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Pendant la première guerre mondiale, les illustrations de presse représentaient souvent le coq français se battre contre l'aigle allemand. Ensuite, pendant la seconde guerre mondiale, il est accompagné du lion anglais, de l'ours brun russe et de l'aigle à tête blanche américain. Comme le castor au Canada ou le kangourou en Australie … Le Coq est automatiquement associé à la France, ici ou à l'étranger. Selon l'Elysée, l'association entre le coq et la France remonte à la conquête de la Gaule et vient d'un jeu de mot en latin. Gaule et coq se disaient de la même façon... D'où vient cette tradition ? Quel symbole représente-t-il ? A quelle période a-t-il été le plus utilisé ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Antonella Francini. Première diffusion : juin 2023 À écouter aussi : Quelles étaient les pages Wikipédia les plus consultées en 2023 ? Qu'est-ce que le Fika, cette tradition suédoise pour traverser l'hiver ? Qu'est-ce que la théorie du pot de yaourt dans un couple ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Comme toujours, nous consacrerons la première partie de notre émission à l'actualité. Tout d'abord, nous nous pencherons sur deux guerres non nécessaires. Quand ils les ont déclenchées, Poutine, puis Trump espéraient une victoire rapide. Ensuite, nous aborderons une polémique concernant des médecins cubains qui assurent des services médicaux, en particulier des services d'urgences, en Calabre, en Italie. Notre discussion suivante portera sur l'Indice de performance environnementale 2026 publié la semaine dernière. Je suis fière de dire que les pays européens sont en tête de ce classement. Et enfin, nous parlerons des finales de Wimbledon qui se sont déroulées le week-end dernier. Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : The Present Subjunctive. Verbs conjugating like: recevoir, prendre, paraître, et peindre. Nous commenterons le terrible incendie qui a détruit une partie de la forêt de Fontainebleau. Nous verrons pourquoi ce lieu est unique au niveau écologique, touristique et historique. Nous terminerons avec l'expression de la semaine: De fil en aiguille. Nous discuterons de l'adoption par l'Assemblée nationale au mois de juin d'un texte qui approuve le principe d'une autonomie de la Corse. Cette réforme constitutionnelle pourrait accorder de nouveaux pouvoirs aux institutions de l'île. - Poutine et Trump sont tous deux dans l'impasse après avoir lancé des guerres éclair - Les États-Unis font pression sur la région la plus pauvre d'Italie pour qu'elle ne compte plus sur les médecins cubains - Les pays européens en tête de l'Indice de performance environnementale 2026 - Wimbledon 2026 met en avant la détermination et la résilience face à l'adversité - La forêt de Fontainebleau, en région parisienne, était en train de brûler - Les députés approuvent le principe d'autonomie de la Corse
C'est sourire aux lèvres et tee-shirt floqué à son activité que Baptiste Paquot s'est présenté à notre micro ce jeudi 16 juillet. L'entrepreneur aux multiple casquettes présente sa nouvelle création, « Pod'Cave ». Le podcast qui reçoit des femmes et des hommes acteurs de notre territoire bourguignon : vignerons, artisans, entrepreneurs, passionnés, créateurs. Ils viennent partager leurs expériences et leur vision dans le sous-sol de son commerce à Nuits-Saint-Georges.Le premier épisode est sorti le 1er juillet, disponible sur Youtube, Spotify, Instagram, LinkedIn ou encore Tiktok. Avant d'aller y jeter une oreille, écoutez sa présentation ci-dessous :
Tout le monde veut lancer son podcast. Mais pourquoi faire ?Pauline vient de la radio. Elle a passé douze ans dans des formats où il faut aller vite, faire court, capter immédiatement l'attention. Mais ce qui lui manquait, c'était le temps long : celui qui permet de créer de l'intimité, de faire émerger une histoire, d'aller chercher ce qu'il y a d'universel dans un récit singulier.Dans cet épisode, Pauline Bordja nous raconte les coulisses de son studio de podcast.Avec Panache Stories, elle accompagne des marques et des créateurs dans la production de podcasts. Son message est clair : il ne faut pas faire un podcast pour parler de sa marque.Il faut faire un podcast pour une audience.Un épisode pour comprendre pourquoi un bon podcast passe par ce qu'on veut dire, et comment le dire.À l'animation :Thomas Benzazon, cofondateur de FeuilleBlancheUn podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, producteurs de médias, podcasts et récits stratégiques pour les marques.À vos écouteurs
Du 10 au 12 juillet se tient la 32e édition du festival Décibulles sur les hauteurs de Neuve-Église. Événement phare de l'été dans la Vallée de Villé, Décibulles est devenu un véritable acteur du territoire. Mais pas seulement. Le festival a également su faire ses preuves en matière de développement durable afin de réduire son empreinte environnementale. À tous les niveaux, différentes actions sont mises en œuvre. Tour d'horizon sur ces initiatives.La restauration a été l'un des domaines à connaître le plus d'évolutions depuis le début du festival. Après avoir utilisé des récipients en plastique puis en papier, un modèle de vaisselle compostable est adopté depuis quelques années. « C'était un gros travail pour trouver les bons produits avec les bonnes normes. Ensuite, le plus gros était de trouver un prestataire qui accepte de récupérer nos produits pour réellement les composter », se souvient Vivien Goury. Des changements majeurs ont également été opérés pour les gobelets. Des récipients en plastique, puis à base de maïs, ont été utilisés avant une loi imposant les gobelets réutilisables. Un modèle compliqué à mettre en place, avec de nombreuses pertes à ses débuts. Une solution a finalement été trouvée avec la création d'un bar à gobelets. « C'est un bar sur le festival, où les gens ramènent les gobelets et peuvent s'acheter une consommation avec », précise le responsable Développement durable. Une façon de faire le tri, tout en gardant un esprit ludique. « Il y a une espèce d'entraide, des gens qui se trimballent avec des énormes piles de gobelets. C'est assez sympa. Je crois que le record de gobelets ramenés était de 3 000, en une seule fois ! ». Au-delà de la vaisselle, une attention particulière est également portée quant aux choix des produits, en privilégiant les circuits courts.Retrouvez notre article complet sur : https://azur-fm.com/news/neuve-eglise-decibulles-un-festival-engage-pour-le-developpement-durable-2773Les interviews sont également à retrouver sur les plateformes Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Podcast Addict ou encore Amazon Music.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Bruno Poncet, cheminot, Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Send us Fan Mail*Dossard à gagner*Partager pour courir la chance de gagner un dossard pour le Trail Pro Forma à Tingwick au Mont-Gleason dimanche le 27 Septembre pour toutes distances confondues.Samuel est l'initiateur du Trail Pro Forma qui fêtera cette année sa 11e anniversaire.C'est aussi un ancien champion canadien de kickboxing.Il a fait un voyage avec sa conjointe qui a transformé sa vie en Asie: il est allé dans un centre de méditation en silence pendant 10 jours fermé Vipassana.Ensuite, quand il s'est lancé dans la course à pied: il a constaté avoir plus d'aisance dans les longues distances.Il a gravi les échelons.En 2018 et 2019 … il a couru le 160km du Bromont Ultra: en 2019, il a retranché plus de 4h30 sur son temps.Il n'a pas juste gagné la course, mais il a aussi explosé le record de parcours de J-F Cauchon.Il a tellement fait ça rapidement, que personne l'a accueillit en pleine nuit à l'arrivé … puisqu'il est arrivé tellement plus rapidement que le temps planifié.Il a parti son club de course et il a coaché pendant une dizaine d'années.Il a fondé l'évènement le Trail Pro Forma pour levée des fonds.Un gars super sympathique à découvrir.Bonne écoute!Bonne chance à tous pour le dossard!(Il sera tiré lundi prochain.)
Voici venu le dernier épisode de la saison 7, celui que j'avais eu la joie d'enregistrer ave Rémi, le désigner et fabricant derrière La chambre d'ami, qui vit aujourd'hui à Rennes. Rémi travaille l'objet luminaire avec une attention particulière à la diffusion de la lumière. Après un BTS photo, Rémi nous parle de son parcours, de la façon dont est née La Chambre d'ami, ses rêves et ses envies et il le fait avec beaucoup de douceur. Nous avons aussi abordé dans notre conversation le sujet épineux et parfois douloureux de la copie, les doutes et les montagnes russes de l'entrepreneuriat. Je suis très heureuse de finir la saison 7 avec cette conversation que j'avais pris beaucoup de plaisir à enregistrer. Les deux prochaines semaines vous allez pouvoir écouter des épisodes ave d'anciens invités du podcast et j'ai hâte de vous les partager. Ensuite le podcast prendra une pause avec des rediffusions d'épisodes. Je vous retrouverai pour lancer la saison 8, le 31 août avec un épisode solo pour vous parler de la saison à venir et faire le bilan de la saison 7. Si vous avez aimé cette conversation et que vous avez envie de soutenir ce travail qu'est la création d'un podcast indépendant, n'hésitez pas à vous abonner sur votre plateforme d'écoute, à le noter, à laisser un commentaire et à le partager autour de vous, c'est par ces actions que le podcast sera visible alors merci à vous ! Maintenant, je laisse la place à cette conversation vibrante, que j'ai eu la joie d'enregistrer avec Rémi.Bonne écoute ! Leurs recommandations culturelles :L'Atlas des Régions Naturelles, d'Eric Tabuchi et Nelly Monnier Sa recommandation d'invités :Nivès Romano, la fondatrice de Little Funky KitchenTiphaine Rin, fondatrice de Studio Naif Reco à Rennes :Le parc du ThaborLe FRACLa crêperie : Ouzh TaolUn café : le POK CaféPrendre des bus ou des trains pour visiter la Bretagne depuis Rennes Le montage et le mixage de cet épisode ont été réalisés par Pauline Philipelli.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce mois de juillet 2026, l'une des grandes plumes de la littérature francophone aura 85 ans : l'écrivain congolais Emmanuel Dongala, né en 1941. Son parcours l'a fait traverser toute l'histoire du Congo-Brazzaville, de l'indépendance aux déchirements de la guerre civile, en passant par l'âge d'or de la littérature et du théâtre dans les années 70 à 90. C'est cette histoire qu'il a racontée à RFI, à la première personne. RFI : Vous êtes né en juillet 1941, il y a 85 ans. Est-ce que pendant votre enfance se mettent déjà en place des choses importantes pour votre vie d'écrivain ? Emmanuel Dongala : D'abord, quand j'étais petit, à l'époque, il n'y avait pas de télévision et le soir, en saison sèche, il faisait froid. On était dehors, autour du feu, sous le clair de lune, et notre mère, ma mère, nous racontait des histoires, des contes. Et ça me fascinait. Je me disais : « Il faut qu'un jour moi aussi je me mette à inventer mes propres contes. » Et c'est incroyable comme cette femme analphabète m'a poussé à devenir écrivain. Et mieux encore, mon père était instituteur et il avait des livres à la maison que je feuilletais. Je ne comprenais pas la moitié de ce qu'il y avait dans ces livres-là. Mais l'objet était là et fascinant… … Fascinant. Je lisais, je passais de la littérature aux sciences, vous savez, ces grosses encyclopédies de l'époque, Larousse. Je me souviens très bien. Et être fils d'instituteur a été très important pour moi. C'est ce qui a fait ce que je suis aujourd'hui. … Et être bercé par les contes de votre mère. Oui aussi. Il y a un conte qui vous a marqué ? Oui, plusieurs. Et quelquefois la grand-mère, qui était encore vivante, nous racontait ces contes-là sur les animaux de la brousse, les hommes et les sorciers. C'était vraiment fascinant. À lire aussiL'écrivain congolais Emmanuel Dongala Dans les années 70, vous devenez enseignant-chercheur en chimie à l'université de Brazzaville. Le pays est alors en pleine République populaire, pétri de principes marxistes-léninistes, sous la direction de Marien Ngouabi. Quel souvenir personnel est-ce que vous gardez de cette période révolutionnaire ? Ouh là là ! D'abord tout était caporalisé. Parti unique. « Le pouvoir est au bout du fusil » : c'est le slogan qu'on voyait partout dans les rues. « Le parti dirige l'État ». Même à l'université, au Conseil de l'université, il y avait un représentant du parti qui faisait face au recteur. Il y avait quand même une ferveur révolutionnaire. On croyait vraiment qu'on allait changer le monde. Mais à la fin, c'était beaucoup plus des slogans et de la répression qu'autre chose. Est-ce qu'il y a des anecdotes qui vous ont marqué sur ce quotidien pendant la période révolutionnaire ? Oui. Par exemple, une fois, il y avait un grand meeting du parti et le représentant du parti, habillé en col mao, se lève, crie : « À bas l'impérialisme ! » La foule répond : « À bas ! » « À bas le colonialisme ! » La foule crie : « À bas ! » « À bas le néocolonialisme ! » « À bas ! » « C'est bien, nous sommes maintenant libres », a répondu à la suite le représentant du parti. Voilà, c'était fini pour lui. La parole était performative. C'était marrant ! Et puis il y avait beaucoup de ces slogans-là qui nous font rire aujourd'hui. Par exemple : « Il faut se serrer la ceinture aujourd'hui pour mieux vivre demain. » Parce qu'il y avait la pénurie, il n'y avait rien, il y avait des retards de salaires. Donc pour amadouer la population ou pour expliquer, on disait : « Il faut se serrer la ceinture aujourd'hui pour mieux vivre demain. » À lire aussiRetour au Congo, avec Emmanuel Dongala Et quel était justement votre quotidien d'enseignant-chercheur dans ces années 70 à Brazzaville ? Moi, j'étais assez indépendant parce que j'étais en chimie. Mais mes collègues de philosophie, par exemple, disent que la philosophie marxiste primait sur tout. Les autres philosophes, les Kant, les Sartre, c'était des « philosophes bourgeois », ça ne comptait pas. Et c'était terrible cet encadrement de la pensée à l'époque pour des universitaires. Tout le monde devait être marxiste. Ils parlaient du socialisme scientifique et ils parlaient des lois du mouvement social, je ne sais pas quoi. Moi qui suis chimiste et physicien, je ne connais que les trois lois de Newton. Mais eux, ils avaient une loi du socialisme, etc. Il y avait une contrainte intellectuelle. L'espace intellectuel était assez restreint. Est-ce que c'est le moment où vous entrez en écriture ou est-ce que vous êtes entré en écriture plus tôt ? Ah non, j'ai commencé tout simplement, tout bêtement au lycée, en écrivant des poèmes – des mauvais poèmes. Parce qu'à l'époque on envoyait des poèmes aux filles, vous voyez ? J'ai commencé par ça : imiter les Baudelaire, Rimbaud, etc. Et je lisais beaucoup, énormément. C'est ça qui m'a donné vraiment le goût d'écrire. En 1973, vous publiez Un fusil dans la main, un poème dans la poche qui raconte le parcours d'un jeune révolutionnaire africain, de la lutte anticoloniale à l'exercice du pouvoir. Et vous montrez dans ce livre comment l'idéal de libération se déforme jusqu'à produire de nouvelles formes d'oppression. Comment ce texte a-t-il été accueilli à l'époque par vos lecteurs congolais et par le pouvoir ? Les lecteurs congolais, c'était extraordinaire. Une réception incroyable, parce que le livre a été publié par Albin Michel et après on ne le trouvait plus. J'ai vu des gens qui le faisaient circuler par photocopie. Et autre anecdote que je trouve très intéressante : le livre avait été traduit en portugais et des années plus tard, j'ai retrouvé des combattants du MPLA, le parti angolais, et il y en a un qui m'a dit : « J'ai lu votre livre dans le maquis. C'était vraiment très bien. C'était exactement ce qui se passait. Mais vous, vous étiez dans quel maquis ? » Moi j'ai dit : « Non, je n'ai jamais combattu. Je ne sais même pas par quel bout on tient un fusil ! » Il était étonné que j'aie si bien décrit la réalité du maquis. Quand l'imaginaire rencontre la réalité, ça fait vraiment plaisir pour un écrivain. Au Congo, le livre a été censuré, banni parce qu'il y avait une liste de livres interdits. