Place in Lower Austria, Austria
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À l'occasion de Congrès des Sociétés de Pédiatrie qui se tient du 10 au 12 juin au Palais des Congrès de Paris, nous parlons de la santé des enfants et des adolescents. De la vaccination, à l'alimentation, en passant par la prise en charge des différentes pathologies... Population particulièrement vulnérable, les enfants doivent en effet faire l'objet d'une attention particulière pour éviter la survenue de certaines maladies, notamment infectieuses, et leur permettre de grandir en bonne santé. Près de 5 millions d'enfants de moins de 5 ans sont décédés en 2024 dans le monde, or la plupart de ces décès auraient pu être évités d'après l'ONU, cela signifie-t-il qu'on n'insiste pas assez sur la prévention ? L'obésité touche-t-elle l'Afrique subsaharienne ? A quel âge et à quels signes peut-on la détecter chez un enfant ? Avec : Pr Simon Ategbo, Professeur de Pédiatrie. Président de la Société Gabonaise de Pédiatrie (SOGAPED). Directeur Général Adjoint au CHU Mère Enfant Fondation Jeanne Ebori à Libreville Retrouvez l'émission en entier ici : Santé des enfants : pourquoi prévenir reste le meilleur traitement
À l'occasion de Congrès des Sociétés de Pédiatrie qui se tient du 10 au 12 juin au Palais des Congrès de Paris, nous parlons de la santé des enfants et des adolescents. De la vaccination, à l'alimentation, en passant par la prise en charge des différentes pathologies... Il sera question de prévention dans Priorité Santé. Population particulièrement vulnérable, les enfants doivent en effet faire l'objet d'une attention particulière pour éviter la survenue de certaines maladies, notamment infectieuses, et leur permettre de grandir en bonne santé. Quels sont les vaccins essentiels ? Quelle alimentation mettre en place aux différents âges ? Quand consulter et quelles peuvent être les complications liées à certaines pathologies fréquentes chez l'enfant ? Les chiffres sont éloquents : 4,9 millions d'enfants de moins de 5 ans sont décédés en 2024 dans le monde, d'abord de malnutrition aiguë sévère, mais au-delà du premier mois de vie, les maladies infectieuses, notamment le paludisme, la diarrhée et la pneumonie, demeurent les principales causes de mortalité chez les jeunes enfants. Or, selon les Nations unies, la plupart de ces décès auraient pu être évités grâce à des mesures éprouvées et abordables. De la vaccination à l'alimentation, en passant par la prise en charge de différentes pathologies, le constat est le même : mieux vaut prévenir que guérir, autrement dit, la prévention reste le meilleur traitement. Avec : Pr Simon Ategbo, professeur de Pédiatrie. Président de la Société Gabonaise de Pédiatrie (SOGAPED). Directeur général adjoint au CHU Mère Enfant Fondation Jeanne Ebori à Libreville. ► En fin d'émission, nous mettons en avant l'opération Juin Vert, mois de sensibilisation sur le dépistage du cancer du col de l'utérus. À cette occasion, l'Hôpital Paris Saint-Joseph rappelle l'importance de la prévention, du dépistage et de l'information autour des cancers liés au papillomavirus humain (HPV), mais aussi aux enjeux de vaccination et de suivi gynécologique. Interview du Dr Sophie Wylomanski, gynécologue chirurgicale à l'Hôpital Paris Saint Joseph. Programmation musicale : ► Natanjo – Nakozela yo ► Lous and the Yakuza, Jenevieve – Fleur-de-lis.
El discurs del papa Lle
Roger Isern entrevista a Lara Morcillo, membre del Sindicat de Llogateres a les comarques gironines. Parlem sobre el posicionament del sindicat davant la caiguda del decret de lloguers al Congrés dels Diputats
Politique : le Congrès Citoyen Mauricien dévoile les grandes lignes de son manifeste électoral by TOPFM MAURITIUS
durée : 00:03:18 - InterNational - par : Pierre Haski - Donald Trump est confronté à ses premiers revers au Congrès, qui, jusqu'ici, avait renoncé à jouer son rôle de contre-pouvoir. A quelques mois des élections de mi-mandat, le président est empêtré dans sa guerre en Iran impopulaire aux États-Unis, ce qui affaiblit son emprise politique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Dans cet épisode d'Esprits Libres, Géraldine Woessner, rédactrice en chef du magazine Le Point, et Jean-Marie Colombani, fondateur du site Slate.fr, analysent les derniers développements politiques aux États-Unis et en France.Aux États-Unis, le Congrès semble montrer les muscles face à Donald Trump. Le Sénat a entamé un marathon législatif sur des sujets sensibles comme les finances de la police, l'immigration ou encore la construction de la salle de bal de la Maison Blanche. Certains élus républicains affichent également leur hostilité à la Chambre des représentants, où un vote a été adopté pour ordonner la fin de la guerre en Iran. Jean-Marie Colombani décrypte cette évolution, soulignant que le Congrès cherche à réaffirmer son pouvoir face à un président Trump qui a fait preuve de "désinvolture" vis-à-vis des institutions. Géraldine Woessner ajoute que ces tensions politiques interviennent à l'approche des élections de mi-mandat, qui s'annoncent difficiles pour les républicains.En France, l'affaire Lyhanna, cette jeune collégienne disparue dans le Gers, suscite une vive émotion. Le principal suspect, déjà connu de la justice pour des faits similaires, a été mis en examen. Géraldine Woessner et Jean-Marie Colombani s'accordent pour dénoncer les dysfonctionnements de la justice française, pointant du doigt le manque de moyens et de priorité accordés à la lutte contre les violences sexuelles, notamment envers les mineurs. Ils appellent à une réforme en profondeur du système judiciaire pour mieux prévenir et punir ces actes.Pour terminer, un hommage à la dessinatrice iranienne Marjane Satrapi, décédée à l'âge de 56 ans, est rendu. Géraldine Woessner souligne l'importance de son œuvre, notamment sa bande dessinée autobiographique "Persepolis", qui a permis de rendre sa fierté à tout un peuple et de montrer la place des femmes dans la résistance au régime des mollahs.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Boissons énergisantes. Fin de session parlementaire: des projets de loi menacés. Congrès du PLQ en fin de semaine: Stéfanie s’attend à une pluie de candidatures. La rencontre Tougas-Dutrizac avec Stéfanie Tougas. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Une gifle pour Donald Trump. Le président américain a tout fait pour manœuvrer en Iran sans avoir l'aval du Congrès depuis le début des attaques israélo-américaines. La Chambre des représentants à voté le 3 juin 2026 une mesure pour stopper l'intervention militaire en Iran. Écoutez RTL autour du monde du 04 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui dans "Le Journal imprévisible", Victoire Faure revient sur les relations entre les politiques et les agriculteurs. En effet, les candidats à l'élection présidentielle passent leur grand oral devant les jeunes agriculteurs réunis en congrès, un passage obligé en campagne électorale pour s'adresser au monde rural et agricole.Les politiques cherchent à se rapprocher du monde agricole en "flairant le cul des vaches" et en visitant les exploitations, une tradition pour gagner l'électorat paysan. Certains agriculteurs décident d'entrer eux-mêmes en politique pour être mieux représentés, face à un sentiment de déconnexion des élus avec leur réalité. Les manifestations du monde agricole suscitent une forte adhésion des Français, mais les agriculteurs estiment que leurs revendications ne sont pas suffisamment prises en compte par les candidats. Les jeunes agriculteurs à Bourg-en-Bresse espèrent peser sur les programmes des candidats pour la prochaine élection présidentielle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
- Trump essuie une première défaite au Congrès américain - La nomination de Bill Pulte à la tête des services de renseignement américains inquiète - Étonnement en Allemagne: le pays ne parvient pas à se faire élire au Conseil de sécurité de l'ONU Discussion internationale avec Loïc Tassé, spécialiste en politique internationale. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
durée : 00:03:38 - Les Matins de France Culture - par : François Saltiel - Le Congrès mondial des médias se tient à Marseille, avec un mot d'ordre : trouver un "new deal" entre éditeurs, pouvoirs publics et IA. L'événement est aussi une vitrine pour Rodolphe Saadé, armateur reconverti en magnat des médias qui construit discrètement un empire multicanal. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Vienne, 1814 : alors que tout ce que l'Europe compte d'important et d'ambitieux a pris rendez-vous sur les bords du Danube, un vieil homme attire tous les regards. À quatre-vingts ans, le prince de Ligne incarne le dernier éclat d'un monde disparu.Alors que l'Europe tente de se reconstruire après les bouleversements provoqués par Napoléon, le prince de Ligne, figure emblématique de l'Ancien Régime, se trouve au cœur du Congrès de Vienne en 1814. Âgé de 80 ans, ce brillant esprit est le dernier témoin d'un monde révolu, celui de la noblesse européenne d'avant la Révolution française. Né dans les Flandres autrichiennes, le prince de Ligne a fréquenté les plus grands souverains et personnalités de son époque, de Frédéric II de Prusse à Marie-Antoinette. Soldat passionné, diplomate avisé et fin connaisseur des arts, il incarne à lui seul l'Europe aristocratique et francophone du XVIIIe siècle. Alors que son monde s'effrite sous les coups de boutoir de l'Histoire, le prince de Ligne, réfugié à Vienne, devient l'ultime représentant d'une civilisation disparue.Franck Ferrand nous plonge dans l'univers fascinant de cet homme d'exception, qui a traversé les bouleversements de son époque avec élégance et philosophie. À travers son portrait, c'est toute une époque qui revit, celle d'une Europe en pleine mutation, partagée entre les derniers sursauts de l'Ancien Régime et l'avènement d'un monde nouveau.
Vienne, 1814 : alors que tout ce que l'Europe compte d'important et d'ambitieux a pris rendez-vous sur les bords du Danube, un vieil homme attire tous les regards. À quatre-vingts ans, le prince de Ligne incarne le dernier éclat d'un monde disparu.Alors que l'Europe tente de se reconstruire après les bouleversements provoqués par Napoléon, le prince de Ligne, figure emblématique de l'Ancien Régime, se trouve au cœur du Congrès de Vienne en 1814. Âgé de 80 ans, ce brillant esprit est le dernier témoin d'un monde révolu, celui de la noblesse européenne d'avant la Révolution française. Né dans les Flandres autrichiennes, le prince de Ligne a fréquenté les plus grands souverains et personnalités de son époque, de Frédéric II de Prusse à Marie-Antoinette. Soldat passionné, diplomate avisé et fin connaisseur des arts, il incarne à lui seul l'Europe aristocratique et francophone du XVIIIe siècle. Alors que son monde s'effrite sous les coups de boutoir de l'Histoire, le prince de Ligne, réfugié à Vienne, devient l'ultime représentant d'une civilisation disparue.Franck Ferrand nous plonge dans l'univers fascinant de cet homme d'exception, qui a traversé les bouleversements de son époque avec élégance et philosophie. À travers son portrait, c'est toute une époque qui revit, celle d'une Europe en pleine mutation, partagée entre les derniers sursauts de l'Ancien Régime et l'avènement d'un monde nouveau.
