Commune in Grand Est, France
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Des communiqués qui en disent gros! Une passagère désagréable… Une vraie fusée! Il y a de tout sur la plage. As-tu vu ça? avec Alexandre Dubé. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Anne Ghesquière reçoit Laurence Devillairs, normalienne, agrégée et docteur en philosophie. Pourquoi les femmes ont-elles été oubliées dans l'histoire de la philosophie ? Comment des figures comme Gabrielle Suchon, Elisabeth de Bohême ou Simone de Beauvoir ont-elles pourtant contribué à l'évolution de la pensée sans recevoir la reconnaissance qu'elles méritent ? Qu'est-ce que la philosophie féminine, et comment en parler sans réduire ces penseuses à leur féminité ? Quel impact le mouvement #MeToo a-t-il eu sur la manière dont nous repensons l'histoire de la philosophie et de la justice ? Hypatie, Ban Zhao, Rosa Luxemburg, Olympe de Gouges, Jeanne Hersh, Simone de Beauvoir, Mary Wollstonecraft, Isabelle Stengers, Rachel Carson... Laurence Devillairs nous propose de redécouvrir ces femmes oubliées de l'histoire des idées, et de repenser la place des femmes dans la philosophie. Elle a co-dirigé, avec Laurence Hansen-Løve, Ce que la philosophie doit aux femmes aux éditions Robert Laffont. [SÉLECTION WEEK-END – METAMORPHOSE] L'épisode #527 a été diffusé, la première fois, le 30 sept. 2024.Quelques citations du podcast avec Laurence Devillairs :"Il n'y a pas une pensée féminine, il y a de la pensée.""Comment parler de ces philosophes sans les réduire à leur féminité, mais sans non plus occulter leur féminité.""Je crois que MeToo a permis, permet et permettra de repenser la justice et donc l'injustice."Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook & TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcast / Spotify / Deezer / CastBox / YoutubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Laurence Devillairs :00:00Introduction00:51 L'invitée03:33 Les femmes, grandes oubliées de l'Histoire09:03 Être une femme impacte-t-il la façon de penser ?16:44 Histoire de la philo, reflet de l'Histoire ?21:18 Place des femmes dans l'Antiquité25:26 Qu'est-ce qu'être philosophe ?29:09 L'incroyable Gabrielle Suchon au 17e36:54 La méconnue Elisabeth de Bohême48:16 Penser l'amour : l'impact des mystiques du Moyen-Âge58:05 Catherine McKinnon et l'injustice institutionnelle01:01:10 Le corps : un enjeu de la pensée01:11:21 Révolutions et femmes01:15:27 Repenser la justice après MeToo01:19:08 Consentement et inégalité systémique01:23:59 L'écoféminisme et le CAREAvant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo © Astrid di Crollalanza Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Musique classique Jean Perron, Laurent Patenaude et Jean Lecomte Tous les samedis matins, de 9 h à 12 h, L'Accroche-coeur propose aux auditeurs et auditrices férus de découvertes et de musiques rares, plus de 1000 ans de musique, des premiers temps du Moyen-Âge à aujourd'hui.; musiques savantes ou populaires, profanes ou sacrées mettant en vedettes les plus grands artistes capables de mettre en valeurs les oeuvres des Pérotin, Machaut, Dufay, Bach, Vivaldi, Beethoven, Chopin, Debussy, Poulenc, Jarrett et tous ces anonymes dont la postérité n'a retenu que les oeuvres. Le samedi matin, c'est le moment privilégié que CKRL, la radio culturelle de Québec, vous offre pour entendre les plus belles oeuvres de la musique occidentale, celles qui ont fait la meilleure partie de l'humanité. Jean Perron, Laurent Patenaude et Jean Lecomte mettent, tour à tour, leurs connaissances et leur amour de la musique à la portée de tous et toutes. C'est le rendez-vous bien-être de la semaine sur nos ondes.
Des histoires de dots ont bouleversé l'histoire de vies bien sûr mais même aussi de pays, quand tel ou tel dirigeant avait absolument besoin d'argent pour leur guerre. Mais dans cet épisode 116 nous revenons sur les femmes elles mêmes et le rôle de leur dot dans leurs vies au Moyen Âge. Nous partons de nouveau en Italie comme il y a 2 épisodes lorsqu'on avait parlé de la prostitution avec Ambre Mana'ch ou comme lorsqu'on avait parlé de l'injure avec Chloé Tardivel il y a plus longtemps. Mais on laisse Bologne pour aller un peu plus au nord, juste à côté de Venise, pour plonger dans la ville de Padoue. J'ai le plaisir de recevoir Solène Minier qui a soutenu fin 2025 une thèse à Sorbonne Université sous la direction d'Élisabeth Crouzet-Pavan et en co-tutelle avec l'université de Padoue avec Isabelle Chabot. Sa thèse s'intitulait “La cité des femmes. Genre, circulation des richesses et corps politique dans l'Italie de la fin du Moyen Âge (Padoue, 1340-1450)”. Solène Minier travaille sur les ressources économiques féminines dans l'Italie de la fin du Moyen Âge et sur les différentes sources de patrimoine auxquelles les femmes avaient accès et leurs modes de gestion et d'articulation de ces capitaux. Dans l'épisode, nous nous concentrons sur le fonctionnement de la dot au Moyen Âge et ses différents rôles au cours des vies des femmes, à travers plein d'exemples concrets tirées des archives de Padoue. Les conseils de podcasts : - Les fictions sonores de François TJP https://liens.studiotjp.com/@FrancoisTJP - Dans ton rade : https://podcast.ausha.co/dans-ton-rade - Coeur coeur coeur https://podcast.ausha.co/coeur-coeur-coeur - Edition Illimitée https://podcast.ausha.co/edition-illimitee ▪ Infos sur le podcast Créé et produit par Fanny Cohen Moreau depuis 2017. ➡ Plus d'infos sur cet épisode > passionmedievistes.fr/ep-116-solene-dot-moyen-age ➡ Soutenir le podcast > passionmedievistes.fr/soutenir/ ➡ Les évènements à venir > passionmedievistes.fr/a-propos/evenements/ Retrouvez le podcast sur les réseaux sociaux : ➡ Instagram > instagram.com/passionmedievistes/ ➡ Facebook > facebook.com/PassionMedievistes ➡ BlueSky > bsky.app/profile/passionmedievistes.bsky.social ➡ Youtube > www.youtube.com/@passionmedievistespodcast ➡ Tiktok (c'est nouveau !) > www.tiktok.com/@passionmedievistes Préparation, enregistrement, et mixage : Fanny Cohen Moreau Montage : Baptiste Mossiere Générique : Moustaclem / Clément Nouguier Illustration : Garance Petit Si vous avez lu jusqu'à la fin de cette description, envoyez moi un message avec des noms de podcasts que vous écoutez, par le moyen de communication que vous préférez !
