Podcasts about marceau

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marceau

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Latest podcast episodes about marceau

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Mediapart VS Bardella

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 30, 2026 3:37


On commence avec la contre attaque de Jordan Bardella

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Conducteur flashé ce week-end à 312 km/h sur une autoroute en Haute Savoie

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 30, 2026 0:55


Interpellé évidemment par les gendarmes, il était au volant d'une Porsche 911

R&R Cat Cast
#18 Northern Arizona, Idaho w/ Brian Marceau (Tubs at the Club)

R&R Cat Cast

Play Episode Listen Later Sep 29, 2026 108:02


R&R is brought to you ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠The Bobcat Quarterback Club⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Patty Ice, Carter Dahlke, and Colson Coon carry the Bobcats offense to a shorthanded win against #18 NAU. We bring on Brian Marceau from Tubs at the Club to preview Idaho. Go Cats!Intro music courtesy of Ugly Duckling

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Grève au Lycée

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 29, 2026 3:51


Environ 180 manifestations dans les lycées hier, les élèves protestent contre la vétusté des établissements et du manque de moyens

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Polémique notamment sur les réseaux sociaux autour d'un sandwich à 1,95€

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 29, 2026 0:48


Vendu dans une grande chaîne de boulangerie…? Une idée qui ne fait pas l'unanimité, moquée depuis plusieurs jours sur les internautes

Truck Stop Quebec
28 septembre 2026 Éric Duhaime, Tarek Henoud, Yannick Marceau et Johanne Couture

Truck Stop Quebec

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 153:50


On débute la semaine avec un passage très attendu d'Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, alors que son autobus de campagne a fait un arrêt directement chez Truck Stop Québec. De passage en studio, il vient discuter de la campagne électorale et des engagements de son parti envers le camionnage. Tarek Henoud se... The post 28 septembre 2026 Éric Duhaime, Tarek Henoud, Yannick Marceau et Johanne Couture appeared first on Truck Stop Québec.

AmsterdamFM Kunst en Cultuur
Springvossen 605 Florence Marceau-Lafleur

AmsterdamFM Kunst en Cultuur

Play Episode Listen Later Sep 28, 2026 56:34


Guest: Florence Marceau-Lafleur, visual artist. . In these week's episode Robert van Altena interviews Florence Marceau-Lafleur on the occasion of her show 'Eigengrau' at Horizonverticaal, (Haarlem). 'Eigengrau' will be on view up until 11 oktober. . . Photo: Florence Marceau-Lafleur, 'Eigengrau (1)' (2026), mixed techniques, ca.32 x 18 cm. (Photography" Peter Lipton) . SPRINGVOSSEN
 Editor + presenter: Robert van Altena
 Contact: springvossen[at]gmail.com
  . linktr.ee/springvossen www.amsterdamfm.nl/programma/springvossen

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Macron aux JT

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 3:31


Intervention d'Emmanuel Macron hier soir simultanément sur le JT de TF1 et France 2

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Premier match pour Zizou à la tête de l'équipe de France ce soir

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 25, 2026 0:42


Ce sera face à la Turquie

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Scandale à l'IA

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 3:34


On commence avec ces suspicions qui visent l'auteur Thélyson Orélien , on l'accuse d'avoir eu recours à une IA pour écrire son roman phénomène de la rentrée « c'était ça ou mourir »

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Emmanuel Macron a décoré Martin Scorsese et Robert De Niro

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 24, 2026 0:57


Ils ont reçu les insignes d'officiers de la légion d'honneur

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Un collège en région parisienne qui interdit aux élèves de porter des maillots de foot

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 23, 2026 0:47


car cela provoquait trop de d'altercations, trop disputes

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : 2700 balles le cassoulet !

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 23, 2026 3:42


Une Française fait le buzz sur les réseaux sociaux

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Alerte conso ! Des tomates rappelées d'urgence…!

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 0:51


Des tomates en boîte de la marque Carrefour ne doivent pas être consommées, elles provoquent des troubles de la vue et des hallucinations

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Alerte conso ! Des tomates rappelées d'urgence…!

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 22, 2026 3:49


Des tomates en boîte de la marque Carrefour ne doivent pas être consommées, elles provoquent des troubles de la vue et des hallucinations

Truck Stop Quebec
21 Septembre 2026 Yannick Marceau et Andre Tardif de TEC Transport

Truck Stop Quebec

Play Episode Listen Later Sep 21, 2026 122:17


Dans cet épisode, Yannick Marceau revient sur l'actualité du moment et analyse les sondages en vue des élections d'octobre, en mettant en lumière les tendances, les mouvements d'opinion et ce que révèlent les données récentes sur la course électorale. Il commente aussi quelques faits divers qui ont marqué la semaine, avec son style direct et... The post 21 Septembre 2026 Yannick Marceau et Andre Tardif de TEC Transport appeared first on Truck Stop Québec.

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Classico – Zidane - Macron

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 21, 2026 3:53


On commence avec du football et le premier Classico OM PSG de la saison… Même si les marseillais n'ont pas démérité c'est une nouvelle défaite qui les amène dans la zone de relégation

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Ce week-end, le prix du gasoil a battu un nouveau record

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 21, 2026 1:03


il est désormais en moyenne à 2,41 € le litre

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Classico – Zidane - Macron

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 21, 2026 3:53


On commence avec du football et le premier Classico OM PSG de la saison… Même si les marseillais n'ont pas démérité c'est une nouvelle défaite qui les amène dans la zone de relégation

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Gabriel Attal et Xavier Bertrand, inaugurent une nouvelle émission, diffusée en ligne à partir de début octobre, "À l'Ehpad!"

