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Nader a fait une grève de la faim de 26 jours pour obtenir un titre de séjour. Il a été sous OQTF et sans-papiers pendant 8 ans en France. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
L'UE offre enfin à ses membres de vrais outils contre l'immigration illégale. De Berlin à Rome, la plupart s'en saisissent. Pas la France, paralysée par ses divisions, alors qu'elle n'exécute que 10 % de ses OQTF.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il s'appelle Rami Abou Jamous et il écrit régulièrement un journal de bord pour Orient XXI. Dans sa dernière collaboration, explique le journal en ligne consacré au monde arabe et musulman, Rami Abou Jamous « dénonce la stratégie de l'armée israélienne consistant à bombarder des immeubles résidentiels pour assassiner une personne, maximisant ainsi le nombre de victimes civiles, ainsi que sa normalisation dans les esprits occidentaux ». Le journaliste explique ainsi que le 15 mai dernier, « lorsque les Israéliens ont assassiné le commandant des brigades Ezzedine-Al-Qassam, la branche armée du Hamas, ils ont bombardé un immeuble résidentiel de 5 étages. » « Tuer 200 personnes parce qu'il y a un homme du Hamas dans le bâtiment, est-ce "compréhensible" ? » demande Rami Abou Jamous. Il raconte sa conversation avec une amie, qui accuse cet homme du Hamas d'avoir mis des dizaines de personnes en danger. « En tant que journaliste, répond Rami Abou Jamous, je suis une cible. Et malgré cela, j'habite avec ma femme et mes enfants. Alors, selon toi, je suis coupable de vivre avec eux ? » « Non », lui répond son amie. « On ne peut pas comparer. Combattant et journaliste, ce n'est pas la même chose ». « Mais si », répond Rami Abou Jamous, « pour les Israéliens, c'est la même chose ». « Je sais que je suis sans doute condamné à mort », ajoute-t-il encore. « Elle sort de son couloir de nage » Les critiques accablent Ursula von der Leyen. « Celle que les Européens aiment détester », titre l'Express, qui fait sa Une avec un portrait d'Ursula von der Leyen et nous promet une « enquête sur la puissante présidente de la Commission européenne », « une présidente sans limites », accuse l'hebdomadaire, citant les déclarations « en coulisses » « de dirigeants et diplomates européens », selon lesquels Ursula von der Leyen « sort de son couloir de nage », « déborde les contours du coloriage ». Que lui reprochent-ils exactement ? De se comporter comme un chef d'État. « Elle agit comme si elle en était un, mais n'en a que les attributs protocolaires », remarque l'Express. « Elle est exposée politiquement sans avoir la légitimité d'un exécutif normal ni le mandat pour conduire la politique étrangère et de défense de l'Union [...] Plusieurs élus l'ont rappelée à l'ordre : "Qui êtes-vous pour décider seule de la position diplomatique de l'Union européenne ?" » Critique reprise par Michel Barnier, l'ex-négociateur du Brexit : « Tout le monde voit bien à Bruxelles que sa gestion est très solitaire à un moment où l'Europe a tant besoin de collégialité ». La vie après le Brexit C'est le dixième anniversaire du Brexit. Et il n'y a pas de quoi faire la fête si l'on en croit Le Point qui titre en Une : « Brexit, la gueule de bois. » Et l'on retrouve Michel Barnier, signataire d'une tribune sans ménagement : « Dix ans après le référendum sur le Brexit, dit-il, une vérité s'impose : contrairement aux promesses de ses promoteurs, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne n'a ni restauré la prospérité britannique, ni permis un meilleur contrôle des frontières, ni renforcé la souveraineté du pays […] Aucun pays européen ne retrouvera seul sa souveraineté, dans le monde tel qu'il vient ». À quoi ressemble la vie, dix ans après le Brexit ? Le Point a choisi d'aller à Birmingham, la deuxième ville du pays qui, nous dit-il, « affronte une crise identitaire ». « À Sparkhill, quartier au sud de Birmingham [...] des femmes en burqa déambulent dans des artères bordées de bâtisses en brique rouge. Des commerces vendent des abayas et autres "biens islamiques" ». « Il souffle un vent mauvais à Birmingham, comme dans tout le royaume, en plein malaise identitaire », assure Le Point. « Le scandale des OQTF » Et en France, qu'en est-il ? Le Nouvel Obs livre un point de vue différent sur l'immigration, s'inquiétant de ce qu'il appelle « le scandale des OQTF ». OQTF, comme « obligation de quitter le territoire français ». Pour développer son point de vue, l'hebdomadaire prend l'exemple de Souleymane, jeune ivoirien « qui vit en France depuis dix ans. Il a des diplômes et un CDI, un contrat à durée indéterminée, il est inséré socialement, professionnellement ». Arrivé en France avec un visa touristique, « il a accompli les démarches pour obtenir son titre de séjour. En vain, car il est frappé d'une OQTF. » « Une absurdité française », accuse le Nouvel Obs, car nous dit-il, « loin de se concentrer sur les cas de délinquants étrangers dont le sigle OQTF a fini par devenir le sinistre synonyme [...] l'inflation des expulsions prononcées touche en réalité de plus en plus de gens qui, comme Souleymane, travaillent en France ». Pour Le Nouvel Obs, pas de doute : « Il est grand temps, à un an de l'élection présidentielle », « de poser ces questions » liées à l'immigration du travail, et « d'y répondre ».
