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Plusieurs débats au cœur de l'actualité, les Grandes gueules ont le choix, en débattre ou non : Le "Charles de Gaulle" repéré en mer à cause de Strava Lyon : G. Doucet pris en flagrant délit de manipulation La France, 35e pays au classement du bonheur.
Ecoutez Ça va beaucoup mieux avec Jimmy Mohamed du 19 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:37:13 - L'invité du 13/14 - Le candidat de La France insoumise pour la mairie de Toulouse, François Piquemal, a été hué et insulté lors d'une cérémonie d'hommage aux victimes des attentats de mars 2012 perpétrés par Mohammed Merah, jeudi. Lui et son adversaire aux municipales, Jean-Luc Moudenc, ont réagi sur France Inter. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
En 1901, le roi Édouard VII monte sur le trône d'Angleterre. Malgré une longue défiance entre la France et l'Angleterre, alimentée par des siècles de rivalité, le nouveau souverain britannique souhaite sceller une alliance entre les deux pays. Franck Ferrand nous raconte avec passion les coulisses de la visite historique du roi Édouard VII à Paris en 1903. À l'époque, le jeune roi est connu pour son élégance et sa familiarité avec la capitale française, où il a passé de nombreuses soirées en tant que prince de Galles. Surnommé « Édouard le Magnifique », il entretient des relations suivies avec des personnalités françaises influentes, facilitant ainsi le rapprochement franco-britannique.Malgré les réticences de l'opinion publique française, encore marquée par la crise de Fachoda, le président Émile Loubet accueille le roi avec les honneurs. Les deux chefs d'État se rencontrent le 1er mai 1903 dans un contexte de tensions diplomatiques, mais le charisme d'Édouard VII parvient à gagner les Parisiens.
C dans l'air du 18 mars 2026 - Municipales : des alliances... et des surprises ?La campagne des municipales se tend, à l'image des insultes et menaces proférées par le maire sortant d'Arcachon Yves Foulon à son rival écologiste Vital Baude, qui a porté plainte. À quatre jours du second tour, les candidats ont mené mardi d'ultimes tractations avant 18h, heure fatidique pour le dépôt des listes électorales. Contre toute attente, le président des Républicains Bruno Retailleau a refusé d'apporter son soutien à Christian Estrosi, distancé par Eric Ciotti au premier tour, en dépit de l'accord national qui liait LR et Horizons. L'ancien ministre de l'Intérieur a justifié son choix par "la campagne délétère à Nice", mais il fait aussi payer au maire sortant de vieilles querelles politiques, notamment son manque de soutien à François Fillon lors de la présidentielle 2017. À Toulouse, les socialistes et La France insoumise ont mis leurs égos de côté pour former une liste commune susceptible de battre le maire divers droite Jean-Luc Moudenc. À l'inverse, les socialistes se déchirent à Strasbourg. Arrivée en tête au premier tour, la candidate socialiste Catherine Trautmann a annoncé une alliance avec le candidat d'Horizons pour contrer l'alliance que la maire sortante écologiste, Jeanne Barseghian, a noué avec les Insoumis. De quoi rebattre les cartes pour le second tour, où tout peut arriver. C'est le cas à Paris, où le candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel (11, 34 %) a fusionné avec la liste de Rachida Dati (25, 46 %), arrivée deuxième du premier tour derrière Emmanuel Grégoire (37, 98 %), tandis que la candidate Reconquête! Sarah Knafo (10, 40 %) a retiré la sienne. Des manœuvres qui pourraient rebattre les cartes pour le second tour. À gauche, Sophia Chikirou (11, 72 %)a maintenu sa candidature, après avoir échoué à fusionner avec la liste socialiste. « Là où la France insoumise arrive en tête [du premier tour], la fusion se fait. Et là où le PS arrive en tête, ils la refusent de façon sectaire et anormale », a-t-elle dénoncé dans les colonnes du Parisien. Ce soir, les trois candidats auront l'occasion de régler leurs comptes, en direct, lors du débat organisé par BFM-TV. Un temps écartée, Sophia Chikirou a finalement été invitée par la chaîne. À Marseille aussi, l'heure est à l'incertitude. Le candidat du Rassemblement national Franck Allisio est arrivé deuxième du premier tour (35, 02 %), juste derrière le maire sortant Benoît Payan (36, 70 %). En quatrième position, le candidat LFI Sébastien Delogu (11, 94 %) a préféré jeter l'éponge : « Nous prenons la décision de retirer notre liste et de ne pas participer aux paris inconséquents de Benoît Payan », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, mardi. Dans la deuxième ville de France aussi, le débat de l'entre-deux tours, prévu jeudi soir sur France 2, devrait bouleverser les dynamiques. Troisième du premier tour, la candidate LR Martine Vassal (12, 41 %) devrait participer à un débat à trois, malgré l'hostilité de Franck Allisio qui a jugé qu'elle n'avait « strictement aucune chance » d'être élue. Quelles alliances ont été nouées pour le second tour des municipales ? Qui va profiter de la triangulaire à Paris ? Et pourquoi la situation a Marseille est-elle aussi tendue ?Nos experts :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur- Carl MEEUS - Rédacteur en chef - Le Figaro Magazine- Nathalie SCHUCK - Grand reporter au service politique - Le Point- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de « Métamorphoses françaises »
Jean-Michel Ricard, cofondateur de l'association Siel Bleu et pionnier de l'activité physique adaptée en France. Je le reçois dans le cadre du Podcasthon car tous vos podcasteurs préférés cette semaine vont mettre en lumière l'association de leur choix et j'ai donc fait le choix de mettre le mouvement en avant. Jean Michel a une douceur totalement incroyable.Il y a presque 30 ans, lui et son ami Jean-Daniel se sont serré la main sur un pari un peu fou : utiliser le mouvement comme outil pour redonner de la vie, du sourire et de la dignité à des personnes que la société avait tendance à oublier. Aujourd'hui, Siel Bleu, c'est 900 salariés, 10 000 lieux d'intervention et 250 000 personnes accompagnées chaque semaine en France — des personnes âgées dépendantes, des enfants autistes, des gens en rémission de cancer, des personnes dialysées ou en soins palliatifs. Et tout ça sans jamais rentrer dans les cases.Dans cet épisode, nous parlons du mouvement comme médicament sans effets secondaires, de ce que ça veut vraiment dire de prendre soin des gens en fragilité, et de la différence entre le confort à court terme et la santé à long terme. J'ai questionné Jean-Michel sur la naissance de Siel Bleu, sur ce que la science dit vraiment de l'activité physique face à Alzheimer, Parkinson ou le cancer du sein, sur les "séjours hors du temps" pour jeunes adultes en fin de vie, et sur ce que 30 ans d'engagement associatif lui ont appris sur ses angles morts. C'est une conversation pleine de douceur, de conviction et de sagesse concrète.CITATIONS MARQUANTES"L'activité physique, ça devrait être le médicament du XXIe siècle. Ça n'a aucun effet secondaire, ça coûte pas cher, et ça change la vie des gens.""Après avoir donné des années à la vie, donnons de la vie aux années." — le premier slogan de Ciel Bleu, qui résume tout."Si on ferme la porte, on passera par la fenêtre. Et il faut qu'ils en soient sûrs.""La vie est la plus belle des garces. Tout ce qu'on croit qui est gagné, c'est jamais gagné.""Celui qui s'est penché sur une fleur n'aura pas vécu en vain." — citation de Christian Bobin, convoquée pour parler de prendre le temps d'écouter son corps.IDÉES CENTRALES 1. Le mouvement est un outil, pas une finalité Ciel Bleu ne fait pas du sport pour faire du sport. L'activité physique adaptée est un vecteur de reconquête : physique (réduction des chutes, de la sarcopénie, des escarres), cognitif (ralentissement d'Alzheimer, de Parkinson), et social (recréer du lien, sortir de l'isolement). Ce cadrage est fondamental : il déplace le mouvement de la performance vers la vie. Timestamp : 06:33 – 07:542. La prévention coûte moins cher que le curatif — mais personne n'investit dedans La France est dans un modèle de santé essentiellement curatif. Jean-Michel plaide pour une partie du budget de la Sécu investie en prévention pluriannuelle. Les chiffres sont là : plus de 10 000 personnes âgées meurent chaque année en France suite à des chutes. Le programme Ossebo, publié dans le British Medical Journal, l'a démontré : l'activité physique réduit significativement ces hospitalisations. Timestamp : 16:52 – 17:22 et 13:38 – 14:523. Les "séjours hors du temps" : redonner le choix à ceux qui