Bruno reçoit soeur Victoria Zirra
Cette semaine, Radio Campus Angers ouvre les micros à la classe de terminale F du lycée Renoir à Angers pour une émission sur le thème de la démocratie aux Etats-Unis. Sujet d'actualité car depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche début 2025, les atteintes à la démocratie se multiplient. Au sommaire de cette émission : la liberté d’expression en péril : fakenews, censure des médias, tentatives de contrôle de TikTok, manipulation des algorithmes de l'IA… une liberté d'expression pourtant revendiquée par le président quand ça l'arrange une liberté qui est plus limitée en France : devrait-on pouvoir tout dire comme aux Etats-Unis ? A Angers, les avis sont partagés zoom sur les « tradwives« , ces femmes conservatrices qui soutiennent Donald Trump malgré ses positions rétrogrades sur la place des femmes la croisade de Donald Trump contre la science, entre censure et baisse des financements de la recherche des coupes qui touchent aussi les universités, notamment celles qui s'opposent à sa politique l'usage de l'ICE pour traquer les personnes migrantes, symbole d'une politique migratoire très répressive la concentration des pouvoirs entre les mains de Donald Trump, avec des décisions prises sans vote du Congrès et une prise de contrôle de la justice un débat autour de cette question : le bipartisme est-il vraiment démocratique ? un portrait de Zohran Mamdani, le nouveau maire démocrate de New York, devenu une figure de l'opposition à Donald Trump en conclusion, on se posera cette question : le trumpisme tend-il vers le fascisme ? Merci à Marie-Caroline et Karl, professeur·es qui ont accompagné les élèves dans la préparation de cette émission. Playlist : Citizen I.C.E. > Dropkick Murphys /
À Brno, le « retour » réussi des Allemands des Sudètes sur le sol tchèque - « La Russie montre des signes de fragilité, tandis que l'Ukraine connaît certaines dynamiques positives » - À Prague, la cuisine traditionnelle tchèque se réinvente sans viande
La Maison-Blanche renonçait hier après-midi à une cérémonie de signature d'un processus pour encadrer l'IA. Pourquoi ? Une autre « séance » annulée, au Congrès, où les républicains de plus en plus nombreux s'associent aux démocrates pour forcer Trump à obtenir l'appui du Congrès pour poursuivre la guerre. La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
durée : 00:03:45 - Un monde connecté - par : François Saltiel - La Bibliothèque du Congrès intègre chaque année des œuvres musicales majeures. Au programme cette année : Taylor Swift, Beyoncé, et la bande-son de Doom (1993) – symbole de la reconnaissance officielle du jeu vidéo comme patrimoine culturel.
durée : 00:03:43 - Les Matins de France Culture - par : François Saltiel - La Bibliothèque du Congrès intègre chaque année des œuvres musicales majeures. Au programme cette année : Taylor Swift, Beyoncé, et la bande-son de Doom (1993) – symbole de la reconnaissance officielle du jeu vidéo comme patrimoine culturel. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
La neuvième édition du Festival Aux Quatre coins du mot s'articule autour du thème « Paroles données » et rend hommage au recueil Paroles de Jacques Prévert, publié il y a 80 ans.Egalement invitée, l'autrice Sonia CHIAMBRETTO, invitée d'honneur du festival. Se glisser sous une yourte pour une demi-heure de lecture, participer à un atelier de chansons, assister à une pièce de théâtre sur les jurons, à une lecture dans un cloître ou à une conversation autour de l'œuvre : chaque année, au week-end de l'Ascension, la ville de La Charité-sur-Loire célèbre le mot sous toutes ses formes. Un festival axé sur le partage et l'accueil Créé en 2005 à La Charité-sur-Loire, le Festival du Mot s'est installé en 2014 au cœur du prieuré de la cathédrale du XIᵉ siècle, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. En 2019, il prend une nouvelle dimension et devient Le Festival Aux Quatre coins du mot, un événement résolument tourné vers « le partage, la bienveillance et l'accueil », comme le souligne Philippe Lemoine, son directeur. Pour cette nouvelle édition, le festival célèbre les 80 ans de Paroles, le célèbre recueil de poésie en vers libres de Jacques Prévert, dont l'esprit libre et populaire continue d'inspirer. Sonia Chiambretto : des mots pour les oubliées Sonia Chiambretto, poète et autrice invitée d'honneur du festival, explore à travers ses œuvres Peines mineures ou Supervision — publiées aux éditions de l'Arche — des récits marqués par l'histoire et la singularité des voix oubliées. "La poésie, c'est vraiment l'endroit de la recherche, il y a beaucoup de choses qui arrivent dans la langue, des petites révolutions, comme avec l'écriture inclusive. La langue porte quelque chose de très fort" Peines mineures, texte de commande, plonge dans les archives des jeunes filles élevées au sein de la Congrégation religieuse fondée en 1835 et dont les méthodes d'éducation ont peu évolué. Mise en scène par Marcial Di Fonzo Bo avec Inès Quaireau, cette œuvre allie dimension documentaire et écriture poétique, où Sonia Chiambretto travaille « au son, à l'oreille » et « organise les silences », s'appuyant sur des archives des années 1950 à 1970. Pour elle, « il n'y a pas de gens ordinaires, chaque personne a une singularité ». Invités : Sonia Chiambretto, poète et autrice, invitée d'honneur du festival. Ses textes, Peines mineures, et Supervision sont oubliés aux éditions de l'Arche et Philippe Lemoine, directeur de la Cité du Mot. Avec également le reportage sur le groupe « Les fouteurs de joie », un collectif de cinq artistes, auteur, comédiens et interprètes de chansons qu'ils mettent en scène. Programmation musicale : Les artistes « Les fouteurs de joie » avec le titre Tardivement.
La neuvième édition du Festival Aux Quatre coins du mot s'articule autour du thème « Paroles données » et rend hommage au recueil Paroles de Jacques Prévert, publié il y a 80 ans.Egalement invitée, l'autrice Sonia CHIAMBRETTO, invitée d'honneur du festival. Se glisser sous une yourte pour une demi-heure de lecture, participer à un atelier de chansons, assister à une pièce de théâtre sur les jurons, à une lecture dans un cloître ou à une conversation autour de l'œuvre : chaque année, au week-end de l'Ascension, la ville de La Charité-sur-Loire célèbre le mot sous toutes ses formes. Un festival axé sur le partage et l'accueil Créé en 2005 à La Charité-sur-Loire, le Festival du Mot s'est installé en 2014 au cœur du prieuré de la cathédrale du XIᵉ siècle, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. En 2019, il prend une nouvelle dimension et devient Le Festival Aux Quatre coins du mot, un événement résolument tourné vers « le partage, la bienveillance et l'accueil », comme le souligne Philippe Lemoine, son directeur. Pour cette nouvelle édition, le festival célèbre les 80 ans de Paroles, le célèbre recueil de poésie en vers libres de Jacques Prévert, dont l'esprit libre et populaire continue d'inspirer. Sonia Chiambretto : des mots pour les oubliées Sonia Chiambretto, poète et autrice invitée d'honneur du festival, explore à travers ses œuvres Peines mineures ou Supervision — publiées aux éditions de l'Arche — des récits marqués par l'histoire et la singularité des voix oubliées. "La poésie, c'est vraiment l'endroit de la recherche, il y a beaucoup de choses qui arrivent dans la langue, des petites révolutions, comme avec l'écriture inclusive. La langue porte quelque chose de très fort" Peines mineures, texte de commande, plonge dans les archives des jeunes filles élevées au sein de la Congrégation religieuse fondée en 1835 et dont les méthodes d'éducation ont peu évolué. Mise en scène par Marcial Di Fonzo Bo avec Inès Quaireau, cette œuvre allie dimension documentaire et écriture poétique, où Sonia Chiambretto travaille « au son, à l'oreille » et « organise les silences », s'appuyant sur des archives des années 1950 à 1970. Pour elle, « il n'y a pas de gens ordinaires, chaque personne a une singularité ». Invités : Sonia Chiambretto, poète et autrice, invitée d'honneur du festival. Ses textes, Peines mineures, et Supervision sont oubliés aux éditions de l'Arche et Philippe Lemoine, directeur de la Cité du Mot. Avec également le reportage sur le groupe « Les fouteurs de joie », un collectif de cinq artistes, auteur, comédiens et interprètes de chansons qu'ils mettent en scène. Programmation musicale : Les artistes « Les fouteurs de joie » avec le titre Tardivement.
Dans le sud des États-Unis, en Alabama, des milliers de manifestants ont dénoncé, samedi 16 mai, des redécoupages électoraux pouvant entraîner une régression du droit de vote des minorités, après une décision récente de la Cour suprême fragilisant une loi historique de 1965. Une mobilisation qui souligne les tensions persistantes autour des droits civiques aux États-Unis. De notre envoyé spécial à Montgomery, Des milliers de manifestants se sont réunis à Montgomery, en Alabama, samedi 16 mai 2026, pour réclamer la protection du droit de vote des minorités. Le rassemblement dans cette ville du sud des États-Unis était organisé pour dénoncer la récente décision de la Cour suprême. La majorité conservatrice de l'institution a annulé un passage clé du « Voting Rights Act », loi de 1965 adoptée pour garantir l'accès aux urnes et une meilleure représentation des minorités. Ce texte historique permettait notamment de mettre en place des circonscriptions avec une meilleure représentation de ces populations. Depuis cette décision, plusieurs États du Sud, comme le Tennessee, l'Alabama ou encore la Louisiane – tous dirigés par des Républicains –, se sont mis à retracer les cartes électorales, en particulier pour les élections au Congrès. L'objectif, selon les critiques, est de diminuer le nombre d'électeurs issus des minorités, qui votent majoritairement pour le Parti démocrate. Ces nouvelles circonscriptions pourraient ainsi basculer en faveur des Républicains. Des actions dénoncées par les manifestants comme une attaque directe envers leurs droits. Avant le rassemblement à Montgomery, berceau du mouvement des droits civiques, une marche et une prière ont eu lieu à Selma, une ville voisine qui est également un lieu historique dans la lutte pour le droit de vote des Afro-Américains. La journée a débuté dans une église, où plus d'une dizaine de pasteurs se sont succédé derrière le pupitre pour dénoncer la régression du droit de vote des minorités. L'élue démocrate au Congrès Terri Sewell a pris la parole pour alerter sur les conséquences de la récente décision de la Cour suprême. « Ce qu'on voit depuis cette décision de la Cour suprême, c'est une offensive coordonnée pour effacer des avancées obtenues de haute lutte et pour faire taire la voix des Noirs et des minorités », a-t-elle déclaré. Plusieurs centaines de personnes se sont ensuite mises en marche en direction du pont Edmund Pettus. C'est sur ce même pont qu'en 1965, des militants avaient réclamé l'accès aux urnes pour les Afro-Américains lors d'une marche violemment réprimée par les autorités. Les images de cette répression avaient choqué le pays et contribué à l'adoption de la loi sur le droit de vote. Parmi les manifestants, Candace Howard tenait une pancarte sur laquelle on pouvait lire : « J'enseigne l'histoire, mais je ne m'attendais pas à devoir la répéter. » « J'ai eu la chance de connaître tous mes arrière-grands-parents et mes grands-parents, et ils m'ont raconté à quel point c'était difficile, a-t-elle témoigné. Ils ne pouvaient pas voter, entrer dans certains restaurants, ils devaient boire à des fontaines réservées aux Noirs qui n'étaient pas propres. Ils ne pouvaient jouer qu'à certains endroits, ils ne pouvaient pas faire du vélo librement. Pour moi, ce moment est important : il montre que ce pour quoi ils se sont battus ne peut pas être effacé. » Un immense rassemblement était également organisé à Montgomery, ville emblématique où Martin Luther King a prêché et où le refus de Rosa Parks de céder sa place dans un bus avait lancé un boycott historique contre la ségrégation. Pour Ashley Edwards, la perte d'élus démocrates aurait des conséquences directes pour les habitants de ces régions, souvent marquées par de fortes inégalités. « On a des taux d'illettrisme très élevés, des taux de pauvreté très élevés, des gens qui ne mangent pas à leur faim, a-t-elle expliqué. Et moi, j'ai peur que toutes ces politiques publiques censées aider les gens disparaissent si l'État de l'Alabama devient complètement républicain. » Pendant plusieurs heures, des prises de parole se sont enchaînées, avec notamment la présence d'invités d'honneur comme l'élue de New York, Alexandria Ocasio-Cortez. « Ce n'est qu'à partir de l'adoption du Voting Rights Act qu'on a pu avoir une démocratie dans ce pays », a-t-elle souligné. En conclusion, les organisateurs ont appelé à une mobilisation massive lors des élections de mi-mandat en novembre prochain, espérant une « vague bleue » – une participation et une victoire démocrates suffisantes pour contrer les efforts des républicains visant à maintenir leur majorité au Congrès. À lire aussiÉtats-Unis: la justice annule un redécoupage électoral favorable aux démocrates
Le lien entre l'air et les sens pour faire circuler la musique ainsi que les parfums; des hologrammes pour aider l'enseignement à distance; et des discussions sur la qualité du français, puis sur l'utilisation de l'intelligence artificielle à l'école.
