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Cette semaine dans KBSF, on s'attaque à trois sujets qui n'ont rien en commun… sauf qu'ils nous passionnent. D'abord, on survit (plus ou moins) au remake de Resident Evil 4 sur Series X. Ensuite, on découvre que certains prennent les cartes Pokémon un peu trop au sérieux… au point d'en faire des crimes. Et enfin, on jette un œil aux nouveautés Games Workshop, histoire de planifier nos futurs achats compulsifs. Bref, un épisode où on rit, on frissonne et on dépense mentalement. Restez Geek!Send us Fan MailLibrairie Première IssueDepuis 1984, la librairie Première Issue offre une grande sélection de bandes dessinées en anglais.Infini-JeuxInfini-Jeux est une boutique en ligne, spécialisée de vente , location et animation d'événements.Spoutnik QuébecMagasin de jeux vidéo neufs et usagés 9173 boulevard Henri-Bourassa, Tél: (418) 955-0225 https://www.crackthecode.ca/Le site de crack the code est la place pour te renseigner sur le roman de Sam Grano et plus. Lock up the WolvesL'artiste derrière notre thème musical et celui de G pour Geek . Disclaimer: This post contains affiliate links. If you make a purchase, I may receive a commission at no extra cost to you.
Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II. Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.
Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II. Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.
Le planificateur financier Alexandre Leblond soulève les risques liés à deux nouvelles tendances financières. D'abord, bien qu'un préretraité sur quatre utilise l'intelligence artificielle pour bâtir son plan financier par peur du jugement humain, l'IA manque cruellement de la personnalisation et de l'empathie nécessaires à une planification efficace. Ensuite, l'arrivée de Wealthsimple dans les marchés de prédiction introduit une forme de paris en ligne sur la météo ou l'économie... Il met en garde contre ce mélange toxique entre investissement et jeu de hasard, qui affecte majoritairement les jeunes hommes.Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Rubrique:nouvelles Auteur: lucie-delarue-mardrus Lecture: Daniel LuttringerDurée: 08min Fichier: 5 Mo Résumé du livre audio: "Cela commença par des absences dont on ne fit d'abord que rire, car il avait toujours été distrait. Ensuite, il se mit à répéter jusqu'à trois fois de suite exactement la même phrase, continua par un rien de divagation, et le jour où dans un thé donné par sa mère, il déclara devant les invités stupéfaits qu'il était Notre Seigneur et qu'il serait mis en croix dans quelques jours, sa famille se dépêcha de téléphoner à un médecin aliéniste qui lui fut indiqué." Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.
C'est quoi le paradoxe patriarcal de la reproduction ? Le système a besoin que les femmes fassent des enfants. Mais il détruit systématiquement les conditions qui le rendraient possible. Et ensuite, il accuse les femmes de ne pas s'y mettre assez.Dans cet épisode, Marine-Pétroline décortique ce paradoxe en cinq étapes. D'abord la dépendance : toute société a besoin du travail reproductif -grossesses, naissances, éducation, soin - qui repose encore majoritairement sur les femmes. Ensuite l'essentialisation : on présente ce travail comme naturel, instinctif, féminin par essence. L'instinct maternel ? Une construction, pas une réalité biologique. Puis la dévalorisation : si c'est naturel, ça ne demande pas vraiment de compétences - donc pas de rémunération, pas de reconnaissance, même pas de comptabilité dans le PIB. Quand ce travail est externalisé, il est confié à des femmes pauvres et racisées dans des conditions précaires. Vient ensuite le sabotage : le système détruit lui-même les conditions nécessaires à la reproduction - maternités qui ferment, garde d'enfants inaccessible, congé parental inégal. Résultat : les femmes lucides font moins d'enfants, c'est la grève des ventres. Et pour finir, la culpabilisation : on transforme ce dysfonctionnement systémique en faute individuelle, on restreint l'accès à la contraception et à l'IVG, et dans le pire des scénarios - celui de la Servante écarlate, dont on n'est peut-être pas si loin - on les force à enfanter.C'est le troisième et dernier épisode d'une mini-série sur la panique démographique, réalisée à partir du livre "La Panique démographique" d'Anne-Cécile Mailfert.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/Lis "La Panique démographique" d'Anne-Cécile Mailfert, aux éditions du Petit Matin.Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesPublication et communication : Agence Alan Mots-clés : paradoxe patriarcal, reproduction, travail reproductif, maternité, instinct maternel, droits des femmes, féminisme, patriarcat, panique démographique, inégalités de genre Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En RDC, le changement de Constitution proposé par le pouvoir provoque une vive réaction de l'opposition, qui y voit une manœuvre du président Tshisekedi pour faire un troisième mandat. Vendredi à Kinshasa, une manifestation de la coalition « Article 64 » s'est terminée par des affrontements. Quatre leaders de l'opposition ont été blessés. Parmi eux, il y a Delly Sesanga, qui a été ministre du Plan de 2003 à 2006 et qui préside aujourd'hui le parti Envol. En ligne de Kinshasa, il témoigne au micro de C. Boisbouvier. RFI : Vous avez été blessé lors de la manifestation du 12 juin à Kinshasa. Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Delly Sesanga : Nous avons été ciblés par les escadrons envoyés par le régime qui a visé le leadership de la C64, pour décourager le peuple, comme ils ont peur du peuple congolais. Ils ont voulu désamorcer la mobilisation et la démonstration que l'on voulait faire devant le Palais du peuple. Et donc, il y a eu ce tir qui m'a atteint dans mon intégrité physique et qui a conduit à une incapacité à ce jour. Une sonde m'a été placée et je suis mis au repos pour au moins une dizaine de jours. Alors vous dites que vous avez été touché par un tir. Un tir de quoi ? Ce que je sais, c'est que le premier engin, qui a atterri entre mes jambes et qui visiblement faisait l'objet d'un tir ciblé, est un engin à déflagration. Parce que quand il est arrivé, il a éclaté et on a eu des éclats dans les jambes qui faisaient très mal. Et le deuxième, ça a été un tir d'une balle qui m'a éraflé au bas-ventre et a touché mes appareils urinaires et ainsi de suite. Ce qui a nécessité les soins que je subis aujourd'hui. Et savez-vous qui a tiré ces deux projectiles sur vous ? Nous avions en face de nous une police qui était accompagnée des Forces du progrès, qui est la milice de Monsieur Tshisekedi et de l'UDPS [Union pour la démocratie et le progrès social, le parti du chef de l'État, NDLR], qui est enrôlée aujourd'hui pour faire de la répression contre l'opposition. Ceux qui ont tiré sur moi portaient les tenues de la police. Mais je ne peux pas certifier qu'il s'agit des policiers parce qu'aujourd'hui nous sommes dans un chaos créé par Monsieur Tshisekedi, où la police se confond avec les Forces du progrès parce que les Forces du progrès sont aujourd'hui habillées en tenue de la police pour faire usage de la force. Donc, ce sont les deux mélangées. Monsieur Tshisekedi utilise une milice privée dans les forces armées et dans les forces de l'ordre pour assurer son entreprise de répression. Le gouvernement provincial de la ville de Kinshasa fait état d'un bilan de 20 blessés légers, dont 15 policiers et cinq manifestants. Est-ce que vous confirmez ? C'est complètement faux. On a vu d'abord des cadavres qui ont été récupérés par la police. Ce que nous lui demandons de restituer. Ensuite, le nombre de blessés est au-delà de ce chiffre donné. Rien que parmi les leaders de la C64, vous avez Ados Ndombasi qui a été blessé, vous avez moi-même. Vous avez Martin Fayulu, vous avez Jean-Marc Kabund. Et quand je prends les deux gardes du corps qui ont été évacués en même temps que moi et tous ceux qui sont dans les établissements ici sur place, on est au-delà de ces chiffres. Donc, c'est un mensonge éhonté. D'ailleurs, ce mardi, nous allons nous réunir à la conférence des présidents de la C64 et nous allons rendre public le bilan complet. Vous parlez de cadavres : y a-t-il eu des morts ? Il y a eu un corps qui a été récupéré au niveau de la police. Nous lui demandons de pouvoir restituer celui-ci. Et puis il a été fait état d'autres victimes de la répression qui ont perdu la vie. Après le sit-in que vous avez organisé devant le siège du parti de Martin Fayulu, les autorités vous reprochent d'avoir voulu marcher en direction du Palais du peuple, c'est-à-dire du Parlement, alors que vous n'y étiez pas autorisés. D'abord, ce sont des grands irresponsables parce que ces autorités de la ville, nous leur avons demandé de faire le sit-in à l'esplanade du Palais du peuple, le lieu où ils ont autorisé, il y a encore quelques semaines, les membres de la majorité à pouvoir s'y présenter. Nous sommes des citoyens congolais. On ne peut pas nous interdire, au nom de l'égalité de droit, de jouir des mêmes droits que la majorité. Donc, nous voulions être à l'esplanade du Palais du peuple. Donc, il n'a jamais été question de marcher sur le Palais du peuple, mais d'être plutôt à l'esplanade du Palais du peuple. Votre coalition de l'opposition s'appelle Article 64. Pourquoi pointez-vous en particulier cet article de la Constitution congolaise ? Parce que l'article 64, c'est le dernier refuge de tous les démocrates pour assurer le respect de l'ordre constitutionnel. Cet article fait un devoir à chaque Congolais de faire échec à toute personne qui veut prendre le pouvoir en violation de la Constitution, ou l'exercer en violation de celle-ci. Et l'entreprise que Monsieur Tshisekedi a initiée actuellement de vouloir changer de constitution pour se donner un troisième mandat à la tête de notre pays, c'est une tentative de renversement de l'ordre constitutionnel, une violation de son serment, une violation intentionnelle de la Constitution. C'est pourquoi nous nous mobilisons sur ce dernier refuge de la loi et de la Constitution, pour faire échec à son entreprise et pour pouvoir le plaquer au sol. Parce que le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent pas faire l'objet d'une révision de la Constitution. Et nous nous mobilisons pour faire en sorte que l'ordre constitutionnel dans notre pays soit respecté. À lire aussiRévision de la Constitution en RDC: le Sénat adopte la proposition de loi pour un référendum
Domaine de la Petite Gallée, Millery, Coteaux du lyonnaisAlerte pépite ! Au printemps 2025, je me suis rendu dans la banlieue de Lyon. C'est là que se trouve le domaine de la Petite Gallée, en appellation Coteaux du lyonnais. Un domaine à la notoriété encore modeste mais qui devrait bientôt crever l'écran et ce pour plusieurs raisons. Pour commencer, les vins sont délicieux avec le gamay en fer de lance et un travail très intéressant sur l'aligoté et la syrah. Ensuite, on reste dans des tarifs accessibles avec des vins en-dessous de 20€. Enfin et surtout grâce à Pierre Thollet. Pierre est revenu au domaine il y a peu avec des diplômes, de riches expériences en France et à l'étranger, des idées claires et la tête sur les épaules. Soit des ingrédients indispensables pour mener un domaine très haut. Alors en route pour Millery à la découverte de la Petite Gallée et des coteaux du lyonnais.Réalisation : Romain BeckerEnregistrement : Romain BeckerPost-production : Emmanuel NappeyMusique originale : Emmanuel DoréGraphismes : Léna MaziluOn se retrouve très vite pour de nouvelles aventures viticoles. D'ici-là éclatez-vous et buvez bon !Le Bon Grain de l'Ivresse, le podcast vin----------------------------------------------------------Retrouvez les dernières infos sur Instagram et FacebookContactez-nous par mailVisitez le site internet du Bon GrainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La viande cultivée, produite à partir de cellules animales en laboratoire, pourrait bien transformer notre rapport à l'alimentation, à l'élevage et à l'environnement.Cette technologie, appelée agriculture cellulaire, suscite un intérêt croissant à travers le monde. Pour comprendre de quoi il s'agit, nous avons interrogé Sébastien De Jonge, directeur opérationnel de l'organisation de défense animale GAIA.Le principe est relativement simple : quelques cellules animales sont prélevées puis placées dans des cuves de culture où elles se multiplient naturellement. Le procédé est souvent comparé à celui utilisé pour fabriquer du yaourt ou de la bière. À l'arrivée, on obtient une viande qui possède les mêmes caractéristiques qu'une viande issue de l'élevage traditionnel : même texture, même goût, même valeur nutritionnelle.Contrairement au faux gras ou aux nombreux produits végétaux qui tentent de reproduire les saveurs de la viande, la viande cultivée reste un produit animal. Elle s'adresse notamment aux consommateurs qui apprécient la viande mais souhaitent réduire l'impact de leur alimentation sur les animaux ou l'environnement.Les défenseurs de cette innovation y voient plusieurs avantages majeurs. D'abord, elle permettrait de réduire considérablement le nombre d'animaux élevés et abattus pour l'alimentation humaine. Aujourd'hui, plus de 80 milliards d'animaux terrestres sont tués chaque année dans le monde pour répondre à la demande alimentaire.Ensuite, les bénéfices environnementaux pourraient être significatifs. Plusieurs études estiment que la production de viande cultivée pourrait nécessiter jusqu'à 90 % de terres en moins que l'élevage conventionnel. Les besoins en eau pourraient également être fortement réduits, tout comme certaines émissions de gaz à effet de serre liées à l'élevage intensif.Cette technologie n'est plus un simple concept. La commercialisation de viande cultivée est déjà autorisée dans certains pays comme Singapour, les États-Unis ou Israël. Plus récemment, une première ferme dédiée à la production de viande cultivée a vu le jour aux Pays-Bas, preuve que cette filière commence à sortir des laboratoires pour entrer dans une phase industrielle.En Belgique, la commercialisation n'est pas encore autorisée, mais plusieurs procédures réglementaires sont en cours au niveau européen. De nombreux observateurs estiment que ces produits pourraient arriver sur nos marchés dans les prochaines années.Pour les agriculteurs eux-mêmes, cette évolution pourrait ouvrir de nouvelles perspectives. Certaines exploitations pourraient un jour se reconvertir partiellement vers la production cellulaire, en complément ou en remplacement de certains élevages traditionnels.Reste évidemment de nombreuses questions : l'acceptation par les consommateurs, les coûts de production, le cadre réglementaire ou encore la place que cette innovation occupera dans notre alimentation future. Une chose est sûre : la viande cultivée ne laisse personne indifférent et pourrait bien constituer l'une des grandes révolutions alimentaires du XXIe siècle.Besoin de plus d'infos ? Rendez-vous sur le www.viandecultivee.be.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
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Send us Fan MailJessee est une coureuse passionnée et enthousiasme. Elle a vraiment une grande maturité et conscience à quel point qu'on est chanceux de pouvoir accomplir plein de km dans le bois.Elle a commencée la course à pied fin primaire. Ensuite, elle a penchée plus vers la randonnée, jusqu'à temps qu'elle se rendre compte que c'est vraiment le fun de courir les descentes.Ça l'a amené au 5km de Dmg. (Demi marathon de Granby.)Elle a adorée l'expérience.Elle a finalement migrée vers les courses en sentier. Utcc, Bromont, Utfs, Uthc!100km voir même 125km.Elle est beaucoup dans la contemplation, la gratitude: et toujours en constante réflexion pour garder la zone plaisir pour elle.C'est important qu'elle alimente cette passion pour maintenir cette bouge-là allumer.Une femme fort inspirante à découvrir!Bonne écoute! 3
COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOUR1 R 21, 1-16En ce temps-là, Naboth, de la ville de Yizréel, possédait une vigne à côté du palais d'Acab, roi de Samarie. Acab dit un jour à Naboth : « Cède-moi ta vigne ; elle me servira de jardin potager, car elle est juste à côté de ma maison ; je te donnerai en échange une vigne meilleure, ou, si tu préfères, je te donnerai l'argent qu'elle vaut. » Naboth répondit à Acab : « Que le Seigneur me préserve de te céder l'héritage de mes pères ! » Acab retourna chez lui sombre et irrité, parce que Naboth lui avait dit : « Je ne te céderai pas l'héritage de mes pères. » Il se coucha sur son lit, tourna son visage vers le mur, et refusa de manger. Sa femme Jézabel vint lui dire : « Pourquoi es-tu de mauvaise humeur ? Pourquoi ne veux-tu pas manger ? » Il répondit : « J'ai parlé à Naboth de Yizréel. Je lui ai dit : “Cède-moi ta vigne pour de l'argent, ou, si tu préfères, pour une autre vigne en échange.” Mais il a répondu : “Je ne te céderai pas ma vigne !” » Alors sa femme Jézabel lui dit : « Est-ce que tu es le roi d'Israël, oui ou non ? Lève-toi, mange, et retrouve ta bonne humeur : moi, je vais te donner la vigne de Naboth. » Elle écrivit des lettres au nom d'Acab, elle les scella du sceau royal, et elle les adressa aux anciens et aux notables de la ville où habitait Naboth. Elle avait écrit dans ces lettres : « Proclamez un jeûne, faites comparaître Naboth devant le peuple. Placez en face de lui deux vauriens, qui témoigneront contre lui : “Tu as maudit Dieu et le roi !” Ensuite, faites-le sortir de la ville, lapidez-le, et qu'il meure ! » Les anciens et les notables qui habitaient la ville de Naboth firent ce que Jézabel avait ordonné dans ses lettres. Ils proclamèrent un jeûne et firent comparaître Naboth devant le peuple. Alors arrivèrent les deux individus qui se placèrent en face de lui et portèrent contre lui ce témoignage : « Naboth a maudit Dieu et le roi. » On fit sortir Naboth de la ville, on le lapida, et il mourut. Puis on envoya dire à Jézabel : « Naboth a été lapidé et il est mort. » Lorsque Jézabel en fut informée, elle dit à Acab : « Va, prends possession de la vigne de ce Naboth qui a refusé de la céder pour de l'argent, car il n'y a plus de Naboth : il est mort. » Quand Acab apprit que Naboth était mort, il se rendit à la vigne de Naboth et en prit possession.