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais compris. Autant je comprenais la censure pour Jazz et vin de palme, mais pour Un fusil dans la main, un poème dans la poche, je n'ai pas compris pourquoi c'était censuré. À lire aussi«Un fusil dans la main, un poème dans la poche», par Emmanuel Dongala De quand date votre engagement dans le théâtre, sur la scène brazzavilloise, et pourquoi le théâtre ? Et bien parce que ça fait partie de la littérature, de tout ce que j'aimais et de toute la vie qui était autour de moi. Parce que c'est très théâtral, la vie congolaise, la vie au Congo. Et c'était vraiment une période bénie, cette époque-là des années 70-90 où le théâtre congolais était vraiment florissant. Je ne prétends pas que c'est nous qui avons créé le théâtre congolais. Non, ça existait bien avant nous. Il y avait beaucoup de petites troupes. Il y avait le théâtre national. Mais vraiment, à cette époque-là, parmi les groupes qui existaient, beaucoup montaient plus des scénettes que du théâtre. Et il y a trois groupes qui ont émergé : la troupe de Sony [Sony Labou Tansi, NdlR]. Sony a fait un travail remarquable pour mettre le théâtre congolais sur la scène internationale. La troupe qui s'appelait Ngunga, de mon ami Matondo aussi, qui était très bien, et la mienne s'appelait l'Éclair. Et ça avait tellement d'impact sur les autres que les jeunes, les autres troupes, nous taquinaient ou se moquaient de nous – ils nous jalousaient un peu d'ailleurs – en nous qualifiant de « So-ma-do », acronyme de Sony, Matondo et Dongala. Et chacun de nos groupes travaillait de façon différente. Matondo était spontané, dur, pour confronter la réalité. Sony jouait ses très beaux textes. Il venait à Limoges tout le temps. Et moi je m'intéressais beaucoup plus au théâtre international. Mais j'ai joué des pièces congolaises de Sylvain Bemba et d'autres. Mais tout de suite, j'ai monté « Sartre ». Et quand un de mes livres, Le Feu des origines, a été traduit au Japon, j'ai été invité au Japon. Je me suis mis à lire la littérature japonaise et j'ai découvert une pièce de Yukio Mishima qui s'appelle « Sotoba Komachi », qui m'a plu. Je l'ai montée à Brazzaville. Donc voilà la différence un peu entre nous trois, mais c'était vraiment vibrant. C'était une rivalité fraternelle. Vous diriez qu'il y a eu un âge d'or du théâtre congolais dans ces années 70, peut-être 80 ? Jusqu'en 90, oui. Le théâtre continue aujourd'hui, je ne vais pas dire que ça n'existe plus, mais cette époque particulière a quand même marqué et a été une période importante parce qu'il n'y avait pas que nous. Je parlais du parti unique, il avait aussi des pièces révolutionnaires, et puis ça passait à la radio, c'était très populaire, très suivi. Il n'y avait pas qu'à Brazzaville, il y avait aussi à Pointe-Noire, à Dolisie et puis il y avait des scènes dans les lycées, il y avait des troupes. Jusqu'à aujourd'hui, le théâtre est très aimé au Congo. Est-ce que vous pouvez nous raconter l'histoire du théâtre de l'Éclair dont vous êtes le principal animateur dans les années 80 ? Comment est-ce qu'il est né ? Il y avait un embryon, une petite troupe qui était là, qui végétait un peu, et on est venu me voir. On m'a demandé de prendre la direction de cette troupe. On a commencé à travailler d'abord sur la gestuelle, parce qu'on a eu la chance d'avoir le mime Marceau qui est passé à Brazzaville et on a fait un petit stage avec lui. Ensuite, on a eu d'autres comédiens, d'autres metteurs en scène français qui sont passés à Brazzaville. Donc le théâtre de L'Éclair, ce qui le caractérisait aussi, c'était beaucoup la gestuelle, surtout quand j'ai monté « Sotoba Komachi » de Yukio Mishima, il y avait beaucoup de ces pas glissés. Je tenais beaucoup à ça. J'ai monté « Sartre », comme je l'ai dit tout à l'heure, ce n'était pas rien : « Les mains sales ». S'il y avait cette scène théâtrale aussi riche, ça veut dire aussi qu'il y avait un vivier d'acteurs importants dans le Brazzaville de l'époque ? Oui, oui. Le grand théâtre, à l'époque, c'était le théâtre national. Il était subventionné par l'État et les acteurs étaient payés, professionnels. Donc c'est pour vous dire que l'État donnait une importance à ça. Nous, on était des théâtres indépendants, des groupes indépendants. Moi, comme j'étais professeur à l'université, j'avais un peu d'argent, je finançais ça moi-même et les prix des billets étaient vraiment modiques, évidemment. À lire aussi2. Emmanuel Dongala Est-ce qu'il y a des anecdotes qui vous ont marqué sur cette période théâtrale ? Oui, absolument, parce qu'à cette époque-là, je vous ai dit, on vivait sous une dictature de parti unique et il y avait des flics partout. Ils venaient écouter ce qu'on disait, etc. Évidemment, ils ont mis quelqu'un pour suivre Sony. « Ce qu'il fait dans son théâtre, c'est suspect », disaient-ils. Et Sony les a repérés tout de suite. Ces gens-là, ils n'étaient pas malins et on les repérait tout de suite. C'est lui qui me raconte : il me dit qu'il a conçu une scène avec un comédien. Il allait parcourir trois mètres sur le plateau, s'arrêter, bailler, puis retourner et un autre refaisait la même chose, et la même chose… et la même chose. Et là, au bout d'une demi-heure, le gars commençait à s'ennuyer. Il a dit : « Mais si c'est ça le théâtre, pourquoi on nous demande d'espionner ? » Puis il n'est plus jamais revenu. Mais moi, mon plus grand coup, ce n'était pas dans le théâtre. C'était quand j'étais professeur de chimie à l'université de Brazzaville, directeur des affaires académiques. J'organisais des conférences académiques. Et à l'époque, il y avait un grand débat dans le parti pour savoir qui était de droite, qui était de gauche. Il y avait un combat idéologique dans le parti. Il se trouve que je suis professeur de chimie et en chimie, il y a des molécules qu'on appelle énantiomères. Ça veut dire tout simplement que les molécules sont exactement les mêmes. La seule chose qui les distingue, c'est que, quand vous faites passer la lumière, l'une dévie la lumière à droite, l'autre dévie la lumière à gauche. Donc ce sont des molécules droites et gauches. Donc je me suis dit : « Ah ah ah ! Je vais faire une conférence académique de chimie organique avec le titre "De la notion de droite et de gauche". » Voilà le titre de ma conférence. Oh là là… alors qu'il y a un débat qui était de droite, de gauche dans le parti, les gens se sont dit : « Ça y est, qu'est-ce qu'il va dire celui-là ? » Je n'ai jamais vu un tel engouement parmi les services de sécurité de Brazzaville, il y avait trois ou quatre agents dans la salle pour voir ce que j'allais dire, sur la notion de droite et de gauche. Je me suis bien amusé. Ils se sont ennuyés à mort. D'ailleurs, ils n'ont rien compris. Est-ce que vous pourriez nous parler de vos relations avec Sony Labou Tansi et Matondo Kubu Turé, qui étaient donc les deux autres grands animateurs de la scène théâtrale de l'époque ? Oui, ce sont des frères. Dans le théâtre, on a combattu ensemble, on a fait des choses ensemble. Et ce qui est remarquable, c'est que nous avions des divergences politiques profondes. Par exemple, Sony était dans un parti politique et moi je ne l'étais pas, etc. Mais ça, ça ne nous divisait absolument pas. On se retrouvait, on discutait quelquefois, on copiait un peu les uns sur les autres… parce que j'ai vu quelquefois que Sony piquait quelque chose chez Matondo par exemple. Donc c'est pour ça que ces trois groupes sont restés si emblématiques pour les jeunes Congolais. Il y avait une forme d'émulation aussi entre vous ? Absolument. Rivalité, jalousie fraternelle. Sony avait un peu plus de succès que nous parce qu'il était connu à l'étranger. Il avait des pièces qui étaient jouées à Paris et chaque année il venait à Limoges. Mais c'est bien, parce que ce succès nous a entraînés aussi, nous a fait travailler plus fort encore. Donc voilà ce que c'était le « So-ma-do ». Qu'est-ce que vous retenez de la scène littéraire de cette époque à Brazzaville ? C'est aussi la grande époque de la littérature congolaise. Il y avait des écrivains avant, je vais citer les Letembet Ambily, les Jean Malonga, etc. Mais là, notre génération, ce groupe d'écrivains, je cite quelques noms : Tati Loutard, Henri Lopez, Sony Labou Tansi, Sylvain Bemba, Tchicaya U Tam'si – Bon, il était un peu plus âgé que nous, il n'était pas tout à fait dans notre groupe – et j'en passe… C'est vraiment à ce moment-là qu'il y a eu un véritable corpus de la littérature congolaise, connu à l'étranger, parce qu'on commençait à gagner des prix à l'étranger, à être traduit. Je suis traduit dans une douzaine de langues, par exemple. Et ce qui est encore une fois très intéressant, c'est qu'on était sous la dictature et on arrivait quand même à produire ces œuvres… qui étaient censurées. Comme je vous ai dit, Jazz et vin de palme a été censuré. Sony Labou Tansi a eu des livres censurés, mais on produisait quand même. Il y avait une forme de tolérance, finalement, du pouvoir. Oui, c'est ça qui est paradoxal. En fait, le pouvoir ne savait pas trop. Comme on disait à l'époque : « Il censurait les livres, mais ne censurait pas les écrivains. » C'était ça la formule qu'on avait trouvée. Il y avait une sorte de tolérance et puis je dois dire, quelqu'un qui était très bien, qui était ministre, membre du parti, mais qui nous protégeait, c'est le poète Jean-Baptiste Tati Loutard. Il nous protégeait vraiment. Il a protégé Sony pendant longtemps. Sony était fonctionnaire. Quelquefois, il partait à Limoges pour le théâtre, il abandonnait son boulot… Mais il nous a protégé, Tati Loutard, et je lui suis très reconnaissant pour ça. Est-ce que vous vous rencontriez entre auteurs ? Est-ce que vous formiez un cercle de gens qui se retrouvaient régulièrement ? Oui, on se retrouvait quand un livre des nôtres paraissait et on en discutait. C'est pour ça que Sylvain Bemba a créé ce mot qu'il appelle « la phratrie », la fraternité des lettres entre nous. Et ça a tenu, malgré les guerres civiles, les répressions politiques. C'est le seul endroit où la politique ne nous a pas divisés. Jusqu'à la guerre civile de 98 où nous sommes partis. Sony était mort. Et puis nous sommes partis, dispersés. Quelles sont les anecdotes dont vous vous souvenez sur cette « phratrie » des lettres ? On faisait lire nos manuscrits, les uns aux autres. On se passait les manuscrits. Il y a un point central autour duquel nous tournions, c'était Sylvain Bemba. C'était lui, vraiment le patriarche, c'est lui qu'on allait voir pour passer nos manuscrits. Et j'avais créé aussi une revue, Les Cahiers de théâtre de L'Éclair, qui n'a produit que trois numéros, malheureusement. Dedans, il y avait les contributions de Sony et des autres intellectuels de la place qui s'intéressaient au théâtre. Voilà encore un lieu d'échanges. C'était ça l'époque. Mais bon, on rencontrait des difficultés quand même pour imprimer. Il fallait taper, dactylographier à la machine. Je ne sais pas si vous savez ce que c'est de taper à la machine avec le papier carbone. Et puis quand on voulait faire des tracts, il fallait ronéotyper avec de l'encre sale. Donc c'était difficile, mais on réussissait quand même à faire circuler nos manuscrits, nos idées, les discussions sur la place. Le parti unique avait ce qu'il appelait l'Union nationale des écrivains et artistes du Congo. Tout le monde devait y être, tous les artistes, les écrivains, etc. Et nous, on ne voulait pas faire partie de cette UNEAC caporalisée par le parti. Nous avons créé à part, de façon tout à fait indépendante, ce que nous appelions l'ANEC, Association nationale des écrivains du Congo. Et tous les bons écrivains y étaient… j'exagère, parce que Tati Loutard est resté à l'UNEAC. Mais tous les autres, les Sony, les Matondo, tous les autres écrivains étaient avec nous dans cette association pour laquelle je dis fièrement que j'étais le président et le cocréateur. Et le pouvoir a laissé faire ? Oui, je pense que c'est arrivé au moment où déjà le parti unique était en fin de course. Les années 90 voient une explosion de violence politique au Congo au travers des milices que vous décrivez dans l'une de vos œuvres majeures, Johnny chien méchant. Quelle expérience personnelle, intime, est-ce que vous avez eue de ces milices, vous, Emmanuel Dongala ? Je les ai vécues… Un beau jour, vous voyez dans la rue des gamins avec des fusils plus hauts qu'eux, qui intimident les adultes, qui les font s'agenouiller dans la rue, dans les barrages. Mais vous vous dites : « Dans quel monde nous vivons ? » C'était terrible. Donc, avec ma famille, nous avons fui pour aller vers Pointe-Noire à pied, à travers la forêt. C'est terrible. C'est ça qui m'a donné l'idée d'écrire Johnny, chien méchant. Des gamins comme ça qui ont terrorisé des adultes, leur première expérience amoureuse est un viol. Mais qu'est-ce qu'on peut faire des gamins comme ça ? Comment les récupérer ? C'était vraiment terrible à vivre. Et c'est là où j'ai vraiment vu la souffrance humaine, la cruauté humaine. En ce sens que, par exemple, j'ai vu à un barrage où, pour passer, il fallait donner une pièce de 100 francs. 100 francs CFA, ce n'est rien. Et il y a un pauvre vieil homme, à l'époque, qui n'avait pas d'argent du tout. Et je vois quelqu'un à côté de lui qui dit : « Il n'a pas d'argent, je vais payer, je paie à sa place. » Et le petit milicien, là, avec son fusil, dit : « Non, ce n'est pas ton argent qu'on veut, c'est SON argent à lui. » Vous vous rendez compte… Ils se sont mis à battre le vieil homme. C'était cruel. C'est quelque chose qui a complètement échappé aux politiciens. En plus de ça, ce qui m'a touché personnellement, c'est qu'il y a eu des pillages partout. Ma bibliothèque a été pillée. J'avais des livres signés d'Aimé Césaire, de Jorge Sabato, le Portugais. Et en plus de ça, j'avais de la correspondance parce que j'ai fait des études aux États-Unis à une époque où il y avait les Civil Rights, donc j'ai eu une correspondance avec Malcolm X. Tout ça, ça a été détruit. Mais dans tous ces trucs-là, il y a toujours des moments cocasses. Un jour, en me promenant dans un grand marché de Brazzaville qu'on appelle le marché Total, je vois par terre mes livres pillés. Je dis : « Ce n'est pas possible, il faut que j'aille appeler la police pour récupérer mes bouquins. » Je vais voir la police. Je dis : « Voilà, j'ai vu à Total par terre mes livres. Je veux que vous veniez avec moi en tant que policier pour récupérer mes livres », l'agent de police appelle son chef. Son chef vient, je répète. Il me dit : « Ah, attendez, précisons : vos livres, ils ont été pillés ou volés ? » Je dis : « Pardon ? ». « Ah oui, parce que si ça a été volé, d'accord. Nous faisons une enquête. Mais si ça a été pillé, c'est la guerre, on ne peut rien faire. » [Il rit] Donc, c'est ça la guerre civile… À lire aussiEmmanuel Dongala, une sonate des Lumières
