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C dans l'air l'invité du 27 février 2026 avec Dominique Moïsi, géopolitologue, conseiller spécial de l'institut MontaigneAu lendemain de l'audition par des élus du Congrès américain d'Hilary Clinton dans le cadre de l'affaire Epstein, c'est au tour de son mari, l'ex-Président Bill Clinton, d'être entendu ce vendredi devant la commission d'enquête parlementaire. L'ancienne secrétaire d'Etat américaine a dénoncé un "théâtre politique partisan". L'affaire ne cesse de créer des remous sur la scène politique intérieure, comme à l'international. Dominique Moïsi analysera également la situation en Iran, où Donald Trump menace d'intervenir. Les négociations patinent et la démonstration de force des Etats-Unis dans le golfe Persique se poursuit, appuyée par Israël. Une pression supplémentaire sur un régime déjà fortement affaibli. La mobilisation des Iraniens se poursuit malgré la répression brutale et meurtrière des autorités.
Bill Clinton a été interrogé hier à huis clos en lien avec l'affaire Epstein. Il s'agit de la première fois qu'un ancien président américain est contraint de témoigner contre son gré dans le cadre d'une enquête du Congrès. La divulgation massive de millions de pages de documents concernant le pédocriminel Jeffrey Epstein ainsi que son réseau de connaissances suscite une multitude d'interrogations sur l'impunité des figures puissantes, les jeux de pouvoir et le laxisme des autorités. Le chercheur et analyste de la politique américaine Rafael Jacob explique comment la justice et les personnalités politiques gèrent ce dossier explosif.
Record battu pour Donald TRUMP la nuit dernière à Washington avec le discours sur l'État de l'Union, discours annuel du président devant les membres du Congrès, le plus long de l'histoire récente…Un “âge d'or” mis en avant par le locataire de la Maison blanche qui tranche pourtant avec la réalité de ces derniers jours : des sondages de plus en plus négatifs et le revers infligé par la Cour suprême, qui a déclaré illégale la majeure partie de ses tarifs douaniers, pourtant le pilier de son action économique… Nous allons donc en débattre ce mercredi 25 février avec nos invités : - Agnès DELAHAYE Professeure d'histoire de la civilisation américaine à l'Université Lumière de Lyon II, autrice de "À qui appartient le 4 juillet ? L'indépendance américaine et sa mémoire" aux éditions JC Lattès (04.02.26)- Hugo TOUDIC Docteur en philosophie politique à l'Université Sorbonne- Gérald OLIVIER Journaliste, auteur, chercheur associé à l'IPSE (Institut Prospective et Sécurité en Europe)- Olivier FOURNOUT Maître de conférence HDR, département Sciences économiques et sociales, chercheur à l'Institut Interdisciplinaire de l'Innovation (CNRS), auteur de «La Trumpisation du monde ? Pourquoi le monde adore Trump, y compris ceux qui le détestent » aux éditions Le Bord de L'eau (08.10.20)- Romuald SCIORA Chercheur associé et directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des Etats-Unis de l'IRIS, auteur de L'Amérique éclatée : plongée au cœur d'une nation en déliquescence (ed. Armand Colin, janvier 2025) et America 250. Une histoire graphique des Etats-Unis, Tome 1 : Né dans le sang (ed. Points Nemo, 15 avril 2026)- Clémentine GOLDSZAL Journaliste autrice de « Premiers cris : Les mystères de la néonatologie » aux éditions du Seuil (21.02.25)
Aux États-Unis, Donald Trump a prononcé dans la nuit du 24 au 25 février 2026 son discours traditionnel sur l'état de l'Union devant le Congrès américain. Il s'est vanté d'avoir redressé historiquement l'Amérique. Écoutez RTL autour du monde du 25 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Seguiment de les sessions de control al Parlament i tamb
durée : 00:12:14 - L'invité d'un jour dans le monde - Dans son discours sur l'état de l'Union prononcé hier soir au Congrès, Donald Trump a vanté l'efficacité de sa politique économique depuis son retour à la Maison-Blanche. Mais derrière les superlatifs, quel est le bilan réel ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le président des États-Unis a soigneusement évité le sujet lors de son discours sur l'état de l'union, mais sa gestion de l'affaire Jeffrey Epstein, du nom de cet ancien financier et criminel sexuel mort en prison en 2019, pourrait pénaliser durablement Donald Trump et le parti républicain, estime Jérôme Viala-Gaudefroy, chargé de cours à Sciences Po et invité de RFI, ce 25 février 2026. Après avoir lui-même encouragé dans ses discours une vision conspirationniste de l'affaire Epstein, Donald Trump a freiné pendant de long mois la publication des documents concernant l'ancien financier et criminel sexuel américain. « Il était obligé de rendre publics ces documents », notamment les près de trois millions de fichiers finalement publiés par le ministère de la Justice, le 30 janvier, après un vote du Congrès en ce sens, explique Jérôme Viala-Gaudefroy, chargé de cours à Sciences Po à Paris. Mais en les « caviardant », il fait preuve d'un manque de transparence « en contradiction avec les discours tenus auprès de sa base électorale », à qui il avait promis la publication de tous les fichiers, sans censure, rappelle-t-il. Ces contradictions entre promesses de transparence totale d'abord, et freins à la publication des documents ensuite, pourraient faire l'effet d'un « lent poison qui pourrait détourner des urnes » des électeurs républicains, sans pour autant qu'ils se tournent vers un bulletin démocrate. Ce qui pourrait tout de même avoir des conséquences importantes pour le parti républicain lors des élections de mi-mandat à la fin de l'année, estime Jérôme Viala-Gaudefroy. Les ramifications de l'affaire Epstein en Amérique centrale Plusieurs pays d'Amérique centrale sont cités dans les centaines de milliers de documents rendus publics progressivement dans l'affaire Epstein. En 2019 déjà, la police mexicaine avait enquêté sur 10 000 vidéos pédopornographiques impliquant des enfants honduriens, mexicains et guatémaltèques. Depuis, plusieurs journalistes, notamment au Honduras, ont repris ces traces et mis au jour un réseau de traite d'êtres humains, explique la correspondante de RFI à Tegucigalpa, Marie Griffon. Dans son bureau, Wendy Funès, directrice du média indépendant Reporteros de Investigación, lui raconte les découvertes réalisées avec quatre autres médias honduriens et mexicains : « Nous pensons qu'il y a eu un trafic de filles mineures dans des réseaux de traite d'êtres humains, d'exploitation sexuelle. Cela impliquerait également les maras, les gangs honduriens… Au Honduras, pour l'instant, ces affaires ont été délibérément cachées. Personne n'en parle, on étouffe le sujet. Nous, de notre côté, nous avons osé publier et nous exigeons qu'il y ait maintenant une enquête judiciaire. Car, pour l'instant, il reste encore beaucoup de zones d'ombre. » Mort du chef de cartel «El Mencho» au Mexique : un «effet domino» sur le continent ? Les journaux du continent américain s'interrogent sur les conséquences de la mort d'El Mencho, le chef du cartel de Jalisco Nouvelle génération. Pour l'heure, estime la presse, il y a plus de questions que de réponses. Selon Proceso, un effet domino pourrait se produire en Colombie et en Équateur : la Colombie, pays producteur de cocaïne, et l'Équateur, pays de transit. Ces dernières années, le cartel de Jalisco Nouvelle génération y avait dépassé le cartel de Sinaloa. D'où une question centrale : la disparition d'El Mencho va‑t‑elle provoquer des scissions et une nouvelle vague de violences entre factions dissidentes, au Mexique comme en Colombie ? s'interroge la revue mexicaine. Ces luttes de pouvoir pourraient également s'étendre en Équateur, poursuit Proceso, où plusieurs groupes criminels revendiquent ouvertement leur appartenance au cartel de Jalisco Nouvelle génération. Le site spécialisé Insight Crime apporte toutefois une nuance : oui, les dynamiques internes risquent de changer et les alliances peuvent évoluer, mais « tout indique que cette économie criminelle » va se maintenir en place et que le cartel, comme ses ramifications, n'est «pas près de disparaître». Cuba : incertitude sur les livraisons de pétrole L'île communiste s'apprête à recevoir un nouveau chargement d'aide humanitaire venu du Mexique. Le média officiel Cubadebate publie une photo d'un cargo transportant principalement des haricots et du lait en poudre, soit près de 200 tonnes de marchandises. Parti ce mardi (24 février 2026), le navire doit arriver dans les prochains jours à Cuba, précise le site. De l'aide humanitaire et non du pétrole, que le Mexique n'est plus en mesure d'envoyer en raison des menaces de sanctions de Donald Trump. Les médias cubains et américains peinent d'ailleurs à déterminer si certaines exportations de pétrole vers Cuba sont désormais autorisées ou non. Après la décision de la Cour suprême américaine de révoquer une grande partie des droits de douane imposés par Washington, Cubadebate tente d'expliquer les implications pour Cuba : la fin des taxes visant les pays commerçant avec l'île. Un article qui a généré des commentaires « confus », ironise le site indépendant 14ymedio, qui estime que les nouvelles mesures prises par Trump montrent que les États‑Unis entendent continuer à empêcher l'entrée de pétrole à Cuba. Pourtant, note Bloomberg, des sources au sein du gouvernement américain assurent que les exportations de pétrole seront bien autorisées… mais uniquement pour des entreprises privées. Or, rappelle le média économique, les PME cubaines ne peuvent importer que de petites quantités de carburant et n'ont pas le droit de le revendre. Autrement dit, le blocus pétrolier n'est pas levé. Au Pérou, une nouvelle première ministre dans le « chaos » et « l'improvisation » « Chaos et improvisation », titre El Comercio à Lima, après la nomination surprise d'une nouvelle Première ministre : Denisse Miralles, une économiste de droite. Une désignation inattendue puisque quelques heures plus tôt, une autre personnalité avait été pressentie : Hernando de Soto, ancien candidat à la présidentielle, rappelle le journal dans un éditorial très critique. Ce changement de dernière minute interroge sur « la capacité » du nouveau président de gauche — le huitième en moins de dix ans — à « gouverner de manière autonome face aux forces politiques » représentées au Parlement, ajoute El Comercio. Pour La República, le nouveau gouvernement résulterait même d'un « pacte de corruption ». Le journal estime qu'Hernando de Soto a été « sacrifié » sur l'autel des «querelles de pouvoir» au sein du Parlement. Dans le journal de la 1ère... En Martinique, on aiguise les sabres et on prépare les machines en vue du démarrage de la campagne sucrière 2026, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
