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Un Jour dans l'Histoire
1776, l'année américaine

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Jun 21, 2026 42:02


Nous sommes le 4 juillet 1776, à Philadelphie. Ce jour-là est adoptée la Déclaration d'indépendance qui marque la naissance officielle des États-Unis d'Amérique. Cependant la rupture politique véritable a été votée, deux jours plus tôt, par le Congrès continental. Cette date du 2 juillet est considérée par John Adams, l'un des Pères fondateurs, premier vice-président, sous George Washington, puis deuxième président des Etats-Unis, comme le moment le plus mémorable de l'histoire de la nation. Nous sommes à l'aboutissement d'une crise de douze ans débutée en 1763, lorsque la Grande-Bretagne a tenté de reprendre en main ses colonies. Mais humiliations et lois répressives vont avoir pour effets de souder les colonies dans une solidarité inattendue. Un boycott économique est organisé en 1774. Le basculement vers le conflit armé se produit l'année suivante avec les batailles de Lexington et Concord, forçant le Congrès à organiser la défense des colonies. À l'automne, George III le roi d'Angleterre déclare officiellement les colonies en état de rébellion, rejetant toute perspective de réconciliation pacifique. Jusqu'à la proclamation du 4 juillet. L'année 1776 s'achève avec l'arrivée de Benjamin Franklin en France comme ambassadeur, scellant ainsi l'entrée irréversible des États-Unis sur la scène diplomatique internationale. Revenons sur une année qui a ouvert une nouvelle ère pour l'humanité… Avec Bertrand Van Ruymbeke, spécialiste de l'histoire américaine et de la période coloniale, membre de l'American Philosophical Society, chercheur soutenu par le David Center for the American Revolution. « 1776 : L'Année Américaine » ; Éditions Tallandier, en coédition avec le ministère des Armées (Direction de la mémoire, de la culture et des archives). sujets traités : américaine, 1776, John Adams, George Washington, Lexington, , George III , humanité Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Philippe Maurice - le dernier condamné à mort de France s'exprime

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 16:00


C dans l'air l'invité du 19 juin 2026 avec Philippe Maurice, le dernier condamné à mort par la justice française en 1980, gracié par François Mitterrand un an plus tard.Devenu historien, Philippe Maurice s'exprimera à l'occasion du 9e Congrès mondial contre la peine de mort, qui se tiendra à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026. C'est la deuxième fois en vingt-cinq ans qu'il a lieu à Paris, alors que, ces derniers jours, certains responsables politiques ont relancé le débat sur la peine capitale à la suite du meurtre de la petite Lyhanna.

Livre international
«Le Royaume-Uni, une société libérale en péril» d'Aurélien Antoine

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 4:38


Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II.  Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.

Livre international
«Le Royaume-Uni, une société libérale en péril» d'Aurélien Antoine

Livre international

Play Episode Listen Later Jun 20, 2026 4:38


Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II.  Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.

L'édito du Figaro
«La victoire en trompe-l'œil de Donald Trump»

L'édito du Figaro

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 2:00


Les élus républicains du Congrès ne sont pas dupes ! Contrairement à ce que le président des États-Unis tente de leur faire avaler, le vainqueur de cette paix est bien l'Iran.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
Coupe du monde 2026: les Haïtiens de Boston, entre euphorie du foot et peurs migratoires

Reportage International

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 2:36


Le match Brésil-Haïti de la Coupe du monde 2026 aura lieu à Philadelphie, dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 juin. Ce sera le deuxième match des Grenadiers après leur défaite face à l'Écosse. La communauté haïtienne des États-Unis est euphorique de les voir jouer, comme une respiration après des mois de tensions migratoires. Mais l'anxiété n'est jamais loin, car d'ici à 15 jours, la Cour suprême doit se prononcer sur la possible suppression du TPS, le statut de protection temporaire qui permet à 350 000 Haïtiens de résider légalement sur le sol américain. Et les efforts de la diaspora pour mobiliser le Congrès ne sont pas encore consolidés. Reportage de notre envoyé spécial à Boston, Il fait très chaud dans ce petit local de banlieue. Les danseuses sont en sueur, en pleine répétition. Dans la nuit du 19 au 20 juin, elles vont monter sur scène juste avant la diffusion du match Brésil-Haïti de la Coupe du monde 2026. Ce sera sur grand écran, en plein centre-ville de Boston. Il y a un air de fête dans la communauté haïtienne. Comme si ce Mondial venait effacer une partie de la tension vécue ces derniers mois. « Je dois dire que l'on a beaucoup d'espoir. C'est vrai que parfois, on se sent dans le noir avec ce gouvernement, mais après avoir regardé le match, même s'ils ont perdu, ils ont joué d'une manière phénoménale et je suis personnellement très fière d'eux et je suis sûre aussi que les autres Haïtiens aussi sont fiers d'eux », confie l'une d'elle. À lire aussiMondial 2026 : les craintes de la diaspora haïtienne face aux discriminations et à l'insécurité Le TPS au cœur des inquiétudes C'est une parenthèse, une bulle, éphémère par nature et qui ne peut pas et qui ne doit pas faire oublier, nous dit Carline Désiré, la politique migratoire de l'administration Trump vis-à-vis d'Haïti. Elle dirige l'Association des femmes haïtiennes de Boston et se bat depuis plus de 15 ans pour le maintien du statut de protection temporaire : « Oui, nous sommes très heureux que ce Mondial ait lieu. Et, dans le même temps, nous sommes très tristes de ce qu'il se passe autour du TPS. On espère une extension de trois ans, mais on est en plein flou juridique. Il y a énormément de travail en vue, de lobbying politique pour être sûrs qu'on obtienne assez de votes. Ça va être très dur, parce qu'il y a plus de républicains que de démocrates au Sénat. Il faut qu'on parvienne à mettre les républicains de notre côté. » À ce stade, aucune garantie que ce texte passe. Et le pasteur Dieufort Fleurissaint, lui aussi l'un des grands avocats de la cause haïtienne aux États-Unis, s'inquiète de conséquences dramatiques si le TPS disparaît : « Ces Haïtiens sont ici depuis plusieurs années. Ils sont propriétaires de maisons, ce sont aussi des entrepreneurs, ils ont des enfants qui sont nés aux États-Unis : presque 87 000 enfants issus de ces familles-là. Et ces enfants-là sont des Américains. Qu'est-ce qui va arriver à leurs enfants s'ils sont expulsés de ce pays ? Leurs enfants n'ont jamais mis leurs pieds sur la terre d'Haïti. » La Cour suprême doit se prononcer d'ici à la fin du mois de juin. Si elle se range du côté du gouvernement, il n'y aura plus qu'une seule option pour les Haïtiens : un vote favorable du Congrès. À lire aussiÉmigrer aux États-Unis : les Haïtiens partagés entre espoir et désillusion

Hospitality Insiders
Du housekeeping au Spa de luxe - avec Charlotte Cointement | Épisode 185

Hospitality Insiders

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 54:49


Le Carnet de Maxime Blot "Devenir un Artisan Hôtelier" pour 39€ seulement !Fruit de plusieurs années d'expérience sur le terrain, ce carnet signé Maxime Blot, Meilleur Ouvrier de France, offre un regard affûté sur les enjeux actuels du service hôtelier.1️⃣ Présentation de l'invitée :Et, si le spa était l'un des leviers de performance les plus sous-exploités de l'hôtellerie de luxe ?Mon invitée du jour en est convaincue — et elle l'a prouvé sur le terrain. Charlotte Cointement est Senior Spa Director pour la région EMEA chez Four Seasons. Elle supervise aujourd'hui plusieurs spas Four Seasons. Mais, ce qui rend son parcours vraiment unique, c'est qu'elle a commencé par les chambres avant de basculer dans l'univers du bien-être.J'ai rencontré Charlotte au Congrès International Esthétique & Spa, organisé par Laure Jeandemange — que j'ai reçue à ce micro.Aujourd'hui, nous allons parler biohacking, intégration des technologies dans le SPA et performance bien-sûr.2️⃣ Notes et références :▶️ Toutes les notes et références de l'épisode sont à retrouver ici.3️⃣ Le sponsor de l'épisode : MewsMews, c'est la plateforme de gestion hôtelière qui réunit tout ce dont vous avez besoin : PMS, POS, RMS, housekeeping et paiements.L'objectif ? Automatiser les tâches répétitives à faible valeur, pour que vos équipes puissent se concentrer sur ce qui compte vraiment : créer des expériences mémorables pour vos clients.Si vous souhaitez en savoir plus ou demander une démo, contactez Mews de ma part — et bénéficiez d'une offre exclusive. Rendez-vous sur mews.com !4️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Introduction00:02:00 - Le biohacking et l'intégration des technologies dans le soin00:09:00 - La performance économique et le ROI du spa00:17:00 - Management, formation et expérience collaborateur00:26:00 - Un parcours atypique : de l'hébergement à la direction de spa00:34:00 - Supervision multisites et lancement du Yacht Four Seasons00:46:00 - Questions signaturesSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage international
Coupe du monde 2026: les Haïtiens de Boston, entre euphorie du foot et peurs migratoires