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 18, 2026 0:39


Ils se soumettent aux questions de résidents d'une maison de retraite

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Question pour un Mélenchon !

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 18, 2026 3:33


La France Insoumise lance un jeu concours afin de récolter des parrainages pour la présidentielles de Jean-Luc Mélenchon… plus les militants obtiennent des adhésions, plus ils sont récompensés…

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Bruel Allégé

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 17, 2026 3:45


Décision de la cours d'appel de Versailles d'alléger le contrôle judiciaire de Patrick Bruel, le chanteur a désormais l'autorisation de quitter le territoire s'il le souhaite

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Est-ce que vous avez remarqué un nouvel autocollant sur les voitures ?

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 17, 2026 0:56


Il existe désormais le S de sénior… pour les conducteurs âgés

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Nouvel incident à Carcassonne

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 15, 2026 3:40


On commence avec cette nouvelle vidéo violente d'un policier à Carcassonne

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Finale de tennis de l'US Open

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 15, 2026 0:58


Vous avez sans doute vu l'image de la finale de tennis de l'US Open, le réalisateur qui fait un plan sur le chronomètre qui indique 7 minutes de Match, 0 0 7 puis Pierce Brosnan au première loge de la rencontre?

Truck Stop Quebec
14 septembre 2026 La radio des camionneurs avec Yannick Marceau, Julie Lesage et Jean-Claude Richard

Truck Stop Quebec

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 125:01


Sur La Radio des Camionneurs, on reçoit Yannick Marceau pour revenir sur les sujets chauds de l'actualité, avec un regard particulier sur les prochaines élections provinciales au Québec. On poursuit avec Julie « Texane » Lesage, une Québécoise maintenant établie au Texas. Avec elle, on revient sur les 25 ans des attentats du World Trade... The post 14 septembre 2026 La radio des camionneurs avec Yannick Marceau, Julie Lesage et Jean-Claude Richard appeared first on Truck Stop Québec.

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Débrief de Céline !

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 3:48


Exclusivité Rire & Chansons : nous avons réussi à pirater le répondeur de Céline Dion juste avant son premier concert… évidemment beaucoup de messages de soutiens

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Est-ce que vous avez vu que l'équipe de France féminine de Basket étaient en finale de la coupe du monde face aux USA ?

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 0:52


Malgré une excellente première mi-temps, il n'y a pas eu de miracle face aux redoutables Américaines

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : cambriolage à l'Hotel Plaza Athénée à Paris

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 11, 2026 0:48


Un vol par effraction dans la chambre d'un client pour un butin estimé à près de 1 million d'euros

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Jour J pour Céline

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 11, 2026 4:03


L'événement du week-end c'est évidemment le premier concert de Céline Dion

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Carcasonne c'est plus ce que c'était

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 10, 2026 3:41


On commence avec cette vidéo d'un policier municipal de Carcassonne tenant des propos racistes, homophobes et sexiste…

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Face au niveau inquiétant des élèves suite au rapport PISA, l'ex ministre Bruno Lemaire a fait un proposition…

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 10, 2026 1:07


Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Adieu Casimir, les Renoirs et l'orthographe

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 3:43


On commence avec ce nouveau cambriolage dans un musée,

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Est-ce que vous avez entendu cette histoire incroyable de chat perdu sur une aire d'autoroute ?

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 1:14


La petite Chanel s'est échappé lors d'une pause près de Lyon, les propriétaires ont annulés leurs vacances pour la chercher sur l'aire pendant 12 jours… au bout d'un mois elle vient d'être retrouvée

Marceau refait l'info
Celui qui en fait trop, c'est celui qui ne gagne pas !

Marceau refait l'info

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 3:44


Tous les jours à la demi, Marceau défonce l'info

Truck Stop Quebec
8 septembre 2026 Yannick Marceau, ISAAC Instruments et Tarek Henoud

Truck Stop Quebec

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 118:27


Avec Yannick Marceau, on revient sur les sujets chauds de l'actualité. On fait le point sur les principaux partis politiques, leurs chefs et leur performance à l'approche des prochaines élections provinciales. On poursuit avec André Durocher et Mélanie Simard, de ISAAC Instruments, qui nous offrent une chronique spéciale à l'occasion de la Semaine nationale du... The post 8 septembre 2026 Yannick Marceau, ISAAC Instruments et Tarek Henoud appeared first on Truck Stop Québec.

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Est-ce que vous avez entendu que le domicile de Philippe Bouvard a été cambriolé durant ses obsèques ?

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 0:50


Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Celui qui en fait trop, c'est celui qui ne gagne pas !

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 3:44


Tous les jours à la demi, Marceau défonce l'info

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Vous avez sans doute vu cette 3eme sortie dans l'Espace pour la Française Sophie Aguenot ?

