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Latest episodes from Le Média

LGBTQ des quartiers populaires : Otages des médias et des politiques ?

Play Episode Listen Later Jul 23, 2023 12:22


Les personnes LGBTI en banlieues prennent la voix. Yanis Khames, un des coordinateurs de la pride des banlieues, pointe du doigt l'invisibilisation des personnes LGBTI de banlieues. Subissant précarité, absence de services publics, racisme, classisme ; être LGBTI et être issu de banlieues est à la croisée de nombre de discriminations. Tout d'abord, l'idée reçue que la banlieue et les quartiers populaires sont dangereux et homophobes est à déconstruire. La droite et l'extrême droite peuvent instrumentaliser la lutte contre l'homophobie à des fins islamophobes. Yanis et ses camarades ont créé la pride des banlieues pour faire entendre leur voix et leurs revendications : PMA pour toutes et tous, accueil inconditionnel des personnes étrangères, fermetures des centres de rétention administrative, plus de services publics et éducatifs... et casser les idées reçues sur les LGBTQ de banlieues. Souvent sujets de conversation dans les médias, la parole ne leur est que peu donnée. Facecam. Regardez aussi : https://www.lemediatv.fr/emissions/2023/retraites-loi-immigration-attaques-anti-trans-les-luttes-lgbti-doivent-etre-revolutionnaires-isZRuk_pQ4GUclY3-7ZmFg ▶ Soutenez Le Média :

Remaniement de Macron : tout ça pour ça

Play Episode Listen Later Jul 21, 2023 15:42


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Remaniement : Macron "sadique", joue avec les nerfs de ses ministres

Play Episode Listen Later Jul 20, 2023 12:21


Emmanuel Macron a organisé un dîner hier soir ; c'est la fameuse "Garden Party” de l'Elysée. Un dîner à l'occasion duquel ses convives étaient les ministres d'un gouvernement dont la composition sera incessamment modifiée par un remaniement. Un dîner, qui s'il était un film, pourrait s'intituler “Devine qui vient dîner pour la dernière fois avant d'être viré”. Référence au vieu film “Devine qui vient dîner avec Katherine Hepburn. Ou le “Diner de Con”, serait un bon titre aussi. On parlera aussi morts au travail, après le décès tragique d'un jeune adolescent de 17 ans, sur un chantier. C'est le 185ème mort au travail en cette année 2023. Une actualité qui illustre une fois de plus le silence assourdissant des médias mainstreams sur le sujet. De ces actualité, et d'autres, Nadiya Lazzouni vous parlera dans cette nouvelle édition de notre bulletin d'info d'été. ▶ Soutenez Le Média :

GRDF : révélations sur une incroyable répression syndicale

Play Episode Listen Later Jul 19, 2023 22:28


Le mouvement social à GRDF en Ile-de-France en décembre dernier a mis à jour les pratiques brutales et répressives de la direction. Agressions physiques impunies, procédures de discipline à tout va contre des élus CGT, discriminations de genre…les dirigeants du distributeur de gaz en Ile de France sont en roue libre. Le Média vous révèle aujourd'hui le contenu d'enregistrements qui mettent en lumière des méthodes managériales pour le moins tortueuses. Mais que se passe-t-il donc à GRDF, entreprise semi-publique leader de la distribution de gaz en France ? “Depuis le mouvement de décembre, la direction est rentrée dans une guerre sociale complètement démente où tous les coups sont désormais permis” alerte Cédric Liechti, sécrétaire général CGT Energie Paris. Le Média a demandé poliment à la direction si elle “condamnait les violences” selon l'expression consacrée. Nous n'avons eu à ce jour aucune réponse. Les fous furieux partisans d'aller au carton auraient-ils gagné à la tête de GRDF en Ile-de-France ? Sans réponse de leur part, on peut légitimement le penser. Car ces violences racistes et physiques sur les lieux de travail, si elles ont été dénoncées et signalées par les élus du personnel, n'ont donné lieu depuis à aucune réaction digne de ce nom de la part de la direction.  ▶ Soutenez Le Média :

Remaniement : Macron garde Borne, mais l'humilie quand même

Play Episode Listen Later Jul 19, 2023 17:19


Notre bien-aimé président de la République Emmanuel Macron évoluerait-il dans un monde parallèle ? Dans un message envoyé hier soir à certaines rédactions (pas à celle du Média, mais on n'est pas contrariés), les services de l'Elysée annonçaient le maintien d'Elisabeth Borne à Matignon. Le “maintien”, pas la reconduite, un peu comme un club de football qui se “maintient” en Ligue 1 et échappe à la relégation vers la division inférieure. Macron fait un diagnostic pour le moins renversant ; en gros, “l'objectif des Cent jours (d'apaisement) a été tenu. Après les révoltes urbaines de la fin-juin/début-juillet, on a comme un doute. Il glisse cependant sous le bureau d'Elisabeth Borne la tâche de mener un remaniement. Comme quoi, tout ne va pas si bien. Du côté de Jean-Louis Debré, peut-être plus lucide que Macron, suggère quant à lui de dissoudre l'Assemblée et de repasser devant les urnes. De ce sujet et d'autres - comme des Uber Files et l'implication de Macron dans cette affaire - nous allons parler dans cette nouvelle édition de notre bulletin d'info d'été. ▶ Soutenez Le Média :

Sainte-Soline : Le rapport qui démasque les mensonges des hommes de Darmanin

Play Episode Listen Later Jul 18, 2023 37:50


Sainte Soline, 25 mars, manifestation contre les méga-bassines. On se souvient des images d'une rare violence. Des grenades par milliers, des blessés par centaines. Et si le rapport des évènements, par la gendarmerie nationale ainsi que la préfecture des Deux-Sèvres étaient factuellement faux ? L'observatoire des libertés publiques et des pratiques policières et la ligue des droits de l'homme ont travaillé depuis ces 3 mois pour retracer, minute par minute, les évènements de manière précise, concise, avec vidéos, photos, preuves à l'appui. Et leur rapport, intitulé « Empêcher l'accès à la bassine, quelqu'en soit le coût humain », diffère des rapports officiels de la gendarmerie nationale et de la préfecture, fournis au ministère de l'intérieur. Ministère, tenu par Gérald Darmanin qui a également menti. On fait le point avec Capucine Blouet et Flavian Lauzu, tous deux observatrice et observateur pour la LDH. C'est l'entretien d'actu. ▶ Soutenez Le Média :

Après les "émeutes" : retour sur un immense mensonge médiatique

Play Episode Listen Later Jul 18, 2023 16:44


Le Média est là, même en vacances, avec vous. Car en réalité, l'info ne s'arrête jamais. Alors nous non plus. Dans ce nouveau et quasi quotidien flash info, comme d'habitude, on traitera de plusieurs sujets qui font l'actualité, sélectionnés par la rédaction du Média. Mais avant ça, c'est l'instant édito où je vais vous parler d'un fantasme (encore un) qui réunit la droite, l'extrême droite et les macronistes : les banlieues sont-elles gorgées d'argent public? Spoiler : non. Pourtant c'est ce que dit le polémiste d'extrême-droite Eric Zemmour. Les banlieues seraient pleines à ras bord d'argent public et ses habitants sont des privilégiés. Toutes les études montrent qu'il n'en est rien et que le polémiste n'en est qu'à son énième bêtise de plus. De ce nouvel épisode de votre bulletin d'info version été, Cemil Sanli vous raconte ; la canicule et les géants pétroliers qui reculent sans le dire sur leurs engagements dans la transition écologique ; la Carte Avantage SNCF qui grimpe de 10€, les commémorations de la rafle du Vel D'Hiv et enfin l'Arménie qui souffre toujours de l'attitude belliqueuse de son voisin azerbaïdjanais. ▶ Soutenez Le Média :

100 jours & 14 juillet : Le bilan désastreux de Macron | Sandrine Rousseau & Paul Elek

Play Episode Listen Later Jul 17, 2023 58:51


Nous sommes le jeudi 13 juillet 2023 au moment où nous tournons. Demain sera le 14 juillet 2023. Une date qui marquera sans nul doute une étape importante dans ce second mandat d'Emmanuel Macron. Mais, que les festivités se déroulent avec ou sans accrocs, pour beaucoup le mal est déjà fait. L'exécutif assure aujourd'hui, par la voix de Gérald Darmanin, vouloir éviter tout débordement lors de la fête nationale, selon lui, je le cite, “traditionnellement marquée par des violences”. Et pour ce faire, un déploiement exceptionnel de 130 000 agents des forces de l'ordre est prévu sur tout le territoire, dont 45 000 chaque soir du 13 et 14 juillet avec dans le viseur, l'objectif d'éviter la reprise des révoltes et émeutes urbaines qui ont fait suite à la mort de Nahel. A cela, il faudra ajouter le RAID, le GIGN, la BRI, des hélicoptères, des drones, des véhicules blindés, l'interdiction des feux d'artifices privés et la fermeture des transports en commun à 22h. Jamais le pays n'aura été si sécurisé, mais les enjeux politiques sont conséquents… Car ce 14 juillet sera surtout le point d'orgue des fameux “100 jours pour apaiser et relancer le pays” souhaité, en ces termes, par le président Macron. Alors, vous sentez-vous apaisé? Voyez-vous le pays relancé, comprenez économiquement? En somme, quel bilan tirer de cette longue séquence politique marquée par d'innombrables coups d'éclats, scandales et provocations? Ce sont, entre autres, les questions que va poser notre journaliste Cemil Sanli à Sandrine Rousseau et Paul Elek, ses invités pour ce nouveau fond de l'info. ▶ Soutenez Le Média :

Ils voulaient tuer Mélenchon, Médine... : Retour sur le procès d'un groupe terroriste d'extrême-droite

Play Episode Listen Later Jul 16, 2023 39:19


Souvenez-vous, le 19 juin dernier s'ouvrait le premier procès aux assises pour terrorisme d'extrême-droite. Quatre personnes appartenant à la mouvance néonazie, dont un gendarme, comparaissaient devant la cour d'assises des mineurs de Paris pour des projets d'attentats baptisés Waffen Kraft et qui ciblaient des mosquées, des institutions juives, des meetings de Mélenchon et même l'artiste Médine. Leur chef de ce groupe, âgé de 17 ans au moment de son arrestation, planifiait divers modes opératoires, y compris des attaques en véhicule, à l'arme blanche, des fusillades et des explosions. des musulmans. Le verdict est tombé le 30 juin dernier : Alexandre Gilet, l'ancien gendarme, a été condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle tandis que les coaccusés ont bénéficié d'une certaine clémence des juges. Quelles leçons tirées de la première affaire de terrorisme d'extrême droite jugée aux assises ? C'est la question que s'est posée la journaliste Nadia Sweeny qui a écrit une série d'articles sur le procès Waffen Kraft publié sur le site de nos confrères Politis et qui a bien voulu nous apporter les réponses. ▶ Soutenez Le Média :

Fonds Marianne : Le rapport qui "bombarde" Schiappa

Play Episode Listen Later Jul 15, 2023 20:46


C'est un sujet que nous avons beaucoup évoqué ici au Média, depuis plusieurs mois : le fonds Marianne. Le fameux fonds créé par Marlène Schiappa, alors ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, à la suite de l'assassinat à caractère terroriste de Samuel Paty, professeur d'histoire géo à Conflans Sainte Honorine. Un fonds censé appuyer des associations et des initiatives visant à contrer la radicalisation et à promouvoir la laïcité. Dans la réalité, ce fonds a plutôt servi une opération de com de Marlène Schiappa, et lui a permis d'arroser des amis et des soutiens politiques d'Emmanuel Macron en fonds publics, sans contrôle réel. C'est un peu ce qu'on se dit après avoir lu le rapport de la Commission d'enquête sénatoriale sur le sujet. Une commission d'enquête née après de nombreuses révélations parues dans les médias sur ce qu'on peut considérer comme un véritable scandale qui, dans une République un peu plus exemplaire, aurait dû conduire immédiatement Marlène Schiappa hors du gouvernement et peut-être devant les tribunaux. Nadiya Lazzouni revient sur ce sujet avec Théophile Kouamouo, qui a épluché le rapport final de la Commission d'enquête sénatoriale. ▶ Soutenez Le Média :

"Rafale Papers" : Macron mouillé dans un scandale de corruption ?