Reportage international

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 2:36


Le match Brésil-Haïti de la Coupe du monde 2026 aura lieu à Philadelphie, dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 juin. Ce sera le deuxième match des Grenadiers après leur défaite face à l'Écosse. La communauté haïtienne des États-Unis est euphorique de les voir jouer, comme une respiration après des mois de tensions migratoires. Mais l'anxiété n'est jamais loin, car d'ici à 15 jours, la Cour suprême doit se prononcer sur la possible suppression du TPS, le statut de protection temporaire qui permet à 350 000 Haïtiens de résider légalement sur le sol américain. Et les efforts de la diaspora pour mobiliser le Congrès ne sont pas encore consolidés. Reportage de notre envoyé spécial à Boston, Il fait très chaud dans ce petit local de banlieue. Les danseuses sont en sueur, en pleine répétition. Dans la nuit du 19 au 20 juin, elles vont monter sur scène juste avant la diffusion du match Brésil-Haïti de la Coupe du monde 2026. Ce sera sur grand écran, en plein centre-ville de Boston. Il y a un air de fête dans la communauté haïtienne. Comme si ce Mondial venait effacer une partie de la tension vécue ces derniers mois. « Je dois dire que l'on a beaucoup d'espoir. C'est vrai que parfois, on se sent dans le noir avec ce gouvernement, mais après avoir regardé le match, même s'ils ont perdu, ils ont joué d'une manière phénoménale et je suis personnellement très fière d'eux et je suis sûre aussi que les autres Haïtiens aussi sont fiers d'eux », confie l'une d'elle. À lire aussiMondial 2026 : les craintes de la diaspora haïtienne face aux discriminations et à l'insécurité Le TPS au cœur des inquiétudes C'est une parenthèse, une bulle, éphémère par nature et qui ne peut pas et qui ne doit pas faire oublier, nous dit Carline Désiré, la politique migratoire de l'administration Trump vis-à-vis d'Haïti. Elle dirige l'Association des femmes haïtiennes de Boston et se bat depuis plus de 15 ans pour le maintien du statut de protection temporaire : « Oui, nous sommes très heureux que ce Mondial ait lieu. Et, dans le même temps, nous sommes très tristes de ce qu'il se passe autour du TPS. On espère une extension de trois ans, mais on est en plein flou juridique. Il y a énormément de travail en vue, de lobbying politique pour être sûrs qu'on obtienne assez de votes. Ça va être très dur, parce qu'il y a plus de républicains que de démocrates au Sénat. Il faut qu'on parvienne à mettre les républicains de notre côté. » À ce stade, aucune garantie que ce texte passe. Et le pasteur Dieufort Fleurissaint, lui aussi l'un des grands avocats de la cause haïtienne aux États-Unis, s'inquiète de conséquences dramatiques si le TPS disparaît : « Ces Haïtiens sont ici depuis plusieurs années. Ils sont propriétaires de maisons, ce sont aussi des entrepreneurs, ils ont des enfants qui sont nés aux États-Unis : presque 87 000 enfants issus de ces familles-là. Et ces enfants-là sont des Américains. Qu'est-ce qui va arriver à leurs enfants s'ils sont expulsés de ce pays ? Leurs enfants n'ont jamais mis leurs pieds sur la terre d'Haïti. » La Cour suprême doit se prononcer d'ici à la fin du mois de juin. Si elle se range du côté du gouvernement, il n'y aura plus qu'une seule option pour les Haïtiens : un vote favorable du Congrès. À lire aussiÉmigrer aux États-Unis : les Haïtiens partagés entre espoir et désillusion

Dialogues
Rencontre avec un kiné hors du commun - Fabrice Barillec - Dialogue #258

Dialogues

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 66:00


La douleur physique (dos, nuque, arthrose) est un phénomène complexe dont la prise en charge a beaucoup évolué au fil des progrès de la science. Les kinésithérapeutes sont en première ligne face aux patients qui souffrent, et Fabrice Barillec, mon invité, partage avec nous sa connaissance dans cet épisode. C'est passionnant !Suivre Fabrice sur Instagram : https://www.instagram.com/fabricebarillec/Mon site : https://www.fabricemidal.comReso, mon école de méditation : https://www.reso.coRéalisation, image et son : Alexandre AgostiniMontage : Constance Haond----Fabrice Barillec est kinésithérapeute DE et ostéopathe libéral. Il exerce son activité libérale depuis 2001 à Paris 20. Diplômé de l'IFMK de l'ADERF en 2001, il s'est rapidement tourné vers la prise en charge des pathologies musculo-squelettiques et plus particulièrement du rachis.Titulaire d'un diplôme en ostéopathie et d'une certification en thérapie manuelle orthopédique (concept Maitland), il est formateur dans la prise en charge des cervicalgies, des lombalgies ainsi que dans l'abord articulaire des pathologies rachidiennes. Il intervient aussi en formation initiale à l'IFMK de la Pitié Salpêtrière en tant que chargé d'enseignement en cinésiologie et en physiologie articulaire. CompétencesKinésithérapeuteFormateur en formation professionnelleEnseignant en FacultésConseiller scientifique des Rencontres Euro-PhysioPratique professionnelleKinésithérapeute (cabinet Libéral -Paris 20)Chargé d'enseignement en cinésiologie et physiologie articulaire (IFMKde la Pitié Salpêtrière AP-HP)Formateur en formation continue : thérapie manuelle et rééducation du patient cervicalgique, thérapie manuelle et rééducation du patient lombalgique, modulation des symptômes rachidiens par les techniques articulaires, prise en charge des rachialgies aigües : pour les organismes suivants : Conférences & Congrès2013 :Prise en charge des syndromes de la traversée thoraco-brachiale, Gilles Barette, Fabrice Barillec. 4èmes journées francophones de kinésithérapie2013 :Le syndrome de la traversée thoraco-brachiale. Fabrice Barillec. 1er symposium international de thérapie manuelle, Balneario Camboriu2013 : Normaliser le rachis cervical sans manipulation. Fabrice Barillec. Les rencontres de Format'kiné2013 : Cervicalgies et lien cervico-thoracique. Fabrice Barillec. Les rencontres de Format'kiné2014 : L'approche musculaire en thérapie manuelle. Fabrice Barillec. CIFEPK2014 : Abord articulaire structurel du rachis en douceur. Fabrice Barillec. Les ateliers de thérapie manuelle2014 : Le pied en thérapie manuelle. Fabrice Barillec. 2ème symposium de thérapie manuelle, Balneario Camboriu,2015 : La place des problématiques viscérales en kinésithérapie : une approche raisonnée et pragmatique. Fabrice Barillec. Les conférences de l'ENKRE,2015 : Cervicalgies et lien cervico-thoracique : données de la littérature, diagnostic étiologique et traitement raisonné en thérapie manuelle. UNOPAR, Londrina,2016 : Prise en charge des cervicalgies et evidence based practice. 3ème symposium de thérapie manuelle de Teresina2017 : Concilier les modèles biomécanique et biopsycho-social dans la prise en charge quotidienne des lombalgies, 40ème journée régionale de rééducation , Deauville2017 : Thérapie manuelle et cervicalgie, 13ème journée de la kinésithérapie, Marseille,2018 : La prise en charge des cervicalgies non spécifiques à l'épreuve de l'evidence based practice : une approche transversale, Congrès National de la kinésithérapie, Paris2019 : Thérapie manuelle et rééducation des lombalgies: mise à jour et essai de modélisation transversale, after-work Physiosud, Saint-Raphaël2020 : Les marqueurs symptomatiques dans la cervicalgie non spécifique, Les RencontresEuro-Physio, Lille2020 : Bilan diagnostic du patient cervicalgique : une approche symptomatique, Conférence en ligne, Vous Kiné

Le Conseil Santé
Santé des enfants : quelle est la place de la prévention dans la survie des jeunes enfants ?

Le Conseil Santé

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 2:06


À l'occasion de Congrès des Sociétés de Pédiatrie qui se tient du 10 au 12 juin au Palais des Congrès de Paris, nous parlons de la santé des enfants et des adolescents. De la vaccination, à l'alimentation, en passant par la prise en charge des différentes pathologies... Population particulièrement vulnérable, les enfants doivent en effet faire l'objet d'une attention particulière pour éviter la survenue de certaines maladies, notamment infectieuses, et leur permettre de grandir en bonne santé.  Près de 5 millions d'enfants de moins de 5 ans sont décédés en 2024 dans le monde, or la plupart de ces décès auraient pu être évités d'après l'ONU, cela signifie-t-il qu'on n'insiste pas assez sur la prévention ? L'obésité touche-t-elle l'Afrique subsaharienne ? A quel âge et à quels signes peut-on la détecter chez un enfant ? Avec : Pr Simon Ategbo, Professeur de Pédiatrie. Président de la Société Gabonaise de Pédiatrie (SOGAPED). Directeur Général Adjoint au CHU Mère Enfant Fondation Jeanne Ebori à Libreville  Retrouvez l'émission en entier ici : Santé des enfants : pourquoi prévenir reste le meilleur traitement

Liaisons Sociales
Transparence salariale, congrès syndicaux, Plan santé au travail, rapport du COR… 3 minutes de social

Liaisons Sociales

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 4:03


Cette semaine, dans ce nouvel épisode, nous revenons sur le très attendu avant-projet de loi visant à transposer la directive européenne du 10 mai 2023 sur la transparence des rémunérations. Le 5 juin, le gouvernement a transmis au Conseil d'État une nouvelle version de ce texte. Également au menu : les congrès syndicaux. Christelle Thieffinne, secrétaire nationale de la CFE-CGC en charge de la protection sociale, a succédé cette semaine à François Hommeril à la tête de la confédération des cadres. En attendant le congrès de la CFDT de Bordeaux -du 22 au 26 juin prochain-, qui devrait adouber Marylise Léon, Christelle Thieffinne est, avec Sophie Binet fraichement réélue à la tête de la CGT, la troisième femme à piloter une confédération syndicale. Nous évoquons aussi le cinquième plan santé au travail (PST5) qui fixe les priorités de la politique nationale pour les cinq prochaines années. Et nous revenons pour notre chiffre de la semaine sur les nouvelles projections établies par le Conseil d'orientation des retraites (COR).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La Matinale de 19h
Neuvième congrès contre la peine de mort organisé par ECPM, et les 20 ans du musée du quai Branly-Jacques Chirac

La Matinale de 19h

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026


Ce soir, c'est Patrick à l'animation ! Pour ce premier rendez-vous, nous échangeons avec Raphael Chenuil-Hazan, directeur de "Ensemble contre la peine de mort". Il vient nous parler du neuvième congrès contre la peine de mort organisé à Paris cet été du 30 juin au 2 juillet. Il est interviewée par Vladimir.  Dans sa chronique actu, Finne parle de la canicule de mai en axant sa chronique sur le point de vue des historiens. Dans un second temps, le Zoom portera sur le musée du quai Branly-Jacques Chirac, qui fête ses 20 ans le 20 et 21 juin, avec Angélique Delorme, directrice générale déléguée du musée, et William N'gbala, conseiller du président du musée. Fabien est au flash info, et Violette à la chronique libre. Animation : Patrick// Réalisation : Joey // Interview : Vladimir // Zoom : Laëtitia// Flash Info : Fabien // Chronique Actu : Finne // Chronique libre : Violette // Coordination : Louna

Institut Iliade
Politique culturelle : reprendre la main ! - Radio Courtoisie - 08/06/2026

