nationale en juin 2024.  La longue paralysie du Parlement autour des questions budgétaires illustre parfaitement cette situation. Et demain ? Quel avenir pour les soutiens historiques du chef de l'Etat qui ne cessent de prendre leurs distances avec lui ? A quoi faut-il s'attendre lors d'une année 2026 marquée par les élections municipales et qui annonceront la Présidentielle de 2027 ? Le Macronisme peut-il survivre à Emmanuel Macron ? Pour en débattre :  - Valérie Gas, cheffe du service politique de RFI - Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle Revue politique, auteur du livre Aux portes du pouvoir - RN, l'inéluctable victoire ? (Michel Lafon, 2024) - Emilie Zapalski, communicante politique et fondatrice de l'agence Émilie Conseil

Débat du jour
Le Macronisme peut-il se relever?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 29:30


Comme dans de nombreux pays du monde, le Président français s'exprimera ce 31 décembre au soir pour présenter ses vœux à la Nation. Une allocution qui intervient à l'issue d'une nouvelle année difficile pour Emmanuel Macron, qui ne cesse de payer le prix de la dissolution manquée de l'Assemblée nationale en juin 2024.  La longue paralysie du Parlement autour des questions budgétaires illustre parfaitement cette situation. Et demain ? Quel avenir pour les soutiens historiques du chef de l'État qui ne cessent de prendre leurs distances avec lui ? À quoi faut-il s'attendre lors d'une année 2026 marquée par les élections municipales et qui annonceront la présidentielle de 2027 ? Le Macronisme peut-il survivre à Emmanuel Macron ? Pour en débattre :  - Valérie Gas, cheffe du service politique de RFI  - Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle Revue politique, auteur du livre Aux portes du pouvoir - RN, l'inéluctable victoire ? (Michel Lafon, 2024)  - Emilie Zapalski, communicante politique et fondatrice de l'agence Émilie Conseil À lire aussiEn France, une année politique 2025 de nouveau chaotique

Bye Bye Procrastination
182. Mon bilan 100% honnête de 2025 (j'ai hâte de passer à autre chose…)

Bye Bye Procrastination

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 15:42


C'était comment 2025 ?Je t'emmène dans les coulisses du podcast et de mon business pour ce dernier épisode de l'année. Et je te parle les hauts, les bas, les victoires et les échecs en toute transparence (il y a des choses à dire...)Dans cet épisode je te partage :

LOVECARE, le podcast de l'amour durable.
#42 Paule n'arrive pas à se défaire de son ex qu'elle a dans la peau et dans le coeur...

LOVECARE, le podcast de l'amour durable.

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 39:52


Paule, 29 ans, n'arrive pas à se défaire de son ex. Depuis des années, ils se séparent puis se remettent ensemble avant de se séparer à nouveau. Elle se demande si ses attentes dans une relation sont légitimes et où sont ses limites...Abonnez-vous ou mettez un avis 5 étoiles si cette consultation vous a aidé !Découvrez toutes mes ressources et mes propositions sur mon site : www.theresehargot.comSuivez-moi sur mes réseaux : InstagramYoutubeTik TokFacebookLinkedInA très bientôt pour une nouvelle consultation !ThérèseHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Soudan: «les FSR ne sont pas isolées», mais «les grandes puissances sont avec l'armée régulière»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 10:06


Au Soudan, l'année 2025 a été encore plus sanglante que les deux années précédentes. Après bientôt trois années de guerre, on estime que 150 000 personnes ont été tuées. Et dans les deux camps, du côté du président du Conseil de souveraineté de transition le général al-Burhan comme du côté du général Hemedti, les soutiens extérieurs se livrent une compétition de plus en plus féroce. C'est le cas notamment de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Roland Marchal est chercheur à Sciences Po Paris et il pense que la toute récente reconnaissance du Somaliland par Israël n'arrange rien. Il s'en explique au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce qu'on peut dire qu'au Soudan, l'année 2025 a été encore pire que les deux années précédentes ? Roland Marchal : Elle a été pire en effet, dans la mesure où des batailles stratégiques se sont menées et ont été gagnées par un camp ou l'autre et ont beaucoup plus impliqué la population civile, qui a payé un prix très élevé, non seulement en termes de déplacement, mais directement dans les combats qui étaient menés. Oui, tout à fait. Et on parle de 150 000 morts depuis deux ans et demi. Le début de cette année 2025 a été marqué par des succès des Forces armées soudanaises, notamment à Khartoum et la fin de l'année par des victoires des Forces de soutien rapide, notamment à El-Fasher. Est-ce à dire qu'il n'y a pas un camp plus fort que l'autre ? Je crois qu'on est arrivé dans une situation où, grâce aux appuis internationaux qui ont été mobilisés par chacun des protagonistes, disons, il y a une espèce d'équivalence stratégique, c'est-à-dire que la modernité des armes octroyées à un camp est contrée par de nouvelles livraisons de l'autre côté, ce qui évidemment pose des questions importantes sur les enjeux véritables d'une guerre qui est fondamentalement soudanaise, mais qui aujourd'hui renvoie à des compétitions régionales qui sont en train de monter aux extrêmes, sans commune mesure avec ce que la population souffre. Quel est le fond de la querelle entre le président Abdel Fattah al-Burhan et le général Hemedti, qui appartiennent tous deux à la communauté arabe du Soudan ? Alors d'abord, sur cette question ethnique, je crois que le Soudan, depuis son indépendance, n'a jamais été en paix et que l'armée soudanaise a été fondamentalement une armée de guerre civile, c'est-à-dire réprimant des populations à l'intérieur des frontières nationales du Soudan. Ça a été pendant très longtemps les Sud-Soudanais qui étaient partie intégrante jusqu'en 2011, mais aussi la région du Nil Bleu, et puis évidemment le Darfour et le Kordofan dont on parle plus aujourd'hui. Donc il y a une question sur pourquoi cela ? Et la thèse qu'il faudrait affiner, évidemment, est d'expliquer que les classes dirigeantes et l'État soudanais fonctionnent largement au profit des groupes arabes qui sont de la vallée du Nil et de Khartoum, contre tout le reste. Et de ce point de vue-là, un Arabe du Darfour ne vaut pas plus qu'un Zaghawa ou qu'un Four du Darfour qui ne sont pas arabes, dans la mesure où simplement, régionalement, ils sont considérés comme des périphéries, donc qui n'ont pas vocation à faire partie de l'élite politique, militaire et économique du pays. Et les chefs Zaghawas du Darfour, Jibril Ibrahim et Minni Minnawi, étaient alliés aux Forces armées soudanaises contre le général Hemedti. Qu'est-ce qu'ils deviennent depuis la prise d'El-Fasher par Hemedti ? Alors il faut rappeler que ces groupes militaires avaient été défaits notamment par les Forces de soutien rapide, mais que, en 2019, lorsque le gouvernement civil prend forme après l'arrestation d'Omar el-Béchir, il y a une volonté de normaliser les relations avec la communauté internationale et d'envoyer des signaux positifs sur la volonté de la nouvelle direction du pays de résoudre les problèmes, notamment le Darfour. Donc, en octobre 2020 est signé un accord – l'accord de Juba – qui permet à ces groupes politico militaires de revenir sur la scène soudanaise. Donc dans un premier temps, ces groupes étaient plutôt proches d'Hemedti. Mais le fait que Hemedti apparaisse soudainement comme un acteur incontournable et peut-être premier s'ils gagnaient la guerre contre l'armée soudanaise, cela a fait que ces groupes-là ont décidé, pour leur intérêt bien compris, de s'allier avec le gouvernement contre les Forces de soutien rapide. Et donc ce sont eux, fondamentalement, qui ont lutté pour défendre la ville d'El-Fasher et qui ont été battus d'une façon extrêmement sanglante à la fin du mois d'octobre. Depuis, ces groupes-là essayent de se réorganiser. Alors, vous avez deux choses qui sont en train de se passer. La première, c'est les combats qui étaient autour d'El-Fasher se dirigent aujourd'hui vraiment sur le territoire Zaghawa soudanais, mais à la frontière avec le Tchad. Et il y a de nombreux incidents de frontière dont on commence à parler, et également la possibilité de nouveaux combats dans l'extrême nord du Darfour, mais qui touche aussi la frontière du Tchad, donc avec des possibilités de déstabilisation. Et puis l'autre élément dont on parle moins, c'est le fait que ces groupes-là essayent de se réorganiser militairement et jouent déjà un rôle militaire significatif dans les batailles qui ont lieu au Kordofan, notamment autour de la ville d'El-Obeid. À lire aussiSoudan: «On a l'impression que le monde n'est pas assez horrifié par ce qui se passe», déplore l'Ocha Dans cette guerre sanglante et interminable, chacun compte ses alliés. Le général al-Burhan est soutenu par les islamistes et le général Hemedti par les Émirats arabes unis. Quel est le camp qui a le plus de profondeur stratégique ? Je dirais fondamentalement l'armée soudanaise. Pour quelle raison ? C'est que vous avez listé au niveau intérieur les islamistes, mais surtout, quand vous regardez la coalition internationale qui est derrière pour des intérêts qui sont tout à fait égoïstes, globalement, mettre la main sur un accès à la mer Rouge, vous avez la Russie, vous avez l'Iran, vous avez la Turquie, vous avez le Qatar. J'allais oublier l'Égypte, qui est un pays extrêmement important. Et donc ces pays-là ont des intérêts sécuritaires ou des ambitions économiques au Soudan et s'efforcent de soutenir le général Burhan. Parce que l'autre camp – c'est-à-dire soutenu par les Emiratis, est inacceptable parce que c'est le camp émirati, et donc ces États sont liés. Du côté des Forces de soutien rapide, vous avez, disons, une alliance régionale qui est largement celle des clients et des affidés des Émirats arabes unis, c'est-à-dire évidemment le Tchad de Mahamat Kaka, ce qui lui pose et va lui poser de plus en plus de problèmes. La Libye de Khalifa Haftar, donc ce n'est pas toute la Libye, mais c'est quand même cette Libye qui est au sud et qui permet l'approvisionnement et la logistique des Forces de soutien rapide. C'est le Soudan du Sud qui officiellement est neutre, mais finalement autorise les Forces de soutien rapide à utiliser le territoire pour des approvisionnements militaires. C'est le Kenya et l'Ouganda qui sont en affaire avec Abou Dhabi. C'est également l'Éthiopie de Abiy Ahmed, qui est un client tout à fait important des Émirats. Donc on voit que d'une certaine façon, régionalement, les Forces de soutien rapide ne sont pas du tout isolées. C'est une des raisons qui lui donnent la capacité de rebondir militairement et de trouver chaque fois les routes logistiques pour son approvisionnement militaire. Mais d'un autre côté, les grandes puissances sont plutôt du côté des Forces armées soudanaises, ce qui évidemment indique que d'une certaine façon, cette guerre ne pourra pas être gagnée militairement. Le problème aujourd'hui, c'est que personne dans la communauté internationale, y compris les États-Unis, n'ose marteler ça publiquement et de façon privée à tous les acteurs qui approvisionnent et qui alimentent cette guerre de l'extérieur. Alors, dans ce grand jeu entre puissance africaine et moyen-orientale, est-ce que la reconnaissance de l'État du Somaliland par Israël vendredi dernier est un élément important qu'il faut prendre en compte ou pas ? Oui, je crois que c'est un élément essentiel. Ce qui s'est passé jusqu'à présent, c'est que l'Arabie saoudite a toujours maintenu une position de relative neutralité, quand bien même on sentait bien que l'Arabie saoudite avait plus d'atomes crochus avec les militaires et les cadres civils du régime de Port-Soudan qu'avec les Forces de soutien rapide. Malgré tout, disons, l'aide qui a été fournie au général al-Burhan a été très limitée et ça a été largement une espèce de reconnaissance du fait que ce n'était pas un régime fantoche et que donc il fallait les considérer. Ce qui est en train de changer, c'est effectivement des événements qui se passent non seulement au Soudan, mais au sud Yémen, et avec l'éruption d'Israël au Somaliland qui change complètement la donne régionale et où tous les acteurs de la région voient les Émirats arabes unis en embuscade. Les combats au sud Yémen, dont on a peu parlé en France, marquent quand même le retour de la guerre, malgré un cessez-le-feu précaire dans une zone du pays qui avait été relativement calme et la prise de contrôle d'une région du Sud Yémen qui s'appelle le Hadramaout, qui est la région frontalière avec l'Arabie saoudite, et la milice créée et sponsorisée depuis par les Émirats arabes unis, n'a pu mener ces opérations sans le soutien et sans le feu vert des Émirats. Donc c'est un message très clair des Émirats. Certains analystes pensent que c'est un signe de mécontentement envoyé à Riyad, puisque c'est Mohammed Ben Salmane qui, en visite à Washington, avait fortement suggéré au président Trump de s'impliquer dans une nouvelle médiation au Soudan et avait également publiquement, sur le sol américain, critiqué très violemment les Forces de soutien rapide. La reconnaissance par Israël du Somaliland, indépendamment du contenu réel, ça montre la possibilité, évidemment pour les Israéliens, à terme, je ne dis pas demain matin, mais à terme, d'avoir des facilités militaires sur la côte somalienne ou somalilandaise, comme vous voudrez, et de pouvoir frapper les Houthis du Yémen. Mais ça montre aussi que les Émiratis ont d'autres ambitions, sans doute plus grandes que ce qu'on imaginait jusqu'à présent, à la fois dans leur alliance avec Israël. Une alliance qui dure et perdure en dépit de ce qui s'est passé à Gaza et également avec, à terme, une implication de l'Éthiopie, puisque l'Éthiopie a émis le 1er janvier 2024 l'idée que le Somaliland pourrait lui octroyer un territoire qui serait sous souveraineté éthiopienne sur la côte, qui servirait à la fois de port militaire et de port commercial. Donc tout ça est vu, en tous les cas par les acteurs de la région Djibouti, le gouvernement à Mogadiscio, l'Égypte et le Soudan, comme en sous-main, un appui des Émiratis qui fait que les relations entre Riyad et Abou Dhabi vont se tendre et que le soutien nominal, si vous voulez, largement diplomatique et formel qu'il y avait vis-à-vis de la junte au Soudan, va sans doute changer de forme et prendre des aspects beaucoup plus pratiques et beaucoup plus destructeurs pour la population soudanaise. Ce sera sans doute de l'aide militaire via le Pakistan ou la Turquie. L'Arabie saoudite achetant du matériel qui sera livré au Soudan et utilisé contre les Forces de soutien rapide et la population qui aurait la mauvaise idée de soutenir les Forces de soutien rapide. À lire aussiSoudan: après trois ans de guerre, quels espoirs pour 2026?