La célèbre série "Flipper le dauphin", lancée en 1964, est en réalité une série de mensonge ! D'abord, car en réalité Flipper, n'était pas un dauphin, mais une dauphine. Ensuite, car, pour les besoins du tournage, il n'y avait pas qu'un seul mammifère. Elle était 5 femelles ! Et ça ne s'arrête pas là... Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
L'affaire Georges Pouille concerne le meurtre de deux petites filles à Voreppe, en Isère. La première victime, Sarah Syad, 6 ans, est retrouvée morte le 17 avril 1991. Ensuite, cinq ans plus tard, Saïda Berch, 10 ans, disparaît à son tour. Son corps est découvert deux jours plus tard. Pendant 22 ans, l'affaire reste scrutée et non résolue malgré les efforts des enquêteurs. Ce n'est qu'en 2013 que de nouvelles analyses ADN permettent enfin d'identifier le coupable. Georges Pouille, alors âgé de 38 ans, est arrêté le 23 juillet 2013 à son domicile de Voreppe. Son profil est troublant car il vivait dans le même quartier que les familles. Il les côtoyait et s'était même rapproché d'elles après les faits. Il est jugé en 2016 pour le meurtre de Saïda Berch et condamné à 30 ans de réclusion criminelle, malgré des aveux ensuite partiellement rétractés. Pour le meurtre de Sarah, il a été jugé séparément, car il était mineur au moment des faits. Ainsi, cette affaire est devenue emblématique des "cold cases" français, mais elle reste une énigme pour les enquêteurs, notamment sur le mobile. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est la dernière de la saison et pour l'occasion, nous passons en revue le repêchage 2026 de la LNH dans Sous le Radar. Qui ont effectué les bons coups ? Les mauvais coups ? Ensuite dans le Habs Express, on parle spécifiquement du repêchage 2026 des Canadiens de Montréal. CODE PROMO MINTORA: TSLH10Sauve 10$ sur ton abonnement avec Mintora, une plateforme québécoise qui te permet de scanner tes cartes de hockey et de connaître la valeur réelle de ta collection !www.mintora.com==============Pour télécharger les Guides du TSLH Espoirs:https://www.patreon.com/TSLHPodcast=====================ÉPISODE COMPLET:https://www.patreon.com/TSLHPodcast?l=frOU EN AUDIO:https://open.spotify.com/show/6e7tSl30zwa9hiKMiQKZkr?si=5ffe57d6ba6041db=====================Probatio Assurance:https://partenaire.beneva.ca/fr/agence/aprobatioLigne direct: 1-844-792-8914=============================Pour télécharger les Guides du TSLH Espoirs:https://www.patreon.com/TSLHPodcast=====================CODE PROMORabais sur abonnement EBOX: PM1736=====================Barbe Noire - viande fumée:https://www.facebook.com/BarbeNoireVFhttps://barbenoire.com/products/boite-tslh-hiver-2025=====================SUIVEZ-NOUS !Site web: https://www.toutsurlehockey.com/Facebook: https://www.facebook.com/toutsurlehockeycomTwitter: https://twitter.com/Toutsurlehockey?s=20Threads: https://www.threads.net/@toutsurlehockeyBlueSky: https://bsky.app/profile/tslh.bsky.socialCODE PROMO MINTORA: TSLH10Sauve 10$ sur ton abonnement avec Mintora, une plateforme québécoise qui te permet de scanner tes cartes de hockey et de connaître la valeur réelle de ta collection !www.mintora.com==============Probatio Assurance:https://partenaire.beneva.ca/fr/agence/aprobatioLigne direct: 1-844-792-8914=============================Barbe Noire - viande fumée:https://www.facebook.com/BarbeNoireVFhttps://barbenoire.com/products/boite-tslh-hiver-2025=====================SUIVEZ-NOUS !Site web: https://www.toutsurlehockey.com/Facebook: https://www.facebook.com/toutsurlehockeycomTwitter: https://twitter.com/Toutsurlehockey?s=20Threads: https://www.threads.net/@toutsurlehockeyBlueSky: https://bsky.app/profile/tslh.bsky.social Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, Didier Giraud, éleveur de bovins, et Sandrine Pégand, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Téléchargez mon template Notion gratuit pour créer une offre de A à Z : http://thebboost.fr/376Votre offre ne se vend pas, ou pas assez ? Avant de la reconstruire de fond en comble, écoutez ça : 8 fois sur 10, retravailler son offre, c'est exactement la mauvaise réponse.Parce que le problème, bien souvent, ce n'est pas votre offre. C'est votre promesse, ou votre marketing. Et reconstruire une offre qui avait tout pour fonctionner, c'est de la procrastination déguisée.Dans cet épisode, on commence par un diagnostic clair pour identifier d'où vient VRAIMENT le problème (promesse, marketing ou offre). Ensuite, on déroule le tuto complet pour construire une offre qui se vend en 2026 : moderne, adaptée à l'ère de l'IA, et calibrée sur votre marché.✨ Au programme :00:00 - Introduction00:42 - Et si le problème n'était pas votre offre ?03:11 - Les 3 coupables : promesse, marketing ou offre06:49 - Comment savoir lequel vous empêche de vendre09:05 - Étape 1 : votre cible, ses besoins vs. ses envies15:31 - Étape 2 : choisir votre business model17:52 - Étape 3 : votre promesse (l'étape qui fait tout)19:17 - Étape 4 : structurer votre offre sans la surcharger24:01 - Étape 5 : fixer votre tarif28:08 - Les 3 non-négociables d'une offre qui se vend en 202634:02 - Les 4 erreurs qui tuent vos ventes✨ Liens et références cités dans l'épisode :Mon template Notion offertMon épisode sur les tarifs
Ensuite, la valeur de cleveR insights repose sur son écosystème d'hypervision et de jumeaux virtuels.Les données récoltées ne restent pas isolées dans un tableur. Elles alimentent une plateforme logicielle ouverte et sécurisée. C'est ici qu'intervient la puissance de la simulation.En créant un jumeau numérique précis du territoire, les équipes informatique peuvent simuler des scénarios d'aménagement, évaluer l'impact d'un futur chantier sur la pollution, ou encore anticiper les risques de sécheresse.On passe ainsi d'une observation ponctuelle à un pilotage prédictif et coordonné en temps réel.Enfin, pour les collectivités et les gestionnaires de flottes, le modèle économique repose sur la mutualisation des coûts.Car le module de captation n'est pas prisonnier de la Twingo, il peut être décliné sur d'autres véhicules professionnels.Vers les besoins spécifiques des municipalitésEnfin, le système est apprenant. Il est possible de programmer l'intelligence artificielle pour qu'elle s'adapte aux besoins spécifiques d'une municipalité, comme par exemple la verbalisation automatisée du stationnement gênant.Pour les DSI territoriales, c'est l'opportunité de remplacer plusieurs outils spécialisés par une solution tout-en-un, optimisant le retour sur investissement.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1️⃣ Pour débuter cet épisode, Michel revient sur les grandes évolutions du marché du e-commerce et leur impact sur la livraison. Les habitudes d'achat continuent d'évoluer, tout comme les exigences des consommateurs, qui attendent désormais une expérience de livraison à la hauteur de la promesse formulée lors de leur commande. 2️⃣ Ensuite, nous réalisons un focus sur GOFO France. Présente sur l'héxagone depuis trois ans, GOFO développe progressivement son réseau pour répondre aux besoins des e-commerçants. Michel évoque sur la stratégie de l'entreprise, ses investissements en matière d'infrastructures et les ambitions portées pour les prochaines années. L'épisode met également en lumière les indicateurs qui permettent aujourd'hui de mesurer la performance d'un réseau de livraison, ainsi que le rôle de la livraison dans la conversion et la fidélisation des clients. Un sujet devenu incontournable pour les marchands qui souhaitent proposer une expérience d'achat différenciante. 3️⃣ Enfin, ce podcast s'intéresse aux perspectives de développement de GOFO sur le marché français et européen. Michel Naudin partage sa vision des grandes évolutions qui façonneront la livraison e-commerce dans les années à venir, ainsi que les opportunités qui se dessinent pour les acteurs du secteur. En savoir plus sur GOFO France
"Je n'aurais jamais pu devenir l'écrivaine que je suis aujourd'hui si je n'étais pas une petite fille avec une imagination débordante." La véritable Tatiana de Rosnay s'est toujours cachée derrière ses personnages de roman : elle n'a jamais osé dire à quel point elle avait mis une partie d'elle en chacun d'entre eux… Jusqu'à aujourd'hui. Parce que derrière les best-sellers, les traductions dans plus de trente langues et les tournées de présentation, se cache une femme qui a beaucoup souffert dans sa vie de jeune adulte et qui a dû jouer des coudes pour se faire une place dans une famille qui brillait déjà beaucoup. Le succès arrive tardivement pour l'écrivaine avec le roman “Elle s'appelait Sarah” qui se vend à plus de 2 millions d'exemplaires. Ensuite, il sera au rendez-vous à chaque sortie de livre. À plus de 60 ans, Tatiana parle avec douceur de la vieillesse qui arrive, de cette joie d'une vie accomplie et de tout ce qu'il lui reste à écrire. Avec elle, on embarque dans un nouveau roman, celui de sa vie, teinté de fiertés, de victoires, de souffrances aussi et de beaucoup de paix intérieure, une paix toute récente. ✨ Belle écoute.
Nous commencerons par discuter de l'actualité. Le Premier ministre britannique vient de démissionner, deux ans à peine après sa victoire écrasante. Les dirigeants occidentaux ont-ils des leçons à en tirer ? Est-ce le signe que les démocraties occidentales sont en crise ? Notre deuxième sujet parlera des insultes incessantes que Trump adresse aux dirigeants européens. Vont-ils arrêter de se laisser faire ? La dernière insulte en date visant la Première ministre italienne marque-t-elle un tournant ? Ensuite, notre section scientifique sera consacrée à une étude fascinante qui révèle pourquoi certains papillons vivent 25 fois plus longtemps que d'autres. Et enfin, nous parlerons d'une crise qui a touché Boston : les bars de la ville se sont retrouvés à court de bière ! Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : The Present Subjunctive - The Verbs of the Third Group conjugating like acquérir, battre, conduire, and courir. Nous parlerons du nouveau projet d'un producteur de comédies musicales qui prépare un spectacle sur la victoire des Bleus lors de la Coupe du monde 1998. Elle devrait être jouée en 2028 pour marquer le 30e anniversaire de l'événement. Nous terminerons avec l'expression de la semaine : Retourner sa veste. Nous verrons que de nombreux essais viennent d'être publiés en France sur les dangers de l'intelligence artificielle. Pour beaucoup, nous sommes face à un choix : devenir des machines ou rester vivants. - La démission de Keir Starmer met en évidence les forces qui menacent les dirigeants occidentaux - Les dirigeants européens vont-ils enfin tenir tête à Trump ? - Des scientifiques étudient la raison pour laquelle certains papillons vivent 25 fois plus longtemps que d'autres - Boston subit avec joie l'invasion écossaise - La Coupe du monde 1998 va devenir le sujet d'une comédie musicale - Des experts du numérique alertent sur les dangers de l'IA
C'est une industrie à mi-chemin entre l'agroalimentaire et la pharmacie. À Madagascar, l'usine Tanjaka Food fabrique chaque année 3 000 tonnes de produits nutritionnels pour combattre la malnutrition infantile. Parmi eux, « l'aliment thérapeutique prêt à l'emploi » est destiné aux enfants souffrant d'émaciation sévère, la forme la plus mortelle de malnutrition. Sa production locale a permis aux acheteurs de réduire leurs coûts et d'augmenter le nombre d'enfants traités. Avec notre correspondant à Antanarivo, Guilhem Fabry Des arachides d'Inde et d'Argentine, du lait en poudre importé d'Europe, des huiles, du sucre et surtout une formule de 30 vitamines et micronutriments... Tous ces ingrédients sont assemblés à Antananarivo pour aboutir à « l'aliment thérapeutique prêt à l'emploi » : une pâte épaisse respectant les meilleurs standards sanitaires. « On va passer sur une première phase qui est le pré-mélange. On va intégrer les trois premières matières principales. Ensuite, on va passer par la thermisation. Elle sert à éliminer tous les risques microbiologiques », explique la directrice de division de la marque Tanjaka Food, Randianina Rasoamiaramanana. « L'ensemble de nos matières premières sont importées, parce que nous sommes tenus de respecter un cahier des charges déjà très précis. Malheureusement, actuellement à Madagascar, nous n'avons pas encore de fournisseurs qui arrivent à fournir les matières premières à la hauteur des exigences imposées par ce produit-là », précise-t-elle. Filiale du groupe malgache Basan, Tanjaka Food qui emploie 89 employés est capable de produire jusqu'à 6 000 tonnes d'aliments nutritionnels par an, contre 1 000 tonnes à sa création en 2009. « Sur les deux dernières années, on a beaucoup exporté notamment au Zimbabwe, au Mozambique, un peu au Soudan du Sud. C'est l'Unicef, notre partenaire, qui redirige les besoins en fonction de la situation nutritionnelle dans les différents pays alentours », détaille encore Randianina Rasoamiaramanana. « Couper sur les coûts logistiques pour rendre ce produit beaucoup plus disponible » Mais la majorité de la production est réservée à Madagascar. Mathieu Joyeux est chef de la nutrition pour l'UNICEF dans le pays : « On a, à peu près en moyenne chaque année, entre 100 000 et 120 000 enfants atteints de malnutrition aiguë sévère. La majorité se trouve dans le Grand Sud et le Sud-Est. Mais on a aussi des taux de malnutrition aiguë sévère très élevés en zone urbaine, à Antananarivo. » Le traitement dure quatre à huit semaines, à raison de trois sachets par jour. « Avant ce produit thérapeutique, il y a une trentaine d'années, il fallait renutrir l'enfant huit fois par jour sous supervision médicale continue. La révolution pour nous de ce produit, c'est qu'on a pu faire sortir les enfants des hôpitaux », rappelle Mathieu Joyeux. « Maintenant, ils prennent leur traitement à la maison. Et on a fait réduire les coûts globaux en appuyant la création de nouvelles usines de production, y compris une production locale ici à Madagascar, qui nous permet de couper sur les coûts logistiques pour rendre ce produit beaucoup plus disponible », met-il en avant. La quasi-totalité des enfants souffrant d'émaciation à Madagascar reçoivent l'aliment thérapeutique. Ceux atteints de malnutrition modérée, dont le nombre a augmenté de 46% depuis 2024 dans le Grand Sud, n'ont en revanche pas tous accès à des suppléments nutritionnels adaptés. La faute à des financements internationaux en forte baisse. L'usine de Tanjaka Food ne tourne aujourd'hui qu'à 50% de sa capacité.