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
Vendredi 16 Janvier 2026SCIENCES HUMAINESApocalypse Nerds - Comment les techno-fascistes ont pris le pouvoir | co-écrit par Nastasia Hadjadji et Olivier TesquetOlivier Tesquet en dialogue avec Allan KAVALÉditions DivergencesQuelque chose a basculé. Donald Trump a repris la Maison Blanche, mais dans son sillage, d'autres figures se sont installées dans l'ombre. Et si la Silicon Valley, longtemps perçue comme un bastion progressiste, était devenue le laboratoire d'une révolution autoritaire à l'échelle planétaires ? Nourris par d'obscurs penseurs étourdis de rêves fascistes ou monarchiques, des milliardaires de la tech appellent à la mort de l'État-nation et prophétisent la fin des démocraties libérales. Leur horizon politique : la sécession. Car la fin d'un monde, c'est surtout le commencement du leur. L'objectif de ces nerds de l'Apocalypses ? Imposer leur vision d'un futur privatisé, exclusif, fait d'enclaves libertariennes dirigées comme des entreprises. Bienvenue dans le Moyen-Âge du futur.Né en 1987, Olivier Tesquet est journaliste à Télérama. Depuis dix ans, il s'intéresse à la façon dont le technologie recompose notre environnement. Il a produit et animé l'émission Tout est numérique à l'été 2018 sur France Inter et a reçu le Prix SEPM-Relay de la meilleure enquête en 2019 pour son travail sur l'exportation de technologies de surveillance françaises vers la dictature égyptienne. Il est également l'auteur de Comprendre WikiLeaks (Max Milo, 2011) et coauteur de Dans la tête de Julian Assange(Actes Sud, 2020).
En 509 avant J.C, Lucrèce refusait d'être jugée pour sauver son honneur ; en 2024, Gisèle Pélicot choisissait un procès public pour restaurer le sien. Au Moyen Âge, le cri du haro était requis de la part des victimes comme preuve du viol ; en 2024, un arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation reconnait l'état de sidération comme une absence de consentement. De l'Antiquité jusqu'à nos jours, l'attitude des victimes de viol face à la justice et celle de la justice face aux victimes de viol ont profondément évolué. Cette table ronde en fait état à travers les questions suivantes : comment la justice est-elle devenue l'institution qui juge les viols ? Comment prouve-t-on le viol à travers les siècles ? A quoi aboutissent les procès de viol d'une époque à l'autre ?Modérateur :Jean-Paul JEAN, ancien magistrat, vice-Président de l'Association Française pour l'Histoire de la Justice (AFHJ)Intervenants :Claude GAUVARD, professeure émérite en histoire du Moyen Âge à l'Université Paris 1 Panthéon-SorbonneAïcha LIMBADA, agrégée, docteur en histoire, maîtresse de conférences à l'Université d'Artois, autrice de Les nuits de noces. Une histoire de l'intimité conjugale (2023)Maëliss NOUVEL, ATER à l'Université Paris-Cité, autrice de la thèse en cours "Violences sexuelles devant la justice laïque en France à la fin du Moyen Âge" (dir. Didier Lett)Denis SALAS, ancien juge, président de l'Association Française pour l'Histoire de la Justice, auteur de l'ouvrage Le Déni du viol. Essai de justice narrative (2023)Table ronde issue de la 28e édition des Rendez-vous de l'histoire sur le thème "La France ?".Voix du générique : Michel Hagnerelle (2006), Michaelle Jean (2016), Michelle Perrot (2002) https://rdv-histoire.com/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le journal moyen de l'actu, de la culture et des médias.
Toute l'actu décalée du sport, casseroles, bévues, saucisses de notre dream team.
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durée : 00:03:22 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Comment comprendre cet embrasement du Moyen Orient, et surtout, jusqu'où cela peut-il aller ? Il faut d'abord observer la stratégie de chacun des acteurs principaux de cette guerre, avec une question : combien de temps Trump tiendra-t-il, lui qui n'a mené jusqu'ici que des guerres très courtes ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Nous sommes le 1er avril 990, dans la vieille ville impériale de Ravenne, dans le nord de l'Italie. C'est-là que se trouve l'impératrice germanique Théophano, veuve d'Otton II et mère d'Otton III, elle y reçoit les envoyés du monastère de Farfa qui se plaignent d'avoir perdu la possession d'une de leurs églises. Théophano rendra une décision de justice en faveur des moines. Sur le document officiel, elle ne se présente pas comme impératrice, mais porte le titre d'« empereur auguste » et signe du nom de Théophanius. Cet acte exceptionnel révèle une facette méconnue du haut Moyen Âge, période comprise entre le VIe et le XIe siècle. En effet, si la société est indéniablement patriarcale, l'exercice du pouvoir par les femmes n'y est pas impossible. Cette époque se distingue par une conception du genre plus fluide que la nôtre ; ainsi une femme peut être qualifiée de « virago » : on la juge masculine avec des manières rudes et autoritaires, on peut dire qu'elle agit virilement pour diriger un royaume ou défendre des forteresses. Cette influence repose alors sur des bases concrètes, comme la gestion de douaires, càd des biens qui lui sont réservés en cas de veuvage, garants d'une autonomie économique réelle. De l'aristocrate carolingienne Dhuoda, rédigeant un traité d'éducation pour son fils, aux puissantes abbesses qui président des conciles, les femmes ont pu occuper le devant de la scène politique et culturelle. Elles ont été les gardiennes de la mémoire familiale et les organisatrices du foyer, et leur statut, avant le XIIe siècle, a souvent été plus étendu qu'à la fin du Moyen Âge, avant que la réforme grégorienne et le retour du droit romain ne viennent restreindre leur accès au savoir et au sacré. Sortons ces femmes de l'ombre de l'Histoire car elles ne furent pas tout à fait invisibles … _______________________________________ Avec Justine Audebrand, docteure en histoire médiévale. « La vie des femmes au Moyen Âge – Une autre histoire Vie- Xie siècle » ; Perrin. sujets traités : femmes, Moyen-Age, éducation, réforme, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Jérôme Rothen se chauffe contre un autre consultant, un éditorialiste ou un acteur du foot.