Institut Iliade

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 80:32


Parmi les 25 milliards d'euros annuels alloués au budget de la culture, moins d'un tiers irrigue réellement les territoires. Depuis quarante ans, le ministère, ses DRAC et ses technocrates parisiens promeuvent une culture hors-sol centraliste. Il est temps de passer à l'offensive. Le Puy du Fou (2,5 millions de visiteurs, 96 % autofinancé), Nadau qui remplit le Palais des Congrès sans France Inter, le succès de la Feria d'Arles et du festival photos de la Gacilly, quelle que soit l'étiquette de leurs maires, montrent bien qu'une autre politique est possible. La vraie fracture n'est pas partisane au sens du clivage gauche-droite, mais bien idéologique : entre ceux qui transmettent une civilisation vivante et ceux qui la diluent, entre ceux qui rassemblent et élèvent le peuple par le Beau et les fossoyeurs de tout cadre éthique et esthétique commun au motif que tout serait culture. Donc plus rien ne l'est.Reste encore à définir clairement ce que serait une véritable politique culturelle enracinée. Car la culture-gadget, propre à la société de consommation, domine, et il devient de plus en plus difficile de savoir ce qui relève de l'accessoire de la réelle culture, enracinée par définition.Cette nécessité obligera enfin le camp identitaire et patriote à entrer dans l'arène, où il devra prouver que ses intentions ne relèvent pas d'un attachement poussiéreux et réactionnaire aux vieilles pierres, mais bien d'une architecture pour l'avenir, solidement ancrée dans les fondations pluriséculaires de l'Europe.Viendra alors le temps de l'action. Oser prendre des initiatives dans un contexte hostile où, il faut le dire, la droite manque singulièrement d'audace, d'imagination et de curiosité. Sans parler d'une stratégie.Nous mettrons sur la table un certain nombre de sujets : les alliances culturelles au-delà des étiquettes : reniement ou intelligence ? La multiplication des initiatives (Les Murmures de la Cité, l'association Arcade, les festivals de musiques traditionnelles) : les coordonner ou les laisser essaimer ? Face au harcèlement de la gauche (pétitions, retraits de subventions, intimidations) : contre-attaquer ou contourner ? Les outils disponibles (DRAC, 1 % artistique, mécénat, budgets municipaux) : les réformer ou simplement s'en emparer ?Ensemble, nous mènerons un débat concret sur les possibilités réelles qui s'offrent à nous dans les champs locaux, nationaux et européens. De quoi esquisser, peut-être, un véritable manuel de combat culturel. Pour en discuter, nous recevons deux spécialistes de ces questions :Marguerite Frison-Roche : diplômée de Sciences Po, de la Sorbonne et de la Scala de Milan, et fondatrice du think tank Disruptif. Elle travaille sur la réforme des politiques culturelles par les institutions, et plaide pour réinvestir l'échelon local comme levier décisif.Hubert Calmettes : spécialiste du marketing de l'offre, essayiste, contributeur d'Éléments et de Polémia, intervenant aux colloques de l'Institut Iliade, il plaide pour une autre voie : assumer une contre-culture, reconquérir le peuple par une offre dissidente forte, sans attendre que les institutions bougent. Il est l'auteur du Guide marketing de la dissidence aux éditions de La Nouvelle Librairie.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Priorité santé
Santé des enfants : pourquoi prévenir reste le meilleur traitement

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 48:30


À l'occasion de Congrès des Sociétés de Pédiatrie qui se tient du 10 au 12 juin au Palais des Congrès de Paris, nous parlons de la santé des enfants et des adolescents. De la vaccination, à l'alimentation, en passant par la prise en charge des différentes pathologies... Il sera question de prévention dans Priorité Santé.  Population particulièrement vulnérable, les enfants doivent en effet faire l'objet d'une attention particulière pour éviter la survenue de certaines maladies, notamment infectieuses, et leur permettre de grandir en bonne santé. Quels sont les vaccins essentiels ? Quelle alimentation mettre en place aux différents âges ? Quand consulter et quelles peuvent être les complications liées à certaines pathologies fréquentes chez l'enfant ?  Les chiffres sont éloquents : 4,9 millions d'enfants de moins de 5 ans sont décédés en 2024 dans le monde, d'abord de malnutrition aiguë sévère, mais au-delà du premier mois de vie, les maladies infectieuses, notamment le paludisme, la diarrhée et la pneumonie, demeurent les principales causes de mortalité chez les jeunes enfants. Or, selon les Nations unies, la plupart de ces décès auraient pu être évités grâce à des mesures éprouvées et abordables. De la vaccination à l'alimentation, en passant par la prise en charge de différentes pathologies, le constat est le même : mieux vaut prévenir que guérir, autrement dit, la prévention reste le meilleur traitement. Avec : Pr Simon Ategbo, professeur de Pédiatrie. Président de la Société Gabonaise de Pédiatrie (SOGAPED). Directeur général adjoint au CHU Mère Enfant Fondation Jeanne Ebori à Libreville.  ► En fin d'émission, nous mettons en avant l'opération Juin Vert, mois de sensibilisation sur le dépistage du cancer du col de l'utérus. À cette occasion, l'Hôpital Paris Saint-Joseph rappelle l'importance de la prévention, du dépistage et de l'information autour des cancers liés au papillomavirus humain (HPV), mais aussi aux enjeux de vaccination et de suivi gynécologique. Interview du Dr Sophie Wylomanski, gynécologue chirurgicale à l'Hôpital Paris Saint Joseph.   Programmation musicale : ► Natanjo – Nakozela yo ► Lous and the Yakuza, Jenevieve – Fleur-de-lis.

Priorité santé
Santé des enfants : pourquoi prévenir reste le meilleur traitement

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 48:30


À l'occasion de Congrès des Sociétés de Pédiatrie qui se tient du 10 au 12 juin au Palais des Congrès de Paris, nous parlons de la santé des enfants et des adolescents. De la vaccination, à l'alimentation, en passant par la prise en charge des différentes pathologies... Il sera question de prévention dans Priorité Santé.  Population particulièrement vulnérable, les enfants doivent en effet faire l'objet d'une attention particulière pour éviter la survenue de certaines maladies, notamment infectieuses, et leur permettre de grandir en bonne santé. Quels sont les vaccins essentiels ? Quelle alimentation mettre en place aux différents âges ? Quand consulter et quelles peuvent être les complications liées à certaines pathologies fréquentes chez l'enfant ?  Les chiffres sont éloquents : 4,9 millions d'enfants de moins de 5 ans sont décédés en 2024 dans le monde, d'abord de malnutrition aiguë sévère, mais au-delà du premier mois de vie, les maladies infectieuses, notamment le paludisme, la diarrhée et la pneumonie, demeurent les principales causes de mortalité chez les jeunes enfants. Or, selon les Nations unies, la plupart de ces décès auraient pu être évités grâce à des mesures éprouvées et abordables. De la vaccination à l'alimentation, en passant par la prise en charge de différentes pathologies, le constat est le même : mieux vaut prévenir que guérir, autrement dit, la prévention reste le meilleur traitement. Avec : Pr Simon Ategbo, professeur de Pédiatrie. Président de la Société Gabonaise de Pédiatrie (SOGAPED). Directeur général adjoint au CHU Mère Enfant Fondation Jeanne Ebori à Libreville.  ► En fin d'émission, nous mettons en avant l'opération Juin Vert, mois de sensibilisation sur le dépistage du cancer du col de l'utérus. À cette occasion, l'Hôpital Paris Saint-Joseph rappelle l'importance de la prévention, du dépistage et de l'information autour des cancers liés au papillomavirus humain (HPV), mais aussi aux enjeux de vaccination et de suivi gynécologique. Interview du Dr Sophie Wylomanski, gynécologue chirurgicale à l'Hôpital Paris Saint Joseph.   Programmation musicale : ► Natanjo – Nakozela yo ► Lous and the Yakuza, Jenevieve – Fleur-de-lis.

Nova Ràdio Lloret
Bon Dia Bona Hora – 10 Juny 2026

Nova Ràdio Lloret

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026


Avui dimecres parlem dels jardins de Santa Clotilde, com a parada del Congrés Mundial d'Arquitectura. Els Jardins de Santa Clotilde són un dels itineraris del Congrés Mundial d'Arquitectura, que se celebrarà a Barcelona del 28 de juny al 2 de juliol amb més de 10.000 professionals provinents de 130 països d'arreu del món. Una setantena d'arquitectes que participaran en el congrés faran una visita prèvia als Jardins de Santa Clotilde. Serà dijous 25 de juny. D'aquesta manera, l'espai patrimonial lloretenc es posiciona com un referent internacional de la relació entre l'arquitectura, el paisatge i el patrimoni mediterrani i reforça la projecció cultural de Lloret davant d'un públic especialment sensible als valors del disseny, la història i la conservació patrimonial. En parlem àmpliament amb la regidora de Patrimoni Cultural, Cristina Aymerich. Altres temes d'interès: Esports: El Club Natació Lloret va aconseguir quatre medalles d'or i divuit podis en la 25a edició del Trofeu Ciutat de Girona, que era l'última etapa del Circuit Girosona. A més, Lloret de Mar serà aquest cap de setmana una de les seus principals de joc i allotjament del torneig de futbol “90 Cup”. Hi haurà 130 equips participants de diferents clubs. Solidaritat: L'Associació Contra el Càncer impulsa una jornada solidària aquest diumenge. Els detalls els dona la presidenta de l’entitat, Cristina Pané. Teatre: El Teatre de Lloret acollirà aquest dijous la 20a edició dels Premis G! de Turisme de les Comarques Gironines. Cultura: Parlem amb David Barba de l'estrena de “El daiquiri d'una nit d'estiu”, una nova proposta teatralitzada als Jardins de Santa Clotilde que comença aquest diumenge.