Ce sont des femmes qui ont été laissées dans l'ombre, invisibilisées, des femmes ordinaires qui pourtant ont fait montre d'une force extraordinaire pour exister, pour survivre et pour transmettre la vie, l'espoir à leurs enfants. Des femmes « potomitan », comme on dit en créole, car elles portent le toit du monde à bout de bras. Un roman leur redonne une voix, un corps, un nom, c'est celui de Yanick Lahens paru sous le titre Passagères de nuit aux éditions Sabine Wespieser et récompensé par le grand prix du roman de l'Académie française 2026. Yanick Lahens est née en 1953 en Haïti. Elle y a fait ses études primaires et une partie de ses études secondaires, avant de partir en France pour son cursus universitaire en lettres modernes. Elle retourne en Haïti en 1977. Elle y enseigne la littérature à l'université d'État d'Haïti et participe, à l'Institut pédagogique national, à la mise en place de la réforme qui contribuera, entre autres, à introduire l'enseignement du créole dans les premières années de l'école primaire. Elle anime une émission culturelle, Entre nous, sur Radio Haïti Inter et publie ses premiers articles sur la littérature et la société haïtiennes. Elle quitte l'enseignement universitaire en 1995 et, après avoir été membre du cabinet du ministre de la Culture Raoul Peck, elle intègre la direction du projet de La route de l'esclave, qui s'intéresse à la problématique de l'esclavage à travers les sciences et les arts, et ce jusqu'à cessation des activités de ce projet en Haïti, en 2000. À la même époque, elle devient membre du comité de rédaction de la revue haïtiano-caribéenne Chemins Critiques, qui a représenté un moment important de la réflexion en Haïti et dans la Caraïbe. Elle a été membre du Congrès international des études francophones, organisme fondé par des universités nord-américaines. Elle est membre, jusqu'à aujourd'hui, du comité de rédaction de la revue franco-haïtienne Conjonction, et publie dans des revues haïtiennes et étrangères. Elle a récemment intégré le conseil d'administration de l'université Quisqueya (Port-au-Prince). À lire aussiRetour « Dans la maison du père », avec la romancière Yanick Lahens En 1998, elle fonde, avec d'autres écrivains, l'Association des écrivains haïtiens, et continue d'animer des séminaires sur la littérature. En 2008, elle met sur pied une fondation qui encadre ses jeunes dans des activités de sensibilisation aux questions sociales. Elle apporte un appui à des associations qui travaillent à la promotion de la lecture, à l'implantation de bibliothèques et à l'organisation d'événements culturels. En 1990 paraît son essai, Entre l'ancrage et la fuite, l'écrivain haïtien (Deschamps, Port-au-Prince), bientôt suivi de deux recueils de nouvelles : en 1994, Tante Résia et les dieux (L'Harmattan, Paris) et, en 1999, La petite corruption (éditions Mémoire, Port-au-Prince). En 2000, son premier roman, Dans la maison du père, paraît au Serpent à plumes (Paris), puis, en 2005, un troisième recueil de nouvelles, La Folie était venue avec la pluie (Presses nationales, Haïti). Toutes ses nouvelles parues – pour beaucoup inédites en France – sont reprises dans un recueil intitulé L'Oiseau Parker dans la nuit et autres nouvelles, paru chez Sabine Wespieser éditeur en mars 2019. À partir de 2008, tous ses livres sont publiés chez Sabine Wespieser éditeur : La Couleur de l'aube (roman, 2008), Failles (récit, 2010), Guillaume et Nathalie (roman, 2013), Bain de lune (roman, 2014) et Douces déroutes (roman, 2018). Dans la maison du père a obtenu le Literatur Preis en 2009 au Salon du livre de Leipzig ; La couleur de l'aube, le prix Millepages 2008, le prix RFO 2009, le prix Richelieu de la Francophonie 2009 et le prix des lecteurs de la ville Vincennes dans le cadre du Festival America en 2010 ; Guillaume et Nathalie, le prix ADELF en 2013 et le prix Carbet des lycéens 2013 ; Bain de lune, le prix Femina en 2014. Son dernier roman, Passagères de nuit, paru à la rentrée littéraire 2025, est lauréat du Grand Prix du Roman de l'Académie française. À lire aussiLe Grand Prix du roman 2025 de l'Académie française attribué à l'autrice haïtienne Yanick Lahens Ses œuvres sont traduites en anglais, en brésilien, en catalan, en japonais, en allemand et en italien. Des traductions sont en cours en norvégien et en espagnol. Yanick Lahens a été honorée par l'organisation de femmes Kay Fanm pour son implication citoyenne en 2007. Par le ministère des Affaires étrangères et l'Organisation de la francophonie en Haïti, par la Haitian Studies Association pour l'ensemble de son œuvre et par l'association culturelle ARAKA. Elle a été la première femme invitée d'honneur de la Foire du livre Livres en Folie en Haïti, en 2009, et a été nommée par la France officier des Arts et des Lettres en 2009. Saluée par le Collège de France comme « une personnalité remarquable de la littérature et de la culture en langue française », Yanick Lahens a donné le 21 mars 2019 la leçon inaugurale de la chaire des Mondes francophones intitulée Urgence(s) d'écrire, rêve(s) d'habiter, diffusée sur France Culture vendredi 12 mars 2021 et à réécouter ici et à lire ici. En octobre 2020, Yanick Lahens est récompensée par le Prix Carbet pour l'ensemble de son œuvre « pour sa contribution à une meilleure connaissance de la littérature et de la culture haïtienne ainsi que de la représentation du monde caribéen ». « Toujours avancer sans se retourner, c'est ce que murmurent à Yanick Lahens les femmes de sa propre lignée dans ce puissant roman des origines, comme arraché à son quotidien à Port-au-Prince. Née en 1818 à La Nouvelle-Orléans, Élizabeth n'a pas reculé quand, victime de deux tentatives de viol, elle a freiné les élans prédateurs d'un ami de son père. Sa grand-mère, ancienne esclave arrivée d'Haïti au début du siècle dans le sillage du maître qui l'avait affranchie, lui a donné un exemple de résistance silencieuse : devenue une commerçante prospère, elle n'a plus jamais accepté de se soumettre au désir d'un homme. Confiante dans la force qu'elle a tôt transmise à sa petite-fille en l'invitant dans la ronde mystérieuse des divinités vaudou, elle n'hésite pas à couvrir sa fuite : Élizabeth embarque pour Port-au-Prince, où nous la retrouverons bien des années plus tard, aux commandes de sa vie, mère d'un homme qui traverse la ville en libérateur. En cette année 1867, rien ne destinait Régina, née pauvre parmi les pauvres, à rencontrer le général Léonard Corvaseau. C'est pourtant à son côté que va se poursuivre sa trajectoire d'émancipation. Avec ce portrait en miroir de deux femmes, ses lointaines grands-mères, qui reconnaissent chacune en l'autre "une semblable, une sœur échappée à la rudesse des conventions", la grande romancière haïtienne nous offre un magnifique hommage à toutes les Passagères de nuit (à commencer par celles des bateaux négriers), ces vaincues de l'histoire dont la ténacité et la connivence secrète opposent à la violence du monde une lumineuse vaillance. » (Présentation des éditions Sabine Wespieser)
C dans l'air du 14 mai 2026 - Quand Xi Jinping menace Trump...Présentation: Lorrain SénéchalAccueilli en grande pompe ce jeudi à Pékin, le président des États-Unis a rencontré son homologue chinois, au premier jour d'une visite officielle aux lourds enjeux. Échanges d'amabilités et longue poignée de main. Xi Jinping a salué « une visite historique », prônant la stabilité des relations sino-américaines, et Donald Trump a promis un « avenir fabuleux » entre les deux puissances rivales. Mais derrière les sourires, les sujets de tension sont nombreux entre les deux superpuissances : la guerre au Moyen-Orient, les enjeux technologiques, la guerre commerciale, sans oublier Taïwan. Et loin des caméras, les propos sont plus offensifs.Ainsi, Xi Jinping a prévenu Donald Trump que la Chine et les États-Unis pourraient entrer en « conflit » si Washington gérait mal la question de Taïwan, a rapporté la télévision d'État CCTV. Avant de monter dans l'avion pour se rendre à Pékin, le président des États-Unis avait déclaré qu'il parlerait avec le numéro un chinois Xi Jinping de la question des ventes d'armes américaines à Taïwan. Mais pourquoi accepterait-il d'en discuter avec la Chine ?L'Empire du Milieu considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas encore réussi à « unifier » avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle demande régulièrement aux États-Unis de ne pas soutenir militairement et diplomatiquement les autorités taïwanaises actuelles, et a intensifié ses manœuvres militaires autour de Taïwan depuis 2016. De leur côté, depuis l'adoption par le Congrès en 1979 du Taiwan Relations Act, les États-Unis sont tenus de donner à Taïwan les moyens d'assurer sa défense. Cela pourrait-il changer ? Les États-Unis pourraient-ils lâcher Taïwan et le détroit de Formose en échange du détroit d'Ormuz ? Quels sont les enjeux de la visite de Donald Trump en Chine ? Et que se passe-t-il en mer de Chine méridionale ?Alors que le monde a les yeux rivés vers le Moyen-Orient et le détroit d'Ormuz, l'Empire du Milieu accélère discrètement dans d'autres domaines. En mer de Chine méridionale, Pékin construit activement une île artificielle sur le récif Antelope, situé à quelques centaines de kilomètres des côtes vietnamiennes. Parallèlement, l'Asie s'agite autour d'un autre étroit couloir de navigation : le détroit de Malacca, voie navigable la plus fréquentée au monde. L'Indonésie a fait part de sa volonté d'y imposer des péages avant de faire machine arrière. En Europe, au premier trimestre 2026, jamais la Chine n'avait enregistré un excédent commercial aussi élevé vis-à-vis de l'UE. Les exportations chinoises vers l'Europe atteignent des niveaux record.Nos experts :- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Requiem pour le monde libre »- Mary-Françoise RENARD - Professeure d'économie - Université Clermont-Auvergne, auteure de la Chine dans l'économie mondiale