durée : 00:03:22 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Comment comprendre cet embrasement du Moyen Orient, et surtout, jusqu'où cela peut-il aller ? Il faut d'abord observer la stratégie de chacun des acteurs principaux de cette guerre, avec une question : combien de temps Trump tiendra-t-il, lui qui n'a mené jusqu'ici que des guerres très courtes ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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Cet animal, c'est le renard qu'on appelait goupil jusqu'au XIIe siècle. "Goupil" que l'on disait "gulpil" au Moyen Âge, est une évolution de "vulpes", terme latin pour désigner justement un renard. Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Nous sommes le 1er septembre 1980, à Milan. Dans les vitrines des librairies est apparu un ouvrage singulier. Son titre : « Il nome della rosa ». C'est un roman signé par un professeur de sémiotique encore peu connu du grand public, à l'époque : Umberto Eco. Le livre intrigue car il est difficilement classable, on parle d'un polar médiéval érudit, mêlant enquête, théologie, humour et réflexion sur le pouvoir des mots. Umberto Eco transporte ses lecteurs en 1327, dans une abbaye dotée d'une bibliothèque labyrinthique où la vérité se cache dans les marges des manuscrits. Très vite, le bouche-à-oreille, qui fait le succès durable des œuvres, dépasse les frontières italiennes. En France, en Allemagne, en Espagne, les critiques saluent une œuvre « totale ». On loue sa capacité à faire dialoguer érudition et suspense, culture savante et plaisir de lecture. Les ventes explosent : des millions d'exemplaires circulent en Europe puis dans le monde. Il séduit les étudiants qui y voient une porte d'entrée vers le Moyen Âge, et motive les chercheurs, réjouis par ce jeu de miroirs littéraires. Le professeur de l'université de Bologne a remis au goût du jour le roman historique ambitieux, exigeant et populaire. Les débats universitaires vont se multiplier autour des thèmes de la vérité, du pouvoir du rire, de la séparation des pouvoirs, du fanatisme, de l'accès pour toutes et tous à la connaissance. En 1986, l'adaptation au cinéma, par le réalisateur français Jean-Jacques Annaud, ancre définitivement « Le nom de la rose » dans la culture populaire. Cette œuvre-manifeste, qui nous rappelle que la connaissance peut être subversive, que les récits ont le pouvoir de questionner nos certitudes, que les bibliothèques sont des lieux de résistance et qu'un roman peut, sans renoncer à l'intelligence, toucher un public immense. Avec Benoît Beyer de Ryke, historien et philosophe, collaborateur scientifique à l'ULB. Sujets traités : pouvoir , bibliothèque,héritage nom , Rose, Milan, Umberto Eco, Moyen Âge Jean-Jacques Annaud, œuvre-,théologie, humour Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Laurent Jouvet, lors de sa première participation à Zeteo en 2024, avait parlé de la spiritualité de Maître Eckhart, ce grand mystique allemand du Moyen-Âge à qui il a consacré un remarquable travail de traduction, de lecture et de commentaires. Cette fois, c'est Thérèse d'Avila qu'il met en lumière.Il existe d'ailleurs des liens, des passerelles spirituelles étonnantes qui relient ces deux immenses figures de la mystique chrétienne, et qui comblent les trois siècles qui les séparent. Laurent Jouvet les commente ici, avant de nous emmener dans une visite fascinante du Château de l'Âme, l'œuvre majeure écrite à la fin de sa vie par celle qui est la première femme à avoir été proclamée Docteur(e) de l'Église.Thérèse d'Avila offre la figure passionnante et attachante d'une femme très ardente. Elle était animée par le feu, la fougue et l'énergie créatrice qui ont fait d'elle la réformatrice du Carmel, n'hésitant pas à bousculer les habitudes d'institutions souvent dépassées par son audace.Il y a tout dans la vie de Thérèse d'Avila… La beauté, la puissance, la profondeur, l'intelligence et la mystique. L'Europe lui doit en grande partie le renouveau de la vie spirituelle, à une époque très troublée par les guerres de religion et par l'Inquisition.Découvrir Thérèse d'Avila, c'est ne pas s'arrêter au spectaculaire, comme aux manifestations – extases, lévitations, visions - de sa vie mystique. C'est suivre un chemin qui atteint les sommets de la spiritualité, de la vie de prière, de la contemplation, et de la progressive union au divin.Avec humour et subtilité, avec la profondeur, la largeur et la richesse de son esprit, Laurent Jouvet nous fait traverser les demeures du Château de l'Âme, pour s'attarder sans hésitation à la septième, la dernière d'entre elles, celle qui détient les plus beaux trésors de ce que l'on peut appeler l'incandescente « mystique nuptiale » de Thérèse d'Avila.Pour lire L'Essentiel de Thérèse d'Avila, le livre de Laurent Jouvet, cliquer ici.FÉMININ SACRÉ, PUISSANT ET FRAGILEChers amis, chères amies,Chers auditeurs, chères auditrices,Plus une