First Pitch : le podcast MLB de The Free Agent
First Pitch: Conseil de Classe 2025 NL East

First Pitch : le podcast MLB de The Free Agent

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 57:26


Nos notes et nos conseils pour la saisons à venir dans la National League Est. Des Phillies qui marchent quand régulière.Ces bons vieux Mets.La surprise de la criéé de Miami les Marlins.Les Braves sont le signe indienLes Nats en chantierHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité de la mi-journée
Tensions entre l'Arabie saoudite et les Émirats au Yémen: «Un test de rapport force et d'influence»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 7:04


Le ton monte entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis au sujet du Yémen. Le chef du Conseil présidentiel yéménite a décrété ce mardi matin 30 décembre l'état d'urgence et annulé le pacte de défense avec les Émirats arabes unis accusés de soutenir le mouvement séparatiste du Conseil de transition du Sud (STC) qui s'est emparé ces dernières semaines de vastes portions de territoire. Le décryptage de Mustafa Naji Aljabzi, sociologue et chercheur indépendant yéménite.

Tribu - La 1ere
Lʹart et lʹactivisme

Tribu - La 1ere

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 26:49


Invitée: Monika Salzbrunn. Lʹart est très présent dans les mouvements sociaux. Il sʹexprime par des slogans poétiques, des chorégraphies, des installations, des graffitis ou des collages sur les murs. Comment expliquer la place que prend lʹart dans lʹactivisme? Est-ce la manière la plus efficace de faire passer un message? Révèle-t-il un besoin de beauté dans des combats qui peuvent être rudes? Inversement, de nombreux artistes font de lʹart engagé. Lʹart doit-il être militant? Tribu reçoit Monika Salzbrunn, professeur à lʹUniversité de Lausanne. Elle occupe la chaire "Religion, migration, Arts" à la faculté de théologie et de sciences des religions. Elle a dirigé pendant six ans un projet sur lʹart et lʹactivisme, "lʹartivisme", financé par le Conseil européen de la recherche.

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
Piratage sans clic, espionnage invisible… Ce conseil ultra simple renforce la sécurité de votre téléphone

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 2:44


Aujourd'hui revenons sur un sujet qui a passionné les lecteurs cette année et qui pourrait bien vous servir lors des repas de famille.En effet, si entre le fromage et le dessert, on vous demande un conseil simple et gratuit pour sécuriser un smartphone, vous pourrez désormais répondre avec assurance.Un petit redémarrage quotidienIl faut le redémarrer tous les jours. Et derrière cette astuce qui peut sembler anodine se cache en réalité une protection efficace contre des menaces de plus en plus sophistiquées.L'actualité récente de cette année l'a encore prouvé avec WhatsApp, qui a révélé une campagne de piratage utilisant un logiciel nommé Graphite, développé par la société Paragon Solutions.Le plus effrayant dans cette affaire, c'est la méthode utilisée. Il s'agit de l'attaque dite "zéro clic". Concrètement, la victime reçoit une pièce jointe, comme un simple PDF, et sans même avoir besoin de cliquer dessus ou de l'ouvrir, son téléphone est compromis.L'attaquant peut alors lire les messages, même chiffrés, à l'insu de l'utilisateur.Concurrence marketing entre les vendeurs de logiciels espionsDans cette affaire spécifique, WhatsApp a identifié environ 90 utilisateurs ciblés. Cela peut sembler peu, mais c'est probablement l'arbre qui cache la forêt.Car il existe désormais une véritable concurrence marketing entre les vendeurs de logiciels espions.Alors, quelles sont les conséquences pour vous et comment se protéger ? Et bien il faut traiter votre smartphone comme un ordinateur.Dès qu'un correctif est disponible chez Apple ou Google, installez-leC'est là que notre conseil du début prend tout son sens. Beaucoup de ces attaques, comme le tristement célèbre Pegasus, résident uniquement dans la mémoire vive de l'appareil et ne s'installent pas comme des fichiers classiques.Par conséquent, redémarrer votre téléphone quotidiennement permet, en théorie, de vider la mémoire et d'effacer le logiciel malveillant.Bien sûr, cela ne vous empêche pas d'être réinfecté par la suite. Mais cela complique considérablement la tâche des attaquants. Et dès qu'un correctif est disponible chez Apple ou Google, installez-le. C'est la seule façon de combler les vulnérabilités que ces logiciels exploitent.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Nouvel Esprit Public
Si vous l'avez manqué : les pays Baltes, avec Yves Plasseraud (thématique)

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 57:22


Émission originellement diffusée en juillet 2023.Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 9 juin 2023.Avec cette semaine :- Yves Plasseraud, juriste et spécialiste des États baltes.- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.- Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.LES PAYS BALTESYves Plasseraud, vous êtes juriste et présidez depuis 1996 le Groupement pour le droit des minorités, ONG qui bénéficie d'un statut consultatif auprès des Nations unies, de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe. Vous êtes un spécialiste des pays baltes et avez récemment publié deux ouvrages sur cette région du monde, qui regroupe l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Dans Les pays baltiques - Le pluriculturalisme en héritage, paru en 2020, vous montrez comment l'histoire de ces pays est marquée par la menace constante de puissances impériales comme l'Allemagne ou la Russie, ainsi que par la diversité de leurs peuples et de leurs cultures. Vous avez également consacré, en 2022, un ouvrage aux peuples Germano-Baltes, nés au XIII° siècle des migrations de colons allemands à Riga, l'actuelle capitale de la Lettonie.Les pays baltes regroupent aujourd'hui plus de 6 millions d'habitants et représentent un PIB d'approximativement 120 Mds€. Bordés par la mer Baltique à l'ouest, ils s'étendent sur 175 000 km2 et partagent leurs frontières avec la Russie, la Biélorussie et la Pologne. A mi-chemin entre la Russie et l'Europe de l'Ouest, ils constituent une interface stratégique entre l'Orient et l'Occident, au cœur des enjeux géopolitiques et militaires contemporains.L'héritage soviétique pèse lourd dans ces anciennes Républiques socialistes soviétiques, territoire convoité par la Russie depuis Pierre le Grand pour son ouverture sur la mer Baltique. Avant l'invasion de l'Ukraine, la Fédération de Russie était l'un des principaux partenaires commerciaux de la région. Il lui fournissait également l'essentiel de son approvisionnement en gaz naturel, à hauteur de 42% en Lituanie, de 93% en Estonie et 100% en Lettonie. Les russophones constituent une importante minorité au sein des Pays Baltes et représentent jusqu'à 30% de la population en Lettonie. La mémoire de l'annexion russe, enfin, reste problématique, comme l'illustre la récente loi sur la destruction des monuments soviétiques promulguées par l'Estonie en début d'année.Pour se prémunir des menaces russes, les pays baltes ont choisi l'ancrage à l'Ouest. Ils ont adhéré à l'Union européenne en 2004, marquant la réussite de la transition démocratique et économique accomplie depuis 1991. La même année, les États baltes rejoignent l'OTAN. L'Alliance implante dès 2008 son centre de cyberdéfense à Tallin, à la suite de la cyberattaque de l'Estonie dirigée par le Kremlin une année auparavant. A la suite du sommet de 2016, à Varsovie, des troupes permanentes sont déployées par l'OTAN dans les Pays baltes dès 2017, ainsi que des forces navales et aériennes en mer Baltique.L'invasion de l'Ukraine par la Russie projette les Pays Baltes au cœur des enjeux de défense du monde occidental. Ces États, qui ont mis en garde l'UE contre la menace russe dès 2004, s'inquiètent d'être les prochaines cibles de Vladimir Poutine. Le corridor de Suwalki, qui permet aux Russes de desservir leur enclave européenne de Kaliningrad par la Biélorussie et comporte depuis 2016 des batteries de missile à capacité nucléaire, est au centre des tensions. Une crise avait même éclaté en juin 2022, à la suite de la décision de la Lituanie de restreindre le transit de marchandises par voie ferrée vers l'enclave russe, en accord avec les sanctions européennes. Dans ce contexte explosif, le prochain sommet de l'OTAN se tiendra en juillet à Vilnius, capitale de la Lituanie. Il y sera notamment question de la mise en place de nouveaux plans de défense pour la région baltique, mais aussi de l'adhésion de la Suède, candidate fortement soutenue par les Etats baltes.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

LOVECARE, le podcast de l'amour durable.
#41 Emma est juive et avec son conjoint catholique, ils ont parfois du mal à se comprendre...