Nova Ràdio Lloret
Els Jardins de Santa Clotilde situen Lloret de Mar al mapa mundial de l'arquitectura

Nova Ràdio Lloret

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 5:04


Els Jardins de Santa Clotilde són un dels itineraris del Congrés Mundial d'Arquitectura, que se celebrarà a Barcelona del 28 de juny al 2 de juliol amb més de 10.000 professionals provinents de 130 països. Una setantena de persones del congrés faran una visita prèvia als Jardins de Santa Clotilde, el proper 25 de juny. La regidora de Patrimoni Cultural, Cristina Aymerich, ha valorat molt positivament que el municipi formi part del programa: “tenir un Congrés Internacional aquí a prop i que vulguin venir també a Lloret i visitar-nos crec que és molt important”. La regidora subratlla que aquesta presència reforça el posicionament del municipi com a destinació cultural i turística: “Això diu molt de la destinació que tenim. Hem de treure pit i estar orgullosos que Lloret sigui un dels espais que es vulguin visitar”. Vista aèrie on s’aprecien les simestries dels jardins de Santa Clotilde. Els participants del congrés visitaran els Jardins de Santa Clotilde i també el nou amfiteatre, un espai que destaca per la seva integració amb el paisatge. “És un espai molt característic, amb jardins històrics que formen part de la xarxa europea de jardins i considerats un dels millors exemples de l'estil noucentista”, ha explicat la regidora. Sobre l'amfiteatre, ha remarcat que “de manera molt innovadora no trenca amb el paisatge dels jardins, amb línies i materials naturals que simulen un teatre grec antic”. Aymerich ha destacat també l'atractiu creixent del conjunt patrimonial: “Cada vegada tenim més peticions per fer rodatges de pel·lícules, sèries i anuncis als jardins”. El congrés l'organitza la Unió Internacional d'Arquitectes de manera conjunta amb el Consejo Superior de los Colegios de Arquitectos de España, el Govern d'Espanya i el Col·legi d'Arquitectes de Catalunya. El programa consta d'una gran varietat d'itineraris amb visites a intervencions arquitectòniques de referència de l'àrea de Barcelona i del territori català. El congrés mundial d'arquitectura ha triat Lloret, en concret els seus jardins que inclouen el nou amfiteatre com a visita previa a l'inici de l'esdeveniment. El recinte és un dels principals atractius culturals de la destinació, que supera els 120.000 visitants anuals.

Journal d'Haïti et des Amériques
Saisie record de cocaïne et kétamine au Chili

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 30:00


Le pays sud-américain n'est pas particulièrement connu pour être une étape du trafic de drogue sur le continent. Pourtant, depuis le début de la décennie, les saisies progressent et le crime organisé transnational s'est installé au Chili. Les autorités chiliennes ont annoncé ce lundi (8 juin 2026) avoir trouvé plus de 100 tonnes de cocaïne et de kétamine dans ces containers. La saisie équivaut à plus de 8 milliards de dollars si on s'en tient aux prix pratiqués sur le marché européen, auquel était probablement destinée la drogue. À titre de comparaison, l'an dernier (2025), le Chili a saisi moins de 4 tonnes de cocaïne. Cette fois-ci, la cocaïne a été trouvée dans des conteneurs de bois, dont le Chili est un exportateur important. En apparence, de simples planches étaient empilées dans les containers. En réalité, le bois était imprégné de drogue, invisible lors de son passage par les scanners. Sa détection nécessitait d'utiliser des chiens spécialisés ou de réaliser des prélèvements directement sur le bois, des contrôles plus lents et fastidieux que le simple contrôle par scanners. En tout, 50 containers ont été saisis dans trois des principaux ports du pays. D'après les autorités, ce type de technique de dissimulation de la drogue nécessite pour les trafiquants d'avoir des laboratoires dans les pays d'arrivée, où la drogue est séparée du bois pour être commercialisée.   Le Chili, nouveau venu sur la carte du commerce de cocaïne Le gouvernement d'extême-droite au pouvoir, qui a fait de la sécurité un de ses principaux sujets de campagne lors de la présidentielle l'an dernier, s'en est félicité sur les réseaux sociaux. « C'est un coup porté au crime organisé », assure Cristian Sayes, délégué présidentiel (représentant nommé par l'exécutif) dans la région d'Arica, à l'extrême nord du pays, l'un des ports où la drogue a été saisie. Les autorités chiliennes s'en réjouissent d'autant plus qu'après moins de trois mois au pouvoir du président d'extrême-droite José Antonio Kast, l'exécutif est mis en cause pour sa politique sécuritaire, jugée décevante. Dans cette affaire, l'enquête durait depuis des mois et les premières saisies avaient commencé avant l'arrivée au pouvoir du gouvernement actuel. Le Chili, l'un des pays les plus sûrs du continent, n'est pas un pays producteur de cocaïne. Néanmoins, il a fait depuis le début de la décennie son entrée sur la carte des pays d'étape pour le trafic de drogue international. La progression du crime organisé, en particulier du groupe criminel Tren de Aragua, inquiète les autorités chiliennes.   Blanchiment d'argent, assassinat et secret bancaire Le 2 juin, le Parquet de Santiago a annoncé avoir démantelé un important réseau de blanchiment d'argent. 19 personnes, toutes vénézuéliennes, ont été arrêtées. Plusieurs d'entre elles ont été mises en examen depuis dimanche, soupçonnées d'avoir blanchi et fait sortir du pays l'équivalent de 85 millions de dollars pour le compte du Tren de Aragua, la plus grande organisation criminelle du Venezuela, qui a essaimé dans d'autres pays du continent à partir de la fin des années 2010. D'après le Parquet, l'argent était issu d'extorsion, d'exploitation sexuelle, ou encore de trafic de drogue. « Il s'agit de l'une des plus importantes affaires de blanchiment d'argent que notre pays ait connues, liée au Tren de Aragua. C'est la première fois qu'on les frappe là où ça leur fait le plus mal, c'est-à-dire au niveau de leur patrimoine », a déclaré Hector Barros, un des procureurs de la région de Santiago. Le Sénat doit voter ce mardi (9 juin 2026) pour ou contre la levée du secret bancaire, dans le but de faciliter les enquêtes dans des affaires de crime organisé. Le président José Antonio Kast s'est prononcé contre cette proposition. Le Chili est encore loin de la situation de la Colombie, de l'Équateur ou du Pérou pour ce qui est du trafic de drogue et du crime organisé. Mais cette récente saisie de drogue et surtout l'expansion du Tren de Aragua inquiète les services spécialisés. Il y a deux ans, un ancien militaire vénézuélien a été assassiné à Santiago par des membres de ce groupe, alors qu'il avait obtenu l'asile politique au Chili.   Haïti : la primature accusée d'atteinte à l'indépendance du Conseil électoral provisoire En Haïti, où les habitants n'ont pas élu de président depuis 2016, le processus électoral patine. Ces derniers jours, le gouvernement a publiquement répété son intention d'accompagner le processus, explique Gotson Pierre, rédacteur en chef d'Alterpresse. Le premier tour du scrutin devait se tenir le 30 août, mais il risque d'être repoussé au plus tôt à la fin de cette année. Le Premier ministre de transition Alix-Didier Fils-Aimé a rencontré, ce dimanche, (7 juin 2026) les membres du Conseil électoral provisoire (CEP), après avoir imposé un nouveau directeur à sa tête vendredi. Une violation à l'indépendance de l'institution, dénoncent plusieurs organisations de la société civile, citées par Alterpresse.   Colombie : un centre de soins pour la faune sauvage dans une mine de charbon Au cœur de La Guajira colombienne, sur la côte nord-ouest du pays, s'étend la plus grande mine de charbon à ciel ouvert d'Amérique latine : El Cerrejón. Un géant industriel — mais aussi le berceau d'une clinique pour animaux sauvages. Créé à l'origine pour mesurer l'impact environnemental de chaque nouvelle zone d'exploitation de la mine (une activité particulièrement polluante pour les communautés locales, l'eau, la flore et la faune), ce Centre de soins de faune sauvage est devenu une arche de Noé en territoire minier, assure la fondation qui le gère. Reportage de notre correspondante en Colombie, Najet Benrabaa.   Dans le journal de La 1ère... À deux semaines de la tenue en Guadeloupe d'un « Congrès sur l'eau », les associations d'usagers se regroupent pour être mieux entendues, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

El matí de Catalunya Ràdio

Seguim el discurs del papa Lle

Catalunya migdia
Catalunya migdia, de 14 a 15 h - 08/06/2026

Catalunya migdia

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 60:00


El discurs del papa Lle

Géopolitique
Donald Trump confronté à des frondeurs dans le camp républicain

Géopolitique

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 3:18


durée : 00:03:18 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Donald Trump est confronté à ses premiers revers au Congrès, qui, jusqu'ici, avait renoncé à jouer son rôle de contre-pouvoir. A quelques mois des élections de mi-mandat, le président est empêtré dans sa guerre en Iran impopulaire aux États-Unis, ce qui affaiblit son emprise politique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

InterNational
Donald Trump confronté à des frondeurs dans le camp républicain

InterNational

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 3:18


durée : 00:03:18 - InterNational - par : Pierre Haski - Donald Trump est confronté à ses premiers revers au Congrès, qui, jusqu'ici, avait renoncé à jouer son rôle de contre-pouvoir. A quelques mois des élections de mi-mandat, le président est empêtré dans sa guerre en Iran impopulaire aux États-Unis, ce qui affaiblit son emprise politique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Esprits Libres
Guerre au Moyen-Orient : « le Congrès américain réaffirme que le pouvoir n'est pas totalement dans les mains du président » constate Jean-Marie Colombani

Esprits Libres

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 12:26


Dans cet épisode d'Esprits Libres, Géraldine Woessner, rédactrice en chef du magazine Le Point, et Jean-Marie Colombani, fondateur du site Slate.fr, analysent les derniers développements politiques aux États-Unis et en France.Aux États-Unis, le Congrès semble montrer les muscles face à Donald Trump. Le Sénat a entamé un marathon législatif sur des sujets sensibles comme les finances de la police, l'immigration ou encore la construction de la salle de bal de la Maison Blanche. Certains élus républicains affichent également leur hostilité à la Chambre des représentants, où un vote a été adopté pour ordonner la fin de la guerre en Iran. Jean-Marie Colombani décrypte cette évolution, soulignant que le Congrès cherche à réaffirmer son pouvoir face à un président Trump qui a fait preuve de "désinvolture" vis-à-vis des institutions. Géraldine Woessner ajoute que ces tensions politiques interviennent à l'approche des élections de mi-mandat, qui s'annoncent difficiles pour les républicains.En France, l'affaire Lyhanna, cette jeune collégienne disparue dans le Gers, suscite une vive émotion. Le principal suspect, déjà connu de la justice pour des faits similaires, a été mis en examen. Géraldine Woessner et Jean-Marie Colombani s'accordent pour dénoncer les dysfonctionnements de la justice française, pointant du doigt le manque de moyens et de priorité accordés à la lutte contre les violences sexuelles, notamment envers les mineurs. Ils appellent à une réforme en profondeur du système judiciaire pour mieux prévenir et punir ces actes.Pour terminer, un hommage à la dessinatrice iranienne Marjane Satrapi, décédée à l'âge de 56 ans, est rendu. Géraldine Woessner souligne l'importance de son œuvre, notamment sa bande dessinée autobiographique "Persepolis", qui a permis de rendre sa fierté à tout un peuple et de montrer la place des femmes dans la résistance au régime des mollahs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un air d'amérique
Guerre au Moyen-Orient : est-ce la fin du conflit ? La Chambre des représentants a voté une mesure pour stopper l'intervention militaire en Iran