Depuis le début de l'année, plus de 260 000 Haïtiens ont été expulsés de République dominicaine, souvent dans des conditions dénoncées comme brutales par les autorités locales et les ONG. À Anse-à-Pitre, ville frontalière du sud-est haïtien, les structures sanitaires sont débordées par l'arrivée quotidienne de dizaines de personnes qui se trouvent souvent dans un état critique. Un dossier de Ronel Paul. Le centre hospitalier de la commune, déjà fragile, peine à faire face à cet afflux. Son directeur, le docteur Charles Denis, dénonce des renvois « inhumains » et un manque criant de moyens. L'ONG humanitaire ALIMA a renforcé ses opérations dans la région depuis juillet 2025 afin d'améliorer la prise en charge des urgences, notamment des femmes enceintes et des enfants souffrant de malnutrition. Mais au-delà de l'urgence sanitaire, les autorités locales dénoncent l'absence de soutien de l'État haïtien. Le maire d'Anse-à-Pitre, Harry Bruno, affirme que les centres d'accueil improvisés sont saturés. Beaucoup de ces expulsés sont nés en République dominicaine, ils n'ont pas de documents haïtiens et se retrouvent aujourd'hui sans nationalité reconnue. Bolivie : six mois après son arrivée au pouvoir, Rodrigo Paz confronté au retour de la crise économique Élu il y a six mois après deux décennies de gouvernements de gauche, Rodrigo Paz avait promis de redresser l'économie bolivienne. Mais les difficultés persistent. Ces derniers jours, des grèves et blocages ont paralysé plusieurs régions du pays pour dénoncer la mauvaise qualité du carburant et le retour des longues files d'attente dans les stations-service. Les pénuries de diesel et de dollars, qui semblaient temporairement maîtrisées, réapparaissent progressivement. Pour l'économiste Luis Fernando Romero, l'amélioration observée après l'arrivée du nouveau gouvernement relevait surtout d'un regain de confiance des acteurs économiques. Selon lui, le problème structurel demeure le manque de devises étrangères dans le pays. Une partie importante des revenus issus des exportations ne reviendrait plus dans le système bancaire bolivien, ce qui aggrave la fragilité financière de l'État. Un reportage de Nils Sabin. À lire aussiBolivie: comprendre la crise économique qui frappe le pays États-Unis : le Congrès se déchire autour du programme de surveillance FISA Aux États-Unis, la prolongation du programme de surveillance FISA provoque un débat explosif au Congrès, y compris dans le camp républicain. Au cœur des tensions, nous explique notre correspondant Vincent Souriau : l'article 702 du texte, qui autorise les services de renseignement américains à intercepter les communications de cibles étrangères situées hors du territoire américain. Mais dans la pratique, les échanges de citoyens américains peuvent eux aussi être collectés accidentellement. Les défenseurs des libertés civiles dénoncent un système opaque qui permet au FBI et à la NSA d'accéder à certaines données sans mandat judiciaire individuel. Pour Anne Toomey McKenna, ce mécanisme contourne les protections prévues par le quatrième amendement de la Constitution américaine contre les perquisitions abusives. Des ONG comme Electronic Frontier Foundation réclament davantage de transparence et de garanties pour les citoyens américains. À lire aussiComment la NSA enfreint des milliers de lois sur la vie privée Journal de la 1ʳᵉ La Guadeloupe en pré-alerte sanitaire avec l'arrivée des algues sargasses. À lire aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?
C dans l'air du 5 mai 2026 - L'Iran frappe les Émirats… et défie TrumpPresque un mois après le fragile cessez-le-feu signé entre les Etats-Unis et l'Iran, l'heure est à la reprise des hostilités. Lundi, les Américains ont détruit six embarcations iraniennes et intercepté des missiles et drones lancés par l'Iran contre des bâtiments commerciaux. Téhéran a aussi frappé les Émirats arabes unis, touchant un site pétrolier de Fujaïrah où un incendie s'est déclaré. Ces affrontements interviennent alors que les Etats-Unis ont lancé hier leur opération navale destinée à libérer les navires bloqués dans le détroit d'Ormuz. Le chef de la diplomatie iranienne a mis en garde les Etats-Unis contre un possible « bourbier ». L'un des missiles de croisière tiré lundi en direction des Émirats a été intercepté par un dispositif similaire au « dôme de fer » israélien et installé depuis le début de la guerre dans le Golfe. Un élément nouveau qui montre le rapprochement opéré entre la monarchie du Golfe et Israël depuis la signature des accords d'Abraham en 2020, qui a normalisé les relations entre ces deux pays. Par ailleurs, un tanker sud-coréen a été touché par une frappe iranienne dans le détroit d'Ormuz, samedi. Séoul a assuré qu'elle « prendra les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des navires » dans la région. Alors que près de 900 navires commerciaux sont toujours bloqués dans le détroit d'Ormuz, les pays producteurs de pétrole cherchent de nouvelles routes pour acheminer l'or noir. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis disposent d'oléoducs reliant respectivement la mer Rouge et le golfe d'Oman, mais leur capacité maximale est déjà atteinte. L'Irak, dont l'économie dépend à 90 % du pétrole, dispose aussi d'une route terrestre de 1 200 km reliant les champs pétroliers irakiens aux terminaux syriens en Méditerranée, mais sa longueur et le manque d'infrastructures sur la route rendent son efficacité toute relative. Dans cette équation impossible, ce sont les Etats-Unis, premier producteur mondial de pétrole, qui tirent leur épingle du jeu. Les exportations américaines ont atteint un record de 5,2 millions de barils par jour en avril, soit 30 % de plus qu'en février. Outre-Atlantique, de nombreux élus américains observent avec agacement les manœuvres de leur président, qui avait promis dès mars que la guerre avec l'Iran « se terminerait bientôt », alors que les négociations avec Téhéran semblent au point mort. La loi américaine impose une autorisation du Congrès pour poursuivre un conflit au-delà de 60 jours, mais Donald Trump n'a pas prévu de la solliciter, arguant qu'il n'y a pas eu d'échanges de tirs depuis le cessez-le-feu du 8 avril. « Nous sommes actuellement dans une période de cessez-le-feu. Si nous comprenons bien, cela signifie que le délai de soixante jours est suspendu ou à l'arrêt », s'est justifié le ministre de la Défense Pete Hegseth lors d'une audition au Sénat. Les échanges de tirs constatés depuis lundi pourraient tout changer. D'autant que plusieurs élus républicains s'opposent ouvertement à un contournement du Congrès, à l'image de la sénatrice Susan Collins : « Cette date limite [de soixante jours] n'est pas une suggestion, c'est une obligation ». Pourquoi les pays du Golfe sont-ils de nouveau visés par l'Iran depuis lundi ? Quelle alternative au détroit d'Ormuz pour acheminer le pétrole dans le monde ? Et Trump peut-il outrepasser le Congrès pour poursuivre sa guerre en Iran ?Nos experts :- Guillaume LAGANE - Enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de Défense - Christian CHESNOT - Journaliste spécialiste du Moyen Orient - Radio France - Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef et ex-correspondante à Téhéran - France 24 - Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Sorbonne
Israël est-il en train de devenir un État paria ? La question est posée cette semaine dans le Nouvel Obs, qui titre en Une : « Crimes de guerre, colonisation, atteintes à la démocratie : la dérive d'Israël ». « Fondé pour être l'État refuge des juifs persécutés au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Israël devient un état paria », estime Omer Bartov, universitaire israélo-américain, interrogé par le Nouvel Obs. Et l'hebdomadaire accuse : « Avec ses ministres messianiques et suprémacistes, le gouvernement israélien pratique une politique d'effacement des Palestiniens d'une violence inouïe et pilonne l'État de droit ». Le Nouvel Obs aligne les chiffres : « plus de 72 000 morts dont près de 30 000 enfants à Gaza, l'ouverture de six autres fronts : (Liban, Iran, Cisjordanie, Yémen, Irak, Syrie), et des frappes qui peuvent faire un carnage en quelques minutes comme à Beyrouth le 8 avril (350 morts et plus de 1200 blessés) ». À Jérusalem-Est et Tel Aviv Le Nouvel Obs est allé à la rencontre des Israéliens et des Palestiniens. L'hebdomadaire s'est rendu à Silwa, quartier de Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée, où les habitants palestiniens de 150 maisons ont reçu des ordres de démolition, pour faire la place à des familles de colons. Destruction que les Palestiniens doivent effectuer eux-mêmes sous peine d'une amende de « dizaines de milliers de shekels ». C'est ainsi que Wassim Siam, « père de cinq enfants » est en train de démolir sa propre maison. « Les Israéliens ne veulent plus de nous ici », déclare-t-il au Nouvel Obs. L'hebdomadaire s'est aussi rendu à Tel Aviv, où il a rencontré des Israéliens majoritairement favorables à la politique de Benyamin Netanyahou, comme cette jeune réserviste de l'armée israélienne qui déclare : « J'espère qu'on va reprendre Gaza. Ils doivent foutre le camp d'ici. Il y a plein d'état musulmans dans le monde, pourquoi on ne pourrait pas avoir notre petit bout de terre à nous ? » « L'immense majorité des médias israéliens, précise le Nouvel Obs, martèle désormais un discours nationaliste, guerrier et relaie la propagande gouvernementale ». Dans ces conditions, y a-t-il encore une opposition en Israël ? « La gauche israélienne, encore favorable à une solution à deux Etats, se réduit comme peau de chagrin », reconnaît l'hebdomadaire. Le pouvoir jusqu'au bout Le Point fait sa Une sur « Ces malades qui nous gouvernent ». Et la liste est longue, elle va de Georges Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac en France, à Mao en Chine, en passant par Staline, à l'époque de l'URSS. Mais l'actualité, en la matière, nous conduit aux États-Unis. « Entre Joe Biden et Donald Trump, lequel est le plus atteint ? » interroge le Point, qui ne répond pas vraiment, mais qui publie une photo des deux hommes, chacun en public, semblant plongé dans un profond sommeil… ce à quoi l'actuel président américain a répondu « qu'on le prend en photo quand il cligne des yeux ». Le 13 avril dernier, « son médecin Sean Barbabella a publié un rapport décrivant sa santé comme "excellente", y compris sur le plan cognitif ». Mais « la majorité des Américains en doute », assure le Point, à l'appui de plusieurs sondages, dont l'un paru fin février, et selon lequel « 61 % des Américains pensent que Donald Trump est devenu "imprévisible avec l'âge" ». D'anciens soutiens du président en doutent aussi, ajoute l'Express, d'anciens soutiens qui invoquent le 25ème amendement, celui qui permettrait de chasser Donald Trump du pouvoir. Toutefois, rappelle le Point, « la révocation du président devrait être votée par le Congrès à la majorité des deux tiers. Assez peu probable », conclut l'hebdomadaire. Blocage d'Internet En Russie, plusieurs villes, dont la capitale Moscou, sont privées d'Internet, depuis plusieurs semaines, annonce l'Express, selon lequel « la grogne monte au sein de la population et des élites pro-pouvoir ». L'hebdomadaire raconte une scène courante : dans la rue, un Moscovite se bat avec un plan papier, « encombrant et chiffonné », faute de GPS. « Un comble, dans une des villes les plus digitalisées au monde », remarque l'Express, qui ajoute : « Aujourd'hui, les Russes font un grand bond en arrière. Pourquoi ? simplement par la volonté de Poutine. Plus exactement du FSB, successeur du KGB, aux manettes de cette vaste opération de censure (…) » Explications d'Alexander Kolyandr, chercheur au Centre d'analyse des politiques européennes : « Les services de sécurité russes veulent créer un goulag numérique car ils considèrent Internet comme une menace ». La tension est montée d'un cran, mi-avril, avec la vidéo d'une blogueuse, faisant partie "du cercle pro-poutine", comptant "13 millions d'abonnés", et ayant publié un post incendiaire, dans lequel « elle liste les problèmes qui s'accumulent en Russie, dont le blocage d'Internet ». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que ce message abordait "des questions importantes", dont "aucune n'a été laissée sans réponse". C'est peu, mais aux yeux de l'Express, "c'est le signe d'une fébrilité au sein du pouvoir, à 5 mois des élections à la Douma".