LOVECARE, le podcast de l'amour durable.

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 34:35


Emma, 31 ans, est de confession juive et partage sa vie avec un homme catholique, ce qui leur cause certains conflits, n'ayant pas les mêmes traditions. Mais ce qui lui fait le plus de peine, c'est qu'il a décidé d'annuler leur mariage sans lui donner de véritables explications...Abonnez-vous ou mettez un avis 5 étoiles si cette consultation vous a aidé !Découvrez toutes mes ressources et mes propositions sur mon site : www.theresehargot.comSuivez-moi sur mes réseaux : InstagramYoutubeTik TokFacebookLinkedInA très bientôt pour une nouvelle consultation !ThérèseHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

PARIS CENTRAL - PSG PODCAST
Le Conseil De Classe PSG

PARIS CENTRAL - PSG PODCAST

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 115:46


Le Conseil de Classe du PSG est de retour

Lignes de défense
La dissuasion nucléaire russe à l'épreuve de la guerre en Ukraine

Lignes de défense

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 16:07


Dès le lancement de son « opération militaire spéciale » (SVO) contre l'Ukraine, le 24 février 2022, le Kremlin, qui dispose de l'un des plus vastes arsenaux nucléaires au monde, a adopté des mesures de dissuasion agressives et une rhétorique résolument menaçante. Décryptage d'un possible emploi de l'arme nucléaire par Moscou, avec Dimitri Minic, chercheur à l'Institut français des Relations internationales (Ifri). [Rediffusion] RFI : Dès les premiers jours de la guerre, Moscou adopte une rhétorique nucléaire agressive. Quelle est sa stratégie ? Dimitri Minic : Le 24 février 2022, sa stratégie, c'est de prendre Kiev en quelques heures et au pire quelques jours, et de soumettre politiquement l'Ukraine. Quand Vladimir Poutine fait son discours sur l'opération militaire spéciale le 24 février, qui annonce son déclenchement, il fait une allusion à un emploi possible de l'arme nucléaire, face à ceux qui voudraient s'impliquer directement dans ce conflit pour aider l'Ukraine. Ce qui, au fond, a permis à la Russie d'éviter effectivement une escalade de la guerre locale en guerre régionale, impliquant d'autres pays, d'autres puissances, mais qui n'a pas suffi non seulement à dissuader effectivement l'Ukraine de résister, mais surtout qui n'a pas permis d'éviter le début d'un flux d'aide militaire à l'Ukraine. Et par ailleurs, ces menaces nucléaires russes n'ont pas permis d'empêcher l'instauration de sanctions économiques très importantes de l'Occident contre la Russie. Donc, c'est un succès relatif de la stratégie nucléaire russe, mais qui, en réalité, ne permet pas à la Russie d'isoler l'Ukraine de l'Occident, ce qui était son principal objectif. Mais il y a quand même une véritable inquiétude qui plane en Occident, puisque le nucléaire tactique fait partie de l'arsenal russe. Le nucléaire a été étendu à la guerre conventionnelle, en quelque sorte ? Oui, absolument. En fait, à la chute de l'Union soviétique, les élites militaires russes héritent d'une doctrine de non-emploi en premier. Et progressivement, elles se rendent compte que la théorie de la dissuasion et ses mécanismes étaient peu développés par rapport à ce qui existait en Occident. Dans les années 90, vous avez une grande période d'élaboration conceptuelle, de théorisation qui conduit l'armée russe, au plan théorique et doctrinal, à effectivement étendre la dissuasion nucléaire aux guerres conventionnelles de toute ampleur, locales, régionales et à grande échelle. Il y a un emploi possible de l'arme nucléaire, un emploi démonstratif, limité, censé mettre fin aux combats dans des conditions favorables à la Russie. On aurait pu se dire, puisque l'opération militaire spéciale est un échec pour la Russie, il est possible que ces concepts soient appliqués. Mais en réalité, cette doctrine exigerait des conditions qui ne sont pas du tout réunies dans la guerre en Ukraine. Pour que Moscou prenne des mesures de dissuasion nucléaire très claires, il faudrait par exemple un transfert des têtes nucléaires depuis les entrepôts centraux vers les unités, vers les bases. Un transfert démonstratif médiatisé qui montrerait que la Russie commence à penser sérieusement à employer l'arme nucléaire ou un essai nucléaire réel, ou d'autres types de mesures qui montreraient qu'elle a vraiment la volonté de le faire. Mais il faudrait qu'elle se trouve dans des conditions extrêmement graves. Il faudrait qu'elle soit en passe de perdre de manière irrémédiable face à un ennemi conventionnel, aidé par des États d'ailleurs dotés de l'arme nucléaire, qui non seulement aient envie de conquérir des territoires russes ou bien aient envie de changer le régime russe. À lire aussiRussie: Vladimir Poutine annonce une révision de la doctrine nucléaire et menace les Occidentaux On le voit au début de la guerre, les Américains vont sonder les Russes afin de savoir dans quelles conditions ils pourraient utiliser l'arme nucléaire. Absolument. Et à l'époque, Valeri Guerassimov répond qu'il y a trois conditions : l'utilisation d'armes de destruction massive contre la Russie, une volonté, une tentative de changer le régime, une déstabilisation profonde du régime provoqué par un État étranger. Et la troisième condition serait des pertes catastrophiques sur le champ de bataille. Et c'est intéressant parce que, à l'époque, à l'automne 2022, la Russie subit des pertes et surtout des revers militaires importants en Ukraine, dans le Donbass. Valeri Guerassimov, à ce moment-là, en évoquant ces trois conditions, abuse de son interlocuteur parce qu'il est évident que la Russie aurait pu compenser ses pertes assez rapidement et qu'elle a de telles réserves matérielles et humaines qu'il est très peu probable qu'elle recourt au nucléaire dans ce type de conditions loin d'être inacceptable ou en tout cas catastrophique pour elle. Vous identifiez trois failles théoriques et pratiques révélées par cette guerre en Ukraine de la doctrine nucléaire russe. Et l'une d'elles, c'est la limite de la dissuasion stratégique conventionnelle, avec les fameux missiles Kalibr,  Kinjal, dont l'usage n'a pas produit l'effet escompté… Non, non, ça n'a pas fonctionné. Effectivement, la Russie débute la guerre en Ukraine avec une conception de la dissuasion qui est une conception très agressive, offensive, mais surtout inter-domaines. C'est à dire que la Russie ne conçoit pas la dissuasion comme quelque chose d'exclusivement nucléaire. La dissuasion russe concerne à la fois les domaines non militaires et subversifs, le domaine conventionnel, donc les forces conventionnelles et les armes conventionnelles et les forces nucléaires. Donc, la Russie n'a pas une vision exclusivement défensive de la dissuasion. Car, pour le dire rapidement, la Russie ne conçoit sa sécurité qu'à travers l'insécurité de ses voisins. Donc, cette situation stratégique échoue effectivement à trois niveaux. C'est d'abord l'échec du concept de contournement, pour permettre à l'État russe de gagner une guerre avant la guerre. En fait, il n'était pas question de déclencher une guerre à grande échelle, de longue durée et très meurtrière, mais plutôt de soumettre l'ennemi sans combat, ou en tout cas sans combat de grande ampleur. C'est aussi un échec des moyens et des méthodes psychologiques ou informationnelles, comme disent les Russes, puisqu'ils pensaient les Ukrainiens et les élites ukrainiennes complètement soumises, rendues apathiques par la Russie et ses manœuvres. Ça n'a pas été le cas. Ils pensaient que les Occidentaux avaient été anesthésiés par cette pratique psychologique ou informationnelle, qui vise non seulement à modifier la psyché des individus et des sociétés, mais en fait à transformer les individus et la société. Et donc surtout, ce que j'observe dans cette étude, c'est que la phase conventionnelle, a subi un échec important. Pourquoi : parce que les élites militaires russes et les élites politiques russes ont surestimé pendant 35 ans l'efficacité de ces moyens conventionnels. Parmi ces moyens conventionnels, effectivement, on a d'abord les forces générales, les exercices, les déploiements de forces aux frontières. Bon, ça n'a pas produit l'effet désiré. Ça n'a pas forcé l'Ukraine à capituler. Mais surtout, les armes modernes duales, donc, qui peuvent être à la fois équipées soit d'une tête nucléaire, soit d'une tête conventionnelle. Ces armes, le Kinjal, le Kalibr, l'Iskander, ont été utilisées sur le champ de bataille. On se rappelle le Kinjal, une arme hypersonique utilisée à un moment qui était censé être décisif pour la Russie, puisque c'était le moment des premières négociations entre l'Ukraine et la Russie en mars 2022, au moment où les Ukrainiens sont très réticents à accepter un accord très favorable à la Russie. Et la Russie emploie dans l'intervalle, au moment de ces discussions ultimes, le Kinjal sur le champ de bataille. C'était sa première utilisation opérationnelle, puis un deuxième deux jours plus tard, avant de se retirer du nord et de l'est de l'Ukraine. L'utilisation de ces missiles conventionnels confirmait en fait des vulnérabilités qui étaient identifiées par les militaires russes depuis les années 90 ! Il faut bien comprendre que la défense antimissile présente en Ukraine, d'origine occidentale notamment, a été efficace et a plutôt montré la surestimation que les élites militaires, russes et politiques russes avaient de l'efficacité de l'emploi de ces missiles contre des cibles stratégiques comme des bases aériennes, etc. Non seulement en termes d'ampleur, de nombre indispensable pour détruire une cible stratégique, mais en plus la vulnérabilité des vecteurs. On voit bien que la Russie a fait face à un ISR, c'est à dire un renseignement occidental qui a été puissant et efficace. Cette double vulnérabilité, à la fois la difficulté à détruire des cibles stratégiques avec ces missiles modernes et en même temps la difficulté à protéger leur plateforme de lancement, ça tend à remettre en question, même partiellement, cette stratégie de frappes nucléaires limitées dont je parlais tout à l'heure, avec un missile unique. Donc, on voit bien que d'un point de vue technique, c'est un affaiblissement. Et les excès rhétoriques de Dmitri Medvedev (vice-président du Conseil de Sécurité de Russie au discours violemment anti-occidental, NDLR), de Ramzan Kadyrov (président de la République de Tchétchénie, un proche de Vladimir Poutine, NDLR) également, ont abîmé la dissuasion nucléaire russe ? À force de crier au loup et à menacer d'hiver nucléaire, l'Occident, ça ne prend plus ? Absolument. Parce que la Russie, dès qu'elle entre dans le conflit, produit une rhétorique nucléaire extrêmement agressive, mais dans les faits, les mesures qu'elle prend concrètement pour accompagner cette rhétorique nucléaire sont très modérées. Donc, vous avez un décalage très fort entre ce que la Russie dit, et ce que la Russie fait vraiment. Ça n'est pas une nouveauté en Russie. Sur quoi s'appuie cette pratique, ce décalage ? Il est dû à une culture stratégique, c'est à dire que la Russie considère que l'Occident est faible, lâche et déliquescent et qu'il est sensible aux menaces, qu'il a peur du nucléaire et qu'il cédera en réalité. Ils estiment qu'une frappe nucléaire unique, démonstrative, limitée sur le théâtre, obligera, forcera finalement les Occidentaux à rentrer chez eux et à demander pardon. Ils ne sont pas vraiment revenus de ça. Effectivement, ce décalage au bout d'un moment pose un problème. Vous ne pouvez pas hurler dans tous les médias que vous avez au moins dix lignes rouges et ne rien faire. Des officiers supérieurs généraux de l'armée russe ont expliqué en 2023-2024, ils ont eu un mot que je trouve très drôle, « Les lignes rouges russes ont rougi de honte », ajoutant « Les Occidentaux nous ont devancés de 8 à 10 pas dans l'escalade et nous, on les regarde ». Dans l'armée russe, il y a une forme d'incompréhension de l'attitude de la Russie. C'est à dire qu'ils sont tous d'accord pour maintenir cette rhétorique agressive, mais ils veulent qu'elle soit accompagnée de mesures pratiques, concrètes. Donc ce décalage a affaibli la crédibilité de la dissuasion nucléaire russe et ça a conduit les Occidentaux à poursuivre leur aide à l'Ukraine et même à l'intensifier. Aujourd'hui, la dissuasion nucléaire russe commence à s'adapter en entreprenant des actions beaucoup plus concrètes. On a évidemment la décision de transférer des armes nucléaires tactiques en Biélorussie. On a beaucoup d'autres actions de ce type. Il y a aussi la publication de la nouvelle doctrine nucléaire russe en novembre 2024, qui est une mesure de dissuasion en réalité. Il faut bien le comprendre, ça aussi. RFI : Et quel est le nouveau message adressé à l'Ouest, à l'Europe et à l'OTAN ? C'est de faire des démonstrations de force sérieuses. Un général russe important propose de rejouer le scénario cubain (crise des missiles de Cuba 1962, NDLR). Donc il y a une volonté de faire une démonstration claire de la force militaire nucléaire. Et à chaque fois qu'une ligne rouge est franchie, d'avoir une réponse nucléaire ou conventionnelle. Les militaires russes pensent aussi que les réponses conventionnelles doivent être beaucoup plus violentes, beaucoup plus fortes. Et cette dissuasion conventionnelle, en fait, ils en ont fait la démonstration avec le tir de missiles balistiques à portée intermédiaire. Ce tir d'Orechnik (Le 9M729-Orechnik, littéralement « noisetier », est un missile balistique russe à portée intermédiaire, NDLR) fait suite à la publication de la nouvelle doctrine nucléaire, qui elle-même s'inscrit dans ce que la Russie perçoit en 2024 comme une logique d'escalade continue. C'est aussi une réponse au discours d'Emmanuel Macron sur de possibles troupes au sol en Ukraine. Et n'oubliez pas, le plus important, en 2024 commence la levée de toutes les interdictions de l'administration Biden sur l'utilisation par l'Ukraine d'armes de fabrication américaine, non seulement à la frontière russe, mais en fait progressivement sur tout le territoire russe. Puis une autre séquence s'ouvre puisque Donald Trump arrive au pouvoir. À lire aussiRoyaume-Uni: les bonnes intentions envers l'Ukraine lors de la «coalition des volontaires» RFI : Qu'est-ce que change l'arrivée de Donald Trump pour la dissuasion nucléaire russe ? On a l'impression d'avoir changé de monde parce qu'avec l'ancienne administration, vous aviez une escalade très maîtrisée à laquelle la Russie a eu beaucoup de mal à répondre parce que tout est venu de façon séquencée. Envisager l'utilisation de l'arme nucléaire en cas de menace à l'existence même de l'État russe, ça devenait complètement obsolète pour ses officiers supérieurs et généraux. Parce que cette doctrine nous montre aussi que la Russie a peur que ses tentatives d'agression contre ses voisins suscitent l'aide de pays dotés d'armes nucléaires. En fait, elle a peur que le scénario ukrainien se reproduise. Et donc cette nouvelle doctrine est censée couvrir ces scénarios aussi. Elle élargit les conditions d'emploi et elle abaisse le seuil déclaré d'emploi de l'arme nucléaire. RFI : L'élection de Donald Trump a-t-elle permis de faire baisser la tension ? Plus tôt. Ça très clairement, c'est à dire que Trump et son indifférence relative à l'Ukraine et à l'Europe y participe, la collusion idéologique qui existe entre la Russie et les États-Unis aujourd'hui, le peu d'intérêt qu'il a pour l'Otan et l'Europe orientale le permette. Ce qui ne veut pas dire que la rhétorique agressive de la Russie s'arrête. Au contraire, on voit bien que la rhétorique nucléaire agressive de la Russie se déclenche dès que le président américain envisage sérieusement, en tout cas rhétoriquement, de fournir des armes offensives et à longue portée à l'Ukraine. Ce qui s'éloigne, c'est la perspective d'un emploi. Il était déjà très faible depuis le début de la guerre en Ukraine. Avec l'élection de Donald Trump, il est encore plus faible. Donc autant dire, très peu probable. En revanche, les ambiguïtés de Washington, les hésitations de l'Europe à l'égard de la défense du continent, à l'égard de la défense de l'Ukraine, alimentent l'agressivité de la Russie. Et donc ça augmente la probabilité d'actions déstabilisatrices conventionnelles russes. À lire aussiLa pérennisation de l'aide à l'Ukraine au menu d'un nouveau sommet européen à Bruxelles