Plus de 130 ans après leur mort dans des conditions indignes, les ossements d'Amérindiens de Guyane vont bientôt pouvoir être rapatriés sur leurs terres natales. En 1892, une trentaine d'hommes, femmes et enfants issus des peuples Kali'nas et Arawaks avaient été amenés à Paris pour être exhibés lors d'expositions coloniales, six n'avaient pas survécu à l'hiver. Leurs dépouilles, enterrées puis exhumées pour être étudiées par des scientifiques, sont conservées depuis au Muséum national d'histoire naturelle. Ce lundi 15 juin, l'Assemblée nationale doit adopter définitivement une proposition de loi déjà votée par le Sénat : elle prévoit de sortir les ossements des collections publiques, normalement inaliénables, ce qui permet juridiquement de les restituer à leur communauté. L'aboutissement d'un long combat mené par leurs descendants. « Ici, on conserve surtout de grandes boîtes contenant de nombreux ossements, décrit Martin Friess, conservateur du Musée de l'Homme à Paris, y compris donc des Kali'nas et de l'Arawak. » Un bruit accompagne ces paroles, c'est la clim qui tourne 24 h sur 24. « Parce que pour bien conserver les restes humains, les os, il faut un climat contrôlé, c'est-à-dire température et humidité stables, poursuit le conservateur. Donc, c'est pour ça qu'il fait relativement frais ici. » Sur une étagère au fond de la réserve, six grandes boîtes grises sont superposées. « Il y a dedans les restes humains des six individus qui seront probablement restitués – après le vote à l'Assemblée, bien entendu – à la Guyane française. Ils ont été amenés en France pour l'Exposition universelle de 1892, où ils ont été exposés dans le Jardin d'acclimatation, autrement appelé aussi zoo humain. » Ces six personnes arrachées à leur terre sont mortes la même année. « La plupart ont été enterrés et ils ont été déterrés en 1997, et là, ils ont été transférés dans les collections du Muséum national d'histoire naturelle, poursuit Martin Friess. Et donc nous avons fait fabriquer ces boîtes spécifiquement pour ces individus, parce qu'il s'agit de squelettes plus ou moins complets qui sont montés, c'est-à-dire articulés, ce qui était la pratique du XIXᵉ siècle, surtout pour faciliter les expositions. Et donc ils sont pour l'instant assemblés comme s'ils étaient debout. Effectivement, on a fait fabriquer ces boîtes faites dans un carton spécifique neutre, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'interaction chimique avec le tissu. » À lire aussiGuyane: les bustes d'Amérindiens exhibés à Paris bientôt de retour sur leurs terres Un retour en trois étapes Une fois la loi permettant la restitution des restes des Amérindiens définitivement votée, ces six boîtes pourront enfin sortir de la réserve du musée. Pour leurs descendants, le vote définitif d'une loi spécifique à l'Assemblée nationale, ce lundi 15 juin, fait de 2026 une année historique pour eux. « C'est une année exceptionnelle. Une année qui est, je pense, alignée avec toutes les mémoires puisque c'est aussi l'année de la loi Taubira, s'exclame Corinne Toka-Devilliers, présidente de l'association Moliko Alet+po. Il y a aussi toutes ces reconnaissances, tout ce passé colonial… Donc 2026 est vraiment une année bénie et historique, dans tous les sens du terme, pour les outre-mer, pour les Dom-Tom, pour les collectivités et pour la Guyane. » Une année historique pour la Guyane, prête à accueillir comme il se doit ses aïeux afin qu'ils reposent en paix. Les cérémonies chamaniques ont déjà été organisées en septembre 2024 à Paris, pour apaiser les âmes et préparer le retour. Une fois la loi adoptée et promulguée, le retour se fera en plusieurs étapes. « Ce retour se fera en trois étapes et commencera par une cérémonie officielle à l'Élysée, comme nous l'a annoncé le conseiller du président de la République. Ensuite, il y aura une cérémonie à l'arrivée à l'aéroport Félix Éboué, à Cayenne, précise Corinne Toka-Devilliers, et après ils iront dans leur sépulture où on fera une veillée, selon notre culture ancestrale Kali'na et Arawak, pour que le lendemain, ils puissent trouver enfin leur maison funéraire et leur repos éternel. » Une fois en Guyane, les ossements des Amérindiens seront officiellement sortis de la collection publique. Après avoir passé 134 ans dans les sous-sols du Musée de l'Homme à Paris. À écouter dans La marche du monde1 - Zoos humains : une longue histoire
insta : laboite2chocolat ou la_boitedechocolatPour ce 37 eme épisode on va parler de Hantise Alors Hantise ça parle de quoi ?Et bien c'est l'histoire d'un psy réunit trois inconnus dans un château maudit pour une “expérience scientifique”. Déjà, quand ton protocole de recherche commence par “entrez dans cette maison qui mange des âmes”, tu sens que le comité d'éthique a pris sa journée. Ensuite, l'héroïne, et franchement faut voir la gueule de l'héroïne bordel !Je ne sais pas si autour de vous vous avez une collègue / amie / connaissance / poubelle de table qui manque cruellement de charisme, bah dites vous qu'elle a surement un flow de malade à coté de Nel, le personnage principal. Donc notre brave Nel, elle va passer une heure quarante à suivre des voix, ouvrir des portes interdites et prendre les pires décisions imaginables. La maison est possédée, les fantômes sont en roue libre, le mec qui s'occupe du son dans le film s'est dit que même ton grand père sans son sonotone devait être capable d'entendre les bruits de la maison, les statues ont plus de charisme que la moitié du casting… et à la fin, tout le monde trouve enfin la paix. Sauf ton cerveau, qui essaie encore de comprendre pourquoi personne n'a simplement fait demi-tour au bout de cinq minutesPour parler de ce navet on retrouve Thomas, Charlie, Mia et Pépinot.N'hésitez pas d'ailleurs à nous LAISSER DES COMMENTAIRES ET AUSSI DES BONNES ETOILES (déjà parce qu'on est des gens cool), et puis aussi suggérez nous des films, on les fera avec plaisir.VOUS ETES DE PLUS EN PLUS NOMBREUX, SOYEZ DE MOINS EN MOINS TIMIDE voici notre mail pour toutes suggestions / propositions de films : laboitedechocolatmail@gmail.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
« Les liens familiaux cachés » 1 Samuel 2:25-36 PDV2017 « Si quelqu'un commet un péché contre un homme, Dieu peut servir d'arbitre. Mais si un homme fait une faute contre le Seigneur, qui servira d'arbitre ? » Les fils d'Héli n'écoutent pas leur père. En effet, le Seigneur a décidé de les faire mourir. Le petit Samuel grandit. Il se rend agréable au Seigneur et aux hommes. Un homme de Dieu vient trouver Héli et lui dit : « Voici ce que dit le Seigneur : Quand tes ancêtres étaient en Égypte, esclaves du roi d'Égypte, je me suis fait connaître à eux, j'ai choisi ton ancêtre Aaron parmi toutes les tribus d'Israël pour qu'il devienne mon prêtre. Il devait présenter les sacrifices sur mon autel, offrir l'encens et me consulter. Je lui ai même donné, à lui et à ceux qui allaient naître de lui, une part des sacrifices offerts par les Israélites. Or, vous traitez sans respect les sacrifices et les offrandes que j'ai commandé de me présenter en tout temps. Pourquoi donc ? Vous remplissez vos ventres des meilleurs morceaux pris sur toutes les offrandes d'Israël, mon peuple. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu honores tes fils plus que moi ? Voici donc ce que je déclare, moi le Seigneur, Dieu d'Israël : J'avais dit que ta famille et la famille de ton père seraient mes prêtres pour toujours. Mais maintenant, j'affirme avec force que c'est fini. En effet, j'honore ceux qui m'honorent, mais ceux qui me méprisent seront couverts de honte à leur tour. Bientôt, je vais enlever de ta famille et de la famille de ton père tous ceux qui sont en pleine force. Et il n'y aura plus de gens âgés chez toi. En tout temps, tu vivras dans la peur. Tout se passera bien pour le peuple d'Israël, mais dans ta famille, les gens ne vivront pas longtemps. Pourtant, je garderai quelqu'un de ta famille près de mon autel. Mais ce sera pour brûler tes yeux de larmes et pour te remplir de désespoir. Et tous les autres hommes de ta famille mourront. « Ce qui va arriver à tes fils, Hofni et Pinhas, te prouvera ce que je dis : ils mourront tous les deux le même jour. Ensuite, je me choisirai un prêtre sûr. Il agira comme je le veux et comme je le désire. Je lui donnerai des successeurs sûrs. Ils seront prêtres à côté du roi que je choisirai. Celui qui restera en vie dans ta famille ira se mettre à genoux devant le prêtre. Il lui demandera une pièce d'argent ou de la nourriture en disant : “Je t'en prie, donne-moi n'importe quel travail à faire auprès des prêtres, pour que j'aie quelque chose à manger.” »» Genèse 12:1-5 PDV2017 « Le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père. Puis va dans le pays que je vais te montrer. Je ferai naître de toi un grand peuple, je te bénirai et je rendrai ton nom célèbre. Je bénirai les autres par toi. Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te maudira. Par toi, je bénirai toutes les familles de la terre. » Abram s'en va comme le Seigneur l'a commandé, et son neveu Loth part avec lui. Au moment où il quitte Haran, Abram a 75 ans. Il prend avec lui sa femme Saraï et son neveu Loth. Ils emportent toutes leurs richesses. Ils emmènent aussi tous les esclaves qu'ils ont achetés à Haran. Ils vont vers le pays de Canaan. Ils arrivent donc en Canaan.» Sur base de ses 2 textes nous allons clôturer aujourd'hui cette série sur les liens héréditaires. Dons sur l'IBAN ou le RIB : BE06 3632 0289 3122 PayPal : sagentile74@hotmail.com Votre serviteur Salvatore Gentile depuis la Belgique dans la région de Charleroi. +32 489 676 132 L'assemblée Le Bon Samaritain Rue Cornélis Debruyn 285 6042 CHARLEROI BELGIQUE Dimanche 09:30 & Mardi 18:30
Dans cet épisode, je décortique le stack Caleb Williams + Luther Burden III chez les Bears avec Ben Johnson aux commandes. Ensuite, je vous explique pourquoi Bhayshul Tuten est l'un des running backs les plus sous-évalués de 2026 à Jacksonville.Twinsshirts - Boutique TFPLLhttps://boutiques.twinsshirts.ca/client/trop-fort-pour-la-ligue/ Paris sportifs - code : TROPFORTstake.com/?c=9zKV8tTR&offer=tropfort
De Côte d'Ivoire au Kenya, de l'Angola au Nigeria, l'Afrique tout entière se construit de nouveaux ports. La fermeture partielle du détroit d'Ormuz a montré que l'Afrique pouvait devenir un pivot du commerce international. Pour gagner en volume et en efficacité, les ports africains ont une alliée : l'intelligence artificielle. Dans son dernier rapport, l'Organisation maritime internationale souligne l'importance des nouvelles technologies pour connecter les routes jusqu'à la mer. Décryptage technologique avec Hugo Deiss, fondateur de l'agence internationale Forwarding Copilot. RFI : L'Organisation maritime internationale (OMI) encourage les acteurs du commerce maritime, dont les ports, à se digitaliser. Qu'est-ce que la digitalisation d'un port ? Hugo Deiss : C'est la première étape technologique. C'est-à-dire, remplacer l'ancienne méthode des documents papier et crayon par des logiciels d'ordinateurs. Des machines capables de remplacer l'être humain dans des tâches répétitives mais comptant un grand nombre de données très détaillées. Quels pays en particulier ? Je travaille beaucoup avec les ports américains. Mais mon expérience internationale me permet de dire que tous les pays du monde possédant des infrastructures portuaires cherchent à digitaliser les étapes commerciales ou à améliorer leurs technologies. Qu'est-ce que l'intelligence artificielle (IA) a déjà changé dans ce processus ? L'intelligence artificielle a permis – et va permettre encore plus dans le futur – de gagner en temps et en qualité de travail. L'IA est capable d'optimiser les connexions entre tous les acteurs du transport maritime. Tous les maillons de la chaîne, cela va du produit à acheminer jusqu'au livreur qui toquera à la porte du client ou de l'entrepôt d'un vendeur. Chaque acteur aura accès à la même base d'informations sur le produit et sur son transport. Quel genre de données ? Le transport maritime comporte beaucoup de documents douaniers. Les échanges commerciaux internationaux demandent beaucoup de déclarations obligatoires (sanitaires, administratives…). Encore aujourd'hui, ce sont des informations qui sont transmises par de simples mails entre les équipes. L'IA permet de sauter ces étapes de mails en construisant un schéma général où toutes les informations sont visibles au même instant et exploitables. Donnez-nous un exemple en partant de l'Afrique ? Par exemple, je suis un vendeur de machines à laver de Côte d'Ivoire. Je veux que mes machines à laver arrivent aux États-Unis chez mes clients américains. La première étape est de chercher une entreprise chargée d'acheminer les machines à laver de mon usine jusqu'au port d'Abidjan. Cette entreprise va venir la chercher et la transporter jusqu'au port de départ par un ou différents moyens de transport (train, camion…). Ensuite, le port de départ d'Abidjan va demander au transporteur la documentation des machines pour le service des douanes. Et vice-versa, le port d'arrivée aux États-Unis devra avoir accès aux informations de la douane ivoirienne ? Parfaitement. Les douanes ivoiriennes et américaines auront des échanges sur les données de ces machines à laver (composants, le poids…). Ces données seront vérifiées et transmises à la compagnie maritime qui possède les navires sur lesquels les machines à laver seront transportées. L'IA, pour le moment, créé des bases de données qui récoltent ces informations et les vérifient en tenant compte de la multitude de détails dans les caractéristiques de la marchandise et de son transport. En élargissant ces bases