femme est puissante, plus vit en elle et autour d'elle l'énergie sacrée, plus elle connaît la fragilité…C'est tout le contraire du masculin puissant, synonyme de pouvoir sur les autres, et qui fait si tristement et si souvent la une des médias qui s'acharnent à ne nous donner de l'actualité que son profil le plus inquiétant. Ce masculin qui, depuis quelques heures, s'empare du ciel d'Orient pour y faire pleuvoir la mort au lieu de l'amour. Comme une tentative d'inverser le cosmos et de détourner le ciel de sa fonction sacrée : nous élever et nous emmener vers l'infini de l'amour.Cette pensée est montée en moi aux lendemains de plusieurs rencontres merveilleuses avec des femmes inspirées, que Zeteo m'offre la grâce immense de pouvoir vivre de plus en plus souvent. Et à la veille – au moment où j'écris ces lignes - de diffuser un épisode très fort au sujet de la brûlante Thérèse d'Avila.Avec ces femmes, j'ai écouté des témoignages qui m'ont bouleversé. Je les ai reçus avec parfois de l'effroi et même de la honte envers ce type de masculin encore trop développé. En moi comme en tous, il est présent en chaque homme, à des degrés plus ou moins forts.En même temps, je les ai accueillis dans mon cœur avec une joie étonnante. Parce qu'à chaque fois, j'ai compris que ces femmes m'avaient permis de m'ouvrir davantage, de m'accueillir moi-même un peu mieux et de devenir meilleur.Laurent Jouvet, avec sa subtile profondeur, nous révèle à quel point le feu sacré qui consumait Thérèse, et qui la rend toujours aussi brûlante d'amour plus de cinq siècles après son départ au Ciel, ne cachait pas les ombres de ses faiblesses et notamment des maladies qui l'auront creusée dans sa chair et dans ses nerfs jusqu'au bout de sa vie.Il y aurait des épisodes entiers à enregistrer, et des livres complets à écrire, pour décrire ces femmes.Leurs vulnérabilités, leurs fragilités, leurs maladies parfois, décèlent des dons très puissants d'écoute, d'amour, de guérison, de paix et de sagesse. La plupart du temps, elles en sont conscientes. Elles deviennent des Reines. Elles vivent des joies immenses, et aussi des consolations qui leur sont bien souvent nécessaires. Toujours, ces prises de conscience sont survenues après des cheminements très douloureux, violents et sombres.Je ne dis pas que telles choses n'arrivent pas aux hommes. En revanche, ma conviction, c'est qu'il y a une primauté des femmes.Dans la souffrance comme dans l'amour, elles vont plus loin que les hommes. Elles les précèdent, comme Marie qui enfante Jésus. En fait, comme Amma qui prône et vit la religion de l'amour universel avec ses admirables disciples (bientôt sur Zeteo), les femmes enfantent toute l'humanité.Amour aux femmes,Guillaume Devoud-------------- Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. Il suffit pour cela de cliquer sur l'un des deux boutons ci-dessous, pour le paiement de dons en ligne au profit de l'association Telio qui gère Zeteo.Cliquer ici pour aller sur notre compte de paiement de dons en ligne sécurisé par HelloAsso.Ou cliquer ici pour aller sur notre compte Paypal.Vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66% : par exemple, un don de 50€ ne coûte en réalité que 17€. Le reçu fiscal est généré automatiquement et immédiatement à tous ceux qui passent par la plateforme de paiement sécurisé en ligne de HelloAssoNous délivrons directement un reçu fiscal à tous ceux qui effectuent un paiement autrement (Paypal, chèque à l'association Telio, 76 rue de la Pompe, 75016 Paris – virement : nous écrire à info@zeteo.fr ). 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Musique classique Jean Perron, Laurent Patenaude et Jean Lecomte Tous les samedis matins, de 9 h à 12 h, L'Accroche-coeur propose aux auditeurs et auditrices férus de découvertes et de musiques rares, plus de 1000 ans de musique, des premiers temps du Moyen-Âge à aujourd'hui.; musiques savantes ou populaires, profanes ou sacrées mettant en vedettes les plus grands artistes capables de mettre en valeurs les oeuvres des Pérotin, Machaut, Dufay, Bach, Vivaldi, Beethoven, Chopin, Debussy, Poulenc, Jarrett et tous ces anonymes dont la postérité n'a retenu que les oeuvres. Le samedi matin, c'est le moment privilégié que CKRL, la radio culturelle de Québec, vous offre pour entendre les plus belles oeuvres de la musique occidentale, celles qui ont fait la meilleure partie de l'humanité. Jean Perron, Laurent Patenaude et Jean Lecomte mettent, tour à tour, leurs connaissances et leur amour de la musique à la portée de tous et toutes. C'est le rendez-vous bien-être de la semaine sur nos ondes.
Avec : Benjamin Amar, prof d'histoire-géo. Jacques Legros et Carine Galli, journalistes. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
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Tu veux que je te raconte l'histoire du navire géant du Moyen Âge? Alors attrape ta brosse à dents, ton dentifrice, et c'est parti!