RTL a pu joindre Suleiman Mogouchkov, le petit frère du terroriste d'Arras, depuis le centre de rétention où il attend son expulsion vers la Russie. Libéré sur décision des juges d'instruction le 16 avril, Suleiman était à peine sorti de prison qu'il était arrêté, par la police, qui lui a signifié son OQTF. Le procès de l'attentat lors duquel Dominique Bernard a été tué, en octobre 2023, devrait avoir lieu début 2027.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tous les matins à 7h15, le parti pris argumenté d'un invité sur un sujet d'actualité, avec les témoignages et les réactions des auditeurs de RMC en direct au 3216.
En France, l'université de Strasbourg pourrait radier une quarantaine d'étudiants étrangers inscrits en master. La raison : ils n'ont pas encore réglé les 4 000 euros de frais de scolarité exigés pour les étudiants extra-communautaires. Une mesure peu appliquée par les universités. Mais Strasbourg fait exception. Mohammed* fait défiler sa boîte mail sur son téléphone portable. L'étudiant sénégalais retrouve le courriel qu'il cherchait, reçu le 16 mars. Il est signé de la présidente de l'université de Strasbourg. On y lit : « J'ai le regret de vous informer que j'ai demandé aux services administratifs compétents de procéder à l'annulation de votre inscription administrative en master 2 dans les prochains jours. » L'étudiant est encore « abasourdi ». Il pourrait être radié d'ici la fin de l'année scolaire pour ne pas s'être acquitté des 3 941 euros exigés par son université pour sa deuxième année de master. Le jeune homme soupire et déplore un « manque d'information ». Il assure n'avoir jamais été mis au courant de l'application de tarifs différenciés au moment de s'inscrire dans cet établissement, en mai 2025 : « Si on m'avait informé, je ne me serais pas mis dans cette situation. » Une situation qu'il soupçonnait d'autant moins que les autres universités françaises où il a étudié – la Sorbonne et Paris-Nanterre – refusent d'appliquer ce principe. Mohammed s'est rendu à l'évidence : il ne pourra pas régler la somme demandée. Sa situation est « fragile » et ses maigres ressources lui servent prioritairement à payer son loyer et ses courses du quotidien. Il a bien essayé de travailler, mais son emploi étudiant ne lui rapporte pas suffisamment. « Je me suis posé la question de contracter un prêt ou non, explique-t-il. Mais sur le papier et au vu de ma situation, je me suis dit qu'il y avait peu de chances que cela aboutisse. » Malgré ce contexte, il doit tout de même passer les partiels de fin d'année, sans avoir la certitude d'être diplômé. « C'est une charge morale énorme et beaucoup d'angoisse. En fin de master 2, j'ai un mémoire à préparer, un stage à trouver. Or, là, je suis dans une incertitude totale, sans boussole ni indication », lâche-t-il. À lire aussiEn France, la hausse des frais d'inscription pénalise les étudiants africains [3/3] Aucun « harcèlement financier » Depuis 2019, et la mise en place du plan « Bienvenue en France », toutes les universités françaises sont censées appliquer des droits de scolarité seize fois plus élevés pour les étudiants non-européens que pour les étudiants nationaux et européens. Soit 2 895 euros pour une année de licence (contre 178 euros pour tous les autres) et 3 941 euros pour une année de master (contre 254 euros). Les trois quarts des établissements n'ont pas suivi la consigne, qu'ils jugent antinomique avec les valeurs universitaires. L'université de Strasbourg est l'une des rares à appliquer à la lettre le plan « Bienvenue en France ». Ce plan autorise toutefois les universités à exonérer partiellement jusqu'à 10% de leurs effectifs globaux. À Strasbourg, tous les étudiants extra-communautaires inscrits en licence bénéficient de cet abattement. Ainsi, les frais différenciés s'appliquent uniquement aux non-européens qui viennent spécialement pour un master. Cela représente 310 étudiants, d'après l'université. Une quarantaine d'impayés sur 310 étudiants extra-communautaires concernés, pour une université qui en compte près de 10 000 : la situation est donc loin d'être catastrophique, selon l'établissement strasbourgeois, qui rappelle qu'une majorité d'étudiants non-européens demeurent exemptés de droits majorés. À l'inverse, la majorité de ceux concernés par ces frais sont en capacité de les payer. Frédérique Berrod, présidente de l'université de Strasbourg, rejette l'accusation de « harcèlement financier » lancée par ses détracteurs et assure que tous les étudiants « avaient connaissance de l'application de ces droits au moment de l'inscription ». Reste que l'université de Strasbourg fait quasiment cavalier seul sur ce sujet en France. Une politique assumée : « Contrairement aux autres établissements, nous appliquons ces droits différenciés, car ces montants nous sont utiles : ils sont réinvestis dans l'accueil de ces étudiants internationaux », développe Frédérique Berrod. « Cela nous permet d'améliorer l'accès aux services de santé, d'étendre les horaires d'ouverture des bibliothèques », complète Rachel Schurhammer, vice-présidente en charge de la formation. Une mesure « xénophobe et discriminatoire » Cette politique est loin de faire l'unanimité. Depuis plusieurs semaines, une intersyndicale composée d'étudiants et d'enseignants fait entendre sa voix sur le campus pour demander l'abrogation des tarifs différenciés et la réintégration des étudiants menacés de désinscription. Cette mesure est « xénophobe et discriminatoire », juge Pascal Maillard, enseignant de