Mardi 23 juin marquera les 10 ans du Brexit, alors que le pays traverse une période de profond désenchantement politique. Entre répression des libertés publiques, défiance envers les institutions, montée de l'extrême droite, le Royaume-Uni serait-il devenu une société libérale en péril ? C'est la question que pose Aurélien Antoine, professeur des universités et spécialiste du droit des institutions britanniques, dans son nouveau livre Le Royaume-Uni, une société libérale en péril (éditions Odile Jacob), paru le 27 mai. RFI : Dans votre livre, vous parlez d'une société libérale « en péril ». Qu'est-ce qui vous semble aujourd'hui le plus menacé au Royaume-Uni : l'État de droit, les contre-pouvoirs, les libertés publiques ? Aurélien Antoine : Je commencerais plutôt par les libertés fondamentales. Certaines d'entre elles sont aujourd'hui particulièrement menacées au Royaume-Uni. Elles le sont d'abord par des mouvements d'extrême droite assez puissants, mais aussi par les partis de gouvernement. Les conservateurs ont porté des atteintes importantes aux libertés collectives, notamment à la liberté de manifestation, mais les travaillistes aussi, dans certains domaines. L'exemple le plus frappant, c'est la profonde défiance à l'égard de l'Europe des droits humains, c'est-à-dire la Convention européenne des droits de l'homme. Elle semble aujourd'hui faire presque l'unanimité contre elle, quelle que soit l'appartenance politique. Pourquoi cette défiance à l'égard de la Convention européenne des droits de l'homme ? Elle a des racines anciennes. Le Parti conservateur, avant même de s'en prendre à l'Union européenne, était déjà assez hostile au système européen de protection des droits humains. Le Brexit a un peu occulté cet aspect. Une fois le Brexit réalisé, les conservateurs, encore au pouvoir, se sont de nouveau attaqués très fortement à la Convention européenne des droits de l'homme et à la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir une jurisprudence trop favorable aux migrants illégaux ou aux délinquants. C'est une caricature : l'analyse des décisions de la Cour ne va pas dans ce sens. Mais avec la progression de l'extrême droite, dont le parti Reform UK autour de Nigel Farage, ces thématiques sont devenues centrales dans le débat public. Les travaillistes se lancent eux aussi dans une forme de « course à l'échalote » sur cette question, en remettant en cause l'influence prêtée à la Cour européenne des droits de l'homme. Le 23 juin marquera les 10 ans du vote du Brexit. Quel bilan dressez-vous de ce séisme politique et sociétal ? Le bilan est incontestablement mauvais. Il est mauvais d'un point de vue économique : les chiffres des différents organismes et institutions britanniques le montrent. D'un point de vue sociétal, le Brexit n'a fait qu'approfondir des fractures profondes, sociales et territoriales : entre le sud et le nord de l'Angleterre, mais aussi avec l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ces fractures existaient avant, mais elles se sont accélérées avec le Brexit. Celui-ci marque aussi une vraie rupture politique, avec une radicalisation des camps. On l'a vu du côté du Parti conservateur, qui n'en sort pas vainqueur aujourd'hui : il est morcelé et poursuit l'agenda de Reform UK, au point que certains parlent d'une substitution de Reform UK au Parti conservateur. Le Parti travailliste n'est pas forcément en meilleure posture. Il connaît aussi de fortes contestations internes et a très mal négocié la période du Brexit. Il faut se souvenir de l'époque de Jeremy Corbyn (ancien chef des travaillistes, NDLR), qui ne suscitait pas l'adhésion de l'ensemble du parti. Aujourd'hui, les partis classiques sont fragmentés, tandis que d'autres formations prétendent changer la vie politique en apportant des solutions simples, souvent simplistes, à des problèmes anciens, mais accélérés par le Brexit. Le Brexit a-t-il révélé des fragilités anciennes du système britannique, ou en a-t-il créé de nouvelles ? Il a confirmé des fragilités anciennes, notamment les inégalités. Il a accéléré la pauvreté dans certaines zones géographiques et chez certaines catégories sociales. Mais le Brexit n'est pas le seul responsable. Il y a eu la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient, et les effets délétères de la politique internationale des États-Unis de Donald Trump. Le Brexit est un élément parmi d'autres, sans doute le premier, qui opère ce changement majeur et accélère les divisions. Ce qui est nouveau, c'est une forme de radicalisation de la vie politique britannique. Lors des élections générales de 2024, cinq députés d'extrême droite sont entrés à Westminster. Cela peut paraître peu, mais c'est inédit. Reform UK est aussi entré au Parlement d'Édimbourg après les élections locales, ce qui est inédit, et il devient une force incontournable au sein du Parlement gallois. Vous insistez sur le fait que ce n'est pas le régime politique qui est contesté par la population, mais plutôt l'élite gouvernante. Qu'est-ce qui a le plus abîmé la confiance des Britanniques envers leurs dirigeants ? Ce manque de confiance est assez ancien. Pour une échéance proche, il faut revenir aux années 2000. Le Premier ministre Tony Blair, au moment de sa démission (en juin 2007, NDLR), a beaucoup pâti d'affaires qui le concernaient, mais aussi des mensonges liés à la guerre en Irak. Ce fut une grande rupture. Ensuite, les crises se sont succédées. Dans des économies et des politiques mondialisées, les États subissent de plein fouet les crises mondiales. La crise des subprimes en 2008, dont on ne parle plus assez, a été déterminante dans l'aggravation de la situation économique, sociale et politique britannique. Elle a conduit à un tournant de rigueur très fort avec l'arrivée de David Cameron au pouvoir. Les conséquences de cette politique ont été telles que les inégalités se sont considérablement accélérées. Pour tenter de sauver la mise, David Cameron a promis un référendum sur le Brexit afin d'attirer les voix du parti de Nigel Farage, qui s'appelait alors Ukip. Il y est parvenu, mais au prix d'une sortie de l'Union européenne à laquelle il était lui-même hostile. Ce que l'on constate, c'est que les institutions, pour l'instant, tiennent. C'est donc d'abord un problème de classe politique. Mais le Brexit est à la fois une rupture et une forme de solde des insuffisances passées. Vous soulignez aussi le rôle de la Chambre des lords et de la monarchie, deux institutions souvent perçues comme archaïques. En quoi ont-elles contribué à préserver l'équilibre démocratique ? Cela peut paraître paradoxal. Pour la monarchie, je donnerais un exemple très récent : le discours de Charles III au Congrès américain fin avril. C'est une vraie leçon institutionnelle et démocratique. La garantie de la survie de la monarchie au Royaume-Uni, c'est de préserver la démocratie. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est la réalité. En période de crise, la distance et les discours apaisants viennent souvent davantage du monarque que de la classe politique. Cela a été particulièrement vrai pendant la pandémie de Covid-19, avec le discours d'Elizabeth II. Quant à la Chambre des Lords, il faut comprendre qu'elle est aujourd'hui une assemblée d'experts. La démocratie peut dériver vers la démagogie, et il faut des gardiens contre cette démagogie. Les Lords qui travaillent réellement – les « working peers » – sont souvent au-dessus des partis. Ils produisent des analyses d'une grande qualité sur le système constitutionnel et sur les menaces que peut représenter telle ou telle volonté politique démagogique. Cette institution dispose d'une forme de distance vis-à-vis de la démagogie électoraliste. Vous terminez votre livre sur une note plus optimiste, en évoquant la possibilité d'un Royaume-Uni de l'après « révolution conservatrice ». Quelles conditions faudrait-il réunir pour permettre un renouveau politique, démocratique ou sociétal ? Il faut d'abord être convaincu que la démocratie fonctionne dans le respect des règles. Sinon, c'est la jungle. La démocratie, c'est le pluralisme, la liberté d'expression et le principe d'égalité. Le pluralisme suppose une concurrence des idées, mais ce n'est pas la loi du plus fort. Pour éviter cela, il faut des règles. La liberté d'expression, c'est la même chose : toutes les positions peuvent être exprimées, mais elles ne doivent pas conduire à la haine de l'autre ou à la volonté de l'annihiler. Quant à l'égalité, elle suppose que toutes les citoyennes et tous les citoyens soient en capacité de se forger une opinion, quelle que soit leur origine sociale ou leurs difficultés. L'État social est donc absolument indispensable à la réalisation d'une démocratie satisfaisante. La démocratie, ce n'est pas seulement le vote et la loi de la majorité. Une démocratie évoluée va bien au-delà : elle nécessite le respect des règles, l'État de droit, mais aussi un État social fort, pour garantir aux citoyens le temps et les capacités nécessaires pour se consacrer à l'intérêt collectif. On en est loin, et pas seulement au Royaume-Uni. Mon ouvrage utilise le prisme britannique, qui est l'objet de mes recherches, pour permettre au lecteur ou à la lectrice d'une société occidentale d'y voir aussi une image de sa propre société. La crise britannique est-elle comparable à celle que traversent d'autres démocraties européennes, ou y a-t-il une spécificité britannique liée à son histoire et à son système parlementaire ? Le régime britannique bénéficie d'un certain nombre de protections liées à son histoire, que d'autres démocraties n'ont pas forcément, ou ont de façon plus récente, donc moins « chevillée au corps » des citoyennes et des citoyens. Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni est à l'abri de forces qui voudraient instaurer un régime autoritaire. Mais on peut identifier un certain nombre de facteurs de résistance liés à sa grande tradition parlementaire et démocratique. Pour le reste, il y a évidemment beaucoup de points communs avec d'autres démocraties. Nous vivons encore dans des systèmes mondialisés. Le Royaume-Uni est à l'origine d'un système politique, le parlementarisme, qui est majoritaire en Europe. Les États-Unis se sont construits en opposition à la mère patrie britannique, mais avec un lien très fort avec elle. Le Royaume-Uni reste l'une des premières grandes démocraties européennes. Quand le Royaume-Uni va mal, cela signifie que les autres démocraties ne vont pas bien non plus. Je pense naturellement aux États-Unis, à la France, mais aussi à l'Allemagne. Ces États entretiennent des liens historiques très étroits avec le Royaume-Uni. Ils restent de très grandes démocraties où est censé régner l'État de droit, et il est donc très important d'étudier leur évolution aujourd'hui.
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, et Didier Giraud, éleveur de bovins, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Rubrique:nouvelles Auteur: lucie-delarue-mardrus Lecture: Daniel LuttringerDurée: 08min Fichier: 5 Mo Résumé du livre audio: "Cela commença par des absences dont on ne fit d'abord que rire, car il avait toujours été distrait. Ensuite, il se mit à répéter jusqu'à trois fois de suite exactement la même phrase, continua par un rien de divagation, et le jour où dans un thé donné par sa mère, il déclara devant les invités stupéfaits qu'il était Notre Seigneur et qu'il serait mis en croix dans quelques jours, sa famille se dépêcha de téléphoner à un médecin aliéniste qui lui fut indiqué." Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.
En RDC, le changement de Constitution proposé par le pouvoir provoque une vive réaction de l'opposition, qui y voit une manœuvre du président Tshisekedi pour faire un troisième mandat. Vendredi à Kinshasa, une manifestation de la coalition « Article 64 » s'est terminée par des affrontements. Quatre leaders de l'opposition ont été blessés. Parmi eux, il y a Delly Sesanga, qui a été ministre du Plan de 2003 à 2006 et qui préside aujourd'hui le parti Envol. En ligne de Kinshasa, il témoigne au micro de C. Boisbouvier. RFI : Vous avez été blessé lors de la manifestation du 12 juin à Kinshasa. Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Delly Sesanga : Nous avons été ciblés par les escadrons envoyés par le régime qui a visé le leadership de la C64, pour décourager le peuple, comme ils ont peur du peuple congolais. Ils ont voulu désamorcer la mobilisation et la démonstration que l'on voulait faire devant le Palais du peuple. Et donc, il y a eu ce tir qui m'a atteint dans mon intégrité physique et qui a conduit à une incapacité à ce jour. Une sonde m'a été placée et je suis mis au repos pour au moins une dizaine de jours. Alors vous dites que vous avez été touché par un tir. Un tir de quoi ? Ce que je sais, c'est que le premier engin, qui a atterri entre mes jambes et qui visiblement faisait l'objet d'un tir ciblé, est un engin à déflagration. Parce que quand il est arrivé, il a éclaté et on a eu des éclats dans les jambes qui faisaient très mal. Et le deuxième, ça a été un tir d'une balle qui m'a éraflé au bas-ventre et a touché mes appareils urinaires et ainsi de suite. Ce qui a nécessité les soins que je subis aujourd'hui. Et savez-vous qui a tiré ces deux projectiles sur vous ? Nous avions en face de nous une police qui était accompagnée des Forces du progrès, qui est la milice de Monsieur Tshisekedi et de l'UDPS [Union pour la démocratie et le progrès social, le parti du chef de l'État, NDLR], qui est enrôlée aujourd'hui pour faire de la répression contre l'opposition. Ceux qui ont tiré sur moi portaient les tenues de la police. Mais je ne peux pas certifier qu'il s'agit des policiers parce qu'aujourd'hui nous sommes dans un chaos créé par Monsieur Tshisekedi, où la police se confond avec les Forces du progrès parce que les Forces du progrès sont aujourd'hui habillées en tenue de la police pour faire usage de la force. Donc, ce sont les deux mélangées. Monsieur Tshisekedi utilise une milice privée dans les forces armées et dans les forces de l'ordre pour assurer son entreprise de répression. Le gouvernement provincial de la ville de Kinshasa fait état d'un bilan de 20 blessés légers, dont 15 policiers et cinq manifestants. Est-ce que vous confirmez ? C'est complètement faux. On a vu d'abord des cadavres qui ont été récupérés par la police. Ce que nous lui demandons de restituer. Ensuite, le nombre de blessés est au-delà de ce chiffre donné. Rien que parmi les leaders de la C64, vous avez Ados Ndombasi qui a été blessé, vous avez moi-même. Vous avez Martin Fayulu, vous avez Jean-Marc Kabund. Et quand je prends les deux gardes du corps qui ont été évacués en même temps que moi et tous ceux qui sont dans les établissements ici sur place, on est au-delà de ces chiffres. Donc, c'est un mensonge éhonté. D'ailleurs, ce mardi, nous allons nous réunir à la conférence des présidents de la C64 et nous allons rendre public le bilan complet. Vous parlez de cadavres : y a-t-il eu des morts ? Il y a eu un corps qui a été récupéré au niveau de la police. Nous lui demandons de pouvoir restituer celui-ci. Et puis il a été fait état d'autres victimes de la répression qui ont perdu la vie. Après le sit-in que vous avez organisé devant le siège du parti de Martin Fayulu, les autorités vous reprochent d'avoir voulu marcher en direction du Palais du peuple, c'est-à-dire du Parlement, alors que vous n'y étiez pas autorisés. D'abord, ce sont des grands irresponsables parce que ces autorités de la ville, nous leur avons demandé de faire le sit-in à l'esplanade du Palais du peuple, le lieu où ils ont autorisé, il y a encore quelques semaines, les membres de la majorité à pouvoir s'y présenter. Nous sommes des citoyens congolais. On ne peut pas nous interdire, au nom de l'égalité de droit, de jouir des mêmes droits que la majorité. Donc, nous voulions être à l'esplanade du Palais du peuple. Donc, il n'a jamais été question de marcher sur le Palais du peuple, mais d'être plutôt à l'esplanade du Palais du peuple. Votre coalition de l'opposition s'appelle Article 64. Pourquoi pointez-vous en particulier cet article de la Constitution congolaise ? Parce que l'article 64, c'est le dernier refuge de tous les démocrates pour assurer le respect de l'ordre constitutionnel. Cet article fait un devoir à chaque Congolais de faire échec à toute personne qui veut prendre le pouvoir en violation de la Constitution, ou l'exercer en violation de celle-ci. Et l'entreprise que Monsieur Tshisekedi a initiée actuellement de vouloir changer de constitution pour se donner un troisième mandat à la tête de notre pays, c'est une tentative de renversement de l'ordre constitutionnel, une violation de son serment, une violation intentionnelle de la Constitution. C'est pourquoi nous nous mobilisons sur ce dernier refuge de la loi et de la Constitution, pour faire échec à son entreprise et pour pouvoir le plaquer au sol. Parce que le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent pas faire l'objet d'une révision de la Constitution. Et nous nous mobilisons pour faire en sorte que l'ordre constitutionnel dans notre pays soit respecté. À lire aussiRévision de la Constitution en RDC: le Sénat adopte la proposition de loi pour un référendum