de données, l'IA permet-elle d'éviter des erreurs propres aux êtres humains ? Oui. C'est l'un des avantages qui sont cités dans le gain économique que l'IA apporte aux entreprises. Car en Afrique comme sur tous les continents du monde, le transport maritime est touché par la corruption, le sabotage, la perte et même simplement les erreurs dues à la fatigue ou à la distraction d'un employé. L'IA va-t-elle réduire le nombre d'intermédiaires ? A priori, pas pour le moment. Le nombre d'acteurs – producteur, transporteur, infrastructure, client, etc – dans la chaîne reste le même. Mais cela va réduire le nombre de personnes au sein des équipes, secteur par secteur. L'IA permet de ne plus se fier à une seule personne mais à l'ensemble des collaborateurs. L'avantage de l'IA est de donner la possibilité de trouver la réponse à une question. L'information de l'IA est scellée et apporte la garantie de l'information. Que l'on soit l'expéditeur ou le receveur, ils pourront aller puiser dans cette base de données du produit (et de son transport) à n'importe quel moment en fonction de leurs besoins ? Oui. Et les demandes de l'expéditeur ne sont pas les mêmes que celles du client, donc cela fera gagner du temps en évitant de réinterroger des personnes qu'il fallait avant interroger pour accéder aux informations. L'ordinateur équipé de l'IA spécifique au transport de marchandises par bateaux pourra faire des choix et décider de lui-même sur certaines étapes ? Pour l'instant, le transport commercial comporte trop de données (avec des milliers de détails) pour que l'IA puisse décider de tout et toute seule. Mais la vitesse avec laquelle les acteurs de la chaîne du transport vont communiquer et partager va être décuplée. Mais il y a bien de grands ports européens comme Anvers ou Rotterdam qui sont automatisés ? Oui, mais c'est seulement le port. Et dans des tâches très spécifiques comme le déchargement des conteneurs et leur transport vers les routes, autoroutes, aéroports ou gares ferroviaires qui permettront l'acheminement dans l'intérieur des terres. L'IA oblige donc à penser différemment le circuit commercial maritime ? Oui. L'IA nous apprend à dépasser nos vieilles habitudes de logique . Il faut désormais penser de façon transversale et non plus secteur par secteur. L'époque de la pensée par silo est terminée, place à la pensée partagée mutualisée. Vous dites que les ports africains ont tout à gagner avec l'IA, notamment en sautant les étapes technologiques ? Oui. Comme cela s'est fait avec la téléphonie qui a permis de développer les banques en ligne et le paiement facilité. L'Afrique a pu développer ces moyens plus souples pour son économie, et beaucoup plus largement que d'autres continents. Pour le secteur des ports, ce sera la même chose. L'Afrique a les moyens humains de le faire. Vous voulez dire de bons ingénieurs ? Parfaitement. Les équipes et les étudiants sont brillants et très intéressés par les nouvelles technologies et leur potentiel. Grâce à l'IA, la capacité de transport et de gestion des ports africains va croître à une vitesse incroyable. Le problème reste le prix... C'est le problème, effectivement. Les logiciels pour les ordinateurs sont coûteux, il faut aussi les alimenter avec de l'énergie. Les ressources sont nombreuses : solaire, éolien... Il va falloir développer toutes sortes de moyens de réduire les coûts afin de construire de nouvelles infrastructures efficaces. Vous vouliez ajouter la dimension des choix politiques pour les dirigeants de demain ? Oui, juste pour revenir aux exemples des vérifications des données. Avant, s'il fallait 100 douaniers pour vérifier les documents des conteneurs, les colis de marchandises allant sur les navires, à l'avenir, il en faudra moitié moins. Cela pose une question sur le chômage ou la réorganisation des travailleurs et de tous les acteurs des chaînes commerciales qui font fonctionner un pays.
Vous vous regardez dans le miroir et vous ne reconnaissez plus tout à fait la personne en face de vous. Ce que vous ressentez à ce moment-là n'est ni anormal ni superficiel, et ce n'est pas non plus uniquement lié à votre apparence.Dans cet épisode, je réponds à Claire, 42 ans, mère de trois enfants, qui m'a écrit pour me confier qu'elle a du mal à accepter son reflet et les photos prises d'elle lors des repas de famille.Sa question touche à quelque chose de très répandu, souvent passé sous silence : comment faire la paix avec les signes du vieillissement alors qu'on vit dans une société qui glorifie la jeunesse ?Dans cet épisode, je vous explique d'abord les trois mécanismes cognitifs qui amplifient le malaise, et qui n'ont finalement rien à voir avec votre visage objectif. C'est important de les connaître pour relativiser votre ressenti.Ensuite, je vous propose des pratiques concrètes pour adoucir votre regard sur vous-même, et surtout diminuer la charge émotionnelle que vous ressentez en croisant votre reflet dans le miroir ou en découvrant les photos de l'anniversaire de votre petit neveu.Vous pouvez aussi :
INFO EN VUE Vous écouterez Hannah présenter une émission en deux parties : - Estelle reçoit Clara pour parler du film d'animation "Le Conte de la princesse Kaguya" - Anaëlle et Manon aborderont le sujet de la disparition de l'avion MH370 de Malaysia Airlines. Cette émission a été réalisée par Maïlys qui a choisi de passer la musique : Musique : Bad Angel de Lisa et Anyma *** LA COUPE DU MONDE PAR DES ADOS Vous écouterez Syrine présenter une émission sur le football. Vous entendrez Maï et Manon parler de football dans le Val-de-Marne. Ensuite, Fatou et Adrita donneront leurs avis sur les musiques de la coupe du monde. On retrouvera Maï qui nous parlera de la coupe du monde féminine. Pour terminer, Manon a reçu David Celerse, réalisateur à BeIN Sports. Cette émission a été réalisée par Saskia qui a choisi de passer la musique : Mudique : Dai Dai de Shakira et Burna Boy *** Ces émissions ont été réalisées dans le cadre des ateliers d'initiation aux pratiques radiophoniques proposés par Radio Campus Paris. Un atelier animé par Gabrielle Bayer et Rosalie Berne le 26 mai 2026.
L'info du matin - Les animaux sont parfois meilleurs que nos applis météo. Le winner du jour - Il met la carte grise de sa voiture au nom de sa fille de 9 ans, elle reçoit 5 000 euros de PV à l'âge adulte. - Le mystérieux message du Crédit Agricole qui a semé la panique ce mardi. Le flashback du jour - Août 2001 : Un jeu télé culte pour commencer ce flashback, créé par Kader Aoun et Alain Chabat : Burger Quiz ! Ensuite, l'album qui occupait encore et toujours la première place des ventes, c'était "... Próxima Estación ... Esperanza" de Manu Chao. Les savoirs inutiles - On parle d'un instrument de musique aussi étrange que fascinant : l'harmonica de verre. Il a été inventé par Benjamin Franklin, qui a également participé à la Déclaration d'indépendance des États-Unis ! La chanson du jour - The Last Dinner Party "Nothing Matter" 3 choses à savoir sur Ray Charles Qu'est-ce qu'on regarde ? - La sortie ciné du jour, c'est le 37ème long métrage de Steven Spielberg : "Disclosure Day !". - Un film français sort sur Prime Video vendredi : "Une famille de bâtards !". Une comédie de Mourad Winter, avec un gros casting : Florence Foresti, Laura Felpin, Hakim Jemili, Kad Merad et Benjamin Tranier. Le jeu surprise (1,2,3,4) - Nicolas de Tours repart avec un Shark Aqua Blue Edition de Richard Orlinski. Les coffres à jouets RTL2 - Maxence, 9 ans, de Bourg-lès-Valence vers Valence gagne un séjour 2J/1N en famille au Parc Astérix. La Banque RTL2 - David de Sentheim vers Mulhouse gagne 750€.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À quelques heures du coup d'envoi de la Coupe du monde de football 2026, direction le Sénégal, où la compétition se vit aussi à travers les paris sportifs. Depuis cinq ans, le secteur s'est digitalisé. Plus besoin de se rendre jusqu'en boutique, quelques clics sur un téléphone suffisent pour miser. Résultat, de plus en plus de parieurs se lancent. Pour eux, le Mondial a déjà commencé. De notre correspondante à Dakar, Dans ce groupe de jeunes footballeurs, tous du même club de quartier, l'issue du match Sénégal-France du 16 juin fait débat. Tout semble possible, rien n'est écrit d'avance. Assane a déjà un plan en tête : « Je vais parier sur deux applications différentes, sur l'une la France et sur l'autre le Sénégal. Comme ça, j'aurai mes chances de gagner. Il y a un de mes potes qui m'a appelé pour me dire : "Assane, j'ai besoin d'argent, viens, on fait des paris." Je lui ai répondu : "Vas-y, on tente notre chance." » De son côté, Mohamed ne cache pas sa passion pour les paris. « Cela m'excite », rigole-t-il. Pour lui aussi, la fièvre des paris sportifs a commencé, avec le Mondial 2026 qui va commencer. Ce jeune Dakarois a déjà engagé des mises sur le match d'entrée des Lions de la Teranga face aux Bleus. « J'ai mis plein de combinaisons possibles. Premier ticket : le Sénégal va gagner. Deuxième ticket : les deux équipes vont marquer. Ensuite, Mbappé va marquer pour la France, Sadio Mané pour le Sénégal, détaille-t-il. J'espère que ça va se passer comme ça car si c'est le cas, je gagne ! » « On perd plus qu'on ne gagne » Le mois passé, Mohamed a parié pour 80 000 francs CFA (soit 122 euros) en tout. Sur cette somme, il cumule 30 000 francs CFA (45 euros) de perte nette. Des petites mises à chaque fois, mais des mises sur tous les championnats de la planète. « Toutes les compétitions, championnats, Ligue des champions, Coupe de France, aux États-Unis et même en Chine (rires). On n'a pas de limite en fait. Mais on perd plus qu'on ne gagne, cela il faut le dire », concède-t-il. Comme beaucoup d'autres Sénégalais, Mohamed a été happé par les paris sportifs juste après le Covid-19. À ce moment-là, les applications de paris fleurissent sur les écrans. Les pratiques changent. Malick Diouf est fondateur du Dakar Sport Summit, salon consacré à l'économie du sport. « On est un pays à majorité musulmane dans lequel les paris ne sont pas bien vus. Le fait que ça soit digitalisé lève le tabou et a permis à toutes les couches sociales de jouer sans être jugées », analyse-t-il. Le secteur est porté par trois poids lourds : l'opérateur russe 1xBet, l'entreprise française Betclic et le groupe sénégalais Sunubet. Depuis novembre 2025, ces sociétés voient leurs revenus taxés à hauteur de 20%. Même chose pour les gains des parieurs. « L'État gagne, mais l'argent que l'État collecte sur les paris sportifs doit servir à financer le sport professionnel mais amateur surtout », estime Malick Diouf. Période très attendue par les parieurs sportifs, le Mondial de football est aussi le moment de tous les excès. Des associations alertent contre des cas croissants de dépendance. À lire aussiBilan carbone désastreux, chaleurs extrêmes: le Mondial de football, symbole puissant du dérèglement climatique
Comment se rendre réellement compte de ce qu'ont vécu pendant la traite négrière les personnes transformées en esclaves et transportées à travers l'Atlantique pour être vendues à des planteurs ? Un livre d'histoire qui vient d'être traduit en français nous plonge dans la brutalité du quotidien des esclaves. Cet ouvrage est intitulé Le Zorg, du nom d'un navire négrier à bord duquel s'est déroulé un épisode d'une rare cruauté à la fin du 18e siècle. Une tragédie qui, une fois connue, a joué un rôle déterminant dans le combat des abolitionnistes. Pour en parler, nous recevons l'auteur du livre Siddharth Kara, universitaire à Harvard et à Nottingham. RFI : Que s'est-il passé à bord du Zorg à la fin de l'année 1781 ? Siddharth Kara : Le navire s'est égaré. Il a été détourné par des tempêtes et, au cours de son voyage vers la Jamaïque, il a semblé manquer d'eau. L'équipage a dû prendre une décision… et pour réduire la consommation d'eau, cette décision a été de jeter par-dessus bord plus de 130 esclaves africains. Ils ont commencé, par les femmes et les enfants qu'ils ont jetés directement à la mer, il y avait un bébé. Ensuite, ils ont sélectionné les hommes les plus malades, un par un, deux par deux, enchaînés, entravés. Après de longs mois passés dans l'enfer de la cale de ce navire négrier, ils ont été jetés à la mer. L'équipage a agi ainsi parce qu'il craignait de manquer d'eau et de ne pas atteindre la Jamaïque à temps. Cette histoire a été révélée au public parce que les armateurs ont demandé une indemnisation pour ce qu'ils ont décrit, dans un déni total d'humanité, comme une « cargaison perdue ». Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé ensuite ? Le marchand d'esclaves, le propriétaire du navire, était cupide, il était attaché à son argent. Plus de la moitié des esclaves du Zorg étaient morts, alors que le taux de mortalité habituel sur un navire négrier britannique était d'environ 15%... Il n'a pas pu accepter cette perte. Or, à l'époque, les navires et leur cargaison étaient assurés pour la traversée de l'Atlantique. Il a donc déposé une demande d'indemnisation, en réclamant une compensation pour la perte de plus de 130 esclaves. L'assureur a refusé, parce qu'il était surpris par ce taux de mortalité aussi élevé. Le marchand aurait pu en rester là, mais la cupidité l'a poussé à engager un procès. Il a gagné : il a été décidé que l'assurance devait indemniser la perte des esclaves assassinés. Mais quelqu'un assistait à l'audience ce jour-là et s'est demandé pourquoi on parlait d'assurance plutôt que de meurtre. Il a écrit une lettre anonyme posant cette question, publiée le lendemain dans les journaux londoniens. Cette lettre a été remarquée par un groupe naissant d'abolitionnistes en Angleterre, qui y ont vu la preuve des horreurs de la traite. Ils se sont réunis, sous la direction de Granville Sharp, une figure fondatrice de l'abolitionnisme anglais, et ont convaincu les assureurs de demander un nouveau procès. Lors de ce second procès, une question fondamentale a été débattue : ces Africains étaient-ils des biens ou des personnes ? Des animaux ou des êtres humains ? Ce débat, porté devant le Lord Chief Justice de l'Empire britannique, a contribué à lancer le premier mouvement abolitionniste. L'une des forces de votre travail réside dans la précision avec laquelle vous décrivez l'expérience vécue par les personnes capturées et vendues comme esclaves. L'horreur de l'esclavage est démultipliée par des violences constantes : les coups de fouet, les viols, la vie dans la puanteur des excréments, l'enfermement dans les cales. Pouvez-vous donner quelques exemples tirés de votre livre ? Nous savons ce qu'est l'esclavage, nous en connaissons l'existence, mais nous ne plongeons jamais dans l'horreur brute de la traversée forcée des Africains à travers l'Atlantique. À bord des navires, de nombreux instruments de torture étaient utilisés pour maintenir le contrôle. Les violences sexuelles contre les femmes et les enfants étaient constantes. Un ancien capitaine négrier devenu abolitionniste, John Newton, racontait qu'il voyait ses marins assouvir leurs pulsions sur des fillettes de neuf ou dix ans. Dans les cales, les captifs étaient enchaînés, contraints de vivre dans leurs excréments et leur urine, avec à peine quelques seaux inaccessibles. Tous contractaient la dysenterie. Imaginez le mal de mer, les vomissements continus, sans même pouvoir s'asseoir. Ils étaient entassés comme des livres sur une étagère, dans la chaleur, la putréfaction et les immondices. Voilà pourquoi les taux de mortalité étaient si élevés. La puissance des intérêts financiers liés à la traite apparaît clairement dans votre livre. On a l'impression que la traite occupait une place majeure dans l'économie britannique à la fin du 18e siècle. Absolument. Prenons un indicateur : en 1775, juste avant la guerre d'indépendance américaine, les exportations de sucre de la Jamaïque vers l'Angleterre étaient cinq fois supérieures à l'ensemble des exportations des treize colonies américaines réunies. Le sucre était la ressource stratégique de l'époque, produite grâce au travail forcé des esclaves. Comment évaluez-vous la manière dont le monde traite aujourd'hui la mémoire de l'esclavage ? Existe-t-il une conscience globale de ce que cela a représenté, ou observe-t-on encore des formes de déni ? Nous restons encore à la surface de notre reconnaissance de ce qui s'est passé durant ces 350 années, cette tâche sur la conscience humaine. Il existe encore un certain déni quant à l'ampleur et à la gravité des faits. J'espère que l'histoire du Zorg contribuera à une compréhension plus complète, car on ne peut envisager de réparer cette période sans en mesurer pleinement la violence et l'ampleur. Et nous n'y sommes pas encore. Le 25 mars dernier, le Ghana a conduit l'Assemblée générale de l'ONU à qualifier la traite négrière de crime le plus grave contre l'humanité. Cette qualification vous paraît-elle justifiée et utile ? Absolument. Elle est justifiée. Césaire a déclaré que l'Europe se tient devant la communauté mondiale, responsable du plus grand amas de cadavres de l'histoire humaine. Et il parlait de la traite négrière. Des millions de personnes ont été torturées, violentées et tuées, et des millions d'autres condamnées à une vie de travail forcé. La culture du sucre était l'une des formes de travail les plus dures et violentes. C'est l'un des crimes les plus graves en raison de son ampleur, de sa durée — plus de trois siècles et demi — et de ses conséquences encore visibles aujourd'hui en Afrique. Il doit y avoir une forme de réparation entre les pays du Nord et les pays africains. Le Zorg, de Siddharth Kara, un ouvrage publié aux éditions Paulsen, 304 pages, 2026. À écouter aussiDes rives de la Méditerranée au Sahara : vérités et tabous des esclavages dans le monde musulman À lire aussiL'odyssée des Tinchant, de l'esclavage à la résistance: une histoire-monde
Comment faire exister les lieux dans un monde qui s'écroule, comment traverser ensemble les moments de bascule ? En 1904, l'écrivain et dramaturge russe Anton Tchekhov créait sa toute dernière pièce, La Cerisaie, une comédie en quatre actes sur le retour d'une femme russe dans sa propriété d'enfance mise en vente pour rembourser les dettes de sa famille déshéritée. Aujourd'hui, la metteuse en scène Aurélie Van Den Daele s'empare de ce récit et le réactualise avec brio. À Paris, le Théâtre de la Tempête est niché au cœur du grand bois de Vincennes, lieu idéal pour déployer La Cerisaie d'Anton Tchekhov, entre scènes à l'extérieur dans la lumière de la forêt et d'autres à l'intérieur dans la pénombre de la salle de spectacle. Là où se déroulaient cette semaine les dernières répétitions encadrées par la metteuse en scène Aurélie Van Den Daele et son assistante Charline Curtelin. Un travail de détail pour peaufiner la première représentation prévue ce samedi 6 juin au soir. « Dans la pièce, on suit en quatre actes quatre moments assez précis du retour de Lioubov, explique la metteuse en scène, Aurélie Van Den Daele. D'abord, les retrouvailles. Puis dans un deuxième temps, une longue scène dans un jardin où ils évoquent tout ce qui a changé dans le monde. Ensuite un troisième acte très festif dans lequel on attend la réponse de la vente ou non de ce domaine. Et enfin un quatrième acte qui est vraiment le chant du cygne, un adieu. Donc, c'est l'histoire à la fois d'un lieu qui s'efface, mais aussi d'une famille qui va se désagréger et qui va être extrêmement remise en question aussi dans ses pratiques. » « Travailler Tchekhov, c'est un monde qui s'ouvre » Dans la pièce, la famille russe s'accroche au passé alors que le monde change autour d'elle. À la période où Anton Tchekhov l'écrit, peu après l'abolition du servage, les paysans s'enrichissent et s'élèvent dans la société, et les nobles s'appauvrissent. Des « inserts » écrits par Charline Curtelin aident à relier le 19ᵉ siècle à nos jours, notamment via la langue et les va-et-vient des personnages, pour faire résonner cette période avec le monde actuel. « Quand on commence à travailler Tchekhov, c'est vrai que c'est un monde qui s'ouvre, parce qu'on se rend compte que derrière l'apparente banalité des conversations des personnages, c'est vraiment d'une extrême complexité. C'est-à-dire qu'ils sont toujours tiraillés entre des sentiments, entre des choix, entre des mondes. Et ça, théâtralement, quand on commence à le travailler, c'est merveilleux », sourit Aurélie Van Den Daele. Sur scène, des vidéos tournées en direct donnent à voir toute l'intimité des personnages qui fuient l'action principale et se réfugient parfois hors-champ. Et la pièce laisse en suspens une question irrésolue : quand un lieu disparaît avec toute son histoire, que reste-t-il et comment dire adieu à ses souvenirs ? Une Cerisaie mise en scène par Aurélie Van Den Daele, à voir sur scène du 6 au 21 juin au Théâtre de la Tempête à Paris, puis en tournée partout en France jusqu'en mai 2027. À lire aussiLes femmes et les entrailles de la création: «Je crée et je vous dis pourquoi»
Au Sénégal, le nouveau gouvernement nommé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô divise. Sans le Pastef dirigé par Ousmane Sonko (qui refuse d'y participer), l'équipe de trente ministres est composée de technocrates et d'alliés du président Bassirou Diomaye Faye. Sans aucun poids lourd du parti Pastef, dont le président est pourtant lui-même membre, cette nouvelle équipe entérine la rupture entre le président Diomaye Faye et Ousmane Sonko. À la tête de la coalition Diomaye Président, la superviseure générale Aminata Touré réagit à la formation du nouveau gouvernement. Elle est la Grande invitée Afrique de notre envoyée spéciale permanente à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff. RFI : 30 ministres, dont certains sont membres du Pastef, mais aucun poids lourd. Ce nouveau gouvernement ne soulève-t-il pas des interrogations sur sa légitimité démocratique ou électorale ? Aminata Touré : Je pense qu'il faut rappeler quand même les principes démocratiques. Le président Bassirou Diomaye Faye a été élu démocratiquement à 54 % par les Sénégalais et bien évidemment, il nomme le Premier ministre. Et voilà, il valide le gouvernement que lui propose le Premier ministre. On est tout à fait dans ce cas de figure, dans le choix du président, en concertation avec son Premier ministre. Ce gouvernement, c'est le choix de l'efficacité, parce que, au-delà de tout ce qu'on pourrait dire, les Sénégalais ne sont préoccupés que par une chose, c'est qu'on se mette au travail. Justement, le Pastef est majoritaire à l'Assemblée nationale dirigée par Ousmane Sonko. Dans ce contexte que tout le monde qualifie déjà de cohabitation, est-ce que vous ne craignez pas qu'il puisse être difficile pour l'exécutif de gouverner ? D'abord, il faut rappeler une chose, c'est que le président Bassirou Diomaye Faye est membre du Pastef. Plusieurs ministres [qui participent au gouvernement] sont aussi membres du Pastef. Donc, c'est une question interne à un parti. La deuxième chose, c'est que si tout le monde reste dans le respect de ses prérogatives et met en avant les intérêts du Sénégal, on ne devrait pas avoir de problèmes. J'espère qu'on ne sera pas dans une situation où on va utiliser une institution pour assouvir des intérêts personnels. On ne peut pas être dans des scènes de ménage éternelles, ce n'est pas possible. Si chacun met en avant les intérêts des populations qui justement ont besoin de tout sauf d'une crise institutionnelle, chacun jouera son rôle. L'Assemblée nationale jouera son rôle, l'exécutif jouera son rôle, le judiciaire jouera son rôle, y compris le Conseil constitutionnel qui va connaître de la constitutionnalité des lois. C'est ce que les Sénégalais attendent et je pense qu'ils jugeront sur pièce. Sur les points de désaccord entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, un membre du Pastef me parlait notamment de désaccord sur la question de la reddition des comptes, et notamment la crainte d'un manque de fermeté sur cette question. Est-ce que ce gouvernement marque la fin de la moralisation de la vie politique qu'avait promise le Pastef ? Et pourquoi ce serait la fin ? Peut-être que ce serait le début d'une reddition des comptes en ligne avec l'indépendance de la justice. Reddition des comptes ne veut pas dire règlement de comptes. C'est deux choses différentes. J'ai été ministre de la Justice, je sais de quoi je parle. Vous pouvez avoir un adversaire politique que vous n'aimez pas, que vous aimeriez voir disparaître de la scène politique. Ça ne suffit pas pour que le juge condamne cette personne. Le président Bassirou Diomaye Faye est plus que jamais pour la reddition des comptes, mais pas pour le règlement des comptes. Il y a aussi la question de la dette, pour laquelle Ousmane Sonko a toujours refusé d'envisager une restructuration avec le Fonds monétaire international. Ce nouveau gouvernement aura-t-il une nouvelle approche sur cette question ? Ce n'est pas une question idéologique, c'est une question très pratique. Vous devez de l'argent à des créanciers. Vous avez du mal à les payer parce que peut être qu'on avait sous-estimé cette dette ou on l'avait caché, enfin, vous pouvez utiliser tous les termes qu'on veut… Mais à l'arrivée, il faut voir comment la payer. Et il faut parler certainement de reprofilage et il faut discuter avec les partenaires. Mais dans cette discussion là également, il faut que les partenaires comprennent qu'on ne peut pas scier la branche sur laquelle on est assise, parce que le mot « restructurer » rappelle les affres de la restructuration des années 1980, où on a coupé les programmes sociaux, où on a licencié, etc et on a plongé dans des niveaux de pauvreté. Il a fallu au moins 20 ans pour sortir de cet ajustement structurel des années 1980, on ne parle pas de ça, évidemment… Mais une dette, il va falloir la reprofiler, il va falloir discuter avec des partenaires pour avoir une stratégie soutenable pour les pays et pour les populations. Est-ce que le refus du Pastef de participer à ce gouvernement peut être vu comme une façon de chercher à saboter l'action gouvernementale de Bassirou Diomaye Faye pour privilégier Ousmane Sonko dans la course à la présidentielle en 2029 ? On sait bien que tout le monde, à cet horizon de 2029 en tête ? Et c'est légitime que chacun veuille y aller et être président en 2029. Donc, on ne peut pas accuser qui que ce soit de vouloir être président, tout comme on ne peut pas justement empêcher le président Bassirou Diomaye Faye de dire : « Je veux continuer ce que j'ai commencé » à travers un deuxième mandat. Donc, ce n'est pas ça la question à mon avis. La question centrale, c'est que les électeurs eux-mêmes n'ont pas envie de s'engager dans une campagne électorale de trois ans. Ce serait vraiment, de ce point de vue-là, les trahir. Je crois que ce que les Sénégalais veulent maintenant, c'est qu'on se penche résolument sur la résolution des nombreux problèmes auxquels ils font face. C'est ça, l'objectif du nouveau Premier ministre, c'est d'agir, c'est de transformer… Ensuite la compétition électorale, elle se fera. Donc vouloir saboter, ce serait saboter les Sénégalais dans leur ambition. J'espère que ce n'est pas du tout l'objectif de qui que ce soit. Comme je l'ai dit, la démocratie, il faut la laisser fonctionner. On n'est pas obligé d'avoir les mêmes avis, mais, que l'on mette en avant les intérêts du pays.