Les prochaines heures seront « décisives », s'exclame le Süddeutsche Zeitung à Munich : « Les États-Unis parviendront-ils à un accord avec l'Iran dans le différend concernant son programme nucléaire ? Ou bien Donald Trump ordonnera-t-il une attaque ? (…) Demain jeudi, précise le quotidien allemand, Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, et Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain, se rencontreront pour la troisième fois à Genève. Les discussions porteront sur la possibilité d'éviter une guerre. La question est de savoir si la partie iranienne présentera une proposition suffisamment conciliante pour que le président Trump s'abstienne de toute frappe militaire, du moins provisoirement. Parmi les questions en suspens, il y a le programme nucléaire iranien, mais aussi les missiles balistiques du régime et son soutien à des milices comme le Hezbollah libanais. » Signes avant-coureurs En effet, tout pourrait se jouer demain jeudi, relève L'Orient-Le Jour à Beyrouth. « Dans l'éventualité où ses émissaires reviendraient bredouilles des dernières négociations avec les Iraniens, Donald Trump pourrait lancer une opération limitée pour tenter d'obtenir plus de concessions, sur le nucléaire ou au-delà. Pression ou préparation, les rumeurs se multiplient en tout cas sur la possibilité d'une frappe imminente, affirme le quotidien libanais. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réuni lundi un Conseil de sécurité, indiquant que son pays traversait des temps “complexes et très difficiles“, tandis que les médias locaux faisaient état des préparatifs du système de santé national pour faire face à une guerre prolongée. Washington évacuait le même jour le personnel non essentiel de son ambassade à Beyrouth. » L'armada américaine Ce qui est sûr, c'est que les États-Unis ont considérablement renforcé leur présence militaire dans la région. Le Washington Post a fait les comptes : « Plus de 150 avions, avions de combat, avavionsargos et avions ravitailleurs, ont été déployés vers des bases en Europe et au Moyen-Orient depuis la semaine dernière, depuis la fin du deuxième cycle de négociations nucléaires entre les États-Unis et l'Iran, sans avancée significative. (…) Des dizaines d'autres appareils, note encore le Washington Post, sont stationnés sur le porte-avions Abraham Lincoln, positionné au large des côtes omanaises depuis début février, et sur le porte-avions Gerald Ford, qui croise actuellement au large de la Crète. Les deux navires sont accompagnés de destroyers lance-missiles qui transportent des dizaines de Tomahawks, les missiles que les forces américaines ont utilisé en juin dernier pour frapper des cibles nucléaires iraniennes. » Menaces et interrogations Alors, « l'ombre de la guerre pèse de nouveau sur le Moyen-Orient et, une nouvelle fois, les États-Unis en sont la cause », pointe Le Monde à Paris. « Donald Trump, qui avait fait irruption en politique il y a plus de dix ans, en partie en dénonçant l'aventurisme guerrier des administrations précédentes dans cette région, menace ouvertement l'Iran de frappes d'une ampleur bien supérieure à celle de la guerre de juin dernier, déclenchée par Israël et à laquelle Washington s'était joint. Le précédent vénézuélien a montré que la concentration actuelle de forces militaires américaines à la périphérie du Golfe, même sans moyens terrestres, doit être prise au sérieux. Elle vise un régime définitivement discrédité par son choix de noyer dans le sang, en janvier, la vague de colère qui a saisi les Iraniens face à l'effondrement de leur économie. » Toutefois, relève Le Monde, « les menaces américaines soulèvent de graves questions. Donald Trump évoque une guerre dont les objectifs restent pour l'instant indéfinis. S'agit-il de renforcer sa position en vue de nouvelles négociations, de détruire un programme nucléaire dont il assurait pourtant en juin qu'il avait été anéanti ? La cible est-elle le programme balistique développé par Téhéran, qui constitue une menace réelle pour l'ensemble des voisins de la République islamique ? Envisage-t-il un changement de régime (…) ? » Et il y a d'autres interrogations, souligne encore Le Monde : « Trump envisage une opération militaire d'une importance considérable, sans le moindre vote du Congrès, qui dispose seul du pouvoir de déclarer la guerre. De même, une telle attaque dépourvue d'un blanc-seing des Nations unies serait évidemment illégale du point de vue du droit international, aucune légitime défense ne pouvant être avancée par Washington pour la justifier. »
Le président américain a prononcé le plus long discours sur l'état de l'union.À l'en croire, les Américains vivent actuellement la plus belle période de leur histoire.Était-ce un discours de pré-campagne pour les élections de mi-mandat présidentiel, en novembre prochain?Épisode Éclairage Politique du mercredi 25 février 2026, dans le balado InfoBref actualités et affairesavec Patrick White, professeur de journalisme et ancien journaliste politique, et Patrick Pierra, éditeur d'InfoBref Pour obtenir chaque matin l'essentiel des nouvelles en 5 minutes: inscrivez-vous gratuitement à l'infolettre InfoBref Matin: https://infobref.com/infolettres écoutez le balado InfoBref sur les principales plateformes audio: https://infobref.com/audio Infolettre de Patrick White consacrée aux médias: https://open.substack.com/pub/patwhite70 Pour commandite et publicité dans le balado InfoBref: https://infobref.com/pub/balado/ Commentaires et suggestions à l'animateur Patrick Pierra: patrick [à] infobref.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au sommaire de l'émission : Donald Trump revendique son bilan lors d'un discours devant le Congrès, suscitant des tensions avec les démocrates sur des sujets comme l'immigration et la politique étrangère.Laurence des Cars, présidente du Louvre, démissionne après une série de problèmes de sécurité et de grèves du personnel, ouvrant la voie à la nomination d'un nouveau président.La plateforme de vente en ligne chinoise Shein ouvre 5 boutiques dans les BHV en France, suscitant des inquiétudes sur l'impact pour le commerce français.Le chancelier allemand Friedrich Merz plaide pour une coopération plus juste avec la Chine lors de sa visite.Une grande vente aux enchères de pièces de cinéma cultes aura lieu prochainement à Los Angeles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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durée : 02:30:03 - Les Matins - par : Astrid de Villaines, Yoann Duval - Ce matin, sur France Culture, à 7h40 et à 8h20, Astrid de Villaines reçoit la grand reporter Florence Aubenas et la chercheuse Tatiana Kastoueva-Jean, quatre ans jour pour jour après le début de l'invasion russe. A 7h17, Marianne Péron-Doise analyse l'état du pouvoir nord-coréen. - réalisation : Félicie Faugère
durée : 00:12:47 - Les Enjeux internationaux - par : Astrid de Villaines - Que révèle le neuvième Congrès du Parti des travailleurs, à l'issue duquel Kim Jong-un vient sans surprise d'être réélu, sur les priorités et la solidité du régime nord-coréen aujourd'hui ? Comment la Corée du Nord répond-elle aux transformations de l'ordre international ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Marianne Péron-Doise Chercheuse à l'IRIS et directrice de l'Observatoire Géopolitique sur l'Indo-Pacifique
L’aspirante première ministre du Québec se prononce sur le fiasco SAAQclic, affirme que Santé Québec est là pour rester et confirme qu’elle se voit comme première ministre | 4 ans depuis le début de la guerre en Ukraine : un triste anniversaire… | Christian Page met la lumière sur deux phénomènes paranormaux | Le PLC affirme que le projet Cúram est un succès ! Dans cet épisode intégral du 24 février, en entrevue : Christine Fréchette, candidate à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ) et députée de Sanguinet. Michael Shwec, président du Congrès des Ukrainiens Canadiens au Québec. Christine Normandin, députée de St-Jean, leader parlementaire du Bloc Québécois. Une production QUB Février 2026Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Donald Trump a prononcé cette nuit son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès américain. Il a défendu son bilan économique, sa politique migratoire et ses choix internationaux. Un an après son retour à la maison blanche, le Président américain l'affirme : "Je peux dire dignement et fièrement que nous avons accompli une transformation sans précédent et un redressement historique, notre pays est de retour." Un discours crucial pour Donald Trump à l'approche des midterms, ces élections de mi-mandat qui pourraient faire basculer le Congrès. Analayse de cet évenement avec Jean-Eric Branaa maître de conférences à l'université Paris-Panthéon-Assas, spécialiste des Etats Unis. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quatre ans après le début de l’invasion russe, la guerre en Ukraine s’enlise dans une impasse meurtrière, sans issue militaire ni diplomatique en vue. Sur le terrain, l’armée russe progresse lentement, grignotant le territoire ukrainien au prix de pertes colossales, tandis que Kyiv multiplie les attaques ciblées et mise sur l’innovation technologique, notamment les drones, pour compenser le manque d’effectifs. Entrevue avec Michael Shwec, président du Congrès des Ukrainiens Canadiens au Québec. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
C dans l'air du 23 février 2026 : Trump et la Cour Suprême : stupeur et tremblementsDonald Trump désavoué. La Cour suprême des Etats-Unis a retoqué vendredi dernier une grande partie des droits de douane instaurés par le président américain, jugeant que l'« urgence économique » invoquée pour se passer de l'aval préalable du Congrès n'était pas avérée. L'agence américaine des douanes et de la protection des frontières (CBP) va donc suspendre à compter de ce mardi la perception de ces droits de douane. A la suite du revers infligé par la Cour suprême, Donald Trump a déjà riposté en décrétant une nouvelle taxe douanière mondiale de 15% censée entrer en vigueur ce mardi pour une durée de 150 jours, avec des exemptions sectorielles. Le Parlement européen, de son côté, a aussitôt pris la décision de suspendre la procédure de mise en œuvre de l'accord commercial entre l'UE et les Etats-Unis, dans l'attente d'« éclaircissements » de Washington. Dans ce climat de tension politique aux Etats-Unis, le Président des Etats-Unis est également pris pour cible. Un jeune homme muni d'un fusil et d'un bidon d'essence s'est introduit tôt dimanche à Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump en Floride, avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Donald Trump était absent au moment des faits. Donald Trump avait déjà été l'objet de deux tentatives d'assassinat lors de la dernière campagne présidentielle. En juillet 2024, il avait été visé par un tir et touché à l'oreille lors d'un meeting en Pennsylvanie, l''image avait fait le tour du monde. Deux mois plus tard, le républicain subissait une autre tentative d'assassinat sur un parcours de golf en Floride. Le Président américain devrait tout de même se réjouir d'une élimination très attendue. Le Mexique est actuellement secoué par une vague de violences après la mort de Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », chef de l'un des plus gros cartels de la drogue lors d'une opération militaire réalisée avec le soutien des Etats-Unis. La secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que le gouvernement américain avait fourni un soutien en matière de renseignement pour l'opération. Le trafiquant avait été inculpé à plusieurs reprises aux États-Unis pour trafic de drogue, notamment pour des accusations liées à la fabrication et à l'exportation de méthamphétamine, de cocaïne et de fentanyl vers le territoire américain. Quelles seront les répercussions économiques après l'annonce de nouvelles surtaxes par Donald Trump ? L'accord commercial entre l'UE et les Etats-Unis est-il fragilisé ? La mort du trafiquant « El Mencho » marque-t-elle un tournant dans la lutte contre le trafic de drogue aux Etats-Unis ?Experts :- Romuald SCIORA - Politologue, essayiste, spécialiste des relations internationales et de la politique américaine - Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Les juges contre l'Amérique » - Kethevane GORJESTANI - Journaliste Franco-américaine France 24 - Emmanuel DUTEIL - Directeur de la rédaction L'Usine Nouvelle
durée : 00:12:26 - Les Enjeux internationaux - par : Astrid de Villaines - La Cour suprême des États-Unis a infligé un revers à Donald Trump en jugeant illégaux ses droits de douane "réciproques". Les juges rappellent que le commerce relève du Congrès, relançant le débat sur l'étendue des prérogatives de l'exécutif. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Anne Deysine Juriste et américaniste, professeure émérite de l'université Paris-Nanterre.