durée : 00:03:29 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - L'historienne Laurence Moulinier-Brogi, spécialiste du Moyen Âge, répond à la question de Silène, 10 ans. Du Moyen Âge… C'est déjà un indice ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ecoutez Le Cave' réveil avec Alex Vizorek du 18 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:58:47 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Entourés d'un halo de mystère et de secret, les Compagnons du Tour de France reçoivent une formation en artisanat d'excellence, marquée par l'itinérance et de nombreux rites de passage. De la fin du Moyen Âge à nos jours, comment cette formation s'est-elle peu à peu structurée ? - réalisation : Maïwenn Guiziou, Thomas Beau, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Sidonie Lebot, Luce Mourand - invités : Nicolas Adell Professeur d'anthropologie à l'université de Toulouse-Jean Jaurès, François Rivière Docteur en histoire médiévale, enseignant-chercheur à l'université d'Évry-Val d'Essonne, Virginie Tostain Responsable du musée du Compagnonnage Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:47 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Entourés d'un halo de mystère et de secret, les Compagnons du Tour de France reçoivent une formation en artisanat d'excellence, marquée par l'itinérance et de nombreux rites de passage. De la fin du Moyen Âge à nos jours, comment celle-ci s'est-elle peu à peu structurée ? - réalisation : Thomas Beau - invités : Nicolas Adell Professeur d'anthropologie à l'université de Toulouse-Jean Jaurès; François Rivière Docteur en histoire médiévale, enseignant-chercheur à l'université d'Évry-Val d'Essonne; Virginie Tostain Responsable du musée du Compagnonnage
Qu'est-ce que la féodalité médiévale et comment s'organise la relation féodo-vassalique au Moyen Âge ? La voix de Bastien Michel vous est peut être familière et, pour cause, vous l'avez peut être déjà entendue dans le hors-série 38 consacré au naufrage la Blanche Nef. De retour dans ce 115ème épisode de Passion Médiévistes, il vous livre une introduction à la féodalité. Sa thèse s'intitule “‘L'encre et le pain' : les vassaux de l'évêché de Bayeux (ΧΙe-ΧΙΙΙe siècle)”. Il l'a soutenue en 2024, sous la direction de Pierre Bauduin, à l'université du Havre. ▪ Infos sur le podcast Créé et produit par Fanny Cohen Moreau depuis 2017. ➡ Plus d'infos sur cet épisode > passionmedievistes.fr/ep-115-bastien-feodalite-moyen-age ➡ Soutenir le podcast > passionmedievistes.fr/soutenir/ ➡ Les évènements à venir > passionmedievistes.fr/a-propos/evenements/ Retrouvez le podcast sur les réseaux sociaux : ➡ Instagram > instagram.com/passionmedievistes/ ➡ Facebook > facebook.com/PassionMedievistes ➡ BlueSky > bsky.app/profile/passionmedievistes.bsky.social ➡ Youtube > www.youtube.com/@passionmedievistespodcast ➡ Tiktok (c'est nouveau !) > www.tiktok.com/@passionmedievistes Préparation, enregistrement, montage et mixage : Fanny Cohen Moreau Générique : Moustaclem / Clément Nouguier Illustration : Pauline Berger Si vous avez lu jusqu'à la fin de cette description, envoyez moi le mot "menthe" par le moyen de communication que vous préférez !
La langue des oiseaux. Cette formule ne désigne ni le chant réel des oiseaux, ni une langue secrète parlée à voix haute. Il s'agit d'un langage symbolique, utilisé au Moyen Âge et à la Renaissance par les alchimistes, les hermétistes et certains mystiques pour dissimuler un savoir jugé dangereux, sacré ou réservé aux initiés.Pourquoi ce nom étrange ?Dans de nombreuses traditions, l'oiseau est le symbole du lien entre le ciel et la terre. Il vole, il traverse les mondes. La langue des oiseaux serait donc la langue de ceux qui savent « s'élever », comprendre ce qui est caché derrière les apparences. Ce langage ne repose pas sur une grammaire classique, mais sur des jeux de sons, de doubles sens, d'analogies et de symboles.Au cœur de cette langue se trouve l'idée que les mots contiennent plus que leur sens apparent. Les alchimistes pratiquaient ce que l'on appelle une lecture phonétique et symbolique. Un mot pouvait être découpé, retourné, écouté plutôt que lu. Par exemple, un terme banal pouvait cacher une instruction opérative, un principe spirituel ou une étape du Grand Œuvre.La langue des oiseaux repose sur plusieurs mécanismes précis.D'abord, la phonétique : deux mots différents à l'écrit mais proches à l'oral pouvaient être volontairement confondus. Ensuite, l'étymologie imaginaire : les alchimistes inventaient parfois des origines aux mots pour leur donner un sens caché. Enfin, le symbolisme naturel : métaux, planètes, animaux, couleurs ou saisons étaient autant de codes renvoyant à des processus chimiques ou spirituels.Ce langage avait une fonction essentielle : protéger le savoir. À une époque où certaines connaissances pouvaient conduire au bûcher, écrire de manière obscure était une stratégie de survie. Les traités alchimiques sont ainsi volontairement ambigus, remplis d'énigmes, d'images contradictoires et de métaphores déroutantes. Comprendre un texte d'alchimie sans connaître la langue des oiseaux revenait à lire une recette volontairement fausse.Mais il ne s'agissait pas seulement de cacher. Pour les alchimistes, la vérité ne pouvait pas être transmise directement. Elle devait être devinée, comprise intérieurement. La langue des oiseaux oblige le lecteur à réfléchir, à transformer son regard, exactement comme l'alchimie prétend transformer la matière… et l'esprit.Aujourd'hui encore, cette langue fascine. Elle nous rappelle que, pendant des siècles, le savoir ne se donnait pas frontalement. Il se murmurait, se suggérait, se méritait. La langue des oiseaux n'était pas un simple code : c'était une épreuve intellectuelle et spirituelle, un filtre entre les curieux et les véritables chercheurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:52:24 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Dans son adaptation au cinéma du "Nom de la rose", roman au succès planétaire d'Umberto Eco, Jean-Jacques Annaud mêle reconstitution matérielle précise et licence créatrice. Quel rôle a été donné aux historiens sur le tournage ? Comment le film est-il devenu un objet de transmission du savoir ? - réalisation : Louise André - invités : Michel Pastoureau Historien, directeur d'études à l'École pratique des hautes études; Simon Hasdenteufel Doctorant en histoire médiévale à Sorbonne Université
Pour un Parisien ou pour un Londonien du XIXe siècle, voyager à travers les principautés d'Allemagne devait être aussi dépaysant que frustrant. Il va falloir attendre l'essor de la bourgeoisie allemande pour que s'épanouisse vraiment l'esprit romantique de ces contrées. Entrez dans l'Allemagne du début du XIXe siècle, un pays encore morcelé en une mosaïque de principautés. Franck Ferrand vous emmène à la découverte de cette Allemagne rurale et traditionnelle, où le paysan vit dans une relative autarcie, sans connaître le monde extérieur. Malgré ces conditions de vie difficiles, une riche culture populaire s'épanouit au sein des veillées, avec ses chants, ses contes et ses traditions.Parallèlement, la bourgeoisie des villes s'éveille à la littérature et au théâtre, sous l'influence de Goethe et Schiller. Mais le fossé reste grand entre cette élite cultivée et le peuple des campagnes.