C'est LE grand débat qui a historiquement traversé (divisé ?) le mouvement antispéciste : welfarisme ou abolitionnisme ? Faut-il améliorer les conditions d'exploitation des autres animaux, ou refuser tout aménagement et viser leur abolition pure et simple ? Et si cette dichotomie était, en partie, un faux dilemme ?-Je vous parle en introduction d'une belle découverte récente, le Substack d'Aidan Kankyoku, et des quatre idées qui m'ont conduit à reconsidérer complètement ce débat welfarisme/abolitionnisme.-Ensuite, avec mon invité Keyvan Mostafavi, directeur de l'association Anima, on entre dans le concret : comment fonctionne une campagne entreprise, pourquoi le dialogue est vraiment important mais ne suffit pas toujours, ce que les campagnes welfaristes ont réellement accompli – déjà des millions d'animaux sortis des cages et des engagements publics obtenus. On parle aussi des angles morts : les poulets à croissance rapide, la lutte culturelle de long terme, et ce que le mouvement a peut-être trop négligé en se concentrant sur le pragmatisme.-
Dans le podcast "Ça peut vous arriver" sur RTL, Julien Courbet et son équipe distribuent conseils conso et astuces juridiques pour lutter contre les arnaques dans la bonne humeur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue dans le supplément de Grand reportage. 50 minutes ensemble avec aujourd'hui Marielle Vitureau et Emma Garboud-Lorenzoni. En première partie, le drone qui est désormais indispensable pour assurer la sécurité d'un territoire. Il est au cœur en particulier de la guerre en Ukraine et dans les pays environnants. Comment développer les drones, et comment les intégrer ?... Ensuite, direction la Nouvelle-Zélande, pour rencontrer les jeunes Maoris, victimes des réformes gouvernementales. Les pays baltes, une région passée en mode drones Il peut voler, naviguer, rouler. Il peut porter une charge explosive ou mener des opérations de reconnaissance. Riga accueillait, cette semaine, un sommet international consacré aux drones. Compte tenu de leur proximité avec la Russie, la Lettonie et ses deux voisins baltes -la Lituanie et l'Estonie- sont en première ligne sur le sujet. Le drone est désormais indispensable pour assurer la sécurité d'un territoire. S'en protéger est devenu le défi numéro un. Dans les trois pays, les entreprises, les armées, les institutions, les industries ne parlent que d'eux... Alors, comment les développer, comment les intégrer ? Un Grand reportage de Marielle Vitureau qui s'entretient avec Matthieu Vendrely. À écouter aussiLes drones ukrainiens frappent dans la grande profondeur du territoire russe La jeunesse maorie de Nouvelle-Zélande, victime des réformes La Nouvelle-Zélande a engagé, il y a quelques années, une politique uniformisée et uniformisante de la société. Un virage intervenu en 2023 avec l'élection d une coalition de droite à Wellington. Victime de cette nouvelle donne : les droits spécifiques des Maoris ; peuple autochtone qui représente 17% de la population, près d'un million de personnes. Les jeunes Maoris sont particulièrement touchés. Marginalisation de leur langue à l'école, fin des partenariats avec les tribus pour la prise en charge des adolescents en difficulté. Un Grand reportage d'Emma Garboud-Lorenzoni qui s'entretient avec Matthieu Vendrely. À écouter aussiEn Nouvelle-Zélande: les Maoris craignent pour leurs droits
Notre premier sujet de discussion portera sur un important changement potentiel dans le processus d'élargissement de l'Union européenne. Les États membres envisagent de n'accorder le droit de veto aux nouveaux États membres que plusieurs années après leur adhésion. Ensuite, nous parlerons de l'encyclique du pape Léon XIV, dans laquelle il appelle à une action mondiale urgente pour garantir que l'IA soit au service de l'humanité, au lieu de la déstabiliser. Notre section scientifique sera consacrée à une nouvelle étude qui révèle que la pratique régulière d'activités artistiques et culturelles pourrait ralentir le vieillissement biologique de la même manière qu'une activité physique régulière. Enfin, nous conclurons la première partie de l'émission en parlant du dernier épisode du « Late Show » de Stephen Colbert, qui a marqué la fin de l'une des émissions de fin de soirée les plus emblématiques de la télévision. Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : les conjonctions jusqu'à ce que, parce que, pendant que, plutôt que, et pourvu que. Nous commenterons les annonces du ministre de l'Éducation nationale sur le baccalauréat qui approche. Nous verrons quelles nouvelles exigences le ministre souhaite ajouter. Nous terminerons avec l'expression de la semaine : Tirer un trait sur. Nous discuterons d'une œuvre d'art monumentale qu'il sera bientôt possible de visiter à Paris. L'artiste JR va en effet transformer tout le Pont-Neuf en grotte de pierre. - L'Union européenne envisage de priver temporairement ses nouveaux États membres du droit de veto - Dans une encyclique majeure, le pape Léon XIV s'inquiète des dangers de l'intelligence artificielle pour l'humanité - L'art et la culture sont associés à un ralentissement du vieillissement biologique - Stephen Colbert présente la toute dernière émission de l'emblématique « Late Show » - Baccalauréat : les annonces du ministre de l'Éducation - L'artiste JR transforme le Pont-Neuf en grotte monumentale
Ils retournent à Québec. Même ville. Méconnaissable. Le Château Frontenac sous la neige. Le fleuve Saint-Laurent gelé qu'ils traversent en ferry au milieu de blocs de glace. Un spectacle son et lumière dans la forêt enneigée qui les marque durablement. Et un chalet perché sur une montagne où ils fabriquent de la glace au sirop d'érable dehors, par -15. Ensuite, Marion partage tout ce qu'il faut savoir avant de partir : vol, formalités, équipement, hébergements préférés et activités incontournables été comme hiver.Pour écouter l'épisode en entierÉté en canoë, hiver par -15 : le Québec en famille avec un enfant de 3 ans — Le voyage de Marion-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
Et si les valeurs qui font un excellent coéquipier étaient les mêmes que celles qui permettent aux habitudes santé de durer ? Après une soirée passée à parler devant un groupe de Scouts, nous retraçons le lien surprenant entre la curiosité, le service et le mouvement, et comment ces racines nous ont aidés à nous entraîner pour des compétitions de Ninja à Las Vegas, Orlando et en Californie. Les histoires sont amusantes, mais elles mènent à quelque chose de plus profond : un guide clair pour un changement qui dure au-delà des échéances et des cures détox.Nous parlons aussi des limites. Des dizaines de conférences, une avalanche de messages privés et le mythe de la « petite question rapide » commençaient à empiéter sur les soirées, les fins de semaine et le temps avec nos enfants. Dire non plus souvent n'est pas un recul, c'est une façon de protéger le travail qui compte et les personnes qui comptent le plus. Si vous avez déjà ressenti cette tension entre l'envie d'aider et le besoin de vous reposer, vous vous reconnaîtrez ici.Ensuite, nous devenons concrets. Nous expliquons pourquoi les motivations externes peuvent déclencher l'action, mais que la motivation intrinsèque la maintient dans le temps. Vous découvrirez comment la conviction, vos raisons personnelles de changer, et la confiance, la preuve que vous en êtes capable, forment les deux moteurs du changement de comportement, en écho à des modèles comme la théorie de l'autodétermination et les stades du changement. Nous partageons des stratégies simples et répétables : commencer par de minuscules objectifs, cartographier vos véritables obstacles, et créer des scripts pour les « jours sans » sur lesquels vous pouvez compter. Puis nous traduisons des gains de santé abstraits, comme une pression artérielle plus basse ou de meilleurs lipides, en raisons émotionnelles qui vous touchent vraiment, comme suivre le rythme de vos enfants, soulever une valise dans le compartiment supérieur ou accompagner votre fille jusqu'à l'autel.Si vous êtes prêt à échanger les extrêmes contre un progrès régulier, cette conversation vous donnera des outils pour concevoir un plan qui s'adapte à votre vie, pas à celle de quelqu'un d'autre. Abonnez-vous, partagez avec un ami qui a besoin d'un petit coup de pouce, et laissez un avis en nous disant quelle sera votre prochaine petite victoire.Go check out my website for tons of free resources on how to transition towards a healthier diet and lifestyle.You can download my free plant-based recipes eBook and a ton of other free resources by visiting the Digital Downloads tab of my website at https://www.plantbaseddrjules.com/shopDon't forget to check out my blog at https://www.plantbaseddrjules.com/blog You can also watch my educational videos on YouTube at https://www.youtube.com/channel/UCMpkQRXb7G-StAotV0dmahQCheck out my upcoming live events and free eCourse, where you'll learn more about how to create delicious plant-based recipes: https://www.plantbaseddrjules.com/Go follow me on social media by visiting my Facebook page and Instagram accountshttps://www.facebook.com/plantbaseddrjuleshttps://www.instagram.com/plantbased_dr_jules/Last but not least, the best way to show your support and to help me spread my message is to subscribe to my podcast and to leave a 5 star review on Apple and Spotify!Thanks so much!Peace, love, plants!Dr. Jules
Au XVIe siècle, l'Europe est en pleine Renaissance. Mais derrière les progrès artistiques et scientifiques se développe aussi une intense créativité militaire. Les ingénieurs imaginent alors toutes sortes d'armes nouvelles : canons géants, machines de siège, explosifs… et parfois des idées qui semblent aujourd'hui complètement folles. Parmi elles figure le concept des « chats fusées ».Cette étrange idée apparaît dans un traité militaire attribué à Franz Helm, un ingénieur allemand spécialisé dans l'artillerie et les armes incendiaires. Dans ses écrits, il décrit une méthode destinée à incendier une ville ennemie assiégée en utilisant… des animaux.Le principe était aussi simple que cruel. Des charges incendiaires ou des dispositifs enflammés devaient être attachés sur le dos de chats, parfois d'oiseaux. Les animaux étaient ensuite relâchés près des remparts ennemis. Les stratèges espéraient que, pris de panique, les chats retourneraient instinctivement vers leurs maisons situées à l'intérieur de la ville. En courant se cacher dans des granges, des greniers ou des toits en bois, ils auraient propagé le feu partout dans la cité.À l'époque, cette idée pouvait sembler logique. Les villes médiévales et renaissantes étaient extrêmement vulnérables aux incendies. Beaucoup de bâtiments étaient construits en bois, les rues étaient étroites et les moyens pour combattre le feu restaient limités. Une simple étincelle pouvait suffire à provoquer une catastrophe.Mais malgré sa présence dans les traités militaires, rien ne prouve que cette technique ait réellement été utilisée avec succès. Et pour cause : le plan avait de nombreux problèmes évidents. D'abord, un animal terrorisé devient totalement imprévisible. Au lieu de courir vers la ville ennemie, un chat pouvait partir dans n'importe quelle direction… y compris vers le camp de ceux qui l'avaient relâché.Ensuite, le feu et les explosions risquaient d'effrayer les animaux avant même qu'ils n'atteignent leur cible. Les chats auraient probablement cherché à se débarrasser des charges ou simplement fui au hasard.Le concept des « chats fusées » révèle surtout la mentalité militaire de l'époque. Les ingénieurs cherchaient constamment des moyens inattendus de contourner les défenses ennemies. Dans un monde où les sièges pouvaient durer des mois, toutes les idées étaient envisagées, même les plus absurdes ou les plus cruelles.Aujourd'hui, cette histoire fascine autant qu'elle choque. Elle montre qu'à la Renaissance, la frontière entre invention ingénieuse, expérimentation militaire et imagination délirante pouvait être extrêmement mince. Heureusement, les « chats fusées » semblent être restés davantage un projet théorique qu'une véritable arme de guerre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On entend souvent cette phrase fascinante : « Quand on regarde les étoiles, on voit peut-être des astres déjà morts. » L'idée est séduisante, presque poétique. Après tout, la lumière met parfois des centaines, voire des milliers d'années à nous parvenir. Donc si une étoile a explosé entre-temps, nous continuerions à la voir jusqu'à ce que sa dernière lumière cesse d'arriver sur Terre.Mais en réalité, contrairement à ce que beaucoup imaginent, la plupart des étoiles visibles à l'œil nu dans le ciel nocturne sont probablement encore bien vivantes. C'est ce qu'ont rappelé plusieurs astronomes en s'appuyant sur des estimations scientifiques des distances et de la durée de vie des étoiles.Le raisonnement est assez simple. Pour qu'une étoile que nous voyons aujourd'hui soit déjà morte, deux conditions doivent être réunies. D'abord, elle doit être suffisamment éloignée pour que sa lumière mette très longtemps à nous parvenir. Ensuite, elle doit avoir une durée de vie relativement courte, ce qui concerne surtout les étoiles très massives.Or, les étoiles visibles à l'œil nu sont, pour la plupart, relativement proches à l'échelle de la galaxie. Dans un ciel très sombre, un humain peut distinguer environ 6 000 étoiles. Mais parmi elles, seule une petite poignée se trouve à des distances suffisamment grandes pour qu'un décalage temporel important existe réellement.Des analyses astronomiques ont montré qu'à peine une douzaine d'étoiles visibles remplissent les conditions nécessaires pour être potentiellement déjà mortes aujourd'hui. Cela représente une fraction minuscule du ciel visible.Prenons un exemple célèbre : Betelgeuse. Cette immense étoile rouge située dans la constellation d'Orion se trouve à environ 640 années-lumière de nous. Cela signifie que nous la voyons telle qu'elle était au XIVe siècle. Comme elle approche probablement de la fin de sa vie, certains astronomes pensent qu'elle pourrait déjà avoir explosé en supernova… sans que nous le sachions encore. Mais même dans ce cas spectaculaire, nous ne verrions l'explosion que lorsque sa lumière atteindrait enfin la Terre.En revanche, beaucoup d'étoiles très brillantes de notre ciel, comme Sirius, sont relativement proches. Sirius n'est qu'à environ 8,6 années-lumière. À cette distance, il est extrêmement improbable qu'elle soit déjà morte sans que nous le sachions.Cette réalité rappelle quelque chose de fascinant : regarder le ciel, c'est effectivement regarder dans le passé… mais souvent dans un passé relativement récent. Le cosmos joue avec le temps, certes, mais les étoiles qui illuminent nos nuits ne sont pas pour autant des