La Cour suprême américaine a annulé une large partie des droits de douane instaurés l'an dernier par Donald Trump, estimant que seul le Congrès peut imposer de telles mesures en temps de paix. Un revers institutionnel majeur pour le président, qui dénonce une décision « honteuse » et tente déjà de rétablir une barrière tarifaire de 15 % via un nouveau décret fondé sur le Trade Act. Une mesure temporaire, limitée à 150 jours, qui ravive les incertitudes pour l'économie mondiale et interroge sur l'avenir des accords commerciaux conclus avec Washington, notamment celui signé avec l'Union européenne. Les explications de Charles Sannat, fondateur du site insolentiae. Ecorama du 23 février 2026, présenté par David Jacquot sur Boursorama.com Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Son image, photo ou vidéo, est en Une de la plupart des grands journaux internationaux : Donald Trump mécontent, gesticulant, derrière un pupitre, « confronté aux limites de son pouvoir », titre Le Monde. « Le président américain voit un pan majeur de son action rejeté par la plus haute instance des États-Unis, remarque le quotidien français, au moment même où il fait face à une contestation grandissante sur son traitement de l'affaire Epstein et sur sa politique migratoire ». Les juges de la Cour suprême se sont donc prononcés vendredi contre les droits de douane de Donald Trump. Le Washington Post analyse cette décision : « La Cour ne se prononce pas sur le bien-fondé des droits de douane. Elle reconnaît toutefois qu'il s'agit d'une taxe importante et que la perception des recettes fiscales relève du pouvoir du Congrès ». Sur la forme, le New York Times remarque que « le président Trump a affiché un mépris manifeste pour la Cour suprême, qualifiant les juges qui ont voté contre ses droits de douane, de "fous et de toutous" ». Il est vrai que le président américain n'a pas l'habitude qu'on lui résiste et qu'il vient de subir ce que Le Monde qualifie de « grande gifle ». Taxe de 10% Ceci étant, Donald Trump a aussitôt répliqué en annonçant un nouveau droit de douane de 10%. « Trump impose une taxe douanière mondiale de 10% » titre le journal espagnol El Païs, alors qu'à Tokyo, le Japan Times précise que « le président s'est engagé à utiliser différents outils pour contourner la décision de la Cour suprême, et préserver les taxes à l'importation qu'il considère comme essentielles à sa politique économique et étrangère. » Quels sont ces « outils » que Donald Trump a l'intention d'utiliser ? Le New York Times nous dit qu'il s'agit « d'une loi commerciale de 1974, connue sous le nom d'article 122, qu'aucun président n'a jamais invoquée. » Le Figaro précise que « cette loi permet, sur une période de 150 jours, d'imposer jusqu'à 15% de surtaxes douanières à tout pays avec lequel les États-Unis affichent un déficit "important et sérieux". » Pour Le Figaro, ce n'est toutefois pas la fin de l'histoire « comme le démontrent les alternatives invoquées par le président Trump, estime le journal, la décision de la Cour suprême ne met pas un terme à l'incertitude qui pénalise le commerce mondial ». Interrogations et perspectives L'incertitude étant plus que jamais à l'ordre du jour, tout le monde sort sa calculette pour tenter d'y voir plus clair. À Buenos Aires, La Nacion est plutôt optimiste et estime que « grâce à l'accord signé avec les États-Unis, l'Argentine sera exemptée du nouveau droit de douane mondial de 10% décrété hier par Donald ». Le Times, de son côté, juge que Donald Trump aura moins de latitude avec la loi de 1974 qu'il compte invoquer : le quotidien britannique, souligne que ni « le taux de 145 % qu'il appliquait jusqu'alors aux produits chinois », « ni celui de 25 % aux produits canadiens », « n'est applicable avec la loi de 1974 sur le commerce ». Le Guardian cherche à évaluer les conséquences de la taxe de 10% annoncée par Trump, expliquant que « le gouvernement britannique s'attend à ce que sa position commerciale privilégiée soit maintenue », l'Union européenne déclarant, de son côté, « qu'elle analyse la décision de Donald Trump, tout en poursuivant ses efforts pour réduire les droits de douane imposés par les États-Unis sur les exportations européennes ». À Hong Kong, le South China Morning Post juge, lui, que la décision de la Cour suprême « prive la Maison-Blanche d'un outil puissant de pression sur Pékin, ce qui risque d'affaiblir la position de négociation de Washington ». Autant dire que les commentaires vont bon train et ce n'est sans doute pas fini…
Près de trois millions d'e-mails, de textos, de photos et de vidéos, envoyés ou reçus par l'homme d'affaires Jeffrey Epstein, ont été révélés par le ministère de la justice américain, le 30 janvier. Cette nouvelle salve de documents transmise au public par l'administration Trump, à la demande insistante du Congrès, donne un aperçu du large réseau de connexions que s'était construit dans le monde entier l'homme d'affaires new-yorkais, mort en 2019 en prison après son arrestation par le FBI. Onze ans plus tôt, en 2008, il avait été condamné pour « sollicitation de prostitution » et « incitation de mineur à la prostitution » en Floride.En France, des personnalités citées dans des échanges de mails avec le pédocriminel ont fait affaire avec lui ou ont été ses proches. C'est notamment le cas de l'ancien ministre de la culture Jack Lang et de sa fille Caroline, dont l'abondante correspondance avec Jeffrey Epstein montre une forte proximité professionnelle et amicale. Leur relation donne aujourd'hui du grain à moudre au Parquet national financier (PNF), qui a ouvert, le 6 février, une enquête pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » contre les deux membres de la famille Lang.Mais que reproche la justice à Jack et Caroline Lang dans le cadre de cette affaire ? Qui sont les autres Français mis en cause dans ce dossier ? En quoi ces documents donnent-ils à voir la mécanique mise en œuvre par Epstein pour devenir proche des puissants ? Dans cet épisode de « L'Heure du Monde », Ivanne Trippenbach et Jérôme Lefilliâtre, deux des journalistes du Monde qui enquêtent sur le sujet, nous racontent leurs investigations.Un épisode de Cyrielle Bedu. Réalisation : Florentin Baume. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sounds. Présentation et suivi éditorial : Thomas Baumgartner. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli.Cet épisode a été diffusé le 20 février 2026.---Abonnez-vous au Monde : https://abo.lemonde.fr/podcastEt réservez vos places pour les lives des 5 ans de "L'Heure du Monde" : https://ateliers.lemonde.fr/lheure-du-monde/174 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le congrès du parti unique, organisé tous les cinq ans, a commencé ce vendredi 20 février 2026 en Corée du Nord. Le dirigeant Kim Jong-un a parlé d'un « tournant historique » à l'ouverture ce matin. L'événement devrait servir à définir et annoncer un large éventail de priorités et les objectifs du régime en matière nucléaire. Pyongyang, qui a procédé à de multiples essais de missiles balistiques intercontinentaux, a développé des liens étroits avec la Russie, envoyant notamment des soldats nord-coréens en soutien aux forces russes dans leur guerre contre l'Ukraine. Entretien avec Anthony Dufour, ancien correspondant en Asie de plusieurs médias français, auteur de livres et documentaires sur les Corées et réalisateur du documentaire La revanche des Kim. À lire aussiCorée du Nord: Kim Jong-un ouvre un congrès exceptionnel du Parti des travailleurs
Découvrez ma formation aux fondamentaux de l'accueil, un parcours d'excellence, accessible à toutes & tous !1️⃣ Présentation de l'invitée :Le spa hôtelier, pour certains, c'est devenu un passage obligé.Pour d'autres, un gouffre financier.Alors posons franchement la question :Faut-il forcément un spa pour être attractif aujourd'hui ?Et surtout… est-ce que tous les hôtels doivent se poser la même question ?Pour en parler, j'ai le plaisir de recevoir Laure Jeandemange, la rédactrice en chef du magazine Spa de Beauté et Les Nouvelles Esthétiques.Elle organise le Congrès International Esthétique & SPA, un événement qui réunit chaque année celles et ceux qui vivent — et font vivre — le spa au quotidien.Rendez-vous les 11-12-13 Avril 2026 à Paris Expo Porte de Versailles - Hall 5, toutes les informations ici.2️⃣ Notes et références :▶️ Toutes les notes et références de l'épisode sont à retrouver ici.Cet épisode est produit en partenariat avec Spa de Beauté. Un grand merci aux équipes pour leur collaboration et leur professionnalisme.3️⃣ Le sponsor de l'épisode : HotelPartnerHotelPartner Revenue ManagementPrendre un rendez-vous avec MarjolaineDites que vous venez d'Hospitality Insiders et Marjolaine se déplace gratuitement dans votre établissement pour effectuer un diagnostic !4️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Introduction00:02:00 - Déconstruction des idées reçues sur le spa00:06:00 - Le spa comme levier stratégique d'attractivité00:14:00 - Les erreurs de conception et la mesure du ROI00:22:00 - L'histoire familiale des Nouvelles Esthétiques00:27:00 - Le Congrès International et la journée dédiée aux hôteliers00:36:00 - Questions signaturesSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'Argentine est à l'arrêt ce jeudi 19 février 2026 alors que le président argentin Javier Milei fait face à sa quatrième grève générale en un peu plus de deux ans de mandat. Un appel à la grève générale lancé par la CGT, principale centrale syndicale du pays, contre sa réforme de dérégulation du travail. Le texte qui a déjà été adopté par le Sénat, passe aujourd'hui devant le Congrès. C'est dans ce contexte tendu que le principal producteur de pneus d'Argentine a fermé ses portes hier (18 février 2026). Fate existait depuis 80 ans, nous apprend Infobae. Aujourd'hui, 920 personnes se retrouvent sans emploi. L'entreprise n'est pas en faillite ou en liquidation judiciaire. Elle ferme ses portes tout simplement, précise le quotidien. C'est la première grande entreprise argentine à le faire au cours de ses dernières années. « L'usine, la plus plus grande d'Argentine, produisait plus de 5 millions de pneus par an », précise le Buenos Aires Times. Qu'est-ce qui a poussé Fate à jeter l'éponge ? Le communiqué publié par l'entreprise et que l'on peut lire dans Infobae, est assez laconique. Il y est question de « changements des conditions du marché (qui) nous obligent à aborder les défis futurs avec une approche différente » et à « mettre fin à tous les contrats de travail ». « Depuis un an et demi, Fate perd entre deux et trois millions de dollars chaque mois », indique La Nacion. Pour le Buenos Aires Times, l'explication est à chercher du côté de la libéralisation des échanges décidée par le gouvernement de Javier Milei, qui a conduit à une forte hausse des importations. « Le secteur industriel argentin traverse une crise majeure », écrit encore le quotidien. Polémiques autour du nouveau président péruvien José Maria Balcazar, issu des rangs de la gauche, prend les rênes du Pérou pour quelques mois. Mais ce qui pose problème, ce sont ses prises de position en faveur du mariage des enfants, souligne El Comercio. En juin 2023, au cours du débat devant la Commission de la Justice sur l'interdiction du mariage des mineurs, il a affirmé que les relations sexuelles précoces « aident au développement psychologique futur de la femme » du moment qu'il n'y a pas de violence, rappelle La Republica. Autres taches sur son CV : des accusations de détournements de fonds et de corruption. Dans un communiqué dont se fait l'écho La Razon, l'Ordre des avocats de Lambayeque, ville dont est originaire José Maria Balcazar, dit son opposition à son élection en tant que chef de l'État et rappelle qu'il a été renvoyé de l'ordre pour des manquements éthiques. Il fait l'objet de plusieurs plaintes, insiste La Republica. Son élection est une « irresponsabilité impardonnable », s'insurge El Comercio. Le Parlement a commis « une erreur historique ». Les « déclarations et les convictions » de José Maria Balcazar sont « incompatibles avec les principes démocratiques et les droits humains fondamentaux », poursuit le journal qui dénonce la « déconnexion morale » des parlementaires péruviens. Certaines régions touristiques de Colombie aux mains de groupes armés En Colombie, le journal El Tiempo s'inquiète de l'influence du Clan del Golfo dans la région de Santa Marta, dans le nord. Le cartel « gouverne-t-il » cette région, se demande le journal qui raconte comment un simple accident de voiture a permis de mettre en lumière une réalité préoccupante. Le fils d'un militant écologiste a eu un accident au volant d'une voiture de location près d'une plage. Des hommes à moto sont immédiatement arrivés et ont exigé 1,5 million de pesos, un peu moins de 350 euros, pour soi-disant « compenser les dégâts ». Un cas qui illustre le contrôle exercé par des groupes armés dans plusieurs secteurs touristiques, écrit El Tiempo. « Le racket est devenu la norme, à tel point que cela fait partie du fonctionnement économique quotidien », explique au journal le défenseur des droits humains, Lerber Dimas. C'est même considéré comme « un service public supplémentaire » dont il faut s'acquitter pour pouvoir travailler. Un vendeur de Taganga, village sur la côte des Caraïbes, explique ainsi que les gangs se servent sur « chaque chaise louée, chaque poisson vendu, chaque billet de bateau acheté ». Pendant ce temps-là, les négociations avec ces groupes criminels lancées par le gouvernement dans le cadre du processus de « paix totale » n'avancent pas vraiment, constate El Tiempo. Mais ailleurs dans le pays, les accords de paix de 2016 et les efforts de Gustavo Petro portent leurs fruits. C'est le cas notamment de Mesetas, ancien bastion des rebelles des FARC devenu un haut-lieu du tourisme. Notre correspondante Najet Benrabaa est allée rencontrer les habitants. Le journal de la 1ère La première mission spatiale privée 100% espagnole s'élancera en 2027, dans le ciel de la Guyane.