Hondelatte Raconte une année
La pulvérisation de l'atome

Hondelatte Raconte une année

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 19:32


Milan, 1959. Sophia Domasi présente une invention révolutionnaire : un appareil atomique qui conserve indéfiniment les aliments frais. Le président du Conseil italien la félicite. Les commandes affluent du monde entier. Des millions de dollars versés en acomptes.Les services secrets s'affolent, les Soviétiques proposent une fortune. Mais quatre ans plus tard : toujours aucune livraison. Quand Interpol enquête, la vérité éclate sur cette escroquerie monumentale qui a dupé la planète entière.Pierre Bellemare raconte cette extraordinaire histoire dans cet épisode du podcast "Les dossiers d'Interpol", issu des archives d'Europe 1. Retrouvez deux épisodes publiés par mois, le dimanche.Crédits :  Réalisation et composition musicale : Julien Tharaud Rédaction et production : Estelle LafontPatrimoine sonore : Sylvaine Denis, Laetitia Casanova, Antoine Reclus Création du visuel : Luowen Wang  Remerciements à Roselyne Bellemare et Mariapia Bracchi-BellemareHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Comment t'as fait ? Les rencontres d'entrepreneurs.
5 leviers concrets à appliquer issus de l'épisode 204 avec Léa Ben Zimra (Populence Academy) ⎮ Julien Hatton

Comment t'as fait ? Les rencontres d'entrepreneurs.

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 5:30


Dans cet épisode solo, j'analyse le parcours de Léa, fondatrice de Populence Academy (au sein de La Concierge Gastronomique), qui forme les équipes commerciales à transformer un repas en opportunité business.Son secret ? Une exécution ultra focus et 5 leviers concrets que vous pouvez appliquer dès aujourd'hui pour scaler votre business.Au programme :Transformer un repas (ou un café) en acte commercial stratégiqueVendre avec l'émotion… grâce à l'écouteCréer des opportunités en activant le réseau (dans la vraie vie et sur LinkedIn)Anticiper les cycles de vente longs et piloter l'année, pas la semaineMettre du cadre : déléguer, se faire accompagner, et construire un modèle scalableUn épisode 100% actionnable pour tout entrepreneur ou toute entrepreneure.Bonne écoute !

LOVECARE, le podcast de l'amour durable.
#40 Maxime ne se sent pas assez désiré par sa femme...

LOVECARE, le podcast de l'amour durable.

Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 45:50


Maxime, 32 ans, ne se sent pas assez désiré sexuellement par sa femme avec qui il a deux jeunes enfants. S'il ne vient pas vers elle, elle ne viendra pas vers lui même si elle aime faire l'amour. Il cherche des solutions pour améliorer la fréquence de leurs relations sexuelles...Abonnez-vous ou mettez un avis 5 étoiles si cette consultation vous a aidé !Découvrez toutes mes ressources et mes propositions sur mon site : www.theresehargot.comSuivez-moi sur mes réseaux : InstagramYoutubeTik TokFacebookLinkedInA très bientôt pour une nouvelle consultation !ThérèseHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal d'Haïti et des Amériques
Pérou : un village allemand en pleine forêt tropicale