Play Episode Listen Later Jul 14, 2023 11:24


Mesdames et messieurs, les miracles existent. Si, si je vous assure qu'on a vu un journaliste de BFM faire son boulot avec assez de pugnacité pour pousser Emmanuel Macron à sortir de ses gonds et à faire une crise d'autorité. En gros, il a demandé à notre bien-aimé président de la République pourquoi il ne prononçait pas un discours pour le 14 juillet, au terme de ses fameux “100 jours d'apaisement” il faut le dire complètement foireux, puisque de nombreuses villes de France ont été en feu et que les risques de “récidive” ne peuvent pas être écartés. Peut-être veut-il rester discret sur ce qui a finalement été 100 jours de fiasco ? Ou peut-être, aussi, qu'il a peur qu'on ne lui pose des questions gênantes sur les Rafale Papers, qui le concernent non seulement lui-même mais aussi son invité d'honneur, le Président indien Narendra Modi. C'est de cette actualité, entre autres, que Théophile Kouamouo vous parlera dans ce bulletin d'info d'été. ▶ Soutenez Le Média :

Mais que se passe-t-il encore entre la France et l'Algérie ?

Play Episode Listen Later Jul 14, 2023 65:08


Y a-t-il de l'eau dans le gaz entre Paris et Alger ? Ca ne serait pas nouveau sauf que Paris a bien besoin du gaz algérien pour réduire sa dépendance au gaz russe dans un contexte de guerre en Ukraine. Et c'est le président de l'Algérie qui aurait cette fois ouvert les hostilités. Par un décret promulgué le 24 mai dernier, Abdelmadjid Tebboune a décidé de réintroduire dans l'hymne national l'usage d'un couplet évoquant la France coloniale et qui était tombé en désuétude depuis 1986. Voici les paroles écrites par le poète algérien, Moufdi Zakaria, en 1955 dans les geôles coloniales françaises qui seront reprises dans l'hymne nationale lors des commémorations officielles en présence du Président de la République : « Ô France ! Le temps des palabres est révolu. Nous l'avons clos comme on ferme un livre. Ô France ! Voici venu le jour où il te faut rendre des comptes. Prépare-toi ! Voici notre réponse. Le verdict, notre révolution le rendra, Car nous avons décidé que l'Algérie vivra ». Une décision qui n'a pas manqué de faire réagir la classe politique et la presse françaises. La ministre des affaires étrangères, Catherine Colonna, a estimé que cette décision pouvait « apparaître à contretemps » et qu'il fallait replacer « cela dans son contexte de la décolonisation ». “ Pourquoi étendre l'usage d'un hymne qui date d'une autre époque au moment même où le président de la République Emmanuel Macron et le président Tebboune ont décidé, à l'été dernier, de donner un nouvel élan à nos relations ? ». C'est une question que pose la cheffe de la diplomatie française et avec elle des journalistes très remontées contre le chef d'état algérien accusé d'être anti-français dans Marianne et francophobe dans le nouvel obs.Ce qui fait dire à Yazid Ben Hounet, anthropologue, chargé de recherche au CNRS et auteur de "Hirak, propagande et propagande médiatique", que les journalistes en France ne comprennent pas l'Algérie. On lui a donc demandé de bien vouloir nous aider à comprendre et nous expliquer pourquoi les relations entre Alger et Paris sont de nouveau tendues. Et pas seulement avec Alger, la France est également en froid avec le Maroc. Tandis que le Maroc est en conflit avec l'Algérie. On tente de décrypter tout ça, c'est l'heure de l'entretien d'actu ! ▶ Soutenez Le Média :

"Touche pas à mon Bolloré" : la macronie lâche Pap Ndiaye

Play Episode Listen Later Jul 13, 2023 17:21


Dans les années 80, les militants de SOS Racisme popularisaient un slogan, aujourd'hui remis en question y compris dans les milieux antiracistes : “Touche pas à mon pote”. En 2010, Cyrille Hanouna lançait sur France 4 une émission de décryptage des médias, qui en passant sur C8 allait devenir une foire aux nouilles dans les slips, aux interviews de faux flics et au buzz voyeuriste : “Touche pas à mon poste”. Et ces derniers jours, chez les Républicains, au RN et au sein de la Macronie, c'est “Touche pas à mon Bolloré”. Pap Ndiaye a essayé d'y toucher, à Bolloré. Résultat ? Il s'est pris une volée de la part de la droite, on s'en doutait, mais aussi et surtout de la part de son propre camp. De cette actualité, et de bien d'autres, Irving Magi vous en parle dans cette nouvelle édition de notre bulletin d'info d'été, made in Le Média. ▶ Soutenez Le Média :

Gérald Darmanin : l'hypocrite de Beauvau

Play Episode Listen Later Jul 12, 2023 11:03


Aujourd'hui, en lisant les actualités du jour pour préparer ce nouveau bulletin d'info, Théophile Kouamouo est retourné en enfance et plus particulièrement dans les BD de René Goscinny et Jean Tabary. « Iznogoud », le nom ne dira rien aux plus jeunes d'entre nous (ces BDs datent quand même des années 60), mais, en résumé, Iznogoud, c'est le vizir qui voulait être calife à la place du calife… Si, au Média, on se replonge dans ces livres, et qu'on repense à cet anti-héro du siècle dernier, c'est que dans la France de 2023, une personne bien réelle s'en inspire. Iznogoud est certes machiavélique, égoïste, tyrannique, râleur, très méchant et très hargneux, mais il veut surtout détrôner le calife Haroun El Poussah pour lui prendre sa place. Ce qui, on ne sait pas vous, mais nous fait largement penser au premier flic de France qui rêve (pour l'instant) d'être Premier ministre à la place de la Première ministre, voire président après le président. Et qui, en plus de manœuvrer en coulisses, essaie d'adapter le “en même temps” macronien à la gestion de ce qu'il est convenu d'appeler “l'affaire Nahel”... Avec un cynisme à faire frémir le plus endurci des analystes. Bref, Darmanin : l'hypocrite de Beauveau qui rêvait de l'Elysée, c'est l'actualité principale dont Théophile Kouamouo a décidé de vous parler dans ce flash info quotidien version été. Il vous parlera aussi d'un rapport de la Cour des Comptes qui étrille le recours de l'État aux cabinets de conseil privés et du gouvernement doublé par sa droite par les Sénateurs qui votent une nouvelle attaque anti-sociale contre le RSA... ▶ Soutenez Le Média :

Mort de Nahel : Comment Macron a encore tout raté | Jean-François Bayart

Play Episode Listen Later Jul 12, 2023 67:33


La parution d'une tribune d'opinion en mai dernier dans les colonnes du quotidien suisse Le Temps, qui posait alors une question simple “Où va la France?”, a résonné partout dans le pays et même au-delà. À l'époque, pour son auteur, le professeur et politologue Jean-François Bayart, “Emmanuel Macron vit dans une réalité parallèle et joue avec le feu”. Notre journaliste Cemil Sanli avait été le premier à l'avoir invité et reçu sur un plateau, pour un entretien alors ancré dans l'épisode "retraites et 49-3". Depuis, nous sommes passés d'une contestation syndicale totale et très majoritairement pacifique, face à une réforme des retraites antidémocratique, à un soulèvement violent des quartiers dits populaires suite à la mort de Nahel, jeune automobiliste de 17 ans tué par balle par un policier à Nanterre. Pour Jean-François Bayart, ces deux événements, et bien d'autres encore, sont liés et illustrent un “basculement français”. Il revient alors avec un nouveau papier dans le même quotidien, comme pour répondre à sa propre question posée il y a à peine 2 mois : “On sait mieux où va la France”. Jean-François Bayart est de nouveau l'invité de Cemil Sanli pour ce nouvel entretien d'actu. ▶ Soutenez Le Média :

Tout le monde déteste Macron (même les artistes)

Play Episode Listen Later Jul 11, 2023 15:45


Après la liberté de manifester, Emmanuel Macron et son gouvernement vont-ils désormais s'attaquer à la liberté de création artistique, dès lors que celle-ci s'attaque à son seigneur et maître ? C'est l'amer constat qu'a pu faire la chanteuse Izïa Higelin. Après une séquence remarquée où cette dernière s'est amusée - sur scène - à imaginer Jupiter en pinata. Il n'en fallait pas plus pour effaroucher les éditorialistes et autres chiens de garde de la macronie. “Hystérique”, “folle”, tous les clichés misogynes y sont passé. Il faut croire que contrairement à Gabriel Matzneff ou Roman Polanski, il n'est pas question de séparer la femme de l'artiste. C'est l'actualité principale dont Cemil Sanli a décidé de vous parler dans ce flash info quotidien version été. Il vous parlera aussi des annonces du commissaire européen Thierry Breton par rapport à la censure des réseaux sociaux ; des annonces d'Elisabeth Borne hier dans Le Parisien pour tenter de retourner le rapport de force en faveur du gouvernement et enfin de la manifestation du Comité Adama Traoré interdite ce samedi, mais qui a quand même eu lieu à Paris et qui a été durement violentée par les forces de l'ordre. ▶ Soutenez Le Média :