fantômes stellaires. La grande majorité d'entre elles brillent encore bel et bien aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En Ukraine, le champ de bataille est jonché des corps de soldats. Le nombre de militaires portés disparus, bien qu'inconnu, se chiffre par dizaines de milliers. Retrouver les dépouilles est un besoin essentiel pour les familles. Mais ce travail est rendu presque impossible par la prolifération des drones sur la ligne de front. C'est la mission de ces militaires ukrainiens, rencontrés par notre correspondant en Ukraine à l'aube, dans une ferme abandonnée du Donbass, à une vingtaine de kilomètres du front. De notre correspondant de retour de Sloviansk, Un à un, les sacs mortuaires sont déchargés du camion. Il faut s'y prendre à plusieurs pour hisser les corps sur une table sommaire, dressée dans une grange à l'abri des regards et des combats. Russes et Ukrainiens y sont traités avec les mêmes égards. Le travail avec les morts est un labeur silencieux. Les visages sont fermés. Ce matin, une dizaine de corps sont auscultés par Oleksiy Yukov, treillis militaire, casque sur le crâne : « Il s'agit du corps d'un soldat de la Fédération de Russie. C'est ce qu'indiquent son équipement et son matériel militaire. Malheureusement, aucun signe distinctif personnel ni document d'identité n'a été retrouvé. » Oleksiy Yukov et son équipe – une dizaine de militaires – parcourent le champ de bataille au péril de leur vie, pour en extraire les corps des soldats. Depuis quatre ans, plus de 3 000 dépouilles ont ainsi été exhumées du front ukrainien, « de nos propres mains », nous explique-t-il, certaines parfois portées à dos d'homme. Une mission devenue presque impossible aujourd'hui. « Si tu sors, tu ne reviendras pas » « L'arme la plus effrayante que j'ai vue dans cette guerre, ce sont les FPV, les drones », lâche Oleksiy Yukov. Ces engins kamikazes sont équipés d'une caméra qui permet à l'ennemi de traquer une cible à distance. Ils pullulent désormais à proximité de la ligne de front : « L'épuisement émotionnel arrive quand tu n'as pas la possibilité de récupérer les corps. Quand tu les vois, mais que tu ne peux rien faire. Tu ne peux tout simplement pas sortir de ta position pour aller les chercher et les évacuer. Il y a des drones, le terrain est à découvert, et tu comprends que si tu sors, tu ne reviendras pas. » De sa voix douce, à peine audible, Arthur, 29 ans, le regard dissimulé derrière ses lunettes de combat, nous détaille son travail : « Sur la ligne de contact, quand c'est possible, une voiture nous dépose. On travaille une heure, une heure et demie maximum. Très peu de temps. S'il y a des corps, on ne les met même pas dans des sacs : on les charge dans la voiture et on repart aussitôt, pour éviter les drones. » À lire aussiUkraine: la région de Kiev bombardée massivement par la Russie, un missile balistique Orechnik utilisé « Les échanges de corps ont commencé » Depuis le début de l'invasion du pays en 2022, Arthur assiste Oleksiy dans sa funeste mission. Lui aussi est habité par le devoir mais, l'émotion affleure chez le jeune homme, entre déférence pour les défunts et vertige de côtoyer toute cette mort : « Au début, quand on allait récupérer des Russes, tout le monde disait : ''À quoi bon ?'' Ensuite, les échanges de corps ont commencé. Un corps russe, c'est au moins un corps ukrainien rendu. Et puis, il y a cette question : que sommes-nous si des corps restent sur notre terre, mangés par les chiens, sans que nous ne fassions rien ? » Avec l'arrivée des drones, ces missions de récupération ont diminué de 90%, nous confie Dmitro, le chauffeur du camion. La matinée avance. Le soleil est maintenant levé. Les corps sont numérotés, avant d'être envoyés à la morgue, dans l'ouest du pays. Oleksiy se demande si ce n'est pas l'une des dernières fois qu'il pourra encore venir chercher les morts sur le front du Donbass. À lire aussiAprès les frappes russes sur Kiev, Macron tente un rapprochement avec la Biélorussie de Loukachenko
Philippe Dautais, pour cette seconde méditation pour Zeteo de la Pentecôte de l'année 2026, propose d'approcher le mystère qui recouvre la réalité de l'Esprit saint. Que savons de lui ?L'Esprit saint est la relation entre le Père et le Fils, dans la dimension trinitaire divine que révélée par le Christianisme. Ainsi, on peut dire que L'Esprit saint est celui qui fait le lien. Mais on ne peut le réduire à la relation entre le Père et le Fils, qui en ferait presque une réalité virtuelle.Pour Philippe Dautais, reprenant à nouveau les textes saints et la tradition patristique, on peut se représenter l'Esprit saint comme une personne. Alors, s'il nous est plus facile de nous représenter la personne du Christ, incarné en notre humanité, s'il semble également plus envisageable de représenter le Père, comment aborder l'Esprit saint ? Les textes l'évoquent sous la forme d'une colombe, de langues de feu, ou dans le rayonnement du Christ pendant sa transfiguration. Mais pour vraiment nous ouvrir à ce qui nous échappe, Philippe Dautais nous invite à nous ouvrir à une dimension transcendante. Plutôt que de chercher à comprendre, il nous invite à vivre, faire l'expérience du divin, et pour cela, entrer dans la sensibilité intérieure : Dieu se sent.Philippe Dautais le rappelle, citant ici Saint Siméon, théologien du XIème siècle : « La vie immortelle, c'est tout sentir en Dieu ».Cette sensibilité intérieure, si elle nous beaucoup échappé, est pourtant en nous et à notre portée. Et s'il est souvent si difficile de traduire en mots ce que l'on ressent, nous pouvons nous mettre à l'écoute de nos émotions. Elles nous mettent en mouvement. À travers elles, c'est l'Esprit saint qui nous met en mouvement, et qui nous conduit de dépassements en dépassements.Dans un langage qui parlera à de nombreux contemporains, Philippe Dautais explique que, selon lui, l'Esprit saint est esprit de vie. C'est lui qui met tout en relation, tout le vivant, où tout agit et réagit sur tout. C'est cette unité du vivant et de la vie que l'Esprit saint irrigue en chacun de nous : il est répandu partout présent et remplit tout, il est étendu à tout l'espace, même si on ne peut le situer nulle part. Il nous vivifie pour exprimer le meilleur.La relation avec le divin ne se comprend pas, elle se vit. Et c'est l'esprit divin lui-même qui développe en nous l'émerveillement et la gratitude, qui nous engage à pouvoir compter sur plus grand que nous-mêmes. Comme le dit ici Philippe Dautais, reprenant cette formule qu'il employait déjà dans sa méditation d'hier, « l'Esprit saint fait vivre le meilleur de nous-mêmes en nous-mêmes. »Pour découvrir le Centre Sainte Croix, créé et animé par Philippe et Élianthe Dautais : cliquer ici.-------------- LE LENDEMAIN DU PREMIER JOURPar ma fenêtre ouverte, mon regard s'envole au-dessus du jardin baigné de soleil. Ensuite, un seul bond lui suffit pour aller caresser la surface de l'eau qui, sans faire le moindre pli, miroite l'immensité du ciel.Parce qu'aujourd'hui, le Vent paraclet qui souffle depuis hier est passé. Il a laissé derrière lui le monde des arbres, des terres, des mers et des lacs, des déserts et des montagnes. Il reviendra. Parce qu'en ce moment, ce vent est à l'intérieur. Il est en train de souffler dans nos cœurs.Le soleil est si fort aujourd'hui… Est-ce aussi parce qu'il est midi quand j'écris ces lignes ? Ce que j'entends le plus en ce moment, c'est un grand silence. Il étale sa paix de tout son long, comme la nappe sur une table dressée en plein champ. Ce que j'entends aussi, si j'y prête un peu d'une attention qui se laisse trop souvent distraire, ce sont les oiseaux. Leur chant, je crois que c'est la seule langue commune pratiquée sous tous les ciels, ceux du monde et ceux de nos cœurs. Quand la joie est là.Je remercie de tout cœur le père Philippe Dautais pour l'accompagnement qu'il nous a offert pour cette Pentecôte 2026. Je tiens à lui dire toute ma gratitude pour ses magnifiques enseignements qui enrichissent Zeteo depuis quelques années. Avec lui, les choses avaient tout de suite commencé avec ce qui est essentiel, avec un épisode qui portait l'un des plus beaux titres qui soit : L'amour de la beauté est le point de rencontre entre l'homme et Dieu (Zeteo #169)C'est cet amour que je ressens en moi et autour de moi. Je souhaite à chacun de vous l'élan, la joie et l'énergie de la beauté,Guillaume Devoud -------------- Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. 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Au premier regard, une bouteille de Perrier se reconnaît immédiatement. Sa silhouette verte, galbée et élancée est devenue l'un des designs les plus célèbres du monde des boissons. Mais pourquoi cette forme si particulière ? L'histoire nous ramène au début du XXe siècle… et, de manière assez inattendue, jusqu'en Inde.À l'origine, Perrier n'est qu'une source d'eau gazeuse située dans le Gard, près de Vergèze. La source est connue depuis l'Antiquité, mais c'est au tournant du XXe siècle qu'elle prend véritablement son essor commercial. En 1903, elle est achetée par un aristocrate et homme d'affaires britannique : Sir John Harmsworth. Cet Anglais passionné de modernité veut transformer cette eau minérale française en produit international.Or, Harmsworth comprend une chose essentielle : pour réussir, il ne suffit pas que l'eau soit bonne. Il faut aussi que l'objet soit reconnaissable. À une époque où la publicité moderne commence à exploser, la forme d'une bouteille devient un outil marketing extrêmement puissant.C'est alors qu'intervient l'anecdote devenue légendaire. Lors d'un voyage en Inde, Harmsworth découvre des massues de jonglerie utilisées pour l'exercice physique. Fasciné par leur silhouette élancée et bombée, il décide de s'en inspirer pour créer la future bouteille Perrier. Il pratique lui-même des exercices avec ces objets et apprécie leur forme ergonomique.Le résultat est une bouteille très différente des modèles classiques de l'époque. Au lieu d'être droite et banale, elle possède des courbes prononcées et une allure presque artistique. Cette silhouette présente plusieurs avantages. D'abord, elle attire immédiatement l'œil sur une table ou dans un magasin. Ensuite, elle donne une impression d'élégance et de raffinement. Enfin, elle devient un symbole visuel fort : même sans lire l'étiquette, on reconnaît Perrier.Cette stratégie fonctionne à merveille. Au fil des décennies, la bouteille devient presque aussi célèbre que l'eau qu'elle contient. Elle apparaît dans des affiches publicitaires mythiques, notamment dans les campagnes très créatives des années 1970 et 1980. Son design traverse les modes sans pratiquement changer.Aujourd'hui encore, la forme de la bouteille Perrier est considérée comme un exemple classique de “branding”. Peu de marques peuvent se vanter d'être identifiables uniquement grâce à leur silhouette. Et tout cela à cause — ou grâce — à de simples massues de jonglage aperçues lors d'un voyage en Inde il y a plus d'un siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Google a multiplié les annonces lors de la conférence Google I/O 2026, avec une ambition claire : placer l'intelligence artificielle au cœur de tous ses services. Entre nouveaux modèles Gemini, agents intelligents, IA vidéo et lunettes connectées, Google prépare une nouvelle génération d'usages numériques.Google passe à l'IA agentiqueLors de sa keynote d'ouverture de la Google I/O 2026 à San Francisco, Google a dévoilé une avalanche de nouveautés centrées sur l'intelligence artificielle. Au-delà des chatbots conversationnels, le groupe mise désormais sur une IA capable d'agir directement pour l'utilisateur.Deux nouveaux modèles ont particulièrement retenu l'attention.D'abord, Gemini 3.5 Flash, présenté comme plus rapide et plus performant pour gérer des tâches complexes. Ce modèle servira notamment de moteur aux futurs agents intelligents de Google.Ensuite, Gemini Omni, un modèle multimodal orienté vidéo. Capable de comprendre du texte, des images, du son et de la vidéo, il permet surtout de modifier des vidéos existantes à partir de simples instructions. Ajouter des objets, transformer des scènes ou s'insérer dans une vidéo deviennent des opérations accessibles en quelques secondes.Gemini Spark, l'assistant personnel nouvelle générationParmi les annonces les plus marquantes figure Gemini Spark, un agent personnel intégré à l'application Gemini.L'objectif : dépasser le simple assistant conversationnel pour permettre à l'IA d'exécuter des tâches concrètes sur smartphone et ordinateur.Gemini Spark pourra notamment organiser un voyage, retrouver des informations dispersées dans Gmail ou Google Drive, suivre des dossiers, préparer des événements, analyser des documents ou encore répondre à des questions complexes à partir des contenus personnels de l'utilisateur.Grâce au protocole MCP, l'agent pourra interagir directement avec différents outils Google et automatiser certaines opérations.Un moteur de recherche entièrement repenséLe moteur de recherche de Google Search évolue également profondément.La barre de recherche acceptera des requêtes beaucoup plus longues et conversationnelles. Les utilisateurs pourront intégrer des images, des vidéos, des fichiers ou même des onglets Chrome pour enrichir leurs demandes.Google introduit aussi des “agents d'information” capables de surveiller automatiquement certains sujets. L'exemple présenté concerne la recherche immobilière : l'IA pourra analyser en continu des annonces selon des critères précis et remonter les nouveautés pertinentes.Aux États-Unis, certains services pourront même passer des appels téléphoniques pour effectuer des réservations.Des interfaces générées automatiquementGoogle veut également transformer la manière dont les informations sont présentées.Au lieu de simples listes de liens, l'IA pourra générer à la volée des tableaux, graphiques ou simulations interactives pour expliquer des sujets complexes comme la mécanique, l'astrophysique ou le fonctionnement d'objets techniques.Cette logique d'assistance intelligente s'étend aussi à Google Workspace. Gmail pourra notamment être interrogé à la voix grâce à Gmail Live, tandis que les outils bureautiques bénéficieront d'assistants capables de synthétiser des idées, organiser des notes ou produire automatiquement des documents structurés.Des applications créées automatiquementGoogle a également présenté Antigravity 2.0, un outil destiné à faciliter la création d'applications Android.L'idée est de permettre à n'importe quel utilisateur de concevoir rapidement des outils simples et personnalisés, sans nécessairement savoir coder.Cette approche pourrait transformer en profondeur l'univers des applications mobiles en favorisant des outils sur mesure générés directement par l'IA.Google relance aussi ses lunettes connectéesLe groupe a profité de l'événement pour dévoiler de nouvelles lunettes intelligentes développées avec Samsung, ainsi qu'avec les fabricants Gentle Monster et Warby Parker.Deux versions sont prévues. Un premier modèle léger, sans écran ni caméra, sera centré sur l'assistant vocal Gemini. Un second modèle plus avancé intégrera un affichage et une caméra, dans un format proche des lunettes connectées de Meta.