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Dec 25, 2025 30:00


Imaginez, vous vous baladez, dans une forêt tropicale. Quand tout à coup, des odeurs de Saucisse de Francfort et de salade de pomme de terresviennent vous chatouiller les narines. Non vous n'êtes pas à Berlin mais bien au Pérou, coincé quelque part entre les Andes et l'Amazonie. Bienvenue à Oxapampa. C'est ici, que des colons allemands ont posé leur valise il y a 150 ans et leurs descendants comptent bien conserver les traditions. Un reportage de Martin Chabal   Oxapampa, petite ville de près de 20 000 habitants nichée au cœur des Andes tropicales péruviennes, semble tout droit sortie de la Forêt-Noire allemande. Fondée au milieu du XIXᵉ siècle par des colons austro-allemands, leurs descendants revendiquent encore aujourd'hui cet héritage singulier. Chaque année, ils célèbrent leurs origines lors d'un défilé coloré et parfois kitsch, mêlant costumes traditionnels, chars décorés et musique folklorique. Cette fête raconte l'histoire des familles fondatrices, comme celle des Albergrin, et intrigue les touristes, surpris de découvrir une culture germanique transplantée au cœur de la jungle andine.  Nasry Asfura déclaré vainqueur de l'élection présidentielle au Honduras  La presse revient largement sur cette proclamation qui intervient après des semaines de vives contestations postélectorales et d'un climat d'incertitude qui a tenu la population en haleine, écrit le journal Processo. Connu du grand public sous les surnoms de « Tito » ou « Papi a la orden », Nasry Asfuras'emploie à projeter l'image d'un candidat proche des gens, écrit la chaîne CNN en espagnol. S'il accède à la présidence du Honduras, le président élu devra aussi répondre à d'autres enjeux majeurs, estime CNN: la crainte des Honduriens face aux fraudes de la classe politique, la situation économique, l'emploi et la corruption, qui figurent parmi les principales préoccupations de la population. Bien que l'homme d'affaires promette « un gouvernement transparent » dans lequel le peuple « puisse avoir la certitude que ses fonds et ses impôts sont bien gérés », il lui faudra construire cette légitimité au sein d'un Parti national du Honduras terni par des affaires de corruption et par la condamnation pour narcotrafic de l'ancien président et dirigeant du parti, Juan Orlando Hernández.    Si les résultats du scrutin sont validés définitivement, cette l'élection représenterait aussi une victoire pour le président américain Donald Trump. C'est ce qu'on peut dans le New York Times. Le journal rappelle que Donald Trump a apporté son soutien au candidat conservateur, quelques jours avant le scrutin. Le président a déclaré sur les réseaux sociaux qu'ils pourraient travailler ensemble pour faire face aux « narco-communistes » — un terme péjoratif désignant le parti de gauche au pouvoir au Honduras et ses alliés dans la région, notamment le Venezuela — et pour acheminer de l'aide vers le pays.  Aux Etats-Unis, des millions d'enfants ont pu suivre la trajectoire du Père Noël.   Encore une fois, le père Noël est traqué par le très sérieux Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord, le NORAD. C'est à la Une de Newsweek. Ce qui a commencé par un appel téléphonique composé par erreur en 1955 est devenu une tradition très appréciée. A l'époque, un enfant a appelé le NORAD par accident. L'officier de service, le colonel Harry Shoup, a joué le jeu, lançant ainsi ce rendez-vous annuel. Une tradition à laquelle même les présidents n'y échappent pas. Donald Trump a ainsi parlé aux jeunes auditeurs via le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord. Lors de ses conservations il a assuré de veiller à ce que le père Noël est sage et qu'il n'y ait pas de mauvais père Noël qui s'infiltrent dans le pays. Après avoir décroché le téléphone, il a publié un message virulent, souhaitant un « Joyeux Noël à tous, y compris – je cite - à la racaille d'extrême gauche ».   Haïti :  « Réveillez-vous »   C'est le titre de l'éditorial de Frantz Duval qui était en direct dans le  journal pour parcourir la Une du Nouvelliste. Le rédacteur en chef estime qu'en « rêvant d'un meilleur avenir, le peuple haïtien, ces dernières années, a accordé foi à des bonimenteurs. Sans mettre la main à la pâte, le pays a livré son destin au Conseil présidentiel de transition et espère des miracles de la Force de répression des gangs. Il n'en sera rien si chaque Haïtien n'est pas éveillé et vigilant », écrit Frantz Duval qui revient aussi sur l'attaque en mer déjouée par les autorités haïtiennes.  Journal d'Outre-mer la 1ère   La Guadeloupe a rendu hommage aux 344 premiers travailleurs indiens débarqués le 24 décembre 1854 à bord du trois-mâts L'Aurélie.  

Les histoires de 28 Minutes
Intelligence artificielle : une révolution dans nos vies ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 46:09


L'émission 28 minutes du 24/12/2025 Du 22 décembre au 31 décembre, 28 minutes revient sur les thématiques incontournables et marquantes de l'année 2025 avec six émissions hors-séries. Ce mercredi 24 décembre, nous recevons Anne Bouverot, ingénieure et envoyée spéciale de la France pour l'IA et Ioana Manolescu, directrice de recherche en informatique. De plus en plus de personnes ont appris à prompter, c'est-à-dire donner des instructions à l'IA, pour demander des conseils ou de l'aide sur un ensemble de sujets. L'expérience réalisée auprès d'utilisateurs très réguliers de l'IA révèle ce qu'on appelle un endormissement cognitif. Le travail est aussi menacé par l'IA qui pourrait remplacer des métiers comme chauffeurs de VTC ou traducteurs. L'intelligence artificielle est-elle en train de révolutionner nos vies ? Anne Bouverot est ingénieure et vice-présidente du Conseil du numérique et de l'IA. Elle a organisé un sommet sur l'intelligence artificielle en février qui a réuni tous les géants mondiaux de la tech à Paris, sous la tutelle d'Emmanuel Macron. Iona Manolescu est chercheuse à l'Institut national de recherche en informatique et en automatique. Ses recherches portent sur le développement d'algorithmes capables de gérer de grands volumes de données grâce à la science des données et/ou à l'IA, notamment dans le secteur de la vérification d'informations journalistiques. Puis, Natacha Triou revient sur l'une des découvertes scientifiques majeures de cette année, celle de formes de vie au fin fond des Abysses. Victor Dekyvère s'intéresse aux baby-boomers, de plus en plus touchés par les infections sexuellement transmissibles. Puis, retrouvez Intéressant de David Castello-Lopes ! 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 24 décembre 2025 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio

LOVECARE, le podcast de l'amour durable.
#39 Anna vit un amour à distance : 600km les séparent...

LOVECARE, le podcast de l'amour durable.

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 45:15


Anna, 39 ans, vit un amour à distance : 600 km les séparent ! Ils ne peuvent se voir qu'un week-end sur deux, car ils ont chacun des enfants d'une précédente union en garde alternée, et chacun vit différemment cette situation...Abonnez-vous ou mettez un avis 5 étoiles si cette consultation vous a aidé !Découvrez toutes mes ressources et mes propositions sur mon site : www.theresehargot.comSuivez-moi sur mes réseaux : InstagramYoutubeTik TokFacebookLinkedInA très bientôt pour une nouvelle consultation !ThérèseHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'info en intégrale - Europe 1
Le projet de loi spéciale sur le budget, présenté hier soir en Conseil des Ministres. Un texte indispensable pour assurer la continuité de l'Etat et des services publics

L'info en intégrale - Europe 1

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 1:26


Dernière ligne droite pour le gouvernement, hier le conseil des ministres exceptionnel a validé la loi spéciale pour reconduire le budget de l'année précédente à l‘identique, le temps qu'un compromis soit trouvé à l'Assemblée nationale. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Esprits Libres
Budget 2026 : « L'abandon du 49-3 est une hérésie », le signe d'un détricotage de la Constitution, selon Jean-François Colosimo

Esprits Libres

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 13:27


L'essayiste et historien Jean-François Colosimo et Anne de Guigné, grand reporter aux Echos, livrent leur analyse sur la dernière ligne droite pour le budget 2026, cette loi spéciale présentée hier en Conseil des ministres, et qui doit être soumise au vote ce soir. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal - Europe 1
Le projet de loi spéciale sur le budget, présenté hier soir en Conseil des Ministres. Un texte indispensable pour assurer la continuité de l'Etat et des services publics

Le journal - Europe 1

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 1:26


Dernière ligne droite pour le gouvernement, hier le conseil des ministres exceptionnel a validé la loi spéciale pour reconduire le budget de l'année précédente à l‘identique, le temps qu'un compromis soit trouvé à l'Assemblée nationale. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal de 18h00
Massacre du 7-Octobre : Le Conseil d'octobre exige une commission d'enquête

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 19:51


durée : 00:19:51 - Journal de 18h - Deux ans après l'attaque du 7 octobre en Israël, il n'y aura pas d'enquête indépendante, mais une commission "sur mesure" pour le gouvernement. Ce dernier donne son feu vert à l'instance, dont il pourra lui-même désigner les membres les familles de victimes dénoncent "un écran de fumée".

Les journaux de France Culture
Massacre du 7-Octobre : le Conseil d'octobre exige une commission d'enquête

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 19:51


durée : 00:19:51 - Journal de 18h - Deux ans après l'attaque du 7 octobre en Israël, il n'y aura pas d'enquête indépendante, mais une commission "sur mesure" pour le gouvernement. Ce dernier donne son feu vert à l'instance, dont il pourra lui-même désigner les membres. Les familles de victimes dénoncent "un écran de fumée".

RTL Matin
Budget : Sébastien Lecornu consulte une dernière fois, avant un conseil des ministres et une loi spéciale

RTL Matin

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 1:25


Sébastien Lecornu poursuit, ce lundi 22 décembre, ses consultations des formations politiques, avant un conseil des ministres en fin de journée pour présenter en urgence une loi spéciale destinée à sortir de l'impasse budgétaire, après l'échec de l'examen parlementaire du budget de l'État. Dernier recours pour permettre de financer temporairement l'État et les administrations, un vote devrait intervenir d'ici mardi, à l'Assemblée et au Sénat, pour entériner cette loi spéciale qui vise à reconduire provisoirement le budget 2025, avant la reprise de nouvelles discussions budgétaires en janvier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'info en intégrale - Europe 1
EXTRAIT - Budget 2026 : S.Lecornu enchaine les consultations avant un conseil des ministres pour valider la loi spéciale

L'info en intégrale - Europe 1

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 1:30


Chaque jour, retrouvez le journal de 19h de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'info en intégrale - Europe 1
Le joural de 8h du 22/12/2025

L'info en intégrale - Europe 1

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 10:01


Dans cette édition :Les agriculteurs ont entamé la levée des barrages mais leur colère est toujours vive, certains attendant la dernière minute pour lever le camp.Faute de budget, le Premier ministre Sébastien Lecornu va présenter ce soir au Conseil des ministres une loi spéciale pour permettre la continuité de l'État en début d'année.Emmanuel Macron a annoncé le lancement de la construction d'un nouveau porte-avions français, un outil de puissance et de projection pour la France.À deux jours du réveillon, de nombreux Français s'activent pour terminer leurs achats de dernière minute, dans une ambiance festive.Les bénévoles du Secours catholique se mobilisent auprès des plus démunis pour leur apporter soutien et réconfort en cette période de fête.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal - Europe 1
Le joural de 8h du 22/12/2025

Le journal - Europe 1

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 10:01


Dans cette édition :Les agriculteurs ont entamé la levée des barrages mais leur colère est toujours vive, certains attendant la dernière minute pour lever le camp.Faute de budget, le Premier ministre Sébastien Lecornu va présenter ce soir au Conseil des ministres une loi spéciale pour permettre la continuité de l'État en début d'année.Emmanuel Macron a annoncé le lancement de la construction d'un nouveau porte-avions français, un outil de puissance et de projection pour la France.À deux jours du réveillon, de nombreux Français s'activent pour terminer leurs achats de dernière minute, dans une ambiance festive.Les bénévoles du Secours catholique se mobilisent auprès des plus démunis pour leur apporter soutien et réconfort en cette période de fête.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le journal - Europe 1
EXTRAIT - Budget 2026 : S.Lecornu enchaine les consultations avant un conseil des ministres pour valider la loi spéciale

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Les Nuits de France Culture
Le moi, l'autre et les autres, à propos de Roger Bastide 4 : La portée émancipatrice d'une recherche

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Dec 21, 2025 26:19


durée : 00:26:19 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Dans un entretien avec Jean Ziegler, Roland Auguet interroge la portée émancipatrice de l'œuvre de l'anthropologue Roger Bastide. Cette réflexion sur les religions afro-brésiliennes comme "conservatoires culturels" est développée dans le 4e volet d'une série consacrée à Bastide en 1981. - réalisation : Rafik Zénine - invités : Jean Ziegler Vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies (ONU)