Entretien politique avec Médine : au-delà des polémiques

Play Episode Listen Later Jul 11, 2023 41:18


Ma France à moi “ c'est une émission qui retrace le parcours de grandes figures qui marquent nos luttes contemporaines et qui osons le dire, changent la France. Aujourd'hui, pour ce 1er numéro : Le Média reçoit Médine. Le Média reçoit Médine pour la première de "Ma France à moi". “Ma France à moi" c'est une émission qui retrace le parcours de grandes figures qui marquent nos luttes contemporaines et qui osons le dire, changent la France. Médine c'est un rappeur, producteur et militant venu tout droit du Havre ! Le fil rouge de la carrière musicale de Médine, c'est son engagement. Figure emblématique de ce qu'on appelle le rap conscient ou engagé, on a demandé à Médine comment est né ton engagement ? Comment son regard s'est affuté ? Quelle presse lit-il ? Médine a toujours été de tous les combats. On connait son engagement en faveur des luttes anticoloniales, aujourd'hui il se distingue par ton investissement dans la lutte contre la réforme des retraites. Pourquoi avoir choisi ce combat ? Quelle est la séquence qui l'a plus marquée ? Et si c'était à refaire, quel chemin prendrait-il ? Une interview passionnante et authentique, animée par le réalisateur Romain Moriconi.  ▶ Soutenez Le Média :

Politiques en roue libre, juges au service de la police : la France part en vrille

Play Episode Listen Later Jul 10, 2023 38:16


A peine une semaine après le début des révoltes qui ont suivi la mort de Nahel, abattu à bout portant mardi 27 juin par un policier à Nanterre, les procédures judiciaires dirigées contre des personnes soupçonnées d'avoir participé aux violences, en grande majorité des jeunes, s'enchaînent. Beaucoup d'entre eux sont jugés en comparution immédiate et un grand nombre de prévenus avait un casier judiciaire vierge. Parmi les 3 625 gardes à vue comptabilisées par la chancellerie, 1 124 concernaient des mineurs, soit presque 30 %. De très jeunes garçons, qui n'étaient même pas nés lorsque ont éclaté les révoltes de 2005, après la mort de Zyed et Bouna, à Clichy-sous-Bois. Me Morad Falek, du barreau de Nanterre témoigne : «On note aussi une absence frappante d'antécédents judiciaires, ils sont perdus devant le juge. Ils ne bombent pas le torse, ne revendiquent rien, ne savent pas vraiment expliquer leur participation.». Pourtant la juges se sont montrés particulièrement sévères, allant parfois au-delà des réquisitions du parquet et la circulaire Moretti semble y être pour quelque chose. Ce document de 4 pages, diffusée vendredi 30 juin dernier par le ministre de la justice, demandant une réponse judiciaire « rapide, ferme et systématique » résonne très fort dans les prétoires. La justice connue pour son extrême lenteur, retrouve soudainement les moyens de jeter en prison des jeunes condamnés en raison de la crise que traverse notre pays et non plus au regard de leur dossier. Leur situation n'est plus examinée individuellement ce qui fait dire à leurs avocats qu'ils sont victimes d'une justice expéditive, collective et partiale : les magistrats du siège, pourtant indépendants, semblent céder aux pressions des politiques. La disproportion des peines infligées aux jeunes des quartiers populaires, pour la plupart issus de l'immigration postcoloniale, est-elle banlieue est un fait nouveau ? Ou bien doit-on la lier à une longue tradition française ? On en discute avec Julien Théry, historien et Mathieu Slama, essayiste et auteur de Adieu la liberté. ▶ Soutenez Le Média :

Pourquoi les "jeunes" de banlieue "brûlent tout" | Malika Mansouri

Play Episode Listen Later Jul 8, 2023 66:32


Il y a une semaine, le jeune Nahel, 17 ans, a été exécuté par un policier qui a tiré à bout portant à la suite d'un contrôle routier. Mais plus personne ne parle de cet acte criminel dont s'est pourtant rendu coupable un individu dépositaire de l'autorité publique. Et pour cause, les politiques et leurs relais médiatiques ont désigné d'autres coupables : les émeutiers. Les révoltes populaires qui ont suivi la mort de Nahel sont comme venus au secours d'une police gangrenée par la violence et le racisme qui n'a plus à répondre de ses actes. Car débattre de la problématique des violences policières dans les quartiers populaires, c'est questionner la responsabilité de l'Etat. Et ça, l'État s'y refuse. Alors on nous abreuve d'images d'émeutes, de pillages et de guérilla urbaine auxquelles prend part une jeunesse insubordonnée, racisée et qui plongerait le pays dans le chaos. Qui est responsable de cette violence ? Vous serez tenté de répondre que c'est le policier qui a appuyé sur la gâchette ? Eh bien non, ce sont les réseaux sociaux, les jeux vidéos et les parents qui ne remplissent pas leur rôle. À la désenfantilisation et diabolisation des jeunes des quartiers populaires, s'ajoute la criminalisation de leurs parents qui encourront 2 ans de prison ferme et 30 000 euros d'amende. C'est par la culpabilisation, la fermeté, l'ordre et la répression que la Macronie, et les gouvernements avant lui, règle la question des inégalités, du désoeuvrement, de la précarité, de la marginalisation, de la déscolarisation, du chômage, du racisme, des discriminations à l'embauche et au logement qui plongent les quartiers populaires dans le désespoir et la révolte. À la fuite et l'analyse superficielle, on a envie de poser les vraies questions. Pourquoi le scénario de déclenchement des révoltes dans les banlieues françaises est-il toujours la mort, d'une jeune de cité, entre les mains de la police ? Pourquoi les jeunes des quartiers populaires ont peur et s'enfuient quand ils voient la police ? Pourquoi ces adolescents et jeunes majeurs brûlent-ils leurs écoles, leurs commerces, leurs gymnases, en somme leurs lieux de vie ? Pourquoi en viennent-ils à faire du mal, à se faire du mal et à détruire ce qu'ils aiment ? Pourquoi ces jeunes, issus de l'immigration post coloniale, finissent pas s'auto saboter ? Et au-delà des inégalités, est-ce que cette violence d'aujourd'hui est liée à la violence de la colonisation d'hier ? Ces questions on a choisi de les poser à Malika Mansouri. Elle est psychologue, psychanalyste, professeure des universités et auteure de "Révoltes postcoloniales au coeur de l'Hexagone", un ouvrage tiré de sa thèse qui donne la parole à ceux qui ne parlent pas ou peu : les enfants révoltés. ▶ Soutenez Le Média :

Mort de Nahel : L'avocat du policier dérape, de nouveaux mensonges révélés

Play Episode Listen Later Jul 7, 2023 17:17


“La France peut-elle sortir de la crise dans laquelle elle est plongée sans remettre en cause le logiciel pour le moins problématique des syndicats de police, auquel se soumettent désormais un très grand nombre de politiques et l'essentiel des médias ? La question s'est encore posée aujourd'hui avec les derniers dérapages de Laurent-Franck Liénard, avocat du policier qui a donné la mort au jeune Nahel, 17 ans, à Nanterre. Car Laurent-Franck Liénard n'est pas un avocat comme un autre. Il est l'un des porte-paroles les plus puissants du lobby policier qui veut se couvrir d'impunité.” C'est ainsi qu'Irving Magi démarre ce nouvel épisode de notre bulletin d'info d'été. En effet, dans l'expression de sa frustration suite à la décision de la Cour d'appel de Versailles de maintenir son client en détention provisoire, Laurent-Franck Liénard s'en est ouvertement pris à l'institution judiciaire, en se servant d'arguments souvent entendus dans la bouche de responsables du syndicat Alliance Police. On parle de ce sujet, mais également de la coupe de France du racisme qui semble s'être ouverte avec de nombreux dérapages, notamment à la droite de l'échiquier politique ; de Mohammed, mort à Marseille suite à l'usage de LBD ; de nouveaux mensonges policiers dans l'affaire Nahel ; et de Macron à Pau… ▶ Soutenez Le Média :

Poutine VS Prigojine : Au coeur d'un poker menteur russe | Bertrand Badie

Play Episode Listen Later Jul 7, 2023 36:24


Dans notre monde ultra-militarisé, où les dépenses militaires ont recommencé à augmenter de manière complètement folle, qu'est-ce qui au final décide des combats et consacre les hégémonies ? L'arme nucléaire ? Les chars de guerre ? Le nombre de fantassins ? L'histoire retiendra peut-être que le premier gros coup qui a été fait à Vladimir Poutine depuis le début de sa guerre en Ukraine n'a pas été causé par les livraisons massives d'armes occidentales à l'Ukraine de Volodymyr Zelensky mais par la mutinerie ou le mouvement d'humeur de Evgueni Prigojine, le patron de la société militaire privée Wagner. Qu'est-ce que cela nous dit de notre monde tel qu'il va et tel qu'il ne va pas ? Théophile Kouamouo aborde ce sujet avec le politiste et spécialiste des relations internationales Bertrand Badie, professeur émérite à Sciences Po Paris. Ils évoquent également la dernière initiative d'Emmanuel Macron sur le plan international, le sommet pour un pacte financier mondial, qui a eu lieu les 22 et 23 juin derniers. Coup d'épée dans l'eau ou vraie percée ? La France peut-elle encore peser sur le cours des choses à l'international ? C'est le premier épisode de la nouvelle version de l'émission “Le Monde n'a pas de centre”. ▶ Soutenez Le Média :

"Émeutes": pourquoi Macron, Borne, Pécresse et Retailleau versent de l'huile sur le feu

Play Episode Listen Later Jul 6, 2023 13:39


“Danse au-dessus d'un volcan. Alors que la France traverse une crise inédite, née (on va finir par l'oublier) du choc causé par le meurtre de #Nahel, adolescent de 17 ans par un policier dont la vie n'était absolument pas en danger, l'exécutif patauge dans un jeu politicien minable, dont le but manifeste est de diaboliser l'opposition de gauche et de retrouver une forme d'adhésion, après une bataille des retraites qui lui a valu la réprobation d'une majorité écrasante des Français.” Dans ce dernier épisode de notre bulletin d'info d'été, Théophile Kouamouo revient sur l'attitude politicienne de la Première ministre face à la crise que traverse la France. Son objectif : isoler la France insoumise, qu'elle estime hors du “champ républicain” et tuer la NUPES et toute possibilité d'alternative à gauche. En dehors d'Elisabeth Borne, c'est la foire aux dérapages à la droite de l'échiquier politique. La dernière trouvaille du président de la République, qui en a réservé la primeur aux policiers - rappelons une fois de plus que c'est par un policier que le scandale est arrivé -, c'est et je cite “sanctionner financièrement et facilement” les paris en mettant en place “une sorte de tarif minimum dès la première connerie” commise par leur enfant. L'idée du siècle. Chez Les Républicains, on se surpasse littéralement. Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, se rebelle contre l'individualisation des peines et réclame une justice politique, qui envoie des signaux plutôt que de juger. Encore plus loin dans l'indignité, Bruno Retailleau, sénateur LR, sort l'artillerie lourde de la stigmatisation raciste. ▶ Soutenez Le Média :