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À première vue, “Wall Street” évoque immédiatement la finance, la Bourse, les traders et les gigantesques fortunes américaines. Pourtant, à l'origine, ce nom n'avait absolument rien à voir avec l'argent. Car “Wall Street” signifie littéralement “la rue du mur”… et ce mur a réellement existé.Pour comprendre son histoire, il faut remonter au XVIIᵉ siècle. À cette époque, New York ne s'appelle pas encore New York. La ville porte le nom de “New Amsterdam” et appartient aux Provinces-Unies, autrement dit aux Pays-Bas. Les colons néerlandais y développent un important comptoir commercial sur l'île de Manhattan.Mais la situation est tendue. Les colons craignent plusieurs menaces. D'abord les attaques de certaines tribus amérindiennes locales, notamment les Lenapes, avec lesquelles les relations sont parfois conflictuelles. Ensuite, ils redoutent aussi les Britanniques, qui convoitent cette colonie stratégiquement située. Pour protéger la petite ville, les autorités néerlandaises décident donc, vers 1653, de construire un immense mur défensif.Ce mur, fait de bois et de terre, mesure environ 4 mètres de haut. Il traverse la limite nord de la colonie. Juste le long de cette fortification passe un chemin qui prend naturellement le nom de “de Waal Straat” en néerlandais, puis “Wall Street” en anglais : la rue du mur.Ironie de l'histoire : ce mur n'a jamais réellement servi à repousser une grande invasion. Et surtout, il n'a pas empêché les Britanniques de prendre la ville en 1664. New Amsterdam devient alors New York, en hommage au duc d'York.Le mur, lui, finit par être démonté à la fin du XVIIᵉ siècle, devenu inutile. Mais le nom de la rue reste. Peu à peu, le quartier devient un centre commercial majeur. Les marchands, les armateurs et les négociants s'y installent. Puis, à la fin du XVIIIᵉ siècle, Wall Street entre dans l'histoire financière.En 1792, vingt-quatre courtiers signent sous un arbre de la rue le célèbre “Buttonwood Agreement”. Cet accord marque la naissance de ce qui deviendra plus tard la Bourse de New York, le fameux New York Stock Exchange.Ainsi, le nom “Wall Street” est un extraordinaire vestige historique. Derrière ce symbole mondial du capitalisme se cache en réalité un vieux mur de défense construit par des colons néerlandais terrifiés il y a près de quatre siècles. Une preuve que les lieux les plus puissants du monde ont parfois des origines étonnamment modestes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pendant des décennies, les chercheurs ont observé un phénomène étonnant : le QI moyen de l'humanité augmentait régulièrement. C'est ce qu'on appelle “l'effet Flynn”, du nom du scientifique James R. Flynn. Mais une récente méta-analyse publiée en 2023, portant sur 300 000 personnes réparties dans 72 pays entre 1948 et 2020, révèle un spectaculaire retournement de tendance.Entre 1948 et 1985, le QI progressait en moyenne de 2,4 points par décennie. Puis, à partir de 1986, la courbe s'est inversée : le QI moyen diminuerait désormais d'environ 1,8 point tous les dix ans.Alors, pourquoi ce déclin ?Une des études les plus célèbres sur le sujet a été publiée en 2018 dans la revue Neurosciences PNAS par les économistes norvégiens Bernt Bratsberg et Ole Rogeberg. Leur travail est colossal : plus de 735 000 tests de QI analysés, provenant de jeunes hommes norvégiens appelés au service militaire.Leur conclusion est claire : les générations nées après 1975 obtiennent progressivement des scores plus faibles.Et surtout, les chercheurs montrent que cette baisse ne semble pas principalement génétique. Autrement dit, l'ADN humain n'aurait pas “régressé” en quelques décennies. Les causes seraient surtout environnementales et culturelles.Plusieurs hypothèses sont avancées.D'abord, l'évolution des habitudes de lecture. Les générations précédentes lisaient davantage de livres, de journaux et de textes longs. Or, la lecture soutenue stimule fortement la mémoire, le vocabulaire, l'attention et le raisonnement abstrait. Aujourd'hui, nous consommons davantage de contenus courts, fragmentés et rapides.Ensuite, l'omniprésence des écrans pourrait jouer un rôle. Les chercheurs évoquent un environnement numérique favorisant la distraction permanente, la baisse de concentration et une sollicitation cognitive plus superficielle. Le cerveau s'adapte à ce qu'il pratique le plus souvent.L'alimentation et le sommeil sont aussi suspectés. Une mauvaise qualité nutritionnelle, le manque d'activité physique ou le déficit chronique de sommeil peuvent affecter les capacités cognitives.Autre élément important : les tests de QI mesurent surtout certaines formes d'intelligence logique et analytique. Or, notre société valorise désormais d'autres compétences, comme la rapidité de réaction, la gestion multitâche ou les capacités sociales numériques.Enfin, certains chercheurs rappellent que le QI reste un indicateur imparfait. Une baisse du score moyen ne signifie pas forcément que l'humanité devient “moins intelligente”. Le cerveau humain évolue surtout en fonction de son environnement.En réalité, cette baisse du QI pourrait surtout révéler une transformation profonde de notre manière de penser, d'apprendre… et de vivre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pendant longtemps, les chercheurs ont pensé que le surpoids, en général, augmentait le risque de déclin cognitif et de vieillissement du cerveau. Mais une nouvelle étude internationale pré-publiée dans Nature Communications apporte une vision beaucoup plus précise : ce ne serait pas tant le poids total qui poserait problème, mais l'emplacement exact de certaines graisses dans le corps.Les travaux ont été menés par des chercheurs de Université Ben-Gourion du Néguev, en collaboration avec Université Harvard, Université de Leipzig et Université Tulane. Leur conclusion est frappante : la graisse viscérale, c'est-à-dire celle qui s'accumule profondément autour des organes abdominaux, semble associée à une accélération du vieillissement cérébral.Contrairement à la graisse située juste sous la peau, la graisse viscérale est biologiquement très active. Elle ne sert pas seulement de réserve énergétique : elle produit aussi des molécules inflammatoires, des hormones et divers composés chimiques capables d'affecter l'ensemble du corps. Or, le cerveau est particulièrement sensible à l'inflammation chronique.Les chercheurs ont utilisé des techniques avancées d'imagerie médicale pour mesurer précisément la répartition des graisses chez les participants. Ils ont ensuite comparé ces données avec des marqueurs du vieillissement cérébral observés grâce à des IRM du cerveau. Résultat : les personnes présentant davantage de graisse viscérale montraient des signes plus importants de vieillissement du tissu cérébral, parfois même indépendamment de leur poids total.Autrement dit, deux personnes ayant le même indice de masse corporelle peuvent avoir des risques neurologiques très différents selon la manière dont leur graisse est répartie.Pourquoi cette graisse abdominale est-elle si problématique ? Plusieurs mécanismes sont envisagés. D'abord, elle favorise une inflammation de bas niveau mais permanente dans l'organisme. Ensuite, elle augmente les risques de diabète, d'hypertension et de troubles vasculaires, qui affectent directement les petits vaisseaux sanguins du cerveau. Enfin, certaines molécules produites par la graisse viscérale pourraient perturber directement le fonctionnement des neurones.Cette découverte pourrait modifier la manière dont les médecins évaluent les risques liés au vieillissement cérébral. Jusqu'ici, le poids ou l'IMC étaient souvent utilisés comme indicateurs principaux. Mais cette étude suggère qu'il faut regarder plus précisément où se situe la graisse.Le fameux “bourrelet abdominal” n'est donc pas seulement une question esthétique ou cardiovasculaire. Il pourrait aussi représenter un marqueur important de la santé du cerveau et de son vieillissement futur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le 25 août 1835, les lecteurs du journal américain The Sun découvrent une information extraordinaire. Selon une série d'articles publiés en une, un célèbre astronome britannique aurait observé… la vie sur la Lune. Pas seulement quelques traces mystérieuses : de véritables forêts, des océans, des animaux étranges et même des humanoïdes ailés !Cette histoire incroyable est restée célèbre sous le nom de “Great Moon Hoax”, autrement dit le “grand canular lunaire”. Et ce faux reportage va provoquer un immense succès commercial.À l'époque, l'astronomie passionne le public. Le XIXe siècle est marqué par les progrès scientifiques et les découvertes spectaculaires. Beaucoup pensent que l'Homme est sur le point de percer les secrets de l'univers. Le journal profite donc de cet enthousiasme collectif.Les articles prétendent rapporter les observations du véritable astronome John Herschel, fils du célèbre découvreur de la planète Uranus. Herschel se trouve alors en Afrique du Sud pour observer le ciel austral. Ce détail rend l'histoire crédible : peu de lecteurs peuvent vérifier ce qu'il fait réellement à des milliers de kilomètres.Le journal affirme qu'un télescope révolutionnaire aurait permis d'observer la surface lunaire avec une précision incroyable. Les descriptions deviennent de plus en plus folles au fil des jours : on parle de plages de sable bleu, de forêts rouges, de bisons lunaires, de castors capables de marcher debout… puis apparaissent les créatures les plus célèbres du récit : des êtres humanoïdes ailés ressemblant à des chauves-souris géantes.Aujourd'hui cela paraît absurde. Mais en 1835, beaucoup de lecteurs y croient. Pourquoi ? D'abord parce que les articles utilisent un langage scientifique très détaillé. Ensuite parce que le nom de John Herschel inspire confiance. Enfin parce que les journaux de l'époque vérifient rarement leurs informations avec rigueur.Le résultat est spectaculaire. Les ventes de The Sun explosent. Le quotidien devient l'un des plus lus de New York. Des milliers de personnes achètent chaque numéro pour découvrir la suite des révélations lunaires.Quelques semaines plus tard, le canular est finalement dévoilé. Son auteur principal serait le journaliste Richard Adams Locke. Mais le mal — ou le génie médiatique — est déjà fait.Cette affaire reste importante aujourd'hui car elle montre que les “fake news” ne datent pas d'Internet. Dès le XIXe siècle, une histoire sensationnelle, présentée avec un vernis scientifique, pouvait déjà tromper des foules entières… et rapporter énormément d'argent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:05:43 - par : Bertrand Dicale - Révélée par un concours télévisé, Amel Bent a développé en une vingtaine d'années une trajectoire volontiers élargie – parfois politique, souvent enracinée dans le patrimoine, parfois en dehors de la musique... Un an après la sortie de "Minuit une", son huitième album, elle reprend le chemin des salles. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Comme toujours, nous consacrerons la première partie de notre émission à l'actualité. Notre premier sujet de discussion s'inspire d'un article paru dans le magazine The Atlantic. L'auteur de l'article affirme que les États-Unis ont subi une défaite dans leur confrontation avec l'Iran qui pourrait avoir des conséquences irréparables. Ensuite, nous parlerons d'une enquête pénale française sur Elon Musk et son réseau social, X. Il est entre autres accusé de diffusion d'images pédopornographiques et de deepfakes, de désinformation, ainsi que de complicité dans la contestation de crimes contre l'humanité par le biais de l'IA de X, Grok. Dans notre section scientifique de la semaine, nous nous intéresserons à une étude qui révèle que les perroquets sauvages imitent leurs congénères lorsqu'ils goûtent des aliments qu'ils ne connaissent pas. Et nous conclurons la première partie de l'émission d'aujourd'hui par une discussion sur la 61e Biennale de Venise, qui a commencé le 9 mai dans un contexte de tensions géopolitiques et de manifestations. Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : The Conjunctive Phrases à moins que, au cas où, au point que, aussi bien que, and aussitôt que. Nous parlerons d'une question qui inquiète beaucoup de Français : connaîtrons-nous des pénuries de carburant cet été ? Nous terminerons par l'expression de la semaine, « Prendre la poudre d'escampette ». Nous discuterons d'un rapport français de 1999 sur les ovnis, le rapport COMETA. Ce rapport, qui vient d'être republié par le Pentagone, défend l'hypothèse d'une vie extraterrestre. - Conflit avec l'Iran : Les États-Unis sont-ils en train de perdre ? - Les autorités françaises avancent dans leur enquête pénale sur Grok, l'IA d'Elon Musk - Les perroquets sauvages imitent leurs congénères lorsqu'ils goûtent un aliment inconnu - La Biennale de Venise 2026 dominée par les polémiques politiques - Aurons-nous du carburant cet été ? - Un rapport français de 1999 défend l'hypothèse de la vie extraterrestre