Selon le Financial Times, Donald Trump envisagerait de réduire une partie des droits de douane imposés sur l'acier et l'aluminium. Une inflexion surprenante pour un président qui a fait du protectionnisme un marqueur central de sa politique économique. Mais derrière ce possible revirement se cachent des enjeux majeurs : inflation persistante, pression sur le pouvoir d'achat, difficultés croissantes des entreprises américaines et, surtout, échéances électorales cruciales. Depuis l'été dernier, Donald Trump a fortement durci sa politique commerciale. Le président américain a relevé jusqu'à 50% les droits de douane sur les importations d'acier et d'aluminium, avant d'étendre ces surtaxes à des centaines de produits dérivés, comme les pièces automobiles, l'électroménager ou encore certains équipements industriels. L'objectif affiché reste le même : protéger l'industrie américaine et lutter contre la surcapacité chinoise, accusée d'inonder les marchés mondiaux avec des produits à bas prix. Une stratégie assumée, mais dont les effets économiques se révèlent rapidement problématiques. Car l'acier et l'aluminium sont omniprésents dans le quotidien des ménages. Des canettes aux boîtes de conserve, des voitures aux réfrigérateurs, une large partie de l'économie est concernée. Résultat, ces droits de douane ont directement alimenté l'inflation aux États-Unis, renchérissant de nombreux biens de consommation courante. Selon le Bureau du budget du Congrès américain, près de 95% du coût des droits de douane est finalement supporté par les consommateurs et les entreprises du pays. Autrement dit, ce sont les ménages américains qui paient l'essentiel de la facture. Une pression politique croissante à l'approche des élections Cette flambée des prix tombe particulièrement mal sur le plan politique. L'inflation reste la première préoccupation des électeurs américains, dans un contexte où le pouvoir d'achat est devenu un enjeu central du débat public. Or, dans quelques mois se tiendront les élections de mi-mandat, un scrutin crucial pour l'équilibre du Congrès. Le mécontentement croissant des consommateurs face à la cherté de la vie constitue un risque électoral majeur pour Donald Trump et son camp. L'impopularité de certaines mesures économiques pourrait se traduire dans les urnes. Dans ce contexte, l'éventualité d'un assouplissement ciblé des droits de douane apparaît comme une tentative de désamorcer la contestation sociale et de rassurer un électorat inquiet. Un ajustement tactique plus qu'un changement de cap idéologique. Les entreprises américaines en première ligne Mais la pression ne vient pas seulement des ménages. Les entreprises américaines, grandes consommatrices d'acier et d'aluminium, subissent elles aussi de plein fouet les effets de cette politique tarifaire. Les groupes industriels voient leur facture exploser. Le constructeur automobile Ford a par exemple annoncé une charge douanière de 2 milliards de dollars pour l'an passé, soit le double de 2024. Produire aux États-Unis coûte désormais bien plus cher, contraignant les industriels à absorber eux-mêmes les surcoûts liés aux matières premières. À cela s'ajoute la complexité administrative du dispositif. Les droits de douane ne s'appliquent pas uniquement aux métaux bruts, mais aussi à des milliers de produits dérivés, calculés en fonction de leur teneur précise en acier ou en aluminium et de l'origine du métal. Un véritable casse-tête bureaucratique, qui oblige les entreprises à recruter du personnel dédié à la conformité douanière, alourdissant encore leurs coûts. C'est pourquoi le lobbying industriel s'intensifie. De nombreuses entreprises réclament un allègement des surtaxes, soulignant leurs effets contre-productifs sur la compétitivité et l'emploi. Une pression économique qui rejoint désormais les préoccupations politiques. En envisageant un allègement ciblé des droits de douane sur l'acier et l'aluminium, Donald Trump cherche à préserver son image de défenseur de l'industrie nationale tout en allégeant la facture pour les ménages et les entreprises. Sans renier sa doctrine protectionniste, il tente de corriger ses excès les plus coûteux. Plus qu'un virage stratégique, cette inflexion potentielle ressemble à un ajustement pragmatique, dicté par la réalité économique et la contrainte politique, à l'approche d'échéances électorales décisives. À lire aussiDonald Trump signe le décret portant à 50% les surtaxes douanières sur l'aluminium et l'acier
À Port-au-Prince, la violence des gangs a des conséquences extrêmement lourdes sur l'accès aux soins. Près des 3/4 des structures médicales ne fonctionnent plus et ce sont essentiellement les organisations humanitaires qui font tourner les quelques centres de santé et hôpitaux toujours ouverts. Nos envoyés spéciaux Justine Fontaine et Achim Lippold ont pu se rendre à l'Hôpital de Drouillard géré par Médecins sans frontières, situé à Cité Soleil, quartier sous la coupe d'un groupe criminel. À l'entrée, une lourde porte métallique et l'obligation de déposer ses armes. La violence n'a pas sa place dans l'hôpital. « Les différentes unités de soin sont protégées contre les tirs. Si l'établissement n'est pas directement visé par les gangs, il peut toujours être touché par des balles perdues » des gangs ou des policiers, raconte notre journaliste Achim Lippold. Ici, bourreaux et victimes sont soignés sans distinction. « La vie coincée entre les gangs et la police qui commet, elle aussi des exactions a profondément traumatisé les habitants », explique encore Achim Lippold. En plus du stress quotidien, le chômage, le manque de moyens et la malnutrition pèsent sur l'état de santé des Haïtiens. « Les gens se sentent vulnérables quand ils ne peuvent pas aider ou prendre soin de leur famille », explique le docteur Darena Diomeri. Anne Cantener prolonge la discussion avec Mumuza Muhindo, chef de mission sortant de Médecins sans frontières pour Haïti, en ligne depuis Port-au-Prince. « Travailler en Haïti, c'est accepter de prendre beaucoup de risques », explique d'emblée l'humanitaire. « Notre priorité, c'est la sécurité des malades et de notre personnel ». À plusieurs reprises, MSF a dû fermer certaines de ses structures. « Nous adaptons nos activités en fonction du contexte sécuritaire », précise Mumuza Muhindo qui prend la température chaque matin, auprès de ses contacts. « Il faut dialoguer avec tous les acteurs de la zone : chefs de gangs mais aussi chefs traditionnels, prêtres, pasteurs... C'est un travail quotidien. » Les besoins sont énormes car seules 25% environ des structures médicales fonctionnent à Port-au-Prince « et encore, pas de façon optimale », précise le responsable. Elles manquent notamment de personnels car les gens ont peur de venir travailler. « Pour eux, c'est s'exposer aux risques de kidnappings, de viols ou de balles perdues ». Un 8è président pour le Pérou en 10 ans Le Pérou connaîtra aujourd'hui le nom de son nouveau président. Les Parlementaires devront choisir entre quatre candidats, nous apprend La Republica. Trois hommes et une femme. Un vote en présentiel mais à bulletins secrets, explique le journal. Il faudra sans doute deux tours tant le Parlement est fragmenté. À deux mois de la présidentielle, El Comercio espère que les élus privilégieront l'interêt national, et non pas « les calculs électoraux de court terme ». Le journal les appelle à choisir « un profil consensuel, une autorité morale en ce moment de profonde méfiance institutionnelle. » Le nouveau président succèdera à José Jeri qui a été destitué hier (17 février 2026). Il avait pris le pouvoir en octobre 2025, après le destitution - déjà - de Dina Boluarte. Selon La Republica, ce que l'histoire retiendra, c'est que José Jeri n'est pas resté longtemps à la tête de l'État et qu'il a déçu. Il a commis des erreurs, confirme El Comercio. Plaintes pour trafic d'influences, réunions secrètes avec des hommes d'affaires chinois, embauches illégales de personnes qui lui avaient rendu visite au siège du gouvernement et toute une série d'interrogations sur son éthique. Voilà ce qui a conduit José Jeri vers la sortie. « Quand un président perd la confiance des gens aussi vite, la chute politique est inévitable », écrit El Comercio. « José Jeri le savait mais il a continué à justifier l'injustifiable, changeant de version au fur et à mesure qu'apparaissaient des preuves compromettantes », déplore le journal. Le président a fini par être lâché, y compris par la droite péruvienne. Cette nouvelle crise politique au Pérou pourrait éloigner encore un plus les électeurs des urnes. « Les responsables politiques péruviens, qu'ils soient de droite ou de gauche, trouvent toujours le moyen de te décevoir », commente avec amertume l'écrivain et célèbre animateur de télévision Jaime Baily interrogé par La Republica. « Ils s'arrangent toujours pour que tu finisses par avoir honte d'avoir voté pour eux ». Alors Jaime Baily a trouvé la solution : il ne vote plus. Le gouvernement argentin veut-il protéger ou museler la presse ? En Argentine, les journalistes ne pourront pas couvrir les prochaines manifestations contre la réforme du travail comme ils l'entendent. Hier, (17 février 2026), le gouvernement a publié des recommandations à l'intention de la presse, explique Clarin. Les journalistes devront rester sur un trottoir, d'un côté de la place du Congrès, et ne pas se mettre entre les forces de sécurité et les manifestants en cas de débordements. Ce serait vous mettre vous-même en danger car « face à des faits violents, les forces de l'ordre interviendront », menace le ministère de la Sécurité dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. Le gouvernement dit s'inquiéter pour la sécurité des journalistes alors que la semaine dernière, lors du vote du texte par le Sénat, une manifestation avait dégénéré. Mais l'Association des correspondants étrangers en Argentine dénonce une entrave à la liberté de la presse, rapporte Pagina 12. L'Acera estime que le gouvernement cherche à intimider les journalistes et méconnaît sa propre responsabilité : l'État doit protéger les journalistes quand ils travaillent sur la voie publique. C'est un devoir reconnu internationalement, précise encore l'association. Le journal de la 1ère On a assisté à une « déferlante rouge » dans les centres-villes de Martinique hier (17 février 2026), à l'occasion de Mardi-Gras.