Après le drame Nahel : Macron veut profiter des émeutes pour censurer internet

Play Episode Listen Later Jul 5, 2023 11:33


“Il y a exactement une semaine, Nahel, 17 ans, mourait. Tué à bout portant, victime de l'arme d'un policier que l'on aime à décrire aujourd'hui comme un travailleur exemplaire victime d'on ne sait quoi. Et depuis, on attend une prise de parole politique d'Emmanuel Macron, président de la République française et garant des institutions. On attend en vain, alors que la parole stigmatisante se libère, notamment dans la bouche du président du patronat.” Dans ce nouvel épisode de notre bulletin d'info de l'été, Théophile Kouamouo interroge le silence d'Emmanuel Macron, qui n'a manifestement pas l'intention de jouer l'apaisement. C'est en tout cas ce que révèle la newsletter du site d'information spécialisé Politico. Macron veut “reciviliser”, incarner le parti de l'ordre et profiter de l'effet d'aubaine pour restreindre les libertés sur les plateformes numériques. Dans cette édition, il est également question du nouveau témoignage dans l'enquête sur la mort de Nahel, et de la polémique entre l'ONG de journalisme d'investigation Index et France 2 ; des propos problématiques du patron du MEDEF sur la Seine-Saint-Denis et le trafic de drogue ; ainsi que des perspectives politiques qui commencent à “monter” timidement à gauche alors que la situation se calme progressivement sur le terrain. ▶ Soutenez Le Média :

L'assassin de Nahel bientôt millionnaire ? Cagnotte indécente, gouvernement complice

Play Episode Listen Later Jul 4, 2023 10:57


Dans ce bulletin d'information qui fait partie de la programmation d'été du Média, Théophile Kouamouo revient sur la cagnotte créée par Jean Messiha, activiste d'extrême droite proche de Marine Le Pen puis d'Eric Zemmour, dans le but de soutenir la famille de Florian Menesplier, le policier par qui la tragédie Nahel est arrivée. “Circulez y a rien à voir” : c'est en gros le message des responsables de Gofundme. Et ils sont confortés par le silence complice du gouvernement. Et les propos choquants d'Eric Ciotti, le président des Républicains, le parti de ce qui est censé être la droite “traditionnelle”, “modérée”. Dans ce module d'info nous revenons également sur la version des faits de l'IGPN, qui a déjà commencé à communiquer sur la vidéo amateur où l'on voit le crime policier qui a coûté la vie à Nahel. Une version qui s'oppose à celle des amis du jeune infortuné. L'actualité autour de la tragédie Nahel, ce sont aussi les révoltes qui se poursuivent avec les dégâts matériels qu'elles peuvent causer mais aussi leur lot d'interpellations. Environ 78 à 1h30 dans la nuit de dimanche à lundi. Un rythme plus faible que la nuit précédente durant laquelle 719 personnes avaient été interpellées. Interpellations mais également comparutions immédiates. Des comparutions immédiates qui suscitent déjà de nombreuses critiques, comme durant la révolte des Gilets jaunes. A l'international, la presse du monde entier a toujours les yeux rivés sur la situation. En gros, c'est majoritairement sous l'angle de la dénonciation du racisme et des problématiques liées à l'immigration que plusieurs médias internationaux ont commenté la situation sociale de la France. ▶ Soutenez Le Média :

Emeutes : La crise s'aggrave, Macron se soumet aux syndicats de police

Play Episode Listen Later Jul 4, 2023 84:13


Nouvel épisode du "Fond de l'info" animé par Nadiya Lazzouni, avec Matthieu Slama et Julien Théry. Aujourd'hui, on revient sur le drame de Nanterre. Nahel avait 17 ans. Il a été exécuté par un policier qui a tiré à bout portant après un refus d'obtempérer. C'était le 27 juin dernier, à Nanterre. Pourtant le code pénal prévoit pour le délit de refus d'obtempérer, 3 mois d'emprisonnement et 3.750 euros. Alors pourquoi Nahel a été condamné à la mort ? Pourquoi Nahel a pris perpet comme Zayed et Bouna à Clichy sous bois avant lui ? Comme Larami et Mouhsin à Villiers le bel avant lui ? Les populations des quartiers populaires en ont assez de parler de leurs enfants au passé.Les jeunes des quartiers populaires en ont assez d'entrevoir la mort à chaque contrôle de police. Alors ils se révoltent. Et leur rage est contagieuse. Hier soir, pour la 3ème nuit consécutive, les révoltes ont éclaté dans les quartiers populaires en région parisienne, à Mantes la jolie, Nantes, Strasbourg, Paris et même en Guyane. Et pour mater la colère, le gouvernement a mobilisé 40 000 agents policiers et gendarmes, c'est 3 fois plus qu'au pic des révoltes de 2005 fait remarquer le sociologue Marwan Mohamed qui ajoute “ Le pouvoir a probablement été surpris par la rapidité de la solidarisation des quartiers et de la nationalisation des protestations. Pas certain que cela suffise”. Et pourtant, on a en mémoire le discours d'un Emmanuel Macron qui appelait à l'apaisement, une prise de parole qui contraste avec celle de son ministre de l'intérieur qui s'est montré beaucoup plus vindicatif la veille. Le gouvernement a finalement choisi de s'aligner sur la ligne dure, la ligne offensive d'un Gérald Darmanin qui découvre curieusement le principe de présomption d'innocence d'un policier pourtant filmé. Éric Zemmour et Éric Ciotti réclament depuis hier le déclenchement de l'état d'urgence, une mesure que le gouvernement repousse mais jusqu'à quand ? Pour le moment Emmanuel Macron envisage de censurer les contenus des RS qui alimenteraient toute cette violence. Emmanuel Macron continue de marcher avec des œillères et refuse de voir les véritables responsabilités. Les leurs. Alors on s'y attelle à sa place ici au Média avec nos invités, Mathieu Slama, essayiste auteur de Adieu la Liberté et Julien Théry, Historien. C'est le fond de l'info !   ▶ Soutenez Le Média :

Enquête : Révélations sur BFM, devenue "télé Macron"

Play Episode Listen Later Jul 3, 2023 26:20


Théophile Kouamouo reçoit sur ce plateau le journaliste Gauthier Mesnier. Gauthier Mesnier qui a réalisé pour le compte d'Off Investigation une enquête très riche à trois volets sur l'empire médiatique BFM. BFM, une boîte dirigée d'une main de fer par Marc-Olivier Fogiel, ancien animateur de télévision vedette, intime des Macron, qui impose une ligne éditoriale macroniste et qui impose à sa rédaction de taire l'expression “violences policières”. Gauthier Mesnier nous offre une belle pièce de journalisme d'investigation. Il a enquêté sur les dessous peu ragoûtants de BFMTV, première chaine d'info de France. Dans une belle enquête en trois parties, accessibles aux abonnés de Off Investigation. Il évoque de nombreux points de crispation, voire de violations des règles déontologiques de la profession : le traitement médiatique des violences policières ; refus de toute critique du système Macron ; autoritarisme de Marc-Olivier Flogiel ; et liaisons dangereuses avec des personnalités sulfureuses comme Michèle “Mimi” Marchand et Ziad Takkiedine… Lire l'intégralité de l'enquête de Gauthier Mesnier. La boite à flics ? https://www.off-investigation.fr/bfmtv-la-boite-a-flics-les-violences-policieres-censurees-sur-bfmtv/ Télé Macron ? https://www.off-investigation.fr/tele-macronles-liens-de-marc-olivier-fogiel-avec-lexecutif-affaiblissent-ils-bfmtv/ ▶ Soutenez Le Média :

Ado tué par la police à Nanterre : Darmanin et les gros médias ont menti !

Play Episode Listen Later Jun 28, 2023 12:55


C'est un nouveau drame, certains préféreront parler de fait divers, mais qui pourtant présente toutes les caractéristiques d'un mal plus profond. Un adolescent de 17 ans est mort ce matin, tué d'un tir en pleine poitrine, et quasi à bout portant, de la part d'un agent de police à Nanterre, en région Parisienne. La raison : un refus d'obtempérer. Une fois encore. L'an dernier, en 2022, pas moins de 13 personnes ont été tuées par des policiers dans le cadre de contrôles routiers. Un record absolu que 2023 viendra peut-être, malheureusement, battre. Une fois encore, les médias mainstream se sont jeté comme sur un oasis frais en plein désert sur les sources policières. Diffusant, une nouvelle fois, les fakes news minutieusement préparés par la préfecture… L'homme de 17 ans, victime d'un tir policier mortel, "aurait foncé vers les forces de l'ordre après avoir refusé de s'arrêter" selon France Info. Pire, au Monde, on évoque la scène plus précisement : il se "serait arrêté avant d'accélérer dans leur direction". Sauf que voilà, comme très souvent désormais, une vidéo surgisse en ligne. Ici, c'est celle de la scène du contrôle routier filmé par une passante avec son smartphone. Un enregistrement de quelques secondes qui détruit la thèse de la "légitime défense". Dans cette Carte Banche, Cemil Sanli revient sur ce drame, sur ce qu'il nous apprend de l'utilisation de la force par la police, sur les mensonges de Darmanin, mais aussi sur ce journalisme de préfecture qui n'a alors de journalisme que le nom. ▶ Soutenez Le Média :

Instant Porcher | Réforme des retraites : et si elle n'avait servi à rien ?