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 1:18


Une gifle pour Donald Trump. Le président américain a tout fait pour manœuvrer en Iran sans avoir l'aval du Congrès depuis le début des attaques israélo-américaines. La Chambre des représentants à voté le 3 juin 2026 une mesure pour stopper l'intervention militaire en Iran. Écoutez RTL autour du monde du 04 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pourquoi pas moi
171 - L'enfant atypique comment l'accompagner par Christel Petitcollin

Pourquoi pas moi

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 24:12


Surefficience mentale, hypersensibilité, neuroatypie, enfants atypiques, normopathie : Christel Petitcollin a popularisé tous ces sujets en France avec son best-seller "Je pense trop". Et elle revient avec un livre sur les enfants atypiques.Dans cet épisode, enregistré à l'occasion du Congrès Innovation en éducation, Charlotte Desrosiers reçoit Christel pour une conversation directe et concrète sur les enfants qui pensent en arborescence, qui ressentent fort, qui posent trop de questions, et qu'on voudrait à tout prix faire rentrer dans des cases.Tu comprendras :➜ Ce qu'est un enfant atypique (hyperesthésie + pensée arborescente)➜ Pourquoi « la pensée complexe complique les choses simples et simplifie les choses compliquées »➜ Pourquoi Christel est en désaccord avec la multiplication des étiquettes dys (dyslexie, dyscalculie, dysorthographie)➜ Pourquoi les surefficients « aimantent » les manipulateurs (et ce n'est pas par naïveté)➜ Comment protéger le système sensoriel d'un enfant atypique au quotidien➜ Pourquoi la méditation de pleine conscience ne convient pas à tous les surefficients➜ Ce qu'elle dirait aux enseignants et éducateurs face à un parent d'enfant atypiqueChristel rappelle la chose la plus importante : un cerveau atypique n'est pas un dysfonctionnement. C'est un cadeau qu'on étiquette trop, qu'on standardise trop, qu'on essaie de normer alors qu'il devrait nous inspirer.Un épisode pour les parents d'enfants atypiques, les enseignants, les éducateurs — et tous les adultes qui se reconnaissent dans la surefficience et qui veulent réparer un peu l'enfant qu'ils étaient.Test offert : si tu te reconnais dans la surefficience décrite par Christel → formation.pourquoipasmoi.co/test-hypersensible-gratuit#podcast #surefficience #hypersensibilité #neuroatypie #enfantsatypiques #jepensetrop #christelpetitcollin #éducation #pourquoipasmoiHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
"Congrès mondial des médias" à Marseille : la démonstration de force de Rodolphe Saadé

Les matins

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 3:38


durée : 00:03:38 - Les Matins de France Culture - par : François Saltiel - Le Congrès mondial des médias se tient à Marseille, avec un mot d'ordre : trouver un "new deal" entre éditeurs, pouvoirs publics et IA. L'événement est aussi une vitrine pour Rodolphe Saadé, armateur reconverti en magnat des médias qui construit discrètement un empire multicanal. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

C dans l'air
Trump - Netanyahou : les dessous d'un clash - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 64:47


C dans l'air du 2 juin 2026 - Trump - Netanyahou : les dessous d'un clashLe ton est de nouveau monté, lundi soir, entre Donald Trump et son allié Benjamin Netanyahou. Alors qu'il peine à trouver un accord avec l'Iran, et que Téhéran a fait de l'arrêt des combats au Liban une condition préalable à tout accord, le président américain s'est emporté contre son homologue israélien qui avait annoncé quelques heures plus tôt élargir ses opérations dans le sud du Liban, et dans la banlieue sud de Beyrouth. « T'es complètement cinglé », aurait lâché Donald Trump au téléphone, dans des propos rapportés par le média israélien Axios. Sur son réseau Truth social, le locataire de la Maison Blanche s'est ensuite montré rassurant, évoquant échange « très productif » et expliquant avoir convaincu son homologue israélien d'arrêter son offensive : « Il n'y aura pas de troupes à Beyrouth et toutes les troupes qui étaient en route pour Beyrouth ont déjà fait demi-tour ». Pour Trump, trouver un accord avec l'Iran est devenu une véritable obsession. Le président américain veut laisser sa marque dans l'Histoire, et il entend bien mettre les bouchées doubles cet été. En marge de l'ouverture de la Coupe du monde de football, le président prépare son 80e anniversaire le 14 juin et les 250 ans de l'Indépendance américaine qui doivent commencer le 25 juin. Mais la « grande fête patriotique » souhaitée par Donald Trump accumule les déboires, à commencer par les défections en cascade de musiciens qui affirment ne pas avoir été mis au courant de la teneur politique de l'événement. Reste aussi la construction de la nouvelle salle de bal de la Maison Blanche voulue par Donald Trump, mais qui fait polémique. Le président s'est bien gardé de demander l'autorisation au Congrès pour entamer les travaux de ce projet faramineux à 400 millions de dollars. Qui va le financer : le contribuable américain ou de riches mécènes ? Le milliardaire continue d'entretenir la confusion. En quoi l'offensive israélienne contre le Hezbollah au Liban contrecarre-t-elle les plans de Donald Trump avec l'Iran ? Pourquoi le déploiement de l'IA dans les opérations militaires américaines divise ? Et que disent les obsessions de grandeur de Donald Trump sur son rapport au pouvoir ? Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de « D'un monde à l'autre »- Frédéric ENCEL - Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po Paris et Paris School of Business, auteur de « La guerre mondiale n'aura pas lieu » - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteur de « Requiem pour le monde libre » - Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitiquePRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/

Franck Ferrand raconte...
BONUS : Le prince de Ligne, l'ultime témoin d'un monde disparu, celui de la noblesse d'avant la Révolution française

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later May 27, 2026 2:00


Vienne, 1814 : alors que tout ce que l'Europe compte d'important et d'ambitieux a pris rendez-vous sur les bords du Danube, un vieil homme attire tous les regards. À quatre-vingts ans, le prince de Ligne incarne le dernier éclat d'un monde disparu.Alors que l'Europe tente de se reconstruire après les bouleversements provoqués par Napoléon, le prince de Ligne, figure emblématique de l'Ancien Régime, se trouve au cœur du Congrès de Vienne en 1814. Âgé de 80 ans, ce brillant esprit est le dernier témoin d'un monde révolu, celui de la noblesse européenne d'avant la Révolution française. Né dans les Flandres autrichiennes, le prince de Ligne a fréquenté les plus grands souverains et personnalités de son époque, de Frédéric II de Prusse à Marie-Antoinette. Soldat passionné, diplomate avisé et fin connaisseur des arts, il incarne à lui seul l'Europe aristocratique et francophone du XVIIIe siècle. Alors que son monde s'effrite sous les coups de boutoir de l'Histoire, le prince de Ligne, réfugié à Vienne, devient l'ultime représentant d'une civilisation disparue.Franck Ferrand nous plonge dans l'univers fascinant de cet homme d'exception, qui a traversé les bouleversements de son époque avec élégance et philosophie. À travers son portrait, c'est toute une époque qui revit, celle d'une Europe en pleine mutation, partagée entre les derniers sursauts de l'Ancien Régime et l'avènement d'un monde nouveau.

Franck Ferrand raconte...
Le prince de Ligne, l'ultime témoin d'un monde disparu, celui de la noblesse d'avant la Révolution française

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later May 27, 2026 22:58


Vienne, 1814 : alors que tout ce que l'Europe compte d'important et d'ambitieux a pris rendez-vous sur les bords du Danube, un vieil homme attire tous les regards. À quatre-vingts ans, le prince de Ligne incarne le dernier éclat d'un monde disparu.Alors que l'Europe tente de se reconstruire après les bouleversements provoqués par Napoléon, le prince de Ligne, figure emblématique de l'Ancien Régime, se trouve au cœur du Congrès de Vienne en 1814. Âgé de 80 ans, ce brillant esprit est le dernier témoin d'un monde révolu, celui de la noblesse européenne d'avant la Révolution française. Né dans les Flandres autrichiennes, le prince de Ligne a fréquenté les plus grands souverains et personnalités de son époque, de Frédéric II de Prusse à Marie-Antoinette. Soldat passionné, diplomate avisé et fin connaisseur des arts, il incarne à lui seul l'Europe aristocratique et francophone du XVIIIe siècle. Alors que son monde s'effrite sous les coups de boutoir de l'Histoire, le prince de Ligne, réfugié à Vienne, devient l'ultime représentant d'une civilisation disparue.Franck Ferrand nous plonge dans l'univers fascinant de cet homme d'exception, qui a traversé les bouleversements de son époque avec élégance et philosophie. À travers son portrait, c'est toute une époque qui revit, celle d'une Europe en pleine mutation, partagée entre les derniers sursauts de l'Ancien Régime et l'avènement d'un monde nouveau.

Radio Maria France
Sanctuaires et communautés 2026-05-11 Congrégation des Soeurs de Notre Dame des Apôtres

Radio Maria France

Play Episode Listen Later May 27, 2026 24:09


Bruno reçoit soeur Victoria Zirra

Les matins
Quand le jeu vidéo Doom entre pour l'éternité dans la Bibliothèque du Congrès américain

Les matins

Play Episode Listen Later May 21, 2026 3:43


durée : 00:03:43 - Les Matins de France Culture - par : François Saltiel - La Bibliothèque du Congrès intègre chaque année des œuvres musicales majeures. Au programme cette année : Taylor Swift, Beyoncé, et la bande-son de Doom (1993) – symbole de la reconnaissance officielle du jeu vidéo comme patrimoine culturel. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les matins
Quand le jeu vidéo Doom entre pour l'éternité dans la Bibliothèque du Congrès américain

Les matins

Play Episode Listen Later May 21, 2026 3:45


durée : 00:03:45 - Un monde connecté - par : François Saltiel - La Bibliothèque du Congrès intègre chaque année des œuvres musicales majeures. Au programme cette année : Taylor Swift, Beyoncé, et la bande-son de Doom (1993) – symbole de la reconnaissance officielle du jeu vidéo comme patrimoine culturel.