Dans cette ville du département de l'Artibonite, les infrastructures publiques sont laissées à l'abandon. Pour tenter d'enrayer leur dégradation, les associations, soutenues par la diaspora prennent en charge les travaux. La Patrie en danger, une organisation de citoyens des Gonaïves vivant à l'étranger, a lancé l'année dernière (2025) des travaux de réaménagement de la Place d'Armes des Gonaïves. Ce lieu revêt une importance symbolique majeure dans l'histoire nationale : c'est là que les héros de l'armée indigène ont proclamé l'indépendance d'Haïti, le 1er janvier 1804. Plus récemment, un autre groupe de citoyens a entrepris la réhabilitation d'un terrain de football de la ville. Ce terrain est notamment utilisé durant les vacances estivales pour l'organisation de compétitions de football interquartiers, très prisées par la jeunesse locale. Ces chantiers n'ont bénéficié d'aucun support financier de la part des autorités locales. Un reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Ronel Paul. La peur de l'embrasement nucléaire Aux États-Unis, la presse revient sur l'expiration de New Start, le dernier traité qui encadrait les arsenaux nucléaires états-uniens et russes. C'était dans la nuit du 4 au 5 février 2026. « Le traité New Start n'était pas un remède miracle, mais il a contribué à la sécurité du monde », estime le sénateur démocrate Mark Kelly dans le Washington Post. « Si vous voulez la paix, ne perdez pas la course à l'armement nucléaire », rétorque son collègue républicain Mark Cotton dans le Wall Street Journal. Le New York Times, de son côté, lance l'alerte : « Donald Trump risque de déclencher un incendie nucléaire ». « Plutôt que de préserver la stabilité qui règne depuis un demi-siècle, l'administration envisage de déployer plus d'armes nucléaires et, peut-être de manière plus imprudente, la reprise des essais nucléaires souterrains », écrit le quotidien. Alors, comme souvent face à la politique de Donald Trump, il en appelle au Congrès : « À une époque où les tensions s'intensifient et les traités se délitent, laisser le sort du monde entre les mains d'une seule personne, quelle qu'elle soit, est un risque qu'aucune démocratie ne devrait tolérer. » Vers un abaissement de l'âge de la responsabilité pénale en Argentine En Argentine, les députés ont voté jeudi dernier (12 février) en faveur de l'abaissement de l'âge de la responsabilité pénale. Elle passe de 16 à 14 ans. Pour Jimena Villareal, ce projet de loi est parfaitement absurde. Elle aurait pourtant toutes les raisons d'y être favorables. Il y a deux ans, le 29 février 2024, son mari a été tué par deux ados de 17 et 14 ans qui voulaient lui voler sa moto. Mais Jimena, que Pagina12 a rencontrée, connaît la réalité des choses. Elle est psychologue, spécialisée dans l'enfance et l'adolescence. Elle a travaillé dans des quartiers populaires. Et elle en est persuadée : « Personne ne devient un meurtrier comme ça, d'un coup. C'est la conséquence d'un long processus marqué par l'abandon. Ceux qui vont aller en prison sont tous pauvres. Ils seront placés dans une institution où on les oubliera jusqu'à ce qu'ils en ressortent. » Ce qui met aussi en colère Jimena, c'est le budget prévu pour financer les futurs centres de détention : plus de 23 milliards de pesos – l'équivalent de 14 millions d'euros. « Ce serait formidable, dit-elle, qu'ils investissent cet argent dans des lieux où ces enfants pourraient trouver de l'humanité, plutôt que dans des prisons où ils deviendront de vrais criminels. » Tumbler Ridge aspire à retrouver une vie normale Au Canada, la petite ville de Tumbler Ridge, en Colombie britannique, panse ses plaies. Cette bourgade sans histoire s'est retrouvée au cœur de l'actualité après une fusillade dans un lycée. Cinq élèves et un professeur tués par une jeune femme de 18 ans qui s'est donné la mort. C'était mardi dernier. (10 février 2026) Aux États-Unis, ces tueries de masse sont malheureusement fréquentes. Mais de ce côté-ci de la frontière, c'est tout le contraire. Si bien que tout d'un coup, Tumbler Ridge a vu affluer des enquêteurs, des journalistes, des bénévoles d'une église évangélique... Tant de monde que les restaurants et les cafés se sont vite retrouvés débordés. Le point culminant, ç'a été vendredi, quand les politiques sont venus au chevet de la ville meurtrie. Le Premier ministre Mark Carney, le chef de l'opposition Pierre Poilievre... Le lendemain, tout le monde était parti. À part quelques reporters, dont celle du Globe and Mail qui nous raconte comment, après le choc, Tumbler Ridge tente aujourd'hui de retrouver une vie normale. Le célébrissime carnaval de Rio commence ce lundi (16 février 2026) au Brésil. Une semaine de fêtes qui, chaque année, font l'objet de tentatives de récupération par le pouvoir. Des tentatives malvenues, d'autant que le carnaval est lui aussi un reflet des appétits commerciaux et des inégalités très fortes qui fracturent le Brésil. Un reportage de notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.
durée : 00:05:26 - C'est une chanson - par : Frédéric Pommier - La comédienne et metteuse en scène Laura Presgurvic s'apprête à monter une nouvelle version du spectacle musical "Roméo et Juliette", l'année prochaine au Palais des Congrès de Paris. Elle se livre sur son rapport à ce titre extrait du film "César et Rosalie" de Claude Sautet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Au sommaire : Le gouvernement français présente aujourd'hui sa stratégie énergétique pour les 10 prochaines années, avec notamment la construction de 6 nouveaux réacteurs nucléaires et l'augmentation de la production d'énergies renouvelables.Aux États-Unis, le Congrès vote contre les droits de douane sur les produits canadiens, infligeant un revers à la politique protectionniste de Donald Trump.Face à la concurrence chinoise, plus de 1300 chefs d'entreprise européens appellent à l'instauration d'une "préférence européenne" pour protéger l'industrie locale, avec des mécanismes de subventions et de relocalisations.Malgré une hausse de la fréquentation, les centres commerciaux en France peinent à maintenir leur chiffre d'affaires, poussant les acteurs du secteur à diversifier leur offre avec plus de services et d'expériences.Face à l'arrivée de l'intelligence artificielle, le gouvernement britannique étudie la mise en place d'un revenu universel de base pour accompagner les employés des secteurs touchés.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Haïti, l'Unicef estime que les enrôlements d'enfants par les gangs ont triplé en un an et qu'aujourd'hui, les moins de 18 ans représenteraient jusqu'à la moitié de leurs membres. Plus de 80% de Port-au-Prince sont aux mains des gangs. Mais qui compose ces groupes criminels ? Comment sont-ils recrutés ? Et peuvent-ils en sortir ? D'après les chiffres de l'Unicef, 30 à 50 % d'entre eux ont moins de 18 ans. Ils sont donc des milliers à avoir été recrutés de force. Et seule une poignée d'entre eux parvient parfois à en sortir. Dans la capitale, un « centre de transit » pour enfants et adolescents les accompagne pour les aider à se réinsérer dans la société haïtienne. Un reportage de Justine Fontaine et Achim Lippold. Au-delà de ces enfants qui échappent aux gangs, les autres ne sont pas non plus épargnés par les violences. Au contraire. Beaucoup sont traumatisés, non seulement par les groupes criminels mais aussi par la police. C'est ce qu'explique Patrick Joseph, qui œuvre en tant que travailleur social dans plusieurs quartiers sous contrôle des gangs. Il a déménagé avec sa famille à quatre reprises ces dernières années. « Ce qui est difficile, c'est de se réveiller le matin sans savoir à quoi s'attendre ni ce que l'enfant va voir sur le chemin. Un jour, mon fils a vu trois, quatre cadavres sur la route de l'école. Quand je suis allé le chercher, il m'a demandé si l'on avait retiré les corps qu'il avait vus par terre », raconte Patrick Joseph au micro de RFI. La question de la police haïtienne est justement abordée par Le Nouvelliste, qui appelle à se pencher sur son fonctionnement. Il faut sauver son âme pour sauver la République, estime le rédacteur en chef du quotidien, Frantz Duval. Le Nouvelliste nous parle aussi de la volonté de la mairie de Delmas de détruire les constructions illégales qui empiètent sur les trottoirs. Nouveau revers judiciaire pour Donald Trump La presse du continent nous conduit aussi aux États-Unis, où Donald Trump vient d'enregistrer une nouvelle défaite sur le terrain judiciaire. Un grand jury de Washington a refusé mardi (10 février 2026) d'inculper six élus démocrates, deux sénateurs et quatre membres de la Chambre qui, en novembre 2025, avaient appelé l'armée à désobéir « aux ordres illégaux ». Cela avait déclenché la fureur de Donald Trump qui les avait accusés sur son réseau Truth Social de trahison, et réclamé la peine de mort. Et aux États-Unis, aujourd'hui, quand le président ordonne, le ministère de la Justice exécute. « De nos jours, écrit le Washington Post, personne au ministère de la Justice n'a la réputation ou le courage de dissuader efficacement le président de donner des ordres contre-productifs ou illégaux. C'est pourquoi les procureurs ont tenté de faire ce que Trump leur demandait. » Le FBI a commencé à enquêter. Le bureau du procureur de Washington a tenté de faire inculper les six élus. Il a affirmé qu'ils avaient enfreint une loi interdisant toute atteinte à la loyauté, au moral ou à la discipline des forces armées. Sauf qu'une telle loi, estime le Washington Post, « violerait évidemment le Premier Amendement », celui sur la liberté d'expression, « si elle criminalisait les discours politiques exhortant les membres de l'armée à respecter la loi ». « La provocation politique n'est pas un crime, rappelle le quotidien. Les membres du Congrès doivent pouvoir critiquer l'utilisation de l'armée par le pouvoir exécutif. ». Échec donc. Ce n'est pas la première fois qu'un grand jury rejette une telle demande d'inculpation. C'est même de plus en plus fréquent depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. C'est ce que relève le New York Times. Pourtant, rappelle le quotidien, ces jurys composés de citoyens ordinaires étaient jusque-là plutôt connus pour suivre les demandes des procureurs. Ou, comme l'écrit ironiquement The Nation, pour leur capacité à « inculper un sandwich au jambon ». Mais ça, c'était avant. Aujourd'hui, titre l'hebdomadaire, « les grands jurys sauvent la démocratie ». Car avant l'épisode de mardi, d'autres grands jurys locaux ont refusé d'inculper la procureure générale de New York ou des citoyens surveillant les opérations de l'ICE à Chicago. Au Venezuela, le pari d'Harry Sargeant et l'espoir d'une jeune femme En visite au Venezuela, le ministre états-unien de l'Énergie Chris Wright a promis une « hausse spectaculaire » de la production de pétrole. Cela ferait bien les affaires du magnat de l'Énergie Harry Sargeant, qui lorgne depuis des années sur les réserves du pays et qui est donc en passe de remporter son pari. Le Wall Street Journal consacre un long portrait à ce milliardaire de 68 ans qui, avant le raid du 3 janvier conduisant à l'enlèvement de Nicolas Maduro, était le seul à faire régulièrement la navette entre la résidence floridienne de Donald Trump et le palais présidentiel vénézuélien. Au point que le président déchu le surnommait affectueusement « abuelo » - « grand-père ». Au point aussi que l'activiste vénézuélien Thor Halvorssen le qualifie de « super-méchant » qui donne la priorité à son profit personnel. Toujours au Venezuela, le Parlement doit adopter ce jeudi (12 février 2026) une loi d'amnistie historique. Cela redonne de l'espoir à Angel Gomez. Elle se souvient de ce matin du 15 avril 2022, où elle avait regardé sa mère se préparer pour aller au travail. Ses bottes bien lustrées, cet insigne de la police municipale de Zamora cousu sur la manche de son uniforme. Elle pensait assister à ce moment où sa mère se transforme en super-héroïne pour affronter sa journée. C'était en fait le début d'un cauchemar qui dure depuis quatre ans. Et que nous raconte TalCual. La mère d'Angel Gomez a été inculpée notamment d'abus de pouvoir et de corruption. Treize chefs d'accusation au total, en lien avec une sombre affaire d'expropriation ordonnée par le maire de Zamora et de lutte politique. Quatre ans, donc, pendant lesquels Angel Gomez s'est tue par peur des représailles. Jusqu'au 8 janvier 2026, lorsque le président de l'Assemblée nationale a promis la libération des prisonniers politiques. Alors Angel Gomez a pris son téléphone pour raconter son histoire sur les réseaux sociaux. C'était à son tour de sauver sa super-héroïne. Aujourd'hui, à l'heure où l'Assemblée s'apprête à voter, elle se prend donc à rêver.