Play Episode Listen Later Jun 27, 2023 27:00


Et si le fameux équilibre tant vanté par le gouvernement pour justifier sa réforme des retraites n'était pas atteint malgré tout ? Vous le savez, la loi sur la réforme des retraites a été promulguée malgré l'énorme opposition populaire. Un des acteurs principaux a été le conseil d'orientation des retraites, ce fameux COR, service de Matignon, pour étudier la question de la retraite en France. Leur fameux rapport sorti en septembre 2022 était un appui tant bien pour le gouvernement pour justifier la réforme que les oppositions pour montrer qu'elle n'était pas nécessaire. En effet le COR expliquait qu'il n'y avait pas de dynamique incontrôlée des dépenses de retraite, malgré un léger déficit. Et là, nouveau rapport du COR sorti jeudi dernier. Pour voir les effets de la réforme. Et devinez quoi ? La réforme permet bien de faire des économies, MAIS le fameux équilibre en 2030 sur répété et promis par le gouvernement… n'est pas atteint. De plus, l'exécutif a compté deux fois certaines recettes, ce qui laisse un trou de 4 milliards, explique l'économiste Michael Zemmour, spécialiste de la question, qui a énormément éclairé pendant la séquence retraites. Donc. L'équilibre 2030, non. Des économies, oui. Mais en 2070, les scénarios du COR restent identiques, réforme Macron-Borne ou non. Et si la véritable question, ce n'était pas le déficit, comme on se tue à le dire depuis le début ? Thomas Porcher et Lisa Lap remettent l'église au centre du village : le problème de la réforme des retraites est d'ôter deux ans de vie là où le rapport montre bien que l'espérance de vie en bonne santé ne suit pas parallèlement le report de l'âge de départ. Une cinquantaine de chefs d'État et de gouvernement se sont réunis jeudi et vendredi dernier pour le sommet Nord-Sud sur invitation des autorités françaises. L'objectif ? Tenter de “répondre aux immenses besoins des pays en développement en matière de lutte contre la pauvreté et d'adaptation au réchauffement climatique, (...) et repenser les relations Nord-Sud”, écrit Le Monde. Tandis que les pays développés le sont grâce notamment à l'exploitation des pays aujourd'hui en développement, à la fameuse mondialisation ou au fait de pouvoir polluer sans limite il a y des dizaines d'années ; les pays en développement eux sont confrontés à bon nombres d'enjeux et de limites. On pense au climat bien sûr, mais pas que. “Pour la première fois depuis trente ans, l'indice de développement humain qui mesure plusieurs indicateurs comme l'espérance de vie ou le niveau de vie, a baissé, d'abord en 2020 puis en 2021. C'est un « recul majeur », selon l'ONU, qui touche tous les pays en développement.”, lit-on dans les colonnes du Monde. Questions finances aussi, avec la récente hausse des taux d'intérêt, censée enrayer l'envolée de l'inflation, c'est désormais une crise de la dette qui se profile à l'horizon, avec un coût social élevé, raconte le journal. Il y a donc énormément d'enjeux, sociaux, de pauvreté, climatiques aussi bien sûr, sans oublier le colonialisme. Décryptage.  Pour mieux comprendre les enjeux et problématiques autour de la réforme des retraites, allez voir nos autres épisodes :-> "On passe de la fin de carrière au cimetière" - Thomas Porcher démolit la réforme des retraites-> Thomas Porcher : "Macron n'est plus crédible" sur les retraites-> Mensonge à la télé : Élisabeth dépasse les bornes (Thomas Porcher)-> Retraite minimum à 1200 € : Thomas Porcher démonte les bobards du gouvernement ▶ Soutenez Le Média :

Guerre de l'eau : la France bientôt à sec ? | Clémence Guetté

Play Episode Listen Later Jun 26, 2023 43:06


Entre luttes contre les mégas bassines et sécheresses historiques, la question de l'eau est en train de s'imposer dans le débat public européen et français… alors qu'indiens et pakistanais se battent eux depuis des décennies autour du fleuve-frontière Indus, ou encore égyptiens et soudanais avec le Nil, duquel des dizaines de millions d'habitants de ces pays dépendent pour leur approvisionnement en eau… qui décline inexorablement à mesure de l'explosion démographique et du dérèglement climatique. Chez eux, comme ailleurs dans les pays dits du sud, la “guerre de l'eau” est engagée de longue date… nourrissant jusqu'aux conflits militaires sur le terrain géopolitique. Nous laissant dans l'illusion confortable que nous serions, nous au Nord, au-dessus de ces problèmes, comme éternellement réservés au tiers-monde. Sombre erreur. La situation des nappes phréatiques de France hexagonale est alarmante. Comme vous le voyez sur cette image, des régions entières en jaune, orange et rouge (couvrant plus des ⅔ du territoire) voient les niveaux des nappes de “modérément bas” à “très bas”. L'inquiétude est totale. Et les alertes scientifiques s'accumulent. Mais alors, y a-t-il des solutions pour éviter le pire, voire corriger durablement les choses? A l'heure où l'eau est toujours plus considérée dans le monde comme une denrée commerciale, et où celles et ceux qui luttent pour en faire un bien commun sont toujours plus réprimés, notre journaliste Cemil Sanli reçoit aujourd'hui une membre d'un mouvement politique qui avait décidé d'axer sa dernière grande campagne politique sur ce sujet. Il s'agit de la députée du Val de Marne, Clémence Guetté. ▶ Soutenez Le Média :

"Tout ce que dit Élisabeth Borne est insensé" | Manès Nadel

Play Episode Listen Later Jun 25, 2023 17:45


Le mardi 20 juin, Elisabeth Borne a donné une interview en direct au média en ligne Brut. L'angle principal, le plan jeunesse du gouvernement.  SNU, écologie, Parcoursup, les sujets essentiels ont été évoqués, mais rien de spécial n'en est sorti si ce n'est une séance d'auto-congratulation au sujet de réformes et dispositifs, à l'instar de la réforme des retraites, contesté par le plus grand nombre. La semaine dernière, c'était Sarah El Haïry la secrétaire d'Etat en charge du SNU qui a annoncé, dans un entretien accordé au Figaro, que le SNU en question serait intégré au temps scolaire à partir de la classe de seconde. Une mesure elle aussi contestée et qui laisse craindre une militarisation de l'école publique. Ne serait-ce pas surtout un moyen de mettre la jeunesse au pas ? Après avoir matraqué les manifestations lycéennes et étudiantes tout au long de la contestation contre la réforme des retraites ? Pour revenir sur cette séquence médiatique et surtout ce moment de communication, Théophile Kouamouo a accueilli sur le plateau du Média Manès Nadel, responsable fédéral de la Voix Lycéenne.  ▶ Soutenez Le Média :

5 années de Jupiter de plus ? Le scénario fantasmé de la macronie

Play Episode Listen Later Jun 23, 2023 33:43


Alors que l'on assiste depuis la bataille contre la réforme des retraites à l'affaiblissement de nos institutions et par extension, de notre démocratie, Richard Ferrand aimerait rendre possible un 3e mandat consécutif pour Emmanuel Macron. Dans une interview au Figaro paru dimanche 18 juin, l'ancien président de l'Assemblée nationale, ne serait pas contre une révision de certaines règles de la Constitution. Il expliquait, je cite : "La limitation du mandat présidentiel dans le temps, le non-cumul des mandats, etc… Tout cela corsète notre vie publique dans des règles qui limitent le libre choix des citoyens. Ça affaiblit notre vie politique en qualité et en densité, et la rend moins attractive". Il s'agirait donc, pour Richard Ferrand, d'en finir avec l'encadrement des mandats électoraux. Alors pourquoi cette sortie de Richard Ferrand… qu'il a démenti dans un tweet tout aussi sec? Est-ce pour tester nos réactions, les limites? Que raconte, au-delà de ces propos, cette séquence de la conception du pouvoir par la macronie? Eugénie Mérieau, constitutionnaliste et maîtresse de conférence en droit public, et Paul Elek, ancien attaché parlementaire et analyste politique pour Le Média, étaient sur le plateau du Média pour en parler. ▶ Soutenez Le Média :

Benalla en Procès : ce journaliste vous raconte tout !

Play Episode Listen Later Jun 22, 2023 20:34


Alexandre Benalla. C'est le nom de l'ex homme de confiance, dit “monsieur sécurité” du chef de l'Etat, Emmanuel Macron. Mais pour ce dernier, le nom de Benalla résonne comme l'impact d'une bombe qui continue d'émettre le bruit d'une onde de choc politique, 5 ans après les faits. M. Benalla, qui jouissait du titre d'adjoint au chef de cabinet du président de la République, est poursuivi pour 12 infractions, en vrac : violences volontaires en réunion, port d'arme de catégorie B ou encore faux et usage de faux. Alexandre Benalla « a cru bien faire », assure aujourd'hui son avocate. Fin 2021, après un procès électrique, il avait été condamné à 3 ans de prison, dont un ferme. A l'époque le tribunal ayant été au-delà des réquisitions, la défense avait donc fait appel. Du 9 au 15 juin dernier, c'est-à-dire ce jeudi, M. Benalla et son ami, le gendarme réserviste Vincent Crase, sont donc repassés devant la justice. Cette fois-ci devant la cour d'appel de Paris. Il y-a-t-il eu une évolution depuis 2021 dans la défense de Benalla ? Que risque t-il ? Quel était l'ambaince du procès ? Le pouvoir a-t-il appris de cette séquence ? Autant de questions sur ce second procès auxquelles nous tenterons de répondre dans cette émission. Pour cela, nous invitons le journaliste enquêteur Michel Deléan qui, pour Médiapart, a suivi de très près ce qui reste le premier coup de tonnerre de l'ère macroniste... ▶ Soutenez Le Média :

Fonds Marianne : Tout savoir sur Sifaoui, l'homme qui pourrait faire tomber Schiappa

Play Episode Listen Later Jun 22, 2023 19:33


Au Média, on vous en parle depuis plusieurs jours. L'affaire dite du "fonds Marianne" a occupé le devant de la scène médiatique, la semaine dernière, et continuera sans doute d'être à la “Une” cette semaine. Un véritable scandale, qui aurait pu installer le pouvoir sur des charbons ardents si le système médiatique ne protégeait pas à ce point Emmanuel Macron et son exécutif. En gros, suite à l'émotion produite par l'assassinat à caractère terroriste du professeur de lycée Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, le comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation crée, sous l'égide de Marlène Schiappa (alors ministre déléguée à la Citoyenneté) un fonds doté de 2,5 millions d'euros destiné à accompagner les porteurs de projets destinés à « promouvoir les valeurs républicaines » et « combattre les discours séparatistes ». La suite, on la connaît. Cynisme, gabegie et copinage à tous les étages. Mais, aujourd'hui, Le Média s'intéssse surtout à un personnage, qui a fait buzz sur buzz lors des auditions de la Commission d'enquête sénatoriale : Mohamed Sifaoui. Cet ancien journaliste, est le plus gros bénéficiaire (335 000 euros) de la manne du fonds Marianne via l'Union des sociétés d'éducation physique et de préparation militaire. Contre des contreparties dérisoires en matière de lutte pour la République et contre le séparatisme ? Mais qui est Mohamed Sifaoui ? A première vue, un personnage nerveux, voire grossier, mais au-delà de son caractère : qui est ce « monstre » fabriqué par le monde politico-médiatique ? ▶ Soutenez Le Média :

Instant Porcher | Pénurie de médicaments - Macron, Sarkozy, Hollande : tous coupables !