littérature française et secrétaire du Snesup-FSU. Ce professeur a fait le calcul : selon lui, et contrairement à ce qu'affirme la direction de l'université, le seuil des 10% d'étudiants exonérés ne serait pas encore atteint : « On serait aux alentours de 9,8%. » Si bien qu'il resterait de la marge pour exonérer la quarantaine d'étudiants menacés de radiation. Pascal Maillard juge même possible de dépasser ce plafond sans risquer de sanction de la part du rectorat, comme ont pu faire d'autres universités françaises. Surtout, l'enseignant s'inquiète pour la situation des étudiants extra-communautaires, dont une partie est originaire d'Afrique : « Ce sont des étudiants qui, pour beaucoup, se sont endettés. Ils se sont acquittés de plus de 7 300 euros sur un compte pour pouvoir s'inscrire sur Campus France. Si on ajoute le coût des années de master, on arrive à une somme de 15 000 euros pour deux années d'études en France. C'est une somme astronomique pour les étudiants de ces pays. » Une partie de ceux concernés par le risque de radiation se sont mis à travailler dans l'espoir de pouvoir payer les 3 941 euros demandés. D'autres retardent le paiement de leur loyer. « Dix-sept étudiants ont commencé à s'acquitter d'une partie des frais majorés. En moyenne, le reste à charge varie de 600 à 3 600 euros », indique la vice-présidente, Rachel Schurhammer. Pour certains étudiants, réunir la somme nécessaire avant le 31 août est capital pour leur avenir en France. « En cas de désinscription, ils risquent de perdre leur visa et leur logement étudiant, et, in fine, d'être pour certains frappés d'obligations de quitter le territoire français [OQTF, ndlr] », développe Juliette Beaufils, secrétaire générale de la Fédération syndicale étudiante, qui a déjà accompagné des étudiants dans ce type de situation par le passé. Ces tarifs différenciés font peser un autre risque, selon Pascal Maillard : celui de perdre la richesse apportée par ces étudiants, notamment ceux originaires du continent africain : « Les étudiants de ces pays, lorsqu'ils font un master dans notre faculté, sont susceptibles de devenir ensuite des doctorants. En définitive, ce sont des axes de recherche qu'on est en train de supprimer. » À lire aussiFrance: l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne augmentera les frais d'inscription pour certains étrangers Nouveau resserrement des exonérations Dans l'immédiat, ces étudiants peuvent bénéficier du soutien des associations étudiantes, comme l'Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg (AFGES). Elle dispose de trois épiceries solidaires près du campus de l'université. « Certains étudiants ne dépendent que de ces espaces pour se nourrir », rappelle Caroline Knab, la présidente, qui constate que « les étudiants extra-communautaires représentent 50% des bénéficiaires ». Dans certaines classes, des cagnottes ont été lancées pour aider les étudiants étrangers concernés par les impayés. Mais beaucoup anticipent une désinscription et cherchent déjà à s'inscrire, l'année prochaine, dans une université où le tarif est le même pour tous. Reste à savoir si les universités réfractaires à cette politique seront encore majoritaires à la rentrée 2026. Mardi 21 avril, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, a présenté un projet baptisé « Choose France for Higher Education », visant à renforcer l'attractivité des établissements universitaires. Ce nouveau plan promet de resserrer encore les exonérations. Les abattements partiels seraient désormais possibles pour 10% des étudiants extra-communautaires d'une université, et non plus 10% de l'ensemble des étudiants de cette même université. *Prénom modifié À lire aussiFrance: le gouvernement veut mettre fin aux exonérations des droits d'inscriptions des étudiants étrangers
Un Marocain sans-papiers, qui travaillait pour la veuve de Jean-Marie Le Pen, a été expulsé ce jeudi 23 avril 2026. Jany Le Pen, 93 ans, est même allée le voir dans les locaux de rétention de la préfecture des Hauts-de-Seine, la veille de son départ. C'est cette visite d'une quarantaine de minutes qui a révélé le lien entre Jany Le Pen et le Marocain sous OQTF. Le jeune homme d'une trentaine d'années a été arrêté les jours précédents au cours d'une opération de contrôle d'identité sur la voie publique, sans aucun lien avec son travail de jardinier dans la maison de Rueil-Malmaison, là où est décédé Jean-Marie Le Pen et où sa veuve vit toujours. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Plusieurs débats au cœur de l'actualité, les Grandes gueules ont le choix, en débattre ou non : OQTF, Christophe Gleizes... délicat voyage de Nunez en Algérie Macron regagne le cœur des Français "For sure" JO d'hiver, déjà 15 médailles pour la France... record égalé !
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Jérôme Marty, médecin urgentiste, et Sandrine Pégand, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Invités :Sarah Saldmann, avocate Gauthier le Bret, journaliste Fabien Onteniente, réalisateurGérard Carreyrou, journalisteVous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, Didier Giraud, agriculteur, et Yves Camdeborde, restaurateur, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Au menu de la deuxième heure des GG du mardi 27 janvier 2026 : "Nice : une nonagénaire violée chez elle, un OQTF arrêté" et "Fin de Ryanair en Auvergne : des territoires sacrifiés ?", avec Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, Didier Giraud, agriculteur, et Yves Camdeborde, restaurateur.