Totes les incid
L'émission 28 minutes du 12/02/2026 Joann Sfar dessine l'après 7-Octobre, entre Paris, Ramallah et Tel-Aviv Le dessinateur, mais aussi écrivain, réalisateur et professeur à l'École des Beaux-Arts, Joann Sfar, publie “Terre de sang. Le temps du désespoir”, aux éditions Les Arènes. Ce troisième livre vient clore le cycle commencé avec “Nous vivrons” et “Que faire des Juifs ?”, consacrés aux conséquences du 7 octobre 2023. Il explorait la résurgence de l'antisémitisme dans la société française, tout comme sa continuité dans l'histoire mondiale. Avec ce nouvel opus, sous la forme d'une BD reportage, le dessinateur est allé à la rencontre des habitants du Proche-Orient, à Ramallah, Naplouse, Hébron ou encore Jérusalem. Affaire Epstein : un lent poison pour la démocratie ? Plus de trois millions de documents déclassifiés, 2 000 vidéos et des dizaines de milliers d'images mises à la disposition de tous : l'affaire Epstein a pris une nouvelle dimension le 30 janvier. En novembre 2025, le Congrès américain a approuvé à une large majorité la loi sur la transparence des dossiers Epstein, promulguée, peu après, par Donald Trump. En juillet 2019, Jeffrey Epstein est arrêté et accusé, notamment, de diriger un vaste réseau de prostitution de mineurs. Il meurt en prison quelques semaines plus tard sans jamais avoir été jugé. Aux États-Unis, au Royaume-Uni ou encore en Norvège, la déclassification de ces dossiers révèle des liens entre Jeffrey Epstein et des hauts-responsables. En France, l'ancien ministre de la Culture, Jack Lang, a démissionné de la présidence de l'Institut du monde arabe après l'ouverture d'une enquête du Parquet national financier pour ses liens avec le criminel sexuel. Alors que Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron viennent de remporter l'or olympique en danse sur glace, Xavier Mauduit nous raconte l'histoire de la jeune patineuse Lidwine canonisée par le pape Léon XIII. Marie Bonnisseau s'intéresse au retrait par l'administration Trump du drapeau arc-en-ciel du Stonewall National Monument, à New York, lieu emblématique de la défense des droits de la communauté LGBTQI+. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 12 février 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 12/02/2026 Affaire Epstein : un lent poison pour la démocratie ? Plus de trois millions de documents déclassifiés, 2 000 vidéos et des dizaines de milliers d'images mises à la disposition de tous : l'affaire Epstein a pris une nouvelle dimension le 30 janvier. En novembre 2025, le Congrès américain a approuvé à une large majorité la loi sur la transparence des dossiers Epstein, promulguée, peu après, par Donald Trump. En juillet 2019, Jeffrey Epstein est arrêté et accusé, notamment, de diriger un vaste réseau de prostitution de mineurs. Il meurt en prison quelques semaines plus tard sans jamais avoir été jugé. Aux États-Unis, au Royaume-Uni ou encore en Norvège, la déclassification de ces dossiers révèle des liens entre Jeffrey Epstein et des hauts-responsables. En France, l'ancien ministre de la Culture, Jack Lang, a démissionné de la présidence de l'Institut du monde arabe après l'ouverture d'une enquête du Parquet national financier pour ses liens avec le criminel sexuel. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 12 février 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
C dans l'air du 11 février 2026 - Affaire Epstein : Et maintenant le Quai d'Orsay...Les secousses de l'affaire Epstein continuent en Europe, et notamment en France, où la justice est saisie après la mise en cause d'un diplomate français, Fabrice Aidan, qui a échangé de très nombreux mails avec le multimillionnaire entre 2010 et 2017. Son nom figure dans 200 documents récemment diffusés par les autorités américaines. Selon Mediapart et Radio France, il aurait fait bénéficier Jeffrey Epstein « d'informations diplomatiques, de services ou de ses réseaux à l'international ».Objet, en 2013, d'une enquête du FBI et d'une procédure disciplinaire interne de l'ONU pour des soupçons de consultation de sites pédopornographiques, le diplomate avait alors dû quitter son poste à l'ONU et les États-Unis. Il était auparavant placé sous l'autorité d'un autre diplomate, le Norvégien Terje Rød-Larsen. Ce dernier est également visé par une enquête en Norvège pour « complicité de corruption aggravée », dans le cadre de ses liens avec Epstein.Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, s'est dit ce matin effaré et indigné. « Quand j'ai pris connaissance de ces informations, j'ai fait ce que chacun aurait fait à ma place » en signalant les faits à la justice et en lançant une enquête administrative et une procédure disciplinaire, a déclaré le ministre, assurant qu'il n'avait découvert la situation que mardi.Une plainte pour des viols présumés remontant à 1990 a également été déposée auprès du parquet de Paris, hier, par une ancienne mannequin suédoise, aujourd'hui âgée de 56 ans, contre Damien Siad, dont le nom apparaît près de 2 000 fois parmi les trois millions de nouveaux fichiers déclassifiés par la justice américaine. Selon les informations de « L'Œil du 20 Heures » et de « Complément d'enquête », cet homme, chasseur de mannequins à l'époque, aurait présenté plusieurs femmes à Jeffrey Epstein, dont au moins quatre Françaises, dessinant les contours d'un volet parisien de l'affaire Epstein, lieu de vie privilégié du financier américain. « Toute la lumière doit être faite », a affirmé la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, qui encourage « les femmes qui auraient été victimes » à parler et à « se tourner vers la justice ».Aux États-Unis, point de départ de l'enquête, l'affaire Epstein continue également de provoquer des remous. L'ancien président Bill Clinton est assigné, avec son épouse, à comparaître devant le Congrès pour s'expliquer sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Aucun acte répréhensible n'est recensé pour le moment, mais il est établi que les deux hommes étaient très proches. Bill Clinton devrait comparaître le 27 février, à condition que cette audition de la Chambre des représentants soit publique afin d'éviter toute récupération politique. Parallèlement, des élus du Congrès ont pu examiner, lundi, des documents non caviardés du dossier. Ils évoquent six noms occultés, sans explication de la part du ministère américain de la Justice, et menacent de dévoiler l'identité de ces personnalités influentes, dont l'une serait un homme haut placé dans un gouvernement étranger. Sous la pression, le ministère de la Justice américain a finalement révélé le nom du PDG. Il s'agit de Leslie Wexner, ex-patron de l'entreprise de lingerie Victoria's Secret. ?Nos experts :- Audrey GOUTARD - Grand reporter – France Télévisions- Valérie CANTIÉ - Journaliste - Radio France- Richard WERLY - Éditorialiste international – Blick.ch - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - France Info TV- Claire MEYNIAL ( en duplex), correspondante aux États-Unis - Le Point, autrice de La guerre des Amériques.
La vaga educativa, la suspensi
durée : 00:06:12 - Caroline au pays des 27 - par : Caroline Gillet - Parfois, dans le contexte de relations tendues entre l'UE et les Etats-Unis, je pense aux fonctionnaires et diplomates européens qui travaillent là-bas auprès du Congrès. Amélie Griesmann dirige le bureau de liaison à Washington et elle a accepté de nous répondre. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Julien Peron est l'invité du 228ème épisode du podcast C'est quoi le bonheur pour vous?
Dans l'espoir de calmer les critiques, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem a indiqué que tous les agents de l'ICE allaient désormais être équipés de caméras-piétons. Mais leur présence inquiète toujours une partie de la population, en particulier les immigrés. Et notamment les Haïtiens. « Tous les Haïtiens, légaux ou illégaux, ont peur des activités de l'ICE à Minneapolis, témoigne David Policard, directeur de l'ONG VanneSé, auprès de notre envoyé spécial Vincent Souriau. Beaucoup ont abandonné leur boulot par crainte d'être interpellés en se rendant au travail. » Pour ces personnes sans emploi, s'alimenter devient difficile. Conduire les enfants à l'école s'avère également périlleux. « Donc, nous, on fait tout : la livraison de nourriture, déposer les gens au travail…, confie David Policard. Parce que moi, je passe pour un Afro-Américain. Je ne suis pas la cible. Les personnes ciblées, on sait qui elles sont : les Latinos, les Somaliens, les Asiatiques. » L'arme secrète de la Sécurité intérieure Le département de la Sécurité intérieure déploie une arme secrète contre les citoyens ordinaires. Jon a découvert son existence à ses dépens. C'est le Washington Post qui nous le raconte. Jon, c'est un jeune retraité de 67 ans qui vit en banlieue de Philadelphie. En octobre 2025, il apprend en lisant son journal qu'un réfugié afghan est menacé d'expulsion. Et ça, Jon ne peut pas laisser faire. Il se dit que l'Amérique en laquelle il croit ne peut pas tenir si les citoyens comme lui ne s'expriment pas. Alors il rédige un mail au procureur depuis sa messagerie Google. Un mail tout à fait correct où il lui rappelle la situation en Afghanistan. Il lui demande de faire preuve de bon sens et de décence. Et il envoie. Cinq heures et une minute plus tard, mail de Google. L'entreprise l'informe qu'elle a reçu une assignation administrative du département de la Sécurité intérieure. Elle doit lui transmettre des informations relatives au compte de Jon. Jon ne comprend pas. Il pense d'abord à une erreur. Et puis il se demande : ce n'est quand même pas à cause de ce mail ? L'assignation administrative, explique le Washington Post, c'est une procédure que les agences fédérales peuvent déclencher sans l'ordre d'un juge ou d'un grand jury. Ça leur permet d'agir vite. Par exemple contre un prédateur sexuel ou un trafiquant de drogue. Mais pour les organisations de défense des droits, ça sert surtout à étouffer la liberté d'expression. Les experts estiment que la Sécurité intérieure en émet des dizaines de milliers chaque année. Pour identifier des utilisateurs d'Instagram qui se sont exprimés sur les interventions de l'ICE, par exemple. Ou pour exiger les informations personnelles de 7 000 travailleurs de la santé du Minnesota qui ont protesté contre l'intrusion de la police de l'immigration dans un hôpital. Et tout cela, sans aucun contrôle. Trois navires de guerre dans la baie de Port-au-Prince En Haïti, trois navires de guerre états-uniens sont arrivés dans la nuit dans la baie de Port-au-Prince. « Leur présence reflète l'engagement indéfectible des États-Unis en faveur de la sécurité, de la stabilité et d'un avenir meilleur pour Haïti », déclare un communiqué de l'ambassade des États-Unis en Haïti. Ce déploiement intervient six jours après une audition de Marco Rubio au Congrès. Le chef de la diplomatie états-unienne avait évoqué la « posture de guerre » que l'administration Trump voulait adopter contre les organisations criminelles opérant en Haïti et dans la région. Mais ce déploiement a lieu aussi à quatre jours du 7 février, qui signe la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition. Alors le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval, s'interroge : ces navires sont-ils des bâtons ou des carottes ? « Il va falloir attendre et voir si ce déploiement vise à marquer un tournant au plan politique sécuritaire et/ou à dissuader toute aventure politique désespérée », écrit-il. « Toutes les initiatives pour peser sur la prochaine transition vont se mener sous l'œil vigilant et armé des bateaux américains. Certains y voient la politique du gros bâton, d'autres l'opportunité d'une carotte comme une main tendue pour aider Haïti à passer un mauvais moment. » Étudiants et proches de prisonniers politiques manifestent à Caracas Une manifestation convoquée notamment par les étudiants s'est tenue hier (3 février 2026) au sein de l'Université centrale du Venezuela. En présence aussi de proches de détenus. C'est El Nacional qui le rapporte. Parmi les manifestants, il y avait Fanny Lozada, qui a raconté les tortures qu'avaient subies son petit-fils... âgé de seulement 15 ans. Une manifestation qui s'est donc tenue un mois tout pile après l'enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores par l'armée états-unienne. TalCual, justement, consacre tout un dossier à ce mois sans Maduro. Sur le site du journal, vous pourrez trouver un article qui décrit les conditions d'incarcération du couple dans sa prison de Brooklyn. Un autre sur la façon dont la présidente par intérim Delcy Rodriguez et son frère, qui est président de l'Assemblée nationale, étendent leurs pouvoirs en écartant des fidèles de Maduro. Et un troisième sur un pays partagé entre la prudence et l'espoir. Pendant ce temps, la présidente par intérim Delcy Rodriguez assure « travailler intensément » sur la loi d'amnistie générale qu'elle a proposée la semaine dernière. Pour le moment, les remises en liberté se font au compte-gouttes, et les défenseurs des droits humains attendent le vote de ce texte qui devrait permettre de blanchir tous les détenus pour des motifs politiques. Notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle, a rencontré des familles qui attendent la libération de leurs proches. La Bolivie se forme au tourisme La Bolivie, elle, se prépare pour le carnaval d'Oruro, l'un des événements touristiques les plus importants du pays. Ce sera ce week-end. L'an dernier (2025), le carnaval avait attiré près d'un demi-million de visiteurs, et généré plus de 50 millions d'euros de revenus pour cette ville située à un peu plus de 200 kilomètres de La Paz. Le nouveau président, Rodrigo Paz Pereira, veut justement développer la place du tourisme dans l'économie, pour faire face à la crise qui touche le pays. Un programme de formation des personnels dans les bars, cafés et restaurants d'Oruro a d'ailleurs été mis en place, ces dernières semaines, et il devrait être étendu à toute la Bolivie. C'est un dossier de Nils Sabin.