n'en ont plus Pour des jeunes ados et jeunes adultes dont le pronostic vital est engagé, Ciel Bleu a imaginé des séjours d'une semaine où tout est construit avec eux — famille ou pas, amis ou pas — pour démontrer que la joie de vivre peut être présente jusqu'au bout. Un frère a écrit un article bouleversant sur son frère décédé, décrivant ce séjour comme le meilleur moment de sa vie. Timestamp : 22:11 – 24:284. L'écart salarial 1 à 3 comme ciment organisationnel Il y a 30 ans, avant que ça devienne tendance, Ciel Bleu a inscrit dans ses principes fondateurs un écart de salaire de 1 à 3 entre le moins et le mieux payé. À 900 salariés, ce principe tient encore. Ce n'est pas un gadget RSE : c'est un choix structurant qui dit quelque chose de fort sur ce qu'on considère juste dans une organisation. Timestamp : 29:41 – 30:225. Donner envie d'avoir envie — et pas moraliser La pédagogie de Ciel Bleu repose sur une conviction : on ne force pas, on ne culpabilise pas, on fait naître l'envie. Jean-Michel convoque Jacques Brel ("donner envie d'avoir envie") pour décrire le savoir-faire de ses collègues. Travailler sur les capacités restantes, jamais sur les incapacités. Ne jamais mettre les gens en échec. Timestamp : 27:25 – 28:48 et 43:26 – 44:326. L'être humain n'est pas fait pour s'asseoir Jean-Michel et Gregory s'accordent sur une vérité physiologique inconfortable : l'humain est un marcheur-cueilleur. La sédentarité est une anomalie évolutive. Le confort à court terme (sièges gaming, vélos électriques, télécommandes) masque une dégradation lente mais certaine. Et la discipline pour y résister n'est pas naturelle — elle s'apprend. Timestamp : 56:08 – 57:53 QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWComment est née l'association Ciel Bleu, et qu'est-ce qui vous a poussés, toi et Jean-Daniel, à créer ça à la sortie de la fac ?Il y a 30 ans, le mouvement vous semblait déjà fondamental pour les personnes âgées — pourquoi ?Qu'est-ce que le mouvement permet vraiment, à tous les niveaux — physique, cognitif, social ?Où en est Ciel Bleu aujourd'hui, en chiffres et en principes ?Comment ça fonctionne concrètement pour quelqu'un en rémission d'un cancer du sein qui veut vous contacter ?C'est quoi les "séjours hors du temps" et comment cette idée est née ?Vous faites des groupes de niveaux, vous mélangez les publics — comment vous gérez la diversité des profils ?Qu'est-ce que tu conseilles à quelqu'un de bien portant pour prendre soin de son corps avant d'avoir besoin de vous ?Comment tu regardes l'explosion des mobilités électriques, les vélos assistés, les trottinettes — bonne ou mauvaise nouvelle pour le mouvement ?Qu'est-ce que ces 30 ans d'expérience t'ont appris sur tes angles morts ?RÉFÉRENCES CITÉES DANS L'ÉPISODEPersonnesChristian Bobin (poète) — cité pour la phrase "Celui qui s'est penché sur une fleur n'aura pas vécu en vain", à propos de prendre le temps d'écouter son corps. ~37:29Gilles Deleuze — cité pour sa phrase d'introduction à Vincennes : "Soyons joyeux pour résister." ~58:04Jacques Brel (inféré, "grand poète belge-français") — "Donner envie d'avoir envie." ~27:25Elon Musk — mentionné en négatif pour sa posture sur la consommation des data centers et l'idée de coloniser Mars. ~53:19Olivier Hamon — mentionné en lien avec le concept de robustesse. ~54:04Daniel Kahneman — mentionné par Gregory (système 1/système 2) pour parler de la fainéantise physiologique de l'humain. ~56:08Alexandre Dana — auteur du livre "La chaise tue", cité en référence à un épisode précédent de VLAN sur le mouvement. ~02:54 et 57:27Jean-Daniel Muller — cofondateur de Ciel Bleu, évoqué tout au long de l'épisode.Institutions & programmesInserm — partenaire scientifique du programme Ossebo sur la prévention des chutes. ~13:38BMJ (British Medical Journal) — journal ayant publié les résultats du programme Ossebo. ~13:38Fédération des banques alimentaires — partenaire associatif de Ciel Bleu. ~17:31STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) — formation initiale de Jean-Michel et Jean-Daniel. ~03:48Programmes internes Ciel BleuOssebo — programme de recherche avec l'Inserm sur la prévention des chutes, 7 ans, l'un des plus grands au monde. ~13:38Maisons de Vie — séjours de récupération pour personnes en rémission de cancer. ~19:41Séjours hors du temps — séjours pour jeunes ados/adultes en fin de vie. ~22:49Campagne "Un pas de côté" — campagne grand public lancée en parallèle des JO, avec Paulette (92 ans, médaillée du 30 mètres couloir), Marianne (dialyse) et Audrey (troubles autistiques). ~46:53TIMESTAMPS CLÉS 00:00 — Introduction : le mouvement comme outil de vie Grégory pose le cadre : dans une société de confort, on bouge de moins en moins sans réaliser le mal qu'on se fait. Jean-Michel Ricard, fondateur de Ciel Bleu, arrive pour changer ce regard.03:48 — La naissance de Ciel Bleu Jean-Michel raconte comment lui et Jean-Daniel, étudiants en STAPS, ont décidé de tout planter pour créer une asso dédiée aux personnes âgées. Un article de presse, un coup de téléphone, une poignée de main — et 30 ans d'aventure humaine ont commencé.06:33 — Pourquoi le mouvement change tout Trois niveaux d'impact : physique (réduction des chutes et fractures), cognitif (confiance en soi, prise de risque), et social (recréer du lien quand l'isolement s'installe). Le mouvement comme médicament sans ordonnance.08:40 — 900 salariés, 250 000 personnes, 10 000 lieux L'état des lieux de Ciel Bleu aujourd'hui : une organisation qui a grandi sans jamais renier ses principes fondateurs, avec un modèle économique solidaire et une mission claire : que rester en bonne santé reste un droit, pas un luxe.13:38 — Le programme Ossebo et la science derrière 7 ans de recherche avec l'Inserm, publié dans le British Medical Journal : l'activité physique adaptée réduit significativement les chutes avec hospitalisation chez les personnes âgées. Ce n'est pas du bien-être — c'est de la médecine préventive prouvée.19:41 — Les Maisons de Vie pour les personnes en rémission de cancer Des séjours d'une semaine pour poser "la valise de la vie" : sport, alimentation, ateliers d'écriture, astrophysique. Pour se rappeler que la vie est belle jusqu'au bout, quoi qu'il arrive.22:11 — Les séjours hors du temps : l'incroyable histoire Pour des jeunes ados dont le pronostic vital est engagé, Ciel Bleu imagine des semaines où tout appartient à la personne. L'histoire d'un frère qui écrit un article bouleversant sur son frère décédé, racontant ce séjour comme le meilleur moment de sa vie.29:41 — Construire une asso hors des cases : 30 ans de résistance L'écart salarial de 1 à 3, les portes fermées, les financeurs qui ne comprennent pas. Jean-Michel parle franchement des difficultés de ne jamais rentrer dans les cases, et de ce qu'il ferait différemment.40:24 — Des exemples concrets : AVC, Parkinson, Alzheimer Un homme donné pour invalide à vie après un AVC au Limousin remarche et refait son jardin. Des programmes scientifiques qui montrent que l'activité physique ralentit la progression d'Alzheimer. Des histoires vraies, pas des promesses.46:53 — La campagne "Un pas de côté" : Paulette, Marianne, Audrey Lancée en parallèle des JO, cette campagne met en scène trois femmes — 92 ans en déambulateur, dialyse sur vélo, troubles autistiques — pour dire que les grandes victoires sont faites de petits pas. Bouleversant et juste.54:20 — Ce qui donne envie du futur Les jeunes, la robustesse, la joie rebelle de Grégory, Deleuze à Vincennes — une fin d'épisode qui remonte le moral et donne une vraie raison d'aller de l'avant.59:54 — Les angles morts de 30 ans d'engagement La question finale, inattendue : Jean-Michel parle de s'entourer de mieux que soi, d'une colère transformée en actes, et de cette vérité dure — rien n'est jamais acquis. La liberté, l'amour, la République. Il faut en prendre soin. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #366 Pouquoi votre bureau vous rend malade? Avec Alexandre Dana (https://audmns.com/vHxgVHq) #322 Démystifier le bien-être avec Major Mouvement (https://audmns.com/IfubNER) #257 Se réapproprier ses émotions à travers le corps avec Bolewa Sabourin (https://audmns.com/hNQWsty)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air du 17 mars 2026 - Ormuz : Trump met la pression, Macron dit non Au dix-huitième jour du conflit déclenché par Israël et les États-Unis, Téhéran subit des frappes intenses tandis que les combats s'étendent au Liban, en Irak et dans le Golfe. Surpris par la riposte iranienne, le président des États-Unis fait pression sur ses alliés et sur la Chine pour qu'ils assurent la sécurité de la navigation des pétroliers dans le détroit d'Ormuz. « S'il n'y a pas de réponse [à la requête américaine], ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'OTAN », a même menacé lundi Donald Trump dans une interview au Financial Times.Il a par ailleurs admis ne pas s'attendre à la réponse iranienne à l'attaque du 28 février, en particulier aux frappes sur les pays du Golfe. « Personne ne s'y attendait. Nous avons été choqués », a-t-il affirmé. « Les plus grands experts, personne ne pensait qu'ils allaient frapper » dans le Golfe. « C'étaient, je ne dirais pas des pays amis, […] plutôt des pays neutres ».Un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux transitent habituellement par le détroit d'Ormuz. Le président américain espérait notamment l'aide des pays de l'OTAN et d'Asie pour débloquer ce passage stratégique et le sécuriser. Mais en Europe, l'Allemagne et la Grande-Bretagne excluent une opération de l'Alliance atlantique. Emmanuel Macron a rappelé que « la France n'a pas choisi cette guerre, nous n'y prendrons pas part ». Le Japon et l'Australie, alliés historiques des États-Unis, ont eux aussi écarté l'envoi de navires de guerre.Parallèlement, l'armée israélienne a lancé des « opérations terrestres » contre le Hezbollah dans le sud du Liban et a affirmé avoir porté un « coup significatif » au régime des mollahs avec l'élimination, lundi soir près de Téhéran, d'Ali Larijani, considéré comme l'homme « qui dirigeait de facto l'ensemble du régime iranien ». L'Iran, qui n'a pas confirmé sa mort, a déclenché une nouvelle vague d'attaques contre Israël, lançant notamment des missiles Sejil sur le territoire israélien. Jusqu'ici rarement utilisé en situation réelle, que signifie l'entrée en scène de ce missile balistique iranien, capable de percer le dôme de fer israélien, de parcourir près de 2 000 kilomètres et, donc, d'atteindre potentiellement l'Europe ou les bases américaines au Moyen-Orient ?Depuis le déclenchement des frappes israélo-américaines, l'Iran a engagé une riposte balistique d'ampleur. Mais le régime a-t-il l'armement nécessaire pour une guerre qui dure ? Que sait-on de ses capacités militaires ? Joseph Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme aux États-Unis, a annoncé ce mardi sa démission en raison de la guerre contre l'Iran, affirmant dans une lettre à Donald Trump diffusée sur X que « l'Iran ne représentait aucune menace imminente » pour les États-Unis. Quelle est la stratégie de l'administration Trump ? Et que se passe-t-il au Liban ? Retrouvez dans l'émission le reportage de nos journalistes sur place.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Alain BAUER - Professeur émérite - CNAM- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro - Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux États -Unis –LCI et France 24
Au sommaire : La guerre en Iran fait grimper les cours du pétrole et du gaz naturel liquéfié, ce qui rapporte des milliards de dollars supplémentaires à la Russie, l'un des principaux producteurs mondiaux, renforçant ainsi sa capacité à poursuivre la guerre en Ukraine.La France doit accélérer son effort de réarmement, notamment en augmentant ses stocks de munitions, qui sont actuellement insuffisants pour faire face à une crise prolongée.L'offre d'UniCredit, la banque italienne, pour racheter la Commerzbank, la banque allemande, ravive les tensions entre l'Allemagne et l'Italie sur la souveraineté bancaire européenne.Nvidia, leader mondial des puces pour l'intelligence artificielle, annonce des projets ambitieux, comme la conception de puces pour équiper des centres de données en orbite ou le déploiement d'agents d'IA capables de gérer de manière autonome des tâches dans les entreprises.Le groupe Casino négocie avec ses créanciers pour alléger sa dette de 1,4 milliard d'euros, avec la participation de son actionnaire principal, Daniel Kretinsky.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:56 - Le Billet politique - par : Jean Leymarie - Une gauche en tête, face à un RN puissant. Le maire sortant, Benoît Payan, refuse de s'allier à La France insoumise. Pari gagnant ? Le sort de Marseille aura un écho national.
durée : 00:03:14 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Dans un tweet, Donald Trump a appelé la France, la Chine ou encore le Royaume-Uni à envoyer des navires sécuriser le détroit d'Ormuz bloqué : mais ces pays ne veulent pas rejoindre les États-Unis dans une guerre mal conçue et sans cadre légal, même s'ils veulent voir le détroit débloqué. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C dans l'air du 16 mars 2026 - Municipales : LFI surprend, le RN confirmePlus de 50 millions de Français étaient appelés aux urnes ce dimanche 15 mars pour élire leurs maires. Un premier tour des municipales marqué par une très forte abstention, bien plus élevée que ce qu'anticipaient les sondages. Ainsi, entre 41,5 % et 44 % des personnes inscrites sur les listes électorales n'ont pas voté lors de ce scrutin, selon les estimations de plusieurs instituts de sondage. Du jamais-vu, hors crise sanitaire. Lors du dernier scrutin municipal classique, en 2014, le taux d'abstention n'avait pas dépassé 36,6 %.Au-delà de cette abstention record lors de ce scrutin, les premiers résultats ont traduit une progression, au niveau local, de l'implantation de l'extrême droite, qui conserve plusieurs mairies comme Hénin-Beaumont et Perpignan, mais progresse aussi en général, notamment à Marseille, souvent au détriment de la droite, à qui le président du RN a « tendu la main » dès 20 h hier soir pour l'emporter au second tour.Appelant à « un grand rassemblement de la droite » pour faire gagner les candidats LR au second tour des élections municipales, Bruno Retailleau a réitéré sa consigne de vote : aucune voix pour LFI. Le patron de LR, qui s'est lancé dans la course à la présidentielle il y a un mois, a toutefois élargi sa consigne aux « socialistes, écologistes ou communistes qui se sont alliés avec l'extrême gauche au premier tour ou qui vont s'allier (avec elle) cette semaine entre les deux tours ».À gauche, si les socialistes, alliés avec les écologistes et le PCF, ont remporté de nombreuses mairies et sont en position de conserver plusieurs grandes villes, La France insoumise réalise de son côté de fortes poussées. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a remporté dès le premier tour la ville de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, et s'est hissé soit en tête, soit en position de conditionner la victoire de la gauche au second tour dans plusieurs grandes villes, comme à Roubaix, à Limoges, à Toulouse ou à Lille.Sur X, Jean-Luc Mélenchon s'est félicité d'une « magnifique percée ». Au siège du mouvement, à Paris, le coordinateur des « insoumis », Manuel Bompard, a tendu la main « aux autres listes engagées dans ce scrutin pour permettre, partout où la droite et l'extrême droite menacent, la constitution d'un front antifasciste au second tour de l'élection municipale ».Olivier Faure, le patron du PS, de son côté, a salué « la victoire de 350 maires socialistes réélus » et redit qu'il refuserait tout accord national avec la formation de Jean-Luc Mélenchon, mais sans fermer la porte à des alliances locales.Le sort de certaines villes va dépendre des discussions sur les fusions, qui ont débuté dès hier soir, et les débats d'ici mardi — date du dépôt des listes pour le second tour — promettent d'être très compliqués dans certaines communes. Les yeux se tournent particulièrement ce lundi vers Marseille. La deuxième ville de France illustre plusieurs leçons du vote d'hier et des enjeux de cet entre-deux-tours, avec un maire sortant, Benoît Payan (DVG), directement menacé par la liste RN de Franck Allisio.Quelles leçons tirer de ce premier tour des municipales ? Quelles alliances à gauche à un an de la présidentielle ? Quelle porosité entre la droite et l'extrême droite ? Que signifie cette abstention record ?Nos experts : - Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF- Brice TEINTURIER - Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos-BVA- Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique - Les Echos- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche
durée : 00:19:58 - Journal de 18h - Dans la capitale comme dans la deuxième ville de France, Emmanuel Grégoire et Benoît Payan, arrivés en tête hier soir, refusent de faire alliance avec La France insoumise. La droite marseillaise, elle, se maintient au deuxième tour pour ne pas faire le jeu du Rassemblement national.