C dans l'air l'invité du 1er mai avec PHILIP TURLE, Journaliste britannique, chroniqueur international - France 24 Opération séduction réussie pour Charles III. Quatre jours de visite d'Etat entre Washington et New York, rythmés par des cérémonies officielles et surtout un discours très attendu devant le Congrès : Une intervention millimétrée saluée par plusieurs standing ovations, aussi bien des démocrates que des républicains, fait rare dans un parlement profondément divisé. Insistant à plusieurs reprises sur les liens privilégiés, "uniques" entre les deux pays, le roi Charles a tenté d'apaiser des relations particulièrement tendues depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. L'habileté diplomatique du roi a été unanimement saluée par la presse britannique. Sera-t-elle suffisante pour calmer les attaques de Donald Trump envers le gouvernement de Keir Starmer? Permettra-t-elle de redorer le blason de la monarchie, terni par le scandale Epstein ?
C dans l'air du 2 mai 2026 - Iran : Trump peut-il tenir ? « Les hostilités sont terminées ». Par ces mots, Donald Trump a justifié hier de se passer du feu vert du Congrès pour la guerre en Iran. Au bout de soixante jours de conflit, l'exécutif américain doit normalement obtenir une autorisation de celui-ci pour mener une guerre. Le président cherche en réalité toujours une porte de sortie à ce conflit alors que le blocage du détroit d'Ormuz semble parti pour durer. Trump a de surcroît affirmé ne pas être "satisfait" d'une nouvelle offre de l'Iran pour relancer les négociations de paix, renouvelant sa menace de "pulvériser" la République islamique en cas d'échec de la diplomatie.Le président américain continue donc coûte que coûte, malgré le décalage croissant avec l'opinion publique. Cette guerre, qui a entraîné une forte hausse des prix de l'essence, est très impopulaire. Les Américains sont aussi de plus en plus critiques à l'égard de la politique de Donald Trump. Sa cote de popularité ne cesse de chuter : elle est tombée à son niveau le plus bas depuis le début de son deuxième mandat.Inquiets, les républicains de Trump craignent de perdre le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat en novembre. Bien qu'une large majorité de républicains (78 %) continuent de soutenir Trump, 41 % des membres de son parti désapprouvent sa gestion du coût de la vie. Les électeurs indépendants inscrits, un groupe potentiellement décisif, penchent en faveur des démocrates avec quatorze points d'avance.Une partie de l'opinion se braque donc, y compris chez les vétérans, ces héros de guerre très respectés par l'Amérique. Le conflit au Moyen-Orient les divise : ils connaissent le prix de la guerre, ces vies perdues, ces traumatismes, et ces conséquences graves sur l'économie. Certains estiment que le président de leur pays ment, tandis que d'autres ne doutent pas deses bonnes intentions. Les récentes critiques de Trump envers le pape ont aussi choqué bon nombre d'entre eux.Alors, où en est la stratégie de Trump face à l'Iran ? Ce conflit lui coûtera-t-il les élections de mi-mandat ? Pourquoi les vétérans américains sont-ils si divisés face à cette guerre ? Nos experts :- Romuald SCIORA - Directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, auteur d'"America 250 : Une histoire graphique des Etats-Unis"- Corentin SELLIN - Professeur d'histoire et chroniqueur politique américaine pour le site Les Jours- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste au Daily Telegraph
durée : 00:22:17 - Journal de 12h30 - En l'espace de quelques heures, Donald Trump a assuré au Congrès américain que les hostilités sont terminées, tout en menaçant de "pulvériser" l'Iran, si les négociations n'avancent pas. - invités : Thomas Ménagé Homme politique français
durée : 00:22:17 - Journal de 12h30 - En l'espace de quelques heures, Donald Trump a assuré au Congrès américain que les hostilités sont terminées, tout en menaçant de "pulvériser" l'Iran, si les négociations n'avancent pas. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Thomas Cluzel, Aloïs Guérin - invités : Thomas Ménagé Homme politique français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
PSG-Bayern Munich : retour de folie annoncé entre deux attaques débridées. Arsenal-Atlético de Madrid : duel sous tension… qui cédera le premier ? Chez les femmes : Lyon dos au mur face à Arsenal ; Barça–Bayern indécis pour une place en finale. Qui validera son billet ? Congrès FIFA de Vancouver Infantino officiellement candidat et plébiscité par la CAF pour une réélection en 2027 ! Un soutien logique… ou un paradoxe ? Mondial 2026 : cartons, nouvelle donne Jaunes allégés, rouges aggravés… avec des zones d'interprétation qui interrogent. Meilleur contrôle ou nouvelles polémiques ? Vos cartons en vidéo Coups de cœur et coups de gueule de la semaine ! Et ceux de nos consultants ! Présentation : Victor Missistrano | Consultants : Rémy Ngono, Xavier Barret, Benjamin Moukandjo et Saliou Diouf pour vos questions sur Facebook live | Chef d'édition : David Fintzel | TCR : Laurent Salerno | Réalisation vidéo : Souheil Khedir et David Brockway.
PSG-Bayern Munich : retour de folie annoncé entre deux attaques débridées. Arsenal-Atlético de Madrid : duel sous tension… qui cédera le premier ? Chez les femmes : Lyon dos au mur face à Arsenal ; Barça–Bayern indécis pour une place en finale. Qui validera son billet ? Congrès FIFA de Vancouver Infantino officiellement candidat et plébiscité par la CAF pour une réélection en 2027 ! Un soutien logique… ou un paradoxe ? Mondial 2026 : cartons, nouvelle donne Jaunes allégés, rouges aggravés… avec des zones d'interprétation qui interrogent. Meilleur contrôle ou nouvelles polémiques ? Vos cartons en vidéo Coups de cœur et coups de gueule de la semaine ! Et ceux de nos consultants ! Présentation : Victor Missistrano | Consultants : Rémy Ngono, Xavier Barret, Benjamin Moukandjo et Saliou Diouf pour vos questions sur Facebook live | Chef d'édition : David Fintzel | TCR : Laurent Salerno | Réalisation vidéo : Souheil Khedir et David Brockway.
60 jours après le début de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump semble prêt à poursuivre sans l'autorisation du Congrès, et se dit insatisfait de la dernière proposition iranienne. Pas de répit pour le Liban où les frappes meurtrières se poursuivent; Israël poursuit aussi sa politique de "terre brûlée" dans le Sud. Au sommaire aussi, l'offensive sans précédent au Mali du JNIM, et de ses alliés indépendantistes du front de libération de l'Azawad, contre plusieurs villes maliennes.