Géopolitique, le débat
Les missions de paix de l'ONU victimes des rapports de force

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Dec 21, 2025 48:30


Plus d'un million de casques bleus ont servi dans plus de 70 opérations de paix depuis le début de l'Organisation des Nations unies en 1945. Certaines modestes, d'autres beaucoup plus ambitieuses qui ont suscité l'intérêt ou le désintérêt des puissances selon les périodes. Le nombre de casques bleus déployés dans le monde est passé de plus de 100.000 jusqu'en 2016 à environ 60.000 en 2025. Si la mission onusienne de maintien de la paix a longtemps fait l'unanimité parmi les États membres, aujourd'hui, l'intensification des rivalités internationales, la contestation de certaines normes et le recours à la force, en violation du droit, fragilisent sa pertinence et sa légitimité. À cela, s'ajoutent d'autres défis : gestion plutôt que résolution des conflits, politisation de la bureaucratie, pressions budgétaires, contributions militaires inégales, affirmation des États hôtes et offres de sécurité alternatives. Comment les jeux de pouvoir entre États influencent-ils les décisions du Conseil de Sécurité et la conduite des missions ? Qui sont les gagnants et les perdants d'une paix devenue un enjeu stratégique ? Quel est l'avenir d'une ONU de plus en plus marginalisée politiquement ? Invité :  Arthur Boutellis, conseiller senior à l'International Peace Institute et enseignant à l'Université de Columbia et à Sciences Po. Également chercheur associé au Centre Thucydide de l'Université Paris 2 Panthéon Assas. « Rivalités pour la paix. Géopolitique de l'ONU », éd. Armand Colin.

LOVECARE, le podcast de l'amour durable.
#38 Sidonie se sent perdue dans sa vie...

LOVECARE, le podcast de l'amour durable.

Play Episode Listen Later Dec 21, 2025 48:58


Sidonie, 45 ans, se sent perdue dans sa vie. Il y a eu ce petit bébé perdu à 6 mois de grossesse, puis un divorce après vingt ans de mariage. Et maintenant, ces nouvelles relations grâce aux applications de rencontres qui se sont achevées subitement...Abonnez-vous ou mettez un avis 5 étoiles si cette consultation vous a aidé !Découvrez toutes mes ressources et mes propositions sur mon site : www.theresehargot.comSuivez-moi sur mes réseaux : InstagramYoutubeTik TokFacebookLinkedInA très bientôt pour une nouvelle consultation !ThérèseHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La Loupe
L'actu à La Loupe : Que réserve 2026 à l'économie européenne ?

La Loupe

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 7:31


L'actualité qui a retenu l'attention de La Loupe cette semaine, c'est le Conseil européen crucial qui se tient actuellement. Au menu de cette réunion des 27, d'abord l'Ukraine : une décision sur les avoirs russes gelés est très attendue. Face aux Européens, Emmanuel Macron va également défendre la position de la France concernant le Mercosur. Et, plus discrètement, les dirigeants de l'Union devront se mettre d'accord sur leurs dépenses à venir entre 2028 et 2034. Un cadre financier essentiel pour définir les grandes priorités de l'Europe. Et la tâche n'est pas mince, d'autant que la situation économique de l'UE est inquiétante... En cette fin d'année, on regarde ce que nous réserve 2026, avec Muriel Breiman, rédactrice en chef adjointe du service Economie de L'Express. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et inscrivez-vous à notre newsletter. L'équipe : Écriture et présentation : Charlotte Baris Montage et réalisation : Jules Krot Rédaction en chef : Thibauld Mathieu Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Logo : Jérémy Cambour Pour nous écrire : laloupe@lexpress.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'info en intégrale - Europe 1
Le journal de 11h du 19/12/2025

L'info en intégrale - Europe 1

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 3:27


Dans cette édition :Le Premier ministre Sébastien Lecornu réunira les principaux responsables politiques à partir de lundi pour trouver une solution aux blocages liés au projet de budget de l'État pour 2026.Le patron du PS, Olivier Faure, accuse la droite sénatoriale de faire le choix de bloquer le pays, tandis que le Conseil d'État sera saisi d'une loi spéciale pour assurer la continuité de l'État.Les syndicats sont reçus à Matignon au lendemain du report à janvier de la signature de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur.Une trentaine d'agriculteurs manifestent devant la villa d'Emmanuel Macron au Touquet pour exprimer leur mécontentement, notamment contre l'abattage systématique des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire.Vladimir Poutine annonce que les troupes russes avancent sur tout le front et contrôlent environ 19% du territoire ukrainien, tandis qu'Emmanuel Macron estime qu'il va redevenir utile de parler au président russe pour mettre fin à la guerre.Le tribunal de Paris se penche sur la suspension pour trois mois du géant chinois Chine, accusé de la mise en vente de poupées sexuelles d'apparence enfantine et d'armes de catégorie A sur sa plateforme.Les douanes françaises ont saisi cette année près de 11 millions de jouets contrefaits vendus en ligne, dont plus de 185 000 ont été détruits l'an dernier en France.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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20,000 Leguas de Viaje Submarino (Parte 3)

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Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 367:38


Support Us: ⁠⁠Donation Page – LibriVox Free Audiobooks⁠Translated by ⁠Vincente Guimerá (1853 - 1902)⁠20,000 Leguas de Viaje Submarino (Parte 3).Veinte mil leguas de viaje submarino es una obra narrada en primera persona por el profesor francés Pierre Aronnax, notable biólogo que es hecho prisionero por el Capitán Nemo y es conducido por los océanos a bordo del submarino Nautilus, en compañía de su criado Conseil y el arponero canadiense Ned Land. - Summary by WikipediaGenre(s): Action & Adventure FictionLanguage: SpanishSupport Us: ⁠⁠⁠Donation Page – LibriVox Free Audiobooks⁠

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20,000 Leguas de Viaje Submarino (Parte 2)

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Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 435:01


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20,000 Leguas de Viaje Submarino (Parte 1)

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Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 376:05


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Un jour dans le monde
Pourquoi la Belgique a peur de dégeler les actifs des oligarques russes

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 3:32


durée : 00:03:32 - Le monde à l'endroit - Réunis en Conseil européen à Bruxelles, les Vingt-sept tentent de s'accorder sur la façon de financer l'effort de guerre ukrainien. L'utilisation des avoirs russes gelés inquiète la Belgique, qui détient l'essentiel de ces fonds et pâtit de traités d'investissement négociés il y a quarante ans. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

LOVECARE, le podcast de l'amour durable.
#37 David s'inquiète de ne pas être aimé s'il se montre tel qu'il est...

LOVECARE, le podcast de l'amour durable.

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 39:59


David, 18 ans, s'inquiète de ne pas être aimé par sa copine s'il se montre tel qu'il est, car, depuis le collège, il a souvent subi le jugement des autres... On a dit de lui qu'il était trop sérieux et il a peur d'ennuyer sa chérie avec qui il vit une relation à distance.Abonnez-vous ou mettez un avis 5 étoiles si cette consultation vous a aidé !Découvrez toutes mes ressources et mes propositions sur mon site : www.theresehargot.comSuivez-moi sur mes réseaux : InstagramYoutubeTik TokFacebookLinkedInA très bientôt pour une nouvelle consultation !ThérèseHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les journaux de France Culture
Les dirigeants de l'UE tentent de s'accorder sur le financement d'un prêt à l'Ukraine

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 19:49


durée : 00:19:49 - Journal de 12h30 - À Bruxelles, le Conseil européen devra décider, de l'utilisation ou non des avoir russes pour aider l'Ukraine. Et trancher, ensuite, la question du report ou non de l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur. - invités : Tommy Vaudecrane Président de Technopol

Journal d'Haïti et des Amériques
Équateur : la famille du président soupçonnée de trafic de cocaïne

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 30:00


En Équateur, plusieurs membres de la famille de Daniel Noboa, dont son père, sont accusés d'être impliqués dans le trafic de drogue. Si le pays n'est pas producteur de cocaïne, il est, en revanche, le premier exportateur mondial de cette substance, ainsi que de bananes. Or, bien souvent, la cocaïne est cachée dans les conteneurs transportant ces fruits. Ces dernières semaines, plusieurs enquêtes journalistiques, dont une publiée au début du mois, ont mis en lumière des liens entre l'entreprise familiale du président conservateur au pouvoir depuis 2023 et ce trafic illégal. 700 kilos de cocaïne auraient été saisis dans des chargements de Noboa Trading, depuis 2020. Le président et ses proches nient toute responsabilité. Mais l'affaire révèle les contradictions entre les ambitions en matière de sécurité affichées par le dirigeant équatorien et les intérêts économiques de l'entreprise familiale. C'est un dossier de Melissa Barra de la rédaction en espagnol de RFI, avec Justine Fontaine.   En Haïti, la fin du CPT provoque des remous Comme tous les jeudis, nous faisons le point sur l'actualité haïtienne avec notre confrère Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Le Conseil présidentiel de transition a présenté ses vœux de fin d'année hier (mercredi 17 décembre 2025) devant les diplomates en poste à Port-au-Prince. Si le président du Conseil a loué l'action accomplie ces derniers mois, affirmant qu'elle avait permis de maintenir l'administration publique debout, l'ambassadeur du Canada a appelé à faire plus, et souligné que le statu quo n'était pas une option. Le diplomate a également rappelé que le mandat du CPT devrait se terminer le 7 février 2026, comme prévu. «Il n'est pas le seul à le dire ces derniers temps», précise Frantz Duval. «À chaque fois, les membres du Conseil présidentiel de transition s'offusquent. Mais cette indignation n'a aucune suite», fait remarquer le journaliste. Les attaques des gangs restent quotidiennes. Ces dernières heures, ils ont incendié des camions à l'entrée de la commune d'Arcahaie. «C'est une façon de dire qu'ils contrôlent les routes et qu'ils ont la mainmise sur ce qui circule dans le pays», décrypte Frantz Duval (Le Nouvelliste). Dernière actualité en Haïti, après la soupe joumou ou le konpa qui ont fait leur entrée au patrimoine mondial de l'Unesco, les autorités veulent mettre en valeur les «vèvè», ces «dessins mystiques et religieux» qui sont vraiment très importants dans le pays, explique Frantz Duval. «C'est une très vieille tradition qui remonte aux premiers habitants de l'île», précise le journaliste. Les vèvè sont des «signes très puissants» qui «figurent même sur le maillot de l'équipe de football d'Haïti».   Quand Jair Bolsonaro va-t-il sortir de prison ? Mercredi (17 décembre 2025), le Congrès brésilien a adopté une proposition de loi visant à réduire la peine de prison de l'ancien président. C'est un «pas crucial vers la révision de sa condamnation», estime le quotidien argentin Infobae. Mais il reste encore du chemin à parcourir : le président brésilien peut opposer son veto à ce texte qui «permet des réductions de peine et un passage plus rapide à un régime carcéral moins strict», comme le détaille le journal. Et c'est bien ce qu'il compte faire, selon Folha de Sao  Paulo. Mais ce veto, il peut, à son tour, être annulé par le Congrès. Et une fois promulguée, cette loi peut encore faire l'objet de recours devant le Tribunal suprême fédéral, la plus haute instance du pouvoir judiciaire du pays, précise Infobae. Selon O'Globo, Jair Bolsonaro sortira de prison au plus tard début 2029. Mais tous les journaux ne font pas le même calcul. Jair Bolsonaro a été condamné à 27 ans de prison en septembre 2025, pour tentative de coup d'État. Une peine qu'il ne purgera pas dans sa totalité. Avec les remises de peine, il devrait faire environ six ans de prison, selon O'Globo. Maintenant, si cette loi est appliquée, il ne ferait que deux à quatre ans de prison. Calcul difficile à faire car cela dépend de la manière dont la loi sera interprétée. La législation brésilienne prévoit également que le temps consacré aux études, au travail et même à la lecture permet de raccourcir la sentence. O'Globo nous apprend que lire un livre, c'est quatre jours de prison en moins, à condition quand même d'avoir fait une fiche de lecture. Après des mois de tractations, les partisans de Jair Bolsonaro ont réussi leur pari. Enfin pas tout à fait car ils voulaient obtenir l'amnistie totale pour tous les émeutiers du 8 janvier 2023, afin de «pacifier et de réconcilier la nation», explique Folha. Ils ont, donc, dû revoir leurs ambitions à la baisse. Jair Bolsonaro et ses acolytes ne verront «que» leurs peines réduites. «Le Congrès a corrigé les excès du pouvoir judiciaire», s'est tout de même réjoui Tereza Cristina, la cheffe du Parti populaire au Sénat, rapporte le journal.   Au Chili, des frictions entre l'ancien et le nouveau président Au Chili désormais, La Tercera nous apprend que le nouveau président commence déjà à énerver la gauche. «Lundi (15 décembre 2025), lors d'une réunion avec les partis de sa coalition, Gabriel Boric a reconnu que la droite avait réussi à imposer le récit selon lequel son gouvernement a mal géré les questions de sécurité» et cela le contrarie, raconte le quotidien chilien. Il s'efforce, donc, de rétablir sa vérité, à savoir que sous son mandat, la situation a été «stabilisée». Pas besoin d'un «gouvernement d'urgence», comme l'annonce le nouveau président, José Antonio Kast. Des élus de gauche montent au créneau pour faire passer le message. Dans les colonnes du journal, plusieurs d'entre eux affirment ainsi que le Chili va bien, qu'il a retrouvé «la stabilité démocratique, économique et sociale» ou bien encore que José Antonio Kast, avec son futur gouvernement d'urgence, commence déjà à menacer les institutions et la démocratie. Bref, au Chili, le camp Boric se prépare déjà à être dans l'opposition. José Antonio Kast, lui aussi, s'active. Il dévoilera la liste des membres de son gouvernement le 15 janvier 2026, indique La Tercera.   Le journal de la 1ère 16.000, c'est le nombre d'airbags Takata qui seraient encore en circulation en Guadeloupe.