durée : 00:03:14 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Dans un tweet, Donald Trump a appelé la France, la Chine ou encore le Royaume-Uni à envoyer des navires sécuriser le détroit d'Ormuz bloqué : mais ces pays ne veulent pas rejoindre les États-Unis dans une guerre mal conçue et sans cadre légal, même s'ils veulent voir le détroit débloqué. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:08:58 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - François Hollande, député et ancien président de la République, conseille aux listes socialistes arrivées derrière La France insoumise au premier tour des élections municipales de ne pas faire alliance avec les insoumis. - invités : François Hollande - François Hollande : Homme d'État français (PS) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
À travers l'Histoire, de nombreuses sociétés se sont organisées de façon patriarcale : à savoir que tout ou partie des fonctions dirigeantes étaient placées entre les mains des hommes. Du coup, ça suppose une certaine exclusion des femmes pour ces fonctions. Et comme tant d'autres, les monarchies européennes ont globalement embrassé cette tendance. Mais attention, la théorie peut paraître binaire, alors que dans la pratique, c'était bien plus complexe… Rien que du côté de la France, celle-ci n'a jamais eu de reine de plein droit. En plus de mille ans de monarchie. Pourquoi ? C'est pas la malchance, ou un sexisme plus prononcé qu'ailleurs. Mais l'exclusion des femmes a bien été décidée, jusqu'à devenir traditionnelle. On ne parle pas d'une tradition immuable et sacrée, aux origines anciennes et oubliées, mais au contraire d'un choix assez tardif, qui remonte à peine aux Capétiens du 14e siècle !Bonne écoute !
C dans l'air du samedi 14 mars 2026 - Détroit d'Ormuz : Trump appelle la France à l'aideLe spectre d'un choc pétrolier se rapproche. Vendredi, les Etats-Unis ont bombardé l'îlot stratégique de Kharg, principal terminal d'exportation du pétrole brut iranien. Les frappes se sont concentrées sur les installations militaires, mais Donald Trump menace d'y détruire les infrastructures militaires « si l'Iran ou quiconque d'autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d'Ormuz ». Depuis que le régime islamique a bloqué le détroit et menace de miner le bras de mer, de nombreux pétroliers sont bloqués dans le Golfe arabo persique. Pendant ce temps, l'idée d'une intervention militaire au sol n'est plus exclue par l'état-major américain. Selon les informations du New York Times, Washington étudierait le déploiement de forces spéciales américaines en Iran pour récupérer ou neutraliser un stock d'uranium enrichi toujours enfoui sous la ville d'Ispahan. Dans les pays du Golfe, ciblés par l'Iran pour leur proximité avec les Etats-Unis, l'économie, qui dépend encore beaucoup de la production de pétrole, est asphyxiée par les attaques de Téhéran. Goldman Sachs estime que la baisse de la production de pétrole en 2026 serait la plus importante au Qatar, au Koweït et à Bahreïn (-25 %). Et d'autres secteurs sont touchés, à l'instar des compagnies aériennes, dont les avions sont cloués au sol, et du tourisme. Près de 20 000 ressortissants français ont déjà été rapatriés du Moyen-Orient depuis le début de la guerre. Selon le World Travel and Tourism Council (WTTC), le conflit dans la région ferait ainsi perdre 600 millions de dollars par jour au Moyen-Orient. Le PIB pourrait donc se contacter de 14 % au Koweït et au Qatar, de 5 % aux Émirats arabes unis et de 3 % en Arabie saoudite, selon les prévisions de Goldman Sachs. Au Liban, les bombardements israéliens visant le Hezbollah, allié du régime chiite, ont tué au moins 773 personnes, dont 103 enfants, et causé plus de 800 000 déplacés, selon les autorités libanaises. Jeudi, un double tir de drone contre une voiture a tué 12 personnes. « Même si un chef [du Hezbollah] était là, rien ne peut justifier un tel carnage », s'indigne un chauffeur libanais dans les colonnes du Monde. Quelques jours plus tôt, c'est le père Pierre El-Raï, un curé respecté de la paroisse maronite de Qlayaa, qui était tué dans une frappe israélienne. Mêmes le quartier général de la mission de l'Organisation des Nations unies dans le sud du Liban (Finul) a été touché vendredi. Face à l'insécurité grandissante qui menace le pays, et à l'acharnement du Hezbollah dans la guerre contre Israël, Emmanuel Macron a appelé samedi l'État hébreu à accepter des « discussions directes » avec le Liban et propose de les accueillir à Paris. Pourquoi les Etats-Unis réfléchissent-ils à une opération militaire terrestre en Iran ? L'asphyxie économique des monarchies du Golfe peut-elle influer sur le cours de la guerre ? Et jusqu'où ira Israël dans ses frappes sur le Liban ?Nos experts :- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient - Le Figaro - Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, auteure : « Le Trump de A à Z »- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient - Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de « Cette Amérique qui nous déteste »- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ex-commandant suprême de la transformation de l'OTAN
C dans l'air du samedi 14 mars 2026 - Détroit d'Ormuz : Trump appelle la France à l'aideNos experts :- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient - Le Figaro - Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, auteure : « Le Trump de A à Z »- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient - Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de « Cette Amérique qui nous déteste »- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ex-commandant suprême de la transformation de l'OTAN
C dans l'air du 13 mars 2026 - Un soldat français tué, six blessés : la France entraînée dans la guerre ?Il s'appelait Arnaud Frion et appartenait au 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, dans l'Isère. L'adjudant-chef a été tué jeudi soir dans une attaque de drones contre une base de la coalition internationale dans la région d'Erbil, en Irak. Six autres soldats ont été blessés lors de cette frappe.Un groupe armé irakien pro-iranien, nommée Ashab al-Kahf, apparu en 2019, a annoncé vouloir cibler tous les intérêts français en Irak et dans l'ensemble de la région « après l'arrivée du porte-avions français ».La présence de l'armée française en Irak n'est pas en lien avec le conflit en cours au Moyen-Orient, déclenché le 28 février par les frappes américaines et israéliennes sur l'Iran. Depuis 2014, l'armée française est engagée dans la coalition internationale formée pour combattre l'organisation djihadiste État islamique. La mission principale des militaires français est la formation des forces irakiennes et des combattants kurdes peshmergas, notamment dans la région d'Erbil, capitale du Kurdistan irakien.« Nos soldats ont été frappés alors qu'ils luttaient contre le terrorisme. La position de la France est purement défensive », a affirmé Emmanuel Macron ce vendredi. En début de semaine son côté, le président de la République avait justifié le déploiement du Charles de Gaulle en Méditerranée par un souci « de protection » de Chypre et de la présence française dans la région, où vivent 400 000 Français et où sont engagés de nombreux militaires. Dénonçant une attaque « inacceptable », le président de la République a rendu hommage à l'adjudant-chef Arnaud Frion, « mort pour la France ». « La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques », a déclaré le chef de l'État, ajoutant : «La France continuera à faire preuve de sang-froid, de calme, de détermination, d'être fiable vis-à-vis de nos partenaires, de protéger nos ressortissants et de défendre nos intérêts et notre sécurité ».La France est visée directement, alors que l'Iran et ses alliés poursuivent les frappes de drones et de missiles dans la région, au lendemain de l'appel du nouveau Guide suprême iranien à maintenir le détroit d'Ormuz fermé et à étendre le conflit. Selon le gouverneur d'Erbil, le Kurdistan irakien a essuyé depuis hier plus de 30 attaques de drones. Des drones ont frappé le sultanat d'Oman, d'autres ont été interceptés en Arabie saoudite et en Israël.Face à la crise énergétique et à la flambée des prix, les États-Unis ont annoncé ce vendredi autoriser, de manière temporaire, la vente du pétrole russe stocké sur des navires. En France, le gouvernement a obtenu des distributeurs de carburants qu'ils plafonnent ou baissent de 10 à 30 centimes par le prix au litre. Mais jusqu'à quand ? Deux semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix du pétrole flambent.Alors pourquoi la France est-elle ciblée ? Quelle est la situation au Moyen-Orient ? Quels conséquences en France ? Se dirige-t-on vers une crise économique et financière mondiale ?Experts :- Dominique TRINQUAND - ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, autrice de D'un monde à l'autre publié chez Robert Lafont- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, correspondant en Irak pendant douze ans- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de géopolitique du Sahel publié chez PUF - Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense, ancien correspondant en Israël
C dans l'air du 13 mars 2026 - Un soldat français tué, six blessés : la France entraînée dans la guerre ?Experts :- Dominique TRINQUAND - ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, autrice de D'un monde à l'autre publié chez Robert Lafont- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, correspondant en Irak pendant douze ans- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de géopolitique du Sahel publié chez PUF - Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défense, ancien correspondant en Israël
Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible.