De vive(s) voix
Festival aux quatre coins du mot, Sonia Chiambretto : une littérature de la rencontre

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later May 18, 2026 28:59


La neuvième édition du Festival Aux Quatre coins du mot s'articule autour du thème « Paroles données » et rend hommage au recueil Paroles de Jacques Prévert, publié il y a 80 ans.Egalement invitée, l'autrice Sonia CHIAMBRETTO, invitée d'honneur du festival.  Se glisser sous une yourte pour une demi-heure de lecture, participer à un atelier de chansons, assister à une pièce de théâtre sur les jurons, à une lecture dans un cloître ou à une conversation autour de l'œuvre : chaque année, au week-end de l'Ascension, la ville de La Charité-sur-Loire célèbre le mot sous toutes ses formes.  Un festival axé sur le partage et l'accueil  Créé en 2005 à La Charité-sur-Loire, le Festival du Mot s'est installé en 2014 au cœur du prieuré de la cathédrale du XIᵉ siècle, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. En 2019, il prend une nouvelle dimension et devient Le Festival Aux Quatre coins du mot, un événement résolument tourné vers « le partage, la bienveillance et l'accueil », comme le souligne Philippe Lemoine, son directeur.  Pour cette nouvelle édition, le festival célèbre les 80 ans de Paroles, le célèbre recueil de poésie en vers libres de Jacques Prévert, dont l'esprit libre et populaire continue d'inspirer. Sonia Chiambretto : des mots pour les oubliées  Sonia Chiambretto, poète et autrice invitée d'honneur du festival, explore à travers ses œuvres Peines mineures ou Supervision — publiées aux éditions de l'Arche — des récits marqués par l'histoire et la singularité des voix oubliées. "La poésie, c'est vraiment l'endroit de la recherche, il y a beaucoup de choses qui arrivent dans la langue, des petites révolutions, comme avec l'écriture inclusive. La langue porte quelque chose de très fort"    Peines mineures, texte de commande, plonge dans les archives des jeunes filles élevées au sein de la Congrégation religieuse fondée en 1835 et dont les méthodes d'éducation ont peu évolué. Mise en scène par Marcial Di Fonzo Bo avec Inès Quaireau, cette œuvre allie dimension documentaire et écriture poétique, où Sonia Chiambretto travaille « au son, à l'oreille » et « organise les silences », s'appuyant sur des archives des années 1950 à 1970. Pour elle, « il n'y a pas de gens ordinaires, chaque personne a une singularité ».     Invités :    Sonia Chiambretto, poète et autrice, invitée d'honneur du festival. Ses textes, Peines mineures, et Supervision sont oubliés aux éditions de l'Arche et Philippe Lemoine, directeur de la Cité du Mot.    Avec également le reportage sur le groupe « Les fouteurs de joie », un collectif de cinq artistes, auteur, comédiens et interprètes de chansons qu'ils mettent en scène.  Programmation musicale : Les artistes « Les fouteurs de joie » avec le titre Tardivement. 

De vive(s) voix
Festival aux quatre coins du mot, Sonia Chiambretto : une littérature de la rencontre

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later May 18, 2026 28:59


La neuvième édition du Festival Aux Quatre coins du mot s'articule autour du thème « Paroles données » et rend hommage au recueil Paroles de Jacques Prévert, publié il y a 80 ans.Egalement invitée, l'autrice Sonia CHIAMBRETTO, invitée d'honneur du festival.  Se glisser sous une yourte pour une demi-heure de lecture, participer à un atelier de chansons, assister à une pièce de théâtre sur les jurons, à une lecture dans un cloître ou à une conversation autour de l'œuvre : chaque année, au week-end de l'Ascension, la ville de La Charité-sur-Loire célèbre le mot sous toutes ses formes.  Un festival axé sur le partage et l'accueil  Créé en 2005 à La Charité-sur-Loire, le Festival du Mot s'est installé en 2014 au cœur du prieuré de la cathédrale du XIᵉ siècle, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. En 2019, il prend une nouvelle dimension et devient Le Festival Aux Quatre coins du mot, un événement résolument tourné vers « le partage, la bienveillance et l'accueil », comme le souligne Philippe Lemoine, son directeur.  Pour cette nouvelle édition, le festival célèbre les 80 ans de Paroles, le célèbre recueil de poésie en vers libres de Jacques Prévert, dont l'esprit libre et populaire continue d'inspirer. Sonia Chiambretto : des mots pour les oubliées  Sonia Chiambretto, poète et autrice invitée d'honneur du festival, explore à travers ses œuvres Peines mineures ou Supervision — publiées aux éditions de l'Arche — des récits marqués par l'histoire et la singularité des voix oubliées. "La poésie, c'est vraiment l'endroit de la recherche, il y a beaucoup de choses qui arrivent dans la langue, des petites révolutions, comme avec l'écriture inclusive. La langue porte quelque chose de très fort"    Peines mineures, texte de commande, plonge dans les archives des jeunes filles élevées au sein de la Congrégation religieuse fondée en 1835 et dont les méthodes d'éducation ont peu évolué. Mise en scène par Marcial Di Fonzo Bo avec Inès Quaireau, cette œuvre allie dimension documentaire et écriture poétique, où Sonia Chiambretto travaille « au son, à l'oreille » et « organise les silences », s'appuyant sur des archives des années 1950 à 1970. Pour elle, « il n'y a pas de gens ordinaires, chaque personne a une singularité ».     Invités :    Sonia Chiambretto, poète et autrice, invitée d'honneur du festival. Ses textes, Peines mineures, et Supervision sont oubliés aux éditions de l'Arche et Philippe Lemoine, directeur de la Cité du Mot.    Avec également le reportage sur le groupe « Les fouteurs de joie », un collectif de cinq artistes, auteur, comédiens et interprètes de chansons qu'ils mettent en scène.  Programmation musicale : Les artistes « Les fouteurs de joie » avec le titre Tardivement. 

Reportage International
En Alabama, une manifestation contre des redécoupages électoraux défavorables aux minorités

Reportage International

Play Episode Listen Later May 17, 2026 2:39


Dans le sud des États-Unis, en Alabama, des milliers de manifestants ont dénoncé, samedi 16 mai, des redécoupages électoraux pouvant entraîner une régression du droit de vote des minorités, après une décision récente de la Cour suprême fragilisant une loi historique de 1965. Une mobilisation qui souligne les tensions persistantes autour des droits civiques aux États-Unis. De notre envoyé spécial à Montgomery, Des milliers de manifestants se sont réunis à Montgomery, en Alabama, samedi 16 mai 2026, pour réclamer la protection du droit de vote des minorités. Le rassemblement dans cette ville du sud des États-Unis était organisé pour dénoncer la récente décision de la Cour suprême. La majorité conservatrice de l'institution a annulé un passage clé du « Voting Rights Act », loi de 1965 adoptée pour garantir l'accès aux urnes et une meilleure représentation des minorités. Ce texte historique permettait notamment de mettre en place des circonscriptions avec une meilleure représentation de ces populations. Depuis cette décision, plusieurs États du Sud, comme le Tennessee, l'Alabama ou encore la Louisiane – tous dirigés par des Républicains –, se sont mis à retracer les cartes électorales, en particulier pour les élections au Congrès. L'objectif, selon les critiques, est de diminuer le nombre d'électeurs issus des minorités, qui votent majoritairement pour le Parti démocrate. Ces nouvelles circonscriptions pourraient ainsi basculer en faveur des Républicains. Des actions dénoncées par les manifestants comme une attaque directe envers leurs droits. Avant le rassemblement à Montgomery, berceau du mouvement des droits civiques, une marche et une prière ont eu lieu à Selma, une ville voisine qui est également un lieu historique dans la lutte pour le droit de vote des Afro-Américains. La journée a débuté dans une église, où plus d'une dizaine de pasteurs se sont succédé derrière le pupitre pour dénoncer la régression du droit de vote des minorités. L'élue démocrate au Congrès Terri Sewell a pris la parole pour alerter sur les conséquences de la récente décision de la Cour suprême. « Ce qu'on voit depuis cette décision de la Cour suprême, c'est une offensive coordonnée pour effacer des avancées obtenues de haute lutte et pour faire taire la voix des Noirs et des minorités », a-t-elle déclaré. Plusieurs centaines de personnes se sont ensuite mises en marche en direction du pont Edmund Pettus. C'est sur ce même pont qu'en 1965, des militants avaient réclamé l'accès aux urnes pour les Afro-Américains lors d'une marche violemment réprimée par les autorités. Les images de cette répression avaient choqué le pays et contribué à l'adoption de la loi sur le droit de vote. Parmi les manifestants, Candace Howard tenait une pancarte sur laquelle on pouvait lire : « J'enseigne l'histoire, mais je ne m'attendais pas à devoir la répéter. » « J'ai eu la chance de connaître tous mes arrière-grands-parents et mes grands-parents, et ils m'ont raconté à quel point c'était difficile, a-t-elle témoigné. Ils ne pouvaient pas voter, entrer dans certains restaurants, ils devaient boire à des fontaines réservées aux Noirs qui n'étaient pas propres. Ils ne pouvaient jouer qu'à certains endroits, ils ne pouvaient pas faire du vélo librement. Pour moi, ce moment est important : il montre que ce pour quoi ils se sont battus ne peut pas être effacé. » Un immense rassemblement était également organisé à Montgomery, ville emblématique où Martin Luther King a prêché et où le refus de Rosa Parks de céder sa place dans un bus avait lancé un boycott historique contre la ségrégation. Pour Ashley Edwards, la perte d'élus démocrates aurait des conséquences directes pour les habitants de ces régions, souvent marquées par de fortes inégalités. « On a des taux d'illettrisme très élevés, des taux de pauvreté très élevés, des gens qui ne mangent pas à leur faim, a-t-elle expliqué. Et moi, j'ai peur que toutes ces politiques publiques censées aider les gens disparaissent si l'État de l'Alabama devient complètement républicain. » Pendant plusieurs heures, des prises de parole se sont enchaînées, avec notamment la présence d'invités d'honneur comme l'élue de New York, Alexandria Ocasio-Cortez. « Ce n'est qu'à partir de l'adoption du Voting Rights Act qu'on a pu avoir une démocratie dans ce pays », a-t-elle souligné. En conclusion, les organisateurs ont appelé à une mobilisation massive lors des élections de mi-mandat en novembre prochain, espérant une « vague bleue » – une participation et une victoire démocrates suffisantes pour contrer les efforts des républicains visant à maintenir leur majorité au Congrès. À lire aussiÉtats-Unis: la justice annule un redécoupage électoral favorable aux démocrates

Les années lumière
Une spéciale au 93e Congrès de l'ACFAS à Trois-Rivières

Les années lumière

Play Episode Listen Later May 17, 2026 102:29


Le lien entre l'air et les sens pour faire circuler la musique ainsi que les parfums; des hologrammes pour aider l'enseignement à distance; et des discussions sur la qualité du français, puis sur l'utilisation de l'intelligence artificielle à l'école.