A 10h, ce mardi 27 janvier, les GG : Barbara Lefebvre, professeur d'histoire-géographie, Didier Giraud, agriculteur, et Yves Camdeborde, restaurateur, débattent de : Nice : une nonagénaire violée chez elle, un OQTF arrêté
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durée : 00:04:26 - Le Reportage de la rédaction - Il y a bientôt un an, le ministre de l'Intérieur de l'époque, le LR Bruno Retailleau, distribuait aux préfets une circulaire qui porte son nom. Son objectif était de réduire le nombre de personnes en situation irrégulière sur le sol français. Ce texte a entrainé une augmentation des OQTF.
durée : 00:04:26 - Le Reportage de la rédaction - Il y a bientôt un an, le ministre de l'Intérieur de l'époque, le LR Bruno Retailleau, distribuait aux préfets une circulaire qui porte son nom. Son objectif était de réduire le nombre de personnes en situation irrégulière sur le sol français. Ce texte a entrainé une augmentation des OQTF.
« Depuis trois mois, des canaux de communication sont rétablis entre Paris et Alger », annonce sur RFI l'ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet, qui précise qu'une visite à Alger du ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, est à l'étude. Est-ce à dire que la crise entre la France et l'Algérie est terminée ? « Non, pas encore », répond l'ambassadeur de France, qui a été rappelé à Paris il y a huit mois, et qui n'est toujours pas retourné à Alger. Où est-ce que ça bloque et où est-ce que ça avance entre les deux pays ? L'ambassadeur de France à Alger répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que la libération de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, le 12 novembre, a permis un dégel entre Alger et Paris ? Stéphane Romatet : Cette libération, c'est vrai qu'elle est intervenue à un moment qui a représenté évidemment un signal. La question qui se pose maintenant, c'est ce réengagement peut-il produire des résultats ? Et n'oublions pas que si Boualem Sansal a été libéré, nous avons Christophe Gleizes, un de vos confrères, toujours en détention. Et donc on voit bien qu'on est là dans un contre-signal après celui qu'a pu représenter la libération de Boualem Sansal. Le dernier fait marquant entre la France et l'Algérie, c'est le vote à l'Assemblée nationale algérienne d'une loi qui criminalise la colonisation française. Est-ce que c'est le signe d'une nouvelle crise entre Alger et Paris ? Il est clair que le vote de cette loi intervient à un moment qui rend plus compliqué ce processus, et les autorités françaises ont d'ailleurs qualifié ce projet de loi comme étant une forme d'hostilité à l'égard de la France. Et donc le double obstacle que représente aujourd'hui le maintien en détention de Christophe Gleizes et ce projet de loi sur la criminalisation de la colonisation… Ces deux événements rendent aujourd'hui plus compliquée cette volonté de retrouver un chemin d'apaisement avec l'Algérie. Depuis un an, de Bruno Retailleau à Jordan Bardella, il y a une surenchère de déclarations d'hommes politiques français contre la politique algérienne à l'égard de la France. Est-ce que ces propos ne jettent pas de l'huile sur le feu ? Je crois qu'il faut être très attentif à ne pas stigmatiser une population. Et c'est vrai qu'on a pu constater, notamment dans certains médias français, des propos souvent hostiles, pas simplement aux dirigeants algériens, mais parfois, au-delà de cela, des propos qui s'en prennent à un pays et à une population. Donc je pense que la responsabilité des dirigeants politiques est de faire très attention effectivement au choix des mots pour ne pas stigmatiser un peuple et une population. Ce qui est frappant dans la résolution proposée par le Rassemblement national il y a deux mois à l'Assemblée nationale française, c'est que cette proposition a été appuyée par un certain nombre de députés de droite et du centre. Et du coup, c'est pour ça qu'elle est passée. Est-ce que ce n'est pas le signe, comme dit l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, qu'il y a aujourd'hui une majorité politique en France qui est prête à assumer le rapport de force avec l'Algérie ? Alors moi, je ne reprendrai pas ces expressions. Je pense que la publicisation, en quelque sorte, d'un rapport de force ne produit pas de résultats. Et d'ailleurs le ministre de l'Intérieur l'a expressément dit. Laurent Nuñez… Laurent Nuñez… Et je pense que, au contraire, c'est par la voie de canaux de communication que l'on remet en place. Ça a été le cas depuis maintenant deux ou trois mois. Je pense que c'est plutôt cette méthode-là qui est de nature à faire progresser la relation sur les deux éléments qui sont essentiels pour la France, pour des raisons de sécurité, la reprise de la coopération sécuritaire et la reprise de la coopération migratoire pour permettre enfin l'éloignement de ceux qu'on appelle les OQTF de la France vers l'Algérie. Les personnes qui sont sous obligation… Obligation de quitter le territoire français. Sur le terrain de la coopération sécuritaire, sur la lutte antiterroriste, est-ce que, malgré ces 18 mois de crise, la coopération a continué ou est-ce que même là, les ponts ont été coupés ? La gravité de cette crise entre la France et l'Algérie s'est traduite en effet par une quasi-suspension de la coopération sécuritaire. Et effectivement, nous constatons que, depuis maintenant quelques semaines, des canaux de communication ont été remis en place entre Paris et Alger. Le 20 novembre dernier, la Secrétaire générale du Quai d'Orsay du ministère français des Affaires étrangères s'est rendue à Alger. Est-ce que c'est le signe d'un début de décrispation ? Oui, cette démarche qui a été proposée, c'est de reprendre des canaux sécuritaires. C'est le cas. Et il y a aussi eu, par cette visite de la Secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères, madame Anne-Marie Descôtes, le rétablissement, pour la première fois depuis juillet 2024, d'un canal diplomatique et notamment pour traiter le sujet de la crise du Sahel. Quand est-ce que le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, va se rendre à Alger ? Il a été invité en novembre 2025. Laurent Nuñez a reçu une lettre d'invitation pour se rendre à Alger. Il a répondu à cette lettre. Il a d'ailleurs exprimé son souhait de pouvoir se rendre à Alger. Évidemment, cette visite doit être préparée sur les deux sujets qu'on a évoqués déjà à plusieurs reprises, le sécuritaire et le migratoire. Au moment où nous vous souhaitons la bonne année, est-ce que c'est l'année où vous allez revenir à Alger ? Ecoutez (rire)… Je suis maintenant depuis plus de huit mois en France. Ce qu'il faut, c'est après une année 2025 qui a été une année très difficile, c'est que cette année 2026 soit une année où nous sortons en quelque sorte de cette ornière. Et évidemment, je suis prêt à y prendre toute ma part, comme vous pouvez l'imaginer.
Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Charles Consigny, avocat, et Chirinne Ardakani, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
A 10h, ce jeudi 8 janvier 2026, les GG : Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Charles Consigny, avocat, et Chirinne Ardakani, avocate, débattent de : Violée par un SDF algérien sous OQTF, l'affaire de trop ?
Au menu de la deuxième heure des GG du jeudi 8 janvier 2026 : Le monde du cinéma boude les obsèques de Bardot, méprisant ? ; Violée par un SDF algérien sous OQTF, l'affaire de trop ? Avec Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Charles Consigny, avocat, et Chirinne Ardakani, avocate.
Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Charles Consigny, avocat, et Chirinne Ardakani, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, Charles Consigny, avocat, et Chirinne Ardakani, avocate, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Le ministre de l'Intérieur reconnaît un dysfonctionnement majeur après avoir présenté à tort comme étranger un suspect pourtant français, placé en centre de rétention et sous OQTF. Une erreur administrative lourde de conséquences, immédiatement exploitée par l'extrême droite et certains responsables politiques.▶ Soutenez Le Média :
Pour débuter l'émission de ce lundi 29 décembre 2025, les GG : Charles Consigny, avocat, Barbara Lefebvre, professeure d'histoire-géographie, et Abel Boyi, éducateur, débattent du sujet du jour : Trois femmes poignardées par un OQTF, que faisait-il en liberté ?
Aujourd'hui, dans la première heure des Grandes Gueules, les GG sont revenues sur "Mort de Brigitte Bardot, faut-il un hommage national ?" et "Trois femmes poignardées par un OQTF, que faisait-il en liberté ?", avant d'échanger leur point de vue dans le "On s'en fout, on s'en fout pas".
Invités:Célia Baroth, journaliste police/justice CNewsFrédéric Lauze, secrétaire général SCPN policeJudith Waintraub, grand reporterArnaud Benedetti, politologueRaphaël Stainville, journaliste au JDD Miriam Djabali Larak, professeur d'économie et présidente de l'association Regard Lycéen Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sécurité routière : à partir de ce lundi 29 décembre, les excès de vitesse de plus de 50 kilomètres/heure deviennent un délit. Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, est l'invitée de RTL Matin. Quelle est la réponse de l'Etat après l'agression de 3 femmes vendredi dans le métro parisien par un ressortissant malien sous OQTF ? Un excès de vitesse de plus de 50 km/h devient un délit. Qu'est-ce que ça change ? Les chiffres de la sécurité routière sont-ils mauvais en 2025 ? Quel est le plan de bataille contre le protoxyde d'azote ? Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur est l'invité de RTL Matin. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Olivier Boy du 29 décembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque jour, retrouvez le journal de 8h de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Chaque jour, retrouvez le journal de 19h de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invités :Gauthier Le Bret, journaliste politiquePaul Amar, journalisteRachel Khan, essayiste et juristeEric Revel, journalisteHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invités :Gauthier Le Bret, journaliste politiquePaul Amar, journalisteRachel Khan, essayiste et juristeEric Revel, journalisteHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, dans la première heure des Grandes Gueules, les GG sont revenues sur "On l'oblige à marier un OQTF, le maire démissionne !", avant d'échanger leur point de vue dans le "On s'en fout, on s'en fout pas".
Pour débuter l'émission de ce mercredi 17 décembre 2025, les GG : Antoine Diers, consultant, Chirinne Ardakani, avocate, et Didier Giraud, agriculteur, débattent du sujet du jour : On l'oblige à marier un OQTF, le maire démissionne !