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 3, 2026 0:55


Une sortie 100% féminine pour qu'elle était accompagnée d'une américaine la spationaute Jessica Meir

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Mimie Mathy love Patrick Bruel

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 3, 2026 3:58


On commence avec Mimie Mathy qui prend publiquement la défense de Patrick Bruel déplorant l'annulation de la sa tournée

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Patrick c'est fini

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 2, 2026 3:42


On commence avec l'annulation de la tournée de Patrick Bruel

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : La fille de Brigitte Macron a officialisé sa relation avec un étudiant

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 2, 2026 0:59


Antoine Lecomte, étudiant en école de commerce, 20 ans plus jeune

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Retour à l'école

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 1, 2026 3:42


On commence avec la rentrée des classes, 11,6 millions d'élèves vont reprendre aujourd'hui le chemin de l'école

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès
Marceau défonce l'info : Est-ce que vous avez entendu ces révélations de Mimi Mathy dans 7 à 8 sur TF1…?

Le Morning du Rire avec Bruno Roblès

Play Episode Listen Later Sep 1, 2026 0:59


La star révèle qu'elle ne pourra très probablement plus retrouver l'usage de jambes

Truck Stop Quebec
31 août 2026 Yannick Marceau, Jean-Claude Daignault, Réjean Breton, Natalie Duchesne et Louis-Felix Lacombe

Truck Stop Quebec

Play Episode Listen Later Aug 31, 2026 136:39


On commence la semaine avec Yannick Marceau qui revient dans sa chronique sur les sujets chauds de l'actualité. Au menu : la CAQ qui reprend du terrain dans les sondages, le PQ qui se maintient, le PCQ qui progresse et les libéraux qui reculent. On poursuit avec Réjean Breton, PDG de l'APDQ, pour rendre hommage... The post 31 août 2026 Yannick Marceau, Jean-Claude Daignault, Réjean Breton, Natalie Duchesne et Louis-Felix Lacombe appeared first on Truck Stop Québec.

Truck Stop Quebec
24 août 2026 Yannick Marceau, Dominique Dumas et Florence Jean-Jacobs

Truck Stop Quebec

Play Episode Listen Later Aug 24, 2026 121:51


Dans sa chronique, Yannick Marceau, animateur de Marceau le matin à BLVD 102,1 et de Marceau le soir au 99,5 Montréal, revient sur les sujets chauds de l'actualité, comme les tarifs douaniers, les négociations avec Trump et François « Gary » Gariépy, qui quitte Radio X pour le PQ dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré. On poursuit avec Dominique... The post 24 août 2026 Yannick Marceau, Dominique Dumas et Florence Jean-Jacobs appeared first on Truck Stop Québec.

Aujourd'hui l'économie
L'économie au cinéma: la lutte des classes sur grand écran [5/5]

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Aug 21, 2026 2:52


Aujourd'hui l'Économie vous propose de passer en 16:9 et de regarder le monde en grand écran. On ne parlera pas, comme cela nous arrive parfois, d'économie du cinéma mais d'économie au cinéma. Pour ce dernier épisode, on va voir comment le cinéma s'empare de la lutte des classes, et comment par l'art, les réalisateurs luttent à leur manière contre les injustices. Le Cuirassé Potemkine, film muet en noir et blanc de 1925 du cinéaste russe Sergeï Eisenstein, est sans doute l'un des premiers à parler de violence de classes à travers la mutinerie des marins d'Odessa en 1905. Il fut d'ailleurs très longtemps interdit dans de nombreux pays pour cause de « propagande bolchevique ». Dès son origine, le cinéma s'empare de la thématique des luttes sociales qui prend souvent racine dans des périodes de crises profondes telles que la Grande Dépression des années 1930 aux États-Unis, début d'une conscience de gauche à Hollywood.  Notre pain quotidien, film de 1934 du réalisateur texan King Vidor, met en scène la vie d'une coopérative agricole où ouvriers et paysans se regroupent pour faire pousser du blé dans une région frappée par la sécheresse. Dans les années 1970, Sydney Pollack signe un autre film sur la Grande Dépression avec On achève bien les chevaux, qui dépeint une classe moyenne poussée par le chômage et la misère, qui se rue dans les marathons de danse pour gagner une prime jusqu'à l'épuisement. Jean Renoir, la France d'avant-guerre  En France, en 1939, Jean Renoir signe son chef-d'œuvre avec La Règle du jeu, comédie de mœurs, qui décrit les rouages d'une société des classes. Derrière bals et chasses en Sologne s'expose la vanité d'une élite aveugle de la guerre qui s'annonce. Censuré à sa sortie, La Règle du jeu dénonce l'immobilisme d'un ordre social oppressif. Telle l'adaptation d'un roman d'Émile Zola, Jean Renoir filme avec précision les rouages de la société des classes qui perdure en France à cette époque. Derrière l'apanage d'une société organisée en classes sociales, Jean Renoir efface les lignes et organise savamment le mélange. À l'image de la rencontre entre Robert de la Chesnaye et le braconnier Marceau.  Des courants cinématographiques : reflets des injustices sociales  En Italie, avec le néoréalisme, le réalisateur Vittorio De Sica s'empare de la condition des plus modestes. Dans Le voleur de bicyclette en 1948, un homme désespéré se retrouve désemparé sans son seul moyen pour retrouver du travail et nourrir sa famille. Autre grand peintre des luttes sociales, le réalisateur britannique Ken Loach, s'attache déjà en 1967 dans son premier film, Pas de larmes pour Joy, à faire le portrait réaliste d'un milieu défavorisé, qui survit tant bien que mal dans les faubourgs de Londres.  Welfare de Frederick Wiseman ou l'enfer de l'administration américaine  Aux États-Unis, c'est le documentariste Frederick Wiseman qui, au début des années 1970, propose une plongée dans l'enfer de l'administration pour les bénéficiaires des minimas sociaux dans son film tourné à New York, intitulé Welfare.  Le film s'intéresse à la nature et à la complexité du système de santé et de la sécurité sociale américains, à New York. Il y montre l'ahurissante diversité des problèmes de ce système : logement, chômage, divorce, problèmes médicaux et psychiatriques, enfants abandonnés et maltraités. Les travailleurs sociaux comme les patients se retrouvent démunis face à un système qui gouverne leur travail et leur vie. Le film est tourné au Welfare Center de Greenwich Village, dans le bas de Manhattan. Un diptyque poétique et politique sénégalais  Vingt ans plus tard, à la fin des années 1990, le cinéaste sénégalais Djibril Diop Mambéty signe deux films consacrés aux laissés-pour-compte de la société sénégalaise : Le Franc et La Petite vendeuse de soleil. Deux films poétiques et politiques qui pointent les inégalités économiques dans la société sénégalaise post-coloniale. Un conte moderne qui donne une voix à ceux qui d'ordinaire sont ignorés.  Sili a entre 10 et 13 ans, vit sur les trottoirs et se déplace à l'aide de béquilles. Mendiante, elle tend la main là où les garçons proposent des journaux. Mais, ce matin-là, elle a été violemment bousculée par ces derniers. Elle a dû lutter pour réussir à se remettre debout et en a été profondément humiliée. Sa décision est alors prise. Dès le lendemain, elle vendra des journaux comme tout le monde. Ce qui est valable pour l'homme l'est également pour la femme. Ce petit monde de vendeurs est sans pitié. Elle y rencontrera la douleur, le rêve et enfin l'amitié. En 1993, déjà, le réalisateur ivoirien Fadika Kramo-Lanciné mettait en scène dans Wariko le gros lot, un gagnant du loto à Abidjan sur le ton de la comédie, pour dépeindre les tensions sociales criantes. Il faudrait encore citer la classe bourgeoise décadente chez Chabrol, l'aristocratie arrogante de Titanic de James Cameron ou la revanche des miséreux dans Parasite du Sud-Coréen Bong Joon-ho, preuve que le cinéma n'a pas fini de traiter ce sujet inépuisable.