Aujourd'hui, Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Jérôme Marty, médecin généraliste, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Jérôme Marty, médecin généraliste, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, dans la première heure des Grandes Gueules, les GG sont revenues sur "La France doit-elle s'engager dans le conflit après la mort de l'un de ses soldats en Irak ?", avant d'échanger leur point de vue dans le "On s'en fout, on s'en fout pas".
Pour débuter l'émission de ce vendredi 13 mars 2026, les GG : Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Jérôme Marty, médecin généraliste, débattent du sujet du jour : "Un chasseur alpin mort lors d'une attaque de drones en Irak, la France doit-elle s'engager dans le conflit ?"
La position "purement défensive" de la France dans le conflit va-t-elle évoluer ? Un militaire français a été tué et six blessés ce jeudi 12 mars dans une attaque de drone dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien, ont annoncé les autorités françaises, le premier décès pour l'armée française dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient. Les autorités ont attribué l'attaque à un "drone Shahed" de conception iranienne, mais n'en ont précisé ni l'origine ni les auteurs, se gardant pour l'instant d'accuser directement l'Iran ou l'un de ses alliés dans la région. Emmanuel Macron a promis de "faire preuve de sang-froid, de calme, de détermination". Dans cet épisode du Choix info RTL, Yohann Tritz analyse ce nouvel épisode de la guerre. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invité du 11 mars est Jérôme Jaffré, politologue et chercheur associé au Cevipof.Ce dimanche a lieu le premier tour des élections municipales, dans les 34.904 communes françaises. Dans les cinq plus grandes villes de France, les enjeux du scrutin rejoignent le débat national : dispersion des votes, question des alliances à gauche après les multiples polémiques qui ont visé LFI, montée de l'extrême droite. A Paris, la succession d'Anne Hidalgo est en jeu. Son ancien premier adjoint, le socialiste Emmanuel Grégoire, allié aux Écologistes et aux communistes, semble faire la course en tête dans plusieurs sondages, devant la prétendante à droite, l'ancienne ministre Rachida Dati (LR). A Marseille, la question du positionnement de La France insoumise s'annonce cruciale : le maire sortant Benoît Payan, qui mène une liste d'union des gauches hors LFI, a demandé le désistement de son candidat, Sébastien Delogu, s'il arrivait derrière lui au premier tour.
Les États-Unis vont-ils s'enliser dans la guerre ? Donald Trump promettait une guerre rapide contre l'Iran, mais il se heurte à la résistance des Gardiens de la Révolution. Désormais, le président américain affirme qu'il faut "finir le boulot". Pourtant, les buts de guerre de Donald Trump restent flous. Quel est l'objectif des États-Unis ? La France peut-elle maintenir sa posture "défensive" ?
Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Chaque jour dans l'Heure des pros, Pascal Praud livre son édito sur l'actualité du moment. Aujourd'hui, Ursula von der Leyen fait volte-face sur le nucléaire.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Didier Giraud, agriculteur de Saône-et-Loire, et Laura Warton Martinez, sophrologue, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Cécile Wendling est prospectiviste et fondatrice de Panoramique, elle pense à 20, 30, 100 ans — pas par anxiété, mais par élan de vie. Cécile a dirigé la prospective du groupe AXA avant de tout quitter pour créer sa propre structure. Elle a passé des années à aider des organisations, des dirigeants, des individus à se projeter dans le temps long — pas pour prédire l'avenir, mais pour l'écrire lucidement. Elle est sociologue, constructiviste, et elle a cette capacité rare de transformer ce qui nous paralyse en terrain fertile. Je la connais depuis un moment, j'admire sa façon de tenir les deux bouts sans jamais tomber ni dans le catastrophisme ni dans la pensée magique.Dans cet épisode, nous parlons de ce qui nous empêche de nous projeter, de pourquoi la crise est peut-être autant un construit social qu'une réalité, et de comment le temps lui-même est une invention que la société nous impose. J'ai questionné Cécile sur les inégalités face au futur, sur l'Afrique comme laboratoire mondial de l'innovation, sur le conatus de Spinoza comme boussole intérieure, sur ce que ça fait vraiment de sauter d'un grand paquebot pour pagayer dans un petit rafiot. On parle aussi de ce qu'on transmet aux enfants, de l'entraide comme ressource immatérielle, de la dépendance au sentier, du clavier AZERTY et des déchets nucléaires — et tout ça forme un fil cohérent, joyeux, profond, sur la façon dont on peut reprendre la main sur son avenir.3. CITATIONS MARQUANTES"Chacun de nous écrit l'avenir chaque jour par ses décisions. Avoir des décisions de temps long, c'est ça aussi œuvrer à une humanité différente." (Partie 1, ~06:00)"Si on n'est pas capable d'imaginer un avenir où on est heureux de vivre, on ne peut pas le créer, on ne peut pas le faire advenir." (Partie 1, ~30:30)"Le pouvoir a besoin de tristesse parce qu'il sait la contrôler, il sait la manipuler." (Cécile citant Deleuze, Partie 1, ~15:10)"Le vide n'existe pas. Mais ça, tu t'en rends compte que quand tu es dans ton petit rafiot à pagayer." (Partie 2, ~08:20)"Claquer la porte à la violence. Et ouvrir la porte au temps long, à se projeter et inventer l'avenir." (Partie 2, ~25:15)4. IDÉES CENTRALES DISCUTÉES 1. Le temps long comme acte politique et humaniste Titre : Décider loin, c'est résister Explication : Dans un monde qui nous force au temps court (contenus jetables, polycrise, dopamine instantanée), choisir de s'inscrire dans une pratique longue — yoga, instrument de musique, doctorat, engagement — est une forme de résistance et d'émancipation. Ce n'est pas de la lenteur, c'est de la profondeur. Pourquoi c'est important : Parce que sans cette capacité, on devient réactif plutôt qu'acteur. Et Cécile montre que cette inégalité face au temps long a des conséquences concrètes : santé, épargne, alimentation. Timestamp : Partie 1, ~05:00 → 09:002. La crise comme construction sociale — et ses angles morts Titre : On a mis des lunettes grises, et on a oublié qu'on pouvait les enlever Explication : Cécile questionne frontalement notre façon de nommer "crise" tout ce qui arrive. Ce label n'est pas neutre : il induit des décisions précipitées, sacrifie ce qu'on juge "non essentiel" (la culture pendant le Covid), et nourrit les passions tristes au sens de Spinoza — peur, résignation, paralysie — qui nous coupent de notre élan vital. Pourquoi c'est important : Parce que changer de lunettes n'est pas de la naïveté. C'est un acte cognitif et politique qui ouvre d'autres modes d'action. Timestamp : Partie 1, ~12:00 → 17:003. Le conatus : le feu qu'on ne développe pas, qu'on libère Titre : Ce n'est pas ton cerveau qui sait — c'est ton feu Explication : Face à l'angoisse des parents devant l'IA et les métiers de demain, Cécile propose une réponse contre-intuitive : au lieu de regarder à l'extérieur, se reconnecter à son désir le plus intime. Le conatus (Spinoza) — cet élan vital propre à chacun — ne se développe pas, il se libère : par le lien, l'engagement, la contemplation, et en ôtant la pression de l'ultra-performance. Pourquoi c'est important : Parce que c'est la seule boussole stable dans un monde incertain. Timestamp : Partie 2, ~01:30 → 03:304. L'entraide comme ressource immatérielle — invisible, mais fondamentale Titre : Ce qu'on ne mesure pas, on le détruit Explication : Depuis Thatcher et Reagan, nos sociétés ont surinvesti ce qui se mesure (PIB, productivité) et désinvesti les ressources immatérielles : confiance, empathie, entraide. Or ces ressources fonctionnent comme le temps long — plus on les nourrit, plus elles grandissent ; si on les abandonne, le lien social s'effondre rapidement. La tontine féminine, Leetchi détourné par des agriculteurs, le low-tech africain : l'entraide existe partout, souvent invisible. Pourquoi c'est important : Parce que face aux inégalités que les politiques macroéconomiques ne savent pas résoudre, l'entraide locale est la réponse de terrain la plus puissante et la plus rapide à activer. Timestamp : Partie 1, ~20:00 → 24:005. La dépendance au sentier — pourquoi le passé emprisonne le futur Titre : Le clavier AZERTY et les déchets nucléaires ont la même origine Explication : Se projeter en arrière ne sert pas à répéter le passé, mais à identifier les "dépendances au sentier" et les "effets cliquet" : des choix initiaux qui contraignent toutes les décisions suivantes. Le clavier AZERTY (conçu pour ralentir les dactylos), le nucléaire (conçu pour miniaturiser une arme avant de faire une centrale) illustrent comment un critère de départ non questionné génère des coûts considérables sur le long terme. Pourquoi c'est important : Parce que prendre conscience de ces biais structurels est la condition nécessaire pour en sortir — individuellement et collectivement. Timestamp : Partie 2, ~12:00 → 14:306. L'Afrique, laboratoire du monde de demain Titre : Pendant qu'on vieillit, eux inventent Explication : Démographiquement, l'Afrique sera le continent dominant à 2100. Contrainte par le manque, elle invente des solutions frugales brillantes (IA sur carte SIM sans réseau, tontine, low-tech). L'afrofuturisme est le mouvement culturel et intellectuel par lequel ces populations reprennent la narration de leur propre avenir. Pendant ce temps, l'Occident vieillit et — sociologiquement — devient plus conservateur, moins innovant. Pourquoi c'est important : Parce que refuser de s'inspirer de l'Afrique par néocolonialisme inconscient, c'est se priver de la source d'innovation la plus féconde des prochaines décennies. Timestamp : Partie 1, ~24:30 → 27:305. QUESTIONS Qu'est-ce que ça veut dire concrètement être prospectiviste — et pourquoi tu n'es pas devin ?Comment on fait pour se projeter dans le temps long quand le futur nous semble chaotique et flou ?Face à la paralysie ou à l'écoanxiété, qu'est-ce qui permet de réinjecter de la joie dans sa vision du futur ?On vit une polycrise réelle — crises climatique, géopolitique, économique, sociale — comment tu arrives à aimer cette époque malgré tout ?Est-ce que la crise n'est pas en partie une construction sociale, une paire de lunettes qu'on pourrait enlever ?Quel est le discours qu'on peut tenir aux personnes qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts, à ceux que l'optimisme ressemble à une offense ?Est-ce que le futur appartient à l'Afrique — et pourquoi on a autant de mal à s'en inspirer ?Pourquoi aider les gens à se projeter dans le temps long est ta raison d'être — et qu'est-ce que ça change dans une vie de penser à 20, 30, 100 ans ?Comment est-ce qu'on ose quitter sa zone de confort quand tout dans la société nous pousse vers le confort et la sécurité ?Le futur ne répète pas le passé — alors à quoi ça sert de se projeter en arrière, et qu'est-ce que la dépendance au sentier nous apprend sur les choix qu'on fait aujourd'hui ?6. RÉFÉRENCES CITÉES DANS L'ÉPISODEPersonnesArch Field — Chercheur ayant conduit des expériences IRM sur la capacité de projection temporelle. Montre que certains ne peuvent pas se projeter dans leur futur-soi. (Partie 1, ~28:00)Mathieu Dardaillon — Auteur de L'Anti-Chaos, invité précédent du podcast. Cécile reprend sa méthode A-B-Z. (Partie 1, ~31:30)Pablo Servigne — Invité précédent de Gregory, cité pour sa thèse que la loi de la jungle est en réalité l'entraide. (Partie 1, ~19:30)David Ménager — Auteur de La France du Boncoin, cité pour son travail sur le bricolage solidaire et le détournement d'outils numériques. (Partie 1, ~20:30)Béatrice Rousset — Citée en partie 2 pour ses travaux sur les modèles mentaux des individus et des organisations. (Partie 2, ~11:30)Éloi Saint Bris — Réalisateur du documentaire Un outsider (Canal+) sur le Vendée Globe, et créateur du spectacle Beyond sur l'audace. (Partie 2, ~09:00)Christian Mongeau — Personne ayant fait découvrir à Cécile l'exemple de Roger de Sicile au XIe siècle. (Partie 1, ~08:30)Roger de Sicile (XIe siècle) — Cité comme exemple de leader ayant inventé une société multiculturelle et multiconfessionnelle à Palerme. (Partie 1, ~08:30)Ferriss — Jeune intervenant sur le podcast Seesmic, cité pour sa critique de la capture bourgeoise du discours écologique. (Partie 1, ~23:30)Jean-Noël — Ami de Cécile cité anonymement pour illustrer la surcharge temporelle. (Partie 2, ~17:40)Spinoza — Cité deux fois : pour les passions tristes (partie 1) et pour le concept de conatus (partie 2). Philosophe structurant de toute la pensée de Cécile.Deleuze — Cité pour son commentaire de Spinoza : "le pouvoir a besoin de tristesse." (Partie 1, ~15:00)LivresL'Anti-Chaos — Mathieu Daragon. Méthode A-B-Z et back casting. (Partie 1, ~31:30)La France du Boncoin — David Ménager. Entraide et bricolage solidaire. (Partie 1, ~20:30)Seul le Grenadier — Roman d'un jeune auteur irakien, recommandé par Cécile pour se projeter dans un univers étranger. (Partie 1, ~09:00)ConceptsPassions tristes / Passions joyeuses (Spinoza) — (Partie 1, ~14:30)Conatus (Spinoza) — Élan vital, feu intérieur. (Partie 2, ~02:00)Dépendance au sentier / Effet cliquet — Concepts d'économie institutionnelle. (Partie 2, ~12:30)Afrofuturisme — Mouvement culturel africain de reprise de la narration du futur. (Partie 1, ~25:00)Back casting — Technique prospective : se projeter loin et revenir vers le présent. (Partie 1, ~32:00)Étude socioVision — Segmentation en trois Frances (France qui va bien / France du repli / France qui va mal). (Partie 1, ~17:20)Ikigaï — Cité par Cécile comme raison d'être, relié au conatus. (Partie 2, ~03:20)Matrices de matérialité (RSE) — Outil d'entreprise pour évaluer les effets à long terme. (Partie 2, ~15:00) Suggestion d'autres épisodes à écouter : #346 Retrouver du pouvoir dans le chaos avec Matthieu Dardaillon (https://audmns.com/yOgbycm) [SOLO ] Reprendre goût au futur dans un monde en crise (https://audmns.com/fKSFkcw) #158 Que souhaitons-nous léguer aux générations futures avec Yann Arthus Bertrand (https://audmns.com/HHplZPq)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les frappes israéliennes au Liban, des experts ukrainiens au Moyen-Orient et une hypothétique intervention des factions kurdes en Iran. Guerre en Iran : la France va-t-elle s'engager dans le conflit ? Lundi (9 mars 2026), au dixième jour de la guerre en Iran, Emmanuel Macron s'est rendu sur le porte-avions Charles de Gaulle, déployé en Méditerranée conformément aux ordres du président français. Concrètement, quelles sont les particularités de ce navire de guerre unique en Europe ? Son déploiement signifie-t-il que la France est prête à intervenir dans la guerre contre l'Iran ? Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI. Liban : jusqu'où ira Israël ? Depuis une semaine, le Liban est soumis aux frappes israéliennes. Selon le dernier bilan des autorités datant de lundi soir, les bombardements ont fait près de 500 morts et plus 1 300 blessés. Pourquoi, tout en bombardant l'Iran, Israël mène cette offensive au Liban ? Quel est son objectif ? La stratégie de l'armée israélienne est-elle différente de celle de 2024 ? Avec Frédérique Misslin, correspondante permanente de Jérusalem. Guerre en Iran : pourquoi des experts ukrainiens vont se rendre au Moyen-Orient ? C'est le président Volodymyr Zelensky qui l'a annoncé le dimanche 8 mars 2026 : « des experts ukrainiens en drones vont se rendre au Moyen-Orient, dès cette semaine » pour aider les Américains et les pays du Golfe à détecter et intercepter les drones iraniens. Comment expliquer l'expertise de l'Ukraine sur les drones kamikazes Shahed ? L'initiative ukrainienne signifie-t-elle que les systèmes de défense anti-aériens américains et israéliens ne suffisent plus à bloquer les drones iraniens ? Avec Guillaume Naudin, chronique « La fabrique du monde » sur RFI. Guerre en Iran : les Kurdes peuvent-ils faire tomber le régime iranien ? Dans un entretien accordé à Reuters, Donald Trump s'est dit « tout à fait pour » une offensive des milices kurdes iraniennes contre le pouvoir en place à Téhéran, avant de faire volte-face en affirmant ne « pas vouloir rendre cette guerre plus compliquée qu'elle ne l'est déjà ». Alors que Donald Trump exclut de déployer des soldats américains sur le sol iranien, les factions kurdes positionnées en Irak peuvent-elles s'impliquer dans le conflit ? Sont-elles en mesure de faire le poids face aux Gardiens de la Révolution et l'armée iranienne ? Avec Lyna Ouandjeli, chercheuse à l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
Tous les matins, à 7H10 et 9H45, on vous donne les bonnes nouvelles du jour.