Play Episode Listen Later Jun 21, 2023 24:39


Des pénuries de médicaments. En France. En 2023. Vous en avez sans doute entendu parler. Cela fait des mois qu'on connaît plusieurs pénuries de médicaments et que les professionnels de santé alertent. Amoxicilline, anti cancéreux, anti épileptiques, pilules abortives, paracetamol… En 2020, en pleine crise Covid, Emmanuel Macron déplorait déjà la production hors France et Europe de nos médicaments. Malgré les 800 millions d'euros injectés, des beaux projets et des baisses d'impôts, rien n'y fait. Dès cet hivers nous avons connu des pénuries. Et la semaine dernière, mardi exactement, Emmanuel Macron a présenté en Ardèche un plan de relocalisation de la production de médicaments en France, des antibiotiques au paracétamol. 50 médicaments prioritaires, dont 25 dans les prochaines semaines. Le chef de l'État a annoncé le lancement de huit projets de relocalisations et des investissements publics et privés de 160 millions d'euros. Le misoprostol - l'un des deux médicaments utilisés pour les IVG médicamenteuses - a été inscrit dans la liste des 450 médicaments dits “essentiels”. Les industriels devront avoir quatre mois de stock, selon les propos du ministre de la Santé François Braun dans Le Parisien. Mais le médicament n'est pas dans la liste des 50 molécules bientôt produites dans l'Hexagone, alors qu'on le rappelle, l'IVG est un droit fondamental et cela fait des mois que les professionnelles de santé alertent sur les entraves à l'avortement.  Thomas Porcher explique ces diverses pénuries par le fait que le domaine de la santé publique obéit aux lois du marché et ont subi des délocalisations massives. C'est la politique d'Emmanuel Macron, faire confiance aux marchés. Voilà ce que cela donne. Il est également temps de demander des comptes aux industriels.  Alors on a vu le boum de chat GPT et le fait de pouvoir discuter avec une ia. Également les sénateurs ont adopté en première lecture, lundi 12 juin, une proposition de loi relative à la reconnaissance biométrique dans l'espace public. S'ils disent, avec ce texte, « poser des interdits et définir des principes relatifs à l'usage de ces technologies », les parlementaires ouvrent aussi la voie à un champ d'expérimentation inédit pour des technologies controversées, comme la reconnaissance faciale, écrit Le Monde. Les eurodéputés eux ont approuvé mercredi un projet européen de régulation de l'intelligence artificielle. Parmi les mesures, ils souhaitent l'interdiction des systèmes automatiques de reconnaissance faciale dans les lieux publics.  ▶ Soutenez Le Média :

Le capitalisme ou l'humanité : qui va disparaître ?

Play Episode Listen Later Jun 20, 2023 30:26


Une ôde au nouveau monde et une critique acerbe du capitalisme. Dans Tout doit disparaître, lettres d'un monde qui s'efface, une dizaine d'auteurs racontent les disparitions, puis les luttes et les espoirs qu'elles entraînent. Le monde évolue et tout doit disparaître. Parfois malgré nous, des disparitions s'enchaînent, provoquent des catastrophes en cascade, comme lorsque la biodiversité s'effondre. D'autres disparitions sont souhaitables, espérées, pour laisser émerger un monde meilleur. Dans Tout doit disparaître, lettres d'un monde qui s'efface, aux éditions du Seuil, coordonné par François de Monès et Annabelle Perrin, des auteurs font le récit des disparitions, parfois de la honte, d'un arbre à Lagos ou ici de la grève et là d'un passeport. Sur le plateau du Média, le journaliste François de Monès, directeur de publication de La Disparition, raconte ces fins, forcées par le changement climatique, la catastrophe écologique ou la lutte des classes. Il narre aussi des disparitions que l'on attend, comme les croisières, symboles d'une société de consommation polluante et destructrice.  Des histoires de disparitions toujours très politiques et une oeuvre qui affronte le déni. ▶ Soutenez Le Média :

Chouchou des gros Médias, idiot utile de la macronie : le système a trouvé votre prochain Président

Play Episode Listen Later Jun 19, 2023 25:56


Depuis quelque temps l'ex-premier ministre Bernard Cazeneuve refait surface. Que ce soit dans des interviews ou lors de meetings. L'ancien chef du gouvernement est bien décidé à reprendre sa place dans le paysage politique français, tentant de s'imposer comme le réel espoir de la gauche française. Mais non, ne riez pas, certains médias l'ont exposé très sérieusement ces derniers jours après que M.Cazneuve ait lancé son mouvement, très formellement nommé “La convention”. Il se murmure que ce dernier ambitionne d'occuper une place entre la NUPES et l'«aile gauche» de la Macronie et qu'il se voit déjà entrer dans la course pour la Présidentielle 2027. L'idée, aussi saugrenue qu'elle soit, réussir à faire oublier son passé politique désastreux, notamment l'affaire Rémi Fraisse et plus globalement ses échecs en tant que ministre de l'Intérieur et Premier ministre de François Hollande. Mais sa vision de la "gauche" sera-t-elle plus polie et coopérante avec la macronie ? L'ancien premier ministre serait-il finalement l'idiot-utile des macronistes, en affaiblissant le PS et par ricochet l'union des gauches ? Autant de questions auxquelles l'essayiste Mathieu Slama, auteur de « Adieu la liberté » et l'historien Julien Théry vont tenter de répondre dans ce nouveau numéro du Fond de l'Info. ▶ Soutenez Le Média :

Fonds Marianne, Mohamed Sifaoui, commission d'enquête... Elle démissionne quand Marlène Schiappa ?

Play Episode Listen Later Jun 19, 2023 43:47


L'affaire des Fonds Marianne serait-il le feuileton de l'été ? Lépilogue de celui-ci, la démission de Marlène Schiappa ? Si vous êtes passé à côté de la polémique, on vous la résume : Les Fonds Marianne, c'est un appel à projetsnational doté de 2,5 millions d'euros destiné à financer des initiatives citoyennes qui lutteraient contre le séparatisme et créeraient un contre discours républicain en réponse à l'assassinat terroriste, en 2020, de Samuel Paty... Sauf que ces fonds ont été détournés de son objet. Les oppositions ont saisi la justice après que des enquêtes journalistiques aient révélé une utilisation suspecte des subventions allouées en particulier à deux associations dont l'une est co-dirigé par le journaliste aux travaux très contestés, Mohamed Sifaoui. Le cabinet de Marlène Schiappa, à l'origine de ce fonds, lui dément tout détournement. Pourtant, Christian Gravel, préfet et ancien secrétaire général du Comité Interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation responsable de la gestion du Fonds Marianne démissionnait le 6 juin dernier après avoir été accablé par un rapport de l'inspection générale de l'administration sur les conditions d'attribution de ce fonds. Mardi 13 juin, ce sont les domiciles du journaliste, Mohamed Sifaoui, du préfet Christian Gravel et de la responsable associative Ahlam Menouni qui ont été perquisitionnés ce mardi 13 juin. Hier mercredi 14 juin, on assistait, pantois, à l'audition de la secrétaire d'état, Marlène Schiappa, par la commission d'enquête sénatoriale et aujourd'hui c'est au tour de Mohamed Sifaoui d'être entendu par les sénateurs. On en parle avec Antton Rouget, il est l'un des journalistes du pôle enquête de Médiapart qui est à l'origine des dernières révélations sur la gestion mafieuse du Fonds Marianne. ▶ Soutenez Le Média :

Instant Porcher | Un rapport insupportable : Les milliardaires payent moins d'impôts que vous !

Play Episode Listen Later Jun 14, 2023 16:36


Nouvel épisode de l'Instant Porcher présenté par Lisa Lap et Thomas Porcher. Au programme, aujourd'hui : - Des ménages beaucoup plus imposés que les plus gros milliardaires en France. Thomas et Lisa se penchent sur une nouvelle étude inédite menée par l'Institut des Politiques Publiques. Cette dernière révèle, ce qu'on savait déjà, + on est fortuné, moins on paye proportionnellement d'impôts en France. Selon l'IPP, le taux effectif d'imposition des quelques milliardaires, concernant l'impôt sur le revenu, serait 2%, quand on pense aux taux des ménages moyens entre 11, 30 ou 41%, ça pique comme différence… - En seconde partie : Emmanuel Macron qui continue de s'attaquer aux plus modestes. A défaut de s'attaquer aux milliardaires, la macronie s'attaque aux allocataires du RSA, après s'en être pris à l'assurance chômage et aux retraites. La réforme du RSA, qui fait partie du projet de loi « pour le plein-emploi » a été présenté mercredi 7 juin en conseil des ministres par Olivier Dussopt, ministre du travail. Derrière les effets d'annonce, une nouvelle attaque contre notre modèle sociale. Lisa Lap et Thomas Porcher analyse cette énième offensive contre les plus précaires. ▶ Soutenez Le Média :

"De toute façon, c'est la faute aux arabes" : complotisme délirant dans les grands médias

Play Episode Listen Later Jun 13, 2023 16:42


Et si, au fond, les dirigeants de France Inter avaient raison de mettre la petite bande de Charline Vanhoenacker dans un corner ? En effet, à quoi ça sert d'investir des sommes importantes dans un programme spécialisé dans l'humour, de recruter des Ferrari de la blagounette et du mot d'esprit acéré… alors même que partout, tout le temps, dès qu'on allume sa télé ou qu'on écoute la radio, et pour peu qu'on soit adepte du rire jaune, eh ben on se marre absolument tout le temps… C'est par ce questionnement ironique que Théophile Kouamouo lance ce dernier épisode de l'Actu démasquée. Avant de passer au crible des articles de presse écrite, et des moments de radio et de télévision proprement hallucinants enregistrés ces derniers jours. De Roselyne Bachelot à Eric Brunet en passant par Les Grandes Gueules, des saillies dignes du complotisme le plus décomplexé convergent toutes vers le même objectif systémique et intrinsèquement lié à l'utilité politique des médias des milliardaires : construire un dissensus visant à fracture l'opinion publique française sur des bases peu dangereuses pour le pouvoir… Ce qui nous rappelle une fois de plus la nécessité de bâtir, à côté des “mainstream”, une écosystème médiatique alternatif, au service de celles et ceux qui se battent pour “l'honneur des travailleurs et un monde meilleur”. ▶ Soutenez Le Média :

On ne dissout pas un soulèvement : face à la répression, les activistes répliquent