Jamais la plus célèbre relique de la chrétienté n'avait fait l'objet de débats aussi violents entre les tenants de son authenticité et ceux qui ne voient en elle qu'un faux patenté.Retournons en 1898, à l'occasion des 400 ans de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin. Une grande exposition d'art sacré est organisée, et la vedette n'est autre que le Saint-Suaire, ce linge qui aurait recouvert le corps du Christ lors de sa mise au tombeau. Un photographe turinois, Segundo Pia, est chargé de capturer cette relique. Mais lorsqu'il développe ses clichés, il est stupéfait : le visage du Christ semble s'y être imprimé !
Dans le jargon financier, le « debasement trade » désigne un pari simple dans son principe : se protéger contre la perte de valeur des grandes monnaies, au premier rang desquelles le dollar. Le mot debasement renvoie à une pratique ancienne : au Moyen Âge, les souverains réduisaient la quantité de métal précieux dans les pièces pour financer leurs dépenses. Aujourd'hui, la logique est la même, mais elle passe par la création monétaire.Pourquoi ce pari revient-il au centre des débats économiques ? Parce que depuis la crise financière de 2008 — et plus encore depuis la pandémie — les grandes banques centrales ont injecté des montants sans précédent dans l'économie. La Federal Reserve, par exemple, a multiplié son bilan par plus de huit depuis 2007. Cette création monétaire soutient la croissance et évite les crises systémiques, mais elle alimente une crainte : chaque dollar nouvellement créé dilue la valeur des dollars existants.Le debasement trade consiste donc à acheter des actifs supposés résister à cette dilution monétaire. Historiquement, l'or est le pilier de cette stratégie. Sa quantité est limitée, il n'est la dette de personne, et il a servi de réserve de valeur pendant des millénaires. Mais aujourd'hui, la palette s'est élargie : matières premières, immobilier, actions liées aux ressources… et, plus récemment, actifs numériques rares.Si l'on en parle autant, c'est aussi parce que l'inflation est revenue dans les économies développées. Entre 2021 et 2023, les États-Unis et l'Europe ont connu leurs plus fortes hausses de prix depuis quarante ans. Même si l'inflation ralentit, un doute persiste : les États surendettés peuvent-ils vraiment défendre la valeur de leur monnaie sans provoquer une récession majeure ? Pour beaucoup d'investisseurs, la réponse est incertaine, et c'est précisément cette incertitude qui alimente le debasement trade.Ce mouvement n'est plus marginal. De grands acteurs financiers en parlent ouvertement. Des sociétés comme BlackRock évoquent régulièrement la question de la dépréciation monétaire dans leurs analyses de long terme. Certaines entreprises cotées, comme MicroStrategy, ont même fait de cette thèse un axe central de leur stratégie financière, estimant que conserver trop de liquidités en monnaie fiduciaire revient à accepter une perte de pouvoir d'achat programmée.En réalité, le debasement trade n'est pas un pari sur l'effondrement imminent du dollar. C'est un pari de couverture, presque défensif : l'idée que, dans un monde de dettes massives et de création monétaire structurelle, la monnaie n'est plus un refuge, mais un actif à risque. Et c'est précisément pour cela que ce concept, longtemps réservé aux initiés, est désormais au cœur du débat économique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:31:24 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Le dragon, symbole de toute-puissance. En 1998, France Culture propose une série sur les animaux fantastiques. Dans le deuxième épisode, Michel Pastoureau et Claude Lecouteux présentent cette créature fascinante tout en montrant comment l'Église reprit les mythes pour les tourner à son avantage. - réalisation : Phane Montet - invités : Michel Pastoureau Historien, directeur d'études à l'École pratique des hautes études; Claude Lecouteux
Les invité-e-s : Emilie Fissier et Frédéric Manfrin, du département d'histoire de la Bibliothèque Nationale de France, commissaire associée et commissaire principal (avec Vincent Ferré) de l'exposition TolkienL'événement : exposition « Tolkien, voyage en terre du Milieu », du 22 octobre 2019 au 16 février 2020 à la Bibliothèque Nationale de France.La discussion :Les origines de l'exposition « Tolkien, voyage en Terre du milieu », en lien avec la Bodleian library d'Oxford, et le « Tolkien estate » (1:15)Les choix d'objets mis en regard des œuvres de Tolkien (5:50)Un parti-pris de l'exposition : ne rien montrer de postérieur à 1972, pour replonger les visiteurs dans l'imaginaire propre à l'auteur (7:20)Le genre de la « fantasy », déjà en partie constitué quand Tolkien commence à écrire (8:20)Les anneaux de Tolkien ne sont pas le Ring de Wagner ! (10:15)L'enfance de Tolkien près de Birmingham, et la sensibilité à la nature, aux paysages, qui en découle (12:40)Le rapport complexe de Tolkien à Shakespeare, et à l'antiquité gréco-latine (15:10)L'invention linguistique comme source fondamentale de son inspiration (17:00)L'entrée en guerre de 1914, moment ambigu pour qui travaille sur les langues et l'aire germanique (19:10)La marque de la Grande Guerre sur l'œuvre de Tolkien, travaillée par la mort (21:00)Tolkien dans l'entre-deux-guerres, savant et écrivain pour ses enfants (24:20)Son talent graphique et la variété de sa palette (26:00)Le succès du Hobbit (1937) et le début d'une véritable carrière d'écrivain (28:30)Le travail propre de Tolkien sur la langue anglaise, et sa musicalité (30:00)La cosmogonie de la Terre du Milieu (31:45)La réception du Seigneur des anneaux, et son ampleur sur les campus américains dans les années 1960 en particulier (32:45)Les paradoxes d'une lecture pacifiste de Tolkien, alors qu'un personnage comme Faramir souligne la légitimité de la guerre (34:25)Le Moyen âge de Tolkien, antérieur à la conquête normande, et loin de la matière arthurienne (37:00)La juxtaposition de périodes et de régions dans le monde imaginaire de Tolkien : Minas Tirith, allusion à Byzance (41:20)Le thème de la quête, fonctionnant de manière inversée dans le Hobbit et le Seigneur des anneaux (42:40)Un Tolkien « médiéviste » qui va jusqu'à inventer une tradition manuscrite de son propre texte ! (44:10)Les sources d'inspiration de Tolkien pour les créatures fantastiques dont il peuple son œuvre (45:15)Un Tolkien qui ne sépare pas les créatures en « races » (48:00)L'apparence des manuscrits de Tolkien, qui évoquent à leur façon le Moyen âge (50:10)Quels objets, quelles œuvres ont le plus marqué les commissaires de l'exposition ? (51:50)Pour aller plus loin :Tolkien, voyage en Terre du Milieu, catalogue de l'exposition de la BNF, 2018.John Garth, Tolkien et la Grande Guerre, Paris, Christian Bourgois, 2014.Un podcast créé, animé et produit par André Loez et distribué par Binge Audio. Contact pub : project@binge.audioHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À première vue, cela semble paradoxal : aux échecs, la dame est la pièce la plus puissante, capable de se déplacer librement dans toutes les directions, alors que le roi, pourtant figure centrale du jeu, est lent et limité. Pourquoi la pièce représentant un monarque est-elle moins forte que celle représentant une reine ?La réponse se trouve dans un mélange d'histoire, d'évolution du jeu et de logique stratégique.À l'origine, les échecs viennent d'un jeu indien ancien appelé chaturanga, apparu vers le VIᵉ siècle. Dans ce jeu, l'ancêtre de la dame n'était pas une reine, mais un conseiller du roi, appelé mantri ou vizir. Cette pièce ne pouvait se déplacer que d'une seule case en diagonale. Elle était donc faible, proche du niveau d'un pion amélioré.Lorsque le jeu arrive en Perse puis en Europe au Moyen Âge, ce conseiller devient progressivement associé à la figure de la reine. Mais pendant des siècles, cette pièce reste peu puissante.Tout change à la fin du XVe siècle.En Europe, une réforme majeure des règles transforme radicalement le jeu : la reine acquiert la capacité de se déplacer sur n'importe quelle distance, en ligne droite et en diagonale. Elle devient soudainement la pièce la plus mobile du plateau.Pourquoi ce bouleversement ?Une des hypothèses les plus répandues est d'ordre culturel. Cette période correspond à l'ascension de grandes figures féminines de pouvoir, notamment Isabelle la Catholique en Espagne. La reine devient un symbole d'autorité politique réelle, et cette image se reflète dans le jeu.Mais la raison principale est aussi ludique.Les échecs médiévaux étaient relativement lents. En donnant à la dame une puissance exceptionnelle, on accélère le jeu, on crée plus d'attaques, plus de combinaisons et plus de possibilités tactiques. Le jeu devient plus dynamique, plus spectaculaire.Reste la question du roi.Si le roi est faible en déplacement, c'est parce qu'il n'est pas conçu comme une pièce de combat, mais comme un objectif. Le but du jeu n'est pas de capturer le roi, mais de le menacer de façon inévitable : l'échec et mat.Le roi représente l'État, la stabilité, le cœur du système. Il n'a pas besoin d'être fort militairement, car il est censé être protégé par les autres pièces. Sa fragilité est volontaire : elle crée toute la tension stratégique du jeu.La dame est forte pour rendre le jeu riche et dynamique.Le roi est faible pour rendre le jeu possible.Ce paradoxe apparent est en réalité l'un des plus beaux équilibres des échecs : la pièce la plus puissante n'est pas la plus importante… car sans roi, aucune puissance n'a de sens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:07:52 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Jean-Luc Godard répond à la question "Où en est le cinéma ?" dans l'émission "Comme il vous plaira" sur France Culture, en 1966, à l'occasion de la sortie de son dixième long-métrage "Pierrot le Fou" avec Jean-Paul Belmondo et Anna Karina. - réalisation : Antoine Larcher - invités : Jean-Luc Godard Cinéaste
durée : 00:03:11 - Géopolitique - par : Pierre Haski - L'ancien gouverneur de la Banque centrale européenne estime qu'une Europe incapable de défendre ses intérêts ne pourra pas préserver ses valeurs longtemps. Mari Draghi préconise un fédéralisme européen, pour devenir une puissance dans un monde de rapports de force. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Nous sommes en 1841. C'est cette année-là qu'un événement majeur marque notre histoire industrielle et artistique : la création, par les descendants d'une famille de faïenciers, de la Manufacture Boch, à La Louvière. Une entreprise qui va porter haut les couleurs de la Belgique. Mais l'histoire de la céramique belge plonge ses racines bien plus loin, jusqu'aux premières poteries préhistoriques, dont l'évolution est attestée du Néolithique au XIXᵉ siècle. Dès l'Antiquité, on voit se développer une céramique utilitaire influencée par la culture gallo-romaine, qui structure durablement les techniques locales. La maîtrise de l'argile, du tournage et des premiers décors confère aux potiers une identité artisanale qui traverse les siècles. Au Moyen Âge, ateliers et petites manufactures répondent aux besoins domestiques croissants. À la Renaissance, les échanges avec Anvers ou encore Delft stimulent la créativité et raffinent les décors. Mais c'est au XIXᵉ siècle que survient une métamorphose spectaculaire. Avec Boch, la Belgique entre dans l'ère de la mécanisation céramique, grâce à des innovations techniques majeures. La manufacture attire artistes, ingénieurs, décorateurs du monde entier. Cette dynamique va favoriser l'émergence de styles nouveaux et d'une production reconnue internationalement. Au début du XXᵉ siècle, c'est l'âge d'or, nourri par l'Art Nouveau puis l'Art Déco, sous l'impulsion de créateurs visionnaires. Après la Seconde Guerre mondiale, la production industrielle décline progressivement, mais la création artisanale, elle, se réinvente. Depuis quelques décennies, artistes et ateliers belges renouent avec les savoir-faire anciens tout en explorant des formes contemporaines. Aujourd'hui, la céramique belge rayonne dans les musées, les galeries et les ateliers, symbole d'un héritage bien vivant. Avec nous : Anne Hustache, historienne de l'Art. A lire : Art nouveau belge, Vers l'idéal, tome 3 Alfred William Finch – Omer Coppens, Arthur Craco et Charles Maes. Editions Horta museum Sujets traités : Panorama, céramique, belge, Manufacture, Boch, poterie, Néolithique, gallo-romaine, Moyen Âge,Art Nouveau ,Art Déco, Louvière Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:11 - Géopolitique - par : Pierre Haski - L'ancien gouverneur de la Banque centrale européenne estime qu'une Europe incapable de défendre ses intérêts ne pourra pas préserver ses valeurs longtemps. Mario Draghi préconise un fédéralisme européen, pour devenir une puissance dans un monde de rapports de force. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:11:14 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie DUNCAN - Dans l'Occident du Moyen Âge, qui est un monde rural, les humains vivent au milieu des animaux, ceux de la ferme ou de la forêt. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le plus ancien drapeau d'État au monde encore utilisé est très largement considéré comme étant celui du Danemark : le Dannebrog.Le plus vieux drapeau “encore en service”La tradition danoise fixe sa naissance au 15 juin 1219, lors de la bataille de Lyndanisse (dans l'actuelle Estonie). La légende raconte qu'au moment où l'armée danoise était en difficulté, un étendard rouge frappé d'une croix blanche serait tombé du ciel. Le signe aurait galvanisé les combattants, qui auraient remporté la bataille. C'est ainsi que serait né le Dannebrog, littéralement « l'étoffe danoise ».Bien sûr, les historiens rappellent que cette histoire est une légende nationale : les premières attestations vraiment solides du drapeau apparaissent plus tard, au Moyen Âge, et le motif pourrait être dérivé des bannières chrétiennes utilisées durant les croisades (croix blanche sur fond rouge, symbole guerrier et religieux fréquent à cette époque). Mais le point essentiel reste vrai : le Dannebrog est le plus ancien drapeau national en usage continu. Un modèle pour tous les drapeaux nordiquesAutre aspect passionnant : ce drapeau est aussi l'ancêtre direct d'une famille entière de drapeaux. Sa croix décalée, appelée “croix scandinave” ou “croix nordique”, a inspiré :la Suèdela Norvègela Finlandel'Islandeles îles Féroé, etc.En réalité, le Dannebrog n'est pas juste un vieux symbole : c'est un prototype devenu matrice identitaire d'une région entière.Pourquoi lui, et pas un autre ?Parce qu'un drapeau n'est considéré “le plus ancien” que s'il remplit une condition très stricte : être encore utilisé officiellement aujourd'hui sans interruption, par un État souverain.D'autres drapeaux sont très anciens (Pays-Bas, Écosse, etc.), mais le cas danois est unique : on retrouve le même design, la même idée, la même continuité, sur plus de huit siècles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En Chine, on estime qu'il existe aujourd'hui environ 4 000 noms de famille différents réellement en usage.Selon les sources et la façon de compter (variantes d'écriture, noms minoritaires, noms composés à deux caractères), on trouve des estimations allant d'environ 3 100 patronymes courants jusqu'à 6 000+ au total. Historiquement, la Chine a pourtant connu près de 12 000 noms recensés dans les textes anciens, mais une grande partie a disparu ou s'est fondue dans d'autres.En France, c'est l'inverse : la diversité est immense. On parle généralement de 1,2 à 1,5 million de noms de famille distincts si l'on compte toutes les graphies et variantes (ex : Dupont/Dupond, ou les noms avec/sans accents), et de plusieurs centaines de milliers de noms réellement portés de façon significative.En Chine, c'est un phénomène très frappant, mais il s'explique assez bien.1) Les noms chinois se sont fixés très tôtEn Chine, le nom de famille (姓) existe depuis l'Antiquité et structure la société en clans et lignages. Le système est donc ancien, stable et très codifié.En Europe, au contraire, les noms se sont fixés tard : beaucoup de gens n'avaient pas de patronyme héréditaire avant le Moyen Âge ou même l'époque moderne. Résultat : plus de diversité.2) Beaucoup de noms ont été “absorbés”Au fil des siècles, lors de guerres, migrations ou changements de dynastie, des familles ont souvent abandonné un nom rare pour adopter un nom plus commun ou prestigieux (par protection, par intégration sociale, ou pour se fondre dans la population).Cela a “compressé” la diversité des patronymes.3) Standardisation administrativeL'État impérial chinois a été très tôt un État bureaucratique : recensements, registres, examens… Les noms ont été normalisés, et les variantes locales ont souvent été uniformisées. Ce qui est rare, mal enregistré ou trop complexe finit par disparaître.4) Des noms très courts, donc moins de possibilitésLa plupart des noms chinois sont à un seul caractère : Wang, Li, Zhang…Les noms à deux caractères existent, mais sont minoritaires. Moins de combinaisons = plus de concentration. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
A l'époque médiévale, les Juifs ont un statut spécifique qui ne les protège pas d'une dégradation de leurs conditions de vie et bientôt de leur expulsion. Une politique largement suivie en Europe occidentale chrétienne. Le Moyen Age est aussi le moment où l'on invente les premiers signes distinctifs destinés aux Juifs, comme la rouelle, la double bande blanche, la ceinture jaune ou encore le chapeau pointu. D'inspiration très variés ces signes extérieurs sont tous destinés à rendre visible les Juifs parmi les populations, de l'Empire ottoman à l'Occident chrétien. La papauté désigne les ennemis de la chrétienté et au XIème siècle, lorsque commencent les Croisades, tout ce qui n'est pas chrétien devient un ennemi sur la route des Croisés. Pierre Savy, Maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l'université Paris-Est, raconte une affaire au cours de laquelle déjà le regard porté sur les Juifs semble avoir changé.