Truck Stop Quebec
17 août 2026 Yannick Marceau, Alex Boissonneault, Kilda Tremblay et Marco Lamoureux

Truck Stop Quebec

Play Episode Listen Later Aug 17, 2026 125:15


La radio des camionneurs est de retour pour une nouvelle saison et on part ça avec Yannick Marceau! Il fait le tour des actualités les plus chaudes du moment et qui retiennent l'attention. On poursuit avec Alex Boissonneault, député d'Arthabaska-L'Érable, qui vient nous présenter les grandes lignes de l'annonce du Parti Québécois concernant le dossier... The post 17 août 2026 Yannick Marceau, Alex Boissonneault, Kilda Tremblay et Marco Lamoureux appeared first on Truck Stop Québec.

Les Nuits de France Culture
Conseils aux Français partant en vacances en Italie

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 20:20


durée : 00:20:20 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Françoise Giroud, Cecil Saint-Laurent, Félicien Marceau, Michel Déon et Max Favalelli étaient invités par la "Tribune de Paris" à parler sur le thème "Conseils aux français partant en vacances : l'Italie" (1ère diffusion : 11/08/1954 Chaîne Parisienne). - équipe : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Invité Afrique
Emmanuel Dongala: «Quand l'imaginaire rencontre la réalité, ça fait vraiment plaisir pour un écrivain»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 4, 2026 22:01