Play Episode Listen Later Jun 12, 2023 43:03


On ne dissout pas un soulèvement. L'affirmation, dans le titre de l'ouvrage collectif, édité au Seuil, le dit d'emblée : "on n'efface pas par décret les constats scientifiques ni le refus d'un capitalisme radicalisé fonçant dans le mur". Après l'accusation d'écoterrorisme, portée par Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, met au devant de la scène les Soulèvements de la Terre. Pourtant, malgré les menaces de dissolution, le mouvement est toujours actif et publie son cri de colère, pour ce qui serait, "la bataille du siècle". Le 5 Juin 2023, une quinzaine d'activistes sont arrêtés dans une dizaine de villes. L'état français leur reproche une action militante, d'une dizaine de minutes, contre des installations de Lafarge, en décembre 2022. Une action pour désarmer les bétonneurs, puisque le sable est la deuxième ressource la plus prélevée après l'eau. Cette répression s'inscrit dans un mouvement de criminalisation du mouvement écologiste, dont les Soulèvements de la Terre sont l'une des principales cibles du moment. Depuis que Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur, les a désigné d'écoterroriste, souhaitant leur dissolution, ce mouvement semble sur la sellette, s'attendant à tout moment à découvrir un décret signant leur interdiction. Dans le même temps, des militantes et des militants contre les méga-bassines sont espionnés par les services de police et de gendarmerie. Des notes des services de renseignements décryptent le fonctionnement de la mobilisation dans le Poitou. Et lors des grandes journées de manifestation, un déluge de violence policière s'abat sur les marcheurs. Plus de 200 blessés sont recensés lors de la dernière grande marche à Sainte-Soline. Un manifestant est plongé dans le coma. S'il en est sorti depuis, son état reste préoccupant et son pronostic vital engagé. Sa famille a porté plainte pour tentative de meurtre et entrave aux secours. Mais les Soulèvements de la Terre perdurent. Ils publient leur cri de colère, dans un ouvrage aux éditions du Seuil : On ne dissout pas un soulèvement, 40 voix pour les soulèvements de la terre, dont les droits d'auteurs sont versés au mouvement. Dans une dénonciation de l'accaparement de l'eau et des terres, cette oeuvre collective met en exergue les leviers du capitalisme, qui s'accroche à un modèle agricole désuet. C'est ce même modèle agricole, qui pompe à Sainte-Soline, l'eau des méga-bassines et des nappes phréatiques, dans un contexte de sécheresse. Alors que les autorités présentent ces installations comme une solution d'adaptation dans ce contexte de pénurie d'eau, les expertises démontrent qu'elles menacent les réserves d'eau et peuvent perturber son cycle. C'est ce système mortifère, protégé par le pouvoir, que deux auteurs sont venus dénoncer sur le plateau du Média. Léna Lazare, activiste et porte-parole des Soulèvements de la Terre et Christophe Bonneuil, historien des sciences, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l'EHESS, racontent la bataille pour l'eau et les terres, en abordant les problématiques sous-jacentes, du foncier, du capitalocène, du colonialisme et de la lutte des classes. ▶ Soutenez Le Média :

La France n'est plus loin d'un rupture radicale | François Boulo

Play Episode Listen Later Jun 10, 2023 31:58


Depuis qu'il est devenu évident qu'Emmanuel Macron utiliserait tous les instruments antidémocratiques de la Constitution de la Vè République pour imposer une réforme des retraites absolument impopulaire, en dépit des grèves, des manifestations, de l'opposition d'un grand nombre de députés, la question est de nouveau sur toutes les lèvres. Vivons-nous vraiment en démocratie ? La question s'était déjà imposée à toutes et à tous quelques semaines après le début du mouvement des gilets jaunes, qui avait du coup évolué de la dénonciation de la chute du pouvoir d'achat à la problématisation de la crise démocratique dans laquelle nous sommes plongés. Il nous a donc semblé important d'interroger une figure du mouvement des Gilets jaunes sur l'évolution de la bataille des retraites et sur notre vie politique en général. Et justement, François Boulo, avocat rouennais, figure très visible du mouvement des Gilets jaunes, a mené une réflexion assez riche sur cette question démocratique. Le mercredi 7 juin dernier, il était l'invité de Théophile Kouamouo dans le cadre de “Toujours debout”. ▶ Soutenez Le Média :

Baisse du chômage : les preuves qui démasquent la propagande de la macronie

Play Episode Listen Later Jun 9, 2023 26:37


Il y a les mensonges, les sacrés mensonges et il y a les statistiques”. Ces mots ne sont pas de moi mais du célèbre écrivain américain Mark Twain. Et mon petit doigt me dit qu'Olivier Berruyer, fondateur du média indépendant Elucid, est d'accord avec cette citation. Inlassablement, grâce à son expertise d'actuaire, c'est-à-dire de spécialiste des mathématiques financières, il met en scène, interroge et traque les incohérences ou les vérités cachées contenues dans les données qui nous sont fournies, notamment par nos administrations. Et s'il vient aujourd'hui sur le plateau du Média, c'est pour nous raconter les dernières data-enquêtes de son média, qui remettent en cause le narratif officiel de l'exécutif Macron. Successivement, dans cet entretien avec Théophile Kouamouo, il évoque plusieurs points : la dégradation de la notation financière de la France par Fitch et la “mise sous surveillance” de notre pays par Standard and Poor's ; les chiffres du chômage, interprétés de manière assez douteuse pour le gouvernement ; mais également la baisse de productivité de l'économie française, la persistance de l'inflation et la détérioration continue du pouvoir d'achat. Des chiffres mis en perspectives, et qui témoignent de l'échec économique global d'un pouvoir qui s'était vanté d'être expert dans les domaines de l'économie et de la finance. Un échec qui demeure y compris si l'on prend en compte les critères érigés par le petit monde des néolibéraux. C'est la rubrique “les combats de l'info”. ▶ Soutenez Le Média :

"Macky Sall assassin, Macron complice !" Pourquoi la rue sénégalaise s'enflamme

Play Episode Listen Later Jun 8, 2023 24:44


Que se passe-t-il donc au Sénégal ? De ce pays dont la capitale, Dakar, avait été jadis la capitale de l'Afrique occidentale française, qui a une image de démocratie stable et ouverte sur le monde, des images terribles nous parviennent. Manifestants monstres hostiles au pouvoir, images terribles de répression aveugle… Dans l'importante diaspora de ce pays, notamment en France, des manifs visant à dénoncer les crimes supposés d'un pouvoir aux abois ont eu lieu ce week-end. Pourquoi la rue sénégalaise se dresse-t-elle contre le pouvoir du président Macky Sall ? Pourquoi la France est-elle mise en accusation ? Qui est le président Macky Sall, contesté par une jeunesse déterminée et qui a choisi la voie de la fuite en avant ? Veut-il à tout prix barrer la route à son principal opposant Ousmane Sonko, condamné jeudi dernier à deux ans de prison ferme pour “corruption de la jeunesse” ? Jusqu'où peut aller l'insurrection sénégalaise ? Jusqu'au coup d'État ? A la révolution ? Au chaos généralisé ou à une solution d'apaisement ? Pour en parler, Théophile Kouamouo a convié Félix Atchadé, blogueur depuis une quinzaine d'années, éditorialiste pour le site Seneplus, militant actif au sein du PCF mais qui s'exprime ici en son nom propre… C'est l'entretien d'actu.  ▶ Soutenez Le Média :

Instant Porcher | Pour stopper la colère populaire - Thomas Porcher révèle la grande diversion de Macron

Play Episode Listen Later Jun 7, 2023 22:18


“L'État sera intraitable avec les fraudeurs”, ce sont les mots de Gabriel Attal. Après avoir annoncé son plan contre l'évasion fiscale il y a un mois, le ministre des Comptes publics revient avec son plan contre la “fraude sociale”. Et là, tout le monde pense au méchant qui fraude quelques centaines d'euros d'APL ? Sortons de ce narratif erroné. La plus grosse fraude “sociale”, celle aux cotisations, est estimée entre 6,8 et 8,4 milliards, quand la fraude aux prestations sociales est estimée, elle, à 2,3 milliards d'euros. Un léger pourcentage quand on compare à l'évasion fiscale, estimée autour des 80 milliards d'euros par an.  Un plan qui ne tient pas forcément compte de ces échelles. En voici les principales annonces : augmentation des pénalités en cas de fraude. Pour le volet aides sociales : obligation de résider 9 mois en France par an pour toucher une aide sociale, c'était 6 avant pour le minimum vieillesse par exemple. A partir du 1er juillet, il n'y aura pas de versement d'allocations sociales sur un compte bancaire étranger hors Union Européenne, contrôle des retraités de plus de 85 ans à l'étranger, croisement automatique des fichiers de la CAF et de l'Intérieur pour lutter contre les prestations sociales versées à des étrangers en situation irrégulière en France. En ce qui concerne la fraude aux prestations de santé, le ministre note que 70% incombent aux professionnels de santé. Sa solution ? Déconventionner lorsqu'une fraude est détectée, et en 2025 les patients dentaires ou ophtalmo recevront un SMS avec la liste des soins facturés pour vérifier. Il est également annoncé la création de 1000 postes supplémentaires avec la formation de 450 cyber enquêteurs pour lutter contre les faux arrêts maladie, en ciblant les “arrêts du lundi”, et la fusion de la carte vitale et de la carte d'identité. Pour la fraude aux cotisations sociales, Gabriel Attal annonce renforcer de 60% les effectifs de l'URSSAF. Et pour les plateformes type Uber, Deliveroo, Gabriel Attal annonce que celles-ci paieront à la source désormais les cotisations des micro-entrepreneurs. L'exécutif ne s'acharne pas sur les plus grosses fraudes mais persistent et signent dans le récit du fraudeur aux allocs qui ponctionnent l'argent de ceux qui travaillent.  Autre sujets dans l'actualité : quand les industriels gagnent des milliards sur le dos de la transition écologique. Beaucoup alertaient, c'est prouvé. L'enquête du Monde en 2 volets révèle comment “Comment les entreprises polluantes ont transformé les quotas gratuits de CO₂ en un marché de plusieurs milliards d'euros” et que le système de “Quotas gratuits de CO₂ pour inciter les industriels à réduire leurs émissions est un fiasco”. Le Monde s'est penché sur les cimentiers et sidérurgistes français et espagnols, qu'on connaît bien ici tant on a vu les délocalisations et plan de suppressions d'emplois depuis des années. L'Union Européenne a lancé un système, en 2005, de quotas de “droits à polluer” donnés gratuitement, pour inciter les plus gros pollueurs à réduire leurs émissions de CO2. Si l'industriel a dépassé son quota annuel, il peut en acheter. Si au contraire il a émis moins que ce qui était prévu, il peut revendre. Des quotas qu'on peut vendre, stocker, faire fructifier, spéculer bref, détourner : et c'est ce qui a été fait.  ▶ Soutenez Le Média :

Emmanuel Macron est-il vraiment sadique ?