Invités : Geoffroy Lejeune, journaliste le JDDJean-Michel Salvator,Gauthier Le Bret, journaliste politiqueGuillaume Perrault, journalisteGénéral Pierre de Villers, ancien chef d'état-major des arméesHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invités : Geoffroy Lejeune, journaliste le JDDJean-Michel Salvator,Gauthier Le Bret, journaliste politiqueGuillaume Perrault, journalisteGénéral Pierre de Villers, ancien chef d'état-major des arméesHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cette édition :Le gouvernement annonce un plan d'urgence pour vacciner 750 000 bovins contre la dermatose nodulaire dans 10 départements du Sud-Ouest, tout en renforçant les contrôles contre le transport illégal de bétail et en mettant en place un fonds de 10 millions d'euros pour aider les éleveurs touchés.Les éleveurs restent mobilisés malgré ces annonces, craignant que les mesures ne soient pas suffisantes et redoutant l'impact du traité de libre-échange Mercosur avec l'Amérique du Sud.La Commission européenne assouplit ses objectifs de réduction des émissions de CO2 pour les constructeurs automobiles, qui pourront continuer à vendre des véhicules thermiques et hybrides en nombre limité au-delà de 2035.La patronne de Radio France, Sibyle Veil, est auditionnée par la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public, dans un contexte de polémique impliquant deux journalistes d'Europe 1.Le maire de Chessy (Seine-et-Marne) a démissionné pour refuser de célébrer le mariage d'un étranger sous OQTF, une décision soutenue par de nombreux habitants.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tous les matins dans Europe 1 Bonjour, Laurent Tessier revient sur le meilleur de l'émission de Pascal Praud et vous de la veille et vous livre en avant-première les sujets sur lesquels vous pourrez réagir en direct entre 11h et 13h, au 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou sur nos réseaux sociaux. Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invités : Gilbert Collard, ancien député et avocatJohn-Alexander Bogaerts, propriétaire du journal PANHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque jour dans l'Heure des pros, Pascal Praud livre son édito sur l'actualité du moment. Aujourd'hui, il revient sur la démission du maire de de Chessy et de ses adjoints contraints par la Justice de marier un homme sous OQTF. Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque jour, entre 9h et 10h, retrouvez Pascal Praud dans L'Heure des Pros en direct sur CNews et Europe 1. Ce mercredi, il revient sur la démission du maire de de Chessy et de ses adjoints contraints par la Justice de marier un homme sous OQTF. Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Merci à Claire d'être venue témoigner dans LEGEND Story. Victime d'un v*ol en plein après-midi dans le 17 ème arrondissement de Paris, dans le hall de son immeuble. Elle a accepté de nous livrer son histoire difficile et de revenir sur cette après-midi qui a bouleversé sa vie.➡️ Retrouvez l'association de Claire https://eclatsdefemme.com/➡️ Sur Instagram : https://www.instagram.com/eclats_de_femme/?hl=frLe compte Instagram de Claire ➡️ https://www.instagram.com/claire.geronimi/ Pour prendre vos billets pour le LEGEND TOUR c'est par ici ➡️ https://www.legend-tour.fr/ Retrouvez la boutique LEGEND ➡️: https://shop.legend-group.fr/Retrouvez l'interview complète sur YouTube ➡️ https://youtu.be/KzG3SYyQjzQCoproduction LEGEND / Influx / https://www.influxcrew.comPour toutes demandes de partenariats : legend@influxcrew.comRetrouvez-nous sur tous les réseaux LEGEND !Facebook : https://www.facebook.com/legendmediafrInstagram : https://www.instagram.com/legendmedia/TikTok : https://www.tiktok.com/@legendTwitter : https://twitter.com/legendmediafrSnapchat : https://t.snapchat.com/CgEvsbWV Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Chroniqueurs :Louis de Raguenel, journaliste Europe 1Rachel Khan, essayisteGauthier le Bret, journalisteFrançoise Laborde, journalisteJoseph Macé-Scaron, essayisteHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 21 novembre 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Y A-T-IL EN FRANCE UNE GAUCHE DE GOUVERNEMENT ?Le 16 octobre, le choix du Parti socialiste de ne pas censurer Sébastien Lecornu a réinterrogé les alliances au sein du bloc non mélenchoniste. Ce vote a profondément divisé la gauche. Une partie de ce camp, incarnée par les socialistes, a décidé de jouer le jeu du compromis avec l'exécutif, obtenant la promesse d'une suspension de la réforme des retraites et un abandon du 49.3. Une victoire sur les retraites accueillie favorablement par la direction de la CFDT perçue comme un jalon dans le rétablissement de liens, aujourd'hui ténus, avec le mouvement social-réformateur. Pour L'historien Mathieu Fulla, ce choix de la non-censure par le Parti socialiste s'inscrit dans « une mémoire partisane qui associe socialisme et défense de la République ». Les socialistes considèrent qu'il vaut mieux faire des concessions, contre quelques victoires. Une autre partie de la gauche, celle emmenée par La France Insoumise mais composée d'une écrasante majorité des députés écologistes et communistes, n'a pas souhaité épargner le gouvernement et entend voter la censure. Les Insoumis, avec leur héritage de la gauche radicale, estiment que tout compromis est un « piège ».Dimanche dernier, à Pontoise dans le Val-d'Oise, l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve organisait un rassemblement, présenté comme « inédit », des « différentes composantes de la gauche réformiste », avec un casting qui ne manquait pas de présidentiables, à dix-huit mois de l'échéance. Outre le président du mouvement la Convention, fondé en 2022 après sa rupture avec le Parti socialiste, on comptait l'ancien président de la République François Hollande, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, et le député