Au début des années 1960, en pleine rivalité spatiale entre les États-Unis et l'URSS, le programme Project Mercury sélectionne les premiers astronautes américains : les célèbres “Mercury Seven”. Tous sont des hommes, pilotes d'essai militaires. Pourtant, en parallèle, une expérience méconnue va démontrer que des femmes pouvaient répondre aux mêmes exigences, voire les dépasser : c'est le programme informel appelé Mercury 13.Tout commence avec le docteur William Randolph Lovelace II, spécialiste de médecine aéronautique et concepteur des tests physiologiques de la NASA. Convaincu que les femmes présentent des avantages potentiels — masse corporelle plus faible, consommation d'oxygène réduite, meilleure tolérance à l'isolement — il décide de leur faire passer exactement les mêmes épreuves que les astronautes masculins.Entre 1960 et 1961, 25 femmes pilotes expérimentées sont recrutées. Treize d'entre elles réussissent l'ensemble des tests médicaux et psychologiques : d'où le nom “Mercury 13”. Parmi elles, Jerrie Cobb, une pilote exceptionnelle totalisant plus de 10 000 heures de vol.Les tests sont extrêmement exigeants. Ils incluent des examens cardiovasculaires poussés, des analyses neurologiques, et surtout des épreuves de résistance. L'une des plus célèbres consiste à rester isolé dans un caisson sensoriel rempli d'eau tiède, dans l'obscurité totale et sans repère visuel. Jerrie Cobb y tient plus de 9 heures, surpassant la plupart des hommes testés.D'autres épreuves mesurent la tolérance aux accélérations, la capacité respiratoire ou encore la résistance au stress. Globalement, les résultats sont équivalents, et parfois supérieurs, à ceux des astronautes masculins. Scientifiquement, rien ne justifie leur exclusion.Mais le programme s'arrête brutalement. Contrairement aux Mercury Seven, ces femmes ne sont pas issues de l'armée, condition exigée par la NASA pour des raisons administratives et politiques. À l'époque, les femmes sont exclues des postes de pilotes d'essai militaires. Résultat : elles sont éliminées… non pour des raisons médicales, mais institutionnelles.En 1962, Jerrie Cobb et d'autres candidates témoignent devant le Congrès américain pour défendre leur cause. Malgré leurs performances, le programme ne sera jamais relancé.Ironie de l'histoire : en 1963, l'URSS envoie Valentina Tereshkova dans l'espace, devenant la première femme cosmonaute.L'expérience Mercury 13 révèle ainsi un décalage frappant entre les capacités scientifiques démontrées et les barrières sociales de l'époque. Elle montre que, dès les débuts de la conquête spatiale, les femmes étaient prêtes — mais pas encore autorisées — à franchir les frontières de l'espace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Des habitants de la grande ville du nord d'Haïti ont bloqué ce mercredi (29 avril 2026) plusieurs axes routiers pour demander le curage de canaux d'évacuation d'eau et protester contre le manque d'action de l'État face aux inondations et à l'accumulation des déchets. « L'ancienne capitale d'Haïti et deuxième ville du pays subit la pression venant de Port-au-Prince depuis que les gens quittent la capitale » face à l'insécurité et aux gangs, explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. « La ville est en pleine expansion, elle compte plus d'un million d'habitants avec sa banlieue mais vit encore dans les habits d'une ville de 50 000 habitants et n'a pas de moyens face aux pluies survenues ces jours-ci », constate-t-il. « Face aux inondations, aux déchets, il n'y a pas de services de drainage, pas de services de voiries, pas de canaux pour permettre d'évacuer l'eau, ajoute Frantz Duval. Alors la population s'est révoltée, a bloqué des rues et érigé des barricades pour protester contre la défaillance des services publics. » Haïti : des policiers protestent contre la mise à l'isolement de leurs collègues Quatre agents de police ont été mis à l'isolement à Port-au-Prince. En réaction à cela, « des collègues de ces policiers ont manifesté cagoulés, armes à la main, en tirant en l'air, bloquant les rues et intimidant des passants cette semaine », précise Frantz Duval, du quotidien Le Nouvelliste, qui met en garde contre ce mouvement de colère. Dans le passé, quand la police a été « en rébellion contre l'État » elle « n'était pas en position de défendre les institutions ni de protéger les vies et les biens », ce qui a fini « par coûter la vie » à de nombreux Haïtiens en raison des gangs que la police n'a pas été en mesure de contrer, estime le journaliste. Bousculade à la citadelle Laferrière : le maire de Milot libéré Dans le nord d'Haïti, après la mort de 25 personnes lors d'une bousculade à la citadelle Laferrière début avril 2026, le maire de la commune de Milot, Wesner Joseph, a finalement été libéré. Il avait été arrêté dans le cadre de l'enquête ouverte juste après le drame. Un « retour triomphal mérité » selon Frantz Duval. Car le maire était « en poste depuis moins d'un mois », alors que la citadelle « se trouve dans un parc national qui n'est pas géré par la ville de Milot » et que « les responsables de ce qu'il s'est passé à la citadelle se trouvent plutôt dans les institutions nationales chargées de gérer le parc national dans lequel se trouve la citadelle », estime le rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste. À écouter aussiHaïti: une bousculade sur le site touristique de la citadelle fait des dizaines de victimes Revers « historique » au Sénat brésilien pour Lula Pour la première fois depuis 1894, la candidature pour un poste de juge à la Cour suprême du Brésil proposée par le président a été rejetée par le Sénat. Jorge Messias, un juriste de 46 ans, était soutenu par le dirigeant de gauche Lula pour pourvoir un siège laissé vacant dans la plus haute instance judiciaire du pays. Malgré ses convictions très conservatrices (il est évangélique et opposé à l'avortement), il n'a pas obtenu assez de votes pour être choisi par les sénateurs ce mercredi à Brasilia. « C'est une journée historique qui a eu lieu au Congrès, un jour historique pour le Brésil. Le gouvernement Lula, c'est terminé ! », s'est réjoui le sénateur Flavio Bolsonaro sur les réseaux sociaux. Fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro (condamné par la Cour suprême à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État après les émeutes du 8 janvier 2023), il souhaite incarner l'héritage politique de son père et se présente face à Lula pour l'élection présidentielle prévue en octobre. Le vote du Sénat brésilien ce mercredi représente bien une « défaite politique » pour le président sortant de gauche, qui plus est « en pleine année électorale », estime Juan Pablo Ferrero, professeur à l'Université de Bath, au Royaume-Uni. « La nomination de juges à la Cour suprême est devenue un enjeu très important, dans un contexte politique où la justice joue un rôle de plus en plus prégnant au Brésil, où l'on judiciarise des sujets qui devraient être tranchés au niveau politique. C'est devenu très sensible, insiste-t-il. Peut-être que cette tentative de nomination n'a pas été assez pensée, à un moment où Lula devrait essayer d'engranger des points plutôt que de prendre le risque d'en perdre. Et le Sénat a saisi cette occasion pour freiner les ambitions de Lula », analyse encore Juan Pablo Ferrero. Lula, qui s'appuie sur une coalition très « diverse », hétéroclite, risque d'avoir plus de difficultés à faire passer ses projets de loi au Congrès dans les mois à venir, estime le chercheur. Il s'attend à une forme de « paralysie » de l'activité législative d'ici à la présidentielle, car des élus qui auparavant ont soutenu des textes portés par Lula pourraient ne plus vouloir prendre de risques politiques avant le mois d'octobre, anticipe-t-il. Dans le journal de La 1ère... La détresse et la colère des usagers de l'eau a été au cœur d'une rencontre survenue ce mercredi entre les associations et le préfet de la Guadeloupe, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiGuadeloupe: de nouvelles plaintes pour dénoncer la crise de la gestion de l'eau
À l'occasion de sa dernière conférence de presse en tant que président de la Réserve fédérale, Jerome Powell a lancé un avertissement clair. Les attaques répétées de Donald Trump contre la Fed pourraient fragiliser un pilier essentiel de l'économie américaine. Au-delà d'un simple affrontement politique, c'est un enjeu économique majeur qui se joue. Ce n'est pas seulement un banquier central qui s'exprime pour la dernière fois. C'est l'un des piliers de l'économie mondiale qui vacille. Lors de sa dernière conférence de presse, Jerome Powell a mis en garde contre les attaques de Donald Trump, rappelant que l'indépendance de la Réserve fédérale est indispensable. Car la Fed n'est pas un instrument politique. Elle dépend du Congrès, et non de la Maison Blanche. Sa mission est double : lutter contre l'inflation et soutenir l'emploi. Pour remplir ce mandat, elle dispose d'un outil puissant : les taux d'intérêt. En les augmentant, elle freine l'économie pour contenir la hausse des prix. En les baissant, elle stimule la croissance, au risque de relancer l'inflation. Il s'agit d'un équilibre permanent, délicat, qui ne peut fonctionner que si une condition est respectée: la neutralité. Sans indépendance, la crédibilité de la Fed serait immédiatement remise en cause. Et sans crédibilité, la confiance des marchés disparaît, rendant la politique monétaire inefficace, avec des conséquences potentielles sur l'ensemble de l'économie mondiale. Le bras de fer entre Donald Trump et Jerome Powell C'est précisément cette indépendance qui est aujourd'hui au cœur des tensions. Depuis plusieurs mois, Donald Trump critique ouvertement les décisions de la Fed et de son président. Il appelle à une baisse des taux d'intérêt pour soutenir la croissance, mais l'institution refuse de céder à ces pressions. Dans ce contexte, Jerome Powell a fait l'objet d'une procédure judiciaire liée à la rénovation du siège de la Fed. Une enquête pénale qualifiée par l'intéressé d'attaque « sans précédent », largement interprétée comme une pression politique. Même si la procédure est désormais close, le message reste clair : la banque centrale est sous pression. Et pour Powell, l'enjeu dépasse largement sa personne. Il s'agit de défendre la capacité de la Fed à prendre ses décisions en fonction de l'intérêt économique, et non d'un agenda politique. Le choix de rester : un signal fort pour l'avenir de la Fed Autre élément marquant : la décision de Jerome Powell de rester au sein de la Fed comme gouverneur après la fin de son mandat de président. Une décision qui rompt avec la tradition, les dirigeants quittant habituellement l'institution à ce stade. Ce choix n'est pas anodin. En restant, Powell conserve une influence dans les débats internes et limite la capacité de l'exécutif à nommer un nouveau gouverneur. Un enjeu stratégique, alors que la composition du conseil pourrait déterminer l'orientation future de la politique monétaire. Car si le pouvoir politique obtenait une majorité au sein de la Fed, il pourrait peser directement sur les décisions économiques, avec un risque majeur : une perte de confiance des investisseurs, une hausse des taux sur les marchés et, à terme, une instabilité financière. Le paradoxe est donc réel. Vouloir influencer la banque centrale pour soutenir l'économie pourrait produire l'effet inverse. Dans ce contexte, le successeur de Jerome Powell, Kevin Warsh, hérite d'une institution fragilisée, à la fois sur le plan institutionnel et économique. L'inflation reste une préoccupation majeure aux États-Unis, notamment en raison de la hausse des prix de l'énergie liée aux tensions géopolitiques. Ses premières décisions seront donc scrutées de très près, alors que l'économie américaine évolue dans un climat d'incertitude et de fortes tensions politiques.