Domaine de la Petite Gallée, Millery, Coteaux du lyonnaisAlerte pépite ! Au printemps 2025, je me suis rendu dans la banlieue de Lyon. C'est là que se trouve le domaine de la Petite Gallée, en appellation Coteaux du lyonnais. Un domaine à la notoriété encore modeste mais qui devrait bientôt crever l'écran et ce pour plusieurs raisons. Pour commencer, les vins sont délicieux avec le gamay en fer de lance et un travail très intéressant sur l'aligoté et la syrah. Ensuite, on reste dans des tarifs accessibles avec des vins en-dessous de 20€. Enfin et surtout grâce à Pierre Thollet. Pierre est revenu au domaine il y a peu avec des diplômes, de riches expériences en France et à l'étranger, des idées claires et la tête sur les épaules. Soit des ingrédients indispensables pour mener un domaine très haut. Alors en route pour Millery à la découverte de la Petite Gallée et des coteaux du lyonnais.Réalisation : Romain BeckerEnregistrement : Romain BeckerPost-production : Emmanuel NappeyMusique originale : Emmanuel DoréGraphismes : Léna MaziluOn se retrouve très vite pour de nouvelles aventures viticoles. D'ici-là éclatez-vous et buvez bon !Le Bon Grain de l'Ivresse, le podcast vin----------------------------------------------------------Retrouvez les dernières infos sur Instagram et FacebookContactez-nous par mailVisitez le site internet du Bon GrainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous vous regardez dans le miroir et vous ne reconnaissez plus tout à fait la personne en face de vous. Ce que vous ressentez à ce moment-là n'est ni anormal ni superficiel, et ce n'est pas non plus uniquement lié à votre apparence.Dans cet épisode, je réponds à Claire, 42 ans, mère de trois enfants, qui m'a écrit pour me confier qu'elle a du mal à accepter son reflet et les photos prises d'elle lors des repas de famille.Sa question touche à quelque chose de très répandu, souvent passé sous silence : comment faire la paix avec les signes du vieillissement alors qu'on vit dans une société qui glorifie la jeunesse ?Dans cet épisode, je vous explique d'abord les trois mécanismes cognitifs qui amplifient le malaise, et qui n'ont finalement rien à voir avec votre visage objectif. C'est important de les connaître pour relativiser votre ressenti.Ensuite, je vous propose des pratiques concrètes pour adoucir votre regard sur vous-même, et surtout diminuer la charge émotionnelle que vous ressentez en croisant votre reflet dans le miroir ou en découvrant les photos de l'anniversaire de votre petit neveu.Vous pouvez aussi :
L'info du matin - Les animaux sont parfois meilleurs que nos applis météo. Le winner du jour - Il met la carte grise de sa voiture au nom de sa fille de 9 ans, elle reçoit 5 000 euros de PV à l'âge adulte. - Le mystérieux message du Crédit Agricole qui a semé la panique ce mardi. Le flashback du jour - Août 2001 : Un jeu télé culte pour commencer ce flashback, créé par Kader Aoun et Alain Chabat : Burger Quiz ! Ensuite, l'album qui occupait encore et toujours la première place des ventes, c'était "... Próxima Estación ... Esperanza" de Manu Chao. Les savoirs inutiles - On parle d'un instrument de musique aussi étrange que fascinant : l'harmonica de verre. Il a été inventé par Benjamin Franklin, qui a également participé à la Déclaration d'indépendance des États-Unis ! La chanson du jour - The Last Dinner Party "Nothing Matter" 3 choses à savoir sur Ray Charles Qu'est-ce qu'on regarde ? - La sortie ciné du jour, c'est le 37ème long métrage de Steven Spielberg : "Disclosure Day !". - Un film français sort sur Prime Video vendredi : "Une famille de bâtards !". Une comédie de Mourad Winter, avec un gros casting : Florence Foresti, Laura Felpin, Hakim Jemili, Kad Merad et Benjamin Tranier. Le jeu surprise (1,2,3,4) - Nicolas de Tours repart avec un Shark Aqua Blue Edition de Richard Orlinski. Les coffres à jouets RTL2 - Maxence, 9 ans, de Bourg-lès-Valence vers Valence gagne un séjour 2J/1N en famille au Parc Astérix. La Banque RTL2 - David de Sentheim vers Mulhouse gagne 750€.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À quelques heures du coup d'envoi de la Coupe du monde de football 2026, direction le Sénégal, où la compétition se vit aussi à travers les paris sportifs. Depuis cinq ans, le secteur s'est digitalisé. Plus besoin de se rendre jusqu'en boutique, quelques clics sur un téléphone suffisent pour miser. Résultat, de plus en plus de parieurs se lancent. Pour eux, le Mondial a déjà commencé. De notre correspondante à Dakar, Dans ce groupe de jeunes footballeurs, tous du même club de quartier, l'issue du match Sénégal-France du 16 juin fait débat. Tout semble possible, rien n'est écrit d'avance. Assane a déjà un plan en tête : « Je vais parier sur deux applications différentes, sur l'une la France et sur l'autre le Sénégal. Comme ça, j'aurai mes chances de gagner. Il y a un de mes potes qui m'a appelé pour me dire : "Assane, j'ai besoin d'argent, viens, on fait des paris." Je lui ai répondu : "Vas-y, on tente notre chance." » De son côté, Mohamed ne cache pas sa passion pour les paris. « Cela m'excite », rigole-t-il. Pour lui aussi, la fièvre des paris sportifs a commencé, avec le Mondial 2026 qui va commencer. Ce jeune Dakarois a déjà engagé des mises sur le match d'entrée des Lions de la Teranga face aux Bleus. « J'ai mis plein de combinaisons possibles. Premier ticket : le Sénégal va gagner. Deuxième ticket : les deux équipes vont marquer. Ensuite, Mbappé va marquer pour la France, Sadio Mané pour le Sénégal, détaille-t-il. J'espère que ça va se passer comme ça car si c'est le cas, je gagne ! » « On perd plus qu'on ne gagne » Le mois passé, Mohamed a parié pour 80 000 francs CFA (soit 122 euros) en tout. Sur cette somme, il cumule 30 000 francs CFA (45 euros) de perte nette. Des petites mises à chaque fois, mais des mises sur tous les championnats de la planète. « Toutes les compétitions, championnats, Ligue des champions, Coupe de France, aux États-Unis et même en Chine (rires). On n'a pas de limite en fait. Mais on perd plus qu'on ne gagne, cela il faut le dire », concède-t-il. Comme beaucoup d'autres Sénégalais, Mohamed a été happé par les paris sportifs juste après le Covid-19. À ce moment-là, les applications de paris fleurissent sur les écrans. Les pratiques changent. Malick Diouf est fondateur du Dakar Sport Summit, salon consacré à l'économie du sport. « On est un pays à majorité musulmane dans lequel les paris ne sont pas bien vus. Le fait que ça soit digitalisé lève le tabou et a permis à toutes les couches sociales de jouer sans être jugées », analyse-t-il. Le secteur est porté par trois poids lourds : l'opérateur russe 1xBet, l'entreprise française Betclic et le groupe sénégalais Sunubet. Depuis novembre 2025, ces sociétés voient leurs revenus taxés à hauteur de 20%. Même chose pour les gains des parieurs. « L'État gagne, mais l'argent que l'État collecte sur les paris sportifs doit servir à financer le sport professionnel mais amateur surtout », estime Malick Diouf. Période très attendue par les parieurs sportifs, le Mondial de football est aussi le moment de tous les excès. Des associations alertent contre des cas croissants de dépendance. À lire aussiBilan carbone désastreux, chaleurs extrêmes: le Mondial de football, symbole puissant du dérèglement climatique
Comment se rendre réellement compte de ce qu'ont vécu pendant la traite négrière les personnes transformées en esclaves et transportées à travers l'Atlantique pour être vendues à des planteurs ? Un livre d'histoire qui vient d'être traduit en français nous plonge dans la brutalité du quotidien des esclaves. Cet ouvrage est intitulé Le Zorg, du nom d'un navire négrier à bord duquel s'est déroulé un épisode d'une rare cruauté à la fin du 18e siècle. Une tragédie qui, une fois connue, a joué un rôle déterminant dans le combat des abolitionnistes. Pour en parler, nous recevons l'auteur du livre Siddharth Kara, universitaire à Harvard et à Nottingham. RFI : Que s'est-il passé à bord du Zorg à la fin de l'année 1781 ? Siddharth Kara : Le navire s'est égaré. Il a été détourné par des tempêtes et, au cours de son voyage vers la Jamaïque, il a semblé manquer d'eau. L'équipage a dû prendre une décision… et pour réduire la consommation d'eau, cette décision a été de jeter par-dessus bord plus de 130 esclaves africains. Ils ont commencé, par les femmes et les enfants qu'ils ont jetés directement à la mer, il y avait un bébé. Ensuite, ils ont sélectionné les hommes les plus malades, un par un, deux par deux, enchaînés, entravés. Après de longs mois passés dans l'enfer de la cale de ce navire négrier, ils ont été jetés à la mer. L'équipage a agi ainsi parce qu'il craignait de manquer d'eau et de ne pas atteindre la Jamaïque à temps. Cette histoire a été révélée au public parce que les armateurs ont demandé une indemnisation pour ce qu'ils ont décrit, dans un déni total d'humanité, comme une « cargaison perdue ». Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé ensuite ? Le marchand d'esclaves, le propriétaire du navire, était cupide, il était attaché à son argent. Plus de la moitié des esclaves du Zorg étaient morts, alors que le taux de mortalité habituel sur un navire négrier britannique était d'environ 15%... Il n'a pas pu accepter cette perte. Or, à l'époque, les navires et leur cargaison étaient assurés pour la traversée de l'Atlantique. Il a donc déposé une demande d'indemnisation, en réclamant une compensation pour la perte de plus de 130 esclaves. L'assureur a refusé, parce qu'il était surpris par ce taux de mortalité aussi élevé. Le marchand aurait pu en rester là, mais la cupidité l'a poussé à engager un procès. Il a gagné : il a été décidé que l'assurance devait indemniser la perte des esclaves assassinés. Mais quelqu'un assistait à l'audience ce jour-là et s'est demandé pourquoi on parlait d'assurance plutôt que de meurtre. Il a écrit une lettre anonyme posant cette question, publiée le lendemain dans les journaux londoniens. Cette lettre a été remarquée par un groupe naissant d'abolitionnistes en Angleterre, qui y ont vu la preuve des horreurs de la traite. Ils se sont réunis, sous la direction de Granville Sharp, une figure fondatrice de l'abolitionnisme anglais, et ont convaincu les assureurs de demander un nouveau procès. Lors de ce second procès, une question fondamentale a été débattue : ces Africains étaient-ils des biens ou des personnes ? Des animaux ou des êtres humains ? Ce débat, porté devant le Lord Chief Justice de l'Empire britannique, a contribué à lancer le premier mouvement abolitionniste. L'une des forces de votre travail réside dans la précision avec laquelle vous décrivez l'expérience vécue par les personnes capturées et vendues comme esclaves. L'horreur de l'esclavage est démultipliée par des violences constantes : les coups de fouet, les viols, la vie dans la puanteur des excréments, l'enfermement dans les cales. Pouvez-vous donner quelques exemples tirés de votre livre ? Nous savons ce qu'est l'esclavage, nous en connaissons l'existence, mais nous ne plongeons jamais dans l'horreur brute de la traversée forcée des Africains à travers l'Atlantique. À bord des navires, de nombreux instruments de torture étaient utilisés pour maintenir le contrôle. Les violences sexuelles contre les femmes et les enfants étaient constantes. Un ancien capitaine négrier devenu abolitionniste, John Newton, racontait qu'il voyait ses marins assouvir leurs pulsions sur des fillettes de neuf ou dix ans. Dans les cales, les captifs étaient enchaînés, contraints de vivre dans leurs excréments et leur urine, avec à peine quelques seaux inaccessibles. Tous contractaient la dysenterie. Imaginez le mal de mer, les vomissements continus, sans même pouvoir s'asseoir. Ils étaient entassés comme des livres sur une étagère, dans la chaleur, la putréfaction et les immondices. Voilà pourquoi les taux de mortalité étaient si élevés. La puissance des intérêts financiers liés à la traite apparaît clairement dans votre livre. On a l'impression que la traite occupait une place majeure dans l'économie britannique à la fin du 18e siècle. Absolument. Prenons un indicateur : en 1775, juste avant la guerre d'indépendance américaine, les exportations de sucre de la Jamaïque vers l'Angleterre étaient cinq fois supérieures à l'ensemble des exportations des treize colonies américaines réunies. Le sucre était la ressource stratégique de l'époque, produite grâce au travail forcé des esclaves. Comment évaluez-vous la manière dont le monde traite aujourd'hui la mémoire de l'esclavage ? Existe-t-il une conscience globale de ce que cela a représenté, ou observe-t-on encore des formes de déni ? Nous restons encore à la surface de notre reconnaissance de ce qui s'est passé durant ces 350 années, cette tâche sur la conscience humaine. Il existe encore un certain déni quant à l'ampleur et à la gravité des faits. J'espère que l'histoire du Zorg contribuera à une compréhension plus complète, car on ne peut envisager de réparer cette période sans en mesurer pleinement la violence et l'ampleur. Et nous n'y sommes pas encore. Le 25 mars dernier, le Ghana a conduit l'Assemblée générale de l'ONU à qualifier la traite négrière de crime le plus grave contre l'humanité. Cette qualification vous paraît-elle justifiée et utile ? Absolument. Elle est justifiée. Césaire a déclaré que l'Europe se tient devant la communauté mondiale, responsable du plus grand amas de cadavres de l'histoire humaine. Et il parlait de la traite négrière. Des millions de personnes ont été torturées, violentées et tuées, et des millions d'autres condamnées à une vie de travail forcé. La culture du sucre était l'une des formes de travail les plus dures et violentes. C'est l'un des crimes les plus graves en raison de son ampleur, de sa durée — plus de trois siècles et demi — et de ses conséquences encore visibles aujourd'hui en Afrique. Il doit y avoir une forme de réparation entre les pays du Nord et les pays africains. Le Zorg, de Siddharth Kara, un ouvrage publié aux éditions Paulsen, 304 pages, 2026. À écouter aussiDes rives de la Méditerranée au Sahara : vérités et tabous des esclavages dans le monde musulman À lire aussiL'odyssée des Tinchant, de l'esclavage à la résistance: une histoire-monde
Comment faire exister les lieux dans un monde qui s'écroule, comment traverser ensemble les moments de bascule ? En 1904, l'écrivain et dramaturge russe Anton Tchekhov créait sa toute dernière pièce, La Cerisaie, une comédie en quatre actes sur le retour d'une femme russe dans sa propriété d'enfance mise en vente pour rembourser les dettes de sa famille déshéritée. Aujourd'hui, la metteuse en scène Aurélie Van Den Daele s'empare de ce récit et le réactualise avec brio. À Paris, le Théâtre de la Tempête est niché au cœur du grand bois de Vincennes, lieu idéal pour déployer La Cerisaie d'Anton Tchekhov, entre scènes à l'extérieur dans la lumière de la forêt et d'autres à l'intérieur dans la pénombre de la salle de spectacle. Là où se déroulaient cette semaine les dernières répétitions encadrées par la metteuse en scène Aurélie Van Den Daele et son assistante Charline Curtelin. Un travail de détail pour peaufiner la première représentation prévue ce samedi 6 juin au soir. « Dans la pièce, on suit en quatre actes quatre moments assez précis du retour de Lioubov, explique la metteuse en scène, Aurélie Van Den Daele. D'abord, les retrouvailles. Puis dans un deuxième temps, une longue scène dans un jardin où ils évoquent tout ce qui a changé dans le monde. Ensuite un troisième acte très festif dans lequel on attend la réponse de la vente ou non de ce domaine. Et enfin un quatrième acte qui est vraiment le chant du cygne, un adieu. Donc, c'est l'histoire à la fois d'un lieu qui s'efface, mais aussi d'une famille qui va se désagréger et qui va être extrêmement remise en question aussi dans ses pratiques. » « Travailler Tchekhov, c'est un monde qui s'ouvre » Dans la pièce, la famille russe s'accroche au passé alors que le monde change autour d'elle. À la période où Anton Tchekhov l'écrit, peu après l'abolition du servage, les paysans s'enrichissent et s'élèvent dans la société, et les nobles s'appauvrissent. Des « inserts » écrits par Charline Curtelin aident à relier le 19ᵉ siècle à nos jours, notamment via la langue et les va-et-vient des personnages, pour faire résonner cette période avec le monde actuel. « Quand on commence à travailler Tchekhov, c'est vrai que c'est un monde qui s'ouvre, parce qu'on se rend compte que derrière l'apparente banalité des conversations des personnages, c'est vraiment d'une extrême complexité. C'est-à-dire qu'ils sont toujours tiraillés entre des sentiments, entre des choix, entre des mondes. Et ça, théâtralement, quand on commence à le travailler, c'est merveilleux », sourit Aurélie Van Den Daele. Sur scène, des vidéos tournées en direct donnent à voir toute l'intimité des personnages qui fuient l'action principale et se réfugient parfois hors-champ. Et la pièce laisse en suspens une question irrésolue : quand un lieu disparaît avec toute son histoire, que reste-t-il et comment dire adieu à ses souvenirs ? Une Cerisaie mise en scène par Aurélie Van Den Daele, à voir sur scène du 6 au 21 juin au Théâtre de la Tempête à Paris, puis en tournée partout en France jusqu'en mai 2027. À lire aussiLes femmes et les entrailles de la création: «Je crée et je vous dis pourquoi»