C dans l'air
Quand Xi Jinping menace Trump... - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 14, 2026 66:02


C dans l'air du 14 mai 2026 - Quand Xi Jinping menace Trump...Présentation: Lorrain SénéchalAccueilli en grande pompe ce jeudi à Pékin, le président des États-Unis a rencontré son homologue chinois, au premier jour d'une visite officielle aux lourds enjeux. Échanges d'amabilités et longue poignée de main. Xi Jinping a salué « une visite historique », prônant la stabilité des relations sino-américaines, et Donald Trump a promis un « avenir fabuleux » entre les deux puissances rivales. Mais derrière les sourires, les sujets de tension sont nombreux entre les deux superpuissances : la guerre au Moyen-Orient, les enjeux technologiques, la guerre commerciale, sans oublier Taïwan. Et loin des caméras, les propos sont plus offensifs.Ainsi, Xi Jinping a prévenu Donald Trump que la Chine et les États-Unis pourraient entrer en « conflit » si Washington gérait mal la question de Taïwan, a rapporté la télévision d'État CCTV. Avant de monter dans l'avion pour se rendre à Pékin, le président des États-Unis avait déclaré qu'il parlerait avec le numéro un chinois Xi Jinping de la question des ventes d'armes américaines à Taïwan. Mais pourquoi accepterait-il d'en discuter avec la Chine ?L'Empire du Milieu considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas encore réussi à « unifier » avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle demande régulièrement aux États-Unis de ne pas soutenir militairement et diplomatiquement les autorités taïwanaises actuelles, et a intensifié ses manœuvres militaires autour de Taïwan depuis 2016. De leur côté, depuis l'adoption par le Congrès en 1979 du Taiwan Relations Act, les États-Unis sont tenus de donner à Taïwan les moyens d'assurer sa défense. Cela pourrait-il changer ? Les États-Unis pourraient-ils lâcher Taïwan et le détroit de Formose en échange du détroit d'Ormuz ? Quels sont les enjeux de la visite de Donald Trump en Chine ? Et que se passe-t-il en mer de Chine méridionale ?Alors que le monde a les yeux rivés vers le Moyen-Orient et le détroit d'Ormuz, l'Empire du Milieu accélère discrètement dans d'autres domaines. En mer de Chine méridionale, Pékin construit activement une île artificielle sur le récif Antelope, situé à quelques centaines de kilomètres des côtes vietnamiennes. Parallèlement, l'Asie s'agite autour d'un autre étroit couloir de navigation : le détroit de Malacca, voie navigable la plus fréquentée au monde. L'Indonésie a fait part de sa volonté d'y imposer des péages avant de faire machine arrière. En Europe, au premier trimestre 2026, jamais la Chine n'avait enregistré un excédent commercial aussi élevé vis-à-vis de l'UE. Les exportations chinoises vers l'Europe atteignent des niveaux record.Nos experts :- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Requiem pour le monde libre »- Mary-Françoise RENARD - Professeure d'économie - Université Clermont-Auvergne, auteure de la Chine dans l'économie mondiale

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L'Iran frappe les Émirats… et défie Trump - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 5, 2026 62:34


C dans l'air du 5 mai 2026 - L'Iran frappe les Émirats… et défie TrumpPresque un mois après le fragile cessez-le-feu signé entre les Etats-Unis et l'Iran, l'heure est à la reprise des hostilités. Lundi, les Américains ont détruit six embarcations iraniennes et intercepté des missiles et drones lancés par l'Iran contre des bâtiments commerciaux. Téhéran a aussi frappé les Émirats arabes unis, touchant un site pétrolier de Fujaïrah où un incendie s'est déclaré. Ces affrontements interviennent alors que les Etats-Unis ont lancé hier leur opération navale destinée à libérer les navires bloqués dans le détroit d'Ormuz. Le chef de la diplomatie iranienne a mis en garde les Etats-Unis contre un possible « bourbier ». L'un des missiles de croisière tiré lundi en direction des Émirats a été intercepté par un dispositif similaire au « dôme de fer » israélien et installé depuis le début de la guerre dans le Golfe. Un élément nouveau qui montre le rapprochement opéré entre la monarchie du Golfe et Israël depuis la signature des accords d'Abraham en 2020, qui a normalisé les relations entre ces deux pays. Par ailleurs, un tanker sud-coréen a été touché par une frappe iranienne dans le détroit d'Ormuz, samedi. Séoul a assuré qu'elle « prendra les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des navires » dans la région. Alors que près de 900 navires commerciaux sont toujours bloqués dans le détroit d'Ormuz, les pays producteurs de pétrole cherchent de nouvelles routes pour acheminer l'or noir. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis disposent d'oléoducs reliant respectivement la mer Rouge et le golfe d'Oman, mais leur capacité maximale est déjà atteinte. L'Irak, dont l'économie dépend à 90 % du pétrole, dispose aussi d'une route terrestre de 1 200 km reliant les champs pétroliers irakiens aux terminaux syriens en Méditerranée, mais sa longueur et le manque d'infrastructures sur la route rendent son efficacité toute relative. Dans cette équation impossible, ce sont les Etats-Unis, premier producteur mondial de pétrole, qui tirent leur épingle du jeu. Les exportations américaines ont atteint un record de 5,2 millions de barils par jour en avril, soit 30 % de plus qu'en février. Outre-Atlantique, de nombreux élus américains observent avec agacement les manœuvres de leur président, qui avait promis dès mars que la guerre avec l'Iran « se terminerait bientôt », alors que les négociations avec Téhéran semblent au point mort. La loi américaine impose une autorisation du Congrès pour poursuivre un conflit au-delà de 60 jours, mais Donald Trump n'a pas prévu de la solliciter, arguant qu'il n'y a pas eu d'échanges de tirs depuis le cessez-le-feu du 8 avril. « Nous sommes actuellement dans une période de cessez-le-feu. Si nous comprenons bien, cela signifie que le délai de soixante jours est suspendu ou à l'arrêt », s'est justifié le ministre de la Défense Pete Hegseth lors d'une audition au Sénat. Les échanges de tirs constatés depuis lundi pourraient tout changer. D'autant que plusieurs élus républicains s'opposent ouvertement à un contournement du Congrès, à l'image de la sénatrice Susan Collins : « Cette date limite [de soixante jours] n'est pas une suggestion, c'est une obligation ». Pourquoi les pays du Golfe sont-ils de nouveau visés par l'Iran depuis lundi ? Quelle alternative au détroit d'Ormuz pour acheminer le pétrole dans le monde ? Et Trump peut-il outrepasser le Congrès pour poursuivre sa guerre en Iran ?Nos experts :- Guillaume LAGANE - Enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de Défense - Christian CHESNOT - Journaliste spécialiste du Moyen Orient - Radio France - Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef et ex-correspondante à Téhéran - France 24 - Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Sorbonne

C dans l'air
Philip Turle - Charles III face à Trump: le roi de la diplomatie

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 2, 2026 10:32


C dans l'air l'invité du 1er mai avec PHILIP TURLE, Journaliste britannique, chroniqueur international - France 24 Opération séduction réussie pour Charles III. Quatre jours de visite d'Etat entre Washington et New York, rythmés par des cérémonies officielles et surtout un discours très attendu devant le Congrès : Une intervention millimétrée saluée par plusieurs standing ovations, aussi bien des démocrates que des républicains, fait rare dans un parlement profondément divisé. Insistant à plusieurs reprises sur les liens privilégiés, "uniques" entre les deux pays, le roi Charles a tenté d'apaiser des relations particulièrement tendues depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. L'habileté diplomatique du roi a été unanimement saluée par la presse britannique. Sera-t-elle suffisante pour calmer les attaques de Donald Trump envers le gouvernement de Keir Starmer? Permettra-t-elle de redorer le blason de la monarchie, terni par le scandale Epstein ?

C dans l'air
Détroit d'Ormuz: Trump peut-il tenir ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 2, 2026 62:19


C dans l'air du 2 mai 2026 - Iran : Trump peut-il tenir ? « Les hostilités sont terminées ». Par ces mots, Donald Trump a justifié hier de se passer du feu vert du Congrès pour la guerre en Iran. Au bout de soixante jours de conflit, l'exécutif américain doit normalement obtenir une autorisation de celui-ci pour mener une guerre. Le président cherche en réalité toujours une porte de sortie à ce conflit alors que le blocage du détroit d'Ormuz semble parti pour durer. Trump a de surcroît affirmé ne pas être "satisfait" d'une nouvelle offre de l'Iran pour relancer les négociations de paix, renouvelant sa menace de "pulvériser" la République islamique en cas d'échec de la diplomatie.Le président américain continue donc coûte que coûte, malgré le décalage croissant avec l'opinion publique. Cette guerre, qui a entraîné une forte hausse des prix de l'essence, est très impopulaire. Les Américains sont aussi de plus en plus critiques à l'égard de la politique de Donald Trump. Sa cote de popularité ne cesse de chuter : elle est tombée à son niveau le plus bas depuis le début de son deuxième mandat.Inquiets, les républicains de Trump craignent de perdre le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat en novembre. Bien qu'une large majorité de républicains (78 %) continuent de soutenir Trump, 41 % des membres de son parti désapprouvent sa gestion du coût de la vie. Les électeurs indépendants inscrits, un groupe potentiellement décisif, penchent en faveur des démocrates avec quatorze points d'avance.Une partie de l'opinion se braque donc, y compris chez les vétérans, ces héros de guerre très respectés par l'Amérique. Le conflit au Moyen-Orient les divise : ils connaissent le prix de la guerre, ces vies perdues, ces traumatismes, et ces conséquences graves sur l'économie. Certains estiment que le président de leur pays ment, tandis que d'autres ne doutent pas deses bonnes intentions. Les récentes critiques de Trump envers le pape ont aussi choqué bon nombre d'entre eux.Alors, où en est la stratégie de Trump face à l'Iran ? Ce conflit lui coûtera-t-il les élections de mi-mandat ? Pourquoi les vétérans américains sont-ils si divisés face à cette guerre ? Nos experts :- Romuald SCIORA - Directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, auteur d'"America 250 : Une histoire graphique des Etats-Unis"- Corentin SELLIN - Professeur d'histoire et chroniqueur politique américaine pour le site Les Jours- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste au Daily Telegraph