Aujourd'hui l'économie
Pourquoi la Commission européenne veut absolument signer l'accord de libre-échange UE-Mercosur

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 3:28


Alors que plusieurs milliers d'agriculteurs manifestent à Bruxelles contre l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, le traité est à l'ordre du jour du Conseil européen ce jeudi et demain. Très critiqué sur le plan agricole, il est pourtant défendu avec insistance par la Commission européenne. Pour quelles raisons Bruxelles tient-elle tant à le signer ? La détermination de la Commission européenne à faire aboutir l'accord UE-Mercosur s'inscrit d'abord dans une lecture globale des rapports de force économiques actuels. Pour Bruxelles, ce traité est conçu pour générer plusieurs milliards d'euros de bénéfices chaque année. L'exécutif européen avance le chiffre de 4 milliards d'euros d'économies annuelles pour les exportateurs européens, grâce à la réduction des droits de douane. Concrètement, l'accord vise à supprimer environ 90 % des droits de douane entre l'Union européenne et les pays du Mercosur. Une mesure qui permettrait à la production européenne de mieux s'exporter et de gagner en compétitivité sur ces marchés. Bruxelles y voit également une diversification stratégique de ses partenaires commerciaux, dans un contexte mondial de plus en plus tendu. Le Mercosur représente en effet un marché de 270 millions de consommateurs, pour un PIB cumulé d'environ 2 700 milliards d'euros. Sur le papier, il s'agit donc d'un marché à fort potentiel pour les entreprises européennes. Une asymétrie assumée, mais encadrée Sur le papier seulement, car l'accord est souvent résumé par une formule devenue célèbre : « Des voitures européennes contre des vaches sud-américaines ». Une image qui illustre l'asymétrie du traité, entre exportations industrielles européennes et importations agricoles sud-américaines. La Commission européenne assume pleinement cette asymétrie. Selon elle, les gains industriels et macroéconomiques pour l'Europe excéderaient largement les pertes sectorielles agricoles, d'autant plus que ces dernières seraient limitées par des quotas, des périodes de transition et des mécanismes de sauvegarde prévus dans le texte. Pour Bruxelles, l'accord ne constitue donc pas une ouverture brutale et incontrôlée des marchés, mais un compromis encadré, pensé pour préserver les secteurs les plus sensibles tout en favorisant la compétitivité globale de l'économie européenne. À lire aussiAccord UE-Mercosur: le ton se durcit entre Paris et Bruxelles, la France demande un report du vote Un enjeu géopolitique et stratégique majeur Au-delà de l'aspect commercial, la Commission européenne insiste surtout sur la dimension géopolitique de l'accord. L'Union cherche à réduire ses dépendances stratégiques, notamment vis-à-vis de la Chine. Les pays du Mercosur disposent de ressources naturelles et minières essentielles à la transition énergétique et numérique, ce qui renforce leur intérêt stratégique pour l'Europe. Le traité est aussi présenté comme une réponse au retour du protectionnisme sur la scène internationale. En scellant une alliance commerciale avec plusieurs États sud-américains, l'Union européenne espère compenser d'éventuelles pertes d'accès aux marchés américain et chinois. Refuser l'accord, selon la Commission, reviendrait à fragiliser volontairement la position de l'Europe dans la mondialisation. Bruxelles s'appuie enfin sur le bilan des accords déjà conclus. L'Union européenne a signé 44 accords de libre-échange avec près de 80 pays, faisant de cette politique un levier central de son influence. En 2024, le commerce entre l'UE et ses partenaires liés par des accords atteignait 2 300 milliards d'euros, pour un excédent commercial global de près de 270 milliards d'euros. Contrairement aux idées reçues, même les secteurs sensibles en ont bénéficié: à l'échelle européenne, l'agroalimentaire dégage aujourd'hui un excédent d'environ 40 milliards d'euros, en hausse continue depuis dix ans. Cette lecture macroéconomique dresse donc un bilan globalement positif. Mais la Commission reconnaît aussi que, en analysant pays par pays et secteur par secteur, la réalité est plus contrastée : ce qui bénéficie à certains peut pénaliser d'autres. Finalement, l'accord UE-Mercosur pose une question plus large que le seul commerce. Quelle place l'Europe veut-elle occuper dans le monde, et quelle vision porte-t-elle pour l'avenir de sa construction politique et économique ? À lire aussiL'Europe toujours aussi divisée face à l'accord commercial avec le Mercosur

C dans l'air
Paix en Ukraine: Trump y croit, l'Europe aussi... - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 63:22


C dans l'air du 16 décembre 2025 - Paix en Ukraine: Trump y croit, l'Europe aussi...Est-ce enfin un vrai tournant, près de quatre ans après le début de l'invasion russe en Ukraine ? Le président des États-Unis a affirmé qu'un accord n'a « jamais » été aussi « proche » afin de mettre fin à la guerre, ce lundi 15 décembre. Des propos prononcés depuis le Bureau ovale, à la suite d'un entretien avec son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, et plusieurs dirigeants européens réunis à Berlin. Les États-Unis ont assuré avoir offert à Kiev des garanties de sécurité « très fortes », comparables à la protection permise par l'article 5 de l'Otan, tout en restant acceptables pour Moscou.De leur côté, les dirigeants des principaux pays européens, dont la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne, ont fait part d'une proposition de « force multinationale pour l'Ukraine ». Cette unité, formée par des pays « volontaires » et soutenue par les États-Unis, aurait pour objectif d'aider l'Ukraine à maintenir durablement une armée de 800 000 soldats. Un « mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu », dirigé par Washington, est également prévu. Désormais, il appartient « à la Russie de montrer sa volonté d'œuvrer en faveur d'une paix durable », ont avancé les dirigeants européens.Ce mardi, le Kremlin a écarté la proposition de Volodymyr Zelensky d'une trêve de Noël. Dans une interview à la chaîne ABC News, diffusée hier, un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, avait répété que la Russie n'accepterait « à aucun moment » la présence en Ukraine de forces de l'Otan ou de troupes européennes.Après sa rencontre avec le chancelier allemand Friedrich Merz à Berlin et un appel téléphonique avec Donald Trump hier soir, Volodymyr Zelensky a déclaré aux journalistes ukrainiens qu'il refusait d'abandonner le Donbass. « Les Américains veulent trouver un compromis. Ils proposent une zone économique libre », a-t-il poursuivi. « Je tiens à le souligner une fois de plus : une zone économique libre ne signifie pas un contrôle de la Fédération de Russie. Ce sont des caractéristiques importantes pour moi dans toute discussion concernant le Donbass. Ni de jure ni de facto, nous ne reconnaîtrons le Donbass comme russe », a-t-il déclaré avant de se rendre, cet après-midi, à un sommet du Conseil de l'Europe sur d'éventuelles réparations visant à indemniser l'Ukraine face à l'offensive russe.L'événement, qui se tient à La Haye, réunit de hauts responsables européens afin de mettre en place un organisme international chargé de statuer sur des dizaines de milliards d'euros. L'option d'un « prêt de réparation », gagé sur les avoirs russes immobilisés, provoque toujours des dissensions au sein des Vingt-Sept. Soutenu par de nombreux États membres de l'Union européenne, dont l'Allemagne, ce plan se heurte à l'opposition ferme de la Belgique, rejointe par trois pays (Bulgarie, Malte, Italie). Les dirigeants de l'UE vont devoir trancher lors d'un sommet qui débute jeudi.Pendant ce temps, la guerre se poursuit sur le front ukrainien, mais aussi bien au-delà. Le Service de sécurité ukrainien (SBU) a mené ces derniers jours une attaque contre deux plateformes pétrolières russes en mer Caspienne, à 700 kilomètres de ses frontières. Ces frappes, qui rappellent l'opération « Toile d'araignée », ont contraint le géant Lukoil à suspendre sa production. Kiev a également affirmé, lundi, avoir « fait exploser » un sous-marin russe à l'aide d'un drone naval dans le port de Novorossiïsk, en Russie, au bord de la mer Noire.Nos experts :- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, ancienne correspondante en Russie- Samantha de BENDERN - Chercheuse en relations internationales - Chatam House- Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur du documentaire Des trains dans la guerre- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale, Université Catholique de Lille