Ce mois de juillet 2026, l'une des grandes plumes de la littérature francophone aura 85 ans : l'écrivain congolais Emmanuel Dongala, né en 1941. Son parcours l'a fait traverser toute l'histoire du Congo-Brazzaville, de l'indépendance aux déchirements de la guerre civile, en passant par l'âge d'or de la littérature et du théâtre dans les années 70 à 90. C'est cette histoire qu'il a racontée à RFI, à la première personne. RFI : Vous êtes né en juillet 1941, il y a 85 ans. Est-ce que pendant votre enfance se mettent déjà en place des choses importantes pour votre vie d'écrivain ? Emmanuel Dongala : D'abord, quand j'étais petit, à l'époque, il n'y avait pas de télévision et le soir, en saison sèche, il faisait froid. On était dehors, autour du feu, sous le clair de lune, et notre mère, ma mère, nous racontait des histoires, des contes. Et ça me fascinait. Je me disais : « Il faut qu'un jour moi aussi je me mette à inventer mes propres contes. » Et c'est incroyable comme cette femme analphabète m'a poussé à devenir écrivain. Et mieux encore, mon père était instituteur et il avait des livres à la maison que je feuilletais. Je ne comprenais pas la moitié de ce qu'il y avait dans ces livres-là. Mais l'objet était là et fascinant… … Fascinant. Je lisais, je passais de la littérature aux sciences, vous savez, ces grosses encyclopédies de l'époque, Larousse. Je me souviens très bien. Et être fils d'instituteur a été très important pour moi. C'est ce qui a fait ce que je suis aujourd'hui. … Et être bercé par les contes de votre mère. Oui aussi. Il y a un conte qui vous a marqué ? Oui, plusieurs. Et quelquefois la grand-mère, qui était encore vivante, nous racontait ces contes-là sur les animaux de la brousse, les hommes et les sorciers. C'était vraiment fascinant. À lire aussiL'écrivain congolais Emmanuel Dongala Dans les années 70, vous devenez enseignant-chercheur en chimie à l'université de Brazzaville. Le pays est alors en pleine République populaire, pétri de principes marxistes-léninistes, sous la direction de Marien Ngouabi. Quel souvenir personnel est-ce que vous gardez de cette période révolutionnaire ? Ouh là là ! D'abord tout était caporalisé. Parti unique. « Le pouvoir est au bout du fusil » : c'est le slogan qu'on voyait partout dans les rues. « Le parti dirige l'État ». Même à l'université, au Conseil de l'université, il y avait un représentant du parti qui faisait face au recteur. Il y avait quand même une ferveur révolutionnaire. On croyait vraiment qu'on allait changer le monde. Mais à la fin, c'était beaucoup plus des slogans et de la répression qu'autre chose. Est-ce qu'il y a des anecdotes qui vous ont marqué sur ce quotidien pendant la période révolutionnaire ? Oui. Par exemple, une fois, il y avait un grand meeting du parti et le représentant du parti, habillé en col mao, se lève, crie : « À bas l'impérialisme ! » La foule répond : « À bas ! » « À bas le colonialisme ! » La foule crie : « À bas ! » « À bas le néocolonialisme ! » « À bas ! » « C'est bien, nous sommes maintenant libres », a répondu à la suite le représentant du parti. Voilà, c'était fini pour lui. La parole était performative. C'était marrant ! Et puis il y avait beaucoup de ces slogans-là qui nous font rire aujourd'hui. Par exemple : « Il faut se serrer la ceinture aujourd'hui pour mieux vivre demain. » Parce qu'il y avait la pénurie, il n'y avait rien, il y avait des retards de salaires. Donc pour amadouer la population ou pour expliquer, on disait : « Il faut se serrer la ceinture aujourd'hui pour mieux vivre demain. » À lire aussiRetour au Congo, avec Emmanuel Dongala Et quel était justement votre quotidien d'enseignant-chercheur dans ces années 70 à Brazzaville ? Moi, j'étais assez indépendant parce que j'étais en chimie. Mais mes collègues de philosophie, par exemple, disent que la philosophie marxiste primait sur tout. Les autres philosophes, les Kant, les Sartre, c'était des « philosophes bourgeois », ça ne comptait pas. Et c'était terrible cet encadrement de la pensée à l'époque pour des universitaires. Tout le monde devait être marxiste. Ils parlaient du socialisme scientifique et ils parlaient des lois du mouvement social, je ne sais pas quoi. Moi qui suis chimiste et physicien, je ne connais que les trois lois de Newton. Mais eux, ils avaient une loi du socialisme, etc. Il y avait une contrainte intellectuelle. L'espace intellectuel était assez restreint. Est-ce que c'est le moment où vous entrez en écriture ou est-ce que vous êtes entré en écriture plus tôt ? Ah non, j'ai commencé tout simplement, tout bêtement au lycée, en écrivant des poèmes – des mauvais poèmes. Parce qu'à l'époque on envoyait des poèmes aux filles, vous voyez ? J'ai commencé par ça : imiter les Baudelaire, Rimbaud, etc. Et je lisais beaucoup, énormément. C'est ça qui m'a donné vraiment le goût d'écrire. En 1973, vous publiez Un fusil dans la main, un poème dans la poche qui raconte le parcours d'un jeune révolutionnaire africain, de la lutte anticoloniale à l'exercice du pouvoir. Et vous montrez dans ce livre comment l'idéal de libération se déforme jusqu'à produire de nouvelles formes d'oppression. Comment ce texte a-t-il été accueilli à l'époque par vos lecteurs congolais et par le pouvoir ? Les lecteurs