Radio foot internationale
Le Café des Sports: Ligue des champions, le grand frisson

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later May 1, 2026 48:30


PSG-Bayern Munich : retour de folie annoncé entre deux attaques débridées. Arsenal-Atlético de Madrid : duel sous tension… qui cédera le premier ? Chez les femmes : Lyon dos au mur face à Arsenal ; Barça–Bayern indécis pour une place en finale. Qui validera son billet ? Congrès FIFA de Vancouver Infantino officiellement candidat et plébiscité par la CAF pour une réélection en 2027 ! Un soutien logique… ou un paradoxe ? Mondial 2026 : cartons, nouvelle donne Jaunes allégés, rouges aggravés… avec des zones d'interprétation qui interrogent. Meilleur contrôle ou nouvelles polémiques ? Vos cartons en vidéo Coups de cœur et coups de gueule de la semaine ! Et ceux de nos consultants ! Présentation : Victor Missistrano | Consultants : Rémy Ngono, Xavier Barret, Benjamin Moukandjo et Saliou Diouf pour vos questions sur Facebook live | Chef d'édition : David Fintzel | TCR : Laurent Salerno | Réalisation vidéo : Souheil Khedir et David Brockway. 

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Play Episode Listen Later May 1, 2026 48:30


PSG-Bayern Munich : retour de folie annoncé entre deux attaques débridées. Arsenal-Atlético de Madrid : duel sous tension… qui cédera le premier ? Chez les femmes : Lyon dos au mur face à Arsenal ; Barça–Bayern indécis pour une place en finale. Qui validera son billet ? Congrès FIFA de Vancouver Infantino officiellement candidat et plébiscité par la CAF pour une réélection en 2027 ! Un soutien logique… ou un paradoxe ? Mondial 2026 : cartons, nouvelle donne Jaunes allégés, rouges aggravés… avec des zones d'interprétation qui interrogent. Meilleur contrôle ou nouvelles polémiques ? Vos cartons en vidéo Coups de cœur et coups de gueule de la semaine ! Et ceux de nos consultants ! Présentation : Victor Missistrano | Consultants : Rémy Ngono, Xavier Barret, Benjamin Moukandjo et Saliou Diouf pour vos questions sur Facebook live | Chef d'édition : David Fintzel | TCR : Laurent Salerno | Réalisation vidéo : Souheil Khedir et David Brockway. 

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi la NASA a-t-elle ignoré ses propres résultats scientifiques ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 2:35


Au début des années 1960, en pleine rivalité spatiale entre les États-Unis et l'URSS, le programme Project Mercury sélectionne les premiers astronautes américains : les célèbres “Mercury Seven”. Tous sont des hommes, pilotes d'essai militaires. Pourtant, en parallèle, une expérience méconnue va démontrer que des femmes pouvaient répondre aux mêmes exigences, voire les dépasser : c'est le programme informel appelé Mercury 13.Tout commence avec le docteur William Randolph Lovelace II, spécialiste de médecine aéronautique et concepteur des tests physiologiques de la NASA. Convaincu que les femmes présentent des avantages potentiels — masse corporelle plus faible, consommation d'oxygène réduite, meilleure tolérance à l'isolement — il décide de leur faire passer exactement les mêmes épreuves que les astronautes masculins.Entre 1960 et 1961, 25 femmes pilotes expérimentées sont recrutées. Treize d'entre elles réussissent l'ensemble des tests médicaux et psychologiques : d'où le nom “Mercury 13”. Parmi elles, Jerrie Cobb, une pilote exceptionnelle totalisant plus de 10 000 heures de vol.Les tests sont extrêmement exigeants. Ils incluent des examens cardiovasculaires poussés, des analyses neurologiques, et surtout des épreuves de résistance. L'une des plus célèbres consiste à rester isolé dans un caisson sensoriel rempli d'eau tiède, dans l'obscurité totale et sans repère visuel. Jerrie Cobb y tient plus de 9 heures, surpassant la plupart des hommes testés.D'autres épreuves mesurent la tolérance aux accélérations, la capacité respiratoire ou encore la résistance au stress. Globalement, les résultats sont équivalents, et parfois supérieurs, à ceux des astronautes masculins. Scientifiquement, rien ne justifie leur exclusion.Mais le programme s'arrête brutalement. Contrairement aux Mercury Seven, ces femmes ne sont pas issues de l'armée, condition exigée par la NASA pour des raisons administratives et politiques. À l'époque, les femmes sont exclues des postes de pilotes d'essai militaires. Résultat : elles sont éliminées… non pour des raisons médicales, mais institutionnelles.En 1962, Jerrie Cobb et d'autres candidates témoignent devant le Congrès américain pour défendre leur cause. Malgré leurs performances, le programme ne sera jamais relancé.Ironie de l'histoire : en 1963, l'URSS envoie Valentina Tereshkova dans l'espace, devenant la première femme cosmonaute.L'expérience Mercury 13 révèle ainsi un décalage frappant entre les capacités scientifiques démontrées et les barrières sociales de l'époque. Elle montre que, dès les débuts de la conquête spatiale, les femmes étaient prêtes — mais pas encore autorisées — à franchir les frontières de l'espace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
Trump veut étouffer l'Iran ...et asphyxie l'Europe - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 64:37


C dans l'air du 29 avril 2026 - Trump veut étouffer l'Iran ...et asphyxie l'Europe Secouée par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche, l'Europe a tenté plusieurs stratégies, allant de la flatterie aux concessions. Mais Trump ne respectant que ceux qui lui tiennent tête, certains, à commencer par la France et l'Espagne, ont décidé de parler le même langage, depuis la crise du Groenland. Un changement de ton qui gagne aujourd'hui d'autres pays européens alors que le blocage du détroit d'Ormuz se poursuit... et même la monarchie britannique.À l'heure où la « relation spéciale » traverse une zone de turbulences, le président des États-Unis reprochant aux Britanniques de ne pas l'aider dans sa guerre contre l'Iran, Charles III a choisi l'ironie face à Donald Trump, lors du dîner d'État à la Maison-Blanche. « Vous avez récemment déclaré, M. le président, que sans les États-Unis, les pays européens parleraient l'allemand. Oserais-je dire que sans nous, vous parleriez français ? » Une pique feutrée, mais révélatrice d'un agacement grandissant. Un peu plus tôt, devant le Congrès, le souverain avait déjà insisté sur « la défense de la démocratie » qui a permis aux deux pays de rester si proches, « non pas dans l'intérêt de nos peuples, mais du peuple ».Même évolution à Berlin. Longtemps prudent, Friedrich Merz hausse désormais le ton. Après avoir été en retrait lors de son déplacement aux États-Unis début mars, le chancelier allemand critique ouvertement la stratégie américaine en Iran, estimant que « les Américains n'ont visiblement aucune ligne claire » et que Téhéran « humilie » la première puissance mondiale. Des propos qui ont immédiatement fait réagir Donald Trump, dénonçant un manque d'expertise et s'attaquant, au passage, à la situation économique allemande.À Rome, la relation se dégrade également. Giorgia Meloni, longtemps perçue comme une alliée naturelle par le président américain, est désormais dans son viseur. Donald Trump s'en prend à la présidente du Conseil italien, qu'il a cessé de considérer comme courageuse, car il pensait qu'elle allait l'aider dans la guerre contre l'Iran. Elle lui semble désormais « ingrate » et n'est plus la « remarquable » dirigeante conservatrice qu'il avait connue.Autre pays « vilain » dans le collimateur de Donald Trump : l'Espagne. Le pays dirigé par le Premier ministre Pedro Sánchez s'impose comme l'un des principaux opposants européens à la politique de Donald Trump. Depuis le 28 février 2026, il condamne fermement la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, qu'il qualifie d'« illégale » et d'« erreur extraordinaire ». Une position qui lui a valu de vives critiques du président américain, allant jusqu'à menacer de « cesser » tout commerce bilatéral après le refus de Madrid d'autoriser l'utilisation de ses bases militaires. Selon un courriel interne au Pentagone, dévoilé la semaine dernière par l'agence de presse Reuters, les États-Unis étudieraient désormais la possibilité de suspendre la participation de l'Espagne à l'OTAN.Furieux de ne pas avoir obtenu le Groenland, Donald Trump a également réitéré récemment ses menaces de quitter l'OTAN, « un tigre de papier ». Mais serait-ce possible ? Jusqu'où ira le bras de fer entre Trump et les Européens ? Et que se passe-t-il au Groenland ? Reportage dans l'île arctique où les investissements américains se multiplient…Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- JEAN-DOMINIQUE MERCHET - Journaliste - L'Express, spécialiste des relations internationales et des questions de défense- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, auteure de Les fantômes de Munich- S

Histoire Vivante - La 1ere
La Neutralité (1/5) : Quand les grandes puissances décident

Histoire Vivante - La 1ere

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 28:10


La Neutralité, c'est un grand principe de la Nation suisse, c'est un totem aussi. On en reparle régulièrement depuis son invention, on en discute surtout les paramètres, les frontières, les droits et les devoirs qu'elle implique. Des lignes mouvantes et des tendances construites à travers l'histoire. La Suisse n'a pas inventé la neutralité, on la trouve dès l'Antiquité. Mais c'est elle qui se l'est appropriée à tel point que c'est un marqueur de son identité et un rouage essentiel de son histoire. Alors pour comprendre, on commence au XIXe siècle avec un monument chronologique : 1815. La Suisse était déjà neutre mais récemment tout le monde s'était assis sur ce principe. L'historien Cédric Humair nous raconte ce Congrès de Vienne qui rénove la neutralité suisse dans une Europe tout juste sortie des ravageuses guerres napoléoniennes. Entretien avec Cédric Humair, historien, enseignant et chercheur à l'UNIL et à l'EPFL, auteur de La Suisse et les puissances européennes aux éditions Alphil.