Les Nuits de France Culture
Nuremberg - Le tribunal et l'histoire : Le regard d'Annette Wievorka sur le procès de Nuremberg

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 32:41


durée : 00:32:41 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Quelles sont la signification et les limites du procès de Nuremberg, notamment sur la spécificité du génocide des Juifs ? C'est ce qu'aborde, en 2005, l'historienne Annette Wieviorka dans ce 2e volet de la série des "Chemins de la connaissance" consacrée au procès international des criminels nazis. - réalisation : Rafik Zénine - invités : Annette Wieviorka Historienne, directrice de recherche honoraire au CNRS et vice-présidente du Conseil supérieur des Archives

Revue de presse Afrique
À la Une: pression diplomatique maximale sur le Rwanda

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 4:21


Depuis la prise d'Uvira la semaine dernière par les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, Kigali est sous le feu des critiques. « "Les États-Unis sont profondément préoccupés et incroyablement déçus par la nouvelle flambée de la violence dans l'est de la RDC", s'est indigné Mike Waltz, l'ambassadeur américain auprès des Nations unies, rapporte Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC. (…) En ligne de mire, le soutien actif du Rwanda aux rebelles, en matériel et en logistique. 5 000 à 7 000 soldats rwandais combattraient au Congo au début de décembre, selon Mike Waltz. Marco Rubio, le patron de la diplomatie américaine, a été encore plus clair sur les intentions de Washington, indiquant que "les États-Unis prendraient des mesures pour garantir le respect des engagements pris envers le président" Donald Trump. » Qui plus est, rapporte le site congolais Actualité CD, « le vice-secrétaire d'État américain Christopher Landau a qualifié l'offensive récente sur Uvira de "grave erreur", avertissant que "cela ne pourrait pas continuer" si le Rwanda "persistait à jouer les mêmes vieux jeux avec le M23" ». Les États-Unis furieux… La presse congolaise pointe du doigt le président rwandais : « Kagame a tourné Donald Trump en dérision : ses jours sont comptés », s'exclame La Tempête des Tropiques. Le quotidien kinois cite un officiel américain proche de la Maison Blanche qui accuse le chef de l'État rwandais d'avoir trahi la confiance des États-Unis et du président Trump : « dans un langage particulièrement offensif, il qualifie Paul Kagame de "criminel de guerre" incapable de tenir parole, et affirme que "le temps du dialogue est terminé" et qu'il est "temps pour Kagame de partir" ». Et « au-delà de l'attaque directe contre le président rwandais, note encore La Tempête des Tropiques, ce proche de la Maison Blanche lance un appel explicite aux militants pro-démocratie au Rwanda, les invitant à entrer en contact avec ses réseaux aux États-Unis, suggérant une volonté de soutenir ou structurer une opposition politique en exil. Cette sortie marque un changement notable de ton dans certains cercles américains, relève encore le quotidien kinois, alors que Kigali bénéficiait jusqu'ici d'une image relativement favorable auprès des partenaires occidentaux ». Le M23 va-t-il quitter Uvira ? Conséquence sans doute de toutes ces pressions : l'AFC-M23 a annoncé hier lundi qu'elle allait se retirer d'Uvira… La rébellion l'indique dans un communiqué repris notamment par le site congolais Actualité CD : « "malgré les provocations et abus persistants de la part des FARDC et de leurs alliés, l'AFC-M23 a décidé d'initier une mesure unilatérale de confiance afin de donner au processus de paix de Doha toutes les chances de réussir", affirme le mouvement, ajoutant qu'il "retirera unilatéralement ses forces de la ville d'Uvira, comme demandé par la médiation des États-Unis". La rébellion précise toutefois que ce "retrait est conditionné à des garanties de sécurité", appelant "les garants du processus de paix à assurer la gestion de la ville, notamment sa démilitarisation, la protection des civils et des infrastructures, ainsi que le contrôle du cessez-le-feu par le déploiement d'une force neutre" ». Alors le M23 va-t-il vraiment se retirer d'Uvira ? Le Rwanda va-t-il céder aux injonctions internationales, notamment américaines ? Difficile de répondre… À Kigali, le quotidien The New Times, proche du pouvoir, contre-attaque en affirmant que « la coalition de la RDC poursuit une campagne d'extermination ciblée contre les civils banyamulenge », ces Tutsis congolais qui vivent dans le Kivu. Le pouvoir rwandais avance régulièrement ce prétexte de défendre cette minorité ethnique d'origine rwandaise pour justifier sa présence militaire dans l'est de la RDC. Plus de 500 000 personnes déplacées En attendant, la crise humanitaire s'amplifie. « Selon l'Unicef, rapporte Afrik.com, plus de 500 000 personnes, dont plus de 100 000 enfants, ont été déplacées depuis le 1er décembre au Sud-Kivu. Et plus de 40 000 Congolais ont franchi la frontière vers le Burundi en seulement quatre jours. Au total, 5,3 millions de personnes sont déplacées à l'intérieur du pays et plus de 24 millions souffrent d'insécurité alimentaire ». Enfin, rapporte encore Afrik.com, « la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Wagner, appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à imposer des sanctions ciblées contre les responsables militaires et politiques de l'agression, à instaurer un embargo total sur les minerais exportés comme rwandais, et à révoquer le statut de contributeur de troupes du Rwanda aux opérations de paix. Et elle prévient : "soit l'ordre international accepte d'être ouvertement bafoué, soit ce Conseil assume ses responsabilités" ».

Le Nouvel Esprit Public
La sécurité sociale a 80 ans / L'Afrique : de junte en junte

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 63:00


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 12 décembre 2025.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA SÉCURITÉ SOCIALE A 80 ANSNé en 1945 dans l'élan du Conseil national de la Résistance, l'État-providence français avait une ambition fondatrice : protéger chacun contre les grands risques de la vie. Il commence par la création de la Sécurité sociale et du régime de retraite par répartition, à une époque où 5 actifs soutenaient un retraité (contre 1,7 aujourd'hui). Les décennies suivantes ont vu un élargissement progressif du socle, au-delà de la seule logique assurantielle. Quatre-vingts ans plus tard, la Sécurité sociale n'a pas perdu l'amour des Français, ni, à leurs yeux, son attribut le plus précieux : l'universalité. Près de 80 % la considèrent comme la meilleure au monde et 85 % jugent impératif de maintenir une couverture universelle, sans distinction de revenus, selon un sondage Ifop de mars 2025. Mais elle traverse aujourd'hui une nouvelle crise grave. Le déficit record de l'assurance-maladie prévu cette année - 23 milliards en 2025 (contre 17,2 milliards en 2024) - interroge sur la capacité du système à perdurer. Et la pression démographique menace de le faire dériver encore plus, tandis que le vieillissement démographique déséquilibre autant le système de santé que celui des retraites en déficit elles de 6,6 milliards d'euros pour cette année. Un vieillissement à prendre d'autant plus en compte que les dépenses de santé augmentent exponentiellement avec l'âge. D'après la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, en 2021, la dépense annuelle moyenne a été de 1.114 euros pour les moins de 20 ans, 1.632 euros pour les 21-40 ans, 2.717 euros pour les 41-60 ans, 4.498 euros pour les 61-70 ans, 6.291 euros pour les 71-80 ans et 8.529 euros pour les plus de 80 ans. De fait, les plus de 60 ans concentrent plus de 50 % de la dépense totale, alors qu'ils représentent 28 % de la population.Dans un rapport publié le 3 novembre, la Cour des comptes a mis en garde contre les effets budgétaires du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité. « Premier poste de dépenses de la protection sociale, les pensions de vieillesse et de survie représentaient en effet 353 milliards d'euros en 2023, soit 13,4 % du PIB »,signale le rapport. La Cour souligne que le poids de la démographie sur les finances publiques va aller croissant, et invite à repenser « la vision collective » du vieillissement et de l'âge du départ à la retraite. Pour mémoire, au début des années 1980, la dette ne finançait qu'1 % de la dépense sociale ; elle en finance désormais 10 %.Mardi, à une courte majorité - 247 voix contre 234 (et 93 abstentions) - les députés ont validé le Projet de loi de financement de la sécurité sociale. Il prévoit notamment la suspension de la réforme des retraites, la hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine et la hausse de 3 % des dépenses de santé. Résultat : malgré les concessions accordées aux oppositions, le déficit de la Sécurité sociale devrait rester sous les 20Mds€ en 2026. Après un passage par le Sénat, le texte devrait revenir au Palais-Bourbon mardi prochain pour un ultime vote.L'AFRIQUE : DE JUNTE EN JUNTEEn cinq ans, le Sahel a complètement changé. Les coups d'État militaires d'abord présentés comme des réponses temporaires à la crise sécuritaire, semblent installer durablement des régimes autoritaires. Au-delà du rejet commun de la présence française, ces nouveaux pouvoirs militaires peinent à formuler un véritable projet et surtout à endiguer une vague djihadiste de plus en plus meurtrière. La région est désormais secouée par des crises répétées qui ignorent les frontières nationales. Cette vague de coups d'État et de prises de pouvoir militaires a créé un paysage politique instable dans plusieurs régions. En novembre 2025, sept pays étaient dirigés par des juntes militaires, chacuneavec sa propre trajectoire, sa justification et ses tensions politiques propres.Au Mali, le retour à un régime militaire a commencé par deux coups d'État en moins d'un an, le premier en août 2020, suivi d'un autre en mai 2021. Le Burkina Faso a connu deux coups d'État militaires en 2022. L'ordre politique du Niger s'est effondré en juillet 2023. En mars 2025, la junte a adopté une charte de transition fixant un délai de cinq ans pour le retour à un régime constitutionnel. La Guinée a basculé dans un régime militaire en septembre 2021. La junte s'était initialement engagée à une transition structurée, mais le calendrier a été sans cesse repoussé. Au Soudan l'armée a pris le contrôle en octobre 2021, faisant dérailler un fragile accord de partage du pouvoir entre civils et militaires. En avril 2023, le pays a sombré dans une guerre civile brutale entre les forces armées soudanaises et les forces paramilitaires de soutien rapide. En octobre 2025, Madagascar a rejoint la liste des pays africains sous régime militaire. En Guinée-Bissau, le coup d'État qui a renversé le 26 novembre le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu les élections en cours est le dixième putsch en Afrique depuis 2020. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La junte promet une transition d'un an. Les Bissau-Guinéens n'y croient plus vraiment. Dans un pays où chaque cycle électoral finit dans les casernes, la démocratie semble condamnée à ne jamais dépasser le stade de l'intention. Le Bénin, longtemps considéré comme une exception démocratique et qui n'avait plus connu de tels soubresauts depuis 1972, vient de rejoindre le club des pays touché par l'épidémie de putschs. Dimanche dernier, il s'en est fallu de peu que le pays ne rejoigne la longue liste des pays africains ayant connu un coup d'État militaire ces cinq dernières années. Le coup d'État a été mis en échec.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. 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