Aujourd'hui, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, Bruno Poncet, cheminot, et Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Au sommaire : Les marchés financiers rebondissent après la baisse des cours du pétrole, le baril de Brent passant sous la barre des 100 dollars suite aux déclarations du président américain Donald Trump sur la fin de la guerre en Iran.Les pays du G7 envisagent de puiser dans leurs stocks stratégiques de pétrole pour tenter de faire baisser les cours, mais cette solution n'aurait qu'un impact temporaire selon les experts.La France organise un sommet mondial pour la relance du nucléaire civil, 15 ans après Fukushima et 40 ans après Tchernobyl, afin de réaffirmer l'expertise de sa filière nucléaire face à la demande croissante d'électricité.Le marché international de l'immobilier se réunit à Cannes pour réfléchir aux changements d'usages et aux évolutions technologiques dans un contexte économique fragilisé.La Chine enregistre un excédent commercial record de 183 milliards d'euros sur les deux premiers mois de 2020, avec une progression de 22% de ses exportations malgré la baisse des ventes aux États-Unis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:03 - Le vrai ou faux - De nombreux responsables politiques appellent le gouvernement à prendre des mesures fiscales pour limiter la hausse des prix à la pompe, comme en 2022. Inutile selon la ministre déléguée à l'Énergie, car la situation n'est pas la même. C'est vrai, mais il faut nuancer cette affirmation. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Retrouve la vidéo et la transcription sur : https://www.francaisauthentique.com/peut-on-encore-etre-fier-de-la-france-aujourdhui-cafe-avec-johan-16
Aujourd'hui, Sandrine Pégand, avocate, Abel Boyi, éducateur, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
C'est une difficulté qui alimente les débats dans une bonne partie de l'Afrique francophone : le parcours du combattant pour les demandeurs d'un visa pour la France. Délais de traitement très longs, inefficacité des services consulaires, questions humiliantes et rejets réguliers des demandes sans motif et surtout sans remboursement des frais de dossier... Autant de problèmes qui créent de plus en plus de frustration et de colère sur le continent. Il y a trois ans, le président français Emmanuel Macron a commandé une évaluation de ces dysfonctionnements afin de les résorber. Cette mission a été confiée à un privé, Paul Hermelin, président du Conseil d'administration de CapGemini, spécialisée dans les services numériques. Après des visites au Sénégal, au Maroc et au Cameroun, il en a sorti un rapport très critique envers la politique française de délivrance des visas. Paul Hermelin est le Grand Invité Afrique de Sidy Yansané.
« Jusqu'où Trump ira-t-il dans cette dangereuse aventure ? » se demande le Nouvel Obs. « Espère-t-il vraiment abattre le régime des mollahs, ou le vassaliser sur le modèle vénézuélien après avoir brandi le scalp de Khamenei ? Le plus terrifiant, estime l'hebdomadaire, est que lui-même ne semble pas le savoir (…) en méprisant à la fois le droit international, le Congrès américain et le sort réel des Iraniens, Trump se comporte une fois de plus comme un shérif brutal à la logique court-termiste ». Incertitude donc, résumée en quelques mots par le Canard enchaîné : « On frappe d'abord et pour les suites on voit après », « un après qui n'a pas fini d'inquiéter », remarque l'hebdomadaire satirique. Prestigieux trophée Pour l'heure, c'est Benyamin Netanyahu qui semble être le plus à même d'exploiter la situation. Il est même « le grand gagnant », estime l'Express, car « il a l'opportunité de se débarrasser de la menace existentielle iranienne, tout en préservant son avenir politique ». En effet, poursuit l'hebdomadaire, « le 7 octobre fut à la fois un désastre du renseignement israélien – dont Netanyahu n'a toujours pas répondu – et une opportunité pour se débarrasser de "l'axe de la résistance" centré autour de Téhéran ». Car, ajoute l'Express, « plus de deux ans après le jour le plus tragique de l'histoire d'Israël, le bilan de Tsahal et du Mossad est spectaculaire : le Hamas a été décimé, Hassan Nasrallah, charismatique chef du Hezbollah, tué par une frappe, le dictateur syrien Bachar el-Assad est en exil à Moscou. Avec la mort de Khamenei, Benyamin Netanyahu vient d'obtenir son plus prestigieux trophée ». De plus, assure l'Express, « la population israélienne est très majoritairement prête à des sacrifices pour se débarrasser d'une menace existentielle ». La position de Donald Trump est moins confortable, remarque l'hebdomadaire : il avait promis à ses électeurs « d'en finir avec "les guerres éternelles" ». De plus, assure l'Express, « si le prix du pétrole s'envole durablement, Trump aura à répondre à son électorat, très sensible au coût de la vie ». Situation inconfortable Quel rôle la France peut jouer dans cette nouvelle guerre au Moyen-Orient ? « Peut-elle rester à l'écart ? » se demande Marianne, qui rappelle que « la France n'a pas été informée. Encore moins associée. Les frappes israélo-américaines contre l'Iran (…) ont ouvert une séquence que Paris découvre tout en subissant les effets, à mesure que le conflit s'étend à l'ensemble des pays du Golfe Persique. « Une mise à l'écart », souligne Marianne (…) En clair, Washington décide seul ». Problème, poursuit l'hebdomadaire : « la France est pleinement engagée dans la région », présente dispose de plusieurs bases, aux Émirats arabes unis, en Jordanie, ou encore au Qatar. « La France marche sur un fil », estime de son côté la Tribune Dimanche. « Elle oscille entre prudence stratégique et impuissance assumée ». Le journal remarque, lui aussi, que « le président de la République, a d'abord été tenu distance du déclenchement des frappes. Preuve s'il en fallait une, du déclassement relatif de Paris dans les cercles de décision », ajoute la Tribune Dimanche qui résume en quelques mots la position de la France : « dialogue, désescalade, diplomatie ». Mais le journal pose cette question : « Ces mots suffisent-ils dans un contexte international dominé par la polarisation et la brutalité ? » Écologistes En France, le premier tour des élections municipales aura lieu dimanche prochain et plusieurs questions mobilisent la presse. Tout d'abord, celles qui concernent les écologistes. « En 2020 », rappelle le Nouvel Obs, « une vague inattendue avait peint en vert de grandes métropoles (Lyon, Bordeaux ou encore Strasbourg). « Un mandat plus tard, constate l'hebdomadaire, les enquêtes d'opinion convergent : plusieurs de ces élus affrontent des vents contraires (…) » Que s'est-il passé ? « Les intéressés, explique l'hebdomadaire, évoquent "quelques problèmes de méthode - un pont trop vite fermé à la circulation, des aménagements temporaires mal compris" ». « Ils n'ont pas été aidés, non plus, souligne le Nouvel Obs, par la dégradation de l'image des écolos, savamment orchestrée par la droite et l'extrême droite ». « Vous voulez que ça change ? » À Paris, les projecteurs sont braqués sur Rachida Dati. Elle vient tout juste de quitter son poste de ministre de la Culture, pour entamer sa campagne. Le Point l'a suivie dans ses pérégrinations, admirant son habileté et son contact avec ses électeurs potentiels : « Vous voulez que ça change ? Nous aussi ! Je compte sur vous »… Ici ou là, « un petit mot, un compliment, une blague », constate le Point. « Elle fait elle-même les questions et les réponses : "Et votre maire d'arrondissement, vous le voyez de temps en temps ? Eh non, bien sûr"». Pour le moment, Rachida Dati est devancée dans les sondages par Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie (hors la France Insoumise), mais si l'on en croit le Point, l'ex-ministre n'en doute pas : « Personne d'autre qu'elle n'a l'envergure pour s'installer dans le fauteuil d'Anne Hidalgo à la fin du mois ».