européen et coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann. Une étude publiée par l'IFOP pour L'Opinion et Sud Radio, le 30 septembre, sur le premier tour de l'élection présidentielle de 2027 donne pour la première fois, une longueur d'avance à Raphaël Glucksmann par rapport à Jean-Luc Mélenchon et, dans certains scénarios, place l'eurodéputé au second tour du scrutin face à l'extrême droite. Les participants de ce rassemblement de la gauche réformiste partagent un même refus obstiné de l'alliance avec La France Insoumise. Ici, la culture du compromis continue de tenir lieu de boussole, en opposition à ce qu'ils nomment la « gauche de l'outrance ».Quoiqu'invité au rassemblement de Pontoise, le premier secrétaire du PS a privilégié, la veille, une autre rencontre. Celle qui réunissait à Trappes dans les Yvelines la gauche dite « unitaire », qui prépare l'organisation d'une primaire afin de désigner un candidat commun en 2027 : PS, Écologistes, Génération.s, L'Après, parti de Clémentine Autain, et Debout, de François Ruffin, autour de l'ex-première ministrable du Nouveau Front populaire, Lucie Castets. Mais, d'une primaire, tous les participants au raout social-démocrate de dimanche n'en veulent pas. À dix-huit mois de la présidentielle, la gauche avance toujours en ordre dispersé.L'ALGÉRIE ET LA FRANCE : ENTENTE IMPOSSIBLE, RUPTURE IMPROBABLEEntre embellies et tensions, la relation entre la France et l'Algérie oscille sans cesse. Après une série de différends entre les deux pays, le 31 juillet 2024 allait marquer un tournant majeur : à la surprise générale, le président français est sorti de sa traditionnelle neutralité sur le dossier ultrasensible du Sahara occidental en reconnaissant la souveraineté marocaine sur ce territoire disputé par Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger. Ce revirement spectaculaire provoqua la colère de l'Algérie, qui rappela son ambassadeur et suspendit la coopération entre les deux pays, notamment en matière de politique migratoire, de sécurité et d'accords économiques. Ce fut le début d'une des crises diplomatiques les plus graves depuis l'indépendance en 1962.Après plus d'un an de cette crise émaillée par l'arrestation à Alger en novembre 2024 de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, gracié le 12 novembre dernier et de retour en France, le nouveau ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, multiplie les déclarations exprimant sa volonté de renouer « le dialogue » avec l'Algérie. Il se démarque ainsi de son prédécesseur, Bruno Retailleau et assume d'engager une politique de détente avec l'Algérie pour reprendre la coopération sécuritaire sur les questions de terrorisme et de narcotrafic. Il compte aussi sur Alger pour faciliter les expulsions d'Algériens en situation irrégulière.Le Premier ministre français a regretté le vote par l'Assemblée nationale, le 30 octobre, pour la première fois de la Vème République, d'un texte du Rassemblement national, en faveur de la dénonciation de l'accord franco-algérien de 1968 – qui régit les règles du séjour des Algériens en France. Sébastien Lecornu s'est toutefois dit favorable à une renégociation de l'accord, que deux rapports parlementaires de 2025 ont jugé trop favorable aux Algériens et ne se justifiant plus, soixante-trois ans après l'indépendance. Les immigrés algériens en France représentent la plus importante communauté immigrée dans le pays, avec près de 900.000 personnes.Si l'heure semble à la décrispation, cependant, l'historien Benjamin Stora estime que « la crise entre l'Algérie et la France a été très dure et très profonde. D'un côté comme de l'autre, elle va laisser des traces. » Il pointe les écueils qui demeurent : à commencer par l'incarcération du journaliste français Christophe Gleizes, arrêté en mai 2024 alors qu'il réalisait des reportages sur le football en Kabylie, mais aussi la position de Paris sur le Sahara-Occidental, la question des obligations de quitter le territoire français (OQTF), les questions sécuritaires dans le Sahel et les questions migratoires.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque jour, retrouvez le journal de 10h30 de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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« Je prends acte de ce geste d'humanité du président Tebboune et l'en remercie », a déclaré hier Emmanuel Macron, après la libération de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal par les autorités algériennes. « Avec l'Algérie, le bras de fer ne fonctionne pas », a ajouté l'un des conseillers du Président français. Est-ce à dire que le départ du gouvernement français de Bruno Retailleau, qui prônait la fermeté avec Alger, a facilité les choses ? L'écrivain franco-algérien Kamel Bencheikh, qui est l'un des membres fondateurs du comité de soutien à Boualem Sansal, témoigne au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Quelle est votre réaction à la libération de Boualem Sansal ? Kamel Bencheikh : Vous vous doutez que je saute au plafond, que c'est une joie incommensurable. Lorsque je l'ai appris, d'abord, je ne m'y attendais pas du tout. Parce qu'on s'est attendu à sa libération pendant l'Aïd el-Kébir, puis pour le 5 juillet, fête de la libération de l'Algérie. On a été déçus et chat échaudé craint l'eau froide. Je ne m'y attendais pas et je n'espérais plus rien. Tout de même, il y a quelques jours, sur France Inter, le patron de la DGSE, les services français de renseignement extérieurs, Nicolas Lerner, déclarait : « Il y a des signaux venant d'Alger en faveur d'une reprise du dialogue. J'espère qu'il y aura libération de nos deux compatriotes, Boualem Sansal et Christophe Gleizes. » Je l'ai écouté et nous espérions tous. Mais connaissant le pouvoir d'Alger et le régime d'Alger, je me suis dit que, à moins qu'il soit grièvement malade, ils ne le lâcheront pas. Je pense que ce n'est pas un