Carlos Alsina reflexiona sobre la actitud de los portavoces parlamentarios al no dejar responder a Feijóo en la comisión de investigación de la DANA en el Congr
Ce mardi 3 février, François Sorel a reçu Arnaud Auger, directeur et responsable Adjoint du C.Lab de Cathay Innovation à San Francisco, Lucas Perraudin, président de AI to Market Group, Thomas Serval, PDG de Baracoda, Léa Benaim, journaliste BFM Business, Florian Legris, cofondateur et directeur général de DermaScan, Kesso Diallo, journaliste BFM Tech, et Marc Olivier Gauci, professeur de chirurgie orthopédique CHU Nice, directeur Unité Inserm et président du Congrès MedInTechs Society, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Marc Olivier Gauci, professeur de chirurgie orthopédique CHU Nice / directeur Unité Inserm & président du Congrès MedInTechs Society, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce mardi 3 février. Il s'est penché sur l'impact de la révolution des jumeaux numérique dans la santé, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
C dans l'air du 2 février 2026 - Affaire Epstein, le poison lentTrois millions de pages supplémentaires du dossier, dont plus de 2 000 vidéos et 180 000 images. C'est la dernière réplique du séisme Jeffrey Epstein, qui secoue les États-Unis et fragilise Donald Trump. Le nom du président des États-Unis apparaît plus de 3 000 fois dans la dernière salve de documents publiée vendredi dernier par le ministère de la Justice américaine, notamment dans une plainte pour viol sur une mineure de 13 ans.Le FBI a pris ses distances avec ces révélations, indiquant que tous les éléments du dossier Epstein doivent être rendus publics, qu'ils soient vérifiés ou non. Dans un communiqué repris par nos confrères de CNN, la Maison-Blanche a expliqué que « ce dossier peut contenir des images, des documents ou des vidéos falsifiés ou soumis de manière mensongère […] Certains documents contiennent des allégations mensongères et sensationnalistes contre le président Trump, soumises au FBI juste avant l'élection de 2020 ».Le numéro deux du ministère de la Justice, Todd Blanche, a également réaffirmé dimanche sur CNN n'avoir trouvé « aucun élément susceptible d'engager des poursuites », même si les documents renferment des contenus jugés « troublants ». Les nombreuses mentions du président Donald Trump relèveraient pour l'essentiel de « signalements anonymes » ou « invérifiables », insuffisants au regard des standards judiciaires. « Le monde entier peut regarder et voir si nous nous sommes trompés », a-t-il déclaré.Sur les plateaux de télévision et dans les rédactions, les journalistes tentent de démêler le vrai du faux dans la dernière salve de documents du dossier du prédateur sexuel, mort en prison en 2019. On y trouve des correspondances privées du financier par e-mail, des échanges par SMS, des documents judiciaires et des notes de police, qui dessinent une immense toile relationnelle entre puissants, à la croisée de la politique, de la diplomatie, du spectacle et de l'économie.Outre le président américain Donald Trump, sont cités Melania Trump, le ministre du Commerce américain Howard Lutnick, mais aussi Bill Gates, Richard Branson, Elon Musk, le prince déchu Andrew, frère du roi Charles III, Casey Wasserman, président du comité des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, la famille Lang ou encore l'ancien président Bill Clinton.Des millions de documents ont été révélés, et l'administration Trump, sous le feu des critiques, est accusée de ralentir la divulgation de documents pourtant votée par le Congrès et de caviarder de nombreuses pièces.Ro Khanna, l'élu démocrate de Californie à l'initiative de la loi obligeant le ministère de la Justice à publier l'intégralité du dossier Epstein, a déclaré dimanche sur NBC News que la dernière livraison n'était toujours « pas suffisante ». « Si nous n'obtenons pas les dossiers restants, alors Thomas Massie [élu républicain du Kentucky] et moi-même sommes prêts à entamer une procédure de destitution ou d'outrage » contre la procureure générale Pam Bondi, a-t-il menacé. Par ailleurs, a-t-il insisté, les hommes dont les noms figurent dans les dossiers devraient a minima faire l'objet d'un « examen approfondi », à défaut de poursuites.Alors, que nous apprennent les nouveaux documents publiés du dossier Epstein ? Cette affaire peut-elle faire vaciller Donald Trump à dix mois des midterms ? Pourquoi le couple Clinton est-il accusé d'« entrave » au Congrès américain ?Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste - The Daily Telegraph - Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine et autrice de « L'art de trumper »- Vincent JOLLY - Grand Reporter - Le Figaro Magazine - Sonia DRIDI (en duplex de Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24
Comme le souhaitait Donald Trump, aux États-Unis, les activités du réseau social chinois appartiennent désormais à un consortium composé de proches du président américain. Depuis, des utilisateurs se plaignent de ne plus pouvoir aborder certains sujets, illustrant la crainte d'une dérive idéologique du réseau préféré des jeunes américains. « Je n'arrive pas à mettre en ligne quoi que ce soit sur ce qui s'est passé hier à Minneapolis », s'alarme une internaute au lendemain de l'exécution d'Alex Pretti par un agent fédéral de la police de l'immigration et que le mouvement de protestation contre ICE prenait de l'ampleur dans le Minnesota. « Regardez, j'ai posté une vidéo et le compteur de vues reste à zéro, personne n'y a accès », constate un autre. Dans la foulée du rachat des activités de TikTok aux États-Unis par un consortium d'investisseurs, de nombreux internautes s'inquiètent de ce qu'ils considèrent comme une vague de censure. Interrogé, TikTok assure alors qu'il ne s'agit absolument pas de censure mais simplement de problèmes techniques en cascade au niveau de ses serveurs liés au transfert de propriété. Ce sont des propos loin de calmer l'inquiétude des internautes. Pour comprendre, il faut se rappeler l'obsession de Donald Trump pour TikTok. Au cours de son premier mandat, il lance une procédure pour interdire le réseau aux États-Unis « au nom de la sécurité nationale », mesure finalement appliquée par Joe Biden. L'hostilité de Donald Trump s'est mue en convoitise au moment de son retour à la Maison Blanche, convaincu que l'application lui a permis de toucher la jeunesse américaine et de remporter l'élection. Il exige alors le rachat de TikTok USA par des investisseurs américains. Cela fait même partie des conditions posées à la Chine pour parvenir à un accord commercial. Sous le contrôle de Donald Trump et de ses alliés Le sujet fera même l'objet d'entretiens bilatéraux avec Xi Jinping. Les deux chefs d'État parviennent à un accord : en vertu du deal passé entre Washington et Pékin, ByteDance la maison mère chinoise de TikTok accepte de céder le contrôle de ses activités aux États-Unis à un consortium d'investisseurs composé de proches de Donald Trump : on y trouve Oracle l'entreprise dont le patron est l'un des plus proches conseillers du président américain, mais aussi le fonds souverain d'Abou Dhabi MGX considéré comme un puissant vecteur d'influence des Émirats arabes unis aux États-Unis. La Chine à travers ByteDance ne conservant qu'une part minoritaire dans le nouvel organigramme. TikTok n'est donc pas simplement passé sous pavillon américain, l'application est passée sous le contrôle de Donald Trump et de ses alliés. Une situation qui explique la méfiance des internautes américains. D'autant que pour se défendre, le nouveau management de l'entreprise assure n'avoir pas touché à l'algorithme de TikTok depuis le rachat. Il fallait entendre pas encore, puisque l'accord passé avec ByteDance prévoit bien qu'il soit réentraîné. Les nouveaux propriétaires seront-ils tentés de donner au réseau une impulsion plus réactionnaire ? Après tout, il y a un précédent avec Twitter qui, depuis qu'il est devenu X et qu'il appartient à Elon Musk, est devenu la chambre d'écho de toutes les extrêmes droites. À lire aussiTikTok crée une co-entreprise aux États-Unis pour répondre aux exigences de Washington Des soupçons alimentés par le nouveau patron de TikTok : Adam Presser qui avant de devenir le PDG de l'entreprise en était le directeur des opérations, de la confiance et de la sécurité. Depuis sa nomination le 22 janvier une vidéo de lui a refait surface dans laquelle il explique les changements dans la politique de modération de TikTok pour faire en sorte « que le terme "sioniste" soit considéré comme un paravent à des discours de haine. Bien sûr vous pourrez toujours dire "Je suis un fier sioniste", mais si vous utilisez le terme comme une insulte, ou en des termes désobligeants, cela devient un mot à modérer ». Des propos qui datent de mai 2025 tenus devant le Congrès juif mondial à Jérusalem. TikTok était encore sous contrôle chinois, mais déjà en négociation avec Donald Trump. De quoi susciter l'inquiétude des défenseurs de la cause palestinienne sur la manière dont pourraient être modérés à l'avenir les contenus en rapport avec Israël, la Palestine et la situation à Gaza. Chronique des médiasL'application TikTok sous influence du mouvement américain MAGA?
El nou dilluns negre a Rodalies, la declaraci
C dans l'air du 31 janvier 2026 - Trump, Prince Andrew, Musk : les dernières révélations du dossier EpsteinC'est un feuilleton qui n'a pas fini de passionner les États-Unis. Le numéro deux du ministère de la justice américain, Todd Blanche, a annoncé vendredi la publication de « plus de 3 millions de pages » supplémentaires « du dossier Epstein », dont « plus de 2 000 vidéos et 180 000 images ». La publication s'inscrit dans une loi votée par le Congrès qui force le gouvernement à publier le dossier, malgré la réticence de Donald Trump, ancien ami du sulfureux homme d'affaire newyorkais, décédé en prison. Ces derniers mois, le président américain, qui avait promis de faire la lumière sur le scandale, n'a cessé de changer de position. D'abord favorable à la publication, il s'est ensuite rétracté, allant jusqu'à menacer sa ministre de la justice Pam Bondi, qui prenait le dossier un peu trop à cœur.Sur le plan International, Donald Trump continue de mettre la pression sur l'Iran après la répression sanglante des manifestations contre le régime islamique. Le président américain applique sa méthode préférée : mettre la pression sur son adversaire pour le pousser à la négociation. Après avoir annoncé cette semaine l'envoi d'une "énorme armada" dans le Golfe persique, le locataire de la Maison Blanche a assuré vendredi que l'Iran « veut conclure un accord » avec les Etats-Unis. Washington veut notamment pousser Téhéran à abandonner son programme d'enrichissement d'uranium, un sujet hautement sensible.Autre inquiétude pour Donald Trump, l'inflation qui stagne à 2,7 %, bien au-dessus de la cible des 2 % fixée par la Réserve fédérale américaine. Son président, Jerome Powell, est d'ailleurs régulièrement ciblé par la Maison Blanche qui lui reproche de ne pas faire baisser les taux directeurs. Malgré trois baisses d'un quart de point fin 2025, les prix de l'énergie se sont envolés sur les douze derniers mois : + 6,7 % pour l'électricité et 10,8 % pour le gaz. En plus de cette hausse des prix, Donald Trump doit gérer les émeutes contre ICE à Minneapolis, où deux Américains ont été tués par des agents de police ces dernières semaines. Plusieurs milliers d'Américains ont manifesté hier, à Minneapolis, pour protester contre la violence des opérations.Que contiennent les nouveaux documents publiés par la Maison Blanche sur l'affaire Epstein ? Pourquoi l'inflation américaine est devenue une inquiétude majeure pour Donald Trump ? Et le président peut-il faire céder l'Iran ?Nos experts :- Anthony BELLANGER - Editorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, co-autrice de "Requiem pour le monde libre" (ed. de l'Observatoire)- Alain BAUER - Essayiste, professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de "Trump, le pouvoir des mots" (ed.First)- Amy GREENE - Politologue, experte associée à l'Institut Montaigne
Part 2 of 2. OA 1230 - Seeing all the obstacles to holding government officials accountable, Congress created Section 1983, allowing citizens to sue for money damages for violations of their civil rights. We cover how that works, the one weird trick it uses to get around state sovereign immunity, and how that accidentally created the infamous qualified immunity doctrine that has made police seemingly unaccountable. We also discuss proposed reforms that might fix issues of qualified and sovereign immunity. 42 U.S.C § 1983 Pierson v Ray, 386 U.S. 547 (1967) Graham v Conner, 490 U.S. 386 (1989) Pearson v Callahan, 555 U.S. 223 (2009) Kisela v Hughes, 584 U.S. 100 (2018) Barnes v Felix, 605 U.S. 73 (2025) Barnes v Felix, 138 Harvard L. Rev. 291 (2025). Julia Yoo, The Problem with Policing in the United States, ADVOCATE (Feb. 2021). David J. Ignall, Making Sense of Qualified Immunity: Summary Judgment and Issues for the Trier of Fact, 30 Cal. W. L. Rev. 201 (1994). (NOTE: Good review for basics, but note the date!) Bivens v. Six Unknown-Named Agents of the Federal Bureau of Narcotics, 403 U.S. 388 (1971) Egbert v Boule, 596 U.S. 482 (2022) S. 122 Qualified Immunity Act of 2025 119th Cong. (2025) S. 3186 Constitutional Accountability Act 119th Congr. (2025) H.R. 6091 Bivens Act of 2025 119th Congr. (2025) H.R. 4944 Ending Qualified Immunity for ICE Agents Act 119th Congr. (2025) Qualified Immunity Abolition Act of 2026 (no bill number assigned yet) Gelinas, S. (2026, January 18). Markey, Pressley renew push to end qualified immunity after ICE shooting death. Athol Daily News. Check out the OA Linktree for all the places to go and things to do!