Play Episode Listen Later Jun 6, 2023 11:32


Il commence à faire beau. Et quand il fait beau, notre journaliste Théophile Kouamouo veut voir le bon côté des choses. En dépit d'un tempérament globalement pessimiste, il en a trouvé deux. Un : Emmanuel Macron et Elisabeth Borne s'embrouillent. Deux : avec tous les tripatouillages constitutionnels qu'on vit en ce moment, les Français connaîtront bientôt mieux leur Loi fondamentale que Fabien Roussel les techniques de cuisson au barbecue. Mais au fond, de quoi le conflit larvé entre le chef de l'État et sa Première ministre est-il le nom ? Et pourquoi Emmanuel Macron prend-il tant de plaisir à humilier Elisabeth Borne ? Sadisme ? Concurrence ? Jalousie ? Tout cela existe mais si le caractère tendu des relations entre les deux figures-clés de l'exécutif était systémique ? “Cela a quelque chose à voir avec la psychologie particulière de nos hommes et femmes politiques mais aussi et surtout avec les institutions de la Cinquième République. Les fameuses institutions de la Cinquième République. Qui font du chef de l'Etat une espèce de monarque élu qui incarne en quelque sorte l'unité nationale sans se jeter à corps perdu dans l'arène de la politique quotidienne, qui est plutôt du domaine de son Premier ministre. Son fusible”, analyse Théophile Kouamouo. Avec l'alignement des mandats présidentiel et législatifs, les choses sont devenues plus perverses… ▶ Soutenez Le Média :

Explosion des budgets militaires : "Macron perpétue le chaos mondial"

Play Episode Listen Later Jun 6, 2023 13:31


"Macron fait le choix des canons plutôt que du pain”. Ces mots forts sont ceux de l'économiste Claude Serfati, auteur aux éditions La Fabrique de L'État radicalisé : la France à l'ère de la mondialisation armée. De quoi parle-t-il ? D'une actualité politique et parlementaire qui passe un peu inaperçue mais qui est déterminante : le projet de loi de programmation militaire 2024-2030, qui est en discussion à l'Assemblée depuis le 22 mai dernier. Alors que l'État impose sa réforme des retraites à un peuple qui n'en veut pas, alors que l'inflation appauvrit les classes populaires, le projet de loi programmation militaire prévoit une augmentation de 41% du budget des armées par rapport à la période précédente (2019-2025). Comment l'expliquer ? Par la montée des périls géopolitiques, incarnés par la guerre en Ukraine et le bras de fer de plus en plus tendu entre la Chine et les États-Unis ? Faut-il par principe s'opposer à l'inflation des dépenses militaires ? A qui va tout cet argent ? Quel impact l'enrichissement du lobby militaro-industriel aura sur notre politique intérieure ? Tous ces sujets, nous les avons aborder justement avec Claude Serfati. C'est l'entretien d'actu. ▶ Soutenez Le Média :

"Ils brûlent la Constitution" : nouveau coup de force macroniste à l'Assemblée

Play Episode Listen Later Jun 5, 2023 31:49


La commission des affaires sociales s'est réunie ce mercredi 30 mai pour discuter de la proposition de loi visant à abroger la réforme des retraites. La journée a ainsi été marquée par des débats mouvementés qui ont commencé tôt hier matin et qui ont été marqués par les piques envoyées par le camp présidentiel qui tente à tout prix d'empêcher la tenue d'un vote dans l'hémicycle. Comment ? En brandissant l'article 40 de la Constitution et la recevabilité financière pour torpiller la proposition de loi avant son arrivée dans l'hémicycle le 8 juin prochain. Les propos des marconistes souhaitant décrédibiliser la proposition de loi ont été accueillis avec colère dans les rangs de l'opposition, surtout que le texte du groupe Liot avait déjà franchi deux premiers filtres importants : il a d'abord été jugé recevable par une délégation du bureau de l'Assemblée, et par la suite, c'est le président de la commission des Finances, l'Insoumis Éric Coquerel, qui a donné son feu vert à l'examen de ce texte, en écartant l'argument de son inconstitutionnalité brandi par le camp présidentiel. Les débats se sont donc enchainés sur toute la journée, et la majorité présidentielle a réussi à tuer dans l'œuf l'essentiel de la proposition de loi LIOT en votant un amendement de suppression de l'article 1 prévoyant l'annulation du recul de l'âge légal à la retraite à 64 ans. Pour y parvenir, le camp de la Macronie a usé d'un certain nombre de subterfuges, en autres, une possible alliance avec Les Républicains pour virer de la Commission des Affaires sociales les députés qui ne vont pas dans leur sens. Paul Elek ancien attaché parlementaire et doctorant en sociologie et analyste politique revient sur cette journée de débat au micro de Nadiya Lazzouni dans ce nouveau numéro du Fond de l'Info. ▶ Soutenez Le Média :

Instant Porcher | Taxer les riches pour sauver le monde ? Tremblement de Terre chez les macronistes

Play Episode Listen Later May 29, 2023 18:39


Qui a dit « Nous préconisons un impôt exceptionnel sur le patrimoine financier des plus aisés pour la transition climatique » ? C'est l'économiste Jean Pisani-Ferry, orthodoxe convaincu et proche d'Emmanuel Macron. “On va devoir faire en 10 ans ce qu'on a à peine fait en 30 ans”, déclare l'économiste dans un entretien accordé au Monde, à la question de savoir comment réaliser les objectifs de baisse de 55% des émissions de gaz à effet de serre. D'abord, Jean Pisani-Ferry plaide l'endettement, il affirme je le cite “il y a beaucoup de mauvaises raisons de s'endetter, et le climat n'en est pas une !”. Selon l'économiste, si l'on suit son rapport, la dette va s'alourdir de 10 points de PIB, soit passer de 250 milliards à 300 milliards d'ici l'horizon 2030. Ensuite, il faudra s'appuyer sur la fiscalité. Jean Pisani-Ferry préconise une hausse des prélèvements obligatoires sur les plus aisés. “Ce n'est pas uniquement une question de ressources : il s'agit de convaincre les Français que la charge est équitablement répartie.” Des mesures que Thomas Porcher et ses collègues mettaient déjà en avant il y a plusieurs années. L'endettement est finalement de l'investissement, et plusieurs études ont montré que l'État récupère plus qu'il ne dépense lors d'une phase d'endettement pour l'investissement dans, par exemple, la rénovation thermique des bâtiments. Le problème est qu'il faut une vision politique à long terme, l'inverse de ce qui est appliqué aujourd'hui. Mais avoir de l'argent c'est bien, l'investir dans une vraie transition écologique c'est mieux, et ce n'est pas le chemin que prend le gouvernement. La réforme des retraites, ce n'est pas terminé. Le groupe LIOT a déposé une proposition de loi qui vise à abroger la réforme des retraites. Elle sera débattue le 8 juin à l'assemblée nationale. Enfin, normalement. Car la majorité réfléchit à toutes les stratégies pour éviter le vote dans l'hémicycle, trop dangereux, selon elle. En effet, Franceinfo et Mediapart révèlent que le parti présidentiel prépare une riposte, notamment en utilisant les outils constitutionnels. Tout le monde parle de l'article 40 de la Constitution, qui consiste à juger que les propositions et amendements des parlementaires ne sont pas recevables s'ils entraînent une diminution des recettes ou un alourdissement des charges publiques. Mais dans le même temps, la Constitution autorise la compensation de ce coût par l'augmentation d'une autre recette. Pour l'instant, Eric Coquerel, LFI et qui préside la commission des finances, doit d'abord lui se prononcer sur la conformité de la proposition par rapport à ce fameux article 40. Puis, la commission des affaires sociales doit encore étudier le texte sur le fond à partir du 31 mai. Et c'est ici que la majorité établit sa stratégie : supprimer l'article sur l'abrogation du report de l'âge dans cette commission où la macronie n'est pas majoritaire mais sort la calculette pour faire alliance avec des républicains. En dernier recours, Yael Braun-Pivet, la présidente de l'AN et macroniste, pourrait peut-être utiliser ce fameux article 40. La députée demande d'ailleurs à Eric Coquerel de l'utiliser en commission des finances, alors qu'elle même ne l'a pas utilisé quand le texte est passé par le bureau de l'assemblée bref ça repart en bataille de constitutionnalité, une nouvelle fois. Mais ça montre bien que le parti présidentiel est embêté voire déstabilisé. Thomas Porcher affirme que c'est une bonne chose de ne pas lâcher l'affaire que la question des retraites, alors que l'exécutif tente de passer à autre chose. Les français y sont opposés et il faut le rappeler. Décryptage avec Thomas Porcher et Lisa Lap, c'est l'instant Porcher. ▶ Soutenez Le Média :

"Ce qui fait vraiment peur au pouvoir" | Ludivine Bantigny

Play Episode Listen Later May 27, 2023 47:15


Depuis cinq ans, la France est dans un état d'insurrection quasi-permanente. Grève des cheminots contre la casse de leur statut, mouvement des gilets jaunes, bataille des retraites saison 1, COVID, mises en cause de la politique sanitaire, bataille des retraites saison 2. Le climat politique est électrique, les institutions ne parviennent plus à digérer des contradictions qui ont pour cause principale l'accélération de la contre-révolution néolibérale. Plus le pouvoir se crispe, plus les formes de sa contestation se font inventives. Mais pour l'instant, le mouvement social résiste mais ne gagne pas. “Que faire ?”, c'est la question que se pose l'historienne Ludivine Bantigny, dans un ouvrage dont le titre est une sorte de clin d'oeil à Lénine et dont le sous-titre claque, et je le lis : “stratégies d'hier et d'aujourd'hui pour une vraie démocratie”. Elle est sur le plateau du Média pour évoquer ce petit essai de combat, et les idées puissantes qu'il charrie. Entretien avec Théophile Kouamouo.  ▶ Soutenez Le Média :

France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronie

Play Episode Listen Later May 25, 2023 45:33


Vous n'avez pas aimé Pôle Emploi ? Vous allez détester France Travail ! C'est un nouveau projet de loi qui inquiète les oppositions et les defenseurs des sociaux : la loi “Plein Emploi” que le gouvernement présentera le 7 juin prochain, portera effectivement la création de la très décriée institution «  France Travail », qui viendra remplacer le Pôle emploi à compter du 1er janvier 2024. sera remplacé par France Travail. Ce changement conduira à une transformation profonde du Pôle emploi que l'on connaît actuellement. Allocataires du RSA, bénéficiaires de l'assurance-chômage ou encore de l'AAH vous vous adresserez tous à un guichet unique. Simplification administrative ? Au premier abord on est tenté de le penser mais la Macronie à un projet plus sournois. C'est ce que pensent certains observateurs au nombre desquels figurent nos invités, Hadrien Clouet, député France Insoumise/Nupes de Haute-Garonne et Yann Gaudin, lanceur d'alerte sur Pôle emploi et conseiller-formateur pour les usagers de Pôle emploi. ▶ Soutenez Le Média :

Sur le plateau de Léa Salamé : Bruno Le Maire à encore menti

Play Episode Listen Later May 24, 2023 13:16


Bruno Le Maire, ministre de l'Economie du gouvernement Macron-Borne, était sur le plateau de Léa Salamé, sur France 2, samedi dernier. Et le moins qu'on puisse dire est qu'il a fait le buzz. Le buzz sur son dernier livre très hot, “Fugue américaine”, dont Christophe Dechavanne a lu de larges extraits torrides, ce qui provoqué évidemment des fous rires et du rire gras. Vous connaissiez Bruno Le Maire amant exalté, et bien dans l'émission “Quelle époque”, on le découvre papa angoissé par le montant de la facture à la caisse de Lidl, partageant la détresse des ménages qui voient le prix des pâtes exploser. Mais plus sérieusement, au-delà du buzz, Bruno Le Maire a choqué un grand nombre d'économistes par des explications assez spécieuses sur les causes de l'inflation. Parmi eux, Eric Berr, maître de conférences à l'Université de Bordeaux, membre des Economistes atterrés et co-animateur du département d'économie de l'institut La Boëtie. Pour Eric Berr, la cause est entendue : le locataire de Bercy raconte n'importe quoi. Explications. ▶ Soutenez Le Média :

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