geste de clémence. C'est parce qu'il est malade qu'ils voulaient se débarrasser de lui. Apparemment, l'Allemagne et son président Frank-Walter Steinmeier ont joué un grand rôle, non ? Certainement. Parce que, entre l'Allemagne et l'Algérie, il y a des relations fortes dans le domaine économique. Il ne faut pas se le cacher, le président Abdelmadjid Tebboune a l'habitude d'aller se faire soigner en Allemagne. Il l'a fait l'année dernière et il y a deux ans. Cette médiation allemande, en aviez-vous déjà eu connaissance ces derniers mois ? Non, pas du tout. C'est une surprise pour moi. Sans être une surprise, parce que Boualem Sansal est très connu en Allemagne. Il a eu le Grand Prix des libraires allemands pour l'ensemble de son œuvre. Il avait l'habitude d'aller faire des conférences pour les ambassadeurs allemands à l'étranger. C'est là-bas qu'il a écrit son livre Gouverner au nom d'Allah. Il a été reçu deux ou trois fois par l'ancienne chancelière allemande Angela Merkel. On peut donc imaginer qu'Emmanuel Macron a demandé à Frank-Walter Steinmeier de faire une démarche auprès d'Alger ? Je ne l'imagine pas et je n'imagine rien parce que maintenant que Boualem Sansal est arrivé à Berlin, tout le monde va dire : « C'est grâce à moi. » Moi, je ne le sais pas, je ne suis pas au courant. Tout ce que je sais, c'est qu'on a essayé de contacter la présidence française qui n'a jamais réagi. Que les deux filles de Boualem Sansal, Sabira et Naouel, ont écrit dans Le Figaro une lettre ouverte au président Macron à laquelle il n'a jamais répondu. Cela nous a déçu. Du côté des Français, on avait remarqué ces derniers mois qu'il y avait deux lignes sur la question algérienne : la ligne de fermeté, incarnée par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Bruno Retailleau ; et la ligne modérée, incarnée par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Avez-vous senti la même chose ? Bien évidemment. On dirait que ce sont des ministres des deux gouvernements différents. Jean-Noël Barrot en est même arrivé à taper sur le comité de soutien et en particulier sur Xavier Driencourt, l'ancien ambassadeur de France en Algérie, en le traitant de tous les noms et en le traitant de militant d'extrême droite. Alors que Bruno Retailleau tenait la ligne dure vis-à-vis de l'Algérie et je pense que l'Algérie l'a humilié. Ne serait-ce qu'en n'acceptant pas les obligations de quitter le territoire français (OQTF). N'est-ce pas le départ du gouvernement de Bruno Retailleau qui a facilité l'issue favorable à Boualem Sansal ? Je n'y crois pas. D'abord, c'est parce que le président allemand l'a demandé et l'Allemagne est un partenaire important pour l'Algérie. Deuxièmement, je suis sûr – on le saura dans les prochaines heures, sinon dans les prochains jours –, que les examens de santé que demandait Boualem Sansal devaient être faits en Occident. Je pense qu'ils ne pouvaient pas le laisser mourir chez eux parce que le monde entier aurait réagi. Donc, pour vous, le moment de la libération de Boualem Sansal, c'est d'abord un moment médical ? Médical, oui. Une année, cela suffit. En gardant Boualem Sansal pendant une année, le pouvoir algérien, le régime algérien, a montré non seulement au monde qu'il était « souverain », mais surtout aux opposants que nul n'est à l'abri d'une arrestation. Boualem Sansal n'était-il pas l'otage d'une crise politique entre Alger et Paris ? Sa libération n'est-elle pas le signe que cela va mieux entre les deux pays ? Ce n'est pas ma lecture. Ma lecture, c'est que Boualem Sansal a été arrêté parce que les islamistes se sont sentis forts en Algérie. Ils lui en voulaient terriblement. Le jour où il a dérapé, dans le média Frontières, en parlant des frontières algéro-marocaines, c'était l'occasion ou jamais pour obliger le président et le pouvoir algérien à l'arrêter. Tout de même, le président Abdelmadjid Tebboune n'envoie-t-il pas un message d'apaisement à Paris par l'intermédiaire de cette grâce à l'égard de Boualem Sansal ? Cela aurait été le cas s'il avait été libéré à la demande de Paris. Ce n'est pas le cas. Mais le résultat est le même. Le résultat est le même et nous sommes heureux. Boualem Sansal arrive en Allemagne et d'ici à quelques jours, il sera probablement parmi les siens, y compris en France ? Bien sûr, nous l'attendons de pied ferme. Mais je ne suis pas sûr que c'est pour faire plaisir au gouvernement français qu'il a été libéré. C'est même l'inverse. Ils ont résisté à toutes les demandes françaises pendant une année. Il y a Boualem Sansal et puis il y a un autre ressortissant français, le journaliste Christophe Gleizes, qui a été condamné au mois de juin dernier à sept ans de prison. Comment voyez-vous sa situation aujourd'hui ? Il faut absolument qu'il en sorte. Mais au-delà de Boualem Sansal et de Christophe Gleizes, il y a des centaines de prisonniers politiques qui sont dans les prisons algériennes. Maintenant que nous avons eu le bonheur d'avoir le retour de Boualem Sansal, il faudrait que nous ne lâchions pas concernant Christophe Gleizes. Il faut absolument que l'on commente, que l'on se batte pour qu'il nous revienne. Son procès en appel est prévu dans quelques semaines, début décembre, à Alger. Êtes-vous optimiste ? Je ne suis ni optimiste ni pessimiste parce que les réactions algériennes sont très improbables. C'est là où l'on verra justement si le pouvoir algérien veut faire plaisir à la France, puisque cela ne passera pas par l'Allemagne, cette fois-ci. Ce que vous dites, c'est qu'avec le sort à venir de Christophe Gleizes, on saura si, oui ou non, il y a un apaisement entre Alger et Paris ? C'est exactement ce que je veux dire. Mais en tout cas, ce que vous souhaitez, c'est la libération de Christophe Gleizes également. Oui, qu'il revienne vers sa famille, vers son pays, à son métier. À lire aussiLibération de Boualem Sansal par l'Algérie: la diplomatie française en question