congolais, c'était extraordinaire. Une réception incroyable, parce que le livre a été publié par Albin Michel et après on ne le trouvait plus. J'ai vu des gens qui le faisaient circuler par photocopie. Et autre anecdote que je trouve très intéressante : le livre avait été traduit en portugais et des années plus tard, j'ai retrouvé des combattants du MPLA, le parti angolais, et il y en a un qui m'a dit : « J'ai lu votre livre dans le maquis. C'était vraiment très bien. C'était exactement ce qui se passait. Mais vous, vous étiez dans quel maquis ? » Moi j'ai dit : « Non, je n'ai jamais combattu. Je ne sais même pas par quel bout on tient un fusil ! » Il était étonné que j'aie si bien décrit la réalité du maquis. Quand l'imaginaire rencontre la réalité, ça fait vraiment plaisir pour un écrivain. Au Congo, le livre a été censuré, banni parce qu'il y avait une liste de livres interdits. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais compris. Autant je comprenais la censure pour Jazz et vin de palme, mais pour Un fusil dans la main, un poème dans la poche, je n'ai pas compris pourquoi c'était censuré. À lire aussi«Un fusil dans la main, un poème dans la poche», par Emmanuel Dongala De quand date votre engagement dans le théâtre, sur la scène brazzavilloise, et pourquoi le théâtre ? Et bien parce que ça fait partie de la littérature, de tout ce que j'aimais et de toute la vie qui était autour de moi. Parce que c'est très théâtral, la vie congolaise, la vie au Congo. Et c'était vraiment une période bénie, cette époque-là des années 70-90 où le théâtre congolais était vraiment florissant. Je ne prétends pas que c'est nous qui avons créé le théâtre congolais. Non, ça existait bien avant nous. Il y avait beaucoup de petites troupes. Il y avait le théâtre national. Mais vraiment, à cette époque-là, parmi les groupes qui existaient, beaucoup montaient plus des scénettes que du théâtre. Et il y a trois groupes qui ont émergé : la troupe de Sony [Sony Labou Tansi, NdlR]. Sony a fait un travail remarquable pour mettre le théâtre congolais sur la scène internationale. La troupe qui s'appelait Ngunga, de mon ami Matondo aussi, qui était très bien, et la mienne s'appelait l'Éclair. Et ça avait tellement d'impact sur les autres que les jeunes, les autres troupes, nous taquinaient ou se moquaient de nous – ils nous jalousaient un peu d'ailleurs – en nous qualifiant de « So-ma-do », acronyme de Sony, Matondo et Dongala. Et chacun de nos groupes travaillait de façon différente. Matondo était spontané, dur, pour confronter la réalité. Sony jouait ses très beaux textes. Il venait à Limoges tout le temps. Et moi je m'intéressais beaucoup plus au théâtre international. Mais j'ai joué des pièces congolaises de Sylvain Bemba et d'autres. Mais tout de suite, j'ai monté « Sartre ». Et quand un de mes livres, Le Feu des origines, a été traduit au Japon, j'ai été invité au Japon. Je me suis mis à lire la littérature japonaise et j'ai découvert une pièce de Yukio Mishima qui s'appelle « Sotoba Komachi », qui m'a plu. Je l'ai montée à Brazzaville. Donc voilà la différence un peu entre nous trois, mais c'était vraiment vibrant. C'était une rivalité fraternelle. Vous diriez qu'il y a eu un âge d'or du théâtre congolais dans ces années 70, peut-être 80 ? Jusqu'en 90, oui. Le théâtre continue aujourd'hui, je ne vais pas dire que ça n'existe plus, mais cette époque particulière a quand même marqué et a été une période importante parce qu'il n'y avait pas que nous. Je parlais du parti unique, il avait aussi des pièces révolutionnaires, et puis ça passait à la radio, c'était très populaire, très suivi. Il n'y avait pas qu'à Brazzaville, il y avait aussi à Pointe-Noire, à Dolisie et puis il y avait des scènes dans les lycées, il y avait des troupes. Jusqu'à aujourd'hui, le théâtre est très aimé au Congo. Est-ce que vous pouvez nous raconter l'histoire du théâtre de l'Éclair dont vous êtes le principal animateur dans les années 80 ? Comment est-ce qu'il est né ? Il y avait un embryon, une petite troupe qui était là, qui végétait un peu, et on est venu me voir. On m'a demandé de prendre la direction de cette troupe. On a commencé à travailler d'abord sur la gestuelle, parce qu'on a eu la chance d'avoir le mime Marceau qui est passé à Brazzaville et on a fait un petit stage avec lui. Ensuite, on a eu d'autres comédiens, d'autres metteurs en scène français qui sont passés à Brazzaville. Donc le théâtre de L'Éclair, ce qui le caractérisait aussi, c'était beaucoup la gestuelle, surtout quand j'ai monté « Sotoba Komachi » de Yukio Mishima, il y avait beaucoup de ces pas glissés. Je tenais beaucoup à ça. J'ai monté « Sartre », comme je l'ai dit tout à l'heure, ce n'était pas rien : « Les mains sales ». S'il y avait cette scène théâtrale aussi riche, ça veut dire aussi qu'il y avait un vivier d'acteurs importants dans le Brazzaville de l'époque ? Oui, oui. Le grand théâtre, à l'époque, c'était le théâtre national. Il était subventionné par l'État et les acteurs étaient payés, professionnels. Donc c'est pour vous dire que l'État donnait une importance à ça. Nous, on était des théâtres indépendants, des groupes indépendants. Moi, comme j'étais professeur à l'université, j'avais un peu d'argent, je finançais ça