C dans l'air du 29 avril 2026 - Trump veut étouffer l'Iran ...et asphyxie l'Europe Secouée par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche, l'Europe a tenté plusieurs stratégies, allant de la flatterie aux concessions. Mais Trump ne respectant que ceux qui lui tiennent tête, certains, à commencer par la France et l'Espagne, ont décidé de parler le même langage, depuis la crise du Groenland. Un changement de ton qui gagne aujourd'hui d'autres pays européens alors que le blocage du détroit d'Ormuz se poursuit... et même la monarchie britannique.À l'heure où la « relation spéciale » traverse une zone de turbulences, le président des États-Unis reprochant aux Britanniques de ne pas l'aider dans sa guerre contre l'Iran, Charles III a choisi l'ironie face à Donald Trump, lors du dîner d'État à la Maison-Blanche. « Vous avez récemment déclaré, M. le président, que sans les États-Unis, les pays européens parleraient l'allemand. Oserais-je dire que sans nous, vous parleriez français ? » Une pique feutrée, mais révélatrice d'un agacement grandissant. Un peu plus tôt, devant le Congrès, le souverain avait déjà insisté sur « la défense de la démocratie » qui a permis aux deux pays de rester si proches, « non pas dans l'intérêt de nos peuples, mais du peuple ».Même évolution à Berlin. Longtemps prudent, Friedrich Merz hausse désormais le ton. Après avoir été en retrait lors de son déplacement aux États-Unis début mars, le chancelier allemand critique ouvertement la stratégie américaine en Iran, estimant que « les Américains n'ont visiblement aucune ligne claire » et que Téhéran « humilie » la première puissance mondiale. Des propos qui ont immédiatement fait réagir Donald Trump, dénonçant un manque d'expertise et s'attaquant, au passage, à la situation économique allemande.À Rome, la relation se dégrade également. Giorgia Meloni, longtemps perçue comme une alliée naturelle par le président américain, est désormais dans son viseur. Donald Trump s'en prend à la présidente du Conseil italien, qu'il a cessé de considérer comme courageuse, car il pensait qu'elle allait l'aider dans la guerre contre l'Iran. Elle lui semble désormais « ingrate » et n'est plus la « remarquable » dirigeante conservatrice qu'il avait connue.Autre pays « vilain » dans le collimateur de Donald Trump : l'Espagne. Le pays dirigé par le Premier ministre Pedro Sánchez s'impose comme l'un des principaux opposants européens à la politique de Donald Trump. Depuis le 28 février 2026, il condamne fermement la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, qu'il qualifie d'« illégale » et d'« erreur extraordinaire ». Une position qui lui a valu de vives critiques du président américain, allant jusqu'à menacer de « cesser » tout commerce bilatéral après le refus de Madrid d'autoriser l'utilisation de ses bases militaires. Selon un courriel interne au Pentagone, dévoilé la semaine dernière par l'agence de presse Reuters, les États-Unis étudieraient désormais la possibilité de suspendre la participation de l'Espagne à l'OTAN.Furieux de ne pas avoir obtenu le Groenland, Donald Trump a également réitéré récemment ses menaces de quitter l'OTAN, « un tigre de papier ». Mais serait-ce possible ? Jusqu'où ira le bras de fer entre Trump et les Européens ? Et que se passe-t-il au Groenland ? Reportage dans l'île arctique où les investissements américains se multiplient…Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- JEAN-DOMINIQUE MERCHET - Journaliste - L'Express, spécialiste des relations internationales et des questions de défense- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, auteure de Les fantômes de Munich- S
durée : 00:15:38 - Guerre au Moyen-Orient : Pete Hegseth face au Congrès Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au sommaire :Un jeune déserteur russe de 20 ans raconte les horreurs de la guerre en Ukraine et les pratiques de racket des officiers dans l'armée russe.La guerre en Ukraine est de plus en plus contestée par la population russe qui en subit les conséquences économiques et politiques, avec une baisse de la cote de popularité de Vladimir Poutine.Le roi Charles III a fait une visite officielle au Congrès américain, marquée par quelques piques politiques discrètes envers l'ancien président Donald Trump et son opposition à l'OTAN.L'ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve se dit prêt à être candidat en 2027, tout en prenant ses distances avec l'ex-président François Hollande.Une polémique éclate autour de l'ouverture d'un point de vente de l'enseigne de restauration rapide 100% halal Master Poulet à Saint-Ouen.Analyse sur ce que les emojis disent de nous. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En République démocratique du Congo (RDC), « le pouvoir prépare un braquage constitutionnel », déclare l'un des principaux leaders de l'opposition. Vendredi dernier, le premier vice-président de l'Assemblée nationale, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, disait sur RFI vouloir changer la Constitution pour résoudre un certain nombre de problèmes avant la prochaine élection présidentielle de décembre 2028. L'ancien ministre Olivier Kamitatu réagit ce mardi 28 avril. Il est l'un des pères de la Constitution de 2006, actuellement en vigueur. C'est aussi le porte-parole de l'opposant Moïse Katumbi, qui est arrivé officiellement deuxième à la dernière présidentielle. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Olivier Kamitatu, « il faut changer la Constitution, notamment pour mieux répartir les compétences entre l'État central et les provinces » dit le premier vice-président de l'Assemblée nationale. Qu'est-ce que vous en pensez ? Olivier Kamitatu : tout ce qu'il faut dire, c'est un monument de contrevérités, un véritable catalogue de mensonges et je dirais même une leçon d'hypocrisie. Parce qu'en réalité, les problèmes institutionnels qu'il a relevés, l'élection des sénateurs, les compétences des provinces, la gouvernance locale, seraient bloqués par l'article 220. C'est juridiquement faux et manifestement de très mauvaise foi. L'article 220, effectivement, protège un nombre limité et précis de dispositions qui sont intangibles, parmi lesquelles la forme républicaine de l'État, le suffrage universel, le nombre et la durée des mandats présidentiels. Mais il ne protège nullement le mode d'élection des sénateurs ni les compétences des gouverneurs. Ces matières relèvent des lois organiques que le Parlement peut modifier à la majorité absolue sans toucher à un seul mot de la Constitution. Cette manipulation est d'autant plus grossière que monsieur Jean-Claude Tshilumbayi sait pertinemment que la vraie disposition intangible qui les embarrasse, c'est l'alinéa 2 de l'article 220, celui qui interdit formellement toute révision portant sur la limitation du nombre des mandats présidentiels. C'est cela et cela seul qu'ils veulent supprimer. Alors le premier vice-président ne dément pas que cette nouvelle Constitution pourrait permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat, mais il dit que c'est le vœu de la population et que même à Kinshasa, qui vote plutôt pour l'opposition, les gens ont dit oui à un troisième mandat, quand le président a félicité les footballeurs congolais pour leur qualification à la Coupe du monde. Écoutez, cet argument fait rire. Aucune démocratie sérieuse ne peut confondre l'acclamation des stades avec une délibération citoyenne. Là, monsieur Jean-Claude Tshilumbayi a touché véritablement à une indignité politique. Ce qu'on a entendu, effectivement, un petit nombre dans ce stade disait oui, allez, troisième mandat. « Tina trois » jusqu'au troisième. Et d'autres scandaient « Tina, Sénat » jusqu'au Sénat. Parce que finalement, après son mandat, il doit aller au Sénat, y dormir et y passer le reste de sa vie. C'est ça que les Congolais ont demandé au stade de Kinshasa. Alors vous parlez d'indignité politique, mais concrètement Olivier Kamitatu, qu'est-ce que vous pouvez faire pour empêcher le pouvoir congolais actuel de changer la Constitution par un vote du Congrès par exemple, vu que l'UDPS y dispose d'une majorité écrasante à l'Assemblée nationale comme au Sénat ? Écoutez, la même Constitution nous fait le devoir de nous opposer à un braquage constitutionnel, parce que c'est à cela qu'on assiste aujourd'hui. L'article 64 de la Constitution nous dit bien que tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d'individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l'exerce en violation de la loi et de la Constitution. Ce que nous avons réussi il y a dix ans, et bien pour le Congo, nous le réussirons aujourd'hui contre ceux qui veulent faire ce braquage constitutionnel. Ce que vous avez réussi il y a dix ans, c'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'il y a dix ans, il y avait exactement les mêmes velléités de vouloir changer la Constitution pour rester au pouvoir. Et c'est là où on doit s'élever contre le cynisme absolu de l'UDPS. Parce que, il y a dix ans, des jeunes Congolais sont descendus dans les rues de Kinshasa pour défendre exactement ce que Jean-Claude Tshilumbayi est en train de détruire : la limitation des mandats, le respect de la Constitution, le refus du glissement. Ces jeunes gens, je vous le rappelle, ils s'appelaient Rossy Mukendi Tshimanga, Thérèse Kapangala. Ils avaient pour eux leur jeunesse, leur courage, leur foi dans une Constitution que l'UDPS leur avait appris à considérer comme un bien sacré. Nous avions demandé à cette jeunesse de se lever pour défendre, au péril de sa vie, cette Constitution. Nous, le G7, à l'époque, l'UDPS était à nos côtés et aujourd'hui qu'est-ce qu'on voit ? Ces gens qui crachent sur la mémoire de Rossy Mukendi Tshimanga, qui piétinent le sacrifice de Thérèse Kapangala. Ils trahissent chacun de ceux qui ont cru dans leurs promesses, qui ont payé de leur liberté et de leur vie la fidélité à une cause que tous ces leaders ont abandonnée aujourd'hui, dès lors qu'elle ne leur servait plus. Nous leur devons au minimum de ne pas nous taire. Alors c'est vrai qu'il y a dix ans, Joseph Kabila s'est cassé les dents sur son projet de pouvoir briguer un troisième mandat. Face à la résistance de l'opposition du G7 et de l'Église catholique, il a dû renoncer. Mais le premier vice-président de l'Assemblée dit qu'à l'époque, le régime s'était discrédité par ses manœuvres pour se cramponner au pouvoir, ce qu'on appelait le glissement, et que la situation est complètement différente aujourd'hui. Mais il oublie un fait capital : c'est sous Félix Tshisekedi que la situation sécuritaire à l'Est s'est dramatiquement dégradée. Et donc ce régime voudrait se prévaloir de son bilan catastrophique pour se maintenir. Il n'y a pas de justification morale possible à un tel renversement des choses, en voulant dire que non, non, non, ça a totalement changé. Alors que la situation du pays, chaque Congolaise, chaque Congolais le sent dans sa vie quotidienne, a empiré au cours des dix dernières années. Olivier Kamitatu, je vous remercie. À lire aussiRDC: «Il faut changer de Constitution pour résoudre un certain nombre de problèmes» - Le grand invité Afrique
La Neutralité, c'est un grand principe de la Nation suisse, c'est un totem aussi. On en reparle régulièrement depuis son invention, on en discute surtout les paramètres, les frontières, les droits et les devoirs qu'elle implique. Des lignes mouvantes et des tendances construites à travers l'histoire. La Suisse n'a pas inventé la neutralité, on la trouve dès l'Antiquité. Mais c'est elle qui se l'est appropriée à tel point que c'est un marqueur de son identité et un rouage essentiel de son histoire. Alors pour comprendre, on commence au XIXe siècle avec un monument chronologique : 1815. La Suisse était déjà neutre mais récemment tout le monde s'était assis sur ce principe. L'historien Cédric Humair nous raconte ce Congrès de Vienne qui rénove la neutralité suisse dans une Europe tout juste sortie des ravageuses guerres napoléoniennes. Entretien avec Cédric Humair, historien, enseignant et chercheur à l'UNIL et à l'EPFL, auteur de La Suisse et les puissances européennes aux éditions Alphil.