« Il était déjà difficile d'obtenir un visa pour les États-Unis, c'est devenu mission impossible pour les habitants de 26 pays africains, constate Le Point Afrique. En ce mois de janvier, l'administration américaine a annoncé un gel partiel ou total des visas pour plusieurs nations africaines, provoquant une onde de choc à travers le continent. Cette mesure, qui frappe les ressortissants de pays comme le Nigeria, le Ghana, l'Égypte, et d'autres nations à fort potentiel économique, est justifiée par Washington par des préoccupations de sécurité nationale et de migration illégale. Elle soulève surtout, souligne Le Point Afrique, des questions sur l'évolution de la politique migratoire des États-Unis et reflète la xénophobie non voilée du président Donald Trump qui se voulait faiseur de paix. (…) “Ce qu'il faut comprendre, c'est que cette décision s'attaque aux personnes noires et arabes. Les étudiants, réfugiés et touristes blancs sont toujours les bienvenus“, explique toujours dans Le Point Afrique un chercheur américain spécialiste des questions africaines, donnant pour exemple les familles sud-africaines accueillies à bras ouverts car victimes, “selon Trump, d'un génocide perpétré par les Noirs, poursuit ce chercheur. L'objectif de notre président est d'enlever tous les privilèges des ressortissants des pays en voie de développement. Il a commencé par supprimer 83 % des programmes de l'USAID, aujourd'hui le regroupement familial des Américains d'origine africaine, demain la souveraineté des États ; il a déjà commencé au Venezuela“. » L'Agoa reconduit pour un an au lieu de trois Exclusion des personnes, mais aussi exclusion économique : « États-Unis – Afrique : douche froide pour l'Agoa à Washington », titre Jeune Afrique. L'Agoa, c'est ce « régime de tarifs préférentiels instauré par Bill Clinton il y a 25 ans », rappelle le site panafricain. Un « programme qui visait à privilégier une relation fondée sur “le commerce plutôt que sur l'assistance“ et qui promettait croissance économique, diversification et autonomie pour le continent ». Pour résumer, « l'Agoa offre un accès facilité au marché américain pour les produits africains ». Alors que le Congrès américain avait décidé le 12 janvier de renouveler l'Agoa pour trois ans, « Donald Trump a fait déchanter tout le monde, relève Jeune Afrique : l'accord sera finalement reconduit pour un an seulement. » Conséquence : « Les entreprises prenant leurs décisions d'investissement en fonction de projections portant sur des mois voire des années, l'incertitude qui plane sur l'avenir du programme a déjà coûté (et va sans doute encore coûter) des milliers d'emplois dans de nombreux secteurs dépendants des exportations vers l'Afrique. » Et puis il y a le cas de l'Afrique du Sud, pointe encore Jeune Afrique : « Le pays le plus industrialisé du continent est depuis longtemps un utilisateur et un bénéficiaire majeur de l'Agoa, mais il reste dans le collimateur de la Maison Blanche et des principaux élus républicains du Congrès en raison de ses liens étroits avec la Russie et la Chine, de son plaidoyer en faveur des droits des Palestiniens, de sa condamnation des actions américaines au Venezuela et de ses efforts de réforme agraire visant à desserrer l'emprise des fermiers afrikaners blancs sur les terres arables, héritée de l'époque de l'apartheid. » Bombardements Il y a aussi l'interventionnisme assumé des États-Unis sur le continent. Après le Nigeria, « les États-Unis accélèrent leur offensive contre les jihadistes en Somalie, pointe Le Monde Afrique, avec 23 bombardements aériens en moins d'un mois. (…) “Au cours de l'année écoulée, nous sommes devenus beaucoup plus agressifs et travaillons avec nos partenaires pour attaquer, de manière cinétique, les menaces, principalement [le groupe terroriste] l'État islamique“, avait récemment expliqué le général John Brennan, d'Africom (le Commandement des États-Unis pour l'Afrique), en marge de discussions sécuritaires entre les États-Unis et le Nigeria. » Enfin, aux États-Unis même, « Donald Trump relance sa campagne antimigrants en s'attaquant à la communauté somalienne du Minnesota, relève Afrik.com, et plus particulièrement à Ilhan Omar, députée démocrate d'origine somalienne, accusée de fraude et menacée d'expulsion par le président. (…) Début décembre, rappelle le site panafricain, Donald Trump avait qualifié les Somaliens de “déchets“ venus d'un “pays de merde“. » Et « Ilhan Omar, fervente critique de Trump, est régulièrement insultée par l'ancien président, qui l'avait déjà sommée en 2020 de “retourner dans son pays“. »
À l'approche de la fin de la transition, le 7 février 2026, Haïti fait face à un blocage politique. La semaine dernière, 5 des 7 membres du CPT ont voté la destitution du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé. Mais depuis, « cette résolution est bloquée par le président du CPT qui refuse de la signer et de la publier au Journal officiel », explique Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Laurent Saint-Cyr s'est également affiché aux côtés d'Alix Didier Fils-Aimé et de la police, ce lundi 26 janvier 2026. « Ils ont notamment visité ensemble le grand quartier général des forces armées haïtiennes », souligne le journaliste d'Alterpresse. Le Premier ministre peut aussi compter sur l'appui des États-Unis qui continuent de maintenir la pression sur les autorités du pays. Le secrétaire d'État Marco Rubio a répété que son administration le soutenait. Altepresse revient, par ailleurs, sur l'incendie qui a dévasté le marché historique Cluny à Cap Haïtien, dans la nuit de samedi à dimanche dernier (25 janvier 2026). Les autorités ont promis de venir en aide aux sinistrés rapidement. « Beaucoup d'étals ont été détruits », raconte Gotson Pierre. « Une équipe gouvernementale s'est rendue dans le nord du pays pour évaluer les dégâts. » Nouvel épisode dans la guerre commerciale entre l'Équateur et la Colombie Lundi (26 janvier 2026), Quito a décidé d'augmenter de 900% la redevance que paye Bogota pour utiliser l'un de ses oléoducs. Désormais pour utiliser le SOTE, le système d'oléoduc transéquatorien, la Colombie devra payer 30 dollars par baril, contre 3 dollars jusqu'à présent. Plus de 10.000 barils de pétrole colombien emprutent, chaque jour, cet oléoduc pour faire le trajet qui va du sud de la Colombie jusqu'à la côte pacifique d'où ce pétrole est exporté précise El Tiempo. Pour El Espectador, c'est donc une « nouvelle escalade dans la dispute (...) commerciale et diplomatique » qui a éclaté la semaine dernière quand Daniel Noboa a décidé de taxer les importations colombiennes à 30%. Raison de la colère du président équatorien : la situation à la frontière entre les deux pays. Quito juge que Bogota n'en fait pas assez pour lutter contre les différents trafics illégaux, notamment le narcotrafic, explique le journal Vanguardia. La Colombie a riposté en augmentant, à son tour, les droits de douane sur une vingtaine de produits équatoriens et en suspendant les livraisons en électricité à son voisin, rappelle El Espectador. Une rencontre est prévue entre les autorités des deux pays, souligne Vanguardia, mais la Colombie et l'Équateur n'arrivent pas à se mettre d'accord sur une date. La production de pétrole argentin en hausse En décembre, le pays a produit 868 712 barils par jour. Un « record historique », souligne le journal Rio Negro, dû en grande partie au gisement de pétrole et de gaz de schiste de Vaca muerta. « Alors que l'activité économique - la production, la consommation et les exportations - enregistre un recul, le ministre de l'Économie (...) s'est réjoui cette semaine » de cet exploit pétrolier, « l'un des rares indicateurs positifs ». « Pour une fois que la Patagonie compte pour le gouvernement », ironise Rio Negro. Une allusion au fait que contrairement à son homologue chilien, Gabriel Boric, et au au futur président du pays voisin, José Antonio Kast, Javier Milei, lui, ne s'est pas rendu sur place alors que la Patagonie chilienne et argentine est en proie à de violents incendies depuis plusieurs jours. Le journal argentin décrypte cet intérêt soudain : si le gouvernement met en avant cette région, reçoit les gouverneurs de Rio Negro et de Neuquen, c'est parce que, écrit Rio Negro, il cherche des soutiens pour faire voter sa réforme du travail. Une délégation du Congrès étasunien à Ushuaïa Cette visite qui n'était pas prévue, provoque un scandale, explique Pagina 12 qui dénonce « l'opacité entourant les motifs » de ce voyage. Ces membres du Congrès, qui sont arrivés dimanche, n'avaient pas été invités par les autorités locales et n'ont d'ailleurs pas souhaité les rencontrer, raconte le quotidien. D'après l'ambassade américaine en Argentine, cette délégation d'élus républicains et démocrates a fait le déplacement jusqu'au bout du monde, à bord d'un avion de l'armée de l'air étasuienne, juste pour parler de la dégradation des milieux naturels, du traitement des métaux rares et de la recherche en santé publique. Pourquoi, alors, ont-ils navigué au large du port d'Ushuaïa, interroge le journal ? Pourquoi sont-ils allés observer le port placé sous tutelle administrative pour un an par Buenos Aires pour de supposées irrégularités de gestion ? Une sénatrice de la Terre de feu, la province où se situe Ushuaïa, a demandé des explications au gouvernement de Javier Milei. Cristina Lopez veut notamment savoir s'il compte laisser des puissances étrangères participer ou s'ingérer dans la gestion d'infrastructures stratégiques de la province, ou même les contrôler. Une question légitime, estime Pagina 12 qui affirme que les membres de cette délégation étaient, en réalité, là pour observer l'avancée de deux projets majeurs financés par la Chine : une usine de transformation de gaz naturel et une centrale thermoélectrique. Pagina 12 s'inquiète de possibles visées géostratégiques américaines sur l'Atlantique sud. Une hypothèse crédible, insiste le journal, alors que Javier Milei et Donald Trump sont de plus en plus proches, que ce dernier ne cesse de répéter qu'il veut annexer le Groenland et alors qu'Ushuaia est la porte d'entrée naturelle de l'Antarctique et un passage transocéanique. Les déplacés du Sinaloa survivent dans une décharge de Culiacan Depuis plus d'un an, l'État de Sinaloa dans le nord-ouest du Mexique, est secoué par des violences à cause d'une guerre entre cartels de la drogue. On déplore des milliers de morts, autant de disparus et des déplacés toujours plus nombreux. Beaucoup se sont installés en périphérie de la capitale de l'État, Culiacan, où ils vivent sans aucune aide du gouvernement, en travaillant comme recycleurs de déchets. C'est la seule source de revenus possibles. Reportage de Gwendolina Duval.