moi-même et les prix des billets étaient vraiment modiques, évidemment. À lire aussi2. Emmanuel Dongala Est-ce qu'il y a des anecdotes qui vous ont marqué sur cette période théâtrale ? Oui, absolument, parce qu'à cette époque-là, je vous ai dit, on vivait sous une dictature de parti unique et il y avait des flics partout. Ils venaient écouter ce qu'on disait, etc. Évidemment, ils ont mis quelqu'un pour suivre Sony. « Ce qu'il fait dans son théâtre, c'est suspect », disaient-ils. Et Sony les a repérés tout de suite. Ces gens-là, ils n'étaient pas malins et on les repérait tout de suite. C'est lui qui me raconte : il me dit qu'il a conçu une scène avec un comédien. Il allait parcourir trois mètres sur le plateau, s'arrêter, bailler, puis retourner et un autre refaisait la même chose, et la même chose… et la même chose. Et là, au bout d'une demi-heure, le gars commençait à s'ennuyer. Il a dit : « Mais si c'est ça le théâtre, pourquoi on nous demande d'espionner ? » Puis il n'est plus jamais revenu. Mais moi, mon plus grand coup, ce n'était pas dans le théâtre. C'était quand j'étais professeur de chimie à l'université de Brazzaville, directeur des affaires académiques. J'organisais des conférences académiques. Et à l'époque, il y avait un grand débat dans le parti pour savoir qui était de droite, qui était de gauche. Il y avait un combat idéologique dans le parti. Il se trouve que je suis professeur de chimie et en chimie, il y a des molécules qu'on appelle énantiomères. Ça veut dire tout simplement que les molécules sont exactement les mêmes. La seule chose qui les distingue, c'est que, quand vous faites passer la lumière, l'une dévie la lumière à droite, l'autre dévie la lumière à gauche. Donc ce sont des molécules droites et gauches. Donc je me suis dit : « Ah ah ah ! Je vais faire une conférence académique de chimie organique avec le titre "De la notion de droite et de gauche". » Voilà le titre de ma conférence. Oh là là… alors qu'il y a un débat qui était de droite, de gauche dans le parti, les gens se sont dit : « Ça y est, qu'est-ce qu'il va dire celui-là ? » Je n'ai jamais vu un tel engouement parmi les services de sécurité de Brazzaville, il y avait trois ou quatre agents dans la salle pour voir ce que j'allais dire, sur la notion de droite et de gauche. Je me suis bien amusé. Ils se sont ennuyés à mort. D'ailleurs, ils n'ont rien compris. Est-ce que vous pourriez nous parler de vos relations avec Sony Labou Tansi et Matondo Kubu Turé, qui étaient donc les deux autres grands animateurs de la scène théâtrale de l'époque ? Oui, ce sont des frères. Dans le théâtre, on a combattu ensemble, on a fait des choses ensemble. Et ce qui est remarquable, c'est que nous avions des divergences politiques profondes. Par exemple, Sony était dans un parti politique et moi je ne l'étais pas, etc. Mais ça, ça ne nous divisait absolument pas. On se retrouvait, on discutait quelquefois, on copiait un peu les uns sur les autres… parce que j'ai vu quelquefois que Sony piquait quelque chose chez Matondo par exemple. Donc c'est pour ça que ces trois groupes sont restés si emblématiques pour les jeunes Congolais. Il y avait une forme d'émulation aussi entre vous ? Absolument. Rivalité, jalousie fraternelle. Sony avait un peu plus de succès que nous parce qu'il était connu à l'étranger. Il avait des pièces qui étaient jouées à Paris et chaque année il venait à Limoges. Mais c'est bien, parce que ce succès nous a entraînés aussi, nous a fait travailler plus fort encore. Donc voilà ce que c'était le « So-ma-do ». Qu'est-ce que vous retenez de la scène littéraire de cette époque à Brazzaville ? C'est aussi la grande époque de la littérature congolaise. Il y avait des écrivains avant, je vais citer les Letembet Ambily, les Jean Malonga, etc. Mais là, notre génération, ce groupe d'écrivains, je cite quelques noms : Tati Loutard, Henri Lopez, Sony Labou Tansi, Sylvain Bemba, Tchicaya U Tam'si – Bon, il était un peu plus âgé que nous, il n'était pas tout à fait dans notre groupe – et j'en passe… C'est vraiment à ce moment-là qu'il y a eu un véritable corpus de la littérature congolaise, connu à l'étranger, parce qu'on commençait à gagner des prix à l'étranger, à être traduit. Je suis traduit dans une douzaine de langues, par exemple. Et ce qui est encore une fois très intéressant, c'est qu'on était sous la dictature et on arrivait quand même à produire ces œuvres… qui étaient censurées. Comme je vous ai dit, Jazz et vin de palme a été censuré. Sony Labou Tansi a eu des livres censurés, mais on produisait quand même. Il y avait une forme de tolérance, finalement, du pouvoir. Oui, c'est ça qui est paradoxal. En fait, le pouvoir ne savait pas trop. Comme on disait à l'époque : « Il censurait les livres, mais ne censurait pas les écrivains. » C'était ça la formule qu'on avait trouvée. Il y avait une sorte de tolérance et puis je dois dire, quelqu'un qui était très bien, qui était ministre, membre du parti, mais qui nous protégeait, c'est le poète Jean-Baptiste Tati Loutard. Il nous protégeait vraiment. Il a protégé Sony pendant longtemps. Sony était fonctionnaire. Quelquefois, il partait à Limoges pour le théâtre, il abandonnait son boulot… Mais il nous a protégé, Tati Loutard, et je lui suis très