C'est LE grand débat qui a historiquement traversé (divisé ?) le mouvement antispéciste : welfarisme ou abolitionnisme ? Faut-il améliorer les conditions d'exploitation des autres animaux, ou refuser tout aménagement et viser leur abolition pure et simple ? Et si cette dichotomie était, en partie, un faux dilemme ?-Je vous parle en introduction d'une belle découverte récente, le Substack d'Aidan Kankyoku, et des quatre idées qui m'ont conduit à reconsidérer complètement ce débat welfarisme/abolitionnisme.-Ensuite, avec mon invité Keyvan Mostafavi, directeur de l'association Anima, on entre dans le concret : comment fonctionne une campagne entreprise, pourquoi le dialogue est vraiment important mais ne suffit pas toujours, ce que les campagnes welfaristes ont réellement accompli – déjà des millions d'animaux sortis des cages et des engagements publics obtenus. On parle aussi des angles morts : les poulets à croissance rapide, la lutte culturelle de long terme, et ce que le mouvement a peut-être trop négligé en se concentrant sur le pragmatisme.-
Au Sénégal, le nouveau gouvernement nommé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô divise. Sans le Pastef dirigé par Ousmane Sonko (qui refuse d'y participer), l'équipe de trente ministres est composée de technocrates et d'alliés du président Bassirou Diomaye Faye. Sans aucun poids lourd du parti Pastef, dont le président est pourtant lui-même membre, cette nouvelle équipe entérine la rupture entre le président Diomaye Faye et Ousmane Sonko. À la tête de la coalition Diomaye Président, la superviseure générale Aminata Touré réagit à la formation du nouveau gouvernement. Elle est la Grande invitée Afrique de notre envoyée spéciale permanente à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff. RFI : 30 ministres, dont certains sont membres du Pastef, mais aucun poids lourd. Ce nouveau gouvernement ne soulève-t-il pas des interrogations sur sa légitimité démocratique ou électorale ? Aminata Touré : Je pense qu'il faut rappeler quand même les principes démocratiques. Le président Bassirou Diomaye Faye a été élu démocratiquement à 54 % par les Sénégalais et bien évidemment, il nomme le Premier ministre. Et voilà, il valide le gouvernement que lui propose le Premier ministre. On est tout à fait dans ce cas de figure, dans le choix du président, en concertation avec son Premier ministre. Ce gouvernement, c'est le choix de l'efficacité, parce que, au-delà de tout ce qu'on pourrait dire, les Sénégalais ne sont préoccupés que par une chose, c'est qu'on se mette au travail. Justement, le Pastef est majoritaire à l'Assemblée nationale dirigée par Ousmane Sonko. Dans ce contexte que tout le monde qualifie déjà de cohabitation, est-ce que vous ne craignez pas qu'il puisse être difficile pour l'exécutif de gouverner ? D'abord, il faut rappeler une chose, c'est que le président Bassirou Diomaye Faye est membre du Pastef. Plusieurs ministres [qui participent au gouvernement] sont aussi membres du Pastef. Donc, c'est une question interne à un parti. La deuxième chose, c'est que si tout le monde reste dans le respect de ses prérogatives et met en avant les intérêts du Sénégal, on ne devrait pas avoir de problèmes. J'espère qu'on ne sera pas dans une situation où on va utiliser une institution pour assouvir des intérêts personnels. On ne peut pas être dans des scènes de ménage éternelles, ce n'est pas possible. Si chacun met en avant les intérêts des populations qui justement ont besoin de tout sauf d'une crise institutionnelle, chacun jouera son rôle. L'Assemblée nationale jouera son rôle, l'exécutif jouera son rôle, le judiciaire jouera son rôle, y compris le Conseil constitutionnel qui va connaître de la constitutionnalité des lois. C'est ce que les Sénégalais attendent et je pense qu'ils jugeront sur pièce. Sur les points de désaccord entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, un membre du Pastef me parlait notamment de désaccord sur la question de la reddition des comptes, et notamment la crainte d'un manque de fermeté sur cette question. Est-ce que ce gouvernement marque la fin de la moralisation de la vie politique qu'avait promise le Pastef ? Et pourquoi ce serait la fin ? Peut-être que ce serait le début d'une reddition des comptes en ligne avec l'indépendance de la justice. Reddition des comptes ne veut pas dire règlement de comptes. C'est deux choses différentes. J'ai été ministre de la Justice, je sais de quoi je parle. Vous pouvez avoir un adversaire politique que vous n'aimez pas, que vous aimeriez voir disparaître de la scène politique. Ça ne suffit pas pour que le juge condamne cette personne. Le président Bassirou Diomaye Faye est plus que jamais pour la reddition des comptes, mais pas pour le règlement des comptes. Il y a aussi la question de la dette, pour laquelle Ousmane Sonko a toujours refusé d'envisager une restructuration avec le Fonds monétaire international. Ce nouveau gouvernement aura-t-il une nouvelle approche sur cette question ? Ce n'est pas une question idéologique, c'est une question très pratique. Vous devez de l'argent à des créanciers. Vous avez du mal à les payer parce que peut être qu'on avait sous-estimé cette dette ou on l'avait caché, enfin, vous pouvez utiliser tous les termes qu'on veut… Mais à l'arrivée, il faut voir comment la payer. Et il faut parler certainement de reprofilage et il faut discuter avec les partenaires. Mais dans cette discussion là également, il faut que les partenaires comprennent qu'on ne peut pas scier la branche sur laquelle on est assise, parce que le mot « restructurer » rappelle les affres de la restructuration des années 1980, où on a coupé les programmes sociaux, où on a licencié, etc et on a plongé dans des niveaux de pauvreté. Il a fallu au moins 20 ans pour sortir de cet ajustement structurel des années 1980, on ne parle pas de ça, évidemment… Mais une dette, il va falloir la reprofiler, il va falloir discuter avec des partenaires pour avoir une stratégie soutenable pour les pays et pour les populations. Est-ce que le refus du Pastef de participer à ce gouvernement peut être vu comme une façon de chercher à saboter l'action gouvernementale de Bassirou Diomaye Faye pour privilégier Ousmane Sonko dans la course à la présidentielle en 2029 ? On sait bien que tout le monde, à cet horizon de 2029 en tête ? Et c'est légitime que chacun veuille y aller et être président en 2029. Donc, on ne peut pas accuser qui que ce soit de vouloir être président, tout comme on ne peut pas justement empêcher le président Bassirou Diomaye Faye de dire : « Je veux continuer ce que j'ai commencé » à travers un deuxième mandat. Donc, ce n'est pas ça la question à mon avis. La question centrale, c'est que les électeurs eux-mêmes n'ont pas envie de s'engager dans une campagne électorale de trois ans. Ce serait vraiment, de ce point de vue-là, les trahir. Je crois que ce que les Sénégalais veulent maintenant, c'est qu'on se penche résolument sur la résolution des nombreux problèmes auxquels ils font face. C'est ça, l'objectif du nouveau Premier ministre, c'est d'agir, c'est de transformer… Ensuite la compétition électorale, elle se fera. Donc vouloir saboter, ce serait saboter les Sénégalais dans leur ambition. J'espère que ce n'est pas du tout l'objectif de qui que ce soit. Comme je l'ai dit, la démocratie, il faut la laisser fonctionner. On n'est pas obligé d'avoir les mêmes avis, mais, que l'on mette en avant les intérêts du pays.
Dans le podcast "Ça peut vous arriver" sur RTL, Julien Courbet et son équipe distribuent conseils conso et astuces juridiques pour lutter contre les arnaques dans la bonne humeur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue dans le supplément de Grand reportage. 50 minutes ensemble avec aujourd'hui Marielle Vitureau et Emma Garboud-Lorenzoni. En première partie, le drone qui est désormais indispensable pour assurer la sécurité d'un territoire. Il est au cœur en particulier de la guerre en Ukraine et dans les pays environnants. Comment développer les drones, et comment les intégrer ?... Ensuite, direction la Nouvelle-Zélande, pour rencontrer les jeunes Maoris, victimes des réformes gouvernementales. Les pays baltes, une région passée en mode drones Il peut voler, naviguer, rouler. Il peut porter une charge explosive ou mener des opérations de reconnaissance. Riga accueillait, cette semaine, un sommet international consacré aux drones. Compte tenu de leur proximité avec la Russie, la Lettonie et ses deux voisins baltes -la Lituanie et l'Estonie- sont en première ligne sur le sujet. Le drone est désormais indispensable pour assurer la sécurité d'un territoire. S'en protéger est devenu le défi numéro un. Dans les trois pays, les entreprises, les armées, les institutions, les industries ne parlent que d'eux... Alors, comment les développer, comment les intégrer ? Un Grand reportage de Marielle Vitureau qui s'entretient avec Matthieu Vendrely. À écouter aussiLes drones ukrainiens frappent dans la grande profondeur du territoire russe La jeunesse maorie de Nouvelle-Zélande, victime des réformes La Nouvelle-Zélande a engagé, il y a quelques années, une politique uniformisée et uniformisante de la société. Un virage intervenu en 2023 avec l'élection d une coalition de droite à Wellington. Victime de cette nouvelle donne : les droits spécifiques des Maoris ; peuple autochtone qui représente 17% de la population, près d'un million de personnes. Les jeunes Maoris sont particulièrement touchés. Marginalisation de leur langue à l'école, fin des partenariats avec les tribus pour la prise en charge des adolescents en difficulté. Un Grand reportage d'Emma Garboud-Lorenzoni qui s'entretient avec Matthieu Vendrely. À écouter aussiEn Nouvelle-Zélande: les Maoris craignent pour leurs droits
Notre premier sujet de discussion portera sur un important changement potentiel dans le processus d'élargissement de l'Union européenne. Les États membres envisagent de n'accorder le droit de veto aux nouveaux États membres que plusieurs années après leur adhésion. Ensuite, nous parlerons de l'encyclique du pape Léon XIV, dans laquelle il appelle à une action mondiale urgente pour garantir que l'IA soit au service de l'humanité, au lieu de la déstabiliser. Notre section scientifique sera consacrée à une nouvelle étude qui révèle que la pratique régulière d'activités artistiques et culturelles pourrait ralentir le vieillissement biologique de la même manière qu'une activité physique régulière. Enfin, nous conclurons la première partie de l'émission en parlant du dernier épisode du « Late Show » de Stephen Colbert, qui a marqué la fin de l'une des émissions de fin de soirée les plus emblématiques de la télévision. Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : les conjonctions jusqu'à ce que, parce que, pendant que, plutôt que, et pourvu que. Nous commenterons les annonces du ministre de l'Éducation nationale sur le baccalauréat qui approche. Nous verrons quelles nouvelles exigences le ministre souhaite ajouter. Nous terminerons avec l'expression de la semaine : Tirer un trait sur. Nous discuterons d'une œuvre d'art monumentale qu'il sera bientôt possible de visiter à Paris. L'artiste JR va en effet transformer tout le Pont-Neuf en grotte de pierre. - L'Union européenne envisage de priver temporairement ses nouveaux États membres du droit de veto - Dans une encyclique majeure, le pape Léon XIV s'inquiète des dangers de l'intelligence artificielle pour l'humanité - L'art et la culture sont associés à un ralentissement du vieillissement biologique - Stephen Colbert présente la toute dernière émission de l'emblématique « Late Show » - Baccalauréat : les annonces du ministre de l'Éducation - L'artiste JR transforme le Pont-Neuf en grotte monumentale
Ils retournent à Québec. Même ville. Méconnaissable. Le Château Frontenac sous la neige. Le fleuve Saint-Laurent gelé qu'ils traversent en ferry au milieu de blocs de glace. Un spectacle son et lumière dans la forêt enneigée qui les marque durablement. Et un chalet perché sur une montagne où ils fabriquent de la glace au sirop d'érable dehors, par -15. Ensuite, Marion partage tout ce qu'il faut savoir avant de partir : vol, formalités, équipement, hébergements préférés et activités incontournables été comme hiver.Pour écouter l'épisode en entierÉté en canoë, hiver par -15 : le Québec en famille avec un enfant de 3 ans — Le voyage de Marion-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
Et si les valeurs qui font un excellent coéquipier étaient les mêmes que celles qui permettent aux habitudes santé de durer ? Après une soirée passée à parler devant un groupe de Scouts, nous retraçons le lien surprenant entre la curiosité, le service et le mouvement, et comment ces racines nous ont aidés à nous entraîner pour des compétitions de Ninja à Las Vegas, Orlando et en Californie. Les histoires sont amusantes, mais elles mènent à quelque chose de plus profond : un guide clair pour un changement qui dure au-delà des échéances et des cures détox.Nous parlons aussi des limites. Des dizaines de conférences, une avalanche de messages privés et le mythe de la « petite question rapide » commençaient à empiéter sur les soirées, les fins de semaine et le temps avec nos enfants. Dire non plus souvent n'est pas un recul, c'est une façon de protéger le travail qui compte et les personnes qui comptent le plus. Si vous avez déjà ressenti cette tension entre l'envie d'aider et le besoin de vous reposer, vous vous reconnaîtrez ici.Ensuite, nous devenons concrets. Nous expliquons pourquoi les motivations externes peuvent déclencher l'action, mais que la motivation intrinsèque la maintient dans le temps. Vous découvrirez comment la conviction, vos raisons personnelles de changer, et la confiance, la preuve que vous en êtes capable, forment les deux moteurs du changement de comportement, en écho à des modèles comme la théorie de l'autodétermination et les stades du changement. Nous partageons des stratégies simples et répétables : commencer par de minuscules objectifs, cartographier vos véritables obstacles, et créer des scripts pour les « jours sans » sur lesquels vous pouvez compter. Puis nous traduisons des gains de santé abstraits, comme une pression artérielle plus basse ou de meilleurs lipides, en raisons émotionnelles qui vous touchent vraiment, comme suivre le rythme de vos enfants, soulever une valise dans le compartiment supérieur ou accompagner votre fille jusqu'à l'autel.Si vous êtes prêt à échanger les extrêmes contre un progrès régulier, cette conversation vous donnera des outils pour concevoir un plan qui s'adapte à votre vie, pas à celle de quelqu'un d'autre. Abonnez-vous, partagez avec un ami qui a besoin d'un petit coup de pouce, et laissez un avis en nous disant quelle sera votre prochaine petite victoire.Go check out my website for tons of free resources on how to transition towards a healthier diet and lifestyle.You can download my free plant-based recipes eBook and a ton of other free resources by visiting the Digital Downloads tab of my website at https://www.plantbaseddrjules.com/shopDon't forget to check out my blog at https://www.plantbaseddrjules.com/blog You can also watch my educational videos on YouTube at https://www.youtube.com/channel/UCMpkQRXb7G-StAotV0dmahQCheck out my upcoming live events and free eCourse, where you'll learn more about how to create delicious plant-based recipes: https://www.plantbaseddrjules.com/Go follow me on social media by visiting my Facebook page and Instagram accountshttps://www.facebook.com/plantbaseddrjuleshttps://www.instagram.com/plantbased_dr_jules/Last but not least, the best way to show your support and to help me spread my message is to subscribe to my podcast and to leave a 5 star review on Apple and Spotify!Thanks so much!Peace, love, plants!Dr. Jules