Les records de température enregistrés actuellement en Asie ne relèvent plus seulement de l'urgence climatique. Ils révèlent l'émergence d'un nouveau risque économique mondial: celui d'une crise provoquée par la chaleur. Entre flambée des prix de l'énergie, tensions sur l'agriculture et ralentissement industriel, le continent asiatique fait face à un double choc, climatique et pétrolier, dont les conséquences pourraient rapidement dépasser ses frontières. Ces derniers jours, les records de température se multiplient en Asie. À première vue, cela pourrait sembler relever exclusivement de l'actualité climatique et environnementale. Pourtant, ce qui se joue aujourd'hui sur le continent asiatique dépasse largement cette seule dimension. L'Asie est en train de devenir le laboratoire d'un nouveau type de crise économique : une crise provoquée par la chaleur. Pourquoi l'Asie est-elle particulièrement vulnérable ? D'abord parce que le continent est fortement exposé aux épisodes climatiques extrêmes. Ensuite parce qu'il concentre des densités de population parmi les plus élevées du monde, des systèmes agricoles encore très dépendants des cycles naturels et des infrastructures souvent fragiles face aux événements météorologiques. Mais surtout, l'Asie demeure le moteur industriel de la planète. Une large partie de la production mondiale y est concentrée. Cela signifie qu'à chaque ralentissement asiatique, c'est l'ensemble de l'économie mondiale qui finit, d'une manière ou d'une autre, par en ressentir les effets. Or aujourd'hui, la région affronte un double choc. Le premier est énergétique. Avec les tensions au Moyen-Orient, le prix du pétrole repart à la hausse, renchérissant les coûts de production et de transport dans des économies très dépendantes des importations d'hydrocarbures. Le second est climatique. Les vagues de chaleur extrême viennent désormais aggraver cette pression déjà existante. Un double choc aux conséquences très concrètes, pour les populations comme pour les économies nationales. À lire aussiPourquoi les prix de l'électricité deviennent négatifs en Europe En Inde, la chaleur fait exploser la demande d'électricité et menace l'agriculture L'exemple de l'Inde illustre parfaitement cette nouvelle réalité économique. Ces dernières semaines, certaines régions du pays ont enregistré des températures dépassant les 47 degrés. Résultat immédiat, la consommation électrique a explosé. Face à ces chaleurs extrêmes, climatiseurs et ventilateurs tournent à plein régime, faisant grimper la demande à des niveaux records. Pour répondre à cette pression, les centrales thermiques alimentées au pétrole ou au gaz doivent elles aussi fonctionner à plein régime, ce qui accroît encore la dépendance énergétique du pays et renchérit la facture. Mais le problème ne s'arrête pas là. La chaleur menace directement l'agriculture. L'Inde dépend de la mousson pour nourrir plus d'un milliard d'habitants. Or avec des températures extrêmes, un temps plus sec et le retour probable du phénomène El Niño, les risques de baisse des récoltes augmentent fortement. Et lorsque les récoltes chutent, ce sont les prix alimentaires qui montent. Autrement dit, la chaleur devient inflationniste. Cette dynamique est déjà visible ailleurs en Asie. Aux Philippines, l'inflation dépasse 7 %. Au Pakistan, elle est déjà à deux chiffres. Dans ces économies, si les récoltes locales souffrent de la sécheresse tandis que les importations deviennent plus coûteuses à cause du pétrole, la double peine est immédiate : hausse des prix, pression sur le pouvoir d'achat et risque de ralentissement économique. Quand la chaleur menace aussi l'industrie mondiale On pourrait penser que des températures élevées favorisent naturellement les énergies renouvelables, notamment le solaire. C'est vrai en partie. Mais cette lecture reste incomplète. Une part importante de l'électricité asiatique repose encore sur l'hydroélectricité. En Inde, au Vietnam ou dans plusieurs provinces chinoises, les barrages jouent un rôle clé dans l'approvisionnement énergétique. Le problème est simple. Lorsqu'il fait plus chaud et qu'il pleut moins, les barrages produisent moins d'électricité. Ce phénomène n'a rien de théorique. Il s'est déjà produit en 2022 dans le Sichuan, en Chine. Une sécheresse historique avait alors réduit la production hydroélectrique, perturbant le fonctionnement d'usines travaillant notamment pour Apple ou Toyota. Ce précédent est révélateur. Le climat peut désormais interrompre la production industrielle mondiale. Ce qui semble d'abord être un problème local devient très vite un sujet international. Car l'Asie reste l'usine du monde. Si les usines ralentissent, les chaînes d'approvisionnement se tendent. Les pièces arrivent plus tard en Europe ou aux États-Unis, les coûts logistiques augmentent et, au bout de la chaîne, les prix montent. Certains économistes ont déjà donné un nom à ce phénomène : l'inflation par la chaleur, ou « heatflation ». Car le thermomètre ne mesure plus seulement la météo. Il mesure désormais aussi la santé de nos économies. Et visiblement, elles commencent à avoir très chaud. À lire aussiLa Corée du Sud revoit son système d'alerte météo face à la multiplication des canicules
L'intelligence artificielle bouleverse les usages dans les entreprises, mais elle ouvre aussi une nouvelle génération de risques cyber. Entre Shadow AI, fuite de données, agents autonomes et manipulation des chatbots, les organisations découvrent un terrain encore largement incontrôlé.
C'est une boisson on ne peut plus mexicaine, la tequila, emblème du pays et de la région du Jalisco, à l'ouest du Mexique. Fabriqué à partir d'agave bleu, cet alcool est très plébiscité, surtout aux États-Unis et au Canada. Depuis les années 1990, sa consommation a fortement augmenté à tel point qu'aujourd'hui, le Mexique exporte 80 % de sa production nationale à travers de grandes marques qui ont tiré parti des traités économiques nord-américains. Mais derrière ces modes de consommation se cache la ruine des producteurs. Situés en bout de chaîne, ce sont eux qui vivent les crises du marché. De notre correspondante de retour de Tequila, La demande mondiale en boissons alcooliques a tendance à se tasser, alors que la filière ultra-industrialisée de la tequila traverse une étape de surproduction liée aux conditions particulières de la culture des agaves. Depuis des mois, la plante vendue aux distilleries ne vaut plus rien, le prix s'est effondré de 98 %. Pendant que les grandes maisons de tequila continuent de vendre des bouteilles et de faire rayonner le produit auprès des touristes, ce sont les producteurs du Jalisco – ou agaveros – qui en payent le prix. Dans le village de Tequila, le tourisme est l'autre activité principale. Chaque jour, la Casa Sauza, comme une centaine d'autres fabriques, ouvre ses portes aux visiteurs. « De tous les agaves que vous voyez, il n'y a qu'avec la variété bleue qu'on peut produire de la tequila, explique Marisol. C'est la norme que nous devons respecter. » Une fois mature, le cœur de l'agave, qui sert à la fabrication, pèse 30 kilos. « À chaque tonne récoltée, les ouvriers agricoles, qu'on appelle "jimador", sont payés entre 15 et 20 euros », poursuit Marisol. La région produit annuellement environ 500 millions de litres de tequila, un marché de plus de 13 milliards de dollars. À lire aussi«Dry January»: le marché mondial de l'alcool face à un tournant économique historique Un mauvais retour sur investissement Tout au bout de la chaîne, les producteurs comme Saul Martinez vendent leurs plantes aux grandes distilleries. Depuis 2019, il a planté 13 000 agaves, ce qui devrait lui rapporter entre 750 et 1500 euros. « Ce n'est pas beaucoup », déplore-t-il, et c'est bien moins que son investissement initial. Sans compter les années de travail, car la plante pousse pendant 6 ou 7 ans avant de pourrir. La surproduction actuelle fait chuter les prix. « C'est cyclique tout cela. Peut-être que d'ici quelques années, le prix sera bien mieux. Ici, c'est plein d'agaves, montre le producteur, moi, j'ai planté d'ici jusqu'en haut de la colline. Le problème, c'est que là-bas, ils plantent en excès, incendient et déforestent pour planter. » « C'est la loi de l'offre et de la demande » La très rentable industrie de la tequila attire la spéculation et répercute les effets du marché sur les producteurs. « C'est la loi de l'offre et de la demande, souligne Martin Muñoz Sanchez du Conseil régulateur de la tequila, beaucoup d'investisseurs sont arrivés dans le secteur sans contrôle, et ils ne savaient rien de la culture de l'agave. C'est un cercle vicieux. Quand le prix augmente, tout le monde plante. Ensuite, le prix chute et tout le monde se démotive. Les gens arrêtent de planter et ça génère un autre manque. On en verra l'impact dans 6-7 ans. Aujourd'hui, même si cela parait illogique, nous recommandons de planter des agaves. » La tequila représente 2 % des spiritueux consommés dans le monde. La filière assure que le marché ne va cesser de grandir. Pendant ce temps, les exportations de tequila continuent d'augmenter, principalement vers les États-Unis et de plus en plus vers l'Europe. À écouter dans Grand reportageLa face cachée de la culture d'avocats au Mexique
durée : 00:59:54 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - réalisation : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Intuitivement, on pourrait le croire. Après tout, nous avons la médecine, la technologie, une alimentation relativement stable. Pendant longtemps, une idée s'est imposée : depuis l'invention de l'agriculture, il y a environ 10 000 ans, l'évolution humaine se serait fortement ralentie, voire arrêtée.Mais une étude publiée le 15 avril 2026 dans la revue Nature vient bousculer ce vieux dogme.Les chercheurs ont analysé près de 16 000 génomes anciens, provenant d'individus ayant vécu en Eurasie occidentale sur une période de plus de 10 000 ans. Une base de données exceptionnelle, qui permet de suivre l'évolution génétique humaine quasiment génération après génération. Et leur conclusion est claire : non seulement l'évolution ne s'est pas arrêtée, mais elle a continué — parfois même de manière rapide et récente.Quels types d'évolutions observe-t-on ?D'abord, des adaptations liées à l'alimentation. Par exemple, la capacité à digérer le lactose à l'âge adulte — aujourd'hui fréquente en Europe — s'est largement répandue après l'apparition de l'élevage. Ce trait génétique a été fortement favorisé, car il offrait un avantage nutritionnel.Ensuite, des adaptations liées aux maladies. Avec la sédentarisation et la densité de population, les épidémies se sont multipliées. Résultat : certains gènes impliqués dans le système immunitaire ont été sélectionnés. L'évolution a donc continué à “trier” les individus les mieux armés face aux infections.Plus surprenant encore, certaines évolutions sont très récentes. L'étude montre que des variants génétiques associés à des traits comme la pigmentation de la peau, la taille ou même certaines fonctions métaboliques ont continué à évoluer au cours des derniers millénaires — et parfois même des derniers siècles.Alors pourquoi a-t-on cru que l'évolution s'était arrêtée ?Parce que nous confondons souvent évolution et transformation visible. Or l'évolution agit surtout à une échelle génétique, souvent invisible à l'œil nu. De plus, la médecine moderne a modifié les pressions de sélection : elle permet à des individus de survivre et de se reproduire alors qu'ils ne l'auraient pas pu auparavant. Mais cela ne supprime pas l'évolution — cela la redirige.Aujourd'hui, de nouvelles forces entrent en jeu : les changements environnementaux rapides, les migrations massives, les modes de vie modernes. Tous ces facteurs continuent d'exercer des pressions sur notre génome.En réalité, l'évolution humaine n'a jamais cessé. Elle est simplement devenue plus complexe, plus diffuse, parfois moins visible.En résumé, nous ne sommes pas une espèce “achevée”. Nous sommes une espèce en cours d'évolution — et nous le resterons tant que notre environnement continuera de changer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On le soupçonnait depuis des siècles. Dès le XVIIIe siècle, à l'époque des premières expériences sur l'électricité atmosphérique inspirées par Benjamin Franklin, certains scientifiques imaginaient que les objets pointus — clochers, mâts… et arbres — pouvaient “fuir” l'électricité lors des orages. Mais faute d'instruments adaptés, cela restait une intuition. Pendant près de 300 ans, personne n'avait réussi à voir directement ce phénomène dans la nature.Jusqu'à récemment.En février 2026, une équipe de la Pennsylvania State University publie dans Geophysical Research Letters la première preuve filmée : oui, les arbres s'illuminent pendant les orages — mais d'une manière totalement invisible à l'œil humain.Le phénomène en question s'appelle une décharge couronne. Contrairement à un éclair, qui est une décharge massive et spectaculaire, la couronne est faible, diffuse, presque furtive. Elle se produit lorsque le champ électrique dans l'air devient extrêmement intense, typiquement juste avant un éclair. Dans ces conditions, l'air autour de certains objets commence à s'ioniser : il devient brièvement conducteur, et libère une lueur, souvent dans l'ultraviolet.Et les arbres sont des candidats parfaits.Pourquoi ? Parce que leurs feuilles et leurs branches forment une multitude de pointes microscopiques. Or, en électricité, les pointes concentrent le champ électrique. Résultat : au sommet d'un arbre, chaque feuille peut devenir un minuscule point d'émission. Des centaines, voire des milliers de micro-décharges apparaissent alors simultanément, sautant de feuille en feuille, de branche en branche.C'est exactement ce que les chercheurs ont observé. Grâce à des caméras sensibles aux ultraviolets et à des capteurs de champ électrique, ils ont filmé ces éclats apparaître pendant quelques secondes, juste avant certains éclairs. Une sorte de halo électrique, discret mais omniprésent.Ce que cela change est loin d'être anecdotique.D'abord, cela confirme que les arbres ne sont pas de simples “paratonnerres passifs”. Ils participent activement à l'environnement électrique de l'orage. Ces décharges pourraient même influencer le déclenchement de la foudre, en modifiant localement la distribution des charges.Ensuite, cela ouvre des perspectives concrètes. Mieux comprendre ces phénomènes pourrait améliorer les modèles de prévision des orages, ou aider à anticiper certains risques, comme les incendies déclenchés par la foudre.Mais surtout, cette découverte rappelle une chose essentielle : la nature est encore pleine de phénomènes invisibles, qui échappent à nos sens. Pendant des siècles, les arbres semblaient immobiles sous l'orage. En réalité, ils scintillaient déjà — simplement, nous n'avions pas encore les yeux pour le voir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les élections municipales viennent de se terminer. Premier tour le 15 mars, second tour le 22 mars. Partout en France, les habitants ont choisi les personnes qui vont diriger leurs villes pour les six prochaines années. Ces élections, c'est souvent difficile à suivre : il y a beaucoup de villes, beaucoup de partis, beaucoup de stratégies d'alliances entre les deux tours. Et en plus, les médias ont tendance à s'en servir pour parler surtout des présidentielles de 2027. Alors aujourd'hui, Hugo et Ingrid font le point plus calmement. Dans une première partie, ils vous expliquent les bases : comment fonctionnent les élections municipales, qui peut voter, comment les maires sont élus. Ensuite, ils analysent les grandes dynamiques politiques de ce scrutin : la résistance des partis traditionnels, la montée de la France insoumise, la consolidation du Rassemblement national. Et pour finir, ils vous racontent comment ils ont vécu ces élections depuis Toulouse et Marseille — deux villes qui illustrent bien les différentes configurations qui ont pu se jouer ce printemps. Retrouvez la transcription de l'épisode sur https://innerfrench.com/e194 Retrouvez nos cours pour améliorer votre français sur https://innerfrench.com/cours