reconnaissant pour ça. Est-ce que vous vous rencontriez entre auteurs ? Est-ce que vous formiez un cercle de gens qui se retrouvaient régulièrement ? Oui, on se retrouvait quand un livre des nôtres paraissait et on en discutait. C'est pour ça que Sylvain Bemba a créé ce mot qu'il appelle « la phratrie », la fraternité des lettres entre nous. Et ça a tenu, malgré les guerres civiles, les répressions politiques. C'est le seul endroit où la politique ne nous a pas divisés. Jusqu'à la guerre civile de 98 où nous sommes partis. Sony était mort. Et puis nous sommes partis, dispersés. Quelles sont les anecdotes dont vous vous souvenez sur cette « phratrie » des lettres ? On faisait lire nos manuscrits, les uns aux autres. On se passait les manuscrits. Il y a un point central autour duquel nous tournions, c'était Sylvain Bemba. C'était lui, vraiment le patriarche, c'est lui qu'on allait voir pour passer nos manuscrits. Et j'avais créé aussi une revue, Les Cahiers de théâtre de L'Éclair, qui n'a produit que trois numéros, malheureusement. Dedans, il y avait les contributions de Sony et des autres intellectuels de la place qui s'intéressaient au théâtre. Voilà encore un lieu d'échanges. C'était ça l'époque. Mais bon, on rencontrait des difficultés quand même pour imprimer. Il fallait taper, dactylographier à la machine. Je ne sais pas si vous savez ce que c'est de taper à la machine avec le papier carbone. Et puis quand on voulait faire des tracts, il fallait ronéotyper avec de l'encre sale. Donc c'était difficile, mais on réussissait quand même à faire circuler nos manuscrits, nos idées, les discussions sur la place. Le parti unique avait ce qu'il appelait l'Union nationale des écrivains et artistes du Congo. Tout le monde devait y être, tous les artistes, les écrivains, etc. Et nous, on ne voulait pas faire partie de cette UNEAC caporalisée par le parti. Nous avons créé à part, de façon tout à fait indépendante, ce que nous appelions l'ANEC, Association nationale des écrivains du Congo. Et tous les bons écrivains y étaient… j'exagère, parce que Tati Loutard est resté à l'UNEAC. Mais tous les autres, les Sony, les Matondo, tous les autres écrivains étaient avec nous dans cette association pour laquelle je dis fièrement que j'étais le président et le cocréateur. Et le pouvoir a laissé faire ? Oui, je pense que c'est arrivé au moment où déjà le parti unique était en fin de course. Les années 90 voient une explosion de violence politique au Congo au travers des milices que vous décrivez dans l'une de vos œuvres majeures, Johnny chien méchant. Quelle expérience personnelle, intime, est-ce que vous avez eue de ces milices, vous, Emmanuel Dongala ? Je les ai vécues… Un beau jour, vous voyez dans la rue des gamins avec des fusils plus hauts qu'eux, qui intimident les adultes, qui les font s'agenouiller dans la rue, dans les barrages. Mais vous vous dites : « Dans quel monde nous vivons ? » C'était terrible. Donc, avec ma famille, nous avons fui pour aller vers Pointe-Noire à pied, à travers la forêt. C'est terrible. C'est ça qui m'a donné l'idée d'écrire Johnny, chien méchant. Des gamins comme ça qui ont terrorisé des adultes, leur première expérience amoureuse est un viol. Mais qu'est-ce qu'on peut faire des gamins comme ça ? Comment les récupérer ? C'était vraiment terrible à vivre. Et c'est là où j'ai vraiment vu la souffrance humaine, la cruauté humaine. En ce sens que, par exemple, j'ai vu à un barrage où, pour passer, il fallait donner une pièce de 100 francs. 100 francs CFA, ce n'est rien. Et il y a un pauvre vieil homme, à l'époque, qui n'avait pas d'argent du tout. Et je vois quelqu'un à côté de lui qui dit : « Il n'a pas d'argent, je vais payer, je paie à sa place. » Et le petit milicien, là, avec son fusil, dit : « Non, ce n'est pas ton argent qu'on veut, c'est SON argent à lui. » Vous vous rendez compte… Ils se sont mis à battre le vieil homme. C'était cruel. C'est quelque chose qui a complètement échappé aux politiciens. En plus de ça, ce qui m'a touché personnellement, c'est qu'il y a eu des pillages partout. Ma bibliothèque a été pillée. J'avais des livres signés d'Aimé Césaire, de Jorge Sabato, le Portugais. Et en plus de ça, j'avais de la correspondance parce que j'ai fait des études aux États-Unis à une époque où il y avait les Civil Rights, donc j'ai eu une correspondance avec Malcolm X. Tout ça, ça a été détruit. Mais dans tous ces trucs-là, il y a toujours des moments cocasses. Un jour, en me promenant dans un grand marché de Brazzaville qu'on appelle le marché Total, je vois par terre mes livres pillés. Je dis : « Ce n'est pas possible, il faut que j'aille appeler la police pour récupérer mes bouquins. » Je vais voir la police. Je dis : « Voilà, j'ai vu à Total par terre mes livres. Je veux que vous veniez avec moi en tant que policier pour récupérer mes livres », l'agent de police appelle son chef. Son chef vient, je répète. Il me dit : « Ah, attendez, précisons : vos livres, ils ont été pillés ou volés ? » Je dis : « Pardon ? ». « Ah oui, parce que si ça a été volé, d'accord. Nous faisons une enquête. Mais si ça a été pillé, c'est la guerre, on ne peut rien faire. » [Il rit] Donc, c'est ça la guerre civile… À lire aussiEmmanuel Dongala, une sonate des Lumières