Au XVIe siècle, l'Europe est en pleine Renaissance. Mais derrière les progrès artistiques et scientifiques se développe aussi une intense créativité militaire. Les ingénieurs imaginent alors toutes sortes d'armes nouvelles : canons géants, machines de siège, explosifs… et parfois des idées qui semblent aujourd'hui complètement folles. Parmi elles figure le concept des « chats fusées ».Cette étrange idée apparaît dans un traité militaire attribué à Franz Helm, un ingénieur allemand spécialisé dans l'artillerie et les armes incendiaires. Dans ses écrits, il décrit une méthode destinée à incendier une ville ennemie assiégée en utilisant… des animaux.Le principe était aussi simple que cruel. Des charges incendiaires ou des dispositifs enflammés devaient être attachés sur le dos de chats, parfois d'oiseaux. Les animaux étaient ensuite relâchés près des remparts ennemis. Les stratèges espéraient que, pris de panique, les chats retourneraient instinctivement vers leurs maisons situées à l'intérieur de la ville. En courant se cacher dans des granges, des greniers ou des toits en bois, ils auraient propagé le feu partout dans la cité.À l'époque, cette idée pouvait sembler logique. Les villes médiévales et renaissantes étaient extrêmement vulnérables aux incendies. Beaucoup de bâtiments étaient construits en bois, les rues étaient étroites et les moyens pour combattre le feu restaient limités. Une simple étincelle pouvait suffire à provoquer une catastrophe.Mais malgré sa présence dans les traités militaires, rien ne prouve que cette technique ait réellement été utilisée avec succès. Et pour cause : le plan avait de nombreux problèmes évidents. D'abord, un animal terrorisé devient totalement imprévisible. Au lieu de courir vers la ville ennemie, un chat pouvait partir dans n'importe quelle direction… y compris vers le camp de ceux qui l'avaient relâché.Ensuite, le feu et les explosions risquaient d'effrayer les animaux avant même qu'ils n'atteignent leur cible. Les chats auraient probablement cherché à se débarrasser des charges ou simplement fui au hasard.Le concept des « chats fusées » révèle surtout la mentalité militaire de l'époque. Les ingénieurs cherchaient constamment des moyens inattendus de contourner les défenses ennemies. Dans un monde où les sièges pouvaient durer des mois, toutes les idées étaient envisagées, même les plus absurdes ou les plus cruelles.Aujourd'hui, cette histoire fascine autant qu'elle choque. Elle montre qu'à la Renaissance, la frontière entre invention ingénieuse, expérimentation militaire et imagination délirante pouvait être extrêmement mince. Heureusement, les « chats fusées » semblent être restés davantage un projet théorique qu'une véritable arme de guerre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On entend souvent cette phrase fascinante : « Quand on regarde les étoiles, on voit peut-être des astres déjà morts. » L'idée est séduisante, presque poétique. Après tout, la lumière met parfois des centaines, voire des milliers d'années à nous parvenir. Donc si une étoile a explosé entre-temps, nous continuerions à la voir jusqu'à ce que sa dernière lumière cesse d'arriver sur Terre.Mais en réalité, contrairement à ce que beaucoup imaginent, la plupart des étoiles visibles à l'œil nu dans le ciel nocturne sont probablement encore bien vivantes. C'est ce qu'ont rappelé plusieurs astronomes en s'appuyant sur des estimations scientifiques des distances et de la durée de vie des étoiles.Le raisonnement est assez simple. Pour qu'une étoile que nous voyons aujourd'hui soit déjà morte, deux conditions doivent être réunies. D'abord, elle doit être suffisamment éloignée pour que sa lumière mette très longtemps à nous parvenir. Ensuite, elle doit avoir une durée de vie relativement courte, ce qui concerne surtout les étoiles très massives.Or, les étoiles visibles à l'œil nu sont, pour la plupart, relativement proches à l'échelle de la galaxie. Dans un ciel très sombre, un humain peut distinguer environ 6 000 étoiles. Mais parmi elles, seule une petite poignée se trouve à des distances suffisamment grandes pour qu'un décalage temporel important existe réellement.Des analyses astronomiques ont montré qu'à peine une douzaine d'étoiles visibles remplissent les conditions nécessaires pour être potentiellement déjà mortes aujourd'hui. Cela représente une fraction minuscule du ciel visible.Prenons un exemple célèbre : Betelgeuse. Cette immense étoile rouge située dans la constellation d'Orion se trouve à environ 640 années-lumière de nous. Cela signifie que nous la voyons telle qu'elle était au XIVe siècle. Comme elle approche probablement de la fin de sa vie, certains astronomes pensent qu'elle pourrait déjà avoir explosé en supernova… sans que nous le sachions encore. Mais même dans ce cas spectaculaire, nous ne verrions l'explosion que lorsque sa lumière atteindrait enfin la Terre.En revanche, beaucoup d'étoiles très brillantes de notre ciel, comme Sirius, sont relativement proches. Sirius n'est qu'à environ 8,6 années-lumière. À cette distance, il est extrêmement improbable qu'elle soit déjà morte sans que nous le sachions.Cette réalité rappelle quelque chose de fascinant : regarder le ciel, c'est effectivement regarder dans le passé… mais souvent dans un passé relativement récent. Le cosmos joue avec le temps, certes, mais les étoiles qui illuminent nos nuits ne sont pas pour autant des fantômes stellaires. La grande majorité d'entre elles brillent encore bel et bien aujourd'hui. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En Ukraine, le champ de bataille est jonché des corps de soldats. Le nombre de militaires portés disparus, bien qu'inconnu, se chiffre par dizaines de milliers. Retrouver les dépouilles est un besoin essentiel pour les familles. Mais ce travail est rendu presque impossible par la prolifération des drones sur la ligne de front. C'est la mission de ces militaires ukrainiens, rencontrés par notre correspondant en Ukraine à l'aube, dans une ferme abandonnée du Donbass, à une vingtaine de kilomètres du front. De notre correspondant de retour de Sloviansk, Un à un, les sacs mortuaires sont déchargés du camion. Il faut s'y prendre à plusieurs pour hisser les corps sur une table sommaire, dressée dans une grange à l'abri des regards et des combats. Russes et Ukrainiens y sont traités avec les mêmes égards. Le travail avec les morts est un labeur silencieux. Les visages sont fermés. Ce matin, une dizaine de corps sont auscultés par Oleksiy Yukov, treillis militaire, casque sur le crâne : « Il s'agit du corps d'un soldat de la Fédération de Russie. C'est ce qu'indiquent son équipement et son matériel militaire. Malheureusement, aucun signe distinctif personnel ni document d'identité n'a été retrouvé. » Oleksiy Yukov et son équipe – une dizaine de militaires – parcourent le champ de bataille au péril de leur vie, pour en extraire les corps des soldats. Depuis quatre ans, plus de 3 000 dépouilles ont ainsi été exhumées du front ukrainien, « de nos propres mains », nous explique-t-il, certaines parfois portées à dos d'homme. Une mission devenue presque impossible aujourd'hui. « Si tu sors, tu ne reviendras pas » « L'arme la plus effrayante que j'ai vue dans cette guerre, ce sont les FPV, les drones », lâche Oleksiy Yukov. Ces engins kamikazes sont équipés d'une caméra qui permet à l'ennemi de traquer une cible à distance. Ils pullulent désormais à proximité de la ligne de front : « L'épuisement émotionnel arrive quand tu n'as pas la possibilité de récupérer les corps. Quand tu les vois, mais que tu ne peux rien faire. Tu ne peux tout simplement pas sortir de ta position pour aller les chercher et les évacuer. Il y a des drones, le terrain est à découvert, et tu comprends que si tu sors, tu ne reviendras pas. » De sa voix douce, à peine audible, Arthur, 29 ans, le regard dissimulé derrière ses lunettes de combat, nous détaille son travail : « Sur la ligne de contact, quand c'est possible, une voiture nous dépose. On travaille une heure, une heure et demie maximum. Très peu de temps. S'il y a des corps, on ne les met même pas dans des sacs : on les charge dans la voiture et on repart aussitôt, pour éviter les drones. » À lire aussiUkraine: la région de Kiev bombardée massivement par la Russie, un missile balistique Orechnik utilisé « Les échanges de corps ont commencé » Depuis le début de l'invasion du pays en 2022, Arthur assiste Oleksiy dans sa funeste mission. Lui aussi est habité par le devoir mais, l'émotion affleure chez le jeune homme, entre déférence pour les défunts et vertige de côtoyer toute cette mort : « Au début, quand on allait récupérer des Russes, tout le monde disait : ''À quoi bon ?'' Ensuite, les échanges de corps ont commencé. Un corps russe, c'est au moins un corps ukrainien rendu. Et puis, il y a cette question : que sommes-nous si des corps restent sur notre terre, mangés par les chiens, sans que nous ne fassions rien ? » Avec l'arrivée des drones, ces missions de récupération ont diminué de 90%, nous confie Dmitro, le chauffeur du camion. La matinée avance. Le soleil est maintenant levé. Les corps sont numérotés, avant d'être envoyés à la morgue, dans l'ouest du pays. Oleksiy se demande si ce n'est pas l'une des dernières fois qu'il pourra encore venir chercher les morts sur le front du Donbass. À lire aussiAprès les frappes russes sur Kiev, Macron tente un rapprochement avec la Biélorussie de Loukachenko
Philippe Dautais, pour cette seconde méditation pour Zeteo de la Pentecôte de l'année 2026, propose d'approcher le mystère qui recouvre la réalité de l'Esprit saint. Que savons de lui ?L'Esprit saint est la relation entre le Père et le Fils, dans la dimension trinitaire divine que révélée par le Christianisme. Ainsi, on peut dire que L'Esprit saint est celui qui fait le lien. Mais on ne peut le réduire à la relation entre le Père et le Fils, qui en ferait presque une réalité virtuelle.Pour Philippe Dautais, reprenant à nouveau les textes saints et la tradition patristique, on peut se représenter l'Esprit saint comme une personne. Alors, s'il nous est plus facile de nous représenter la personne du Christ, incarné en notre humanité, s'il semble également plus envisageable de représenter le Père, comment aborder l'Esprit saint ? Les textes l'évoquent sous la forme d'une colombe, de langues de feu, ou dans le rayonnement du Christ pendant sa transfiguration. Mais pour vraiment nous ouvrir à ce qui nous échappe, Philippe Dautais nous invite à nous ouvrir à une dimension transcendante. Plutôt que de chercher à comprendre, il nous invite à vivre, faire l'expérience du divin, et pour cela, entrer dans la sensibilité intérieure : Dieu se sent.Philippe Dautais le rappelle, citant ici Saint Siméon, théologien du XIème siècle : « La vie immortelle, c'est tout sentir en Dieu ».Cette sensibilité intérieure, si elle nous beaucoup échappé, est pourtant en nous et à notre portée. Et s'il est souvent si difficile de traduire en mots ce que l'on ressent, nous pouvons nous mettre à l'écoute de nos émotions. Elles nous mettent en mouvement. À travers elles, c'est l'Esprit saint qui nous met en mouvement, et qui nous conduit de dépassements en dépassements.Dans un langage qui parlera à de nombreux contemporains, Philippe Dautais explique que, selon lui, l'Esprit saint est esprit de vie. C'est lui qui met tout en relation, tout le vivant, où tout agit et réagit sur tout. C'est cette unité du vivant et de la vie que l'Esprit saint irrigue en chacun de nous : il est répandu partout présent et remplit tout, il est étendu à tout l'espace, même si on ne peut le situer nulle part. Il nous vivifie pour exprimer le meilleur.La relation avec le divin ne se comprend pas, elle se vit. Et c'est l'esprit divin lui-même qui développe en nous l'émerveillement et la gratitude, qui nous engage à pouvoir compter sur plus grand que nous-mêmes. Comme le dit ici Philippe Dautais, reprenant cette formule qu'il employait déjà dans sa méditation d'hier, « l'Esprit saint fait vivre le meilleur de nous-mêmes en nous-mêmes. »Pour découvrir le Centre Sainte Croix, créé et animé par Philippe et Élianthe Dautais : cliquer ici.-------------- LE LENDEMAIN DU PREMIER JOURPar ma fenêtre ouverte, mon regard s'envole au-dessus du jardin baigné de soleil. Ensuite, un seul bond lui suffit pour aller caresser la surface de l'eau qui, sans faire le moindre pli, miroite l'immensité du ciel.Parce qu'aujourd'hui, le Vent paraclet qui souffle depuis hier est passé. Il a laissé derrière lui le monde des arbres, des terres, des mers et des lacs, des déserts et des montagnes. Il reviendra. Parce qu'en ce moment, ce vent est à l'intérieur. Il est en train de souffler dans nos cœurs.Le soleil est si fort aujourd'hui… Est-ce aussi parce qu'il est midi quand j'écris ces lignes ? Ce que j'entends le plus en ce moment, c'est un grand silence. Il étale sa paix de tout son long, comme la nappe sur une table dressée en plein champ. Ce que j'entends aussi, si j'y prête un peu d'une attention qui se laisse trop souvent distraire, ce sont les oiseaux. Leur chant, je crois que c'est la seule langue commune pratiquée sous tous les ciels, ceux du monde et ceux de nos cœurs. Quand la joie est là.Je remercie de tout cœur le père Philippe Dautais pour l'accompagnement qu'il nous a offert pour cette Pentecôte 2026. Je tiens à lui dire toute ma gratitude pour ses magnifiques enseignements qui enrichissent Zeteo depuis quelques années. Avec lui, les choses avaient tout de suite commencé avec ce qui est essentiel, avec un épisode qui portait l'un des plus beaux titres qui soit : L'amour de la beauté est le point de rencontre entre l'homme et Dieu (Zeteo #169)C'est cet amour que je ressens en moi et autour de moi. Je souhaite à chacun de vous l'élan, la joie et l'énergie de la beauté,Guillaume Devoud -------------- Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. 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Au premier regard, une bouteille de Perrier se reconnaît immédiatement. Sa silhouette verte, galbée et élancée est devenue l'un des designs les plus célèbres du monde des boissons. Mais pourquoi cette forme si particulière ? L'histoire nous ramène au début du XXe siècle… et, de manière assez inattendue, jusqu'en Inde.À l'origine, Perrier n'est qu'une source d'eau gazeuse située dans le Gard, près de Vergèze. La source est connue depuis l'Antiquité, mais c'est au tournant du XXe siècle qu'elle prend véritablement son essor commercial. En 1903, elle est achetée par un aristocrate et homme d'affaires britannique : Sir John Harmsworth. Cet Anglais passionné de modernité veut transformer cette eau minérale française en produit international.Or, Harmsworth comprend une chose essentielle : pour réussir, il ne suffit pas que l'eau soit bonne. Il faut aussi que l'objet soit reconnaissable. À une époque où la publicité moderne commence à exploser, la forme d'une bouteille devient un outil marketing extrêmement puissant.C'est alors qu'intervient l'anecdote devenue légendaire. Lors d'un voyage en Inde, Harmsworth découvre des massues de jonglerie utilisées pour l'exercice physique. Fasciné par leur silhouette élancée et bombée, il décide de s'en inspirer pour créer la future bouteille Perrier. Il pratique lui-même des exercices avec ces objets et apprécie leur forme ergonomique.Le résultat est une bouteille très différente des modèles classiques de l'époque. Au lieu d'être droite et banale, elle possède des courbes prononcées et une allure presque artistique. Cette silhouette présente plusieurs avantages. D'abord, elle attire immédiatement l'œil sur une table ou dans un magasin. Ensuite, elle donne une impression d'élégance et de raffinement. Enfin, elle devient un symbole visuel fort : même sans lire l'étiquette, on reconnaît Perrier.Cette stratégie fonctionne à merveille. Au fil des décennies, la bouteille devient presque aussi célèbre que l'eau qu'elle contient. Elle apparaît dans des affiches publicitaires mythiques, notamment dans les campagnes très créatives des années 1970 et 1980. Son design traverse les modes sans pratiquement changer.Aujourd'hui encore, la forme de la bouteille Perrier est considérée comme un exemple classique de “branding”. Peu de marques peuvent se vanter d'être identifiables uniquement grâce à leur silhouette. Et tout cela à cause — ou grâce — à de simples massues de jonglage aperçues lors d'un voyage en Inde il y a plus d'un siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Google a multiplié les annonces lors de la conférence Google I/O 2026, avec une ambition claire : placer l'intelligence artificielle au cœur de tous ses services. Entre nouveaux modèles Gemini, agents intelligents, IA vidéo et lunettes connectées, Google prépare une nouvelle génération d'usages numériques.Google passe à l'IA agentiqueLors de sa keynote d'ouverture de la Google I/O 2026 à San Francisco, Google a dévoilé une avalanche de nouveautés centrées sur l'intelligence artificielle. Au-delà des chatbots conversationnels, le groupe mise désormais sur une IA capable d'agir directement pour l'utilisateur.Deux nouveaux modèles ont particulièrement retenu l'attention.D'abord, Gemini 3.5 Flash, présenté comme plus rapide et plus performant pour gérer des tâches complexes. Ce modèle servira notamment de moteur aux futurs agents intelligents de Google.Ensuite, Gemini Omni, un modèle multimodal orienté vidéo. Capable de comprendre du texte, des images, du son et de la vidéo, il permet surtout de modifier des vidéos existantes à partir de simples instructions. Ajouter des objets, transformer des scènes ou s'insérer dans une vidéo deviennent des opérations accessibles en quelques secondes.Gemini Spark, l'assistant personnel nouvelle générationParmi les annonces les plus marquantes figure Gemini Spark, un agent personnel intégré à l'application Gemini.L'objectif : dépasser le simple assistant conversationnel pour permettre à l'IA