Le premier vice-président de l'Assemblée nationale congolaise Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu défend un changement de constitution et ne cache pas que cela permettrait aussi de faire sauter le verrou des deux mandats, afin que Félix Tshisekedi puisse se présenter à un troisième en décembre 2028. Mais comment compte-t-il changer de Constitution ? Est-il d'accord pour passer par un Dialogue national inclusif, comme le réclament l'opposition et l'Église catholique ? De passage à Paris, le premier vice-président de l'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Augustin Kabuya, le secrétaire général du parti au pouvoir, l'UDPS, a déclaré le mois dernier « Nous allons toucher à la Constitution ». Qu'est-ce que ça veut dire ? Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu : Mais parce qu'il y a des problèmes qui cherchent des résolutions, des problèmes récurrents qui se posent, entre autres, les relations entre les provinces et l'État central, mais aussi les compétences des provinces, plus précisément l'élection des sénateurs, des gouverneurs. Ces problèmes ne peuvent pas faire l'objet de révision. S'il faut améliorer le fonctionnement, il faut changer la Constitution parce que ce sont des situations verrouillées par l'article 220 de la Constitution, qui refuse d'être modifié. Cette fois-là, si nous voulons parfaire le fonctionnement des institutions provinciales et des entités territoriales décentralisées, il faut donc changer la Constitution, parce qu'il n'y a pas possibilité de modifier. Alors, il y a un autre point qu'on ne peut pas modifier par une simple révision, c'est la limitation du nombre de mandats présidentiels ? Des mandats présidentiels, oui. Est-ce que l'objectif est aussi d'offrir un troisième mandat à Félix Tshisekedi ? Pas forcément. Si l'une des conséquences était par exemple que le président se représenterait, ça, ça ne peut être que le choix du peuple souverain qui déciderait de modifier ou de changer sa constitution. Ce n'est pas ça le leitmotiv. Donc il y a toutes ces choses-là qui veulent, par exemple, que nous ayons une nouvelle Constitution, parce que pour les améliorer, il n'y a pas moyen de modifier l'actuelle. À lire aussiRDC: l'Union sacrée de la nation ouvre le débat sur la révision de la Constitution Alors, dans le gouvernement actuel, il y a des ministres, comme Didier Budimbu, qui plaident ouvertement pour que Félix Tshisekedi ait le droit de briguer un troisième mandat en décembre 2028. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Si c'est un vœu… Tant que la guerre n'est pas terminée, il est clairement notable que l'on ne peut pas aller à une élection dans les conditions d'une guerre qui a poussé 7 millions de nos compatriotes en dehors du pays. Donc, les obligeant ainsi à ne pas participer à l'expression libre de leur choix. Donc, si la guerre n'est pas terminée en décembre 2028, il y aura un glissement ? Ce n'est pas un glissement, c'est un principe normal que l'on ne tienne pas les élections dans des conditions de guerre. Et comment ça se justifierait ici en Europe ? Vous avez des exemples de cela ? L'Ukraine, c'est une démocratie qui n'arrive pas à tenir des élections parce qu'elle ne peut pas les tenir sous les armes. Alors, de fait, Volodymyr Zelensky a terminé son dernier mandat il y a deux ans. On serait avec Félix Tshisekedi dans un scénario hors mandat, comme Volodymyr Zelensky ? Chez nous, c'est constitutionnel. Ça ne sera même pas un scénario hors mandat parce que notre Constitution le prévoit assez bien qu'à la fin de son mandat, le président de la République, lui, il reste en fonction jusqu'à l'installation effective du nouveau président élu. Ce ne sera pas un glissement, ça sera un fonctionnement normal des institutions. Alors, ce que disent les catholiques de la Cenco, c'est qu'on ne peut pas changer la Constitution sans d'abord obtenir un consensus national. Qu'est-ce que vous répondez ? Est-ce qu'il faut un large consensus national pour changer la Constitution ? Oui, il faut un très large consensus qui doit éventuellement passer par la représentation nationale, donc le Parlement, c'est ce qui est prévu dans notre Constitution, trois cinquièmes des députés siégeant au Congrès, soit alors par la consultation directe du peuple souverain. C'est ça le large consensus national. Ce n'est pas un large consensus national qui se ferait avec les prêtres catholiques et les politiciens qui ont récolté 800 ou 600 voix aux dernières consultations. À lire aussiRDC: modifier la Constitution «pourrait aggraver la situation sécuritaire», assure l'Église catholique Pas de Dialogue national inclusif avant un éventuel changement de Constitution ? Le dialogue, je ne le retrouve nulle part dans notre Constitution. Ce débat sur un éventuel troisième mandat, il a déjà existé du temps de Joseph Kabila. Et finalement, après la mobilisation de l'opposition et de l'Église catholique, il y a renoncé, c'était en 2018. Est-ce que vous ne craignez pas qu'il y ait à nouveau un débat très vif dans votre pays, et que vous n'arriviez peut-être pas à imposer votre réforme ? Mais c'est pourquoi je vous dis que, en 2018, vous dites, lorsque les gens ont tenté ce débat, c'était dans un contexte où rien n'empêchait la tenue des élections en 2016. Ils ont décidé de se cramponner au pouvoir sans aucune justification, et cela a fait que les institutions se sont retrouvées dans un glissement infondé et injustifié, et que les ténors du pouvoir de l'époque ont cherché à couvrir l'imposture. Ce n'est pas la même chose aujourd'hui, donc ce sont des réalités assez différentes. Donc, vous pensez que ce que Joseph Kabila n'a pas réussi en 2018, Felix Tshisekedi va le réussir d'ici 2028 ? Tout dépend aussi de la qualité, de la légitimité. Vous avez sûrement suivi, lorsque notre équipe nationale s'est qualifiée à la Coupe du monde de football et que le président Tshisekedi a réuni les joueurs congolais, vous avez vous même entendu combien dans les masses à Kinshasa, une ville connue pour son penchant vers l'opposition, on scandait et on réclamait auprès du président qu'il change la Constitution. À lire aussiRDC: l'opposant Moïse Katumbi alerte sur le projet de révision de la Constitution
durée : 00:37:42 - Le téléphone sonne - par : Fabienne Sintes - Alors que s'ouvre aujourd'hui le 21e Congrès francophone de l'allergologie à Paris, les allergies n'ont jamais autant pesé sur le quotidien. Respiratoires, alimentaires, cutanées : elles progressent nettement, au point que l'OMS estime qu'une personne sur deux pourrait être concernée d'ici 2050. - réalisation : Thomas Lenglain, Rayan Saibi, Mathias Dubois, Philippe Lefébure - invités : Isabella Annesi-Maesano Professeur d'épidémiologie environnementale, directrice de recherche Inserm à l'Institut Hospitalo-Universitaire Immun4Cure à Montpellier, Edouard Sève Allergologue, Pascale Couratier Directrice générale de l'Association Française pour la Prévention des Allergie (AFPRAL) Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 18 avril 2026 - L'Iran fait volte-face : Donald Trump acculé ?Un revirement de situation inattendu. Ce vendredi, Donald Trump avait déclaré qu'un accord de paix était « très proche » et affirmait que l'Iran avait accepté de remettre son uranium enrichi. Un point clé des négociations alors que les Etats-Unis et Israël accusent la République islamique de vouloir se doter de la bombe atomique, ce qu'elle dément. Mais Téhéran a nié avoir accepté le transfert de ces stocks de matière fissile. Plus encore, ce samedi, l'Iran a annoncé reprendre « le strict contrôle » du détroit d'Ormuz en réaction au maintien du blocus américain des ports iraniens, revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime stratégique. Le cessez-le-feu de deux semaines, négocié par le Pakistan le 8 avril dernier, qui a mis un terme aux attaques en Iran et dans le Golfe, doit expirer le 22 avril. Si des signaux d'ouverture ont été observés entre l'Iran et les Etats-Unis, aucune percée décisive semble s'être distinguée concernant les négociations entre les deux pays. Ces derniers jours, une autre cible a eu les faveurs de Donald Trump : le pape Léon XIV. Ce dernier a été visé par de violentes diatribes de la part du président américain, alors que le pape, lui-même américain, lui reprochait de menacer de détruire la civilisation pluriséculaire de l'Iran. Donald Trump a aussitôt rétorqué reprochant à Léon XIV d'être « faible » en matière de lutte contre la criminalité et « nul en politique étrangère ». Le souverain pontife a alors qualifié la menace de Donald Trump de « vraiment inacceptable » et a exhorté les Américains à demander à leurs élus au Congrès de « travailler à la paix ». Pourquoi l'Iran reprend-il le contrôle du détroit d'Ormuz après avoir annoncé sa réouverture ? Où en sont les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis ? Pour quelles raisons Donald Trump s'en prend-il au pape Léon XIV ?Nos experts :- Alain FRACHON - Chroniqueur pour le journal « Le Monde », spécialiste des relations internationales - Romuald SCIORA - Essayiste, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, auteur d'« America 250, une histoire graphique des Etats-Unis » - Isabelle DE GAULMYN - Journaliste spécialiste des questions de Religion - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales - Magali LACROZE - Envoyée spéciale en direct de Midland dans le Texas
C dans l'air du 13 avril 2026 - Ormuz : et maintenant, Trump bloque le détroit « À 16 heures, le blocus entrera en vigueur ». C'est par ces mots que le président américain Donald Trump a annoncé lundi le blocage complet du détroit d'Ormuz, par lequel transitent en temps normal 20 % du pétrole mondial, au lendemain de l'échec des négociations de paix entre l'Iran et les Etats-Unis à Islamabad. Les Américains espèrent bloquer l'accès aux 22 ports iraniens répartis sur 2 000 kilomètres pour empêcher Téhéran de vendre son pétrole et de financer la guerre. En face, les gardiens de la Révolution ont menacé toute incursion militaire d'une riposte « dure et sévère ». Le 20 mars, face au blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran et à la flambée des cours du pétrole, les Etats-Unis avaient temporairement levé les sanctions visant les exportations de pétrole iranien, pour permettre la vente de 140 millions de barils déjà en haute mer. Aux Etats-Unis, plusieurs responsables politiques, à l'image du sénateur démocrate Mark Warner, s'insurgent face aux contradictions de l'administration Trump : « Nous avons littéralement financé le gouvernement iranien, 14 milliards de dollars qu'ils utilisent pour acheter des armes auprès de la Chine et ailleurs pour attaquer nos troupes ». Quant aux pourparlers pour la paix, la délégation américaine a déjà quitté Islamabad après 21 heures de discussions sans accord. Et personne ne sait ce qu'il adviendra après la fin du cessez-le-feu, prévue le 21 avril.Pendant que JD Vance négociait avec les Iraniens au Pakistan, Donald Trump assistait samedi soir à un gala de MMA à Miami (Floride). Malgré sa décontraction apparente, la situation pour le président américain relève du casse-tête. Les prix du baril ont augmenté lundi matin de 8 %, dépassant les 100 dollars, tandis que le taux d'inflation aux Etats-Unis a bondi en mars à 3,3 %, à cause de la guerre en Iran. Si l'armée américaine a fait preuve de sa domination dans les airs en Iran, celle-ci a un coût : près de 500 millions de dollars par jour selon les estimations du Financial Times. Face à ce gouffre financier, Donald Trump demande toujours plus d'efforts. Après une première rallonge de 200 milliards demandée au Congrès américain dans le cadre de la guerre en Iran, le président souhaite désormais 1 500 milliards de dollars supplémentaires pour moderniser l'armée et reconstituer les stocks de munitions. Pour financer ce projet, le président veut couper dans les dépenses non militaires, notamment les assurances santé, comme il l'a expliqué le 1er avril : « Medicaid, Medicare… Ces choses individuelles doivent se faire au niveau des États, pas au niveau fédéral ». À quoi pourrait ressembler le blocus américain du détroit d'Ormuz ? À quel point la guerre en Iran perturbe l'économie américaine ? Et quelles conséquences pour l'Europe après la défaite de Viktor Orban aux élections législatives en Hongrie ?Nos experts :- Jean-Paul PERRUCHE, Général de corps d'Armée, ancien directeur général de l'État-major de l'U.E. - Alain PIROT - Journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défense, ancien correspondant à Jérusalem - Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef - France 24, ancienne correspondante à Téhéran - Philippe DESSERTINE - Économiste, directeur de l'Institut de Haute Finance, auteur de « L'horizon des possibles »