C dans l'air l'invité du 6 mars 2026 avec l'amiral Bernard Rogel, ancien chef d'état-major particulier des chefs d'État François Hollande et Emmanuel Macron.Au 7e jour de guerre au Moyen-Orient, les frappes israélo-américaines continuent de tomber sur l'Iran. Iran qui, de son côté, résiste et poursuit sa riposte en s'en prenant aux autres pays de la région, grâce notamment à sa puissance aérienne. Alors les combats se font aussi sous l'eau : pour la première fois depuis la deuxième guerre mondiale, une corvette iranienne a été coulée par les Etats-Unis au large des mers sri-lankaises.La France, qui ne veut pas s'engager clairement dans la guerre, opte pour la défensive : elle tient à maintenir la sécurité de ses bases militaires au Moyen-Orient et se voit contrainte de s'adapter en sortant l'attirail dissuasif. Entre le porte-avions Charles de Gaulle, qui vient d'arriver en Méditerranée avant de poursuivre sa route vers le Moyen-Orient, et le nouveau concept de « dissuasion avancée » présenté par le Président lors de son discours à la base navale de l'île Longue, la France adopte une position prudente, tout en appelant à une non-intervention terrestre.
durée : 00:58:40 - Affaires étrangères - par : Christine Ockrent - Le 2 mars à l'Ile Longue, Emmanuel Macron a annoncé le renforcement de la dissuasion nucléaire française, désormais élargie à l'Europe. Quelles sont les conditions de cette dissuasion avancée ? Signerait-elle la fin du parapluie nucléaire américain en Europe ? Et quelles réactions des Européens ? - réalisation : Luc-Jean Reynaud - invités : Héloïse Fayet Chercheuse à l'Ifri (Institut français des relations internationales), spécialiste de la dissuasion nucléaire; Ulrike Franke Senior policy fellow au Conseil Européen des Relations internationales (ECFR); Bruno Tertrais Directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique et conseiller géopolitique à l'Institut Montaigne; Darya Dolzikova Chercheuse au sein du programme Proliferation and Nuclear Policy du Royal United Services Institute (RUSI)
durée : 00:31:12 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - "Les hommes ne sont plus à la pioche et les chevaux ne tirent plus les wagonnets...". Mais en 1974 le travail de la mine restait encore difficile, sous la menace constante des catastrophes, comme le démontrait ce reportage inédit de Michèle Bailly réalisé au fond d'une mine du Nord de la France. - réalisation : Rafik Zénine
durée : 00:03:16 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Israël accentue la pression sur le Liban et prépare une opération terrestre contre le Hezbollah. 700 000 personnes dans la banlieue sud de Beyrouth ont reçu l'ordre de partir vers le Nord. La France tente in extremis d'empêcher une invasion au sol. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au sommaire : après sept jours de guerre au Moyen-Orient, un premier bilan militaire et stratégique, l'extension du conflit au Liban avec l'intensification des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, et le rôle de la France dans la guerre.
durée : 00:51:07 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:08:17 - Le rôle de la France dans la guerre au Moyen-Orient Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:37:52 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit, les mauvais souvenirs des répercussions énergétiques et économiques de la guerre en Ukraine refont surface. Faut-il craindre un deuxième épisode d'inflation des prix de l'énergie? La France et les pays européens pourront-ils faire face ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Sébastien Jean Professeur d'économie au Conservatoire National des Arts et Métiers et directeur associé de l'initiative Géoéconomie-géofinance de l'Ifri (Institut français des relations internationales); Cyrille Coutansais Directeur de recherche au Centre d'études stratégiques de la Marine (CESM)
C dans l'air du 4 mars 2026 - Iran : la France entrainée dans la guerre ?Au cinquième jour de guerre au Moyen-Orient, l'armée israélienne poursuit ses tirs sur l'Iran et intensifie ses bombardements au Liban. Les États-Unis revendiquent, eux, des frappes « sur près de 2 000 » cibles depuis samedi. Mais la République islamique d'Iran résiste à la puissance de feu des États-Unis et d'Israël. Des drones frappent les ambassades américaines de la région, mais aussi les pays du Golfe, alliés de Washington, ainsi que des navires dans le détroit d'Ormuz. Les Gardiens de la révolution disent en avoir le contrôle total ce mercredi.Parallèlement, les autorités iraniennes ont annoncé le report de l'hommage national à Ali Khamenei, initialement prévu ce mercredi soir à Téhéran, alors que plusieurs frappes américaines et israéliennes ont eu lieu contre l'Assemblée des experts, chargée notamment d'élire un nouveau guide suprême.Alors, jusqu'à quand le régime des mollahs peut-il tenir ? La Turquie, qui avait exprimé ces derniers jours son inquiétude face aux attaques américano-israéliennes contre l'Iran, « déclenchées par des provocations du Premier ministre israélien Netanyahu », a mis en garde ce mercredi Téhéran après qu'un tir de missile balistique visant son espace aérien a été détruit par « les éléments de défense aérienne et antimissile de l'OTAN » déployés en Méditerranée orientale. La Turquie « n'était pas la cible du missile », a précisé en début d'après-midi un responsable turc à l'AFP. « Nous pensons qu'il visait une base militaire » à Chypre, « mais qu'il a dévié de sa course », a-t-il ajouté.La France, de son côté, a décidé de renforcer son dispositif militaire dans la région, alors que le rapatriement des ressortissants français a commencé. Le porte-avions Charles-de-Gaulle fait route vers la Méditerranée, a ainsi annoncé le chef de l'État mardi soir lors d'une allocation télévisée. Une frégate, le « Languedoc », est arrivée, elle, au large de Chypre dès hier soir, et des moyens de défense antiaérienne supplémentaires vont être envoyés pour sécuriser ce pays membre de l'Union européenne, « avec lequel nous venons de signer un partenariat stratégique », et où des drones iraniens ont visé une base britannique, a indiqué le président de la République. La première frappe avait suivi de peu l'annonce par le Premier ministre britannique, Keir Starmer, qu'il avait autorisé les États-Unis à utiliser les bases britanniques dans sa campagne militaire contre l'Iran.Alors, quelle est la situation au Moyen-Orient ? Pourquoi Chypre se retrouve-t-elle impliquée dans le conflit ? La France est-elle entraînée dans cette guerre ? Enfin, quels sont les pays engagés dans une démarche de « dissuasion nucléaire avancée » avec la France ? Nos journalistes ont eu accès à la base aérienne stratégique d'Istres, dans les Bouches-du-Rhône, qui abrite l'arme nucléaire française.Experts : - Général Dominique Trinquand - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Melissa Bell - Journaliste, correspondante à Paris pour CNN- Alain Pirot - Journaliste, spécialiste des questions de défense- David Rigoulet-Roze - Politologue – Chercheur associé à l'Institut français d'analyse stratégique- Magali Lacroze, journaliste #cdanslair (en duplex de Tel Aviv)
C dans l'air du 4 mars 2026 - Iran : la France entrainée dans la guerre ?Experts : - Général Dominique Trinquand - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- Melissa Bell - Journaliste, correspondante à Paris pour CNN- Alain Pirot - Journaliste, spécialiste des questions de défense- David Rigoulet-Roze - Politologue – Chercheur associé à l'Institut français d'analyse stratégique- Magali Lacroze, journaliste #cdanslair (en duplex de Tel Aviv)