d'exécuter des tâches concrètes sur smartphone et ordinateur.Gemini Spark pourra notamment organiser un voyage, retrouver des informations dispersées dans Gmail ou Google Drive, suivre des dossiers, préparer des événements, analyser des documents ou encore répondre à des questions complexes à partir des contenus personnels de l'utilisateur.Grâce au protocole MCP, l'agent pourra interagir directement avec différents outils Google et automatiser certaines opérations.Un moteur de recherche entièrement repenséLe moteur de recherche de Google Search évolue également profondément.La barre de recherche acceptera des requêtes beaucoup plus longues et conversationnelles. Les utilisateurs pourront intégrer des images, des vidéos, des fichiers ou même des onglets Chrome pour enrichir leurs demandes.Google introduit aussi des “agents d'information” capables de surveiller automatiquement certains sujets. L'exemple présenté concerne la recherche immobilière : l'IA pourra analyser en continu des annonces selon des critères précis et remonter les nouveautés pertinentes.Aux États-Unis, certains services pourront même passer des appels téléphoniques pour effectuer des réservations.Des interfaces générées automatiquementGoogle veut également transformer la manière dont les informations sont présentées.Au lieu de simples listes de liens, l'IA pourra générer à la volée des tableaux, graphiques ou simulations interactives pour expliquer des sujets complexes comme la mécanique, l'astrophysique ou le fonctionnement d'objets techniques.Cette logique d'assistance intelligente s'étend aussi à Google Workspace. Gmail pourra notamment être interrogé à la voix grâce à Gmail Live, tandis que les outils bureautiques bénéficieront d'assistants capables de synthétiser des idées, organiser des notes ou produire automatiquement des documents structurés.Des applications créées automatiquementGoogle a également présenté Antigravity 2.0, un outil destiné à faciliter la création d'applications Android.L'idée est de permettre à n'importe quel utilisateur de concevoir rapidement des outils simples et personnalisés, sans nécessairement savoir coder.Cette approche pourrait transformer en profondeur l'univers des applications mobiles en favorisant des outils sur mesure générés directement par l'IA.Google relance aussi ses lunettes connectéesLe groupe a profité de l'événement pour dévoiler de nouvelles lunettes intelligentes développées avec Samsung, ainsi qu'avec les fabricants Gentle Monster et Warby Parker.Deux versions sont prévues. Un premier modèle léger, sans écran ni caméra, sera centré sur l'assistant vocal Gemini. Un second modèle plus avancé intégrera un affichage et une caméra, dans un format proche des lunettes connectées de Meta.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À première vue, “Wall Street” évoque immédiatement la finance, la Bourse, les traders et les gigantesques fortunes américaines. Pourtant, à l'origine, ce nom n'avait absolument rien à voir avec l'argent. Car “Wall Street” signifie littéralement “la rue du mur”… et ce mur a réellement existé.Pour comprendre son histoire, il faut remonter au XVIIᵉ siècle. À cette époque, New York ne s'appelle pas encore New York. La ville porte le nom de “New Amsterdam” et appartient aux Provinces-Unies, autrement dit aux Pays-Bas. Les colons néerlandais y développent un important comptoir commercial sur l'île de Manhattan.Mais la situation est tendue. Les colons craignent plusieurs menaces. D'abord les attaques de certaines tribus amérindiennes locales, notamment les Lenapes, avec lesquelles les relations sont parfois conflictuelles. Ensuite, ils redoutent aussi les Britanniques, qui convoitent cette colonie stratégiquement située. Pour protéger la petite ville, les autorités néerlandaises décident donc, vers 1653, de construire un immense mur défensif.Ce mur, fait de bois et de terre, mesure environ 4 mètres de haut. Il traverse la limite nord de la colonie. Juste le long de cette fortification passe un chemin qui prend naturellement le nom de “de Waal Straat” en néerlandais, puis “Wall Street” en anglais : la rue du mur.Ironie de l'histoire : ce mur n'a jamais réellement servi à repousser une grande invasion. Et surtout, il n'a pas empêché les Britanniques de prendre la ville en 1664. New Amsterdam devient alors New York, en hommage au duc d'York.Le mur, lui, finit par être démonté à la fin du XVIIᵉ siècle, devenu inutile. Mais le nom de la rue reste. Peu à peu, le quartier devient un centre commercial majeur. Les marchands, les armateurs et les négociants s'y installent. Puis, à la fin du XVIIIᵉ siècle, Wall Street entre dans l'histoire financière.En 1792, vingt-quatre courtiers signent sous un arbre de la rue le célèbre “Buttonwood Agreement”. Cet accord marque la naissance de ce qui deviendra plus tard la Bourse de New York, le fameux New York Stock Exchange.Ainsi, le nom “Wall Street” est un extraordinaire vestige historique. Derrière ce symbole mondial du capitalisme se cache en réalité un vieux mur de défense construit par des colons néerlandais terrifiés il y a près de quatre siècles. Une preuve que les lieux les plus puissants du monde ont parfois des origines étonnamment modestes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pendant des décennies, les chercheurs ont observé un phénomène étonnant : le QI moyen de l'humanité augmentait régulièrement. C'est ce qu'on appelle “l'effet Flynn”, du nom du scientifique James R. Flynn. Mais une récente méta-analyse publiée en 2023, portant sur 300 000 personnes réparties dans 72 pays entre 1948 et 2020, révèle un spectaculaire retournement de tendance.Entre 1948 et 1985, le QI progressait en moyenne de 2,4 points par décennie. Puis, à partir de 1986, la courbe s'est inversée : le QI moyen diminuerait désormais d'environ 1,8 point tous les dix ans.Alors, pourquoi ce déclin ?Une des études les plus célèbres sur le sujet a été publiée en 2018 dans la revue Neurosciences PNAS par les économistes norvégiens Bernt Bratsberg et Ole Rogeberg. Leur travail est colossal : plus de 735 000 tests de QI analysés, provenant de jeunes hommes norvégiens appelés au service militaire.Leur conclusion est claire : les générations nées après 1975 obtiennent progressivement des scores plus faibles.Et surtout, les chercheurs montrent que cette baisse ne semble pas principalement génétique. Autrement dit, l'ADN humain n'aurait pas “régressé” en quelques décennies. Les causes seraient surtout environnementales et culturelles.Plusieurs hypothèses sont avancées.D'abord, l'évolution des habitudes de lecture. Les générations précédentes lisaient davantage de livres, de journaux et de textes longs. Or, la lecture soutenue stimule fortement la mémoire, le vocabulaire, l'attention et le raisonnement abstrait. Aujourd'hui, nous consommons davantage de contenus courts, fragmentés et rapides.Ensuite, l'omniprésence des écrans pourrait jouer un rôle. Les chercheurs évoquent un environnement numérique favorisant la distraction permanente, la baisse de concentration et une sollicitation cognitive plus superficielle. Le cerveau s'adapte à ce qu'il pratique le plus souvent.L'alimentation et le sommeil sont aussi suspectés. Une mauvaise qualité nutritionnelle, le manque d'activité physique ou le déficit chronique de sommeil peuvent affecter les capacités cognitives.Autre élément important : les tests de QI mesurent surtout certaines formes d'intelligence logique et analytique. Or, notre société valorise désormais d'autres compétences, comme la rapidité de réaction, la gestion multitâche ou les capacités sociales numériques.Enfin, certains chercheurs rappellent que le QI reste un indicateur imparfait. Une baisse du score moyen ne signifie pas forcément que l'humanité devient “moins intelligente”. Le cerveau humain évolue surtout en fonction de son environnement.En réalité, cette baisse du QI pourrait surtout révéler une transformation profonde de notre manière de penser, d'apprendre… et de vivre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pendant longtemps, les chercheurs ont pensé que le surpoids, en général, augmentait le risque de déclin cognitif et de vieillissement du cerveau. Mais une nouvelle étude internationale pré-publiée dans Nature Communications apporte une vision beaucoup plus précise : ce ne serait pas tant le poids total qui poserait problème, mais l'emplacement exact de certaines graisses dans le corps.Les travaux ont été menés par des chercheurs de Université Ben-Gourion du Néguev, en collaboration avec Université Harvard, Université de Leipzig et Université Tulane. Leur conclusion est frappante : la graisse viscérale, c'est-à-dire celle qui s'accumule profondément autour des organes abdominaux, semble associée à une accélération du vieillissement cérébral.Contrairement à la graisse située juste sous la peau, la graisse viscérale est biologiquement très active. Elle ne sert pas seulement de réserve énergétique : elle produit aussi des molécules inflammatoires, des hormones et divers composés chimiques capables d'affecter l'ensemble du corps. Or, le cerveau est particulièrement sensible à l'inflammation chronique.Les chercheurs ont utilisé des techniques avancées d'imagerie médicale pour mesurer précisément la répartition des graisses chez les participants. Ils ont ensuite comparé ces données avec des marqueurs du vieillissement cérébral observés grâce à des IRM du cerveau. Résultat : les personnes présentant davantage de graisse viscérale montraient des signes plus importants de vieillissement du tissu cérébral, parfois même indépendamment de leur poids total.Autrement dit, deux personnes ayant le même indice de masse corporelle peuvent avoir des risques neurologiques très différents selon la manière dont leur graisse est répartie.Pourquoi cette graisse abdominale est-elle si problématique ? Plusieurs mécanismes sont envisagés. D'abord, elle favorise une inflammation de bas niveau mais permanente dans l'organisme. Ensuite, elle augmente les risques de diabète, d'hypertension et de troubles vasculaires, qui affectent directement les petits vaisseaux sanguins du cerveau. Enfin, certaines molécules produites par la graisse viscérale pourraient perturber directement le fonctionnement des neurones.Cette découverte pourrait modifier la manière dont les médecins évaluent les risques liés au vieillissement cérébral. Jusqu'ici, le poids ou l'IMC étaient souvent utilisés comme indicateurs principaux. Mais cette étude suggère qu'il faut regarder plus précisément où se situe la graisse.Le fameux “bourrelet abdominal” n'est donc pas seulement une question esthétique ou cardiovasculaire. Il pourrait aussi représenter un marqueur important de la santé du cerveau et de son vieillissement futur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le 25 août 1835, les lecteurs du journal américain The Sun découvrent une information extraordinaire. Selon une série d'articles publiés en une, un célèbre astronome britannique aurait observé… la vie sur la Lune. Pas seulement quelques traces mystérieuses : de véritables forêts, des océans, des animaux étranges et même des humanoïdes ailés !Cette histoire incroyable est restée célèbre sous le nom de “Great Moon Hoax”, autrement dit le “grand canular lunaire”. Et ce faux reportage va provoquer un immense succès commercial.À l'époque, l'astronomie passionne le public. Le XIXe siècle est marqué par les progrès scientifiques et les découvertes spectaculaires. Beaucoup pensent que l'Homme est sur le point de percer les secrets de l'univers. Le journal profite donc de cet enthousiasme collectif.Les articles prétendent rapporter les observations du véritable astronome John Herschel, fils du célèbre découvreur de la planète Uranus. Herschel se trouve alors en Afrique du Sud pour observer le ciel austral. Ce détail rend l'histoire crédible : peu de lecteurs peuvent vérifier ce qu'il fait réellement à des milliers de kilomètres.Le journal affirme qu'un télescope révolutionnaire aurait permis d'observer la surface lunaire avec une précision incroyable. Les descriptions deviennent de plus en plus folles au fil des jours : on parle de plages de sable bleu, de forêts rouges, de bisons lunaires, de castors capables de marcher debout… puis apparaissent les créatures les plus célèbres du récit : des êtres humanoïdes ailés ressemblant à des chauves-souris géantes.Aujourd'hui cela paraît absurde. Mais en 1835, beaucoup de lecteurs y croient. Pourquoi ? D'abord parce que les articles utilisent un langage scientifique très détaillé. Ensuite parce que le nom de John Herschel inspire confiance. Enfin parce que les journaux de l'époque vérifient rarement leurs informations avec rigueur.Le résultat est spectaculaire. Les ventes de The Sun explosent. Le quotidien devient l'un des plus lus de New York. Des milliers de personnes achètent chaque numéro pour découvrir la suite des révélations lunaires.Quelques semaines plus tard, le canular est finalement dévoilé. Son auteur principal serait le journaliste Richard Adams Locke. Mais le mal — ou le génie médiatique — est déjà fait.Cette affaire reste importante aujourd'hui car elle montre que les “fake news” ne datent pas d'Internet. Dès le XIXe siècle, une histoire sensationnelle, présentée avec un vernis scientifique, pouvait déjà tromper des foules entières… et rapporter énormément d'argent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:05:43 - par : Bertrand Dicale - Révélée par un concours télévisé, Amel Bent a développé en une vingtaine d'années une trajectoire volontiers élargie – parfois politique, souvent enracinée dans le patrimoine, parfois en dehors de la musique... Un an après la sortie de "Minuit une", son huitième album, elle reprend le chemin des salles. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Comme toujours, nous consacrerons la première partie de notre émission à l'actualité. Notre premier sujet de discussion s'inspire d'un article paru dans le magazine The Atlantic. L'auteur de l'article affirme que les États-Unis ont subi une défaite dans leur confrontation avec l'Iran qui pourrait avoir des conséquences irréparables. Ensuite, nous parlerons d'une enquête pénale française sur Elon Musk et son réseau social, X. Il est entre autres accusé de diffusion d'images pédopornographiques et de deepfakes, de désinformation, ainsi que de complicité dans la contestation de crimes contre l'humanité par le biais de l'IA de X, Grok. Dans notre section scientifique de la semaine, nous nous intéresserons à une étude qui révèle que les perroquets sauvages imitent leurs congénères lorsqu'ils goûtent des aliments qu'ils ne connaissent pas. Et nous conclurons la première partie de l'émission d'aujourd'hui par une discussion sur la 61e Biennale de Venise, qui a commencé le 9 mai dans un contexte de tensions géopolitiques et de manifestations. Le reste de l'émission d'aujourd'hui sera consacré à la langue et à la culture françaises. Notre point de grammaire de la semaine sera : The Conjunctive Phrases à moins que, au cas où, au point que, aussi bien que, and aussitôt que. Nous parlerons d'une question qui inquiète beaucoup de Français : connaîtrons-nous des pénuries de carburant cet été ? Nous terminerons par l'expression de la semaine, « Prendre la poudre d'escampette ». Nous discuterons d'un rapport français de 1999 sur les ovnis, le rapport COMETA. Ce rapport, qui vient d'être republié par le Pentagone, défend l'hypothèse d'une vie extraterrestre. - Conflit avec l'Iran : Les États-Unis sont-ils en train de perdre ? - Les autorités françaises avancent dans leur enquête pénale sur Grok, l'IA d'Elon Musk - Les perroquets sauvages imitent leurs congénères lorsqu'ils goûtent un aliment inconnu - La Biennale de Venise 2026 dominée par les polémiques politiques - Aurons-nous du carburant cet été ? - Un rapport français de 1999 défend l'hypothèse de la vie extraterrestre
Les élections municipales viennent de se terminer. Premier tour le 15 mars, second tour le 22 mars. Partout en France, les habitants ont choisi les personnes qui vont diriger leurs villes pour les six prochaines années. Ces élections, c'est souvent difficile à suivre : il y a beaucoup de villes, beaucoup de partis, beaucoup de stratégies d'alliances entre les deux tours. Et en plus, les médias ont tendance à s'en servir pour parler surtout des présidentielles de 2027. Alors aujourd'hui, Hugo et Ingrid font le point plus calmement. Dans une première partie, ils vous expliquent les bases : comment fonctionnent les élections municipales, qui peut voter, comment les maires sont élus. Ensuite, ils analysent les grandes dynamiques politiques de ce scrutin : la résistance des partis traditionnels, la montée de la France insoumise, la consolidation du Rassemblement national. Et pour finir, ils vous racontent comment ils ont vécu ces élections depuis Toulouse et Marseille — deux villes qui illustrent bien les différentes configurations qui ont pu se jouer ce printemps. Retrouvez la transcription de l'épisode sur https://innerfrench.com/e194 Retrouvez nos cours pour améliorer votre français sur https://innerfrench.com/cours